Les mouvements sociaux du Québec appellent à un changement de cap

À un mois de l’élection fédérale du 19 octobre, une trentaine d’organismes communautaires, syndicaux, féministes, écologistes et étudiants joignent leurs voix pour lancer un appel et demander à la population de chasser le gouvernement de Stephen Harper. Du même souffle, ils réclament des partis d’opposition qu’ils s’engagent à changer de cap, en rompant avec les politiques néolibérales qui ont commencé à s’implanter au Canada il y a trente ans, et qui se sont accélérées sous le gouvernement conservateur. Ils entendent porter ces messages lors d’un rassemblement qui aura lieu le jeudi 24 septembre à 18 h 30, devant l’édifice de Radio-Canada, à Montréal, où se déroulera le premier débat des chefs en français.

Un gouvernement destructeur Les organismes dressent un bilan extrêmement sévère des années de pouvoir du gouvernement Harper.

En matière environnementale, ils lui reprochent d’avoir déchiré le protocole de Kyoto, d’avoir subventionné et avantagé l’industrie pétrolière des sables bitumineux et d’avoir ainsi contribué à faire du Canada un des pays les plus polluants de la planète. « Présentement, on voit se multiplier au Canada les projets de transport des sables bitumineux : par oléoducs, trains, bateaux ! » souligne Marie-Josée Béliveau, porte-parole de la Coalition Vigilance Oléoducs. Elle ajoute : « Le gouvernement actuel agit comme un irresponsable en favorisant et en imposant cette industrie, ce qui fait que notre pays accuse un important retard en terme d’engagements sur la question climatique. »

Les organismes communautaires, syndicaux, féministes et écologistes blâment le gouvernement conservateur pour avoir ignoré les demandes répétées en faveur de la mise sur pied d’une commission d’enquête publique sur les 1200 femmes autochtones assassinées ou disparues en trente ans, ainsi que pour avoir détruit le registre des armes à feu. « Le gouvernement Harper a représenté un obstacle majeur dans la lutte contre la violence faite aux femmes, et particulièrement à celles qui sont les plus vulnérables », estime Sylvie Lévesque, directrice-générale de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec.

De plus, les organismes accusent le gouvernement d’avoir affaibli les espaces démocratiques et d’avoir tenté de museler les oppositions, notamment en coupant les vivres aux groupes de femmes, aux ONG de coopération internationale, aux organismes d’éducation populaire et aux autres groupes qui ne partagent pas sa vision du monde. « Il veut maintenant aller fouiller dans les livres comptables des syndicats pour s’assurer qu’ils ne se mêlent pas de politique », ajoute Jean Lortie, secrétaire général de la CSN.

Les coupes dans la recherche scientifique, les compressions d’un demi-milliard de dollars à Radio-Canada, l’abolition de la livraison du courrier à domicile et la réduction des avantages fiscaux accordés aux fonds de travailleurs, pourtant créateurs d’emplois, font aussi partie des griefs des organisations, tout comme la réforme de l’assurance-emploi. « Cette odieuse réforme a notamment obligé les chômeurs et les chômeuses à accepter des emplois à des salaires inférieurs, non liés à leurs compétences et éloignés de leur lieu de résidence, ce qui a surtout pénalisé les femmes, les jeunes et les travailleurs précaires », affirme M. Lortie.

Les organisations critiquent aussi le gouvernement pour avoir refusé de renouveler les subventions à long terme à 554 000 logements sociaux, pour ne pas avoir bonifié le Régime de pensions du Canada et avoir plutôt augmenté l’âge de la retraite à 67 ans, ainsi que pour avoir coupé dans les transferts aux provinces en matière de santé, ainsi que de programmes sociaux. « Pendant ce temps, le gouvernement Harper adoptait des mesures fiscales profitant essentiellement aux plus riches comme les Comptes d’épargne libres d’impôt (CELI) et le fractionnement du revenu entre conjoints. Tout cela a contribué à élargir les écarts de revenus au Canada », s’offusque François Saillant, coordonnateur du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). Il ajoute que « le gouvernement Harper a fait fi de toutes les recommandations des diverses instances de l’ONU en matière de droits de la personne ».

Les organismes tracent également un bilan sans pitié de la politique étrangère du gouvernement Harper. Selon Ronald Cameron, président du conseil d’administration d’Alternatives, « ce gouvernement a aligné le Canada sur les positions des faucons de ce monde ; il a bafoué les droits du peuple palestinien en appuyant à répétition la politique d’agression d’Israël ; il a privilégié le soutien aux compagnies minières canadiennes à l’étranger au détriment d’autres formes d’aide internationale ; il a opté pour la guerre et une politique militariste ». M. Cameron ajoute que « le Canada de Stephen Harper n’a pas été la terre d’accueil qu’il aurait dû être pour les personnes et les familles réfugiées ». Les organismes considèrent finalement que le premier ministre a entraîné le Canada dans l’obsession sécuritaire, ce qui a récemment conduit à l’adoption du projet de loi C-51 qui accroît dangereusement les pouvoirs des services secrets canadiens.

Plus qu’un changement de gouvernement Les mouvements sociaux estiment cependant qu’il faut plus qu’un changement de gouvernement, d’où l’appel qu’ils lancent en faveur d’un changement de cap. François Saillant explique ce besoin en ces termes : « Les partis d’opposition doivent s’engager à promouvoir, au Canada comme à l’étranger, une politique basée sur la justice sociale et environnementale, sur les droits de la personne, sur la démocratie, sur la paix, sur la reconnaissance et le respect des droits des peuples autochtones et sur un nouveau paradigme économique au service des personnes et non l’inverse. Il ne s’agit pas seulement de s’opposer aux conservateurs de Stephen Harper, il s’agit aussi de reprendre le contrôle de notre avenir collectif ».

La CSN très inquiète

Dans un mémoire qu’elle vient de déposer, la CSN exprime ses inquiétudes relativement à plusieurs aspects du projet de loi 59 sur les discours haineux. « Dans son état actuel, le projet de loi compromet sérieusement la liberté d’expression. Il risque également d’empêcher le gouvernement d’atteindre ses objectifs de renforcement de la protection des personnes ainsi que de prévention et de lutte contre les discours haineux et incitant à la violence », a déclaré le secrétaire général de la CSN, Jean Lortie.

Selon lui, le caractère flou et subjectif de la notion de discours haineux pourrait entraîner des dérapages et le développement d’une culture de dénonciation. Le projet de loi prévoit également que la Commission des droits de la personne et de la jeunesse devra assurer la mise à jour, sur son site Internet, d’une liste des personnes déclarées coupables par le Tribunal des droits de la personne d’avoir tenu un discours haineux ou incitant à la violence. « Nous éprouvons un malaise profond face à la création d’une telle liste noire de condamnés. Les personnes figurant sur cette liste risquent la stigmatisation, notamment en matière d’embauche », poursuit Jean Lortie. Jean Lortie rappelle aussi qu’il existe déjà un recours criminel en matière de propagande haineuse. « Quelle est la pertinence d’un autre recours au civil en cette matière? », questionne-t-il.

