On a le Québec à cœur !

Partout au Québec depuis le 29 avril, les organisations progressistes ont souligné la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. À la CSN, les conseils centraux ont été les artisans de cette mobilisation qui s’est organisée en alliance avec les groupes populaires, féministes et étudiants sur le thème On a le Québec à cœur.

De Maniwaki à Gaspé, les membres de la CSN ont été nombreuses et nombreux à participer aux manifestations et rassemblements régionaux. À Saguenay le président Jacques Létourneau a appelé à la convergence des actions pour obtenir un revenu décent tout au long de la vie pour toutes et tous.

https://twitter.com/JLetourneauCSN/status/726769386149842944

« Les années Harper et le régime d’austérité des libéraux à Québec ont considérablement érodé la qualité de vie des Québécoises et des Québécois, en particulier celles et ceux des classes populaire et moyenne, a-t-il déclaré aux manifestantes et manifestants réunis à l’initiative de la coalition syndicale et populaire. Depuis plus de 18 mois, des mobilisations larges ont eu lieu aux quatre coins du Québec pour dénoncer les effets des politiques d’austérité du gouvernement Couillard. Il faut maintenant passer à une autre étape et revendiquer un changement de cap majeur par l’établissement de mesures qui améliorent le revenu de la grande majorité des gens. Il faut unir nos forces ! », a-t-il déclaré.

L’État québécois : un rôle social assumé

À la défense de nos services de garde éducatifs : un réseau qui fait grandir.

À la défense de nos services de garde éducatifs : un réseau qui fait grandir.

L’un des moyens qui favorise directement une meilleure qualité de vie, est certainement l’ensemble des services publics et des programmes sociaux. « L’austérité des libéraux n’a de cesse de détruire les mécanismes de redistribution de la richesse créée. C’est assez ! », a poursuivi Jacques Létourneau.

Avec les surplus constatés lors du dernier budget, Québec doit réinvestir le champ des politiques sociales et celui des services d’éducation et de santé. Il doit reculer sur la réforme du réseau de la santé ainsi que sur celle de l’aide sociale et cesser de détourner de leurs objectifs les acquis des services de garde subventionnés. La CSN estime qu’il est aussi de la responsabilité de l’État de mettre en place des politiques de développement des régions, non de les décimer, comme le fait le gouvernement Couillard.

Un revenu décent pour tout le monde

En 2016, plus de 400 syndicats de la CSN négocieront avec l’objectif d’améliorer les conditions de travail et de vie de leurs membres : santé-sécurité, salaire, régime de retraite et d’avantages sociaux, notamment.

« Il est aussi de notre responsabilité de nous unir aux autres organisations progressistes et prendre fait et cause pour celles et ceux qui ne sont pas syndiqués. Nous devons collectivement et solidairement revendiquer un revenu décent pour tout le monde en relevant les prestations d’aide sociale, en haussant de façon significative le salaire minimum et en adoptant une loi favorisant le droit pour toutes et tous d’être couverts par un régime de retraite auquel chacun des employeurs cotiserait.

« C’est pour nous, le sens profond que revêt ce 1er mai, Journée internationale des travailleurs et des travailleurs », a conclu le président de la CSN.

Les sages-femmes répondent aux propos incomplets et inexacts du FM 93

Le Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ) tient à rectifier l’information incomplète et erronée qui est diffusée par la station de radio de Québec FM 93 depuis un certain temps concernant plusieurs aspects du travail des sages-femmes, notamment ceux qui touchent leur rémunération et le coût d’un accouchement.

Salaires
« Un journaliste s’insurge que 15 sages-femmes aient gagné plus de 100 000 $ en 2015. Or, il aurait dû tenir compte du fait que parmi ces sages-femmes, se trouvent celles qui sont au maximum de l’échelle, donc en fin de carrière ainsi que des responsables de services de sage-femme, dont le salaire est plus important compte tenu de leurs responsabilités de coordination des services. »

La présidente du RSFQ ajoute que ces sages-femmes peuvent avoir touché des primes – et non des bonus – qui ont été dûment négociées. On peut à ce titre citer le forfait pour la garde et les horaires défavorables (une garde à temps complet étant habituellement de 10 jours sur 14, 24/24), et la prime d’éloignement pour le Grand Nord. Ces primes se situent d’ailleurs en deçà de ce que la majorité des professionnel-les du réseau de la santé touchent en la matière. « Les sages-femmes ont un salaire similaire à celui d’une infirmière. Or, le niveau de responsabilités est semblable à celui d’un médecin de famille qui assiste des accouchements. La différence est que l’accouchement sous la responsabilité d’une sage-femme ne requiert aucun autre professionnel-le à rémunérer : pas d’infirmière, pas d’inhalothérapeute, pas d’anesthésiste, ni de médecin ou de pédiatre. La sage-femme est compétente et certifiée pour gérer les urgences obstétricales ainsi que la réanimation néonatale avancée. C’est pourquoi deux sages-femmes seulement sont requises à la naissance du bébé », renchérit Claudia Faille.

Le cas relaté par le journaliste d’une sage-femme qui aurait gagné 194 000 $ en une année incluant les primes et les heures supplémentaires est rarissime. Il s’explique par la rétroactivité salariale versée à la suite de la dernière négociation et par les conditions particulières des sages-femmes œuvrant dans le Grand Nord.

Erreurs de faits sur le nombre d’accouchements
Les sages-femmes ont participé à un exercice de reddition avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) démontrant qu’une sage-femme à temps complet assure
40 suivis globaux de maternité. Celle-ci effectue le suivi prénatal, est présente auprès de la mère durant tout l’accouchement et s’occupe du suivi post-natal de la mère et du nouveau-né, jusqu’à six semaines. « Il est farfelu de prétendre qu’une sage-femme à temps complet réalise 22 accouchements par année. C’est de la désinformation », s’exclame-t-elle.

