Nous défendons les droits des travailleuses
et travailleurs depuis 1921

Une rentrée scolaire dépourvue de ressources

Du même SUJET

Faut-il attendre qu’il y ait des morts pour que cessent les bris de services?

Faut-il attendre qu’il y ait des morts pour que cessent les bris de services?

Le syndicat du préhospitalier de Montréal et de Laval interpelle le gouvernement Legault quant à la…
Vote de moyen de pression à l’unanimité

Vote de moyen de pression à l’unanimité

Insatisfaits du climat de travail et du manque d’ouverture de l’employeur, les chauffeurs d’autobus urbain du…
Une autre occasion ratée par le ministre Roberge

Une autre occasion ratée par le ministre Roberge

À quand une vraie reconnaissance pour toutes celles qui participent au développement de nos enfants en…
Les sages-femmes dénoncent le chantage de Sonia LeBel

Les sages-femmes dénoncent le chantage de Sonia LeBel

Flanquée des représentantes et représentants du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et de la Fédération…
Les employé-es de la CDPDJ lancent une grève de deux jours

Les employé-es de la CDPDJ lancent une grève de deux jours

Les employé-es de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse…
Aide juridique : sept jours de grève supplémentaires pour les régions de Montréal et Laval

Aide juridique : sept jours de grève supplémentaires pour les régions de Montréal et Laval

Réunis en assemblée générale hier soir, les avocates et avocats de l’aide juridique de Montréal et…

SOUTENONS LES TRAVAILLEUSES ET LES TRAVAILLEURS DE ROLLS-ROYCE

Les 530 travailleuses et travailleurs de Rolls- Royce Canada, à Montréal, ont été mis en lockout le 15 mars dernier. Démontrons à Rolls-Royce Canada qu’en attaquant ses 530 salarié-es, c’est à un mouvement fort de ses 1 600 syndicats regroupant 325 000 membres qu’elle s’en prend ! Les personnes qui le souhaitent peuvent faire un don en ligne qui sera utilisé exclusivement pour soutenir la lutte des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada.

Éducation

Une rentrée scolaire dépourvue de ressources

Alors que des milliers d’élèves retournent en classe, le contexte n’est tout simplement plus propice à l’éducation au Québec : les compressions aveugles imposées par le gouvernement libéral n’épargnent personne, pas même les jeunes et les enfants.

La CSN s’inquiète de la dégradation des services en milieu scolaire. Augmenter le nombre d’élèves par classe en espérant que tout continuera à rouler rondement ? Ajouter des élèves en difficulté dans des classes régulières sans soutien professionnel additionnel ? Fusionner des commissions scolaires et abolir les commissaires élus par la population alors que la réforme de 1998 aurait engendré des coûts supplémentaires de 80 millions de dollars ? « Même l’augmentation des frais de service de garde est une aberration puisque le gouvernement oublie qu’il s’agit là d’une continuité de services essentiels au développement et à l’apprentissage de l’enfant », souligne la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève, qui est aussi responsable du groupe de travail sur l’éducation.

Dès la rentrée, des classes spécialisées pour des élèves handicapés et en difficulté d’apprentissage seront abolies, de même que des postes de technicien en documentation à la bibliothèque, de technicien en travail social, de surveillant d’élèves, de concierge et de préposé au service alimentaire à la cafétéria. Le personnel de soutien représente environ 30% des employés dans les établissements scolaires.

Le moule de l’austérité

Le gouvernement veut appliquer le même moule pour l’ensemble des élèves, peu importe leur différence et leurs besoins spécifiques ; le moule de l’austérité, coûte que coûte.

Le gouvernement n’a pas démontré qu’il est possible de maintenir un niveau de service de qualité tout en appliquant des restructurations et des compressions de plus d’un milliard de dollars depuis cinq ans.

« Miser entièrement sur la capacité d’absorption, de tolérance et d’adaptation du personnel et des élèves pour pallier la mauvaise gestion du gouvernement est tout simplement injuste et inéquitable », dénonce Marjolaine Côté, vice-présidente à la Fédération des employées et employés de services publics de la CSN (FEESP-CSN).

Dans son discours d’ouverture à l’Assemblée nationale, en mai 2014, le premier ministre Philippe Couillard soutenait que l’éducation était « notre avenir, notre projet de société ». En fait, le seul projet de société que semble entretenir ce gouvernement, c’est l’atteinte de l’équilibre des finances publiques. « S’il poursuit dans cette voie, c’est plus d’une cohorte d’élèves qui sera sacrifiée au nom de l’austérité », prévoit Véronique De Sève.

À propos

La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Fondée en 1921, elle est composée de près de 2000 syndicats répartis dans huit fédérations, dont la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

Le secteur scolaire de la FEESP-CSN regroupe 37 syndicats et 30 000 employé-es de soutien présents dans 31 commissions scolaires francophones et deux commissions scolaires anglophones.

Partager cette page sur Facebook Twitter LinkedIn Reddit Pinterest WeChat Mix Pocket