11 000 travailleuses appelées à voter en faveur de l’entente de principe du 6 novembre

Les représentantes des comités exécutifs des syndicats vont recommander auprès des 11 000 travailleuses des CPE, membres de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), l’adoption de l’entente de principe intervenue le 6 novembre dernier avec le ministère de la Famille et les associations d’employeurs. Toutefois, ce n’est qu’au terme des négociations régionales et locales sur des matières autres que celles négociées au plan national que l’entente pourra se concrétiser.

Pour Dany Lacasse, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et responsable des secteurs privés : « L’acceptation de cette entente est très significative du degré d’atteinte des objectifs de négociation que s’étaient fixés les travailleuses en CPE, notamment au chapitre du maintien et du renforcement de la mission des CPE et de la reconnaissance de l’apport des travailleuses aux bénéfices des tout-petits que le ministère et les employeurs nous refusaient jusqu’ici. En ce sens, ce sont les parents et leurs enfants qui en sortiront au premier chef gagnant, tout comme les travailleuses elles-mêmes. »

« Avec cette recommandation d’acceptation de l’entente votée par les représentantes des syndicats, on vient de franchir un pas important vers la conclusion de nos conventions collectives, affirme Louise Labrie, porte-parole du comité national de négociation des CPE de la FSSS–CSN. On est très fières des résultats de cette ronde de négociation, mais surtout de la mobilisation exemplaire de nos membres pour obtenir des avancées significatives. »

Plus de deux années et demie d’échanges ont été nécessaires pour en arriver à une entente nationale de certaines conditions de travail, dont les salaires, la retraite, l’assurance collective, les ratios enfants/éducatrice, l’intégration de nouvelles appellations d’emploi, les activités pédagogiques et la participation aux conseils d’administration et aux assemblées générales du CPE.

Comme par le passé, les parties négociantes régionales et/ou locales devront convenir d’ententes sur plusieurs matières locales et/ou régionales. Parmi elles figurent les horaires et la semaine normale de travail, les modalités de la liste de rappel, le rôle de l’équipe de travail, la procédure d’embauche et d’acquisition de la permanence, les sous-contrats et la liberté d’action syndicale. En outre, les employeurs de CPE non représentés à la table nationale se verront soumettre l’entente de principe en vue d’une intégration dans les conventions collectives, ce qui ne devrait pas poser de difficultés pour la majorité d’entre eux.

Du sable dans l’engrenage ?

Pour la FSSS–CSN, d’importants obstacles pourraient néanmoins survenir dans quatre régions où les syndicats négocient avec l’Association patronale nationale des centres de la petite enfance (APNCPE), laquelle s’est retirée du processus de négociation nationale à l’hiver 2016.

« Rien n’est joué dans plus d’une centaine de CPE membres de l’APNCPE en Estrie, en Montérégie, dans le Cœur-du-Québec et à Montréal-Laval, ajoute Louise Labrie. Les travailleuses devront très certainement mettre l’épaule à la roue et exercer beaucoup de pression sur cette association patronale et sur les CPE membres pour atteindre leurs objectifs de négociation. L’APNCPE affirme qu’elle ne veut pas donner des conditions inférieures à ses travailleuses. Nous verrons bien si elle respectera sa parole.»    

À propos des CPE et de la CSN

Environ 11000 travailleuses syndiquées réparties dans plus de 400 CPE sont regroupées dans 37 syndicats affiliés à la FSSS–CSN, qui en fait la plus importante organisation syndicale dans les services de garde au Québec. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 300000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations et treize conseils centraux régionaux.

La CSN déçue par le manque d’audace du comité d’experts

La Confédération des syndicats nationaux ne peut qu’être déçue par le manque d’audace exprimé dans le rapport du Comité d’experts sur le revenu minimum garanti (RMG).

« La proposition du comité d’experts sur le RMG visant à plafonner les transferts aux personnes en situation de pauvreté, incluant les prestations d’aide sociale, à 55 % de la mesure du panier de consommation est tout simplement inacceptable. Disposer d’un revenu qui correspond à 55 % du montant qui est nécessaire pour couvrir tous les besoins de base, c’est être condamné à vivre une carence sévère perpétuelle, dénonce Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. Comment peut-on être dans de bonnes dispositions pour rechercher un emploi lorsqu’on patauge dans une misère imposée qui remet même en question le droit à un revenu décent ? C’est, hélas, la réalité brutale de plusieurs personnes vivant de l’aide sociale. »

La CSN partage l’idée selon laquelle l’accès à un emploi est un levier pour sortir de la pauvreté, « mais l’incitation au travail doit passer par des emplois de qualité bien rémunérés, d’où l’importance de fixer le salaire horaire minimum à 15 $ l’heure, et ce, le plus rapidement possible », conclut madame De Sève.

Les ratios des services de garde familiaux privés doivent être réduits

Alors que le gouvernement du Québec s’apprête à faire adopter le projet de loi 143 avant les fêtes, la CSN invite le ministre de la Famille, Luc Fortin, à revoir à la baisse le ratio du nombre d’enfants de six à quatre dans les services de garde privés en milieu familial, qui refuseront de se conformer aux mesures réglementaires.

Le ministre ne doit pas céder à l’argument — non fondé — selon lequel une telle baisse entraînerait inévitablement la fermeture de plusieurs de ces services de garde. D’autant que pour ceux qui comprennent que la sécurité passe avant le bénéfice, il y aura une procédure possible. « Le prestataire de service qui souhaiterait maintenir son ratio à six enfants pourrait très bien le faire en s’inscrivant simplement auprès d’un bureau coordonnateur et en se soumettant à une procédure de reconnaissance gratuite, précise Lucie Longchamps, représentante des Responsables des services de garde (RSG) à la FSSS-CSN. La menace imminente de la fermeture de plusieurs services de garde n’est pas sérieuse. »

La CSN et la FSSS–CSN invitent aussi le ministre Fortin à ne pas perdre de vue l’objectif principal du projet de loi 143 : encadrer un volet des services de garde qui échappe à tout contrôle, soit celui des milieux familiaux privés. En ce sens, le statu quo sur la question des ratios n’est pas une position satisfaisante. Sans oublier le traitement inéquitable imposé aux RSG reconnues offrant des places à contribution réduite, puisque leurs propres enfants de moins de 9 ans comptent dans leur ratio. « Ce qui est primordial, c’est la qualité éducative et le développement harmonieux des services de garde. Réduire le champ de garde non régie est le meilleur moyen de le faire. La sécurité des enfants ne peut être liée qu’à la seule question de rentabilité », dénonce pour sa part Dany Lacasse, vice-président à la FSSS-CSN et responsable des secteurs privés.