Et elle conclut en répliquant au questionnement de l’animateur sur la sécurité. « Nous n’avons plus à démontrer la sécurité d’un accouchement accompagné par une sage-femme. Il n’y a qu’à regarder la littérature scientifique et les rapports émis au cours des dernières années, notamment par le ministère. Ceux-ci soulignent l’importance d’augmenter le nombre de sages-femmes, entre autres pour diminuer les taux d’interventions obstétricales. C’est sans parler des nombreux bénéfices d’un suivi par une sage-femme pour les femmes et les nouveau-nés. Les sages-femmes dispensent des services essentiels de première ligne en périnatalité et ont toute leur raison d’être dans le réseau public de santé », conclut Claudia Faille.

 

Des divergences profondes subsistent sur les effets de l’austérité

Au sortir de la traditionnelle rencontre du 1er mai avec Philippe Couillard, le président de la CSN, Jacques Létourneau, a indiqué qu’il subsistait de profonds différends avec le premier ministre au regard des effets des mesures d’austérité sur l’ensemble de la société québécoise.

Dans le cadre de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, le premier ministre Couillard rencontrait ce matin les présidences des centrales syndicales CSN, FTQ, CSD et CSQ, un rendez-vous annuel. Il était accompagné de la ministre responsable du Travail, Dominique Vien.

« Nous avons insisté sur l’arrêt des politiques d’austérité et plaidé en faveur d’un réinvestissement des services publics et des programmes sociaux, notamment les services de garde éducatifs, a expliqué Jacques Létourneau. Visiblement, le premier ministre ne l’entend pas ainsi. Nous continuons à dénoncer le démantèlement de l’État, sans mandat ni consultation, opéré par ce gouvernement depuis son élection en 2014. »

Des « forums » pour l’emploi
Un point intéressant, le premier ministre a annoncé la tenue de « forums » sur la relance économique et les emplois au cours des prochains mois. « Pour la première fois depuis qu’il a été élu, M. Couillard se montre ouvert à réunir tous les acteurs socio-économiques, dont les syndicats, pour parler d’une relance et de créations d’emplois. Ça tombe bien, car nous avons un cahier complet de propositions et une politique visant l’industrie manufacturière, a poursuivi le président de la CSN.

« L’emploi est au plus bas dans le secteur privé et il faut impérativement donner un coup de barre pour relancer notamment le développement régional. L’austérité a aussi frappé fort dans les régions et, en l’état actuel des choses, on doute fort que les libéraux atteignent leur engagement de créer 255 000 emplois au cours de leur mandat. »

Revenus décents
Au cours de cette rencontre, les organisations syndicales ont fait valoir que le gouvernement devait agir pour assurer à tout le monde un revenu décent tout au long de la vie. Jacques Létourneau : « L’actuelle réforme de l’aide sociale est un non-sens. Le rôle de l’État ne devrait pas être d’enfoncer davantage des personnes et des familles dans la pauvreté. Nous avons aussi abordé la nécessaire hausse du salaire minimum. Il n’est pas normal que des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs ne puissent vivre convenablement alors qu’ils travaillent 40 heures par semaine et doivent recourir à des banques alimentaires. »

Le 29 avril, les présidences des centrales syndicales québécoises Jacques Létourneau, de la CSN, Daniel Boyer, de la FTQ, François Vaudreuil, de la CSD, et Louise Chabot, de la CSQ, ont rencontré le premier ministre Philippe Couillard et la ministre responsable du Travail, Dominique Vien. Il s’agit du traditionnel rendez-vous du 1er mai, Journée internationale des travailleuses et des travailleurs.

Les représentants syndicaux ont insisté sur les mesures à prendre pour améliorer le sort des non-syndiqué-es. À ce titre, il faut instaurer un régime de retraite pour tout le monde, alors que 60 % des travailleuses et des travailleurs québécois ne bénéficient d’aucun régime de retraite.

Municipalités : mobilisations en vue ?
Le message adressé au premier ministre Couillard et à la ministre Vien a été très clair sur le pacte fiscal avec les municipalités. « En accordant le pouvoir aux municipalités de décréter les conditions de travail, le gouvernement s’expose à des mobilisations aux quatre coins du Québec. L’état des relations de travail dans le secteur municipal ne justifie absolument pas de changer le rapport de forces en favorisant outrancièrement les conseils municipaux, lors des négociations. Contrairement à ce que prétendent certains maires, il n’y a pas de déséquilibre à cet égard, car 98 % des conventions collectives sont négociées sans conflit de travail dans ce secteur », a conclu le président de la CSN.


Photos : Clément Allard, Louis-Serge Houle

Non au travail qui tue !

Des membres de la CSN-Construction ont distribué des tracts au chantier du CHUM dans le cadre des activités du 28 avril.

L’élimination des dangers à la source est un droit de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs. Le travail s’intensifie et les pressions sont de plus en plus importantes sur la main-d’œuvre pour augmenter la productivité, aggravant ainsi les risques d’accidents et d’épuisement.

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La CSN-Construction milite activement afin d’améliorer les conditions de travail et veut rappeler aux employeurs et aux gouvernements que les risques auxquels sont exposés les travailleurs sont trop importants pour que nous baissions les bras.

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« Le 28 avril, c’est la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail. 196 personnes sont mortes au travail au Québec en 2015, mais il y a également des milliers de travailleurs qui se sont blessés dans l’exercice de leurs fonctions.