Les enseignants plus surveillés La partie du projet de loi visant les établissements d’enseignement est aussi très préoccupante pour la CSN, puisqu’elle accorde des pouvoirs de sanction au ministre de l’Éducation à l’égard de tout « comportement pouvant raisonnablement faire craindre pour la sécurité physique ou morale » des étudiants ou des élèves. « Un établissement d’enseignement qui tolère un tel comportement pourrait être privé de financement, et les établissements privés pourraient voir leur permis révoqué. Une telle épée de Damoclès au-dessus de leur tête est inadmissible », ajoute Jean Lortie, très préoccupé par la remise en cause de la liberté académique des enseignantes et enseignants.

« De peur d’être sanctionnés, les enseignants pourraient développer une retenue excessive lors de discussions en classe ou encore se montrer frileux dans le choix des thèmes abordés dans les cours. Pourtant, l’école doit être un lieu qui expose l’étudiant à différents courants de pensée, qui favorise les débats et qui développe l’esprit critique. Le projet de loi pourrait avoir un effet paralysant à cet égard », ajoute-t-il. La CSN estime que c’est par la prévention et l’éducation qu’on peut le mieux enrayer les manifestations haineuses ou violentes. La sensibilisation et l’information du public de même que l’éducation aux droits et libertés devraient aussi être privilégiées comme moyens d’enrayer le discours haineux et les propos discriminatoires. « À cet égard, les compressions dans les sommes qui devaient servir aux campagnes gouvernementales contre l’homophobie et la transphobie ou la lutte à l’intimidation dans les écoles sont incompréhensibles », conclut Jean Lortie.

Un rapport qui démontre l’ampleur de l’impact des mesures d’austérité

Pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le rapport annuel de la Protectrice du citoyen démontre l’ampleur de l’impact des mesures d’austérité sur les services à la population. Plutôt que de réduire la qualité des services aux personnes parmi les plus vulnérables de la société, le gouvernement Couillard devrait aller chercher de nouveaux revenus pour financer nos services publics.

L’austérité mise en lumière
Le rapport de la Protectrice du citoyen recèle plusieurs preuves des impacts des mesures d’austérité sur le réseau de santé et de services sociaux. Le nombre de plaintes a augmenté de 10,6%, alors que la qualité des services à la population est en baisse dans plusieurs domaines du réseau. Le rapport cible particulièrement la question de la santé mentale, de la santé physique, du soutien à l’autonomie des personnes âgées et des déficiences.

« Le rapport de la Protectrice du citoyen est une preuve supplémentaire de l’impact de l’austérité sur la qualité des services à la population. Le gouvernement s’attaque à nos services publics en s’en prenant aux personnes les plus vulnérables de notre société. Pour continuer de laisser s’enrichir les plus riches, il réduit le bassin de services des personnes recevant des soins à domicile, les personnes atteintes de déficiences et les personnes ayant des problèmes de santé mentale », explique Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Le rapport souligne par ailleurs l’importance des soins à domicile comme « l’une des assises privilégiées pour retarder le recours à l’hébergement.

« Comment se fait-il alors que le MSSS, comme le lui reproche la Protectrice du citoyen, soit toujours incapable d’établir l’offre réelle de soins à domicile ni le taux de financement qu’il faudrait pour répondre vraiment à la demande. Peut-être ce gouvernement craint-il la réponse ? À savoir que l’offre est nettement insuffisante et qu’il faut injecter beaucoup plus d’argent qu’actuellement? », déclare Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Des soins psychologiques de plus en plus atteints
Le Protecteur du citoyen s’inquiète aussi du problème d’accessibilité aux soins psychologiques qui « perdurent » et qui font en sorte que des personnes avec des besoins pressants sont « maintenues sur des listes d’attente sans autre soutien ».

Le rapport de Mme Saint-Germain demande explicitement de cesser de reporter à plus tard une « vraie » prise en charge des services de santé mentale.

« Il faut que le gouvernement soit sérieux, cette prise en charge sera possible si le ministère peut compter sur un nombre suffisant de psychologues dans le réseau public. Ça n’arrivera pas si le gouvernement ne fait rien pour combler l’écart salarial important qui subsiste entre les psychologues qui pratiquent en cabinet privé et ceux du réseau public », insiste Michel Tremblay, président de la Fédération des professionnèles (FP-CSN). « Le gouvernement Couillard hypothèque l’avenir de notre société avec son obsession à imposer des mesures d’austérité. Il accentue les inégalités sociales en démantelant nos services publics, tout cela pour pouvoir réduire les impôts des plus riches. Il doit plutôt se tourner vers la colonne des revenus pour parvenir à mieux financer nos services publics », de conclure Jean Lacharité.

La CSN au sommet des syndicats sur les changements climatiques

C’est sur le thème « Il n’y a pas d’emploi sur une planète morte » que des syndicalistes du monde entier se réunissent les 14 et 15 septembre à Paris au sommet de la Confédération syndicale internationale (CSI) en prévision de la 21e conférence des parties (COP) sur les changements climatiques qui aura lieu en décembre 2015. La CSN participe à ce sommet afin de contribuer à la définition de la position du mouvement syndical international à l’égard du programme climatique, notamment en ce qui a trait à la nécessité d’un accord juste, ambitieux et contraignant. Il y sera aussi question des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et des responsabilités différenciées selon les conditions existantes dans chacun des pays et du financement des politiques climatiques.

Des représentantes et des représentants de tous les continents sont réunis pour voir comment, ensemble, il est possible d’infléchir le cours des négociations actuelles sur le climat. En effet, à ce moment-ci, il semble bien que les documents de travail en prévision des accords sur le climat ne fassent aucune référence à la nécessité de garantir une transition juste et le droit à un emploi décent pour les travailleuses et les travailleurs.

Cette rencontre, où plus de 250 syndicalistes du monde entier sont réunis, sera aussi l’occasion d’exprimer nos attentes au président de la COP21 et ministre des Affaires étrangères de la France, monsieur Laurent Fabius. Notre volonté de transformer nos sociétés et de lutter pour l’accès à un travail décent contre les inégalités sociales et le changement climatique sera sans l’ombre d’un doute au cœur de notre message auprès de celui qui a la responsabilité de mener à bien l’accord à Paris en décembre.

Une fusion risquée et inutile

Aujourd’hui, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a déposé son mémoire abordant le projet de loi no 58. Celui-ci a été présenté devant la Commission de l’économie et du travail qui doit statuer sur l’éventuelle fusion de la Commission administrative des régimes de retraite et d’assurances (CARRA) et de la Régie des rentes du Québec (RRQ) à l’issue de laquelle Retraite Québec serait créé.