Fonds publics et encadrement
Les services de garde en milieu familial privés ne peuvent prétendre ne pas être financés par les fonds publics. Le crédit d’impôt accordé pour les services de garde vient démontrer que ce sont tous les Québécois et Québécoises qui financent ce type de service échappant actuellement à toute forme d’encadrement. Il est inconcevable que des subventions soient données sans aucun contrôle. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et régler la situation.

À propos
La FSSS-CSN représente plus de 100 000 membres, dont près de 2000 RSG en Outaouais, dans le Bas-Saint-Laurent, au Saguenay–Lac Saint-Jean, dans les Laurentides, dans Lanaudière, en Montérégie, en Gaspésie, aux Îles-de-la-Madeleine, dans Québec–Chaudière-Appalaches ainsi qu’en Abitibi-Témiscamingue.

Fondée en 1921, la CSN est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs, principalement sur le territoire du Québec.

Indispensables dans le développement du Québec moderne

Dans le cadre du cinquantième anniversaire de la création des cégeps et des préparatifs entourant le centenaire de la CSN, nous avons rencontré celles et ceux qui ont pensé, développé et été formés par le réseau des cégeps.

Nous livrons ici quelques réflexions qui témoignent de l’importance du rôle du réseau dans la création du Québec moderne : pour les différentes régions, pour les femmes et pour celles et ceux qui sont devenus des citoyennes et des citoyens à part entière grâce à une solide formation générale. Le réseau des cégeps est une réussite québécoise unique qui fait l’envie ailleurs.

 

Témoignage de Jacques Létourneau, président de la CSN

 

« Le cégep, c’est un monde en ébullition qui agit comme un catalyseur. C’est un milieu en effervescence qui permet une ouverture sur le monde et une meilleure compréhension des enjeux sociaux ainsi que des rapports qui s’établissent dans la société, notamment grâce à la formation générale. Sans le cégep, jamais je n’aurais envisagé des études universitaires.

Le cégep, c’est aussi un milieu de vie dans lequel on peut s’épanouir. Moi, c’est dans le militantisme étudiant que j’ai trouvé ma voie. J’ai vécu intensément de grandes grèves étudiantes, en tant que militant au cégep de Thetford Mines et comme porte-parole de l’Association nationale des étudiantes et des étudiants du Québec (ANNEQ).

Le cégep m’a permis de me réaliser. Lorsque j’y suis entré, je n’allais nulle part. J’y ai découvert la philosophie, l’écriture, la solidarité aussi. Le cégep m’a bâti et a largement contribué à ce que je suis devenu ».

Les salarié-es votent la grève à 98 %

Hier soir, lors d’une assemblée générale tenue à Montréal, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) ont voté en faveur de la grève à 98 %, par voie de scrutin secret. Ce mandat, à exercer au moment jugé opportun, pourra être mis en œuvre à partir du 19 janvier prochain.

« Pour nous, le vote d’hier marque notre refus catégorique collectif de laisser l’employeur baisser nos salaires simplement pour faire augmenter sa marge de profit. Parce que c’est bien pour répondre à la demande de rentabilité accrue de la compagnie états-unienne First Student, qui possède Transco, que nos patrons veulent baisser nos salaires. Déjà, les taux horaires que nous recevons ne reconnaissent pas nos compétences et les responsabilités que nous assumons tous les jours. Nous voulons un salaire décent et non un salaire qui descend encore plus bas », de dénoncer Carole Laplante, présidente du STTT–CSN.

En date du 25 septembre, l’employeur demande les reculs salariaux suivants : moins 1,5 % pour la première année pour les autobus réguliers et moins 2 % pour les minibus, ce qui créerait une nouvelle catégorie de salarié-es moins bien payés, qui n’existait pas dans l’actuelle convention collective. Auparavant, peu importe le véhicule conduit, les échelles salariales demeuraient les mêmes. Pour les quatre autres années de la future convention de cinq ans, l’employeur propose de verser 50 % de l’IPC en augmentations salariales, soit la moitié seulement de ce que la commission scolaire leur verse à cette fin.

Plusieurs clauses normatives sans incidences importantes ont déjà été réglées en début de négociation, mais toutes les autres, beaucoup plus importantes, ont été abordées seulement en surface à la table de négociation. Le 30 octobre dernier, une conciliatrice a été nommée par le Service fédéral de médiation et de conciliation.

Le Secteur transport scolaire en campagne
« Ce vote de grève arrive au même moment où nous déployons une campagne de valorisation de l’emploi de conductrice et de conducteur de transport scolaire. Ces femmes et ces hommes se battent depuis plus de 20 ans afin d’obtenir la reconnaissance de leur métier et le salaire qui devrait leur être versé. Dans notre milieu, nous disons souvent que nous sommes moins bien payés que les éboueurs, même si nous transportons les enfants du Québec vers leur milieu éducatif », de souligner Stephen P. Gauley, président du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

Dans le cadre de cette campagne, le STS demande au gouvernement du Québec l’octroi d’enveloppes budgétaires bonifiées, dédiées et fermées qui serviront à augmenter les salaires et à offrir des conditions de travail décentes qui reconnaissent et respectent leur travail. Lors d’un vote tenu ce soir en assemblée générale, le STTT–CSN a appuyé cette campagne à l’unanimité.

« À la suite d’un processus rigoureux d’évaluation de l’emploi de conducteur et de conductrice de véhicule scolaire auquel le gouvernement et les associations des transporteurs ont participé, le comité de travail a fixé le taux horaire minimal à 19,14 $ l’heure en avril 2015, ce qui représente actuellement un taux indexé de 20,02 $ à l’embauche, sans tenir compte de l’ancienneté. Or, le taux horaire moyen est de 17,86 $, soit un écart d’environ 12 % avec le salaire de référence obtenu dans le processus d’évaluation de l’emploi, sans avantages sociaux ni régime de retraite. Certains transporteurs vont même jusqu’à offrir seulement 12,07 $ l’heure à l’embauche, ce qui est complètement indécent. Or, le taux de 20,02 $ est désormais reconnu par tous les intervenants du milieu et il est grand temps qu’il soit versé aux travailleuses et aux travailleurs dont le travail consiste à conduire nos enfants en sécurité vers leurs écoles », de renchérir Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP et responsable politique du STS.

« Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) soutient les syndicats du transport scolaire de notre région depuis le début de leur lutte. Nous serons encore une fois mobilisés à leurs côtés afin de tout mettre en œuvre pour que ces femmes et ces hommes obtiennent les améliorations de leurs conditions de travail auxquelles ils ont droit. Nous ne pouvons accepter qu’un employeur réduise les salaires de travailleuses et de travailleurs qui ne touchent déjà pas un salaire à la hauteur du travail accompli chaque jour », de conclure Manon Perron, secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

Rappelons que plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

À propos
Le STTT–CSN compte près de 330 membres responsables d’environ 300 parcours de transport scolaire. Le STS regroupe plus de 3100 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

Le Conseil central du Montréal métropolitain regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de syndicats à Montréal, à Laval, au Nunavik et à la Baie-James.

Un fantasme patronal qui se concrétise

En déposant le règlement qui autorise le recours à des bénévoles pour des travaux de construction et d’entretien dans les secteurs résidentiel, institutionnel et commercial, le ministère québécois du Travail satisfait un fantasme patronal de dérèglementation à outrance, a dénoncé le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau.

« Ça n’a aucun sens de permettre que de tels travaux puissent être exécutés par des bénévoles, au détriment d’ouvriers spécialisés possédant une formation professionnelle conséquente et une expertise dans l’exécution de tâches précises et complexes, a précisé le porte-parole de la CSN. Toutes les règles de santé et de sécurité, autant que la qualité des travaux et l’imputabilité pour s’assurer de la conformité des travaux, sont ainsi balayées du revers de la main. »

Ces dernières années, pas moins de 200 écoles ont connu un problème de salubrité qui ont rendu des enfants et du personnel malades, en raison d’un sous-financement qui a affecté les services publics. « Plusieurs établissements scolaires sont dans un réel état de délabrement et nous estimons que les travaux d’entretien ou de réfection doivent être exécutés par des personnes compétentes pour prévenir d’autres problèmes de contamination et de moisissure », a poursuivi Jacques Létourneau.

Il en va de même dans la santé et les services sociaux où les coupes budgétaires ont fait des ravages. D’ailleurs, la présence d’amiante dans les établissements publics nécessite le respect de règles et de protocoles rigoureux pour éviter d’autres problèmes de santé et de sécurité du travail.

« Nous avons déjà dénoncé les intentions du gouvernement du Québec de pallier au sous-financement des services publics par le recours au bénévolat, a renchéri le président de la CSN. L’État a une responsabilité de s’assurer que les travaux nécessaires sont de qualité et il doit agir en conséquence. Les surplus dont dispose l’État, qui résultent d’ailleurs de mesures d’austérité, permettent de faire appel à des travailleuses et à des travailleurs spécialisés et, bien entendu, rémunérés. »

La CSN estime en outre que le désassujettissement de l’industrie de la construction, tout en privant de revenus des travailleuses et des travailleurs qui oeuvrent en moyenne moins de six mois par année, encourage le travail clandestin. « Comment ne pas craindre que des jobineux envahissent le secteur résidentiel et commercial en prétextant du bénévolat pour, en fin de compte, priver l’État de revenus, a mentionné le président de la CSN–Construction, Pierre Brassard. Dans le secteur de la construction, le Québec compte sur une main-d’œuvre compétente et productive qui assure la qualité des réalisations, en raison des normes qui y ont été établies au cours des dernières décennies, comme la formation professionnelle, les règles de délivrance des certificats de compétence et la santé-sécurité.

Jacques Létourneau : « En déposant ce règlement, le gouvernement libéral démontre une fois de plus son préjugé favorable au patronat. Comme employeur, il souhaite sûrement réaliser des économies qui sont contraires aux intérêts de la population, qui plus est, sur le dos des travailleuses et des travailleurs. »

La CSN fière de s’associer aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal

La CSN est fière de s’associer encore cette année aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) qui se tiendront du 9 au 19 novembre pour cette 20e édition.

« Le documentaire engagé est, plus que jamais, une nécessité, alors que les libertés et les droits de la personne sont fragilisés partout sur la planète, a déclaré le président de la CSN, Jacques Létourneau. La crise qui traverse le monde des médias et la circulation des fausses informations, qui ont le champ libre à travers les médias sociaux, rendent encore plus pertinent ce mode de communication. Le point de vue critique est essentiel à la santé des sociétés démocratiques, et le documentaire engagé permet justement de prendre du recul pour mieux comprendre le monde qui nous entoure ».

Pour cette édition du RIDM, la CSN présente 10 longs-métrages :

  • Good Luck, de Ben Russell (États-Unis, compétition internationale)
  • We the Workers, de Wenhai Huang (Chine, section sur le thème du travail)
  • Le pouvoir de demain (Tomorrow’s Power), de Amy Miller (Canada, section États du Monde)
  • Taste of Cement, de Ziad Kalthoum (Allemagne, Liban, Syrie, Émirats Arabes-Unis)
  • Les dépossédés, de Mathieu Roy (Québec, compétition nationale)
  • City of the Sun, de Rati Oneli (Géorgie, États-Unis, Qatar, Pays-Bas, présentations spéciales)
  • DPJ, de Guillaume Sylvestre
  • Gray House, de Matthew Booth et Austin Lynch (États-Unis, section sur le thème du travail)
  • Tongue Cutters, de Solveig Melkeraaen (Norvège, section sur le thème du travail)
  • Carcasse, de Gústav Geir Bollason et Clémentine Roy (Islande, France, section Esprit de lieux)

Pour la quatrième année, la CSN s’associe aussi au jury étudiant en tant que présentateur de ce prix avec Téléfilm Canada. Ce jury est formé de six personnes provenant de cégeps de Montréal.

« Nous invitons nos membres et la population à participer en grand nombre à cette édition des RIDM et à prendre la mesure de la richesse des films qui y sont présentés », a poursuivi Jacques Létourneau.

Fondée en 1921, la CSN représente quelque 300 000 travailleuses et travailleurs œuvrant dans tous les secteurs d’activité et regroupés dans près de 2000 syndicats.

 

Le syndicat prend la juste mesure de la situation

Lors d’une assemblée générale tenue samedi matin dernier à 10 h, le Syndicat du personnel de soutien de la Commission scolaire des Monts-et-Marées–CSN (SPSCSMM-CSN), au Bas-Saint-Laurent, a rencontré ses membres travaillant à l’École secondaire Armand-Saint-Onge afin de faire le point sur la présence d’amiante dans leur établissement.

