Les membres acceptent l’entente de principe à 98 %

Réunis en assemblée générale à 13 h aujourd’hui, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Pur Québec (CSN) (STTHPQ) ont adopté à 98 %, par voie d’un vote secret, l’entente de principe intervenue entre leur employeur et leur syndicat, le 9 décembre dernier.

« Après un conflit de travail d’un peu plus d’un mois, nous sommes satisfaits de notre nouvelle convention collective. Non seulement nous avons réalisé des gains intéressants, mais nous avons préservé nos acquis. En raison d’un investissement majeur et d’un engagement clair écrit en ce sens, la durée de notre contrat de travail est de sept ans, à laquelle s’ajoute une année d’option qui nous permettra de rejoindre la négociation coordonnée de l’hôtellerie, de souligner Richard Watters, président du STTHPQ. D’ici là, nous toucherons des augmentations salariales de 2 % pour les deux premières années, de 3 % pour les trois suivantes et de 4 % pour les deux dernières. Nous avons également obtenu des indemnités de départ en cas de fermeture, des protections contre les abolitions de poste et des augmentations de nos indemnités de vacances, trois gains qui faisaient partie de la plateforme de négociation coordonnée 2016. »

« Cette entente prouve, hors de tout doute, tout le sérieux de notre démarche de négociation à la CSN. Alors que certains nous accusent de déposer des demandes déraisonnables, déconnectées de la réalité des employeurs, ou encore de favoriser la fermeture d’établissements, la CSN vient encore une fois de faire la démonstration que nous sommes à l’écoute lorsque la transparence d’un employeur est au rendez-vous, de souligner Serge Fournier, président de la Fédération du commerce–CSN. Pour arriver à nous entendre, nous avons procédé à l’analyse de la santé financière du Pur avec la firme MCE Conseil. »

« À la veille du congé des fêtes, il s’agit d’une excellente nouvelle pour les salarié-es du Pur et d’un soulagement pour toutes celles et tous ceux qui les ont incroyablement soutenu durant le conflit », de conclure Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches–CSN.

À propos
Affilié à la FC–CSN, le STTHPQ compte environ 125 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Lock-out à l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis

La direction de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis a décrété un lock-out tôt ce matin.

« Nous négocions depuis le mois de mai dernier et rapidement, nous avons dû demander la conciliation. Depuis tout ce temps, les pourparlers piétinent et nous sentons que la partie patronale ne dispose pas des mandats qu’il lui faudrait pour régler cette négociation. Plusieurs demandes que nous avons déposées, qui visent à régler des problèmes, sont totalement ignorées. L’employeur a même retiré son engagement relativement à certains éléments normatifs sur lesquels les parties s’étaient pourtant entendues lors des discussions à la table de négociation, de dénoncer Yvon Therrien, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD). Nous sommes toutefois déterminés à obtenir le respect auquel nous avons droit, à l’instar des treize autres hôtels qui ont obtenu des ententes de principe et les éléments de la plateforme de la négociation coordonnée. »

« Décréter un lock-out à la veille du congé des fêtes, ça démontre une attitude vraiment cavalière de la part de cet employeur. Nous allons tout mettre en œuvre pour que ces femmes et ces hommes obtiennent leur juste part des profits que les propriétaires de cet hôtel encaissent tous les jours », de déclarer Serge Fournier, président de la Fédération du commerce–CSN.

À propos
Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’assurance-emploi c’est pour tout le monde !

Les partenaires de la Coalition des Sans-Chemise, formée de la FTQ, de la CSN, de la CSQ, de la CSD, de l’AQTIS et du CNC, sont à Ottawa aujourd’hui afin de rencontrer le ministre responsable de l’assurance-emploi, l’Honorable Jean-Yves Duclos, ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social.

Les porte-parole de la Coalition des Sans-Chemise ont mené une campagne de sensibilisation sur l’ensemble du territoire québécois, du printemps à l’automne 2016, afin de soulever l’importance d’apporter de nouvelles améliorations au programme d’assurance-emploi. Ils sont venus échanger avec le ministre de ces questions et lui remettre en mains propres quelque 20 000 cartes signées individuellement par autant de citoyens, de toutes les régions québécoises.

Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ, est catégorique : « le gouvernement Trudeau doit nous écouter, et s’assurer que les travailleurs et les travailleuses bénéficient d’un meilleur accès aux tribunaux administratifs. Cet accès à la justice a été considérablement réduit sinon malmené par le gouvernement précédent. Et l’accès à la justice, c’est un droit. ». Pour sa part, Martin L’Abbée, vice-président de la CSD, rappelle que son organisation « milite depuis longtemps pour l’obtention d’une caisse autonome, afin de s’assurer que les cotisations à l’assurance-emploi ne servent qu’à financer ce programme. Nous avons assisté à un véritable vol dans les dernières années. C’est assez ! » D’autre part, le secrétaire-trésorier de la CSQ, Daniel B. Lafrenière, soutient l’importance de régler le problème d’accès à l’assurance-emploi pour les travailleurs et les travailleuses à temps partiel. En effet, « 20 % des salariés canadiens et québécois travaillent à temps partiel ; les deux tiers sont des femmes. Nous avons interpellé le ministre sur l’importance de trouver une solution à ce problème très concret ».

Les membres de la Coalition soulèvent également deux autres problèmes criants :

  • Le trou noir (c’est-à-dire la fin des prestations avant la reprise de l’emploi) qui affecte 16 000 travailleurs et travailleuses de l’industrie saisonnière. Selon Jean Lacharité, vice-président de la CSN, « pour plusieurs régions, c’est une véritable catastrophe humaine qui affecte des milliers de familles de l’Est du Canada (40 % des personnes affectées par le trou noir vivent au Québec et 27 % dans les provinces atlantiques). Il faut de toute urgence régler cette situation ».
  • Bernard Arseneau, président de l’AQTIS, rappelle que les prestations maladie sont limitées à 15 semaines depuis toujours et qu’il y a urgence d’adapter ce régime aux réalités des personnes aux prises avec une maladie grave. « Des pays du G8, le Canada est celui, après les États-Unis, qui a la protection la plus réduite en la matière. Le rehaussement des prestations maladie est essentiel. Des milliers de travailleurs et de travailleuses, entre autres pigistes, n’ont pas de régime d’assurance salaire. Il est plus que temps de bonifier ce programme pour protéger les travailleurs les plus vulnérables et leurs familles. »

« Au cours des dernières décennies, nous avons mobilisé la population québécoise contre tous les reculs, mesures de compression et autres contre-réformes imposées par tous les gouvernements qui se sont succédé au pouvoir depuis le milieu des années 1980. Jamais nous n’avons abandonné. Jamais ! C’est pourquoi nous saluons les améliorations apportées au programme d’assurance-emploi par le présent gouvernement tout en rappelant qu’il reste encore beaucoup à faire » mentionne Pierre Céré, porte-parole du CNC.