« Cette proposition de fusion de deux organismes aux missions bien différentes nous apparaît risquée et inutile. Pour la CSN, les risques de compromettre les services auxquels les citoyennes et les citoyens ont droit en ce qui a trait aux programmes offerts par la RRQ et les services offerts aux participantes et aux participants ainsi qu’aux retraité-es des régimes de retraite administrés par la CARRA sont bien réels, de déclarer Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN. Nous sommes d’avis que la gestion d’un régime public – celui du RRQ -, ou privé – tel le Régime de retraite des employé-es du gouvernement et des organismes publics (RREGOP) géré par la CARRA -, ainsi que la surveillance de la viabilité des régimes complémentaires de retraite, sont des activités bien différentes qui exigent des expertises tout aussi différentes auxquelles les deux organismes visés répondent actuellement ».

« Entre autres, les problèmes de gouvernance du nouvel organisme qui serait créé constituent pour nous un enjeu majeur. À titre d’exemple, celui-ci ne réserve que 35 % des postes au conseil d’administration à des membres ayant des intérêts dans les différents régimes qu’ils administreront. Pour nous, c’est trop peu. D’autres questions tout aussi importantes quant au pouvoir d’intervention du gouvernement dans le plan stratégique de la nouvelle entité, la nomination de son président-directeur général ou l’abolition du comité de placement posent plusieurs problèmes sérieux de gouvernance. En ce sens, si le gouvernement décide tout de même d’aller de l’avant avec ce projet de loi, nous avons formulé neuf recommandations afin de pallier ces différents problèmes », de poursuivre la responsable politique de la question des retraites à la CSN.

Des économies trop peu probables

« Alors que le gouvernement envisageait des économies annuelles de 20 millions de dollars, nous avons estimé, chiffres à l’appui, que le trésor public ne sauverait que 4,4 millions de dollars, sans inclure les coûts assurément plus importants de cette fusion. Au même moment où ses politiques d’austérité sont décriées de toutes parts, le gouvernement Couillard s’apprête à démanteler complètement deux organismes bien établis qui ont développé une solide expertise au fil des ans, avec tous les problèmes que cette réorganisation imposera au sein des deux entités, de déplorer madame Lévesque. Nous avons également recommandé la création d’un comité de service à la clientèle afin de nous assurer que celui-ci demeurera au centre des priorités du nouvel organisme ».

 

Un syndicat CSN à la Société de développement culturel de Terrebonne

C’est officiel : dorénavant, les employé-es de la Société de développement culturel de Terrebonne (Théâtre du Vieux-Terrebonne) feront partie d’un syndicat affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

S’est tenue le 9 septembre dernier, à Terrebonne, la première assemblée générale du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Théâtre du Vieux-Terrebonne – CSN. Le syndicat avait entrepris ses démarches de syndicalisation en juin pour recevoir officiellement son accréditation cet été.

Lors de cette assemblée, les membres présents du syndicat se sont donné un plan de match pour les mois à venir et ont procédé à l’élection de leurs représentants.

C’est la première fois de leur histoire que ce groupe de salarié-es se donne un syndicat.

Pourquoi la CSN ?

L’amélioration de leurs conditions et le savoir-faire de la CSN dans la négociation des conditions de travail de leur secteur ont compté au nombre des motifs qui ont incité ces travailleuses et travailleurs à adhérer à la centrale syndicale. De plus, les pratiques des syndicats CSN, autonomes et démocratiques, ont favorisé cette même adhésion. À cela, il faut ajouter que les nombreux services donnés par la centrale syndicale, dont le service juridique, la formation et la défense des personnes victimes d’accident ou de maladies du travail, ainsi que ses compétences dans plusieurs domaines, dont les assurances, les régimes de retraite et différentes questions professionnelles, ont aussi incité ces salarié es à choisir la centrale syndicale.

Un autre syndicat CSN dans le sud de Lanaudière

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Théâtre du Vieux-Terrebonne – CSN est le dernier de nombreux syndicats de la région à adhérer à la CSN. En effet, des travailleuses et travailleurs de la Ville de Terrebonne, de Tergel, de ADF, des Centres Jeunesse de Lanaudière, des CPE, des services préhospitaliers Laurentides-Lanaudière, ont tous joint la CSN dans les dernières années. D’ailleurs, pour offrir de meilleurs services de proximité aux membres de la région, la centrale syndicale a ouvert de nouveaux bureaux à Terrebonne en septembre 2014.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est composée de plus de 2000 syndicats et représente plus de 325 000 travailleuses et travailleurs.

À propos du Conseil central de Lanaudière – CSN

Le Conseil Central de Lanaudière-CSN représente 13 000 membres dans les secteurs public et privé répartis en 89 syndicats sur tout le territoire lanaudois.

La CSN conteste la constitutionnalité de certaines dispositions du Code du travail relatives aux services essentiels

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a présenté ce matin, à l’occasion d’une conférence préparatoire devant la Commission des relations du travail, une requête afin de faire déclarer inconstitutionnelles certaines dispositions sur les services essentiels contenues à l’article 111.10 du Code du travail.

Cet article prévoit que seuls les salarié-es visés par l’unité de négociation en grève doivent être mis à contribution dans l’établissement des services essentiels, excluant donc les cadres et les gestionnaires des établissements. Or, dans un jugement récent concernant une restriction semblable dans la loi de la Saskatchewan, la Cour suprême écrit que « l’objet manifeste du par. 7(2) est de faire en sorte que les gestionnaires et les administrateurs non syndiqués n’aient pas à subir les inconvénients et les pressions auxquels ils seraient normalement exposés lors d’un arrêt de travail. Or, si des membres compétents du personnel sont disponibles pour fournir les services requis, il importe peu qu’il s’agisse de gestionnaires ou d’administrateurs… ».

Par conséquent, ces restrictions font en sorte de réduire le nombre de salarié-es pouvant légalement faire la grève, restreignant sensiblement la portée de ce droit, lui-même protégé par la constitution. Pour la CSN, les cadres et les gestionnaires compétents doivent être pris en compte dans la détermination du personnel nécessaire au maintien des services essentiels. Quatre syndicats CSN sont sensibles à cette cause, car leurs employeurs respectifs ont choisi de contester la liste de services essentiels qu’ils avaient préparée. À l’ issue de la conférence préparatoire de ce matin, la CRT devra convoquer ultérieurement les parties afin de débattre de la requête, sur le fond.

Il s’agit de la première contestation, au Québec, des dispositions concernant les services essentiels à la suite de cette importante décision de la Cour suprême dans le dossier de la Saskatchewan. Pour la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque, il est très important de clarifier la situation. « Les syndicats ont toujours respecté un code d’éthique strict lorsqu’ils devaient recourir à la grève, et ce, même avant que la loi n’instaure un dispositif de services essentiels. Jamais un syndicat ne mettrait sciemment en danger la santé et la sécurité de la population, surtout que tout le travail de ses membres ne vise qu’à offrir des services de qualité à la population. Nous avons toujours considéré que ces dispositions servent surtout à dénier le droit de grève aux salarié-es et à faire pencher le rapport de force davantage vers l’employeur en imposant aux syndiqué-es des obstacles qui n’ont rien à voir avec la protection du public. Nous saisissons ici l’occasion de protéger un peu mieux ce droit, le droit de grève, qui est fondamental pour notre démocratie ».