« Pour nous, il s’agit d’une situation préoccupante et nous avons pris la juste mesure de celle-ci. Depuis le lundi 30 octobre, tout le personnel a été évacué de l’école et il sera relocalisé dans d’autres établissements en attendant la décontamination complète de la bâtisse. Jeudi dernier, nous avons convoqué nos membres en assemblée générale afin de faire le point avec eux, tout en prévoyant les mesures de santé et de sécurité du travail qu’il nous faut mettre de l’avant afin d’assurer à toutes et à tous un suivi rigoureux de la situation actuelle », de déclarer Darrel Gauthier, président du SPSCSMM.

À la fin du mois d’août dernier, la commission scolaire a engagé une firme afin de nettoyer les conduits de ventilation de la bibliothèque de l’établissement. Les employé-es de la firme ont alors constaté la présence de flocage d’amiante à l’intérieur de ceux-ci. Après avoir inspecté plusieurs autres conduits de ventilation, la direction de la commission scolaire a décidé de fermer l’école à ses 600 élèves ainsi qu’à tout son personnel.

« Dès lundi, nous rencontrons les responsables des ressources humaines de l’établissement pour faire le point sur la situation. Nous allons exiger les résultats des tests d’air effectués dans l’école et ceux touchant également aux substances d’amiante trouvées sur place. Notre experte de la CSN en matière de santé et sécurité du travail (SST), Isabelle Ménard, nous accompagnera tout au long du processus. La question de la relocalisation et des conditions temporaires de travail seront également à l’ordre du jour », de souligner Annie Charland, présidente du secteur scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

Étant donné la situation, en plus de veiller à la nomination d’une personne responsable de l’amiante au sein du syndicat, madame Ménard a interpellé la Direction de la santé publique de la région afin de la tenir informée de la situation.

Le syndicat réclame le registre

« Afin de veiller à une gestion sécuritaire de leurs bâtiments, les institutions publiques ont l’obligation de tenir un registre des lieux sous leur juridiction où il y a présence d’amiante. Nous allons donc demander ce document à la commission scolaire afin de voir s’il n’y aurait pas d’autres écoles nécessitant une intervention. Nous demeurons donc à l’affût de la situation à cette école tout en nous intéressant vivement aux 30 autres établissements. En attendant, nous avons invité chaque employé-e à rencontrer leur médecin de manière préventive en précisant qu’ils ont été potentiellement exposés à de l’amiante, afin de protéger leurs recours en vertu de lois applicables en matière de SST », de préciser Sylvie Tremblay, vice-présidente trésorière de la FEESP–CSN et responsable politique du secteur scolaire.

« Je tiens à rassurer toutes les travailleuses et tous les travailleurs qui font face à cette situation préoccupante et complexe : la CSN est là, nous prenons la situation très au sérieux et nous serons là pour vous accompagner tout au long des démarches déjà entreprises. Nous ne lésinerons pas sur les moyens à mettre en œuvre pour que nos enfants puissent suivre leur parcours scolaire dans des écoles sécuritaires pour toutes et pour tous », de conclure Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN).

À propos

Le Syndicat du personnel de soutien de la Commission scolaire des Monts-et-Marées–CSN regroupe environ 330 membres répartis dans 31 écoles. Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN regroupe 110 syndicats représentant 10 000 membres. La Fédération des employées et employés de services publics–CSN compte plus de 60 000 membres.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Il y aura grève les 7 et 8 novembre, à moins d’un règlement satisfaisant d’ici là !

Bien que les pourparlers aient repris avec le ministère de la Famille et les associations d’employeurs à la suite de la première de six journées de grève, le 30 octobre dernier, nous vous informons qu’il y aura débrayage les 7 et 8 novembre prochain. En effet, rien ne permet à l’heure actuelle de s’attendre, hors de tout doute, qu’une conclusion satisfaisante puisse survenir rapidement, surtout que les sujets de blocage de la semaine dernière doivent être abordés aujourd’hui.

« La seule façon d’éviter cette grève aux parents et à leurs enfants, c’est qu’une entente satisfaisante soit conclue avant le 7 novembre, affirme Louise Labrie, porte-parole du comité national de négociation des CPE de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Ça fait plus de 2 ans et demi qu’on est sans convention collective. Il est temps que ça se règle enfin. »

Conscient des désagréments qu’une telle situation peut causer, le comité national de négociation invite les parents utilisateurs des services éducatifs à se trouver une alternative à la garde de leur enfant lors des deux journées de grève. Aucun autre commentaire ne sera émis pour le moment.

À propos des CPE et de la CSN

Environ 11 000 travailleuses syndiquées réparties dans plus de 400 CPE sont regroupées dans 37 syndicats affiliés à la FSSS–CSN, qui en fait la plus importante organisation syndicale dans les services de garde au Québec. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations et treize conseils centraux régionaux.

Note : la page Facebook officielle des travailleuses en CPE membres de la CSN peut être consultée à l’adresse suivante : https://www.facebook.com/Faconnonsnotreavenir/

Une bonification saluée qui comporte tout de même des lacunes

La CSN salue la décision du gouvernement du Québec d’augmenter de 25 % à 33 % le taux de remplacement du revenu, selon le modèle de Régime de pensions du Canada adopté par le fédéral.

« Tous s’entendent pour dire que les Québécoises et les Québécois n’épargnent pas suffisamment, et ce, principalement parce qu’ils n’ont pas tous accès à de bons régimes complémentaires de retraite dans leur milieu de travail. La CSN est donc en faveur de l’annonce qui a été faite aujourd’hui, car elle contribuera à améliorer la retraite de l’ensemble des Québécoises et des Québécois », souligne d’entrée de jeu la vice-présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Quelques ombres au tableau
Quelques points apparaissent par ailleurs décevants à la vice-présidente de la CSN. « Le Québec avait fait des choix de société pour aider des catégories de personnes plus vulnérables comme les femmes, qui sont plus nombreuses à vivre sous le seuil de la pauvreté, les conjoints survivants et les personnes en situation d’invalidité. Mais en se collant complètement sur le régime fédéral, celles-ci vont perdre des avantages : les rentes au conjoint survivant seront abaissées et la définition d’invalidité sera probablement plus stricte », souligne-t-elle.

