À quelques mois des élections, la CSN réclame un réseau de l’enseignement supérieur qui favorise l’égalité des chances. Des militantes et des militants de la CSN prennent part à une manifestation au Complexe G ce midi pour dénoncer le bilan lamentable du gouvernement caquiste en enseignement supérieur et pour exiger un rehaussement du financement public.
Les travailleuses et les travailleurs du réseau de l’enseignement supérieur sont aux premières loges pour constater l’effet des coupes budgétaires et des mauvaises décisions gouvernementales sur les étudiantes et les étudiants. Le gel d’embauche fait mal, l’état de nos cégeps laisse à désirer, tout cela alors que les compressions budgétaires s’accumulent et qu’elles affectent directement les services. La CSN tenait cette action dans la région pour exiger, de la part du gouvernement caquiste et des principaux partis politiques, des engagements qui favorisent l’égalité des chances en enseignement supérieur.
« Les compressions budgétaires font mal dans le réseau collégial : leur impact se fait sentir aussi bien chez le personnel que chez les étudiantes et les étudiants. Ce sont 65 % des immeubles des cégeps qui sont en mauvais état. Il est grand temps de procéder à un réinvestissement significatif pour prendre soin autant des infrastructures que des services donnés chaque jour dans nos établissements », explique le vice-président responsable du regroupement cégep de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), Yves de Repentigny.
« Nos réseaux d’éducation et d’enseignement supérieur sont une richesse et un investissement à long terme. Notre gouvernement s’acharne à gérer le tout comme une entreprise à profit. C’est à se demander si son but n’est pas de cultiver l’ignorance pour mieux faire adopter ses lois qui nous enlèvent du pouvoir. Le Québec mérite mieux », lance la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), Mélanie Pelletier.
« Le gouvernement caquiste nous laisse l’austérité comme héritage en éducation et en enseignement supérieur. Avec les élections qui approchent, il est temps d’entendre les partis politiques sur leurs engagements dans ces domaines. À la CSN, ce qu’on veut, c’est un système public, inclusif, accessible et gratuit. L’éducation, c’est l’avenir de notre société. Il faut en faire plus pour assurer l’égalité des chances pour tout le monde », de conclure le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.
Faire front pour le Québec
La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.
À propos de la CSN
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.