 

La CSN interpelle les chefs des partis politiques

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a fait parvenir la semaine dernière un questionnaire aux chefs des partis politiques fédéraux dans le but d’entamer une analyse approfondie de leurs engagements à l’égard plus particulièrement des préoccupations des travailleurs et des travailleuses.

Les conservateurs, les néo-démocrates, les libéraux, les bloquistes et les verts seront interpellés, entre autres, sur les conditions de travail, le syndicalisme, le financement de Radio-Canada, la démocratie et les femmes et filles autochtones disparues ou assassinées.

Peu substance dans la campagne
« À mi-parcours de cette campagne historique, nous constatons malheureusement que les partis s’abstiennent de se prononcer sur plusieurs enjeux importants », remarque le président de la CSN, Jacques Létourneau. « Peu d’engagements concrets pour atténuer les inégalités sociales ou pour combattre la crise climatique ont été entendus jusqu’à maintenant. Nous espérons que leurs réponses au questionnaire permettront de remettre les pendules à l’heure », poursuit le président de la CSN.

Les partis ont jusqu’au 14 septembre pour répondre au questionnaire. Par la suite, les réponses seront analysées et présentées aux quelque 200 délégué-es du Conseil confédéral qui se tiendra à Lévis du 23 au 25 septembre. Elles seront aussi publiées sur le site Internet de la CSN.

 

Un rapport nuisible pour le Québec qui doit être remisé, estime la CSN

Dans le mémoire qu’elle a déposé ce matin à Québec, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) demande au gouvernement Couillard de remiser le rapport de la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise, le rapport Godbout, et de plutôt ouvrir un véritable dialogue social pour débattre de la finalité de l’État québécois et des moyens d’assurer une véritable croissance économique. S’il agissait ainsi, il respecterait sa promesse prise lors de la dernière campagne électorale.

« Le président de la commission, Luc Godbout, affirme que son rapport est indivisible, a commenté le président de la CSN, Jacques Létourneau. L’appliquer dans son intégralité serait hautement nuisible pour le Québec, car il causerait un appauvrissement de la classe moyenne tout en accroissant les inégalités et en dénaturant le rôle de l’État québécois tel qu’il a été érigé depuis les 50 dernières années. Nous mettons aussi en garde le premier ministre de ne choisir que les recommandations qui lui conviennent, comme les baisses d’impôts ou les hausses de tarifs. L’effet serait encore plus dévastateur pour la population du Québec. »

Des dés pipés
À l’instar de la Commission sur la révision permanente des programmes, le mandat de la commission Godbout s’inscrivait dans la vision du gouvernement libéral de réduire la taille de l’État, de diminuer le fardeau fiscal des particuliers et des entreprises, et de faire des compressions dans les services publics et les programmes sociaux, alors que le PLQ n’a certainement pas reçu ce mandat lors de son élection, en avril 2014.

« Les dés étaient pipés d’avance, a mentionné le président de la CSN. La commission ne propose donc aucun nouveau revenu pour l’État, malgré les besoins criants. Ses recommandations conduisent plutôt à substituer aux impôts des hausses de tarifs et de taxes à la consommation. Nous estimons, au contraire des prétentions de la commission Godbout, que le recours à ces sources de revenus régressives et à une réduction du financement public de l’ensemble des programmes sociaux et des services gouvernementaux, comme la santé et l’éducation, auraient des effets néfastes sur la croissance économique et sur la qualité de vie de la population, en particulier des classes moyennes et populaires. « Avec ses recommandations qui réduisent de façon draconienne le rôle que joue la fiscalité dans notre société, la commission Godbout donne de sérieuses justifications au régime d’austérité du gouvernement Couillard », d’ajouter le président de la CSN.

Une méthode contestable
Pour parvenir aux conclusions qu’il tire visant à réformer la fiscalité afin de stimuler la croissance économique, la commission Godbout s’appuie fortement sur le modèle d’équilibre général du ministère des Finances du Québec (MEGFQ). Ce modèle d’analyse est présenté comme une vérité absolue, une boîte noire désincarnée et neutre, en fait, qui opèrerait d’une façon objective et infaillible en posant comme hypothèse l’existence d’un équilibre parfait entre l’offre et la demande sur tous les marchés. « Or, la plupart des économistes reconnaissent que l’économie réelle n’est jamais en équilibre, de dire le trésorier de la CSN, Pierre Patry. Recourir à ce modèle pour analyser un transfert des formes progressives des revenus de l’État vers des sources régressives comme les taxes à la consommation ou les tarifications, comme le fait la commission, est hautement contestable et hasardeux. Il est impossible de prétendre qu’il en résulterait automatiquement la création de quelque 20 505 emplois et une hausse du PIB de 2 milliards de dollars sur cinq ans ! La commission Godbout semble avoir percé le secret de la pierre philosophale en recourant à cette méthode qui repose sur une foule d’hypothèses comportant toutes une grande part d’incertitude. »

Une vision réductrice
Pour la CSN, le rapport présente une vision réductrice de la fiscalité en ce qu’il occulte sa fonction première de financer adéquatement les services publics et les programmes sociaux et de redistribuer la richesse. Il ne considère pas non plus le rôle essentiel qu’elle joue dans le développement d’une société à tous les niveaux, qui, selon la commission Godbout, ne serait tributaire que des activités du secteur privé. De façon générale, la CSN estime que les hausses de taxes et de tarifs proposées dans le rapport Godbout sont inacceptables, non seulement parce qu’elles contreviennent au principe d’équité mais aussi parce qu’elles sont susceptibles d’avoir des effets négatifs sur la croissance économique. En outre, le rapport est muet sur la lutte qui doit être menée contre l’évasion fiscale, l’économie souterraine et les paradis fiscaux, des champs sur lesquels le gouvernement doit définitivement agir en priorité.

Un changement de paradigme
Dans le mémoire qu’elle dépose aujourd’hui à la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise, la CSN plaide que le gouvernement regarde plutôt par l’autre bout de sa lorgnette et qu’il considère d’abord les services publics et les programmes sociaux nécessaires aux besoins en évolution de la population et qu’il regarde ensuite comment les financer. Jacques Létourneau : « Après plus de 25 ans de sous-financement et de compressions, il ne fait aucun doute que l’État doit hausser ses revenus pour répondre à cette exigence. Les mesures d’austérité ne sont certes pas la solution, en raison de leurs effets sur le quotidien des Québécoises et des Québécois, comme on le constate de plus en plus. » Pour cela, le gouvernement doit donc les convier à un large exercice de débat social sur le rôle de l’État, le financement des services publics et des programmes sociaux. La CSN souhaite participer à un tel débat pour réhabiliter la fonction essentielle de la fiscalité : un financement adéquat des services publics et des mesures de protection sociale, des facteurs déterminants pour la redistribution de la richesse et pour la justice sociale, mais aussi pour la performance économique et environnementale du Québec.