La CSN déplore aussi le fait que les années passées en maternité et à s’occuper des enfants en bas âge ne seront désormais plus créditées dans la partie bonifiée du régime. « Le poids de la parentalité pèse davantage sur les femmes : celles-ci s’appauvrissent pendant le travail et la retraite. Il est regrettable que les mesures annoncées leur fassent perdre pas au change. Nous demandons au gouvernement de modifier son projet de loi sur cet aspect afin que les parents ne soient pas pénalisés lorsqu’ils s’occupent de leurs enfants en bas d’âge. »

Malgré le pas dans la bonne direction, elle rappelle aussi que le problème des gens qui possèdent un capital insuffisant à la retraite est loin d’être réglé. « La hausse de 25 % à 33 % est positive, mais ne règle pas tout le problème. Ça prend 70 % du remplacement de revenu pour pouvoir conserver un niveau de vie acceptable à la retraite. Il est clair pour nous que cette bonification ne doit pas entraîner la réduction des régimes privés actuellement en place. Les employeurs ne doivent pas profiter de cette bonification pour transférer leurs responsabilités vers le gouvernement et les régimes publics », a-t-elle conclu.

 

 

Une coalition québécoise de solidarité envers la Catalogne voit le jour

Dans la foulée des événements survenus en Catalogne, notamment depuis la déclaration d’indépendance de la région par le Parlement catalan, plusieurs grandes organisations de la société civile ainsi que quatre formations politiques québécoises ont convenu de se rassembler pour former une vaste coalition de solidarité citoyenne et transpartisane en appui à la Catalogne. La Coalition soutient la population catalane et le gouvernement de Carles Puigdemont qu’elle a élu démocratiquement en 2015. Elle appelle l’Espagne à respecter la démocratie et condamne du même souffle les poursuites abusives qui continuent de s’abattre sur les leaders catalans, de même que tout recours à la violence. En outre, la Coalition entend soutenir les efforts du gouvernement catalan en vue de faire reconnaître la nouvelle République catalane.

Solidarité internationale

Lorsqu’on constate l’immobilisme de la communauté internationale, l’intransigeance, le recours à la force et la violation des droits civils et politiques pratiqués par le gouvernement espagnol à l’égard de la Catalogne, il est impératif que les Québécoises et Québécois attachés au principe de démocratie expriment haut et fort leur solidarité envers le peuple et le gouvernement catalans qui ont lutté pacifiquement et démocratiquement pour leur droit à l’autodétermination. La Coalition aujourd’hui mise sur pied a pour objectif de s’assurer que ces droits soient respectés par l’État espagnol et également reconnus par la communauté internationale, à commencer par les gouvernements du Québec et du Canada.

Grande assemblée publique le 18 novembre prochain

Comme première activité, les parties prenantes à la Coalition ont convenu d’organiser une grande assemblée publique le samedi 18 novembre prochain afin de faire le point sur la situation en Catalogne, et de témoigner du soutien québécois au peuple catalan. Pour l’occasion, il est prévu notamment que soit rendue publique une Déclaration de solidarité québécoise envers la Catalogne, le tout agrémenté de prestations artistiques et d’un moulin à paroles. Les détails de ce rassemblement seront dévoilés prochainement.

Appel à l’élargissement de la Coalition

Afin d’élargir la portée du message et rendre l’action de la Coalition encore plus percutante et efficace, un appel est lancé à tous les groupes, organisations de la société civile ou partis politiques qui respectent le droit du peuple catalan à choisir son avenir à manifester leur intérêt par courriel via l’adresse coalition@solidarite.cat.

Tous les détails concernant les activités et les actions entreprises par la Coalition seront disponibles via le site http://www.solidarite.cat/.

 Ont accepté, à ce jour, de joindre la Coalition (par ordre alphabétique) :

Parti politiques

  • Bloc québécois
  • Option nationale
  • Parti québécois
  • Québec solidaire

Société civile

  • Cercle culturel du Québec
  • Confédération des syndicats nationaux (CSN)
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
  • Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ)
  • Organisations unies pour l’indépendance (OUI Québec)
  • Réseau Cap sur l’indépendance (RCI)
  • Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB)

La CSN plaide en Cour suprême 

La CSN a été entendue en Cour suprême aujourd’hui dans le cadre d’un recours intenté en octobre 2006 pour que les travailleuses des centres de la petite enfance (CPE) aient droit à l’équité salariale rétroactivement au 21 novembre 2001. Par ce recours, la centrale espère corriger une énorme injustice commise notamment à l’endroit de près de 30 000 travailleuses en service de garde au Québec.

« Non seulement les travailleuses concernées par la requête ont été discriminées en tant que personnes qui occupaient leur emploi dans un secteur majoritairement féminin, mais celles qui évoluaient dans les milieux exclusivement féminins, comme les éducatrices en CPE, ont bénéficié d’ajustements salariaux six ans après toutes les autres travailleuses québécoises envers qui les employeurs avaient l’obligation d’accorder l’équité en 2001. C’est donc dire qu’une discrimination systémique a été faite à l’époque et qu’on ne l’a jamais éliminée depuis. Voilà une situation intolérable. »

Rappel au sujet du recours
La CSN et la CSQ, qui sont toutes deux à l’origine de la procédure judiciaire, estiment que l’article 38 de la Loi sur l’équité salariale est inconstitutionnel. Cette disposition autorise les employeurs, œuvrant dans des organisations dépourvues de comparateurs masculins, à attendre 2007 pour ajuster les salaires conformément à ce qui est prévu à la Loi sur l’équité salariale plutôt que de le faire à partir du 21 novembre 2001. Une telle disparité de traitement est non seulement inéquitable, mais elle transgresse le droit à l’égalité garanti par la Charte canadienne des droits et libertés. Notons par ailleurs que le recours vise non seulement les quelque 14 000 travailleuses syndiquées en CPE au Québec, mais également les 15 000 responsables en services de garde (RSG) qui sont concernées par l’exercice de l’équité salariale des centres de la petite enfance.

« C’est quand même ironique. Ces travailleuses en services de garde ont incarné le symbole de la lutte pour l’équité salariale et pourtant, elles sont privées des bénéfices que les autres travailleuses du Québec ont obtenus grâce aux comparateurs masculins. Le gouvernement a contraint ces femmes à devoir attendre près de six ans pour que leurs droits aux ajustements salariaux se concrétisent. C’est une situation profondément choquante. L’équité salariale n’est pas un privilège ; elle est un droit fondamental. Il est temps que justice envers ces femmes soit rendue », a conclu la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) Josée Marcotte.

 

Des milliers de travailleuses en grève partout au Québec

Environ 11 000 travailleuses, membres de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), sont en grève aujourd’hui dans plus de 400 CPE. Elles veulent exprimer leur impatience et leur colère contre le fait qu’elles sont sans conventions collectives depuis plus de 30 mois. Elles veulent surtout dénoncer l’intransigeance du ministère de la Famille qui pose des conditions inacceptables à la poursuite des négociations dont le cœur même des demandes des travailleuses est très loin d’être réglé. D’autres journées de grève pourraient s’ajouter si nécessaire.