Dans l’industrie de la construction, ce sont les chutes qui nuisent à notre santé. Les blessures s’aggravent et perdurent.  Il faut actualiser nos pratiques en matière de santé et sécurité. »

Benoit Desmarais, menuisier, CSN-Construction

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La CSN-Construction revendique la mise en place d’une structure permanente qui s’appliquerait à tous les chantiers au lieu d’avoir à négocier la présence des représentants syndicaux à la prévention sur chaque chantier.

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Le Réseau Sélection interpellé par des manifestants devant la résidence Les Marronniers

Les délégué-es syndicaux représentant les centres d’hébergement privés pour aîné-es affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) se sont réunis aujourd’hui devant la résidence Les Marronniers à Lévis pour lancer un avertissement à l’employeur. « Nous ne sommes pas ici pour négocier sur la place publique, mais nous tenons à aviser le Groupe Réseau Sélection et les autres employeurs concernés : attendez-vous à ce que les employé-es n’acceptent aucun recul sur leurs conditions de travail et mettent tout en place pour que celles-ci s’améliorent. Les syndiqué-es des résidences privées méritent mieux », a d’abord souligné le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de la région de Québec et représentant du secteur des centres d’hébergement privés de la FSSS-CSN, Gilles Gagné.

Le privé appelé à s’étendre
La présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, Ann Gingras, rappelle à quel point le marché des centres d’hébergement privés est en croissance. « La région de Québec a connu des suppressions de milliers de lits dans le secteur public au cours des dernières années. Or, ces fermetures de lits ont été absorbées par le privé », explique-t-elle d’abord en ajoutant : « La création du CISSS à Chaudière-Appalaches et du CIUSSS à la Capitale-Nationale contribuera aussi à favoriser l’éclosion de résidences privées en raison du territoire incroyablement vaste que ces mégastructures sont appelées à couvrir. Une personne habitant à Donnacona ne pourra pas toutes les semaines faire trois heures de route pour aller visiter ses parents dans un CHSLD à la Malbaie. Dans ce contexte, des résidences privées ouvriront leur porte : il faut que les propriétaires actuels et futurs comprennent que nous n’accepterons pas qu’ils s’enrichissent sur le dos des aîné-es, ni sur le dos des personnes salariées dévouées qui détiennent l’expertise pour s’occuper des personnes âgées. »

Ann Gingras rappelle que les sections locales de quatre résidences privées pour aîné-es participent à la négociation coordonnée dans la région de Québec. « La résidence Les Jardins Logidor, qui appartient à Cogir, vient de conclure une entente avec ses employé-es dans un climat très cordial. Ceci démontre qu’il est très possible de mener une telle démarche sans qu’il n’y ait de confrontation entre les parties. J’invite le Groupe Réseau Sélection à faire de même avec les employé-es des Marronniers de Lévis et de la Roseraie de Sainte-Foy. »

Réseau Sélection doit entendre raison
Le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Denis Bertrand, déplore de son côté que cette recrudescence du privé se fasse actuellement au bénéfice des propriétaires et au détriment des travailleuses et travailleurs des résidences privées. À cet effet, il dresse un portrait des résidences Réseau Sélection, qui détiennent l’établissement Les Marronniers.

« Réseau Sélection se dit la plus importante entreprise privée québécoise, à la fois propriétaire, gestionnaire, développeur et acquéreur de résidences pour personnes âgées », a-t-il d’abord rappelé. « La compagnie emploie 3000 salarié-es et héberge 7500 résidents dans 33 résidences au Québec. Elle représente un actif de 1,2 milliard et a entamé la construction de 30 complexes pour aîné-es d’ici cinq ans dans la région de Montréal, soit un investissement de 2 milliards de dollars », souligne-t-il. Malgré ses avoirs démesurés, l’entreprise cherche à entraver par tous les moyens l’amélioration des conditions de travail des personnes qu’elle embauche. Nous allons tout mettre en œuvre pour l’empêcher de porter atteinte aux employé-es de la résidence Les Marronniers ainsi que des résidences qui lui appartiennent et qui sont visées par cette négociation coordonnée. Je vous en passe un papier », a-t-il enchaîné.

Gilles Gagné rappelle finalement que les employé-es des centres d’hébergement privés pour aîné-es au Québec, principalement des femmes, accusent des retards importants sur le plan des conditions de travail par rapport à d’autres secteurs. « Je le répète : en aucune façon nous n’accepterons de faire quelque concession que ce soit sur nos conditions de travail. La négociation coordonnée vise plutôt à nous permettre d’améliorer un tant soit peu notre qualité de vie. Jusqu’à maintenant, sept résidences au Québec ont conclu des ententes en respectant les paramètres de notre négociation coordonnée. Notre cause est juste et nous la mènerons jusqu’au bout », conclut-il.

 

La CSN ne les oublie pas !

C’est dans le recueillement que la Confédération des syndicats nationaux tient à souligner la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail. La CSN invite ses membres à souligner cette journée dans les milieux de travail en observant une minute de silence à 10 heures précises, en hommage aux victimes.

« L’élimination des dangers à la source est un droit de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs et il est inaliénable, même en temps d’austérité. Autant dans le secteur public que dans le secteur privé, le travail s’intensifie et les pressions sont de plus en plus importantes sur la main-d’œuvre pour augmenter la productivité, aggravant ainsi les risques d’accidents et d’épuisement » rappelle Jean Lacharité, vice-président de la CSN. La confédération milite activement afin d’améliorer les conditions de travail et veut rappeler aux employeurs et aux gouvernements que les risques auxquels sont exposés les salarié-es sont trop importants pour que nous baissions les bras.