Les membres de la CSN manifestent contre l’attitude du gouvernement

Réunis en instance de négociation, environ 1500 travailleuses et travailleurs du secteur public de la CSN ont manifesté devant le secrétariat du Conseil du trésor à Montréal ce midi pour faire entendre leur mécontentement au gouvernement devant la lenteur des travaux aux tables de négociation.

« M. Coiteux aimait bien répéter, en juin dernier, qu’il n’y aurait “pas de vacances pour la négociation”, rappelle Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN. Non, il n’y a pas eu de vacances cet été – mais il n’y a pas eu d’avancées non plus! Certains travaux ont été constructifs, mais les négociateurs du gouvernement ne semblent pas encore avoir les mandats nécessaires pour conclure d’ententes », poursuit Mme Lévesque.

« Ça fera bientôt un an que nous avons déposé nos cahiers de négociation, rappelle Francine Lévesque. Le gouvernement maintient la même intention depuis le début, soit de procéder à des attaques sans précédent à nos conditions de travail. Non seulement le gouvernement libéral chambarde l’ensemble de nos réseaux publics avec ses vastes restructurations, il voudrait également charcuter des pans entiers de nos conventions collectives afin de faciliter la création de ses structures mammouths. Pour le gouvernement libéral, les salarié-es de l’État ne sont que des pions interchangeables qu’il désire faire travailler où il veut, quand il veut et de la façon qu’il veut, sans aucune préoccupation à leur égard, eux qui assurent les services publics au quotidien. »

Après avoir hissé un énorme boulet libéral jusqu’au secrétariat du Conseil du trésor, les représentantes et les représentants reprennent cet après-midi leurs délibérations sur l’état des négociations ainsi que sur l’intensification de leurs moyens de pression.

« Notre objectif demeure toujours de conclure une entente négociée avec les représentants du gouvernement. Mais si celui-ci continue de faire la sourde oreille devant les problèmes que nous avons soulevés et les solutions que nous avons mises de l’avant aux tables de négociation, nous n’aurons d’autre choix que d’augmenter la pression », conclut Mme Lévesque.

Le président de la CSN s’enchaîne pour la cause

Le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau, parent de deux enfants d’âge scolaire, a participé à l’initiative populaire Je protège mon école publique, ce matin à l’école primaire La Mennais à Montréal afin de dénoncer les conséquences graves de l’austérité et des coupes du gouvernement Couillard dans le milieu scolaire.

Des parents, des professeures et professeurs et des employé-es de l’école se sont donné la main et ont formé une chaîne humaine autour de l’école afin de symboliser la préservation du milieu scolaire.

« À la lumière de ce qu’on a pu voir ce matin à la grandeur du Québec, il m’apparaît évident que seul le gouvernement libéral de Philippe Couillard pense que c’est une bonne idée d’hypothéquer l’avenir du Québec en privant nos enfants d’une éducation de qualité. Ce gouvernement pille et écorche tout ce qui faisait du Québec, une province unique », a lancé Jacques Létourneau.

Le ministre de l’Éducation, François Blais, affirme que le gouvernement n’a pas le choix d’exiger des compressions aux commissions scolaires afin que le Québec vive selon ses moyens. Il ajoute que la majorité des parents comprennent ce sacrifice. « À voir le nombre de parents qui ont participé à ce mouvement populaire, il est clair que le ministre est dans le champ. Les parents ne ressemblaient pas à des victimes conciliantes, au contraire ils ont lancé un message clair au ministre : ça suffit, ces compressions sont inacceptables », conclut M. Létourneau.

Révision des programmes et actions gouvernementales : un changement dans la manière, mais les mêmes visées

« Le gouvernement Couillard et son ministre du Conseil du trésor, Martin Coiteux, ont visiblement tiré des leçons de leurs prédécesseurs dans leur volonté de changer de façon fondamentale le rôle de l’État québécois et l’ensemble des services publics et des programmes », a réagi le président de la CSN, Jacques Létourneau, au rapport de la Commission sur la révision permanente des programmes et des déclarations du ministre Coiteux qui ont suivi.

« Il y a 30 ans, le rapport Gobeil a notamment prôné la privatisation de plusieurs organismes gouvernementaux, alors que le gouvernement Charest s’est lancé en 2003 dans une réingénierie de l’État, d’expliquer le porte-parole syndical. Devant l’opposition populaire à leurs projets, les gouvernements libéraux de chacune de ces époques ont reculé. Nous ne sommes pas dupes des manœuvres du ministre Coiteux qui poursuit globalement les mêmes fins que ses prédécesseurs, en adoptant une attitude tout autre, qui s’apparente à un exercice de relations publiques. Encore une fois, après la présentation des recommandations de cette commission, il veut passer pour le bon gars. »

L’année dernière, lors de sa sortie, la CSN avait qualifié d’idéologique le rapport préliminaire de la commission Robillard. « À la lumière des recommandations qui sont faites aujourd’hui, notre opinion s’est renforcée, a poursuivi Jacques Létourneau. La commission fait fi des nombreuses transformations qu’ont connues nos programmes sociaux et nos services publics au cours des dernières années. Elles ont toutes conduit à moins d’accessibilité et moins de services à la population, tout en causant un essoufflement des personnels qui ont toujours moins de moyens pour travailler. Il est curieux de constater que toutes ces réformes draconiennes ont été réalisées successivement sans avoir fait l’objet d’évaluations, s’il faut en croire Lucienne Robillard… »

Pour la CSN, la commission Robillard a reçu du gouvernement Couillard un mandat qui rejoint le grand objectif qu’il poursuit depuis son élection : le démantèlement de l’État québécois. La fin du monopole de la SAQ et le transfert des responsabilités de Revenu Québec à Ottawa visent justement à enlever à l’État les moyens d’assumer le rôle qu’il joue depuis plus de 50 ans. « Autant Madame Robillard que Monsieur Coiteux estiment qu’il faut juger les programmes à leurs résultats concrets, d’ajouter le président de la CSN. Or, avec une productivité en hausse de 23 % depuis 2008 et des dividendes de plus d’un milliard de dollars, sans compter les taxes versées, la SAQ nous apparaît déjà performante. »

La CSN s’inquiète des véritables objectifs que poursuit le gouvernement libéral à l’égard de la SAQ, car malgré les conditions qu’il pose pour accroître la performance de la société d’État, le ministre Coiteux n’exclut pas la libéralisation de la vente des vins et des spiritueux. « Nous n’accepterons pas qu’il agisse ainsi, a mentionné Jacques Létourneau, il en va des revenus pour l’État, du développement économique pour les régions et des bonnes conditions de travail des milliers d’employé-es de la SAQ répartis aux quatre coins du Québec. »

Quant au transfert des activités de Revenu Québec, la CSN met en garde le gouvernement de revenir à une situation d’avant le régime duplessiste, où le Québec était davantage inféodé à l’État fédéral.