« Pour les travailleuses, faire la grève est un recours ultime, déclare Louise Labrie, porte-parole du comité national de négociation des CPE de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN). Ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on fait la grève. Ça dérange les parents et les enfants et, nous, nous perdons une journée de salaire. On aimerait bien mieux travailler, être auprès des enfants, mais l’intransigeance du gouvernement nous force à exercer ce moyen de pression pour éviter une plus grande détérioration de nos conditions de travail et d’exercice, parce que c’est de ça qu’on parle : empêcher des reculs. »

Les négociations sont rompues depuis jeudi soir dernier. Bien que la partie syndicale ait entendu les demandes patronales sur le régime de retraite, « le Ministère refuse de continuer à négocier sur tous les sujets encore sur la table, car les solutions proposées par la partie syndicale ne sont pas SES solutions. Le nouveau ministre de la Famille, Luc Fortin, disait jeudi par voie de communiqué que la FSSSCSN restait sur ses positions. Il devrait plutôt reconnaître que l’intransigeance est de son côté », de conclure Louise Labrie.

Plusieurs sujets d’importance sont toujours en discussion après plus de 30 mois, dont les salaires, l’assurance collective, les disparités régionales ou encore les pauses rémunérées. C’est sans compter celles portant sur les appellations d’emplois, dont celle d’éducatrice spécialisée requise auprès d’enfants ayant des difficultés particulières, les heures allouées à la préparation pédagogique, ou encore la place des travailleuses aux conseils d’administration et aux assemblées générales des CPE, ce qui a pourtant fait l’objet d’un consensus lors du Forum sur la gouvernance des CPE organisé par le gouvernement à l’automne 2014.

Pour Jeff Begley, président de la FSSSCSN : « Il est assez paradoxal que le ministre de la Famille ait tenu la semaine dernière une commission parlementaire sur son projet de loi no 143 pour assurer la qualité des services alors que son gouvernement a coupé 300 millions de dollars depuis 2014. Ce dernier dispose de 7,8 milliards de dollars de surplus, mais il refuse toujours de donner les mandats nécessaires pour accorder des conditions décentes aux travailleuses dont la mission est justement d’assurer cette qualité ! »

Des actions partout au Québec

« Les travailleuses sont mobilisées comme jamais contre la dégradation de leurs conditions de travail, lance Jacques Létourneau, président de la CSN. Et elles tiennent aussi à préserver la qualité des services. Des piquets de grève sont prévus tôt ce matin devant plusieurs établissements dans tout le Québec. Des rassemblements et des manifestations sont aussi organisés dans plusieurs villes, dont Québec, Sherbrooke, Joliette, Rimouski, Cap-aux-Meules, Bonaventure, Rouyn-Noranda, Brossard, Gatineau, Trois-Rivières, Sept-Îles et Saint-Félicien. Le message n’a jamais été aussi unanime contre les politiques austères du gouvernement libéral. »

À Montréal, plus de 2000 travailleuses dresseront des piquets de grève devant quelque 107 installations. Puis, elles se rendront au Quartier des spectacles pour prendre part à une manifestation dans les rues du centre-ville. Le tout culminera devant les bureaux du ministère de la Famille, situé au 600, rue Fullum à Montréal.

À propos des CPE et de la CSN

Environ 11 000 travailleuses syndiquées réparties dans quelque 400 CPE sont regroupées dans 37 syndicats affiliés à la FSSS–CSN, qui en fait la plus importante organisation syndicale présente dans les services de garde au Québec. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations et treize conseils centraux régionaux.

Nombre de CPE en grève selon les régions (aucune liste détaillée n’est disponible)

Côte-Nord 14
Gaspésie-Les îles 7
Outaouais  24
Lanaudière 19
Laurentides 45
Montréal-Laval 142
Abitibi 8
Québec 82
Bas-Saint-Laurent 20
Saguenay-Lac-Saint-Jean 32
Estrie 45
Montérégie 99
Cœur-du-Québec 41

La page Facebook officielle des travailleuses en CPE membres de la CSN peut être consultée à l’adresse suivante : https://www.facebook.com/Faconnonsnotreavenir/

Retour au travail graduel chez Olymel Saint-Simon

Cette semaine débutait le retour au travail pour les salariés d’Olymel Saint-Simon. Celui-ci a débuté lundi dernier et se déroulera au cours des prochaines semaines pour le premier groupe d’une dizaine de travailleurs.

« Le retour se fait graduellement et débute par une formation sur les nouveaux équipements. Il faut dire que nos installations sont désormais un centre d’exportation et nous ne faisons plus de découpe sur place. Nous devons donc remplir les congélateurs des produits qui seront exportés avant d’arriver à la pleine capacité de nos opérations. Il reste seulement à préciser avec l’employeur quand la seconde vague débutera, de souligner Michel Daigle, président du Syndicat des travailleurs d’Olympia (CSN) et vice-président du Conseil central de la Montérégie pour la région de Saint-Hyacinthe. À la suite de cette longue saga, c’est avec un sentiment de fierté et de respect que les travailleurs ont retrouvé toute leur dignité. Ils remercient l’ensemble du mouvement de la CSN. »

Rappelons que le 7 mai dernier, les quelque 400 ex-travailleurs de l’usine d’Olymel, qui avait cessé illégalement ses activités en avril 2007, puis mis en lock-out une vingtaine d’employés en octobre suivant, avaient adopté à plus de 92 % l’entente de principe intervenue à la mi-avril dernier avec Olymel. L’entente, qui totalisait près de 9,5 millions de dollars, mettait un terme à une saga juridique de près de 10 ans opposant l’entreprise à ses salariés syndiqués et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), en réglant la nouvelle convention collective et tous les litiges entre les parties. En tout, le retour au travail touchera une vingtaine de travailleurs.

Échec des pourparlers

Rien ne va plus entre le comité national de négociation des CPE de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la partie patronale représentée par le ministère de la Famille et les associations patronales. En effet, alors que les discussions allaient bon train jusque-là, voilà qu’hier en début de soirée, le ministère de la Famille a posé comme exigences préalables à toute poursuite des négociations des concessions inacceptables sur le régime de retraite, qui auraient des impacts majeurs pour les travailleuses. À l’évidence, il y aura grève le lundi 30 octobre dans quelque 578 installations CPE, et le nouveau ministre devra en porter l’entière responsabilité.

