Des centaines de personnes issues de la CSN, du Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), du mouvement le Communautaire à boutte et du collectif Le Québec, c’est nous aussi étaient présentes aujourd’hui, en marge du congrès de la CAQ, pour le couronnement du nouveau premier ministre ou de la nouvelle première ministre. Ils sont d’avis que les chances de voir les priorités de la population être prises en compte par le gouvernement à l’issue de la course à la chefferie sont minces.
À quelques mois des élections, le gouvernement caquiste a fait le choix de multiplier les projets de loi qui affaiblissent l’État de droit, en s’en prenant aux contre-pouvoirs et en ciblant des boucs émissaires comme les syndicats, les immigrantes et les immigrants. Pendant ce temps, le gouvernement laisse dans l’ombre les priorités de la population, comme le coût de la vie, l’accès aux services publics et la préservation du filet social.
« Ce gouvernement vit sur du temps emprunté. Il a décidé d’utiliser ses derniers mois au pouvoir pour affaiblir le filet social en tirant dans toutes les directions. Pendant ce temps-là, bien des Québécoises et des Québécois doivent choisir entre manger ou se loger. Le Québec qu’on veut, il est bien différent. Il s’occupe des travailleuses et des travailleurs et il remet les services publics sur pied pour aider toute la population. Dans les prochaines semaines, nous allons continuer de faire valoir nos revendications aux partis politiques pour que les choses changent », lance le premier vice-président de la CSN, François Enault.
« Devant un filet social en ruines et des droits trop souvent piétinés, nous nous tenons aujourd’hui en solidarité avec les forces syndicales et citoyennes pour exiger que la dignité humaine et la justice sociale redeviennent la boussole de l’État québécois. Nous demandons au prochain ou à la prochaine chef-fe du gouvernement d’enfin oser s’attaquer au sous-financement chronique du milieu communautaire. Le temps du mépris doit cesser pour faire place à une reconnaissance réelle de notre rôle essentiel au filet social et à la prospérité du Québec », expriment d’une même voix Caroline Toupin, du RQ-ACA, et Mathieu Gélinas, du mouvement Le communautaire à boutte.
« Des milliers d’immigrants francophones, intégrés et à l’emploi vivent avec la peur au ventre, car le gouvernement organise leur départ forcé depuis l’abolition sans préavis et sans clause de droits acquis du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Les Québécoises et les Québécois l’ont prouvé à maintes reprises : il faut de toute urgence rouvrir le PEQ et permettre à toutes les personnes qui en remplissaient les conditions d’obtenir la résidence permanente. Les solutions sont là, il faut juste les mettre en place », rappelle la vice-présidente du collectif Le Québec, c’est nous aussi, Sabrina Kouider Philippon.