Au cours des prochains jours, la CSN analysera de façon plus approfondie le rapport de la commission sur la révision permanente des programmes pour une réaction plus complète.

Une rentrée scolaire dépourvue de ressources

Alors que des milliers d’élèves retournent en classe, le contexte n’est tout simplement plus propice à l’éducation au Québec : les compressions aveugles imposées par le gouvernement libéral n’épargnent personne, pas même les jeunes et les enfants.

La CSN s’inquiète de la dégradation des services en milieu scolaire. Augmenter le nombre d’élèves par classe en espérant que tout continuera à rouler rondement ? Ajouter des élèves en difficulté dans des classes régulières sans soutien professionnel additionnel ? Fusionner des commissions scolaires et abolir les commissaires élus par la population alors que la réforme de 1998 aurait engendré des coûts supplémentaires de 80 millions de dollars ? « Même l’augmentation des frais de service de garde est une aberration puisque le gouvernement oublie qu’il s’agit là d’une continuité de services essentiels au développement et à l’apprentissage de l’enfant », souligne la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève, qui est aussi responsable du groupe de travail sur l’éducation.

Dès la rentrée, des classes spécialisées pour des élèves handicapés et en difficulté d’apprentissage seront abolies, de même que des postes de technicien en documentation à la bibliothèque, de technicien en travail social, de surveillant d’élèves, de concierge et de préposé au service alimentaire à la cafétéria. Le personnel de soutien représente environ 30% des employés dans les établissements scolaires.

Le moule de l’austérité

Le gouvernement veut appliquer le même moule pour l’ensemble des élèves, peu importe leur différence et leurs besoins spécifiques ; le moule de l’austérité, coûte que coûte.

Le gouvernement n’a pas démontré qu’il est possible de maintenir un niveau de service de qualité tout en appliquant des restructurations et des compressions de plus d’un milliard de dollars depuis cinq ans.

« Miser entièrement sur la capacité d’absorption, de tolérance et d’adaptation du personnel et des élèves pour pallier la mauvaise gestion du gouvernement est tout simplement injuste et inéquitable », dénonce Marjolaine Côté, vice-présidente à la Fédération des employées et employés de services publics de la CSN (FEESP-CSN).

Dans son discours d’ouverture à l’Assemblée nationale, en mai 2014, le premier ministre Philippe Couillard soutenait que l’éducation était « notre avenir, notre projet de société ». En fait, le seul projet de société que semble entretenir ce gouvernement, c’est l’atteinte de l’équilibre des finances publiques. « S’il poursuit dans cette voie, c’est plus d’une cohorte d’élèves qui sera sacrifiée au nom de l’austérité », prévoit Véronique De Sève.

À propos

La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Fondée en 1921, elle est composée de près de 2000 syndicats répartis dans huit fédérations, dont la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

Le secteur scolaire de la FEESP-CSN regroupe 37 syndicats et 30 000 employé-es de soutien présents dans 31 commissions scolaires francophones et deux commissions scolaires anglophones.

Le SAPSCQ heureux d’appuyer cet évènement visant à recueillir des fonds pour les Olympiques spéciaux

Plus de 140 personnes sont attendues au Club H20 de Trois-Rivières pour la seconde édition du Défi Karting organisée par la Fondation des agentes et agents en services correctionnels du Québec, sous la présidence d’honneur du coureur automobile Bertrand Godin. Au cours de cette journée s’affronteront des agents de la paix de différents milieux et différentes régions dans le cadre de courses de kart.

Cet évènement qui se tient dans le cadre de la Course au flambeau des agents de la paix et dont le SAPSCQ est le principal commanditaire, permettra de récolter des fonds pour Olympiques spéciaux Québec. L’année dernière, le Défi Karting avait permis d’amasser quelque 10 000 $, cette année les organisateurs prévoient dépasser les 15 000 $. « Nous avions l’habitude de participer à plusieurs évènements bénéfices pour les Olympiques spéciaux, mais nous sommes heureux maintenant d’avoir notre propre activité aux couleurs des agentes et agents en services correctionnels, et cela pour cette cause qui nous tient à cœur », affirme Mathieu Lavoie, président du syndicat.

Le syndicat tient aussi à souligner la participation de Madame Lise Thériault, vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique du Québec. Le président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Denis Marcoux, participera également à l’activité.

La Course au flambeau des agents de la paix À travers le monde

La Course au flambeau des agents de la paix constitue la plus importante collecte de fonds annuelle au bénéfice des Olympiques spéciaux. En plus de sensibiliser le grand public à la cause des personnes vivant avec une déficience intellectuelle, au-delà de 85 000 policiers, policières et agents de la paix portent la flamme de l’espoir dans 35 pays.

Les Olympiques spéciaux Québec

Olympiques spéciaux Québec (OSQ) offre durant toute l’année, partout au Québec, des programmes d’entraînement et un réseau de compétitions à plus de 5 500 athlètes âgés de 2 ans et plus présentant une déficience intellectuelle. Les programmes sportifs offerts dans 17 disciplines visent à encourager et à améliorer la condition physique, l’estime de soi et l’intégration sociale de ces athlètes. OSQ offre aussi des programmes d’activités sportives adaptés, dont un en milieu scolaire pour les élèves des écoles primaires et secondaires.

À propos

Le SAPSCQ est le syndicat de tous les agentes et agents de la paix en services correctionnels du Québec et regroupe près de 2800 membres. Il est membre de la Fédération des employées et employés de services publics qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

La CSN est une organisation syndicale qui regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Trois ans de mépris contre les travailleurs

Les employé-es en lock-out du Maxi de Rouyn-Noranda soulignent, en ce 20 août, le troisième anniversaire du déclenchement du lock-out par la compagnie Loblaw. Un bien triste jour. Le syndicat des travailleurs et travailleuses du Maxi de Rouyn-Noranda affilié à la Fédération du commerce (STTMRN-FC-CSN) dénonce par le fait même le fait que la direction de Loblaw n’ait pas donné concrètement signe de vie depuis près d’un an.

Il s’agit là d’un manque de respect qui frôle l’indécence. Comment cette compagnie peut laisser ses 26 employé-es dans le noir pendant aussi longtemps ? Donnez-nous une bonne ou une mauvaise nouvelle, mais parlez-nous », lance sans détour le président du STTMRN, Marcel Bisson.