La Fédération  de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) considère ces conditions totalement déraisonnables et appelle plutôt le nouveau ministre à les retirer afin de poursuivre les négociations sur les sujets restants. En effet, dans un communiqué émis hier, le nouveau titulaire du ministère de la Famille, Luc Fortin, a affirmé que l’échec des pourparlers était attribuable à la FSSS–CSN du fait qu’elle demeurait sur ses positions, malgré que « les séances de négociation ont été très positives et ont permis de régler la grande majorité des clauses ». On aurait souhaité sincèrement que la grande majorité des clauses soient réglées, mais ce n’est absolument pas le cas.

« Le ministre affirme que la FSSS–CSN reste sur ses positions. C’est vrai, mais ce qu’il ne dit pas, c’est que la partie patronale exige de nous une concession non négociable sur le régime de retraite pour accepter de traiter de la dizaine d’autres sujets encore en négociation, lance Louise Labrie, porte-parole du comité national de négociation des CPE. Le ministre dit qu’il est prêt à reprendre les pourparlers n’importe quand. Nous aussi. »

Trop de sujets majeurs sont toujours non réglés après des mois de discussions, dont la question des salaires, de l’assurance collective, des disparités régionales ou encore des pauses rémunérées. À cela s’ajoutent celles portant sur les appellations d’emplois dont celle d’éducatrice spécialisée requise auprès d’enfants ayant des difficultés particulières, les heures allouées à la préparation pédagogique, ou encore la place des travailleuses sur les conseils d’administration et aux assemblées générales du CPE, qui a pourtant fait l’objet d’un consensus lors du Forum sur la gouvernance des CPE organisé par le gouvernement à l’automne 2014.

Pour Dany Lacasse, vice-président et responsable du secteur privé à la FSSS–CSN : « La position du ministre de la Famille à l’effet de rejeter la faute sur l’autre partie négociante l’empêche de dégager de nouveaux mandats qui permettraient de régler rapidement cette négociation qui traine depuis bientôt 31 mois. Étonnamment, en même temps qu’il entend différents groupes sociaux sur son projet de loi 143 pour l’amélioration de la qualité éducative dans les services à la petite enfance, le ministre refuse d’accorder à celles qui assurent cette qualité des conditions décentes de travail et de salaires. Ce n’est pas sérieux. »

À propos des CPE et de la CSN

Environ 11 000 travailleuses syndiquées réparties dans quelque 400 CPE sont regroupées dans 37 syndicats affiliés à la FSSS–CSN, qui en fait la plus importante organisation syndicale dans les services de garde au Québec. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations et treize conseils centraux régionaux.

Note : la page Facebook officielle des travailleuses en CPE membres de la CSN peut être consultée à l’adresse suivante : https://www.facebook.com/Faconnonsnotreavenir/

Les négociations se poursuivent, mais la grève du 30 octobre est maintenue

Au terme de deux journées d’échanges entre le comité national de négociation des 11 000 travailleuses en CPE et le ministère de la Famille et les associations patronales, les négociations vont se poursuivre. Toutefois, l’état d’avancement des pourparlers ne justifie pas de suspendre ou d’annuler la grève du 30 octobre tel qu’annoncé en début de semaine. Le mot d’ordre de grève est donc maintenu. En conséquence, aucun autre commentaire ne sera émis pour le moment.

À propos des CPE et de la CSN

Environ 11 000 travailleuses syndiquées réparties dans plus de 400 CPE sont regroupées dans 37 syndicats affiliés à la FSSS–CSN, qui en fait la plus importante organisation syndicale dans les services de garde au Québec. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations et treize conseils centraux régionaux.

Note : la page Facebook officielle des travailleuses en CPE membres de la CSN peut être consultée à l’adresse suivante : https://www.facebook.com/Faconnonsnotreavenir/

Projet de loi 143 sur la qualité des services éducatifs à l’enfance – Un projet de loi incomplet

Le projet de loi no 143, Loi visant à améliorer la qualité éducative et à favoriser le développement harmonieux des services de garde éducatifs à l’enfance, propose un certain nombre de mesures permettant de rehausser la qualité des services éducatifs à l’enfance. Toutefois, tant que ne seront pas précisées les ressources financières prévues pour son application et la réglementation qu’introduira le ministre, il sera difficile d’évaluer sa réelle efficacité.

Invités à se prononcer en commission parlementaire, Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, et Dany Lacasse, vice-président à la FSSS–CSN, feront part cet après-midi de leurs réflexions devant ce projet de loi intéressant, mais incomplet.

« Le projet de loi no 143 est un pas dans la bonne direction pour l’amélioration de la qualité éducative et le développement des services de garde éducatifs à l’enfance. Nous souhaitons qu’il permette d’endiguer la multiplication de garderies commerciales non conformes aux normes de qualité et au projet éducatif des services de garde à la petite enfance », précise d’entrée de jeu Véronique De Sève.

La garde non régie toujours exclue du champ d’application de la loi
Une des mesures importantes du projet de loi est de réduire de six à quatre le nombre d’enfants qu’une personne physique peut recevoir en milieu familial, en ne détenant ni permis ni reconnaissance en vertu de la loi, et ce, en incluant désormais ses propres enfants. « Nous accueillons favorablement ces dispositions qui limiteront le nombre de places non régies. Nous croyons que, loin de restreindre l’offre de services, ces exigences contribueront au développement d’un réseau de qualité et, nous l’espérons, de plus de places de qualité en CPE et chez les responsables de services de garde (RSG) reconnues et régies par la loi », note la vice-présidente de la CSN.

Par contre, même si l’on réduit le nombre d’enfants pouvant être accueillis en milieu non régi, la garde non régie en milieu familial demeure possible et exclue du champ d’application de la loi, ce que nous déplorons. « La garde non régie n’a pas à répondre aux mêmes contrôles et aux mêmes obligations à l’égard de la santé, de la sécurité, du développement, du bien-être et de l’égalité des chances des enfants. Cette garde non régie échappera aussi aux nouvelles obligations de fournir des services de nature éducative et de favoriser la réussite éducative de l’enfant, tel que le propose le projet de loi. Dans ces conditions fort peu exigeantes, elle ne devrait d’ailleurs plus pouvoir bénéficier du crédit d’impôt. »

Un crédit d’impôt portant à confusion
Selon le PL 143, les milieux familiaux non régis pourraient continuer à émettre des reçus officiels pour fins d’impôts. Il nous semble inapproprié et trompeur de permettre aux personnes non reconnues d’être autorisées à produire ces feuillets fiscaux, et ce, sans subir aucune vérification de la sûreté et de la qualité de leurs services de garde. « Cette pratique a pour conséquence de créer auprès des parents une fausse impression de sécurité et l’illusion d’une garantie gouvernementale de la qualité du service fourni par des personnes qui se présentent comme des RSG hors réseau. C’est pourquoi nous demandons que soit retirée l’offre de crédits d’impôt pour les enfants inscrits dans les milieux de garde non régis », exige pour sa part Dany Lacasse.