Les membres de la Coalition se demandent si le temps ne serait pas venu de revoir en profondeur le programme d’assurance-emploi. Et c’est d’une même voix qu’ils déclarent que « ce programme doit être modernisé, mis au goût du jour, être plus près des réalités du monde du travail, de façon à mieux protéger les travailleurs et les travailleuses qui se retrouvent en situation de chômage. Il y a place pour se doter d’un véritable programme d’assurance-chômage juste, équilibré et équitable. »

Le plan du gouvernement Couillard déçoit

Bien que le gouvernement annonce un investissement de 200 millions de dollars sur cinq ans dans sa stratégie d’action jeunesse, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) se disent déçues de constater que l’une des problématiques majeures affectant les jeunes, soit les disparités de traitement, a simplement été repoussée dans le temps sans échéancier précis.

La création d’un groupe de travail sur les disparités de traitement, qui sera formé de représentantes et représentants du ministère des Finances, du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et de Retraite Québec, tel qu’annoncée le 9 décembre, laisse suprises les centrales syndicales du fait que beaucoup d’études ont déjà été réalisées jusqu’ici. En outre, la CSN et la FTQ jugent que le gouvernement aurait dû s’attaquer non seulement aux régimes de retraite, mais aussi aux régimes d’assurance collective et aux clauses orphelins qui se développent illégalement dans plusieurs milieux de travail.

stratégie d’action jeunesse, Alex Roy, membre du comité national des jeunes CSN

Alex Roy, membre du Comité national des jeunes de la CSN

« Il est temps pour le gouvernement de proposer des solutions aux véritables problèmes, qui devraient rapidement se concrétiser par le dépôt d’un projet de loi. Le temps est maintenant à l’action », d’affirmer Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

« Depuis 2004, il y a une tendance, en particulier dans le secteur privé, à mettre en place de nouveaux genres de régime à prestations déterminées, et à cotisation déterminée. Ces régimes peuvent être mis en place soit en fonction des catégories d’emploi, ou en fonction de l’ancienneté, avec un type de régime pour les anciens employé-es et un autre pour les nouveaux employé-es. Le nombre de participants actifs dans ce genre de régime a augmenté de 18 000 en 2004 à 581 000 en 2014 », d’ajouter Serge Cadieux, le secrétaire général de la FTQ.

Selon Maxime Sabourin, président du Comité jeunes de la FTQ, « il faut éviter d’isoler la question des retraites de celle des assurances collectives. En ce sens, une solution globale devra passer par une modification législative des normes du travail. »

La dernière stratégie d’action jeunesse a pris fin en 2014. Il était donc plus que temps de la renouveler. Par contre, nous déplorons l’absence de traitement des enjeux des jeunes travailleuses et travailleurs.

« Le gouvernement se targue d’être celui de la jeunesse, déclare Alexandre Roy, du comité des jeunes de la CSN. Malheureusement, le dépôt de cette stratégie d’action ne nous permet pas d’espérer la fin des iniquités intergénérationnelles que nous connaissons aujourd’hui. Nous nous serions attendus à plus d’actions structurantes qui soient à la hauteur des besoins, tout particulièrement en ce qui concerne l’emploi, la prolifération des différents statuts d’emploi (temps partiels, occasionnels, étudiants, etc.) qui causent de la précarité et qui sont souvent des occasions de multiplier les iniquités sur le dos des plus jeunes.

Enfin, nous déplorons l’absence d’éléments importants qui auraient dû être présents dans la stratégie :

  • Une loi cadre sur la conciliation famille-travail-études. Il est ironique de constater que la stratégie d’action traite de la question de la garde des enfants, alors que ce même gouvernement s’entête à saccager les services de garde.
  • Le financement des forums jeunesse. Il s’agit d’un lieu de concertation qui a fait ses preuves. Malheureusement, leur financement a été coupé au cours des dernières années.
  • Le financement et l’accès aux études supérieures, notamment en instaurant la gratuité scolaire dans tous les ordres d’enseignement et en assurant une offre de formation collégiale diversifiée, tout en maintenant le caractère national des programmes et des formations, dans toutes les régions du Québec.
  • L’importance d’effectuer des analyses différenciées selon les sexes qui soient intégrées dans tous les travaux reliés à la stratégie d’action jeunesse.

 

Rappels

La première Politique québécoise de la jeunesse a été adoptée en 2001, sous le gouvernement de Bernard Landry. Elle a été suivie de trois plans d’action. En 2013, le Parti Québécois a lancé une consultation présidée par Léo Bureau-Blouin. Un livre blanc a finalement été déposé. En septembre 2015, le gouvernement du Parti libéral consultait les différents acteurs sur une Politique jeunesse, qui a été déposée le 30 mars 2016. La stratégie d’action jeunesse déposée aujourd’hui vise à définir comment cette Politique sera déployée pour les prochaines cinq années. La stratégie d’action comporte 90 mesures, dont 60 nouvelles, et prévoit un investissement de 200 M$ sur cinq ans.

À propos

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses. La CSN représente près de 325 000 travailleuses et travailleurs regroupés dans quelque 2000 syndicats présents dans tous les secteurs d’activité.

Au revoir et merci Georgette Lachaîne

Nous apprenions récemment le décès, dans la nuit du 7 décembre, de la camarade Georgette Lachaîne, âgée de 95 ans, qui fut l’une des premières femmes vice-présidente de la CSN. Georgette Lachaîne s’est illustrée dans son syndicat local, chez Dupuis et frères à compter de 1951, et a été une militante importante lors de la fameuse grève de 1952. C’est en 1962 qu’elle se fait élire au poste de vice-présidente de la CSN.

Photo : Cédric Martin

Photo : Cédric Martin

Georgette Lachaîne a été une syndicaliste inspirante et fait partie de ces pionnières qui ont permis d’ouvrir la voie à de nouvelles générations de femmes syndicalistes.

Je suis fière de travailler dans le sillage de cette grande femme, qui a su démystifier les enjeux sur lesquels il était urgent de se pencher pour faire progresser la condition de toutes les femmes. Merci, Georgette Lachaîne, nous tâcherons de poursuivre votre œuvre avec la même ardeur que vous avez déployée vous-même. Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN

Le comité exécutif de la CSN offre ses sincères condoléances à la famille ainsi qu’aux proches de Madame Lachaine.

