Le SCRC et la FNC dénoncent l’expulsion de deux journalistes lors d’un colloque

Le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) et la Fédération nationale des communications-CSN dénoncent le fait que deux de leurs membres ait été expulsés d’une conférence qui s’est déroulée jeudi dernier, à Montréal, lors d’un colloque organisé par l’Association des transports du Québec (AQTr).

Pascal Robidas et Dominic Brassard, journalistes à Radio-Canada, étaient dûment accrédités pour assister à la conférence intitulée Défis et enjeux du transport de matières dangereuses, qui portait sur le transport de produits pétroliers. Le conférencier, vice-président de l’Association des chemins de fer du Canada, a toutefois refusé que sa conférence soit enregistrée, affirmant qu’il n’avait pas été mis au courant du fait que des médias pourraient être présents. L’AQTr a affirmé à la Fédération professionnelle des journalistes du Québec qu’elle indiquera désormais, sur le formulaire que doivent remplir les conférenciers, que les médias peuvent assister aux événements qu’elle organise. « Les journalistes ont un rôle essentiel dans une société démocratique : celui de rapporter aux citoyennes et aux citoyens les informations nécessaires pour bien comprendre les enjeux du monde dans lequel ils vivent. Pour cela, ils doivent pouvoir faire leur travail librement. L’AQTr promet de modifier ses pratiques, mais entre-temps, les citoyens n’auront pas eu accès à des informations d’intérêt public », affirme Isabelle Montpetit, présidente du SCRC (FNC-CSN).

Ce n’est pas la première fois que Dominic Brassard subit des entraves dans son travail. Il rapporte avoir déjà été expulsé du stationnement de l’Agence métropolitaine de transport, où il faisait un micro trottoir, et il a eu maille à partir avec des manifestants au printemps 2015. En janvier 2014, le maire de Saint-Lambert avait aussi tenté de l’empêcher d’enregistrer une réunion du conseil municipal. « Les entraves à la pratique du journalisme se multiplient à une époque où la viabilité économique des médias est fragile et où les ressources affectées au journalisme s’amenuisent. Dans ce contexte, il est primordial que les journalistes de Radio-Canada, mais aussi de l’ensemble des médias, puisse faire leur travail en toute liberté », conclut Pascale St-Onge, secrétaire générale de la Fédération nationale des communications-CSN.

Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Manifestation aux flambeaux des responsables en service de garde dans les rues du Vieux-Québec

Des responsables en service de garde (RSG) en milieu familial membres de la CSN, provenant de plusieurs régions, vont manifester sous les flambeaux dans les rues du Vieux-Québec au cours de la soirée.

À l’aube d’une rencontre de négociation prévue le 1er juin, elles veulent dénoncer une fois de plus les offres salariales ridicules faites par le ministère de la Famille, qui refuse de leur reconnaître l’équité avec les éducatrices en centres de la petite enfance. Elles condamnent l’iniquité de traitement dont elles sont victimes comparativement aux médecins, aux pharmaciens d’hôpitaux et aux membres de l’Assemblée nationale, dont la rémunération va s’accroître passablement au fil des prochains mois.

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Lucie Longchamps, elle-même RSG et membre du comité national de négociation à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), rappelle que les RSG sont toujours sans entente depuis le 1er novembre 2013 : « Les choses ont assez duré. Mais il n’est surtout pas question d’accepter l’inacceptable, soit 0,14 $ par enfant par jour pour chacune des deux premières années d’une entente, ce qui équivaut à 0,08 $ l’heure ! Les RSG n’ont pas à faire les frais d’une politique d’austérité et d’appauvrissement alors que, d’un autre côté, des groupes de professionnels comme les médecins ou encore les pharmaciens d’hôpitaux vont voir leur rémunération haussée de 20 à 40 % au cours des prochaines années. La vie coûte cher pour tout le monde, y compris pour les RSG qui seraient particulièrement pénalisées avec les offres du gouvernement. Nous voulons l’équité avec nos consœurs éducatrices en centres de la petite enfance, comme les 19 000 médecins l’ont acquise, et comme s’apprêtent à l’obtenir les parlementaires de l’Assemblée nationale. »

Rappel de la situation des RSG

Les éducatrices en CPE ont droit, à l’embauche, à 13 congés payés additionnels à ceux octroyés aux RSG, ce qui représente un rattrapage de 5 % applicable au 1er décembre 2013, conformément à leurs demandes déposées en juin 2014. Elles réclament aussi que leur soient versées les mêmes hausses consenties notamment aux travailleuses en CPE et à l’ensemble des 540 000 salarié-es de l’État, soit 2 % au 1er avril 2014 et 1 % au 31 mars 2015. Or, le Ministère n’offre qu’un maigre 0,5 % par année pour les deux premières années d’une entente, soit 197 $ brut par année, ce qui est largement en deçà du coût de la vie. « Il n’y a pas de raison justifiant que le gouvernement traite les responsables de service de garde différemment d’autres groupes de professionnels ou de hauts fonctionnaires déjà bien rémunérés, lance pour sa part Dany Lacasse, vice-président et responsable du secteur privé à la FSSS-CSN. C’est une question d’équité et de justice. Ce qui est bon pour pitou est bon pour minou ! Quand on regarde les offres ridicules faites aux responsables en service de garde du Québec, il n’est pas surprenant de voir certaines d’entre elles quitter le modèle de services de garde régis pour joindre les services de garde privés non régis et non réglementés. En fait, c’est à croire que le gouvernement fait tout pour favoriser leur retour au privé. »

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À propos des RSG et de la CSN

Plus de 3000 responsables en service de garde familial sont membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Celle-ci regroupe 130 000 membres provenant des secteurs public et privé de la santé et des services sociaux. Pour sa part, le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN) regroupe sur une base régionale plus de 45 000 syndiqué-es des secteurs privé et public. La CSN est composée de près de 2000 syndicats regroupant plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

Les agents correctionnels font du porte à porte pour éviter une réélection des conservateurs

Des dizaines d’agents correctionnels des pénitenciers de l’Atlantique affiliés au Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC-CSN) font du porte-à-porte le samedi 30 mai dans la circonscription de Cumberland–Colchester-Musquodoboit Valley, plus précisément dans les secteurs de Truro et Amherst afin d’inviter les électeurs à ne pas soutenir le Parti conservateur du Canada aux prochaines élections.

Armés d’arguments solides démontrant que le bilan des conservateurs est désastreux, entre autres en matière de sécurité publique, les agents correctionnels discuteront avec les électeurs de ce secteur de la ville. « Le gouvernement conservateur affirme faire de la lutte au crime sa priorité. Cette politique de lutte à la criminalité n’est rien d’autre que de la poudre aux yeux destinée à rassurer les électeurs », affirme Doug White, président régional de l’Atlantique UCCO-SACC-CSN.

Le gouvernement conservateur a retranché 355 millions de dollars dans le budget du Service correctionnel. Le secteur qui a le plus écopé à la suite de ces coupes est le programme de formation des détenus. Une des conséquences de cette décision est de rendre les pénitenciers plus dangereux pour les agents correctionnels. Plusieurs détenus se retrouveront tôt ou tard dans la communauté, mais ils devraient être en mesure de développer des aptitudes afin de favoriser la réinsertion sociale.

« Ce gouvernement vous ment et il ne fait rien pour assurer la sécurité des Canadiens, bien au contraire. Nous rencontrons les électeurs afin qu’ils soient mieux informés et qu’ils fassent ainsi un choix éclairé lors des prochaines élections à l’automne », conclut M. White.

Les impacts de l’austérité dénoncés

Les travailleuses et travailleurs du CSSS Champlain-Charles-Le Moyne ont dénoncé une fois de plus ce midi l’impact des mesures d’austérité en santé et services sociaux. Cette manifestation s’inscrit dans une série d’actions menées par les syndicats de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) pour démontrer que le gouvernement Couillard affaiblit actuellement le réseau public, sans nous donner de moyens de lutter contre la hausse des inégalités sociales.

Le démantèlement de nos services publics est en cours

Les compressions budgétaires frappent de plein fouet les services à la population dans le réseau de santé et de services sociaux. Pour l’année à venir, c’est plus de 500 millions de dollars de compressions qui seront imposées aux établissements. Au CSSS Champlain-Charles-Le Moyne, les compressions ont déjà des effets directs sur les services, notamment sur les soins d’assistance aux personnes en perte d’autonomie, sur les interventions liées aux maladies infectieuses et sur le déplacement des usagers.

« En plus de participer à plusieurs manifestations, nous avons aussi voulu nous adresser directement à la population. C’est pourquoi nous avons fait paraître des articles sur les impacts de l’austérité. Face à l’arrogance du gouvernement Couillard, il faut faire entendre un contre-discours. Contrairement à ce que les citoyennes et citoyens pourraient croire, ils sont les premiers perdants face à l’austérité. Que ferons-nous si nos services publics sont privatisés et que nous n’avons pas tous les moyens de payer? Est-ce qu’il faut attendre que l’accès aux soins de santé et de services soit réduit davantage avant d’agir? Devrons-nous bientôt changer la carte soleil pour la carte de crédit? », demande Jean Mercier, président du syndicat CSN du CSSS Champlain-Charles-Le Moyne.

« Derrière les chiffres des compressions budgétaires, ce sont les services que nous recevons comme population qui sont touchés! Ce sont les citoyennes et citoyens qui sont les premières victimes de ces mesures d’austérité. Nous devons attendre plus longtemps pour obtenir les services, quand ce n’est pas des services qui sont supprimés. Et plutôt que de s’occuper de cela, l’ensemble des intervenant-es du réseau est actuellement occupé à appliquer la réforme de structure la plus complexe qu’on a jamais vue. Que les politiciens arrêtent de faire des réformes de structure et qu’on s’occupe des besoins de la population! », lance Steve St-Onge, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

De plus en plus nombreux à refuser l’austérité

Depuis septembre dernier, nombre d’actions ont eu lieu pour dénoncer les mesures d’austérité imposées par le gouvernement Couillard. Les syndicats de la FSSS-CSN et de la Fédération des professionnèles (CSN) ont dénoncé le projet de loi 10 et les compressions budgétaires, en plus de se mobiliser en vue de la négociation du secteur public.

« La mobilisation en Montérégie a été importante et elle va se poursuivre. Le 1er mai dernier, nous avons été présents partout dans la région pour dénoncer l’austérité. Encore aujourd’hui, nous dénonçons l’impact de ces mesures pour la population. Nous serons au rendez-vous dans les mois à venir, afin de faire comprendre à ce gouvernement que nous refusons l’austérité », explique Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie – CSN.

« On le voit de plus en plus, les réels objectifs du gouvernement Couillard sont d’affaiblir les services publics pour mieux pouvoir les privatiser par la suite. Ce n’est donc pas étonnant de constater que l’austérité attaque la classe moyenne et les plus démunis de notre société et qu’elle laisse indemnes les mieux nantis. Il y a près de 50 ans, on s’est doté de services publics pour répondre à nos besoins. C’est le meilleur moyen pour limiter les inégalités sociales et pour grandir comme société. On doit se donner les moyens de conserver ses acquis! », de conclure Jacques Létourneau, président de la CSN.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Fière et solidaire : la FIM-CSN ouvre son congrès

C’est aujourd’hui que s’ouvre le congrès de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) dans la ville de Chicoutimi. C’est sur le thème Fiers et solidaires que plus de 300 délégué-es des quatre coins de la province sont attendus pour prendre part à cette instance, la seconde de l’histoire de la FIM. Pendant toute la semaine, les participantes et les participants seront appelés à se prononcer et à débattre de différents sujets qui concernent leur fédération syndicale.

La CSN et le Conseil central du Saguenay-Lac-Saint-Jean participeront également au congrès de la FIM. En effet, Jean Lortie, secrétaire général de la CSN, et Engelbert Cottenoir, président du CCSLSJ-CSN, seront présents afin d’adresser aux délégué-es un message de soutien.

Fierté : le congrès, un moment phare de la vie démocratique de la FIM

La fusion de deux fédérations de la CSN, la Fédération des travailleurs et des travailleuses du papier et de la forêt et la Fédération de la métallurgie, est à l’origine de la création de la FIM en 2011. Le congrès de 2015 sera l’occasion pour les membres de déterminer leurs propres orientations. Pour le président, Alain Lampron, ce deuxième congrès comporte un moment privilégié dans l’histoire de la fédération : « le premier congrès a reconduit les grandes orientations des deux fédérations préexistantes. À compter d’aujourd’hui, les délégué-es seront appelés à se prononcer sur de nouvelles orientations spécifiques à leur nouvelle réalité qui permettront de renforcer le secteur manufacturier et de riposter contre les politiques d’austérité des libéraux, qui nous attaquent de plein fouet. ».

Malgré son nouveau statut, la FIM a vite fait preuve d’une grande maturité alors que les deux secteurs fondateurs auraient pu se braquer et que des résistances auraient pu se manifester. « Aujourd’hui, il n’est plus question de “métal” ou de “papier”, mais bien de l’industrie manufacturière. Nous avons réussi à passer outre ces distinctions qui s’étaient enracinées depuis plusieurs décennies dans le monde syndical. C’est de cette maturité que nous devons être fiers », lance Alain Lampron.

Solidarité : la FIM un véhicule efficace pour défendre les travailleurs et les travailleuses

Tout au long du congrès, les délégué-es auront l’occasion de montrer leur solidarité de différentes façons. Dès la première journée, un panel sur la stratégie intersyndicale regroupera des intervenantes et des intervenants internationaux et de différentes allégeances syndicales. C’est ainsi que se retrouveront à la même table, Pierre Cuppens, secrétaire général de la CSC bâtiment-industrie & énergie de la Belgique; Brian Kohler, directeur de l’IndustriALL Global Union responsable de l’Amérique du Nord; Daniel Roy, directeur québécois du Syndicat des Métallos et, finalement, Nathalie Guay de la CSN.

De plus, il importe de souligner que les congressistes iront manifester leur appui aux syndiqué-es des concessionnaires automobiles de la région – affiliés à la CSD, en lock-out depuis plus de deux ans. « La différence d’allégeance ne doit pas servir à justifier l’absence de solidarité, s’exclame Alain Lampron. CSN ou pas, un travailleur, c’est un travailleur, et nous devons le soutenir dans sa lutte. » Avec ce congrès, la FIM espère lancer le message que la solidarité qui unit ses membres doit aussi être présente lors des relations intersyndicales.

Une semaine bien chargée

Bien d’autres sujets seront abordés au cours du congrès : relations intergénérationnelles, vie syndicale, finances de la fédération – sans compter la tenue d’élection – ne sont qu’un échantillon de ce qui sera discuté tout au long de ces quatre jours. Une soirée de solidarité se tiendra également le jeudi 28 mai.

Après ce congrès, la FIM aura tout en main pour poursuivre son travail : « Ce congrès, c’est aussi le coup d’envoi pour trois autres années d’histoire et de syndicalisme au cours desquelles nous aurons maintes fois l’occasion de nous montrer fiers et solidaires », de conclure Alain Lampron

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

Velan décrète un lock-out à ses installations de Montréal

La compagnie Velan a décrété un lock-out aujourd’hui à ses installations de Montréal. Près de 400 travailleurs et travailleuses se retrouvent sur le trottoir après une série de rencontres de négociations qui les ont laissés pour le moins amères.

Le syndicat national des employé-es de Velan affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) et la partie patronale en sont venus à une entente de principe dans la nuit de mardi à mercredi. Toutefois, vendredi dernier les employé-es ont rejeté dans une proportion de 78 % cette entente de principe.

« Velan nous proposait un changement important au niveau de la flexibilité de la main-d’œuvre, en d’autres mots la compagnie voulait avoir l’option de transférer un employé dans d’autres fonctions. Nos membres ont jugé que c’était une proposition inacceptable, car ils craignent que l’employeur abuse de son droit de transférer et qu’ultimement cela se traduise par des pertes d’emplois. Notre mandat est de retourner à la table de négociation et de trouver une entente satisfaisante pour tous », affirme Jose Sousa, président du syndicat de Velan Montréal.

Velan, qui œuvre dans le domaine de la robinetterie industrielle, compte plus de 500 travailleurs et travailleuses syndiqués à ses installations de Montréal et Granby. Les éléments normatifs étaient négociés séparément par chacun des syndicats, alors que l’aspect financier et certaines clauses normatives d’importance étaient négociés à une seule et même table.

Un désengagement public inacceptable

En imposant d’importantes compressions budgétaires aux commissions scolaires, le gouvernement continue à se désengager, petit à petit, en matière d’éducation des élèves du primaire et du secondaire. Le gouvernement doit cesser de mentir à la population, les compressions affectent directement les services.

La CSN et la FEESP déplorent en effet qu’en réduisant le financement des services de garde en milieu scolaire – dans certains cas les coupes peuvent atteindre jusqu’à 43% du financement public – on assiste à un transfert du financement de l’État vers un financement assuré par les parents. « Le gouvernement se désengage de plus en plus et renforce la notion de l’utilisateur-payeur. Depuis deux ans, il utilise la même tactique déplorable : il augmente les tarifs assumés par les parents, mais en profite, du même coup, pour réduire son propre financement de manière beaucoup plus importante. D’année en année, on se retrouve avec des services de garde sous financés », explique la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

Volet éducatif fragilisé

Il ne fait aucun doute qu’avec un désengagement continu du gouvernement, nous risquons d’assister à une transformation de la mission des services de garde. « Le gouvernement souhaite nous imposer le rôle de simples gardiens d’élèves, alors que notre mission est beaucoup plus large. Nous offrons des services complémentaires au programme éducatif de l’école, explique Danielle Beaulieu, présidente du secteur scolaire de la FEESP-CSN. Nous avons comme mission, entres autres, de participer à l’atteinte des objectifs du programme éducatif de l’école et de mettre en place des activités qui aident au développement global de l’enfant Les coupes successives viendront fragiliser le volet éducatif dont nous avons la responsabilité », déplore Danielle Beaulieu, présidente du secteur scolaire de la FEESP. Bref, le projet du gouvernement est de faire payer plus les parents pour moins de services.

Classes spécialisées

Les élèves handicapés et en difficulté d’apprentissage feront aussi les frais des coupes imposées par les mesures d’austérité du gouvernement de Philippe Couillard. Par exemple, la Commission scolaire de Laval abolira dès l’automne prochain 21 classes spécialisées pour ce type d’élèves. Pourtant, les classes spécialisées assurent une égalité des chances aux élèves ayant des difficultés d’apprentissage. En les intégrant aux classes régulières, on compromet leur parcours scolaire.

« L’éducation est une richesse sociale et une responsabilité de l’État. Le gouvernement de Philippe Couillard se soucie très peu de l’égalité des chances pour tous en la matière. C’est inconcevable. On ne peut accepter ça », conclut Véronique De Sève.

À propos

La Fédération des employées et employés de services publics-CSN compte plus de 400 syndicats affiliés représentant environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Tous amis de Radio-Canada salue le dépôt du rapport Houle

Tous amis de Radio-Canada salue le dépôt du rapport intitulé Le financement de Radio-Canada : état de situation et pistes de solution, divulgué aujourd’hui par Jean-Marc Fournier, ministre québécois responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne, et Madeleine Meilleur, procureure générale et ministre déléguée aux Affaires francophones de l’Ontario.

Le rapport rédigé par le consultant expert Michel Houle dresse un portrait alarmant de la Société Radio-Canada, mais propose des pistes de solution constructives, qui permettraient au radiodiffuseur public de bien remplir pleinement son mandat auprès des communautés francophones et acadiennes. « Ce rapport reconnaît avec force ce que nous dénonçons sur la place publique depuis plusieurs années relativement au financement de Radio-Canada/CBC, aux multiples compressions qui lui ont été imposées ainsi qu’aux solutions que nous préconisons afin de redonner à notre producteur et à notre diffuseur public la vigueur dont il a besoin pour remplir sa mission, particulièrement envers tous les francophones au Canada. Tous amis de Radio-Canada est heureux d’avoir contribué à la réflexion qui a mené à la publication de ce rapport », souligne Pierre Maisonneuve, porte-parole de Tous amis de Radio-Canada.

Le 19 janvier dernier, une délégation de Tous amis de Radio-Canada avait rencontré les ministres de la Francophonie du Québec, de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick afin de leur faire part de leur point de vue sur l’avenir de Radio-Canada. Les ministres ont retenu cinq pistes de solutions : le rehaussement graduel, sur trois ans, des crédits parlementaires versés à Radio-Canada pour qu’ils reviennent au niveau de 2008-2009, une augmentation de 150 millions de dollars par rapport aux crédits actuels ; le maintien et l’indexation annuelle des crédits budgétaires en fonction de l’IPC, pendant les cinq années suivantes ; l’instauration d’une subvention annuelle additionnelle de 35 millions de dollars sur cinq ans pour renforcer la programmation locale des stations de radio et de télévision de Radio-Canada/CBC hors des marchés métropolitains, et ce, afin de contrer la perte financière liée à l’abolition totale du Fonds pour l’amélioration de la programmation locale (FAPL), le 31 août 2014, par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) ; la conversion du pouvoir d’emprunt à court terme de 220 millions de dollars de la SRC en marge de crédit à long terme d’environ 300 millions de dollars, afin qu’elle puisse déployer des initiatives multiplateformes et accroître sa présence dans l’univers de la télévision spécialisée, sans qu’il y ait d’incidence sur la qualité et la quantité de la production de contenu et ; favoriser l’accès aux services spécialisés en propriété exclusive de CBC/Radio-Canada afin qu’ils soient accessibles partout au Canada.

« Nous sommes heureux de constater que nos revendications trouvent écho dans la classe politique au pays. L’avenir de Radio-Canada nous préoccupe plus que jamais et ces propositions constituent un grand pas dans la bonne direction. Il faut maintenant que ces avenues fassent leur chemin à Ottawa, là où des partis politiques doivent s’engager clairement à concrétiser ces propositions », de préciser Jacques Létourneau, président de la CSN et responsable politique de la campagne Tous amis de Radio-Canada.

« Pour la FNC, il s’agit d’un important rapport en soutien à Radio-Canada, à la qualité de l’information et à la diffusion de la culture francophone sur toutes ses plateformes, partout au Canada. Nous comptons diffuser largement les constats et les propositions qui y sont formulées afin que ce point de vue qui défend notre unique producteur et diffuseur public présent d’un océan à l’autre soit entendu et reconnu », de marteler Pascale St-Onge, secrétaire générale de la Fédération nationale des communications-CSN.

« Pour tous les artisans de Radio-Canada, il est réconfortant de constater que les problèmes du producteur et diffuseur public sont reconnus et que des solutions sont proposées. Nous savions que nous jouissons d’un vaste appui public. Aujourd’hui, nous lançons un appel à toute la population canadienne pour que ces propositions soient partagées massivement », conclut Isabelle Montpetit, présidente du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).

La campagne Tous amis de Radio-Canada a été lancée afin de défendre l’intégralité de notre seul producteur et diffuseur public national. Elle est organisée et soutenue par la Confédération des syndicats nationaux, de concert avec la Fédération nationale des communications-CSN et le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).

Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Des amis improbables prennent la parole

Le groupe Tous amis de Radio-Canada lance aujourd’hui une série de vidéos rassemblant des duos d’ami-es de notre producteur et diffuseur public.

Chacune des vidéos qui seront diffusées dans les prochaines semaines regroupe deux personnalités qui ne se côtoient pas dans la vie de tous les jours mais qui ont accepté d’échanger et de nous expliquer pourquoi ils se portent à la défense de Radio-Canada/CBC. « Nous avons invité plusieurs figures publiques à se prononcer sur ce qui rend Radio-Canada unique pour elles et pour eux. Nous avons réussi à jumeler des ami-es qui nous dévoilent des beaux souvenirs et des moments forts de leur vie en lien avec la SRC. Je vous invite personnellement à découvrir ce que ces femmes et ces hommes ont à dire », de déclarer Pierre Maisonneuve, porte-parole de Tous amis de Radio-Canada.

Voici la liste des ami-es ayant participé aux vidéos : Yves Boivert, Claude Castonguay, Xavier Dolan, Joseph Facal, Philippe Falardeau, Mitsou Gélinas, Paul Gérin-Lajoie, John H. Gomery, Amir Khadir, Marc Labrèche, Bernard Landry, Lisa LeBlanc, Salomé Leclerc, Pauline Marois, Jean-François Mercier, Gabriel Nadeau-Dubois, Chantal Petitclerc et Michèle Richard.

« Depuis 2008, la CSN n’a ménagé aucun effort pour se porter à la défense de Radio-Canada. Ce nouveau volet met en lumière des personnalités qui partagent également notre inquiétude face à l’avenir de notre producteur et notre diffuseur public. Pour nous, à l’approche de la campagne électorale fédérale qui arrive à grands pas, plusieurs questions que soulèvent nos ami-es doivent être débattues sur la place publique », de souligner Jacques Létourneau, président de la CSN et responsable politique de la campagne Tous amis de Radio-Canada.

« Les personnalités qui ont pris part à ce volet de notre campagne nous révèlent toute l’importance de Radio-Canada pour la culture et l’information, et ce, peu importe la région. De Moncton à Rouyn-Noranda, en passant par Rimouski, par Québec et par Montréal, le rôle unique de la SRC doit être plus que jamais défendu », de rappeler Pascale St-Onge, secrétaire générale de la Fédération nationale des communications-CSN.

Les vidéos seront diffusées sur les réseaux sociaux et Tous amis de Radio-Canada souhaite que toutes celles et tous ceux qui appuient Radio-Canada les partagent. Elles se retrouveront sur le blogue ( amisderadiocanada.com), sur la page Facebook (amisradiocanada) et seront diffusées via Twitter (@AmisRadioCanada).

« Au sein de la campagne Tous amis de Radio-Canada, nous sommes nombreux, nous venons de partout, de tous les horizons, mais nous ne sommes pas toujours d’accord. Toutefois, une chose nous unit : notre appui à Radio-Canada. Près d’une vingtaine d’ami-es ont accepté, malgré leurs différences, de partager leur attachement et leur vision de Radio-Canada à un moment crucial pour son avenir », de conclure Isabelle Montpetit, présidente du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).

La campagne Tous amis de Radio-Canada a été lancée afin de défendre l’intégralité de notre seul producteur et diffuseur public national. Elle est organisée et soutenue par la Confédération des syndicats nationaux, de concert avec la Fédération nationale des communications-CSN et le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).

Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le gouvernement Couillard doit cesser sa bilinguisation de la société québécoise

Plus de 120 militantes et militants de tous les milieux professionnels et de tous les secteurs de la CSN se sont réunis à l’occasion de la Journée de la francisation qui se déroulait sur le thème ironique Couper dans la langue, #OMG ! – Fiers de travailler en français. Leur objectif : freiner l’anglicisation des milieux de travail et favoriser l’usage de la langue française pour l’ensemble des Québécoises et des Québécois.

« Philippe Couillard affirmait en campagne électorale que tous les travailleurs devraient apprendre l’anglais, rappelle le secrétaire général de la CSN, Jean Lortie. Avec les compressions de 1,6 million auxquelles il a soumis en seulement deux ans plusieurs organisations qui œuvrent à l’application de la Charte de la langue française, on prend aujourd’hui l’exacte mesure de la place toujours réduite qu’il veut accorder au fait français au Québec. »

Jean Lortie souligne avec inquiétude la présence grandissante de l’anglais au sein de l’administration publique et dans les milieux de travail, y compris dans le secteur public. « En santé, par exemple, on constate que de grands efforts financiers sont fournis pour offrir autant de services que possible en anglais. On envoie ainsi le signal qu’il est maintenant très facile d’obtenir les services dans les deux langues et que c’est le droit de chacun de pouvoir obtenir des réponses en anglais. On sous-entend aussi que les travailleuses et travailleurs ont désormais l’obligation de savoir parler anglais dans leur milieu de travail », déplore-t-il.

Valoriser le français

Le gouvernement doit absolument adopter des moyens plus efficaces pour permettre aux immigrants de mieux s’intégrer à la société québécoise. Selon la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain – CSN, Dominique Daigneault, une formation adéquate visant à faire du français la langue commune au travail constitue l’un de ces moyens et devrait être incluse dans la politique d’immigration qu’il s’apprête à déposer.

« Le gouvernement doit mettre en place des mesures qui faciliteront l’apprentissage du français, explique-t-elle. Les efforts des libéraux pour rendre bilingue le système devraient plutôt être orientés vers la formation des immigrants et immigrantes en français, ce qui leur permettrait notamment de vivre une intégration au marché du travail plus facile. Il ne faut jamais oublier que l’usage du français comme langue commune favorise la construction de la solidarité entre les travailleuses et travailleurs. »

Congédiements déguisés des personnes chargées de cours en science de l’éducation

Le Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) congédie de façon déguisée des personnes chargées de cours qui y enseignent depuis 5 ans, 10 ans, 15 ans et même plus. Ces personnes expérimentées qui ont enseigné dans les écoles ou ont même été à la direction d’écoles ou à la direction de commissions scolaires ne sont supposément plus compétentes.

« On jette nos membres à la poubelle. Sous prétexte qu’ils n’ont pas enseigné dans les écoles primaires et secondaires pendant 5 ans depuis 2001 ou 2004, on ne leur permet plus d’enseigner. Ce critère n’est pas exigé aux professeures et professeurs. Il s’agit d’une iniquité de traitement qu’on ne peut accepter. Pour nous, c’est également une discrimination flagrante en regard de l’âge », a déclaré la présidente du Syndicat des chargées et chargés de cours (SCCC-UQO), Marie Josée Bourget. De la centaine de personnes chargées de cours qui enseignent en éducation, plus de 50 % sont touchées par cette nouvelle mesure.

À l’UQO incluant les campus de Saint-Jérôme et de Gatineau, près de 60 % des cours de 1er cycle sont enseignés par les personnes chargées de cours. Un peu plus de 700 personnes y sont chargées de cours.

Les salarié-es de Partagec se mobilisent pour contrer la privatisation de leur buanderie

Les salarié-es du Syndicat des travailleurs et des travailleuses de Partagec se réunissent aujourd’hui à l’occasion d’un dîner collectif afin de rappeler leur opposition à la privatisation de leur buanderie. En effet, le gouvernement libéral a annoncé à l’automne 2014 son intention d’examiner chacun des projets d’immobilisation concernant les buanderies publiques, en ouvrant la porte aux offres du secteur privé. À ce jour, deux buanderies font face à cette menace, Partagec à Québec et la buanderie Lavérendière située dans Lanaudière.

Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN, s’inquiète de cette volonté du gouvernement Couillard : « le gouvernement peut bien prétendre qu’il ne s’agit que de comparer les offres du privé et du public, nous y voyons là une menace sérieuse de privatisation pièce par pièce de plusieurs services du réseau de la santé. Aujourd’hui, ce sont deux buanderies et demain ça sera quoi ? L’entretien ménager ? Les services alimentaires ? »

Cette volonté de se tourner vers le privé est d’autant plus incompréhensible que Partagec avait reçu toutes les autorisations nécessaires du ministère pour construire une nouvelle buanderie plus performante, et ce, de façon autofinancée. Pour Guy Laurion, vice-président de la FSSS-CSN, « il sera difficile pour le ministre de justifier cette volte-face inexplicable autrement que par l’attirance idéologique que les libéraux ont tout naturellement vers le secteur privé. »

La CSN reste convaincue que l’impartition des buanderies publiques aurait de lourdes conséquences pour l’ensemble des Québécois et des Québécoises, « comme avec le modèle PPP, les ententes seront confidentielles et des coûts supplémentaires sont à prévoir. Les seuls qui gagneront, seront les compagnies privées à qui l’on confiera ces contrats », affirme Francine Lévesque. Pour sa part, Guy Laurion renchérit : « le réseau de la santé a des besoins qui évoluent constamment au rythme des contextes, en période de pandémie par exemple, les buanderies publiques sont capables de s’adapter facilement. »

Qui plus est, la privatisation de Partagec entraînera la perte de plus de 170 emplois de qualité dans la région. « Partagec a fait ses preuves plus d’une fois, dans le passé, en ce qui concerne ses prix hautement concurrentiels ainsi qu’un service de haute qualité. De plus, ce sont des emplois bien rémunérés avec, en général, de bonnes conditions qui disparaîtront dans la région. Le secteur privé ne pourra compenser cette perte autrement que par des emplois précaires et, fort probablement, à bas salaire », lance Ann Gingras, présidente du CCQCA-CSN. « Les salarié-es de Partagec n’entendent pas se laisser faire ainsi, l’activité d’aujourd’hui s’inscrit dans une volonté de poursuivre la mobilisation, à laquelle on invite tous les gens de la région », poursuit-elle.

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses de Partagec regroupe près de 170 membres, il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) qui compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Il est aussi affilié au Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches. Le conseil central, fondé en 1918, regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la capitale nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente 240 syndicats et plus de 45 000 membres dans tous les secteurs d’activités.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Protégeons nos terres, priorisons notre agriculture

Un grand nombre d’organisations ayant à cœur le développement durable et la pérennité du territoire et des activités agricoles, dont la CSN, craignent pour l’avenir de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) et de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTAA).

La Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles (CAPERN) a terminé hier l’examen des orientations, des activités et de la gestion administrative de la CPTAQ. Or, cet exercice a été mené dans un climat particulièrement inquiétant. « L’attitude des élus porte à penser que l’exercice vise à faire mal paraître la CPTAQ alors que son travail est déterminant au regard de la protection des terres agricoles, une richesse collective qu’il faut préserver pour les générations futures, au même titre que l’environnement », a déclaré le président général de l’Union des producteurs agricoles, Marcel Groleau.

Rappelons que la zone agricole cultivée ne représente que 2 % du territoire québécois. Malgré la rareté de cette ressource, un certain nombre d’intervenants ont tout de même profité des audiences de la CAPERN pour demander des assouplissements à la LPTAA et aux procédures de la CPTAQ. Certains ont même proposé de transférer une partie des pouvoirs de la CPTAQ aux municipalités. Ces dernières, de plus en plus confrontées à la pression des promoteurs immobiliers et à l’intolérance d’un certain nombre de citoyens envers la pratique quotidienne de l’agriculture, peuvent toutefois difficilement protéger les activités agricoles.

« La zone agricole est déjà amputée d’environ 4000 hectares chaque année par le biais d’exclusions, d’implantations et d’agrandissements d’usages non agricoles. Tous les dix ans, c’est l’équivalent de la superficie de l’île de Montréal qui disparaît. Est-il raisonnable de demander plus de flexibilité alors que 80 % des demandes, toutes catégories confondues, sont déjà acceptées par la CPTAQ ? », s’est questionné le président général de l’UPA.

Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David-Suzuki pour le Québec et porte-parole pour le Mouvement Ceinture verte, a abondé dans le même sens. « La zone agricole est une partie intégrante de la ceinture verte que nous souhaitons voir apparaître sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal. L’adoption en 2011 du Plan métropolitain d’aménagement et de développement était un pas dans cette direction. Il serait irresponsable d’aller à l’encontre d’un cadre consensuel et cohérent qui vise à concilier le développement urbain, la protection des milieux naturels et l’agriculture ».

« Les impacts des changements climatiques, tels que la sécheresse dramatique qui sévit en Californie, nous démontrent à quel point nos terres agricoles sont précieuses et le deviendront de plus en plus », a déclaré Steven Guilbeault, directeur principal d’Équiterre. « Il nous faut de nouveaux modèles de développement qui ne reposent pas sur plus d’étalement urbain sur nos meilleures terres agricoles », a-t-il ajouté.

« L’utilisation optimisée du territoire en zone blanche permet d’accueillir toute la croissance démographique prévue dans la majorité des municipalités québécoises. Il faut donc dorénavant rejeter tout dézonage agricole, et ainsi envoyer le signal aux développeurs qu’il faut construire des milieux plus compacts et moins énergivores. Dans ce contexte, il est hors de question d’affaiblir la CPTAQ ou la LPTAA », a pour sa part indiqué Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville.

L’heure n’est définitivement pas à l’assouplissement de la LPTAA et des procédures de la CPTAQ, bien au contraire. L’analyse des orientations, des activités et de la gestion administrative de la CPTAQ ne doit pas être un prétexte pour remettre en question la pertinence des lois. Il faut plutôt s’assurer que la CPTAQ dispose des moyens nécessaires pour accomplir sa mission qui est de protéger et garantir la protection du territoire et des activités agricoles. « Il faut cesser de voir les territoires agricoles, exploités ou non, comme des zones en attente d’urbanisation. Les élus de la CAPERN doivent faire preuve de discernement et questionner les motivations profondes de ceux qui réclament des assouplissements. L’avenir de notre garde-manger est en jeu », ont déclaré messieurs Groleau, Mayrand, Guilbeault et Savard.

Les paramédics font connaître leurs demandes

Hier, en présence du ministère de la Santé et des Services sociaux, les syndicats du secteur préhospitalier de la FSSS-CSN ont finalisé le dépôt des matières communes de leur cahier de revendication, en vue du renouvellement des conventions collectives venues à échéance le 31 mars 2015.

En plus de demander les mêmes augmentations de salaire que le Front commun, les salarié-es du secteur préhospitalier de la FSSS-CSN ont identifié plusieurs problématiques dans leur convention actuelle. Parmi celles-ci, on retrouve notamment la surcharge de travail et l’élimination des horaires de faction.

Il est à noter que les syndicats du secteur préhospitalier de la FSSS-CSN ont choisi de s’associer au Front commun du secteur public en ce qui concerne leurs demandes salariales. Rappelons qu’ils ont toujours obtenu les mêmes augmentations de salaire que celles consenties au réseau de la santé et des services sociaux. En ce sens, cette fois-ci, ils veulent y contribuer et avoir leur mot à dire. Toutefois, « cette association se limite aux demandes salariales, puisque les syndicats du secteur préhospitalier ne sont pas touchés par les autres éléments en discussion au niveau du Front commun » indique Dany Lacasse, vice-président des secteurs privés à la FSSS-CSN.

Les syndicats du secteur préhospitalier s’attendent à ce que le gouvernement réponde favorablement aux demandes qui sont déposées aujourd’hui. « Il faut comprendre que dans l’histoire du secteur préhospitalier, les négociations collectives ont toujours permis de faire évoluer le service », lance Jean Gagnon, représentant du secteur préhospitalier à la FSSS-CSN.

À propos

Les syndicats du secteur préhospitalier de la FSSS-CSN regroupent près de 3600 membres répartis sur tout le territoire québécois, ils sont membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) qui compte près de 130 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur préhospitalier et dans le secteur de la santé et des services sociaux.

La CSN est une organisation syndicale qui regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’état de santé des préposé-es aux bénéficiaires se dégrade en raison des compressions budgétaires

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) déplore le fait que l’état de santé des préposé-es aux bénéficiaires se dégrade en raison des compressions budgétaires. Les recherches démontrent que les conditions de travail des préposé-es aux bénéficiaires se détériorent de plus en plus ces dernières années. Pour la CSN, la qualité des services à la population ne peut qu’en être atteinte, comme le prouvent plusieurs événements récents. La CSN veut profiter de la négociation du secteur public pour que la contribution indispensable de ces travailleuses et travailleurs soit mieux reconnue.

Bilan de l’état de santé des préposé-es aux bénéficiaires

Depuis quelques années, la CSN remarque que la charge de travail des préposé-es aux bénéficiaires ne cesse d’augmenter. Non seulement les usagères et usagers ont des profils de plus en plus complexes, mais les compressions ont de plus entraîné des abolitions de postes et le non-remplacement de personnel. En recueillant de nombreux témoignages, la CSN est en mesure d’affirmer que cela a pour conséquence que les préposé-es aux bénéficiaires :

– sont de plus en plus nombreux à recevoir des diagnostics médicaux pour des problèmes de santé physique ou psychologique;

– subissent de plus en plus de violence au travail;

– se sentent de plus en plus démunis et ont de moins en moins le sentiment du devoir accompli.

« Nous avons récemment beaucoup parlé de la question des bains aux aîné-es dans les CHSLD. Les compressions budgétaires ont pour effet d’alourdir la charge de travail des préposé-es aux bénéficiaires. Cela se traduit souvent par une réduction des services à la population. Si nous voulons nous assurer de bien répondre aux besoins de la population, nous devrons mieux reconnaître le travail des préposé-es aux bénéficiaires et cesser de faire subir des coupes au réseau de santé et de services sociaux », lance Guy Laurion, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

« Dans le cadre de la négociation du secteur public, nous avons plusieurs solutions pour améliorer les conditions de travail. Par exemple, nous souhaitons pouvoir convertir les heures en postes à temps complet afin de lutter contre la précarité d’emploi et stabiliser les services, garantir une période de repos de huit heures afin d’éviter que le personnel ne travaille jusqu’à 16 heures de suite et favoriser une meilleure conciliation travail-famille-études dans les établissements. Avoir des services publics de qualité passe par des solutions pour améliorer la qualité de vie au travail des préposé-es aux bénéficiaires. Ce n’est pas en ouvrant la porte au privé ou à l’économie sociale que nous améliorerons les services à la population, mais bien en misant sur les travailleuses et travailleurs du secteur public », poursuit Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN.

Souligner une contribution indispensable

Le 19 mai est la journée déterminée par les organisations syndicales pour souligner le travail indispensable des préposé-es aux bénéficiaires, aussi bien dans le secteur public que dans les établissements privés de santé et de services sociaux. Il est important de mieux reconnaître la contribution de ces travailleuses et travailleurs, qui jouent un rôle clé dans les équipes de soins.

« Nous tenons chaque année à souligner la contribution indispensable du personnel du secteur public. Les préposé-es aux bénéficiaires travaillent souvent dans l’ombre et le mépris du gouvernement est sans appel. À la CSN, nous tenons à remercier ces femmes et ces hommes qui portent les services publics sur leurs épaules. C’est pour améliorer leurs conditions de travail que nous poursuivons avec acharnement la présente ronde de négociation du secteur public », de conclure Francine Lévesque.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN affiche ses couleurs

C’est sur le thème Les alliés affichent leurs couleurs que se déroulera la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie au Québec. La CSN est heureuse de s’associer une fois de plus à la Fondation Émergence pour en souligner l’importance. Ce thème nous rejoint d’autant plus que la CSN a mis sur pied, depuis plusieurs années, un réseau d’allié-es parmi ses syndicats. Ceux-ci affichent un logo aux couleurs de l’arc-en-ciel à l’entrée du local syndical. Ce logo indique aux salarié-es LGBT qu’ils trouveront aide et appui auprès de leur syndicat », d’expliquer Véronique De Sève, Vice-présidente de la CSN.

Les allié-es, un rôle plus que nécessaire

La CSN invite toute personne solidaire à s’afficher, mais aussi à s’interposer en cas de comportements ou de commentaires homophobes ou transphobe. Le pire qui puisse arriver à une personne victime d’intimidation basée sur son orientation sexuelle ou son identité de genre, c’est de se savoir isolée, d’où l’importance de développer un vaste réseau de solidarité », lance Véronique De Sève.

Les gouvernements, des alliés ?

Les gouvernements ont aussi un rôle primordial à jouer pour contrer le phénomène de l’homophobie. Malheureusement, les efforts déployés sont insuffisants. On n’a qu’à penser au gouvernement du Québec qui a récemment coupé le financement d’une campagne contre l’homophobie au nom de l’austérité ! », dénonce Véronique de Sève.

Du côté du gouvernement fédéral, le projet de loi fédérale C-279, à l’étude depuis 2011, vise à interdire les propos haineux envers les personnes trans et la discrimination fondée sur l’identité de genre. Mais il est actuellement bloqué au Sénat où les conservateurs tentent d’en limiter la portée. C’est déplorable ! Par ce projet de loi on vise à interdire la discrimination à l’endroit des personnes trans. Mais du même souffle, avec l’amendement conservateur, on leur interdirait l’accès à certains lieux publics comme les salles de bain et les vestiaires. On voit tout le chemin qui reste à parcourir avant d’arriver à une véritable reconnaissance légale et sociale des personnes trans », se désole Véronique De Sève.

La CSN dénonce cette déresponsabilisation des deux paliers de gouvernement. Les personnes LGBT sont en droit de s’attendre à ce que leurs gouvernements s’affichent comme alliés. Ils doivent assumer leur devoir d’information et d’éducation et garantir les droits des personnes LGBT », de conclure Véronique de Sève.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La direction doit renoncer aux sanctions

Un rassemblement en soutien aux six enseignantes et enseignants du Collège de Rosemont, suspendus par la direction pour avoir prétendument participé à des actions de blocage de portes le vendredi 1er mai, a lieu ce midi.

« On se questionne sérieusement sur les motivations du Comité patronal de négociation des collèges (CPNC) qui, à trois jours de l’exercice de la grève sociale, a déposé une requête auprès de la Commission des relations du travail (CRT) afin d’empêcher les enseignantes et les enseignants de faire la grève », indique la vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), Mme Nicole Lefebvre. C’est cette démarche du CPNC qui a judiciarisé cette journée de grève sociale, en faveur de laquelle avaient voté les assemblées générales de 30 syndicats de profs de cégep. « Il y avait des ententes entre la direction et le syndicat local dans la plupart des cas. Rien ne justifiait la démarche du CPNC », critique Mme Lefebvre.

« Nous sommes ici afin de démontrer notre soutien aux enseignantes et aux enseignants du Collège de Rosemont », affirme pour sa part Mme Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). « Les profs ont voulu exprimer leur opposition aux compressions imposées au réseau collégial, qui s’accumulent depuis des années, et qui mettent en péril la capacité des cégeps à réaliser leur mission éducative. La Fédération des cégeps, les directions et les conseils d’administration des cégeps le savent bien: tour à tour, ils ont dénoncé les coupes au cours des dernières semaines », souligne la présidente du CCMM–CSN.

Quant à Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN responsable du dossier de l’éducation, elle signale que l’extraordinaire mobilisation qui a déferlé dans toutes les régions du Québec à l’occasion du 1er mai, n’était que le prélude à ce qui se passera cet automne. « Les employé-es des services publics montrent des signes évidents d’exaspération devant le manque d’écoute de leurs vis-à-vis aux tables de négociation patronales. L’obsession dont fait preuve le gouvernement à l’égard du déficit zéro et l’absence de volonté réelle de négocier laisse présager un automne des plus houleux », prévient Mme De Sève.

Les porte-parole concluent en interpellant la direction du Collège de Rosemont afin qu’elle renonce à imposer des sanctions et qu’elle dénonce les mesures d’austérité dictées par le gouvernement de Philippe Couillard qui mine sa mission.

Le gouvernement Couillard doit renoncer à son projet de fusion

Dans son mémoire déposé aujourd’hui même devant la Commission de l’économie et du travail, la Confédération des syndicats nationaux s’est dite préoccupée par le projet de fusion de la Commission de la santé et sécurité du travail (CSST), de la Commission de l’équité salariale (CÉS) et de la Commission des normes du travail (CNT) et, par le fait même, à la création du tribunal administratif du travail.

La CSN a demandé au gouvernement de renoncer à ce projet de fusion. « Le gouvernement doit s’engager à respecter les missions de ces trois organismes et à protéger l’expertise particulièrement en matière de normes minimales du travail et d’équité salariale » d’affirmer Jacques Létourneau, président de la CSN.

« Avec ce projet de loi, le gouvernement tente d’intégrer les rôles et les responsabilités de trois organismes qui cumulent diverses fonctions de consultation, d’assistance, de mise en application, de surveillance et de vérification sans égard à la spécialisation et à l’expertise développées historiquement par ces trois commissions distinctes. Comment l’actuel gouvernement peut-il penser amalgamer ces compétences tout en assurant des expertises spécialisées dans chaque domaine ? Compte tenu de la taille et de l’importance de l’actuelle CSST, les risques de banaliser, de noyer les missions en matière de normes du travail et d’équité salariale et de perdre des expertises essentielles sont très grands », de souligner monsieur Létourneau. Or, les besoins sont toujours très présents. « Par exemple, le dernier rapport annuel de la Commission de l’équité salariale confirme une importante croissance de la demande de renseignements généraux et spécialisés qui ont presque doublé au cours de la dernière année. Nous sommes d’avis que, pour tous les intervenants en équité salariale, cette assistance ne pourra pas être assumée de la même manière par le service de renseignements de la CDSST, créée par le projet de loi. Et comment ne pas s’inquiéter du fait qu’une commission financée par les employeurs soit dorénavant responsable de l’application d’un droit fondamental qui revendique l’égalité de traitement au sein de ces mêmes entreprises ? », de questionner le président de la CSN.

Un risque accru pour les salarié-es non syndiqué-es

La CSN s’inquiète également du traitement qui sera accordé aux personnes non syndiquées dans l’application des différentes lois désormais sous la responsabilité de la CDSST. Nous savons qu’ils sont peu enclins à dénoncer les violations dont ils sont victimes, le projet de loi 42, avec la diminution des ressources qui pourront être dédiées à leur défense, n’annonce rien de bon pour les travailleuses et les travailleurs les plus vulnérables de notre société », de conclure Jacques Létourneau.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Modification en profondeur du visage de l’école montréalaise dès la rentrée de l’automne, s’inquiète l’APPA-CSN

Les compressions budgétaires auxquelles fait face la Commission scolaire de Montréal (CSDM) auront des impacts dans toutes ses écoles, estime l’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN) qui s’inquiète des nombreuses coupes de personnel prévues au plan d’effectifs pour l’année scolaire 2015-2016, qui doit être présenté au Conseil des commissaires, lors d’une réunion extraordinaire, ce soir.

Une manifestation a lieu à l’occasion de cette séance, à compter de 18h, devant la CSDM, au 3737, rue Sherbrooke Est.

« L’offre de services sera à géométrie variable », dénonce Michel Picard, vice-président de l’APPA-CSN, qui ajoute que certaines écoles secondaires, comme Jeanne-Mance ou Pierre-Dupuy, auront des services moindres en documentation qu’à l’école Saint-Luc, par exemple. « À Jeanne-Mance, le poste de technicien en documentation, dont le travail consiste entre autres à conseiller les élèves sur le choix de livres et d’ouvrages de référence, est actuellement de trois jours par semaine. En septembre, le poste sera aboli et plus aucun des services ne sera offert. La bibliothèque sera ouverte sur l’heure du midi et de 15 h 30 à 16 h 30 seulement et ce sont des élèves de l’école qui auront pour tâche d’offrir les services ! », s’indigne le représentant syndical.

Rappelons que la CSDM compte supprimer plus d’une centaine de postes (116 selon nos données) dans les titres d’emploi des trois syndicats de personnel affiliés à la CSN. Au total, en incluant les professionnel-les et les directions d’école, ce sont environ 190 postes qui seront éliminés.

À l’APPA-CSN, qui représente les employé-es de soutien administratif, technique, des services de garde et de l’adaptation scolaire, les coupes sont au nombre de 65 : ce sont des postes de techniciennes et de techniciens en travaux pratiques, en documentation, en loisirs et en travail social, et des surveillants d’élèves, entre autres. Du côté du Syndicat national des employé-es de la CSDM (SNEE-CSN), quelque 45 postes sont menacés, dont 22 chez les travailleuses et les travailleurs de cafétéria. « Les compressions de 1,3 million de dollars dans la mesure alimentaire auront un impact direct sur des milliers d’enfants », proteste Normand Viau, président du SNEE-CSN. Les effectifs sont également réduits de 15 postes chez les ouvriers spécialisés et de l’équivalent de 8 postes chez les ouvriers d’entretien. « L’expertise que représente cette main-d’œuvre, ça vaut de l’or! La CSDM ne fera pas d’économies puisqu’elle devra aller en sous-traitance, ce qui est beaucoup plus cher », poursuit monsieur Viau. À l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM-CSN), ce sont six postes de concierge qui seront éliminés. « Après autant de compressions depuis toutes ces années, il n’y a plus de jus dans le citron. Trop, c’est trop! », rage Sylvain Paré, président de l’ACEDM. « Ces coupes auront un effet direct sur la propreté, la qualité de l’air et la vétusté des écoles » estime monsieur Paré.

Avec ces compressions, on craint l’instabilité qui résultera des mouvements massifs de personnel. « L’effet domino sera considérable, puisqu’un très grand nombre de postes seront modifiés, ce qui entraînera plusieurs chambardements dans la majorité des écoles. On pourrait se retrouver dans un désordre sans nom avec tous ces mouvements de personnel et les élèves en feront les frais, c’est certain! », conclut Charles Allen, président de l’APPA-CSN.

À propos de l’APPA, du SNEE et de l’ACEDM

L’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN) compte environ 5200 employé-es de soutien administratif, technique, des services de garde et de l’adaptation scolaire, dont 3200 travaillant à la CSDM. Le Syndicat national des employé-es de la CSDM (SNEE-CSN) compte environ 900 membres, soit des travailleuses et des travailleurs aux cafétérias, des ouvriers spécialisés et des ouvriers d’entretien. L’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM-CSN) représente environ 200 concierges à la CSDM.

À propos de la CSN, de la FEESP-CSN et du CCMM-CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs. La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) compte environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Son secteur scolaire représente environ 30 000 employés-es de soutien. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

Près de 2000 travailleurs en centres d’hébergement privés s’engagent dans une négociation coordonnée à l’échelle du Québec

Le secteur des centres d’hébergement privés de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) débute aujourd’hui une tournée des régions du Québec pour annoncer le lancement de la négociation coordonnée et sensibiliser la population sur les conditions de travail souvent misérables dans ces centres. Quarante-trois accréditations syndicales unissent donc leurs forces face aux employeurs du secteur afin d’améliorer le sort des quelque 2000 travailleuses et travailleurs concernés dans ce type de résidences en croissance constante. C’est en novembre dernier que les délégué-es de ces accréditations ont adopté des revendications communes qui ont été intégrées dans les cahiers de demandes locaux. « Toutes les accréditations ayant joint la négociation coordonnée feront pression sur leur employeur pour obtenir une augmentation salariale de 1,50 $ de l’heure sur trois ans, la création d’un comité de relations de travail opérationnel, la formation systématique des employé-es et une date commune d’échéance des conventions collectives. Aucune n’acceptera une offre en deçà de ces revendications » explique la représentante du secteur des centres d’hébergement privés de la FSSS-CSN, Danielle Lemire.

« La négociation coordonnée permet d’aller chercher un bien meilleur rapport de force vis-à-vis des employeurs comparativement à plusieurs négociations isolées. La faible rémunération, le manque de formation, l’absence de lieu pour discuter avec l’employeur de problèmes comme la surcharge de travail ou l’alourdissement des cas accentuent le roulement de personnel et nuisent à la qualité des services aux aîné-es dans les centres », renchérit le président de la FSSS-CSN, Jeff Begley.

« Le nombre de résidences privées pour aîné-es est en très forte croissance depuis plusieurs années, rappelle de son côté la présidente du conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches, Ann Gingras. Les gouvernements qui se sont succédé coupent des lits dans les CHSLD et se rabattent sur le secteur privé pour dispenser les soins aux aîné-es. Dans la région de Québec, il ne se construit plus de CHSLD. Avec les compressions sans précédent du gouvernement libéral dans le système de santé, le secteur privé sera encore plus sollicité au cours des prochaines années. »

« Rappelons-nous que la rémunération moyenne gagnée par ces travailleurs avoisine le salaire minimum, conclut la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque. Les conditions de travail des personnes dévouées qui prennent soin des aîné-es, en grande majorité des femmes, doivent impérativement se rapprocher de celles du secteur public. Il n’y aucune raison pour que ce ne soit pas le cas, puisqu’elles exécutent le même travail. »