196 morts en 2015

Chaque année, encore trop de personnes meurent en lien avec leur travail. En moyenne depuis cinq ans, 195 personnes décèdent d’une maladie professionnelle ou d’un accident du travail. Malheureusement, en 2015, le bilan ne s’est pas amélioré puisque 196 personnes ont péri.

Combien de vies ayant connu une fin dramatique auraient pu être épargnées grâce à plus de prévention ? Combien de tragédies ayant brisé irrémédiablement des familles et marqué à jamais les collègues de travail auraient pu être évitées avec davantage de précautions ? « La CSN place la personne au premier rang de ses préoccupations, tant sur le plan de son action que de son idéologie. Il n’y a pas de plus grand déficit que la mort injuste de travailleuses et de travailleurs ! », conclut Jean Lacharité.

Une autre réforme sans consultation

La CSN déplore une nouvelle réforme du Dr Barrette constituant un pas de plus vers la privatisation, et ce, toujours sans débat public.

Pour la CSN, l’annonce faite aujourd’hui de la création d’une cinquantaine de supercliniques privées d’ici la fin 2018, qui offriront des services actuellement assurés dans le secteur public, met la population devant un fait accompli : le gouvernement a choisi d’imposer coûte que coûte son virage vers la privatisation. Cela est d’autant plus préoccupant que  le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, ferme complètement la porte à un audit indépendant sur les réformes entreprises par le gouvernement en santé et services sociaux.

« Le manque d’écoute et de consultation du ministre Barrette est inacceptable. Les réformes se succèdent sans qu’on ait quelque plan d’ensemble que ce soit. Le ministre nous assure que, lui, il sait où il s’en va et qu’on devrait tous le suivre les yeux fermés. Ça ne peut pas fonctionner comme ça, de dénoncer le secrétaire général de la CSN, Jean Lortie. D’une part, ce joyau qu’est notre système de santé universel appartient à tous les Québécois et Québécoises. Tous doivent avoir voix au chapitre et le gouvernement n’a pas le mandat de le démanteler, de le privatiser. D’autre part, les travailleuses et les travailleurs qui tiennent ce réseau à bout de bras n’en peuvent plus de se voir imposer réforme par-dessus réforme au mépris de leur professionnalisme et de leur expertise ».

L’annonce d’aujourd’hui doit être mise en lien avec les réformes lancées précédemment. Au lieu de miser sur ce qui existe déjà dans le réseau public, le gouvernement se tourne vers le secteur privé pour améliorer l’accès aux soins de santé. Il a légalisé l’imposition de frais dans les cliniques privées. Il concentre encore plus de pouvoir dans les mains des médecins et affaiblit encore davantage les CLSC alors que ceux-ci voient actuellement leurs ressources professionnelles transférées vers les groupes de médecine de famille (GMF), toujours sans débat public.

La CSN poursuivra l’analyse de ce nouveau projet de réforme au cours des prochains jours afin d’évaluer concrètement ce qui peut encore être fait pour stopper le démantèlement de notre réseau public.

La CSN presse le premier ministre Trudeau d’intervenir pour la libération de Raif Badawi

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) presse le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, d’intervenir sans délai pour faire libérer Raif Badawi, abusivement emprisonné depuis le 17 juin 2012 dans une prison saoudienne. « Depuis son élection au Parlement, le premier ministre Trudeau s’est démarqué de son prédécesseur, a mentionné Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Il doit poursuivre sur cette voie en intervenant personnellement auprès du gouvernement d’Arabie Saoudite pour obtenir la libération inconditionnelle du blogueur victime de la répression. »

Vigile jeudi midi

La CSN participera à la vigile organisée par Amnistie internationale qui est prévue jeudi midi au Complexe Guy-Favreau, à Montréal, et elle invite ses membres et la population à être de ce rassemblement en faveur des droits de la personne. Le vice-président de la CSN sera sur place.

« Le Canada a une responsabilité d’intervenir, lui qui entretient des relations commerciales avec l’Arabie Saoudite, notamment avec les fameux contrats de vente d’armes. Nous demandons que le respect des droits de la personne l’emporte sur les intérêts commerciaux. Pour que les droits de la personne soient universellement respectés, il faut cesser de fermer les yeux sur l’inacceptable. Le gouvernement canadien doit maintenant consacrer plus d’énergie pour l’atteinte des droits fondamentaux et pour la libération de Raif Badawi. À ce titre, l’intervention personnelle de Justin Trudeau est essentielle pour lui permettre de retrouver sa famille, ici au Québec.

La CSN invite aussi la population à signer la nouvelle pétition demandant l’intervention du premier ministre Trudeau. Pour plus d’information, consultez le site d’Amnistie internationale ou les archives de la CSN sur cette campagne.

Rassemblement d’Amnistie internationale

QUAND : jeudi 21 avril 2016, à 12 h 15
ENDROIT : devant le Complexe Guy-Favreau (René-Lévesque entre les rues Jeanne-Mance et Saint-Urbain)

La CSN rend hommage à un leader

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) tient à saluer Yvon Charbonneau et à offrir ses condoléances aux membres de sa famille et à ses proches ainsi qu’aux militantes et aux militants de la CSQ, qu’il a présidée de 1970 à 1978, puis de 1982 à 1988.

« J’ai personnellement rencontré le camarade Charbonneau, alors qu’il présidait la CEQ, a exprimé le président de la CSN, Jacques Létourneau. À cette époque, je militais dans le mouvement étudiant et ses qualités de leader et de tribun m’avaient impressionné. »

Aux côtés de Marcel Pepin et de Louis Laberge, Yvon Charbonneau a marqué la fin d’une époque du syndicalisme qui a ouvert la porte à des améliorations importantes des conditions de travail dans le secteur public québécois.