De graves atteintes aux droits et à l’accès à la justice dénoncées

Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) dénoncent les graves atteintes aux droits et à l’accès à la justice du nouveau mode de contestation des décisions à l’assurance-emploi et annoncent le lancement d’une déclaration exigeant du gouvernement Trudeau le retour à un processus tripartite, rapide, efficace, juste et respectueux des droits des personnes sans-emploi pour régler les litiges en matière d’assurance-emploi.

On se souviendra qu’en 2012, le gouvernement fédéral avait procédé à une réforme majeure du régime d’assurance-emploi que l’on a qualifié de saccage. Cette réforme a notamment remplacé les conseils arbitraux qui étaient composés de trois personnes (président, représentant des employés et représentant des employeurs) par le Tribunal de la sécurité sociale (TSS), dans lequel une seule personne entend les causes des travailleurs et travailleuses, qui, rappelons-le, se représentent généralement eux-mêmes.

En raison du mécontentement populaire, le Parti libéral du Canada s’était engagé, en campagne électorale, à abolir cette réforme. Le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux, estime que « même si en juillet dernier le gouvernement Trudeau a respecté une partie de sa promesse en faisant marche arrière sur la définition d’emploi convenable, il reste que son gouvernement n’a encore rien fait par rapport à l’autre élément central et controversé de la réforme de l’assurance-emploi, le Tribunal de la sécurité sociale ».

Tout récemment, le MASSE publiait un bilan des trois années d’existence du TSS dont les constats sont extrêmement préoccupants en ce qui a trait à l’accès à la justice et aux droits des chômeurs et chômeuses. En effet, la création du TSS a non seulement éliminé le tripartisme en première instance, mais aussi on a en plus fait perdre aux personnes leur appel de plein droit puisqu’un décideur peut rejeter une cause sans même l’avoir entendue (rejet sommaire) et qu’en deuxième instance, l’appelant doit demander la permission pour être entendu. Pour la porte-parole du MASSE, Marie-Hélène Arruda : « Quand on regarde les données, on fait le constat alarmant que dans les quelques cas où des rejets sommaires ont été contestés, la moitié d’entre eux ont été renversés. Cette situation démontre bien l’utilisation abusive de cette mesure qui enlève le droit d’être entendu aux chômeurs et chômeuses. » Par ailleurs, près de la moitié des personnes ayant demandé à ce que leur cause soit entendue à la division des appels n’en ont pas obtenu l’autorisation.

Autre nouveauté amenée par le TSS, les audiences peuvent se tenir de différentes façons. « Malheureusement, nous observons que l’audience en personne, qui était la norme avant la réforme, est maintenant devenue l’exception », déplore le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. En 2014-2015, à la division générale, 68,5 % des audiences ont été tenues par téléphone. Les audiences en personne ne représentent plus que 16,4 % des audiences en première instance : « Certains croient que le fait de tenir des audiences par téléphone ou par visioconférence ne change rien. Mais les études et l’expérience démontrent qu’il y a un effet certain sur le niveau de stress et d’inconfort des appelants. Elles démontrent également que la crédibilité peut être difficilement évaluable virtuellement et que cette distance joue négativement sur l’empathie du décideur », poursuit Jean Lacharité.

Et ce, sans parler des délais et de la complexité de la procédure qui ont pour effet de décourager les chômeurs et chômeuses à contester une décision. En effet, le nombre d’appels a diminué de façon draconienne, alors que les délais de traitement, quant à eux, ont explosé (262 jours à la division générale du TSS et 395 jours à la division d’appel). « Ça n’a pas de bon sens de devoir attendre plus d’un an pour qu’un tribunal détermine si tu as droit à des prestations d’assurance-emploi. Il est urgent que des changements se fassent à ce niveau, car pendant ce temps-là, les chômeurs n’ont accès à aucune source de revenus », ajoute la porte-parole du MASSE.

Ainsi, le MASSE, la FTQ, la CSN et plusieurs autres acteurs dont le Congrès du travail du Canada, la Centrale des syndicats du Québec et la coalition Good Jobs for All ont déjà appuyé la déclaration qui presse le gouvernement Trudeau à respecter ses promesses et à agir rapidement en établissant un tribunal tripartite. Ils lui demandent notamment d’agir en établissant une procédure de sélection des décideurs qui respecte des critères de neutralité, de connaissance des réalités locales et de compétences, en abolissant le caractère obligatoire de la révision administrative et, finalement, en établissant des règles procédurales assurant que ce tribunal respecte la justice naturelle.

Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) est le plus important regroupement d’organismes défendant les droits des chômeurs et chômeuses du Québec. Ses groupes membres militent pour le rétablissement d’un régime d’assurance-chômage juste et universel.

 

 

Un représentant patronal insulte et bouscule un conseiller syndical

Le syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de la région de Québec dénonce le comportement du représentant patronal Marc-André Boivin qui s’en est pris à un conseiller syndical lors d’une grève qui se tenait le
8 décembre dernier. « La scène captée par vidéo et à laquelle plusieurs témoins ont assisté est tout simplement honteuse. Monsieur Boivin, qui est par ailleurs négociateur pour plusieurs autres centres d’hébergement privés au Québec, était en train de dresser des tables, travail qui est réservé aux syndiqués de l’unité d’accréditation. Nul besoin de rappeler que le Code du travail interdit l’utilisation de briseurs de grève pour remplacer un employé en grève ou en lock-out. Un conseiller syndical qui se trouvait sur les lieux par hasard l’a interpellé. M. Boivin a répondu par des insultes et des bousculades. C’est indigne de son rôle à la table de négociation », souligne d’entrée de jeu la présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, Ann Gingras.

« En tant que représentant de l’employeur, Monsieur Boivin doit trouver un terrain d’entente avec les travailleuses et les travailleurs de la résidence. Or, il agit complètement à l’opposé en provoquant une altercation avec l’autre partie. Une plainte a d’ailleurs été déposée à ce sujet », enchaîne le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Denis Bertrand.

« À l’heure actuelle, les plus bas salariés — serveuses, préposé-es au ménage, aides-cuisiniers — sont payés 12,07 $, alors que certains travaillent depuis plus de 15 ans. Or, ces employées ne demandent que 13,20 $ en 2018 et se heurtent à une fin de non-recevoir de l’employeur. Quel mépris pour celles et ceux qui permettent d’engranger des profits mirobolants; les demandes des employé-es du Manoir sont pourtant loin d’être exorbitantes. Jusqu’à maintenant, 23 résidences sur 42 ont conclu une entente dans la négociation coordonnée, dont de grands joueurs comme Cogir. Le Bâtisseur ne viendra pas nous faire croire qu’il n’en a pas les moyens, lui qui vient d’annoncer un chantier de six millions de dollars pour agrandir la résidence. Quel mépris pour celles et ceux qui lui permettent de tels profits! », s’indigne aussi le représentant du secteur des centres d’hébergement privés affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Gilles Gagné.

