À l’aube du 1er mai, Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, les leaders syndicaux de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), ont rencontré ce mercredi la première ministre du Québec, Mme Christine Fréchette.
Les quatre organisations ont fait valoir que les derniers mois ont été difficiles en ce qui a trait aux droits des travailleuses et des travailleurs, ainsi que pour l’action collective des organisations syndicales et le climat social au Québec. Dans le contexte de l’arrivée d’une nouvelle première ministre, les centrales ont appelé à un changement de ton et au retour du dialogue.
« Les centrales syndicales jouent un rôle social qui dépasse largement la seule négociation collective. Dans le contexte économique et politique actuel, on pense sincèrement qu’il faille travailler davantage ensemble, dans l’intérêt des Québécoises et des Québécois. Les stratégies de division électoralistes et l’affrontement n’apportent rien, et ne font que polariser les discours. On souhaite sincèrement que le ton change, et qu’il soit possible de replacer les choses et de travailler dans un esprit de dialogue social », de déclarer Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ, Caroline Senneville, présidente de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ et Luc Vachon, président de la CSD.
Ils rappellent du même souffle que bien qu’il reste peu de temps avant les prochaines élections générales, il demeure somme toute important de jeter de bonnes bases pour la suite des choses.
« Parce que chaque choix politique laisse une trace, pave un chemin, aujourd’hui, on rappelle à la première ministre que les centrales syndicales n’évoluent pas en marge de la société québécoise, mais portent les voix des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs qu’elles représentent. Notre mission, c’est aussi celle d’un Québec plus fort, plus uni, plus solidaire, dans l’intérêt commun de toutes et de tous. Le Québec, c’est aussi nous, dans les communautés de toutes les régions. »