« Yvon Charbonneau était un syndicaliste combatif qui a bien servi la classe ouvrière, a poursuivi Jacques Létourneau. Je le salue bien bas. »

Semaine nationale du laboratoire médical

Cette semaine est l’occasion de rappeler le travail exemplaire que les techniciens et techniciennes de laboratoire accomplissent jour après jour dans les établissements de santé et de services sociaux. Grâce à leurs expertises et implication, des milliers de patientes et de patients obtiennent les résultats des tests qui permettront aux autres professionnelles de la santé de bien les soigner.

La CSN est à l’écoute et prend en compte leurs préoccupations pour les faire valoir auprès du gouvernement. Dans le cadre de cette semaine, nous devons lui rappeler l’importance de reconnaître votre contribution indispensable dans notre réseau public.

Nous sommes particulièrement préoccupés par le projet Optilab, le gouvernement ayant annoncé sa volonté de centraliser les laboratoires médicaux à travers ce projet. Nous croyons qu’une centralisation trop hâtive des laboratoires médicaux mettrait en danger l’expertise développée dans les établissements de santé et aurait un impact négatif sur la qualité des services.

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Un plan d’action pour contrer la centralisation abusive

Rappelons que la CSN a mis en place un comité de travail composé de techniciens et techniciennes de laboratoire pour étudier le projet Optilab et ses conséquences en tenant compte de vos préoccupations.
Le rapport de ce comité permettra de développer des actions pour défendre votre expertise et de nous assurer que la qualité des services à la population sera maintenue

Pour ce qui est des quelque 5000 techniciennes et techniciens et professionnelles qui travaillent dans les laboratoires, nous redoutons la fusion en mégalaboratoires régionaux de plusieurs services de laboratoires de biologie médicale où sont analysés des spécimens d’origine humaine. Cette centralisation
risque d’entraîner des délais importants dans l’analyse des spécimens, fait craindre des incidents en lien avec la stabilité ou la perte des spécimens, en plus de transformer de façon significative les conditions de travail du secteur.

C’est pourquoi, dans les prochaines semaines, nous lancerons un plan d’action pour mieux faire connaître les enjeux entourant le projet Optilab et pour faire valoir nos revendications sur la place publique. Encore une fois, nous assistons à une restructuration des services sans que les professionnel-les impliqués ne soient consultés sur les risques d’un tel projet et sur la redéfinition de l’organisation du travail.

Nous avons aussi demandé au comité patronal national de lancer les travaux du comité prévu à la convention collective sur la main-d’œuvre en technologie médicale, afin que nous puissions notamment discuter des enjeux entourant les fusions de laboratoires.

C’est d’abord et avant tout au ministre Barrette que nous devons nous adresser. Nous devons le confronter aux conséquences d’une telle centralisation. Il doit indiquer ses réelles intentions et rendre publiques les données sur lesquelles il se base.

Nous devons mettre la pression nécessaire à tous les niveaux pour que les préoccupations du personnel des laboratoires soient entendues. C’est bien ce que nous comptons faire dans les prochaines semaines. Il en va de la reconnaissance du travail du personnel du réseau public et de la préservation de services
publics de qualité.

Une victoire pour les services publics signée CSN

Après plusieurs mois d’attente, le gouvernement a enfin fait connaître sa décision de conserver dans le réseau public de la santé et des services sociaux les deux buanderies pour lesquelles il avait initié un processus d’évaluation d’une possible impartition au privé. La CSN, qui a toujours soutenu la nécessité de maintenir le caractère public de ces deux institutions se réjouit de cette décision importante.

Pour la CSN, les services de buanderies publiques ont toujours été la meilleure option possible pour le réseau de la santé et des services sociaux. « Nous saluons la décision du ministre Barrette et nous sommes heureux qu’il en arrive à la même conclusion que nous, les services publics sont les meilleurs pour répondre aux besoins du réseau de la santé et des services sociaux », affirme Jacques Létourneau, président de la CSN.

Il s’agit d’une décision importante qui aura des répercussions significatives. « Maintenir le caractère public des deux buanderies, c’est affirmer l’importance de conserver dans notre réseau l’expertise développée au fil des ans par ces deux établissements ainsi que par leurs travailleuses et leurs travailleurs », explique Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Rappelons que les deux projets de construction autofinancés des buanderies Partagec à Québec et Lavérendière dans Lanaudière avaient été suspendus afin de permettre une évaluation indépendante du public et du privé. « Maintenant que cette évaluation a été faite par le ministère, nous espérons une bonne fois pour toutes que cela mettra un terme aux menaces de privatisation des services auxiliaires en santé et dans les services sociaux », lance Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN.

Pour les salarié-es des deux établissements, la dernière année fut difficile. « L’inquiétude battait son plein, nous nous interrogions sur l’avenir de nos emplois, mais aujourd’hui on peut souffler un peu », se félicite François Renauld, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Partagec. De son côté, Gilles Savoie, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Centre de santé et de services sociaux du nord de Lanaudière-CSN, se réjouit pour la région, « notre buanderie, c’est 50 emplois de qualité, qui vont rester dans notre région et ça aussi c’est une bonne nouvelle. »

Leurs paradis…

La nouvelle parution de Perspectives CSN est maintenant en ligne

Un peu partout sur la planète, les gouvernements refusent d’assumer pleinement leurs responsabilités sociales et économiques, sous prétexte de devoir éponger dettes et déficits. Pourtant, ils permettent à des entreprises et à des individus de dévier de leurs obligations à travers les paradis fiscaux.