« Les syndiqués de la résidence ont raison de se mobiliser devant cette attitude de fermeture radicale de l’employeur. Le droit de faire la grève est un droit fondamental inclus dans la charte des droits et libertés. Qu’un représentant patronal soit vraisemblablement pris en train de faire du travail de remplacement et de contrevenir à leurs droits nous inquiète profondément pour la suite des choses. Nous avons d’ailleurs déposé une mise en demeure à ce sujet », ajoute Denis Bertrand.

« Nous ne voyons pas comment nous pourrons en arriver à une entente avec un comportement aussi belliqueux. D’ailleurs, si rien ne change, nous exercerons à nouveau notre droit de faire la grève du 23 au 25 décembre prochain. Pour le bien des clients et des employé-es du Manoir Sully, nous demandons à la direction de l’établissement de faire preuve de jugement et de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour que les parties puissent rapidement en arriver à une entente », conclut Gilles Gagné.

Entente de principe à l’Hôtel Pur Québec

Ce matin, une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Pur Québec (STTHPQ) et l’employeur. Celle-ci sera présentée aux membres en assemblée générale, mercredi prochain. Aucun commentaire ne sera émis d’ici là.

À propos
Affilié à la FC–CSN, le STTHPQ compte environ 125 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Les personnes vulnérables et des employés écopent

La CSN dénonce la fermeture de quatre résidences à assistance continue (RAC) sur les neuf installations du Pavillon du Parc situées en Outaouais et met le gouvernement en garde contre la perte de services que subira inévitablement la clientèle dans ces centres.

« Comment le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) peut-il se montrer aussi désinvolte à l’endroit de clientèles vulnérables, pour la seule et unique raison qu’il faut se conformer aux orientations ministérielles ? Il dit vouloir que les logements s’enracinent davantage dans la communauté et pourtant, ils y sont déjà très ancrés ! Ces résidences sont de véritables milieux de vie », a lancé le président du Syndicat des employé-es du Pavillon du Parc – CSN, Michel Rossignol.

« Comment peut-on prétendre qu’il n’y aura pas de pertes de services, quand 33 postes d’auxiliaires en santé et services sociaux (ASSS) seront supprimés ? On voit bien que c’est de la pensée magique. Il est impossible de réduire autant les ressources et s’imaginer que les personnes n’en souffriront pas », a enchaîné le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Christian Meilleur.

Rappelons que ce type de résidences héberge une clientèle ayant de multiples handicaps, dont des problèmes de déficience intellectuelle, et que des personnes qui y demeurent depuis plus de 20 ans seront déplacées. « Sans raison valable, nous allons priver de repères des personnes qui ont besoin de stabilité. N’oublions pas qu’en 2015, une résidence de Fort-Coulonge avait fermé ses portes et transféré les résidents vers Shawville. Et aujourd’hui, on veut fermer la résidence de Shawville pour encore une fois procéder à une relocalisation qui risque de catapulter les résidentes et résidents concernés loin de leurs proches et des zones où elles ont leurs assises ? Le CISSSO fait exactement le contraire de ce qu’il prétend faire », enchaîne le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CSN), Michel Quijada.

« Voici un autre exemple de l’indifférence des établissements de santé et du gouvernement quant au sort réservé aux personnes vulnérables. Nous condamnons ce manque d’humanité. On veut nous faire croire qu’il s’agit de mieux s’implanter dans les communautés ! Du grand n’importe quoi. Il faut plutôt réinvestir dans le réseau et se rapprocher des clientèles en décentralisant les services. Ce n’est pas là ce qui est annoncé, bien au contraire. Et la CSN va continuer à s’élever contre ce genre de démarche », a conclu le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

La CSN plaide pour la consolidation du réseau public

Pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN), l’investissement de 100 millions annoncé hier par le gouvernement afin d’offrir davantage de places dans divers établissements de soins de longue durée est un pas dans la bonne direction. La CSN tient à ce que ces sommes soient investies dans le réseau public, lourdement touché par les dernières années d’austérité. Rappelons que le surplus budgétaire de l’État québécois se chiffre à 1, 7 milliard $.

 « Si le gouvernement est en train de prendre conscience des conséquences dramatiques des compressions budgétaires imposées ces dernières années, il faut saluer la mobilisation populaire qui l’aura forcé à changer de cap, souligne le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Toutefois, selon nous, cet investissement ne sera pas suffisant pour rattraper tout le retard accumulé ces dernières années dans le réseau public. De plus, pas moins de 3500 personnes attendent une place en CHSLD actuellement et l’annonce d’hier ne permettra pas de répondre à l’ensemble des besoins en hébergement. »

La CSN milite depuis des années pour une amélioration de l’offre de services d’hébergement aux aîné-es et aux personnes nécessitant des soins prolongés. En ce sens, la CSN reconnaît que l’annonce d’hier devrait contribuer, à terme, à désengorger les hôpitaux. Toutefois, elle est d’avis qu’une solution à l’intérieur du système public devrait être privilégiée.

« Nous demeurons prudents devant ces investissements annoncés, poursuit Jean Lacharité, car le ministre est demeuré vague sur la part de ces sommes qui sera consacrée au réseau public. Quant à nous, la consolidation du réseau des CHSLD publics est incontournable. Tant en hébergement qu’en réadaptation ou encore dans les soins à domicile, nous croyons qu’il faut s’assurer que les services seront offerts par un personnel bien formé et bénéficiant de conditions de travail décentes. »

La CSN salue le rapport du Directeur de santé publique de Montréal

La Confédération des syndicats nationaux salue la publication du rapport émis par le Directeur de santé publique de Montréal (DSP–M) au sujet des agences de location de personnel.

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« Le rapport met en lumière les problèmes fondamentaux liés à ces agences de placement, un secteur affichant actuellement une croissance fulgurante. Les emplois offerts par celles-ci sont précaires, à bas salaire, et les personnes immigrantes y sont surreprésentées. Les travailleuses et les travailleurs qui utilisent les services de ces agences sont souvent très scolarisés même si ces emplois exigent généralement peu de compétences, de préciser Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Les emplois les plus dangereux sont souvent confiés à ces agences, ce qui permet à certains employeurs d’externaliser les risques liés à la santé et à la sécurité du travail afin d’afficher un dossier plus reluisant à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). »

Selon le rapport, les emplois dans les agences présentent un risque variant de élevé à extrême de lésions professionnelles, et les périodes d’indemnisation y sont plus longues, ce qui s’explique probablement par la gravité des lésions.