Il y a quelques semaines, Loblaw annonçait la fermeture anticipée de 52 de leurs magasins toutes bannières confondues (Provigo, Maxi, etc.) à travers le Canada. Nous ne sommes pas dupes. Nous pensons que le Maxi de Rouyn-Noranda fait fort probablement partie de cette liste, mais la direction demeure muette et préfère ne pas reprendre le dialogue. Il y a des façons de faire dans les relations de travail chez Loblaw qui relèvent de l’âge de pierre. Espérons au moins que cette fois-ci, les travailleuses et travailleurs seront informés avant d’apprendre la fermeture au bulletin de nouvelles comme ce fut le cas pour leurs collègues de Témiscaming et Rouyn-Noranda », ajoute Giacomo Bouchard, président intérimaire du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec (CCATNQ).

Peu de discussions, mais beaucoup de mauvaises nouvelles. Les dernières discussions officielles avec la partie patronale remontent à novembre 2014. Par la suite, Loblaw a annoncé la fermeture des magasins Loblaws de Rouyn-Noranda et Provigo de Témiscaming. Près de 140 travailleuses et travailleurs se sont retrouvés sans emploi. Est-ce que Loblaw s’apprête à ajouter 26 travailleurs et travailleuses à son tableau de chasse dans la région, se questionne Serge Fournier président de la Fédération du commerce (FC-CSN). Il s’agirait du pire des scénarios non seulement pour la région et les employé-es, mais également pour les consommateurs. »

La CSN est derrière les travailleurs et travailleuses depuis le début de ce bras de fer et ils et elles peuvent compter sur notre appui indéfectible jusqu’à la résolution de ce conflit. Il n’est pas question de lâcher prise et si Loblaw voulait montrer un peu de bonne volonté, il serait encore possible de sauver le magasin de Rouyn-Noranda », conclut Véronique De Sève, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Le SNTT des pâtes et cartons de Jonquière lance un appel à la mobilisation régionale

C’est à l’occasion d’une conférence de presse que le Syndicat national des pâtes et cartons de Jonquière – CSN (SNTT PC), accompagné du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay – Lac-Saint-Jean (CSN) et de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a annoncé son plan de mobilisation régional afin de favoriser la relance de la cartonnerie fermée il y a presque un mois. Élargissement du comité de relance, contact avec les autres syndicats et la population, demande de rencontre de la haute direction de Graphic Packaging (GPK) et rassemblement populaire seront à l’ordre du jour du prochain mois.

« Depuis la fermeture de l’usine, nous recevons plusieurs commentaires sur l’état de notre usine. La situation ne semble pas aussi noire qu’on voudrait nous le faire croire. Nous recevons même des appels de gens intéressés à investir dans un projet de relance. Pour l’instant, notre obstacle majeur est le manque d’ouverture de la compagnie à vendre ou à céder les installations » explique René Gélinas, président du SNTT PC Jonquière (CSN).

Afin de remédier à cette situation, le Syndicat demandera une rencontre officielle avec la haute direction de GPK pour clarifier cette question. « Tant et aussi longtemps que nous n’aurons pas une réponse claire de la compagnie sur ses intentions concernant l’avenir de l’usine, nous ne serons pas en mesure de valider le sérieux des différentes personnes et entreprises qui entrent en contact avec nous », ajoute le président.

Pour soutenir cette démarche et pour démontrer la volonté de la communauté régionale à relancer les activités de la cartonnerie, le Syndicat invite la population à se mobiliser. Différents moyens seront offerts afin de permettre à toutes et tous de prendre part au plan de relance. Une page Facebook a été mise en ligne, une pétition sera en circulation et un rassemblement régional est prévu le 22 août 2015, de 11 h à 13 h dans le parc au coin du chemin de la cartonnerie et de la rue Saint-Jean-Baptiste à Jonquière où un repas sera offert aux participantes et participants.

« Nous sommes devant une multinationale qui détient des usines un peu partout sur la planète. Nous devons réussir à démontrer notre volonté de sauver notre usine ici dans la région pour espérer entrouvrir la porte qui pourrait nous mener vers une réouverture. Nous espérons donc vous voir nombreuses et nombreux aux côtés des travailleuses et des travailleurs qui ont perdu leur emploi le mois passé. Le message doit être clair : nous voulons relancer l’usine et sauver les emplois! » conclut Jean Lacharité, 2e vice-président de la CSN.

À propos du SNTT des pâtes et cartons de Jonquière

Le Syndicat national des travailleuses et travailleurs des pâtes et cartons de Jonquière (CSN) est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière – CSN, au Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay – Lac-Saint-Jean (CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Il représente quelque 140 travailleuses et travailleurs récemment mis à pied lors de la fermeture de la cartonnerie de Jonquière, acquise par la compagnie Graphic Packaging en décembre dernier.

Hommage à Michel Chartrand et la force ouvrière : Les travaux ont commencé le lundi 10 août

Après quatre ans d’efforts soutenus touchant tous les aspects d’un tel projet, le Comité organisateur du projet Hommage à Michel Chartrand et à la Force ouvrière est fier de vous annoncer le début des travaux de construction de cette œuvre monumentale ce lundi matin 10 août 2015 au Parc Michel Chartrand à Longueuil.

Selon l’échéancier établi par Nahtac Construction qui assumera le mandat d’exécuter les travaux, ceux-ci devraient se dérouler sur une période de 10 semaines pour se terminer le ou vers le 16 octobre 2015.

Ce grand projet collectif démarre aujourd’hui,toutes les étapes menant au début de ces travaux ayant maintenant été franchies : conception et création de cette œuvre, travaux techniques pour en concrétiser la faisabilité et élaborer les méthodes de construction, campagne publique de financement et autres démarches additionnelles pour recueillir les sommes nécessaires à la réalisation des travaux, convenir d’un contrat d’exécution d’œuvre d’art entre Ville de Longueuil et M. Armand Vaillancourt, etc.

Nous faisons parvenir cette annonce officielle à plusieurs centaines de personnes et organisations de toutes natures parce que c’est par l’implication concrète de toutes les composantes de la société québécoise que nous avons pu réunir les ressources financières et humaines nécessaires à la réalisation d’un tel projet. En effet, avec l’aide active de la CSN et de Ville de Longueuil, nous avons lancé une campagne publique de financement en juin 2013 qui s’est poursuivie jusqu’à ces dernières semaines.

Nous aurons l’occasion de revenir plus en détail sur l’origine et la nature de ces diverses contributions d’une grande générosité à l’image de la solidarité dont le Québec sait faire preuve régulièrement au fil des décennies. Mais aujourd’hui en ce 11 août 2015, nous voulons d’abord célébrer le début de ces travaux et saluer l’implication profonde et sans faille dans ce projet de M. Armand Vaillancourt, un artiste reconnu à travers le monde, et dont la création d’œuvres sous diverses formes s’étend sur plus de 60 ans maintenant, soit depuis le début des années 50.

Rappelons que ce projet sera une œuvre immense, imposante, colossale, captivante et fière : 20 plaques d’acier de 24 tonnes chacune, 32 pieds de hauteur, 4 pieds 8 pouces de largeur et 8 pouces (20 cm) d’épaisseur, reposant sur une base de béton armé. Il sera d’ailleurs possible de suivre la progression des travaux (captation en continu et mise à jour aux 30 minutes) sur le site Internet de Ville de Longueuil et sur le nôtre, laforceouvriere.ca

Nous tenterons de vous faire rapport régulièrement de la progression de ce chantier au cours des prochaines semaines.