Perspectives No. 53 (avril 2016) →

Soyons fiers et avançons ensemble, lancent les agents de la paix en services correctionnels du Québec

Sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, les agentes et les agents de la paix en services correctionnels du Québec ont décidé d’augmenter la pression en appui à leur comité de négociation national. Cette semaine, ce sont ceux de Montréal, Laval et Saint-Jérôme qui se feront entendre lors d’un rassemblement qui aura lieu ce jeudi 21 avril devant ou à proximité des centres de détention. Ces rassemblements viennent conclure une tournée hebdomadaire d’actions similaires entamée par leurs collègues des autres établissements de détention depuis deux mois.

Alors que la partie patronale a fait connaître ses demandes en juin dernier à Trois-Rivières, la négociation ne s’est réellement entamée qu’au début de l’automne dernier. Bien que les pourparlers aient légèrement progressé, le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ-CSN) refuse de se présenter à la table, à la suite de la volte-face méprisante de l’employeur qui renie maintenant ses ententes antérieures : « Déjà que les porte-parole patronaux se sont présentés à la table sans mandat, voilà maintenant qu’ils doublent leur tort d’un affront en reniant une entente concernant la couverture juridique des agents résultant de cinq longues années de combat ardu », dénonce Mathieu Lavoie, président du SAPSCQ-CSN.

La négociation actuelle porte sur des enjeux majeurs aux yeux du syndicat. Après avoir mené un important processus de consultation de ses membres, le SAPSCQ-CSN a été en mesure de dresser une liste de priorités. Parmi celles-ci, se retrouve, entre autres, la santé et la sécurité du travail. « La nature même de notre métier fait en sorte de nous plonger dans des situations risquées, parfois même périlleuses, autant sur le plan physique que psychologique. C’est donc une priorité essentielle pour nous, l’employeur doit comprendre qu’aucun recul n’est envisageable, notre mobilisation en fera foi », affirme Mathieu Lavoie.

À propos
Le SAPSCQ est le syndicat de tous les agentes et agents de la paix en services correctionnels du Québec et regroupe près de 2800 membres. Il est membre de la Fédération des employées et employés de services publics qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. La CSN est une organisation syndicale qui regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Lancement de la campagne : L’assurance-emploi, c’est pour tout le monde!

Les partenaires de la Coalition des Sans-Chemise unissent leurs forces afin de sensibiliser la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail, l’Honorable MaryAnn Mihychuk, à la nécessité de revoir le régime d’assurance-emploi pour qu’il réponde adéquatement à la réalité des travailleuses et travailleurs qui ont perdu leur emploi. Pour ce faire, ils lancent aujourd’hui une vaste campagne de signatures de cartes postales, afin d’inviter la ministre à poursuivre dans la voie du changement.

« Nous sommes heureux de constater les nombreuses améliorations apportées à l’assurance-emploi, mais les besoins sont tellement grands que cela ne suffit pas », a d’entrée de jeu déclaré Daniel B. Lafrenière de la CSQ. « Le premier budget du gouvernement Trudeau a marqué une avancée importante pour les conditions des personnes au chômage. Si nous saluons le respect des engagements électoraux, nous les considérons comme un premier pas vers une essentielle restauration de ce programme », a renchéri François Vaudreuil de la CSD. « Le programme d’assurance-emploi a tellement été saccagé au fil des ans que les dernières annonces, bien qu’elles constituent un pas dans la bonne direction, ne sont pas suffisantes. Le gouvernement doit continuer de bonifier ce régime afin de garantir un filet de sécurité sociale universel au Canada », a expliqué Serge Cadieux de la FTQ. S’il s’agit d’un pas important afin d’améliorer le programme d’assurance-emploi, de nombreuses préoccupations restent encore en suspens. « Ce filet de sécurité demeure déficient compte tenu des compressions imposées au cours des dernières années. Le gouvernement doit s’engager à hausser davantage l’accessibilité et à établir une véritable caisse autonome d’assurance-emploi », a mentionné Jean Lacharité de la CSN.

Les partenaires de la Coalition des Sans-Chemise demandent un programme d’assurance-emploi modernisé, sensé et équilibré, qui reflète les nouvelles réalités des travailleuses et travailleurs. Ils souhaitent interpeller le gouvernement sur plusieurs enjeux :

  • le « trou noir » (fin des prestations avant la reprise de l’emploi) qui affecte plus de 15 000 saisonniers, vivant principalement dans l’Est du Canada;
  • le relèvement des prestations maladie pour les personnes aux prises avec une maladie grave;
  • l’amélioration des conditions générales d’admissibilité pour les gens à temps partiel;
  • s’assurer que les cotisations à l’assurance-emploi ne servent qu’à financer ce programme;
  • un meilleur accès aux tribunaux administratifs.

« Partout au Québec, les travailleuses et travailleurs seront invités à signer cette carte postale, l’assurance-emploi interpelle tout spécialement les pigistes qui ne savent jamais quand arrivera le prochain contrat », a déclaré Jean-Claude Rocheleau de l’AQTIS.

Pour Pierre Céré, porte-parole du CNC, « l’assurance-emploi est un enjeu social important qui nécessite une approche collective au-delà des clivages partisans, comme nous le démontrons aujourd’hui. L’assurance-emploi, c’est pour tout le monde! Il faut en restaurer durablement l’accès et en faire la pierre angulaire des politiques de sécurité de la main-d’œuvre. »

Profil des partenaires de la Coalition des Sans-Chemise

Les partenaires de la Coalition des Sans-Chemise regroupent les organisations suivantes : l’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS), la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le Conseil national des chômeurs (CNC) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

La CSN craint les impacts sur le réseau de la santé et la qualité des soins

La CSN est préoccupée par les impacts négatifs de la généralisation de la rémunération à l’acte pour les médecins omnipraticiens pratiquant en CLSC. Désirant accroître le volume de soins prodigués, le ministère et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec font maintenant pression sur l’ensemble des médecins salariés du réseau de la santé et des services sociaux afin des les amener à accepter une rémunération mixte ou une rémunération à l’acte.