« Plus de 80 % des agences sont situées dans le Grand Montréal et les travailleuses et les travailleurs qu’elles emploient sont trop souvent invisibles. La relation tripartite d’emploi (client-agence-salarié) rend l’application de la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) fort difficile. Les agences et leurs clients se renvoient la balle, que ce soit pour la simple responsabilité de fournir des équipements, la formation ou la prise en charge des accidents. Tous ces facteurs compromettent le droit à des conditions de travail sécuritaires », de dénoncer Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal Métropolitain (CCMM–CSN).

« Dans un contexte d’emplois multiples, il devient difficile de repérer la source des maladies qui se développent à long terme. Les travailleuses et les travailleurs d’agences sont aussi vulnérables du fait qu’il leur est très difficile d’exercer un droit de refus ou de signaler un accident de travail chez le client puisqu’ils pourraient perdre leur emploi. En ce sens, le taux de déclaration des accidents est clairement sous-évalué. La CSN revendique un encadrement strict des agences par le biais d’une réforme législative de toutes les lois du travail qui touchent à leurs activités. Cette réforme viserait à contrer les nombreuses difficultés que génère la relation tripartite et créées par le vide règlementaire actuel, en assurant un traitement juste et équitable des travailleuses et des travailleurs d’agences », de conclure Jean Lacharité.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

Échec des politiques austères du gouvernement Couillard

« Il est urgent de rétablir les principes d’universalité et d’accessibilité aux services de garde de qualité pour tous les enfants, et de poursuivre le développement des places en CPE et en milieu familial régi », a affirmé Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, à l’occasion de la tournée de la Commission sur l’éducation à la petite enfance menée par l’Institut du Nouveau Monde (INM) qui se tient jusqu’à demain à Montréal.

Diffusion de la consultation de la Commission sur l’éducation à la petite enfance

Diffusion de la consultation de la Commission sur l’éducation à la petite enfance

La CSN a présenté son mémoire sur l’état de dégradation des services de garde éducatifs en centres de la petite enfance (CPE) et en milieu familial régi, qui desservent près de 200 000 enfants. Selon Véronique De Sève : « Pendant que des parents paient davantage en raison de la hausse tarifaire fixée selon le revenu familial, le personnel fait tout en son pouvoir pour offrir des services de garde de qualité malgré les impacts des compressions budgétaires de plus de 300 millions de dollars imposées depuis trois ans. Pourtant, poursuit-elle, le gouvernement a récemment annoncé avoir fait des surplus budgétaires de 3,7 milliards de dollars pour l’année 2015-2016 et de 1,7 milliard pour les six premiers mois de l’année en cours. C’est tout à fait scandaleux et irresponsable ! »

Photo : Michel Giroux

Photo : Michel Giroux

Pendant ce temps, observe la centrale syndicale, le gouvernement Couillard a choisi clairement de favoriser et d’encourager le développement des garderies commerciales, dont la part dans la distribution des places disponibles a plus que doublé, passant de 16 % à 34 % en quelques années. « Ce choix en faveur des garderies commerciales et l’absence de réinvestissements dans les services de garde éducatifs démontrent que son objectif n’est pas d’atteindre l’équilibre budgétaire, mais de revoir le rôle de l’État québécois, la nature même des services publics et des services de garde. Et ce n’est pas l’injection non récurrente de quelque 90 millions depuis l’an dernier, dont 30 millions cette année, qui va régler les problèmes de sous-financement chronique », a renchéri Véronique De Sève.

Jacques Létourneau, président de la CSN et père de trois enfants ayant fréquenté pendant des années les services de garde éducatifs, a ajouté : « Comme père et parent utilisateur, j’ai eu la chance de fréquenter les services de garde éducatifs il y a quelques années. Ils ont permis à mes enfants de se développer à leur mieux dans un environnement sain, stimulant et formateur. Et c’est ce que tendent à démontrer diverses études sur les impacts positifs des services subventionnés et régis sur les enfants. On ne peut pas laisser aller un si beau joyau. »

Diffusion de la consultation de la Commission sur l’éducation à la petite enfance

Diffusion de la consultation de la Commission sur l’éducation à la petite enfance

Outre une hausse massive du financement et le retour à la tarification universelle, la CSN propose que soit offerte aux familles à faible revenu la gratuité des services de garde alors qu’actuellement, elles doivent assumer la moitié des frais. Cette mesure peu coûteuse en regard du financement des services de garde et des surplus budgétaires récents permettrait à leurs enfants de fréquenter à temps complet les services de garde de qualité sans alourdir leur budget familial.

Par ailleurs, la CSN se dit très heureuse d’avoir pu participer à la consultation de la Commission sur l’éducation à la petite enfance, une initiative développée par l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE). Plusieurs syndicats représentant des travailleuses et des travailleurs en CPE et des responsables en service de garde en milieu familial (RSG) ont également été très actifs lors de cette tournée réalisée dans 14 villes du Québec depuis octobre dernier. Ces consultations publiques ont permis de mieux faire connaître les effets concrets des politiques austères du gouvernement libéral sur les services dispensés.

Photo : Michel Giroux

Photo : Michel Giroux

Depuis près d’un an, la CSN mène une campagne de sensibilisation et de mobilisation auprès des parents et de la population sous le thème Un réseau qui fait grandir! Plusieurs manifestations ont eu lieu dans les derniers mois, dont deux se sont déroulées le 3 décembre dernier devant les bureaux du député et premier ministre Philippe Couillard à Saint-Félicien et à Montréal. Près de 80 000 cartes postales signées par la population y ont été déposées.

À propos de la CSN

La CSN représente plus de 11 000 travailleuses et travailleurs provenant de 400 CPE, et 3 200 responsables de service de garde en milieu familial. Elle représente aussi une forte proportion des enseignantes et des enseignants de niveau collégial en techniques d’éducation à l’enfance. Plus globalement, la CSN regroupe plus de 325 000 membres syndiqués provenant tant des secteurs privé que public.

 

Le travail contre la violence envers les femmes n’est pas terminé

Encore cette année, la CSN tient à souligner le tragique anniversaire de la tuerie de l’École Polytechnique et en profite pour lancer un appel pressant en faveur de l’élimination de toute forme de violence à l’endroit des femmes.