‘’Ensemble, Michel Chartrand et Armand Vaillancourt, c’est la persistance d’une grande œuvre collective.”

‘’ Construite d’acier, cette œuvre colossale et captivante illustrera la puissance de la solidarité syndicale, la force de la mise en commun des ressources et la force ouvrière.” Ville de Longueuil, juin 2013

Un petit investissement qui cache de grosses coupures

Le Syndicat national de la sylviculture (SNS-CSN) trouve ironique l’investissement de 1,5 million de dollars annoncé la semaine dernière par le gouvernement du Québec pour le Programme d’aide à la mise en valeur des forêts privées dans le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine alors que les compressions gouvernementales sont beaucoup plus élevée.

«Cette nouvelle aide de 1,5 million de dollars est non récurrente. Donc, ce n’est qu’un petit pansement temporaire pour une énorme cicatrice. Et si le ministre estime que 75 emplois supplémentaires d’une durée de 20 semaines seront créés, les pertes d’emplois liées aux autres compressions sont beaucoup plus élevées», craint le président du SNS-CSN, René Martel.

Le gouvernement a aboli cette année le Programme de création d’emplois en forêt, un programme de 6 millions de dollars exclusif au Bas-Saint-Laurent (5 M$) et à la Gaspésie (1 M$) pour aménager la forêt privée. De plus, l’enveloppe budgétaire du Programme d’aménagement durable des forêts (PADF), qui a remplacé le Programme de développement régional et forestier, a chuté de 75% seulement en Gaspésie, passant de 1,9 million à 467 000$.

« Il faut accueillir cette annonce de réinvestissement avec joie. Toutefois il est essentiel que le gouvernement, qui détient le contrôle sur le financement des programmes de mise en valeur et d’aménagement de nos forêts privées, accorde les montants nécessaires pour assurer la pérennité des emplois de ce secteur d’activité. Il reste du travail à faire et nous allons continuer de soutenir les travailleuses et travailleurs du Syndicat national de la sylviculture (SNS-CSN)», soutient Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN).

À propos

Le SNS-CSN compte 400 membres à travers onze sections locales situées dans les régions forestières du Québec. Le Syndicat national de la sylviculture est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), qui rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Fondée en 1921, la CSN regroupe près de 2000 syndicats, huit fédérations et plus de 325 000 travailleurs et travailleuses.

Nouvelle victoire pour les ex-travailleurs d’Olymel

Les 406 anciens travailleurs et travailleuses de l’usine de découpe de porc d’Olymel à Saint-Simon, membres du Syndicat des travailleurs d’Olympia, se réjouissent de la nouvelle décision de la Cour supérieure du Québec qui reconnaît une fois de plus le droit des travailleurs ainsi que leur convention collective.

En août 2014, alors qu’un tribunal d’arbitrage forçait le versement d’un montant pouvant atteindre jusqu’à 14 millions de dollars, soit un peu plus de l’équivalent de cinq mois de salaire, d’avantages sociaux et d’intérêts pour chaque employé-e à la suite de la fermeture sauvage de l’usine le 20 avril 2007, Olymel refusait encore une fois d’assumer ses obligations et tentait d’obtenir une révision judiciaire.

Finalement, Olymel n’a pas obtenu gain de cause. Dans un jugement rendu vendredi dernier, le 31 juillet, le juge Jean-François Buffoni a rejeté la requête introductive d’instance en révision judiciaire, n’estimant pas que l’arbitre avait commis des erreurs comme le prétendait Olymel.

Victoire

Pour le Syndicat des travailleurs d’Olympia, il s’agit d’une nouvelle victoire après plus de huit années de bataille. « Olymel a tenté de fermer l’usine depuis janvier 2006. Olymel pourrait se rendre à l’évidence et venir négocier autour d’une table pour indemniser les travailleurs et travailleuse qui ont déjà lourdement souffert. Nous voulons simplement mettre fin à cette saga et retrouver notre fierté », a déclaré son président Michel Daigle. Reste à voir si Olymel tentera d’en appeler de cette décision d’ici la fin du mois d’août.

«Olymel a contrevenu à son engagement et a violé la convention collective. Même si son objectif de rentabilité est légitime, cela ne le libère pas de ses obligations», a défendu Serge Fournier, président de la Fédération du commerce.

Rappelons que l’usine de Saint-Simon a été fermée illégalement en avril 2007 alors que l’usine devait rester ouverte au moins jusqu’à l’échéance de la convention collective, soit le 16 octobre 2007. La convention s’est terminée par un lockout décrété par l’employeur.

À propos

Le Syndicat des travailleurs d’Olympia est toujours composé de plus de 400 membres et est affilié à la Fédération du commerce (CSN).

Un déclenchement d’élections honteux

Alors que le Canada vient d’entrer en élections générales, la CSN estime ce déclenchement hautement prématuré, honteux et est d’avis qu’il engendrera des dépenses astronomiques sur le dos des citoyens et des citoyennes. Cette campagne est annoncée en plein milieu des vacances estivales et durera deux fois plus longtemps que la norme : onze semaines au lieu de cinq. Cela n’est pas sans conséquence pour les contribuables, puisque ceux-ci rembourseront environ la moitié des dépenses engendrées par chaque parti et chaque candidat politique. Si Élections Canada estime à 375 millions de dollars le coût d’une campagne de cinq semaines, à combien s’élèvera la facture de cette campagne d’une durée historique ? Un déclenchement honteux d’autant plus que nous aurons la confirmation si, oui ou non, le Canada est bel et bien en récession, le 1er septembre prochain.

De plus, à l’ère des médias continus et des médias sociaux, comment justifier qu’une campagne si longue soit nécessaire au parti de monsieur Harper pour faire entendre son message ? Au contraire, la CSN croit que cette campagne nourrira le cynisme si souvent dénoncé par les politiciens et les politiciennes.

Une stratégie électorale déguisée ?

Si la campagne a officiellement débuté le 2 août, il nous apparaît évident que la multiplication des annonces gouvernementales avant cette date avait un but électoraliste. « Par exemple, toute la promotion entourant le programme PUGE a été payée par les contribuables sans qu’elle ne soit comptabilisée dans les dépenses électorales », dénonce la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque.

La CSN estime que cette campagne est une façon déguisée de museler les différentes organisations par la Loi électorale du Canada. Ne pas pouvoir se prononcer sur des enjeux sociaux, économiques et politiques qui touchent des millions de Canadiens et Canadiennes jusqu’au 19 octobre prochain, à moins de s’enregistrer en tant que tiers auprès du directeur général des élections, témoigne d’un affront à la démocratie et à la liberté d’expression.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.