Des impacts sur la qualité des soins aux patients
La CSN craint qu’à terme la rémunération au volume n’amène une réduction de la qualité au profit de la quantité de soins administrés. « Plusieurs patients nécessitent un accompagnement constant et des visites plus longues », s’inquiète Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Des impacts sur le réseau des CLSC
La CSN est également préoccupée par les impacts qu’aura cette forme de rémunération sur le réseau des CLSC qui, souvent, doivent composer avec des clientèles précarisées et fragilisées nécessitant des soins particuliers et un accompagnement.

Des impacts sur les finances publiques
En pleine période d’austérité budgétaire, il est étonnant que le ministre Barrette opte pour la généralisation de cette forme de rémunération, pourtant responsable d’importants dépassements de coûts par le passé. Rappelons qu’entre 2010 et 2015, les coûts reliés à la rémunération des médecins sont de 417 millions de dollars plus élevés que prévu. Qui plus est, le rapport 2015 de la Vérificatrice générale démontre que la RAMQ n’est pas à même d’assurer un contrôle suffisant des 55 millions de demandes de paiement que formulent les médecins chaque année. « Le système est d’une telle complexité que des firmes privées ont vu le jour ces dernières années afin d’aider les médecins à faire leur facturation. Comment en effet s’y retrouver à travers les 11 000 actes répertoriés par la RAMQ ? Cette dernière peine d’ailleurs à contrôler les demandes de paiement et les coûts explosent. Ils sont où les avantages ?», se demande Jean Lacharité.

Un débat public s’impose
La CSN rappelle que plusieurs pays de l’OCDE ont opté pour une rémunération salariale. « Bien qu’on semble présenter la rémunération à l’acte comme la seule capable de répondre aux besoins, force est d’admettre que plusieurs États parviennent à assurer des services de santé efficients et de qualité autrement. La réalité est donc plus complexe que ce que le ministre Barrette essaie de faire croire. Il est temps d’avoir un débat de fond sur le mode de rémunération des médecins au Québec », de conclure Jean Lacharité.

À propos de la CSN
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Une mesure absolument nécessaire

La CSN accueille très favorablement le projet de loi 64 qui rétablit l’immatriculation obligatoire des armes à feu sans restrictions (armes d’épaule notamment) présentes au Québec. « Le contrôle des armes à feu nous interpelle à plus d’un titre, a affirmé Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, en commission parlementaire. Il permet d’augmenter la sécurité publique, de réduire la violence conjugale et les suicides et d’améliorer la santé et la sécurité au travail.

Prévenir la violence conjugale

Les statistiques de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) révèlent que les femmes constituent la majorité des victimes de violence conjugale. À titre d’exemple, les 13 victimes des homicides conjugaux survenus en 2013 étaient des femmes. Cette même année, 26 des 30 victimes de tentatives de meurtre en contexte conjugal étaient encore une fois des femmes.

« La CSN lutte au quotidien pour le droit à l’égalité entre les sexes. Le contrôle des armes est un moyen essentiel de limiter la violence conjugale et sexuelle et d’offrir un environnement plus sécuritaire pour les femmes, pour les enfants et pour la société en général », souligne aussi la vice-présidente de la CSN.

Santé et sécurité au travail et santé publique

Le contrôle des armes soulève aussi des enjeux de santé publique et de santé et sécurité au travail, notamment pour les policiers, les ambulanciers et les autres personnels d’urgence ou les intervenants en situation de crise. « Le contrôle des armes fait en sorte que les milieux de travail et institutionnels sont plus sécuritaires en limitant le risque d’agressions armées. De plus, quand on sait qu’au Canada, les fusils de chasse sont responsables d’environ 85 % des suicides par armes à feux, on comprend à quel point les mesures de contrôle représentent des éléments importants de prévention à ce chapitre. »

Un enjeu de sécurité publique évident

La procédure d’enregistrement des armes est un élément de sécurité publique, ajoute finalement Véronique De Sève. Elle précise que cette procédure permet notamment d’établir la chaîne de possession d’une arme spécifique et d’identifier le propriétaire qui aurait cédé ou vendu illégalement une arme à quelqu’un ne possédant pas de permis. La procédure donne aussi aux policiers la possibilité de savoir le nombre et le genre d’armes détenues par un individu en cas d’intervention et assure le respect de l’entreposage sécuritaire et la traçabilité des armes.

Pour favoriser la pleine efficacité du registre, toutefois, la CSN estime qu’il est nécessaire de restaurer aussi la vérification obligatoire de l’existence d’un permis valide de possession d’arme lors d’une transaction. « Il faut éviter de permettre l’accès à des armes à feu aux personnes qui ne sont pas autorisées à s’en procurer, et c’est pourquoi le projet de loi devrait être modifié en intégrant la vérification obligatoire du permis de possession d’armes lors d’une transaction », conclut Véronique De Sève.

Paramédics, RMU et employés de soutien se font entendre devant des locaux du ministère de la Santé et des Services sociaux à Montréal

Sans contrat de travail depuis plus d’un an, des représentants de syndicats du secteur préhospitalier de la Fédération de la Santé et des Services sociaux (FSSS-CSN) ont décidé de se faire entendre, ce midi, devant le Comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux (CPNSSS). Cette mobilisation intervient alors que les négociations en vue du renouvellement des conventions collectives des 3600 paramédics, répartiteurs, répartitrices et répondants médicaux d’urgence (RMU) et employé-es de soutien syndiqués à la CSN, tardent à prendre leur envol.

Pour la CSN, le ministre Barrette doit démontrer plus de sensibilité aux préoccupations des travailleuses et des travailleurs du secteur préhospitalier, notamment en donnant des directives claires facilitant l’avancement des travaux aux tables de négociation, « les salarié-es du secteur préhospitalier sont aux premières lignes, il faut que le ministre comprenne qu’ils font partie intégrante du réseau de la santé et des services sociaux et qu’ils ont droit, eux aussi, à une bonne convention collective. C’est l’ensemble de la population qui profitera de bons règlements aux tables », déclare Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

C’est sur le thème « Affectés à nos priorités » que le secteur préhospitalier de la FSSS-CSN a entrepris cette nouvelle négociation. « Mettre de l’avant nos priorités, les faire connaître auprès de la population et les défendre auprès des employeurs, voilà ce que nous comptons accomplir dans les prochains mois », soutient Jean Gagnon, représentant du secteur préhospitalier de la FSSS-CSN. Réunis en instance afin de discuter de l’avancement des négociations et de stratégie, les syndiqué-es du secteur préhospitalier ont profité de l’heure du dîner pour manifester leur appui au comité de négociation national. « Nous voulons une bonne convention CSN, nous voulons que nos priorités soient prises en compte par les employeurs et nous voulons que les travaux progressent de façon significative », affirme Jean Gagnon.

Maintenant que la négociation avec le secteur public est terminée, le gouvernement doit s’occuper des secteurs privés, dont le secteur préhospitalier fait partie. Pour Dany Lacasse, vice-président responsable des secteurs privés à la FSSS-CSN : « Plusieurs milliers de travailleuses et de travailleurs évoluent dans les différents secteurs privés, le ministère doit prendre acte de la conclusion de la négociation avec le Front commun, et prioriser le renouvellement des conventions collectives des travailleurs de ces secteurs. »

Présente pour apporter le soutien du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN, la présidente, Dominique Daigneault, est catégorique : « Ces gens-là exercent des métiers exigeants et stressants. Ils méritent toute notre reconnaissance et celle de leurs employeurs. Cela commence par une présence sérieuse aux différentes tables de négociation et une attitude d’ouverture facilitant la progression des pourparlers. »

À propos

Les syndicats du secteur préhospitalier de la FSSS-CSN regroupent près de 3600 membres répartis sur tout le territoire québécois. La FSSS-CSN compte près de 130 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur préhospitalier et dans le secteur de la santé et des services sociaux.

La CSN est une organisation syndicale qui regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Une première entente dans la région de Québec

Une première entente de principe dans les résidences privées pour personnes âgées qui participent à la négociation coordonnée à Québec vient d’être conclue entre les travailleuses et travailleurs syndiqués et les Jardins Logidor. L’entente a été adoptée par l’assemblée générale à 100 % et respecte les demandes communes de la négociation coordonnée, notamment la revendication salariale et la date commune d’échéance de la convention collective.

« Cette annonce d’une première entente de principe pour les centres d’hébergements privés de la région de Québec est une très bonne nouvelle, se réjouit la présidente du Conseil central de la région de Québec Chaudière-Appalaches, Ann Gingras. Tous les employeurs visés par la négociation coordonnée doivent comprendre que les travailleuses et les travailleurs vont maintenir leurs objectifs jusqu’à ce qu’ils obtiennent une réponse favorable à leurs demandes. »

« Nous sommes satisfaits de cette entente qui contribuera à améliorer la situation financière quotidienne de nos membres, affirme la vice-présidente de la Fédération de la Santé et des Services sociaux (FSSS-CSN), Nadine Lambert. La date d’échéance de la nouvelle convention collective, soit le 31 mars 2018, permettra aux travailleuses et travailleurs du secteur de poursuivre la lutte avec un meilleur rapport de forces en vue d’améliorer les conditions de travail. »

« Ce n’est qu’un début ! », poursuit le représentant du secteur des centres d’hébergement privés de la FSSS-CSN et président du syndicat de la région, Gilles Gagné. Nous comptons bien réussir à obtenir des ententes aussi satisfaisantes auprès des autres employeurs de la région concernés par la négociation coordonnée. »

« Ce type de négociation permet d’augmenter le rapport de force et de lancer un message clair aux employeurs du secteur : nous tenons fermement à nos demandes et nous ne lâcherons pas prise. Nos demandes sont tout à fait légitimes », enchaîne-t-il.

D’autres gains ont aussi été obtenus durant cette négociation. Ils concernent notamment l’introduction de nouvelles primes de soir et d’entraînement et la mise en place d’un programme de retraite progressive.

La négociation coordonnée des centres d’hébergement privés (FSSS-CSN)

Quarante-trois accréditations syndicales ont uni leurs forces face aux employeurs du secteur afin d’améliorer le sort des quelque 2000 travailleuses et travailleurs concernés dans ce type de résidences en croissance constante. Elles demandent une augmentation salariale de 1,50 $ de l’heure sur trois ans, la création d’un comité de relations de travail opérationnel, la formation systématique des employé-es et une date commune d’échéance des conventions collectives.

À propos de la FSSS-CSN et du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN)

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS-CSN est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. Elle agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Fondé en 1918, le Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la Capitale-Nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente 250 syndicats affiliés et plus de 45 000 membres dans toutes les sphères de l’activité économique du territoire.