« À de nombreuses reprises en 2016, les manchettes ont démontré qu’il faut se relever les manches et continuer la lutte contre ce fléau. Les violences envers les femmes s’alimentent des inégalités entre les sexes qui perdurent dans de nombreux milieux et de l’inertie de la classe politique. Il faut s’attaquer dès maintenant et de façon concrète aux stéréotypes qui permettent à ces violences de se développer », a souligné d’entrée de jeu la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

Cette dernière évoque notamment les dénonciations d’agressions de femmes autochtones par des policiers et les événements de l’Université Laval, qui ont soulevé l’indignation de la société tout entière. « Malheureusement, l’issue de l’enquête concernant les policiers de Val d’Or n’a pas donné les résultats escomptés par les plaignantes. Nous souhaitons vivement la commission d’enquête publique indépendante que nous demandons depuis longtemps au gouvernement Couillard pour que toute la lumière soit faite sur le racisme systémique envers les femmes autochtones et sur le comportement du corps policier à leur endroit », a-t-elle poursuivi.

« Chaque fois que les médias révèlent de nouveau cas d’agression sexuelle comme ceux survenus à l’Université Laval, les voix s’élèvent pour les dénoncer, poursuit-elle. Mais tous les jours, des femmes se font agresser, harceler, subissent des comportements sexistes, vivent du harcèlement, et plusieurs gardent le silence. Lutter contre la culture du viol et contre la violence en général, c’est agir en amont pour que de tels comportements ne soient jamais tolérés. C’est tout mettre en place pour que les femmes puissent les dénoncer en étant sûres d’être entendues et soutenues. »

« Le 6 décembre 1989, 14 femmes ont été froidement assassinées par un misogyne. Ce drame nous rappelle encore une fois qu’il faut combattre collectivement tous les comportements violents et sexistes que subissent les femmes au quotidien. C’est une condition sine qua non si nous voulons continuer à évoluer comme société dite égalitaire », a conclu Véronique De Sève.

 

Le syndicat réclame des mesures pour protéger le personnel

La CSN exige de la direction du CISSS de l’Outaouais la mise en place de mesures qui permettront d’éviter que le personnel ne subisse d’autres attaques violentes comme celle survenue le samedi 3 décembre. Rappelons que ce jour-là, une préposée aux bénéficiaires a été agressée, dans l’établissement, par un détenu qui y était soigné. Celui-ci a pris la fuite à l’aide de la carte magnétique de l’employée qui se trouvait seule avec le patient au moment de l’agression.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé de Gatineau (STTSG–CSN) demande notamment :

  • La remise sur pied immédiate du comité paritaire en santé et sécurité du travail ;
  • Une révision de tous les mécanismes de sécurité en place, notamment des appareils de communication d’urgence en nombre suffisant ;
  • Une réponse aux besoins en formation du personnel ;
  • Une évaluation quant aux situations où une employée de l’établissement peut se trouver complètement seule avec un patient.

Le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais, Michel Quijada, invite le CISSS de l’Outaouais à prendre la juste mesure de ces événements. « Cette travailleuse a subi une commotion cérébrale et se trouve en état de choc post-traumatique, ce n’est pas rien ! Cela fait plusieurs fois que le syndicat intervient pour demander des changements pour rendre le travail plus sécuritaire. Il ne faut pas attendre qu’une telle situation se reproduise à nouveau : il faut agir ».

« Nous avons posé des questions à l’employeur quant à la sécurité du personnel au cours des derniers mois, mais rien n’a avancé, explique la présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé de Gatineau, Josée Mc Millan. En juin 2015, nous avions interpellé la CSST dans un autre dossier de violence physique cette fois au CH de Hull. En juin dernier, nous dénoncions le nombre insuffisant d’appareils de communication d’urgence interne. Aucune formation particulière n’a été offerte aux salarié-es appelés à travailler dans de telles situations. Quant à la formation générale, elle a été offerte pour la dernière fois en décembre 2015 : il y a donc des salarié-es en place qui n’ont suivi aucune formation pour travailler dans ces conditions. »

« Ces femmes et ces hommes ont droit à un lieu de travail sécuritaire pour exercer leur profession et pour servir la population, poursuit le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Christian Meilleur. Les mesures que nous mettons en avant existent dans d’autres établissements. Nous n’accepterons pas qu’on balaie cette histoire sous le tapis pour passer à autre chose. La situation doit être prise au sérieux !»

80 000 cartes postales remises au PM Couillard en faveur d’un réinvestissement massif

Le gouvernement du Québec doit enfin écouter le cri du cœur de dizaines de milliers de parents et de travailleuses et travailleurs des services de garde en centres de la petite enfance, en milieu familial régi et en milieu scolaire. Il doit réinvestir massivement pour assurer le développement des services de qualité dispensés à près de 400 000 enfants. C’est l’essentiel du message livré aujourd’hui par des manifestants venus déposer des dizaines de milliers de cartes postales aux bureaux de Philippe Couillard, à Montréal, tout comme à Saint-Félicien. (Voir la vidéo)

Saint-Félicien, photo : Jeannot Lévesque

Saint-Félicien, photo : Jeannot Lévesque

Au total, près de 80 000 cartes postales ont été signées par la population et les travailleuses et travailleurs de toutes les régions depuis le lancement de la campagne de la CSN Un réseau qui fait grandir, le 28 février dernier. De ce nombre, 25 000 cartes ont déjà été déposées à l’Assemblée nationale, le 15 mars dernier, pour réclamer du gouvernement un changement de cap.

Montréal, photo : Michel Giroux

Montréal, photo : Michel Giroux

« Le premier ministre Philippe Couillard doit se montrer sensible à cette démarche qui a permis de rejoindre un à un des parents, des salarié-es, des spécialistes et des personnalités de tous horizons et ce, dans toutes les régions, affirme Jacques Létourneau, président de la CSN. Tous réclament la fin de la modulation des tarifs selon le revenu familial, l’arrêt des compressions budgétaires récurrentes de dizaines de millions de dollars et un réinvestissement significatif dans le réseau des services de garde. Deux années d’austérité ont permis au gouvernement d’engranger des surplus de 3,7 milliards de dollars en 2016, dont 1,5 milliard dédiés au Fonds des générations. Il a donc amplement les marges de manœuvre pour remettre le réseau sur ses rails. »

Jacques Létourneau, président de la CSN, Montréal, photo : Michel Giroux

Jacques Létourneau, président de la CSN, Montréa,l photo : Michel Giroux

Un choc tarifaire déplorable

La CSN rappelle que le gouvernement a imposé, le 1er avril 2015, des hausses tarifaires additionnelles et indexées annuellement aux parents fréquentant un service de garde régi à contribution réduite pour un total de 160 millions de dollars par année, tout en mettant ainsi en cause l’universalité et l’accessibilité aux services de garde. En milieu scolaire, la contribution a aussi augmenté, en plus d’une hausse du coût des activités pédagogiques.

Un parti pris pour les garderies commerciales

Au fil des ans, la CSN constate que les gouvernements libéraux successifs ont mis en place des mesures pour favoriser le développement de garderies commerciales : pour certaines, en leur accordant davantage de places à contribution réduite et, pour d’autres, par le biais de la bonification du crédit d’impôt versé aux parents pour frais de garde. En 2003, ces garderies privées représentaient 16 % du total des places, contre 35 % aujourd’hui.

Saint-Félicien, photo : Jeannot Lévesque

Saint-Félicien, photo : Jeannot Lévesque

 Des compressions inadmissibles

Les compressions de 300 millions de dollars imposées depuis 2014 font très mal aux enfants et aux travailleuses et travailleurs. En CPE : diminution des heures consacrées à l’alimentation, à la désinfection et à l’entretien sanitaire, à l’accompagnement des enfants aux besoins spécifiques ainsi que le non-remplacement du personnel. En milieu familial régi : baisse des ressources dédiées à l’aide pédagogique et à l’aide aux enfants ayant des besoins spécifiques. En milieu scolaire : réduction des achats de matériel ainsi que du temps de planification et de préparation au détriment de la diversité des activités des enfants.

Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, Saint-Félicien, photo : Jeannot Lévesque

Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, Saint-Félicien, photo : Jeannot Lévesque

À bout de souffle !

« Ça ne peut plus continuer ! lancent en cœur Louise Labrie, représentante du secteur des CPE, Julie Legault, du Syndicat des responsables en service de garde (RSG) en milieu familial de l’Outaouais, toutes deux de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), et Gabrielle Messier, du Syndicat du soutien scolaire Chemin-du-Roy affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Tout le monde est à bout de souffle tellement on nous oblige à faire beaucoup plus avec beaucoup moins. C’est sans compter les impacts extrêmement négatifs sur la santé physique et psychologique de nos travailleuses et de nos travailleurs de même que pour les RSG qui, dans bien des cas, sont contraintes d’abandonner leur service de garde pour aller au secteur privé. »

Montréal, photo : Michel Giroux

Montréal, photo : Michel Giroux

À propos de la CSN

Quelque 11 000 travailleuses et travailleurs en CPE ainsi que 3200 RSG reconnues sont membres de la FSSS–CSN. Plus de 8000 éducatrices en service de garde en milieu scolaire sont représentées par la FEESP–CSN. Plus globalement, la Confédération des syndicats nationaux compte plus de 325 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité.

 

La nécessité d’un réinvestissement massif s’impose plus que jamais

« Le surplus budgétaire de 1,7 milliard $ constaté par le ministre Leitão aujourd’hui impose plus que jamais un réinvestissement massif dans les services publics et les programmes sociaux », a plaidé le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau.

« Depuis son élection, le gouvernement n’a cessé de démanteler l’État social québécois qui est de moins en moins en mesure d’assumer son rôle auprès de la population et dans les régions, a poursuivi le porte-parole syndical. Les milliards de compressions ne peuvent être considérés comme le résultat d’une saine gestion, mais comme une véritable opération de démolition des services publics de santé, de services sociaux, d’éducation et des autres missions fondamentales de l’État québécois. Les mesures d’austérité ont aussi fragilisé le rôle des groupes communautaires au Québec et considérablement nui à l’emploi et au développement des régions. »

En effet, les dépenses en éducation (3 %) et dans la santé et les services sociaux (2,4 %) dans le dernier exercice budgétaire étaient sous les coûts de système. « Ces services à la population et les conditions de travail des employé-es ont continué d’être mis à mal par les politiques austères des libéraux », a mentionné Jacques Létourneau. La CSN avait dénoncé cette façon de faire.

Avec ce surplus de 1,7 milliard, le gouvernement atteint presque son objectif de 2 milliards $ pour l’année en cours, un montant qu’il souhaite verser entièrement dans le Fonds des générations. L’année dernière, le surplus budgétaire s’était élevé à 3,7 milliards $, dont 1,5 milliard avait été versé au Fonds des générations. « Le gouvernement Couillard a la responsabilité d’assurer la pérennité des services publics, a ajouté le président de la CSN, il doit donc cesser de creuser le déficit social et de réinvestir massivement dans l’ensemble des services publics et des programmes sociaux. »

Demain, à Montréal et à Saint-Félicien, la circonscription du premier ministre Couillard, la population et l’ensemble du personnel des services de garde éducatifs sont invités à manifester pour un réinvestissement dans la petite enfance, un programme qui a subi son lot de coupes et de hausses de tarifs.

La CSN participe aux débats à l’occasion de la consultation nationale

Le ministre de l’Éducation et de la Famille, Sébastien Proulx, ne peut pas dire en même temps qu’il reconnaît l’apport des services de garde à la réussite éducative, tout en poursuivant leur saccage au point de remettre en cause les fondements mêmes d’un réseau qui a fait ses preuves depuis deux décennies. C’est le message martelé par la CSN au terme de la deuxième et dernière journée de la consultation nationale sur la réussite éducative initiée par le gouvernement du Québec sur les problèmes et les défis qui confrontent le réseau de l’éducation.

Photo : Clément Allard

Photo : Clément Allard

 

Dans le cadre de la rencontre tenue au Centre des congrès de Québec, la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève, a insisté sur le rôle essentiel des services de garde éducatifs en centres de la petite enfance (CPE), en service de garde en milieu familial régi (RSG) et en milieu scolaire. « C’est le premier maillon du réseau d’éducation. Et il est urgent que le ministre concilie ses actions et ses paroles. Reconnaître l’apport du personnel des services de garde, leur attribuer un rôle dans la prévention et le dépistage des problèmes de développement, notamment par leurs interventions auprès des enfants de milieux défavorisés ou qui éprouvent des difficultés, c’est tout à fait louable. Mais procéder comme le fait son gouvernement au démantèlement des CPE et des services de garde en milieu familial régi, ce n’est absolument pas cohérent ! »

 

Mme De Sève a aussi souligné l’importance de reconnaître les services de garde en milieu scolaire comme service complémentaire au régime pédagogique, ajoutant qu’il faut par ailleurs s’attaquer aux inégalités qu’un système d’éducation à deux vitesses engendre : « Au fil des ans, les pratiques de sélection dans les écoles ont contribué à la création de deux réseaux parallèles. Le premier, qui sélectionne et trie les élèves sur le volet. Le second, essentiellement public, qui accueille tous les autres et qui doit mener vers la réussite des élèves rencontrant le plus de difficultés. Un tel système à deux vitesses n’assure pas l’égalité de chances. »

 

La vice-présidente a aussi abordé la question de l’éducation aux adultes, un autre enjeu du droit à l’éducation : «  Le gouvernement fait preuve de désintérêt et de désengagement envers la formation des adultes et la formation continue. Ainsi, le Québec enregistre un des taux de participation à des activités de formation les plus faibles au Canada parmi la population âgée de 18 à 64 ans. Il faut remédier à cette situation et prendre les mesures pour que les adultes aient eux aussi accès à l’éducation tout au long de la vie ».

 

Enfin, Mme Véronique De Sève a souligné la nécessité d’un réinvestissement majeur en éducation. « Après les compressions de près d’un milliard de dollars au cours des dernières années, il va falloir réinvestir massivement. Les écoles sont en ruine et les personnels à bout de souffle. Il faut réparer les pots cassés du déficit zéro, soutenir la réussite de tous les élèves et fournir les ressources nécessaires à toutes les travailleuses et travailleurs du secteur. Le gouvernement dit vouloir faire de l’éducation une priorité nationale ? Si cela est vrai, alors les prochains budgets, dont celui du printemps 2017, devront refléter clairement cette volonté », de conclure Mme De Sève.

 

À propos de la CSN

La CSN est l’une des organisations syndicales les plus représentatives dans le secteur de l’éducation avec plus de 22 000 travailleuses et travailleurs en services de garde en centres de la petite enfance, en milieu familial régi et en milieu scolaire. Elle regroupe également la majorité des enseignantes et des enseignants dans 46 cégeps et 10 universités au Québec. Plus globalement, la CSN regroupe plgius de 325 000 membres syndiqués provenant tant des secteurs privés que publics.

 

 

Une bonne nouvelle pour les travailleuses des CPE

Les travailleuses des CPE peuvent se réjouir puisque la Cour suprême a accepté, aujourd’hui, d’entendre le recours mené conjointement par la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) pour que les travailleuses en CPE aient droit aux ajustements d’équité salariale rétroactivement au 21 novembre 2001. Cette décision survient au moment où nous célébrons les vingt ans de la Loi sur l’équité salariale.

Contestation de la validité constitutionnelle de l’article 38 de la Loi sur l’équité salariale

La CSN et la CSQ contestent la validité constitutionnelle de l’article 38 de la Loi sur l’équité salariale qui autorise les employeurs œuvrant dans des entreprises n’ayant pas de comparateurs masculins, comme c’est le cas pour les centres de la petite enfance, à appliquer les correctifs en date du 5 mai 2007 plutôt que du 21 novembre 2001. Rappelons que les entreprises qui comptent des comparateurs masculins avaient l’obligation de corriger la discrimination salariale au 21 novembre 2001. Les femmes œuvrant dans les entreprises visées par l’article 38 ont donc attendu pendant près de six ans pour que leur droit aux ajustements salariaux se concrétise.

Une discrimination qui viole le droit à l’égalité

Une telle disparité de traitement est non seulement injuste, mais elle viole le droit à l’égalité garanti par les chartes canadienne et québécoise. La loi crée une différence de traitement qui prive les femmes œuvrant dans les entreprises où n’existe aucune catégorie d’emplois à prédominance masculine (ghettos féminins d’emploi) d’une égale reconnaissance de la protection et du bénéfice de la loi.

Selon Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN, « il est ironique de constater que les travailleuses des centres de la petite enfance ne peuvent, pour l’instant, bénéficier des mêmes droits concernant l’équité salariale que les autres, alors qu’elles ont été longtemps le symbole de la lutte pour l’équité salariale. On n’a qu’à se rappeler de la comparaison entre leur travail et celui des gardiens de zoo qui a illustré les problèmes de discriminations salariales dont les femmes étaient les victimes ».

« La décision de la Cour suprême d’entendre cette cause constitue un premier pas significatif pour combler le vide juridique qui perdure afin que nos intervenantes en petite enfance puissent obtenir un traitement équitable. La Loi sur l’équité salariale doit s’appliquer uniformément pour toutes les personnes qui occupent des catégories d’emplois à prédominance féminine », soutient Louise Chabot, présidente de la CSQ.

La CSN et la CSQ poursuivront donc leur recours devant la Cour suprême pour mettre fin à cette iniquité dont sont victimes des milliers de femmes œuvrant dans les centres de la petite enfance.

Rappel du cheminement judiciaire :

— Juillet 2007, dépôt d’un recours visant à faire déclarer inconstitutionnel, nul et contraire au droit à l’égalité l’article 38 de la Loi sur l’équité salariale;

— Le 2 septembre 2014, la Cour supérieure rend une décision en première instance indiquant que, pour elle, la distinction entre les articles 37 et 38 ne constitue pas une discrimination fondée sur le sexe des personnes;

— La décision rendue en 2014 a été portée en Cour d’appel. Le 8 mars 2016, la Cour d’appel a maintenu la décision du juge de première instance, confirmant la légalité de l’article 38 de la Loi sur l’équité salariale;

— 1er décembre 2016, la Cour Suprême accepte notre demande d’autorisation d’appel et nous poursuivrons notre bataille pour faire reconnaître le droit des travailleuses des CPE.

 

La réussite éducative au cœur des actions de la CSN

La CSN participe activement à la consultation sur la réussite éducative qui se déroule actuellement et jusqu’à demain au Centre des congrès de Québec. Cette rencontre nationale vient clore une série de consultations initiées par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M. Sébastien Proulx.

Consultations publiques sur la réussite éducative | Photo : Clément Allard

Consultations publiques sur la réussite éducative
Photo : Clément Allard

« Pour nous à la CSN, affirme Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, il est primordial d’être présents à ce forum en raison des enjeux majeurs soulevés dans le cadre des discussions sur l’atteinte du plein potentiel de tous les élèves,  sur le contexte favorisant le développement, l’apprentissage et la réussite éducative, de même que sur le rôle et la place de tous les partenaires autour de ces enjeux. »

Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, participe à la consultation publique. | Photo : Clément Allard

Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, participe à la consultation publique.
Photo : Clément Allard

La CSN est l’une des organisations syndicales les plus représentatives dans le secteur de l’éducation avec plus de 22 000 travailleuses et travailleurs en services de garde en centres de la petite enfance, en milieu familial régi et en milieu scolaire. Elle regroupe également la majorité des enseignantes et des enseignants de niveau collégial et universitaire.

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