Grève dans 578 installations le 30 octobre

À moins d’un développement extraordinaire et positif à la table nationale de négociation aujourd’hui et demain, il y aura grève d’un jour, le 30 octobre, dans plus de 400 CPE (578 installations) syndiqués à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Advenant l’échec des pourparlers, le comité national de négociation des CPE annoncera cinq autres journées de grève conformément au mandat voté à 94 % par les 11 000 travailleuses. Dès lors, les parents utilisateurs des services éducatifs sont invités à trouver une alternative à la garde de leur enfant lors de cette première journée de grève.

« Le Conseil du trésor, le ministère de la Famille et les associations d’employeurs doivent se rendre à l’évidence, affirme Louise Labrie, porte-parole du comité national de négociation des CPE à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Nous allons exercer notre mandat de grève à moins d’une entente satisfaisante. Ça fait plus de deux ans et demi que nous sommes sans contrat de travail et sans protection contre la détérioration de nos conditions de travail due aux politiques d’austérité du gouvernement. Les 24 et 25 octobre et dans les jours suivants, s’il le faut, “ça passe ou ça casse”. »

Jusqu’ici, il y a eu une trentaine de rencontres qui ont permis de régler la plupart des conditions de travail non pécuniaires. Cependant, les discussions se poursuivent toujours sur des enjeux liés à la mission même des CPE, tels que la protection de la qualité éducative et le soutien aux enfants ayant des besoins particuliers effectués par des éducatrices et des éducatrices spécialisées, les ratios enfants/éducatrice, la planification pédagogique, la participation au conseil d’administration et à l’assemblée annuelle.

« Pour les conditions de travail dites pécuniaires, tout reste à faire, ajoute Louise Labrie. Mais une chose est certaine : les travailleuses refusent les reculs demandés entre autres aux régimes d’assurance et de retraite. Elles réclament aussi les mêmes hausses salariales que celles accordées au secteur public. Pas celles accordées aux médecins ! »

Les deux séances de négociation des 24 et 25 octobre prévues depuis longtemps coïncident avec le début des audiences de la Commission sur l’étude du projet de loi n°143, Loi visant à améliorer la qualité éducative et à favoriser le développement harmonieux des services de garde éducatifs à l’enfance. C’est ce qui fait dire à Dany Lacasse, vice-président et responsable du secteur privé à la FSSS–CSN, que le gouvernement doit montrer de la cohérence entre ses politiques et les mandats qu’il donne à ses négociateurs à la table nationale des CPE.

« Les travailleuses en CPE n’accepteront jamais de participer au nivellement de la qualité des services vers le bas, voire vers la médiocrité, que tente d’imposer la partie patronale dans cette ronde de négociations. En outre, elles refusent de faire les frais des compressions récurrentes de plus de 300 millions de dollars imposées depuis 2014 alors que le gouvernement dispose de marges de manœuvre inégalées de 7,8 milliards de dollars, dont 4,5 milliards cette année seulement. La partie patronale détient les clés d’un règlement satisfaisant des conventions collectives. La balle est dans son camp. »

À propos des CPE et de la CSN

Environ 11 000 travailleuses syndiquées réparties dans quelque 400 CPE sont regroupées dans 37 syndicats affiliés à la FSSS–CSN, qui en fait la plus importante organisation syndicale dans les services de garde au Québec. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations et treize conseils centraux régionaux.

La page Facebook officielle des travailleuses en CPE membres de la CSN peut être consultée à : https://www.facebook.com/Faconnonsnotreavenir/

Tolérance zéro!

À titre de représentantes et de représentants syndicaux et patronaux, à titre aussi d’acteurs de première ligne dans le monde du travail au Québec, nous tenons à faire la déclaration publique que voici.

Nous sommes ébranlés par l’ampleur des gestes qui mènent aux dénonciations courageuses des agressions et du harcèlement sexuels qui envahissent les tribunes actuellement. Celles-ci ont produit sur la société québécoise un véritable électrochoc collectif. À la suite de ces nombreux témoignages qui nous parviennent de tous horizons, nous réitérons notre intention de combattre la violence et le harcèlement au travail et demandons à nos organisations affiliées d’adopter la politique de tolérance zéro à cet égard.

Des lois existent pour prévenir et contrer la violence, le harcèlement et la discrimination au travail. Le Code du travail, la Loi sur les normes du travail et les chartes canadienne et québécoise des droits et libertés s’appliquent non seulement aux salariés des organisations et des entreprises, mais aussi, aux fournisseurs, aux clients et à toutes personnes qui entourent leurs activités. Plusieurs employeurs et syndicats se sont aussi dotés, en partenariat, de moyens supplémentaires visant à assurer des environnements de travail respectueux entre les personnes. Des mécanismes ont été intégrés aux conventions collectives et aux codes d’éthique dans des organisations de toutes natures. Des politiques contre la violence et le harcèlement ont été adoptées. Des comités voués à cette problématique ont été mis en place. Ces outils agissent d’une part en prévention et, d’autre part, afin de fournir un soutien aux travailleuses et aux travailleurs en cas de situations litigieuses ou de plaintes.

Nous devons collectivement tout mettre en oeuvre pour que les milieux de travail du Québec soient exempts de violence. Il nous revient d’utiliser l’ensemble des outils à notre disposition pour l’enrayer à la source ou la faire cesser lorsqu’elle se manifeste. D’autres solutions existent également à cette fin : campagnes de sensibilisation, formations consacrées à cet enjeu crucial, appel à des groupes ayant une expertise avec les victimes, etc. Il nous faut prendre la situation à bras-le-corps, mener les initiatives qui s’imposent et agir sur tous les fronts pour un refus total de toute forme de violence ou de harcèlement au travail.

Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec;
Martine Hébert, vice-présidente principale et porte-parole nationale de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante;
Stéphane Forget, président de la Fédération des chambres de commerce du Québec;
Véronique Proulx, présidente de Manufacturiers et Exportateurs du Québec;
Luc Vachon, président de la Centrale des syndicats démocratiques;
Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec;
Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux;
Daniel Boyer, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec.