La CSN dénonce des suppressions de postes affectant les services au CISSS de Laval

Alors que le réseau de la santé et des services sociaux du Québec traverse une crise majeure, les directives budgétaires imposées par Santé Québec ne font que dégrader la situation. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval–CSN, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), ainsi que la Confédération des syndicats nationaux (CSN) unissent leurs voix afin de dénoncer les suppressions de postes au CISSS de Laval découlant de ces demandes de compressions budgétaires, ainsi que de la privatisation des services publics. Ces décisions affecteront négativement la qualité des services aux usagères et usagers.

En plus des quelque 500 postes supprimés depuis octobre 2024, le CISSS de Laval débute 2026 en poursuivant les abolitions. Les suppressions toucheront plus de 338 postes, essentiellement de préposé aux bénéficiaires (PAB) en CHSLD à temps complet, qui seront en partie convertis en temps partiel. De plus, c’est 120 postes d’auxiliaire aux services de santé et sociaux (ASSS) du soutien à domicile qui ne seront pas renouvelés à mesure qu’il y aura des départs, et qui seront remplacés par de la sous-traitance.

La présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval–CSN, Nathalie Bourque, s’inquiète des répercussions de ces décisions sur les personnes usagères : « La direction justifie les coupes de PAB et la réduction du ratio PAB/résidents de 1 sur 5 à 1 sur 6, voire 1 sur 8, en invoquant l’obligation d’avoir une saine gestion financière et le fait que ces ratios demeurent sécuritaires. Ce qu’elle omet de dire, c’est que ce seuil est minimal et vise uniquement à assurer une sécurité et des soins de base sans assurer la dignité des patients. Ce n’est pas réaliste de penser qu’autant de suppressions de postes terrain n’affecteront pas directement la qualité des services. »

« Il faut apprendre des erreurs de la pandémie. Actuellement, ce qu’on nous propose, ce sont des services minimaux, une sécurité minimale et une incapacité de bien accompagner les personnes résidentes au quotidien. Si une épidémie de gastro ou encore d’influenza survenait, il serait très difficile d’y faire face. Ces suppressions de postes auront pour effet d’augmenter la charge de travail, d’appauvrir les travailleuses et les travailleurs, de précariser les soins aux usagères et usagers, ainsi que de favoriser la sous-traitance. C’est un recul social majeur pour récupérer un peu d’argent », dit le président de la FSSS–CSN, Réjean Leclerc.

Cette logique comptable ne tient pas la route, explique la 1re vice-présidente du CCMM–CSN, Chantal Morin : « D’un côté, le gouvernement dit qu’il veut économiser. Mais, de l’autre, il investit des sommes colossales dans des salaires et bonus aux nouveaux cadres implantés dernièrement. Il vise à sous-traiter une partie des services au secteur privé, alors que de nombreuses études démontrent que le recours au privé coûte plus cher pour une qualité de service moindre. Il est plus difficile d’avoir une continuité des soins, sans parler de la précarisation des conditions de travail. On ne peut pas accepter ça, ni pour nos ainé-es ni pour nos membres. Ce sont les droits et la dignité des personnes qui sont en jeu. »

La CSN, qui est actuellement en campagne sur le thème Faire front pour le Québec, entend interpeller les différents partis politiques dans les prochains mois. « La recette des compressions et de l’austérité budgétaire en santé et services sociaux, on nous l’a déjà servie durant les années Couillard-Barrette et on en paie encore le prix aujourd’hui. Ce n’est pas parce qu’on passe maintenant par une agence-paravent comme Santé Québec pour procéder aux mêmes compressions budgétaires qu’on va obtenir des résultats différents. À l’aube de la prochaine campagne électorale, on espère que les partis politiques qui aspirent à prendre le pouvoir ne répéteront pas les mêmes erreurs que la CAQ et comprendront qu’un financement soutenu de notre réseau public de santé est la seule façon de redresser la situation lamentable dans laquelle on est plongés depuis trop longtemps déjà », conclut le 1er vice-président de la CSN, François Enault.

Une pétition a été lancée à ce sujet par le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval-CSN : https://www.change.org/p/contre-les-coupures-de-237-postes-%C3%A0-temps-complet-au-cisss-de-laval?

 

À propos du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval–CSN
Ce syndicat représente les travailleuses et les travailleurs de la santé et des services sociaux du CISSS de Laval, des catégories 2, 3 et DRILLL, soit un peu moins de 5 000 membres. Sa mission est de défendre et de préserver les droits, les conditions de travail, la santé et la sécurité de ses membres qui donnent des services essentiels à la population.

À propos du CCMM–CSN
Le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités, tels que la construction, la santé et les services sociaux, les communications, l’industrie manufacturière, les services publics et parapublics, l’éducation, le commerce, etc.

À propos de la FSSS–CSN
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 260 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec. 

À propos de la CSN
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN dépose ses vœux pour le gouvernement caquiste

Des militantes et des militants de la CSN ont manifesté devant les bureaux du ministre du Travail pour réclamer le retrait des projets de loi autoritaires, un réinvestissement dans le filet social et des actions face à la crise climatique. À quelques mois des élections, il est urgent d’agir sur les priorités de la population plutôt que d’attaquer sans cesse les contre-pouvoirs.

Un gouvernement qui doit cesser d’attaquer les droits des travailleuses et des travailleurs

L’action de ce midi visait à rappeler au gouvernement qu’il doit plus que jamais changer de cap. Le gouvernement doit cesser de s’attaquer aux droits des travailleuses et des travailleurs avec son projet de loi 3 sur la cotisation facultative. Ce projet de loi s’ingère dans les affaires syndicales et déséquilibre les relations de travail en faveur des patrons.

« Nous étions plus de 50 000 dans les rues le 29 novembre dernier. Les syndicats affiliés au CCMM–CSN se penchent aujourd’hui même sur un plan d’action prévoyant une escalade des moyens de pression afin d’accentuer la pression sur le gouvernement, qui continue de s’en prendre aux droits des travailleuses, des travailleurs et de la population dans son ensemble. Nous continuerons aussi à lutter contre les coupes dans notre filet social et pour réclamer une transition juste », déclare le président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Bertrand Guibord.

Réinvestir dans notre filet social

À quelques mois des prochaines élections, l’ensemble des partis politiques doivent s’engager à réinvestir dans notre filet social. De nombreux exemples montrent à quel point il est urgent d’investir davantage dans nos services publics, aussi bien pour bien entretenir nos infrastructures que pour améliorer l’accès et la qualité des services.

« L’état des cégeps a de quoi préoccuper. Les compressions budgétaires du gouvernement caquiste dans l’enseignement supérieur ont un impact direct sur les étudiantes et les étudiants comme sur le personnel. L’austérité caquiste doit prendre fin, il est encore temps pour ce gouvernement d’agir pour la population », lance le président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, Benoît Lacoursière.

« Le gouvernement abandonne notre filet social, ce qui a des conséquences tragiques sur la vie de milliers de Québécoises et de Québécois. Rien n’est fait pour contrer à la crise du logement et à la crise du coût de la vie. Le bilan caquiste est désastreux. Quand des gens doivent choisir entre payer le loyer ou manger, c’est qu’on a un problème. Qu’attend le gouvernement pour aider les Québécoises et les Québécois ? », demande le président du Front de défense des non-syndiqué-es, Vincent Chevarie.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

« Avec la démission de François Legault, la CAQ ne peut plus faire comme si de rien n’était. Ça fait des mois qu’on réclame des actions concrètes pour prendre en compte les priorités de la population. Nous devons continuer de réclamer haut et fort un autre Québec qui veut améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs », de conclure la vice-présidente de la CSN, Katia Lelièvre.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Pour une clause grand-père

La présidente de la CSN, Caroline Senneville, et le Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal–CSN, accompagnés de quelques-uns de ses membres affectés par l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), réclament qu’une clause de droits acquis (clause grand-père) soit mise en place rapidement par le gouvernement du Québec.

« Aujourd’hui, la CSN joint sa voix à celles de plusieurs maires du Québec, d’employeurs, d’organismes communautaires et d’établissements publics et demande au ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, de respecter la parole de son gouvernement envers différents immigrants et immigrantes qui sont venus ici dans le but de répondre à un besoin de main-d’œuvre », affirme d’entrée de jeu Caroline Senneville.

Des professeur-es devant l’incertitude
« Ce sont plus de 20 de nos membres qui vont devoir quitter le Québec, mais aussi leur emploi. Ces professeur-es avaient choisi de joindre la communauté uqamienne, et ils vont laisser un grand trou derrière eux. Cette mesure s’inscrit dans une politique d’immigration désastreuse pour les universités québécoises et l’UQAM en particulier. Parce qu’en plus d’abolir le PEQ, le gouvernement refuse dorénavant d’accorder des permis de travail dans la région de Montréal et Laval. Cette mesure doit être levée immédiatement », soutient Geneviève Hervieux, présidente du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal–CSN.

Elle ajoute que les décisions irrationnelles de la politique d’immigration du gouvernement caquiste auront également des effets néfastes sur l’innovation et le développement économique et culturel du Québec à travers le rayonnement de ses universités. « Des cours ne se donneront pas et des recherches ne se réaliseront pas. »

« Le gouvernement québécois doit cesser de blâmer Ottawa pour toutes ses bévues. Le PEQ est une création du Québec et a été aboli par le Québec. C’est à Québec de résoudre ce problème », conclut Caroline Senneville.

À propos
Le Syndicat des professeurs et professeurs de l’Université du Québec à Montréal–CSN, affilié à la Fédération des professionèles (FP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 1200 professeur-es de l’UQAM.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Un an après les fermetures d’Amazon, la loi de la jungle s’installe au Québec

Il y a un an aujourd’hui, la multinationale Amazon annonçait sans préavis la fermeture de ses sept entrepôts au Québec, entraînant la perte de plus de 4500 emplois. Même si la compagnie se défend devant les tribunaux d’avoir voulu mettre brutalement fin à la campagne de syndicalisation en cours, la décision de fermer ses centres de distribution faisait suite à la syndicalisation d’un premier entrepôt au Canada et à la perspective imminente de se voir imposer une convention collective par un arbitre du travail. Un droit prévu au Code du travail que les employé-es syndiqués s’apprêtaient à exercer.

Mais un an plus tard, Amazon est loin d’avoir cessé ses opérations au Québec : il est toujours possible d’acheter en ligne et de se faire livrer la marchandise à domicile par les nombreux sous-traitants d’Amazon. Or, ce modèle de sous-traitance à outrance a entraîné plusieurs problèmes connexes, notamment une surprécarisation des conditions de travail pour des centaines de faux travailleurs autonomes, constate la CSN.

« Pour maintenir ses opérations sans avoir à respecter les mêmes obligations que n’importe quel employeur au Québec, Amazon embauche des sous-traitants et impose à ces derniers de faire à leur tour affaires à des sous-traitants », constate la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Ce modèle d’affaires a largement contribué à la précarisation des conditions de travail de ses employé-es, à savoir des centaines de faux travailleurs autonomes qui sont payés, à des prix dérisoires, en fonction du nombre de colis livrés. Le salaire minimum n’est pas respecté, ces gens n’ont pas droit aux avantages sociaux habituellement consentis et personne n’assume leur protection en cas d’accident du travail. C’est carrément le retour de l’économie informelle au Québec ! », se désole la dirigeante syndicale, qui n’est pas surprise par la hausse fulgurante du nombre de plaintes à l’endroit de la multinationale constatée en 2025 par l’Office de la protection du consommateur.

Le procès d’Amazon se poursuit

Après quatre journées d’audience consacrées au témoignage du président d’Amazon Canada Fulfillment Services, Jasmin Begagic, le procès de la multinationale intenté par la CSN se poursuivra à compter du 17 mars prochain devant le Tribunal administratif du travail (TAT). La juge qui préside les audiences, Irène Zaïkoff, sera notamment appelée à décider si elle accueille la demande d’ordonnance de non-publication demandée par les avocats d’Amazon, qui désire interdire toute publication notamment au sujet des plans opérationnels de la multinationale déposés en preuve par la CSN.

Pour la CSN, la décision d’Amazon de fermer ses entrepôts au Québec constitue un « vaste subterfuge » visant à se soustraire de ses obligations prévues à la loi et à éradiquer toute présence syndicale au sein de l’entreprise, soutient la centrale syndicale dans sa plainte déposée le 20 février dernier. « La multinationale ne cesse pas ses activités de vente en ligne sur le territoire. Elle choisit de réorganiser ses activités dans le but d’éluder ses obligations d’employeur en vertu du Code du travail », précise la requête déposée en vertu des articles 12, 13, 14 et 53 du Code.

« Illégale à plusieurs égards », la décision d’Amazon doit être infirmée par le tribunal, demande la CSN au nom de nombreux plaignants.

Puisque « les agissements d’Amazon s’attaquent à l’ordre juridique québécois [et] parce que cet employeur n’hésite pas à licencier des milliers de personnes afin de donner l’exemple », la CSN demande au tribunal d’ordonner la reprise des activités aux sept entrepôts visés par la plainte. Elle réclame également que chaque employé-e reçoive plus d’un an de salaire en guise d’indemnité, en plus de dommages moraux et exemplaires.

La plainte fait valoir que la décision de fermer ses entrepôts québécois est en contradiction directe avec le plan d’affaires mis de l’avant par la multinationale au cours des dernières années. Les quatre derniers centres de livraison au Québec, dont l’entrepôt syndiqué DXT4 à Laval, n’ont été établis que depuis trois ans, rappelle la CSN, à l’image des investissements massifs de la compagnie dans la stratégie du « dernier mile ».

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. Le 22 janvier dernier, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance.

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT, en juillet 2024, pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Mandat de grève au GRIP : Igloofest pourrait être affecté

 Les travailleuses et les travailleurs du Groupe de recherche et d’intervention psychosociale (GRIP) viennent de se doter à l’unanimité d’un mandat de cinq jours de grève. La rémunération est au cœur de l’impasse, particulièrement pour les salarié-es affectés aux événements (occasionnels), qui demandent un redressement salarial. 

Si elle est exercée, la grève pourrait affecter la présence des personnes intervenant lors du festival Igloofest, qui se tiendra jusqu’au 7 février. Œuvrant à Montréal en réduction des méfaits, en prévention des violences sexuelles et en diffusion de l’information concernant les substances psychoactives, les intervenants du GRIP négocient une première convention collective.  

«Les intervenants du GRIP se sont syndiqués pour que leur travail soit reconnu à sa juste valeur et pour lutter contre l’arbitraire patronal. On va tout faire pour ne pas avoir à exercer la grève, mais on n’hésitera pas si l’employeur nous y pousse», explique Rosalie Bezeau, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs en intervention communautaire de la CSN. 

Alors que la crise des surdoses persiste au Québec, la prévention est de plus en plus demandée dans les festivals de la région métropolitaine. L’INSPQ projette plus de 600 surdoses en 2025. 

«En ce moment, les conditions de travail du GRIP nuisent à la rétention des travailleurs, et donc à long terme, à l’expertise interne. Au lieu d’étioler la force de travail, le GRIP a largement avantage à ajuster les salaires», ajoute Lucie Longchamp, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN. 

«Les festivals de Montréal font sa renommée. Afin que ces derniers soient sécuritaires, le travail de prévention et d’éducation des intervenants du GRIP est essentiel. Il doit être valorisé et rémunéré à sa juste valeur, c’est une question de respect », explique le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord.  

La SAQ poursuit la privatisation de son réseau en douce

À la suite de la divulgation de la stratégie immobilière de la Société des alcools du Québec (SAQ), incluant son plan de gestion des succursales dévoilé la semaine dernière, le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB–SAQ–CSN) déplore à nouveau les orientations prises par la haute direction de la société d’État.

« Tout d’abord, nous déplorons que ces décisions importantes quant à l’avenir de la SAQ soient prises alors que le débat tant réclamé sur sa mission se déroule derrière des portes closes. Nous l’avons dit plus d’une fois : nous ne pouvons pas gérer la vente d’alcool comme celle de tous les autres produits à cause des trop nombreux impacts sociaux et de santé publique qui sont en jeu », souligne le président du SEMB-SAQ–CSN, Martin Lachance.

« Entre autres, après avoir annoncé un recul sur ce projet, la SAQ fait volte-face et décide d’aller de l’avant avec ses Zones SAQ. En octobre dernier, la société d’État avait pourtant renoncé à ces ouvertures en évoquant la détermination de “paramètres acceptablesavec la Direction de santé publique (DSP). Or, malgré nos demandes répétées auprès de la DSP, nous n’avons pas eu de précisions quant à ces “paramètres acceptables” et si ceux-ci existent, nous sommes très inquiets qu’ils ne soient pas connus publiquement », ajoute le président du syndicat.

Aussi, le syndicat se questionne légitimement à savoir si les nombreux bâillons imposés par la CAQ à l’automne dernier n’expliqueraient pas le mutisme actuel de la DSP, lequel a un impact sur la société civile.

La privatisation toujours au menu

« La ligne de mire est claire : ces nouvelles annonces poussent plus que jamais la privatisation lente, mais certaine de la SAQ. En ouvrant 15 nouvelles agences, la SAQ atteindra un total de 475 agences privées au Québec, sans compter les 100 nouvelles mini-agences récemment annoncées. Or, comme nous l’avions déjà souligné, le concept de ces 100 points de vente dans des commerces privés en milieu urbain marque un changement majeur dans l’approche commerciale de la société d’État. Nous sommes d’avis que la décision de vendre de la vodka dans les dépanneurs de Montréal, de Québec et des autres grandes villes du Québec, sans discussion publique préalable et sans se préoccuper de l’effet sur la santé et la sécurité du public, demeure une décision très importante et d’intérêt public », s’inquiète la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Stéphanie Gratton.

La privatisation : un projet perdant-perdant

« La tendance est clairement à une diminution du réseau public au profit du réseau privé et les conséquences sont importantes : moins de service-conseil de qualité, moins d’offre de produits et surtout, moins d’emplois de qualité au Québec, et ce, sans aucune garantie de meilleurs prix ni de service pour la clientèle. Pour nous, le portrait est clair : la haute direction de la SAQ annonce la fermeture de deux succursales rentables qui génèrent plusieurs millions de dollars de profit annuellement et elle présente cette décision tel un “pari”. La société d’État déclare vouloir éviter de perdre des ventes, mais se prive de points de vente rentables pour diminuer à très court terme ses dépenses, ce qui n’est pas une bonne gestion à notre avis », renchérit monsieur Lachance.

Livraisons par UBER : pousser l’insulte à l’injure

Si l’annonce du recours à UBER pour des livraisons visait à détourner l’attention des décisions qui poussent la SAQ toujours plus vers la privatisation, le syndicat considère que cet objectif fut largement atteint.

« C’est littéralement honteux et scandaleux qu’une société d’État du Québec confie la livraison d’alcool à une entreprise étasunienne détenant une réputation plus que douteuse. Alors que nous sommes toujours en guerre commerciale avec les États-Unis et que les produits alcoolisés étasuniens sont encore interdits de vente, retenir les services d’une société qui exploite sa main-d’œuvre et qui contribue à la dégradation des conditions de travail au Québec est totalement inacceptable », s’insurge madame Gratton.

« Nous sommes heureux d’avoir entendu la réponse quasi unanime de la population du Québec contre cette idée plus que toxique pour nos relations avec notre clientèle. Alors que les salarié-es de la SAQ sont qualifiés, que leur expertise est reconnue et que leurs salaires sont à la hauteur du travail accompli chaque jour, la direction de la SAQ préfère retenir les services d’une multinationale étasunienne reconnue pour exploiter son monde, tout en transférant tous les risques à des travailleurs précaires, payés à la course. Pour nous, une société d’État québécoise devrait prioriser les emplois d’ici et la qualité exceptionnelle du service offert à la population que les employé-es de la SAQ garantissent depuis toujours », conclut Martin Lachance.

À propos

Le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB–SAQ–CSN) représente les 5000 employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ, partout au Québec. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Forte de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Grève générale illimitée chez Kruger à LaSalle : les travailleuses et les travailleurs de Kruger à Crabtree en appui à leurs collègues

Les 150 employé-es de Kruger à LaSalle, qui ont déclenché le 12 janvier une grève générale illimitée, manifestent aujourd’hui devant l’usine de leur employeur à Crabtree, avec le soutien du syndical local de la CSN.

« Nous déplorons que Kruger refuse catégoriquement de faire un bout de chemin supplémentaire, alors que le syndicat a fait plusieurs propositions pour faire débloquer la négociation. L’impasse persiste sur la question des salaires », affirme le président du Syndicat des employé-es de Kruger LaSalle–CSN, Benoit St-Cyr.

Notons que la grève à LaSalle a un impact sur le groupe Kruger puisque des produits d’autres usines de l’entreprise (Cashmere, Scotties, Sponge Towels) sont habituellement emballés dans des boîtes en carton de LaSalle avant d’être expédiés chez les différents distributeurs comme des chaînes de pharmacies ou d’épiceries. Certaines marchandises agroalimentaires de marques connues sont aussi mises en boîte grâce à LaSalle.

« Nous avons fait une première grève en plus de 30 ans à Crabtree en 2024 et nous avons réussi à faire bouger notre employeur. Cela a quand même duré un mois ! On souhaite maintenant que Kruger ne laisse pas les travailleuses et les travailleurs de LaSalle dehors aussi longtemps que nous, en plein hiver, avant d’arriver à un compromis raisonnable », ajoute Christian Cardin, vice-président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des pâtes et papiers de Crabtree–CSN (STTPPC–CSN)

Kruger et les grèves

« Il semble de plus en plus difficile d’obtenir des salaires justes chez Kruger sans avoir recours à la grève. On a remarqué ça à Crabtree, mais aussi à Trois-Rivières. C’est pourtant possible d’arriver à des règlements sans grève. C’est d’ailleurs le cas dans la grande majorité des négociations », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Solidarité entre les usines de Kruger

« C’est important de se tenir debout et la tête haute pour les personnes qui travaillent chez Kruger. Nous l’avons montré à Crabtree en 2024 et c’est maintenant le tour de nos camarades à LaSalle. Nous leur donnons tout notre appui et nous invitons les autres syndicats d’usines de Kruger à faire de même », conclut la présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN, Patricia Rivest, qui est elle-même issue des rangs de Kruger à Crabtree.

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec.

Le Conseil central de Lanaudière-CSN regroupe 81 syndicats représentant plus de 14 000 membres sur l’ensemble du territoire de Lanaudière.

 

 

 

 

Rejet unanime des offres patronales dites « finales » chez Lavo

Réunis en assemblée générale ce samedi 17 janvier, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lavo ltée–CSN ont rejeté à l’unanimité, par voie de scrutin secret, les dernières offres, qualifiées de « finales » par la partie patronale.

« Après plus de 50 rencontres, nos négociations traînent toujours. L’employeur n’est pas à l’écoute et il persiste à ne pas déposer des offres à la hauteur. Les demandes de reculs sont encore nombreuses et les membres tenaient à envoyer un message clair à la direction : la détermination des membres à régler cette négociation reste entière et l’employeur doit en saisir la juste mesure s’il veut éventuellement qu’on en arrive à une entente de principe », souligne le président du syndicat, Sébastien Sylver.

« Ça fait plus d’un an que les négociations sont difficiles avec Lavo. Les salarié-es sont conscients que leur employeur ne les respecte pas et leurs dernières offres, qualifiées de “finales”, sont très révélatrices à cet égard. À la table de négociation, de simples clauses qui demandent généralement peu de temps à régler nécessitent plusieurs rencontres pour trouver un terrain d’entente. À l’issue de ce vote, la balle est dans son camp : si elle veut régler, Lavo n’aura pas le choix d’offrir de meilleures conditions de travail et de partager une plus grande part de ses profits avec celles et ceux qui les génèrent », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« À la suite de ce rejet clair et net, nous invitons à nouveau l’employeur à négocier de bonne foi en tenant compte des demandes légitimes du syndicat. La direction s’entête à étirer inutilement la négociation, ce qui nuit au retour d’une paix industrielle souhaitable à un bon climat de travail. Actuellement, la partie patronale fait face à une vérité incontournable : pour en arriver à une entente avec ses salarié-es, ils devront sérieusement refaire leurs devoirs et revoir leurs positions », conclut le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

À propos

Le STTL–CSN compte environ 130 membres sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2024. La Fédération de l’industrie manufacturière–CSN regroupe plus de 320 syndicats affiliés représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Grève générale illimitée chez Kruger à LaSalle : plusieurs produits connus affectés

Les 150 employé-es de Kruger à LaSalle ont déclenché ce matin une grève générale illimitée, devant l’impasse dans les négociations. L’employeur a en effet refusé l’ultime proposition du conciliateur, qui était pourtant jugée acceptable par le comité de négociation syndical. Plusieurs marques très connues seront affectées, puisqu’elles sont normalement emballées à LaSalle avant d’être expédiées chez différents distributeurs.

« Partir en grève n’est pas une décision facile à prendre, mais les travailleuses et les travailleurs de Kruger LaSalle ont voté cette grève à 99 %. Ils ont ensuite maintenu leur détermination dans deux assemblées, notamment en rejetant les dernières offres de l’employeur et une proposition insuffisante soumise par le conciliateur. Nos membres se tiennent la tête haute et c’est comme ça qu’ils vont obtenir le respect de l’employeur », affirme François Enault, 1er vice-président de la CSN, venu soutenir les grévistes sur la ligne de piquetage aujourd’hui à LaSalle.

« On le répète encore une fois, les offres patronales doivent permettre d’éviter l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs, considérant la hausse de l’inflation pour la durée de la dernière convention collective. Il n’y a aucune raison non plus que notre pouvoir d’achat ne profite pas des succès de Kruger dans son ensemble », affirme le président du Syndicat des employé-es de Kruger LaSalle–CSN, Benoit St-Cyr. Rappelons qu’une première grève de 36 heures a eu lieu les 21 et 22 novembre derniers en plus d’une autre de sept jours, tenue en décembre passé.

Des produits essentiels touchés

Des produits bien connus des consommateurs sont emballés chez Kruger LaSalle et la livraison se compliquera dans les jours et semaines à venir. Notamment pour des produits de papier à usage domestique fabriqués au Québec par Kruger comme Cashmere, Sponge Towels ou Scotties. Certaines marchandises agroalimentaires sont aussi mises en boîte à LaSalle.

Kruger est rentable et en expansion

« On ne comprend pas comment Kruger, une compagnie rentable qui a réalisé, ou prévoit réaliser, de nouveaux chantiers importants au Québec : à Sherbrooke, à Gatineau et à Trois-Rivières. Kruger a également commencé à moderniser son usine de LaSalle. Clairement, ce fleuron québécois peut maintenir le niveau de vie de ses travailleuses et de ses travailleurs ou même l’améliorer », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Solidarité

« Les travailleuses et travailleurs de Kruger peuvent être fiers de la détermination, du courage et de la solidarité dont ils font preuve dans ce conflit. Tous les syndicats CSN de la région les appuient sans réserve. C’est grâce à leur combativité et à leur solidarité que les membres du syndicat amélioreront leurs conditions de travail, et nous les appuierons jusqu’à ce qu’un règlement satisfaisant survienne », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec.

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

L’intransigeance de la STM force la tenue de la grève des heures supplémentaires des 2400 employé-es d’entretien

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN déclenchera une grève des heures supplémentaires qui pourrait avoir lieu du 11 décembre au 11 janvier prochains. Cette grève touche l’administration de la STM dans l’objectif d’enfin convenir d’une entente de principe.

Le Tribunal administratif du travail a rendu sa décision le 10 décembre indiquant que l’avis de grève transmis par le syndicat respecte les services essentiels. La grève qui sera déclenchée demain ne touche que les heures supplémentaires. Le transport adapté n’est pas concerné. Si la grève entraine un ralentissement de services pour la population, cela n’est qu’en raison de la mauvaise gestion de la STM. Rappelons que le syndicat avait mis fin à sa précédente grève en novembre dernier afin de répondre aux demandes du gouvernement et de l’administration municipale. Depuis, ni le gouvernement, ni la STM ou l’administration municipale n’ont fait d’efforts pour permettre d’obtenir une entente satisfaisante pour les 2400 employé-es d’entretien. L’enjeu du recours à la sous-traitance reste le plus litigieux.

« Cette grève, elle aurait pu être évitée comme les précédentes. Tout ce que ça prend, c’est que la STM lâche sa posture inflexible. Cette grève couvrant la période des Fêtes vise à toucher l’administration de la STM pour qu’enfin la négociation débloque. Au lieu de négocier, la STM tente de faire peur à la population et de nous faire croire que notre grève entraine un ralentissement de services. Comment se fait-il que la STM ne soit pas en mesure d’offrir son service normal sans avoir recours aux heures supplémentaires ? Il est grand temps de mettre fin à cette négociation qui s’éternise et de nous donner les moyens de continuer d’entretenir les infrastructures vieillissantes de la STM », explique le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

« Le ministre Jean Boulet était sur toutes les tribunes pour dénoncer la grève des employé-es d’entretien. Depuis la fin de la grève, c’est silence radio de son côté. Rien n’a été fait pour aider les parties à régler. Quand vient le temps de s’en prendre aux syndicats et aux moyens de pression, on peut compter sur la CAQ. Mais quand vient le temps de jouer son rôle pour appuyer la négociation, le gouvernement rate la cible. Le syndicat a été bon joueur en faisant une trêve en novembre. Visiblement, il n’y a que les moyens de pression qui font bouger les choses », conclut le 1er vice-président de la CSN, François Enault.

À propos
Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Béton Provincial, de glace après un an de lock-out

Il y a un an jour pour jour, la direction de Béton Provincial, chef de file de l’industrie au Québec, mettait ses 50 employés de Longueuil et de LaSalle en lock-out, les privant ainsi des prestations de chômage auxquelles ils auraient eu droit la semaine suivante pour traverser la saison froide.

Depuis ce jour, l’entreprise de l’homme d’affaires de Matane, André Bélanger, n’a toujours pas changé de position à la table de négociation : laisser ses employé-es à la rue tant qu’ils n’accepteront pas un gel salarial de quatre ans, une abolition de leur régime de retraite et une réduction substantielle de la couverture de leur assurance collective.

« Rien ne semble émouvoir la direction de Béton Provincial. Un véritable cœur de pierre », déplore le premier vice-président de la CSN, François Enault. « Le syndicat a multiplié les relances à la table de négociation, des gestes concrets ignorés les uns après les autres par Béton Provincial. Malheureusement ce type de lock-out, qui prive les travailleurs de leurs revenus depuis un an, ne semble pas faire partie des priorités du ministre du Travail… »

Une manifestation de solidarité envers la cinquantaine de lock-outés a eu lieu ce midi aux abords du pont Jacques-Cartier.

« Il n’y a rien qui va nous casser, a lancé Jean-François Gagné, opérateur de bétonnière et porte-parole du syndicat. Si les gars sont encore dans la rue aujourd’hui, à tenir une ligne de piquetage devant l’usine jour après jour, c’est qu’ils tiennent à leurs conditions de travail. On ne demande pas la lune, on veut juste maintenir nos acquis. »

Le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord, a témoigné de la grande solidarité du mouvement CSN. « Partout où ils vont, les gars de Béton Provincial reçoivent un grand appui des syndicats qu’ils rencontrent. Et ça, André Bélanger le sait. Ce n’est pas vrai qu’on abandonne un des nôtres, surtout pas quand une entreprise se met à acheter ses concurrents et entreprend de niveler les conditions de travail de tout un secteur vers le bas. »

Car c’est ce dont il s’agit : après avoir acheté l’entreprise Demix en avril 2024, Béton Provincial a déposé une offre financière au syndicat qui représente les employés de LaSalle et Longueuil : un gel salarial de quatre ans, suivi d’augmentations annuelles de 2 % en 2028 et 2029. L’employeur exige aussi la fin de sa contribution au régime de retraite, laquelle correspond à 5,5 % du salaire gagné, pour la remplacer par une « prime » de 0,50 $ l’heure travaillée. Béton Provincial souhaite également réduire sa contribution au régime d’assurance collective pour le substituer par un nouveau régime modulable beaucoup moins avantageux.

Le Syndicat des travailleurs de Béton Provincial (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 50 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), au Conseil central de la Montérégie–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 10 novembre 2025, le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN a été accrédité pour représenter :

« Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail. »

Les travailleuses du CPE du Manoir ont choisi la voie de la syndicalisation, car elles sont victimes d’intimidation, de harcèlement et même de racisme de la part de certains membres du conseil d’administration, qui s’ingèrent dans les affaires du centre de la petite enfance, ceci ayant pour effet de miner le climat de travail. Elles ont choisi de joindre une centrale syndicale forte pour enfin avoir une voix et faire cesser cette situation inacceptable.

Cette nouvelle section du syndicat régional sera affiliée à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Succursale Monk : une fermeture qui ne passe pas pour le SEMB-SAQ

Réunis ce 4 décembre 2025 devant la succursale de la SAQ Monk à Montréal, les membres du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ–CSN et ses allié-es ont à nouveau dénoncé la fermeture imminente d’une autre succursale de la SAQ.

« Bien que la SAQ ait suspendu en octobre dernier son projet d’ouvrir une centaine d’agences privées en milieu urbain, cette décision ne remettait pas en question la fermeture de la succursale de la rue Monk. Nous poursuivons notre mobilisation car cette mesure va carrément à l’encontre des intérêts de la population, souligne le président du SEMB-SAQ–CSN, Martin Lachance. Alors que le plan initial visait la fermeture de huit succursales de la SAQ, l’ouverture de 34 nouvelles agences et d’une centaine de micro-agences, la Direction de la santé publique, préoccupée par son offre de services sur le territoire, a mis un frein sur ces projets. Nous invitons la SAQ à poursuivre sa prise de conscience en reconnaissant les liens entre l’ouverture de nouveaux points de vente privés et les questions de santé et de sécurité publique. »

Un autre rassemblement tenu le 28 juin dernier dénonçait la fermeture imminente de cette succursale le 31 août 2025. La SAQ avait toutefois revu ses plans, puisqu’à la suite d’une interpellation du syndicat, la direction a constaté que le bail de la succursale se terminait en réalité le 31 janvier 2026.

« Nous avons déjà vécu plusieurs fermetures sauvages de succursales, des points de vente très rentables que la SAQ a fermés afin de pousser la clientèle vers de plus gros magasins. Et chaque fois, le résultat a été désastreux : les rues se dévitalisent, la plupart des commerces ferment et les locaux commerciaux voisins se vident. À titre d’exemple, la fermeture de la succursale de la rue Centre à Pointe-Saint-Charles en 2012, a transformé une rue dynamique en désert commercial », dénonce la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Stéphanie Gratton. Pour nous, la fermeture prévue pour la mi-janvier ne passe pas du tout. »

Le syndicat va suivre de près la stratégie immobilière que la SAQ va présenter le 18 janvier 2026, à l’occasion du dévoilement des plans de gestion de ses succursales sur le territoire.

« Rappelons que la mission principale de la SAQ est la vente de produits de l’alcool de qualité, dans le respect des normes éthiques responsables et des lois encadrant ces activités. Malgré le récent recul, nous voyons d’un mauvais œil l’implantation de micro-agences dans les dépanneurs en milieu densément peuplé, comme Montréal et Laval, avec la commercialisation de petits formats de spiritueux, sans le même engagement législatif pour la vente de ces produits. Avec la multiplicité des micro-agences, dont certaines sont déjà en place, la vérification de l’âge et de la sobriété de la clientèle par des tiers non formés sur ces enjeux nous inquiète », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

À propos

Le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN) représente les 5000 employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ, partout au Québec. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 69 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Vendredi fou : le CTI et la CSN appellent la population à boycotter Amazon

Alors que plusieurs des 4500 personnes mises à pied à la suite de la fermeture des centres de distribution d’Amazon n’ont toujours pas retrouvé d’emploi, le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI) et la CSN appellent la population à boycotter la multinationale à l’approche de la période des Fêtes.

Plusieurs militantes et militants du CTI et de la CSN ont investi les rues du centre-ville de Montréal ce matin pour distribuer des tracts à la population, les invitant à faire leurs achats du Vendredi fou auprès des commerçants locaux plutôt que sur une Amazon.

« Plusieurs de nos collègues de travail n’ont toujours pas réussi à se trouver un emploi », déplore le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Amazon Laval–CSN, Félix Trudeau. « Avec la complicité du gouvernement de la CAQ, Amazon n’a pas mis en place les mesures d’aide à la recherche d’emploi pourtant prévues à la loi lors de licenciement collectif. »

« Le droit de se syndiquer pour améliorer ses conditions de travail, c’est fondamental au pays », rappelle Mostafa Henaway, organisateur communautaire du CTI. « Plutôt que de respecter ce droit, Amazon a fermé ses entrepôts et transféré ses opérations auprès de sous-traitants, où les conditions de travail sont encore pires. Personne ne devrait encourager cette multinationale antisyndicale, anti-travailleurs. »

Le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord, appelle la population à continuer de boycotter Amazon. « Les audiences du procès d’Amazon démontrent clairement la concomitance entre la syndicalisation de l’entrepôt DXT4, une première au Canada, et la décision d’Amazon de fermer ses entrepôts. C’est tout le plan d’expansion d’Amazon au Québec qui a été interrompu. De telles représailles, qui intimident tout employé qui voudrait se syndiquer, ici ou ailleurs, sont illégales. Et une compagne qui brime nos lois aussi impunément qu’Amazon ne devrait pas avoir le droit de faire des affaires ici. »

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN est prêt à déclencher une grève des heures supplémentaires pour faire pression sur la STM

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN a transmis un avis de grève des heures supplémentaires qui pourrait avoir lieu du 9 décembre au 11 janvier prochains. Cette grève, qui toucherait l’administration de la STM, vise à mettre de la pression sur la société de transport pour prolonger la médiation et convenir d’une entente de principe.

L’avis de grève transmis aujourd’hui aurait pour conséquence de mettre fin au recours aux heures supplémentaires pour les 2400 employé-es d’entretien de la STM, et ce, pendant une période d’environ un mois, couvrant la période cruciale du temps des Fêtes. Le syndicat souhaite toujours obtenir une entente négociée afin de maintenir de bonnes conditions de travail pour les employé-es d’entretien, alors que d’autres syndicats ont obtenu des ententes. Malgré la suspension des moyens de pression dans les dernières semaines, ni la STM ni le gouvernement n’ont saisi la balle au bond pour convenir d’une entente.

« Notre grève toucherait l’administration de la STM et son mode de gestion déficient qui mise beaucoup sur le recours aux heures supplémentaires. En ce sens, la STM a supprimé plus de 200 postes à l’entretien et mis au rencart environ 300 bus depuis 2 ans. Il faut mettre la pression sur notre employeur pour qu’il bouge à la table, sinon il reste figé. Ce qu’on veut, c’est avoir les moyens d’entretenir efficacement les équipements et les infrastructures vieillissantes de la STM. Ce n’est certainement pas la sous-traitance qui nous permettrait d’y arriver. On espère que la STM va enfin entendre raison et s’engager avec nous à convenir d’une entente. On pense que c’est possible de régler la négociation d’ici les Fêtes si la STM bouge enfin », conclut le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Fermetures d’Amazon : Oxfam et la CSN déposent une plainte à l’OCDE

En fermant l’ensemble de ses centres de distribution au Québec à la suite de la syndicalisation de l’entrepôt DXT4 à Laval, Amazon a enfreint plusieurs éléments contenus dans les Principes directeurs de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) à l’intention des entreprises multinationales sur la conduite responsable des entreprises. C’est le sens d’une plainte déposée aujourd’hui par Oxfam America, soutenue par Oxfam-Québec et la Confédération des syndicats nationaux (CSN), représentant les employé-es syndiqués d’Amazon à Laval.

« La CSN et Oxfam souhaitent demander un examen de la conformité d’Amazon aux principes directeurs de l’OCDE à la lumière des efforts de répression syndicale de l’entreprise, de son refus de participer à des négociations collectives et des licenciements massifs de travailleurs peu après la création du premier syndicat canadien de l’entreprise », indique la plainte déposée aujourd’hui auprès de l’OCDE.

La plainte rappelle le fil des événements ayant précédé la fermeture, le 22 janvier 2025, des sept entrepôts d’Amazon au Québec. Déjà, en 2024, la multinationale, basée aux États-Unis, avait été condamnée par le Tribunal administratif du travail pour s’être activement opposée à une tentative de syndicalisation à l’établissement YUL2 de Lachine. Une campagne antisyndicale a également été menée à l’entrepôt DXT4 au moment de sa syndicalisation. Par la suite, plutôt que de s’astreindre à son obligation de négocier avec les employé-es syndiqués de DXT4, Amazon a préféré fermer l’ensemble de ses installations québécoises, licenciant ainsi 1 700 employé-es et provoquant la perte de plus de 4500 emplois.

Pour Oxfam et la CSN, de tels agissements contreviennent aux chapitres II, IV et V des Principes directeurs de l’OCDE, notamment en violant le droit à la syndicalisation, le droit à la négociation collective ainsi que le droit de ne pas subir de menaces ou de représailles après avoir exercé de tels droits.

Les plaignants demandent à l’OCDE de faire appliquer ses principes directeurs auprès de la multinationale en exigeant de celle-ci qu’elle s’engage dans un processus de médiation visant, entre autres, la réintégration des 1 700 salarié-es des sept entrepôts, une indemnité d’un an de salaire pour chacun de ceux-ci et une garantie qu’Amazon exercera son devoir de diligence en matière de droits humains, comme prévu au chapitre IV des Principes directeurs de l’OCDE.

Elles ont déclaré :

« Les principes directeurs de l’OCDE ont été mis en place afin que les multinationales puissent être rappelées à l’ordre lorsqu’elles contreviennent aux droits des travailleuses et des travailleurs. C’est exactement le cas d’Amazon, qui a fermé ses entrepôts et licencié 1 700 employé-es pour éviter d’avoir à respecter leur droit à la syndicalisation et à la négociation collective », de déclarer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Les fermetures soudaines d’entrepôts et les licenciements massifs chez Amazon reflètent les préoccupations de longue date que nos collègues d’Oxfam America ont soulevées pendant des années à l’encontre d’Amazon : bas salaires, restriction de la liberté d’expression des travailleurs et pratiques de surveillance préjudiciables. Ces récentes décisions aggravent les inégalités et nuisent aux travailleurs du Québec et d’ailleurs. Une économie canadienne et québécoise forte ne peut exister qu’avec le respect des droits fondamentaux des travailleurs à s’organiser. Cette plainte est une étape nécessaire vers la redevabilité », selon la directrice générale d’Oxfam-Québec, Béatrice Vaugrante.

Oxfam est une organisation mondiale qui combat les inégalités pour mettre un terme à la pauvreté et aux injustices. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Une situation potentiellement explosive dans les détentions du Québec

Le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec–CSN tient à faire le point en lien avec les coups de feu survenus samedi dernier aux abords de l’établissement de détention (ED) de Rivière-des-Prairies.

« Nous sommes fortement préoccupés par cet événement majeur et sans précédent qui vient directement affecter la sécurité de nos membres et plus largement, celle du public. L’actuelle hausse des frappes policières au Québec a un impact direct sur la population carcérale, ce qui porte à l’intérieur des murs une instabilité constante liée à la guerre entre gangs criminalisés. Il est clair que la hausse du nombre de criminels de haut niveau à l’intérieur des détentions impose un climat de tensions explosives dans le système carcéral », précise Mathieu Lavoie, président national du syndicat.

« Le travail des agentes et agents de la paix en services correctionnels est aussi important que celui de ceux qui patrouillent dans les rues du Québec. Le SAPSCQ représente le troisième plus gros corps d’agents de la paix de la province et, en ce sens, il doit obtenir la reconnaissance au même titre que celle obtenue par les plus gros corps policiers du Québec. La protection de la sécurité du public est une responsabilité partagée entre les agents de la paix en services correctionnels et les forces policières. Pour cette raison, le gouvernement doit prendre les moyens nécessaires et poser des gestes concrets afin de reconnaitre ce métier essentiel à la protection de la sécurité publique. Dans le contexte actuel où le gouvernement de la CAQ a récemment annoncé des compressions au ministère de la Sécurité publique (MSP) de l’ordre de 40 millions $, nous voyons mal comment nous pourrons continuer à faire face à ces tensions incontrôlables », ajoute monsieur Lavoie.

« Les dirigeantes et dirigeants du MSP doivent agir en leader devant cet événement majeur et potentiellement traumatique en mettant en place les outils nécessaires pour le soutien psychologique adéquat aux membres du syndicat ayant vécu cet incident inégalé », conclut le président.

À propos

Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN de la Confédération des syndicats nationaux depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 17 établissements de détention partout au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Dans les coulisses du procès d’Amazon

Le 22 avril 2024, le jour même où Amazon apprend qu’un de ses entrepôts vient de se syndiquer, Jasmin Begagic prend l’avion pour Montréal. En plus de visiter l’entrepôt DXT4 visé par la requête, le président d’Amazon Canada Fulfillment Services (ACFS, l’une des multiples filiales internes d’Amazon) ordonnera trois jours plus tard la « suspension temporaire » du mystérieux entrepôt DYT4, à peine 36 heures après son ouverture.

Ce tout nouveau centre de distribution, sur l’avenue Francis-Hughes à Laval, devait être en mesure de traiter 114 000 paquets par jour. À lui seul, le volume envisagé pour DYT4 rivaliserait avec celui traité conjointement par trois autres entrepôts réservés à la livraison du « dernier mile » propre au modèle Amazon : DXT4 et DXT5, tous deux situés à Laval, et DXT6 à Lachine.

Un véritable « vaisseau amiral », selon les termes utilisés à maintes reprises par Jasmin Begagic lui-même devant la juge Irène Zaïkoff, dans le cadre des audiences du procès d’Amazon qui se tient au Tribunal administratif du travail.

Mais pourquoi donc avoir ordonné la suspension de ce tout nouveau centre de distribution, dont l’ouverture était reportée depuis 2022 ?

Jasmin Begagic prétend que c’est en raison de « sérieuses défaillances » en matière de sécurité : un électricien qui s’électrocute, des planchers non conformes, une signalisation en anglais seulement, entre autres considérations.

Questionné par les avocates de la CSN, Jasmin Begagic a admis en cour que l’établissement DYT4 avait pourtant passé l’évaluation de conformité requise par la procédure interne d’Amazon. Mais il ajoute du même souffle qu’il n’avait pas pu participer à l’audit en question et que, s’il avait été présent, jamais il n’aurait autorisé sa mise en fonction le 24 avril 2024.


La matrice a flanché

Amazon ne pouvait pas savoir que plusieurs des employé-es du « vaisseau amiral », au moment de leur transfert, avaient probablement signé une carte CSN. Certes, M. Begagic reconnaît que plusieurs d’entre eux avaient été recrutés, en raison de sa proximité géographique, à l’entrepôt à DXT4, au moment même où une campagne de syndicalisation y était secrètement menée.

Quand on le questionne sur la façon dont il a appris la nouvelle de la syndicalisation du premier entrepôt d’Amazon au Canada, Jasmin Begagic reconnaît qu’Amazon s’est fait prendre par surprise : la « matrice » utilisée par Amazon pour calculer « l’état de satisfaction des associé-es » n’avait pas activé de voyants rouges alertant l’état-major d’une syndicalisation potentielle des employé-es de DXT4, même si une campagne avait été menée par la CSN dans d’autres entrepôts d’Amazon.

« I think it was a defeat », a laissé tomber Jasmin Begagic au tribunal.

Ce dernier se défend d’être le grand patron d’Amazon au Canada. Président d’Amazon Canada Fulfillment Services, il ne supervise que l’aspect « centres de distribution » des opérations de la multinationale, qui comprend de multiples divisions : Amazon Logistics, Amazon Transport, Real Estate, Construction, Employees Relations, Human Resources, Legal, Finance, etc.

Jasmin Begagic ignore qui a pris la décision de fermer les entrepôts du Québec. Il en a été informé par son supérieur immédiat basé au Tennessee, David Alperson, vice-président Amérique du Nord d’Amazon Logistics.

Il reconnaît néanmoins avoir fait partie du comité de travail qui, à peine six mois après la syndicalisation d’un premier entrepôt au Canada, recommandera de fermer tous les centres de distribution situés au Québec.


Quand tout fermer devient la solution à un problème de volume

C’est sur une base « strictement économique » que cette recommandation a été faite à la direction d’Amazon aux États-Unis, a affirmé sous serment M. Begagic.

La fermeture inopinée du vaisseau amiral lui posait un réel problème : comment allait-il absorber le volume que DYT4 aurait traité alors que DXT4, DXT5 et DXT6 fonctionnaient aux limites de leurs capacités ? D’autant plus que les soldes de la période Prime de juillet arrivaient à grands pas…

Afin de trouver une solution, le comité « Volume Solve » fut mis en place. Selon son témoignage, Jasmin Begagic n’était qu’un joueur autour de la table, participant aux réunions quand cela lui était possible, mais sans en être celui qui les convoquait.

Pendant que le comité évalue ses options, des sous-traitants sont mis à contribution : Purolator, Intelcom et d’autres joueurs assumeront temporairement une partie des opérations.

En fait, elles le faisaient déjà : ces entreprises figuraient parmi les nombreux « tiers » qui s’occupaient d’une part importante de la livraison à domicile des colis d’Amazon, et ce, depuis son implantation au Québec.

On ignore à quel moment le comité « Volume Solve » est devenu le « Project Maple », nouvelle appellation de l’équipe maintenant chargée de trouver une solution à long terme pour les livraisons d’Amazon au Québec.

Ce qu’on sait toutefois, c’est que les travaux de ce comité auraient subitement permis à Amazon de réaliser qu’en fermant ses entrepôts et en transférant toutes ses opérations à des tiers, la multinationale pouvait réaliser des économies de 16,4 millions par année.

À plusieurs reprises depuis le début des audiences du procès d’Amazon, les avocates de la CSN ont demandé à Jasmin Begagic de détailler le suivi qu’il a effectué pour s’enquérir des travaux qui auraient permis de mettre le « vaisseau amiral » à niveau en matière de sécurité. « Quand on laisse sa voiture au garage pour la faire réparer et qu’on n’a pas de nouvelles, on appelle pour s’informer de l’état des réparations, non ? », ont tour à tour demandé la partie demanderesse et la juge Zaïkoff.

De son propre aveu, jamais M. Begagic ne s’est informé ni des travaux en cours ni d’une date où le vaisseau amiral aurait pu être remis en service.

Le 22 janvier 2025, Amazon annonçait la fermeture de tous ses entrepôts situés au Québec, mettant à pied 1700 employé-es et provoquant plus de 4500 pertes d’emplois.

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN suspend la grève

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN suspend la grève afin de poursuivre la négociation dans le but d’obtenir une entente négociée. La grève est suspendue à compter du 12 novembre à 6 heures.

Bien que des mouvements significatifs aient été faits dans les derniers jours par le syndicat pour en venir à une entente, la STM demeure inflexible et insensible aux impacts de la grève sur la population. Dans son dernier dépôt, la STM maintient plusieurs demandes de reculs envers ses salarié-es. Le syndicat ne reste pas insensible et suspend la grève afin de poursuivre les négociations en visant un financement juste du transport collectif pour maintenir de bonnes conditions de travail pour les 2400 employé-es d’entretien de la STM.

La rencontre de médiation du 11 novembre n’a malheureusement pas permis d’en arriver à une entente. L’annonce de l’entrée en vigueur anticipée de la loi 14 est venue freiner les avancées des derniers jours réalisés en médiation et a donné le pouvoir à l’employeur de freiner la négociation. Le syndicat veut ainsi éviter que le ministre du Travail devance l’application de sa loi et qu’il impose de cette manière les conditions de travail aux salarié-es.

« Nous étions certains que nous avions une fenêtre de règlement devant nous. Le ministre Boulet et le gouvernement caquiste ont donné des arguments supplémentaires à la STM pour qu’elle puisse rester figée. Avec l’entrée en vigueur devancée de la loi 14, la STM n’avait plus aucun incitatif pour négocier avec nous. Le gouvernement nuit à notre négociation en sous-finançant le transport collectif. Il en rajoute une couche avec l’arrivée de sa loi 14. En suspendant la grève, on veut s’assurer que la loi n’est pas appliquée dès maintenant et on veut continuer d’agir à la table et parvenir à une entente négociée », mentionne le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le gouvernement préfère taper sur les salarié-es que d’aider le transport collectif

Alors que la médiation reprend aujourd’hui pour trouver une entente à la STM, l’annonce du devancement de la Loi 14 jette une douche froide. Le gouvernement préfère attaquer, une fois de plus, les droits des travailleuses et des travailleurs plutôt que de financer adéquatement le transport collectif. De son côté, le Syndicat du transport de Montréal–CSN qui représente les 2400 employé-es d’entretien en grève, continue de mettre tous ses efforts à obtenir une entente négociée.

Du mouvement en médiation

Les rencontres de médiation des derniers jours ont permis de faire des avancées et les parties se rapprochent de plus en plus. Les discussions se poursuivent mardi dans l’objectif de convenir d’une entente. Le syndicat continue d’agir pour maintenir de bonnes conditions de travail pour les employé-es d’entretien, ce qui sera nécessaire pour bien entretenir les infrastructures vieillissantes de la STM.

« On a une fenêtre de règlement devant nous. Il faut juste que la STM bouge encore un peu. Ça a tout pris pour que la société de transport crée un peu de mouvement. La grève dérange beaucoup de monde et nous en sommes conscients. Mais sans ce moyen de pression, nous n’aurions pas réussi à faire progresser la STM après plus de 120 rencontres de négociation au neutre. Il faut maintenant qu’elle fasse les compromis nécessaires pour qu’on ait une entente rapidement », mentionne le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

Si le gouvernement tenait vraiment au transport collectif, il le financerait adéquatement

Le gouvernement confirme son intention de devancer l’entrée en vigueur de la Loi 14 qui brime le droit de grève des travailleuses et des travailleurs. L’arrivée de cette loi ne fera que déséquilibrer davantage les relations de travail en faveur des employeurs.

« Avec la Loi 14, les employeurs n’ont aucun intérêt à négocier de bonne foi. Ils ont seulement à attendre patiemment que le ministre du Travail fasse le sale boulot et impose les conditions de travail. Tout ça venant d’un gouvernement qui se découvre un grand amour pour le transport collectif, alors qu’il le sous-finance sans arrêt. Depuis le début du conflit, le gouvernement a entre les mains la possibilité d’éviter une grève qui affecte la population en finançant correctement le transport collectif. Il préfère, encore une fois, taper sur les travailleuses et les travailleurs », de conclure la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Maintenir de bonnes conditions à la STM pour des services de qualité

Le Syndicat du transport de Montréal-CSN fait le point sur la négociation. Tout au long de la fin de semaine, des échanges ont eu lieu en médiation pour débloquer la négociation. Le syndicat continue de mettre toutes ses énergies pour obtenir une entente le plus rapidement possible.

« Nous faisons tous les efforts pour que la négociation bouge et qu’on ait une entente le plus rapidement possible. Ça bouge à la table et il faut continuer de mettre nos efforts pour avoir une entente. Je le rappelle, la meilleure manière de mettre fin au conflit, c’est que nous ayons une entente négociée. Pour y arriver, il faut mettre la pression sur la STM pour qu’elle se mette en mode règlement rapidement. Nos batailles des dernières années nous ont permis de gagner de bonnes conditions de travail. Ce qui est sûr, c’est qu’il faut maintenir de bonnes conditions pour les employé-es d’entretien pour prendre soin des infrastructures vieillissantes de la STM », Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal-CSN.

Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Atelier textile (FNEEQ–CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 19 septembre 2025, le syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Atelier textile – CSN a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es au sens du Code du travail, à l’exception de l’adjointe administrative, du chef d’atelier et du personnel cadre. »

Les travailleuses et travailleurs de l’école Atelier Textile ont décidé de se syndiquer afin de mettre fin à l’arbitraire dans leurs conditions de travail et dans l’attribution des contrats. Elles et ils souhaitent obtenir des règles justes, transparentes et équitables pour toutes et tous. Le groupe, composé d’une douzaine de travailleuses et travailleurs, est motivé à négocier une bonne convention collective et à obtenir des conditions de travail justes et respectueuses.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec, au Conseil central Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Réaction du Syndicat du transport de Montréal-CSN aux propos de la STM

Le Syndicat du transport de Montréal-CSN réagit aux propos tenus par la directrice générale de la STM. Alors que le syndicat continue de toute mettre ses énergies à obtenir une entente, le syndicat déplore que la STM demeure inflexible.

« Il y a une seule raison pour laquelle nous n’avons toujours pas d’entente et que la grève continue et c’est la rigidité de la STM. En plein milieu d’une grève qui a des impacts majeurs, la STM continue de vouloir nous donner des salaires bien en deçà des comparables et d’ouvrir toute grande la porte à la sous-traitance. On a fait du mouvement sur toutes les préoccupations de l’employeur, mais la STM ne bouge pas. La STM dit chercher des économies, mais elle veut augmenter la sous-traitance, ce qui gonflerait les coûts, c’est à n’y rien comprendre. La STM attend l’arbitrage et le ministre ne veut qu’utiliser sa nouvelle loi. Nous, ce qu’on veut, c’est régler une convention collective qui va permettre d’améliorer les conditions de travail des employé-es d’entretien », Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal-CSN.

Pour mettre fin à la grève, il faut faire pression sur la STM pour qu’elle négocie

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, qui représente les 2400 employé-es d’entretien de la STM en grève, fait le point sur la négociation. Depuis mardi, deux rencontres ont eu lieu avec la haute direction de la STM. Le syndicat a une fois de plus montré de l’ouverture pour obtenir une entente le plus rapidement possible, mais la posture rigide de la société de transport reste inchangée et complique les choses. Le syndicat rencontre la nouvelle mairesse de Montréal aujourd’hui pour discuter de la négociation.

« Nous avons fait des pas pour trouver une entente. Devant nous, on dirait que la STM fait du temps. Elle ne bouge pas et veut toujours ouvrir toute grande la porte à la sous-traitance. Visiblement, la STM préfère voir ses services à l’arrêt plutôt que de conclure une entente avec nous. Les usagères et les usagers du transport collectif veulent pouvoir compter sur la fiabilité pérenne et sécuritaire du transport collectif public. Confier des tâches critiques comme la fabrication et la réparation de pièces au privé ne fera qu’augmenter les coûts et le nombre de bris. Ce n’est vraiment pas de ça que la STM a besoin. La fermeture de la STM continue de faire mal aux employé-es comme à toute la population qui vit les effets de la grève. Il est grand temps que la nouvelle mairesse et le gouvernement fassent pression sur la STM pour que l’on convienne enfin d’une entente négociée », le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

Le gouvernement doit mettre ses énergies à convaincre la STM de négocier

« Plutôt que de brandir la menace d’imposer des conditions de travail aux employé-es, le gouvernement caquiste devrait mettre toutes ses énergies à convaincre la STM de négocier de bonne foi. Le nœud de cette négociation, c’est l’inflexibilité de la STM. C’est là qu’il faut agir. On veut tous et toutes que le service reprenne rapidement. Mais après plus de 120 rencontres de négociation, la pression doit être au rendez-vous pour que la STM règle enfin. Le transport collectif est vital, sauf quand vient le temps de le financer adéquatement. Le gouvernement est en bonne partie responsable du problème avec le sous-financement de nos transports publics. S’il y a une chose que la grève démontre, c’est à quel point les gens tiennent au transport collectif. Il est temps d’en rehausser le financement », la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Une sortie du milieu patronal qui sonne faux

« Les grands patrons s’unissent aujourd’hui parce qu’ils craignent pour leur profit, exprimant leur mépris pour les droits constitutionnels des travailleuses et travailleurs. En réalité, ils ne se préoccupent pas des impacts de la grève sur la population et encore moins que les travailleuses et les travailleurs ont de bonnes conditions de travail. Leur appel à défendre les plus vulnérables sonne faux : s’ils se souciaient véritablement de leur bien-être, ils leur offriraient des conditions de travail qui leur permettent de sortir de la précarité. Si les employé-es d’entretien de la STM sont rendus à faire la grève, c’est parce qu’ils font face à un employeur borné qui ne bouge pas. Hier comme aujourd’hui, c’est en se mobilisant que les salarié-es de tous les secteurs d’emploi obtiennent de meilleures conditions de travail. Comme on le dit depuis des semaines, le milieu patronal se réjouit des lois du gouvernement caquiste qui attaquent les droits des travailleuses et des travailleurs. La meilleure solution pour mettre fin à la grève, c’est de trouver une entente négociée, ce qui implique la volonté d’y parvenir, autant de la part de la STM que du gouvernement », le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

 

La STM préfère laisser ses services à l’arrêt que de s’entendre avec ses employé-es

La troisième séquence de grève des 2400 employé-es d’entretien est lancée pour augmenter la pression sur la STM. Dans les dernières semaines, le Syndicat du transport de Montréal–CSN a multiplié les gestes pour faire débloquer la négociation, mais il s’est buté à la rigidité de la STM.

La grève, qui a débuté le 31 octobre en soirée, pourrait se poursuivre jusqu’au 28 novembre prochain si la STM ne passe pas enfin en mode règlement. Le syndicat a mis toutes ses énergies en médiation pour parvenir à une entente satisfaisante. Il a fait du mouvement pour tenir compte des préoccupations de la STM, notamment sur le déplacement du personnel. Il a fait une deuxième avancée sur la proposition salariale, alors que la STM bouge à peine depuis le début de la négociation. Après plus de 115 rencontres de négociation, le temps était venu d’accentuer la pression sur la STM pour parvenir à une entente le plus rapidement possible. Le sous-financement imposé par le gouvernement Legault continue de peser lourd sur la négociation.

« Il n’y a qu’un seul responsable de cette grève et c’est la STM. Négocier, c’est proposer des solutions, tout en tenant compte des préoccupations de l’autre partie. La STM est totalement fermée depuis le début de la négociation. Aujourd’hui, on comprend que notre moyen de pression a un impact important sur des milliers de personnes. Nous avons vraiment tout fait pour l’éviter. Devant un employeur aussi intransigeant, on doit utiliser ce moyen de pression ultime pour réussir à enfin régler cette négociation », lance le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

« Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond à la STM. Tous les employé-es de la société de transport dénoncent les attaques aux conditions de travail. La STM préfère laisser ses services à l’arrêt que de négocier de bonne foi. C’est insensé. On comprend que la STM subit le sous-financement du gouvernement, mais il y a des limites à tout mettre sur le dos des salarié-es », poursuit la première vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Stéphanie Gratton.

« On voit tout l’effet qu’a le projet de loi 89 du ministre Boulet. Au lieu de négocier pour trouver une entente avec leurs salarié-es, les employeurs vont attendre que le ministre fasse le sale travail et impose des conditions de travail. Ce gouvernement ne fait que déséquilibrer le monde du travail à l’avantage des patrons. On a pourtant besoin, plus que jamais, d’investir dans le transport collectif et dans des emplois d’avenir comme ceux de la STM pour faire la transition juste », de conclure le président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Bertrand Guibord.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Quelques heures avant le déclenchement de la grève, la STM reste figée

Le Syndicat du transport de Montréal-CSN réagit au point de presse de la directrice générale de la STM et à l’état de la négociation quelques heures avant le déclenchement de la grève des 2400 employé-es d’entretien.

« Plutôt que de faire ce qu’il faut pour régler avec nous et donner de bonnes conditions de travail aux employé-es d’entretien, la STM ouvre la porte à l’arbitrage. C’est inconcevable qu’une société de transport de cette importance ne soit pas capable de trouver une entente après plus de 115 rencontres de négociation. Quand on met la négociation entre d’autres mains que les nôtres, tout le monde finit insatisfait. Le seul problème qu’on a depuis le début, c’est que la STM reste figée sur ses positions. Ils font un pas de tortue sur les salaires alors qu’on a bougé de façon significative. Sur la sous-traitance, ils veulent confier la fabrication et la réparation de pièces au privé alors qu’on sait que ça coûte beaucoup plus cher de le faire. Il devient de plus en plus clair que nous devrons déclencher la grève pour accentuer la pression sur la STM et obtenir enfin une entente », Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal-CSN.

La seule manière d’éviter la grève, c’est que la STM soit moins inflexible

Le Syndicat du transport de Montréal-CSN réagit à la décision du Tribunal administratif du travail concernant les services essentiels à maintenir advenant le déclenchement de la grève le 1er novembre prochain.

« À quelques jours du déclenchement d’une des plus longues grèves de l’histoire de la STM, nous mettons toutes nos énergies à obtenir une entente satisfaisante. Si la STM maintient la ligne dure, conserve sa rigidité et continue de s’asseoir sur ses mains, elle sera la seule responsable de cette grève qui pourrait être évitée. Le tribunal administratif du travail vient de rendre la décision que l’entente sur les services essentiels que nous avons convenue avec la STM est suffisante et respecte la loi. Cette grève, d’une durée de 28 jours avec un maintien de services dans les heures de pointe, aurait un impact majeur, nous en sommes conscients. Mais après plus de 115 rencontres de négociation et face à un employeur qui ne démontre aucune intention de régler le conflit de travail, nous devons continuer d’augmenter la pression », Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal-CSN.

Le procès d’Amazon reprend demain

C’est demain, vendredi, que reprendra le procès d’Amazon devant le Tribunal administratif du travail (TAT). Pour une troisième journée, le président d’Amazon Canada Fulfillment Services (ACFS), Jasmin Begagic, devra répondre aux questions des avocates de la CSN quant aux circonstances ayant mené à la fermeture des sept entrepôts situés au Québec.

Lors de son témoignage jeudi dernier, Jasmin Begagic a reconnu avoir fait partie du comité ayant émis des recommandations en lien avec ces fermetures. Des questions demeurent, cependant, notamment à savoir qui faisait partie de ce comité, à qui ces recommandations étaient destinées, qui a pris la décision de fermer les entrepôts québécois – et si la décision a même été prise au Canada.

Premier témoin dans cette cause qui oppose la multinationale à la CSN, laquelle conteste la légalité des fermetures en vertu du Code du travail, M. Begagic a néanmoins reconnu que David Alperson, décrit comme son supérieur immédiat et basé au Tennessee, avait été partie prenante de la décision de fermer, au Québec seulement, les centres de distribution d’Amazon. M. Begagic a également affirmé que le patron d’Alperson et VP Amérique du Nord d’Amazon, John Tagawa, avait participé à des rencontres en lien avec ces fermetures à la fin de l’année 2024.

Tranquillement, le témoignage de Jasmin Begagic permet d’en apprendre davantage sur le rôle joué par le département « Employee Relations » d’Amazon. Grâce à son « index d’engagement des employé-es », cette équipe est chargée de s’assurer de la satisfaction au travail des employé-es d’Amazon et de gérer les risques de syndicalisation au sein des nombreuses filiales et entrepôts de la multinationale. Les hauts gestionnaires d’Amazon ont des rencontres régulières avec cette équipe, a reconnu M. Begagic devant la juge Irène Zaïkoff.

Un « vaste subterfuge »

Pour la CSN, la décision d’Amazon de fermer ses entrepôts au Québec constitue un « vaste subterfuge » visant à se soustraire de ses obligations prévues à la loi et à éradiquer toute présence syndicale au sein de l’entreprise, soutient la centrale syndicale dans sa plainte déposée le 20 février dernier. « La multinationale ne cesse pas ses activités de vente en ligne sur le territoire. Elle choisit de réorganiser ses activités dans le but d’éluder ses obligations d’employeur en vertu du Code du travail », précise la requête déposée en vertu des articles 12, 13, 14 et 53 du Code du travail.

« Il est clair pour nous que la fermeture des entrepôts d’Amazon visait principalement à freiner la campagne de syndicalisation en cours et la conclusion d’une première convention collective en Amérique du Nord », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Illégale à plusieurs égards », la décision d’Amazon doit être infirmée par le tribunal, demande la CSN au nom de nombreux plaignants.

Puisque « les agissements d’Amazon s’attaquent à l’ordre juridique québécois [et] parce que cet employeur n’hésite pas à licencier des milliers de personnes afin de donner l’exemple », la CSN demande au tribunal d’ordonner la reprise des activités aux sept entrepôts visés par la plainte. Elle demande également que chaque employé-e reçoive plus d’un an de salaire en guise d’indemnité, en plus de dommages moraux et exemplaires.

La plainte fait valoir que la décision de fermer ses entrepôts québécois est en contradiction directe avec le plan d’affaires mis de l’avant par la multinationale au cours des dernières années. Les quatre derniers centres de livraison au Québec, dont l’entrepôt syndiqué DXT4 à Laval, n’ont été établis que depuis trois ans, rappelle la CSN, à l’image des investissements massifs de la compagnie dans la stratégie du « dernier mile ».

Ces entrepôts de proximité, nécessaires à la livraison en un jour, « ne constituent pas seulement la façon la plus rapide de livrer les produits aux consommateurs, mais aussi la façon la plus économique de le faire », déclarait en octobre dernier le PDG d’Amazon, Andrew Jassy, après avoir annoncé un an plus tôt son intention de doubler le nombre de stations capables de livrer les colis le jour même.

« Rien ne laissait présager qu’Amazon choisirait, à peine trois mois plus tard, de retourner à un modèle de livraison par des tiers », affirme la CSN dans sa requête. Pour la centrale syndicale, « Amazon n’hésite pas à avoir recours aux mesures les plus extrêmes et à sacrifier sa rentabilité afin d’éviter l’imposition d’une première convention collective », véritable objectif d’une décision aussi draconienne.

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les 230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. Le 22 janvier dernier, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance. 

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine et qu’elle subit présentement un procès du même type pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

Face à l’inflexibilité de la STM : les employé-es d’entretien en grève dès le 1er novembre

La grève des 2400 employé-es d’entretien devient une fois de plus nécessaire face à l’inflexibilité insensée de la STM. Le Syndicat du transport de Montréal–CSN transmet un avis de grève débutant dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre et se terminant le 28 novembre.

La STM coule son examen de négociation 101

Après plus de 115 rencontres de négociation, la STM reste figée sur ses positions et s’obstine à ne pas ajouter les personnes nécessaires à la table pour conclure une entente. La médiation suit son cours et vise à rapprocher les parties, mais la rigidité de la société de transport ne permet pas de faire avancer les échanges en tenant compte des préoccupations de part et d’autre. Chaque mouvement du syndicat à la table de négociation est accueilli froidement par la société de transport.

Si la grève devait être déclenchée, elle affecterait directement l’administration interne de la STM par un arrêt des heures supplémentaires. Durant cette troisième séquence de grève, des ralentissements et des arrêts de service sont à prévoir, même si les services seront maintenus durant les heures de pointe. Advenant un débrayage, la STM avisera la population de l’étendue des services maintenus. Rappelons que les 2400 employé-es d’entretien de la STM ont effectué une première séquence de grève de neuf jours en juin dernier et une deuxième du 22 septembre au 5 octobre.

« La négociation, ça se fait à deux. La STM coule l’examen de négociation 101 et son intransigeance est la raison pour laquelle nous devons encore avoir recours à la grève. Si nous voulons maintenir de bonnes conditions de travail, nous n’avons d’autre choix que de nous préparer une fois de plus à faire la grève. Nous aurions souhaité l’éviter et nous avons tout fait pour ça. Si les usagères et les usagers se cognent le nez sur une porte fermée à partir du 1er novembre, ils sauront que c’est parce que la STM est plus occupée à attaquer nos conditions de travail qu’à améliorer les services à la population », lance le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

Les usagères et les usagers veulent de bonnes conditions pour les employé-es de la STM

La STM continue de vouloir s’en prendre aux conditions de travail des employé-es d’entretien, notamment en augmentant le recours à la sous-traitance. Pourtant, un récent sondage mené par la CSN illustre que 80 % des personnes répondantes sont d’avis que pour garantir un bon service aux usagers, la STM doit offrir de bonnes conditions de travail à ses employé-es d’entretien.

« Il y a tellement à faire pour bien entretenir les métros et les autobus. Quand les gens utilisent le transport collectif, ils veulent compter sur un service de qualité. Il faut absolument maintenir de bonnes conditions de travail pour y arriver et ne pas ouvrir toute grande la porte au privé », poursuit la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Stéphanie Gratton.

« Les 2400 employé-es d’entretien de la STM doivent encore avoir recours à la grève pour empêcher la STM de mettre la hache dans leurs conditions. Leur négociation est un moment clé pour l’avenir du transport collectif public. Il est plus que temps que la STM négocie véritablement pour en venir à une entente », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord.

« La STM et le gouvernement font tout un duo. D’un côté, on a un mauvais élève qui fait tout pour nuire à la négociation. De l’autre, un gouvernement qui sous-finance le transport collectif en ne misant que sur l’asphalte. Le Québec doit faire mieux que ça et enfin développer des projets de transport en commun pour faire face à la crise climatique et créer des emplois d’avenir », de conclure le 1er vice-président de la CSN, François Enault.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le procès d’Amazon se poursuit aujourd’hui

Quelles sont les véritables raisons qui ont mené Amazon à fermer ses sept entrepôts situés au Québec ? Sur la base de quelles analyses financières cette décision a-t-elle été prise, pourtant en pleine contradiction avec les plans d’expansion poursuivis par la multinationale américaine au cours des dernières années ?

C’est notamment à ces questions que devra répondre le président d’Amazon Canada Fulfillment Services (ACFS), Jasmin Begagic, dont le témoignage se poursuit aujourd’hui devant le Tribunal administratif du travail (TAT) dans le cadre de la poursuite intentée par la CSN.

Lors d’une première journée d’audience, le 26 septembre dernier, Jasmin Begagic avait répété à de nombreuses reprises qu’à titre de président d’ACFS, il n’était qu’un exécutant appelé à signer chèques et documents corporatifs qu’on lui demande de signer. Les avocates de la CSN tenteront aujourd’hui d’éclaircir les liens entre la multinationale Amazon et sa filiale canadienne afin de mieux comprendre les motifs ayant mené à la fermeture des entrepôts et à la perte de 4500 emplois.


Un « vaste subterfuge »

Pour la CSN, cette décision constitue un « vaste subterfuge » visant à se soustraire de ses obligations prévues à la loi et à éradiquer toute présence syndicale au sein de l’entreprise, soutient la centrale syndicale dans sa plainte déposée le 20 février dernier. « La multinationale ne cesse pas ses activités de vente en ligne sur le territoire. Elle choisit de réorganiser ses activités dans le but d’éluder ses obligations d’employeur en vertu du Code du travail », précise la requête déposée en vertu des articles 12, 13, 14 et 53 du Code du travail.

« Il est clair pour nous que la fermeture des entrepôts d’Amazon visait principalement à freiner la campagne de syndicalisation en cours et la conclusion d’une première convention collective en Amérique du Nord », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Illégale à plusieurs égards », la décision d’Amazon doit être infirmée par le tribunal, demande la CSN au nom de nombreux plaignants.

Puisque « les agissements d’Amazon s’attaquent à l’ordre juridique québécois [et] parce que cet employeur n’hésite pas à licencier des milliers de personnes afin de donner l’exemple », la CSN demande au tribunal d’ordonner la reprise des activités aux sept entrepôts visés par la plainte. Elle demande également que chaque employé-e reçoive plus d’un an de salaire en guise d’indemnité, en plus de dommages moraux et exemplaires.

La plainte fait valoir que la décision de fermer ses entrepôts québécois est en contradiction directe avec le plan d’affaires mis de l’avant par la multinationale au cours des dernières années. Les quatre derniers centres de livraison au Québec, dont l’entrepôt syndiqué DXT4 à Laval, n’ont été établis que depuis trois ans, rappelle la CSN, à l’image des investissements massifs de la compagnie dans la stratégie du « dernier mile ».

Ces entrepôts de proximité, nécessaires à la livraison en un jour, « ne constituent pas seulement la façon la plus rapide de livrer les produits aux consommateurs, mais aussi la façon la plus économique de le faire », déclarait en octobre dernier le PDG d’Amazon, Andrew Jassy, après avoir annoncé un an plus tôt son intention de doubler le nombre de stations capables de livrer les colis le jour même.

« Rien ne laissait présager qu’Amazon choisirait, à peine trois mois plus tard, de retourner à un modèle de livraison par des tiers », affirme la CSN dans sa requête. Pour la centrale syndicale, « Amazon n’hésite pas à avoir recours aux mesures les plus extrêmes et à sacrifier sa rentabilité afin d’éviter l’imposition d’une première convention collective », véritable objectif d’une décision aussi draconienne.


À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. Le 22 janvier dernier, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance. 

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine et qu’elle subit présentement un procès du même type pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Le personnel technique et professionnel de la SAQ vote la grève

À moins de progrès notables dans les négociations pour le renouvellement de leur convention collective, les quelque 500 membres du Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ (SPTP-SAQ–CSN) pourraient déclencher la grève. Réunis en assemblée générale hier, ils se sont prononcés à 99 %, par scrutin secret, en faveur d’une banque de 15 journées de grève à exercer au moment opportun.

Le SPTP–SAQ–CSN regroupe notamment le personnel de bureau, technique et professionnel de la Société des alcools du Québec. Ces travailleuses et ces travailleurs œuvrent, entre autres, à l’évolution constante du site transactionnel SAQ.com et des outils informatiques, à l’approvisionnement des magasins, à la commercialisation des produits, au contrôle de la qualité, aux communications , à la paie et aux finances.

Leur convention collective est échue depuis le 31 mars 2025. Les augmentations salariales des dernières années ont été bien inférieures à l’inflation, ce qui a entraîné une perte importante du pouvoir d’achat des salarié-es. Ils réclament donc un rattrapage salarial. Parmi les autres revendications des travailleuses et travailleurs, notons l’inclusion du télétravail à la convention collective.

« Nous avons toujours privilégié la négociation avec la SAQ et des relations de travail les plus harmonieuses possibles, rappelle le président du syndicat, Steve D’Agostino. Nous avons été très patients avant d’en arriver à ce mandat de grève. Nous gardons espoir de pouvoir nous entendre et ainsi d’éviter la grève. Il faudra que la SAQ fasse son bout de chemin ».

Une grève du SPTP-SAQ–CSN entraînerait des impacts immédiats pour la SAQ, car ces travailleuses et travailleurs occupent des postes névralgiques pour le bon fonctionnement du monopole d’État, de ses entrepôts et de ses succursales.

Une première en cinquante ans
S’il devait y avoir grève, ce serait une première en plus de 50 ans d’existence pour le SPTP-SAQ–CSN. Pour la vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Kathrin Peter, la SAQ se doit de reconnaître les efforts déployés par ses techniciennes et techniciens, ainsi que ses professionnel-les. « Présentement, ce que la SAQ met sur la table implique l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs. Dans ce contexte, la réaction des membres est parfaitement compréhensible. Il faut espérer que la société d’État va comprendre le message et se remettre au travail pour trouver un terrain d’entente satisfaisant. »

« Tous les salarié-es de la SAQ ont droit à des conditions de travail dignes et respectueuses, ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord. Le travail du personnel technicien et professionnel, même s’il demeure dans l’ombre, est indispensable pour que la SAQ remplisse sa mission au quotidien. L’employeur doit pleinement le reconnaître. Ce vote de grève marque un moment historique pour le SPTP-SAQ–CSN et la direction de la SAQ doit en prendre acte. »

Manifestation des employé-es d’entretien pour un retour à la négociation

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN dénonce le fait que la STM ait mis fin à la médiation et qu’elle demande un mandataire spécial dans la négociation en cours. La société de transport refuse de négocier, elle cherche à imposer ses volontés au syndicat.

« Un mandataire spécial ne joue pas le même rôle qu’un médiateur. Le mandataire peut recommander au ministre des Affaires municipales l’imposition d’une convention collective. Nous voulons une convention collective négociée. C’est ça notre droit. Nous voulons un médiateur qui puisse nous aider à obtenir une convention collective négociée », affirme le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

« On demande à la STM de revenir à la table de négociation accompagnée de personnes compétentes pour faire cheminer les discussions. Elle doit arrêter de se déresponsabiliser. Les conditions de travail de ses employé-es, ça la concerne directement », conclut Bruno Jeannotte.

À propos
Le Syndicat du transport de Montréal, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal, dont les mécaniciennes et mécaniciens et les employé-es des services d’entretien des autobus et du métro de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Réaction au refus de la STM de prolonger la médiation

Le Syndicat du transport de Montréal-CSN déplore que la STM n’ait pas accepté de prolonger le mandat du médiateur. Alors que la grève continue d’affecter les services aux usagères et aux usagers, le syndicat s’explique mal cette fermeture de la société de transport. Par sa décision de ne pas prolonger le mandat du médiateur, la STM confirme qu’elle ne voulait pas négocier et s’entendre avec le syndicat dans les dernières semaines. Pour la CSN, c’est un exemple clair de la stratégie qu’adopteront de nombreux employeurs depuis l’adoption du projet de loi 89 du ministre Jean Boulet.

« Nous faisons plusieurs efforts pour faire avancer la négociation, mais on est le seul à le faire. La STM s’assoit sur ses mains et attend que le gouvernement fasse le sale travail en imposant nos conditions de travail. Peu importe les propositions qu’on fait, ce n’est jamais assez. La STM reste campée sur ses positions. Elle demande maintenant la nomination d’un mandataire spécial. Il est incroyable de voir que la STM dompe la négociation de ses employé-es dans une cour autre que la sienne. Ce que la STM n’a pas l’air de comprendre, c’est qu’elle a besoin de ses employé-es pour continuer de desservir la population », explique Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal-CSN.

Béton Provincial a utilisé des scabs, conclut le ministère du Travail

Alors qu’un lock-out sévit depuis dix mois aux installations de Béton Provincial situées à LaSalle et à Longueuil, un rapport d’enquête dévoilé aujourd’hui par le ministère du Travail conclut que l’entreprise a utilisé des briseurs de grève, en contravention avec les dispositions du Code du travail.

C’est à la suite d’une plainte déposée par le syndicat représentant les 50 opérateurs de bétonnière, mécaniciens et hommes de cour qu’une enquête pour utilisation de briseurs de grève a été initiée par le ministère du Travail en juillet dernier. Le rapport publié aujourd’hui est sans équivoque : au moins trois personnes ont accompli, au site de Longueuil, des travaux d’entretien normalement effectués par les travailleurs, mis en lock-out le 5 décembre 2024 par Béton Provincial.

« Nous sommes confrontés à un employeur qui refuse de négocier depuis des mois et qui n’hésite pas à contourner la loi pour parvenir à ses fins », déplore le président du syndicat, Gilles Marleau. « Béton Provincial voudrait geler nos salaires pendant quatre ans, mettre fin à notre régime de retraite et charcuter nos assurances. On a été très clairs : cette proposition est inacceptable, que la compagnie vienne s’assoir pour négocier ! »

Après avoir acheté l’entreprise Demix en avril 2024, Béton Provincial, propriété de l’homme d’affaires André Bélanger, a déposé une offre financière au syndicat qui représente les employés de LaSalle et Longueuil : un gel salarial de quatre ans, suivi d’augmentations annuelles de 2 % en 2028 et 2029. L’employeur exige aussi la fin de sa contribution au régime de retraite, laquelle correspond à 5,5 % du salaire gagné, pour la remplacer par une « prime » de 0,50 $ l’heure travaillée. Béton Provincial souhaite également réduire sa contribution au régime d’assurance collective pour le substituer par un nouveau régime modulable.

« Il est tout à fait inacceptable que Béton Provincial, qui se targue d’être le chef de file de l’industrie du béton, contrevienne ainsi aux lois qui régissent les relations de travail », d’affirmer la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Après 10 mois de lock-out, il est temps que l’employeur revienne à la table de négociation et convienne d’un règlement satisfaisant. »

Le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 50 chauffeurs, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), au Conseil central de la Montérégie–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

La STM refuse la main tendue du syndicat

L’offre présentée par le Syndicat du transport de Montréal – CSN samedi matin a été refusée par la Société de transport de Montréal, ce qui maintient les salarié-es en grève ce matin. La partie patronale demeure inflexible et menace même de ne pas vouloir prolonger le mandat du médiateur.

« C’est incroyable de constater à quel point la STM ne bouge pas sur ses positions. Une négociation, ça se fait à deux. Nous avons mis des compromis sur la table en fin de semaine et on nous a carrément virés de bord. Nous avons fait un dépôt juste et honnête où les deux parties tiraient leur épingle du jeu. Nous avons offert à la STM une alternative à sa demande de flexibilité de la main-d’œuvre, qui aurait en plus entraîné des économies en matière d’heures supplémentaires. Mais non, elle refuse, ce n’est jamais assez. Nous lui avons proposé une avenue pour régler plus rapidement les griefs de harcèlement psychologique, comme elle nous l’avait demandé, elle refuse encore. Il faut croire que c’est un faux problème pour la STM et que son but réel est de nous ralentir dans d’autres types d’arbitrages. S’il y a une grève qui mène à des arrêts de service cette semaine, c’est uniquement en raison de l’inflexibilité de la STM », s’insurge le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

Offre sur les clauses normatives
« Dans son communiqué publié samedi soir, la STM nous accuse de ne pas respecter son cadre budgétaire en raison de notre proposition, alors que nous négocions des enjeux normatifs et qu’on mettait de l’avant des solutions qui auraient occasionné des économies. C’est vous démontrer comment elle est de mauvaise foi. C’est à se demander si elle n’attend tout simplement pas l’application du projet de loi 89 pour réduire notre droit de négocier et sabrer dans nos conditions de travail », s’interroge Bruno Jeannotte.

Poursuite de la grève
La grève se poursuit donc jusqu’à dimanche. Comme la semaine passée, il y aura des arrêts de service en dehors des heures de pointe, les lundis, mercredis et vendredis. À cela s’ajoute une grève des heures supplémentaires sur l’ensemble de la séquence, laquelle affectera de manière importante l’administration de la STM, sans toucher directement les services à la population. Rappelons que le syndicat a convenu d’une entente avec la STM sur les services essentiels à maintenir durant la grève et que cette entente a été validée par le Tribunal administratif du travail.

Un arbitre rabroue la STM
Dans une décision arbitrale émise le 26 septembre dernier, l’arbitre a donné raison au syndicat en exigeant à la société de transport de rétablir la situation en transférant les salarié-es à leurs postes antérieurs, tel que prévu à la convention collective. « Nous avions en plus averti la STM qu’elle ne pouvait pas imposer de telles conditions en pleine négociation. L’arbitre vient dire dans le même sens que nous. Il est temps que la STM se mette en mode négociation! », conclut le président du syndicat

À propos
Le Syndicat du transport de Montréal, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal, dont les mécaniciennes et mécaniciens et les employé-es des services d’entretien des autobus et du métro de Montréal.
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le syndicat présente une offre permettant de mettre fin à la grève à la STM

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN va présenter aujourd’hui, à la table de négociation, une proposition afin de régler la majorité des enjeux normatifs concernant les conditions de travail. Si la STM l’accepte, la grève serait suspendue, ce qui permettrait d’éviter les arrêts de service dès lundi.

Cette offre vise à rapprocher les parties pour convenir d’une entente le plus rapidement possible. De plus, le syndicat propose de maintenir la présence du médiateur dans le dossier pour poursuivre la négociation. Le mandat du médiateur doit prendre fin le 30 septembre à minuit.

« Nous espérons que la STM accepte notre offre sur les enjeux normatifs. Elle a l’occasion de mettre fin aux arrêts de service pour les usagères et les usagers. La balle est dans le camp de l’employeur », croit Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal–CSN.

Le président du syndicat va se joindre à la table de négociation à partir de maintenant. Nous n’émettrons pas plus de commentaires pour le moment afin de donner une chance aux pourparlers.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le procès d’Amazon débute vendredi

Après plusieurs objections préliminaires et autres mesures dilatoires, c’est ce vendredi, devant le Tribunal administratif du travail, que s’ouvrira enfin le procès d’Amazon. La multinationale américaine est en effet l’objet d’un recours intenté par la CSN à la suite de la fermeture, en janvier dernier, de ses sept entrepôts situés au Québec.

Cette décision constitue un « vaste subterfuge » visant à se soustraire de ses obligations prévues à la loi et à éradiquer toute présence syndicale au sein de l’entreprise, soutient la centrale syndicale dans sa plainte déposée le 20 février dernier. « La multinationale ne cesse pas ses activités de vente en ligne sur le territoire. Elle choisit de réorganiser ses activités dans le but d’éluder ses obligations d’employeur en vertu du Code du travail », précise la requête déposée en vertu des articles 12, 13, 14 et 53 du Code du travail.

Devant la juge Irène Zaïkoff, le procès s’ouvrira par le témoignage du président d’Amazon Canada Fulfillment Services, Jasmin Begagic, qui devra expliquer en quoi la fermeture des sept centres de distribution constitue une simple décision d’affaires qui n’a aucun lien avec la syndicalisation des employé-es de l’entrepôt DXT4, de Laval, et la campagne de syndicalisation qui était en cours dans les autres entrepôts québécois de la multinationale.

« Il est clair pour nous que la fermeture des entrepôts d’Amazon visait principalement à freiner la campagne de syndicalisation en cours et la conclusion d’une première convention collective en Amérique du Nord », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Après les nombreuses objections préliminaires et autres mesures dilatoires utilisées par Amazon, le procès peut maintenant aller de l’avant. Il est temps que les travailleuses et les travailleurs obtiennent justice à la suite de ces fermetures illégales à plusieurs égards. »


Une décision qui défie toute logique

« Illégale à plusieurs égards », la décision d’Amazon doit être infirmée par le Tribunal, demande la CSN au nom de nombreux plaignants.

Puisque « les agissements d’Amazon s’attaquent à l’ordre juridique québécois [et] parce que cet employeur n’hésite pas à licencier des milliers de personnes afin de donner l’exemple », la CSN demande au Tribunal d’ordonner la reprise des activités aux sept entrepôts visés par la plainte et de verser à chaque employé plus d’un an de salaire en guise d’indemnité, en plus de dommages moraux et exemplaires.

La plainte fait valoir que la décision de fermer ses entrepôts québécois est en contradiction directe avec le plan d’affaires mis de l’avant par la multinationale au cours des dernières années. Les quatre derniers centres de livraison au Québec, dont l’entrepôt syndiqué DXT4 à Laval, n’ont été établis que depuis trois ans, rappelle la CSN, à l’image des investissements massifs de la compagnie dans la stratégie du « dernier mile ».

Ces entrepôts de proximité, nécessaires à la livraison en un jour, « ne constituent pas seulement la façon la plus rapide de livrer les produits aux consommateurs, mais aussi la façon la plus économique de le faire », déclarait en octobre dernier le PDG d’Amazon, Andrew Jassy, après avoir annoncé un an plus tôt son intention de doubler le nombre de stations capables de livrer les colis le jour même.

« Rien ne laissait présager qu’Amazon choisirait, à peine trois mois plus tard, de faire un retour à un modèle de livraison par des tiers », affirme la CSN dans sa requête. Pour la centrale syndicale, « Amazon n’hésite pas à avoir recours aux mesures les plus extrêmes et à sacrifier sa rentabilité afin d’éviter l’imposition d’une première convention collective », véritable objectif d’une décision aussi draconienne.


À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. Le 22 janvier dernier, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance.

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine et qu’elle subit présentement un procès du même type pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Les employé-es d’entretien manifestent pour que la STM se réveille

Au troisième jour de la grève, des centaines d’employé-es d’entretien ont manifesté devant le siège social de la STM pour que la négociation débloque. Les travailleurs et les travailleuses déplorent les reculs exigés par l’employeur à la table de négociation au moment même où la STM doit entretenir des infrastructures vieillissantes.

La STM subit un sous-financement déplorable de la part du gouvernement caquiste, ce qui nuit à sa mission d’aider la mobilité de la population. La société de transport utilise ce contexte pour appliquer son programme idéologique favorisant le recours au privé, ce qui ne ferait qu’augmenter la facture à moyen terme. Pendant que la STM attaque les conditions de travail de ses employé-es, elle a accordé d’importantes augmentations salariales à sa haute direction, comme le rapportait récemment la vérificatrice générale.

« La STM cherche à passer la facture à ses salarié-es. Le transport collectif est sous-financé et on devrait être en train de faire front commun pour réclamer que le gouvernement caquiste augmente les investissements. Au lieu de ça, la STM veut sabrer dans nos conditions en ouvrant la porte à la sous-traitance. On attend toujours de voir comment la STM compte économiser en coupant dans la haute gestion. Avec la grève qui continue, il est grand temps que la STM bouge de ses positions pour qu’on puisse régler », lance le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Déclenchement de la grève des 2400 employé-es d’entretien de la STM

Les 2400 employé-es d’entretien ont déclenché la grève pour que la STM abandonne sa position inflexible à la table de négociation. Après plus d’un an de négociation et plus de 100 séances de pourparlers, le Syndicat du transport de Montréal–CSN souhaite obtenir une entente le plus rapidement possible.

L’annonce de la grève le 5 septembre dernier et l’ouverture que le syndicat a montrée à la table de négociation n’ont pas suffi à convaincre la STM de faire le nécessaire pour éviter le conflit et convenir d’une entente. La STM se borne à attaquer les conditions de travail de ses salarié-es au moment où leurs efforts sont plus nécessaires que jamais pour entretenir les métros et les autobus. Alors que des ententes interviennent dans les sociétés de transport un peu partout au Québec, la STM ne fait aucun effort pour faire avancer la négociation. Elle continue de réclamer le recours à la sous-traitance pour tout et rien et revendique plus de contrôle sur le travail des salarié-es par les gestionnaires. Et pour couronner le tout, la STM continue d’offrir des augmentations salariales sous l’inflation, ce qui aurait pour effet d’abaisser le pouvoir d’achat des employé-es d’entretien.

La grève d’une durée de quatorze jours engendrera des arrêts de services en dehors des heures de pointe les lundis, mercredis et vendredis. À cela s’ajoute une grève des heures supplémentaires sur l’ensemble de la séquence, laquelle affectera de manière importante l’administration de la STM, sans toucher directement les services à la population. Rappelons que le syndicat a convenu d’une entente avec la STM sur les services essentiels à maintenir durant la grève et que cette entente a été validée par le Tribunal administratif du travail. Les travailleurs et les travailleuses manifesteront ce soir dès 19 h 30 devant l’hôtel de ville pour faire entendre leurs revendications en marge de la séance du conseil municipal.

« Si on déclenche la grève aujourd’hui, c’est parce que c’est le seul moyen de faire entendre raison à la STM. Après plus de 100 rencontres de négociation, la société de transport veut mettre la hache dans nos conditions sans rien offrir pour attirer et retenir le personnel. Doit-on rappeler à la STM que près de la moitié des stations de métro sont vétustes ? Pour avoir des métros et des autobus sécuritaires et bien entretenus, on doit miser sur les employé-es d’entretien, pas ouvrir la porte à une sous-traitance qui va nous coûter une fortune pour un travail de moindre qualité », lance le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

« Dans les derniers jours, la STM semblait pas mal plus occupée à communiquer les horaires de la grève qu’à tout faire pour l’éviter. Le syndicat a donné tout le temps nécessaire à la société de transport pour trouver une entente. Comment ça se fait qu’il y a des ententes dans les autres sociétés de transport et rien à Montréal ? Tôt ou tard, il va falloir que la STM se mette en mode règlement et qu’elle montre enfin de l’ouverture à la table de négociation », explique la première vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Stéphanie Gratton.

« Les 2400 employé-es d’entretien de la STM débutent aujourd’hui une deuxième séquence de grève. Ils seront visibles pendant les deux semaines de la grève pour défendre le transport collectif public. Pour améliorer les services à la population, on doit nécessairement offrir de bonnes conditions aux travailleurs et aux travailleuses », poursuit le président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Bertrand Guibord.

« Plutôt que de dénoncer le gouvernement qui la sous-finance, la STM veut refiler la facture à ses salarié-es. Ce que les usagères et les usagers veulent, c’est un transport collectif public efficace et abordable. Ce n’est pas en attaquant les conditions de travail des employé-es d’entretien qu’on va y arriver. Et que fait le gouvernement pour aider les parties à trouver une entente satisfaisante ? On croirait qu’il laisse perdurer les choses. Le ministre Boulet et le ministre Julien peuvent dès maintenant s’impliquer pour que cette négociation mène à une bonne entente », de conclure la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Nouveau vote de grève chez Lavo

Réunis en assemblée générale ce 21 septembre, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lavo ltée–CSN ont adopté à 93 %, par voie de scrutin secret, une nouvelle banque de dix jours de grève à déclencher au moment jugé opportun. Le 24 mai dernier, le syndicat avait adopté un premier mandat de cinq jours à l’unanimité.

« Après plus de 38 rencontres, l’employeur persiste à se comporter cavalièrement, ce qui nous prive d’un climat sain à la table de négociation. Alors que nous n’avions pas complété la négociation des clauses normatives, il nous demandait de négocier tout de suite celles à incidences financières. À la suite du vote de ce nouveau mandat, nous souhaitons vivement qu’il prenne la juste mesure de notre détermination à régler cette négociation, et ce, dans les meilleurs délais », souligne le président du syndicat, Sébastien Sylver.

« Lavo est une entreprise bien ancrée au Québec depuis près d’un siècle. Ce sont ses travailleuses et ses travailleurs qui ont rendu possible le succès et à la rentabilité de la compagnie. Lavo doit partager ses profits avec celles et ceux qui les génèrent en leur offrant de bonnes conditions de travail qui attireront la main-d’œuvre et surtout, la garderont à son emploi », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« Plus que jamais, nous souhaitons que notre mobilisation incite l’employeur à négocier de bonne foi lors des prochaines séances en tenant compte des demandes légitimes du syndicat. Il y a une vérité incontournable à laquelle la partie patronale doit faire face : pour en arriver à une entente avec ses salarié-es, un dialogue constructif doit faire progresser la négociation », conclut le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

À propos

Le STTL–CSN compte environ 130 membres sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2024. La Fédération de l’industrie manufacturière–CSN regroupe plus de 320 syndicats affiliés représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Faire la grève pour préserver le transport collectif

Les usagères et les usagers du transport en commun de la région métropolitaine se préparent à faire face à une deuxième grève des employé-es d’entretien. Nous savons que ce débrayage affectera beaucoup de gens qui comptent sur les services de la STM chaque jour pour se déplacer.

Cette grève aurait pu être évitée. Comment expliquer qu’il y a eu des ententes de conclues dans plusieurs sociétés de transport, mais pas à Montréal ? La réponse est simple : la STM s’entête à tirer dans toutes les directions pour s’en prendre aux conditions de travail de ses employé-es. Elle rejette chaque geste d’ouverture du syndicat et adopte une posture inflexible.

Sous prétexte que la situation financière est difficile, elle veut ouvrir toute grande la porte à la sous-traitance et souhaite que ses gestionnaires obtiennent plus de contrôle sur le travail des salarié-es.

Deux poids, deux mesures

La STM fait valoir que le sous-financement gouvernemental du transport collectif la pousse à faire des choix difficiles. La société de transport n’aurait plus les moyens de ses ambitions. Pourtant, cela ne l’a pas empêchée de donner d’importantes augmentations salariales à sa haute direction, comme le rapportait récemment la vérificatrice générale. Quand vient le temps de s’en prendre aux conditions des salarié-es, la STM semble bien déterminée. Mais on ne l’entend pas dire un mot sur des économies à faire du côté des gestionnaires.

Plutôt que de défendre adéquatement les impératifs du transport collectif en dénonçant le sous-financement, la STM transfère cette pression sur ses salarié-es et sur les usagères et usagers. Dans la négociation actuelle, les employé-es d’entretien cherchent d’abord et avant tout à maintenir leurs conditions de travail. Les infrastructures de la STM ont besoin d’amour. Plus que jamais, on a besoin de travailleuses et de travailleurs qualifiés pour entretenir les autobus et les métros.

Sous-traitance : la mauvaise cible pour faire des économies

La STM veut se débarrasser de la clause qui protège les employé-es contre le recours à la sous-traitance. Pour une société qui souhaite économiser, il est surprenant de constater qu’elle tient bec et ongle à cette mesure, qui à moyen terme ne ferait qu’accroître les coûts. On ne peut plus faire comme si on ne connaissait pas les effets du recours au privé dans les services publics. Cela vient toujours avec une facture gonflée et une perte d’expertise. C’est ce qui s’est passé avec SAAQclic et avec les agences privées en santé, tout comme dans la construction du garage Bellechasse et dans plusieurs projets de construction ou d’entretien confiés au privé. La réelle économie résiderait dans le soutien aux salarié-es, qui ont à cœur de fournir un service de transport en commun fiable.

Qu’attendent nos élu-es pour trouver des solutions ?

À quelques jours du déclenchement de cette grève, que font l’administration municipale et le gouvernement Legault pour aider les parties à trouver une solution ? Des ententes sont intervenues à Québec, à Longueuil et ailleurs. Il est temps que tout le monde fasse ce qu’il faut pour parvenir aussi à une entente à la STM.

La CAQ a tout particulièrement un examen de conscience à faire. Investir dans le transport collectif est une excellente manière de développer un secteur économique clé et d’agir sur le plan environnemental, tout en faisant face à la menace économique actuelle.

En attendant que le gouvernement se réveille, nous serons aux côtés des travailleuses et des travailleurs de la STM qui défendent un transport collectif accessible et fiable pour tout le monde.

Caroline Senneville
Présidente de la CSN

La STM s’enferme dans une posture inflexible plutôt que d’éviter la grève

Bien que le Syndicat du transport de Montréal–CSN lui ait donné deux semaines pour éviter la grève, la STM reste inflexible à la table de négociation. Elle s’entête à maintenir des demandes de reculs inacceptables, particulièrement en ce qui concerne l’augmentation du recours à la sous-traitance.

La négociation s’est poursuivie au courant de la semaine et le syndicat reste engagé à poursuivre les échanges en tout temps. La STM ne peut véritablement s’étonner que l’offre normative qu’elle a proposée ait été rejetée alors qu’elle refuse de bouger sur les enjeux majeurs de la négociation que sont la sous-traitance et les augmentations salariales. Dans les dernières semaines, le syndicat a fait plusieurs gestes en direction de la STM à la table de négociation. Tous ont été rejetés du revers de la main sans considération pour l’ampleur des changements exigés de la part des salarié-es. L’amélioration de l’état des infrastructures de la STM relève directement des employé-es d’entretien et la société de transport doit en faire davantage pour convenir avec eux d’une entente satisfaisante.

« La STM fait un point de presse pour mettre l’odieux de la grève sur nous. C’est de bonne guerre, mais elle n’a pas de quoi fanfaronner. Ça fait plus d’un an qu’on négocie et elle refuse de bouger sur les enjeux majeurs de la négociation comme la sous-traitance. On le répète depuis le début, il ne peut y avoir d’entente qui permette un bar ouvert à la sous-traitance. La STM veut le beurre et l’argent du beurre. Elle veut nous imposer des reculs sans mettre d’argent sur la table. L’argent, il y en a quand vient le temps d’en donner plus à la haute direction, mais pas pour ceux et celles qui entretiennent les infrastructures ? En plus, la STM veut confier des tâches au privé, ce qui, non seulement, va coûter plus cher, mais effritera aussi la qualité du service. C’est à n’y rien comprendre ! Face à la fermeture de la STM devant leurs demandes, les 2400 employé-es d’entretien n’ont d’autre choix que de se faire entendre par la grève, qui débutera le 22 septembre », lance le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les coupes budgétaires au CHU Sainte-Justine : une histoire à accoucher dehors !

Les trois syndicats du CHU Sainte-Justine ont mené une action d’éclat en installant d’immenses jambes devant les locaux de l’établissement, illustrant ainsi une femme en train d’accoucher dehors. Par ce geste symbolique et ludique, qui se veut un clin d’œil au film Patch Adams, ils réclament un moratoire sur les demandes de compression et souhaitent mettre de la pression sur leur employeur pour qu’il prenne enfin la parole dans l’espace public afin de dénoncer les coupes budgétaires de 24 millions imposées par Santé Québec.

Durant les derniers mois, le CHU Ste-Justine a déjà procédé à l’abolition de 21 postes avec titulaires et à de nombreuses fins d’affectations, en plus d’abolir les postes vacants. Une prochaine vague de compressions s’en vient à l’automne, puisque l’établissement est à la recherche de 24 millions de dollars pour clôturer son budget.

D’une même voix, les trois présidences des syndicats de l’établissement, Élisabeth Gagnon-Tremblay du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (SPSIC–CSN), Stéphane Payette du Syndicat national des employés-es du CHU Sainte-Justine (SNE–CSN) et Alex Trépanier du Syndicat des techniciens-nes et professionnels-les de la santé et des services sociaux du Québec (STEPSQ–CSN), dénoncent la situation.

« Il est impossible de couper 24 millions sans que cela n’affecte les services à la population et la qualité des soins, en plus de créer une surcharge pour le personnel. On ne peut réduire la santé à des chiffres. C’est oublier qu’on soigne des humains, pas des unités de production. Comparer la performance des établissements entre eux pour procéder à des compressions ne fait aucun sens considérant la vocation pédiatrique ultraspécialisée du CHU Sainte-Justine qui en fait un établissement à part des autres. C’est vraiment une histoire à accoucher dehors ! »

Contrairement aux directions d’écoles qui n’ont pas hésité à décrier haut et fort le désinvestissement dans le réseau de l’éducation, et qui ont obtenu certains gains, les directions du réseau de la santé sont restées muettes dans l’espace public. « On s’imagine bien que la direction du CHU Sainte-Justine doit être mécontente de ces annonces de compression budgétaire, mais elle reste muette. Est-ce signe d’une omerta qui fait rage dans le réseau de la santé et des services sociaux ? Le moral du personnel du CHU est au plus bas et le manque de réaction des gestionnaires normalise la détérioration que nous vivons actuellement. »

Les syndicats ont même lancé une pétition pour que la direction du CHU Sainte-Justine réclame un moratoire sur les compressions et dénonce les coupes budgétaires et ses impacts sur les services à la population.

Lien vers la vidéo : https://youtu.be/AMD4ZZdmffc

 

À propos

Le syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (SPSIC–CSN), le syndicat national des employés-es du CHU Sainte-Justine (SNE–CSN) et le syndicat des techniciens-nes et professionnels-les de la santé et des services sociaux du Québec (STEPSQ–CSN) représentent le personnel du CHU Sainte-Justine, soit plus de 6000 membres. Ils sont soutenus dans leur revendication par le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et par la Fédération des Professionnèles (FP–CSN).

 

 

Les employé-es des prêtres de Saint-Sulpice se syndiquent

Montréal, le 12 septembre 2025 – La trentaine de travailleuses et travailleurs de la Résidence des prêtres de Saint-Sulpice, située à une porte de la basilique Notre-Dame de Montréal, viennent tout juste de se syndiquer. Les employé-es espèrent ainsi mettre fin à un climat de peur qui règne dans leur milieu de travail.

« Si on se syndique, c’est parce qu’on aime notre emploi et qu’on veut que notre travail soit reconnu à sa juste valeur. On espère instaurer une culture de dialogue avec les gestionnaires, étant donné que les relations de travail se sont dégradées dans les dernières années », explique Ruben Read Rainville, porte-parole du syndicat et mécanicien de bâtiment à la résidence sulpicienne.

Les travailleuses et travailleurs mettent ainsi en cause la gestion de la résidence, responsabilité déléguée à des cadres laïcs, et l’apparition d’un climat de peur dans le milieu de travail. Le syndicat dénonce notamment des injustices salariales importantes, des congédiements abusifs et la tendance des cadres à interpeller les travailleurs en dehors des heures de travail.

« Charité bien ordonnée commence par soi-même ! Dans les dernières années, l’Église catholique s’est présentée comme une institution préoccupée par les enjeux de justice sociale, il est temps de prouver que ce ne sont pas des paroles creuses en rectifiant le traitement de leurs employé-es », explique Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« Je souhaite la bienvenue aux travailleuses et aux travailleurs de la résidence au sein de la grande famille de la CSN. Ils peuvent compter sur nous pour nous battre à leurs côtés et aller chercher le respect qu’ils méritent. Ils ne seront plus jamais seuls », conclut Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Entente de principe adoptée à l’usine d’Héroux-Devtek de Laval

Les 100 travailleuses et travailleurs de l’usine d’Héroux-Devtek à Laval ont adopté à 79 % l’entente de principe leur permettant d’obtenir un rattrapage salarial substantiel et d’atténuer l’impact inflationniste des dernières années.

De plus, cette entente intervenue le 8 septembre prévoit une augmentation salariale majeure de plus de 20% sur une durée de cinq ans et plusieurs autres gains pour les travailleuses et les travailleurs, notamment en ce qui concerne les primes, le régime de retraite, ainsi qu’une refonte majeure de la convention collective. Elle met ainsi fin à près de deux mois de lock-out pour ces salarié-es spécialisés qui œuvrent à la confection de trains d’atterrissage. Une grève de 24 heures avait été déclenchée le 8 juillet dernier, avant que l’employeur leur impose un lock-out. L’objectif de cette négociation était d’obtenir un rattrapage salarial et de convenir de leur première convention collective CSN.

« Avec cette entente de principe qui nous permet d’obtenir un rattrapage salarial important, nous nous assurons qu’Héroux-Devtek va mieux attirer et retenir le personnel dans les prochaines années », lance le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Héroux-Devtek–CSN, Larry Pugh.

« Les 100 salarié-es de l’usine d’Héroux-Devtek à Laval ont réussi à obtenir leur première convention collective CSN. Leur détermination leur permet de grandement améliorer leurs conditions de travail et leurs salaires », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

« Tout au long du conflit, les travailleuses et les travailleurs d’Héroux-Devtek se sont mobilisés pour améliorer leur quotidien au travail. Elles et ils ont marqué l’histoire de leur syndicat et démontré ce que la solidarité permet d’accomplir », poursuit le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Vers une nouvelle grève des employé-es d’entretien de la STM dès le 22 septembre

La STM a deux semaines pour éviter une nouvelle grève

L’avis transmis prévoit une séquence de 14 jours de grève, laquelle affecterait directement l’administration interne de la STM par un arrêt des heures supplémentaires. Durant cette séquence de grève, des ralentissements et des arrêts de services sont à prévoir certains jours, même si les services sont maintenus durant les heures de pointe. Advenant la tenue de la grève, la STM avisera la population de l’étendue des services maintenus pour chaque journée de débrayage.

Rappelons que les 2400 employé-es d’entretien de la STM ont effectué une première séquence de grève de 9 jours en juin dernier. Si la présence du médiateur a permis de prioriser les demandes de négociation de part et d’autre, le syndicat déplore l’inflexibilité de la STM à la table de négociation. La STM refuse de bouger de façon significative, et ce, malgré le fait que le syndicat se montre ouvert à certaines préoccupations de l’employeur. Une deuxième séquence de grève devient nécessaire pour obtenir une entente de principe le plus rapidement possible.

Une volonté de sous-traiter qui arrive au pire moment

Plutôt que de chercher à améliorer les services aux usagères et aux usagers avec le soutien du syndicat, la STM continue de vouloir sous-traiter les services. Vu les exemples fréquents de dépassements de coût et de perte d’expertise attribuables à la sous-traitance dans le secteur public, la STM devrait plutôt comprendre qu’elle a tout à gagner à miser sur son propre personnel. Le syndicat attend par ailleurs depuis plus de quatre mois un retour de la STM sur ses demandes monétaires.

« Depuis des mois, la STM se traine les pieds à la table de négociation et reste inflexible. Pour arriver à avoir une entente, il faut que ça bouge des deux côtés. Nous avons bougé dans les dernières semaines, mais on ne peut pas être les seuls à le faire. Surtout quand il est question d’un enjeu aussi important que la sous-traitance. Chaque semaine, des exemples de ratés de la privatisation font la chronique. On veut éviter que la STM s’ajoute à la longue liste des échecs de la sous-traitance », lance le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

« La STM rate une occasion importante d’avoir ses employé-es à ses côtés pour faire face au sous-financement gouvernemental. Dans les dernières semaines, elle a bien montré à quel point le manque d’investissement du gouvernement fait mal aux infrastructures et aux services à la population. On n’arrivera pas à faire face à ce problème en ouvrant toute grande la porte au privé », poursuit la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Stéphanie Gratton.

« À la STM comme ailleurs, c’est quand les travailleuses et les travailleurs se mobilisent qu’ils parviennent à améliorer leur sort. La grève demeure le moyen ultime pour parvenir à améliorer les conditions de travail. L’amélioration du transport en commun va nécessairement passer par celles et ceux qui y travaillent chaque jour », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord.

« Le gouvernement a une chance de nous montrer qu’il sait faire autre chose que de casser du sucre sur le dos des syndicats. Après plus de 98 rencontres de négociation, il est temps que la STM bouge et le gouvernement peut jouer un rôle de facilitateur pour mener à une entente rapide. Encore faut-il cependant qu’il cesse de nuire au transport collectif et qu’il bonifie le financement de ces services si importants face à la crise climatique », de conclure la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Revue de presse

La CSN et la FTQ inquiètes de l’avenir du Collège LaSalle

La CSN et la FTQ demandent au ministère de l’Enseignement supérieur et à la direction du Collège LaSalle de s’entendre rapidement dans le litige qui les oppose afin d’assurer le maintien des emplois du collège et la poursuite du parcours académique de l’ensemble de ses étudiantes et étudiants.

Alors que la rentrée a été reportée par la direction, la survie du Collège LaSalle semble en péril après que Québec ait imposé des amendes de 30 millions de dollars au collège pour avoir dépassé le nombre d’étudiantes et d’étudiants anglophones inscrits en vertu de la réforme de la Charte de la langue française adoptée en 2022.

Selon l’institution, fondée en 1959, cette pénalité signifierait l’obligation de mettre la clé dans la porte. La réussite académique de 4500 étudiantes et étudiants est en jeu, tout comme les 700 emplois de l’établissement d’enseignement. Parmi ces emplois, plusieurs sont occupés par des membres de la Confédération des syndicats nationaux (FNEEQ–CSN, qui représente les 425 enseignantes et enseignants) et de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ-SEPB).

« Il est temps que le ministère et la direction du collège règlent leur différend, affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Il est déplorable qu’un tel imbroglio administratif menace aujourd’hui le parcours de milliers d’étudiantes et d’étudiants et autant d’emplois. Nous sommes convaincus que les parties peuvent s’entendre, tout en respectant les modifications apportées à la loi. »


Défendre les étudiants et les emplois

Visiblement, tel que l’ont rapporté les médias, le ministère et la direction du collège ne s’entendent pas sur l’interprétation et l’application des nouvelles modalités prévues à la Charte de la langue française. Se conformer au nombre d’étudiantes et d’étudiants anglophones imposé par Québec, aurait forcé le Collège LaSalle à montrer la porte à des élèves qui ont déjà entamé leurs études, ce qu’a refusé de faire la direction.

« On sait que la direction du collège et Québec négocient actuellement. Pour le bien des étudiantes, des étudiants, des travailleuses et des travailleurs, il faut trouver un terrain d’entente. Ce n’est pas le temps d’adopter la ligne dure. En ce qui nous concerne, s’il faut aller au front pour défendre nos membres, nous le ferons », conclut, la présidente de la FTQ, Magali Picard.

Les travailleuses et les travailleurs de l’Hôtel W obtiennent des gains salariaux de 21 %

Réunis en assemblée générale hier soir, la centaine de travailleuses et de travailleurs de l’Hôtel W ont adopté à 100% l’entente de principe survenue plus tôt cette semaine. Après l’exercice de deux jours de grève, ils repartent avec des gains salariaux de 21 % sur quatre ans. 

« Après six mois de négociation et une saison touristique très lucrative, c’était la moindre des choses que notre employeur paie notre travail à sa juste valeur. Sans nous, il n’y a pas d’hôtel qui roule! », s’exclame le président du syndicat, Raphaël Gouin-Loubert. 

« Le blitz de négociation des 12 et 13 août a porté ses fruits et l’employeur n’a pas eu d’autre choix que de reconnaître la valeur du travail de ses employés. Les gains de l’Hôtel W atteignent donc ceux des établissements de la dernière ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie, c’est une victoire collective », ajoute Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN. 

« Si le personnel du W a pu obtenir ces gains, c’est grâce à l’usage historique de leur droit de grève. La solidarité paie! Dans une industrie en pleine croissance, il n’y a pas de raison pour que les salarié-es n’obtiennent pas leur part des profits générés par leur travail », rappelle Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. 

À propos
La Fédération du commerce–CSN compte plus de 325 syndicats affiliés représentant 30 000 membres œuvrant dans le domaine privé. 

Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités. 

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec.  

Grève de 24 h déclenchée à l’usine Lavo de Montréal

À 8 h ce matin, les quelque 140 travailleuses et travailleurs de l’usine Lavo, située à Montréal, ont déclenché une grève de 24 heures. Le débrayage fait suite à la décision prise hier par l’employeur de rompre les pourparlers, alors que les parties s’apprêtaient à entamer trois jours de négociation en présence d’un conciliateur.

« Nos membres en ont assez du niaisage à la table. Le comité de négo avait pourtant révisé et éliminé plusieurs demandes dans l’espoir de faire débloquer les pourparlers. Nous étions prêts à avancer », explique Sébastien Sylver, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lavo ltée (STTL–CSN). « L’employeur prétend ne pas pouvoir traiter les enjeux dits normatifs en suspens, sans connaître tout de suite les attentes salariales syndicales. Nous sommes convaincus que de mettre plus de sujets sur la table n’aidera pas cette négo qui est déjà difficile. »

Depuis le début de la négociation en octobre 2024, près de 30 rencontres ont été tenues sans avancées notables. Devant l’impasse à la table, le syndicat s’était doté à la fin mai d’un mandat de cinq jours de grève, adopté à 100 %. « Cette première séquence de 24 h vise à montrer à l’employeur que les travailleuses et les travailleurs sont déterminés et que la négo doit reprendre et aboutir rapidement. Mais qu’il se le tienne pour dit, nous n’hésiterons pas à maintenir la pression si rien n’avance », note pour sa part Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« L’employeur doit se mettre en mode règlement. En ce moment, il soumet plusieurs demandes de recul, ce qui n’aide en rien les échanges. S’il veut régler, il devra y mettre du sien », déplore de son côté Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

Lavo, qui appartient au groupe KIK Holdco Company, fabrique des produits ménagers.

Après huit mois de lock-out, les employés de Béton Provincial exigent la reprise des négociations

L’entreprise, propriété de l’homme d’affaires André Bélanger, avait rompu les discussions en mai dernier après avoir reçu une nouvelle contre-proposition de la part du syndicat qui représente les 50 employés.

Une demande de reprise des négociations a été acheminée cette semaine au ministère du Travail, dont le service de médiation encadre les négociations depuis décembre dernier.

Les lock-outés, qui soulignaient le début d’un neuvième mois de conflit, ont par ailleurs reçu l’appui de la porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, venue les rencontrer en matinée. Les travailleurs de Béton Provincial de Saint-Hubert, qui ont déclenché une grève générale illimitée le 4 août dernier, étaient aussi présents.

« Béton Provincial veut faire de nous un exemple pour niveler vers le bas les conditions de travail de tout le secteur du béton! », a dénoncé le président du syndicat représentant les chauffeurs, mécaniciens et hommes de cour, Gilles Marleau. « La compagnie voudrait geler nos salaires pendant quatre ans, mettre fin à notre régime de retraite et charcuter nos assurances, avant de s’attaquer aux travailleurs des autres usines, comme nos collègues de Saint-Hubert, qui ont dû débrayer au début du mois pour préserver leurs acquis. »

« Quand une entreprise multiplie les conflits de travail avec ses employés, c’est le signe qu’il y a un manque de respect flagrant envers ceux qui lui permettent d’engranger des profits », a pour sa part souligné le trésorier de la CSN, Yvan Duceppe. « Si André Bélanger est capable de multiplier les acquisitions et de s’autoproclamer chef de file de l’industrie du béton au Québec, il a certainement les moyens de respecter les conditions de travail de ses employés – et, minimalement, de s’assoir à la table de négociation. »

Après avoir acheté l’entreprise Demix en avril 2024, Béton Provincial a déposé une offre financière au syndicat qui représente les employés de LaSalle et Longueuil : un gel salarial de quatre ans, suivi d’augmentations annuelles de 2 % en 2028 et 2029. L’employeur exige aussi la fin de sa contribution au régime de retraite, correspondant à 5,5 % du salaire gagné, pour la remplacer par une « prime » de 0,50 $ l’heure travaillée. Béton Provincial souhaite également réduire sa contribution au régime d’assurance collective pour le remplacer par un nouveau régime modulable.

Après avoir unanimement rejeté ces offres en assemblée générale, les employés de LaSalle et Longueuil ont été mis en lock-out par l’employeur, le 5 décembre dernier.

Le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 50 chauffeurs, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Grève au W Hôtel Montréal en fin de semaine

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de W Hôtel Montréal – CSN déclenche une grève surprise ce matin à 9 h. Devant la fermeture de l’employeur des derniers jours, les salarié-es ont décidé de démontrer leur sérieux et leur détermination à obtenir un salaire équivalent aux autres hôtels syndiqués.

« Nous travaillons dans un hôtel luxueux à plus de 400 $ la nuit et on veut nous offrir moins que plusieurs hôtels à Montréal. C’est inconcevable. Nous travaillons fort et avec cœur pour cet hôtel, nous avons le droit de recevoir notre part », affirme le président du syndicat, Raphaël Gouin-Loubert.

Le syndicat, qui représente une centaine de salarié-es, est en négociation depuis six mois. Les salaires sont le principal enjeu à régler pour obtenir une entente. Un blitz de négociation est prévu les 12 et 13 août et les travailleuses et travailleurs veulent que l’employeur réalise que c’est le temps que ça débloque.

« Dans le cadre de la négociation de l’hôtellerie à la CSN, les autres syndicats ont obtenu au moins 21 % sur 4 ans. On est loin de cela ici. Les travailleuses et les travailleurs de W Hôtel Montréal veulent la même chose. Nous serons derrière eux pour qu’ils obtiennent gain de cause », affirme Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN.

« Les travailleuses et travailleurs de W Hôtel méritent un salaire compétitif. Il s’agit d’un hôtel prestigieux. Il n’y a aucune raison de ne pas égaler les salaires des hôtels de la même catégorie », déclare Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

À propos
La Fédération du commerce–CSN compte plus de 325 syndicats affiliés représentant 30 000 membres œuvrant dans le domaine privé.

Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

Briseur de grève : L’usine Héroux-Devtek rappelée à l’ordre par le TAT

Dans un jugement émis le 4 août dernier, le Tribunal administratif du travail (TAT) ordonne au fabricant québécois de trains d’atterrissage Héroux-Devtek de cesser son recours à tout briseur de grève. La centaine de travailleurs syndiqués sont en lock-out depuis près d’un mois. 

« Si Héroux-Devtek veut contourner les impacts de son propre lockout, il n’a qu’à arriver à la table de négociation avec une attitude constructive. Notre employeur a les moyens de rémunérer notre travail à sa juste valeur et doit cesser tout recours déloyal à des briseurs de grève », lance Larry Pugh, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Héroux-Devtek–CSN. Présentement en processus de conciliation avec l’employeur, le syndicat demande un rattrapage salarial par rapport aux entreprises concurrentes. 

Dans son jugement, le TAT ordonne à Héroux-Devtek de cesser de recourir au travail d’un briseur de grève en particulier pour conduire le chariot élévateur ou pour remplir les fonctions d’un salarié faisant partie de l’unité de négociation en grève ou en lock-out. 

« L’employeur ajoute l’insulte à l’injure! Non seulement il met ses travailleurs à la rue, mais ensuite il demande à du personnel non-cadre d’effectuer leur travail. Espérons que l’employeur se concentre à négocier raisonnablement plutôt qu’à utiliser des scabs et à contrevenir au code du travail », explique Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN). 

« Vous pouvez compter sur le syndicat des travailleurs de Héroux-Devtek pour se tenir debout et obtenir le respect qu’ils méritent, peu importe les tactiques illégales auxquelles pourrait avoir recours leur employeur. Nous serons à leur côté jusqu’au bout », poursuit Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). 

À propos de la CSN 

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. 

Les salarié-es du W Hôtel Montréal en grève ce matin

Les salarié-es du W Hôtel de Montréal ont déclenché 24 heures de grève hier soir à 23 h afin d’obtenir une augmentation salariale équivalente aux autres hôtels syndiqués.

L’augmentation salariale reste le principal enjeu à régler. Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de W Hôtel Montréal–CSN demande une augmentation de 23 % sur quatre ans.

En négociation depuis 6 mois et sans contrat de travail depuis mars 2025, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de W Hôtel Montréal–CSN est insatisfait du dernier blitz de négociation des 22 et 23 juillet derniers. « Nous voulions accélérer le processus avec un blitz de négo, nous étions prêts à régler, mais l’employeur n’a pratiquement rien mis sur la table », affirme le président du syndicat, Raphaël Gouin Loubert.

Un autre blitz de négociation est prévu les 12 et 13 août. Le syndicat espère que l’employeur va avoir compris qu’il doit augmenter son offre. Rappelons que le 31 juillet, les syndiqué-es ont adopté à 85 % une banque de grève de 120 heures à exercer au moment jugé opportun. Le syndicat représente une centaine de salarié-es œuvrant au W Hôtel Montréal.

En débrayant aujourd’hui, ils augmentent la pression sur l’employeur afin qu’il leur accorde un rattrapage par rapport aux autres hôtels syndiqués. « On parle, ici, d’un hôtel de luxe, avec des chambres à plus de 400 $ la nuit. Les salarié-es demandent un salaire semblable aux autres hôtels comparables au W Hôtel Montréal », explique Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« La réputation de l’hôtel repose en grande partie sur les épaules de ses salarié-es. Ils méritent un salaire à la hauteur de leur travail. L’employeur a les moyens d’offrir, comme les autres hôteliers, l’augmentation demandée », conclut Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN.

À propos

La Fédération du commerce–CSN compte plus de 325 syndicats affiliés représentant 30 000 membres œuvrant dans le domaine privé.

Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Les salarié-es de l’Hôtel Le Concorde votent la GGI

Les travailleuses et les travailleurs de l’Hôtel Le Concorde ont voté à 75 % en faveur d’une grève générale illimitée afin de convaincre leur employeur de leur accorder les gains de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Ces salarié-es travaillent pour le dernier hôtel de la 11e ronde de négociation coordonnée de la CSN à ne pas avoir d’entente. Le déclenchement se fera au moment jugé opportun.

Malgré plusieurs rencontres de négociation, il a été impossible d’obtenir une entente à l’Hôtel Le Concorde jusqu’à maintenant. Alors que 28 des 29 hôtels prenant part à la négociation coordonnée de l’hôtellerie sont parvenus à s’entendre, l’employeur laisse encore trainer les négociations en longueur. Les plus de 100 salarié-es de cet hôtel souhaitent avoir les mêmes gains obtenus par les milliers de travailleuses et de travailleurs de l’hôtellerie.

En se dotant d’un tel mandat, ils augmentent la pression sur l’employeur pour obtenir les gains de la coordonnée, soit une augmentation salariale de 21 % sur 4 ans, une augmentation de la contribution de l’employeur à l’assurance collective, ainsi que des gains sur la formation, les vacances, la restriction des agences privées, la charge de travail et le pourboire.

« L’employeur du Concorde a les moyens de reconnaitre nos efforts. Il est capable de faire comme les autres hôteliers et d’accorder les gains de la négociation coordonnée. Des séances de négociation auront lieu dans les prochains jours. L’employeur doit saisir la balle au bond s’il veut mettre le conflit derrière lui », explique Ines Hajrovic, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Le Concorde–CSN.

« On est actuellement dans une période de l’année bien occupée et très profitable pour l’Hôtel Le Concorde. Si l’employeur veut profiter du reste de l’été, il va devoir accepter de partager ses profits avec celles et ceux qui font rouler son hôtel », poursuit Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

« L’employeur de l’Hôtel Le Concorde a un bien triste record à son actif : il est le dernier hôtel à régler. Les travailleuses et les travailleurs de cet hôtel ont besoin, eux aussi, d’améliorer leur salaire et leurs conditions de travail. Si l’employeur veut pouvoir compter sur son personnel pour les années à venir, il est temps de régler », de conclure Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

 

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs issus de 29 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leur employeur respectif.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

La FIM–CSN et les Métallos demandent de prendre en compte l’avenir des emplois dans le processus décisionnel

La FIM–CSN et le Syndicat des Métallos demandent conjointement au gouvernement de considérer l’importance des emplois dans le dossier de la fonderie Horne, dont dépend le gagne-pain de plus de 800 travailleurs et travailleuses à la fonderie Horne de Rouyn-Noranda et à l’affinerie CCR de Montréal-Est, en plus de plusieurs milliers d’emplois indirects.

Le Syndicat des Métallos représente près de 400 travailleurs et travailleuses à l’affinerie de cuivre de CCR à Montréal-Est, qui traite les anodes de cuivre de la fonderie Horne. Le Syndicat des travailleurs de la mine Noranda–CSN compte plus de 400 membres qui œuvrent dans la seule fonderie de cuivre au Canada. L’avenir de l’usine de l’est de Montréal dépend donc de celle de Rouyn-Noranda.

« Tout est une question d’équilibre. Un immense travail a été fait à la fonderie Horne pour réduire les émissions dans l’air, et ce travail doit se poursuivre. Nous comprenons le besoin de Glencore d’avoir de la prévisibilité quant à son avenir, alors qu’elle s’engage dans les travaux menant à une réduction supplémentaire », expliquent Nicolas Lapierre et Kevin Gagnon, respectivement directeur québécois des Métallos et président de la FIM–CSN.

Dans une sortie publique la semaine dernière, Glencore a fait savoir qu’elle ne pourrait rencontrer la cible ultime de 3 nanogrammes d’arsenic par mètre cube (3 ng/m3), qu’elle qualifie de « techniquement impossible ». Ce seuil de 3 ng/m3 est plus restrictif que la norme en vigueur ailleurs au Canada. Pour l’heure, la prochaine cible exigée par le gouvernement est de 15 ng/m3 en 2028, un seuil que Glencore affirme pouvoir atteindre, mais avec un an et demi de retard. Ce seuil, selon une publication de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), « protège les individus plus vulnérables », maintient « les risques de cancer sur 70 ans » à « des niveaux considérés acceptables » et permet de cantonner les « effets sur le développement des jeunes enfants […] dans une zone de faible risque ».

« Nos membres sont inquiets, ça fait plusieurs années que l’avenir de notre fonderie est remis en question sur la place publique. Il serait vraiment temps que l’on trouve un compromis acceptable qui va assurer l’avenir à long terme de la seule fonderie de cuivre au Canada », indique Shawn Smith, président du STMN–CSN.

« Nous vivons dans un climat de grande incertitude, alors que la majeure partie de notre production est acheminée vers les États-Unis et que l’administration américaine brandit la menace de tarifs sur le cuivre qui entre aux États-Unis. C’est difficile de vivre avec une incertitude supplémentaire quant à l’avenir de notre usine et nous aimerions que les exigences soient claires et réalistes pour la suite des choses », souligne le président de la section locale 6887, Stéphane Côté.

Le Syndicat des Métallos et la FIM–CSN s’en remettent à l’avis du directeur de la santé publique national quant au niveau acceptable d’émissions autorisées. Les syndicats rappellent par ailleurs que le contexte environnemental québécois permet de traiter de ce cuivre – étape nécessaire au recyclage des batteries – de façon beaucoup moins polluante qu’ailleurs dans le monde. Le cuivre demeurera essentiel à l’électrification des transports, au transport de l’électricité elle-même, ainsi qu’au fonctionnement de nombreux appareils.

« L’idée, ce n’est pas de sacrifier la santé de la population au nom de l’économie, mais bien de trouver un compromis acceptable, qui satisfera aux exigences de santé publique, sans pour autant provoquer la fermeture des deux installations de Glencore et la relocalisation de ces activités là où les normes sont plus laxistes », concluent Kevin Gagnon et Nicolas Lapierre.

À propos

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.

Le STMN–CSN compte environ 400 membres et est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec. La CSN compte 330 000 membres répartis dans 2 000 syndicats, 8 fédérations et 13 conseils centraux, dont le CCATNQ–CSN. La CSN œuvre pour une société solidaire, démocratique, équitable et durable.

La STM gagne du temps et fait traîner la négociation

Alors que neuf rencontres de négociation ont eu lieu en présence du médiateur, le Syndicat du transport de Montréal–CSN déplore que la STM laisse toujours traîner la négociation en longueur. Le syndicat dénonce aujourd’hui le refus par la société de transport d’identifier ses priorités de négociation lors d’une action de mobilisation regroupant des centaines de travailleurs et de travailleuses de la STM.

Pour négocier, il faut être deux à ramer

Dès la première rencontre de médiation, le syndicat était prêt à mener les travaux pour accélérer la négociation. À la demande du médiateur, il a participé à un exercice de priorisation de ses demandes. À ce jour, la STM est toujours incapable d’en faire autant. Elle refuse de lâcher de ses demandes, offre peu de disponibilités et multiplie les demandes de précisions qui ne font que ralentir les négociations.

Les 2400 employé-es d’entretien de la STM ont exercé la grève du 9 au 17 juin dernier. Si les négociations n’avancent pas plus rapidement, d’autres séquences de grève sont possibles à l’automne. Après plus d’un an de négociation, le syndicat déplore que la négociation stagne, notamment en raison de la volonté de la STM de miser sur la sous-traitance.

« La STM doit comprendre que si elle continue de ralentir la négociation, elle sera responsable de la suite des actions de mobilisation. Il faut que ça avance si on veut éviter une nouvelle grève. On a fait neuf rencontres avec le médiateur et ça tourne en rond. Ça ne peut plus durer. La STM doit se présenter à la table de négociation avec la volonté d’obtenir une entente rapidement. On a déjà assez du gouvernement qui sous-finance le transport collectif sans devoir en plus composer avec un employeur qui profite de la situation pour sous-traiter des services », lance le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

Revue de presse

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les 100 salarié-es d’Héroux-Devtek de Laval mis en lock-out

Les 100 travailleurs et travailleuses de l’usine d’Héroux-Devtek à Laval ont été mis en lock-out par leur employeur le 9 juillet. Plutôt que de travailler à freiner l’écart salarial majeur qui touche les salarié-es de son usine de Laval, Héroux-Devtek déclenche un lock-out.

Ces salarié-es spécialisés qui œuvrent à la confection de trains d’atterrissage pour les avions avaient exercé une grève de 24 heures le 8 juillet. Ils accusent un retard salarial de 8$ l’heure par rapport à leurs collègues de l’usine du même employeur à Longueuil et de 14$ l’heure par rapport aux salarié-es de Safran. Dans les derniers mois, les entreprises concurrentes ont accordé des augmentations salariales importantes à leurs salarié-es, ce qui ne fait qu’accentuer l’écart chez Héroux-Devtek. Le syndicat constate un roulement de personnel important, d’où l’urgence d’obtenir de bonnes augmentations salariales.

« Jeter ses salarié-es à la rue après une seule journée de grève pour refuser de partager les profits avec ceux et celles qui font le travail, c’est la stratégie déplorable adoptée par Héroux-Devtek à Laval. Plutôt que de venir à la table pour discuter des augmentations salariales à accorder pour freiner le retard avec les entreprises concurrentes du secteur aéronautique, l’employeur veut garder tous ses profits pour lui. L’employeur a beau essayer d’avoir le beau jeu en demandant la conciliation, ce qu’on retient, c’est qu’il met ses salarié-es en lock-out. Avec le taux de roulement qu’il subit, il va falloir tôt ou tard qu’il reconnaisse les efforts de ses travailleurs et de ses travailleuses », Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Déclenchement d’une grève de 24 heures à l’usine d’Héroux-Devtek de Laval

Les 100 travailleurs et travailleuses de l’usine d’Héroux-Devtek à Laval ont déclenché une grève de 24 heures ce matin pour obtenir un rattrapage salarial et convenir de leur première convention collective CSN.

Une des demandes principales de ces salarié-es spécialisés qui œuvrent à la confection de trains d’atterrissage pour les avions est d’obtenir un rattrapage salarial. Les entreprises concurrentes ont accordé des augmentations salariales importantes à leurs salarié-es, ce qui ne fait qu’accentuer l’écart chez Héroux-Devtek. Dans les derniers mois, le syndicat constate un roulement de personnel important, d’où l’urgence d’obtenir de bonnes augmentations salariales.

Ayant joint la CSN récemment, la négociation de ces travailleurs et de ces travailleuses visait aussi à convenir d’une refonte de la convention collective. Ce volet de la négociation est maintenant réglé, c’est donc sur le salaire que les discussions portent actuellement. Sur ce plan, l’employeur et le syndicat sont très éloignés. Rappelons que ces salarié-es ont adopté à 100 % le 31 mai dernier un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

« Héroux-Devtek est en forte croissance économique et a les moyens de faire mieux pour ces travailleurs et ces travailleuses. Nous accusons un retard salarial par rapport aux entreprises concurrentes et il faut travailler là-dessus dans cette négociation, d’autant plus qu’on a du mal à retenir le personnel », lance Larry Pugh, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Héroux-Devtek–CSN.

« Héroux-Devtek va devoir accepter d’en mettre plus sur la table et de partager les profits avec ceux et celles qui font rouler son usine à Laval. Dans le secteur de l’aérospatiale, la concurrence est forte pour avoir du personnel qualifié. Héroux-Devtek doit faire plus d’efforts pour garder son monde », ajoute Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

« La détermination des travailleurs et des travailleuses est la clé pour convaincre des employeurs comme Héroux-Devtek de reconnaitre leurs efforts. Ils peuvent compter sur notre appui dans cette grève jusqu’à ce qu’ils obtiennent le résultat souhaité », poursuit Chantal Morin, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

« Quand des salarié-es comme ceux d’Héroux-Devtek déclenchent la grève, c’est parce qu’ils sentent qu’ils en ont besoin pour faire débloquer la négociation. Aucun cadeau n’est donné aux travailleurs et aux travailleuses. C’est quand on se tient et qu’on se fait entendre qu’on réussit à obtenir des gains », de conclure François Enault, 1er vice-président de la CSN.

Les 100 salarié-es d’Héroux-Devtek de Laval mis en lock-out le 9 juillet

Les 100 travailleurs et travailleuses de l’usine d’Héroux-Devtek à Laval devaient rentrer au travail ce matin après une grève de 24 heures. Leur employeur a décidé de les mettre en lock-out.

« Jeter ses salarié-es à la rue après une seule journée de grève pour refuser de partager les profits avec ceux et celles qui font le travail, c’est la stratégie déplorable adoptée par Héroux-Devtek à Laval. Plutôt que de venir à la table pour discuter des augmentations salariales à accorder pour freiner le retard avec les entreprises concurrentes du secteur aéronautique, l’employeur veut garder tous ses profits pour lui. L’employeur a beau essayer d’avoir le beau jeu en demandant la conciliation, ce qu’on retient, c’est qu’il met ses salarié-es en lock-out. Avec le taux de roulement qu’il subit, il va falloir tôt ou tard qu’il reconnaisse les efforts de ses travailleurs et de ses travailleuses », Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Syndicat des enseignantes et enseignants du pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (FNEEQ–CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 22 mai 2025 le Syndicat des enseignantes et enseignants du pensionnat du Saint-Nom-de-Marie–CSN a été accrédité pour représenter :

Toutes les enseignantes et tous les enseignants.

C’est afin de remettre les enseignantes et enseignants au coeur du projet éducatif de leurs écoles et de s’assurer de pouvoir exercer leurs autonomies pédagogiques que ces enseignantes et enseignants d’exception se sont syndiqués. Avec la syndicalisation de cette école, la FNEEQ consolide sa présence dans les écoles privées majeures de Montréal.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

STT des industries manufacturières–CSN | Section ARD Canada Inc. (FIM–CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 12 mai 2025, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des industries manufacturières–CSN, section ARD Canada Inc. a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es au sens du Code du travail, à l’exception du personnel de bureau et du personnel de direction. »

Ces travailleuses et travailleurs, qui fabriquent des boulons pour les fuselages d’avions (secteur de l’aérospatial), ont choisi de se syndiquer avec la CSN pour obtenir le respect de leur employeur et pour que leur environnement de travail soit plus sécuritaire. Elles et ils joindront les rangs du STTIM–CSN.

Cette nouvelle section demeurera affiliée à la Fédération de l’industrie manufacturière, au Conseil central du Montréal Métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

La CSN dénonce une autre fermeture de succursale

Réunis aujourd’hui devant la succursale de la SAQ Monk à Montréal, la CSN s’est jointe au groupe Solidarité SAQ Sud-Ouest afin de dénoncer la fermeture prochaine d’une autre succursale de la Société des alcools du Québec (SAQ).

Nicolas Doucet, secrétaire général du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ–CSN, a témoigné des impacts majeurs de la fermeture d’une succursale dans un quartier : « J’ai déjà vécu une fermeture sauvage de succursale, celle de Pointe-Saint-Charles en 2012. J’ai travaillé sept ans dans cette succursale très rentable que la SAQ a décidé de fermer pour forcer les gens à fréquenter les plus gros points de vente. Le résultat a été désastreux : la rue Centre s’est dévitalisée, la plupart des commerces ont fermé et les locaux commerciaux se sont vidés. La rue vivante que nous connaissions à l’époque est devenue un désert de locaux à louer ».

Pour Frédéric Brun, président de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, l’élan de privatisation actuelle de la SAQ par le gouvernement de la CAQ est une très mauvaise idée : « Les récentes décisions du gouvernement visant à fermer huit succursales de la SAQ tout en ouvrant 34 nouvelles agences et une centaine de micro-agences ne passent pas du tout. Ces décisions imposent des conséquences économiques et sociales qui ne peuvent être ignorées par les pouvoirs publics en plus de déplacer le réseau des succursales de la SAQ et sa clientèle vers le secteur privé. Nous allons poursuivre notre mobilisation afin de contrer ces décisions qui, à plusieurs égards, vont carrément à l’encontre des intérêts de la population ».

Pour sa part, Ramatoulaye Diallo, trésorière du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, s’inquiète de la santé publique du territoire qu’il représente : « Rappelons que la mission principale de la SAQ est d’offrir des services de vente des produits de l’alcool de qualité, en respect des normes éthiques responsables et des lois encadrant ces activités. Nous voyons donc d’un mauvais œil la mise en opération de micro-agences dans les dépanneurs en milieu densément peuplé comme Montréal et Laval, qui pourraient commercialiser des petits formats de spiritueux, sans le même engagement législatif quant à la vente de ces produits. Avec la multiplicité des micro-agences dont certaines sont déjà en place, la vérification de l’âge et de la sobriété de la clientèle par des tiers non formés sur ces enjeux nous inquiètent ».

À propos

Le Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN) représente les 5000 employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ, partout au Québec. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 69 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Le personnel de soutien de l’aide juridique vote en faveur de la recommandation du conciliateur

Les membres du Regroupement du personnel de l’aide juridique – qui réunit huit syndicats affiliés à la CSN – ont accepté à 78 % la recommandation du conciliateur hier en assemblée générale. Cette recommandation vient mettre fin à la grève de neuf jours. Les syndicats étaient sans contrat de travail depuis deux ans.

Le Regroupement a réussi à réaliser des avancées significatives et à bloquer les reculs demandés par l’employeur. Avec une même convention collective, les salarié-es ont maintenant toutes et tous le même droit à un horaire variable, au télétravail et à la semaine de quatre jours. Ils obtiennent également une augmentation salariale de 17,4 % sur 5 ans avec une clause d’IPC et les mêmes gains que le secteur public.

« Après deux ans de négociation et neuf jours de grève, nous nous réjouissons de mettre fin ainsi au conflit. La mobilisation et la détermination des membres ont permis d’améliorer nos conditions de travail et forcer l’employeur à retirer ses demandes de recul », affirme la présidente du Regroupement du personnel de soutien de l’aide juridique, Josée Désilets.

« Faire la grève est toujours un choix difficile à prendre, mais c’est ce qui a permis de débloquer la négociation. Au premier jour de la grève, l’employeur s’est réveillé et s’est assis avec le comité de négociation », explique la vice-présidente de la Fédération des employées et employés des services publics–CSN, Stéphanie Gratton.

Le conciliateur a été appelé en renfort au moment de négocier la rémunération. « Les lois québécoises détiennent des outils efficaces pour débloquer les négociations difficiles. Le ministre n’a pas besoin de diminuer notre droit de grève pour régler des conflits. Les travailleurs et travailleuses de l’aide juridique ont une fois de plus démontré l’utilité d’un droit de grève entier », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos
Le Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique rassemble huit syndicats affiliés à la CSN, qui représentent environ 300 travailleuses et travailleurs dans différentes régions du Québec.

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Ce qui se cache derrière la grève de la STM

La grève des 2400 employé-es d’entretien de la STM a fait couler bien de l’encre. Cette grève, qui a chamboulé le quotidien des Montréalaises et des Montréalais pendant neuf jours, était pourtant évitable. Si ces salarié-es ont fait la grève, c’est d’abord et avant tout pour défendre le caractère public du transport en commun.

Un gouvernement qui affame le transport collectif

La STM se trouve dans une situation financière précaire en raison d’un abandon gouvernemental. Obnubilé par un troisième lien qui verra le jour dans la semaine des quatre jeudis, le gouvernement caquiste sous-finance les transports collectifs. Nous apprenions récemment que près de la moitié des stations du métro de Montréal sont dans un état critique. À l’heure où l’urgence climatique frappe à nos portes, les gouvernements doivent saisir l’occasion d’investir dans le transport collectif, aussi bien pour atteindre les cibles de réduction des gaz à effet de serre que pour créer de bons emplois.

La sous-traitance est le problème, pas la solution

Mais là où la STM fait fausse route, c’est en laissant croire que la sous-traitance est la solution pour répondre à son contexte budgétaire difficile. Qui peut vraiment prétendre que la privatisation et la sous-traitance sont des solutions ? Les exemples du contraire sont trop nombreux. La sous-traitance rime avec dépassements de coûts et perte d’expertise publique. Faut-il se rappeler à quel point les agences privées coûtent cher dans le réseau de la santé ? Ou encore, comment un projet comme SAAQclic nous coûte-t-il une fortune en raison du recours au privé ? À la STM, confier des tâches au privé, comme des travaux de transmission par exemple, revient trois fois le prix. Si la STM veut faire des économies, qu’elle cherche ailleurs.

Une administration municipale sur une pente glissante

Si l’on peut critiquer le manque de vision du provincial, les réactions de l’administration municipale, quant à elles, ont de quoi faire sourciller. On a beaucoup entendu la mairesse et le président du conseil d’administration de la STM s’en prendre au droit de grève des salarié-es. Après plus d’un an de négociation et devant un employeur qui ne bouge pas, les travailleurs et les travailleuses devraient trouver d’autres moyens que la grève pour faire bouger la négociation, selon eux. Que propose l’administration montréalaise et que fait-elle pour trouver une solution au conflit ?

Pendant ce temps, on les a peu entendus parler de leur attachement au transport collectif public. Est-ce qu’ils pensent vraiment qu’ouvrir la porte à la sous-traitance et donner tous les droits aux gestionnaires pour changer comme bon leur semble les conditions de travail sont la solution pour aider la STM à relever les défis de demain ? Venant d’une administration progressiste, nous nous serions attendus à mieux. Dans les circonstances, un devoir de réserve serait la moindre des choses.

Il n’est pas trop tard pour faire mieux. Si nous voulons développer des transports collectifs fluides et efficaces, nous devons miser sur celles et ceux qui y travaillent au quotidien. Et pour cela, on aura besoin de financement et de bonnes conditions d’emploi. Le gouvernement du Québec et l’administration municipale ont encore l’occasion de changer de cap.

Spectre de rue en grève

En négociation depuis plus d’un an, la cinquantaine de travailleuses et de travailleurs de l’organisme Spectre de rue sont en grève les 18 et 19 juin. Directement affectés par la crise des surdoses, les salarié-es demandent notamment une meilleure rémunération.

« Tous les jours, on gère des situations de vie ou de mort, auprès d’une clientèle souvent en crise. Ça nous prend une juste reconnaissance de notre travail qui est essentiel pour la communauté Montréalaise », explique Sandrine Bailey, intervenante chez Spectre de rue.

Les travailleuses et les travailleurs de l’organisme gèrent plus d’une centaine d’interventions supervisée, un chiffre en croissance depuis quelques années. Ils font notamment face à l’apparition de nouvelles drogues et doivent procéder à de plus d’interventions en cas de surdoses.

« On fait face à un employeur qui, plutôt que d’améliorer les conditions de travail des travailleuses et des travailleurs, choisit de couper les primes pour la diplomation sur les échelons salariaux. Avec le taux de roulement, son attitude n’a pas de sens », explique Lucie Longchamp, vice-présidente de la Fédération de la Santé et des services sociaux de la CSN.

« Le travailleuses et travailleurs de Spectre de rue se mobilisent pour une deuxième séquence de grève afin de faire reconnaître leur travail qui sauve des vies et vient en aide aux personnes les plus démunies de la société. Leur rôle social fondamental exige des conditions de travail à la hauteur de son importance », ajoute Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN.

La STM doit en faire plus pour l’avenir du transport collectif public

Alors que débute la dernière journée de grève des 2400 employé-es d’entretien de la STM, le Syndicat du transport de Montréal–CSN appelle la STM à poser des gestes forts pour assurer l’avenir du transport collectif public. Le syndicat et deux organisations écologistes appellent le gouvernement à mettre fin au sous-financement du transport en commun.

Pour que la médiation fonctionne, il faut que la STM bouge

Le 16 juin, le syndicat tenait une première rencontre avec le médiateur dans l’objectif d’accélérer la négociation. Si le syndicat est prêt à se concentrer sur les enjeux majeurs de la négociation, il faut aussi que la STM accepte enfin de tasser ses demandes de reculs. À l’heure actuelle, la STM demande toujours d’augmenter le recours à la sous-traitance, en plus de vouloir s’en prendre aux conditions de travail comme les horaires. Rappelons que le syndicat multiplie les interventions pour que la STM montre de l’ouverture pour parvenir à une entente.

La grève de neuf jours des 2400 employé-es d’entretien de la STM a affecté les services aux usagères et aux usagers. Dans les prochaines semaines, le syndicat poursuit les travaux de négociation. Si les avancées ne sont pas satisfaisantes d’ici là, une prochaine séquence de grève est possible au cours des prochaines semaines. Après plus d’un an de négociation, le syndicat déplore que la négociation stagne en raison de la volonté de la STM de miser sur la sous-traitance.

« Les employé-es d’entretien de la STM continuent de se mobiliser pour des services de qualité. Chaque jour, on voit à quel point nos infrastructures ont besoin d’amour. Alors que la grève se termine aujourd’hui, on s’attend à ce que la STM arrive à la table de négociation avec ouverture pour enfin changer de cap. Ce n’est pas en sabrant dans nos conditions de travail qu’on va réussir à recruter du personnel. Ce n’est pas en augmentant la sous-traitance qu’on va parvenir à bien entretenir les métros et les autobus. Nous nous attendons à ce que la négociation évolue durant l’été, mais si ça n’avance pas, la STM se magasine un automne chaud », lance Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal–CSN.

Miser sur le transport collectif pour enclencher la transition juste

Deux menaces touchent actuellement le transport collectif à Montréal. D’un côté, l’ouverture à la sous-traitance de la STM ne ferait qu’augmenter les coûts tout en nuisant à l’expertise publique. De l’autre, le manque de financement gouvernemental nuit à l’entretien et au développement de nouveaux projets de transport collectif. Au moment où la lutte aux changements climatiques est plus urgente que jamais, les gouvernements doivent investir davantage dans le transport en commun.

« Nos transports collectifs jouent un rôle clé dans la transition écologique, aussi bien pour réduire nos émissions que pour offrir des alternatives de transport à l’automobile. Pour avoir des services publics de qualité dans le transport en commun, ça prend de bonnes conditions de travail pour les salarié-es et un financement à la hauteur des besoins », de conclure Zélie Victor, chargée de campagne au Front commun pour la transition énergétique, et François Geoffroy, coordonnateur général de Travailleuses et travailleurs pour la justice climatique.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

« Le Conseil du trésor doit nous entendre »

Des centaines de travailleuses et travailleurs du Regroupement du personnel de soutien de l’aide juridique ont manifesté ce midi devant les bureaux du Conseil du trésor à Québec pour faire débloquer la négociation sur les enjeux de rémunération. Ils entament leur 5e journée de grève.

« Le Conseil du trésor doit nous entendre ce midi. C’est lui qui donne les mandats à la partie patronale. Cette dernière est fermée à nos demandes monétaires. Nous sommes donc venus à Québec pour exprimer nos demandes directement au donneur de mandats », affirme Josée Désilets, présidente du Regroupement du personnel de soutien de l’aide juridique.

« Le Conseil du trésor détient la clé pour mettre fin à cette grève. Il ne manque que quelques éléments financiers à régler. Ils sont ici aujourd’hui parce qu’ils sont déterminés à obtenir de meilleures conditions de travail », explique Jimmy Ducharme, président du secteur des organismes gouvernementaux de la Fédération des employées et employés de services publics – CSN.

«  Le personnel de soutien de l’aide juridique a le droit, au même titre que d’autres organisations du secteur public, d’avoir une clause d’IPC, afin de s’assurer que leur augmentation salariale suive celle du coût de la vie », poursuit Katia Lelièvre, vice-présidente de la CSN.
Les salarié-es réclament, entre autres, une prime pour les formatrices et formateurs et une prime pour l’usage d’une langue seconde. Des demandes sectorielles sont également sur la table afin de répondre aux enjeux de rétention des différentes régions.

« Ces travailleuses et travailleurs sont un pilier de l’aide juridique, un service important pour les plus démunis de notre société. Leur travail dans l’ombre est indispensable et il mérite d’être reconnu avec une rémunération en ce sens », de conclure François Proulx Duperré, secrétaire général du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

À propos
Le Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique rassemble huit syndicats affiliés à la CSN, qui représentent environ 300 travailleuses et travailleurs dans différentes régions du Québec.

La Fédération des employées et employés de services publics–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN regroupe 240 syndicats représentant plus de 45 000 membres. Son territoire s’étend sur les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’homme d’affaires André Bélanger de Béton Provincial dénoncé à Rivière-du-Loup

Plus de 250 manifestantes et manifestants se sont rassemblés au centre-ville de Rivière-du-Loup, ce midi, pour dénoncer les méthodes fortes employées par le PDG de Béton Provincial, André Bélanger, dans le conflit qui l’oppose à la cinquantaine de travailleurs de ses usines de LaSalle et Longueuil.

Mis en lock-out par Béton Provincial à quelques jours de Noël, les privant ainsi des prestations de chômage durant la période creuse de l’hiver, plusieurs de ces travailleurs en lock-out ont fait le déplacement jusqu’à Rivière-du-Loup aujourd’hui pour prendre part à la manifestation. Ils étaient accompagnés des représentantes et des représentants des syndicats de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et du Conseil central du Bas-Saint-Laurent.

« Voilà maintenant six mois que Béton Provincial nous a jetés à la rue, privant de revenus les familles de 50 travailleurs », a déploré le président du syndicat, Gilles Marleau. « À la table de négociation, c’est toujours la même fermeture de l’employeur : gel de nos salaires pendant quatre ans, abolition de notre régime de retraite et diminution draconienne de sa contribution à notre régime d’assurance. Ne pas bouger de position en six mois, on ne peut pas dire que ça s’appelle de la négociation. »

Pour le président de la FIM–CSN, Kevin Gagnon, il est temps pour André Bélanger d’envoyer de véritables mandats à ses négociateurs afin d’en arriver à un règlement satisfaisant pour les deux parties. « Le syndicat a fait énormément d’ouvertures lors des dernières rencontres de négociation. Il est temps pour Béton Provincial de faire le bout de chemin qui lui revient. »

Nouvellement élue à la présidence du Conseil central du Bas-Saint-Laurent, Liette Ross a tenu à témoigner de la solidarité des syndicats de la région envers les lock-outés de Béton Provincial. « Ce n’est pas vrai que nous allons laisser André Bélanger niveler vers le bas les conditions de travail de tout le secteur du béton au Québec. Nombreux sont les syndicats CSN de la région qui ont été solidaires en contribuant au fonds de grève des lock-outés de Béton Provincial afin qu’ils puissent tenir la minute de plus et obtenir un règlement satisfaisant. »


À propos

Autrefois propriétés de Demix Béton, les usines de Longueuil et de LaSalle ont été rachetées en avril 2024 par Béton Provincial, acteur de premier plan de l’industrie au Québec. Le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle–Longueuil)–CSN représente les 50 chauffeurs, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

La sous-traitance est la dernière chose dont la STM a besoin

Les 2400 employé-es d’entretien entament la quatrième de neuf jours de grève en continuant de réclamer que la STM retire ses demandes de reculs majeurs dans les conditions de travail. Le Syndicat du transport de Montréal–CSN a répondu favorablement à la demande de médiation, dans l’objectif d’accélérer la négociation.

Alors que la grève continue d’affecter les services aux usagères et aux usagers, la STM refuse d’agir pour dénouer l’impasse. Depuis des semaines, le syndicat réclame qu’elle retire ses demandes pour ouvrir la porte à la sous-traitance et pour créer des horaires atypiques et déplacer les salarié-es dans toutes ses installations comme bon lui semble. Si la rencontre de négociation du 11 juin a permis de confirmer la volonté des parties de faire intervenir un médiateur, elle n’a pas mené à des avancées significatives. Le syndicat reste disponible pour accélérer la cadence de la négociation. Après plus d’un an de négociation, la grève devenait nécessaire face à l’ampleur des reculs exigés par la STM.

« La grève chamboule le quotidien des gens et nous en sommes bien conscients. Si on avait pu l’éviter, on l’aurait fait. Ça fait plus d’un an que l’on négocie. Ça fait des semaines que la STM sait que la meilleure façon d’éviter la grève, c’est qu’elle lâche ses demandes de reculs. Si elle refuse de bouger, elle doit en assumer la responsabilité dans ce conflit. Nous sommes prêts à négocier pour trouver des voies de passage, mais ouvrir toute grande la porte à la sous-traitance, ça n’a pas de sens. Chaque fois que l’on a recours au privé dans nos services publics, on voit la facture gonfler et la qualité des services diminuer. Ce n’est pas la solution pour l’avenir de la STM », lance Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal–CSN.

Il est à noter que la première phase la plus impactante de la grève est terminée. À partir de maintenant, le service sera au ralenti, sans être arrêté, d’ici la fin de la grève. Rappelons que la grève est le moyen de pression ultime pour augmenter la pression sur la STM qui veut sabrer dans les conditions de travail. Dans cette négociation, les employé-es d’entretien proposent des solutions pour améliorer le recrutement à la STM, notamment en freinant le recours à la sous-traitance et à la privatisation, en améliorant la conciliation famille-travail et en implantant des mesures pour attirer et retenir le personnel.

« On dirait que le gouvernement se préoccupe seulement du transport collectif et de celles et ceux qui l’utilisent lors d’une grève. Le reste du temps, il sous-finance le transport en commun et ne pense qu’à des projets polluants et inutiles comme le troisième lien. Si le gouvernement veut faire partie de la solution et aider les parties à s’entendre, il doit bonifier le financement et laisser les travailleuses et les travailleurs exercer leur droit de grève, d’autant plus que le niveau de services essentiels a été entériné par le tribunal », de conclure Caroline Senneville, présidente de la CSN.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Des gains majeurs pour les employé-es de la production de Keurig

Les quelque 400 travailleuses et travailleurs de la production de Keurig à Montréal ont voté à 80 % en faveur de l’entente de principe, qui leur permettra de bonifier leurs conditions de travail et leurs salaires.

C’est après avoir mené une grève du 15 au 17 mai que les salarié-es ont réussi à faire avancer la négociation, ce qui a conduit à une entente de principe, le 25 mai dernier. Cette négociation visait la signature de leur première convention collective CSN. Le nouveau contrat de travail inclut des gains majeurs, notamment :

  • Une augmentation salariale de 21 % sur quatre ans, dont 15,5 % pour les deux premières années, ce qui équivaut à une hausse de plus de 4 $ l’heure à la signature de la convention collective ;
  • Une réécriture complète de la convention incluant de nombreuses améliorations dans les conditions de travail, notamment :
    • Une banque d’heures pour le temps supplémentaire ;
    • Une bonification de la formation ;
    • L’ajout d’un congé mobile pour les salarié-es de 10 ans et plus d’ancienneté ;
    • Des améliorations sur la santé-sécurité au travail ;
    • Une bonification des mesures de libération syndicale.

« C’est grâce à la mobilisation des 400 travailleurs et travailleuses de la production de Keurig que nous avons réussi à obtenir notre première convention collective CSN. Notre détermination nous a permis d’améliorer nos conditions d’emploi et de forcer Keurig à partager ses profits avec nous », explique Abdeslam Ait Brahim, secrétaire – trésorier du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Keurig–CSN.

« Les syndiqué-es ont fait face à un géant comme Keurig et ils ont réussi à arracher de nombreux gains. C’est une belle leçon de solidarité. Quand on se tient debout, on réussit à rendre meilleur son quotidien au travail », poursuit Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN.

« Les salarié-es ont de quoi être fiers ! Leur mobilisation a fait la différence et ils n’ont pas hésité à faire la grève pour que l’employeur reconnaisse enfin leurs efforts. Cela nous rappelle à quel point la grève reste un moyen nécessaire pour obtenir de meilleures conditions », ajoute Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« Keurig a rencontré des employé-es qui ont fait le choix de joindre la CSN pour se battre vers de meilleures conditions de travail. Leur nouvelle convention prouve que c’est lorsque les salarié-es s’organisent qu’ils peuvent convaincre les employeurs de les écouter », de conclure Caroline Senneville, présidente de la CSN.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le personnel de l’aide juridique retourne en grève ce matin

Le Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique affilié à la CSN a décidé de déclencher la grève une seconde fois pour faire comprendre à l’employeur qu’il tient à ses demandes sectorielles et de rémunération.

« Notre vis-à-vis doit comprendre que dans une négociation, nous sommes deux. Il ne peut pas simplement dire non à nos demandes sectorielles. Ce n’est pas négocier, ça ! Nous lui avons clairement démontré notre volonté de régler, c’est à son tour de nous offrir les améliorations souhaitées à nos conditions de travail », affirme la présidente du Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique, Josée Désilets.

Les salarié-es réclament, entre autres, une clause d’IPC dans leur convention collective comme elle a été offerte au secteur public, une prime pour les formatrices et formateurs et une prime pour l’usage d’une langue seconde. Des demandes sectorielles sont également sur la table : stationnement gratuit dans toutes les régions et une prime d’éloignement pour la Côte-Nord.

« L’employeur ne peut continuer ainsi et tenir pour acquis ses employé-es qui souhaitent juste améliorer leur sort. Il doit prendre acte de leurs besoins et y répondre positivement », souligne Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Ce retour à la grève ce matin devrait faire comprendre à la partie patronale que les salarié-es sont déterminés comme jamais à obtenir des améliorations à leurs conditions de travail. L’employeur devrait être sensible aux demandes légitimes du personnel qui fait fonctionner l’aide juridique au quotidien », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos
Le Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique rassemble huit syndicats affiliés à la CSN, qui représentent environ 300 travailleurs et travailleurs dans différentes régions du Québec. Il est affilié à la FEESP–CSN, laquelle regroupe 65 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Première journée de grève pour les 2400 employé-es d’entretien de la STM

Les 2400 employé-es d’entretien ont déclenché une grève qui pourrait durer jusqu’au 17 juin, à moins que la STM retire enfin ses demandes de reculs dans les conditions de travail. Après plus d’un an de négociation, les travailleuses et les travailleurs doivent exercer la grève pour de meilleures conditions de travail et pour améliorer le transport collectif.

Malgré les nombreuses interventions du Syndicat du transport de Montréal–CSN réclamant à la STM de retirer ses demandes de reculs, celle-ci a refusé de bouger à la table de négociation. Devant l’impasse, les employé-es d’entretien ont pris la décision de déclencher la grève. Le débrayage d’une durée de neuf jours aura pour effet de ralentir et de causer des arrêts de service pour les usagères et les usagers. Ce moyen de pression ultime vise à augmenter la pression sur l’employeur pour qu’il cesse de s’en prendre aux conditions de travail de ses salarié-es. Rappelons que la STM veut créer des horaires atypiques et déplacer les salarié-es dans toutes ses installations. De leur côté, les employé-es d’entretien proposent des solutions pour améliorer le recrutement à la STM, notamment en freinant le recours à la sous-traitance et à la privatisation, en améliorant la conciliation famille-travail et en implantant des mesures pour attirer et retenir le personnel.

« Ce matin, on déclenche la plus longue grève des employé-es d’entretien de la STM depuis plus de 20 ans. Nous le faisons après plus d’un an de négociation. Nous le faisons pour défendre nos conditions de travail et lutter contre la sous-traitance. Nous le faisons parce que nous tenons au transport collectif. Nous sommes bien conscients que la grève a des impacts sur les usagères et les usagers. Nous aurions bien voulu pouvoir l’éviter, mais face au manque d’ouverture de la STM, les 2400 employé-es d’entretien sont contraints d’utiliser les moyens nécessaires pour se faire entendre », lance Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal–CSN.

« La STM sait très bien qu’elle pouvait éviter cette grève. Si les employé-es d’entretien sont rendus là, c’est pour défendre leurs conditions de travail. Comment la STM pense-t-elle réussir à attirer et retenir le personnel dont elle a tant besoin si elle coupe dans les conditions de travail ? D’un côté, la STM fait une campagne de recrutement et de l’autre, elle veut couper dans les conditions de ses employé-es, c’est un non-sens », explique Stéphanie Gratton, première vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Les 2400 employé-es d’entretien de la STM nous montrent aujourd’hui à quel point ils sont déterminés à défendre leurs conditions de travail. Ils savent que ça prend de bonnes conditions de travail pour améliorer le transport collectif. Nous serons à leur côté pour que cette mobilisation leur permette d’obtenir une bonne convention collective et pour assurer la qualité du service », poursuit Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

« Le transport collectif est sous-financé au Québec, tout ça parce que notre gouvernement est obnubilé par le transport individuel privé. Là-dessus, on est d’accord avec la STM et les sociétés de transport. Il faut rehausser le financement rapidement pour entretenir nos infrastructures de transport collectif, mais aussi pour développer de nouveaux projets. L’été et les canicules qui s’en viennent vont nous rappeler encore une fois l’urgence de faire la transition juste pour faire face aux changements climatiques. Le transport collectif est une des solutions en la matière et il est temps que le gouvernement embarque », de conclure François Enault, premier vice-président de la CSN.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

8 syndicats du regroupement de l’aide-juridique (FEESP–CSN)

STT de bureau de l’aide juridique de la Côte-Nord–CSN
SE de soutien du C. C. juridique de l’Outaouais–CSN
SE de la Commission des Services juridique–CSN
SE de l’aide juridique de Québec–CSN
SE de soutien de l’Aide juridique de l’Estrie–CSN
S du personnel de soutien du centre communautaire juridique Bas-Saint-Laurent/Gaspésie–CSN
SE du centre communautaire juridique de la Rive-Sud–CSN
S du personnel de soutien de l’aide juridique de la Mauricie Bois-Francs–CSN

IKEA : entente de principe adoptée

Dimanche soir, les salarié-es d’IKEA Montréal ont accepté à 80 % une nouvelle convention collective de quatre ans qui prévoie une augmentation salariale au-dessus de l’inflation pour toutes et tous, rétroactive au 1er janvier 2025.

« L’employeur a fini par comprendre que son offre salariale précédente était insatisfaisante. Toutes et tous ont droit de maintenir leur pouvoir d’achat. IKEA Montréal est le magasin le plus performant en matière de ventes au Canada et c’est en partie grâce à nous », croit Élie Zetrenne, président du Syndicat d’IKEA Montréal–CSN.

En plus d’obtenir des augmentations supérieures au taux d’inflation, le syndicat a réussi à faire reconnaître l’ancienneté en décrochant une augmentation salariale aux plus anciens, ce qui équivaut aux rémunérations des autres magasins-entrepôts de la région. Les travailleuses et travailleurs verront leur couverture d’assurance collective s’élargir et les horaires seront améliorés, notamment en ce qui concerne les congés de fin de semaine.

« Avec ce débrayage de trois jours, les salarié-es d’IKEA ont démontré qu’une grève peut faire toute la différence. Grâce à la mobilisation, ils ont réussi à obtenir justice pour tous. C’est un bel exemple de l’importance de notre droit de grève », affirme Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN.

« Le magasin d’IKEA Montréal réalise d’énormes profits, c’est la moindre des choses qu’il accorde un salaire compétitif à son personnel. Il y a des employé-es qui ont fait le choix de faire carrière chez IKEA parce qu’elles et ils aiment leur travail. Ils ont droit de vivre dignement », soutient Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

À propos

Le Syndicat d’IKEA Montréal–CSN dénombre plus de 400 membres. Il regroupe l’ensemble des salarié-es du magasin.

La Fédération du commerce–CSN compte plus de 325 syndicats affiliés représentant 30 000 membres œuvrant dans le domaine privé.

Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

Mandat de grève adopté à 100 % à l’usine d’Héroux Devtek de Laval

Les travailleurs et les travailleuses de l’usine d’Héroux Devtek à Laval se sont dotés d’un mandat de grève pour convaincre leur employeur de leur accorder un rattrapage salarial et de convenir le plus rapidement de leur première convention collective CSN.

Rassemblés en assemblée générale le 31 mai, ils ont adopté à 100 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée pour que la négociation prenne un nouvel élan. Ce sont plus de 100 salarié-es spécialisés qui œuvrent à la confection de trains d’atterrissage pour les avions pour l’entreprise en forte croissance économique. À la CSN depuis quelques mois, ils souhaitent obtenir une première convention collective avec la centrale. La négociation vise à la fois à obtenir des gains sur les conditions de travail et à arracher un rattrapage salarial pour freiner le roulement de personnel qui touche l’usine d’Héroux Devtek.

« La négociation avance, mais le rythme doit accélérer. L’employeur résiste aux changements. Il faut réécrire une nouvelle convention collective pour mieux défendre les travailleurs et les travailleuses. Le vote de grève démontre que les salarié-es sont prêts à se mobiliser pour obtenir des gains », lance Larry Pugh, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Héroux-Devtek–CSN.

« Héroux Devtek doit accepter de partager les profits. L’entreprise en a amplement les moyens. Le taux de roulement est important et c’est principalement en raison des salaires inférieurs par rapport aux entreprises comparables. L’employeur a une occasion en or de changer de cap et il doit la saisir dès maintenant », ajoute Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

« Les travailleurs et les travailleuses de l’usine d’Héroux Devtek à Laval envoient un message clair à leur employeur : c’est le temps qu’il en mette plus sur la table. Ils sont prêts à exercer la grève pour obtenir une bonne convention collective », poursuit Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

La STM doit retirer ses reculs si elle veut éviter la grève du 9 au 17 juin

À moins que la STM retire ses demandes de reculs dans les conditions de travail, les 2400 employé-es d’entretien seront en grève du 9 au 17 juin prochain.

Le Syndicat du transport de Montréal et la STM ont convenu d’une entente sur les services essentiels à maintenir durant la grève. Le Tribunal administratif du travail doit prendre connaissance de cette entente dans les prochains jours. La grève prévoit un débrayage d’une durée de neuf jours, pendant laquelle les services seront partiellement maintenus. Les usagères et les usagers devront donc s’attendre à plusieurs ralentissements et arrêts de service, aussi bien dans les métros que les autobus. De plus, les employé-es d’entretien ne feront pas de temps supplémentaire pendant cette séquence de grève.

Dans les derniers jours, le syndicat a interpellé la STM à plusieurs reprises pour demander le retrait des nombreux reculs dans les conditions de travail. La STM s’entête à maintenir ses demandes quant à la création d’horaires atypiques et au déplacement des salarié-es dans toutes ses installations. De leur côté, les employé-es d’entretien proposent plusieurs solutions pour améliorer le recrutement à la STM, notamment en freinant le recours à la sous-traitance et à la privatisation, en améliorant la conciliation famille-travail et en implantant des mesures pour attirer et retenir le personnel.

« Les 2400 employé-es d’entretien de la STM n’ont pas d’autre choix que d’envisager le recours à la grève face à l’entêtement de leur employeur. Ça fait des semaines qu’on martèle à l’employeur que s’il veut réussir à attirer et retenir le personnel, il doit lâcher sa lubie de vouloir couper dans nos conditions de travail. La balle est maintenant dans son camp », lance Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal–CSN.

« Les infrastructures de la STM ont besoin d’amour et c’est le travail des employé-es d’entretien de le faire. Ce n’est pas en sabrant dans leurs conditions de travail qu’on va réussir à remettre les stations de métro en état. La STM doit continuer d’offrir de bonnes conditions de travail et le gouvernement doit mettre le financement nécessaire pour entretenir et développer le transport collectif », explique Stéphanie Gratton, première vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Quand des travailleurs et des travailleuses font face à des employeurs qui veulent s’en prendre à leurs conditions de travail, ils n’ont pas d’autre choix que de se mobiliser. Les 2400 employé-es d’entretien de la STM sont prêts à se lever pour améliorer leur sort », de conclure Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le Syndicat du transport de Montréal dépose un nouvel avis de grève

Devant le peu d’avancées réalisées à la table de négociation, le syndicat du transport de Montréal a déposé un nouvel avis de grève. En négociation depuis plus d’un an, les 2400 employé-es d’entretien réclament que la STM retire ses demandes de reculs diminuant les conditions de travail.

La STM maintient entre autres ses demandes quant à la création d’horaires atypiques de soir, de nuit et de fin de semaine. La STM souhaite aussi accentuer la flexibilité quant au déplacement des salarié-es dans toutes ses installations nonobstant le lieu, ce qui n’aidera en rien l’attrait et la rétention de personnel à l’interne, alors que la STM peine à embaucher de nouveaux employé-es. Pour le syndicat, il est déplorable de constater le peu de mouvement à la table de négociation alors que plane la possibilité d’une grève depuis plusieurs semaines. Les employé-es d’entretien veulent freiner le recours à la sous-traitance et à la privatisation, améliorer la conciliation famille-travail et implanter des mesures pour attirer et retenir le personnel, ce qui améliorera la qualité du service tout en baissant les coûts pour la population.

L’avis de grève transmis le 28 mai vise à tenir des journées de débrayage à compter du 9 juin prochain. Des services essentiels devront être maintenus durant ces journées de grève. Le syndicat prévoit des aménagements particuliers dans le contexte où la grève pourrait se dérouler pendant le Grand Prix du Canada. Le tribunal administratif du travail doit se pencher sur la liste de services essentiels transmise par le syndicat. La durée de la grève et ses effets seront confirmés dans les prochains jours. Un premier avis de grève avait été envoyé le 30 avril dernier, mais le débrayage qui était prévu le 25 mai a dû être reporté pour que davantage de services essentiels à maintenir soient convenus.

« La STM doit saisir la balle au bond et bouger à la table de négociation si elle veut éviter la grève. Après plus d’un an à négocier, c’est le temps que les demandes de reculs prennent le bord. On a de plus en plus de mal à retenir les salarié-es et pourtant la STM s’entête à vouloir s’en prendre à nos conditions de travail. La grève devient un moyen crucial pour faire comprendre à l’employeur qu’il doit améliorer nos conditions de travail », lance Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal–CSN.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Des centaines de salarié-es de la STM se rassemblent pour exiger le retrait des reculs dans leurs conditions de travail

Des centaines d’employé-es d’entretien de la STM sont rassemblés pour exiger que leur employeur retire ses demandes limitant la conciliation travail-famille et favorisant le recours à la sous-traitance. En négociation depuis plus d’un an, ces travailleurs et ces travailleuses accentuent la pression pour améliorer leurs conditions de travail et leurs salaires. La grève qui était annoncée pour le 25 mai a dû être reportée pour convenir des services essentiels à maintenir. Le syndicat déposera un nouvel avis de grève dans les prochains jours.

La STM roule grâce au travail des employé-es d’entretien

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN qui représente près de 2400 employé-es d’entretien de la STM déplore que l’employeur maintienne ses demandes de reculs dans les conditions de travail, ce qui nuit à la progression de la négociation. La création d’horaires de soir, de nuit et de fin de semaine et le déplacement de personnel n’aideront en rien à attirer et retenir le personnel. Pour le syndicat, il faut plutôt freiner la sous-traitance et la privatisation, améliorer la conciliation famille-travail et implanter des mesures pour attirer et retenir le personnel.

Le 16 février dernier, les travailleuses et travailleurs ont voté à 97 % en faveur d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Les discussions se poursuivent avec l’employeur et le Tribunal administratif du travail (TAT) pour établir la liste des services essentiels à maintenir durant la grève.

« On lance un signal clair à la STM aujourd’hui : les reculs dans nos conditions de travail doivent aller à la poubelle pour qu’on poursuive la négociation. Les défis auxquels fait face la STM sont trop grands pour se mettre à dos les employé-es d’entretien. Si on veut entretenir nos infrastructures et implanter l’électrification, il faut miser sur notre expertise, pas sur la sous-traitance », lance Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal–CSN.

« Les employé-es des sociétés de transport sont au rendez-vous chaque jour à Montréal, comme partout au Québec, pour transporter la population. On apprenait récemment que près de la moitié des stations de métro sont en mauvais état. Pour bien les entretenir, on va avoir besoin de personnel qualifié. La STM doit miser sur l’expertise de son personnel et bouger à la table de négociation », explique Frédéric Brun, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Les employé-es de la STM se mobilisent depuis des semaines pour que ça bouge à la table de négociation. Ils sont ici aujourd’hui pour que leur employeur et le gouvernement leur démontrent enfin le respect auquel elles et ils ont droit et retirent leurs demandes inacceptables. Les actions de mobilisation vont continuer jusqu’à l’obtention d’un bon règlement », poursuit Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

« Le Québec a un grand retard en transport collectif public. N’importe qui qui a voyagé un peu peut le constater. Pourtant, le gouvernement continue de sous-financer le transport collectif. C’est dans la direction inverse qu’il faut aller. Le temps presse de prendre le virage de la transition juste en misant sur des emplois durables comme ceux des employé-es d’entretien de la STM », de conclure François Enault, 1er vice-président de la CSN.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal, dont les mécaniciennes et mécaniciens, et les employé-es des services d’entretien des autobus et du métro de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Vote de grève chez Lavo

Réunis en assemblée générale ce 24 mai, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lavo ltée (STTL–CSN) ont adopté à l’unanimité, par voie de scrutin secret, une banque de cinq jours de grève à déclencher au moment jugé opportun.

« Après plus de 25 rencontres, l’employeur n’est pas à l’écoute de nos demandes et il fait traîner inutilement les négociations. Au lieu de s’adresser de bonne foi au comité de négociation, il écrit directement aux salarié-es syndiqués, en parfaite contravention des lois en vigueur. Nous souhaitons vivement qu’il prenne la juste mesure de notre détermination à régler cette négociation, et ce, dans les meilleurs délais », souligne Sébastien Sylver, président du syndicat.

« Malgré le fait qu’elle ait été achetée par Kik en 2017, Lavo demeure une entreprise très bien ancrée au Québec depuis près d’un siècle. Les travailleuses et les travailleurs de Lavo ont largement contribué au succès de cette entité québécoise tout à fait rentable. En ce sens, Lavo a intérêt à offrir de bonnes conditions de travail à ses salarié-es si elle veut attirer sa main-d’œuvre et surtout, la garder à son emploi », ajoute Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« Malgré la présence d’un conciliateur, l’employeur reste attaché à un agenda exclusivement centré sur ses besoins, ce qui évacue totalement les demandes légitimes du syndicat. Or, il existe une vérité élémentaire en négociation : s’il veut s’entendre avec ses salarié-es, il devra se rendre à l’évidence qu’un dialogue constructif doit exister entre les parties », conclut Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

À propos

Le STTL–CSN compte environ 130 membres sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2024. La Fédération de l’industrie manufacturière–CSN regroupe plus de 320 syndicats affiliés représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe acceptée chez Cascades Viau

Réunis en assemblée générale ce 24 mai, les membres du Syndicat des Employés Cascades Emballage Carton Caisse Viau (SECECCV–CSN) ont accepté à 92 % par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue le 15 mai dernier.

« Notre nouvelle convention collective de quatre ans contient les augmentations suivantes : 5 % pour 2024 rétroactif pour toutes et tous, auquel s’ajoute des ajustements de taux de 5 % sur les postes d’opérateurs ; 3 % en 2025 ; et 2,5 % en 2026 et en 2027, auxquels s’ajoute un congé mobile. Alors que l’employeur désirait nous inclure dans son régime d’assurance collective, puisque celui-ci nous désavantageait, nous avons négocié le retrait de cette demande, à la satisfaction de nos membres », souligne Manon Lajeunesse, présidente du syndicat.

« Les travailleuses et travailleurs se sont battus pour améliorer leurs conditions de travail et de vie, ils l’ont fait avec cœur et avec conviction. Nous partageons leur satisfaction et nous sommes convaincus que leur combat a contribué à hausser les conditions de travail de leur secteur, ce qui constitue une avancée pour toutes et tous », ajoute Chantal Ide, secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« Au nom de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), je tiens à saluer la lutte des membres du syndicat et l’atteinte de leurs objectifs de négociation. L’employeur a finalement accepté des hausses salariales conséquentes, comparables à ses autres usines au Québec, ce qui est une excellente décision s’il veut demeurer un employeur attractif qui retient aussi ses salarié-es en poste », précise Kevin Gagnon, président de la FIM–CSN.

« Au nom de la CSN, je félicite les travailleuses et travailleurs de Cascades Viau qui ont lutté et qui ont eu recours à leur droit de grève pour convaincre leur employeur d’accepter leurs demandes légitimes à la table de négociation. Alors que le gouvernement Legault vient de restreindre ce droit essentiel avec le projet de loi 89, nous voyons clairement qu’il est parfois nécessaire de déclencher une grève pour obtenir notre dû », conclut Caroline Senneville, présidente de la CSN.

À propos

Le SECECCV–CSN compte environ 100 membres affiliés à la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN qui regroupe plus de 320 syndicats représentant environ 25 000 membres du secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Une négociation qui doit s’accélérer

À l’issue d’une tournée provinciale de consultations en assemblée, le secteur préhospitalier de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) constate que les paramédics de tout le Québec ont voté à plus de 99 % en faveur du déclenchement d’une grève générale, au moment opportun.

À l’occasion d’une rencontre de négociation aujourd’hui, à Québec, le comité de négociation des paramédics aura l’occasion d’indiquer à la partie patronale que les paramédics sont maintenant prêts à déclencher la grève si cela s’avère nécessaire. Rappelons que les conventions collectives des 3400 paramédics membres de la CSN sont échues depuis le 31 mars 2023, soit plus de deux ans.

« On demande à la partie patronale de passer en vitesse supérieure, explique le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN », Jean Gagnon. « À l’heure actuelle, on nous a déposé plusieurs principes et très peu d’éléments concrets. Selon les explications que nous avons reçues jusqu’à maintenant, les offres patronales n’aideront en rien à attirer de nouveaux paramédics dans la profession, ni à les retenir ! »

« On nous présente des offres salariales inférieures à ce que le gouvernement a négocié dans les autres secteurs », enchaîne-t-il. « Les employeurs nous demandent d’accepter plein de reculs à nos conditions de travail et ils ne répondent même pas à nos propres priorités, bien que nous les ayons expliquées à plusieurs reprises. Nos vis-à-vis en négociation ne semblent pas avoir les mandats nécessaires pour avancer. Assez, c’est assez ! Si on doit déclencher cette grève parce qu’on a l’impression qu’on n’avance plus à la table, le gouvernement de la CAQ en sera le seul responsable. »

Du côté de la partie syndicale, l’équipe de négociation est entièrement disponible pour s’engager dans une intensification afin de conclure une entente satisfaisante dans les meilleurs délais. « Nous invitons le gouvernement à profiter du fait que plusieurs ententes de principe ont été conclues au cours des derniers jours dans les organismes gouvernementaux pour créer du mouvement à la table de négociation des paramédics », poursuit la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamps. « Il n’y a vraiment aucune raison pour le gouvernement de laisser traîner cette négociation ! Il faut mettre les bouchées doubles. Côté syndical, nous sommes prêts ! »

Enjeux
En plus d’une amélioration de leur rémunération pour refléter pleinement leurs responsabilités et compétences, les paramédics revendiquent, entre autres, le respect des horaires de travail, afin de lutter contre l’explosion des heures supplémentaires, et la bonification du régime de retraite, pour tenir compte de la réalité de cette profession exigeante, physiquement et mentalement.

À propos
Le secteur préhospitalier de la FSSS–CSN regroupe du personnel dans tout le Québec notamment près de 3400 paramédics. Ceux-ci travaillent pour la société d’État Urgences-santé, dans le Grand-Montréal, pour une coopérative ou encore pour une entreprise privée, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux.

La grève à l’aide juridique est suspendue

À la suite d’une offre de la partie patronale d’un blitz de négociation intensif cette semaine, les huit syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique affiliés à la CSN ont accepté de suspendre leur grève.

« Nous avons eu des échanges avec la partie patronale tout l’après-midi vendredi dernier afin de trouver une façon d’accélérer le processus de négociation. Mais qu’on se le dise, si les parties ne parviennent pas à régler quelques enjeux cette semaine, nous sommes toujours prêtes à retourner en grève », a affirmé la présidente du Regroupement du personnel de soutien de l’aide juridique, Josée Désilets.

Rappelons que les membres du regroupement veulent qu’une seule convention soit mise en place pour tous les syndicats, offrant ainsi les mêmes avantages et une méthode d’application uniforme. Ils souhaitent entre autres à ce que les règles concernant le télétravail, le stationnement et l’horaire soient les mêmes pour tous.

À propos
Le Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique rassemble huit syndicats affiliés à la CSN, qui représentent environ 300 travailleuses et travailleurs dans différentes régions du Québec. Il est affilié à la FEESP–CSN, laquelle regroupe 65 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics.

Grève chez Keurig pour faire avancer la négociation

Les quelque 400 travailleuses et travailleurs de la production de Keurig à Montréal ont déclenché la grève hier pour faire avancer leur négociation et obtenir leur première convention collective CSN.

Les salarié-es ont débuté la grève le 15 mai en avant-midi afin que Keurig accélère la négociation pour obtenir une entente le plus rapidement possible. Si la négociation a progressé dans les derniers mois, certains enjeux restent à régler. Les salarié-es demandent notamment des augmentations salariales pour faire face à l’inflation, des mesures pour freiner la sous-traitance, des solutions négociées pour faire face à la restructuration de l’employeur et une bonification des congés. Le 6 février dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient voté un mandat de grève à 90 %.

« Avec l’inflation des dernières années, Keurig doit accepter de partager ses profits pour qu’on protège notre pouvoir d’achat et qu’on parvienne à nous enrichir. Nous voulons obtenir notre première convention collective avec la CSN et c’est le temps de bonifier les conditions de travail pour continuer d’assurer la production », explique Abdeslam Ait Brahim, secrétaire du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Keurig–CSN.

« Keurig a les moyens de mieux reconnaitre les efforts de ses salarié-es. En déclenchant la grève, les travailleuses et les travailleurs s’assurent qu’ils se feront entendre de leur employeur. La négociation a permis de faire des avancées et c’est le temps de conclure les échanges pour avoir une bonne convention collective », poursuit Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN.

« La mobilisation des travailleuses et des travailleurs montre à l’employeur qu’il doit accélérer la négociation et prendre en compte les préoccupations de celles et ceux qui font rouler l’entreprise. C’est la solidarité et l’unité des travailleuses et des travailleurs qui nous permettent de faire des gains. Ils peuvent compter sur l’appui indéfectible de la CSN », de conclure Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Fermetures sauvages d’Amazon : les audiences débutent vendredi devant le Tribunal administratif du travail

C’est à compter de vendredi que sera entendu le recours intenté par la CSN à la suite de la fermeture des sept entrepôts d’Amazon au Québec, dont l’un, situé à Laval, était syndiqué avec la centrale syndicale. La CSN demande au Tribunal administratif du travail (TAT) d’ordonner la reprise des activités aux sept entrepôts visés par la plainte et de verser à chaque employé plus d’un an de salaire en guise d’indemnité, en plus de dommages moraux et exemplaires.

Une requête en rejet sommaire déposée par Amazon sera d’abord entendue en matinée. Cette requête n’a pour objet que d’exclure du recours les six entrepôts non syndiqués afin de restreindre sa portée aux 287 employé-es syndiqués mis à pied à l’entrepôt DXT4 de Laval. La CSN fera valoir qu’au contraire, des campagnes de syndicalisation ayant été interrompues dans les autres entrepôts, les droits des travailleuses et des travailleurs ont été lésés par ces fermetures inattendues, une décision qui ne fait aucun sens sur le plan des affaires.

La multinationale américaine demande par ailleurs au tribunal de rejeter toute preuve qui pourrait être reliée à sa réputation antisyndicale hors Québec.

« On sait fort bien qu’Amazon tentera par tous les moyens de s’esquiver de ses responsabilités envers les milliers de travailleuses et de travailleurs qui ont fait les frais de cette décision profondément antisyndicale, affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN. Nous avons bon espoir que le tribunal saura y voir clair et verra à faire respecter les lois du travail et les chartes des droits qui prévalent au Québec. »

Québec, Sherbrooke et Gatineau bouderont aussi Amazon
Alors que l’enquête NETendances, dévoilée la semaine dernière par l’Institut de la transformation numérique, révélait que près d’un Québécois sur deux avait soit diminué (32 %), soit carrément cessé (17 %) d’acheter sur Amazon, d’autres villes ont répondu à l’appel de la CSN de cesser de s’approvisionner auprès de l’entreprise de Jeff Bezos. Les villes de Québec, de Sherbrooke et de Gatineau ont récemment pris contact avec la CSN pour expliquer les mesures prises par leur administration afin de restreindre et de contrôler les achats effectués sur Amazon.

Pour plus d’information sur la campagne de boycottage d’Amazon, consultez www.csn.qc.ca/amazon

À propos 
Le 19 avril 2024, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les 230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. Le 22 janvier dernier, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance. Le dossier a depuis été référé en arbitrage de première convention collective devant un arbitre du travail. 

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Les employé-es de soutien de l’aide juridique déclenchent la grève

Les huit syndicats affiliés à la CSN du Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique déclenchent la grève à 9 h ce matin. Les travailleuses et les travailleurs dénoncent la lenteur de la partie patronale à la table de négociation.

« Ça fait deux ans qu’on négocie et l’employeur refuse toujours d’avancer sur nos demandes. Après les votes de grève, nous avons senti une volonté de négocier de la partie patronale. C’était tout nouveau. On a fixé des séances en comité restreint pour accélérer le processus. Mais, ça n’avance pas assez vite. L’employeur doit comprendre que nous voulons régler maintenant », affirme la présidente du regroupement, Josée Désilets.

Pour une convention collective juste

Les salarié-es souhaitent uniformiser leurs conventions collectives et qu’elles soient appliquées de la même manière dans tous les bureaux. Ils souhaitent normaliser les enjeux suivants : les horaires de travail variables, le télétravail, l’intégration des nouvelles et des nouveaux et la définition des titres d’emploi. En ce moment, ces éléments sont appliqués selon le bon vouloir du directeur local.

Avec cette grève, les syndiqué-es veulent démontrer leur détermination à améliorer leurs conditions de travail.

« Depuis trop longtemps, leurs conditions de travail changent en fonction des régions où ils travaillent. Leur quotidien varie au gré de la volonté du gestionnaire régional. Ils devraient tous évoluer avec les mêmes conditions de travail, peu importe leur port d’attache », déclare Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

Pallier le gel d’embauche

« L’employeur veut mettre en place un bassin de secrétaires pour pallier les absences non remplacées, résultat du gel d’embauche imposé par le gouvernement. Personne ne veut de ce bassin; pas même les avocates et les avocats avec qui les secrétaires travaillent. L’austérité ne doit pas se faire sur le dos du personnel de soutien », croit Caroline Senneville, présidente de la CSN.

 

À propos

Le Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique rassemble huit syndicats affiliés à la CSN, qui représentent environ 300 travailleuses et travailleurs dans différentes régions du Québec. Il est affilié à la FEESP–CSN, laquelle regroupe 65 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Parc olympique : entente de principe adoptée

Après plus de deux ans sans convention collective, une entente de principe a été entérinée par les 200 membres des syndicats de Parc olympique ce lundi. Ces derniers obtiennent les augmentations salariales du secteur public, soit 17,4 % sur cinq ans, puis de 2 % par année pour les deux dernières années de la convention collective de sept ans. Les salarié-es obtiennent également un mécanisme de protection pour faire face à une éventuelle augmentation de l’indice du coût de la vie. 

«Le Parc olympique, c’est un emblème de Montréal. Avec cette entente, on se donne les moyens de continuer de prendre soin de cette institution», explique Nouhoum Doumbia, président du Syndicat des bureaux-techniques du Parc olympique. 

«Les travailleuses et les travailleurs du Parc olympique ont fait la démonstration que se tenir debout, ça paie. Je leur lève mon chapeau pour leur persistance», félicite Caroline Senneville, présidente de la CSN. 

«Dans les dernières semaines, nous avons enfin senti une réelle volonté de négocier de l’employeur. Ça aurait été bien que ça arrive plus tôt, mais les membres sont satisfaits des gains qu’ils ont faits comme la protection des emplois en cas d’évènements majeurs, l’amélioration de la procédure de règlement des griefs et l’amélioration des mécanismes du comité mixte d’évaluation des emplois », expliquent Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP–CSN) ainsi que Kathrin Peter, vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN). 

Les salarié-es obtiennent également une bonification des vacances et une prime de fidélité. 

« Tenir la minute de plus, ça permet de gagner, mais ça permet de tisser des liens de solidarité entre les travailleuses et les travailleurs. Les syndicats sortent de cette négociation plus forts », conclut Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). 

Les syndiqué-es avaient fait la grève le 31 mars dernier et conservaient un mandat pour quatre autres jours de grève en poche. L’entente de principe a été adoptée par les syndicats des bureaux-techniques, de l’accueil, des métiers et des professionnel-les. Le syndicat du Centre sportif et celui de la Tour de Montréal procéderont au vote dans les prochaines semaines.  

Entente adoptée : les salarié-es ont tenu tête à la direction du Reine Elizabeth

Les 600 salarié-es auront dû tenir près de six mois en lock-out pour forcer le Fairmont Reine Elizabeth à bonifier leurs salaires et leurs conditions de travail. Rassemblés en assemblée générale, les travailleuses et les travailleurs ont voté à 91 % en faveur de l’hypothèse d’entente du conciliateur.

L’entente contient l’ensemble des gains de la négociation coordonnée, soit une augmentation salariale de 21 % sur quatre ans, une bonification de la contribution de l’employeur à l’assurance collective, ainsi que d’autres avantages en lien avec la formation, les vacances et le pourboire. L’entente permet aussi d’obtenir des gains sur la restriction du recours aux agences de personnel, un élément majeur de cette négociation. La réduction de la charge de travail fait aussi partie de l’entente, notamment par l’obtention d’un gain d’un maximum de 12 chambres par préposé-e aux chambres.

L’entente intègre aussi des gains locaux concernant le maintien de l’ancienneté face à des changements de l’hôtel, l’augmentation des libérations syndicales, l’augmentation des allocations pour les équipements et un meilleur accès aux congés. Rappelons que les 600 salarié-es du Fairmont Reine Elizabeth étaient en lock-out depuis le 20 novembre dernier.

« Ce que les 600 salarié-es du Reine Elizabeth ont surtout gagné, c’est le respect. Après près de six mois à subir un lock-out, ils ont réussi à arracher les gains de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Ils font la preuve qu’avec de la détermination, on peut réussir à améliorer nos salaires et nos conditions de travail. Ils ont tenu la minute de plus dans une négociation particulièrement difficile. Bâtissons sur ce bon règlement pour de meilleures conditions de travail et de bonnes relations de travail », explique Michel Valiquette, trésorier et responsable de l’hôtellerie de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Six hôtels qui doivent maintenant se mettre en mode règlement

Ce ne sont que six hôtels de la 11e ronde de négociation coordonnée qui n’ont toujours pas d’entente. Parmi ces hôtels, certains avaient des échéances de convention collective plus tardives. Les hôtels toujours en négociation sont l’Hôtel Concorde et l’Hôtel Clarendon à Québec, le Holiday Inn Sinomonde et le Hilton Garden Inn à Montréal, le Quality Inn à Dorval et le Château Roberval au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« L’entente au Reine Elizabeth rappelle aux hôteliers retardataires qu’il est temps qu’ils passent à la table de négociation pour régler. L’été est à nos portes et s’ils veulent en profiter au maximum, ils doivent eux aussi octroyer les gains de la négociation coordonnée à leurs travailleuses et leurs travailleurs », de conclure Caroline Senneville, présidente de la CSN.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN
La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs issus de 29 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leur employeur respectif.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Les travailleuses et travailleurs déclenchent une autre journée de grève

Le Syndicat d’IKEA Montréal – CSN déclenche une grève surprise à 11 h ce matin. Lors de la séance de négociation de lundi dernier, l’employeur n’a pas bonifié son offre salariale, qu’il maintient en deçà de l’inflation.

« L’employeur continue de nous offrir des augmentations dérisoires. Il n’offre pas à tous les employé-es la même hausse, selon l’échelon salarial où ils se situent. Avec sa proposition, plusieurs membres recevraient 0 % d’augmentation. C’est inconcevable avec le coût de la vie aujourd’hui », déclare Elie Zetrenne, président du syndicat.

Le syndicat a fait une contre-proposition à l’employeur. Ce dernier a répondu que les parties étaient trop loin l’une de l’autre et a demandé l’intervention d’un conciliateur auprès du gouvernement.

« Le magasin d’IKEA Montréal est le plus performant en matière de ventes en Amérique du Nord. Et c’est en grande partie grâce à ses travailleuses et ses travailleurs. L’employeur n’est même pas capable de les remercier en leur offrant une augmentation décente », croit Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN.

« On est les meilleurs, on mérite un meilleur salaire  », ajoute Elie Zetrenne.

« La vision d’IKEA est d’améliorer le quotidien du plus grand nombre. Pour y arriver, l’entreprise doit commencer par bien rémunérer ses salarié-es. Le personnel contribue au succès du magasin, il mérite une reconnaissance salariale », affirme Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

À propos
Le Syndicat d’IKEA Montréal–CSN dénombre plus de 400 membres. Il regroupe l’ensemble des salarié-es du magasin.

La Fédération du commerce–CSN compte plus de 325 syndicats affiliés représentant 30 000 membres œuvrant dans le domaine privé.

Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

Poste Berri 2 : des appuis de la CSN contre le projet

Lors d’une manifestation à Montréal ce samedi 10 mai, le Syndicat des travailleuses et travailleurs uni-es de Bibliothèque et Archives nationales du Québec–CSN et le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) ont réitéré leur appui au mouvement citoyen s’opposant au poste électrique Berri 2 d’Hydro-Québec.

« Lors d’une assemblée générale tenue le 17 mars dernier, les membres de notre syndicat se sont clairement prononcés en défaveur du projet de poste électrique Berri 2 d’Hydro-Québec. Nous trouvons aberrant que ce projet soit imaginé sur le seul espace vert aux abords de la Grande Bibliothèque. Pour nous, ce projet s’ajoute simplement aux autres nombreux exemples qui nous démontrent que la culture est largement méprisée au Québec par les pouvoirs publics », déclare Sylviane Cossette, présidente du syndicat.

« Ça ne va vraiment pas bien à BAnQ. En plus de cette menace absurde envers leurs installations, il faut savoir que les travailleuses et travailleurs vivent actuellement une importante restructuration chaotique de la Grande Bibliothèque, assortie d’un gel des embauches. Alors que leur convention collective a été signée en mai 2023, l’employeur n’applique pas toutes les clauses censées bonifier les salaires. Au lieu du maigre 3 % versé ces trois dernières années, si leur convention avait été respectée, c’est 6 % en 2023, 2,8 % en 2024 et 2,6 % en 2025, soit 11,4 % sur trois ans qu’ils auraient dû avoir. Le climat de travail est morose et la détresse psychologique y est omniprésente », ajoute Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Le CCMM–CSN a également pris position contre cette aberration qu’Hydro-Québec souhaite installer dans le Quartier latin. Les alignements du gouvernement de la CAQ en matière d’économie écrasent toute critique, surtout lorsqu’il s’agit des intérêts de la population en général ou, pire encore, de la culture. Hydro-Québec doit revoir ses plans afin de proposer un lieu et un aménagement qui s’intégreront harmonieusement au quartier. Nous interpellons aussi la haute direction de BAnQ afin qu’elle se porte sérieusement à la défense de leur institution qui demeure au centre de notre mémoire collective », conclut Bertrand Guibord, président du CCMM–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs uni-es de BAnQ–CSN rassemble 350 salarié-es œuvrant dans 13 établissements de BAnQ. Ces derniers sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Fondée en 1947, la FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services public et parapublic. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe près de 100 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, répartis au sein de quelque 400 syndicats à Montréal, à Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le Syndicat d’Ikea de Montréal déclenche la grève

Les travailleurs et travailleuses d’IKEA de Montréal ont déclenché la grève cette nuit à minuit. Devant des offres salariales insuffisantes, le Syndicat d’Ikea de Montréal–CSN a décidé de débrayer afin de faire comprendre à l’employeur sa détermination à obtenir plus.

« L’employeur nous propose environ 5 % d’augmentation sur quatre ans. Les finances d’IKEA vont bien. La compagnie fait des centaines de millions de dollars en chiffre d’affaires par année, en grande partie grâce à notre travail, et elle n’est pas capable de nous offrir une protection contre l’inflation afin de maintenir notre pouvoir d’achat », déclare Nicole Aguilera, vice-présidente générale du syndicat.

Le syndicat demande un rattrapage par rapport à d’autres magasins comparables. Les membres du syndicat gagnent moins que les autres travailleuses et travailleurs de lieux de travail semblables. Alors que la partie patronale ne leur offre même pas un salaire indexé à l’inflation.

« Avec tous les profits que la compagnie fait, c’est la moindre des choses qu’elle accorde un salaire compétitif à ses employé-es. Il y a des employé-es qui ont fait le choix de faire carrière chez IKEA parce qu’elles et ils aiment l’entreprise. Ils aiment leur travail, c’est la moindre des choses qu’ils puissent vivre dignement », croit le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

Rappelons que les salarié-es d’IKEA sont sans contrat de travail depuis janvier 2025. « Nous serons solidairement aux côtés des syndiqué-es jusqu’à ce qu’ils obtiennent un salaire à la hauteur de ce qu’ils méritent », affirme Dominique Daigneault, la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

À propos

La Fédération du commerce–CSN compte plus de 325 syndicats affiliés représentant 30 000 membres œuvrant dans le domaine privé.

Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

Le personnel de soutien de l’Aide juridique adopte un mandat de grève

Les huit syndicats CSN du Regroupement du personnel de soutien de l’Aide juridique se sont dotés d’un mandat de grève de 10 jours avec un appui à 87 %. En négociation depuis deux ans, les travailleuses et les travailleurs en ont assez de la lenteur du processus.

Maintenant que les syndicats ont obtenu un mandat de grève avec une bonne majorité, le comité de négociation syndical s’attend à un changement de ton de la partie patronale lundi à la prochaine séance de négociation. S’il n’y a pas d’avancées significatives de la part de l’employeur, ils sont prêts à déclencher la grève.

Pas d’avancées
En deux ans, il n’y a aucune avancée à la table de négociation. « L’employeur n’a démontré aucune ouverture à nos demandes qui sont pourtant raisonnables. Nous demandons, en gros, que nos conditions de travail soient appliquées équitablement à travers le Québec, et non pas selon le bon vouloir du gestionnaire local. C’est une question de justice. Nous voulons toutes et tous un horaire variable, une politique de télétravail appliquée de la même façon partout, une meilleure intégration des nouveaux salarié-es et la même définition des titres d’emploi partout », déclare Josée Désilets, présidente du regroupement.
Les séances de négociations sont trop peu nombreuses, selon le syndicat. Les travailleuses et les travailleurs se sentent négligés par le Conseil du trésor. Avec ce mandat, ils veulent démontrer leur détermination à améliorer leurs conditions de travail.

Fin de la discrimination
« Parce qu’ils sont des employé-es de bureau, ils n’ont pas les mêmes droits que les avocats. Pourquoi paie-t-on le stationnement des avocats, mais pas celui du personnel de soutien ? Pourquoi donne-t-on une prime d’éloignement aux avocats en région, mais pas au personnel de soutien ? C’est une question de justice et d’équité », croit Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« À cause du gel d’embauche imposé par le gouvernement du Québec en novembre dernier, l’employeur veut mettre en place un bassin de secrétaires pour pallier les absences non remplacées. Mais personne n’en veut, même pas les avocates et les avocats avec qui elles travaillent. L’austérité ne doit pas se faire sur le dos du personnel de soutien », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Journée internationale des travailleuses et des travailleurs – Toujours debout contre l’austérité

C’est sous le thème Toujours debout contre l’austérité que des milliers de personnes marcheront aujourd’hui dans les rues de Montréal à l’occasion de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, marche organisée par la Coalition du 1er mai. Pour la Coalition, l’austérité imposée par le gouvernement Legault érode l’édifice social dont s’est doté le Québec et s’attaque aux droits humains.

« Si le gouvernement a fait le choix de l’austérité, ce n’est certainement pas celui des travailleuses et des travailleurs. C’est un film dans lequel le Québec a déjà joué et dont les grands gagnants sont les mêmes qui votent ces mesures d’austérité : le patronat et les plus riches. Et ô surprise, on retrouve plusieurs de leurs représentantes et représentants au gouvernement », déclarent les porte-paroles de la Coalition, Dominique Daigneault, du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN et Cheolki Yoon, du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTTI).

Les mesures d’austérité fragilisent considérablement notre société, nos services publics et notre filet social, affectant en premier lieu les populations les plus vulnérables. « Il n’y a pas si longtemps, notre cher gouvernement caquiste a choisi de se priver de revenus en appliquant des baisses d’impôts et il a préféré distribuer des chèques de centaines de dollars plutôt que d’investir dans les services publics et des programmes sociaux qui profitent à toutes et à tous. Maintenant, sous prétexte de rationalisation budgétaire, ce même gouvernement procède à des coupes systématiques dans les services publics, accentuant les inégalités. La population paye cher ces mauvaises décisions », déplore Cheolki Yoon.

« Comment ne pas être en colère quand on voit que pendant ce temps, ce gouvernement jette des centaines de millions de dollars par les fenêtres avec Northvolt, qui est un échec monumental, et avec SAAQclic, un autre fiasco, et qu’il contribue à l’explosion des coûts en santé avec l’implantation de Santé Québec ? Ça profite à qui tout ça ? Toujours aux mêmes », continue M. Yoon.

« De plus, on ne peut pas dire que le gouvernement Legault fait dans la subtilité ! Avec son projet de loi 89, qui vise à restreindre le droit de grève, ce qu’il veut faire, c’est casser les mobilisations collectives des travailleuses et des travailleurs. Pourquoi ? Pour faciliter l’imposition de l’austérité et ses politiques propatronales. Mais ces dernières semaines, partout au Québec, des milliers de personnes se mobilisent contre ce projet de loi et contre l’austérité, en général. Nous sommes toujours debout et nous ne lâcherons pas le morceau », termine Dominique Daigneault.

À propos de la Coalition du 1er mai

La Coalition du 1er mai est un regroupement d’organisations syndicales, communautaires, étudiantes ainsi que de groupes de la société civile, qui s’unissent pour organiser, chaque année, la traditionnelle marche du 1er mai afin de souligner la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs.

Grève le 25 mai pour les 2400 employé-es d’entretien de la STM

Les quelque 2400 employé-es d’entretien de la STM seront en grève le 25 mai prochain à moins d’avancées significatives à la table de négociation. Cette journée de grève devient nécessaire pour forcer la STM à retirer ses demandes limitant la conciliation travail-famille et favorisant le recours à la sous-traitance.

Nuire à la conciliation travail-famille n’aidera en rien au recrutement à la STM

Le syndicat négocie depuis plus d’un an avec la STM et plusieurs demandes de reculs inacceptables sont toujours sur la table. Alors que la STM tente de recruter continuellement plus de personnel, elle offre des reculs qui nuiraient à l’attraction et à la rétention, comme la création d’horaires atypiques et le déplacement de personnel. Le syndicat veut de son côté freiner l’arbitraire patronal et miser sur la stabilité des horaires et des postes pour une meilleure conciliation travail-famille et une meilleure rétention de personnel.

Les travailleuses et travailleurs ont voté à 97 % en faveur d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée le 16 février dernier. Ces travailleurs et ces travailleuses demandent notamment de freiner la sous-traitance et la privatisation, d’améliorer la conciliation famille-travail et des mesures pour attirer et retenir le personnel. Un grand rassemblement se tiendra lors de la journée de grève au square Dorchester dès 13 heures.

« La négociation doit passer à une vitesse supérieure et les demandes de reculs de l’employeur doivent prendre le bord. L’employeur doit se rendre à l’évidence qu’il ne pourra pas se donner tous les droits sur l’octroi des horaires de travail. Ce n’est pas en déplaçant les employé-es comme des pions à toute heure du jour comme du soir que la STM va réussir à convaincre des gens de venir nous épauler », lance Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal–CSN.

« D’un côté, on a la STM qui veut couper dans les conditions de travail en même temps qu’elle tente de recruter. Et de l’autre, on a un gouvernement qui sabre dans le financement public du transport collectif. Rien pour nous inspirer alors que le temps presse de prendre le virage de la transition juste en misant sur des emplois durables comme ceux des employé-es d’entretien de la STM », explique Stéphanie Gratton, première vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Les employé-es d’entretien de la STM doivent avoir recours à la grève pour faire avancer leur négociation. La grève est souvent le seul moyen que les travailleuses et les travailleurs peuvent utiliser pour réussir à améliorer leurs conditions de travail et les services à la population, ce qui est précisément le cas ici. Nous appuierons les membres du syndicat jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction. J’en profite pour rappeler que c’est justement pourquoi nous demandons au gouvernement de retirer le projet de loi 89 qui brime le droit de grève et le rapport de force des travailleuses et des travailleurs », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal, dont les mécaniciennes et mécaniciens, et les employé-es des services d’entretien des autobus et du métro de Montréal.

Le conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM­–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.  Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe acceptée chez Autobus Idéal – section Peter-Hall

Ce 29 avril au soir, lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue à Montréal, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Idéal–CSN, section Peter-Hall (STTAI–PH–CSN), ont adopté à l’unanimité, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue jeudi dernier.

« Les salarié-es toucheront une bonification de leur paie de l’ordre de 21 à 57 %, et ce, dès la signature de leur nouveau contrat, rétroactif au 1er janvier 2025. Leurs banques de congés de maladie passeront à quatre journées en 2025, à cinq en 2026 et à six en 2027, et une cinquième semaine de vacances sera octroyée à celles et ceux cumulant 20 ans de service. Les conditions de travail ont été harmonisées avec les salarié-es des autres unités comparables à la grande satisfaction des membres », déclare Lionel Voltaire, président du syndicat.

« Nous sommes très fiers d’avoir soutenu la négociation des membres du syndicat dont les conductrices et conducteurs touchaient les salaires parmi les plus bas au Québec. Leurs nouvelles conditions de travail rejoignent celles de centaines d’autres chauffeuses et chauffeurs qui se sont battus partout à travers la province afin d’obtenir leur dû, précise Josée Dubé, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Il était grand temps que leur difficile travail accompli chaque jour scolaire reçoive une reconnaissance par des salaires conséquents ».

« Quand on revendique de bonnes conditions de travail et de vie, on le fait avec notre cœur et avec cette conviction de la juste cause. Tout au long de leur négociation, les membres sont tenus debout et sont fiers d’avoir obtenu les conditions de travail qu’ils méritent. Nous partageons leur satisfaction et nous sommes convaincus que leurs nouvelles conditions de travail poussent celles des autres emplois comparables vers le haut », conclut Arianne Carmel-Pelosse, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

À propos

La section Peter-Hall du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Idéal–CSN compte près de 40 membres affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) qui rassemble plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN regroupe tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Pour que la santé-sécurité du travail soit une priorité dans tous les milieux de travail, la CAQ doit entériner le RMPPÉ

En ce 28 avril 2025, la CSN souligne la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs décédés ou blessés au travail et interpelle le gouvernement de François Legault afin qu’il pose un geste concret pour contrer les décès et les blessures au travail en entérinant le Règlement sur les mécanismes de prévention et de participation en établissement (RMPPÉ).

Des données en hausse toujours aussi choquantes pour l’année 2024

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a dévoilé les statistiques pour l’année 2024 : cette année, encore, un nombre effarant de Québécoises et de Québécois ont péri à cause de leur travail, soit un total de 246. De ce nombre, on compte 74 décès à la suite d’un accident et 172 à la suite d’une maladie professionnelle.

Un retour sur le RRMPÉ

Le 19 septembre 2024, le conseil d’administration de la CNESST a adopté à l’unanimité la version finale du RMPPÉ, et ce, dans le délai qui lui était imparti par la Loi 27 adoptée en 2021. Or, depuis plus de sept mois, contre toute logique vu le consensus obtenu, le Conseil des ministres n’a toujours pas entériné ce règlement. 

« Même si la CNESST s’est engagée dans de vastes travaux afin d’améliorer la santé et la sécurité du travail de façon concrète, il y a des ministères, dont celui de l’éducation et celui de la santé et des services sociaux, qui refusent d’assumer les impacts financiers du règlement pourtant intervenu unanimement entre les acteurs représentatifs du domaine du travail nommés par le gouvernement. Pour nous, les décès et les blessés au travail, on ne peut pas réduire ça à une bête question d’argent », souligne Caroline Senneville, présidente de la CSN et membre du CA de la CNESST.

« Ces dernières années, on a travaillé fort pour obtenir un règlement qui, entre autres, allait pousser à la baisse les tristes bilans du 28 avril. Pour tous les acteurs engagés dans le processus, l’objectif a été atteint et la mission accomplie. La situation est totalement absurde : pour une question d’argent, le gouvernement nous a imposé un processus qu’il décide maintenant de ne plus respecter. Chaque 28 avril nous révèle que la protection des travailleuses et des travailleurs a déjà assez attendu et que, de ce fait, le gouvernement doit entériner ce règlement, et ce, dans les plus brefs délais », ajoute David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN, responsable politique de la SST et également membre du CA de la CNESST.

« Pour toutes les travailleuses et les travailleurs, le refus de l’adoption du RMPPÉ retarde la mise en place de mesures et de structures concrètes qui font vraiment la différence sur le terrain. Dans notre région, 53 personnes ont perdu la vie à cause de leur travail, soit 10 décès à la suite d’un accident et 43 à la suite d’une maladie professionnelle. Nous tentons toujours de faire plus et de faire mieux en SST dans chaque milieu de travail, mais quand c’est le gouvernement lui-même qui nous met des bâtons dans les roues, qu’on doit le rappeler à l’ordre et lutter pour qu’il respecte ses propres règlements, on se dit que nos vies ne pèsent pas fort dans la balance pour lui. Et ça, c’est scandaleux », de conclure Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN et responsable du dossier Santé et sécurité au travail.

À propos

Affilié à la Confédération des syndicats nationaux, le Conseil Central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé répartis au sein de 360 syndicats de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et du territoire Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Pour consulter la page du 28 avril, cliquez ici!

Une vaste coalition dénonce l’échec annoncé de la réforme du‬ ‭régime forestier‬ ‭

Une vaste coalition rassemblant‬‭ un large éventail d’acteurs‬‭ de la‬ forêt – groupes environnementaux, organisations syndicales représentant les travailleuses et les travailleurs de‬ la filière forestière québécoise, dont la FIM–CSN, gestionnaires de zecs et de pourvoiries – condamne le‬ projet de loi no 97 déposé par la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Maïté Blanchette Vézina. Les‬ organisations parlent d’une même voix pour dénoncer l’échec annoncé de la réforme du‬ régime forestier si ce projet de loi, longuement attendu, n’est pas revu en profondeur,‬ puisqu’il ne répond ni aux enjeux actuels ni aux défis à venir.‬

Des reculs environnementaux et sociaux‬

‭Les organisations dénoncent d’importants reculs environnementaux et sociaux,‬‭ notamment‬ la concentration du pouvoir décisionnel vers le forestier en chef et les aménagistes‬ forestiers régionaux,‬‭ un zonage qui cède minimalement‬‭ 30 % du territoire forestier public à‬ l’industrie‬, l’abolition des Tables de gestion intégrée‬‭ des ressources et du territoire,‬ l’affaiblissement de la‬‭ définition de l’aménagement‬‭ écosystémique et un flou dans le‬ mécanisme de con‬‭sultation du public et des acteurs‬‭ du milieu.‬La coalition demande à la ministre une réelle modernisation du régime forestier qui assure‬ une foresterie véritablement durable et inclusive au Québec‬‭. Cette réforme doit être‬ impérativement‬‭ couplée à une nouvelle stratégie de‬‭ développement industriel et de transition‬ juste, qui permettront ensemble de diminuer les pressions sur les écosystèmes et les‬ espèces, d’apaiser les conflits avec les autres usagères et usagers de la forêt, de répondre aux menaces‬ tarifaires, d’assurer la pérennité des emplois et d’adapter les forêts à la crise climatique.‬

Absence de véritable dialogue social‬

Les organisations dénoncent aussi un processus opaque ayant mené à la rédaction de ce‬ projet de loi et l’absence d’un véritable dialogue social sur cette importante réforme. Les‬ propositions qui s’y retrouvent n’ont pas fait l’objet d’une consultation de la société civile en‬ bonne et due forme, outre durant des rencontres à huis-clos, liées à des ententes de‬ confidentialité.‬

Sommet sur la forêt le 20 mai prochain : mobilisation pour une vision commune du‬ régime forestier‬

Les organisations estiment que le secteur de la forêt n’a pas besoin d’une réforme‬ polarisante, mais d’un dialogue inclusif pour trouver des solutions durables. C’est pourquoi‬ les organisations syndicales représentant les travailleuses et les travailleurs de la filière forestière québécoise‬ organisent le Sommet sur la forêt, qui se tiendra le 20 mai prochain à Saguenay. Cet‬ événement rassemblera une diversité d’acteurs du milieu forestier désireux de contribuer à‬ l’avancement d’une foresterie durable et équitable, en explorant des alternatives aux enjeux‬‭ actuels et en abordant de manière concrète la question de la transition juste du secteur‬ forestier. Les organisations demandent à la ministre de modifier son projet de loi à la suite‬ des discussions et des propositions qui émaneront de ce sommet.‬

CITATIONS‬

« La réforme proposée ne permettra pas de résoudre la crise économique, sociale et‬ environnementale en forêt. Si le projet de loi 97 n’est pas modifié, cette réforme va attiser la‬ contestation et les tensions sociales, fragiliser davantage les écosystèmes forestiers, rendre‬ nos forêts plus vulnérables aux changements climatiques, nuire à la prévisibilité et précariser‬ les travailleurs, les travailleuses et les communautés qui dépendent d’une forêt en bonne‬ santé »,‬‭ Alice-Anne Simard, directrice générale de‬‭ Nature Québec‬‭.‬

« Dans sa forme actuelle, le projet de loi visant à moderniser le régime forestier est un‬ rendez-vous raté avec la protection du territoire, des écosystèmes et des espèces. C’est le‬ fruit d’un ministère état dans l’état qui impose sa vision industrielle étroite sans véritable‬ égard aux autres missions gouvernementales et autres usagers. Ce nouveau régime‬ contient tous les ingrédients pour nuire à l’acceptabilité sociale, à la pérennité des emplois et‬ à la protection d’une ressource collective chère aux Québécoises et aux Québécois, notre forêt publique »,‬‭ Alain‬ Branchaud, directeur général à la SNAP Québec‬‭.‬

« Face à la crise économique que traverse l’industrie forestière et à la nécessité de‬ préserver les écosystèmes, les travailleurs et travailleuses sont à la recherche de solutions‬ pérennes. Malgré les prétentions de la ministre, ce projet de loi échouera à protéger les‬ emplois tout en attisant les tensions déjà palpables avec de nombreux partenaires du milieu‬ forestier. Les conflits créeront une plus grande imprévisibilité et un environnement d’affaires‬ qui éloignera les investisseurs dont nous avons cruellement besoin. Pour rendre nos emplois‬ durables, nous avons besoin d’un approvisionnement en bois fiable et d’une nouvelle‬ stratégie industrielle pour la filière. Sur ces deux fronts, le projet de loi rate sa cible »,‬‭ Daniel‬ Cloutier, directeur québécois d’Unifor‬‭.‬

« Nous avons participé activement tout au long du processus qui nous laisse profondément‬ déçus du projet de loi visant la réforme du régime forestier. Il doit impérativement faire l’objet‬ de travaux supplémentaires, car il ne répond ni aux attentes ni aux besoins de protection du‬ territoire, de la biodiversité et du développement des activités à plus faible impact‬ environnemental, comme les activités fauniques, récréotouristiques et de villégiature. De‬ surcroît, la vision proposée accentuera les iniquités dans le dialogue social au bénéfice de la‬ productivité ligneuse, tout en mettant en péril la protection de la forêt publique et le‬ développement économique régional durable et moderne »,‬‭ Myriam Bergeron, directrice‬ générale de la Fédération québécoise des gestionnaires de zecs et de la Fédération‬ québécoise pour le saumon atlantique‬‭.‬

« Ça fait des années que le secteur forestier passe d’une insécurité à l’autre, dans l’attente d’une véritable évolution. Les personnes et les communautés qui en vivent ont attendu‬ longtemps, et ce qui est sur la table aujourd’hui reste flou et grandement incomplet.‬ Certaines pistes sont intéressantes, mais leur mise en œuvre soulève encore trop‬ d’inconnus. Ce qu’on a devant nous, ce sont des bases de travaux qui laissent en suspens‬ une foule de questions et d’incertitudes. Ce qu’on souhaite, c’est un régime forestier inclusif,‬‭ capable d’assurer la pérennité des emplois et la vitalité des communautés. Pour y arriver, il‬ faudra sécuriser et impliquer l’ensemble des intervenantes et intervenants, et espérer une écoute réelle lors‬  des études du projet de loi »,‬‭ Luc Vachon, président‬‭ de la Centrale des syndicats‬ démocratiques (CSD)‬‭.‬

‭«Qu’on assure un approvisionnement stable aux entreprises, c’est légitime. Mais le faire‬ sans dialogue réel, sans diversification, sans créer davantage de transformation ici même au‬ Québec, c’est rater une occasion historique. La ministre prétend parler en notre nom, il‬ faudrait qu’elle commence par nous écouter. On ne bâtira pas une foresterie durable en‭ sacrifiant la voix de ceux et celles qui en vivent »,‬‭ Nicolas Lapierre, directeur adjoint,‬ Syndicat des Métallos‬‭.‬

‭« Le gouvernement parle d’aménagement durable, mais oublie des acteurs de première‬ ligne qui aménagent, entretiennent et protègent activement nos forêts publiques depuis des‬ décennies. Nous sommes des passionnés de la forêt, engagés dans nos communautés et‬ avons une vision de développement durable pour nos territoires visités par plus d’un‬ demi-million de Québécoises et de Québécois chaque année. Ce projet de loi nous inquiète par son absence de‬ vision intégrée et de cohérence économique »,‬‭ Dominic‬‭ Dugré, président – directeur‬ général de la Fédération des pourvoiries du Québec.‬

« Pour les travailleuses et les travailleurs, on déplore que le projet‬‭ de loi ne contienne pas de conditions claires‬ pour que les compagnies puissent avoir droit aux volumes de bois de notre forêt publique.‬ Ce bois devrait soutenir le développement des régions, ça devrait être clair, dans la loi, et ne‬ pas dépendre du bon vouloir du ou de la ministre qui sera en place quand un industriel voudra‬ déménager nos jobs. Le projet de loi de la ministre Blanchette Vézina laisse‬ malheureusement 100 % de la planification dans les mains de l’industrie forestière. Dès le‬ rapport Coulombe, qui a suivi le film L’erreur boréale, on savait déjà que c’était une erreur.‬ Ça l’est encore. On s’inquiète aussi de l’aménagement intensif qui est prévu dans le tiers de‬ nos forêts. Ça risque de nous faire perdre la certification environnementale FSC qui est‬ importante pour vendre notre bois, notamment en Europe. Cet aménagement intensif devrait‬ être discuté et planifié, notamment avec celles et ceux qui effectuent le travail et avec les Premières‬ Nations‬»,‬‭ Dominic Tourigny, vice-président de la‬‭ FIM–CSN.‬

À propos‬

Les organisations signataires de ce communiqué comprennent : Nature Québec, Unifor‬ Québec, la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), le Syndicat des Métallos, la‬ Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), la Société pour la nature et les parcs‭ (SNAP Québec), la Fédération québécoise des gestionnaires de zecs, la Fédération des‬ pourvoiries du Québec et la Fédération québécoise pour le saumon atlantique. Ces‬ organisations se rassemblent pour défendre un avenir durable et équitable pour les forêts du‬ Québec, dans le respect des communautés et des écosystèmes.‬

La CSN cible les alliés du projet de loi 89 pour rappeler au gouvernement de le retirer

Plus de 300 travailleuses et travailleurs se sont invités aux bureaux du Conseil du patronat afin de rappeler au gouvernement et au ministre du Travail, Jean Boulet, que le projet de loi 89 doit être retiré.

Bruyants et visibles, les manifestantes et manifestants ont répété, une fois de plus, que le projet de loi vient perturber le fragile équilibre existant entre employeurs et syndicats, faisant ainsi pencher la balance du côté des patrons. « Le ministre du Travail doit retirer son projet de loi pour que les discussions sur les enjeux puissent se tenir », a expliqué Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

PL-89 : un cadeau pour les patrons
Pour le CCMM–CSN, le projet de loi 89 du ministre Boulet a été présenté pour faire plaisir aux patrons et affaiblir le rapport de force des travailleuses et les travailleurs. « Le PL 89 sert un groupe en particulier : celui des patrons. Le projet survient d’ailleurs au moment où le contexte de pénurie de main-d’œuvre et d’inflation militait particulièrement en faveur d’une amélioration notoire des conditions de travail des travailleuses et des travailleurs.  Les patrons n’auront pour ainsi dire plus d’intérêt à négocier de bonne foi avec les syndicats s’ils savent qu’en bout de piste, un arbitrage sera imposé », a avancé Mme Ide.

La grève constitue l’ultime recours qui subsiste pour exercer le rapport de force. « Les travailleuses et les travailleurs sont les premiers à avoir à cœur le bien-être des personnes qui utilisent leurs services, et c’est entre autres pour les améliorer qu’ils choisissent de se battre. Prendre la décision de faire la grève et de se plonger dans l’incertitude financière, ce n’est jamais de gaieté de cœur », renchérit-elle.

La CSN entend poursuivre ses coups d’éclat pour dénoncer haut et fort le projet de loi 89 au cours des prochaines semaines. « Pour nous, il s’agit d’une provocation délibérée envers les travailleuses et les travailleurs. Des manifestations comme celle d’aujourd’hui, il y en aura d’autres, tant et aussi longtemps que le ministre ne retirera pas son projet de loi», a martelé la vice-présidente du CCMM–CSN.

À propos
Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM­–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités, tels que la construction, la santé et les services sociaux, les communications, l’industrie manufacturière, l’éducation, le commerce, etc.

Les salarié-es de l’Hôtel Pur votent à 80 % en faveur d’une entente de principe

Après plus de sept mois de grève générale illimitée, les quelque 100 salarié-es de l’Hôtel Pur à Québec ont voté à 80 % en faveur d’une entente de principe qui comporte de nombreux gains. À ce jour, plus de 20 hôtels prenant part à la négociation coordonnée de l’hôtellerie ont conclu une entente qui bonifie tant le salaire que les conditions de travail. Le regard se porte maintenant sur les hôtels retardataires qui doivent donner le mandat de régler la négociation.

Une victoire syndicale majeure pour les salarié-es de l’Hôtel Pur

L’entente adoptée aujourd’hui inclut non seulement l’ensemble des gains de la négociation coordonnée, mais aussi des gains locaux majeurs, notamment une augmentation salariale de 2 $ l’heure à la signature pour les préposé-es aux chambres et pour le personnel de l’entretien et de l’administration, ainsi qu’une augmentation salariale supplémentaire de 10 % pour l’ensemble des membres à la signature de la convention collective. Les travailleuses et les travailleurs de l’Hôtel Pur avaient déclenché la grève générale illimitée le 13 septembre dernier.

« Il aura fallu tenir plus de sept mois pour faire comprendre à l’employeur qu’il devait nous accorder les gains de la négociation coordonnée. La détermination des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Pur a même permis d’aller arracher ces gains majeurs. Avec une augmentation salariale de 18 % à l’an 1, on a forcé l’employeur à partager les profits avec ses salarié-es. Ça démontre que la mobilisation des salarié-es permet de gagner », explique Stéphane Drolet, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Pur Québec–CSN.

Plus de 20 ententes dans la négociation coordonnée

La détermination des travailleuses et des travailleurs de l’hôtellerie a permis d’obtenir des ententes qui améliorent grandement le quotidien de ces salarié-es, que ce soit par une augmentation salariale de 21 % sur 4 ans, ou encore par une bonification de la contribution de l’employeur à l’assurance collective, ainsi que d’autres avantages en lien avec la formation, les vacances, la restriction des agences privées, la charge de travail et le pourboire. Les salarié-es du Hilton Laval, du Delta Sherbrooke, du DoubleTree à Montréal, du Hyatt Place Montréal–Downtown, de l’Hôtel Faubourg à Montréal, de l’Hôtel Bonaventure, du Marriott Château Champlain, de l’Hôtel Embassy Suites à Pointe-Claire, du Delta à Québec, de l’Hôtel Quality à Sherbrooke, du Comfort Inn à Pointe-Claire, du Comfort Inn à Dorval, de l’Hôtel Fairfield à Montréal, du Ritz-Carlton, de l’Hôtel Quality Inn Centre-ville à Montréal, du Hilton à Québec, de l’Hôtel Classique à Québec, du Manoir du Lac Delage, de l’Hôtel Radisson et de l’Hôtel Ruby Foo’s ont déjà convenu d’ententes.

« La majorité des hôtels de la 11e ronde de négociation coordonnée ont maintenant une entente en poche. Encore une fois, les salarié-es de l’hôtellerie montrent qu’en s’unissant, il est possible d’améliorer ses conditions. Nous nous sommes assurés que les hôteliers partagent les profits avec celles et ceux qui servent les clients et les clientes chaque jour », explique Serge Monette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

5 mois de lock-out au Reine Elizabeth : c’est le temps de régler

Les 600 salarié-es du Reine Elizabeth sont en lock-out depuis le 20 novembre dernier. Leur employeur tarde lui aussi à leur accorder les gains de la négociation coordonnée. La question des agences de personnel est centrale dans la négociation. Cet hôtel, propriété de la Caisse de dépôt et placement du Québec, mène une campagne antisyndicale féroce et utilise des briseurs de grève.

« Les hôteliers qui n’ont toujours pas d’entente doivent comprendre que s’ils veulent attirer et retenir le personnel dans leur établissement, ils doivent se mettre en mode règlement. La période estivale approche, c’est le temps de régler. L’entente commune est maintenant connue et il n’y a aucune raison pour que ça traîne en longueur », de conclure François Enault, 1er vice-président de la CSN.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs issus de 29 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leur employeur respectif.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval | Section CPE du Centre-Ville (FSSS–CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 4 février 2025 le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN a été accrédité pour représenter :

« Toutes et tous les salariés au sens du Code du travail. »

Les travailleuses et travailleurs de l’installation Place Ville-Marie du CPE du centre-ville ont rejoint les rangs de la CSN comme leurs collègues de l’installation 1000 pattes qui étaient membres depuis plusieurs années. La cuisine de ce CPE a été récemment mise en sous-traitance. En plus d’une diminution marquée de la qualité des repas, ce changement ajoute une quantité importante de tâches pour les travailleuses et travailleurs. Comme dans beaucoup de CPE non syndiqués, il n’y a pas de définitions de tâches et les travailleuses ne peuvent plus se consacrer à 100 % à leur mission première, qui est d’être avec les enfants. Parmi les nombreuses raisons qui ont mené à la syndicalisation, on retrouve aussi un traitement inégal et arbitraire de la part de l’employeur ainsi qu’un besoin des services CSN pour la santé et la sécurité

Le Syndicat des travailleuses (eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Syndicat des employé-es de la restauration | section Restaurant Vesta (FC–CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 17 février 2025, le Syndicat des employé-es de la restaurationCSN a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es au sens du Code du travail. »

C’est avec beaucoup de fierté que nous vous annonçons que le Syndicat des employé-es de la restauration–CSN accueille officiellement une nouvelle section syndicale!

Ce sont neuf travailleuses et travailleurs (serveurs, commis et aide-cuisiniers) qui ont fait le choix de se syndiquer afin d’obtenir davantage de respect et améliorer leurs conditions de travail. Leur engagement témoigne d’un désir profond de se faire entendre et de se donner collectivement les moyens de faire une différence dans leur milieu.

Nous leur souhaitons la bienvenue dans notre grande famille syndicale! Ensemble, nous sommes plus forts, et chaque nouveau groupe qui se joint à nous renforce notre voix.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

SNE des musées | section Centre PHI (FNCC–CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 9 janvier 2025, le Syndicat national des employé-es des musées – FNCC–CSN a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es au sens du Code du travail affectés à l’expérience visiteurs, aux services d’aliments et de boissons, à la billetterie et à la boutique, et les techniciennes et techniciens aux opérations des réalité virtuelle ».

Nos nouveaux membres du Centre et du Studio PHI ont décidé de rejoindre la CSN pour lutter en faveur d’emplois plus stables, de salaires justes et de protections en matière de santé et de sécurité.

Ce syndicat demeurera affilié à la Fédération nationale des communications et de la culture, au Conseil central du Montréal Métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

STT en intervention communautaire–CSN – section GRIP Montréal

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 11 octobre 2024, le Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire–CSN – Section GRIP Montréal a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es au sens du Code du travail à l’exclusion des chargé-es de projet de terrain, de formation, de la directrice adjointe aux opérations, de la coordonnatrice clinique, de l’agente de bureau et de l’adjointe à la direction. »

Les travailleurs et travailleuses du GRIP ont choisi de se syndiquer pour avoir des garanties d’heures, des mécanismes de prévention contre la violence et le harcèlement lors de leur intervention et pour avoir de meilleurs salaires.

Ce syndicat demeurera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal Métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

STT en intervention communautaire | section Maison Benoît Labre (FSSS–CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 14 janvier 2025, le Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire–CSN – Section La Maison Benoît Labre a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es au sens du Code du travail. »

Les travailleuses et travailleurs de la Maison Benoît Labre se sont syndiqués afin de pouvoir revendiquer les salaires et les avantages sociaux qu’ils méritent, de réelles protections en matière de santé et de sécurité, et un meilleur soutien pour les salarié-es en situation d’épuisement professionnel.

Ce syndicat demeurera affilié à la Fédération des santés et des services sociaux, au Conseil central du Montréal Métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Grève de 24 heures chez Cascades Viau

Ce mercredi 16 avril, les membres du Syndicat des Employés Cascades Emballage Carton Caisse Viau–CSN (SECECCV–CSN) ont déclenché une grève de 24 heures.

« L’employeur refuse actuellement d’offrir la rétroactivité sur les salaires, en plus de proposer des salaires qui ne sont pas du tout à la hauteur. Il y a encore une disparité marquée entre les salaires offerts dans les autres usines de Cascades au Québec et les offres que nous avons sur la table actuellement. Ce sont des enjeux importants pour nous, d’où notre décision de déclencher cet arrêt de travail » déclare Manon Lajeunesse, présidente du syndicat.

Le 22 février dernier, le syndicat avait adopté à 97 %, une banque de 10 jours de grève à déclencher au moment jugé opportun.

« Cascades est très rentable. En février, l’entreprise a dévoilé ses derniers résultats financiers non vérifiés pour 2024 affichant un bénéfice net de 101 millions $ pour sa division carton-caisse. Si l’employeur veut régler la présente négociation, il devra vraisemblablement revoir ses positions », ajoute Bertrand Guibord, secrétaire général du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« Les clauses normatives sont réglées et il ne reste que celles à incidence financière à conclure. Le syndicat est déterminé à atteindre ses objectifs et à se faire respecter, ce qui devrait inciter l’employeur à acquiescer à leurs demandes », conclut Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

À propos

Le SECECCV–CSN compte environ 100 membres sans contrat de travail depuis le 1er novembre 2024. La Fédération de l’industrie manufacturière–CSN regroupe plus de 320 syndicats affiliés, représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

STT de la Maison St-Raphaël (FSSS–CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 4 juillet 2024, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Maison St-Raphaël–CSN a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es au sens du Code du travail occupant les fonctions d’infirmier-ère, d’infirmier-ère auxiliaire et préposé-e aux bénéficiaires à l’unité de soins. »

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Maison St-RaphaëlCSN rassemble 44 femmes et hommes qui oeuvrent au quotidien à assurer le bien-être des personnes en fin de vie hébergées à l’unité de soins de la Maison St-Raphaël. Ces infirmiers, infirmières, infirmières auxiliaires et préposé-es aux bénéficiaires ont choisi de joindre les rangs de la CSN afin d’améliorer leurs conditions de travail, notamment en éliminant le favoritisme et les décisions arbitraires de leur employeur.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal Métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Les salarié-es de l’École Vanguard adoptent un mandat de grève à 99 %

Après une dizaine de séances de négociation marquées par peu de progrès, les travailleuses et travailleurs de l’École Vanguard ont voté, par scrutin secret, en faveur d’un mandat de grève.

Des enjeux majeurs
Bien que la partie patronale ait montré une légère ouverture sur certaines demandes, des enjeux de taille restent non résolus. Elle continue de rejeter en bloc les revendications salariales, notamment l’augmentation de sa contribution à l’assurance collective, le remboursement des frais d’adhésion à l’ordre professionnel, ainsi que celui des formations obligatoires pour le personnel professionnel, entre autres.

« L’impasse ne se limite pas aux revendications financières », souligne Josiane Nadeau, présidente du Syndicat des employés(es) de l’École Vanguard Québec ltée –CSN. « L’employeur refuse également nos demandes liées à nos conditions de travail. Et pourtant, nos revendications sont raisonnables. Nous demandons la reconnaissance de notre autonomie professionnelle, plus de souplesse quant aux journées pédagogiques, et l’inscription de la retraite progressive dans notre convention collective. »

Environnement de travail = environnement d’apprentissage
Pour Léandre Lapointe, vice-président du regroupement privé à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), l’intransigeance de l’employeur nuit directement à la mission éducative de l’établissement. « Les employé-es de l’École Vanguard sont confrontés à un employeur qui ne semble pas saisir qu’améliorer les conditions de travail, c’est aussi améliorer les conditions d’enseignement. Réduire l’autonomie professionnelle, imposer des horaires flous et refuser de baliser l’utilisation des nouveaux outils technologiques ne font qu’appauvrir l’environnement d’apprentissage. Les employé-es de l’École Vanguard peuvent compter sur l’appui de toute la FNEEQ–CSN pour faire valoir leurs demandes. »

Un vote de grève dans un contexte inquiétant : le projet de loi 89
Alors que les membres ont voté pour des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève, le spectre du projet de loi 89, déposé par le ministre Jean Boulet, suscite de vives inquiétudes.

« Le PL-89 représente une attaque frontale contre un droit fondamental reconnu par la Charte des droits et libertés : le droit de grève », déclare François Enault, 1er vice-président de la CSN. « Face à un employeur aussi fermé, les membres sont dans l’obligation de faire entendre leur voix. La CSN défend et continuera de défendre le droit de ses membres à exercer la grève lorsque toutes les autres voies de règlement ont été épuisées. »

À propos
Le Syndicat des employé(es) de l’École Vanguard Québec ltée–CSN compte 200 membres affiliés à la FNEEQ–CSN. Fondée en 1969, la FNEEQ–CSN regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 47 établissements privés et 12 universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec et constitue l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

ST des CPE de Montréal et Laval | section Patapouf inc. (FSSS–CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 7 février 2025 le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN a été accrédité pour représenter :

« Toutes et tous les salariés au sens du Code du travail »

L’exercice de la grève par les travailleuses en CPE semble avoir un effet positif sur la syndicalisation puisque nous avons répondu à de nombreux appels dans les dernières semaines. Contrairement à l’image négative que les médias tentent de donner à la grève, les travailleuses en CPE sont inspirées de voir leurs camarades se battre pour leurs conditions de travail et veulent joindre le mouvement CSN. Parmi les nombreux motifs qui les ont incitées, les travailleuses du CPE Patapouf à se syndiquer, on retrouve un désir d’une plus grande transparence, du temps libéré pour la pédagogie, des problèmes de santé et de sécurité qui tardent à se régler, et une politique de gestion des ressources humaines constamment interprétée à la faveur de l’employeur.

Le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

STT de Keurig–CSN – section Laboratoire – FP–CSN

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 29 octobre 2024, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Keurig–CSN – Section Laboratoire a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es de laboratoire affectés au contrôle de la qualité à l’exclusion des employé-es de bureau, de tous ceux déjà visés par un certificat d’accréditation et de tous ceux normalement exclus par la loi. »

Les salarié-es des laboratoires ont choisi de quitter les TUAC et de rejoindre leurs camarades de la production ayant eux aussi changé d’affiliation syndicale l’année dernière. Ils et elles souhaitent un syndicat combatif et une convention collective qui protégera leurs emplois.

Ce syndicat demeurera affilié à la Fédération du Commerce, au Conseil central du Montréal Métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

La CSN débarque pour rappeler à la CAQ de retirer le projet de loi 89

Plus de 300 travailleuses et travailleurs se sont invités au lunch-conférence du Club Saint-James de Montréal auquel était convié Monsieur Skeete, ministre délégué à l’Économie, afin de rappeler au gouvernement et au ministre du Travail, Jean Boulet, que le projet de loi 89 doit être retiré.

Bruyants et visibles dans le club d’affaires privé, les travailleuses et les travailleurs de la CSN et de la FTQ ont répété, une fois de plus, que le projet de loi vient déséquilibrer le fragile équilibre existant entre employeurs et syndicats, faisant ainsi pencher la balance du côté des patrons. « Le ministre du Travail doit retirer son projet de loi, et ce, dès maintenant », a expliqué Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

Pour le CCMM–CSN, le projet de loi 89 du ministre Boulet a été présenté pour faire plaisir aux patrons et affaiblir le rapport de force des travailleuses et des travailleurs. « La grève, c’est le moyen de pression ultime dont les travailleuses et les travailleurs disposent pour obtenir ce qu’ils méritent face à des employeurs qui se montrent voraces et intransigeants. En limitant le droit de grève, le gouvernement provoquera l’appauvrissement de centaines de milliers de personnes, alors que déjà un grand nombre de ménages peine à joindre les deux bouts », a avancé Mme Daigneault.

« La manœuvre du ministre n’est pas nécessaire, puisqu’il possède déjà des moyens pour intervenir dans un conflit et pour inciter les parties à s’entendre. De plus, devant le contexte politique et économique particulièrement difficile, Jean Boulet aurait dû éviter de s’engager dans une confrontation inutile », renchérit-elle.

La CSN entend poursuivre ses coups d’éclat pour dénoncer haut et fort le projet de loi 89 au cours des prochaines semaines. « Pour nous, il s’agit d’une provocation délibérée envers les travailleuses et les travailleurs. Des manifestations comme celle d’aujourd’hui, il y en aura d’autres, tant et aussi longtemps que le ministre ne retirera pas son projet de loi», a conclu la présidente du CCMM–CSN.

À propos
Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM­–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités, tels que la construction, la santé et les services sociaux, les communications, l’industrie manufacturière, l’éducation, le commerce, etc.

Association des étudiant-e-s diplômé-e-s employé-e-s de McGill/Association of Graduate Students Employed at McGill – Section Centre de communication écrite de McGill/McGill Writing Center (FNEEQ–CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 29 novembre 2024, l’Association des étudiant-e-s diplômé-e-s employé-e-s de McGill/Association of Graduate Students Employed at McGill – Section Centre de communication écrite de McGill/McGill Writing Center a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es au sens du Code du travail du Centre de communication écrite de McGill (« McGill Writing Center») à l’exception de tous les membres contractuels du personnel enseignant avec ou sans rang universitaire et de tous ceux déjà couverts par un autre certificat d’accréditation. »

Ayant des titres d’emplois et des tâches similaires à de nombreux salarié-es couverts par l’une ou l’autre des trois unités d’accréditations d’AGSEM, les travailleurs et travailleuses du Centre de communication écrite de McGill souhaitaient obtenir des conditions de travail et salariale similaires à leurs pairs.

Ce syndicat demeurera affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, au Conseil central du Montréal Métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

SE des cafétérias du Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys (FEESP–CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 13 novembre 2024, le Syndicat des employé-es des cafétérias du Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys–CSN a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es des cafétérias du Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys–CSN ».

Le Syndicat des employé-es des cafétérias du Centre de services scolaire Marguerite-BourgeoysCSN regroupe 31 travailleuses et travailleurs. Ils ont choisi de joindre les rangs de la CSN pour obtenir le respect de leur employeur, Aramark Québec, et améliorer leurs conditions de travail qui sont présentement exécrables.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés de services publics, au Conseil central du Montréal Métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Syndicat des professionnèles de l’économie sociale et de l’action communautaire | section CPRMV (FP–CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 5 février 2025, le Syndicat des professionnèles de l’économie sociale et de l’action communautaire–FP–CSN – Section CPRMV a été accrédité pour représenter :

« Toutes et tous les salariés au sens du Code du travail. »

Depuis trop longtemps, l’équipe de travail vie dans un climat des annonces de restructuration, de réorganisation du travail, de nouvelles politiques, de collaboration, etc. Ne croyant plus aux « belles promesses » de leur employeur pour améliorer les choses, l’équipe de travail a décidé majoritairement de se syndiquer et de se donner le moyen de négocier leur convention collective.

Cette nouvelle section du syndicat est affiliée à la Fédération des professionèles, au Conseil central du Montréal Métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Moyens de pression et grève possibles chez Autobus Idéal – section Peter-Hall

Hier soir, lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue à Montréal, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Idéal–CSN, section Peter-Hall (STTAI–PH–CSN), ont adopté à l’unanimité, par voie de scrutin secret, un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à 30 jours de grève à exercer au moment jugé opportun.

« Nous sommes dans une situation très particulière de transport scolaire pour des enfants handicapés. Alors que l’employeur s’était engagé à harmoniser la convention de Peter-Hall avec la récente convention collective de son unité regroupant environ 165 salarié-es, adoptée en mai 2024, sa dernière offre ne reflète finalement pas du tout cet engagement d’harmonisation. Rappelons que les conductrices et conducteurs de minibus et d’autobus réguliers ainsi que des moniteurs de la grande unité ont obtenu des augmentations salariales de 45 à 74 % sur la durée totale de leur contrat de travail de cinq ans », déclare Josée Dubé, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

« Quand l’employeur est revenu sur son engagement, il a dit au syndicat que la partie de sa business avec les berlines, c’était presque son œuvre de charité personnelle pour justifier les bas salaires récemment offerts. Or, les salarié-es de la section Peter-Hall sont parmi les moins bien payés sur le territoire montréalais et il leur est impossible de vivre décemment dans une perspective de charité, à l’opposé de la justice sociale. Pour le moment, le syndicat est très loin d’un règlement satisfaisant et le vote d’hier démontre toute leur détermination à obtenir leur juste part des sommes qui sont versées à Autobus Idéal pour ces transports adaptés », souligne Arianne Carmel-Pelosse, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« La valeur des contrats de tous les employeurs a été bonifiée de 15 à 30 % et cet argent doit se rendre dans les poches de celles et ceux qui conduisent les autobus, berlines, minibus ou grands autobus, conclut Caroline Senneville, présidente de la CSN. Si l’employeur veut régler la négociation rapidement, il a déjà envisagé offrir les sommes qui lui permettront d’y arriver. »

À propos

La section Peter-Hall du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Idéal–CSN compte près de 40 membres affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) qui rassemble plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN regroupe tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

PL 89 – Des militantes et des militants s’invitent à la Chambre de commerce de l’Est de Montréal

Des travailleuses et des travailleurs de la CSN et de la FTQ ont manifesté ce matin au Parc Olympique afin d’exiger le retrait du projet de loi 89.

Alors que la ministre Geneviève Guilbault prenait la parole dans le cadre du Sommet de l’Est, organisé par la Chambre de commerce de l’Est de Montréal, des militantes et des militants ont interrompu son discours pour signifier leur forte opposition au projet de loi.

Déposé par le ministre du Travail Jean Boulet, le projet de loi 89 vient brimer les travailleuses et les travailleurs dans leur droit de négocier leurs conditions de travail, ce qui déséquilibre le rapport entre syndicats et patrons, en faveur de ces derniers.

Les organisations syndicales entendent poursuivre les manifestations au cours des prochaines semaines, sur l’ensemble du territoire du Québec.

Les manifestantes et manifestants ont été rejoints par les travailleuses et les travailleurs du Parc olympique, en négociation depuis deux ans et dont les offres auront pour effet de précariser les horaires et réduire la quantité d’emplois permanents. Des représentantes des CPE, en grève aujourd’hui et demain, ainsi que des employé-es de L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont étaient présents afin de dénoncer la décision de reporter le projet de reconstruction.

Finalement, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) était aussi sur place afin d’exiger du logement social, à la hauteur des besoins.

Pour que la gratuité, l’accessibilité et l’universalité ne soient pas qu’un poisson d’avril

Si la réforme Dubé est bel et bien engagée, ses promesses semblent avoir été avalées par les flots de cet immense rebrassage de structures. Créature de la CAQ, l’agence de gestion Santé Québec nous montre déjà, après à peine quatre mois, qu’elle est beaucoup plus intéressée à privatiser le réseau public qu’à le décentraliser et en assurer la pérennité. Le cuisinier a beau porter un nouveau chapeau, la recette suivie par l’agence demeure la même : couper dans les budgets des établissements publics pour mieux justifier le détournement des fonds publics vers des soins et services privatisés, avec une marge de profit à la clé.

La Coalition Solidarité Santé (CSS) profite de la période entourant le 1er avril pour alerter les Québécoises et les Québécois à l’urgence d’agir et elle dénonce les fausses promesses faites par le ministre Dubé quant à la réforme en santé et services sociaux. Dans la région, la CSS a fait des visites dans l’ensemble des bureaux des député-es de la région pour dénoncer cette réforme.

« Les décisions de la CAQ en santé et services sociaux n’ont pas amélioré le réseau public, déplorent les porte-paroles de la CSS lors des visites des bureaux des député-es. Force est plutôt de constater une explosion de l’offre de soins et services à but lucratif pendant que le réseau public peine plus que jamais à accomplir sa mission. Après avoir centralisé tous les établissements publics au sein d’une seule entité, Santé Québec, le gouvernement lui donne comme première mission de couper 1,5 milliard $. La réforme Dubé promettait d’améliorer l’accessibilité aux services pour la population : n’était-ce qu’un leurre ? ». Pendant que l’on coupe dans le réseau public, on ouvre les vannes au secteur privé à but lucratif : un non-sens!

« Au coeur de ces services, on trouve des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs dévoués au quotidien qui n’ont aucun mot à dire sur des décisions prises à Québec par une équipe de “top-guns” qui ne connaissent rien à la réalité sur le plancher », enchaîne Véronique Verreault de Solidarité populaire 02 et porte-parole de l’évènement. « Nous pensons que le gouvernement fait fausse route : au contraire, il faut décentraliser la gestion du réseau et fermer la porte à l’expansion du secteur privé ».

« La privatisation du réseau de la santé est la conséquence du désengagement grandissant de l’État envers son filet social. Cela nous fait craindre un délestage supplémentaire vers les organismes communautaires autonomes qui seront encore malheureusement considérés comme de simples prestataires de services, mettant au passage en péril leur autonomie », ajoute Véronique Verreault.

La privatisation et la centralisation accrues du réseau de la santé et des services sociaux pavent la voie à un système de soins inéquitable, coûteux et inefficace, mettant du même coup en péril la gratuité, l’accessibilité et l’universalité des soins et services.

Les travailleuses et les travailleurs du Parc olympique déclenchent la grève

Quelque 200 travailleuses et travailleurs du Parc olympique ont débrayé ce matin alors que le Centre sportif du Stade ouvrait ses portes après un an de travaux à la suite d’un incendie. Les syndiqué-es sont sans convention collective depuis maintenant deux ans.

Les travailleuses et travailleurs se mobilisent contre des demandes patronales qui auraient pour effet de précariser les horaires de travail et de réduire la quantité d’emplois permanents, au profit d’emplois temporaires.

« On défend un savoir-faire essentiel pour la pérennité du Stade. Avec les difficultés qu’on a connues dans les dernières années, notre employeur n’a pas les moyens de précariser nos emplois », explique Nouhoum Doumbia, président du Syndicat des bureaux-techniques du Parc olympique.

Les travailleuses et les travailleurs demandent également les augmentations salariales octroyées au reste du secteur public et parapublic, soit 17,4 % sur 5 ans.

« Le Stade et le Parc sont des emblèmes de Montréal. Il n’est pas question que les travailleuses et les travailleurs qui leur permettent d’exister vivent dans la précarité », soutient Caroline Senneville, présidente de la CSN.

« Le 31 mars marque le triste anniversaire de deux années sans convention collective pour les travailleuses et les travailleurs du Parc. Il est plus que temps que le Conseil du trésor donne des mandats de négociation à l’employeur et laisse de côté sa rigidité », expliquent Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés des services publics-CSN ainsi que Kathrin Peter, vice-présidente de la Fédération des professionnèles-CSN.

« Depuis le début des assemblées, où les travailleurs et les travailleurs ont voté leur mandat de grève, on remarque une solidarité exceptionnelle entre les différents corps de métier. Cette gang va rester unie jusqu’à la fin de leur lutte pour faire entendre raison à leur employeur », conclut Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN.

Les syndiqué-es ont en poche quatre autres jours de grève qui pourront être utilisés dans les prochaines semaines si aucune avancée n’est faite à la table de négociations. La grève concerne de nombreux corps de métier, dont le personnel administratif et technique, le personnel de l’entretien du bâtiment et les professionnel-les comme les ingénieur-es.

Grève dans le transport adapté d’exo

L’équipe qui organise le transport adapté pour exo dans l’ensemble des couronnes nord et sud de Montréal est en grève aujourd’hui. La négociation de la première convention collective de ce syndicat s’étire depuis plus d’un an. Il s’agit de la première journée de grève d’un bloc de cinq jours qui a été voté à l’unanimité par les membres le 14 décembre dernier.

L’une des tâches de ces travailleuses et travailleurs est de répondre aux demandes de personnes handicapées et de coordonner leurs déplacements avec les sous-traitants embauchés par exo. « Notre employeur ne reconnaît pas la complexité de notre travail et l’importante responsabilité qu’implique la coordination du transport de personnes handicapées », affirme Irina Anghelescu, présidente par intérim du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’exo-transport adapté–CSN. Ce syndicat compte un peu moins de 30 membres depuis la scission du service, qui a coûté leur poste à quelque 20 personnes au sein de l’équipe qui gère le transport adapté d’exo. Le syndicat tient à spécifier que tous les transports liés à des raisons médicales continueront d’être planifiés et effectués pendant la grève, comme prévu par le Tribunal administratif du travail.

« On est mal payé dans l’industrie du transport adapté si on se compare à la STM, au RTL ou à la STL, alors qu’exo est pourtant le deuxième plus important acteur de ce secteur », ajoute la présidente par intérim, qui précise que les négociations achoppent toujours sur les salaires, les conditions de travail et les avantages sociaux.

« Le modèle de transport collectif à bas coût d’exo n’est pas la solution pour obtenir un service à la hauteur des besoins des personnes handicapées qui nécessite un personnel expérimenté », ajoute Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

Notons que le siège social d’exo est à Montréal, mais que le transport adapté est organisé à partir de Sainte-Thérèse et de McMasterville. Le syndicat qui représente les inspecteurs d’exo est lui aussi en négociation et en moyens de pression ces jours-ci.

« Les dirigeants d’exo doivent prendre acte de la syndicalisation du personnel de transport adapté et cesser de repousser la mise en place d’une première convention collective. Avec un vote de 100 %, la mobilisation de ce groupe sera très certainement au rendez-vous », affirme Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’exo – transport adapté–CSN compte près de 30 membres. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 69 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Elle compte 20 syndicats et plus de 5 000 membres dans le transport en commun. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Forte de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Université Concordia : les auxiliaires d’enseignement et de recherche obtiennent une augmentation de 20 %

Après une semaine de grève et de mobilisation, les 2 000 auxiliaires d’enseignement et de recherche de l’Université Concordia ont obtenu des protections substantielles contre l’inflation. À l’été 2026, ils bénéficieront d’une augmentation de salaire de 20 %.

« Ces gains changeront nos vies et nous les devons à la mobilisation exceptionnelle des membres du syndicat.  Nous entendons poursuivre sur notre lancée dans les années à venir et réaliser d’autres victoires », explique Ria Mayer, membre du comité de négociation et étudiante à la maîtrise en philosophie. 

Le syndicat a également obtenu le premier système de ratio étudiant-auxiliaire d’enseignement du pays. Ce ratio assure désormais qu’un nombre minimum d’heures pour les auxiliaires d’enseignement sera prévu par étudiant de premier cycle inscrit à l’université, garantissant ainsi le maintien de la qualité de l’enseignement.

« Ce gain historique mettra un terme à la dégradation de l’enseignement pour les étudiants. Depuis quelque temps, la charge de travail des auxiliaires ne cesse d’augmenter, réduisant le temps que nous pouvons consacrer à aider chacun des élèves », ajoute Mayers.

« Depuis que le syndicat s’est joint à la CSN l’an dernier, il a mis toutes ses énergies à créer le rapport de force nécessaire pour obtenir ces gains. La lutte porte fruit, comme le démontre encore une fois les membres », explique Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.  

« Après une année de négociations, il était temps que les auxiliaires d’enseignement et de recherche de Concordia obtiennent une entente à la hauteur de leur contribution, laquelle est essentielle à la qualité de l’enseignement à l’Université », conclut Seleha Hedaraly, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN (FNEEQ–CSN). 

« La hausse du coût de la vie a des impacts importants sur les auxiliaires d’enseignement qui vivent souvent une grande précarité financière. Ils doivent leurs gains à leur courage et leur détermination, chapeau! » conclut Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Les travailleuses et les travailleurs du Parc olympique se dotent d’un mandat de grève

Face à une négociation difficile qui s’éternise depuis maintenant plus de deux ans, près de 200 travailleuses et travailleurs du Parc olympique se sont dotés d’un mandat de grève de cinq jours cette semaine. Le mandat, adopté à la hauteur de 96%, survient à moins de deux semaines de l’ouverture du Centre sportif du stade olympique. 

« Ce n’est pas de gaité de cœur qu’on a adopté notre mandat de grève, mais l’arrogance patronale à la table de négociation nous force à prendre des décisions difficiles. Il faut qu’on arrive à une entente rapidement pour qu’on se concentre ensemble sur le futur du stade », explique Nouhoum Doumbia, président du Syndicat des bureaux-techniques du Parc olympique. 

À l’été 2023, la mobilisation des membres leur avait permis de conclure une entente sur les enjeux non pécuniaires de leur convention collective et la grève avait pu être évitée. L’employeur et le syndicat s’étaient entendus pour reprendre les pourparlers salariaux après la négociation du secteur public. De nombreux organismes parapublics dont le financement provient du Conseil du trésor obtiennent généralement les hausses salariales octroyées au public. 

« Coup de théâtre, quand est venu le temps de reprendre la négociation, l’employeur a fait volte-face et demandé de renégocier une grande partie de l’entente sur laquelle on s’était entendus moins d’un an auparavant. Les syndicats du Parc olympique se sont sentis trahis », ajoute M. Doumbia. 

La direction du Parc olympique et le Conseil du trésor demandent désormais davantage de flexibilité dans la convention collective. Cette flexibilité se traduirait notamment par une précarisation des horaires de travail et une série de reculs dans les conditions de travail, selon les syndicats. 

« La direction du Parc olympique se cache derrière le Conseil du trésor pour dire que ses mains sont liées. Que ça vienne de Sonia LeBel ou du stade, des mandats de négociation doivent être donnés rapidement pour qu’on évite la grève » explique Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés des services publics de la CSN (FEESP–CSN). 

« L’inquiétude des syndicats, c’est que la précarisation des horaires affecte l’équilibre travail-famille. À terme, on risque de perdre une expertise précieuse pour l’entretien de notre stade et de son parc », ajoute Kathrin Peter, vice-présidente de la Fédération des professionnèles de la CSN (FP–CSN). 

« Le Parc olympique est le cœur battant de Montréal, mais pour que sa modernisation se fasse sans heurts, ses travailleuses et travailleurs doivent être traités avec le respect qu’ils méritent », conclu Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN (CCMM–CSN). 

Le mandat de grève concerne de nombreux corps de métier, dont le personnel administratif et technique, le personnel de l’entretien du bâtiment et les professionnel-les comme les ingénieur-es. 

Les agentes et agents d’exo votent pour la grève à 100 %

Après plus d’un an sans convention collective, les inspecteurs et inspectrices en sécurité d’exo ont voté à 100 % en faveur de cinq jours de grève à exercer au moment jugé opportun. Les récents moyens de pression n’ont pas suffi à faire avancer la négociation.

Le nombre d’inspecteurs et d’inspectrices en sécurité sur l’ensemble du territoire d’exo – qui compte quelque quatre millions de personnes réparties sur 4258 km carrés, au nord et au sud de Montréal – a chuté de 60 à moins de 25 au cours des dernières années ! Lors d’un quart de travail typique, chacun des 11 inspecteurs et inspectrices en service couvre 387 km carrés de trajets d’autobus ou de trains de banlieue. Le nombre d’interventions liées à l’itinérance est pourtant en augmentation, comme dans le reste de la région de Montréal.

Dans les cas graves, exo incite par ailleurs les inspectrices et inspecteurs à refiler la responsabilité de la sécurité vers les services de police locaux. Ceci compromet grandement la rapidité et l’efficacité de l’intervention. Aussi, les trains et les autobus étant mobiles, ils changent parfois de municipalité de minute en minute.

« Il est temps que l’employeur prenne ses responsabilités au niveau de la sécurité avant qu’un incident grave se produise en raison d’un service insuffisant », affirme David Sacolax, président du syndicat. Ce dernier revendique d’ailleurs, dans le cadre de la présente négo, l’ajout de personnel et le travail en duo pour remédier à cette situation.

Comme les conditions de travail des agentes et agents d’exo sont inférieures à celles des sociétés de transport environnantes, les départs du personnel vers d’autres employeurs se multiplient et la plupart des agentes et des agents ne sont pas remplacés. « Il est temps d’améliorer les conditions si on veut embaucher et retenir les inspectrices et inspecteurs d’exo », conclut Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN.

À propos

Le Syndicat des inspecteurs du RTM–CSN compte 23 membres. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui regroupe plus de 400 syndicats et quelque 65 000 membres œuvrant dans les services publics et parapublics. Forte de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Lock-out à l’Hôtel Reine Elizabeth : CDPQ doit respecter nos lois

Les 600 travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Reine Elizabeth vivent un drame qui aurait pu être évité. Depuis plus de trois mois, ils font du piquetage devant l’hôtel parce que leur employeur les a mis en lock-out. Pendant que les hôtels s’entendaient avec leurs employé-es à l’automne dernier, le Reine Elizabeth se préparait à jeter ses salarié-es à la rue.

Comme l’hôtel est possédé par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), ce lock-out a des répercussions sur l’ensemble des Québécoises et des Québécois. Depuis le début du conflit le 20 novembre dernier, ce sont des millions de dollars qui sont perdus et qui ne profitent pas à notre bas de laine collectif. Et chaque jour, les sommes perdues augmentent. Pourtant, tout porte à croire que la CDPQ laisse perdurer le conflit sans intervenir.

Briseurs de grève et complicité de la CDPQ

Comme si ce n’était pas suffisamment préoccupant, la CDPQ se retrouve mêlée à un conflit antisyndical où le Reine Elizabeth bafoue nos lois du travail. L’employeur mène une campagne agressive contre les salarié-es depuis plusieurs mois. Un récent rapport d’enquête du ministère du Travail fait état de l’utilisation d’au moins 30 briseurs de grève pendant la Coupe des présidents de la PGA en septembre dernier. À cela s’ajoutent deux sanctions pour représailles antisyndicales en 2024. La première fois, pour avoir installé des caméras de surveillance devant le bureau du syndicat, la seconde pour avoir suspendu sans cause un vice-président du syndicat. Même s’il se fait continuellement taper sur les doigts par les tribunaux, rien n’y fait. Le Reine Elizabeth agit comme un récidiviste qui s’estime au-dessus des lois.

Devant un tel mépris répété du Reine Elizabeth envers nos lois, nous sommes en droit de nous questionner face au rôle de la CDPQ. Elle aura beau prétendre qu’elle n’a pas à intervenir dans les relations de travail, nous devons nous attendre qu’une institution de cette trempe respecte nos lois à la lettre.

Faire respecter les lois du travail au lieu de restreindre le droit de grève

La situation est d’autant plus incompréhensible que tous les grands hôtels de Montréal ont réglé. Il n’y a donc aucune raison pour qu’un hôtel comme le Reine Elizabeth ne puisse accorder les mêmes gains obtenus par les salarié-es de l’hôtellerie un peu partout au Québec.

Je n’arrive pas à croire que la CDPQ se retrouve directement mêlée à un conflit de travail au sein duquel le mépris de nos lois est la marque de commerce de l’employeur. C’est pourquoi j’appelle la CDPQ à cesser de se fermer les yeux et à intervenir pour relancer la négociation au Reine Elizabeth.

Plutôt que de se livrer à une déclaration de guerre envers les travailleuses et les travailleurs en voulant restreindre le droit de grève comme le ministre du Travail veut le faire, le gouvernement Legault devrait concentrer ses énergies à exiger le respect de nos lois du travail. Il a tous les leviers en main pour mettre un terme à ce lock-out qui dure depuis trop longtemps. La balle est dans son camp.

Université Concordia : 2000 auxiliaires d’enseignement et de recherche en grève

N’ayant toujours pas reçu d’offre satisfaisante de l’Université Concordia, plus de 2000 auxiliaires d’enseignement et de recherche représentés par le Syndicat des travailleuses et travailleurs en recherche et enseignement à Concordia (STTREC-CSN) entament une grève illimitée ce mercredi, mettant en péril la fin de la session. La situation affectera plus de 3000 travaux dirigés, conférences et laboratoires.

« Le message des membres du CREW est clair : nous ne pouvons pas nous permettre d’accepter l’offre salariale de Concordia. Nous sommes à la fois des étudiants et des travailleurs précaires et nous subissons de plein fouet les augmentations spectaculaires du coût du logement et de l’épicerie, ainsi que des frais de scolarité », explique Jason Langford, membre du comité de négociation.

En février, les membres du syndicat ont voté à 95 % en faveur d’un mandat de grève, alors que des négociations sont en cours depuis un an pour le renouvellement de leur convention collective. Le syndicat revendique une augmentation de salaire substantielle pour compenser l’augmentation du coût de la vie, ainsi que des mesures de sécurité d’emploi.

« L’enseignement supérieur devient de moins en moins accessible. Entre l’escalade des frais de scolarité et l’augmentation du coût de la vie, les étudiants sont pris entre l’arbre et l’écorce. L’amélioration de leurs conditions de travail aura un impact direct sur leur capacité à payer leurs études », déclare Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

« Le syndicat a donné une vraie chance aux négociations, mais nous nous sommes heurtés à un mur du côté de la direction. Espérons que la grève donnera l’occasion aux négociateurs patronaux de résoudre cette impasse la balle est maintenant dans leur camp », ajoute Saleha Hedaraly, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).

« Désormais, la seule voie à suivre est celle de la solidarité. Le CREW a la chance de pouvoir compter sur l’appui de la communauté étudiante de Concordia, de ses travailleurs et de l’ensemble des 300 000 membres de la CSN. On sera à leurs côtés jusqu’au bout⁠⁠󠀨», conclut Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-⁠CSN.

Trois mois de lock-out chez Béton Provincial à LaSalle et Longueuil

En lock-out depuis maintenant trois mois, les 50 travailleurs de Béton Provincial de LaSalle et de Longueuil manifestent ce matin à Montréal afin de dénoncer l’intransigeance de leur employeur.

Après avoir mis ses employés en lock-out tout juste avant Noël, les rendant ainsi inadmissibles à l’assurance emploi, l’entreprise d’André Bélanger maintient la ligne dure envers ses employés, à qui elle voudrait imposer un gel salarial de quatre ans ainsi que l’abolition des régimes de retraite et d’assurance collective, et ce, moins d’un an après avoir fait l’acquisition des sites de LaSalle et de Longueuil lors du rachat de Demix Béton.

« Béton Provincial veut faire de nous un exemple! », s’indigne Gilles Marleau, président du syndicat représentant les chauffeurs, mécaniciens et hommes de cour. « Ce n’est pas parce que tu te portes acquéreur d’une compagnie que tu peux déchirer une convention collective du jour au lendemain. C’est pourtant ce qu’André Bélanger veut faire en essayant de nous affamer maintenant pour mieux nous affamer plus tard. »

Le 7 novembre dernier, Béton Provincial, propriété de l’homme d’affaires André Bélanger, déposait une offre financière au syndicat : gel salarial jusqu’en 2027, puis 2 % d’augmentation annuelle en 2028 et 2029. L’employeur exigeait aussi la fin de sa contribution au régime de retraite, correspondant à 5,5 % du salaire gagné, pour la remplacer par une « prime » de 0,50 $ l’heure travaillée. Béton Provincial demandait également l’arrêt du régime d’assurance actuel afin de le remplacer par un nouveau régime modulable, dorénavant payé par les employés.

De leur côté, les employés de Béton Provincial demandent une augmentation de 18 % sur quatre ans et le statu quo en matière d’assurance collective et de régime de retraite.

« Ce n’est pas comme si Béton Provincial n’avait pas les moyens de payer ses chauffeurs de bétonnières », souligne à grands traits le trésorier de la CSN, Yvan Duceppe. « Depuis des mois, André Bélanger multiplie les acquisitions et se proclame lui-même l’acteur de premier plan de l’industrie du béton au Québec. Si les affaires vont si bien pour lui, pourquoi voudrait-il subitement abolir le régime de retraite de ses employés, annuler leurs assurances et geler leurs salaires pendant quatre ans ? »

Après avoir unanimement rejeté les offres de Béton Provincial, les employés avaient adopté en novembre un mandat de 10 jours de grève. Aucune de ces journées n’avait été utilisée avant le déclenchement du lock-out, le 5 décembre dernier.


À propos

Autrefois propriété de Demix Béton, les usines de Longueuil et de LaSalle ont été rachetées en avril 2024 par Béton Provincial, acteur de premier plan de l’industrie au Québec. Le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle–Longueuil)–CSN représente les 50 chauffeurs, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Les agents d’EXO ne peuvent plus assurer la sécurité de l’ensemble du réseau

Le nombre d’inspecteurs en sécurité sur l’ensemble du territoire d’Exo – qui compte quelque quatre millions de personnes réparties sur 4258 km carrés, au nord et au sud de Montréal – a chuté de 60 à moins de 25 au cours des dernières années! Lors d’un quart de travail typique, chacun des 11 inspecteurs couvre 387 km carrés. Le nombre d’interventions liées à l’itinérance est pourtant en augmentation, comme dans le reste de la région de Montréal.

Dans les cas graves, Exo incite par ailleurs les inspectrices et les inspecteurs à refiler la responsabilité de la sécurité vers les service de police locaux. Ceci compromet grandement la rapidité et l’efficacité de l’intervention. Aussi, les trains et les autobus étant mobiles, ils changent parfois de municipalité de minute en minute.

« Sous-traiter les interventions aux différents services de police engendre des délais incompatibles avec une réelle sécurité des usagers », affirme David Sacolax, président du syndicat. Ce dernier revendique d’ailleurs, dans le cadre de la présente négo, l’ajout de personnel et le travail en duo pour remédier à cette situation. « Pour notre employeur, la perception des titres est malheureusement bien plus importante que la sécurité », ajoute M. Sacolax.

Comme les conditions de travail des agents d’EXO sont inférieures à celles des sociétés de transport environnantes, les départs du personnel vers d’autres employeurs se multiplient et la plupart des agentes et des agents ne sont pas remplacés. « Il faut améliorer les conditions si on veut régler enfin le problème de main-d’œuvre », conclut Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN.

 

Mutualisation de la sécurité dans l’ARTM?

L’employeur utilise la possible mutualisation de sûreté-contrôle sur l’ensemble du territoire de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) comme excuse pour retarder les négociations. Or, pour l’instant, ce projet est encore au stade de rumeur. Son déploiement a été retardé plus d’une fois en 2024 et aucun scénario n’a encore été mis sur table par l’ARTM, la STM et Exo.

 

Le mythe de la sous-traitance

Par ailleurs, le récent audit de Raymond Chabot Grant Thornton, réalisé pour la ministre du Transport, Geneviève Guilbault, vantait le modèle de sous-traitance tous azimuts d’Exo comme une solution pour résorber les déficits des sociétés de transport collectif. Or, Exo annule 80 des 5500 voyages par jour par manque de personnel. Cette pénurie, conjuguée au délabrement des autobus et aux problèmes de sécurité cités plus haut, n’a rien pour encourager l’usage du transport collectif et ainsi réduire les GES et minimiser l’impact des changements climatiques. Une hausse de service dans le transport collectif pourrait, faut-il le rappeler, désengorger les routes et les ponts qui desservent les banlieues. C’est simple, si les employés sont moins bien traités, ils partent et le service en souffre.

 

À propos

 Le Syndicat des inspecteurs du réseau de transport métropolitaine–CSN compte 23 membres. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui regroupe plus de 400 syndicats et quelque 65 000 membres œuvrant dans les services publics et parapublics. Forte de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

Amazon : un arbitre du travail sera saisi de la négociation à l’entrepôt syndiqué de Laval

En dépit de l’intention d’Amazon de fermer ses entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance, un arbitre du travail aura à trancher une première convention collective pour les 287 employé-es syndiqués de l’entrepôt DXT4 de Laval.

En effet, le ministère du Travail a déféré cette négociation à l’arbitrage de première convention vendredi dernier, après avoir reçu du conciliateur un rapport concluant à l’impasse entre les parties négociantes. Ce rapport faisait suite à une requête du syndicat demandant à se prévaloir de ce mécanisme prévu par le Code du travail lors de la négociation d’une première convention collective.

« N’en déplaise à Amazon, il y aura bel et bien une convention collective pour les employé-es de l’entrepôt de Laval », a déclaré la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Si Amazon pensait qu’elle pouvait tout simplement fermer ses entrepôts et faire exécuter le travail par des sous-traitants plutôt que d’avoir à respecter une convention collective, elle se trompe. »

En plus d’avoir à imposer une convention collective complète, l’arbitre nommé au dossier devra notamment trancher sur les augmentations salariales qui devront être versées aux employé-es licenciés pour toutes les heures travaillées depuis le début des négociations. Il aura aussi à statuer sur le droit de rappel au travail des employé-es licenciés – une clause de la convention collective qui prendrait tout son sens dans l’éventualité où le Tribunal administratif du travail ordonnait la réouverture des entrepôts.

Rappelons que, dans un recours juridique distinct auprès du TAT, intenté jeudi dernier au nom de nombreux plaignants, la CSN demande au tribunal d’ordonner à Amazon de cesser ses entraves à l’endroit du syndicat, de reprendre ses activités aux sept entrepôts visés par la plainte et de verser à chaque employé plus d’un an de salaire en guise d’indemnité, en plus de dommages moraux et exemplaires.

Pour plus d’information sur la campagne de boycottage d’Amazon, consultez www.csn.qc.ca/amazon


À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. Le 22 janvier dernier, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance. 

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine et qu’elle subit présentement un procès du même type pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Mandat de grève : la fin de session de l’Université Concordia en péril

Plus de 2 000 assistants de recherche et d’enseignement de l’Université Concordia ont adopté ce samedi un mandat de grève à la hauteur de 95% qui pourrait aller jusqu’à une grève générale illimitée, mettant en péril la fin de session. Plus de 3 000 travaux dirigés, conférences et laboratoires pourraient être affectés.

En négociation depuis un an, le Syndicat des travailleuses et travailleurs en recherche et enseignement à Concordia (STTREC–CSN) réclame un salaire viable et des mesures de sécurité d’emploi qui leur permettraient de planifier leur vie d’une session à l’autre. La grande majorité des travailleurs et des travailleuses représentés sont des étudiants des cycles supérieurs.  

«En raison de la hausse constante des frais de scolarité et de l’augmentation générale du coût de la vie, c’est la pire période pour être étudiant depuis que Concordia existe. L’amélioration des conditions de travail des auxiliaires d’enseignement et de recherche nous permettrait non seulement de vivre dans la dignité, mais aussi de rendre l’enseignement supérieur plus accessible », explique Ria Mayer, membre du comité de négociation et étudiante à la maîtrise en philosophie.  

La représentante syndicale ajoute que les conditions de travail des auxiliaires sont aussi les conditions d’apprentissage des élèves, qui ont parfois plus de contacts avec leur auxiliaire qu’avec leur enseignant. « Notre précarité économique a un impact direct sur la qualité de l’enseignement que les étudiants reçoivent », ajoute-elle.  

« Les membres de CREW n’ont pas voté pour la grève à la légère, mais leur employeur ne leur a pas laissé d’autre choix que d’augmenter la pression. Avec leur mandat en main, la grève pourrait être déclenchée lors de la prochaine impasse à la table de négociation », explique Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).  

« Espérons que l’employeur reçoive le message clair et net et qu’il réussisse à obtenir des mandats de négociation qui permettront à la communauté étudiante de terminer la session sans heurt », conclut Benoît Lacoursière, président de la Fédération des enseignants et enseignantes du Québec (FNEEQ–CSN).   

Vote de grève chez Cascades Viau

Réunis en assemblée générale ce 22 février, les membres du Syndicat des Employés Cascades Emballage Carton Caisse Viau–CSN (SECECCV–CSN) ont rejeté à 89 % l’offre dite finale de l’employeur et ont adopté à 97 %, par voie de scrutin secret, une banque de 10 jours de grève à déclencher au moment jugé opportun.

« Pour nous, l’offre finale de Cascades à la table de négociation n’est vraiment pas à la hauteur. Plusieurs autres divisions de Cascades situées au Québec offrent des salaires horaires plus élevés de 5 $ l’heure, ce qui représente une disparité salariale de près de 10 000 $ annuellement. Or, nous faisons exactement le même travail, nous produisons sensiblement les mêmes emballages et surtout, nous avons des dépenses courantes similaires aux autres travailleuses et travailleurs de l’entreprise. L’inflation nous a toutes et tous touchés de plein fouet et nous voulons des salaires conséquents », souligne Manon Lajeunesse, présidente du syndicat.

« Cascades vient tout juste de dévoiler ses derniers résultats financiers non vérifiés pour 2024 avec un bénéfice net de 101 millions $ pour sa division carton-caisse. Il s’agit d’une entreprise québécoise rentable qui a intérêt à bien payer ses salarié-es si elle veut attirer sa main-d’œuvre et surtout, la garder à son emploi », ajoute Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« Après seulement 11 rencontres de négociation, nous avions réglé les clauses normatives et il ne restait que celles à incidence financière. Nous sommes d’avis que la négociation pouvait se poursuivre et qu’une offre finale était clairement prématurée à ce stade. Le rejet de cette offre et le vote de la banque de jours de grève nous indiquent que l’employeur devra refaire ses calculs autrement s’il veut s’entendre avec ses salarié-es », conclut Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

À propos

Le SECECCV–CSN compte environ 100 membres sans contrat de travail depuis le 1er novembre 2024. La Fédération de l’industrie manufacturière–CSN regroupe plus de 320 syndicats affiliés représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Vivre et travailler dans l’ombre: la difficile coexistence dans le métro de Montréal

Cette lettre est cosignée par la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), le Syndicat du transport de Montréal (STM-CSN), la Fraternité des constables et agents de la paix de la STM (FCAP-STM-CSN) et le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la STM – CSN (STTSTM-CSN).

Dans les couloirs du métro de la métropole, un drame prend de l’ampleur. Cet organe vital pour la mobilité des Montréalaises et des Montréalais est devenu le théâtre d’une tragédie dans laquelle les acteurs impuissants espèrent collectivement qu’une aide opportune permettra de ramener la lumière dans ces souterrains devenus trop obscurs.

Si la situation ne date pas d’hier, depuis quelques jours, les témoignages abondent. Pour beaucoup, le métro est devenu un refuge non par choix, mais par nécessité. La crise du logement, amplifiée par des loyers toujours plus élevés et une pénurie criante de logements abordables, se conjugue à l’insuffisance des ressources allouées aux organismes communautaires et aux services sociaux.

C’est aux enjeux de dépendance, de santé mentale, de solitude et de faim que font face les travailleuses et les travailleurs du métro. Constables spéciaux, personnel d’entretien et d’opération, toutes et tous se retrouvent malgré leur volonté et leur empathie à jouer un rôle qui n’est pas le leur, celui d’intervenants de première ligne pour ces personnes aux parcours semés d’obstacles, pour les plus vulnérables de la société.

Pour les voyageurs impuissants et craintifs, le métro –symbole d’unité urbaine – se transforme en scène de confrontations silencieuses. Pour les salarié-es, la fierté de travailler pour une institution symbolique du Québec fait place à la peur et à la fatigue. Leur mission quotidienne, allant de l’entretien et de l’opération à l’intervention, accomplie avec compassion, vise à préserver autant que possible la qualité du service et la sécurité dans un environnement en constante évolution. Ce défi titanesque, ils le relèvent quotidiennement, mais pour combien de temps encore et à quel prix pour leur propre santé?

Sur le terrain, les professionnels de la santé et des services sociaux, tout comme les intervenantes et les intervenants communautaires, se démènent sans ressources pour supporter une marée humaine qui semble dépasser leurs moyens. Entre nuits sans sommeil, appels d’urgence et rencontres chargées d’émotions, chaque interaction provoque une lueur d’espoir. Ces rencontres rappellent que derrière chacune des statistiques se cache une histoire individuelle, une vie qui mérite d’être traitée avec dignité.

Devant cette tragédie collective, des pistes de solutions doivent voir le jour. Les organisations syndicales de la CSN représentant des travailleuses et des travailleurs œuvrant dans le métro de Montréal joignent leur voix à celle des villes, des sociétés de transport, des organismes communautaires et des usagères et usagers pour plaider en faveur d’un renouveau social : il faut augmenter le nombre de places en hébergement d’urgence, multiplier les initiatives de logements sociaux et renforcer les partenariats entre la STM, la police, les services de santé et les organismes communautaires. Il faut des équipes mobiles d’intervention qui pourraient rapprocher les services des besoins des personnes les plus fragiles, créant des ponts entre le métro et un système de soutien adapté. Il faut investir dans la santé mentale et dans des programmes d’aide à la dépendance. Il faut agir pour que la reconnaissance du logement comme droit fondamental soit soutenue par des actions concrètes.

Et pour y arriver, les multiples acteurs sur le terrain ont besoin d’un État qui intervient réellement dans la crise. Si leurs bureaux à l’Assemblée nationale les préservent de voir la réalité qui se cache sous terre à Montréal, les élu-es ont le devoir d’écouter, de venir constater et d’agir. Le gouvernement doit en faire plus.

Le métro de Montréal est le reflet d’une société en profond bouleversement, une société qui, sans vouloir se l’avouer, ne s’est pas encore complètement remise du choc collectif de la pandémie. Le gouvernement doit prendre acte de ce mal de vivre qui gruge les entrailles de la métropole et transformer cette douleur en solidarité. Chaque action compte pour relever ce défi, restaurer l’équilibre, et redonner un peu de dignité à toutes celles et à tous ceux qui en ont grand besoin.

Amazon : la CSN demande au tribunal d’ordonner la réouverture des entrepôts

L’intention d’Amazon de fermer ses entrepôts au Québec n’est qu’un « vaste subterfuge » visant à se soustraire de ses obligations prévues à la loi et à éradiquer toute présence syndicale au sein de l’entreprise, soutient la CSN dans une plainte déposée hier après-midi auprès du Tribunal administratif du travail (TAT).

« La multinationale ne cesse pas ses activités de vente en ligne sur le territoire. Elle choisit de réorganiser ses activités dans le but d’éluder ses obligations d’employeur en vertu du Code du travail », précise la requête déposée en vertu des articles 12, 13, 14 et 53 du Code du travail.

« Illégale à plusieurs égards », la décision d’Amazon doit être infirmée par le Tribunal, demande la CSN au nom de nombreux plaignants.

Puisque « les agissements d’Amazon s’attaquent à l’ordre juridique québécois [et] parce que cet employeur n’hésite pas à licencier des milliers de personnes afin de donner l’exemple », la CSN demande au tribunal d’ordonner la reprise des activités aux sept entrepôts visés par la plainte et de verser à chaque employé plus d’un an de salaire en guise d’indemnité, en plus de dommages moraux et exemplaires.

Une décision qui défie toute logique

La plainte fait valoir que la décision de fermer ses entrepôts québécois est en contradiction directe avec le plan d’affaires mis de l’avant par la multinationale au cours des dernières années. Les quatre derniers centres de livraison au Québec, dont l’entrepôt syndiqué DXT4 à Laval, n’ont été établis que depuis trois ans, rappelle la CSN, à l’image des investissements massifs de la compagnie dans la stratégie du « dernier mile ».

Ces entrepôts de proximité, nécessaires à la livraison en un jour, « ne constituent pas seulement la façon la plus rapide de livrer les produits aux consommateurs, mais aussi la façon la plus économique de le faire », déclarait en octobre dernier le PDG d’Amazon, Andrew Jassy, après avoir annoncé un an plus tôt son intention de doubler le nombre de stations capables de livrer les colis le jour même.

« Rien ne laissait présager qu’Amazon choisirait, à peine trois mois plus tard, de faire un retour à un modèle de livraison par des tiers », affirme la CSN dans sa requête. Pour la centrale syndicale, « Amazon n’hésite pas à avoir recours aux mesures les plus extrêmes et à sacrifier sa rentabilité afin d’éviter l’imposition d’une première convention collective », véritable objectif d’une décision aussi draconienne.

Dans sa plainte, la CSN dresse le portrait de l’antisyndicalisme pratiqué par Amazon depuis le début, au printemps 2022, d’une campagne de syndicalisation menée dans ses entrepôts de Lachine, de Laval et de Saint-Hubert.

Rappelant que le TAT a déjà condamné Amazon, en juillet 2024, pour ses campagnes de propagande destinées à susciter les craintes des salariés face à la signature de cartes d’adhésion, la requête cible également le refus de toute forme de négociation de la part de la multinationale, qui n’a pas hésité à se draper derrière le « gel des conditions de travail » prévu au Code du travail après une syndicalisation pour éviter d’octroyer aux syndiqués de Laval les augmentations annuelles de 1,50 $ l’heure consenties aux employé-es des entrepôts non syndiqués à l’automne dernier.

La présentation, le 16 janvier 2025, d’une offre salariale de 0 % d’augmentation aux salarié-es syndiqués de Laval « démontre une rare arrogance face au processus de négociation véritable auquel un syndicat est en droit de s’attendre, un droit constitutionnel », précise la CSN.

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, « la fermeture des entrepôts d’Amazon ne répond qu’à un seul objectif : empêcher la conclusion d’une convention collective et éradiquer toute présence syndicale en Amérique du Nord. Cette décision ne peut s’expliquer autrement. Il s’agit d’une violation brutale de nos lois et des droits fondamentaux prévus à nos Chartes. Le tribunal doit annuler cette décision et ordonner la réintégration des 1900 employé-es d’Amazon illégalement licenciés. »

Pour plus d’information sur la campagne de boycottage d’Amazon, consultez www.csn.qc.ca/amazon

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. Le 22 janvier dernier, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance. 

Rappelons qu’ Amazon a été condamnée par le TAT pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine et qu’elle subit présentement un procès du même type pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Les paramédics d’Urgences-santé dénoncent la mauvaise gestion de leur employeur

Les paramédics d’Urgences-santé dénoncent la gestion « chaotique » de leur employeur à la suite des importantes chutes de neige sur le territoire qu’ils desservent. Cette tempête était largement anticipée, mais Urgences-santé n’a pas cru bon prévoir un nombre suffisant d’ambulances sur le terrain. « Ce sont les paramédics qui payent le prix de cette mauvaise planification; leurs pauses et leurs repas sont annulés depuis ce matin et ils se font imposer des heures supplémentaires obligatoires, pouvant aller jusqu’à 16 heures d’affilées », dénonce Claude Lamarche, président du Syndicat du préhospitalier de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

 

À la suite de sa mauvaise gestion de la situation, Urgences-santé a déclenché ce matin le niveau d’urgence 3, le plus élevé, lui permettant d’imposer des conditions particulièrement pénibles aux paramédics. « Est-ce qu’un lendemain de tempête de neige est vraiment la situation la plus critique qu’on doive gérer ? Pourquoi on exige une répartition des patients qui allonge inutilement le temps de transport? Pourquoi on nous demande aussi de répondre aux appels non urgents ? Tout cela vient ajouter à la situation complètement chaotique dans laquelle on se trouve », explique le président.

 

Une négociation qui s’en va nulle part

Cette situation survient alors que le syndicat négocie avec Urgences-santé depuis plusieurs mois. « On tente de proposer des solutions pour retenir et attirer des paramédics chez Urgences-santé, mais c’est à cause de décisions comme celles-là que les gens ne veulent pas venir travailler chez nous », déplore Claude Lamarche. « Après 24 rencontres de négociation, Urgences-santé doit absolument y mettre du sien pour nous permettre d’avancer ».

 

À propos

Le Syndicat du préhospitalier représente 1000 paramédics sur le territoire de Montréal et de Laval. Le secteur préhospitalier FSSS–CSN regroupe plus de 3500 salarié-es du secteur préhospitalier tels que les paramédics, répondantes et répondants médicaux d’urgence, personnel de bureau et employé-es de soutien, partout au Québec.

Amazon : la CSN invite la population à manifester son mécontentement ce samedi

Alors que la campagne de boycottage d’Amazon gagne des appuis, la CSN invite la population à prendre part à une grande manifestation festive, ce samedi, dans les rues de Montréal.

« Au Québec, on sait se tenir debout! », martèle sa présidente, Caroline Senneville. « Ce n’est pas vrai qu’on va laisser une multinationale venir ici, prendre notre argent, bafouer nos lois et menacer la viabilité de nos entreprises et de nos commerces locaux sans réagir fortement. »

Les manifestantes et les manifestants se réuniront devant le métro Mont-Royal à 13 h samedi. Après un court trajet, la marche culminera au parc des Compagnons-de-Saint-Laurent, situé plus à l’est sur l’avenue Mont-Royal.

« Personne n’est dupe, affirme la présidente de la CSN. Personne ne croit Amazon sur parole quand la multinationale déclare que la décision de fermer sept entrepôts et ainsi entraîner 4700 mises à pied n’a rien à voir avec la présence d’un syndicat et la possibilité qu’un arbitre n’impose une première convention collective dès cette année. Or, une telle décision est illégale au Québec. Et la moindre des choses, quand une compagnie enfreint nos lois de façon aussi éhontée, c’est de cesser de transiger avec elle. Tant Ottawa et Québec, que nos villes et nos institutions publiques doivent couper les ponts avec Amazon. »

Privilégier l’achat local

En réaction à l’intention d’Amazon de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance, la CSN lançait la semaine dernière une campagne nationale de boycottage d’Amazon. La centrale syndicale invitait également la population à boycotter la multinationale américaine en cessant d’acheter sur sa plateforme en ligne et encourageait les gens à mettre fin à leur abonnement à Amazon Prime.

« De nombreuses entreprises locales ont souffert des bouleversements du secteur de la vente au détail occasionnés par l’arrivée d’Amazon au Québec », rappelle la présidente de la CSN. « Si nous sommes conscients qu’un boycottage du Québec n’ébranlera peut-être pas l’empire de Jeff Bezos, chaque dollar qui n’est plus dépensé chez Amazon pourra être profitable pour nos entreprises, nos commerces et nos emplois. Et dans ces temps incertains, entraînés par un président américain qui travaille directement pour les intérêts des Jeff Bezos de ce monde, l’achat local doit, plus que jamais, être au cœur de nos habitudes de consommation. »

Pour plus d’information sur la campagne de boycottage, consultez www.csn.qc.ca/amazon

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré. La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet.

Rappelons qu’après avoir été condamnée par le TAT pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine, Amazon subit présentement un procès du même type pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Syndicat des travailleuses et travailleurs du FRQS (FEESP–CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 1er novembre 2024, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du FRQS–CSN a été accrédité pour représenter :

« Toutes les personnes salariées au sens du Code du travail à l’exclusion de l’adjointe principale du scientifique en chef du Québec, de la conseillère principale au bureau du scientifique en chef du Québec, des conseillers scientifiques, des adjointes principales des vice-présidences Recherche – direction scientifique, de l’adjointe principale de la vice-présidence exécutive, de la conseillère en intégrité scientifique et éthique organisationnelle, de la conseillère juridique à la direction des affaires éthiques et juridiques, des conseillères aux ressources humaines (RH), de l’adjointe de direction RH et la technicienne RH, ainsi que les professionnels syndiqués et représentés par la FPPU. »

Le gouvernement du Québec a fusionné trois employeurs à l’été 2024 afin de n’en créer qu’un seul dans le milieu de la recherche. Le Fonds de recherche du Québec a ainsi été créé afin de regrouper sous une même entité le fonds de recherche en santé, celui de nature et technologies ainsi que celui de société et culture/services communs.

À la CSN, les membres de deux syndicats détenant quatre accréditations au total ont choisi de s’unir en déposant une requête en accréditation afin de n’avoir qu’un seul syndicat et un seul certificat d’accréditation pour représenter des professionnel-les et du personnel de soutien travaillant à Québec et à Montréal.

Ce syndicat demeurera affilié à la Fédération des employées et employés de services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

STT des Amis de la montagne (FEESP–CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 23 décembre 2024, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Amis de la montagne–CSN a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es au sens du Code du travail ».

L’organisme les Amis de la montagne opère trois cafés situés dans le Parc du Mont-Royal sous la bannière du Café des amis. Les baristas et cuisiniers membres de ce nouveau syndicat travaillent au chalet du Mont-Royal, au pavillon du Lac-aux-Castors et à la maison Smith de ce parc iconique de Montréal. Ils et elles ont décidé de former un syndicat, notamment pour améliorer leurs conditions de travail en matière de santé et sécurité et en matière de rémunération.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés de services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Société de développement social–CSN

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 29 août 2024 le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Société de développement social–CSN a été accrédité pour représenter :

Tous les salarié-es au sens du Code à l’exclusion des salarié-es de bureau, administratif, de la maintenance, du responsable des communications et du directeur de projet.

Les intervenantes et intervenants de la Société de développement social oeuvrent auprès des personnes en situation d’itinérance à Montréal. Les injustices étaient nombreuses chez cet employeur. Notamment, des menaces de fin d’emploi si les salarié-es n’acceptaient pas des changements à leurs conditions de travail, une totale iniquité dans les salaires et les horaires de travail ou bien des mises en pied sans aucune considération de l’ancienneté. La santé et sécurité fut aussi un des motifs majeurs ayant mené à la syndicalisation.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

STT en intervention communautaire | section Déclic Action (FSSS–CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 18 novembre 2024, le Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire–CSN, Section Déclic Action a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es au sens du Code du travail ».

Les travailleuses et les travailleurs de Déclic Action accompagnent et soutiennent au quotidien des personnes aux prises avec des problèmes de dépendances, ainsi que l’entourage de ces personnes. Elles et ils ont choisi de joindre les rangs du STTIC–CSN pour obtenir de meilleures conditions de travail, notamment en stabilisant leurs horaires et en améliorant leur rémunération.

Ce syndicat demeura affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Deux mois de lock-out à LaSalle et Longueuil

En lock-out depuis deux mois, les 50 travailleurs de Béton Provincial des sites de LaSalle et de Longueuil ont manifesté aujourd’hui devant le siège social de la compagnie, à Québec, afin de dénoncer l’attitude de leur employeur dans ce conflit qui s’enlise.

Juste avant Noël, les salariés avaient été mis en lock-out par leur employeur, les privant ainsi des prestations d’assurance-chômage auxquelles ils auraient normalement eu droit au cours de l’hiver.

« L’objectif de Béton Provincial est très clair : niveler par le bas les conditions de travail de tous ses employés, peu importe le site où ils travaillent », soutient le président du syndicat, Gilles Marleau. « L’employeur nous propose tout bonnement d’abolir notre régime de retraite, de mettre fin à notre assurance collective et de geler nos salaires pendant quatre ans. Pour nous, de tels reculs sont inacceptables. »

Quatre ans de gel salarial

Les employés de Béton Provincial demandent une augmentation de 18 % sur quatre ans et le statu quo en matière d’assurance collective et de régime de retraite.

Le 7 novembre dernier, Béton Provincial, propriété de l’homme d’affaires André Bélanger, déposait une offre financière au syndicat : gel salarial jusqu’en 2027, puis 2 % d’augmentation annuelle en 2028 et 2029. L’employeur exigeait aussi la fin de sa contribution au régime de retraite, correspondant à 5,5 % du salaire gagné, pour la remplacer par une « prime » de 0,50 $ l’heure travaillée. Béton Provincial demandait également l’arrêt du régime d’assurance actuel afin de le remplacer par un nouveau régime modulable, dorénavant payé par les employés.

« Si Béton Provincial pense pouvoir casser ses travailleurs, c’est très mal nous connaître », prévient la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Ce n’est pas vrai qu’on va laisser André Bélanger faire main basse sur le secteur du béton en nivelant par le bas les conditions de travail des employés. »

« En ciblant les salaires, le régime de retraite et l’assurance collective, Béton Provincial veut s’attaquer au cœur de la rémunération des employés, alors que l’inflation des dernières années a été très dure pour les travailleurs », déplore le vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière, Dominic Tourigny.

À propos

Autrefois propriété de Demix Béton, les usines de Longueuil et de LaSalle ont été rachetées en avril 2024 par Béton Provincial, acteur de premier plan de l’industrie au Québec. Le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 50 chauffeurs, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval | Section CPE Topinambour (FSSS–CSN)

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 2 décembre 2024, le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN a été accrédité pour représenter :

« Toutes et tous les salariés au sens du Code du travail ».

C’est pour joindre une organisation combative, organisée dans ses revendications et ses moyens d’actions que les éducatrices du CPE ont décidé de joindre la CSN. « Tant qu’à faire la grève, aussi bien la faire avec les pros! » *citation d’une éducatrice durant la démarche de syndicalisation.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Adoption de la dernière offre chez Autobus La Montréalaise, division Montréal

Réunis en assemblée générale ce 25 janvier, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Montréalaise–CSN Division Montréal (STTALM–CSN–DM) ont adopté à 70 %, par voie de scrutin secret, la dernière offre de l’employeur.

« Le nouveau contrat de travail de cinq ans prévoit entre 20 et 21 % d’augmentation à la signature, selon le véhicule conduit, le versement d’un montant forfaitaire et la majoration de plusieurs primes. Le salaire horaire d’une chauffeuse ou d’un chauffeur d’autobus régulier est majoré de 4,00 $ l’heure et de 3,66 $ l’heure pour les minibus à la signature. Les salaires seront rétroactifs au 1er juillet 2023 et l’IPC des Centre de services scolaire seront appliqués sur les augmentations de salaire des trois dernières années. Le contrat prévoit également la bonification de 30 % de la rémunération pour les voyages nolisés. Notons également la création de postes réguliers qui sortent plusieurs salarié-es de la précarité », précise Carole Laplante, présidente du secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Les travailleuses et les travailleurs de ce syndicat ont obtenu une bonification tout à fait justifiée de leurs conditions de travail. Ils rejoignent ainsi des milliers de salarié-es du transport scolaire qui, grâce à leur mobilisation, ont contribué à améliorer leur niveau de vie dans un secteur qui a longtemps manqué de reconnaissance », ajoute Josée Dubé, vice-présidente de la FEESP–CSN.

« Nous sommes très heureux d’avoir appuyé ces travailleuses et travailleurs qui accomplissent un travail difficile chaque matin alors que des milliers d’élèves doivent se rendre à leur lieu d’apprentissage. La mobilisation de ces conductrices et de ces conducteurs a porté ses fruits et les membres peuvent être fiers d’avoir obtenu de tels gains », souligne Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« La CSN est très fière d’avoir soutenu la lutte de ces femmes et de ces hommes qui se sont mobilisés pour obtenir leur dû. Chaque gain dans le transport scolaire contribue à une hausse générale des salaires dans ce secteur. Nous espérons vivement que ces hausses mettront éventuellement un terme aux nombreux bris de service, conséquence des trop bas salaires offerts durant des années aux conductrices et aux conducteurs de véhicules scolaires », conclut Caroline Senneville, présidente de la CSN.

À propos

Le STTALM–CSN–DM regroupe 30 membres qui sont sans contrat de travail depuis le 30 juin 2023. La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

 

 

 

La CSN dénonce vivement les fermetures sauvages d’Amazon au Québec

C’est par un simple courriel de l’un des avocats d’Amazon que la CSN et le syndicat représentant les 300 employé-es du centre DXT4 à Laval ont appris, tôt ce matin, la fermeture définitive de l’ensemble de ses entrepôts ainsi que sa volonté de céder la totalité de ses opérations au Québec à des sous-traitants.

« Cette décision n’a aucun sens », s’offusque la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Ni sur le plan des affaires, ni sur le plan opérationnel. Amazon, l’une des compagnies les mieux intégrées entre le clic d’une souris et la livraison à domicile, confierait à une tierce partie l’ensemble de ses opérations d’entreposage et de distribution sur l’ensemble du territoire québécois ? Il y a des limites à nous prendre pour des valises. C’est tout le contraire du modèle développé par Amazon. »

En fait, rappelle la présidente de la CSN, la seule spécificité du Québec réside dans la présence d’un syndicat officiellement accrédité, le seul au Canada.

« C’est une gifle pour tous les travailleuses et les travailleurs du Québec, poursuit la présidente de la CSN. Depuis le début de notre campagne il y a trois ans, Amazon a tout fait pour empêcher la syndicalisation de ses employé-es : campagne de peur, messages antisyndicaux, contestation du Code du travail, congédiements déguisés… Et aujourd’hui, on apprend que la multinationale préfère se retirer du Québec plutôt que de respecter son obligation à s’entendre sur une convention collective ? C’est totalement inacceptable. »

La CSN rappelle que les travaux devant mener à une première convention collective progressaient à l’entrepôt DXT4. Malgré les blocages d’Amazon, le syndicat était sur le point de déposer une demande d’arbitrage de convention collective, une disposition prévue au Code du travail du Québec.

« Il ne fait aucun doute que les fermetures annoncées aujourd’hui relèvent d’une campagne antisyndicale menée contre la CSN et contre les employé-es d’Amazon. Il s’agit d’un geste qui est contraire aux dispositions du Code du travail que nous combattrons fermement. La CSN n’abandonnera jamais sa mission de syndiquer le monde et de défendre les droits des travailleurs et des travailleuses, peu importe la multinationale qui se dresse devant nous – et peu importe la stratégie antisyndicale qui est utilisée. Et nous accompagnerons les salarié-es de DXT4 dans l’ensemble des démarches et des contestations qui devront être entreprises au cours des prochains jours », déclare Caroline Senneville.

Rappelons qu’après avoir été condamnée par le Tribunal administratif du travail (TAT) pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine, Amazon subit présentement un procès du même type pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval.

 

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les 230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, c’est en grand nombre que les salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré. La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. 

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grève générale illimitée chez Autobus La Montréalaise

Ce 20 janvier au petit matin, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Montréalaise–CSN Division Montréal (STTALM–CSN–DM) ont déclenché la grève générale illimitée. Autobus La Montréalaise est la propriété de Transport scolaire Sogesco qui possède une trentaine de divisions au Québec.

« Les membres ont décidé vendredi dernier que les dernières offres à la table de négociation n’étaient pas satisfaisantes. Il faut rappeler que la haute direction de Sogesco poursuit sa stratégie d’enrichissement sur le dos de ses salarié-es. À l’automne dernier, ses deux divisions de Montréal et de Laval ont perdu sept routes à cause des bris de service liés au manque de chauffeuses et de chauffeurs. Rappelons à nouveau que Sogesco est la championne québécoise des bris de service en raison des nombreux conflits de travail dans ses négociations. Il est clair que ses problèmes d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre causés par ses bas salaires vont perdurer avec de telles offres », souligne Carole Laplante, présidente du secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

Le 28 octobre dernier, le syndicat avait adopté à 95 % un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, à déclencher au moment jugé opportun.

« Dans le transport scolaire, Sogesco n’est pas reconnue pour respecter ses salarié-es,  ses élèves et encore moins les parents. En septembre dernier, l’IRIS a dévoilé une étude qui souligne clairement son rendement moyen de 15,5 % de 2014 à 2023, soit près du double de ce que Deloitte estime raisonnable : le cabinet-conseil, loin des luttes syndicales, juge qu’un rendement moyen de 8 % avant impôt est de mise dans ce secteur où le financement public est garanti. Nous finançons donc collectivement, à

100 % par nos taxes, ce rendement de près du double réalisé sans aucun risque de la part de Sogesco, avec les bris de service en prime », ajoute Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

« Depuis l’automne 2022, Sogesco reçoit environ 25 % de plus sur chaque contrat signé avec le Centre de services scolaire de Montréal, ce qui gonfle considérablement ses revenus. Le gouvernement l’a dit plus d’une fois, une part de cet argent doit aller aux chauffeuses et aux chauffeurs afin de garantir le service aux élèves et aux parents. Pour sa part, dès 2022, la haute direction de Sogesco a touché des augmentations de 114 907 $, de 114 770 $ et de 66 187 $, ce qui a porté les salaires annuels des deux plus hauts dirigeants à plus d’un demi-million de dollars. Résumons qu’avec de l’argent public, Sogesco a grassement enrichi ses dirigeants tout en offrant peu à celles et à ceux qui les enrichissent », conclut Josée Dubé, vice-présidente de la FEESP–CSN.

« Toutes les composantes de la CSN ont soutenu solidement et solidairement l’ensemble des syndicats du transport scolaire qui ont décidé démocratiquement d’exercer leur mandat de grève pour aller chercher des conditions à la hauteur du travail qu’ils accomplissent chaque jour. Nous serons donc à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils obtiennent un règlement satisfaisant », conclut Caroline Senneville, présidente de la CSN.

À propos

Le STTALM–CSN–DM regroupe 30 membres sans contrat de travail depuis le 30 juin 2023. La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le CCMM–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe adoptée aux laboratoires d’Héma-Québec

Réunis en assemblée générale hier, le 19 janvier, les membres du Syndicat des techniciennes et techniciens de laboratoire d’Héma-Québec–CSN ont adopté à 96 %, l’entente de principe survenue en décembre dernier avec leur employeur.

Les membres se disent satisfaits du règlement, notamment grâce à l’augmentation salariale de 17,4 %, soit le même taux obtenu lors de la ronde de négociation du réseau de la santé et des services sociaux. L’entente prévoit également des primes bonifiées pour les quarts peu convoités ainsi que l’amélioration de la banque de congés, de l’horaire de travail et de la conciliation travail-vie personnelle. « Obtenir une entente de principe avant les Fêtes était l’objectif et la rigueur de l’unité de négociation a permis de l’atteindre. Maintenant, les membres sont fiers de leur nouvelle convention », affirme Simon Poulin, président du syndicat.

« Bien sûr, la négociation s’est avérée difficile par moment. Grâce à sa mobilisation, le syndicat a réussi à éviter le conflit de travail, alors qu’il s’était doté d’un mandat de grève à l’automne dernier. Chapeau au syndicat qui a poursuivi ses efforts tout au long des 26 séances de négociation ! Ces travailleuses et travailleurs qui mènent une mission sociale essentielle ont aujourd’hui obtenu de leur employeur le respect qu’ils méritent », affirme Lucie Longchamp, vice-présidente responsable des secteurs parapublics de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN.

« Au nom du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, je désire transmettre toutes mes félicitations aux membres qui ont mené cette négociation avec brio et intelligence. Au cours des derniers mois, le syndicat a fièrement défendu ses revendications et nous constatons aujourd’hui que cette ténacité a été fructueuse », conclut Dominique Daigneault, présidente du conseil central.

À propos

 Le Syndicat des techniciennes et techniciens de laboratoires de Héma-Québec–CSN regroupe près de 115 membres dans la région de Montréal. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, qui rassemble quelque 244 syndicats et plus de 165 000 membres œuvrant dans les secteurs public et privé. Elle est la plus grande organisation syndicale dans le réseau de la santé et des services sociaux et agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN regroupe près de 100 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, répartis au sein de quelque 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Nord-du-Québec.

Organisation syndicale fondée en 1921, la CSN œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble près de 1600 syndicats et quelque 330 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Rejet de la dernière offre chez Autobus La Montréalaise, division Montréal

Réunis en assemblée générale ce 17 janvier au soir, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Montréalaise–CSN Division Montréal (STTALM–CSN–DM) ont rejeté à 70 %, par voie de scrutin secret, la dernière offre de l’employeur. La grève prévue le lundi 20 janvier est donc maintenue.

À propos

Le STTALM–CSN–DM regroupe 30 membres qui sont sans contrat de travail depuis le 30 juin 2023. La Fédération des employées et employés de services publics–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Grève imminente chez Autobus La Montréalaise

Réunis en assemblée générale ce 8 janvier au soir, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Montréalaise–CSN Division Montréal (STTALM–CSN–DM) ont rejeté à 76 %, par voie de scrutin secret, la dernière offre patronale. Autobus La Montréalaise est la propriété de Transport scolaire Sogesco. Un avis de grève a été envoyé hier soir au ministère du Travail afin de déclencher une grève générale illimitée le 20 janvier prochain.

« Les dernières offres de Sogesco à la table de négociation nous indiquent que sa haute direction poursuit toujours sa stratégie visant à appauvrir durablement ses salarié-es pour s’en mettre plein les poches. À l’automne dernier, ses deux divisions de Montréal et de Laval ont perdu sept routes à cause des bris de service liés au manque de chauffeuses et chauffeurs. Rappelons que Sogesco est la championne québécoise des bris de service et il est clair que ses problèmes d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre à cause des bas salaires offerts vont perdurer avec de telles offres », souligne Carole Laplante, présidente du secteur transport scolaire de la FEESP–CSN.

Le 28 octobre dernier, le syndicat avait adopté à 95 % un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, à déclencher au moment jugé opportun.

« Dans le transport scolaire, Sogesco n’est pas reconnue pour respecter ses salarié-es, ni les élèves et encore moins les parents. En septembre dernier, l’IRIS a dévoilé une étude qui souligne clairement leur rendement moyen de 15,5 % de 2014 à 2023, soit près du double de ce que Deloitte estime raisonnable : le cabinet de conseils, loin des luttes syndicales, juge qu’un rendement moyen de 8 % avant impôt est de mise dans ce secteur où le financement public est garanti. Nous finançons donc collectivement ce rendement de près du double, à 100 % par nos taxes, sans aucun risque de leur part, avec les bris de service en prime puisque Sogesco est aussi la championne des conflits de travail dans ses négociations », ajoute Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« Depuis l’automne 2022, Sogesco reçoit environ 25 % de plus sur chaque contrat signé avec le CSSDM, ce qui gonfle considérablement ses revenus. Le gouvernement l’a dit plus d’une fois, une part de cet argent doit aller aux chauffeuses et chauffeurs afin de garantir le service aux élèves et aux parents. Pour sa part, dès 2022, la haute direction de Sogesco a touché des augmentations de 114 907 $, de 114 770 $ et de 66 187 $, ce qui a porté les salaires annuels des deux plus hauts dirigeants à plus d’un demi-million de dollars. Résumons qu’avec de l’argent public, Sogesco a grassement enrichi ses dirigeants, tout en offrant des miettes à celles et ceux qui les enrichissent », conclut Josée Dubé, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

À propos

Le STTALM–CSN–DM regroupe 30 membres sans contrat de travail depuis le 30 juin 2023. La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Amazon met à pied une trentaine d’employé-es à l’entrepôt DXT4

Après une période des Fêtes des plus achalandées, c’est une trentaine d’employé-es qui ont été froidement remerciés par Amazon à son centre de distribution DXT4 à Laval.

La CSN dénonce vivement ces congédiements déguisés, la deuxième vague de ce genre à l’entrepôt DXT4 depuis la syndicalisation de ses 300 employé-es en mai dernier. Plutôt que de mettre à pied les personnes les plus récemment embauchées, comme il est d’usage, Amazon s’en prend cette fois à des employé-es engagés il y a plus de six mois.

« Amazon traite ses employé-es comme de la main-d’œuvre jetable. Comme des commodités dont on dispose après usage, plutôt que des êtres humains qui ont des familles à leur charge. Amazon les renvoie sans aucune justification et sans qu’ils puissent avoir droit à un rappel au travail au cours des prochaines semaines », déplore la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

En procédant ainsi, Amazon met en lumière les raisons pour lesquelles les employé-es ont fait le choix de se syndiquer, estime le président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’Amazon Laval–CSN.

« C’est le règne de l’arbitraire ! À la table de négociation, Amazon refuse obstinément que des critères objectifs soient introduits, que ce soit pour l’octroi de la permanence ou pour mettre de l’ordre dans les mises à pied et le droit de rappel au travail. La multinationale veut conserver tous les pouvoirs pour procéder comme elle le fait aujourd’hui : congédier qui elle veut, quand elle veut, sans avoir à donner de raison à personne, tout en se gardant la possibilité de réembaucher autant de nouvelles personnes qu’elle le désire, dès la semaine prochaine », affirme le président du syndicat, Félix Trudeau.

Le syndicat prévoit un coup d’éclat, plus tard aujourd’hui, afin de dénoncer les représailles antisyndicales dont il fait l’objet depuis la syndicalisation des salarié-es de l’entrepôt DXT4. Rappelons qu’après avoir été condamnée par le Tribunal administratif du travail (TAT) pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine, Amazon subit présentement un procès du même type pour des actions similaires ayant été menées à l’entrepôt DXT4 de Laval.

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les 230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, c’est en grand nombre que les salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré. La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Les employé-es d’Amazon DXT4 se mobilisent avant de recevoir les offres salariales de l’entreprise

Après bientôt six mois de négociation en vue d’établir leur première convention collective, les syndiqué-es de l’entrepôt d’Amazon DXT4, à Laval, haussent le ton.

En prévision du dépôt des offres salariales de la multinationale, annoncé pour le 16 janvier prochain, les employé-es du seul entrepôt d’Amazon syndiqué au Canada ont manifesté aujourd’hui, exigeant un salaire d’entrée de 26 $ l’heure, plutôt que les 20 $ l’heure payés par Amazon en ce moment.

Le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Amazon Laval–CSN rappelle que la moyenne des salaires des commis d’entrepôts syndiqués à la CSN dépasse les 28 $ l’heure. « Malgré le rythme infernal que nous vivons à quelques jours de Noël, nos conditions de travail sont nettement inférieures à ce qui est constaté dans les autres entrepôts. Amazon a amplement les moyens de nous payer convenablement », affirme sans ambages Félix Trudeau.

En s’abstenant de faire un nouveau dépôt normatif lors de la dernière rencontre de négociation, jeudi dernier, les représentants d’Amazon ont eux-mêmes reconnu l’écart important qui sépare les parties. C’est notamment le cas des pouvoirs déférés aux intervenantes et intervenants en santé et sécurité du travail : alors que les employé-es voudraient que leurs représentants puissent intervenir sur les cadences de travail imposées par les systèmes robotisés, Amazon s’y refuse obstinément.

D’autres impasses ont été constatées sur le plan des modalités d’octroi de la permanence, de l’organisation des horaires de travail et des mesures disciplinaires. Malgré cela, Amazon a confirmé son intention de déposer ses offres salariales lors de la prochaine rencontre de négociation le 16 janvier prochain.

Pour la présidente de la CSN, Amazon doit respecter ses obligations légales en matière de négociation collective.

« Nous faisons face à une multinationale qui a démontré plus d’une fois son intention de braver les lois du travail qui prévalent au Québec et qui multiplie les revers devant les tribunaux. Voilà six mois qu’on négocie avec Amazon, le surplace a assez duré. Nous évaluerons le sérieux de la partie patronale en janvier et nous prendrons les mesures appropriées. »

Rappelons qu’en vertu du Code du travail, l’une des parties peut demander à un arbitre, lors de la négociation d’une première convention collective, de statuer sur les clauses de convention collective n’ayant pas fait l’objet d’entente. Le service de médiation du ministère du Travail doit d’abord constater l’impasse à la table de négociation.

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les 230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, c’est en grand nombre que les salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré. La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Cliniques ELNA : la CSN demande le rapatriement au public

 Face aux difficultés financières rencontrées par le groupe de cliniques privées ELNA, la CSN demande le rapatriement au public de l’ensemble des médecins et des travailleurs de la santé employés par le groupe.

Si l’entreprise venait à fermer ses portes, des milliers de Québécoises et de Québécois se retrouveraient sans soins de santé remboursés par la RAMQ. Acteur majeur du réseau privé, ELNA embauche près de 600 médecins omnipraticiens ou spécialistes et plus de 300 travailleuses et travailleurs de la santé.

« La santé des Québécoises et des Québécois est trop importante pour qu’ils risquent, au gré d’une faillite ou d’une mauvaise gestion financière, de perdre leurs soins », explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Pour la centrale syndicale, l’ensemble des soins de santé devrait être prodigué au public au Québec. En novembre, dans le cadre d’un plan d’urgence pour régler les problèmes d’accès au réseau, la CSN demandait au gouvernement de cesser dès maintenant l’octroi de permis aux cliniques à but lucratif.

Sachant que les médias rapportaient déjà la fermeture d’autres cliniques en 2022 et 2023, la présidente martèle : « Ce qu’on voit chez ELNA est le fruit d’une approche affairiste de la santé et ça ne peut pas continuer de se produire. »

Récemment, le Collège des médecins faisait également part de ses inquiétudes concernant la propriété des dossiers médicaux des patientes et des patients d’ELNA. Rappelant que les dossiers électroniques sont présentement hébergés chez un fournisseur externe.

Depuis deux ans, la CSN mène la campagne Pour un réseau vraiment public ! qui lutte contre la place croissante que le gouvernement laisse au privé dans le réseau de la santé et des services sociaux. Le 23 novembre dernier, près de 4000 personnes se sont notamment rassemblées à Trois-Rivières lors d’un événement syndical d’envergure nationale organisé par la CSN dans le cadre de cette campagne.

Béton Provincial : les lock-outés manifestent devant les bureaux de l’entreprise

Mis en lock-out à quelques jours de Noël par leur nouvel employeur, les 50 travailleurs des sites de LaSalle et de Longueuil ont rendu visite au siège régional de Béton Provincial, aujourd’hui, afin de manifester leur mécontentement face aux exigences déraisonnables de leur patron, André Bélanger.

« Béton Provincial veut nous affamer juste avant les Fêtes, il n’y a pas d’autre façon de dire les choses », de déclarer Gilles Marleau, président du syndicat. « On nous propose d’abolir notre régime de retraite, de mettre fin à nos assurances et de geler nos salaires pendant quatre ans. Et pour être sûr de nous saigner bien comme il faut, l’employeur décrète un lock-out à trois semaines de Noël. C’est dur de faire pire ! »

L’industrie du béton fonctionnant au ralenti durant la saison froide, la vaste majorité des employés aurait reçu ce mois-ci des avis de mise à pied leur donnant droit à l’assurance-emploi jusqu’à la fin du gel, vers la fin-mars. Or, en décrétant un lock-out, l’entreprise d’André Bélanger s’assure de les priver de prestations de chômage au cours des prochaines semaines.

« Si André Bélanger pense pouvoir casser ses travailleurs, c’est très mal nous connaître », prévient la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Avec l’appui de la CSN, les travailleurs seront en mesure de résister aussi longtemps qu’il le faudra. Ce n’est pas vrai qu’on va laisser André Bélanger faire main basse sur le secteur du béton en nivelant par le bas les conditions de travail des employés. »

Quatre ans de gel salarial

Les employés de Béton Provincial demandent une augmentation de 18 % sur quatre ans et le statu quo en matière d’assurance collective et de régime de retraite.

Le 7 novembre dernier, Béton Provincial déposait une offre financière au syndicat : gel salarial jusqu’en 2027, puis 2 % d’augmentation annuelle en 2028 et 2029. L’employeur exigeait aussi la fin de sa contribution au régime de retraite, correspondant à 5,5 % du salaire gagné, pour la remplacer par une « prime » de 0,50 $ l’heure travaillée. Béton Provincial demandait également l’arrêt du régime d’assurance actuel afin de le remplacer par un nouveau régime modulable, dorénavant payé par les employés.

Après avoir unanimement rejeté ces offres en assemblée générale, les employés avaient adopté un mandat de 10 jours de grève. Aucune de ces journées n’avait été utilisée avant le déclenchement du lock-out le 5 décembre dernier.

« En ciblant les salaires, le régime de retraite et les assurances, Béton Provincial veut s’attaquer au cœur de la rémunération des employés », déplore le vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière, Jérémy Temes-Dubé. « L’inflation des dernières années a été très dure pour les travailleurs. Ce n’est pas vrai qu’on va laisser geler nos salaires sans se battre. »

Autrefois propriété de Demix Béton, les usines de Longueuil et de LaSalle ont été rachetées en avril 2024 par Béton Provincial, acteur de premier plan de l’industrie au Québec. Le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 50 chauffeurs, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

600 salarié-es du Reine Elizabeth en action à la Caisse de dépôt et placement

Les 600 lock-outé-es de l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth ont exprimé leur colère par une action visant la Caisse de dépôt et placement du Québec. La Caisse, qui est propriétaire de l’hôtel, doit mettre fin aux pratiques illégales de recours à des briseurs de grève et arrêter le lock-out en accordant les gains de la négociation coordonnée de l’hôtellerie.

Une fermeture dénoncée

« Plutôt que de travailler à mettre fin au conflit, le Reine Elizabeth ne fait que mettre de l’huile sur le feu. La fermeture pendant la période des Fêtes en rajoute. L’employeur continue de raconter des mensonges en prétendant qu’il répond aux demandes de la négociation coordonnée de la CSN, ce qui n’est pas le cas, notamment sur l’enjeu important des agences », explique Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Des briseurs de grève et des revers judiciaires

La Caisse et le Reine Elizabeth cumulent les mauvaises décisions et les revers judiciaires. Un récent rapport d’enquête du ministère du Travail fait état de l’utilisation d’au moins trente briseurs de grève pendant la Coupe des présidents de la PGA. À cela s’ajoutent une mise en lock-out des employé-es le 20 novembre dernier et deux sanctions pour représailles antisyndicales plus tôt cette année. La première fois, pour avoir installé des caméras de surveillance devant le bureau du syndicat, la seconde pour avoir suspendu sans cause un vice-président du syndicat.

« Je ne peux pas croire que la Caisse de dépôt et placement laisse le Reine Elizabeth mettre ses salarié-es en lock-out. Encore pire, la Caisse se fait pincer à ne pas respecter les lois du travail alors que le Reine Elizabeth utilise des scabs. Il est temps que le gouvernement s’en mêle et qu’il exige une intervention de la Caisse pour faire le ménage au Reine Elizabeth. Ça prend une entente au plus vite pour relancer les relations de travail du bon pied », poursuit Alexandre Laviolette.

Un lock-out qui coûte plus de 40 millions de dollars au bas de laine des Québécoises et des Québécois

« Selon nos estimations, le lock-out a coûté plus de 40 millions de dollars au Reine Elizabeth. Cette perte touche tous les Québécois et les Québécoises. La Caisse de dépôt et placement, c’est notre bas de laine collectif. Ça n’a pas de sens de perdre autant d’argent alors que la solution saute aux yeux : obtenir une entente qui respecte les gains de la négociation coordonnée de l’hôtellerie », ajoute François Houle, vice-président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Reine Elizabeth–CSN.

Les salarié-es tiendront le coup tant qu’il le faudra

Rappelons que les 600 salarié-es se sont fait mettre en lock-out après avoir rejeté massivement une offre insuffisante de l’employeur. Tout cela alors que plus de la moitié des syndicats participant à la ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie ont maintenant une entente. Le recours aux agences privées et la charge de travail sont des enjeux cruciaux dans cette négociation.

« Le Reine Elizabeth doit comprendre que ses 600 salarié-es tiendront aussi longtemps qu’il le faudra. Le mépris et les stratégies antisyndicales mènent l’employeur dans un cul-de-sac. La mobilisation d’aujourd’hui montre que les travailleuses et les travailleurs veulent se faire respecter », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs issus de 29 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes, qu’ils ont le mandat de négocier avec leur employeur respectif.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Le Reine Elizabeth utilise des briseurs de grève

Un rapport d’enquête du ministère du Travail montre que l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth a eu recours à environ 30 briseurs de grève pendant la Coupe des présidents de la PGA. Cette infraction s’ajoute à une longue liste d’attaques antisyndicales dans cet hôtel propriété de la Caisse de dépôt et placement du Québec.Lire la suite →

Le syndicat exige que le Reine Elizabeth cesse son ingérence

Le syndicat de l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth a intenté une plainte pour dénoncer l’ingérence continuelle de l’employeur dans les affaires syndicales. En lock-out depuis le 20 novembre, les salarié-es réclament l’arrêt des multiples tentatives d’ingérence de leur employeur à travers ses communications pendant la négociation.

Cette plainte pour entrave, ingérence et domination des activités syndicales, négociation de mauvaise foi et demande d’ordonnance provisoire est entendue aujourd’hui au Tribunal administratif du travail (TAT). Elle vise à faire cesser les communications constantes et mensongères de l’employeur directement aux salarié-es depuis le début de la négociation. En effet, l’employeur communique continuellement avec les salarié-es pour influencer la négociation et discréditer le syndicat. La plainte s’ajoute à d’autres qui ont été déposées par le syndicat dans les derniers mois notamment pour dénoncer le recours à des briseurs de grève, alors que le Reine Elizabeth a déjà admis en avoir utilisé lors d’une séquence de grève récente.

Les relations de travail sont particulièrement tendues au Reine Elizabeth depuis plusieurs mois. Cet hôtel, propriété de la Caisse de dépôt et placement du Québec, a déjà été reconnu coupable à deux reprises de représailles antisyndicales plus tôt cette année pour avoir installé des caméras de surveillance devant le bureau du syndicat et pour avoir suspendu sans cause un vice-président du syndicat.

« Le Reine Elizabeth et la Caisse de dépôt et placement jouent à un jeu dangereux. Ce n’est pas en tapant sans cesse sur les salarié-es et sur le syndicat qu’ils réussiront à mettre fin au conflit. Comment ça se fait que la Caisse ne remette pas le Reine Elizabeth à l’ordre ? Le bas de laine des Québécoises et des Québécois perd des milliers de dollars dans un conflit qui pourrait être évité. Comment se fait-il que la Caisse accepte que le droit de négociation soit bafoué sans réagir ? », questionne Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Le Reine Elizabeth doit lâcher le bâton et négocier

Rappelons que les 600 salarié-es se sont fait mettre en lock-out après avoir rejeté massivement une offre insuffisante de l’employeur. Alors que plus de la moitié des syndicats participant à la ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie a maintenant une entente, le Reine Elizabeth continue de privilégier la ligne dure en refusant d’accorder les gains consentis ailleurs. Le recours aux agences privées et la charge de travail sont des enjeux cruciaux dans cette négociation. Ce lock-out s’ajoute à celui de l’Hôtel Radisson depuis le 1er novembre et à la grève générale illimitée à l’Hôtel PUR de Québec depuis le 13 septembre dernier.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs issus de 29 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leur employeur respectif.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Le prix Pierre-Vadeboncoeur est remis aux chercheures Julia Posca et Anne Plourde

Le jury du prix Pierre-Vadeboncoeur a décerné le prix de l’édition 2024 à deux chercheures, mesdames Julia Posca et Anne Plourde, qui abordent dans leurs essais des questions qui sont en phase avec les conditions de travail des travailleuses et des travailleurs de même que les risques courus par le régime public en santé.

Créé en 2011 et décerné par la Confédération des syndicats nationaux (CSN), ce prix est doté d’une bourse de 5000 $, une somme que chacune des autrices recevra. La centrale syndicale québécoise a voulu ainsi rendre hommage à Pierre Vadeboncoeur, qui y a milité durant 25 ans et qui est considéré comme l’un des plus importants essayistes québécois. Les lauréates reçoivent leurs prix à l’occasion du Conseil confédéral qui se réunira à Rivière-du-Loup le 4 décembre. C’est la secrétaire générale Nathalie Arguin qui remettra les prix aux lauréates. Le conseil rassemble environ 200 délégué-es des fédérations et des conseils centraux affiliés à la CSN

Ce prix souligne la qualité d’un essai produit par une autrice ou un auteur québécois et édité par une maison d’édition québécoise. Une quinzaine de maisons ont soumis plus d’une cinquantaine d’essais cette année.

Le jury, composé de l’ex-présidente de la CSN Claudette Carbonneau, de Catherine Ladouceur, professeure de littérature française au Cégep de Sherbrooke et de Dahlia Namian, professeure à l’Université d’Ottawa et lauréate de l’édition 2023, a voulu de la sorte récompenser les autrices dont les œuvres se révèleront très utiles pour l’action syndicale et la défense du modèle québécois en santé.

Dans son essai Travailler moins ne suffit pas, madame Julia Posca soulève avec une grande clarté un ensemble de questions touchant le monde du travail : temps supplémentaire, cumul d’emplois, conciliation travail-famille. Elle pose finalement le constat suivant : il ne suffit pas de travailler moins pour retrouver un équilibre de vie. C’est, en quelque sorte, toute l’organisation du travail qui est remise en cause.

De son côté, madame Anne Plourde, dans son essai Santé inc., déconstruit de façon magistrale tous les mythes sur lesquels on construit l’idée que le privé, même à titre complémentaire, serait une option acceptable pour offrir des soins à la population. Il est urgent, à son avis, de déprivatiser le système de santé. La CSN a justement lancé cet automne une vaste campagne de mobilisation sur le thème Pas de profit sur la maladie. Plusieurs milliers de militantes et de militants se sont d’ailleurs réunis à Trois-Rivières pour appuyer ce mouvement.

Ces deux essais ont été publiés chez Écosociété.

Une mention spéciale a été accordée à Ordures ! Journal d’un vidangeur, de Simon Paré-Poupart paru chez Lux éditeur.

Depuis sa création, le prix Pierre-Vadeboncoeur a été décerné à huit essais écrits par des autrices et à sept essais écrits par des auteurs.

Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Aérospatiale Devtek–CSN

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 27 novembre 2024, le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Aérospatiale Devtek–CSN a été accrédité pour représenter :

Tous les salarié-es au sens du Code du travail, à l’exception des préposé-es au travail technique et de génie, des employé-es de bureau et de celles et ceux exclus par la loi.

C’est grâce aux victoires syndicales de la CSN dans le secteur de l’aéronautique que les travailleuses et travailleurs d’Aérospatiale Devtek ont fait le choix de se joindre au mouvement à la suite de leur période de changement d’allégeance syndicale. Ce nouveau syndicat se joint aux autres syndicats de l’aéronautique à la CSN afin de continuer à bâtir un secteur fort et combatif.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Mobilisation des syndicats de l’enseignement contre l’austérité caquiste

Les personnes déléguées syndicales de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) manifestent dans les rues du centre-ville de Montréal ce midi pour dénoncer l’austérité caquiste qui est imposée aux réseaux de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Le cortège de quelque deux cents personnes en provenance des quatre coins de la province demande au gouvernement de changer de cap afin d’assurer la pérennité d’une formation de qualité pour la population québécoise jeune et moins jeune. Les manifestantes et manifestants portent d’ailleurs le carré bleu, symbole d’opposition aux compressions et de soutien à celles et ceux qui tiennent les réseaux à bout de bras.

« L’austérité – parce qu’il faut bien la nommer – frappe partout actuellement. Quand on gèle les embauches, quand on stoppe des projets d’infrastructures alors que des bâtiments tombent en ruines, quand on cesse d’acheter des livres et quand on refuse des inscriptions faute d’espace ou de laboratoires, c’est de l’austérité qui évoque, hélas, les années Couillard », rappelle Benoît Lacoursière, président de la FNEEQ–CSN.

Le vrai coût des baisses d’impôt
Maintenant que le gouvernement écrit son budget à l’encre rouge, comme le confirme la dernière mise à jour économique, il impose une révision majeure des programmes destinés à répondre vraiment aux besoins de la population.

« Lorsque le gouvernement Legault a accordé plus de trois milliards de dollars en chèques-cadeaux aux contribuables avant les élections, il a caché l’impact dévastateur de cette mesure fiscale sur les services publics, qui profitent pourtant grandement à ce même électorat. Lorsqu’il fait des choix politiques douteux, comme dépenser plus d’un milliard dans l’entreprise étrangère Northvolt, ou qu’il s’engage dans un “irréversible” troisième lien Québec/Lévis scientifiquement et financièrement irresponsable, ce sont de très importantes sommes d’argent qui échappent à nos écoles, nos cégeps et nos universités », analyse Benoît Lacoursière.     

Ces décisions de la CAQ paraissent insensées et incohérentes dans un contexte de vétusté des bâtiments, de pénurie de ressources et de croissance de la population étudiante. En effet, faut-il rappeler l’avis de la Vérificatrice générale du Québec déplorant que les deux tiers des bâtiments des cégeps soient en mauvais état ? Faut-il marteler l’importance de bien intégrer les nouvelles et nouveaux arrivantes, alors que le gouvernement ferme les classes de francisation ? Faut-il expliquer qu’un établissement d’enseignement ne peut remplir son mandat sans les personnels de soutien et professionnel ?

« Au plus bas dans les sondages, ce gouvernement a perdu toute crédibilité, conclut Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). D’ici la fin de son mandat, il doit s’assurer que les deniers de l’État financent les services publics et non les intérêts d’une clique fortunée qui n’a que faire du bien-être collectif. »

À propos

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) parle au nom de 85 % des profs de cégep et de 80 % du personnel chargé de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 46 cégeps, 47 établissements privés et 12 universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec et constitue l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe plus de 100 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, répartis au sein de quelque 400 syndicats à Montréal, à Laval, à Eeyou Istchee Baie James et au Nunavik. 

Le Reine Elizabeth met ses salarié-es en lock-out

Les salarié-es de l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth se sont fait mettre en lock-out ce matin après avoir rejeté massivement une offre insuffisante de l’employeur. Alors que plus de la moitié des syndicats participant à la ronde de négociation coordonnée a maintenant une entente, le Reine Elizabeth continue de privilégier la ligne dure.Lire la suite →

La CSN salue le plan de Québec pour un meilleur accès à l’avortement

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) accueille favorablement le plan d’action gouvernemental sur l’accès à l’avortement de la ministre responsable de la Condition féminine, Mme Martine Biron, qui vise à protéger le droit à l’avortement des Québécoises. Ce plan, qui comprend 28 mesures, a officiellement été lancé à 10 h ce matin.

Le Comité de la condition féminine de la CSN a toujours milité, entre autres, pour que les femmes aient le plein contrôle de leur corps. « À cet égard, les militantes de la condition féminine de la centrale syndicale manifestent depuis longtemps pour une plus grande accessibilité à l’avortement et à des méthodes abortives, partout en province. La CSN appuiera certainement les mesures du plan de la ministre Biron qui visent à améliorer et diversifier de tels soins en région », confirme Mme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Les principaux objectifs du plan de Mme Biron, dont l’optimisation de l’accès à l’avortement à l’extérieur de Montréal, la lutte contre la désinformation entourant l’avortement, l’amélioration de l’information au sujet de la contraception et la bonification de la recherche dans le secteur, sont bien entendu encouragés par la CSN et toutes ses constituantes.

Dans le contexte politique actuel des États-Unis, la CSN est rassurée que des mesures concrètes soient mises en place pour éviter que l’accès à l’avortement soit ici menacé. « Le Québec, tout comme le reste du Canada, n’est pas à l’abri de dérapages politiques en matière d’avortement. Nous devons à tout prix protéger ce droit fondamental et inconditionnel des femmes de pouvoir disposer librement de leur corps », conclut Mme Senneville. 

À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 1600 syndicats et regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Prelco-Montréal : Entente de principe adoptée à 96 %

Réunis en assemblée générale aujourd’hui, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Prelco-Montréal (STT de Prelco-Montréal), affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), se sont prononcés en faveur de l’entente de principe convenue avec la partie patronale le 14 novembre dernier. Les travailleuses et les travailleurs étaient en lock-out depuis le 19 juin dernier.

Blocage au niveau des demandes salariales

C’est au niveau des demandes salariales que la négociation a été difficile. Après plusieurs mois de va et vient, la partie syndicale a réussi à obtenir des gains monétaires considérables pour ses membres, soit 21,5% d’augmentation salariale pour une convention de 4 ans et 8 mois. « Les attentes des membres étaient élevées. Nous avons subi des retards salariaux conséquents durant les dernières années et il fallait absolument que nous demeurions solidaires pour remédier à cela » a affirmé Koffi Dramane, président du STT de Prelco-Montréal.

La mobilisation est toujours payante

« Ce long conflit démontre encore une fois que c’est bien la mobilisation et la solidarité entre travailleuses et travailleurs qui peut faire évoluer les choses à la table de négociation. C’est d’ailleurs cette solidarité propre au mouvement CSN qui a permis aux employé-es de Prelco-Montréal de tenir la minute de plus » renchérit Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Kevin Gagnon, président de la FIM-CSN, rappelle que l’employeur a cherché à compliquer tous les aspects de cette négociation. « Les membres du STT de Prelco-Montréal ont tenu bon. Cette entente démontre que peu importe les tactiques employées par la partie patronale, nos membres peuvent toujours compter sur l’appui de la CSN. »

Se faire mettre en lock-out aussi longtemps et se faire priver de son salaire et de ses avantages sociaux n’est pas facile. « Mais comme on l’a vu, se tenir debout n’est pas seulement une question de salaire et de conditions de travail, c’est aussi une question de respect. Nous sommes fiers du courage et de la détermination qu’ont démontré les travailleurs et travailleuses de Prelco-Montréal tout au long de cette lutte. », termine Dominique Daigneault, présidente du Conseil centrale du Montréal métropolitain.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Prelco-Mtl inc. est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN). La FIM-CSN représente plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Austérité avérée: suppressions de postes au CHUM

Bien que le gouvernement de la CAQ se défende d’avoir amorcé une période d’austérité, depuis le printemps 2024, quelque 26 postes de préposé-es aux bénéficiaires et 7 postes d’agentes administratives ont été supprimés au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). Le syndicat des employé-es du CHUM (SECHUM-CSN) confirme que ces coupures ont été imposées dans le cadre des politiques de redressement budgétaire du gouvernement. Il s’associe à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) ainsi qu’à M. Vincent Marissal, porte-parole de Québec solidaire en matière de santé, pour réclamer un rétablissement des postes supprimés ainsi que l’annulation immédiate des politiques de réduction des dépenses en santé et services sociaux.

 

Déshumanisation et augmentation des accidents

Alors que la mission du CHUM est d’être un établissement universitaire de pointe, le personnel ne parvient plus à répondre efficacement aux besoins des patients. « Le ratio de préposée par patient est passé de 4 à 3 sur l’ensemble des unités de soins, incluant l’urgence. On a déjà remarqué une augmentation d’incidents et d’accidents. Par exemple, un usager a chuté et s’est brisé une hanche en allant voir pourquoi personne ne venait quand il sonnait la cloche d’appel. Le personnel en place a de plus en plus de difficulté à nourrir adéquatement les patients et à les mobiliser régulièrement, augmentant ainsi les risques de dénutrition et de déconditionnement physique. Le gouvernement semble oublier que ce sont des êtres humains dont on s’occupe », de dénoncer Anick Mailhot, présidente du SECHUM–CSN.

 

Un contexte d’austérité qui encourage le secteur privé

Ces mesures d’austérité créent des brèches dans notre réseau public dans lesquelles s’immisce le secteur privé. « En rendant le réseau public de moins en moins accessible, le gouvernement prend la population en otage. Cela crée des conditions où les services privés apparaissent, à tort, comme des alternatives viables, voire nécessaires, alors qu’en fait ils coutent beaucoup plus cher à l’ensemble de la société », d’affirmer Carole Duperré, vice-présidente pour le secteur public de la FSSS–CSN.

Pour Dominique Daigneault, présidente du CCMM–CSN : « Cette situation de coupes dans les services publics est malheureusement loin d’être unique.  La réduction de personnel et de services se propage à vitesse grand V un peu partout dans la grande région de Montréal. L’austérité est là, le gouvernement ne peut plus le nier et ces mesures affecteront le bien-être de milliers de gens si on les laisse faire. »

 

Plus de cadres pour palier la surcharge de travail et à la détresse du personnel

« Ces coupures ont un impact profond et dévastateur sur les conditions de travail des employé-es. Le personnel est épuisé, tant physiquement que mentalement, ce qui mène à des risques accrus de burn-out. En réponse, le CHUM a créé trois nouveaux postes de cadre pendant la même période. Or, les gestionnaires utilisent une approche autoritaire et punitive pour gérer la situation, contribuant ainsi à un climat de travail stressant et peu attractif. Ce faisant, le ministre Dubé renie sa promesse d’être un employeur de choix », poursuit Anick Mailhot, présidente du SECHUM–CSN.

« La CAQ peut jouer sur les mots, le personnel du réseau de la Santé et les patients ne sont pas dupes : les coupes sont bien réelles et elles font mal, en plus de mettre la population en danger. La population de Montréal et les travailleuses du réseau peuvent compter sur les députés de Québec solidaire. Nous continuerons le combat contre cette austérité qui fait des ravages », de compléter Vincent Marissal, député de Rosemont et responsable pour Québec solidaire du dossier santé.

Pour le SECHUM–CSN, la FSSS–CSN, le CCMM–CSN ainsi que pour Québec Solidaire, il est essentiel que le gouvernement cesse de mettre en œuvre des politiques d’austérité qui fragilisent le réseau public et adopte plutôt des mesures qui le renforcent pour qu’il puisse continuer à offrir des soins de qualité à tous les citoyen-ne-s, indépendamment de leur capacité de payer.

 

À propos

Le syndicat des employé-es du CHUM affilié à la CSN compte près de 5 100 membres. Il est appuyé dans ses revendications par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte plus de 145 000 membres dans les secteurs public, parapublic et privé, dont plus de 120 000 dans le réseau public de la santé et des services sociaux, partout au Québec, et ce, dans toutes les catégories de personnel. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN représente tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte 400 syndicats affiliés représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’emplois.

Vote de grève à 92 % à l’École de technologie supérieure (ÉTS)

Les chargé-es de cours de l’ÉTS ont voté à 92 % pour renouveler leur mandat de grève en y ajoutant 20 périodes supplémentaires à exercer au moment jugé opportun. Cela s’additionne aux 15 premières périodes de grève utilisées avant ce vote du 26 octobre.

Ils exercent aujourd’hui une vingt-deuxième période de grève en raison de la lenteur des négociations qui ont commencé en 2022 !

« La volonté de changement est très grande, on demande plus de respect et de reconnaissance de notre employeur. Nos membres ne vont pas se contenter de changements cosmétiques à nos conditions de travail. Il faudra plus d’ouverture de la direction générale », soutient Alain Régnier, président du Syndicat des chargé-es de cours de l’École de technologie supérieure.

Les enjeux principaux encore à régler sont :

  1. Salaire qui doit tenir compte de l’augmentation du coût de la vie ;
  2. Ajout de mesures de sécurité d’emploi pour les personnes chargé-es de cours
  3. Réduction de la taille des groupes-cours.

« Plusieurs représentant-es de syndicats de chargé-es de cours de partout au Québec sont présents aujourd’hui pour soutenir leurs collègues de l’ÉTS et sont solidaires de leurs revendications. Il est temps pour l’ÉTS de régler la négociation », soutient Christine Gauthier, vice-présidente de la FNEEQ–CSN.

« Les membres du syndicat sont déterminé-es à se faire respecter. La seule voie possible pour accélérer la négociation est de poursuivre et d’intensifier la mobilisation. Nous sommes solidaires de leur lutte et nous les soutiendrons jusqu’au bout! », affirme Dominique Daigneault, présidente du CCMM–CSN.

« La CSN est derrière les chargé-es de cours de l’ÉTS avec son Fonds de défense professionnelle soutenu par 330 000 membres et la solidarité de toutes les composantes de la CSN », ajoute Yvan Duceppe, trésorier et membre de l’exécutif de la CSN.

À propos 

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations.

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 37 000 membres en enseignement supérieur, à savoir les professeur-es de 45 cégeps et 12 collèges privés, ainsi que des chargé-es de cours, tuteurs et tutrices et étudiantes et étudiants salariés dans onze universités québécoises.

 

Le gouvernement ne respecte pas ses engagements

Quatre mois après la signature de la convention collective du secteur public du réseau de la santé et des services sociaux, et plus de dix mois après la signature de l’entente sur l’équité salariale pour le personnel de bureau et de l’administration, le gouvernement se dit incapable de respecter les délais qu’il a lui-même demandés quant aux ajustements salariaux ainsi qu’aux versements des sommes dues. La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) de même que la Fédération des professionnèles (FP–CSN) demandent au gouvernement de respecter ses engagements et de payer les sommes dues.

Les retards dont il est question concernent les ajustements de salaire, dont certains auraient dû avoir lieu à la fin mai 2024, notamment pour les adjointes et adjoints à la direction, adjointes et adjoints à l’enseignement universitaire ainsi que pour les acheteurs et acheteuses. L’application des différentes primes d’inconvénients et de milieux, telles que négociées dans notre convention collective, n’est toujours pas effective. On comprend également qu’il y a des incapacités à attribuer le heures supplémentaires en fonction des clauses nouvellement négociées, de même que l’autogestion des horaires et sa prime associée, sans oublier le versement de l’équité salariale, qu’entre autres les agents et agentes administratives classe 3 et 4 attendent depuis 14 ans! Les orthoptistes, quant à eux, attendent le versement de leur équité salariale depuis le mois de décembre 2023.

Pour Carole Duperré, vice-présidente de la FSSS–CSN pour le secteur public, ça serait un minimum que le gouvernement donne l’heure juste sur la situation. « Le gouvernement s’est engagé à verser ces sommes à des dates convenues, mais on constate qu’il est incapable de le faire. Il devrait au moins assumer l’odieux de la situation en rendant l’information officielle. Quand les travailleuses et travailleurs seront-ils payés? Nous voulons des réponses. »

En plus d’être incapable de tenir parole et de ne pas l’assumer publiquement, la faute est rejetée sur les firmes privées de gestion de paie. « On dirait que le gouvernement n’a pas fait ses vérifications ou envoyé de mot d’ordre aux firmes privées de paie afin que ces ententes soient mises en application. C’est vraiment préoccupant de constater que lorsque ça va mal, le gouvernement se déresponsabilise et rejette la faute sur les compagnies privées. Et en même temps, il prétend que la solution aux problèmes du réseau de la santé c’est d’avoir recours au privé! Ça augure mal pour la suite » de lancer Carole Duperré.

« On est à même de constater ici les effets pervers de la privatisation dans le réseau de la santé et des services sociaux », renchérit Jessica Goldschleger, présidente de la FP–CSN. « Le gouvernement est complètement dépendant de firmes privées pour la gestion de la paie et quand ces entreprises ne livrent pas la marchandise, il est démuni de tout levier d’action et il perd le contrôle sur la gestion de son propre réseau. Nos membres se sont battus bec et ongles pour ces conditions de travail que nous avons négociées de bonne foi en s’attendant à ce que le gouvernement respecte ses engagements. »

« Les travailleuses et travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux sont en colère. Certaines attendent le versement de leur équité salariale depuis maintenant 14 ans, imaginez les sommes que cela représente! Tous ces retards ont un impact majeur sur ces travailleurs et travailleuses essentiels, surtout à la suite de cette période d’augmentation du coût de la vie. Encore une fois, ce sont principalement des femmes qui sont laissées à la traine » de poursuivre Katie Chamberland-Langlois, représentante du personnel de bureau, techniciens et professionnels de l’administration à la FSSS–CSN.

« De plus, le gouvernement devra verser 5 % supplémentaire en frais de retard aux travailleuses. Mais ce 5 %, ce sont les contribuables qui devront le payer. Cela représente des millions de dollars pour pallier l’incapacité du gouvernement à respecter ses engagements. Après quoi, la CAQ va dire que le réseau de la santé et des services sociaux coûte trop cher! C’est prendre les gens pour des valises » de conclure Carole Duperré.

« On va se le dire, les travailleuses et travailleurs ont mené une lutte importante afin d’obtenir ces gains. S’il le faut, nous la poursuivrons afin qu’ils puissent recevoir ce qui leur est dû. Le gouvernement doit respecter ses engagements! » de terminer les représentantes syndicales.

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN) compte plus de 145 000 membres dans les secteurs public, parapublic et privé, dont plus de 120 000 dans le réseau public de la santé et des services sociaux, partout au Québec, et ce, dans toutes les catégories de personnel. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux. La FSSSCSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Prelco–Montréal : offre finale rejetée à 92 % par les travailleuses et travailleurs

Réunis en assemblée générale pour voter sur l’offre finale présentée par la partie patronale, les travailleuses et les travailleurs de Prelco à Montréal ont voté à 92 % contre celle-ci envoyant ainsi un message fort à leur vis-à-vis : non à l’appauvrissement !

Une offre insuffisante
Après plusieurs mois en lock-out, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Prelco-Mtl inc. ont reçu hier une offre salariale finale qui se chiffrait à 17 % sur 4 ans et 8 mois. Cette offre demeure loin des demandes de la partie syndicale et de règlement qu’ont obtenu plusieurs syndicats similaires. « Nos demandes sont raisonnables. On demande un rattrapage salarial pour pallier l’inflation qu’on a toutes et tous subie et une augmentation salariale qui nous aidera à regagner et préserver notre pouvoir d’achat », a lancé Koffi Dramane, président du syndicat. « L’employeur pensait qu’on était divisé et qu’il pouvait nous offrir des miettes et espérer semer la division dans nos rangs. Aujourd’hui, on lui a envoyé un message fort : on est unis et on le restera tant et aussi longtemps qu’on n’aura pas les augmentations salariales qu’on mérite ».

Un employeur méprisant
Depuis le début du conflit, la direction de Prelco à Montréal a démontré un manque de respect et d’appréciation remarquable envers ses employé-es. « La partie patronale préfère dépenser des sommes colossales en ayant recours à des cabinets d’avocats et à des firmes de sécurité. Le fait qu’elle ait mis en lock-out ses employé-es au premier signe de résistance de leur part démontre clairement qu’elle ne comptait pas prendre au sérieux les demandes de ses vis-à-vis », affirme François Enault, premier vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). En effet, les travailleuses et les travailleurs de Prelco à Montréal ont eu droit à un traitement assez unique. Dès le déclenchement du lock-out, l’employeur s’est empressé d’embaucher des gardes de sécurité afin de « protéger » son usine et son terrain contre ses propres employé-es. « En plus de les traiter comme des bandits, ajoute Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), l’employeur a cherché à plaider tous les aspects du conflit. La partie patronale veut clairement brimer la solidarité et leur faire plier le genou. En mettant sur la table une offre finale comme celle-ci, la direction voulait semer la division encore une fois. Eh bien, ils ont échoué. Les membres du STT de Prelco-Mtl inc. ont clairement affirmé qu’ils sont unis et qu’il est temps que l’employeur comprenne que c’est en mettant sur la table des offres dignes de ce nom qu’ils arriveront à une entente ».

Rappelons que les travailleuses et les travailleurs de Prelco à Montréal sont en lock-out depuis le 19 juin dernier et que l’offre patronale finale demeure loin des demandes légitimes présentées par le syndicat. « La CSN appuie les travailleuses et les travailleurs de Prelco à Montréal qui luttent pour se faire respecter. Les tactiques de l’employeur pour semer la division ne fonctionnent pas et nous continuerons à appuyer nos membres aussi longtemps qu’il le faudra. L’employeur a peut-être déclenché le lock-out mais les travailleuses et travailleurs retourneront au travail sous leurs propres conditions et pas une minute avant » a déclaré Dominique Daigneault, présidente du conseil central Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Prelco-Mtl inc. est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN). La FIM–CSN représente plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Grèves possibles des Autobus La Montréalaise

Réunis en assemblée générale ce 28 octobre au soir, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Montréalaise–CSN (STTALM–CSN) et du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Montréalaise–Division Montréal (STTALM–DM–CSN) ont respectivement adopté à 96 % et à 95 %, par voie de scrutin secret, deux mandats de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, à déclencher au moment jugé opportun. Les deux divisions de La Montréalaise sont situées à Laval et à Montréal et sont toutes deux la propriété de Transport scolaire Sogesco.

« Pour nous, les dernières offres de Sogesco à la table de négociation nous indiquent que sa haute direction poursuit sa stratégie visant à appauvrir durablement ses salarié-es pour s’en mettre plein les poches. Alors que les deux divisions ont récemment perdu sept routes à cause des bris de service liés au manque de chauffeuses et chauffeurs, l’employeur persiste à offrir des conditions salariales qui ignorent complètement cette question. Rappelons que Sogesco est la championne québécoise des bris de service et il est clair que ses problèmes d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre à cause des bas salaires offerts vont perdurer avec de telles offres », souligne Carole Laplante, présidente du secteur transport scolaire de la FEESP–CSN.

« Dans le transport scolaire, Sogesco n’est pas reconnue pour respecter ses salarié-es, ni les élèves et encore moins les parents. En septembre dernier, L’IRIS a dévoilé une étude qui souligne clairement leur rendement moyen de 15,5 % de 2014 à 2023, soit près du double de ce que Deloitte estime raisonnable : le cabinet de conseils, loin des luttes syndicales, juge qu’un rendement moyen de 8 % avant impôt est de mise dans ce secteur où le financement public est garanti. Nous finançons donc collectivement ce rendement de près du double, à 100 % par nos taxes, sans aucun risque de leur part, avec les bris de service en prime puisque Sogesco est aussi la championne des conflits de travail dans ses négociations », ajoute Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« Depuis l’automne 2022, Sogesco reçoit environ 25 % de plus sur chaque contrat signé avec le CSSDM, ce qui gonfle considérablement ses revenus. Le gouvernement l’a dit plus d’une fois, une part de cet argent doit aller aux chauffeuses et chauffeurs afin de garantir le service aux élèves et aux parents. Pour sa part, dès 2022, la haute direction de Sogesco a touché des augmentations de 114 907 $, de 114 770 $ et de 66 187 $, ce qui a porté les salaires annuels des deux plus hauts dirigeants à plus d’un demi-million de dollars. Résumons qu’avec de l’argent public, Sogesco a grassement enrichi ses dirigeants, tout en offrant des miettes à celles et ceux qui les enrichissent », conclut Josée Dubé, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

À propos

Les deux unités du STTALM–CSN comptent environ 50 membres sans contrat de travail depuis le 30 juin 2023. La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Amazon encore déboutée par le Tribunal

Dans une décision rendue hier, le Tribunal administratif du travail (TAT) rejette le recours constitutionnel intenté par Amazon ainsi que sa demande de révocation de la décision d’accréditation émise à la suite de la demande de syndicalisation des employé-es de l’entrepôt DXT4, à Laval.

Rappelons que le 10 mai dernier, le TAT reconnaissait le caractère représentatif du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Amazon Laval–CSN pour représenter les 230 employé-es de DXT4. Avant même la reconnaissance du syndicat par le TAT, Amazon avait annoncé son intention de contester la constitutionnalité des pouvoirs de l’agente du tribunal à reconnaître ce caractère représentatif, tout en contestant par la suite la façon dont l’enquête avait été menée par celle-ci.

« À leur face même, les motifs qu’avance Amazon pour tenter d’annuler la décision d’accréditation reposent sur de simples soupçons, des suppositions ou du ouï-dire », écrit la juge Irène Zaïkoff dans sa décision. Elle rejette sans nuance la contestation constitutionnelle d’Amazon, de même que sa demande de révocation de la décision d’accréditation.

« Nous sommes très satisfaits de cette décision », se réjouit la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Les propos de la juge Zaïkoff sont très clairs : la liberté d’association des travailleuses et des travailleurs, ça ne concerne qu’eux-mêmes. Amazon ne peut s’immiscer dans ce droit constitutionnel à la syndicalisation. »

« Il est désolant de voir Amazon multiplier les tactiques pour empêcher la syndicalisation de ses employé-es, poursuit la présidente de la CSN. C’est la deuxième fois en quelques mois que le Tribunal déboute Amazon. La multinationale doit comprendre que si elle veut faire des affaires au Québec, elle doit respecter les lois et les institutions québécoises. Et si ce n’est pas naturel dans l’empire de Jeff Bezos, la CSN sera là pour faire valoir les droits des travailleuses et des travailleurs de l’entreprise. »

 

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les 230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, c’est en grand nombre que les salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré. La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Les employé-es d’Amazon DXT4 dénoncent l’intransigeance de la multinationale

Les employé-es d’Amazon DXT4, à Laval, effectuent aujourd’hui du piquetage symbolique devant leur lieu de travail. Après bientôt quatre mois de négociation, les employé-es du seul entrepôt syndiqué au Canada déplorent l’absence d’avancées en vue d’établir une première convention collective avec la multinationale.

« Jusqu’à maintenant, la direction d’Amazon n’a pas voulu s’engager sur quelque clause de convention que ce soit, malgré nos nombreuses propositions, souligne le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Amazon Laval–CSN, Félix Trudeau. Les employé-es sont tannés d’être sous-payés par rapport aux autres entrepôts. Nous avons un taux d’accidents de travail extrêmement préoccupant. Nous voulons du progrès à la table de négociation, nous voulons une première convention collective, voilà pourquoi nous sommes dans la rue aujourd’hui ! »

Les employé-es de DXT4 sont par ailleurs outrés de ne pas avoir reçu les augmentations salariales annuelles accordées au personnel des autres entrepôts d’Amazon dans la région de Montréal. Alors que ces derniers ont droit, depuis le 29 septembre dernier, à une augmentation de 1,50 $ l’heure, la direction refuse de l’accorder aux employé-es de DXT4 – ce qui constitue une pratique antisyndicale, plaide la CSN dans un recours juridique entrepris en vertu de l’article 59 du Code du travail.

À la table de négociation, les employé-es de DXT4 demandent un salaire de 26 $ l’heure à l’embauche. Ils gagnent actuellement entre 20 et 21,50 $ l’heure. À titre de comparaison, la moyenne du salaire des commis d’entrepôt syndiqués à la CSN avoisine les 28 $ l’heure.

« On sait très bien qu’Amazon a amplement les moyens de mieux payer ses employé-es, déclare la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Dominique Daigneault. L’heure des augmentations de salaire discrétionnaires, c’est terminé : Amazon doit s’asseoir à la table de négociation et négocier sérieusement. »

Près d’un travailleur sur deux victime d’un accident

Les enjeux de santé et de sécurité au travail sont également au cœur du projet de négociation des employé-es de DXT4.

« Depuis le début de l’année 2024, selon les chiffres fournis par l’employeur lui-même, 126 accidents de travail ont eu lieu à DXT4, rappelle le vice-président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette. Quand c’est rendu que près de la moitié des employé-es, en moyenne, se blessent au travail en moins d’un an, il devient évident que la prévention en milieu de travail est déficiente chez Amazon. »

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les 230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, c’est en grand nombre que les salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré. La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Pour vraiment protéger tout le monde, de la tête aux pieds

La Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail de la CSN se déroulera à nouveau sous le thème Pour vraiment protéger tout le monde, de la tête aux pieds, du 20 au 26 octobre 2024.

« Les lois en matière de santé et de sécurité du travail (SST) ont changé en octobre 2021 et un régime intérimaire offrant des mécanismes de prévention (comité paritaire de SST, programme de prévention et nomination d’une représentante ou d’un représentant à la SST) a été déployé dans nos milieux de travail. La CSN a contribué aux travaux de la CNESST en défendant l’intérêt de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs, que ces personnes soient syndiquées ou non, déclare Caroline Senneville, présidente de la CSN. Les travaux se terminent sous peu et toute atteinte à ces mécanismes de prévention et de participation permanents nécessitera l’approbation du conseil des ministres. Il nous faut donc demeurer vigilants et persister dans nos demandes afin de nous assurer que le règlement à venir soit bel et bien adopté pour vraiment protéger tout le monde, de la tête aux pieds. »

La Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail 2024 sera à nouveau l’occasion d’inviter les travailleuses et les travailleurs à exercer leur pouvoir d’action et de négociation en matière de SST et de leur rappeler leurs responsabilités et leurs obligations dans ce domaine.

« La CSN invite ses syndicats affiliés à rappeler aux employeurs l’importance de la prévention. Trop souvent, les problèmes vécus par les travailleuses et les travailleurs découlent d’une organisation du travail déficiente, d’un milieu de travail inadéquat ou encore d’un manque de considération de certains gestionnaires. Nous continuons donc à insister sur l’importance fondamentale des mécanismes de prévention, qui sont actuellement insuffisants pour changer la situation. Depuis toujours, notre objectif consiste à obtenir un régime de santé-sécurité du travail qui nous ressemble et qui permet aux représentants en SST d’accompagner les travailleuses et les travailleurs dans l’exercice de leurs droits, d’inspecter et d’enquêter dans les milieux de travail afin de presser les employeurs d’agir », de conclure Chantal Ide, 1re vice-présidente et responsable politique du dossier SST du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

Du 20 au 26 octobre 2024, lors de la Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail (https://www.csn.qc.ca/sst/semaine-sst-2024/), la CSN réitère l’importance de revendiquer des mécanismes de prévention, de les intégrer dans les conventions collectives et d’agir rapidement afin d’éliminer les dangers à la source.

 À propos

Le CCMM–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Les employé-es d’Amazon DXT4 enclenchent leurs moyens de pression

Insatisfaits de l’absence d’avancées dans leur négociation avec Amazon, les employé-es de l’entrepôt DXT4, à Laval, ont déclenché ce matin des moyens de pression. C’est à l’unanimité qu’ils ont obtenu un tel mandat au terme d’une série d’assemblées générales tenues cette semaine.

Après trois mois de négociation, aucune clause de convention n’a pu être conclue : l’employeur refuse chaque texte qui lui est soumis, y compris les définitions les plus anodines, déplore le syndicat.

Les employé-es sont par ailleurs outrés de ne pas avoir reçu les augmentations salariales annuelles accordées au personnel des autres entrepôts d’Amazon dans la région de Montréal. Alors qu’ils ont droit, depuis le 29 septembre dernier, à une augmentation de 1,50 $ l’heure, la direction de l’entrepôt DXT4 de Laval – le seul à être syndiqué au Canada – se drape de la négociation actuelle pour expliquer un tel refus.

« Amazon nous manque de respect, déplore le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Amazon Laval–CSN, Félix Trudeau. Ça fait trois mois que la négociation a commencé et rien n’a bougé. À la table de négociation, on nous dit essentiellement qu’Amazon ne veut aucun changement. Pourtant, c’est une des compagnies les plus riches au monde. Les personnes qui permettent à Jeff Bezos d’engranger des milliards méritent des conditions de travail sécuritaires et un salaire décent. »

« C’est clair qu’Amazon cherche à pénaliser les travailleuses et les travailleurs pour avoir exercé leur droit à la syndicalisation, affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Nous avons fait valoir à l’entreprise que son obligation de maintenir les conditions de travail à la suite de la syndicalisation, prévue au Code du Travail, incluait le versement des augmentations annuelles sans que cela ne prédispose du résultat de la négociation. Des avis ont été envoyés, des recours juridiques ont été entrepris, mais malgré cela, Amazon s’obstine à vouloir punir les employé-es de DXT4 et décourager la syndicalisation de ses autres entrepôts », ajoute-t-elle.

 

Près d’un travailleur sur deux victime d’un accident

Les enjeux de santé et de sécurité au travail sont au cœur du projet de négociation des employé-es de DXT4.

Depuis le début de l’année 2024, 117 accidents de travail ont eu lieu à DXT4, selon les chiffres fournis par la direction de l’entrepôt. C’est donc près de la moitié des employé-es, en moyenne, qui ont subi un tel accident.

Les salaires figurent également parmi les enjeux soulevés à la table de négociation. Alors que les employé-es de DXT4 gagnent actuellement entre 20 et 21,50 $ l’heure, la moyenne du salaire des commis d’entrepôt syndiqués à la CSN avoisine les 28 $ l’heure.

 

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du Tribunal administratif du travail (TAT) pour représenter les 230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, c’est en grand nombre que les salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré. La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Les inspecteurs d’exo en moyens de pression à compter d’aujourd’hui

Insatisfaits de la lenteur de leur négociation, les inspecteurs du réseau de transport exo, sur la Rive-Sud, la Rive-Nord et sur l’île de Montréal, entament aujourd’hui des moyens de pression. Délaissant l’uniforme, les membres du syndicat porteront jusqu’à nouvel ordre le pantalon de camouflage en appui à leur comité de négociation.

Les questions de santé et de sécurité au travail sont au cœur de la négociation. Le syndicat déplore qu’un nombre de plus en plus élevé de patrouilles en solo soient mises à l’horaire, alors que celles-ci se font habituellement en équipe de deux.

Les questions de santé et de sécurité au travail sont au cœur de la négociation. Le syndicat déplore que les patrouilles soient maintenant effectuées en solo plutôt qu’en équipe de deux – un risque accru pour la sécurité des inspecteurs, surtout lors d’appels à risques et d’opérations de contrôle.

Pour le syndicat, l’importante baisse d’effectifs observée au cours des derniers mois n’est pas étrangère à cette situation problématique.

« Il y a de moins en moins d’inspecteurs pour couvrir le réseau exo », témoigne David Sacolax, président du Syndicat des inspecteurs du réseau de transport métropolitaine–CSN. « Au cours des dernières années, le nombre d’inspecteurs est passé de 75 à moins de 25. L’employeur ne fait rien pour pourvoir les postes laissés vacants, ce qui cause un problème de sécurité réel. Encore récemment, nos inspecteurs sont tombés sur une arme à feu, chargée. Les patrouilles solos, ça nous met en danger, c’est évident. »

La convention collective des inspecteurs d’exo est échue depuis le 31 décembre 2023. La négociation reprend aujourd’hui. Une dizaine de séances ont eu lieu jusqu’à maintenant.

Le Syndicat des inspecteurs du réseau de transport métropolitaine–CSN compte 23 membres. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Forte de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Une cinquième entente adoptée

Les règlements s’enchaînent dans l’hôtellerie, alors qu’une cinquième entente a été adoptée à l’Hôtel Faubourg de Montréal. Ces ententes, qui sont acceptées en moyenne à 93%, comprennent de nombreux gains pour améliorer les salaires et les conditions de travail.Lire la suite →

Grève des chargé-es de cours : l’ÉTS doit passer à la vitesse supérieure

Le Syndicat des chargé-es de cours de l’École de technologie supérieure–CSN déclenche aujourd’hui une première grève pour tenter d’arriver à une entente après deux ans de négociation, sans résultat notable. Cette première grève perlée pourra être suivie de 14 autres séquences, lesquelles sont déjà approuvées par les membres pour une utilisation au moment jugé opportun.

« Nos membres sont à bout de patience. Nous voulons maintenant travailler sur les enjeux prioritaires pour les membres : le salaire et la sécurité d’emploi », soutient Alain Régnier, président du Syndicat des chargé-es de cours de l’École de technologie supérieure. Ce dernier trouve incompréhensible que l’ÉTS n’ait pas encore de mandat pour l’aspect financier de la négociation.

Un nouveau dépôt de la partie syndicale a eu lieu hier et une autre séance de négociation est prévue le 30 septembre pour permettre à l’ÉTS de réagir et de faire avancer la négociation. À défaut, le syndicat déclenchera d’autres périodes de grève ciblées sur certaines plages horaires de façon à exercer le plus de pression possible.

« L’ÉTS est l’une des deux seules universités sur les onze syndicats de chargé-es de cours affiliés à la FNEEQ à ne pas avoir réglé avec ses chargé-es de cours dans la ronde de négociation amorcée il y a plus de deux ans. Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ronde de négociation, il serait à peu près temps que l’ÉTS passe à la vitesse supérieure », ajoute Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

« Montréal est une ville universitaire. L’ETS doit en prendre acte et reconnaître la contribution des chargé-es de cours qui y travaillent. En ce sens, les membres du syndicat sont déterminés à se mobiliser pour se faire respecter et ils pourront compter sur l’appui de la CSN tout au long de leur lutte », ajoute Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN).

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations. La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) regroupe quelque 37 000 membres en enseignement supérieur, à savoir les professeur-es de 45 cégeps et 12 collèges privés, ainsi que des chargé-es de cours, personnes tutrices et étudiant-es salarié-es dans onze universités québécoises.

 

 

Une première entente de principe qui trace la voie au Hilton Laval

Après des mois de mobilisation exemplaire des salarié-es, une première entente est adoptée dans la 11e ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie. Rassemblés en assemblée générale le 23 septembre, les salarié-es du Hilton Laval ont voté à 89% en faveur de l’entente de principe intervenue le 20 septembre dernier.Lire la suite →

La mobilisation monte d’un cran dans l’hôtellerie

Plusieurs avancées se font aux tables et la mobilisation s’accentue dans la négociation coordonnée de l’hôtellerie alors que plus de 1000 travailleuses et travailleurs sont en conflit. Pour arriver rapidement à des ententes, les hôteliers doivent en mettre plus sur la table.

Les salarié-es de l’Hôtel PUR de Québec et du Bonaventure de Montréal ont déclenché des grèves générales illimitées, respectivement vendredi et dimanche derniers. Les travailleuses et les travailleurs du Reine Elizabeth ont déclenché une nouvelle grève surprise le 19 septembre. Les salarié-es du Hilton Laval sont en grève les 19 et 20 septembre. De leur côté, les syndiqué-es du Marriott Château Champlain ont été mis en lock-out par leur employeur jusqu’au 1er octobre prochain et se feront entendre d’ici à leur retour au travail.

Loin de s’essouffler, le mouvement de grève prend de l’ampleur dans la 11e ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie CSN, qui regroupe cette année 30 hôtels québécois et plus de 3500 travailleuses et travailleurs. Si plusieurs des demandes communes sont réglées à certaines tables de négociation, le salaire reste l’enjeu central à arracher.

« Le mouvement de grève fait progresser les négociations aux différentes tables. On commence à sentir que le fruit est mûr à certains endroits et c’est pour ça qu’il faut continuer de maintenir la pression sur les hôteliers : pour obtenir des ententes le plus rapidement possible », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Télétravail : le pari de 600 professionnel-les de l’Université Concordia porte fruit

Après sept jours de grève, les 600 membres du Syndicat des employé-e-s professionnel-le-s de l’Université Concordia–CSN (SEPUC–CSN) ont adopté une entente de principe à 91 % lors d’une assemblée générale hier. Au terme d’un bras de fer d’un an avec l’employeur au sujet de l’inclusion de l’encadrement du télétravail dans la convention collective, le syndicat a finalement obtenu une amélioration importante des conditions de travail hybride.

« Ce résultat est le fruit d’une mobilisation sans relâche de nos membres qui se sont battus non seulement pour une meilleure conciliation travail-vie personnelle, mais aussi pour léguer de meilleures conditions de travail aux futures générations de professionnel-les diplômé-es de notre université », explique Shoshana Kalfon, présidente du SEPUC–CSN.

En juin 2023, la moitié des membres du syndicat ont été touchés par une décision arbitraire de leur employeur qui les ramenait à une journée de travail hybride par semaine. Le résultat des négociations garantit désormais aux membres concernés par cette décision un minimum de 30 % de télétravail sur une période de deux semaines. Pour les employé-es qui bénéficiaient déjà d’un plus grand nombre de jours de télétravail, la nouvelle convention collective met également fin aux décisions arbitraires de la direction.

« Pendant un an, l’Université Concordia a maintenu une position anachronique qui empêchait le syndicat d’aborder le sujet du travail hybride dans ses négociations. La CSN se réjouit que la direction soit revenue à la raison car le travail hybride est là pour rester dans les milieux professionnels », explique Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

« La mobilisation du syndicat a permis d’obtenir des gains auxquels il aurait autrement dû renoncer. Les membres peuvent être fiers de s’être tenus debout et d’avoir exercé leur droit de grève pour la première fois dans l’histoire de leur syndicat », poursuit Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN).

« N’oublions pas que l’encadrement du travail hybride dans la convention collective est une base sur laquelle on pourra s’appuyer pour les négociations futures. Le syndicat a ouvert une porte qui ne se refermera pas de sitôt », conclut Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèles–CSN (FP–CSN).

À propos de la CSN

Composée de plus de 1 600 syndicats, la CSN représente près de 330 000 travailleuses et travailleurs répartis dans huit fédérations et treize conseils centraux régionaux, principalement au Québec. La Fédération des professionnèles (FP–CSN) compte quelque 8 000 membres à travers le Québec, œuvrant dans une multitude de secteurs. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN regroupe tous les membres de la CSN de la grande région de Montréal, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Syndicat des travailleuses et travailleurs des industries manufacturières–CSN | Subaru des Sources

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 20 août 2024 le Syndicat des travailleuses et travailleurs des industries manufacturières–CSN été accrédité pour représenter :

Tous les directeurs financiers et commerciaux

Le département des ventes du concessionnaire automobile Subaru des Sources avait rejoint les rangs de la CSN il y a plusieurs années. Cependant, les directrices et directeurs financiers qui n’ont de directeur que le nom de leur titre d’emploi était exclu de l’unité d’accréditation. Ils viennent eux aussi d’adhérer au STTIM afin d’avoir un levier de négociation face à l’employeur, notamment pour limiter l’utilisation de la sous-traitance. L’employeur n’avait qu’un seul projet en tête, faire régresser leurs conditions de travail. Il trouvera la CSN sur son chemin!

Cette nouvelle section sera affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière au Conseil central du Montréal métropolitain de et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Syndicat des travailleuses et travailleurs des industries manufacturières–CSN – Total lubrifiants Canada

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 2 mai 2024, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des industries manufacturières–CSN – Section Total lubrifiants Canada a été accrédité pour représenter :

« Tous les salariés au sens du Code du travail à l’exception des employés de bureau, des vendeurs et de ceux automatiquement exclus par la loi. »

Les salarié-es ont décidé de se syndiquer afin d’obtenir de meilleures conditions de travail. Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Négociations dans l’hôtellerie : la CSN promet un automne chaud

Pour la deuxième fois ce mois-ci, 2 600 travailleuses et travailleurs débraient pour une journée de grève nationale dans les régions de Montréal, Québec et Sherbrooke. Les perturbations surprises affectent la dernière longue fin de semaine de l’été.

« Nous espérions ne pas en venir là, mais la situation l’oblige. Nous sommes témoins d’une tentative patronale de casser le mouvement de mobilisation que les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie ont bâti depuis quelques mois », explique David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN.

Cette semaine seulement, trois hôtels montréalais ont été mis en lockout, soit l’Hôtel Bonaventure, l’Hôtel Marriott Château Champlain et le Double Tree by Hilton Montréal. La journée de grève fait suite à celle tenue le 8 août dernier par les travailleuses et les travailleurs de l’industrie hôtellerie.

« Plutôt que mettre des efforts à négocier, les employeurs préfèrent fermer des services comme le restaurant de l’hôtel, offrir des gratuités aux clients insatisfaits, bloquer les réservations de chambres et se priver ainsi de revenus substantiels. Ils essaient clairement d’épuiser les travailleurs et la mobilisation ! » ajoute le vice-président.

« La CSN a tout tenté pour arriver à des ententes de principe. Nous avons tenu 46 rencontres de négociation au cours des trois dernières semaines, sans résultat. Les employeurs se lancent la balle et attendent tous qu’un autre fasse une concession. Résultat? La moitié des tables de négociation sont toujours sans offre salariale de l’employeur ! » s’exclame Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN.

« Ces derniers jours, cinq syndicats se sont dotés d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Partout, les syndicats sont prêts à poursuivre la mobilisation cet automne, nous venons d’ailleurs de déposer cinq plaintes pour le recours illégal à des briseurs de grève au Fairmont Reine Elizabeth, au Bonaventure et au Marriott Château Champlain » conclut M. Valiquette.

Dans l’industrie hôtelière, la saison estivale fait place à celle des événements d’affaires et des banquets, lesquels génèrent une part importante des revenus annuels.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN
La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

La rentrée universitaire compromise à Concordia

Au terme de près d’un an de négociations infructueuses, les 600 membres du Syndicat des employé-e-s professionnel-le-s de l’Université Concordia (SEPUC–CSN) seront en grève à la rentrée scolaire, laquelle est prévue le 3 septembre, compromettant ainsi le début de l’année académique de près de 50 000 étudiants.

Pendant l’hiver, le syndicat a entamé un processus de conciliation avec l’université en raison de l’absence de progrès à la table de négociation sur la question du télétravail. Il y a quelques semaines, le syndicat s’est doté d’un mandat de grève de deux semaines dans l’espoir d’en arriver à une entente avec l’Université Concordia. Jusqu’à présent, l’employeur n’a pas bougé sur sa position, refusant même d’aborder le sujet du télétravail lors des réunions de négociation.

Les membres du syndicat occupent une variété de postes essentiels au bon déroulement de la rentrée, notamment ceux de conseiller, d’analyste en enseignement, en finances, en technologies de l’information et en communications, ainsi que de coordonnateur, de psychologue, d’infirmière, etc.

« En ce moment, l’accès au travail hybride est inéquitable au sein de l’université. Nous souhaitons adopter un cadre qui permettrait d’éviter toute forme d’injustice et  aussi garantir  aux employé-es professionnel-les qu’elles et ils pourront effectuer une partie de leur travail à la maison », explique Shoshana Kalfon, présidente du Syndicat des employé-e-s professionnel-le-s de l’Université Concordia (SEPUC–CSN).

« Il faut trouver une solution qui tienne compte des besoins des étudiants, de l’université et des employé-es professionnel-les. De nos jours, le télétravail est la norme pour de nombreux professionnels », explique Kathrin Peter, vice-présidente de la Fédération des professionnèles–CSN (FP–CSN).

« Nous espérons que l’employeur entendra le syndicat haut et fort. Nos membres veulent négocier pour éviter les conséquences négatives sur la population étudiante, mais ils seront prêts à faire la grève s’il le faut », conclut Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN).

Il est intéressant de noter que dans son plan d’action climatique 2024, l’université indique encourager ses employé-es à travailler à distance afin de réduire son empreinte carbone liée aux déplacements domicile-travail. Le syndicat s’explique plutôt mal comment l’université concilie cette volonté avec sa position à la table de négociation.

À propos de la CSN

Composée de plus de 1 600 syndicats, la CSN représente près de 330 000 travailleuses et travailleurs répartis dans huit fédérations et treize conseils centraux régionaux, principalement au Québec.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) compte quelque 8 000 membres à travers le Québec, œuvrant dans une multitude de secteurs. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN regroupe tous les membres de la CSN de la grande région de Montréal, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Travailleurs étrangers temporaires : silence radio sur des conditions de travail souvent inhumaines

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est consternée de voir que le premier ministre François Legault fait une annonce importante sur l’immigration temporaire, mais ne mentionne pas une seule fois la question des conditions de travail trop souvent déplorables auxquelles ces personnes font face.

« Les immigrants temporaires à bas salaire du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) représentent une frange extrêmement vulnérable de notre société. Ils ne peuvent faire valoir leurs droits et vivent sous la menace permanente de perdre leur permis de travail et de se faire renvoyer dans leur pays d’origine », souligne Caroline Senneville, présidente de la CSN. « C’est d’autant plus odieux que l’encre du rapport final du rapporteur spécial de l’ONU, qui qualifiait le PTET de terrain fertile à l’esclavage contemporain, est à peine sèche », ajoute-t-elle.

La CSN est favorable à un resserrement des exigences auprès des employeurs qui recrutent des travailleuses et des travailleurs étrangers temporaires, mais juge que l’annonce de François Legault de ce matin est de la poudre aux yeux. « On veut faire porter la responsabilité de la crise de logement, du manque de personnel et de ressources dans les services publics et de la précarisation du français à Montréal à environ 3500 immigrants temporaires », poursuit la présidente de la centrale.

Dans une majorité des professions où le moratoire ne s’appliquera pas, les employeurs continueront de n’avoir aucune obligation de recruter localement et ils n’auront pas de plafond de recrutement de travailleurs issus du PTET. Ainsi, dans ces cas, un employeur peut recruter toute sa main-d’œuvre par le biais du PTET.

Les besoins de main-d’œuvre ne doivent pas servir d’excuse pour brimer les droits et la dignité humaine. « Pour la CSN, une chose est claire : il est primordial d’abolir une bonne fois pour toutes les permis de travail fermés, de permettre l’accès à la résidence permanente et de faire porter aux employeurs leur juste part de responsabilité dans la recherche et l’embauche de la main d’œuvre locale », conclut madame Senneville.

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire–CSN – Section Projets Autochtones du Québec

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 11 juin 2024, le Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire–CSN, section Projets Autochtones du Québec a été accrédité pour représenter :

« Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail, à l’exclusion des technicien-nes aux comptes recevables, des analystes de données, des assistant-es communications, des adjoint-es exécutives et du département des ressources humaines. »

Les travailleurs de PAQ sont très dévoués aux communautés qu’ils appuient. Cependant, ils sont souvent incapables de rester longtemps au sein de l’organisation en raison du fort taux d’épuisement professionnel. Ils ont donc décidé de se syndiquer pour obtenir de meilleures conditions de travail pour eux-mêmes, mais également pour améliorer la qualité des services qu’ils fournissent aux communautés que l’organisation soutient.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Syndicat des résidentes et résidents et internes de la Faculté de médecine vétérinaire–CSN

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 4 juin 2024 le Syndicat des résidentes et résidents et internes de la Faculté de médecine vétérinaire–CSN a été accrédité pour représenter :

Toutes les étudiantes et étudiants inscrits à l’Université de Montréal, salarié-es au sens du Code du travail du Québec, occupant les fonctions de cliniciennes et cliniciens résidents et internes de la Faculté de médecine vétérinaire.

Ces 65 salarié-es étudiant-e-s de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal ont choisi d’adhérer à la CSN plutôt que ceux de l’AFPC (qui représente les autres salarié-es étudiant-e-s de l’UdeM) pour améliorer leurs conditions de travail, notamment leurs salaires qui n’ont pas augmenté depuis plus de 6 ans.

Ce syndicat est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec, au Conseil central du Montréal métropolitain et à la Confédération des syndicats nationaux.

Négociation dans l’hôtellerie: le mouvement de grèves surprises s’amplifie

Le mouvement de grèves surprises s’amplifie dans le secteur de l’hôtellerie. Ce matin, les 350 salarié-es de l’hôtel Doubletree à Montréal ont annoncé un débrayage de 5 h 30 à 23 h 30 et les quelque 100 travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Faubourg Montréal terminent à 8 h ce matin une grève de 24 h. Les 600 employé-es de l’hôtel Reine Elizabeth étaient aussi en grève hier.

« Ces grèves surprises qui s’enchaînent les unes après les autres démontrent la détermination des travailleuses et des travailleurs à se faire entendre et respecter. Ces démonstrations renouvelées de la mobilisation et de la solidarité des salarié-es de l’hôtellerie envoient un message clair aux employeurs : ils doivent négocier sérieusement », observe Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

« Ce mouvement de grèves surprises ne cessera pas magiquement. Il est appelé à prendre encore plus d’ampleur si les employeurs ne mettent pas la pédale sur le gaz de la bonne volonté de négocier. Il n’en tient qu’à eux », conclut Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

 

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Nouveau mandat de grève pour les travailleuses et travailleurs de l’hôtel Reine Elizabeth

Les 600 travailleuses et travailleurs de l’hôtel Reine Elizabeth se sont dotés d’un nouveau mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Le mandat, voté dimanche après-midi en assemblée générale, a été adopté à la hauteur de 95% par les membres du syndicat et pourra être utilisé au moment jugé opportun.

Après avoir déclenché une série de grèves surprises et une journée de grève nationale aux côtés des autres syndicats de l’hôtellerie présentement en négociation, le syndicat espère maintenant que la menace d’une grève de plus grande envergure fasse débloquer les négociations avec l’employeur.

« Cette semaine, notre équipe de négociation sera à pied d’œuvre pour obtenir une entente et éviter la grève. Dès aujourd’hui, nous ferons des contre-propositions à l’employeur, notamment en ce qui a trait à la formation, aux agences de placement et à la charge de travail », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

« Avec notre mandat de grève d’un côté et les nouvelles contre-propositions de l’autre, nous nous donnons tous les moyens pour obtenir une entente de principe rapidement. Nous espérons une réponse sérieuse de l’employeur, autrement nous n’aurons d’autre choix que d’exercer d’autres séquences de grèves ou même la grève générale illimitée », poursuit Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

Après la journée de grève nationale tenue par 23 syndicats affiliés à la CSN le 8 août dernier, le syndicat du Reine Elizabeth a déclenché une succession de grèves surprises et a utilisé les trois derniers jours de son mandat de grève vendredi, samedi et dimanche.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Trois grèves surprises dans des hôtels à Montréal

Deux jours après une grève nationale de 24 heures, plus de 1000 travailleuses et travailleurs de l’hôtellerie tiennent une grève surprise à Montréal : 600 à l’hôtel Reine Elizabeth, 350 au Marriott Château Champlain et une centaine à l’hôtel Hyatt Place Montréal – Downtown. Pour le Reine Elizabeth, il s’agit de la troisième journée de grève depuis jeudi.

« L’employeur doit se rendre à l’évidence : la seule façon d’éviter les mouvements de grève et d’arriver à une résolution rapide du conflit de travail est de négocier véritablement. Les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie sont déterminés à se faire respecter », déclare Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

« Si les dirigeants de ces trois hôtels n’avaient pas encore mesuré la mobilisation des salarié-es, ils n’auront pas d’autre choix que de commencer à comprendre !  Aujourd’hui, 1000 travailleuses et travailleurs sont en grève. C’est sans compter l’appui des 330 000 membres de la CSN ! », termine Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

Monsieur Valiquette et Madame Ide seront présents avec les grévistes du Hyatt Place Montréal – Downtown ce matin.

 

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Grève surprise à l’hôtel Reine Elizabeth

Au lendemain d’une journée de grève nationale et à l’approche des festivités de la fierté, les 600 travailleuses et travailleurs de l’hôtel Reine Elizabeth ont débrayé pour une journée supplémentaire de grève surprise.

« Avec l’employeur, c’est un pas en avant, deux pas en arrière. Il est temps qu’il démontre du sérieux à la table de négociation et qu’il favorise une résolution rapide du conflit de travail », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN), qui rappelle du même souffle que la Caisse de dépôt et placement du Québec, la CDPQ, est propriétaire de l’établissement.

« L’employeur doit prendre la mesure du sérieux et de la mobilisation des travailleuses et travailleurs du Reine Elizabeth. Toute la force des 330 000 membres de la CSN est de leur côté », poursuit Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

 

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

 

Une grève nationale pour obtenir la juste part des profits du secteur hôtelier

Plus de 2 600 travailleuses et travailleurs de l’hôtellerie issus d’une vingtaine d’hôtels de Montréal, Québec et Sherbrooke sont en grève aujourd’hui. Cette première journée nationale de grève montre l’ampleur de la détermination des salarié-es à obtenir de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires.

Les travailleuses et les travailleurs revendiquent notamment des augmentations salariales de 36 % sur quatre ans pour combler la perte du pouvoir d’achat liée à l’inflation, une bonification des vacances et des assurances et une protection contre une ingérence éventuelle des employeurs en cas de modification de la législation régissant les pourboires. Si cette grève ne permet pas d’obtenir des avancées rapidement aux tables de négociation, d’autres journées de perturbations sont à prévoir.

« Les hôteliers ne pourront pas faire la sourde oreille éternellement. On voit bien que les journées de grève les déstabilisent. Chaque fois qu’on retourne au travail, c’est le bordel dans les hôtels. S’ils veulent rapidement passer à autre chose, ils savent ce qu’ils ont à faire. Pour que les grèves cessent, ça prend de bons salaires et des avancées aux tables de négociation », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

« Le secteur hôtelier a connu une relance extrêmement rapide, tout ça grâce aux femmes et aux hommes qui accueillent la clientèle chaque jour. Les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie savent que s’ils veulent améliorer leur vie au travail, il n’y aura pas de cadeau de la part de leur employeur. C’est pour cette raison qu’ils sont en action tout l’été », de conclure Caroline Senneville, présidente de la CSN.

 

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Prelco : les lock-outés devant le siège social à Rivière-du-Loup

En lock-out depuis 7 semaines, les 95 travailleuses et travailleurs de Prelco de Montréal manifestent cet après-midi à Rivière-du-Loup, devant le siège social de l’entreprise spécialisée dans la fabrication de vitrages commerciaux.

 « Nous manifestons devant le siège social de Prelco car l’employeur refuse de négocier avec nous. En plus de nous avoir mis en lock-out depuis sept semaines et d’avoir recours à des briseurs de grève, Prelco refuse de nous donner des dates de négociation. Mais notre détermination ne s’affaiblit pas. C’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui », affirme Koffi Dramane, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Prelco-Mtl–CSN.  

Sans convention collective depuis le 31 janvier 2024, les travailleuses et les travailleurs exigent que l’employeur revienne à la table de négociation. « La seule manière de mettre fin à ce conflit est d’avoir une bonne convention collective. Et pour cela, l’employeur doit agir de bonne foi en revenant à la table de négociation, en mettant fin au lock-out et en cessant d’avoir recours aux scabs. Les salarié-es sont déterminés à se faire respecter », termine Jérémy Temes-Dubé, vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN). 

En solidarité avec les salarié-es en lock-out, des militantes et des militants du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN ainsi que la présidente, Pauline Bélanger, sont présents sur place. Ramatoulaye Diallo, trésorière du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), a aussi fait le voyage jusqu’à Rivière-du-Loup en solidarité avec les lock-outés.

 

À propos de la CSN 

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Prelco est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN). La FIM–CSN représente plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec. 

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.  

Nouvelle grève surprise dans deux hôtels montréalais

Plus de 400 travailleuses et travailleurs de l’hôtel Hyatt Place Montreal Downtown et de l’hôtel DoubleTree ont débuté une grève de 36 heures pour que les hôteliers leur concèdent des gains aux tables de négociation.

Il s’agit d’un quatrième débrayage à survenir dans le cadre de la 11e ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie CSN qui regroupe cette année 30 hôtels québécois et plus de 3500 travailleuses et travailleurs. Cette première séquence de grève pour ces deux hôtels montréalais, appartenant à Artifact Group, montre que le mouvement prend de l’ampleur. Plus tôt aujourd’hui, la CSN annonçait une première journée nationale de grève de l’hôtellerie le 8 août prochain.

« Les hôteliers se félicitent entre eux pour les profits records qu’ils font actuellement. Ils sont sur toutes les tribunes pour dire à quel point l’été est bon pour eux. Mais tout d’un coup, ils n’ont plus une cenne quand ils se présentent aux tables de négociation. Tant qu’ils ne comprendront pas qu’ils doivent partager les profits avec les travailleuses et les travailleurs, le mouvement de grève va continuer de grandir », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

« Les hôteliers devraient comprendre que c’est tout à leur avantage de reconnaître les efforts de leurs employé-es en réglant rapidement les négociations », poursuit Arianne Carmel-Pelosse, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

« Tout le monde qui a récemment fréquenté des hôtels au Québec peut témoigner à quel point ça coûte cher. Le prix des chambres a littéralement explosé. Les hôteliers ont eu leur relance : c’est au tour des travailleuses et des travailleurs de passer à la caisse », conclut Nathalie Arguin, secrétaire générale de la CSN.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

 

Amazon sommée de cesser d’entraver les activités syndicales

Dans une décision sans équivoque rendue hier, le Tribunal administratif du travail (TAT) exige qu’Amazon cesse de s’ingérer dans les affaires syndicales et ordonne à l’entreprise de n’émettre aucune déclaration, de ne publier aucun message ayant pour but ou pour effet de critiquer, de dénigrer la campagne de syndicalisation ni de questionner l’utilité d’un syndicat.

Le juge ordonne à Amazon de retirer et détruire toutes les affiches antisyndicales que l’entreprise utilisait jusqu’à maintenant dans ses installations. Le juge Henrik Ellefsen précise que ces messages «  prennent la forme de mises en garde en interpellant les salariés sur des sujets sensibles, clairement de nature à les inquiéter sur les conséquences possibles d’adhérer à un syndicat  ».

De plus, le TAT ordonne à Amazon d’afficher la décision et de la transmettre par courriel à tous les salarié-es de l’entrepôt de Lachine, celui visé par la plainte présentée par le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Amazon Montréal–CSN, le 2 juin 2023.

Notons également que le juge ordonne à Amazon de verser au syndicat la somme de 10 000 $ pour dommages moraux ainsi que 20 000 $ à titre de dommages punitifs. Le juge écrit : « En l’espèce, puisque l’atteinte illicite aux droits du syndicat a clairement été commise de façon intentionnelle par Amazon, le Tribunal est d’avis que le paiement de dommages punitifs doit être ordonné, afin que ce dernier réalise que ce comportement doit cesser. »

Victoire importante

« Il s’agit d’une victoire importante pour le droit de tous les salarié-es à joindre librement un syndicat, se réjouit le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr. Même s’ils travaillent pour un géant comme Amazon, les Québécoises et les Québécois ont le droit fondamental de se réunir pour négocier leurs conditions de travail. Les travailleuses et les travailleurs ne doivent pas céder aux campagnes de peur antisyndicales : la CSN sera toujours là pour défendre leurs droits. »

À propos

Rappelons que la CSN représente déjà les près de 250 salarié-es de l’entrepôt d’Amazon à Laval en quête d’une première convention collective. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et parapublic, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Un recours aux briseurs de grève inacceptable chez Prelco

En plus d’avoir mis ses employé-es en lock-out, l’entreprise Prelco a été pointée du doigt pour le recours à des briseurs de grève. Pour la CSN, la seule manière de mettre fin à ce conflit est de convenir d’une bonne convention collective.

Dans une décision du Tribunal administratif du travail rendue le 26 juillet dernier, l’entreprise spécialisée dans la fabrication de vitrages commerciaux s’est vue ordonner de cesser le recours à deux briseurs de grève. Cette ordonnance de sauvegarde vient confirmer les soupçons du syndicat sur le recours aux briseurs de grève. Sans convention collective depuis le 31 janvier 2024, les près de 90 travailleurs et travailleuses de Prelco à Montréal sont en lock-out depuis le 19 juin 2024.

« Tout ce qu’on veut, c’est le respect. On réclame des augmentations salariales qui tiennent compte de l’inflation. Nous voulons améliorer nos conditions de travail pour continuer de pratiquer notre métier longtemps. Avec son lock-out et le recours aux scabs, l’employeur ne fait rien pour trouver une solution au conflit », déplore Koffi Dramane, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Prelco-Montréal–CSN.

« Plutôt que de jouer au hors-la-loi en utilisant des briseurs de grève, Prelco devrait se mettre au travail pour relancer la négociation », poursuit Ramatoulaye Diallo, trésorière du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

« Les dirigeants de Prelco doivent bien réfléchir à leurs actions. Après le conflit, il y a aura des relations de travail à maintenir. En agissant comme ils le font actuellement, ils devront travailler fort pour regagner la confiance des travailleurs et des travailleuses. L’employeur doit changer de ton rapidement parce que les salarié-es sont déterminés à se faire respecter », conclut Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Prelco est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIMCSN). La FIM-CSN représente plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Produits Deschamps : des saveurs d’antisyndicalisme

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) lance aujourd’hui un vaste mouvement en faveur de la réintégration immédiate de six travailleuses et travailleurs mis à la porte par Produits Deschamps dans une tentative de briser le syndicat en place, lequel a été accrédité en avril 2024 par le Tribunal administratif du travail (TAT).

L’entreprise s’est départie de près de la moitié de ses travailleurs en quelques mois, dont leurs deux représentants élus, confiant ensuite l’ouvrage à des salarié-es d’une agence de placement de personnel. Les salarié-es de Produits Deschamps, entreprise située à Longueuil, sont tous issus de l’immigration.

Produits Deschamps est un important importateur de produits alimentaires latino-américain, qu’on retrouve notamment dans les commerces spécialisés en saveurs latines. C’est pourquoi quelques militantes et militants de la CSN ont choisi la Plaza Saint-Hubert pour mener une première opération de sensibilisation auprès de la clientèle des Produits Deschamps.

« L’antisyndicalisme n’a pas sa place au Québec, dénonce le secrétaire-trésorier du Conseil central de la Montérégie–CSN, Dany Chamberland. Ces travailleuses et travailleurs n’ont fait qu’exercer leurs droits en formant un syndicat. Aujourd’hui, on lance un signal très clair : en s’en prenant à ses 13 salarié-es, c’est un mouvement de 330000 membres que Produits Deschamps trouvera sur son chemin ».

« Nous sommes convaincus que c’est possible de construire des relations de travail civilisées chez Produits Deschamps, poursuit le trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN) Michel Valiquette. Ça commence évidemment par les réintégrations des six salarié-es. En nous assoyant ensemble, nous saurons trouver le moyen d’assurer de bonnes conditions de travail, tout en permettant à l’entreprise de poursuivre sa croissance. »

« Notre plan de match prévoit plusieurs étapes, poursuit Dany Chamberland. Nous allons faire connaitre largement les agissements de la direction de Produits Deschamps. Notre souhait le plus cher, c’est que nous puissions rapidement voir les travailleurs être réintégrés et repartir à neuf pour établir de saines relations de travail ».

À propos
Les travailleuses et les travailleurs de Produits Deschamps sont membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du commerce–CSN, affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) et au Conseil central de la Montérégie–CSN.

Les travailleuses et travailleurs du Festival Fantasia adoptent l’entente de principe à 100 %

Grâce à l’exercice de la grève, les travailleuses et les travailleurs du Festival Fantasia sont parvenus à obtenir leur première convention collective. Rassemblés en assemblée générale le 16 juillet, ils ont voté à l’unanimité en faveur de l’entente de principe intervenue le 12 juillet dernier.

La persévérance et la mobilisation exemplaire des employé-es auront porté ses fruits et forcé l’employeur à entendre les revendications des travailleuses et des travailleurs. Avec cette première convention collective, ils obtiennent de nombreux gains, parmi lesquels :

  • La reconnaissance du statut de salarié et des avantages associés ;
  • La détermination de seuils de salaires minimums pour chaque catégorie d’emploi, de même que des augmentations salariales pour 2024 variant entre 3 % et 22 % ;
  • L’acquisition de neuf journées fériées rémunérées ;
  • L’obtention de vacances annuelles allant jusqu’à cinq semaines après sept ans de services continus ;
  • L’ajout d’un minimum de deux journées de maladie rémunérées et d’un maximum de dix journées rémunérées, peu importe le nombre d’heures travaillées au cours du mois.

Le syndicat de Fantasia, de même que celui de la Fondation Québec Cinéma et celui du Festival du nouveau cinéma (FNC) ont maintenant obtenu une première convention collective. Ils font tous partie du Syndicat des employé-es de l’événementiel–CSN.

« Il aura fallu nous tenir debout jusqu’à la toute fin pour réussir à obtenir des gains importants venant freiner notre précarité. Avec cette première convention collective, on place les jalons pour améliorer nos conditions de travail », lance Justine Smith, qui fait partie du comité de négociation du Syndicat des employé-es de l’événementiel–CSN, section Fantasia.

« C’est maintenant le troisième grand festival syndiqué à la CSN qui obtient une convention collective. Le signal est clair : les travailleuses et les travailleurs de l’événementiel s’organisent et ils veulent améliorer leur sort », explique Annick Charette, présidente de la FNCC–CSN.

« Les travailleuses et les travailleurs du milieu culturel suivent attentivement ce qui se passe actuellement. Souhaitons qu’ils soient nombreux à joindre les rangs de la CSN pour mettre un terme à la précarité dans ce milieu », de conclure David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN.

À propos de Fantasia

Fondé en 1996, le festival Fantasia célèbre cette année sa 27e édition. Avec un public estimé depuis 2016 à plus de 100 000 visiteurs, il a contribué à populariser des films indépendants « anti-Hollywood » de genres aussi divers que la science-fiction, le fantastique, la comédie ou le film d’action. Le festival a fait connaitre de nouveaux talents venus du monde entier.

À propos de la FNCC–CSN

La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé dans l’ensemble des régions du Québec.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

Grève au festival de films Fantasia

Les travailleuses et travailleurs du festival de films Fantasia sont en grève aujourd’hui afin d’amener l’employeur à considérer sérieusement les enjeux mis de l’avant à la table de négociation où il peine à offrir le salaire minimum à la soixantaine d’employé-es de l’édition 2024 du festival.

« Fantasia veut maintenir notre statut de pigiste pour le festival de cette année, même si nous sommes syndiqués depuis septembre 2023. Le manque de préparation de l’employeur depuis près d’un an à la table de négo est extrêmement décevant », affirme Justine Smith, qui fait partie du comité de négociation du Syndicat des employé-es de l’événementiel–CSN, section Fantasia.

Un piquet de grève est donc en place aujourd’hui le 11 juillet en face des bureaux du 1550 boulevard De Maisonneuve Ouest, à Montréal. Le syndicat de Fantasia, comme deux autres syndicats de festivals, celui de La Fondation Québec Cinéma et celui du Festival du nouveau cinéma (FNC) qui eux ont déjà conclu leurs premières conventions collectives font partie du Syndicat des employé-es de l’événementiel-CSN

Le syndicat souhaite conclure une entente de principe à la table de négociation dans les meilleurs délais afin de bonifier les conditions de travail actuelles des employé-es syndiqué-es et ainsi éviter que la grève se poursuive pendant le festival qui débute le 18 juillet. D’autres jours de grève pourraient donc suivre la semaine prochaine si les pourparlers n’avancent pas de façon satisfaisante. Les membres du syndicat avaient voté à l’unanimité pour cinq jours de grève à exercer au moment opportun en juin dernier.

Un mouvement dans le milieu culturel

« Comme beaucoup de travailleurs du monde culturel, les employé-es de l’événementiel souhaitent se syndiquer parce qu’ils et elles revendiquent de meilleures conditions de travail nommément d’être reconnus comme des travailleurs à part entière et être rémunérés pour toutes les heures travaillées, comme tout le monde qui doit payer son loyer et son épicerie. Et, cessez d’être traités comme de simples pigistes desquels on peut toujours exiger plus de travail pour une même somme forfaitaire initiale », constate Annick Charette, présidente de la FNCC-CSN.

« La CSN tient à défendre les droits des travailleuses et travailleurs du milieu culturel qui ont trop longtemps été laissés à eux-mêmes avec des conditions de travail très inégales, précaires et parfois même illégales. Le salaire minimum est déjà nettement insuffisant. On lutte pour l’augmenter de façon importante. C’est inconcevable de penser que certains n’obtiennent même pas 15, 75 $ l’heure », ajoute François Enault, 1er vice-président de la CSN.

À propos de Fantasia

Fondé en 1996, le festival Fantasia célèbre cette année sa 27e édition. Avec un public estimé depuis 2016 à plus de 100 000 visiteurs, il a contribué à populariser des films indépendants « anti-Hollywood » de genres aussi divers que la science-fiction, le fantastique, la comédie ou le film d’action. Le festival a fait connaitre de nouveaux talents venus du monde entier.

À propos de la FNCC-CSN

La FNCC-CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de près de 1 600 syndicats, elle défend plus de 330 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité et prend part à plusieurs débats de fond de la société québécoise pour une société plus solidaire, démocratique, équitable et durable.

Les travailleuses et travailleurs de Prelco en lock-out

Après avoir rompu les discussions à la table de négociation, l’employeur a décidé de mettre en lock-out les travailleuses et travailleurs de Prelco, une entreprise spécialisée dans la fabrication de verre et de produits de vitrage pour bâtiments commerciaux et industriels.

 Dans le cadre de la présente négociation, les employé-es revendiquent notamment des augmentations annuelles en montants fixes, des augmentations du nombre de journées de congé et des améliorations de leurs conditions de travail. Toutefois, ce que l’employeur propose à ses employé-es demeure loin de répondre à leurs besoins. À ce jour, la dernière offre de l’employeur est de 15,5 % sur 6 ans.

 « Ce n’est pas en offrant des miettes à ses travailleurs et travailleuses que l’employeur va améliorer son offre de service. On est en 2024 où un nombre important de travailleuses et travailleurs au Québec ont souffert d’une baisse de leur pouvoir d’achat à cause de l’inflation » a déclaré Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).  

 Les travailleurs et travailleuses de Prelco ont subi une perte de pouvoir d’achat d’environ 5 %.  En ce sens, l’offre de l’employeur ne permettrait même pas à ses employé-es de rattraper le retard salarial actuel.

 « Avec son offre, l’employeur propose de nous appauvrir. On veut une convention collective de 4 ans, des salaires décents et une amélioration de nos conditions de travail. On n’acceptera rien de moins » a déclaré Koffi Dramane Koffi, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Prelco–CSN.

 « Nous sommes toutes et tous solidaires des membres du syndicat de Prelco qui sont en lutte pour se faire respecter. La CSN mettra à leur disposition toutes les ressources nécessaires, notamment notre fonds de grève, pour leur permettre d’arriver à une entente favorable » a assuré la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Dominique Daigneault.

 À retenir :

 Le 19 juin dernier, la direction de Prelco a mis ses 95 employé-es en lock-out. La convention collective étant échue depuis le 31 janvier 2024, une douzaine de séances de négociation ont eu lieu, les dernières en présence d’un conciliateur.

 À propos :

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Prelco est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIMCSN). La FIM-CSN représente plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec.

Syndicat des travailleuses (eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN | CPE Biscuit

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 6 mai 2024 le Syndicat des travailleuses (eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN a été accrédité pour représenter :

« Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail »

Plusieurs raisons ont convaincu les travailleuses de ce CPE d’adhérer à la CSN. Notamment, l’absence de transparence au niveau de la gestion des finances et l’utilisation des budgets pour le matériel pédagogique, un processus de traitement des plaintes pour harcèlement psychologique vicié et un favoritisme à l’endroit de travailleuse proche de la direction. La convention collective qu’elles négocieront leur permettra enfin de faire entendre leur voix grâce aux comités qui prévoient une participation des travailleuses dans l’administration du CPE.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Syndicat des chauffeuses et chauffeurs de berline Transco–CSN

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 15 avril 2024, le Syndicat des chauffeuses et chauffeurs de berline Transco–CSN a été accrédité pour représenter :

« Tous les chauffeurs de berlines, salariés au sens du Code du travail, à l’exclusion des employés de bureau, et employés de garage. »

Ce groupe de chauffeuses et chauffeurs de berline basé à Montréal-Nord dessert les écoles du Centre de services scolaire de la Pointe-de-l’Île et du English Montreal School Board. Les raisons de se syndiquer étaient nombreuses. Notamment, des salaires très bas nécessitant d’avoir un second emploi, impossibilité de bénéficier des congés de maladie prévus aux normes du travail, difficulté à être payés pour l’ensemble des heures travaillées et nombreux enjeux de santé et sécurité liés aux catégories d’élèves qu’ils transportent.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Birks–CSN

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 14 mai 2024, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Birks–CSN a été accrédité pour représenter :

Tous les salariés occupant le poste de valet-portier et occupant le poste de réceptionniste-auditeur de nuits.

Comme leurs collègues des 60 syndicats de l’hôtellerie à la CSN, les salariés de l’Hôtel Birks ont décidé de miser sur leur expertise et professionnalisme pour obtenir des conditions de travail 5 étoiles. Cette lutte pour le respect s’inscrit dans un contexte post-pandémique où une hausse importante du taux d’occupation de l’hôtel s’accompagne d’une croissance de 67 % du prix moyen d’une chambre. Par cette démarche de syndicalisation, les membres du syndicat lancent un message clair à l’employeur : l’hôtel c’est nous, le respect c’est maintenant !

Il s’agira du premier groupe syndiqué à l’emploi de « Les Hôtels St-Martin inc ». Nous saluons leur détermination et leur courage pour organiser cette campagne dans cet hôtel situé dans l’emblématique lieu abritant la célèbre (et richissime) bijouterie Birks à Montréal.

Ce syndicat s’est affilié à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et à la Confédération des syndicats nationaux.

Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN | CPE L’Oasis des Enfants

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 29 avril 2024, le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN a été accrédité pour représenter :

« Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail. »

Les travailleuses des deux installations du CPE l’Oasis des enfants situé à Montréal-Nord ont fait le choix de rejoindre l’organisation la plus représentative dans le secteur de la petite enfance. Leur patience à l’endroit des agissements inacceptables de la direction du CPE a atteint ses limites! Manque de transparence, favoritisme, non-respect de l’ancienneté ou de la politique des ressources humaines. Les raisons de rejoindre un syndicat CSN pour se faire respecter étaient très nombreuses!

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Les moyens de pression débutent dans l’hôtellerie

En pleine fin de semaine du Grand Prix, la négociation coordonnée de l’hôtellerie passe en mode moyens de pression avec une projection immense sur l’hôtel Ritz Carlton. Réunis cette semaine, les 30 syndicats prenant part à la 11e ronde de négociation coordonnée ont adopté un mandat de moyens de pression alors que l’été s’annonce occupé dans l’hôtellerie.Lire la suite →

Les responsables de service de garde en milieu familial manifestent devant le ministère de la Famille

En pleine négociation avec le gouvernement, les responsables de service de garde éducatif en milieu familial (RSGE) affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) dénoncent les reculs importants proposés par Québec. Ceux-ci fragiliseront davantage ce maillon important des services éducatifs à l’enfance.

« Les offres du ministère de la Famille (MFA) visent essentiellement à “faire plus avec moins” et à “maximiser les services de garde déjà existants” en remettant cette responsabilité sur les épaules des RSGE. Le gouvernement devrait plutôt mettre en place les moyens nécessaires pour parvenir à “optimiser” le réseau », affirme la représentante du secteur des RSGE à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Chantal Racicot.

Le gouvernement propose des augmentations en dessous de la hausse de l’indice des prix à la consommation (IPC). De plus, ces augmentations ne s’appliquent que sur 80 % de la rémunération des RSGE.

Le MFA ne semble pas vouloir combler l’écart salarial entre les RSGE et l’emploi équivalent en centre de la petite enfance (CPE). Toujours dans l’optique de « maximiser les services de garde déjà existants », le gouvernement souhaite un gel des congés octroyés aux responsables.

Il faut rappeler que le ministère s’est fixé des cibles ambitieuses en matière de création de places afin d’accroître l’accessibilité des services de garde comme le souligne la Vérificatrice générale du Québec dans son plus récent rapport à l’Assemblée nationale.

« Les offres du gouvernement ne lui permettront pas d’atteindre ses cibles. En fait, elles auront l’effet contraire, estime la vice-présidente responsable des secteurs privés à la FSSS–CSN, Lucie Longchamp. De notre côté, nous sommes convaincues qu’il faut bonifier les conditions de travail pour favoriser la rétention des RSGE et rendre ce métier attrayant pour la relève. À l’inverse, le ministère souhaite exploiter au maximum les RSGE en place, autant financièrement que dans leurs conditions de travail », ajoute la dirigeante syndicale.

Mécontentement
Le 29 mai dernier, des RSGE de partout en province, des représentantes et représentants de la CSN et du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN ont profité de la tenue d’une séance de négociation pour manifester leur mécontentement devant les bureaux du MFA.

Pour l’instant, les négociations avancent à pas de tortue, avec comme seul gain notable l’ajout du terme « éducatif » dans l’appellation RSGE. « Le gouvernement devra faire plus que ça pour valoriser cette profession essentielle et honorer ses promesses de créations de places pour les familles du Québec », termine la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) constitue l’organisation syndicale la plus importante dans le secteur de la petite enfance. En milieu familial, la fédération représente environ 3 000 responsables en service de garde éducatif (RSGE). Dans les centres de la petite enfance (CPE), elle regroupe 12 500 travailleuses.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Télétravail : 600 travailleuses et travailleurs de Concordia se dotent d’un mandat de grève

Après dix mois de négociation difficile, 600 membres du Syndicat des employé-es professionnel-les de l’Université Concordia (SEPUC–CSN) viennent de se doter d’un mandat de grève de deux semaines à déclencher au moment opportun. Bien que le syndicat souhaite éviter la grève, l’éventuel conflit de travail pourrait mettre en péril la rentrée universitaire de l’automne si les discussions n’avancent pas.

Les membres du syndicat occupent une variété de fonctions au sein de l’Université et sont, notamment, conseillères et conseillers académiques ou aux communications, analystes en finances, en informatique et en communication, ainsi que coordonnatrices et coordonnateurs, psychologues, infirmières et infirmiers, etc. Depuis le début de la négociation, l’Université refuse de discuter de l’encadrement du télétravail.

« Concordia applique le télétravail de façon arbitraire. L’encadrement du télétravail devrait être reconnu comme une condition de travail dans notre environnement professionnel », explique Shoshana Kalfon, présidente du SEPUC–CSN.

Incohérence
Dans son plan d’action climatique 2024, l’Université stipule pourtant qu’elle encourage ses employé-es à avoir recours au télétravail pour diminuer leur empreinte carbone liée aux déplacements. Le syndicat ne s’explique pas comment l’employeur peut concilier cette posture avec sa position de négociation.

« Concordia traite le télétravail comme un privilège qu’il peut retirer en tout temps à ses employées et employés, cette attitude n’a pas sa place dans le monde du travail postpandémique », explique Danny Roy, président de la Fédération des professionnèles–CSN (FP–CSN).

« Depuis la pandémie, le télétravail est un enjeu de négociation presque inévitable pour les emplois professionnels. Le mandat de grève est solide et les travailleuses et travailleurs pourront compter sur l’appui solidaire de la CSN jusqu’à la fin des négociations », conclut Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN).

À propos
Composée de plus de 1 600 syndicats, la CSN défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) compte quelque 8 000 membres à travers le Québec et œuvrant dans plusieurs secteurs. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Injonction à l’UQAM contre le camp en solidarité avec la Palestine: la CSN déplore la judiciarisation de la situation

La Confédération des syndicats nationaux représentant notamment les professeur-es et chargé-es de cours de l’UQAM déplore que l’institution ait choisi la voie de la judiciarisation au lieu de celle du dialogue avec les étudiantes et les étudiants actuellement mobilisés contre la guerre à Gaza.

« Nous réitérons notre appel auprès de la direction de l’UQAM de rechercher des solutions par la voie du dialogue, réagit la présidente du SPUQ–UQAM, Geneviève Hervieux. C’est en discutant avec les étudiantes et les étudiants que de nombreuses universités d’Amérique du Nord ont pu trouver un terrain d’entente avec leurs étudiantes et étudiants dans des contextes semblables. Pour nous la priorité doit être d’éviter tout dérapage et de favoriser un véritable dialogue sur le fond des revendications. » Le syndicat représentant les professeur-es s’est d’ailleurs mis à la disposition des deux parties pour les fins de facilitation du dialogue, si elles le souhaitent.

Le président du SPPEUQAM–CSN, Olivier Aubry, explique que le choix de la judiciarisation pris par l’UQAM provoque l’indignation également chez les chargé-es de cours de l’institution. « Non seulement, l’Université brime ainsi la liberté d’expression, mais en plus, cela témoigne d’une incompréhension des enjeux qui sous-tendent ces mobilisations sans précédent à travers la planète ». Le SPPEUQAM–CSN invite le recteur Pallage à établir un dialogue de bonne foi avec les personnes représentant les parties.

Cessez-le-feu !

« On assiste actuellement à un bain de sang au Proche-Orient, rappelle la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Ce sont des civils qui en sont les premières victimes. Cela doit arrêter. En ce sens, toutes les initiatives pacifiques visant à faire taire les armes sont bienvenues. Quant à nous, l’UQAM doit entendre cette colère et se demander comment elle peut contribuer à la paix et à la justice dans le monde ».

À propos

La CSN représente près de 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada. Le SPUQ–CSN représente plus de 1225 professeur-es de l’UQAM. Quant au SPPEUQAM–CSN, il regroupe quelque 2100 chargé-es de cours.

Trudeau, Miller ne reculez pas! Défendez un programme de régularisation digne de ce nom!

Le Premier ministre Justin Trudeau l’a promis. Marc Miller, son ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada, doit défendre un programme complet et inclusif pour la régularisation des personnes sans statut migratoire. Alors que le 17 mai dernier, Justin Trudeau a confirmé qu’un programme sera présenté, la Campagne québécoise pour la régularisation, qui rassemble une quarantaine d’organisations, rappelle, à quelques jours de la fin de la session parlementaire, que le Canada a la responsabilité de protéger toutes les personnes sur son territoire, quel que soit leur statut migratoire et demandent d’adopter, sans plus de délai, un programme de régularisation, complet et inclusif. Monsieur le Premier ministre, ne brisez pas votre promesse. Monsieur Marc Miller, défendez un programme digne de ce nom !

Contre la politique du bouc-émissaire, la société civile québécoise se tient aux côtés des personnes sans statut migratoire

La société civile québécoise ne se reconnaît pas dans les discours toxiques qui alimentent la xénophobie et le racisme de certains partis politiques et élu-es transformant les personnes migrantes et immigrantes en boucs-émissaires. Elle se tient debout aux côtés de ces personnes, quel que soit leur statut.

C’est pourquoi nous réclamons un programme de régularisation complet et inclusif depuis la pandémie et le confinement, qui ont clairement mis en lumière comment la société québécoise et canadienne se reposent sur les personnes migrantes et immigrantes sans statut ou avec un statut temporaire et précaire, qui sont toutes très vulnérables aux abus et violences de toutes sortes.

Un tel programme permettra aux personnes sans papier en butte aux abus, à la peur et à la souffrance d’avoir accès à un travail décent et aux conditions requises pour exercer leurs droits civils, politiques, économiques et sociaux. Ce programme leur ouvrira aussi l’accès aux soins de santé et à l’éducation, tout en leur permettant de contribuer au financement des services publics. Leur régularisation n’exercera en outre aucune pression sur le marché locatif, puisqu’elles vivent déjà ici.

Nous ne laisserons pas nos gouvernements leur faire payer le poids de leur incompétence ou de leur timidité à mettre en œuvre des politiques publiques qui s’attaquent aux inégalités criantes et à l’augmentation de la pauvreté.

Citations

« Ne pas régulariser ces personnes qui ont perdu leur statut le plus souvent à cause des failles des politiques d’immigration, ou trier parmi elles celles qui seront régularisées, ne fera que les enfoncer encore plus profondément dans la peur et les abus. Nous ne pouvons le tolérer. » –Imene, comité des femmes du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants

« La CSN est aux côtés des personnes immigrantes, des précaires et des sans-papiers, depuis de très nombreuses années. Les centrales syndicales québécoises CSD, CSN, CSQ et FTQ sont fières d’avoir réalisé l’unité pour revendiquer des politiques migratoires plus inclusives et plus respectueuses de la dignité des migrantes et des migrants, et aussi plus justes et plus structurantes pour notre société et nos milieux de travail. Le Premier ministre Trudeau a une excellente occasion de montrer que ses bottines suivent ses babines. S’il croit vraiment à une société fondée sur des valeurs humanistes, il doit traduire ces valeurs dans des politiques publiques qui respectent la dignité humaine et qui garantissent l’égalité des droits des familles les plus précaires, comme le réclament toutes les centrales syndicales québécoises. » –Katia Lelièvre, vice-présidente, Confédération des syndicats nationaux (CSN)

« Il est inconcevable que le gouvernement fédéral laisse tomber les personnes sans statut et à statut précaire qui font partie de notre société en contribuant non seulement à notre économie, mais aussi à notre développement social en tant que peuple.  Nous n’avons pas le droit de les abandonner et le gouvernement fédéral a le devoir de régulariser leurs statuts. Comme le souligne le mémoire remis conjointement par la CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ au Comité permanent de la citoyenneté et de l’Immigration, il est temps d’intégrer pleinement et dignement les personnes vivant sans statut ou avec un statut temporaire ! » –Marc-Édouard Joubert, le président du Conseil régional FTQ Montréal-Métropolitain.

« M. Trudeau, nous sommes à la croisée des chemins. Il y a inéluctablement un choix à faire : Souhaiteriez-vous maintenir des personnes sans statut ou les expulser au risque qu’elles soient en proie aux abus de toutes sortes, confinées dans une précarité et une vulnérabilité à nul autre pareil ? Ou, a contrario, souhaiteriez-vous agir en harmonie avec les valeurs que vous entendez défendre, en l’occurrence, celles de la défense des droits humains et de la liberté ? M. Trudeau, TOUS les regards sont rivés vers vous ! » –Harrold Babon, organisateur communautaire à la Clinique pour la justice migrante.

« Les discriminations encourues par la non-régularisation des femmes sans statut les maintiennent dans la marginalisation et l’exploitation. Ces femmes, rappelons-le, assurent en grande partie des métiers de soin essentiels à la population. Il est temps d’exiger qu’elles puissent bénéficier des mêmes traitements que l’ensemble de la société québécoise comme les soins de santé, les services de garde, les protections prévues par le droit de la famille et bien d’autres. » –Sylvie St-Amand, présidente, Fédération des femmes du Québec (FFQ)

« Les statuts migratoires précaires et l’absence de statut engendrent de nombreuses violations des droits humains, notamment des droits économiques et sociaux. C’est la responsabilité de l’État de protéger les droits de toute personne sur son territoire. Le gouvernement de Justin Trudeau ne doit pas céder au discours toxique qui a pris le dessus dernièrement: il doit tenir sa promesse envers les personnes sans papiers, mettant en place un programme de régularisation véritablement large et inclusif. » –Marisa Berry Méndez, responsable des campagnes chez Amnistie internationale Canada francophone.

 

À propos

La Campagne québécoise pour la régularisation des personnes sans statut migratoire a été lancée en octobre 2022 (https://www.facebook.com/regulariser.qc/) et réunit actuellement une quarantaine d’organisations communautaires, syndicales et de défense de droit, dont :

  1. Accueil et Intégration Bas-Saint-Laurent
  2. Action Réfugiés Montréal
  3. Amnistie internationale Canada francophone
  4. Association pour les droits des travailleuses.rs de main et de ferme (DTMF)
  5. Au bas de l’échelle
  6. Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
  7. Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
  8. Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de l’Est du Bas-Saint-Laurent
  9. Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTTI)
  10. Centre femmes de la Mitis
  11. Centre femmes de Rimouski
  12. Centre international de solidarité ouvrière (CISO)
  13. CLEF Mitis-Neigette
  14. Clinique pour la justice migrante (CJM)
  15. Collectif bienvenue
  16. Collectif pour un Québec sans pauvreté
  17. Comité d’action de Parc-Extension
  18. Comité d’Action des personnes sans statut (CAPSS)
  19. Comité logement Bas-Saint-Laurent (CLBSL)
  20. Confédération des syndicats nationaux (CSN)
  21. Conseil canadien pour les réfugiés (CCR)
  22. Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN)
  23. Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL)
  24. Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN)
  25. Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN)
  26. Conseil régional FTQ Montréal métropolitain (CRFTQMM)
  27. Fédération des femmes du Québec
  28. Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
  29. Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)
  30. Foyer du Monde
  31. Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)
  32. Illusion Emploi de l’Estrie
  33. La Débrouille
  34. Le Québec c’est nous aussi (LQCNA)
  35. Ligue des droits et libertés (LDL)
  36. Médecins du Monde Canada
  37. Migrante Québec
  38. Mission communautaire de Montréal
  39. PINAY (Organisation des femmes philippines du Québec)
  40. Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC)
  41. Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ)
  42. Solidarité populaire Estrie
  43. Table des groupes de femmes de Montréal (TGFM)

Lock-out terminé au Rona Anjou

Après avoir traversé près de trois semaines de lock-out, les employé-es du Rona Anjou pourront retourner au travail. C’est dans une proportion de 76 % qu’ils ont adopté, en assemblée générale hier, la recommandation aux parties soumise par le conciliateur affecté à leur dossier.

Les syndiqué-es obtiennent des augmentations de 4 % à la première année, dont une hausse de 2,5 % rétroactive au 1er février, y compris pour les salarié-es n’étant pas au sommet salarial. Sur les quatre années de la convention collective, les hausses salariales totaliseront 11,5 %. À l’échéance, le sommet salarial atteindra 24,10 $ l’heure.

« Il s’agit de gains significatifs pour les travailleuses et les travailleurs du Rona Anjou. Leur nouvelle convention figure parmi les meilleures du secteur des quincailleries », s’est réjouie la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Nous sommes parvenus à faire la démonstration à l’employeur que c’est en favorisant la rétention de ses employé-es que Rona pourra développer son personnel et renforcer la qualité du service à la clientèle dont la chaîne se réclame », de souligner le vice-président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

« Les employé-es du Rona Anjou ont démontré que la solidarité, ça finit toujours par rapporter », a affirmé la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain, Dominique Daigneault. « Ces travailleuses et ces travailleurs ont fait preuve de courage et de détermination, nous sommes heureux d’en voir les résultats! »

Le 4 mai dernier, la direction du Rona L’entrepôt Anjou mettait ses 120 employé-es en lock-out. Depuis l’échéance de la convention collective, le 31 janvier 2024, une vingtaine de séances de négociation avaient eu lieu, les dernières en présence d’un conciliateur.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Grève au Collège Regina Assumpta : laisser pourrir le conflit est irresponsable

Le Collège Regina Assumpta mériterait de retourner à la source de sa devise : Connais – Rayonne – Aime. En laissant s’éterniser le conflit qui oblige les profs à multiplier les jours de grève depuis l’automne, la direction fait preuve d’une méconnaissance de leur détermination, témoigne d’un certain mépris à leur endroit et risque de nuire durablement à la réputation de l’établissement.

« L’entêtement de la direction provoque frustration et amertume chez le corps enseignant alors que ses demandes sont non seulement légitimes, mais acceptées aisément par d’autres, comme au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière ou au Collège Villa Maria, par exemple. Pour le bien de l’enseignement dispensé aux élèves, nous voulons 1) encadrer l’enseignement à distance et 2) nous assurer que les changements technologiques ne seront pas imposés sans entente avec le syndicat », martèle Patrick Lupien, président du Syndicat des enseignantes et des enseignants du Collège Regina Assumpta (SEECRA–CSN).

« Alors que la science confirme de plus en plus les limites, voire la régression que peut parfois provoquer la technologie dans les classes, sur cet enjeu, pourquoi le Collège refuse-t-il toute entente au préalable avec celles et ceux qui ont l’expertise en pédagogie, c’est-à-dire les profs », se questionne Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Justement, des dizaines de profs du Collège Mont-Saint-Louis, faisant partie eux aussi de la négociation coordonnée de l’enseignement privé, sont venus sur place appuyer leurs collègues grévistes de Regina Assumpta dans leurs revendications.

Troisième mandat de grève

Rappelons que les enseignantes et les enseignants du Collège ont fortement voté au début mai en faveur d’un troisième mandat de grève de cinq jours, dont le premier 24 heures est exercé aujourd’hui.

Chronologie :

  • 19 septembre 2023 : 1er vote de trois jours de grève à 97 %
  • 24 octobre 2023: 2e vote de cinq jours de grève à 94 %
  • 15 février 2024: rejet massif de la proposition patronale
  • 3 mai 2024: 3e vote de cinq jours de grève à 97 %

« Pourquoi pensez-vous que la mobilisation des membres ne faiblit pas ? C’est une détermination symptomatique de profs ayant à cœur la protection de la relation pédagogique avec la population étudiante. Mais la direction refuse de bonifier ses offres, déjà rejetées », déplore Nathalie Arguin, secrétaire générale de la CSN.

« Malgré les avis partagés à l’avance, ce sont malheureusement les élèves ainsi que leurs parents qui font les frais du manque de leadership de la direction, alors que les questions monétaires ne sont nullement en jeu. À l’approche de la fin de l’année scolaire, il est temps que cesse ce bras de fer avec une direction sans arguments pédagogiques, » conclut Bertrand Guibord, secrétaire général du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), qui promet la solidarité des autres syndicats du mouvement CSN.

La convention collective du Syndicat des enseignantes et des enseignants du Collège Regina Assumpta est échue depuis le 30 juin 2022.

À propos

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), fondée en 1969, regroupe quelque 35 000 membres œuvrant à tous les niveaux en éducation, de la maternelle à l’université, dans 45 établissements privés, 46 cégeps et 12 universités.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte 325 000 membres, dont près de 80 000 dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur.

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe plus de 100 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, répartis au sein de quelque 400 syndicats à Montréal, à Laval, à Eeyou Istchee Baie James et au Nunavik. 

Grève générale illimitée chez MDA Espace

Les 160 travailleurs et travailleuses de MDA Espace ont déclenché la grève générale illimitée ce matin. Après huit jours de grève, l’offre salariale de l’employeur reste insuffisante et ne démontre pas sa reconnaissance du travail des employé-es.Lire la suite →

Rona Anjou : l’employeur rompt les discussions

Plus de 10 jours après avoir été mis en lock-out par leur employeur, les travailleuses et les travailleurs du Rona L’entrepôt d’Anjou déplorent le surplace observé par le quincaillier dans le cadre des discussions menant au renouvellement de leur convention collective. Encore hier soir, la partie patronale a rompu les discussions à la table de négociation, malgré les efforts poursuivis par le conciliateur du ministère du Travail affecté au dossier.

« Depuis le 10 avril dernier, la direction n’a pratiquement pas bougé. Elle refuse systématiquement de reconnaître les problèmes que nous avons avec la structure salariale dans son ensemble », affirme le président du syndicat, Paul-Émile Paquette.

Le salaire d’entrée au Rona d’Anjou est actuellement fixé à 0,25 $ au-dessus du salaire minimum. Pour quelqu’un travaillant à temps plein, il faut en moyenne 15 ans avant d’atteindre le salaire maximal, actuellement fixé à 21,51 $ l’heure.

Dans le cadre de la présente négociation, les employé-es demandent de majorer d’un dollar le salaire maximal et de réduire le temps nécessaire avant d’atteindre ce sommet. Ils veulent également voir certaines primes être majorées.

« Une entreprise comme Rona doit réaliser que le succès de son entreprise repose en grande partie sur son personnel. Mais ce n’est pas en offrant des salaires de misère que l’on construit notre service à la clientèle », de déclarer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Pour le vice-président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, Rona doit cesser de niveler par le bas les conditions de travail de ses employé-es. « On nous dit constamment à la table de négociation que si Rona en donne plus à Anjou, il devra en donner plus partout. Pourtant, nos demandes à la table sont tout à fait conformes à ce qui se paye dans d’autres succursales du même quincailler », souligne-t-il.

« Les syndiqué-es de Rona Anjou peuvent compter sur toute la solidarité de la CSN, notamment de notre fonds de grève qui permettra de soutenir leur détermination à obtenir de meilleures conditions de travail », de réagir la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Dominique Daigneault.

Le 4 mai dernier, la direction du Rona L’entrepôt Anjou mettait ses 120 employé-es en lock-out. La convention collective étant échue depuis le 31 janvier 2024, une vingtaine de séances de conciliation ont eu lieu, les dernières en présence d’un conciliateur.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ)

Le 4 mai dernier, les membres de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) ont pris la décision de s’affilier à la Fédération national des communications et de la culture, aux conseils centraux et à la Confédération des syndicats nationaux.

Ce nouveau syndicat affilié représente :

« Tous les artistes professionnels oeuvrant dans le domaine de la littérature au Québec. »

En modifiant la loi sur le statut de l’artiste en juin 2022, l’Assemblée nationale a octroyé pour la première fois aux écrivaines et aux écrivains québécois le droit à la négociation collective, un droit constitutionnel dont ils étaient jusqu’alors privés.

En approuvant l’affiliation avec la FNCC–CSN, les écrivaines et les écrivains se dotent d’outils qui vont permettre à l’UNEQ d’amorcer les négociations visant à établir les premières ententes collectives dans le secteur de l’édition.

La route est encore longue, mais cette décision rapproche l’UNEQ de son objectif de mieux encadrer les pratiques de travail des artistes de la littérature et d’améliorer leurs conditions socio-économiques.

Nous leur souhaitons bienvenue à la CSN !

Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre relations clients d’EXO–CSN

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 4 avril 2024, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre relations clients d’EXO–CSN a été accrédité pour représenter :

« Toutes et tous les agents du centre relations clients salarié-es au sens du Code du travail. »

C’est le troisième groupe du RTM à se syndiquer à la CSN, et ce, toujours pour les mêmes raisons : réorganisation, changement opérationnel, modification des conditions de travail.

En voulant transférer des membres syndiqués dans un autre service non syndiqué pour nous diviser, ils ont plutôt créé un nouveau syndicat. L’expression « l’arroseur arrosé » prend ici tout son sens.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés de services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Amazon Laval–CSN

Le 10 mai 2024, le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Amazon Laval–CSN a été accrédité pour représenter :

« Tous les salariés au sens du Code du travail à l’exclusion du personnel travaillant dans les bureaux, à l’administration ou à l’entretien. »

C’est une première pour un entrepôt d’Amazon au Québec et il s’agit d’un établissement situé à Laval. Ce fut une campagne de syndicalisation de longue haleine, dont l’issue a pu se solder par une requête en accréditation, grâce entre autres à l’appui de militants mobilisés et déterminés.

Ces travailleuses et travailleurs ont la volonté d’améliorer leur sort, et ce, à plusieurs niveaux : leurs salaires sont nettement inférieurs à la rémunération offerte dans le secteur des entrepôts, les mesures en santé et sécurité sont déficientes, les cadences de travail sont exagérées… Ils et elles font face à un employeur dont la réputation n’est plus à faire. C’est avec l’aide d’une centrale syndicale combative comme la CSN et ses organisations affiliées qu’ils et elles parviendront enfin à obtenir des conditions de travail plus équitables.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Amazon : le syndicat de l’entrepôt de Laval est officiellement accrédité

Un premier entrepôt d’Amazon est syndiqué au Canada : dans une décision rendue vendredi, le Tribunal administratif du travail (TAT) accrédite le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Amazon Laval–CSN.

Après avoir mené son enquête en vertu des pouvoirs que lui confère le Code du travail, le tribunal reconnaît qu’une majorité de salarié-es de l’entrepôt DXT4 ont fait le choix d’adhérer à leur syndicat afin d’entamer la négociation menant à une première convention collective, tel qu’Amazon en a maintenant l’obligation légale en vertu du caractère exécutoire de la décision.

« Il s’agit d’abord et avant tout d’une très grande victoire pour des femmes et des hommes venus d’Amérique latine, du Tchad, du Maghreb et d’Asie, qui n’ont pas eu peur de se tenir debout pour faire respecter leurs droits », d’affirmer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Au cours des derniers mois, Amazon aura tout essayé pour s’immiscer dans notre campagne de syndicalisation, n’hésitant pas à inonder les milieux de travail de messages alarmistes. C’est toute une leçon de courage que les employé-es de DXT4 viennent de démontrer. Nous espérons évidemment qu’elle fera boule de neige », de poursuivre Caroline Senneville.

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les 200 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, c’est en grand nombre que les salarié-es avaient rallié leur syndicat.

Selon les propos tenus par les employé-es, plusieurs facteurs expliquent leur insatisfaction à l’égard de leurs conditions de travail : des cadences de travail exagérées, des mesures de santé et de sécurité au travail totalement déficientes, sans parler des salaires nettement inférieurs à la rémunération offerte dans le secteur des entrepôts et des centres de distribution au Québec.

Amazon entend contester

Avant même que la décision du TAT ne soit rendue, les avocats nouvellement retenus par Amazon avaient annoncé, le 6 mai, leur intention de contester la constitutionnalité de l’article 28 du Code du travail du Québec. Dans une correspondance adressée au tribunal, à la CSN et au procureur général, Amazon prétend que la capacité du TAT de reconnaître le caractère représentatif d’un syndicat est contraire à la Charte des droits et libertés de la personne « car elle viole le droit de ses salariés à la liberté d’association en les privant potentiellement de choisir leurs représentants » [sic].

« On le constate depuis le début : Amazon n’a jamais voulu respecter le cadre légal qui prévaut en matière de relations de travail au Québec. Aujourd’hui, Amazon demande ni plus ni moins de suspendre le Code du travail le temps qu’elle engorge les tribunaux en s’acharnant à empêcher ses employé-es de se regrouper pour améliorer leur sort. Ce n’est pas vrai qu’une multinationale américaine va venir dicter nos lois. Nous avons entièrement confiance en notre système de justice, qui viendra confirmer que notre Code du travail est bien conforme à la charte, n’en déplaise à Amazon », de conclure la présidente de la CSN.

Au cours des prochains jours, le syndicat tiendra une première assemblée générale pour établir ses statuts et règlements et élire ses représentantes et représentants syndicaux. Un processus de consultation sera par la suite mené auprès des salarié-es afin de jeter les bases d’une première convention collective. En vertu du Code du travail du Québec, Amazon a dorénavant l’obligation légale de négocier un tel contrat collectif de travail.

L’information sur l’actuelle campagne de syndicalisation d’Amazon au Québec peut être trouvée à l’adresse suivante : https://sesyndiquer.org/mawu/

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et parapublic, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Entente de principe acceptée chez Autobus Idéal

Ce jeudi 9 mai au soir, lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue à Montréal, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Idéal–CSN (STTAI–CSN) ont adopté à 88 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue hier soir entre le syndicat et l’employeur. La grève prévue ce vendredi 10 mai est donc annulée.

« Dépendamment du nombre d’heures accomplies chaque semaine, les chauffeuses et chauffeurs vont toucher entre 31,5 et 58 % d’augmentation salariale rétroactive au 1er juillet 2023. Ils obtiendront entre 45 à 74 % d’augmentation sur la durée totale du nouveau contrat de travail de cinq ans. Pour les moniteurs, il s’agit d’une bonification de 26 % aussi rétroactive au 1er juillet 2023, pour un total de 34 % sur cinq ans. Nous avons aussi quatre congés de maladie de plus étendus sur les cinq ans auxquels s’ajoutent deux autres congés scolaires payés. Finalement, la rémunération des voyages nolisés passe de 30 à 35 % de la valeur des contrats pendant l’année scolaire. Les membres nous ont clairement démontré leur entière satisfaction devant leur nouvelle convention collective », déclare Lionel Voltaire, président du syndicat.

« Nous sommes très fiers d’avoir soutenu cette lutte exemplaire menée par les membres du syndicat. Leurs nouvelles conditions de travail rejoignent celles de centaines d’autres chauffeuses et chauffeurs qui doivent se battre actuellement, partout à travers la province pour obtenir leur dû, précise Stéphanie Gratton, présidente par intérim de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN). Il était grand temps que leur difficile travail accompli chaque jour scolaire reçoive une reconnaissance par des salaires conséquents ».

« Quand on se bat pour améliorer nos conditions de travail et de vie, on le fait avec notre cœur et avec cette conviction de la juste cause. Tout au long de leur négociation et de leurs actions, les membres ont porté fièrement leurs convictions liées à la dignité du travail des chauffeuses et chauffeurs d’autobus scolaire. Nous partageons leur satisfaction et nous sommes convaincus que leur contribution à ce combat constitue une avancée pour toutes et tous », conclut Bertrand Guibord, secrétaire général du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

À propos

Le STTAI–CSN compte près de 165 membres sans contrat de travail depuis le 30 juin 2023. La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les membres du SERDS n’ont pas confiance en Bell Média

Devant l’intention de Bell Média de supprimer entre 25 et 35 postes du département de la technique du Réseau des sports (RDS), le Syndicat des employé-es du Réseau des sports, section technique (SERDS–CSN) a réuni ses membres hier en assemblée générale afin de discuter avec eux des options sur la table.

« Près des deux tiers de nos membres étaient présents. Ils sont en colère et surtout, ils ont l’impression d’être forcés de jouer dans un film dont le scénario était écrit il y a longtemps, sans qu’ils n’aient pu participer à la scénarisation », déplore Maryse Lauzier, présidente du syndicat.

Les membres ont voté à 65 % en faveur de discussion avec l’employeur afin de tenter de limiter le plus possible les dégâts. « Notre convention collective a seulement un an et demi. Et nous avions obtenu la création de 25 nouveaux postes. Aujourd’hui, on nous dit qu’on doit abolir au minimum 25 postes ! Nos membres nous ont donné le mandat d’aller nous asseoir avec l’employeur afin de trouver d’autres solutions pour tenter de réduire les abolitions de postes, mais ils ne sont pas dupes. Bell Média savait ce qui s’en venait depuis longtemps et il est maintenant clair que l’entreprise n’avait pas l’intention de respecter la convention collective », poursuit-elle.

La présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville, a un message pour la direction de Bell Média : « Cessez d’agir dans l’ombre et soyez transparents. Vous dites à vos employé-es, depuis des années, qu’une restructuration majeure est en chantier. Or, vous refusez de donner plus de détails sur cette restructuration et de répondre aux questions à ce propos, ce qui justifie leur manque de confiance. Cela génère du stress et de la confusion, ce qui nuit au climat de travail et à la santé mentale des salarié-es. »

Pour Annick Charette, présidente de la Fédération nationale des communications et de la Culture (FNCC–CSN), il est plus que temps que les gouvernements s’activent pour stopper l’hémorragie dans le monde des médias. « Ça n’arrête pas, les annonces de compression de personnel. Aujourd’hui, c’est RDS. Demain, ce sera qui ? On sait qu’une des causes de cette situation est la perte de revenus publicitaires des grands médias puisque ce sont les plateformes numériques étrangères qui accaparent maintenant ces revenus. Les ministères et les organismes publics dépensent des sommes astronomiques en campagnes publicitaires. Comment se fait-il qu’ils leur achètent encore de l’espace publicitaire ? Nos fonds publics devraient servir à soutenir nos salles de rédaction ! Des politiques gouvernementales d’achat publicitaire local et responsable permettraient d’éviter la suppression de postes chez RDS », remarque Madame Charette.

La CSN et la Fédération des professionnèles solidaires avec les professeur-es de la Faculté de droit de McGill

Alors que l’Association mcgillienne de professeur.e.s de droit (AMPD) poursuit sa grève générale illimitée, la CSN et la Fédération des professionnèles (FP–CSN) lui offrent leur soutien et enjoint l’administration de l’Université McGill à négocier de bonne foi dans le but de s’entendre sur les modalités d’une première convention collective.

« C’est la responsabilité de toute organisation de syndicale de défendre le droit des travailleuses et des travailleurs à se syndiquer et la responsabilité de tout employeur de négocier de bonne foi, explique Caroline Senneville, présidente de la CSN. L’administration de l’université doit accepter la volonté des professeur-es de la Faculté de droit de créer leur syndicat et prendre les moyens de faire progresser les pourparlers à un rythme raisonnable. »

Après avoir combattu l’accréditation syndicale de l’AMPD devant les tribunaux, l’université semble maintenant user de toutes sortes de tactiques pour saboter la négociation. Devant cette attitude antisyndicale, les membres de l’association ont donc décidé de déclencher la première grève de professeur-es de l’histoire de l’Université McGill.

« En tant que fédération regroupant les syndicats de professeur-es et de professionnel-les d’autres établissements universitaires, il est important de démontrer notre solidarité envers les professeur-es de McGill qui mènent une lutte historique, précise Danny Roy, président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN). Nous tenions à ce que les membres de l’AMPD sachent qu’ils ne sont pas seuls. Nous sommes de tout cœur avec eux. »

À propos

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) compte quelque 8 000 membres à travers le Québec et œuvrant dans plusieurs secteurs. Elle représente notamment les syndicats des professeur-es de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ) et de l’Université du Québec en Outaouais (SPUQO).

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Il est grand temps de stopper la destruction des espaces verts de Montréal

Le comité environnement du Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN (CCMM–CSN) a organisé une tournée, le 27 avril dernier, pour sensibiliser les membres à l’importance de la préservation de trois milieux naturels menacés qui équivalent ensemble à 1,2 fois le parc du Mont-Royal ! Il s’agit du Technoparc Oiseaux, de la forêt Fairview et du boisé Steinberg. Trois groupes citoyens sont déjà impliqués depuis des années dans la lutte pour la préservation de chacun de ces milieux. La CSN tient à les appuyer parce que leur combat est important.

De 2000 à 2022, la verdure urbaine a diminué de 9,3 % à Montréal. C’est à Montréal que Statistique Canada a constaté la pire chute de verdure au pays en 20 ans ! Or, ces trois boisés totalisent 229 hectares et sont visés par divers projets de développement.

« À l’heure où une partie du réchauffement climatique est malheureusement inévitable et où les ilots de chaleur deviennent plus étouffants, se débarrasser de boisés et de milieux humides à Montréal est tout simplement inacceptable et incohérent. Il faut préserver ces trois boisés », affirme Yvan Duceppe, trésorier et porte-parole de la CSN dans les dossiers environnementaux. Ce dernier demande donc à la ville de Montréal, au gouvernement du Québec et à celui du Canada de jouer leur rôle pour protéger ces zones forestières urbaines qui sont également un milieu de vie pour la faune.

Dans la foulée de la COP 15, la Communauté métropolitaine de Montréal s’était justement engagée à atteindre l’objectif de 30 % de milieux naturels protégés dans le Grand Montréal en 2030. « Ce n’est pas en rasant des arbres au cœur de la ville qu’on arrivera à nos objectifs de protection des milieux naturels », ajoute Arianne Carmel-Pelosse, deuxième vice-présidente du CCMM–CSN, rappelant que les travailleuses et les travailleurs sont directement touchés par les changements climatiques.

Trois boisés menacés

 1-Technoparc

200 hectares de milieux humides, boisés et champs qui appartiennent à 85 % à la ville et au fédéral. C’est un vaste excédent qui était réservé pour le parc industriel de Saint-Laurent. Aéroports de Montréal y prévoit la construction d’une usine. Du développement immobilier est aussi en vue. La lutte de préservation est menée par Technoparc Oiseaux : https://www.technoparcoiseaux.org/

2-Boisé Steinberg

Situé dans Hochelaga-Maisonneuve, ce boisé de neuf hectares appartient à la ville de Montréal et au ministère des Transports. Il contient un milieu humide caractérisé par Canards illimités. Il est menacé par le prolongement prévu du boulevard de l’Assomption jusqu’au site de Ray-Mont Logistiques qui y possède un dépôt de conteneurs près du port de Montréal. Lutte menée par Mob 6600 Parc-Nature MHM : https://www.facebook.com/groups/mobilisation6600/?locale=fr_CA

3-Forêt Fairview

Un boisé de 20 hectares qui est menacé par un projet de condos, de restaurants et d’hôtels, rendu plus accessible en raison d’un futur tronçon du REM. Quelque 45 des 50 acres seraient rasés. Or, 20 acres de la forêt contiennent des arbres centenaires !

Lutte menée par Sauvons la forêt Fairview : https://sauvonslaforetfairview.org/fr/accueil-francais/

À propos

Le CCMM–CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé répartis au sein de 360 syndicats à Montréal, à Laval, au Nunavik et à Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’entretien de la Place Ville-Marie–CSN

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 3 novembre 2023, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’entretien de la Place Ville-Marie–CSN a été accrédité pour représenter :

« Tous les salariés, préposés à l’entretien ménager, au sens du Code du travail. »

Le 18 janvier nous étions au vote contre Unifor afin de déterminer qui sera l’agent négociateur. C’est avec une grande joie que je vous annonce le résultat incontestable de 32 votes en faveur de la CSN, contre un maigre 14 votes pour Unifor. C’est un retour au bercail pour ce groupe qui avait quitté la CSN en 2015. Bon retour chez vous!

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés de services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Les employé-es de la SAQ en grève contre la précarité d’emploi

Après plus d’un an de négociation, toujours sans entente sur les aspects normatifs de leur convention, les 5000 employé-es de la SAQ en ont assez et veulent accélérer le rythme de négociation : ils seront en grève aujourd’hui et demain.

La question de la précarité d’emploi est au cœur des discussions. Le syndicat déplore que la SAQ maintienne un bassin de milliers d’employé-es à temps partiel et sur appel plutôt que de consolider l’ensemble des heures travaillées dans des postes permanents donnant notamment accès à l’assurance collective.

« C’est près de 70 % des employé-es de la SAQ qui sont à temps partiel et sur appel, qui ne savent jamais quand, ni combien d’heures, ils pourront travailler à la prochaine séquence de paye », rappelle la présidente du SEMB-SAQ–CSN, Lisa Courtemanche. « Attendre sept années avant d’avoir accès à des assurances, ça n’a aucun bon sens en 2024, encore moins quand tu travailles pour l’État québécois. »

Pour la présidente de la CSN, la SAQ va à contre-courant des meilleures pratiques pour attirer et retenir la main-d’œuvre. « La direction de la SAQ se plaint du fort taux de roulement de ses employé-es, mais on dirait qu’elle fait tout pour les faire fuir. Les employé-es de la SAQ ont le droit d’avoir un horaire stable, prévisible et adéquat », d’affirmer Caroline Senneville.

« La SAQ procure de grands bénéfices financiers à la société québécoise, certes. Mais il y a des limites à les faire sur le dos des travailleuses et des travailleurs », déclare Stéphanie Gratton, présidente par intérim de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

Avenir des emplois

Dans le cadre de la présente négociation, le syndicat des employé-es de la SAQ désire améliorer l’accès du personnel à la formation et augmenter le nombre de conseillers en vin et de coordonnateurs en succursale afin de renforcer le service à la clientèle.

Le personnel souhaiterait également pouvoir préparer en magasin les commandes effectuées sur Internet. À cet effet, le syndicat reproche à la direction de s’entêter à concentrer dans son centre de distribution de Montréal la préparation des commandes pour l’ensemble du Québec ; centralisation responsable des délais de livraison de cinq jours et des résultats décevants des ventes effectuées en ligne.

Par ailleurs, la partie syndicale dénonce le souhait de la direction de chercher à faciliter la fermeture de succursales de la SAQ en région afin de les remplacer par des permis privés d’agence. En plus de constituer un recul des emplois, une telle mesure viendrait miner l’offre à la clientèle en région, estiment les employé-es.

Le Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN) représente les 5000 employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ, partout au Québec. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Forte de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Un premier entrepôt Amazon en voie d’être syndiqué au Québec

Un premier entrepôt d’Amazon est en voie d’être syndiqué au Québec : la CSN a en effet déposé, vendredi, une requête auprès du Tribunal administratif du travail (TAT) pour représenter les 200 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, situé à Laval.

« Après plusieurs mois d’efforts, les employé-es d’Amazon ont réussi à convaincre leurs collègues que c’est en se regroupant qu’on parvient à vaincre les plus grands », s’est réjouie la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Vendredi dernier, nous avons signifié au tribunal qu’une majorité d’employé-es de l’entrepôt DXT4 avaient adhéré à leur syndicat. Nous demandons au TAT de reconnaître leur volonté de se syndiquer et nous serons particulièrement vigilants à l’égard du comportement qu’adoptera la multinationale au cours des prochains jours », de poursuivre Caroline Senneville.

C’est en grand nombre que les salarié-es ont rallié le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Amazon Laval–CSN au cours des dernières semaines. Selon les propos tenus par les employé-es, plusieurs facteurs expliquent leur insatisfaction à l’égard de leurs conditions de travail : des cadences de travail exagérées, des mesures de santé et de sécurité au travail totalement déficientes, sans parler des salaires nettement inférieurs à la rémunération offerte dans le secteur des entrepôts et des centres de distribution au Québec.

« Je tiens à saluer le courage et la détermination des travailleuses et des travailleurs d’Amazon. Depuis plusieurs mois, dans ses différents entrepôts au Québec, Amazon mène une campagne de peur en inondant les milieux de travail de propagande antisyndicale. Il est temps que l’intimidation cesse envers les employé-es et que les droits du travail soient respectés au Québec », affirme la présidente de la CSN.

Prochaines étapes

Au cours des prochains jours, le TAT communiquera avec la direction de l’entrepôt DXT4 d’Amazon afin de l’informer du dépôt d’une requête en accréditation et d’obtenir, comme prévu par le Code du travail du Québec, la liste des salarié-es de l’entreprise. Cette liste permettra au TAT de vérifier le caractère représentatif du syndicat, à savoir qu’une majorité des salarié-es (50 % + 1) en sont membres. Si une telle majorité est confirmée par le TAT, celui-ci émet alors une accréditation qui confirme la reconnaissance du syndicat pour représenter l’ensemble des salarié-es visés par la requête.

Connue pour ses antécédents antisyndicaux, la multinationale américaine pourrait être tentée d’user de mesures dilatoires ou autres stratégies pour freiner le processus de syndicalisation en cours. Le gonflement artificiel des listes, l’embauche massive de nouveau personnel et la diffusion de messages antisyndicaux figurent parmi les tactiques utilisées.

Rappelons toutefois que les lois du travail au Québec sont très strictes en matière d’ingérence patronale lors de processus de syndicalisation. En fonction des articles 12, 13 et 15 du Code du travail, Amazon ne peut entraver les activités d’une association de travailleurs ni user d’intimidation, de menaces ou de représailles à l’endroit de ceux-ci pour avoir exercé leurs droits.

« Nous tenons à rassurer les employé-es d’Amazon : nos équipes juridiques sont prêtes, vos droits seront respectés. Et nous enjoignons l’ensemble des travailleuses et des travailleurs des autres entrepôts d’Amazon au Québec : il est temps de se tenir debout et de faire valoir ses droits, même devant les géants ! », d’affirmer Caroline Senneville.

L’information sur l’actuelle campagne de syndicalisation d’Amazon au Québec peut être trouvée à l’adresse suivante : https://sesyndiquer.org/mawu/

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et parapublic, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Les auxiliaires d’enseignement de McGill obtiennent 15,5 % d’augmentation

Réunis en assemblée générale jeudi soir, les 1600 auxiliaires d’enseignement de l’Université McGill ont mis fin à leur grève qui aura duré presque un mois. Ces derniers repartent avec des hausses de salaire de 15,5 % réparties sur les quatre prochaines années ainsi que des garanties de transparence sur l’allocation des budgets d’auxiliaires d’enseignement. 

« Notre bataille était une bataille pour des conditions de vie décentes pour les étudiantes et les étudiants des cycles supérieurs de McGill. On doit nos gains à la mobilisation extraordinaire de nos membres, mais aussi à la solidarité dont a fait preuve l’ensemble de la communauté universitaire », explique Dallas Jokic, membre du comité de négociation du syndicat des étudiant-e-s diplômé-es employé-es de McGill (AÉÉDEM-CSN). 

Le syndicat condamne tout de même le refus de McGill de reconnaître dans le texte de la nouvelle convention collective que la mégenration et l’utilisation de morinoms représentent une forme de harcèlement envers les auxiliaires d’enseignement transgenre. Le syndicat demande à McGill d’inclure dans sa politique sur le harcèlement et la discrimination, en cours de révision pour l’année universitaire à venir, un libellé clarifiant le fait que la mégenration est une forme de harcèlement. 

Le règlement du conflit de travail survient à temps pour éviter le pire des impacts négatifs qu’il aurait eu sur la fin de session, officiellement prévue le 30 avril. La grève affectait le bon déroulement de près de 1000 cours de l’Université.  

« La démonstration du rôle essentiel des auxiliaires d’enseignement dans la qualité de l’éducation que McGill fournit n’est plus à faire. Les membres du syndicat peuvent être fiers d’avoir tenu tête à une institution comme McGill, quel aplomb ! », s’est exclamée Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).  

« La crise du coût de la vie affecte durement les auxiliaires d’enseignement qui vivent souvent dans des conditions précaires. Les gains qu’ils sont allés chercher prouvent une fois de plus que c’est en se tenant debout qu’on se fait respecter comme travailleuse ou travailleur », ajoute Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.  

« Après huit mois à démontrer très peu de flexibilité à la table de négociation, il aura fallu aller jusqu’à la grève pour que l’employeur fasse une offre respectueuse aux auxiliaires d’enseignement. Nous saluons la ténacité du syndicat », conclut Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN (FNEEQ–CSN). 

Un mandat de grève pour ramener MDA Espace sur terre

Face à une offre monétaire insultante, les travailleurs et travailleuses de MDA Espace ont adopté à 99 % un mandat de séquences de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée pour faire débloquer la négociation. Après des mois de négociation, l’entreprise spécialisée en robotique et en opérations spatiales propose des offres salariales en deçà de l’inflation et des reculs au régime de retraite.

Si le syndicat représentant plus de 150 travailleurs et travailleuses est parvenu à régler les éléments normatifs de la négociation, un monde sépare les parties sur la question salariale. Après des semaines à interpeller l’employeur pour connaître son offre, les travailleurs et travailleuses ont reçu avec colère sa proposition d’augmentations salariales de 2 % par année. À cela s’ajoute la volonté de l’employeur d’imposer des reculs au régime de retraite. L’entreprise, en pleine croissance et bien reconnue dans son secteur, n’a pas les moyens de se passer de l’expertise du personnel. C’est pour accentuer la pression sur l’entreprise que les travailleurs et travailleuses de la production et de l’entretien se sont dotés d’un mandat de grève lors d’une assemblée générale tenue le 2 avril 2024.

« L’employeur est littéralement sur une autre planète avec son offre salariale. En pleine période d’inflation, il propose à ses travailleurs et travailleuses de s’appauvrir. Si MDA Espace est devenu un précurseur dans l’industrie aérospatiale, c’est grâce à notre travail quotidien. Ce n’est pas avec une offre monétaire méprisante, insultante et incomplète que l’employeur va réussir à atteindre ses objectifs », explique Michel Mercier, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de MDA Espace–CSN.

« C’est inacceptable qu’une entreprise en pleine croissance refuse de reconnaitre les efforts de ses travailleurs et travailleuses. Surtout que tout ça survient en pleine pénurie de personnel et avec une inflation importante. Avec un mandat de grève en poche, on envoie le message à l’employeur qu’il est temps d’arrêter de mépriser les travailleurs et les travailleuses et de venir négocier sérieusement », de conclure Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN).

Une centaine de postes abolis dans un CIUSSS de Montréal

La Fédération de la santé et des services sociaux–CSN (FSSS–CSN), la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux, déplore l’abolition de 117 postes au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, dont 86 préposé-es aux bénéficiaires travaillant dans des CHSLD, en pleine pénurie de personnel.

« Alors qu’une crise secoue le réseau de la santé et des services sociaux, supprimer des postes, c’est assurément réduire les services à la population, déplore le président de la FSSS–CSN, Réjean Leclerc. La population doit comprendre que ce n’est que le début. La CAQ a fait le choix de sous-financer la santé, comme au temps des libéraux… Revoici l’austérité, à la sauce caquiste ! »

« Puisque la CAQ n’a pas compensé la hausse normale des coûts du réseau dans son dernier budget, les fameux coûts de système, il va forcément y avoir d’autres coupes. Et avec ce qui a été annoncé pour les prochaines années, ça va devenir bien pire », ajouter le président de la FSSS–CSN.

« Avant de financer à grands frais des entreprises largement profitables », fait valoir Réjean Leclerc, « l’État devrait aller chercher les revenus nécessaires dans la poche des plus riches et des compagnies – qui ne contribuent pas leur juste part – pour financer adéquatement la santé et les services sociaux. »

Surcharge de travail

Pensons aussi aux travailleuses et aux travailleurs touchés. Celles et ceux qui perdent leur emploi. Mais aussi les personnes qui resteront dans les établissements. On peut déjà prévoir une surcharge de travail pour les équipes.

« La CAQ fait vraiment des choix étranges. D’un côté, le gouvernement offre des formations accélérées et donne des bourses d’études pour attirer du monde dans le réseau. De l’autre, il abolit des postes, dont un grand nombre de préposé-es aux bénéficiaires. »

« Ça sent l’improvisation, c’est brouillon, inefficace et contre-productif. Serions-nous carrément dans de la mauvaise gestion de fonds publics ? C’est surprenant, pour un parti et un ministre “gestionnaire”. Peut-être qu’on est dû pour passer d’une approche de gestionnaire à une de visionnaire », évalue Réjean Leclerc.

Notez que Réjean Leclerc, président de la FSSS–CSN, est disponible pour répondre à vos questions.

Les partenaires s’inquiètent pour le marché du travail québécois

Chaque jour, au Québec, de petites et moyennes entreprises se font refuser des services nécessaires à leur croissance, alors que des personnes en emploi ou à la recherche d’un travail voient leur demande pour une formation qualifiante rejetée, malgré un besoin démontré et un niveau de précarité élevé dans plusieurs cas.

À trois semaines du dépôt du budget fédéral, les acteurs du marché du travail québécois joignent leur voix aujourd’hui afin de signaler une situation critique en matière de développement de la main-d’œuvre au Québec.

Un manque à gagner financier

La fin possible des bonifications des ententes de transferts sur le marché du travail (ETMT) en provenance du gouvernement canadien représente un manque à gagner de quelque 140 millions de dollars (M$) pour le Québec en 2024-2025, soit 100,7 M$ pour l’Entente sur le développement du marché du travail (EDMT) et 44,4 M$ pour l’Entente sur le développement de la main-d’œuvre (EDMO). À cela s’ajoutent d’autres coupures de financement, tant du fédéral que du provincial, qui totalisent près de 145 M$ additionnels.

Des impacts réels sur le terrain

Déjà, les entreprises, les travailleuses et travailleurs ainsi que les personnes en recherche d’emploi sont touchées par des contractions importantes dans le financement des services aux entreprises, des mesures de formation et des services publics d’emploi destinés aux individus. À titre d’exemple, le financement des services aux entreprises et des mesures de formation a chuté de près de 50 % entre 2022-2023 et 2023-2024, ce qui occasionne des bris de services dans certaines régions ou encore de longues listes d’attente.

Se préparer pour l’avenir

Le marché du travail a été fortement chamboulé par la pandémie de COVID-19, de même que par de nombreuses transitions démographiques, environnementales et technologiques. En ce sens, il demeure encore très volatil et inégal. De nombreux experts et économistes prévoient également un ralentissement économique pour les prochaines années, ce qui pourrait entraîner plusieurs pertes d’emploi et une hausse du taux de chômage.

Dans ce contexte, il nous apparaît donc primordial de bonifier rapidement les ententes de transferts sur le marché du travail avec Ottawa, afin de maintenir l’offre, la qualité et d’assurer la prévisibilité à long terme des services destinés aux personnes à la recherche d’un emploi, aux travailleuses et travailleurs ainsi qu’aux entreprises québécoises.

Signataires

Nathalie Arguin, secrétaire générale – Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Christian Blanchette, recteur – Université du Québec à Trois-Rivières – Représentant du Bureau de coopération interuniversitaire (BCI)

Denis Bolduc, secrétaire général – Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

Karl Blackburn, président et chef de la direction – Conseil du patronat du Québec (CPQ)

Paul Doyon, premier vice-président général – Union des producteurs agricoles (UPA)

Caroline Dupré, présidente-directrice générale – Fédération des centres de services scolaires du Québec (FCSSQ)

Éric Gingras, président – Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Pierre Graff, président-directeur général – Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ)

Richard Gravel, vice-président – Coalition des organismes communautaires pour le développement de la main-d’œuvre (COCDMO)

Charles Milliard, président-directeur général – Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ)

Véronique Proulx, présidente-directrice générale – Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ)

Martine Roy, vice-présidente – Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec (RCJEQ)

Valérie Roy, directrice générale – AXTRA, Alliance des centres-conseils en emploi

Bernard Tremblay, président-directeur général – Fédération des cégeps

Luc Vachon, président – Centrale des syndicats démocratiques (CSD)

Syndicat des travailleurs et artistes de l’animation/Animation workers and artist union–CSN

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 23 février 2024, le Syndicat des travailleurs et artistes de l’animation/Animation workers ans artist union–CSN a été accrédité pour représenter :

Toutes et tous les animateurs, animatrices et les salarié-es travaillant dans les départements du Rigging (steulettage), du scene planning (planification de scène), du Storyboard (scénarimage), du Compositing (composition), du Layout (marquettisme) et des Colors (couleurs).

Ce syndicat est né de la volonté de nos membres travaillant dans les studios d’animation d’Oasis Animation, Singing Frog et Le Pinceau. Anciennement dans le Syndicat d’oasis animation–CSN, devenu régional avec les nouvelles accréditations, ils ont décidé de fonder un syndicat régional et ainsi accueillir de nouveaux studios.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération national des communications et de la culture (FNCC–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Syndicat des travailleuses et travailleurs du commerce–CSN | Hôtel Holiday Inn & Suites Montréal Centre-ville

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 12 février 2024, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du commerce–CSN a été accrédité pour représenter :

Tous les salariés au sens du Code du travail à l’exception des salariés au département de la maintenance, de la restauration et tous ceux normalement exclus par la loi.

Ils ont choisi de quitter les TUAC 501 et de joindre la CSN pour bénéficier de meilleurs services, et lutter entre autres pour la réduction du nombre de chambres pour les préposées.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du commerce–CSN est déjà affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

1600 auxiliaires d’enseignement de McGill en grève dès lundi

N’ayant toujours pas reçu d’offre satisfaisante de la part de l’Université McGill, les 1600 assistantes et assistants d’enseignement de l’institution entameront une grève de huit semaines ce lundi, mettant en péril la fin de la session universitaire.

« Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour négocier de bonne foi, mais il semble que McGill ne soit pas disposée à y mettre du sien pour que l’on parvienne à une entente. Nous n’avons pas d’autre choix que d’exécuter notre mandat de grève », explique Fanny Teissandier, une assistante d’enseignement qui espère que l’Université ne fera pas traîner le conflit de travail jusqu’à la fin de la session. « McGill fonctionne parce que nous travaillons ! », ajoute-t-elle. 

La semaine dernière, les auxiliaires d’enseignement de l’Université ont voté à 87,5 % en faveur du mandat de grève. Ces derniers sont en négociation depuis septembre pour assurer le renouvellement de leur convention collective. Le syndicat réclame une augmentation de salaire substantielle pour pallier la hausse du coût de la vie et rattraper le salaire moyen des auxiliaires d’enseignement d’autres grandes universités canadiennes telles que l’Université de Toronto, l’Université Queen’s, l’Université McMaster et l’Université de la Colombie-Britannique. 

Les travailleuses et les travailleurs demandent également que les heures de cours qui leur sont attribuées soient indexées par rapport au nombre d’étudiantes et d’étudiants. Le syndicat craint que la baisse des heures constatée ces dernières années n’affecte la qualité de la formation à l’Université. 

« Les auxiliaires d’enseignement jouent un rôle essentiel dans la qualité de l’éducation à McGill. En ce moment, leur apport est mis en péril par l’attitude de l’administration. McGill est-elle vraiment prête à laisser les personnes étudiantes terminer leur session sans les auxiliaires ? La balle est dans le camp de l’Université », déclare Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux.

« La négociation a été décevante pour le syndicat, car le comité de négociation a fait preuve de flexibilité et il a reçu très peu d’ouverture en échange de la part de l’Université. Le mandat de grève est fort et nos membres ne reculeront pas avant d’avoir obtenu une offre salariale respectueuse », affirme Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN (FNEEQ-CSN). 

« En pleine crise du coût de la vie, la lutte des auxiliaires de McGill est une lutte pour le respect et pour des conditions de travail décentes. Les travailleuses et les travailleurs peuvent compter sur la CSN pour être à leurs côtés jusqu’au bout de leur lutte », ajoute Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN. 

Syndicat des travailleuses AS–CSN

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 23 février 2024, le Syndicat des travailleuses AS–CSN a été accrédité pour représenter :

« Toutes les intervenantes au sens du Code du travail travaillant auprès des usagères de la maison d’hébergement à l’exclusion des salariés-es du centre de thérapie. »

Les travailleuses ont voulu se syndiquer à cause des nombreuses disparités dans les conditions de travail des salariées de jour et de nuit et à la suite de représailles de l’employeur.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Ensemble pour Gaza et la Palestine

Face à la situation révoltante qui a lieu à Gaza et en Palestine, la CSN invite tous les travailleuses et les travailleurs à se joindre à la manifestation du 23 mars prochain à 14h, au carré Dorchester, à Montréal. 🇵🇸
La CSN et les membres de la Coalition du Québec URGENCE Palestine revendiquent:
  • Un cessez-le-feu immédiat et la libre circulation de l’aide humanitaire dans toute la bande de Gaza;
  • L’arrêt des exportations militaires canadiennes, directes et indirectes, vers Israël;
  • La levée du blocus de la bande de Gaza par Israël.
Pour confirmer votre présence ou pour avoir plus d’informations sur l’événement : https://www.facebook.com/events/1567337220732295

Moyens de pression et grève possible chez Autobus Idéal

Hier soir, lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue à Montréal, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Idéal–CSN (STTAI–CSN) ont adopté à 90 %, par voie de scrutin secret, un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève, assorti d’une banque de 14 jours de grève à exercer au moment jugé opportun.

« Le comité de négociation a tenu cinq rencontres et il ne reste que les clauses à incidences salariales à régler. L’employeur a récemment déposé des offres ridicules qui indiquent clairement qu’il refuse de verser la part des sommes qu’il a reçues du gouvernement afin de bonifier les salaires de ses travailleuses et travailleurs. Les salarié-es d’Autobus Idéal sont parmi les moins bien payés sur le territoire montréalais et il est temps que ça change », déclare Josée Dubé, présidente du Secteur transport scolaire.

« Nous rappelons qu’au mois de février 2023, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, est lui-même intervenu sur la place publique afin d’appuyer les revendications du secteur du transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN), en soulignant que les chauffeuses et chauffeurs doivent avoir leur juste part, précise Stéphanie Gratton, présidente par intérim de la FEESP–CSN. Les salarié-es du syndicat font partie d’un mouvement de travailleuses et de travailleurs qui doivent malheureusement recourir à la grève pour aller chercher leur juste part et nous allons être à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils l’obtiennent. »

« L’employeur devra reconnaître les nouvelles données salariales qui sont en vigueur dans le secteur du transport scolaire. Plusieurs récents règlements du secteur démontrent qu’il y a enfin une reconnaissance du difficile travail effectué par les chauffeuses et les chauffeurs et nous allons être aux côtés de ces femmes et de ces hommes jusqu’à ce que leur règlement soit à la hauteur de leur objectif », souligne Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« Tous les employeurs ont reçu une bonification variant de 15 à 30 % de la valeur de leurs contrats et cet argent doit se rendre dans les poches de celles et ceux qui conduisent les autobus, conclut Caroline Senneville, présidente de la CSN. Si l’employeur veut régler la négociation rapidement, il sait très bien ce qu’il a à faire puisqu’il dispose de ces sommes. »

À propos

Le STTAI–CSN compte près de 165 membres sans contrat de travail depuis le 30 juin 2023. La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire–CSN

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 22 janvier 2024 le Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire–CSN a été accrédité pour représenter :

Tous les salarié-es au sens du Code du travail.

Les salarié-es ont voulu se syndiquer à la suite de changements au sein de la direction et du conseil d’administration. Ils ont voulu protéger leurs conditions de travail et s’assurer que l’équipe de travail demeure consultée dans les processus de décisions de l’organisation.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire–CSN est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Entente de principe pour les travailleuses de la cafétéria du Collège Montmorency

Les travailleuses de la cafétéria du Collège Montmorency ont adopté à 86 % l’entente de principe intervenue le 7 mars dernier. La mobilisation exemplaire des travailleuses leur a permis d’obtenir de nombreux gains, notamment sur le plan salarial.

L’entente de principe prévoit une augmentation salariale à 18 $ l’heure dès le retour au travail. Au terme de la convention collective venant à échéance en août 2027, les travailleuses auront un salaire de 20 $ l’heure. C’est donc une augmentation salariale de 25 % sur cinq ans pour l’ensemble des travailleuses, à laquelle s’ajoute un boni de 1000 $ à la signature et une réduction de la période de probation à quatre mois. Rappelons que les 17 travailleuses, majoritairement des femmes racisées, étaient en grève générale illimitée depuis plus de quatre semaines pour obtenir un salaire d’au moins 18 $ l’heure.

« Notre détermination a fait la différence. Grâce à notre grève, nous avons atteint nos objectifs. Avec l’inflation majeure des derniers mois, il devenait urgent d’obtenir des augmentations salariales importantes, notamment pour reconnaitre le travail de celles qui sont à l’emploi depuis plusieurs années. Aujourd’hui, on peut dire que notre mobilisation et l’appui de la CSN ont forcé l’employeur à nous donner raison », lance la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la cafétéria du Cégep Montmorency–CSN, Paula Viveiros.

« Les gains obtenus par les travailleuses montrent que lorsqu’on se tient debout, on peut gagner ! Elles ont réussi à tenir tête à la multinationale Groupe Compass et à forcer l’employeur à négocier une bonne convention collective », poursuit Linda Tavolaro, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Les travailleuses se sont accrochées jusqu’à ce qu’elles obtiennent une bonne entente. Elles ont pu compter sur la solidarité de plusieurs syndicats de la CSN qui sont venus les appuyer durant le conflit de travail. Ces travailleuses ont offert une belle leçon de solidarité que le Groupe Compass et le Collège Montmorency devront garder en tête pour le futur », enchaîne Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« C’est une première convention collective CSN pour ces travailleuses et elles l’ont arrachée de chaude lutte ! Cette lutte rappelle l’urgence d’augmenter le salaire minimum pour s’assurer que l’ensemble des travailleuses et des travailleurs a un salaire décent », de conclure Caroline Senneville, présidente de la CSN.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la cafétéria du Cégep Montmorency–CSN est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui compte 65 000 membres dans les secteurs public et parapublic. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le syndicat de Transco accepte l’hypothèse de règlement du conciliateur

Réunis en assemblée générale ce matin, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) ont accepté à 69,4 %, par voie de scrutin secret, l’hypothèse soumise par le conciliateur ce mercredi 6 mars 2024.

« Nous avons accepté l’hypothèse de règlement du conciliateur, qui contient des augmentations totales de 43 % sur la durée de la nouvelle convention collective de six ans et rétroactives au 1er juillet 2022. Durant cette période, nous passerons donc du salaire hebdomadaire actuel de 634 $ à 907 $ au 1er juillet 2027. Nous avons également obtenu une augmentation de l’échelle de nos vacances qui atteindra 10 % après la 15e année de service ainsi qu’une 6e journée de congé de maladie en 2025 », déclare Carole Laplante, présidente du STTT–CSN.

« Nous saluons la lutte exemplaire menée par les travailleuses et travailleurs du syndicat qui ont tenu tête à une multinationale durant un peu plus de quatre mois afin d’obtenir ces bonifications de leurs conditions de travail. Tous les autres transporteurs devront tenir compte de l’effet de ces gains sur le marché de l’emploi et ça aussi, le syndicat peut en être fier », souligne Stéphanie Gratton, présidente par intérim de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN).

« Dans le contexte d’inflation majeure, quand on se bat pour améliorer nos conditions de travail et de vie, on le fait avec notre cœur et avec cette énergie de la juste cause. Tout au long de leur négociation, j’ai vu les membres porter fièrement cette cause des chauffeuses et chauffeurs d’autobus scolaire. Nous partageons cette fierté et nous sommes convaincus que leur contribution à ce combat constitue une avancée pour toutes et tous », ajoute Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« Au nom de la CSN, je tiens à féliciter la combativité des membres du syndicat de Transco, leur ténacité, leur détermination et surtout, leur solidarité dans ce parcours de négociation marqué par un conflit difficile. Se tenir debout et garder la tête haute entre les parents, leurs enfants et l’attitude cavalière et intransigeante de leur employeur n’a pas été de tout repos », conclut Caroline Senneville, présidente de la CSN.

À propos

Le STTT–CSN compte près de 350 membres responsables d’autant de parcours de transport scolaire. La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Préhospitalier : un nouveau plan d’action incomplet

Le nouveau plan d’action gouvernemental du système préhospitalier d’urgence au Québec contient plusieurs éléments positifs attendus et revendiqués depuis longtemps par la Fédération de la Santé et des Services Sociaux (FSSS–CSN), comme la mise en place de mécanismes pour éliminer les horaires de faction et l’uniformisation des protocoles opérationnels pour l’ensemble des centres de communication santé. Cependant, la plus importante organisation syndicale dans le secteur des soins et des services préhospitaliers d’urgence au Québec se désole du fait que ce plan ne propose rien pour soulager la surcharge de travail qui affecte les paramédics. Bien que les nouvelles mesures puissent faire une différence sur le plan des temps de réponse et être mieux adaptées aux besoins, encore faudrait-il avoir des paramédics sur le terrain pour y remédier. La FSSS–CSN demande donc au gouvernement de repenser son plan afin que soient ajoutées des ambulances et des heures pour les paramédics sur la route.

« Alors que les besoins sont criants dans de nombreuses régions, nous sommes sidérés de voir que ce plan d’action national ne propose de mettre aucun véhicule ambulancier supplémentaire et rien pour faire baisser la pression qui pesse sur les épaules des paramédics », de s’indigner Lucie Longchamp, vice-présidente de la FSSS–CSN responsable des secteurs privés.

« Les rapports des vingt dernières années à ce sujet recommandaient d’ajouter des effectifs sur la route, mais cela n’a pas été fait. On en vit les conséquences aujourd’hui avec des surcharges de travail incroyable pour les paramédics. Si on veut qu’ils demeurent dans la profession, il faut arriver à les décharger en mettant plus de paramédics sur le terrain et améliorer leurs conditions de travail », renchérit Jean Gagnon, représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN.

Le manque flagrant d’effectif dans le milieu préhospitalier pourrait également être résolu par une augmentation des capacités d’admission dans le programme de techniques de soins préhospitaliers d’urgence dans les cégeps. Selon les données du SRAM, en 2023 c’est 119 candidatures qui ont été refusées pour 502 étudiantes et étudiants admis à l’échelle de la province. En 2020, pour les 496 admis, presque autant (453) ont été refusés. Aujourd’hui, ils auraient pu être sur la route. « Ce n’est pas normal de refuser annuellement un peu plus d’une centaine de candidats, faute de place pour la formation. Il est grand temps que le ministre de la Santé et que les collèges d’enseignement revoient à la hausse le nombre possible d’étudiantes et étudiants et qu’ils mettent en place des programmes, que ce soit perspectives ou autres. La profession ne pourra se sortir de cette pénurie sans un coup de barre majeur, et pour cela, ça prend des paramédics bien formés et de meilleures conditions de travail », soutient Mme Longchamp.

« Il faut aussi dire que dans certaines régions, des paramédics s’inquiètent de savoir si des ajouts temporaires de véhicules seront maintenus. Dans certains cas, le ministère de la Santé refuse même de leur octroyer des heures de travail. En pleine crise du secteur préhospitalier, cette situation est vraiment surréaliste et, malheureusement, le plan déposé ce matin ne nous propose rien pour les rassurer », précise Jean Gagnon, représentant du secteur préhospitalier à la FSSS-CSN.

Le nouveau plan d’action propose de favoriser l’intervention citoyenne, ce qui est une bonne chose, mais cela n’élimine pas nécessairement le besoin d’ambulance. « Il faut être conscient que, même si les premiers répondants sont sur place, le plus souvent, l’ambulance est tout de même appelée dans ces situations et que les paramédics doivent se déplacer », poursuit Jean Gagnon.

En terminant, la Fédération de la Santé et des Services sociaux propose l’élargissement du rôle des paramédics. Ceux-ci pourraient alors prendre en charge plusieurs cas qui se retrouvent sinon aux urgences.

 

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte plus de 140 000 membres dans les secteurs public et privés. La FSSS est la plus importante organisation syndicale dans le secteur des soins et des services préhospitaliers d’urgence au Québec. Elle représente plus de 3 600 syndiqué-es parmi lesquels on retrouve des paramédics en soins primaires et en soins avancés, des répondants médicaux d’urgence (RMU), du personnel de bureau ainsi que du personnel de soutien comme les mécaniciens et les préposé-es. La FSSS–CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Éclipse solaire et protection des élèves – la CSN demande des consignes claires

« C’est une situation extrêmement particulière, qui demande qu’on prenne des décisions concertées et éclairées. » Le secteur soutien scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui représente le plus grand nombre d’employé-es de soutien dans le réseau de l’éducation, a interpelé la Fédération des centres de services scolaires afin que celle-ci formule des consignes claires quant au déroulement de la journée du 8 avril, jour de l’éclipse solaire. Selon les informations obtenues par la FEESP–CSN, la fédération ne prévoit toujours pas émettre de recommandation à cet effet.

Au cours de la dernière semaine, plusieurs centres de services scolaires (CSS) du Québec ont annoncé leur décision de suspendre les cours le 8 avril, tout en maintenant ouverts les services de garde. « Il n’y a aucune logique dans cette décision. Les CSS craignent que les enseignantes et les enseignants ne soient pas en mesure de gérer les élèves pendant l’éclipse, mais ils ne sont pas inquiets de les laisser au service de garde, et ce, même si les ratios éducatrices/élèves explosent dans bien des écoles », soutient Annie Charland, présidente du secteur soutien scolaire de la FEESP.

Tout comme l’Association pour l’enseignement de la science et de la technologie au Québec (AESTQ), Annie Charland soutient que ce phénomène rare peut constituer une occasion d’apprentissage intéressante pour les élèves. Mais, elle soutient du même souffle que, pour ce faire, des recommandations doivent être communiquées à tout le personnel scolaire dès maintenant.

« Le manque de cohérence dans les mesures prises par divers centres de services scolaires entraîne beaucoup d’inquiétudes et insécurise tant les élèves que les parents et les travailleuses et les travailleurs du réseau de l’éducation. Ça prend des lignes claires et uniformes pour toutes et tous », conclut la présidente du secteur soutien scolaire de la FEESP–CSN.

À propos

Le secteur soutien scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) est l’organisation la plus représentative du personnel de soutien scolaire au Québec. Il regroupe 37 syndicats représentant plus de 35 000 employés-es de soutien présents dans 31 centres de services scolaires francophones et deux commissions scolaires anglophones.

Assurance médicaments au fédéral : un pas essentiel dans la bonne direction

La CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ accueillent favorablement le dépôt d’un projet de loi sur l’assurance médicaments par le gouvernement fédéral, lequel jette les bases d’un éventuel régime public et universel d’assurance médicaments. Plusieurs éléments de ce projet de loi sont encourageants pour la suite des choses, notamment la prise en compte des principes de la Loi canadienne sur la santé (gestion publique, intégralité, universalité, transférabilité et accessibilité), le maintien du financement à long terme de la part du palier fédéral, l’inclusion des contraceptifs et des produits connexes au diabète, ainsi qu’une couverture au premier dollar. Beaucoup de travail reste à faire avant d’arriver à un régime d’assurance médicaments qui répond véritablement aux besoins de la population. Le projet de loi laisse poindre une importante phase de négociations entre Ottawa et les provinces. Les centrales surveillent l’évolution de l’ensemble des travaux et prendront le temps de bien étudier le projet de loi et souhaitent participer aux consultations à son sujet.

« Le régime hybride du Québec, avec un régime public et des régimes privés, n’a pas rempli ses promesses. Selon nous, il ne doit en aucun cas servir de modèle au reste du Canada. C’est un régime coûteux, inefficace et inéquitable. Les Québécois et les Québécoises méritent mieux. Ils ont besoin le plus rapidement possible d’un régime public et universel d’assurance médicaments », rappelle le secrétaire-trésorier de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Luc Beauregard.

« Avec la hausse du coût de la vie, plusieurs Québécois et Québécoises ont de la difficulté à joindre les deux bouts. Chaque année, plus d’une personne sur dix se prive de médicaments d’ordonnance, faute de moyens financiers. Ça n’a aucun sens de tolérer une telle situation. Les médicaments devraient être gratuits parce que personne ne fait le choix d’être malade et de consommer des médicaments », déplore la présidente de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Magali Picard.

Les centrales syndicales croient que le Québec fait actuellement fausse route en demandant un droit de retrait inconditionnel. « Pour nous, il ne serait pas acceptable que le Québec reçoive des fonds fédéraux sans condition dans le but de maintenir un régime dysfonctionnel et inéquitable, explique la présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Caroline Senneville. Par contre, le gouvernement fédéral doit se montrer ouvert envers les provinces qui souhaitent bénéficier de transferts en vue de financer des régimes publics universels provinciaux et c’est la voie que devrait tenter le gouvernement du Québec. »

«Il est inconcevable que la santé d’une personne dépende de ses revenus ou fasse l’objet de négociations. Et même si le Québec a son propre régime, son régime discrimine les personnes ayant un moins bon revenu. Un régime réellement public et universel doit consacrer le droit pour toutes et tous à l’accès aisé aux médicaments. Tant au Québec qu’au Canada, il existe un fort consensus pour la mise en place d’un régime public et universel d’assurance médicaments, et le moment est venu d’aller au-delà des chicanes constitutionnelles pour que l’ensemble de la population ait réellement accès à des médicaments abordables», avance le président de la CSD, Luc Vachon.

La FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD représentent plus d’un million de travailleuses et de travailleurs. Ensemble, elles mènent la campagne La pièce manquante visant la mise en œuvre d’un régime public et universel d’assurance médicaments.

Réformer l’assurance-emploi, ça presse !

II est grand temps pour le Parti libéral du Canada de tenir sa promesse de 2015, soit celle de réformer l’assurance-emploi. C’est le message que sont venus porter aujourd’hui près de 200 militantes et militants de plusieurs régions du Québec et du Nouveau-Brunswick au bureau du ministre de l’Emploi, Randy Boissonnault, à Gatineau.

« Le gouvernement Trudeau doit cesser de se traîner les pieds dans ce dossier et montrer qu’il soutient véritablement les travailleuses et les travailleurs », lance David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN. Ce dernier précise que les partis politiques, qui affirment se placer derrière les Canadiennes et Canadiens qui travaillent devraient le démontrer concrètement en déposant ou en appuyant une réforme qui leur soit enfin favorable, ce qui n’a pas eu lieu depuis 1971 !

« Seuls 40 % des chômeuses et des chômeurs se qualifient pour des prestations. C’est complètement inacceptable. Il nous faut une assurance qui couvre vraiment celles et ceux qui perdent leur emploi », affirme Alfonso Ibarra Ramirez, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais. Ce dernier rappelle que, faute d’un cumul d’heures suffisant, plusieurs travailleuses et travailleurs dans les industries saisonnières n’ont plus de revenu à la fin de leur période de chômage. C’est ce qu’on appelle le fameux trou noir. « Le temps des projets pilotes est passé, il faut régler ce problème de trou noir une bonne fois pour toutes et avant les prochaines élections », insiste Alfonso Ibarra Ramirez.

« L’accessibilité aux prestations d’assurance-emploi devrait être une normalité, lorsqu’on perd notre emploi, même un emploi saisonnier, mais ce n’est pas le cas. La pandémie l’a bien montré puisque le Canada, contrairement à d’autres pays, a été obligé de créer un nouveau programme (la PCU) pendant ce coup dur », ajoute Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord–CSN et porte-parole de l’Alliance interprovinciale pour l’assurance-emploi.

La CSN estime par ailleurs que l’assurance-emploi est parfois discriminatoire envers les femmes. On pense notamment à celles qui sont en congé de maternité et ne peuvent pas cumuler l’assurance-emploi et les prestations du congé parental (RQPAP).

Que devrait contenir une réforme acceptable

La CSN et les autres centrales syndicales présentes au Québec demandent au moins quatre changements à l’assurance-emploi :

  1. Régler la question du trou noir en ajoutant 15 semaines de prestations.
  2. Donner une admissibilité au régime après 420 heures ou 12 semaines de travail assurable.
  3. Permettre de cumuler les prestations régulières et des prestations spéciales, comme celles du Régime québécois d’assurance parentale.
  4. Limiter les critères d’exclusion, comme le départ volontaire.

 

À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 1600 syndicats et regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les travailleuses interpellent la ministre de l’Emploi

En grève générale illimitée depuis le 12 février, les travailleuses de la cafétéria du Collège Montmorency ont profité de la présence de la ministre de l’Emploi dans les murs de l’établissement d’enseignement pour dénoncer leurs conditions de travail.

Ces 17 employées, majoritairement des femmes racisées, se battent pour obtenir un salaire d’au moins 18 $ l’heure. À l’heure actuelle, elles gagnent 16 $ l’heure, qu’elles aient 1 ou 25 ans d’ancienneté. De plus, elles sont sans contrats de travail depuis août 2022.

« Nos demandes sont pourtant raisonnables : 18 $ l’heure à l’embauche et jusqu’à 20 $ l’heure pour les salariées plus expérimentées. Dans le contexte actuel d’inflation et compte tenu de l’ancienneté de plusieurs membres de l’équipe, ces demandes s’avèrent tout à fait légitimes, insiste la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la cafétéria du Cégep Montmorency–CSN, Paula Viveiros. Nous profitons de la présence de la ministre de l’Emploi, Kateri Champagne Jourdain, dans les murs du collège pour réitérer notre appel à un salaire décent. » Malheureusement, la ministre n’a pas daigné faire quelques pas pour parler à ces femmes qui l’attendaient dehors depuis plus de deux heures.

Des miettes !
Leur employeur, le Groupe Compass, est une multinationale qui dispose d’un quasi-monopole dans les services alimentaires. « Pour une entreprise de cette envergure, les demandes salariales des travailleuses de la cafétéria du Collège Montmorency ne représentent que des miettes », soutient Linda Tavolaro à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). D’ailleurs, dans plusieurs de ses établissements, le Groupe Compass verse des salaires supérieurs au taux de 18 $ l’heure réclamé par les travailleuses de la cafétéria du collège. Le syndicat souhaite aussi que la direction du Collège Montmorency joue un rôle plus actif auprès du Groupe Compass, son contractuel, afin de régler ce conflit. Le collège ne peut se déresponsabiliser quant au sort réservé aux travailleuses et aux travailleurs œuvrant en ses murs.

« Avec l’inflation, tous les prix de la cafétéria ont augmenté, mais pas les salaires de ces travailleuses qui sont essentielles au fonctionnement des comptoirs alimentaires. Ces femmes n’ont ni régime de retraite ni assurance collective. Elles sont un exemple concret de la nécessité d’augmenter le salaire minimum à un niveau qui leur permet de vivre décemment », souligne la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Ces travailleuses peuvent compter sur l’appui des quelque 100 000 membres du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) dans leur lutte pour améliorer leurs conditions de travail. Elles effectuent un travail précieux. Il faut que le salaire des gens qui nous nourrissent leur permette de se nourrir eux-mêmes », termine la présidente du CCMM–CSN, Dominique Daigneault.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la cafétéria du Cégep Montmorency–CSN est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui compte 65 000 membres dans les secteurs public et parapublic ainsi qu’au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), qui réunit quelque 100 000 membres. Pour sa part, la CSN défend plus de 330 000 travailleuses et travailleurs.

 

TÉLUQ : les robots conversationnels en voie de remplacer les tuteurs et les tutrices ?

Ce sont des robots conversationnels nourris par l’intelligence artificielle (IA) qui peuvent répondre aux questions des personnes étudiantes de sept cours d’administration, de communication, d’éducation, d’environnement, de finance et d’informatique à l’Université TÉLUQ au trimestre d’hiver 2024. Ce projet pilote, inédit dans le réseau universitaire québécois, a été mis en place en janvier sans consulter le Syndicat des tuteurs et des tutrices de la Télé-université (STTTU–CSN). Pourtant, à terme, il risque d’avoir un impact direct sur la qualité de l’accompagnement des étudiantes et des étudiants et sur les emplois.

« Au nom de l’avancement technologique et sur un ton frôlant le jovialisme, voilà un exemple concret d’une déshumanisation de l’enseignement. La direction de l’établissement est pourtant hésitante à répondre aux demandes répétées du syndicat afin d’aborder ce nouvel enjeu aux impacts collectifs, préférant plutôt discuter avec des individus sur une base personnelle. C’est une stratégie contraire au principe de collégialité qui devrait caractériser le fonctionnement de l’université », déplore Nathalie Ebnoether, présidente du STTTU–CSN.

Les tutrices et les tuteurs accompagnent les personnes qui nécessitent des compléments d’information dans les cours ou qui ont besoin d’une mise en contexte individuelle pour poursuivre leur réflexion et leurs apprentissages. Cet accompagnement humain permet de nouer un lien de confiance, favorisant la réussite. De plus, les tutrices et les tuteurs procèdent à la correction et assurent la rétroaction, tout aussi indispensables et formatrices.

« Aucun robot ne pourra remplacer la relation pédagogique au cœur de la profession enseignante, y compris à la TÉLUQ. Depuis l’accélération effrénée de l’IA en enseignement, notre fédération s’inquiète de la tentation facile pour les établissements d’enseignement de remplacer des humains par des machines pour des raisons évidentes d’économies dans un contexte de sous financement. Est-ce vraiment le genre d’enseignement que l’on souhaite au Québec ? », se questionne Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Attaque contre la profession enseignante

Les délégué·es des syndicats de la FNEEQ–CSN, réunis en conseil fédéral, ont d’ailleurs adopté à l’unanimité une résolution pour dénoncer cette nouvelle attaque à la profession enseignante à la TÉLUQ au début du mois. Pourquoi la TÉLUQ ne consulte-t-elle pas le syndicat ? Pourquoi refuse-t-elle de confirmer noir sur blanc qu’aucun emploi n’est en péril si le projet pilote devenait généralisé et permanent ?

La FNEEQ–CSN, à l’instar de son syndicat affilié STTTU–CSN, s’oppose à toute utilisation de l’IA visant à remplacer l’humain dans des contextes de relation d’aide ou de relation pédagogique. Elle croit que l’ensemble de la société, de manière démocratique, autonome et publique, devrait mener une réflexion éthique et critique sur le recours à l’intelligence artificielle en éducation et en enseignement supérieur. À cet égard, un vrai forum national sur l’IA –indépendant des intérêts commerciaux– devrait rapidement être organisé.

Résolution adoptée par le conseil fédéral de la FNEEQ–CSN

« […] Que le conseil fédéral dénonce la décision de l’Université TÉLUQ de recourir à des robots conversationnels (IA) dans le cadre d’un projet pilote qui vise à procurer une aide pédagogique aux étudiant·es ainsi que le recours accru à l’utilisation de l’automatisation des évaluations.

Que le conseil fédéral dénonce que cette décision ait été prise sans consulter le Syndicat et qu’elle ait le potentiel de menacer la tâche enseignante des tutrices et des tuteurs.

Que le conseil fédéral appuie le Syndicat des tutrices et tuteurs de la TÉLUQ dans ses actions pour la défense de l’intégrité de la tâche enseignante et pour contrer la précarité. »

Consulter les dix recommandations de la FNEEQ–CSN sur l’intelligence artificielle

 

Les syndicats de la FSSS–CSN entérinent l’entente de principe sectorielle

Les travailleuses et les travailleurs représentés par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux, ont adopté l’entente de principe sectorielle permettant d’améliorer leurs conditions de travail. Les salarié-es des quatre catégories de personnel ont accepté l’entente.

Tout au long de la négociation, les travailleuses et les travailleurs ont fait face à un gouvernement entêté n’ayant que ses solutions à l’esprit et voulant donner encore plus de pouvoir aux gestionnaires. Grâce à la mobilisation exemplaire des travailleuses et des travailleurs, la FSSS–CSN est parvenue à le forcer à accorder des améliorations aux conditions de travail. Au cours des dernières semaines, les travailleuses et les travailleurs ont exprimé dans leurs assemblées générales que plusieurs mesures permettront de faire des avancées intéressantes, notamment sur les primes, le temps supplémentaire, les dispositions pour certaines régions et la nomenclature des titres d’emploi. Néanmoins, plusieurs questions demeurent et illustrent que le gouvernement aurait pu en faire davantage pour aider le personnel surchargé du réseau.

« Avec cette négociation, on a réussi à mettre le pied dans la porte sur plusieurs enjeux majeurs pour les travailleuses et les travailleurs. Nous interviendrons à tous les niveaux pour continuer d’améliorer les conditions de travail du personnel épuisé du réseau. Il est clair que nous ne pourrons pas régler tous les problèmes du réseau en une négociation. Mais après des années à subir des reculs et des attaques, on peut se dire qu’on a repris le chemin des victoires pour celles et ceux qui donnent des services et prennent soin de la population », lance Réjean Leclerc, président de la FSSS–CSN.

Il est encore temps de changer de cap sur la réforme Dubé

Dans les prochains mois, la FSSS–CSN travaillera d’arrache-pied pour s’assurer que les gains obtenus s’implanteront véritablement dans les milieux de travail. Elle suivra également de près les développements de la réforme Dubé. Particulièrement préoccupée par l’ouverture grandissante au privé, elle interviendra à toutes les tribunes pour renforcer et améliorer notre réseau public. Pensons notamment au soutien à domicile, où il est plus que nécessaire de développer le réseau public et de valoriser les professions qui y œuvrent. Ce secteur est névralgique pour nous assurer d’être en mesure de garantir des soins à l’ensemble de la population.

« La réforme Dubé dans sa forme actuelle, c’est plus de ce qui n’a jamais marché et qui ne marchera jamais. Le réseau a tout sauf besoin d’une nouvelle centralisation bureaucratique. Autant la population que les travailleuses et les travailleurs savent ce que ce type de réforme donne. On a besoin de tout le contraire. Si on veut améliorer l’offre de services, ça nous prend un réseau plus décentralisé, démocratique et vraiment public », de conclure Réjean Leclerc.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte plus de 140 000 membres partout au Québec dans les secteurs public et privé, dont près de 120 000 dans le réseau public de la santé et des services sociaux, et ce, dans toutes les catégories de personnel. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux ainsi que dans celui des services de garde. La FSSS–CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

La FNCC et la CSN mettent de l’avant cinq mesures pour contrer la crise de l’information

Devant l’ampleur de la crise qui secoue le secteur des médias d’information, les différents paliers de gouvernement doivent sans délai prendre les mesures appropriées afin de préserver l’accès à l’information des citoyennes et des citoyens et de contrer les reculs démocratiques entraînés par les fermetures et les pertes d’emploi au sein des salles de rédaction, estiment la CSN et la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN).

Alors que son programme de crédit d’impôt à la masse salariale de la main-d’œuvre journalistique vient à échéance, Québec doit sans délai annoncer son intention de le reconduire. Compte tenu du fait que les secteurs de la télé et de la radio sont à leur tour lourdement frappés par l’exode des revenus publicitaires, le gouvernement doit, par ailleurs, étendre la portée du programme aux salles de rédaction radio et télé, en fonction des emplois liés à l’information actuellement visés par le programme. Pour le secteur de la presse écrite, le crédit d’impôt doit dorénavant couvrir l’ensemble des emplois nécessaires au fonctionnement de ces médias.

Un fonds réservé pour soutenir l’information

Au cours des 10 dernières années, rappellent les organisations syndicales, les médias d’information québécois ont perdu 75 % de leurs revenus publicitaires. Une perte nette de 800 millions de dollars.

Afin de préserver l’accès à l’information et contrer les risques de reculs démocratiques, le gouvernement Legault doit mettre sur pied un fonds réservé et récurrent pour contrer les réductions d’effectif au sein des salles de rédaction des régions du Québec. À cet effet, la CSN et la FNCC–CSN lui demandent d’instaurer un « infofrais » de 2 % sur les achats d’appareils munis d’un écran (téléphones, tablettes, ordinateurs) ainsi que sur les services Internet et mobiles. En générant des revenus de l’ordre de 200 millions à l’échelle du Québec, cette contribution-redevance établit un mécanisme direct entre le consommateur de contenu d’information et le producteur du contenu en question.

La centrale syndicale demande également à Québec et à Ottawa de se doter d’une réelle politique gouvernementale d’achat publicitaire en appui aux médias d’information. La CSN et la FNCC–CSN demandent expressément aux gouvernements québécois et canadien, ainsi qu’à leurs ministères et organismes publics de cesser de faire affaire avec les géants du numérique qui ne se conforment pas à l’esprit des règles fiscales en vigueur.

Les annonceurs du secteur privé ayant déserté les médias d’information devraient pouvoir bénéficier d’incitatifs pour y revenir. Ainsi, les organisations syndicales demandent que les entreprises puissent déduire de leurs impôts le double de leurs dépenses effectuées auprès de médias d’information locaux. À portée de main des gouvernements du Québec et du Canada, une telle mesure favoriserait la canalisation des budgets publicitaires vers nos médias d’information.

Enfin, les membres des syndicats du secteur de l’information de la FNCC–CSN interpelleront, au cours des prochains mois, les villes du Québec et leurs communautés quant au rôle qu’elles peuvent jouer pour soutenir les médias d’information de leur région.

Toute l’information relative aux demandes de la CSN et de la FNCC–CSN pour contrer la crise du secteur de l’information se retrouve ici : www.csn.qc.ca/information

Déclarations 

« Seuls les gouvernements du Québec et du Canada ont la capacité structurante pour soutenir un secteur qui a perdu les trois quarts de ses revenus. Les enjeux sont immenses : il en va de notre accès à l’information, de nos droits démocratiques et du rayonnement social, économique et culturel de nos communautés. Le Québec a son histoire, sa langue, sa culture : une identité collective qui ne demeure possible qu’en conservant notre capacité à produire de l’information à propos de nos différentes réalités. » – Caroline Senneville, présidente de la CSN

« Les impacts sont terribles présentement, particulièrement en régions : les fermetures et les pertes d’emplois se multiplient, tout comme les vides médiatiques ainsi entraînés. Le crédit d’impôt à la main-d’œuvre journalistique ne peut plus se limiter à la presse écrite. Les récentes annonces à TVA, à Radio-Canada et à Bell Média démontrent que les secteurs de la télé et de la radio sont tout aussi affectés par la perte de revenus publicitaires. Québec et Ottawa doivent élargir leur programme afin de tenir compte de cette réalité. Et il faut s’assurer de mettre en place des mesures qui garantissent le réinvestissement des sommes publiques directement dans la production de l’information. » – Annick Charette, présidente de la FNCC–CSN

« Ce n’est pas seulement nos emplois qu’on veut protéger : on se bat pour défendre le droit du public à l’information. Leur droit d’être informés et de s’exprimer sur les enjeux qui les concernent directement. Or, on le voit partout, à Sherbrooke comme ailleurs au Québec : les salles de rédaction fondent à vue d’œil. On est de moins en moins de journalistes à couvrir les enjeux, que ce soit la vie municipale, la scène culturelle, le secteur des affaires… C’est autant de voix citoyennes qu’on entend moins, parce que nous sommes moins de journalistes pour rapporter ces nouvelles. Pour l’essor et le rayonnement de nos communautés, c’est un grave recul. » –Karine Tremblay, journaliste, vice-présidente de la FNCC–CSN

La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

Entente de principe aux Jardins de Renoir 

À quelques heures du déclenchement d’une grève générale illimitée, les travailleuses et les travailleurs de la résidence pour aîné-es (RPA) Les Jardins de Renoir ont accepté une entente de principe pour le renouvellement de leur convention collective.

Plusieurs des quelque 80 employé-es touchent des salaires qui dépassent à peine le seuil du salaire minimum. « Notre mobilisation a porté ses fruits, se réjouit la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement du Grand Montréal–CSN, Véronique Girouard. Notre nouvelle convention collective prévoit notamment une augmentation salariale de 2,75 $ l’heure sur deux ans, une bonification de toutes les primes ainsi que l’ajout d’une prime de 2 $ l’heure cumulative pour chaque personne du même titre d’emploi visé lorsque l’employeur ne parvient pas à remplacer une ou un salarié-e absent », précise-t-elle.

La nouvelle convention collective comporte aussi une bonification de la cotisation de l’employeur au régime d’épargne retraite équivalente à 3,5 % du salaire annuel de l’employé-e, une journée de congé personnel payé de plus de même qu’une hausse du nombre de semaines de vacances.

« Tout le mouvement CSN salue cette nouvelle entente qui permet d’améliorer les conditions de travail de ces salarié-es qui font un travail essentiel auprès des aîné-es », souligne la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Les pourparlers aux Jardins de Renoir s’inscrivaient dans la négociation coordonnée des centres d’hébergement privés (CHP), qui a déjà donné lieu à plus d’une trentaine d’ententes partout au Québec. D’ailleurs, la convention collective se terminera le 31 mars 2025 à temps pour une nouvelle ronde de négociation coordonnée des CHP.

À leur juste valeur
Il faut rappeler que Les Jardins de Renoir jouissent d’une situation financière enviable. En effet, le géant québécois de l’immobilier Cogir possède cette résidence en partenariat avec Welltower, une compagnie américaine cotée en Bourse dont la valeur totale des actions est évaluée à près de 50 milliards de dollars.

« Je tiens à saluer la mobilisation des travailleuses et des travailleurs qui ont bravé le froid pendant leurs dix jours de grève. Ils ont su aller plus loin pour le bien de toutes et de tous, précise la vice-présidente responsable des secteurs privés de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Lucie Longchamp. Plusieurs d’entre eux sont à l’aube de la retraite et ont fait preuve d’une grande détermination afin d’améliorer les salaires pour leurs collègues plus jeunes. Je leur lève mon chapeau », ajoute la dirigeante.

« Il faut en effet souligner la solidarité et la détermination déployées par ces travailleuses et ces travailleurs pour se faire respecter. Tout au long de leur négociation, ils ont pu compter sur l’appui indéfectible des quelque 100 000 membres du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN) et de toutes les composantes de la CSN », termine la présidente du CCMM-CSN, Dominique Daigneault.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement du Grand Montréal–CSN, section Jardins Le Renoir, est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN (FSSS–CSN) ainsi qu’au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN). Pour sa part, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de près de 1600 syndicats, elle défend plus de 330 000 travailleuses et travailleurs.

Signature d’une nouvelle convention pour le SEBJ–CSN

Merci de votre solidarité à vous qui avez bravé le froid mordant le 17 janvier 2024 à Montréal en soutien aux cinq travailleuses et travailleurs du Syndicat des employés de bureau et de journaux (SEBJ–CSN) de La Presse !

Cette démonstration de solidarité de camarades venus de tout le Québec, dont les chauffeuses et les chauffeurs du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN, a sans conteste pesé dans la balance : après une entente de principe adoptée le 26 janvier et suivie d’un retour au travail le 29, la convention a été signée le mercredi 7 février par les parties !

La CSN réclame une loi-cadre au plus vite, mais pas sans dialogue social

La CSN salue, de manière générale, les recommandations contenues dans le rapport que le Conseil de l’innovation du Québec a rendu public aujourd’hui relativement à l’intelligence artificielle (IA), mais réclame que la société civile – nommément les organisations syndicales et les travailleuses et travailleurs qu’elles représentent – soit au cœur de la démarche menant à l’adoption, dans les meilleurs délais, d’une loi-cadre en matière d’IA et à son application éventuelle dans les milieux de travail.

« Là où nous rejoignons le ministre Fitzgibbon, c’est dans la nécessité, pour le Québec, de se doter d’une gouvernance basée sur la confiance qui va nous permettre de développer l’IA de manière éthique, durable et responsable, tout en limitant la perte d’emplois. Cela dit, l’essentiel se jouera sur le plan de l’application et de la mise en œuvre de la future loi-cadre que le gouvernement souhaite confier à une autorité indépendante. Pour nous, il est clair que la société civile – et les syndicats au premier chef – devra être partie prenante des décisions entourant le déploiement de cette loi, car les travailleuses et les travailleurs sont les premières personnes concernées par cette révolution technologique », a martelé la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

En ce qui concerne la question de l’emploi et du travail, la CSN répondra présente à l’appel d’un chantier visant à moderniser les lois du travail et les politiques sociales. « À l’instar des recommandations du conseil, nous devons nous inspirer des mesures les plus avant-gardistes pour protéger les travailleuses et les travailleurs face aux risques posés par l’IA, telles que la reconnaissance d’un droit à la décision humaine, comme c’est prévu dans le Règlement général sur la protection des données (RGPD) européen », ajoute Mme Senneville.

Quant à l’encadrement de l’utilisation de l’IA dans le secteur public, la CSN appuie la recommandation de renforcer le cadre de gouvernance de l’administration, mais souligne que de nombreuses discussions devront se poursuivre avec les représentantes et les représentants syndicaux. « La venue de l’intelligence artificielle dans des réseaux aussi névralgiques que l’éducation et l’enseignement supérieur pose d’importants problèmes en ce qui a trait aux risques de plagiat et à la détérioration de la relation pédagogique entre les étudiants et le personnel », poursuit Caroline Senneville.

Rappelons que la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ), affiliée à la CSN, avait réclamé d’urgence, au printemps dernier, un moratoire sur le développement des systèmes d’intelligence artificielle afin de permettre un encadrement international, national et local. « Maintenant que le rapport est déposé, il est impératif de légiférer, et ce, pour le bénéfice de l’ensemble de la société », de conclure la présidente.

 

 

Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN | CPE Ste Justine

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 11 décembre 2023, le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN a été accrédité pour représenter :

« Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail. »

Depuis l’arrivée d’une nouvelle directrice, l’ancienne serait partie pour des raisons inconnues, la tempête fait rage au CPE. Tout le monde y passe. Harcèlement de travailleuses, des avis disciplinaires qui apparaissent dans leur dossier sans qu’elles ne soient au courant. Des modifications aux conditions de travail à en être étourdie.

Les travailleuses ont décidé de se syndiquer pour faire respecter leurs droits, conserver leurs acquis et ne plus vivre d’injustice.

Cette nouvelle accréditation rejoint le STCPEML-CSN qui est déjà affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain de et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

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Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire–CSN | Centre d’Amitié Autochtone de Montréal

À la suite d’un dépôt de requête en accréditation le 30 aout 2023, le Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire–CSN a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es. »

Nous avons été contactés par les salarié-es, car ils désiraient améliorer leurs conditions de travail et ainsi bénéficier de tous les services que la CSN a à leur offrir.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Manifestation-surprise devant La Presse : la solidarité en action

Hier, le mercredi 17 janvier 2024, devant le siège social de La Presse, environ 400 manifestantes et manifestants solidaires avaient répondu à l’appel du Syndicat des employés de bureau et de journaux (SEBJ–CSN), en grève depuis décembre.

« Pour la moitié des employé-es de La Presse en grève, la valorisation salariale s’est élevée à 1 % d’augmentation sur presque une décennie ! Et quatre employé-es sur six ont plus de 20 ans d’ancienneté ! Il y a un manque de respect qui dure depuis bien trop longtemps de la part de l’employeur, mais nous n’allons pas accepter une fois de plus ce mépris », explique Marie-Ève Phaneuf, présidente intérimaire du SEBJ–CSN.

Yvan Duceppe, trésorier de la CSN, souligne le refus d’avancer sur des propositions raisonnables : « On parle de 4500 dollars pour 3 employé-es. Trop souvent, nous constatons lors des négociations que la crispation idéologique de l’employeur lui coûte plus cher qu’une conciliation salariale. »

« Le matin, l’employeur est un professionnel de l’information reconnu qui traite de l’inflation et de ses effets. Mais l’après-midi, il devient un patron qui feint de ne pas voir les effets de cette inflation sur ses salarié-es. Aujourd’hui, nous sommes venus rappeler que l’inflation existe bel et bien pour toutes et tous, comme la solidarité syndicale », résume Annick Charette, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture–CSN.

Malgré le froid mordant, ils étaient en effet nombreux à venir manifester leur solidarité dans la bonne humeur et tout en musique, selon Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN : « On est ici avec des conductrices et des conducteurs d’autobus scolaire de chez Transco à Montréal, qui en sont à près de trois mois de grève et qui, comme le SEBJ–CSN, sont confrontés au manque de respect de l’employeur ; on est aussi avec des salarié-es, des élu-es et des militantes et militants de la CSN de toutes les régions, pour affirmer notre solidarité avec ces travailleuses et travailleurs qui méritent respect et dignité ! ».

La CSN dénonce les mensonges de Transco Montréal

En ce lundi 15 janvier 2024, à la suite d’un communiqué de presse diffusé par l’employeur jeudi dernier, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) a déposé au Tribunal administratif du travail une plainte pour négociation de mauvaise foi et pour ingérence et entrave aux activités du Syndicat. En grève générale illimitée depuis le 31 octobre, le syndicat fait face à Transco Montréal qui multiplie les interventions trompeuses dans le cadre des négociations avec ses salarié-es.

« Jeudi dernier, l’employeur a procédé à l’envoi d’un communiqué de presse mensonger aux médias qui s’adresse clairement à nos membres, ce qui est interdit et les boss le savent très bien. Depuis le début de la grève générale illimitée, entre autres, ce n’est pas la première fois que Transco Montréal tente de négocier directement avec les salarié-es. À cet égard, nous avons envoyé une mise en demeure contre ces manœuvres, le 3 novembre dernier. Il s’agit donc d’une récidive qui vise à miner à nouveau la crédibilité du comité de négociation. Nous avons rarement vu autant de manœuvres antisyndicales de la part d’un employeur qui fait face à des travailleuses et des travailleurs qui sont toujours plus en colère et qui ne vont pas se satisfaire d’un règlement au rabais », déclare Carole Laplante, présidente du STTT–CSN.

Transco Montréal répète à qui veut bien l’entendre que les demandes du syndicat sont déraisonnables et irréalistes, cherchant à négocier sur la place publique et à faire pression sur les salarié-es plutôt que de négocier de bonne foi avec le syndicat.

« Nous le répétons : Transco Montréal a toujours de la difficulté à recruter et à garder son monde avec les salaires versés avant le début de la grève. L’inflation et le prix élevé du logement poussent plusieurs salarié-es de l’entreprise à fréquenter des banques alimentaires chaque semaine pour arriver à combler leurs besoins de base. Les boss de Transco devraient avoir honte de mentir ainsi sur la place publique et d’agir de la sorte avec leurs salarié-es, souligne Josée Dubé, présidente du secteur du transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Rappelons qu’Autobus Transco (1988) inc. à Mascouche, détenu par le même propriétaire que Transco Montréal, a accepté une augmentation de 53 % sur six ans qui a été négociée et entérinée par ses salarié-es, en février 2023. L’argent a été versé par le gouvernement, la capacité de payer est là et nous le savons parce que nous avons accès à toute l’information pertinente à cet effet. »

Selon les documents obtenus, Transco Montréal a reçu une bonification de ses contrats d’environ 25 % depuis l’année scolaire 2021-2022. Cet argent versé au transporteur doit, entre autres, servir à bonifier les conditions de travail parfois faméliques dans ce secteur.

À propos

En négociation depuis près d’un an, le STTT–CSN compte près de 350 membres responsables d’autant de parcours de transport scolaire. La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés, représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Syndicat des travailleuses et travailleurs de W Hôtel Montréal–CSN

À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 20 septembre 2023, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de W Hôtel Montréal–CSN a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es de la restauration au sens du Code du travail à l’exclusion de ceux déjà syndiqué-es. »

Le W Hôtel Montréal est un hôtel situé au coeur du centre-ville où s’affairent plusieurs dizaines d’employé-es afin d’offrir un bon séjour aux clients. Les employés étaient autrefois syndiqués UES 800, lorsque la restauration et la cuisine étaient gérés en sous-traitance. Les cuisines sont syndiquées avec l’unité générale.

Les travailleuses et travailleurs veulent le respect de l’ancienneté, un partage équitable des pourboires et des salaires qui répondent aux normes actuelles de l’industrie de l’hôtellerie. C’est pourquoi ils ont majoritairement décidé de joindre les rangs de la CSN.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Syndicat des travailleuses et travailleurs de Keurig–CSN

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 12 octobre 2023, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Keurig–CSN a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es au sens du Code du travail, incluant tous les salarié-es exerçant les fonctions de chauffeurs-aiguilleurs et les fonctions de réception du grain vert, à l’exclusion des employé-es de bureau, des salarié-es de laboratoires affectés au contrôle de la qualité, des mécaniciens et électromécaniciens, des chefs d’équipes de la maintenance et des gens d’entretien des équipements de détail, d’hôtels, de restauration et d’institution et de toutes et tous ceux normalement exclus par la loi. »

Auparavant avec les TUAC, ils ont choisi la CSN pour reprendre le contrôle de leur syndicat, pour se doter d’une structure démocratique et, surtout, pour enfin se faire respecter par leur employeur. Ils veulent une centrale syndicale combative qui les aidera à aller chercher de bons salaires et à faire appliquer leur convention collective.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération du commerce, au Conseil central de Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Syndicat des Travailleuses et Travailleurs du commerce–CSN – Section Drawn & Quarterly

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 13 septembre 2023, le Syndicat des Travailleuses et Travailleurs du commerce–CSN – section Drawn & Quarterly a été accrédité pour représenter :

Tous les salariés au sens du Code du travail

En se syndiquant, les salarié-es de la maison d’édition et des deux librairies cherchaient à nourrir des canaux de communication plus transparents avec l’employeur, en plus de contribuer de façon plus active et consultative à l’élaboration de leurs conditions de travail.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération du commerce, au Conseil central de Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Concordia Research and Education Workers Union–CSN | Syndicat des Travailleuses et Travailleurs en Recherche et Enseignement à Concordia–CSN

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 3 avril 2023, le Concordia Research and Education Workers Union–CSN/Syndicat des Travailleuses et Travailleurs en Recherche et Enseignement à Concordia–CSN a été accrédité pour représenter :

Toutes et tous les auxiliaires de recherche (RA) étudiants et tous les auxiliaires d’enseignement (TA) salariés au sens du Code du travail, à l’exclusion des auxiliaires d’enseignement qui reçoivent des subventions ou des bourses et tous ceux et celles qui ont le statut de stagiaire.

Une équipe d’une cinquantaine de travailleuses et travailleurs s’est mobilisée pendant plus de 10 mois dans une des campagnes de maraudage historique à la CSN. Ils ont choisi de quitter l’AFPC parce qu’ils ne se sentaient pas soutenus dans leur lutte contre le harcèlement sexuel à l’université et dans leurs mobilisations pour le renouvellement de la convention collective.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Syndicat des travailleuses et travailleurs des industries manufacturières–CSN | Section Bray Rite Ltd

À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 1er novembre 2023, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des industries manufacturières– CSN–Section Bray Rite Ltd a été accrédité pour représenter :

« Tous les employé-s sauf les employé-es de bureau, les dessinateurs et dessinatrices, les acheteurs et acheteuses et ceux et celles exclus par le Code du travail ».

Les travailleuses et travailleurs de Bray Rite, un fabricant de produits et d’accessoires d’automatisation et de contrôle de débit, ont unanimement choisi de quitter le Syndicat des Métallos pour joindre les rangs de la CSN.

Cette nouvelle section du Syndicat des travailleuses et travailleurs des industries manufacturières–CSN, sera affiliée à la Fédération des industries manufacturières, au Conseil central du Montréal Métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Transco Montréal : une grève générale illimitée qui traîne inutilement

Ce matin, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) ont tenu un piquetage symbolique afin de rappeler à la haute direction du Centre de services scolaire de Montréal qu’ils sont en grève générale illimitée depuis le 31 octobre dernier.

« Alors que les élèves retournent en classe ce matin, nous ne sommes pas heureux d’en priver plusieurs de leur transport pour obtenir le salaire décent auquel nous avons droit. Ça fera bientôt trois mois que nous sommes en grève et près deux ans que nous négocions avec notre employeur et celui-ci refuse toujours de nous verser la part des sommes qu’il a pourtant bien reçues du gouvernement afin de bonifier nos salaires. Nous le précisons à nouveau : les salaires qui nous étaient versés au moment du déclenchement de notre grève ne parviennent même pas à attirer et à retenir les salarié-es dont nous avons besoin pour effectuer nos routes chaque jour et ce sont les enfants et leurs parents qui en paient le prix », déclare Carole Laplante, présidente du STTT–CSN.

« L’employeur devra l’admettre : de nouvelles données salariales sont en vigueur dans le secteur du transport scolaire. Plusieurs règlements reconnaissent enfin le difficile travail des conductrices et des conducteurs. Tous les employeurs ont reçu une bonification variant de 15 à 30 % de la valeur de leurs contrats et cet argent doit se rendre dans les poches de celles et de ceux qui conduisent les autobus, ajoute Frédéric Brun, président par intérim de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). L’employeur mène une guerre d’usure et laisse inutilement traîner la négociation ; pour la régler rapidement, il sait très bien ce qu’il a à faire. »

« Plusieurs des membres du syndicat doivent recourir aux banques alimentaires afin de répondre à leurs besoins essentiels et nous ne sommes pas les seuls à trouver que ça n’a pas de maudit bon sens. First Student, dont le siège social est à Cincinnati, fait partie des employeurs dans le transport scolaire qui refusent de verser l’argent reçu du gouvernement et, de ce fait, qui maintiennent leurs salarié-es sous les seuils de revenus viables. Pour vivre décemment à Montréal, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques a fixé ce seuil à 32 525 $ en 2023, insiste Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Voilà pourquoi nous appuyons sans réserve ces femmes et ces hommes qui sont toujours très mobilisés et déterminés à aller chercher leur juste part de cet argent. »

« Nous rappelons qu’au mois de février dernier, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, est lui-même intervenu sur la place publique afin d’appuyer les revendications du secteur du transport scolaire de la FEESP–CSN en soulignant que les chauffeuses et chauffeurs doivent avoir leur juste part, précise Caroline Senneville, présidente de la CSN. Les salarié-es du syndicat font partie d’un mouvement de travailleuses et de travailleurs qui doivent malheureusement recourir à la grève pour aller chercher ce qui doit leur revenir et nous allons être à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils l’obtiennent. »

À propos

Le STTT–CSN compte près de 350 membres responsables d’autant de parcours de transport scolaire. La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Négociations du secteur public – À défaut d’une entente, le Front commun déclenchera la grève générale illimitée en début d’année 2024

Réunies hier dans leurs instances respectives, les délégations de la CSN, de la CSQ, de la FTQ et de l’APTS ont réitéré le mandat de déclencher la grève générale illimitée (GGI), ultime moyen de pression. Elles ont déterminé qu’à défaut d’entente satisfaisante d’ici là pour les 420 000 travailleuses et travailleurs qu’elles représentent la GGI sera exercée rapidement au moment opportun en début d’année 2024.

« Le message envoyé par nos instances pourrait se résumer en deux mots : ouverture et détermination. Après 11 jours de grève, forts de la mobilisation historique de 420 000 travailleuses et travailleurs et avec l’appui de la population à nos revendications, nous sommes ouverts à négocier une entente – favorable autant pour nos membres que pour la population du Québec – mais nous sommes aussi déterminés à obtenir les conditions nécessaires pour maintenir la pression tant qu’il le faudra », font valoir les porte-paroles du Front commun François Enault, premier vice-président de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, Magali Picard, présidente de la FTQ et Robert Comeau, président de l’APTS.

Une entente possible, si la volonté politique est au rendez-vous

Au lendemain de ces instances, les porte-paroles du Front commun rappellent qu’une entente demeure possible d’ici la fin de l’année mais que pour y parvenir, il est essentiel que le gouvernement accepte de garantir la protection du pouvoir d’achat et d’assurer un enrichissement réel, permettant un rattrapage général des salaires et une amélioration des conditions de travail et d’exercice pour que les réseaux publics puissent faire face à la pénurie de main-d’œuvre qui les frappe de plein fouet. Des ouvertures ont été démontrées par les organisations syndicales, notamment sur la durée de la convention, mais, devant un contexte économique volatile, le gouvernement doit garantir aux 420 000 travailleuses et travailleurs qu’ils et elles ne courront pas le risque de voir leur pouvoir d’achat s’effriter au cours des prochaines années.

À la veille du temps des fêtes, le Front commun continuera de négocier et de mettre les bouchées doubles pour conclure une entente favorable dans les meilleurs délais pour les 420 000 travailleuses et travailleurs ainsi que pour la population. Ces avancées sont possibles, à condition que le gouvernement trouve des solutions pour répondre aux priorités des travailleuses et des travailleurs. Devant l’état actuel des réseaux l’heure n’est pas au statu quo, et encore moins aux attaques. Des mandats pour répondre aux propositions syndicales devront être confiés dès aujourd’hui aux tables sectorielles afin d’arriver à un règlement global.

« La balle est maintenant dans le camp du gouvernement. Nos membres sont mobilisés et déterminés. Nous avons un mandat clair pour avoir recours à la grève générale illimitée afin d’obtenir les conditions de travail nécessaires pour mettre un terme à la pénurie de main-d’œuvre. Nous allons exercer ce mandat si nécessaire et au moment jugé opportun en début d’année. Maintenant, ce que l’on veut d’abord et avant tout, c’est négocier sérieusement », concluent les porte-paroles.

À voir sur Facebook

Statistiques pour mieux comprendre les enjeux de cette négociation
  • Moyenne salariale des employées et employés du secteur public membres du Front commun : 43 916 $ ;
  • retard salarial : 16,6 % ;
  • retard de rémunération globale : 7,4 % ;
  • proportion de femmes parmi les membres du Front commun : 78 %.
À propos du Front commun

Ensemble, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS représentent plus de 420 000 travailleuses et travailleurs de l’État québécois dans les secteurs publics, en éducation, en santé et dans les services sociaux ainsi qu’en enseignement supérieur.

Grève aux Jardins de Renoir : les travailleuses et les travailleurs méritent d’être payés à leur juste valeur

Les travailleuses et les travailleurs du centre d’hébergement privé Les Jardins de Renoir amorcent trois jours de grève. Depuis des mois, ils tentent d’obtenir, sans succès, de meilleures conditions de travail.

L’employeur demeure intraitable sur la question des salaires. Le 15 novembre dernier, les membres du syndicat ont voté massivement en faveur d’une banque de 10 jours de grève. Devant le manque de sérieux de l’employeur à la table de négociation, ils n’ont d’autres choix que d’exercer une première séquence de trois jours de grève, soit les 20, 21 et 22 décembre. Pendant cette période, seuls les services essentiels seront assurés.

À leur juste valeur
Les demandes des quelque 80 travailleuses et travailleurs sont tout à fait légitimes. À titre d’exemple, il y a quelques mois, les salaires de certains titres d’emploi ont été rattrapés par le salaire minimum. Ils ont par la suite dû être majorés.

« Nous sommes malheureusement devant un employeur qui refuse de nous accorder un salaire décent, à la hauteur de nos tâches essentielles pour assurer les services de qualité aux aîné-es ainsi que le bon fonctionnement de la résidence », dénonce la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement du Grand Montréal–CSN, Véronique Girouard.

Pourtant, la situation financière de l’employeur le lui permet amplement. L’entreprise propriétaire est un partenariat entre le géant québécois de l’immobilier Cogir et l’américaine Welltower, une compagnie cotée en Bourse dont la valeur totale des actions est évaluée à près de 50 milliards de dollars !

« Tant que le Québec ne se dotera pas d’un modèle avec des soins publics, nous serons confrontés à ce genre de situation et à des propriétaires qui mettent leurs propres profits bien loin devant les conditions de travail de leurs employé-es », dénonce la vice-présidente responsable des secteurs privés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Lucie Longchamp.

« Dans ses publicités, l’employeur se targue pourtant que “vous offrir du personnel attentionné, pour nous comme pour vous, c’est inestimable !”. En réalité, il fait preuve d’un grand manque de considération, se désole Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Ces travailleuses et travailleurs qui œuvrent en première ligne des soins aux aîné-es peuvent compter sur l’appui des quelque 100 000 membres du Conseil central », conclut Mme Daigneault.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement du Grand Montréal–CSN, section Jardins Le Renoir, est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui regroupe plus de 145 000 membres ainsi qu’au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). Pour sa part, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de près de 1 600 syndicats, elle défend plus de 330 000 travailleuses et travailleurs.

Fin de la grève au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges

Réunis en assemblée générale aujourd’hui, les membres du Syndicat des employé-es de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN ont adopté à 100 % l’entente de principe qui leur a été présentée. Après 15 mois de conflit de travail, la grève est ainsi levée et le groupe retournera travailler le 9 janvier 2024.

Ouverture chaotique

Bien que la fin du conflit du personnel de l’entretien ait permis la réouverture du cimetière le 11 septembre dernier, dans les faits, les opérations de l’établissement tournaient au ralenti alors que le personnel administratif était toujours en grève, et ce, depuis le 20 septembre 2022.

Selon Éric Dufault, président du syndicat des employé-es de bureau, « le but était d’aller chercher le meilleur contrat de travail possible pour nos membres et c’est ce que nous avons obtenu. Après de si longs mois passés dehors, nous rentrerons au travail la tête haute. Nous pourrons enfin accueillir les familles endeuillées qui méritent d’être traitées dans la plus grande humanité qui soit. Je suis heureux de la mobilisation de notre équipe. Je remercie toutes et tous les camarades du fond du cœur pour la bataille qu’ils ont menée », avance-t-il.

La nouvelle convention collective des travailleuses et travailleurs prévoit des augmentations de salaire de 22,4 % couvrant les années 2018 à 2026. De plus, un règlement est intervenu sur les litiges concernant le plancher d’emploi et l’utilisation des briseurs de grève. Le maintien du plancher d’emploi est ainsi sécurisé pour les employé-es de bureau. Enfin, un protocole de retour au travail respectueux des salarié-es a également été approuvé par les deux parties.

« Les travailleuses et les travailleurs du cimetière viennent de mener une bataille qui passera à l’histoire du mouvement syndical québécois. Ils ont tenu la minute de plus, celle qui est souvent la plus exigeante, mais la plus payante en matière de gains. Je tiens à féliciter, au nom de toute la CSN, chacun des membres du syndicat pour cette belle victoire ! », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

« La fédération n’est pas près d’oublier cette année et demie de conflit vécue par les camarades du cimetière ainsi que leur exceptionnelle mobilisation. Soyez fiers de vous et des gains remportés ! », formule Linda Tavolaro, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

« C’est effectivement une page d’histoire syndicale qui se tourne aujourd’hui. Le conseil central et ses syndicats affiliés sont aujourd’hui très heureux de se tenir debout auprès des militantes et des militants du cimetière qui ont fait preuve d’un courage exemplaire au fil des derniers mois », déclare Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

À voir en vidéo

À propos

Le Syndicat des employé-es de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN qui compte une quinzaine de membres était en grève depuis le 20 septembre 2022 et sans convention collective depuis 2017. Ils retourneront au travail le 9 janvier 2024.

La Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN), à laquelle est affilié le syndicat du cimetière, compte plus de 425 syndicats représentant environ 65 000 membres qui œuvrent dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe près de 100 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, répartis au sein de quelque 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord. La FEESP–CSN et le CCMM–CSN sont tous les deux affiliés à la CSN, qui regroupe plus de 330 000 membres.

Le gouvernement encore coupable de négociations de mauvaise foi et d’entrave aux activités syndicales

Dans une décision tranchante, le Tribunal administratif du travail (TAT) remet à sa place le gouvernement, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé et ses négociateurs, en trouvant ces derniers coupables de négocier de mauvaise foi et d’entrave aux activités syndicales. Le TAT, dans son jugement rendu hier, impose des dommages punitifs exemplaires de l’ordre de 45 000 $ par organisation syndicale, pour un total de 315 000 $.

Les organisations syndicales avaient déposé des plaintes pour donner suite à l’imposition de mesures COVID par directives ministérielles unilatérales venant modifier les conditions de travail entravant ainsi le travail de représentation syndicale.

« Après avoir fait plusieurs déclarations antisyndicales dans les derniers jours, le gouvernement Legault se fait taper sur les doigts en pleine période de négociations. Les organisations syndicales en santé et services sociaux invitent le gouvernement à changer d’attitude et appellent ce dernier à mieux collaborer afin d’offrir de meilleures conditions de travail et salariales aux travailleuses et travailleurs des services publics » lancent d’une seule voix Réjean Leclerc, président de la FSSS–CSN, Jessica Goldschleger, première vice-présidente de la FP–CSN, Josée Fréchette, première vice-présidente de l’APTS, Isabelle Dumaine, présidente de la FSQ-CSQ, Sylvie Nelson, présidente du SQEES-FTQ, Maxime Ste-Marie, président du Conseil provincial des affaires sociales (CPAS-SCFP) et Julie Bouchard, présidente de la FIQ.

En modifiant unilatéralement les conditions de travail du personnel sans négociation avec les organisations syndicales, le gouvernement a, une fois de plus, fait de l’entrave syndicale. Dans sa décision, le TAT déplore un « un irrespect total du processus de négociation collective » et « une attitude délinquante » du ministre de la Santé, de ses négociateurs et de son ministère. En plus des dommages punitifs, le TAT force le MSSS à afficher la décision en ligne, mais surtout à cesser d’entraver les activités syndicales et de négocier de mauvaise foi. Rappelons que le gouvernement n’en est pas à sa première condamnation. Des décisions récentes du TAT ont déjà reconnu ses entraves syndicales et sa négociation de mauvaise foi.

« Qu’est-ce que ça va prendre pour que le gouvernement comprenne que ce n’est pas en agissant seul qu’il va arriver à améliorer les conditions de travail pour le personnel du réseau de la santé et des services sociaux? Le gouvernement n’est pas au-dessus des lois. Non seulement il refuse d’écouter les solutions proposées par le personnel en négociation, mais, maintenant, c’est le tribunal qui lui envoie un message clair et le ramène à l’ordre. Il est grand temps qu’il se montre ouvert aux solutions proposées par les représentants syndicaux qui sont d’ailleurs la voix des membres qu’ils et elles représentent », de conclure les organisations syndicales.

Bienvenue au Syndicat des travailleuses et travailleurs de Keurig

Le 13 décembre 2023 se tenait l’assemblée générale d’accueil des 400 travailleuses et travailleurs de l’usine de café Keurig, située dans le quartier Saint-Michel à Montréal. La bonne nouvelle CSN est tombée le 21 novembre dernier, alors que le Tribunal administratif du travail accordait son accréditation au Syndicat des travailleuses et travailleurs de Keurig–CSN.

Syndiqués avec les Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) jusqu’à tout récemment, les salarié-es de Keurig ont profité de la période d’ouverture de représentation syndicale pour adhérer à la force du mouvement CSN afin d’améliorer leurs conditions de travail et d’obtenir une meilleure convention collective. Les travailleuses et les travailleurs ont manifesté leur désir d’être libres de leurs décisions et souhaitent bâtir collectivement le projet de négociation qui se déploiera dès le début 2024.

Forte majorité pour la CSN

La campagne de syndicalisation s’est déroulée dans un enthousiasme indéniable. Plusieurs salarié-es de l’usine de café avaient déjà à cœur les valeurs CSN avant l’adhésion officielle. Ces nouvelles et ces nouveaux membres ont choisi d’acquérir leur autonomie et de se doter des services nécessaires à l’amélioration de leur sort au travail. Ces personnes nouvellement syndiquées, avec un taux d’adhésion à la CSN de 84 %, envoient ainsi un message puissant de solidarité à l’employeur.

La force du nombre

« Pour ces travailleuses et ces travailleurs, je crois que ce n’est rien de moins qu’une nouvelle ère qui commence. Étant donné qu’à la CSN, nous ne négocions jamais sans d’abord construire un rapport de force, il est évident pour nous que le groupe obtiendra davantage de gains que tout ce que leur ancien syndicat a pu leur promettre à ce jour. Nous sommes très fiers d’accueillir ces militantes et ces militants à l’intérieur de notre mouvement. Bienvenue chez vous, camarades ! », a déclaré avec entrain David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN et responsable politique du Service de la syndicalisation.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération du commerce–CSN, qui compte environ 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

Le personnel de tous les cégeps du Québec doit être entendu!

Les porte-parole des organisations syndicales membres du Front commun représentant la quasi-totalité du personnel enseignant, de soutien et professionnel du réseau collégial public ainsi que des travailleuses et des travailleurs du réseau collégial se rassemblent ce matin devant les bureaux du ministère de l’Enseignement supérieur, à Montréal, afin de rappeler que le gouvernement doit appuyer sur la pédale d’accélération dans les négociations sectorielles les concernant.

Des attaques patronales injustifiées
Alors que les problèmes d’attraction et de rétention du personnel s’accentuent dans les cégeps, il est pour le moins renversant de constater que la partie patronale souhaite imposer des reculs aux tables de négociation du réseau collégial.Alors que des solutions existent, il est urgent que la partie patronale s’engage à réellement négocier. « Nos membres sont déterminés à ne pas s’appauvrir et à obtenir des conditions de travail modernes qui reconnaissent la valeur de leurs compétences professionnelles. De son côté, la Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC-CSQ) demeure tout aussi déterminée dans sa recherche de solutions et encourage la partie patronale à s’engager dans un blitz de négociations d’ici le congé des fêtes pour améliorer l’attractivité des emplois et, donc, la qualité des services professionnels offerts au collégial », affirme Matthieu St-Pierre-Poulin, vice-président de la FPPC-CSQ.« En restreignant l’accès au congé sans solde et au programme de réduction volontaire du temps de travail, le gouvernement s’attaque aux rares avantages qu’il restait de travailler dans le réseau public. Cette négociation ne peut pas être celle des reculs ou du statu quo. Si l’on n’améliore pas les conditions de travail, les départs massifs de professionnelles et de professionnels vers d’autres secteurs vont se poursuivre. Il en va de la survie des cégeps comme service public essentiel », souligne Kathrin Peter, deuxième vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN).
Où est la ministre de l’Enseignement supérieur?
Ce matin, les travailleuses et les travailleurs du réseau collégial aimeraient bien mieux être au chaud, dans les cégeps, à offrir des services aux étudiantes et aux étudiants plutôt que d’être encore obligés de faire la grève et de se rassembler devant le ministère de l’Enseignement supérieur!« Mais ce gouvernement ne nous donne pas d’autres choix. Notre négociation n’avance pas, malgré tout ce que les ministres du gouvernement Legault peuvent dire, à l’exception de la ministre responsable du réseau collégial, qu’on ne voit nulle part. À la veille du congé des fêtes, la partie patronale n’a toujours pas de mandats nous permettant d’avancer sur les demandes syndicales prioritaires : les assurances collectives, les congés rémunérés, les primes, les libérations syndicales, le télétravail et, enfin, le travail du personnel de soutien en cas de suspension des cours. Le Conseil du trésor doit donner les mandats nécessaires aux équipes de négociation pour négocier réellement avec nous, au plus vite. Pas demain, pas dans deux jours, maintenant! », enchaîne Riccardo Pavoni, président du Secteur soutien cégeps de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).Encore une fois, le réseau collégial semble être complètement ignoré par le gouvernement Legault dans cette négociation pourtant cruciale pour les services publics.« Le personnel de soutien collégial est complètement invisible présentement. Personne n’est là, au ministère, pour soulever les enjeux de notre réseau. La ministre Déry représente-t-elle vraiment l’enseignement supérieur à l’Assemblée nationale? Pourtant, on vit les mêmes choses que les autres réseaux. Malgré ça, on veut toujours nous imposer des reculs qui vont complètement à l’encontre de l’attraction et de la rétention du personnel. Après un an de discussion, il est plus que temps que la partie patronale ait les mandats en poche pour régler cette négociation. C’est assez! », s’insurge Valérie Fontaine, présidente de la Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur (FPSES-CSQ).« Le gouvernement n’a pas de stratégies de négociation viables. Ces différents reculs et le refus obstiné depuis un an de parler des solutions syndicales ne peuvent plus durer. Mettons l’épaule à la roue et réglons pour le bien de tous les jeunes, qui méritent un système collégial efficace et florissant », ajoute Éric Gascon, président du Conseil provincial des collèges du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ).

Les enseignantes et les enseignants grandement préoccupés
À l’instar des réseaux scolaire et de la santé, plusieurs enjeux sectoriels se négocient actuellement aux tables de négociation du réseau collégial. En ce qui concerne la profession enseignante, « si les cégeps constituaient un des réseaux “gérés par les syndicats”, comme l’a déclaré le premier ministre, nous n’aurions pas besoin de négocier. La réalité, c’est plutôt que, depuis 2010, le nombre de cadres a explosé, un phénomène rendu tangible par l’augmentation de 22 % de leur poids dans la masse salariale, alors que le poids des profs n’a crû que de 2 %. Afin de rétablir l’équilibre, il est grand temps que le gouvernement attribue de véritables mandats de négociation, car, en ce qui nous concerne, il s’avère clair qu’il n’y aura pas d’entente sans gains sectoriels significatifs », terminent Yves de Repentigny et Youri Blanchet, respectivement vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) et président de la Fédération de l’enseignement collégial (FEC-CSQ), organisations qui ont joint leurs forces dans le cadre de cette négociation au sein de l’Alliance des syndicats de professeures et professeurs de cégep (ASPPC).
À propos
Regroupés en Front commun, la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), la Fédération de l’enseignement collégial (FEC-CSQ), la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), la Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur (FPSES-CSQ), la Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC-CSQ), la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) représentent la quasi-totalité du personnel des cégeps du Québec.

Les inhalothérapeutes et les perfusionnistes déconsidérés par la CAQ

La réforme du réseau de la santé et des services sociaux du ministre Christian Dubé divisera les équipes de soins directs aux patient-es. En effet, le projet de loi adopté samedi dernier prévoit que le personnel infirmier se retrouve dans une catégorie d’emploi distincte des collègues inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques. 

« C’est un non-sens », critique vivement la présidente par intérim du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine-CSN, Élisabeth Gagnon-Tremblay. « Nous travaillons de concert avec le personnel infirmier et les médecins pour permettre et améliorer les soins dans notre réseau de la santé. Les inhalothérapeutes et les perfusionnistes sont des cliniciennes et travaillent en première ligne des soins prodigués aux patients. Pourquoi vouloir les classer et les traiter différemment ? »

Rappelons que le ministre Dubé a annoncé le transfert des inhalothérapeutes et des perfusionnistes cliniques dans une nouvelle catégorie d’emplois. Ces travailleuses et travailleurs ne seront plus aux côtés des infirmières dans la catégorie 1, mais seront transféré-es dans la catégorie 6. Leurs conditions de travail seront donc négociées séparément. « Avec ce changement, le gouvernement ne reconnait aucunement le travail clinique et d’évaluation que ces professionnelles effectuent chaque jour ».

Pourtant, insiste Élisabeth Gagnon-Tremblay, les inhalothérapeutes et les perfusionnistes cliniques œuvrent dans la même réalité que les infirmières.

Les inhalothérapeutes travaillent aux soins intensifs, à l’urgence, dans les salles d’opération, dans les équipes de transport néonatales/pédiatriques/adultes terrestres et aériennes, en soins directs avec les patients et ce 24/7, 365 jours par année.

Toutes et tous composent également avec le manque de personnel, les heures supplémentaires obligatoires et la surcharge de travail.

Il en est de même pour les perfusionnistes. Aucune chirurgie cardiaque à cœur ouvert n’est effectuée sans leur présence. Mais seulement 6 ou 7 graduent chaque année au Québec… présentement, il en manque plus de 75.

Et, tout comme leurs collègues, celles-ci disposent d’une importante autonomie professionnelle. Il importe donc de maintenir la cohésion dans la catégorisation des emplois dans le réseau de la santé et des services sociaux et de maintenir dans la catégorie 1 l’ensemble des employé-es de l’équipe des soins.

Toujours au front 
« Comment voulez-vous que les inhalothérapeutes et les perfusionnistes cliniques, dont les soins et services sont essentiels, soient bien représentées dans une catégorie d’emplois où les différents professionnels ne travaillent pas dans les mêmes conditions, dans un groupe de nature paraclinique et non au sein d’une équipe interdisciplinaire offrant des soins directs aux patients, où seront notamment regroupées les techniciennes en électricité industrielle ? » déplore à son tour Nadia Joly, représentante des inhalothérapeutes à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). 

Malgré l’imposition de cette aberration par l’adoption du projet de loi 15 de la CAQ sous bâillon, Nadia Joly prévient que les représentants syndicaux de la FSSS–CSN continueront de défendre bec et ongles les syndiqué-es. Les négociateurs ont toujours le mandat de représenter les inhalothérapeutes et les perfusionnistes cliniques dans le cadre de la négociation en cours ainsi que l’ensemble des titres d’emploi de la FSSS–CSN. 

« La combativité va rester la même », lance-t-elle. Le coup de force du gouvernement de la CAQ galvanise les troupes qui maintiendront la pression. 

Les 420 000 travailleuses et travailleurs du Front commun entament une grève de 7 jours

Plus de 2 500 travailleuses et travailleurs du Front commun ont marqué le déclenchement de la plus longue grève du secteur public des 50 dernières années en accueillant les députés en cette dernière journée de la session parlementaire régulière à Québec. C’était aussi l’occasion de rappeler haut et fort leurs revendications et que, même si les fêtes approchent à grands pas, pas question de mettre la pédale douce sur la mobilisation tant que des offres qui répondent à leurs besoins ne seront pas sur la table.

« Si le gouvernement cherche à profiter de la conjoncture actuelle et à nous coincer pour briser notre mouvement, les jours qui viennent lui donneront une idée de ce qui pourrait l’attendre s’il poursuit son entêtement. Notre mouvement ne s’essouffle pas, au contraire. Les dernières semaines ont été galvanisantes, et la population appuie clairement les travailleuses et les travailleurs de nos réseaux. La dernière offre était insuffisante, on continue de négocier et on ne lâche pas! », ont lancé les porte-paroles du Front commun, François Enault, premier vice-président de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, Magali Picard, présidente de la FTQ, et Robert Comeau, président de l’APTS, en point de presse vendredi matin.

« Personne ne souhaite faire la grève, c’est un moyen, pas une fin en soi. Mais plus encore, personne ne souhaite que nos réseaux continuent de se détériorer de la sorte. La situation est intenable, et, cette fois, tout le monde comprend bien que l’amélioration passe en grande partie par cette négociation. Notre détermination est grande, celle des membres l’est plus encore. Notre monde mérite mieux, le Québec mérite mieux. Et c’est aussi ce que signale la population au gouvernement. C’est le temps de faire le choix politique qui s’impose : des conditions de travail et de pratique qui permettent enfin de revaloriser tout le travail investi par celles et ceux qui éduquent, soutiennent, accompagnent et prennent soin. »

L’objectif du Front commun demeure d’en arriver à un règlement avant les fêtes, et le mandat voté par les membres permettait d’utiliser des séquences de grève selon les besoins de la négociation. C’est donc une ultime séquence de journées de grève qui s’amorce aujourd’hui, et il s’agit aussi du dernier avertissement. Rappelons que le Front commun détient un mandat très fort, adopté à plus de 95 %, de déclencher une grève générale illimitée au moment jugé opportun.

Pour le Front commun, il est clair que le gouvernement porte une importante part de responsabilité face au recours à la grève. Son refus de proposer des offres à la hauteur des besoins urgents des travailleuses et des travailleurs crée le blocage actuel aux tables de négociations.

« C’est quand même fou d’en arriver là après plus d’un an de négociation! Et on est toujours devant les mêmes vieilles stratégies gouvernementales : d’abord, ne pas montrer de véritable volonté de négocier, puis le faire sur la place publique à coup de déclarations vaines, attendre que la mobilisation soit à son comble et que les moyens de pression éclatent pour tout précipiter en quelques semaines. Cette fois, notre monde en a eu assez et ils ne sont pas les seuls! Les solutions existent, et c’est le temps de prendre les enjeux qui secouent nos réseaux à bras le corps. Là, ça suffit! »

Rappelons que le gouvernement a présenté une nouvelle offre au Front commun mercredi après-midi, laquelle a été jugée insuffisante à sa face même. Mais le Front commun rappelle que tout est en place pour faire atterrir la négociation. Les équipes sont entièrement disponibles, et les instances respectives sont même prévues dans la semaine du 18 décembre afin de faire le point sur la négociation. L’objectif demeure un règlement satisfaisant pour l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de nos réseaux. Et ce ne sera possible que si les conditions de travail ET le salaire sont à la hauteur de leurs attentes!

Le Front commun représente 420 000 travailleuses et travailleurs des secteurs de la santé et des services sociaux, de l’éducation et des cégeps, qui seront en grève du 8 au 14 décembre inclusivement. Le conflit touche l’ensemble des centres de services scolaires, des cégeps et des établissements de santé et de services sociaux du Québec.

Pas d’entente possible sans une garantie de la protection du pouvoir d’achat et un enrichissement permettant un rattrapage salarial

« Il n’y aura pas d’entente sans la protection du pouvoir d’achat et sans un enrichissement permettant un rattrapage pour nos membres. Nous ne laisserons personne s’appauvrir et ça, le gouvernement de la CAQ doit le comprendre ». C’est en ces termes que les porte-paroles du Front commun ont répondu à l’offre de table centrale déposée hier par le gouvernement.

Pour François Enault, premier vice-président de la CSN, Éric Gingras président de la CSQ, Magali Picard présidente de la FTQ et Robert Comeau, président de l’APTS, le gouvernement a finalement déposé hier – un an après le début des discussions – une première offre salariale qui permettra de négocier de manière plus sérieuse. Toutefois, il semble toujours aussi déconnecté de la réalité vécue par les travailleuses et les travailleurs des services publics, en offrant 12,7% sur cinq ans. « Pas 16,7% comme il l’affirme publiquement, mais bel et bien 12,7%, tel qu’écrit noir sur blanc dans le dépôt ».

Appauvrir les femmes

Rappelons que selon les chiffres du ministère du Travail, les conventions collectives signées en 2022 incluent une augmentation moyenne de 9 % pour la première année. Que propose le gouvernement aux travailleuses et aux travailleurs des réseaux publics pour la première année? Un maigre 4,3 %, alors que l’inflation de 2022 a été de 6,7 %.

« Est-ce que les médecins spécialistes, est-ce que les policiers de la SQ, est-ce que les juges accepteraient de s’appauvrir? La réponse est NON. Comment le gouvernement de la CAQ peut-il sérieusement proposer cela aux femmes des services publics? »

Aucun rattrapage

En plus de l’appauvrissement qui est sur la table, la nouvelle offre ne permet toujours pas un rattrapage. « Les travailleuses et les travailleurs continueront de subir un retard important par rapport aux autres salarié-es du Québec, tant sur les salaires que sur la rémunération globale, même quand on considère le régime de retraite. Il s’agit d’un enjeu primordial si le gouvernement souhaite remettre les services publics sur les rails en attirant et en retenant la main-d’œuvre nécessaire, au lieu de quoi, les travailleuses et les travailleurs actuels seront nombreux à choisir de fuir les réseaux. » Le plus récent rapport de l’Institut de la statistique du Québec indique d’ailleurs que ce retard dans la rémunération globale est de 7,4 % par rapport aux autres salariés du Québec.

La retraite

Rare point positif de cette nouvelle offre : le recul du gouvernement à propos de ses attaques sur le régime de retraite. « Enfin, le gouvernement s’est rendu à l’évidence : les travailleuses et les travailleurs n’avaient pas à être pénalisés par la bonification du Régime des rentes du Québec. En ayant réglé cette question, nous pourrons enfin parler des salaires, des assurances, des ouvriers spécialisés et des disparités régionales, des enjeux importants pour lesquels le statut quo est impensable ».

Statistiques pour mieux comprendre les enjeux de cette négociation

  • Moyenne salariale des employées et employés du secteur public membres du Front commun : 43 916 $ ;
  • Retard salarial : 16,6 % ;
  • Retard de rémunération globale : 7,4 % ;
  • Proportion de femmes parmi les membres du Front commun : 78 %.

Le prix Pierre-Vadeboncoeur remis à Dahlia Namian

Le prix Pierre-Vadeboncoeur, créé par la CSN en 2011, a été remis à la sociologue Dahlia Namian pour son essai La société de provocation, publié chez Lux éditeur. Ce prix est doté d’une bourse de 5000 $ et a été remis à la lauréate par la secrétaire-générale de la CSN, Nathalie Arguin.

L’annonce en a été faite aujourd’hui à l’occasion d’une réunion du conseil confédéral de la centrale qui se tient à Lévis. Pierre Vadeboncoeur, considéré par plusieurs comme l’un des plus importants essayistes québécois, a été conseiller syndical à la CSN de 1950 à 1975.

Cette œuvre, dont le sous-titre est Essai sur l’obscénité des riches, illustre de manière absolument convaincante à quel point l’étalage de la richesse de milliardaires comme Elon Musk, Jeff Bezos ou Bernard Arnault constitue un outrage à l’égard de la multitude qui peine à se nourrir et à se loger. La présidente du jury, Claudette Carbonneau, qui a présidé la CSN de 2002 à 2011, a déclaré en remettant le prix : « Les militantes et les militants vont trouver dans cet essai matière à nourrir leur argumentaire quand il s’agira de faire la démonstration de ces injustices et de ces inégalités qu’il nous faut combattre au quotidien. »

Outre la présidente, le jury était composé des lauréats de l’année dernière, l’auteure Mélikah Abdelmoumen, le journaliste Jean-François Nadeau du Devoir et Catherine Ladouceur, professeure de littérature au Cégep de Sherbrooke et syndiquée à la CSN.

Madame Namian enseigne à l’École de travail social de l’Université d’Ottawa. Ses travaux de recherche portent sur la pauvreté et l’exclusion.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Briseurs de grève au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges

Le 28 novembre 2023, le Tribunal administratif du travail (TAT) ordonnait à la Fabrique Notre-Dame, employeur du cimetière, de cesser d’utiliser les services de ses représentants pour accomplir en tout ou en partie les fonctions des salarié-es de l’unité de négociation.

Pour le syndicat, la direction utilise des briseurs de grève, notamment pour les fonctions des préposé-es à l’accueil et des conseillères et conseillers aux ventes, afin de contourner les moyens de pression exercés par les travailleuses et les travailleurs de bureau du cimetière, en grève depuis le 20 septembre 2022.

Pascal Schiavone et Anshley Ligondé, les deux représentants de l’employeur visés par l’ordonnance du TAT, auraient été embauchés après le début de la phase de négociation de la convention collective, et ce, en contravention des dispositions anti-briseurs de grève prévues au Code du travail.

De plus, le 9 novembre dernier, le syndicat a gagné un arbitrage de grief, lequel confirme que l’employeur ne respecte pas le plancher d’emploi comme établi dans la convention collective. « Comment un patron qui ne respecte ni la loi ni son contrat de travail peut-il prétendre que sa priorité absolue est d’accueillir les familles endeuillées dans le respect et la dignité ? C’est un non-sens, nous n’y croyons tout simplement pas », confirme Éric Dufault, président du syndicat des employé-es de bureau.

« Une fois de plus, l’employeur manifeste un immense mépris à l’égard de son personnel. L’issue du conflit n’est assurément pas l’embauche de briseurs de grève. L’employeur doit faire preuve d’ouverture et retourner rapidement à la table pour arriver enfin à une entente négociée », ajoute Linda Tavolaro, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

« Cette situation est incroyable ! Sincèrement, nous faisons rarement face à un employeur aussi récalcitrant qui s’entête autant à ne pas vouloir trouver un terrain d’entente par la voie de la négociation. Aujourd’hui, le conseil central dénonce haut et fort l’utilisation de briseurs de grève par ces patrons sans vergogne ! Ce n’est toutefois pas le temps de baisser les bras : l’appui que nous offrons aux travailleuses et aux travailleurs du cimetière est et restera indéfectible », affirme avec aplomb Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

En grève depuis le 20 septembre 2022, le Syndicat des employé-es de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN compte une quinzaine de membres. Ceux-ci revendiquent, entre autres, un salaire qui couvre l’inflation avec une rétroaction salariale. À ce jour, après quelque 40 rencontres de négociation/conciliation et 15 mois de conflit de travail, les parties n’ont toujours pas conclu de convention collective.

Nouvelle convention collective pour les profs de l’UQAM

Réunis en assemblée générale aujourd’hui, les professeur-es de l’UQAM ont entériné l’entente de principe conclue mercredi soir entre leur comité de négociation et la direction de l’université montréalaise. La nouvelle convention collective permettra aux 1225 membres du Syndicat des professeur-es de l’UQAM–CSN d’obtenir, dès la signature, des échelles salariales équivalentes à celles de leurs collègues de l’Université de Montréal.

Les profs de l’UQAM obtiendront ainsi une augmentation minimale de 7,73 % rétroactive au 1er avril dernier, hausse qui pourrait être augmentée en fonction du résultat des négociations du secteur public. Au cours des cinq années de la convention, les profs bénéficieront de hausses minimales de 15,73 %, alors que les sommets de leurs échelles salariales seront bonifiés de 17,5 %.

Les membres du SPUQ–CSN se réjouissent d’avoir enfin obtenu l’intégration au statut de professeur des 25 maîtres de langue de l’École de langues de l’UQAM. Depuis plus de 25 ans, ceux-ci revendiquaient la même échelle salariale et la même charge d’enseignement, ce qui sera dorénavant le cas. Ces 25 ex-maîtres de langue s’ajouteront aux 1200 profs actuels, un plancher d’emploi obtenu par les profs en 2009 et qui sera ajusté à la hausse en fonction d’éventuelles augmentations d’inscriptions.

« Les profs de l’UQAM étaient convaincus du bien-fondé de leurs demandes », souligne la présidente du SPUQ–CSN, Geneviève Hervieux. « Par leur mobilisation, ils auront réussi à convaincre la direction de l’UQAM que c’est en améliorant nos conditions d’enseignement, de recherche et d’encadrement que l’UQAM pourra continuer à jouer son rôle d’innovation sociale et scientifique. »

Malgré l’adoption d’une loi sur la liberté académique, les profs de l’UQAM conserveront leur clause de convention collective en la matière, dont les protections sont supérieures. Pour la première fois, l’enseignement en ligne sera balisé au sein de la convention collective. Partant du principe que les cours en ligne demeurent des cours à part entière, ils seront assujettis à l’ensemble des modalités prévues à la convention – y compris à la moyenne-cible institutionnelle de 41 étudiants par groupe-cours – ce qui permettra ainsi d’éviter certains débordements constatés dans le milieu académique.

En vertu de la nouvelle convention, l’UQAM et le SPUQ–CSN mettront en place un mécanisme paritaire visant à favoriser l’accès à l’égalité aux groupes discriminés. Si l’accès à l’égalité pour les femmes y était prévu, ce n’était pas le cas des personnes issues d’autres groupes discriminés. L’UQAM devient ainsi la première université canadienne à se doter d’un tel mécanisme, tout en maintenant l’autonomie des départements en ce qui concerne les embauches.

« Nous sommes persuadés qu’avec de meilleures conditions de recherche et d’enseignement, les profs de l’UQAM pourront encore mieux contribuer au rayonnement de l’UQAM au sein du milieu académique et de la société québécoise. Nous tenons à remercier le recteur de l’université, Stéphane Pallage, dont l’implication à la table de négociation au cours des derniers jours a certainement contribué à dénouer les blocages auxquels nous étions confrontés. »

Le Syndicat des professeurs et professeures de l’UQAM représente les 1225 profs de l’université montréalaise. Il est affilié à la Fédération des professionnèles–CSN, au Conseil central du Montréal métropolitain et à la CSN, qui représente 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, partout au Québec et ailleurs au Canada.

 

Plus de 2000 auxiliaires d’enseignement et de recherche de Concordia rejoignent la CSN

Le vote d’affiliation syndicale de plus de 2000 auxiliaires d’enseignement et de recherche de l’Université Concordia se terminait lundi dernier et les résultats sont sans équivoque : ces dernières et derniers ont choisi à plus de 70 % de se joindre au CREW-CSN, le Concordia Research and Education Workers, affilé à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

« Nous souhaitons la bienvenue au CREW dans le grand mouvement de la CSN. Je sens que les auxiliaires d’enseignement et de recherche de Concordia seront à leur place dans la culture de solidarité de la confédération. Notre mouvement tout entier travaillera sans relâche pour améliorer leurs conditions de travail », explique Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Avec l’arrivée du CREW-CSN, la confédération représentera maintenant près de 4000 travailleuses et travailleurs à l’Université montréalaise, notamment des employé-es de soutien, des bibliothécaires et d’autres travailleuses et travailleurs n’appartenant pas au corps enseignant. La CSN représente également les auxiliaires d’enseignement et les surveillants d’examen de l’Université McGill. 

« Ces résultats démontrent le vif désir de transformation qui existe chez les auxiliaires de recherche et d’enseignement de Concordia et prouvent que, quand on s’organise, on peut livrer un changement réel. On va se mettre au travail dès maintenant pour se battre pour les conditions de travail que les membres méritent », explique Mya Walmsley, du CREW-CSN.

Jadis affiliés à l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), les auxiliaires d’enseignements et assistants de recherche ont d’abord tenté de se joindre à la CSN en avril dernier. Bien que les résultats aient alors témoignés d’appuis majoritaires pour la CSN au sein des membres, le Tribunal administratif du travail (TAT) avait demandé un nouveau vote, lequel s’est tenu du 23 octobre au 13 novembre 2023. Encore une fois, la CSN a recueilli les appuis d’une très forte majorité.

Manifestation intersyndicale du personnel des sociétés de transport

Le 14 novembre dernier, plusieurs centaines de membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) manifestaient pour envoyer un message fort à la ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault, et à son gouvernement. Ces syndicats réclament des investissements importants dans le transport collectif.

Pour le SCFP et la CSN, le gouvernement caquiste doit en faire davantage pour soutenir les sociétés de transport collectif du Québec. Les syndicats du secteur demandent au premier ministre Legault de faire le bon choix pour l’avenir du Québec et pour les générations futures, soit d’investir les sommes indispensables à la qualité et l’efficacité du transport en commun au Québec.

D’ailleurs, les syndicats invitent le gouvernement à faire preuve d’honnêteté et de transparence dans sa méthode de calcul servant à déterminer le montant représentant 70 % du déficit des sociétés de transport qu’il est prêt à éponger.

« Le développement du transport collectif est crucial pour l’atteinte des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, la CAQ n’a pas de politique claire en la matière et c’est vraiment déplorable, constate la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Le Québec a besoin d’un gouvernement novateur en ce qui concerne le transport public. Bien sûr, pour les travailleuses et les travailleurs du secteur, ajoute-t-elle, mais aussi pour toute la société. »

« Il faut que le transport en commun soit considéré comme le fondement de l’économie de demain. Nous demandons au gouvernement des solutions permanentes afin d’offrir un service de qualité à la population. Un financement adéquat permet ultimement aux ménages d’engranger des économies, puisque le transport constitue le deuxième poste budgétaire des familles québécoises, lesquelles sont déjà fortement affectées par le coût de la vie », a déclaré Marc Gingras, président du secteur Transport terrestre du SCFP.

Nouvelle convention collective pour les travailleuses et les travailleurs de l’information de La Presse

Le Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (STIP-FNCC–CSN) a signé son nouveau contrat de travail lundi. Le 3 novembre dernier, les membres avaient adopté, dans une proportion de 98,5 %, l’entente de principe survenue entre leur comité de négociation et la direction du quotidien montréalais.

« Nous sommes très heureux de la conclusion de la négociation et de l’appui des membres », a affirmé Janie Gosselin, présidente du STIP–CSN.

Des hausses salariales de 7 % s’appliquent aux employé-es dès la signature de la convention. Les salaires seront bonifiés de 2 % chaque année à partir de 2025, jusqu’à l’échéance de la convention, en 2027.

La majorité des employé-es aura aussi droit à une reclassification salariale variant entre 2,5 et 3,5 %, en fonction d’écarts constatés avec le secteur journalistique. Depuis 2016, les syndiqué-es n’avaient eu droit qu’à une seule augmentation de salaire, de l’ordre de 1 % en 2020.

La question de l’équité s’était retrouvée au cœur des négociations. Le STIP–CSN et La Presse ont conclu une lettre d’entente prévoyant la possibilité pour l’employeur de verser de la rémunération additionnelle en raison de l’expertise ou de la notoriété, selon des critères bien précis. La direction de La Presse s’est engagée à atteindre la zone paritaire dans le versement de ces bonus d’ici le 1er janvier 2024.

« Pour nous, c’était important que l’octroi de rémunération additionnelle soit balisé, transparent, et qu’il prévienne toute forme de discrimination », a souligné Janie Gosselin.

 

À propos

Le Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse–CSN représente environ 200 journalistes, chroniqueuses et chroniqueurs, caricaturiste, photographes-vidéastes, pupitreurs et pupitreuses, réviseurs et réviseuses, recherchistes, chefs de division et graphistes. Le syndicat est affilié à la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), qui regroupe 6 000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN.

Un CPE se verdit

Au Centre de la petite enfance (CPE) Le Repère des mousses, le virage vert amorcé depuis une dizaine d’années permet non seulement de réduire l’empreinte environnementale de l’installation, mais aussi de conscientiser les tout-petits à l’importance de préserver l’environnement.

Ce CPE de l’arrondissement Rosemont, sur l’île de Montréal, fait figure de pionnier dans l’adoption de mesures environnementales. « Les choses se sont mises en place tranquillement », raconte Nadine Joseph, éducatrice au Repère des mousses depuis 31 ans et vice-
présidente à la vie syndicale au Syndicat des travailleuses(eurs) des CPE de Montréal et Laval–CSN. Cette idée est vite devenue un projet d’équipe grâce au concours des travailleuses, des parents, des membres du conseil d’administration et de la direction générale.

Cette installation de 70 places, qui compte 15 travailleuses, a débuté par la mise en place du recyclage. En plus de diminuer la quantité de déchets produits, le recyclage a fait fondre les achats de matériel de bricolage. Dans la cour arrière, un jardin a été aménagé permettant de verdir l’espace et du même coup d’approvisionner la cuisine en fines herbes et en légumes frais. Le CPE a longtemps produit lui-même son compost avant de profiter de la collecte des résidus verts de l’arrondissement.

Résolument vert

Petit à petit, ces premières initiatives vertes ont mis la table pour d’autres mesures. Ainsi, le plastique à usage unique a été éliminé au profit de matériaux plus écologiques. La vaisselle, l’ameublement, les jouets et les modules de jeux extérieurs ont eu droit à cette métamorphose. Les couches lavables ont également remplacé les couches jetables.

À l’extérieur, le gazon a fait place à un couvre-sol beaucoup plus écologique et sans entretien coûteux. De plus, le CPE a fait l’achat d’un support à vélos et à trottinettes afin d’encourager les travailleuses et les parents à se déplacer à deux roues. Le Repère des mousses fait aussi une belle place à l’achat local. Plutôt que de s’approvisionner auprès des grandes chaînes d’alimentation, l’installation priorise les commerces du quartier.

Toutes ces initiatives ont même fait des petits auprès d’autres CPE. « La force de notre CPE, ç’a été d’embarquer toute l’équipe. Tout le monde met la main à la pâte », souligne Mme Joseph. Même les enfants sont mis à contribution.

« Nous expliquons aux enfants ce que nous faisons pour l’environnement. À partir de trois ans, ils en sont bien conscients », explique l’éducatrice. Ce virage vert constitue ainsi un outil pédagogique formidable auprès des tout-petits pour qu’ils puissent devenir des citoyens respectueux de l’environnement.

Festivals montréalais : portrait d’une syndicalisation contagieuse

Une petite révolution se trame dans le milieu des festivals de Montréal. Si la métropole est connue pour sa scène événementielle foisonnante, les mauvaises conditions de travail des artisanes et artisans du milieu passent souvent sous le radar. Depuis quelques années, des travailleurs et des travailleuses s’organisent pour que ça change.

En mars 2022, Giulio Évangelista est coordonnateur de production au Gala Québec Cinéma, les anciens prix Jutra. Pour la première fois, il s’implique dans les négociations de sa convention collective et découvre le syndicalisme. Il attrape la piqûre et décide de parler de la CSN à ses collègues du festival Fantasia.

Comme plusieurs personnes du milieu, Giulio est un véritable travailleur saisonnier de la culture. Il est embauché contractuellement par une série de festivals, année après année. Il connaît donc bien la réalité des festivals de cinéma et la précarité qui y est associée.

« La passion ne paie pas le loyer », résume-t-il en faisant référence aux conditions salariales, mais également à la désorganisation dont il a été témoin à plusieurs endroits.

Du côté de Fantasia, l’appétit est grand pour du changement. Le plus gros défi auquel les militantes et militants font face est le sentiment répandu que les mauvaises conditions de travail sont le prix à payer pour travailler dans l’industrie.

«Avec un petit groupe, on a dû se demander sérieusement si on quittait le milieu ou si on tentait de le transformer. Je suis heureuse qu’on ait choisi la deuxième option», explique une travailleuse qui a préféré garder l’anonymat.

Après plusieurs mois de travail, les travailleuses et travailleurs de Fantasia se joignent au syndicat de l’Événementiel–CSN et à la Fédération nationale de la culture et des communications (FNCC–CSN).

« La syndicalisation a été une expérience forte en émotion, mais très positive. Ça m’a rapprochée de mon équipe, j’ai découvert une réelle camaraderie. J’ai hâte de voir ce que l’avenir nous réserve », a conclu la même travailleuse.

Grève des casinos : les gains humains

Les travailleuses et les travailleurs des casinos du Québec ont une longue histoire syndicale qui prend racine au début des années 1990. Combattants et présents dans les jeux en ligne, mais aussi à Charlevoix, Gatineau, Mont-Tremblant et Montréal, ils et elles ont traversé de nombreux conflits et bâti un milieu de travail qui fait aujourd’hui l’envie de toutes et de tous.

Deux ans de pandémie et une inflation record ont terni ce lustre. L’échéance des conventions collectives au printemps 2022 a préparé le terrain pour une mobilisation sans précédent chez les syndiqué-es. Pour la première fois, les 1700 travailleuses et travailleurs des huit syndicats présents aux quatre coins du Québec ont négocié d’une même voix afin d’éviter le déclin de leurs conditions de travail.

Après un an de négociations et une grève de trois mois, on peut dire que c’est mission accomplie. Une recommandation du conciliateur a été acceptée par près des trois quarts des membres en septembre dernier, mettant ainsi fin au conflit de travail. Pour l’occasion, le Point syndical vous propose une incursion dans l’univers syndical des établissements de jeu.

Une longue tradition

Ancien policier pour les chemins de fer du Canadien National (CN), Riccardo Scoppeleti travaille à la sécurité du Casino de Montréal depuis 1993. Il se souvient avec amusement de la signature des cartes survenue deux ans après son embauche dans les salles de bain du casino, à l’abri des regards. Fort de son expérience de délégué syndical au CN, il s’implique dans son nouveau syndicat dès sa fondation.

Pour lui, la recette gagnante d’une grève se trouve dans l’appui des membres, de son exécutif et de la CSN, le « mothership » comme il l’appelle affectueusement. Au cœur de son engagement qui dure depuis bientôt vingt ans se trouve sa volonté de trouver des solutions, mais surtout, d’écouter.

« Ma mère m’a toujours dit qu’on avait deux oreilles et une seule bouche pour une bonne raison. Je pense qu’on doit écouter deux fois plus qu’on parle, c’est ce qui me permet de trouver des solutions », explique le président de l’unité de sécurité du Casino de Montréal.

L’écoute, c’est ce qui a fait la différence pour Valérie Bergeron, haute dirigeante syndiquée au Casino de Charlevoix. Au quotidien, elle s’assure que les clientes et clients exécutifs, ou VIP, ont tout ce dont ils ont besoin. Peu à peu, le stress de sa première grève a laissé place à une routine structurée autour des lignes de piquetage. Ce changement de perspective, elle l’attribue en grande partie à Éric Dufour, président de l’unité.

« Éric a vraiment été capable de nous mettre à l’aise, il répondait à toutes nos questions et je n’ai jamais eu l’impression de le déranger. C’était très rassurant de pouvoir nous appuyer sur lui », conclut Valérie, qui ressort de la grève forte des liens de solidarité qu’elle a tissés.

Un an de résistance

Le syndicat des employé-es de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges a entamé son 14e mois de grève. Plus d’un an à revendiquer le respect d’un employeur qui ne manifeste que du mépris à leur égard. Après tant de mois passés sur la ligne de piquetage, les syndiqué-es se retrouvent dans une phase de résistance éprouvante.

Rien ne va plus dans les opérations de l’institution. Les crémations et les inhumations ne peuvent se faire correctement sans le retour en poste du personnel administratif.

Syndicat des travailleuses et travailleurs d’EXO – transport adapté–CSN | Réseau de Transport Métropolitain

À la suite du dépôt d’une requête en accréditation, le 28 août 2023, le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’EXO – transport adapté – CSN a été accrédité pour représenter :

« Toutes les personnes salariées au sens du Code, affectées au Transport adapté, dans la direction « Exploitation : Autobus et transport adapté », exerçant les fonctions d’Agent – Transport adapté, Agent – Transport adapté (niveau 2), Agent administratif – Transport adapté, Coordonnateur – Transport adapté, Coordonnateur – Planification du transport adapté, à l’exclusion de la fonction de Coordonnateur – Performance opérationnelle. »

Réorganisation, changement opérationnel, modification des conditions de travail chez EXO n’arrêtent pas. Les travailleurs affectés au transport adapté n’en pouvaient plus. Ils ont décidé majoritairement de se doter d’un syndicat.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés de service public, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Syndicat des employé-es de l’événementiel–CSN | Festival Fantasia

À la suite de la requête en accréditation déposée le 23 juillet 2023, le Syndicat des employé-es de l’événementiel – CSN a été accrédité pour représenter :

« Toutes les personnes salariées au sens du Code du travail du Québec à l’exception de la directrice adjointe, du directeur artistique, du directeur des partenariats et du directeur de la programmation internationale. »

Les salarié-es de l’événementiel sont traiter comme des travailleurs autonomes, même si ce n’est pas le cas. Après avoir travaillé dans les différents festivals déjà syndiqués, des travailleurs ont décidés que le temps était venu de se syndiquer et de se faire reconnaitre comme de véritables salarié-es.

Cette nouvelle section rejoint le syndicat régional qui est affilié à la Fédération nationale des communications et de la culture, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Syndicat des travailleuses et travailleurs du Cosmodôme–CSN

À la suite de la requête en accréditation déposée le 23 juillet 2023, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Cosmodôme – CSN a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es travaillant à la sécurité. »

Les agents de sécurité du Cosmodôme ont majoritairement choisi de se syndiquer et se sont ainsi dotés d’une convention collective et de meilleures conditions de travail.

Cette nouvelle section rejoint le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Cosmodôme – CSN qui est déjà affilié à la Fédération nationale des communications et de la culture, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Attention : la CAQ met nos ainé-es en danger

Par crainte de rupture de service, le gouvernement de la Coalition Avenir Québec souhaite pérenniser un règlement mis en place dans l’urgence, en pleine pandémie. Alors même que durant cette période nous avons été témoins de situations désastreuses en résidence pour ainés (RPA), ce projet de modification permettrait à toute personne appelée à donner des soins aux usagères et usagers de RPA, mais non membre d’un ordre professionnel, de rester en poste pendant un an, et ce, sans qu’aucune formation ne soit exigée. La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) tire la sonnette d’alarme quant aux dangers d’une telle décision pour nos ainé-es et elle interpelle le gouvernement pour qu’il exige que les travailleuses et travailleurs en RPA reçoivent les formations de base beaucoup plus rapidement.

Avant la pandémie, le personnel de RPA devait, pour être embauché, avoir minimalement suivi la formation de réanimation cardiorespiratoire (RCR) et celle portant sur les Principes pour le déplacement sécuritaire des bénéficiaires (PDSB). Le gouvernement souhaite maintenant accorder un délai d’un an après l’embauche pour ces mêmes formations, pourtant très courtes et essentielles à l’exercice du métier.

Lorsque l’on travaille avec des ainé-es en résidence, il est fondamental de pouvoir intervenir en cas d’urgences cardiovasculaires ou d’étouffement. « La formation (RCR) ne dure qu’une journée, dont la moitié peut être faite en ligne. On comprend qu’il manque de personnel, mais de permettre une année complète sans que cette formation de base soit suivie dépasse l’entendement. Des situations d’horreur sont à prévoir parce que c’est carrément dangereux pour la santé et la sécurité nos ainé-es », s’indigne Lucie Longchamp, vice-présidente de la FSSS–CSN.

Marlène Ross, représentante du secteur des centres d’hébergement privés à la FSSS–CSN, souligne également le fait qu’aujourd’hui, dans les résidences pour aîné-es, on retrouve des personnes en déficience intellectuelle, qui sont en dépassement de soins ou encore qui ont des troubles mentaux. « Il est irresponsable de placer ces gens vulnérables et à risque entre les mains de personnes mal outillées pour composer avec leurs réalités. C’est contraire au principe de précaution et ça met nos ainé-es à risque. »

« De plus, ne pas recevoir la formation pour déplacer correctement les usagers et les usagères laisse présager de nombreux accidents de travail. On veut attirer plus de personnel, mais on ne met pas le cadre pour les garder en place. On comprend le besoin de plus de flexibilité, mais on pense que les travailleuses et les travailleurs devraient être formés à leur arrivée ou dans les semaines suivant leur embauche », de conclure la représentante syndicale du secteur.

Le Front commun sera en grève les 21, 22 et 23 novembre prochains

Alors que 420 000 travailleuses et travailleurs sont en grève partout au Québec depuis minuit, le Front commun annonce ce matin que la prochaine séquence de grève se déroulera du 21 au 23 novembre prochains, à moins de parvenir à une entente d’ici là.

« Nous annonçons aujourd’hui le moment de la deuxième séquence de grève qui se tiendra sur trois journées complètes. Notre message ce matin est clair : nos équipes de négociation sont entièrement disponibles pour les deux prochaines semaines. L’objectif, c’est d’arriver à un règlement qui sera gagnant-gagnant, pour les travailleuses et les travailleurs, ainsi que pour les services à la population. Personne ne souhaite une autre séquence de grève, mais nous serons prêts s’il le faut », ont lancé les porte-paroles du Front commun, François Enault, premier vice-président de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, Magali Picard, présidente de la FTQ et Robert Comeau, président de l’APTS.

« Cela dit, il faut bien comprendre que ce mouvement est une démonstration de la détermination de nos membres, qui ont voté à 95 % en faveur de la grève et qui sont prêts à aller jusqu’au bout, jusqu’à la grève générale illimitée, si le gouvernement ne comprend pas le message », ont tenu à préciser les porte-paroles.  

Rappelons que le 29 octobre dernier, le Conseil du trésor a déposé une offre contenant une bonification dérisoire de seulement 1,3 %. L’offre salariale, qui est passée de 9 % sur cinq ans à 10,3 % pour la même période, ne réglerait en rien les problèmes causés par l’immense retard que subissent les 420 000 travailleuses et travailleurs regroupés en Front commun. Au contraire, elle les appauvrirait.

« Après que 100 000 personnes soient venues appuyer le Front commun dans les rues le 23 septembre, après un mandat de grève générale illimitée adopté à 95 % après un dépôt insultant dimanche dernier, le gouvernement nous pousse aujourd’hui à exercer la grève. Il récolte ce qu’il a semé, rien de moins. À l’heure actuelle, nous avons élagué nos demandes à l’ensemble des tables sectorielles. Mais une chose est certaine, les attentes des travailleuses et des travailleurs sont grandes. Laisser notre monde s’appauvrir, c’est non négociable ! », ont tonné les porte-paroles. 

Rappelons aussi que le gouvernement a choisi de donner aux parlementaires 30 % d’enrichissement et de rattrapage, auxquels viendront s’additionner d’autres augmentations annuelles, et qu’il a offert 21 % sur cinq ans aux policiers de la Sûreté du Québec, offre qui a été refusée. L’entente salariale à convenir avec le Front commun devra obtenir le même niveau de considération.

La CSN met en demeure Transco Montréal

En ce vendredi 3 novembre 2023, à la suite d’une assemblée générale extraordinaire survoltée tenue à Montréal, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) a envoyé une mise en demeure à son employeur. En grève générale illimitée depuis le 31 octobre, le syndicat fait face à un employeur qui multiplie les interventions douteuses et illégales dans le cadre des négociations avec ses salarié-es.

« Nos boss ont joué à un jeu dangereux qui leur a sauté au visage. Depuis le début de la grève générale illimitée, entre autres, Transco Montréal tente de négocier directement avec les salarié-es, ce qui est illégal et qui mine les pourparlers à la table de négociation. Ce matin même, une communication a été envoyée aux salarié-es afin de les inciter à accepter la dernière offre patronale qui est bien en deçà des autres règlements récemment obtenus dans le secteur. À la suite de l’assemblée générale d’aujourd’hui où ces manœuvres antisyndicales ont toutes été exposées, l’employeur fait face à des travailleuses et des travailleurs qui sont plus en colère que jamais et qui ne vont pas se satisfaire d’un règlement au rabais » déclare Carole Laplante, présidente du STTT–CSN.

« Nous savons que Transco Montréal a toujours de la difficulté à recruter et à garder son monde avec les salaires actuellement versés. Ajoutez l’inflation et le prix élevé du logement, plusieurs salarié-es de l’entreprise doivent fréquenter des banques alimentaires chaque semaine pour arriver à combler leurs besoins de base. Contrairement à ce qu’a dit une représentante de Transco sur les ondes du 98,5 FM, la dernière offre présentement sur la table donne un revenu annuel d’environ 31 000 $. Ce n’est pas généreux du tout si l’on considère que les salarié-es doivent être disponibles selon un horaire coupé, le matin et l’après-midi, qui ne permet pas le cumul d’un 2e emploi, 10 mois par année. C’est même bien en deçà du seuil de revenu viable que l’IRIS a fixé pour 2023 qui s’établit à 32 252 $ pour une personne seule à Montréal, souligne Josée Dubé, présidente du secteur du transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Autobus Transco (1988) inc. à Mascouche, détenu par le même propriétaire, c’est une augmentation de 53 % sur six ans qui a été négociée et acceptée en février 2023. L’argent a été versé par le gouvernement, la capacité de payer est là et nous le savons parce que nous avons accès à cette information. »

L’employeur a reçu une bonification de ses contrats d’environ 25 % depuis l’année scolaire 2021-2022. Cet argent versé au transporteur doit, entre autres, servir à bonifier les conditions de travail parfois faméliques dans ce secteur.

À propos

En négociation depuis plus de 18 mois, le STTT–CSN compte près de 350 membres responsables d’autant de parcours de transport scolaire.

Cibles d’immigration : les centrales syndicales décrient l’omission de l’immigration temporaire

Les quatre grandes centrales syndicales dénoncent le manque de considération du gouvernement du Québec envers les travailleuses et les travailleurs migrants temporaires, alors qu’il a décidé de maintenir sa cible d’immigration à 50 000 personnes. Pour la CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ, cette décision rend quasiment impossible l’accès à la résidence permanente pour ces gens qui contribuent pleinement à la vitalité économique et sociale du Québec.  

« En maintenant ses cibles, le gouvernement emprisonne dans la précarité la grande majorité des personnes immigrantes temporaires qui habitent et travaillent déjà dans nos milieux, partout au Québec », a décrié la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Au cœur de l’enjeu, la grande proportion des travailleuses et travailleurs temporaires aux prises avec des permis fermés qui les rendent captifs d’un seul employeur avec, pour conséquence, la crainte de représailles s’ils tentent de faire valoir leurs droits. Rappelons que le rapporteur spécial de l’ONU a dénoncé cette situation qui s’apparente à de l’esclavage moderne. 

« Dans un contexte de recours débridé à la main-d’œuvre temporaire pour combler des besoins permanents, le gouvernement ne pouvait omettre d’inclure cette proportion importante des personnes immigrantes dans ses cibles d’immigration. En les ignorant, il pave la voie à ce que les abus se poursuivent et se généralisent à l’égard des travailleuses et travailleurs étrangers captifs de leur permis de travail fermé », explique Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ. 

Les nombreux obstacles à la résidence permanente contribuent d’ailleurs à la croissance, au sein du marché du travail, d’une population immigrante sans statut, dont plusieurs travailleuses et travailleurs ne détiennent que des permis temporaires. Leur accueil permanent est donc considéré comme un enjeu crucial, tout comme la régularisation de leur statut.

« Nous saluons le désir de mieux soutenir l’accès à la francisation des travailleuses et travailleurs étrangers temporaires et d’encourager les employeurs à prendre leurs responsabilités en la matière. Cependant, nous demandons des moyens pour les inclure et les franciser, et non de nouvelles mesures d’exclusion. L’apprentissage effectif du français ne pourra se faire dans les conditions proposées », explique Mario Beauchemin, vice-président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Pour les centrales, les travailleuses et les travailleurs migrants ne doivent pas se voir imposer de nouvelles exigences au renouvellement de leur permis de travail, tel qu’un niveau de français, et à l’obtention de la résidence permanente. Ils devraient plutôt avoir un accès réel à la francisation, à de meilleurs salaires et des conditions de travail décentes, à des protections sociales et à une meilleure protection contre l’exploitation et les abus.

« L’immigration est un sujet à la fois crucial pour l’avenir de la société québécoise, et malheureusement polarisé à outrance. La planification et les niveaux d’immigration doivent refléter nos réels besoins et être plus humains. Il nous incombe de développer les capacités d’accueil, incluant la francisation en milieu de travail et la régionalisation de l’immigration, afin d’inclure convenablement toutes les personnes immigrantes », explique Luc Vachon, président de la CSD.

L’immigration temporaire est composée des travailleuses et travailleurs étrangers, des demandeurs d’asile et des étudiantes et étudiants étrangers. Au Canada, cette immigration a augmenté de 68 % en deux ans et représente désormais plus de 470 976 personnes au Québec, selon Statistique Canada. 

Un dépôt insultant, une fois de plus

« Beaucoup de bruit pour rien : une bonification pitoyable de seulement 1,3 % sur une durée de cinq ans. » C’est avec une vive déception, mais peu d’étonnement, que les porte-paroles du Front commun ont pris connaissance du dépôt effectué ce matin par le Conseil du trésor, lequel est reçu comme un affront. Encore une fois, le gouvernement démontre son incapacité à comprendre les difficultés vécues dans les services publics et à réaliser l’urgence de sauver le bateau qui est en train de couler. Il prouve de plus sa déconnexion complète face à la colère des travailleuses et des travailleurs qui, épuisés, portent sur leurs épaules des services publics plus que jamais fragilisés.

« Ce dépôt est une nouvelle claque au visage des 420 000 travailleuses et travailleurs du Front commun. C’est une insulte. C’est trop peu trop tard. Pour nos gens, tendre l’autre joue, c’est terminé », ont tonné d’une seule voix les porte-paroles du Front commun, François Enault, premier vice-président de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, Magali Picard, présidente de la FTQ, et Robert Comeau, président de l’APTS.

Malgré le fait que 100 000 personnes sont venues appuyer le Front commun dans les rues le 23 septembre, malgré un mandat de grève générale illimitée adopté à 95 % et l’annonce d’une première journée de grève, l’éléphant a encore accouché d’une souris. Le gouvernement continue de vouloir tout décider seul, de tout imposer, habitué à manœuvrer ainsi depuis sa première élection, en 2018.

« Nous ne voyons rien dans ce dépôt qui permettrait de lever la grève. Nous devons nous rendre à l’évidence. La grève est la seule solution pour que le gouvernement comprenne. Puisqu’il le souhaite, on va l’exercer haut et fort le 6 novembre prochain », ont renchéri les porte-paroles. Ces derniers ont aussi précisé qu’ils prendront le temps d’analyser le dépôt en détail et en feront la présentation à leurs instances respectives, mais il ne fait déjà aucun doute qu’il n’est pas à la hauteur des attentes de leurs membres.

Offre salariale

L’offre salariale, qui est passée de 9 % sur cinq ans à 10,3 % pour la même période, ne réglera en rien l’immense retard que subissent les 420 000 travailleuses et travailleurs regroupés en Front commun par rapport aux autres Québécoises et Québécois.

« La nouvelle offre salariale ne réussira pas à nous sortir de l’appauvrissement proposé par le gouvernement. Nous jouons toujours dans le même mauvais film, un film catastrophe. »

Rappelons que le gouvernement a choisi de donner aux parlementaires 30 % d’enrichissement et de rattrapage auxquels viendront s’additionner d’autres augmentations annuelles et qu’il a offert 21 % aux policiers de la Sûreté du Québec. L’entente salariale à convenir avec le Front commun devra le considérer.

« Nous constatons que ces offres substantielles ont été offertes à des emplois à majorité masculine, alors que les services publics, composés à 78 % de femmes, ne se font offrir que des miettes. On est encore devant une discrimination inacceptable envers les femmes. »

Primes

En reconduisant certaines primes jusqu’au renouvellement de la convention collective, la ministre LeBel a posé le seul geste sensé dans le contexte, mais il ne s’agit pas d’un gain, c’était déjà acquis. S’attaquer aux conditions de travail et de pratique des travailleuses et des travailleurs œuvrant dans des secteurs en difficulté, de la part d’un gouvernement qui prétend vouloir être un employeur de choix, aurait été une grave erreur. Cependant, en mettant fin à des mesures administratives prévues dans le cadre de la COVID-19, le gouvernement met le feu aux poudres.

Retraite

Le recul du gouvernement sur une mesure de « détention » qu’il voulait imposer au Régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des organismes publics (RREGOP) – soit le fait de faire passer la retraite sans pénalité de 55 à 57 ans pour les personnes ayant 35 ans de service – constitue une bonne nouvelle, certes, mais l’attaque majeure demeure alors que le régime est pourtant en excellente santé financière, dont la réduction des rentes exigées sous prétexte d’une bonification du régime de rentes du Québec (RRQ).

Tables sectorielles

Le règlement de cette négociation passe certes par une entente à la table centrale, mais également aux tables sectorielles. « Malgré tous les signaux envoyés à ces tables, dont l’élagage mené récemment, nos vis-à-vis patronaux répondent qu’ils n’ont aucun mandat pour parler même de leurs propres demandes. Nous sommes rendus à nous questionner sur la volonté et la capacité du gouvernement à convenir d’ententes satisfaisantes prochainement. »

Comme toujours, le Front commun sera disponible pour négocier afin de faire avancer cette négociation rapidement, à la satisfaction de ses membres.

Trois syndicats du transport scolaire déclencheront une grève générale illimitée

Trois syndicats du Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN déclencheront des grèves générales illimitées les 30 et 31 octobre prochains. Le 30 octobre 2023 à 6 h, le Syndicat national du transport écolier du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN et le Syndicat du transport scolaire du Saguenay–CSN débrayeront simultanément. Le 31 octobre 2023, ce sera au tour du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) à Montréal de déclencher leur arrêt de travail, sans date de retour.

« La grève pour nous, c’est vraiment le moyen de pression ultime que l’on prend quand les patrons refusent d’entendre raison, en plus de refuser de nous verser notre juste part de l’argent qu’ils ont reçu du gouvernement pour financer nos hausses salariales. L’inflation qui nous frappe de plein fouet ne nous laisse aucun autre choix. Les salaires proposés par les employeurs aux tables de négociation sont nettement insuffisants, compte tenu des responsabilités que sont les nôtres. La balle est maintenant dans leur camp. Ils auraient dû nous proposer des blitz de négociation avant la grève, mais ne l’ont pas fait. Comme tout le monde, nous souhaitons un règlement rapide et nous travaillons entièrement en ce sens depuis le tout début de ces négociations », déclare Josée Dubé, présidente du Secteur transport scolaire.

Rappelons qu’au mois de février dernier, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, est intervenu sur la place publique afin d’appuyer les revendications des travailleuses et travailleurs en soulignant que les chauffeuses et chauffeurs doivent avoir leur juste part.

Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, les deux syndicats sont sans contrat de travail depuis le 30 juin 2023 et ont respectivement voté à 100 % en faveur d’un mandat pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Le Syndicat national du transport écolier du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN a adopté son mandat de grève en assemblée générale le 12 avril dernier et le Syndicat du transport scolaire du Saguenay–CSN l’a voté le 13 avril dernier. La Commission scolaire Central Québec, le Centre de services scolaire De La Jonquière et le Centre de services scolaire des Rives-du-Saguenay seront touchés par ces deux arrêts de travail.

À Montréal, le STTT–CSN a adopté un mandat de grève générale illimitée à 99 % le 18 octobre dernier. Le Centre de services scolaire de Montréal, le English Montreal School Board, la Commission scolaire Lester-B.-Pearson et le Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys seront touchés par leur arrêt de travail.

À propos

Le Syndicat national du transport écolier du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN regroupe 148 membres alors que le Syndicat du transport scolaire du Saguenay–CSN en regroupe 77. Les deux unités sont affiliées à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN). Pour sa part, le STTT–CSN compte près de 350 membres responsables d’autant de parcours de transport scolaire.

Le Front commun sera en grève le 6 novembre

Le 6 novembre prochain, les 420 000 travailleuses et travailleurs représentés par le Front commun exerceront une première séquence de grève, d’une journée. En éducation, dans la santé et les services sociaux ainsi qu’en enseignement supérieur, partout au Québec et d’une seule voix, ils enverront un premier coup de semonce pour forcer le gouvernement à faire une offre substantielle au Front commun.

C’est par les médias sociaux que le Front commun a appris cette semaine l’intention du gouvernement de déposer une nouvelle offre ce dimanche, 29 octobre. « Nous attendrons de prendre connaissance du dépôt gouvernemental avant de commenter. Mais nous dirons tout de même ceci : pour se sortir du pétrin dans lequel il s’est lui-même placé, le gouvernement n’a qu’une chose à faire : revenir avec une offre substantielle et cesser ses attaques, notamment sur la question de la retraite. Une nouvelle offre insuffisante accompagnée d’une énième opération médiatique serait reçue comme une claque en plein visage par les femmes et les hommes qui font fonctionner les services publics. La hauteur des mandats de grève octroyés par les membres témoigne de la hauteur des attentes dans nos réseaux quant à l’issue de cette négociation », ont déclaré les représentants du Front commun, François Enault, premier vice-président de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, Magali Picard, présidente de la FTQ, et Robert Comeau, président de l’APTS, en conférence de presse, ce matin, à Montréal.

« Nous avions été clairs sur notre intention d’exercer le mandat et la stratégie de grève votés par les travailleuses et les travailleurs que nous représentons pour arriver à une entente satisfaisante. Au-delà des échanges croisés sur l’élagage aux tables sectorielles, la réalité, c’est que rien ne bouge à la table centrale et sur les questions salariales ».

Depuis de nombreux mois, le Front commun est sur toutes les tribunes pour rappeler au gouvernement que ses offres ne passent pas et que de proposer aux travailleuses et aux travailleurs de maintenir le statu quo constitue la recette parfaite pour mettre le feu aux poudres. Compte tenu de l’état dans lequel se trouvent nos réseaux publics, maintenir une offre salariale insultante, des attaques au régime de retraite et réclamer à tout vent plus de flexibilité relève de l’aberration. Si le gouvernement veut être un employeur de choix, il faut que ça se traduise aux tables de négociation.

« Après un an de négociations, des dizaines de rencontres aux tables, beaucoup d’échanges à travers les médias, des actions de mobilisation et de visibilité partout au Québec, une manifestation monstre qui a rassemblé 100 000 personnes dans les rues de Montréal, et maintenant des mandats à 95 % en faveur d’une grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, il faut croire que le gouvernement attend une première journée de grève pour bouger, si désolant cela soit-il. Mais que ce soit clair : il est responsable de l’annonce que nous faisons aujourd’hui », ont ajouté les leaders syndicaux.

« Nous sommes conscients des impacts considérables qu’une grève engendre sur le quotidien des Québécoises et des Québécois. Mais nous savons que la population n’a plus envie de vivre avec des services publics carencés et continuellement en pénurie de main-d’œuvre. Nous espérons donc sincèrement que ce sera assez pour faire bouger le gouvernement de manière sérieuse et limiter les désagréments. Mais si le message n’était pas entendu, une deuxième séquence pourrait être exercée, laquelle constituerait le plus grand mouvement de grève qu’ait connu le secteur public depuis 50 ans. »

Dans l’éventualité du déclenchement d’une grève le 6 novembre prochain, le Front commun précise que les services essentiels seront assurés.

Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement–CSN | Providence Notre Dame de Grâce

 À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 27 juin 2023, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement – CSN a été accrédité pour représenter : 

« Tous les salariés-es au sens du Code du travail à l’exclusion du personnel administratif et des chefs de services ». 

Le climat de travail est devenu toxique, l’ancienneté n’est pas respectée, il y a des abus de pouvoirs et des conflits d’intérêts, etc. 

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal Métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux. 

Touche pas à nos accouchements! Six grands rassemblements citoyens pour sauver la pratique sage-femme

Alors que l’avenir de la pratique sage-femme est actuellement gravement menacé par le projet de loi 15 du ministre de la Santé, Christian Dubé, des centaines de citoyennes et citoyens des quatre coins du Québec, ainsi que des personnalités publiques et politiques de tous les horizons, se mobilisent à Montréal, Québec, Sherbrooke, Gatineau, Gaspé et Carleton-sur-Mer pour envoyer un message clair au ministre jusqu’ici demeuré sourd à leurs requêtes. Celui-ci doit prendre acte des préoccupations et revendications portées par des milliers de femmes et citoyens inquiets et modifier son projet de loi afin de préserver l’autonomie professionnelle des sages-femmes et les droits fondamentaux des femmes du Québec.

La pratique sage-femme en péril
Avec le PL15, les services de sage-femme sont désormais intégrés dans une gouvernance hiérarchique médicale et centralisée qui mine à la fois l’autonomie professionnelle ainsi que la culture organisationnelle de proximité qui ont toujours été les clés du déploiement et de la qualité des services de sage-femme au Québec.

Pour la présidente du Regroupement Les Sages-femmes du Québec, Josyane Giroux, ce sont les fondements mêmes de la pratique sage-femme qui sont attaqués dans le projet loi 15.

« En abolissant les conseils des sages-femmes et les responsables des services de sage-femme, le ministre Dubé vient démanteler les piliers sur lesquels repose la capacité des sages-femmes à soutenir le choix libre et éclairé et l’offre des trois lieux de naissance au sein de notre réseau de la santé, et ce, depuis près de 25 ans. Ce n’est pas en nous accordant le droit d’admettre en milieu hospitalier ou en nous obligeant à joindre le conseil des médecins, dentistes et pharmaciens que le ministre corrige ces lacunes. Ce ne sont pas des « avancées », pour reprendre ses propres mots, mais une transformation radicale qui met en danger notre profession! », a déploré Mme Giroux.

Un affront direct aux droits des femmes
« Ce qui est en train de se dérouler à l’heure actuelle à l’Assemblée nationale dans le cadre de l’étude du projet de loi 15 est extrêmement préoccupant. Non seulement du point de vue de l’avenir de notre réseau public de santé et de services sociaux, mais aussi du point de vue des femmes, qui sont des milliers à s’inquiéter aujourd’hui du sort que leur réserve ce projet de loi en matière de liberté de choix durant leur grossesse et leur accouchement. Car il faut être clair : ce qui est en train de se décider avec le projet de loi 15, c’est essentiellement la fin de la profession de sage-femme telle qu’elle est revendiquée et défendue depuis les années 80. C’est absolument aberrant. Le ministre Dubé doit impérativement rectifier le tir! », a martelé Caroline Senneville, présidente de la CSN. 

« La mise sous-tutelle médicale de la pratique est un affront direct au respect de nos droits et à notre capacité à décider librement de ce que nous souhaitons pour notre corps, notre grossesse, notre accouchement et notre bébé. L’impact des changements qu’engendre ce projet de loi sur les personnes enceintes est considérable. Nous exigeons donc du ministre de la Santé qu’il prenne ses responsabilités et qu’il modifie son projet de loi. Les enjeux sont réels et les impacts potentiels graves. C’est pourquoi il est impératif que le ministre revienne sur ses décisions et amende le projet de loi 15. C’est ce que demandent aujourd’hui des milliers de femmes et de familles de partout au Québec ! », a ajouté Sarah Landry, coordonnatrice de la Coalition pour la pratique sage-femme.

Rappelons qu’à ce jour, près de 12 000 personnes, dont plusieurs personnalités publiques et plus d’une cinquantaine d’organisations de la société civile, ont signé une lettre ouverte dénonçant les impacts du PL15.

En somme, le message est clair : « Monsieur Dubé, ne touchez pas à nos accouchements! », de conclure les porte-paroles.

Les salarié-es déclencheront la grève générale illimitée sous peu

Hier soir, lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue à Montréal, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) ont adopté un mandat de grève générale illimitée à 99 %, par voie de scrutin secret. L’avis de grève pour le déclenchement de cet arrêt de travail a été envoyé ce jeudi 19 octobre dans le but de l’exercer le 31 octobre prochain.

« Ça fait un an et demi que nous négocions et notre employeur refuse toujours de nous verser la part des sommes qu’il a reçues du gouvernement afin de bonifier nos salaires. Justement, les salaires qui nous sont versés actuellement ne parviennent même pas à attirer et à retenir les salarié-es dont nous avons besoin pour effectuer nos routes chaque jour et ce sont les enfants et leurs parents qui en paient le prix, déclare Carole Laplante, présidente du STTT–CSN. Nos membres sont très mobilisés et déterminés à aller chercher leur juste part de cet argent. Nous ne sommes pas heureux d’avoir à nous battre et d’avoir à priver de leur transport tous les élèves que nous connaissons même par leur nom, pour obtenir le salaire décent auquel nous avons droit. »

« Nous rappelons qu’au mois de février dernier, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, est lui-même intervenu sur la place publique afin d’appuyer les revendications du secteur du transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN en soulignant que les chauffeuses et chauffeurs doivent avoir leur juste part, précise Josée Dubé, présidente de ce secteur. Les salarié-es du syndicat font partie d’un mouvement de travailleuses et de travailleurs qui doivent recourir à la grève pour justement aller chercher leur juste part et nous allons être à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils l’obtiennent. »

« L’employeur devra reconnaître les nouvelles données salariales qui sont en vigueur dans le secteur du transport scolaire. Plusieurs règlements reconnaissent enfin le difficile travail des conductrices et des conducteurs. Tous les employeurs ont reçu une bonification variant de 15 à 30 % de la valeur de leurs contrats et cet argent doit se rendre dans les poches de celles et ceux qui conduisent les autobus, ajoute Frédéric Brun, président par intérim de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Si l’employeur veut régler la négociation rapidement, il sait très bien ce qu’il a à faire et il a jusqu’au 31 octobre pour le faire. »

À propos

Le STTT–CSN compte près de 350 membres responsables d’autant de parcours de transport scolaire.

Pour vraiment protéger tout le monde, chaque jour

La Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail de la CSN se déroulera à nouveau sous le thème Pour vraiment protéger tout le monde, chaque jour, du 15 au 21 octobre 2023.

« Nous venons tout juste de souligner le deuxième anniversaire de l’entrée en vigueur de la loi 27 et nous attendons toujours les améliorations promises en prévention. Nous en sommes malheureusement témoins : d’une part, les employeurs tardent à appliquer le régime intérimaire en vigueur depuis 18 mois et d’autre part, ce régime ne comble pas tous les besoins en prévention dans les milieux de travail. Voilà pourquoi nous devons poursuivre tous nos efforts afin de placer la santé et la sécurité du travail dans nos priorités et cette semaine nationale qui débute sera l’occasion de le souligner à nouveau, déclare Caroline Senneville, présidente de la CSN. De surcroît, après la récente adoption des principes touchant au règlement éventuel sur les mécanismes de participation et de prévention par le CA de la CNESST, nous sommes plus que jamais déterminés à maintenir la pression sur les employeurs, la CNESST et le gouvernement pour que nos milieux disposent des mécanismes pour vraiment protéger tout le monde, chaque jour. »

« Cette année, la CSN invite ses syndicats affiliés à rappeler aux employeurs l’importance de la prévention en matière de santé et sécurité du travail. Trop souvent, les problèmes vécus par nos travailleuses et travailleurs découlent d’une organisation du travail déficiente ou encore d’un manque de considération de certains gestionnaires. La semaine nationale 2023 sera à nouveau l’occasion d’inviter les travailleuses et les travailleurs à exercer leur pouvoir d’action et de négociation en matière de santé et sécurité du travail et de leur rappeler leurs responsabilités et leurs obligations dans ce domaine. Depuis 1921, nous luttons pour les travailleuses et les travailleurs et, plus que jamais, il est primordial de poursuivre la défense de notre droit de travailler sans risquer nos vies et notre santé », conclue Chantal Ide, 1re vice-présidente et responsable politique du dossier SST du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

Du 15 au 21 octobre 2023, lors de la Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail (https://www.csn.qc.ca/sst/semaine-sst-2023), la CSN réitère l’importance de revendiquer des mécanismes de prévention, de les intégrer dans les conventions collectives et d’agir rapidement afin d’éliminer les dangers à la source.

À propos

Le CCMM–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

 

 

Asphyxie des inhalothérapeutes à l’aube de la saison des virus respiratoires

Du CHU Sainte-Justine aux Îles-de-la-Madeleine, la pénurie d’inhalothérapeutes est telle que la Fédération de la Santé et des Services sociaux (FSSS–CSN) sonne l’alarme pour la sécurité des soins, surtout à l’aube de la saison des virus respiratoires. La FSSS–CSN est déterminée à ce que l’importance de ce titre d’emploi soit reconnue à sa juste valeur et réitère l’importance de l’amélioration des conditions de travail afin de favoriser l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre.

La pénurie de personnel frappe les inhalothérapeutes du réseau de plein fouet. Par exemple, plus de 15 postes à temps complet sont vacants en ce moment au CHU Sainte-Justine. Cela a aussi beaucoup d’impact, notamment au niveau des cliniques de diagnostic des différentes pathologies pulmonaires où plus de 1700 patientes et patients sont sur la liste d’attente. En polysomnographie, où l’on détecte les troubles du sommeil, plus de 275 patients attendent leur tour. Même sonnette d’alarme du côté des îles-de-la-Madeleine, alors que depuis la fin de la période estivale il manque au moins trois des neuf inhalothérapeutes réguliers en plus d’un poste vacant. « En plus d’affecter les conditions de travail de ces spécialistes du système cœur-poumon toujours en poste, la sécurité et la qualité des soins est compromise, d’autant plus avec l’accroissement de l’achalandage lié aux virus respiratoires. » de s’inquiéter Élisabeth Gagnon-Tremblay, présidente par interim du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine–CSN (SPSIC–CSN) et Johanne Aucoin, présidente du Syndicat en soins infirmiers et cardio-respiratoire du CSSS des Îles–CSN.

À ce sujet, au CHU Sainte-Justine, un plan de contingence paritaire est déjà sur la table de travail. Il consiste surtout à retirer les inhalothérapeutes des soins à certains étages et à déléguer des traitements respiratoires à d’autres titres d’emploi comme les infirmières et infirmières auxiliaires, qui elles-mêmes sont déjà en surcharge de travail. « Il ne faut pas se leurrer, ce qui est mis de l’avant représente des solutions à court terme seulement, pour donner un peu d’air à nos inhalothérapeutes. Le personnel infirmier est grandement affecté par ces changements. Elles aussi sont confrontées à une importante pénurie de personnel. Par exemple, à l’urgence du CHU Sainte-Justine, des patientes et des patients nécessitant une surveillance en salle de réanimation dû à leur état instable, ce sont vu administrer des traitements par leurs parents, faute de personnel. Malheureusement, le CHU Sainte-Justine n’a plus les moyens de ses ambitions. Il est impossible en ce moment de fournir les soins de qualité auxquels nous avons habitué la population québécoise. Les professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires ont peur. Peur pour leur permis de travail, peur d’oublier un enfant, nos enfants… En tant que leader mondial en médecine pédiatrique, qui nous viendra en aide? C’est alarmant de constater tout ce qui se passe dans les murs de l’hôpital. Pour que les services soient rendus de manière sécuritaire, il est essentiel que le gouvernement intervienne rapidement » mentionne Élisabeth Gagnon-Tremblay, présidente par interim du SPSIC–CSN.

Aux Îles-de-la-Madeleine, l’arrivée de la saison des virus respiratoires entrainera encore cette année l’obligation de transférer par avion les tout-petits très malades dans un autre centre hospitalier. Ces transferts nécessitent toujours la présence d’une inhalothérapeute, ce qui aura inexorablement des conséquences négatives sur les soins à la population générale et sur le personnel qui restera sur place devant pallier cette absence et devant faire face à une surcharge de travail. Concrètement, le secteur de la physiologie respiratoire a déjà dû être fermé, entrainant des impacts directs pour la population. Comme le souligne madame Johanne Aucoin « La très grande majorité de nos bébé/enfants doivent être transférés. Nous n’avons aucune marge de manœuvre. Ce n’est pas normal dans une société riche comme la nôtre que les citoyennes et les citoyens aient accès à de moins en moins de services ». 

Pour Nadia Joly, représentante des inhalothérapeutes à la FSSS–CSN « La pénurie de main-d’œuvre frappe tous les titres d’emploi du réseau. Il est grand temps que le gouvernement prenne en considération l’importance des inhalothérapeutes, mais aussi  des autres travailleuses et travailleurs de notre système de santé et de services sociaux. La question reste en suspend : comment les directions de ces hôpitaux et notre gouvernement comptent-ils agir afin de donner de l’air à nos inhalothérapeutes et insuffler un vent de fierté sur cette profession essentielle à la population du Québec? »

À propos de la FSSSCSN 

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN) compte plus de 145 000 membres dans les secteurs public et privé, dont plus de 120 000 dans le réseau public de la santé et des services sociaux, partout au Québec, et ce, dans toutes les catégories de personnel. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux ainsi que dans celui des services de garde. La FSSSCSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

    Collège Regina Assumpta : les profs en grève pour la première fois de leur histoire

    Pour une première fois en près de soixante-dix ans d’existence de l’établissement, la centaine de profs du Collège Regina Assumpta se voit obligée de déclencher la grève pour dénoncer la fermeture de la part de la direction et la détérioration déplorable des relations de travail. Le syndicat souhaite limiter le plus possible l’impact de ces moyens de pression sur les élèves et leurs parents.

    « Nous aimons notre établissement et avons à cœur la réussite de nos élèves. C’est ultimement pour eux que nous piquetons aujourd’hui, pour une amélioration des conditions d’enseignement au collège et pour obtenir une convention collective à l’image des défis de 2023. Qu’attend la direction générale pour mandater ses négociatrices et ces négociateurs ? », se demande Patrick Lupien, président du Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Regina Assumpta (SEECRA–CSN). Après une quinzaine de séances de négociation, dont trois en conciliation, la partie patronale se braque et ne suggère aucune solution.

    Quatre principales revendications des profs :

    • Augmentation du nombre de congés de maladie afin de prévenir l’épuisement professionnel et favoriser la rétention du personnel ;
    • Fixation de règles d’encadrement de l’enseignement à distance et des changements technologiques, conjointement et par une entente avec le syndicat, puisque cela a une incidence considérable sur la préparation des cours ;
    • Ouverture d’un local dédié aux élèves à besoins particuliers en constante augmentation, nécessitant du temps additionnel pour compléter leurs évaluations (tiers-temps) ;
    • Réduction du nombre maximal d’élèves par classe au premier cycle pour leur offrir un meilleur suivi.

    « Nos membres, qui participent à une négociation coordonnée de l’enseignement privé, savent que d’autres collèges consentent à ces demandes constructives et logiques pour la réussite éducative. Faire la grève est une action forte, jamais prise à la légère. Nous les appuyons sans réserve dans leurs revendications, pour le bien des jeunes », précise Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

    « En ces temps de pénurie, alors que l’éducation doit être une priorité nationale, il faut tout mettre en œuvre pour valoriser et retenir celles et ceux qui déploient énergie et cœur afin de bien former les élèves. Ça passe forcément par de meilleures conditions de travail, dans les classes », ajoute Katia Lelièvre, troisième vice-présidente de la CSN.

    « La direction du Collège Regina Assumpta a la responsabilité d’offrir des conditions qui soient favorables au bien-être de son personnel. Celles-ci sont garantes des conditions d’études et de la qualité de l’enseignement offertes aux jeunes. Nous saluons le courage et la détermination des membres du SEECRA–CSN et serons à leurs côtés aussi longtemps qu’il le faudra. », note solidairement Bertrand Guibord, secrétaire général du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN)

    Forts d’une banque de trois jours de grève votée à 97 % le 19 septembre dernier, les membres pourraient donc ajouter d’autres journées de débrayage. La convention collective est échue depuis le 30 juin 2022.

    Fin de grève pour les travailleuses et les travailleurs des casinos

    En grève depuis le 15 juin dernier, les travailleuses et travailleurs des casinos de Montréal, Charlevoix, Mont-Tremblant et Lac-Leamy ainsi que de Jeux en ligne ont entériné à 73 % une recommandation du conciliateur qui met fin au conflit de travail.

    Les 1700 personnes concernées par l’entente obtiennent donc des gains salariaux d’une hauteur de 16 % sur six ans, en plus d’intégrer dans le salaire 2 % du boni et un montant forfaitaire de 1250 $.

    « Tout au long du conflit, les travailleurs et travailleuses de toutes les unités sont restés unis. Je peux dire avec fierté que les liens de solidarité que nous avons créés sont là pour de bon. » explique Riccardo Scopelleti, porte-parole de l’Intercasinos et président de l’unité de sécurité du casino de Montréal.

    Survenue la semaine dernière, la recommandation du conciliateur-chef du ministère du Travail a été soumise aux assemblées générales des différentes unités en grève dans une séquence qui s’est terminée hier.

    « C’était la première fois que les neuf unités de l’Intercasinos négociaient ensemble, une expérience qui a significativement augmenté notre rapport de force », explique le vice-président de la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP–CSN), Frédéric Brun.

    « Sur le terrain, j’ai constaté toute la solidarité que les travailleuses et les travailleurs ont développée entre eux, ça a été un honneur pour la CSN de les appuyer. Je les félicite d’avoir mené une lutte exemplaire », a conclu la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

    Le retour au travail se fera dans les prochaines semaines.

    Plus de cent mille personnes manifestent à Montréal pour les services publics

    Plus de cent mille travailleuses et les travailleurs des services publics ont déferlé dans les rues de Montréal aujourd’hui afin d’envoyer un puissant signal au gouvernement de François Legault : ses offres déconnectées et méprisantes ne passent pas, tant auprès des 420 000 membres du Front commun qu’auprès de la population.

    « La colère qui s’exprime aujourd’hui par cette manifestation, c’est celle de milliers de personnes qui, année après année, se font dire qu’il n’y en a jamais assez pour elles. Que ça coûte trop cher de rémunérer adéquatement les 78 % de femmes et les hommes qui offrent des services à la population. Elles et ils sont venus dire au gouvernement, d’une seule voix, que ça suffit, le mépris! », lancent les porte-parole du Front commun, François Enault, premier vice-président de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, Magali Picard, présidente de la FTQ, et Robert Comeau, président de l’APTS.

    Pour assurer l’avenir des réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux ainsi que de l’enseignement supérieur, il faut des améliorations importantes des conditions de travail afin d’attirer la relève et de retenir le personnel dans nos réseaux publics. Le Front commun revendique un mécanisme permanent de protection contre l’inflation ainsi qu’un enrichissement visant un rattrapage salarial général. Concrètement, pour l’année 2023, le Front commun revendique 100 $ par semaine ou l’indice des prix à la consommation (IPC) +2 % (selon la formule la plus avantageuse); pour 2024, l’IPC + 3 %; et, finalement, pour 2025, l’IPC + 4 %.

    Le Front commun dénonce tout particulièrement l’arrogance du gouvernement, qui refuse de bonifier les conditions de travail alors que les services publics sont sur la corde raide. Rappelons que l’inflation prévue par le ministre des Finances est de 16,4 % pour la période de 2022 à 2027, soit 7,4 % de plus que les offres présentement sur la table.

     

    L’opinion publique derrière les services publics

    Le Front commun met en garde le gouvernement : un coup de sonde dévoilé la semaine dernière indique que la très grande majorité des Québécoises et des Québécois sont d’avis que le gouvernement doit améliorer les conditions de travail de ses employés (87 %) pour demeurer compétitif sur le marché du travail. Ils pensent également que les salaires devraient minimalement être indexés au coût de la vie (86 %).

    « La population voit clair dans le jeu du gouvernement Legault. S’il persiste à vouloir appauvrir les travailleuses et les travailleurs et à dévaloriser les services publics, cela risque de lui coûter cher auprès de ses propres électeurs et électrices, des gens qui souhaitent avoir des services accessibles et de qualité, dans toutes les régions du Québec. L’avenir de nos réseaux publics, ça concerne tout le monde! », ajoutent les porte-parole du Front commun.

     

    Vers la grève générale illimitée

    La manifestation nationale pour les services publics survient alors qu’une vaste tournée d’assemblées générales est bien entamée. Rappelons que les 420 000 membres du Front commun seront appelés, jusqu’au 13 octobre, à se prononcer sur un mandat pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

    « Devant la fermeture du gouvernement, près d’un an après avoir déposé nos demandes, nous n’avons d’autre choix que de monter la pression et d’envisager le recours à la grève. C’est une mobilisation historique et sans précédent au cours des 50 dernières années à laquelle on assiste. C’est un mandat très fort qui leur est recommandé, mais il est surtout à la hauteur des besoins criants dans nos réseaux publics. Si le gouvernement se comportait réellement comme un employeur de choix et s’il proposait de réelles améliorations, nous n’en serions pas là. Le gouvernement doit en prendre acte et se mettre sérieusement à table pour convenir d’une entente négociée, qui profitera à toute la population du Québec », concluent les porte-parole du Front commun.

    Pour plus d’information sur la négociation en cours : https://www.frontcommun.org/.

    Un an de grève au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges

    Pour souligner une année complète de grève générale illimitée, les membres du syndicat des employé-es de bureau manifestaient hier au cimetière pour crier haut et fort à la Fabrique Notre-Dame, organisme responsable de la gestion du cimetière, que le conflit a assez duré ! Le syndicat est sans contrat de travail depuis 2017. Eric Dufault, président du syndicat, déclare « qu’il faut dénouer l’impasse et arriver à une entente pour l’obtention de meilleures conditions de travail. Nous sommes impatients de retourner au travail pour dignement servir les familles ».

    L’appel à la solidarité envoyé par les grévistes n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Des militantes et militants des casinos, différents membres du secteur public et ceux du privé et bien d’autres camarades de tous horizons sont venus appuyer les grévistes pour leur rappeler que les syndicats de la CSN ne les ont pas oubliés et qu’ils appuient leur cause.

    Bien que la fin du conflit du personnel de l’entretien ait permis la réouverture du cimetière depuis le 11 septembre dernier, dans les faits, rien ne va plus dans les opérations de l’institution. Les crémations et les inhumations ne peuvent se faire correctement sans le retour en poste du personnel administratif.

    « Ça fait un an que les membres font preuve de courage et de détermination. Depuis le début, l’employeur leur manque de respect et bloque la négociation. Elles et ils ont droit au salaire et aux conditions qu’ils méritent. Sans les employé-es de bureau, les opérations ne se font tout simplement pas au cimetière. », affirme avec émotion Linda Tavolaro, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

    « Nous sommes ici pour commémorer un an de grève, un an de mépris de l’employeur et non, nous ne reculerons pas ! Nous sommes entièrement solidaires à votre lutte et nous le serons jusqu’à ce que vous obteniez satisfaction à vos revendications. », annonce Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    Nathalie Arguin, secrétaire générale de la CSN, a quant à elle salué tous les syndicats présents à la manifestation : « c’est une grande dose de solidarité que l’on vous transmet maintenant et qui incarne tout le mouvement CSN. Vous menez une lutte difficile et sans merci ! Soyez assurés de l’appui de l’ensemble des composantes de la CSN. Nous rappelons à l’employeur que sa place est à la table de négociation pour qu’enfin, l’on puisse régler le conflit. »

    En grève depuis le 20 septembre 2022, le Syndicat des employé-es de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN compte une quinzaine de membres. Ils réclament que l’employeur garantisse un plancher d’emploi et un salaire qui couvre l’inflation avec une rétroaction salariale.

    Syndicat des salariées et salariés de l’UNEQ–CSN

    À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 3 mai 2023, le Syndicat des salariées et salariés de l’UNEQ–CSN a été accrédité pour représenter :

    « Toutes et tous les salariés au sens du Code du travail. »

    Plusieurs bouleversements ont amené la démission en bloc du conseil d’administration de l’UNEQ et ont apportés beaucoup d’incertitude auprès des salarié-es. Pour garantir leurs conditions de travail, ils ont décidé de se doter d’un syndicat.

    Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération nationale des communications et de la culture, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

    Ouverture du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges : les problèmes ne font que commencer

    La Fabrique Notre-Dame, organisme responsable de la gestion du cimetière, a annoncé en grande pompe la réouverture de ses portes dès aujourd’hui. L’annonce peut résonner fort chez les familles qui attendent depuis des mois pour enterrer un proche, alors que dans les faits, la situation n’est pas rose du tout. En effet, pour les employé-es de bureau qui sont toujours en grève, les problèmes reliés aux services offerts à la population ne font que commencer. Pour eux, les inhumations et les crémations ne peuvent s’effectuer correctement que par l’entrée en poste du personnel administratif.

    Les cercueils s’accumulent, les complications aussi

    « De l’extérieur, ç’a l’air tout beau, mais derrière les portes closes, les problèmes s’accumulent, tout comme les cercueils. Les cadres à eux seuls ne peuvent fournir à la demande, en ce qui concerne l’inhumation des corps. Sans le retour au travail des travailleuses et des travailleurs dans les bureaux pour coordonner les activités du cimetière, la confusion générale ne fera que s’accentuer », prévient Eric Dufault, président du Syndicat des employé-es de bureau.

    « Nous invitons les familles à faire la file dès maintenant pour procéder à leurs demandes, car tant que nous ne serons pas au travail, le service à la clientèle demeurera ultra-restreint. Nous les encourageons également à porter plainte à la direction, s’ils veulent dénoncer le manque de service ou le dysfonctionnement du cimetière », ajoute M. Dufault.

    « Ça fait un an que le syndicat se bat pour l’obtention de meilleures conditions de travail. Ils sont sans contrat de travail depuis 2017… assez, c’est assez ! Ils sont aux prises avec un employeur récalcitrant qui bloque les négociations depuis le début. Avec l’ouverture du cimetière annoncée, il est plus que temps que ce dernier fasse preuve de bonne foi et qu’il considère enfin les revendications des employé-es de bureau », affirme Linda Tavolaro, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

    « Sans les employé-es de bureau, le cimetière ne peut tout simplement pas être opérationnel. Les familles endeuillées s’en rendront compte bien assez vite. Nous serons solidaires jusqu’au bout avec les travailleuses et les travailleurs ; jusqu’à ce qu’ils obtiennent le respect qu’ils méritent et après tout ce temps, une bonne convention », s’exclame Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

     À propos

    En grève depuis le 20 septembre 2022, le Syndicat des employé-es de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN compte une quinzaine de membres. Ils réclament que l’employeur garantisse un plancher d’emploi et un salaire qui couvre l’inflation avec une rétroaction salariale.

    La Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN), à laquelle sont affiliés les deux syndicats du cimetière, compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 65 000 membres qui œuvrent dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe près de 100 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, répartis au sein de quelque 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec. La FEESP–CSN et le CCMM–CSN sont tous les deux affiliés à la CSN, qui regroupent plus de 330 000 membres.

    Équité salariale : importante manifestation devant le Conseil du trésor

    Excédés d’être victimes de discrimination salariale depuis plus de 12 ans, des centaines d’employé-es de bureau et de l’administration du réseau de la santé et des services sociaux manifestent aujourd’hui devant les locaux du Conseil du trésor. Ce rassemblement s’ajoute aux mobilisations qui ont eu lieu aux quatre coins de la province au cours de la dernière année ainsi qu’au dépôt d’une pétition à l’Assemblée nationale en mai dernier. Malgré cela, le gouvernement tarde toujours à régler les plaintes de maintien de l’équité salariale de 2010 et va même jusqu’à refuser d’en discuter avec les représentantes et représentants syndicaux. Les trois organisations syndicales représentant les membres lésés, soit la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) et le Syndicat québécois des employées et employés de services (SQEES-FTQ), réclament l’intervention rapide du gouvernement dans ce dossier qui a déjà beaucoup trop traîné.

    « L’une des valeurs centrales de la société québécoise est l’égalité entre les hommes et les femmes. En ce sens, nous réclamons que le gouvernement corrige et applique la Loi sur l’équité salariale et qu’il règle les plaintes déposées en 2010. Il est plus que temps d’arrêter de bafouer les droits des femmes et de combler l’écart salarial qui perdure entre les sexes. Ce laisser-aller du gouvernement témoigne d’un mépris que l’on ne peut tolérer. C’est indécent qu’on en soit encore rendu là en 2023 et encore plus de laisser traîner les choses depuis plus de 12 ans. L’équité salariale est un droit, un droit qui doit être protégé par le gouvernement », d’affirmer les porte-paroles de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) et du Syndicat québécois des employées et employés de services (SQEES-FTQ) présents sur place.

    Les travailleuses et travailleurs du secteur bureau et de l’administration sont les derniers à devoir encore attendre un règlement de leurs plaintes de 2010 en vertu de la Loi sur l’équité salariale. On parle ici des agentes administratives, adjointes à la direction et à l’enseignement universitaire, acheteuses, secrétaires médicales et juridiques, ce qui représente près de 30 000 personnes.  Majoritairement des femmes, dont plusieurs sont monoparentales, elles attendent toujours leur dû qui peut s’élever dans certains cas à plusieurs milliers, voire plus d’une dizaine de milliers de dollars. « C’est insensé de retenir le dû de milliers de femmes. Le gouvernement devrait donner l’exemple et assurer l’équité salariale auprès de ses salarié-es. On n’a plus le temps d’attendre, il y a urgence de régler au vu de la pénurie et du roulement de personnel sans précédent que l’on vit actuellement dans le réseau », de poursuivre les porte-paroles des organisations syndicales.

    « Un gouvernement vraiment engagé pour l’égalité entre les hommes et les femmes ne laisserait pas des plaintes d’équité salariale traîner pendant plus de 10 ans. C’est gênant que l’État québécois manque autant de respect envers les femmes alors qu’il devrait montrer l’exemple aux autres employeurs. Si la loi actuelle permet que des dizaines de milliers de femmes attendent aussi longtemps pour recevoir un salaire juste, cette loi mérite d’être révisée, et le plus tôt sera le mieux. Je demande à Sonia Lebel de prendre ses responsabilités et de convaincre ses collègues de la CAQ qu’on doit régler ce dossier rapidement. On est en 2023, c’est non seulement une question d’équité, mais de gros bon sens. » de renchérir Christine Labrie, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’administration gouvernementale et pour le Conseil du trésor.

    Rappelons que la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) qui traite ces plaintes a rendu un préavis dans ce dossier en mai dernier. La FSSS–CSN, le SCFP-FTQ et le SQEES-FTQ ont à leur tour déposé leur réponse à ce préavis et attendent toujours que ces travailleuses obtiennent une juste reconnaissance salariale. Cependant, à tout moment, le gouvernement peut donner le mandat au Conseil du trésor de régler ces plaintes, ce qu’il a fait dans plusieurs autres dossiers. Après 12 ans d’attente, les travailleuses de ces secteurs en ont plus qu’assez et réclament la reconnaissance des tâches et responsabilités associées à leur travail ainsi que la fin des discriminations salariales dont elles sont victimes.

    CHU Sainte-Justine : l’expertise des infirmières du « TOG » enfin reconnue

    Le syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (SPSIC–CSN) a obtenu gain de cause dans un arbitrage visant à faire reconnaitre le travail des infirmières des soins intermédiaires obstétricaux. En effet, la décision de l’arbitre Jean- Guy Clément rendue en août 2023 donne raison au syndicat de la FSSS–CSN, affirmant que le triage obstétrical gynécologique (TOG) doit être considéré comme une urgence et donc que ses salariées devraient avoir droit à la prime de soins critiques prévue à la convention collective.

    Pour Jessica Lacelle, déléguée syndicale et assistance infirmière en chef à l’unité des naissances ayant témoigné devant le tribunal : « La reconnaissance du TOG comme une urgence est quelque chose qu’on attendait depuis plusieurs dizaines d’années. Quand on a reçu la décision, tout le monde a crié de joie dans l’unité! ». Rappelons que le TOG du CHU Sainte-Justine est le seul établissement au Québec accueillant les femmes enceintes avec moins de 20 semaines de grossesse, incluant par ambulance. Le TOG assure entre autres la prise en charge de patientes enceintes, en période postpartum, adolescente ou adulte,  24 heures par jour, 7 jours sur 7, qui autrement devraient se rendre à une urgence pour adulte régulière.

    Malgré cela, depuis plusieurs dizaines d’années, le CHU Ste-Justine considérait que le TOG était rattaché au plateau de médecine et qu’il n’était qu’une affectation parmi tant d’autres pour ses travailleuses. Cependant, fort de la reconnaissance d’autres primes, notamment en lien avec la COVID-19, le SPSIC–CSN a déposé un grief en 2020 afin de faire reconnaitre le TOG comme étant une unité de soins critiques et ainsi rémunérer ses travailleuses avec les primes associées. Le syndicat a également fait valoir que c’est seulement après neuf mois que l’infirmière peut travailler aux soins intermédiaires obstétricaux et après un an au TOG. Le triage obstétrical gynécologique est considéré comme le travail le plus complexe pour une infirmière qui obtient un poste au plateau de médecine feoto-maternelle.

    À la suite de ces représentations, le tribunal a finalement reconnu que les infirmières du TOG offrent des soins critiques d’urgences, même si administrativement elles ne relèvent pas de l’urgence (pédiatrique). Il ordonne donc à l’employeur de verser la prime de soins critiques, avec les intérêts, aux infirmières concernées.

    Élisabeth Gagnon-Tremblay, présidente du SPSIC–CSN, se réjouit de cette décision : « Pour nous c’était évident depuis le début, les infirmières du TOG ont une expertise unique. C’est une spécialité qui s’acquiert avec l’expérience.  Elles doivent toujours être prêtes à intervenir, à accueillir les patientes et elles utilisent les mêmes formulaires d’évaluation que dans les urgences adultes régulières. C’est grâce à l’implication de nos membres et à leurs témoignages que nous avons pu obtenir gain de cause. Nous sommes très fières de cette victoire, car leur expertise est enfin reconnue. Nous tenons également à souligner le travail colossal de Francis Gilbert, notre conseiller FSSS au dossier.».

    En terminant, pour Nadia Joly, représentante des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires de la FSSS–CSN : « Il est dommage que les infirmières ainsi que le syndicat aient eu besoin d’avoir recours au tribunal pour faire reconnaitre leur travail. En cette période de négociation de notre convention collective, alors que le gouvernement se demande comment attirer et retenir le personnel infirmier dans le réseau, il pourrait tout simplement débuter par une reconnaissance du travail que nos infirmières font déjà, et ce, sans les obliger à se battre pour obtenir cette reconnaissance ».

    6 syndicats de la négo coordonnée des casinos CSN

    STT  de resto-casino de Hull–CSN – section resto-casino et section Hilton Lac-Leamy

    STT du Casino du Mont-Tremblant–CSN

    SEE de la Société des casinos du Québec–CSN – section unité générale et section jeux en ligne

    SEE de resto Casino de Montréal–CSN

    SEE de la sécurité physique du Casino de Montréal–CSN

    SE du Casino de Charlevoix–CSN – section principale et section sécurité

    Syndicat des employées et employés de la Société québécoise du cannabis–CSN

    À la suite du dépôt de la requête en accréditation pour l’établissement de la rue Crescent, le Tribunal administratif du travail a accrédité, le 5 juin 2023, le Syndicat des employées et employés de la Société québécoise du cannabis–CSN pour représenter :

    « Tous les salariés au sens du Code du travail, à l’exclusion des agents de sécurité, des assistants-directeurs et des directeurs à l’emploi de l’établissement. »

    Cette nouvelle section du syndicat provincial est affiliée à la Fédération des employées et employés de services publics et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

    Les négociations reprennent enfin !

    Six semaines après s’être entendus avec le syndicat représentant les travailleuses et travailleurs responsables de l’entretien du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN, les négociateurs patronaux sont finalement revenus à la table de négociation le mercredi 23 août afin de poursuivre les pourparlers avec le syndicat représentant ses employé-es de bureau en grève.

    « Le manque de sentiment d’urgence de la part de l’employeur pour régler ce conflit est alarmant », s’insurge Éric Dufault, président du Syndicat des employé-es de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (SEBCNDDN–CSN). « Notre convention collective est échue depuis plus de cinq ans. Il est plus que temps que la partie patronale démontre une volonté réelle de parvenir à une entente et de permettre au cimetière de reprendre l’ensemble de ses activités. »

    Bien que leurs camarades du syndicat de l’entretien du cimetière se sont entendus avec la direction et qu’ils sont de retour sur le terrain, plusieurs enjeux restent à régler dans la négociation avec les employé-es de bureau, notamment en ce qui concerne les conditions de retour au travail, la formation des travailleuses et des travailleurs, les réductions de personnel et des augmentations salariales conséquentes avec la croissance de l’inflation.

    « Encore une fois, la Fabrique Notre-Dame démontre un flagrant manque de considération à l’endroit de ses employé-es et des familles endeuillées qui attendent toujours que le cimetière reprenne ses activités normales », dénonce Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    « Après avoir mené ce combat pendant tant d’années, il n’est pas question pour nos membres d’abandonner et d’accepter les reculs que l’employeur demande », affirme Linda Tavolaro, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. « C’est une situation extrêmement difficile pour les travailleuses et les travailleurs et ils ont tout notre appui. »

    À propos

    En grève depuis le 20 septembre dernier, le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN compte 17 membres et est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

    La Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN), à laquelle sont affiliés les deux syndicats du cimetière, compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 65 000 membres qui œuvrent dans le domaine des services publics et parapublics.

    Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe près de 100 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, répartis au sein de quelque 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

    Commande de 2,1 milliards de satellites chez MDA Espace : des emplois de qualité pour un travail de qualité

    Le syndicat des travailleuses et travailleurs de MDA Espace-CSN souhaite que la commande le 10 aout 2023 d’un montant de 2,1 milliards de l’entreprise Télésat auprès du groupe MDA aboutisse à une amélioration des conditions de travail de ses membres.

    Cette commande porte sur 198 satellites de communication, avec une option pour 100 satellites supplémentaires, à un prix non divulgué. À cette occasion, l’employeur annonce de nombreuses créations de postes, ainsi qu’un agrandissement important du bâtiment sur le site industriel de Sainte-Anne-de-Bellevue.

    « Cela fait longtemps que l’on n’a pas été maitres d’œuvre. Pour tous nos membres, ce contrat reconnait l’excellence de notre travail acharné. En saluant ce savoir-faire, les clients demandent comme nous des emplois de qualité pour un travail de qualité. Nous l’avons déjà dit auparavant et nous le répétons aujourd’hui : nous sommes de fiers alliés pour les projets de développement de l’entreprise », déclare Michel Mercier, président du STT de MDA Espace–CSN.

    « La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) salue cette excellente nouvelle pour le secteur, et espère que ses retombées seront à la hauteur de la commande. En tant que fleuron de l’industrie québécoise et canadienne, MDA Espace a l’ambition d’être un leader mondial de l’industrie aérospatiale. Et pour être un leader, il faut montrer l’exemple avec des conditions de travail inspirantes pour ses salariés », estime Sylvain Grenier, trésorier de la FIM-CSN.

    En décembre 2023, le STT de MDA Espace-CSN entamera la négociation de sa convention collective.

    Lettre ouverte aux lectrices et lecteurs de Métro

    Chères lectrices et chers lecteurs de Métro, et vous tous qui avez à cœur l’information locale,

    Les journalistes n’aiment pas beaucoup parler d’elles et d’eux. Nous ne sommes pas que des observatrices et observateurs de l’actualité, nous sommes aussi des citoyennes et des citoyens, et des travailleuses et travailleurs de l’information.

    Vous nous pardonnerez donc de sortir un peu de notre devoir de réserve pour vous parler de nous, de vous, et du journalisme qui nous lie.

    Comme vous, nous avons appris avec effarement, tristesse et surprise, la suspension des activités de Métro ainsi que des 16 publications locales à Montréal et dans la Capitale-Nationale. Notre syndicat rassemble 21 employé-es qui depuis des mois avaient accepté, parfois à contrecœur, des compromis et des restructurations affectant notre travail et nous plongeant dans l’incertitude. Malgré ces sacrifices, nous et l’ensemble des employé-es de Métro Média subissons aujourd’hui une mise à pied temporaire sans aucune perspective claire.

    La mission de couvrir l’actualité locale et supralocale nous tient à cœur, un objectif qui nous rend fier-ères de notre travail. Métro, c’est le journal qui fait connaître des artistes et des entrepreneur-es d’ici, donne la parole aux organismes communautaires, ou attire l’attention sur des enjeux de quartier qui vous touchent directement. Nous en profitons pour vous remercier de votre fidélité, et nous espérons vous retrouver dans les plus brefs délais.

    Les causes de la crise que nous vivons sont multiples, mais la décision de la Ville de Montréal concernant le Publisac a été déterminante. Sans remettre en question les bonnes intentions derrière celles-ci, nous ne croyons pas que les mesures nécessaires ont été prises afin de réduire les impacts de ce changement sur le mode de distribution des hebdos de Métro Média et des revenus publicitaires y étant rattachés.

    En tant qu’actrices et acteurs essentiels de l’écosystème démocratique, nous craignons désormais que ce vide laisse le champ libre à la désinformation, à l’impunité politique et au déclassement de la parole publique.

    Des réflexions sont en cours pour trouver des solutions pour la pérennité de Métro Média, puisque sa survie est essentielle pour préserver nos emplois, mais également pour maintenir une pluralité de voix dans le monde des médias montréalais.

    Pour que survive la mission citoyenne, libre et d’utilité publique de Métro.

    Le Syndicat montréalais de l’information–CSN (SMI–CSN)

    La CSN demande au gouvernement de sauvegarder l’information locale à Montréal

    La Fédération nationale de la culture et des communications-CSN (FNCC-CSN) déplore l’annonce de la fermeture du journal Métro et demande une concertation des pouvoirs politiques tant au Québec qu’à la ville de Montréal pour une intervention immédiate et constructive afin de sauver l’information locale partout sur l’île de Montréal.

    « On ne peut tout simplement pas laisser aller le seul média qui couvre les actualités politiques, culturelles et sportives dans tous les arrondissements de la métropole du Québec », déclare Annick Charette, présidente de la FNCC-CSN.

    La fin précipitée de la distribution via Publisac et la chute massive des revenus qui a été la conséquence ont grandement contribués à fragiliser l’entreprise et ont menés à la situation actuelle.

    « Il est temps que le Québec se dote de moyens conséquents pour soutenir l’information locale et régionale essentielle à notre démocratie et à la vitalité des communautés. La presse de proximité a un rôle essentiel à jouer. Ne pas contribuer à sa survie c’est renoncer à la valorisation des activités politiques et sociales qui cimentent les vies de quartier. C’est une responsabilité collective de maintenir cette institution », ajoute la présidente de la FNCC-CSN, qui s’inquiète par ailleurs de l’impact sur les revenus publicitaires des médias du boycott des nouvelles canadiennes par Facebook (Meta).

    À propos

    La FNCC-CSN regroupe 6 000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 325 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

    SOURCE Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN)

    Renseignements:

     

    Dépôt d’une demande d’accréditation syndicale des employé-es du Festival international de films Fantasia

    Le 23 juillet, le Syndicat des employé-es de l’événementiel-CSN a déposé une requête en accréditation pour représenter une cinquantaine de travailleuses et travailleurs du Festival international de films Fantasia de Montréal. Ils rejoignent ainsi les salarié-es d’autres festivals au Québec déjà syndiqués à la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC-CSN).

    Le syndicat entend défendre sans relâche les salarié-es du plus grand festival de films de genres en Amérique du Nord, en négociant de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires.

    « Les employé-es de l’événementiel acceptent depuis longtemps de piètres conditions de travail par pure passion. Mais la passion ne paie pas un loyer ni un panier d’épicerie. Et les concessions d’hier sont aujourd’hui des sacrifices. Il faut donc s’assurer que ces événements, largement subventionnés par l’État, ne le soient pas aussi par leurs employé-es sous-payés », constate Annick Charette, présidente de la FNCC-CSN. « Nous invitons les travailleuses et les travailleurs de festivals à se mobiliser et arrêter de “simplement survivre de leur passion”. Ensemble, on peut changer les choses. ».

     

    Solidarité avec les salarié-es du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges

    Plus de cinq ans après l’échéance de leur contrat de travail et dix mois après le déclenchement de leur grève, les membres du Syndicat des employé-es de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (SEBCNDDN–CSN) poursuivent leur bataille pour gagner le respect et la reconnaissance de la part de la Fabrique Notre-Dame, leur employeur.

    Bien que leurs camarades du syndicat de l’entretien du cimetière soient parvenus à une entente avec la direction et qu’ils sont de retour sur le terrain, les employé-es de bureau, quant à eux, maintiennent leur position pour l’obtention de meilleures conditions de travail et demeurent en grève. Devant l’employeur, ces travailleuses et ces travailleurs ne vivent pas les mêmes réalités que leurs collègues de l’entretien et doivent maintenant relever certains défis qui leur sont propres, dans le contexte de la négociation.

    Après tous ces mois passés à se mobiliser et à tout mettre en œuvre afin d’en arriver à une entente avec l’employeur, la négociation achoppe toujours.

    « Nous avons enduré des années de conflit de travail avant de sortir en grève. Si l’on avait voté en faveur de l’offre finale de notre employeur déposée dernièrement, on ouvrait la porte à un réel cauchemar pour les années à venir. Ce n’est pas une décision facile que nous avions à prendre, car nous avons hâte d’accueillir dignement les familles au cimetière, tout en étant respectés dans notre travail. Il ne faut pas lâcher, même si maintenir la grève si longtemps, c’est éprouvant pour tout le groupe ; ça demande du courage », souligne Éric Dufault, président du SEBCNDDN–CSN.

    Les conditions de retour au travail ainsi que le volet formation des travailleuses et travailleurs sont, entre autres, des points qui coincent toujours à la table de négociation.

    « Si nous persistons à nous battre pour de meilleures conditions de travail, c’est d’abord et avant tout pour mieux répondre à celles et à ceux qui ont choisi le Cimetière Notre-Dame-des-Neiges afin de rendre hommage à leurs défuntes, à leurs défunts. L’attitude méprisante de notre employeur qui entretient un climat de travail toxique nous a poussés là où nous sommes et il n’y a qu’un changement de culture radical de sa part qui pourra nous convaincre de sa bonne foi », affirme Éric Dufault.

    Le Mouvement CSN vous invite à déployer toute votre solidarité légendaire en appui aux syndicats en conflit, particulièrement quand ceux-ci s’étirent dans le temps.

    Des syndicats manifestent devant l’Hôpital de Verdun

    Plusieurs centaines de membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal-CSN (STTCCSMTL-CSN), de l’APTS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal et du SCFP 4628 (Syndicat canadien de la fonction publique, Local 4628) se sont réunies le 20 juillet devant l’Hôpital de Verdun pour envoyer un message fort au gouvernement Legault dans le contexte des négociations actuelles.

    Décrier le manque de respect et la lenteur du processus de négociation
    Fortes, unies et résilientes, c’est ensemble que les personnes travailleuses du Front Commun ont manifesté en peignant des graffitis temporaires devant les installations de l’Hôpital de Verdun.

    « Cette démonstration d’unité est le reflet des enjeux vécus par nos membres ainsi que des préoccupations importantes que nous avons dans le contexte des négociations actuelles. Le secteur public, et particulièrement le réseau de la santé et des services sociaux, fonctionne au quotidien avec des effectifs réduits. Ce n’est pas seulement à cause de la période estivale, c’est surtout parce que les conditions de travail déplorables causent une surcharge, physique comme psychologique, qui rend l’attraction et la rétention de personnel très difficiles » a déclaré la présidente de l’exécutif local de l’APTS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, Julie Houle.

    « Nous, d’une seule voix » est le message d’unité et de solidarité inscrit au sol à divers endroits au cours de la manifestation par les travailleuses et les travailleurs. Les personnes syndiquées en ont assez d’être considérées exclusivement comme une dépense par le gouvernement caquiste.

    « Nous, les travailleurs et travailleuses, allons lutter avec la population pour maintenir un réseau de santé accessible et gratuit comme l’ont fait les travailleurs et travailleuses il y a 50 ans. En mémoire de cette lutte, nous devons nous unir pour ne pas nous appauvrir! », s’est exclamé Samuel Sicard, président de la section locale SCFP 4628.

    En distribuant des tracts visant à sensibiliser la population, les employé·e·s du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal souhaitaient rappeler à la population la gravité de la situation. Il en va de de la préservation de la qualité des soins offerts à la population montréalaise.

    « Le gouvernement offre aux travailleuses et aux travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux une augmentation de salaire de 9 % sur 5 ans. Les député-es viennent de se voter une augmentation de 30 %. Cette iniquité de traitement est scandaleuse. Les syndiqué-es ne se laisseront pas faire, l’automne sera chaud », a conclu Alain Croteau, président du STTCCSMTL-CSN du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

    Fin de la grève pour les employé-es de l’entretien du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges

    Réunis en assemblée générale aujourd’hui, les membres du Syndicat de l’entretien du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN ont adopté à 83 % l’entente de principe qui leur était présentée. Pour ce groupe, la grève est ainsi levée et les employé-es retourneront travailler dès lundi matin.

    De son côté, le syndicat des employé-es de bureau n’a pas abouti à une entente de principe lors de la dernière ronde de négociation tenue hier soir. À présent, leur objectif est de continuer à tout mettre en œuvre pour atteindre également cet objectif. Ce groupe poursuit ainsi la grève.

    Selon Patrick Chartrand, président du syndicat de l’entretien, « le but était d’aller chercher le meilleur contrat de travail possible pour nos membres et c’est ce que nous avons obtenu. Nous demeurons solidaires à la cause de nos collègues qui travaillent dans les bureaux. »

    En effet, la nouvelle convention collective des travailleuses et travailleurs de l’entretien prévoit des augmentations de salaire totalisant 26 % sur neuf ans et inclut une rétroactivité remontant à 2021. La garantie de semaines travaillées des employé-es saisonniers et l’assurance que ces derniers soient rappelés au travail sont des gains importants de l’entente de principe adoptée aujourd’hui. Les conditions de retour au travail sont également nettement améliorées.

    « Je suis fier de la mobilisation de nos membres. Nous nous sommes battus ensemble, jusqu’au bout. Nous rentrerons la tête haute au travail. Et enfin, nous pourrons accueillir dignement les familles endeuillées. Nous avons obtenu des améliorations notables par rapport à ce que la direction voulait nous imposer. Je remercie toutes et tous les camarades du fond du cœur pour la bataille qu’ils ont menée », affirme avec émotion Patrick Chartrand.

    « Je tiens à féliciter tous ceux et celles qui ont travaillé très fort pour l’obtention de meilleures conditions de travail. La mobilisation a été exceptionnelle. Soyez fiers de vous et des gains remportés ! Nous demeurons à vos côtés pour la suite des choses et nous vous souhaitons un bon retour au travail », s’est exprimée directement aux membres Linda Tavolaro, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

    Caroline Senneville, présidente de la CSN, a également exprimé son appui aux travailleuses et aux travailleurs du cimetière, « félicitations au syndicat de l’entretien pour son nouveau contrat de travail et solidarité avec celui des employé-es de bureau que nous continuerons d’appuyer ! »

    « Le combat que les militantes et les militants ont mené dans les derniers mois passera à l’histoire. Le conseil central est fier aujourd’hui de s’être tenu debout auprès d’eux. L’importance de la solidarité est une fois de plus démontrée », déclare Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    À propos

    Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN, responsable de l’entretien, rassemble environ 80 membres. La Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN), à laquelle sont affiliés les deux syndicats du cimetière, compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 65 000 membres qui œuvrent dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe près de 100 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, répartis au sein de quelque 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec. La FEESP–CSN et le CCMM–CSN sont tous les deux affiliés à la CSN, qui regroupe plus de 330 000 membres.

    C-18 : La FNCC–CSN appelle tous les paliers de gouvernements à suspendre leurs publicités sur Facebook et Instagram

    La Fédération de la culture et des communications (FNCC–CSN) salue la décision de Québec ainsi que du gouvernement fédéral soutenu par le Bloc québécois et le Nouveau parti démocratique de suspendre ses investissements publicitaires sur les plateformes Meta (Facebook et Instagram). La présidente de la FNCC, Annick Charette, appelle tous les paliers de gouvernements, municipaux et provinciaux, à faire de même.

    « On ne peut pas laisser Meta et Alphabet dicter les lois de ce qu’il est juste ou pas de faire au Canada, il en va de notre démocratie. Chaque ville, chaque province doit se joindre à l’effort dans ce bras de fer pour assurer un juste financement de nos médias et leur survie. La loi leur demande simplement de s’asseoir avec les ayants droit de l’information qu’ils publient pour avoir une entente sur le partage des revenus », explique Annick Charette, présidente de la FNCC–CSN.

    La fédération appelle aussi les entreprises de presse et les autres acteurs de la société civile à faire de même. Rappelons que Québecor et Cogeco ont déjà annoncé leur volonté de cesser de faire de la publicité chez Meta.

    Depuis quelques semaines, Meta et Google additionnent les mesures de représailles et ont annoncé leur intention de cesser de relayer les nouvelles canadiennes sur leurs plateformes, en plus de notamment mettre fin à son entente de redevance avec la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i).

    Le projet de loi C-18, qui devrait entrer en vigueur dans environ six mois, prévoit que les géants du Web concluent des ententes de rétribution avec les médias dont ils publient le contenu. Toujours en pleine crise de l’information, cette loi représente potentiellement une source de revenus nécessaire et équitable pour les professionnel-les qui produisent de l’information de qualité.

    À propos

    La FNCC–CSN regroupe 6 000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

    Grève des casinos : les travailleuses et travailleurs convergent à Montréal

    Une foule de près de 2000 personnes s’est réunie ce midi à Montréal sous une chaleur accablante pour signifier son appui aux travailleuses et travailleurs des casinos en grève générale illimitée depuis le 23 juin dernier.

    « Le rassemblement d’aujourd’hui est une magnifique démonstration de solidarité. De notre côté, l’énergie est là et nous sommes prêts à tenir notre bout pour obtenir une convention collective satisfaisante », explique Riccardo Scopelleti, président de l’unité des travailleurs et des travailleuses de sécurité du Casino de Montréal.

    Une année record pour la Société des casinos
    « L’été est la saison la plus achalandée des casinos. Si Loto-Québec et le Conseil du trésor veulent pouvoir annoncer encore une fois des profits records lors de l’exercice financier de l’année prochaine, ils vont devoir mettre de l’eau dans leur vin », explique Katia Lelièvre, vice-présidente de la CSN.

    Le 6 juin dernier, la Société des casinos faisait état de sa meilleure année financière depuis sa création. De son côté, le vice-président exécutif et chef de l’exploitation des casinos et des salons de jeux, Kevin G Taylor, a vu sa rémunération totale passer de 375 461 $ à 504 498 $ dans la dernière année.

    « Ces profits, ce sont ultimement les travailleuses et les travailleurs qui les créent. La moindre des choses serait de faire en sorte que tout le monde en profite. Les casinos font partie intégrante du paysage estival au Québec et on ne souhaite rien de plus que de permettre aux travailleuses et travailleurs de faire leur travail dans de bonnes conditions », ajoute Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain.

    En négociations depuis plus d’un an, les syndiqué-es revendiquent des hausses salariales équivalentes à l’inflation plus 1 $ de l’heure. Alors que les négociations piétinent, l’employeur maintient les mêmes offres salariales depuis le mois de février.

    « Ce qu’on demande, ce sont des conditions de travail valorisantes qui permettent d’endiguer les problèmes de recrutement et de rétention du personnel. Il manque du monde pour travailler aux casinos et tant que ce sera le cas, c’est le grand public qui en paiera le prix. En sous-effectifs, c’est clair que les travailleuses et travailleurs ne peuvent pas offrir le meilleur service à la clientèle », ajoute Stéphanie Gratton, présidente par intérim de la Fédération des employés et employées des services publics (FEESP–CSN).

    Les syndiqué-es sont prêts à retourner à la table de négociation dès que l’employeur sera prêt à négocier.

    Poursuite de la grève au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges

    Les membres des deux syndicats, réunis en assemblée générale extraordinaire, ont rejeté la recommandation du conciliateur et le protocole de retour au travail qui y est rattaché. Les travailleuses et les travailleurs ont ainsi décidé de poursuivre la grève qu’ils mènent depuis plusieurs mois et de continuer la bataille pour l’obtention de meilleures conditions de travail.

    Les comités de négociation présentaient aujourd’hui à leurs membres respectifs les propositions de conventions collectives et les conditions de retour au travail du conciliateur nommé au dossier. Les membres ont jugé que ces recommandations comprenaient trop de bémols et étaient insatisfaisantes. Pour eux, la mauvaise gestion de l’employeur, reflétée dans ces propositions, est inacceptable.

    « Ce que les membres ont constaté dans les présentations, c’est que l’employeur voulait nous faire reculer pratiquement partout. Ce qui vient profondément nous chercher dans l’attitude des patrons, c’est la non-reconnaissance de notre travail dont ils font preuve en nous proposant un protocole de retour au travail si décevant. C’est un manque de respect. On perdait sur différents acquis établis. J’ai confiance en nos membres, ils ont pris la bonne décision », avance Patrick Chartrand, président du syndicat des employé-es de l’entretien du cimetière.

    « Nous sommes deux syndicats réunis et nous nous battons ensemble depuis si longtemps… ce n’est pas maintenant que nous allons abandonner le combat. Nous avons enduré des années de conflit de travail avant de sortir en grève. Si l’on avait voté en faveur du désolant protocole de retour au travail, on ouvrait la porte à un réel cauchemar pour les années à venir. Ce n’est pas une décision facile que nous avions à prendre, car nous avons hâte d’accueillir fièrement les familles au cimetière, tout en étant respectés dans notre travail », défend Eric Dufault, président du syndicat des employé-es de bureau.

    L’importance de la lutte

      « La Fabrique Notre-Dame a aujourd’hui manqué l’occasion de réintégrer les travailleuses et les travailleurs dans un climat sain et satisfaisant. Je tiens à féliciter toutes les militantes et les militants impliqués dans cette lutte historique. Le conseil central et toutes ses composantes les appuient du fond du cœur », affirme Dominique Daignault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    « C’est une négociation qui est difficile depuis si longtemps. Les membres ont dit haut et fort à l’employeur qu’ils sont surtout en désaccord avec les conditions de retour au travail. Nous respectons entièrement le choix qu’ils ont fait. C’est important qu’ils sachent que nous les appuyons et qu’ils pourront compter sur nous jusqu’au bout », soutient Linda Tavolaro, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

    À propos

    En grève depuis le 20 septembre dernier, le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges-CSN compte 17 membres. Pour sa part, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN, responsable de l’entretien, rassemble environ 90 membres qui sont en grève depuis le jeudi 12 janvier 2023.

    La Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN), à laquelle sont affiliés les deux syndicats du cimetière, compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 65 000 membres qui œuvrent dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe près de 100 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, répartis au sein de quelque 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec. La FEESP–CSN et le CCMM–CSN sont tous les deux affiliés à la CSN, qui regroupent plus de 330 000 membres.

    Les employé-es du Parc olympique votent cinq jours de grève

    Au total, c’est environ 150 travailleurs et travailleuses du Parc olympique qui ont voté une banque de cinq jours de grève à utiliser au moment opportun. Le mandat concerne de nombreux corps de métier, dont le personnel administratif et technique, le personnel de l’entretien du bâtiment et les professionnel-les comme les ingénieur-es et avocat-es.

    D’autres votes de grève auront lieu dans les prochaines semaines. Éventuellement, plus de 400 travailleuses et travailleurs pourraient se retrouver en grève cet été et affecter la tenue de la dizaine d’événements prévus pendant la saison estivale. Depuis quelques années, le Parc olympique prend un virage événementiel important et accueille notamment des concerts de musiques, des festivals, des événements sportifs, et autres événements à grand déploiement.

    Les revendications principales des employé-es tournent autour de la protection des horaires de travail. La Société de développement et de mise en valeur du Parc olympique souhaite imposer un remaniement des cadres horaires qui étendrait la semaine de travail sur sept jours, comprenant notamment les fins de semaine.

    « J’ai quatre enfants et je ne suis pas le seul à avoir des obligations qui font en sorte que j’ai besoin d’un emploi stable ! L’horaire de travail est un acquis important pour les travailleuses et les travailleurs, on va le défendre », explique Nouhoum Doumbia, président du Syndicat des bureaux-techniques du Parc olympique.

    « Tout le monde ne peut pas travailler le soir et la fin de semaine, au gré des nouvelles vocations que se donne l’employeur. Si le Parc olympique change ses activités, ce ne sera pas sur le dos des travailleurs et des travailleuses », affirme Stéphanie Gratton, présidente par intérim de la Fédération des employées et employés du secteur public.

    « En pleine pénurie de main-d’œuvre, la Société du Parc olympique a tout intérêt à demeurer un employeur de choix. En 2023, on ne peut pas accepter des reculs sur les horaires de travail », ajoute la deuxième vice-présidente de la Fédération des professionnèles, Kathrin Peter.

    À propos

    La Fédération des employées et employés de services publics-CSN (FEESP-CSN) compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 65 000 membres qui œuvrent dans le domaine des services publics et parapublics. De son côté, la Fédération des professionnèles regroupe 10 000 professionnel-les, techniciennes et techniciens œuvrant dans cinq grands secteurs : santé et services sociaux, éducation, organismes gouvernementaux, économie sociale et action communautaire, ainsi que le secteur privé.

    Vote reporté : pas d’entente pour les syndicats du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges

    21 juin 2023 – Les membres des syndicats du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges devaient se rencontrer aujourd’hui pour voter sur la recommandation du conciliateur. Malheureusement, l’assemblée générale prévue est reportée. En effet, les syndicats n’ont pas été en mesure de s’entendre avec l’employeur sur les conditions du retour au travail des employé-es. Pour eux, la direction du cimetière témoigne d’une fermeture complète et totale quant aux enjeux du protocole de retour au travail. Cette obstruction patronale bloque l’atteinte d’une entente entre les parties, ce qui a pour effet d’empêcher la présentation de la recommandation du conciliateur, qui était prévue aujourd’hui.

    La possibilité pour les syndiqué-es de voter sur la recommandation, et surtout l’espoir de régler le conflit, est une fois de plus retardée. Les conditions de retour au travail sont essentielles dans la situation. Les travailleuses et les travailleurs ne peuvent adopter et signer une nouvelle convention collective sans établir les bases d’un retour avec l’employeur.

    Pour Patrick Chartrand, président du syndicat de l’entretien du cimetière, « l’employeur met du sable dans l’engrenage. C’est frustrant pour les membres. En sortant à la dernière minute de nouvelles demandes sur les conditions du retour au travail, il ne respecte pas le processus de la négociation. C’est un manque de respect qu’il porte aux membres, mais aussi au conciliateur en chef et à la CSN. Pourtant, les membres sont prêts à tourner la page concernant certains aspects du conflit pour retourner au travail dans un climat sain et harmonieux ».

    « Je m’adresse aujourd’hui à la direction de la Fabrique Notre-Dame : vous avez entre vos mains le pouvoir de régler ce conflit qui dure depuis trop longtemps. Les travailleuses et les travailleurs ont le droit de réclamer un retour au travail qui se fera dans le respect. Je vous invite à faire preuve de bonne foi pour qu’enfin, les familles puissent vivre leur deuil dignement », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

    « L’employeur, comme à son habitude, veut créer la confusion au sein des membres. Mais les travailleuses et les travailleurs sont encore debout et vont continuer à se battre. Ils peuvent compter sur nous pour ramer dans la bonne direction à leur côté », avance quant à elle Dominique Daignault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    « Je comprends la déception de toutes et de tous aujourd’hui, mais je sais que vous êtes solidaires. Votre mobilisation est exemplaire et la fédération vous appuie entièrement dans vos décisions », annonce aux membres Linda Tavolaro, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

    À propos

    En grève depuis le 20 septembre dernier, le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges-CSN compte 17 membres. Pour sa part, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN, responsable de l’entretien, rassemble environ 100 membres qui sont en grève depuis le jeudi 12 janvier 2023.

    La Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN), à laquelle sont affiliés les deux syndicats du cimetière, compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ

    Les casinos en grève générale illimitée

    Cette dernière est effective depuis ce matin, à la veille de la Saint-Jean.

    « Nous sommes devant une impasse et on espère que lorsque l’employeur va nous voir forts et unis dans ce vote de grève, il va trouver de la marge de manœuvre parce que les employé-es ne peuvent pas négocier seuls », explique Riccardo Scopelleti, président de l’unité des travailleurs et des travailleuses de sécurité du Casino de Montréal-CSN.

    Les 1 700 employé-es syndiqués avec la CSN viennent de conclure cinq jours de grève en plein Grand prix de Montréal.

    « Quand on pense que les cinq patrons de Loto-Québec se partageant 650 000 $ en bonis cette année, c’est insultant de se faire refuser des augmentations qui suivent le coût de la vie » s’exclame Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN.

    Plus déterminés que jamais, les travailleuses et les travailleurs demandent des augmentations salariales équivalentes à la hausse du coût de la vie plus 1 $ l’heure. Cette demande vise à protéger leur pouvoir d’achat de même qu’à améliorer l’attraction et la rétention du personnel, gravement éprouvé depuis la pandémie.

    Des offres « généreuses »

    Dans un communiqué diffusé mercredi, Loto-Québec affirmait avoir fait des offres « généreuses » aux travailleuses et aux travailleurs. « Il n’en est rien », affirme Stéphanie Gratton, présidente par intérim de la Fédération des employées et employés du secteur public-CSN.

    « Dans sa dernière offre, l’employeur proposait que les bonifications salariales et les primes soient autofinancées à même une diminution de salaire importante pour toutes les nouvelles personnes embauchées. C’est ça, la générosité de la Société des casinos ? Après qu’elle a vécu la meilleure année financière de son histoire, on s’attend à mieux », explique Mme Gratton.

    À propos

    La Fédération des employées et employés de services publics-CSN (FEESP-CSN) compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 65 000 membres qui œuvrent dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) regroupe près de 100 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, répartis au sein de quelque 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec. La FEESP-CSN et le CCMM-CSN sont tous les deux affiliés à la CSN, qui regroupent plus de 330 000 membres.

    Universités – Pas de liberté académique sans autonomie financière

    Les universités doivent cesser de dépendre des dons privés ou des contributions des entreprises. C’est l’un des messages cruciaux portés par la CSN à l’occasion de la consultation gouvernementale afin de revoir la Politique québécoise de financement des universités. La CSN estime qu’une hausse du financement public des universités et une révision des conditions s’y rattachant sont impératives pour assurer la mission de ces organisations essentielles au bien commun. « Pour la CSN, un financement stable et une réelle autonomie financière sont incontournables si le gouvernement tient véritablement au principe de liberté académique », rappelle Caroline Senneville, présidente de la CSN.

    La CSN estime que trop de financement conditionnel est calculé à partir de la population étudiante à temps plein (alors qu’un tiers de la population étudiante est à temps partiel) ou sur des partenariats avec le privé. La fluctuation annuelle des budgets empêche les universités de prévoir et d’engager les meilleures ressources.

    La CSN souligne par ailleurs l’iniquité envers les universités francophones au Québec. Les universités anglophones obtiennent 47 % des dons philanthropiques et accueillent 43 % des étudiantes et des étudiants étrangers, alors qu’elles représentent seulement 25 % de la population étudiante au Québec. « Le gouvernement doit en faire plus pour l’ensemble du réseau universitaire en portant une attention particulière aux universités francophones, nommément au réseau de l’Université du Québec qui est essentiel pour l’accès aux études supérieures de plusieurs Québécoises et Québécois, notamment en région », ajoute la présidente de la CSN.

    Les universités ne sont pas au service des entreprises

    La CSN et ses fédérations s’inquiètent également des attentes formulées par le gouvernement à l’égard des universités pour répondre aux besoins des entreprises.

    Selon le gouvernement, la politique vise notamment à « améliorer la contribution des établissements universitaires aux enjeux de main-d’œuvre dans les secteurs stratégiques pour l’économie québécoise » et « à renforcer la capacité des établissements de valoriser, sur le plan économique, la recherche et l’innovation. »

    « Les universités ne sont pas des usines à fabriquer des travailleuses et des travailleurs pour combler la pénurie de main-d’œuvre. Détourner les missions fondamentales de ces institutions du savoir en les assujettissant aux besoins du marché du travail ne fait que nous appauvrir collectivement, à long terme », met en garde Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN et responsable du regroupement université.

    L’enseignement supérieur est un service public reposant sur les principes d’accessibilité, d’autonomie et d’indépendance propres à la création et à la transmission du savoir ainsi qu’au développement de l’esprit critique.

    Gratuité scolaire

    Le Québec doit se doter d’une politique sur les droits de scolarité fondée sur le principe de la gratuité scolaire, et ce, à tous les ordres d’enseignement. Cela diminuerait d’autant la trop grande dépendance financière des universités avec le nombre d’inscrits à temps plein chaque année.

    « Alors que de plus en plus d’étudiantes et d’étudiants choisissent de délaisser leurs études pour aller sur le marché du travail, il faut plus que jamais assurer une plus grande accessibilité aux études supérieures, notamment à l’université. Un des leviers les plus puissants pour y parvenir demeure la gratuité scolaire, insiste Danny Roy, président de la Fédération des professionnèles-CSN. Contrairement à certaines idées souvent véhiculées, la gratuité de l’enseignement universitaire n’est ni marginale ni utopique, comme en témoigne son application dans les pays scandinaves. De plus, la gratuité permettrait de répondre aux objectifs que s’est fixés la ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry, comme celui d’augmenter le taux de diplomation et surtout, le nombre d’inscriptions qui est en chute libre, notamment dans le réseau UQ. »

    Les moyens de nos ambitions

    « Avec un financement insuffisant et instable d’une année à l’autre, les universités sont incapables de conserver leur personnel de soutien qui joue pourtant un rôle essentiel. Dans les universités comme dans l’ensemble du réseau de l’enseignement supérieur, les défis de recrutement et de rétention du personnel de soutien sont importants. Afin d’être en mesure de répondre adéquatement à cet enjeu, il faut offrir des conditions de travail et des conditions salariales attractives. Pour y arriver, il faut s’assurer que les universités obtiennent enfin un financement public, stable, prévisible et à la hauteur des besoins », martèle Stéphanie Gratton, présidente par intérim de la Fédération des employées et employés de services publics-CSN.

    Des solutions novatrices

    Dans son mémoire, la CSN fournit à la ministre de nombreuses solutions pour rajuster le tir, pour soutenir un réinvestissement public et pérenne des universités et pour accroître l’accessibilité aux études.

    Le mémoire contient 20 recommandations, dont la fin de la déréglementation des frais pour les personnes étudiantes étrangères, l’ajustement à la hausse du financement global et des sommes reliées à celles qui s’inscrivent à temps partiel ou encore la hausse du financement pour la recherche et la création, notamment pour la recherche en français.

    Mémoire disponible sur demande.

    À propos

    Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de près de 1 600 syndicats, elle compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations.

    La grève prend fin chez Rosenbloom

    Réunis le 12 juin en assemblée générale, les membres du Syndicat de Rosenbloom–CSN ont pris connaissance de la recommandation du conciliateur au dossier. Après la présentation du contenu du document, ils ont adopté celle-ci à 84 % lors d’un vote tenu à scrutin secret. Les syndiqué-es retournent donc au travail, alors qu’ils étaient en grève générale illimitée depuis le 31 mai dernier.

    Le comité de négociation recommandait chaudement la proposition présentée lundi dernier. L’assemblée a reçu avec enthousiasme la démonstration des gains salariaux allant jusqu’à 25 % sur cinq ans selon les catégories d’emploi. L’augmentation de salaire prévue à la date de la signature de la nouvelle convention collective sera payée rétroactivement sur toutes les heures travaillées depuis le 1er février 2023, date à laquelle le contrat de travail des salarié-es est venu à échéance. Certaines primes ont également été bonifiées, en plus d’enjeux sur le normatif, comme la banque de congés de maladie ou pour obligations familiales.

    À la suite du vote, Alexandru Plohii, président du syndicat, s’est adressé à ses camarades : « Nous envoyons aujourd’hui un bon message aux patrons. Nous méritons cet argent, dans un contexte d’inflation en plus. Vous avez lutté, vous vous êtes tenus debout. Je suis fier de vous la gang et je suis fier d’être votre président ! »

    Les travailleuses et les travailleurs de l’usine, qui pratiquent un métier souvent difficile, méritaient davantage de respect de la direction de l’entreprise. Avec la grève, ils ont démontré à ces derniers qu’ils n’avaient pas dit leur dernier mot et qu’ils voulaient se battre. Maintenant, ils auront enfin des conditions de travail à la hauteur de ce qu’ils méritent », soutient Serge Berthiaume, vice-président à la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

    « Nous célébrons les gains que le syndicat a gagnés au terme d’une lutte honorable. Enfin, la reconnaissance par l’employeur sera plus que bienvenue pour les salarié-es. Le conseil central sera toujours présent pour appuyer ce groupe dans toutes ses luttes et ses revendications », précise Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    L’usine de Rosenbloom, fondée en 1939, est une entreprise familiale de troisième génération, membre du groupe Pro-Ampac, l’un des plus importants producteurs d’emballage flexible au monde. L’usine de la rue Hodge à Ville Saint-Laurent compte 90 employé-es syndiqués à la CSN et fabrique des sacs d’épicerie et de commandes pour la restauration rapide comme McDonald’s, Burger King et Tim Hortons, pour ne nommer que ceux-ci.

    À propos

    Affilié à la Confédération des syndicats nationaux, le Conseil Central du Montréal métropolitain–CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé répartis au sein de 360 syndicats de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et du territoire Eeyou Istchee Baie-James.

    La FIM–CSN rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

    Que le plus beau café du monde devienne le plus démocratique

    Le personnel du Crew Collective & Café, situé dans le Vieux-Montréal, a pris l’industrie par surprise en annonçant sa syndicalisation, un rare exploit dans le secteur de la restauration.

    Le taux de roulement élevé dans une industrie souvent composée de jeunes aux études se prête mal à des efforts de démocratisation de milieux de travail. Cela dit, la vague de syndicalisation dans des Starbucks au sud de la frontière donne espoir à une génération de jeunes travailleuses et travailleurs qui refusent de se faire exploiter

    Deux sucres, une résistance
    Izik Hesselink, natif de Guelph en Ontario, travaille depuis peu au fameux café de la rue Saint-Jacques. Comme la majorité de ses camarades, il est à Montréal pour ses études universitaires et cherchait un travail pouvant accommoder son horaire étudiant. Il est tombé sur le Crew en juillet 2022 et s’est trouvé rapidement enchanté par ce café époustouflant situé dans l’ancien édifice de la Banque Royale du Canada.

    « Mes débuts au Café Crew m’ont fait réaliser à quel point je n’avais jamais eu l’occasion de travailler dans un endroit qui me tenait assez à cœur pour vouloir me syndiquer, explique le délégué syndical. C’est magique ici et je ne veux pas manquer le bateau pour améliorer la qualité de vie de mes collègues. On est une belle communauté et c’est un lieu idéal pour des événements communautaires. On aimerait que le staff puisse aussi proposer ou organiser des activités comme des danses ou des projections de films. On veut une vraie démocratie dans notre milieu de travail. »

    Plus que des accessoires
    Ce n’est bien sûr pas que pour le droit d’organiser des activités ludiques sur les lieux du travail qu’Izik et ses camarades se sont joints au Syndicat des employé-es de la restauration–CSN, mais également pour un salaire équitable à travers les titres d’emploi et une plus grande transparence sur le partage des pourboires.

    « Le café est une destination très touristique et on fait souvent affaire avec une clientèle difficile, souligne Izik. Certains s’invitent derrière le comptoir pour prendre des selfies. On n’est pas des accessoires de théâtre pour meubler les fils Instagram. On est des professionnel-les et on mérite un minimum de respect. »

    Ces jeunes syndicalistes négocient en ce moment leur toute première convention collective. Paraîtrait-il que la mobilisation s’annonce aussi chaude que le café…

    Pour une transition sans électrochoc

    Pour ce retour du balado de la CSN, l’équipe du Point syndical vous propose un entretien entre Simon Filteau, mécanicien de véhicules lourds à la Société des transports de Montréal, et Yvan Duceppe, trésorier de la CSN. Un portrait inquiétant sur la sous-traitance auquel la plus grande agence de transport au Québec fait appel sous prétexte de changements technologiques. En voici un condensé.

    Yvan : Le petit garçon en moi s’émerveille devant ce grand garage avec tous ces autobus partout. Il doit y en avoir de toutes sortes ?

    Simon : On a commencé à avoir des autobus articulés dès 2014 et puis des autobus hybrides, en 2017. Maintenant, ça s’électrifie de plus en plus. 

    Yvan : Ça change beaucoup votre travail ?

    Simon : Oui, ça change les façons de faire ! Surtout en ce qui a trait à la gestion des données. La logistique des véhicules hybrides et électriques est énorme. C’est comme si vous mettiez neuf ordinateurs pour gérer toutes les données et les paramètres.

    Yvan : J’imagine que ça se fait de façon ordonnée et de concert avec le syndicat ? Que vous recevez les formations adéquates pour soutenir ces grands investissements financiers ? 

    Simon : La formation ne suit pas tant. L’expertise, il faut malheureusement toujours se battre pour essayer de la maintenir. C’est dommage parce qu’on a du monde capable de performer, mais ce n’est souvent pas ce que l’employeur remarque. Alors de plus en plus de contrats sont envoyés à l’externe.

    Yvan : On dirait que le syndicat est tassé de la transition imposée par le virage climatique. À la CSN, on réclame une transition dite juste où le personnel directement touché par les changements technologiques est partie prenante de l’ensemble des décisions concernant l’organisation de travail. C’est inquiétant ce que j’entends ! 

    Simon : C’est sûr qu’il y a des craintes au niveau de l’emploi. Il y a même des tâches mécaniques dont on s’est toujours occupés qui sont maintenant envoyées à l’externe. Dans un sens, on nous traite comme un laboratoire de développement quand vient le temps de tester les nouvelles technologies, mais par la suite, on refuse d’investir dans les formations et tout va en sous-traitance, ce qui revient aussi plus cher pour les contribuables…

    La solidarité syndicale au-delà de la langue

    Depuis près d’un an, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Hilton Garden Inn–CSN accueille une quinzaine de réfugié-es ukrainiens parmi ses membres.

    Leur arrivée a nécessité une certaine adaptation, puisque la plupart ne parlaient ni le français ni l’anglais, explique la vice-présidente du syndicat, Malak Perron-Duclos. « Les communications se passent avec les moyens du bord : un bon vieux téléphone cellulaire et l’outil de traduction Google. Les sourires et les pouces en l’air font aussi le travail ! »

    La grande majorité des réfugié-es sont des femmes venues ici pour fuir la guerre, leur conjoint étant demeuré au front. « Nous ne connaissions ni la CSN, ni nos droits, ni les éléments du contrat de travail. C’est un nouveau pays, une nouvelle langue, un nouveau contexte », raconte Irene, arrivée au pays il y a 11 mois. C’est agréable de savoir que nous pouvons compter sur des gens pour nous aider. » Tout comme ses collègues préposées aux chambres, plongeurs, cuisinière et préposés à l’entretien, Irene suit des cours de français, selon un horaire adapté à son quart de travail.

    Nouvelle culture… syndicale !
    En pleine négociation, le syndicat a fait traduire en russe les tracts, les macarons et les différentes communications destinées à ses membres. « Nous avons réussi à les intégrer aux activités syndicales. Ils participent aux assemblées et posent des questions », se réjouit Élisabeth Béfort-Doucet, conseillère syndicale à la Fédération du commerce–CSN. Certains ont porté le macaron même si la plupart se sont montrés assez timides face aux activités de mobilisation.

    Nous essayons de leur expliquer qu’il ne faut pas avoir peur de perdre son travail, précise Malak Perron-Duclos. Nous ne voulons pas les brusquer. C’est vraiment important que toutes et tous se sentent soutenus dans ce grand changement », résume la vice-présidente du syndicat.

    L’organisation recherche d’ailleurs une militante ukrainienne qui pourrait aider à la traduction des outils de communication.

    Exercice financier de Loto-Québec : les syndiqué-es des casinos réclament leur part du gâteau

    Les syndiqué-es CSN des casinos, sans convention collective depuis un an, ont réagi avec stupéfaction à la publication de l’exercice financier de Loto-Québec ce matin. On y apprend notamment que le secteur des casinos et des salons de jeux a connu la meilleure année de son histoire et que Kevin G. Taylor, vice-président exécutif et chef de l’exploitation des casinos et des salons de jeux, a bénéficié d’une hausse de salaire de 34 %, passant de 375 461 $ à 504 498 $.

    « Je suis estomaquée. Ce qu’on demande depuis un an, ce sont des augmentations de salaire qui permettraient aux employé-es de ne pas s’appauvrir avec la hausse du coût de la vie. Pendant ce temps, le patron des casinos s’offre une hausse de salaire de 130 000 $. C’est absolument indécent ! »
    — Stéphanie Gratton, présidente par intérim de la Fédération des employés et employées des services publics–CSN

    « Ce qu’on entend à la table de négociation, c’est que la marge de manœuvre de la Société des casinos est limitée. Quand on voit les profits records que notre employeur fait sur notre dos, c’est difficile à croire », ajoute Riccardo Scopelleti, président de l’unité des travailleurs et des travailleuses de sécurité du Casino de Montréal.

    Les augmentations salariales demandées par les employé-es représentent l’équivalent de la hausse du coût de la vie plus 1 $ l’heure. Cette demande vise à protéger leur pouvoir d’achat de même qu’à améliorer l’attraction et la rétention du personnel. Le syndicat explique que dans le contexte économique actuel, les conditions de travail  à la Société des casinos causent un grand roulement chez les employé-es.

    Les négociations entamées en juin 2022 piétinent. Encore la semaine dernière, l’employeur proposait que les bonifications salariales et les primes soient autofinancées à même une diminution de salaire importante pour toutes les nouvelles personnes embauchées.

    Votes de grève
    Dans la dernière semaine et à l’approche du Grand prix de Montréal, les employé-es syndiqués CSN des casinos de Montréal, du Lac-Leamy à Gatineau et de Charlevoix ont voté en faveur d’une banque de cinq jours de grève à utiliser au moment opportun. Les employé-es du casino de Mont-Tremblant doivent eux aussi tenir un vote de grève dans les prochains jours.

    Les employé-es de Rosenbloom poursuivent la grève générale illimitée

    Après s’être doté à l’unanimité d’un mandat de grève générale illimitée, le 13 mai dernier, les 90 membres du Syndicat des employés de Rosenbloom Groupe inc. (CSN) ont rejeté à 99 %, la dernière offre finale de l’employeur ce samedi en assemblée générale spéciale.

    Après 10 séances de négociation, devant l’intention de leur employeur d’établir des iniquités, mercredi vers 15 h, la table s’est rompue au terme d’une journée intense de pourparlers.

    En plus de ne pas répondre aux demandes du syndicat : augmentations de salaire égales ou surpassant l’inflation, REER, congés de maladie, augmentation des primes, pour ne nommer que celles-ci, Rosenbloom veut modifier les horaires de travail pour les amener à des horaires de 12 heures.

    « La grève se poursuivra jusqu’à ce que nous obtenions des conditions de travail à la hauteur de ce que nous méritons, clame Alexandru Plohii, président du syndicat. Nous avons reçu un appui massif de nos membres, qui cette fois-ci, sont déterminés à ne pas se laisser passer sur le dos, nous avons été essentiels durant la pandémie, nous avons fait prospérer l’entreprise en faisant plus avec moins. Maintenant c’est à notre tour d’être rétribués. »

    « Les membres de ce syndicat ont toujours su démontrer une collaboration exemplaire dans les moments plus difficiles. Alors que la conjoncture leur est maintenant favorable, il est tout à fait normal que ceux-ci s’attendent à un retour du balancier. La Fédération de l’industrie manufacturière supportera de façon inconditionnelle les membres du syndicat de Rosenbloom dans leur lutte pour améliorer leurs conditions de travail, indique Serge Berthiaume, vice-président à la Fédération de l’industrie manufacturière. »

    « Nous sommes vis-à-vis un employeur qui démontre une obstination orgueilleuse, qui refuse de s’acquitter de ses obligations. Ces travailleurs et travailleuses peuvent compter sur l’appui du Conseil central du Montréal métropolitain, afin de mener leur bataille pour l’obtention de conditions satisfaisantes, à la hauteur de leurs attentes de s’exclamer Dominique Daigneault, présidente du conseil central.»

    L’usine de Rosenbloom, fondée en 1939, est une entreprise familiale de troisième génération, membre du groupe Pro-Ampac, l’un des plus importants producteurs d’emballage flexible au monde.  L’usine de la rue Hodge à Ville Saint-Laurent compte 90 employé-es syndiqués à la CSN et fabrique des sacs d’épiceries et de commandes pour la restauration comme McDonald’s, Burger King et Tim Hortons pour ne nommer que ceux-ci.

    La convention collective est échue depuis le 1er février 2023.

    À propos du CCMM–CSN
    Affilié à la Confédération des syndicats nationaux, le Conseil Central du Montréal métropolitain–CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé répartis au sein de 360 syndicats de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et du territoire Eeyou Istchee Baie-James.

    Les syndicats du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges envisageaient de régler le conflit

    Le vendredi 2 juin, les deux syndicats du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges étaient convoqués par l’employeur pour le dépôt d’une offre de règlement, en présence du conciliateur en chef. Les représentants syndicaux étaient positifs à l’idée de trouver un terrain d’entente. Pour eux, cette offre s’est toutefois avérée insuffisante et représente un recul par rapport à celle de janvier dernier.

    La partie syndicale, qui se disait prête à faire des concessions, notamment sur le plancher d’emploi, a donc déposé une contre-offre. Celle-ci a été refusée pratiquement sur-le-champ par la direction. « La prétention de l’employeur, qui disait vouloir trouver une façon de s’entendre, était complètement fausse. Son offre était à prendre ou à laisser ! On avait enfin une chance de négocier réellement et de régler, mais c’est comme s’il y avait eu juste une partie à la table ; et elle était fermée », résume Patrick Chartrand, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN.

    La direction du cimetière prétend que les demandes d’augmentation salariale des syndicats représentent le double de celle qui est prévue dans l’entente conclue avec le syndicat des employé-es de la Basilique Notre-Dame, le 30 mai 2023. Patrick Chartrand ne mâche pas ses mots : « Ceci est ridicule ! Les salarié-es de la basilique viennent tout juste de finir leur contrat de travail. Leur augmentation reflète uniquement les années à venir. Ils n’ont aucune rétroactivité à négocier, alors que pour nous, c’est le nerf de la guerre. Nos situations sont donc incomparables », rétorque-t-il à cette affirmation. Aucune rétroaction sur le salaire n’a été proposée dans l’offre de l’employeur, à part sur les jours travaillés en 2023. Cette situation représente 11 jours de salaire pour le syndicat de l’entretien et rien du tout pour celui des employé-es de bureau, étant donné qu’ils n’ont pas travaillé en 2023 en raison de leur grève qui dure depuis septembre 2022.

    Les salaires des syndiqué-es sont gelés depuis la fin de leur contrat de travail respectif : depuis le 31 décembre 2017 pour les employé-es de bureau et le 31 décembre 2018 pour celles et ceux de l’entretien du cimetière. Pour ces personnes, l’importance de la rétroactivité des salaires est sans équivoque.

    Brimer le travail du conciliateur
    La Fabrique Notre-Dame dit n’avoir jamais refusé la proposition du conciliateur. « Pourtant, elle a freiné les travaux du conciliateur au dossier en affirmant qu’elle avait une proposition de règlement à déposer. L’offre est insuffisante, même inférieure à la précédente. C’est donc dire que la direction empêche le conciliateur de travailler », soutient Linda Tavolaro, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

    « Une fois de plus, l’employeur adopte une position entêtée, irrespectueuse et contre-productive. La CSN et toutes ses composantes continueront d’appuyer les deux syndicats jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction », conclut Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    Les membres des deux syndicats ont été informés des décisions prises à la table de négociation vendredi dernier. « Ils auront tous les détails de l’offre patronale demain en assemblée générale. Nous avons toujours été transparents auprès de nos membres et nous continuerons de l’être », confirme Eric Dufault, président du Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges.

    À propos
    En grève depuis le 20 septembre dernier, le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN compte 17 membres. Pour sa part, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN, responsable de l’entretien, rassemble environ 100 membres qui sont en grève depuis le jeudi 12 janvier 2023.

    Les syndiqué-es du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges s’invitent au rassemblement

    Montréal, 31 mai 2023 – Les grévistes du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges participaient de loin cette année aux activités du congrès de l’Association des cimetières chrétiens du Québec (ACCQ). Le cimetière Le Repos Saint-François d’Assise est l’hôte de cette 35e édition du congrès. Les membres des syndicats ont marché, drapeaux bien hauts, à travers le Repos Saint-François pour rappeler leur cause et signifier l’importance de leur lutte aux intervenantes et aux intervenants du secteur, venus des quatre coins du Québec. Plusieurs congressistes leur ont d’ailleurs exprimé leur appui.

    « La question des meilleures pratiques à adopter dans l’univers des activités funéraires, notamment en matière de gestion, est le point important abordé au congrès de l’ACCQ cette semaine », rappelle Eric Dufault, président du Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (SEEBCNDDN–CSN). « Disons que l’employeur aurait plusieurs notions à venir chercher ici, mais il a choisi de briller par son absence », conclut-il lors d’une assemblée générale tenue plus tôt aujourd’hui.

    Un dépôt attendu

    Pour sa part, Patrick Chartrand, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (STTCNDDN–CSN), a confirmé « qu’ils ont rendez-vous ce vendredi pour le dépôt d’une offre patronale, alors que l’employeur a préalablement refusé la proposition de règlement soumise par le conciliateur nommé au dossier. »

    Respectivement sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2017 et le 31 décembre 2018, le SEEBCNDDN–CSN et le STTCNDDN–CSN se battent pour un plancher d’emploi et pour des salaires qui vont assurer un avenir viable au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges.  

    À propos

    En grève depuis le 20 septembre dernier, le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN compte 17 membres. Pour sa part, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN, responsable de l’entretien, rassemble environ 100 membres qui sont en grève depuis le jeudi 12 janvier 2023. 

    La Fédération des employées et employés de services publics–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 65 000 membres qui œuvrent dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN regroupe près de 100 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, répartis au sein de quelque 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

    Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

    Centre de la petite enfance L’Enfanterelle : une grève qui aurait pu être évitée

    Après deux ententes de principe tombées à l’eau en raison d’un employeur qui refuse de respecter sa parole et qui s’entête à vouloir imposer des reculs dans leurs conditions de travail, les travailleuses du CPE L’Enfanterelle de Laval sont en grève générale illimitée depuis le 30 mai.

    La dizaine de travailleuses sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2020. Ce CPE est le seul dans cette situation parmi les 115 accréditations syndiquées CSN de Montréal et de Laval !

    Après que l’employeur soit revenu sur sa parole lors de la première entente de principe, et après avoir effectué cinq jours de grève, les travailleuses ont accepté, afin de dénouer l’impasse, de revenir au statu quo, c’est-à-dire à la conservation de neuf jours de congés mobiles attribués à chaque travailleuse pour pallier l’absence de véritables pauses quotidiennes.

    Pour sa part, l’employeur s’obstine à vouloir retirer cet acquis à la convention collective, vieux de plus de dix ans, à la seule travailleuse de la catégorie d’emploi responsable en alimentation, qui œuvre dans ce CPE depuis plus de 30 ans !

    « Pour les éducatrices, il est impensable de laisser leur responsable en alimentation subir des reculs importants dans ses conditions de travail. On ne laisse personne derrière », insiste la présidente du Syndicat des travailleuses(eurs) des CPE de Montréal et Laval–CSN, Anne-Joelle Galipeau.

    « Depuis des mois, les travailleuses tentent de régler le conflit, mais se butent à une direction qui refuse de négocier de bonne foi. On ne parle pas de demandes frivoles de la part des travailleuses. On parle simplement de maintien des acquis », dénonce Stéphanie Vachon, représentante des CPE à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

    Mépris
    « En pleine pénurie de travailleuses en CPE, il est désolant de voir la façon dont cette direction traite ses employé-es », ajoute Sébastien Gagné, vice-président responsable des régions de Montréal, de Laval et du Grand Nord québécois à la FSSS–CSN.

    Les travailleuses déplorent les impacts de ce conflit sur les enfants et leurs familles, mais elles ont tout fait pour dénouer l’impasse. Malheureusement, elles font face à un employeur qui souhaite avoir raison à tout prix, sans aucune logique.

    Pour le CPE, ce conflit risque d’avoir des impacts financiers et humains importants, sans compter les conséquences sur le climat de travail. Tout ça, pour une question de quelques centaines de dollars !

    Semaine québécoise des services de garde éducatifs : reconnaître leur apport fondamental

    La Semaine québécoise des services de garde éducatifs à l’enfance se déroulera du 29 mai au 4 juin 2023 sous le thème : « Le départ pour la grande aventure ».

    Dès les premiers jours de fréquentation au CPE ou chez une responsable en service de garde éducatif (RSGE), pour le tout-petit ayant la chance d’avoir une place, « La grande aventure débute ». Ce milieu deviendra un peu sa 2e maison et saura mettre en place tout ce qu’il faut pour que chaque jour devienne un jour de fête et que chaque expérience complète son petit sac à dos de vie. En ce sens, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) souligne qu’il reste du chemin à faire afin de reconnaitre à sa juste de valeur l’importance que les milieux éducatifs régis et subventionnés ont sur les premières années de vie des enfants, mais aussi sur leur avenir.

    Les premières années, de 0 à 5 ans, fleurissent de moments cruciaux où tout se joue pour les tout-petits. C’est à ce moment qu’ils développent les assises fondamentales qui leur permettront de construire les adultes de demain, épanouis et équilibrés. « Il est plus qu’urgent de reconnaitre à sa juste de valeur l’importance que les milieux éducatifs régis et subventionnés ont dans la vie des enfants et de leurs familles, et ce, pendant la fréquentation, mais aussi des années plus tard. En effet, ils auront un impact dans toutes les sphères du développement de l’enfant, que ce soit en relation sociale, en savoir-être, en habileté verbale, motrice ou autres. Ces compétences et ces acquis sont tellement importants qu’il est impératif d’offrir à tous les acteurs de notre réseau le soutien et les services qui contribueront à ce que cette grande aventure soit l’élément clé du plein développement de nos tout-petits » de déclarer Lucie Longchamps, représentante du secteur de la petite enfance à la FSSS–CSN.

    Or, on le voit avec le manque de place en service de garde éducatif, la pénurie de personnel est toujours très présente dans notre réseau. « Nous réitérons le souhait et la nécessité de reconnaitre à sa juste valeur ces professions si l’on veut attirer et surtout maintenir les jeunes recrues dans le métier. Nous souhaitons que notre réseau de service de garde éducatif demeure bien vivant et surtout attrayant pour le bien des générations futures » d’ajouter Chantal Racicot, représentante des RSGE à la FSSS–CSN.

    « Trop souvent, les éducatrices nous quittent très rapidement, certaines même pendant leur période de stage, constatant la charge de travail et les conditions auxquelles elles devront faire face pour les vingt ou trente prochaines années. De plus, toutes peuvent malheureusement témoigner du nombre croissant d’enfants qui vivent des difficultés à divers niveaux et qui nécessitent des soins appropriés. Il faudra que le ministère soit plus créatif et agile, afin que des sommes soient mises à disposition pour améliorer le soutien à ces tout-petits, sans oublier les travailleuses pour qui la charge de travail s’est alourdie au fil des années » de poursuivre Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la FSSS–CSN.

    Depuis maintenant plusieurs années que le réseau des CPE et des RSGE est bien ancré dans notre société, toutefois, il a été souvent été malmené au fil des ans. Il reste donc énormément de chemin à faire pour en assurer son plein développement tout en y garantissant la qualité et l’amélioration des services, notamment auprès des enfants à besoins de soutien particulier.

    Entente de principe adoptée chez Transco, division berlines

    Réunis en assemblée générale ce dimanche 28 mai, les membres du syndicat de Transco, division berlines, ont adopté à 91 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue le 25 mai dernier.

    « Nous avons obtenu 13,5 % d’augmentation rétroactive à septembre 2022, 9,5 % au 1er juillet 2023 et des augmentations reliées à l’indice des prix à la consommation pour les autres années, avec un minimum garanti de 2 % par année. Notre garantie d’heures passera de 185 à 200 au 1er juillet 2025, ce qui nous ajoutera un 8 % additionnel cette année-là. Sur la durée de notre nouveau contrat de travail de 6 ans, c’est près de 46 % d’augmentations au total. À la lumière du résultat du vote, nos membres sont très satisfaits de leur nouveau contrat de travail », déclare Aline Roy, présidente du syndicat.

    « Les règlements actuels dans le secteur reconnaissent finalement le travail des conductrices et des conducteurs de véhicules scolaires. Pour celles et ceux qui conduisent des berlines, on parle de passer du salaire minimum à un salaire qui reconnaît enfin leur travail. Ces conditions permettront d’attirer, et surtout de retenir les travailleuses et les travailleurs qui choisissent ce secteur. Ce règlement démontre hors de tout doute que les revendications des salarié-es dans le secteur sont réalistes et que la solution mise de l’avant par la FEESP–CSN depuis des années, celle de la bonification des enveloppes budgétaires versées aux transporteurs, allait régler ce problème », ajoute Stéphanie Gratton, présidente par intérim de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

    « Cette entente de principe à la hauteur des demandes des membres, c’est vraiment un signe très positif que ça change actuellement dans le transport scolaire. Il n’y a toutefois pas de secret : quand les syndiqué-es sont mobilisés et se tiennent debout, leurs chances de succès sont très fortes. Nous avons soutenu leur lutte, et maintenant, nous partageons la satisfaction de leurs gains avec les membres. Tous les autres employeurs du secteur doivent donc comprendre que la nouvelle norme salariale est bien implantée et que les syndicats actuellement en négociation ou qui le seront bientôt ont des attentes calquées sur ces règlements », conclut Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    À propos

    Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus/Berline–CSN regroupe environ 135 membres affiliées à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN).

    Consultation sur les seuils en immigration : la CSN accueille la nouvelle positivement

    La CSN participera à la consultation publique sur les seuils en immigration annoncée par Québec aujourd’hui et compte utiliser cette tribune pour faire part de ses préoccupations au gouvernement. Pour la centrale syndicale, l’immigration est un enjeu majeur qui concerne la survie économique et linguistique du Québec.

    Par ailleurs, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, s’inquiète de l’absence de mesures pour favoriser la francisation au travail dans l’annonce faite par le premier ministre. Pour la confédération, le gouvernement doit mettre en place des mesures obligeant la francisation en milieu et sur les heures de travail. La centrale estime que la contribution et l’implication des employeurs sont essentielles.

    « Il va falloir que l’on se donne les conditions gagnantes pour réussir la francisation des nouvelles et des nouveaux arrivants, c’est une question d’égalité des chances », ajoute la présidente de la CSN.

    D’après Caroline Senneville, l’intégration ne doit pas s’arrêter à la langue. « Ce qui me préoccupe, c’est aussi la façon dont on accueille les immigrantes et les immigrants une fois que ces personnes sont au Québec. De quelles conditions de travail vont-elles bénéficier ? Une fois ici, vont-elles trouver des places en garderie ? Un logement ? » a-t-elle encore soulevé.

    La CSN souligne également que le gouvernement demeure toujours vague en ce qui concerne les travailleurs étrangers temporaires (TET), un sujet qui préoccupe grandement la centrale.

    « Les travailleuses et les travailleurs étrangers temporaires sont majoritairement aux prises avec des permis de travail fermés qui les menottent à leur employeur et qui font d’eux les seuls employé-es à ne pas avoir la liberté de choisir pour qui ils vont travailler », conclut Caroline Senneville.

    Entente de principe chez Transco, division berlines

    À la suite d’une ultime séance de négociation tenue hier soir, une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus/Berline–CSN et l’employeur. Celle-ci sera bientôt présentée en assemblée générale afin que les membres se prononcent sur son contenu. La grève qui était prévue ce 26 mai est donc annulée.

    Aucune entrevue ne sera accordée d’ici la tenue de l’assemblée générale.

    À propos

    Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus/Berline–CSN regroupe environ 135 membres affiliées à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN).

    La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN regroupe près de 100 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, répartis au sein de quelque 400 syndicats à Montréal, à Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

    Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

    Des congressistes unis, la présidente Caroline Senneville réélue

    C’est au palais des congrès de Montréal que se termine aujourd’hui le 67e Congrès de la CSN, où près de 2 000 participantes et participants ont pu échanger, débattre, fraterniser et identifier les priorités d’action pour les trois prochaines années. C’est également lors de ce grand rassemblement que les six membres du comité exécutif ont été reconfirmés dans leurs fonctions.

    « Je suis fière d’avoir été réélue par un processus démocratique, au sein d’une centrale démocratique.

    Je souhaite une CSN unie, qui parle d’une seule voix, et d’une voix forte. Je vois une CSN capable d’affronter vents et marées, une CSN leader au Québec et ailleurs. Qu’on prenne notre place, qu’on continue de changer le monde à notre manière, un jour à la fois », a déclaré Caroline Senneville.

    Elle ajoute : « Les défis qui nous attendent sont nombreux, alors que la pénurie de main-d’œuvre nous frappe de plein fouet, que le gouvernement cherche à centraliser les services publics et n’écoute pas les travailleuses et les travailleurs et que le patronat se fait trop souvent tirer l’oreille pour offrir des conditions décentes à ses employé-es. C’est pour toutes ces raisons que le congrès a voté en faveur d’un budget qui nous permet de continuer à être combatifs, comme l’est l’ADN de notre organisation. Nos membres méritent d’obtenir les meilleures conditions de travail possible, et nous leur donnerons les moyens de le faire. »

    Les congressistes ont eu de nombreuses occasions de réfléchir et de s’exprimer, que ce soit lors des ateliers de discussion sur la transformation du monde du travail et le développement du rapport de force, en séance plénière ou lors des dîners-causeries. Les personnes qui se sont exprimées se sont montrées très satisfaites de l’ambiance du congrès, de la qualité des préparatifs, des occasions de prise de parole et de l’écoute du comité exécutif.

    « On souhaite continuer notre travail en mode inclusif, combatif, ouvert, présent. Nous serons là pour porter la parole des 330 000 membres de la CSN sur toutes les tribunes », conclut la présidente.

     Le comité exécutif de la CSN 2023-2026 :

    Caroline Senneville, présidente
    Nathalie Arguin, secrétaire générale
    Yvan Duceppe, trésorier
    François Enault, 1er vice-président
    David Bergeron-Cyr, 2e vice-président
    Katia Lelièvre, 3e vice-présidente

    La direction réduit la formation offerte aux éducatrices en services de garde 

    Le Syndicat du personnel de soutien de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSN) dénonce la décision du Centre de services scolaire des Mille-Îles de réduire considérablement la formation offerte aux éducatrices de services de garde, passant de 390 heures à seulement 90 heures, la limitant à deux exigences au lieu de onze. Ceci, dans un contexte critique où la violence et les crises se multiplient dans les écoles du territoire desservi par le CSSMI. 

    Une décision locale 

    Pour Josée Dufort, présidente du Syndicat du personnel de soutien, « il est d’autant plus étonnant que la direction choisisse cette avenue en regard des derniers évènements qui démontrent, au contraire, que la qualification du personnel pour répondre aux besoins est plus que jamais primordiale, il en va de la sécurité des enfants et du personnel ». De plus, le syndicat ne s’explique pas cette initiative puisque celle-ci ne serait reconnue que par le Centre de services des Mille-Îles. Il y a là incohérence puisque l’AEP (attestation d’études professionnelles) pour les services de garde offerte par le centre dans un de ses établissements scolaires ne reconnaît pas cette formation tronquée à 90 heures. 

    La pénurie de main-d’oeuvre comme paravent 

    Bien que le syndicat ait proposé d’autres alternatives, notamment la prolongation de la période de qualification afin de s’assurer de la qualité des services et le maintien du personnel à l’emploi, il s’est buté à un refus de l’employeur. Les conséquences risquent fort probablement de surtaxer le personnel pleinement qualifié qui devra prendre en charge les interventions auprès des enfants qui ne pourront être assumées par le personnel insuffisamment qualifié. 

    Soutien de la CSN 

    Le syndicat prendra tous les moyens nécessaires pour faire entendre raison à la direction. « Le Conseil central des Laurentides appuiera le syndicat dans ses démarches, car si des aménagements sont nécessaires, ceux-ci ne peuvent pas prendre la forme d’une recette maison, ils doivent répondre aux normes reconnues par le ministère de l’Éducation », affirme Chantal Maillé, présidente du CCSNL. « La FEESP–CSN revendique depuis 2003 la reconnaissance de l’apport des éducatrices en services de garde dans les services éducatifs, ce qui passe par la reconnaissance de leurs qualifications pour des services de qualité », mentionne Frédéric Brun, vice-président de la FEESP. 

    Les salarié-es de Care Montréal ont gagné leur bataille

    À l’origine, CARE Montréal est une petite halte chaleur d’Hochelaga destinée à la population en situation d’itinérance. Mais rapidement, l’organisme voit son financement être bonifié par le CIUSSS du Centre-Sud : son enveloppe budgétaire bondit de 11 millions de dollars. Le nombre d’employé-es passe alors de quelques-uns à environ 200 travailleuses et travailleurs qui fournissent nourriture et abris à plus de 250 usagères et usagers.

    Pour les nouveaux salarié-es, commence alors la confrontation avec un employeur difficile et des conditions de travail déplorables, même pour les standards du milieu communautaire. Manque de respect, changements de tâches arbitraires, harcèlement, népotisme, piètre qualité ou absence des équipements de protection individuelle en pleine pandémie, la liste est longue. Après une campagne de syndicalisation difficile marquée par des représailles et de l’intimidation de la part de l’employeur, le Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire–CSN est enfin accrédité, le 8 mars 2022. Des négociations laborieuses en présence d’une conciliatrice du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale débutent alors.

    « Ce combat syndical n’a pas été facile, ça m’a rassurée de pouvoir compter sur la CSN pour m’appuyer là-dedans, de savoir que j’avais quelqu’un de mon bord », explique Selena Goudreault, ancienne déléguée syndicale.

    Détournements de fonds

    À la fin de 2022, Catherine Roy Goyette, alors présidente du conseil d’administration de CARE, démissionne en claquant la porte. Elle dénonce des irrégularités financières de l’ordre de 600 000 $ qui auraient été commises par le directeur général et fondateur, Michel Monette. Dans un article de La Presse publié le 17 décembre dernier, l’ex-présidente évoque « d’importants contrats signés sans l’accord du conseil d’administration avec des proches, des disparitions de grosses sommes d’argent liquide, des doubles facturations, la facturation de services personnels […] ».

    Pour les employé-es, ces malversations alléguées sont le clou dans le cercueil. « On s’en doutait depuis un moment, mais là c’était clair que le fondateur n’était pas là pour les bonnes raisons. Nous, les employé-es, on était là pour aider le monde », ajoute Selena Gaudreault.

    Quelques semaines plus tôt, les employé-es étaient passés à un cheveu de faire voter une fusion de l’organisme avec le CAP St-Barnabé. À la dernière minute, l’employeur avait bloqué la procédure en utilisant un droit de veto. Qu’à cela ne tienne, les employé-es n’avaient pas dit leur dernier mot.

    Lorsque les bailleurs de fonds ont pris la décision d’arrêter de financer l’organisme, CARE a été forcé de mettre la clé sous la porte. Enfin, les salarié-es pouvaient se joindre à leurs collègues du CAP St-Barnabé, lequel a récupéré les locaux et les financements de CARE à la suite d’un important travail de mobilisation. Pour les travailleuses et les travailleurs, cette transition représente des gains salariaux allant jusqu’à 5 $ l’heure et une amélioration du climat de travail.

    Dans le milieu du travail communautaire, rien n’est jamais facile et si la transition vers le CAP St-Barnabé représente un progrès pour les anciens de CARE, ceux-ci sont toujours aux prises avec des enjeux propres au milieu. Faute de fonds, dans les derniers mois, le CAP St-Barnabé a dû interrompre certains de ses services aux usagers.

    Ces dernières années, de plus en plus de travailleuses et de travailleurs du communautaire se mobilisent et adhèrent au mouvement syndical. En soutien à ce mouvement croissant, le STTIC–CSN, créé en 2003, est passé d’environ 7 sections en 2019 à presque 20 en 2023.

    En collaboration avec la CSN, la Fédération de la santé et des services sociaux, le Conseil central de Montréal, le STTIC et ses membres continueront leurs luttes syndicales pour défendre et améliorer les droits des travailleuses et des travailleurs du communautaire que ce mouvement a mis en lumière.

    Là où le mot « nation » prend tout son sens

    Ce n’est pas d’hier que la CSN entretient des liens étroits avec les représentantes et les représentants du syndicat basque ELA (Solidarité travailleurs basques). À preuve, le premier contact entre la CSN et Amaia Muñoa, l’actuelle secrétaire générale adjointe du syndicat présente au congrès de la CSN, remonte à 2001, au Sommet des Amériques à Québec. Amaia venait alors tout juste d’être élue trésorière de ELA.

    Une amitié tissée serrée
    Malgré les images brouillées par les gaz lacrymogènes qui demeurent à l’esprit de bien des gens, les souvenirs que garde Amaia de cet événement demeurent limpides : « Je m’en souviens comme si c’était hier. Bien sûr, il y avait beaucoup d’agitation parmi les manifestantes et les manifestants et les affrontements avec les forces de l’ordre étaient particulièrement musclés. Mais ce qui m’a le plus marquée à l’époque, c’est cet accueil si chaleureux que nous avait réservé la CSN. C’est comme si nos partenaires de ce mouvement s’étaient fait un devoir de nous protéger dans tout le tumulte ambiant. C’est là que j’ai tissé mes premiers liens d’amitié avec le Québec et la CSN ».

    Nations sans État et convergence des luttes
    Lorsqu’on questionne Amaia et son collègue Unai Oñederra – lui aussi délégué de ELA présent au congrès de la CSN – sur la nature des liens qui unissent les deux organisations syndicales, les deux répondent du tac au tac : « Nous sommes deux grandes organisations syndicales évoluant au sein de nations sans État. Nous avons une histoire et un passé similaires, traversés par plus d’un siècle de luttes pour l’amélioration des conditions de travail de nos membres, mais aussi pour l’émancipation de nos nations respectives. Nous avons beaucoup appris de nos expériences mutuelles et avons encore beaucoup à apprendre de nos défis communs. »

    Unai est aussi directeur de la Fondation Manu Robles-Arangiz créée par ELA en 1991 afin de promouvoir et de développer les valeurs du mouvement syndical basque. Pour lui, ces deux luttes, nationale et syndicale, sont indissociables : « La lutte pour l’amélioration des conditions de travail et des conditions de vie de nos compatriotes va de pair avec celle pour l’indépendance du Pays basque. Il s’agit des deux côtés de la même médaille », insiste-t-il.

    Syndicalisme de combat
    En plus de ces traits de convergence historiques, le style de syndicalisme même que pratique ELA s’apparente à celui de la CSN. « Pour faire face aux enjeux actuels et aux nombreux défis auxquels nous sommes tous collectivement confrontés, ça prend du nerf et de la détermination, explique Amaia. C’est ce que j’ai toujours aimé à la CSN, cette combativité dans le militantisme. On l’a vu encore dans la rétrospective des luttes présentée lors de la journée d’ouverture du congrès. C’est là qu’on voit tous les gains concrets qu’on peut réaliser lorsqu’on se mobilise avec pugnacité. »

    Grève de signatures : les membres du syndicat de La Presse dénoncent le blocage des négociations

    Les membres du Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse–CSN effectuent une grève de signatures, aujourd’hui, retirant leur nom du haut de leurs articles afin d’exprimer leur mécontentement envers la direction du journal. Dans des négociations qui s’étirent, celle-ci refuse de répondre à leurs préoccupations tout en exigeant des reculs concernant leurs conditions d’emploi et en maintenant des pratiques salariales discriminatoires envers les femmes.

    Dans une campagne lancée ce matin sur les médias sociaux, les employé-es du quotidien montréalais expliquent leur geste. Leurs salaires n’ont pratiquement pas été augmentés depuis près de dix ans, notamment en raison de la crise ayant affecté la presse écrite. Ils sont sans contrat de travail depuis près d’un an et demi.

    À la table de négociation, les discussions sont loin de satisfaire la partie syndicale. Sans considérer les préoccupations des salarié-es, les membres de la direction exigent de la partie syndicale qu’elle accepte que l’employeur puisse négocier de gré à gré avec ses employé-es et établisse les conditions de rémunération de ceux-ci sans avoir à se préoccuper d’une grille salariale convenue à la table de négociation.

    Pour hommes seulement

    En cours de négociation, la direction de La Presse a également admis, après enquête de la partie syndicale, qu’une douzaine de journalistes et chroniqueurs avaient droit à des « primes de notoriété » dépassant les salaires prévus à la convention collective, et donc en violation de celle-ci.

    Or, il appert que la totalité de ces chroniqueurs et journalistes sont des hommes et que cette pratique, maintenue dans le secret, perdure depuis des dizaines d’années.

    « En négociation, une partie ne peut pas exiger une concession aussi énorme tout en refusant de considérer les demandes des employé-es. Encore moins sur un sujet aussi explosif et révoltant que ces primes de notoriété, pour hommes seulement, distribuées en cachette », tranche la présidente du STIP–CSN, Janie Gosselin.

    Ingérence patronale et entrave à la négociation

    Une plainte a par ailleurs été déposée, en février dernier, auprès du Tribunal administratif du travail (TAT), pour ingérence patronale et entrave à la négociation.

    Les récriminations du syndicat de La Presse visent particulièrement le président de La Presse, Pierre-Elliott Levasseur. En pleine rencontre de début d’année avec les employé-es, une pratique pourtant usuelle, M. Levasseur a pris tout le monde par surprise en annonçant fièrement une aide ponctuelle pour affronter la hausse du coût de la vie.

    Or, ce « bonus », octroyé dans les jours suivants, n’a jamais même été évoqué à la table de négociation, ce qui contrevient directement à l’article 12 du Code du travail en matière d’ingérence patronale et d’entrave à la négociation, plaide le syndicat.

    « Les journalistes et autres employé-es de La Presse sont tannés du manque de transparence de la part de la direction qui agit dans le plus grand des secrets, qui refuse de dévoiler les salaires de la haute direction et qui maintient des pratiques totalement discriminatoires envers des journalistes et chroniqueuses d’aussi grand talent et d’une notoriété tout aussi énorme », d’ajouter Janie Gosselin.

    Dans une lettre signée par les huit membres du comité exécutif du STIP–CSN, les membres du conseil d’administration de La Presse ont tous été informés de la situation déplorable qui prévaut actuellement. À deux reprises, ils ont refusé de rencontrer les représentantes et les représentants syndicaux au sujet de cette détérioration des conditions de travail. La transparence de la part de la haute direction dans la gestion du quotidien, devenu OBNL depuis quelques années, figure parmi les priorités des 200 journalistes, chroniqueuses et chroniqueurs, caricaturiste, photographes-vidéastes, pupitreurs et pupitreuses, réviseurs et réviseuses, recherchistes, chefs de division et graphistes.

    À propos

    Le Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse–CSN est affilié à la Fédération nationale des communications et de la culture, qui regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

    Transformation du monde du travail et beaucoup d’émotions

    C’est au palais des congrès de Montréal que s’ouvrait ce matin le 67e Congrès de la CSN, où près de 2 000 participantes et participants se sont déplacés. Ce rassemblement permet aux centaines de syndicats présents de se prononcer démocratiquement sur les grands thèmes qui orienteront les actions de la centrale syndicale au cours des trois prochaines années.

    Dans son allocution d’ouverture, la présidente de la centrale, Caroline Senneville, a souligné à grands traits les bouleversements profonds qui frappent le monde du travail. « La pandémie a laissé des traces. Nous nous sommes démenés pour que les services soient maintenus, pour que les industries roulent, pour que les biens soient transportés, les personnes logées, les bâtiments construits. Maintenant, nous devons nous adapter au télétravail, à la robotisation, à la numérisation, à l’intelligence artificielle, à la transition verte, aux impacts de la pénurie de main-d’œuvre et à l’inflation, notamment. »

    La transformation des emplois – tout comme leur protection – est effectivement l’une des deux grandes orientations qui seront mises au jeu cette semaine. « À la CSN, on souhaite trois choses : tout d’abord, que nos syndicats soient alertés, qu’ils interpellent leur employeur sur ces enjeux et qu’ils soient mis au jeu pour orienter les transformations en cours dans leur milieu. Ensuite, comme centrale, c’est notre rôle d’outiller nos membres. Enfin, nous devons transmettre un message clair aux gouvernements pour qu’ils soutiennent ces transformations : si vous parlez aux patrons, vous devez parler aux syndicats. Toujours. »

    Un nombre de conflits et un budget de soutien records

    L’ouverture du congrès a également été l’occasion de souligner le nombre record de luttes qui se sont tenues au cours du dernier exercice. Ce sont d’ailleurs plus de 26 millions de dollars qui ont été remis aux grévistes CSN entre 2020 et 2023 en prestations de grève. Du jamais vu. « La CSN est la seule centrale syndicale qui s’est dotée de ce type de fond de grève, afin que nos membres gardent la tête haute… et hors de l’eau. La preuve que nous soutenons concrètement notre monde dans leur lutte pour obtenir des conditions de travail intéressantes ».

    Des moments touchants

    En conclusion de cette première journée, les ex-politiciennes Françoise David et Véronique Hivon sont venues parler aux participantes et aux participants de leur engagement militant et de la façon dont elles ont su rallier autour d’elles les personnes et les moyens nécessaires pour mener à bien les projets qui leur tenaient à cœur.

    Le dernier acte du lundi fut sans doute le moment le plus émouvant et le plus attendu par les congressistes : la projection d’une vidéo retraçant l’ensemble des conflits du dernier mandat. Portées par la voix de la comédienne et dramaturge Évelyne de la Chenelière, les images de travailleuses et de travailleurs en conflit ont su tirer des larmes à de nombreuses personnes sur place.

    Les congressistes seront en atelier demain avant-midi sur la question de la transformation des emplois. Les médias sont cordialement invités à y participer. Le congrès de la CSN se poursuit jusqu’au vendredi 19 mai.

    Envoi de l’avis de grève pour Transco, division berlines

    À la suite du vote de grève de ce samedi 13 mai, le syndicat de Transco, division berlines, a envoyé son avis de grève au ministère du Travail afin de déclencher un arrêt de travail le 26 mai prochain.

    Le transporteur par berlines dessert environ 500 élèves handicapés des centres de services scolaire de Montréal et Marguerite-Bourgeoys.

    À propos

    Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus/Berline–CSN regroupe environ 135 membres affiliées à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN).

    Vote de grève chez Transco, division des berlines

    Réunis en assemblée générale le samedi 13 mai au matin, les membres du syndicat de Transco, division berlines, ont adopté à 92 % une banque de sept jours de grève à exercer au moment jugé opportun.

    « Alors qu’actuellement, nous touchons à peu près le salaire minimum, nous revendiquons une bonification notable de nos salaires. Notre employeur a reçu des sommes du gouvernement et nous voulons donc une garantie de recevoir ces sommes qui proviennent de fonds public et qui pourraient être injectées en cours de convention. Nous voulons également une garantie d’heures et de jours afin de pouvoir compter sur un revenu stable assuré. Nous ne demandons pas la lune, mais l’employeur a simplement décidé de garder entièrement la bonification des budgets qu’il a reçue du gouvernement », déclare Aline Roy, présidente du syndicat.

    « Lors de leurs récentes négociations avec le gouvernement, les transporteurs scolaires ont reçu des bonifications importantes de l’ordre de 15 à 30 % de leurs contrats, ce qui leur donne une nouvelle capacité de bien payer leurs conductrices et leurs conducteurs. Celles et ceux qui conduisent des berlines sont les moins bien payés du transport scolaire et ça doit changer. Notre secteur vit toujours avec de graves problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre, ce qui menace le service de transport aux élèves que nous offrons tous les jours. La seule solution, c’est de verser de bons salaires qui attireront des travailleuses et des travailleurs dans notre secteur », souligne la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Stéphanie Gratton.

    « La question des salaires est au cœur de toutes les négociations actuelles dans le transport scolaire. Les boss ont très longtemps misé sur le fait qu’on pouvait engager du monde pour pas cher sans bonifier leurs conditions de travail. Les transporteurs ont fait beaucoup d’argent sur le dos des conductrices et des conducteurs et actuellement, on voit très bien que cette vision à court terme nous a menés à des salaires dérisoires, à de la rareté de main-d’œuvre et aux bris de services que nous observons partout au Québec. Or, il y a une solution et c’est de bonifier les salaires », conclut Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    À propos

    Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus/Berline–CSN regroupe environ 135 membres affiliées à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN).

    Non à la privatisation de la STM

    « Faire appel à des entreprises privées alors qu’on a toutes les ressources pour effectuer le travail à l’interne à moindres coûts, ça n’a aucun sens. » C’est le message que sont venus livrer les travailleuses et les travailleurs, membres du Syndicat de transport de Montréal (CSN), affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui manifestent ce midi devant les ateliers de la Société de transport de Montréal (STM).

    Les employé-es présents, tous métiers confondus, dénoncent le recours fréquent à la sous-traitance et le gaspillage de fonds publics généré dernièrement par la privatisation de divers travaux d’entretien de la STM. « En plus de contrevenir à la convention collective, les jobs donnés à l’externe coûtent deux à trois fois plus chers que lorsqu’on les fait à l’interne. C’est tout simplement aberrant de jeter de l’argent par les fenêtres comme ça! », lance Simon-Pierre Robillard, porte-parole du Syndicat du transport de Montréal (CSN).

    Le syndicat a constaté, au cours des deux dernières années, une augmentation marquée des contrats donnés à plusieurs entreprises privées pour réaliser des travaux qui ont toujours été faits par les employé-es de la STM, notamment le reconditionnement des étriers, la réparation des transmissions et l’inspection et la réparation des véhicules de service.

    En mars et en avril dernier, des représentants syndicaux se sont présentés aux séances du conseil d’administration de la Société de transport de Montréal et au conseil municipal de la Ville de Montréal afin de questionner les membres du CA et les élu-es sur l’enjeu de la privatisation de la STM et du gaspillage occasionné par celle-ci. « À chaque fois, on nous a répondu qu’on n’était pas au bon forum, que c’était une question de relations de travail. Quand il s’agit de la gestion d’un budget annuel de près de 2 milliards qui provient des poches des citoyennes et des citoyens, nous on pense que c’est d’intérêt public », ajoute M. Robillard

    Pour la Fédération des employé-es et employés de services publics (FEESP–CSN), cette tendance lourde à la sous-traitance à la STM est très préoccupante. « On parle ici d’un exemple flagrant de mauvaise gestion. On est en droit de s’attendre à mieux de la STM, surtout venant d’une organisation qui a annoncé, en novembre dernier, un déficit de 78 millions de dollars. Pour le bénéfice des employé-es et de l’ensemble de la population, la sous-traitance doit cesser », conclut Simon-Mathieu Malenfant, vice-président et trésorier de la FEESP–CSN.

    À propos   
    Le Syndicat du transport de Montréal, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), regroupe plus de 2500 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal, dont les mécaniciennes et mécaniciens, et les employé-es des services d’entretien des autobus et du métro de Montréal.

    Le STTuBAnQ–CSN déclenche à nouveau la grève

    Ce jeudi 11 mai, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs unis de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (STTuBAnQ–CSN) déclenchent une seconde séquence de grève de 5 jours, et ce, dans les 13 points de service de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

    « Nous sommes en négociation depuis octobre 2021 et toujours sans contrat de travail depuis le mois de mars 2020. Nous sommes rendus à cinq ans sans augmentation salariale, nos salaires sont parmi les plus bas dans notre domaine et l’inflation actuelle touche durement la majorité de nos membres. Notre négociation traîne inutilement depuis plus d’un an et la colère des salarié-es de BAnQ nous pousse à déclencher cette seconde séquence de cinq jours de grève. Nous envisageons même la grève générale illimitée si nos demandes demeurent sans réponse satisfaisante. Pour en arriver à une entente, le Conseil du trésor devra bonifier ses offres à incidence financière, puisque celles-ci ne comblent toujours pas nos attentes, souligne la présidente du syndicat, Sylviane Cossette. Nous revendiquons toujours un rehaussement salarial conséquent qui reconnaîtra enfin notre travail à sa juste valeur. »

    Le 16 janvier dernier, les membres du STTUBAnQ–CSN ont voté à 94 % en faveur d’une banque de 10 jours de grève à déclencher au moment jugé opportun. Un premier bloc de cinq jours a été exercé à partir du 14 février dernier.

    « Les budgets de BAnQ ne sont pas indexés et dans le contexte de rareté de main-d’œuvre et d’inflation, l’établissement doit assumer un déficit constant qui augmente chaque année et qui affecte directement ses opérations. Le Conseil du trésor doit donc obligatoirement bonifier les budgets de BAnQ afin de favoriser l’attraction et la rétention de ses salarié-es, ajoute Stéphanie Gratton, présidente par intérim de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Rappelons que les demandes du syndicat sont basées sur des comparatifs d’emplois rédigés de concert avec la direction de BAnQ, elles sont donc plus que légitimes, réalistes et nécessaires pour la viabilité de l’organisation. Nous interpellons donc à nouveau Sonia LeBel, présidente du Conseil du trésor, afin qu’elle comprenne cet enjeu majeur pour la survie de BAnQ. »

    « Le sous-financement de BAnQ est tout simplement scandaleux. Il cause des problèmes de stabilité de la main-d’œuvre et provoque des vagues de mises à pied à chaque augmentation salariale, puisque l’employeur ne peut plus soutenir ses coûts de main-d’œuvre. Le gouvernement ne peut pas traiter nos institutions culturelles de la sorte et prétendre qu’il défend la culture québécoise. Alors que l’établissement se positionne comme LA référence en bibliothéconomie et en archivistique, le Conseil du trésor ignore volontairement la réalité du marché de l’emploi dans ce secteur, les villes et les universités offrant à leur personnel qualifié de bien meilleures conditions salariales », conclut Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    À propos

    Le Syndicat des travailleuses et travailleurs unis de BAnQ–CSN rassemble 350 salarié-es œuvrant dans 13 établissements de BAnQ.

    Projet de loi 15 – Il faut agir, mais par une véritable décentralisation du réseau, estime la CSN

    En commission parlementaire aujourd’hui, la CSN estime que le projet de loi 15 doit être modifié en profondeur, dans le but de véritablement faciliter l’accès au réseau, de laisser tomber le recours au privé et de s’assurer d’une réelle décentralisation qui tienne compte des régions et des acteurs du réseau de la santé et des services sociaux.

    Le projet de loi 15 du ministre Christian Dubé a été vendu sur la place publique comme une nécessité étant donné l’état actuel du réseau de la santé et des services sociaux. Les solutions proposées ne sont toutefois pas les plus efficaces pour améliorer à court terme les soins à la population du Québec.

    « Ça va mal dans le réseau, il y a un problème d’accès et de manque de main-d’œuvre, il faut agir. Tout le monde le dit et nous aussi le disons. Cependant, le projet de loi actuel ne résout pas le problème d’accès, il risque même de l’empirer », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN, qui sera en commission parlementaire aujourd’hui en compagnie du président de la FSSS–CSN, Réjean Leclerc et de celui de la FP–CSN, Danny Roy.

    Le projet de loi 15 mise également sur des mots avec lesquels il est difficile d’être en désaccord : efficacité et décentralisation. Mais au-delà des mots, où sont les mesures qui vont réellement en ce sens et qui règlent les problèmes constatés sur le terrain?

    « Le réseau de la santé et des services sociaux, c’est notre filet social. Il est remis en question sans que le ministre Dubé ait fait des consultations préalables à son projet de loi », constate Caroline Senneville.

    Le leitmotiv de l’efficacité pourrait par ailleurs mener à des décisions qui manquent d’humanité. « La mission d’efficacité de Santé Québec et la reddition de compte qui l’accompagnera vont se concentrer sur les statistiques de temps d’attente, sur la longueur des listes ou sur le temps consacré à chaque traitement. Cette approche comptable n’aura pas le bien-être de la population et des employé-es du réseau au centre de ses préoccupations », craint la présidente.

    Pourquoi le privé?
    Le projet de loi mise sur l’apport du privé plutôt que sur la valorisation du réseau public qui a été passablement ébranlé par trois réformes centralisatrices depuis 30 ans. Plus on avance, moins on s’améliore. Or, la solution du privé est loin d’être efficace. La santé ne devrait pas servir à générer du profit aux dépens des contribuables.

    Sans attendre l’adoption du projet de loi, le gouvernement prévoit déjà lancer des appels d’offres auprès des cliniques privées d’ici la fin de l’été. « « Le choix du gouvernement de mettre le secteur public et celui à but lucratif sur un pied d’égalité sans tenir compte des différents impacts financiers ou humains n’est pas responsable. Le nombre de personnel disponible étant limité, celui-ci va se déplacer vers le privé, ce qui va aggraver la pénurie dans le secteur public, ce sont des vases communicants. C’est une improvisation dangereuse pour le maintien des soins à la population », déclare Réjean Leclerc, président de la FSSS–CSN.

    Où est la décentralisation?
    Sur le plan de la décentralisation, le projet de loi 15 ne tient pas plus la route. « Monsieur le Ministre, plutôt que de poursuivre dans la même direction que vos prédécesseurs en pensant obtenir des résultats différents, nous vous invitons à renverser la tendance actuelle en décentralisant véritablement les pouvoirs vers celles et ceux qui offrent les services sur le terrain. C’est là, de notre point de vue, la meilleure façon d’apporter un réel changement de culture et la méthode la plus efficace d’ébranler les colonnes du temple », affirme Danny Roy, président de la FP–CSN.

    « Il nous semble que le moment pour déclencher des états généraux sur la santé est plus que jamais de mise », conclut Caroline Senneville.

    Pour consultation du mémoire : memoire-pl15_CSN

    Comportement sexualisé inapproprié ou discriminatoire : des constats accablants qui nécessitent une réponse urgente

    Devant les constats accablants du rapport Mettre fin au harcèlement sexuel dans le cadre du travail : se donner les moyens pour agir, la CSN en appelle à une réforme législative majeure et urgente pour mettre fin à la banalisation des abus et à la souffrance des victimes.

    Le portrait brossé par le comité d’expertes indépendantes donne froid dans le dos. On apprend qu’en 2020, au Québec, presque une personne sur deux (49 %) a observé ou subi un comportement sexualisé inapproprié ou discriminatoire en milieu de travail au cours des 12 mois précédant le sondage. De plus, les femmes ont été deux fois plus nombreuses que les hommes à déclarer avoir subi de tels comportements (26 % et 13 % respectivement).

    Ces chiffres déjà alarmants ne constituent que la pointe de l’iceberg puisque seule une proportion minime des victimes fait une dénonciation formelle. « Prévenir et contrer la violence et le harcèlement au travail représente une responsabilité collective et le devoir de tout le monde », insiste Caroline Senneville, présidente de la CSN.

    La CSN prendra le temps d’analyser en profondeur le rapport et ses 82 recommandations, mais déjà des constats se dessinent. « Il est impératif que ce rapport ne soit pas tabletté. Il faut que la santé psychologique soit traitée au même niveau que la santé physique, souligne Mme Senneville. Pour paraphraser les auteures de ce rapport coup de poing : le harcèlement sexuel produit des effets corrosifs sur le bien-être physique et psychologique des personnes victimes et infléchit indûment le parcours professionnel de celles-ci. »

    La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) doit aussi offrir plus de soutien. « Il faut de la proactivité de la part de la CNESST et de ses inspectrices et inspecteurs afin que les différents milieux de travail agissent en prévention en obligeant par exemple de la formation sur le sujet. La CSN invite le ministre du Travail, Jean Boulet, à agir rapidement. Le ministre peut compter sur l’entière collaboration de tout le mouvement pour faire changer les choses, une fois pour toutes », conclut la dirigeante.

    Agir pour que ça cesse
    En tant qu’organisation syndicale soucieuse du bien-être au travail, la CSN a développé la campagne Agis pour que ça cesse dans le but d’accroître les connaissances générales de ses membres. La campagne vise à les outiller et leur permettre de reconnaître les manifestations de harcèlement et de violence au travail et d’intervenir pour y mettre fin. Elle rejoint ainsi les objectifs des recommandations du rapport du comité d’expertes. La campagne peut être consultée ici :

    https://www.csn.qc.ca/agir/

    Le nouveau Conseil de l’enseignement supérieur perdrait une vision globale indispensable

    Depuis 1964, dans la foulée du Rapport Parent, le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) veille au développement de l’éducation au Québec, avec une vision globale et indépendante des enjeux, de la maternelle à l’université. Le projet de loi 23, dévoilé jeudi matin, circonscrit le mandat du nouveau Conseil de l’enseignement supérieur, appelé à le remplacer, uniquement aux questions relatives aux cégeps et aux universités.

    « Tantôt critique et tantôt en accord avec les avis fournis aux ministres par le CSE, notre fédération n’a jamais remis en question la pertinence d’un regard étendu et interordres sur les défis rencontrés par l’ensemble de notre profession. Segmenter l’analyse ne ferait qu’encourager une vision en silo, nocive pour l’enseignement de façon générale. C’est insensé », tranche Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

    Par exemple, comment adopter une stratégie éclairée sur la problématique de la réussite en enseignement supérieur si les analyses ne peuvent porter sur tout le bagage transmis aux personnes étudiantes en amont, c’est-à-dire au primaire et au secondaire ? « Faut-il voir dans cette pièce législative une autre stratégie du gouvernement Legault pour donner plus de pouvoir aux ministres tout en s’assurant de réduire la portée des avis indépendants en provenance du milieu de l’éducation ? », se questionne Caroline Quesnel.

    Par ailleurs, la FNEEQ–CSN s’oppose à la création d’un Institut d’excellence en éducation calqué sur l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) où, malheureusement, la performance et la rentabilité sont les leitmotivs.

    Tout en poursuivant son analyse du PL-23, la FNEEQ–CSN veut s’assurer d’être entendue en commission parlementaire afin d’expliquer l’importance de la cohérence en éducation et en enseignement supérieur au moment où le Québec fait face à des défis importants en matière de diplomation et de formation.

    Pour consulter le mémoire que la CSN a présenté en 2017 au Groupe de travail sur la création d’un institut national d’excellence en éducation mis sur pied par le gouvernement libéral :

    https://bit.ly/3HHZHWh

     

    Réforme Drainville : un autre brassage de structure sans consultation, selon la CSN

    Selon les premières informations disponibles, la réforme Drainville (projet de loi 23) du réseau de l’éducation vise avant tout à donner plus de pouvoir au ministre et à centraliser plusieurs décisions, ce qui préoccupe la CSN et ses syndicats du milieu de l’éducation.

    « Est-ce que cette énième réforme viendra régler les importants problèmes que vivent les élèves et le personnel du réseau de l’éducation ? La réponse est non », lance Caroline Senneville, présidente de la CSN, qui reproche au ministre de l’Éducation de ne pas avoir consulté les employé-es ou plus largement, les parents, avant de ficeler son projet de loi. « Ça sent encore une fois l’improvisation », ajoute la présidente.

    Tenir davantage compte des études et obtenir des données probantes en éducation est une bonne idée à la base. On pourrait, par exemple, clarifier le nombre d’écoles vétustes. « Il faut toutefois se méfier de l’uniformisation des directives strictes qui ne font pas toujours consensus dans la communauté scientifique et qui pourraient aussi donner l’impression au personnel du réseau de ne pas avoir de voix au chapitre », ajoute Caroline Senneville, qui craint la démotivation de plusieurs si tout est dicté à partir de Québec, sans consultation et sans discussion préalable.

    « Vouloir garder le contrôle à Québec peut sembler rassurant pour les hauts fonctionnaires ou le ministre, mais c’est un mode de gestion dépassé qui ne tient pas compte de l’apport des travailleuses et des travailleurs du réseau, notamment du personnel de soutien. Par ailleurs, toutes les régions ne sont pas identiques et il n’est pas rare que des adaptations soient nécessaires », conclut la présidente.

    Le Conseil supérieur de l’éducation a fait ses preuves
    Le ministre enlève l’éducation primaire et secondaire au conseil supérieur de l’éducation. « Ce n’est pas une bonne idée de mettre fin aux travaux du Conseil supérieur de l’éducation en matière d’éducation primaire et secondaire. Il existe depuis 1964 et a fait ses preuves avec le primaire et le secondaire », estime Caroline Senneville.

    La CSN va étudier le projet de loi en profondeur et commentera plus en détail par la suite.

    Syndicat des travailleuses et travailleurs du commerce–CSN – section Boutique X20 inc.

    À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 19 février 2023, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du commerce – CSN a été accrédité pour représenter : 

    « Toutes et tous les salariés au sens du Code du travail » 

    Les salarié-es des Boutiques X20, RIO et X202 ont la même liste de salarié-es et le même employeur. Celui-ci modifiait leurs conditions de travail, les horaires et déplaçait les travailleurs et les travailleuses d’un département à l’autre ou de magasin à sa guise ou tout simplement les congédiait sans raison valable. 

    L’union fait la force! Ils ont décidé de s’unir pour former leur syndicat. Tous ensemble ils ont fièrement rejoint les rangs de la CSN. 

    Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux. 

    S de la permanence de Québec solidaire–CSN

    À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 17 février 2023, le Syndicat de la permanence de Québec solidaire a été accrédité pour représenter : 

    « Tous les salarié-es au sens du Code du travail, à l’exclusion de la coordonnatrice générale, l’adjoint à la coordonnatrice générale, la coordonnatrice adjointe, le conseiller politique à la personne secrétaire générale et la présidence, la coordonnatrice des communications et de la coordonnatrice du développement organisationnel. » 

    Les employé-es de la permanence de Québec solidaire ont décidé de suivre le pas de leurs collègues de l’Assemblée nationale en rejoignant eux aussi le mouvement CSN. Ils ont choisi de se syndiquer pour mieux définir leurs conditions de travail et pour faire partie prenante des réflexions sur l’avenir de leur parti. 

    Le Syndicat de la permanence de Québec solidaire–CSN sera affilié à la Fédération des professionnèles, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux. 

    STT des stationnements de Montréal–CSN

    À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 22 février 2023, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des stationnements de Montréal–CSN a été accrédité pour représenter : 

    « Tous les salarié-es au sens du Code du travail, à l’exception des superviseurs et superviseuses, des patrouilleurs et patrouilleuses, des agents et agentes du centre d’appels et des employé-es de bureau. » 

    C’est pour rejoindre le syndicat régional, limiter l’arbitraire patronal et augmenter leurs conditions de travail que ces travailleurs et travailleuses se sont syndiqués. 

    Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des stationnements de Montréal–CSN est affilié à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux. 

    Les avocates et avocats de l’aide juridique maintiennent la parité et font reconnaître leur spécificité

    Les syndicats CSN représentant les avocates et avocats de l’aide juridique ont accepté à très vaste majorité les termes de l’entente de principe présentée par leur comité de négociation. Ce dernier avait conclu avec la Commission des services juridiques et le Conseil du trésor, le 14 avril dernier, une entente de principe permettant aux avocates et aux avocats de maintenir leur parité salariale avec les procureur-es de la Couronne.

    Les avocates et avocats de l’aide juridique verront donc leur salaire annuel être augmenté de 14,9 % rétroactivement au 1er janvier dernier. Pour les trois années antérieures, les salaires verront à être corrigés de 2 % en 2020, de 2 % en 2021 et de 2 % en 2022. De plus, une enveloppe supplémentaire de 1,5 % sera attribuée aux échelles de salaire pour mieux répondre aux enjeux d’attraction et de rétention touchant l’aide juridique. En comparaison, les procureur-es avaient bénéficié d’augmentations totalisant 10 % sur quatre ans.

    Les avocates et avocats bénéficieront également de montants forfaitaires pour ces trois années afin de corriger d’autres écarts passés. Enfin, afin de mieux tenir compte de la spécificité de l’aide juridique ainsi que de son volet communautaire, notamment auprès de clientèles vulnérables, la rémunération sera dorénavant établie sur la base de 40 heures, en reconnaissance de l’implication qu’elles et ils effectuent déjà.

    « Il s’agit d’une grande victoire pour l’aide juridique », a réagi Me Justine Lambert-Boulianne, membre du comité de négociation et présidente du syndicat de Montréal et Laval. « Nous avons pu obtenir une meilleure reconnaissance de l’ensemble du travail effectué par les avocates et les avocats de l’aide juridique, tout en maintenant la parité avec nos vis-à-vis de la Couronne. Le combat aura été long, mais les résultats sont au rendez-vous. »

    « Nos arguments à la table de négociation étaient clairs : il s’agissait de maintenir l’équilibre entre la défense et la poursuite, assurer des services de qualité pour les nombreuses personnes desservies par l’aide juridique, et maintenir des conditions d’emploi intéressantes pour cette relève dont nous avons tant besoin, partout au Québec », a souligné Me Hugo Caissy, avocat criminaliste et président du Syndicat des avocats et avocates de l’aide juridique du Bas-Saint-Laurent et Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

    Pour Me Sandrine Malo, présidente du syndicat des Laurentides et de Lanaudière, il est clair que la forte mobilisation des avocates et avocats aura été déterminante. « Nos membres se sont battus jusqu’au bout, multipliant les journées de grève pour défendre un principe d’équité inébranlable. C’est tout à leur honneur et ils ont amplement raison de se réjouir aujourd’hui. »

    La nouvelle convention, qui couvre la période du 1er janvier 2020 au 31 mars 2023, s’appliquera également aux membres des nouveaux syndicats de la Mauricie–Centre-du-Québec et du Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui ont repris la négociation après avoir rejoint les rangs de la Fédération des professionnèles de la CSN. « Nous avons démontré toute la force de notre centrale syndicale à défendre nos membres jusqu’au bout et à obtenir des règlements à leur satisfaction », s’est réjoui le président de la FP–CSN, Danny Roy. L’entente s’appliquera également au Syndicat des avocats et avocates du centre communautaire juridique de la Rive-Sud, dont les membres ont également entériné l’entente de principe négociée avec la CSN.

    Les syndicats de l’aide juridique affiliés à la CSN représentent 250 avocates et avocats de Montréal, de Laval, des Laurentides, de Lanaudière, de la Mauricie–Centre-du-Québec, du Saguenay–Lac-Saint-Jean, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Ils sont affiliés à la Fédération des professionnèles–CSN. Pour sa part, le Syndicat des avocats et avocates du centre communautaire juridique de la Rive-Sud représente 65 membres. Fondée en 1921, la CSN regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

    Le gouvernement veut dévaluer plusieurs titres d’emploi

    Bien que les organisations syndicales soient satisfaites de certaines ententes dans le cadre des travaux du comité national des emplois, elles dénoncent la mauvaise foi de la partie patronale dans l’évaluation de plusieurs titres d’emploi créés il y a de cela plusieurs années.  Malgré une pénurie de personnel sans précédent, le gouvernement cherche à déprécier la valeur des titres d’emploi d’infirmière clinicienne spécialisée, d’acheteuse et de sexologue clinicienne/clinicien.

    « On le sait, en ce moment, le personnel quitte massivement le réseau, et le gouvernement va malgré tout de l’avant avec des propositions qui visent à diminuer des cotes d’évaluation des infirmières cliniciennes spécialisées, des acheteuses et des sexologues cliniciennes/cliniciens. Là où sa mauvaise foi est flagrante, c’est que dans le cadre des travaux, il a cherché à diminuer l’évaluation qu’il nous avait lui-même déposée en 2015 », de dénoncer les porte-paroles de la FSSS–CSN, de l’APTS, de la FIQ, de la FP–CSN, de la FSQ-CSQ, du SCFP-FTQ, et du SQEES-FTQ.

    Rappelons que selon les conventions collectives de ces organisations syndicales, il est prévu que lors de la création d’un nouveau titre d’emploi, ce dernier est inscrit à la nomenclature avec un rangement temporaire jusqu’à ce qu’une entente paritaire intervienne quant à son évaluation. Notons que ces ententes sont des plus importantes, car ce sont les rangements qui déterminent l’échelle salariale des différents titres d’emploi en fonction de leurs responsabilités. S’il n’y a pas d’entente sur l’évaluation, une décision arbitrale doit alors être rendue.

    Dans les derniers mois, les titres d’emploi de sexologue, de sexologue clinicienne/clinicien, d’acheteuse, d’adjointe à la direction et d’infirmière clinicienne spécialisée ont été évalués dans le cadre du comité national des emplois. Bien qu’une entente soit survenue quant à l’évaluation des titres d’emploi d’ajointe à la direction et de sexologue, reste à déterminer la façon dont les ajustements salariaux seront portés. Il est maintenant prévu que les titres d’emploi d’acheteuse, de sexologue clinicienne/clinicien et d’infirmière clinicienne spécialisée soient pour leur part référés en arbitrage.

    « Nous ne pouvons accepter le fait que c’est encore une fois des emplois que nous reconnaissons comme majoritairement féminins qui écopent. Les travailleuses et les travailleurs du réseau public ont besoin de plus de reconnaissance, pas d’une dévalorisation » de conclure les organisations syndicales.

    Service de garde en milieu familial : des pistes pour stopper l’effritement du réseau

    Alors que le manque de places en garderie se fait toujours aussi criant et que le réseau actuel s’effrite rapidement, les responsables de service de garde éducatif en milieu familial (RSGE) membres de la CSN, proposent des solutions.

    D’un côté, le gouvernement de la CAQ a promis de créer 37 000 nouvelles places subventionnées en garderie d’ici 2024-2025. De l’autre, la province a perdu près de 20 000 places en milieu familial entre 2018 et 2022, selon les données du ministère de la Famille.

    Réunies en conseil sectoriel, des représentantes des quelque 3 000 RSGE affiliées à la CSN ont ciblé plusieurs pistes de solution qui permettraient d’endiguer l’exode des RSGE en milieu familial vers d’autres professions.

    Les RSGE proposent notamment l’accès à un régime de retraite, l’inclusion de l’emploi comparateur (éducatrice en CPE, échelon 3, non qualifiée) à l’entente collective, une clause de non-appauvrissement de même que des primes pour la reconnaissance de l’expérience et pour les régions éloignées.

    De la grande visite
    Le 21 avril, les représentantes des RSGE ont déposé leurs demandes à la ministre de la Famille, Suzanne Roy. Il s’agit d’un geste symbolique puisqu’un tel dépôt du cahier de demandes directement au ministre constitue une première pour le secteur.

    « Ce gouvernement répète que le développement des enfants lui tient à cœur. Ce développement démarre dès la période 0 à 5 ans. C’est nous, les éducatrices, qui outillons les tout-petits. Il nous faut plus de reconnaissance et du soutien pour que le réseau reste fort », indique Chantal Racicot, représentante du secteur des RSGE à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

    « C’est une véritable vocation, mais il y a une limite à s’appauvrir. Actuellement, les responsables pigent à même leurs revenus pour fournir des repas équilibrés. La hausse du panier d’épicerie est l’un des éléments qui met en péril la situation financière de milliers de RSGE. Il faut rapidement établir un mécanisme de protection sans quoi plusieurs devront fermer leurs portes », souligne Lucie Longchamps, vice-présidente à la FSSS–CSN.

    « Les RSGE peuvent compter sur le soutien des syndicats de toute la grande région de la Montérégie afin de faire reconnaître, une fois pour toutes, la véritable valeur de leur travail. Ces responsables, majoritairement des femmes, méritent de meilleures conditions », conclut Jean-Philippe Dell’Aniello, premier vice-président du Conseil central de la Montérégie–CSN.

    La CSN préoccupée par les exceptions au projet de loi encadrant le travail des enfants

    En commission parlementaire aujourd’hui à propos du projet de loi visant à encadrer le travail des enfants, la CSN s’est dite tout à fait en accord avec l’imposition d’un âge minimal de 14 ans pour occuper un emploi. Idem en ce qui concerne l’encadrement du nombre d’heures de travail par semaine ainsi que les moments durant lesquels ces heures peuvent être effectuées. La centrale syndicale s’est toutefois montrée préoccupée par les demandes d’exception formulées par certains groupes, qui pourraient miner le principe même de la loi à venir.

    « Nous sommes heureux de voir que le projet de loi reprend l’essentiel des consensus développés au sein du Comité consultatif sur le travail et la main-d’œuvre du gouvernement (CCTM) auquel nous avons participé avec d’autres organisations syndicales et patronales. Son objectif est d’assurer la réussite scolaire et la santé et sécurité de nos enfants, déclare Caroline Senneville, présidente de la CSN. On demande que la porte soit fermée le plus possible aux exceptions. »

    Il faut savoir par ailleurs que Québec accuse un grand retard sur le resserrement des normes entourant le travail des enfants, alors que la plupart des autres provinces l’ont déjà encadré de façon plus stricte. « Au Québec, il n’y a à l’heure actuelle qu’un minimum d’encadrement, rien au niveau de l’âge minimal et d’un nombre maximal d’heures de travail, affirme François Enault, 1er vice-président de la CSN. Ce projet de loi doit être adopté rapidement et reposer sur une ligne claire, et non sur des demandes de dérogation. »

    Une économie solide ?

    Le ministre du Travail aurait tort de donner raison aux lobbys patronaux qui réclament des exceptions. Même en période de rareté de main-d’œuvre. « Oui, il faut trouver des solutions à la pénurie. Mais ce n’est pas en mettant des préados à l’ouvrage qu’on va avoir une économie saine et robuste », ajoute le vice-président. En effet, l’économie d’aujourd’hui, comme celle de demain, ne doit pas compter sur des enfants pour faire fonctionner ses entreprises. Elle doit compter sur des citoyennes et des citoyens qui auront eu la chance de compléter leur formation et leur développement, afin de contribuer à l’évolution économique et sociale du Québec.

    « Un jeune de 11, 12 ou 13 ans, sa place est sur les bancs d’école ou sur les terrains de jeux, pas ailleurs. Il aura toute sa vie pour travailler », conclut François Enault.

    Pour consulter le mémoire de la CSN : https://www.csn.qc.ca/2023-04-14_memoire_pl19_csn/

    Projet de loi 15 – Les syndicats de la santé établissent les bases du dialogue  

    À l’aube des consultations parlementaires sur le projet de loi 15 du ministre de la Santé, Christian Dubé, l’ensemble des organisations syndicales du milieu de la santé et des services sociaux unissent leurs voix en rendant public aujourd’hui un énoncé de principes détaillant les bases et les fondements de leur vision pour proposer des améliorations au réseau. Le statu quo n’étant pas une option, les organisations syndicales, fortes de l’expérience de leurs membres sur le terrain, sont prêtes à entamer le dialogue avec le ministre à propos de cette vaste réforme.

    « Nous considérons que la refondation du réseau doit reposer sur une réaffirmation forte de son caractère public, et qu’il est nécessaire de répondre aux véritables défis de décentralisation, de démocratisation et d’accessibilité aux services publics du système de santé québécois », peut-on lire notamment dans l’énoncé endossé par l’APTS, la CSN, la CSQ, la FSQ-CSQ, la FIQ, la FP–CSN, la FSSS–CSN, le SCFP, le SPGQ et le SQEES.

    Universalité d’accès et gratuité

    Parmi les principes fondamentaux défendus par les organisations syndicales, on retrouve l’universalité de l’accès ainsi que la gratuité des soins et services pour l’ensemble de la population, principes qui reposent sur un financement entièrement public, de même que sur une gestion et une prestation publiques. En ce sens, les syndicats misent sur le caractère résolument public du réseau, et souhaitent mettre fin à toute nouvelle intrusion du privé, tout en limitant au maximum le recours qu’on en fait actuellement. « Il n’y a pas de place pour de la marchandisation de la santé ni de ressources pour financer des profits au privé », affirment les organisations.

    Décentralisation et démocratisation

    La coalition intersyndicale s’inquiète également de la perte de pouvoir démocratique au sein des établissements du réseau de la santé et des services sociaux (RSSS) : « la décentralisation et la démocratisation du réseau par la concertation avec les acteurs des milieux de toutes les régions du Québec sont des facteurs incontournables pour agir afin de mieux prioriser et adapter les soins et services aux besoins et aux réalités spécifiques et ainsi nous permettre d’agir en prévention sur les déterminants sociaux, tels que le revenu et le statut social, qui sont actuellement mis à l’écart ».

    Enfin, les organisations syndicales réclament d’une même voix une nette amélioration des conditions de travail pour l’ensemble du personnel du RSSS, facteurs clés de la névralgique attraction/rétention des travailleuses et travailleurs au sein du réseau public.

    Pétition

    En outre, toujours à l’initiative de la coalition intersyndicale, une pétition parrainée par le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, reprenant l’essentiel de ces revendications, a été publiée hier sur le site de l’Assemblée nationale.

    Pour consulter l’énoncé de principes :  https://bit.ly/3KG1iN5
    Pour consulter la pétition : https://bit.ly/3mEo5AJ

    En grève, les avocats et avocates de l’aide juridique interpellent Sonia LeBel à Trois-Rivières

    Toujours sans entente avec Québec, les avocates et avocats de l’aide juridique ont manifesté, ce matin, devant le bureau de circonscription de la députée de Champlain, Sonia LeBel.

    Provenant d’aussi loin que du Bas–Saint-Laurent et de la Gaspésie, mais aussi de Montréal, de la Montérégie, des Laurentides et de Lanaudière, les grévistes ont rappelé à la présidente du Conseil du trésor qu’elle a elle-même appuyé, par le passé, le principe de parité salariale entre les avocats et avocates de l’aide juridique et leurs collègues de la Couronne.

    Enclenchée jeudi dernier, la grève des avocats et des avocates de l’aide juridique se poursuit cette semaine, interrompant l’ensemble des services dans les régions de Montréal et Laval, des Laurentides, de Lanaudière, de la Montérégie, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

    Bien que n’ayant pas encore obtenu leur droit de grève en raison de leur récente affiliation à la CSN et des règles du Code du travail, les membres du Syndicat des avocates et avocats de l’aide juridique Mauricie–Centre-du-Québec–CSN ont rejoint les grévistes sur l’heure du dîner devant le palais de justice de Trois-Rivières, où se poursuit la manifestation.

    « Nous plaidons les mêmes dossiers, dans les mêmes tribunaux, devant les mêmes juges que les procureur-es de la Couronne. Nous méritons le même traitement », a déclaré Me Valérie Thiffeault Duchemin, avocate au Bureau d’aide juridique de Trois-Rivières.

    Avocate de l’aide juridique à Rivière-du-Loup, Me Émilie Lacroix a souligné les difficultés de recrutement que rencontrent actuellement les services d’aide juridique, particulièrement en régions, où de nombreux postes demeurent vacants. « Ce n’est certainement pas en créant deux classes d’avocats que le gouvernement pourra consolider le réseau de l’aide juridique », a-t-elle déploré.

    Avocat criminaliste à Montréal, Me Manuel Gerbelli-Gauthier a rappelé que les avocates et avocats de l’aide juridique bénéficient de la parité salariale avec la Couronne depuis maintenant 35 ans. « Nous ne demandons rien de nouveau, seulement le maintien de ce principe d’équité élémentaire. Il est regrettable que la présidente du Conseil du trésor, elle-même ancienne procureure de la Couronne, veuille mettre fin à cette parité salariale entre la défense et la poursuite. »

     

    Services interrompus

    De nombreux programmes gouvernementaux, chers au ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, sont mis à l’arrêt lors de ce conflit de travail. C’est le cas du programme Rebâtir, service de consultation juridique en ligne pour les victimes de violence sexuelle ou conjugale, ainsi que du traitement prioritaire des dossiers qui en résultent.

    D’importantes perturbations frappent également le Tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et de violence conjugale, le Programme d’accompagnement justice et santé mentale, le Programme de mesures de rechange pour les adultes en milieu autochtone et le suivi des recommandations de la Commission Laurent, qui prévoient notamment la représentation systématique de tous les enfants sous l’égide de la Direction de la protection de la jeunesse. À l’aube du 1er juillet, un grand nombre de citoyens et de citoyennes ne peuvent bénéficier présentement des services de l’aide juridique pour contester avis d’éviction et autres hausses abusives.

    Les syndicats de l’aide juridique affiliés à la CSN représentent 250 avocates et avocats de Montréal, de Laval, des Laurentides, de Lanaudière, de la Mauricie–Centre-du-Québec, du Saguenay–Lac-Saint-Jean, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Ils sont affiliés à la Fédération des professionnèles–CSN. Pour sa part, le Syndicat des avocats et avocates du centre communautaire juridique de la Rive-Sud représente 65 membres. Fondée en 1921, la CSN regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

    En grève, les avocats et avocates de l’aide juridique manifestent pour la parité salariale

    Toujours sans entente avec Québec, les avocates et avocats de l’aide juridique ont manifesté, ce midi devant le palais de justice de Montréal, réclamant du gouvernement le maintien de leur parité salariale avec les procureur-es de la Couronne.

    Enclenchée jeudi dernier, la grève des avocats et des avocates de l’aide juridique se poursuit cette semaine, interrompant l’ensemble des services dans les régions de Montréal et Laval, des Laurentides, de Lanaudière, de la Montérégie, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

    Rappelant que tant la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, que le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, ont tous deux reconnus par le passé la nécessité de cette parité de rémunération entre la poursuite et la défense, la présidente du Syndicat des avocats et avocates de l’aide juridique de Montréal et Laval–CSN, Me Justine Lambert-Boulianne, a déploré l’attitude du gouvernement.

    « Le système de justice craque de partout, on peine à recruter le personnel nécessaire pour défendre les droits des plus vulnérables, mais pendant ce temps, à Québec, il y a des gens pour qui il semble logique d’avoir deux classes d’avocats », a-t-elle lancé aux manifestantes et manifestants. « Au risque de nous répéter, nous rappellerons aux ministres LeBel et Jolin-Barrette, tous deux membres du Barreau, que nous plaidons les mêmes dossiers, dans les mêmes tribunaux et devant les mêmes juges que la Couronne. Et que nous ne demandons rien de neuf, sinon que le maintien d’une parité salariale qui prévaut depuis maintenant 35 ans. »

    De nombreux programmes gouvernementaux sont mis à l’arrêt lors de ce conflit de travail. C’est le cas du programme Rebâtir, service de consultation juridique en ligne pour les victimes de violence sexuelle ou conjugale, ainsi que du traitement prioritaire des dossiers qui en résultent.

    D’importantes perturbations frappent également le Tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et de violence conjugale, le Programme d’accompagnement justice et santé mentale, le Programme de mesures de rechange pour les adultes en milieu autochtone et le suivi des recommandations de la Commission Laurent, qui prévoient notamment la représentation systématique de tous les enfants sous l’égide de la Direction de la protection de la jeunesse. À l’aube du 1er juillet, un grand nombre de citoyens et de citoyennes ne peuvent bénéficier présentement des services de l’aide juridique pour contester avis d’éviction et autres hausses abusives.

    Une percée majeure pour les travailleuses et les travailleurs en recherche et en enseignement de l’Université Concordia

    Les étudiantes et étudiants salariés de Concordia fondent le Syndicat des travailleuses et travailleurs en recherche et enseignement à Concordia (STTREC–CSN), affilié à la CSN.

    Ils voulaient un syndicat démocratique et autonome pour maîtriser la négociation de leur convention collective. Un syndicat combatif concernant les enjeux sociaux chers à ses membres. C’est désormais chose faite avec le STTREC–CSN, fort de plusieurs milliers d’étudiantes et d’étudiants salariés de cette université anglophone de Montréal.

    Une nouvelle génération engagée
    « Le STTREC–CSN incarne une nouvelle génération qui s’engage pour améliorer ses conditions de travail, mais qui voit aussi au-delà avec une réflexion systémique sur les droits de la personne, l’environnement, la politique. Nous accueillons avec fierté ces camarades du monde entier dans notre confédération. Ils sont la preuve que le combat plus que centenaire de la CSN reste contemporain et qu’il perdure. »

    Caroline Senneville, présidente de la CSN

    « Les étudiantes et étudiants salariés de Concordia sont essentiels au fonctionnement de l’université ; ce nouveau syndicat nous donne la chance de nous battre vraiment pour la paye, les protections et les conditions de travail que nous méritons », explique Ria Mayer, organisatrice de la campagne.

    Une onde de choc qui résonnera longtemps

    Sa collègue et camarade Alex Angler évoque ce que la CSN représente pour elle : « En un mot : la solidarité. Notre combat de travailleuses et de travailleurs précaires n’est pas unique à Concordia ou au Québec. En nous alliant à d’autres syndicats militants de Concordia ou d’ailleurs, nous pouvons créer un mouvement pour briser le statu quo ». Enfin, Ria Mayer se félicite de l’implication des membres du STTREC–CSN. « Je suis si fière de toutes celles et de tous ceux qui ont joué un rôle, aussi petit soit-il, dans le succès colossal de cette campagne. »

    Et elle ajoute avant de conclure : « Chaque carte signée est une onde de choc qui résonnera longtemps dans les couloirs de notre établissement. »

    Entente de principe adoptée chez Autobus Séguin

    Réunis en assemblée générale ce jeudi 6 avril au soir, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire Gérald Séguin–CSN ont adopté à 94 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue le 27 mars dernier.

    « Nous avons obtenu 23 % d’augmentation en moyenne à la signature de notre convention collective. Sur la durée de notre nouveau contrat de travail de six ans, c’est près de 36 %. Nous avons désormais une échelle salariale qui tient davantage compte de la réalité des conductrices et des conducteurs et des heures réellement travaillées. Nous toucherons la rétroactivité sur nos salaires et les voyages à partir du 1er juillet 2023. Finalement, le taux horaire des voyages a été augmenté de 5,50 $ l’heure », déclare le comité de négociation du syndicat.

    « Les règlements actuels dans le secteur reconnaissent finalement le travail des conductrices et des conducteurs de véhicules scolaires. On a enfin des salaires qui sont satisfaisants et qui permettront d’attirer, et surtout de retenir les travailleuses et les travailleurs qui choisissent ce difficile métier. Ce règlement démontre hors de tout doute que les revendications des salarié-es dans le secteur sont réalistes et que la solution mise de l’avant par la FEESP–CSN depuis des années, celle de la bonification des enveloppes budgétaires versées aux transporteurs, allait régler ce problème », ajoute Josée Dubé, présidente du Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

    « Cette entente de principe à la hauteur des demandes des membres, c’est vraiment un signe très positif que ça change actuellement dans le transport scolaire. Il n’y a toutefois pas de secret : quand les syndiqué-es sont mobilisés et se tiennent debout, leurs chances de succès sont très fortes. Nous avons soutenu leur lutte, et ce soir, nous partageons la satisfaction de leurs gains avec la table de négociation. Tous les autres employeurs du secteur doivent donc comprendre qu’il y a une nouvelle norme salariale et que les syndicats actuellement en négociation ou qui le seront bientôt ont des attentes à cet égard », conclut Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    À propos

    Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire Gérald Séguin–CSN regroupe environ 120 personnes qui sont affiliées à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN).

    Les avocats et avocates de l’aide juridique en grève pour la parité avec la Couronne

    Malgré d’intenses travaux ces derniers jours à la table de négociation, les avocates et avocats de l’aide juridique n’ont pu obtenir du gouvernement les paramètres qui leur permettraient de conserver leur parité salariale avec les procureur-es de la Couronne. Sans convention collective depuis plus de trois ans, ils ont mis leur mandat de grève à exécution, ce matin, dressant des lignes de piquetage devant les palais de justice de Montréal, de Longueuil, de Saint-Jérôme, de Rimouski et de New Carlisle.

    L’ensemble des services offerts par les centres d’aide juridique de Montréal, de Laval, de la Montérégie, des Laurentides, de Lanaudière, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie seront interrompus jusqu’au 14 avril inclusivement, à moins d’une entente entre les parties. Des avis ont été acheminés à la magistrature de ces régions, la semaine dernière, pour la prévenir de l’imminence d’un conflit de travail si Québec s’entêtait dans son refus de s’entendre.

    « Devant l’obstination du gouvernement actuel de mettre fin à 35 ans de parité salariale, nous allons assurément exercer notre droit de grève afin de préserver ce principe de justice si simple : l’équité entre la poursuite et la défense, et ce, pour l’ensemble des citoyennes et des citoyens qui doivent affronter le système de justice », de déclarer la présidente du Syndicat des avocates et avocats de Montréal et Laval–CSN, Me Justine Lambert-Boulianne.

    De nombreux services juridiques perturbés

    Au cours des prochains jours, les services de garde téléphoniques et de visio-comparution seront interrompus pour l’ensemble des régions du Québec, ceux-ci étant normalement assurés, durant le congé pascal, par les avocates et les avocats du Centre communautaire juridique de Montréal.

    De nombreux programmes ministériels, chers au titulaire de la Justice, Simon Jolin-Barrette, seront mis à l’arrêt lors de ce conflit de travail. C’est le cas du programme Rebâtir, ligne de conseil juridique pour les victimes de violence conjugale, ainsi que du traitement prioritaire des dossiers qui en résultent.

    D’importantes perturbations sont également à prévoir au Tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et de violence conjugale, au Programme d’accompagnement justice et santé mentale, au Programme de mesures de rechange pour les adultes en milieu autochtone et pour le suivi des recommandations de la Commission Laurent, qui prévoient notamment la représentation systématique de tous les enfants sous l’égide de la Direction de la protection de la jeunesse. À l’aube du 1er juillet, un grand nombre de citoyens et de citoyennes ne pourront bénéficier des services de l’aide juridique pour contester avis d’éviction et autres hausses abusives.

    « Le gouvernement connaît très bien notre position : nous plaidons les mêmes dossiers, devant les mêmes juges, dans les mêmes tribunaux que la poursuite. Nous méritons le même traitement », soutient la présidente du Syndicat des avocats et avocates du centre communautaire juridique Rive-Sud, Me Élisabeth Maillet.

    Constamment confronté aux problèmes de recrutement en région éloignée, Me Hugo Caissy, président du syndicat CSN du Bas-St-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, se désole de voir le gouvernement chercher ainsi à aggraver la situation. « Alors qu’on peine à trouver des avocats pour pourvoir les postes vacants, le gouvernement voudrait instaurer une iniquité entre le DPCP et l’aide juridique. Notre mission première est pourtant bien, justement, d’assurer à toutes et à tous, y compris aux citoyennes et aux citoyens plus vulnérables, l’accès à des services juridiques de qualité, partout au Québec. »

    La présidente du Syndicat des avocats et avocates des Laurentides et de Lanaudière–CSN,
    Me Sandrine Malo, rappelle que ses membres ont été plus que patients. « Ça fait maintenant trois ans que nous sommes sans convention collective. Il est temps que le gouvernement cesse d’attaquer ainsi le réseau de l’aide juridique », indique-t-elle.

    Au cours des dernières semaines, deux nouveaux syndicats ont adhéré à la CSN, soit ceux des avocates et des avocats de l’aide juridique de la Mauricie–Centre-du-Québec et du Saguenay–Lac-Sain-Jean. En fonction des prescriptions du Code du travail, ces deux syndicats de la Mauricie–Centre-du-Québec et du Saguenay–Lac-Sain-Jean doivent respecter une période de 90 jours avant d’obtenir leur droit de grève.

    Les syndicats de l’aide juridique affiliés à la CSN représentent 250 avocates et avocats de Montréal, de Laval, des Laurentides, de Lanaudière, de la Mauricie–Centre-du-Québec, du Saguenay–Lac-Sain-Jean, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Ils sont affiliés à la Fédération des professionnèles–CSN. Pour sa part, le Syndicat des avocats et avocates du centre communautaire juridique de la Rive-Sud représente 65 membres. Fondée en 1921, la CSN regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

    L’aide juridique en grève dès jeudi

    À moins d’une entente avec le gouvernement, le réseau de l’aide juridique sera perturbé par un débrayage de ses avocates et de ses avocats au cours des prochains jours. Ceux-ci exerceront leur droit de grève à compter du jeudi 6 avril prochain pour ne retourner au travail que le 17 avril.

    Les régions de Montréal et de Laval, de la Montérégie, des Laurentides, de Lanaudière, du Bas-St-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine seront touchées par ce débrayage. Sans entente avec Québec après trois ans de négociation, les avocates et avocats de l’aide juridique réclament le maintien de leur parité salariale avec les procureur-es de la Couronne, comme le prévoit leur convention collective depuis 35 ans.

    Au cours des derniers jours, des avis ont été envoyés à la magistrature afin de signifier cet arrêt de travail prolongé. Des demandes de remise ont également été déposées auprès de la cour afin de reporter les auditions qui étaient prévues durant la période de débrayage.

    Au fil des dernières semaines, deux nouveaux syndicats ont adhéré à la CSN, soit ceux des avocates et des avocats de l’aide juridique de la Mauricie–Centre-du-Québec et du Saguenay–Lac-Sain-Jean. Ces personnes ont fait le choix de quitter la Fédération des avocates et avocats de l’aide juridique du Québec (FAAJQ), organisation indépendante, après qu’elle a convenu en juin 2022 une entente de principe jugée largement insuffisante, puisqu’elle compromet la parité salariale avec la Couronne. Cette entente a été également refusée par les 65 avocates et avocats de l’aide juridique de la Rive-Sud, qui ont aussi quitté les rangs de la FAAJQ et qui prévoient débrayer dès jeudi si aucune entente n’est atteinte.

    En fonction des prescriptions du Code du travail, les syndicats de la Mauricie–Bois-Francs et du Saguenay–Lac-Sain-Jean doivent respecter une période de 90 jours avant d’obtenir leur droit de grève. Pour sa part, le Syndicat du centre communautaire juridique Rive-Sud tiendra un vote de grève lundi prochain.

    Les syndicats de l’aide juridique affiliés à la Fédération des professionnèles–CSN représentent dorénavant 250 avocates et avocats de Montréal, de Laval, des Laurentides, de Lanaudière, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Fondée en 1921, la CSN regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

    Projet de loi Dubé, un remède pire que le mal

    La CSN s’oppose vivement à une plus grande concentration administrative du réseau de la santé et des services sociaux.

    Les différentes phases de centralisation n’ont pas prouvé leur efficacité lors de la dernière décennie et n’ont surtout pas réglé la pénurie de main-d’œuvre. La CSN craint que cet immense paquebot que sera l’Agence santé Québec soit très difficile à faire virer de bord lorsque nécessaire. En plus, il sera plus ardu de tenir compte des particularités régionales tellement les grandes décisions seront prises loin du terrain, à Québec. « La CSN demande une plus grande décentralisation et une démocratisation du réseau », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

    Centralisation et privatisation
    Le ministre a déclaré vouloir des « top gun » du privé à la tête de l’agence santé. Il prévoit aussi deux hôpitaux privés. « On sent que le gouvernement est dirigé par des gens d’affaires qui croient aux vertus du secteur privé, mais il faut se questionner sur les coûts de cette option auxquels il faudra additionner les profits du privé. La facture sera payée par les contribuables, au bout du compte. Nous craignons par ailleurs une nouvelle saignée du réseau public avec le personnel qui va migrer vers les établissements privés. « La privatisation n’est pas la solution », ajoute Caroline Senneville.

    Déresponsabilisation du gouvernement et fragilisation du réseau
    Réjean Leclerc, président de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, est sans équivoque. « Depuis 2020, on remarque un accroissement de la détresse psychologique dans la population, mais particulièrement chez les travailleuses et les travailleurs du réseau de la santé en raison du stress chronique généré par la pandémie. Le personnel du réseau est dans la pire situation possible pour vivre d’autres bouleversements, surtout d’une si grande importance et imposé d’en haut sans que ne soit pris en compte l’avis des gens sur le terrain. »

    « On nous dit que l’Agence Santé Québec veut accroître la performance du réseau, mais elle est conçue comme un centre de contrôle, notamment dans la gestion des ressources humaines. Or, ce dont les travailleuses et les travailleurs ont besoin pour améliorer les services, c’est de plus de soutien et d’autonomie, pas d’être encore plus contrôlés. En plus, cette agence pourra servir d’écran de fumée derrière lequel le gouvernement pourra se cacher quand la situation sera intenable sur le terrain. Sous couvert d’une réforme ambitieuse, on assiste finalement à une réforme qui manque d’ambition », ajoute Réjean Leclerc.

    Une fusion de trop
    Selon Danny Roy, président de la FP–CSN, « le projet de loi déposé aujourd’hui annonce une fusion sans commune mesure, une centralisation totale. Huit ans après la création des CISSS et des CIUSSS, les grands bouleversements vécus par le personnel et la démobilisation qui a suivi demeurent bien présents. Les fusions de Barrette visaient – comme celles d’aujourd’hui – à améliorer les services à la population, à donner plus d’agilité au réseau et à le rendre plus performant. Le résultat a été précisément l’inverse et la raison est simple : la centralisation n’est pas la solution, mais le problème qui afflige le réseau. En poussant plus loin la centralisation après que Barrette a grièvement blessé le réseau, Dubé a choisi de l’achever. »

    À table !
    Nous avons devant nous un gouvernement qui continue de vouloir tout décider seul. Plutôt que de discuter des enjeux propres aux conventions collectives à la table de négociation – là où nous sommes et où nous proposons des solutions – il impose implacablement sa vision et ses mesures par une loi.

    Étant donné l’ampleur des éléments à analyser dans ce nouveau projet de loi, nous ne sommes toutefois pas encore en mesure de nous positionner sur les nombreux éléments qui y sont soulevés.

    Pour connaître les solutions mises de l’avant par la CSN, visitez le https://www.csn.qc.ca/vraiment-public/

    La CSN se réjouit du dépôt du projet de loi sur le travail des enfants, développé en collaboration avec les syndicats

    La CSN tient à saluer le projet de loi déposé aujourd’hui par le ministre du Travail, M. Jean Boulet, visant à encadrer le travail des enfants. Le travail conjoint du gouvernement et des grandes organisations syndicales et patronales a permis d’en arriver à un consensus clair quant aux balises nécessaires pour assurer le plein développement de nos enfants. Il était temps : de plus en plus d’employeurs embauchent des jeunes de 11, 12 ou 13 ans. Résultat : les accidents de travail sont à la hausse et la motivation scolaire, elle, est en baisse.

    Le projet de loi prévoit de façon générale l’interdiction de travailler aux moins de 14 ans et limite à 17 heures par semaine le travail des 14-16 ans, avec un maximum de 10 heures du lundi au vendredi. « À la CSN, nous sommes hautement préoccupés par la situation actuelle. La rareté de main-d’œuvre a mis au grand jour les dérives de certains employeurs qui embauchent des candidates et des candidats de plus en plus jeunes. Il était urgent d’agir et nous sommes fiers d’avoir participé activement aux travaux menant au dépôt de ce projet de loi », déclare Caroline Senneville, présidente de la CSN.

    Il existe tout de même une préoccupation : la question des exceptions. « Pourquoi un enfant de 12 ans qui travaille au restaurant ou à la ferme de ses parents ne serait-il pas protégé par la loi alors que les autres enfants le seront ? Les risques pour sa santé et sa sécurité sont les mêmes. Son risque de décrochage également. On ouvre ici une brèche qui sera difficile à refermer. »

    Il faut savoir par ailleurs que Québec accuse un grand retard sur le resserrement des normes entourant le travail des enfants, alors que la plupart des autres provinces l’ont déjà effectué. La dernière révision de la loi date d’il y a 25 ans, et le monde du travail a énormément évolué depuis.

    « En 2021 seulement, les accidents de travail ont augmenté de 36 % chez les moins de 16 ans. Trop de jeunes travaillent dans des environnements peu sécuritaires pour lesquels ils n’ont ni la maturité ni la compétence nécessaire. Ils travaillent également un grand nombre d’heures, ce qui nuit à leur développement psychologique et social, ainsi qu’à la persévérance scolaire. Aucun emploi ne devrait nuire à leur santé ou à leur développement physique et psychologique ni compromettre leur éducation », ajoute la présidente.

    Cette nouvelle législation, développée à la suite de l’avis du Comité consultatif sur le travail et la main-d’œuvre où siègent les principales organisations syndicales et patronales, illustre bien le résultat positif du travail de collaboration entre le gouvernement et les personnes qui sont sur le terrain pour en arriver à des solutions efficaces.

    Reste à savoir à quel moment sera mise en œuvre la loi. « Il est impératif que la loi sur l’encadrement du travail des enfants et les règlements qui l’accompagneront entrent en vigueur avant la rentrée scolaire de septembre. Et il est tout aussi important que les organismes responsables d’appliquer les normes qui seront mises en place aient concrètement les moyens de les faire respecter. Sinon, ç’aura été beaucoup de bon travail pour rien », de conclure Mme Senneville.

    Le gouvernement Trudeau s’attaque aux mères : début des audiences au Tribunal de la sécurité sociale

    Le Mouvement Action-Chômage (MAC) de Montréal, le Conseil d’Intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT), le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec, avec l’appui de groupes syndicaux et communautaires, tiennent à souligner que c’est aujourd’hui que le Tribunal de la sécurité sociale du Canada entendra l’appel de la Commission de l’assurance-emploi du Canada, qui conteste la décision selon laquelle la Loi sur l’assurance-emploi enfreint la Charte canadienne des droits et libertés. Le mouvement syndical et communautaire suivra attentivement le déroulement de l’audience des six plaignantes qui se sont vues privées de leur assurance-emploi du fait qu’elles ont pris un congé parental.

    À la suite d’un recours entrepris par le MAC de Montréal en 2018, le Tribunal de la sécurité sociale avait jugé que les dispositions de la Loi sur l’assurance-emploi limitant le droit des mères à recevoir des prestations d’assurance-emploi lorsqu’elles perdent leur emploi pendant ou à la suite d’un congé de maternité, constitue de la discrimination basée sur le sexe : « parce qu’elles sont des femmes qui ont eu une grossesse, elles ne peuvent pas obtenir les avantages des autres assuré-es ». De plus, « [s]i une femme perd son emploi pendant son congé de maternité et parental, elle n’a plus de protection. Elle doit donc se fier à ses économies ou au revenu de son conjoint. Cela maintient les femmes dans la pauvreté et dans un lien de dépendance. C’est considérer les revenus des femmes comme un salaire d’appoint qui ne mérite pas la même protection. »

    S’il est maintenant clair que la Commission d’assurance-emploi entend défendre jusqu’au bout les dispositions sexistes de la Loi sur l’assurance-emploi, nos organisations demandent aujourd’hui au gouvernement d’intervenir et de régler la question par voie législative. La ministre Qualtrough a déclaré à plusieurs reprises vouloir corriger la discrimination envers les femmes dans le régime en assurance-emploi; elle se fait désormais beaucoup plus discrète.

    Le gouvernement doit modifier la Loi sur l’assurance-emploi pour que toutes les travailleuses aient droit à une protection en cas de chômage, indépendamment de toute absence au marché du travail liée à la grossesse, à la maternité et aux responsabilités familiales. Tant qu’à légiférer, pourquoi ne pas procéder à la réforme en profondeur du régime d’assurance-emploi promise depuis trois ans?

    Appuyé par l’APTS, la CSQ, la CSN, la FIQ, la FTQ, le SPGQ, le MAC Pabok Inc. Gaspésie-Îles-de-la-Madeline, le Comité chômage de l’Est, le MAC Lac-St-Jean, Action populaire Rimouski-Neigette, L.A.S.T.U.S.E. du Saguenay, le MAC Trois-Rivières et le MASSE.

    Entente de principe chez Autobus Gérald Séguin

    À la suite d’une séance de négociation tenue aujourd’hui, une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire Gérald Séguin–CSN et l’employeur. Celle-ci sera bientôt présentée en assemblée générale afin que les membres se prononcent sur son contenu. La grève qui était prévue le 28 mars est donc annulée.

    Aucune entrevue ne sera accordée d’ici la tenue de l’assemblée générale.

    À propos

    Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire Gérald Séguin–CSN regroupe environ 120 personnes qui sont affiliées à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN).

    La CSN amasse un montant record pour le Camp Vol d’été Leucan–CSN

    La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a fracassé des records en amassant plus de 135 000 $ lors de la première édition de Marche-don Cours-don, une course à relais hivernale au profit de Leucan. Ces sommes sont consacrées à la tenue du Camp Vol d’été Leucan–CSN, le seul camp estival permettant aux enfants atteints de cancer et à leur famille de vivre ensemble des moments de répit.

    « La CSN et Leucan, c’est une histoire d’amour, confie Caroline Senneville, présidente de la CSN. Depuis maintenant plus de 25 ans, nos membres s’organisent année après année pour venir en appui aux familles traversant des périodes charnières. La solidarité et la bienveillance sont au cœur de notre mouvement depuis 1921, et c’est toujours touchant de voir nos membres se mobiliser pour la collectivité québécoise. »

    Les dons récoltés pendant Marche-don Cours-don permettent au mouvement de financer entièrement la prochaine édition du Camp Vol d’été Leucan–CSN. Somme toute, ce sont près de 400 personnes provenant des quatre coins du Québec qui ont accepté ce défi enneigé en parcourant plus de 3 750 kilomètres, ce qui correspond à un aller-retour entre les bureaux de la CSN à Chandler et à Rouyn.

    « C’est incroyable de voir ce que le mouvement CSN peut accomplir quand il décide de relever un défi, commente Lysanne Groulx, directrice, engagement et relations aux donateurs de Leucan. Jamais une activité de financement n’a réussi à atteindre de tels sommets en 25 ans de partenariat. Au nom de Leucan, je lève mon chapeau bien bas aux militantes et aux militants de la CSN pour leur solidarité indéfectible envers les enfants atteints de cancer et leur famille. »

    Les grévistes d’Urgences-santé enterrent leur convention collective

    En grève aujourd’hui, le personnel de bureau et les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) d’Urgences-santé se sont réunis devant l’hôtel de ville de Montréal pour enterrer leur convention collective échue depuis trois ans, soit le 31 mars 2020. En négociation, ils font face à un mur, car l’employeur refuse de leur octroyer un salaire compétitif par rapport à ceux versés pour des emplois comparables, par exemple dans les centrales du 911.

    « Tout le personnel d’Urgences-santé est important, rappelle la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Chaque jour, les employé-es contribuent directement ou indirectement à sauver des vies et à protéger la qualité de vie des Montréalaises et des Montréalais. Pourtant, ils sont constamment sur la corde raide, en sous-effectif, en heures supplémentaires. Leur travail exige un niveau de concentration à toute épreuve, car la moindre erreur pourrait avoir des conséquences dramatiques. C’est inadmissible qu’ils soient toujours sans convention collective après bientôt trois ans ! »

    « Les demandes des RMU et du personnel administratif ne sont pas déraisonnables. Le gouvernement ne leur offre que 2 % par année en sachant pertinemment que tous ceux et celles qui effectuent un travail comparable ailleurs, par exemple au 911, gagnent beaucoup plus, rappelle le représentant du secteur préhospitalier de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Jean Gagnon. Urgences-santé connaît déjà des difficultés pour attirer et retenir la main-d’œuvre. Tant qu’on ne règle pas le problème de la rémunération, ces difficultés ne feront qu’empirer. »

    Comme Urgences-santé est un organisme public, c’est le Conseil du trésor qui octroie les mandats de négociation. « Chaque jour, nous constatons sur le terrain que l’élastique est étiré au maximum, ajoute la présidente du Syndicat des employé-es d’Urgences-santé–CSN, Anick Bélanger. On ne peut plus se permettre de perdre d’autres travailleuses et travailleurs qui iront faire carrière ailleurs où on reconnaît mieux leurs compétences. Il faut agir sans tarder, car nous avons le plus haut taux de roulement de personnels à Urgences-santé. Tous les maillons de la chaîne d’intervention sont essentiels dans le service préhospitalier. Il y a des vies en jeu à l’autre bout de la ligne ! »

    Les RMU sont notamment les personnes qui prodiguent les premiers soins par téléphone dans des moments cruciaux, par exemple en donnant les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation, en cas d’étouffement ou encore pour préparer un accouchement, en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants. Ces personnes veillent également à la répartition des appels vers les ambulances. Maillon tout aussi essentiel de la chaîne des soins préhospitaliers, les employé-es de bureau assurent pour leur part tout le soutien administratif et voient, entre autres, à combler les effectifs des paramédics, des employé-es de soutien et des RMU. Les employé-es de bureau œuvrent à l’informatique, à l’entretien général, aux comptes clients et à la facturation ainsi qu’aux services des salaires et des ressources humaines.

    Rappelons que les RMU et le personnel de bureau d’Urgences-santé exercent une demi-journée de grève de temps toutes les deux semaines en plus d’autres moyens de pression tels que la grève de certaines tâches. Tous ces moyens de pression ont reçu l’aval du Tribunal administratif du travail qui s’assure du maintien des services essentiels. Les RMU de la Capitale nationale et ceux de l’Estrie, également membres de syndicats CSN, exercent eux aussi la grève de temps selon des modalités semblables.

    La Fabrique Notre-Dame doit ouvrir les portes de son cimetière aux familles

    Aujourd’hui 18 mars, les membres du Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (SEEBCNDDN–CSN), du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (STTCNDDN–CSN) et leurs allié-es demandent à la Fabrique Notre-Dame d’ouvrir les portes du cimetière aux familles qui ne peuvent actuellement se recueillir auprès de leurs défuntes et leurs défunts.

    « Après 27 semaines de grève, nous sommes toujours aussi déterminés à obtenir une entente de principe à la hauteur de nos attentes qui nous permettra de soutenir adéquatement les familles endeuillées du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Avant même le début de notre grève, la haute direction avait décidé de fermer l’accès du cimetière aux familles et à leurs proches, ce qui leur cause beaucoup de frustrations et de colère. Les portes doivent s’ouvrir, et ce, le plus rapidement possible », déclare Éric Dufault, président du SEEBCNDDN–CSN.

    « Notre employeur se moque complètement des familles. Nous le savons parce que tous les jours, nous les rencontrons sur notre ligne de piquetage et nous parlons avec elles du mépris qu’elles vivent actuellement, ajoute Patrick Chartrand, président du STTCNDDN–CSN. Nous avons toujours soutenu les familles dans leurs moments difficiles et maintenant, elles prennent la juste mesure de l’attitude inacceptable des dirigeants de la Fabrique Notre-Dame. »

    Respectivement sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2017 et depuis le 31 décembre 2018, les négociations du SEEBCNDDN et du STTCNDDN n’avancent plus.

    « Nous en sommes toutes et tous témoins sur la place publique que ce sont les familles qui paient le fort prix de l’entêtement de la Fabrique Notre-Dame à ne pas régler cette négociation. Même si l’employeur dit publiquement qu’il veut négocier, il n’y a aucune date prévue actuellement à l’agenda. Pour régler, ça prend des dates et rapidement », précise Linda Tavolaro, secrétaire générale de la FEESP–CSN.

    « Les deux syndicats se battent toujours pour un plancher d’emploi et pour des salaires qui vont assurer la pérennité du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Ces deux éléments sont cruciaux pour que les travailleurs et les travailleuses soient en mesure de bien répondre aux demandes des familles endeuillées. Et les portes closes du cimetière sont le puissant symbole de la fermeture complète de l’employeur face à ces questions », poursuit Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    « Nous sommes partis de Québec ce matin afin d’appuyer les membres de ces deux syndicats qui se battent pour la dignité et le respect de leurs membres qui sont intimement liés aux familles qui ont choisi ce lieu de recueillement pour honorer leurs proches défuntes et défunts. Cette lutte, c’est celle de milliers de femmes et d’hommes qui veulent simplement de la décence et de la bienveillance dans leurs vies », renchérit Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

    « Miguel Castellanos, président du conseil d’administration et curé de la Fabrique Notre-Dame, doit impérativement intervenir pour régler ces deux conflits. Il a la responsabilité morale et légale de bien servir les familles qui leur ont confié une partie cruciale de leurs vies qui nécessite un engagement entier, sincère et solidaire de la part de la Fabrique. Et actuellement, le comportement de l’employeur nous démontre tout le contraire de la décence », conclut François Enault, premier vice-président de la CSN.

    À propos
    En grève depuis le 20 septembre dernier, le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN compte 17 membres. Pour sa part, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN, responsable de l’entretien, rassemble environ 100 membres qui sont en grève depuis le jeudi 12 janvier 2023.

    Hôpital de Lachine : couper des services publics pour les donner au privé, c’est non !

    L’hôpital de Lachine donne des services qui sont essentiels à la population du quartier et des alentours. Or, le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) désire y fermer l’urgence, les soins intensifs, les soins spécialisés et refuse l’arrivée de patientes et de patients par ambulance depuis le 14 février 2022. Pour la Fédération de la Santé et des Services sociaux (FSSS–CSN) et le syndicat des employés du CUSM (SECUSM–CSN), il est primordial que ses services hospitaliers demeurent accessibles et publics, sur une base permanente, d’autant plus de que l’hôpital de Lachine est le seul hôpital francophone de l’Ouest de l’ile et qu’il dessert une population de plus de 300 000 personnes.

    Pour justifier sa décision, le CUSM invoque un défi au niveau de la main-d’œuvre. Pour Shiaman Diawara, président du SECUSM, cela ne tient pas la route « Il y a des enjeux d’attraction et de rétention du personnel, mais la privatisation c’est une bien mauvaise solution et cela va juste empirer la situation. De plus, récemment des travaux importants de modernisation de l’hôpital ont eu lieu. On ne comprend pas ce revirement de situation, soit vouloir dilapider nos services publics pour les confier au privé ».

    « Il est inconcevable de fermer des services alors qu’on sait que le réseau est partout en surcharge. Le gouvernement Legault veut faire construire de nouveaux hôpitaux privés prétextant vouloir désengorger le réseau, mais à côté il fait fermer des services publics et sous-utilise les installations déjà existantes. Ce n’est ni logique ni acceptable » de trancher Sébastien Gagné, vice-président de la FSSS–CSN pour la grande région de Montréal.

    L’hôpital de Lachine a été classé le 26e meilleur hôpital au Canada parmi plus de 1300 hôpitaux selon le magazine Newsweek, publié en mars de cette année. De plus, rappelons-nous qu’en 2007, l’Assemblée nationale avait adopté une motion garantissant la vocation communautaire de l’hôpital de Lachine et le maintien de tous ses services – y compris l’urgence et l’unité des soins intensifs.

    Pour Ariane Carmel-Pelosse, 2e vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN « Il faut reconnaître que l’hôpital de Lachine est une ressource essentielle pour la population. La fermeture de l’urgence, des soins intensifs et de salles d’opération pourrait avoir des conséquences importantes pour les usagères et les usagers et sur leur santé.  En effet, passer plus de temps en ambulance pour se rendre à un autre hôpital pourrait être fatal pour certains, ce n’est pas ce qu’on l’on veut ». Le Conseil Central du Montreal-Métropolitain, la FSSS–CSN et le SECUSM–CSN donnent leur soutien au comité citoyen Sauvons l’hôpital de Lachine et demande au gouvernement de maintenir la vocation communautaire de l’hôpital de Lachine ainsi que l’ensemble de ses services.

    SIGNEZ LA PÉTITION : https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-9995/index.html

    Rencontre avec la ministre Biron – Le Collectif 8 mars reste sur sa faim

    En marge de la Journée internationale des droits des femmes le Collectif 8 mars – qui représente près de 800 000 femmes au Québec – a rencontré Martine Biron, la ministre responsable de la Condition féminine, le 16 mars dernier. Cette première rencontre devait être l’occasion de connaître sa vision sur l’importance du mouvement féministe au Québec ainsi que ses priorités pour défendre et faire avancer les droits de toutes les Québécoises.

    L’ensemble des représentantes du Collectif sont malheureusement déçues de cette rencontre. « La ministre en charge de défendre les intérêts des Québécoises devant le Conseil des ministres n’a pas de plan d’action concret ni de priorités pour les femmes marginalisées. « Les membres du Collectif se désolent du ton de la ministre, peu propice à des échanges constructifs pour améliorer les conditions de vie de toutes les femmes. Nous restons sur notre faim », se navre Marie-Andrée Gauthier, porte-parole du Collectif 8 mars.

    Les participantes ont insisté sur la nécessité de tenir compte des différentes réalités vécues par les femmes et des enjeux distincts auxquels elles peuvent être confrontées. « Cette rencontre a été l’occasion d’expliquer le sens de notre slogan – Résistances féministes. Le thème du 8 mars est basé sur nos diversités, alimenté par nos colères, nourri par notre sororité. Toutes les femmes ont le droit d’être respectées et défendues équitablement », explique Karine Drolet, également porte-parole du Collectif.

    L’analyse différenciée selon les sexes dans une perspective intersectionnelle (ADS+)

    En raison du rejet gouvernemental de la motion traitant de l’ADS+ proposée par le Collectif 8 mars et les partis d’opposition le 21 février dernier à l’Assemblée nationale, une large part de la rencontre a été consacrée à l’importance de cet outil. Pour le Collectif, l’ADS+ permettrait au gouvernement de prévenir la reproduction ou la création d’inégalités entre les femmes et les hommes dans les actions gouvernementales ainsi que de contrer la discrimination systémique qui peut se produire dans le cadre d’interventions en apparence neutres. C’est également un outil important pour faire obstacle aux discriminations croisées vécues par les femmes marginalisées.

    Les services publics et les programmes sociaux

    La pandémie a prouvé le caractère essentiel du travail des femmes dans les services publics, notamment dans le réseau de la santé et des services sociaux ainsi que dans celui de l’éducation. Ce sont les femmes, que ce soit à titre de travailleuses dans les services publics et les programmes sociaux ou en tant qu’utilisatrices majoritaires, qui subissent les plus grands impacts du sous-financement chronique de ces secteurs.

    À moins d’une semaine du dépôt du budget du Québec, le Collectif réitère qu’il est nécessaire de réinvestir massivement dans les services publics pour répondre aux besoins et aux attentes légitimes de la population. Le gouvernement doit voir l’argent qu’il injecte dans les services publics comme un investissement et non comme une dépense. 

    De nombreuses femmes rencontrent d’ailleurs plus d’obstacles dans l’accès aux services publics et aux programmes sociaux, notamment de par leur situation de handicap, leur âge, leur apparence, leur identité de genre, leur religion, leur couleur de peau, leur orientation ou leur statut migratoire.

    Les discriminations sur le marché du travail

    La participation des femmes au marché du travail contribue à leur autonomie financière ainsi qu’à l’enrichissement de l’ensemble de la société. Malheureusement, les femmes issues de communautés marginalisées y accèdent plus difficilement et plusieurs sont surreprésentées dans les emplois à risque et faiblement rémunérés.

    Alors que le gouvernement s’évertue à trouver de nouvelles façons de pallier la pénurie de main-d’œuvre, il a là une occasion à saisir pour mettre fin aux discriminations dont les femmes marginalisées sont victimes sur le marché du travail.

    Le droit au logement

    De plus, la crise actuelle du logement combine un manque de logements sociaux avec une montée en flèche des loyers et des prix des propriétés alors que le pouvoir d’achat recule en raison de l’inflation et que la pauvreté augmente. Cette crise n’affecte pas toute la population de la même façon. Les femmes, les familles et les personnes racisées y sont particulièrement vulnérables.

    Le Collectif 8 mars encourage donc Québec à reconnaître formellement le droit au logement. Il s’agit d’un déterminant social important de la santé globale des individus. Lorsque l’accès au logement constitue un problème, une préoccupation constante s’ajoute à la charge mentale des femmes – déjà très lourde – plutôt que de les aider à se créer un espace où la qualité de vie et la sécurité sont assurées.

    Enfin, les membres du Collectif 8 mars souhaitent maintenir des collaborations fructueuses avec les équipes de travail du gouvernement. C’est une étape incontournable pour que tous les enjeux présentés à la ministre puissent être abordés et que les problèmes qui en découlent soient réglés rapidement.

    À propos

    Le Collectif 8 mars est composé d’organisations syndicales et d’organisations féministes d’action communautaire autonome représentant près de 800 000 femmes, 17 Tables régionales de concertation en condition féminine et plus de 450 groupes de femmes et mixtes.

    Personne ne devrait être prisonnier de son employeur

    Lettre de Caroline Senneville, présidente de la CSN

    L’arrivée massive de personnes immigrantes sur le marché du travail québécois force la prise de conscience de nos besoins de main-d’oeuvre, mais aussi du traitement qui leur est réservé. Bienvenue en 2023 !

    Le ministre du Travail Jean Boulet a admis, lors d’une conférence de presse tenue avec la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), qu’il y a une forte augmentation des accidents de travail chez les travailleuses et les travailleurs étrangers temporaires. Ensemble, ils ont annoncé des mesures visant à réduire le nombre d’accidents et à mieux protéger ce personnel qui ne parle pas toujours français et qui ne connaît aucunement la législation québécoise.

    Avec l’augmentation exponentielle du nombre d’immigrantes et d’immigrants au statut temporaire dans les dernières années, le gouvernement a annoncé l’ajout de 10 employé-es à « l’escouade prévention » de la CNESST. À moins que cette escouade ne possède une baguette magique, cette mesure n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan.

    Vu les milliers d’entreprises qui font appel à cette main-d’oeuvre, cet ajout est nettement insuffisant pour qu’on explique à ces personnes l’ensemble de leurs droits et de leurs recours. D’autant plus qu’elles ne connaissent ni nos lois ni nos institutions et ne maîtrisent pas encore le français. Même si l’escouade est trilingue, les documents explicatifs et les répondantes et les répondants à la CNESST le sont rarement. Il faut aussi avouer que même pour les gens nés au Québec, se dépatouiller avec la CNESST est un défi en soi.

    Le ministre prétend aussi qu’il va s’assurer que les entreprises, les agences de placement et les agences de recrutement à l’étranger suivent les règles. Pourtant, plusieurs règles existent, et elles sont allègrement outrepassées par des employeurs qui n’ont aucun scrupule à utiliser des humains comme une marchandise productive.

    Les exemples ont frappé l’actualité des derniers mois et ont démontré que même des multinationales lourdement subventionnées à même nos impôts ne se gênent pas pour utiliser les travailleuses et les travailleurs étrangers temporaires d’une façon que des expertes et des experts n’hésitent plus à qualifier d’esclavagisme moderne.

    Plutôt que de saupoudrer quelques ressources pour essayer de cerner le problème, la CNESST doit jouer pleinement son rôle, intervenir, et faire appliquer les lois afin qu’elles aient un réel effet dissuasif sur ces employeurs qui nous font honte.

    Pensons-y : ces personnes sont recrutées par des entreprises qui les font venir ici. Ces compagnies doivent s’assurer que leurs besoins de base sont comblés et que leurs droits sont respectés. Mais quels sont les recours de ces personnes si elles sont maltraitées ? Il leur est impossible de changer de travail, même pour un autre identique, puisque leur permis n’est valide que pour un seul employeur. La concurrence est inexistante entre les différents « donneurs d’ouvrage », les salarié-es sont captifs et ont souvent très peur. Peur de se faire retourner chez eux, peur de représailles.

    La véritable solution passe par des permis ouverts qui permettent aux travailleuses et aux travailleurs de quitter une entreprise pour aller travailler dans une autre.

    Il faut aussi que l’offre de cours de francisation soit accessible dans toutes les entreprises et pour toutes les personnes immigrantes, et ce, peu importe leur statut. C’est par le français que passe la prévention des accidents dans les milieux de travail.

    Il est honteux qu’en 2023, au Québec, nous traitions des êtres humains comme une sous-classe de citoyennes et de citoyens, alors que nous en avons cruellement besoin et que nous prétendons former une société démocratique.

    À cette fin, les gouvernements doivent avoir la volonté et le courage de mettre fin aux contrats de travail fermés et abolir les permis fermés, parce qu’ici, chez nous, personne ne devrait être prisonnier de son employeur.

    Déclenchement de la grève le 28 mars chez Autobus Gérald Séguin

    Le mardi 28 mars prochain, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire Gérald Séguin–CSN déclencheront la grève. Réunis en assemblée générale le mardi 21 février dernier, ils ont adopté à 97 %, par voie de scrutin secret, une banque de 14 jours de grève à exercer au moment jugé opportun.

    Environ 1 500 élèves seront privés de service dans les établissements sous la responsabilité de la Commission scolaire Lester B. Pearson, le Centre de services scolaire des Mille-Îles, celui de Montréal et de Marguerite-Bourgeoys. Seront également touchés par cet arrêt de travail : l’École Le Sommet, le Collège Beaubois, le Pensionnat du Saint-Nom-de Marie, le Cégep de Saint-Laurent et l’Université McGill, tous desservis par le transporteur.

    À propos

    Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire Gérald Séguin–CSN regroupe environ 120 personnes qui sont affiliées à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN).

    Projet de loi 10 : Les agences de placement privées doivent cesser de cannibaliser le réseau public

    La CSN se présentera aujourd’hui en commission parlementaire pour dénoncer la cannibalisation du réseau public de santé et de services sociaux par les agences de placement privées et le manque de transparence du projet de loi 10, qui est pourtant censé en restreindre l’accès. La centrale syndicale propose des moyens concrets pour mettre fin au recours aux agences. Plusieurs gouvernements, dont celui de la CAQ, ont laissé péricliter le réseau public pour justifier l’arrivée du privé. Ce petit jeu néfaste doit cesser.

    « Avec les agences, nous sommes face à un véritable cercle vicieux. Le réseau agit à court terme en recourant aux agences sans s’attaquer aux conditions de travail et ce faisant, il amplifie le problème de pénurie de main-d’œuvre qui est le problème numéro un du réseau public en ce moment », explique Caroline Senneville, présidente de la CSN.

    La présidente dénonce également cette injustice : « Les employé-es d’agence de placement de personnel ont bien souvent de meilleurs salaires et de meilleurs horaires que leurs collègues du public. Pour ajouter l’insulte à l’injure, il revient régulièrement au personnel du réseau public de superviser et de former les employé-es d’agences qui ne savent habituellement pas grand-chose de leur nouvel environnement de travail temporaire. »

    Le problème des agences touche bien entendu les infirmières, mais aussi d’autres professions. De 2010-2011 à 2020-2021, le nombre d’heures octroyées à des agences a augmenté de 347 % pour les préposé-es aux bénéficiaires, de 601 % pour les préposé-es à l’entretien ménager, de 917 % pour les éducatrices et les éducateurs et de 326 % pour les diététistes. En 2022, c’est 960 M$ qui sont allés aux agences, en hausse de 380 % depuis 2016.

    Un projet de loi qui manque de substance
    La CSN estime que le gouvernement doit mettre fin à ce régime avec du personnel « à deux vitesses » le plus tôt possible. Le projet de loi 10 n’explique pas quand et comment le gouvernement compte vraiment agir. Il faudrait que le projet de loi prévoie un échéancier contraignant et pas seulement des vœux pieux. « Remettre le contenu du projet de loi à un futur règlement démontre le manque de détermination et de transparence du gouvernement », critique la présidente de la CSN. Il faudrait aussi définir le type d’organismes qui seront touchés par les restrictions dans le recours aux agences privées de placement. La CSN conseille d’exclure complètement les agences de toutes les parties du réseau public et de tous les titres d’emploi, pas seulement les infirmières dans les hôpitaux.

    Pour connaître les solutions mises de l’avant par la CSN, visitez le https://www.csn.qc.ca/vraiment-public/

    Quand Québec vise l’injustice…

    Depuis des mois, le système judiciaire fait régulièrement les manchettes en raison des graves problèmes de manque de personnel qui l’affectent : audiences reportées et procès retardés sont malheureusement devenus monnaie courante, érodant ainsi la confiance du public dans notre système judiciaire.

    Bien malgré eux, les avocates et les avocats de l’aide juridique ont dû, encore une fois au cours du temps des Fêtes, exercer leur droit de grève afin de dénouer l’impasse qui perdure dans leurs négociations avec Québec. Des citoyennes et des citoyens ont ainsi été privés de leur droit à une juste représentation.

    Voilà plus de trois ans que la convention collective des avocates et avocats de l’aide juridique est échue. Trois années au cours desquelles nous négocions, de bonne foi, avec Québec.

    La Commission des services juridiques et nos employeurs ne s’en cachent pas : ils sont d’accord avec nous. Ils peinent à attirer les jeunes diplômé-es sortant des facultés de droit. Ils sont souvent confrontés aux départs d’avocates et d’avocats d’expérience ayant succombé aux meilleures conditions offertes par la Couronne ou ailleurs. Chaque semaine, ils rencontrent les incontournables difficultés à pourvoir les postes ainsi laissés vacants. Les avocates et les avocats sur le terrain multiplient les heures supplémentaires afin d’éviter que ne se produisent des ruptures de services dont nos clients seraient les premières victimes.

    Si nos vis-à-vis à la table de négociation reconnaissent sans embâcle la nécessité de maintenir la parité salariale entre les avocats de l’aide juridique et leurs collègues de la Direction des poursuites criminelles et pénales, il en va autrement des représentants du Conseil du trésor qui refusent, depuis trois ans déjà, d’octroyer à nos employeurs les mandats permettant le maintien de cette parité.

    La parité salariale entre l’aide juridique et le DPCP a été instaurée en 1986. Les avocates et avocats de l’aide juridique étaient parvenus à convaincre le gouvernement de ce principe élémentaire de justice : les avocats de l’aide juridique et ceux de la Couronne plaident les mêmes dossiers, dans les mêmes tribunaux, devant les mêmes juges. Étant toutes et tous rémunérés par Québec, ils devraient avoir droit aux mêmes conditions de travail.

    C’est ainsi qu’à chaque renouvellement de convention collective, cette parité salariale a été reconduite, et ce, peu importe le gouvernement au pouvoir.

    Or, voilà que le gouvernement de François Legault refuse obstinément de maintenir cette parité salariale. Les dirigeants du Conseil du trésor ne sont pas capables d’expliquer en quoi les choses auraient changé au point de justifier une rémunération dorénavant inférieure pour celles et ceux qui sont chargés de la défense des plus vulnérables.

    Comment expliquer que dans le passé, les deux ministres responsables de notre dossier, Sonia LeBel et Simon Jolin-Barette, se soient clairement prononcés en faveur du maintien de la parité salariale entre le DPCP et les avocats de l’aide juridique ? C’est pourtant cette parité salariale que ces deux personnes refusent aujourd’hui de reconduire.

    Le travail et l’engagement des avocats de l’aide juridique n’ont jamais été aussi nécessaires au maintien d’une justice accessible pour toutes et tous : pour les enfants mineurs, les femmes victimes de violence conjugale, les accidenté-es de la route et du travail, les gens aux prises avec des problèmes de santé mentale et les accusé-es en droit de bénéficier d’une représentation de la plus haute qualité. De nombreuses familles vulnérables devront y avoir recours dans les prochains mois : certaines feront l’objet de rénovictions, d’autres devront recourir à un régime de protection pour un proche en perte d’autonomie.

    Un individu non représenté devant les tribunaux, peu importe le domaine de droit, coûte cher à l’État. Il engendre inévitablement plus de délais pour lui-même et pour tous les autres justiciables. L’apport des avocates et avocats de l’aide juridique a un impact direct et réel sur l’ensemble du système judiciaire.

    Le système de justice est arrivé à un point de rupture. Il n’est plus possible pour le gouvernement et le ministre Jolin-Barrette d’ignorer les graves problèmes de sous-financement qui rendent aujourd’hui difficile le maintien d’une justice de qualité pour les Québécoises et les Québécois.

    En imposant une rémunération inférieure aux avocates et aux avocats chargés de la représentation et de la défense de centaines de milliers de justiciables admissibles à nos services, Québec paverait la voie à un exode important qui menacerait le maintien des opérations de notre organisme – en plus de permettre une concurrence déloyale entre la poursuite et la défense au sein même du giron public.

    Justine Lambert-Boulianne, présidente du Syndicat des avocats et avocates de l’aide juridique de Montréal et Laval–CSN

    Elisabeth Maillet, présidente du Syndicat des avocats du Centre communautaire juridique Rive-Sud

    Sandrine Malo, présidente du Syndicat des avocats et avocates de l’aide juridique des Laurentides et de Lanaudière–CSN

    Hugo Caissy, président du Syndicat des avocats et avocates de l’aide juridique du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–CSN

    Marie-Ève Bouchard, présidente du Syndicat des avocats et avocates de l’aide juridique du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN

    Corinne Tremblay, présidente du Syndicat des avocats et avocates de l’aide juridique de Mauricie–Bois-Francs–CSN

    La langue devrait être maîtrisée avant les études supérieures 

    La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) souligne le paradoxe entre le discours officiel du gouvernement Legault qui se targue d’être un défenseur de la langue française et l’année qui s’est écoulée avant de rendre public le Rapport du comité d’expertes sur la maîtrise du français au collégial. « Pourquoi une telle attente si le français est une priorité pour le gouvernement ? A-t-il choisi de ne pas faire de vagues avant les élections de l’automne dernier ? » se questionne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN.  

    Ce rapport risque de choquer les membres de la FNEEQ–CSN qui enseignent la littérature au collégial. « Le rapport insinue qu’après onze années de formation au primaire et au secondaire, il faudrait repartir à zéro. C’est comme si on demandait aux profs de mathématiques d’enseigner les tables de multiplication au cégep. Quand on arrive en enseignement supérieur, il faut que la langue soit maîtrisée en amont, pour que l’on puisse bâtir sur des acquis », souligne Caroline Quesnel.  

    Du même souffle, le rapport semble enfoncer des portes ouvertes en recommandant un enseignement explicite du fonctionnement de la langue en relation étroite avec la lecture et l’écriture : cela se fait déjà au quotidien dans le cadre de l’enseignement de l’analyse littéraire. 

    Le numérique : obsession du premier ministre 
    Le rapport, visiblement rédigé avant l’utilisation accélérée des robots conversationnels, fait écho au plan d’action numérique gouvernemental et à l’amour démesuré du premier ministre Legault pour la technologie comme gage de solution à tous les maux. « Le numérique fait partie de nos vies, mais on ne doit pas se fier qu’aux machines et aux robots pour écrire à notre place. Il faut maîtriser la langue et comprendre comment elle fonctionne. C’est capital », martèle Caroline Quesnel. 

    Par ailleurs, la FNEEQ–CSN partage le constat des chercheuses avançant que la valorisation de la langue est une responsabilité partagée et l’affaire de tout le milieu, de tous les enseignantes et enseignants, peu importe la discipline. Le ministère doit fournir des données supplémentaires pour dresser un portrait plus complet et doit consulter les spécialistes de l’enseignement que sont les profs.

    La Fédération, qui représente 85 % des profs de cégep, s’intéresse de près au dossier. En décembre dernier, les syndicats membres ont mandaté la fédération pour réfléchir aux moyens de valoriser la langue : le chantier en cours prévoit une consultation des membres qui enseignent en français littérature et langue seconde.  

    La CSN dénonce l’austérité postpandémique dans les écoles

    La CSN dénonce les compressions budgétaires que doivent effectuer plusieurs centres de services scolaires pour pouvoir payer toutes les factures de frais extraordinaires liés à la pandémie.

    Dans ce contexte, il est très difficile de concevoir que le gouvernement Legault puisse accorder des baisses d’impôt tout en réinvestissant suffisamment en santé et en éducation pour assurer à la population des services de qualité. « Il vaut mieux pour le gouvernement de revenir sur sa promesse que de compromettre l’avenir de milliers d’enfants. Ce serait la chose responsable à faire », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

    Comme le rapporte Radio-Canada aujourd’hui, des centres de services scolaires ont diminué leurs services de soutien aux élèves, comme les services en orthopédagogie et en psychologie ou encore ceux qui sont effectués par les techniciennes en éducation spécialisée. Au CSSC, dans la Capitale, c’est près de 1,5 M$ de manque à gagner qui doivent être récupérés dans le budget existant.

    « C’est inadmissible de nuire aux enfants les plus vulnérables en provoquant une sorte d’austérité postpandémique. Il faut impérativement augmenter les budgets pour éponger tous les frais imprévus liés à la pandémie et pour permettre non seulement de maintenir, mais d’améliorer les services. La pandémie a eu des effets dévastateurs sur plusieurs élèves, ce n’est vraiment pas le moment de baisser les bras ; j’espère que le ministre Drainville va pouvoir défendre son ministère adéquatement », a déclaré Caroline Senneville, présidente de la CSN. La confédération estime en outre que le déficit scolaire des élèves vulnérables est majeur.

    Notons que la facture pandémique est également très lourde dans les secteurs de la santé et des services sociaux ainsi que du transport en commun, pour ne nommer que ceux-là. Ne pas tenir compte de cela équivaut à plonger plusieurs administrations publiques en période d’austérité postpandémique.

    Les grévistes d’Urgences-santé visitent François Legault

    En grève aujourd’hui, le personnel de bureau et les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) d’Urgences-Santé ont rendu visite au premier ministre Legault afin de le sensibiliser aux conséquences du blocage de la négociation chez Urgences-santé.

    Sans convention collective depuis le 31 mars 2020, ces deux groupes de salarié-es jouent un rôle crucial au sein d’Urgences-santé. Les RMU sont notamment les personnes qui prodiguent les premiers soins par téléphone dans des moments cruciaux, par exemple en donnant les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation, en cas d’étouffement ou encore pour préparer un accouchement, en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants. Ces personnes veillent également à la répartition des appels vers les ambulances. Maillon tout aussi essentiel de la chaîne des soins préhospitaliers, les employé-es de bureau assurent pour leur part tout le soutien administratif et voient, entre autres, à combler les effectifs des paramédics, des employé-es de soutien et des RMU. Les employé-es de bureau œuvrent à l’informatique, à l’entretien général, aux comptes clients et à la facturation ainsi qu’aux services des salaires et des ressources humaines.

    « Il était important pour nous de nous adresser directement au premier ministre, parce que les services préhospitaliers sont absolument névralgiques pour la population, explique la présidente du Syndicat des employé-es d’Urgences-Santé–CSN, Anick Bélanger. Nous sommes constamment sur la corde raide, en sous-effectif, en heures supplémentaires. Notre travail exige un niveau de concentration à toute épreuve, car la moindre erreur pourrait avoir des conséquences dramatiques. François Legault ne peut pas demeurer insensible devant une telle situation. »

    « Il faut souligner que les demandes des RMU et du personnel administratif ne sont pas déraisonnables. Le gouvernement ne leur offre que 2 % par année en sachant pertinemment que tous ceux qui effectuent un travail comparable ailleurs, par exemple au 911, gagnent beaucoup plus, rappelle le représentant du secteur préhospitalier de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Jean Gagnon. Toutes ces personnes-là sauvent des vies chaque jour ou y contribuent activement. On ne peut tout simplement pas se passer d’elles : elles sont indispensables. Le gouvernement doit sérieusement y réfléchir, car si l’on n’arrive plus à recruter du personnel ni à retenir les plus expérimenté-es chez Urgences-santé, il aura sur les bras un problème encore bien plus important. »

    Puisque la visite avait lieu à L’Assomption, la présidente du Conseil central de la Lanaudière–CSN, Patricia Rivest, a pris part au rassemblement à l’extérieur du bureau du premier ministre. « Nous appuyons de tout cœur la lutte des RMU et du personnel administratif d’Urgences-Santé, notamment parce que la situation qu’ils dénoncent, elle est vécue partout au Québec, dans toutes les centrales de communication santé. Nous demandons au premier ministre de prendre la situation très au sérieux. Il y a toujours un prix à payer à refuser de reconnaître les travailleuses et les travailleurs à leur juste valeur. »

     

    Rappelons que les RMU et le personnel de bureau d’Urgences-santé exercent une demi-journée de grève de temps toutes les deux semaines en plus d’autres moyens de pression tels que la grève de certaines tâches. Tous ces moyens de pression ont reçu l’aval du Tribunal administratif du travail qui s’assure du maintien des services essentiels. Les RMU de la Capitale nationale et ceux de l’Estrie, également membres de syndicats CSN, exercent eux aussi la grève de temps selon des modalités semblables.

    Le Front commun revendique de meilleurs salaires pour les femmes dans les services publics

    À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, une centaine de militantes du Front commun – dont 78 % des membres sont des femmes – se sont réunies devant le Secrétariat du Conseil du trésor afin de lancer un message fort au gouvernement Legault au moment même où les discussions s’amorcent à la table de négociation en ce qui concerne les augmentations de salaire pour les prochaines conventions collectives : « Nous, d’une seule voix, résistons pour de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail! »

    Cette prise de parole publique dénonce l’appauvrissement impliqué par l’offre soumise aux femmes et aux hommes qui donnent des services à la population par la présidente du Conseil du trésor et ancienne ministre de la Condition féminine, Sonia LeBel. En effet, alors que le gouvernement prévoit une inflation de 16,6 % sur 5 ans dans sa dernière mise à jour économique, il n’offre que 9 % d’augmentations salariales pour la même période. Quand les salaires du secteur public ne suivent pas, ce sont en grande majorité des femmes qui s’appauvrissent.

    « Quand on regarde les conditions dans lesquelles travaillent les femmes pour éduquer, soigner et offrir des services à la population, on doit faire le constat qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire pour atteindre une pleine reconnaissance en 2023. Quand on voit un gouvernement leur demander – encore une fois – de se serrer la ceinture alors que l’inflation les frappe de plein fouet, comme tout le monde, il y a de quoi s’insurger. Boucler le budget du Québec et réduire les impôts sur le dos des femmes du Front commun, ça ne passera pas! », dénoncent vivement les porte-parole du Front commun, Magali Picard, présidente de la FTQ, François Enault, premier vice-président de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, et Robert Comeau, président de l’APTS.

    Pour revaloriser les emplois du secteur public, le Front commun réclame un mécanisme permanent de protection contre l’inflation d’une part et, d’autre part, un enrichissement visant un rattrapage salarial général. Ainsi, il revendique 100 $ par semaine pour l’année 2023 ou l’indice des prix à la consommation (IPC) +2 % (selon la formule la plus avantageuse), l’IPC +3 % pour 2024 et, finalement, l’IPC +4 % pour 2025.

    Le compte à rebours est commencé

    Cette action symbolique du Front commun a lieu alors que les conventions collectives des travailleuses et des travailleurs des services publics viendront à échéance le 31 mars prochain. Pour marquer le coup, le Front commun amorce un compte à rebours sur les réseaux sociaux afin de rappeler à la présidente du Conseil du trésor que l’heure est à la négociation. Un rassemblement de militantes et militants de la CSN, de la CSQ, de la FTQ et de l’APTS se tiendra également le 30 mars prochain, à Québec, afin de faire le point sur la négociation en cours et d’échanger sur la mobilisation à venir pour le renouvellement des conventions collectives du secteur public.

    « Le temps file, nos réseaux publics ont besoin d’air. Les membres du Front commun se sont prononcés sur des propositions pour mettre fin à la pénurie de main-d’œuvre en éducation, en enseignement supérieur et dans la santé et les services sociaux. Nous demandons au gouvernement d’être actif aux tables de négociation, de travailler sérieusement et d’être à l’écoute des propositions qui viennent de celles et ceux qui sont les mieux placés pour savoir de quoi nos services ont besoin », concluent les porte-parole syndicaux.

    Statistiques pour mieux comprendre les enjeux de cette négociation

    • Moyenne salariale des employées et employés du secteur public membres du Front commun : 43 916 $ ;
    • Retard salarial : -11,9 % ;
    • Retard de rémunération globale : -3,9 % ;
    • Proportion de femmes parmi les membres du Front commun : 78 %.

    Pour plus d’information sur la négociation en cours : https://www.frontcommun.org/.

    À propos du Front commun

    Ensemble, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS représentent plus de 420 000 travailleuses et travailleurs de l’État québécois dans les secteurs publics, en éducation, en santé et dans les services sociaux ainsi qu’en enseignement supérieur.

    Équité salariale : le personnel du CHUM attend son dû depuis 12 ans

    Une centaine de militantes et de militants de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ont déployé une gigantesque bannière sur le Centre Hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) pour réclamer un règlement des plaintes de maintien de l’équité salariale pour le personnel de bureau et de l’administration. Entre autres, les agentes administratives, les adjointes à la direction et à l’enseignement universitaire, les acheteuses et les secrétaires médicales et juridiques, postes majoritairement occupés par des femmes, attendent depuis près de 12 ans que le gouvernement mette fin à la discrimination au niveau de leur salaire en réglant les plaintes de maintien de l’équité salariale de 2010.

    Pour Anick Mailhot, présidente du syndicat des employé-es du CHUM–CSN, la situation doit se régler de toute urgence : « Nous continuerons de nous mobiliser tant que le dossier ne sera pas réglé parce qu’au CHUM la situation est critique. Le manque de personnel est criant, sans parler de celles et ceux qui pensent quitter. Le règlement des plaintes de maintien de l’équité salariale serait une forme de reconnaissance qui améliorerait les conditions salariales des travailleuses et travailleurs et qui permettrait ainsi de retenir le personnel dont on a tant besoin. »

    « Ces emplois, traditionnellement occupés par des femmes, sont depuis trop longtemps dévalorisés par rapport aux emplois traditionnellement occupés par des hommes.  Il est plus que temps de mettre fin à cette iniquité! Le gouvernement doit régler les plaintes de maintien de l’équité salariale le plus rapidement possible. Ce n’est pas normal que ces travailleuses doivent attendre depuis si longtemps pour que le gouvernement les reconnaisse » de poursuivre Arianne Carmel-Pelosse, 2e vice-présidente du conseil central Montréal Métropolitain–CSN.

    « Il est temps que la Loi sur l’équité salariale soit respectée. Nous souhaitons un engagement ferme de la part du gouvernement afin que le Conseil du trésor donne le mandat de régler ces plaintes qui touchent près de 30 000 personnes partout au Québec. Il est plus que temps que le gouvernement reconnaisse les changements dans leur travail et la juste valeur de leur emploi. On n’est plus à l’aire de la dactylo! » de renchérir Josée Marcotte, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

    Vote d’une banque de 14 jours de grève chez Autobus Gérald Séguin

    Réunis en assemblée générale le mardi 21 février au soir, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire Gérald Séguin–CSN ont adopté à 97 %, par voie de scrutin secret, une banque de 14 jours de grève à exercer au moment jugé opportun.

    « Nous réclamons de meilleurs salaires et surtout, nous voulons que cesse la discrimination entre les conductrices et les conducteurs de minibus qui touchent un salaire moins élevé que celles et ceux qui conduisent des autobus courants. Peu importe le véhicule, on a des horaires coupés qui nous font travailler de très tôt le matin à tard en fin de journée, sans compter qu’on prend en charge jusqu’à 72 élèves dans nos véhicules, des enfants handicapés dans les minibus, de leur demeure à l’école. On veut tout simplement notre juste part des montants qui ont récemment été octroyés à notre employeur et que tout notre monde soit équitablement payé », déclare Lynne Beauvais, vice-présidente, trésorière et porte-parole du syndicat.

    « La question des salaires est au cœur de toutes les négociations actuelles dans le transport scolaire. Les boss ont très longtemps misé sur le fait qu’on pouvait engager du monde pour pas cher sans bonifier leurs conditions de travail. Les transporteurs ont fait beaucoup d’argent sur le dos des conductrices et des conducteurs et, actuellement, on voit très bien que cette vision à court terme nous a menés à la rareté de main-d’œuvre que nous connaissons et aux bris de services que nous observons partout au Québec. Or, il y a une solution et c’est de bonifier les salaires. Les récents règlements dans le transport scolaire, ce sont des augmentations de 30 à 40 % sur la durée de la convention collective », précise Josée Dubé, présidente du secteur du transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services (FEESP–CSN).

    « Lors de leurs récentes négociations avec le gouvernement, les transporteurs scolaires ont reçu des bonifications importantes de l’ordre de 15 à 30 % de leurs contrats, ce qui leur donne une nouvelle capacité de bien payer leurs conductrices et leurs conducteurs. Notre secteur vit toujours avec de graves problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre, ce qui menace toujours le service de transport aux élèves que nous offrons tous les jours. Il est temps que ça cesse et la seule solution, c’est de verser de bons salaires qui attireront des travailleuses et des travailleurs dans notre secteur », souligne la vice-présidente de la FEESP–CSN, Stéphanie Gratton.

    À propos

    Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire Gérald Séguin–CSN regroupe environ 120 personnes qui sont affiliées à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN).

    Des appuis majeurs pour les grévistes du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges

    Ce mardi 21 février sur l’heure du midi, les membres du Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (SEECNDDN–CSN) et du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges (STTCNDDN–CSN) ont reçu des appuis de taille aujourd’hui sur leur ligne de piquetage.

    « Après 24 semaines de grève, les familles et leurs proches cumulent des frustrations et de la colère envers la Fabrique Notre-Dame, à un point tel que nous recevons désormais leur appui afin de mettre un terme à notre conflit. Plus que jamais, nous sommes donc déterminés à obtenir une entente de principe à la hauteur de nos attentes qui nous permettront de soutenir adéquatement les familles endeuillées qui choisissent le cimetière Notre-Dame-des-Neiges », déclare Éric Dufault, président du SEECNDDN–CSN.

    « Envers ses salarié-es, ça fait longtemps que notre employeur a dépassé les bornes. Et maintenant, notre clientèle reconnaît hors de tout doute qu’elle vit le même mépris que nous, allant même jusqu’à tenir responsable la direction de notre établissement de ce gâchis, ajoute Patrick Chartrand, président du STTCNDDN–CSN. Nous avons toujours soutenu les familles et maintenu de bonnes relations avec elles, et aujourd’hui, recevoir leur appui nous réchauffe le cœur. »

    Respectivement sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2017 et depuis le 31 décembre 2018, les négociations du SEEBCNDDN et du STTCNDDN n’avancent plus.

    « Les travailleuses et les travailleurs du cimetière le savent depuis toujours : ce sont bien évidemment les familles qui paient le fort prix de l’obstination de la Fabrique Notre-Dame à ne pas régler cette négociation. Il n’y a aucune raison valable pour cet employeur de maintenir un tel chaos dans un des plus beaux cimetières en Amérique du Nord. L’employeur doit régler, dès que possible », précise Linda Tavolaro, secrétaire générale de la FEESP–CSN.

    « Les deux syndicats se battent pour un plancher d’emploi et pour des salaires qui vont assurer un avenir viable pour le cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Sans ces deux éléments essentiels, les travailleurs et les travailleuses ne seront jamais en mesure de bien répondre aux demandes des familles endeuillées. Et nous allons être à leurs côtés tant et aussi longtemps qu’il le faudra », poursuit Bertrand Guibord, secrétaire général du CCMM–CSN.

    « Aujourd’hui, je m’adresse directement à Miguel Castellanos, président du conseil d’administration de la Fabrique Notre-Dame : vous êtes le plus haut dirigeant d’une institution qui veille à soutenir des gens qui traversent des moments difficiles, des moments qui nécessitent un engagement entier, sincère et solidaire envers celles et ceux qui vous ont choisi pour honorer leurs défuntes et défunts. Vous avez le pouvoir de régler ce conflit et je vous invite à le faire le plus rapidement possible pour qu’enfin, les familles puissent vivre leur deuil paisiblement et respectueusement », conclut Caroline Senneville, présidente de la CSN.

    À propos

    En grève depuis le 20 septembre dernier, le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN compte 17 membres. Pour sa part, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN, responsable de l’entretien, rassemble environ 100 membres qui sont en grève depuis le jeudi 12 janvier 2023.

    Des emplois durables, oui, mais pas sans une transition juste

    La Confédération des syndicats nationaux (CSN) se réjouit du lancement aujourd’hui par le gouvernement fédéral du Programme pour des emplois durables, qui conjugue finalement environnement et emploi, mais se questionne sur l’absence de mesures touchant à la transition juste. En rappel, la transition juste, économique et écologique, consiste à assurer que les travailleuses et les travailleurs œuvrant dans les secteurs touchés par les changements climatiques aient une place à la table pour élaborer des solutions durables quand il est question de leur travail.

    Pour la CSN, bien que les objectifs du programme soient tout à fait louables et qu’elle accueille favorablement l’approche tripartite des ministères concernés, la décision d’écarter la transition juste met en péril son succès.

    « Ça fait maintenant plus de vingt ans que les syndicats parlent de la transition juste, économique et écologique. Le gouvernement Trudeau ne peut pas faire l’autruche sur ces enjeux, déplore Caroline Senneville, présidente de la CSN. Il sait très bien qu’il est primordial que les travailleuses et les travailleurs aient une place à la table pour décider de l’avenir des secteurs d’activités touchés par les bouleversements climatiques, en plus de leur offrir des formations et des garanties de revenus adéquats pour les aider à faire la transition vers de nouveaux secteurs plus écologiques. »

    La confédération applaudit le programme qui vise la création de milliers d’emplois durables dans les prochaines années et qui ouvre la porte à un dialogue constructif entre les gouvernements, les employeurs, et le mouvement syndical. La CSN insiste pour que le gouvernement, dès le lancement du programme, mette en place des mesures qui impliqueront directement le personnel des secteurs visés.

    « Le gouvernement Trudeau est doué pour fixer des objectifs ambitieux qui semblent bien beaux sur papier, mais il oublie souvent de nous donner les moyens de les atteindre. Il nous paraît irréaliste de promettre la création d’autant d’emplois durables sans passer par une transition juste des travailleuses et des travailleurs des secteurs qui sont affectés par les changements climatiques, » conclut la présidente.

    STT de Québec Solidaire–CSN – section 11 – FP–CSN

    À la suite du dépôt de deux requêtes en accréditation, le SYNDICAT DES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS DE QUÉBEC SOLIDAIRE–CSN a été accrédité, les 23 et 27 janvier 2023, pour représenter :

    « Tous les salarié-es travaillant pour le/la député(e). »

    Ainsi, avec le résultat des dernières élections provinciales, le SYNDICAT DES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS DE QUÉBEC SOLIDAIRE–CSN poursuit, lui aussi, son expansion. En effet, les travailleuses et travailleurs de ces nouveaux comtés solidaires ont décidé de rejoindre le syndicat qui, soulignons-le, amorcera sa deuxième négociation dans les prochains mois.

    Nous leur souhaitons la bienvenue et bonne chance pour la négociation à venir.

    Le syndicat est déjà affilié à la Fédération des professionnèles, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

    STT de Québec Solidaire–CSN – section 12 – FP–CSN

    À la suite du dépôt de deux requêtes en accréditation, le SYNDICAT DES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS DE QUÉBEC SOLIDAIRE–CSN a été accrédité, les 23 et 27 janvier 2023, pour représenter : 

    « Tous les salarié-es travaillant pour le/la député(e). » 

    Ainsi, avec le résultat des dernières élections provinciales, le SYNDICAT DES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS DE QUÉBEC SOLIDAIRE–CSN poursuit, lui aussi, son expansion. En effet, les travailleuses et travailleurs de ces nouveaux comtés solidaires ont décidé de rejoindre le syndicat qui, soulignons-le, amorcera sa deuxième négociation dans les prochains mois. 

    Nous leur souhaitons la bienvenue et bonne chance pour la négociation à venir. 

    Le syndicat est déjà affilié à la Fédération des professionnèles, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux. 

    Syndicat des professionnels et des professionnelles du Cégep de Saint-Laurent–CSN – FP–CSN

     À la suite du dépôt de sa requête en accréditation, le 3 août 2022, le Syndicat des professionnels et des professionnelles du Cégep de Saint-Laurent–CSN a été accrédité pour représenter : 

    « Tous les professionnels et professionnelles non enseignants, salarié-es au sens du Code du travail. » 

    C’est dans le cadre du maraudage du secteur public que cette requête en accréditation a été déposée le 3 août 2022. Ces travailleuses et travailleurs représentent le troisième groupe de professionnels à obtenir leur accréditation dans le cadre du maraudage s’étant déroulé l’été dernier. 

    Ils et elles ont fait le choix de quitter le SPGQ pour obtenir de meilleurs services de la part d’une centrale syndicale forte, d’une fédération qui saura les représenter à la hauteur de leurs attentes ainsi que d’un conseil central qui saura les appuyer dans leurs luttes à venir. Ces travailleuses et travailleurs sont dorénavant confiants que leur syndicat sera bien outillé pour faire avancer leurs conditions de travail et pour mener à terme les négociations à venir. L’arrivée de ce nouveau syndicat au sein de la Fédération des professionnèles permettra par ailleurs la création du Bureau fédéral des collèges (BFC). 

    Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des professionnèles, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux. 

    Un pas dans le bon sens… sans grande audace

    L’idéal d’un système VRAIMENT public commande l’affranchissement du réseau public de toute dépendance à l’égard de l’entreprise privée à but lucratif. La première mesure pour redevenir un employeur de choix est d’abolir les agences de personnel et de mettre fin à la concurrence qui prévaut actuellement entre les conditions du secteur public et celles des agences. En outre, il est crucial d’assurer au personnel du réseau public de bonnes conditions de travail et de rémunération pour y ramener les travailleuses et les travailleurs et retenir celles et ceux qui y sont demeurés.

    La CSN aurait voulu que le gouvernement fasse preuve de plus d’audace en s’engageant dès maintenant dans un plan visant le rapatriement de l’ensemble des ressources dans le secteur public. Elle invite donc le gouvernement de la CAQ à aller plus loin pour éradiquer complètement les recours aux entreprises de placement de main-d’œuvre en santé et services sociaux.

    « Pour mettre fin définitivement aux recours aux agences privées, il lui faudra travailler avec nous, les organisations syndicales, souligne la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Redevenir un employeur de choix, comme réseau public, constitue la pierre angulaire de toute solution à long terme. Pour cela, ce que nous demandons, c’est que le gouvernement soit en mode écoute. Parce que des solutions, le personnel du réseau en a tout plein. Elles sont concrètes et réalistes, mais trop souvent ignorées. »

    La CSN réitère la nécessité d’avoir un échéancier indiquant clairement les étapes pour s’affranchir complètement et définitivement de cette dépendance envers l’entreprise privée à but lucratif, parce que l’heure est grave. En définitive, il faudra voir le règlement qui sera adopté par le gouvernement pour savoir si on assiste à un véritable changement de cap.

    Un problème généralisé
    Le recours à des agences de placement de personnel crée aussi de l’instabilité pour les équipes de travail et nuit à la sécurité et à la qualité des soins et des services. Les agences sont dorénavant partout dans le réseau ! Dans les soins infirmiers, chez les préposé-es aux bénéficiaires, dans les services alimentaires, dans les services sociaux…  Bref, le problème touche plusieurs titres d’emplois et il a également pris beaucoup d’ampleur dans le secteur des centres d’hébergement privés ces dernières années. Là aussi, il faut agir, sinon on ne fait que déplacer le problème.

    Pour la CSN, cette situation de dépendance doit alerter toute la population quant aux conséquences réelles de la privatisation en santé et services sociaux, et ce, même quand les frais sont couverts par l’assurance maladie publique. Elle entraîne inévitablement la fuite des ressources et de l’expertise du secteur public vers des entreprises à but lucratif dont l’objectif premier est de réaliser des profits. Des groupes de médecine familiale et centres médicaux spécialisés aux centres d’hébergement privés, aucun exemple de privatisation en santé et services sociaux n’a permis à l’État de payer moins cher que dans le secteur public tout en atteignant les objectifs, notamment en matière d’accessibilité.

    Pour connaître les solutions mises en avant par la CSN, visitez le https://www.csn.qc.ca/vraiment-public/

    Un mariage heureux

    Au cours de ses 100 ans d’action collective, la CSN a pu compter dans ses rangs des femmes d’exception qui ont fait avancer la cause syndicale.

    En 1921, lors de la fondation de la CSN, connue alors comme la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC), les femmes sont relativement peu nombreuses sur le marché du travail. Néanmoins, l’un des premiers grands combats de la CTCC sera mené par les allumettières de la compagnie Eddy Match. Depuis 1921, la centrale est passée « d’une approche défensive et paternaliste à l’égard des syndiquées à un engagement actif et militant envers l’égalité », souligne Claudette Carbonneau dans un récent article du Bulletin d’histoire politique. Il s’agit d’un parcours qui, bien qu’ayant grandement subi l’influence de l’Église, a su s’adapter à l’évolution de la société québécoise.

    Celle qui a dirigé la CSN de 2002 à 2011 se remémore des « grèves courageuses et historiques » menées à la CTCC/CSN par des femmes, comme celles du textile et de la chaussure. Fatiguées d’être méprisées par leur employeur qui leur accorde un salaire de misère, les employées de Dupuis frères mènent la grève en 1952. Leur lutte bénéficiera à toutes les travailleuses des autres grandes enseignes. L’histoire se rappellera également les infirmières de l’hôpital Sainte-Justine en 1963. Épuisées et inquiètes de la qualité des soins offerts, elles déclenchent la grève et forcent « la Reine à négocier avec ses sujets », pour paraphraser l’ancien premier ministre du Québec, Jean Lesage.

    Assemblée des travailleuses de garderies, années 1970. // Archives CSN

    Au sein même de la centrale, un comité féminin sera mis en place en 1953. Les femmes veulent qu’on cesse de voir leurs problèmes comme des « affaires de bonnes femmes » !

    Dans les années 1990, peu de femmes occupent des postes de responsabilités à la CSN. « Au comité exécutif, je trouvais que ça n’avait pas de bon sens d’être la seule femme sur six personnes, alors que 50 % de nos effectifs sont des femmes ! » L’ancienne présidente de la CSN évoque la « conviction profonde et la mobilisation des femmes » qui ont mené les batailles pour les centres de la petite enfance, les congés parentaux et l’équité salariale. Ce dernier enjeu, une véritable saga, a entraîné les militantes à multiplier les manifestations. Face aux stratagèmes juridiques et gouvernementaux, la CSN a porté à bout de bras ce dossier devant les tribunaux, et la bataille pour l’équité salariale se poursuit.

    Viser la parité
    Le comité exécutif de la CSN est aujourd’hui à parité. « Ça prêche par l’exemple », fait valoir la secrétaire générale de la CSN, Nathalie Arguin. Au milieu des années 90, la cigarette est toujours autorisée dans les lieux publics. Son syndicat du Casino de Montréal se bat pour que les employées enceintes puissent bénéficier du retrait préventif ». « Je suis bien fière de cette lutte qui a contribué, avec le soutien d’autres organisations, à faire changer les choses. » D’un point de vue militant, la touche féminine, tout comme la diversité en général, « amène une meilleure action syndicale et crée moins d’angles morts. »

    Agir pour l’avenir
    L’intersectionnalité, c’est lorsqu’une même personne subit une accumulation de discriminations en lien avec son origine, son sexe, son âge, sa religion, son orientation sexuelle, sa classe sociale ou ses capacités physiques. Ramatoulaye Diallo, trésorière du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, peut en témoigner. À son arrivée au Québec dans les années 90, la Guinéenne envoie plusieurs curriculums vitae pour tenter de décrocher un poste de technicienne de laboratoire. Cette diplômée universitaire en microbiologie ne reçoit même pas un appel !

    « Il y a des alliances à faire avec d’autres mouvements sociaux pour lutter contre les systèmes qui nous oppriment », note pour sa part Emilia Castro, militante depuis plus de 30 ans et ex-vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

    Au dernier congrès de la CSN, une proposition demandant l’engagement de la CSN pour un modèle inclusif et intersectionnel des milieux de travail a été adoptée. Il y a de l’espoir !

    Les grévistes d’Urgences-santé traversent le pont à la rencontre de Christian Dubé

    En grève aujourd’hui, le personnel de bureau et les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) d’Urgences-Santé ont rendu visite au ministre de la Santé et des services sociaux, Christian Dubé, afin de le sensibiliser aux conséquences du blocage de la négociation chez Urgences-santé.

    Sans convention collective depuis le 31 mars 2020, ces deux groupes de salarié-es jouent un rôle crucial au sein d’Urgences-santé. Les RMU sont notamment les personnes qui prodiguent les premiers soins par téléphone dans des moments cruciaux, par exemple en donnant les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation, en cas d’étouffement ou encore pour préparer un accouchement, en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants. Maillon tout aussi essentiel de la chaîne des soins préhospitaliers, les employé-es de bureau assurent pour leur part tout le soutien administratif. Ils voient, entre autres, à combler les effectifs des paramédics, des employé-es de soutien et des RMU. Ils œuvrent à l’informatique, à l’entretien général, aux comptes clients et à la facturation ainsi qu’aux services des salaires et des ressources humaines.

    « C’est le Conseil du trésor qui donne les mandats de négociation à notre employeur, mais c’était important pour nous de rencontrer le ministre de la Santé et des services sociaux, Christian Dubé, parce que les services préhospitaliers se trouvent sous sa responsabilité, explique le vice-président, trésorerie, du Syndicat des employé-es d’Urgences-Santé (SEUS–CSN), Éric Gloutney. Nous sommes constamment sur la corde raide, en sous-effectif, en heures supplémentaires. Notre travail exige un niveau de concentration à toute épreuve, car la moindre erreur pourrait avoir des conséquences dramatiques. Le ministre ne peut pas demeurer insensible devant une telle situation. »

    « Il faut souligner que les demandes des RMU et du personnel administratif ne sont pas déraisonnables. Le gouvernement ne leur offre que 2 % par année en sachant pertinemment que tous ceux qui effectuent un travail comparable ailleurs, par exemple au 911, gagnent beaucoup plus, rappelle la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Lucie Longchamps. Toutes ces personnes-là sauvent des vies chaque jour ou y contribuent activement. On ne peut tout simplement pas se passer d’elles : elles sont indispensables. Le gouvernement doit sérieusement y réfléchir, car si l’on n’arrive plus à recruter du personnel ni à retenir les plus expérimenté-es chez Urgences-santé, il aura sur les bras un problème encore bien plus important. »

    Puisque la visite avait lieu à La Prairie, la présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annette Herbeuval, a pris part au rassemblement à l’extérieur du bureau du député. « Nous appuyons de tout cœur la lutte des RMU et du personnel administratif d’Urgences-Santé, notamment parce que la situation qu’ils dénoncent, elle est vécue partout au Québec, dans toutes les centrales de communication santé. Nous demandons au ministre Dubé de prendre la situation très au sérieux. Il y a toujours un prix à payer à refuser de reconnaître les travailleuses et les travailleurs à leur juste valeur. »

    Rappelons que les RMU et le personnel de bureau d’Urgences-santé exercent une demi-journée de grève de temps toutes les deux semaines en plus d’autres moyens de pression tels que la grève de certaines tâches. Tous ces moyens de pression ont reçu l’aval du Tribunal administratif du travail qui s’assure du maintien des services essentiels. Les RMU de la Capitale nationale et ceux de l’Estrie, également membres de syndicats CSN, se préparent aussi à déclencher la grève de temps selon des modalités semblables.

    La ministre Pascale Déry devrait présenter ses priorités

    La CSN, la centrale syndicale la plus représentative en enseignement supérieur au Québec, estime que Pascale Déry tarde à faire connaître ses priorités, comme l’a fait son collègue Bernard Drainville, alors que les collèges et les universités ont pourtant des besoins criants.

    Dans une récente nouvelle de TVA, la ministre Déry a raison de vouloir augmenter le taux de diplomation, mais cela n’arrivera pas par magie. « Il faudra donner aux cégeps et aux universités les moyens nécessaires pour avoir un personnel suffisant, tant pour l’enseignement et l’aide aux étudiantes et aux étudiants en difficulté, que du côté des employé-es de soutien », soutient Caroline Senneville, présidente de la CSN, qui précise que le manque de personnel et la surcharge actuelle de travail ne permettent pas de faire un travail optimal. Les établissements d’enseignement supérieur souffrent d’un sous-financement chronique depuis plusieurs années.

    La pandémie a provoqué des retards d’apprentissage et de formation qui se répercutent sur l’enseignement supérieur et il faudra des moyens suffisants pour assurer la réussite éducative du plus grand nombre. On pense notamment à l’apprentissage du français écrit qui cause des difficultés à un nombre grandissant d’étudiantes et d’étudiants. Il faut s’en occuper sérieusement.

    La CSN déplore que la ministre semble préoccupée seulement par les besoins actuels du marché. Elle cite les bourses Perspectives qui ciblent certaines professions au détriment des autres. « Ces bourses ne fonctionnent pas et ne garantissent pas une rétention des personnes une fois en emploi », précise Caroline Senneville, qui estime que la vision de la ministre Déry devra dépasser cette approche centrée uniquement sur la photo des pénuries de main-d’œuvre actuelles.

    Pour consulter la plateforme de la CSN en éducation et en enseignement supérieur

    https ://bit.ly/3EAf0PY

    Le rehaussement de l’âge minimal de la retraite totalement inutile, affirme la CSN

    C’est aujourd’hui que la Confédération des syndicats nationaux était entendue en commission parlementaire, alors que s’amorçait une importante consultation publique sur le Régime de rentes du Québec (RRQ). Le régime, en très bonne santé financière, est assuré pour au moins les 50 prochaines années, selon le ministère. La CSN s’étonne donc de la proposition de repousser à 62 ou à 65 ans l’âge d’admissibilité aux prestations, mesure phare de l’actuelle proposition gouvernementale. La première grande centrale au Québec est plutôt d’avis que le moment est opportun pour améliorer certaines dispositions du RRQ sans effectuer de réduction de bénéfices.

    « Selon le questionnaire de Revenu Québec, la consultation, obligatoire tous les six ans, est nécessaire pour “accroître la sécurité financière des retraité-es”. Du même coup, on propose d’appauvrir celles et ceux qui en ont le plus besoin, alors que près de 3 travailleurs sur 10 n’ont que le RRQ comme revenu à partir de 60 ans. On ne comprend tout simplement pas l’objectif, affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN. La très bonne santé financière du régime rend tout à fait superflue et même nuisible une hausse de l’âge d’admissibilité aux prestations du RRQ. Au contraire, la situation actuelle appelle à une bonification du régime pour les personnes qui y ont cotisé toute leur vie. »

    Pour la CSN, le report de l’âge d’accès aux prestations se veut une solution bien imparfaite au problème conjoncturel que représente l’actuel défi de la main-d’œuvre au Québec et aura plus d’effets négatifs sur le maintien de la main-d’œuvre expérimentée que de bénéfices. Elle serait encore plus néfaste pour la population moins bien nantie.

    « Si on repousse l’âge d’accès, ce sont encore une fois les femmes et les moins nantis qui seront affectés de façon disproportionnée, puisque leur revenu moyen de cotisation au RRQ est significativement moins élevé. Forcer un report du début de la rente de retraite du RRQ conduirait inévitablement de futurs retraité-es à la pauvreté. À la CSN, on défend des valeurs de justice et de solidarité et, justement, le RRQ revêt un caractère social de redistribution pour les personnes à faible revenu. »

    La CSN est en faveur d’une modification des règles de calcul de la rente afin d’éviter que les gains reliés au travail de quelqu’un qui demande sa rente après 65 ans réduisent la moyenne des gains utilisés pour le calcul de sa rente. Elle se montre également favorable aux propositions visant à mieux soutenir les travailleuses et travailleurs qui agissent comme proches aidantes et proches aidants et qui doivent s’occuper d’un enfant à charge ou encore d’une personne en invalidité. Finalement la CSN privilégie le mécanisme d’ajustement actuel en cas de déséquilibre du régime de base du RRQ, et ce, autant pour le régime de base que pour le régime supplémentaire du RRQ.

    Pour consulter le mémoire de la CSN : https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2023/02/2023-02-02_memoire_rrq_csn.pdf

    ITHQ : une entente qui reconnait enfin le vrai statut des profs

    Réunis en assemblée générale mardi soir, c’est à 84 % que les membres du Syndicat des enseignantes et enseignants de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec-CSN (SEEITHQ-CSN) ont accepté l’entente de principe conclue avec l’employeur la semaine dernière.

    « Nous sommes particulièrement fiers des gains importants réalisés par nos membres dans le cadre de cette convention collective d’une durée de cinq ans. La reconnaissance de notre statut de profs était au cœur de notre bataille. C’est pour ça qu’on a joint la CSN en 2019. Grâce à notre mobilisation massive, les avancées sont substantielles », se réjouit Éric Guay, président du SEEITHQ-CSN.

    Les membres obtiennent ainsi un allégement de leur charge de travail, une régularisation des emplois, dont un mécanisme automatique d’accès à la sécurité d’emploi, et des augmentations salariales qui permettent d’atteindre la parité avec la rémunération versée en enseignement, dans le secteur public.

    Une première grève historique
    Les profs de l’ITHQ ont dû exercer trois jours de grève à la mi-janvier, une première historique, pour mettre de la pression à la table de négociation. « Les grévistes ont reçu la visite et le soutien solidaire de plusieurs syndicats du mouvement CSN. On a constaté à quel point cet appui a permis d’ajouter à la détermination des troupes », se félicite Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

    Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) souligne les efforts considérables déployés par la fédération pour que ces syndiqué-es obtiennent reconnaissance. « L’ITHQ est devenu un organisme du gouvernement hors de la fonction publique en 2018. Le syndicat et notre fédération ont donc travaillé ensemble pour que la prochaine convention collective s’inspire de celle des enseignantes et des enseignants et non de celle des fonctionnaires de l’État. C’est mission accomplie ! »

    « Cette entente est non seulement favorable aux profs, elle profitera aussi à l’institut. L’établissement phare de Montréal doit demeurer compétitif internationalement pour accueillir et retenir du personnel qualifié », rappelle Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN.

    La nouvelle convention collective sera en vigueur jusqu’en mars 2025.

    La CSN réclame une bonification du régime d’assurance-emploi

    Avec ses alliés des autres grandes centrales syndicales et les organismes de défense des chômeurs, la CSN a réclamé jeudi une bonification du régime de l’assurance-emploi que le gouvernement fédéral s’apprête à réformer. Au fil des ans, les gouvernements successifs ont restreint l’accès et diminué la durée et le montant des prestations.

    « Il est plus que temps qu’Ottawa redonne aux travailleurs et aux chômeurs les bénéfices de l’assurance-emploi qui leur reviennent », a déclaré la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

    « Justin Trudeau doit décider s’il veut ajouter son nom au bas de la liste des premiers ministres qui, tour à tour et depuis 30 ans, se sont emparés des surplus de la caisse ou ont réduit les avantages d’un régime qui appartient pourtant aux travailleuses et travailleurs, et aux employeurs. »

    Six travailleurs sur dix n’ont pas droit aux prestations
    La CSN participait jeudi à Ottawa au Forum du Commissaire des travailleurs et travailleuses de l’assurance-emploi. La centrale met de l’avant une plate-forme de 15 revendications communes qu’elle partage avec la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Centrale des syndicats démocratiques (CSD).

    Depuis plusieurs années, seulement quatre personnes en chômage sur dix obtiennent des prestations, alors que tout le monde cotise. L’accès au régime diffère aussi selon le taux de chômage régional. Enfin, les travailleuses et travailleurs à temps partiel, les employé-es saisonniers et les femmes enceintes sont désavantagés.

    Élargir l’accès et augmenter les prestations
    Avec ses alliés, la CSN propose un nouveau seuil pour avoir droit aux prestations, soit 420 heures de travail ou après 12 semaines d’un minimum de 14 heures, au choix du prestataire. La durée des prestations devrait s’étaler de 35 semaines à 51 semaines, avec une possibilité de prolongation pour les femmes qui perdent leur emploi pendant ou après leur congé de maternité ou parental.

    Les syndicats estiment en outre que le taux des prestations devrait être calculé sur la base des 12 meilleures semaines travaillées. Le taux de remplacement du revenu – qui est actuellement l’un des plus faibles des pays de l’OCDE – devrait être relevé de 55 % à 60 %. Et le maximum du revenu assurable devrait être relevé à son niveau d’antan en tenant compte de l’inflation, soit 82 300 $ au lieu de 56 300 $ (selon les données de 2021).

    Les indemnités de départ et les préavis – qui sont une compensation pour la perte définitive d’un emploi – ne devraient pas être considérés dans la détermination de la période de prestations. De plus, les employeurs devraient être tenus d’être plus clairs en déclarant les motifs de cessation d’emploi.

    Un régime géré par un organisme tripartite
    Selon les quatre grandes centrales, le gouvernement devrait recommencer à contribuer au financement du régime qui gagnerait à être administré par un organisme tripartite. Des « agentes et des agents de liaison » devraient être embauchés pour faciliter le traitement des dossiers. Et le chef principal du nouveau Conseil d’appel devrait être redevable à la Commission de l’assurance-emploi, et non pas à son seul président.

    Les prestataires pourraient librement travailler l’équivalent d’une journée par semaine sans pénalité. Un trop payé équivalent à moins d’une semaine de prestations n’aurait pas à être remboursé. Et les gens qui totalisent un revenu de plus de 75 375 $ (en salaire et en prestations) ne seraient pas tenus de remettre une partie de leurs prestations à la fin de l’année fiscale.

    Santé et services sociaux : quelles portes la CAQ ouvrira-t-elle ?

    Des travailleuses et travailleurs membres de syndicats CSN des secteurs public et privé se sont donné rendez-vous ce matin, rue des Parlementaires, pour sensibiliser les élu-es de l’Assemblée nationale, qui reprennent leurs travaux aujourd’hui aux enjeux majeurs qui se profilent en santé et services sociaux. Pour l’occasion, ils ont déployé une immense bannière symbolisant une porte donnant sur un système plus coûteux et inégalitaire. La CSN invite les député-es et toute la population à la vigilance devant les choix que posera le gouvernement.

    « Notre système de santé et de services sociaux est à la croisée des chemins, explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Depuis une trentaine d’années, nos gouvernements ont centralisé à outrance le réseau public, ils ont miné son caractère démocratique, ils ont choisi la privatisation plutôt que le renforcement de son caractère public. Pour nous, continuer d’aller dans ce sens ne ferait qu’empirer les problèmes que nous vivons. Au contraire, nous invitons le gouvernement à faire preuve de courage en ouvrant la porte aux idées des travailleuses et des travailleurs qui sont les véritables experts en la matière puisque ce sont eux qui prodiguent les soins et services à la population ».

    Pour la CSN, les décisions que prendra le gouvernement auront un impact non seulement pour les salarié-es du réseau public, mais pour l’ensemble de la population, dont bien entendu les travailleuses et les travailleurs de tous les autres secteurs de la société. « Notre réseau public est un acquis précieux pour toutes les travailleuses et les travailleurs qui n’ont pas à se soucier de l’épaisseur de leur portefeuille lorsqu’ils ont besoin de soins et de services, ajoute le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr, présent lors du rassemblement de ce midi. On aura beau tenter de nous rassurer voulant que l’assurance-maladie universelle demeure, on sait bien que plus on ouvrira grande la porte au secteur privé, qui coûte systématiquement plus cher que le secteur public, plus les pressions seront fortes pour reconsidérer le panier de services offerts dans le secteur public. »

    Porte grande ouverte au privé
    La CSN redoute notamment la cession annoncée au secteur privé de la gestion des activités dans deux nouveaux hôpitaux. La grande majorité du personnel de ces établissements flambants neufs proviendra forcément du réseau public, qui vit déjà actuellement de sérieux problèmes de main-d’œuvre. D’autres mesures annoncées par le gouvernement, notamment un récent décret consacrant l’ouverture au privé du secteur des soins virtuels, sont fort préoccupantes, car elles favorisent un système à deux vitesses.

    Pour un réseau Vraiment public
    Les données sont claires, le Canada est un des pays développés où le secteur privé est déjà le plus présent en santé et services sociaux. Il y a un mythe bien implanté au Québec qui voudrait que le recours au secteur privé en santé et services sociaux soit une idée nouvelle. Pourtant les exemples d’inefficacité du secteur privé dans notre système sont légion. Des groupes de médecine familiale (GMF) qui n’ont jamais rempli leurs promesses d’accessibilité, aux agences privées de personnel qui ont pris tant d’ampleur qu’elles constituent désormais un véritable casse-tête financier et organisationnel, en passant par les centres d’hébergement privés qui facturent d’énormes montants mensuels à leurs usagères et usagers tout en offrant à peine plus que le salaire minimum à leur personnel, le privé en santé et services sociaux fait généralement plus partie du problème que de la solution.

    Non au statu quo
    La CSN ne défend pas le statu quo. Plus importante organisation syndicale du réseau, représentant plus 125 000 travailleuses et travailleurs de toutes les catégories de personnel du réseau public ainsi que des milliers d’autres relevant d’établissements privés de santé et de services sociaux, la CSN souhaite apporter sa contribution dans la recherche de solutions réalistes et concrètes, émanant des travailleuses et travailleurs eux-mêmes. Plusieurs de ces solutions sont identifiées dans le site Web : www.csn.qc.ca/vraiment-public.

    Décentraliser, démocratiser, déprivatiser
    Pour la CSN, il faut corriger certaines lacunes issues des précédentes réformes. Le système est aujourd’hui beaucoup trop centralisé. Il faut redonner de l’autonomie aux établissements et amener de nouveau la démocratie. De plus, il faut renforcer le secteur public. Les recours au secteur privé ne sont pas une « addition », mais bien une « soustraction », car toutes les ressources dirigées vers le privé proviennent du public.

    Les CLSC comme porte d’entrée
    Entre autres exemples, la CSN invite les élu-es à considérer les CLSC comme la porte d’entrée de tout le système. Dans toutes les régions, c’est le lieu par excellence pour coordonner l’ensemble des soins et services de première ligne. Les CLSC pourraient être ouverts en tout temps, avec des équipes multidisciplinaires prêtes à traiter tous ces cas qui, faute d’alternative, doivent présentement se tourner vers les urgences des hôpitaux, eux-mêmes déjà surchargés.

    Augmentation des frais en RPA : un autre pas vers un système à deux vitesses

    La fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) joint sa voix aux détracteurs du projet de règlement qui prévoit de réviser les critères de fixation du loyer dans les résidences privées pour aîné-es (RPA). Ce qui est proposé par la CAQ est l’ajout de frais pour des services qui devraient être assumés par le secteur public via les soins à domicile.

    Dans le projet de règlement, on peut lire que ce changement pourrait se traduire par une augmentation des revenus pour les propriétaires de RPA, mais qu’en contrepartie, cette mesure augmenterait les dépenses des résidents. « Ce que propose la CAQ, c’est ni plus ni moins que l’appauvrissement des aîné-es, ce n’est pas acceptable. Cela aura des conséquences sur plusieurs d’entre eux et sur leurs familles qui devront reconsidérer leur choix et trouver d’autres lieux d’hébergement. Les RPA ne devraient avoir que le volet locatif et d’amusement pour les ainé-es qui en ont les moyens, mais la partie soins revient au réseau public et ne devrait pas être une occasion d’affaires » de se prononcer Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS-CSN responsable des secteurs privés.

    Le projet de règlement gouvernemental veut permettre des hausses dans le coût des soins de santé offerts aux résidentes et aux résidents. Pour Réjean Leclerc, président de la FSSS–CSN « Le gouvernement se déresponsabilise de devoir donner des services qui devraient être assumés par le secteur public. Ça ouvre la porte à une explosion des coûts, mais là, la facture sera refilée à celles et ceux qui peuvent se le payer. C’est un message clair que nous envoie le gouvernement : il poursuit dans sa logique néolibérale de privatisation en ajoutant une autre pierre sur le chemin d’un système de santé à deux vitesses et tant pis pour ceux qui n’ont pas les moyens. »

    La politique canadienne de la santé vise à faciliter un accès satisfaisant aux services de santé, sans obstacle d’ordre financier ou autre. En somme, la santé est un droit et si l’on ne veut pas que le secteur public reste l’enfant pauvre du système, il faudra investir rapidement dans les services de soins à domicile, surtout considérant le vieillissement de la population. C’est ce que martèlent les différentes recommandations à ce sujet et c’est ce qui devrait être mis de l’avant.  C’est la seule manière d’assurer un accès équitable aux soins et aux services à l’ensemble de la population, incluant aux personnes qui vivent en RPA.

    L’augmentation des frais en RPA : un autre pas vers un système à deux vitesses

    La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) joint sa voix aux détracteurs du projet de règlement qui prévoit de réviser les critères de fixation du loyer dans les résidences privées pour aînés (RPA). Ce qui est proposé par la CAQ est l’ajout de frais pour des services qui devraient être assumés par le secteur public via les soins à domicile. 

    Dans le projet de règlement, on peut lire que ce changement pourrait se traduire par une augmentation des revenus pour les propriétaires de RPA, mais qu’en contrepartie, cette mesure augmenterait les dépenses des résidentes et des résidents. « Ce que propose la CAQ, c’est ni plus ni moins que l’appauvrissement des aîné-es, ce n’est pas acceptable.  Cela aura des conséquences sur plusieurs d’entre eux et sur leurs familles qui devront reconsidérer leur choix et trouver d’autres lieux d’hébergement. Les RPA ne devraient avoir que le volet locatif et d’amusement pour les ainé-es qui en ont les moyens, mais la partie soins revient au réseau public et ne devrait pas être une occasion d’affaires » de se prononcer Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS–CSN, responsable des secteurs privés. 

    Le projet de règlement gouvernemental veut permettre des hausses dans le coût des soins de santé offerts aux résidentes et résidents. Pour Réjean Leclerc, président de la FSSS–CSN, « Le gouvernement se déresponsabilise en donnant des services qui devraient être assumés par le secteur public. Ça ouvre la porte à une explosion des coûts, mais là, la facture sera refilée à celles et ceux qui peuvent se le payer. C’est un message clair que nous envoie le gouvernement : il poursuit dans sa logique néolibérale de privatisation en ajoutant une autre pierre sur le chemin d’un système de santé à deux vitesses et tant pis pour ceux qui n’ont pas les moyens ».   

    La politique canadienne de la santé vise à faciliter un accès satisfaisant aux services de santé, sans obstacle d’ordre financier ou autre. En somme, la santé est un droit et si l’on ne veut pas que le secteur public reste l’enfant pauvre du système, il faudra investir rapidement dans les services de soins à domicile, surtout considérant le vieillissement de la population. C’est ce que martèlent les différentes recommandations à ce sujet et c’est ce qui devrait être mis de l’avant.  C’est la seule manière d’assurer un accès équitable aux soins et aux services à l’ensemble de la population, incluant aux personnes qui vivent en RPA.

    Équité salariale : le personnel de bureau et de l’administration réclame son dû!

    Des centaines de militantes et de militants de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ont déployé une gigantesque bannière devant le centre ambulatoire du CISSS de Laval pour réclamer un règlement des plaintes de maintien de l’équité salariale pour le personnel du bureau et de l’administration. Entre autres, les agentes administratives, les adjointes à la direction et à l’enseignement universitaire, les acheteuses et les secrétaires médicales et juridiques, postes majoritairement occupés par des femmes, attendent depuis près de 12 ans que le gouvernement mette fin à la discrimination au niveau de leur salaire en réglant les plaintes de maintien de l’équité salariale de 2010.

    « Nous souhaitons un engagement ferme de la part du gouvernement afin que le Conseil du trésor donne le mandat de régler ces plaintes qui touchent près de 30 000 personnes partout au Québec. Ça fait près de 12 ans que ces travailleuses attendent qu’on reconnaisse les transformations dans leur travail et la juste valeur de leur emploi. Il est temps que la Loi sur l’équité salariale soit respectée », lance Josée Marcotte, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

    Pour Nathalie Bourque, présidente du syndicat des travailleuses et des travailleurs du CISSS de Laval, la situation doit se régler de toute urgence : « Nous continuerons de nous mobiliser tant que le dossier ne sera pas réglé parce qu’à Laval la situation est critique. Le manque de personnel est criant, sans parler de celles et ceux qui pensent quitter. Le règlement des plaintes de l’équité salariale serait une forme de reconnaissance qui améliorerait les conditions salariales des travailleuses et travailleurs et qui permettrait ainsi de retenir le personnel dont on a tant besoin. »

    « Ces emplois, traditionnellement occupés par des femmes, sont depuis trop longtemps dévalorisés par rapport aux emplois traditionnellement occupés par des hommes.  Il est plus que temps de mettre fin à cette iniquité! Le gouvernement doit régler les plaintes de maintien de l’équité salariale le plus rapidement possible.  Ce n’est pas normal que ces travailleurs, majoritairement des femmes, doivent attendre depuis si longtemps pour que le gouvernement les reconnaisse » de renchérir Chantal Ide, 1re vice-présidente du Conseil central Montréal-métropolitain–CSN.

    À propos

    Le syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval-CSN compte plus de 6 000 membres et est appuyé dans cette revendication par le Conseil central du Montréal-métropolitain–CSN qui regroupe plus de plus de 100 000 travailleuses et travailleurs ainsi que par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) comptant plus de 145 000 membres, dont près de 120 000 dans le secteur public.

    Les grévistes du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges interpellent l’archevêché de Montréal

    Ce jeudi 26 janvier au matin, tout juste après avoir conclu un pacte de front commun pour régler leurs grèves respectives à une table unique, les membres du Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (SEECNDDN–CSN) et du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges (STTCNDDN–CSN) sont allés rendre visite à l’archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine.

    « Après 20 semaines de grève, nous sommes venus interpeller le plus haut responsable de l’Église catholique de Montréal à ses bureaux afin de lui demander d’exercer des pressions auprès de la Fabrique Notre-Dame dans le cadre des présents conflits de travail que nous et nos collègues de l’entretien vivons actuellement. Nous sommes prêts à régler ces deux conflits dès que possible, mais ce sera ensemble, à la même table, que nos deux syndicats vont s’entendre avec la Fabrique », déclare Éric Dufault, président du SEECNDDN–CSN.

    « Que ce soit pour le syndicat des employé-es de bureau ou pour notre unité, nous nous battons pour un plancher d’emploi et pour des salaires qui vont assurer un avenir viable pour le cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Sans ces deux éléments essentiels, nous ne serons pas en mesure de bien répondre aux demandes des familles endeuillées. Actuellement, ce sont justement ces familles qui paient le fort prix de l’obstination de la Fabrique Notre-Dame qui relève de l’archevêché de Montréal. Voilà donc pourquoi aujourd’hui nous interpellons Mgr Lépine afin qu’il exerce son rôle de leader, étant le plus haut responsable de cette organisation », ajoute Patrick Chartrand, président du STTCNDDN–CSN.

    À propos

    En grève depuis le 20 septembre dernier, le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN compte 17 membres. Pour sa part, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN, responsable de l’entretien, rassemble environ 100 membres qui sont en grève depuis le jeudi 12 janvier 2023.

    La grève reprend chez Urgences-santé

    Les répondantes et les répondants médicaux d’urgence (RMU) ainsi que le personnel administratif d’Urgences-santé sont de retour en grève, avec de nouvelles dispositions, entérinées par le Tribunal administratif du travail. Ainsi le personnel de bureau et les RMU exerceront une demi-journée de grève toutes les deux semaines. Ils élargiront également la grève de tâches en vigueur depuis le 17 juin. Avant de contraindre les RMU à effectuer des heures supplémentaires obligatoires, Urgences-santé devra tenter de combler ses besoins avec le personnel-cadre ayant la formation nécessaire, et ce, pour un maximum de huit heures par semaine par cadre.

    Le 24 janvier, ils ont profité de la première demi-journée de grève du personnel administratif pour rendre visite au Conseil du trésor, à Montréal. La convention collective est échue depuis le 31 mars 2020. Le Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN) a décidé d’augmenter la pression suivant les dernières rencontres de négociation, en décembre dernier, au cours desquelles le comité syndical de négociation a dû constater que le Conseil du trésor maintenait sa position initiale, et ce, malgré des pistes de compromis mises en avant par la partie syndicale.

    « Urgences-santé n’est plus capable d’attirer la relève, explique la présidente du SEUS–CSN, Annick Bélanger. Et les plus expérimenté-es songent de plus en plus à réorienter leur carrière, comme l’ont fait d’ex-collègues. C’est ce qui fait qu’il manque constamment de personnel. Nos conditions de travail et nos salaires ne soutiennent plus du tout la concurrence avec les emplois comparables. Au lieu de profiter de la négociation pour corriger la situation, Urgences-santé multiplie les recours aux heures supplémentaires volontaires ou obligatoires pour éviter les bris de service et s’en sert désormais comme d’une méthode de gestion des effectifs, et ce, depuis des années. À force d’étirer l’élastique, il va finir par se rompre. Ce serait catastrophique, parce que chaque jour, nous contribuons concrètement à sauver des vies et à assurer le fonctionnement optimal de toute la chaîne des soins préhospitaliers ».

    La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) représente également le personnel des centres de communication santé de Québec et de Sherbrooke, également en négociation. Pour son président, Réjean Leclerc, il est inacceptable que le gouvernement laisse ces négociations s’enliser depuis près de trois ans alors qu’il s’agit d’un travail fondamental et indispensable. « Nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement a su trouver un terrain d’entente avec la quasi-totalité des organisations qui étaient en négociation, mais pas avec les RMU et le personnel de bureau d’Urgences-santé. Ils ne demandent rien de plus que la juste reconnaissance de leur travail. On va se retrouver avec tout un problème comme société si on laisse la situation empirer et qu’on n’est plus capable de combler ces emplois névralgiques ».

    La présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Dominique Daigneault, salue pour sa part la détermination des travailleuses et des travailleurs d’Urgences-santé. « Devant la ligne dure tenue par le gouvernement et toutes les restrictions à l’exercice de leur droit de grève, certains se seraient découragés. Mais le SEUS–CSN décide au contraire de redoubler d’ardeur. Il faut bien comprendre que leur bataille ne concerne pas qu’eux seuls. Accepter l’offre du gouvernement, bien en deçà du coût de la vie et de ce qui est offert aux emplois comparables, en deçà aussi de ce qui a été négocié ailleurs dans le secteur préhospitalier, ça voudrait dire accepter qu’Urgences-santé devienne un emploi de passage, temporaire, en attendant mieux. Nous sommes extrêmement fiers de ces femmes et de ces hommes et nous serons à leur côté tant et aussi longtemps qu’il le faudra ».

    À propos
    Les RMU sont notamment les personnes qui prodiguent les premiers soins par téléphone dans des moments cruciaux, par exemple en donnant les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation, en cas d’étouffement ou encore pour préparer un accouchement, en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants. Maillon tout aussi essentiel au sein d’Urgences-santé, les employé-es de bureau assurent pour leur part tout le soutien administratif. Ils voient, entre autres, à combler les effectifs des paramédics, des employé-es de soutien et des RMU. Ils œuvrent à l’informatique, à l’entretien général, aux compte-clients et à la facturation, ainsi qu’aux services des salaires et des ressources humaines.

    L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec devra faire un examen de conscience et agir avec plus de transparence

    La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ajoute sa voix à d’autres groupes pour réclamer plus de transparence de l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec (OIIQ) afin qu’il rende disponible la copie de l’examen d’admission aux établissements d’enseignement en soins infirmiers, comme cela se fait habituellement dans les autres domaines.

    À la suite de la publication du rapport d’étape du Commissaire à l’admission aux professions déposé en lien avec la vérification sur l’examen de l’OIIQ du 26 septembre dernier qui s’était soldé par un taux de réussite « historiquement bas », comme le mentionne le document, la FSSS–CSN se réjouit que la lumière soit faite et que l’enquête se poursuive.

    Ce n’est un secret pour personne, l’OIIQ est en campagne depuis plusieurs mois pour rendre obligatoire le baccalauréat pour l’ensemble des infirmiers et infirmières. En ce sens, la FSSS–CSN se questionne à savoir si les récents résultats de l’examen de l’OIIQ ne font pas partie d’une stratégie pour parvenir à cet objectif. Nous saluons donc l’initiative du Commissaire et attendons avec impatience les résultats de son enquête, avec l’espoir qu’il apporte des éléments structurants qui permettront que cette situation d’échec historique vécue par les aspirants et aspirantes à la profession d’infirmière et d’infirmier en septembre ne se reproduise plus.

    En effet, nous apprenions récemment dans le premier rapport d’étape du Commissaire que le taux de réussite à l’examen de l’OIIQ n’était pas de 51 %, mais bien de 45,4 % en tenant compte de l’ensemble des candidates et candidats qui se sont présentés à l’examen.  « Ce n’est pas normal que plus de la moitié des aspirantes infirmières aient obtenu un échec à leur examen, ça prouve que quelque chose ne fonctionne pas et que des mesures correctives doivent être mises en place pour les prochaines séances d’examen » de déclarer Frédéric Lapierre Justin, représentant du personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires à la FSSS–CSN.

    « Ces résultats font-ils partie d’une stratégie de l’ordre ? Il y a lieu de se questionner et de réclamer plus de transparence sur le contenu de cet examen bâti par l’OIIQ lui-même afin de s’assurer de son impartialité » de renchérir le représentant de la FSSS–CSN.

    Il n’est pas question ici de niveler vers le bas l’accès à la profession infirmière et infirmier. Cet examen est nécessaire afin d’accéder à la profession. Cependant, la FSSS–CSN croit que davantage de transparence serait de mise de la part de l’OIIQ. Cet examen doit être conçu notamment pour évaluer le jugement clinique de nos futures infirmières et infirmiers et nous devons avoir la certitude que cela ne sert pas à répondre à servir les objectifs de l’OIIQ.

    « La formation collégiale en soins infirmiers nous offre la possibilité d’avoir des infirmières et infirmiers très compétents sur le terrain. Le réseau, qui est en crise actuellement, à grandement besoin de personnel en soins infirmiers. Il serait primordial que le contenu de cet examen reflète les réalités vécues dans notre réseau. On ne peut que déplorer que la situation ait eu des effets dommageables sur le parcours professionnel de certaines des personnes candidates et nous espérons qu’on évitera une telle situation à l’avenir » de conclure Frédéric Lapierre Justin.

    Des employé-es d’Amazon dénoncent les représailles et les pratiques antisyndicales de la multinationale

    Harcèlement, mesures disciplinaires injustifiées, montants d’argent offerts en échange du retrait des plaintes déposées à la CNESST lors d’accidents de travail, congédiements à la suite d’arrêts de travail pour cause de lésions professionnelles, ingérence patronale dans la campagne de syndicalisation en cours… Les pratiques ayant cours dans les entrepôts d’Amazon dans la région montréalaise vont complètement à l’encontre du Code du travail et de la Loi sur la santé et la sécurité du travail, déplorent la CSN et le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI).

    Des employé-es d’Amazon ont rencontré les médias, ce matin, pour témoigner des multiples représailles qu’ils ont subies après avoir exercé des recours tout à fait légaux auprès de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) ou pour avoir contribué à la création d’un syndicat pour les travailleuses et les travailleurs.

    Alors que la CSN appuie activement la campagne de syndicalisation en cours, son vice-président, David Bergeron-Cyr, a fortement condamné les agissements de la multinationale. « On a vu Amazon agir aux États-Unis, on savait que la campagne serait difficile. On est face à l’un des pires employeurs de la planète. Depuis le printemps et tout au long de l’automne, Amazon a placardé ses espaces entrepôts d’affiches antisyndicales, a fait parvenir de nombreuses missives, par texto, à l’ensemble de ses employé-es pour les inciter à rejeter la syndicalisation. Une vraie campagne de peur. Ils ont fait venir des cadres de partout en Amérique du Nord pour s’entretenir avec les employé-es. On savait qu’Amazon serait prêt à tout pour contrer la syndicalisation de ses employé-es. »

    Même son de cloche du côté du CTI, qui assiste des employé-es d’Amazon dans leurs démarches juridiques auprès des instances appropriées. « On était bien conscients qu’Amazon faisait tout pour se soustraire à l’obligation de déclarer chaque accident de travail à la CNESST ou encore pour contester chaque réclamation », a déclaré Mostafa Henaway, organisateur communautaire au CTI. « Mais d’apprendre aujourd’hui que des mesures sont prises à l’encontre des accidenté-es du travail qui exercent leur droit légal à des compensations et un sain rétablissement, d’apprendre que certains d’entre eux se voient promettre de l’argent par Amazon si leurs plaintes à la CNESST sont retirées, d’apprendre qu’Amazon va jusqu’à congédier des employé-es ayant osé faire une réclamation à la suite d’un accident de travail, ça dépasse l’entendement. »

    Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de près de 1 600 syndicats, elle défend plus de 330 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité sur l’ensemble du territoire. Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI) défend les droits des immigrants et immigrantes dans leurs lieux de travail et se bat pour la dignité, le respect et la justice en leur offrant des services dans plusieurs langues.

    Soins aux aîné-es : une priorité pour la CSN

    Hier, la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamps, le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr et le président de la FP–CSN, Danny Roy, ont rencontré la ministre déléguée à la Santé et aux Aînés, Sonia Bélanger.

    La CSN prône de nombreuses améliorations dans les soins et services aux aîné-es, notamment en ce qui a trait au soutien à domicile, secteur où le financement n’a jamais été à la hauteur des besoins, ainsi qu’à l’hébergement et aux soins de longue durée.

    Nous avons réitéré l’importance de trouver des solutions au sein du réseau public pour un système de santé et de services sociaux Vraiment public.

    8 mars 2023 : Résistances féministes !

    Le slogan Résistances féministes met en lumière la nécessité d’agir et de poursuivre les luttes pour une société libre, juste, égalitaire et inclusive.

    Le Collectif 8 mars dévoile aujourd’hui le slogan et le visuel de la Journée internationale des droits des femmes 2023 qui se déroulera sur le thème Résistances féministes.

    Malgré les nombreuses avancées réalisées par les femmes et les travailleuses depuis des décennies, les inégalités à leur endroit perdurent, notamment chez les femmes marginalisées. Plusieurs luttes doivent encore être menées pour l’amélioration de leurs conditions de vie. La liste des obstacles auxquels les femmes se heurtent au quotidien est malheureusement trop longue :

    • Valorisation de leur travail, entre autres dans les métiers majoritairement féminins
    • Problèmes criants d’accès au réseau des services de garde éducatifs à l’enfance, qui empêchent ainsi les familles et les femmes de pouvoir travailler
    • Violences subies (violence conjugale et violence à caractère sexuel)
    • Cyberharcèlement et cyberintimidation
    • Menaces à l’existence de certains droits
    • Inaccessibilité à des services en matière de justice reproductive (avortement, services d’obstétriques et gynécologie)
    • Etc.

    À l’extérieur de nos frontières, les droits des femmes sont bafoués de façon inouïe. En Afghanistan, elles subissent un véritable liberticide organisé par les talibans qui leur interdisent l’accès aux études, au marché du travail, aux espaces publics. En Iran, le régime en place continue de réprimer violemment la révolte populaire initiée par les Iraniennes en septembre dernier. Aux États-Unis, l’avortement est dorénavant interdit à 21 millions de femmes (ou fortement restreint) depuis l’annulation par la Cour suprême américaine de l’arrêt Roe c. Wade, qui en garantissait l’accès partout au pays.

    Un thème combatif
    Devant l’intolérance, la haine et l’obscurantisme, devant l’exacerbation des violences faites aux femmes, devant les discours dégradants et sexistes, devant les inégalités entre hommes et femmes, nous opposons nos résistances féministes !

    Parce que le silence devant toutes les violences et les inégalités persistantes est intolérable, ensemble, levons-nous, prenons la parole et agissons pour un monde solidaire.

    Voir et télécharger tous les outils de visibilité du 8 mars 2023

    Salaire minimum: trop peu, trop tard, déplore la coalition Minimum 18$

    Alors que le gouvernement du Québec annonce une hausse du salaire minimum à 15,25 $ l’heure, la coalition Minimum 18$ se désole du décalage de cette annonce.

    « Si elle n’arrivait pas 6 ans en retard et qu’on n’avait pas connu une inflation frisant les 7 % dans la dernière année, l’annonce par le ministre du Travail, Jean Boulet, de l’atteinte du salaire minimum à 15,25 $ l’heure serait une bonne nouvelle. Cependant, dans le contexte actuel, cette augmentation de 1 $ l’heure est perçue comme une forme de mépris de la réalité des travailleuses et travailleurs : le gouvernement de François Legault ne fait qu’appauvrir les plus pauvres », déclarent les porte-parole de la coalition, qui comprend la FTQ, la CSN, la CSQ, la CSD, l’APTS, le SFPQ, le SPGQ, le Collectif pour un Québec sans pauvreté, le Front de défense des non-syndiqué-es (FDNS) et le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants.

    Une hausse déconnectée de la réalité

    « Alors qu’en décembre dernier, le premier ministre François Legault reconnaissait la difficulté de vivre dignement avec un salaire horaire de 18 $, son gouvernement propose d’augmenter le salaire minimum à 15,25 $ l’heure. Non seulement c’est incohérent, mais c’est indécent! » Les membres de la coalition se demandent comment le gouvernement peut prétendre vouloir lutter contre la pauvreté alors que la paie minimale qu’il fixe n’offre que la misère.

    « Alors que l’augmentation actuelle des prix du logement, du transport et de l’épicerie menace plus particulièrement les travailleuses et travailleurs à faible revenu, cette hausse nous apparaît complètement déconnectée de la réalité », ajoutent les membres de la coalition Minimum 18$. « Faut-il rappeler au ministre Boulet que, selon le Bilan-faim du réseau Les Banques alimentaires du Québec, le nombre de personnes ayant eu recours aux services d’aide alimentaire et dont la source principale de revenu est l’emploi a augmenté de 37 % depuis 2019! » Rappelons qu’avant la poussée inflationniste, les analyses de la coalition démontraient que le salaire minimum devait être haussé à 18 $ l’heure afin de permettre à une personne seule travaillant à temps plein de sortir de la pauvreté.

    Le comble de l’insulte

    Dans un contexte où le salaire moyen au Québec était de 31,41 $ l’heure en décembre 2022 et que Statistique Canada révèle qu’il a augmenté de 6,9 % depuis un an, tout laisse croire que le salaire moyen dépassera les 32 $ en mai 2023. « Nous dénonçons depuis plusieurs années l’aspect limitatif de la politique gouvernementale québécoise de plafonner le salaire minimum à 50 % du salaire moyen. Or, cette année, comble de l’insulte, le gouvernement du Québec fixe le salaire minimum bien en deçà de ce seuil (47 %). Ce dernier aurait dû, selon son propre critère, permettre minimalement 16 $ l’heure », dénoncent les membres de la coalition Minimum 18$.

    Aux employeurs d’assumer leurs responsabilités

    Dans le contexte actuel d’une pénurie de main-d’œuvre, encore plus criante dans les secteurs de la restauration, de l’hébergement et du commerce, la traditionnelle excuse du risque de perte d’emplois ne peut même plus être agitée. « Alors que plusieurs employeurs décident d’accorder de meilleurs salaires que leurs concurrents afin d’attirer la main-d’œuvre et de la retenir, l’occasion est belle de forcer l’ensemble des employeurs à ajuster leur rémunération pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs de vivre décemment », poursuivent les porte-parole de la coalition.

    Un salaire suffisant pour sortir de la pauvreté

    Rappelons que l’objectif fixé par la coalition de porter le salaire minimum à 18 $ l’heure devrait être révisé bientôt pour tenir compte de la hausse du coût de la vie, particulièrement marquée dans la dernière année. Pour établir leur revendication, les membres de la coalition prennent en considération, sans s’y limiter, différents indicateurs de faible revenu, comme la mesure de faible revenu à 60 % de la médiane des revenus (MFR-60) et le revenu viable établi par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS).

    « La promesse du travail à temps plein ne devrait pas être uniquement un plan de survie. La hausse du salaire minimum doit permettre de sortir de la pauvreté, donner la possibilité de faire des choix de consommation, assurer la capacité de faire face aux imprévus et permettre la participation à la vie sociale et culturelle. Pour cela, un salaire minimum à 15,25 $ l’heure est nettement insuffisant. Même à 18 $ l’heure, le salaire minimum permettrait à peine aux travailleuses et aux travailleurs de vivre décemment », rappellent les membres de la coalition Minimum 18$.

    À propos

    La coalition Minimum 18$, comprend les groupes suivants :

    CSN, FTQ, CSQ, CSD, APTS, SFPQ, SPGQ, Collectif pour un Québec sans pauvreté, Front de défense des non-syndiqué-es (FDNS), Centre des travailleurs et travailleuses immigrants.

    Déclenchement de la grève à l’ITHQ : un buffet de miettes offert par l’Institut

    Une dizaine de séances de conciliation et près d’une quarantaine de séances de négociation depuis bientôt deux ans ne font que souligner le fossé qui sépare toujours l’ITHQ et ses enseignantes et enseignants. Devant l’absence d’avancées satisfaisantes à la table de négociation, les 140 membres du Syndicat des enseignantes et enseignants de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du QuébecCSN (SEEITHQCSN) n’ont d’autre choix que d’exercer, à compter d’aujourd’hui, le mandat de grève voté massivement en novembre dernier.

     « Publiquement, l’Institut se targue d’adapter son offre de cours aux nouvelles attentes des étudiantes et des étudiants dans une industrie en changement. Pourtant, avec ses profs, il fait preuve d’un certain immobilisme à la table de négociation, n’offrant que des miettes », se désole Éric Guay, président du SEEITHQCSN.

     En effet, de bonne foi, le syndicat a déposé à la mi-décembre dernière une offre globale raisonnable, en accord avec le nouveau statut de l’ITHQ, organisme du gouvernement hors fonction publique depuis 2019. Le syndicat souhaite donc que la convention collective s’inspire de celle des enseignantes et des enseignants de la province et non de celle des fonctionnaires de l’État.

     

    Plus de charge, moins de salaire

    « La triste réalité, c’est que l’ITHQ se distingue des autres écoles par ses mauvaises conditions de travail, note Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN). Si l’Institut veut continuer à offrir une formation donnée par du personnel qualifié et compétent, il doit bonifier ses offres. »

    Pour des charges de travail plus grandes que dans le réseau de l’éducation, les enseignantes et les enseignants de l’ITHQ gagnent de moins bons salaires et voient s’écouler une décennie, en moyenne, pour obtenir leur permanence.

    « Nous sommes en 2023, presque trois ans après l’expiration de la convention collective. Que l’employeur s’entête à la table de négociation est non seulement déplorable, mais dommageable pour la réputation de l’Institut qui peine déjà à recruter des étudiantes et des étudiants, notamment à l’étranger. Qu’attend la directrice générale, l’honorable Liza Frulla, pour dénouer l’impasse actuelle », se questionne Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    Le mandat de huit jours de grève a été voté à 97 %, en novembre dernier, par les membres sans contrat de travail depuis le 31 mars 2020.

     

    À propos

    Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) regroupe quelque 35 000 membres œuvrant à tous les niveaux en éducation, de la maternelle à l’université, dans 43 établissements privés, 46 cégeps et 12 universités. Elle constitue l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

    Seconde grève générale illimitée au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges

    À la suite de l’adoption d’un mandat de grève générale illimitée (GGI) le 21 novembre dernier, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (STTCNDDN–CSN) a déclenché la GGI à minuit ce jeudi 12 janvier 2023.

    Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2018, le STTCNDDN–CSN a entrepris la négociation en novembre 2019.

    Les employé-es de bureau sont toujours en grève
    Pour leur part, les 17 membres du Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN ont déclenché la grève le 20 septembre 2022. Ils sont en grève générale illimitée depuis le 20 octobre dernier.

    À propos
    Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN rassemble une centaine de membres.

    Mandat de grève renouvelé à 97 % par les avocates et avocats de l’aide juridique de Montréal et de Laval

    De retour au travail après avoir débrayé pendant les cinq derniers jours, les membres du Syndicat des avocates et avocats de Montréal et Laval–CSN se sont vite retrouvés en assemblée générale. C’est à 97 % que la centaine d’avocates et avocats présents ont renouvelé leur mandat de grève, se dotant ainsi de dix jours de grève supplémentaires qui pourraient être utilisée à tout moment.

    « Nous avons été choqués d’apprendre qu’aucun membre de la direction du Centre communautaire juridique de Montréal et Laval (CCJM) ne s’est montré volontaire pour répondre aux services de garde téléphoniques et de visiocomparution, alors que le Centre avait la responsabilité de tout le Québec pendant le congé des Fêtes. Cette situation a entraîné d’importantes ruptures de services », a déclaré la présidente du syndicat, Me Justine Lambert-Boulianne.

    À deux jours de Noël, plusieurs avocates et avocats ont été menacés par le CCJM de sanctions disciplinaires s’ils ne se montraient pas disponibles en fonction des horaires des Fêtes imposés par l’employeur. Certains d’entre eux, présents à l’assemblée, ont témoigné avoir directement reçu de telles mises en garde par leur supérieur.

    À l’instar de leurs collègues des syndicats CSN des Laurentides, de Lanaudière, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Ile-de-la-Madeleine, les avocates et avocats de la région montréalaise sont sans convention collective depuis le 31 décembre 2019. Les négociations achoppent avec Québec, qui refuse de reconduire les modalités assurant la parité salariale entre les avocats de l’aide juridique et leurs collègues de la Couronne.

    « Notre système de justice craque de partout, en bonne partie en raison des mauvaises conditions de pratique de ses principaux intervenants. En refusant la parité salariale aux avocates et avocats de l’aide juridique, le gouvernement remet directement en question le principe d’équité entre la poursuite et la défense au sein même du giron public – pendant que la direction du CCJM et de la Commission des services juridiques, incapables d’assurer le respect des droits élémentaires des citoyennes et des citoyens pendant cinq jours, menacent leurs avocats de sanctions disciplinaires », dénonce Me Lambert-Boulianne.

    « Il est difficile de comprendre comment le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, et sa collègue du Trésor, Sonia LeBel, peuvent cautionner de telles pratiques, alors que tous deux se sont prononcés en faveur de la parité salariale entre les avocats de l’aide juridique et ceux de la Direction des poursuites criminelles et pénales.

    À propos

    Le Syndicat des avocats et avocates de l’aide juridique de Montréal et Laval–CSN représente près de 125 membres. Il est affilié à la Fédération des professionnèles–CSN, qui représente également les avocates et avocats des Laurentides, de Lanaudière, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Ile-de-la-Madeleine. Fondée en 1921, la CSN regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

    L’aide juridique en grève pendant la période des Fêtes

    Devant la menace de sanctions disciplinaires à l’endroit d’avocates et d’avocats des services d’aide juridique de la région de Montréal et de Laval, ceux-ci exerceront leur droit de grève à compter d’aujourd’hui, et ce, jusqu’au 27 décembre prochain.

    Les services de garde et de visio-comparution de l’aide juridique pour tout le Québec étant assumés, lors des journées fériées, par les avocats et avocates de la région montréalaise, c’est l’ensemble des opérations de la Commission des services juridiques qui s’en trouvera affecté pendant le temps des Fêtes.

    Cette semaine, l’employeur a d’abord interpellé le Tribunal administratif du travail pour tenter d’empêcher toute forme de moyens de pression pendant la période des Fêtes. Il a ensuite fait volte-face et décidé d’imposer des horaires de travail pour les jours fériés à venir, menaçant de sanction disciplinaire tout avocate ou avocat qui se montrerait indisponible pour assurer de telles assignations, alors que leur convention collective le leur permet clairement.

    « Nous refusons de laisser libre cours à une telle intimidation envers les avocates et avocats que nous représentons », de déclarer Me Justine Lambert-Boulianne, présidente du Syndicat des avocats et avocates de l’aide juridique de Montréal et Laval–CSN. « Nous n’avons d’autre choix que de protéger collectivement les membres de notre syndicat qui sont directement menacés de telles représailles par notre employeur. »

    « Dans le contexte de crise que vit actuellement le système de justice, il est étonnant que la partie patronale et le Conseil du trésor ne choisissent pas plutôt de régler, pour de bon, le dossier des avocates et avocats de l’aide juridique en maintenant les conditions de travail qu’ils ont acquises et renouvelées depuis plus de 30 ans. Ils semblent préférer traiter avec mépris les acteurs de première ligne de notre système de justice plutôt que d’assurer la protection des plus vulnérables et éviter les bris de service majeurs », ajoute Me Lambert-Boulianne.

    La parité salariale en jeu

    Rappelons qu’au cours 30 dernières années, le principe de parité salariale entre les avocates et avocats de l’aide juridique et les procureurs de la Couronne a toujours été reconduit avec Québec. Lors de la toute dernière négociation, cette parité salariale avait été retrouvée au tout dernier jour de la convention collective, soit le 31 décembre 2019.

    Malgré un litige devant les tribunaux, les procureurs de la Couronne ont tout de même convenu avec le gouvernement, en décembre dernier, d’un règlement temporaire prévoyant des augmentations de 10 % sur quatre ans pour les procureurs de la Couronne.

    En dépit de cette entente avec les avocates et avocats de la Direction des poursuites criminelles et pénales, Québec refuse d’accorder les mêmes hausses salariales aux avocats de l’aide juridique, restant campé sur des offres de 2 % par année sur trois ans.

    Le Syndicat des avocats et avocates de l’aide juridique de Montréal et Laval–CSN représente près de 125 membres. Il est affilié à la Fédération des professionnèles–CSN. Fondée en 1921, la CSN regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

    Le rôle des syndicats plus important que jamais !

    C’est ce matin que la présidente de la CSN, Caroline Senneville, faisait connaître aux médias quelques grands dossiers et enjeux qui mobiliseront la centrale syndicale en 2023. Accompagnée d’une travailleuse et de deux travailleurs venus illustrer concrètement ces sujets par leur histoire poignante, la présidente a notamment fait état des situations problématiques liées à l’inflation, aux pénuries de main-d’œuvre, aux enjeux des réseaux publics, au travail des enfants, à l’immigration temporaire et à la transition écologique juste.

    Des droits bafoués… et des témoignages éloquents
    « Si quelqu’un doutait encore de l’utilité du syndicalisme de nos jours, 2022 nous a clairement montré pourquoi la défense des travailleuses et des travailleurs, que ces personnes soient syndiquées ou non, est plus nécessaire que jamais, a affirmé d’entrée de jeu Mme Senneville. Il est faux de dire que les salaires ont rattrapé l’inflation. Si les salaires étaient si attrayants, on ne se retrouverait pas avec une pénurie de main-d’œuvre si grave. »

    La CSN attendra notamment du gouvernement des solutions pour pallier les ruptures de services dans les réseaux de la santé et des service sociaux, de l’éducation et de l’enseignement supérieur. « L’organisation du travail n’a aucun sens, les conditions sont terribles. L’équation est la suivante : surcharge + faible rétention = attractivité quasi nulle, ajoute la présidente. Et les offres salariales du gouvernement au secteur public sont risibles. » Claudine Léveillé, technicienne en éducation spécialisée depuis 25 ans souffrant d’une commotion cérébrale liée au travail, ajoute : « Dans mon milieu, on est rendu à offrir des services qui ne sont pas à la hauteur tout en mettant en péril la santé et la sécurité des gens qui y travaillent. Les ruptures de services et la surcharge sont la cause de mon accident de travail. »

    Même son de cloche en ce qui a trait aux droits des travailleurs étrangers temporaires (TET). Steve Houle, président d’un syndicat du milieu de la transformation alimentaire employant un bon nombre de TET, déclare : « Même si la CAQ dit qu’elle veut “en prendre moins, mais en prendre soin…”, on s’aperçoit que dans bien des cas, les soins ne sont pas au rendez-vous. On est témoins de nombreux retards dans le renouvellement des permis de travail ou des visas qui privent les TET de soins de santé ou de la possibilité de sortir du pays. Aussi, les logements fournis sont souvent sur le bord de l’insalubrité et les droits élémentaires des locataires, dont le droit à la vie privée, ne sont pas respectés. On les accompagne comme on peut, mais c’est difficile avec les employeurs. »

    Transition juste : où est le capitaine du bateau ?
    Le contexte climatique entraînera des conséquences graves sur des milliers de personnes en emploi. Certaines vont perdre leur gagne-pain, d’autres devront se recycler après parfois des décennies dans le même emploi. « La situation exige du gouvernement des mesures rapides de formation et d’accompagnement, parce que les impacts du réchauffement climatique sont déjà là. Qu’on pense aux insectes qui dévastent les forêts et qui nuisent à l’industrie du bois et du tourisme, ou encore aux impacts de la décarbonisation sur le transport, par exemple. »

    André Giguère, mécanicien depuis 32 ans à Sherbrooke, enchaîne : « Les gens de ma profession sont loin d’être suffisamment formés pour s’occuper des véhicules électriques. On doit s’adapter et ça presse. Une formation pointue existe, mais les employeurs tardent à l’implanter. Le gouvernement pourrait commencer par assujettir tous les garages pour qu’ils offrent cette formation. »

    « Trop de choses manquent de bon sens dans l’organisation du travail : on veut un “virage vert” sans se préoccuper des conséquences sur les emplois ; on tolère le travail des enfants de moins de 14 ans même si les blessures dans ce groupe d’âge sont en très forte hausse ; on recrute des personnes non formées pour travailler en santé et en éducation sans vraiment les accompagner. Ça suffit, l’exploitation, c’est assez le manque de vision cohérente. La CSN va toujours dénoncer ça haut et fort. Et au gouvernement, je dis ceci : on ne trouvera pas de solution pérenne sans écouter celles et ceux qui travaillent sur le terrain et les syndicats qui les représentent. »

    Les RMU et les employé-es de bureau toujours sans convention

    Près de trois ans après l’échéance des conventions collectives, le 31 mars 2020, les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) du Québec et le personnel administratif d’Urgences-santé attendent toujours un signal de la part du Conseil du trésor. « Ils sont les premiers à répondre aux appels d’urgence médicale et malheureusement, ils passent en dernier aux yeux du Conseil du trésor, déplore la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Pourtant, ces travailleuses et travailleurs contribuent à sauver des vies tous les jours et à limiter la dégradation de la qualité de vie. »

    Ce midi, des représentantes et représentants de tous les syndicats composant la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ont tenu un rassemblement en appui aux RMU et au personnel administratif d’Urgences-santé.

    Le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr, était sur place. « Les RMU sont le premier contact avec les citoyennes et les citoyens, qui se trouvent souvent démunis devant une urgence médicale. Ils administrent par téléphone les premiers soins dans des situations cruciales, en attendant les secours. On leur impose régulièrement des heures supplémentaires obligatoires malgré un travail qui exige un très haut niveau de concentration. Il manque de personnel tout le temps, même au sein du personnel administratif, notamment parce que les salaires ne sont pas à la hauteur. Il faut prendre mieux soin de celles et de ceux qui choisissent d’effectuer ce travail indispensable à notre qualité de vie. »

    « On ne peut pas accepter que le Conseil du trésor laisse traîner les négociations comme ça, dénonce le président de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Réjean Leclerc. Ça fera bientôt trois ans que les RMU de tout le Québec et le personnel administratif d’Urgences-santé sont sans convention. Qu’est-ce qui cloche au Conseil du trésor ? Pendant ce temps, la situation sur le terrain se détériore. On n’est plus capable de retenir le personnel, plus capable d’attirer la relève. C’est irresponsable. »

    « Nous ne baisserons pas les bras, poursuit la présidente du Syndicat des employé-es d’Urgences-santé–CSN, Anick Bélanger. Nos demandes sont réalistes et légitimes. Nous avons récemment présenté à l’employeur une nouvelle proposition globale centrée sur la pleine reconnaissance de la valeur de notre travail, afin de relancer la négociation. Tout est en place pour conclure une entente satisfaisante. »

    En ce qui a trait aux salaires, les RMU et le personnel administratif réclament les paramètres salariaux négociés dans le secteur public. Parmi les autres revendications, notons des mesures pour favoriser l’attraction et la rétention du personnel, la réévaluation de certains titres d’emploi et des solutions aux enjeux de santé psychologique.

    À propos
    Les RMU sont notamment les personnes qui prodiguent les premiers soins par téléphone dans des moments cruciaux, par exemple en donnant les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation en cas d’étouffement ou encore pour préparer un accouchement, en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants. Maillon tout aussi essentiel au sein d’Urgences-santé, les employé-es de bureau assurent pour leur part tout le soutien administratif. Ils voient, entre autres, à combler les effectifs des paramédics, des employé-es de soutien et des RMU. Ils œuvrent à l’informatique, à l’entretien général, aux compte-clients et à la facturation ainsi qu’aux services de la paye et des ressources humaines.

     

    Les organisations syndicales en santé ne veulent pas rejouer dans le même mauvais film

    Les organisations syndicales représentant plus de 200 000 travailleuses et travailleurs en santé et services sociaux réagissent d’une seule voix aux dépôts patronaux sectoriels. Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ), le Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES-FTQ), Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ), la Fédération des professionnèles (FP-CSN) et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), ces dépôts ne reflètent pas l’urgence d’améliorer les conditions de travail du personnel du réseau.

    Une réponse patronale floue qui ignore l’urgence d’améliorer les conditions de travail
    Alors que les organisations syndicales ont chacune remis leur propre dépôt contenant plusieurs solutions pour améliorer les conditions de travail du personnel, elles ont toutes reçu le même dépôt patronal. Les organisations déplorent que le gouvernement semble vouloir utiliser les mêmes stratégies que lors des dernières rondes de négociations. Alors qu’il prétend vouloir implanter des mesures rapidement dans ses communications publiques, il dépose des offres floues aux tables de négociation. Plutôt que de poursuivre sa fixation de créer des lieux de discussion parallèles risquant de ralentir de façon importante la négociation et la mise en place rapide de solutions essentielles, il doit convenir avec les syndicats de mesures négociées pour aider les travailleuses et les travailleurs du réseau.

    « Le gouvernement ne semble toujours pas comprendre que la crise que traverse actuellement le réseau touche de plein fouet l’ensemble du personnel de la santé et des services sociaux, pas seulement quelques titres d’emploi. À trop vouloir agir uniquement là où la situation est particulièrement difficile, on peut oublier que ce sont tous les titres d’emploi qui vivent de la détresse et de la surcharge. Si nous voulons améliorer les services à la population, il faut donner un coup de barre dans les conditions de travail de tout le personnel. Le réseau est complexe, nous devons travailler conjointement à la mise en place de solutions globales, durables et équitables, et ainsi éviter de déplacer ou de créer de nouvelles difficultés. Sinon, on ne fait que prolonger et aggraver la crise », indiquent les représentantes et les représentants de la FSSS-CSN, de l’APTS, du SCFP, du SQEES-FTQ, de la FSQ-CSQ, de la FP-CSN et du SPGQ.

    Des dépôts patronaux inquiétants
    Les dépôts patronaux sectoriels contiennent plusieurs mesures préoccupantes, particulièrement en ce qui concerne la présence au travail. De négociation en négociation, la partie patronale s’entête sur cet enjeu sans tenir compte des causes structurantes des absences du personnel dans le réseau.

    « Si les travailleuses et les travailleurs sont si nombreux à être en absence, c’est parce que le réseau les rend malades. Comment pouvons-nous prendre bien soin de la population si nous sommes au bout du rouleau ? Si le gouvernement veut encore une fois taper sur la tête du personnel épuisé, il nous trouvera sur son chemin », de conclure les représentantes et les représentants syndicaux.

    Une occasion ratée d’implanter les solutions du personnel pour un réseau plus humain

    La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ressort perplexe de la lecture du dépôt du Comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux (CPNSSS). Alors que le gouvernement prétend vouloir agir rapidement pour implanter des solutions sur le terrain, c’est le contraire qui ressort de ses offres au personnel de la santé et des services sociaux.

    Pas grand-chose à se mettre sous la dent
    Le dépôt patronal visant les conditions de travail du personnel de la santé et des services sociaux contient plusieurs grands principes sans toutefois mettre de l’avant des mesures concrètes et innovantes pour améliorer l’état déplorable du réseau. Pourtant, la FSSS–CSN propose 27 solutions concrètes pour agir du bord du personnel et ainsi améliorer les services à la population. Le dépôt patronal ne contient que peu de réponses à ces solutions, tout en soulevant plusieurs inquiétudes. En ce qui concerne les forums proposés par le gouvernement, la FSSS–CSN craint que cela ne ralentisse la cadence des négociations. Pour la fédération, ce qui importe pour le personnel du réseau, c’est de négocier rapidement des mesures concrètes et pérennes pour les épauler.

    « Qu’est-ce qui se cache derrière les belles paroles du dépôt gouvernemental ? Si le passé est garant de l’avenir, il y a de bonnes raisons de croire qu’on est en train de se faire servir du réchauffé. Pendant ce temps, le personnel du réseau a tellement besoin d’un coup de main. Si le gouvernement reconnaît enfin les problèmes que nous vivons, nous attendons toujours qu’il se montre ouvert à implanter les solutions des travailleuses et des travailleurs », lance Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS–CSN.

    Un silence préoccupant sur des solutions concrètes pour améliorer le réseau
    Pour la FSSS–CSN, ce qui ressort de ce dépôt, c’est le silence qu’il garde sur plusieurs enjeux majeurs. Par exemple, le dépôt patronal fait référence au Plan santé du ministre Dubé, sans mentionner que ce celui-ci vise à accentuer la place du privé en santé, tandis qu’il faudrait plutôt mettre nos énergies à consolider le réseau public.

    « Le gouvernement ne propose rien pour épauler le personnel qui doit accueillir la relève, rien pour reconnaître l’expérience, rien pour implanter des ratios, rien pour accorder plus de vacances au personnel épuisé, rien pour lutter contre la privatisation et pour miser sur l’expertise du réseau. Pas un mot non plus sur des mesures environnementales. Toutes ces propositions innovantes venant de notre large consultation de nos membres sont autant d’occasions à saisir pour remettre le réseau sur ses pieds », de conclure Josée Marcotte.

    Appauvrir les travailleuses et les travailleurs des services publics, la pire des solutions

    « Les services publics font face à une crise de main-d’œuvre sans précédent, à laquelle s’ajoute une inflation historique. Que fait le gouvernement? Il offre d’appauvrir les femmes, en majorité, et les hommes qui portent sur leurs épaules tout le poids de nos réseaux publics. » C’est en ces termes qu’ont réagi les porte-paroles du Front commun, François Enault, premier vice-président de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, Daniel Boyer, président de la FTQ, et Robert Comeau, président de l’APTS, après avoir pris connaissance des offres du gouvernement caquiste.

    Salaires 
    Dans ses offres présentées ce matin aux partenaires du Front commun, le gouvernement propose des augmentations faméliques de 3 % pour la première année et de 1,5 % pour les suivantes, pour un contrat de cinq ans. Qui plus est, il fait fi de l’inflation stratosphérique actuelle en ne présentant aucune mesure permettant une protection du pouvoir d’achat. Quant au montant forfaitaire proposé de 1 000 $, il est insultant pour les femmes et les hommes qui tiennent à bout de bras les services publics puisque ces sommes ne sont versées qu’une seule fois et ne sont pas calculées lorsque vient le temps de comptabiliser les revenus de retraite et les vacances. Il ne s’agit pas d’une solution structurante pour résoudre la pénurie de main-d’œuvre.

    L’offre salariale du gouvernement est non seulement inférieure à ce qui va être offert dans le privé, mais va provoquer un appauvrissement des travailleuses et des travailleurs, car les prévisions d’inflation du gouvernement sont largement supérieures à ce qui est sur la table. Alors que le gouvernement prévoit une inflation de 6,8 % en 2022, son offre de 3 % à la première année ne permettra pas aux personnes salariées de se protéger de la hausse du coût de la vie.

    « Est-ce que le gouvernement est sérieux quand il affirme que les services publics sont importants? Si oui, pourquoi maintient-il les réseaux en situation d’échec? Pourquoi offre-t-il si peu sachant que les salaires des autres travailleuses et travailleurs vont augmenter davantage? Les deux dernières années de pandémie nous ont pourtant offert un cruel constat de ce qui ne tourne pas rond dans nos services publics. En mettant sur la table des conditions de travail si désavantageuses, c’est la pénurie de main-d’œuvre et tous les problèmes qu’elle engendre qu’il choisit de pérenniser », ont ajouté les porte-paroles du Front commun.

    Rappelons que les travailleuses et les travailleurs des services publics accusent un retard de 3,9 % de leur rémunération globale par rapport aux autres travailleuses et travailleurs québécois, un gouffre qui s’élève à 11,9 % en ce qui concerne les salaires. « Devant de tels chiffres, pensez-vous que les gens vont choisir les services publics ou des emplois offrant de meilleures conditions? Ce n’est pas au personnel des services publics de faire encore une fois les frais de la reprise économique ou de la lutte contre l’inflation. Va-t-on demander à nos membres – des femmes, à 78 % – de se serrer la ceinture encore une fois pour favoriser la reprise économique? Si le gouvernement est sérieux dans sa volonté d’apporter des solutions durables pour les services à la population, il devra retourner à la table à dessin et reconsidérer ses offres », ont précisé les porte-paroles.

    Le Front commun revendique, d’une part, un mécanisme permanent de protection contre l’inflation et, d’autre part, un enrichissement visant un rattrapage salarial général. Ainsi, pour l’année 2023, il revendique 100 $ par semaine ou l’IPC + 2 % (selon la formule la plus avantageuse), pour 2024, l’IPC + 3 %, et finalement, pour 2025, l’IPC + 4 %.

    Retraite et enjeux régionaux
    Le gouvernement cible de surcroît la retraite, une des dernières conditions de travail intéressantes pour les travailleuses et les travailleurs de l’État, en obligeant celles et ceux ayant 35 ans de carrière à attendre à 57 ans avant la prise de leur retraite. « Il ne s’agit pas d’une mesure de rétention, mais plutôt de détention. Cela risque de provoquer un exode prématuré des travailleuses et des travailleurs vers la retraite. » Le Front commun juge toutefois intéressante la réponse du gouvernement à nos revendications dans le but de maintenir l’expertise en place de manière volontaire.

    Il s’attaque aussi au Régime de retraite des employé-es du gouvernement et des organismes publics (RREGOP), une mesure qui réussit tant bien que mal à retenir les personnes œuvrant depuis plus longtemps dans les réseaux. Il propose ainsi de réduire la rente du RREGOP en invoquant la récente bonification du Régime de rentes du Québec (RRQ). « Ce qu’il donne d’une main, l’employeur veut le reprendre de l’autre en prétextant qu’il est trop généreux. »

    Forums patronaux et intersyndicaux
    Le gouvernement revient avec des forums parallèles aux tables de négociation alors que les organisations syndicales avaient unanimement rejeté cette formule à la dernière ronde de négociations.

    Conditions de travail et de pratique
    Finalement, en ce qui concerne les conditions de travail, le Front commun surveillera de près les offres qui seront déposées aux diverses tables sectorielles à partir d’aujourd’hui et d’ici le congé des fêtes. « Il faut que des sommes significatives soient investies pour permettre des améliorations concrètes et durables dans les réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux ainsi qu’en enseignement supérieur. Il serait impensable que le gouvernement choisisse de sabrer les conditions de travail en imposant des reculs. Ce serait complètement incohérent avec les constats généralisés concernant les services publics. Si le gouvernement souhaite redevenir un employeur de choix comme il le prétend, il doit donner le coup de barre nécessaire pour renverser la tendance. C’est l’avenir même des services publics qui en dépend. »

    Statistiques pour mieux comprendre les enjeux de cette négociation

    • Moyenne salariale des employées et employés du secteur public membres du Front commun : 43 916 $;
    • Retard salarial : -11,9 %;
    • Retard de rémunération globale : -3,9 %;
    • Pourcentage de femmes parmi les membres du Front commun : 78 %.

    Pour bien comprendre la négociation : https://www.frontcommun.org/.

    À propos du Front commun
    Ensemble, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS représentent plus de 420 000 travailleuses et travailleurs de l’État québécois dans les secteurs publics, en éducation, en santé et dans les services sociaux ainsi qu’en enseignement supérieur. Les conventions collectives viendront à échéance le 31 mars 2023.

    Les employé-es du Casino de Montréal et de Jeux en ligne tiennent un vote de grève

    À la veille des fêtes de fin d’année, les employé-es du Casino de Montréal et de Jeux en ligne, membres de la CSN, tiendront les 20 et 21 décembre prochains un vote de grève pour faire débloquer leur négociation.

    Après 24 séances de négociation avec leur employeur, les quatre unités syndicales concernées ne se sont toujours pas entendues avec la Société des casinos sur les moyens d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre, notamment l’injection importante d’argent pour rendre les emplois attrayants et pour que l’employeur retrouve une place de choix dans le marché de l’emploi.

    Au Casino de Montréal et à Jeux en ligne, la CSN représente plus de 1 000 salarié-es qui travaillent dans l’unité générale, la restauration, la sécurité et le jeu en ligne (casino virtuel).

    Au bout du rouleau
    « Depuis 25 ans et 6 négociations, je n’ai jamais vu les gens aussi excédés et au bout du rouleau, a déclaré Riccardo Scopelleti, président du Syndicat des employé-es de la sécurité physique du Casino et Montréal–CSN et porte-parole de l’ensemble des unités. On travaille le soir et la fin de semaine en bas des conditions du marché. On manque de personnel et on est en surcharge de travail depuis mars 2022. »

    À la fin du mois dernier, 97 % des syndiqué-es des 4 unités ont voté en faveur de l’exercice de moyens de pression. Malheureusement, l’employeur n’a pas saisi l’occasion pour trouver un terrain d’entente.

    La tenue de moyens de pression et l’éventualité d’un débrayage risquent de compliquer la vie aux clients du Casino et de Jeux en ligne, dont plusieurs ont déjà réservé leur accès à l’établissement pour la période de réjouissances des Fêtes, la plus achalandée de l’année.

    Le syndicat garde espoir que l’ultime séance de négociations prévue aujourd’hui permettra de trouver une issue à l’impasse actuelle.

    À propos
    Parmi ses 65 000 membres répartis dans 425 syndicats à travers la province, la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP–CSN) représente la très large majorité des syndiqué-es des casinos québécois.

    Les RSS le 1er janvier 2023 sur les chantiers : les syndicats sont prêts

    Le 1er janvier 2023 est la date prévue d’entrée en vigueur des nouveaux mécanismes de prévention sur les chantiers du Québec à la suite de la réforme de la Loi sur la santé et sécurité du travail (Loi 27). Cette réforme a enfin intégré le représentant ou la représentante en santé et sécurité (RSS) sur tous les chantiers de 10 travailleurs et travailleuses et plus; une demande syndicale depuis plus de 40 ans.

    La FTQ, la CSN, la CSD et les cinq syndicats de la construction (FTQ-Construction, Conseil provincial (International), Syndicat québécois de la construction (SQC), CSD Construction et CSN–Construction) ont convié leurs membres, ce mardi 13 décembre, devant les bureaux de la CNESST. Toutes les associations représentant des travailleurs et travailleuses de la construction ont uni leur voix pour affirmer haut et fort que des représentantes et des représentants en santé et sécurité devront être mis en poste sur les chantiers, le 1er janvier, comme prévu.

    L’absence de prévention sur les chantiers a coûté la vie à trop de travailleurs et travailleuses et blessé de nombreux autres. Malheureusement, les employeurs font maintenant de l’obstruction à la table de consultation des mécanismes de prévention et tentent par tous les moyens d’arrêter l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation. La CNESST doit continuer de résister à la pression.

    Les syndicats de la construction sont donc unis pour dire qu’ils sont prêts. Il est grand temps qu’il y ait des représentants et représentantes en santé et sécurité sur le terrain. Les bons outils doivent être déployés sur nos chantiers de construction et aucun délai ne sera toléré.

    CITATIONS :
    « Bravo au ministre du Travail et à la CNESST de ne pas céder aux pressions des employeurs voulant retarder le processus de mise en place des représentants et représentantes en santé et sécurité (RSS) sur les chantiers de construction du Québec. Il n’y a absolument aucun argument valable pour obstruer ce processus. Faut-il rappeler aux employeurs qu’il ne s’agit pas d’un dossier de relations de travail, mais bien d’un dossier de santé et de sécurité dont l’objectif est de sauver des vies? Le 1er janvier, on veut des RSS sur nos chantiers, un point c’est tout. » – Daniel Boyer, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

    « Si nous avions toujours écouté le patronat, tout ce qui s’est fait et tout ce qui se fait encore en matière de prévention et de réparation en santé et sécurité du travail n’aurait tout simplement pas existé. Les mouvements syndicaux et populaires doivent donc poursuivre leur lutte afin de maintenir cette pression sur les employeurs qui priorisent leurs profits avant la vie des travailleuses et des travailleurs. Nous attendons ces représentantes et ces représentants en santé et en sécurité depuis trop longtemps et il n’est pas question de reporter la mise en application de ces nouvelles mesures essentielles. » – Caroline Senneville, présidente de la CSN.

    « La santé et la sécurité au Québec est une affaire qui concerne tout le monde. La Loi 27 a malheureusement concentré la prévention davantage entre les mains des employeurs. Nous sommes réunis aujourd’hui pour revendiquer la pleine place au représentant ou à la représentante en santé et sécurité dans les chantiers, le meilleur mécanisme à la fois pour faire valoir les droits des travailleuses et des travailleurs et pour intervenir auprès des employeurs. Pour la CSD, tout doit entrer en vigueur dès le 1er janvier 2023. La prévention dans l’industrie de la construction n’est pas négociable ! » – Kaven Bissonnette, vice-président de la CSD.

    « Il est grand temps que l’industrie de la construction cesse de banaliser les accidents de travail. Les représentantes et les représentants en santé et sécurité vont sauver des vies, prévenir des blessures et faire de la prévention. Il n’y a pas d’excuse patronale qui puisse excuser que l’on retarde l’entrée en vigueur de ces mécanismes de prévention. » – Simon Lévesque, responsable à la santé et sécurité au travail, FTQ-Construction.

    « La construction a attendu près de 40 ans avant d’obtenir des mécanismes de prévention. Quarante longues années où il aurait été possible de mettre en place des mécanismes qui auraient pu éviter des accidents et sauver des vies. C’est le temps de démontrer que nous sommes unis et que nous allons travailler ensemble pour intégrer ces mécanismes-là dans nos milieux de travail afin de nous assurer que ceux-ci fonctionnent. » Patrick Bérubé, directeur général, Conseil provincial (International)

    « Avec le nombre trop grand d’accidents et de décès dans notre industrie, il n’est plus question d’attendre. On a droit à des milieux de travail sains et sécuritaires, et c’est en janvier que ça commence. Le RSS fait partie de la solution. » – Steve Prescott, coordonnateur en santé et sécurité, Syndicat québécois de la construction (SQC)

    « Lors de la fondation de la CSN–Construction en 1924, les questions de santé et de sécurité au travail figuraient déjà au centre des revendications de ceux et celles qui œuvraient dans le domaine de la construction. Nous n’avons jamais abandonné cet objectif moral, cette obligation fondamentalement éthique de protéger la vie et la santé des travailleuses et des travailleurs qui ont bâti le Québec et nous allons toujours nous mobiliser pour les défendre. » -Félix Ferland, vice-président SST de la CSN–Construction.

    « Les travailleurs et travailleuses de la construction ont assez souffert des accidents et des maladies professionnelles. Ils en ont assez de la peur de ne pas rentrer chez eux et du strict minimum sur les chantiers. L’industrie de la construction est la plus meurtrière et ça doit cesser! Pour sauver des vies et donner les moyens aux travailleuses et aux travailleurs de défendre leurs droits, il est maintenant temps de déployer les représentantes et représentants en santé et sécurité dans tous les chantiers du Québec. » – Carl Dufour, président de la CSD Construction.

    Nos organisations de la construction représentent 215 000 travailleurs et travailleuses.

    Où sont les mesures structurantes ?

    Alors que le ministre de l’Économie Éric Girard livrait aujourd’hui à Québec sa mise à jour budgétaire, la CSN constate avec inquiétude que les cinq priorités d’action de la CAQ – la santé et l’éducation, l’économie, l’environnement et le français – sont essentiellement absentes de ce qui a été présenté. En effet, il est plutôt question de mesures saupoudrées non structurantes, et on y parle davantage d’équilibre budgétaire que de véritables enjeux sociaux.

    Malgré le ralentissement économique prévu en 2023, des surplus budgétaires sont prévus pour les années à venir. Or, les réinvestissements sont carrément absents pour les Québécoises et les Québécois qui peinent à obtenir les biens et les services dont ils ont besoin. « Ça va prendre plus qu’un “bouclier anti-inflation” pour que le monde puisse correctement gagner leur vie et mettre à manger sur la table. Ce qu’il faut, ce sont des salaires décents et des conditions de travail qui favorisent la rétention du personnel. Et des mesures beaucoup plus équitables que la remise de 800 $ à un couple qui fait 200 000 $ par année, contre 600 $ à une mère monoparentale qui fait 30 000 $ », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

    Les milliards promis à coup de chèques mal ciblés et de maigres baisses d’impôts puisées à même le Fonds des générations pourraient servir à former du personnel qualifié dans les milieux qui en ont le plus besoin, qu’ils soient publics ou privés. Le Québec pourrait aussi s’offrir la gratuité scolaire aux cycles supérieurs et des mesures d’aide pour le secteur privé en vue d’une transition juste. « L’enrichissement oui, mais pas à tout prix. On a besoin de plus que des mesures anti-inflation à courte vue, Monsieur Legault. Le gouvernement devrait se laisser guider par des indicateurs sociaux et environnementaux, pas simplement par des indicateurs économiques. Pensez aux gens : le PIB n’est pas l’indice de mesure du bonheur », ajoute-t-elle.

    Encore la population qui paie le prix
    En effet, la centrale syndicale en appelle à un réinvestissement massif dans les services publics, alors que les hôpitaux et les écoles sont vétustes, le personnel des réseaux de la santé et de l’éducation est dans un état plus qu’inquiétant, les services se détériorent chaque jour un peu plus et, dans tous les milieux, la pénurie de main-d’œuvre est criante. « Il y a quelques mois à peine, les aîné-es y ont goûté et maintenant, ce sont les plus jeunes qui en paient le prix, alors que les urgences pédiatriques sont à un fil du point de rupture et que nos enfants doivent garder leur manteau en classe, faute de ventilation.

    Pire : ce qu’on nous annonce depuis quelque temps, ce sont des investissements au privé en santé, même si on a déjà joué dans ce film-là et qu’on s’y est cassé les dents. D’autres pays l’ont fait avant nous et sont depuis revenus à un système public. Le privé, c’est un mirage. Ce n’est pas en ouvrant deux mini-hôpitaux qu’on va inventer des médecins et des préposé-es : on fait juste déplumer encore plus le réseau. Il faut réinvestir au public, là où tous les services sont accessibles et où les soins sont offerts sans recherche de profits », martèle la présidente.

    Économie verte ou transition juste ?
    Des milliers de travailleuses et de travailleurs vont voir leur emploi changer ou disparaître à cause des changements climatiques. La CSN craint que peu ne soit fait pour les accompagner, les former et limiter les dégâts causés par les GES. « Après la COP27 et en pleine COP15, encore une fois, on manque une occasion de prévoir un plan structuré et financé pour accompagner les travailleuses et les travailleurs dont l’emploi est en péril à cause des changements environnementaux. On parle d “économie verte », mais c’est malheureusement le mot économie qui prime », conclut Mme Senneville.

    Alliance CSQ–CSN pour faire débloquer les négociations des infirmières et des infirmières auxiliaires d’Héma-Québec

    Sans contrat de travail depuis près de quatre ans, les infirmières et les infirmières auxiliaires d’Héma-Québec, affiliées à la CSQ et à la CSN, joignent leurs forces afin d’assurer le maintien des échelles salariales en vigueur ailleurs dans le secteur public. Les deux syndicats tiendront notamment des mobilisations communes. De premières manifestations simultanées sont prévues dès le 18 décembre, à Montréal et à Québec.

    Pertes importantes
    Héma-Québec maintient la ligne dure en négociation. L’organisme gouvernemental veut imposer aux professionnel-les en soins des échelles salariales différentes de celles en vigueur dans le réseau public. Cela entraînerait des conséquences importantes, notamment une perte de salaire pouvant aller jusqu’à plus de 72 000 $ sur toute la durée de la carrière pour une infirmière auxiliaire et à plus de 11 000 $ pour une infirmière.

    Autre illustration des incohérences engendrées par le projet patronal : selon la proposition d’Héma-Québec, une infirmière qui choisirait de commencer sa carrière à Héma-Québec se retrouverait éventuellement avec un salaire inférieur par rapport à une collègue qui aurait commencé la sienne dans le réseau public avant d’aller travailler pour Héma-Québec après quelques années !

    Pour les syndicats d’Héma-Québec, les propositions patronales nuiraient grandement aux efforts de l’organisme pour attirer et pour retenir la main-d’œuvre.

    « Nous demandons simplement que notre travail soit reconnu à sa pleine valeur, explique la présidente du Syndicat du personnel infirmier d’Héma-Québec–CSQ, Nancy Landry. On voit déjà les effets du manque de main-d’œuvre sur nos charges de travail et sur l’augmentation des heures supplémentaires obligatoires. Évidemment, le fait que nous gagnons actuellement le taux de salaire qu’une infirmière du réseau public recevait en 2018 n’aide pas. Et constater que notre employeur se bat actuellement contre nous pour ne pas nous verser plus tard les taux de salaire en vigueur dans le réseau public, c’est reçu comme un gros manque de respect. »

    « En s’alliant, nos deux syndicats envoient un message clair, tant à Héma-Québec qu’au Conseil du trésor : la parité avec les professionnel-les en soins du réseau public, on y tient, poursuit la présidente du Syndicat des infirmières et infirmières auxiliaires d’Héma-Québec–CSN, Vanessa Poirier. Même après près de quatre ans de négociation, nous ne sommes pas près de baisser les bras. Notre PDG, Nathalie Fagnan, ne manque pas une occasion de souligner à quel point elle a de l’estime pour son personnel. Il serait temps qu’elle le démontre concrètement en allant chercher les mandats nécessaires auprès du Conseil du trésor. »

    Les conventions collectives des deux syndicats représentant notamment les infirmières et les infirmières auxiliaires d’Héma-Québec sont échues depuis le 31 mars 2019. Le Syndicat des infirmières et infirmières auxiliaires d’Héma-Québec–CSN représente celles qui travaillent dans la région de Québec, alors que le Syndicat du personnel infirmier d’Héma-Québec–CSQ, celles travaillant dans le Grand Montréal.

    Réaction du Front commun au rapport de l’ISQ sur la rémunération des employé-es de l’administration québécoise

    L’écart persiste et le rattrapage est nécessaire
    Encore cette année et à l’aube des négociations dans le secteur public, le constat de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) est sans appel : l’écart de la rémunération globale (incluant les avantages sociaux) persiste. Au 1er avril 2022, ce retard pour les travailleuses et les travailleurs du secteur public était donc de -3,9 % par rapport aux autres salarié-es du Québec.

    « Sur le plan des salaires, année après année, l’écart reste important. Il est de -11,9 % avec l’ensemble des autres salarié-es québécois. Après cela, le gouvernement s’étonne qu’en plein contexte de pénurie de main-d’œuvre, on peine à attirer et à retenir le personnel dans nos réseaux publics, en éducation, en santé et en services sociaux et en enseignement supérieur.

    Ce n’est pas pour rien que nous demandons une clause d’indexation à l’inflation pour protéger le pouvoir d’achat des travailleuses et des travailleurs, ainsi que des hausses de salaire à la hauteur des services rendus à la population », déclarent les leaders syndicaux Éric Gingras, président de la CSQ, Caroline Senneville, présidente de la CSN, Robert Comeau, président de l’APTS, et Daniel Boyer, président de la FTQ.

    En accordant une attention particulière aux différentes données présentées dans le rapport, on remarque certains écarts notables, entre autres avec les entreprises privées syndiquées qui offrent une rémunération globale de 9,3 % supérieure au secteur public. Les écarts sont aussi importants avec des catégories aux conditions comparables, notamment avec l’administration municipale (-34,6 %), les entreprises publiques (-19,6 %), le secteur universitaire (-15 %) et l’administration fédérale (-11,6 %).

    Chez les ouvriers spécialisés (menuisiers, électriciens, plombiers et autres), le retard est encore très important, soit de 30,7 %. Pas étonnant qu’il soit extrêmement difficile pour les établissements de santé et de services sociaux et des réseaux scolaire et collégial de recruter cette main-d’œuvre qualifiée, indispensable à l’entretien de nos installations.

    « Au-delà des chiffres présentés par l’ISQ, c’est le constat des enjeux qui minent nos réseaux publics auxquels il faut s’attaquer. Et ça passe par la négociation. Le gouvernement Legault devra bien prendre la mesure des offres salariales qu’il doit déposer aux employé-es de l’État à la fin décembre. Celles-ci devront permettre un véritable enrichissement. Il faut plus que de la bonne volonté, de grandes orientations et une flopée de mercis. Le statu quo n’est pas acceptable », concluent les leaders syndicaux.

    Statistiques pour mieux comprendre les enjeux de cette négociation

    • Moyenne salariale des employé-es du secteur public du Front commun : 43 916 $;
    • Retard salarial : -11,9 %;
    • Retard de rémunération globale : -3,9 %;
    • Pourcentage de femmes représentées par le Front commun : 78 %.

    Pour bien comprendre la négociation : https://www.frontcommun.org/.

    À propos du Front commun

    Ensemble, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS représentent plus de 420 000 travailleuses et travailleurs de l’État québécois dans les secteurs publics, en éducation, en santé et dans les services sociaux ainsi qu’en enseignement supérieur. Les conventions collectives viendront à échéance le 31 mars 2023.

    Piquetage symbolique chez Autobus la Montréalaise

    Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Montréalaise–CSN (STTAM–CSN) ont tenu un piquetage symbolique devant le garage et les bureaux de leur employeur afin de dénoncer une disparité de traitement à leur égard.

    « En plein contexte d’importante inflation, nous vivons une disparité de traitement que nous dénonçons ici aujourd’hui avec ce piquetage symbolique. Alors que nos collègues de Montréal ont récemment reçu une indexation provenant de la bonification des enveloppes du Centre de services scolaires de l’ordre de 5,79 %, pour notre part, nous n’avons rien reçu du tout de ces sommes dédiées aux salaires, dénonce Françoise Desmarteau, présidente du STTAM–CSN. Nous faisons le même travail, nous avons le même employeur, alors ce qui est dû à nos collègues de Montréal, nous y avons droit nous aussi. »

    Pour leur part, les membres du STT des Autobus la Montréalaise–CSN Division Montréal, touchent l’indexation de 5,79 % depuis le mois de septembre dernier, rétroactivement au 1er juillet 2022. Les deux syndicats ont le même employeur, les Autobus la Montréalaise inc., et l’entreprise est détenue par un actionnaire majoritaire, Transport scolaire Sogesco Inc. qui regroupe 32 entreprises dans le domaine.

    « Lors de leurs récentes négociations avec le gouvernement, les transporteurs scolaires ont reçu des bonifications significatives de l’ordre de 15 à 30 % de leurs contrats, ce qui leur donne une nouvelle capacité de bien payer leurs conductrices et leurs conducteurs. Notre secteur vit toujours avec de graves problèmes d’attraction et de rétention, ce qui menace toujours le service de transport aux élèves que nous offrons tous les jours. Pour nous, il est temps que ça cesse et la seule solution, c’est de verser de bons salaires qui attireront des travailleuses et des travailleurs dans notre secteur, ajoute Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Dans le cas des Autobus la Montréalaise, les bonifications de 5,79 % pour indexer les salaires ont été versées à l’employeur. Il doit donc les verser à son tour à ses salarié-es. »

    « Il faut comprendre que ça fait plus de 20 ans que les conductrices et les conducteurs de véhicules scolaires se battent pour une reconnaissance de leur difficile métier, et que, dans bien des cas, les salaires décents ne sont toujours pas au rendez-vous. Actuellement, cet employeur a imposé des bris de service aux parents des élèves qui doivent se déplacer en autobus, et les circuits en retard ou même annulés sont monnaie courante. Or, une seule bonification améliore ces salaires et le versement récent de sommes dédiées à cet effet doit être versé aux conductrices et aux conducteurs », de conclure Bertrand Guibord, secrétaire général du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    À propos

    Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus la Montréalaise–CSN rassemble 38 membres et est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

    Menace de grève à l’ITHQ : la table c’est aussi pour négocier

    Après quatre séances de conciliation et trente-deux séances de négociation depuis mars 2021, le Syndicat des enseignantes et des enseignants de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du QuébecCSN (SEEITHQCSN) témoigne son impatience devant la lenteur des négociations. Les membres ont voté à 97 % en faveur d’une banque de huit jours de grève à utiliser au moment jugé opportun.

    « Encore jeudi dernier, l’ITHQ s’enorgueillissait avec raison de sa solide réputation nationale et internationale en s’associant à Ferrandi, une grande école de gastronomie française. Nous lui rappelons que cette réputation n’existerait pas sans ses enseignantes et ses enseignants, souligne Éric Guay, président du SEEITHQ. Actuellement, on se distingue des autres écoles par nos mauvaises conditions de travail. »

    Pourtant, le personnel dévoué et compétent gagne de moins bons salaires pour des charges de travail plus grandes que dans le réseau de l’éducation. Aussi, de façon injustifiée, il faut en moyenne une décennie pour acquérir une permanence.

    « L’employeur ne tient jamais compte de l’ancienneté dans l’attribution des tâches aux professeur-es. Il ne reconnaît pas non plus l’expérience d’enseignement acquise ailleurs pour l’avancement d’échelon salarial. La direction refuse même qu’une personne enseignante puisse être accompagnée d’une ou d’un représentant syndical lorsqu’elle est rencontrée ! Ces traitements inéquitables doivent cesser rapidement », tranche Léandre Lapointe, vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, responsable du regroupement privé (FNEEQ–CSN).

    Contexte
    Depuis 2019, l’ITHQ a gagné en autonomie et est devenue un organisme du gouvernement hors fonction publique. Le syndicat souhaite donc que la convention collective s’inspire de celle des enseignantes et des enseignants de la province et non de celle des fonctionnaires de l’État.

    « Cette négociation piétine depuis trop longtemps ! L’ITHQ joue un rôle indispensable pour la notoriété de Montréal et de tout le Québec, et ce, grâce au travail précieux des enseignantes et des enseignants. Qu’attend la directrice générale, l’honorable Liza Frulla, pour faire débloquer la négociation ? », demande Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    Les quelque 140 membres syndiqués sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2020.

    La FTQ, la CSN et la CSQ demandent une banque de congés d’isolement de 10 jours

    « Pour s’assurer que les consignes de la Santé publique puissent être respectées, encore faut-il que les travailleuses et les travailleurs aient les moyens de le faire! », plaident la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

    Les trois centrales syndicales ont demandé au ministre de la Santé et des Services sociaux, au ministre du Travail et à la Santé publique d’accorder une banque de congés de maladie COVID-19 de 10 jours à l’ensemble des travailleuses et travailleurs qui ne peuvent basculer en télétravail s’ils sont malades en raison de la nature de l’emploi occupé.

    Constatant le nombre insuffisant de congés de maladie des travailleuses et des travailleurs des grands réseaux (santé, éducation et petite enfance, mais aussi plusieurs autres secteurs confrontés à cette réalité), elles craignent que cela ne devienne un frein au respect des consignes pour plusieurs dont la situation n’est pas déjà prévue dans leur contrat de travail, notamment en n’ayant pas la possibilité d’effectuer leur travail à distance.

    « Il est vrai que les consignes d’isolement en cas de fièvre et les règles à suivre en cas de symptômes grippaux ont récemment été réduites, mais il n’en demeure pas moins que l’expérience des dernières années devrait nous laisser quelques leçons. La dernière chose que l’on souhaite, c’est que nos milieux de travail deviennent des lieux de propagation parce que les gens n’avaient d’autre choix que d’aller travailler, même malades. Les dernières semaines, et probablement celles à venir, nous rappellent quand même que tout n’est pas terminé et qu’il vaut mieux prévenir. C’est le message qu’on lance au gouvernement avec cette demande. On entend les appels à la prudence du ministre de la Santé et des Services sociaux et de la Santé publique pour prévenir la transmission des différents virus respiratoires actuellement en circulation. Mais pour poser les bons gestes et rester à la maison quand cela s’impose, il faut avoir les conditions pour le faire », font valoir Daniel Boyer, président de la FTQ, François Enault, premier vice-président de la CSN, et Éric Gingras, président de la CSQ.

    Or, la circulation active des virus et les épisodes d’isolement ont pour effet d’amputer sérieusement la totalité ou la presque totalité des banques de congés de maladie. Pire, des syndicats ont rapporté que certains de leurs membres avaient évoqué à regret la possibilité d’être contraints de se présenter au travail malgré la présence d’un test positif à la COVID-19, et ce, afin de ne pas être pénalisés. C’est exactement ce que les trois organisations souhaitent éviter à tout prix dans le but de freiner la transmission de la maladie.

    Les trois leaders syndicaux invitent donc le gouvernement à passer de la parole aux actes, à l’instar du gouvernement fédéral, qui a octroyé 10 jours de congé de maladie à toutes ses travailleuses et travailleurs par le biais d’une modification du Code canadien du travail pour éviter justement une situation où une travailleuse ou un travailleur doive choisir entre aller travailler malade et risquer de contaminer son environnement ou perdre du salaire. La mesure sera effective le 1er décembre prochain.

    « Il est maintenant temps pour le Québec d’emboîter le pas et de l’offrir aux travailleuses et travailleurs sous sa juridiction. Mettons toutes les chances de notre côté pour protéger la population et renforcer notre lutte commune contre la COVID-19 », ont conclu les trois dirigeants.

    La FTQ, la CSN, la CSQ représentent plus de 1 140 000 travailleuses et travailleurs partout à travers le Québec, tant dans les secteurs public que privé.

    Journée nationale des chargées et chargés de cours : donner la moitié des cours universitaires sans obtenir de reconnaissance

    Alors que la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry, amorce son mandat, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) lui rappelle une injustice urgente à corriger : le manque flagrant de reconnaissance de la contribution essentielle des chargées et chargés de cours universitaires. Dans les faits, ces personnes hautement compétentes et spécialistes dans leur domaine donnent environ cinquante pour cent des cours de premier cycle au Québec, bien plus qu’ailleurs au Canada. Puisque « la moitié des cours universitaires, on s’en charge ! », sans le travail des chargées et chargés de cours, c’est l’équivalent d’une université québécoise sur deux qui s’écroulerait.

    « Malgré cet apport considérable à la mission des universités, nous sommes constamment menacés par la précarité. Nos contrats sont attribués de trimestre en trimestre et nous sommes continuellement dans l’attente du renouvellement de notre accès et de notre participation aux institutions du savoir, bien que nous soyons extrêmement qualifié-es, dénonce Christine Gauthier, vice-présidente de la FNEEQ–CSN. Il faut l’admettre, le système universitaire actuel renforce les inégalités entre les corps d’emploi et traite les chargées et chargés de cours comme du personnel périphérique. »

    Soutenir la reconnaissance et réduire la précarité
    Parce que la précarité ne saurait être un mode de vie, nous demandons à la ministre Déry de travailler politiquement pour accroître la reconnaissance et réduire la précarité :

    • En garantissant un financement stable des universités ;
    • En s’assurant qu’elles incluent des chargées et chargés de cours au sein des comités sur la liberté académique qu’elles devront former en vertu de la loi adoptée en juin dernier ;
    • Et en facilitant l’accès des chargées et chargés de cours aux fonds de recherche des organismes subventionnaires québécois afin que la communauté scientifique ne soit plus privée de leur expertise en matière de recherche.

    « Les personnes chargées de cours sont au cœur de nos universités. Il est grand temps qu’elles obtiennent la reconnaissance qui leur est due », de conclure Christine Gauthier.

    Pour consulter le lien de la campagne annuelle de la Journée nationale des chargées et chargés de cours : LA MOITIÉ DES COURS UNIVERSITAIRES, ON S’EN CHARGE ! https://fneeq.qc.ca/fr/journee-nationale-des-chargees-et-charges-de-cours/

     

    Une autre grève générale illimitée possible au cimetière Notre-Dame-des-Neiges

    Lors d’une assemblée générale qui s’est tenue ce lundi soir, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges (STTCNDDN–CSN) ont adopté à 71 %, par voie de scrutin secret, un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée à déclencher au moments jugé opportun.

    « Depuis longtemps, le climat de travail dégénère au cimetière Notre-Dame-des-Neiges et l’employeur ne fait rien pour que celui-ci s’assainisse, bien au contraire. La zizanie règne dans les opérations courantes et nous arrivons seulement à honorer les crémations et les mises en terre à l’horaire, sans possibilité de répondre aux urgences. Nous sommes à bout et, pour nos membres, le seul moyen de nous sortir de cette situation désastreuse, c’est d’arrêter complètement d’y participer », précise Patrick Chartrand, président du STTCNDDN–CSN. Le syndicat des bureaux, dont la négociation traîne depuis cinq ans et qui compte 17 membres, a également déclenché la grève générale illimitée. « Nous allons désormais faire front commun pour que nos deux négociations se règlent, et ce, le plus rapidement possible. »

    Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2018, le STTCNDDN–CSN est en négociation depuis le mois de novembre 2019. En grève depuis le 20 septembre dernier, le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (SEECNDDN–CSN) a pour sa part déclenché la grève générale illimitée le 20 octobre dernier.

    « Ces travailleuses et ces travailleurs sont sans contrat de travail depuis quatre ans. Au lieu de proposer une piste de règlement constructive, la Fabrique Notre-Dame fait traîner les négociations. Sans aucune transparence budgétaire à l’appui, l’employeur prétend encore et toujours ne pas détenir les ressources financières pour répondre aux demandes des salarié-es. Or, selon chacune des deux unités syndicales, ça fait depuis quatre et cinq ans que les salarié-es n’ont pas touché d’augmentation et l’inflation actuelle les appauvrit à chaque chèque de paie », souligne Linda Tavolaro, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

    « Nous connaissons très bien l’arrogance de la Fabrique Notre-Dame et nous serons aux côtés de ces femmes et de ces hommes jusqu’au bout de leur combat pour obtenir le respect que méritent ces personnes. Ça n’a pas de sens qu’une entreprise qui doit honorer des services aussi sensibles et cruciaux pour des familles en deuil agisse de la sorte avec ses salarié-es. La confiance devra être rebâtie envers la clientèle, et ce sont les travailleuses et les travailleurs qui devront faire face à cette insatisfaction des clientes et clients dont l’employeur devra assumer l’entière responsabilité », conclut Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    À propos
    Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN rassemble 125 membres.

    Une véritable crise se profile, dans l’ombre

    Les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) et le personnel de bureau d’Urgences-santé œuvrent dans l’ombre du système préhospitalier québécois tout en étant indispensables. Plus que jamais sous pression, constamment en sous-effectif ou en temps supplémentaire obligatoire (TSO) ces travailleuses et ces travailleurs n’en peuvent plus. Refusant d’attendre qu’un malheur survienne pour agir, ces travailleuses et ces travailleurs entendent prendre les grands moyens pour forcer leur employeur à prendre le problème au sérieux.

    En effet, réunis en assemblées générales cette semaine, les RMU de la Capitale nationale, de l’Estrie et ceux d’Urgences-santé à Montréal, de même que le personnel de bureau d’Urgences-santé ont voté, par scrutin secret, en faveur d’un mandat de grève de tâches et de temps, pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Parmi les impacts concrets de cette grève, les syndicats entendent forcer le personnel-cadre à participer au maintien des services essentiels.

    « Notre travail est émotionnellement exigeant. Avec ces mauvaises conditions de travail viennent des risques accrus de commettre une erreur, d’échapper un appel dans la file d’attente ou de perdre une seconde de concentration. Résultat : les délais de traitement des appels augmentent et les employé-es de bureau croulent sous le travail. Cela a des impacts non seulement sur les employé-es, mais également sur la qualité du service dont la population est en droit de recevoir dénonce la présidente du Syndicat des employé-e-s d’Urgences-santé (CSN), Anick Bélanger. Ça ne devrait pas préoccuper que nous, mais aussi notre employeur et le Conseil du trésor. Et ce n’est pas du tout ce qu’on sent à la table de négociation ! »

    « Considérant les conditions de travail difficiles et l’épuisement des RMU, cela accentue les risques de faire une erreur. Chaque seconde de concentration est nécessaire pour effectuer notre métier et ça devient de plus en plus difficile, dénonce la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Centrale de Coordination santé de la région de Québec (CSN), Marjorie Guay. Ça ne devrait pas nous préoccuper seulement nous mais aussi notre employeur et le Conseil du trésor. Et ce n’est pas du tout ce qu’on sent à la table de négociation ! »

    « L’employeur agit comme si la pénurie de main-d’œuvre ça n’existait pas pour nous. C’est un total manque de respect envers nous, dénonce la présidente du Syndicat des RMU de l’Estrie, Josée Marchessault. Maintenant que nos collègues paramédics ont une nouvelle convention collective, il est inadmissible que le Conseil du trésor laisse encore traîner ces négociations. »

    Pour les syndicats, un des plus importants problèmes est la rémunération insuffisante, ce qui mine les efforts pour recruter le personnel nécessaire. Dans ses offres, le Conseil du trésor ne tient pas compte des importantes pénuries de main-d’œuvre qui sévissent.

    « Nous espérons qu’en venant travailler pendant la grève du personnel, l’employeur et ses cadres prendront conscience de la pression ressentie au quotidien par les RMU et les employé-es de bureau sur le terrain, complètement débordés, explique le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. »

    « Faut-il rappeler que leur rôle est si névralgique que l’État limite fortement leur droit de faire la grève, enchaîne la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamps. Le Conseil du trésor profite de ce rapport de force déséquilibré pour laisser traîner les négociations et refuser toute amélioration à la situation, c’est honteux. »

    « Ces travailleuses et travailleurs sont sans convention collective depuis le 31 mars 2020, ajoute la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Ils méritent plus de respect. S’ils n’ont plus d’autres options que d’exercer une grève encore plus perturbatrice, le Conseil du trésor n’a que lui-même à blâmer ».

    Les RMU sont notamment les personnes qui prodiguent les premiers soins par téléphone dans des moments cruciaux, par exemple en donnant les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation, en cas d’étouffement ou encore pour préparer un accouchement, en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants et répondantes. Maillon tout aussi essentiel au sein d’Urgences-santé, les employé-es de bureau assurent pour leur part tout le soutien administratif. Ils voient, entre autres, à combler les effectifs des paramédics, des employé-es de soutien et des RMU. Ils œuvrent à l’informatique, à l’entretien général, aux comptes clients et à la facturation, ainsi qu’aux services des salaires et des ressources humaines.

    La Fédération nationale des communications et de la culture–CSN célèbre ses 50 ans

    La Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) célèbre aujourd’hui le cinquantième anniversaire de sa fondation. Ce sont 50 années de présence syndicale dans le secteur des médias, des communications et de la culture qui ont largement contribué à la défense des personnes qui y travaillent et à la reconnaissance du caractère essentiel de leur profession au sein de la société québécoise.

    « Depuis 50 ans, la FNCC–CSN s’est portée à l’avant-garde non seulement des conditions de pratique professionnelle de celles et de ceux qui y œuvrent, mais tout autant des luttes pour l’établissement d’une société démocratique où l’accès à l’information et à la culture s’avère crucial », de déclarer Caroline Senneville, présidente de la CSN.

    « La FNCC–CSN existe depuis aussi longtemps grâce à la détermination de nombreux syndicats qui ont su traverser les différentes vagues qui se sont abattues sur leur secteur, a tenu à rappeler la présidente de la FNCC–CSN, Annick Charette. D’abord pour la reconnaissance de l’indépendance professionnelle du métier de journaliste, pour le rôle des médias d’information au sein de notre démocratie et pour le respect de conditions de travail décentes pour l’ensemble des personnes qui y gagnent leur vie. »

    Quand le gouvernement confisquait les bandes…
    C’est à l’initiative de journalistes membres de syndicats CSN que la Fédération nationale des communications, selon son appellation d’origine, fut constituée le 18 novembre 1972, en plein congrès du Parti libéral du Québec. Les fondateurs voulaient ainsi donner une voix aux journalistes syndiqués afin de faire respecter leurs droits de pratique et leurs clauses professionnelles après la confiscation de rubans magnétiques et magnétoscopiques par des organisateurs du parti, alors dirigé par Robert Bourassa, et par son directeur de l’information. La toute nouvelle fédération y avait vu un « geste symptomatique de la volonté du parti au pouvoir de créer un climat d’oppression pour empêcher une discussion saine sur les problèmes auxquels sont confrontés les travailleuses et travailleurs et l’ensemble de la population. »

    Provenant du syndicat de Télé-Québec, Annick Charette estime que cette présence syndicale s’avère tout aussi pertinente aujourd’hui. « Encore récemment, rappelle-t-elle, les syndicats du Soleil, du Droit, du Nouvelliste, de la Tribune, du Quotidien et de la Voix de l’Est sont parvenus à sauver de la faillite ces six quotidiens appartenant au groupe Capitales Médias en fondant la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i). Un sauvetage qui s’est avéré d’une importance capitale pour l’accès à l’information au Québec. »

    Cette victoire syndicale faisait suite à l’obtention par la fédération, en pleine crise de la presse écrite, du crédit d’impôt sur la masse salariale des salles d’information, tant au fédéral qu’au provincial. Encore aujourd’hui, la FNCC–CSN multiplie les interventions parlementaires pour enjoindre le gouvernement fédéral à baliser et à taxer ces géants du numérique ayant mis en péril les conditions de production et de diffusion de l’information et de la culture au Québec et au Canada.

    Du côté de Québec, la FNCC–CSN a également démontré toute sa pertinence en participant activement aux consultations ayant mené à la réforme de la Loi sur le statut de l’artiste en amenant le gouvernement à enfin reconnaître les droits constitutionnels en matière de travail que sont les droits d’association et de négocier collectivement dans le secteur des arts, de la culture et de la littérature. La fédération est actuellement à l’œuvre pour pousser Québec à adopter le même type de législation pour les journalistes indépendants et les pigistes du secteur des médias.

    Après avoir documenté, dans une étude menée avec le Service aux collectivités de l’UQAM en mai dernier, les effets désastreux de l’intimidation et du cyberharcèlement dont sont victimes les travailleuses et les travailleurs de l’information, la FNCC–CSN a lancé, cet automne, un vaste chantier de recherche portant sur le harcèlement sexuel dans le secteur de la culture et des communications.

    Par le biais d’une équipe de salarié-es et de l’ensemble des services confédéraux de la CSN, la fédération dessert de nombreux syndicats au Québec et au Nouveau-Brunswick en matière de négociation collective et de droits du travail. Elle représente les employé-es de plusieurs musées, tant à Montréal qu’en région, ainsi que les salarié-es de Radio-Canada, de La Presse, du Journal de Montréal, du réseau Cogeco et de plusieurs entreprises de communications privées.

    La FNCC–CSN regroupe 6 000 membres issus de 80 syndicats et œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des 8 fédérations de la CSN qui réunit plus de 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

    Solidarité avec nos membres dans les magasins de la SAQ

    Avec la période des Fêtes qui approche, plusieurs d’entre nous s’apprêtent à faire le plein de bouteilles de vin et d’alcools de tous types. Puisque les membres du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN) entament une lutte pour conserver des emplois, et par conséquent, un bon service-conseil dans les diverses régions du Québec, agissons solidairement et achetons directement dans nos succursales locales.

    Pour rappel, la SAQ mise de plus en plus sur le commerce électronique via son site SAQ.com et souhaite ainsi centraliser toutes les préparations de commandes en ligne dans un entrepôt de Montréal. Cette opération nuira grandement à l’offre de produits en région et générera une quantité importante de GES, puisque toutes les livraisons partiront de la métropole. Même les conseils seraient de plus en plus informatisés par le biais de la carte Inspire, et ce, au détriment des personnes conseillères en vin des succursales!

    Le SEMB-SAQ–CSN demande donc à chacune et à chacun d’entre nous de se limiter à la consultation du catalogue en ligne et d’appeler sa succursale de proximité pour faire mettre de côté les produits désirés.

    Et si certains des produits recherchés ne sont pas disponibles, pourquoi ne pas profiter des conseils avisés des employé-es compétents et passionnés, syndiqués à la CSN, pour faire de belles découvertes !

    En toute solidarité,

    Katia Lelièvre
    3e vice-présidente de la CSN

     

    Syndicat des professionnels et des professionnelles du collège de Rosemont–CSN

    À la suite du dépôt de sa requête en accréditation, le 3 août 2022, le Syndicat des professionnels et des professionnelles du collège de Rosemont–CSN a été accrédité pour représenter :

    « Tous les professionnels et professionnelles non-enseignants, salariés au sens du Code du travail. »

    C’est dans le cadre du maraudage du secteur public que cette requête en accréditation a été déposée le 3 août dernier. Ces travailleuses et travailleurs représentent le premier groupe de professionnels à obtenir leur accréditation dans le cadre du maraudage s’étant déroulé cet été.

    Ils et elles ont fait le choix de quitter le SPGQ pour obtenir de meilleurs services de la part d’une centrale syndicale forte, d’une fédération qui saura les représenter à la hauteur de leurs attentes ainsi que d’un conseil central qui saura les appuyer dans leurs luttes à venir. Ces travailleuses et travailleurs sont dorénavant confiants que leur syndicat sera bien outillé pour faire avancer leurs conditions de travail et pour mener à terme les négociations à venir. L’arrivée de ce nouveau syndicat au sein de la Fédération des professionnèles permettra par ailleurs la création du Bureau fédéral des collèges (BFC).

    Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des professionnèles, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

    Mobilisations dans cinq villes québécoises pour réclamer un programme de régularisation véritablement inclusif des personnes sans-papiers

    Trente organisations communautaires et syndicales se rassemblent, appuyées par de nombreux groupes et individus des milieux académiques, religieux et patronaux, pour réclamer la mise en place d’un programme véritablement inclusif visant la régularisation des personnes sans statut migratoire. Dans le cadre de la « Journée québécoise pour la régularisation des personnes sans statut migratoire », les mobilisations se déroulent à Montréal, à Québec, à Rimouski, à Sherbrooke et à Chicoutimi, où les organisations demandent aux gouvernements du Canada et du Québec de s’engager concrètement dans ce processus, et ce, en collaboration avec la société civile.

    Pour un programme véritablement inclusif
    Le Ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté Canada (IRCC) soumettra au cours des prochaines semaines un projet de programme de régularisation des personnes sans statut migratoire aux gouvernements provinciaux et au conseil des ministres du gouvernement fédéral. Les organisations impliquées dans cette journée de mobilisation revendiquent ainsi la mise en place d’un programme de régularisation, véritablement inclusif, au Canada et au Québec.

    « Au Canada, l’absence ou la précarité d’un statut migratoire plonge des centaines de milliers de personnes dans une situation de vulnérabilité extrême, affectant leur droit à la sécurité, à la santé, au logement, à un niveau de vie suffisant, pour n’en mentionner que quelques-uns. Il s’agit d’une situation entraînant de graves violations des droits humains. Les gouvernements, tant québécois que canadien, ont la responsabilité de protéger et de respecter les droits de ces personnes et doivent mettre en place dès maintenant un programme de régularisation complet, inclusif et accessible, qui accordera la résidence permanente à toutes les personnes sans statut », souligne Mme Laurence Guénette, coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés.

    Dans le même d’ordre d’idée, Mme Camille Bonenfant, organisatrice communautaire de la Clinique pour la justice migrante, avance que « nous croyons fermement en l’accès à la justice, et cette dernière repose sur la mise en œuvre des droits. Il n’y a pas de façon plus efficace et équitable pour assurer le respect des droits des personnes migrantes marginalisées que de leur donner un statut. La résidence permanente leur permettrait finalement de vivre pleinement dans la dignité ».

    Me Stéphanie Valois et Me Guillaume Cliche-Rivard, respectivement présidente et président sortant de l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’Immigration (AQAADI) affirment aussi que « l’AQAADI appuie sans réserve un programme large et généreux visant la régularisation du statut des personnes immigrantes à statut précaire au Canada. En effet, nous avons devant nous une occasion historique de mettre fin à la détresse sans pareille causée par une vie dans la marge, sans statut d’immigration, à la merci de l’instabilité et sans filet social. Nous estimons que la compassion et la dignité humaine devront être au cœur de ce nouveau programme qui permettra du même souffle de pérenniser la contribution économique, culturelle, professionnelle, communautaire et sociale inestimable qu’apportent ces personnes au Canada ».

    Mobilisations dans cinq villes québécoises
    Selon les organisations œuvrant auprès de ces populations, les personnes à statut précaire ou sans statut sont de plus en plus présentes au Québec, non seulement à Montréal mais aussi dans diverses régions du Québec. Dans ce contexte, des activités sont organisées dans cinq villes québécoises. À Rimouski, un rassemblement s’est déjà tenu le 5 novembre, et deux rassemblements ont lieu le 6 novembre respectivement à Montréal et à Québec. En même date, deux ateliers formatifs portant sur la régularisation des personnes sans statut sont organisés respectivement à Chicoutimi et à Sherbrooke.

    « Au cours des dernières années, on constate une croissance des personnes à statut temporaire dans notre région, et certaines d’entre elles ont perdu leur statut à la suite d’un abus de leur employeur. Des gens peuvent devenir ainsi sans statut en raison de la lacune de protection publique, et c’est un phénomène répandu dans des régions québécoises. Ce n’est pas acceptable », affirme M. Florian Freuchet, organisateur communautaire du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants au Bas-Saint-Laurent, pour expliquer la raison de l’organisation de l’événement à Rimouski.

    « Les mouvements au Québec sont très souvent à l’avant-plan dans les luttes pour la justice. Encore une fois, c’est notre société ici, notamment les personnes sans papiers, leurs voisines et voisins et collègues, qui sont arrivés à bâtir un mouvement et ont poussé le gouvernement du Canada à entamer ce chemin pour le bien de toutes et tous. Car la régularisation nous avance vers l’idéal où toute personne vive librement et dignement au Canada », soutient Mme Samira Jasmin, membre de Solidarité sans frontières.

    Dans ces luttes, des centrales syndicales sont aussi engagées. « Il est important que les travailleuses et les travailleurs du Québec soient présents pour appuyer les personnes migrantes sans statut. Nous nous inquiétons que les personnes sans statut migratoire puissent être exploitées dans des conditions de travail déplorables et qu’elles doivent travailler dans une grande précarité pour survivre. En leur accordant un statut, elles pourront bien plus dignement gagner leur vie et il sera beaucoup plus aisé d’intervenir pour protéger leurs droits. Au nom des centrales syndicales, nous joignons notre voix solidaire à cette mobilisation », souligne M. Luc Vachon, président de la Centrale des syndicats démocratiques.

    Les organisations signataires confirment d’ailleurs leur volonté de continuer les luttes pour la régularisation. « Ce week-end, nous, des personnes sans statut et nos allié-es, nous mobilisons à travers le Québec. Mais ce n’est qu’un début de nos mobilisations. Derrière nous, il y a un plus grand nombre de personnes appuyant notre cause, et même plusieurs employeurs et leurs groupes ont exprimé leur appui. Au cours des prochaines semaines et mois, nous continuerons de lutter ensemble pour qu’un programme de régularisation véritablement inclusif soit mis en place au Canada et au Québec », déclare Mme Nina Gonzalez, membre du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants.

    À propos
    Ces activités sont organisées en collaboration notamment avec

    • Amnistie internationale Canada francophone
    • Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI)
    • Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO)
    • Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
    • Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
    • Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTTI)
    • Centre justice et foi (CJF)
    • Clinique pour la justice migrante (CJM)
    • Collectif de lutte et d’action contre le racisme (CLAR)
    • Collectif Églantine
    • Collectif La Camarine
    • Comité d’action de Parc-Extension (CAPE)
    • Comité d’action des personnes sans statut (CAPSS)
    • Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN (CCQCA–CSN)
    • Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN)
    • Conseil régional FTQ Montréal métropolitain (CRFTQMM)
    • Confédération des syndicats nationaux (CSN)
    • Debout pour la dignité
    • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
    • Illusion Emploi de l’Estrie
    • Inter-Elles
    • L’Écho des femmes de la Petite Patrie
    • Le Québec c’est nous aussi
    • Ligue des droits et libertés (LDL)
    • Médecins du Monde Canada
    • Migrante Québec
    • PINAY
    • Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ)
    • Solidarité sans frontières (SSF)
    • Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI)

    Résidences privées pour aîné-es : la FTQ et la CSN revendiqueront un salaire minimum à 18 $ l’heure

    La FTQ et la CSN coordonneront leurs négociations dans le secteur des résidences privées pour aîné-es afin d’y établir un salaire minimum à 18 $ l’heure pour l’ensemble du personnel qui y travaille.

    Lors d’une conférence de presse tenue à Montréal ce matin, le président de la FTQ, Daniel Boyer, et le premier vice-président de la CSN, François Enault, ont expliqué la nécessité de ce rehaussement salarial en raison de l’état critique de trop nombreux centres d’hébergement privés et des conditions de pauvreté auxquelles y sont soumis les préposé-es aux bénéficiaires, à l’entretien et aux services alimentaires.

    « Le gouvernement reconnait lui-même les problèmes criants entraînés par les faibles salaires des centres d’hébergement privés. Voilà pourquoi, en pleine pandémie, il a été forcé de verser une subvention salariale de 4 $ l’heure aux propriétaires de résidences afin de contrer l’exode du personnel, a rappelé Daniel Boyer. La fin progressive de cette aide financière, à compter du 31 décembre prochain, ne fera qu’accentuer les difficultés d’attirer et de retenir le personnel des résidences pour aîné-es, en plus d’aggraver les conséquences désastreuses sur le plan des services aux usagères et aux usagers. »

    Pour François Enault, il est complètement indécent que les fortes marges de profit des principaux acteurs de ce secteur se fassent sur le dos des travailleuses et des travailleurs. « Les marges bénéficiaires d’exploitation du secteur de l’hébergement privé au Québec frisent les 14 %, l’un des plus hauts taux au Canada. À eux seuls, les groupes Chartwell, Sélection, Maurice, Savoie et Cogir possèdent 35 % des logements de l’ensemble des résidences pour aîné-es au Québec. On parle d’entreprises dont les actifs respectifs se chiffrent en milliards de dollars et qui ont certainement la capacité financière de payer leurs employé-es convenablement. »

    La présidente du Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES–FTQ), Sylvie Nelson, a pour sa part souligné la responsabilité du gouvernement de veiller à la qualité des services qui y sont livrés. « Seulement par l’entremise des crédits d’impôt, les résidences privées pour aîné-es grugent près du tiers du budget total du ministère de la Santé et des Services sociaux alloué aux services à domicile. Des salaires à 14,50 $ l’heure, ça entraîne du manque de personnel et des taux de roulement totalement inacceptables », a-t-elle martelé.

    C’est pourquoi la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Lucie Longchamps, en appelle à l’intervention de la ministre déléguée à la Santé et aux Aînés, Sonia Bélanger. « Il est grand temps que la ministre convie à la même table l’ensemble des intervenants de ce secteur pour trouver des solutions durables à la rémunération du personnel des résidences pour aîné-es. Avec le vieillissement de la population auquel le Québec fait face, on ne peut plus se permettre d’attendre en laissant se dégrader de la sorte les conditions de travail du personnel et les conditions de vie des résidentes et des résidents. »

    La FTQ représente 178 résidences privées pour aîné-es, dans toutes les régions du Québec, et plus de 11 000 salarié-es qui sont touchées par les négociations qui s’amorcent dans ce secteur. La CSN est présente dans 90 centres d’hébergement privés partout au Québec et rassemble plus de 3500 membres. Ensemble, la FTQ et la CSN représentent près d’un million de travailleuses et de travailleurs. Les deux centrales syndicales sont membres actifs de la Coalition Minimum 18, qui revendique l’établissement d’un salaire minimum à 18 $ l’heure au Québec.

    La CSN salue les mesures d’aide aux moins nantis et attend toujours une réforme de l’assurance-emploi

    La CSN souhaite souligner la présence de mesures d’aide ciblées dans l’énoncé économique de la ministre Chrystia Freeland présenté aujourd’hui. Du même coup, la centrale syndicale se doit de dénoncer l’absence de soutien nécessaire à ceux qui perdront leur emploi en cette période de resserrement économique causé par la hausse draconienne des taux d’intérêt.

    « La CSN salue toutes les mesures d’aide aux citoyennes et citoyens les plus démunis pour faire face à l’inflation, alors même que cette dernière est nettement plus élevée que ce qui était anticipé dans le dernier budget fédéral. Par exemple, la bonification de l’Allocation canadienne pour les travailleurs, destinée aux salarié-es qui peinent à joindre les deux bouts, est une bonne nouvelle. Les mesures déjà annoncées au cours des dernières semaines pour aider les familles à faible revenu à affronter la hausse du coût de la vie, soit le doublement du crédit d’impôt pour la TPS et, surtout, le supplément de l’Allocation canadienne pour le logement, sont également des mesures qui vont dans le bon sens », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

    « En revanche, la réforme du programme d’assurance-emploi qu’on attend depuis trop longtemps n’est nulle part en vue, alors que le ralentissement économique actuel et la possible récession à venir accentueront inévitablement les pertes d’emplois. Puisque le gouvernement et la banque centrale provoquent sciemment le recul de la croissance pour casser l’inflation, il ne serait que normal qu’un programme d’assurance-emploi bonifié soit au rendez-vous pour soutenir celles et ceux qui perdront leur emploi. Malheureusement, c’est silence radio sur toute la ligne », déplore la présidente.

    « Par ailleurs, il est prometteur de voir que le gouvernement fédéral mise sur un crédit d’impôt pour les technologies propres, une mesure intéressante tant du point de vue environnemental qu’industriel. Il encouragera notamment la création de bons emplois inclusifs, décents et propres pour les personnes qui rêvent de faire partie de la classe moyenne. »

    La santé et la sécurité au travail seront de toutes les négociations de la CSN

    Au cours des prochaines années, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) mettra de l’avant des revendications en matière de santé et de sécurité au travail dans toutes les négociations de convention collective, qu’elles soient dans le secteur public ou le secteur privé.

    Deux des vice-présidents de la CSN, David Bergeron-Cyr et François Enault, en ont fait l’annonce jeudi dans le cadre du 14e colloque Bilan et perspectives qui a réuni cette semaine à Sherbrooke plus de 350 militantes et militants. Cette stratégie vise à obtenir des protections supérieures aux garanties réduites du nouveau régime de santé et de sécurité au travail (SST) imposé par le gouvernement Legault.

    Dans son intervention, David Bergeron-Cyr, responsable du dossier SST à la CSN, a indiqué que « la lutte allait se poursuivre ». « Le gouvernement de la CAQ a fait un cadeau de plusieurs milliards de dollars au patronat. Mais on va se retrousser les manches. On va conscientiser nos membres à l’importance de la santé et de la sécurité au travail. Et on ne lâchera pas. La solidarité, c’est la force du mouvement syndical. »

    Des conventions qui vont plus loin que la loi
    « Les 170 000 travailleuses et travailleurs du secteur public ont déjà déposé cette année des revendications en SST, a expliqué de son côté son collègue François Enault. Et l’ensemble des fédérations du secteur privé se sont entendues pour faire de même au cours des cinq prochaines années. »

    « Il faut se protéger quand les gouvernements décident de changer les lois et de nous enlever des droits, a-t-il plaidé. On va demander plus que ce que la loi nous donne. Et ça va se faire aux tables de négociation. On va s’assurer que tout le monde présente des demandes en santé et sécurité au travail. »

    La CSN mettra ainsi en œuvre les résolutions adoptées lors de ses dernières instances. Les fédérations seront chargées d’ajuster les clauses aux problèmes vécus sur le terrain par les syndicats locaux et de coordonner les stratégies pour atteindre les objectifs.

    Vers un sommet de la société civile
    Parmi les clauses envisagées figurent l’établissement et le fonctionnement des comités paritaires, le renforcement des fonctions d’enquête et de prévention des agents ouvriers, le mécanisme de traitement des plaintes, le traitement des conditions dangereuses, les conditions sécuritaires de travail et la procédure à suivre lorsque survient un accident.

    David Bergeron-Cyr a aussi estimé que « la CSN est à l’avant-garde du mouvement syndical dans ce dossier ». D’ailleurs, a-t-il annoncé, le prochain colloque Bilan et perspectives coïncidera en 2025 avec un « Sommet sur la santé et la sécurité au travail », un événement organisé par la CSN qui réunira « des membres de la société civile, les autres organisations syndicales et des groupes communautaires ».

    Le gouvernement fait fi des solutions publiques à portée de main

    Pour la Confédération des syndicats nationaux, les mesures annoncées aujourd’hui par le gouvernement pour répondre à l’engorgement des établissements de santé et de services sociaux n’ont rien de neuf. La CSN appelle à des changements en profondeur pour assurer la pérennité du réseau. Cela passe par des services 100% publics.

    « Les annonces faites aujourd’hui ne changent rien aux problèmes de fond concernant la pénurie de main-d’œuvre, le retard du Québec en soutien à domicile, le manque de lits en milieu hospitalier, le manque de places en CHSLD ou le sous-financement de certains services », rappelle la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

    « Pour renforcer l’accès à la première ligne et s’assurer que chaque patient voit le bon professionnel, il faut miser sur les CLSC, souligne-t-elle encore. Au fil des ans, les CLSC ont été charcutés dans leur mission. C’est pour cette raison qu’on a ces problèmes-là aujourd’hui. Les Groupes de médecine familiale sont des entreprises privées. Jamais ils ne pourront offrir des équipes multidisciplinaires, partout au Québec, 24 heures sur 24 et 7 jours par semaine. C’est pourtant ce qu’il faut faire pour diminuer la pression dans les établissements. »

    La CSN ne croit pas que le gouvernement fait le bon choix en confiant encore davantage de places en hébergement au secteur privé. Au contraire, ces besoins devront convaincre le gouvernement de créer de nouvelles places en CHSLD publics.

    Par ailleurs, la CSN déplore que le gouvernement repousse encore l’inévitable virage vers les soins à domicile. L’incapacité du réseau public à offrir les services nécessaires contribue sans aucun doute à l’engorgement du système auquel nous assistons actuellement. De plus, les services en soutien à domicile sont beaucoup moins dispendieux que l’hébergement de longue durée. La CSN croit aussi qu’il faut miser davantage sur la prévention et sur les services sociaux, notamment en ce qui a trait à la santé mentale.

    Les protections qu’offre le nouveau régime de SST sont insuffisantes

    « Déployés depuis le 6 octobre dernier, les mécanismes intérimaires de participation et de prévention en santé et sécurité du travail (SST) sont malheureusement insatisfaisants », a déclaré mardi la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville.

    La présidente a fait cette déclaration à la veille de l’ouverture du colloque Bilan et perspectives qui réunit, chaque trois ans, les militantes et militants ainsi que les conseillères et conseillers qui œuvrent en santé et en sécurité du travail. Cette année, l’événement se tient au Centre des congrès de l’hôtel Delta à Sherbrooke les 2 et 3 novembre et rassemble environ 350 personnes.

    « Depuis plusieurs années, la CSN et les autres organisations syndicales exigeaient l’arrêt de la discrimination qui existe en matière de prévention, a expliqué Caroline Senneville. Jusqu’à maintenant, les mécanismes de participation et de prévention ne couvraient qu’environ 12 % des travailleuses et des travailleurs, ceux qu’on appelle les groupes prioritaires. »

    « On a demandé d’étendre partout ces mécanismes afin de protéger adéquatement tout le monde, qu’importe le secteur professionnel, a-t-elle rappelé. Malheureusement, le gouvernement de la CAQ n’a pas écouté cette demande et nous a donné un régime qui couvre tout le monde, mais d’une manière insuffisante. »

    La riposte s’organise
    Au cours des cinq prochaines années, la CSN mènera une campagne nationale en santé et sécurité dans le but d’enraciner cet enjeu dans tous les milieux de travail et de le placer au sein des priorités de l’action syndicale. La campagne intitulée Pour vraiment protéger tout le monde dénonce les impacts des nouvelles lois en matière de santé et de sécurité du travail sur les syndiqué-es tout comme sur les non-syndiqué-es.

    Selon le vice-président de la CSN responsable du dossier, David Bergeron-Cyr, « la centrale va s’assurer que les organisations patronales qui siègent à la Commission des normes de l’équité de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) ne soient pas tentées d’imposer des reculs aux personnes couvertes par les mécanismes de prévention des groupes prioritaires. »

    « Plus que jamais, a-t-il insisté, nous devrons revendiquer l’application uniforme des mêmes protections à toutes et à tous, et ce, peu importe le secteur d’activité dans lequel s’effectue le travail. »

    Pour vraiment protéger tout le monde
    C’est dans ce contexte que se tient cette année le colloque Bilan et perspectives. Avec l’appui de Jean-Pierre Brun, fondateur de la Chaire en gestion de la santé et de la sécurité au travail de l’Université Laval, les participantes et les participants pourront échanger mercredi et jeudi avec une bonne demi-douzaine de spécialistes.

    Le militant et ancien président de la CSN, Marc Laviolette, ainsi que Ana Maria Seifert, ancienne conseillère syndicale et collaboratrice pendant près de 20 au collectif L’invisible qui fait mal, illustreront l’importance de l’implication syndicale dans les luttes en matière de SST. De plus, plusieurs professeures et chercheuses renommées exploreront différentes pistes d’action, dont Geneviève Baril-Gingras (Université Laval), Jessica Riel (UQAM), Estelle Morin (HEC) et Arina Grigorescu (Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale).

    La FSSS–CSN invite le ministre Dubé à ne pas rater l’occasion de devenir l’employeur de choix

    La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) a déposé les revendications identifiées par le personnel du réseau pour améliorer les conditions de travail. La négociation du secteur public qui débute intervient alors que la pression se maintient à un niveau intense sur les travailleuses et les travailleurs du réseau.

    La plus grande organisation en santé et services sociaux dépose ses revendications pour améliorer les conditions de travail
    Le comité de négociation de la FSSS–CSN a rencontré le comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux (CPNSSS) le 27 octobre dernier pour déposer les revendications de la négociation sectorielle. Ce dépôt est le résultat d’une vaste opération démocratique où les travailleuses et les travailleurs ont décidé des propositions à mettre de l’avant pour cette négociation.

    Les revendications de cette négociation portent sur cinq grandes orientations rassembleuses : humaniser les soins et les services, valoriser le personnel et rehausser le sentiment d’appartenance, régler les iniquités et les problèmes de justice, prendre soin des travailleuses et des travailleurs et enfin, miser sur les services publics et la décentralisation.

    « Si on veut convaincre le personnel de rester dans le réseau, il faut écouter leurs solutions. Dans le précédent mandat, le gouvernement a plutôt fait le contraire. Il a imposé sa vision à coups d’arrêtés ministériels et ça n’a qu’empiré les choses. Si on veut humaniser les services donnés à la population, il faut mieux prendre soin du personnel. Cette négociation est une occasion à ne pas rater pour y arriver ! », explique Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS–CSN.

    « Il est urgent de remettre le réseau sur ses pieds et ce sont les travailleuses et les travailleurs qui répondent aux besoins de la population jour après jour qui sont les mieux placés pour identifier ce qu’il faut faire. Avec cette négociation qui commence, on lance le message qu’il faut agir du bord du personnel de la santé et des services sociaux ! », de conclure Réjean Leclerc, président de la FSSS–CSN.

    Les professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine disent NON aux TSO camouflés

    En lutte depuis plusieurs années pour contrer le temps supplémentaire obligatoire (TSO) ainsi que la garde obligatoire, plus de 1700 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes du CHU Sainte-Justine (CHUSJ) refusent ce mois-ci le système de gardes imposées et comptabilisent leur temps supplémentaire obligatoire afin d’envoyer un message clair à leur employeur et au ministère de la Santé et des Services sociaux : « Nous avons besoin de plus de transparence et de plus d’humanité. »

    Depuis trop d’années, au CHUSJ, le portrait réel du TSO est dissimulé par l’utilisation d’une autre appellation dans le jargon administratif, celle de garde en milieu d’hospitalisation. Ces gardes sont en fait des TSO, mais qui sont mis à l’horaire de travail. « Bien que certains et certaines employées apprécient le côté prévisible de ces gardes, il n’en reste pas moins que cette pratique amène un manque de transparence sur l’état réel d’épuisement des professionnelles au CHUSJ.  Ce n’est ni plus ni moins que du TSO camouflé » de s’exclamer Félix-Olivier Bonneville, président du SPSIC CHU Sainte-Justine.

    À ce sujet, le ministre Christian Dubé a même profité d’une de ses conférences de presse à l’automne dernier pour prétendre que le TSO n’existait pas au CHU Sainte-Justine, alors que les derniers chiffres fournis par l’employeur au début de l’été 2022 démontraient plus de 12 000 heures de gardes imposées travaillées durant l’année. Cette vision biaisée de la réalité mine dangereusement le moral de celles qui se dévouent corps et âme pour les enfants du Québec, leurs efforts n’étant tout simplement pas reconnus. En mai 2022, le ministre a annoncé la publication d’un tableau de bord qui permettra de suivre notamment le taux de TSO. Nous doutons fortement de la fiabilité des données publiées par le MSSS.

    L’état du réseau doit nous alerter quant à la nécessité de revaloriser les emplois dans le secteur de la santé et des services sociaux
    « Si nous désirons réellement venir à bout de la pénurie de professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires, il est primordial que le MSSS mette en place des moyens pour faire preuve de plus de transparence et de justesse dans sa collecte de données et s’il veut devenir l’employeur de choix, il est primordial d’agir notamment sur le TSO et les gardes obligatoires. Le renouvellement de la convention collective qui est à nos portes est une opportunité en or pour enfin redorer le blason de nos services publics et améliorer les conditions de travail si on veut atténuer les problèmes de pénurie de personnel » de terminer Frédéric Lapierre-Justin, représentant du personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires à la Fédération de la Santé et des Services sociaux de la CSN (FSSS–CSN).

    Les personnes qui font tourner le Québec veulent être entendues

    Au Conseil des ministres présenté aujourd’hui, composé de nouveaux visages comme de vétérans et qui aurait dû être paritaire, la CSN exprime la même demande pressante : les besoins des travailleuses et des travailleurs doivent venir en tête de liste, quel que soit le ministère touché. Et la centrale syndicale s’attend à être interpellée pour tout dossier relié au monde du travail.

    « En effet, toutes les personnes qui donnent des services, éduquent, soignent, construisent et produisent le nécessaire pour répondre aux besoins de la population, méritent qu’on prenne mieux soin d’elles, surtout en période de pénuries de main-d’œuvre, d’inflation, de crise du logement. Nos services publics, véritable richesse du Québec, font peine à voir. Du côté du secteur privé, les mesures d’aide vers une transition juste tardent à se concrétiser, malgré l’urgence climatique », déplore Caroline Senneville, présidente de la CSN.

    « Partout, la reconnaissance du personnel est primordiale, tout comme l’amélioration des conditions de travail. On y pense particulièrement en cette Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail : le nouveau gouvernement Legault doit écouter réellement ce que les travailleuses et les travailleurs du Québec ont à dire », affirme la présidente.

    AUTRES CITATIONS DE CAROLINE SENNEVILLE :

     Sur la reconduction de Jean Boulet au ministère du Travail et la nomination de Kateri Champagne Jourdan à l’Emploi
    « La CSN souhaite la bienvenue à Mme Champagne Jourdan au Conseil des ministres et voit d’un bon œil la poursuite des travaux en cours avec le ministre Boulet, lui qui nous a habitués à un canal de communication ouvert et fluide. Surtout que les enjeux ne manquent pas : pénurie de main‑d’œuvre, travail des enfants, salaire minimum, pour ne nommer que ceux-là. Ces ministres ont un rôle extrêmement important : ils s’occupent de ce qui fait véritablement tourner le Québec, soit le travail des Québécoises et des Québécois. »

     Sur la reconduction de Sonia LeBel au Trésor
    « La reconduction de Sonia LeBel dans un poste névralgique comme au Conseil du trésor est importante, surtout en ce qui a trait aux négociations à venir des 170 000 membres représentés par la CSN dans le secteur public. Souhaitons que Mme LeBel se mette rapidement en mode écoute, et comprenne que nos membres sont en droit d’obtenir des conditions de travail et salariales à la hauteur des services qu’ils rendent à la population. Ce qui avait tardé lors de la négociation avec les travailleuses des CPE. »

    Sur la reconduction de Christian Dubé à la Santé
    « Le ministre Dubé reconnaît lui-même les énormes enjeux du réseau de la santé et des services sociaux, lui qui s’est engagé à en faire un employeur de choix – ce que nous n’oublierons pas. Espérons qu’il sera à même de mettre en chantier ses engagements afin de rendre le réseau attrayant et sécuritaire, à la fois pour celles et ceux qui y travaillent et pour toutes les personnes qui y sont soignées. Ça doit commencer par un réinvestissement majeur dans le réseau, et la CSN s’attend à continuer à faire partie des réflexions et des travaux qui en découleront. »

    Sur les nominations de Bernard Drainville à l’Éducation et Pascale Déry à l’Enseignement supérieur
    « En éducation et en enseignement supérieur, les défis sont immenses et prioritaires, à la hauteur de l’importance de ces dossiers pour la société québécoise. M. Drainville et Mme Déry auront beaucoup à apprendre et devront faire bien mieux que leurs prédécesseurs. S’ils veulent bien faire fonctionner le réseau, ils devront s’occuper des êtres humains qui y travaillent. Aussi, la CSN en profite pour saluer la décision de maintenir ces deux ministères séparés et s’attend à être consultée régulièrement par ceux-ci. »

     Sur la reconduction de Benoit Charette à l’Environnement, la Faune et les Parcs 
    « La CSN demande à Benoit Charette que la mise en place de mesures de transition juste s’accélère, comme l’a fait le gouvernement fédéral la semaine dernière quand il a annoncé un investissement majeur pour décarboner Rio Tinto à Sorel. L’environnement et l’économie y gagnent, les travailleuses et travailleurs aussi. Des mesures d’aide pour une transition énergétique respectueuse de celles et de ceux qui y œuvrent est requise au plus vite, sinon on manquera le train et il sera trop tard. Et il n’y a pas d’emplois sur une planète morte. »

    À propos de l’Énergie, maintenant sous le ministère de l’Économie
    « Attention à la concentration de pouvoir : un ministère de l’Énergie à vocation un peu plus économique n’est pas une mauvaise chose en soi. Mais un “virage vert” avec une multitude de projets énergivores, comme souhaité par le gouvernement, serait une erreur pour le Québec, tant que ne sont pas priorisés les objectifs climatiques. »

    À noter : réaction CSN plus élaborée à venir sous peu pour les dossiers éducation et santé.

    Grève générale illimitée au cimetière Notre-Dame-des-Neiges

    À la suite de l’adoption d’un mandat de grève générale illimité (GGI) le 13 octobre dernier, le Syndicat des employé-es de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges a déclenché la GGI à minuit ce matin.

    À propos

    En grève depuis le 20 septembre dernier, le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN compte 17 membres. Fondée en 1947 et célébrant son 75e anniversaire, la Fédération des employées et employés de services publics–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

    Syndicat national du personnel de francisation–CSN, section Collège d’enseignement général et professionnel Saint-Laurent

    À la suite d’un scrutin tenu le 20 septembre 2022, le Syndicat national du personnel de francisation – CSN a été accrédité pour représenter :

    « Tous et toutes les salarié-es travaillant aux activités de francisation de la direction de la formation continue comme animateur, animatrice et agent-e d’intégration. »

    Membres d’un syndicat CSN depuis plus de 4 ans, les travailleuses du Collège d’enseignement général et professionnel Saint-Laurent ont joint les rangs du Syndicat national, fondée au printemps 2022, afin de faire avancer, collectivement, les conditions de travail des animatrices. Le Syndicat national a recruté 4 groupes en autant de mois et il continue de croitre.

    Ce nouveau groupe sera affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

    Les employé-es de soutien du réseau collégial unis pour l’amélioration de conditions de travail

    C’est de façon concertée que les organisations syndicales représentant les 12 000 employé-es de soutien du réseau collégial, soit la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), la Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur (FPSES-CSQ) et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ), déposent aujourd’hui et demain leurs demandes sectorielles aux représentantes et représentants de leur employeur en vue de la prochaine négociation du secteur public.

    Elles sont parmi les premières organisations syndicales du Front commun à présenter leurs revendications sectorielles pour l’amélioration des conditions de travail de leurs membres.

    « Cette négociation sera majeure pour les services dans le réseau collégial. Les problèmes récurrents d’attraction et de rétention du personnel de soutien des cégeps et la surcharge de travail inhérente à cette situation compliquent le travail partout. Nous avons donc voulu unir nos forces en nous coordonnant sur certaines revendications telles que l’importance d’augmenter la contribution de l’employeur au régime d’assurance maladie, l’importance de convenir de balises entourant le télétravail, l’accès à plus de jours fériés et de jours de vacances, pour ne nommer que celles-ci », observe Riccardo Pavoni, président du Secteur soutien cégeps de la FEESP–CSN.

    Ces problèmes ne se présentent pas uniquement lors des rentrées collégiales, où on en entend davantage parler. C’est un enjeu structurel, vécu à l’année longue par le personnel de soutien des cégeps. Valérie Fontaine, présidente de la FPSES-CSQ, soutient que les problèmes de pénurie de main-d’œuvre, de retards salariaux et d’attraction et de rétention du personnel seront au cœur de la négociation. « L’amélioration de nos conditions de travail est nécessaire et urgente pour nos membres, mais également pour notre réseau collégial, qui doit offrir des emplois de soutien de qualité si l’on veut mettre fin au manque de personnel. »

    Cette situation fait en sorte qu’inévitablement, la qualité des services offerts aux étudiantes et aux étudiants en pâtit. Pour éviter que la situation ne s’aggrave, la solution est simple : accorder les ressources financières nécessaires à l’amélioration concrète des conditions de travail du personnel de soutien, car travailler dans le secteur public, ce n’est tout simplement plus attractif.

    « L’attraction et la rétention du personnel ne sont pas seulement des enjeux patronaux, mais bien des enjeux syndicaux! La charge de travail sur nos membres est de plus en plus importante et on ne peut pas se permettre de perdre davantage de salarié-es. La valorisation du personnel passe par l’amélioration des conditions de travail. Le déploiement de l’ensemble des services postsecondaires en dépend », termine Marie-Claude Arbour du SCFP-FTQ.

    Pour plus d’informations :

    FEESP-CSN
    Eve-Marie Lacasse, 514 809-7940

    FPSES-CSQ
    Claude Girard, 514 237-4432

    SCFP-FTQ
    Lisa Djevahirdjian, 514 831-3815

    La violence au travail, c’est inacceptable!

    Aujourd’hui et demain, à l’Hôtel Gouverneur de Trois-Rivières, le Secteur scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) tient le premier colloque entièrement dédié à la problématique de la violence envers le personnel de soutien dans les écoles primaires et secondaires du Québec, ainsi que dans les centres de formation.

    Rappelons que, en septembre dernier, à la suite d’une importante récolte de données auprès des syndicats du secteur scolaire, la FEESP–CSN prenait la parole dans les médias pour dénoncer haut et fort la violence verbale et physique subie par les employé-es de soutien du réseau de l’Éducation Le-personnel-de-soutien-des-ecoles-particulierement-expose-a-la-violence.

    « Nous savions que la situation était préoccupante, mais les chiffres obtenus ont révélé toute l’ampleur du problème. Maintenant, il faut agir. Et agir vite. Le premier pas, c’est de cesser de banaliser les gestes violents auxquels sont exposés les travailleuses et les travailleurs et c’est ce que nous faisons avec ces deux journées de réflexions et de discussions », affirme Annie Charland, présidente du Secteur scolaire de la FEESP–CSN.

    Des présentations de conseillères scientifiques de l’lnstitut national de santé publique du Québec (INSPQ) et de personnes conseillères syndicales de la CSN, notamment sur les facteurs de risques psychosociaux et la prévention de la violence en milieu de travail, viendront mettre la table pour une discussion large qui permettra aux participantes et aux participants de partager leurs expériences vécues et d’aborder différentes pistes de solution.

    « Se faire insulter, humilier, mordre, pousser, frapper, alors qu’on tente simplement d’effectuer son travail, ce n’est pas normal! Nous devons tout faire pour protéger le bien-être et la santé mentale des employé-es de soutien qui accompagnent nos enfants au quotidien dans leur parcours scolaire. La CSN évoque cet enjeu dans ses Orientations en éducation et, aujourd’hui et demain, le Secteur scolaire de la FEESP–CSN poursuit le travail en ce sens », conclut Frédéric Brun, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics.

    Pour vraiment protéger tout le monde, chaque jour

    C’est sous le thème Pour vraiment protéger tout le monde, chaque jour que se déroulera du 16 au 22 octobre 2022 la Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail de la CSN.

    « Malgré le fait que la nouvelle loi 27 offre certaines avancées qui touchent positivement tous les milieux de travail, les nombreux reculs qui affectent les groupes prioritaires nous incitent à déployer toutes nos énergies afin d’intégrer les questions relatives à la santé et à la sécurité du travail (SST) à chaque nouvelle négociation. C’est dans ce contexte que la confédération convie ses militantes et militants ainsi que ses syndicats à poursuivre les luttes quotidiennes en santé et en sécurité au travail », de déclarer David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN et responsable politique de la SST.

    « Bien que les lois en matière de santé et de sécurité du travail aient été modifiées à l’automne 2021, les réels changements structurants ont débuté le 6 avril dernier et vont se poursuivre au cours des prochains mois et des prochaines années. La semaine nationale 2022 sera l’occasion d’inviter les travailleuses et les travailleurs à exercer leur pouvoir d’action et de négociation en matière de santé et sécurité du travail et à leur rappeler leurs responsabilités et obligations dans ce domaine. Depuis 1921, nous luttons pour les travailleuses et les travailleurs et, plus que jamais, il est primordial de poursuivre la défense de notre droit de travailler sans risquer nos vies et notre santé », de conclure Chantal Ide, 1re vice-présidente et responsable politique du dossier SST du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    Du 16 au 22 octobre 2022, lors de la Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail (https://www.csn.qc.ca/sst), la CSN réitère l’importance de revendiquer des mécanismes de prévention, de les intégrer dans les conventions collectives et d’agir rapidement afin d’éliminer les dangers à la source.

    À propos

    Le CCMM–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

    L’aura terriblement ternie de la Fabrique Notre-Dame

    Lors d’une manifestation tenue ce soir devant la Basilique Notre-Dame également gérée par l’employeur, le Syndicat des employé-es de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (SEBCNDDN–CSN) et ses alliés a de nouveau dénoncé les agissements de la Fabrique Notre-Dame qui persiste à bloquer la négociation et à intimider ses membres. Plus tôt aujourd’hui en assemblée générale, les membres du SEBCNDDN–CSN ont adopté à l’unanimité un mandat de grève générale illimitée à déclencher au moment jugé opportun.

    « Malgré toute la lumière que la Basilique Notre-Dame déploie dans son spectacle Aura, la part d’ombre et l’ambiance ténébreuse que la Fabrique impose à ses salarié-es viennent ternir cette apparence de sainteté qu’elle affiche. Encore cette semaine, l’employeur nous a envoyé une lettre d’intimidation visant à brimer nos droits syndicaux. Si nous sommes ici, c’est pour dénoncer à nouveau cette attitude de mépris et de condescendance à notre égard et envers nos collègues qui travaillent à l’entretien du cimetière. Il faut donc le redire haut et fort : la Fabrique Notre-Dame se comporte en très mauvais employeur et c’est la clientèle qui en paie le prix », dénonce Éric Dufault, président du SEBCNDDN–CSN.

    Rappelons que la négociation du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN qui œuvre à l’entretien extérieur des lieux traîne également depuis près de quatre ans.

    « Ces femmes et ces hommes sont sans contrat de travail depuis près de cinq ans et l’inflation actuelle leur rentre dedans et les appauvrit. La Fabrique Notre-Dame fait traîner les négociations et prétend encore et toujours ne pas détenir les ressources financières et les mandats nécessaires de son conseil d’administration afin d’en arriver à une entente avec ses salarié-es. Les hauts dirigeants se comportent de manière cavalière, les salarié-es se font littéralement niaiser par leur employeur et il est grand temps que ça cesse. Pour régler un conflit de travail, il n’y a qu’une recette bien simple : on propose dès maintenant un nombre suffisant de dates de négociation afin d’en arriver à une entente, on s’assoit à la table de négociation, on y met sa bonne foi et on règle », souligne Linda Tavolaro, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

    « L’arrogance de la Fabrique Notre-Dame cadre très mal avec la foi chrétienne qui est censée être la leur. Contre vents et marées, nous allons soutenir ces travailleuses et ces travailleurs jusqu’au bout de leur lutte. Ces salarié-es ont droit au même respect que les familles qu’ils accompagnent dans leur processus de deuil. La Fabrique Notre-Dame cache le réel état de ses finances, elle ne veut pas ouvrir ses livres comptables parce qu’elle sait très bien que nous serions en mesure de constater qu’elle dispose des sommes pour bien rémunérer son monde. Le syndicat revendique toujours l’octroi d’une enveloppe budgétaire permettant de convenir de hausses salariales pour l’ensemble des employé-es du cimetière Notre-Dame-des-Neiges et nous sommes à 200 % avec ces personnes », conclut Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    À propos

    En grève depuis le 20 septembre dernier, le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN compte 17 membres.

    Nouvelle convention collective chez Mitchel Lincoln

    Les trois semaines de lock-out décrétées chez Mitchel Lincoln ne seront pas venues à bout de la solidarité de la centaine d’employé-es travaillant à l’usine de carton ondulé du boulevard Cavendish, à Montréal. Réunis en assemblée générale aujourd’hui, ceux-ci ont adopté à 79 % l’entente de principe intervenue hier entre leur comité de négociation et la direction de l’entreprise.

    Déterminés à réduire l’écart salarial qui subsiste par rapport aux salarié-es des autres usines québécoises du groupe Atlantic Packaging, les travailleuses et les travailleurs pourront toucher des augmentations salariales de 12 % en 2022, de 4,25 % l’an prochain et de 3 % en 2024. Une clause de protection du pouvoir d’achat a également été introduite afin de compenser une éventuelle hausse trop forte de l’index des prix à la consommation.

    En plus de nombreux gains sur le plan normatif, les employé-es de l’usine Mitchel Lincoln pourront également bénéficier d’une majoration de diverses primes et d’une hausse de la contribution de l’employeur à leur régime de retraite.

    « Notre objectif était de rattraper les salaires offerts dans les autres usines Mitchel Lincoln », a rappelé le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Mitchel Lincoln–CSN, Ahmed Kasri. « Malgré un dur conflit de travail, nos membres sont restés solidaires et se sont battus jusqu’au bout. Notre nouvelle convention collective nous permettra de combler une bonne partie de notre retard salarial et nous avons bon espoir de pouvoir terminer le boulot au cours des prochaines négociations. »

    L’usine Mitchel Lincoln, qui fabrique du carton ondulé destiné aux produits d’emballage, embauche un peu plus d’une centaine de travailleuses et de travailleurs, principalement des employé-es de production et des électromécaniciens. La direction de l’usine y avait décrété un lock-out le 26 septembre dernier.

    Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Mitchel Lincoln est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière, au Conseil central du Montréal métropolitain et à la Confédération des syndicats nationaux. Fondée en 1921, la CSN regroupe 325 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et parapublic, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

    « Nous dénonçons le travail forcé des victimes de lésions professionnelles »

    Alors que plusieurs dispositions de la Loi « modernisant » le régime de santé et de sécurité du travail entrent en vigueur ce 6 octobre 2022, un rassemblement s’est tenu devant les bureaux de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail à Montréal afin de dire « Non au travail forcé » imposé aux victimes d’accidents et de maladies du travail.

    Le Conseil central du Montréal Métropolitain–CSN, le Conseil régional FTQ Montréal métropolitain et l’Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (uttam) ont particulièrement tenu à attirer l’attention sur le fait que désormais, la loi permet à la CNESST et aux employeurs :

    • De forcer des travailleuses et des travailleurs blessés à retourner au travail en période de traitements médicaux ;
    • D’imposer des retours au travail chez l’employeur à des victimes d’accidents ou de maladies du travail incapables de recommencer leur emploi ;
    • De retourner sur le marché du travail des victimes de maladies du travail âgées et incapables de recommencer leur emploi, alors qu’elles étaient jusqu’ici protégées par la loi ;
    • De sous-payer les travailleuses et travailleurs qui font des travaux légers en « assignation temporaire » ;
    • D’obliger les travailleuses et travailleurs devant se recycler à effectuer des recherches d’emplois sous peine de couper leur chèque lorsqu’ils reçoivent une indemnité.

    CITATIONS
    « Trois jours après les élections, les travailleuses et les travailleurs lancent aujourd’hui le message au nouveau gouvernement qu’ils sont déterminés à se battre pour leurs droits en santé et en sécurité du travail », affirme Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN.

    « La mobilisation se poursuivra jusqu’à ce qu’on obtienne des lois qui assurent une véritable prévention des lésions professionnelles et une réparation complète des accidents et maladies du travail », poursuit Marc-Édouard Joubert, président du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain.

    « Les changements à la loi qui entrent en vigueur aujourd’hui forceront des victimes à retourner prématurément au travail, au risque d’aggraver leur lésion, en plus de condamner des travailleuses et travailleurs à l’aide sociale. C’est tout simplement indécent » conclut Félix Lapan, organisateur communautaire de l’uttam.

    SOURCES :
    Conseil central du Montréal métropolitain–CSN
    Conseil régional FTQ Montréal métropolitain
    Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (uttam)

    Lancement de la négociation en santé et services sociaux : des solutions pour épauler le personnel

    Les délégué-es de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ont rendu visite au bureau du député caquiste Sébastien Schneeberger pour le lancement de la négociation dans le réseau de la santé et des services sociaux. Alors que le personnel du réseau est à bout de souffle, la plus grande organisation syndicale du secteur propose plusieurs solutions pour améliorer la situation.

    Le nouveau gouvernement doit changer de ton et se mettre en mode écoute
    Dans son précédent mandat, le gouvernement Legault a malheureusement misé sur une gestion autoritaire, minant le moral du personnel du réseau de la santé et des services sociaux. Pour la FSSS–CSN, le gouvernement nouvellement élu doit changer sa stratégie pour parvenir à régler la crise qui sévit dans le réseau. La pandémie et le manque de personnel continuent de faire mal à ses travailleuses et ses travailleurs et il est urgent d’implanter des solutions novatrices.

    « Les enjeux de santé et de services sociaux ont été au cœur de la campagne électorale et le nouveau gouvernement doit prendre acte que la population s’attend à ce qu’il prenne soin du personnel du réseau. C’est grâce à leurs efforts qu’on a réussi à faire face à la pandémie. Mais les travailleuses et les travailleurs ne pourront tenir éternellement si on ne les aide pas. Avec ce nouveau mandat qui commence, on espère que le gouvernement laissera derrière lui la gestion autoritaire et qu’il sera ouvert à entendre les solutions que le personnel met de l’avant », lance Réjean Leclerc, président de la FSSS–CSN.

    Des revendications syndicales pour améliorer les conditions de travail seront bientôt déposées
    Les travailleuses et les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux membres de la FSSS–CSN ont été consultés en assemblée générale dans les dernières semaines. Rassemblés en instance cette semaine, les délégué-es en sont maintenant à adopter les revendications qui seront dans le dépôt sectoriel. Ces revendications visant à améliorer les conditions de travail seront déposées au gouvernement à la fin du mois d’octobre 2022. Elles portent sur cinq grandes orientations rassembleuses : humaniser les soins et les services, valoriser le personnel et rehausser le sentiment d’appartenance, régler les iniquités et les problèmes de justice, prendre soin des travailleuses et des travailleurs et enfin, miser sur les services publics et la décentralisation.

    « Le gouvernement doit prendre le bon bord, celui du personnel de la santé et des services sociaux. Pour ça, il aurait tout avantage à prendre en compte nos revendications pour améliorer les conditions de travail ! C’est ça qu’il nous faut, autant pour attirer la relève que pour convaincre celles et ceux qui œuvrent dans le réseau d’y rester. Mieux prendre soin des travailleuses et des travailleurs du réseau est la clé pour humaniser les soins et les services ! », de conclure Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS–CSN.

    La patience des salarié-es du cimetière Notre-Dame-des-Neiges a ses limites

    En grève depuis le 20 septembre dernier, le Syndicat des employé-es de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (SEBCNDDN–CSN) a clairement signifié la limite de sa patience dans la négociation visant à en arriver à une entente avec l’employeur, lors d’une manifestation qui s’est tenue ce mercredi 5 octobre.

    « Quand vous êtes sans contrat de travail depuis près de cinq ans, que l’inflation actuelle vous le rappelle aussitôt qu’une facture arrive à la maison et que chaque paiement vous appauvrit, ce n’est plus de la patience qu’il faut cultiver, c’est de l’impatience qu’il nous faut contenir, chaque jour. En plus de cet impact sur nos finances personnelles, notre employeur nourrit un climat toxique qui envenime chaque jour de travail. En clair, la Fabrique Notre-Dame se contrefout de nous et c’est la clientèle qui en paie le fort prix », dénonce Éric Dufault, président du SEBCNDDN–CSN.

    « Malgré près de cinq ans depuis la fin du contrat de travail, l’employeur fait traîner la négociation et prétend encore et toujours ne pas détenir les mandats nécessaires de son conseil d’administration afin d’en arriver à une entente avec le syndicat. Ce n’est pas comme si les hauts dirigeants ignoraient que deux négociations traînent actuellement : les salarié-es se font littéralement niaiser par la Fabrique Notre-Dame », souligne Benoit Malenfant, président de la Fédération des employées et employés de services publics.

    Rappelons que la négociation du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN qui œuvre à l’entretien extérieur des lieux traîne également depuis près de quatre ans.

    « Il n’y a pas 25 solutions pour régler ce conflit de travail : l’employeur doit démontrer qu’il veut le régler en proposant dès maintenant un nombre suffisant de dates de négociation afin de la conclure, et ce, dès que possible. Nous allons soutenir ces femmes et ces hommes jusqu’au bout de leur lutte afin qu’ils obtiennent le respect d’un employeur qui agit de manière honteuse envers celles et ceux qui accompagnent respectueusement des familles dans leur processus de deuil », déclare Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    « Il est tout simplement indécent que la Fabrique Notre-Dame ait osé proposer un gel des salaires rétroactifs au 1er janvier 2018. Même si elle allègue toujours ne pas avoir les ressources financières pour bonifier ses salaires – sans jamais ouvrir ses livres comptables pour nous le démontrer clairement – la Fabrique a récemment entrouvert la porte à de maigres augmentations qui demeurent nettement insuffisantes à l’heure actuelle. Voilà pourquoi le syndicat revendique toujours l’octroi d’une enveloppe budgétaire permettant de convenir de hausses salariales pour l’ensemble des employé-es du cimetière Notre-Dame-des-Neiges », de conclure Nathalie Arguin, secrétaire générale de la CSN.

    À propos

    Le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges compte 17 membres.

    Résultats des élections québécoises : le travail ne fait que commencer

    Alors que le gouvernement de la CAQ vient d’être porté au pouvoir avec 40 % des votes – un taux modeste si on le compare au nombre de sièges obtenus – la CSN félicite les personnes élues, assure qu’elle collaborera avec le gouvernement, mais insiste sur le fait que le travail ne fait que commencer.

    « Le nouveau gouvernement Legault doit écouter réellement ce que les travailleuses et les travailleurs du Québec ont à dire. La plupart des cafouillages du premier mandat de la CAQ ont été le résultat d’une déconnexion entre les décideurs et la réalité quotidienne de la majorité de la population. On ne se contentera pas d’un gouvernement qui veut ‘continuer’. Continuer avec des ruptures de services en santé? Des écoles sans personnel? Des hôpitaux et des écoles vétustes, du personnel soignant, enseignant et de soutien dans un état plus qu’inquiétant? », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

    Et ce, sans parler des pénuries de main-d’œuvre, tant au public qu’au privé. « Toutes celles et ceux qui donnent des services, éduquent, soignent, construisent, produisent le nécessaire pour répondre aux besoins de la population, méritent qu’on s’occupe enfin d’elles et d’eux. Le gouvernement, à titre de plus grand employeur au Québec, doit donner l’exemple. Il aura l’occasion de le faire avec la négociation du secteur public qui s’amorce dans quelques semaines », croit la présidente.

    Santé et services sociaux : pour un réseau public décentralisé à l’écoute de ses travailleurs
    La priorité du nouveau gouvernement devrait être de remettre sur pied les réseaux publics qui sont malmenés depuis trop longtemps. Ce qui veut dire réinvestir massivement, mais également résister à l’attrait du privé : la santé, les services sociaux, mais aussi les services de garde éducatifs doivent redevenir 100 % publics, un gage de services de qualité, où les personnes passent avant les profits. « Le réseau de la santé doit être repensé dans sa globalité : décentralisé et réhumanisé. La reconnaissance du personnel est primordiale, tout comme l’amélioration des conditions de travail », ajoute Mme Senneville.

    En éducation et enseignement supérieur
    Malgré les slogans maintes fois répétés par le gouvernement nouvellement réélu de « faire de l’éducation sa priorité absolue », force est de constater que les enjeux qui touchent à l’enseignement supérieur, notamment son mode de financement, figurent parmi les grands absents de cette campagne électorale. « On a besoin de deux ministres investis, engagés, ouverts au réel dialogue et qui auront à cœur la réussite éducative. On demande aussi des ressources pour améliorer les conditions de travail au profit des étudiantes et des étudiants », affirme Caroline Senneville.

    Environnement et transition juste
    Sans oublier l’enjeu primordial qui est sur toutes les lèvres : l’environnement. Pour les travailleuses et les travailleurs, il est urgent que le gouvernement mette en place une transition environnementale juste, c’est-à-dire l’accompagnement des entreprises ainsi que de ceux et celles qui y œuvrent qui verront leur emploi changer ou disparaître à cause de la crise climatique. Parce qu’il n’y aura pas d’emplois sur une planète morte », de conclure la présidente.

    Baisses d’impôts : le chant des sirènes

    Lettre ouverte de Caroline Senneville, présidente de la CSN

    Chaque campagne électorale apporte son lot de promesses ; certaines sont structurantes, d’autres plus électoralistes. Malheureusement, comme celle qui s’achève et d’autres avant elle, les campagnes ont un autre point en commun : celui de promettre des baisses d’impôts, sous prétexte que les finances du gouvernement sont en bonne santé. Tel un chant de sirène qui piège celui ou celle qui l’écoute, baisser les impôts est une fausse bonne idée, une illusion d’opulence bien éphémère, alors que le Québec a tant besoin que soient investies des sommes pour une population en meilleure santé, que ce soit du point de vue physique, psychologique, social ou même économique. Alors que le jour du vote approche à grands pas, il est nécessaire, encore une fois, de tirer la sonnette d’alarme.

    Si les finances québécoises se portent bien, il en va tout autrement des réseaux comme ceux de la santé et de l’éducation. C’est répété ad nauseam sur toutes les tribunes depuis des années : les hôpitaux et les écoles sont vétustes, le personnel soignant et enseignant est dans un état plus qu’inquiétant, et dans tous les milieux, le personnel manque à l’appel. La pénurie de main-d’œuvre est immense et les services se détériorent chaque jour un peu plus. Cette situation est aussi choquante qu’irresponsable. Avons-nous oublié qu’il y a quelques mois à peine, nous avons eu besoin de l’armée dans nos CHSLD ? Que les gens y mouraient de soif, faute de personnel ?

    Après des années à sabrer les services publics, et à quelques jours des élections, on nous promet quelques centaines de dollars dans nos poches alors que mis ensemble, ces montants pourraient servir à former du personnel qualifié dans les milieux qui en ont le plus besoin, qu’ils soient publics ou privés. Nous pourrions aussi nous offrir la gratuité scolaire aux cycles supérieurs, des mesures d’aide pour le milieu culturel et une transition environnementale juste, c’est-à-dire l’accompagnement des entreprises ainsi que des travailleuses et des travailleurs qui verront leur emploi changer ou disparaître à cause de la crise climatique. Et bien sûr, nous pourrions réinvestir massivement dans nos réseaux publics, de la petite enfance à la fin de la vie.

    Entendons-nous bien : la CSN n’est absolument pas contre les mesures d’aide, mais encore faut-il que celles-ci visent celles et ceux qui en ont le plus besoin. Quand le tiers des Québécoises et Québécois ne paie pas d’impôts faute de revenus suffisants, celles et ceux qui en bénéficieraient le plus ne profiteront pas de la mesure. C’est le monde à l’envers !

    En tant qu’organisation syndicale, nous devons nous mobiliser pour demander des mesures qui tiendront compte des différents enjeux pour les travailleuses et les travailleurs. Ce que nous demandons, c’est de rendre nos services publics plus attractifs, avec des conditions donnant aux personnes qui y œuvrent jour après jour le goût d’y rester, ou le goût de s’y joindre. Il faut prendre soin du monde qui prend soin du monde. Afin que ces personnes puissent continuer à offrir les meilleurs services à une population qui en a tant besoin.

    En tant que première grande centrale syndicale centenaire au Canada, nous osons dire qu’il est loufoque d’entendre des promesses de baisses d’impôts au moment où l’on place quatre personnes par chambre en CHSLD, où il faut patienter un minimum de deux ans au public pour voir un psychologue, où la rentrée scolaire est synonyme de manque de profs, d’orthopédagogues, de chauffeurs d’autobus, d’éducatrices, d’adjointes et j’en passe.

    Ce dont la grande majorité de la population a besoin en ce moment, c’est de services publics viables et accessibles. Mais aussi de conditions de travail dignes et satisfaisantes et d’une planète dont on se soucie. C’est ce que veulent les personnes en attente d’une chirurgie reportée, et ce que souhaitent les parents qui courent depuis des années après des services professionnels pour leur enfant. Pas de quelques dollars de plus.

    Des gains importants pour les travailleuses et les travailleurs de la CDPDJ

    Les travailleuses et les travailleurs de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) étaient réunis en assemblée générale pour adopter l’entente de principe touchant l’unité générale. Ce sont 99 % des membres présents à l’assemblée qui ont voté en faveur de l’entente de principe intervenue avec l’employeur.

    Le syndicat a obtenu des gains importants pour améliorer les conditions de travail, dont la gestion autonome de l’horaire de travail, la possibilité de faire des semaines de 35 heures en quatre jours, plusieurs mesures pour contrer la surcharge de travail ainsi que des améliorations pour les congés. Le syndicat a aussi obtenu la parité avec le secteur public pour les augmentations salariales, les montants forfaitaires et la fin de la convention collective. À cela s’ajoute également une augmentation de la participation de l’employeur aux primes d’assurance maladie.

    « Il aura fallu nous mobiliser grandement pour parvenir à obtenir une bonne entente. Les gains de cette négociation nous permettent d’atteindre nos objectifs, de moderniser les conditions de travail des personnes salariées de la CDPDJ et de les adapter à la réalité d’aujourd’hui », explique Kathrin Peter, présidente du Syndicat des employé-es de la CDPDJ.

    C’est maintenant le temps de régler pour les conseillères et les conseillers juridiques
    Si l’unité générale est parvenue à une entente, ce n’est pas le cas pour les conseillères et les conseillers juridiques de la CDPDJ. Plus de deux ans après l’échéance de leur convention collective, le syndicat incite l’employeur et le Conseil du trésor à mettre tous les efforts nécessaires afin de parvenir à un règlement sans délai. Pour les conseillères et les conseillers juridiques, le syndicat demande la parité avec les autres groupes de juristes du secteur public.

    Le Front commun s’élargit avec l’adhésion de l’APTS

    Alors qu’une nouvelle ronde de négociations pour le renouvellement des conventions collectives du secteur public s’amorce, le Front commun est fier d’annoncer que l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) joint ses rangs aux côtés de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Le Front commun représente maintenant plus de 420 000 travailleuses et travailleurs pour négocier d’une seule voix avec le prochain gouvernement.

    « L’arrivée de l’APTS au sein du Front commun démontre la vigueur des liens de solidarité qui unissent nos organisations ainsi que notre détermination à obtenir de meilleures conditions salariales et de travail afin d’améliorer le niveau de vie de nos membres et d’assurer à la population québécoise des services publics accessibles et de qualité », annonce Robert Comeau, président de l’APTS.

    « Nous sommes fiers de l’adhésion des travailleuses et travailleurs de l’APTS au Front commun. Pour nos organisations, cette nouvelle ronde de négociations sera la première occasion pour le prochain gouvernement du Québec de donner un nouveau souffle à tous nos réseaux publics, gravement mis sous pression par la pénurie de main-d’œuvre et par la pandémie. Des salaires largement bonifiés ainsi que de meilleures conditions de travail et de pratique seront des éléments clés pour attirer la relève et retenir l’expertise des personnes salariées », poursuivent les chefs syndicaux, François Enault, premier vice-président de la CSN et responsable de la négociation du secteur public et parapublic, Éric Gingras, président de la CSQ et Daniel Boyer, président de la FTQ.

    Le Front commun dévoilera ses revendications pour relever ces défis au moment de les déposer au Conseil du trésor cet automne. Rappelons que les conventions collectives viendront à échéance le 31 mars 2023.

    Petite enfance : le plus gros syndicat du secteur réclame des places de qualité et subventionnées

    En vue des élections du 3 octobre prochain, la FSSS–CSN dévoile ses revendications afin de permettre aux parents d’avoir accès à une place de qualité en service de garde.

    Pour nos enfants : des places de qualité, une priorité!
    Déjà en 2020, la vérificatrice générale soulignait que l’offre de places subventionnées était insuffisante pour répondre aux besoins des familles du Québec. Elle soulignait également que les familles qui ne peuvent en bénéficier payent plus cher pour un service dont la qualité n’est pas nécessairement au rendez-vous (Rapport 2020). Les différentes études et recherches scientifiques sont unanimes et les chiffres parlent d’eux-mêmes : le ministère de la Famille a lui-même indiqué que pour un même financement, la qualité est 30 % supérieure dans les CPE (à but non lucratif) que pour les garderies privées subventionnées (à but lucratif). D’ailleurs, les garderies privées font six fois plus l’objet de plaintes que leur homologue en CPE et en milieu familial. On sait également que les garderies privées non subventionnées (GNS) reçoivent année après année un nombre bien supérieur de plaintes que les CPE et les milieux familiaux, surtout en ce qui concerne le personnel éducateur ainsi que de la sécurité et la santé des enfants (IRIS, 2021).

    Sachant que ce facteur de la qualité a des effets à long terme sur le développement des enfants, le choix devient évident. Pour Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS : « Nous souhaitons tous le meilleur pour nos enfants, il est donc impératif de créer de nouvelles places rapidement, mais que chacune d’entre elles soit en CPE ou milieu familial régi et subventionné. Une transition graduelle des services de garde privés vers le subventionné, en format CPE ou RSGE, permettrait d’instaurer un système de qualité vraiment universel. On pourrait ainsi s’assurer que les services répondent aux critères espérés, et ce, autant pour les enfants, les parents, que pour les travailleuses en CPE et RSGE. »

    Financer directement les parents : un leurre
    À notre avis, l’approche consistant à financer directement les parents pour qu’ils trouvent une place à leur enfant représente une vision à court terme qui ne fait qu’accentuer le problème de manque de place de qualité accessible. « Afin que chaque enfant puisse avoir une place, l’argent ne doit pas être redirigé, mais bien investi dans le réseau afin de développer des places en CPE et d’attirer des RSGE en milieu familial ou en communauté offrant le tarif réduit. L’éducation à la petite enfance doit demeurer la priorité, afin de pérenniser nos services. Tout le monde y gagnerait » de terminer Lucie Longchamps.

    Négociations à l’UQAR : les chargé-es de cours veulent une offre salariale

    « Après plus d’une quinzaine de séances de négociation en un an, les pourparlers sont très lents et ardus. La partie patronale demeure pratiquement muette sur des enjeux importants comme la formation à distance, la recherche et les bourses de recherche et la retraite, par exemple. Plus important encore, elle refuse de s’avancer sur le salaire qu’elle compte offrir aux chargés de cours malgré le fait qu’elle s’était engagée formellement à le faire. L’inflation fait très mal aux personnes chargées de cours dont beaucoup vivent déjà dans un contexte de précarité d’emploi. L’UQAR doit préciser si elle prend cette situation au sérieux et mettre au grand jour ce qu’elle compte faire pour éviter l’appauvrissement des personnes chargées de cours. Il est aussi plus que temps que le comité de négociation patronale se dote d’un véritable mandat afin d’en arriver à une entente négociée », souligne Hélène Montreuil, présidente du Syndicat des chargés et chargées de cours de l’UQAR (SCCCUQAR–CSN).

    Les personnes chargées de cours, qui dispensent 60 % des cours donnés par l’établissement, veulent plus de reconnaissance de la part de l’employeur.

    D’autres syndicats universitaires unis dans la lutte
    La négociation à l’UQAR est coordonnée avec celles qui se déroulent dans plusieurs autres universités québécoises, où les chargés-es de cours partagent les mêmes préoccupations. « Le SCCCUQAR–CSN n’est pas seul dans son combat. Nous sommes fiers de lui offrir la solidarité et l’appui de tout le regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) », précise Christine Gauthier, vice-présidente de la FNEEQ–CSN et responsable du regroupement université.

    « Les directions d’universités doivent faire de la reconnaissance des personnes chargées de cours leur priorité. Je me désole que la déconsidération à l’égard de ces personnes clés dans les murs de nos universités soit à l’image du peu d’importance accordée à l’enseignement supérieur en général dans la présente campagne électorale. Pour l’avenir du Québec, les politiciens devraient peut-être commencer par donner l’exemple », ironise Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN.

    D’ici les fêtes, les parties n’ont réussi qu’à fixer six rencontres de négociation. « Les agendas de l’équipe syndicale sont ouverts afin d’accélérer la cadence et en arriver à une entente rapidement », conclut Hélène Montreuil.

    Solidaires de la manifestation devant le pavillon de l’UQAR à Lévis

    • Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SSCCCUL)
    • Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université de Montréal (SCCCUM)
    • Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université du Québec à Chicoutimi (SCCCUQAC)
    • Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université du Québec à Rimouski (SCCCUQAR)
    • Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (SCCCUQAT)
    • Syndicat des chargées et chargés de cours à l’Université du Québec en Outaouais (SCCC-UQO)
    • Syndicat des chargé-es de cours de l’éducation aux adultes de l’Université Concordia (SCCEAUC)
    • Syndicat des chargé-es de cours de l’École de technologie supérieure – Service des enseignements généraux (SCCÉTS-SEG)
    • Syndicat des chargé(e)s de cours et instructeur(trices) de McGill (SCCIM)
    • Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l’UQAM (SPPEUQAM)
    • Syndicat des tuteurs et des tutrices de la Télé-université (STTTU)

    En action pour une transition juste et écologique

    Des mobilisations climatiques s’organisent à travers le monde ce vendredi 23 septembre et plusieurs de nos fédérations, conseils centraux et syndicats y participent. Les effets de la crise climatique se font déjà sentir dans plusieurs secteurs d’emploi, et nous avons donc plus que jamais un devoir de nous mobiliser pour une transition énergétique juste et de défendre les principes de notre charte de l’environnement.

    Nous vous invitons à vous joindre à la contingence CSN de votre région ou à préparer une action dans votre milieu de travail, ou à contacter votre conseil central pour en apprendre plus sur les activités qui s’organisent dans votre région.

    • Cœur-du-Québec
      13 h, UQTR – Cubes, Trois-Rivières
    • Estrie
      13 h, parc Jacques-Cartier, Sherbrooke
    • Lanaudière
      13 h 30, parc Laurier, L’Assomption
    • Montréal
      13 h, Monument à George-Étienne Cartier (à droite du monument, côté Mont-Royal), Montréal
    • Québec
      11 h 30, dîner devant le 155 boulevard Charest Est, Québec
      13 h, rassemblement au parc des Braves, Québec

    Le plus important syndicat du milieu de la santé annonce ses revendications

    En vue des élections du 3 octobre prochain, la FSSS–CSN dévoile ses revendications afin de permettre au réseau de la santé et des services sociaux de regagner la confiance de la population et de ses salarié-es. Ces revendications représentent à nos yeux des solutions concrètes à la crise actuelle.

    Un système 100 % public
    En santé, l’intérêt général de la population doit primer. C’est pourquoi nous croyons que le financement, la gestion ainsi que l’offre de soins et services doivent être à 100 % public, afin de servir le bien commun. D’ailleurs, les CLSC ont levé la main pour dire qu’ils peuvent en faire plus. Nous croyons qu’ils doivent reprendre leur place centrale en première ligne. C’est le meilleur moyen de donner accès à des services de qualité et de proximité. Toute autre option que le public aurait comme conséquence de créer un système à deux vitesses ou encore de faire payer les contribuables pour les profits des entreprises privées.  En effet, les services offerts par le privé coûtent plus cher, car il doit y avoir une marge de profit pour que cela soit rentable. Même si c’est le gouvernement qui paye via la carte soleil, finalement c’est la société qui paye et ce n’est pas ce que nous voulons.

    De meilleures conditions
    On a vu récemment plusieurs cas de professionnel-les de la santé quitter le public pour le privé où ils avaient de meilleures conditions, cet exode contribuant directement à l’augmentation des listes d’attente au public. Pour la FSSS–CSN, les employé-es du public méritent mieux et nous revendiquons que leurs conditions soient revues. Cela implique naturellement de meilleurs salaires, mais aussi une vision globale de la santé des usagers. Pour Réjean Leclerc, président de la FSSS–CSN « les gens qui travaillent en santé le font avec cœur, mais s’ils doivent travailler comme sur une chaîne de montage, il y a une perte de sens. Les soins doivent impérativement être re-humanisés. Ça passe aussi par la collaboration entre les différents secteurs et la pleine utilisation des compétences de chacun. »

    Une plus grande contribution des personnes concernées
    Une autre revendication incontournable est celle d’une plus grande contribution de la population et du personnel quant aux décisions de gestion et d’organisation des soins et services. Ce sont eux les mieux placés pour proposer les meilleures solutions, puisque c’est la réalité de leur milieu et qu’ils en vivent les impacts directs. Une décentralisation de l’organisation des soins et services est nécessaire afin de prendre en considération les réalités locales et d’avoir un meilleur accès aux services. Cette manière de faire favoriserait également la prévention et les actions sur les déterminants sociaux de la santé, qui sont beaucoup plus rentables socialement et économiquement que le strict curatif.

    Grève de 30 jours au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges

    Excédés par la lenteur de leur négociation ainsi que par la nonchalance de leur employeur, ce mardi 20 septembre 2022, le Syndicat des employé-es de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (SEBCNDDN–CSN) a déclenché 30 jours de grève consécutifs.

    « Nous le répétons : exercer un tel mandat de grève est contraire à notre mission et à notre dévouement envers notre clientèle. Et justement, si nous persistons à nous battre pour de meilleures conditions de travail, c’est d’abord et avant tout pour mieux répondre à celles et à ceux qui ont choisi le Cimetière Notre-Dame-des-Neiges afin de rendre hommage à leurs défuntes, à leurs défunts. L’attitude méprisante de notre employeur qui entretient un climat de travail toxique nous a poussés là où nous sommes et il n’y a qu’un changement de culture radicale de sa part qui pourra nous convaincre de sa bonne foi », dénonce Éric Dufault, président du SEBCNDDN–CSN.

    Rappelons que le 6 septembre dernier, le syndicat s’était doté d’une banque de 30 jours de grève à déclencher au moment jugé opportun dans le cadre d’un vote unanime tenu à scrutin secret.

    Près de cinq ans après l’échéance du contrat de travail, alors qu’il brandit toujours des problèmes financiers sans jamais dévoiler l’état réel de ses finances, l’employeur prétend toujours ne pas détenir les mandats de son conseil d’administration afin d’en arriver à une entente avec le syndicat. Lors de l’assemblée générale du 6 septembre dernier, les membres du syndicat ont réitéré leurs demandes envers la Fabrique Notre-Dame :

    • L’ajout d’un nombre suffisant de dates de négociation afin de conclure cette négociation, et ce, dès que possible ;
    • L’octroi d’une enveloppe budgétaire permettant de convenir de hausses salariales pour l’ensemble des employé-es de bureau du cimetière qui vivent un gel salarial depuis près de six ans ;
    • L’octroi, par le conseil d’administration de la Fabrique Notre-Dame, de tous les mandats de négociation nécessaires pour convenir d’une entente de principe, et ce, dès que possible.

    À propos

    Le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (SEBCNDDN–CSN) compte 17 membres. Fondée en 1947 et célébrant son 75e anniversaire, la FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

    Grève d’une semaine pour le personnel de soutien d’Urgences-Santé

    Le personnel de soutien d’Urgences-Santé annonce une grève d’une semaine à compter de cette nuit. Ces 120 travailleuses et travailleurs veillent au bon fonctionnement des services ambulanciers du Montréal métropolitain, notamment à l’entretien de la flotte d’ambulances et du matériel médical à bord des véhicules. Leur dernière augmentation de salaire remonte à plus de deux ans, la convention collective étant échue depuis le 31 mars 2020.

    « Après plus de deux ans de négociation, personne ne nous dira que nous n’avons pas été patients, rappelle le président du Syndicat du personnel de soutien d’Urgences-santé (CSN), Marc Dulude. L’employeur dit n’avoir aucune marge de manœuvre financière pour nous offrir autre chose que l’appauvrissement, mais il trouve le moyen d’embaucher des sous-traitants à très fort prix pour faire une partie de notre travail au lieu d’investir dans les conditions de travail pour pourvoir les postes à l’interne. On est tannés de ce manque de respect. »

    « Maintenant qu’on a pu conclure une entente pour les paramédics et que les nouvelles conventions collectives devraient être signées bientôt, il est inacceptable que le MSSS et le Conseil du trésor laissent les négociations traîner en longueur avec les autres groupes du secteur préhospitalier qui ont droit au même respect, même s’ils travaillent plus dans l’ombre, souligne le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon ».

    « Le secteur préhospitalier c’est une chaîne avec plusieurs maillons et ils sont tous importants, poursuit la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Le personnel de soutien en est le parfait exemple. Après chaque quart de travail, il doit préparer chaque ambulance pour la prochaine équipe de paramédics. S’il y a du retard à cette étape, ça se répercute sur toute la chaîne et ça finit par avoir un impact sur le délai d’intervention des paramédics auprès d’une citoyenne ou d’un citoyen qui a besoin d’aide et sur la qualité des services à la population. C’est pour cela que c’est si important de reconnaître adéquatement leur travail ».

    La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) représente 3 600 travailleuses et travailleurs du secteur préhospitalier, partout au Québec.

    Grève générale dans les centres de communication santé

    Les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) ainsi que le personnel administratif d’Urgences-santé seront en grève à compter de cette nuit, pour une durée indéterminée. Le mouvement de grève touche également les centres de communication santé de la Capitale-nationale et celui de l’Estrie.

    Sans convention collective depuis le 31 mars 2020, les RMU sont notamment les personnes qui prodiguent les premiers soins par téléphone dans des moments cruciaux, par exemple en donnant les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation, en cas d’étouffement ou encore pour préparer un accouchement, en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants. Maillon tout aussi essentiel au sein d’Urgences-santé, les employé-es de bureau assurent pour leur part tout le soutien administratif. Ils voient, entre autres, à combler les effectifs des paramédics, des employé-es de soutien et des RMU. Ils œuvrent à l’informatique, à l’entretien général, aux compte-clients et à la facturation, ainsi qu’aux services des salaires et des ressources humaines.

    Les RMU doivent se conformer aux dispositions concernant les services essentiels dans leurs moyens de pression. Parmi les exemples de moyens acceptés par le Tribunal administratif du travail, notons que le personnel en grève ne remplira plus certains documents ou cessera d’utiliser certains protocoles de communication. De plus, l’employeur devra tenter de combler les quarts de travail en heures supplémentaires en ayant d’abord recours au personnel-cadre avant d’imposer du « temps supplémentaire obligatoire » (le fameux TSO) aux salarié-es.

    Les négociations achoppent sur les enjeux à incidence financière, notamment en ce qui concerne les augmentations de salaire ainsi que les mesures pour attirer et pour retenir le personnel dans les centres de communication santé. Rappelons que les syndicats des RMU ont déposé une proposition globale de règlement cohérente avec les paramètres du règlement intervenu dans la négociation de leurs collègues paramédics. Dans tous les centres de communication santé, on peine actuellement à trouver assez de travailleuses et de travailleurs pour offrir les services. Les recours au TSO ne sont plus du tout l’exception.

    « Nous sommes vraiment au bout du rouleau, dénonce la présidente du Syndicat des employé-es d’Urgences-santé–CSN, Anick Bélanger. Il faut poser des gestes concrets maintenant afin de rendre l’emploi de RMU plus attrayant, plus intéressant. Malheureusement, il semble que pour le Conseil du trésor, le ministère de la Santé et des Services sociaux et nos employeurs, il faut que nous nous mettions en grève si nous voulons être pris au sérieux. »

    « Le Conseil du trésor doit faire preuve de plus de sérieux, dénonce le représentant du secteur préhospitalier de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Jean Gagnon. Maintenant que l’on connaît les paramètres généraux qui seront appliqués pour les paramédics en matière d’augmentation salariale, il n’y a aucune raison de repousser la conclusion d’une entente pour les autres travailleuses et travailleurs du secteur préhospitalier. Les conventions sont échues depuis le 31 mars 2020. Nous avons assez attendu. L’heure du règlement a sonné. »

    « Les RMU et le personnel administratif jouent un rôle crucial dans la chaîne des services préhospitaliers d’urgence, poursuit la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Toute la CSN se tient à leurs côtés pour réclamer une juste reconnaissance de leur travail indispensable. Il en va de la qualité des services à la population. »

    Urgences-santé – Le personnel de soutien prêt pour une grève d’une semaine

    Le personnel de soutien d’Urgences-santé – qui veille au bon fonctionnement des services ambulanciers du Montréal métropolitain, notamment à l’entretien de la flotte d’ambulances et du matériel médical à bord des véhicules – déclenchera une grève d’une semaine le 19 septembre prochain, à moins, bien entendu, qu’une entente n’intervienne d’ici là.

    Sans convention collective depuis le 31 mars 2020, les employé-es de soutien d’Urgences-santé luttent notamment pour une juste reconnaissance de leur travail et contre la sous-traitance. Bien qu’ils travaillent dans l’ombre, leur contribution aux services préhospitaliers est absolument indispensable. Par exemple, après chaque quart de travail des paramédics, ils doivent inspecter et préparer le véhicule pour une prochaine équipe. C’est ainsi que la surcharge de travail qu’ils vivent actuellement, à cause du manque de main-d’œuvre causé par des conditions de travail inadéquates, entraîne des impacts sur toute la chaîne des services préhospitaliers, et par conséquent, sur les services à la population.

    Quelques dates de négociation figurent par ailleurs au programme des prochains jours. Ce mercredi 14 septembre, ils ont tenu un dîner de solidarité devant les locaux d’Urgences-santé afin de bien marquer leur détermination à obtenir une entente à la hauteur de la qualité de leur travail.

    Un dossier à suivre au cours des prochains jours !

    Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN, section CPE Mab-Mackay

    À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 15 août 2022, le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN a été accrédité pour représenter :

    « Toutes et tous les salariés au sens du Code du travail. »

    En novembre 2021, l’équipe de travail accueillait les premiers enfants avec l’ouverture du CPE. Depuis lors, l’équipe est constamment déstabilisée : deux directions différentes, des conditions de travail changeantes, de l’équipement constamment modifié, que de l’instabilité !

    En se dotant d’un syndicat, les travailleuses et travailleurs vont enfin pouvoir aspirer à quelque chose de solide et durable, soit une convention collective qui garantira leurs conditions de travail et régularisera leurs relations avec l’employeur.

    Cette nouvelle section rejoint le syndicat régional qui est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

    Syndicat national du personnel de francisation–CSN, section Collège Bois-de-Boulogne

    À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 22 juillet 2022, le Syndicat national du personnel de francisation–CSN a été accrédité pour représenter :

    « Toutes et tous les salariés travaillant aux activités de francisation de la direction continue et des services aux entreprises comme animateurs et animatrices. »

    Après une première percée syndicale au Cégep Saint-Laurent il y maintenant quatre ans, les travailleurs et travailleuses du Collège d’enseignement général et professionnel Bois-de-Boulogne ont joint les rangs du Syndicat national, fondé au printemps 2022, afin de travailler, main dans la main, solidaires, pour faire avancer les conditions de travail des animatrices.

    Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

    Syndicat des travailleuses et travailleurs des industries manufacturières–CSN, section Auto Ambassadeur

    À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 3 août 2022, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des industries manufacturières–CSN/section Auto Ambassadeur inc. a été accrédité pour représenter :

    « Tous les salarié-es au sens du Code du travail, à l’exception des employé-es de bureau, des vendeurs d’automobiles, des vendeurs de pièces sur la route, des vendeurs de services et des laveurs d’automobiles. »

    Ces travailleuses et travailleurs ont majoritairement choisi de quitter l’Association indépendante des employé-es de Lexus Laval pour joindre les rangs de la CSN. Ils pourront enfin être entendus et bien défendus.

    Ce nouveau groupe joint ainsi le Syndicat des travailleuses et travailleurs des industries manufacturières–CSN, affilié à la Fédération des industries manufacturières–CSN (FIM–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

    Syndicat des employées et employés de la société québécoise du cannabis–CSN, section Mont-Royal

    À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 14 juin 2022, le Syndicat des employées et employés de la Société québécoise du cannabis–CSN a été accrédité pour représenter :

    « Tous les salarié-es au sens du Code du travail, à l’exclusion des agents de sécurité, des assistants-directeurs et des directeurs à l’emploi de l’établissement situé au :

    Succursale de Mont-Royal

    1037, avenue du Mont-Royal Est, Montréal »

    Les travailleuses et travailleurs de la succursale de Mont-Royal ont choisi de rejoindre la CSN pour son expertise dans les sociétés d’État, sa combativité et pour la force du syndicat régional. Ce groupe constitue la 19e succursale de la SQDC qui opte pour la CSN.

    Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés des services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

    Syndicat des chauffeuses et chauffeurs de service de courrier ICS–CSN, section employé-es de l’entrepôt

    À la suite du dépôt de sa requête en accréditation, le 7 avril 2022, le Syndicat des chauffeuses et chauffeurs de service de courrier ICS–CSN a été accrédité pour représenter :

    « Tous les employé-es de l’entrepôt travaillant pour Insurance Courier Services, une division des Services de communication et d’information (ICS) inc., à Dorval. »

    C’est par le biais d’un maraudage contre les Teamsters et sa section locale 931 que les trieuses et trieurs de l’entrepôt d’ICS Courrier de Dorval ont décidé de joindre les rangs de la CSN dans une nouvelle section du Syndicat des chauffeuses et chauffeurs de service de courrier ICSCSN.

    De l’aveu même de l’agent des Teamsters lors de la tenue du vote, ces travailleuses et ces travailleurs avaient été laissés à eux-mêmes durant toute la durée de leur dernière convention collective. De plus, malgré un vote à l’unanimité à l’encontre d’une offre patronale, les Teamsters avaient décidé de signer quand même le renouvellement de la convention collective d’une durée de cinq ans sans le consentement des travailleuses et des travailleurs.

    Il va sans dire qu’avec un chèque de 100 $ et 1 $ d’augmentation de salaire, ces travailleuses et ces travailleurs se sont tournés vers la CSN pour obtenir l’appui d’une centrale syndicale combative qui veillera à la défense de leurs intérêts.

    Cette nouvelle section du Syndicat des chauffeuses et chauffeurs de service de courrier ICSCSN demeurera affiliée à la Fédération des employées et employés des services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

    Sans entente avec Québec, les avocates et avocats de l’aide juridique déclenchent la grève

    Toujours sans nouvelles du Conseil du trésor, les syndicats des avocates et avocats affiliés à la CSN tiennent aujourd’hui une nouvelle journée de grève. Alors que la rentrée judiciaire de l’automne était soulignée au palais de justice de Montréal en présence du ministre de la Justice sortant, Simon Jolin-Barrette, le discours de ce dernier fut interrompu, silencieusement, par les grévistes qui ont brandi des pancartes réclamant la parité salariale avec les procureur-es de la Couronne.

    La présidente du Syndicat des avocats et avocates de l’aide juridique de Montréal et Laval–CSN, Justine Lambert-Boulianne, a d’ailleurs rappelé que tant la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, que son collègue de la Justice, le ministre Jolin-Barrette, se sont prononcés par le passé sur la nécessité de maintenir cette parité salariale.

    « La rentrée judiciaire coïncide avec l’accélération du rythme de dossiers pour les avocats permanents de l’aide juridique et les nouveaux défis qui s’ajoutent chaque année », a-t-elle affirmé en marge d’une manifestation qui s’est tenue devant le palais de justice ce midi. « C’est notamment le cas en matière de droits de la jeunesse dans la foulée des recommandations de la Commission Laurent ainsi qu’au sein de différents programmes d’appui aux victimes de violence conjugale ou sexuelle, ou face aux problèmes causés par la pénurie criante de logements. Autant de chantiers développés actuellement par le ministre qui nécessitent l’appui des avocates et des avocats de l’aide juridique. Or, ce même gouvernement refuse la parité salariale avec la Couronne alors qu’elle a été réaffirmée lors de la dernière négo, il y a à peine trois ans. »

    Présente à la manifestation, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, a tenu à exprimer sa profonde solidarité envers les grévistes de l’aide juridique. « Ce conflit de travail repose sur une question de justice : la poursuite et la défense doivent pouvoir agir sur un pied d’égalité. Un principe qui a été reconnu négociation après négociation par Québec qui, allez savoir pourquoi, s’entête cette fois-ci dans une voie qui ferait en sorte que les avocats de l’aide juridique auraient une rémunération inférieure à celle des procureur-es de la Couronne. Dans le contexte actuel de pénurie de main-d’œuvre qui frappe de plein fouet notre appareil judiciaire, il s’agit d’une orientation complètement malavisée », a-t-elle déclaré.

    Les régions de Montréal, de Laval, des Laurentides, de Lanaudière, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie sont touchées par ce débrayage. Plusieurs avocates et avocats de ces régions ont convergé vers Montréal, en plus de tenir des lignes de piquetage un peu partout en région. Alors que leur convention collective est échue depuis plus de deux ans, ils désirent ainsi augmenter la pression sur le Conseil du trésor qui refuse de consentir des mandats de négociation pour maintenir la parité salariale avec les procureur-es de la Couronne employés par Québec. Pourtant, le ministre a récemment offert aux avocats de la pratique privée la mise en place des recommandations qui les concernent pour les honoraires reliés aux mandats externes. Les avocats de l’aide juridique s’indignent du refus du ministre d’honorer l’engagement de 2019 qu’il a pris envers eux.

    Syndicat national du personnel de francisation–CSN – section Marie-Victorin

    À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 27 juin 2022, le Syndicat national du personnel de francisation–CSN a été accrédité pour représenter :

    « Toutes et tous les salariés au sens du Code du travail en francisation occupant la fonction d’animatrice. »

    Après une première percée syndicale dans les cégeps Bois de Boulogne et Saint-Laurent il y maintenant quatre ans, les travailleuses et travailleurs du Collège d’enseignement général et professionnel Marie-Victorin ont joint les rangs du Syndicat national, fondé au printemps 2022, afin de faire avancer, collectivement, les conditions de travail des animatrices en vue du renouvellement de la convention collective.

    Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

    Syndicat des employés québécois de l’Office (CSN)

    À la suite d’une requête en accréditation déposée le 5 juin 2022, le Syndicat des employés québécois de l’Office (CSN) a été accrédité pour représenter :

    « Tous les salariés au sens du Code du travail »

    Des changements à la direction de Les Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ), organisme chapeautant entre autres l’Office Québec-monde pour la jeunesse (OQMJ), ont amené les travailleuses et travailleurs de ce dernier à se syndiquer. Basés à Montréal et Québec, ceux-ci ont rejoint leurs collègues de l’Office Franco-Québécois pour la jeunesse (OJFQ), syndiqués à la CSN depuis 1973.

    En négociant leur première convention collective, ils pourront ainsi combler le fossé qui n’avait de cesse de s’élargir entre les deux groupes.

    Le syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés des services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

    Nouveau mandat de grève unanime de 30 jours au cimetière Notre-Dame-des-Neiges

    En assemblée générale ce mardi 6 septembre 2022, le Syndicat des employé-es de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (SEBCNDDN–CSN) s’est doté d’une banque de 30 jours de grève à déclencher au moment jugé opportun dans le cadre d’un vote unanime tenu à scrutin secret.

    « Encore une fois, ce n’est pas de gaité de cœur que nous prévoyons ces trente jours de grève, parce que nous savons que ceux-ci auront un impact sur notre clientèle. Le résultat unanime de notre vote de ce matin révèle toutefois l’écœurement face à l’attitude de l’employeur et la détermination de notre unité syndicale à en arriver à une entente dans cette négociation qui n’en finit plus », dénonce Éric Dufault, président du SEBCNDDN–CSN.

    Près de cinq ans après l’échéance du contrat de travail, l’employeur prétend toujours ne pas détenir les mandats de son conseil d’administration afin d’en arriver à une entente avec le syndicat. À la suite de l’assemblée générale, les demandes du syndicat envers la Fabrique Notre-Dame demeurent les mêmes :

    • L’ajout d’un nombre suffisant de dates de négociation afin de conclure cette négociation, et ce, dès que possible ;
    • L’octroi d’une enveloppe budgétaire permettant de convenir de hausses salariales pour l’ensemble des employé-es de bureau du CNDDN qui vivent un gel salarial depuis près de six ans ;
    • L’octroi, par le conseil d’administration de la Fabrique Notre-Dame, de tous les mandats de négociation nécessaires pour convenir d’une entente de principe, et ce, dès que possible.

    À propos

    Le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges compte 17 membres. Fondée en 1947 et célébrant son 75e anniversaire, la FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

    Les travailleuses et travailleurs attendent des engagements clairs des partis

    Alors que la campagne électorale prend son envol, la FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD rappelaient aujourd’hui, d’une seule voix, en conférence de presse, que les travailleuses et les travailleurs qu’elles représentent sont préoccupés par la nécessité de réinvestir massivement en santé et en éducation, par des conditions de vie décentes en plein contexte inflationniste, par la lutte aux changements climatiques avec une transition juste et par la mise en place d’une politique industrielle structurante et ambitieuse pour le Québec de demain. Tant les centrales syndicales que les travailleuses et les travailleurs attendent des engagements clairs des partis en ce sens.

    « La pandémie aura démontré à quel point les services publics font partie du quotidien des Québécoises et des Québécois, à quel point ils ont été fragilisés et à quel point ils sont un rouage essentiel à une société et à une économie qui fonctionnent. Il faut un réinvestissement en santé et en éducation, c’est criant! Les annonces électorales qui font les manchettes ne sont pas toujours les plus structurantes ni les plus porteuses pour un projet de société, malheureusement. Nous invitons la population à voir plus loin et à exiger plus des différents partis que des promesses mille fois déjà entendues », de lancer les leaders syndicaux.

    Dès les premières heures suivant le déclenchement de la campagne, l’inflation se profilait déjà comme une éventuelle « question de l’urne ». Loin d’être surpris, les dirigeants syndicaux soulignent que l’amélioration des conditions de vie et de travail font définitivement partie des préoccupations et des priorités des quelque 1 203 000 travailleuses et travailleurs qu’ils représentent, conjointement, dans l’ensemble du Québec, tant dans les secteurs publics que privés.

    Ils insistent d’ailleurs sur l’importance de remettre les travailleuses et les travailleurs au cœur des décisions qui les concernent. « Il faut ouvrir le dialogue, avant, pendant et après les élections. C’est vrai pour les conditions de vie et de travail tout comme pour les grandes orientations politiques, économiques et sociales », d’insister les leaders syndicaux, soulignant que d’intervenir dans le débat public pour mettre de l’avant les préoccupations des travailleuses et des travailleurs fait partie de la mission des centrales syndicales pour défendre le bien public et la justice sociale afin de vivre dans un Québec plus égalitaire.

    « L’objectif n’est évidemment pas d’inciter les travailleuses et les travailleurs à voter pour un parti ou un autre, mais plutôt de mettre les projecteurs sur ce que proposent les formations politiques et sur les enjeux sur lesquels nous voulons les voir prendre de réels engagements. Une campagne électorale est un moment stratégique pour mettre de l’avant les préoccupations des personnes que nous représentons. »

    Les quatre centrales syndicales invitent donc la population à bien s’informer, à comparer les différents programmes des formations politiques et, surtout, à aller voter le 3 octobre prochain.

    La FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD représentent plus de 1 203 000 travailleuses et travailleurs partout à travers le Québec, tant dans les secteurs publics que privés.

    Les travailleuses et les travailleurs de Rolls-Royce Canada rentrent au travail la tête haute

    Réunis en assemblée générale, les 530 travailleuses et travailleurs de Rolls-Royce Canada, mis en lock-out le 15 mars, ont voté, par scrutin secret, en faveur de la recommandation du conciliateur permettant le renouvellement de la convention collective. Il s’agit d’une première négociation pour ce syndicat depuis son affiliation à la CSN, le 1er juin 2021.

    Ainsi, le retour au travail s’effectuera graduellement à partir de demain. La nouvelle convention collective d’une durée huit ans, de mars 2020 à mars 2028, inclut des augmentations salariales totalisant plus de 25 % sur cette période. De plus, chaque salarié-e recevra deux montants forfaitaires totalisant environ 9500 $. La recommandation du conciliateur prévoit également diverses bonifications, notamment en ce qui a trait aux congés et aux assurances collectives, des gains sur la flexibilité des horaires de travail et l’introduction de clauses sur la sécurité d’emploi.

    En ce qui concerne le régime de retraite, la recommandation du conciliateur prévoit que le régime à prestations déterminées demeurera tel quel jusqu’au 31 décembre 2025. Rappelons que les personnes avec le moins d’ancienneté n’ont déjà plus accès qu’au régime à cotisations déterminées, beaucoup moins avantageux, héritage de négociations précédentes, alors que le syndicat n’était pas affilié à la CSN. Ainsi, à partir de janvier 2026, l’ensemble des salarié-es sera couvert par un même régime de retraite dont ils édicteront eux-mêmes tous les paramètres, lors d’une prochaine assemblée. Ils pourraient par exemple opter pour un régime à prestations cibles, une formule plus avantageuse qu’un régime à cotisations déterminées. La recommandation prévoit des contributions de 10 % pour l’employeur et de 6 % pour les salarié-es au régime de retraite, ce qui constitue une amélioration notable par rapport au régime à cotisations déterminées actuellement en vigueur.

    « Je suis très fier de nos membres, réagit le président du syndicat, Frédéric Labelle. Lorsque Rolls-Royce a déclenché le lock-out, nous avons décidé tous ensemble que nous ne céderions pas devant l’intimidation et que nous seuls déciderions quand et à quelles conditions nous reprendrions le travail. Le conflit a été long et difficile, mais on s’est tenu. Nous n’avons peut-être pas tout gagné ce qu’on voulait, mais nous avons tout de même obtenu des améliorations substantielles par rapport à ce que l’entreprise voulait nous imposer au départ. Nous avons eu raison de tenir notre bout ! »

    La présidente du Conseil central de Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault était présente lors de l’assemblée. « Je tiens à souligner le travail du comité de négociation, du comité exécutif et de toutes les militantes et les militants du syndicat dont la mobilisation a été exemplaire et inspirante pour l’ensemble du mouvement syndical. On ne peut qu’espérer que Rolls-Royce Canada comprenne maintenant que ces travailleuses et ces travailleurs ne se laisseront jamais marcher sur les pieds, ne se laisseront jamais imposer quoi que ce soit. Ils sont dignes. Ils méritent le respect et la reconnaissance. La réputation d’excellence de Rolls-Royce, c’est d’abord à ses salarié-es qu’elle la doit ! »

    Le vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) Serge Berthiaume, également présent lors de l’assemblée, appelle l’entreprise à tout mettre en œuvre pour favoriser une amélioration du climat de travail. « Rolls-Royce Canada peut et doit redevenir un employeur de choix. Il faudra mettre du temps et les énergies nécessaires pour rebâtir la confiance dans les relations de travail. J’appelle Rolls-Royce Canada à en faire une priorité. Espérons que ce conflit de travail, une première chez Rolls-Royce depuis plus de 60 ans, permette un assainissement des relations de travail qui ont été malmenées durant cette négociation, et ce, même avant qu’un lock-out soit décrété ».

    Pour sa part, la présidente de la CSN, Caroline Senneville a salué la détermination des salarié-es. « Au nom des 325 000 membres de la CSN, de toutes les travailleuses et les travailleurs du Québec, je tiens à remercier les travailleuses et les travailleurs de Rolls-Royce. En se tenant debout, en tenant la minute de plus, ils ont fait une démonstration éloquente de la force de la solidarité. La voie de la négociation sera toujours préférable à celle de l’affrontement et la CSN sera toujours là pour soutenir ses membres dans l’amélioration de leurs conditions de travail.

    Ces travailleuses et travailleurs sont spécialisés dans l’entretien des moteurs d’avion. L’usine est située sur le Chemin de la Côte-de-Liesse, à Montréal.

    Grève au cimetière Notre-Dame-des-Neiges : des négociations infernales et interminables

    À partir de ce jeudi 1er septembre, le Syndicat des employé-es de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (CSN) (SEBCNDDN) exercera son droit de grève aujourd’hui ainsi que les 2 et 6 septembre 2022.

    « Ce n’est pas de gaité de cœur que nous en sommes rendus à cette étape qui aura un impact sur notre clientèle, mais nous croyons que pour faire face à un employeur qui mène ses affaires comme le diable en personne, nous n’avions plus le choix. Après bientôt cinq années sans contrat de travail, nous sommes excédés de faire face à un employeur qui se moque complètement de la clientèle, qui nous méprise, qui nous harcèle et qui fait trainer nos négociations afin de briser notre syndicat », dénonce Éric Dufault, président du SEBCNDDN.

    « Rappelons qu’en plein début de pandémie, l’employeur, la Fabrique Notre-Dame, avait aboli six postes de conseillers en préarrangements funéraires, ce qui impose une surcharge de travail depuis la fin de l’hiver 2020 à celles et ceux qui soutiennent les familles endeuillées dans un processus qui demande bienveillance et générosité, précise Benoit Malenfant, président de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Il va sans dire que ces abolitions de postes et le roulement de salarié-es qui quittent leur emploi à cause de l’ambiance infernale vécue au travail minent cette capacité des salarié-es à offrir un service à la hauteur des attentes de la clientèle. »

    Près de cinq ans après l’échéance du contrat de travail, l’employeur prétendait encore récemment ne pas détenir les mandats de son conseil d’administration afin d’en arriver à une entente avec le syndicat. Conséquemment, les demandes actuelles du syndicat envers la Fabrique Notre-Dame sont simples et concises :

    • L’ajout d’un nombre suffisant de dates de négociation afin de conclure celles-ci, et ce, dès que possible ;
    • L’octroi d’une enveloppe budgétaire permettant de convenir de hausses salariales pour l’ensemble des employé-es de bureau du CNDDN qui vivent un gel salarial depuis près de six ans ;
    • L’octroi par le conseil d’administration de la Fabrique Notre-Dame de tous les mandats de négociation nécessaires pour convenir d’une entente de principe, et ce, dès que possible.

    « Puisque nous vivons exactement la même situation avec le syndicat qui s’occupe de l’entretien général du cimetière, nous savons que l’employeur cache son antisyndicalisme derrière de prétendus problèmes financiers que la Fabrique refuse toujours de nous dévoiler. À l’instar de leurs collègues qui entretiennent le cimetière du mieux qu’ils le peuvent, le comité de négociation du SEBCNDDN est toujours disposé à négocier afin de dénouer cette impasse inutile qui dure depuis trop longtemps. Nous allons être aux côtés de ces femmes et de ces hommes qui font un travail noble et essentiel avec tout leur dévouement, et ce, jusqu’à ce qu’ils obtiennent une convention collective négociée à leur satisfaction », conclut Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    Le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges compte 19 membres. Fondée en 1947 et célébrant son 75e anniversaire, la FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

    Santé et services sociaux : De nouvelles plaintes contre un gouvernement récidiviste

    Les organisations syndicales représentant le personnel du réseau de la santé et des services sociaux se voient dans l’obligation de déposer de nouvelles plaintes pour dénoncer encore une fois le gouvernement qui a fait entrave aux organisations syndicales. Depuis plusieurs mois, le gouvernement s’entête à agir seul, il contourne les syndicats et refuse de négocier avec ces derniers pour améliorer la situation dans le réseau.

    Cette nouvelle série de plaintes déposées en vertu de l’article 12 du Code du travail vise à dénoncer les mesures estivales implantées unilatéralement par le gouvernement dans les dernières semaines. Ces mesures concernent notamment la rémunération du temps supplémentaire à taux double, octroyées seulement à certaines conditions. En mai dernier, les organisations syndicales avaient tendu la main au ministre pour convenir de mesures à mettre en place pour traverser la période estivale, alors que le personnel est surchargé et que le manque d’effectifs frappe le réseau de manière importante et de façon récurrente. Le gouvernement avait alors refusé de discuter avec les organisations syndicales, pour finalement imposer des mesures selon certaines conditions le 21 juillet.

    Rappelons que les organisations syndicales ont récemment remporté une importante victoire juridique en contestant l’arrêté ministériel 2021-071 qui prévoyait des primes importantes, assorties d’une série de conditions disqualifiantes pour les professionnelles en soins, alors que des ententes de principes avaient été conclues quelques semaines auparavant avec les organisations syndicales pour le renouvellement des conventions collectives.

    Les organisations syndicales réclament que le gouvernement cesse d’entraver les activités syndicales et qu’il négocie dorénavant les mesures à mettre en place pour mettre fin à la crise qui touche le réseau. Les organisations syndicales demandent de plus des dommages punitifs étant donné la récidive du gouvernement.

    « Le gouvernement vient de se faire taper sur les doigts. Le tribunal lui a clairement dit qu’il doit arrêter d’entraver les activités syndicales et d’agir de manière autoritaire. C’est pour s’assurer que les choses changent pour le personnel du réseau que ces plaintes ont été déposées. Depuis le début de la pandémie, le gouvernement s’obstine à faire à sa tête. Force est de constater que cette pratique ne fonctionne pas du tout. Il doit maintenant admettre que le temps est venu d’entendre les solutions du personnel », indiquent les représentantes et représentants de la FSSS-CSN, de la FSQ-CSQ, de la FIQ et de la FIQP, du SQEES-FTQ, du SCFP, de l’APTS, de la FP-CSN et du SPGQ.

    Les sages-femmes adoptent une entente collective de quatre ans

    Les membres du Regroupement Les sages-femmes du Québec ont entériné mercredi l’accord de principe intervenu le mois dernier avec le gouvernement du Québec pour le renouvellement de l’entente collective qui les lie au ministère de la Santé et des Services sociaux.

    Réunies en assemblée générale par visioconférence, plus de 92 % des membres ont accepté les termes d’un nouveau contrat de travail de quatre ans qui s’étendra jusqu’au 31 mars 2024. Ces travailleuses autonomes étaient sans contrat depuis le 31 mars 2020.

    L’entente, qui a nécessité 19 séances de négociation, confirme l’autonomie des professionnelles, améliore les conditions d’entrée dans la profession, bonifie les conditions générales de pratique, notamment en région, et contribue à consolider les services dispensés aux parents à travers le Québec.

    Des conditions nettement plus avantageuses
    La nouvelle entente comporte d’importants gains pour les sages-femmes. Une refonte des échelles salariales fait ainsi disparaître les quatre premiers échelons. Pour les recrues, cela représente une augmentation qui varie entre 7 % et 20 %. À la signature du contrat, une nouvelle sage-femme à temps plein débutera avec un salaire annuel de 73 000 $ (au lieu de 60 000 $ actuellement) pour atteindre 103 000 $ après dix ans. Une responsable des services de sage-femme commencera à 83 000 $ et terminera à 114 000 $.

    Les sages-femmes doivent souvent être disponibles le jour, le soir et la nuit entre huit et dix jours sur 14. Dans le cadre d’un projet pilote, le gouvernement améliorera la rétribution de cette disponibilité. Une compensation annuelle de 13 000 $ à 16 000 $ leur sera octroyée. C’est une augmentation qui varie de 45 % à 80 % pour la majorité d’entre elles. S’ajoutent aussi des primes de soir, de nuit et de fin de semaine qui varient de 4 % à 15 %. Elles bénéficieront en outre d’une prime de 1 % si elles acceptent de travailler à temps complet.

    Des hausses salariales équivalentes à celles du réseau de la santé
    Pour chacune des trois premières années du contrat, les sages-femmes obtiennent une augmentation rétroactive de 2 %. Pour la quatrième année du contrat (2023-2024), elles ont l’assurance de recevoir une augmentation équivalente à celle du secteur public. Lorsqu’elles iront travailler dans une des quatre régions où il y a rareté de main-d’œuvre, elles recevront en outre un forfait d’installation variant de 10 000 $ à 25 000 $.

    Différents gains permettront aussi de soutenir le développement de la profession, tels que des journées de perfectionnement additionnelles, une prime d’encadrement de stagiaire de 2 % et la possibilité de se prévaloir d’un congé sans rémunération pour études ou enseignement. L’entente prévoit également 20 journées de libérations professionnelles additionnelles et la mise en place de comités paritaires qui se pencheront sur différents enjeux.

    Le résultat d’une mobilisation
    « Nous sommes fières du travail accompli, a déclaré la présidente du RSFQ, Josyane Giroux. Cette entente est le résultat de la mobilisation des sages-femmes, des femmes et des familles, sans oublier le travail acharné de toute l’équipe du regroupement, de la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et de la CSN. »

    « Le gouvernement fait des pas considérables dans la voie de la reconnaissance de notre profession et de son importance dans le réseau de la santé du Québec, a-t-elle souligné. Nous espérons qu’elle contribuera à améliorer l’accès au soin en santé reproductive pour les femmes et personnes enceintes du Québec. »

    « Depuis la légalisation de leur profession, les sages-femmes ont eu de la difficulté à faire reconnaître leur profession à sa juste valeur et à obtenir des conditions de travail équitables par rapport aux autres professionnel-les du réseau, a commenté Guy Albert Coulombe, trésorier de la FP–CSN. Leurs négociations sont souvent longues et ardues. La fédération est fière de les avoir accompagnées et s’assurera que les prochaines négociations débutent à partir des gains acquis dans la présente entente. »

    « Trop peu, trop tard », dénoncent les syndicats du réseau

    Bien qu’elles accueillent favorablement l’annonce du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) de payer à taux double les heures supplémentaires effectuées par les travailleuses et les travailleurs, les organisations syndicales se désolent qu’il y ait des conditions à l’application de cette mesure et du laxisme du gouvernement Legault dans ce dossier. Pour elles c’est trop peu, trop tard.

    « Nous avons avisé le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, le 9 mai dernier que la situation sur le terrain s’avérait très précaire et qu’il fallait convenir d’un plan pour éviter les bris de services cet été. Nous lui avons tendu la main. En la refusant et en n’agissant pas immédiatement, le gouvernement a laissé la situation se détériorer à tel point que la mesure annoncée hier est nettement insuffisante. Encore une fois, il improvise au lieu de planifier », ont déploré les porte-paroles de l’APTS, de la FIQ, de la FP–CSN, de la FSQ-CSQ, de la FSSS–CSN, du SCFP, du SPGQ et du SQEES-FTQ.

    Les organisations syndicales regrettent d’ailleurs que le gouvernement poursuive sa gestion autoritaire et unilatérale en faisant fi des mécanismes prévus dans les conventions collectives afin de mettre en place de nouvelles conditions de travail, adaptées à la situation dans le réseau. Selon elles, le gouvernement aurait eu avantage à agir en concertation avec elles afin de regarder l’ensemble des options et de choisir les meilleures solutions. D’ailleurs l’une des mesures qui avait bien fonctionné cet hiver, l’accumulation d’une demi-journée de congé par quart de travail en temps supplémentaire complet, a été balayée du revers de la main par le MSSS.

    « Si nous avions convenu dès le mois de mai, ensemble, d’une série de mesures structurantes, les salarié-es du réseau seraient plus mobilisés et moins fatigués, et le risque de bris de services serait bien moindre que maintenant. Là, on compose avec un gouvernement qui a chanté la moitié de l’été et qui se retrouve fort dépourvu en plein milieu d’une 7e vague de COVID-19 », ont ajouté les porte-paroles syndicaux.

    La COVID continue de surcharger le réseau
    Lors de la rencontre avec le MSSS, où elles ont été mises devant le fait accompli, les organisations syndicales ont relevé le manque de cohérence du ministère face à cette nouvelle vague et le fait que, malheureusement, ce sont encore les personnes salariées du réseau de la santé et des services sociaux qui en paient le prix.

    « Le gouvernement refuse toujours d’accorder des congés supplémentaires aux membres du personnel lorsque ces personnes sont obligées de s’isoler en raison de la COVID-19, parce qu’elles sont positives ou qu’une ou un proche en est atteint. C’est sans compter que certaines retournent au travail même en étant positives à la COVID-19, mettant en danger collègues, patientes et patients. Si le gouvernement veut devenir l’employeur de choix, comme il le clame dans son plan santé [et services sociaux], il serait plus que temps qu’il soutienne adéquatement ses salarié-es et qu’il applique le principe de précaution pour celles et ceux qui tiennent le réseau à bout de bras », ont conclu les porte-paroles syndicaux.

    La dernière offre patronale rejetée massivement

    Réunis en assemblée générale ce dimanche, les travailleuses et les travailleurs de Rolls-Royce Canada (RRC) ont rejeté la dernière offre globale de l’entreprise dans une proportion de 75 %.

    « Je suis très fier de nos membres, réagit le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Rolls-Royce Canada, Frédéric Labelle. Après plus de quatre mois de lock-out sauvage, ils ont envoyé un message très fort : nous nous tiendrons debout jusqu’au bout. La seule issue satisfaisante à ce conflit sera une entente négociée. »

    « Nous serons aux côtés des salarié-es de Rolls-Royce jusqu’à ce qu’ils aient gain de cause, poursuit la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault. »

    « Pour le bien de toute l’industrie, les travailleuses et les travailleurs doivent gagner, enchaîne le vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Serge Berthiaume. L’inflation atteint des niveaux record, le manque de main-d’œuvre est généralisé alors que le secteur aéronautique se relève d’années difficiles. Dans ce contexte, il est indécent que Rolls-Royce cherche aujourd’hui à couper sans vergogne dans les conditions de travail des salarié-es qui ont fait sa réputation d’excellence. »

    Malgré toutes les tentatives de l’employeur pour casser la solidarité qui unit les membres, leur détermination demeure intacte. Rappelons que le 15 mars, RRC a imposé un lock-out à ses 530 salarié-es de l’usine située sur le Chemin de la Côte-de-Liesse. L’entreprise veut, entre autres, forcer la mise au rencart du régime de retraite à prestations déterminées et geler les salaires. Ces travailleuses et travailleurs sont spécialisés dans l’entretien des moteurs d’avion.

    L’entreprise poursuit en justice plus du quart de ses salarié-es pour avoir manifesté là où elle ne le tolère pas et a congédié le président du syndicat. Elle a également annoncé le licenciement d’une trentaine de salarié-es, prétextant une restructuration des activités. En outre, l’entreprise communique régulièrement directement avec les salarié-es au sujet des négociations, ce qui est illégal en vertu du Code du travail. RRC a aussi reconnu devant le Tribunal administratif du travail avoir eu recours à des briseurs de grève.

    De leur côté, les travailleuses et les travailleurs demandent un contrat de cinq ans et veulent notamment éliminer les clauses « orphelin » du régime de retraite et de l’assurance collective, améliorer les salaires et les horaires de travail ainsi que bonifier les congés. La convention collective est échue depuis mars 2020.

    Les employé-es de bureau du cimetière Notre-Dame-des-Neiges font la grève

    Le Syndicat des employé-es de bureau du cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN a exercé son droit de grève ce matin pour protester contre la suspension de cinq jours de son président, Éric Dufault.

    Selon le syndicat, Éric Dufault est un employé modèle qui n’a aucun avis disciplinaire à son dossier. Le syndicat estime que sa suspension est directement liée à son rôle de représentant syndical.

    Récemment, le syndicat des employé-es de bureau a adopté un mandat de grève de cinq jours. Les employé-es ne seront donc pas au travail pour toute la journée du 19 juillet 2022.

    Une deuxième suspension « arbitraire »
    « Cette deuxième suspension arbitraire d’une durée d’une semaine ne fait que détériorer le climat de travail au cimetière cet été », a déclaré Chantal Ide, première vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

    Sans contrat depuis cinq ans, les employé-es souhaitent améliorer leurs conditions de travail et obtenir des augmentations salariales, mais l’employeur se montre peu enclin à négocier, précise-t-elle.

    « Les conditions de travail du personnel sont difficiles, ajoute Simon-Mathieu Malenfant, vice-président et trésorier de la Fédération des employées et employés de service publics–CSN. Et les plaintes s’accumulent pour dénoncer le piètre entretien du cimetière causé par la suppression de nombreux postes de travail. Premiers répondants pour les familles des personnes qui reposent au cimetière, les employé-es de bureau du cimetière doivent composer avec des clients très insatisfaits de l’administration de la Fabrique de la paroisse Notre-Dame. »

    Le syndicat local a deux demandes claires : l’administration doit travailler à restaurer un climat de travail sain dénué d’intimidation, et l’employeur doit consacrer son énergie à négocier le renouvellement de la convention collective.

    Les sages-femmes concluent une entente de principe

    Tard dans la nuit de vendredi dernier, le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) a conclu une entente de principe avec les négociateurs gouvernementaux.
    Privées de contrat depuis les deux dernières années, les sages-femmes ont dû s’armer de patience pour obtenir le début de véritables négociations avec le ministère de la Santé et des Services sociaux. Tout au long de la pandémie, elles ont ainsi maintenu les services avec courage. Mais depuis quelques mois, plusieurs d’entre elles n’avaient pas renouvelé leur permis d’exercice, faute d’une rémunération satisfaisante et de conditions d’exercice intéressantes. Pour les finissantes universitaires, l’intérêt d’étudier, d’intégrer la profession et d’y rester commençait sérieusement à s’étioler.

    Un parcours de longue haleine
    Forcées d’attendre pendant une vingtaine de mois, les sages-femmes ont finalement pu commencer à négocier à la suite d’un vote unanime de l’Assemblée nationale du Québec en mars dernier. Leur mobilisation a permis d’obtenir par la suite de nouvelles offres du Conseil du trésor. Au cours des dernières semaines, la voix des parents solidaires de la cause a aussi porté haut et fort, notamment grâce à la Coalition pour la pratique sage-femme, un mouvement soutenu par la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Les pourparlers se sont finalement intensifiés au printemps et les discussions avec le Conseil du trésor ont culminé au cours des mois de juin et juillet, ponctuées – faut-il rappeler – de quelques manifestations hautes en couleur.

    Les détails à venir
    Les détails de l’entente, qui a été négociée avec le soutien et l’expertise de la Fédération des professionèles–CSN, seront d’abord soumis aux répondantes CRT (comité de relations de travail). Cette instance, qui joue un rôle équivalent à celui d’un conseil syndical, représente chacun des services sages-femmes. Si l’instance le recommande, l’entente sera ensuite présentée à l’assemblée générale du RSFQ, ce qui pourrait avoir lieu d’ici la fin de l’été, précise-t-on.

    La solidarité a fait la différence
    Dans un communiqué diffusé tôt samedi matin, la présidente du RSFQ, Josyane Giroux, s’est dite « fière du travail accompli » au nom de tous les membres du comité de négociation. « Nous avons hâte de partager ce que nous considérons être de grandes améliorations des conditions de travail des sages-femmes et des responsables des services de sages-femmes, a-t-elle d’abord souligné. « Tout au long du processus, votre soutien, votre mobilisation, vos précieux mots d’encouragement et votre présence ont eu un impact concret sur le cours des choses. Un grand merci pour votre appui et votre confiance. Merci également aux familles d’avoir fait entendre leur voix. »

    Règlement des conventions collectives chez Héma-Québec

    Les syndicats CSN représentant les salarié-es d’Héma-Québec ont entériné l’entente de principe intervenue il y a quelques jours afin de renouveler les conventions collectives. Celles-ci étaient échues depuis le 31 mars 2019. Par ailleurs, il s’agit d’une première convention collective pour le personnel au prélèvement des tissus humains, à Montréal.

    Les augmentations de salaire seront rétroactives à la date d’échéance des conventions collectives et totalisent un minimum de 8 à 12 %, selon le titre d’emploi. Les travailleuses et les travailleurs obtiennent également des bonifications en ce qui a trait notamment à la formation, aux assurances, aux primes et au régime de retraite. De plus, les syndicats ont pu localement apporter certaines autres améliorations à leur convention collective. Les nouvelles conventions collectives seront en vigueur jusqu’au 31 mars 2023.

    Les membres se sont prononcés à 90,7 % en faveur de ces nouveaux contrats de travail.

    Porte-parole des cinq syndicats unis d’Héma-Québec, le président du président du Syndicat des techniciens(nes) de laboratoire de Héma-Québec (CSN), Simon Poulin réagit :  « Nous sommes heureux du résultat. Dans les circonstances, nous avons obtenu le maximum atteignable. Ça constitue un pas vers la pleine reconnaissance de notre travail indispensable. Nous saluons la mobilisation des membres et nous entendons profiter de la conjoncture pour être en mesure de reprendre les négociations rapidement. »

    « En adoptant cette entente, nos membres ont mis dans la balance le fait qu’ils sont sans contrat de travail depuis plus de trois ans, réagit la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Lucie Longchamps. Et il faut se souvenir que ces conventions-là aussi avaient été négociées avec beaucoup de retard. C’est irrespectueux pour ces travailleuses et travailleurs dévoués. Avec les défis de main-d’œuvre auxquels tous les employeurs font face, comment les organismes publics pourront-ils mettre en œuvre les solutions nécessaires pour attirer et retenir leur personnel s’ils doivent attendre des années afin obtenir le mandat du Conseil du trésor de pouvoir le négocier avec les syndicats ? »

    Les cinq syndicats unis d’Héma-Québec représentent environ 500 travailleuses et travailleurs principalement à Montréal et à Québec.

    Les sages-femmes réclament l’équité avant les vacances de la construction

    Les négociations entre Québec et le Regroupement Les Sages-Femmes du Québec entrent aujourd’hui, mercredi, dans une phase critique.
    Mardi, une trentaine de sages-femmes et de sympathisantes ont manifesté à Québec devant les locaux du ministère du Travail où se déroulaient les négociations avec le Conseil du trésor pour le renouvellement de l’entente-cadre avec le ministère de la Santé et des Services sociaux.

    Les négociations achoppent notamment sur la rémunération des longues heures de garde des sages-femmes, à qui Québec refuse l’équité avec les autres travailleuses et travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux.

    « C’est du sexisme ! »
    « Les sages-femmes sont des femmes dévouées qui offrent des services à d’autres femmes, a rappelé Mélanie Pelletier, vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN). Or les sages-femmes sont toujours les dernières à obtenir un règlement. »

    « Le gouvernement essaye de leur offrir moins que les autres en disant qu’il en a toujours été ainsi, a-t-elle insisté. C’est vraiment du sexisme. Il est temps que le gouvernement reconnaisse la valeur du travail des sages-femmes. »

    « La FP–CSN est derrière vous »
    « Dans tous les milieux de travail à prédominance masculine, le gouvernement paye une heure pour chaque période de garde de huit heures, a souligné Sébastien Collard, responsable du secteur de la santé et des services sociaux à la Fédération de professionnèles (FP–CSN). Aux sages-femmes, le gouvernement n’offre que la moitié de ce salaire-là. »

    « Les sages-femmes font quelque chose d’importance pour les autres femmes, a-t-il insisté. Elles les accompagnent pour qu’elles puissent vivre l’expérience de la maternité. La FP–CSN est là et appuie les sages-femmes. On va faire ce qu’il faut pour qu’elles obtiennent un règlement avant les vacances de la construction. »

    Pour assurer une relève
    Venue comme d’autres sympathisantes appuyer les revendications des sages-femmes, Roxanne Lorrain, coordonnatrice de la Coalition pour la pratique sage-femme, a rappelé que ces professionnelles « répondent à des besoins spécifiques et essentiels des femmes enceintes et des familles depuis plus de 40 ans ». Or la situation dans certaines régions est désormais « critique ».

    « Pour assurer la pérennité des services, le gouvernement doit offrir les moyens d’assurer une relève dans ce modèle de pratique. Les sages-femmes méritent une reconnaissance financière pour leur disponibilité. »

    Syndicat des travailleuses et travailleurs du Comfort Inn Dorval–CSN

    Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Comfort Inn Dorval–CSN a été accrédité le 29 avril 2021 pour représenter :

    « Tous les préposé-es travaillant à la réception, ainsi que tous les préposé-es à la réception de nuit, à l’exception des employé-es de bureaux et des stagiaires-gérant(e)s ».

    Ce groupe syndiqué avec l’Union des employé(e)s de la restauration – Syndicat des Métallos, section locale 9400 a décidé de rejoindre le syndicat CSN déjà place ! Avec la force de la Fédération du commerce dans le secteur hôtelier, les travailleuses et travailleurs souhaitent augmenter leur rapport de force, leurs conditions de travail et obtenir de meilleurs services.

    Cette nouvelle section du syndicat est affiliée à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

    Syndicat des travailleuses et travailleurs de Rolls-Royce Canada–CSN

    Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Rolls-Royce Canada–CSN a été accrédité le 1er juin 2021 pour représenter :

    « Tous les employé-es, à l’exception des gérantes, gérants, superintendantes, surintendants, superviseur-es immédiats, gardiennes, gardiens, employé-es de bureau ainsi que les personnes automatiquement exclues conformément aux dispositions du Code du travail du Québec. »

    Les travailleuses et travailleurs de Rolls-Royce Canada, initialement représentés par l’AIMTA mais désireux d’avoir plein contrôle sur leurs décisions, ont choisi de changer d’allégeance syndicale et de joindre les rangs de la CSN afin de garder pleinement leur autonomie. La combativité, la mobilisation, l’information, ainsi que l’ensemble des ressources et outils spécialisés offerts à nos syndicats affiliés ont également grandement motivé leur décision.

    Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

    Syndicat des travailleuses de l’Auberge Transition–CSN

    À la suite du dépôt de la requête en accréditation le 18 juin 2021, le Syndicat des travailleuses de l’Auberge Transition–CSN a été accrédité le 30 juin 2021 pour représenter :

    « Tous les salarié-es, au sens du Code du travail. »

    L’Auberge Transition est une organisation féministe dont le principal mandat est d’offrir un refuge, des renseignements, des conseils et des services de suivi aux femmes qui sont ou ont été victimes de violence conjugale. Cette organisation oeuvrant depuis 1975 comprend 15 travailleuses.

    De mauvaises relations de travail ont poussé ces travailleuses à vouloir se doter d’un syndicat. Le climat de travail était tendu et difficile, un changement s’imposait. Cette accréditation leur redonne un rapport de force qui fera en sorte qu’elles retrouvent un milieu de travail plus sain et agréable.

    Ce nouveau syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

    Syndicat national des archéologues du Québec–CSN

    Le Syndicat national des archéologues du Québec–CSN a été accrédité le 7 juillet 2021 pour représenter :

    « Toutes et tous les salariés de la division Archéologie, à l’exclusion du personnel de soutien administratif »

    Par la syndicalisation, les archéologues revendiquent des améliorations significatives de leurs conditions de travail, la lutte à la précarité d’emploi et des milieux de travail plus sécuritaires. S’ajoutent à ces enjeux traditionnels la valorisation de leur profession et du patrimoine historique québécois et autochtone.

    Le Syndicat national des archéologues du Québec–CSN sera affilié au Conseil central du Montréal métropolitain, à la Fédération des professionnèles et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

    Syndicat des travailleuses et travailleurs de la TCRI–CSN

    Les travailleuses et les travailleurs de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) ont majoritairement choisi de joindre les rangs de la CSN.

    La TCRI est un organisme communautaire regroupant 160 autres organismes oeuvrant auprès des personnes réfugiées, immigrantes et sans statut. Il offre des services d’aide, de soutien, de réflexion critique et de solidarité sur le territoire du Québec auprès des organismes membres.

    Un mauvais climat de travail a poussé ce groupe à vouloir se doter d’un syndicat. Ils ont interpelé le directeur pour exiger des changements, mais l’employeur n’a pas répondu à l’appel. Un choix s’est imposé à eux, se créer un syndicat pour avoir un rapport de force afin de faire changer les choses et retrouver un milieu de travail stimulant et agréable.

    Ce nouveau syndicat est affilié à la Fédération des professionnèles–CSN, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

    Syndicat des travailleuses et travailleurs du commerce–CSN, section Aux 33 Tours

    Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du commerce–CSN a été accrédité, le 25 juin 2021, pour représenter :

    « Toutes les personnes salariées au sens du Code du travail. »

    Aux 33 Tours inc. est le plus grand vendeur de disques vinyle au Québec. Des problèmes reliés à la santé au travail, au non-respect des normes, à la disparité de traitement ainsi qu’au manque de reconnaissance, auront constitué l’étincelle nécessaire pour convaincre les salarié-es de la nécessité de se syndiquer afin de se doter d’un meilleur rapport de force et faire valoir leurs droits.

    Cette nouvelle section du syndicat du commerce (STTC) est affiliée à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

    Syndicat des travailleuses et travailleurs de la restauration du Westin Montréal–CSN

    À la suite d’un vote, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la restauration du Westin Montréal a été accrédité le 7 juillet 2021 afin de représenter :

    « Tous les salarié-es au sens du Code du travail du service de la restauration et des banquets à l’exception des directrices et directeurs de service, des chefs exécutifs, des chefs et des sous-chefs, des maîtres d’hôtel et des superviseur-es. »

    Afin d’améliorer leurs conditions de travail, les salarié-es du restaurant et des banquets du Westin Montréal ont fait le choix de quitter les TUAC et de se rallier à la CSN. En rejoignant le secteur hôtelier de la Fédération du commerce, ils augmenteront leur rapport de force et viendront ajouter leur voix aux milliers d’autres travailleuses et travailleurs CSN de l’hôtellerie.

    Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

    Syndicat des travailleuses et travailleurs des industries manufacturières–CSN, section Demix Agrégats Laval/Montée Masson

    À la suite du dépôt de la requête en accréditation le 3 août 2021, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des industries manufacturières–CSN – Section Demix Agrégats Laval/Montée Masson a été accrédité pour représenter :

    « Tous les employé-es salariés au sens du Code du travail à l’exception des employé-es de bureau et des préposé-es à la pesée. »

    Ces travailleuses et travailleurs ont majoritairement choisi de quitter les Métallos section local 7625 pour joindre les rangs de la CSN. Ils pourront enfin être entendus et bien défendus.

    Ce nouveau groupe joint ainsi le Syndicat des travailleuses et travailleurs des industries manufacturières–CSN, affilié à la Fédération des industries manufacturières–CSN (FIM), au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

    Les paramédics d’Urgences-Santé en moyens de pression dès lundi

    (Montréal, le 9 juillet 2022) Aux prises avec un manque de main-d’œuvre insoutenable, une situation qui n’a fait que s’aggraver ces dernières années, Urgences-Santé refuse catégoriquement les pistes de solution considérées comme les plus efficaces par le Syndicat du préhospitalier (SP–CSN). Ce vendredi, les représentants syndicaux et patronaux se rencontraient en comité paritaire pour discuter de l’un des irritants majeurs pour les paramédics, soit l’incapacité de prendre leur pause repas au moment convenu à cause de ce manque de personnel qui engendre une surcharge de travail.

    Malheureusement, le SP–CSN constate qu’Urgences-Santé n’entend pas s’attaquer sérieusement à ce problème. Face à cette fermeture de l’employeur, le syndicat appelle tous les paramédics à prendre leur pause repas au moment prévu, en respect de la convention collective, à compter du lundi 11 juillet. Si ce moyen de pression entraîne un casse-tête administratif certain pour l’employeur, il n’aura pas d’impact sur la santé et la sécurité de la population.

    Le problème du manque de main-d’œuvre n’est certes pas nouveau chez Urgences-Santé, mais la période estivale est venue empirer la situation. Le syndicat réclame des mesures particulières à mettre en place cet été, des mesures qui ont par ailleurs déjà fait leurs preuves en 2008 et en 2009, alors qu’Urgences-Santé traversait une période similaire de pénurie de personnel. Par exemple, le syndicat propose que les heures supplémentaires effectuées volontairement soient rémunérées à taux double. Rappelons que les mesures mises en place durant la crise de la COVID ne sont plus en vigueur, bien que la pénurie de personnel ait empiré et que le volume d’appels soit en augmentation.

    Pas de vision
    « Nous déplorons qu’on en soit rendu là pour un problème qu’on voyait venir depuis longtemps, rappelle le président par intérim du SP–CSN, Claude Lamarche. Au lieu de mettre en place des solutions à long terme, respectueuses de nos droits et de notre santé, on assiste à un abus intolérable du droit de gérance de l’employeur qui bafoue nos conditions de travail négociées et qui exige systématiquement des heures supplémentaires obligatoires (TSO) de la part des paramédics. Le TSO est devenu la solution facile pour Urgences-Santé, un outil de gestion comme les autres alors que le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, répète ouvertement que le TSO ne devrait jamais être vu autrement que comme un dernier recours. »

    Le MSSS interpellé
    Selon le syndicat, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et le gouvernement n’ont peut-être pas mesuré l’ampleur du problème créé par la mauvaise gestion d’Urgences-Santé. « Nous savons bien qu’Urgences-Santé, une société d’État, ne peut pas prendre de décisions financières sans l’aval du gouvernement, poursuit-il. C’est tout un problème, considérant que les autres entreprises privées ou les coopératives du secteur peuvent, elles, offrir des incitatifs financiers aux paramédics en puisant à même leurs profits. »

    Pour le syndicat, il y a urgence d’agir, car on voit plus que jamais des paramédics quitter leur emploi pour réorienter leur carrière ailleurs ou dans un autre domaine, ce qui met encore plus de pression sur les effectifs.

    « Nous savons tous, syndicat comme l’employeur, que des paramédics surchargés, cela veut dire des délais plus longs pour répondre aux appels. Cela veut dire aussi une accumulation de risques pour la santé et la sécurité des paramédics eux-mêmes. Ça ne peut plus durer. C’est pourquoi, après avoir tendu la main à plusieurs reprises à l’employeur pour trouver des solutions à long terme, nous avons décidé d’agir unilatéralement afin que tous les paramédics puissent prendre leur pause repas comme prévu à compter de lundi prochain », conclut le représentant des 1200 paramédics de Montréal et de Laval.

     

    Équité salariale : plusieurs milliers de dollars pour les préposé-es en retraitement des dispositifs médicaux

    La FSSS–CSN et la FTQ sont parvenues à obtenir une entente découlant de l’exercice de maintien de l’équité salariale du Conseil du trésor de 2010 et 2015 pour les préposé-es en retraitement des dispositifs médicaux (PRDM). Cette entente intervenue entre la FSSS–CSN, le SCFP-FTQ, le SQEES-FTQ et le Conseil du trésor a été adoptée par les syndicats lors de leurs instances respectives.

    « Après des mois de mobilisation et de représentations auprès du Conseil du trésor, cette entente marque une victoire importante pour mettre fin à la discrimination salariale dans le réseau de la santé et des services sociaux », lancent Josée Marcotte, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Maxime Ste-Marie, président du Conseil provincial des affaires sociales du SCFP-FTQ et Sylvie Nelson, présidente du SQEES-FTQ.

    Les termes de l’entente
    L’entente prévoit le versement de sommes rétroactives qui pourraient atteindre plus de 13 000 $ auxquelles s’ajoute 5 % d’intérêt applicable au moment où les sommes dues devaient être versées. En 2022, les PRDM recevront une augmentation du taux horaire de 1,65 $/heure au maximum de l’échelle.

    L’entente représente un ajustement de 3,66 % au 20 mars 2016 et de 3,89 % au 13 mars 2020 (au maximum de l’échelle).

     Il faut maintenant régler les plaintes de maintien de l’équité salariale du personnel de bureau et de l’administration
    La FSSS–CSN, le SCFP-FTQ et le SQEES-FTQ poursuivront la mobilisation et leurs représentations pour parvenir à obtenir un règlement des plaintes de maintien de l’équité salariale du personnel de bureau et de l’administration.

    « L’entente pour les PRDM montre qu’avec de la mobilisation, nous pouvons parvenir à faire bouger le gouvernement. On ne s’arrêtera pas là! Le gouvernement doit aussi régler les plaintes du personnel de bureau et de l’administration. Ça fait plus de 11 ans que ces travailleuses et travailleurs attendent qu’on reconnaisse enfin la juste valeur de leur travail et leurs efforts pour donner des services de qualité à la population et les modifications dans leur travail », de conclure les représentantes et représentants syndicaux.

    Les employé-es de la CDPDJ en grève pour une troisième journée

    Les employé-es de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) sont en grève pour une troisième journée afin de forcer leur employeur et le gouvernement à reconnaître l’importance de leur travail.

    La CDPDJ et le Conseil du trésor doivent nous revenir avec des offres
    Si la grève des 16 et 17 juin derniers a permis des avancées à la table de négociation concernant l’une des deux unités syndicales regroupant les employé-es de la CDPDJ, du chemin reste à parcourir pour convenir d’une entente de principe pour ces deux unités. Rappelons que ces travailleuses et ces travailleurs sont sans convention collective depuis plus d’un an et réclament la parité avec les augmentations salariales obtenues par les groupes comparables de travailleuses et de travailleurs du secteur public.

    « Avec cette troisième journée de grève, les travailleuses et les travailleurs de la CDPDJ montrent à quel point ils sont déterminés à se faire respecter. Leur patience atteint ses limites. Il est temps que la CDPDJ et le Conseil du trésor nous reviennent avec des offres qui répondent à nos demandes légitimes », explique Kathrin Peter, présidente du Syndicat des employé-es de la CDPDJ.

    « Pour que la CDPDJ demeure l’institution essentielle de défense des droits et libertés de la population, elle a besoin que ses employé-es soient bien reconnus. Pour cela, elle doit intervenir auprès du Conseil du trésor pour que la négociation aboutisse enfin », de conclure Jessica Goldschleger, vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

    Le terme épicène professionnèles vise à représenter tous les membres de la fédération, indépendamment de leur genre.

       

      Il faut stabiliser le personnel qui s’occupe de l’intégration des immigrantes et immigrants au Québec

      Alors que la pénurie de main-d’œuvre va continuer encore longtemps – on estime à 1,4 million le nombre de postes vacants au Québec dans les dix prochaines années – il est crucial de mettre tous les éléments en place pour bien accueillir les personnes immigrantes et faire en sorte que leur intégration au Québec soit un succès. Or, la négociation de la convention collective de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI), qui regroupe plus de 160 organismes spécialisés au Québec, achoppe en ce moment, notamment sur la question des salaires. Il faut régler une convention collective qui permettrait de stabiliser ce personnel essentiel. En effet, on y compte un taux de roulement de plus de 70 % en un an !

      Dernière heure

      Peu après cette sortie publique du syndicat, ce dernier a été en mesure de conclure une entente de principe qui sera présentée aux membres dans les prochains jours!

      Près de 100 000 personnes qui immigrent en 2019

      Le TCRI joue notamment un rôle important pour défendre les droits des nouveaux arrivants. Or, la croissance du nombre de personnes immigrantes qui ont un statut temporaire ou qui sont des demandeurs d’asile rend la défense des droits encore plus importante, étant donné le statut plus précaire de ces personnes. Entre 2016 et 2019, les résidents non permanents sont passés de 12 671 à 61 668.

      En 2019, il y a eu 40 565 immigrantes et immigrants permanents, 23 300 personnes du Programme des travailleurs étrangers temporaires, 39 715 personnes dans le Programme de mobilité internationale et 56 550 étudiantes et étudiants internationaux. Selon les données du MIFI, ce sont donc quelque 160 000 nouvelles personnes qui sont arrivées sur le territoire du Québec en 2019.

      « Il n’y a pas moins de personnes immigrantes, il y en a plus, mais leur statut est plus précaire. Il est tout autant important d’en prendre soin. Il faut absolument renforcer nos structures d’accueil et les stabiliser », précise Marie-Claire Rufagari, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la TCRI-CSN.

      La TCRI a récemment mis sur pied un projet pour la lutte contre le racisme en emploi afin d’accompagner ses membres sur la mise en place de stratégies inclusives pour des communautés accueillantes au Québec. Les personnes qui immigrent ont également besoin d’apprendre le français, de trouver un logement, d’inscrire leurs enfants à l’école ou au CPE, de se retrouver dans les différents services publics, etc. Les défis sont importants et l’équipe de la TCRI doit être stabilisée pour soutenir ses organismes membres dans ce travail.

       

      Faut-il attendre qu’il y ait des morts pour que cessent les bris de services?

      Le syndicat du préhospitalier de Montréal et de Laval interpelle le gouvernement Legault quant à la généralisation des bris de services dans le secteur préhospitalier. Ces bris de services sont dramatiques depuis quelques mois et ne vont qu’en s’aggravant, mettant à risque la population. Le ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi que le Conseil du trésor doivent s’assurer d’une plus grande attraction du personnel paramédical dans le secteur préhospitalier.

      « Depuis environ un mois, la nuit, les paramédics de Montréal et Laval roulent à environ 50% des effectifs établis. Ça atteint directement le service à la population, parce que ça nous prend beaucoup plus de temps pour répondre aux appels, sans compter le manque de répartiteurs d’urgence » d’expliquer Claude Lamarche, président du syndicat du préhospitalier.

      On nous dit que cette situation s’explique par la pénurie de main d’œuvre, mais cela fait plusieurs années qu’Urgences-santé a de la difficulté à appliquer les conditions de travail négociées. Au final, cela ne fait qu’accentuer la pénurie, car les conditions de travail ne sont pas assez attractives.

      Une solution à court terme est possible, comme c’est présentement le cas dans certaines autres entreprises ambulancières au Québec. Il s’agit de la mise en place de mesures incitatives pour pallier, sur une base volontaire, la pénurie de main d’œuvre. Au lieu de voir notre monde quitter prématurément en raison de la surcharge de travail, ces mesures nous permettraient, à court terme, de travailler à un rythme plus soutenable, de terminer nos quarts de travail plus souvent à l’heure et de bénéficier plus souvent de nos pauses-repas conventionnées.

      « Sans ces mesures incitatives, nous ne voyons pas comment nous passerons à travers l’été qui débute. D’ailleurs, Urgences-santé en 2007 et 2008 avait appliqué avec succès ce type de mesures temporaires » de renchérir Claude Lamarche.

      Au dire même du ministre Dubé, le temps supplémentaire obligatoire (TSO) n’est pas un mode de gestion, mais c’est exactement ce qui se passe chez les paramédics de Montréal-Laval en ce moment.

      « Il n’y a pas de raison pour que les Paramédics de Montréal-Laval ne bénéficient pas de mesures incitatives parce qu’ils ne font pas partie du secteur public du ministère de la Santé et des Services sociaux ou d’une entreprise ambulancière n’appartenant pas à l’État » de terminer Claude Lamarche. Au nom du bien commun, nous demandons l’application de mesures incitatives pour que cessent les bris de services.

        Une autre occasion ratée par le ministre Roberge

        À quand une vraie reconnaissance pour toutes celles qui participent au développement de nos enfants en travaillant au quotidien, plusieurs heures par jour, auprès de ceux-ci? Nous sommes amèrement déçus du manque de considération du ministère de l’Éducation à l’égard des éducatrices et des techniciennes en services de garde en milieu scolaire », affirme Annie Charland, présidente du Secteur scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

        La fédération, qui représente le plus grand nombre d’employé-es de soutien dans les écoles du Québec, réagit ce matin à la publication officielle des modifications au Règlement sur les services de garde en milieu scolaire. Mme Charland rappelle que, dans le cadre des travaux menés par le ministère sur ce règlement, la FEESP–CSN a soumis un mémoire proposant plusieurs pistes d’action pour améliorer les services de garde en milieu scolaire. « Une fois de plus, on demande notre avis et on l’ignore ensuite. Bien que nous ayons réussi à obtenir que seuls les membres du personnel de garde soient pris en compte dans le calcul des ratios, lesdits ratios, eux, restent les mêmes. Ce sont des conditions de travail difficiles et, dans un contexte de pénurie de main d’œuvre, ça rend le recrutement presque impossible. »

        La présidente du secteur scolaire reproche aussi au ministère de déposer son nouveau règlement si tardivement. « Plusieurs des modifications doivent être effectuées pour la rentrée. Ces délais irréalistes démontrent bien à quel point le ministre Roberge est déconnecté de la réalité des services de garde. Avec l’imminence de la période estivale, un très grand nombre de techniciennes et d’éducatrices seront mises à pied d’ici quelques jours; alors, qui travaillera à l’opérationnalisation de ces changements? Est-ce vous, monsieur le ministre? », ajoute Annie Charland.

        Pour Frédéric Brun, 2e vice-président de la FEESP–CSN, il est plus que temps que le gouvernement reconnaisse le rôle primordial que jouent les dizaines de milliers d’éducatrices et de techniciennes en services de garde dans le réseau de l’Éducation. « Au plus fort de la pandémie, le personnel des services de garde en milieu scolaire a sauvé la mise pour bien des familles. Le ministère doit maintenant prendre conscience que c’est comme ça tous les jours. Par leur professionnalisme et leur présence sécurisante et stimulante auprès des enfants, et ce de la première à la dernière minute d’une journée d’école, les éducatrices et les techniciennes en services de garde sont un maillon essentiel au bon fonctionnement du réseau », conclut M. Brun.

        McGill doit relancer son Conservatoire de musique

        C’est avec consternation que le Syndicat des chargé-es de cours et des instructeurs-trices de McGill a appris la fermeture, annoncée pour la fin de l’été, du Conservatoire de musique de l’Université. « La direction doit faire marche arrière et reconsidérer sa décision afin de protéger ce joyau qui a su alimenter la passion de jeunes musiciennes et musiciens depuis plusieurs générations, réclame Raad Jassim, président du syndicat. C’est comme si McGill coupait l’inspiration aux artistes en herbe susceptibles de poursuivre en musique aux études supérieures. »

        Les arguments invoqués par la direction pour faire disparaître cette institution vieille de 118 ans semblent difficilement défendables. Le syndicat conteste le manque d’espace disponible au sein de l’établissement. Il déplore également le motif d’une baisse conjoncturelle de la clientèle, alors qu’aucun effort de recrutement n’a été déployé depuis la fin de la pandémie afin de favoriser un retour à la normale en matière d’inscriptions.

        L’éducation n’est pas une marchandise
        Pis encore, on assiste tristement à un exemple sidérant d’une gestion marchande de l’éducation. « Cette vision de rentabilité à tout prix n’est pas du tout compatible avec la mission de l’université et n’est pas acceptable dans notre société démocratique, avance Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) responsable du regroupement université. Avec la fermeture du Conservatoire de musique de McGill, c’est toute la société qui y perd. »

        Le syndicat, dont une centaine de membres subiront directement les effets de la fermeture du Conservatoire de musique, a convoqué d’urgence son assemblée générale ce soir pour évaluer les recours possibles afin de faire renverser cette décision.

        Salaire d’entrée à plus de 18 $ chez IKEA !

        Les quelque 500 salarié-es d’IKEA de Montréal ont une nouvelle convention collective. Réunis en assemblée générale le 19 juin, les travailleuses et les travailleurs se sont prononcés en faveur de l’entente de principe dans une proportion de 80 %.

        Le nouveau contrat de travail prévoit une amélioration notable des salaires chez IKEA Montréal en revoyant la structure salariale. Les personnes qui sont au sommet de l’échelle auront une augmentation de 5,5 % rétroactive au 1er janvier 2022 ainsi que des augmentations de 3 % en 2023 et en 2024. La révision de l’échelle salariale entraîne une revalorisation atteignant jusqu’à 36 % dans certains cas. Ainsi, le 1er janvier 2024, le salaire d’entrée s’établira à 18,50 $ l’heure. Avant la conclusion de cette entente, il était de 15,60 $ l’heure.

        De plus, le syndicat a obtenu une garantie de 12 heures pour les salarié-es à temps partiel, des bonifications aux clauses de santé-sécurité, ainsi qu’une bonification du REER. Par ailleurs, le syndicat a contré la volonté d’IKEA d’élargir davantage le recours à la sous-traitance.

        Les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’IKEA Montréal–CSN ont exercé deux journées de grève en mai. Ils s’étaient précédemment dotés d’une banque totalisant dix jours de grève. Ils se sont montrés solidaires et déterminés tout au long du processus de négociation.

        Journée nationale des peuples autochtones

        Célébrée le 21 juin, la Journée nationale des peuples autochtones vise à reconnaître et à honorer le patrimoine, les cultures et les précieuses contributions des Premières Nations, des Inuits et des Métis à la société québécoise et canadienne. La date du 21 juin coïncide avec le solstice d’été. Elle revêt un caractère symbolique important pour de nombreux peuples autochtones.

        La CSN est fière de représenter les travailleuses et travailleurs du Syndicat du Musée de la nation huronne-wendat (CSN). Affilié à la Fédération nationale des communications et de la culture, ce syndicat représente près d’une vingtaine de membres parmi lesquels on compte des allochtones et des autochtones de différentes nations. Avec l’ouverture du Musée huron-wendat en 2008, le rêve de raconter l’histoire de la communauté est enfin devenu une réalité.

        En ce jour le plus long de l’année, la CSN vous encourage à visiter l’établissement, car chaque nouvel apprentissage sur les personnes, les lieux et les expériences des peuples autochtones est un pas en avant sur le chemin de la réconciliation.

        Les sages-femmes dénoncent le chantage de Sonia LeBel

        Flanquée des représentantes et représentants du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), la présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec, Josyane Giroux, a dénoncé vendredi dernier le chantage exercé à la table de négociation par les mandataires de la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel.­­­­

        Au cours d’une manifestation de supporteurs devant les bureaux montréalais de la ministre, Josyane Giroux a témoigné de « l’indignation » des sages-femmes à l’égard de cette stratégie patronale. Le gouvernement parlera d’argent, mais seulement à ses conditions.

        Diviser pour régner
        Lors d’une récente séance de négociation, un représentant patronal a ainsi indiqué que le gouvernement n’acceptera pas de discuter des conditions pécuniaires, tant et aussi longtemps que les sages-femmes ne renonceront pas à synchroniser leur négociation avec celle du secteur public et parapublic. Au lieu d’une entente de trois ans, le gouvernement veut ainsi imposer un contrat de cinq ans.

        « Jamais un gouvernement n’oserait proposer une telle chose à un groupe de travailleurs majoritairement masculins, a-t-elle déclaré. Mais il le fait avec les sages-femmes. »

        « Mais on ne va pas plier cette fois-ci, a-t-elle assuré. On ne va pas lâcher. Le nombre de sages-femmes diminue d’année en année. Le gouvernement doit nous offrir le nécessaire pour que l’on reste dans la profession et que l’on ait l’équité. On ne lâchera pas et l’on va être là durant les élections. »

        Une forme de discrimination
        Responsable du secteur de la santé et des services sociaux à la Fédération des professionnèles (FMCSN), Sébastien Collard, estime que « le gouvernement a décidé de ne pas accorder de hausses de salaire aux sages-femmes ». Pourquoi ? « Parce que ce sont des femmes. Or, le traitement différencié, c’est de la discrimination. Et ce n’est pas acceptable. »

        « Les sages-femmes ont le droit de ne pas plier l’échine, ajoute-t-il. En mars dernier, l’Assemblée nationale a demandé à l’unanimité au gouvernement de négocier. Sonia Lebel et son gouvernement ne l’ont pas fait. La FPCSN va continuer d’être derrière les sages-femmes. On ne lâchera pas tant qu’il n’y aura pas une entente. »

        Tout le monde sauf la CAQ
        « Tout le monde à la CSN reconnaît l’importance des sages-femmes », a assuré de son côté Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMMCSN) qui regroupe 109 000 membres et 374 syndicats.

        « Le gouvernement actuel manque de reconnaissance à l’égard des femmes, a-t-elle souligné. Ce n’est pourtant pas dans nos gènes de rester pauvres. Le gouvernement a une bien drôle vision du travail des femmes. »

        « On va faire savoir au gouvernement ce que les sages-femmes méritent, a-t-elle promis. Elles méritent une pleine reconnaissance. Elles peuvent compter sur toutes les composantes de la CSN et du Conseil central du Montréal métropolitain bien sûr, pour briser le mur du sexisme qui s’érige devant la reconnaissance pleine et entière de leurs droits. »

        Trois autres jours de négociations intensives entre les sages-femmes et le gouvernement sont prévus d’ici la Fête nationale.

        Les employé-es de la CDPDJ manifestent pour que leur négociation débloque

        Les employé-es en grève de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) manifestent à Trois-Rivières pour demander à Sonia Lebel de régler la négociation qui bloque sur les enjeux salariaux.

        En grève pour que le Conseil du trésor règle la négociation
        En grève les 16 et 17 juin, les travailleuses et les travailleurs veulent mettre la pression nécessaire pour que le Conseil du trésor donne les mandats pour débloquer leur négociation. Les employé-es de la CDPDJ des différentes régions du Québec ont convergé vers Trois-Rivières pour que la présidente du Conseil du trésor entende enfin leur demande légitime d’obtenir la parité avec les augmentations salariales obtenues par les groupes comparables de travailleuses et de travailleurs du secteur public.

        « Partout au Québec, les employé-es de la CDPDJ défendent les droits et libertés de la population alors que bien des réalités vécues par les personnes les plus vulnérables de notre société se complexifient. Le gouvernement doit nous donner les moyens de bien remplir notre mission et ça passe par la parité salariale », explique Kathrin Peter, présidente du Syndicat des employé-es de la CDPDJ.

        « La mobilisation des travailleuses et des travailleurs en grève est admirable. Leur détermination est claire et Sonia Lebel doit entendre leur message et passer à l’action ! », Mario Pellerin, vice-président du Conseil central du Cœur-du-Québec (CCCQ-CSN).

        « La CDPDJ n’est pas différente des autres milieux de travail. Elle fait elle aussi face au manque de personnel. Il faut donc agir pour attirer et retenir les employé-es dans ce contexte. Le Conseil du trésor doit s’impliquer et donner les mandats pour régler la négociation », Jessica Goldschleger, vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

        « Le gouvernement pense déjà aux prochaines élections, mais avant d’y arriver, il doit régler les dernières négociations du secteur public et parapublic. Il s’agit d’une question de respect envers ces employé-es qui chaque jour veillent à nos droits et libertés », de conclure Yvan Duceppe, trésorier de la CSN.

          Les paramédics adoptent l’entente de principe

          À l’issue d’une tournée de vote dans les assemblées générales de 41 accréditations syndicales des paramédics québécois, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) annonce la ratification de l’entente de principe conclue le 7 mai 2022 pour renouveler les conventions collectives.

          Selon les statuts de la FSSS–CSN, pour qu’il y ait adoption de l’entente de principe il doit y avoir un vote favorable exprimé par la double majorité des membres et des unités d’accréditations syndicales. Ainsi 66 % des unités syndicales se sont prononcés pour l’entente, de même que 64 % des membres.

          L’entente prévoit une augmentation de salaire totalisant 4,08 $ l’heure au sommet de l’échelle au 1er avril 2022.  De nouvelles primes seront également introduites. En outre, les nouvelles conventions collectives portent certaines bonifications en ce qui a trait notamment à la santé psychologique, à l’ergonomie des véhicules, à la reconnaissance des primes d’exposition ainsi qu’aux vacances. La convention collective viendra à échéance le 31 mars 2023.

          Horaires de faction
          En parallèle, la FSSS–CSN a obtenu la confirmation du gouvernement qu’il a l’intention de convertir les horaires de faction (7/14) dans 18 endroits couverts par des paramédics membres de syndicats CSN. Malheureusement, le gouvernement a choisi de maintenir pour le moment plusieurs autres horaires de faction, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean, ce qui suscite une énorme déception pour les paramédics. Rappelons qu’en plus d’être un obstacle majeur à la conciliation travail-famille, les horaires de faction entraînent des délais pour se rendre sur les lieux d’interventions ainsi que des bris de services. À cela faut-il ajouter que le manque d’information concernant l’opérationnalisation de ces transformations crée beaucoup d’insécurité et de mécontentement chez les paramédics, notamment dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-Du-Québec, de l’Estrie et de la Côte-Nord.

          « Avec ce règlement, nous faisons un pas vers l’avant souligne le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. Cependant, il nous reste encore beaucoup de chemin à faire pour la pleine reconnaissance de notre profession. Bien sûr, nous aurions aimé tout régler maintenant, mais il faut garder en tête que nous nous retrouverons en négociation dans moins d’un an. Par notre mobilisation au cours des deux dernières années, nous avons forcé un virage dans la discussion. Le gouvernement parle désormais d’élargir le champ de notre profession et de revoir l’organisation des services. De notre côté, nous nous mettons au travail dès maintenant pour continuer de progresser et préparer la prochaine ronde de négociation. »

          Rappelons que pour le secteur préhospitalier de la FSSS–CSN, l’élargissement des services préhospitaliers d’urgences devra impérativement aller de pair avec une consultation constante du secteur dans la mise en œuvre de cette transformation.

          Le secteur préhospitalier FSSS–CSN regroupe plus de 3500 salarié-es du secteur préhospitalier tels que les paramédics, répondantes et répondants médicaux d’urgence, personnel de bureau et employé-es de soutien, partout au Québec.

          Le gouvernement doit prendre ses responsabilités

          Aujourd’hui et demain, dans plusieurs régions du Québec, des conductrices et des conducteurs de véhicules scolaires manifesteront devant les bureaux de leur député-e afin de réclamer du gouvernement caquiste des investissements importants pour sauver le transport des élèves. « L’indexation de 8 % de l’enveloppe globale du transport scolaire proposée par le ministère de l’Éducation est nettement insuffisante puisqu’elle ne couvre même pas les augmentations nécessaires pour assurer un salaire décent aux conductrices et aux conducteurs d’autobus jaunes et de berlines », affirme Josée Dubé, présidente du Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

          Pour Mme Dubé, la solution est simple : « Ça prend une enveloppe budgétaire dédiée entièrement à nos salaires. Nous exerçons un vrai métier et il est plus que temps que l’on reçoive une rémunération qui reconnaisse nos compétences », affirme Josée Dubé, présidente du Secteur transport scolaire de la FEESP–CSN. Rappelons que le salaire moyen de la profession est actuellement de 20 000 $ par année.

          De nombreux transporteurs scolaires jugent aussi que la proposition du ministère est complètement inadéquate et, par conséquent, refusent de renouveler leurs contrats avec les centres de services scolaires. « Il est minuit moins une. Nous l’avons dit maintes et maintes fois et nous le répétons aujourd’hui : si les augmentations des montants pour le transport scolaire ne sont pas à la hauteur des besoins, il y aura d’importants bris de services à la rentrée et ce sera un vrai casse-tête pour les familles », ajoute Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN. Le Secteur transport scolaire de la FEESP–CSN évalue qu’il manque actuellement 1500 conductrices et conducteurs pour assurer la couverture de toutes les régions du Québec. « La balle est dans le camp du gouvernement. Il doit maintenant prendre ses responsabilités », conclut Mme Gratton.

          Les employé-es de la CDPDJ lancent une grève de deux jours

          Les employé-es de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) débutent une première grève de deux jours pour forcer le Conseil du trésor à leur donner la parité avec les augmentations salariales obtenues par les groupes comparables de travailleuses et de travailleurs du secteur public.

          Le Conseil du trésor doit entendre raison
          Après des mois de négociation et de mobilisation des employé-es, la négociation avec la CDPDJ et le Conseil du trésor fait du surplace sur la question salariale. Les travailleuses et les travailleurs de la CDPDJ portent une demande légitime d’obtenir la parité avec les augmentations salariales du secteur public, alors que les conseillères et les conseillers juridiques demandent la parité avec les avocats et les notaires de la fonction publique. Ces demandes respectives ont été soumises à la CDPDJ depuis plusieurs semaines. Questionnée quant à ces délais importants, la CDPDJ indique être en attente de recevoir ses mandats du Conseil du trésor.

          Reconnaître l’importance de l’engagement, des compétences et de la mission de la Commission
          Les employé-es à la CDPDJ accomplissant un travail équivalent à celui effectué dans le secteur public, la parité salariale est un incontournable pour parvenir à attirer et retenir de la main-d’œuvre qualifiée. Créer une disparité de traitement envers ces travailleuses et ces travailleurs qui portent la mission de défendre les droits des personnes les plus vulnérables de notre société enverrait un dangereux message quant à l’importance de ces droits.

          « La CDPDJ et le Conseil du trésor doivent maintenant comprendre le message : les employé-es de la CDPDJ se mobilisent pour obtenir la parité avec le secteur public. Notre travail se complexifie de plus en plus et nous mettons chaque jour tous les efforts pour défendre les droits et libertés de la population. Ça nous prend la parité salariale! », lance Kathrin Peter, présidente du Syndicat des employé-es de la CDPDJ.

          « Le Conseil du trésor doit arrêter de tergiverser et reconnaître la parité salariale. Il n’y a aucune raison de laisser perdurer ce conflit de travail. La parité salariale est la moindre des choses pour ces employé-es qui font un travail essentiel de défense des droits des personnes les plus vulnérables de notre société. Les élections approchent à grands pas et le gouvernement doit maintenant s’impliquer dans le dossier pour régler une des dernières négociations en cours dans le secteur public et parapublic », de conclure Danny Roy, président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

          Le terme épicène professionnèles vise à représenter tous les membres de la Fédération, indépendamment de leur genre.

            RMU et personnel de bureau – En grève à compter du 17 juin

            Les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) des régions de Québec, Sherbrooke et Montréal ainsi que le personnel de bureau d’Urgences-santé à Montréal exerceront leur mandat de grève à compter du 17 juin, à moins d’un déblocage aux tables de négociation.

            Les impacts de la grève se feront sentir particulièrement aux niveaux administratif et opérationnel. Par exemple, d’ici le 6 septembre, les RMU et les employé-es de bureau cesseront d’effectuer diverses tâches, conformément à la décision du Tribunal administratif du travail du 10 juin sur le maintien des services essentiels. Par ailleurs, le personnel en grève ne remplira plus certains documents ou n’utilisera plus certains protocoles de communication. De plus, l’employeur devra tenter de combler les quarts de travail en heures supplémentaires en ayant d’abord recours au personnel cadre avant d’imposer du « temps supplémentaire obligatoire » aux salarié-es. Dans un contexte de surcharge de travail et de manque de main-d’œuvre, les heures supplémentaires obligatoires ne sont plus une exception, mais bien la norme, particulièrement à Montréal et à Québec.

            Les négociations achoppent sur les enjeux monétaires, notamment les augmentations de salaire ainsi que les mesures pour attirer et retenir du personnel dans les centres de communication santé. Du côté d’Urgence-santé, les deux parties ont demandé la conciliation le 13 juin. Le 25 mai, le syndicat avait déposé une proposition globale de règlement sur la base de l’entente de principe intervenue plus tôt pour les paramédics. L’employeur n’avait pas les mandats du Conseil du trésor pour faire progresser les travaux. Quant à Québec et à Sherbrooke, les pourparlers sont au point mort.

            « Le Conseil du trésor doit faire preuve de plus de sérieux, dénonce le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. Maintenant que l’on connaît les paramètres généraux d’augmentation salariale qui seront appliqués pour les paramédics, il n’y a aucune raison de repousser la conclusion d’une entente pour les autres travailleuses et travailleurs du secteur préhospitalier. Les conventions sont échues depuis le 31 mars 2020. Nous avons assez attendu. L’heure du règlement a sonné ».

            Les RMU sont les personnes qui prodiguent les premiers soins téléphoniques dans des moments cruciaux, par exemple en donnant les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation, en cas d’étouffement ou d’accouchement, en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants.

            Maillon tout aussi essentiel au sein d’Urgences-santé, les employé-es de bureau assurent pour leur part tout le soutien administratif. Ils voient, entre autres, à combler les effectifs des paramédics, des employé-es de soutien et des RMU. Ils œuvrent à l’informatique, à l’entretien général, aux compte-clients et à la facturation, ainsi qu’aux services des salaires et des ressources humaines.

            Les centrales de réponse aux appels médicaux d’urgence sont sous forte pression actuellement. Alors que le nombre d’appels est en croissance, la pénurie de personnel se fait sentir lourdement pour celles et ceux qui sont au poste : on note une explosion des heures supplémentaires obligatoires.

            Les revendications communes aux trois syndicats CSN représentant les RMU ainsi que les employé-es de bureau d’Urgences-santé auront d’ailleurs un impact positif sur l’attraction et la rétention du personnel, notons un relèvement des salaires, une bonification des congés pour tenir compte des enjeux de santé mentale et de conciliation famille-travail ainsi que la formation. Ils sont sans convention collective depuis le 31 mars 2020.

            Aide juridique : sept jours de grève supplémentaires pour les régions de Montréal et Laval

            Réunis en assemblée générale hier soir, les avocates et avocats de l’aide juridique de Montréal et de Laval ont adopté à l’unanimité un nouveau mandat de sept jours de grève. Ils imitent ainsi leurs collègues du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, qui avaient également voté à 100 % pour un tel mandat vendredi dernier.

            Pour ces syndicats, le blitz de négociation entrepris la semaine dernière n’a pas donné les résultats escomptés. « Le Conseil du trésor persiste dans une voie de négociation qui ferait en sorte que les avocates et les avocats de l’aide juridique auraient une rémunération inférieure à celle des procureurs de la Couronne », déplore Justine Lambert-Boulianne, présidente du Syndicat des avocates et avocats de l’aide juridique de Montréal et de Laval. « Nos membres ont été clairs en assemblée : il n’est pas question pour nous d’abandonner ce principe de justice qui nous est cher, à savoir que la poursuite et la défense doivent pouvoir agir sur un pied d’égalité. »

            Les avocates et les avocats des Laurentides et de Lanaudière, également syndiqués à la CSN, se prononceront quant à eux ce soir en assemblée.

            Toujours sans entente avec le Conseil du trésor, les syndicats CSN représentant les avocats et les avocates de l’aide juridique réclament la parité salariale avec les procureurs de la Couronne de l’aide juridique. Ceux-ci ont obtenu des augmentations de 10 % sur quatre ans, alors que le gouvernement n’offre que 6 % sur trois ans aux avocats de l’aide juridique.

            Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges (CSN) rectifie les faits

            À la suite d’une brève visite chez le directeur général du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges, le 8 juin dernier à son domicile, la direction de l’établissement a diffusé des informations mensongères à l’égard du syndicat et de ses membres. Le syndicat tient donc à rectifier les faits allégués par leur employeur.

            « Nous sommes sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2018 et en négociation depuis le mois de novembre 2019. Face à un employeur qui ne voulait tout simplement pas négocier, nous avons dû multiplier les actions de visibilité et nous avons même été obligés de déposer une demande de conciliation pour ramener l’employeur à la table de négociation », de dénoncer Patrick Chartrand, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges (CSN).

            « Parce que nous voulons absolument en arriver à un règlement, le syndicat a cherché à plusieurs reprises à rencontrer Jean-Charles Boily, le directeur général du cimetière, et ce, depuis son entrée en fonction. Celui-ci n’a jamais daigné nous répondre ou nous inviter à une rencontre. Voilà pourquoi nous sommes allés déposer une lettre à son domicile, dans le cadre d’une visite festive surprise qui a duré environ sept minutes au total », souligne le président du syndicat.

            « À la suite de cette visite, la direction s’est servie de cet événement anodin pour répandre des mensonges sur la place publique, tout en nous décrivant comme des gens potentiellement violents et menaçants, ce que nous n’avons jamais été et ce que nous ne serons jamais, insiste monsieur Chartrand. On nous reproche un ralentissement du travail effectué alors que c’est l’employeur qui a aboli plus d’une vingtaine de postes, qui a tardé plus d’une fois à rappeler ses travailleuses et travailleurs saisonniers au printemps et qui n’a pas remplacé les nombreuses personnes parties à la retraite ainsi que celles ayant démissionné à cause de la mauvaise ambiance de travail qui règne au cimetière. S’il y a des responsables du mauvais état généralisé de notre cimetière, c’est clairement du côté de la direction qu’il faut regarder. »

            À la suite de cette visite, l’employeur a déposé une demande d’injonction permanente visant carrément à museler et à contraindre le syndicat à ne pouvoir exercer aucun moyen de pression durant leur négociation, ce qui est totalement contraire à la liberté d’action dont les syndicats jouissent, particulièrement dans le cadre du renouvellement d’un contrat de travail.

            « Notre milieu de travail est marqué par une organisation carrément déficiente des activités quotidiennes, un je-m’en-foutisme total de l’employeur face à la clientèle et un mépris envers celles et ceux qui y travaillent. La mission du cimetière, nous la connaissons très bien puisque nous sommes les premières personnes à rencontrer les familles et à travailler avec elles pour les accompagner dans leur deuil avec respect et empathie. Au lieu de nous attaquer et de déployer des procédures juridiques sans fondements, la Fabrique Notre-Dame devrait changer de ton et déployer toutes ses énergies à régler cette négociation en démontrant à la population qu’elle agit selon les valeurs qui sont censées être à la base de la foi catholique », de conclure Patrick Chartrand.

            Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (CSN) rassemble 100 membres.

            Rolls-Royce Canada poursuit 150 lock-outés

            Aujourd’hui, au Palais de justice de Montréal, quelque 150 lock-outé-es de Rolls-Royce Canada plaideront non coupable à des accusations d’outrage au tribunal portées par l’entreprise. Il s’agit d’une nouvelle tentative de Rolls-Royce pour déstabiliser et intimider les salarié-es qui osent refuser le gel des salaires et la fermeture de leur régime de retraite à prestations déterminées exigés par l’entreprise. Le lock-out des 530 travailleuses et travailleurs de Rolls-Royce Canada sévit depuis le 15 mars 2022. 

            « Ce nouveau recours déposé par Rolls-Royce nous apparaît infondé, explique la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault. Les travailleuses et les travailleurs de Rolls-Royce ont respecté scrupuleusement les lois de même que les injonctions qui ont été émises. Ils ne se laisseront pas intimider par l’entreprise. C’est pourtant Rolls-Royce qui bafoue les lois du Québec, notamment en ayant recours à des briseurs de grève, ce que l’entreprise a dû reconnaître récemment devant le Tribunal administratif du travail (TAT). »

            Dans sa poursuite, Rolls-Royce allègue que les salarié-es ont contrevenu à certaines injonctions en manifestant… dans des parcs ! Les injonctions en question limitent le nombre de piqueteurs pouvant se trouver à dix mètres de la résidence d’un cadre. Or, les rassemblements se sont déroulés à bien plus grande distance que celle exigée par le tribunal.

            « Rolls-Royce fait preuve de beaucoup de créativité pour trouver des moyens de mettre la pression sur nous en espérant que nous rentrerons à genoux, déplore le président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada–CSN, Frédéric Labelle. Si elle en faisait autant à la table de négociation, ce conflit serait réglé depuis longtemps ! Le succès de Rolls-Royce, la réputation mondiale d’excellence de notre usine ne sont pas tombés du ciel : ce sont les fruits de notre travail, de notre engagement. Nous réclamons notre juste part. Nous n’abandonnerons pas ! »

            Rappelons que Rolls-Royce Canada, qui se spécialise dans l’entretien des moteurs d’avion, veut imposer deux années de gel salarial à ses 530 salarié-es et mettre fin au régime de retraite à prestations déterminées. De leur côté, les travailleuses et les travailleurs demandent un contrat de travail de cinq ans et veulent notamment éliminer les clauses « orphelin » du régime de retraite et de l’assurance collective, améliorer les salaires et les horaires de travail et bonifier les congés. La convention collective est échue depuis mars 2020.

            L’avenir de l’aérospatiale ce ne sont pas que des subventions

            En lock-out depuis le 15 mars 2022, les travailleuses et les travailleurs de Rolls-Royce Canada ont tenu un coup d’éclat aujourd’hui au siège social de l’organisme AéroMontréal, un organisme réunissant notamment tous les grands employeurs de l’industrie au Québec. Ils soulignent que la relance de l’industrie ne peut pas passer par un autre chemin que la reconnaissance de la valeur du travail des salarié-es et des conditions de travail équitables.

            « Ce sont les travailleuses et les travailleurs qui ont donné leurs lettres de noblesse à cette industrie. C’est grâce à nous que Rolls-Royce Canada peut se targuer d’une réputation d’excellence, explique le vice-président d’atelier du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada (CSN), Hrvoje Golek. Après tout ce que nous avons donné à cette entreprise, nous ne sommes pas près de renoncer à obtenir le respect. C’est scandaleux de voir ces fleurons engranger les subventions publiques au nom de la relance tout en maintenant des clauses “orphelin” qui discriminent les plus jeunes et en gelant nos salaires. La relance, c’est juste pour les patrons ? »

            Un appui sans équivoque de la CSN
            « Toute la CSN sera à vos côtés jusqu’à ce que vous ayez signé la convention collective que vous méritez, a réitéré la présidente de la CSN, Caroline Senneville, qui prenait la parole lors de la mobilisation d’aujourd’hui. En déclenchant un lock-out, Rolls-Royce Canada ne s’attendait peut-être pas à une telle détermination de la part des travailleuses et des travailleurs. Mais maintenant, la direction sait qu’ils sont prêts à aller jusqu’au bout, et que les 325 000 membres de la CSN vont les soutenir sans relâche jusqu’à la victoire. J’appelle l’entreprise à se mettre au travail sans tarder pour trouver une issue satisfaisante à ce conflit. Ça passe par une réelle négociation : il n’y a pas d’autres voies possibles ».

            Rappelons que Rolls-Royce Canada qui se spécialise dans l’entretien des moteurs d’avion veut imposer deux années de gel salarial à ses 530 salarié-es et mettre fin au régime de retraite à prestations déterminées. De leur côté, les travailleuses et les travailleurs demandent un contrat de cinq ans et veulent notamment éliminer les clauses « orphelin » du régime de retraite et de l’assurance collective, améliorer les salaires et les horaires de travail ainsi que bonifier les congés. La convention collective est échue depuis mars 2020.

            Le président de Rolls-Royce Canada, Denis Giangi a présidé AéroMontréal il y a quelques années.

            La survie du transport des élèves est en jeu

            « L’heure est grave. Nous espérons que le gouvernement en est pleinement conscient », lance Josée Dubé, présidente du Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) qui réagissait ce matin à la sortie des transporteurs scolaires qui refusent de renouveler leurs contrats avec les centres de services scolaires, jugeant nettement insuffisante l’augmentation du financement proposée par le ministère de l’Éducation. « Nous souhaitons aujourd’hui témoigner notre appui aux transporteurs dans leur lutte pour l’obtention d’un financement adéquat. Les miettes pour le transport scolaire, ça suffit! »

            Selon les dernières informations obtenues, le ministère offre actuellement une indexation d’environ 8 %, alors que les augmentations demandées par les transporteurs varient de 20 à 35 %. « Il est évident que ce qui est sur la table ne fait pas l’affaire. Je tiens à rappeler que nous, les conductrices et les conducteurs de véhicules scolaires, exigeons une augmentation de l’enveloppe totale du transport scolaire de 10 %, et ce, seulement pour les salaires. Ce montant d’environ 70 millions permettrait d’offrir les hausses salariales nécessaires à la survie de la profession. Nous gagnons en moyenne 20 000 $ par année. Ça ne peut plus continuer comme ça », ajoute Mme Dubé.

            La majorité des transporteurs scolaires doivent renouveler leur contrat d’ici la fin du mois d’août. Si le gouvernement refuse de reconnaître les besoins réels de ceux-ci et d’augmenter considérablement les enveloppes budgétaires qui leur sont attribuées, il est fort probable que les véhicules scolaires ne circuleront pas à la rentrée. « La crise dans le transport scolaire pourrait s’aggraver grandement si le ministère ne réajuste pas le tir dans les prochaines semaines », ajoute Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Le Secteur transport scolaire de la FEESP–CSN évalue qu’il manque actuellement 1500 conductrices et conducteurs pour assurer la couverture de toutes les régions du Québec. « Si le transport scolaire ne reprend pas à l’automne, des centaines de conductrices et de conducteurs d’autobus et de berlines quitteront le métier. Ça sera catastrophique. Et, au bout du compte, ce sont des dizaines de milliers d’enfants et leurs familles qui en subiront les conséquences », a conclu Mme Gratton.

            Les employé-es de la CDPDJ votent un mandat de grève pour faire débloquer la négociation

            Les travailleuses et les travailleurs de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) ont voté à 96 % pour l’unité générale et 95 % pour les conseillères et les conseillers juridiques en faveur d’un mandat de grève de cinq jours pour parvenir à régler leur négociation. Le Conseil du trésor doit maintenant débloquer les fonds pour reconnaître le travail et la valeur de ces travailleuses et de ces travailleurs.

            Le Conseil du trésor doit accorder la parité
            Rappelons que les employé-es de la CDPDJ sont sans convention collective depuis plus d’un an. Malgré la mobilisation des dernières semaines, le Conseil du trésor refuse toujours de délier les cordons de la bourse pour répondre aux revendications salariales légitimes des travailleuses et des travailleurs. C’est pour cette raison que le syndicat est allé de l’avant avec l’obtention d’un mandat de grève. La négociation achoppe particulièrement sur les enjeux salariaux. Depuis le début de la négociation, les travailleuses et les travailleurs de la CDPDJ réclament la parité avec les augmentations salariales obtenues dans le secteur public. Pour les conseillères et les conseillers juridiques, le syndicat demande la parité avec les avocats et les notaires de la fonction publique.

            « Les employé-es de la CDPDJ ont clairement exprimé leur mécontentement. Il est temps que le Conseil du trésor et la CDPDJ reconnaissent notre travail et nos compétences et pour cela, la moindre des choses est d’obtenir la parité avec les employé-es du secteur public », affirme Kathrin Peter, présidente du Syndicat des employé-es de la CDPDJ.

            « Il est encore possible pour le Conseil du trésor d’éviter une grève. Encore faut-il qu’il se mette sérieusement au travail et donne les mandats pour reconnaître la mission essentielle réalisée par les employé-es de la CDPDJ », de conclure Danny Roy, président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

            Le terme épicène professionnèles vise à représenter tous les membres de la fédération, indépendamment de leur genre.

            Santé et services sociaux : il est inadmissible de perdre son revenu en raison de la COVID-19

            Les organisations syndicales du réseau de la santé et des services sociaux (RSSS) dénoncent vigoureusement la décision du gouvernement du Québec d’obliger les travailleurs et les travailleuses à piger dans leur banque de congés personnels lorsqu’elles et ils sont contraints de s’isoler parce qu’un de leur proche a contracté la COVID-19. Comme la pandémie se poursuit, ces banques se vident rapidement et plusieurs personnes se retrouvent sans revenu! À quelques heures de l’adoption du projet de loi no 28, Loi visant à mettre fin à l’état d’urgence sanitaire et prévoyant le maintien temporaire de certaines mesures nécessaires pour protéger la santé de la population – qui brimera encore les droits des syndiqué·es du réseau – les porte-paroles de l’APTS, de la FIQ, de la FP–CSN, de la FSQ-CSQ, de la FSSS–CSN, du SCFP-FTQ, du SPGQ et du SQEES demandent au gouvernement Legault de revenir sur sa décision.

            « Est-ce que le gouvernement peut arrêter de s’acharner sur ceux et celles qui ont tenu, et qui tiennent encore, le réseau à bout de bras? Est-ce que le gouvernement peut montrer un minimum de reconnaissance envers ceux et celles qui ont dû – et se retrouvent encore à travailler dans des conditions inacceptables et croulent sous la charge de travail?», se demandent les représentantes et les représentants des quelque 270 000 salarié·es, dont plusieurs ont contracté la COVID-19 pendant qu’ils procuraient des services vitaux à la population.

            En effet, selon les règles applicables édictées par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), une personne salariée en contact étroit avec un cas positif à la COVID-19 – mais dont le test est négatif – est obligée de s’isoler. Elle doit alors piger dans ses banques de congés maladie ou personnels pour continuer à recevoir son salaire. C’est la même chose pour une personne positive mais asymptomatique, qui ne répond pas non plus à la définition d’invalidité et se trouve donc exclue d’office des prestations d’assurance salaire ainsi que de la CNESST. Si les banques sont épuisées, la personne tombe en congé sans solde et subit une perte de salaire. Or, même si cela fait plus de cinq mois que les banques ont été renflouées, beaucoup ont déjà dû y recourir pour d’autres urgences, amenuisant d’autant plus leur marge de manœuvre devant l’intransigeance du gouvernement.

            « Après plus de deux ans de lutte contre le virus, au péril de leur santé, il est inadmissible que l’on fasse payer les salarié·es du RSSS qui s’isolent afin de protéger les citoyennes et les citoyens les plus vulnérables de notre société. Le gouvernement doit trouver une voie de passage et nous sommes prêts à nous asseoir avec lui pour l’identifier », ont poursuivi les porte-paroles syndicaux.

            Hausse du prix de l’essence
            Et un nouveau problème vient s’ajouter pour ceux et celles qui ont bravé vents et marées afin d’offrir soins et services à la population. Dernièrement, le gouvernement a refusé d’ajuster à leur valeur réelle les montants compensatoires pour les frais d’utilisation des véhicules personnels dans le cadre du travail, ignorant sciemment la hausse de prix du carburant. Les syndicats ont aussi reçu un « non » catégorique à leur demande de versement d’un montant compensatoire afin de corriger les défaillances de la formule de calcul utilisée par le MSSS.

            « Présentement, la personne salariée doit payer de sa poche pour offrir des soins et des services à domicile ou pour rencontrer des familles suivies par la DPJ. Si le gouvernement peut s’entendre avec les camionneuses et les camionneurs, pourquoi ne le fait-il pas avec les salarié·es du RSSS? Ce qui est bon pour minou est bon pour pitou », ont conclu les porte-paroles.

            Les RMU et employé-es de bureau votent la grève

            Réunis en assemblée générale, hier, les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) de l’Estrie, de la Capitale nationale et de Montréal ainsi que le personnel de bureau de Montréal (Urgences-Santé) ont voté massivement en faveur d’un mandat de grève.

            Les RMU prodiguent les premiers soins téléphoniques dans des moments cruciaux, par exemple en donnant les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation, en cas d’étouffement ou d’accouchement, en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants.

            Les fins de semaine sont particulièrement pénibles pour les RMU et le personnel de bureau. La surcharge de travail et les heures supplémentaires font partie de leur quotidien.

            De toute évidence, malgré le rôle crucial que jouent les RMU dans le système préhospitalier d’urgence, les conditions de travail en vigueur ne permettent pas d’attirer la relève Leurs conditions de travail se sont vraiment érodées si bien que les centrales ont maintenant de la misère à attirer la relève pour venir travailler comme RMU ou comme employÉe de bureau.

            Négociations

            « Les négociations pour renouveler les conventions collectives doivent permettre d’apporter des solutions pour tout le personnel du secteur préhospitalier enchaîne le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. Tous les maillons de la chaîne sont importants. Ils ont beau œuvrer dans l’ombre, ils sont indispensables et le Conseil du trésor doit le reconnaître. Nous nous attendons à ce que la partie patronale ait de nouveaux mandats lors de notre prochaine rencontre du 9 juin ».

            Parmi les revendications communes aux trois syndicats CSN représentant les RMU ainsi que les employé-e-s de bureau d’Urgences-Santé, notons un relèvement des salaires, une bonification des congés pour tenir compte des enjeux de santé mentale et de conciliation famille-travail ainsi que la formation. Ils sont sans convention collective depuis le 31 mars 2020.

            Grève
            « Le travail des RMU est tellement essentiel que l’État a choisi de restreindre considérablement leur droit de faire la grève, ajoute la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp. Mais les RMU savent se montrer créatifs. Nous sommes sûrs que les dernières avancées réalisées par la CSN dans la défense du droit constitutionnel d’exercer la grève, y compris dans le secteur préhospitalier, leur permettront d’exercer un meilleur rapport de force pour qu’enfin on nous dépose des chiffres sérieux. » Le mandat de grève prévoit l’exercice de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, au moment jugé opportun.

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) représente plus de 200 répondantes et répondants médicaux à Montréal, Québec et Sherbrooke ainsi que plus de 100 employé-e-s de bureau chez Urgences-Santé. Elle compte plus de 120 000 membres dans les secteurs publics et privés, dont plus de 100 000 du réseau public de la santé et des services sociaux, partout au Québec, et ce, dans toutes les catégories de personnel. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS–CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

             

            Les répondantes et répondants médicaux et employé-e-s de bureau d’Urgences-santé votent la grève

            Sur la centaine de répondantes et répondants médicaux d’Urgences-santé, pas moins de 21 ont quitté leur emploi depuis le début de l’année 2022. La surcharge de travail devient intenable pour ces personnes qui répondent aux appels d’urgence de nature médicale logés au 911, à Montréal et à Laval. Les employé-e-s de bureau vivent également une charge de travail considérable, les dossiers et retards s’accumulent, les employé-es se voient assignés à d’autres tâches afin de prêter main-forte à des collègues. Hier, ils ont voté la grève, à l’instar des RMU de l’Estrie et ceux de la Capitale nationale.

            Ce sont les RMU qui prodiguent les premiers soins téléphoniques dans des moments cruciaux, par exemple en donnant les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation, en cas d’étouffement ou d’accouchement, en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants.

            Les fins de semaine sont particulièrement pénibles pour le personnel. « Samedi soir dernier, trois RMU d’Urgences-santé ont été contraints de faire des heures supplémentaires obligatoires. Malgré cela, les effectifs n’étaient pas complets, explique la présidente du SEUS–CSN, Anick Bélanger. Il arrive fréquemment que les quarts de travail ne soient pas comblés par manque de personnel et celle ou celui qui est présent est déjà bien souvent en heures supplémentaires ce qui entraîne un débordement d’appels. Dans ce cas, on ne doit pas assurer un suivi de la condition du patient, mais procéder rapidement à des directives de base et inciter les gens à nous rappeler si la situation s’aggrave. »

            Le débordement d’appels dû au manque de personnel a un impact également chez leurs partenaires du 911 qui doivent conserver l’appelant en ligne le temps que le transfert soit complété. L’employeur a recours au jumelage de territoire de répartition sur une base régulière, ce qui occasionne une double charge de travail et de responsabilités pour le RMU. Cela peut augmenter le risque d’erreur même chez le plus expérimenté des RMU. Cela n’est pas sans impact pour la population, mais aussi les paramédics qui se déplacent en mode urgent. En outre, l’attraction et la rétention du personnel s’avèrent difficiles tant parmi le personnel de bureau que les RMU car on dénombre plus de départs que de nouvelles embauches.

            « Urgences-santé n’attire plus la relève. Il fut un temps, les CV entraient à pleine porte chez Urgences-santé, rappelle la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault. Leurs conditions de travail se sont vraiment érodées. Pas si étonnant qu’on ne trouve plus personne aujourd’hui pour venir travailler comme RMU ou comme employée de bureau. »

            Cette surcharge de travail intenable des RMU est exacerbée dans un contexte où les paramédics comme le personnel de soutien sont également sous pression. Le nombre d’appels chez Urgences-santé est revenu à son niveau prépandémie, et ce, dans un contexte où tous les employeurs s’arrachent actuellement la main-d’œuvre disponible.

            Négociations
            « Les négociations pour renouveler les conventions collectives doivent permettre d’apporter des solutions pour tout le personnel du secteur préhospitalier enchaîne le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. Tous les maillons de la chaîne sont importants. Ils ont beau œuvrer dans l’ombre, ils sont indispensables et le Conseil du trésor doit le reconnaître. Nous nous attendons à ce que la partie patronale ait de nouveaux mandats lors de notre prochaine rencontre du 9 juin ».

            Parmi les revendications communes aux trois syndicats CSN représentant les RMU ainsi que les employé-e-s de bureau d’Urgences-Santé, notons un relèvement des salaires, une bonification des congés pour tenir compte des enjeux de santé mentale et de conciliation famille-travail ainsi que la formation. Ils sont sans convention collective depuis le 31 mars 2020.

            Grève
            « Le travail des RMU est tellement essentiel que l’État a choisi de restreindre considérablement leur droit de faire la grève, ajoute la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp. Mais les RMU savent se montrer créatifs. Nous sommes sûrs que les dernières avancées réalisées par la CSN dans la défense du droit constitutionnel d’exercer la grève, y compris dans le secteur préhospitalier, leur permettront d’exercer un meilleur rapport de force pour qu’enfin on nous dépose des chiffres sérieux. » Le mandat de grève prévoit l’exercice de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, au moment jugé opportun.

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) représente plus de 200 répondantes et répondants médicaux à Montréal, Québec et Sherbrooke ainsi que plus de 100 employé-e-s de bureau chez Urgences-Santé. Elle compte plus de 120 000 membres dans les secteurs publics et privés, dont plus de 100 000 du réseau public de la santé et des services sociaux, partout au Québec, et ce, dans toutes les catégories de personnel. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS–CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

            Entente de principe au Fairmont Le Reine Elizabeth

            Une entente de principe a été conclue cette nuit au Fairmont Le Reine Elizabeth. Il s’agit d’une 21e entente dans le cadre de la présente ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie. L’entente sera soumise à l’approbation des membres dans les prochains jours.

            Tous les projecteurs se tournent maintenant vers les deux derniers hôtels de la ronde de négociation coordonnée CSN où les patrons refusent encore d’octroyer les mêmes conditions négociées dans les 21 autres hôtels de la négociation coordonnée.

            Il s’agit du Quality Suite Pointe-Claire et du Ramada (Hôtel Espresso), tous deux situés à Montréal. La CSN entend tout mettre en œuvre dans les prochaines semaines afin de favoriser un règlement dans ces deux hôtels.

            IKEA : le magasin de Montréal devra se passer de ses employé-es

            Réunis en assemblée générale spéciale vendredi soir, les membres du syndicat ont voté à 97 % pour l’utilisation d’une banque de dix jours de grève au moment jugé opportun.

            Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2021, les 500 syndiqué-es ont tenté de s’entendre avec l’employeur depuis mars dernier. Une dizaine de séances de négociations ont eu lieu, sans succès.

            Moins de 16,90 $ l’heure

            IKEA, la multinationale suédoise, souhaite pouvoir faire appel à davantage de sous-traitance. En contrepartie, le syndicat veut préserver les emplois et bonifier les salaires. En effet, à l’entrée, une nouvelle recrue gagne 15,60 $ l’heure, et ce, pour une période de trois ans.

            Vendredi, plus d’une cinquantaine d’employé-es ont décidé de se présenter au travail sans leurs uniformes pour augmenter la pression vis-à-vis la négociation. Dans un coup d’éclat inattendu, l’employeur les a tout simplement renvoyés à la maison.

            En soirée, le syndicat a décidé de tenir une assemblée extraordinaire. À l’issue de cette réunion, les syndiqué-es ont décidé de débrayer pour deux jours.

            L’entente de principe adoptée à 96 %

            Tard dans la soirée du 28 avril dernier, une entente de principe est intervenue entre Le Syndicat des travailleuses(eurs) des Centres de la petite enfance de Montréal et de Laval (STCPEML) et l’Association patronale nationale des centres de la petite enfance (APNCPE). Cette entente a été adoptée hier par vote électronique dans une proportion de 96 %.

            Les travailleuses du STCPEML–CSN s’étaient dotées d’une banque de 10 jours de grève avant de conclure cette entente. Les ministères (de la famille et du travail) sont intervenus afin que l’association patronale, l’APNCPE, accepte l’offre globale et finale proposée par le Syndicat à la table de négociation le 17 mars dernier, soit l’intégration de l’entente nationale et le statu quo de la Convention collective actuellement en vigueur.

            En plus d’acquérir les gains obtenus au national suite à l’exercice des 18 jours de grève à l’automne 2021, comprenant notamment un rattrapage salarial de 18 % pour les éducatrices, les travailleuses de Montréal et de Laval maintiennent leur période de repos déjà en place dans leur milieu de travail, la participation à la saine application de la pédagogie et aux décisions touchant l’organisation de la vie quotidienne dans leur groupe d’enfants et la conciliation travail-famille par le maintien d’horaires stables. C’est un mode de gestion en place depuis des décennies qui a été sauvé devant les demandes patronales qui allaient en sens contraire. Nous avons l’habitude d’avoir de la cogestion dans les CPE. Les demandes de l’APNCPE reflétaient une philosophie d’entreprise traditionnelle.

            Durant la soirée du 26 mai, en assemblée générale extraordinaire, l’entente de principe a enfin pu être présentée aux travailleuses du STCPEML–CSN. Après la présentation, les travailleuses ont voté à forte majorité en faveur de l’entente de principe en réitérant leur appréciation de la représentation des membres du STCPEML–CSN à la table de négociation.

            Le Syndicat des CPE de Montréal et Laval est rattaché à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la CSN.

            Avoir le courage d’un réseau de la santé au service du bien commun

            Le bilan des 20 ans du modèle des groupes de médecine familiale publié par l’IRIS nous apprend notamment que malgré un financement conséquent, les GMF ont échoué à améliorer l’accès aux services de première ligne en santé. La FSSS demande au gouvernement Legault et aux médecins d’avoir le courage de remettre le bien commun au centre de leur pratique.

            Petit rappel historique : issue de mobilisations citoyennes, la création des CLSC privilégiait le travail en équipe multidisciplinaire afin d’améliorer la santé globale de l’individu, mais aussi de sa communauté. Or, le modèle CLSC n’a pas pu se développer, notamment à cause du boycottage systématique par les associations de médecins. « Il est temps que cesse cette mainmise des médecins sur notre réseau de la santé!  Les médecins devraient être au service du réseau de la santé et non pas que tout le réseau soit à leur service! » de déclarer Réjean Leclerc, président de la FSSS–CSN.

            Le modèle des GMF ne répond que peu aux besoins de la population : des heures d’ouverture réduites et un accès aux professionnel-les qui doit d’abord passer par un médecin, alors que l’on connait les difficultés persistantes pour avoir un médecin de famille. « Ce n’est pas acceptable que les GMF utilisent des prêts de services de professionnel-les venant du public, afin de servir les intérêts des médecins en premier. On demande au ministre Dubé plus de courage politique afin de favoriser le bien commun en santé. On invite les professionnel-les et les médecins à retourner vers les CLSC afin que soit mise en place une véritable première ligne médicale et psychosociale accessible à la population » de renchérir Réjean Leclerc.

            Redonnons aux Québécois et aux Québécoises ce qu’ils souhaitent : l’accessibilité aux services! Redonnons la fierté à la population de leur système de santé. Redonnons leurs lettres de noblesse aux CLSC en revenant à leur rôle pivot de la première ligne des soins de santé et de services sociaux au Québec avec un financement conséquent. C’est ce que souhaite la population et les travailleuses et travailleurs du réseau de la santé, car c’est l’ensemble de la société qui y gagnerait. La FSSS–CSN appelle les médecins à se joindre à ce modèle au service du bien commun.

            Il est temps que la négociation débloque à la CDPDJ

            Sans convention depuis plus d’un an, les employé-es de la CDPDJ demandent au Conseil du trésor de débloquer les fonds nécessaires pour continuer de réaliser leur mission de défense des droits et libertés de la personne et des droits de l’enfant.

            Frappée comme plusieurs secteurs par la pénurie de personnel, la CDPDJ doit en faire davantage pour attirer et retenir le personnel. Si les négociations sur les conditions de travail progressent, il en va autrement pour les enjeux salariaux. En effet, le Conseil du trésor tarde toujours à donner les mandats pour que les employé-es de la CDPDJ soient reconnus à leur juste valeur. Pour les employé-es, le syndicat réclame les mêmes augmentations salariales que celles obtenues récemment dans le secteur public. Pour les conseillères et les conseillers juridiques, le syndicat demande la parité avec les avocats et les notaires de la fonction publique.

            « Les employé-es de la CDPDJ font un travail essentiel pour protéger les droits et libertés de la personne et les droits de l’enfant. Pour reconnaître notre engagement et nos compétences, il faut que la CDPDJ fasse ce qu’il faut pour que la négociation se règle rapidement ! », affirme Kathrin Peter, présidente du Syndicat des employé-es de la CDPDJ.

            « Le Conseil du trésor doit se réveiller et donner les mandats pour régler la négociation. Avec leur dernière offre, l’employeur et le Conseil du trésor laissent entendre que les employé-es de la CDPDJ méritent moins que les employé-es du secteur public. C’est inacceptable ! », de conclure Danny Roy, président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

            Ignorés par Québec, les avocates et avocats de l’aide juridique déclenchent la grève

            Après avoir tenu des lignes de piquetage devant les différents bureaux de l’aide juridique, les grévistes convergeront sur l’heure du dîner vers divers tribunaux où ils iront manifester, notamment vers le Palais de justice de Montréal.

            Alors que leur convention collective est échue depuis plus de deux ans, ils désirent ainsi augmenter la pression sur le Conseil du trésor qui refuse de consentir des mandats de négociation pour maintenir la parité salariale avec les procureur-es de la Couronne employés par Québec.

            « Puisque la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, semble faire fi de notre appel du pied, nous en appelons à la clairvoyance de son collègue de la Justice : le ministre Jolin-Barrette, connaît très bien le rôle attendu des avocates et avocats de l’aide juridique dans de nombreux dossiers qui lui sont prioritaires », souligne Me Justine Lambert-Boulianne, présidente du Syndicat des avocats et avocates de l’aide juridique de Montréal et Laval–CSN. « C’est notamment le cas en matière de droits de la jeunesse dans la foulée des recommandations de la Commission Laurent ainsi qu’au sein de différents programmes d’appui aux victimes de violence conjugale ou sexuelle ou de programmes de défense contre les rénovictions. Autant de chantiers développés actuellement avec l’appui incontournable des avocates et des avocats de l’aide juridique à qui le gouvernement refuse la parité salariale avec la Couronne, laquelle a pourtant été négociée il y a à peine deux ans. »

            Québec refuse d’accorder la parité avec les procureur-es de la Couronne

            Après l’avoir explicitement mentionné à la table de négociation, les représentants du Conseil du trésor ont réaffirmé publiquement, dans une déclaration reprise par les médias, qu’ils n’avaient pas de directives pour maintenir une quelconque parité salariale avec la Couronne, puisque « les conditions de travail des avocates et avocats de la Commission des services juridiques sont différentes de celles des procureur-es aux poursuites criminelles et pénales ».

            Des propos qui ont fait bondir les représentants syndicaux de l’aide juridique. « Notre dernière convention s’était conclue en reconnaissant à nouveau le principe de la parité de nos conditions de travail : nous plaidons les mêmes dossiers, devant les mêmes tribunaux et les mêmes juges, que les procureur-es de la Couronne. En raison de cette parité des conditions de travail, l’équité la plus élémentaire est de nous accorder la même rémunération que celle qui a été consentie aux procureur-es de la Couronne le 16 décembre dernier », affirme Me Laurence Côté, avocate de l’aide juridique de la Gaspésie également membre du comité de négociation. Me Côté rappelle d’ailleurs que Sonia LeBel et Simon Jolin-Barrette, tous deux avocats, se sont par le passé prononcés en faveur de la parité salariale entre les avocats de l’aide juridique et les procureurs de la Couronne.

            Les syndicats CSN de l’aide juridique ayant un mandat de trois jours de grève en banque, d’autres journées de grève pourraient perturber les tribunaux au cours des prochaines semaines. Soulignons d’ailleurs que les avocates et avocats de l’aide juridique ne sont pas soumis à la législation encadrant les services essentiels. Le 24 mai en matinée, les dossiers à la Cour seront donc suspendus et reportés en après-midi.

            Malgré un recours judiciaire relatif à la rémunération des avocates et avocats de l’aide juridique, le gouvernement a tout de même accordé des augmentations salariales de 10 % sur quatre ans aux procureur-es de la Couronne. Il ne propose toutefois que 6 % sur trois ans à leurs homologues de l’aide juridique.

            Les avocats et avocates de l’aide juridique en grève mardi prochain

            Sans nouvelles du Conseil du trésor depuis l’obtention de leurs mandats de grève, les syndicats des avocates et avocats affiliés à la CSN déclencheront une première demi-journée de grève mardi prochain, le 24 mai. Les régions de Montréal, de Laval, des Laurentides, de Lanaudière, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie seront touchées par ce débrayage.

            Alors que leur convention collective est échue depuis plus de deux ans, les avocats et avocates de l’aide juridique désirent ainsi augmenter la pression sur le Conseil du trésor, qui refuse de consentir des mandats de négociation pour maintenir la parité salariale avec les procureur-es de la Couronne employés par Québec.

            Les avocates et avocats qui seront en grève rappellent qu’ils ont traité, au cours de l’année 2020-2021, plus de 90 000 demandes. Derrière chaque dossier se trouve des personnes vulnérables telles que des mères monoparentales, des femmes victimes de violence conjugale et sexuelle, des mineur-es, des familles immigrantes, des ainé-es, des accusé-es en droit de bénéficier d’une représentation de la plus haute qualité, des accidenté-es de la route ou du travail, des clientes et clients souffrant de problèmes de santé mentale, etc.

            Après l’avoir explicitement mentionné à la table de négociation, les représentants du Conseil du trésor ont réaffirmé publiquement, dans une déclaration reprise par les médias, qu’ils n’avaient pas de directives pour maintenir une quelconque parité salariale avec la Couronne puisque « les conditions de travail des avocates et avocats de la CSJ sont différentes de celles des procureur-es aux poursuites criminelles et pénales ».

            Des propos qui ont fait bondir les représentants syndicaux de l’aide juridique. « Notre dernière convention s’était conclue en reconnaissant à nouveau le principe de la parité de nos conditions de travail : nous plaidons les mêmes dossiers, devant les mêmes tribunaux et devant les mêmes juges que les procureur-es de la Couronne. En raison de cette parité des conditions de travail, l’équité la plus élémentaire est de nous accorder la même rémunération que celle qui a été consentie aux procureur-es de la Couronne le 16 décembre dernier », de rappeler Me Justine Lambert-Boulianne, présidente du Syndicat des avocats et avocates de l’aide juridique de Montréal et Laval (CSN) et membre du comité national de négociation.

            « Quand les négociateurs du Conseil du trésor nous indiquent qu’ils n’ont pas de mandat pour maintenir la parité salariale avec la Couronne, c’est que le mandat doit venir des responsables politiques », affirme Me Laurence Côté, avocate de l’aide juridique de la Gaspésie également membre du comité de négociation. « Il est donc de la responsabilité de la présidente du Conseil du trésor, Me Sonia LeBel, elle-même anciennement procureure de la Couronne, et de son collègue à la Justice, Me Simon Jolin-Barrette, de nous indiquer en quoi leur position à l’effet que l’avocat de la défense mérite le même salaire que l’avocat de la poursuite aurait changé. »

            Les syndicats CSN de l’aide juridique ayant un mandat de trois jours en banque, d’autres journées de grève pourraient perturber les tribunaux au cours des prochaines semaines. Rappelons que les avocates et avocats de l’aide juridique ne sont pas soumis à la législation encadrant les services essentiels. Le 24 mai en matinée, les dossiers à la Cour seront donc suspendus afin de procéder en après-midi.

            Malgré un recours judiciaire relatif à leur rémunération, le gouvernement a tout de même consenti des augmentations salariales de 10 % sur quatre ans aux procureur-es de la Couronne. Il ne propose toutefois que 6 % sur trois ans aux avocats et avocates de l’aide juridique.

            STT d’Oasis Animation–CSN – section Composition

            À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 18 mars 2022, le Syndicat des travailleurs et travailleuses d’Oasis Animation–CSN a été accrédité pour représenter :

            « Toutes et tous les salariés travaillant dans les départements du Rigging (squelettage), du Scene planning (planification de scène), du Storyboard (scénarimage), du Compositing (composition), du Layout (maquettisme) et des Colors (couleurs). »

            Les travailleuses et travailleurs de ces divers départements ont fièrement adhéré à la CSN afin de poursuivre le travail commencé par les animateurs du STT d’Oasis Animation, et ce, dans le but de faire évoluer les conditions de travail dans le milieu de l’animation visuelle.

            Ce nouveau groupe joint ainsi le STT d’Oasis Animation–CSN, affilié à la Fédération nationale des communications et de la culture, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            Les animatrices et animateurs en francisation du Cégep de l’Outaouais choisissent la CSN

            Comme les animatrices et animateurs en francisation du Cégep de Saint-Laurent et du Collège de Bois-de-Boulogne, celles et ceux du Cégep de l’Outaouais ont décidé de se syndiquer en joignant le Syndicat national du personnel de francisation–CSN. Une demande d’accréditation en ce sens vient d’être déposée au Tribunal administratif du travail (TAT).

            « Ces animatrices et animateurs font un travail exceptionnel auprès des personnes immigrantes et méritent pleine reconnaissance. C’est précisément pour améliorer leurs conditions de travail et pour profiter des gains négociés avec le gouvernement par notre fédération qu’ils viennent gonfler nos rangs », se réjouit Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) qui constate un effet boule de neige depuis que deux syndicats ont signé leur première convention collective en décembre dernier.

            Rappelons qu’au Québec, les conditions de travail des animatrices et animateurs en francisation non syndiqués ne sont balisées que par les normes du travail, ce qui est synonyme de précarité. Ils sont trop souvent considérés comme des employés à contrat.

            Des gains concrets
            En se syndiquant avec la FNEEQ–CSN, ces travailleuses et travailleurs gagnent un meilleur salaire. À titre d’exemple, ils sont intégrés à la structure salariale du secteur public ; ils obtiennent une pleine reconnaissance de leur expérience et sont rémunérés adéquatement pour la préparation des cours, les rencontres d’équipe et le développement d’activités.

            De plus, la nouvelle convention collective protège également le droit de propriété intellectuelle du matériel pédagogique qu’ils créent. Ils obtiennent aussi que les heures supplémentaires soient rémunérées adéquatement et que les droits parentaux soient mieux protégés. Enfin, ils ont droit à une paie de vacances bonifiée et à autant de congés sociaux et de congés de maladie payés que ceux accordés aux autres employé-es syndiqués des cégeps.

            La FNEEQ–CSN souhaite la bienvenue à celles et ceux qui se joignent à elle et invite l’ensemble du personnel qui œuvre en francisation au Québec à faire partie du mouvement.

            CHSLD : le rapport de la coroner cible plusieurs recommandations proposées par la CSN

            La Confédération des syndicats nationaux demande au gouvernement de donner suite à plusieurs des recommandations soumises par la coroner Géhame Kamel. Convertir les CHSLD privés, reconnaître le principe de précaution, augmenter le soutien à domicile et implanter des ratios font partie des priorités qui devraient être mises en branle rapidement pour éviter de revivre un drame comme celui de la pandémie.

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) avait d’ailleurs témoigné, durant l’enquête publique, sur certains des décès survenus dans des CHSLD durant la pandémie de COVID-19. Elle a expliqué comment la pandémie est devenue une tempête parfaite dans les résidences pour les aîné-es. La FSSS–CSN a ainsi montré à quel point le réseau était affaibli à l’arrivée de la pandémie et à quel point le refus de bien protéger le personnel ainsi que les usagères et usagers a fait mal.

            « Le gouvernement doit dès maintenant aller de l’avant avec les recommandations phares de la coroner. Il doit envoyer le signal selon lequel il va mieux protéger le personnel à l’avenir en reconnaissant le principe de précaution. Faire le virage vers le soutien à domicile est aussi une solution clé pour que ça aille mieux. Pour arriver à améliorer les choses, il va aussi falloir s’attaquer d’urgence aux conditions de travail du personnel du réseau », explique le président de la FSSS–CSN, Réjean Leclerc.

            La CSN refuse la vision « Amazon » de la SAQ

            Sans faire trop de bruit, la SAQ accélère la priorisation de son offre en ligne et une automatisation des commandes dans son principal entrepôt de Montréal. Cette vision « à la Amazon » affecte déjà les employé-es de la succursale SAQ.com et risque d’en avoir un peu partout au Québec à moyen terme, à mesure que les clients se tournent vers ce service en ligne. Le SEMB-SAQ–CSN dénonce cette approche centralisatrice qui laisse moins de place aux régions et moins de place au service-conseil offert par les salarié-es.

            « Nous voulons être consultés : nous avons des solutions qui permettraient un développement plus humain de la SAQ, avec de bons emplois dans toutes les régions du Québec et de bons conseils pour les clients. Nous ne voulons pas travailler pour un Amazon québécois de l’alcool ! », affirme Lisa Courtemanche, présidente du SEMB-SAQ–CSN.

            La SAQ a déjà commencé à retirer de ses succursales certains produits de niche qui feront partie de l’offre de 20 000 alcools en ligne qu’elle préconise. Des communications internes montrent également son intention d’agrandir son entrepôt principal de Montréal et de se doter d’une nouvelle machine qui n’existe pas encore ailleurs dans le monde pour automatiser la préparation des commandes.

            Les premiers employé-es touchés seront ceux de la succursale SAQ.com qui préparent les commandes en ligne et dont le transfert sur le site de l’entrepôt principal a été annoncé à partir du mois de septembre. « Il n’y a pas de garantie de poste pour l’ensemble des 53 employé-es réguliers et encore moins pour les 150 à temps partiel. C’est inadmissible ! Pourquoi manifester un tel manque de respect pour nos employé-es d’expérience ? La restructuration de la SAQ commence très mal », dénonce la présidente. La proposition initiale de la SAQ, refusée par le conseil général de novembre 2021, n’aurait permis qu’à une fraction de ses 200 travailleuses et travailleurs d’être transférée dans les nouvelles installations.

            Des emplois dans toutes les régions

            Le SEMB-SAQ–CSN propose une approche alternative basée sur la décentralisation des opérations, et qui reposerait sur un regroupement des produits vendus par la SAQ dans des succursales pivots dans chaque région du Québec. Encore plus simple qu’une machine distributrice, il suffirait que la SAQ mette en place un système qui permettrait aux clients d’acheter en ligne des produits disponibles dans les succursales près de chez eux. Cette façon de faire éviterait de faire venir de Montréal des bouteilles qui sont souvent déjà disponibles en région sous prétexte que quelques spécialités sont disponibles seulement à Montréal. « Notre proposition permettrait de conserver et même de créer de bons emplois en région, ce qui est une approche que le gouvernement de la CAQ préconise lui-même en voulant décentraliser des emplois d’organismes gouvernementaux. Pourquoi la SAQ ferait-elle l’inverse de ce que le gouvernement souhaite ? », s’interroge Lisa Courtemanche, qui se dit ouverte à discuter avec la direction d’une façon de faire qui aurait des objectifs similaires à ceux du syndicat. Le SEMB-SAQ–CSN demande une réelle ouverture aux solutions de remplacement dans les prochaines semaines, avant que la SAQ investisse des dizaines de millions de dollars à Montréal et qu’ils se retrouvent devant le fait accompli. Les membres du SEMB-SAQ–CSN veulent continuer à jouer un rôle central dans le commerce des boissons alcooliques, que ce soit en ligne ou en personne.

            La centralisation est risquée et polluante

            Le SEMB-SAQ–CSN ne comprend pas l’approche centralisatrice de la SAQ, qui va multiplier les transports de commandes à partir de Montréal, alors qu’une bonne partie des bouteilles sont déjà en région et qu’il serait possible d’y conserver les produits et les spécialités nécessaires pour combler la demande en ligne. « Concentrer les opérations à Montréal va générer plus de GES par le transport et ça comporte un risque beaucoup plus grand en cas de panne ou de sinistre qui surviendrait dans le seul entrepôt responsable de toutes les commandes en ligne », ajoute Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain. Cette dernière souligne par ailleurs que même Amazon n’a pas fait l’erreur de concentrer tous ses entrepôts du Québec sur un même site.

            La dernière offre globale de l’employeur rejetée massivement

            Réunis en assemblée générale le 11 mai 2022, les travailleuses et les travailleurs de Rolls Royce Canada ont rejeté la dernière offre globale de l’employeur dans une proportion de 94 %.

            Les 530 salarié-es spécialisés dans l’entretien des moteurs d’avions n’acceptent pas de mettre fin au régime de retraite à prestations déterminées comme le demande l’entreprise. Rolls Royce maintient également sa demande d’un gel des salaires d’une durée de deux ans. Ils sont en lock-out depuis le 15 mars.

            « Quand nous reprendrons le travail ce sera avec une bonne convention collective qui sera satisfaisante pour tous nos membres, réitère le président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada (CSN), Frédéric Labelle. Pas question de baisser les bras ! Nous sommes déterminés à contrer les reculs que Rolls Royce veut nous imposer. »

            Sans convention collective depuis mars 2020, les travailleuses et les travailleurs de Rolls-Royce Canada, spécialistes de l’entretien des moteurs d’avion, demandent un contrat de travail de cinq ans. Ils veulent notamment éliminer les clauses « orphelin » du régime de retraite et de l’assurance collective, améliorer les salaires et les horaires de travail ainsi que bonifier les congés.

            Nouvelle manifestation au cimetière Notre-Dame-des-Neiges

            En ce jour de la fête des Mères, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges (CSN) ont à nouveau manifesté leur respect à la clientèle visitant leur milieu de travail.

            « Encore une fois, en ce jour de la fête des Mères, nous sommes venus aujourd’hui manifester notre respect à la clientèle de notre cimetière en lui remettant une rose. À la fin de cette année, ça fera quatre ans que notre contrat de travail est échu et trois ans qu’on tente de le renégocier de bonne foi. Dans ce contexte de rareté de main-d’œuvre, nos demandes salariales ont été déposées récemment et, avec l’inflation qui nous frappe comme tout le monde, nous avons le désir de régler ça le plus tôt possible, toujours sans affecter le service à la clientèle. Nous avons toujours pris soin des proches des défunts qui reposent en paix ici et voilà pourquoi nous sommes encore là, en ce beau dimanche de printemps, pour les accueillir dans notre respect habituel », de souligner Patrick Chartrand, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges (CSN).

            Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2018, le STTCNDDN est en négociation depuis le mois de novembre 2019.

            « Depuis l’abolition de cinq postes de représentants durant la pandémie, nous vivons une surcharge constante répartie sur toute l’équipe. Cette réalité quotidienne compromet notre capacité à soutenir les familles endeuillées dans cette étape importante de leur processus de deuil et nous le déplorons chaque fois où nous sentons que nous ne pouvons pas donner le meilleur de nous-mêmes. À l’image de nos collègues qui s’occupent du cimetière, nos salaires sont gelés depuis la fin de 2017 et nous nous appauvrissons à chaque paie. Nous voulons également régler cette négociation qui traîne et le plus tôt sera le mieux », de renchérir Éric Dufault, président du Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges (CSN).

            Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2017, la négociation du SEEBCNDDN piétine.

            « Chaque fois que des négociations arrivent, la Fabrique Notre-Dame invoque toujours des problèmes financiers pour justifier ses maigres offres ou ses réductions de plancher d’emploi. L’employeur nous expose constamment sa situation financière supposément difficile sans jamais ouvrir ses livres comptables en complète transparence. Nous savons toutefois que la Fabrique Notre-Dame est rentable, puisque ses affaires vont bon train, mais nous n’avons jamais pu savoir dans quelle mesure », de déclarer Frédéric Brun, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

            « Les membres des syndicats prouvent à nouveau leur bonne foi envers la clientèle du cimetière et le disent haut et fort qu’ils ne veulent surtout pas que ce soit elle qui paie pour l’immobilisme de leur employeur. Mais toute cette bonne volonté ne les aide pas à acquitter leurs obligations financières, à payer leur loyer ou leur hypothèque et à mettre leur pain et leur beurre sur la table. Des salaires gelés depuis trois à cinq ans en ces temps d’importante inflation, ça n’a juste pas de sens. L’employeur devra tenir compte de cette variable incontournable dans la négociation des salaires de ses travailleuses et de ses travailleurs et le plus tôt sera le mieux », d’ajouter Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

            « Nous le répétons : nous ne voulons surtout pas revivre des événements semblables à 2007 durant lesquels les membres du STTCNDDN ont lutté férocement contre ce même employeur lors d’un lock-out cruel de 17 semaines. Ces conflits laissent toujours des cicatrices profondes qui affectent tout le monde. Les membres sont sortis debout de ce difficile conflit, la tête haute, obtenant satisfaction à la majorité de leurs revendications. Pour sa part, l’employeur avait été forcé d’accepter une entente à l’amiable d’une valeur de 1,2 million intervenue entre les familles et les concessionnaires du cimetière et la Fabrique Notre-Dame, pour compenser la fermeture forcée du lieu de culte par l’employeur. Tout cet argent aurait pu aller dans des bonifications des conditions de travail. Depuis toujours, les salarié-es mettent tout en œuvre pour offrir un service respectueux aux familles endeuillées et cette journée est le reflet de cet engagement envers les familles qui sont ici aujourd’hui », de conclure Nathalie Arguin, secrétaire générale de la CSN.

            Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges rassemble 125 membres et le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges en compte 19.

            Rolls-Royce Canada doit redevenir un employeur de choix

            Au moment où tous les employeurs du Québec jouent du coude pour attirer et retenir la main-d’œuvre dans un contexte de pénurie particulièrement sévère dans l’industrie aérospatiale, Rolls-Royce Canada prend un chemin complètement inverse. En décrétant le lock-out pour les 530 employé-es de ses installations sur Chemin de la Côte-de-Liesse, le 15 mars dernier, l’entreprise se montre complètement déconnectée de la réalité du marché du travail actuel. C’est ce que les travailleuses et les travailleurs de Rolls-Royce souhaitaient mettre en lumière en se présentant en grand nombre au Grand événement de l’emploi et de la formation en aérospatiale qui commençait ce matin, au Centre des sciences.

            En déclenchant ce conflit de travail, Rolls-Royce Canada avait pour but de forcer les salarié-es à accepter la fin du régime de retraite à prestations déterminées et un gel des salaires pour les années 2020 et 2021. Plusieurs séances de négociation ont été tenues depuis le lock-out, mais l’entreprise maintient ses principales demandes visant à charcuter les droits des salarié-es.

            Une offre globale et finale
            Rolls Royce a d’ailleurs présenté une offre dite globale et finale le 3 mai. Les membres se prononceront sur celle-ci mercredi prochain. Le comité de négociation et le comité exécutif en recommanderont le rejet puisque Rolls Royce maintient ses demandes de reculs aux conditions de travail. Avec l’appui de toute la CSN, le syndicat entend bien amener Rolls-Royce Canada à changer son fusil d’épaule.

            Pour couronner le tout, l’entreprise a recours à des briseurs de grève. Le syndicat a porté plainte et sera bientôt entendu par les tribunaux pour faire respecter les dispositions légales anti-briseurs de grève.

            « La force, la réputation de grande qualité de Rolls-Royce Canada, ça vient d’abord et avant tout de notre travail à nous, les salarié-es, qui donnons le meilleur de nous-mêmes, chaque jour, pour que cette compagnie brille, rappelle le président du syndicat, Frédéric Labelle. Nous avons abordé cette négociation avec beaucoup d’ouverture. Nous sommes vraiment déçus de voir Rolls-Royce choisir la voie de l’affrontement. »

            La présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault, souligne que la lutte des lock-outés de Rolls-Royce interpelle toutes les travailleuses et tous les travailleurs. « Toute la CSN se tient aux côtés des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce. L’entreprise pense peut-être qu’elle pourra isoler ses salarié-es pour leur faire avaler n’importe quoi. Elle fait erreur. Nous mettrons tout en œuvre pour soutenir ces travailleuses et ces travailleurs jusqu’à ce qu’ils obtiennent le respect qu’on leur doit et une bonne convention collective. »

            Sans convention collective depuis mars 2020, les travailleuses et les travailleurs de Rolls-Royce Canada, spécialistes de l’entretien des moteurs d’avion, demandent un contrat de travail de cinq ans. Ils veulent notamment éliminer les clauses « orphelin » du régime de retraite et de l’assurance collective, améliorer les salaires et les horaires de travail ainsi que bonifier les congés.

            Marche de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs

            Des milliers de citoyennes et de citoyens sont rassemblés, dimanche après-midi, à Montréal, pour souligner, sous le thème « Pour vivre comme du monde », la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. La traditionnelle marche a débuté au square Cabot, et s’est terminée à la Place des Festivals.

            « En 2022, c’est inacceptable qu’autant de femmes et d’hommes peinent à joindre les deux bouts. Le salaire minimum s’établit désormais à 14,25 $ l’heure et le ministre du Travail se réjouit de peut-être atteindre 15 $ en 2023. C’est indécent, de déclarer Marie-Claude Tremblay, co-porte-parole de la Coalition du 1er mai. Quinze dollars l’heure, c’est ce dont nous avions besoin en 2016. Il est grand temps que nos gouvernements mettent finalement en place les mécanismes pour que toutes les travailleuses et tous les travailleurs puissent bénéficier d’un salaire décent qui leur permette de vivre comme du monde. »

            La précarité financière résulte des faibles salaires offerts dans de trop nombreux secteurs d’activités et de la difficulté à pouvoir compter sur des emplois stables. Il ne devrait pas être normal de devoir cumuler des emplois, travailler à temps plein et, malgré tout, vivre dans la précarité. Bénéficier d’un emploi stable à un salaire décent devrait être un droit et non un privilège. Il est temps que toutes les travailleuses et tous les travailleurs qui occupent ces emplois, même celles et ceux au bas de l’échelle, puissent recevoir un salaire qui leur permette de vivre dignement!

            La Coalition du 1er mai saisit l’occasion offerte par la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs pour revendiquer des emplois de qualité et empreints de respect. Des charges de travail plus humaines, des périodes de repos suffisantes et l’accès réel à une conciliation travail-famille-vie personnelle doivent être à la base des conditions de travail. La pandémie a été révélatrice à cet effet; pouvoir compter sur des travailleuses et des travailleurs en santé, c’est essentiel! Tant la santé physique que la santé mentale doivent être mieux protégées. Il est grand temps de favoriser des milieux de travail psychologiquement plus sains et plus sécuritaires.

            « Les inégalités ne cessent de croître. Pour vivre comme du monde, nous devons les combattre et placer les droits de la personne au cœur des politiques publiques et des choix économiques, de conclure Benedicte Carole Ze, l’autre co-porte-parole de la Coalition du 1er mai. Ces droits ne devraient pas être malléables ou négociables selon les humeurs de nos dirigeants politiques. Nous demandons, de façon urgente, un meilleur respect de l’ensemble des droits économiques et sociaux. »

            À propos de la Coalition du 1er mai

            La Coalition du 1er mai est un regroupement d’organisations syndicales et communautaires, ainsi que de groupes de la société civile, qui s’unissent pour organiser, chaque année, la traditionnelle marche du 1er mai pour souligner la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. Elle regroupe l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI), la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), la Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire de Montréal (TROVEP), l’Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (UTTAM) et l’Union étudiante du Québec (UEQ).

            Les avocates et avocats de l’aide juridique à Montréal votent la grève

            Après leurs collègues des Laurentides, de Lanaudière, de la Gaspésie et du Bas-St-Laurent, c’était au tour des avocates et des avocats de Montréal et de Laval de voter, à l’unanimité, en faveur d’un mandat de grève de trois jours lors d’une assemblée générale tenue hier soir.

            C’est donc l’ensemble des syndicats représentant les avocates et les avocats de l’aide juridique affiliés à la CSN qui pourraient déclencher la grève au cours des prochains jours afin d’augmenter la pression sur le Conseil du trésor, qui refuse de consentir des mandats de négociation pour maintenir la parité salariale avec les procureurs de la Couronne employés par Québec.

            « Puisque nous sommes appelés à plaider les mêmes dossiers devant les mêmes tribunaux, il y a toujours eu parité salariale entre ces deux groupes d’avocats de l’État québécois », rappelle Justine Lambert-Boulianne, présidente du syndicat de Montréal et membre du comité national de négociation. « Or, après plusieurs échanges infructueux, les représentants du Conseil du trésor affirmaient publiquement la semaine dernière qu’ils n’avaient pas le mandat de maintenir cette parité. Il est maintenant clair pour nous qu’il appartient à la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, ainsi qu’aux ministres qui y siègent, de donner ce mandat à leur équipe de négociation. Après deux ans de discussions, nous avons assez attendu. »

            Rappelons qu’au cours des dernières négociations ayant eu lieu entre Québec et les avocates et avocats de l’aide juridique syndiqués à la CSN, le principe de parité salariale entre ceux-ci et les procureurs de la Couronne a toujours été reconduit à même les conventions collectives agréées. Lors des dernières négociations à l’aide juridique, cette parité salariale avait été retrouvée au tout dernier jour de la convention collective, soit le 31 décembre 2019.

            Malgré un litige devant les tribunaux, les procureurs de la Couronne ont tout de même convenu avec le gouvernement, en décembre dernier, d’un règlement temporaire prévoyant des augmentations de 10 % sur quatre ans pour les procureurs de la Couronne.

            En dépit de cette entente avec les avocats de la Direction des poursuites criminelles et pénales, Québec refuse d’accorder les mêmes hausses salariales aux avocats de l’aide juridique, restant campé sur des offres de 2 % par année sur trois ans.

            Plus de la moitié des journalistes est victime de cyberharcèlement, dévoile une étude de la FNCC–CSN

            Plus de la moitié des journalistes, chroniqueuses, chroniqueurs, animatrices et animateurs des médias québécois a été victime de cyberharcèlement au cours des dernières années et les impacts personnels et professionnels occasionnés menacent la capacité des médias d’information à remplir le rôle qui leur revient : voilà les principales conclusions du premier projet de recherche d’envergure au Québec portant sur le phénomène du cyberharcèlement et de l’intimidation en ligne à l’endroit de ces travailleuses et ces travailleurs de l’information rendu public aujourd’hui par la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN).

            « Nous sommes tous interpellés par les résultats de cette étude, autant du côté syndical que du côté des entreprises de presse et du gouvernement, a réagi la présidente de la FNCC–CSN, Annick Charette. Les impacts du phénomène grandissant de l’intimidation en ligne auprès du personnel des médias d’information sont des plus inquiétants : les journalistes affirment vivre une perte de confiance et subir une perte de productivité après de telles agressions. Leur attention en est accaparée au point tel que plusieurs d’entre eux évitent depuis de couvrir certains sujets d’actualité. Quand on constate la faible prévalence de mesures de prévention et de soutien en matière de cyberharcèlement, nous sommes d’avis qu’un ensemble de mesures devient nécessaire pour nous assurer que les travailleuses et travailleurs de l’information puissent effectuer leur travail dans des conditions permettant une totale liberté de presse, condition essentielle à notre démocratie. »

            C’est à l’approche de la Journée mondiale de la liberté de la presse, qui aura lieu le mardi 3 mai prochain, que l’organisation syndicale a dévoilé le rapport de cette étude menée auprès de 264 journalistes, chroniqueurs et animateurs. Les constats posés par les auteurs de l’étude, Stéphane Villeneuve et Jérémie Bisaillon, sont inquiétants :

            • 50,8 % des répondantes et répondants affirment avoir été victimes de cyberintimidation ;
            • 17,8 % affirment avoir reçu des menaces visant leur intégrité physique;
            • 7,2 % ont reçu des menaces de mort;
            • La moitié des victimes de cyberharcèlement considère ces événements comme « inévitables » ;
            • 41,8 % des victimes indiquent devoir vivre avec le stress engendré; 32,8 % en ressentir de la colère ;
            • 23,9 % expriment souffrir d’une perte de confiance;
            • 23,1 % sont affectés par une perte de productivité dans leur travail;
            • Enfin, 13,4 % des victimes de cyberintimidation affirment avoir évité de couvrir certains sujets controversés dans le cadre de leur travail; 8,2 % indiquent même avoir songé à quitter leur emploi.

            Mesures d’encadrement déficientes
            Ce projet de recherche permet de mettre en lumière les graves manquements constatés en matière de prévention du cyberharcèlement au sein des entreprises médiatiques et des mesures de soutien aux victimes apportés par les employeurs. En effet, les résultats de l’étude constatent les faits suivants :

            • 71,4 % des journalistes, chroniqueuses, chroniqueurs, animatrices et animateurs sondés affirment qu’il n’existe, au sein de leur entreprise médiatique, aucune mesure visant à prévenir les actes de cyberharcèlement;
            • 65,2 % des répondantes et répondants indiquent qu’il n’existe pas de mesures visant à soutenir les victimes après un acte de cyberharcèlement;
            • Cependant, précise l’étude, lorsque des mesures sont en place, elles sont considérées comme suffisantes et adéquates par 65,3 % des répondantes et répondants.

            Devant de tels résultats, la FNCC–CSN interpellera au cours des prochaines semaines ses syndicats affiliés, les entreprises de presse ainsi que les principaux représentants gouvernementaux afin de mettre en œuvre les recommandations de ce rapport. Celles-ci incluent notamment l’introduction de protocoles clairs, au sein des médias d’information, de gestion des actes de cyberharcèlement, de la formation auprès des travailleuses et des travailleurs de l’information et de la reconnaissance de ce phénomène par les législations appropriées. À cet effet, la fédération suivra attentivement les travaux portant, à la Chambre des communes, sur l’encadrement légal des propos haineux tenus en ligne.

            Réalisée conjointement par la FNCC–CSN et le Service aux collectivités de l’UQAM, l’étude intitulée Évaluation de l’ampleur du phénomène du cyberharcèlement dans le milieu de l’information : types, conséquences et actions entreprises a été réalisée par les chercheurs Stéphane Villeneuve et Jérémie Bisaillon, respectivement professeur et chargé de cours au Département de didactique de l’UQAM, auprès de 264 journalistes, chroniqueurs et chroniqueuses et animateurs et animatrices des principaux médias du Québec.

            Le projet de loi 35 doit être adopté avant la fin de la session parlementaire, estiment les associations d’artistes

            Les principales associations d’artistes (l’APASQ, l’AQAD, l’ARRQ, la GMMQ, la FNCC–CSN, la SARTEC, TRACE, l’UDA et l’UNEQ) se réjouissent du dépôt ce matin par la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, du projet de loi 35 visant à moderniser les lois sur le statut de l’artiste.

            Les associations d’artistes sont grandement satisfaites de constater que les artistes œuvrant dans les secteurs de la littérature, des arts visuels et des métiers d’arts seront dorénavant considérés comme des artistes à part entière et bénéficieront des protections apportées par la loi, notamment le droit à la négociation collective auquel ils n’ont pas droit actuellement.

            Elles se réjouissent également que le projet de loi introduise des dispositions en matière de harcèlement psychologique et sexuel et qu’il confère de nouveaux pouvoirs au Tribunal administratif du travail, notamment pour encadrer la négociation d’ententes collectives, le recours à la médiation en cas d’impasse et l’arbitrage de griefs visant l’application conforme des ententes négociées, tel qu’elles le souhaitaient.

            Conscientes des courts délais avant la fin de la présente session parlementaire, ces associations d’artistes demandent au gouvernement ainsi qu’aux partis d’opposition de tout faire pour faciliter les travaux entourant ce projet de loi en vue de son adoption, incluant la possibilité de saisir une autre commission parlementaire moins contingentée que celle portant sur la culture et l’éducation. Elles souhaitent pouvoir en discuter rapidement en commission parlementaire afin de faire valoir les importantes avancées que contient le projet de loi 35 en matière de droits du travail des artistes.

            Elles pourront par ailleurs y exprimer certains questionnements, notamment quant à  l’article 68.6 conférant au gouvernement le pouvoir d’imposer, par règlement, des conditions minimales de travail pour l’ensemble un secteur artistique donné, ainsi que l’absence de mécanismes de reddition de comptes assurant le respect de conditions minimales de travail par les producteurs bénéficiaires des subventions de l’État et de ses organismes publics.

            L’ensemble des revendications portées par les associations peut être consulté à l’adresse suivante : www.commetoutlemonde.org

            Représentant plus de 26 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs confondus à travers le Québec, les neuf associations œuvrant dans le milieu des arts et de la culture sont les suivantes :

            Association des professionnels des arts de la scène du Québec (APASQ) et Association québécoise des autrices et auteurs dramatiques (AQAD)
            Manon Gagnon, 514 214-0124

            Union des artistes (UDA)
            Sylvie Lahaie
            514 288-7150 poste 1227

            Guilde des musiciens et des musiciennes du Québec (GMMQ)
            Kiara Vilchez, 514 842-2866 poste 229

            Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ)
            Stéphanie Brûlé, 514 842-7373 poste 223 

            Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC)
            Isabelle Froment, 438 522-5381

            Union des écrivaines et écrivains québécois
            Jean-Sébastien Marsan, 514 859-8540 poste 225

            Les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) en moyens de pression

            Sans convention collective depuis le 31 mars 2020, les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) et employé-es de bureau des régions de Montréal–Laval, de la Capitale nationale et de l’Estrie, membres de la CSN, entameront des moyens de pression tels que décidés lors d’assemblées générales tenues lundi.

            Les RMU jouent un rôle névralgique au sein des services préhospitaliers d’urgence bien qu’ils œuvrent constamment dans l’ombre. Ce sont ces personnes qui répondent aux appels d’urgence médicale. Elles répondent avec diligence aux appels, font preuve d’empathie et de réconfort. Ce sont elles qui initient les premiers secours dans des moments cruciaux, par exemple en donnant les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants, ce que l’on appelle les soins immédiats téléphoniques. Ce sont aussi les RMU qui dirigent les appels vers les équipes de paramédics sur le terrain, qui leur attribuent le bon niveau de priorité et assurent le suivi des appels jusqu’à ce que leur intervention soit complétée.

            Les employé-es de bureaux assurent pour leur part tout le soutien administratif et sont également dans l’ombre. Ils voient, entre autres, au comblement des effectifs des paramédics, employés de soutien et RMU, ils œuvrent à l’informatique, à l’entretien général, aux comptes-clients et à la facturation,  ils s’occupent de la paie et des ressources humaines. Sans eux, la roue ne tourne pas.

            Plusieurs rencontres de négociation ont eu lieu chez Urgences-santé de Montréal et de Laval, mais les offres patronales font l’impasse sur les enjeux que souhaitent aborder les RMU et les employé-es de bureau, notamment en ce qui a trait aux questions à incidence financière. Dans la Capitale nationale et en Estrie, où les services sont assurés par le secteur privé et financés par l’État, les négociateurs syndicaux ont procédé à une sixième relance la semaine dernière auprès de la Corporation des services ambulanciers du Québec (CSAQ) afin de commencer la négociation, mais rien ne bouge.

            Pour le représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jean Gagnon, les RMU et les employé-es de bureau ont fait preuve de beaucoup de patience jusqu’à maintenant. « Le gouvernement ne prend pas les travailleuses et les travailleurs au sérieux. Eux aussi ont été fortement sollicités par la crise. Ils sont à bout de souffle. Il y a des problèmes de recrutement et de rétention de la main-d’œuvre importants chez les RMU et le personnel de bureau. Le gouvernement joue avec le feu en laissant traîner ces négociations en longueur ».

            Moyens de pression
            Au cours des prochaines semaines, les trois syndicats exerceront des moyens de pression. De nouvelles assemblées générales seront convoquées dans quelques semaines pour voter la grève, si nécessaire.

            Alliance historique entre la CSN et Nature Québec pour protéger les forêts

            Nature Québec et la Confédération des syndicats nationaux lancent aujourd’hui une alliance pour revendiquer des améliorations à la gestion des forêts québécoises. L’organisation environnementale et la fédération syndicale collaboreront pour proposer des solutions au gouvernement Legault afin de protéger les forêts et les communautés qui dépendent des écosystèmes forestiers en santé.

            La Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN (FIM–CSN), qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats partout au Québec, s’inquiète pour l’avenir des emplois du secteur forestier. « Les décisions du gouvernement appauvrissent les forêts, ce qui risque d’avoir des impacts sur les volumes récoltés, la qualité de la fibre et sur les emplois qui y sont rattachés. Le manque de vision globale du ministère des Forêts pourrait même nous faire perdre nos certifications qui, au bout du compte, nuiraient à la réputation du régime forestier sur le marché international. Nous sommes inquiets pour les travailleurs, les travailleuses et les communautés qui dépendent d’une forêt en bonne santé. L’alliance entre la CSN et Nature Québec sera l’occasion d’offrir des solutions qui permettront de maintenir les emplois tout en protégeant les écosystèmes forestiers », explique Louis Bégin, président de la FIM–CSN.

            Nature Québec, qui a participé activement à la Commission Coulombe sur la gestion de la forêt publique québécoise et à la dernière modernisation du régime forestier, considère que le Québec est prêt pour un changement de paradigme en matière d’exploitation forestière. « La vision des enjeux forestiers du ministère des Forêts est simpliste et dépassée. Le gouvernement doit voir la gestion des forêts d’une manière globale et intégrée, en s’assurant que l’aménagement forestier est réalisé en harmonie avec la protection des espèces menacées comme le caribou, la création d’aires protégées, le récréotourisme, les droits des peuples autochtones, le maintien d’emplois de qualité et les retombées pour les communautés locales. Pendant que le gouvernement Legault s’entête à voir les forêts uniquement comme le bois qui peut y être coupé, c’est tout le monde qui perd au change », affirme Alice-Anne Simard, directrice générale de Nature Québec.

            La CSN et Nature Québec invitent les organisations environnementales, les groupes citoyens, les communautés autochtones, les syndicats, les scientifiques, les élu-es, les citoyennes et les citoyens à se joindre à cette initiative. « Dans les prochains mois, nous serons très actifs pour proposer des changements concrets à la gestion des forêts qui seront bénéfiques pour l’environnement et les emplois. Nous invitons donc toutes les personnes intéressées par l’avenir des forêts québécoises à se joindre à notre alliance pour que le milieu se fasse enfin entendre », explique Caroline Senneville, présidente de la CSN.

            « Le ministère des Forêts ne respecte pas sa mission première, qui est d’assurer la conservation et la mise en valeur des forêts dans une perspective de gestion durable. Ce ministère a failli à sa tâche, ce qui nous oblige à intervenir pour sauver les forêts et toutes les espèces qui y sont liées, incluant les humains », conclut Mme Simard.

            Des jours cruciaux de négociation pour les paramédics

            Le 20 avril les représentants des paramédics rencontrent de nouveau les négociateurs du gouvernement pour trouver une entente afin de renouveler les conventions collectives échues depuis plus de deux ans. Il est prévu que les enjeux majeurs des négociations seront abordés. Les paramédics espèrent, qu’enfin, les représentants patronaux auront les mandats.

            Pour rappeler que leurs revendications visent directement la pérennité et l’amélioration des services à la population, les paramédics de la Montérégie appuyés de leur collègues d’Urgence Santé ont tenu une activité de visibilité aujourd’hui aux abords du pont et sur le pont Champlain à Brossard

            Rappelons que les paramédics réclament un rattrapage immédiat pour amener les salaires à un niveau équitable par rapport à ceux offerts dans les autres emplois des services d’urgence et les hôpitaux. Ils veulent des moyens pour assurer aux paramédics qu’ils pourront généralement terminer leur quart de travail à l’heure prévue ainsi que prendre leur pause-repas. Parmi leurs autres revendications, notons l’élimination des horaires dits de faction, des horaires de travail désuets en vertu desquels les paramédics sont sur appel 24 h sur 24 durant sept jours consécutifs, ce qui entraîne des délais supplémentaires aux intervention ainsi qu’une attention aux enjeux de santé psychologique.

            À cause des mauvaises conditions de travail, de nombreux paramédics quittent la profession ou songent à le faire alors que trop peu de jeunes choisissent de joindre le secteur préhospitalier. Résultat : il manque de main-d’œuvre partout, les délais d’intervention explosent et on observe de plus en plus d’épisodes de découverture ambulancière.

            « Nous sommes choqués par le manque de respect du gouvernement à notre égard, dénonce le président du syndicat représentant les paramédics de la région, Gaétan Dutil. Nous pensons que ça doit préoccuper l’ensemble de la population parce que l’inaction du gouvernement actuellement remet en cause l’intégrité des services que nous offrons à la population. Bref, ce n’est pas qu’une question d’argent, c’est aussi une question d’arriver à temps pour sauver une vie ou limiter des complications pouvant diminuer considérablement la qualité de vie ».

            UQAM : les membres du SPPEUQAM–CSN acceptent le règlement du conciliateur

            Réunis en assemblée générale jeudi, les membres du Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l’UQAM (SPPEUQAM–CSN) ont accepté, dans une proportion de 75%, l’hypothèse de règlement déposée par le conciliateur. Cette hypothèse a été présentée par le conciliateur, in extremis, au petit matin le 11 avril, quelques heures avant le déclenchement prévu d’une grève générale illimitée.

            « Le règlement comporte plusieurs avancées dans différents aspects existants de la convention collective actuelle et en introduit de nouveaux. Surtout, il est un bon pas en faveur de la volonté des membres d’obtenir une stabilisation des emplois », se réjouit Olivier Aubry, président du SPPEUQAM–CSN. Ce besoin de reconnaissance est d’autant plus criant que les 2 500 membres du syndicat donnent 60% des cours de premier cycle à l’UQAM et font la fierté de l’établissement, réputé pour son enseignement ancré sur le terrain.

            Parmi les gains syndicaux, on retrouve diverses mesures dont:

            • l’instauration d’un comté paritaire d’implantation de la stabilisation professionnelle;
            • la possibilité de déposer des dossiers d’exigences de qualification d’enseignement (EQE) dans toutes les unités académiques (faculté, école, département, institut) de l’UQAM afin de pouvoir donner d’autres cours;
            • la création du fonds de formation EQE d’une valeur de la rémunération de 35 charges de cours;
            • la poursuite des négociations afin que l’enseignement en ligne devienne une véritable formation à distance et que, si ces négociations achoppaient, un droit de grève puisse être exercé;
            • la révision des gabarits définissant les conditions de travail des superviseures, superviseurs de stage;
            • la possibilité de faire de la recherche ou de la recherche-création de façon autonome;
            • un montant forfaitaire unique pour les personnes qui ont donné des cours entièrement en ligne lors de quatre trimestres en 2020 et 2021.

            « Ces bonifications à la convention liant les membres du SPPEUQAM–CSN et l’employeur sont le fruit d’un combat mené avec une détermination syndicale qu’il faut saluer. Cette entente survenue après une quarantaine de séances de négociation comporte plusieurs améliorations dans les conditions de travail susceptibles de faire boule de neige dans d’autres universités québécoises », estime Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), responsable du regroupement université.

            La convention collective sera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2025.

            Des briseurs de grève chez Rolls-Royce Canada

            Le 6 avril, devant le Tribunal administratif du travail (TAT), Rolls-Royce Canada a admis avoir eu recours à deux personnes pour effectuer le travail des travailleuses et travailleurs qu’elle a mis en lock-out le 15 mars. Rolls-Royce Canada s’est engagée à ne plus avoir recours à ces deux individus.

            Depuis le début du conflit, le syndicat CSN constate chaque jour que Rolls-Royce Canada fait appel à des briseurs de grève. Le 10 mai prochain, les parties seront de retour devant le TAT afin de débattre du recours par l’employeur à quatre autres personnes. Par ailleurs, un enquêteur doit prochainement rendre son rapport sur d’autres utilisations potentielles de briseurs de grève.

            Pour le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada (CSN), l’entreprise doit se concentrer sur la seule issue raisonnable à ce conflit : une entente négociée.

            « Rolls-Royce Canada n’est rien sans nous, les travailleuses et les travailleurs, rappelle le président du syndicat, Frédéric Labelle. Notre travail est reconnu comme d’une qualité exceptionnelle dans toute l’industrie. On exige le respect de notre employeur. Rolls-Royce Canada a le devoir de négocier avec nous, pour vrai, une entente qui sera satisfaisante pour tous nos membres. Aucun coup de force ne viendra à bout de notre détermination. C’est même le contraire qui se produit : chaque jour qui passe, nous sommes plus forts, plus unis. »

            Les négociations sont ardues, notamment parce que Rolls-Royce Canada veut mettre fin au régime de retraite à prestations déterminées et propose un gel des salaires pour les années 2020 et 2021.

            Sans convention collective depuis mars 2020, ces 530 travailleuses et travailleurs spécialisés dans l’entretien de moteurs d’avion demandent un contrat de travail de cinq ans. Ils veulent notamment éliminer les clauses « orphelin » du régime de retraite et de l’assurance collective, améliorer les salaires et les horaires de travail ainsi que bonifier les congés.

            Réforme de la Loi sur le statut de l’artiste : François Legault doit respecter sa promesse, estiment les Québécoises et les Québécois

            Dans une proportion de 75 %, la population du Québec considère que le premier ministre François Legault doit respecter son engagement à réformer la Loi sur le statut de l’artiste au cours de son premier mandat, indique un sondage Léger mené au cours des dernières semaines à la demande de neuf associations du secteur des arts et de la culture.

            Alors que les résultats de ce sondage témoignent d’un fort appui de la population envers leurs revendications, ces associations – l’APASQ, l’AQAD, l’ARRQ, la GMMQ, la FNCC–CSN, la SARTEC, TRACE, l’UDA et l’UNEQ – demandent au premier ministre et à la ministre de la Culture et des Communications de déposer, avant la fin du mois d’avril, le projet de loi préparé en ce sens afin que les parlementaires puissent avoir le temps de compléter les travaux et procéder à l’adoption de la réforme avant l’ajournement de la session parlementaire et la tenue d’élections générales à l’automne.

            Les artistes : des travailleuses et des travailleurs comme tout le monde
            Pour ces organisations représentant plus de 26 000 artistes, toutes disciplines confondues, les résultats de ce sondage, mené par la firme Léger du 11 au 14 mars dernier auprès de 1009 répondants, démontrent la légitimité de leurs revendications :

            • 83 % des répondants considèrent que les artistes devraient bénéficier des mêmes droits et des mêmes protections que les autres travailleurs québécois;
            • 84 % de la population considère que les artistes devraient avoir droit à des conditions minimales de travail négociées, applicables à tous leurs contrats;
            • 87 % des répondants estiment que les artistes devraient être couverts par la Loi sur la santé et sécurité du travail et être protégés lors d’accidents de travail ou de maladies professionnelles;
            • Enfin, 83 % estiment que les artistes, comme les autres travailleurs, devraient bénéficier des dispositions en matière de harcèlement prévues par les normes du travail.

            Bien qu’une majorité de producteurs établis acceptent de négocier des ententes avec les associations d’artistes reconnues, de nombreuses brèches de la loi actuelle permettent à certains de n’appliquer aucune forme de condition minimale de travail – tout en recevant, de surcroit, des subventions de la part du gouvernement et de ses sociétés publiques. Cette situation doit être corrigée, estime la population du Québec :

            • 84 % des Québécoises et des Québécois affirment que le gouvernement et les sociétés publiques devraient s’assurer que les entreprises culturelles qui reçoivent des subventions respectent des conditions minimales de travail;
            • Dans une même proportion, ils jugent que les producteurs qui ne respectent pas les conditions minimales de travail des artistes ne devraient plus avoir accès au financement public;
            • Seulement 19 % de la population juge acceptable que le revenu médian des artistes soit inférieur à 25 000 $ par année.

            Les organisations à l’origine de ce sondage, dont les résultats complets sont disponibles à l’adresse www.commetoutlemonde.org/fichiers/SondageLeger_LSA.pdf, rappellent que c’est en constatant la précarité et la pauvreté qui prévalaient au sein de la communauté artistique que le Québec lui avait octroyé, en 1987, le droit de négocier des ententes collectives avec les associations de producteurs afin de baliser l’industrie et d’établir des conditions minimales de travail, les artistes n’étant protégés ni par les dispositions des Normes du travail ni par celles du Code du travail du Québec. Après 35 ans d’application, les nombreuses brèches doivent être corrigées, soutiennent-elles, afin que des conditions minimales de travail s’appliquent à tous et à toutes.

            Elles s’entendent également sur la nécessité de mettre un terme aux disparités entre différentes catégories d’artistes soumises à des environnements légaux distincts. Elles demandent ainsi au gouvernement d’octroyer aux écrivaines et aux écrivains, ainsi qu’aux autrices et auteurs dramatiques, le droit, pourtant conféré aux artistes de la scène, du disque et du cinéma, de négocier des ententes collectives dont ils sont aujourd’hui privés.

            Dans le même esprit, les neuf associations demandent au gouvernement d’intégrer au sein de la loi certaines disciplines artistiques qui demeurent exclues de son application : les scénographes, éclairagistes, costumières et costumiers et autres concepteurs et conceptrices des arts de la scène devraient bénéficier du même statut que les autres artistes. Elles rappellent que les dernières modifications apportées à la loi en 2009 n’ont pas intégré ceux-ci, contrairement à leurs collègues œuvrant en cinéma, en publicité et en vidéoclip.

            L’ensemble de ces revendications peut être consulté à l’adresse suivante : www.commetoutlemonde.org

            Représentant plus de 26 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs confondus à travers le Québec, les neuf associations œuvrant dans le milieu des arts et de la culture sont les suivantes :

            Tuer le Publisac aura des impacts majeurs : la CSN demande l’intervention du gouvernement

            La ville de Montréal a pris une décision unilatérale en annonçant la mise en place d’un système qui fera en sorte qu’une majorité de la population ne recevra plus le Publisac, ce qui rendra sa distribution non viable et aura des impacts dévastateurs, tant sur l’emploi que sur l’information locale. Certes, réduire le volume de recyclage est important, mais ce n’est pas le seul enjeu à considérer.

            Un enjeu de transition juste
            « La CSN estime que ce genre de décision doit être prise en concertation. Il faut faire des choix qui règlent véritablement les problèmes et évitent d’en créer de nouveaux. Nous demandons donc l’intervention du gouvernement du Québec, tant à Montréal que pour l’ensemble du territoire », ajoute Yvan Duceppe, porte-parole de la CSN dans les dossiers environnementaux. Ce dernier estime qu’une transition juste doit se faire en associant les personnes concernées.

            Aucun arbre n’est coupé pour imprimer les circulaires
            D’un point de vue environnemental, il est important de prendre conscience qu’aucun arbre n’est coupé pour faire le papier des circulaires ou des journaux locaux. En effet, ce papier est fabriqué avec les copeaux issus du sciage du bois d’œuvre. Sans cette économie circulaire établie de longue date, les copeaux risquent de devenir un simple déchet et le nombre d’arbres coupés sera le même qu’avant. La CSN craint par ailleurs que cette décision unilatérale de Montréal se répercute dans d’autres régions du Québec. « Nous devons travailler en amont pour trouver un nouveau débouché pour les copeaux et pour les usines de papiers dans nos régions », affirme Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN (FIM–CSN), qui rappelle que le papier des circulaires doit normalement être recyclé, ce qui redonne une 2e vie aux copeaux du sciage.

            Nouveaux déserts d’information
            Le Publisac est le moyen de distribution privilégié d’une majorité d’hebdos locaux, dont ceux de Métro Média. La Fédération nationale des communications et de la culture de la CSN (FNCC–CSN) a évalué que la fin du Publisac engendrerait des coûts de distribution de 20 M$, une hausse impossible à soutenir pour les éditeurs. « Seulement chez Métro, on estime que 40 journalistes perdront leur emploi étant donné que le modèle d’affaires ne sera plus viable », affirme Annick Charette, présidente de la FNCC–CSN. La fédération craint donc que des déserts d’information se multiplient parce que l’information locale fiable ne sera plus disponible nulle part.

            Il faut trouver des solutions
            « Nous demandons à la ville de Montréal et à Valérie Plante de retarder leur décision pour prendre le temps de trouver des solutions aux pertes d’emplois et aux problèmes de diffusion de l’information locale dans tous ses quartiers. Le problème du recyclage et des matières résiduelles demeure entier à Montréal, il faut s’y attaquer maintenant et il faut le faire dans une perspective de dialogue social et de transition juste », insiste Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

            La FEESP–CSN réclame d’urgence une hausse des salaires des conductrices et conducteurs du transport scolaire

            Après des années de revendications infructueuses auprès du ministère de l’Éducation pour tenter de régler le grave problème de pénurie de main-d’œuvre qui continue de sévir dans le transport scolaire partout au Québec, le Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) a déposé vendredi une pétition, accessible dès maintenant sur le site de l’Assemblée nationale, afin de réclamer d’urgence une hausse significative des salaires des conductrices et conducteurs de véhicules scolaires, autobus comme berlines. Cette pétition est parrainée par la députée de Sherbrooke et porte-parole du deuxième groupe d’opposition en éducation, Christine Labrie.

            Des milliers de trajets annulés
            « Au cours des dernières semaines, la pénurie de conductrices et conducteurs de véhicules scolaires a atteint un sommet inégalé. Uniquement au Centre de services scolaires des Affluents, plus de 2600 parcours ont dû être annulés à ce jour en raison du manque de conducteurs. Au Centre de services scolaires des Samares, la situation est similaire, avec environ 3500 parcours qui ont dû être annulés depuis le début de l’année scolaire. Pour ces deux Centres de services scolaires seulement, cela équivaut à plus de 1500 élèves qui n’ont pas de service chaque jour. C’est absolument inacceptable », a déploré Josée Dubé, présidente du Secteur transport scolaire de la FEESP–CSN et présidente du Syndicat des travailleurs des Autobus Gil-Ber–CSN.

            Cette situation n’est pas propre à la région de Lanaudière; elle touche l’ensemble des régions du Québec. À l’heure actuelle, on estime qu’il manque environ 1200 conductrices et conducteurs pour endiguer la pénurie, ce qui constitue un frein à l’accès à l’éducation, car plusieurs élèves manquent l’école quotidiennement, faute de transport scolaire.

            Un besoin évalué à 90 M$
            « Aujourd’hui, nous mettons en ligne une pétition pour revendiquer une enveloppe dédiée exclusivement à l’amélioration des salaires des conductrices et conducteurs. Il s’agit d’un besoin criant qui est évalué à environ 70 M$ par année, en plus des 20 M$ déjà affectés au Programme d’aide financière pour la rétention des conducteurs d’autobus scolaire (PAFCAS), qui n’a démontré aucun effet sur l’attraction ni la rétention de personnel, puisqu’il ne modifie pas substantiellement les conditions salariales de l’emploi », a déclaré Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN.

            Accentuation des moyens de pression et appel à la mobilisation
            D’autres actions de mobilisation seront effectuées d’ici la fin mai pour faire pression sur le gouvernement. En ce sens, la sortie des nouvelles règles budgétaires pour le transport scolaire est l’occasion parfaite pour régler le problème. « Il est temps de cesser les demi-mesures et de régler le problème pour de bon, sans quoi le service fiable et sécuritaire du transport scolaire sera en péril. Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge se doit d’agir maintenant ! », a ajouté la présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN, Patricia Rivest.

            « Aujourd’hui, j’appelle les conducteurs et conductrices des quatre coins du Québec à se mobiliser, à faire circuler la pétition et à interpeller les élu-es de leurs régions. On invite aussi les parents, premières victimes de la pénurie de conducteurs et conductrices, à se mobiliser en vue d’un refinancement du transport scolaire pour préserver le droit à l’accès à l’éducation de leurs enfants », a conclu Josée Dubé.

            Lien vers la pétition
            https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-9581/index.html

            Un budget globalement favorable aux travailleurs

            La Confédération des syndicats nationaux (CSN) se réjouit de constater que la vigueur de la reprise de l’économie canadienne permet au gouvernement libéral de faire le choix de consolider certains programmes clés venant en aide aux travailleuses et aux travailleurs.

            La CSN déplore toutefois que le gouvernement ait privilégié des programmes de santé particuliers plutôt que de rehausser les transferts fédéraux aux provinces. « Encore une fois, le gouvernement fédéral ignore l’appel unanime des provinces qui, comme le Québec, ont vu les coûts de leur système de santé exploser pendant qu’Ottawa demeure les bras croisés », mentionne la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

            Assurance-emploi
            En matière d’assurance-emploi, la déception est grande : en ne renouvelant pas les mesures temporaires apportées depuis le début de la pandémie pour améliorer l’admissibilité au régime d’assurance-emploi, la ministre Freeland envoie un très mauvais message aux travailleuses et travailleurs sans-emploi, considère la centrale syndicale, qui réitère la nécessité d’une réforme l’ensemble du programme, dont les travaux traînent en longueur.

            Déplorant que le programme d’assurance médicaments ne fasse pas dès maintenant l’objet de mesures budgétaires, le CSN salue néanmoins les avancées en matière d’accès au logement et à l’assurance dentaire. « La CSN a toujours défendu l’amélioration des conditions de vie des travailleuses et des travailleurs, qui est tout aussi importante que celle de leurs conditions de travail, rappelle la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Pour plusieurs, l’accès au logement devient de plus en plus problématique, et pas seulement dans les grands centres urbains. Nous nous réjouissons de constater que le gouvernement libéral répond à l’appel des citoyennes, des citoyens et de plusieurs villes du Québec. »

            Urgence climatique
            La CSN déplore cependant les nombreuses contradictions du gouvernement en matière de lutte au changement climatique. Certes, le budget présenté par Chrystia Freeland prévoit effectivement les ressources budgétaires nécessaires au bon fonctionnement du plan annoncé par le ministre de l’Environnement la semaine dernière, mais fait l’impasse quant à l’élimination des subventions à l’industrie pétrolière. « Malheureusement, le gouvernement n’en est pas à une incohérence près, se désole la présidente de la CSN. Le feu vert octroyé au projet Bay du Nord hier, qui permettra l’exploitation de 300 millions de barils de pétrole par année, ne peut que miner tous nos efforts visant à réduire notre empreinte écologique. »

            Enfin, la centrale syndicale salue les efforts qui figurent au budget en matière d’évasion et d’évitement fiscaux. Elle est également satisfaite de la hausse d’impôts à l’égard des banques et des compagnies d’assurances, qui ont vu leurs profits exploser au cours des deux dernières années.

            Adoption du projet de loi 1 : une occasion manquée de faire mieux pour les familles

            Bien qu’elle salue l’effort mis pour améliorer la situation, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN) accueille avec déception l’adoption telle quelle du projet de loi 1. Dans un contexte de manque criant de places subventionnées et de travailleuses, la FSSSCSN pense que le ministre de la Famille aurait dû profiter du changement de loi pour doter le Québec d’un véritable réseau complet de services de garde éducatifs à contribution réduite.

            Pour Lucie Longchamps, vice-présidente des secteurs privés à la FSSSCSN : « La conversion des garderies privées vers le réseau des CPE et des milieux familiaux régis n’est pas assez substantielle. On va rester avec un réseau à deux vitesses encore trop longtemps pour trop de parents et d’enfants. Pourquoi ne pas faire immédiatement ce qui devrait être fait pour un réseau de garde uniforme ? »

            Pour la FSSSCSN, la question des personnes non reconnues en service de garde reste également un enjeu. Pour Chantal Racicot, représentante du secteur des Responsables des Services de garde en milieu familial de la FSSSCSN « Des changements législatifs et des projets de loi ça ne se change pas si souvent, ça aurait été le moment d’en faire plus pour le réseau des services de garde. Ce changement de loi était une occasion en or d’inclure plus rapidement au réseau et surtout de subventionner les responsables de services de garde non reconnues, quatre ans ce sera beaucoup trop long pour des milliers de parents et surtout d’enfants qui sont dans ces services sans réelle surveillance. »

            Rappelons également que la notion du ratio-bâtisse dans les CPE n’a pas été retirée de ce projet de loi. C’est un grand enjeu pour la FSSSCSN à cause de la surréservation qu’elle engendre. Pour Stéphanie Vachon, représentante des CPE, la position du ministre sur la question du ratio-bâtisse est décourageante. « Le ministre vise la flexibilité, mais au quotidien dans les CPE, les éducatrices vivent avec de l’overbooking. Le ratio enfant-éducatrice déborde presque toute la journée, tous les jours! On ne peut pas continuer comme ça! »

            « Le manque criant de places en service de garde, surtout dans les services de qualité à contribution réduite comme les CPE ou en milieu familial subventionné, enferme des milliers de femmes devant le non-choix de devoir rester à la maison. Nous nous attendons encore à ce que le ministre en fasse davantage! », de conclure Lucie Longchamps.

             

            Le conflit dans les CPE ? À Montréal et Laval, une association patronale refuse de régler !

            Alors que toutes et tous pensaient le conflit des Centres de la petite enfance (CPE) bel et bien terminé depuis décembre 2021, un regroupement patronal de 115 CPE au Québec, qui compte 83 installations à Montréal et Laval, reste imperturbable et refuse la proposition de règlement du syndicat qui est plus que raisonnable. En effet, l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE) exige du syndicat des reculs importants concernant la définition même de l’équipe de travail et du rôle de celle-ci et de la semaine normale de travail. Ces reculs touchent aussi les horaires de travail, les choix de groupe et les pauses ainsi que l’abolition des comités de sélection et de permanence. L’APNCPE rejette aussi une partie de l’accord national et ses lettres d’entente qui concernent les enfants à besoins particuliers, la charge de travail et l’évaluation des tâches des responsables en alimentation. Malgré la volonté du syndicat d’avoir une paix industrielle, de nouvelles perturbations sont à prévoir.

            Le syndicat avait fait une offre difficile à refuser
            Le 17 mars dernier, le STCPEML déposait pourtant à l’association patronale une proposition généreuse, finale et globale, pour faire entériner l’entente : laisser tomber toutes ses demandes touchant les clauses régionales, si elle acceptait les termes de l’entente nationale déjà conclue en décembre 2021.

            Selon Anne-Joelle Galipeau, présidente par intérim du syndicat : « On préfèrerait reporter le règlement de ces clauses à une prochaine négociation justement pour prévenir une nouvelle vague de moyens de pression. Nous sommes la seule région au Québec où une association patronale nous demande de faire des reculs majeurs afin d’obtenir l’entente nationale résultant d’une lutte à l’automne dernier. Mais plutôt qu’accepter de maintenir les CPE dans des conditions statu quo qui sont acceptables pour une majorité d’employeurs, les CPE membres de l’APNCPE provoquent et choisissent le conflit. »

            L’histoire se fait attendre
            Rien n’est simple dans les CPE. Certaines directions de CPE font appel à des associations patronales pour gérer certains aspects de la convention collective. L’APNCPE avait refusé de s’asseoir à la table de négociation nationale à l’automne dernier. Elle répétait ce qu’elle avait aussi fait en 2017 alors qu’elle quittait la table nationale. « Les clauses salariales sont habituellement toutes déjà réglées au niveau national. La ministre Lebel avait qualifié l’entente nationale d’historique en décembre 2021. Il ne reste que certaines clauses régionales. L’APNCPE se montre capricieuse. Il semble bien que l’histoire se fasse attendre à Montréal et Laval » affirme Anne-Joelle Galipeau.

            Nouveaux moyens de pression
            La conciliation avec l’association patronale était commencée depuis septembre dernier et elle a été suspendue le 25 février. Les parties se rencontraient de nouveau le 17 mars. Le syndicat restait dans l’attente jusqu’à hier, de la réponse à sa proposition. Le syndicat se tourne maintenant vers ses membres. De nouveaux moyens de pression sont à prévoir.

            Consultez la carte des CPE touchés à l’adresse suivante https://bit.ly/35tZzK2

            Les installations impactées par le refus de l’APNCPE sont :

            1. ARCHE DE NOÉ, 330, rue Jacques, Laval, QC H7P 5Y8
            2. BÉCASSEAUX, 7665, rue Claire-Fauteux, Montréal, QC H1K 5B6
            3. BÉCASSINE, 201, avenue Mercier, Montréal, QC H1L 5G5
            4. BILLE DE VERRE, 7470, rue Jarry Est, Anjou, QC H1J 1H3
            5. BOBINO-BOBINETTE, 12505, 28e Avenue, Montréal, QC H1E 3V3
            6. BOTTINE FILANTE 1 ET 2, 6970, avenue Christophe-Colomb, Montréal, QC H2S 2H5
            7. BOTTINE FILANTE 3, 6241, rue Louis-Hémon, Montréal, QC H2G 2K8
            8. BOUTON ÉCLAIR, 7000, rue Jarry Est, Montréal, QC H1J 0B1
            9. CÂLINS, 6115, boulevard Lévesque Est, Laval, QC H7C 1N9
            10. CARTIERVILLE, 11760, avenue Robert-Giffard, Montréal, QC H4J 2C6
            11. CHÂTEAU DES NEIGES 1, 4565, chemin Queen-Mary, Montréal, QC H3W 1W5
            12. CHÂTEAU DES NEIGES 2, 5514, chemin Queen-Mary, Montréal, QC H3X 3V3
            13. CHATOUILLE, 2335, avenue Laurier Est, Montréal, QC H2J 1C5
            14. CHEZ-NOUS CHEZ-VOUS 1, 8605, rue Berri, Montréal, QC H2P 2G5
            15. CHEZ-NOUS CHEZ-VOUS 2, 185, rue de Castelnau Est, Montréal, QC H2R 1P3
            16. COPAINS D’ABORD DE MTL, 5355, avenue West Hill, Montréal, QC H4V 2W8
            17. DE LA CÔTE, 6700, chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal, QC H3S 2A8
            18. DOLMEN 1, 585, rue de Saint-Just, Montréal, QC H1L 6B1
            19. DOLMEN 2, 600, rue Georges-Bizet, Montréal, QC H1L 5S9
            20. DOLMEN 3, 610, rue Georges-Bizet, Montréal, QC H1L 5S9
            21. DOMAINE ST-SULPICE, 1300, rue Antoine-Déat, Montréal, QC H2M 2R1
            22. DULUTH, 3820, rue Saint-Dominique, Montréal, QC H2W 2A3
            23. ENFANTS DE TOUS PAYS, 11905, rue Grenet, Montréal, QC H4J 2J2
            24. ÉTOILES DU FAUBOURG 1 ET 2, 5115, rue de Contrecœur, Montréal, QC H1K 0L2
            25. ÉVANGÉLINE, 3650, avenue Calixa-Lavallée, Montréal, QC H2L 1M3
            26. FUNVILLE, 7000, boulevard Champlain, Verdun, QC H4H 1A8
            27. GALOP 1, 4120, 43e Rue, Montréal, QC H1Z 1R2
            28. GALOP 2, 4300, rue Jean-Rivard, Montréal, QC H1Z 2A8
            29. GARDELUNES, 6789 rue Saint-André, Montréal, QC H2S 2L1
            30. GARDIENS DES RÊVES, 3757, avenue Van Horne, Montréal, QC H3S 1R9
            31. GÉNIES EN HERBES, 1, Place Laval, Bureau 156, Laval, QC H7N 1A1
            32. GRAFFITI 1, 1150, rue Everett, Montréal, QC H2R 1N4
            33. GRAFFITI 2, 300, rue de Castelnau Est, Montréal, QC H2R 1P7
            34. IDÉE FIXE, 1825, rue de Champlain, Montréal, QC H2L 2S9
            35. ÎLE DES SŒURS 1, 532, rue de Gaspé, Verdun, QC H3E 1E7
            36. ÎLE DES SŒURS 2, 550, chemin du Golf, Verdun, QC H3E 1A8
            37. JARDIN CHARMANT, 2545, avenue Bennett, Montréal, QC H1V 3N3
            38. JARDINS DE FRUITS, 5075, rue Jean-Talon Ouest, Montréal, QC H4P 1W7
            39. JARDINS DE FRUITS (BC), 5101, rue Buchan, bureau 240, Montréal, QC H4P 1S4
            40. JARDIN DE LA RELÈVE, 1611, boulevard Crémazie Est, Montréal, QC H2M 2R9
            41. JOYEUX CARROUSEL, 6715, rue Beaulieu, Montréal, QC H4E 3G2
            42. PARMINOU, 25, rue Troy, Verdun, QC H4G 3C6
            43. LIEU DES PETITS 1, 9081, boulevard Saint-Michel, Montréal, QC H1Z 3G6
            44. LIEU DES PETITS 2, 5851, chemin Upper Lachine, Montréal, QC H4A 2B7
            45. LUMINOU, 16115, boulevard Gouin Ouest, Sainte-Geneviève, QC H9H 1C7
            46. MADEMOISELLE PLUCHE, 15140, rue Sherbrooke Est, Montréal, QC H1A 3X1
            47. MARIE-AUXILIATRICE 1, 8550, avenue Joliot Curie, Montréal, QC H1E 4C3
            48. MARIE-AUXILIATRICE 2, 8906, boulevard Maurice-Duplessis, Montréal, QC H1E 6X5
            49. MARMAILLE 1, 4125, boulevard de la Concorde Est, Laval, QC H7E 5A5
            50. MARMAILLE 2, 4121, boulevard de la Concorde Est, Laval, QC H7E 5A5
            51. MARMAILLE 3, 1455, rue du Plateau-Ouimet, Laval, QC H7L 2X4
            52. MARMAILLE 4, 3900, boulevard de la Concorde Est, Laval, QC H7E 2E3
            53. MARMOUSETS 1, 85, rue Sauvé Ouest, Montréal, QC H3L 1Y2
            54. MARMOUSETS 2, 9904, boulevard Saint-Laurent, Montréal, QC H3L 2N7
            55. MINI-FÉE, 359, rue Monty, bureau 12, Laval, QC H7A 2B9
            56. P’TITES FRIMOUSSES DE LA MERCI, 575, boulevard Gouin Ouest, Montréal, QC H3L 1K6
            57. PETIT CHEVAL, 8000, 8e Avenue, Montréal, QC H1Z 2V9
            58. PETIT MONDE DU COLLÈGE AHUNTSIC, 8945, rue Saint-Hubert, Montréal, QC H2M 1Y7
            59. PETIT RÉSEAU, 50, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal, QC H2X 3V4
            60. PETIT SENTIER, 10775 Grande-Allée, Montréal, QC H3L 2M8
            61. PETIT TALON 1, 7120, rue de Lanaudière, Montréal, QC H2E 1X9
            62. PETIT TALON 2, 1300, rue Jean-Talon Est, Montréal, QC H2E 1S1
            63. PETIT TALON 3, 7809, rue Boyer, Montréal, QC H2R 2S3
            64. PETITE STATION, 25, rue Legendre Est, Montréal, QC H2M 1E8
            65. PETITS CARILLONS, 6565, rue Marquette, Montréal, QC H2G 2Y6
            66. PETITS PIERROTS, 33, avenue du Moulin, Lachine, QC H8R 1N6
            67. PICOTINE 1, 722, rue de l’Église, Verdun, QC H4G 2M8
            68. PICOTINE 2, 720, rue de l’Église, Verdun, QC H4G 2M8
            69. PISSENLIT, 554, rue Sauriol Est, Montréal, QC H3L 2C9
            70. POINTE SAINT-CHARLES 1, 255, avenue Ash, Montréal, QC H3K 2R1
            71. POINTE SAINT-CHARLES 2, 237, avenue Ash, Montréal, QC H3K 2R1
            72. ROSERAIES, 6500, boulevard des Galeries d’Anjou, Anjou, QC H1M 1W2
            73. SAINT-ÉDOUARD 1, 6844, rue Drolet, Montréal, QC H2S 2T2
            74. SAINT-ÉDOUARD 2, 237, avenue Ash, Montréal, QC H3K 2R1
            75. SAINTE-ROSE, 2230, rue Gilford, Montréal, QC H2H 1H6
            76. SAINT-LOUIS, 2230, rue Gilford, Montréal, QC H2H 1H6
            77. SAINT-MARC, 7395, rue Garnier, Montréal, QC H2E 2A1
            78. SOLEIL DU QUARTIER, 1130, boulevard Saint-Joseph Est, Montréal, QC H2J 1L4
            79. TECHNOFLOS, 531, rue Jean d’Estrées, Montréal, QC H3C 6T7
            80. TRAIN DE BOURGOGNE, 2515, rue Delisle, 2e étage, Montréal, QC H3J 1K8
            81. TRÉSORS DE DÉMOSTHÈNE 1, 1565, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval, QC H7S 1N1
            82. TRÉSORS DE DÉMOSTHÈNES 2, 627, rue Principale, Laval, QC H7X 1C7
            83. VERMOUILLEUSE, 2611, avenue Valois, Montréal, QC H1W 3M7

            Secteur public : CSN, CSQ, FTQ, FIQ et FIQP conviennent d’un protocole de solidarité

            La CSN, la CSQ, la FTQ, la FIQ et la FIQP ont entériné cette semaine un protocole de non-maraudage en prévision de la période de changement d’allégeance prévue en juillet prochain. Cette entente traduit la volonté des parties signataires au protocole de concentrer leurs efforts autour de la préparation à la prochaine négociation nationale des conventions collectives dans le secteur public, dont les travaux devraient débuter à l’automne.

            Ce protocole de non-maraudage s’appliquera à toutes les organisations syndicales signataires du protocole et leurs affiliés. Celles-ci ont convenu de ne pas solliciter les membres d’une autre organisation et de n’appuyer aucune initiative locale allant en ce sens.

            La pandémie a révélé l’apport indispensable des travailleuses et des travailleurs dans le maintien des services publics, ainsi qu’elle a exacerbé la dégradation de leurs conditions de travail avec l’imposition d’arrêtés ministériels. Cette solidarité syndicale donnera à chacune des organisations les coudées franches pour s’y attaquer.

            Chaque organisation syndicale, en vertu de ses structures démocratiques, prendra les décisions relatives à la prochaine négociation nationale. Les conventions collectives du secteur public viendront à échéance le 31 mars 2023.

            Votre milieu de travail est-il bien protégé ?

            Ce 6 avril marque l’entrée en vigueur du régime intérimaire sur les mécanismes de prévention prévu par la modernisation de la Loi sur la santé et sécurité du travail (LSST). Un dossier qui parait dense et qui interpelle trop peu le public, mais qui a pourtant un impact massif dans la vie au travail des Québécois et des Québécoises.

            Depuis ce 6 avril, en plus de l’obligation de se doter d’un comité en santé et sécurité du travail, tous les milieux de travail ayant au moins 20 personnes salariées, qu’ils soient syndiqués ou non, devront choisir une personne représentante en santé et sécurité. Sélectionnée par les travailleurs et les travailleuses, cette personne aura comme mission de protéger les intérêts des travailleuses et des travailleurs de son établissement afin d’agir en prévention et diminuer les risques de lésions professionnelles. D’ailleurs, les milieux de moins de 20 personnes salariées devront également nommer un agent de liaison en santé et sécurité, un représentant aux pouvoirs plus restreints, mais qui aura sensiblement le même rôle. Cette fonction de chien de garde, auparavant exclusivement réservée à certains secteurs d’activité, est essentielle pour assurer un milieu de travail sain et sécuritaire autant sur le plan physique que psychologique. Les secteurs d’activités prioritaires qui y avaient droit dans l’ancienne mouture de la LSST ont vu chuter drastiquement leur nombre de décès liés aux accidents du travail.

            La généralisation de cette fonction à tous les secteurs d’activités est une revendication que les centrales syndicales portent depuis plus de 40 ans déjà. La personne représentante à la santé et la sécurité peut faire la différence pour que personne n’ait à risquer sa vie au travail. Nous unissons donc nos voix aujourd’hui pour encourager tous les travailleurs et les travailleuses du Québec à se prévaloir de ce nouveau droit pour rendre nos milieux de travail sécuritaire.

            Nous nous sommes exprimées à plusieurs reprises publiquement ainsi qu’auprès de la CNESST et du ministre Jean Boulet pour dire que le projet de loi de la CAQ en santé et sécurité du travail menaçait les droits acquis des groupes prioritaires, imposait des reculs importants pour les femmes et n’allait pas assez loin là où il y avait certains gains. N’oublions pas non plus que le projet de la CAQ comporte d’immenses reculs en matière d’indemnisation. Nous avons présenté plusieurs solutions au ministre, qui a plus souvent préféré mettre en œuvre celles des organisations patronales. Ces pressions nous ont certes permis de faire quelques gains, dont celui du régime intérimaire, mais il faut toutefois le dire, nous sommes encore très loin de ce que nous espérions quand le gouvernement nous faisait miroiter une modernisation de ladite loi. Notamment, il faut s’assurer que le temps prévu pour que les personnes en santé et sécurité soient suffisant pour qu’ils puissent jouer efficacement leur rôle.

            Nous souhaitons cela dit que les milieux de travail saisissent aujourd’hui toute l’importance de ce nouveau poste crucial et assurent sa mise sur pied dès aujourd’hui.

            Chaque année, c’est plus de 100 000 personnes qui sont victimes de lésions professionnelles à la suite d’expositions à des risques dans leurs milieux de travail. En plus des nombreux décès, le dernier rapport de la CNESST à ce sujet dénombrait 173 décès causés par le travail, seulement qu’en 2020. Un seul décès sera toujours inacceptable. Il est donc essentiel que tous les acteurs du milieu de travail, syndiqués ou non, se mettent de la partie. Le régime intérimaire est une occasion pour les employeurs de se mettre en action, d’ouvrir le dialogue et de considérer la voix des travailleurs et travailleuses qui connaissent les risques présents dans leur milieu de travail ainsi que les solutions pérennes pour y remédier.

            Mais la Loi 27 n’est pas entièrement finalisée : au cours des prochains mois, les organisations syndicales seront à l’affût et participeront à un processus d’élaboration de certains règlements à la CNESST afin, entre autres, d’établir des balises règlementaires sur plusieurs aspects – notamment les soins et traitements offerts aux victimes –, et de veiller au déploiement des mécanismes de prévention dans les différents milieux de travail du Québec. Les organisations syndicales profiteront de chaque occasion qui leur est donnée pour que la modernisation du régime en SST soit une occasion de protéger davantage les travailleuses et les travailleurs, et redevenir le chef de file en matière de santé et sécurité au travail.

            Nous avons désormais des outils qui peuvent sauver des vies et protéger l’intégrité de milliers d’autres, il faut s’en prévaloir dès maintenant !

             

            Daniel Boyer, président de la FTQ

            Caroline Senneville, présidente de la CSN

            Éric Gingras, président de la CSQ

            Luc Vachon, président de la CSD

             

             

            La CSN lance sa campagne nationale en santé-sécurité du travail

            Le 6 avril 2022 marque l’entrée en vigueur du régime intérimaire des mécanismes de prévention et de participation de la nouvelle loi 27. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) saisit cette occasion pour lancer sa nouvelle campagne nationale en santé-sécurité du travail, qui a pour but d’enraciner cet enjeu crucial dans tous les milieux de travail sans exception et de le placer dans les priorités de notre action syndicale.

            « C’est sous le thème Pour vraiment protéger tout le monde que nous lançons notre nouvelle campagne puisque les contrecoups de la loi 27 que devront encaisser les syndiqué-es et les non-syndiqué-es sont nombreux. La CSN s’assura que les organisations patronales siégeant à la Commission des normes, de l’équité et de la santé et sécurité du travail (CNESST) ne soient pas tentées d’imposer des reculs aux travailleuses et aux travailleurs couverts par les mécanismes de prévention des groupes prioritaires, de souligner Caroline Senneville, présidente de la CSN. Plus que jamais, nous devrons revendiquer que les mêmes protections soient appliquées de façon intégrale à toutes et à tous, et ce, peu importe le secteur d’activité dans lequel s’effectue le travail. »

             « Notre campagne s’étalera sur cinq ans et vise une bonification des lois en SST du fait que nous pouvons encore revendiquer des modifications à la loi 27 durant cette période cruciale. Malgré les reculs imposés, il est important de souligner que la loi comporte de nouvelles obligations pour tous les employeurs. En voici quelques exemples : de nouvelles responsabilités avec l’introduction des comités paritaires dans tous les milieux de travail de 20 salarié-es et plus ; l’identification obligatoire de tous les risques en SST liés à l’emploi, incluant les risques psychosociaux et ; l’introduction des représentants des travailleuses et travailleurs en SST dans tous les milieux de travail, de renchérir David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN et responsable politique de la SST. Il s’agit donc d’une occasion à saisir pour tous les milieux où la SST n’est pas encore à l’ordre du jour. »

            « Depuis leurs fondations, les treize conseils centraux de la CSN au Québec travaillent de très près avec tous les syndicats de leurs régions respectives en matière de SST. Ils offrent les formations, le soutien et l’appui aux blessé-es et aux victimes d’une lésion ou d’un accident de travail devant les instances et les tribunaux. Nous serons donc plus que jamais au front pour constater les failles des nouvelles lois, en plus de faire appliquer les nouvelles règles qui toucheront désormais tous les milieux de travail. Pour nous, il s’agit de faire avancer la cause des travailleuses et des travailleurs, de lutter pour défendre leurs droits », de conclure Chantal Ide, vice-présidente du Conseil Central du Montréal métropolitain–CSN et responsable politique de la SST.

            Retard de paiement sur le maintien de l’équité salariale : qu’est-ce que le gouvernement attend?

            Le gouvernement cumule des retards de paiement inexcusables liés à des ententes de maintien de l’équité salariale touchant des milliers de travailleuses et travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux. Pour la FSSS–CSN, le SQEES-FTQ, le SCFP, l’APTS et la FP–CSN, le ministre Dubé doit mettre fin à l’attente en annonçant la date des paiements. Le gouvernement doit faire le nécessaire pour que ces versements soient faits le plus rapidement possible.

            Des milliers de femmes sont toujours en attente du paiement du maintien de l’équité salariale. Elles ont travaillé depuis 2010 ou 2016 à des salaires en deçà de ce qu’elles auraient dû gagner. Ce sont plusieurs milliers de dollars que chacune de ces travailleuses attend. Une poignée d’établissements annoncent des dates. Mais nous attendons toujours que le gouvernement annonce la date officielle de versement, alors que ces sommes sont dues depuis longtemps et que le gouvernement peine à retenir le personnel dans le réseau. Ces retards n’aident en rien.

            « En pleine sixième vague de COVID-19, la patience des travailleuses et des travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux a atteint ses limites. On leur demande encore de fournir des efforts dans le cadre de la pandémie, mais on n’est pas en mesure de leur verser leur dû. C’est bien beau vouloir refonder le réseau de la santé et des services sociaux, mais le gouvernement doit d’abord respecter ses engagements. Il en va de la confiance du personnel, qui est l’épine dorsale de tout changement dans le réseau. Est-il nécessaire de rappeler que le personnel constitue l’un des quatre piliers du projet de refondation du ministre? Le négliger envoie un très mauvais signal », concluent les porte-paroles syndicaux de la FSSS–CSN, du SQEES-FTQ, du SCFP, de l’APTS et de la FP–CSN.

            C-18 : une excellente nouvelle pour les médias d’information, estime la FNCC–CSN

            La Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), qui représente la vaste majorité des employé-es des médias d’information francophones au Canada, se réjouit du dépôt du projet de loi C-18 par le ministre du Patrimoine, Pablo Rodriguez, aujourd’hui. Alors que la fédération a multiplié les appels à l’aide au cours des dernières années, quant aux impacts bien réels que représente l’appropriation croissante des revenus publicitaires et des contenus journalistiques par les géants du Web, la FNCC–CSN estime que le projet de loi présenté ce matin propose les meilleurs outils législatifs disponibles pour contraindre les GAFAM à rémunérer correctement les contenus journalistiques qui abreuvent leurs plateformes.

            « Quand un projet de loi répond en grande partie aux objectifs que les syndicats du secteur de l’information s’étaient fixés, il faut le reconnaître et s’en réjouir ! », avance d’emblée la présidente de la FNCC–CSN, Annick Charette. « L’objectif de ce projet de loi était d’imposer un partage plus équitable des revenus publicitaires en forçant les géants du Web à négocier des ententes avec les entreprises journalistiques. En ce sens, sous réserve d’une analyse plus approfondie, nous croyons que les mécanismes contenus dans le projet de loi sauront remplir cet objectif. »

            La FNCC–CSN salue en particulier le fait que le gouvernement ait restreint la durée de la période de négociation (au cours de laquelle les géants du Web auront à s’entendre avec les entreprises) et qu’il ait prévu le recours à un mécanisme d’arbitrage en cas d’échec des négociations.

            « À la CSN, on s’y connaît : négocier sans rapport de force ou sans obligation de résultat, ça donne rarement des résultats positifs. Il est donc important de maintenir cette possibilité de recourir à l’arbitrage, particulièrement dans cet écosystème particulier où le rapport de force entre les médias canadiens et les multinationales du numérique est complètement déséquilibré », souligne Annick Charette.

            Avec l’ensemble des syndicats qu’elle regroupe, la FNCC–CSN entend prendre part activement aux travaux parlementaires entourant l’étude du projet de loi C-18.

            « Les premières victimes de la chute brutale des revenus publicitaires subie par les médias d’information, ce sont les journalistes et l’ensemble des employé-es des entreprises journalistiques que nous représentons, rappelle la présidente de la FNCC–CSN. Ils ont subi les fermetures de journaux, les mises à pied massives et une panoplie de contraintes liées à une diminution des ressources financières. Une fois adoptée, cette loi devra répondre aux préoccupations exprimées depuis plusieurs années par ces travailleuses et ces travailleurs. » La FNCC–CSN aura à cœur de suivre ces ententes et de s’assurer que les nouveaux revenus ainsi générés se répercutent positivement sur le plan des conditions de travail et de pratique professionnelle des travailleurs et des travailleuses de l’information.

            La CSQ, la CSN et la FTQ annoncent la formation d’un front commun

            La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) annoncent la constitution du Front commun en vue des négociations pour le renouvellement des conventions collectives des travailleuses et des travailleurs du secteur public. Les trois centrales soulignent également que cette annonce coïncide avec le 50e anniversaire de la formation du premier front commun de 1972.

            « Il y a de quoi être fiers aujourd’hui! Unir nos voix et joindre nos forces en formant un front commun, une demande qui vient des membres. C’est ce qui est notamment ressorti des consultations menées : les membres ont exprimé leur volonté que l’on travaille en alliance pour envoyer un message clair au gouvernement devant l’ampleur de la tâche à venir », de déclarer Éric Gingras, président de la CSQ, François Enault, premier vice-président de la CSN et responsable de la négociation du secteur public et parapublic, et Daniel Boyer, président de la FTQ.

            « Nous avons à peine terminé une négociation hier que déjà, demain, nous en entamerons une autre, mais le contexte est bien différent, cette fois!, poursuivent les leaders syndicaux. Pour nous, il est clair que les résultats de la dernière négociation, menée dans un contexte extraordinairement difficile, ne sont qu’un tremplin pour celle qui vient. Cette fois, il faut s’attaquer aux problèmes de fond, nos membres ont été très clairs là-dessus. On en parle beaucoup, et depuis longtemps; c’est le temps d’agir concrètement, et des solutions, nous en avons. Et à ce chapitre, nous rappelons au gouvernement que ça passe nécessairement par les négociations! »

            Au nombre des différents défis à relever, notons l’amélioration des conditions de travail et de pratique, l’attraction et la rétention du personnel et l’amélioration des conditions salariales – pour tenir compte notamment de l’inflation qui frappe durement les travailleuses et les travailleurs –, qui feront évidemment partie des éléments soulevés par le Front commun. De façon plus précise, les revendications syndicales du Front commun seront constituées à partir des consultations menées auprès des membres, un processus qui s’enclenchera au cours des prochains mois.

            Ces problèmes, déjà présents avant la pandémie, se sont exacerbés au cours des deux dernières années, tout particulièrement dans le contexte de la crise sanitaire qui a secoué davantage les réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux, de l’enseignement supérieur et des organismes gouvernementaux. Sans compter les enjeux liés à la pénurie de main-d’œuvre qui frappe de plein fouet les réseaux publics, notamment en raison des conditions de travail non concurrentielles et difficiles.

            « C’est un message de solidarité et d’unité qui émane de ce front commun. Au cours des derniers mois, nos trois organisations ont parlé à plusieurs reprises de l’importance du dialogue social afin de trouver, ensemble, des solutions qui amélioreront les conditions de travail et d’exercice d’emplois de celles et de ceux qui œuvrent au quotidien dans les réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux et de l’enseignement supérieur. Nous sommes les porte-parole de celles et ceux qui offrent les services et les soins à la population et nous allons nous assurer qu’on les écoute et qu’on prend en considération leurs besoins. Bref, ces solutions sont urgentes pour donner de l’air à notre monde, qui en a besoin, et pour pérenniser nos réseaux à long terme. On a largement dépassé l’étape des mesures temporaires », lancent les chefs syndicaux, en conclusion.

            Après avoir mené des consultations auprès des membres, le Front commun déposera ses demandes au Conseil du trésor à l’automne prochain. Rappelons également que les conventions collectives viendront déjà à échéance dans un an, soit le 31 mars 2023.

            Profil du Front commun
            Ensemble, la CSQ, la CSN et la FTQ représentent plus de 355 000 travailleuses et travailleurs de l’État québécois dans les secteurs publics, en éducation, en santé et dans les services sociaux ainsi qu’en enseignement supérieur.

            Plan santé : pas de refondation sans concertation

            C’est avec un sentiment partagé d’appréhension et d’urgence d’agir que les syndicats du réseau de la santé et des services sociaux (RSSS) ont pris connaissance du Plan pour mettre en œuvre les changements nécessaires en santé, dévoilé aujourd’hui par le ministre Christian Dubé. Malgré les objectifs louables et l’ouverture démontrée par ce dernier, l’APTS, la FIQ et la FIQP, la FP–CSN, la FSQ-CSQ, la FSSS–CSN, le SCFP, le SPGQ et le SQEES-FTQ craignent que ce plan santé, et services sociaux rappelons-le, ne soit qu’un vaste exercice de relations publiques en vue des prochaines élections.

            Pour les organisations syndicales, le plan présenté est très ambitieux, elles comprennent que l’ensemble des mesures soumises ne pourront pas toutes être réalisées à court terme. Plusieurs d’entre elles ont d’ailleurs déjà été l’objet d’annonce ou d’engagement de la part du gouvernement. Les organisations demandent donc au ministre Dubé de prioriser les mesures visant une meilleure organisation du travail afin d’offrir de meilleures conditions d’exercice.

            Pour ce faire, les organisations syndicales invitent le ministre à poser d’ores et déjà un premier geste concret en mettant en place dès maintenant une série de solutions pour attirer et retenir le personnel. Il ne doit pas attendre cinq ans pour agir! Elles souhaitent également des échanges dès maintenant afin de convenir de solutions à mettre en place car il y a urgence d’agir.

            Ainsi, selon elles, le ministre Dubé devra obligatoirement leur faire une place importante dans l’élaboration ainsi que la mise en œuvre des mesures retenues. Les solutions apportées par les travailleuses et travailleurs du RSSS doivent y être réellement prises en compte s’il veut vraiment rebâtir le réseau public et que la population en soit fière. Il en va de même s’il veut atteindre son objectif de faire du RSSS un employeur de choix et favoriser l’attraction et la rétention des salarié-es dans le réseau public.

            D’ailleurs la place accordée au secteur privé inquiète particulièrement les syndicats, qui craignent un effet de vases communicants en défaveur du secteur public. On manque déjà de personnel dans le secteur public, ce sera pire si le privé embauche davantage. Cela aura pour effet d’accentuer la création d’un système à deux vitesses où l’accessibilité à des soins et des services partout sur le territoire est déjà remise en question. Les organisations syndicales réclament un moratoire sur tout nouveau projet de privatisation et invitent plutôt le gouvernement à une discussion en profondeur avec l’ensemble des partenaires du RSSS pour entamer une véritable refonte du réseau.

            « Depuis le début de la pandémie, le gouvernement Legault a soufflé le chaud et le froid lorsqu’il s’agissait d’impliquer les syndicats dans la prise de décisions et la mise en place de mesures pour assurer la prestation des soins et des services, favorisant les arrêtés ministériels plutôt qu’une véritable concertation. Les déclarations du premier ministre Legault sur sa page Facebook semblent encore aller en ce sens. On ne peut pas rebâtir le RSSS à coups de décrets, mais plutôt en établissant une relation de confiance et d’écoute. Cela passe nécessairement par la mise en commun des forces de toutes les actrices et tous les acteurs. Si le ministre Dubé s’engage véritablement dans cette voie, il pourra compter sur notre participation », ont déclaré les représentantes et représentants de l’APTS, la FIQ et la FIQP, la FP–CSN, la FSQ-CSQ, la FSSS–CSN, du SCFP, du SPGQ et du SQEES-FTQ.

            STT de Mitchel-Lincoln Cavendish–CSN, section Emballages Mitchel-Lincoln ltée – division Cavendish

            À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 20 octobre 2021, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Mitchel-Lincoln Cavendish–CSN a été accrédité pour représenter :

            « Tous les employé-es, salariés au sens du Code du travail à l’exception des employé-es de bureau, des vendeuses et vendeurs, des étudiantes et étudiants, des employé-es travaillant aux présentoirs et aux magasins. »

            Les travailleuses et travailleurs de Mitchel-Lincoln de Cavendish ont décidé de quitter le Syndicat International des Travailleurs et Travailleuses de la Boulangerie, Confiserie, Tabac et Meunerie Local 55 et de se joindre à la CSN pour plusieurs raisons. D’abord pour obtenir une représentation syndicale de qualité certes, mais également pour bénéficier de l’expertise de la CSN et des nombreux services qu’elle offre à ses syndicats affiliés. Depuis plus de quinze mois, ces travailleuses et travailleurs s’impliquent dans le projet de changement syndical, et bien qu’ils aient dû attendre le délai prescrit par le Code du travail, ils ne se sont pas laissé décourager et ont travaillé avec une rigueur exemplaire pour quitter le BCTM et fonder leur syndicat CSN bien à eux.

            L’étape de l’accréditation syndicale étant traversée avec succès, ils sont déjà prêts à travailler sur le renouvellement de leur convention collective aux couleur CSN. C’est donc avec plaisir que nous les accueillons parmi nous.

            Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            STT en intervention communautaire–CSN, section S.A.C. Service d’aide aux conjoints

            À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 19 octobre 2021, le Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire–CSN a été accrédité pour représenter :

            « Toutes et tous les salariés au sens du Code du travail. »

            Le SERVICE D’AIDE AUX CONJOINTS (SAC) est un organisme sans but lucratif s’adressant aux hommes vivant des difficultés conjugales dans une perspective d’intervention, de sensibilisation, de responsabilisation et de prévention de la violence conjugale.

            Malheureusement, les employé-es de l’organisme vivent du harcèlement et de la violence au travail. Ils ont décidé de rompre le cycle de la violence et l’isolement en se syndiquant avec la CSN.

            Cette nouvelle section du STTIC–CSN est affiliée à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            STT en intervention communautaire–CSN, section Projet Genèse

            À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 5 décembre 2021, le Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire–CSN a été accrédité pour représenter :

            « Toutes et tous les salariés au sens du Code du travail. »

            Le Projet Genèse est un organisme communautaire voué à la défense de la justice sociale, à la prise de contrôle des gens sur leur vie et à l’égalité. Ces belles valeurs, les employé-es les revendiquent également dans leur travail. Ils ont souvent demandé plus de transparence et d’équité de la part de la direction. Les dernières décisions unilatérales de celle-ci ont décidé les travailleuses et travailleurs à se syndiquer. En négociant leur convention collective, les salarié-es pourront ainsi restreindre les droits de gérance.

            Cette nouvelle section rejoint le syndicat régional qui est déjà affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            STT des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN, section Les Minis

            À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 4 décembre 2021, le Syndicat des travailleuses(eurs) des Centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN a été accrédité pour représenter :

            « Toutes et tous les salariés au sens du Code du travail. »

            La solidarité des grévistes des CPE a inspiré les travailleuses du CPE Les Minis. Elles vivent avec des décisions arbitraires de leur direction, qui amènent des conflits injustifiés dans l’équipe de travail. Toutes ensemble avec leur syndicat, elles vont se doter d’une convention collective et entre autres d’une liste d’ancienneté négociée.

            Cette nouvelle section rejoint le syndicat régional qui est déjà affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            STT des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN, section CPE Tyndale St-Georges

            À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 15 novembre 2021, le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN a été accrédité pour représenter :

            « Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail. »

            Le mouvement de grève dans les centres de la petite enfance, a influencé les travailleuses du CPE Tyndale St-Georges. Elles ont décidé de se syndiquer pour se doter d’une convention collective pour faire respecter leur droit. Elles ne veulent plus vivre l’arbitraire de leur employeur.

            Cette nouvelle section rejoint le syndicat régional qui est déjà affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            STT du Quality Inn Dorval–CSN

            À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 1er novembre 2021, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Quality Inn Dorval–CSN a été accrédité pour représenter :

            « Tous les salarié-es au sens du Code du travail, à l’exception des employé-es de bureau, de la gouvernante générale, des assistantes gouvernantes générales, du directeur d’entretien technique et des superviseurs. »

            Situé tout près de l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal, le Quality Inn Dorval est un hôtel où s’affairent plusieurs dizaines d’employé-es afin d’offrir un bon séjour aux clients. Auparavant liés avec le Syndicat des Métallos, les travailleuses et travailleurs voulaient revitaliser leur syndicat et rejoindre les normes actuelles de l’industrie de l’hôtellerie. C’est pourquoi ils ont majoritairement décidé de joindre les rangs de la CSN.

            Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            Le dernier blitz de négociation a échoué : le lock-out se poursuit

            Depuis que les salarié-es de Rolls-Royce Canada ont été mis en lock-out le 15 mars dernier, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada (CSN) tente de trouver une issue satisfaisante au conflit. Plusieurs heures de négociation ont eu lieu entre les parties syndicale et patronale au cours des derniers jours. Mercredi, Rolls-Royce Canada a cependant choisi de mettre fin à ces discussions. Jeudi et vendredi, le syndicat et l’employeur se sont retrouvés en présence du conciliateur pendant qu’à l’extérieur de l’usine, les travailleuses et les travailleurs poursuivaient l’installation de leur « quartier général » de grève. Le syndicat n’entend pas baisser les bras et il entend bien forcer un changement de cap de la part de la direction de Rolls-Royce Canada.

            Rolls-Royce Canada veut notamment mettre fin au régime de retraite à prestations déterminées et propose un gel des salaires pour les années 2020 et 2021.

            Personne ne veut vivre un conflit de travail. Personne ne devrait avoir à vivre ça un lock-out, déplore le président du syndicat, Frédéric Labelle. Mais nous sommes animés par notre conviction que nous méritons plus de respect. Ce que nous vivons, c’est l’aboutissement d’une détérioration continue des relations de travail chez Rolls-Royce Canada. Ils ne nous auront pas à l’usure. Nos membres sont déterminés. Ils se sont prononcés à 94 % en faveur de la grève. Nous rentrerons au travail la tête haute avec le contrat de travail que nous méritons.

            Notre travail est reconnu à travers toute l’industrie comme étant d’une qualité exceptionnelle, poursuit-il. Tout ce que nous réclamons c’est la reconnaissance, l’équité et la justice. Nous voulons notre juste part et nous entendons bien l’obtenir.

            Sans convention collective depuis mars 2020, ces 530 travailleuses et travailleurs spécialisés dans l’entretien de moteurs d’avion demandent un contrat de travail de cinq ans. Ils veulent notamment éliminer les clauses « orphelines » des régimes de retraite et d’assurances collectives, améliorer les salaires et les horaires de travail ainsi que bonifier les congés.

            Budget provincial : un budget électoraliste et des mesures non ciblées

            La Confédération des syndicats nationaux (CSN) déplore que le budget 2022-2023 du gouvernement provincial, présenté aujourd’hui par le ministre Éric Girard, en fasse trop peu pour réparer un Québec et des services publics mis à mal par des années d’austérité et deux ans de pandémie. Qui plus est, le gouvernement fait preuve d’une prudence financière inexplicable alors que la dette est amplement maîtrisée et que la situation financière ne justifie absolument pas une telle prudence.

            Les services publics ont encore mal
            Malgré des annonces positives pour le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur, la CSN demeure prudente. « On a hâte de connaître les détails pour voir où va aller l’argent. Pour voir si l’on va assister à une véritable relance post-COVID, ou bien si ce seront des mesures saupoudrées. Pour ce qui est de la santé, les montants annoncés sont navrants : ils ne feront que maintenir le niveau actuel du réseau, qui est dans un état lamentable et qui fait face à de graves pénuries de main-d’œuvre », déclare Caroline Senneville, présidente de la CSN.

            « Il va falloir que quelqu’un comprenne, à Québec, que ne pas faire de rattrapage massif en santé, après des années de coupures et des mois de délestage, c’est en quelque sorte maintenir l’austérité. La santé et les services sociaux sont un rouage essentiel de l’économie. Sans réinvestissement important, pas d’attractivité pour les travailleuses et travailleurs. Et ce n’est certainement pas le recours au privé qui va régler les choses : ça va plutôt favoriser l’exode du personnel », selon Mme Senneville.

            Des mesures peu porteuses pour ceux qui en ont besoin
            Pour la centrale syndicale, le montant de 500 $ qui sera remis à plus de 90 % des contribuables est une mesure non ciblée, trop généreuse pour les personnes à hauts revenus, et insuffisante pour ceux qui en ont le plus besoin. Une mesure plus circonscrite contre la hausse du coût de la vie devrait passer entre autres par des hausses de salaires conséquentes pour soutenir efficacement et durablement la population. Et une majoration beaucoup plus importante du salaire minimum, sur lequel le gouvernement pourra prélever taxes et impôts. À propos d’une éventuelle baisse d’impôts, la centrale syndicale est catégorique : cette stratégie profite aux plus nantis tout en nuisant au financement des services donnés à l’ensemble de la population.

            En plus des services publics, la relance économique doit passer par des investissements majeurs dans les infrastructures, la formation et la requalification de la main-d’œuvre et dans les milieux qui sont et seront affectés par la transition écologique.

            Une « réserve » insensée
            « En annonçant vouloir réviser les cibles de réduction de la dette pour les 10 ou 15 prochaines années, le gouvernement détournera des dizaines de milliards de dollars de revenus vers le Fonds des générations et se privera ainsi de réinvestir de façon majeure dans les services publics et le développement économique. Cela laisse croire que les finances sont en mauvais état, ce qui n’est absolument pas le cas. On creuse notre déficit social pour payer une dette qui est largement maîtrisée. Nous, ce qu’on demande, c’est d’investir dans notre présent avant de se priver pour l’avenir », conclut la présidente.

            Médicaments et soins dentaires, une occasion à saisir pour le Canada

            La Confédération des syndicats nationaux (CSN) encourage les partis politiques à Ottawa à s’engager dans la mise en place concrète d’un régime universel d’assurance-médicaments au Canada et de politiques assurant l’accès à des services dentaires pour les Canadiennes et les Canadiens qui en ont le plus besoin. Ces mesures, ainsi qu’un soutien accru du gouvernement fédéral au logement abordable, sont au cœur d’une alliance annoncée plus tôt aujourd’hui entre le Parti libéral du Canada et le Nouveau parti démocratique. Ce dernier s’engage à appuyer le gouvernement à la Chambre des communes pour l’adoption des prochains budgets en échange de l’engagement du gouvernement à travailler activement à la mise en place de ces mesures.

            « Pour nous, il en va de la responsabilité de tous les élu-es de la Chambre des communes de travailler activement à la mise en œuvre de ces politiques, explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Nous appelons toutes et tous les députés à mettre l’intérêt collectif au sommet des priorités pour que ces projets deviennent réalité. Il est grand temps que toutes les Canadiennes et tous les Canadiens aient accès aux médicaments dont ils ont besoin. Ce sont aussi de bonnes politiques sur le plan économique, car cela permet de renforcer les services publics partout au pays, notamment au Québec tout en permettant un meilleur contrôle de la croissance des coûts du système, les médicaments en étant une composante importante. »

            La CSN se montrera très vigilante pour s’assurer que les Québécoises et les Québécois bénéficient de ce nouveau régime universel, car le régime québécois actuel d’assurance-médicaments ne correspond plus à nos besoins collectifs, notamment en raison des problèmes d’accessibilité, d’équité et de contrôle des coûts.

            En parallèle, la CSN réitère l’importance pour le gouvernement fédéral d’augmenter le niveau de ses transferts aux provinces en matière de santé et de services sociaux.

            Notons enfin que l’entente d’alliance PLC–NPD prévoit la présentation d’un projet de loi visant à interdire l’emploi de travailleurs de remplacement (briseurs de grève) lors de conflit de travail dans des entreprises sous juridiction fédérale.

            Budget 2022 : insuffisant pour réparer nos réseaux

            En réaction au budget déposé aujourd’hui, la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN (FSSS–CSN) aurait souhaité que le gouvernement en fasse davantage pour aider nos réseaux mal en point après deux ans de pandémie. Pour la FSSS–CSN, il aurait fallu aller chercher les revenus nécessaires pour avoir les moyens de nos ambitions pour réparer nos réseaux.

            « Notre réseau de la santé et des services sociaux subit de plein fouet les impacts de la pandémie. C’est plus que du rattrapage : il faut aussi s’assurer de fournir plus d’investissements qui assureront son attractivité auprès du personnel et l’accessibilité de ces services pour la population. Comme une anomalie dans le système que le gouvernement ne veut pas résoudre, le privé en santé est la brèche qui fait que notre réseau public ne peut pas se rétablir. Notre réseau a besoin d’une refondation en profondeur, basée sur les principes de décentralisation, de démocratisation et d’amélioration des conditions de travail. Une réforme telle que celle-là aura besoin de financement pour se réaliser pleinement et ainsi répondre aux besoins de la population québécoise. C’est un budget qui manque d’ambitions et qui n’en fait pas assez pour régler l’enjeu du manque de personnel », lance Réjean Leclerc, président de la FSSS–CSN.

            Il en va de même pour les services de garde éducatifs à l’enfance, souligne Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS–CSN. « On nous a promis 37 000 nouvelles places. Les familles ne peuvent attendre encore 18 mois, voire 2 ans, avant de concrétiser le tout. Pourtant, ce n’est pas faute de les avoir informés de la situation du réseau dès le début de leur mandat. Le recul des droits des femmes pendant la pandémie est un fait qui ajoute à la situation. Si on y additionne le manque de places de qualité et à contribution réduite, cela devient une catastrophe pour de nombreuses jeunes familles et surtout pour les femmes alors contraintes dans beaucoup de cas de demeurer à la maison. Le gouvernement doit en faire plus pour appuyer les travailleuses des services de garde et les familles ! »

            Avec le vieillissement de la population, la FSSS–CSN est également déçue de constater le peu d’investissement supplémentaire pour les soins et les services à domicile. « C’est un investissement avec lequel tout le monde gagnerait, puisqu’il revient moins cher que d’aller en centre d’hébergement. Qui ne souhaite pas vieillir à la maison ? Pourtant, le gouvernement ne met pas en place ce qu’il faut pour rattraper le retard du Québec », de conclure Réjean Leclerc.

            STT en intervention communautaire–CSN, section CARE Montréal

            À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 1er février 2022, le Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire–CSN a été accrédité pour représenter :

            « Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail, à l’exclusion du personnel de sécurité . »

            C.A.RE (Centre d’aide et de réinsertion) est un organisme communautaire voué à l’aide aux personnes en situation d’itinérance. Aide alimentaire, hébergement d’urgence et de longue durée, les travailleurs et travailleuses de C.A.RE offrent en tout temps des ressources pour répondre aux besoins de base de cette population.

            Depuis plusieurs mois déjà, les employés de CARE Montréal dénonçaient le manque flagrant de respect dont ils étaient victimes de la part de certains membres de la direction de l’organisme. Ils se plaignaient aussi des nombreux changements de tâches, voire de lieux de travail, apportés sans préavis par la direction et auxquels ils devaient se plier. La piètre qualité des équipements de protection individuelle rendus disponibles par l’employeur, que ce soit en lien avec la pandémie ou en raison du caractère particulier de leur travail, était également dénoncée par les employé-es, qui entameront sous peu des négociations avec l’employeur afin de stabiliser et d’améliorer les conditions de travail du personnel.

            Cette nouvelle section rejoint le Syndicat des travailleurs et des travailleuses en intervention communautaire (STTIC-CSN) qui est déjà affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            STT des industries manufacturières–CSN, section OPSIS Gestion d’infrastructures

            À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 27 janvier 2022, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des industries manufacturières – CSN/section OPSIS Gestion d’Infrastructures inc. a été accrédité pour représenter :

            « Tous les mécaniciens de machinerie fixe, ouvriers architecturaux et hommes à tout faire à l’exception des électriciens, des superviseurs et de ceux de rang supérieur. »

            Les travailleurs d’OPSIS Gestion d’Infrastructures inc. du Centre météorologique canadien ont décidé de changer de centrale en quittant les Métallos locale 1976 pour joindre les rangs de la CSN. Depuis l’échéance de leur convention collective en novembre 2020, ils ont été laissés pratiquement sans nouvelles, les Métallos ne les informant jamais des négociations qui étaient en cours pour le renouvellement de leur convention collective.

            Ce nouveau groupe joint ainsi le Syndicat des travailleuses et travailleurs des industries manufacturières – CSN, affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux. C’est donc avec plaisir que nous les accueillons parmi nous.

            Syndicat des travailleuses et travailleurs du YMCA du Parc–CSN, section Les YMCA du Québec

            À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 14 octobre 2021, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du YMCA du Parc–CSN a été accrédité pour représenter :

            « Toutes les salariées et tous les salariés au sens du Code du travail, monitrices-sauveteuses et moniteurs-sauveteurs. »

            Les travailleuses et les travailleurs ont décidé de se regrouper et de se syndiquer pour se faire respecter par Les YMCA du Québec. Le respect de l’ancienneté, des normes du travail et l’amélioration de leurs conditions de travail sont au coeur de leur décision de joindre la CSN !

            Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés de secteurs publics, au Conseil central du Montréal Métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

             

            La solidarité : un remède aux conflits de longue durée

            Les représentants de quatre syndicats étant en grève générale illimitée sont venus livrer de vibrants témoignages au Palais des congrès lors du dernier conseil confédéral qui a eu lieu le 16 et le 17 mars. Ils ont véritablement fait lever la foule qui s’est faite chaleureuse avec ses encouragements. Les porte-paroles ont témoigné de la solidarité animant leurs troupes, des difficultés encourues dans ce qui est devenu une opposition grugeant, encore et encore, le lien de confiance avec l’employeur.

            Au Hilton de Québec
            On sait que les employé-es du Hilton sont en grève depuis plus de six mois.

            Louise Jobin, la présidente du syndicat, nous a raconté comment le conflit du Hilton est devenu la longue histoire qu’on connaît de la détérioration des rapports avec l’employeur. On pense d’abord à la rénovation de l’hôtel qui a pris des allures de « rénoviction ». L’entreprise a mis beaucoup de temps à rappeler certains travailleurs et travailleuses, préférant faire porter un blâme facile sur la COVID. Elle a ensuite fait construire une enceinte clôturée en béton pour tenir à l’écart de l’hôtel les employé-es en grève qui ont baptisé la chose « le mur de la honte ». L’utilisation illégale de briseurs de grève est aussi venue ternir encore davantage le rapport de confiance. Mais le moral reste solide chez celles et ceux qui, comme Lahsen Belrhali, se tiennent debout. « La solidarité des membres, on la voit en temps de grève. Faire du piquetage, ça crée des liens » dit Lahsen, qui a 42 ans d’ancienneté et qui a largement contribué à la fondation du syndicat.

            Coop de Lanaudière
            Chez les travailleuses et travailleurs de la coopérative de Lanaudière, on entend le même vieux refrain : En grève depuis six mois, lock-out, briseurs de grève, gardes de sécurité en grand nombre. Le mépris de l’employeur envers le syndicat s’est traduit par plusieurs mesures disgracieuses : réductions de salaire punitives arbitraires et annulations unilatérales de périodes de vacances. Lors de son témoignage émouvant, Nicole Lambert a raconté comment les dirigeants ont fermé la quincaillerie de Joliette tout en gardant ouverts d’autres établissements voisins desservant de plus petites communautés.

            Fait remarquable, on a pu, le 17 février, écrire une page d’histoire lorsque les grévistes du Hilton sont venus prêter main-forte à leurs camarades de Joliette.

            Industries Mailhot
            Aux Industries Mailhot, la situation n’est pas entièrement comparable : l’entreprise est en plein virage technologique, a reçu d’importantes subventions gouvernementales pour son automatisation et possède une installation au Mexique qui produit le même type de pièces. Les personnes salariées, avec raison, sont inquiètes. Au lendemain de l’assemblée, elles ont même reçu, à leur domicile, la lettre d’un huissier, a raconté Daniel Ducharme, le responsable de la mobilisation. L’employeur tentait de les diviser.

            Rolls-Royce
            Rolls-Royce Canada, de son côté, a choisi, le mardi 15 mars, de mettre ses salarié-es en lock-out de façon sauvage, au moment même où ils s’étaient réunis en assemblée générale pour faire le point sur les négociations. L’annonce a été faite au micro par quelqu’un qui venait de recevoir la nouvelle sur son téléphone. Face à la situation, le syndicat a décidé de déclencher la grève. Le conflit est encore jeune, mais on retrouve une constante. Comme l’explique Frédéric Labelle, président du syndicat, « les réponses de l’employeur nous déçoivent. Plus il fait preuve de mépris à notre égard, plus notre sentiment d’appartenance envers cette entreprise s’effrite. »

            Une question de confiance
            Une convention collective établit une confiance construite selon des structures sociales et des institutions. Chez les dirigeants d’entreprises, on pense souvent que c’est en incitant les salarié-es à s’engager dans des projets motivants en lien avec les objectifs commerciaux de l’entreprise que cette confiance s’installe. Toutefois, pour ces derniers, cette relation ne peut que s’établir par le respect du personnel et du cadre collectif de travail.

            Ces directions d’entreprises ne reconnaissent guère la présence syndicale et son rôle. Leurs propres objectifs commerciaux tiennent rarement compte des valeurs et intérêts propres aux travailleuses et travailleurs.

            Les conflits de longue durée détruisent les liens de confiance entre employé-es et employeurs. Ces liens complexes, indispensables au bon fonctionnement d’une entreprise, prennent souvent des années à se reformer.

            Parlez-en à Johnny Lagacé qui, à 41 ans d’ancienneté au Hilton de Québec, a connu la grève de neuf mois en 1992. « L’employeur avait été obligé de demander l’aide de compagnies spécialisées pour reconstruire la confiance. Ils avaient commencé à donner des cours de français, d’anglais et à organiser toutes sortes d’activités. C’est revenu, mais très tranquillement. Ça a pris deux, trois ans pour oublier », dit-il.

            Les Industries Mailhot et Rolls-Royce Canada devraient peut-être y penser par deux fois avant de s’engager dans un long conflit. Car la raison fondamentale, pour une entreprise, de faire perdurer un conflit, est la suivante : briser les liens syndicaux.

            À cela, le remède est connu : la solidarité ! Nous vous invitons par ailleurs à soutenir les syndicats en conflits depuis plus de trois mois en contribuant à notre campagne de financement.

            La CSN demande la fin des versements au Fonds des générations

            Alors que Québec prévoit avoir atteint sa propre cible d’endettement au 31 mars de cette année, la CSN réclame la fin du versement annuel au Fonds des générations afin que ces milliards, qui auront finalement eu depuis 2006 un effet limité sur la réduction du ratio dette brute/PIB, soient réinvestis en financement des services publics, dans les programmes sociaux, les infrastructures, la formation des salarié-es et des mesures environnementales.

            « Il faut se rappeler que ces milliards ne sont pas de nouveaux revenus, mais des sommes qui, pour l’essentiel, étaient destinées au financement des services publics avant la création du fonds. Pour la CSN, il est inacceptable que le Québec se prive de marges de manœuvre récurrentes de 4 milliards $ pour rembourser une dette qui est sous contrôle. Surtout dans un contexte de grave sous-financement des services publics, après des années d’austérité et deux ans de pandémie » dénonce Caroline Senneville, présidente de la confédération.

            Les constats émis par de nombreux économistes réputés vont dans le même sens. « Ce qu’ils nous disent, c’est qu’il n’est pas normal que, lors de la première vague, moins de 300 personnes COVID-positives aient suffi à mettre sur pause une économie de 8 millions d’habitants. Pas normal non plus que le Québec soit la province qui a le moins de lits d’hôpitaux par habitant, que nous soyons parmi les provinces qui dépensent le moins par élève ou par étudiant en éducation et en enseignement supérieur, que la bonification du nombre de places dans les services de garde éducatifs en CPE n’aboutisse pas, que les CHSLD et les RPA soient en piteux état, que les pénuries de main-d’œuvre frappent un peu partout. Nous, ce qu’on demande, c’est d’investir dans notre présent avant de se saigner pour l’avenir », ajoute la présidente.

            « Le Fonds des générations, malgré son nom très “marketing”, est en fait constitué de montants extrêmement importants qui vont au remboursement de la dette alors que les finances sont déjà en bon état. Ce détournement budgétaire explique en partie le sous-financement des services publics et des programmes sociaux. Si le gouvernement décide de prolonger la mécanique du fonds et d’y investir chaque année des milliards, il va falloir se poser de sérieuses questions sur ses priorités et son engagement envers ses citoyens », déclare pour sa part Yvan Duceppe, trésorier de la CSN.

            Les projections du gouvernement témoignent des sommes excessives consacrées au remboursement de la dette. « Ce que les économistes nous disent, c’est que la dette est beaucoup moins coûteuse qu’il y a 15 ou 20 ans, en raison des faibles taux d’intérêt, qui devraient rester bas dans un avenir prévisible. Ils disent également qu’il faut maintenant investir de manière importante dans les domaines qui favoriseront le développement économique et social, ajoute le trésorier. En plus de réinvestir massivement dans nos réseaux publics, il faut maintenir des aides aux milieux les plus touchés par la pandémie (les arts et la culture, l’hôtellerie, la restauration, les commerces de détail) et offrir aux travailleuses et aux travailleurs de meilleures formations et requalification de la main-d’œuvre », affirme M. Duceppe.

            « L’humain doit être placé au centre de notre vision économique. Il n’y aura pas de développement digne de ce nom tant que des gens seront incapables d’aller travailler à cause de problèmes d’épuisement ou de santé mentale. Tant que le corps professoral et les parents devront se battre dans un système scolaire malmené et en manque de ressources. Tant que des milliers de gens attendront une chirurgie pour leur cancer ou pour reconstruire leur genou. Tant qu’il n’y aura pas de formation adéquate pour les travailleuses et les travailleurs, de mesures contre la pénurie de main-d’œuvre et de transition juste pour s’adapter aux changements climatiques, conclut Mme Senneville. Il y a urgence de réinvestir maintenant pour un demain plus prospère pour toutes et tous. »

            Unanimes, les députés enjoignent le gouvernement à négocier

            Par un vote unanime, l’Assemblée nationale du Québec a enjoint mercredi le gouvernement caquiste à négocier avec le Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ), qui est sans contrat de travail depuis deux ans.

            « Nous espérons que cette motion sera le coup d’envoi de la négociation, s’est réjouie la présidente du RSFQ, Josyane Giroux. Après deux ans sans véritable discussion, il est plus que temps d’obtenir la reconnaissance professionnelle que nous méritons et une véritable équité dans nos conditions de travail. »

            Adoptée « sans débat », la motion a été introduite au Salon bleu par la députée solidaire de Rouyn-Noranda, Émilise Lessard-Therrien. Trois ministres concernés par la négociation ont voté en faveur de son adoption : Christian Dubé (ministre de la Santé et des Services sociaux), Lionel Carmant (ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux), et Sonia Lebel (présidente du Conseil du trésor). Les cinq partis politiques représentés à l’Assemblée et les 101 député-es présents ont appuyé la motion.

            Cette motion appelle à débuter les négociations « sans délai », reconnaît « le travail exceptionnel » de ces professionnelles de la santé et « les avantages connus du suivi sage-femme ».

            Depuis avril 2020, seulement quelques rencontres avaient eu lieu entre le regroupement et les autorités du ministère de la Santé et des Services sociaux. Jusqu’à maintenant, les négociateurs gouvernementaux affirmaient qu’ils n’avaient aucun mandat pour négocier et donc, aucune offre à proposer.

            Plus de 6500 courriels inondent les bureaux ministériels
            Plus tôt en journée mercredi, les sages-femmes ont envoyé plus de 6500 courriels aux membres du Conseil des ministres. « Après deux ans sans négociation, ont-elles écrit, le travail doit commencer ! »

            « Le Conseil des ministres a le pouvoir d’ordonner au Conseil du trésor de déposer une réponse à nos demandes, a rappelé la présidente du RSFQ. Avec la motion unanime de l’Assemblée nationale, le gouvernement n’a plus de faux-fuyant. »

            « Dans le contexte difficile qui sévit présentement en obstétrique, il est totalement inacceptable que la CAQ laisse traîner la négociation, a ajouté le président de la Fédération des professionnèles de la CSN, Danny Roy. Il est grand temps que le gouvernement démontre que les femmes et les familles sont une priorité en donnant des mandats clairs à sa table de négociation. »

            Fin de l’état d’urgence sanitaire : les syndicats dénoncent l’attitude autoritaire du gouvernement

            Visiblement incapable de mesurer les effets dévastateurs des arrêtés ministériels qui pendant des mois ont sapé le moral des milliers de travailleuses et de travailleurs de la santé et des services sociaux, le gouvernement s’engage à nouveau dans cette voie. Pour la FSSS–CSN, la FSQ-CSQ, la FIQ et la FIQP, le SQEES-FTQ, le SCFP, l’APTS, la FP–CSN et le SPGQ, cela représente un déni de démocratie de même qu’un manque de respect de la volonté de leurs membres d’avoir des conditions de travail négociées de bonne foi. Les organisations syndicales feront tout en leur pouvoir pour que ce projet de loi ne soit pas adopté tel quel et prendront les mesures nécessaires pour se faire entendre, comme le prévoient les règles démocratiques.

            Il n’y a plus d’urgence sanitaire, mais jusqu’au 31 décembre prochain, le gouvernement veut garder tous ses pouvoirs pour décréter comme il l’entend les conditions de travail du personnel du réseau de la santé et des services sociaux. Ce faisant, il se garde le droit d’imposer des mesures inéquitables, décrétées unilatéralement, sans consultation avec le personnel du réseau et leurs représentantes.

            Avec le dépôt de son projet de loi sur la fin de l’urgence sanitaire, le gouvernement instrumentalise la crise sanitaire pour modifier unilatéralement des conditions de travail des travailleuses et des travailleurs de la santé et des services sociaux et favoriser la place du privé dans le réseau en prolongeant des contrats. De ce fait, il bafoue les droits syndicaux : le droit d’association et le droit à la négociation collective. Il dénie, de ce fait, les contre-pouvoirs et abuse de son pouvoir exécutif.

            Le projet de loi ne précise pas les mesures que le gouvernement entend maintenir, ce qui ne fait qu’ajouter à la confusion des travailleuses et des travailleurs. Quelle garantie ont elles que les arrêtés ne reprendront pas du service? Que ce projet de loi ne sera pas prolongé après décembre? Dans cette pandémie, le passé semble garant de l’avenir. Encore une fois, le gouvernement ne fait preuve d’aucune transparence ni d’aucune capacité à collaborer avec qui que ce soit.

            « Nous dénonçons fermement le projet de loi 28 qui vise véritablement à retirer le droit du personnel de la santé et des services sociaux de décider de leurs conditions de travail. Ce n’est pas en continuant de décider seul que le gouvernement va rétablir le lien de confiance avec l’ensemble des travailleuses et des travailleurs du réseau, bien au contraire. Encore une fois, le gouvernement jette de l’huile sur le feu et maintient le climat d’incertitude et de méfiance. Pour mettre fin à la crise, le gouvernement doit nous entendre et implanter des mesures permanentes pour reconnaître le personnel et attirer la relève », dénoncent les représentantes et représentants de la FSSS–CSN, de la FSQ-CSQ, de la FIQ et de la FIQP, du SQEES-FTQ, du SCFP, de l’APTS, de la FP–CSN et du SPGQ.

            Lock-out sauvage chez Rolls-Royce : les salarié-es déclenchent la grève

            Rolls-Royce Canada a choisi aujourd’hui de mettre ses salarié-es en lock-out, de façon sauvage, au moment même où ils étaient réunis en assemblée générale pour faire le point sur les négociations. À l’issue de cette assemblée, les travailleuses et les travailleurs de Rolls-Royce Canada ont donné à leur syndicat le mandat de déclencher la grève au moment jugé opportun, et ce, dans une proportion de 94 %. Face à la situation, le syndicat a décidé de mettre le mandat en œuvre immédiatement et de déclencher la grève.

            Sans convention collective depuis mars 2020, ces 530 travailleuses et travailleurs spécialisés dans l’entretien de moteurs d’avion demandent un contrat de travail de cinq ans. Ils veulent notamment éliminer les clauses « orphelines » des régimes de retraite et d’assurances collectives, améliorer les salaires et les horaires de travail, ainsi que bonifier les congés.

            « Cela fait des mois que nous plaidons à la table de négociation pour que les besoins des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce soient pris en compte, explique le président du syndicat, Frédéric Labelle. Mais les réponses de l’employeur nous déçoivent. Plus il fait preuve de mépris à notre égard, plus notre sentiment d’appartenance envers cette entreprise s’effrite. Nous sommes le cœur de cette entreprise. Sans notre travail, reconnu dans l’industrie comme étant de qualité exceptionnelle, Rolls-Royce ne pourrait aspirer être parmi les grands du secteur. Nous voulons retrouver le respect chez Rolls-Royce. »

            Face à l’usine du Chemin de la Côte-de-Liesse, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada (CSN) affiche d’ailleurs depuis quelques semaines le message suivant sur un panneau publicitaire : « Exigeons le respect chez Rolls-Royce Canada ». Avant de tenir la consultation d’aujourd’hui sur un mandat de grève, le syndicat a organisé plusieurs activités de mobilisation pour faire comprendre à l’employeur que les salarié-es tiennent à leurs revendications. Les membres y participent en grand nombre et se tiennent informés de l’évolution des négociations, car 25 séances de négociation ont eu lieu au cours des derniers mois. L’appui au comité de négociation est palpable.

            Appui indéfectible de la CSN
            La présidente de la CSN, Caroline Senneville, rappelle que les revendications du syndicat sont terre à terre. « Rolls-Royce Canada doit comprendre que c’est légitime pour les travailleuses et les travailleurs d’établir leur priorité et de vouloir améliorer leurs conditions de travail, particulièrement au moment où l’industrie s’arrache la main-d’œuvre qualifiée. C’est inconcevable qu’une entreprise aussi prospère ne soit pas capable de s’entendre avec ses salarié-es. C’est clair que toute la CSN va soutenir les travailleuses et les travailleurs de Rolls-Royce. Leur lutte est juste. »

            Des centaines d’employé-es de SSQ (Beneva) en grève

            Les membres du Syndicat des employés de bureau de SSQ VieCSN seront en grève les 14, 15 et 16 mars prochains pour dénoncer le traitement inéquitable que leur réserve actuellement SSQ (Beneva) dans le cadre du renouvellement de leur convention collective.

            Des employé-es moins importants ?

            « Ce qu’on vit présentement est un peu ahurissant. Alors qu’on nous demande d’accepter des augmentations salariales qui ne couvrent même pas la hausse du coût de la vie, on apprend que d’autres groupes d’employé-es se voient octroyer des bonifications d’entreprise significatives. Pour notre monde, ça ne passe juste pas et SSQ (Beneva) doit réaliser que ce n’est pas anodin qu’un aussi important mouvement de grève s’installe. Nous méritons mieux, c’est une question d’équité », explique Chantal Joly, présidente du Syndicat des employés de bureau de SSQ VieCSN.

            Rappelons qu’en guise de dialogue, SSQ (Beneva) n’a tenu que trois rencontres de négociation (à la table centrale portant sur les aspects salariaux) avec ses employé-es avant de demander la conciliation au Tribunal administratif du travail. Cette attitude dénote le peu d’ouverture et d’empathie auquel font face les employé-es de bureau et contribue à nourrir leur sentiment d’être laissés pour compte.

            « Comment un employeur de cette taille, avec les bénéfices qu’il réalise, peut-il même envisager de demander à des centaines de salarié-es de se contenter de quelques miettes ? C’est comme s’il leur disait : “nous, on a passé à la caisse et, pour vous, il ne reste plus rien”. C’est indécent. On invite les dirigeants de SSQ (Beneva) à aller faire un tour à l’épicerie pour comprendre ce qu’ils sont en train de demander de leurs  employé-es », commente Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

            Trois jours de mobilisation et de visibilité

            Les membres syndiqué-es se feront visibles les trois journées en faisant du piquetage devant les bureaux de SSQ à Québec (2525, boulevard Laurier) et devant les bureaux de SSQ à Longueuil (1225, rue Saint-Charles Ouest).

            Outre le Syndicat des employés de bureau de SSQ VieCSN, deux autres groupes d’employé-es affiliés à la CSN possèdent des mandats de moyens de pression lourds, pouvant aller jusqu’à la grève.

            Du soutien de toutes parts

            « SSQ, qui deviendra Beneva, dépense des fortunes en publicité pour affirmer que l’entreprise place l’humain d’abord. Ça, c’est vraiment le comble du cynisme. Il serait plus judicieux d’investir ces sommes dans celles et ceux qui leur permettent justement de réaliser leur mission », affirme Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

            « Selon ses propres affirmations, SSQ (Beneva) a atteint ses plus récents objectifs à 191 %. Ce succès-là, il ne tombe pas du ciel et il n’est pas le fruit du travail d’une poignée de personnes, mais est le résultat du travail d’employé-es qui aujourd’hui sont contraintes et contraints de prendre la rue pour réclamer leur juste part. Comme employeur, SSQ (Beneva) fait vraiment pâlir son étoile », conclut pour sa part Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

            Fin de l’état d’urgence sanitaire : les syndicats craignent que le réseau de la santé s’effondre

            Le gouvernement Legault aime parler de « refonder » le réseau de la santé et des services sociaux, mais il risque plutôt de s’effondrer si on laisse tomber toutes les mesures de soutien qui ont accompagné l’état d’urgence sanitaire depuis maintenant deux ans. Pour la FSSS–CSN, la FSQ-CSQ, la FIQ et la FIQP, le SQEES-FTQ, le SCFP, l’APTS, la FP–CSN et le SPGQ, il est urgent d’implanter des mesures permanentes à la fois pour reconnaître les efforts des travailleuses et travailleurs dans les deux dernières années et pour viser l’attraction et la rétention du personnel dans le futur.

            Le gouvernement met fin à l’urgence sanitaire et donc aux mesures COVID implantées durant la pandémie dans les prochaines semaines. Ces mesures servaient aussi au maintien du réseau. Le gouvernement mettra donc fin à l’arrêté ministériel qui permettait aux employeurs de restreindre les conditions de travail du personnel, mais aussi aux mesures incitatives pour reconnaître les efforts du personnel. En agissant trop vite, les organisations syndicales craignent que le gouvernement accentue une vague de départ dans le réseau et cause une nouvelle multiplication de bris de services à la population.

            « Avant d’aller de l’avant et de mettre fin aux mesures incitatives, le gouvernement doit réfléchir à l’effet que cela aura sur le personnel. Les travailleuses et travailleurs sont à bout de souffle après avoir lutté pendant deux ans contre la pandémie. On a déjà bien du mal à attirer et retenir le personnel dans le réseau, mettre fin rapidement aux mesures incitatives n’aiderait en rien. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement d’engager des discussions avec nous pour une meilleure transition et pour identifier des solutions permanentes pour mieux appuyer le personnel du réseau », indiquent les représentantes et représentants de la FSSS–CSN, de la FSQ-CSQ, de la FIQ et de la FIQP, du SQEES-FTQ, du SCFP, de l’APTS, de la FP–CSN et du SPGQ.

            Les organisations syndicales demandent de plus au gouvernement de revoir à la hausse les allocations kilométriques pour le personnel du réseau qui doit utiliser leur véhicule pour accomplir leur fonction. La hausse récente du prix de l’essence devient une contrainte financière importante pour le personnel visé, dans un contexte de manque de personnel.

            Le syndicat de CARE Montréal officiellement accrédité

            Le personnel de CARE Montréal sera désormais syndiqué, a tranché hier soir le Tribunal administratif du travail (TAT) à la suite d’une requête en accréditation déposée par la CSN. Les 115 salarié-es de l’organisme communautaire venant en aide à la population en situation d’itinérance sur le territoire montréalais seront représentés par le Syndicat des travailleuses et des travailleurs en intervention communautaire (STTIC), affilié à la FSSS–CSN.

            Cette décision met ainsi un terme à une longue bataille entamée en janvier dernier par la centaine d’employé-es, composée d’intervenantes et intervenants psychosociaux, chefs d’équipe, de chauffeurs et de préposé-es à l’accueil et à l’alimentaire. Le TAT confirme ainsi l’unité d’accréditation ciblée par la CSN dans sa requête, à savoir tous les salarié-es à l’exception du personnel de sécurité.

            Depuis plusieurs semaines, les employé-es de CARE Montréal dénonçaient le manque flagrant de respect dont ils étaient victimes de la part de certains membres de la direction de l’organisme. Ils se plaignaient aussi des nombreux changements de tâches, voire de lieux de travail, apportés sans préavis par la direction et auxquels ils devaient se plier. La piètre qualité des équipements de protection individuelle rendus disponibles par l’employeur, que ce soit en lien avec la pandémie ou en raison du caractère particulier de leur travail, était également dénoncée par les employé-es, qui entameront sous peu des négociations avec l’employeur afin de stabiliser et d’améliorer les conditions de travail du personnel.

            Pour le président du STTIC–CSN, Jason Jammet, la syndicalisation de CARE Montréal démontre toute la pertinence de la représentation syndicale dans le milieu communautaire. « Pour nous, il est inacceptable qu’en 2022 des employeurs agissent de manière aussi arbitraire et refusent de reconnaître la volonté collective de ses employé-es. Nous travaillons dans un contexte difficile, mais ce n’est pas parce que nos intervenantes et intervenants communautaires ont le cœur sur la main que nos employeurs doivent en abuser, comme c’était le cas chez CARE Montréal. Oui, nous répondons à un besoin essentiel pour Montréal et pour la population en situation d’itinérance, mais encore faut-il nous donner les moyens de jouer notre rôle au meilleur de nos capacités. En se dotant d’un syndicat pour faire valoir leurs droits, les employé-es de CARE se donnent les moyens de protéger la raison d’être de leur engagement professionnel, tout en se prémunissant contre l’arbitraire et les mauvaises décisions de l’employeur.  Nous tenons à les féliciter pour cette belle victoire !»

            Pour le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr, cette décision du TAT vient clore une saga qui a malheureusement démontré les difficultés à faire respecter les droits du travail en matière de syndicalisation au Québec. « Encore une fois, des travailleuses et des travailleurs ont dû se syndiquer en cachette. Ils ont été victimes d’intimidation et de représailles de la part d’un employeur totalement opposé à la syndicalisation de ses employé-es. La CSN continuera de défendre ces travailleuses et ces travailleurs qui, nous l’espérons, pourront réaliser les gains qu’ils méritent au cours de la négociation à venir. »

            Nouvelle convention collective pour les salarié-es du Palais des congrès

            Réunis en assemblée générale le 8 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs du Palais des congrès de Montréal ont entériné les termes de leur nouvelle convention collective.

            Ces 159 salarié-es membres de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) avaient précédemment adopté un mandat de grève qui devait être appliqué à compter de demain. L’entente permet donc d’éviter le conflit de travail. Le syndicat se réjouit notamment d’avoir pu obtenir intégralement les gains salariaux négociés par la CSN dans le secteur public. Leur nouveau contrat de travail viendra à échéance le 31 mars 2023, soit à la même date que toutes les conventions collectives du secteur public.

            « On voudrait ne jamais avoir à exercer la grève. C’est un moyen ultime et nous sommes bien contents d’avoir pu éviter un conflit de travail, explique le président des deux syndicats CSN du Palais des congrès, Daniel Potvin. Dans le contexte où les activités reviennent à la normale, il était extrêmement important pour nous de nous assurer que personne ne serait laissé derrière. Je salue la détermination et le courage de nos membres qui ont envoyé un message clair à l’employeur en votant la grève. »

            Pour la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Stéphanie Gratton, c’est là une belle démonstration du rapport de force des syndicats dans cette négociation. « Grâce à la persévérance et à la solidarité des membres des deux syndicats du Palais des congrès, l’employeur s’est finalement rangé derrière leurs revendications légitimes. Ces gains sont donc tout à leur honneur ! »

            Ces travailleuses et travailleurs du Palais des congrès veillent à la planification des salles, à l’organisation des événements, de même qu’à l’accueil des congressistes et au bon déroulement des activités qui s’y tiennent. Ils sont réunis au sein de deux unités, soit Le Syndicat des préposé-e-s aux événements du Palais du Congrès (CSN) et le Syndicat des employé(e)s de la Société du Palais des Congrès de Montréal (CSN).

            Ils sont affiliés au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) ainsi qu’à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Cette dernière représente plus de 65 000 membres, regroupés au sein de 425 syndicats affiliés, œuvrant dans de multiples secteurs d’activité tels que l’éducation, le transport, l’énergie, l’environnement, la sécurité, les sociétés d’État ainsi que les milieux municipal et communautaire.

            « Maintenir les travailleuses et les travailleurs au salaire minimum dans la pauvreté : quel choix consternant ! » 

            Dans le cadre des consultations portant sur le projet de règlement modifiant le salaire minimum, la coalition Minimum18$ dépose aujourd’hui un avis portant sur le salaire minimum au Québec. Les avantages d’une hausse du salaire minimum à 18 $ l’heure sont trop nombreux pour que le ministre du Travail, Jean Boulet, refuse d’en tenir compte. 

            Les avantages d’un salaire minimum à 18 $ 
            D’entrée de jeu, les membres de la coalition Minimum18$, qui regroupe plusieurs acteurs syndicaux, communautaires et de défense des droits des travailleuses et des travailleurs, rappellent que, selon les principaux indicateurs, il faut au moins 18 $ l’heure au Québec pour qu’une personne travaillant à temps plein puisse espérer sortir de la pauvreté.  

            Selon la porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Virginie Larivière, « en décidant de hausser le salaire minimum à un maigre 14,25 $ l’heure le 1er mai prochain, le gouvernement a fait un choix consternant : celui de maintenir dans la pauvreté des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs qui gagnent moins de 18 $ l’heure, dont une majorité sont des femmes. Pour une semaine de 35 heures, cela fait à peine 500 $… avant les déductions. Comment les membres du gouvernement croient-ils que tous ces travailleurs et travailleuses peuvent arriver à la fin du mois à payer leur loyer et leur nourriture et à prendre soin de leurs enfants avec un tel revenu? » 

            Par ailleurs, l’avis présenté au ministre Boulet aujourd’hui détaille les nombreux avantages qu’une hausse du salaire minimum à 18 $ pourrait avoir également pour les employeurs dans le contexte actuel du marché de l’emploi. Ceux-ci pourraient épargner sur les coûts engendrés par le roulement de personnel (notamment en matière de formation et d’encadrement), améliorer leur productivité en comptant sur une main-d’œuvre motivée offrant un meilleur rendement et se concentrer sur la qualité de la production plutôt que sur la stabilisation de leur main-d’œuvre.  

            Des arguments macroéconomiques sans fondement 
            L’autre pan de l’avis de Minimum18$ démontre que les arguments macroéconomiques mis de l’avant par le gouvernement pour justifier une approche conservatrice dans la fixation du salaire minimum sont sans fondement. 

            « Pourquoi le gouvernement s’obstine-t-il à plafonner le salaire minimum à 50 % du salaire horaire moyen? Ce ratio est pourtant dépassé par l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique sans que l’on ait constaté la dévastation annoncée. Différentes études ont largement dédramatisé les impacts prévus par l’économiste Pierre Fortin », rappelle le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc. 

            Alors que l’inflation atteint des sommets, certaines voix s’élèvent pour dénoncer l’impact multiplicateur qu’aurait une hausse substantielle du salaire minimum.  

            Mais Denis Bolduc rappelle que « limiter la hausse du salaire minimum n’est pas seulement une mauvaise manière d’aborder le problème; c’est une façon de faire qui pénalise ceux et celles qui sont touchés le plus durement par les variations à la hausse des prix des biens de première nécessité comme l’alimentation et l’habitation. Il ne faut pas oublier que les travailleuses et les travailleurs à bas salaire correspondent à une fraction réduite de la masse salariale globale du Québec : une hausse significative de leur rémunération ne peut, par définition, qu’avoir un impact limité sur les prix. Selon que l’on considère les effets directs seulement ou également les effets indirects d’une hausse à 18 $ sur les coûts des entreprises, les prix varieraient de manière assez limitée avec une hausse se maintenant sous la barre du 1 %. » 

            Lutter contre la pauvreté tout en stimulant l’économie 
            Au final, l’avis de la coalition Minimum18$ tend à démontrer que le contexte de relance économique post-COVID, doublé d’un contexte de rareté et de pénurie de main-d’œuvre, offre une occasion inespérée pour s’attaquer à la pauvreté en augmentant substantiellement le salaire minimum tout en stimulant l’économie. Déjà, rappelle la coalition, de nombreux employeurs du secteur du commerce au détail, de la restauration et du tourisme, qui regroupe une forte part des travailleuses et des travailleurs au salaire minimum, n’ont eu d’autre choix que de hausser leur salaire pour obtenir la main-d’œuvre recherchée. 

            À propos 

            La coalition Minimum18$ revendique la hausse du salaire minimum à 18 $, et ce, le plus rapidement possible. Les organisations qui en font partie : APTS, CSN, CSQ, CSD, FTQ, SFPQ, SPGQ, Collectif pour un Québec sans pauvreté, Front de défense des non-syndiqué-es, Centre des travailleurs et travailleuses immigrants.

            Déclaration intersyndicale de soutien à l’Ukraine

            Alors que la guerre fait rage en Ukraine et que ses habitants se battent courageusement pour défendre leur pays, les centrales syndicales québécoises – la FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD – condamnent vivement l’invasion injustifiable de ce pays par la Russie.

            Il s’agit d’une guerre en violation de la souveraineté d’un pays, en violation du droit international et des principes fondateurs de la Charte des Nations unies. Les centrales souhaitent envoyer un message de solidarité et de soutien sans équivoque à leurs camarades travailleuses et travailleurs ukrainiens, ainsi qu’à l’ensemble de la population de ce pays durement affecté depuis trop longtemps par le régime d’un dictateur russe.

            « Nous appelons à la paix et à la diplomatie, ainsi qu’à l’arrêt immédiat de cette agression et au retrait des troupes russes du territoire ukrainien. Parce que des millions de vies sont en jeu, parce que les conséquences de cette guerre entraîneront des répercussions pendant de nombreuses années dans la société ukrainienne, mais également chez la population russe pacifique, et que les invasions et la guerre ne sont pas des moyens acceptables de résolution des conflits dans nos sociétés dites modernes », affirment les présidences des centrales.

            « Comme centrales syndicales, nous sommes extrêmement sensibles au fait que cette agression aura des conséquences humanitaires catastrophiques, mais aussi un impact négatif considérable sur l’économie du pays, ses enfants, ses lieux de travail et ses emplois. Nous appelons à la solidarité syndicale mondiale pour la paix immédiate, et offrons tout notre soutien à l’importante diaspora ukrainienne du Québec, affligée par le sort de son pays d’origine. Camarades ukrainiens, vous n’êtes pas seul-es. La communauté syndicale internationale doit faire entendre sa voix face à cette agression et défendre haut et fort le droit de l’Ukraine de demeurer maître de son avenir », de conclure les centrales syndicales.

            Des employé-es de SSQ (Beneva) refusent de s’appauvrir

            En négociation avec leur employeur pour le renouvellement de leur convention collective, les membres du Syndicat des employés de bureau de SSQ VieCSN seront en grève aujourd’hui et demain le 3 mars. Ce débrayage survient alors que l’employeur persiste à déposer des offres salariales déconnectées de la réalité économique actuelle.

            Travailler et s’appauvrir
            En effet, malgré plusieurs séances de négociation, les offres déposées par SSQ (Beneva) ne couvrent même pas la moitié de l’augmentation du coût de la vie, alors que l’inflation dépasse actuellement le 5 %.

            « Nous sommes en grève parce que nous sommes consterné-es par le message que nous envoie notre employeur. Comment peut-on se sentir respecté-es alors qu’au moment où l’entreprise affiche des résultats mirobolants et dépasse largement ses objectifs, nous recevons une proposition d’un maigre 2,5 % d’augmentation salariale ? En fin de compte, SSQ nous demande de travailler à son succès tout en nous appauvrissant. C’est indécent et cette grève vise à exiger un traitement équitable et digne de notre contribution à l’entreprise » affirme Chantal Joly, présidente du Syndicat des employés de bureau de SSQ VieCSN.

            « Il n’y a pas mille façons de présenter les choses : SSQ, qui deviendra sous peu Beneva, a les moyens de payer adéquatement ses employé-es. On se demande comment, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, un employeur de cette envergure peut même envisager une proposition qui ne couvre pas au minimum la hausse du coût de la vie. Une telle attitude, en plus d’envoyer un message irrespectueux à ses employé-es, révèle aussi une mise en garde pour celles et ceux qui voudraient travailler au sein de cette entreprise. On les invite à revoir leur position et travailler avec le syndicat en vue d’un règlement qui tient compte de la réalité économique », ajoute Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

            Afin d’exprimer leur mécontentement, les employé-es se feront visibles les deux journées en faisant du piquetage devant les bureaux de SSQ à Québec (2525, boulevard Laurier) et devant les bureaux SSQ de Longueuil (1225, rue Saint-Charles Ouest)

            Outre le Syndicat des employés de bureau de SSQ VieCSN, deux autres groupes d’employé-es affiliés à la CSN possèdent des mandats de moyens de pression lourds, incluant la grève.

            Les salarié-es du Palais des congrès en grève du 10 au 13 mars

            Le Syndicat des préposé-e-s aux événements du Palais du Congrès (CSN) et le Syndicat des employé(e)s de la Société du Palais des Congrès de Montréal (CSN) déclencheront une grève de 72 heures à compter du jeudi 10 mars 2022, dès 6 h.

            Sans convention collective depuis le 31 mars 2020, ces 159 travailleuses et travailleurs réclament les mêmes conditions que celles négociées par la CSN dans le secteur public, notamment en ce qui a trait aux augmentations de salaire, pour un contrat de travail d’une durée de trois ans. Traditionnellement, le Palais des congrès, une société d’État, a toujours accepté d’octroyer ces mêmes conditions par l’entremise d’une clause dite « remorque ». Les syndicats s’expliquent bien mal que la partie patronale refuse cette façon de faire cette fois-ci.

            Soulignons que la Palais des congrès s’apprête à reprendre ses activités normales, à la suite des assouplissements des mesures sanitaires de la Santé publique. Un premier grand événement, le Salon national de l’habitation, se tiendra d’ailleurs du 10 au 13 mars.

            Pour le président des deux syndicats CSN, Daniel Potvin, le Palais des congrès est responsable de la situation. « Du côté syndical, nous avons fait notre part en proposant de reconduire le statu quo de la convention collective, explique-t-il. Pour nous, c’est majeur de nous assurer que les salaires demeurent en phase avec ceux qui sont versés aux autres salarié-es de l’État, et ceci pour la même durée que dans le secteur public. Tout ce que nous demandons au Palais des congrès c’est de reconduire ce modèle qui a fait ses preuves jusqu’à maintenant, notamment d’éviter les conflits de travail ». Rappelons que les négociations se déroulent en présence d’un conciliateur.

            Ces travailleuses et travailleurs veillent à la planification des salles, à l’organisation des événements de même qu’à l’accueil des congressistes et au bon déroulement des activités qui s’y tiennent.

            Si la grève doit être déclenchée, des piquets de grève seront érigés devant les entrées du Palais des congrès et des activités de visibilité se tiendront autour du plus important centre de congrès de la métropole.

            Les agents correctionnels marquent la reprise des négociations avec un coup d’éclat

            Les agents des services correctionnels du Québec ont déployé une immense bannière sur l’édifice abritant les bureaux du Conseil du trésor à Montréal vendredi matin, afin d’accentuer la pression sur le gouvernement au moment où reprenaient les négociations entre les parties syndicale et patronale.

            « Nous espérons que le Trésor nous démontrera finalement qu’il comprend toute l’étendue des problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre qui minent les services correctionnels », affirme Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN). « Les agentes et agents des services correctionnels sont des travailleurs essentiels qui exercent un métier difficile et dangereux. Ils méritent plus de reconnaissance de la part du gouvernement. »

            Le Conseil du trésor a invité les porte-paroles syndicaux à revenir à la table de négociation cette semaine, après que ceux-ci aient mis fin aux négociations en décembre parce qu’ils jugeaient les offres salariales du gouvernement largement insuffisantes.

            « Parce qu’ils travaillent dans l’ombre, les agents correctionnels figurent parmi les oubliés de la pandémie de COVID-19, explique Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). L’exercice de leur travail, déjà excessivement stressant et dangereux, l’est devenu encore plus avec le coronavirus qui continue de faire des ravages dans les établissements de détention. »

            D’ailleurs, selon un sondage commandé à la firme Léger par le SAPSCQ–CSN, moins du quart des Québécoises et des Québécois affirment qu’ils accepteraient de travailler comme agente ou agent de services correctionnels, ce qui explique en partie les difficultés de recrutement.

            « Le coup d’éclat d’aujourd’hui démontre que les agents en ont vraiment ras le bol, tonne Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal Métropolitain (CCMM–CSN). Leur convention collective est échue depuis bientôt deux ans ; il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités et leur témoigne la reconnaissance qu’ils méritent. »

            En novembre dernier, les membres du syndicat ont d’ailleurs voté à 97 % en faveur d’un mandat de moyens de pression lourds afin de faire monter la pression au moment jugé opportun.

            À propos

            Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la FEESP–CSN et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.

            Le gouvernement, à l’heure des choix

            Près de deux ans après l’échéance des conventions collectives dans le secteur préhospitalier, les syndicats CSN attendent toujours une offre du gouvernement susceptible de répondre aux enjeux du secteur. Déterminés, ils  haussent le ton. En se réunissant aujourd’hui pour bloquer les deux entrepôts de la Société des alcools du Québec à Montréal et à Québec, des paramédics de tout le Québec veulent mettre en lumière que ce n’est pas une question de moyens financiers pour le gouvernement mais bien de volonté politique. Cette action d’envergure en annonce d’autres à venir promettent les paramédics.

            Les syndicats du préhospitalier veulent notamment un redressement salarial assurant aux paramédics un niveau de salaire compétitif par rapport aux salaires versés dans les autres services de sécurité publique ou encore dans les urgences des hôpitaux. De son côté, le gouvernement offre des augmentations de seulement 6 % sur trois ans ce qui aurait pour effet d’accroître encore davantage le fossé de rémunération entre les paramédics et tous les autres salarié-es qu’ils côtoient au quotidien. La rémunération non concurrentielle contribue aux difficultés d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre dans le secteur. De plus, parmi les demandes syndicales notons des moyens assurant que le personnel puisse manger et terminer leur quart de travail aux heures prévues ainsi que l’élimination des horaires de travail désuets, les horaires de faction.

            « Maintenant que des ententes ont été conclues dans tout le secteur public, il est inconcevable que le gouvernement ne mette pas plus d’énergie pour régler avec nous qui sommes toujours en négociation avec l’État, explique le président intérimaire du Syndicat du préhospitalier –CSN , Claude Lamarche . Nos revendications vont dans le sens de l’amélioration des services à la population et de la couverture ambulancière dans toutes les régions du Québec. Ce n’est pas normal qu’en 2022 le service soit tenu à bout de bras par des travailleuses et des travailleurs qui doivent faire des heures supplémentaires à la fin de chaque quart, sans avoir eu de pause-repas. »

            Horaires de faction
            « Convertir un horaire de faction en horaire à l’heure commande un investissement de 800 000 dollars, enchaîne le président du Syndicat des paramédics et du préhospitalier de la Montérégie – CSN , Gaétan Dutil. Cela équivaut à la somme engrangée par le gouvernement en dividendes et en taxes en deux heures d’ouverture des succursales de la SAQ. Si nous sommes incapables de régler cette situation, ce n’est pas une question d’argent. C’est que le gouvernement choisit d’investir ailleurs que dans la qualité des services préhospitaliers. Toute la population doit le comprendre ! »

            Les horaires de faction sont des horaires de travail désuets en vertu desquels les paramédics doivent demeurer disponible 24 h sur 24 durant 7 jours consécutifs pour répondre à des appels d’urgence. Par conséquent ils n’attendent pas l’appel dans l’ambulance, prêts à partir mais en général de leur domicile. On estime que cela peut ajouter jusqu’à 10 minutes au délai d’intervention des paramédics dans les régions couvertes par de tels horaire. Ce délai supplémentaire peut faire une différence importante lorsqu’il s’agit de sauver une vie ou de limiter les complications et préserver la qualité de vie des usagères et des usagers.

            Finir à l’heure
            « Manger à l’heure prévue, terminer notre quart de travail sans toujours devoir faire des heures supplémentaires est-ce vraiment trop demander ? poursuit le président du Syndicat du préhospitalier des Laurentides et de Lanaudière – CSN, Patrice Girard. Nous avons droit à une qualité de vie même si par sa nature, notre travail dans les situations d’urgence exige qu’on puisse faire face aux imprévus. Mais ça devient de plus en plus une pratique de gestion d’exiger de nous qu’on travaille au-delà des heures prévues. Un moment donné, cette heure, ces deux heures par jour que nous faisons de plus sur la route, c’est du temps de qualité de moins avec notre famille. Il faut changer ça, les solutions existent ! »

            Un appel au respect
            « Ce qu’on veut, c’est être respectés. Que le gouvernement se donne la peine d’entendre quels sont nos besoins sur le terrain, conclut le président du Syndicat des paramédics de l’Abitibi–Témiscamingue Nord-du-Québec, Harold Lavoie. Au contraire, on nous dit que nous sommes prioritaires, essentiels, mais à chaque occasion, on oublie de le reconnaître concrètement. En négociation aussi. Ce qu’on nous offre est clairement insuffisant. Il faut que le Conseil du trésor, le gouvernement dégage au plus vite les mandats nécessaires  pour qu’on puisse trouver un terrain d’entente. »

            À propos
            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) représente plus de 3600 travailleuses et travailleurs du secteur préhospitalier, paramédics, répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) et employé-es de soutien, soit la majorité du personnel de ces services.

            Rolls-Royce Canada – Les salarié-es se prononceront sur un mandat de grève

            Ce jeudi, les travailleuses et les travailleurs de Rolls-Royce Canada tiennent un rassemblement de solidarité devant leur usine du Chemin de la Côte-de-Liesse, spécialisée dans l’entretien de moteurs d’avion.

            Sans convention collective depuis mars 2020, ces 530 travailleuses et travailleurs demandent un contrat de travail de cinq ans. Ils veulent notamment éliminer les clauses « orphelin » des régimes de retraite et d’assurances collectives, améliorer les salaires et les horaires de travail ainsi que bonifier les congés.

            C’est une première négociation pour ces salarié-es depuis qu’ils ont joint la CSN en juin 2021. Ils étaient membres d’une autre organisation syndicale au cours des 66 années précédentes. L’établissement d’une nouvelle manière de mener les relations de travail dans l’usine n’est pas de tout repos. Le syndicat a mis en place un processus de négociation démocratique et transparent auprès de tous ses membres. Pour la partie patronale, cette nouvelle culture syndicale dans le milieu de travail semble déranger. L’employeur a multiplié les gestes de provocation à l’égard du syndicat et de ses représentants au cours des derniers mois. Mais pour le syndicat, Rolls-Royce devra s’y faire : la CSN est là pour de bon !

            Vote de grève

            Étant donné le peu de progrès réalisé jusqu’à maintenant en négociation et à peine quelques dates de négociation au calendrier des prochains mois, le syndicat demandera à ses membres de lui confier un mandat de grève lors d’une assemblée générale qui se tiendra le 15 mars prochain.

            « Si l’usine de Rolls-Royce Canada à Lachine est le centre d’excellence en Amérique du Nord, c’est grâce à nous, les travailleuses et travailleurs, et à notre savoir-faire, explique le président du syndicat Frédéric Labelle. Nous sommes le cœur de cette entreprise. Sans notre travail, reconnu dans l’industrie comme étant de qualité exceptionnelle, Rolls-Royce ne pourrait aspirer être parmi les grands du secteur. Depuis quelques années, le manque de respect et de reconnaissance de notre employeur a grandement contribué à une dégradation importante de l’atmosphère de travail sur le plancher. La fierté de faire partie de Rolls-Royce Canada s’est beaucoup effritée au cours des dernières années. Nous voulons retrouver cette fierté et cette reconnaissance. Retrouver le respect qui nous revient. Voilà pourquoi nous avons inscrit ce slogan sur le panneau publicitaire devant l’usine : “Exigeons le respect chez Rolls-Royce Canada”. »

            « Les travailleuses et les travailleurs de Rolls-Royce peuvent compter sur l’appui de toute la CSN, a rappelé la vice-présidente de la CSN, Katia Lelièvre, lors du rassemblement. Rolls-Royce n’est pas le premier employeur à tenter de briser la solidarité des membres de la CSN. Mais il ne réussira pas. Il va vraiment falloir qu’il se mette en mode négociation pour trouver un règlement à la hauteur de ce que recherchent ses employé-es. Il n’y a pas d’autre issue possible. »

            À la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), on souligne que le secteur de l’aéronautique est en pleine effervescence. L’attraction et la rétention de la main-d’œuvre seront capitales pour les entreprises dans un contexte de pénurie. « Les travailleuses et les travailleurs ont toute la légitimité de réclamer leur juste part, poursuit le vice-président de la FIM–CSN, Serge Berthiaume. Il faut que Rolls-Royce entende ce message. N’attendez pas le 15 mars pour vous mettre au travail ! »

            « Ce sont les travailleuses et les travailleurs de Rolls-Royce qui auront le dernier mot, enchaîne, la vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain, Chantal Ide. Le véritable pouvoir est dans leurs mains. L’employeur se comporte comme si le comité de négociation syndical avait pour mission de faire avaler n’importe quoi aux membres dans le but d’éviter un conflit. Avec l’appui de la CSN, les salarié-es de Rolls-Royce sont déterminés à faire face à toutes les éventualités. Évidemment, notre objectif à toutes et à tous demeure de conclure une entente satisfaisante dans les meilleurs délais. Mais pour y parvenir, il faudra un changement de cap important de la part de la direction de Rolls-Royce ! »

            Les travaux en prévision de la négociation 2023 débutent

            Rassemblés devant l’Assemblée nationale, des dizaines de travailleuses et de travailleurs des services publics ont marqué le coup d’envoi des travaux entourant leur négociation avec le gouvernement, dont les pourparlers devraient débuter à l’automne. Elles et ils ont été rejoints virtuellement par plusieurs centaines de leurs collègues qui sont réunis aujourd’hui et demain dans le cadre d’instances du secteur public CSN, pour discuter des enjeux entourant le prochain renouvellement de leurs conventions collectives.

            En présence de Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN), de Caroline Senneville, présidente de la CSN, ainsi que de François Enault, premier vice-président de la CSN, les délégué-es en ont profité pour dévoiler leur slogan du secteur public CSN pour cette prochaine négociation : Du bon bord.

            Vaste consultation
            Une partie des travaux en prévision du dépôt des demandes syndicales – prévu en octobre 2022 – est déjà entamée; la vaste consultation menée par la CSN du 17 janvier au 6 février a permis de récolter plus de 25 000 réponses de la part des travailleuses et des travailleurs œuvrant en santé et en services sociaux, en éducation et en enseignement supérieur. Les résultats alimenteront la réflexion entourant l’élaboration des demandes d’ordre salarial ainsi qu’en matière de régime de retraite et de disparités régionales, notamment. Des consultations supplémentaires auront lieu au cours des prochains mois afin de préparer les demandes touchant aux conditions de travail et de pratique.

            Instances du secteur public CSN
            Les instances, qui se tiennent en mode virtuel jusqu’au 25 février, regroupent des centaines de membres du personnel des réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux ainsi que des organismes gouvernementaux dont les syndicats sont affiliés à la Fédération des Professionnèles (FP–CSN), à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) ainsi qu’à la Fédération des employées et employés des secteurs publics (FEESP–CSN).

            Rappelons qu’avec plus de 170 000 travailleuses et travailleurs issus des réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux et des organismes gouvernementaux, la CSN est la centrale la plus représentative dans le secteur public au Québec.

            Citations
            « C’était primordial pour nous d’écouter nos membres et nous sommes extrêmement satisfaits d’avoir réussi à rejoindre 25 000 répondantes et répondants. Cette participation exceptionnelle, qui se situe au-delà de nos attentes, démontre l’importance qu’ils accordent à leur négociation. Il ne fait aucun doute que nous n’avons pas à être gênés de demander une rémunération et des conditions de travail et de pratique à la hauteur de l’importance des services publics, incluant des hausses de salaire permettant de mieux vivre. Les travailleuses et les travailleurs sont du bon bord, celui des services publics forts, au service des Québécoises et des Québécois » – François Enault, premier vice-président de la CSN.

            « Après deux ans de pandémie, les travailleuses et les travailleurs des services publics sont en droit de s’attendre à une réelle reconnaissance de la part du gouvernement. Après avoir louangé leur dévouement au fil des différentes vagues de la pandémie, ce dernier devra faire la démonstration que la vraie reconnaissance de leur travail, essentielle au bon fonctionnement de notre société, passe par une rémunération et des conditions de travail attrayantes » – Caroline Senneville, présidente de la CSN.

            « Cette pandémie aura permis de démontrer à l’ensemble des Québécoises et des Québécois à quel point le travail du personnel des services publics est crucial. Sans des réseaux solides, ce sont des centaines de milliers de personnes qu’on risque d’échapper, des gens à la santé fragile jusqu’aux étudiantes et étudiants en difficulté, aux élèves aux besoins particuliers, en passant par toutes celles et tous ceux qui ont besoin de soutien et de services. Il faut des travailleuses et des travailleurs en nombre suffisant qui veulent venir y travailler et y rester grâce à des conditions satisfaisantes » – Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN).

            La CSN et la FTQ interpellent les députés pour la reconnaissance des PRDM

            Des représentant-es de la CSN et de la FTQ étaient présents ce matin pour interpeller les députés à leur arrivée à l’Assemblée nationale pour réclamer une juste reconnaissance des préposé-es en retraitement des dispositifs médicaux (PRDM). Ils ont invité les députés à porter la voix des PRDM pour que le gouvernement règle enfin leurs plaintes de maintien de l’équité salariale.

            Le rattrapage des chirurgies passe par la reconnaissance des PRDM

            Alors que le gouvernement souhaite rattraper le retard accumulé dans les chirurgies en raison de la pandémie, la CSN et la FTQ rappellent que le rôle des PRDM est central pour y parvenir. Ce sont les PRDM qui ont la responsabilité de stériliser le matériel médical et chirurgical. En refusant de reconnaître leur apport essentiel, le gouvernement ne fait qu’accentuer l’exode du personnel. Dans les derniers mois, plusieurs PRDM ont en effet quitté la profession, alors que le privé prend de plus en plus de place en raison du manque de personnel. Ce recours accru au privé fait craindre pour la qualité du retraitement du matériel.

            Il est déplorable que le gouvernement ne donne toujours pas le mandat de régler les plaintes

            Malgré de nombreuses interventions des deux organisations syndicales, le secrétariat du Conseil du trésor n’a toujours pas de mandat afin de reconnaître l’évolution de cet emploi et l’urgence de régler les plaintes de maintien de l’équité salariale de 2010. Les tâches des PRDM ont pourtant grandement évolué depuis 2001 et se sont complexifiées avec le temps.

            « Le gouvernement a toutes les cartes entre ses mains pour mieux reconnaître les efforts des PRDM. Elles travaillent d’arrache-pied depuis le début de la pandémie et la reprise des chirurgies ne sera pas de tout repos pour elles. Elles sont nombreuses à quitter le réseau en raison du manque de reconnaissance. Madame Lebel doit mettre fin à la discrimination salariale des PRDM », lancent Josée Marcotte, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Maxime Ste-Marie, président du Conseil provincial des affaires sociales du SCFP-FTQ et Sylvie Nelson, présidente du SQEES-FTQ.

            Vote de grève au Palais des congrès

            Réunis hier en assemblée générale, les travailleuses et les travailleurs du Palais des congrès ont voté la grève, par scrutin secret. Les 159 membres du Syndicat des préposé-e-s aux événements du Palais du Congrès (CSN) et du Syndicat des employé(e)s de la Société du Palais des Congrès de Montréal (CSN) demandent les mêmes paramètres de rémunération que ceux négociés par la CSN dans le secteur public en 2021.

            Sans convention collective depuis le 31 mars 2020, les syndicats s’expliquent mal le refus de l’employeur de reconduire pour trois ans la clause dite remorque qui fixe la rémunération du personnel du Palais des congrès en relation avec la politique salariale du gouvernement, et ce, depuis très longtemps. Le Palais des congrès est un organisme public relevant du gouvernement du Québec.

            « C’est déplorable qu’on en soit rendu-là, explique le président des deux unités d’accréditation Daniel Potvin. Nous avons tendu la main à quelques reprises pour qu’on mette cette négociation derrière nous dans le contexte de la crise et l’employeur a refusé de renouveler la convention sur la même durée que le secteur public, même au statu quo. Alors que la reprise se pointe, le Palais des congrès voudrait que tout revienne à la normale même si l’on n’a toujours pas de contrat de travail. Il n’en est pas question. Nous voulons être respectés ».

            Soulignons que les activités reprennent ces jours-ci au Palais des congrès. Le Salon national de l’habitation se tiendra du 10 au 13 mars. Une grève des salarié-es aurait un impact majeur pour la Palais des congrès, car ce sont eux qui veillent à la planification des salles, à l’organisation des événements, de même qu’à l’accueil des congressistes et au bon déroulement des activités qui s’y tiennent.

            « Les travailleuses et les travailleurs du Palais des congrès portent une demande somme toute bien raisonnable, poursuit la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Stéphanie Gratton. C’est inconcevable que l’employeur laisse ainsi traîner cette négociation. Le Palais des congrès veut-il vraiment pousser à bout les salarié-es en conflit de travail en ne leur octroyant pas les mêmes conditions obtenues dans le secteur public, ce qui inclut les salaires et la durée de la convention collective ? C’est un non-sens ! »

            « Il faut souhaiter que le Palais des congrès entende raison rapidement, enchaîne la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault. C’est tout un message que lui envoient ses employé-es aujourd’hui. Après deux années difficiles pour eux, ils sont prêts à retarder la reprise des activités normales pour être respectés. Nous saluons leur détermination ».

            Des attaques inacceptables envers les travailleurs de l’information

            Lettre d’Annick Charette, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture–CSN

            Les débordements dont Ottawa et Québec ont été témoins au cours des derniers jours ont donné lieu à de nombreux gestes d’intimidation et d’agression à l’endroit des travailleuses et des travailleurs des médias qui ont couvert ces événements. Des manifestants les ont suivis, invectivés et ont tenté de s’en prendre à leur intégrité physique et à leur équipement, trouvant tous les stratagèmes, subtils ou violents, pour les empêcher de faire leur travail.

            Si ces menaces à notre démocratie semblent plus sournoises que les appels au renversement d’un gouvernement, elles ne sont en rien inoffensives à l’endroit des photographes, journalistes, caméramans et autres travailleurs de l’information qui en ont été victimes. Trop nombreux sont les membres de la CSN qui ont subi ces attaques, trop graves sont les conséquences provoquées par ces traumatismes pour que nous restions les bras croisés.

            Ces actes de violence et d’intimidation envers le personnel médiatique s’inscrivent dans une mouvance qui tend à discréditer, peu importe la motivation, la valeur du travail journalistique.

            S’y ajoutent aussi, malheureusement, de multiples actes de cyberharcèlement à l’endroit de ces travailleuses et travailleurs. Un phénomène de plus en plus fréquent qui, à force d’être documenté, se révèle de plus en plus inquiétant.

            À la demande de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), une étude a été menée par Stéphane Villeneuve, professeur à la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM, sur l’ampleur de l’intimidation à l’égard des journalistes sur les plateformes numériques et les médias sociaux. Les données, recueillies auprès de travailleuses et de travailleurs du milieu de l’information, donnent froid dans le dos :

            • La moitié des répondantes et répondants affirme avoir été victimes de cyberintimidation ;
            • Fait troublant : 53,7 % des répondantes et répondants considèrent ces événements comme « inévitables » ;
            • Une personne sur cinq affirme avoir reçu des menaces visant son intégrité physique ;
            • Près de la moitié des personnes interrogées indique avoir à vivre avec le stress engendré et près du tiers vit de la colère ;
            • Le quart d’entre eux exprime vivre une perte de confiance, la même proportion indiquant être affectée par une perte de productivité dans leur travail.

            Les menaces, l’intimidation et la violence constatées sur les médias sociaux à l’endroit de l’ensemble des travailleuses et travailleurs des médias constituent un véritable danger pour notre société. Elles bâillonnent la parole et musèlent la vérité. Pour ces raisons, tant les élu-es que les autorités publiques, les entreprises de presse ou nos organisations syndicales ont une obligation d’assurer les conditions sécuritaires dans lesquelles une presse libre et indépendante peut opérer.

            En sommes-nous vraiment rendus là ?
            Même si nous dénonçons l’absurdité de la situation nous ne pouvons que saluer les entreprises de presse qui offrent dorénavant au personnel affecté à la couverture de certaines manifestations, des formations de « couverture en milieu hostile », autrefois réservées aux correspondants sillonnant l’Irak ou l’Afghanistan. Cependant, ces entreprises ont encore beaucoup de travail à faire afin de mettre en place les mesures nécessaires pour contrer le cyberharcèlement et pour venir en aide à ceux qui en sont victimes.

            Les corps policiers ont l’obligation d’assurer la sécurité de l’ensemble des personnes pouvant se trouver sur les lieux d’une manifestation – incluant bien entendu les médias. Leur vigilance doit être accrue en ce sens, et ce, autant dans la rue que dans leurs réponses aux actes criminels commis sur Internet. Nous nous attendons de leur part au traitement approprié des plaintes qui ont été déposées par nos membres à la suite des événements regrettables des derniers jours.

            Depuis leur avènement, les réseaux sociaux ont toujours pu s’étendre en profitant du vide juridique à leur endroit. Leurs propriétaires, multinationales du numérique, ne sont guère inquiétés par les pouvoirs publics, que ce soit en matière de taxation ou de législations appropriées.

            Faut-il se surprendre de leur laxisme à l’endroit de la désinformation et de la cyberintimidation envers les travailleuses et les travailleurs de l’information et le public en général ? Nos pouvoirs politiques doivent réguler ces entreprises étrangères omniprésentes sur le plan fiscal et législatif, mais également les contraindre à prendre leurs responsabilités dans la défense de l’intégrité des travailleurs de l’information.

            Tant à Québec qu’à Ottawa, l’ensemble des partis politiques doit envoyer un signal clair : la violence et l’intimidation à l’endroit des journalistes et du personnel médiatique sont inacceptables.

            Nous avons une obligation collective d’assurer les conditions propices à leur indépendance et à leur liberté de travail. Dans la rue comme à l’écran, le respect de leur travail et de leur intégrité doit être l’affaire de tous.

            Signataires :

            Annick Charette, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC-CSN),
            Michael Nguyen, président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ)
            Pierre Tousignant, Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Radio-Canada (CSN)
            Nathalie Pichette, Syndicat des employé(e)s de NOOVO (CSN)
            Antoine Lacroix, Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (CSN)
            Andréanne Bédard, Syndicat de la rédaction du journal Le Devoir (CSN)
            Janie Gosselin, Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (CSN)
            Karine Tremblay, Syndicat des employé.es de La Tribune (CSN)
            Marie-Ève Martel, Syndicat national des employés de La Voix de l’Est (CSN)
            Ian Bussières, Syndicat de la rédaction du Soleil (CSN)
            Annie Lavoie, Syndicat des employé-e-s de bureau du Soleil (CSN)
            Louis-Simon Gauthier, Syndicat de l’information du Nouvelliste (CSN)
            Simon Séguin-Bertrand, Syndicat des travailleurs et des travailleuses de la Coopérative de solidarité Le Droit (CSN)
            Martin Roy, Syndicat des travailleuses et travailleurs de L’Acadie Nouvelle (CSN)
            André Arsenault, Syndicat des employé-e-s de CHAU-TV (CSN)
            Francis Paquin, Syndicat des employés-es de RDS – section salle des nouvelles (CSN)
            Thierry DeNoncourt, Syndicat des travailleuses et travailleurs de la presse écrite en Abitibi-Témiscamingue (CSN)
            Simon Mayer, Syndicat des employé-es de CKVM (CSN)
            Mélanie Labrecque, Syndicat des travailleurs et travailleuses du Journal le Peuple Lotbinière (CSN)
            Vincent Gaudreau, Syndicat des travailleuses et travailleurs du journal le Courrier de Portneuf (CSN)
            Zoé Magalhaes, Syndicat montréalais de l’information et Syndicat de l’information locale (CSN)
            Kate Tremblay, Syndicat des employés de CJPM-TV (CSN)
            Julien Renaud, Syndicat des publicitaires du Saguenay (CSN)
            Serge Tremblay, Syndicat des employé-es de Trium Médias (CSN)
            Gabrielle Brassard-Lecours, Association des journalistes indépendants du Québec (CSN)
            Jacques Parent, Syndicat des employés de CHNC New Carlisle (CSN)
            Mélissa Dion, Syndicat des employé(es) de la Coopérative de la Radio de Granby (CSN)

            Projet de règlement des services de garde en milieu scolaire : un encadrement insuffisant

            En matière d’encadrement des services de garde en milieu scolaire, le projet de règlement déposé aujourd’hui par le ministre de l’Éducation ne va pas assez loin, déplorent les syndicats du secteur scolaire de la Fédération des employé-es de services publics (FEESP–CSN). Les mesures qui y sont contenues ne permettront pas de garantir le respect des ratios éducatrice/élève, encore moins de l’abaisser, ni d’empêcher le détournement des frais admissibles aux parents.

            « Dans un trop grand nombre d’écoles, le ratio une éducatrice pour 20 élèves est régulièrement dépassé. Or, la seule mesure concrète proposée aujourd’hui se limite à interdire d’inclure nos collègues concierges et secrétaires, ou encore le directeur de l’école, du calcul de ce ratio, s’étonne Annie Charland, présidente du secteur scolaire de la FEESP–CSN. Nous demandions un abaissement de ce ratio, nous voulions également des ratios particuliers pour les groupes d’élèves de 4 et 5 ans qui se retrouvent trop souvent dans des groupes de 25 élèves et plus… Malheureusement, rien de concret à cet égard. »

            Depuis plusieurs années, les syndicats du secteur scolaire déplorent que les frais de services de garde admissibles aux parents soient détournés de leur mission première afin pallier le sous-financement des écoles. « Il n’est pas normal que les frais de 8,55 $ par jour chargés aux parents soient utilisés pour financer le matériel scolaire, l’achat d’équipement ou l’entretien des bâtiments, rappelle Annie Charland. Le projet de règlement fait un pas dans la bonne direction en limitant la capacité des conseils d’établissement à faire des surplus, car c’est grâce à ces surplus que d’autres activités de l’école sont ainsi financées. Cependant, le projet de règlement n’empêchera pas cette forme de détournement des cotisations payées par les utilisateurs des services de garde, ce qui nuit grandement au renforcement des services de garde à remplir leur mission première. »

            La représentante syndicale rappelle qu’il y a 15 ans, le Conseil supérieur de l’éducation et le vérificateur général du Québec faisaient déjà la démonstration de plusieurs points défaillants dans la gestion et le développement des services de garde en milieu scolaire. Depuis, les différents gouvernements qui se sont succédé ont laissé aller les choses.

            « La pandémie a montré comment les services de garde en milieu scolaire sont essentiels pour la conciliation travail-famille des parents, mentionne Annie Charland. Aujourd’hui, plus de la moitié des enfants du Québec fréquentent un tel service, une large proportion y passant quatre heures par jour. Malheureusement, le projet de règlement déposé aujourd’hui ne semble pas être accompagné d’une réflexion globale sur le rôle des services de garde en milieu scolaire ni d’une volonté de valoriser l’emploi pour répondre au défi de pénurie de main-d’œuvre que nous vivons présentement. »

            À propos
            Le secteur scolaire de la FEESP–CSN représente plus de 35 000 employé-es de soutien des centres de services et commissions scolaires du Québec.

            Bâtir une économie plus durable, résiliente et solidaire

            Les présidents et la présidente des quatre centrales syndicales, Daniel Boyer (FTQ), Caroline Senneville (CSN), Éric Gingras (CSQ) et Luc Vachon (CSD), rencontrent cet après-midi, à 13 h 30, le ministre des Finances, Éric Girard, dans le cadre des consultations prébudgétaires.

            « Il est clair, pour nous, que la crise sanitaire des deux dernières années illustre la nécessité de changer d’approche en matière de finances publiques. La pandémie a jeté un éclairage cru sur l’héritage de décennies de compressions dans les services publics en révélant leurs failles et l’essoufflement de leur personnel. Le gouvernement doit continuer à intervenir pour consolider une reprise économique durable dans tous les secteurs et répondre, notamment, aux défis de la rareté de main-d’œuvre », soutiennent d’emblée les leaders syndicaux.

            Dans un mémoire conjoint, les centrales présentent, au total, seize recommandations déployées autour de quatre grands axes, soit la gestion de la dette publique et éviter un retour à l’austérité budgétaire; un réinvestissement dans les services publics pour prévenir l’essoufflement total du personnel dans les réseaux; le développement économique postpandémie; et la nécessité de répondre aux besoins des travailleuses et travailleurs, notamment sur les enjeux liés à la rareté de la main-d’œuvre et à la formation.

            « De plus, dans la perspective de privilégier des mesures qui répondent d’abord et avant tout aux besoins de la population québécoise, le gouvernement doit cesser les versements au Fonds des générations et éviter tout retour à l’austérité budgétaire. »

            Elles font aussi valoir que, bien que l’économie dans son ensemble, les revenus de l’État de même que le marché du travail ont retrouvé un dynamisme certain, il est vrai que quelques secteurs, plus touchés par les mesures sanitaires, roulent toujours au ralenti.

            La pandémie aura évidemment entraîné des bouleversements qui s’échelonneront sur plusieurs années, même après un retour à une certaine normalité. Les centrales mettent donc en garde le gouvernement contre une fin abrupte du financement des mesures de soutien et de relance, autant en santé et services sociaux, en éducation, en enseignement supérieur que dans les autres ministères. Dans la même perspective, elles demandent aussi à Québec de déployer des efforts sur les mesures de soutien à long terme afin que les entreprises demeurent viables et en activité pour alimenter la croissance économique à venir.

            « Les Québécoises et les Québécois ont besoin que l’on investisse dans l’avenir. C’est pourquoi le prochain budget doit être un appui ferme à une véritable relance afin de bâtir une économie plus durable, résiliente, solidaire et verte. Et, pour y arriver, l’instauration d’un dialogue social ouvert et constructif sera nécessaire pour que les travailleuses et les travailleurs puissent faire valoir leurs besoins et leurs préoccupations en matière d’emploi, de formation, de protection sociale ou de soutien du revenu », soutiennent Daniel Boyer, Caroline Senneville, Éric Gingras et Luc Vachon, ajoutant que les organisations syndicales connaissent leurs secteurs d’activités et peuvent jouer un rôle de premier plan dans cette relance.

            Retards dans les versements de sommes dues au personnel

            La Fédération de la Santé et des services sociaux (FSSS–CSN), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), le Syndicat canadien de la fonction publique (CPAS-SCFP), le Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES-FTQ), la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ), l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) déplorent que le gouvernement n’honore pas sa signature et qu’il repousse encore son échéancier dans le versement des sommes dues à des milliers de travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux.

            Ce sont à 80 % des femmes qui attendent des montants qui représentent 1,28 milliard de dollars à la suite des signatures des conventions collectives et, pour certains titres d’emploi, il faut ajouter 1,15 milliard de dollars pour le règlement de plaintes en équité salariale de 2010 et 2015.

            Une confusion injustifiable
            Devant la forte pression exercée par les syndicats depuis le mois de novembre dernier pour accélérer les paiements, le ministre de la Santé et des Services sociaux, M. Christian Dubé, s’était pourtant engagé à procéder aux paiements pour le 1er mars 2022, échéance qu’il n’a pas tardé à repousser sans même en aviser le personnel du réseau touché ni les organisations syndicales. Vendredi dernier, des représentants du MSSS ont présenté un nouveau calendrier de versements des sommes, incomplet et imprécis, s’échelonnant jusqu’au 23 mars dans certains cas, et que ces versements pourraient se faire par des avances. Les syndicats s’inquiètent que leurs membres puissent recevoir des montants erronés qu’ils devront ensuite rembourser.

            De plus, alors que le ministre Dubé a répété plusieurs fois qu’il assumerait ses responsabilités quant à ces retards, le sous-ministre nous apprenait qu’il n’y aurait pas de versement d’intérêts sur les sommes dues à nos membres. C’est là ajouter l’insulte à l’injure !

            Quant au versement des sommes pour les règlements d’équité salariale, aucune date n’a été avancée, sinon que rien ne sera fait avant le mois d’avril.

            « Nous ne comprenons pas qu’en 2022, au Québec, les femmes doivent encore attendre pour avoir un salaire égal à celui des hommes. Ces plaintes datent de 2010 et 2015. C’est tout simplement inadmissible et révoltant, non seulement pour les femmes auxquelles ces sommes sont dues, mais pour toutes les femmes du Québec », répliquent les porte-paroles des syndicats de la santé et des services sociaux.

            Le ministre Dubé a affirmé être gêné de l’inefficacité des différents systèmes de son ministère et des établissements pour verser les sommes dues à nos membres. Or, il doit être néanmoins tenu responsable des retards dont les échéances étaient connues des mois à l’avance. Il a aussi tardé à transmettre une directive au réseau pour que les paiements soient effectués en priorité. De plus, ses explications concernant la désuétude des systèmes informatiques nous laissent sans voix dans le contexte. On reconnaît que le personnel au gouvernement est au pied d’œuvre pour pallier l’incompétence des fournisseurs externes de gestion de la paye (Médisolution et Logibec) et l’inaction du ministre. Les organisations syndicales considèrent que le gouvernement devrait rapatrier ces services vers la fonction publique, compétente et qualifiée, afin de diminuer la sous-traitance dans le réseau de la santé et des services sociaux et assurer un meilleur suivi.

            Un gouvernement auquel on ne peut faire confiance
            Ces nombreux reports viennent encore miner le moral des troupes sur le terrain et aussi la confiance envers la parole du ministre de la Santé, sinon à l’égard du gouvernement de François Legault.

            « Ce sont des sommes importantes auxquelles ont droit nos membres. Cela fait maintenant deux ans que les travailleuses du réseau de la santé et des services sociaux le portent à bout de bras en ne cessant de faire des sacrifices sur le plan professionnel et personnel. La motivation devient de plus en plus difficile à trouver. Ces retards de paiement viennent démobiliser les travailleuses et les travailleurs. À l’approche du 8 mars, la Journée internationale du droit des femmes, nous demandons au gouvernement de verser à nos membres, en grande majorité des femmes, les sommes négociées dans les contrats de travail et dans les ententes portant sur l’équité salariale », concluent les porte-paroles des syndicats.

            Dispositions sexistes de la Loi sur l’assurance-emploi

            Kim Bouchard, avocate au Mouvement action-chômage de Montréal, avec l’appui de 12 autres organismes*

            C’est avec consternation que nous avons appris que la Commission de l’assurance-emploi avait reçu ordre d’interjeter appel de la récente décision du Tribunal de la sécurité sociale établissant que les dispositions de la Loi sur l’assurance-emploi qui limitent le droit des mères à recevoir des prestations d’assurance-emploi lorsqu’elles perdent leur travail pendant ou suite à un congé de maternité constituaient de la discrimination basée sur le sexe.

            Les appelantes ont pourtant démontré que la Loi sur l’assurance-emploi entraînait des conséquences réelles sur le bien-être et la sécurité économique des femmes, et le Tribunal leur a donné raison : « [Si] une femme perd son emploi pendant son congé de maternité et parental, elle n’a plus de protection. Elle doit donc se fier à ses économies ou au revenu de son conjoint. Cela maintient les femmes dans la pauvreté et dans un lien de dépendance. C’est considérer les revenus des femmes comme un salaire d’appoint qui ne mérite pas la même protection. […] Parce qu’elles sont des femmes qui ont eu une grossesse, elles ne peuvent pas obtenir les avantages des autres assurés. »

            Pourquoi contester ce jugement alors que dans sa lettre de mandat, le très honorable Justin Trudeau chargeait la ministre responsable de l’assurance-emploi, Carla Qualtrough, de s’« attaquer aux inégalités et aux disparités systémiques profondes qui demeurent présentes dans notre tissu social, notamment au sein de nos institutions fondamentales » ?

            Pourquoi nier les faits, une fois démontrés, alors que la ministre reconnaissait le 1er janvier dernier que le régime actuel crée des iniquités pour les nouvelles mères, déclarant même qu’elle « désire ardemment [s]’y attaquer » ?

            Nous invitons la ministre à profiter de la modernisation du programme d’assurance-emploi en cours afin de l’adapter au 21e siècle. Une solution simple revendiquée par plusieurs organismes communautaires, féministes et syndicaux implique que le gouvernement modifie la Loi sur l’assurance-emploi de manière à ce que toutes les travailleuses aient droit à une protection en cas de chômage, indépendamment de toute absence au marché du travail liée à la grossesse, à la maternité et aux responsabilités familiales. Cette modification mettrait fin aux effets considérés comme discriminatoires et sexistes que subissent les femmes dans ce dossier. En attendant une modification législative, la décence élémentaire eût été de ne pas contester un jugement qui ne fait que confirmer la discrimination à laquelle le gouvernement Trudeau prétend justement vouloir s’attaquer !

            * Cosignataires : Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE), Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ), Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT), CSD, CSQ, CSN, FTQ, FIQ, APTS, FAE, SFPQ et SPGQ.

             

            Une nouvelle convention collective pour les salarié-es du DoubleTree

            Après cinq mois de grève, les 150 travailleuses et travailleurs de l’hôtel DoubleTree par Hilton, situé au Complexe Desjardins, ont entériné leur nouvelle convention collective 2020-2024. Le vote secret s’est tenu hier à l’issue de l’assemblée générale.

            Les salarié-es du DoubleTree obtiennent tous les éléments de la plate-forme des négociations coordonnées de l’hôtellerie des syndicats CSN. Le règlement prévoit des augmentations totalisant 8 % pour un contrat de quatre ans, des bonifications aux assurances collectives ainsi que des mesures pour mieux protéger le lien d’emploi des travailleuses et des travailleurs, une revendication particulièrement importante dans la foulée de la crise.

            La nouvelle convention collective n’inclut aucun recul aux conditions de travail. De plus, la charge de travail des préposé-es aux chambres sera réduite.

            « C’est vraiment déplorable que les travailleuses et les travailleurs aient dû traverser cinq mois de conflit pour en arriver à ce résultat, pratiquement le même, que les règlements négociés dans 16 autres hôtels, souligne le trésorier de la Fédération de commerce (FC–CSN) Michel Valiquette. Je tiens à remercier les travailleuses et les travailleurs du DoubleTree et les féliciter pour leur ténacité, leur combativité, leur détermination. »

            « Nous savions que l’employeur jouerait les durs, explique le président du syndicat représentant les salarié-es de l’hôtel, Claude Harrison. Les patrons auraient voulu nous imposer des reculs majeurs, profiter de la crise pour se débarrasser des plus anciens d’entre nous. Mais nous savions que nous étions capables de nous serrer les coudes et qu’avec l’appui de toute la CSN, nous pourrions sortir de ce conflit la tête haute. Avis aux employeurs et aux propriétaires : nous serons toujours prêts à déployer tous les moyens nécessaires pour défendre les droits des travailleuses et des travailleurs et nos conditions de travail. »

            Hilton Québec
            Pour la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville, ce 17e règlement dans le secteur de l’hôtellerie sonne comme un rappel à l’ordre à tous les employeurs. « J’ai une pensée pour les travailleuses et les travailleurs du Hilton Québec. Ils sont en grève depuis cinq mois eux aussi. Il n’y a aucune raison pour qu’on ne puisse pas en arriver à un règlement satisfaisant là aussi. Si pour certains hôteliers l’industrie n’est rien de plus qu’un vaste jeu de Monopoly, ils doivent comprendre que pour les salarié-es, cette industrie, c’est leur gagne-pain ainsi que leur fierté. Depuis 40 ans, sous l’impulsion des syndicats CSN, les conditions de travail ont fait un bond de géant si bien que les travailleuses et les travailleurs de l’industrie et leur famille peuvent aujourd’hui en vivre dignement. C’est vrai que les conditions de travail dans l’industrie sont maintenant meilleures au Québec qu’ailleurs au Canada ou aux États-Unis. Nous en sommes très fiers. »

            17 règlements
            Voici les 17 hôtels où des règlements sont intervenus avec le syndicat CSN représentant les salarié-es :

            Montréal métropolitain
            • Suites Faubourg St-Laurent
            • Comfort Inn Dorval
            • Comfort Inn Pointe-Claire
            • Fairfield by Marriott
            • Hilton Laval
            • Quality Inn du centre-ville
            • Holiday Inn de Laval
            • Residence Inn
            • Ruby Foo’s
            • Best Western Côte-de-Liesse
            • Marriott Château-Champlain
            • DoubleTree par Hilton
            Québec–Chaudière-Appalaches
            • Manoir du Lac Delage
            • Delta de Québec
            Estrie
            • Quality Sherbrooke
            • Delta Sherbrooke

            Quelque 24 syndicats représentant 2500 travailleuses et travailleurs des hôtels du Québec mènent leurs négociations de façon coordonnée. Il s’agit de la dixième ronde de négociation coordonnée dans le secteur menée sous l’égide de la Fédération du commerce (FC–CSN). La FC–CSN est une des huit fédérations professionnelles composant la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Fondée il y a 100 ans, en septembre 1921, la CSN regroupe aujourd’hui plus de 320 000 travailleuses et travailleurs dans tous les secteurs d’activités.

            Projet de loi 15 en protection de la jeunesse : Ce ne doit pas être la fin, mais le début

            La Confédération des syndicats nationaux (CSN) appuie globalement le projet de loi 15 modifiant la Loi sur la protection de la jeunesse, lequel sera étudié cette semaine en commission parlementaire.

            Pour la CSN, c’est l’occasion de réitérer la nécessité de décentraliser le système de santé et d’assurer le financement adéquat des services en protection de la jeunesse. Le manque de budget, le délestage, le roulement de personnel et les nombreux postes non comblés dans les centres jeunesse compromettent des programmes destinés aux jeunes vulnérables.  Il faudra également renforcer la première ligne en CLSC pour offrir des services aux familles vulnérables, au moment opportun. On doit donc aller au-delà du projet de loi 15, dans l’intérêt des enfants.

            « La protection de la jeunesse, c’est aussi s’assurer que tous les enfants puissent avoir un toit, manger à leur faim, accéder à des services de garde éducatifs, à la culture et à des services professionnels au moment voulu, et que leurs parents aient un revenu adéquat pour assurer ces frais.. En ce sens, la CSN veut qu’on aille beaucoup plus loin et surtout que l’on agisse de façon préventive », explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

            Pas de refondation sans décentralisation

            Caroline Senneville, présidente de la CSN

            Depuis quelques semaines, le gouvernement annonce son intention de procéder à une refondation du réseau de la santé et des services sociaux. La pandémie a démontré hors de tout doute que l’organisation du réseau doit être revue aussi bien pour répondre aux besoins de la population que pour freiner la détresse du personnel.

            En 2017, une coalition réunissant la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et la Fédération des professionnèles (FP–CSN), représentant les salarié-es de toutes les catégories de personnel, ainsi que l’Alliance des patients pour la santé, l’Association médicale du Québec et l’Association des cadres supérieurs de la santé et des services sociaux, proposait 15 pistes de solutions. La crise de la COVID-19 a montré que ces solutions sont plus pertinentes que jamais pour améliorer et pérenniser le réseau de la santé et des services sociaux.

            Pour une réelle décentralisation
            Décentraliser le système de santé et de services sociaux, c’est beaucoup plus que de saupoudrer quelques postes de cadres par-ci par-là dans les établissements. Il faut revoir l’organisation du réseau et s’attaquer en priorité à la situation des services aux aîné-es et des services de protection de la jeunesse. Les CHSLD et les centres jeunesse se trouvent noyés dans les mégastructures que sont les CISSS et les CIUSSS, au sein desquels les centres hospitaliers sont des poids lourds.

            Décentraliser le réseau, c’est aussi redonner une voix à celles et ceux qui donnent les services comme à celles et ceux qui les reçoivent. La refondation du réseau doit permettre une plus grande participation aux décisions de la part du personnel, en misant sur son expertise et son autonomie professionnelle et celles de la population, notamment au sein des conseils d’administration.

            Redevenir un réseau où il fait bon travailler
            Après deux ans de pandémie, le personnel est à bout de souffle. Il faut mettre fin à la surcharge de travail et au temps supplémentaire obligatoire (TSO). La meilleure manière d’attirer la relève, c’est de donner de meilleures conditions de travail, dès maintenant, en ouvrant le dialogue entre le gouvernement et les organisations syndicales, comme cela a été fait lors de la 5e vague de COVID-19. Il n’y a qu’une cible à viser et c’est de retrouver la fierté de travailler pour attirer les jeunes dans leur choix de carrière.

            Réinvestir pour effacer les ravages de l’austérité
            Le réseau peine toujours à se relever de l’austérité des dernières années. Non seulement ces coupes ont miné son fonctionnement, mais ce manque à gagner n’a jamais été comblé. Une refondation du réseau apparaît irréalisable sans investir les sommes nécessaires pour y parvenir. Pensons seulement aux coupes à la santé publique qui ont rendu impossibles la préparation et l’adaptation de la stratégie nationale lorsque la pandémie a frappé. Elles expliqueraient l’hécatombe vécue dans les CHSLD, selon la commissaire à la santé et au bien-être. De plus, un réinvestissement en santé mentale est absolument crucial.

            Le renforcement du soutien à domicile est non seulement une nécessité pour la qualité de vie des citoyennes et des citoyens, c’est aussi un choix budgétaire tout à fait cohérent. À cet égard, le Québec a un énorme retard à combler par rapport à des États comparables et aux autres provinces. Il doit donc y avoir des sommes dédiées aux soins en santé physique et mentale à domicile.

            Mieux investir là où ça compte n’est pas tant une question de ressources disponibles que de choix politiques. À elles seules, deux mesures comme l’instauration d’une assurance médicaments universelle et une révision du mode de rémunération des médecins permettraient d’octroyer des sommes importantes vers ces priorités structurantes.

            Le gouvernement aura-t-il le courage nécessaire pour procéder à une véritable refondation du réseau, notamment sur ces trois axes prioritaires que nous proposons ? L’heure n’est plus aux belles paroles. Il faut intervenir. Il y a urgence d’agir !

            La CSN salue le lancement de l’appel de projets du programme Ambition-Compétences par le ministre Jean Boulet

            La CSN salue l’annonce ce matin par le ministre du Travail et la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), dont fait partie la centrale syndicale, d’un budget de 46 millions de dollars pour soutenir le rehaussement des compétences et la requalification dans les entreprises en transformation. Tant au niveau de la transition verte que de la transition technologique, les travailleuses et travailleurs affectés ont un besoin urgent de formation et de requalification pour leur permettre de conserver leur emploi ou de développer leurs compétences.

            Transition verte et juste
            Depuis plusieurs années, la CSN est préoccupée par l’impact des changements climatiques sur les travailleurs et travailleuses et réclame une transition juste, c’est-à-dire la création d’emplois de qualité dans les technologies propres et des mesures permettant de limiter les pertes d’emplois dans les secteurs à risque. « Les changements climatiques engendrent de grands bouleversements en matière d’emploi. Des mesures phares pour favoriser la requalification des travailleuses et des travailleurs sont attendues depuis longtemps », déclare Nathalie Arguin, secrétaire générale de la CSN et représentante de la centrale à la CPMT.

            Un exemple concret ? Les alumineries et la production d’acier, dont la modernisation pour une transition écologique est incontournable. « Les travailleurs reçoivent des formations pointues pour œuvrer dans ces domaines, mais d’intégrer à leur formation des éléments concernant la transition verte aidera grandement les entreprises à passer au niveau supérieur. Le travailleur a un rôle concret à jouer dans la transition de son entreprise, et ça passe par la formation », ajoute Mme Arguin.

            Transition technologique
            Un autre exemple : le secteur des médias, qui est en pleine transformation numérique. Soutenir cette transition, notamment pour les plus petits joueurs souvent régionaux, est nécessaire. Aussi, certains secteurs du monde de la culture, comme les musées par exemple, pourraient développer davantage de diversité dans leur offre et rejoindre un public plus large s’ils avaient la possibilité de se développer numériquement. Idem pour le milieu de l’agroalimentaire, où l’on fait face à de nombreux enjeux en lien avec l’automatisation des procédés de travail.

            « Tout est en place pour que les joueurs concernés dans les secteurs qui en ont le plus besoin présentent des projets permettant le rehaussement des compétences et la requalification des salarié-es, conclut la secrétaire générale. C’est dès maintenant qu’il faut passer à l’action. »

            Projet de loi C-11 : les associations québécoises du milieu culturel saluent la rapidité du gouvernement

            Les principales associations québécoises du milieu des arts et de la culture – l’APASQ, l’AQAD, l’ARRQ, la FNCC–CSN, la GMMQ, la SARTEC, TRACE, l’UDA et l’UNEQ – se réjouissent du dépôt rapide du projet de loi C-11 visant à assujettir les géants du numérique aux règles canadiennes en matière de radiodiffusion.

            Le projet de loi C-11 reprend les éléments clés du projet de loi C-10 qui faisaient consensus, soulignent les organisations : inciter les entreprises de diffusion en ligne à appuyer la production de contenus canadiens tout en assurant la protection du français, lui reconnaissant le statut particulier de langue minoritaire en Amérique du Nord.

            Les organisations sont d’avis que les nouvelles dispositions concernant les médias sociaux pourront faire consensus. Il appartiendra au CRTC d’imposer un cadre réglementaire en matière de mise en valeur et de découvrabilité du contenu. Le projet de loi C-11 prévoit toutefois que les utilisateurs, peu importe leur statut, ne peuvent en aucun cas être considérés comme une entreprise de radiodiffusion. Il reviendra aussi au CRTC de statuer sur la définition de contenu canadien pour l’ensemble des plateformes de diffusion en ligne et s’assurer qu’une place prioritaire est faite aux artistes et artisans d’ici.

            Les associations d’artistes du Québec appellent l’ensemble des partis fédéraux à compléter avec diligence l’analyse du projet de loi en vue de son adoption rapide. Elles souhaitent ainsi que le CRTC puisse développer l’ensemble des outils et des dispositions dont l’organisme réglementaire aura besoin pour assumer son nouveau mandat. À ce titre, elles entendent collaborer activement aux travaux de consultations parlementaires ainsi que celles devant précéder toute instruction au CRTC dans la mise en œuvre de ces outils réglementaires.

            Remettre le réseau de la santé et des services sociaux sur ses pieds

            Lettre de Réjean Leclerc, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN)

            Il ne fait plus de doute pour personne que notre réseau de la santé et des services sociaux est fragile. La pandémie a prouvé ce que les travailleuses et travailleurs savaient depuis longtemps. La question qui se pose maintenant, c’est qu’est-ce qu’on fait?

            Le mirage du privé en santé
            La fragilité de notre réseau fait saliver ceux qui voudraient augmenter la place du privé. On entend déjà certains dire que c’est parce que notre réseau ne laisse pas assez de place au privé et à sa supposée efficacité que nous avons un si mauvais bilan dans cette pandémie. Certains parlent même de notre réseau comme d’un monopole d’État. C’est pourtant plus de 30% des investissements en santé qui proviennent du privé. Méchant monopole… Comment la privatisation peut-elle sérieusement être amenée comme une solution aux problèmes que nous vivons? En quoi cela va aider le personnel à bout et les patients qui attendent pour avoir accès aux services?

            Notre réseau se privatise depuis des années et c’est loin de nous avoir aidés à faire face à la pandémie. Pensons aux agences privées qui ont fait des profits immenses durant cette crise, au manque d’accès aux soins de santé mentale ou encore aux CHSLD privés qui ont un bilan désastreux. C’est autant d’exemples que le privé n’est pas ce qu’il nous faut pour faire mieux. Même chose pour le soutien à domicile, où le privé augmente sans cesse sans que cela mène à une amélioration des services pour la population. Choisir d’accentuer la place du privé en santé comme réponse à la mauvaise gestion de la pandémie serait de redonner le même remède inefficace que nos gouvernements déploient depuis trop longtemps.

            Redonner espoir
            Un des grands problèmes auxquels nous faisons face quand on parle de notre réseau de la santé et des services sociaux, c’est que les gens ont perdu espoir qu’il soit possible de faire mieux. Il faut dire que les réformes centralisatrices et l’austérité des dernières années n’ont pas aidé. Mais il n’est pourtant pas nécessaire de remonter à si loin pour se rappeler d’un temps où on parvenait à répondre aux besoins de la population et où travailler dans le réseau était un honneur. C’était le cas des CLSC par exemple avant que nos gouvernements et les médecins les brisent en morceau pour mieux financer des GMF privés.

            Ce qu’il faut faire, c’est mener le réseau dans la direction opposée à celle préconisée par les gouvernements des dernières années. Jetons par-dessus bord la centralisation qui éloigne le personnel et la population de leurs soins de santé. Faisons confiance à celles et ceux qui donnent les services en leur donnant de bonnes conditions de travail.

            Le privé est un mirage, c’est avec un réseau public décentralisé qui mise sur les compétences de son personnel qu’on parviendra à répondre aux besoins de la population.

            Services préhospitaliers d’urgence : mais à quoi joue le gouvernement ?

            Lettre ouverte de Jean Gagnon, Représentant du secteur préhospitalier

            Le gouvernement a annoncé récemment de nouvelles mesures incitatives temporaires pour le personnel du réseau de la santé et des services sociaux, au cœur de la crise sanitaire. Il offre aussi ces mesures aux salarié-es de certaines entreprises privées avec qui il est lié par contrat. Des centaines de milliers de personnes toucheront ces sommes, mais pas les paramédics ni les autres membres du personnel du secteur préhospitalier.

            Nous avons d’abord pensé que le gouvernement nous avait oubliés lorsqu’il en a fait l’annonce. Après tout, il n’avait pas pensé à nous non plus lorsqu’il avait annoncé les premières primes au tout début de la pandémie. À la suite de nos représentations, le gouvernement avait rapidement admis son erreur. Pas cette fois. Dans une réponse laconique envoyée par courriel cette semaine, les représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux nous indiquent que nous ne faisons pas partie du plan.

            Et pourtant… Sur le terrain, nous la sentons bien la pression, la crise. Nous transportons, chaque jour, des patientes et des patients positifs. Plusieurs d’entre nous ont d’ailleurs contracté la maladie. Après deux ans de crise, nous voyons nos collègues épuisés, surchargés. À cela s’ajoute le cynisme de plus en plus grand à l’égard d’un gouvernement qui ne nous respecte pas.

            Le défi d’attirer de nouvelles recrues, de retenir les plus expérimentés dans notre secteur était déjà bien réel avant la pandémie. Les salaires insuffisants font des paramédics les moins bien payés de tous les services d’urgence. Quant aux conditions de travail, elles sont devenues intenables. Les heures supplémentaires sont devenues monnaie courante. Il est impossible  pour plusieurs de prendre leur repas et de finir leur journée à l’heure prévue. En région, des paramédics doivent se tenir disponibles durant sept jours et nuits consécutifs. Sans parler des enjeux de santé mentale inhérents à notre métier où nous sommes exposés continuellement au risque de choc post-traumatique en raison des situations éprouvantes auxquelles nous faisons chaque jour..

            Nous sommes sans convention collective depuis bientôt deux ans et nous attendons toujours des réponses constructives à nos propositions à la table de négociation. Durant tout ce temps, le gouvernement a su trouver un terrain d’entente avec pratiquement tous les secteurs où il est le principal payeur. Mais pas avec nous, les paramédics, les répondantes et répondants médicaux d’urgence, le personnel de soutien. De toute évidence, nous ne sommes pas prioritaires pour ce gouvernement. En cas d’urgence, c’est nous qu’on appelle en premier, mais quand vient le temps de négocier il faudrait qu’on passe en dernier !

            La CAQ nous méprise
            Nous avons beau sauver des vies chaque jour et donner le meilleur de nous-mêmes, le gouvernement nous traite comme des pions. Comme nous avons l’obligation de maintenir les services essentiels, il agit comme s’il n’y avait pas d’urgence à s’entendre avec nous.

            Doit-on s’en étonner ? Après tout, c’est toute l’histoire des services préhospitaliers au Québec qui est en train de se rejouer. Depuis 40 ans, nous avons construit ce secteur par notre action syndicale envers et contre tous. C’est grâce à nous, à nos luttes, que les services se sont professionnalisés au point où l’on déploie maintenant des paramédics de soins avancés et qu’on fait appel à notre expertise plus largement que jamais. Les gouvernements qui se sont succédé n’ont jamais eu le courage de se responsabiliser, d’instaurer des règles claires dans notre secteur où se côtoient une société d’État –, Urgences-santé – des coopératives, des OBNL et des entreprises privées. Ce chaos organisationnel, tous les gouvernements s’en sont servis comme prétexte à leur inaction.

            Nous aurions souhaité que la CAQ se démarque. Nous leur avons tendu la main à de multiples reprises pour tenter de trouver des solutions à long terme. Nous aurions souhaité sincèrement pouvoir démarrer sur de nouvelles bases. Laisser de côté les coups de gueule pour nous concentrer sur l’atteinte des objectifs que nous nous fixons. Mais le message que ce gouvernement nous envoie reste le même. Il n’acceptera de nous entendre que lorsque nous aurons fait mal à son image et que nous aurons suffisamment perturbé la paix sociale !

            J’invite le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, à consulter de nouveau ses plus anciens conseillers au ministère. Il découvrira que nous avons déjà fait la preuve de notre capacité à nous battre et à nous faire entendre, si c’est vraiment la voie que le MSSS et le Conseil du trésor souhaitent que nous prenions.

            Une première vraie reconnaissance des sages-femmes par le gouvernement

            Pour une des premières fois depuis le début de la pandémie, les sages-femmes du Québec obtiennent une reconnaissance de leur travail en temps de COVID-19. Elles pourront toucher toutes les primes et les incitatifs en place dans le reste du réseau de la santé.

            « C’est un soulagement parce que depuis le début de la crise, les sages-femmes sont appelées à soutenir le réseau de la santé », commente Josyane Giroux, présidente du Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ). Les sages-femmes et responsables des services de sage-femme ont notamment mis en place des solutions concrètes et adaptées aux besoins de la population lors de ruptures de services anticipées ou avérées, en périnatalité et en obstétrique.

            De plus, depuis le début de la crise, elles arrivent à maintenir l’offre de services à leur clientèle, alors qu’il y a plus d’absences qu’à l’habitude parmi les sages-femmes. « Notre 4,5 % des suivis de grossesses au Québec, effectués par les 180 sages-femmes actives, a vraiment son importance et l’on en tient enfin compte. C’est un premier pas vers la reconnaissance », ajoute Josyane Giroux.

            « Les pourparlers avec le ministère et les ministres réalisés par le RSFQ et la Fédération des professionnèles auront aussi tracé la voie pour que l’ensemble des professions de la catégorie 5 bénéficie des incitatifs offerts aux autres catégories d’emploi. Nous pouvons en être fiers », ajoute Danny Roy, président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

            Concrètement, les sages-femmes auront accès à la prime d’assiduité « en escalier » qui permet d’accumuler jusqu’à 1000 $ par mois lorsqu’on travaille à temps plein. Pour les personnes à temps partiel, l’assiduité complète permet maintenant d’obtenir 100 $ par semaine. S’ajoutent à cela les heures payées en double lorsqu’il s’agit d’une journée qui s’ajoute à la semaine normale de travail. Le tout est en place pour 12 semaines à partir de la mi-janvier.

            Encore du chemin à faire
            La profession de sages-femmes n’est cependant pas encore reconnue à sa juste valeur. Il restera du chemin à faire après l’échéance de ces mesures afin de trouver des solutions plus pérennes.

            La négociation pour le renouvellement de l’Entente collective sur les conditions de travail est malheureusement au point mort en ce moment, et ce, depuis des mois. « Notre apport est encore plus important avec l’essoufflement sur le terrain et les difficultés en obstétrique dans plusieurs régions », fait valoir la présidente, qui rappelle que des bris de service en obstétrique ont été observés en Abitibi, en Gaspésie, en Outaouais et dans différents hôpitaux de la grande région de Montréal.

            Santé mentale : les services publics ne résisteront pas à la vague

            La prochaine vague liée à la COVID-19 ne sera probablement pas causée par une mutation du virus, mais par une déferlante de problèmes en santé mentale qui risque fort de faire sauter la digue de notre système public.

            La CSN salue donc la volonté du ministre Lionel Carmant et du gouvernement d’investir 361 M$ de plus en santé mentale et le plus grand apport du communautaire, mais remarque que ce qui limite l’efficacité du réseau demeure intouché, soit d’encarcaner les cliniciens et les usagers dans une approche rigide. Le ministre ne cesse de vendre le Programme québécois pour les troubles mentaux (PQPTM) comme l’unique réponse au meilleur accès aux soins en santé mentale, alors que sur le terrain les professionnels-les rapportent une perte d’autonomie et une multiplication des étapes dans le parcours de soin des patients. Ce chemin de croix en décourage plusieurs et fait baisser artificiellement les listes d’attente.

            Il faut absolument revoir l’organisation pour vraiment améliorer l’accès. « Nous avons besoin d’une refondation de nos services en santé mentale et il faut le faire avant qu’il ne soit trop tard », affirme Jessica Goldschleger, vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), qui rappelle que la mauvaise santé mentale entraîne une perte de 50 G$ par année au Canada ainsi qu’une grande souffrance.

            Consultation des intervenantes et intervenants
            En 2021, la FP–CSN a mené une importante consultation auprès de ses membres qui travaillent en santé mentale. « Nous proposons une approche globale axée sur les besoins de la personne tout au long de son parcours de soins dans le réseau public », insiste Jessica Goldschleger. Il faut, par exemple, éviter qu’une personne attende de longs mois entre le traitement pour la toxicomanie et celui pour l’anxiété. « Les patients ne devraient pas être comme des balles de ping-pong que l’on se renvoie d’une équipe à l’autre », ajoute la vice-présidente.

            La CSN recommande notamment que l’on nomme une personne ou une équipe pivot qui va s’assurer que chaque patient qui consulte en santé mentale puisse être suivi pour l’ensemble de ses problèmes dans un court délai. Quelque 16 recommandations sont par ailleurs sorties de la consultation de 2021 menée par la FP–CSN.

            « Une des clés pour améliorer la situation c’est de miser sur l’interdisciplinarité. Il ne suffit pas d’en parler, il faut donner du temps et des lieux pour le faire. Il faut que tous les acteurs du réseau qui interviennent auprès de cette clientèle puissent travailler en équipe en se partageant l’information et les solutions à mettre en place, et cela bien entendu, en tout respect des enjeux de sécurité et de confidentialité », enchérit le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Réjean Leclerc.

            De plus, la CSN souhaite la mise en place de formations d’appoint pour tous les intervenants et intervenantes de la chaine de services et de soins, permettant à chacun de jouer pleinement son rôle dans ce vaste chantier nécessaire.

            Régler le problème en amont
            Un des meilleurs moyens pour réduire l’ampleur de la détresse psychologique dans la population du Québec serait d’agir en amont sur des facteurs de stress importants comme la pauvreté, le manque de logement abordable ou la violence envers les femmes. « C’est un défi de société que nous avons devant nous, plaide la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Il faut reconstruire notre filet social, car il s’est étiolé. Augmenter le salaire minimum, renforcer les droits des travailleuses et des travailleurs, assurer l’accès au logement ou encore un accès rapide aux différents services de soutien et d’aide sont quelques exemples de leviers dont dispose le gouvernement pour prévenir une dégradation et améliorer les choses. »

            Pénurie de main-d’œuvre dans le transport scolaire : le ministre Roberge ne peut faire cavalier seul pour régler la situation

            La semaine dernière, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, annonçait au réseau des Centres de services scolaires le déploiement de la seconde phase du Programme d’aide financière visant la rétention des conductrices et conducteurs d’autobus scolaire (PAFCAS). Le Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui a pourtant largement contribué à la création de ce programme, dénonce les manières de faire du ministre qui, une fois de plus, a choisi d’exclure les principaux concernés, c’est-à-dire les conductrices et conducteurs de véhicules scolaires et leurs représentants syndicaux, du processus de mise en place du programme en annonçant sa poursuite sans donner de détails ni de préavis.

            « C’est tellement frustrant de constater qu’après tous les efforts que nous avons déployés et toutes les recommandations que nous avons formulées au ministère de l’Éducation pour tenter de corriger la pénurie de main-d’œuvre dans le transport scolaire, nous nous retrouvons une fois de plus exclus du processus de mise en œuvre du programme d’aide financière », a déclaré d’entrée de jeu Josée Dubé, présidente du Secteur transport scolaire de la FEESP–CSN et présidente du Syndicat des travailleurs des Autobus Gil-Ber–CSN.

            « Quand on regarde le fiasco qu’a généré le déploiement de la première phase du programme, avec de nombreux ratés qui auraient pu facilement être évités en consultant les principaux acteurs concernés, c’est à se demander si le ministre souhaite réellement s’attaquer au cœur du problème ou s’il souhaite plutôt n’en faire qu’à sa tête en ignorant celles et ceux à qui s’adresse pourtant le fameux programme », poursuit Mme Dubé.

            Respect des engagements
            Rappelons qu’une rencontre avec le Ministère et les différents partenaires concernés avait eu lieu en novembre dernier pour dresser le bilan de la première phase du programme. Lors de cette rencontre, les représentants du Secteur transport scolaire de la FEESP–CSN avaient fait part de plusieurs problématiques en lien avec le déploiement du programme, notamment les enjeux liés à l’assurance-emploi, l’absence de soutien offert aux conducteurs, l’insuffisance du montant de la prime, etc. Le ministère s’était alors engagé à revenir devant ses partenaires avant de lancer la phase II du programme, ce qui n’a pas été fait.

            « À quoi bon convoquer les partenaires à des rencontres pour dresser des bilans et tenter de corriger le tir si, en bout de piste, le ministre ignore les recommandations soulevées par le milieu et n’écoute que lui-même ?, se questionne Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN. Le ministre Roberge ne pourra pas continuer à agir de la sorte et faire cavalier seul s’il souhaite réellement régler l’enjeu de la pénurie de main d’œuvre qui sévit depuis des mois dans le transport scolaire. La concertation et la collaboration, ce n’est pas à sens unique. Lorsqu’on fait des engagements auprès de ses partenaires, le minimum, c’est de les respecter ! ».

            Notons que le Secteur transport scolaire de la FEESP–CSN entend solliciter incessamment une rencontre auprès du ministère afin de faire le point sur la situation.

            Une importante majoration des salaires s’impose
            Bien que satisfaits de l’élargissement de l’accessibilité du programme d’aide aux conductrices et conducteurs de berlines, les représentants du secteur estiment que la prime, dont le montant est toujours fixé à 2000 $, est loin d’être suffisante pour enrayer la problématique. « Ça fait plusieurs fois qu’on le répète, la prime à elle seule, même bonifiée – ce que nous réclamons depuis plusieurs mois déjà – ne suffira pas à régler le problème. Considérant l’urgence de la situation, ce que nous demandons, c’est une importante majoration des salaires des conductrices et conducteurs, et ce, à la grandeur de la province », conclut Mme Dubé.

            Culture et communications : lutte à la précarité et assainissement des milieux de travail, au cœur de priorités syndicales

            Le 25e Congrès de la Fédération de la culture et des communications (FNCC–CSN) s’est terminé aujourd’hui, au terme de quatre journées de débats et d’ateliers portant sur les principaux enjeux en matière de relations de travail, de financement et d’encadrement législatif du secteur des médias, de l’information et de la culture.

            Les travaux effectués par les congressistes ont permis de mettre au jour de nombreux facteurs contribuant à la précarisation des conditions de travail du secteur de l’information et de la culture : des encadrements législatifs déficients, notamment à l’endroit des travailleurs autonomes et du statut de l’artiste, la déstabilisation des productions culturelles et médiatiques par les géants du Web et les transformations entraînées par le recours intensif au télétravail. La cyberintimidation dans le milieu journalistique et les cultures de gestion contribuant aux environnements de travail malsains ont également retenu l’attention des représentantes et représentants syndicaux.

            Ceux-ci ont par ailleurs salué les nombreux combats menés par les syndicats de la fédération au cours des trois dernières années. L’instauration d’un crédit d’impôt sur la masse salariale des salles de nouvelles devra être maintenue et renforcée. Le sauvetage du Soleil, du Droit, de la Tribune, du Nouvelliste, de la Voix de l’Est et du Quotidien du Saguenay par la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i), mise sur pied par les syndicats de la fédération, aura contribué à freiner l’érosion de l’information dans les régions du Québec.

            « Au cours des dernières années, ce sont les travailleuses et les travailleurs que nous représentons qui ont été les premiers à identifier les menaces à notre environnement journalistique, médiatique et culturel, a rappelé la présidente de la fédération, Annick Charette. Ce sont ces personnes qui ont su faire preuve de courage, d’imagination et d’une très grande solidarité pour stabiliser la situation. Notre action doit se poursuivre afin de protéger nos droits en matière de travail et d’assainir nos milieux de travail, trop souvent soumis à des dynamiques malsaines en matière d’organisation du travail. »

            Nouveau comité exécutif
            Les congressistes ont reporté à la présidence de la fédération Annick Charette, qui en assumait l’intérim depuis l’été dernier. Annick Charette provient du Syndicat général des employé-es de Télé-Québec. Elle sera épaulée de Stéphane-Billy Gousse, issu du Syndicat des employé-es de bureau du Soleil et élu au poste de secrétariat général et trésorerie. Aux postes de vice-présidence ont été élus Karine Tremblay, du Syndicat des employé-es de La Tribune, ainsi que Pierre Tousignant et Josianne Létourneau, tous deux du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Radio-Canada.

            Plus d’une centaine de participantes et de participants ont pris part, en format virtuel depuis mardi, au 25e Congrès de la Fédération nationale des communications et de la culture, affiliée à la CSN.

            Rapport final de la Commissaire à la santé et au bien-être : Il faut passer à l’action !

            Pour la Confédération des syndicats nationaux, le rapport final de la Commissaire à la santé et au bien-être, Joanne Castonguay, remet en perspective de nombreuses lacunes qui existaient déjà dans le réseau avant l’arrivée de la COVID-19. Les solutions sont connues depuis longtemps et en ce sens, la CSN appuie en grande partie les recommandations formulées. La CSN appelle le gouvernement à saisir cette occasion pour instaurer un véritable dialogue avec tous les partenaires, dont les syndicats, pour s’assurer de ne jamais revivre un tel drame.

            Toutefois, la CSN relève plusieurs éléments sur lesquels le rapport n’insiste pas assez et qui doivent être pris en compte pour pouvoir effectuer le virage nécessaire. Par exemple, il faut prendre en considération la question de la santé et de la sécurité au travail. Il faudrait creuser davantage pour comprendre les lacunes observées sur le terrain par les syndicats. Il s’avère notamment que la gestion inadéquate des équipements de protection individuelle a eu un impact significatif. De même, les mauvaises conditions de travail du personnel ont contribué aux problèmes d’attraction, de rétention et à la rareté de la main-d’œuvre. Le sous-financement des services, le rôle croissant du secteur privé et les lacunes quant à la planification de la main-d’œuvre constituent autant de volets qui nécessitent des changements tant au niveau de la santé publique que de la gouvernance du réseau. Pour la CSN, ces éléments ont tous grandement contribué à la catastrophe.

            Enquête publique
            « Une enquête publique sur la gestion de la pandémie demeure nécessaire, estime la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Il faut aller au fond des choses. Ce ne sont pas des coupables qu’on cherche, mais le portrait global afin de pouvoir appliquer des solutions structurantes. Malheureusement, les recommandations formulées dans ce rapport sont parfois timides. Nous les appuyons de façon générale, elles vont dans le bon sens, mais il faut faire beaucoup plus et instaurer des changements en profondeur pour consolider cet acquis précieux qui est mis à mal depuis trop longtemps. »

            Pour la CSN, il faudra nécessairement revoir certaines façons de faire pour éviter une telle hécatombe dans le futur et corriger les lacunes identifiées dans le rapport, notamment la gouvernance défaillante, le leadership insuffisant et le manque d’imputabilité.

            « Nous n’avons pas le droit de ne pas apporter les changements nécessaires dès maintenant, plaide le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Réjean Leclerc. La clé c’est de pouvoir se parler pour vrai, syndicats, établissements, gouvernement et de travailler ensemble. La gestion par arrêtés ministériels, ça a fait mal non seulement aux relations de travail, mais à notre capacité même de trouver des solutions ensemble, pour le bien de toute la population. Il faut absolument renouer avec le dialogue même dans ce climat d’urgence. La FSSS–CSN sera au rendez-vous d’une telle approche ».

            Du côté de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), on relève que, malheureusement, comme le mentionne le rapport, le réseau de la santé et des services sociaux a mis ses employé-es en danger en ne respectant pas complètement le principe de précaution. « Nous demandions pourtant depuis le début de la pandémie d’élargir la distribution du meilleur équipement de protection disponible, comme les masques N95. Une réelle approche de précaution aurait alors rassuré et protégé la santé du personnel qui se trouvait au cœur de la tempête », affirme Danny Roy, président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

            La Fédération nationale des communications et de la culture lance son congrès

            Une voix, une force, une solidarité : c’est au terme d’un mandat ponctué de nombreuses batailles que la Fédération nationale des communications et de la culture, affiliée à la CSN, ouvre aujourd’hui son 25e Congrès. Plus d’une centaine de participantes et de participants y prendront part, en format virtuel, jusqu’à vendredi.

            En ouverture, la présidente de la fédération, Annick Charette, a rappelé les moments forts des trois dernières années : instauration par Ottawa et Québec, après des années de crise de la presse écrite, d’un crédit d’impôt sur la masse salariale des salles de nouvelles; sauvegarde des six quotidiens de Capitales Médias par la Coopérative nationale de l’information indépendante, créée à l’initiative des syndicats de la FNCC–CSN concernés; pressions politiques pour l’encadrement législatif et fiscal des géants du web et la mise à jour du cadre fédéral en matière de radiodiffusion; et enfin, de nombreuses négociations liées au renouvellement des conventions collectives des 80 syndicats que compte la fédération.

            « Alors que les secteurs du journalisme, des communications et de la culture traversaient des bouleversements majeurs, les syndicats de la FNCC–CSN ont fait preuve d’audace, d’imagination et de persévérance essentielles et nécessaires à la sauvegarde de grands pans de notre écosystème journalistique, médiatique et culturel », a souligné la présidente de la fédération, Annick Charette.

            Elle a par ailleurs rappelé les nombreuses percées effectuées par les militantes et les militants de la fédération sur le plan de la syndicalisation, comme en témoigne la création du Syndicat de l’événementiel et du Syndicat national des salarié-es des musées, et de la défense des droits des travailleuses et travailleurs autonomes.

            Au cours de la semaine, les congressistes aborderont les questions de la cyberintimidation dans le milieu journalistique, de harcèlement et de climat de travail dans le secteur de la culture et des actions syndicales devant être menées face à la croissance des formes de précarité dans le secteur des communications. Des ateliers seront également menés sur les programmes de retraite et d’assurance collective des syndicats membres de la fédération, notamment en lien avec les nouveaux régimes à prestations cibles développées par la CSN et les firmes externes qui lui sont partenaires.

            Les élections aux postes du comité exécutif auront lieu en clôture du congrès, vendredi. Pour l’instant, la présidente sortante, Annick Charette, qui assume l’intérim de la présidence de la fédération depuis le départ en politique fédérale de Pascale St-Onge, est la seule candidate annoncée à la présidence de l’organisation. La période de mise en candidature prend fin ce jeudi à 13 h 15.

            L’horaire détaillé et les documents du 25e Congrès de la FNCC–CSN sont disponibles à l’adresse suivante : https://fncc.csn.qc.ca/congres/. Les journalistes désirant assister à l’une ou l’autre des séances peuvent contacter francois.lecuyer@csn.qc.ca afin d’obtenir les coordonnées virtuelles nécessaires.

            Le syndicat craint pour la sécurité des salarié-es de la SAQ

            Pour le Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN), les mesures que la SAQ met en place à compter d’aujourd’hui pour répondre à l’obligation du passeport vaccinal sont insuffisantes pour garantir pleinement la sécurité du personnel des succursales.

            Le SEMB-SAQ–CSN réclame notamment la présence d’un gardien de sécurité en tout temps dans les succursales de la SAQ afin d’éviter que des salarié-es se trouvent dans une position inconfortable, voire dangereuse, s’ils doivent eux-mêmes refuser l’accès au magasin à une personne non vaccinée et récalcitrante face à cette nouvelle obligation.

            Le syndicat aurait souhaité que la direction de la SAQ travaille davantage avec les salarié-es pour trouver des solutions afin de répondre adéquatement à cette nouvelle obligation. En l’absence de balises cohérentes fixées par la SAQ, ce sont les salarié-es qui doivent improviser actuellement quant aux moyens à mettre en place dans chaque succursale pour organiser concrètement le contrôle de l’accès aux magasins, et ce, en toute sécurité.

            « Dès l’annonce faite par le gouvernement, nous avons approché la direction de la SAQ avec des propositions, souligne la présidente du syndicat, Lisa Courtemanche. Notre impression c’est que la SAQ a choisi de gérer les risques, de ne réagir que si des situations intenables surviennent. Nous aurions préféré une approche de prévention visant à éliminer les risques autant que possible pour tout le monde. Nous entendons continuer nos démarches auprès de l’employeur pour obtenir un changement de cap. Pour le moment, comme syndicat nous allons nous efforcer d’être présents partout sur le terrain et nous suivrons la situation de près. »

            À propos
            Le Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN) regroupe quelque 5500 travailleuses et travailleurs de la Société des alcools du Québec, notamment le personnel travaillant dans les succursales et dans les bureaux.

            La FSSS–CSN suivra de près le programme de recrutement dans les services de garde

            Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), continuer d’améliorer les conditions des travailleuses et travailleurs reste le meilleur moyen de recruter la relève dans les services de garde éducatifs à l’enfance. Le ministre de la Famille annonçait aujourd’hui son programme de recrutement ayant pour but d’attirer le personnel pour augmenter le nombre de places dans le réseau.

            La FSSS–CSN est heureuse de constater que le ministère de la Famille prend des moyens d’attirer la relève pour combler le manque de places en service de garde. Le gouvernement doit agir pour attirer l’ensemble du personnel des services de garde et des bureaux coordonnateurs. Elle suivra de près l’application du programme de recrutement et invite le ministre à discuter avec nous de l’application des mesures. La Fédération veut de plus s’assurer que le niveau de formation soit maintenu. Elle rappelle que la création de nouvelles places doit se faire uniquement dans les CPE et les milieux familiaux régis et subventionnés, là où les services aux enfants sont de la meilleure qualité. La FSSS–CSN réclame aussi plus d’actions pour mieux protéger le personnel des services de garde, dont l’accès aux masques N95.

            « Les résultats de la dernière négociation des CPE, où la détermination des travailleuses a entraîné de nombreux gains, sont la meilleure carte de visite pour convaincre des gens de venir travailler dans le réseau des services de garde éducatifs. Il faut continuer de faire mieux, notamment en réglant l’enjeu des ratios d’enfants par éducatrice. C’est la clé pour rendre le réseau plus attrayant », lance Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS–CSN.

            8 mars 2022 : L’avenir est féministe

            Le Collectif 8 mars dévoile aujourd’hui le visage de la Journée internationale des droits des femmes 2022 qui se déroulera sur le thème L’avenir est féministe. Pour une deuxième année consécutive, son contenu sera marqué par la crise sanitaire qui a mis au jour les inégalités et les discriminations systémiques vécues par les femmes, que ce soit à titre de travailleuses ou de citoyennes.

            Atteindre un monde plus juste
            Depuis près de deux ans, celles-ci sont touchées de multiples façons par les conséquences de la COVID-19. Qu’on aborde ou non les pertes d’emploi et de revenus, la violence conjugale et les féminicides, l’augmentation du travail invisible, la surexposition au risque de contamination ou les questions de santé mentale et de solitude, il demeure indéniable que les femmes ont subi de plein fouet la crise sanitaire et qu’elles ne sont toujours pas au bout de leur peine.

            À titre d’exemple, bien qu’il y ait eu reprise des activités économiques dans de nombreux secteurs, les femmes accusent encore un retard quant à leur retour au travail. Ainsi, en septembre 2021, elles étaient moins nombreuses en emploi qu’elles ne l’étaient avant la pandémie, alors que chez les hommes, le niveau d’emploi observé au même moment était identique à celui de septembre 2019, soit avant la crise sanitaire.

            Slogan et visuel évocateurs
            Le slogan « L’avenir est féministe » met en lumière la nécessité d’agir pour un monde tissé de liberté, de solidarité, de justice, de paix et d’équité. L’identité visuelle conjugue art graphique et collage pour rompre avec l’atmosphère de morosité et de cynisme politique des dernières années. Elle appelle à converger nos efforts afin de créer une société qui unit nos voix et nos horizons pluriels et qui respecte les droits et la dignité de toutes et de tous.

            Voir et télécharger tous les outils de visibilité du 8 mars 2022

            Les paramédics demandent la conciliation

            Constatant une impasse à la table de négociation, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), représentant le personnel du secteur préhospitalier, dont 3500 paramédics partout au Québec, demande au ministère du Travail de nommer un conciliateur ou une conciliatrice qui aidera les parties à identifier des voies de rapprochement. Sans convention collective depuis le 1er avril 2020, les syndicats CSN détiennent actuellement des mandats de grève renforcée à utiliser au moment opportun.

            « Les représentants du gouvernement ferment la porte à nos propositions sur presque tous les enjeux, dénonce le représentant du secteur préhospitalier de la FSSS–CSN, Jean Gagnon. On ne peut pas accepter le statu quo faisant des paramédics les moins bien payés de l’urgence. Nos salaires ne soutiennent plus aucune comparaison avec ceux versés aux autres acteurs de la sécurité publique ni avec les travailleuses et les travailleurs que nous côtoyons au quotidien dans le réseau de la santé et des services sociaux. Nous avons tous les arguments pour justifier un redressement salarial considérable dans notre secteur. C’est déplorable que le gouvernement ne se donne même pas la peine d’y répondre ».

            Les paramédics FSSS–CSN réclament un reclassement de leur emploi à sa véritable valeur. Les taux de salaire doivent refléter davantage la réalité du marché de l’emploi, tant dans les autres services d’urgence que dans le réseau public de la santé et des services sociaux, pour avoir un impact positif sur l’attraction de nouvelles recrues et la rétention des plus expérimenté-es.

            Les paramédics veulent également s’attaquer aux surcharges de travail du personnel ayant des horaires à l’heure, éliminer les horaires de faction et renforcer la santé et la sécurité au travail, notamment en matière de santé mentale et psychologique.

            Conciliation
            En vertu du Code du travail, le conciliateur n’a pas le pouvoir d’imposer une solution. Il joue un rôle de facilitateur. Il peut par exemple formuler des recommandations aux parties, mais les équipes de négociation sont libres d’y adhérer ou non.

            Transport gratuit pour toute la population
            Les syndicats CSN représentant les paramédics ont le mandat de renforcer la grève qui a cours depuis l’été 2021 au moment jugé opportun. Déjà, plusieurs moyens de pression sont en cours. Par exemple, les transports en ambulance sont entièrement aux frais du gouvernement, peu importe la raison de l’intervention et l’état du patient. Si cela s’avère nécessaire, les paramédics augmenteront encore la pression, en présentant une nouvelle liste plus pointue des services essentiels. « Nous ne déclencherons pas ces nouveaux moyens de pression immédiatement, explique Jean Gagnon. En demandant la conciliation, nous espérons que le gouvernement s’active et mette enfin l’énergie nécessaire à notre négociation pour pouvoir conclure une entente satisfaisante. Du côté syndical, nous serons pleinement disponibles pour conclure cette négociation dans les meilleurs délais. Toutefois, si l’on doit augmenter la pression, nous sommes prêts ».

            Salaire minimum : « une autre occasion ratée », estime la Coalition Minimum 18 $

            En se limitant à une maigre augmentation de 0,75 $ du salaire minimum, le gouvernement Legault rate encore une fois l’occasion de lutter contre la pauvreté, d’appuyer la reprise économique et d’apporter des solutions concrètes aux problèmes de rareté de main-d’œuvre, estiment les membres de la Coalition Minimum 18 $. De plus, cette hausse ne pourra permettre à une personne seule travaillant à temps plein au salaire minimum de se sortir de la pauvreté, préviennent-ils. En raison notamment des augmentations marquées du coût de la vie ces dernières années, le salaire minimum aurait dû être haussé à 18 $ l’heure, font-ils valoir.

            « Alors que l’augmentation actuelle du coût de la vie menace de nombreux travailleurs et travailleuses à faible revenu, cette hausse nous apparait complètement déconnectée de la réalité », ont réagi les porte-paroles de la FTQ, de la CSN, de la CSQ, de la CSD, de l’APTS, du SFPQ, du SPGQ, du Collectif pour un Québec sans pauvreté, du Front de défense des non-syndiqué-es (FDNS) et du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants.

            « Le gouvernement ne réalise pas que le salaire minimum actuel, qu’il soit à 13,50 $ ou 14,25 $, ne permet aucunement aux travailleuses et aux travailleurs qui le gagnent de vivre dignement. Avec une telle hausse, il envoie également un message aux employeurs : il ne faudrait surtout pas donner le coup de barre nécessaire en matière de rémunération pour réussir à attirer cette main-d’œuvre dont ils se plaignent ne pas trouver. Enfin, le gouvernement ne semble pas comprendre à quel point le salaire minimum constitue non seulement un moyen approprié de lutter contre la pauvreté, mais également un levier de relance économique. En ce sens, nous nous serions attendus à un plan clair de la part du gouvernement afin d’atteindre le 18 $ l’heure le plus rapidement possible. »

            La Coalition reproche au gouvernement de persister à vouloir établir le salaire minimum à hauteur de 50 % du salaire horaire moyen. Pour le milieu syndical et communautaire, cette cible ne prend nullement en compte en compte des besoins des individus et ne leur permet pas de vivre autrement que dans la pauvreté. Pour effectuer la mise à jour de leur revendication relative au salaire minimum, les membres de la coalition prennent en considération différentes données, notamment la mesure de faible revenu à 60 % de la médiane des revenus (MFR-60), un indicateur utilisé par l’Union européenne, beaucoup plus englobant que la mesure du panier de consommation (MPC), qui ne tient compte que des besoins de base (à savoir se nourrir, se loger, se vêtir et se déplacer).

            Un changement d’approche qui met à risque le personnel des services de garde

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) s’étonne d’un énième changement d’approche qui vient mettre à risque les travailleuses et travailleurs et les enfants qui fréquentent les CPE et les services de garde en milieu familial. La FSSS–CSN réclame l’accès aux masques N95 pour le personnel des services de garde.

            Le gouvernement annonce aujourd’hui de nouvelles consignes pour la gestion des cas et des contacts, remettant en question les consignes annoncées le 4 janvier dernier. Ces consignes, venant notamment affaiblir les mesures d’isolement en maintenant ouverts des groupes après la découverte d’un cas, ont de quoi inquiéter. Il en va de même de la gestion des cas confirmés à l’aide de tests rapides en lieu et place de tests confirmés par laboratoire. Cette décision, qui accroît considérablement les risques auxquels sera exposé le personnel des services de garde, intervient alors même que tout n’est pas fait pour assurer la protection du personnel et des enfants face à la transmission aérienne du virus. La FSSS–CSN demande l’accès aux tests rapides pour le personnel, que l’ensemble du personnel atteint de la COVID-19 soit automatiquement couvert par la CNESST et une augmentation des journées de la banque Covid pour les responsables de services de garde en milieu familial.

            « Ces incessants changements dans les consignes finissent par perdre tout le monde. Ce qu’il faut actuellement, ce n’est pas d’assouplir les consignes, mais bien de mieux protéger les travailleuses, les enfants et les familles de ceux-ci. Ce que le gouvernement doit faire, c’est rendre disponibles les masques N95 dans les CPE et les milieux familiaux », explique Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS–CSN.

            Rencontre d’urgence réclamée avec la CNESST
            La FSSS–CSN interpelle aussi la CNESST afin qu’elle convoque d’urgence les acteurs du réseau des services de garde éducatifs à l’enfance et les experts en santé et sécurité au travail afin que des directives claires et conformes à la Loi sur la santé et la sécurité au travail soient émises sans délai.

            « Il n’y a pas de compromis à faire avec la santé et la sécurité du personnel dans les services de garde. La CNESST a un rôle important à jouer, alors qu’on s’apprête à accroitre les risques dans ces milieux », de conclure Judith Huot, vice-présidente de la FSSS–CSN.

            Reprise des classes : des conditions loin de rassurer la CSN

            Alors que le gouvernement annonce la reprise des activités dans les écoles préscolaires, primaires, secondaires et professionnelles, le changement de paradigme complet dans la gestion de la pandémie en milieu scolaire inquiète le personnel des établissements publics et privés syndiqués à la CSN.

            Ces changements, présentés en catastrophe hier soir aux syndicats, et sans possibilité d’en discuter, impliquent que dorénavant, en dépit des éclosions qui pourraient survenir dans certaines classes, celles-ci devront rester ouvertes. En fonction des lignes directrices émises par le ministère, les centres de services scolaires et les commissions scolaires anglophones devront eux-mêmes développer leur propre plan de contingence. Ceux-ci devront à tout prix éviter les bris de service, malgré le taux d’absentéisme élevé à prévoir.

            « Le personnel de nos écoles s’attend à d’autres formes de mesures de contrôle que le recours aux arrêtés ministériels, déplore la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Or, les cours n’ont même pas repris en présence, la contamination est à un état maximal, et voilà qu’on nous avise qu’on met un stop à la possibilité de fermer des classes qui seront des foyers d’éclosion. On nous exige que la totalité des services de garde soient maintenus, et ce, en dépit du fort taux d’absence à prévoir en raison de la contamination du personnel. »

            Pour la présidente du secteur scolaire de la FEESP–CSN, Annie Charland, le gouvernement doit assurer des conditions sécuritaires au personnel et aux élèves, et ce, dès lundi. « L’accès aux tests PCR offert en priorité au personnel doit être maintenu. L’accès aux masques N95 pour le personnel dans les écoles spécialisées nous a été garanti pour la semaine prochaine, tout comme la disponibilité des tests rapides. D’ailleurs, et j’insiste, les masques N95 devraient être accessibles à tout le personnel des milieux scolaires. Aussi, nous sommes toujours très inquiets par rapport aux problèmes de ventilation, qui ne sont toujours pas réglés après 22 mois de pandémie. Un non-sens. »

            La présidente de la FNEEQ–CSN, qui représente les enseignantes et enseignants des écoles privées du Québec, estime qu’il est inquiétant d’envisager le maintien des classes coûte que coûte. « Bien sûr que nous voulons que nos écoles restent ouvertes le plus possible. Mais nous ne voulons pas qu’elles deviennent des foyers de contamination incontrôlables. Dans cette perspective, envisager qu’il ne sera plus possible de fermer une classe en cas d’éclosion constitue un changement majeur qui nous apparait fort préoccupant », a réagi Caroline Quesnel.

            L’intersyndicale en santé et services sociaux salue l’ouverture du gouvernement sur les nouvelles mesures pour le personnel

            En plein cœur de la vague Omicron, l’intersyndicale en santé et services sociaux et le gouvernement ont eu des échanges constructifs dans l’objectif de poser des actions concrètes pour appuyer le personnel. Pour la FSSS–CSN, la FSQ-CSQ, la FIQ et la FIQP, le SQEES-FTQ, le SCFP, l’APTS, la FP–CSN et le SPGQ, la clé pour casser cette vague est de tout faire pour bien protéger le personnel et de déployer rapidement des mesures de reconnaissance pour agir sur l’attraction et la rétention.

            L’ensemble des organisations syndicales représentant le personnel du réseau de la santé et des services sociaux ont échangé avec le gouvernement dans les derniers jours pour proposer des solutions pour aider les travailleuses et travailleurs et regagner leur confiance. Plusieurs mesures annoncées par le gouvernement qui visent certaines catégories d’emploi permettront de soulager de façon appréciable, mais temporaire, la pression qui pèse depuis 22 mois sur le dos du personnel du réseau. L’intersyndicale invite donc le gouvernement à poursuivre les discussions dans le même état d’esprit afin de se sortir de la situation de crise liée à la pandémie et au manque de personnel.

            La clé, c’est de bien protéger le personnel
            Tout au long des échanges, l’intersyndicale a indiqué que l’élément prioritaire pour faire face au variant Omicron est d’appliquer le principe de précaution et d’implanter toutes les mesures nécessaires pour bien protéger les travailleuses et travailleurs, à commencer par l’accès au masque N95 pour l’ensemble du personnel. Si le changement de ton du gouvernement est bienvenu, il doit continuer d’en faire davantage pour prôner des mesures plus fortes, claires et simples à appliquer pour assurer la protection du personnel.

            Des mesures pour attirer et retenir le personnel
            Les mesures annoncées aujourd’hui par le ministre Dubé ont pour objectif d’avoir le personnel nécessaire pour les trois prochains mois. L’intersyndicale a invité le gouvernement à mieux reconnaître les efforts des travailleuses et travailleurs. L’élargissement de la prime de temps complet est une avancée intéressante, bien que l’intersyndicale continue de demander que les primes s’appliquent à l’ensemble du personnel au front de la lutte à la pandémie depuis des mois.

            « Nos échanges avec le gouvernement l’ont convaincu de poser des gestes à très court terme pour freiner la crise. C’est la preuve que c’est en travaillant ensemble et en prenant en compte les solutions du personnel qu’on peut mieux gérer cette pandémie. C’est de cette manière qu’il faut continuer à travailler pour s’attaquer d’urgence aux problèmes de fond du réseau de la santé et des services sociaux », soulignent les leaders de la FSSS–CSN, de la FSQ-CSQ, de la FIQ et de la FIQP, du SQEES-FTQ, du SCFP, de l’APTS, de la FP–CSN et du SPGQ.

            Bilan et perspectives 2021-2022 – Les travailleuses et travailleurs méritent mieux

            C’est ce matin que la présidente de la CSN, Caroline Senneville présentait aux médias le bilan de la dernière année de la grande centrale. Elle a également abordé les nombreux enjeux à venir au cours de 2022, et en a profité pour proposer des solutions au gouvernement du Québec.

            Une année difficile
            « L’année 2021 n’aura pas été tendre envers les travailleuses et travailleurs, affirme d’entrée de jeu Mme Senneville. Pertes d’emploi et de revenus, surcharge de travail, santé mentale affectée : ce ne sont que quelques-uns des enjeux que vivent nos membres. » Ceci, avec en trame de fond la rareté de la main-d’œuvre, qui accroît le fardeau sur les travailleurs déjà en place. « On n’a pas juste un déficit de travailleurs, on a un surplus de postes avec des mauvaises conditions. »

            Le tout combiné avec un nombre record de conflit de travail. « Présentement, il y a 42 grèves générales illimitées à la CSN et 480 grèves discontinues. Au cours des prochains mois, le quart de nos syndicats manufacturiers seront en négo. Tout comme 25 syndicats de la culture et des communications. Sans compter les écoles et les centres d’hébergement privés, les casinos, des chauffeurs d’autobus et bien d’autres. Nos membres n’ont pas juste un ras-le-bol de leurs mauvaises conditions de travail : ils sont aussi extrêmement motivés à aller chercher ce qui leur revient », affirme François Enault, premier vice-président de la centrale, absent de la conférence de presse.

            Des gains également
            Des dizaines de milieux ont par ailleurs vu leurs conditions de travail s’améliorer grandement grâce à leur syndicat CSN et ce, autant au public qu’au privé. On n’a qu’à penser à la lutte historique des CPE, dont la CSN a été la locomotive.

            L’année 2022 marquera d’ailleurs le début de nouvelles négociations pour ce secteur. « Les syndicats consulteront leurs membres en début d’année en vue de l’élaboration des cahiers de revendications, et le dépôt des demandes s’effectuera l’automne prochain », précise M. Enault.

            Des solutions, mais peu d’écoute
            Au cours de l’année 2022, la CSN continuera sa lutte pour obtenir l’augmentation du salaire minimum à 18 $ l’heure, pour l’obtention de la réforme de l’assurance-emploi promise par le fédéral et travaillera à ce que les salarié-es soient mieux protégés. « Lorsqu’on réécoute nos conférences de presse d’il y 15 ou 20 ans, on constate une chose : ça fait longtemps qu’on sonne l’alarme à propos de l’état des services publics, maintenant en lambeaux », ajoute Caroline Senneville.

            La CSN est aussi extrêmement préoccupée par l’absence d’un plan musclé pour la lutte aux changements climatiques. « On a dépassé le stade où l’on opposait économie et écologie. Quand le réchauffement climatique menace des industries entières, leurs travailleurs et les milieux de vie, ça prend de toute urgence des investissements gouvernementaux pour stopper les impacts négatifs et offrir de la formation aux employés qui devront changer de carrière. C’est ce qu’on appelle la transition juste », renchérit Mme Senneville.

            Dans le contexte actuel, il est étonnant que le dialogue ne soit pas au rendez-vous, alors que le parti au pouvoir gouverne par décret. « La pénurie de main-d’œuvre est l’occasion de changer la façon dont on traite les travailleurs et d’en prendre soin. Pour cela, un dialogue avec le gouvernement de François Legault sera nécessaire, attendu, et reçu très positivement par la centrale », conclut la présidente.

            Ramener du personnel infecté asymptomatique dans le réseau est trop risqué

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN) s’inquiète que le gouvernement veuille aller de l’avant avec le retour au travail du personnel asymptomatique ayant été en contact avec des cas ou étant infecté dans le réseau. Pour parvenir à faire face au variant Omicron, la priorité doit être de tout faire pour bien protéger le personnel.

            Les infections augmentent à un rythme important, ce qui a de quoi préoccuper, d’autant plus en ce qui concerne la hausse des hospitalisations. Mais plutôt que de courir le risque de voir augmenter les infections dans le réseau, la FSSSCSN invite le gouvernement à implanter les mesures qu’elle réclame depuis plusieurs mois. Le dépistage du personnel doit se faire dans les établissements, il faut cesser le déplacement du personnel, stabiliser les équipes, fournir les uniformes et miser sur la ventilation dans les établissements. En ce qui concerne le port des équipements de protection individuelle, ce sont les nombreuses interventions syndicales qui ont mené à un renforcement de la protection respiratoire en milieux de soins de la part de la CNESST.

            La FSSSCSN a d’ailleurs interpellé la CNESST aujourd’hui pour faire part de ses inquiétudes quant au retour au travail du personnel infecté asymptomatique. La FSSSCSN rappelle aussi que les travailleuses et travailleurs infectés font l’objet d’une présomption administrative, leur permettant d’être reconnus par la CNESST plutôt qu’en assurance salaire, en conséquence de quoi les employeurs sont appelés à diriger tout le personnel de la santé étant positif à la COVID-19 vers ce recours.

            « Le réseau n’est pas prêt à faire face aux risques de la décision gouvernementale de ramener du personnel infecté asymptomatique au travail. À l’heure actuelle, on n’est même pas en mesure de tester le personnel dans leur milieu de travail. La gestion déficiente de la pandémie met encore une fois le personnel du réseau en danger et par conséquent les patients qui sont d’autant plus vulnérables. Ce qu’il faut, c’est mettre tout en place pour bien protéger celles et ceux qui prennent soin de la population », explique Réjean Leclerc, président de la FSSSCSN.

            D’autres solutions existent
            Le réseau de la santé et des services sociaux demeure fragile après des mois à lutter contre la pandémie. En décidant d’agir toujours seul par l’imposition d’arrêtés ministériels, le gouvernement rate de nombreuses occasions d’implanter des solutions pour attirer et retenir le personnel du réseau.

            « Le gouvernement doit prendre acte que la gestion par arrêtés, ça ne marche pas. Les travailleuses et travailleurs du réseau sont au front depuis des mois. Elles ont plusieurs solutions à proposer pour que ça aille mieux. Encore faut-il qu’il y ait une oreille attentive du gouvernement », de conclure Réjean Leclerc.

            La CNESST interpellée d’urgence au sujet du variant Omicron

            La FSSSCSN demande à la CNESST d’intervenir d’urgence afin que les travailleuses et travailleurs du secteur de la santé, des services sociaux et des services de garde éducatifs soient en sécurité malgré la montée fulgurante des cas.

            Lors d’une rencontre d’urgence convoquée ce matin par la CNESST, à l’initiative de la CSN, la FSSSCSN a fait valoir qu’il était urgent de mieux protéger le personnel de ces réseaux. Pour ce faire, la CNESST a notamment été invitée à revoir d’urgence ses directives, afin qu’elles soient désormais à l’effet de :

            • Tenir compte de la transmission aérienne de la COVID-19 et de l’incertitude reliée au variant Omicron ;
            • Requérir le port d’un appareil de protection respiratoire de type N-95 ou équivalent afin de protéger tout le personnel contre la transmission aérienne de la COVD-19 ;
            • Retirer immédiatement les travailleuses enceintes des milieux à risque d’exposition à la COVID-19 ;
            • Stabiliser les équipes de travail et éviter le mouvement de personnel.

            La FSSSCSN a aussi fait part de ses vives inquiétudes concernant le rappel au travail de personnes infectées, ainsi que concernant les actuelles difficultés à faire le traçage et le dépistage des cas.

            « Rappeler au travail des personnes infectées à la COVID-19, c’est jouer avec le feu. On a vu ce que cela a donné lors des premières vagues. Cela met non seulement en danger les membres des équipes de travail, mais aussi la population. Il ne faut pas commettre les mêmes erreurs que par le passé », prévient Réjean Leclerc, président de la FSSSCSN.

            La CNESST s’est par ailleurs saisie de ces demandes et inquiétudes, et s’est engagée à revoir les directives applicables à ces milieux de travail. Des travaux allaient d’ailleurs être menés dans les heures suivant la rencontre, et les parties convoquées à la rencontre (MSSS, ASSTSAS, IRSST, CPNSSS, AEPC, syndicats de la santé) ont été invitées à demeurer disponibles au cours des prochaines heures et jours.

            « Le rôle de la CNESST pour assurer la santé et la sécurité du personnel de nos réseaux est primordial. Nous avons senti que la CNESST était à l’écoute. On nous a annoncé des modifications imminentes aux directives, alors même que nous atteignons des records de nombre d’infections. Nous nous attendons donc à du mouvement très rapidement de la part de la CNESST, qui ne doit pas faire de compromis avec la santé du personnel et veiller à l’application du principe de précaution. Cela reste le meilleur moyen de pouvoir maintenir les services à la population », de conclure Réjean Leclerc.

            Resserrement des mesures sanitaires – Réaction de la présidente de la CSN

            La présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville, avait ce message à transmettre à la suite des annonces du gouvernement de François Legault hier. Ces annonces toucheront durement des dizaines de milliers de membres CSN. « Au lendemain de la conférence de presse du ministre, on ne se fera pas de cachettes : c’est un coup dur pour plusieurs catégories de travailleuses et travailleurs.

            J’ai tout d’abord une pensée particulière pour celles et ceux qui travaillent dans le réseau de la santé : ils vivront un temps des fêtes éprouvant, idem les semaines qui suivront. Nos dizaines de milliers de membres issus du réseau de l’éducation, de la maternelle à l’université, sont eux aussi plongés dans cette morosité et cette incertitude de fin d’année. Il en va de même pour nos travailleuses en CPE.

            Et comment ne pas penser aux travailleuses et travailleurs de l’hôtellerie, de la restauration, du commerce de détail et de la culture qui seront encore une fois frappés de plein fouet alors qu’ils étaient encore loin d’avoir réussi à se relever des vagues précédentes?

            S’il y a une seule chose que j’aimerais que nos syndicats CSN et leurs membres retiennent aujourd’hui, c’est que nous serons là pour exiger les aides gouvernementales nécessaires afin que tout le monde puisse payer son loyer, manger à sa faim et mettre quelques cadeaux sous l’arbre. Parce que je tiens à le dire : encore trop de personnes au travail gagnent moins que ou à peine 15 $ l’heure. Et ce n’est pas avec ce genre de revenu qu’on a un coussin pour les temps durs.

            Nos équipes sont en lien constant avec les autorités pour la suite des choses, et nous serons là pour informer nos membres et répondre à leurs besoins. D’ici là, j’invite tous les membres et salarié-es du mouvement CSN à tenir bon. Des crises, on en a vu d’autres en 100 ans d’histoire. Après le creux de la vague, ça ne pourra que remonter », affirme la présidente.

            La CSN invite tous ces membres à aller chercher leur première, deuxième ou troisième dose de vaccin.

            La Confédération et ses organisations affiliées tiennent à rappeler que la priorité absolue demeure la santé de toutes et tous.

            Message de Caroline Senneville en vidéo : https://vimeo.com/657932585

            Fierté syndicale : un hommage à toutes les personnes LGBT+ qui ont lutté

            C’est avec grande fierté que la CSN a récemment lancé lors de son dernier conseil confédéral une nouvelle publication, intitulée Fierté syndicale. L’ouvrage de Prabha Khosla, retrace l’histoire des luttes menées par les membres de la diversité sexuelle et de genre dans le mouvement syndical, au Québec et au Canada. La CSN a collaboré de près à cette deuxième édition revue et augmentée, particulièrement pour le recensement des luttes syndicales au Québec.

            On y trouve grand nombre de témoignages de personnes militantes à la CSN, dont Jean Lortie, ancien secrétaire général de la confédération et figure marquante du secteur de l’hôtellerie. Lortie nous rappelle que ce sont les personnes militantes de l’hôtellerie affiliées à la CSN qui ont amorcé le mouvement afin d’assurer la reconnaissance des droits des conjoints de même sexe dans les conventions collectives, notamment en matière d’assurances, de régimes de retraite et de congés familiaux et sociaux.

            Fierté syndicale est un incontournable pour les adeptes de l’histoire sociale et syndicale du Québec, mais aussi pour toutes les personnes s’intéressant aux enjeux actuels d’égalité et d’équité dans nos milieux de travail et de militantisme. Vous pouvez consulter le livre sur notre site web.

            La FP–CSN salue les grandes orientations du rapport, mais estime qu’il manque des précisions importantes

            La Fédération des professionnèles de la CSN (FPCSN), qui représente 1500 professeurs du réseau universitaire, salue les grandes orientations du rapport de la Commission scientifique et technique indépendante sur la reconnaissance de la liberté académique dans le milieu universitaire, mais s’inquiète concernant certaines zones d’ombre qui persistent.

            La FPCSN souligne la nécessité d’un cadre légal ainsi que la création de mécanismes de traitement des litiges dans chacun des établissements. Par ailleurs, elle s’interroge sur l’utilisation par la commission du terme « liberté universitaire » plutôt que celui plus large de liberté académique, qui représente l’ensemble des tâches et fonctions des professeures et professeurs universitaires. En somme, cette liberté doit pouvoir s’appliquer bien au-delà de l’enseignement et de la recherche.

            La fédération estime par ailleurs qu’il était essentiel de réaffirmer l’autonomie des universités, mais s’inquiète quant à la représentativité des futurs comités, dont la composition et les modalités de fonctionnement n’ont pas été définies par la commission. « Il est essentiel que les professeur-es puissent choisir les personnes qui seront déléguées à ces comités, insiste Catherine Lanaris, vice-présidente du secteur universitaire de la FPCSN. Ces comités auront une grande importance dans les mécanismes de mise en œuvre de la liberté académique et nous devons nous assurer que le principe de la prise de décision en collégialité soit réellement appliqué. Chaque groupe d’acteurs de la communauté universitaire doit donc pouvoir nommer la personne la plus compétente et nous souhaitons que cet aspect soit précisé. » La FPCSN souhaite également que ces comités puissent être représentatifs de l’ensemble de la communauté universitaire, incluant les étudiantes et étudiants qui ont, comme l’a souligné la commission, le droit d’apprendre.

            D’autre part, la fédération souhaite que la définition prévue par la loi n’aille pas à l’encontre des définitions de la liberté académique déjà prévues à plusieurs conventions collectives de professeures et professeurs. Il va de soi que la fédération apportera sa contribution aux éventuels travaux d’une commission parlementaire entourant le projet de loi.

            Les recommandations doivent rapidement être mises en place par la ministre Danielle McCann

            La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), qui représente 85 % des chargées et chargés de cours universitaires, accueille avec satisfaction les recommandations de la Commission scientifique et technique indépendante sur la reconnaissance de la liberté académique dans le milieu universitaire.

            « Une loi qui prévoirait que chaque établissement doive se doter d’une politique et d’un comité sur la liberté universitaire est en accord avec nos demandes, à condition que ceux-ci soient établis de façon collégiale, c’est-à-dire en partenariat avec les syndicats et les associations étudiantes », explique Christine Gauthier, vice-présidente de la FNEEQ–CSN et responsable du regroupement université. Un tel comité, établi en collégialité, est un bon outil afin de limiter les réactions précipitées basées sur les mesures disciplinaires par les directions lors d’un litige.

            Rempart contre l’autocensure
            « Les recommandations soumises par la Commission sont un bon rempart contre l’autocensure que plusieurs de nos membres avouent s’imposer pour éviter des plaintes aux conséquences sérieuses, compte tenu de leur statut précaire », se réjouit Christine Gauthier. La FNEEQ–CSN salue aussi l’avis de la Commission voulant que dans un contexte pédagogique, tous les sujets et enjeux de société – même controversés – doivent pouvoir être abordés, enseignés et discutés, dans le respect. C’est la nature même du rôle des universités.

            Protection contre l’invocation abusive du devoir de loyauté
            La FNEEQ–CSN se réjouit aussi de l’intégration au projet de loi recommandé d’une disposition précisant le statut supérieur que devrait avoir la liberté académique sur d’autres obligations juridiques des enseignantes et des enseignants, notamment le devoir de loyauté, lequel a été évoqué de façon abusive par certaines directions d’établissements d’enseignement supérieur au cours des dernières années.

            Un oubli majeur : impasse sur le problème des conditions de travail
            Si certaines recommandations constituent des avancées intéressantes, la FNEEQ–CSN déplore toutefois que les recommandations retenues par la Commission Cloutier ne s’attaquent pas directement au problème structurel qu’est la précarité d’emploi. « Le respect de la liberté académique sera toujours fragile tant qu’on ne s’attardera pas à sécuriser l’emploi des enseignant-es contractuel-les, qui donnent entre 50 et 60 % des cours universitaires » rappelle Christine Gauthier. « Face à l’absence de réelles protections du lien d’emploi, les personnes chargées de cours restent vulnérables quant aux plaintes étudiantes et vont plus difficilement choisir d’aborder des sujets complexes en classe, même si ceux-ci sont jugés importants pour l’avancement de nos savoirs ».

            La FNEEQ–CSN estime que les recommandations sérieuses de la commission Cloutier devraient aussi être élargies à l’ordre d’enseignement collégial, appartenant aussi à l’enseignement supérieur.

            La FNEEQ–CSN demande maintenant à la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, d’agir rapidement afin de déposer un projet de loi et de mettre en place les recommandations de la Commission Cloutier avant le prochain scrutin provincial. La fédération est impatiente de participer aux éventuels travaux d’une commission parlementaire.

            Les syndiqué-es de la CSN du secteur des CPE entérinent l’entente de principe à 93 %

            Dans le cadre de dizaines d’assemblées générales ayant eu lieu entre le 9 et le 11 décembre, les 11 000 travailleuses et travailleurs de CPE syndiqués à la CSN ont adopté à 93 % l’entente de principe survenue mercredi dernier entre le gouvernement et les porte-paroles de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Cette décision met ainsi un terme à la grève générale illimitée que les membres de la CSN exerçaient depuis le 1er décembre dernier.

            « Ça n’a pas été une négociation facile, mais nous avons réussi à faire plusieurs avancées grâce à la solidarité et à la détermination de nos membres, a affirmé Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la FSSS–CSN. Une négociation implique toujours des compromis et celle-ci ne fait pas exception à la règle, mais nous pouvons être fières de la façon dont nous avons mené cette négociation historique. »

            Parmi les gains réalisés, les représentantes et représentants de la FSSS-CSN ont notamment obtenu un rattrapage salarial de 18 % pour les éducatrices qualifiées et les éducatrices spécialisées, ainsi que des augmentations variant entre 8 % et 12.5 % pour les autres appellations d’emploi, pour lesquelles le gouvernement n’offrait au départ que 6 %. De plus, les membres de la FSSS-CSN obtiendront également une prime de reconnaissance équivalant à 3 % de la rémunération des heures travaillées entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021.

            La nouvelle convention collective prévoira également l’ajout de trois heures dédiées à la préparation du dossier de l’enfant et de huit heures accordées aux responsables en alimentation pour la gestion de la cuisine. La récupération de deux jours fériés supplémentaires et la création d’un comité dont le mandat est d’identifier les principales difficultés vécues par le personnel éducateur en matière d’intégration des enfants à besoins particuliers figurent également parmi les avancées obtenues par la CSN après le déclenchement de sa grève générale illimitée.

            « Nous espérons que les progrès réalisés grâce à notre combativité vont permettre d’assurer la pérennité du réseau et de convaincre les travailleuses d’y rester, explique Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS-CSN. La question des ratios d’enfants par éducatrice reste toutefois en suspens, mais le ministre Lacombe a affirmé être prêt à travailler avec nous pour trouver une solution à ce problème. Nous continuerons donc à mener ce combat sur un autre terrain en vue d’obtenir satisfaction. »

            Les PRDM rencontrent les députés pour régler les plaintes de maintien de l’équité salariale

            Des préposé-es en retraitement des dispositifs médicaux (PRDM) de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) participent aujourd’hui à une vigile devant l’Assemblée nationale pour que le gouvernement règle enfin leurs plaintes de maintien de l’équité salariale. Elles sont de plus allées à la rencontre des députés à leur arrivée à l’Assemblée nationale pour solliciter leur appui.

            Depuis plusieurs semaines, les PRDM et les syndicats de la FSSS–CSN sont en action pour convaincre le gouvernement Legault de mettre fin à leur discrimination salariale. Elles attendent depuis maintenant plus de 10 ans que leur salaire soit réajusté en lien avec leurs plaintes de maintien de l’équité salariale. Après avoir sollicité l’appui des PDG des établissements du réseau, elles ont discuté avec des députés ce matin. Elles ont de plus demandé une rencontre avec Sonia Lebel, présidente du Conseil du trésor.

            Les PRDM sont plus de 2000 dans le réseau de la santé. Ces travailleuses et travailleurs ont la responsabilité de stériliser le matériel médical et chirurgical. Le rattrapage des chirurgies passe inévitablement par des mesures pour attirer et retenir les PRDM dans le réseau. C’est pourquoi la FSSS–CSN réclame que le gouvernement règle les plaintes de maintien de l’équité salariale.

            « Les PRDM sont tannées d’attendre après le gouvernement et elles sont déterminées à obtenir gain de cause ! Le réseau peine à attirer et retenir le personnel et il est désolant de voir que le gouvernement ne met pas fin à la discrimination salariale qui pénalise des milliers de travailleuses et travailleurs du réseau. C’est pourtant un moyen à sa portée pour mettre fin au manque de personnel », explique Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS–CSN.

             

             

            Les 11 000 syndiqué-es CSN du secteur des CPE se prononceront sur une entente de principe

            Mercredi matin, les porte-paroles de la CSN et de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ont accepté de soumettre au vote de leurs membres l’entente de principe survenue avec le gouvernement après près de 48 heures de négociations intensives.

            « Nous avons travaillé extrêmement fort pour en arriver là, a affirmé Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la FSSS–CSN. Nous avons le sentiment d’avoir fait tout ce que nous pouvions pour faire avancer les priorités des travailleuses à la table de négociations, mais, au bout du compte, la décision leur revient. C’est pourquoi nous leur donnerons la chance de se prononcer le plus tôt possible. »

            Les syndicats affiliés à la CSN ont donc le mandat d’organiser des assemblées générales le plus rapidement possible afin d’exposer en détail les offres patronales et permettre aux membres de voter sur la question. Les travailleuses de CPE syndiquées à la CSN retourneront au travail dès que l’entente de principe nationale aura été entérinée par les travailleuses.

            Aucun autre détail au sujet de l’entente potentielle ne sera diffusé d’ici à ce que les membres aient pu en prendre connaissance.

            Entente entérinée au Marriott Château Champlain

            La Fédération du commerce (FC–CSN) se réjouit de la conclusion d’un quinzième règlement dans le secteur de l’hôtellerie. Hier, les travailleuses et les travailleurs du Marriott Château Champlain, un hôtel majeur comptant 610 chambres, ont entériné le contenu de la convention collective 2020-2024. Cette entente reprend tous les éléments de la plate-forme que se sont donnés les syndicats de l’hôtellerie en négociation coordonnée.

            « Maintenant que nous avons une entente dans cet hôtel majeur de Montréal, il n’y a aucune raison pour que nous ne puissions pas convenir du même règlement dans tous les autres hôtels encore en négociation, explique le trésorier de la FC–CSN, Michel Valiquette. Nous allons redoubler d’ardeur pour obtenir ce même règlement dans les neuf autres hôtels syndiqués CSN qui n’ont pas encore conclu d’entente. »

            Les négociations se poursuivent dans neuf hôtels pour obtenir des ententes comparables à celles déjà conclues ailleurs, notamment au Château Champlain. Elles prévoient des augmentations totalisant environ 8 % pour un contrat de quatre ans, des bonifications aux assurances collectives ainsi que des mesures pour mieux protéger les travailleuses et les travailleurs en ces temps de crise afin de préparer une relance qui profitera à tout le secteur touristique, particulièrement à ceux et celles qui y travaillent et qui sont les véritables créateurs de richesse dans l’industrie.

            15 règlements
            Voici les 15 hôtels où des ententes ont été conclues avec le syndicat CSN représentant leurs salarié-es :

            Montréal métropolitain
            • Suites Faubourg St-Laurent
            • Comfort Inn Dorval
            • Comfort Inn Pointe-Claire
            • Fairfield by Marriott
            • Hilton Laval
            • Quality Inn du centre-ville
            • Holiday Inn de Laval
            • Residence Inn
            • Ruby Foo’s
            • Best Western Côte-de-Liesse
            • Marriott Château-Champlain
            Québec–Chaudière-Appalaches
            • Manoir du Lac Delage
            • Delta de Québec
            Estrie
            • Quality Sherbrooke
            • Delta Sherbrooke

             

             

             

            Minimum 18 $ : consensus du mouvement syndical et communautaire autour du salaire minimum

            Un nouveau consensus voit le jour au sein du mouvement syndical et communautaire québécois : le salaire minimum doit être haussé à 18 $ l’heure, et ce, afin d’assurer qu’une personne seule travaillant 35 heures par semaine puisse se sortir de la pauvreté. C’est la raison d’être de la coalition Minimum 18 $, lancée ce matin, qui demande au gouvernement de François Legault de tenir compte des réalités économiques actuelles lors de l’annonce relative à la prochaine hausse du salaire minimum, attendue dans les jours à venir.

            Cette mise à jour devenait nécessaire en fonction de la hausse du coût de la vie des dernières années. Malgré le fait qu’elle a rendu désuète la revendication antérieure de 15 $ l’heure, elle révèle le statut encore plus inapproprié du salaire minimum actuel de 13,50 $, soutiennent les membres de la coalition. Cette dernière regroupe le Collectif pour un Québec sans pauvreté, le Front de défense des non-syndiqué-es, le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants, la FTQ, la CSN, la CSD, l’APTS, le SFPQ et le SPGQ.

            « Il n’y a aucune raison, ni économique et encore moins morale, à ce qu’une personne travaillant à temps plein au Québec soit contrainte de vivre dans la pauvreté », ont fait valoir les représentantes et les représentants de la coalition lors du lancement de leur campagne ce matin. « Il est de la responsabilité de notre gouvernement de veiller à ce que tous les Québécois et toutes les Québécoises puissent, par leur travail, vivre dignement. »

            « La pandémie aura révélé le rôle essentiel du personnel des résidences pour aîné-es, de la chaîne alimentaire et du commerce au détail, ont-ils déclaré. Or, une large proportion de ces personnes, majoritairement des femmes, doivent cumuler des emplois sous-payés, mais demeurent tout de même incapables de joindre les deux bouts pour faire vivre leur famille. En n’intervenant pas directement par l’entremise de la hausse du salaire minimum, le gouvernement cautionne cette marginalisation économique, cette exclusion sociale de centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs, tout comme celle de leurs enfants. »

            La vigueur actuelle de la reprise économique et les problèmes, omniprésents, de pénurie et de rareté de main-d’œuvre favorisent considérablement une telle hausse du salaire minimum, plaident les organisations syndicales et communautaires. Elles soulignent que les secteurs de la restauration et du commerce de détail, bien que ne représentant que 17 % de l’emploi total au Québec, cumulent pourtant à eux seuls 44 000 postes vacants, soit 23 % des emplois qui sont à combler à l’heure actuelle. Or, la moyenne des salaires offerts pour ces postes est de 15,07 $ l’heure, bien en deçà de la moyenne de 21,80 $ pour l’ensemble des postes vacants – et largement inférieure à la moyenne des salaires de l’emploi au Québec, qui se situe à 28,52 $.

            Pour effectuer la mise à jour de leur revendication relative au salaire minimum, les membres de la coalition prennent en considération différentes données, notamment la mesure à faible revenu à 60 % de la médiane des revenus (MFR-60), un indicateur beaucoup plus englobant que la mesure du panier de consommation (MPC), qui ne tient compte que des besoins de base (à savoir se nourrir, se loger, se vêtir et se déplacer). À plus d’une reprise, les organisations membres de la coalition ont soulevé leurs préoccupations auprès du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale quant au côté arbitraire de sa cible, soit un salaire minimum établi à 50 % du salaire moyen.

            D’autres organisations syndicales et communautaires sont appelées à joindre la coalition au cours des prochains jours. C’est le cas de la CSQ, dont les instances démocratiques se prononceront sur le sujet à la mi-décembre.

            Les sages-femmes réclament « une vraie reconnaissance » de leur travail

            Le Regroupement des sages-femmes du Québec (RSFQ) rencontrera ce jeudi à Montréal les représentantes et les représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux pour relancer les négociations avec le gouvernement provincial.

            Le regroupement, affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN), est sans entente de travail avec l’État québécois depuis le 31 mars 2020.

            En juin dernier, le RSFQ a déposé ses demandes salariales qui visent à établir la parité avec d’autres professionnel-les du réseau de la santé. Mais en l’absence de mandat donné par le gouvernement à ses négociateurs, aucune rencontre de discussion n’a eu lieu depuis près de six mois.

            Le regroupement rassemble 230 sages-femmes qui œuvrent dans les 15 maisons de naissance et les sept services de sages-femmes de la province. Le RSFQ tente d’obtenir « une vraie reconnaissance de la profession pour assister plus de naissances » à travers la province.

            Une expertise unique en périnatalité
            « Ces professionnelles apportent une expertise essentielle au réseau de la santé, aux femmes et aux familles du Québec qui désirent une approche plus humaine et globale en périnatalité, affirme Josyane Giroux, présidente du RSFQ. Le gouvernement du Québec doit passer à l’action et s’engager pour que les sages-femmes fassent partie de la solution à la crise en obstétrique qui frappe le Québec. »

            En 2015, le gouvernement avait promis que les sages-femmes assumeraient dès 2019 les suivis de maternité complets de 10 % des Québécoises enceintes. Six ans plus tard, à peine 4,5 % des femmes enceintes ont accès aux services des sages-femmes.

            « Reconnaître le travail des sages-femmes favorise des familles en meilleure santé, des communautés plus productives et un système de santé plus solide », fait valoir Mme Giroux.

            Pour que les Québécoises aient accès aux services
            Outre une nouvelle échelle de rémunération qui reconnaît leur « juste valeur » et qui met fin à la précarité des premières années de pratique, les sages-femmes souhaitent que leur autonomie professionnelle soit respectée et valorisée.

            De plus, elles réclament des mesures d’attraction et de rétention en régions éloignées, où la pénurie de main-d’œuvre est la plus criante, et la création d’une banque de sages-femmes de dépannage encadrée par des conditions de travail décentes.

            2,50 $ pour une journée de garde
            « Les sages-femmes peuvent être appelées à toute heure du jour et de la nuit pour accompagner une naissance ou répondre aux questions de la clientèle », explique Mme Giroux.

            Elles reçoivent environ 2,50 $ pour huit heures de garde. Ailleurs dans le réseau de la santé, les professionnel-les et les salarié-es obtiennent une heure de salaire pour chaque quart de travail en disponibilité.

            À quand l’opération bonnes conditions de travail ?

            Avec son Opération main-d’œuvre, le gouvernement est forcé d’admettre que le manque de personnel est criant en santé, services sociaux et dans les services de garde éducatifs. Mais pour que cette opération soit un succès, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) réclame que le gouvernement cesse d’agir seul et lance des discussions pour améliorer les conditions de travail.

            Le gouvernement est forcé d’agir face à la crise
            L’annonce gouvernementale concerne plusieurs titres d’emploi représentés par la FSSS–CSN. Le gouvernement veut ainsi recruter des infirmières, infirmières auxiliaires, agentes administratives, préposé-es aux bénéficiaires, du personnel en santé mentale, dans la protection de la jeunesse et des éducatrices en service de garde. Le gouvernement met ainsi des moyens pour parvenir à freiner le manque de personnel qui touche bien des titres d’emploi de nos réseaux. Les bourses d’études sont un moyen identifié depuis longtemps par la fédération pour attirer de la relève. Par contre, la FSSS–CSN déplore que le gouvernement en profite pour imposer des conditions irréalistes, en demandant par exemple aux nouvelles infirmières auxiliaires d’offrir une disponibilité à temps complet pendant trois ans. De plus, en ne se concentrant que sur quelques titres d’emploi, le gouvernement laisse dans l’ombre plusieurs autres titres d’emploi pourtant en demande.

            « Enfin le gouvernement met des moyens pour attirer de la relève dans nos réseaux qui en ont bien besoin. Cela fait longtemps qu’on le réclame ! Mais il y a la manière. Pourquoi encore agir seul ? Pourquoi ne pas avoir profité d’une telle opération pour entendre les solutions de celles et ceux qui tiennent nos réseaux à bout de bras depuis le début de la pandémie et leur offrir des possibilités d’avancement de carrière dans le réseau ? Il faut attirer la relève c’est certain, mais il faut aussi s’assurer de reconnaître les efforts de celles et ceux qui sont à l’emploi. Et pour ça, il va falloir finir par s’attaquer aux conditions de travail ! », lance Réjean Leclerc, président de la FSSS–CSN.

            Bien des questions en suspens
            Depuis plusieurs mois, la FSSS–CSN réclame que le gouvernement lance des discussions pour entendre les solutions du personnel. Le fait d’agir seul comme persiste à le faire le gouvernement laisse plusieurs questions en suspens. Qui aura accès aux programmes de formation accélérée et rémunérée ? Qu’arrivera-t-il si une travailleuse quitte son emploi après plusieurs mois ? Devra-t-elle rembourser l’ensemble de la bourse ? Le gouvernement doit se ressaisir et prendre les lieux de discussion existants pour régler les problèmes du réseau avec les organisations syndicales.

            Ce qu’il faut c’est mettre fin à l’opacité et améliorer les conditions de travail

            Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), il faut accentuer l’accès public aux données du réseau. Si le projet de loi du ministre Dubé met le doigt sur un problème, les solutions proposées comportent plusieurs risques. L’accès aux données bien qu’important ne règlera pas le problème le plus urgent du réseau : la crise des conditions de travail et du manque de personnel.

            Le projet de loi sur les renseignements de santé et de services sociaux vise à mieux diffuser les informations importantes à l’intérieur du réseau, ce qui est tout à fait louable. Tout au long de la pandémie, la FSSS–CSN a dénoncé l’opacité entourant l’accès à des données essentielles pour bien protéger le personnel et les patientes et patients. Par exemple, le MSSS a souvent refusé de nous transmettre des données sur les éclosions et sur le personnel ayant contracté la COVID. Cela montre que pour améliorer les choses dans le réseau, il faut rendre les données publiques et miser sur la transparence, ce qui ne semble pas être l’intention du projet de loi. De plus, la FSSS–CSN se questionne sur la sécurité des données et la confidentialité. Autre crainte de la fédération, ce projet de loi ne doit pas favoriser le développement accru du privé en santé.

            « Le ministre Dubé aime les chiffres ça se sait bien. Mais ce n’est pas juste la question des données qui explique la crise qu’on a vécu dans les CHSLD. On savait depuis bien longtemps que les aîné-es vivaient dans des conditions difficiles. C’est bien beau vouloir améliorer la transmission de l’information, mais c’est un peu réducteur de prétendre que c’est la fondation nécessaire pour améliorer notre réseau. Ce que ça prend d’abord et avant tout, c’est une meilleure planification, de bonnes conditions de travail et plus d’autonomie pour les équipes de travail », explique Réjean Leclerc, président de la FSSS–CSN.

            À quand la décentralisation du réseau ?
            Lors du discours du premier ministre Legault débutant la nouvelle session parlementaire, le gouvernement s’engageait à aller vers une décentralisation du réseau de la santé et des services sociaux. C’est ce que réclame la FSSS-CSN depuis des années et la gestion de la pandémie illustre bien qu’il faut aller dans ce sens. C’est pourquoi la FSSS-CSN invite le gouvernement à implanter une réelle décentralisation, qui va bien au-delà de l’ajout des gestionnaires dans les établissements.

            Caroline Senneville devient présidente du conseil d’administration de Fondaction

            C’est avec enthousiasme que les membres du conseil d’administration de Fondaction ont élu Caroline Senneville à titre de présidente, lors d’une réunion extraordinaire du conseil qui s’est tenue mi-novembre. Mme Senneville succède à Jacques Létourneau, qui aura présidé le conseil durant neuf ans.

            « Je suis extrêmement heureuse de prendre la tête du conseil d’administration de Fondaction. Mis en place à l’initiative de la CSN, Fondaction constitue un formidable outil collectif. Il rend l’épargne-retraite accessible et assure à toutes les personnes qui font l’effort d’épargner que leurs économies servent l’intérêt général et contribuent à la transformation positive de la société, pour la rendre plus équitable et plus verte, par des investissements qui ont de l’impact », a déclaré Caroline Senneville à l’occasion de son élection.

            La nouvelle présidente arrive en poste alors que le Fonds a procuré un rendement historique annuel de 22,7 % à ses actionnaires au 31 mai 2021, démontrant qu’il est possible d’avoir des valeurs sociales et écologiques et de renforcer le bas de laine d’épargnants consciencieux et mobilisés.

            Présidente de la CSN depuis juin dernier, Caroline Senneville a auparavant agi à titre de première vice-présidente du comité exécutif de la CSN durant quatre ans. Depuis l’entame de sa carrière d’enseignante au Cégep Limoilou en 1990, elle s’intéresse à la vie syndicale et s’implique activement dans le mouvement. Son militantisme l’amènera à quitter l’enseignement et à occuper des postes de responsabilités au sein de différentes instances de la CSN, notamment en tant que secrétaire générale et trésorière, puis de présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec. Elle est membre du conseil d’administration de la CNESST depuis avril 2019.

            Un conseil d’administration résolument paritaire
            Le conseil d’administration accueille également une nouvelle administratrice, Isabelle Monette, élue en septembre dans le cadre de l’Assemblée générale des actionnaires. Spécialiste des communications et des affaires publiques depuis plus de quinze ans, elle a notamment été membre de l’équipe des communications du cabinet de la première ministre du Québec de 2012 à 2014 et responsable des communications de Fondaction de 2015 à 2019. Elle est aujourd’hui auteure et humoriste.

            Ces deux élections font du conseil d’administration de Fondaction un conseil résolument paritaire qui réunit autour de sa présidente, Caroline Senneville, sept femmes et sept hommes, parmi lesquels la PDG de Fondaction, Geneviève Morin, le vice-président du conseil, Clément Guimond, et, par ordre alphabétique, Kathy Baig, Diane Beaudry, Claude Demers, Yvan Duceppe, Nicole Fontaine, Pierre B. Lafrenière, Isabelle Monette, Marc Picard, Pierrette Poirier, Martine Robert, Michel Tétreault et Michel Tremblay.

            La CSN appelle tous les hôteliers à compléter leurs devoirs

            Alors que les travailleuses et les travailleurs de l’hôtel DoubleTree de Montréal et du Hilton de Québec entrent dans leur quatrième mois de grève, la Fédération du commerce (FC–CSN) est fière d’annoncer la conclusion d’une quatorzième entente dans le secteur de l’hôtellerie. En effet, mardi, les travailleuses et les travailleurs de l’hôtel Best Western Montréal aéroport, situé sur le Chemin de la Côte-de-Liesse à Montréal, ont entériné le contenu de la convention collective 2020-2024.

            « La situation actuelle est complètement anormale, dénonce le président de la FC–CSN, Alexandre Laviolette. Le DoubleTree et le Hilton Québec sont deux hôtels majeurs qui sont dans une relative bonne situation financière au sortir de cette crise. Il n’y a aucune bonne raison pour ces hôtels de refuser à leurs salarié-es les mêmes paramètres qui ont été acceptés dans les autres hôtels. La relance, ça doit passer par tous les salarié-es de l’industrie. »

            Les négociations se poursuivent dans 10 établissements pour obtenir des ententes comparables à celles déjà conclues ailleurs, notamment au Best Western. Elles prévoient des augmentations totalisant environ 8 % sur un contrat de quatre ans, des bonifications aux assurances collectives ainsi que des mesures pour mieux protéger les travailleuses et les travailleurs en ces temps de crise afin de préparer une relance qui profitera à tout le secteur touristique, particulièrement à ceux et celles qui y travaillent et qui sont les véritables créateurs de richesse dans l’industrie.

             

            14 règlements
            Voici les 14 hôtels où des ententes ont été conclues avec le syndicat CSN représentant leurs salarié-es :

             

            Montréal métropolitain Québec–Chaudière-Appalaches Estrie
            • Suites Faubourg St-Laurent

            • Comfort Inn Dorval

            • Comfort Inn Pointe-Claire

            • Fairfield by Marriott

            • Hilton Laval

            • Quality Inn du centre-ville

            • Holiday Inn de Laval

            • Residence Inn

            • Ruby Foo’s

            • Best Western Montréal aéroport

            • Manoir du Lac Delage

            • Delta de Québec

             

            • Quality Sherbrooke

            • Delta Sherbrooke

             

            À propos

            Quelque 24 syndicats représentant 2500 travailleuses et travailleurs des hôtels du Québec mènent leurs négociations de façon coordonnée. Il s’agit de la dixième ronde de négociation coordonnée dans le secteur menée sous l’égide de la Fédération du commerce (FC–CSN). La FC–CSN est une des huit fédérations professionnelles composant la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Fondée il y a 100 ans, en septembre 1921, la CSN regroupe aujourd’hui plus de 320 000 travailleuses et travailleurs dans tous les secteurs d’activités.

            Réforme de la Loi sur la protection de la jeunesse : le ministre Carmant vise juste

            Pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le projet de loi réformant la Loi sur la protection de la jeunesse, présenté aujourd’hui par le ministre délégué à la Santé et les Services sociaux, Lionel Carmant, constitue un pas dans la bonne direction. La CSN se réjouit d’y retrouver plusieurs de ses recommandations.

            Notamment, la CSN partage les objectifs visant à :

            • Réaffirmer que l’intérêt de l’enfant doit primer dans toutes les décisions qui le concernent ;
            • Permettre la communication de renseignements confidentiels lorsque c’est nécessaire pour protéger l’enfant ;
            • Répondre aux réalités particulières des enfants autochtones et inuits.

            « Pour que cette réforme fonctionne, il faudra continuer le travail au niveau des services, tempère la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Pour nous, il demeure impératif d’assurer un financement adéquat, dédié et stable pour les missions sociales du réseau de la santé et des services sociaux, mis à mal par des années d’austérité et de sous-financement. J’invite le gouvernement à s’engager sans tarder dans des travaux, avec la participation des syndicats, pour mettre en place des solutions à long terme aux problèmes d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre dans ce secteur. Parce que la protection de la jeunesse, c’est avant tout des techniciennes et des professionnelles dévouées et compétentes qui voient leurs conditions de travail et d’exercice se dégrader d’année en année. Ce n’est pas sans conséquence sur les services à la jeunesse. »

            Parmi les solutions envisagées par la CSN, notons l’amélioration des conditions de travail, la diminution des charges de travail, le travail interdisciplinaire, le respect de l’autonomie professionnelle ainsi que la conciliation famille-travail-études.

            Enfin, la CSN souligne que les services de première ligne en prévention doivent permettre d’agir sur les déterminants sociaux de la santé. Pensons aux services éducatifs à l’enfance, à l’éducation, au logement, etc.

            La Fédération des professionnèles (FP–CSN), qui représente des milliers de techniciennes et professionnelles du réseau au Québec, souligne qu’il y a urgence d’agir pour entamer un redressement. « Les listes d’attente ne font qu’augmenter depuis plusieurs années, rappelle sa vice-présidente, Jessica Goldschleger. Par conséquent, les délais d’intervention augmentent également. Finalement, nous nous retrouvons souvent avec des dossiers plus compliqués qui auraient dû être pris en charge beaucoup plus tôt, pour le bien-être de ces enfants. »

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), qui représente toutes les catégories de personnel œuvrant en protection de la jeunesse notamment en territoire autochtone et inuit, salue l’orientation visant à mieux répondre aux besoins particuliers de ces communautés. « Pour nous, il était essentiel que cet enjeu spécifique soit traité », rappelle la représentante des techniciennes et professionnelles du réseau à la FSSS, Roxanne Palardy. « Nous sommes prêts à travailler concrètement avec le ministre pour faire en sorte que ces intentions se concrétisent sur le terrain. » 

            Directeur national
            Enfin, la CSN veut poursuivre la réflexion quant à la création du poste de Directeur national de la protection de la jeunesse. Pour la CSN, il faut s’assurer que la réforme amène globalement une certaine décentralisation et une amélioration des services. Il n’est pas clair que la création de ce nouveau poste y contribue.

            L’État a la responsabilité d’offrir une rémunération plus compétitive

            Pour la CSN, la CSQ et la FTQ, c’est sans surprise que les données dévoilées ce matin par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) confirment l’accroissement de l’écart de la rémunération globale entre les employé-es de l’État et le reste des salarié-es québécois.

            Dans son rapport, l’ISQ révèle que le retard entre la rémunération globale des employé-es de l’État – qui inclut le salaire, le régime de retraite et les autres avantages sociaux – et celle du reste des salarié-es du Québec demeure au-dessus des 9 % (9,2 % en 2020 et 9,4 % en 2021) alors qu’il était de 6,1 % en 2012.

            Salaire
            Le constat est sans appel : ces 10 dernières années, le salaire des employé-es de l’État comparé aux autres salarié-es du Québec n’a cessé de se détériorer, pour passer de 11,2 % (2012) à 17,6 % (2021).

            Or, pour les présidences des trois centrales syndicales, le contexte de pénurie de main-d’œuvre commande des conditions salariales plus compétitives. « Les chiffres sont sans équivoque. Attirer et retenir le personnel, c’est le nerf de la guerre pour les prochaines années, partout, dans tous les secteurs. C’est aussi vrai pour les services publics. En plein contexte de pénurie de main-d’œuvre, le gouvernement a la responsabilité d’offrir à ses employé-es des conditions de travail et salariales attrayantes », de réagir Caroline Senneville (CSN), Éric Gingras (CSQ) et Daniel Boyer (FTQ).

            « Chez les ouvriers spécialisés (menuisiers, peintres, électriciens et autres), l’écart de salaire avec les autres salarié-es québécois est de 36,4 % alors que l’écart chez les professionnel-les est de 14,6 % et de 21,7 % chez les employé-es de bureau. Ça devient gênant; comment Québec peut espérer attirer et retenir son personnel avec de tels salaires alors que dans bien des cas, particulièrement chez les ouvriers spécialisés, le privé offre un salaire bien supérieur à ce qu’offre le secteur public? », ajoutent les leaders syndicaux.

            « Le gouvernement aura beau argumenter que les conclusions actuelles de l’ISQ ne tiennent pas compte des règlements de la dernière négociation du secteur public, il ne fait aucun doute que les retards observés demeureront. Comme les autres salarié-es québécois, on s’inquiète de l’impact de l’inflation, qui, dans plusieurs cas, risque d’être supérieure aux hausses de salaire. L’ISQ prévoit d’ailleurs qu’en 2021, le salaire des travailleuses et travailleurs va croître à un rythme beaucoup plus lent que l’Indice québécois des prix à la consommation (IPC), qui, en 2021, devrait tourner autour des 3,4 %. »

            Pénurie de main-d’œuvre
            En prévision de la prochaine ronde de négociation qui doit s’amorcer dans moins d’un an, les trois centrales syndicales, qui représentent quelque 325 000 travailleuses et travailleurs des services publics québécois, insistent sur le fait que la crise sanitaire a révélé au grand jour – et de façon brutale – la réalité des travailleuses et travailleurs du secteur public.

            « Pour s’attaquer sérieusement à la capacité d’attraction et de rétention des réseaux, il est urgent d’améliorer la rémunération des travailleuses et travailleurs en éducation, en santé et dans la fonction publique en octroyant à ces derniers un rattrapage juste et équitable. Ce sont en grande partie ces travailleuses et ces travailleurs qui ont permis au Québec de traverser cette pandémie. Ne l’oublions pas », ont conclu les leaders syndicaux, qui rappellent aussi que ces emplois sont majoritairement occupés par des femmes.

            Nos organisations (CSN, CSQ, FTQ) représentent plus de 1 125 000 travailleuses et travailleurs dans toutes les régions du Québec, tant dans le secteur public que privé.

            Jusqu’où Héma-Québec va-t-elle pousser ses employé-es ?

            Après plus de deux ans et demi de négociations et pour donner suite aux grèves des 8 et 9 novembre derniers, les cinq Syndicats unis d’Héma-Québec, affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN) exercent deux nouvelles journées de grève, soit aujourd’hui le 30 novembre pour les trois syndicats de Montréal et demain le 1er décembre pour les deux syndicats de Québec. La frustration monte chez les 500 employé-es qui dénoncent l’absence de respect de la part de leur employeur.

            Le côté moins reluisant de la médaille

            « D’un côté, nous avons une organisation qui ne cesse de vanter le travail de ses employé-es et leur rôle essentiel, notamment le 17 novembre dernier alors que l’organisation recevait la Médaille de l’Assemblée nationale. De l’autre côté, nous, ces mêmes employé-es, faisons face à un employeur qui nous manque de respect et qui ne met actuellement aucun effort dans le renouvellement de nos conditions de travail », commente Simon Poulin, porte-parole des Syndicats unis d’Héma-Québec–CSN et président du Syndicat des techniciens(nes) de laboratoire de Héma-Québec (CSN).

            En effet, malgré le fait que les négociations durent depuis plus de deux ans, ce n’est que le 5 novembre dernier qu’Héma-Québec a finalement fait un dépôt patronal. La dernière augmentation salariale des employé-es d’Héma-Québec date ainsi du 1er avril 2018 et fut, elle aussi, obtenue après 42 mois de négociations. Rappelons que la convention actuelle est échue depuis 31 mars 2019.

            « Alors que le système de santé est fragilisé et que la pénurie de main-d’œuvre se poursuit dans de nombreux secteurs, on comprend bien mal la stratégie d’Héma-Québec. Les 500 employé-es en négociation ont tous à cœur leur travail ; il nous semble que la moindre des choses, c’est de pouvoir l’exercer avec une convention collective dûment négociée et qui reconnaît notre apport quotidien. On ne demande pas la lune, on demande qu’il y ait, de la part de l’employeur, un réel engagement dans une négociation qui s’étire inutilement », ajoute Simon Poulin.

            « Héma-Québec ne pourra pas continuellement miser sur son image et reléguer à l’arrière-plan les relations de travail désastreuses qu’elle entretient avec celles et ceux qui lui permettent de réaliser sa mission. Comme organisation, elle a une responsabilité de respecter et écouter les employé-es dévoués et engagés sur lesquels elle peut compter jour après jour. On invite l’employeur à accélérer la négociation. Son attitude n’est pas digne d’une telle organisation et les gestionnaires responsables de cette stratégie doivent faire un examen de conscience », dénonce Lucie Longchamps, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

            Pénurie de professionnel-les en soins : des modifications qui ratent la cible encore une fois

            Les modifications annoncées par le ministre Dubé à l’arrêté ministériel accordant des primes temporaires aux professionnel-les en soins ne parviendront pas à atteindre l’objectif. Pour la FSSS–CSN, la FSQ-CSQ, la FIQ et la FIQP, le SQEES-FTQ et le SCFP, ces aménagements montrent que le gouvernement n’entend pas le message de mettre fin à la gestion par arrêtés et d’implanter les solutions mises de l’avant par les organisations syndicales qui sont au diapason avec les besoins du réseau. En outre, elles rappellent que jamais elles ne négocieront un arrêté ministériel.

            Pénurie : un enjeu complexe qui exige plus que des mesures temporaires
            Au-delà des primes temporaires, l’intersyndicale invite le gouvernement à porter son regard plus loin pour régler la crise qui sévit dans le réseau et à considérer sérieusement les mesures structurantes demandées par les organisations syndicales depuis des années, dont celles contenues dans la convention collective. En effet, des semaines après son entrée en vigueur, l’arrêté ministériel décrété unilatéralement ne parvient toujours pas à attirer et retenir le personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires alors que les besoins sont criants sur le terrain. C’est la démonstration que le ministre Dubé s’est engagé dans la mauvaise voie.

            Rappelons que l’intersyndicale représentant les professionnel-les en soins avait tendu la main au gouvernement pour lancer des discussions pour adopter des solutions pérennes, valorisantes et reconnaissantes de tout le travail accompli dans le quotidien par le personnel de la santé. Les 15 solutions notamment mises de l’avant visaient à répondre aux nombreux problèmes découlant de l’arrêté ministériel. Malheureusement, les modifications annoncées aujourd’hui, qui privilégient uniquement des mesures temporaires, sont clairement insuffisantes. Par exemple, une infirmière qui aurait un accident de travail durant l’année de l’entente devrait toujours rembourser la prime temporaire contrairement aux lois d’ordre public en vigueur.

            « En refusant notre main tendue, le gouvernement rate une belle occasion de prendre les moyens de répondre aux préoccupations des professionnel-les en soins. Son arrêté ministériel n’arrive pas à régler la situation parce que pour le faire, il faut entendre les solutions des gens qui sont sur le terrain. Avec son annonce d’aujourd’hui, le gouvernement montre qu’il est plus intéressé à tout gérer tout seul qu’à améliorer la situation. Son attitude antisyndicale a de graves conséquences, car elle a pour effet de priver la population de son droit aux soins et aux services essentiels dans le réseau de la santé. Les bris de service sont encore monnaie courante dans le réseau », soulignent les leaders de la FSSS-CSN, de la FSQ-CSQ, de la FIQ et de la FIQP, du SQEES-FTQ et du SCFP.

            Pour parvenir à mettre fin au manque de personnel et à l’épuisement professionnel, les organisations syndicales réitèrent leur disponibilité pour proposer des solutions pérennes.

            Quelques exemples des pistes de solution proposées par les organisations syndicales représentant le personnel des soins infirmiers et cardiorespiratoires :

            Aucune mesure coercitive, disqualifiante et inéquitable pour les membres

            1. Les conditions de travail des professionnelles en soins doivent être convenues avec les agents négociateurs, en tout respect des lois du travail en vigueur afin qu’elles fassent écho sur le terrain.
            2. Toutes mesures doivent respecter les règles de la convention collective en vigueur, notamment la notion de déplacement.
            3. Les personnes salariées à temps partiel qui acceptent de rehausser leur nombre d’heures reçoivent un montant forfaitaire pour chacun des quarts supplémentaires.
            4. Les journées sans solde ne devraient pas être un motif de disqualification pour l’accès à la prime.
            5. Pour les personnes salariées bénéficiant des régimes de la SAAQ, de la CNESST, du RQAP et de l’assurance salaire, s’assurer que les montants forfaitaires soient versés en respect des lois d’ordre public.
            6. En aucun temps, il ne peut y avoir réclamation des sommes déjà versées lors d’un changement d’établissement, sauf en cas de démission du réseau public. Lorsqu’une personne démissionne, le temps travaillé à temps complet ou sur des quarts rehaussés à temps partiel est comptabilisé au prorata de cette période pour les montants déjà versés et dus. Si elle change d’établissement dans le réseau public, l’engagement est automatiquement transféré au nouvel employeur.
            7. Pour les personnes salariées déjà à temps complet et pour celles qui acceptent de rehausser leur poste à temps partiel ou à temps complet, l’employeur s’engage à garantir une stabilité de poste, 1 quart de travail dans un service, ainsi qu’une prévisibilité dans l’octroi des horaires.
            8. Tout quart de travail effectué durant la fin de semaine donne droit aux montants forfaitaires sans disqualification possible.
            9. Toutes les journées rémunérées en vertu de la convention collective sont réputées être des journées de travail pour l’application des différents montants forfaitaires.
            10. Toute période consécutive de 4 semaines de soir ou de nuit donne droit aux montants forfaitaires de 2000 $ sans disqualification possible, mais avec application du prorata (vacances, fériées). Pour la personne salariée à temps partiel qui accepte de rehausser son poste en demeurant temps partiel, elle reçoit le montant forfaitaire au prorata sur ses quarts rehaussés.
            11. Les montants forfaitaires sont accordés à compter de la date de l’engagement de rehaussement à temps complet ou de rehausser son poste à temps partiel en demeurant temps partiel, à toute personne qui accepte, à quelque moment que ce soit, de se porter volontaire.
            12. Toute personne à temps partiel peut demander à être considérée à temps complet pour la période déterminée par l’entente. Elle reprendra son poste à temps partiel détenu au moment de son engagement initial.
            13. La retraitée réembauchée est soumise aux dispositions des conventions collectives. Les parties locales peuvent convenir d’un aménagement d’horaire différent pour la période de l’engagement. Le montant forfaitaire doit être payé au prorata des journées travaillées.
            14. Quant aux mesures annoncées concernant l’ajout de personnel administratif ainsi que les bourses pour la formation d’infirmière auxiliaire, le gouvernement s’engage à déposer le plan de déploiement aux organisations syndicales.
            15. Aucun contrat signé actuellement en vigueur ne peut être opposé à une personne salariée.

            Les syndiqué-es de la CSN en grève générale illimitée dès le 1er décembre

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) a annoncé vendredi matin en conférence de presse que les syndiqué-es de CPE affiliés à la CSN ont voté à 92 % en faveur d’un mandat de grève générale illimitée et que celui-ci sera mis en œuvre à compter du 1er décembre si les négociations avec le gouvernement ne débloquent pas d’ici là.

            « Avec un tel résultat, le message est clair », affirme Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la FSSS–CSN. « Le gouvernement peut essayer de taper sur la tête des syndicats tant qu’il veut, mais ultimement, ce sont les membres qui décident. En votant aussi massivement pour la grève et donc en acceptant de perdre des journées, voire des semaines de salaires, ces travailleuses déjà sous-payées viennent de dire au gouvernement qu’elles sont solidaires et qu’elles sont prêtes à se battre jusqu’au bout pour avoir une entente équitable pour l’ensemble des salarié-es. »

            La vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamps, s’explique mal l’entêtement du gouvernement à refuser d’offrir un rattrapage salarial aux autres titres d’emploi – notamment les responsables en alimentation, les adjointes administratives et les conseillères pédagogiques – comme il l’a consenti aux éducatrices et aux éducateurs. La FSSS–CSN estime que ces « autres » salarié-es ne représentent que 15 % de l’ensemble du personnel des CPE. Ce qui fait que leur octroyer les augmentations demandées ne constituerait pas un investissement majeur pour le gouvernement.

            « La proposition gouvernementale porterait à 420 millions la masse salariale annuelle des 11 000 salarié-es syndiquées à la CSN, alors que la proposition syndicale porterait cette même masse salariale à 426 millions, explique Mme Longchamps. Pour un écart aussi négligeable, il est difficile d’interpréter le refus du gouvernement comme étant autre chose que de l’entêtement. Surtout que le gouvernement vient juste d’annoncer cinq milliards de dollars en nouvelles dépenses parce que ses coffres se regarnissent plus vite que prévu. Il semble y avoir de l’argent pour tout le monde, sauf pour les travailleuses des CPE. »

            En plus de la question du rattrapage salarial, d’autres enjeux achoppent à la table de négociation, comme le respect des ratios d’enfants par éducatrice, la rémunération du temps de préparation des dossiers et de la cuisine, ainsi que le nombre de semaines de vacances et de jours fériés.

            Mini-budget du Québec : des investissements pour vivre dignement

            Alors que le Québec vit une reprise économique exceptionnelle, la CSN salue les investissements faits en santé et en éducation notamment, mais également les initiatives pour pallier la pénurie de main-d’œuvre. Elle s’attend maintenant à ce que les annonces faites aujourd’hui soient réalisées de façon structurante et pérenne, et insiste pour rappeler que miser sur une croissance des salaires doit constituer un des éléments-clés du plan de match gouvernemental pour cette année et celles à venir. Parce qu’un plan économique ambitieux doit absolument inclure une amélioration concrète des conditions de vie des Québécois et Québécoises et un salaire minimum à 18 $ l’heure.

            Services publics
            Les choix politiques et économiques des dernières décennies ont eu un impact important sur les services publics. La crise sanitaire a révélé au grand jour – et de façon brutale – les conditions salariales et de travail extrêmement difficiles pour bien des travailleuses et travailleurs.

            « N’oublions pas que le Québec traverse une crise considérable. Qu’on pense aux systèmes de santé constamment au bord de l’asphyxie, à notre réseau de la petite enfance mal-aimé et ses travailleuses mal payées; au milieu de l’éducation sous-financé… Des mesures visant l’attraction et la rétention du personnel devront être permanentes afin de pallier durablement les lacunes rencontrées durant la pandémie, et ce, dans toutes les catégories d’emploi. On a bien hâte de voir comment les montants annoncés vont se traduire sur le terrain », déclare Caroline Senneville, présidente de la CSN.

            « On salue les efforts du gouvernement pour tenter de contrer la pénurie de main-d’œuvre en santé, en services de garde et dans le domaine de l’éducation, notamment avec la mise en place de bourses incitatives versées aux étudiants. Mais on va attendre de voir comment ça va se mettre en branle pour tous les secteurs et tous les titres d’emploi avant de sauter de joie », ajoute Mme Senneville.

            Services de garde
            Malgré les sommes annoncées aujourd’hui, il est déplorable que le gouvernement n’utilise pas le budget promis par le fédéral pour les services de garde alors que les besoins sont criants. « On ne va pas cracher dans la soupe, le 1,2 milliard $ annoncé aujourd’hui est de bon augure. Mais le gouvernement va recevoir 6 milliards $ du Fédéral. Il a donc encore beaucoup de marge de manœuvre. Dans un même ordre d’idées, il aurait été intéressant que la bonification des crédits pour frais de garde aille dans la consolidation du réseau public », précise la présidente.

            Arts et culture
            La CSN se réjouit de constater que le gouvernement souhaite mettre en place des mesures budgétaires pour soutenir le secteur des arts et de la culture. Néanmoins, celles-ci ne doivent pas remplacer la réforme de la Loi sur le statut de l’artiste pour laquelle s’est engagé le gouvernement au cours du présent mandat.

            Transition juste
            La CSN reconnait que les montants annoncés pour contrer la rareté de main-d’œuvre témoignent d’un effort intéressant. Cependant, plusieurs secteurs du domaine privé semblent avoir été oubliés. « La transition économique liée à la crise climatique doit absolument être juste : le gouvernement doit veiller à ce que celle-ci se fasse en créant des emplois de qualité dans les technologies propres et en limitant les pertes d’emplois dans les secteurs à risque. Des mesures phares pour favoriser la requalification des travailleuses et des travailleurs, comme la reconduction du Programme d’aide à la relance par l’augmentation de la formation, et le renouvellement de la Politique québécoise d’éducation des adultes et de formation continue sont essentielles. Un salaire minimum à 18 $ l’heure l’est tout autant », conclut Caroline Senneville

            Le gouvernement n’honore pas sa parole concernant le paiement lié aux nouvelles conventions collectives et au maintien de l’équité salariale

            Alors que les conventions collectives et les ententes en lien avec le règlement de plaintes de maintien de l’équité salariale ont été conclues au cours des derniers mois, le gouvernement tarde à verser les sommes dues à ses travailleuses et ses travailleurs et à procéder aux ajustements salariaux. La CSN et les fédérations du secteur public mettent la pression nécessaire afin que ce dernier honore sa parole.

            Réglées en juin dernier, les dispositions des conventions collectives prévoyant les ajustements salariaux, la rétroactivité ainsi que plusieurs primes et montants divers ne sont pas versés ou ne seront pas versés comme prévu dans la majorité des établissements du réseau de la santé et des services sociaux. Même constat à propos de l’accord sur les plaintes de maintien de l’équité salariale, alors que les ajustements résultant des ententes touchant plusieurs dizaines de milliers de travailleuses et de travailleurs ne sont pas effectués dans les délais convenus.

            Dans ce contexte, la CSN et les fédérations du secteur public concernées sont à évaluer les recours à leur disposition. De plus, les fédérations concernées ont alerté la vice-présidente à l’équité salariale de la CNESST du non-respect des accords intervenus en vertu de la Loi sur l’équité salariale. D’autre part, des discussions sont en cours avec le Conseil du trésor et les comités patronaux afin d’assurer que membres qui pourraient être lésés soient pleinement compensés.

            Citations 
            « Nous faisons les représentations nécessaires afin que nos membres touchent à l’argent qui leur est dû, dans un contexte où les nouvelles dispositions sont connues depuis de nombreux mois. Nous souhaitons rapidement trouver des solutions afin de corriger la situation. » – Jessica Goldschleger, vice-présidente, Fédération des professionnèles (FP-CSN).

            « Avec ces retards inexcusables, le gouvernement rate une belle occasion de reconnaître les travailleuses et les travailleurs au front depuis le début de la pandémie. Après chaque négociation, il y a des montants à verser, il n’y a rien de nouveau. Comment se fait-il que le gouvernement ne soit toujours pas capable, dans certains cas, de donner des indications sur le moment des versements, alors que les accords sont survenus depuis plusieurs mois? C’est une autre preuve que notre réseau issu de la réforme Barrette est devenu ingérable » – Josée Marcotte, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

            Le prix Pierre-Vadeboncœur 2021 remis à Serge Bouchard et Mark Fortier pour Du diesel dans les veines

            Du diesel dans les veines, de Serge Bouchard et Mark Fortier, publié chez Lux éditeur, a fait consensus parmi le jury du prix Pierre-Vadeboncœur. Le prix a été remis par Nathalie Arguin, secrétaire générale de la CSN, le mercredi 24 novembre en présence de Marie Vadeboncœur, conjointe de l’écrivain décédé en 2010.

            Des mentions d’honneur ont été adressées à Ton pays sera mon pays, de Philippe Manevy, publié chez Leméac, et à Anne Panasuk pour AuAssAt, paru chez Edito. Le jury, présidé par Claudette Carbonneau, ex-présidente de la CSN, compte aussi Catherine Ladouceur, secrétaire générale du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie et professeure de littérature au Cégep de Sherbrooke, et Mathieu Bélisle, lauréat de l’an dernier.

            Le prix Pierre-Vadeboncœur, constitué d’une bourse de 5000 $, a été créé en 2011 par la CSN pour souligner la mémoire de ce grand écrivain et syndicaliste, conseiller durant 25 ans à la centrale syndicale québécoise. Il est remis à l’auteur d’un essai qui s’est démarqué sur des questions économiques, sociales ou politiques.

            La présidente du jury a souligné que l’essai primé portait la trace d’une « écriture à la fois incarnée, accessible, évocatrice et poétique ». « Nous avons aussi remarqué l’ambition du propos : la route devient un lieu existentiel, sociologique, philosophique et poétique », poursuit-elle.

            De gauche à droite : Mathieu Bélisle, Mark Fortier, derrière Michel Rioux, Claudette Carbonneau, Marie Vadeboncoeur, derrière Catherine Ladouceur et Nathalie Arguin Photo: Dominic Morissette

            Madame Carbonneau a également félicité Anne Panasuk pour avoir réussi à « nous faire entendre la voix presque encore inaudible des Premières Nations ». De l’essai de Philippe Manevy, elle a dit que « le jury a apprécié la beauté de l’écriture, qui laisse place à la réflexion et à l’émotion ».

            Les syndiqué-es des CPE manifestent pendant que les négociations continuent

            Des milliers de travailleuses et de travailleurs de CPE des quatre coins de la province se sont rassemblés à Montréal et à Québec aujourd’hui pour réaffirmer leur solidarité et exiger une fois de plus que le gouvernement accorde un rattrapage salarial à l’ensemble du personnel des CPE.

            « Quoiqu’en dise Sonia Lebel, nous exigeons un rattrapage salarial pour toutes les travailleuses et travailleurs de CPE depuis le début des négociations, clame Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Pour le gouvernement, il est peut-être normal qu’une travailleuse de CPE gagne 4 $ ou 5 $/h de moins qu’une salariée qui fait un travail similaire dans un hôpital, mais pour nous et pour nos membres, c’est inacceptable. »

            Alors qu’à Montréal, les grévistes étaient rassemblés à quelques coins de rue des bureaux du ministère de la Famille, où les négociations se tenaient, à Québec, le rassemblement avait lieu devant l’Hôtel du Parlement, là où se déroulent les consultations publiques sur la nouvelle politique familiale du gouvernement Legault.

            « Sur papier, le gouvernement semble avoir de grands projets pour les services de garde éducatifs. Il veut créer 37 000 places », rappelle la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), appelée à commenter le projet de loi no1 en commission, Lucie Longchamps. Il semble toutefois oublier qu’un CPE, ce n’est pas juste des briques et du mortier et ce n’est pas juste des éducatrices non plus. Ça prend des responsables en alimentations, des préposées, des adjointes administratives, des conseillères pédagogiques, et j’en passe. S’il veut les réaliser ses grands projets, il ferait bien de s’en souvenir. »

            Cette journée de manifestations est l’avant-dernière d’un mandat de 10 jours de grève adopté par les syndiqué-es de la CSN au début de l’automne. Demain, jeudi 25 novembre, les syndicats profiteront de la dernière de ces journées de grève pour solliciter un mandat de grève générale illimitée.

            « Nous sommes conscients que ce n’est pas facile pour les parents, mais nous devons continuer de nous battre pour sauver le réseau, se résigne Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la FSSS–CSN. On commence déjà à voir des coupes de services en raison du manque de personnel. Il vaut mieux être fermés quelques jours que fermer pour toujours et ça, les parents semblent le comprendre si je me fie aux nombreux témoignages d’appuis que nous continuons de recevoir chaque jour. »

            La CSN étonnée de l’absence de mesures-clés lors du discours du Trône

            Après le premier discours du Trône du gouvernement, la CSN reçoit positivement certains engagements liés à l’environnement et la culture, et reste sur son appétit quant à ses demandes-clés concernant l’assurance-emploi et le secteur privé.

            Assurance-emploi
            La CSN s’étonne de l’absence totale de ce dossier dans le discours du Trône. « Le gouvernement doit régler, une fois pour toutes, le problème du “trou noir”, cette période où une personne avec un emploi saisonnier épuise ses prestations d’assurance-emploi sans avoir été en mesure de retrouver un emploi. La réforme devra également garantir l’admissibilité des personnes travaillant à temps partiel, tout comme l’accès des travailleuses et des travailleurs autonomes, notamment celles et ceux travaillant dans l’industrie culturelle, grandement affectée par la crise », ajoute Caroline Senneville, présidente de la CSN.

            En plus de n’être accessible qu’à moins de la moitié des travailleuses et des travailleurs avant la COVID, le programme d’assurance-emploi a montré qu’il était totalement inadéquat en situation de crise économique majeure. « Que la réforme règle ces problèmes et qu’elle les règle vite. C’est un engagement des Libéraux qui doit être honoré », insiste la présidente.

            Culture
            Par ailleurs, la CSN se réjouit de constater que le gouvernement entend déposer de nouveau un projet de réforme de la Loi sur la radiodiffusion qui doit assurer le plein épanouissement de la culture québécoise en protégeant mieux le contenu francophone et les acteurs du milieu. La centrale syndicale demande également un projet de loi obligeant les plateformes numériques comme Google et Facebook à rémunérer à sa juste valeur l’industrie des médias traditionnels pour le contenu d’information qui y circule. Ce projet de loi pourrait être déposé dans les 100 jours.

            Rappelant que de nombreuses personnes œuvrant dans le secteur culturel sont sans revenus depuis la fin de la PCRE le mois dernier, Mme Senneville exhorte le gouvernement à mettre en place sans délai les mesures transitoires de supplément de revenus à l’attention des artistes, que les libéraux avaient promises lors de la campagne électorale.

            Urgence climatique
            « Le gouvernement semble accorder une grande importance à l’environnement. Bonne nouvelle, parce qu’il n’y a pas d’emplois sur une planète morte. Les solutions, on les connaît : accélérer les investissements en transport collectif, développer et adopter des énergies propres, instaurer une stratégie de rajustement des prix carbone à la frontière, éliminer les différentes formes de subventions à l’industrie pétrolière et assurer une transition énergétique qui soit juste pour les travailleuses et les travailleurs ainsi que les communautés. On attend avec impatience les mesures concrètes », soutient Madame Senneville.

            Secteur privé
            La CSN a des préoccupations majeures quant au peu d’espace accordé à la question des intérêts économiques du Québec face à la montée du protectionnisme américain pour protéger les intérêts de secteurs stratégiques de l’économie québécoise (acier, aluminium, bois d’œuvre). Les industries québécoises ne doivent pas en subir les répercussions négatives. La centrale syndicale demande également aux partis de s’engager sans délai à intégrer la Davie, le plus grand chantier naval au Canada, au sein de sa Stratégie nationale de construction navale.

            La Protectrice du citoyen confirme la tempête parfaite dans les résidences pour aîné-es

            Le rapport final de la Protectrice du citoyen sur la gestion de la crise due à la COVID-19 dans les CHSLD durant la première vague confirme plusieurs problèmes soulevés par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

            Des CHSLD à terre avant le début de la pandémie
            Le rapport de la Protectrice du citoyen montre bien à quel point les CHSLD étaient mal préparés pour faire face à une pandémie. Le manque de personnel, les méga-établissements trop centralisés et le manque d’équipements de protection individuelle sont des causes importantes de la crise qu’ont vécu les aîné-es en CHSLD.

            Pour la FSSS–CSN, ce rapport illustre le fait que le réseau de la santé et des services sociaux n’est pas parvenu à protéger les aîné-es les plus vulnérables de notre société et le personnel. La FSSS–CSN salue particulièrement la recommandation visant à élaborer une stratégie nationale de lutte à la pénurie de main-d’œuvre et de promotion des métiers et des professions dans le domaine de la santé et des services sociaux et le développement d’un plan détaillé de renforcement de la capacité des CHSLD à appliquer des mesures de prévention et de contrôle des infections.

            « Juste avant l’arrivée de la COVID-19, le personnel était encore à se relever d’années d’austérité et de la réforme Barrette. Avec cette réforme, on a mis de côté la prévention et on a enlevé encore plus d’autonomie aux équipes de travail. Le résultat, c’est qu’on était déjà à bout de souffle avant que la pandémie nous frappe. En plus, on n’avait plus les outils pour agir en prévention. Plus tôt que tard, il va falloir revoir l’organisation du réseau, réinvestir et améliorer les conditions de travail du personnel si on ne veut pas revivre une telle crise », explique Judith Huot, vice-présidente de la FSSS–CSN.

            Entente de principe adoptée à 100 % à l’Accueil Bonneau

            Les travailleuses et travailleurs de l’Accueil Bonneau ont adopté à 100 % l’entente de principe de leur négociation. Cette négociation leur a permis d’obtenir plusieurs gains pour reconnaître le travail essentiel du personnel de cet organisme communautaire.

            Le syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Accueil Bonneau–CSN a fait face à une négociation difficile avec un employeur qui a été reconnu coupable d’entrave syndicale. C’est après des mois de mobilisation et de négociation que les travailleuses et travailleurs sont parvenus à arracher cette entente de principe qui trace la voie à l’amélioration des conditions du personnel des organismes communautaires. Touchés de plein fouet par la pandémie, les travailleuses et travailleurs de l’Accueil Bonneau ont obtenu cette reconnaissance de chaude lutte.

            Faits saillants de l’entente de principe

            • 4,8 % d’augmentation salariale en 2021
            • Augmentation du salaire d’entrée des intervenant-es de 19 % d’ici 2024
            • Participation des salarié-es à la planification stratégique
            • Projet-pilote sur un horaire de 4 jours
            • 12 congés personnels, dont 8 monnayables

            « C’est grâce à la mobilisation des travailleuses et travailleurs que nous sommes parvenus à obtenir cette excellente entente de principe ! Nous faisons chaque jour un travail essentiel auprès des plus vulnérables de notre société et nous devons être reconnus ! », lance Frédéric Morin, président du syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Accueil Bonneau–CSN.

            Les préposé-es en retraitement des dispositifs médicaux pour un règlement du maintien de l’équité salariale

            Des centaines de préposé-es en retraitement des dispositifs médicaux (PRDM) de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) participent aujourd’hui à une manifestation nationale pour exiger du gouvernement qu’il règle leurs plaintes de maintien de l’équité salariale de 2010.

            Depuis plusieurs semaines, les PRDM de la FSSS–CSN multiplient les actions partout au Québec pour que le gouvernement mette fin à leur discrimination salariale. Ce sont des PRDM de plusieurs régions du Québec qui se sont donnés rendez-vous aujourd’hui à Trois-Rivières pour manifester ensemble et demander à la présidente du Conseil du trésor, Sonia Lebel, d’intervenir pour reconnaître leur travail.

            Ces 2000 travailleuses et travailleurs du réseau de la santé jouent un rôle crucial dans les hôpitaux. Les PRDM ont la responsabilité de stériliser le matériel médical, notamment celui nécessaire pour les chirurgies. Leurs plaintes de maintien de l’équité salariale de 2010 ne sont toujours pas réglées, ce qui nuit à attirer et retenir le personnel dans le réseau.

            « Ça fait plus de 10 ans que les PRDM, comme d’autres travailleuses et travailleurs du réseau, attendent d’être reconnus à leur juste valeur. On souligne ces jours-ci le 25e anniversaire de la Loi sur l’équité salariale. Pourtant, il n’y a rien à fêter pour les PRDM! L’inaction du gouvernement a des conséquences négatives. Elles et ils sont nombreux à vouloir quitter la profession et il est difficile d’attirer la relève. Le gouvernement a tout en main pour régler ça. Qu’il se déniaise enfin et règle les plaintes de maintien de l’équité salariale », explique Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS–CSN.

            DoubleTree : le juge ordonne de cesser l’utilisation de scabs

            L’hôtel DoubleTree par Hilton du Complexe Desjardins doit cesser immédiatement d’utiliser les services d’au moins onze briseurs de grève. C’est ce que vient d’ordonner un juge du Tribunal administratif du travail dans une décision rendue le vendredi 19 novembre. Le juge déclare que l’employeur a contrevenu à l’article 109.1 du Code du travail qui interdit le recours à des briseurs de grève.

            L’ordonnance permanente enjoint également l’employeur de ne plus faire appel à du personnel embauché après le 26 juin 2020 pour faire le travail normalement  exécuté par son personnel en grève ni à du personnel d’autres employeurs par exemple des sous-traitants.

            Rappelons que le DoubleTree avait choisi de fermer ses portes temporairement le jour même où le syndicat et l’employeur se faisaient face au Tribunal administratif du travail suivant un rapport d’inspection relevant l’utilisation de briseurs de grève. Pour la Fédération du commerce (FC–CSN), cette fermeture improvisée est directement en lien avec l’incapacité de l’employeur de faire fonctionner l’hôtel sans recourir à des briseurs de grève. L’hôtel est toujours fermé.

            Les travailleuses et les travailleurs du DoubleTree sont en grève depuis le 2 septembre. Ils s’opposent aux reculs que l’employeur veut leur imposer. Ils réclament un règlement semblable à celui qui a été conclu dans 12 autres hôtels syndiqués CSN de la négociation coordonnée.

            « C’est une belle victoire pour les travailleuses et les travailleurs, se réjouit le président de la FC–CSN, Alexandre Laviolette. Nous comprenons très bien que le DoubleTree a hâte de pouvoir recommencer à accueillir sa clientèle et reprendre ses affaires. Nos membres ont très hâte eux aussi de reprendre le travail et de retrouver leur clientèle. Cela passe par la négociation. Il y aura d’ailleurs une reprise des pourparlers ce 24 novembre, en présence d’un conciliateur.  Il n’y a aucune raison que nous ne puissions pas nous entendre ici comme nous nous sommes entendus dans 12 autres hôtels ces dernières semaines ».

            « Nous allons continuer de nous tenir debout, enchaîne le président du syndicat CSN représentant les travailleuses et les travailleurs du DoubleTree, Claude Harrison. C’est certain que plus de deux mois en grève, ce n’est pas facile pour personne. Mais il n’est pas question d’accepter que l’employeur puisse simplement se débarasser de celles et ceux qu’il ne veut plus comme il nous le demande. Au contraire, dans le contexte de rareté de main-d’œuvre qu’on connaît, le DoubleTree a tout avantage à bien traiter son personnel».

            Gouverner par arrêtés dans le réseau de la santé et des services sociaux : ça suffit!

            Devant l’urgence d’agir pour soulager la pression insoutenable qui repose sur les épaules des professionnelles en soins et dans le but d’offrir à la population québécoise un accès à de meilleurs soins et services de santé, la FSSS–CSN, la FSQ-CSQ, la FIQ et la FIQP, le SQEES-FTQ et le SCFP ont déposé une plainte d’entrave au travail syndical au tribunal administratif du travail en vertu de l’article 12 du Code du travail. La démarche vise à stopper le recours abusif et systématique du gouvernement à l’état d’urgence et aux décrets des conditions de travail.

             La stratégie du ministre de la Santé et des Services sociaux de se placer au-dessus des lois du travail et de dicter unilatéralement les conditions de travail des professionnelles en soins n’aura pas eu les effets attractifs ni rétentifs, soutiennent les leaders des cinq organisations syndicales représentant le personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires.

            « Depuis le début, nous avons salué la volonté du gouvernement de mettre sur la table un milliard de dollars supplémentaires pour tenter de renverser les effets de la crise de la pénurie de personnel et des conditions de travail qui sévit dans le réseau de la santé. Nous avons toujours levé la main pour collaborer à trouver des solutions pour continuer à offrir les services essentiels à la population. Devant le refus de ce gouvernement d’avoir des discussions franches avec les représentants des travailleuses et des travailleurs, nous n’avons malheureusement d’autres choix que de nous tourner vers la voie judiciaire. Les syndicats, à titre d’agents négociateurs nommés par la loi, sont incontestablement les mieux placés pour guider le gouvernement dans la mise en place de mesures efficaces. Aujourd’hui, c’est à nos membres et à la population que nous pensons, », soulignent les leaders de la FSSS–CSN, de la FSQ-CSQ, de la FIQ et de la FIQP, du SQEES-FTQ et du SCFP.

            La plainte déposée par les organisations syndicales dénonce le contournement du processus de négociation par le gouvernement. Les syndicats rappellent que l’enjeu de pénurie de personnel dans le réseau de la santé et des services sociaux n’a rien à voir avec l’urgence sanitaire, car la crise des conditions de travail et la pénurie qui en découle existaient bien avant la pandémie. Le recours à un arrêté ministériel dans ce contexte est injustifiable.

            « Faire fi des conventions collectives, du droit du travail et s’entêter à décider unilatéralement sans l’écho du terrain : ça suffit! Pour nous, seule la concertation est un gage de succès, n’en déplaise au ministre », concluent les cinq syndicalistes.

            L’article 12 du Code du travail stipule : « Aucun employeur, ni aucune personne agissant pour un employeur ou une association d’employeurs, ne cherchera d’aucune manière à dominer, entraver ou financer la formation ou les activités d’une association de salariés ».

            Usine Rolls-Royce de Montréal : les travailleuses et les travailleurs en grève pour défendre leur syndicat

            Les travailleuses et les travailleurs de l’usine Rolls-Royce de Montréal ont déclenché la grève cet après-midi afin d’exiger la fin des mesures antisyndicales dans l’usine. Après avoir multiplié les manœuvres pour nuire au travail des représentantes et représentants syndicaux ces dernières semaines, l’entreprise a suspendu ce matin un représentant élu du syndicat. Par ailleurs, plus de trente caméras de surveillance ont récemment été installées sur les lieux de travail et plusieurs gardiens de sécurité ont été embauchés pour patrouiller dans l’usine. Face à ce nouvel affront, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada–CSN ont voté à l’unanimité en faveur d’une banque de 24 heures de grève.

            « L’employeur est irrité parce qu’on joue pleinement notre rôle comme syndicat, explique son président, Frédéric Labelle. Il aimerait mieux qu’on ne se mobilise pas. Qu’on accepte les maigres trois séances de négociation par mois qu’il daigne nous accorder. Qu’on se contente de ce qu’il nous offre au fond. Ben non. Ce n’est pas ça notre rôle. On va continuer de réclamer ce qu’il y a de meilleur pour nos membres. »

            « Ce n’est pas la première fois qu’on voit ça, à la CSN, un employeur qui pense que c’est plus payant d’essayer de casser le syndicat que de négocier, poursuit la présidente de Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault. On finit tout le temps par leur démontrer que c’est bien mieux de respecter ses salarié-es et de travailler correctement avec le syndicat qu’ils se sont donnés. Ici aussi, l’employeur va devoir le comprendre parce qu’on ne baissera pas les bras. »

            « Dans les périodes plus difficiles, les employeurs du secteur de l’aérospatial ont demandé aux travailleuses et aux travailleurs de se serrer la ceinture et d’accepter des sacrifices sur leurs conditions de travail. Maintenant que le secteur vit une reprise rapide et importante, Rolls-Royce se comporte avec mépris et arrogance. L’employeur s’en donne à cœur joie dans la surveillance abusive et les attaques envers l’équipe syndicale. Tout ce que les membres réclament c’est du respect et des dates de négociation. Et avec le soutien de la FIM–CSN, c’est ce qu’ils vont obtenir, assure le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Louis Bégin. »

            La convention collective liant Rolls-Royce et les 500 salarié-es de l’usine qui se spécialisent dans l’entretien de moteurs d’avions et située sur le Chemin-de-la-Côte-de-Liesse est échue depuis mars 2020. Parmi les principaux enjeux de négociation identifiés par les salarié-es, notons l’amélioration du régime de retraite et les augmentations de salaire.

            Équité salariale : une campagne pour rappeler qu’il reste encore du chemin à parcourir!

            À l’aube du 25e anniversaire de la Loi sur l’équité salariale, la FTQ, la CSN et la CSQ unissent leur voix pour célébrer les avancées des femmes et rappeler qu’il ne faut pas baisser les bras, car il reste encore du chemin à parcourir.

            La Loi sur l’équité salariale (LÉS) a transformé fondamentalement la façon dont le droit à l’équité salariale est protégé au Québec. Or, malgré les amendements à la loi en 2009 et en 2019, des problèmes de fond subsistent et portent encore préjudice aux femmes.

            On poursuit la lutte!
            La LÉS célèbrera donc son 25e anniversaire le 21 novembre prochain, en pleine effervescence autour de la relance économique du Québec. Dans ce contexte, il apparaît donc important pour les trois centrales syndicales de souligner que l’équité salariale est encore, à ce jour, un objectif inachevé et que la loi doit être modifiée afin que les iniquités salariales soient véritablement et durablement réparées.

            En effet, l’expérience terrain nous permet d’affirmer que la loi n’atteint pas son objectif quant à la mise en œuvre et au maintien de l’équité salariale. Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale a pourtant répété à maintes reprises qu’il y aurait une autre occasion pour apporter une réforme plus substantielle à la Loi sur l’équité salariale.

            Les trois organisations profitent donc des 25 ans de la loi pour lui tendre la main afin que cela se fasse rapidement. Les prochaines modifications devront permettre d’atteindre à 100 % l’objectif de la loi : des salaires égaux pour des emplois équivalents.

            La campagne On a fait du chemin
            La FTQ, la CSN et la CSQ s’unissent donc pour déployer une campagne sur les réseaux sociaux qui se déroulera du 15 au 21 novembre. L’objectif de la campagne est de rappeler les avancées faites grâce à cette loi importante qui protège nos droits fondamentaux, mais aussi d’expliquer ce qu’est l’équité salariale, d’illustrer les différentes iniquités qui perdurent et de rappeler que des changements majeurs restent à faire pour permettre à toutes les femmes du Québec d’être rémunérées à la juste valeur de leur travail.

            Pour en savoir plus, visitez onafaitduchemin.com. Sur les réseaux sociaux, surveillez les différentes publications du 15 au 21 novembre 2021 et rejoignez la conversation! #OnAFaitDuChemin

            Nos organisations (CSQ, CSN, FTQ) représentent plus de 1 100 000 travailleurs et travailleuses dans tous les secteurs d’activités tant public que privé.

            Télétravail : les centrales invitent syndicats et employeurs à se doter de balises claires et objectives

            Alors que le retour dans les milieux de travail s’intensifie avec la fin de certaines mesures sanitaires encadrant les espaces de bureaux, la FTQ, la CSN et la CSD dévoilent aujourd’hui des modèles de politique et d’entente visant à baliser le recours au télétravail.

            Imposé par la force des choses dès les premiers jours de la pandémie, le recours au télétravail est bel et bien là pour rester, estiment les centrales syndicales. Afin que ce mode de travail ne devienne source de tension ou d’insatisfaction, des balises concrètes, basées sur des principes partagés par l’ensemble des parties concernées, doivent en régir son attribution.

            Ainsi, les centrales syndicales estiment que le télétravail doit conserver son caractère volontaire. La décision de l’autoriser doit être accordée en fonction de critères objectifs et applicables équitablement à un groupe de personnes salariées partageant les mêmes réalités.

            La volonté des employeurs de superviser les prestations de travail ne doit toutefois pas enfreindre certains principes protégeant la vie privée à laquelle ont droit les travailleuses et les travailleurs, peu importe le lieu où ils exercent leur prestation de travail, soulignent la FTQ, la CSN et la CSD.

            Le modèle de politique de télétravail développé par les centrales syndicales prévoit également des dispositions claires quant aux horaires de travail et leur flexibilité, à la charge des coûts d’équipement entraînés et de l’ensemble des obligations et responsabilités dévolues aux parties. Les enjeux, complexes, reliés à la santé et la sécurité au travail des personnes salariées en mode de télétravail sont également abordés, ainsi que ceux reliés à la protection des données.

            Enfin, les centrales syndicales suggèrent aux parties concernées de consigner des ententes particulières de télétravail explicitant ses modalités et sa période d’application.

            Citations 

            « Les 18 derniers mois auront démontré que nous sommes très loin d’une appréciation unanime du télétravail, tant parmi les salarié-es eux-mêmes qu’auprès des employeurs. Certains y ont pris goût, alors que d’autres s’impatient de retrouver leur bureau. Une chose est sûre, le télétravail ne doit ni être imposé ni attribué aléatoirement au gré des humeurs. Des balises claires et objectives sont nécessaires. » – Caroline Senneville, présidente de la CSN 

            « Ce que nous proposons aux organisations syndicales et patronales avec ce modèle de politique de télétravail, c’est un guide devant permettre à tous et à toutes d’être traités équitablement dans le respect des lois du travail. Peu importe ce qu’on en dit ou ce qu’on en pense, le télétravail est là pour de bon. Il s’agit maintenant de trouver un équilibre gagnant-gagnant pour les travailleurs et travailleuses et pour l’employeur. Ce guide doit permettre, entre autres, de baliser l’encadrement, la supervision, les horaires de travail, ainsi que la protection de la vie privée. Il s’agit d’un outil précieux. » – Daniel Boyer, président de la FTQ

            « Le télétravail va demeurer une réalité dans l’organisation du travail pour plusieurs secteurs d’activité. Certes, si le télétravail apporte son lot d’avantages, il doit tenir compte autant des besoins des travailleurs et travailleuses que des besoins organisationnels. Pour que tous et toutes y trouvent une voie durable et satisfaisante, il est impératif que cela se fasse avec un encadrement qui assure aux travailleuses et aux travailleurs des conditions de travail qui respectent leurs droits. » – Luc Vachon, président de la CSD

            Mandat de grève à l’usine d’emballage Kruger de LaSalle

            Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des employés de Kruger LaSalle (CSN) ont voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, à exercer au moment jugé opportun. Les 140 travailleuses et travailleurs fabriquent et fournissent divers types d’emballages de carton pour les entreprises clientes dans cette usine située dans l’arrondissement de LaSalle, à Montréal. Alors que quelques rencontres de négociation sont au calendrier des prochains jours, les salarié-es ont également rejeté la dernière offre patronale et ils envoient le message qu’ils entendent bien se tenir debout jusqu’au bout pour obtenir leur juste part de la richesse qu’ils génèrent.

            Les salarié-es veulent des augmentations d’au moins 3 % pour chaque année de leur prochaine convention collective. Ils cherchent également à bonifier certaines primes ainsi qu’une augmentation de la contribution de l’employeur au régime de retraite hybride, au bénéfice des plus jeunes travailleuses et travailleurs.

            « Actuellement, notre usine se démarque par sa productivité. Nous sommes les meilleurs au Québec, explique le président de syndicat, Pierre Gagnon. Il s’en est passé des choses dans notre industrie depuis que nous avons signé notre dernière convention collective 2014-2021. C’est l’occasion pour nous d’améliorer les choses. C’est ce qu’on dit à l’employeur aujourd’hui : reconduire la convention au statu quo, c’est non. »

            « La conjoncture du secteur est bonne actuellement, enchaîne le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Louis Bégin. Quand ça allait moins bien, les entreprises ont exigé des reculs dans les conditions de travail et des sacrifices des travailleuses et des travailleurs. C’est maintenant l’heure pour Kruger de redonner leur juste part ».

            Deux rencontres de négociation sont prévues les 23 et 25 novembre 2021. « Les travailleuses et les travailleurs de Kruger de LaSalle sont loin d’être seuls dans cette bataille, poursuit la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) Dominique Daigneault. Ils ont l’appui de toute la CSN. Il y a tout l’espace qu’il faut pour que le syndicat et l’entreprise puissent convenir d’une entente et éviter le recours à la grève. Cependant, si la grève s’avère nécessaire, il est certain que nous serons prêts à soutenir le syndicat sur tous les fronts pour maintenir la pression jusqu’à ce que ses membres obtiennent satisfaction ».

            La convention collective est échue depuis le 31 mai 2021.

            Négociation coordonnée de l’hôtellerie: règlement au Holiday Inn de Laval

            La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce la conclusion d’une onzième entente dans le secteur de l’hôtellerie. Ce vendredi, les travailleuses et les travailleurs du Holiday Inn de Laval ont entériné à l’unanimité le contenu de la convention collective 2020-2024.

            « Les hôteliers qui n’ont pas encore réglé doivent se poser de sérieuses questions, souligne le président de la FC–CSN, Alexandre Laviolette. Il n’y a aucune raison justifiant que les travailleuses et les travailleurs de ces hôtels ne bénéficient pas des mêmes conditions de travail que les autres. La relance de tout le secteur passe par nous, les travailleuses et les travailleurs. Au cours des prochains jours, nous redoublerons d’ardeur pour soutenir tous nos membres qui n’ont pas encore pu conclure le renouvellement de leur convention collective. »

            « Les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie peuvent être fiers, se réjouit la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) Dominique Daigneault. Nous saluons leur détermination et leur mobilisation exemplaires dans un contexte difficile. Nous continuerons d’appuyer sans relâche tous les salarié-es de l’hôtellerie pour qu’ils obtiennent, eux aussi, un règlement satisfaisant. »

            Les négociations se poursuivent dans 13 autres hôtels pour obtenir des ententes comparables à celles déjà conclues ailleurs, notamment des augmentations totalisant environ 8 % pour un contrat de quatre ans, ainsi que des mesures pour mieux protéger les travailleuses et les travailleurs en ces temps de crise afin de préparer une relance qui profitera à tout le secteur touristique, particulièrement à ceux et celles qui y travaillent et qui sont les véritables créateurs de richesse dans l’industrie.

            Au Hilton de Québec et au Hilton DoubleTree de Montréal, les travailleuses et les travailleurs sont en grève générale illimitée depuis plus de deux mois.

            11 règlements

            Voici les 11 hôtels où des ententes ont été conclues avec le syndicat CSN représentant leurs salarié-es :

            Montréal métropolitain Québec–Chaudière-Appalaches Estrie
            • Suites Faubourg St-Laurent

            • Comfort Inn Dorval

            • Comfort Inn Pointe-Claire

            • Fairfield by Marriott

            • Hilton Laval

            • Quality Inn du centre-ville

            • Holiday Inn de Laval

             

            • Manoir du Lac Delage

            • Delta de Québec

             

            • Quality Sherbrooke

            • Delta Sherbrooke

             

            La FSSS–CSN devant la coroner pour dénoncer la tempête parfaite dans les résidences pour aîné-es

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) témoignait cette semaine à l’enquête publique sur les décès dans les résidences pour aîné-es. La FSSS–CSN a fait valoir que l’état déplorable dans lequel le réseau s’est présenté à l’arrivée de la pandémie, jumelé à l’entêtement du Comité sur les infections nosocomiales du Québec de l’INSPQ (CINQ) et du gouvernement à ne pas appliquer adéquatement le principe de précaution, ont mis à risque le personnel et les personnes âgées hébergées.

            Un réseau de la santé et des services sociaux à terre au début de la pandémie
            Pour la FSSS–CSN, trouver des solutions efficaces afin d’agir sur ce qui a causé ces décès dans les résidences pour aîné-es passe par l’examen des causes systémiques de cette crise. À l’arrivée de la pandémie, le réseau était fragilisé, grandement sous-financé et désorganisé. La prévention en santé et sécurité du travail (SST) était le parent pauvre de l’organisation du réseau. Les manquements en matière de planification, malgré ce qu’on avait pourtant appris des crises passées, ont été nombreux. À cela s’ajoute le fait que la détérioration des conditions de travail et le manque de personnel ont entraîné un cercle vicieux de mobilité à outrance du personnel, de recours aux agences privées et d’épuisement professionnel généralisé.

            Un refus de bien protéger le personnel
            Le CINQ et le gouvernement se sont obstinés à ne pas appliquer le principe de précaution dans leurs recommandations, ce qui a contribué à exposer le personnel au virus. En faisant des recommandations du CINQ leurs « règles de l’art », la CNESST et les employeurs ont ainsi abdiqué à jouer pleinement leur rôle en prévention. La FSSS–CSN et ses syndicats ont dû multiplier les interventions à tous les niveaux pour dénoncer les lacunes en prévention et obtenir des correctifs.

            Ce que ça va prendre pour ne plus jamais revivre un tel drame
            La FSSS–CSN a profité de son passage pour expliquer ce qu’il faut changer pour ne plus jamais revivre un drame comme celui de la pandémie de COVID-19. Cela repose sur un réseau décentralisé et géré plus démocratiquement, bien financé et avec une culture de la prévention bien ancrée. Le Québec doit se doter d’un véritable régime public de soins de longue durée, aussi bien en hébergement que dans le soutien à domicile. Il faut aussi une meilleure planification de la main d’œuvre et de meilleures conditions de travail pour le personnel. Enfin, il faut mieux se préparer pour être en mesure de faire face à de telles situations, en se dotant de mécanismes de suivis rigoureux, permettant notamment d’assurer la disponibilité de tout le matériel et de tous les équipements nécessaires.

            « Quand une pandémie survient, il est trop tard si on manque déjà de personnel, de matériel et qu’on est mal préparé. L’absence d’écoute et d’échanges pour entendre nos préoccupations a retardé la mise en place de réelles solutions. Ce sont malheureusement les aîné-es les plus vulnérables de notre société et les travailleuses et travailleurs qui œuvrent auprès d’eux qui ont subi les conséquences de la désorganisation en santé. Il faut beaucoup mieux se préparer, en priorisant dorénavant la prévention, pour ne plus revivre ça », explique Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

            Lucie Dagenais : une grande dame nous quitte

            C’est avec profondément de tristesse que le mouvement CSN a appris le décès cette semaine de Lucie Dagenais, pionnière incontournable de la lutte pour la syndicalisation des infirmières et les droits du travail du personnel de la santé et des services sociaux du Québec.

            Au nom de ses dirigeantes, de ses dirigeants et de ses salarié-es, la CSN tient à offrir ses plus chaleureuses condoléances aux membres de sa famille, à ses proches ainsi qu’aux nombreux collègues qui auront eu la chance de la côtoyer au fil des années.

            Née en 1933 à Saint-Sauveur, dans les Laurentides, Lucie Dagenais travaillera d’abord comme travailleuse sociale auprès de mères dans le besoin. Elle obtiendra par la suite un poste d’infirmière à l’Hôtel-Dieu de Montréal. Ce qui aurait bien pu demeurer au stade de l’anecdote mènera toutefois à un important mouvement de syndicalisation : en 1962, en sortant d’une salle d’opération, un chirurgien lance ses gants souillés au visage d’une infirmière. Lucie Dagenais et quelques-unes de ses collègues décident de se syndiquer. Le tout premier syndicat d’infirmières du Québec est ainsi fondé.

            Lucie Dagenais sera rapidement recrutée par la CSN : en 1963, elle devient permanente syndicale pour la confédération. Elle sera aux côtés des infirmières de l’hôpital Sainte-Justine lorsque celles-ci débrayeront illégalement, forçant le gouvernement de Jean Lesage – pour qui la reine ne négociait pas avec ses sujets, rappelons-nous – à accepter d’ouvrir des négociations avec les syndicats du secteur public.

            Féministe convaincue, Lucie Dagenais jouera un rôle déterminant, au cours des années 1960 et 1970, dans la longue bataille pour une juste rémunération des femmes. Avant même que l’utilisation du concept d’équité salariale ne soit répandue, Lucie Dagenais travaillera d’arrache-pied pour faire éliminer les salaires d’entrée du secteur public – les bas salaires, on le devine, étant presque exclusivement réservés aux travailleuses.

            Lucie Dagenais fera également partie de la recrudescence du féminisme au sein même de la CSN, prenant part activement à la refondation du Comité de la condition féminine de la CSN au courant des années 1970.

            Au cours de ses 30 années comme conseillère syndicale, Lucie Dagenais s’occupera notamment des dossiers de formation et de santé et sécurité du travail.

            Son implication sociale débordera largement du cadre de la CSN : de 1969 à 1985, elle agira comme représentante du monde du travail à la Régie de l’assurance maladie du Québec. De 1989 à 1994, elle siégera au Conseil du statut de la femme. Au cours des années 2000, elle participera à la création du groupe Médecins québécois pour le régime public (MQRP), association vouée à la défense du système public et universel de santé et de services sociaux. En 2012, Lucie Dagenais recevait la médaille du Lieutenant-gouverneur du Québec pour les aîné-es en reconnaissance de son engagement.

            Les syndicats de la santé et des services sociaux estomaqués par le mépris du ministre Dubé

            Les leaders des organisations syndicales représentant le personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires s’expliquent mal les commentaires du ministre Dubé lors de son point de presse. Pour les organisations syndicales, le ministre semble vouloir trouver un coupable pour les difficultés qu’il rencontre dans le recrutement de personnel.

            Visiblement, le ministre Dubé n’a pas pris connaissance des nombreuses solutions1 mises de l’avant par les organisations syndicales au MSSS dans les derniers jours. Rappelons que les organisations syndicales représentant les professionnel-les en soins ont tendu la main au gouvernement récemment pour implanter des solutions pour parvenir à attirer et retenir le personnel dans le réseau. Nous proposons des solutions qui s’appuient sur les demandes de nos membres sur le terrain, sans mesure coercitive, sans mesure disqualifiante et inéquitable.

            Plutôt que de s’engager dans des échanges et discussions permettant de rapidement implanter des mesures qui vont véritablement contribuer au retour des professionnel-les en soins, le gouvernement a refusé de nous faire un retour. Le ministre Dubé laisse entendre que nous n’en avons que pour les libérations syndicales, alors que c’est loin d’être l’aspect principal des solutions apportées lors des récentes rencontres avec le MSSS.

            « Le plan de match gouvernemental pour recruter du personnel n’a pas porté fruit jusqu’à maintenant. Plutôt que de reconnaître ses erreurs et enfin accepter de collaborer avec les acteurs du terrain pour améliorer les choses, le ministre Dubé s’en prend encore une fois aux syndicats. C’est devenu une tactique usée à la corde. Ce qui ne marche pas, c’est la gestion autoritaire par arrêté ministériel. Les résultats ne sont pas au rendez-vous et ce ne sont pas les syndicats qu’il faut blâmer », dénoncent ensemble la FSQ-CSQ, la FIQ, la FSSS-CSN, le SQEES-FTQ et le SCFP.

            1 Annexe : Les pistes de solution proposées par les organisations syndicales représentant le personnel des soins infirmiers et cardiorespiratoires

            Aucune mesure coercitive, disqualifiante et inéquitable pour les membres

            1. Toutes les journées rémunérées en vertu de la convention collective sont réputées être des journées de travail pour l’application des différents montants forfaitaires.
            2. Toutes les absences sans solde ne sont pas considérées comme des journées travaillées donc le prorata s’applique.
            3. Pour les personnes salariées bénéficiant des régimes de la SAAQ, de la CNESST, du RQAP et de l’assurance salaire, s’assurer que les montants forfaitaires soient versés en respect des lois d’ordre public.
            4. En aucun temps, il ne peut y avoir réclamation des sommes déjà versées sauf en cas de démission à moins que la personne salariée ne change d’établissement.
            5. Tout quart de travail effectué durant la fin de semaine donne droit aux montants forfaitaires sans disqualification possible.
            6. Toute période consécutive de 4 semaines de soir ou de nuit donne droit aux montants forfaitaires de 2000 $ sans disqualification possible, mais avec application du prorata (vacances, fériées). Pour la personne salariée à temps partiel qui accepte de rehausser son poste en demeurant temps partiel, elle reçoit le montant forfaitaire au prorata sur ses quarts rehaussés.
            7. Les montants forfaitaires sont accordés à compter de la date de l’engagement de rehaussement à temps complet ou de rehausser son poste à temps partiel en demeurant temps partiel, à toute personne qui accepte, à quelque moment que ce soit, de se porter volontaire.
            8. Toute personne à temps partiel peut demander à être considérée à temps complet pour la période déterminée par l’entente. Elle reprendra son poste à temps partiel détenu au moment de son engagement initial.
            9. Lorsqu’une personne démissionne, le temps travaillé à temps complet ou sur des quarts rehaussés à temps partiel est comptabilisé au prorata de cette période pour les montants déjà versés et dus. Si elle change d’établissement dans le réseau public, l’engagement est transféré au nouvel employeur.
            10. La retraitée réembauchée est soumise aux dispositions des conventions collectives. Les parties locales peuvent convenir d’un aménagement d’horaire différent pour la période de l’engagement. Le montant forfaitaire doit être payé au prorata des journées travaillées.
            11. Toutes mesures doivent respecter les règles de la convention collective en vigueur notamment la notion de déplacement.
            12. Les personnes salariées à temps partiel qui acceptent de rehausser leur nombre d’heures sans rehaussement à temps complet reçoivent un montant forfaitaire pour chacun des quarts supplémentaires.
            13. Pour les personnes salariées déjà à temps complet et pour celles qui acceptent de rehausser leur poste à temps partiel ou à temps complet, l’employeur s’engage à garantir une stabilité de poste, 1 quart de travail dans un service, ainsi qu’une prévisibilité dans l’octroi des horaires.
            14. Quant aux mesures annoncées concernant l’ajout de personnel administratif ainsi que les bourses pour la formation d’infirmière auxiliaire, le gouvernement s’engage à déposer le plan de déploiement aux organisations syndicales.
            15. Aucun contrat signé actuellement en vigueur ne peut être opposé à une personne salariée.

            Les paramédics en conflit accueillent les parlementaires à l’Assemblée nationale

            Près de 200 paramédics se sont réunis ce matin devant l’Assemblée nationale afin d’accueillir les ministres et les député-es à leur arrivée au Parlement. Des dizaines de boîtes jaunes de format géant ont aussi été déposées sur le terrain de la colline Parlementaire.

            « Le gouvernement Legault semble oublier que dans les ambulances, il y a des paramédics qui travaillent d’arrache-pied et qui sauvent des vies tous les jours. Pourtant, leur travail n’est pas reconnu à sa juste valeur depuis trop longtemps. Les boîtes jaunes partout sur le terrain de l’Assemblée nationale sont là pour rappeler aux parlementaires qu’ils ont une responsabilité dans ce conflit de travail », déclare Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

            « Nous appelons au respect, mais personne ne répond au bout de la ligne »
            Présentement en négociation pour le renouvellement de leurs conventions collectives, la CSN presse le gouvernement Legault d’améliorer les conditions de travail et de redresser le salaire des paramédics en urgence. « Il est scandaleux que le secteur soit à une croisée des chemins et que le gouvernement refuse de se pencher sur les problèmes du système préhospitalier. Nous sommes à l’heure des choix : ou bien le gouvernement continue de dédaigner ces enjeux ou bien il décide de développer réellement le secteur en investissant dans ses travailleuses et travailleurs », poursuit la présidente.

            Jean Gagnon, paramédic et représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), rappelle que les paramédics sont un maillon indispensable de la chaîne de survie. « Nous méritons d’être reconnus et respectés pour ce métier qui est loin d’être fait pour tout le monde, mais nos conditions salariales et de travail ne le reflètent pas. Faut-il rappeler que nous avons le salaire le moins élevé des intervenantes et intervenants de l’urgence ? Que nous pouvons à peine prendre nos pauses repas et finir à l’heure, car il y a trop d’appels et pas assez d’effectifs pour y répondre ? Et que dans certaines régions, on nous demande d’être disponibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 14, pour répondre aux appels, et ce, en étant payés une heure sur deux ? Avez-vous déjà vu ça ? », demande M. Gagnon.

            Selon Jean Gagnon, il faut donner un sérieux coup de barre avant de frapper le mur vers lequel le secteur préhospitalier se dirige. « Ce coup de barre passe par la nécessaire amélioration de nos conditions salariales et de travail. Les négociations actuelles offrent l’occasion de redresser la situation. Mais les représentants du gouvernement font preuve d’un manque de compréhension de notre réalité quotidienne et minimisent nos demandes. Nous appelons au respect, mais malheureusement, jusqu’à maintenant, personne ne répond au bout de la ligne », termine M. Gagnon.

            Grève : Héma-Québec se soucie bien peu de son image

            En grève pour deux jours, les 500 travailleuses et travailleurs représentés par les Syndicats unis d’Héma-Québec–CSN tiennent des lignes de piquetage devant toutes les installations d’Héma-Québec à Montréal et à Québec. Bon nombre d’entre eux sont présents aujourd’hui devant le Centre Bell, pour la collecte des Canadiens.

            « Héma-Québec sollicite les dons de sang, mais à titre d’employeur, il ne semble pas comprendre le concept de don de bonne foi depuis le début de notre négociation », commente Simon Poulin, porte-parole des Syndicats unis d’Héma-Québec–CSN et président du Syndicat des techniciens(nes) de laboratoire de Héma-Québec (CSN).

            Cela fait plus de deux ans et demi que les cinq syndicats sont en négociation avec leur employeur. « Depuis tout ce temps, Héma-Québec se surpasse en stratagèmes pour faire stagner les négociations. Et la semaine dernière, on daigne enfin nous déposer les offres patronales. Or, on ne peut pas vraiment parler d’offres. Les demandes de reculs sont majeures. On rit de nous », continue le président.

            Pour Lucie Longchamps, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), l’attitude d’Héma-Québec risque de nuire à son image. « On s’explique mal qu’une organisation aussi importante, qui a une fonction névralgique dans le système de la santé, mette si peu de sérieux dans ses négociations et dans ses relations avec ses travailleuses et travailleurs. Pourquoi accorder aussi peu de considération à ses employé-es qui travaillent d’arrache-pied tous les jours pour que les banques de sang ne soient jamais à zéro ? Sans eux, ça irait mal ! », remarque Mme Longchamps.

            Les cinq syndicats sont bien décidés à obtenir le respect qu’ils méritent.

            « Héma-Québec n’a que lui-même à blâmer de la situation actuelle. Ces deux jours de grève résultent de son manque de considération envers nous. Notre banque de confiance et de patience est à zéro. Nous sommes plus que jamais déterminés à obtenir la reconnaissance qui nous est due », termine Mme Longchamps.

            Les syndicats de la santé et des services sociaux déplorent le manque de collaboration gouvernementale

            Les leaders des organisations syndicales représentant le personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires déplorent le manque de collaboration pour convenir, ensemble, de solutions pouvant améliorer les conditions de travail et répondre à la crise importante de pénurie de personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires.

            À la suite de rencontres intensives pour ramener les travailleuses et les travailleurs de la santé dans le réseau et implanter le changement de culture tant réclamé par leurs membres, les représentants ministériels ont écouté une partie des propositions syndicales sans juger bon de faire un retour.

            Les organisations syndicales voulaient que ce comité de travail se penche sur des solutions pérennes, valorisantes et reconnaissantes de tout le travail accompli dans le quotidien par le personnel de la santé. Elles proposaient des solutions sans mesure coercitive, disqualifiante et inéquitable pour les membres. Cependant, l’exercice des derniers jours était tronqué et a escamoté notre volonté de trouver de telles solutions.

            Depuis le début de la pandémie, le ministre de la Santé et des Services sociaux a cherché systématiquement à écarter les syndicats des discussions. Il a préféré la coercition, la division et la menace, plutôt que de s’engager dans la voie légitime de la concertation pour atteindre ses objectifs.

            « On a l’impression de faire partie d’une belle stratégie de relations publiques du gouvernement, mais, à la suite de ces rencontres, nous refusons de servir de légitimation aux actions de ce dernier. Encore une fois, nous apprendrons lors d’une conférence de presse les pistes de solutions retenues par le ministre et celles qu’il a rejetées. Pourtant, les organisations syndicales sont d’avis que ces solutions sont à considérer dans une perspective globale et non à la pièce », dénoncent ensemble la FSQ-CSQ, la FIQ, la FSSS–CSN, le SQEES-FTQ et le SCFP.

            Il a été largement démontré que gouverner à coup d’arrêtés ministériels (155 depuis la déclaration d’urgence sanitaire, dont 105 visant des conditions de travail), la méthode du bâton contre des travailleuses et des travailleurs de la santé, cela ne donne pas les résultats escomptés, bien au contraire.

            Par exemple :

            • L’arrêté ministériel 2020-007 a accentué la détresse et l’épuisement des travailleuses et des travailleurs de la santé, de même qu’il a accéléré leur départ vers le privé.
            • Les mesures restrictives et coercitives contenues dans l’arrêté 2021-071 concernant les primes d’attraction et de rétention sont un frein massif au recrutement, alors que le réseau peine à offrir les soins et les services essentiels à la population et que les bris de services se multiplient. Plusieurs des mesures vont aussi carrément à l’encontre du nouveau contrat de travail. Un travail de collaboration dans la mise en place de ces mesures aurait pu faire en sorte d’éviter qu’elles soient reçues assez froidement sur le terrain.

            L’urgence sanitaire utilisée de façon abusive pour se faire du capital politique
            Pour les leaders syndicaux, l’urgence sanitaire n’est plus une excuse pour justifier le gouvernement de continuer à imposer des mesures inéquitables et discriminatoires, et passer outre les conditions prévues au contrat de travail négociées en toute bonne foi.

            « Les syndicats sont les seuls agents négociateurs légitimes pour parler au nom des travailleuses et des travailleurs de la santé. Le gouvernement doit agir en conséquence et discuter avec nous pour en arriver à une entente lorsqu’il est question des conditions de travail de nos membres. Il ne peut pas unilatéralement imposer ses volontés et nous interpeller seulement lorsque ses initiatives autoritaires échouent », expliquent les leaders syndicaux.

            « Le ministre de la Santé est en train de saborder ses propres mesures visant l’attraction et la rétention du personnel. Nos membres sont à bout du manque de respect et de reconnaissance. L’abus de pouvoir et la division ne conduisent jamais au succès. Il est temps que le ministre le réalise », concluent les leaders syndicaux.

            « On rate la cible », dénonce le réseau intersyndical pour le climat

            Exaspérés par l’inaction des gouvernements face à la crise climatique, des travailleuses et travailleurs membres des organisations formant le Réseau intersyndical pour le climat (RIC) ont décidé de se mettre en marche pour dénoncer la situation et réclamer des mesures suffisantes pour atteindre la cible de réduction des gaz à effet de serre de l’Accord de Paris. Réunis au parc du Mont-Royal, ils ont affirmé haut et fort leur volonté de changement.

            Le RIC a ciblé le parc du Mont-Royal, le poumon de Montréal, afin de souligner l’importance de protéger l’environnement. La crise sanitaire est importante, mais elle ne doit pas nous faire perdre de vue l’urgence climatique. Pour contrer la menace des changements climatiques à l’échelle mondiale, des transitions vers des économies sobres en carbone doivent s’opérer.

            « Les scientifiques ne cessent de nous mettre en garde, il faut les écouter. En l’absence de mesures importantes pour redresser la situation et atteindre la cible fixée, nous courrons tous à la catastrophe, plaident les organisations membres RIC. Au Québec seulement, on estime que l’augmentation de la température entraînera 20 000 décès d’ici 2065. Il n’est pas trop tard pour agir. Nous pouvons apporter des solutions durables pour le mieux-être de tous. Faisons en sorte que la transition soit juste pour les travailleuses et travailleurs de même que pour la santé l’ensemble de la société! »

            L’action du RIC a lieu dans le cadre de la Journée mondiale d’action pour la justice climatique. La manifestation du Québec s’inscrit parmi 75 autres à travers le monde à l’occasion de la COP26. À l’initiative de syndicats internationaux, ces actions ont pour objectif de rappeler aux gouvernements qu’ils doivent accroitre considérablement leur ambition climatique. Actuellement, trop de pays ratent la ciblé fixé par l’Accord de Paris.

            La coalition syndicale formée des onze principales organisations représentant les travailleuses et travailleurs du Québec revendique que le gouvernement s’engage dans un processus de transition juste. Celle-ci doit permettre d’éviter que les travailleuses et travailleurs subissent des effets négatifs des transformations environnementales nécessaires de l’économie. Favoriser la création d’emplois d’utilité environnementale et sociale et mettre en place des programmes de formation et de requalification de la main-d’œuvre sont des avenues à mettre de l’avant. Les politiques d’austérité et de privatisation ne sont pas une option. Une transition juste doit réduire les inégalités socioéconomiques, notamment en s’assurant que l’ensemble du Québec soit bien desservi en termes de services publics. Le RIC revendique une politique fiscale plus progressiste qui redistribue mieux les richesses, qui finance adéquatement les services publics et qui privilégient des initiatives porteuses pour relever le défi climatique. Finalement, la participation civile est essentielle à la réussite de la transition juste et le RIC revendique la mise en place de forums et autres lieux de concertation civile.

            Le RIC regroupe les organisations syndicales québécoises suivantes : APTS, CSD, CSN, CSQ, FAE, FIQ, FTQ, SFPQ et SPGQ.

            Les syndiqué-es du STT de la Coop Lanaudière manifestent devant le siège social de Sollio

            Aujourd’hui, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Coop Lanaudière–CSN (STTCL–CSN) et leurs alliés ont manifesté devant le siège social de Sollio, dont la Coopérative Novago fait partie de ses divisions.

            « Nous sommes en grève depuis le 30 septembre dernier et nous faisons face à un employeur affilié à Sollio qui désire casser notre syndicat. Après deux ans de négociation, il a eu le culot de déposer une offre qu’il a qualifiée de finale et globale qui imposerait à la majorité des syndiqué-es des baisses de salaire variant de 14 % à 29 %, ce qui est totalement inacceptable pour nous, de dénoncer Nicole Lambert, présidente du STTCL–CSN. Concrètement, en plein contexte de rareté de main-d’œuvre, l’employeur veut imposer une baisse drastique de 22 à 15 $ l’heure pour certains salarié-es, ce qui inciterait plusieurs d’entre nous à tout simplement quitter leur emploi ».

            L’employeur, la coopérative Novago, se spécialise dans les conseils et la vente de produits agricoles et offre également des services de quincaillerie.

            « À la suite de ce dépôt complètement farfelu et déconnecté de la réalité, l’employeur refuse carrément de retourner à la table de négociation. Il traite cavalièrement les employé-es membres d’un syndicat qui existe depuis 50 ans qui ont largement contribué au succès d’une coopérative connue et très appréciée par ses coopérants. Au fil des ans, ils ont obtenu un régime de retraite et des assurances collectives, deux arguments majeurs d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre en ces temps où les employeurs déploient justement de multiples stratégies pour recruter les employé-es », de souligner Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN.

            « L’employeur entretient un climat malsain où les menaces et l’intimidation nuisent grandement à la négociation. Devant l’établissement de Joliette, on compte presque autant de gardes de sécurité que de piqueteurs et le syndicat a dû déposer une plainte qui allègue que l’employeur a recours à des briseurs de grève. Celui-ci a procédé à des réductions de salaire punitives arbitraires de 30 minutes et à des annulations unilatérales de périodes de vacances à des salarié-es syndiqués, de préciser Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN. Avec ses stratégies moyenâgeuses, l’employeur veut faire reculer les conditions de travail de 10 à 15 ans, ce qu’aucune travailleuse, aucun travailleur n’acceptera ».

            « Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN appuie inconditionnellement les membres du STTCL–CSN dans leur lutte pour obtenir le respect de cet employeur peu scrupuleux. Le mouvement des coopératives s’est construit sur des bases d’entraide, de solidarité et de mutualité et les comportements de l’employeur actuel vont dans une direction diamétralement opposée à ces idéaux, ce qui remet radicalement en question la mission même de Novago. Nous interpellons vivement la haute direction de Sollio afin qu’elle rappelle à l’ordre cet employeur qui fait honte au mouvement coopératif », de conclure Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

            À propos

            Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Coop Lanaudière–CSN rassemble 25 membres.

            Des briseurs de grève au Marriott Château Champlain

            Le Marriott Château Champlain a fait appel à huit personnes embauchées après le début des négociations pour le renouvellement de la convention collective afin de faire le travail des syndiqué-es lorsque ceux-ci ont exercé des journées de grève en septembre et en octobre. C’est ce que révèle le rapport d’un enquêteur du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

            Fort de ce rapport d’enquête, le syndicat CSN du Marriott Château Champlain et la CSN évaluent actuellement les options légales à leur disposition afin d’empêcher l’hôtel d’avoir recours de nouveau à ces personnes si d’autres journées de grève doivent être exercées, puisque le syndicat considère qu’il s’agit des briseurs de grève.

            Rappelons que le Code du travail du Québec interdit à un employeur d’avoir recours à des briseurs de grève pour maintenir un certain équilibre dans le rapport de force et éviter l’allongement inutile des conflits de travail.

            Ce syndicat fait partie de la ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie aux côtés de 24 autres syndicats CSN. Rappelons que neuf de ces hôtels ont conclu une entente au cours des dernières semaines. En plus du Marriott Château Champlain, des enquêteurs ont constaté l’utilisation de briseurs de grève dans deux autres hôtels.

            « C’est bien certain que lorsqu’on exerce la grève, il y a des conséquences pour les hôteliers, réagit le trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN), Michel Valiquette. Ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on fait ça. On préférerait ne pas avoir à l’exercer pour négocier des ententes satisfaisantes parce que c’est ça notre objectif. J’appelle tous les hôteliers à leurs responsabilités. Nous sommes sans convention collective depuis maintenant plus d’un an. Nos demandes sont réalistes. Elles sont en phase avec la conjoncture de l’industrie. Il y a une seule voie à prendre, c’est celle de la négociation ».

            Deux mois de grève au Hilton DoubleTree

            Rien n’entrave la détermination des travailleuses et des travailleurs du Hilton DoubleTree de Montréal. Les salarié-es de l’hôtel du Complexe Desjardins ont déclenché la grève le 2 septembre pour augmenter la pression sur l’employeur qui refuse de négocier les priorités que se sont données les membres des syndicats CSN de l’hôtellerie.

            Pourtant, des règlements négociés sont intervenus dans neuf autres hôtels et les travailleuses et les travailleurs du Delta Sherbrooke se prononceront cette semaine sur une dixième entente de principe, toujours sur la base de la plate-forme commune que les syndicats se sont donnée. En plus des mêmes augmentations de salaire pour tous, environ 8 % sur quatre ans, les travailleuses et les travailleurs de l’industrie veulent notamment protéger leur lien d’emploi, car il importe qu’ils soient véritablement au cœur de la relance de l’industrie après la crise que nous avons vécue. De son côté le Hilton DoubleTree propose, bien au contraire, d’imposer des reculs aux conditions de travail.

            Ce mardi midi, les travailleuses et les travailleurs ont donc souligné deux mois de conflit par un rassemblement bruyant devant leur hôtel.

            Pour le président du syndicat CSN du Hilton DoubleTree, Claude Harrison, il n’est pas question de lâcher ! « Nos membres gardent le moral malgré tout. Ils refusent de voir leurs conditions de travail reculer. Ailleurs, dans d’autres hôtels, il y a eu des ententes alors nous savons que c’est possible d’y arriver ».

             

            manifestation doubletree

            Des travailleuses et travailleurs déterminés

            La vice-présidente de la CSN, Katia Lelièvre était sur place : « Les travailleuses et les travailleurs ont décidé de se mobiliser et de faire preuve de solidarité. La façon dont se comporte cet employeur qui veut faire reculer les conditions de travail en pleine pénurie de main-d’œuvre, c’est inacceptable. Nous allons les soutenir jusqu’au bout ».

            Le trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN), Michel Valiquette, souligne qu’une entente demeure possible : « L’employeur va devoir s’asseoir à la table de négociation et faire preuve d’ouverture. Parce que le syndicat, de son côté, apporte des solutions, mais elles sont repoussées du revers de la main par l’employeur ».

            Quant à elle, la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault, souligne que cette lutte est importante. « Je salue la détermination des membres du syndicat qui se tiennent debout jour après jour pour défendre leurs conditions de travail. Il n’y a qu’un moyen d’amener un employeur comme celui-là à mener des négociations sérieuses, c’est par la mobilisation, par la solidarité. C’est ce qu’on voit ici au Hilton DoubleTree ».

            Pour vraiment décentraliser le réseau de la santé et des services sociaux

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) demande au gouvernement d’aller plus loin dans la décentralisation du réseau de la santé et des services sociaux. Uniquement rajouter des gestionnaires ne permettra pas de donner un nouveau souffle au réseau. Grâce à un récent sondage, la Fédération a identifié plusieurs solutions pour mieux organiser le réseau.

            Les travailleuses et travailleurs disent ce qu’ils pensent d’une refonte du réseau
            Dans les dernières semaines, le gouvernement Legault a indiqué son intention d’apporter des changements au réseau de la santé et des services sociaux, notamment pour aller vers une plus grande décentralisation. C’est pour connaître l’opinion de ses membres que la FSSS–CSN a lancé un sondage du 20 au 27 octobre, auquel plus de 3400 salarié-es ont répondu.

            « La décentralisation, ça veut dire quoi ? Pour le ministre Dubé, ça semble s’arrêter à ajouter des cadres. Mais si on veut se donner une chance que ça aille mieux dans le réseau, ça va prendre plus que ça. Ça va prendre une gestion plus humaine des ressources, plus d’autonomie pour les équipes de travail, une participation à la gestion pour le personnel et la population et une approche globale moins médico-hospitalière », explique Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

            La réforme Barrette nous a mal préparés à faire face à la pandémie
            Pour 79 % des répondantes et répondants, le réseau aurait été en meilleure posture pour faire face à la pandémie si la réforme Barrette n’avait pas eu lieu. La centralisation à outrance a enlevé les leviers aux milieux de travail pour bien prendre soin du personnel et de la population et pour agir efficacement en prévention de la santé et sécurité du travail (SST). La FSSS–CSN a sondé ses membres et ils souhaitent une amélioration de la prévention, notamment en mettant en place des comités de SST pour agir en prévention dans les milieux de travail et en ayant un regard externe pour faire le bilan de la prévention dans le réseau.

            Six solutions pour que ça aille mieux
            La FSSS–CSN identifie six solutions prioritaires pour instaurer le changement de cap nécessaire pour répondre à la détresse du personnel et mieux répondre aux besoins de la population.

            • Démocratisation

            Pour 80 % des répondantes et répondants au sondage de la FSSS–CSN, un projet de loi qui viendrait réviser le réseau devrait miser sur la démocratisation, notamment une plus grande participation du personnel et de la population à la gestion.

            • Des équipes de travail plus autonomes

            C’est 83 % des répondantes et répondants qui pensent qu’un projet de loi qui viendrait réviser le réseau devrait miser sur des équipes de travail plus autonomes.

            • Freiner la place du privé

            C’est 85 % des répondantes et répondants qui pensent que le ministre doit profiter de ce projet de loi pour freiner la place du privé et utiliser les ressources et les sommes économisées pour réinvestir dans le réseau public. La FSSS–CSN réclame notamment que le gouvernement intègre dès maintenant le personnel des agences privées dans le réseau, toutes catégories de personnel confondues.

            • Effacer les ravages de l’austérité

            Depuis la réforme Barrette, les gouvernements ont récupéré plus de 11,5 milliards de dollars dans le financement des établissements publics. Il sera impossible de parvenir à remettre le réseau sur pied si ce manque à gagner n’est pas réinvesti, selon la FSSS–CSN.

            • Améliorer de manière permanente les conditions de travail

            Le gouvernement met de plus en plus le doigt sur les bons bobos. Mais il refuse jusqu’à maintenant de prendre les moyens qu’il faut pour attirer et retenir le personnel. Pour cela, il doit améliorer les conditions de travail et mieux reconnaître le personnel de manière permanente et non par des primes temporaires et inéquitables. Pour y arriver, il doit cesser d’agir seul à coups d’arrêtés ministériels et négocier de bonne foi avec les syndicats.

            • Sortir les centres jeunesse et les soins de longue durée des CISSS et CIUSSS

            Les CISSS et CIUSSS ont montré leur incapacité à prendre en charge toutes les missions du réseau. Ils ont particulièrement échoué pour les centres jeunesse et les soins de longue durée (CHSLD et soutien à domicile). C’est pourquoi la FSSS–CSN réclame une réorganisation du réseau permettant de donner une structure autonome à ces missions centrales.

            Sit-in de professionnel-les en soins pour dénoncer les conditions de travail de la néonatalogie

            Des infirmières et infirmières auxiliaires de la néonatalogie du CHU Sainte-Justine ont pris part à un sit-in spontané dans la nuit du 31 octobre. Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), ce signal d’alarme rappelle l’urgence d’agir pour mettre fin à la détresse du personnel.

            Ces professionnel-les en soins ont pris la décision de mener cette action spontanée, sans quoi elles se retrouvaient à donner des soins non sécuritaires. Cette situation rappelle l’ampleur des problèmes d’attraction et de rétention de la néonatalogie comme de plusieurs secteurs dans le réseau. Si l’employeur reconnaît les problèmes vécus en néonatalogie, la FSSS–CSN invite le ministère de la Santé et des Services sociaux à se mettre en mode écoute pour implanter des solutions rapidement. Plusieurs semaines après l’entrée en vigueur des primes temporaires décrétées par le gouvernement, force est de constater que cela n’a pas permis jusqu’à maintenant d’attirer et de retenir les professionnel-les en soins.

            « Les professionnel-les en soins de la néonatalogie envoient un signal clair : il est temps que ça change si on veut donner des soins de qualité ! Cela fait longtemps qu’on propose des solutions pour améliorer les choses, notamment en exigeant d’ajouter des infirmières auxiliaires en néonatalogie », explique Félix-Olivier Bonneville, président du Syndicat des professionnel-les en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (SPSIC–CSN).

            « Le gouvernement doit arrêter de faire la sourde oreille et enfin écouter les propositions des professionnel-les en soins. Ce qu’elles veulent, c’est de la reconnaissance et la fin du TSO, pas des primes temporaires », de conclure Frédéric Lapierre Justin, représentant des professionnel-les en soins à la FSSS–CSN.

            Les syndiqué-es appuient les familles et rendent hommage à leurs défunts

            En ce jour de la fête des morts, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN (STTCNDDN–CSN) et leurs alliés ont manifesté leur appui aux familles et ont rendu hommage à leurs défunts.

            « En ce jour de la fête des morts, nous sommes venus manifester notre appui aux familles et rendre hommage à celles et ceux que nous avons accompagnés à leur dernier repos. Malgré la demande des familles d’ouvrir le cimetière les dimanches, elles n’ont eu que partiellement gain de cause, la direction du CNDDN ayant décidé de leur donner accès que de 9 h à 12 h, de déclarer Patrick Chartrand, président du STTCNDDN–CSN. Alors que la direction du CNDDN déclarait fermer les dimanches afin de nous laisser procéder à la désinfection des lieux, nous devons rétablir les faits en précisant que nous n’avons jamais effectué ce travail durant cette plage de fermeture. De plus, l’état lamentable de plusieurs monuments et le mauvais entretien généralisé du cimetière sont directement liés aux coupes de postes et d’heures imposées par notre employeur. Ce n’est pas normal qu’il y ait certains syndiqués qui ont désormais honte de travailler ici. Nous, ce que l’on veut c’est travailler au bien-être des familles en entretenant le cimetière, ce qui contribue à l’embellissement de ce joyau montréalais et qui honore les défunts qui reposent ici en paix ».

            « Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2018, le syndicat est en négociation depuis le mois de novembre 2019. Et sans aucune raison valable, le 17 mars dernier, l’employeur a procédé à l’abolition de 26 postes à l’entretien. De plus, il n’a pas respecté le plancher d’emploi de 62 employé-es réguliers qui doivent s’occuper de l’entretien du cimetière. S’il y a donc un responsable de la détérioration de ce magnifique lieu, c’est bien à la Fabrique Notre-Dame que nous devons demander des comptes », de dénoncer Linda Tavolaro, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

            « Malgré l’annonce faite le 6 mai 2021 de son important virage vert en vertu duquel notre joyau montréalais n’aurait plus du tout besoin d’entretien, à la vue des lieux depuis plusieurs semaines, il est évident que ce virage est une triste farce et une catastrophe. Nous avons bien compris que la Fabrique Notre-Dame qui gère le cimetière veut briser le syndicat afin d’envoyer les emplois syndiqués en sous-traitance. La haute direction invoque toujours des problèmes financiers pour justifier ses décisions irrationnelles et ses abolitions de postes, mais refuse toujours d’ouvrir ses livres comptables afin de nous le prouver », de souligner Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

            « Ce n’est pas la première fois que la Fabrique Notre-Dame manque de respect envers les familles. En 2007, les membres du STTCNDDN ont vécu un brutal lock-out de 17 semaines et l’employeur a été forcé d’accepter une entente à l’amiable de 1,2 million $ intervenue entre les familles et les concessionnaires du cimetière et la Fabrique Notre-Dame, afin de compenser la fermeture forcée du lieu de culte par l’employeur. Depuis toujours, les salarié-es du CNDDN mettent tout en œuvre pour offrir un service respectueux aux familles endeuillées et cette journée de fête des morts est le reflet de cet engagement indéfectible envers elles », de conclure Nathalie Arguin, secrétaire générale de la CSN.

            À propos

            Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN rassemble 125 membres.

            Les agents correctionnels manifestent à Montréal et à Québec

            Les agents des services correctionnels du Québec ont accentué la pression en manifestant aujourd’hui devant les établissements de détention de Montréal et de Québec afin d’accélérer leurs négociations avec le gouvernement.

            « Nos membres sont venus des quatre coins du Québec pour manifester à Montréal et à Québec. Ça montre qu’ils en ont vraiment ras le bol », tonne Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN). « Ça fait dix-huit mois que notre convention est échue. On attend que l’employeur nous propose des solutions concrètes pour résoudre les problèmes vécus au quotidien par les agentes et les agents et pour améliorer les relations de travail, qui sont excessivement mauvaises à l’heure actuelle. »

            Le manque de personnel figure parmi les problèmes qui minent grandement le réseau carcéral québécois, estime le président du SAPSCQ–CSN. À l’heure actuelle, près de  400 postes demeurent vacants, et ce, depuis plusieurs mois – sans compter presque 300 agents qui sont en absence prolongée.

            Selon un sondage commandé à la firme Léger par le SAPSCQ–CSN, moins du quart des Québécoises et des Québécois affirment qu’ils accepteraient de travailler comme agente ou agent de services correctionnels, ce qui explique en partie les difficultés de recrutement.

            « Ça fait un an et demi que le gouvernement reste campé sur ses positions, déplore Benoît Malenfant, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Il est temps qu’il cesse de faire l’autruche, qu’il prenne la pleine mesure des problèmes d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre qui plombent les services correctionnels et qu’il agisse en conséquence à la table de négociation. »

            Trois autres journées de grève pour les 11 000 salarié-es des CPE syndiqués à la CSN

            Après une autre journée de négociation infructueuse mardi, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) annonce que les 11 000 travailleuses et travailleurs de CPE syndiqués à la CSN seront en grève les 2, 3 et 4 novembre prochain.

            « Nous avons le devoir de continuer à mettre de la pression sur le gouvernement, déclare Lucie Longchamps, vice-présidente à la FSSS-CSN. Accepter ce que le gouvernement nous offre et signer une entente à rabais sont les pires choses que nous pourrions faire en ce moment. Ça ferait en sorte que les travailleuses et les travailleurs continueraient d’être surchargées, continueraient d’être sous-payés, et continueraient de quitter leur emploi. »

            Le comité de négociation syndical a notamment profité de cette rencontre avec les porte-paroles patronaux pour présenter sa contre-proposition aux offres faites la semaine dernière sur la place publique par la secrétaire du Conseil du trésor, Sonia Lebel. Les deux parties n’ont eu d’autres choix que de se rendre compte qu’un fossé considérable les sépare toujours.

            « C’est surprenant qu’un gouvernement qui continue de promettre de plus en plus de places dans les services de garde approche cette négociation comme n’importe quelle autre, c’est-à-dire en essayant de faire le moins de concessions possible aux travailleuses et aux travailleurs, se désole Stéphanie Vachon, responsable du secteur des CPE à la FSSS–CSN. Nous devrions plutôt travailler ensemble dans l’objectif commun d’assurer non seulement la pérennité, mais la croissance du réseau des CPE. »

            Les trois journées de grève annoncées seront les quatrième, cinquième et sixième journées d’un mandat de grève de 10 jours adopté à 97 % par les travailleuses et les travailleurs de CPE au début de l’automne.

            Une première signature de convention collective pour les professionnelles et les techniciennes du réseau de la santé et des services sociaux

             Alors que la crise de la main-d’œuvre fait rage dans le réseau, une première entente visant plus de 6000 professionnel-les, techniciens et techniciennes affiliés à la FP-CSN a été signée avec le gouvernement ce jeudi, permettant ainsi de répondre à certains problèmes criants qui font les manchettes depuis des mois.

            La nouvelle convention collective s’appliquera dès ce dimanche 24 octobre, permettant l’application immédiate d’augmentations salariales et de primes qui favoriseront l’attraction et la rétention des salarié-es, alors que la crise de la main-d’œuvre se traduit notamment par des bris de services et des heures supplémentaires obligatoires pour plusieurs catégories de salarié-es.

            Ces salarié-es, qui œuvrent au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine et au CIUSSS de la Capitale-Nationale, avaient entériné à 92 % l’entente de principe intervenue avec le gouvernement. L’entente signée ce jeudi 21 octobre prévoit, entre autres, de meilleures primes pour le personnel en centre jeunesse, les psychologues, le personnel en psychiatrie, en soins critiques, en CHSLD, la coordination d’équipe, la prise en charge de stagiaires et les quarts de travail de soir. Les membres toucheront aussi à des augmentations salariales pouvant atteindre jusqu’à 7,2 % sur trois ans, accompagnées de montants forfaitaires. Une bonification du budget de la formation pour le développement de la pratique professionnelle est également à souligner parmi les nombreuses améliorations prévues.

            « Il était temps que le personnel puisse finalement bénéficier de ces nouvelles mesures avantageuses, souligne le président de la Fédération des professionnèles (FP-CSN), Danny Roy. L’entrée en vigueur de cette convention collective nous permet aussi d’amorcer des travaux importants sur la charge de travail, le télétravail et le droit à la déconnexion », ajoute-t-il.

            Cependant, selon M. Roy, la nouvelle convention ne pourra à elle seule régler l’ensemble des problèmes liés à la pénurie de main-d’œuvre dans le réseau. La FP-CSN réclame donc que le gouvernement mette en place un véritable chantier qui aura pour objectif de trouver des solutions pérennes aux problématiques d’attraction et de rétention qui sont vécues par ses membres.

            « Les améliorations que nous apportons dès maintenant permettront une reconnaissance immédiate de la contribution des professionnel-les, des techniciens et des techniciennes du réseau, affirme Danny Roy. C’est un grand pas dans la bonne direction. Cependant, les bris de services, les heures supplémentaires et l’ensemble de l’organisation du travail constituent un vaste chantier qui demandera une consultation des syndicats et des efforts colossaux. La crise est loin de toucher uniquement les infirmières :  les professionnelles et les techniciennes doivent aussi être au cœur de la réflexion du ministre Dubé quant aux changements à venir dans le réseau. »

            PCRE : pour plusieurs, la pandémie est pourtant loin d’être terminée

            Alors que le gouvernement fédéral annonce ne pas prolonger la PCRE, qui prend fin dès ce samedi 23 octobre, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) s’inquiète des « trous » en termes de revenus pour certaines catégories de travailleuses et travailleurs.

            La nouvelle prestation pour travailleurs en confinement est moins accessible que la PCRE puisqu’elle sera offerte uniquement aux travailleurs dont l’interruption de travail est directement imputable à un ordre de confinement imposé par un gouvernement. « On ne sait pas ce que les mois à venir nous réservent. Dans la dernière année et demie, l’aide gouvernementale a été cruciale pour bien du monde. On souhaite que le gouvernement fédéral continue à jouer son rôle essentiel auprès des travailleuses et travailleurs pour éviter les faillites et les drames humains », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

            « Le gouvernement de Justin Trudeau doit maintenant s’engager clairement à régler, une fois pour toutes et de toute urgence, le problème du “trou noir”, cette période où une personne au chômage, ayant souvent un emploi saisonnier, a épuisé ses prestations d’assurance-emploi sans avoir été en mesure de retrouver un emploi. Celui-ci affecte un trop grand nombre de travailleuses et de travailleurs, ajoute la présidente. Cette réforme devra également garantir l’admissibilité au programme des personnes travaillant à temps partiel, majoritairement des femmes, tout comme l’accès des travailleuses et des travailleurs. »

            La Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC-CSN) s’inquiète pour sa part du sort réservé aux nombreux artistes qui étaient admissibles à la PCRE, mais qui n’ont pas accès au programme d’assurance-emploi. « Les travailleuses et les travailleurs autonomes sont nombreux dans le secteur des arts et de la culture, l’un des plus frappés par la pandémie, rappelle sa présidente, Annick Charette. Il leur arrive quoi lundi matin? Ces personnes doivent avoir accès à une forme de supplément de revenu : le gouvernement a pris cet engagement de façon très claire en campagne électorale. »

            Une ambulance 100% électrique n’améliorera pas les conditions de travail des paramédics

            Le 18 octobre, une trentaine de paramédics sont allés accueillir le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, qui était très fier de dévoiler à Belœil la première ambulance 100 % électrique.

            Alors que les paramédics sont en négociation depuis mai 2020 et que les offres patronales déposées le 6 octobre dernier sont loin d’être satisfaisantes, lors de son point de presse, le ministre a osé dire ceci : « Les travailleurs de la santé nous sont si précieux, qu’il faut absolument tout faire pour en prendre soin ».

            Monsieur Dubé, ça prend plus que des ambulances 100 % électriques pour « prendre soin » des paramédics, il faut faire plus que des opérations de communication. Il faut déposer des offres qui amélioreront concrètement les conditions de travail et salariales !

            La partie ne fait que commencer, les paramédics travailleront fort dans les coins pour obtenir la reconnaissance qui leur revient. Un appel au respect !

             

            Les PRDM interpellent les PDG des établissements du réseau de la santé

            Les préposé-es en retraitement des dispositifs médicaux (PRDM) de partout au Québec interpellent leur PDG cette semaine pour les inviter à venir les rencontrer pour mieux comprendre le rôle central qu’elles et ils jouent dans les hôpitaux. Les PRDM de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) leur demande d’intervenir auprès du gouvernement pour qu’il règle enfin leur plainte de maintien de l’équité salariale.

            Tout au long de la semaine, les PRDM affilié-es à la FSSS–CSN transmettent des lettres aux PDG des établissements pour les inviter à venir à leur rencontre et à porter leurs revendications auprès du gouvernement. Sans la contribution des 2000 PRDM du Québec, il n’est pas possible de rattraper le retard des chirurgies dues à la pandémie. Pourtant, le gouvernement refuse toujours d’utiliser le meilleur moyen à sa portée pour les convaincre de rester dans le réseau, soit de reconnaître enfin la juste valeur de leur emploi. La FSSS–CSN empresse le gouvernement de régler la plainte de maintien de l’équité salariale de 2010 et de poser rapidement un geste concret de reconnaissance envers ces femmes.

            « Les PRDM maintiennent la pression sur le gouvernement et elles et ils veulent se faire entendre ! On espère que les PDG prendront acte de l’urgence de la situation et qu’ils interviendront eux aussi auprès du gouvernement pour qu’il arrête de se traîner les pieds sur le maintien de l’équité salariale. Parce que sans les PRDM, on n’opère pas ! », indique Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS–CSN.

            Les travailleuses forcent le gouvernement à agir en santé et dans les services de garde

            Le discours d’ouverture de la nouvelle session parlementaire de François Legault prouve que les actions des travailleuses et travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux et du réseau des services de garde éducatifs portent fruit. À un an des élections, la crise de nos réseaux devient une priorité incontournable.

            La crise de nos réseaux comme enjeu préélectoral
            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) constate que le gouvernement place les problèmes du réseau de la santé et des services sociaux et du réseau des services de garde éducatifs à la tête de ses préoccupations. Étant la plus grande organisation syndicale dans ces deux secteurs, la FSSS-CSN ne peut que se féliciter que le gouvernement entend enfin agir.

            La volonté de décentraliser le réseau de la santé et des services sociaux est la voie à suivre, comme le demande la FSSS–CSN depuis plusieurs années. De plus, pour arriver à régler la crise, elle invite le gouvernement à laisser tomber les mesures d’urgence temporaires et à agir en profondeur par des mesures qui touchent l’ensemble du personnel de ces secteurs. Pour la FSSS–CSN, c’est la seule manière de régler l’enjeu du manque de personnel qui touche de nombreux titres d’emploi, aussi bien en santé et services sociaux que dans les services de garde éducatifs. Pour y arriver, le gouvernement doit cesser de contourner les lieux de négociation et travailler en collaboration avec nous.

            « C’est vrai que les choses doivent changer. Mais pour ça, il faut faire autrement et se mettre à l’écoute. Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement s’entête à agir seul et à ne mettre de l’avant que des propositions pour régler les problèmes les plus urgents. Il faut faire plus pour régler la crise de nos réseaux. Pour que les choses changent, il faut enfin répondre aux demandes des travailleuses et travailleurs qui font face à la pandémie depuis plus d’un an et demi », lance Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

            Réaction de la FSSS-CSN aux annonces du discours d’ouverture
            Dans le réseau des services de garde éducatifs, le gouvernement indique son intention depuis plusieurs semaines de compléter le réseau pour répondre au manque de places. La FSSS–CSN appuie cette volonté, tout en rappelant que ces places doivent se créer dans les CPE et les milieux familiaux régis et subventionnés pour offrir la meilleure qualité aux parents. Pour parvenir à créer de nouvelles places, le gouvernement a besoin de personnel. C’est pourquoi la FSSS–CSN lui rappelle l’urgence de régler la négociation des CPE à la satisfaction des travailleuses et travailleurs.

            Dans le réseau de la santé et des services sociaux, l’enjeu du manque de personnel doit être au cœur des actions gouvernementales. Pour la FSSS–CSN, à court terme, le gouvernement devrait intégrer le personnel des agences privées pour permettre au personnel du réseau de souffler. Le gouvernement doit aussi cesser de préconiser les primes temporaires, parce que le personnel réclame une amélioration des conditions de travail et une reconnaissance permanente de leurs efforts pour lutter contre le manque de personnel, comme le révèle un récent sondage de la Fédération. À cela s’ajoute le fait qu’il faut réinvestir pour combler le manque à gagner causé par l’austérité, notamment par un investissement de 2,5 milliards de dollars cette année seulement. Pour la FSSS–CSN, il faut renforcer les services sociaux et les soins de longue durée et accentuer la participation du personnel à l’organisation du travail.

            Plus que jamais, il nous faut revendiquer et agir en SST

            À la suite de l’adoption du projet de loi no 59, devenu la nouvelle loi 27, plus que jamais, tous les milieux de travail devront revendiquer et agir en matière de santé et de sécurité du travail (SST).

            « Même si nous reconnaissons certaines avancées, au lieu de réellement moderniser la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) et la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (LATMP), le projet de loi no 59 du ministre du Travail, Jean Boulet, nous a imposé des reculs historiques importants avec lesquels nous devons maintenant composer », de dénoncer David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN, responsable politique de la SST.

            « Nous devons donc redoubler de vigilance en agissant dans chaque milieu de travail dès que des enjeux de SST doivent être soulevés. En ce sens, j’incite toutes les travailleuses et tous les travailleurs du Québec à prendre la juste mesure des enjeux de SST dans leur milieu. Ça fait plus de 100 ans que nous luttons pour les travailleuses et les travailleurs et, plus que jamais, il est primordial de poursuivre la défense de notre droit de travailler sans risquer nos vies et notre santé », de conclure monsieur Bergeron-Cyr.

            Du 17 au 23 octobre 2021, lors de la Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail, la CSN réitère l’importance de revendiquer des mécanismes de prévention et d’agir rapidement afin d’éliminer les dangers à la source.

            Des milliers de travailleuses de CPE manifestent à Québec

            Après avoir fait du piquetage devant leurs établissements respectifs jeudi, plus de 6 000 travailleuses et travailleurs de CPE ont convergé vers la Capitale-Nationale vendredi afin de conclure leur deuxième journée de grève consécutive en manifestant devant l’hôtel du Parlement du Québec.

            « C’est plus de la moitié des travailleuses et des travailleurs de CPE syndiqués à la CSN qui se sont déplacés aujourd’hui pour faire entendre leur mécontentement, s’exclame Caroline Senneville, présidente de la CSN. Si le gouvernement pensait que nos membres allaient se satisfaire de son annonce d’hier, il est à même de constater aujourd’hui que ce n’est pas le cas : nous sommes plus soudées et plus déterminées que jamais. »

            La CSN considère que les sommes promises la veille par la secrétaire du Conseil du trésor, Sonia Lebel, et le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, ne changent rien à la négociation en cours, qu’elles sont nettement insuffisantes et qu’il reste encore plusieurs questions à régler avant d’en venir à une entente.

            « On se réjouit de voir que le gouvernement se rend à l’évidence que les éducatrices sont sous-payées, plaisante Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). S’il pouvait maintenant prendre conscience du fait qu’il y a d’autres travailleuses et travailleurs dans le réseau qui sont tout aussi importants et tout aussi sous-payés, les négociations pourraient peut-être progresser un peu. »

            « Les augmentations octroyées par le gouvernement sont un pas dans la bonne direction, estime Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS-CSN. Par contre, quand Mme Lebel prétend que la CSN ne veut pas négocier, alors que ça fait des mois qu’on attend la réponse du gouvernement sur plusieurs enjeux cruciaux que nous avons soulevés à la table de négociation – comme la surcharge de travail, le respect des ratios du nombre d’enfants par éducatrice et le soutien pour les enfants à besoins particuliers, c’est une distorsion de la réalité et c’est carrément insultant. »

            Négociation coordonnée de l’hôtellerie – Deux nouvelles ententes s’ajoutent

            La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce la conclusion de deux nouvelles ententes. Ce jeudi, les travailleuses et les travailleurs du Delta de Québec ont entériné le contenu de la convention collective 2020-2024, dans une proportion de 90 %.

            « Les travailleuses et les travailleurs du Delta de Québec peuvent être fiers de ce qu’ils ont accompli, se réjouit la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), Barbara Poirier. Nous saluons leur détermination et leur mobilisation exemplaires dans un contexte difficile, face à un employeur qui portait des demandes de reculs inacceptables. Nous continuerons d’appuyer sans relâche tous les salarié-es de l’hôtellerie pour qu’ils obtiennent, eux aussi, un règlement satisfaisant ».

            De même, les salarié-es du Quality Inn du centre-ville de Montréal ont également conclu une entente, entérinée mercredi. Ces deux règlements portent à neuf le nombre d’hôtels québécois qui ont conclu des ententes sur la base de la plate-forme commune que se sont donnée les syndicats de l’hôtellerie CSN. Le Delta de Québec est le premier hôtel majeur, comptant près de 400 chambres, à conclure une telle entente.

            « Tous les hôteliers qui n’ont pas encore réglé doivent se poser de sérieuses questions maintenant, souligne le trésorier de la, Michel Valiquette. Il n’y a aucune raison justifiant que les travailleuses et les travailleurs de ces hôtels ne bénéficient pas des mêmes conditions de travail que les autres. La relance de tout le secteur passe par nous, les travailleuses et les travailleurs. De notre côté, nous redoublerons d’ardeur pour soutenir tous nos membres qui n’ont pas encore pu conclure le renouvellement de leur convention collective ».

            Les négociations se poursuivent dans 15 autres hôtels pour obtenir des ententes comparables à celles déjà conclues ailleurs, notamment des augmentations totalisant environ 8 % pour un contrat de quatre ans, ainsi que des mesures pour mieux protéger les travailleuses et les travailleurs en ces temps de crise afin de préparer une relance qui profitera à tout le secteur touristique et, notamment, celles et ceux qui y travaillent et qui sont les véritables créateurs de richesse dans l’industrie.

            Parmi ces hôtels toujours en négociation, notons que deux conflits de travail ont cours actuellement au Hilton de Québec et au Hilton Double Tree de Montréal. Les salarié-es de ces deux établissements exercent présentement la grève générale illimitée.

            Neuf règlements
            Voici les neuf hôtels où des ententes ont été conclues avec le syndicat CSN représentant leurs salarié-es.

            Montréal métropolitain Québec–Chaudière-Appalaches Sherbrooke
            • Suites Faubourg St-Laurent
            • Comfort Inn Dorval
            • Comfort Inn Pointe-Claire
            • Fairfield by Marriott
            • Hilton Laval
            • Quality Inn du centre-ville
             

            • Manoir du Lac Delage
            • Delta de Québec

             

            Quality Sherbrooke

            La FEESP–CSN réclame qu’on double la prime annuelle de rétention et d’attraction du personnel

            Presque deux ans jour pour jour après le dépôt du rapport du Comité de réflexion sur les enjeux de la pénurie de main-d’œuvre dans le secteur du transport scolaire, la problématique pourtant bien connue au ministère de l’Éducation, loin de se résorber, continue de s’aggraver, et ce, malgré les nombreuses propositions formulées par les acteurs du milieu, causant des bris de services au quotidien dans toutes les régions du Québec.

            Pour tenter de corriger cette fâcheuse situation dans les meilleurs délais, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) réclame aujourd’hui que l’aide financière de rétention et d’attraction destinée aux conductrices et conducteurs de véhicules scolaires passe de 2000 $ à 4000 $, comme déjà demandé en 2019 à la suite d’études de marché. Elle demande en outre que les chauffeurs de berlines puissent aussi être admissibles à cette prime et que des ressources soient mises à la disposition des conductrices et conducteurs, dont la moyenne d’âge oscille autour de 60 ans, pour les accompagner dans le processus de demande en ligne.

            « Ça fait des années qu’on sait que des incitatifs pour attirer et surtout retenir la main-d’œuvre dans le secteur du transport scolaire s’imposent. Déjà, en 2019, on évaluait que l’écart annuel moyen entre le salaire des conductrices et conducteurs d’autobus scolaires et ceux des autres emplois similaires dans le domaine du transport de personnes variait entre 4000 $ et 11 000 $, d’où notre demande de fixer minimalement le montant de la prime à 4000 $. Or, le gouvernement en a décidé autrement en le limitant à 2000 $, engendrant les conséquences que l’on connaît aujourd’hui. Pas surprenant que les employeurs de transport scolaire peinent actuellement à recruter avec un tel retard salarial, sans parler des conditions de travail extrêmement exigeantes du métier qui se sont aggravées avec la pandémie », a affirmé Josée Dubé, présidente du Secteur transport scolaire de la FEESP–CSN et présidente du Syndicat des travailleurs des Autobus Gil-Ber–CSN.

            Une prime peu accessible
            En plus de l’insuffisance évidente du montant de la prime de rétention et d’attraction, celle-ci est loin d’être accessible pour une majorité de conductrices et conducteurs d’autobus, en plus d’exclure les chauffeurs de berlines. « Pour ma part, j’ai dû remplir moi-même plus d’une quinzaine de demandes en ligne sur les quelque 70 membres de mon syndicat, et je sais que je suis loin d’être la seule dans cette situation. Nos membres, qui ont pour la plupart plus de 60 ans, sont généralement très peu familiers avec la navigation en ligne. Certains n’avaient même pas d’adresses courriel ! C’est vous dire si le programme d’aide financière mis en place demeure peu accessible pour eux, poursuit Mme Dubé. Si le ministère de l’Éducation souhaite que la prime se rende à celles et ceux à qui elle est destinée, il se doit de mettre les ressources nécessaires à leur disposition pour les accompagner dans le processus de réclamation. »

            Le transport scolaire : une condition de base d’accessibilité à l’éducation
            Pour la présidente par intérim de la FEESP–CSN, Stéphanie Gratton, un sérieux coup de barre doit impérativement être donné pour corriger la situation et surtout, pour mettre un terme à l’incertitude et l’angoisse constantes que vivent les parents à chaque jour relativement au transport scolaire de leurs enfants. « Presque tous les jours, depuis la rentrée, on voit les reportages à la télé se multiplier, faisant état des nombreux bris de services dans le transport scolaire. Chaque fois, ça impacte des centaines, voire des milliers de familles dans leur planification au quotidien. On comprend les parents d’être en colère. Nous le sommes tout autant face à l’inaction du gouvernement et à son manque de vision », a affirmé Mme Gratton.

            « François Legault, depuis son élection, ne cesse de clamer sur toutes les tribunes que l’éducation demeure sa priorité. S’il est sérieux, il est temps qu’il le démontre, car pour une majorité d’élèves du primaire et du secondaire, l’accessibilité à l’éducation passe d’abord et avant tout par le transport scolaire. C’est une condition de base à respecter pour éviter les casse-têtes à répétition pour les familles du Québec. Après les grands discours, l’heure est maintenant à la cohérence dans l’action, M. Legault », a conclu Mme Gratton.

            Rappelons enfin que certains employeurs ont également contribué à accentuer la pénurie de personnel en priorisant leurs profits au détriment des conditions de travail de leurs employé-es. Il est maintenant temps pour eux de faire aussi leur part pour être plus concurrentiels sur le marché de l’emploi.

            Un sondage de la FSSS–CSN révèle que les primes temporaires ne sont pas la solution pour régler la pénurie

            Alors que le gouvernement a récemment annoncé des mesures pour attirer et retenir des infirmières dans le réseau, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) a mené un sondage pour entendre les solutions identifiées par le personnel. Si le gouvernement préconise les primes temporaires, les travailleuses et travailleurs réclament une amélioration des conditions de travail et une reconnaissance permanente de leurs efforts pour lutter contre le manque de personnel.

            Le gouvernement rate la cible
            Le sondage mené du 1er au 8 octobre a permis de rejoindre 4234 répondantes et répondants membres de la FSSS–CSN, principalement dans le réseau public de la santé et des services sociaux et dans les CPE. Quand on leur demande de quelles manières concrètes il serait possible d’améliorer leur santé physique et psychologique au travail pour mieux lutter contre le manque de personnel, les répondantes et répondants au sondage identifient principalement la reconnaissance de leurs efforts par des mesures financières permanentes (73 %) et la réduction de la charge de travail (63 %). Ils sont bien peu nombreux (24 %) à cibler la reconnaissance de leurs efforts par des primes temporaires, pourtant la voie préconisée par le gouvernement.

            « Ce que les travailleuses et travailleurs disent au gouvernement, c’est que s’il veut vraiment régler le manque de personnel, il doit prendre une autre direction. Elles et ils sont au front depuis plus d’un an et demi face à la pandémie et sont à bout. Il faut d’urgence travailler à réduire la charge de travail et à mieux reconnaître la contribution de l’ensemble du personnel », explique Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

            Des risques psychosociaux à prendre en compte pour mettre fin à l’hémorragie
            La majorité des plus de 4200 répondantes et répondants du sondage de la FSSS–CSN identifie la charge de travail et la reconnaissance au travail comme les deux principaux problèmes minant leur santé psychologique. Parmi les autres risques psychosociaux les plus préoccupants dans le milieu de travail qui augmentent le manque de personnel dans nos réseaux, les répondantes et répondants ciblent le manque d’autonomie décisionnelle, les difficultés de conciliation travail-famille-études et le manque de soutien des supérieurs et collègues.

            Il faut un minimum de 18 $ l’heure pour sortir de la pauvreté

            Des groupes de lutte contre la pauvreté et de défenses des non-syndiqué-es, des centrales syndicales et des syndicats* profitent de la Journée mondiale pour le travail décent pour affirmer que le salaire minimum nécessaire pour permettre aux travailleurs et travailleuses du Québec de sortir de la pauvreté s’établit dorénavant à 18 $ l’heure.

            Depuis 2016, la revendication portée par différents groupes syndicaux et communautaires d’un salaire minimum à 15 $ l’heure a remis cet enjeu sur la place publique en plus de mener à des hausses substantielles du salaire minimum, lequel demeure cependant bien insuffisant. En 2021, il est évident qu’il est impossible de vivre décemment avec le salaire minimum actuel de 13,50 $ l’heure. Même la revendication de 15 $ l’heure n’est plus adéquate en raison de la hausse du coût de la vie, particulièrement en matière de logement et de l’augmentation du coût du panier d’épicerie. C’est pourquoi une mise à jour était nécessaire.

            Le salaire minimum doit permettre aux travailleurs et aux travailleuses qui occupent un emploi à temps plein de sortir de la pauvreté. En se guidant sur différents indicateurs, tels que la mesure à faible revenue (MFR-60), en consultant leurs membres, en réalisant des entrevues et un sondage auprès des personnes à faible salaire, nos organisations en sont arrivées à fixer leur nouvelle revendication en matière de salaire minimum à 18 $ l’heure. Une telle revendication tend d’ailleurs à se rapprocher du revenu viable comme défini par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS). C’est sur la base de ce constat que plusieurs organisations ont déjà adopté dans leurs instances la revendication pour la hausse du salaire minimum à 18 $ l’heure et que d’autres consulteront leurs membres afin de définir les orientations lors de leurs prochaines instances.

            « Mais, au-delà des calculs et des aspects techniques, la lutte pour le salaire minimum reste une affaire de principe. Il est tout simplement inacceptable que le travail soit synonyme de pauvreté. Or, ce qui devrait aller de soi ne fait malheureusement pas consensus. Les regroupements d’employeurs et le gouvernement travaillent fort pour que ça ne se passe pas. Pourtant, dans le contexte économique actuel de pénurie de main-d’œuvre dans les secteurs à bas salaire, il n’y a plus d’excuses pour ne pas se rendre à 18 $. Pour nos organisations, le Québec est trop riche et prospère pour qu’un seul travailleur ou une seule travailleuse vive dans la pauvreté », déclarent les représentants et représentantes des organisations.

            « L’augmentation du salaire minimum est un levier économique en soi qui favorise une société plus égalitaire. Il permet une augmentation du pouvoir d’achat des personnes, majoritairement des femmes, et réduit les écarts de revenus qui se creusent avec les années. C’est dans cet esprit que nos organisations revendiqueront 18 $ l’heure et nous nous mobiliserons pour y arriver! », ajoutent les membres des organisations.

            * Organisations signataires :
            La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
            La Confédération des syndicats nationaux (CSN)
            La Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
            La Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
            Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)
            Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ)
            Front de défense des non-syndiquéEs (FDNS)
            Collectif pour un Québec sans pauvreté

            Usage de scabs et fermeture de l’hôtel Double Tree : les syndiqué-es dénoncent les tactiques de l’employeur

            Les employé-es de l’hôtel Double Tree de Montréal, situé au Complexe Desjardins, ont manifesté leur mécontentement face aux tactiques déplorables de la direction de l’hôtel depuis le début du conflit dont la dernière en date, la fermeture de l’hôtel pour une durée indéterminée, qui fait suite au dépôt du rapport d’enquête du ministère du Travail incriminant l’hôtelier pour l’usage de briseurs de grève.

            Cette annonce de fermeture est survenue vendredi dernier, lors de l’audience du Tribunal administratif du travail concernant l’usage de briseurs de grève. Selon le trésorier et responsable du secteur Tourisme de la Fédération du commerce (FC–CSN), Michel Valiquette, cette stratégie de l’employeur lui permet d’éviter l’audience et une ordonnance entachant de façon permanente la réputation de l’entreprise.

            « Les prétextes invoqués par l’employeur sont complètement farfelus : on invoque la pandémie comme prétexte de fermeture le même jour où l’on annonce l’ouverture du Centre Bell au maximum de sa capacité et le retrait des restrictions concernant la tenue des congrès. Le vrai motif, c’est que sans scabs, il ne peut opérer l’hôtel. L’autre raison évidente, c’est qu’il ne semble pas prêt à négocier de bonne foi, tout simplement. Il souhaite plutôt laisser pourrir les pourparlers pour forcer les syndiqué-es à accepter une régression de leurs conditions de travail sous la menace. Cet employeur opte pour ce type de stratagème depuis longtemps, mais nous ne sommes pas dupes ».

            Aucune rencontre de négociation n’est prévue pour le moment, malgré la présence d’un conciliateur au dossier. Pourtant, sept règlements ont déjà été entérinés avec d’autres hôteliers dans cette ronde de négociation sur des bases communes (moyenne annuelle de 2 % d’augmentation salariale sur quatre ans) et les discussions progressent à toutes les autres tables de négociation. Près d’une vingtaine de syndicats sont toujours en pourparlers dans le cadre de la 10e ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie (CSN).

            « Depuis le début des négociations, nous avons tout vu de la part de cet employeur qui n’a jamais démontré une réelle volonté de négocier, indique Claude Harrisson, président du syndicat de l’hôtel. Nos demandes sont modestes, mais l’employeur souhaite utiliser la crise pour les refuser et nous appauvrir. C’est une stratégie déplorable. Nous lui avons clairement indiqué que nous n’accepterons pas de reculs de nos conditions de travail. »

            Des syndiqué-es de Québec en renfort
            Mardi, les syndiqué-es du Double Tree ont reçu la visite des syndiqué-es de l’hôtel Hilton Québec lors de cette journée de mobilisation. La présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Dominique Daigneault, a rappelé que les deux syndicats en grève sont aux prises avec deux employeurs de la même bannière (Hilton) aux stratégies similaires. « On offre dans les deux cas un appauvrissement inacceptable qui frise la mauvaise foi et le chantage, a-t-elle déploré. C’est une insulte envers celles et ceux qui donnent des services de qualité depuis des années. S’ils veulent revenir à la table de négociation, nous sommes prêts à trouver une voie de passage, mais ils doivent d’abord revoir leurs propositions considérablement. »

            Les syndiqué-es se sont déplacés devant l’hôtel Intercontinental, qui appartient au même employeur et où sont dirigés les clientes et clients depuis la fermeture complète entrée en vigueur lundi.

            Manque de personnel dans les résidences privées pour aîné-es

            Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), le manque de personnel dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) date de bien avant la question de la vaccination obligatoire. Si les propriétaires des RPA veulent trouver une solution au manque de personnel, ils n’ont qu’à améliorer les conditions de travail et salariales.

            Dans une sortie publique, le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) déplore le fait que la vaccination obligatoire risque d’entraîner des bris de services. Si nous partageons cette préoccupation, nous ne pouvons que déplorer que les propriétaires des RPA laissent entendre qu’ils sont complètement démunis face au manque de personnel. Nous constatons un haut taux de roulement depuis de nombreuses années dans ces résidences, conséquence des mauvaises conditions de travail et salariales du personnel. Et malgré nos nombreux appels pour améliorer la situation, bien des propriétaires font la sourde oreille. En négociation actuellement dans plusieurs RPA, nous exigeons une prolongation de convention avec une augmentation de salaire de 1 $ de l’heure pour passer au travers de la pandémie. Nous recevons une réponse négative à cette demande raisonnable à bien des endroits.

            « Ça fait des années qu’on s’inquiète pour la sécurité des résidentes et des résidents. La pénurie, elle est là depuis longtemps et pour cause : on est tellement mal payé que les gens vont ailleurs dès qu’ils le peuvent. Quand vient le temps d’en demander toujours plus au personnel, on peut compter sur les propriétaires des RPA. Quand vient le temps d’aller quêter de l’argent à l’État, on peut toujours compter sur eux. Mais quand vient le temps de piger dans leurs profits pour bien traiter celles et ceux qui donnent les services aux résident-es, là c’est silence radio », déplore Marlène Ross, représentante des centres d’hébergement privés à la FSSS–CSN.

            Arrêté ministériel : stupeur et consternation chez les paramédics

            C’est avec consternation que les paramédics syndiqués avec la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ont pris connaissance de l’arrêté ministériel émis par le ministre de la Santé et des Services sociaux cet après-midi. « Nous ne savions pas du tout que le ministre de la Santé et des Services sociaux souhaitait élargir les actes cliniques pouvant être réalisés par les paramédics dans les centres hospitaliers, encore moins qu’un arrêté ministériel à ce sujet s’en venai! Nous l’avons appris par les médias! », dénonce Jean Gagnon, représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS—CSN).

            M. Gagnon rappelle que les paramédics ne s’opposent pas à l’élargissement de leur profession. « Au contraire, nous la revendiquons depuis longtemps. Mais cela doit se faire adéquatement et dans les bonnes conditions. Nous sommes présentement en négociation pour le renouvellement de nos conventions collectives. Cet enjeu doit être abordé en urgence car cet arrêté surprise, émis sans concertation préalable avec les principaux concernés, ressemble à une tentative de colmater les brèches qui se multiplient au sein du système de santé en raison de la grave pénurie de main-d’œuvre », continue M. Gagnon.

            Pour Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS—CSN, les paramédics ne peuvent compenser pour la mauvaise gestion du système de santé. « Les solutions à ce vaste problème de gestion et de pénurie ne peuvent être élaborés sur des coins de table. Il faut que les principaux concernés soient consultés, que les discussions se fassent aux bons endroits. Le gouvernement ne peut plus profiter de l’état d’urgence sanitaire pour modifier unilatéralement les conditions de travail des employé-es du secteur de la santé. Pourtant, c’est exactement ce qu’il vient de faire pour les paramédics avec cet arrêté ministériel », commente-t-elle.

            En terminant, M. Gagnon rappelle que dans plusieurs régions du Québec, on constate aussi une pénurie de main-d’œuvre chez les paramédics. « Comment cet arrêté sera appliqué dans ce contexte? Clairement, en ne nous consultant pas, on a mal attaché certains fils! Nous invitons le ministre de la Santé à s’asseoir avec nous pour discuter en connaissance de cause de ces questions », conclut M. Gagnon.

            Une salle en l’honneur de Claudette Carbonneau

            Première femme à occuper la présidence de la CSN, Claudette Carbonneau a eu l’honneur de voir son nom donné à une salle de la Maison Parent-Roback (MPR), à Montréal. Né d’une initiative visant à soutenir financièrement la mission de la MPR, un projet de collaboration avec la CSN a été développé afin de mettre en valeur, via trois tableaux, l’engagement de celle qui a été à la tête de la centrale de 2002 à 2011.

            Plusieurs luttes charnières ont marqué le parcours de la syndicaliste qui s’est échelonné sur plus de trois décennies. Claudette Carbonneau a entre autres lutté pour la mise en place d’un véritable réseau de services de garde éducatifs à l’enfance et pour la reconnaissance du travail de milliers de femmes y œuvrant; pour l’adoption de la Loi sur l’équité salariale en 1996 ainsi que pour un important règlement sur l’équité salariale dans le secteur public en 2006. À l’occasion des 40 ans de la Charte des droits et libertés du Québec, en 2015, un hommage lui a été rendu en raison de son engagement pour de meilleures conditions de vie et de travail pour toutes et tous.

            « Les femmes ont été au cœur de l’action syndicale de Claudette Carbonneau, a insisté l’actuelle présidente de la CSN, Caroline Senneville. Elle s’est battue pour leurs droits et pour qu’elles obtiennent la pleine reconnaissance de la valeur de leur travail. Sa contribution a été majeure pour l’avancement de la cause des femmes », a conclu madame Senneville.

            À propos la Maison Parent-Roback
            Depuis 1997, la Maison Parent-Roback rassemble sous un même toit des organisations féministes qui œuvrent au quotidien à améliorer les conditions de vie des femmes. La CSN vous invite à contribuer financièrement à cette importante mission en faisant un don à la MPR.

            Encore combien de rapports avant qu’on mette fin à la crise en santé et services sociaux ?

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) réagit au dépôt du rapport annuel de la Protectrice du citoyen qui dénonce une fois de plus plusieurs problèmes récurrents dans le réseau. Pour la FSSS–CSN, il est temps de miser sur la décentralisation, la démocratisation et l’autonomie des équipes de travail pour mettre fin à la crise.

            La Protectrice du citoyen cible des problèmes majeurs en déficience, dans les soins à domicile et dans la gestion de la pandémie auprès des personnes âgées. Ces problèmes récurrents sont dénoncés depuis de nombreuses années par la FSSS–CSN. Le rapport montre les lacunes du recours au privé en santé et la difficulté d’un réseau public hypercentralisé à répondre aux besoins de la population. Pour les régler, il est urgent d’agir en profondeur pour relever le réseau public de santé et de services sociaux. Pour cela, il faut mettre un terme au manque à gagner dans le financement du réseau, fermer la porte au privé, décentraliser l’organisation du réseau et viser réellement à revaloriser la contribution de l’ensemble des équipes de travail dans le réseau.

            « Le rapport de la Protectrice du citoyen nous montre une fois de plus tout le travail à faire pour relever notre réseau public. On sent que le gouvernement prend de plus en plus conscience des problèmes, mais il n’en fait pas assez pour freiner la crise. Les solutions, on les connaît, il ne manque que la volonté politique d’écouter les travailleuses et travailleurs », explique Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

            Les préposé-es en retraitement des dispositifs médicaux en colère face au manque de reconnaissance du gouvernement

            Malgré les nombreuses interventions de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), le gouvernement continue de ne pas reconnaître à sa juste valeur le travail des préposé-es en retraitement des dispositifs médicaux (PRDM). Bien qu’elles jouent un rôle clé pour faire face à la pandémie et à la reprise des activités chirurgicales, les PRDM attendent toujours que le gouvernement règle leur plainte de maintien de l’équité salariale.

            Une discrimination salariale inacceptable
            Près de 2000 préposé-es en retraitement des dispositifs médicaux veillent notamment à la stérilisation des équipements pour les interventions chirurgicales et médicales. Avec la pandémie de COVID-19, leur charge de travail a augmenté drastiquement parce qu’elles doivent de plus stériliser des équipements de protection. Au fil des années, leur travail s’est grandement complexifié. C’est grâce à leur contribution si nous pouvons opérer les patientes et les patients de manière efficace et sécuritaire. Pourtant, le gouvernement refuse toujours de régler la plainte de maintien de l’équité salariale déposée en 2010. Dans une rencontre virtuelle tenue le 28 septembre, les PRDM membres de la FSSS–CSN ont exprimé leur déception face au manque de reconnaissance gouvernemental.

            « Ce désaveu du gouvernement mine le moral des troupes et sème la colère chez les préposé-es en retraitement des dispositifs médicaux. Sans leur contribution, aucune chirurgie ne peut se faire dans les hôpitaux. Malgré ça, le gouvernement ne veut rien savoir de les reconnaître comme il se doit », dénonce Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS–CSN.

            Le manque de personnel touche directement les PRDM
            La pénurie de personnel frappe durement ce titre d’emploi, alors que plusieurs PRDM ont quitté le réseau dans les derniers mois. Pour la FSSS-CSN, le gouvernement doit prendre acte que le manque de personnel touche toutes les catégories d’emploi dans le réseau et qu’il est urgent d’agir pour régler la crise du réseau.

            « On ne peut pas attendre plus longtemps ! Les PRDM quittent le navire parce qu’elles sont tannées d’attendre depuis des années. Le gouvernement doit changer de cap maintenant et s’asseoir avec nous pour régler la plainte de maintien de l’équité salariale », de conclure Josée Marcotte.

            Deux autres journées de grève pour les 11 000 salarié-es de CPE

            Après avoir conclu deux autres journées de pourparlers avec les négociateurs gouvernementaux, les représentantes et représentants des 11 000 salarié-es de CPE syndiqués à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) déclarent une grève de deux jours, les 14 et 15 octobre prochains.

            Il s’agira des 2e et 3e journées d’un mandat de grève de 10 jours adopté à 97 % par les travailleuses et les travailleurs de CPE.

            « Malheureusement, on sent qu’il faut vraiment maintenir la pression, explique la représentante du secteur des CPE à la FSSS–CSN, Stéphanie Vachon. La partie patronale doit comprendre qu’elle n’est pas en position d’imposer des reculs dans la convention collective. »

            Les travailleuses et les travailleurs de Sucre Lantic se dotent d’un mandat de grève générale illimitée

            Les 200 travailleuses et travailleurs de Sucre Lantic se sont dotés d’un mandat de grève générale illimitée à hauteur 98%, ce matin, lors d’une assemblée générale qui s’est tenue à Montréal.

            Après 21 séances de négociation, et devant la volonté de leur employeur de recourir plus que jamais à la sous-traitance, les employé-es de la seule usine de raffinage de sucre au Québec sont prêts à augmenter la pression. « Depuis plusieurs années, le recours à la sous-traitance s’est accentué de façon notable à l’usine. Alors qu’on était censé, cette semaine, discuter sérieusement de cet aspect, qui est le principal enjeu à la table de négociation, l’employeur nous est plutôt revenu en proposant le statu quo. Ça ne passe tout simplement pas », précise Benoît Desrosiers, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Sucre Lantic–CSN. Les travailleuses et travailleurs prévoient déclencher la grève au moment jugé opportun.

             

            Impacts

            L’usine de Lantic, fondée il y a 133 ans, produit plus de 540 000 tonnes de sucre par année. « L’usine fonctionne à plein régime et son rendement dépasse tous les records de production jamais atteints », note Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce de la CSN. « Une grève générale illimitée freinerait considérablement le rythme de production. Selon nos informations, l’usine a une capacité de rétention d’une semaine. Après, on risque de manquer de sucre ». En effet, Sucre Lantic est un des plus gros raffineurs de sucre au Canada, avec Redpath. Lantic possède trois usines au pays, soit à Vancouver, à Taber et à Montréal. « Les autres usines ne suffiront pas à pallier la fermeture de l’usine de Montréal. Sucre Lantic produit non seulement du sucre destiné aux consommateurs par les marchés d’alimentation, mais elle fournit aussi des producteurs tels Heinz ou Barry Callebaut, qui fournit une grande proportion du chocolat en Amérique du Nord. Cette grève pourrait avoir d’importants impacts dans de nombreux secteurs », note la secrétaire générale.

            De son côté, le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) entend soutenir les 200 travailleurs. « Face à leur employeur qui fait la sourde oreille à leurs justes revendications, la détermination des travailleuses et des travailleurs à se faire respecter est sans équivoque! Le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN sera à leurs côtés tout au long de leur lutte et lorsqu’ils décideront d’exercer leur droit de grève et ce, jusqu’à ce qu’ils obtiennent une convention collective qui répond à leurs attentes », précise pour sa part Dominique Daigneault, présidente du CCMM-CSN.

            La convention collective est échue depuis mai 2021. Les discussions portant sur les aspects monétaires n’ont pas encore débuté.

            Nathalie Arguin élue au secrétariat général de la CSN

            Les délégué-es du Conseil confédéral de la CSN, réunis hier en instance virtuelle, ont élu Nathalie Arguin au secrétariat général de la Confédération. Mme Arguin, qui était jusqu’ici présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), succède ainsi à Jean Lortie, qui part à la retraite après 40 ans de militance à la CSN, dont 10 ans à titre de secrétaire général de l’organisation.

            « Je tiens à remercier chaleureusement les délégué-es qui m’ont fait l’honneur de leur confiance en me confiant cette importante responsabilité à l’exécutif de la CSN. C’est à la fois un immense privilège, mais aussi un beau défi que j’entends relever avec enthousiasme, confiance et détermination », a déclaré Nathalie Arguin.

            Cumulant plus de 26 années de militantisme à la CSN, Mme Arguin a contribué à la fondation de son syndicat d’origine en 1995, le Syndicat des employées et employés de la Société des Casinos du Québec, au sein duquel elle a exercé diverses fonctions à titre de membre du comité exécutif. Elle a par la suite siégé comme présidente du Comité de la condition féminine de la FEESP de 2000 à 2009, avant d’être élue secrétaire générale de cette fédération en 2009, fonction qu’elle a occupée jusqu’en 2018. Depuis lors, elle occupe la présidence de la FEESP. Nathalie Arguin siège également sur le conseil d’administration de Bâtirente depuis 2011 et occupe depuis 2015 la vice-présidence de l’organisation.

            « Toutes ces années à militer et à apprendre dans cette fabuleuse école qu’est la CSN m’ont permis d’accumuler un précieux bagage de connaissances et d’expertise que je souhaite aujourd’hui, plus que jamais, mettre au service de l’ensemble des membres et des syndicats affiliés à la CSN, afin d’améliorer les conditions de travail et sociales de la classe ouvrière. C’est là le cœur de mon engagement depuis les tout débuts de mon militantisme à la CSN et c’est ce qui continuera de guider mon action au quotidien comme secrétaire générale de la Confédération », a conclu Mme Arguin.

             

            Le Québec moderne, résultat de luttes syndicales

            Par Jean Lortie, secrétaire général de la CSN

            Le 24 septembre marque le 100e anniversaire de la première centrale québécoise créée, la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Cent années de luttes qui ont marqué le Québec.

            Rappelons-nous qu’au début du siècle dernier, le taux de mortalité infantile dans certains quartiers de Montréal était de 27 %. Avec ses terribles conditions d’hygiène, on comparait alors la métropole à Calcutta, en Inde. Et la ville de Québec? Encore plus horrible : un enfant sur deux mourrait en bas âge… Une catastrophe difficile à imaginer aujourd’hui, alors que nous avons un régime québécois d’assurance maladie, une classe moyenne très présente et des conditions de vie et de travail bien loin du siècle dernier.

            Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi. Il serait bon de se rappeler que le Québec moderne est largement dû aux grandes luttes syndicales menées depuis 1921. Par exemple, avant le régime public d’assurance maladie, réclamé par la CSN et obtenu après 10 ans de lutte, les Québécois mourraient à la maison faute de soins, ou faute de pouvoir se les payer. En témoigne cette anecdote d’un ancien collègue : lorsque sa mère s’était retrouvée à l’hôpital pendant un accouchement difficile, la famille avait dû vendre la maison pour régler la facture. Une décision déchirante qui appartient heureusement au passé.

            Au cours des années 60, la CSN a participé activement à la commission Parent, laquelle a mené à la création des cégeps et des universités. L’objectif de la centrale syndicale : permettre aux fils et aux filles d’ouvriers de se scolariser et d’avoir ainsi accès à de meilleurs emplois et d’améliorer leur sort et celui de leur famille. Difficile d’imaginer que le système scolaire moderne a à peine 60 ans, tant l’accès à l’éducation est tenu pour acquis.

            Depuis un siècle, la CSN a également embrassé la cause des femmes, et a su mener avec succès sa lutte pour obtenir le régime québécois d’assurance parentale, l’équité salariale et la création des CPE. Pour la petite histoire, c’est en 1924 qu’a eu lieu la première grande grève de la CSN. Celle-ci fut menée par des femmes, les allumettières de la compagnie E.B. Eddy, à Hull. Elles ont eu gain de cause et ont marqué un important jalon dans l’histoire syndicale.

            Il faut se souvenir que la CSN et les autres centrales syndicales sont de véritables créatrices de la classe moyenne, avec leur mission de sortir les gens de la pauvreté en leur donnant des emplois décents et des conditions de travail dignes et sécuritaires. Le mouvement syndical est le plus grand répartiteur de richesse au Québec, et celle-ci est redistribuée dans toutes les régions, permettant ainsi de créer d’autre richesse par les achats locaux.

            Le mouvement syndical sera au rendez-vous pour toutes ces luttes à mener. Pour 100 ans encore s’il le faut.

            Le gouvernement reste muet sur la fin du TSO

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) déplore que le plan gouvernemental reste muet sur la fin du temps supplémentaire obligatoire et contient des mesures temporaires qui ne permettront pas de mettre fin à la crise du réseau. La FSSS–CSN réagira au plan gouvernemental à 16 h dans ses bureaux à Montréal.

            Pour la FSSS–CSN, pour être un succès, le plan gouvernemental doit viser une chose : donner un coup de barre dans les conditions de travail du personnel du réseau de la santé et des services sociaux. Au sortir d’une négociation difficile où le gouvernement a fait la sourde oreille aux nombreuses solutions que nous avons mises de l’avant, la FSSS–CSN constate que le gouvernement Legault prend enfin conscience de la crise du manque de personnel dans le réseau. Les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes comme plusieurs autres titres d’emploi quittent le réseau parce que les conditions sont trop difficiles. Elles sont aussi trop nombreuses à tomber au combat parce que peu est fait pour prendre soin de leur santé physique et psychologique. Malgré nos nombreuses demandes, le gouvernement refuse toujours de nous transmettre ses données sur la planification de la main-d’œuvre, ce qui ne permet pas d’agir sur les manques de personnel pour bien des titres d’emploi du réseau.

            « Le gouvernement reste muet sur les moyens pour mettre fin au temps supplémentaire obligatoire pour les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes. C’est pourtant là l’essentiel, au-delà des incitatifs financiers. Ce dont on a besoin, c’est d’améliorer nos conditions de travail. On a besoin de plus que d’un gros plaster pour régler la crise », lance Frédéric Lapierre Justin, représentant des professionnel-les en soins à la FSSS–CSN.

            Implanter les solutions avec le personnel et les syndicats

            C’est pourquoi la FSSS–CSN appelle le gouvernement à aller plus loin et à faire autrement. Si accélérer les mesures incluses dans les nouvelles conventions collectives et implanter de nouveaux incitatifs financiers sont à évaluer, il faudra en faire davantage pour régler la crise. Les mesures doivent permettre de reconnaître de manière permanente le travail des personnes en place qui luttent depuis plus d’un an et demi contre la pandémie. Elles doivent aussi viser à cesser de gérer le réseau à coups d’arrêtés ministériels et de se mettre à l’écoute du personnel et des syndicats. Pour la FSSS–CSN, il faut d’urgence :

            • Mettre fin au temps supplémentaire obligatoire et miser sur la stabilité des postes et des horaires
            • Contrer la surcharge de travail
            • Accentuer les mesures de conciliation travail famille études
            • Fermer la porte aux agences privées en intégrant leur personnel dans le réseau public
            • Agir globalement sur les manques de personnel pour tous les titres d’emploi en demande. La FSSS–CSN est heureuse de constater que le gouvernement accepte enfin d’augmenter le personnel administratif pour venir en support aux équipes de soins
            • Décentraliser l’organisation de la prévention et donner les moyens aux milieux de travail de faire de la prévention pour agir sur la santé physique et psychologique du personnel
            • Organiser le réseau en misant sur la décentralisation, la démocratisation et l’autonomie des équipes de travail

            « Les solutions, les gens sur le terrain les connaissent depuis longtemps. Le problème, c’est qu’on frappe un mur pour les implanter. Aujourd’hui, le gouvernement montre enfin qu’il est prêt à faire des efforts. Pour mettre fin à la crise du réseau, il doit maintenant se mettre à notre écoute », de conclure Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

            Les représentant-es des médias sont invités à assister à la réaction de la FSSS–CSN à 16 h au 1601 avenue de Lorimier, Montréal (salle 3201).

            La FSSS–CSN réclame une rencontre d’urgence sur la crise du réseau

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) demande une rencontre d’urgence avec le ministre de la Santé, Christian Dubé, pour discuter de la pénurie de personnel et du projet de loi 59 sur la santé et sécurité du travail (SST).

            La FSSS–CSN est préoccupée par les conséquences actuelles et à venir des pénuries généralisées de personnel dans le réseau de la santé et des services sociaux. Elle cible plusieurs solutions pour améliorer rapidement la situation, notamment une plus grande transparence gouvernementale sur la planification de la main d’œuvre pour prendre acte de l’ampleur des pénuries et des gestes à poser.

            En parallèle de cette situation, les travaux entourant le projet de loi 59, qui réforme le régime de SST, sont sur le point de se conclure. Ce projet de loi offre des perspectives d’actions concrètes sur l’actuelle crise qui sévit dans le réseau. Pour la FSSS–CSN, le réseau est en crise en raison de l’incapacité d’agir préventivement pour assainir le climat de travail, pour prévenir les absences et les départs du réseau en amont. C’est pourquoi la FSSS–CSN cible 3 éléments incontournables à intégrer au PL59 pour éviter comme le craint le personnel du réseau que le projet de loi ne rate la cible.

            « La situation est urgente. La pénurie de personnel met le réseau sous une tension extrême. À cela s’ajoute le PL59 qui doit absolument intégrer des modifications importantes pour réussir à améliorer la santé physique et psychologique du personnel du réseau, notamment en décentralisant la prévention. Le multi-établissements, dans le réseau, ça ne fonctionnera pas », explique Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

            Première journée de grève commune pour les syndicats de l’hôtellerie

            Environ 2000 salarié-es affiliés à près d’une vingtaine de syndicats CSN effectuent aujourd’hui une première journée de grève simultanée dans le cadre de la négociation coordonnée des syndicats de l’hôtellerie.

            Pour l’occasion, trois grands rassemblements ont lieu à Montréal, Québec et Sherbrooke afin de dénoncer les hôteliers qui étirent inutilement les négociations et enveniment un conflit qui dure depuis plusieurs semaines.

            À Montréal, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, a souligné l’attitude méprisante des employeurs et l’absurdité de leur stratégie devant les grévistes présents à la place du Canada. « D’un côté, les hôteliers nous disent qu’ils manquent cruellement de main-d’œuvre, et de l’autre, ils font tout pour faire durer le conflit en présentant des offres insultantes qui s’attaquent au pouvoir d’achat de nos membres. S’ils souhaitaient aggraver la pénurie de personnel, ils ne s’y prendraient pas autrement. Cependant, leur intention est claire : ils souhaitent utiliser la menace d’un long conflit pour forcer les salarié-es à accepter de s’appauvrir en utilisant la pandémie comme prétexte. Ce petit jeu a assez duré ! »

            Pourtant, six syndicats de la Fédération du commerce (FC–CSN) ont déjà obtenu une entente contenant des paramètres quasi identiques, soit des hausses salariales de 8 % sur 4 ans, ainsi que des clauses de protection du lien d’emploi, notamment. Ce modèle peut facilement être reproduit ailleurs selon Michel Valiquette, trésorier et responsable du secteur Tourisme à la FC–CSN.

            « Nos membres sont gonflés à bloc actuellement, a-t-il constaté. Ils savent que d’autres syndicats ont obtenu un règlement, mais que leurs propres employeurs étirent la négociation en proposant une série de reculs inacceptables sur le plan des conditions de travail. Ça constitue un non-sens complet. Nous devrions avoir un règlement dans la majorité des hôtels du Québec à l’heure actuelle, car nos demandes sont raisonnables et ciblées. Elles touchent le maintien de notre pouvoir d’achat et du lien d’emploi. Nous ne cèderons pas là-dessus et les employeurs doivent en prendre acte. Nous poursuivrons la mobilisation aussi longtemps qu’il le faudra. »

            Un conflit qui s’envenime
            Parmi les autres tactiques dilatoires utilisées jusqu’à maintenant par les employeurs, on constate l’usage de briseurs de grève. Le 3 septembre, le Tribunal administratif du travail a d’ailleurs reconnu l’usage de cette tactique illégale par le Delta Québec. Selon les enquêtes menées par la CSN, d’autres hôteliers ont tenté d’utiliser des « scabs » pour remplacer le personnel en grève malgré les dispositions contre les anti-briseurs de grève prévues au Code du travail. Ces tactiques d’une autre époque doivent cesser.

            Face aux blocages constatés aux différentes tables de négociation, une douzaine de syndicats ont en main des mandats de grève pour une banque de 72 heures de grève à utiliser au moment jugé opportun et deux syndicats ont récemment entamé une grève générale illimitée, soit ceux du Double Tree (Montréal) et du Hilton Québec. L’intensification des moyens de pression risque donc de se poursuivre si aucune entente n’est conclue au courant des prochains jours.

            Des actions à Montréal, Québec et Sherbrooke
            À Montréal, les syndiqué-es en grève d’une douzaine d’hôtels se sont regroupés peu avant 10 h pour un rassemblement festif à la Place du Canada et se réuniront ensuite en après-midi près de la Place des Festivals. À Québec, les salarié-es du Hilton et du Delta ont procédé à une marche de solidarité dans les rues de Québec. À Sherbrooke, les travailleuses et les travailleurs de l’hôtel Delta ont organisé un convoi sur la rue King pour rejoindre les salarié-es de l’hôtel Quality afin d’ériger une ligne de piquetage commune devant cet hôtel pour protester face à une négociation qui s’enlise aux deux tables.

            Selon la FSSS–CSN et la FSQ–CSQ, si on veut freiner l’exode des infirmières, il faut améliorer les conditions de travail

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et la Fédération de la Santé du Québec (FSQ–CSQ) unissent leur voix pour réagir au point de presse du premier ministre Legault sur le manque criant d’infirmières dans le réseau de la santé. Pour les deux organisations syndicales, il faut rapidement revoir à la hausse les conditions de travail du personnel pour régler cette crise, notamment en mettant fin au recours systématique au temps supplémentaire obligatoire.

            La FSSS–CSN et la FSQ–CSQ participaient hier à une rencontre avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) portant sur le manque d’infirmières. Les deux organisations ont fait valoir qu’il faut d’abord et avant tout mettre en place de meilleures conditions de travail pour retenir le personnel en place et ainsi cesser l’hémorragie.

            « Les raisons pour lesquelles les infirmières comme bien d’autres travailleuses du réseau quittent le bateau sont connues depuis longtemps. Ce sont les conditions de travail difficiles qui poussent le personnel infirmier et cardiorespiratoire à quitter le réseau. C’est là-dessus que le gouvernement doit se concentrer s’il veut convaincre des gens de venir prêter main-forte au réseau de la santé et des services sociaux », explique Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS–CSN.

            « Le gouvernement a fait la sourde oreille à nos demandes en négociation pour améliorer les conditions de travail des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes et il doit maintenant se résigner à agir pour une meilleure conciliation travail-famille, pour mettre fin au TSO, pour contrer la surcharge de travail et pour agir sur l’instabilité des postes et des horaires », de dire Claire Montour, présidente de la FSQ–CSQ.

            Les deux leaders syndicales déplorent que le gouvernement gère le personnel du réseau à coups d’arrêtés ministériels depuis plus d’un an et demi. « Il coupe sans cesse dans nos conditions de travail et s’étonne ensuite que les gens quittent le réseau », dénoncent-elles.

            En terminant, la FSSS–CSN et la FSQ–CSQ rappellent que leurs représentantes ont rencontré en mai dernier les responsables du Groupe de travail national sur les effectifs infirmiers pour leur présenter l’ensemble des solutions à mettre en œuvre rapidement pour redresser le réseau public de la santé. « Nous soumettons des solutions concrètes depuis des années. Le gouvernement doit cesser de feindre la surprise devant la gravité de la situation puisque nous le prévenons depuis longtemps. L’heure est venue de collaborer réellement avec les organisations syndicales qui représentent les travailleuses et travailleurs qui connaissent la réalité dans les milieux de travail », concluent Josée Marcotte et Claire Montour.

            Caroline Senneville, présidente certes, mais syndicaliste et féministe avant tout

            Élue à la tête de la CSN en juin dernier, Caroline Senneville a un long parcours de syndicaliste et de féministe derrière la cravate. C’est à titre de deuxième femme à la présidence en 100 ans d’histoire de la CSN qu’elle se lance avec enthousiasme dans son mandat. « Être à la tête d’une grande centrale syndicale brise un certain plafond de verre pour les femmes syndicalistes. Et j’en suis très fière », affirme-t-elle d’entrée de jeu.

            Cela fait trente ans que Caroline est active au sein de la CSN. Enseignante en littérature au cégep Limoilou, elle joint rapidement son syndicat local et en assume la présidence pendant quatre ans. Elle intègre par la suite l’exécutif de la FNEEQ, où elle y est active pendant seize ans, dont cinq à la présidence. Pendant ces années, elle représente aussi la FNEEQ au sein du mouvement des femmes. C’est en 2017 qu’elle est élue vice-présidente de la CSN et qu’elle devient responsable du dossier de la condition féminine. Aujourd’hui, ce sont les habits de présidente qu’elle revêt. Et à ce titre, c’est sur le terrain qu’elle souhaite être, aux côtés des travailleuses et des travailleurs.

            « Les patrons et les ministres nous cassent les oreilles avec la pénurie de main-d’œuvre. Mais moi je dis que c’est de pénurie de bonnes conditions de travail et salariale dont il faut parler ! Regardez les conditions de travail des travailleuses et des travailleurs dans l’hôtellerie, les centres d’hébergement privés, les résidences privées pour aîné-es, les CPE, la construction, le commerce de détail, les abattoirs, la restauration, le système préhospitalier, le système de santé, en éducation… Que l’on soit dans le secteur privé ou le secteur public et parapublic, une bonne partie des gens quittent leur emploi en raison des mauvaises conditions de travail. Est-ce que Messieurs Boulet, Legault, Dubé et M. le PDG du Conseil du patronat iraient travailler ne serait-ce qu’une journée dans ces conditions ? Si les patrons et les ministres écoutaient les travailleuses et les travailleurs ainsi que leurs syndicats, ce serait autre chose », déclare-t-elle.

            Pour Caroline Senneville, son rôle de présidente doit servir certes à défendre les membres de la CSN, mais aussi à améliorer les conditions de vie du plus grand nombre de travailleuses et de travailleurs possible, qu’ils soient syndiqués ou non. Elle rappelle que les luttes menées par la CSN pour une réforme de l’assurance-emploi ou pour la hausse du salaire minimum, pour l’élargissement des protections des droits des travailleuses et des travailleurs ou pour l’amélioration des protections sociales touchent TOUS les gens qui travaillent. « C’est en étant le plus possible présent sur le terrain, avec le monde, qu’on peut parler avec eux de l’importance des actions syndicales dans l’amélioration de leurs conditions de travail, certes, mais aussi de vie », continue-t-elle.

            Que souhaite-t-elle accomplir dans le cadre de son nouveau mandat de présidente ? « Je veux que les gens puissent se dire “Elle, elle travaille pour nous”. Et pour ça, je veux travailler à ce que toutes les structures syndicales de la CSN se rapprochent de leurs membres. Il faut mieux les connaitre, mais surtout les écouter et rendre concret pour eux ce qu’est le syndicalisme. Je souhaite aussi que nous nous rapprochions des travailleuses et des travailleurs non syndiqués en continuant nos implications dans diverses luttes sociales qui touchent les droits de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs. De plus, nous développons présentement un plan national de syndicalisation afin de mieux structurer nos efforts. Cela fait partie de travaux importants de la CSN dans le prochain mandat ».

            Et les femmes ? C’est avec un sourire en coin qu’elle répond à cette question : « Les femmes, elles sont partout dans le monde du travail. L’égalité entre les patrons et les travailleurs n’est pas atteinte, l’égalité entre les femmes et les hommes encore moins. Il va de soi que la CSN est une centrale résolument féministe. Et sa présidente encore plus ! », termine-t-elle.

            Les associations du milieu culturel québécois demandent au gouvernement Legault de procéder à la réforme de la Loi sur le statut de l’artiste

            Neuf associations du secteur des arts et de la culture ont demandé ce matin au gouvernement du Québec de déposer dès l’automne le projet de réforme tant attendue de la Loi sur le statut de l’artiste. Pour ces organisations représentant plus de 26 000 artistes, toutes disciplines confondues, il est impératif de pallier les brèches de la loi actuelle qui privent ceux-ci de droits fondamentaux en matière de travail pourtant accessibles à l’ensemble de la population du Québec. Les neuf associations ont présenté ce matin un ensemble de revendications communes qu’elles porteront auprès du gouvernement au cours des prochaines semaines.

            D’entrée de jeu, les organisations ont expliqué la nécessité de cette réforme en rappelant que le secteur des arts et de la culture, comme le reste du Québec, a grandement évolué depuis l’adoption des deux lois sur le statut de l’artiste en 1987, ne serait-ce que sur le plan de la technologie et des plateformes de diffusion. Elles constatent néanmoins que, plus de 30 ans plus tard, les artistes figurent toujours dans une catégorie à part en matière de droit du travail.

            « Il n’est pas normal qu’en 2021, la Loi sur la santé et la sécurité du travail ne s’applique pas automatiquement aux artistes comme au reste des travailleuses et des travailleurs », a souligné la présidente de l’Union des artistes, Sophie Prégent. Ce n’est pas normal qu’en 2021, après tout ce que le Québec a traversé au cours des dernières années, les dispositions législatives à l’égard du harcèlement psychologique et sexuel en milieu de travail ne s’appliquent pas d’emblée aux artistes, et que nos organisations en soient réduites à négocier à la pièce des mesures légales dont bénéficient pourtant tous les salarié-es du Québec.

            Le gouvernement de François Legault a été très clair quant à son intention de procéder à cette réforme au cours d’un premier mandat. Son gouvernement a même réitéré cette promesse au printemps dernier, avec le soutien de l’Assemblée nationale. Pour nos associations d’artistes, compte tenu de l’échéancier électoral de 2022, c’est cet automne que la réforme des lois sur le statut de l’artiste doit être déposée à l’Assemblée nationale.

            Des conditions minimales pour tous les secteurs
            Les organisations ont rappelé que c’est en constatant la précarité et la pauvreté qui prévalaient au sein de la communauté artistique que le Québec lui avait octroyé, en 1987, le droit de négocier des ententes collectives avec les associations de producteurs afin de baliser l’industrie et d’établir des conditions minimales de travail, les artistes n’étant protégés ni par les dispositions des Normes du travail, ni par celles du Code du travail du Québec.

            Or, a souligné le président de la Guilde des musiciennes et des musiciens du Québec (GMMQ), Luc Fortin, bien qu’une majorité de producteurs établis acceptent de négocier ces ententes, de nombreuses brèches de la loi actuelle permettent à certains de n’appliquer aucune forme de condition minimale de travail sur les lieux de production.

            « Dans l’industrie de la musique, c’est moins de 20 % des enregistrements qui sont effectués en respectant les conditions minimales négociées. Les producteurs peuvent étirer des négociations pendant plus de 20 ans, ils peuvent décider de ne pas reconnaître les ententes pourtant adoptées par l’association de producteurs établie dans un secteur particulier… Ces trous dans la loi entraînent une pression vers le bas sur nos conditions de travail — tout comme la possibilité pour les festivals et autres diffuseurs de se dégager de leurs obligations auprès des artistes, qui se retrouvent sans protection. On doit rendre obligatoire, pour tous les lieux de production, l’application des ententes négociées avec les associations de producteurs établies de chaque secteur, ou encore imposer des conditions minimales d’engagement là où il n’y en a pas. Et en fin de compte, ce qui est incontournable, c’est que le gouvernement doit cesser de financer les producteurs qui s’affairent à contourner la loi. Le gouvernement doit rendre toute forme de subvention de l’État conditionnelle à l’application de conditions minimales de travail négociées avec les associations d’artistes. »

            Les écrivains, des artistes à part entière
            Les neuf organisations du milieu culturel s’entendent également sur la nécessité de mettre un terme aux disparités entre différentes catégories d’artistes soumises à des environnements légaux distincts. Elles demandent ainsi au gouvernement d’octroyer aux écrivaines et aux écrivains, ainsi qu’aux autrices et auteurs dramatiques, le droit, pourtant conféré aux artistes de la scène, du disque et du cinéma, de négocier des ententes collectives dont ils sont aujourd’hui privés.

            Pour Suzanne Aubry, présidente de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ), le gouvernement doit saisir l’occasion de réparer cette grave injustice. « Nous sommes des artistes à part entière, partageant la même réalité socio-économique que les scénaristes, les comédiennes et les comédiens, les interprètes, les musiciennes et musiciens. Nous réclamons que le secteur de la littérature — incluant le théâtre — soit intégré à la première Loi sur le statut de l’artiste afin d’instaurer l’obligation de négocier des ententes collectives pour les éditeurs et les diffuseurs et des conditions de travail minimales auxquelles les autres artistes ont droit. Le modèle de négociation individuelle a pleinement démontré ses limites. Il est inacceptable que les écrivains et écrivaines, tout comme les auteurs et autrices de théâtre, continuent d’être laissés à eux-mêmes lorsque vient le temps de négocier les conditions de leurs contrats. »

            Dans le même esprit, les neuf associations demandent au gouvernement d’intégrer au sein de la loi certaines disciplines artistiques qui demeurent exclues de son application : les scénographes, éclairagistes, costumières et costumiers et autres concepteurs et conceptrices des arts de la scène devraient bénéficier du même statut que les autres artistes. Elles rappellent que les dernières modifications apportées à la loi en 2009 n’ont pas intégré ceux-ci, contrairement à leurs collègues œuvrant en cinéma, en publicité et en vidéoclip.

            Débat PLC, Bloc Québécois et NPD sur l’assurance médicaments publique et universelle

            Profitant de la présente campagne électorale fédérale, nos organisations syndicales, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Confédération des syndicats nationaux (CSN), Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et Centrale des syndicats démocratiques (CSD), organisent un débat sur l’implantation d’un régime public et universel d’assurance médicaments. Le Parti libéral du Canada, le Bloc Québécois et le Nouveau Parti démocratique ont accepté l’invitation.  Malheureusement, le Parti conservateur du Canada a décliné l’invitation. Ce débat est ouvert au public sur la plateforme Zoom le 16 septembre prochain de 19 h à 20 h.

            Pour les travailleurs et travailleuses que nous représentons, et pour l’ensemble de la population québécoise, il est temps d’instaurer un véritable régime d’assurance médicaments public et universel. Trop de personnes défavorisées ne peuvent acheter leurs médicaments faute d’argent. Aussi, selon les études disponibles, un véritable programme public et universel ferait économiser entre 4 et 10 milliards de dollars annuellement aux finances publiques, dont 1 à 4 milliards pour le Québec seulement. Nos militants et militantes souhaitent entendre les engagements à ce sujet de ceux et celles qui aspirent à nous gouverner.

            AIDE-MÉMOIRE
            Quoi :      Débat électoral
            Date :      16 septembre 2021
            Heure :    de 19 h à 20 h
            Où :         Par vidéoconférence sur Zoom : https://us06web.zoom.us/j/86361830734
            Qui :        Ann Gingras (PLC), Gabriel Ste-Marie (Bloc Québécois), Alexandre Boulerice (NPD)

            La FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD représentent plus de 1 200 000 travailleuses et travailleurs dans l’ensemble du Québec.

            Un an après l’arrivée des nouveaux PAB, il faut tout faire pour les garder dans le réseau

            L’arrivée de milliers de préposé-es aux bénéficiaires (PAB) en CHSLD a permis de décharger les équipes en place, mais des efforts doivent être faits pour s’assurer de retenir le personnel. C’est le bilan que dresse la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), un an après l’arrivée de la première cohorte.

            Les premiers mois de l’arrivée des nouveaux PAB ont été passablement difficiles dans les CHSLD. Cela est dû aux promesses brisées du gouvernement, alors que les conditions de travail sont plus difficiles que ce qui avait été présenté et que le salaire promis n’était pas au rendez-vous. Certains PAB des cohortes de la formation abrégée laissent entendre qu’ils souhaitent quitter le réseau, maintenant qu’ils ont terminé leur première année. Pour la FSSS–CSN, la meilleure manière de les convaincre de rester est d’offrir de meilleures conditions de travail à l’ensemble du personnel.

            « Cet aide était plus que bienvenue et c’est certain que l’arrivée de près de 10 000 PAB est venue prêter main-forte aux équipes en place. Mais on ne peut pas s’arrêter là. Si plusieurs d’entre eux quittent parce que les conditions de travail sont trop difficiles, toute cette opération aura été un coup d’épée dans l’eau. C’est pourquoi on invite le gouvernement à ouvrir rapidement un canal avec nous pour déployer des moyens d’attraction et de rétention pour plusieurs catégories de personnel », explique Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

            Pour la FSSS–CSN, le gouvernement doit être proactif pour agir face au manque de personnel dans le réseau de la santé et des services sociaux. Si la situation était critique pour les PAB, elle l’est aussi pour plusieurs autres titres d’emploi, dont les secrétaires médicales, les préposé-es à l’entretien ménager, les préposé-es au retraitement des dispositifs médicaux, les auxiliaires aux services de santé et sociaux, ainsi que pour les infirmières et infirmières auxiliaires. Pour qu’une telle opération soit un succès, le gouvernement doit à l’avenir interpeller les organisations syndicales afin d’apprendre des erreurs de la dernière année.

            Sondage de la FSSS–CSN : le personnel craint que le PL59 rate la cible

            Un sondage mené par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) révèle que le personnel de la santé, des services sociaux et des services de garde éducatifs craint que le projet de loi 59 ne permette pas d’améliorer leur santé au travail.

            Le sondage mené du 31 août au 7 septembre a permis de joindre 2475 répondantes et répondants membres de la FSSS–CSN. Les résultats du sondage démontrent que les travailleuses et travailleurs jugent que le projet de loi 59 visant la modernisation du régime de santé et sécurité du travail (SST), actuellement à l’étude à l’Assemblée nationale, ne fait pas le nécessaire pour agir en prévention. Le personnel note l’urgence de revoir les lois en SST alors que la crise d’épuisement professionnel fait rage dans nos réseaux. C’est en effet 80 % des répondantes et répondants qui considèrent que le gouvernement n’exige pas assez des employeurs pour que le nécessaire soit fait pour assurer leur santé physique et psychologique au travail.

            « Le projet de loi 59 doit en faire plus ! C’est le message clair qu’envoie le personnel de la santé, des services sociaux et des services de garde. Le danger, c’est d’organiser la prévention sur la base des mégaétablissements du réseau. C’est impossible de répondre à la détresse du personnel si l’on ne prend pas les moyens d’agir concrètement dans leur milieu de travail », explique Judith Huot, vice-présidente de la FSSS–CSN.

            « Il n’est pas trop tard pour faire mieux ! Nous interpellons les ministres Dubé et Boulet pour que la réforme du régime de santé et sécurité du travail renforce la prévention dans nos secteurs. Le projet de loi 59 doit permettre d’agir efficacement sur l’absentéisme, les pénuries de personnel et le climat de travail. Mais pour que cette réforme porte ses fruits dans le réseau, des modifications majeures doivent être apportées au projet actuel », poursuit Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

            Des comités de SST pour agir en prévention dans les milieux de travail
            Les travailleuses et travailleurs (62 % des répondantes et répondants) indiquent qu’il n’existe pas de comité de SST permettant d’agir concrètement en prévention dans leur lieu de travail. Ils considèrent massivement (83 % des répondantes et répondants) qu’un tel comité de prévention dans les milieux de travail est nécessaire pour agir efficacement en prévention, par exemple dans le cadre de l’actuelle pandémie.

            Miser sur des représentantes et des représentants en SST dans les milieux de travail
            Le personnel (68 % des répondantes et répondants) n’a pas accès à un représentant des travailleuses et des travailleurs, responsable de la santé et de la sécurité, disponible sur leur lieu de travail. Pourtant, la vaste majorité des répondantes et répondants (82 %) jugent que l’accès à un représentant en SST dans leur milieu de travail est nécessaire pour agir efficacement en prévention, par exemple dans le cadre de l’actuelle pandémie.

            Avoir des moyens pour agir en prévention
            Pour les travailleuses et travailleurs (75 % des répondantes et répondants), l’employeur ne donne pas à leur syndicat suffisamment de moyens pour agir efficacement en prévention. C’est 76 % des répondantes et répondants qui pensent que l’octroi de moyens supplémentaires au syndicat est nécessaire pour renforcer l’efficacité de la prévention.

            La nécessité d’un regard externe pour faire le bilan de la prévention dans le réseau
            C’est 81 % des répondantes et répondants qui considèrent qu’un examen périodique de la qualité de la gestion et de l’organisation de la prévention par l’employeur, ainsi qu’une évaluation de son efficacité, menée de manière indépendante, sont nécessaires pour améliorer l’efficacité de la prévention.

            Négociation dans l’hôtellerie : des perturbations à prévoir dans les jours à venir

            Alors que les syndicats de six hôtels du Québec ont obtenu une entente tout récemment, la CSN annonce une intensification des moyens de pression au cours des prochains jours pour la vingtaine d’hôtels qui est toujours en négociation.

            Parmi les actions à venir, une journée de grève simultanée est prévue le 17 septembre. Il s’agit d’une première grève commune dans le cadre de la négociation coordonnée de l’hôtellerie, qui regroupe les syndicats de la Fédération du commerce (FC–CSN) qui sont toujours dans l’attente d’un règlement. Cette journée de débrayage s’ajoute à une série d’actions de perturbation (incluant d’autres journées de débrayage) prévue prochainement visant à mettre de la pression sur les employeurs récalcitrants. Déjà, deux syndicats ont entamé une grève générale illimitée au cours des derniers jours, soit le Double Tree (Montréal) ce week end et le Hilton Québec ce mardi.

            « On sent une impasse à certaines tables de négociation, explique Michel Valiquette, trésorier et responsable du secteur Tourisme à la FC–CSN. Nos membres ne veulent pas de reculs et ils veulent conserver leur pouvoir d’achat, ce que les dernières ententes prévoient avec une hausse salariale de 8 % sur quatre ans. Mais plusieurs employeurs testent notre détermination de façon à imposer des reculs à nos conditions de travail. On constate l’utilisation de briseurs de grève à certains endroits et une foule d’autres tactiques pour étirer la négociation. On ne restera pas les bras croisés à attendre un règlement et on passe maintenant en deuxième vitesse. Notre patience a atteint ses limites. »

            La reprise du tourisme international à risque
            L’entente de principe de jeudi dernier au Hilton Laval laisse entrevoir une série de règlements sur les mêmes bases dans le secteur hôtelier, car la FC–CSN estime que les employé-es des autres hôtels ne méritent pas moins que l’entente de quatre ans déjà accordée. Cependant, dans le cas contraire, la reprise prévue en septembre et en octobre du tourisme international (en raison de l’ouverture des frontières) est à risque au Québec. En effet, de nombreux syndicats ont maintenant en poche des mandats de grève qui risquent de compromettre sévèrement la capacité d’accueil des hôteliers en cas d’absence de règlement dans les prochains jours.

            « Les hôteliers savent maintenant à quoi s’attendre et ils savent que nous sommes disposés à négocier n’importe quand. La balle est dans leur camp », ajoute Michel Valiquette.

            Une sixième entente de principe dans le secteur hôtelier avec le Hilton Laval

            Une entente de principe entre le Hilton Laval et le syndicat CSN laisse entrevoir une série de règlements dans le secteur hôtelier, alors qu’une vingtaine d’autres syndicats CSN sont toujours en négociation. Celle-ci survient au lendemain de deux autres ententes de principe au Fairfield by Marriott et au Manoir du Lac Delage.

            Il s’agit des mêmes bases que les règlements survenus précédemment aux Suites Faubourg St-Laurent et aux Comfort Inn Dorval et Pointe-Claire : une convention collective de quatre ans (échéance 30 juin 2024) qui comprend des augmentations salariales de 8 % (1,5 %, 2 %, 2 % et 2,5 %), ainsi qu’une bonification du régime d’assurance collective et le maintien du lien d’emploi jusqu’à l’échéance de la convention collective. Aucun recul n’est prévu au niveau normatif et monétaire.

            D’autre part, l’entente survenue hier avec le Manoir du Lac Delage prévoit un rattrapage salarial additionnel de 0,6 %, 0,5 %, 1 % et 1 %.

            Un effet « boule de neige » attendu aux autres tables
             La Fédération du commerce (FC–CSN) appelle les grands hôteliers à s’inspirer des ententes déjà obtenues ailleurs pour mettre fin au litige avec les autres syndicats de la négociation coordonnée du secteur de l’hôtellerie. « Ces ententes envoient le signal que l’heure d’un règlement est venue dans les autres hôtels du Québec, soutient le trésorier et responsable du secteur Tourisme à la FC–CSN, Michel Valiquette. Nous constatons encore un manque de volonté à certaines tables, car nos vis-à-vis tentent toujours de forcer des reculs. Leurs employé-es ne méritent pas moins que ce qui a déjà été accordé ailleurs et nous avons toujours été clairs sur le fait que nos syndicats n’accepteraient pas de diminuer leurs conditions de travail. »

            Le représentant de la FC–CSN rappelle qu’au moment de l’annonce de cette nouvelle entente, les syndiqué-es du DoubleTree (anciennement Hyatt Regency) et du Marriott Château Champlain sont en débrayage afin de faire débloquer les négociations.

            Réaction au rapport préliminaire de la Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE) sur les soins aux aîné-es

            Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), le rapport préliminaire de la Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE) sur les soins aux aîné-es illustre les lacunes importantes dans l’organisation des soins aux aîné-es. Plusieurs des recommandations émises par le CSBE vont dans le sens des revendications de la FSSS-CSN dans les dernières années. Si l’analyse de la gestion de la pandémie par le CSBE reste à venir, le rapport préliminaire pointe à raison plusieurs problèmes majeurs dans les soins aux aîné-es :

            • L’offre de soins aux aîné-es est disparate et il y a un manque de cohérence et de coordination
            • Le sous-financement chronique des soins pour les personnes en perte d’autonomie
            • Le manque de valorisation du travail du personnel et la mauvaise gestion qui entraîne des départs nombreux et un recours grandissant aux agences privées et aux heures supplémentaires
            • Le problème chronique de l’absentéisme qui illustre la surcharge et la détresse du personnel
            • Le manque criant d’informations et de données sur le réseau, accentué par la réforme Barrette qui a entraîné la disparition des agences régionales qui avaient auparavant cette responsabilité
            • L’absence de stratégie globale pour l’amélioration des soins

            « Dire que le gouvernement Couillard avait aboli le Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE)! Ce rapport préliminaire montre toute la pertinence d’avoir des chiens de garde pour analyser le réseau. Je ne peux que saluer le fait que le CSBE veut aller à la source des problèmes des soins aux aîné-es. Le gouvernement devra avoir l’écoute nécessaire pour entendre ces recommandations. Il ne peut pas prétendre avoir fait ce qu’il avait à faire. Parce que comme le dit si bien le CSBE dans son rapport, une meilleure organisation des soins aux aîné-es nous aurait placés dans une bien meilleure position pour faire face à la pandémie », explique Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

            Leucan : En septembre, soyons généreux envers les enfants malades

            En septembre, le logo de la CSN se parera du ruban doré pour souligner le Mois de la sensibilisation au cancer infantile et les 25 ans de notre partenariat avec le Camp Vol d’été Leucan–CSN.

            Pourquoi ce partenariat nous tient-il toujours autant à cœur après tout ce temps? Parce que malgré les progrès de la science, les cancers pédiatriques sont en légère hausse chaque année et nous croyons qu’il est d’autant plus important d’offrir du soutien et de l’espoir aux enfants malades.

            Saviez-vous que le succès du seul camp au Québec pour les enfants atteints de cancer et leur famille dépend de la générosité de chaque syndiqué-e CSN ? Vous pouvez donc jouer un rôle important, que ce soit par une participation à la campagne du 1 $ par membre, en donnant directement ou en achetant votre couvre-visage en cliquant ici (payable uniquement par chèque).

            Jusqu’à maintenant, plus de 4 millions de dollars ont été amassés par les membres bénévoles de la CSN afin d’offrir à des milliers d’enfants malades une semaine de pur plaisir dans un camp d’été adapté à leurs besoins. Sans compter le soutien de généreux membres qui travaillent chaque année au camp, de façon tout à fait bénévole.

            Ensemble, gardons la tradition bien vivante et donnons généreusement afin que le Camp Vol d’été Leucan soutienne les enfants qui en ont besoin pendant 25 autres belles années !

            Campagne du 1 $
            Votre participation peut donc se faire par le biais de votre syndicat, qui remplit le formulaire de la campagne du 1 $ et le fait parvenir avec le chèque à la Fondation Camp Vol d’été Leucan–CSN. Chaque dollar peut faire une différence pour les enfants malades !

            Vous pouvez également participer à certaines activités de financement de Leucan (majoritairement en mode virtuel) ou même en participant à l’organisation d’activités.

            Merci à tous les membres et tous les syndicats de la CSN !

            Pour plus d’informations, visitez la page Web de la Fondation. Vous avez des questions sur la campagne et sur la façon de vous impliquer ? Contactez :

            • Gabrielle Pelletier, Service d’appui aux mobilisations et à la vie régionale, 514 598-2308 ou par courriel : gabrielle.pelletier@csn.qc.ca
            • Suzie Mailloux, conseillère, campagnes annuelles et dons majeurs à Leucan, au 514 731-3696 ou 1 800 361-9643, poste 1211 ou par courriel : suzie.mailloux@leucan.qc.ca

            Trois incontournables à intégrer au PL59 sur la santé et sécurité du travail

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) attire l’attention sur trois mesures incontournables qui doivent se retrouver dans le projet de modernisation du régime de santé et sécurité du travail (PL59), pour permettre d’agir efficacement sur la détresse du personnel.

            L’étude détaillée du projet de loi 59 visant la modernisation du régime de santé et sécurité du travail se poursuit à l’Assemblée nationale. Il s’agit d’une occasion à ne pas manquer pour faire ce qu’il faut, notamment pour freiner la crise d’épuisement et de surcharge de travail qui sévit dans la santé, les services sociaux et les services de garde éducatifs. Dans sa forme actuelle, le PL59 du ministre Jean Boulet ne contient pas les éléments nécessaires pour veiller à la santé et à la sécurité du personnel. C’est pourquoi la FSSS–CSN l’invite à inclure ces trois incontournables :

            1. Décentraliser l’organisation de la prévention
            2. Donner les moyens aux milieux de travail de faire de la prévention
            3. Surveiller les résultats pour s’assurer qu’on atteint les objectifs

            « Le PL59 prévoit la création d’un comité de prévention par méga-établissement, ce qui est tout à fait insatisfaisant. On n’en finit plus de voir les ratés de la réforme Barrette et ce n’est certainement pas en créant un méga comité loin de la réalité du personnel qu’on va mieux prévenir les risques de maladie au travail. La seule manière d’y arriver, c’est en décentralisant la prévention », explique Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

            « On a toute une côte à remonter dans le réseau pour aider le personnel à ne pas tomber au combat. Mais encore faut-il se donner les moyens de nos ambitions. C’est pour ça qu’il faut donner des moyens, entre autres financiers, pour que la prévention se fasse dans les milieux de travail. Il faut aussi un regard extérieur qui viendra examiner si la prévention est organisée efficacement et si elle fonctionne. Et si on juge que ce n’est pas le cas, l’employeur devra être tenu de corriger la situation », de conclure Judith Huot, vice-présidente de la FSSS–CSN.

            Deux nouveaux règlements dans l’hôtellerie : la CSN souhaite un effet d’entraînement aux tables de négociation

            Deux nouvelles ententes ont été entérinées mardi soir par des syndicats de l’hôtellerie affiliés à la CSN, laissant envisager une accélération des pourparlers et un règlement à venir dans d’autres hôtels du Québec, dans le cadre de la négociation coordonnée des syndicats de l’hôtellerie CSN, qui regroupent plus de 2 500 professionnel-les du secteur.

            Les syndiqué-es des hôtels Comfort Inn de Dorval et de Pointe-Claire ont donc adopté en assemblée générale les termes d’une nouvelle entente. Ce règlement est basé sur celui intervenu la semaine dernière aux Suites Faubourg St-Laurent et prévoit notamment une progression salariale de 8 % sur quatre ans (1,5 %, 2 %, 2 % et 2,5 %), ainsi qu’une bonification du régime d’assurance et des clauses de protection du lien d’emploi.

            « Ce sont des ententes satisfaisantes, car elles permettent de converser de bonnes conditions de travail dans un secteur marqué par une pénurie de main-d’œuvre, signale le trésorier et responsable du secteur Tourisme de la Fédération du commerce (FC–CSN), Michel Valiquette. Elles répondent à nos grands objectifs de départ : ne pas accepter de reculs et protéger le lien d’emploi. En ce sens, nous devons saluer l’ouverture des dirigeants des deux hôtels, qui ont saisi la pertinence de nos revendications dans le contexte difficile que nous vivons. Espérons maintenant que d’autres hôteliers, qui montrent encore peu d’empressement à régler, comprendront la nécessité de faire tout le nécessaire afin de conserver l’expertise ».

            Le dirigeant syndical estime que l’absence de règlements à d’autres tables pourrait entraîner une intensification des moyens de pression un peu partout au Québec au cours des jours et des semaines à venir.

            Grève dans deux grands hôtels : la pénurie de main-d’œuvre au cœur du conflit

            Les employé-es de deux grands hôtels syndiqués avec la CSN ont entamé aujourd’hui un débrayage commun pour dénoncer des propositions patronales méprisantes qui risquent d’aggraver la pénurie de main-d’œuvre dans un secteur particulièrement à risque. Ces mouvements de grève interviennent alors que deux ententes de principe ont été conclues la veille dans des hôtels de la région montréalaise. La CSN appelle les grands hôteliers à s’inspirer des ententes déjà obtenues ailleurs pour mettre fin au litige.

            Les syndiqué-es du Hilton à Québec, ainsi que ceux du DoubleTree à Montréal ont donc dénoncé les différentes offres patronales, considérées comme insultantes en raison de nombreux reculs, notamment sur le plan monétaire, proposés dans le contexte où le secteur hôtelier est particulièrement touché par un manque de main-d’œuvre de plus en plus criant.

            Deux grèves et deux ententes
            Ces propositions constituent une gifle pour les employé-es de ces deux grands hôtels lorsque comparées aux ententes de principe conclues jeudi aux Comfort Inn Dorval et Pointe-Claire pour lesquelles aucun recul des conditions de travail n’est prévu. Celles-ci prévoient des augmentations salariales annuelles de 1,5 %, 2 %, 2 % et 2,5 %, une bonification du régime d’assurance et une réintégration des employé-es licenciés depuis le début de la pandémie. Ces ententes, basées sur celle survenue au Suite Faubourg la semaine dernière, seront soumises mardi aux syndiqué-es pour approbation.

            Impacts de la pénurie de main-d’œuvre sur les syndiqué-es
            Cette pénurie de main-d’œuvre dans le secteur hôtelier met énormément de pression sur les gens qui y travaillent, s’inquiète Michel Valiquette, trésorier et responsable du secteur Tourisme de la Fédération du commerce (FC–CSN). Il rappelle qu’au Québec, certains hôtels ont perdu près des deux tiers de leur personnel depuis le début de la pandémie et que cette tendance met en péril le maintien des activités et la qualité de vie des employé-es. Il y a donc urgence d’améliorer les conditions de travail et non l’inverse.

            « Ce que je constate actuellement, ce sont des gens surmenés qui doivent mettre les bouchées doubles par manque de personnel. Le retour au travail a été pénible pour plusieurs, qui doivent faire de plus en plus d’heures supplémentaires, souligne-t-il. Ce n’est plus agréable pour personne de travailler dans ces conditions. Les employeurs se disent conscients de la situation, mais envoient des signaux contradictoires aux tables de négociation. D’un côté, ils affirment vouloir retenir le personnel à tout prix, mais d’un autre, ils cherchent à sabrer les conditions de travail tout en offrant des hausses de salaire ridicules qui sont loin de couvrir l’inflation. Les employeurs doivent comprendre que s’ils veulent garder leurs employé-es, ils doivent faire preuve de cohérence. »

            Des reculs salariaux insultants
            Dans la Vieille Capitale, le trésorier du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), Louis Hamel, a tenu à dénoncer les hausses de salaire faméliques proposées par l’hôtel Hilton, ainsi que les baisses de contribution de l’employeur au régime de retraite et d’assurance collective, en plus des reculs sur le plan des jours fériés et des congés de maladie. Il a rappelé que la CSN a annoncé dès le départ que ses membres n’accepteront pas de reculs sur le plan monétaire.

            « Au Hilton, on propose deux ans de gels de salaires, suivis de deux augmentations de 1 % par année, a-t-il mentionné. Ce n’est pas nécessaire d’être très fort en calcul pour comprendre qu’on vous demande de vous appauvrir, alors que les premières ententes obtenues dans le secteur de l’hôtellerie permettent de conserver le pouvoir d’achat des salarié-es et n’offrent aucun recul à leurs conditions de travail. Ils ne démontrent aucune réelle volonté d’en arriver à un règlement et c’est ce qui pousse nos membres vers la grève. »

            Au DoubleTree (anciennement Hyatt Regency), au cœur du Quartier des spectacles, l’employeur souhaite pour sa part abolir de nombreux postes, limiter les congés et obtenir des reculs sur le plan salarial, tout en refusant d’alléger la charge des préposées aux chambres, qui sont sujettes aux blessures et à l’épuisement. Ce refus de reconnaître le problème de surcharge relève du mépris envers celles qui effectuent ce travail difficile et comporte un risque pour la santé des travailleuses.

            Les syndiqués du Parc olympique seront en grève du 7 au 9 septembre prochain

            Le personnel du Parc olympique de Montréal annonce l’exercice de 3 jours de grève, du 7 au 9 septembre prochain, pour près de 500 salarié-es qui tentent de renouveler leur convention collective depuis plus d’un an et demi.

            Bien que l’Intersyndicale soit consciente que cette grève aura lieu durant le concert de l’Orchestre symphonique de Montréal, sur l’esplanade du Parc olympique, elle considère n’avoir aucun autre choix pour en arriver à un déblocage rapide de la négociation.

            « Dans tous les cas de figure proposés par l’employeur, les travailleuses et les travailleurs du Parc olympique en sortiraient perdants. Ce ne sont pas des avenues que nous pouvons prendre », mentionne Jonathan Proulx, représentant de l’Intersyndicale du Parc olympique. « Il est désolant d’en arriver à ça, mais ce n’est pas une fatalité. Nous annonçons l’exercice de la grève deux semaines à l’avance, ce qui implique que nous avons le temps de nous asseoir avec l’employeur et de régler rapidement ce dossier qui traîne depuis trop longtemps », ajoute-t-il.

            Des attaques envers la relève

            Parmi les éléments qui restent à régler, notons la volonté de l’employeur de réduire les droits des travailleuses et des travailleurs ayant moins d’ancienneté, en s’attaquant à leur sécurité d’emploi et, par le fait même, en provoquant une disparité de traitement entre les plus anciens et la relève, ceci dans un contexte généralisé de pénurie de main-d’œuvre. Pour l’Intersyndicale, la précarisation de la relève n’est pas une option. De plus, la question des salaires n’est toujours pas réglée, et ce, plusieurs mois après les ententes de principe survenues au tout début de l’été avec le reste du secteur public.

            Le regroupement des syndicats du Parc olympique demande à ce qu’une rencontre se tienne dans les meilleurs délais, avec la présence des conciliateurs.

            « La prochaine rencontre sera décisive. Ce sera le moment tant attendu pour négocier réellement et en arriver à un règlement », conclut M. Proulx.

            À propos

            L’Intersyndicale regroupe sept syndicats affiliés à la CSN, représentant près de 500 travailleuses et travailleurs du Parc olympique. Le Parc olympique étant un organisme gouvernemental, les négociations en cours sont coordonnées avec celles du reste du secteur public.

            Hôtellerie : un mouvement de grève qui prend de l’ampleur au Québec

            Exaspérés par la lenteur des négociations, les employé-es de l’hôtel Delta Sherbrooke ont déclenché une première grève ce matin dès 7 h, à la suite du débrayage exercé au Delta Québec la veille. Le mouvement de moyens de pression lourds prend de l’ampleur et d’autres débrayages sont à prévoir au cours des prochains jours un peu partout au Québec en raison de pourparlers qui traînent en longueur dans plusieurs hôtels.

            Les employé-es du Delta Québec se sont dotés jeudi d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée (adopté à 98 %). Mercredi, les employé-es de l’hôtel Quality de Sherbrooke ont adopté à l’unanimité un mandat de grève de 72 heures à exercer au moment jugé opportun. Une dizaine de syndicats dispose maintenant d’une telle banque de journées de grève.

            Delta Sherbrooke et Québec sur la sellette
            Le trésorier et responsable du secteur Tourisme de la Fédération du commerce (FC–CSN), Michel Valiquette, a semoncé les dirigeants de l’hôtel Delta à Sherbrooke, qui ne semblent pas prendre au sérieux la détermination de ses employé-es à améliorer leurs conditions de travail. « Nous ne sentons aucune volonté de la part de l’employeur dans ce dossier. Il propose également de nombreux reculs alors que nous avons été très clairs depuis le début : les syndiqué-es n’accepteront pas de reculs sur les conditions de travail. De notre côté, nous sommes prêts à régler. Souhaitons que le Delta démontre la même volonté rapidement. » Michel Valiquette a souligné que les mêmes tactiques sont utilisées au Delta Québec pour étirer la négociation.

            Déjà une première entente prometteuse dans le secteur de l’hôtellerie
            Le représentant de la FC–CSN a également rappelé qu’une première entente a déjà eu lieu ce mercredi avec la centrale syndicale dans le secteur hôtelier (Suites Faubourg St-Laurent) et il souhaite qu’elle puisse inspirer d’autres employeurs comme l’hôtel Delta. Cette entente prévoit notamment des augmentations salariales de 1,5 %, 2 %, 2 % et 2,5 % chaque année, une bonification du régime d’assurance et des clauses de protection du lien d’emploi qui permettent une réintégration des employé-es licenciés depuis le début de la pandémie. Outre les augmentations salariales et le refus des reculs sur les conditions de travail, les enjeux de la négociation à l’hôtel Delta Sherbrooke sont la réduction de la charge de travail pour les préposées aux chambres et le règlement d’un litige au sujet des congés de maladie.

            Le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN, Denis Beaudin, a aussi tenu à rappeler le Delta Sherbrooke à l’ordre alors que d’autres employeurs ont démontré davantage de bonne volonté jusqu’à maintenant. « Ce n’est pas sorcier : nos demandes sont pourtant très raisonnables, mais l’employeur doit aussi comprendre qu’on ne peut attirer et retenir la main-d’œuvre dans un contexte de pénurie d’emplois avec des restes de table. »

            Un premier règlement pour la CSN dans le secteur de l’hôtellerie

            Alors que les moyens de pression s’intensifient dans plusieurs hôtels du Québec, une première entente de principe a été adoptée mercredi soir dans le cadre de la négociation coordonnée des syndicats de l’hôtellerie CSN, qui regroupe plus de 2 500 professionnel-les de l’hôtellerie au Québec.

            Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Suites Faubourg St-Laurent–CSN ont adopté à l’unanimité l’entente qui prévoit notamment des augmentations salariales satisfaisantes dans le contexte actuel, ainsi qu’une bonification du régime d’assurance et des clauses de protection du lien d’emploi qui permettent une réintégration des employé-es licenciés depuis mars 2020 en raison des difficultés du secteur depuis le début de la pandémie. Cette clause sera applicable jusqu’au 30 juin 2024, date d’échéance de la convention collective.

            L’entente prévoit donc une progression salariale de 1,5 % (rétroactif), 2 %, 2 % et 2,5 % chaque année.

            Attraction et rétention de la main-d’œuvre
            Le trésorier et responsable du secteur Tourisme de la Fédération du commerce (FC–CSN), Michel Valiquette, s’est dit très satisfait de l’entente et salue l’ouverture de l’employeur (Suites Faubourg St-Laurent) alors que certains hôteliers montrent encore peu d’empressement à régler, malgré les compromis adoptés par les différents syndicats jusqu’à maintenant. Il estime que l’amélioration des conditions de travail est un élément crucial qui permettra de favoriser l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre dans un contexte ou une pénurie touche durement ce secteur depuis quelques années.

            « Nos vis-à-vis ont compris la nécessité d’investir dans une main-d’œuvre qualifiée et expérimentée et nous saluons leur ouverture, a-t-il souligné. Ça offre l’espoir que d’autres employeurs saisiront la main tendue afin d’éviter la perturbation de la saison touristique. »

            Cependant, le leader syndical dénote encore un manque de volonté de la part de la partie patronale à plusieurs tables de négociation, ce qui explique que près d’une dizaine de syndicats ont adopté une première banque de grève de 72 heures au courant des derniers jours. « Certains employeurs s’entêtent même à demander des reculs sur les clauses de nature pécuniaire alors que nous avons été clairs depuis le début, à savoir que nous ne les accepterons pas. D’autres semblent vouloir tout simplement étirer la négociation. Mais nos membres sont déterminés et se mobilisent pour un règlement. Ils doivent entendre le message rapidement pour que tout le monde puisse profiter de la reprise des activités qui s’amorce. »

            Le gouvernement manque une autre occasion d’entendre les préoccupations du personnel de la santé

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) s’étonne que le gouvernement annonce l’obligation de la vaccination pour le personnel de la santé et des services sociaux sans avoir entendu leurs préoccupations.

            Depuis le début de la campagne de vaccination, la FSSS–CSN a encouragé ses membres à se faire vacciner, ce qu’ils font dans la vaste majorité. Rappelons que c’est plus de 90 % du personnel du réseau qui a reçu au moins une dose. Mais alors que le gouvernement annonçait la semaine dernière en conférence de presse qu’il souhaitait entendre les préoccupations des syndicats représentant le personnel, la FSSS–CSN n’a, encore une fois, pas été consultée. Pour la FSSS–CSN, la vaccination obligatoire pose plusieurs questions qui restent sans réponse pour l’instant, notamment pour ce qui est des femmes enceintes ou des personnes qui ont une raison médicale de ne pas recevoir la vaccination.

            « Nous faisons actuellement ce que le gouvernement ne veut pas faire : entendre les travailleuses et travailleurs du réseau. Dans notre consultation, ce qu’ils nous disent, c’est qu’ils répondent présents en grand nombre pour se faire vacciner et encouragent leurs collègues de se faire vacciner. Mais rendre la vaccination obligatoire, cela divise. Au stade actuel, on reste avec beaucoup de questions face à cette annonce », explique, Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

            Débrayage simultané à l’hôtel Delta et Hilton à Québec

            Les employé-es des hôtels Delta et Hilton de Québec entament ce dimanche une journée de grève commune dans le cadre de la renégociation de leurs conventions collectives respectives, échues depuis plus d’un an.

            Les membres des deux syndicats de Québec unissent donc leurs forces pour une première fois au cours de cette ronde de négociation dans l’hôtellerie. Alors que les membres du Syndicat des employé-es de l’Hôtel Delta Québec (FC–CSN) en seront à leur troisième journée de grève consécutive, les employé-es de l’hôtel concurrent du boulevard René-Lévesque sortent en grève pour la première fois aujourd’hui.

            Les employé-es du Hilton et du Delta tiendront pour l’occasion une marche de solidarité pour souligner l’événement et pour marquer leur volonté d’améliorer leur sort, alors que les employeurs tentent de forcer des reculs sur le plan des conditions de travail. Cette approche de la part des hôteliers est jugée périlleuse par les représentants de la CSN alors qu’on assiste à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée et expérimentée dans le secteur.

            Pour une reprise de la saison touristique qui profite à tous
            La reprise de la saison touristique doit aussi profiter aux travailleuses et aux travailleurs, a insisté Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). « L’un des enjeux majeurs de cette négociation est la réintégration des employé-es qui ont été sacrifiés par la pandémie. Les employeurs, qui ont tiré profit des différentes aides gouvernementales au cours des derniers mois, devraient avoir la décence d’assurer le maintien du lien d’emploi afin que tous les salarié-es qui le souhaitent puissent être réintégrés lorsque les activités auront pleinement repris. La relance, ça passe obligatoirement par les travailleurs et travailleuses », a-t-elle souligné.

            Les deux syndicats, qui participent à la négociation coordonnée du secteur de l’hôtellerie au sein de la Fédération du commerce de la CSN (regroupant 26 syndicats) se sont entendus sur un ensemble de principes communs, rappelle Michel Valiquette, trésorier et responsable du secteur Tourisme de la Fédération du commerce (FC–CSN).

            « Le refus d’accepter des reculs sur les clauses de nature pécuniaire est l’un de ces principes et nous avons été très clairs là-dessus à toutes les tables de négociation, a-t-il insisté. Est-ce que les employeurs du secteur proposent des reculs pour se donner un rapport de force ou pour étirer la négociation? Leur intention est difficile à saisir. Mais de notre côté, nous sommes en mode “règlement”. Nos demandes sont raisonnables, notre approche aux tables est constructive et nous avons déjà fait des compromis pour que tout le monde puisse profiter pleinement de la reprise des activités touristiques. Par contre, les débrayages d’aujourd’hui témoignent du fait que nos membres ne sentent pas cette même volonté chez les employeurs. C’est la raison pour laquelle nous augmentons la pression aujourd’hui. »

            Outre le maintien des liens d’emploi et le refus des reculs sur le plan monétaire, la plateforme de demandes communes comprend notamment des améliorations aux régimes d’assurance collective et des augmentations salariales variant entre 2,1 % et 4 % par année.

            Chacun des 26 syndicats affiliés à la CSN (plus de 2 500 professionnel-les de l’hôtellerie) a le mandat de négocier avec son employeur respectif l’ensemble des conditions de travail de ses membres.

            D’autres moyens de pression à venir à l’échelle du Québec
            Ces débrayages pourraient préfigurer une série d’actions similaire un peu partout au Québec. De nombreux syndicats affiliés à la CSN ont tout récemment adopté des mandats de grève de 72 heures à effectuer au moment jugé opportun.

            Conflit au cimetière Notre-Dame-des-Neiges: AURA-t-on enfin une fabrique qui négocie sérieusement ? 

            Alors que la Fabrique Notre-Dame se réjouit de pouvoir enfin relancer le spectacle son et lumière « Aura — Une expérience lumineuse au cœur de la basilique », dans le Vieux-Montréal, elle laisse ses quelque 140 travailleuses et travailleurs dans le noir total au cimetière Notre-Dame-des-Neiges. « Nous sommes sans contrat de travail depuis deux ans et demi. La négociation est figée. Les actes d’intimidation et les méthodes cavalières en milieu de travail révèlent une stratégie mesquine d’affaiblissement des syndicats. C’est honteux pour une fabrique qui devrait prôner des valeurs d’écoute et de collaboration », dénonce Patrick Chartrand, vice-président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN.

            La présence des travailleuses et des travailleurs syndiqués dans le Vieux-Montréal en ce vendredi d’août, où l’on devrait célébrer le retour du spectacle multimédia de la basilique, vise à sensibiliser les touristes sur les travers de la fabrique, aussi gestionnaire du cimetière emblématique du Mont-Royal. Depuis un an, 23 % du personnel aux opérations et à l’entretien a été supprimé ou aboli, de même que 24 % du personnel de bureau.

            « Le cimetière patrimonial semble à l’abandon, faute de personnel suffisant. Les décisions de l’employeur ont pour effet de réduire le nombre de conseillers dédiés aux différents besoins des familles (vente de concessions et de monuments, traitement des requêtes et demandes de renseignements). Pourtant, ces familles ont versé des milliers de dollars afin d’honorer la mémoire des leurs, dans un lieu impeccable de sépulture », ajoute Éric Dufault, président du Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN.

            « Je comprends les proches des disparus de multiplier les plaintes pour déplorer le délabrement du cimetière et les services d’accompagnement des familles, désormais déficients. Il est temps que cet employeur, qui prétend connaître des problèmes financiers, ouvre ses livres afin que nous puissions apporter des solutions », suggère Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

            « Le respect et la dignité devraient guider la fabrique. Les monuments funéraires, les proches des défunts, de même que les travailleuses et les travailleurs méritent beaucoup plus de considération. La gestion avare qu’on leur réserve actuellement est désolante et insultante, alors que ce lieu de recueillement devrait, au contraire, être géré de manière respectueuse et responsable », rappelle Bertrand Guibord, secrétaire général du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN).

            Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Fabrique Notre-Dame-des-Neiges–CSN, qui détient le même employeur, appuie sans réserve le combat de leurs collègues du cimetière. Tous ensemble, ils demandent à la partie patronale de faire preuve de bonne foi en négociant sérieusement, pour éviter un recours à la grève. « Ce que nous souhaitons, c’est le retour à la paix dans les relations de travail au cimetière, pour le bien de tout le monde » conclut Patrick Chartrand.

            Nos principales demandes à l’employeur :

            • Réintégrer le personnel mis à pied ;
            • Faire preuve de bonne foi pour entreprendre une vraie négociation ouverte et honnête avec ses travailleuses et ses travailleurs ;
            • Ouvrir ses livres pour une évaluation indépendante de sa situation financière et qu’il associe les travailleuses et les travailleurs à la recherche de solutions.

            Les faits: 

            • Sans contrat de travail depuis décembre 2018, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN rassemble 115 membres, 26 postes ont été supprimés ;
            • Le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN compte 21 membres dont 5 ne travaillent pas.
            • Pour voir l’état d’abandon du cimetière.

            Première journée de grève des syndiqué-es CSN dans l’hôtellerie

            Les employé-es de certains hôtels de la région de Montréal et de Québec entament aujourd’hui leurs premières journées de grève dans le cadre de la renégociation de leurs conditions de travail.

            Dès 9 h ce matin, les salarié-es du Hilton Laval ont débrayé, suivis de ceux du Delta Québec à 10 h. Ces débrayages visent à faire accélérer la négociation de leurs conventions collectives respectives qui sont échues depuis plus d’un an. D’autres journées de grève pourraient avoir lieu prochainement un peu partout au Québec dans le cadre de la négociation coordonnée du secteur de l’hôtellerie (CSN).

            En compagnie des travailleuses et des travailleurs du Hilton Laval, le trésorier et responsable du secteur Tourisme de la Fédération du commerce (FC–CSN), Michel Valiquette, a réaffirmé la détermination de ses membres à en arriver à un règlement satisfaisant le plus tôt possible, mais constate un manque de volonté chez les employeurs du secteur. « Nous avons fait des compromis dans l’ensemble des tables de négociation, mais nous ne sentons pas d’empressement de leur part, a-t-il rappelé. Ces débrayages sont le signe de l’exaspération de nos membres et de leur intention d’améliorer leurs conditions de travail ».

            Une pénurie de main-d’œuvre à endiguer
            Les hôteliers sont nombreux à déplorer publiquement la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et expérimentée dans le secteur, mais ils ne semblent toutefois pas pressés d’agir afin de régler la situation rapidement, déplore Michel Valiquette. « Les employeurs devraient comprendre que ces employé-es constituent une denrée rare et que l’amélioration des conditions de travail est la seule façon de les conserver. Pourtant, certains employeurs proposent même des reculs dans les conditions de travail, ce qui est un non-sens à nos yeux. Tout le monde gagne à mettre de l’eau dans son vin et à profiter de la reprise qui s’amorce dans le secteur hôtelier ».  

            Le refus d’accepter des reculs sur les clauses de nature pécuniaire est d’ailleurs l’un des principes sur lequel se sont entendus les 26 syndicats participants à la négociation coordonnée du secteur de l’hôtellerie au sein de la Fédération du commerce de la CSN. Ceux-ci ont adhéré à une plateforme de demandes communes qui comprend quatre éléments principaux : une convention collective d’une durée de quatre ans; des améliorations aux régimes d’assurance collective; le maintien des liens d’emploi — et donc des droits de rappel et d’ancienneté — rétroactivement au 13 mars 2020; et des augmentations salariales raisonnables variant entre 2,1 % et 4 % par année.

            La solution pour régler la pénurie de main-d’œuvre dont on ne parle pas : de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires

            « Pay them more ». Traduction libre : Payez-les plus ou payez-les mieux. Voici ce qu’a répondu en juin dernier le président des États-Unis Joe Biden à des gens qui lui demandaient ce qu’il avait à dire à des employeurs qui cherchaient des solutions à la pénurie de main-d’œuvre. Cette réponse a le mérite d’être courte et claire. Mais on ne l’entend pas ici.

            Dans les dernières semaines, Karl Blackburn, président et directeur du Conseil du patronat du Québec (CPQ), présentait dans une lettre ouverte les dix solutions du CPQ pour solutionner la pénurie de main-d’œuvre. Certaines de ces solutions sont intéressantes : celles qui misent sur la formation et sur l’alphabétisation des salarié-es, notamment. Mais une bonne partie de ces solutions sont ce qu’elles sont : des solutions de patrons. Aucune d’entre elles ne parle concrètement d’amélioration des conditions de travail et salariales.

            Comme présidente d’une centrale syndicale qui représente 300 000 travailleuses et travailleurs dans les secteurs privé et public, je pourrais copier les propos de Joe Biden pour répondre aux patrons du Québec : la pénurie de main-d’œuvre est un problème complexe et on doit s’y attaquer de diverses façons. Pour le régler de façon durable, il faut certes investir dans la formation des travailleuses des travailleurs, afin qu’ils soient mieux qualifiés pour les emplois de demain. Mais il faut aussi améliorer les conditions de travail et hausser les salaires.

            La pénurie de main-d’œuvre n’est pas née avec la pandémie. C’était un sujet chaud avant que le coronavirus nous enferme toutes et tous chez nous et fasse perdre des emplois à des milliers de personnes, surtout dans les secteurs à bas salaire. Prenons pour exemple le secteur de l’hôtellerie. En 2019, on constatait déjà une pénurie dans ce secteur et aujourd’hui, on la constate encore. Présentement, les 2500 professionnel-les de l’hôtellerie représentés par la CSN sont justement en négociation pour le renouvellement de leurs conventions collectives. Pourtant, les employeurs refusent d’améliorer les conditions de travail et d’augmenter les salaires pour attirer davantage de candidates et de candidats. Ils « offrent » même des reculs! Rien pour régler la pénurie de main-d’œuvre dans ce secteur.

            On voit une situation similaire dans les CPE : les conditions de travail sont si difficiles et les salaires si bas qu’il manque grandement de travailleuses. Cette pénurie freine la création de places et fait en sorte qu’en ce moment, des parents – surtout des mères – ne peuvent rejoindre le marché du travail. C’est ce qu’on appelle le serpent qui se mord la queue! Dans le cadre des négociations pour le renouvellement des conventions collectives, jusqu’à maintenant ce sont des miettes qui sont mises sur la table par le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe et les associations patronales. À la suite de l’annonce de l’entente Canada-Québec de la semaine dernière et des six milliards de dollars qui y sont rattachés, le gouvernement Legault a promis d’augmenter le salaire des travailleuses en CPE. Qu’il passe de la parole aux actes!

            Hausser les salaires est une chose. Améliorer les conditions dans lesquelles les travailleuses et les travailleurs pratiquent leur métier est aussi primordial. On parle bien peu de la « pénibilité » de certains quarts d’emploi, de la difficile conciliation travail-famille dans une multitude de secteurs, des horaires brisés, de la précarité des postes, des conditions difficiles dans le secteur public, du salaire minimum qui est loin de permettre à quelqu’un d’arriver.

            Autre solution de patrons qui permet de contourner le problème en refusant d’améliorer les conditions d’emploi : récemment, on apprenait qu’une nouvelle entente Canada-Québec permettra aux employeurs québécois de faire passer de 10 % à 20 % le quota de travailleurs étrangers temporaires qu’ils souhaitent embaucher dans des postes à bas salaires. Certains éléments de cette entente sont intéressants, notamment le fait que les travailleurs qualifiés qui attendent ici leur résidence permanente pourront maintenant avoir un permis de travail ouvert transitoire, qui permet de changer d’employeur, ce qui était jusqu’à maintenant impossible. Mais encore une fois, plutôt que d’améliorer concrètement les conditions salariales et de travail, Québec, le patronat et le milieu des affaires cherchent plutôt de nouveaux bassins de « cheap labor ».

            Chers employeurs, désolée de jouer le rôle du caillou dans votre soulier, mais la meilleure stratégie pour attirer et maintenir la main-d’œuvre demeurera toujours l’amélioration de ses conditions de travail. Cela fait des lustres que vous demandez de la souplesse à vos salarié-es, il est maintenant le temps que vous en fassiez preuve vous-mêmes!

            La Cordée : des salarié-es syndiqués par amour du plein air

            En septembre 2019, les 90 salarié-es des boutiques La Cordée de l’île de Montréal réalisaient une percée majeure dans le domaine du commerce de détail en devenant le premier syndicat québécois dans le secteur du sport et plein air. Deux ans plus tard, après un long parcours en montagnes russes, ils ont enfin une première convention collective en poche. Une entente marquée par les valeurs d’une jeune génération dont la portée pourrait inspirer l’ensemble du milieu syndical.

            Les employé-es des deux boutiques de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent auront connu une aventure syndicale peu commune depuis leurs tout débuts. En février 2020, quelques mois après leur accréditation, les employé-es sont avisés que l’entreprise, en difficulté financière, s’est placée à l’abri de ses créanciers. Quelques semaines plus tard, les magasins subissent une fermeture forcée en raison de la pandémie. Puis, en août de la même année, La Cordée est rachetée par le groupe Mach, qui se spécialise dans l’immobilier, sans expérience aucune dans le domaine du plein air.

            Malgré tout, ce groupe de syndiqué-es s’accroche et vient à bout d’un long marathon de négociations en conservant de précieux acquis et en obtenant des gains significatifs. Derrière cette détermination, il y a une lutte pour un principe fondamental : préserver la vocation de l’entreprise grâce notamment à un service de qualité s’appuyant sur l’expertise des employé-es.

            Mais cette expertise découle d’une connaissance fine des produits, rendue possible par le maintien des rabais et de la location de matériel pour les employé-es, ainsi que la souplesse dans l’octroi des congés pour les projets d’aventure (ce qui permet de tester le matériel), nous rappelle Jeanne LaRoche. « C’était important pour nous de conserver ces acquis lors de la négociation, rappelle Jeanne, membre du comité de négociation et employée à la succursale du boulevard Saint-Laurent. Parce qu’à La Cordée, la qualité du service reste le cœur de la mission. On voulait s’assurer que, face à la vente en ligne qui augmente et la concurrence provenant de gros joueurs comme Décathlon, l’on puisse continuer de bien connaître nos produits pour se démarquer. »

            Comme le secteur du commerce de détail est marqué par un roulement de personnel important, ce genre d’avantage comme les congés sans solde et les rabais pour les employé-es est non négligeable pour maintenir le personnel en place. « Dans ce secteur très compétitif, il aurait été facile de supprimer ce genre de chose », ajoute-t-elle.

            Les syndiqué-es ont donc tenu leur bout et ont eu gain de cause pour inscrire ces pratiques de façon permanente dans la convention collective. « On tripe à faire ce travail-là et l’on veut que ça continue », lance-t-elle. C’est cette passion pour le plein air qui fait en sorte que de nombreux employés demeurent longtemps dans le giron de l’entreprise, et ce, malgré les salaires modestes. Ceux-ci ont tout de même été rehaussés dans l’ensemble, mais la militante syndicale souligne l’importance de la création d’une nouvelle échelle salariale qui reconnait davantage les années de services au sein de l’entreprise.

            La reconnaissance de l’expertise
            Au cœur de la démarche syndicale depuis les tout débuts, se trouve donc la question de la reconnaissance de l’expertise. « Ce sont des boutiques de quartier et l’on connaît nos clients. Mais on est aussi reconnus partout au Québec. Dans le domaine du ski, par exemple, des gens viennent de partout en province », rappelle-t-elle. « Avant d’être syndiqué-es, nous étions à risque de perdre cette expertise. Les produits vendus changeaient et les conseillères et conseillers sur les planchers avaient l’impression qu’ils n’étaient pas suffisamment consultés malgré leur connaissance du terrain. »

            Pour des produits de qualité et écoresponsables
            En s’affiliant avec la Fédération du commerce de la CSN, les employé-es ont donc voulu avoir leur mot à dire sur les produits offerts. D’une part, parce qu’ils sont bien au fait des tendances du marché et des feedbacks des clients, mais également parce qu’ils souhaitent s’assurer que les produits sont vraiment de qualité et durables, en cohérence avec l’image projetée par l’entreprise.

            La récente convention collective permet de concrétiser ce souhait grâce à la création d’un comité paritaire sur les questions environnementales et l’offre de produits. Cette mesure novatrice dans le secteur du commerce du détail permettra de donner une voix aux employé-es afin de diminuer le suremballage notamment, une question qui tient à cœur aux travailleuses et des travailleurs préoccupés par les enjeux environnementaux.

            Démocratie syndicale décentralisée
            La participation à la naissance du syndicat était forte, rappelle Jeanne, mais il a fallu faire preuve de créativité afin de garder les troupes motivées à travers cette longue négociation de deux ans. Le syndicat a donc établi des structures démocratiques qui favorisaient la participation la plus large possible au sein d’un « Conseil des 16 », où siègent 16 syndiqué-es tenus informés du développement des négos et prêts à prendre le relai au sein du comité de négociation.

            « Les membres du comité se sont montrés volontaires à céder leur place et tout le monde a participé à des degrés variables, souligne-t-elle. Ça a permis de faire émerger des voix créatives et de pourvoir des postes au comité de négociation. Nous avions le désir que tout le monde participe. »

            Ce qui a aussi gardé ce groupe soudé malgré l’absence de contact en raison de la pandémie, « c’est le fait qu’on aime notre milieu de travail et que pour nous, ce n’est pas seulement une question de vente à tout prix. Parce que ce qu’on aime, c’est le plein air. D’avoir relevé le défi de la longueur de la négociation, du changement d’employeur et de la Covid a démontré à quel point on a été persévérants et qu’on tenait à nos objectifs. On a eu à affronter beaucoup de défis. »

            Aujourd’hui, ce groupe d’employé-es visionnaires et insistants dans leur envie de faire partie de la solution peut être fier de ses gains. La longue attente en aura valu la peine. Nous leur devons aujourd’hui une fière chandelle. Espérons maintenant que leur initiative fasse des petits un peu partout.

            La CSN manifeste contre Tidan Inc. et le Marriott Château Champlain

            Une centaine de membres, militants et militantes de la CSN ont manifesté à Montréal samedi après-midi pour soutenir les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Marriott Château Champlain–CSN et leur présidente, Aida Gonçalves, congédiée sans raison par la direction de l’hôtel.

            « C’est la solidarité qui fait la force de la CSN. Quand l’une des nôtres est victime d’une injustice, c’est tout le mouvement qui réagit, explique la vice-présidente de la CSN, Katia Lelièvre. C’est pour cette raison qu’il y a des militantes et des militants de tous les secteurs qui sont présents aujourd’hui. On se soutient tous et toutes entre nous. »

            À la suite du congédiement de Mme Gonçalves, l’employeur lui a interdit d’accéder aux lieux de travail et a refusé de négocier en sa présence, jusqu’à ce que le Tribunal administratif du travail lui ordonne d’infirmer ces décisions.

            « Il est totalement inacceptable que le Château Champlain et Tidan Inc. congédient aussi cavalièrement et injustement une employée qui travaille pour l’hôtel depuis plus de 30 ans, s’insurge Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN). Il est encore plus ridicule qu’un employeur tente de s’approprier le droit de choisir qui représentera le syndicat à la table de négociation, mais j’imagine que nous ne devrions pas être surpris, venant d’une entreprise avec un aussi long historique antisyndical. »

            Mme Gonçalves a d’abord été suspendue, puis congédiée, à la suite d’une activité de visibilité organisée par le syndicat le 8 juillet dernier dans le cadre des négociations en vue du renouvellement de leur convention collective. Durant l’évènement, la présidente et les membres du syndicat sont brièvement entrés dans le hall de l’hôtel pour manifester leur mécontentement envers leur employeur sans qu’aucun bris ou acte de vandalisme soit commis.

            « Ce genre d’activité est couramment organisé durant les négociations. La réaction de l’employeur est complètement démesurée et s’apparente à de l’intimidation, déplore la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault. Nous sommes ici aujourd’hui par solidarité avec Aida, mais aussi pour affirmer haut et fort le droit des travailleuses et des travailleurs de s’unir et de se mobiliser pour obtenir de meilleures conditions de travail. »

            Rentrée dans les établissements d’enseignement supérieur : oui, mais…  

            La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) accueille favorablement la décision du gouvernement Legault de préconiser les cours en présence pour la rentrée automnale en enseignement supérieur. Les enseignantes et les enseignants affilié-es à la FNEEQ ne peuvent que se réjouir d’une telle annonce après avoir vécu durant dix-huit mois de nombreuses et fréquentes adaptations aux différents modes d’enseignement au gré de décisions gouvernementales prises, le plus souvent, à la dernière minute. Néanmoins, en ne portant pas une attention particulière aux enjeux relatifs aux transformations de l’enseignement supérieur, avec, notamment, la promotion des technologies de l’éducation par les gestionnaires des établissements, le gouvernement laisse la porte ouverte au maintien de ces différents modes de prestation des cours après la pandémie.   

             « Des directions d’établissement veulent tirer profit de “l’expérience” de la pandémie pour réduire les coûts et convertir au numérique le travail enseignant. Cela peut sembler louable, mais c’est un positionnement allant à l’encontre des données probantes, qui reconnaissent la valeur inestimable de l’enseignement en présence et ses avantages, notamment sur la santé psychologique des étudiantes et des étudiants », précise Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN.  

             La FNEEQ s’inquiète par ailleurs de l’impact du variant Delta sur les plus vulnérables, qu’il s’agisse d’enseignantes et d’enseignants, d’étudiantes et d’étudiants ou d’employé-es de soutien. Comment garantir la sécurité de toutes et de tous si la situation se détériore à nouveau? Nous savons déjà que la qualité de la ventilation dans les cégeps et les universités varie beaucoup d’un établissement à l’autre et d’une salle de classe à l’autre. 

             « Où en sont les analyses du ministère de l’Enseignement supérieur (MES) ? Cela fait pourtant des mois que le gouvernement envisage une rentrée en classe tout en sachant que les études ont clairement prouvé les dangers accrus de la transmission aérienne du coronavirus. Aucune enseignante ni aucun enseignant, aucune étudiante ni aucun étudiant, aucune travailleuse ni aucun travailleur de l’éducation ne doit ni ne devrait se retrouver dans une situation où sa santé et sa sécurité sont compromises. À quelques semaines de la rentrée, il s’avère essentiel que le MES prenne toutes les mesures nécessaires pour assurer la faisabilité et la stabilité d’une session d’automne entièrement en présence », conclut Caroline Quesnel. Pour assurer la réussite de la rentrée de l’automne, il est plus que temps de passer de la parole aux actes. 

            18 syndicats du secteur préhospitalier – FSSS-CSN

            Bas Saint-Laurent (depuis le 26 juillet 2021)

            • Syndicat des paramédics du Bas-St-Laurent – CSN

            Québec-Chaudière-Appalaches (depuis le 20 juillet 2021)

            • Association des travailleurs du préhospitalier (ATPH) (3 sections)
            • Syndicat des paramédics de Charlevoix FSSS–CSN

            Estrie (depuis le 20 juillet 2021)

            • Syndicat des paramédics de l’Estrie – CSN (1 section)

            Montérégie (depuis le 20 juillet 2021)

            • Syndicat des paramédics et du préhospitalier de la Montérégie–CSN (1 section)

            Cœur-du-Québec (depuis le 20 juillet 2021)

            • Syndicat des paramédics du Cœur de la CAM–CSN

            Laurentides (depuis le 16 juillet 2021)

            • Syndicat des paramédics Laurentides – Lanaudière – CSN

            Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (depuis le 16 juillet 2021)

            • Syndicat des paramédics de l’Abitibi–Témiscamingue–Nord-du-Québec

            Estrie (depuis le 16 juillet 2021)

            • Syndicat des paramédics de l’Estrie – CSN (5 sections)

            Montérégie (depuis le 16 juillet 2021)

            • Syndicat des paramédics et du préhospitalier de la Montérégie–CSN (1 section)

            Côte-Nord  (depuis le 14 juillet 2021)

            • Syndicat des paramédics de la Moyenne et Basse Côte-Nord – CSN (2 sections)
            • Syndicat des paramédics de la Haute Côte-Nord et de la Manicouagan – CSN

            Laurentides (depuis le 14 juillet 2021)

            • Syndicat du secteur préhospitalier des Laurentides et de Lanaudière – CSN

            Québec-Chaudière-Appalaches (depuis le 14 juillet 2021)

            • Association des travailleurs du préhospitalier (ATPH) (3 sections)

            Saguenay–Lac-Saint-Jean (depuis le 14 juillet 2021)

            • Syndicat des paramédics Saguenay–Lac-St-Jean-Nord FSSS–CSN (8 sections)

            Montérégie (depuis le 14 juillet 2021)

            • Syndicat des paramédics et du préhospitalier de la Montérégie–CSN (6 sections)

            Cœur-du-Québec (depuis le 14 juillet 2021)

            • Syndicat des paramédics du Cœur du Québec–CSN (2 sections)

            Montréal (depuis le 14 juin 2021)

            • Syndicat du préhospitalier (CSN)

            Un congédiement abusif et injustifié

            La Confédération des syndicats nationaux (CSN) dénonce vigoureusement le congédiement non fondé de la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Marriott Château Champlain–CSN, Aida Gonçalves, survenu la semaine dernière.

            « Il est totalement inacceptable que le Château Champlain et Tidan Inc. congédient aussi cavalièrement et sans raison valable une employée comme Mme Gonçalves, qui travaille pour l’hôtel depuis plus de 30 ans et a toujours fait preuve d’une intégrité sans reproche », s’insurge Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

            Mme Gonçalves a d’abord été suspendue, puis congédiée, à la suite d’une activité de visibilité organisée par le syndicat le 8 juillet dernier dans le cadre des négociations en vue du renouvellement de leur convention collective. Durant l’évènement, Mme Gonçalves et les membres du syndicat sont brièvement entrés dans le hall de l’hôtel pour manifester leur mécontentement envers leur employeur sans qu’aucun bris ou tout autre acte de vandalisme soit commis.

            « Ce genre d’activité est couramment organisé durant les négociations. La réaction de l’employeur est complètement démesurée et s’apparente à de l’intimidation, déplore la vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Chantal Ide. Les travailleuses et les travailleurs doivent pouvoir exercer librement leur droit de se mobiliser pour se faire respecter et obtenir une convention collective satisfaisante. »

            À la suite du congédiement de Mme Gonçalves, les négociations sont au point mort, car l’employeur refuse de négocier en la présence de la présidente du syndicat. Contestant la notion que l’employeur ait son mot à dire sur l’identité des porte-paroles syndicaux à la table de négociation, la CSN a déposé une demande d’ordonnance provisoire auprès du Tribunal administratif du travail.

            À propos de la Fédération du commerce–CSN

            La Fédération du commerce (FC–CSN), qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats, représente plus de 8 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie touristique.

            À propos du Conseil central du Montréal Métropolitain

            Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN regroupe près de 100 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, répartis au sein de quelque 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

            Une première fédération de la CSN entérine l’entente de principe

            Les professionnel-les, les techniciennes et les techniciens du réseau de la santé, membres de la Fédération des professionnèles de la CSN (FP–CSN), ont entériné à 92 % l’entente de principe intervenue avec le gouvernement en juin dernier. Cela fait de la FP–CSN la première des quatre fédérations du secteur public de la CSN à avoir entre les mains une nouvelle convention collective qui s’appliquera jusqu’en 2023.

            Les membres des syndicats, qui ont participé en grand nombre, étaient invités à se prononcer par vote secret sur l’entente de principe lors d’assemblées générales qui se sont déroulées tout au long de la semaine du 12 juillet 2021.

            « Nous souhaitions rapidement aller à la rencontre des membres pour présenter cette entente, car nous estimions qu’elle rejoignait les préoccupations soulevées tout au long du processus de négociation, explique Danny Roy, vice-président de la FP–CSN. Les résultats des votes et les commentaires des membres en assemblées générales témoignent bien que nous sommes arrivés à des améliorations considérables autant pour les conditions de travail et de pratique que pour les conditions salariales. Nous sommes fiers du résultat final de cette négociation parce que les gains effectués permettent de corriger des problèmes qui durent depuis plusieurs années dans le réseau » poursuit M. Roy.

            La FP–CSN évalue que cette entente représente un investissement potentiel de près de 20 millions de dollars. Elle permet de réaliser des progrès dans les conditions de travail et de pratique du personnel de la catégorie 4. Ces nouvelles ressources serviront notamment pour aider les équipes qui vivent des problèmes de surcharge de travail, pour intervenir sur les enjeux de santé psychologique, pour faciliter l’accès à certains congés, pour bonifier les primes et pour reconnaître le travail de supervision des stagiaires. Elle permet aussi de faire un premier pas vers la résolution des problématiques vécues en centre jeunesse. Des augmentations salariales pouvant aller jusqu’à 7,2 % sur trois ans, accompagnées de montants forfaitaires, s’appliqueront également.

            « Le chemin pour en arriver à une entente de cette envergure a été long et ardu. Nous devons reconnaître que c’est l’implication soutenue des travailleuses et des travailleurs dès le début de la négociation qui a permis cette réalisation. Bien que l’entente ne réponde pas à toutes les problématiques que nous avions identifiées, elle représente une bonne nouvelle pour nos conditions de travail et pour l’offre de services à la population » conclut Danny Roy.

            CPE : le gouvernement offre des miettes pour freiner la pénurie de main-d’oeuvre

            Le comité de négociation du plus grand regroupement du personnel des CPE au Québec ressort très déçu de la rencontre tenue ce matin avec le ministère de la Famille, le Conseil du trésor et les associations patronales, qui ont déposé leurs offres en matière de clauses à incidence monétaire. « Avec ce qui est sur la table, les 11 000 membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), qui éduquent et accompagnent nos tout-petits jour après jour, seront encore plus motivés à se doter d’un mandat de grève à exercer dès septembre », croit Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la FSSS–CSN.

            En ce qui a trait aux salaires, le nerf de la guerre pour freiner l’exode dans le milieu, les offres sont nettement insuffisantes. Le gouvernement propose une augmentation allant jusqu’à 12% pour les éducatrices qualifiées uniquement, à la fin d’une convention collective de quatre ans, se terminant en 2024. L’augmentation est de 9% pour les éducatrices non qualifiées. L’offre fond à 6% pour les autres titres d’emploi, tout aussi indispensables pour les enfants et leurs parents. Au terme de la convention, la technique d’éducation à l’enfance demeurera la moins payante de toutes les techniques équivalentes.

            « On appelle le gouvernement à prendre les moyens afin de vraiment juguler l’hémorragie. Les travailleuses quittent et les cégeps peinent à trouver des recrues. La partie patronale est loin de donner le coup de barre souhaité par les familles québécoises et tant promis par le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe. Il y a urgence d’agir pour sauver le réseau », martèle Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS–CSN.

            De plus, le gouvernement n’offre rien pour répondre aux enfants à besoins particuliers, qui sont de plus en plus nombreux dans nos CPE, et qui nécessitent plus de services et plus de temps. « Les éducatrices sont laissées à elles-mêmes, sans être consultées, sans ressource, ni moyen.  Rien pour alléger la charge de travail déjà lourde et exigeante! Nos membres sont épuisés, alors que la COVID a aggravé leur état. À quand une véritable reconnaissance de leur détresse et des moyens pour la soulager ? », demande Stéphanie Vachon.

             

            Les principales revendications

            • Une augmentation salariale équitable pour tous les titres d’emploi. Une technicienne en service de garde scolaire, par exemple, gagnait 29,05 $ l’heure au maximum de l’échelle (avant la négociation du secteur public) contre 25,15 $ pour une éducatrice en CPE alors qu’elles ont la même formation collégiale.
            • Des moyens pour donner de meilleurs services aux enfants, dont ceux à besoins particuliers, ainsi que le respect en tout temps des ratios pour la sécurité des tout-petits.
            • Du temps pour la planification du dossier de l’enfant et pour la gestion de la cuisine.

             

            Jusqu’à la mi-septembre, la FSSS–CSN mène une tournée d’assemblées pour consulter ses 11 000 membres et obtenir un mandat de dix jours de grève dans toutes les régions du Québec.

            « Le gouvernement Legault a les moyens de faire des enfants québécois une priorité nationale, à plus forte raison avec la promesse de milliards de dollars à venir du gouvernement fédéral », conclut Lucie Longchamps.

            Vagues de grèves des paramédics – Un appel au respect

            Depuis plusieurs mois, les négociations pour le renouvellement des conventions collectives de tous les syndicats des paramédics affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) stagnent en ce qui concerne les matières salariales.

            « Les paramédics du Syndicat du préhospitalier–CSN, qui travaillent pour Urgences-santé, sont en grève depuis le 14 juin dernier. Dans les prochains jours, tous les autres syndicats des paramédics de la CSN seront aussi en grève, et ce, pour une durée indéterminée », annonce Jean Gagnon, représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

            Ainsi, les syndicats du secteur privé déclencheront la grève entre le 14 et le 16 juillet et les syndicats du secteur coopératif entre le 20 et le 22 juillet. Ces grèves toucheront les régions de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec, du Bas-Saint-Laurent, du Cœur-du-Québec, de la Côte-Nord, de l’Estrie, des Laurentides, de Lanaudière, de la Montérégie, de Québec et du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

            « Il est impératif que les employeurs, le Conseil du trésor et le ministère de la Santé et des Services sociaux fassent en sorte que nous puissions enfin commencer à négocier ces matières, dans une perspective de règlement », continue M. Gagnon.

            Lucie Longchamp, vice-présidente de la FSSS–CSN responsable des secteurs privés, souligne que ces premières vagues de grèves ne sont que le début. « Il faut forcer les choses à bouger. Cette grève est une première étape. Si les employeurs, le Conseil du trésor et le ministère de la Santé et des Services sociaux continuent de nous manquer de respect en nous ignorant, nous n’aurons d’autre choix que d’intensifier nos grèves tout en respectant les services essentiels », termine-t-elle.

            Concours Chapeau, les filles ! et son volet Excelle Science – Un engagement durable de la CSN

            Depuis 25 ans, Chapeau, les filles ! honore des étudiantes qui optent pour un métier ou une profession à prédominance masculine et depuis plusieurs années, la CSN est heureuse de collaborer en tant que partenaire important à ce concours, ainsi qu’à son volet Excelle Science. Parmi les prix, des bourses de 2000 $ chacune ont été décernées à trois étudiantes qui se sont particulièrement démarquées au cours de leurs études. Les trois bourses étaient remises par la CSN, la Fédération des employées et employés de services publics, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec et la Fédération des professionnèles.

            Zena Antabli, étudiante en mécanique marine à l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec, Elizabeth Boulet, étudiante en techniques de design industriel au Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne et Karla Patricia Osorio, étudiante en réalisation d’aménagements paysagers au Centre de formation horticole de Laval ont reçu le prix Communauté culturelle, qui vise à encourager des étudiantes des communautés ethnoculturelles et autochtones.

            « Le prix Communauté culturelle nous tient à cœur parce que les candidates ont dû braver plusieurs obstacles pour s’engager dans les études qu’elles ont choisies, a soutenu Caroline Senneville, présidente de la CSN. Les lauréates du concours Chapeau, les filles ! et Excelle Science sont inspirantes et contribuent à faire changer les mentalités durablement. Je salue leur détermination et leur ténacité ! », a insisté madame Senneville.

            N’oubliez pas de participer à la campagne du 1 $ du Camp Vol d’été Leucan–CSN en 2021

            Il s’agit de la principale campagne de collecte de fonds de la CSN pour le Camp Vol d’été Leucan–CSN.

            Depuis maintenant 25 ans, le Camp Vol d’été Leucan–CSN, le seul camp au Québec pour les enfants atteints de cancer et leur famille, est la cause officielle qu’embrasse la CSN. Et encore cette année, la campagne phare de cette collecte de fonds est la campagne du 1 $ par membre. Le concept est simple : chaque membre d’un syndicat donne 1 $ (don direct des membres ou via la caisse syndicale). Votre syndicat remplit le formulaire de la campagne et le fait parvenir avec le chèque à la Fondation Camp Vol d’été Leucan–CSN.

            Le fonctionnement est facile, demande peu de temps mais permet de faire une différence pour les enfants malades. À cause de la pandémie, le Camp a été annulé en 2020 et 2021, mais la campagne en cours permettra :

            • d’offrir des activités à l’automne aux familles afin de les aider à briser l’isolement (des activités sécuritaires leur permettant de rencontrer d’autres familles qui vivent la même chose)
            • de commencer la collecte de fonds pour le Camp 2022 (car oui, on se le souhaite de tout cœur pour la prochaine année!).

            Visitez la page Web de la Fondation pour obtenir le feuillet explicatif, le formulaire pour l’envoi du chèque ou même, cliquez sur le lien vous permettant de faire le don en ligne.

            Merci à tous les membres et tous les syndicats de la CSN de faire encore une différence auprès des familles dont un enfant est atteint de cancer.

            Les 160 000 travailleuses et travailleurs du secteur public de la CSN se prononceront sur l’entente de principe

            Au cours des derniers jours, près de 800 délégué-es des syndicats du secteur public de la CSN ont pris connaissance de l’entente de principe globale pour le renouvellement des conventions collectives. La lutte se poursuivant aux tables sectorielles des syndicats des organismes gouvernementaux, l’entente globale vise les travailleuses et les travailleurs de la santé et des services sociaux ainsi que de l’éducation, soit près de 160 000 membres de la CSN.

            Réunis en instances sectorielles de négociation, les délégué-es ont fait l’évaluation que l’entente de principe comporte des gains intéressants tant sur le plan des conditions de travail négociées aux tables sectorielles que sur celui des salaires et des autres matières négociées à la table centrale. Par conséquent, elles et ils s’engagent à la présenter à l’ensemble des membres, en assemblée générale, selon les délais fixés par les fédérations en fonction des réalités des différents secteurs.

            « La mobilisation impressionnante des dernières semaines, avec, notamment, les mouvements de grève, le blocage du Port de Montréal et la vigile de plus de 24 heures devant l’Assemblée nationale, a permis à la CSN de conclure une entente qui répond à plusieurs de nos revendications. Nous avons réussi à atteindre notre objectif de départ, qui était d’améliorer significativement les conditions de travail et de pratique et d’améliorer les salaires de toutes et tous, en accordant une attention particulière à celles et à ceux qui gagnent le moins dans les services publics », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

            Mme Senneville rappelle que la CSN a été la première organisation à défendre la nécessité d’améliorer davantage la rémunération des bas salarié-es. « Cet enjeu-là, c’est la CSN qui l’a imposé dans cette négociation. C’était loin d’être une priorité de la CAQ. Nous l’avons forcée à le considérer en mettant cette revendication de l’avant dans notre cahier de consultation au printemps 2019. Notre acharnement à maintenir cette demande donne aujourd’hui le résultat suivant : des augmentations de salaire de 7 % à 10,4 % sur trois ans pour celles et ceux qui gagnent le moins. À la CSN, c’est plus de 75 % de nos membres qui obtiendront ces augmentations, soit parce qu’ils se situent dans les bas rangements (1 à 11) de la structure salariale ou parce qu’ils sont en début de carrière dans les rangements 12 à 28 (excluant les échelles particulières des enseignantes et des enseignants au collégial, qui obtiendront des bonifications particulières). » Pour les échelons supérieurs de ces mêmes rangements 12 à 28, les augmentations seront de 6 % sur trois ans.

            La CSN considère aussi avoir réalisé des gains intéressants pour les ouvriers spécialisés, en réussissant à élargir la prime actuelle à divers titres d’emploi et en réglant plusieurs problèmes d’application. Alors que, jusqu’à maintenant, 70 % des ouvriers bénéficiaient de la prime, les nouvelles mesures feront en sorte que plus de 95 % d’entre eux y auront désormais accès.

            Plusieurs autres avancées se sont également concrétisées en gains réels, notamment la contribution de l’employeur aux assurances collectives qui sera bonifiée et intégrée entièrement aux conventions collectives.

            « Est-ce que cette entente règlera l’ensemble des problèmes des réseaux? La réponse est non, malheureusement. Cependant, les comités de négociation et les délégué-es des syndicats du secteur public de la CSN considèrent que les progrès s’avèrent significatifs et qu’ils serviront de tremplin pour la prochaine négociation, qui approche déjà à grands pas, puisqu’il s’agira d’une convention collective de trois ans. Maintenant, c’est aux 160 000 travailleuses et travailleurs du secteur public de la CSN de se prononcer », conclut la présidente de la CSN.

            Les syndiqué-es CSN du Parc olympique sont en grève aujourd’hui !

            Le personnel du Parc olympique de Montréal affilié à la CSN est en grève. Pour près de 500 salarié-es qui tentent de renouveler leur convention collective depuis plus d’un an et demi, le recours à la grève demeure le seul moyen qu’ils ont pour tenter de faire débloquer les négociations qui s’étirent.

            Des attaques envers la relève du Parc olympique
            Cette grève est nécessaire, afin de répliquer à un employeur qui souhaite précariser davantage le personnel régulier de certains syndicats, en leur refusant notamment l’accès à certains droits lors d’abolition de poste ou de mise à pied, ces mêmes droits que d’autres membres possèdent actuellement.

            « Nous avons annoncé la grève le 19 juin dernier et, depuis ce temps, l’employeur n’a signifié aucun intérêt à poursuivre les négociations. Nous ne pouvons pas accepter deux classes de travailleuses et de travailleurs, au détriment de ceux et celles qui commencent leur carrière », rappelle Christine Labrecque, représentante de l’Intersyndicale du Parc olympique CSN.

            Des négociations qui s’étirent inutilement
            « Un peu partout dans le secteur public, nous remarquons que les ententes de principe se font de plus en plus nombreuses. Il est sidérant de voir que le Parc olympique n’embarque pas dans la même cadence. Nous sommes convaincu-es qu’une solution rapide est à portée de main; encore faut-il que l’employeur négocie », disent d’une même voix Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés des services publics FEESP–CSN, et Ginette Langlois, présidente de la Fédération des professionnèles–CSN (FP–CSN).

            L’Intersyndicale tient à rassurer la population; les journées de grève n’entraveront en rien les opérations de vaccination qui se déroulent actuellement au Parc olympique.

            Une percée qui ouvre la voie à de meilleures conditions de travail

            Le Syndicat des travailleurs et travailleuses d’OASIS Animation–CSN, qui représente les animatrices et animateurs numériques du tout premier studio d’animation syndiqué au Canada, vient de signer la première convention collective de son histoire. Syndiquée depuis l’automne 2019, la vingtaine de membres, basée à Montréal et affiliée à la Fédération nationale des communications et de la culture–CSN (FNCC–CSN), pose ainsi un geste important pour permettre l’amélioration des conditions de travail dans cette industrie.

            Améliorations notables

            La convention collective signée le 23 juin dernier introduit la notion d’ancienneté, assurant ainsi une reconnaissance et une meilleure justice pour les animatrices et les animateurs. « Avant de nous syndiquer, notre ancienneté n’était pas reconnue. Même si un animateur travaillait au studio depuis longtemps, il n’avait aucune assurance qu’il recevrait un meilleur salaire ou qu’il serait rappelé en premier après une mise à pied. Désormais, Oasis est tenu de respecter l’ancienneté. Il s’agit d’un changement majeur dans le fonctionnement du studio. »   Les employé-es obtiennent également un droit de rappel au travail et une meilleure sécurité d’emploi.

            Le syndicat a aussi réussi à encadrer le recours à la sous-traitance, en obligeant l’employeur à prioriser ses animatrices et ses animateurs à l’emploi, avant de recourir à des employé-es de l’externe. « Nous aurions aimé obtenir l’assurance qu’Oasis privilégiera à l’avenir les contrats permanents plutôt que des contrats de travailleurs autonomes, mais cela n’a pas été possible.

            C’est toutefois un début », note la présidente. Le syndicat mise aussi sur la création d’un Comité de relations de travail paritaire prévue à la convention, qui permettra notamment de régler des enjeux qui touchent les animatrices et animateurs, en cours de convention.

            En plus d’accroitre la responsabilité de l’employeur et d’offrir un meilleur accès à de la formation et à la rétroaction, la convention collective prévoit des hausses de salaire notables. « Le salaire d’entrée fait un bond de 4 $ l’heure, ce qui est majeur », note King. « Un animateur au premier échelon gagnera désormais 20$ de l’heure, et au dernier, 33$ de l’heure. Avant, beaucoup de nos membres étaient payés bien moins que ce qui était offert dans d’autres studios. Nous sommes extrêmement fiers de nos membres qui se sont mobilisés pour soutenir la négociation et heureux d’avoir pu améliorer considérablement leurs conditions de travail » relate Mme King.

            Une percée

            Pour la FNCC–CSN, cette percée constitue un premier pas dans la syndicalisation de cette industrie. « Nous espérons que ce syndicat sera le premier d’une série à voir le jour dans le milieu, car les conditions méritent grandement d’être améliorées. Les balises qui ont été négociées chez OASIS Animation permettront à la fédération de mettre son expertise au service d’autres travailleuses et travailleurs de ce secteur afin de les appuyer dans leur lutte pour de meilleures conditions », a précisé Pascale St-Onge, présidente de la FNCC–CSN.

            Entente de principe globale: la CSN consulte les délégué-es de ses syndicats du secteur public

            À la suite d’importantes avancées réalisées par les équipes de négociation du secteur public de la CSN aux diverses tables sectorielles de la santé et des services sociaux et de l’éducation ainsi qu’à la table centrale, l’organisation syndicale qui représente 160 000 travailleuses et travailleurs des réseaux consultera les délégué-es de ses syndicats au cours des prochains jours sur une entente de principe globale.

            Considérant que ces avancées répondent à plusieurs revendications que porte la CSN depuis le début de la négociation, tant sur le plan des conditions de travail et de pratique que sur celui des salaires et des autres matières intersectorielles, les fédérations du secteur public de la CSN recommanderont aux délégué-es de se prononcer en faveur de cette entente.

            Si les délégué-es jugent l’entente satisfaisante, elle sera présentée aux membres en assemblée générale dans un délai qui sera fixé par les fédérations et ces derniers seront appelés à voter sur leur nouvelle convention collective. Ultimement, ce sont les travailleuses et les travailleurs du secteur public membres de la CSN qui décideront si cette proposition d’entente leur convient.

            Aucun détail de l’entente ne sera divulgué avant qu’elle ne soit présentée aux délégué-es des syndicats lors des instances fédératives du secteur public qui se tiendront dans la prochaine semaine.

            Le syndicat dénonce l’inaction de l’employeur face à la crise qui sévit en chirurgie cardiaque

            Le Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine-CSN organise aujourd’hui une action de visibilité pour demander à l’employeur de prendre des actions concrètes afin d’attirer le personnel nécessaire au bon fonctionnement de la chirurgie cardiaque. Une banderole est déployée devant l’hôpital et des pamphlets sont distribués aux passants et aux membres du personnel. Depuis janvier 2019, le syndicat dénonce la grave problématique qui sévit dans ce département et propose des solutions concrètes à l’employeur.

            Loin de s’être améliorée, la situation s’est plutôt détériorée. Il ne reste que 3 infirmières sur le nombre de 7 que prévoit la convention collective et des bris de service sont à prévoir cet été.

            « Les infirmières qui travaillent au CHU sont toutes passionnées par leur travail et animées par leur désir d’aider leurs patients et leurs collègues, elles avaient donc accepté de combler l’ensemble des quarts de garde en attendant les améliorations promises par un rapport indépendant produit en 2019 » explique Félix Olivier-Bonneville, président du SPIC-CSN. « Aujourd’hui, de nouveaux départs surviennent dans ce département en raison de l’obstination de l’employeur, c’est malheureux ».

            Un négociateur chevronné élu à la première vice-présidence de la CSN

            Réunis en instance virtuelle ce matin, les délégué-es du conseil confédéral de la CSN ont élu François Enault comme nouveau premier vice-président au comité exécutif de la centrale. M. Enault succède à Caroline Senneville, qui a été élue présidente jeudi dernier à la suite de l’annonce du départ en politique municipale de Jacques Létourneau.

            « Je remercie chaleureusement les délégué-es qui m’ont fait confiance en votant pour moi aujourd’hui. Je remercie aussi Dominique Daigneault, militante de longue date de notre mouvement qui avait aussi déposé sa candidature. La CSN a toujours mis en commun les forces de tout le monde. C’est donc bien entouré des 300 000 membres de la CSN que je remplirai mes nouvelles fonctions », déclare M. Enault.

            Œuvrant à la CSN depuis plus de 25 ans, M. Enault a occupé des fonctions variées au sein de la centrale syndicale. Ayant fait ses premières armes en tant que stagiaire à la Fédération de la métallurgie — CSN (FIM—CSN) à compter de 1994, il a ensuite été conseiller syndical à la FIM pendant de nombreuses années et président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la CSN pendant six ans. Il devient directeur des services de la FIM en 2008, coordonnateur en 2011 et adjoint au comité exécutif de la CSN en 2014. Depuis 2017, il occupait le poste de coordonnateur du Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC–CSN).

            « Afin d’obtenir une société plus juste et égalitaire, il faut négocier de bonnes conventions pour les travailleuses et les travailleurs. Je suis convaincu que si nous voulons que la CSN demeure un acteur de premier plan, nous devons miser sur sa grande force de négociation. Et la négociation, ça me connaît ! Je suis intervenu dans plusieurs négociations difficiles dans le secteur privé ces quinze dernières années et j’ai aussi été négociateur auprès du Conseil du Trésor récemment dans le cadre de mes fonctions de coordonnateur d’UCCO-SACC–CSN. Comme une des responsabilités de la première vice-présidence est la négociation du secteur public, mes aptitudes de négociateur seront bénéfiques au mouvement et à ses membres », continue-t-il.

            Pour le nouveau vice-président, il ne fait aucun doute que la négociation ne s’est jamais limitée aux seules discussions tenues à la table des pourparlers.

            « Nos luttes se sont aussi gagnées dans les milieux de travail, sur le trottoir et sur les lignes de piquetage. Que ce soit en négociant, en se mobilisant ou en faisant pression sur les employeurs de toutes sortes de façons, c’est en mettant à contribution les habiletés de toutes et de tous qu’on peut gagner. Comme premier vice-président, je me ferai un devoir de veiller à cela », termine-t-il.

            Les syndiqués du Parc olympique seront en grève le 30 juin prochain

            Le personnel du Parc olympique de Montréal annonce l’exercice d’une journée de grève le 30 juin prochain, pour près de 500 salarié-es qui tentent de renouveler leur convention collective depuis plus d’un an et demi. Cette grève est nécessaire, afin de répliquer à un employeur qui souhaite mettre en péril la protection d’emploi. Rappelons que, le 5 mai dernier, les membres de tous les syndicats ont adopté des mandats de 5 jours de grève, à exercer au moment opportun.

            « Notre employeur tente souvent de se montrer reconnaissant envers les travailleuses et les travailleurs du Parc olympique, mais nous ne retrouvons pas cette volonté à la table de négociation. Tous les chemins proposés par l’employeur nous amènent à des reculs. Ça ne marche pas! », clame Christine Labrecque, représentante de l’Intersyndicale du Parc olympique.

            Des attaques envers la relève du Parc olympique
            L’employeur souhaite précariser davantage le personnel régulier de certains syndicats, en leur refusant l’accès à certains droits lors d’abolition de poste ou de mise à pied, ces mêmes droits que d’autres membres possèdent actuellement. Ce faisant, il souhaite créer deux catégories de membre, l’une plus précaire que l’autre, au sein d’un même syndicat. C’est une attaque claire envers la relève, dans un contexte généralisé de pénurie de main-d’œuvre.

            « Depuis le tout début du processus de négociation, nous avons tenté plusieurs approches afin d’en arriver à un règlement et nous sommes persuadés qu’une entente rapide est possible. Mais c’est certain que si l’employeur s’entête dans sa volonté de réduire les droits des travailleuses et des travailleurs qui sont en début de carrière au Parc olympique, nous n’aurons d’autres choix que d’exercer notre journée de grève », rajoute Mme Labrecque.

            L’Intersyndicale tient à rassurer la population; les journées de grève n’entraveront en rien les opérations de vaccination qui se déroulent actuellement au Parc olympique.

            À propos
            Sept syndicats affiliés à la CSN représentent près de 500 travailleuses et travailleurs du Parc olympique. Le Parc olympique étant un organisme gouvernemental, les négociations en cours sont coordonnées avec celles du reste du secteur public.

            Cimetière Notre-Dame-des-Neiges : virage « vert » l’abandon ?

            Pelouse atteignant un mètre de haut, tuyaux d’arrosage à sec, marmottes déterrant des ossements et des urnes, pour la fête des Pères, c’est tout ce qu’offre la Fabrique Notre-Dame aux proches qui espèrent trouver du réconfort sur la montagne. « La fabrique facture des milliers de dollars aux familles endeuillées pour entretenir ce lieu de recueillement unique. Mais, elle ne respecte plus sa part du contrat avec ces familles qui se plaignent de plus en plus », confirme Patrick Chartrand, vice-président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN.

            Tous les jours, les travailleuses et les travailleurs affectés à l’entretien du site encaissent les commentaires acerbes de personnes insatisfaites du peu d’égards pour la mémoire des disparus. Navrés, celles et ceux dans les bureaux qui répondent aux nombreuses plaintes ne cessent de s’excuser parce que l’accessibilité à l’eau pour arroser les fleurs est fortement réduite. « Pour plusieurs personnes âgées ou à mobilité réduite, c’est impossible de marcher de longues distances afin de transporter un peu d’eau. Mais, la fabrique choisit de ne pas restaurer le réseau d’aqueduc pour économiser », déplore Éric Dufault, président du Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN.

            Supprimer des postes et des services

            La fabrique, qui aime étaler ses problèmes financiers publiquement, révèle plutôt son avarice avec la bénédiction d’avocats et d’experts en ressources humaines coûteux, réputés pour « casser » les syndicats. En fauchant son personnel comme des conseillères et des conseillers en préarrangements funéraires ou des employé-es qui émettent les autorisations pour restaurer les stèles, par exemple, la fabrique se prive de sources de revenus importants. Depuis un an, 23 % du personnel aux opérations et à l’entretien a été coupé de même que 24 % du personnel de bureau.

            « En supprimant des postes, l’employeur choisit de couper des services, couper l’eau… et d’arrêter de couper le gazon. Il n’y a rien d’écologique dans cette décision. C’est purement mercantile et contraire à une relance saine », déduit Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). C’est sans compter l’intimidation et les méthodes cavalières en milieu de travail qui pointent vers une stratégie mesquine d’affaiblissement des syndicats.

            « Pour une question de respect, les monuments funéraires méritent mieux que le traitement économe qu’on leur voue et qui désole les travailleuses et les travailleurs, alors que ce site est pourtant un joyau pour la grande région de Montréal », rappelle Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

            Appuyés par le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Fabrique Notre-Dame-des-Neiges–CSN qui négocie avec le même employeur à la basilique Notre-Dame, les syndiqué-es réunis devant le cimetière, en cette journée de la fête des Pères, demandent à la partie patronale de faire preuve de bonne foi en négociant sérieusement, pour le bien des familles des disparu-es. 

            Nos principales demandes à l’employeur :

            • Réintégrer le personnel mis à pied ;
            • Faire preuve de bonne foi pour entreprendre une vraie négociation ouverte et honnête avec ses travailleuses et ses travailleurs ;
            • Ouvrir ses livres pour une évaluation indépendante de sa situation financière et qu’il associe les travailleuses et les travailleurs à la recherche de solutions.

            Les faits:  

            • Sans contrat de travail depuis décembre 2018, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN rassemble 115 membres, 26 postes ont été coupés ;
            • Le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN compte 21 membres dont 5 ne travaillent pas.

            Entente de principe adoptée à forte majorité pour les RI-RTF

            Réunis en assemblée dans les derniers jours, les travailleurs et les travailleuses des ressources intermédiaires et de type familial (RI-RTF) affiliés à la FSSS ont adopté l’entente de principe qui améliore significativement leurs conditions de travail. Cette entente avantageuse pour les RI-RTF de la FSSS–CSN comporte des gains importants concernant la formation, les mesures pour contrer le harcèlement psychologique, une bonification de la prime de disponibilité, l’augmentation des frais de remplacement, le transfert de la classification lors que l’usager est transféré vers une autre ressource et de nouvelles modalités qui encadrent le déplacement d’un usager.

            « Après plus d’un an de négociation, nous sommes heureux de constater que le travail et la détermination des membres portent fruit. Cette entente négociée dans un contexte difficile répond à plusieurs des préoccupations que nous avons soulevées à la table de négociation », souligne Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS–CSN, responsable des secteurs privés.

            « Le travail n’est pas fini, nous voulons des changements au niveau de la loi et la reconnaissance de la valeur de leur travail, car les RI-RTF sont indispensables dans le réseau. Puisque le dossier de la classification n’est pas négociable dans l’entente collective, nous travaillons déjà à convaincre le ministère qu’il doit reconnaitre l’iniquité de la rétribution des RI-RTF. Le départ de plusieurs RI-RTF est causé par le fait que la rémunération diminue, ce qui est injuste et très décourageant » prévient Renée Desnoyers, représente du secteur des RI-RTF à la FSSS–CSN.

            « Finalement, je profite de cette occasion pour féliciter nos ressources qui prennent soin des usagers avec brio durant la pandémie », ajoute Mme Desnoyers.

            Caroline Senneville élue à la présidence de la CSN

            Les 300 000 membres de la CSN ont désormais une nouvelle présidente : Caroline Senneville. Élue par les délégué-es du conseil confédéral virtuel qui se déroule aujourd’hui et demain, celle qui était vice-présidente de la centrale syndicale depuis quatre ans avait déposé sa candidature à la suite de l’annonce surprise du départ de Jacques Létourneau, qui fait le saut en politique municipale.

            « Merci aux délégué-es qui m’ont accordé leur confiance. Je ressens une grande fierté d’accéder à la présidence de notre mouvement. C’est à la fois un défi exaltant, mais également lourd de responsabilités. Merci aussi à la militante engagée et indispensable Ann Gingras qui avait déposé sa candidature. Je remercie enfin l’inspirant président et ami Jacques Létourneau, qui a su mener nos batailles avec éloquence et efficacité depuis octobre 2012 », déclare la nouvelle présidente.

            Vingt-cinq ans de militantisme au sein de la CSN, dont les dernières en tant que responsable de la négociation du secteur public, ont enraciné profondément en Caroline Senneville, les valeurs fondatrices de la centrale syndicale : une solidarité large et l’amélioration des conditions de travail et de vie. C’est donc avec cet ancrage et ce bagage d’expérience colossale que la nouvelle présidente propulse le mouvement vers l’avenir.

            Proche des militantes et des militants
            À l’écoute et proche du terrain, Caroline Senneville veut visiter les militantes et les militants, comme elle le faisait à l’époque en tant que membre du Syndicat des professeures et professeurs du Cégep de Limoilou et ensuite comme présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN). « Je crois que partout, et à tous les niveaux, il faut multiplier les prises de contact avec les membres. Sur les lignes de piquetage, dans les activités des syndicats, des fédérations et des conseils centraux », s’engage-t-elle.

            Consciente de la grandeur du défi qu’elle accepte de relever, elle souhaite promouvoir un syndicalisme d’ouverture, inclusif et rassembleur qui rend la CSN plus forte. De plus, elle s’inscrit en faux contre le corporatisme syndical, qui gagne du terrain.

            « Se solidariser, ensemble, peu importe notre revenu, notre emploi ou notre champ de compétence, c’est soulever une lame de fond qui influence les politiques et change concrètement la qualité de vie de tous les membres et de l’ensemble de la société. C’est ça, pour moi, la CSN, de conclure la nouvelle élue. Ensemble, nous saurons relever les défis qui nous attendent. Le travail se poursuit dès maintenant. »

            CPE : à la recherche d’un mandat de grève à exercer dès septembre

            À compter d’aujourd’hui, le plus important regroupement du personnel des CPE au Québec, celui de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), va à la rencontre de ses 11 000 membres pour obtenir un mandat de dix jours de grève, à exercer dès septembre, dans toutes les régions du Québec. La convention collective étant échue depuis le printemps 2020, les négociations tournent au ralenti alors que les problèmes s’aggravent, au détriment de la qualité des services dispensés aux enfants.

            « Épuisées, on semble assister à une opération de relations publiques. D’un côté, le ministre de la Famille dit vouloir multiplier les places, admet publiquement que nous sommes sous-payées et victimes d’une pénurie de main-d’œuvre sans précédent. En réalité, les mandats patronaux et l’argent sont absents à la table de négociation. Il y a urgence que le ministre Mathieu Lacombe mandate son équipe de négociateurs, pour que ce dossier se règle rapidement », explique sans détour Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la FSSS–CSN.

            La grève doit demeurer un dernier recours, afin de limiter les impacts sur les parents, durant une époque aussi anxiogène. « Les parents, qui nous écrivent par milliers, sont reconnaissants de notre dévouement et appuient nos revendications légitimes. On souhaite attirer des recrues formées pour assurer un service de haute qualité, pour le bien des familles québécoises. Essayez de recruter en avouant du même souffle que la technique d’éducation à l’enfance est la moins payante de toutes les techniques », ironise Lucie Longchamps, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

            Un diachylon qui va dévaloriser la profession

            À la demande de la FSSS–CSN, les plus récentes données colligées par l’Association des enseignantes et enseignants de techniques d’éducation à l’enfance révèlent que le programme de formation n’attire plus et que le nombre de diplômées a radicalement chuté depuis 2016.

            En guise de réponse, le gouvernement assouplit les règles. Il crée une catégorie de remplaçantes temporairement qualifiées (RTQ) qui n’ont pas complété leur formation, ce qui maintient indéfiniment le ratio d’éducatrices formées à 1 sur 3.

            « Ce sont des solutions à courte vue. Quel message transmet-on aux personnes qui ont étudié trois ans à la technique ? Nous rentrons dans une spirale de dévalorisation qui va faire plus de mal que de bien », analyse Lucie Longchamps.   

            Nos principales revendications

            • Une augmentation salariale équitable. Une technicienne en service de garde scolaire, par exemple, gagne 29,05 $ l’heure au maximum de l’échelle contre 25,15 $ pour une éducatrice en CPE alors qu’elles ont la même formation collégiale.
            • Des moyens pour donner de meilleurs services aux enfants, dont ceux à besoins particuliers, ainsi que le respect en tout temps des ratios pour la sécurité des tout-petits.
            • Du temps pour la planification du dossier de l’enfant et pour la gestion de la cuisine.

            Alors que le Québec est cité en référence au pays, avec les milliards à venir du fédéral, le gouvernement doit tout faire pour maintenir un système de grande qualité pour les enfants.

            « Nous ne réclamons pas la Lune au gouvernement. Nous voulons seulement assurer la pérennité du réseau des CPE par un juste retour du balancier après avoir fait les frais des coupes budgétaires durant trop d’années », conclut Stéphanie Vachon.

            Une vigile de 24 heures pour les services publics devant l’Assemblée nationale

            À l’aube de la fin des travaux parlementaires à Québec, plusieurs centaines de travailleuses et de travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux, de celui de l’éducation et des organismes gouvernementaux se sont installés ce matin devant l’Assemblée nationale pour une vigile de plus de 24 heures.

            Alors que les travaux se poursuivent intensivement aux tables de négociation, le personnel des services publics affilié à la CSN, sans convention collective depuis plus d’un an, veut envoyer un message clair au premier ministre et à la présidente du Conseil du trésor : malgré la crise qui sévit dans les réseaux depuis trop longtemps, nous sommes toujours là pour la population du Québec, de jour, de soir et de nuit. Le gouvernement doit maintenant être là pour nous. C’est urgent, car, sans nous, le secteur public est hors service.

            Citations

            « Des services publics qui s’écroulent après des décennies de sous-financement; c’est ce qu’est venue mettre en lumière la pandémie. Maintenant, il faut reconstruire. Au cours des derniers jours, il y a eu certains mouvements intéressants aux tables de négociation, notamment quant à la revendication de la CSN d’accorder une attention particulière aux bas salarié-es. Cependant, malgré ces avancées, il manque encore des morceaux importants, particulièrement aux tables sectorielles, là où se négocient les enjeux qui touchent les conditions de travail, pour que l’offre actuelle du gouvernement soit satisfaisante. »

            – Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN

            « Il manquait déjà du personnel dans tous les secteurs des services publics bien avant la crise sanitaire et la situation s’est aggravée au cours de la dernière année. Pour relever les réseaux, il n’y a pas 36 000 solutions : il faut reconnaître à sa juste valeur l’apport des travailleuses et des travailleurs des services publics en améliorant leurs conditions de travail et leurs salaires. Si le gouvernement ne le fait pas, l’exode du personnel se poursuivra et c’est toute la population du Québec qui en subira les conséquences. »

            – Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec – Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN)

            « Pour l’ensemble des secteurs et regroupements que nous représentons à la FEESP–CSN, soit le soutien scolaire et le soutien collégial, les traversiers, l’aide juridique ainsi que le Parc olympique, les négociations demeurent encore incomplètes. Si le gouvernement souhaite toujours régler rapidement, il va devoir passer le message à ses représentants. De plus, les membres de la FEESP sont au cœur des services à la population en éducation et dans les organismes gouvernementaux et ils sont parmi les plus bas salarié-es du secteur public. Leur travail doit être reconnu à sa juste valeur. »

            – Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN)

            « Nous avons fait un énorme travail afin de prioriser nos revendications. La balle est vraiment dans le camp du gouvernement. Il doit bonifier la rémunération de nos collègues à statut très précaire qui enseignent à la formation continue, tout comme il doit octroyer les moyens dont nous avons besoin pour nous permettre de mieux encadrer les étudiants en situation de handicap (trouble d’apprentissage, TDAH, etc.) et à faible moyenne générale au secondaire. Enfin, il y a de besoins criants dans les programmes de techniques lourdes de la santé, par exemple, soins infirmiers. Nos enseignantes et nos enseignants sont à bout de souffle et un ajout de ressources est essentiel. »

            – Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN)

             « Alors que les rencontres se poursuivent, les représentants patronaux ont encore de la difficulté à mettre sur la table de véritables engagements pour les professionnel-les et les techniciennes et techniciens de la santé. Pourtant, nous tentons par plusieurs moyens de trouver des solutions pour en arriver à une entente qui comporte des mesures structurantes sur la charge de travail, la santé psychologique et pour les centres jeunesse. L’attraction et la rétention du personnel demeurent des enjeux cruciaux pour une offre de services de qualité auxquels la population est en droit de s’attendre. Il faut nécessairement agir sur la qualité de vie au travail, notamment sur les quarts de soir et de fin de semaine, le télétravail ainsi que sur les congés. »

            – Ginette Langlois, présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN)

             « Des problèmes de pénurie de main-d’œuvre, il y en a dans toutes les catégories de personnel du réseau de la santé et des services sociaux, pas seulement pour un ou deux titres d’emploi. Un changement de cap est nécessaire pour que le réseau soit plus à même d’attirer la relève et pour réparer les conditions de travail du personnel. »

            – Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN)

            Entente de principe entérinée: grève évitée chez MDA Espace de Sainte-Anne-de-Bellevue

            La centaine de monteurs et assembleurs de satellites de MDA Espace ont majoritairement voté, hier soir, en faveur de l’entente de principe conclue avec l’employeur au terme d’une négociation parfois difficile. L’entente de trois ans prévoit des augmentations salariales de 3 % par année et des améliorations notables au fonds de pension des travailleuses et des travailleurs.

             « Sans aucun doute, la mobilisation des membres a fait une grande différence pour inciter l’employeur à renoncer à certaines demandes qui auraient engendré d’importants reculs en matière de rémunération. C’est la preuve que lorsqu’on se serre les coudes, la solidarité paie », se félicite Michel Mercier, président du STT de MDA Espace–CSN. En effet, après s’être doté d’un mandat de grève à la mi-mai et après quelques manifestations de solidarité devant les locaux de Ste-Anne-de-Bellevue, le syndicat a constaté que les pourparlers ont débloqué à la table de négociation.

            « L’industrie aérospatiale en est une d’avenir. Et c’est justement dans cet esprit que nous avons abordé la négociation syndicale. Le contrat de trois ans assure aux travailleuses et aux travailleurs une progression dans l’échelle salariale et la paix industrielle dans un contexte où les gouvernements misent sur MDA Espace », rappelle Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

            Récemment, l’entreprise a obtenu une subvention de 50 millions de dollars du gouvernement québécois afin de procéder à la construction de nouvelles installations pour la fabrication d’antennes destinées à la constellation de satellites Lightspeed de Télésat. Cet investissement doit créer beaucoup d’emplois de qualité.

             « Avec cette entente de principe acceptée hier par les membres, MDA Espace peut conclure que ses travailleuses et ses travailleurs syndiqués avec la CSN sont de fiers alliés pour les projets de développement de l’entreprise de haute technologie », se réjouit Michel Mercier.

            Avancées importantes dans les négociations du personnel de soutien scolaire FEESP–CSN

            À la suite de progrès significatifs aux tables de négociations, les syndicats représentant le personnel de soutien scolaire affiliés à la FEESP–CSN annulent les journées de grève prévues les 14, 15 et 16 juin prochains.

            « À la table sectorielle, nous nous sommes entendus sur des éléments importants pour le personnel de soutien scolaire et à la table centrale, les négociations avancent positivement, notamment sur la revendication de la CSN d’accorder une attention particulière aux bas salarié-es. La grève des 14, 15 et 16 juin est donc annulée », mentionne Annie Charland, présidente du secteur scolaire FEESP–CSN.

            « La mobilisation exceptionnelle du secteur scolaire des 26 et 27 mai derniers fait bouger les choses aux tables de négociation. Les discussions se poursuivent intensivement. C’est pourquoi le personnel de soutien scolaire choisit de laisser toute la place à la négociation. Les membres seront consultés lorsque nous aurons en main une entente globale », rajoute Nathalie Arguin, présidente de la FEESP–CSN

            Les 530 travailleuses et travailleurs de Rolls Royce Canada adhèrent à la CSN

            Syndiqués à l’Association Internationale des Machinistes et des Travailleurs de l’Aérospatiale (AIMTA) depuis 66 ans, les employé-es de l’entreprise Rolls Royce Canada située à Lachine ont pris la décision importante de changer d’organisation syndicale et ont opté en ce sens pour la CSN.

            La volonté de pouvoir conduire leurs relations de travail avec l’employeur comme ils l’entendent et de prendre l’ensemble des décisions qui les concernent sans contraintes les a motivés dans leur choix. « Ce qui nous a attirés à la CSN, c’est l’autonomie que cette organisation confère à ces syndicats et le plein pouvoir décisionnel qu’elle leur donne. À compter d’aujourd’hui, nous devenons maîtres de nos actions et de nos décisions et allons mener notre négociation de façon bien différente » a souligné Hrvoje Golek.

            Le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Louis Bégin, est prêt à accompagner dans leur négociation ces travailleuses et travailleurs, qui sont sans contrat de travail depuis mars 2020. « Avec la FIM–CSN, les nouveaux syndiqué-es de Rolls Royce auront toute l’autonomie dans la négociation à laquelle ils aspirent tout en pouvant compter sur nous pour les aider à aller chercher ce qu’ils souhaitent et pour dynamiser leur vie syndicale. »

            Le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr, a lui aussi exprimé son enthousiasme face à l’arrivée des nouveaux membres. « À la CSN, nous misons sur la mobilisation et sur l’importance de bien informer les membres. Nous savons que ces deux volets sont importants pour le syndicat de Rolls Royce et allons le soutenir afin qu’il ait en main tout ce dont il a besoin pour les mettre en œuvre. »

            « Nous sommes heureux et très fiers d’avoir été choisis par les travailleuses et les travailleurs de Rolls Royce Canada pour les représenter, a enchaîné le vice-président de la CSN. Nous sommes impatients de pouvoir déployer le nécessaire afin de répondre à leurs attentes et de leur faire la démonstration qu’ils ne se sont pas trompés en nous accordant leur confiance. »

            Entente de principe à la résidence Le Savignon

            Le 21 mai dernier, une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement du Grand Montréal (CSN) – Section Résidence Savignon et le Groupe Maurice, propriétaire de la résidence Le Savignon. Les membres du syndicat l’ont récemment adoptée à l’unanimité lors d’un vote tenu secret en assemblée générale.

            « Le syndicat a obtenu des augmentations salariales moyennes de l’ordre de 13 % sur trois ans — 8 % la première année, 2,5 % la deuxième et 2,5 % la dernière —, avec une rétroactivité pouvant atteindre 4000 $ pour certains salarié-es, selon les heures travaillées, de préciser Guy Trichard, président du STTCHGM. À ces gains appréciables, à la signature s’ajouteront deux congés de maladie payés, puis un troisième l’an prochain, pour un total de six congés payés en 2022. Après deux ans d’une négociation fastidieuse, teintée des aléas de la pandémie, les membres étaient satisfaits du contenu de l’entente et l’ont démontré par le résultat du vote ».

            « Durant la pandémie, nous avons réussi à obtenir une bonification des conditions de travail dans les CHP par le biais de primes versées par le gouvernement. La FSSS croit toujours que cette bonification devrait être permanente et intégrée aux échelles salariales régulières, et ce, afin de favoriser la rétention de la main-d’œuvre dans le secteur. Dans le but de maintenir les salaires obtenus, l’entente de la résidence Savignon prévoit un mécanisme de renégociation des salaires à la hausse lorsque le gouvernement du Québec cessera de payer les primes en lien avec la pandémie. Maintenant, il faudrait qu’un mécanisme similaire soit étendu à tous les CHP », de conclure Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS–CSN, responsable des secteurs privés.

            Le secteur des CHP regroupe environ 3000 membres. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte plus de 110 000 membres dans les secteurs public et privé, et ce, dans toutes les catégories de personnel. La FSSS–CSN est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans le secteur des services de garde. La FSSS–CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

            Industries Câbles d’acier de Pointe-Claire : fin d’une longue histoire

            C’est la fin d’une longue histoire. Après plus de 125 ans d’existence dans la région de Montréal, c’est le lundi 31 mai qu’Industries Câbles d’acier à Pointe-Claire, propriété de Bridon-Bekaert Ropes Group (BBRG), a fermé ses portes pour déménager ses activités aux États-Unis, mettant à pied par le fait même plus de 100 travailleurs.

            « Beaucoup de gars ont travaillé ici plus de 25 ans ! Certains d’entre nous ont plus de 40 ans de service ! On a fait une mosaïque avec des photos de 70 d’entre nous et de leurs années de service. Ça totalise 1246 ans ! C’est de plus en plus rare qu’on voie ça, aujourd’hui. Ce n’est pas juste une shop de plus qui ferme pour déménager aux États-Unis. C’est la fin de beaucoup de choses », raconte Stéphane Collette, président du Syndicat des travailleurs des Câbles d’acier, affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN.

            Câbles d’acier était un des fleurons du secteur manufacturier de la région, puisque l’usine était l’une des seules à produire des câbles d’acier pour l’industrie minière et pétrolière. Mais malgré cette expertise reconnue, malgré le fait qu’Industries Câbles d’acier était rentable, BBRG tenait mordicus à déménager aux États-Unis.

            « Ce que BBRG veut, c’est dominer le marché du câble d’acier en Amérique du Nord en concentrant ses activités aux États-Unis et en tuant la concurrence. C’est extrêmement triste que ça se fasse sur le dos d’une centaine de familles de Pointe-Claire et avec la disparition d’une des seules entreprises spécialisées dans ce domaine de pointe ici », déplore M. Collette.

            Devant le refus catégorique de BBRG à accepter l’aide de Québec pour trouver une solution autre que le déménagement, les travailleurs ont forcé l’employeur à négocier une entente de départ, entente qui a été acceptée à près de 75 % au cours des derniers jours par les membres du syndicat.

            « Plusieurs d’entre nous partent à la retraite. D’autres vont devoir se trouver un autre emploi. Plus de 1246 années de loyauté, c’est triste de voir ça disparaître », termine M. Colette.

            Le personnel de soutien scolaire affilié à la FEESP–CSN annonce deux journées de grève en juin

            Les 35 000 membres CSN du personnel de soutien dans les centres de services scolaires francophones et les commissions scolaires anglophones annoncent qu’ils seront en grève à partir de midi le 14 juin jusqu’à midi le 16 juin, partout dans la province.

            « Le gouvernement doit comprendre que notre décision d’annoncer une nouvelle grève est directement liée à notre volonté de régler la pénurie de main-d’œuvre et d’augmenter l’attraction et la rétention du personnel de soutien », souligne Annie Charland, présidente du secteur scolaire FEESP–CSN. « Notre but, c’est d’améliorer les services aux élèves et, pour se faire, nous devons nous assurer d’avoir davantage de personnel de soutien dans les écoles et les centres et ça passe par les salaires! », ajoute-t-elle.

            « Les discussions se poursuivent. Nous sommes toujours en négociation pour en arriver à conclure le meilleur règlement possible pour les travailleuses et les travailleurs des services publics qu’on représente, notamment sur la question salariale qui est un enjeu incontournable, considérant qu’une grande part du personnel de soutien gagne moins de 25 000 $ par année », affirme Nathalie Arguin, présidente de la FEESP–CSN.

            Campagne de vaccination dans les écoles
            Les syndicats du secteur scolaire tiennent à rassurer la population; les journées de grève n’entraveront en rien les opérations de vaccination qui pourraient survenir les 14, 15 et 16 juin dans certaines écoles.

            Entente de principe pour les RI-RTF affiliées à la FSSS–CSN

            Une entente de principe est intervenue le vendredi 28 mai dernier entre la Fédération de la Santé et des services sociaux–CSN et le ministère de la Santé et des Services sociaux dans le cadre du renouvellement des ententes collectives s’appliquant aux Ressources intermédiaires et de type familial (RI-RTF).

            « Après plus d’une année de négociations difficiles, je suis heureuse d’annoncer que cette entente contient de substantielles améliorations des conditions de travail et d’exercice pour nos ressources, de déclarer Renée Desnoyers, représentante du secteur des RI-RTF de la FSSS–CSN. L’entente sera entièrement présentée dans les prochains jours lors d’un conseil sectoriel des RI-RTF pour ensuite être dévoilée dans ses moindres détails dans le cadre des assemblées générales qui voteront sur son contenu ».

            « Nous sommes fières d’avoir obtenu cette entente dans un contexte de négociation complexe où la pandémie ne nous a pas facilité la tâche. Nous sommes d’avis que les avancées que nous avons acquises lors de cette négociation procurent d’importants outils qui faciliteront le travail quotidien des ressources. En ce sens, nous avons bien hâte de la présenter prochainement aux membres », de conclure Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS–CSN, responsable des secteurs privés.

            Syndicat des travailleuses et travailleurs du Comfort Inn Dorval – CSN

            Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Comfort Inn Dorval – CSN a été accrédité, le 29 avril 2021, pour représenter :

            « Tous(tes) les préposé(e)s travaillant à la réception, ainsi que tous(tes) les préposé(e)s à la réception de nuit, à l’exception des employé(e)s de bureaux et des stagiaires-gérant(e)s ».

            Ce groupe syndiqué avec l’Union des employé(e)s de la restauration – Syndicat des Métallos, section locale 9400 a décidé de rejoindre le syndicat CSN déjà place ! Avec la force de la
            Fédération du commerce dans le secteur hôtelier, les travailleuses et travailleurssouhaitent augmenter leur rapport de force, leurs conditions de travail et obtenir de meilleurs services.

            Cette nouvelle section du syndicat est affiliée à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

            PL-59: 59 heures de vigie devant l’Assemblée nationale pour que le gouvernement protège vraiment tout le monde

            À l’unisson, des militantes et militants en provenance de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) et de l’Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (UTTAM), tiennent une vigie de 59 heures devant l’Assemblée nationale de 6 h le lundi 31 mai jusqu’à 17 h le mercredi 2 juin. Ils exigent des bonifications majeures au projet de loi 59 actuellement à l’étude au parlement.

            Tout en respectant les mesures sanitaires, les militants réunis jour et nuit lancent un cri du cœur aux députés qui étudient la réforme en santé-sécurité du travail. Il est inacceptable qu’après des décennies d’attente, le Québec accouche d’un projet de loi aussi décevant qu’incomplet, qui va faire de grands oubliés pour longtemps, si les élus ne corrigent pas le tir maintenant.

            • Comment le gouvernement peut-il justifier auprès de celles et ceux qui font partie des groupes prioritaires – un modèle à suivre en matière de prévention – que désormais ces groupes n’existeront plus ? La santé-sécurité devra être négociée localement. Actuellement, des représentants syndicaux bénéficient du temps nécessaire afin d’assainir leurs milieux de travail et régler des situations dangereuses. Le modèle actuel ne doit pas être aboli. Il doit plutôt être appliqué à tous les secteurs d’activité.
            • Comment le gouvernement peut-il remettre en cause l’importance du paritarisme en matière de santé-sécurité ? Les instances qui discutent de SST doivent être paritaires. Pourquoi les employeurs pourraient-ils obtenir le droit de remplacer ou d’abolir les comités locaux en SST pour créer des comités multiétablissements, sans l’accord préalable de la partie syndicale ?
            • Comment le gouvernement pense-t-il régler les problématiques liées à la santé psychologique au travail s’il n’y a pas une application des mécanismes de prévention rigoureuse dans l’ensemble des milieux de travail du Québec ? Par ailleurs, des balises claires doivent encadrer le télétravail et statuer sur le droit à la déconnexion.

            Mentionnons aussi que ce projet de loi prévoit de nombreux reculs injustifiés aux droits des victimes d’accidents et de maladies du travail en matière d’indemnisation et de réadaptation qui généreront des économies de 4,3 milliards de dollars, sur leur dos, pour les dix prochaines années.

            Le projet du gouvernement s’apparente à un saupoudrage de quelques avancées en prévention, alors que l’essentiel n’est en fait que poudre aux yeux. Pourtant, le droit de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs du Québec, c’est d’œuvrer dans des environnements de travail sains où les dangers sont identifiés et éliminés à la source. En 2021 et pour l’avenir, il faut des représentants syndicaux à la prévention qui disposent de suffisamment de temps pour enquêter et corriger les lacunes dans tous les milieux de travail. C’est non négociable.

            La colère est d’autant plus vive que, depuis des mois, les organisations syndicales et nombre d’organisations de la société confirment que ce projet de loi va laisser le Québec en queue de peloton des États nord-américains en matière de prévention avec, en plus, un risque de judiciarisation accrue. L’engorgement des tribunaux, déjà problématique, ne fera que s’accentuer. Il faut précisément viser l’objectif contraire.

            Si le projet de loi 59 promet des économies aux employeurs du Québec, ce sont les accidentés et les malades du travail qui vont faire les frais de cette réforme. Ce n’est pas avec des demi-mesures en prévention et des reculs pernicieux en réparation et en soutien aux victimes d’accidents ou de maladies du travail que cette réforme fera progresser le Québec. Sans un sérieux coup de barre, le projet de loi 59 ne permettra pas à notre société de briller parmi les meilleures.

            Le personnel de soutien scolaire affilié à la FEESP–CSN est en grève, les écoles sont fermées!

            Les 35 000 membres CSN du personnel de soutien dans les centres de services scolaires francophones et les commissions scolaires anglophones sont en grève aujourd’hui à partir de midi, jusqu’à demain midi, le 27 mai, partout dans la province. Le recours à la grève est lié à l’absence de volonté du gouvernement Legault d’offrir des conditions salariales justes et équitables au personnel de soutien scolaire, ainsi qu’à sa vision obtuse du milieu de l’éducation.

            Le personnel de soutien, essentiel aux conditions d’apprentissage des élèves
            « Nous ne souhaitions pas en arriver là, mais, dans les circonstances, nous n’avons pas le choix de déclencher la grève », mentionne Annie Charland, présidente du secteur scolaire FEESP–CSN. « Lorsqu’il y a une pénurie de personnel de soutien dans les écoles, ce sont les conditions d’apprentissage des élèves qui en souffrent. Le gouvernement Legault doit comprendre qu’il y a une multitude de corps d’emploi qui soutiennent l’ensemble des élèves. La grève du personnel de soutien démontre qu’une école ou un centre de services scolaire ne peut même pas ouvrir ses portes sans nous. Pas de service de garde, pas d’entretien, pas de secrétariat, pas de soutien direct aux élèves. C’est tout ça, l’absence du personnel de soutien », renchérit Mme Charland.

            « Le travail du personnel de soutien scolaire au quotidien est fondamental. Dès le début de la crise sanitaire, il a été au front pour soutenir les travailleuses et les travailleurs essentiels, notamment par la mise en place des services de garde d’urgence. Pourtant, malgré le caractère essentiel de leur apport à la société, la reconnaissance gouvernementale n’est toujours pas au rendez-vous », signale Nathalie Arguin, présidente de la FEESP–CSN. « S’il est vrai que le premier ministre veut faire de l’éducation une priorité, il doit réfléchir l’école en tenant compte de l’ensemble du personnel et non pas seulement en fonction de ses priorités électorales », rajoute Mme Arguin.

            Pour les travailleuses et les travailleurs de soutien scolaire, la question salariale revêt un caractère particulièrement important, puisque la grande majorité d’entre eux gagne moins que le salaire moyen du Québec. Souvent contraint à jongler avec des horaires brisés sur l’ensemble de la journée et, dans la plupart des cas, à temps partiel, une grande part du personnel de soutien gagne moins de 25 000 $ par année.

            Un gouvernement qui fait passer le béton avant les humains
            « Le 2 mai dernier, en voulant justifier ses maigres augmentations salariales de 5 % sur trois ans, M. Legault nous a ramené la même cassette, qui revient à chaque négociation : le Québec n’a pas la capacité de payer davantage pour ses services publics. Deux semaines plus tard, le 17 mai, il annonçait en grande pompe des investissements de 10 milliards pour creuser un tunnel entre Québec et Lévis. C’est la démonstration ultime que la gestion des finances publiques, c’est une question de choix. Et présentement, en refusant de reconnaître les besoins criants des réseaux, le gouvernement choisit de priver les Québécoises et les Québécois des services auxquels ils ont droit », conclut Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

            Le gouvernement Legault a-t-il déjà renoncé aux recommandations du rapport Laurent?

            Quelques semaines après avoir assuré que les recommandations du rapport Laurent seraient mises en application, le gouvernement Legault continue d’agir en contradiction avec les principales recommandations de ce rapport. Avec ce qui s’est passé cette semaine, c’est à se demander pourquoi on a investi autant de temps, d’énergie et d’argent sur cette commission.

            Le gouvernement interdit l’affichage de postes d’intervenantes!
            Tout récemment, on apprenait que le ministère de la Santé et des Services sociaux interdit aux établissements de pourvoir les postes vacants ou d’ouvrir des postes pour plusieurs services de première ligne, on y énumère notamment, les services suivants : « jeunes en difficulté ; dépendances/itinérance ; déficience intellectuelle, trouble du spectre de l’autisme et déficience physique ; programme de soutien aux organismes communautaires ; services sociaux généraux ainsi que services mère-enfant ».

            Il nous apparait pour le moins paradoxal que d’un côté, on affirme vouloir agir en prévention, en amont des problèmes vécus par les familles, afin d’éviter qu’on se tourne vers les « services d’urgence » des Centres Jeunesse et de l’autre côté, on empêche la création et l’affichage de postes dans les services de prévention ou en réadaptation. Comment instaurer « une société bienveillante envers les enfants et les jeunes » comme le souhaite le rapport Laurent, sans agir et réinvestir massivement à tous les niveaux; que ce soit dans les services de prévention, les services sociaux et les services en santé mentale de première ligne et en réadaptation ?

            Le gouvernement agit ainsi pour empêcher les intervenantes et les intervenants des centres jeunesse de changer de poste. Il tente de freiner l’exode massif des intervenantes. Il est vrai que les conditions de travail actuelles, les surcharges de travail, l’augmentation des charges de cas, la complexité croissante des dossiers, les listes d’attente qui s’allongent et la pression vécue dans les services à la protection de la jeunesse font en sorte que plusieurs songent à quitter ce contexte insoutenable et d’aller travailler ailleurs. C’est parfois la seule façon de survivre et d’éviter les départs en maladie. La solution devrait logiquement passer par l’amélioration des conditions de travail et de pratique en centres jeunesse.

            Finalement, revenons sur ce qui se passe à la table de négociation. En présence du Secrétariat du Conseil du Trésor, nous y négocions les revendications sectorielles de la catégorie des techniciens et professionnels en santé et services sociaux qui sont au cœur de tous les services à la jeunesse.

            À cette table, le gouvernement propose des pistes de solutions mur à mur, sans égard aux réalités vécues dans les milieux inuits et autochtones. Pourtant, un chapitre complet du rapport de la commission Laurent est consacré à cette réalité. À la FSSS–CSN, nous partageons la plupart des constats et des recommandations du rapport Laurent à cet égard. La FSSS–CSN est fière de représenter le personnel œuvrant en santé et services sociaux, notamment dans le Grand Nord. Elle se bat pour instaurer des conditions de travail adaptées aux communautés autochtones et inuit. Un élément majeur ressorti dans ce rapport concerne justement les différences importantes entre le travail d’intervention dans le « sud » et dans le « nord » du territoire. Pour répondre aux enjeux spécifiques des communautés autochtones et inuit, il faut absolument développer des solutions qui tiennent compte de leurs spécificités.

            Or le gouvernement ferme jusqu’à maintenant la porte et nous sommes forcés de constater que les solutions qu’il propose sont insuffisantes, même pour les centres jeunesse. Il est également regrettable de voir que le dossier des centres jeunesse est abordé en vase clos, comme si les difficultés et le sous-financement des autres secteurs n’avaient aucun impact sur la situation déplorable vécue en protection de la jeunesse.

            ***

            Il nous apparait évident que le gouvernement devrait dès maintenant réinvestir massivement et démontrer un réel engagement pour offrir des conditions attrayantes pour les intervenant.es et des mesures permettant de retenir celles et ceux qui sont déjà en place. Malheureusement, actuellement, ce qu’il met sur la table ne répond en rien aux besoins des techniciennes et techniciens et professionnel-les en santé et services sociaux. On peut même qualifier ces offres de méprisantes, tandis que la négociation des conventions collectives traîne depuis plus d’un an et demi. Ce qu’il nous propose principalement, ce sont des reculs : le gouvernement choisit de forcer les intervenantes à travailler plus d’heures. Il souhaite ouvrir 500 postes dans les centres jeunesse, mais qui ira pourvoir ces postes dans les conditions actuelles ?

            Nous, les intervenantes et intervenants, sommes témoins au quotidien du désastre où nous ont menées la réforme Barrette avec ses les politiques d’austérité et les compressions dans les services sociaux. Les services sociaux sont dans l’angle mort du réseau depuis si longtemps qu’aujourd’hui, le statu quo est intenable.

            Pour le véritable bien de tous les jeunes du Québec, il faut que le gouvernement revoie son approche. Déterminées, nous ne baisserons pas les bras. Il y a urgence d’agir, maintenant.

            Les agents correctionnels du Québec s’impatientent

            Les agents de services correctionnels ont manifesté devant les établissements de détention de Rivière-des-Prairies et de Rimouski vendredi matin pour exprimer leur frustration envers l’attitude du gouvernement à la table de négociation.

            « Le gouvernement est complètement déconnecté de la réalité, déplore Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN). On est aux prises avec de graves problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre depuis plusieurs années, mais l’employeur continue de jouer à l’autruche. Il préfère continuer de payer des heures supplémentaires ad vitam aeternam plutôt que de nous offrir des conditions qui nous permettraient d’attirer et de retenir les effectifs dont nous avons besoin. »

            Alors que les offres patronales demeurent sensiblement inchangées depuis maintenant plus d’un an, on compte maintenant plus de 400 postes vacants au sein des services correctionnels québécois.

            « Ça fait un an que le gouvernement reste campé sur ses positions et qu’il ne démontre aucune volonté de faire avancer les négociations, s’insurge M. Lavoie. Comment espère-t-il réussir à attirer et à retenir la main-d’œuvre dont il a besoin s’il ne propose absolument rien pour faire un rattrapage et faire concurrence aux autres métiers qui recrutent dans le même bassin de main-d’œuvre? »

            Dans l’espoir d’accélérer le progrès des négociations, le syndicat a décidé d’accentuer les moyens de pressions. Ainsi, une autre manifestation semblable avait eu lieu la veille à Trois-Rivières. De plus, les agentes et agents porteront désormais une casquette à l’effigie de la négociation dans l’exerice de leurs fonctions.

            « En public, le gouvernement dit vouloir régler au plus vite, mais arrivé aux tables de négociations, il se traîne les pieds, affirme la présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Nathalie Arguin. Il est temps qu’il fasse des offres sérieuses et qu’il reconnaisse le travail des agentes et agents de la paix qui maintiennent le réseau correctionnel du Québec à bout de bras. »

            À propos

            Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.

            Le gouvernement doit répondre aux recommandations du rapport Laurent dans la négociation

            La Fédération des professionnèles de la CSN (FP-CSN) a dévoilé aujourd’hui une courte vidéo pour illustrer les contradictions qui persistent dans la façon qu’est traité le personnel des centres jeunesse. Le rapport de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse confirme plusieurs problématiques dénoncées depuis de nombreuses années par la fédération. La négociation qui se poursuit dans le secteur public est l’opportunité d’agir sur les conditions de travail et de pratique. La FP-CSN réclame du gouvernement Legault la mise en place de mesures concrètes.

            Le but de la Fédération des professionnèles, en diffusant cette courte vidéo sur les réseaux sociaux, est de révéler l’incohérence par rapport au manque de ressources pour mieux outiller et pour protéger tout le personnel qui œuvre auprès de la jeunesse. L’inspiration est tirée du rapport alors qu’un extrait présente la position d’un policier qui affirmait à une intervenante que « vous autres, c’est quand même drôle parce que vous vous en aller dans des milieux que nous, on y va armés, à deux, trois policiers, puis vous autres, vous arrivez avec vos pads puis vos crayons. »

            « Alors qu’il a devant lui la possibilité de mettre en place des solutions, le gouvernement Legault attend-il un autre drame pour agir, questionne Danny Roy, responsable de la négociation à la FP-CSN? La logique que l’on applique aux différents services d’urgence devrait aussi s’appliquer en intervention jeunesse », ajoute-t-il.

            La FP-CSN, en point de presse devant le centre jeunesse du Mont d’Youville, à Québec, réclame des actions rapides du gouvernement et s’étonne que ce dernier ne soit pas plus actif, alors que la négociation permettrait d’introduire de meilleures pratiques dans l’ensemble du réseau. « Nos membres en ont soupé des projets-pilotes. Maintenant, nous devons aller de l’avant. Ce n’est pas très compliqué ce qu’on demande pour améliorer les choses, explique M. Roy. Il faut offrir un réel soutien aux intervenantes, une prime équivalente à celle qui est offerte en urgence hospitalière et cinq jours de congés pour pouvoir prendre du repos lors des moments difficiles. Il est aussi grand temps que nos intervenantes aient accès à de la co-intervention ».

            Inquiet de voir qu’une commission spéciale était nécessaire pour mettre la lumière sur leurs conditions de travail difficiles, Martin Gaudreault, responsable de secteur au centre jeunesse de Québec pour le Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux Capitale-Nationale (SPTSSS), travaille d’arrache-pied avec ses collègues pour sensibiliser la population et la partie patronale afin que des changements soient apportés.

            « Le rapport fait très bien état des difficultés à garder en poste les intervenantes et les intervenants en raison des conditions de travail qui se dégradent. Ce constat, nous le vivons quotidiennement. Nos collègues sont en épuisement professionnel, les postes vacants prennent plus de temps à être pourvus et les plus jeunes salarié-es qui arrivent se réorientent rapidement et quittent le secteur, dénonce M. Gaudreault. Répondre positivement aux solutions que nous mettons sur la table nous donnerait un nouveau souffle », conclut-il.

            Les prochaines semaines laisseront place à davantage d’actions de mobilisation pour faire débloquer les budgets.

            La plus récente séance de négociation, tenue le mercredi 19 mai, a permis à la FP-CSN de constater, une fois de plus, que les mandats du gouvernement sont donnés au compte-gouttes à leurs négociateurs, et ce, malgré une invitation claire du premier ministre d’en arriver à des ententes au courant du mois de mai. Le manque de volonté et de ressources de la partie patronale n’indique pas un règlement rapide.

            Lien vers la vidéo publiée sur les réseaux sociaux : https://www.facebook.com/fpcsn/

            Le DEC en soins infirmiers, plus pertinent que jamais 

            En prévision des États généraux de la profession infirmière organisés par l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) et en tant que principale représentante syndicale des enseignantes de Soins infirmiers, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) souhaite réaffirmer la pertinence du diplôme d’études collégiales (DEC) comme condition d’entrée dans la profession infirmière.

            La Fédération est soucieuse que les études permettant d’exercer cette dernière demeurent accessibles tant régionalement que financièrement et personnellement, ce que permet le DEC en Soins infirmiers. Bien que la FNEEQ encourage la poursuite des études au niveau universitaire, la comparaison avec les formations des autres provinces et pays doit, selon elle, cesser : le Québec est le seul endroit à avoir mis sur pied un réseau collégial relevant de l’éducation supérieure. Les programmes offerts dans les cégeps ne constituent donc pas une simple prolongation de l’école secondaire, mais bien un ordre d’enseignement distinct reconnu pour la complexité des compétences et des connaissances qui y sont enseignées.

            Pour la FNEEQ, une valorisation du DEC passe d’abord par la reconnaissance de sa qualité. Le contexte actuel de pandémie a d’ailleurs permis de mettre en lumière le caractère incontournable du réseau collégial dans la formation des infirmières. Si le niveau de préparation des nouvelles diplômées est adéquat, entre autres à cause des compétences acquises, des heures de laboratoire et de stage, et de l’accompagnement dont elles ont bénéficié pendant leurs études, la Fédération est tout de même d’avis qu’une révision en profondeur du programme s’impose afin d’actualiser le champ d’exercice occupé par les infirmières.  

            « Nous pensons qu’une révision du programme doit cependant mettre au jeu les enseignantes de Soins infirmiers des cégeps. La création d’un comité national de programme permettrait d’ailleurs que l’expertise du personnel enseignant soit constamment prise en considération », souligne Yves de Repentigny, vice-président et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN.

            En terminant, la FNEEQ rappelle que le rôle du cégep (ou même de l’université) est de s’assurer que les étudiantes aient les compétences nécessaires lorsqu’elles arrivent dans la profession. Il ne peut se substituer au devoir des employeurs d’intégrer les nouvelles infirmières dans les milieux de travail et de dégager en cours de carrière les heures nécessaires à toute formation complémentaire pertinente. Ainsi, selon la Fédération, l’OIIQ devrait déployer son énergie à valoriser la profession infirmière en s’attaquant au cœur du problème, c’est-à-dire aux conditions d’exercice, que ce soit dans l’organisation du travail et des soins ou par des mesures d’insertion professionnelle.

            Les salarié-es exaspérés adoptent le port du t-shirt syndical et promettent d’autres actions

            Cela fait plus de deux ans que les cinq Syndicats unis d’Héma-Québec, affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), sont sans convention collective. « Les salarié-es s’impatientent de plus en plus devant le manque de respect d’Héma-Québec à leur endroit. C’est pourquoi à compter du mercredi 19 mai, nos membres porteront leur t-shirt de négociation, à l’effigie des cinq Syndicats unis. Nous le porterons aussi lors des jours de négociations locales », annonce Simon Poulin, président du Syndicat des techniciens(nes) de laboratoire d’Héma-Québec et porte-parole des Syndicats unis.

            Depuis le 1er avril 2019, date depuis laquelle les salarié-es d’Héma-Québec syndiqué-es CSN n’ont plus de convention collective, Héma-Québec trouve tous les subterfuges possibles pour retarder le processus de négociation. « Cela a pris plus d’un an à ce que les représentants patronaux acceptent de s’asseoir avec nous, après une réprimande du Tribunal administratif du travail. Mais depuis, le processus stagne et les blocages ne viennent pas de notre côté », déplore M. Poulin.

            Pour les cinq syndicats, il n’est pas normal que leur employeur agisse de la sorte. « Si les services d’Héma-Québec sont reconnus, c’est entre autres grâce à la qualité de notre travail, qui nous est cher. Nous avons droit à de meilleures conditions de travail et nous sommes déterminés à les obtenir. Justement parce que notre travail nous est cher ! Mais cela ne semble pas être une préoccupation pour Héma-Québec », continue le porte-parole.

            Le port du t-shirt n’est que le début de cette accélération de moyens de pression. « Dans les prochaines semaines, nos cinq syndicats qui représentent autour de 70 % du personnel syndiqué d’Héma-Québec à la grandeur du Québec tiendront d’autres actions de mobilisation et de visibilité. Nous méritons une convention collective à la hauteur de la qualité de notre travail et nous refusons de passer quatre ans à la négocier », conclut M. Poulin.

            Sans nous, les cégeps ferment leurs portes

            Les syndicats représentant le personnel de soutien dans les cégeps entament aujourd’hui trois journées consécutives de grève, partout au Québec. Ils constatent que, malgré les sorties médiatiques du premier ministre qui dit vouloir en arriver rapidement à une entente, les représentants patronaux ne se sont pas engagés dans le mouvement et n’ont toujours pas les mandats nécessaires pour négocier de réelles améliorations, tant sur le plan des conditions de travail que sur celui des salaires.

            Des patrons qui ne sont pas au rendez-vous de la négociation
            « Depuis l’annonce du premier ministre, le 2 mai dernier, les représentants patronaux n’ont donné que très peu de disponibilités. Après quelques séances prometteuses, ils ont quitté la table », mentionne Martine Moreau, présidente du Secteur soutien cégeps FEESP-CSN. Leur attitude n’a finalement pas réellement changé, si on se réfère à ce que nous avons observé dans la dernière année. Pour les satisfaire, nous devrions accepter leurs demandes de reculs, ce qui aurait pour effet d’augmenter la précarité du personnel; c’est donc totalement inacceptable pour nous! Pour réussir à attirer le personnel dans les cégeps, il faut donner de bonnes conditions de travail à celles et ceux qui viennent d’y commencer leur carrière. Ce sont les conditions d’apprentissage des étudiantes et des étudiants qui sont en jeu », ajoute-t-elle.

             Des conditions de travail pour l’avenir du réseau collégial
            « Le gouvernement se magasine des problèmes pour le futur, s’il continue de négliger les membres du personnel de soutien dans les cégeps, car le réseau collégial leur doit son bon fonctionnement. C’est nous qui nous occupons de garder les bâtiments en bon état et qui assurons le soutien à l’enseignement », signale Nathalie Arguin, présidente de la FEESP-CSN. « Nous le disons souvent et depuis longtemps : le gouvernement doit cesser d’avoir les yeux rivés sur seulement deux ou trois titres d’emploi et considérer les réseaux dans leur ensemble. S’il ne le fait pas, les pénuries de personnel dans les cégeps vont augmenter et elles auront inévitablement des impacts sur la qualité de l’enseignement supérieur », renchérit-elle.

             Des services publics portés par l’ensemble des travailleuses et des travailleurs
            « C’est déplorable que le gouvernement refuse toujours d’agir pour relever les services publics. En ramenant encore une fois, et ce, depuis plus d’un an et demi, les mêmes offres insuffisantes d’augmentations salariales de 5 % sur trois ans, il nous fait la démonstration qu’il ne saisit pas l’ampleur de la crise qui sévit dans les réseaux. On le disait déjà en 2019, et, malheureusement, on doit le répéter encore aujourd’hui : il manque de monde partout pour assurer les services à la population. Pour remédier à la situation, il faut améliorer significativement les conditions de travail et les salaires des travailleuses et des travailleurs des services publics. C’est urgent! », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

            Rona l’entrepôt / Réno-Dépôt: menace de grève pour forcer Lowe’s à agir contre la clientèle agressive

            C’est dans une proportion de 89 % à Pointe-Claire et 92 % à Anjou que les travailleuses et les travailleurs de Rona l’entrepôt (Anjou) et Réno-Dépôt (Pointe-Claire), tous deux syndiqués avec la CSN, se sont donnés un mandat de cinq jours de grève, lors de deux assemblées syndicales tenues en fin de semaine.

            Dans les deux succursales, les problèmes se multiplient, particulièrement depuis le début de la pandémie. Au Réno-Dépôt de Pointe-Claire, la négociation piétine alors qu’à Anjou, l’employeur refuse tout simplement de commencer la négociation. L’une des principales demandes formulées par les syndicats est la mise en place d’une politique affichée de tolérance zéro à l’endroit de la clientèle de plus en plus agressive. « Lowe’s doit reconnaître le problème grandissant des clientes et des clients violents qui s’en prennent à nos membres. Le phénomène s’est aggravé parce que l’on manque de personnel sur le plancher, en raison des restrictions sanitaires et de la pénurie de matériaux depuis le début de la pandémie. L’employeur doit clairement prendre position pour protéger ses employé-es, évaluer les risques, les défendre et s’assurer qu’ils soient appuyés lors d’événements qui peuvent se solder par une lésion professionnelle », affirme Paul-Émile Paquette, président du STT de Rona l’entrepôt Anjou (FC–CSN).

            Toujours en lien avec la pandémie, les syndiqué-es des deux succursales ne comprennent pas pourquoi la prime COVID, octroyée à Anjou comme dans l’ensemble des succursales du réseau, a été annulée à Pointe-Claire sous prétexte que la négociation n’avance pas. « Selon nous, c’est une stratégie pour nous punir et tenter de désolidariser nos membres de Pointe-Claire. Nous sommes en négociation depuis janvier dernier et la négociation est pénible. L’employeur utilise toutes sortes de tactiques pour nous diviser et nous faire peur. Le vote de grève sans équivoque tenu en fin de semaine démontre que toutes tentatives d’intimidation ou de campagne de peur seraient vouées à l’échec », met en garde Hagop Kassapian, président du STT de Réno-Dépôt Pointe-Claire (FC–CSN).

            Petits salaires, gros profits

            Parmi les entreprises qui ont profité de la pandémie, nul ne peut contester que les quincailleries en sortent gagnantes. Chiffres à l’appui, une enquête menée par la firme MCE Conseils révèle que l’argent coule à flots chez Lowe’s qui a enregistré en 2020 une année historique avec une hausse de 24% de ses revenus. Les profits de l’entreprise ont augmenté de 36% entre 2019 et 2020 alors que la rémunération globale de la haute direction a fait un bond de 87%.

            Dans un tel contexte, le syndicat demande des augmentations salariales plus que raisonnables. Notamment, les nouvelles personnes qui se joignent à l’équipe voudraient gagner 50 cents de plus que le salaire minimum à l’entrée.

            « Chaque année, une proportion importante de nos membres sont rattrapés par la hausse du salaire minimum, sans jamais voir leur salaire être indexé en conséquence. Sans compter que les salarié-es qui réussissent à atteindre le sommet de l’échelle salariale finissent par s’appauvrir puisque leurs augmentations sont en dessous de l’augmentation du coût de la vie. Lowe’s a les moyens d’offrir de meilleures conditions de travail à son personnel, considère Alexandre Giguère, vice-président de la Fédération du Commerce (FC–CSN). Le vendredi 21 mai, une séance de négociation aura lieu à la succursale de Pointe-Claire. De bonne foi, nous espérons que cette séance de discussion sera fructueuse ».

            Négo bloquée : Les syndicats prêts pour la grève dès le début juin

            Depuis quelques jours, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) représentant 110 000 salarié-es du réseau public, de toutes les catégories de personnel, détient le mandat d’exercer la grève, et ce jusqu’à une durée illimitée, si nécessaire. Face à une négociation bloquée depuis plus d’un an, la FSSS–CSN mène aujourd’hui des coups d’éclat partout au Québec et annonce entreprendre les préparatifs pour une grève qui sera déclenchée au début du mois de juin, si cela s’avère nécessaire

            « J’ai entendu M. Legault dire que sa patience avait des limites. Disons que les travailleuses et des travailleurs du réseau public, après l’année qu’on a vécue, nous sommes encore plus impatients que lui d’améliorer nos conditions de travail. Depuis plus d’un an, on présente nos solutions en négociation aux représentants du gouvernement, on propose des alternatives, mais il les ignore », déplore le président de la FSSS–CSN, Jeff Begley.

            « En plus de ne pas négocier sérieusement, le gouvernement rajoute l’insulte à l’injure en balançant des faussetés en conférence de presse, poursuit-il. Il ne nous offre pas des augmentations de 8 % sur 3 ans, mais bien de 5 %. Il n’offre pas un redressement salarial de 23 % aux préposé-es aux bénéficiaires (PAB) et aux auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS), mais plutôt des primes pour certains PAB, et ce, uniquement en CHSLD. De plus, le gouvernement veut que nous renoncions au maintien de l’équité salariale pour ces catégories d’emploi et aux sommes importantes qui leur sont dues depuis plusieurs années. On est très loin du coup de barre nécessaire dans ce réseau ». Rappelons que la CSN revendique des augmentations de salaire en montant fixe ayant un impact plus marqué pour celles et ceux qui gagnent le moins dans les services publics. La CSN demande une augmentation de 2 $ l’heure, pour 2020 et de 0,75 $ l’heure pour 2021 et 2022.

            Pour la FSSS–CSN, la balle est clairement dans le camp du gouvernement. « Après 68 rencontres de négociation sur les conditions de travail propre au réseau de la santé et des services sociaux, les négociateurs du gouvernement connaissent bien les attentes des travailleuses et des travailleurs. On pourrait faire beaucoup de progrès rapidement à la table de négociation, si le gouvernement le voulait vraiment explique la vice-présidente de la FSSS–CSN, Josée Marcotte. Nous avons proposé des pistes concrètes, notamment pour renforcer la santé et la sécurité au travail, favoriser la conciliation famille-travail-études, diminuer les heures supplémentaires, éliminer les surcharges de travail. Ce sont des priorités pour nos membres. Il va falloir que toutes et tous trouvent leur compte dans une entente. ».

            Vers la grève en santé et services sociaux
            Les syndicats de la FSSS–CSN se préparent à exercer la grève dès le début du mois de juin. Ils pourront exercer un rapport de force inédit dans le secteur de la santé et des services sociaux en vertu d’une récente décision du Tribunal administratif du travail ayant notamment pour effet de mettre le personnel cadre à contribution dans le maintien des services essentiels, en remplaçant des grévistes dans les divers services et unités de soins.

            « Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous en sommes rendus là, mais nous sommes maintenant prêts à recourir à ce moyen ultime si cela s’avère nécessaire. Le gouvernement a encore l’opportunité de s’activer aux tables de négociation afin de conclure une entente et éviter la grève. L’heure n’est plus aux mercis en conférence de presse, mais à une véritable reconnaissance en se donnant la peine de régler des problèmes qui minent notre quotidien et convenir de solutions qui auront un impact positif pour les services à la population ».

            Les conventions collectives du secteur public sont échues depuis le 31 mars 2020.

            Des mesures qui ont enfin du mordant

            La CSN applaudit le dépôt du projet de loi sur la réforme de la loi 101 attendue depuis des mois et se réjouit à première vue de voir le gouvernement se pencher enfin sur le sort des travailleuses et des travailleurs francophones du Québec. « Il était temps qu’on arrête de jouer à l’autruche en refusant d’admettre la lente anglicisation de l’ensemble du Québec, et du Grand Montréal en particulier. Des mesures s’imposaient et nous sommes soulagés aujourd’hui de constater les efforts notoires du ministre Jolin-Barrette en ce sens », a souligné d’entrée de jeu le président de la CSN, Jacques Létourneau.

            Exigence de l’anglais
            L’un des principaux indicateurs de l’anglicisation est l’omniprésence des exigences en anglais dans les critères d’embauche. Malheureusement, peu de moyens étaient disponibles pour faire respecter le droit de travailler en français contenu dans la loi 101. Avec le projet de loi déposé aujourd’hui, l’employeur aura l’obligation de démontrer que le bilinguisme est absolument nécessaire avant de pouvoir en faire un critère d’embauche. « La réécriture des articles portant sur l’exigence d’une autre langue est un message clair envers les employeurs et les tribunaux : l’exigence du bilinguisme lorsqu’elle n’est pas justifiée n’a tout simplement pas lieu d’être », soutient le président de la CSN, Jacques Létourneau.

            « Malheureusement, depuis quelques années, nous constatons une dérive de différents ministères à bilinguiser les emplois, enchaîne-t-il. Le ministère de la Santé et des Services sociaux est particulièrement un mauvais élève à cet égard. En effet, il n’est pas rare que certaines directions exigent le bilinguisme tous azimuts sans en démontrer le besoin concret. Espérons que les ministères comprendront le message envoyé aujourd’hui et qu’ils prendront les mesures nécessaires pour faire respecter la loi. »

            Francisation
            Le président de la CSN souligne par ailleurs que la francisation des lieux de travail et des personnes, particulièrement dans le Grand Montréal, a été trop souvent mise de côté. « La simple traduction des affiches au travail ne suffit pas à franciser les milieux. Le gouvernement doit valoriser, promouvoir et soutenir la francisation des travailleurs et des travailleuses ainsi que des cadres dans les PME et les grandes entreprises. En ce sens, la création de l’organisme Francisation Québec est une excellente nouvelle », ajoute-t-il.

            Jacques Létourneau est également satisfait de voir que le rôle des travailleuses et travailleurs sera enfin reconnu au sein des comités de francisation dans les grandes entreprises. « Ces comités, qui réunissent travailleurs et employeurs, aident les milieux de travail à trouver les meilleures solutions en matière de francisation. En y officialisant le rôle des travailleurs, ces comités deviendront de véritables mécanismes de valorisation de la langue française au travail. »

            Le personnel de soutien scolaire affilié à la FEESP–CSN annonce 2 demi-journées de grève en mai

            Exaspérés par le blocage des négociations, les 35 000 membres CSN du personnel de soutien dans les centres de service scolaire francophones et les commissions scolaires anglophones annoncent qu’ils seront en grève à compter de midi le 26 mai jusqu’à la même heure le 27 mai, et ce, partout dans la province.

            Au cours des dernières semaines, les syndicats du Secteur scolaire affiliés à la FEESP–CSN se sont dotés, en assemblées générales, de mandats de débrayage de cinq jours à exercer au moment jugé opportun.

            Des demandes patronales pour faire reculer nos conditions de travail
            « Ça fait plus d’un an que le personnel de soutien scolaire porte le réseau sur son dos », mentionne Annie Charland, présidente du Secteur scolaire FEESPCSN. « Dès le début de la crise sanitaire, nous avons été au front pour permettre la mise en place des services de garde d’urgence et assurer tout le travail supplémentaire de désinfection et d’entretien. Nous avons redoublé nos efforts pour pallier l’extrême fragilité de notre réseau, causé par des décennies de sous-financement. Or, les comités patronaux de négociation souhaitent tout de même imposer des reculs dans les conditions de travail du personnel de soutien, notamment en augmentant la précarité du personnel et en réduisant les droits des travailleuses et travailleurs. Tout ceci n’augure rien de bon pour les années à venir. Le gouvernement devrait en prendre acte plutôt qu’attendre que la pénurie de personnel fasse des dommages irréversibles », renchérit Mme Charland.

            Toujours ouverts à négocier
            « Lors de son annonce du 2 mai dernier, le premier ministre a annoncé vouloir régler les conventions collectives dans les prochaines semaines. C’est possible de le faire, signale Nathalie Arguin, présidente de la FEESPCSN. Mais le fait est que le personnel est épuisé et que la reconnaissance du gouvernement n’est pas là. Il se contente de quelques priorités ciblées et n’a pas de vue d’ensemble. Pourtant, on va se le dire franchement : sans le personnel de soutien, les élèves ne peuvent recevoir aucun service. Si le gouvernement cesse de regarder l’arbre qui cache la forêt et qu’il prend enfin acte de l’importance du personnel de soutien, je suis certaine que nous pouvons arriver rapidement à un règlement satisfaisant pour nos membres », rajoute-t-elle.

            Des services publics portés par l’ensemble des travailleuses et des travailleurs
            « L’ampleur de la crise actuelle dans les réseaux le démontre comme jamais; pour que la population ait accès à des services de qualité, il faut remédier au plus vite aux graves problèmes d’attraction et de rétention qui sévissent dans tous les secteurs », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

            « Depuis quelques semaines, M. Legault tente de manipuler l’opinion publique à coup de campagne publicitaire. En maquillant les chiffres, il essaie de faire croire à la population que ses offres sont généreuses. Dans les faits, ce que son gouvernement propose actuellement, c’est 5 % sur trois ans. C’est insuffisant pour réussir à freiner l’exode du personnel », conclut Mme Senneville.

            L’APTS, la CSN, la CSQ et la FTQ répondent publiquement à la campagne publicitaire trompeuse du gouvernement Legault

            Représentant près de 400 000 travailleuses et travailleurs œuvrant quotidiennement en santé et services sociaux, en éducation et dans les organismes gouvernementaux, l’APTS, la CSN, la CSQ et la FTQ annoncent le déploiement d’une campagne publicitaire d’envergure interpellant le grand public sur l’insuffisance des offres du gouvernement de François Legault dans la présente négociation des conventions collectives touchant le secteur public.

            Sur le thème « Sans nous, il n’y a plus de services publics », la campagne lancée aujourd’hui par les organisations syndicales dénonce les faussetés colportées par le gouvernement Legault à propos des syndicats et de ses offres, tout en invoquant l’insuffisance de la proposition salariale actuelle de 5 % d’augmentation, échelonnée sur trois ans, pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs qui se dévouent au quotidien pour la population du Québec. Les organisations syndicales considèrent que le gouvernement maquille la vérité dans l’objectif de cacher la faiblesse de ses offres à l’endroit du personnel œuvrant dans les services, composé d’une forte majorité de femmes. « Les travailleuses et les travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation et des organismes gouvernementaux sont les piliers des services publics. Le gouvernement n’écoute pas les signaux d’alarme que nous lançons depuis plusieurs années. De toute évidence, le premier ministre François Legault ne prend pas la pleine mesure de la crise qui sévit dans les différents réseaux responsables d’offrir des services à la population, et nous n’avons d’autre choix que de lancer un cri du cœur pour les milliers de femmes et d’hommes qui portent nos établissements sur leurs épaules, chaque jour. Sans nous, tout s’écroule. Notre message au gouvernement est sans équivoque : la vraie reconnaissance de nos emplois passe par un salaire juste et équitable et de meilleures conditions de travail », clament les porte-parole de l’APTS, de la CSN, de la CSQ et de la FTQ.

            Des offres insuffisantes
            Malgré des négociations qui s’étirent depuis plus de 18 mois, l’APTS, la CSN, la CSQ et la FTQ constatent avec exaspération que le gouvernement reste campé sur ses positions de départ, sans donner de marge de manœuvre qui permettrait une véritable négociation. « Alors que la pandémie est venue mettre en lumière l’extrême fragilité des réseaux, monsieur Legault et ses ministres s’entêtent à vouloir imposer leurs seules priorités électorales; des priorités déconnectées de la crise qui sévit dans l’ensemble des secteurs des services publics. Pour défendre ses offres d’augmentation insuffisantes de 5 %, échelonnées sur trois ans, soit les mêmes offres présentées par Québec en décembre 2019, le gouvernement se rabat sur son argument ultime, celui que réitèrent les décideurs lors de chaque négociation : la capacité de payer des Québécoises et Québécois. Pourtant, la vraie question à se poser n’est-elle pas : le Québec a-t-il les moyens de se priver de services publics accessibles et de qualité? Parce que, sans nous, il n’y a plus de services publics », concluent les représentants des organisations syndicales.

            Les publicités seront diffusées à partir du 12 mai sur les ondes radio, télé ainsi que dans les médias imprimés et numériques.

            Pour plus de détails sur la campagne de l’APTS, de la CSN, de la CSQ et de la FTQ : https://sansnouspasde.quebec/.

            L’équipe de Québec Cinéma se syndique avec la FNCC–CSN

            C’est avec enthousiasme que l’équipe de Québec Cinéma a déposé, vendredi dernier, une requête en accréditation au Tribunal administratif du travail pour joindre les salarié-es du Festival du nouveau cinéma au sein du Syndicat de l’événementiel–CSN.

            Le milieu culturel étant déjà aux prises avec de nombreux problèmes de précarité d’emploi, l’actuelle crise sanitaire n’a fait qu’exacerber les problèmes vécus par les travailleuses et les travailleurs du secteur de l’événementiel. En se regroupant avec les employé-es du Festival du nouveau cinéma, déjà syndiqués, les employé-es de Québec Cinéma désirent davantage de reconnaissance, une plus grande sécurité d’emploi ainsi que de meilleures possibilités d’avancement.

            Les salarié-es de Québec Cinéma désirent négocier, au cours des prochaines semaines, une première convention collective leur permettant d’améliorer leurs conditions de travail. Ils souhaitent grandement que la direction y voit une occasion pour établir des relations de travail saines et équitables au sein de l’équipe afin d’améliorer la capacité de Québec Cinéma à retenir l’expertise au sein de ses rangs.

            « Nous avons bon espoir que la direction, le conseil d’administration et les grands partenaires publics et privés de Québec Cinéma respecteront le choix des salariés, a indiqué la présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture, Pascale St-Onge. Le milieu des festivals est un secteur où il y a encore beaucoup de précarité et il est tout-à-fait normal que les gens qui permettent l’organisation et la tenue de ces grands événements souhaitent améliorer leur sort. »

            Rappelons que par le passé, les travailleuses et travailleurs québécois de l’événementiel ont toujours échappé à l’application de la Loi sur les normes du travail, notamment car certains étaient considérés comme des travailleurs autonomes. La syndicalisation des travailleuses et travailleurs du Festival du nouveau cinéma, en 2018, a permis de faire reconnaître leur statut de salarié-es au sens du Code du travail, ce qui leur a procuré la protection des lois du travail et la possibilité de négocier une convention collective, une première au Québec dans ce secteur.

            15 000 enseignantes et enseignants (FNEEQ–CSN) exigent mieux pour le réseau collégial 

            Alors que le gouvernement Legault continue de multiplier les opérations de communication concernant la négociation du secteur public, les enseignantes et enseignants de cégep des syndicats affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) entament une grève dès ce midi, et ce, jusqu’à jeudi midi. Pour elles et eux, plutôt que de miser sur les relations publiques, ce dernier doit prendre acte des besoins dans le réseau collégial et cesser de gérer les services publics selon ses seules priorités électorales. 

            Des revendications pourtant cohérentes avec les objectifs du gouvernement 
            Les enseignantes et enseignants de cégep dénoncent le manque d’ouverture et le refus d’entendre le bien-fondé de nombreuses demandes, alors que celles-ci permettraient de contribuer à l’atteinte des objectifs en éducation du gouvernement.  

            « Le manque d’écoute et de mouvement de la partie patronale est difficile à comprendre. Nos revendications apportent des solutions à des enjeux bien réels pour le réseau collégial. À titre d’exemple, la formation continue permet de former des éducatrices en CPE, des infirmières et des techniciennes et techniciens du réseau de la santé ou encore des techniciennes et techniciens en ingénierie tout comme plusieurs autres professionnel-les dispensant des services à la population et participant même à la relance économique. Or, enseigner à la formation continue, c’est donner le même cours qu’un enseignant au régulier pour 50 % du salaire. Ce n’est pas attrayant et nous allons avoir de plus en plus de difficulté à attirer des personnes qualifié-es pour assurer ces formations. Il nous semble que c’est une logique que le gouvernement peut comprendre et surtout en fonction de laquelle il peut voir l’importance de débloquer les ressources nécessaires afin de rehausser la rémunération des chargé-es de cours à la formation continue », explique Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQ. 

            Une situation similaire touche les programmes de techniques lourdes de la santé, où le manque de ressources alourdit considérablement la tâche et complique l’attraction d’infirmières enseignantes, par exemple, et ce, alors que qu’il s’agit de disciplines en grande demande et en situation de pénurie dans le réseau de la santé. Les enseignantes et enseignants revendiquent que des sommes supplémentaires soient débloquées afin de corriger la situation actuelle. 

            Autre revendication majeure : l’ajout de ressources afin de mieux encadrer les étudiantes et étudiants en situation de handicap et ceux avec faible moyenne générale au secondaire. « Les cohortes qui entreront dans nos collèges sont les élèves de 4e et 5e secondaire de cette année, soit les plus affectés par la pandémie. Les retards s’avéreront importants et les ressources devront être au rendez-vous pour les soutenir; c’est, encore là, un objectif de diplomation post-secondaire cohérent avec les volontés du gouvernement. Bref, nous invitons François Legault à se détacher de ses priorités électorales et à faire preuve de vision pour l’ensemble des enjeux en éducation », ajoute Yves de Repentigny 

            La liberté académique (liberté d’enseignement, liberté de recherche et de création, liberté d’expression) est protégée et reconnue pour les professeur-es et chargé-es de cours à l’université. Or, même si les enseignantes et enseignants du réseau collégial font partie de l’enseignement supérieur, il n’existe rien de tel dans leur convention. C’est une situation qui s’avère problématique et qui mérite d’être corrigée dans le cadre de l’actuelle négociation.

            Cette importante mobilisation a également pour objectif de rappeler au gouvernement qu’il doit redresser la barre en matière de rémunération dans les services publics, où l’on trouve notamment une très forte proportion de travailleuses. Pour y arriver, la CSN revendique un mécanisme de protection du pouvoir d’achat et des augmentations de 2$ de l’heure la première année de la convention ainsi que le montant le plus avantageux entre 0,75 $ de l’heure ou 2,2 % pour les deux années subséquentes. 

            Le secteur public de la CSN a maintenant tous ses mandats de grève 
            « Aujourd’hui, c’est le début d’un vaste mouvement à la CSN, alors que des mandats de grève ont été adoptés dans tous les secteurs que nous représentons dans les services publics. Par ce mouvement, les travailleuses et les travailleurs de la santé et des services sociaux, de l’éducation et des organismes gouvernementaux expriment qu’ils en ont marre d’entendre le premier ministre dire qu’il a été patient, alors que son gouvernement reste campé sur ses positions depuis 2019. Nous voyons très clairement, qu’en ce moment, celui-ci préfère investir l’argent des contribuables dans des campagnes de publicité pour vanter son offre, au lieu de l’investir là où il doit l’être : dans les services à la population », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

            « Aucune stratégie de relations publiques, ni aucune campagne publicitaire ne pourront mettre en veilleuse ce que l’on sait trop bien et que l’on répète depuis le début de la négociation : il est urgent d’améliorer les salaires et les conditions de travail dans les services publics, car il y a des graves problèmes de surcharge, d’attractivité et de rétention de la main d’œuvre. Le gouvernement doit donner un coup de barre, sans quoi nous continuerons d’en payer collectivement le prix », conclut Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal-métropolitain-CSN. 

            Le personnel de soutien des cégeps affilié à la FEESP-CSN annonce 3 journées consécutives de grève en mai

            Exaspérés par le blocage des négociations, les syndicats représentant le personnel de soutien dans les cégeps annoncent qu’ils seront en grève du 19 au 21 mai inclusivement, partout dans la province. Au cours des dernières semaines, les assemblées générales des syndicats du Secteur soutien cégeps affiliés à la FEESP-CSN, représentant près de 6300 membres, se sont dotés de mandats de débrayage de cinq jours à exercer au moment jugé opportun.

            Des demandes patronales pour faire reculer nos conditions de travail
            « Le gouvernement ne le dit pas dans ses conférences de presse, mais la partie patronale nous a déposé des demandes de reculs dans nos conditions de travail. Ainsi, non seulement il nous offre des montants insuffisants en termes de salaire, mais ses demandes feraient en sorte d’augmenter la précarité d’emploi vécue par beaucoup de nos membres », mentionne Martine Moreau, présidente du Secteur soutien cégeps FEESP-CSN. « Depuis des mois, nous nous présentons à la table de négociation et les représentants patronaux ne font que répéter leurs demandes et ne démontrent aucune ouverture aux priorités du personnel de soutien. En ce moment, nous n’assistons pas à un processus de négociation, mais plutôt à une tentative d’imposer unilatéralement des reculs sur les conditions de travail », ajoute-t-elle.

            2-3 semaines pour régler
            « Lors de son annonce du 2 mai dernier, le premier ministre a annoncé vouloir régler les conventions collectives dans les prochaines semaines. Nous nous inscrivons dans cette volonté », signale Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP-CSN. « Toutefois, encore faut-il que le gouvernement adopte une vue d’ensemble quant aux différentes situations et problématiques ayant cours dans les secteurs public et parapublic, notamment dans les cégeps, où la pénurie de personnel se fait déjà sentir dangereusement pour les classes d’emploi de soutien. Il est encore temps d’agir et nous sommes prêts à négocier jour et nuit s’il le faut! »

            Des services publics portés par l’ensemble des travailleuses et des travailleurs
            « M. Legault doit cesser de tout regarder à travers le seul prisme de ses priorités électorales. L’ampleur de la crise actuelle dans les réseaux le démontre comme jamais; pour que la population ait accès à des services de qualité, il faut remédier au plus vite aux graves problèmes d’attraction et de rétention qui sévissent dans tous les secteurs. Et ce n’est pas avec 5 % d’augmentation salariale sur 3 ans et des investissements insuffisants pour les conditions de travail qu’on va y arriver », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN. 

             Notons qu’à ce stade, seulement les membres du Secteur soutien cégeps affiliés à la FEESP-CSN seront en grève. Les autres secteurs et regroupements de la FEESP-CSN sont encore en consultation sur un mandat identique de 5 jours de grève à exercer au moment jugé opportun.

             Profil du Secteur soutien cégeps de la FEESP-CSN
            Le Secteur soutien cégeps regroupe près de 6300 membres (39 accréditations) répartis dans 34 établissements collégiaux et un centre informatique, situés dans onze régions administratives sur les treize que compte le Québec. Il représente notamment les manœuvres, l’ensemble du personnel technique (travaux pratiques, administration, informatique, etc.), les agentes et agents de soutien administratif ainsi que les ouvrières et ouvriers spécialisés. Le Secteur soutien cégeps est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics de la CSN.

            Liste des syndicats concernés

            Syndicat du personnel de soutien du Cégep de Baie-Comeau CSN
            Syndicat des employés de soutien du Cégep de Sept-Îles (CSN)
            Syndicat du personnel de soutien du Cégep de la Gaspésie et des Îles à Gaspé
            Syndicat des employé-e-s du Centre spécialisé en pêches de Grande-Rivière (CSN)
            Syndicat des employés de soutien du Cégep des Îles (CSN)
            Syndicat des employés et employées de soutien du Campus de Carleton-sur-Mer
            Syndicat des employés(es) de soutien du CEGEP de l’Outaouais – CSN
            Association soutien du Collège Héritage (Heritage College Support Staff Association) CSN
            Syndicat du personnel de soutien du Cégep régional de Lanaudière-CSN
            Syndicat du personnel de soutien du Collège Lionel-Groulx
            Syndicat des employés(es) de soutien du Cegep de St-Jérôme
            Syndicat des employés et employées du Cégep du Vieux Montréal (CSN)
            Syndicat des employés du Cégep Rosemont CSN
            Syndicat des employé(e)s de soutien du C.E.G.E.P. de Saint-Laurent
            Syndicat des employés du Cégep Montmorency (CSN)
            Syndicat des employés de soutien du Cégep André Laurendeau (CSN)
            Syndicat des employées et employés du Collège Gérald-Godin – CSN
            Syndicat du personnel de soutien du Cégep de Lévis-Lauzon (CSN)
            Syndicat du personnel de soutien du Cégep de Sainte-Foy
            Syndicat du personnel de soutien du Collège de Limoilou
            Syndicat du personnel de soutien du Cégep Beauce-Appalaches – CSN
            Syndicat du personnel de soutien du Cégep de Rimouski (CSN)
            Syndicat national des employés du Cégep de Rivière-du-Loup
            Syndicat du personnel de soutien du Cégep de Matane (CSN)
            Syndicat du personnel de soutien du Cégep de La Pocatière
            Syndicat des employé(e)s de soutien du Cégep de Jonquière (CSN)
            Syndicat des employées et employés de soutien du Cégep d’Alma
            Syndicat des employés de soutien du Cégep de Saint-Félicien
            Syndicat des employé.es de service du Collège de Chicoutimi
            Syndicat des employé(e)s de soutien du Cégep de Sorel-Tracy (CSN)
            Syndicat des employé(e)s de soutien du Cégep de Saint-Hyacinthe (CSN)
            Syndicat des employés du Cegep St-Jean-sur-Richelieu
            Syndicat des employé(e)s de soutien du Cégep Champlain Campus St-Lambert (CSN)
            Syndicat des employé(e)s de soutien du Cégep de Drummondville (CSN)
            Syndicat des employés du Cégep de Trois-Rivières (CSN)
            Syndicat du personnel de soutien du Collège de Shawinigan

             

            Manifestation de respect au cimetière Notre-Dame-des-Neiges

            En ce jour de la fête des Mères, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN ont manifesté leur respect à la clientèle de leur milieu de travail.

            « Nous sommes venus aujourd’hui afin de manifester notre respect à la clientèle de notre cimetière en leur remettant une rose blanche. Nous savons très bien que si nous ne manifestons pas cette marque de reconnaissance à celles et ceux qui viennent honorer leurs défunts, notre employeur ne le fera pas. La preuve en est qu’aujourd’hui même, en cette fête des Mères fortement achalandée, la direction a décidé de ne garder qu’une seule porte d’accès au cimetière, de souligner Benoît Simard, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN. Parlant de respect, nous avons récemment appris que l’employeur n’avait pas l’intention de respecter le plancher d’emploi de 62 employé-es réguliers qui s’occupe de l’entretien du cimetière. En plus des 26 abolitions de postes du 17 mars dernier, la direction a annoncé jeudi dernier un important virage vert en vertu duquel notre joyau montréalais n’aurait tout simplement plus du tout besoin d’entretien. Nous avons bien compris que la Fabrique Notre-Dame qui gère le cimetière veut tout simplement envoyer nos emplois en sous-traitance. »

            Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2018, le syndicat est en négociation depuis le mois de novembre 2019. Les négociations étant au point mort, le 26 mars dernier, le syndicat s’est doté d’une banque de dix jours de grève.

            « Lorsque les négociations arrivent, la haute direction invoque toujours des problèmes financiers pour justifier ses décisions irrationnelles et ses abolitions de postes. Nous aimerions bien connaître sa situation financière pour comprendre, mais l’employeur refuse toujours, après deux demandes, d’ouvrir ses livres comptables. Plusieurs épisodes d’intimidation de l’employeur envers les membres du syndicat s’ajoutent à ce portrait peu reluisant. Les derniers développements confirment cette volonté de briser les membres d’un syndicat qui devra à nouveau se battre pour se faire respecter. Et nous serons fièrement à leurs côtés », de déclarer Jean-Pierre Bourgault, vice-président et trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

            « Dans cette tradition de manque de respect, souvenons-nous qu’en 2007, les membres du STTCNDDN ont lutté férocement contre ce même employeur lors d’un lock-out cruel de 17 semaines. Et ils sont sortis debout de ce difficile conflit, la tête haute, obtenant satisfaction pour la majorité de leurs revendications. Pour sa part, l’employeur avait été forcé d’accepter une entente à l’amiable d’une valeur de 1,2 million intervenue entre les familles et les concessionnaires du cimetière et la Fabrique Notre-Dame, pour compenser la fermeture forcée du lieu de culte par l’employeur. Depuis toujours, les salarié-es mettent tout en œuvre pour offrir un service respectueux aux familles endeuillées et cette journée est le reflet de cet engagement envers les familles qui sont ici aujourd’hui », de conclure Chantale Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

            Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN rassemble 125 membres.

            Violence envers les femmes : il est grand temps d’agir

            OPINIONS / Il y a quelques semaines, le gouvernement québécois a annoncé un investissement de 223 millions de dollars pour lutter contre la violence conjugale envers les femmes. Cette annonce est tout à fait louable, car une femme qui vit une telle violence en est une de trop. C’est tout de suite, alors que le mois de mai est désormais le mois de la sensibilisation et de la prévention des agressions à caractère sexuel, que nous devons donner aux victimes un véritable accès aux services et à la justice afin de mieux les accompagner dans ces moments difficiles de leur vie.

            Nous, représentantes syndicales de la CSN qui sommes en contact avec beaucoup de travailleuses, constatons que l’actuelle succession de féminicides et la médiatisation du procès de Gilbert Rozon amènent plusieurs de nos membres à se confier à nous. Ces personnes nous racontent les violences vécues, que ce soit dans le cadre d’une relation intime ou au travail. Celles dont l’emploi n’est pas stable peinent encore plus à faire valoir leurs droits. Quand dénoncer peut rimer avec jeûner, elles y réfléchissent à deux fois avant de passer à l’acte.

            Larguées par le système
            Ces femmes qui nous interpellent nous disent souvent se sentir abandonnées par le système. Elles lui reprochent notamment de les laisser se débrouiller seules avec le cortège d’erreurs qui peut s’ensuivre ou de leur barrer tout simplement la route dans leur quête vers une véritable justice. Devant la difficulté de se faire entendre par cette justice trop imparfaite, plusieurs se tournent vers le tribunal du Web. Malheureusement, cette tribune qu’elles utilisent pour tenter de mettre un baume sur leurs plaies et faire la paix avec leur malheureuse expérience peut les plonger dans des situations périlleuses, comme le vivent actuellement les initiatrices de la page Facebook Dis Son Nom. Ces dénonciations sont toutefois pleines d’enseignement et traduisent une volonté de ces femmes de se libérer de leur boulet. Un vent de changement souffle! Ne fermons pas les yeux quand elles sortent de l’ombre pour dévoiler sur la place publique les préjudices qu’elles subissent. L’heure n’est plus aux études de toutes sortes : le gouvernement a le devoir d’agir et de leur offrir les moyens d’obtenir une vraie justice. Et il doit le faire maintenant.

            Écouter les femmes du terrain
            En avril 2019, un comité formé de spécialistes des questions de violences conjugale et sexuelle a été mandaté pour réfléchir à la question et y apporter des pistes de solution. Dans son rapport final dévoilé en décembre dernier, ledit comité a proposé 190 recommandations toutes plus pertinentes les unes que les autres pour contrer le fléau des violences à l’endroit des femmes. Parmi celles-ci, notons la mise en place d’un tribunal spécialisé en matière d’agressions sexuelles et de violence conjugale qui aurait comme tâche de développer une expertise et une approche particulières concernant ces questions omniprésentes dans notre société. Lors de la mise sur pied d’un groupe de travail visant à évaluer la faisabilité de cette recommandation phare du rapport, le ministre de la Justice Jolin-Barrette n’a pas cru bon d’intégrer à l’exercice les intervenantes de première ligne. Ce faisant, il n’entend que d’une oreille les vœux des autrices du rapport et des groupes de femmes œuvrant sur le terrain. Erreur! On ne bâtit pas une maison en négligeant les fondations et en commençant par le toit: ces groupes sont les mieux placés pour connaître les écueils rencontrés par les victimes de violences. S’en tenir à la recommandation telle que formulée aurait démontré une réelle intention de répondre aux revendications des femmes. Le ministre attache manifestement une grande importance à la lutte qu’il souhaite mener contre les violences faites aux femmes et pour une justice plus humaine et équitable. La reconnaissance de l’apport incontournable de femmes du terrain serait un grand pas dans la mise en action de ce rapport.

            Avec ces 190 recommandations, nous avons en main tous les outils pour que les femmes prises dans les filets de la violence sexuelle ou de la violence conjugale puissent emprunter la voie la mieux adaptée à leur situation. Grâce à une réelle volonté politique du gouvernement, elles pourront enfin bénéficier du grand principe du droit à l’égalité de traitement devant la loi.

            Annick Charette
            Secrétaire générale-trésorière de la Fédération nationale des communications et de la culture–CSN et plaignante dans le procès de Gilbert Rozon

            Caroline Senneville
            Vice-présidente de la CSN

            Katia Lelièvre
            Vice-présidente de la CSN

            Réforme des lois sur le statut de l’artiste: des engagements qui rassurent le secteur culturel

            L’APASQ, l’AQAD, l’ARRQ, la FNCC–CSN, la GMMQ, la SARTEC, TRACE, l’UDA et l’UNEQ saluent l’engagement des parlementaires de l’Assemblée nationale qui ont adopté aujourd’hui à l’unanimité la motion reconnaissant que les artistes ont été durement touchés par la pandémie et que leur travail exceptionnel doit être mieux encadré par une réforme en profondeur des Lois sur le statut de l’artiste.

            Constatant jour après jour, données concrètes à l’appui, que les deux lois actuelles ne parviennent pas à améliorer les conditions socio-économiques des artistes — alors que c’est leur raison d’être — les organisations réclament une révision majeure de ces lois depuis plusieurs décennies et ont déposé au ministère des Communications et de la Culture des mémoires détaillés allant tous dans ce sens, en février dernier.

            La pandémie ayant subitement aggravé une situation déjà extrêmement précaire pour les artistes, créateurs et professionnels de la culture, il y a, plus que jamais, urgence d’agir afin d’assurer la pérennité de notre culture et de permettre à celles et ceux qui lui donnent une âme de gagner leur vie adéquatement. Ainsi, nous sommes rassurés par les déclarations de la ministre Nathalie Roy qui s’est engagée, encore aujourd’hui, à respecter les promesses de son gouvernement de déposer un projet de loi et de régler cet enjeu durant son mandat actuel.

            En cette matière, notre regroupement, qui représente quelque 26 000 membres, réitère sans réserve son entière collaboration afin de mener à bien cette réforme essentielle dès maintenant. Les Lois sur le statut de l’artiste ont été conçues pour les artistes, qui sont les mieux placés pour connaître leurs réalités et leurs besoins.

            Nous sommes impatients de discuter avec la ministre Roy afin d’accélérer les travaux de son ministère, malgré la pandémie, pour aboutir à un dépôt de son projet de loi dès la rentrée de l’Assemblée nationale l’automne prochain, et nous comptons sur l’appui de tous les députés afin qu’une nouvelle loi soit promulguée avant les prochaines élections.

            Le personnel syndiqué des CPE de la FSSS–CSN accentue la pression

            Aux prises avec un problème aggravé de pénurie de main-d’œuvre, les travailleuses et les travailleurs des centres de la petite enfance, représentés par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), se dotent de mandats forts partout au Québec, pour accentuer les moyens de pression sur le gouvernement Legault.

            «Ce gouvernement promet de créer de nouvelles places, mais sait très bien que cet objectif est inatteignable dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre qualifiée en CPE, exacerbée depuis un an par la pandémie. Une seule solution permettra de retenir ou d’attirer des ressources : de meilleures conditions de travail», explique logiquement Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la FSSS–CSN.

            Or, au détriment des familles québécoises, les demandes patronales qui viennent d’être déposées à la table de négociation nationale s’inscrivent en parfaite contradiction avec la volonté de mettre un terme à la pénurie. «Les demandes formulées visent à presser le citron davantage et ainsi détériorer les conditions de travail de celles et ceux qui éduquent nos tout-petits. Cette stratégie contreproductive risquerait de décourager d’éventuelles recrues et de pousser vers la sortie les personnes épuisées et sous-payées qui tiennent le réseau à bout de bras », ajoute Stéphanie Vachon.

            Ainsi, au cours des prochaines semaines, les parents seront informés de l’escalade des moyens de pression et seront appelés à appuyer les travailleuses et les travailleurs des centres de la petite enfance dans leurs démarches pour bonifier et assurer la pérennité du réseau des CPE.

            Des demandes légitimes pour stopper la pénurie

            Les travailleuses et les travailleurs des centres de la petite enfance demandent, entre autres, une augmentation salariale équitable comparativement à une formation du même niveau dans le réseau de l’éducation. Aussi, elles souhaitent plus de moyens pour donner de meilleurs services aux enfants, dont du temps pour mieux planifier, pour remplir le dossier de l’enfant et pour soutenir les enfants à besoins particuliers. Il faut également faire respecter le ratio éducatrices/enfants en tout temps.

            «Avec le transfert prochain de 6 milliards de dollars du gouvernement fédéral, le gouvernement Legault a plus que jamais les moyens de mieux répondre aux besoins des familles québécoises qui nécessitent plus de places en CPE et de meilleurs services grâce au personnel qualifié», conclut Lucie Longchamps, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

            Réforme de la DPJ : le gouvernement doit agir dès maintenant

            La CSN se réjouit de l’accueil favorable qu’a réservé le gouvernement du Québec au rapport final de la commission Laurent, déposé lundi. « L’heure n’est plus à la réflexion, mais bien à l’action. Il faut agir rapidement pour le bien des enfants du Québec. Il doit y avoir un avant et un après commission Laurent », souligne d’emblée le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

            La CSN salue au passage le travail d’enquête colossal abattu par l’équipe de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse. Plusieurs constats et recommandations détaillés par la commission Laurent sont en parfaite harmonie avec les demandes formulées par la CSN, à la suite d’une enquête menée auprès de ses membres et de ses organisations affiliées.

            Le rapport de la commission insiste notamment sur la nécessité d’agir en amont pour le bien-être des enfants. Parmi les recommandations émises, on y retrouve en outre celles qui visent à favoriser la prévention, à revoir la gouvernance et la structure des services aux jeunes en difficulté, à rehausser et à protéger les budgets dédiés aux services aux jeunes, et à s’attaquer impérativement au problème de surreprésentation des enfants noirs et des enfants autochtones en protection de la jeunesse. Le volumineux rapport énonce également la nécessité d’améliorer l’organisation du travail, de reconnaître la pratique spécialisée en protection de la jeunesse, de revoir la charge de travail des intervenantes et intervenants et d’assurer leur sécurité physique et psychologique.

            Des promesses à tenir

            La CSN va s’assurer que les promesses faites par le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, ne soient pas que des paroles et que le groupe d’action interministériel soit efficace. La qualité et la stabilité des services aux jeunes en difficulté passent impérativement par la qualité des conditions de pratique et de travail des intervenantes et des intervenants du milieu.

            « Les enfants du Québec méritent mieux que le sous-investissement et la désorganisation qui gangrènent notre système, depuis des décennies d’austérité. Les travailleuses et les travailleurs du réseau sont épuisés, mais certainement pas désabusés. Le gouvernement doit leur donner les moyens de mieux protéger nos enfants, comme ils y ont droit », conclut David Bergeron-Cyr.

            Les agents correctionnels du Québec exigent davantage de reconnaissance

            Les agents de services correctionnels ont manifesté devant les établissements de détention de Québec et de Laval mardi matin pour exprimer leur frustration envers le gouvernement au moment où les représentants patronaux et syndicaux reprenaient les négociations en vue du renouvellement de la convention collective.

            « Ça fait un an que le gouvernement reste campé sur ses positions et qu’il ne démontre aucune volonté de faire avancer les négociations, s’insurge Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN). Il est temps de lui faire comprendre qu’il doit faire des offres sérieuses et reconnaître le travail des agentes et agents de la paix qui maintiennent le réseau correctionnel du Québec à bout de bras. »

            Après avoir observé le refus du gouvernement de négocier de bonne foi lors de la négociation soi-disant accélérée du printemps 2020 et de la tentative avortée de reprise de la négociation « normale » l’automne dernier, le syndicat a été insulté de voir que les offres patronales étaient restées essentiellement inchangées le 31 mars dernier.

            « Le gouvernement et le Conseil du trésor sont complètement déconnectés de la réalité, déplore M. Lavoie. On est aux prises avec de graves problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre depuis plusieurs années, mais l’employeur continue de jouer à l’autruche et ne propose absolument rien pour améliorer la situation. »

            « En public, le gouvernement dit vouloir régler au plus vite, mais arrivé aux tables de négociation, il se traîne les pieds, affirme la présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Nathalie Arguin. Les agentes et agents des services correctionnels mettent leur santé et leur sécurité à risque chaque jour au service du gouvernement et de la société québécoise. Il est impératif que ces sacrifices soient enfin reconnus. Et cela passe par une convention collective et des conditions dignes du travail périlleux que le personnel des services correctionnels du Québec effectue au quotidien. »

            À propos

            Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.

            La commission Laurent va dans le sens de recommandations de la CSN

            La Fédération des professionnèles (FP–CSN) salue plusieurs des recommandations du rapport Laurent qui vont dans le sens de ce qu’elle demandait comme la reconnaissance de l’importance de la première ligne, la reconnaissance de la surcharge de travail à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) ainsi qu’en centres jeunesse et l’importance de la prévention et des déterminants sociaux.

            La FP–CSN réaffirme en particulier qu’il est absolument nécessaire de pourvoir tous les postes et de maintenir une stabilité des équipes dans les centres jeunesse. « Sans efforts supplémentaires pour rendre le travail à la DPJ et en centres jeunesse plus vivable, l’ajout de postes ne fonctionnera pas et tout un pan des recommandations de Mme Laurent va tomber à l’eau », insiste Jessica Goldschleger, responsable du secteur de la santé et des services sociaux à la FP–CSN. Pour la fédération, la balle est clairement dans le camp du gouvernement qui doit enfin passer à l’action et réinvestir en première ligne, en incluant le secteur communautaire ainsi que les centres locaux de services communautaires (CLSC), et faire plus de prévention.

            Les recommandations de la commission Laurent sont malheureusement encore très loin de la réalité sur le terrain. À la DPJ et au Centre jeunesse de Québec, par exemple, on compte encore aujourd’hui une trentaine de postes vacants et cent-cinquante postes qui sont présentement affichés. « Nous sommes très loin d’un climat de travail qui permettrait la stabilité des équipes », déplore Nicole Cliche, présidente du Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale (SPTSSS-CSN), qui souligne que la stabilité du personnel fait partie intégrante des recommandations du rapport Laurent.

            Dans une enquête menée auprès de ses membres en 2020, la FP–CSN avait tiré six recommandations essentielles, dont plusieurs sont reprises dans le rapport Laurent, comme la nécessaire bienveillance envers les enfants, une plus grande prise en compte de leurs besoins, le renforcement de la première ligne et la nécessité de diminuer la charge et la complexité du travail des intervenantes et intervenants. La FP–CSN salue particulièrement la plus grande place recommandée pour les intervenants psychosociaux par rapport à une approche plus médicale de la jeunesse qui a pris énormément de place depuis la réforme Barrette.

            Un impact pour plusieurs membres de la FP–CSN
            La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), comme son nom l’indique, joue un rôle essentiel pour la protection des droits de la jeunesse et elle a développé une grande expertise dans le cadre de l’exercice de son mandat. La FP–CSN se questionne sur la recommandation du rapport Laurent qui vise à mettre fin à ce rôle pour le transférer ailleurs.

            Au surplus, plusieurs recommandations du rapport pourraient avoir des contrecoups importants sur de nombreux membres de notre fédération. La FP–CSN demeurera à l’affut de tout développement qui pourrait avoir un impact sur plusieurs travailleuses et travailleurs et procédera à une analyse plus approfondie du rapport dans les prochains jours.

            M. Legault, la patience des travailleuses et des travailleurs du secteur public a ses limites

            « M. Legault nous a conviés, encore aujourd’hui, à une autre déplorable opération médiatique aux dépens des travailleuses et des travailleurs des services publics. Depuis plus de 18 mois, nous sommes présents aux tables de négociation et on nous sert encore le même message, la même offre. Notre patience aussi a ses limites. » C’est le constat que fait la CSN au sortir de la rencontre qui s’est tenue cet après-midi, à Montréal, entre les organisations syndicales et le premier ministre du Québec.

            La CSN, qui représente 160 000 travailleuses et travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux, celui de l’éducation et des organismes gouvernementaux, déplore l’entêtement du gouvernement qui refuse toujours de bonifier ses offres pour répondre aux besoins réels des réseaux. « Ce qui est sur la table présentement, on l’a déjà rejeté, deux fois plutôt qu’une. Si M. Legault veut que les choses aillent plus vite, c’est très simple, il suffit que l’argent et les mandats soient au rendez-vous pour améliorer les salaires et les conditions de travail », lance Caroline Senneville, 1re vice-présidente de la CSN.

            L’organisation syndicale affirme que les travailleuses et les travailleurs des réseaux ne sont pas dupes et qu’ils ne se laisseront pas berner par les beaux discours du gouvernement. « Sur les salaires, le premier ministre et la présidente du Conseil du trésor ont beau essayer de maquiller les chiffres, dans les faits, ce sont, encore et toujours depuis décembre 2019, les mêmes augmentations qu’ils proposent. Ce qu’il y a sur la table, ce n’est pas 8 % d’augmentation, mais plutôt des augmentations de salaire de 5 % sur 3 ans et des montants forfaitaires qui sont des mesures éphémères et qui n’améliorent pas les salaires », ajoute Mme Senneville.

            Alors qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre et que la rémunération du personnel des services publics accuse un retard de plus de 9 % par rapport à l’ensemble des autres salarié-es du Québec, la vice-présidente de la CSN réitère qu’il faut poursuivre les négociations pour mettre en place des mesures pérennes. « Si on veut réussir à régler les graves problèmes d’attraction et de rétention qui frappent tous les secteurs et qui plombent les services publics, il n’y a pas 36 000 solutions : ça prend de meilleurs salaires pour toutes et tous et des investissements significatifs pour améliorer les conditions de travail. »

            En attendant que le gouvernement montre qu’il est prêt lui aussi à négocier, il est clair pour la CSN que la mobilisation se poursuit. La centrale syndicale consulte actuellement ses membres sur un mandat de grève à exercer au cours des prochaines semaines, si le gouvernement reste campé sur ses positions. « Les mandats de grève s’accumulent, tant en santé et services sociaux qu’en éducation et dans les organismes gouvernementaux; nous en sommes déjà à plus de 100 syndicats dont les membres ont voté pour la grève. Nous avons d’ailleurs annoncé jeudi dernier que les 15 000 enseignantes et enseignants de cégep affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) débrayeront du 11 au 13 mai, si le gouvernement continue à faire la sourde oreille », ajoute Mme Senneville.

            La CSN a tenu à conclure avec une mise en garde pour le premier ministre : « un règlement rapide passe par une réelle volonté du gouvernement d’améliorer les services à la population, à défaut de quoi, il y aura d’autres mouvements de grève, dans plusieurs secteurs. Ça ne peut plus continuer comme ça. Nous allons agir pour toutes les Québécoises et tous les Québécois, pour qu’ils aient accès aux services auxquels ils ont droit. »

            Marche du 1er mai à Montréal

            À l’occasion de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, la Coalition montréalaise du 1er mai soulève l’importance des enjeux sociétaux mis en lumière par la crise sanitaire et marchera aujourd’hui sous le thème : sortons de la crise en santé et en sécurité.

            Le rassemblement est prévu à 13 h à la place Charles de Gaulle, au parc La Fontaine, pour entamer la marche à 13 h 30.

            Le thème Sortons de la crise en santé et en sécurité se décline en 5 revendications :

            Sortir de la crise avec un travail qui ne rend pas malade
            La Coalition demande de mieux protéger au quotidien la santé des travailleuses et des travailleurs. La pandémie de COVID-19 aura été un exemple frappant pour le personnel de la santé et les travailleuses et travailleurs essentiels.

            Non seulement la santé physique des travailleuses et travailleurs doit être mieux protégée, mais il faut assurer leur bonne santé mentale, notamment par une meilleure reconnaissance des maladies psychologiques. En plus d’une meilleure culture de prévention, la Coalition demande un meilleur accompagnement des victimes d’accident de travail ou de maladies professionnelles.

            Sortir de la crise avec un salaire décent
            Pour la Coalition, la santé et la sécurité passent également par un salaire décent. Alors que de nombreux travailleurs et travailleuses peinent à joindre les deux bouts financièrement, offrir de meilleures conditions de travail constitue un levier concret qui permet de réduire les inégalités en favorisant une plus grande justice sociale.

            Sortir de la crise avec des droits renforcés
            La Coalition demande de renforcer les droits dans l’ensemble des sphères de la société, que ce soit les droits sociaux et économiques, les droits du travail, la sécurité sociale ou les droits des immigrantes et immigrants; il nous faut tendre vers un plus grand respect des droits en tirant les leçons de la crise.

            Sortir de la crise avec des services publics forts
            Pour assurer la santé et la sécurité de tous, la Coalition demande un réinvestissement majeur dans les services publics et des mesures importantes pour assurer de meilleures conditions de travail pour celles et ceux qui les dispensent. Il faut pouvoir garantir à la population le droit d’avoir des services publics de qualité.

            Sortir de la crise avec un réel engagement environnemental
            Dans l’urgence de la crise, les gouvernements ont misé sur des mesures à court terme. La Coalition demande aux gouvernements de s’engager dans une relance économique qui ne se fasse pas au détriment de l’environnement. Il faut déployer une plus grande énergie pour s’attaquer aux changements climatiques à l’aide d’une économie plus verte, des énergies renouvelables et du développement durable.

            Rappel historique
            La Journée internationale des travailleuses et des travailleurs est née à la suite d’un mouvement de grève lancé à Chicago le 1er mai 1886 par 300 000 travailleuses et travailleurs qui voulaient obtenir la journée de travail de huit heures. Une répression policière sanglante est alors survenue : des militantes et des militants syndicaux furent arrêtés et condamnés à mort. Quatre d’entre eux ont été pendus. Six ans plus tard, ils furent innocentés.

            À propos de la Coalition montréalaise du 1er mai

            Organisations syndicales :

            Centrale des syndicats démocratiques (CSD), Confédération des syndicats nationaux (CSN), Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), Fédération autonome de l’enseignement (FAE), Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Syndicat de professionnels et de professionnelles du gouvernement du Québec (SPGQ)

            Organismes communautaires et groupes de la société civile :

            Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI), Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire de Montréal (TROVEP), Union étudiante du Québec (UEQ), Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (UTTAM)

            Salaire minimum à 15$ l’heure : qu’attend le Québec ?

            Alors que le gouvernement canadien annonce son intention d’établir un salaire minimum fédéral de 15 $ l’heure, le gouvernement du Québec continue de traîner de la patte dans le dossier avec une hausse ridicule de 40 cents du salaire minimum. La campagne 5-10-15 s’explique mal ce refus d’aider les travailleuses et travailleurs à bas salaire à sortir de la pauvreté.

            Rappelons que l’augmentation du salaire minimum à 15 $ l’heure fait partie des mesures annoncées dans le dernier budget du gouvernement canadien pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs sous sa juridiction de « gagner leur vie décemment ». Il s’est engagé à déposer un projet de loi en ce sens. Pendant ce temps, au Québec, le salaire minimum passera de 13,10 $ à 13,50 $ l’heure le 1er mai.

            La co-porte-parole de la campagne 5-10-15, Virginie Larivière, ne comprend pas cette différence d’approche. « Le discours du gouvernement du Québec veut que l’emploi soit la voie la plus sûre pour sortir de la pauvreté. Pourtant, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, refuse d’offrir un salaire minimum en conséquence ! Une augmentation de 40 cents du salaire minimum représente tout juste une augmentation de 14 $ par semaine pour une personne qui travaille 35 heures ! C’est nettement insuffisant pour permettre aux gens de sortir de la pauvreté ! »

            Mélanie Gauvin, également porte-parole de la campagne 5-10-15, ajoute : « Ce sont environ 446 000 personnes qui gagnent moins de 15 $ l’heure au Québec. Comme la majorité n’est pas syndiquée, ces travailleuses et travailleurs dépendent du gouvernement pour voir leur situation s’améliorer. Il est plus que temps que le salaire minimum passe à 15 $ l’heure. »

            Voilà maintenant cinq ans que la campagne 5-10-15 porte cette revendication d’un salaire minimum à 15 $ l’heure. Plus que jamais, ce taux horaire représente le seuil minimal à atteindre, un seuil qui aurait dû être franchi il y a longtemps. Pour les membres de la campagne 5-10-15, il est évident que le gouvernement devrait d’ores et déjà s’intéresser à des études comme celle publiée le 28 avril par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), qui fait la démonstration que le salaire minimum devrait dépasser les 15 $ l’heure pour permettre aux travailleuses et travailleurs de sortir de la pauvreté.

            À de nombreuses reprises pendant la crise sanitaire, le gouvernement a chanté les louanges des travailleuses et travailleurs à bas salaire comme les préposé∙e∙s aux bénéficiaires, le personnel d’entretien, les commis d’épicerie, etc. Plusieurs ont pu obtenir des primes temporaires au plus fort de la crise. Mais cela ne saurait remplacer un salaire régulier qui permette de vivre dignement, un salaire d’au moins 15 $ l’heure.

            Quelques données sur le salaire minimum
            En 2019, l’Institut de la statistique du Québec indiquait que 74 % des personnes rémunérées au salaire minimum occupaient un emploi permanent et 58 % étaient des femmes. Selon le gouvernement, 287 000 personnes gagnent 13,50 $ l’heure ou moins.

            À propos de la campagne 5-10-15
            La campagne 5-10-15 mise sur trois grandes revendications : connaître son horaire cinq jours à l’avance, avoir 10 jours de congé payé en cas de maladie ou de responsabilités familiales et un salaire minimum de 15 $ l’heure.

            Les sept organisations membres de la campagne sont : le Front de défense des non-syndiquéEs, le Collectif pour un Québec sans pauvreté, la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

            Ottawa peut et doit empêcher la faillite des universités

            « On ne peut pas traiter l’Université Laurentienne ou tout autre établissement similaire comme une simple compagnie. L’accès au savoir dans toutes les régions du pays ne devrait pas dépendre des mauvaises décisions des administrateurs qui sont en place à un moment donné », insiste Ginette Langlois, présidente de la FP–CSN.

            La Fédération des professionnèles (FP–CSN) demande au gouvernement fédéral de revoir sa Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) afin qu’elle ne puisse pas s’appliquer pour les universités ou autres organismes publics importants.

            « On ne peut pas traiter l’Université Laurentienne ou tout autre établissement similaire comme une simple compagnie. L’accès au savoir dans toutes les régions du pays ne devrait pas dépendre des mauvaises décisions des administrateurs qui sont en place à un moment donné », insiste Ginette Langlois, présidente de la FP–CSN qui représente près de 2000 professionnèles de l’enseignement supérieur au Québec. La FP–CSN demande donc au gouvernement Trudeau de jouer un rôle beaucoup plus actif afin d’assurer le maintien des formations universitaires en français partout au Canada.

            Cette demande de revoir la LACC est par ailleurs soutenue par l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU).

            Dur coup pour les sages-femmes
            « L’abolition par l’Université Laurentienne d’un des deux seuls programmes de formation pour les sages-femmes en français au Canada est un dur coup pour cette profession. Les sages-femmes pourraient jouer un rôle encore plus grand pour assurer les suivis de grossesses et les naissances dans les régions en pénurie d’obstétriciens. On doit assurer un plus grand accès à cette formation et non l’inverse », affirme Ginette Langlois, dont la fédération représente les sages-femmes du Québec.

            Problème récurrent de financement des universités
            « Tout comme en Ontario, les universités du Québec sont dans un étau financier qui les force trop souvent à prendre des décisions qui ne vont pas dans l’intérêt des étudiant-es ou de l’avancement de la recherche publique. Ce qui arrive à l’Université Laurentienne devrait servir de signal d’alarme avant qu’une des régions du Québec perde son université », met en garde Ginette Langlois.

            Notons que l’ACCPU et l’Association des professeures et professeurs de l’Université Laurentienne (APPUL) ont été surprises que l’administration ait fait appel à la protection de la LACC, alors que l’Université Laurentienne avait déclaré un budget équilibré pour la septième année consécutive en 2017, puis de nouveau en 2019. Un autre coup de théâtre est survenu quand l’APPUL a constaté que les subventions de recherche avaient disparu et ces fonds avaient été utilisés pour les opérations quotidiennes.

            La FP–CSN craint que les universités du Québec ne soient pas à l’abri d’un tel tour de passe-passe financier qui permet de cacher les problèmes pendant des années, jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

            Les professeur-es de cégep affilié-es à la FNEEQ–CSN annoncent des journées de grève

            Exaspérés par la stagnation de leur négociation et par l’impasse dans laquelle les entraîne le gouvernement, les syndicats d’enseignantes et enseignants de cégep affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) seront en grève partout au Québec du 11 au 13 mai. Rappelons qu’au cours des dernières semaines, les assemblées générales des 45 syndicats de la FNEEQ, qui représentent plus de 15 000 enseignantes et enseignants, se sont dotés de mandats de débrayage de cinq jours à exercer au moment jugé opportun.

            Un gouvernement qui nous pousse à bout
            Après 18 mois de pourparlers et une convention collective échue depuis plus d’un an, l’incertitude a assez duré et les enseignantes et enseignants refusent de continuer à jouer dans un simulacre de négociation.

            L’exaspération est bien là. On sent que le gouvernement joue la carte de l’usure et les pourparlers font du surplace depuis un bon moment. C’est dommage qu’au lieu de favoriser le dialogue et l’écoute, nos vis-à-vis nous poussent dans nos derniers retranchements, alors qu’ils devraient travailler avec nous pour améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage dans le réseau collégial.  Nous avons des demandes importantes pour lutter contre la précarité, tant au secteur régulier qu’à la formation continue, où les enseignants gagnent, à travail équivalent, la moitié du salaire de l’enseignement régulier. Nous demandons aussi d’avoir suffisamment de ressources dans les techniques lourdes de la santé, ainsi que pour l’encadrement des étudiantes et étudiants en situation de handicap. Ce sont là certains des dossiers que nous souhaitons régler.  Si nous en sommes là aujourd’hui, c’est que nous sommes arrivés au bout de nos options pour faire progresser les discussions et nous n’hésiterons pas à exercer notre droit de grève si la situation ne débloque pas d’ici là », explique Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQ.

            « Aujourd’hui, ce sont nos enseignantes et enseignants de cégep qui dénoncent l’attitude de fermeture du gouvernement, mais les mandats de grève s’accumulent aussi dans les autres syndicats du secteur public de la CSN. Le gouvernement ne peut plus gérer cette négociation selon ses seules priorités électorales ou selon les crises médiatiques. Sur le terrain, il y a des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs, dont une forte proportion de femmes, qui doivent pallier les multiples problèmes d’attraction, de rétention et de surcharge de travail, alors, là, il doit faire le choix de soutenir tous les services publics », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

            La grève touchera 45 cégeps et aura lieu de midi le 11 mai à midi le 13 mai si la partie patronale persiste à rendre les pourparlers inopérants.

            Liste des syndicats concernés :

            Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de Sept-Îles
            Syndicat des enseignantes et des enseignants de l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec
            Syndicat des enseignantes et des enseignants du Centre d’études collégiales Baie-des-Chaleurs
            Syndicat des Enseignantes et Enseignants du Collège de l’Outaouais
            Heritage Faculty Association
            Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep Régional de Lanaudière à Joliette (FNEEQ-CSN)
            Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption
            Syndicat des enseignantes et enseignants du cégep régional de Lanaudière à Terrebonne
            Syndicat des professeures et des professeurs du Cégep de Saint-Jérôme
            Syndicat des enseignantes et des enseignants du Collège Lionel-Groulx
            Syndicat des professeurs du collège d’enseignement général et professionnel de Saint-Laurent
            ​​Syndicat des enseignantes et enseignants du cégep Montmorency
            Syndicat des professeurs du Collège d’enseignement général et professionnel de Maisonneuve
            Syndicat des professeurs du Collège d’enseignement général et professionnel du Vieux Montréal
            John Abbott College Faculty Association
            Syndicat du personnel enseignant du Collège d’enseignement général et professionnel d’Ahuntsic
            Syndicat des professeurs du Collège Marie-Victorin
            Syndicat des professeurs du Collège Dawson
            Vanier College Teachers Association
            Syndicat des professeurs du Collège d’enseignement général et professionnel de Rosemont
            Syndicat de l’enseignement du Cégep André-Laurendeau (SECAL)
            Syndicat du personnel enseignant du Centre d’études collégiales à Chibougamau – CSN
            Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue
            Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep Limoilou
            Syndicat des professeures et professeurs du Collège d’enseignement général et professionnel de Lévis-Lauzon
            Syndicat des professeur-e-s du Collège François-Xavier-Garneau
            Champlain St-Lawrence College Teachers’ Union
            Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep Beauce-Appalaches (CSN)
            Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de Thetford
            Syndicat du personnel enseignant du Centre d’études collégiales en Charlevoix
            Syndicat des enseignantes et enseignants des Campus de La Pocatière et de Montmagny
            Syndicat du personnel enseignant du Collège de Chicoutimi (FNEEQ-CSN)
            Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep de Saint-Félicien
            Syndicat des enseignants du Collège d’Alma (FNEEQ) (CSN)
            Syndicat des professeurs et répartiteurs du Centre québécois de formation aéronautique
            Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Jonquière
            Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke – CSN
            Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de Granby-Haute-Yamaska
            Syndicat des professeurs du Cégep de Saint-Hyacinthe
            Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu
            Syndicat des professeures et professeurs du collège Édouard-Montpetit (CPPCEM)
            Syndicat des enseignants du Cégep Champlain (St-Lambert) (CSN)
            Syndicat des professeurs du Collège de Valleyfield
            Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Shawinigan
            Syndicat des professeurs du Collège d’enseignement général et professionnel de Trois-Rivières

             

             

            Malgré 173 morts, le gouvernement s’entête à faire reculer le Québec

            En cette Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail, le Québec pleure les 173 personnes qui ont perdu la vie en 2020 en tentant de la gagner. La province se souvient aussi de tous ceux et celles qui se sont blessés en travaillant. En cette année de pandémie, la CSN exprime également sa solidarité avec les victimes de la COVID-19, virus souvent propagé au travail.

            « Ayons une pensée pour les 40 000 personnes des secteurs de la santé et des services sociaux, et tout le personnel qui participe à l’éducation de nos enfants, bien souvent des femmes, qui ont contracté le virus. N’oublions pas, non plus, les milliers de travailleuses et de travailleurs du secteur privé qui ont souffert de la maladie », rappelle David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN. Pour l’ensemble de ces gens, la CSN encourage ses membres, ses syndicats et ses organisations affiliées à observer une minute de silence à 10 heures, aujourd’hui, dans tous les milieux de travail.

            «C’est quand même ironique qu’au cœur de cette funeste tragédie sanitaire, le gouvernement ne profite pas de l’occasion pour aller plus loin en matière de protection avec sa réforme en santé-sécurité. Le PL-59 fait reculer les droits des travailleuses et des travailleurs en limitant l’indemnisation et en reculant sur des acquis en prévention pour certains secteurs », s’indigne David Bergeron-Cyr.

            En effet, la réforme va compliquer et judiciariser la réadaptation des victimes en échange de trop maigres avancées en prévention. Pire encore, l’abolition des groupes prioritaires prévus par la loi actuelle privera les milieux de travail industriels des mécanismes éprouvés depuis les 40 dernières années.

            « La prévention, c’est non négociable. Ce qu’il faut, pour que le Québec cesse d’être le cancre en matière de santé-sécurité au Canada, est plutôt de ne pas seulement étendre les mécanismes de prévention à l’ensemble des milieux de travail, mais également leur donner tous les outils nécessaires à leur prise en charge. Les travailleuses et les travailleurs ne doivent pas devenir les victimes de la réforme qui semble plutôt vouloir économiser sur leur dos », déplore le vice-président de la centrale.

            Des conséquences pour longtemps  

            Il est minuit moins une pour bonifier le projet de loi 59, toujours à l’étude. À quand, par exemple, une vraie reconnaissance des problèmes d’épuisement au travail ? Quand va-t-on répandre les mécanismes de prévention efficaces, décentralisés avec des moyens encadrés pour les faire fonctionner ? Quand va-t-on admettre que lorsque le travail nous blesse, physiquement et psychologiquement, il faut le reconnaitre, sans tracasseries administratives ?

            « Il aura fallu 40 ans pour accoucher d’une nécessaire réforme en santé-sécurité au travail. Nous sommes en train de rater un rendez-vous historique. Les conséquences du PL-59 risquent de nous affliger collectivement pour longtemps. Cette réforme ne doit pas être un affront à la mémoire des disparu-es dont nous nous souvenons en ce 28 avril », conclut-il.

            La CSN espère que le gouvernement ira plus loin

            La Confédération des syndicats nationaux (CSN) salue la création du programme de formation de courte durée pour les éducatrices en CPE annoncée ce matin par les ministres Lacombe et Boulet. Les organisations soulignent par contre qu’il s’agit d’un geste encore bien insuffisant pour remédier aux graves problématiques vécues dans le réseau des services de garde éducatifs à l’enfance.

            « Lorsqu’un programme comme celui-là est mis en place, c’est que les acteurs d’un milieu reconnaissent qu’il faut agir pour remédier à la pénurie de main d’œuvre. La CSN espère que cette annonce n’est que le premier pas et que d’autres interventions suivront pour permettre au réseau de créer les 51 000 places actuellement manquantes », indique Katia Lelièvre, vice-présidente de la CSN.

            Pour la FSSS–CSN, il faut aussi agir sur les conditions de travail et salariales. « Si on veut attirer et retenir vers la profession, il faut offrir de meilleures conditions. Si on ne le fait pas, on risque de voir les personnes qui suivront cette formation quitter quand elles constateront sur le terrain les exigences de la profession et les conditions offertes en contrepartie », ajoute Lucie Longchamps, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

            Bien que les organisations syndicales conviennent de la gravité des problèmes de recrutement et de rétention de la main-d’œuvre dans le secteur des services de garde éducatifs à l’enfance, elles s’inquiètent d’une potentielle remise en question, à long terme, de la formation de base exigée pour les travailleuses et les travailleurs des services de garde éducatifs à l’enfance. La CSN réitère l’importance du diplôme d’études collégiales comme formation qualifiante pour les éducatrices dans les services de garde éducatifs à l’enfance. Ces mesures doivent donc être temporaires.

            « Après des années de négligence et de sous-financement des services de garde éducatifs à l’enfance, on se voit aujourd’hui contraint d’apporter des solutions dans l’urgence. Les mesures temporaires annoncées aujourd’hui ne pourront jamais se substituer aux véritables solutions aux problèmes de rareté de main-d’œuvre : des augmentations de salaire tangibles et une amélioration concrète des conditions d’exercice de la profession », de conclure les deux porte-paroles.

            Rappelons que le gouvernement Legault a annoncé la semaine dernière qu’il n’investirait pas dans le réseau les six milliards de dollars que le Québec recevra dans la foulée de la création du programme fédéral de services de garde éducatifs à l’enfance, ce que la CSN et la FSSS–CSN ont dénoncé.

            La CSN en faveur de la régularisation des personnes migrantes précaires : appel à l’action

            La CSN invite tout le monde à appuyer la campagne Essentiel.le.s d’Amnistie internationale Canada francophone en signant en grand nombre la pétition de cette campagne.

            Au cours de la dernière année, la pandémie a mis en lumière combien le fonctionnement du Québec dépend largement du travail essentiel de femmes et d’hommes de tous horizons. Parmi toutes ces personnes, celles dont le statut migratoire est précaire ou inexistant forment une réserve de main-d’œuvre particulièrement vulnérable à l’abus et l’exploitation par des agences et des employeurs sans scrupules. La précarité de ces migrantes et migrants s’explique par le fait qu’ils ne détiennent pas la résidence permanente au Canada. Au Québec, le gouvernement s’y oppose par tous les moyens possibles.

            Qu’elles travaillent dans la santé et les services sociaux, les agences de sécurité, l’industrie agroalimentaire, les entrepôts, les chaînes d’alimentation ou encore le nettoyage et l’entretien de bâtiments, ces personnes migrantes sont souvent les piliers d’activités essentielles à la société. Refuser de régulariser leur statut a de graves effets sur leurs conditions de vie et de travail puisque la plupart d’entre elles n’ont pas accès aux soins de santé publics, ni à des prestations de CNESST, de PCU ou d’assurance-emploi. Elles ne peuvent pas faire de grief contre leur employeur quand celui-ci néglige de prendre des mesures de prévention contre la COVID-19 ni ne peuvent facilement changer d’emploi pour trouver quelque chose de plus sécuritaire ailleurs.  

            Cette situation doit cesser. Face à ces inégalités, la seule solution est la régularisation de leur statut migratoire, c’est-à-dire l’attribution d’un statut garantissant durablement leurs droits à la résidence, à l’emploi et aux services publics auxquels ils contribuent par les impôts et le travail essentiel qu’ils fournissent.

            C’est pourquoi la CSN appuie la campagne Essentielle.le.s d’Amnistie internationale Canada francophone et vous invite à signer en grand nombre la pétition de cette campagne.

            La CSN organise aussi, conjointement avec Amnistie internationale, deux webinaires sur ces enjeux :

            4 mai 18 h : Enjeux structurels et de droits humains à l’échelle mondiale et au Québec

            18 mai, 18 h : Personnes migrantes au Québec — Précarité au quotidien et mobilisation

            La CSN est aussi membre de la Coalition pour la régularisation des statuts, qui regroupe une quinzaine d’organismes et qui plaide l’instauration d’un programme de régularisation élargi à tous les travailleurs essentiels.

            La FSSS–CSN demande au gouvernement Legault d’investir l’argent du fédéral pour sauver le réseau

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) invite le ministre de la Famille Mathieu Lacombe ainsi que son gouvernement, à revenir sur leur réaction impulsive concernant l’annonce du gouvernement fédéral sur les services de garde éducatifs à l’enfance. Pour la FSSS–CSN, qui représente 11 000 travailleuses en CPE et 3000 responsables de services de garde en milieu familial (RSG), ne pas investir les sommes octroyées par le fédéral pour sauver ce réseau est une grave erreur.

            Comme annoncé lors du dépôt de son budget, le gouvernement fédéral va octroyer six milliards de dollars en cinq ans au Québec à titre de compensation puisque la province dispose déjà d’un programme universel de services de garde éducatif à l’enfance. La FSSS–CSN dénonce depuis de nombreuses années les graves problèmes vécus dans le réseau. Au-delà des 51 000 places manquantes, les conditions de travail offertes ne permettent plus de recruter ou même de retenir les femmes qui y travaillent, ce qui engendre une grave pénurie de personnel et l’exode des RSG.

            « Nous connaissons l’état de notre réseau des services de garde éducatifs, sans parler de l’état des milliers de femmes qui le tiennent à bout de bras. Cela aurait été une bonne occasion de rétablir les millions de coupes des dix dernières années qui continuent de mettre notre réseau en péril. Ce n’est pas parce que nous avons au Québec un modèle envié partout dans le monde qu’il fallait injecter ces argents ailleurs, bien au contraire, nous aurions dû poursuivre et continuer d’être le fer de lance de ce si beau modèle » indique Lucie Longchamps, vice-présidente responsable des secteurs privés à la FSSS–CSN.

            La fédération demande donc au gouvernement Legault d’agir dès maintenant en utilisant ces sommes pour améliorer les conditions des travailleuses des CPE et des responsables de service de garde en milieu familial et ainsi assurer la pérennité du réseau et le succès de la création de nouvelles places.

            « Le gouvernement doit passer par-dessus son différend avec le fédéral concernant le partage des compétences et mettre le bien-être des enfants, des familles et des personnes qui œuvrent dans le réseau en tête de liste de ses priorités. Il faut profiter de la négociation pour le renouvellement de la convention des CPE pour briser le cercle vicieux qui affecte le réseau », ajoute Mme Longchamps. « On demande par exemple au gouvernement d’enfin régler les travaux sur l’emploi comparateur des RSG pour qu’elles soient finalement rémunérées en fonction de la valeur réelle de leur travail. L’ajout de ces sommes est l’occasion rêvée pour le faire ». 

             

            Le mouvement syndical du Québec n’oublie pas la crise climatique

            À l’occasion du Jour de la Terre, le mouvement syndical québécois lance le Réseau intersyndical pour le climat, qui a pour objectif d’unir nos efforts vers une transition énergétique juste pour les Québécoises et les Québécois. La crise sanitaire dans laquelle nous sommes plongés depuis plus d’un an ne doit pas nous faire perdre de vue l’urgence climatique. Toutes deux sont d’ailleurs liées. Sans surprise, les mêmes phénomènes causent les changements climatiques et augmentent les risques de pandémie. Des scientifiques mandatés par l’ONU en pleine pandémie mondiale nous avertissent d’ailleurs que des crises sanitaires encore plus graves sont à prévoir si la dégradation de la nature se poursuit. Alors que la crise de la COVID-19 devrait avoir une durée limitée, les dérèglements climatiques, eux, vont se poursuivre longtemps encore et risquent de s’aggraver : il n’y aura pas de vaccin contre la crise climatique… Le remède est connu, il faudra toutefois l’appliquer avec autant d’énergie et de diligence que la lutte contre la pandémie pour atténuer les effets de la catastrophe annoncée.

            Pour contrer la menace des changements climatiques à l’échelle mondiale, des transitions vers des économies sobres en carbone doivent s’opérer. Au Québec, nous avons la chance d’être dans une position particulièrement choyée pour réussir rapidement une telle transition énergétique.

            Au-delà du secteur de l’énergie, la crise climatique entraînera des transformations majeures dans l’ensemble de l’économie et dans le monde du travail. Faisons alors en sorte que la transition soit juste pour les travailleuses et travailleurs de même que pour la santé des écosystèmes.

            Partout, nos organisations syndicales veilleront à ce que les transformations dans les milieux de travail n’entraînent pas de précarisation, mais bien une amélioration des conditions de vie des travailleuses et des travailleurs, ainsi que de leurs communautés. Nous visons une transition juste.

            Dans les secteurs où il y a aujourd’hui la plus haute intensité d’émissions de gaz à effet de serre, il faut permettre aux travailleuses et aux travailleurs de participer avec d’autres acteurs de leur communauté à la recherche et à la mise en place de solutions locales concrètes ; la transition deviendra alors préventive et non seulement réactive. Nos modèles de travail seront à repenser pour ouvrir des perspectives de diversification économique pour nos régions. Il faudra évidemment prévoir des programmes de formation pour la requalification des travailleuses et des travailleurs qui verront leur emploi se transformer. Les travailleuses et les travailleurs ne doivent pas être laissés à eux-mêmes en raison de nos choix collectifs de transition. Il en va de notre responsabilité commune.

            Pour rendre l’économie du Québec viable au regard du défi climatique, il faudra de plus favoriser les emplois d’utilité sociale et environnementale, dont les emplois du secteur public. Non seulement ils ont en général une empreinte carbone faible, mais ils ont aussi pour effet de renforcer l’accessibilité et la qualité des services publics permettant ainsi de rendre le Québec plus résilient quant aux crises, tout en favorisant une transition juste. Nous refusons en ce sens toute politique d’austérité et de privatisation des services publics. Pour soutenir une transition énergétique juste, nous revendiquons une politique fiscale plus progressiste qui redistribue mieux les richesses et qui finance adéquatement les services publics en privilégiant des initiatives porteuses pour relever le défi climatique.

            Finalement, qu’importe le secteur d’emploi, les travailleuses et les travailleurs devront être informés des transformations nécessaires à la transition et prendre part activement aux décisions quant à ces changements. Du petit comité dans le milieu de travail jusqu’à celui à l’échelle québécoise et au-delà, les syndicats auront un rôle clé à jouer dans la transition.

            C’est pourquoi nous avons décidé de former une alliance pour unir nos efforts en ce sens : le Réseau intersyndical pour le climat. Forts de cette alliance, nous allons partager nos expériences et déployer des initiatives conjointes pour favoriser une transition écologique juste pour le Québec. Nous souhaitons vivement que l’après-crise sanitaire soit l’occasion de refonder notre économie sur des bases plus justes et plus viables. La portée du plan de relance devrait être fondée sur cet objectif.

            La planète mérite mieux. Les travailleuses et les travailleurs du Québec méritent mieux. Le Québec mérite mieux.

            Andrée Poirier, présidente de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)
            Luc Vachon, président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
            Sonia Ethier, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
            Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)
            Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain — CSN (CCMM-CSN)
            Marc-Édouard Joubert, président du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain (CRFTQMM)
            Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE)
            Daniel Boyer, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
            Nancy Bédard, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)
            Christian Daigle, président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ)
            Line Lamarre, présidente du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)

            Un budget intéressant, mais qui ne va pas assez loin

            La CSN voit d’un assez bon œil certaines mesures annoncées aujourd’hui dans le budget fédéral attendu depuis deux ans. Elle estime toutefois que plusieurs de ces mesures ne vont pas assez loin et qu’elles empiètent sur les champs de compétence du Québec.

            « Nous sommes soulagés de constater que le gouvernement entend continuer de soutenir les ménages et les entreprises en prolongeant les programmes d’aide. Le contraire aurait contribué de façon inacceptable à l’accroissement des inégalités au pays. De plus, le contexte de la COVID nous a mis en pleine figure les lacunes du régime d’assurance-emploi, le gouvernement doit réformer ce programme en profondeur », a souligné le président de la CSN, Jacques Létourneau.

            Transferts en santé et dans les services de garde
            La CSN salue par ailleurs les sommes annoncées pour les services de garde à l’enfance qui viendront en aide aux familles du Québec et du Canada. « Cet investissement aidera les femmes à investir le marché du travail et donnera la chance aux ménages en attente d’une place en CPE, notamment aux ménages à faible revenu, de se prévaloir de services de garde de qualité. Cependant, le gouvernement du Québec devra recevoir sa part de ce nouveau transfert fédéral et l’utiliser pour parachever son réseau de services de garde subventionnés. Il faut arrêter d’ajouter des places au compte-gouttes », précise Jacques Létourneau.

            Le président de la CSN souligne en outre que les transferts en santé sont encore bien en deçà du 35 % demandé récemment par le Conseil de la confédération pour permettre aux provinces d’améliorer la performance de leur réseau public. « Les besoins créés par la pandémie et par le vieillissement de la population sont énormes. Le gouvernement fédéral a une grande responsabilité à cet égard, mais avec son annonce d’aujourd’hui, les provinces peineront encore à répondre à la demande au cours des prochaines années. Bien entendu, c’est la population tout entière qui va en écoper. »

            Relance économique
            Le gouvernement aurait dû profiter du budget pour s’attaquer résolument à une autre crise tout aussi inquiétante que la COVID : celle des changements climatiques. « L’annonce d’aujourd’hui concernant les investissements dans les transports collectifs et les nouvelles technologies est une bonne nouvelle en soi, mais l’urgence climatique nécessite des interventions beaucoup plus musclées de la part du gouvernement. En ce sens, l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta qui continue d’être au cœur de la stratégie de développement économique du gouvernement fédéral est un réel problème. »

            Le président de la CSN reproche également au gouvernement de ne pas avoir annoncé officiellement l’intégration du chantier Davie à la Stratégie nationale de construction navale (SNCN). « Avec ses huit sites de production, le chantier Davie est le plus grand au Canada. Or, depuis 2011, il n’a eu droit qu’à des contrats de conversion et d’entretien ponctuels de la part du fédéral. Il est grand temps qu’il reçoive sa part des contrats fédéraux dans le cadre de la SNCN, d’autant plus que les chantiers Irving à Halifax et Seaspan à Vancouver n’arrivent pas à respecter l’échéancier de livraison des navires. »

            Finalement, la CSN regrette que la stratégie de relance économique du gouvernement fasse l’impasse sur des mesures importantes qui auraient eu le mérite de rapporter de nouveaux revenus dans les coffres de l’État. « On ne peut pas s’en remettre uniquement à la croissance économique pour générer de nouveaux revenus. Les multinationales du numérique exercent une concurrence déloyale depuis trop longtemps aux entreprises canadiennes et québécoises. Avec la COVID, leur chiffre d’affaires a explosé. Le gouvernement aurait dû profiter de la situation pour les contraindre enfin à assumer leurs charges fiscales. »

            Jacques Létourneau salue néanmoins la limitation de la possibilité de déduire les options d’achat d’action, mais estime que Justin Trudeau aurait également pu choisir d’aller chercher une source de revenus intéressante en augmentant les impôts des contribuables à haut revenu et en empêchant les entreprises d’échapper à leurs obligations fiscales. « Le FMI lui-même recommande aux pays d’augmenter l’impôt des plus riches. Pourquoi les libéraux refusent-ils d’y voir ? Le gouvernement pourrait aussi trouver une source de revenus non négligeable en mettant fin à la possibilité, pour les entreprises, de rapatrier des dividendes en franchise d’impôt à partir de paradis fiscaux. Il n’a malheureusement pas démontré le courage politique nécessaire pour aller en ce sens. »

             

            La CNESST doit faire respecter la Loi sur la santé et la sécurité du travail

            En réaction à une lettre adressée à la CNESST qui l’enjoint à revenir en arrière sur le port d’une protection de type N95 en zone tiède, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et la FIQP | Secteur privé croient que la CNESST doit respecter le jugement émis par le juge Bouvier le 23 mars dernier.

            Ce jugement exige que la CNESST applique le principe de précaution en s’assurant que le personnel de la santé ait accès à un appareil de protection respiratoire en zones chaudes et tièdes et lors d’une intervention auprès d’un cas suspecté ou confirmé de COVID-19, afin d’être adéquatement protégé contre le risque de transmission aérienne du virus.

            Lors des audiences ayant mené à cette décision, le tribunal a entendu les prétentions des parties et a analysé la preuve scientifique présentée notamment par la FIQ, la FIQP, ainsi que par la CSN. Le juge Bouvier a tranché que dans un contexte d’incertitude scientifique et conformément à la loi, c’est le principe de précaution qui devrait s’appliquer. Le lendemain, la CNESST confirmait qu’elle appliquerait les conclusions de la décision dans les milieux de travail du secteur de la santé.

            « Le juge Bouvier a déjà entendu les arguments mis de l’avant par les experts qui signent cette lettre. Il a néanmoins tranché en faveur d’une meilleure protection pour le personnel de la santé, en application du principe de précaution et de la loi. Il n’y a aucune raison de remettre ce jugement en question, puisqu’il repose sur de solides assises scientifiques, mais aussi légales » préviennent les trois organisations syndicales.

            « Les règles de la santé et sécurité du travail sont prépondérantes sur celles de la santé publique. Le jugement est clair : la LSST est une loi d’ordre public et aucun employeur ne peut s’y soustraire. En présence d’un virus potentiellement mortel, ils doivent tendre vers les plus hauts standards en matière de protection des travailleuses de la santé. Nous sommes confiants que malgré la pression, la CNESST ne reviendra pas sur sa décision. Après plus d’un an à se battre pour une protection adéquate, le débat doit être enfin clos. »

            Les trois organisations demeurent convaincues que la CNESST saura rester concentrée sur sa mission première en santé et sécurité au travail, à savoir appliquer la loi, protéger les travailleuses et les travailleurs et respecter le principe de précaution.

            Un couvre-visage pour appuyer les enfants malades

            2021 marque le 25e anniversaire de partenariat entre la CSN et Leucan. Depuis 25 ans, les membres de la CSN collectent des fonds pour le Camp Vol d’été Leucan–CSN, un camp unique pour les enfants atteints de cancer et leur famille. Malgré l’annulation du Camp en 2021, la CSN reste présente pour les enfants atteints de cancer. Une partie des montants recueillis en 2020 et en 2021 sera mise de côté pour le financement du prochain Camp en 2022 ; le reste financera des activités qui se tiendront en 2021 pour permettre aux familles avec un enfant malade d’y participer pour briser leur isolement.

            Une des façons d’appuyer la cause est de vous procurer le couvre-visage festif spécial de cette 25e campagne de financement. Offert au coût de 12 $ (taxes et transport inclus), plus de 5 $ par masque sera remis à Leucan.

            Quelques détails sur le couvre-visage : composé de deux épaisseurs, fait de 50 % polyester et 50 % coton, ajustable aux oreilles, format de 23 cm x 15 cm, possibilité d’y insérer un filtre et fait au Québec.

            Qui peut s’en procurer un ? Tout le monde ! Que ce soit un individu, un syndicat ou une organisation.

            Pour vous en procurer un ou plusieurs, visitez la page Web de la campagne pour avoir tous les détails et le lien pour passer une commande.

            Merci à tous les membres de la CSN de faire encore une différence auprès des familles dont un enfant est atteint de cancer. La solidarité légendaire des membres de la CSN fait toute une différence.

            Les agents correctionnels de Bordeaux exigent davantage de protection

            Les agents de services correctionnels (ASC) de l’établissement de détention de Montréal – communément appelé prison de Bordeaux – ont manifesté devant l’établissement samedi avant-midi pour exprimer leur colère envers la direction, qui refuse de les protéger dans l’exercice de leurs fonctions.

            « Les agents sont écœurés de voir la direction se ranger systématiquement du côté des détenu-es quand il y a une altercation entre ceux-ci et un ASC, explique Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN). La direction ne peut pas s’attendre à ce que les agents restent les bras croisés pendant qu’elle continue à leur manquer de respect. »

            Le plus récent exemple de ce mépris est la révision d’une décision du comité de discipline, qui avait puni un détenu récidiviste pour avoir attaqué et blessé plusieurs agents. En apprenant que la direction venait de lever une partie des sanctions, une centaine d’agents se sont réunis spontanément devant l’édifice afin de faire connaître leur mécontentement.

            « La direction générale des services correctionnels ne se préoccupe aucunement de la sécurité des agentes et des agents. Elle est complètement déconnectée de la réalité, renchérit M. Lavoie. Il est grand temps que notre employeur se sorte la tête du sable et se rende compte que ça ne peut plus durer. Il faut que ça change. »

            « Cette attitude, qui frôle l’arrogance de la part de la direction envers ses ASC, n’a simplement pas sa place dans un milieu de travail au climat déjà très tendu, affirme la présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Nathalie Arguin. Plutôt que de jouer avec le feu en mettant la sécurité de ses employé-es à risque, la direction devrait plutôt écouter ce que ces derniers lui répètent depuis des mois, car ce sont eux qui sont au front chaque jour et qui connaissent les dangers réels liés à l’exercice de leur travail. »

            À propos

            Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.

            STT des CPE de Montréal et Laval, section Cartierville

            Le Syndicat des travailleuses (eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval – CSN a été accrédité, le 18 février 2021, pour représenter :

            « Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail »

            Ces travailleuses ont choisi de rejoindre la CSN pour briser l’isolement, reconstruire un climat de travail sans harcèlement et faire face à un employeur qui veut modifier leurs conditions de travail.

            Le Syndicat des travailleuses (eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval – CSN est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            STT en intervention communautaire, section Centre de santé des femmes de Montréal

            Le Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire – CSN a été accrédité, le 22 janvier 2021, pour représenter :

            « Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail »

            Ces travailleuses ont choisi de rejoindre la CSN pour sa combativité et pour la force du syndicat régional dans le secteur du communautaire. Joindre les rangs de la CSN leur permettra de briser leur isolement, de discuter de leurs réalités et de partager l’information, augmentant ainsi leur rapport de force face à leur employeur.

            Le Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire – CSN est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            STT des stationnements de Montréal, section Centre Eaton

            Le 12 janvier 2021, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des stationnements de Montréal – CSN a été accrédité pour la section CENTRE EATON afin de représenter :

            « Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail, à l’exception des superviseurs, des patrouilleurs et des employés de bureau. »

            Depuis 2018, le STT des stationnements de Montréal – CSN est en campagne de syndicalisation et a déposé 17 requêtes en accréditation pour représenter, chez Indigo Parc Canada, les salariés occupant les fonctions de préposés au stationnement et au centre d’appel, caissier, voituriers, valets et chefs d’équipe.

            Indigo Parc Canada inc. est un joueur majeur du stationnement en Amérique du Nord. Dans la seule région de Montréal, l’entreprise gère près d’une centaine de stationnements, dont la majorité demeure non-syndiquée.

            Les conditions des travailleurs dans ce secteur avoisinent le minimum; issus essentiellement d’une immigration de première génération, ces travailleurs occupent souvent plus d’un emploi, vivent en situation de précarité et composent tous les jours avec les obstacles de l’intégration socioculturelle au Québec.

            Cette nouvelle section du CENTRE EATON est affiliée à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

            Victoire à l’Accueil Bonneau

            Dans une rare décision rendue au cours des derniers jours, le tribunal d’arbitrage invalide l’abolition de onze postes d’intervenants psychosociaux à l’Accueil Bonneau et ordonne compensation aux travailleuses et travailleurs visés. En procédant unilatéralement, l’employeur n’a pas respecté la convention collective, tranche l’arbitre Denis Nadeau.

            L’annonce avait fait grand bruit : en pleine pandémie, la direction de l’Accueil Bonneau décidait, le 20 janvier dernier, d’abolir onze postes d’intervenants de première ligne pour les remplacer par des agents de sécurité afin de maintenir l’ordre dans ses installations temporaires du Grand Quai du Vieux-Port de Montréal. Une décision applicable immédiatement, sans consultation préalable du syndicat.

            Chaque jour, des centaines d’hommes en situation de pauvreté et d’itinérance bénéficient des services de l’Accueil Bonneau, véritable institution montréalaise depuis plus de 140 ans. Environ 50 salarié-es y travaillent, que ce soit aux services de première ligne, comme le centre de jour, la salle à manger, les vestiaires et les douches, ou encore aux services visant une meilleure réinsertion sociale.

            La pandémie est bien sûr venue chambouler l’ensemble des opérations. « Nos locaux ne rendaient pas possible la distanciation. Nous avons dû déplacer certains services à l’extérieur », indique Chloé Bourbiaux, intervenante de première ligne dont le poste figurait parmi les postes abolis.

            En quête de locaux pour réorganiser ses opérations, l’Accueil Bonneau s’est vu offrir par la Ville de Montréal et l’administration du Vieux-Port le Grand Quai, un terminal de croisière « grand comme deux terrains de football ». Une réunion d’urgence est convoquée avec les employé-es. « On a eu deux semaines pour ouvrir », relate Chloé.

            Rapidement, la direction mentionne au syndicat des employé-es que la présence d’agents de sécurité est une condition sine qua non. « On a tenté en vain de faire valoir qu’il serait mieux que les agents soient habillés en civil. Mais on ne s’est pas opposés à leur présence », explique Chloé.

            L’ouverture de la halte chaleur, le 16 novembre, se déroule dans l’improvisation. « Il n’y avait rien qui marchait pour enregistrer les gars, pas d’équipement pour la prise de température, pas de walkie-talkie pour se parler… », se rappelle Chloé Bourbiaux. Le premier dimanche après l’ouverture, seulement trois intervenants étaient en poste. Constatant la situation et craignant pour sa sécurité, un intervenant fait valoir son droit de refus. Dépêchée sur place, la CNESST traitera plutôt l’affaire comme une « plainte »; elle effectuera un suivi rapproché et formulera plusieurs recommandations dans les jours suivants pour assurer la santé et la sécurité des salarié-es.

            Des équipes épuisées
            Comme plusieurs milieux de travail, la pandémie de COVID-19 a eu des répercussions majeures sur l’état de santé des troupes. Des salarié-es tombent au combat, nombreux sont ceux qui doivent être mis en arrêt de travail ou qui remettent leur démission.

            De nombreuses rencontres entre le syndicat et l’employeur ont lieu, tout au long de l’automne 2020, pour tenter de trouver des solutions aux problèmes de recrutement. « Notre priorité, indique Chloé, c’était que les services soient donnés. D’autant plus que l’hiver arrivait, il fallait trouver une solution. »

            Le syndicat accepte même que l’employeur fasse affaire avec des agences de placement de main-d’œuvre. « On ne s’est même pas opposés à la sous-traitance. C’est dire à quel point on a été flexibles », laisse tomber Frédéric Morin, le président du syndicat.

            Un geste unilatéral
            Le 20 janvier, une réunion du comité de relations de travail (CRT) est prévue sur l’heure du dîner. Quelques minutes avant la rencontre, la direction convoque l’ensemble du personnel à 13 h 30 pour une « annonce importante ». Au cours de ces deux rencontres, le message de l’employeur est le même : six postes permanents d’intervenants psychosociaux de première ligne sont abolis ainsi que cinq postes temporaires. Une décision applicable « immédiatement ». Des agents de sécurité prendront la relève, explique la direction.

            C’est en fonction de l’article 14.01 de leur convention collective que les abolitions de poste seront contestées par grief par le syndicat. Cette disposition indique qu’« avant de procéder à l’abolition d’un poste, […] l’employeur doit rencontrer le syndicat afin de discuter et de tenter de trouver des solutions alternatives plus appropriées. »

            Trésorier du syndicat, Jean Thévenin résumait ainsi la contestation du syndicat lors de son témoignage en audience : une annonce faite au syndicat dans l’heure précédant celle faite à l’ensemble du personnel, « ce n’est pas une consultation, c’est une annonce privilégiée ». Des propos repris par l’arbitre Nadeau, qui justifie sa décision en indiquant que les dispositions de la convention collective « font ressortir l’importance que l’Accueil Bonneau, un organisme à but non lucratif (OBNL), et le syndicat ont voulu accorder aux échanges, discussions et consultations avec les personnes salariées quant aux politiques et programmes, actuels et futurs, de l’organisation. »

            En rendant sa décision, le juge Nadeau indique d’emblée que son rôle n’est pas de discuter « de la pertinence pour l’employeur de procéder à une restructuration de son organisation et à des abolitions de poste ou mises à pied en découlant », mais bien de valider que le processus a été fait en conformité avec la convention collective.

            Frédéric Morin est bien conscient des limites de la décision. « Oh, c’est sûr qu’il s’agit d’une victoire morale plus qu’autre chose. Mais notre monde est heureux, les gens viennent me voir, ça donne de la crédibilité aux actions de notre syndicat. Avec l’aide de la CSN, on était super bien préparés pour l’arbitrage. Les gens réalisent que lorsqu’on s’implique, lorsqu’on s’organise, eh bien, ça donne des résultats. »

            Le président du syndicat accueille cette nouvelle source de motivation avec enthousiasme alors que les négociations en vue du renouvellement de leur convention collective, longtemps repoussées en raison de la pandémie, s’amorcent enfin.

            « La dernière année a été loin d’être facile, reconnaît-il. En tout cas, moi, ça me redonne un bon coup de fouet ! »

            Les travailleuses et les travailleurs au cœur de la relance de l’hôtellerie

            La 10e ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie à la Fédération du commerce (FC–CSN) a été lancée officiellement mercredi sous le thème « La relance, ça passe par nous ». Représentant plus de 2 500 professionnel-les de l’hôtellerie actifs dans les régions de la Capitale-Nationale, de la Montérégie, de l’Estrie et du Grand Montréal, les 26 syndicats participants ont adhéré à une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs au cours des prochains mois.

            « La course qui se joue présentement entre les vaccins et les variants nous force bien sûr à demeurer prudents, mais pour la première fois depuis un an, on peut maintenant espérer une certaine reprise de l’activité touristique dans un avenir rapproché, explique le trésorier de la FC–CSN, Michel Valiquette. Nous espérons que les employeurs comprendront que la relance de l’hôtellerie ne pourra se faire sans travailleuses et travailleurs qualifiés. »

            La plateforme commune adoptée par les syndicats participants comprend quatre grandes demandes : une convention collective d’une durée de quatre ans; des améliorations aux régimes d’assurance collective; le maintien des liens d’emploi — et donc des droits de rappel et d’ancienneté — rétroactivement au 13 mars 2020; et des augmentations salariales raisonnables variant entre 2,1 % et 4 % par année.

            En plus de ces demandes et de leurs demandes locales, les syndicats s’engagent à n’accepter aucun recul sur les clauses de nature pécuniaire ou sur les demandes de plateforme des négociations coordonnées antérieures.

            « Après les premiers dépôts des offres patronales, on remarque déjà que certains employeurs irresponsables tentent de profiter de la crise pour sabrer les conditions de travail pour lesquelles les salarié-es se sont chèrement battus dans le passé, dénonce M. Valiquette. Ils devraient se rappeler que l’hôtellerie était aux prises avec un sérieux problème de pénurie de main-d’œuvre avant la pandémie. La crise n’aura fait qu’exacerber cette situation, alors ils feraient mieux de se donner les moyens d’attirer les travailleuses et les travailleurs s’ils veulent pouvoir profiter de la relance de l’industrie. »

            Les cliniques privées profitent de la pandémie pour s’enrichir

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN) réagit à un article paru hier dans Le Devoir dans lequel on apprend que les cliniques privées qui opèrent pour le réseau public ont profité de la pandémie pour se négocier une plus importante marge de profit. On y apprenait également que le nombre de chirurgies réalisées par ce type de clinique a augmenté. Pour la FSSS-CSN, il faut impérativement réintégrer ces services dans le réseau et se doter d’une vision d’avenir pour revaloriser les services publics.

            Pour la FSSSCSN, il faut d’abord s’attaquer au problème d’attraction et de rétention du personnel pour permettre au réseau public de remplir sa mission adéquatement. « Ce n’est pas en déplaçant nos ressources vers le privé que l’on améliore la situation. En utilisant le privé pour pallier le problème bien réel qui existe dans le réseau public, on provoque une perte d’expertise et on perd le contrôle sur la façon dont les services sont donnés », explique Jeff Begley, Président de la FSSSCSN.

            La FSSSCSN a dénoncé le recours à ces contrats avec des entreprises comme Rockland MD depuis le début et demande au gouvernement de régler le problème à la source. « Au CHU Sainte-Justine par exemple, les infrastructures pour opérer existent. Pourquoi se payer collectivement la construction d’un centre hospitalier moderne et ensuite ne pas investir dans le personnel pour le faire fonctionner », se questionne Félix-Olivier Bonneville, président Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine–CSN.

            La FSSS–CSN rejette les dernières offres du gouvernement

            Réunis hier soir en conseil fédéral, les délégué-es de tous les syndicats FSSS–CSN du réseau public de la santé et des services sociaux ont rejeté, sans ambiguïté, les dernières offres du gouvernement, déposées le 31 mars dernier. Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ces offres ne répondent pas aux besoins des plus de 100 000 travailleuses et travailleurs qu’elle représente, dans toutes les catégories de personnel. Plus d’un an suivant l’échéance des conventions collectives, les syndicats FSSS–CSN entament dans les prochains jours des consultations, en assemblée générale pour obtenir le mandat de déclencher la grève au moment opportun, si cela s’avère nécessaire.

            « Le gouvernement ne semble pas saisir l’ampleur des problèmes auxquels nous faisons face dans ce réseau, explique la vice-présidente de la FSSS–CSN, Josée Marcotte. Après des années de bouleversements et d’austérité, notre réseau était fort mal en point lorsque la crise de la COVID-19 a éclaté. Un grand coup de barre est d’autant plus nécessaire pour améliorer les salaires et les conditions de travail ainsi que les soins et services que nous offrons à toute la population québécoise ».

            « Il y a urgence d’agir. Or, le gouvernement nous propose, des reculs, enchaîne le président de la FSSS–CSN, Jeff Begley. Il n’y a pas de solutions concrètes applicables dès maintenant dans ce qu’il nous offre. Même sur les sujets que le gouvernement identifie comme ses priorités, pensons à la rémunération des préposé-es aux bénéficiaires, à la stabilisation des équipes dans les soins infirmiers ou les centres jeunesse, ses propositions ne sont pas en phase avec les engagements qu’il a pris publiquement. Pour des dizaines de milliers de travailleuses et de travailleurs qui jouent un rôle essentiel dans ce réseau, bien qu’ils soient plus éloignés des projecteurs, le gouvernement n’offre absolument rien. Le mépris, ça suffit ».

            Offres rejetées
            Hier soir, les délégué-es ont analysé en détail l’ensemble des propositions du gouvernement. Ils ont été choqués de constater la fermeture du gouvernement à toute amélioration des conditions de travail et de pratique. Dans les faits, le gouvernement n’a que des « mercis » à offrir à ses « anges gardiens ».

            Pourtant, la FSSS–CSN a présenté, au fil des 59 rencontres de négociation sectorielle, plus d’une centaine de solutions concrètes notamment pour renforcer la santé et la sécurité du travail, favoriser la conciliation famille-travail-études, éliminer les surcharges de travail ou encore attirer davantage la relève et retenir l’expertise dans le secteur public. Dans son dépôt, le gouvernement ignore complètement ces enjeux majeurs pour le personnel. Au contraire, il veut forcer de nombreux salarié-es d’augmenter leurs heures normales de travail par semaine dans le but d’économiser des sommes en versement des heures supplémentaires.

            Quant aux préposé-es aux bénéficiaires (PAB), le gouvernement ne leur offre pas 26 $ l’heure comme il le prétend. En fait, le gouvernement offre aux PAB ainsi qu’aux auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS) un taux de salaire unique de 23, 87 $ l’heure au moment de la signature de l’entente de principe, privant les salariées de milliers de dollars en rétroactivité. Seuls les PAB qui travaillent en CHSLD auraient droit à une prime supplémentaire, avec des conditions, qui ne compte pas au calcul de la rente de retraite. Le plus choquant, c’est que le gouvernement met tout ça conditionnel au règlement des plaintes en maintien de l’équité salariale déposées en 2010 et 2015 non seulement de ces titres d’emploi, mais de l’ensemble des autres emplois de cette même catégorie de personnel. Bref, le gouvernement veut négocier le droit à l’équité salariale et il voudrait que les femmes du secteur public financent elles-mêmes en bonne partie la correction de la discrimination salariale à leur égard!

            Vote de grève
            Les syndicats FSSS–CSN s’engagent dans une tournée auprès des membres pour voter un mandat de grève d’une banque de journées illimitées, par scrutin secret.

            « Ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on s’engage là-dedans, rappelle Josée Marcotte. Mais, nous n’avons plus d’autre choix. Depuis un an et demi, nous tentons de faire comprendre au gouvernement que les travailleuses et les travailleurs n’en peuvent plus. Avec la pandémie, nous avons pris conscience, plus que jamais, qu’il y a urgence d’agir pour relever le réseau. En tenant la ligne dure, en refusant de négocier véritablement des solutions tout en affirmant en point de presse que ses offres sont « excellentes », le gouvernement est en train de créer de toute pièce un conflit alors que, dans les circonstances de crise que nous connaissons, les travailleuses et les travailleurs se seraient attendus à davantage de reconnaissance ».

            Le 1er mai prochain, sortons de la crise en santé et en sécurité

            Cette année, c’est sous le thème « Sortons de la crise en santé et en sécurité » que nous marcherons lors de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, qui se tiendra le samedi 1er maiLors de cette journée, une marche aura lieu à :

            Montréal
            Rendez-vous à 13 h au parc La Fontaine, devant l’obélisque Charles de Gaulle (1560, rue Sherbrooke E.)

            Québec
            Une manifestation se tiendra samedi le 1er mai. Rendez-vous à 13 h à la Gare du Palais (450, rue de la Gare du Palais) afin de revendiquer une amélioration de notre filet de sécurité sociale, une réforme de l’assurance emploi, des amendements majeurs au projet de loi 59, Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail ainsi qu’un rehaussement d’urgence des prestations d’aide sociale. Pour plus d‘informations : https://www.facebook.com/events/722462231763043/

            Outaouais 
            Webinaire « L’apport de Paulo Freire aux luttes actuelles du mouvement social de l’Outaouais ». Jeudi le 29 avril à 17 h. Pour vous inscrire : https://forms.gle/A6GJTEyLoK6SsjYB6

            Cœur du Québec
            Conférence de presse le vendredi 30 avril à midi devant les bureaux du ministre responsable de la région du Centre-du-Québec, M. André Lamontagne, à Drummonville

            Côte-Nord
            Action le vendredi 30 avril à midi devant les bureaux des deux député-es provinciaux de la Côte Nord, Mme Lorraine Richard à Sept-Îles et M. Martin Ouellet, à Baie Comeau

            SaguenayLac-Saint-Jean
            Défilé en voitures samedi le 1er mai à compter de 9 h. Plus de détails suivront.

            Pour la santé et la sécurité de toutes et de tous, c’est au plus vite qu’il faut en sortir. Mais pas n’importe comment.

            Pour s’en sortir pour vrai, ça prend :

            Des services publics forts
            La pandémie a mis en lumière, plus que jamais, l’importance d’avoir accès à des services publics de qualité. Pour sortir de la crise en santé et en sécurité, il faudra un réinvestissement majeur dans les services publics et des mesures importantes pour offrir de meilleures conditions de travail à ceux et celles qui les dispensent. C’est le meilleur moyen de garantir les services publics auxquels la population a droit.

            Un travail qui ne nous rend pas malades
            Pouvoir compter sur des travailleurs et travailleuses en santé est essentiel. Pour sortir de la crise en santé et en sécurité, il faudra que non seulement la santé physique soit mieux protégée, mais la santé mentale également, notamment avec une meilleure reconnaissance des maladies psychologiques. Mieux protéger au quotidien la santé des travailleuses et travailleurs, c’est aussi les accompagner adéquatement lorsqu’ils et elles sont victimes d’un accident du travail ou d’une maladie psychologique et instaurer une réelle culture de prévention.

            Un salaire décent
            Actuellement, des centaines de milliers d’hommes et de femmes peinent à joindre les deux bouts. Pour sortir de la crise en santé et en sécurité, il faudra offrir un salaire décent aux travailleuses et aux travailleurs, qui constitue un levier concret pour permettre de réduire les inégalités et ainsi, favoriser une plus grande justice sociale.

            Pouvoir compter sur des droits renforcés
            Le respect des droits de tout le monde ne peut être malléable et négociable au gré des humeurs politiques. Pour sortir de la crise en santé et en sécurité, le respect des droits de la personne devra être mis de l’avant dans l’élaboration des politiques publiques et dans les choix économiques. Cette crise nous a encore une fois cruellement démontré à quel point les inégalités sont importantes. Que l’on pense au droit au travail, à la protection sociale ou à l’éducation, un meilleur respect de l’ensemble des droits économiques et sociaux est urgent.

            Un réel engagement environnemental
            La relance économique ne doit pas se faire au détriment de l’environnement et de la crise écologique dans laquelle nous sommes plongés. Pour sortir de la crise en santé et en sécurité, il faudra déployer une grande énergie et une réelle volonté de s’attaquer véritablement au réchauffement climatique et prendre le chemin d’une nécessaire transition juste.

            C’est autour de ces revendications que nous marcherons cette année.

            Soyez nombreuses et nombreux à vous joindre à nous!

            Télécharger l’affiche du 1er mai et ses déclinaisons

            Les quatre centrales syndicales s’unissent pour freiner les reculs en santé et sécurité

            À quelques jours de la reprise de l’étude détaillée du projet de loi no 59 sur la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Centrale des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) unissent leur voix pour dénoncer les reculs prévus dans le projet de loi du ministre Jean Boulet. Lors d’une conférence de presse virtuelle, les quatre chefs syndicaux ont fait le point sur les prochains sujets qui seront débattus en commission et qui auront un impact considérable sur la santé et la sécurité des travailleurs et travailleuses du Québec.

            La liste des maladies professionnelles désuète

            Mardi, dès la reprise des travaux sur l’étude détaillée du projet de loi no 59, les parlementaires trancheront sur la question de la liste des maladies professionnelles qui donne droit à une présomption pour la reconnaissance d’une lésion professionnelle. Or, cette liste de maladies n’a pas été mise à jour depuis 40 ans. Les centrales demandent que cette liste soit mise à jour et qu’elle tienne compte des avancées scientifiques plutôt que de la recherche d’économie des employeurs.

            « Non seulement tout le monde s’entend pour dire que la liste des maladies professionnelles est désuète, mais aussi sur la façon de l’actualiser. En effet, les plus importantes associations patronales et les centrales syndicales du Québec se sont entendues au Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre en 2017 sur une façon adéquate de faire cette mise à jour et d’en assurer l’actualisation par la suite. Or, le ministre Boulet a choisi d’ignorer ce consensus et, en plus, d’ajouter des critères qui empêchent de fait l’accès à la présomption pour certaines maladies, dont la surdité. Les enjeux sont si grands pour les victimes de lésions professionnelles, on doit leur venir en aide et non leur ajouter des obstacles additionnels », dénonce Luc Vachon, président de la CSD.

            La prévention mise à mal

            Plutôt qu’étendre ce qui fonctionne pour les groupes prioritaires à tous les milieux de travail, la nouvelle mouture du projet de loi abolit les minimums prévus au bon fonctionnement des comités de santé et sécurité et retire aux travailleuses et aux travailleurs le droit de regard sur l’adoption du programme de prévention et sur le choix du médecin chargé de la santé au travail. Alors que la Loi sur la santé et la sécurité du travail est une loi d’ordre public, la responsabilité sera envoyée vers la négociation entre les parties avec à la clef, une possible contestation devant les tribunaux de la décision de la CNESST. On risque ainsi de judiciariser davantage la santé et la sécurité.

            « Les travailleuses et les travailleurs du Québec devront maintenant négocier la protection de leur santé et sécurité en même temps que leurs salaires. C’est inacceptable! Ajoutons à cela l’ajout du critère de multiétablissement qui permet à un employeur d’appliquer des mesures de prévention de manière unilatérale dans tous ses établissements, peu importe la diversité et la complexité de leurs enjeux respectifs. L’objectif des mesures de prévention est de répondre aux besoins des travailleuses et des travailleurs et de garder comme priorité leur protection! », ajoute Jacques Letourneau, président de la CSN.

            La santé psychologique : un enjeu incontournable

            Les risques psychosociaux sont un véritable problème dans les milieux de travail du Québec. Alors que les lésions professionnelles d’ordre psychologique ne font qu’augmenter, particulièrement dans les métiers à prédominance féminine, le ministre doit s’assurer que les acteurs des milieux de travail puissent les prévenir et les indemniser.  « Bien que certains termes faisant référence à la santé psychologique soient introduits dans le projet de loi, rien ne permettra réellement d’améliorer la situation si nous n’avons pas les mécanismes de prévention paritaires suffisants et des mesures concrètes facilitant la reconnaissance de ces lésions psychologiques. Notre souhait est que l’importance d’assurer la santé psychologique des travailleuses et des travailleurs se reflète dans le projet de loi et de façon concrète. Il faut que nous ayons collectivement les moyens d’agir », souligne Sonia Ethier, présidente de la CSQ.

            Le secteur de la construction : rien de réglé

            La construction est une industrie dangereuse. En ce qui concerne les décès, elle est chaque année surreprésentée, comptant 20 % des décès alors que l’industrie n’emploie que 5 % de la main-d’œuvre du Québec. Cela fait 40 ans que la Loi sur la santé et la sécurité du travail ne prévoit pas de mécanismes de prévention pour la construction. Le projet de loi no 59 introduit des mécanismes de prévention, mais ne s’assure pas qu’ils puissent être fonctionnels sur le terrain. Les représentants en santé et en sécurité doivent être indépendants des employeurs pour pouvoir intervenir librement et réellement représenter les intérêts des travailleurs et travailleuses à risque. « Le ministre Boulet ne tient pas compte de la précarité de l’emploi et de la facilité pour l’employeur de mettre un terme au lien d’emploi si la personne ose revendiquer plus de prévention. Le mécanisme d’application pour l’élection d’un représentant à la prévention ne tient pas plus compte de la rapidité avec laquelle un chantier de construction évolue. Si le ministre veut vraiment sauver des vies, il doit assurer une indépendance et une stabilité dans les représentants à la prévention dans le secteur de la construction en instaurant une législation qui met sur pieds une représentation syndicale des travailleurs et des travailleuses de ce secteur. Sinon, ce n’est que de la poudre aux yeux », conclut Daniel Boyer, président de la FTQ.

            Les conductrices et conducteurs d’autobus scolaires doivent aussi être vaccinés en priorité

            La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui représente plus de 3000 conductrices et conducteurs de véhicules scolaires provenant d’une dizaine de régions du Québec, exige que ces derniers soient inclus dans la liste des travailleurs essentiels qui recevront prioritairement le vaccin contre la COVID-19 dans les prochaines semaines.

            « Le personnel des écoles fait partie de cette liste. Les conductrices et conducteurs d’autobus et de berlines scolaires doivent être considérés au même niveau de risque que les salarié-es qui donnent des services directs aux élèves dans les écoles. Ils doivent donc être vaccinés en priorité comme eux. C’est un non-sens qu’ils soient exclus de cette catégorie à l’heure actuelle. C’est même insultant », déclare Stephen P. Gauley, président du secteur du transport scolaire de la FEESP–CSN.

            M. Gauley rappelle que les autobus et les berlines scolaires sont des espaces fermés, peu ventilés. Les conductrices et conducteurs côtoient aussi des centaines d’élèves différents chaque jour en raison des multiples circuits qu’ils effectuent matin et soir. « La distanciation sociale dans les autobus est impossible. La plupart des conductrices et conducteurs n’ont pas de plexiglas pour les protéger et ont des contacts à moins de deux mètres pendant plus de quinze minutes avec les élèves en raison du fait que les bancs à moins de deux mètres d’eux ne sont pas condamnés. Ces conditions créent un potentiel de contamination élevé, comme c’est le cas dans les écoles. Québec doit se réveiller et rectifier la situation », continue M. Gauley.

            Jean-Pierre Bourgault, vice-président trésorier de la FEESP–CSN, rappelle que cette exclusion des conductrices et conducteurs d’autobus scolaires de la liste des travailleurs essentiels qui recevront prioritairement le vaccin pourrait aggraver la pénurie de main-d’œuvre qui sévissait déjà dans ce secteur. « Le gouvernement Legault répète constamment que les enfants doivent pouvoir continuer d’aller à l’école. Mais la pénurie de main-d’œuvre qui frappe déjà le secteur compromettra le service de transport scolaire si des conductrices et conducteurs doivent s’absenter en raison d’une contamination, car à beaucoup d’endroits, il n’y a pas de remplaçants », observe-t-il.

            M. Gauley termine en appelant Québec à rectifier le tir sans attendre. « Les conductrices et conducteurs d’autobus scolaires font partie de la grande catégorie du personnel scolaire. Ils doivent être considérés comme travailleurs essentiels pouvant se faire vacciner prioritairement dans les prochaines semaines », conclut-il.

            Des syndicats de la STM outrés d’être exclus de la liste des travailleurs essentiels

            Le Syndicat de la STM–CSN et la Fraternité des constables et agents de la paix STM–CSN dénoncent fermement la décision du gouvernement d’exclure l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de la STM des groupes prioritaires pour le processus de vaccination qui vient de débuter.

            « C’est inacceptable, laisse tomber d’entrée de jeu le président du syndicat, Gleason Frenette. Bien des gens parmi les employé-es de soutien sont en contact direct avec la clientèle, comme les préposé-es en station qui s’occupent de la désinfection des lieux, entre autres », explique-t-il.

            « Nous assurons la sécurité dans le métro et nous sommes appelés à intervenir auprès de la clientèle et de tous les autres employé-es en cas d’incident. Il est absolument essentiel pour nous de recevoir ce vaccin dès maintenant », indique pour sa part Kevin Grenier, président de la Fraternité des constables et agents de la paix de la STM–CSN.

            « Des endroits comme les abattoirs et les mines sont classés essentiels, et c’est bien tant mieux pour les employé-es qui y travaillent. Mais pourquoi le gouvernement refuse-t-il de nous vacciner alors que les raisons pour que nous le soyons crèvent les yeux ? Il faut agir pour éviter des tragédies, comme cet agent de station qui est mort de la COVID au début de 2021 », enchaîne Gleason Frenette.

            Kevin Grenier, le président de la Fraternité, renchérit : « Nous assurons la sécurité dans le réseau de la STM et nous sommes appelés à intervenir étroitement auprès de la clientèle, notamment auprès des personnes vulnérables. Il est absolument essentiel pour nous de recevoir ce vaccin sans plus attendre. »

            Notons à ce titre que le nombre d’interventions a augmenté malgré la pandémie, s’élevant à 31 000 interventions en 2020 comparativement à 26 000 en 2019. Rappelons également que le taux d’achalandage a chuté de 30 % en 2020. En tout et pour tout, la STM recense à ce jour 600 cas d’infections à la COVID. Une clinique de dépistage mobile a même été installée aujourd’hui au centre de transport Anjou, car une éclosion du variant est en cours en ce moment.

            « Les personnes qui travaillent à la STM sont au front au quotidien pour participer à l’effort nécessaire afin d’assurer les déplacements en cette période de pandémie. Grâce à elles, les fameux anges gardiens, comme se plaisait à les nommer le premier ministre, peuvent aller travailler à combattre la COVID dans les hôpitaux. Ça n’a aucun sens qu’elles ne figurent pas sur la liste des travailleurs essentiels et qu’elles ne puissent recevoir le vaccin tout de suite! », ajoute la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Dominique Daigneault.

            Pour la présidente de la Fédération des employées et employés de services publics FEESP–CSN, Nathalie Arguin, la situation est d’autant plus ironique que les services donnés par les travailleuses et les travailleurs de la STM à la population en temps de grève sont assujettis par décret aux services essentiels.

            « Quand il s’agit de limiter leurs droits fondamentaux de faire la grève, le gouvernement est au rendez-vous, mais pour protéger la santé de ces mêmes travailleuses et travailleurs, il s’éclipse. C’est insensé. Nous demandons à François Legault de corriger immédiatement le tir et d’intégrer sans se faire prier plus longtemps tous les travailleurs et travailleuses de la STM à la liste des groupes prioritaires », conclut-elle.

            Le gouvernement refuse d’agir pour relever les services publics; la CSN prépare la grève

            « L’éternel refus du gouvernement Legault d’agir concrètement pour que la crise dans les réseaux se résorbe commence de plus en plus à ressembler à de la négligence et cette négligence, on la connaît. Elle est le lot du secteur public depuis trop longtemps et elle nuit gravement à la capacité des réseaux à rendre les services à la population. Par son inaction, le gouvernement nous pousse à devoir prendre les grands moyens. » C’est le message que lance la CSN alors qu’elle annonce que l’ensemble de ses syndicats du secteur public partira, au cours des cinq prochaines semaines, à la recherche d’un mandat de grève.

            D’ici le 10 mai, plus de 200 syndicats affiliés à la CSN, qui représentent plus de 160 000 membres, tant en éducation qu’en santé et services sociaux et dans les organismes gouvernementaux, se prononceront sur un mandat de grève dont les modalités ont été déterminées par chacune des fédérations, selon les discussions stratégiques qu’elles ont menées avec les militantes et les militants des syndicats. Ainsi, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESPCSN), la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) et la Fédération des professionnèles (FPCSN) consulteront leurs membres sur un mandat de cinq jours de débrayage, tandis que la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN), quant à elle, soumettra au vote un mandat d’une banque d’un nombre de jours illimité de grève.

            La CSN déplore que la contre-offre déposée la semaine dernière par le Conseil du trésor n’ait été qu’un désolant exercice de relations publiques sur le dos des travailleuses et des travailleurs des services publics. « On était pourtant en droit de s’attendre, après plus de 48 séances de négociation à la table centrale, à de nouvelles propositions qui auraient laissé entrevoir une meilleure compréhension de la situation de la part du gouvernement, mais non. Toujours rien qui permette de s’attaquer réellement au grave manque de ressources humaines et financières des réseaux, après des décennies de compressions et de mesures austéritaires », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

            Aux tables sectorielles, les enveloppes sont toujours nettement insuffisantes. Il est pourtant clair pour les fédérations du secteur public CSN que l’amélioration des conditions de travail reste la meilleure façon d’améliorer les services à la population.

            « Les employé-es des services publics que nous représentons, notamment le personnel de soutien dans les centres de services scolaires et dans les cégeps et celui des organismes gouvernementaux, donnent tout ce qu’ils ont pour assurer une prestation de services de qualité à la population du Québec. La pandémie aura révélé, plus que jamais, le caractère essentiel de leur travail. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous partons à la recherche de mandats qui nous permettront d’accentuer la pression sur le gouvernement afin d’améliorer les conditions de travail de ces gens indispensables. Le statu quo a assez duré. Les comités patronaux de négociation doivent réellement travailler avec nous afin d’en arriver à un règlement satisfaisant pour l’ensemble de nos membres. À la FEESPCSN, nous sommes disposés à le faire. » – Nathalie Arguin, présidente de la FEESPCSN

            « Dans la dernière année, les enseignantes et les enseignants du réseau collégial ont su s’adapter pour offrir des conditions d’apprentissage adéquates aux étudiantes et aux étudiants, et ce, malgré les nombreux défis posés par la pandémie. En ce moment, nous nous attendons à de l’ouverture et à un dialogue constructif avec le gouvernement afin d’apporter les solutions nécessaires pour la pérennité du réseau collégial. Pour y arriver, les porte-parole patronaux doivent se présenter aux tables avec des mandats clairs qui nous permettront d’avancer sur des questions telles que la précarité, notamment pour les chargé-es de cours à la formation continue, ou encore sur les enjeux touchant les techniques lourdes de la santé, les coordinations de département ainsi que les étudiantes et les étudiants en situation de handicap (EESH). » – Yves de Repentigny, vice-président de la FNEEQ–CSN

            « C’est aberrant de constater que les représentantes et les représentants patronaux à notre table de négociation n’ont toujours pas de mandat pour discuter sérieusement des enjeux qui nous tiennent à cœur dans le réseau de la santé et des services sociaux et qui nous permettraient de donner des services de qualité. Cette négociation doit permettre la mise en œuvre de solutions pour mettre fin à la surcharge de travail, pour assurer un niveau adéquat de personnel en tout temps, pour retenir l’expertise tout en attirant la relève, pour renforcer la prévention en santé et sécurité du travail ou encore pour favoriser la conciliation famille-travail. L’heure est aux solutions, maintenant! »  – Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS–CSN

             « La nouvelle tentative du gouvernement de régler les négociations du secteur public est une démonstration supplémentaire de son manque flagrant d’écoute et de considérations pour ce que vivent les professionnel-les ainsi que les techniciennes et les techniciens, autant dans le réseau de la santé que dans les organismes gouvernementaux. Des journées entières de discussions consacrées à la mise en œuvre de solutions pour contrer la surcharge de travail ne se reflètent pas du tout dans cette nouvelle offre. De plus, on y trouve trop peu de ressources supplémentaires pour régler les difficultés d’attraction et de rétention du personnel. C’est inacceptable. »  – Danny Roy, vice-président de la FP–CSN

            La CSN réitère que son unique objectif actuellement est d’en arriver à une entente satisfaisante qui, en répondant aux besoins des travailleuses et des travailleurs des services publics, permette de remettre sur pied les réseaux qui s’écroulent. « Si l’inaction du gouvernement perdure, nous allons continuer à défendre les services publics pour tous les Québécois et les Québécoises et nous allons faire ce qu’il faut pour qu’ils s’améliorent réellement au bénéfice de toute la population. Par ailleurs, si cela doit passer par l’utilisation de l’ultime moyen de pression que nous avons à notre disposition, lequel est un droit constitutionnel, nous le ferons : nous exercerons la grève pour les services publics du Québec », conclut Caroline Senneville.

            Catastrophe annoncée : la FSSS publie les résultats d’un sondage sur le moral des travailleurs et des travailleuses de la santé et des services sociaux

            La Fédération de la santé et des services sociaux affiliée à la CSN (FSSS-CSN) dévoile aujourd’hui les résultats d’un sondage mené auprès de ses membres un an après le début de la pandémie. Selon ce sondage, 71% des répondants souffrent d’une détresse psychologique élevée. Ce résultat est près de quatre fois plus élevé que ceux mesurés dans l’Enquête québécoise sur les conditions d’emploi et de santé et de sécurité du travail (EQCOTESST), pour le secteur de la santé et des services sociaux (18,1%). 

            Les résultats du sondage révèlent également que 27% des personnes répondent aux critères d’une détresse psychologique élevée très importante, faisant en sorte qu’il est probable que ces répondants développent une maladie mentale grave. L’indice de détresse psychologique est un indicateur précoce d’atteinte à la santé psychologique qui évalue deux des plus fréquents troubles de santé psychologique, soit l’anxiété et la dépression. 

            Les effets de la pandémie
            Dans une grande enquête menée par la FSSS en 2018, le même outil méthodologique nous indiquait alors que 53.73% de nos membres avaient un niveau de détresse psychologique élevée. « La différence entre les résultats des deux enquêtes nous préoccupe énormément, cela démontre une détérioration marquée de la santé psychologique de nos membres dans la dernière année », souligne Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.  

            54% des répondants ont par ailleurs répondu aller moins bien qu’avant la pandémie. 

            « Il faut donner un coup de barre, c’est urgent. La santé du personnel des réseaux de la santé et des services sociaux et des services de garde éducatifs à l’enfance est en péril, tout comme la santé des réseaux eux-mêmes. Au final, c’est la population qui en paiera le prix si on laisse perdurer cette situation très préoccupante » rappelle Jeff Begley.

            2300 personnes issues des différents secteurs que représente la FSSS ont répondu au sondage, mené en ligne du 10 au 17 mars 2021. 

            Quand le compétiteur lorgne tes contrats…

            Depuis plusieurs mois, nous sommes dans une pandémie mondiale qui amène plusieurs restrictions. Comme la majorité des citoyennes et citoyens de ce monde, notre petite famille se plie à toutes les recommandations de la santé publique pour essayer d’enrayer cette maladie au plus vite, mais voilà que le destin nous joue un tour encore une fois! Mon conjoint va perdre l’emploi qu’il occupe depuis les 25 dernières années.

            Les Industries Câbles d’Acier (Bridon & Bekaert group) fermeront définitivement leurs portes le 31 mai 2021, après plus de 140 ans d’activité! Cette usine qui appartenait au groupe Noranda, oui une entreprise québécoise, a été vendue à Bekaert en Belgique pour finalement devenir la propriété de Bridon & Bekaert Group en 2016. Soit dit en passant, Bridon était un féroce concurrent des Industries Câbles d’Acier.

            Industries Câbles d’Acier détient le contrat avec l’armée américaine que Bridon convoite depuis des années, mais elle est incapable de l’obtenir en raison de la mauvaise qualité de ses câbles. Les câbles faits ici sont trois plus performants. Cela donne matière à se poser des questions.

            La compagnie fait des profits chaque mois. Les employé-es peuvent faire des heures supplémentaires, sur une base volontaire, chaque fin de semaine. Ils ont même droit à un partage des profits tous les trois ou quatre mois, et ce, jusqu’à la fermeture de l’usine!

            Mon conjoint doit recommencer à zéro. Une perte de six semaines de vacances (bientôt sept) par année, un salaire très compétitif, de bonnes assurances pour les médicaments, le dentiste, l’optométriste, et j’en passe, un bon régime de retraite. C’est une grande perte pour lui et pour les 145 employés-es de l’usine.

            Laissez-moi vous raconter l’histoire de mon conjoint.

            Son père a été embauché à l’usine en 1974. Il était opérateur A de la machine 70, il aimait vraiment son travail! Sans compter les fêtes de Noël avec dépouillement d’arbre de Noël, les tournois de golf et les BBQ l’été, un club social. Il a participé à chaque dépouillement d’arbre de Noël avec sa famille jusqu’à son abolition. Il a grandi en voyant son père travailler fort et en étant impressionné par les grosses machines qui tournaient à toute vitesse pour fabriquer les câbles d’acier. Comme si son destin était tracé d’avance, tout naturellement, il a été engagé à son tour comme opérateur B de la machine 70. Eh oui! son père lui a tout appris de cette machine. Père et fils travaillaient ensemble! Mon beau-père est tombé malade quelques années plus tard et fut malheureusement déclaré invalide. Son fils, mon conjoint, a pris le relais, il est l’opérateur A de cette machine depuis. Ses collègues aiment bien lui dire que son père lui a légué la machine 70, car malheureusement mon beau-père est décédé en 2016. Après 25 ans, plusieurs liens d’amitié se sont tissés entre mon conjoint et les gars de l’usine! Cette camaraderie, il va devoir la trouver ailleurs et ça lui fait franchement de la peine.

            Plus de 140 ans d’histoire jetés aux oubliettes! Cependant, lui et ses collègues n’oublieront jamais.

            J’en profite pour souhaiter à tous la meilleure des chances dans le futur. Je sais que cette lettre est une goutte dans l’océan, je l’écris pour honorer les employé-es de cette usine centenaire!

            Solidairement,

            Karine Giguère

             

            Les mêmes offres toujours insuffisantes pour relever les services publics

            « Avec cette contre-proposition salariale qui n’en est pas une, il est clair que nous avons été convié-es à une nouvelle opération de communication du gouvernement Legault; un désolant exercice de relations publiques de la CAQ sur le dos des travailleuses et des travailleurs, alors que ceux-ci se mobilisent partout à travers le Québec pour défendre les services publics. » C’est le message que livre la Confédération des syndicats nationaux (CSN) au sortir de sa rencontre avec le Conseil du trésor ce matin, à Québec.

            La CSN se dit extrêmement déçue par la proposition qui leur a été déposée; une proposition collée sur celle qui avait été rejetée en mai 2020 par l’organisation syndicale qui représente plus de 160 000 travailleuses et travailleurs des services publics. Les paramètres salariaux restent identiques à la dernière offre, soit 1,75 % en 2020, 1,75 % en 2021 et 1,5 % en 2022. Les montants forfaitaires à la première et à la deuxième année sont, quant à eux, légèrement bonifiés. « Des mesures éphémères, ce n’est pas ça qui va attirer et retenir le personnel. On est loin du coup de barre nécessaire », lance Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

            Une autre nouveauté de ce dépôt quant aux paramètres salariaux est la mise en place, pour la durée de la convention collective, d’un mécanisme de protection du pouvoir d’achat qui permet d’ajouter au plus 1 %, si l’inflation dépasse 5 % sur la période de trois ans. « C’est quand même incroyable que le gouvernement veuille nous vendre ce mécanisme comme un gain significatif. On parle ici de garantir aux personnels des réseaux, celles et ceux qui prennent soin de nous au quotidien, qu’ils ne s’appauvriront pas en travaillant pour les Québécoises et les Québécois. Et même là, ce n’est pas une vraie garantie, puisque si l’inflation dépasse 6 % sur trois ans, ce sera l’appauvrissement. Et le gouvernement en ajoute une couche en liant le déclenchement de ce mécanisme à la croissance économique », ajoute Mme Senneville.

            La CSN ayant obtenu, le 15 mars dernier, un mandat clair de planifier la grève des syndicats de tous les secteurs qu’elle représente, tant dans les réseaux de l’éducation et de la santé et des services sociaux que dans les organismes gouvernementaux, elle affirme que la nouvelle tentative du gouvernement de régler au rabais les conventions collectives du secteur public accélérera les démarches déjà entamées en ce sens. « En refusant encore une fois de prendre les moyens nécessaires pour relever les réseaux, le gouvernement Legault met en péril les services à la population. Nous ne pouvons accepter ça. Et s’il faut que nous utilisions l’ultime moyen de pression pour améliorer nos conditions de travail et ainsi défendre les services auxquels les Québécoises et les Québécois ont droit, nous le ferons », conclut Caroline Senneville.

            Le gouvernement entendra-t-il enfin le cri d’alarme lancé par les travailleuses et les travailleurs des services publics?

            Devant le mépris exprimé depuis trop longtemps par le gouvernement Legault, qui refuse toujours de donner le coup de barre nécessaire pour relever les services publics, la colère monte chez le personnel. Il y a un an aujourd’hui, les conventions collectives des 550 000 travailleuses et travailleurs des services à la population venaient à échéance. Le gouvernement disait alors vouloir s’entendre rapidement avec ses employé-es, mais 12 mois plus tard, force est de constater que ces paroles n’étaient que du vent. C’est pourquoi, ce matin, des milliers de travailleuses et de travailleurs, toutes organisations syndicales confondues (CSN, CSQ, FIQ, APTS, FTQ, FAE, SFPQ et SPGQ), manifestent leur ras-le-bol devant l’Assemblée nationale à Québec et devant le bureau du premier ministre à Montréal.

            Tout au long de la journée, malgré leur surcharge de travail constante et leur épuisement, ces centaines de milliers de femmes et d’hommes qui se dévouent sans relâche pour la population feront du bruit partout à travers le Québec afin de sonner l’alarme sur les situations intenables vécues sur le terrain actuellement et dénoncer l’inaction du gouvernement face à ces situations.

            Pour les leaders syndicaux présents à Québec (Jacques Létourneau, CSN; Sonia Ethier, CSQ; Nancy Bédard, FIQ; Andrée Poirier, APTS; Daniel Boyer, FTQ; Sylvain Mallette, FAE; Christian Daigle, SFPQ et Line Lamarre, SPGQ), il est impératif que le gouvernement agisse maintenant.

            « La situation catastrophique dans les réseaux, dans la fonction publique et dans les organisations parapubliques ne date pas d’hier. Ce sont des décennies de réformes centralisatrices, de compressions et d’austérité qui ont démoli les services publics. Il est aujourd’hui on ne peut plus clair que ce n’est pas la voie à suivre. Avant d’utiliser la fameuse cassette du « On n’a plus d’argent, les coffres sont vides », le gouvernement Legault doit se poser la vraie question « A-t-on les moyens de se priver des services publics? » La dernière année est venue nous confirmer, hors de tout doute, que la réponse est non », affirment les leaders syndicaux d’une seule voix.

            Les organisations revendiquent des améliorations immédiates et significatives aux conditions de travail et de pratique et aux salaires du personnel de l’État pour freiner les départs qui se comptent par milliers depuis le début de la pandémie et réussir à recruter de nouvelles personnes pour venir rapidement prêter main-forte.

            « Le gouvernement l’a dit lui-même par la bouche de son ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, pour justifier l’augmentation de 127 % accordée au PDG d’Investissement Québec : « Si on veut avoir des outils à la mesure de nos ambitions, il faut rémunérer les gens en conséquence ». Cette affirmation est fort juste et elle doit aussi s’appliquer aux travailleuses et aux travailleurs qui, au quotidien, prennent soin de nous, de nos parents, de nos enfants, de nos proches », notent les porte-parole syndicaux, tout en ajoutant que chaque jour qui passe sans action directe du gouvernement pour ajouter des ressources humaines et financières en santé et services sociaux, en éducation, dans la fonction publique et dans les organismes gouvernementaux aggrave les problèmes d’attraction et de rétention du personnel et entraîne des conséquences importantes sur les services à la population.

            Les travailleuses et les travailleurs veulent maintenant des réponses à leurs questions : après deux ans et demi au pouvoir, qu’attend le gouvernement pour faire ce qu’il faut et investir les sommes nécessaires pour relever les services publics? Quand entend-il donner des mandats à ses représentants aux tables de négociation pour parvenir à des ententes satisfaisantes pour toutes et tous, des ententes à la hauteur des besoins qui changeront le visage des services publics, tant pour celles et ceux qui y travaillent que pour l’ensemble du Québec?

            Si le gouvernement refuse toujours de répondre adéquatement à ces questions, les organisations syndicales déploieront des actions de mobilisation plus musclées sur le terrain au cours des prochaines semaines.

            « Nous ne resterons pas les bras croisés, alors que les services à la population sont en péril. Nous nous mobiliserons pour le bien-être de toutes les Québécoises et de tous les Québécois », de conclure les leaders syndicaux.

            Marlène Paul ou le militantisme syndical pour créer des ponts sur les réalités autochtones

            Innue par son père, Marlène est née il y a soixante-trois ans à Mashteuiatsh, la seule communauté autochtone au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Elle enseigne à l’école secondaire Kassinu Mamu de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, à Mashteuiatsh. Elle a œuvré à syndiquer le personnel enseignant de son école en 2014 et est maintenant présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Mashteuiatsh—CSN.

            « Étant à moitié innue, j’ai les pieds dans deux cultures. Cela a fait en sorte que souvent, pour les Autochtones, je ne suis pas vraiment autochtone. Et pour les Blancs, c’est pareil, je ne suis pas vraiment comme eux, mon nom de famille est associé aux Innus. Cette tension a parfois été difficile, surtout plus jeune », commence Marlène.

            Les pensionnats autochtones, on a l’impression que c’est bien loin, mais Marlène les a connus. La pratique de séparer les enfants autochtones de leur famille en les plaçant dans ces pensionnats a été adoptée par le gouvernement fédéral et le clergé pour « tuer l’indien dans l’enfant ». Ces pensionnats ont existé dans toutes les provinces canadiennes, des années 1880 jusqu’aux années 1990, le dernier ayant fermé ses portes seulement en 1996, en Saskatchewan.

            « Lorsque j’étais enfant, il y avait un pensionnat directement dans la communauté, qui s’appelait Pointe-Bleue à cette époque. À l’âge de seulement six ans, on m’a arrachée à ma famille pour m’y envoyer. J’y suis demeurée quatre ans. Pendant tout ce temps, je n’ai pas revu mes parents, mes frères, mes sœurs. Ce fut… marquant », dit-elle simplement.

            Après le pensionnat, Marlène fréquente l’école secondaire hors de sa communauté. « Lors de la séparation de mes parents, j’ai ensuite quitté Mashteuiatsh. J’ai étudié en génie mécanique, mais n’ai pas trouvé d’emploi. Je suis donc retournée à l’université en enseignement des mathématiques et des sciences. J’ai enseigné dans plusieurs écoles, partout au Québec, dans des communautés autochtones ou non. Je connais donc bien les différents enjeux touchant les Autochtones en éducation », continue-t-elle.

            De retour à Mashteuiatsh depuis plusieurs années, Marlène est d’avis que les perceptions et les préjugés à l’endroit des Autochtones diminuent un peu. « Mais c’est un travail très lent. Ce n’est pas évident d’aller à la rencontre de l’Autre. La méfiance est très présente, de part et d’autre. C’est en créant des espaces d’échange et de dialogue que les barrières pourront tomber, j’en suis persuadée », observe Marlène.

            « Les allochtones ont beaucoup de préjugés envers nous. On leur a rentré dans la tête que nous avons des privilèges, notamment au niveau de la chasse et de la pêche. C’est très tendu, ici, sur ces questions, ainsi que sur la question des terres qui appartiennent à la communauté. Ça crée des conflits entre les gens, on entend des propos racistes de la part de citoyennes et citoyens à la radio… Ce n’est pas facile », poursuit-elle.

            Marlène croit que l’éducation est une clé importante pour faire tomber ces préjugés et ces méconnaissances, qui engendrent du racisme à l’endroit des membres des Premières Nations. « Les Innus de Mashteuiatsh sont de façon générale plus pauvres et plus malades que les gens de la région. Pourquoi ? Entre autres parce que le système colonial canadien nous maintient encore aujourd’hui dans une posture de mineur vis-à-vis Ottawa. Est-ce que les gens savent qu’on ne peut pas se prendre une hypothèque et que nous ne pouvons pas être propriétaires de nos maisons dans les communautés ? Que le gouvernement fédéral est encore notre “tuteur légal ?” Il commence à y avoir un certain éveil sur ces questions et des politiques timides de réconciliation voient le jour, mais il faut voir cela sur le long terme », souligne-t-elle.

            Résolument engagée pour créer des espaces de dialogue partout où elle peut, Marlène a été nommée en 2019 au Conseil supérieur de l’éducation, qui conseille le ou la ministre de l’Éducation. Active au sein de la FNEEQ depuis 2014, elle voit aussi le militantisme syndical comme une occasion de créer des ponts et d’éduquer les gens sur les réalités autochtones. « Il faut parler, parler, parler, pour finir par se comprendre. Il ne faut pas se décourager, ça évolue », termine-t-elle en souriant.

             

             

             

             

            Les négociateurs du gouvernement Legault ne pourront pas empêcher les travailleuses et les travailleurs de la santé et des services sociaux de manifester bruyamment

            Le Tribunal administratif du travail a tranché : le gouvernement Legault ne pourra pas empêcher les travailleuses et les travailleurs de participer massivement à des actions de mobilisation qui se tiendront, partout au Québec, ce mercredi 31 mars. Rappelons que le gouvernement Legault, par l’entremise du Comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux (CPNSSS), a demandé dimanche matin l’intervention du Tribunal administratif du travail (TAT) pour interdire ces moyens de visibilité dans le réseau de la santé et des services sociaux.

            fCette journée d’actions, déployée par l’ensemble des organisations syndicales du secteur public sous le thème « On sonne l’alarme », vise à souligner la situation critique qui prévaut dans les services publics, notamment dans le réseau de la santé et des services sociaux, alors que le personnel est sans convention collective depuis un an.

            Les huit grandes organisations syndicales de la santé et des services sociaux visées par cette demande d’intervention maintiennent les actions prévues, tout en s’assurant que les balises édictées par le TAT seront intégralement respectées.

            « Nous n’avons jamais eu l’intention de perturber les services ni de nuire aux usagères et aux usagers de quelque façon que ce soit, ont réagi les leaders syndicaux. La demande d’intervention de la partie patronale visait à nous faire taire, bien plus qu’à assurer qu’il n’y aurait aucun préjudice à l’égard des personnes dont nous prenons soin chaque jour. En ce sens, le TAT rappelle la partie patronale à l’ordre. Nous accueillons favorablement cette décision du TAT. Et nous avons un message très clair envers le gouvernement :  l’heure est à la négociation véritable avec les syndicats. C’est la seule vraie solution qui permettra de répondre aux besoins des travailleuses et des travailleurs sur le terrain, tout en améliorant nos services publics ».

            Les organisations syndicales en question sont l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS); la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ); la Fédération des professionnèles (FP-CSN); la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN); la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ); le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ); le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ); le Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES-FTQ).

            Les négociateurs du gouvernement Legault tentent de faire taire les travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux

            Huit grandes organisations syndicales de la santé et des services sociaux dénoncent une manœuvre pitoyable du gouvernement Legault visant à faire taire leurs membres qui participeront à des actions de visibilité ce mercredi 31 mars. Cette journée d’actions, déployée par l’ensemble des organisations syndicales du secteur public sous le thème « On sonne l’alarme », vise à souligner la situation critique qui prévaut dans les services publics, notamment dans le réseau de la santé et des services sociaux, alors que le personnel est sans convention collective depuis un an. Le gouvernement Legault, par l’entremise du Comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux (CPNSSS), a demandé dimanche matin l’intervention du Tribunal administratif du travail (TAT) pour interdire ces moyens de visibilité, qui étaient pourtant déjà connus depuis plusieurs semaines. Il brandit un « préjudice ou une possibilité de préjudice à un service auquel le public a droit » ainsi qu’une menace aux « services de santé et services sociaux sécuritaires et continus auxquels a droit la population ».

            Les parties ont été convoquées ce lundi pour une conciliation qui a échoué. L’audition aura lieu demain, mardi.

            « C’est complètement ridicule! Nos membres ont toutes et tous à cœur le bien-être des personnes sous leur responsabilité et la dernière année l’a prouvé hors de tout doute. De présumer qu’ils et elles pourraient mettre en péril les soins offerts est insultant et démontre encore une fois le peu de considération de ce gouvernement pour les travailleuses et les travailleurs du réseau », ont lancé les leaders syndicaux.

            Les organisations syndicales soulignent qu’il n’a jamais été question de perturber les services ni de nuire aux patients et usagers de quelque façon que ce soit. Pour elles, ce recours est une gifle au visage des travailleuses et travailleurs du réseau, qui ont sans cesse prouvé leur professionnalisme et leur attachement à la dignité des patients, avant et pendant la pandémie, et ce, malgré les compressions budgétaires, le manque d’équipement de protection, le manque de personnel, les conditions de travail pénibles, le manque chronique de reconnaissance et le manque de volonté de négocier du gouvernement.

            « Depuis un an, le gouvernement Legault nous prive de vacances, réorganise notre travail sans notre accord, nous relocalise abusivement, suspend les droits de nos conventions collectives unilatéralement. Il nous méprise en nous offrant des augmentations salariales pitoyables. Mais ce n’était pas suffisant. Aujourd’hui, le gouvernement cherche à nous réduire au silence », d’ajouter les dirigeantes et dirigeants.

            « Le gouvernement s’aventure sur une pente glissante en tentant d’empêcher des activités syndicales tout à fait légitimes et protégées par les chartes québécoise et canadienne. Nous trouvons lamentable de s’en prendre aux travailleuses et travailleurs qui sont sans contrat de travail depuis un an et qui veulent sonner l’alarme, alors que le problème, c’est le découragement qui mène aux démissions, c’est la mauvaise gestion de l’attraction-rétention, c’est le manque de reconnaissance et de respect du gouvernement qui dure depuis des années », de conclure les dirigeantes et dirigeants.

            Les organisations syndicales en question sont l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS); la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ); la Fédération des professionnèles (FP-CSN); la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN); la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ); le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ); le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ); le Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES-FTQ).

            Le STT du cimetière Notre-Dame-des-Neige se dote d’une banque de dix jours de grève

            Réunis en assemblée générale virtuelle vendredi soir dernier, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN (STTCNDDN) ont accepté à 96 % le recours à une banque de dix jours de grève à l’issue d’un vote électronique tenu à scrutin secret.

            « Nous sommes sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2018 et en négociation depuis le mois de novembre 2019. Le 17 mars dernier, alors que nous sortions tout juste d’une journée de négociation durant laquelle le sujet n’a jamais été abordé, l’employeur nous a annoncé l’abolition de 26 postes de travailleurs saisonniers, soit près de la moitié de l’effectif couvert par le plancher d’emploi de 31 semaines prévu à notre convention collective, de dénoncer Patrick Chartrand, vice-président du STTCNDDN. À cette même période l’an dernier, la soixantaine de salarié-es saisonniers, qui devaient revenir à la fin du mois de mars 2020, n’ont finalement été rappelés qu’au début du mois de juillet 2020, ce qui leur a imposé des pertes de revenus importantes. Pourtant reconnus en tant que travailleurs prioritaires, leurs salaires étaient assumés à 50 % par des subventions salariales du gouvernement. Nous vivons constamment des manques de respect et de cohérence au travail et nos membres nous ont donné un mandat clair. »

            « Même si la haute direction invoque toujours des problèmes financiers pour justifier ses demandes de reculs et ses abolitions de postes, l’employeur a refusé à deux reprises de nous ouvrir ses livres comptables pour que nous puissions enfin constater sa situation financière. À ce manque de transparence s’ajoutent plusieurs épisodes d’intimidation de l’employeur envers les membres du syndicat qui ont simplement exercé des moyens de pression tout à fait légaux dans le cadre de leur négociation. Encore une fois, nous y voyons des tentatives visant à briser la combativité d’un syndicat qui ne se laissera assurément pas faire », de déclarer Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

            « Rappelons qu’en 2007, les membres du STTCNDDN ont fièrement lutté contre leur employeur lors d’un long lock-out qui a duré 17 semaines. Et ils sont sortis de ce difficile conflit la tête haute en ayant obtenu la majorité de leurs demandes légitimes. Alors que ces salarié-es mettent tout en œuvre dans leur travail pour offrir un service respectueux aux familles endeuillées, elles et ils doivent à nouveau lutter pour que leur employeur entende raison. Or, nous serons encore là, bien aux côtés du syndicat, afin que celui-ci obtienne le respect auquel il a droit », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

            Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN rassemble 125 membres.

            Le budget provincial : des promesses séduisantes, un accueil mitigé

            « L’enseignement supérieur a été déclaré comme un service essentiel ainsi qu’une priorité par le gouvernement Legault. On ne peut que se réjouir de l’attention qu’accorde enfin ce gouvernement aux études postsecondaires, mais le détail des investissements montre qu’il y aura finalement peu d’argent accordé aux enseignantes et aux enseignants des réseaux collégial et universitaire », constate Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN). 

            Malgré un déficit prévu de 12,5 G$ en 2021-2022, le ministre des Finances, Éric Girard, injecte 700 M$ de dollars en enseignement supérieur jusqu’en 2026. Nous nous réjouissons qu’une bonne partie de ces sommes vienne en aide aux étudiantes et aux étudiants, qui ont particulièrement souffert des impacts de la pandémie. Nous nous interrogeons toutefois sur les mesures d’encouragement, qui ciblent des domaines particuliers (notamment les technologies de l’information) au détriment des autres. Nous tenons à rappeler que l’enseignement supérieur n’est pas au service des besoins du marché de l’emploi. 

            Par ailleurs, nous constatons que, du primaire à l’université, le gouvernement mise de manière insistante sur le virage numérique, l’intelligence artificielle et le déploiement de solutions informatiques. Nous ne partageons pas cet engouement pour la technologie. L’enseignement en présence doit être maintenu et favorisé dans tous les ordres d’enseignement, et il ne faut surtout pas tirer de conclusions hâtives de la pandémie. Cependant, les décisions concernant l’utilisation des sommes annoncées devront refléter les préoccupations et les besoins exprimés par les enseignantes et les enseignants, qui ont été au premier plan de l’adaptation et de la poursuite des activités d’enseignement durant la dernière année. Nous craignons que de tels investissements ne fassent qu’alimenter la concurrence entre les établissements. 

            Quant au primaire et au secondaire, la Fédération se réjouit des investissements de 170 millions annoncés pour « Soutenir la consolidation des apprentissages en contexte de crise sanitaire », mais signale que la nature de ces investissements devra être précisée en collaboration avec le personnel enseignant. De plus, les 70 M$ octroyés « afin de valoriser la profession enseignante et les carrières en éducation, de soutenir les étudiants en enseignement et leur intégration en emploi ainsi que de mobiliser les personnes qui travaillent au quotidien auprès des élèves du Québec » d’ici 2025-2026 risquent de s’avérer bien insuffisants. 

            La Fédération accueille favorablement le soutien annoncé de 41 M$ d’ici 2025-2026 pour les établissements d’enseignement supérieur en région, mais elle souligne néanmoins que les besoins sont beaucoup plus importants. 

            « L’éducation et l’enseignement supérieur forment les citoyennes et les citoyens qui façonneront la société québécoise. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et de sortie de crise difficile, il s’avère important de bien les soutenir. Qu’enfin le déficit provincial ne représente plus un frein constitue une bonne nouvelle », souligne Caroline Quesnel. 

            Vigilance et regrets
            Personne ne peut ignorer que l’enseignement en mode non présentiel a accentué les inégalités et a eu un impact important sur la motivation ainsi que le parcours scolaire de milliers d’étudiantes et d’étudiants. La situation a alourdi considérablement la tâche des enseignantes et des enseignants et elle devrait perdurer durant les prochains mois, si ce n’est les prochaines années. L’annonce d’aujourd’hui est ainsi bien accueillie par la Fédération, qui, malgré tout, restera vigilante afin que les sommes injectées soutiennent concrètement le personnel enseignant des cégeps et des universités et répondent enfin aux besoins criants qu’ils expriment depuis plusieurs années. 

            Par ailleurs, la Fédération attend avec impatience la publication du Plan d’action pour la réussite en enseignement supérieur, doté d’un budget de 150 M$ d’ici 2025-2026. Nous mettons toutefois en garde le ministère sur le danger de concevoir la réussite uniquement en fonction de l’atteinte de cibles de diplomation sans tenir compte des impacts de la pandémie sur la persévérance et la motivation étudiantes.   

            La FNEEQ-CSN, qui représente notamment les enseignantes et des enseignants dans 45 établissements collégiaux publics, soit environ 85 % d’entre elles et eux, dénonce, à l’instar de la CSN, qu’aucune somme ne soit prévue afin de régler les négociations du secteur public. Si le gouvernement veut reconnaître la contribution des salarié-es de l’État dans la santé, dans les organismes gouvernementaux de même que dans l’éducation et l’enseignement supérieur, les bons mots ne suffisent pas : les actes doivent suivre la parole.  

            Nous regrettons que le gouvernement ait décidé de maintenir les versements au Fonds des générations et qu’il ne procède pas à la révision majeure de la fiscalité souhaitée par la Coalition Main rouge, dont elle est membre. Ce faisant, l’État se prive encore une fois de ressources importantes pour soutenir les services publics. Aussi, la décision de la CAQ d’uniformiser le taux de taxe scolaire privera l’éducation et l’enseignement supérieur de plus de 3,6 G$ entre 2020 et 2026. Tout porte à croire qu’à la suite des prochaines élections provinciales, le Québec subira une autre cure d’austérité. Les membres de la FNEEQ-CSN seront une fois de plus prêts et prêtes à se battre !

            Il faut vacciner au plus vite le personnel de soutien de toutes les écoles de Montréal

            La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) est inquiète de la mollesse du gouvernement qui agit à la pièce pour freiner la progression du variant britannique de la COVID-19 dans les écoles de Montréal.

            « C’est à n’y rien comprendre, laisse tomber Annie Charland, présidente du secteur du soutien scolaire de la fédération. Plusieurs écoles de Montréal sont déjà touchées par une éclosion de COVID-19. Les deux quartiers où elles se situent, à savoir Côte-Saint-Luc et Plamondon, sont à l’origine de 26 % des éclosions du variant à Montréal. On voit bien que les écoles de Montréal sont des lieux de propagation importants du virus où il faut agir rapidement. Malheureusement, pour ce qui est du personnel de soutien, le gouvernement décide de s’en tenir à la vaccination des personnes en service direct avec les élèves, et ce, dans douze écoles visées par un projet de vaccination. »

            La présidente de la FEESP–CSN, Nathalie Arguin, est également découragée de voir le gouvernement réagir avec aussi peu de fermeté face à cette situation très préoccupante. « Les experts le répètent depuis le mois de janvier et encore aujourd’hui, l’Institut national de la santé publique du Québec a pointé l’insuffisance des mesures gouvernementales pour ralentir les variants. François Legault doit avoir une approche globale pour contrer la transmission dans les établissements scolaires et c’est pourquoi nous lui demandons de vacciner au plus vite tout le personnel de soutien de l’ensemble des écoles sur l’île : il faut prendre le problème à bras-le-corps, car Montréal constitue le haut lieu de diffusion du virus depuis le début de la pandémie. »

            Le président de l’Association professionnelle du personnel administratif (CSN), Michel Picard, rappelle pour sa part qu’il n’y a pas de distinction à faire entre les titres d’emploi dans les écoles en matière de vaccination. « Il faut vacciner tout le personnel de soutien scolaire, c’est aussi simple que ça. Les membres du personnel administratif, technique, paratechnique et d’entretien dans les établissements courent eux aussi des risques importants de contracter le virus et de le retransmettre. Il n’y a pas de raison de les exclure du processus de vaccination. »

            « Tout le personnel de soutien des écoles de Montréal a le droit d’être protégé et doit être vacciné. À l’heure où il faut tout faire pour freiner le variant, cette mesure doit être mise de l’avant dans les plus brefs délais. Il n’y a pas de temps à perdre ! », conclut la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Dominique Daigneault.

            Alexandre Ladouceur, l’un des témoins derrière les masques

            Le CHSLD Lionel-Émond, situé à Gatineau, figure parmi les premiers centres d’hébergement de l’Outaouais à être aux prises avec une éclosion de COVID-19. De quatre cas confirmés, le nombre de bénéficiaires positifs grimpe à 19 en quelques jours.

            À 29 ans, Alexandre Ladouceur semble rougir au bout de la ligne quand on lui demande si on peut le qualifier de « jeune homme fringant ». Ce préposé aux bénéficiaires admet néanmoins s’entraîner au gym cinq fois par semaine. Croyant que sa bonne santé le prémunirait de symptômes trop graves s’il attrapait la maladie, Alexandre s’était porté volontaire pour aller travailler en zone rouge, à l’aile du 4e étage où les usagers luttant contre la COVID-19 sont isolés. À temps plein, sur le quart de soir.

            « J’ai commencé à avoir peur quand j’ai réalisé à quel point la maladie était aléatoire : des patients bien portants pouvaient mourir en l’espace de trois jours, alors que d’autres, bien plus faibles, étaient positifs, mais ne présentaient presque pas de symptômes », relate-t-il.

            C’est en écoutant le premier ministre expliquer en conférence de presse que les masques de procédure protégeaient non pas la personne qui le porte, mais plutôt celle avec qui elle interagit, qu’Alexandre et ses collègues commencent à se poser des questions… Inquiets de la non-disponibilité des masques N95, certains commencent à apporter leur propre équipement de protection, qui un foulard, qui des lunettes de plongée…

            Alexandre travaillera à temps complet pendant environ trois semaines avant de recevoir la confirmation le 27 avril, à son troisième test, qu’il avait été infecté.

            « J’ai passé 19 jours seul dans mon appartement. J’appelais le 811 au moins une fois par jour, j’étais extrêmement faible, je crachais du sang… C’était rough. Et dur pour l’orgueil, aussi », reconnaît-il.

            Peu de temps après avoir reçu un appel de la Santé publique lui indiquant qu’il était « guéri » (« je crachais encore du sang », fait-il remarquer), une gestionnaire du CHSLD le contacte pour lui proposer un retour au travail… en zone rouge. « Je ne veux pas mourir! », lui répond-il aussitôt. « Ce n’est pas de sa faute, à la pauvre dame, mais elle a reçu toute la frustration que j’avais accumulée. J’avais vraiment l’impression – et je l’ai encore! – d’avoir été trompé. Depuis le début, dans cette histoire, c’est comme si on renvoyait toute la responsabilité aux employé-es : lavez-vous les mains, faites attention, puis tout va bien aller, comme si c’était de notre responsabilité de ne pas tomber malade… »

            Alexandre Ladouceur a été « profondément atteint » par le décès de deux collègues. L’un est décédé des suites de la maladie, l’autre s’est enlevé la vie après que sa mère se soit retrouvée aux soins intensifs après l’avoir lui-même contaminée.

            « C’est d’une tristesse… Les deux étaient tout proches de la retraite, c’est désolant », laisse tomber Alexandre.

            Pas de contamination par aérosols?
            Tout au long de l’année 2020, l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) refusera de reconnaître la possibilité de contamination par aérosols – ces minuscules particules, plus petites que les gouttelettes – qui circulent dans l’air. Pour la santé publique, les masques N95 ne sont pas nécessaires. Pire, une ordonnance du Dr Horacio Arruda, émise en juin 2020, interdira tout usage des N95 dans le réseau à l’exception de cas bien précis, soit les interventions médicales générant des aérosols.

            Malgré les nombreuses plaintes déposées par de nombreux syndicats du réseau de la santé et des services sociaux quant au manque de protection des travailleuses et des travailleurs, la CNESST refusera d’appliquer le principe de précaution, se collant sur les avis de l’INSPQ. Ce sont ces rapports d’intervention de la Commission des normes de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) qui seront contestés, et ce, dès le printemps 2020, devant le Tribunal administratif du travail (TAT).

            Lorsque son délégué syndical, Simon Lacroix, le contacte pour tester son intérêt à venir témoigner devant le TAT afin de contester les avis de la CNESST, Alexandre y voit une occasion en or. « Je n’en veux pas aux gestionnaires avec qui je travaille, ils ont vraiment tout fait avec les moyens que nous avions. Mais les gens qui travaillent en zone rouge, ce sont des gens extrêmement courageux. Il me semble qu’on a une responsabilité de bien les protéger. Je ne sais pas combien ça coûte, un N95, mais la vie d’un travailleur, ça n’a pas de prix, ça je le sais. »

            Dans sa décision, le juge qualifiera le témoignage d’Alexandre de « troublant ».

            « J’ai expliqué au juge que de travailler comme préposé aux bénéficiaires, c’est dynamique : on bouge tout le temps. On voyait bien que la protection n’était pas suffisante. Quand il fait chaud, on sue, la visière glisse, le masque de procédure devient tout mouillé, il glisse aussi, on est proche du patient, on sent sa respiration sur notre visage… essaye de replacer ton masque quand tu es en train de changer une couche! »

            Le juge Philippe Bouvier donnera raison aux prétentions syndicales : le risque de contamination par aérosols est réel, seul un appareil de protection respiratoire (de type N95 ou supérieur) peut en protéger les salarié-es, les employeurs n’ont pas assuré leur protection et la CNESST a failli à son devoir quant à l’application du principe de précaution. Il ordonne aux employeurs visés par la requête de rendre disponibles des masques N95 dès qu’un salarié, peu importe son titre d’emploi, se retrouve en présence d’un patient contaminé ou suspecté de l’être, soit en zone tiède et chaude, en plus d’offrir un test d’ajustement à tous les salarié-es qui doivent en porter.

            C’est en pensant à ses collègues décédés et aux 30 000 travailleuses et travailleurs du réseau de la santé qui ont contracté la maladie qu’Alexandre a savouré la victoire en lisant la décision du juge Bouvier cette semaine. Une victoire qui laisse un goût amer, plus d’un an après le début de la pandémie, admet-il.

            « Ça faisait tellement longtemps que je parlais de tous ces problèmes à mes proches, j’étais content de pouvoir enfin parler à quelqu’un en position d’autorité. Je ne suis pas un spécialiste, ni un médecin, ni un avocat, mais le juge a pris le temps de m’écouter. Attentivement. J’ai juste essayé de lui répondre au meilleur de mes connaissances. »

            Et fort d’une expérience des plus traumatisantes, risquerions-nous d’ajouter.

             La semaine prochaine : blocages politiques, victoire juridique

             

             

            Lancement de la 25e campagne de financement pour le Camp Vol d’été Leucan–CSN

            Le 18 mars avait lieu le lancement de la 25e campagne de financement de la CSN pour le Camp Vol d’été Leucan-CSN. C’est lors du conseil confédéral que David Bergeron-Cyr, 2e vice-président de la CSN et représentant politique de la campagne, ainsi que Pascale Bouchard, directrice générale de Leucan, se sont adressés aux membres de façon virtuelle.

            2021 est une année importante. Elle marque le 25e anniversaire de partenariat entre la CSN et Leucan. Depuis 25 ans, les membres de la CSN collectent des fonds pour le Camp Vol d’été Leucan-CSN, un camp unique pour les enfants atteints de cancer et leur famille. Madame Bouchard a annoncé qu’à nouveau en 2021, ce camp, l’événement le plus attendu des familles année après année, n’aura pas lieu à cause de la pandémie. La sécurité des familles et des bénévoles a été prise en compte ainsi que le risque d’un manque de personnel médical nécessaire à la tenue de l’activité.

            Malgré l’annulation du Camp, la CSN reste présente pour les enfants atteints de cancer comme l’a dit David Bergeron-Cyr. Une partie des montants recueillis en 2020 et en 2021 sera mise de côté pour le financement du prochain Camp en 2022, mais la balance financera des activités permettant aux familles avec un enfant malade de participer à des activités pour briser l’isolement en 2021. La CSN va donc continuer son mandat d’offrir des moments de répit aux familles membres de Leucan.

            La campagne du 1 $ par membre est de retour encore cette année pour tous les syndicats. Aussi, il est possible de participer à la campagne spéciale de financement du 25e en vous procurant votre couvre-visage festif disponible seulement en 2021 au coût de 12 $. Pour tous les détails et formulaires reliés à la campagne de financement, visitez la page Web de la campagne.

            L’équipe de Leucan remercie David Bergeron-Cyr ainsi que tous les membres de la Fondation Camp Vol d’été Leucan-CSN qui s’impliquent et continuent d’organiser, dans la mesure du possible, différentes activités de collecte de fonds. Ils font de cette campagne un succès. Un grand merci à tous ceux qui donnent et s’impliquent, de près comme de loin. La solidarité légendaire des membres de la CSN fait toute une différence.

            Regardez ce témoignage de la famille Toussaint qui démontre les impacts positifs du Camp Vol d’été Leucan-CSN et l’importance de poursuivre les actions pour briser l’isolement des familles actuellement.

            Une aide saluée pour soutenir le secteur culturel pendant la crise

            L’APASQ, l’AQAD, l’ARRQ, la FNCC–CSN, la GMMQ, TRACE, l’UDA et l’UNEQ saluent les efforts pour soutenir la culture, grâce à une enveloppe de 100 millions de dollars d’aide ponctuelle. Bien que temporaire, il s’agit d’un message positif envoyé par le gouvernement du Québec aux artistes, créateurs et professionnels de la culture. Une étude plus approfondie du budget permettra sans doute de mieux comprendre le détail des sommes indispensables annoncées jeudi.

            En effet, il faut placer cette aide dans le contexte dramatique qui afflige le secteur de la culture, sans doute l’un des plus touchés par la pandémie. Rappelons que l’on assiste à une chute inédite du PIB pour les arts et spectacles au Québec. En comparant les périodes de mars à juin 2019 et de mars à juin 2020, nous constatons une baisse de 54 % du PIB sur l’année. Les emplois ont été perdus par dizaines de milliers, plus de 40 % de nos membres songent à quitter le métier et leur état psychologique est alarmant, comme nous l’avons détaillé dans un plaidoyer publié à la mi-mars.

            Depuis maintenant un an, et pour de nombreux mois encore, les artistes, créateurs et professionnels de la culture risquent d’être sans travail et pour plusieurs sans revenu ni filet social. L’été s’annonce difficile, malgré la réouverture graduelle des salles de spectacle. Nous serons donc également attentifs aux orientations des sommes annoncées pour la santé mentale afin que cette aide soit accessible aux travailleuses et travailleurs autonomes de la culture.

            Les huit associations qui regroupent quelque 26 000 membres font désormais de l’amélioration des conditions socioéconomiques des artistes, créateurs et artisans, la pierre angulaire de la relance en culture, car sans eux, celle-ci n’existe pas. Il faut marteler l’importance d’une réforme en profondeur des structures de financement du secteur culturel pour que l’argent « ruisselle » davantage jusqu’aux artistes.

            En ce sens, une révision en profondeur des deux lois sur le statut de l’artiste afin d’améliorer la situation socioéconomique, des conditions de vie et de pratique des artistes, devient urgente.

            Le secteur de la culture doit résister à la crise pour le rayonnement et la pérennité de la culture québécoise, sans quoi, c’est toute notre société qui en sortira perdante.

            Budget : le ministre des Finances entend en partie raison

            La CSN constate que le ministre des Finances du Québec, Éric Girard, a finalement mis le dogmatisme de côté et entendu raison, en partie, quant au report de deux ans du retour à l’équilibre budgétaire. Cette flexibilité, souhaitée par la centrale syndicale, permettra au gouvernement d’éviter les coupes draconiennes dans les principales missions sociales de l’État.

            « On ne peut nier les efforts consentis par le ministre des Finances quant à la croissance des dépenses de programmes, reconnaît le président de la CSN, Jacques Létourneau. Mais il reste tellement de manque à gagner pour rattraper les effets dévastateurs des années d’austérité que nous avons connues, il reste tant de besoins de la population auxquels nos réseaux publics sont incapables de répondre que nous sommes en droit de nous demander si les investissements seront suffisants. D’autant plus que l’on poursuivra les versements au Fonds des générations, même dans un contexte déficitaire. Juste pour l’année qui se termine, c’est une somme de trois milliards, dont nous aurions eu grandement besoin. C’est un non-sens complet que le gouvernement envisage de se priver de ce même montant pour l’année qui s’amorce. »

            Haro en santé et en éducation
            Pour la CSN, la croissance anticipée des dépenses en santé et en services sociaux ne permettra pas de mettre un frein à l’effritement de plusieurs missions fondamentales de l’État. « Lorsqu’on retire toutes les mesures devenues nécessaires strictement en raison de la pandémie, on constate une stagnation, voire une régression de certains budgets, notamment dans les services sociaux. Malheureusement, malgré les histoires d’horreur que nous entendons chaque jour, que ce soit en santé mentale, à la protection de la jeunesse ou encore dans les soins pour les aînés, dans les faits, le budget présenté aujourd’hui laisse entrevoir une réduction du panier de services. Et pas seulement en 2022 », souligne Jacques Létourneau.

            Le gouvernement demeure muet quant au renouvellement des conventions collectives du secteur public, déplore la centrale syndicale. « On le sait et le gouvernement le sait aussi : le principal obstacle à la dispensation des services de santé et d’éducation, c’est le manque criant de main-d’œuvre dans nos réseaux publics, rappelle le président de la CSN. Et tout le monde le reconnaît, la principale raison de ce manque de main-d’œuvre, ce sont les mauvaises conditions de travail du secteur public, tant sur le plan des salaires que de la charge de travail. Or, le budget ne contient aucune indication laissant envisager le nécessaire coup de barre que nous attendions de la part du gouvernement. »

            Des sommes nettement insuffisantes pour les femmes victimes de violence
            La CSN déplore vivement les sommes faméliques réservées aux centres venant en aide aux femmes victimes de violence. « On compte déjà sept féminicides de trop cette année. Faute de moyens, les maisons d’hébergement doivent refuser 75 % des demandes qu’elles reçoivent. Et le ministre des Finances nous annonce aujourd’hui qu’il injectera… moins de cinq millions cette année. Quel est l’objectif du gouvernement, d’abaisser à 71 ou 72 % le nombre de demandes refusées ? »

            La centrale syndicale aurait également souhaité des mesures beaucoup plus costaudes pour favoriser la création de places en services de garde subventionnés. « Il y a plus de 50 000 enfants dont les parents sont en attente d’une place en CPE ou en milieu familial régi, rappelle Jacques Létourneau. Or, c’est moins de vingt millions qui seront alloués à la « stimulation » de la création de nouvelles places. Quand on sait à quel point les femmes ont été les premières victimes de la pandémie, qu’elles ont été deux fois plus nombreuses que les hommes à avoir perdu leur emploi, il faut tout faire pour favoriser leur retour sur le marché du travail, notamment en consolidant nos services de garde. Malheureusement, l’occasion en ce sens est aujourd’hui ratée. »

            La CSN réalise d’importantes avancées pour le droit de grève dans le réseau de la santé et des services sociaux

            Le mardi 23 mars, le Tribunal administratif du travail (TAT) a rendu une décision importante qui modifie considérablement la manière dont les salarié-es pourraient dorénavant exercer la grève dans le réseau de la santé et des services sociaux. La Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui représente près de 110 000 travailleuses et travailleurs de ce réseau, accueille cette décision avec satisfaction, car elle permettra d’augmenter le rapport de force exercé par les salariés, s’ils devaient avoir recours à ce moyen ultime.

            Par sa décision, la juge administrative Nancy St-Laurent concrétise les efforts déployés par la CSN depuis plus de cinq ans pour faire en sorte que les dispositions sur les services essentiels ne limitent pas indûment le droit de grève des salarié-es, un droit protégé par la Charte des droits et libertés de la personne. Selon ces nouveaux critères, une éventuelle grève dans le réseau de la santé permettrait aux salarié-es d’exercer un meilleur rapport de force afin d’améliorer leurs conditions de travail, tout en assurant la santé de la population et la sécurité publique.

            « Pour les travailleuses et les travailleurs, c’est une victoire sans équivoque, se réjouit la vice-présidente de la CSN, Caroline Senneville. On ramène un meilleur équilibre dans les relations de travail du personnel du réseau de la santé et des services sociaux. »

            La décision concerne présentement deux unités d’accréditation du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et de services sociaux de l’Outaouais – CSN. La CSN ayant déjà déposé les mêmes listes pour la centaine d’autres unités d’accréditation affiliées à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN) et à la Fédération des professionnèles (FPCSN), on peut s’attendre à ce que ces grands principes s’appliquent à tous les membres CSN du réseau.

            Dans la décision de la juge St-Laurent, la CSN relève notamment deux avancées importantes.

            Les cadres contribueront au maintien des services essentiels
            Premièrement, la décision prévoit que le personnel-cadre qui était à l’emploi d’un établissement au début des négociations devra contribuer au maintien des services essentiels. Auparavant, cette responsabilité revenait exclusivement aux membres des syndicats, qui ne pouvaient compter sur le personnel-cadre pour contribuer au maintien des services essentiels.

            Le niveau de services à maintenir en fonction des différentes réalités
            Deuxièmement, le niveau de services à maintenir dans les différentes unités de travail a été établi à la suite d’un examen minutieux des enjeux réels en termes de santé et de sécurité publique. Auparavant, le niveau des services à maintenir était déterminé de façon uniforme par le Code du travail, en fonction de la mission d’un établissement, sans égard aux tâches réellement exercées au quotidien. Dorénavant, tout le personnel pourra exercer un temps de grève accru par rapport aux grèves précédentes. Seuls l’urgence et les soins intensifs verront leurs services maintenus entièrement. Dans toutes les autres unités de travail, les niveaux de services essentiels à maintenir varieront de 40 % à 90 %.

            Enfin, en ce qui a trait à la pandémie actuelle, le TAT rappelle aux employeurs que, bien qu’ils puissent demander aux syndicats de fournir des effectifs supplémentaires pour répondre à la crise, ceci doit le moins possible porter atteinte au droit de grève des salarié-es.

            « Les employeurs savent maintenant que s’ils laissent traîner les négociations en longueur, les salarié-es seront désormais en mesure d’exercer un rapport de force plus important », affirme Danny Roy, vice-président de la FPCSN. « On espère que cela amènera M. Legault à nous offrir plus que des mercis et du mépris et à enfin donner des mandats à ses négociateurs », ajoute Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSSCSN.

            Une lutte de longue haleine
            Cette décision du TAT découle d’une longue lutte menée par la CSN. En effet, en 2015, la CSN présentait un recours pour dénoncer les dispositions en vigueur sur les services essentiels, car elles enfreignaient le droit de grève des salarié-es, tout en maintenant que l’exercice de la grève ne devait jamais mettre en danger la santé et la sécurité de la population. C’est ainsi que le TAT déclarait, en 2017, « constitutionnellement inopérantes » les modalités prévues à l’article 111.10 du Code du travail. Le gouvernement a donc révisé le Code du travail et c’est la première fois que les nouvelles dispositions sont mises en application dans le réseau public de santé et de services sociaux.

            Préparation de la grève
            Cette décision arrive quelques jours après que la CSN ait annoncé que ses syndicats affiliés en santé et services sociaux, en éducation, dans les cégeps de même que dans les organismes gouvernementaux ont obtenu le mandat d’intensifier les moyens de pression et de planifier l’exercice de la grève, si nécessaire.

            Adem Jasarevic : « La lutte contre le racisme est une tâche collective. La CSN fait partie de cette collectivité et moi aussi ».

            Élu au Comité des relations interculturelles de la CSN par les délégué-es réunis lors du dernier conseil confédéral, Adem Jasarevic connaît bien le racisme et cela explique sûrement sa détermination à le combattre, en rassemblant le plus de gens possible autour de cette lutte nécessaire.

            Adem est arrivé au Québec à l’âge de trois ans en tant que réfugié avec ses deux sœurs et ses parents. « En 1992, être musulman en Bosnie-Herzégovine signifiait persécution, violences et mort potentielle. Cette réalité n’est hélas pas complètement disparue aujourd’hui dans cette région du monde pour des gens comme moi. À l’époque, mes parents ont donc choisi de quitter leur maison, leur pays, leur famille, leur travail pour notre sécurité. La haine et la discrimination, j’ai donc connu cela très tôt », commence-t-il sans détour.

            Le choix de quitter son pays pour sauver sa peau est une décision comme on en prend peu dans une vie. Une fois cette décision prise s’entame le chemin semé d’embûches pour trouver un nouveau port d’attache, en espérant qu’il sera accueillant.

            « Avant d’arriver au Québec, nous avons été entassés pendant deux ans dans un camp de réfugiés en Hongrie, en attendant d’obtenir le visa tant espéré pour le Canada. Je ne marchais même pas quand nous sommes arrivés en Hongrie. Et je ne commenterai pas les conditions de vie dans ce camp, mais vous vous doutez bien que c’était loin d’être le luxe », continue le syndicaliste.

            Une fois arrivés au Québec débute une autre étape : celle de se fabriquer une autre vie dans une société qu’on ne connaît à peu près pas, tout en étant encore marqués par les blessures du passé. Mais peut-on vraiment en guérir complètement ?

            « Les premières années, mes parents ont occupé tous les emplois possibles pour nous faire vivre, principalement dans des fermes et dans des usines non syndiquées. Les conditions de travail n’étaient pas roses. Mes parents ne parlaient pas bien la langue, ne comprenaient pas les codes culturels, ne voulaient pas faire de vagues, avaient peur de perdre leur visa. Comme dans le cas de plusieurs autres réfugié-es, des employeurs en ont donc profité. J’ai aussi travaillé dans des fermes avec mes parents, lorsque j’étais adolescent. J’ai donc vu tout cela d’assez près moi aussi. J’ai pu observer comment une bonne partie de ces emplois sont occupés par des gens qui se retrouvent dans des situations d’exploitation et qui gardent le silence par crainte de se faire expulser du pays. Ce scénario fait en sorte que les réfugié-es veulent être des premiers de classe. Mais bien souvent, on n’aime pas les premiers de classe, sans trop savoir pourquoi », poursuit-il.

            Travaillant pour les Industries Lassonde depuis plusieurs années, Adem s’implique syndicalement depuis 2018. Il en est à son deuxième mandat comme vice-président aux griefs dans son syndicat local. Il est aussi délégué régional et membre du comité interculturel du Conseil central de la Montérégie depuis 2019. C’est lui qui a proposé l’adoption d’une proposition voulant qu’une campagne sur le racisme soit intégrée au plan d’action de la CSN lors du dernier congrès.

            « Lutter contre le racisme est une tâche collective. Le contexte politique et social concernant ces questions est houleux et les débats acrimonieux. Des organisations comme la CSN doivent être visionnaires en développant des positions claires et affirmées contre le racisme et en se dotant de moyens conséquents pour faire vivre ces positions, notamment par de l’éducation syndicale. C’est pourquoi j’ai proposé cette campagne. Pour moi, il est primordial que la CSN en fasse une priorité dans les prochaines années et je compte bien mettre l’épaule à la roue. Car comme je le disais, la lutte contre le racisme, c’est une tâche collective, et je fais partie de cette collectivité », termine Adem.

            La FNEEQ dénonce la composition du comité sur la reconnaissance de la liberté académique

            La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) déplore que le comité sur la reconnaissance de la liberté académique mis sur pied par la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, soit composé uniquement de professeur-es d’université et d’une personne représentant le corps étudiant. On n’y trouve aucun membre provenant des chargé-es de cours universitaires ou des professeur-es de cégep, qui sont aussi au cœur de l’enseignement supérieur et qui ont des préoccupations légitimes à l’égard de la liberté académique.

            « Durant les derniers mois, les cas les plus médiatisés ont impliqué exclusivement des personnes chargées de cours. Qu’aucune place sur ce comité ne soit accordée à un représentant de ce groupe est franchement décevant et mal avisé », souligne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN.

            Les enseignantes et enseignants contractuels assument plus de 60 % de l’enseignement au premier cycle, ce qui les place au centre du débat sur la liberté d’enseignement, laquelle est au cœur de la liberté académique. Ces enseignantes et enseignants précaires et vulnérables sont alors laissé-es à eux-mêmes ne sachant pas s’ils pourront compter sur le soutien de leur direction.

            Les enjeux entourant la liberté académique, tout comme ceux de lutte aux discriminations, sont complexes et doivent faire l’objet d’un dialogue entre toutes les parties prenantes. La FNEEQ–CSN entend y prendre part.

            « Pour que le comité puisse réaliser une analyse complète de l’état des lieux et proposer des pistes de solution, l’expertise de tous les personnels enseignants œuvrant dans les collèges et les universités doit être mise à contribution. J’invite la ministre McCann à réviser la composition de ce comité afin de mieux refléter la réalité », conclut Caroline Quesnel.

            Opération visibilité « Je me souviens » des Syndicats unis d’Héma-Québec

            Le 31 mars marquera la deuxième année sans convention collective des cinq Syndicats unis d’Héma-Québec, affiliés à Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–­CSN). « La négociation de notre dernière convention collective a duré quatre ans. Nos membres ne veulent pas jouer dans le même film. C’est pourquoi nous avons choisi de souligner cet anniversaire en déployant l’opération visibilité “2 ans sans convention. Je me souviens.” avec des autocollants et des affiches sur les lieux de travail jusqu’au 31 mars », déclare Simon Poulin, président du Syndicat des techniciens(nes) de laboratoire d’Héma-Québec et porte-parole des syndicats unis.

            Les Syndicats unis d’Héma-Québec déplorent que la partie patronale ait mis autant de temps à s’asseoir à la table de négociation. « Ce n’est qu’après un rappel à l’ordre du Tribunal administratif du travail en octobre dernier que les représentants d’Héma-Québec ont accepté de s’asseoir avec nous, après plus d’un an sans convention collective. Maintenant que ces complications sont derrière nous et qu’un dialogue est amorcé, les négociations doivent s’accélérer », continue M. Poulin.

            Mandats de grève obtenus
            Voulant être prêts à toute éventualité, les membres des Syndicats unis d’Héma-Québec ont voté massivement en faveur de mandats de grève dans les derniers mois.

            « On parle de votes autour de 94 % en moyenne! Comme nos syndicats représentent autour de 70 % du personnel syndiqué à la grandeur du Québec, ces votes sont un message très clair pour l’employeur. Nous méritons une convention collective à la hauteur de la qualité de notre travail et nous méritons aussi de ne pas attendre quatre ans avant l’entrée en vigueur de celle-ci », conclut M. Poulin.

            Les Syndicats unis d’Héma-Québec regroupent le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Héma-Québec (Montréal-CSN), le Syndicat des techniciens(nes) de laboratoire de Héma-Québec (CSN), le Syndicat des assistants (es) techniques de laboratoire de Héma-Québec (CSN), le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Héma-Québec (QUÉBEC-CSN) et le Syndicat des infirmières et infirmières auxiliaires de Héma-Québec (QUÉBEC-CSN).

            Masque N95 : le Tribunal administratif du travail rappelle à l’ordre la CNESST

            La Fédération de la Santé et des services sociaux affiliée à la CSN se réjouit de la décision rendue aujourd’hui par le Tribunal administratif du travail (TAT). Ce dernier donne raison aux organisations syndicales qui demandent aux employeurs du réseau de la santé et à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) de prendre au sérieux la protection des travailleurs et travailleuses.

            À partir de maintenant, les employeurs du réseau de la santé devront fournir à l’ensemble du personnel intervenant en zone tiède ou en zone chaude auprès d’un résident suspecté ou atteint de la COVID-19 un appareil de protection respiratoire de type N95.

            « Il s’agit d’un gain majeur ! Jusqu’à maintenant, les employeurs et la CNESST refusaient d’appliquer le principe de précaution et de fournir les équipements de protection appropriés aux salarié-es », souligne Judith Huot, Vice-Présidente de la FSSS-CSN.

            Dans sa décision, le Tribunal rappelle également l’obligation pour les employeurs de dispenser un test d’ajustement à toutes les personnes devant porter un masque de type N95 et l’obligation de créer des zones chaudes et tièdes avec des équipes dédiées à chacune de ces zones.

            « Le TAT nous donne raison sur l’importance d’appliquer le principe de précaution, depuis le début de la pandémie c’est ce que nous demandons. On ne peut pas prendre de raccourcis quand il s’agit de la santé et de la sécurité des personnes qui œuvrent au front » se réjouit Jeff Begley, Président de la FSSS-CSN

            « Nous espérons maintenant que l’ensemble des employeurs du réseau de la santé prendront acte de la décision et que celle-ci s’appliquera rapidement partout au Québec », ajoute Judith Huot, Vice-Présidente de la FSSS-CSN.

            La CSN occupe les bureaux du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge

            Des militantes et des militants du secteur scolaire FEESP–CSN occupent aujourd’hui les bureaux du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, pour dénoncer les demandes patronales jugées inacceptables ainsi que la lenteur des négociations.

            « Dans les dernières semaines, les membres nous ont donné le mandat d’intensifier les moyens de pression et de planifier la grève », mentionne Annie Charland, présidente du secteur scolaire FEESP–CSN. « Non seulement les assemblées générales ont voté en faveur, mais les membres ont approuvé la proposition à 90 %. Ceux-ci ont appuyé ce mandat parce qu’ils en ont assez de l’attitude intransigeante du gouvernement et du manque de ressources pour effectuer adéquatement leur travail », mentionne-t-elle.

            Pour de réelles négociations
            Pour le secteur scolaire FEESP–CSN, qui représente plus de 35 000 employé-es de soutien dans le réseau de l’éducation au Québec, il est nécessaire que la partie patronale dispose d’un mandat clair pour négocier.

            « Cela fera un an le 31 mars que nos conventions collectives sont échues. Nous avons répondu présents lorsque le gouvernement a voulu intensifier le rythme des négociations, alors que la partie patronale n’avait pas la latitude pour procéder ainsi. Comme signataire de la convention collective, le ministre de l’Éducation ne peut pas se cacher derrière le reste du gouvernement pour justifier son inaction. Il doit prendre position maintenant! » souligne Mme Charland.

            « La situation actuelle ne fait pas de sens pour nous. Le personnel de soutien scolaire est au front depuis le début de la crise sanitaire, notamment par la mise sur pied des services de garde d’urgence, et on ne semble pas prendre leur réalité au sérieux. Nous souhaitons aussi que le gouvernement se rende compte que ce n’est pas en suggérant des reculs dans les conditions de travail que le milieu scolaire, déjà lourdement touché par le manque de personnel, va pouvoir se relever de la crise, souligne Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

            Industries Câbles d’acier Pointe-Claire : 145 travailleurs sacrifiés

            Depuis le mois de janvier, les travailleurs d’Industries Câbles d’acier à Pointe-Claire vivent dans une grande insécurité. Leur patron, l’entreprise Bridon-Bekaert Ropes Group (BBRG), a annoncé le déménagement de ses installations aux États-Unis en mai 2021.

            « Cette décision fait en sorte que nos 145 travailleurs, qui œuvrent dans un domaine ultra spécialisé et qui ont des emplois bien payés, se retrouveront sans emploi le 31 mai prochain. C’est vraiment triste et fâchant », déclare Stéphane Collette, président du syndicat des travailleurs de Câbles d’acier, affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN.

            Cela fait plus de 125 ans que Câbles d’acier existe dans la région de Montréal. C’est un des fleurons du secteur manufacturier de la région puisque l’usine est une des seules à produire des câbles d’acier pour l’industrie minière et pétrolière. « Mais malgré cette expertise reconnue, malgré le fait que Câbles d’acier est rentable – même les boss le reconnaissent! – ils veulent absolument déménager. On tente de faire tout ce qu’on peut pour annuler cette décision unilatérale de BBRG, mais le temps joue contre nous », continue M. Collette.

            Dans les derniers mois, les travailleurs se sont tournés vers le ministère de l’Économie et de l’Innovation ainsi qu’Investissement Québec afin de trouver une solution. Le ministère et Investissement Québec ont offert plusieurs options à BBRG pour qu’elle puisse développer ses activités à Pointe-Claire et, ainsi, éviter le déménagement et les pertes d’emplois. Un acheteur intéressé par la reprise des installations s’est même manifesté. Mais, BBRG reste campée sur ses positions en refusant tant l’aide de Québec qu’une vente à de potentiels investisseurs.

            « Qu’est-ce qu’on doit comprendre de cette inflexibilité? Ce que BBRG veut vraiment, ce n’est pas d’être plus rentable, elle l’est déjà! Ce que l’entreprise veut, c’est tuer la concurrence et dominer le marché du câble d’acier en Amérique du Nord en concentrant ses activités aux États-Unis. Et cela se fait sur le dos de 145 familles de Pointe-Claire et avec la disparition d’une entreprise spécialisée dans un domaine de pointe », déplore M. Collette. C’est ça le Buy American Act!

            Tentant le tout pour le tout, le syndicat a déposé des griefs à la suite de l’annonce du déménagement, car ce dernier n’est pas permis en vertu du contrat de travail qui lie les parties. « Nous contestons aussi les montants dus aux salariés, car – surprise! – l’employeur sous-estime ce qu’il doit payer aux travailleurs. Il refuse même d’honorer certains contrats qui le lient à des travailleurs retraités! Mais nous ne baisserons pas les bras, nous n’avons pas dit notre dernier mot », termine le président du syndicat.

             

            Projet de loi 59 sur la réforme de la Loi sur la santé et la sécurité du travail : des amendements qui ne règlent rien et qui ouvrent la porte aux abus

            La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) accueillent avec beaucoup de déception les amendements proposés par le ministre du Travail, Jean Boulet, dans le cadre de l’étude article par article du projet de loi 59. Dès le dépôt du projet de loi, plusieurs lacunes ont été relevées non seulement par nos organisations, mais également par plusieurs représentants de la société civile, médecins en santé publique, juristes et universitaires. Malheureusement, les modifications soumises par le ministre demeurent insuffisantes afin d’assurer adéquatement la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs.

            « Concernant les mesures de réparation à la suite d’une lésion ou d’un accident, les Québécois et Québécoises vont encore être moins bien protégés avec le projet de loi 59. En ajoutant de multiples limitations d’accès à la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (LATMP), le ministre complexifie et réduit considérablement l’accès aux droits de protection et de réadaptation. C’est inacceptable ! Plus ça va, plus on s’éloigne de l’objectif initial de cette loi. Faut-il rappeler au ministre qu’elle a pour but de protéger les travailleurs et travailleuses ? », dénonce le président de la FTQ, Daniel Boyer.

            « En ce qui concerne la prévention, le nombre minimal de rencontres du comité SST est famélique. On ne sait même plus le nombre de représentants qui doivent y siéger. Plus rien sur le minimum d’heures de libération pour le représentant en prévention. Le ministre nous propose plutôt d’attendre que l’employeur et les travailleurs s’entendent, sinon la commission tranche et les parties peuvent contester les décisions devant les tribunaux. On n’avait pas assez de la judiciarisation des lésions professionnelles, maintenant c’est la judiciarisation de la prévention qui s’ajoute ! Cette façon de faire ne sert personne et aura pour effet de négocier la prévention dans nos relations de travail. La prévention, c’est non négociable ! », ajoute le président de la CSN, Jacques Létourneau.

            « Ça fait 40 ans que nous attendons cette réforme, le ministre n’a pas le droit de manquer la cible. Alors qu’on veut des mécanismes de prévention fonctionnels, les amendements apportés risquent de judiciariser et d’engorger davantage les tribunaux. Le ministre s’était engagé à inclure les risques psychosociaux dans sa réforme, mais aucun ajout en ce sens n’est prévu, et ce, malgré toute l’importance qu’occupe cette problématique dans nos milieux de travail aujourd’hui. Les hommes et les femmes doivent pouvoir revenir auprès de leur famille en toute sécurité après une journée de travail. Le ministre a encore l’occasion d’apporter des correctifs et l’étude détaillée lui donne cette possibilité. Nous l’invitons à agir », déclare la présidente de la CSQ, Sonia Ethier.

            « Nous l’avons dit dès le début, un sérieux coup de barre doit être donné et, malheureusement, rien ou presque dans ce que nous propose le ministre ne nous laisse entrevoir une amélioration du régime de santé et de sécurité du travail. Ce que nous observons en matière de prévention et de réparation soulève de grandes inquiétudes. Ce projet de loi va passer à l’histoire pour les mauvaises raisons s’il n’est pas sérieusement amendé », conclut le président de la CSD, Luc Vachon.

            La culture en péril

            L’APASQ, l’AQAD, l’ARRQ, la FNCC–CSN, la GMMQ, TRACE, l’UDA et l’UNEQ dévoilent aujourd’hui un rapport inquiétant sur l’état des lieux de la culture. Alors que plus de 30 000 personnes ont perdu leur emploi depuis le début de la pandémie dans ce secteur, que la détresse psychologique s’ajoute à la précarité financière et qu’un nombre important songe à abandonner leur carrière, il y a urgence d’agir.

            En effet, en plus de dessiner un portrait sombre de la réalité économique, le regroupement d’associations a sondé plus de 2 000 de leurs membres afin d’en connaître davantage sur leur état de santé psychologique et leurs réflexions par rapport à leur avenir dans leur discipline artistique. Les constats sont criants : nos artistes et créateurs ont bien peu de moyens pour traverser une crise comme celle que l’on vit et leur apport à notre société est insuffisamment valorisé, comme en témoignent leurs conditions de vie.

            Cette démarche concertée inédite, constituant une première au Québec, s’appuie sur une volonté commune de changer les choses en profondeur afin de s’assurer que non seulement nos institutions culturelles soient en santé, mais aussi nos artistes et nos créateurs !

            Dépression majeure et pensées suicidaires

            Les données récoltées lors de ce sondage sont inquiétantes. Plus de 43 % des répondants présentent des symptômes de dépression majeure (tristesse, mélancolie, déprime, perte d’intérêt pour le travail, passe-temps ou autre). De ce nombre, 11,7 % des gens indiquent avoir eu des pensées suicidaires durant la dernière année. Pour 72 % de nos répondants qui vivent de la détresse psychologique, celle-ci est associée entièrement (26 %) ou partiellement (46 %) à la pandémie. Les répondants mentionnent du même souffle un manque de ressources psychologiques professionnelles pour les aider à passer au travers.

            Ces résultats révèlent une réelle crise de santé mentale dans le secteur culturel, causée en partie par les fortes pressions économiques préexistantes à la pandémie, exacerbées par celle-ci et par la précarité du statut d’artiste.

            Exode des artistes et créateurs

            Cette prise de conscience dévastatrice révèle une urgence d’agir afin de soutenir les travailleuses et les travailleurs du milieu qui, dans une proportion de plus de 41 %, ont considéré ou considèrent abandonner leur carrière et leur domaine de création.

            Dans l’industrie de l’information, de la culture et des loisirs, c’est 24 % des emplois qui ont disparu. Actuellement, les pertes d’emplois affectent plus de 30 000 personnes. Le risque d’une perte d’expertise menace le rayonnement de la culture québécoise et son avenir.

            Assombrissant le tableau, force est de constater que les sommes dégagées ne se rendent pas toujours jusqu’aux artistes, créateurs et professionnels du secteur. La situation précaire qui existait avant la pandémie est maintenant devenue insoutenable. Le seuil de faible revenu pour une personne seule au Québec, en 2017, est établi à 24 220 $, montant que les travailleurs autonomes des arts et de la culture n’arrivaient pas à atteindre en 2019 (varie de 14 000 $ à 21 000 $). Depuis 2004, deux fois plus d’artistes, créateurs et professionnels doivent cumuler plus d’un emploi.

            Agir maintenant pour la survie de la culture

            Les associations souhaitent proposer tant aux gouvernements qu’à l’ensemble des parties prenantes de la culture trois chantiers de travail qui incluent des mesures de soutien concrètes visant à assurer la relance et la pérennité du secteur de la culture.

            • Réformer les lois, il y a urgence d’inclure les travailleurs autonomes au régime d’assurance emploi et de procéder à la révision en profondeur des deux lois sur le statut de l’artiste (LSA).
            • Réviser les modèles de financement de la culture Nous soutenons qu’il faut revoir la chaîne de financement et la hauteur de la contribution publique pour s’assurer qu’elle ruissèle jusqu’aux artistes, créateurs et professionnels de la culture et y intégrer les changements dans les habitudes de consommation du contenu culturel notamment au niveau numérique.
            • Injecter des budgets inédits en culture pour assurer la relance des institutions muséales, des salles de spectacle, des théâtres et des festivals. Des sommes doivent être réservées pour des programmes de soutien en santé mentale et d’appui à la création et au renouvellement des expertises.

            Pour consulter le rapport détaillé: https://bit.ly/30FwPbr

            Citations

            « La crise économique et psychologique qui accable le secteur culturel ne peut plus durer. Le portrait présenté par nos membres est choquant et doit servir de son de cloche pour démarrer une action concertée afin de les soutenir. Le succès de la relance du secteur des arts et de la culture dépend largement de ses artistes, créateurs, professionnels et artisans. »

            • Pascale St-Onge, présidente de la FNCC–CSN

            « Si on veut que la culture continue d’être le miroir de la société québécoise, dans toute sa diversité, il faut assurer la mise en œuvre de mesures pérennes de soutien aux conditions de vie des artistes. Les chiffres dévoilés aujourd’hui démontrent qu’il faut plus que de l’argent. Il faut de l’écoute, de la considération et un dialogue continu, car sans artistes, il n’y a pas de culture. »

            • Sophie Prégent, présidente de l’UDA

            « En plus de la mise en pause des salles de spectacles, l’arrêt des activités dans le domaine de l’évènementiel et la fermeture des écoles de musique prive de nombreux musiciens de revenus importants. Les répercussions vont durer encore longtemps pour toute une catégorie de travailleuses et de travailleurs au statut précaire, sans filet de protection sociale. »

            • Luc Fortin, président-directeur général de la GMMQ

            « Le spectacle vivant, c’est annuellement 22 000 représentations payantes, qui accueille 8,75 millions de spectateurs pour des revenus de billetterie de 337 M$. L’impact économique et humain a été énorme en 2020-21, on a besoin rapidement d’un plan de relance des arts vivants de la part du gouvernement. »

            • Viviane Morin, directrice générale de l’APASQ

            « Il est important d’assurer l’accessibilité aux ressources nécessaires et d’offrir une qualité de vie à nos artistes qui font briller le Québec, par leurs talents et leur créativité. Les chiffres du rapport prouvent un réel essoufflement et constituent une menace à la pérennité et à la vitalité du secteur culturel québécois, notamment dans le secteur des arts dramatiques. »

            • Marie-Eve Gagnon, directrice générale de l’AQAD

            « Le Québec ne peut se permettre de perdre ses talents et son expertise. Essentiels au rayonnement de la culture québécoise ici et à l’international, les artistes et les réalisateurs sont des ambassadeurs et des créateurs de notre culture collective. »

            • Mylène Cyr, directrice générale de l’ARRQ

            « La saison des festivals est à nos portes, il faut de toute urgence que les intervenants du milieu des arts vivants travaillent sur un plan avec la Santé publique et le MCCQ. Un leadership est nécessaire. »

            • François Deschamps, co-porte-parole de TRACE

            « Si la pandémie doit avoir un impact positif, cela doit être de nous donner l’occasion de redorer cette industrie et de bonifier les conditions de travail des écrivaines et des écrivains. Il faut saisir cette occasion d’agir pour ne pas retourner en arrière et restaurer l’équité dans le traitement fait aux artistes afin de préserver notre vitalité culturelle. »

            • Suzanne Aubry, présidente de l’UNEQ

            La Fabrique Notre-Dame : un employeur pas très catholique

            Un an après le début de la pandémie de COVID-19, les membres de trois syndicats affiliés à la CSN se sont donné rendez-vous devant la mythique basilique Notre-Dame de Montréal pour un rassemblement solidaire afin d’exposer la difficile réalité vécue au sein de leurs milieux de travail respectifs.

            « En plus d’avoir un lien d’emploi avec la Fabrique Notre-Dame, nos trois unités syndicales partagent plusieurs points en commun. En échangeant entre nous, nous avons constaté que l’employeur a profité de la pandémie pour abolir des postes pourtant essentiels à son bon fonctionnement, de souligner Hélène Godin, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Fabrique Notre-Dame–CSN. Récemment, la Fabrique a étalé ses problèmes financiers sur la place publique. Alors qu’elle déclare s’endetter depuis 12 ans, elle se paie à grands frais des avocats et des experts en ressources humaines, coupe des postes qui lui assureraient des revenus substantiels, tout en claironnant ne pas avoir d’argent pour ses salarié-es ».

            Un employeur qui mine sa propre mission

            « Dès le 13 mars 2020, nous avons été mis à pied et depuis ce temps, nous demeurons dans l’obscurité totale quant à notre avenir. En novembre dernier, nous avons appris l’abolition de 70 % de nos postes alors que la réouverture éventuelle de la basilique ne fait aucun doute. L’employeur se comporte de manière cavalière, nous ignore complètement alors qu’à plusieurs reprises, nous avons proposé des solutions concrètes et constructives pour la réouverture de ce joyau montréalais », de déplorer madame Godin.

            « Pour notre part, nous sommes sans contrat de travail depuis décembre 2018 et en négociation depuis le mois de novembre 2019. Depuis le début de la pandémie, nous avons vécu de l’intimidation et malgré un plancher d’emploi inscrit dans notre convention collective, l’employeur n’a pas rappelé les salarié-es saisonniers à la fin du mois de mars 2020. Ils ont finalement été rappelés au début du mois de juillet alors qu’ils avaient été reconnus en tant que travailleurs prioritaires et que leurs salaires étaient payés à 50 % par le gouvernement, de préciser Patrick Chartrand, vice-président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN. Contre toute logique, l’employeur gardait les accès du cimetière fermés, ce qui a attisé la colère de tous les gens qui voulaient se recueillir sur les tombes de leurs proches ».

            « Pour tous les membres rassemblés ici, il y a comme un nuage gris au-dessus de nos têtes qui plombe notre environnement de travail. Dans les bureaux, l’employeur a profité de la pandémie pour abolir six postes de conseillers en préarrangements funéraires, et ce, au plus mauvais moment qu’il aurait pu choisir. Alors que la COVID nous rend déjà la tâche difficile, notre propre employeur déstabilise notre milieu de travail, ce qui compromet notre capacité à soutenir les familles endeuillées dans cette étape importante de leur processus de deuil. Nous y voyons tout simplement une tentative d’affaiblir nos unités syndicales », de conclure Éric Dufault, président du Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN.

            Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Fabrique Notre-Dame–CSN compte 30 membres; le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN rassemble 125 membres et le Syndicat des employées et employés de bureau du Cimetière Notre-Dame-des-Neiges–CSN en compte 19.

            Renforcer la démocratie universitaire pour éviter les dérapages

            La FP–CSN, le SPUQ et le SPUQO prennent position dans le débat sur la liberté académique dans les universités et estiment que la solution passe par un renforcement de la démocratie universitaire.

            Demander à l’État d’encadrer ce que doit être la liberté académique, laquelle a été conquise et instituée pour défendre les universités contre les interventions de l’État est une démarche contradictoire, ouvrant potentiellement la porte à une restriction de la liberté académique, telle que protégée par les conventions collectives. 

            La Fédération des professionnèles de la CSN (FP–CSN) estime qu’il faut plutôt renforcer la démocratie interne. Elle devrait par ailleurs toujours être exercée en collégialité, c’est-à-dire en incluant les professeur-es, les chargé-es de cours, les professionnèles, le personnel de soutien et les étudiantes et étudiants.

            Sortie de crise

            L’éditorial de Jacques Létourneau, président de la CSN

            Un an de crise. C’est le triste anniversaire que nous soulignons cette semaine. Une pandémie qui aura emporté plus de 10 000 Québécoises et Québécois, qui aura directement affecté des centaines de milliers d’entre eux et dont les mesures sanitaires pour tenter de la contenir auront eu un impact financier et psychologique sur l’ensemble de notre société.

            De multiples réflexions doivent se poursuivre, bien sûr, pour déterminer pourquoi le Québec fut à ce point happé par la crise actuelle, notamment quant à l’organisation de nos réseaux publics et de notre filet social. Mais l’heure n’est plus seulement à la réflexion : il faut se mettre en mode action et apporter les solutions qui s’imposent.

            C’est d’ailleurs le mandat que nous ont confié les syndicats et les travailleuses et travailleurs que nous représentons lors du congrès de la CSN tenu en janvier dernier. C’est ce à quoi le comité exécutif de la CSN et nos équipes de travail s’affaireront au cours des prochaines semaines. Nous profiterons d’ailleurs de la tenue du conseil confédéral la semaine prochaine pour faire le point sur l’état des travaux portant sur les priorités dégagées par les congressistes.

            Sans surprise, les enjeux de santé et de sécurité au travail occuperont une place prépondérante. Il ne faut pas non plus s’étonner qu’après des considérations bien immédiates reliées à la propagation du virus dans nos milieux de travail (accès aux équipements de protection individuelle, mise en place de mesures de protection, adaptation forcée au télétravail, etc.), des enjeux tout aussi importants, tels que l’épuisement professionnel et les problèmes de santé mentale qui en découlent, aient depuis accaparé nos structures militantes.

            Au cours de la tournée précongrès tenue à l’automne, il nous est apparu très clairement que ces difficultés affectent directement les militantes et les militants de nos syndicats locaux : surcharges, difficultés à rejoindre et à mobiliser les membres… Les énergies supplémentaires qui ont dû être dégagées ont entraîné un épuisement réel. Certains comités exécutifs de nos syndicats ont été décimés et peinent à recruter de nouveaux responsables syndicaux. La pandémie a également affecté les personnes salariées de la CSN au même titre que l’ensemble de la population. Celles-ci ont redoublé d’ardeur pour continuer à offrir les mêmes services de qualité auprès de nos syndicats ; je tiens à souligner leur formidable travail et à les en remercier.

            Nous devons apporter des solutions à cette réalité qui menace directement l’efficacité de nos structures militantes. Les syndicats présents au congrès nous ont mandatés pour consolider nos réseaux d’entraide existants, appuyer leur création là où le besoin se fait sentir et les outiller afin qu’ils puissent répondre aux besoins grandissants de leurs membres.

            Bien entendu, notre campagne portant sur la réforme en santé et sécurité du travail menée par le ministre Boulet prendra de l’ampleur au cours des prochaines semaines. Considérant les avancées pour certains secteurs, il a toujours été dans notre intention de bonifier au maximum la réforme. Néanmoins, en fonction des reculs importants pour plusieurs de nos syndicats, la mobilisation est rapidement devenue nécessaire. D’autant plus qu’à la lumière des amendements déposés hier, nous avons constaté que les corrections souhaitées n’apparaissent pas au nouveau projet. Nous sommes encore loin de la coupe aux lèvres, voilà pourquoi notre mobilisation doit s’intensifier.

            Le confinement et les mesures sanitaires auront bien évidemment affecté notre rapport de force. De nombreuses adaptations ont dû être proposées pour maintenir une vie syndicale et soutenir la mobilisation dans nos rangs. Nous avons pu retrouver un certain rythme, mais les défis demeurent nombreux. Lors du dernier congrès, nos syndicats ont clairement exprimé le besoin d’être davantage appuyés pour investir les espaces virtuels et les médias sociaux afin de renforcer la vie syndicale et favoriser leur mobilisation ; nous tâcherons d’y répondre de la meilleure façon.

            Nous l’avons maintes fois répété : la crise aura mis au jour les trous béants de notre filet social, des failles que nous déplorons depuis déjà trop longtemps.

            Le paroxysme aura été atteint en constatant l’hécatombe de notre réseau public de santé et de services sociaux. Toutefois, les problèmes de recrutement de la main-d’œuvre, directement reliés aux faibles salaires et aux mauvaises conditions de travail en général, s’appliquent tout autant aux réseaux de l’éducation et de la petite enfance.

            La mobilisation des membres du secteur public, sans convention depuis bientôt un an, doit être appuyée par l’ensemble de notre mouvement. Les solutions, nous les connaissons et les avons mises de l’avant bien avant la venue de cette pandémie – dont les effets auraient été beaucoup moins dévastateurs si les gouvernements successifs, peu importe leur allégeance politique, avaient pris la peine de les prendre en considération.

            Bien entendu, ces solutions ne pourraient être mises en place sans un réel changement de cap en matière de gestion de nos finances publiques. Malgré nos appels répétés, le gouvernement de François Legault s’entête à s’isoler dans le même carcan financier, basé sur l’équilibre budgétaire et une réduction accélérée de la dette, hérité du gouvernement de Lucien Bouchard il y a 25 ans.

            Le 25 mars, le ministre des Finances annoncera que le prochain budget du Québec enverra des surplus budgétaires de trois milliards au Fonds des générations plutôt que de s’affairer à la consolidation de nos services publics et à la relance économique. Un total non-sens compte tenu des priorités bien plus urgentes pour la population du Québec.

            Pour plusieurs, la question des finances publiques peut ne pas sembler la plus palpitante qui soit, j’en conviens amplement. Pourtant, les sommes consacrées aux différentes missions sociales de l’État ont un impact direct sur les budgets en santé, en éducation, en enseignement supérieur et en petite enfance. Sur les conditions de travail de ceux et celles qui y œuvrent, tout autant que sur l’accessibilité de tous et de toutes à ces services publics qui sont à la base de notre vivre-ensemble. Pour la CSN, s’en désintéresser ne constitue aucunement une option.

            Projet de loi 59 : un sérieux coup de barre est nécessaire

            La santé et la sécurité du travail devraient être une priorité pour toute société moderne. C’est avant tout une question de dignité humaine : personne ne devrait perdre sa vie à la gagner ni y laisser une partie de sa santé physique ou mentale. De la même manière, une victime de lésion professionnelle doit pouvoir facilement accéder aux droits et protections qui lui sont dévolus afin de réparer ces lésions et leurs conséquences, en respect du contrat social d’abandonner son droit de poursuite judiciaire.

            C’est avec impatience que nous attendions le dépôt du projet de loi 59, Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail. Malgré son titre, nous constatons malheureusement que ce projet de loi représente plutôt, à plusieurs égards, un recul qui ne répond pas aux besoins du Québec.

            Pour les travailleurs et travailleuses qui ont malheureusement subi une lésion professionnelle, les impacts du projet de loi seront dévastateurs. Afin d’octroyer des économies à court terme pour les employeurs, des milliers de travailleurs et de travailleuses vont se retrouver injustement traités, sans revenu et sans réadaptation, condamnés à vivre aux frais de la société civile, avec des coûts humains énormes.

            L’introduction de plusieurs critères limitatifs et de nouveaux règlements réduisent la possibilité pour les victimes de faire reconnaître leur lésion professionnelle et de recevoir une réadaptation adéquate. Alors que les tribunaux ont pu maintenir une indépendance envers les positions de la CNESST, le projet de loi 59 vient sabrer cette saine distance, restreindre grandement l’acceptation des réclamations pour maladies professionnelles et limiter les traitements et les médicaments auxquels les victimes devraient avoir droit.

            De plus, le projet de loi prévoit une diminution de la prépondérance de l’opinion du médecin traitant qui est inacceptable. Il est également inconcevable qu’on oblige des victimes à participer à des mesures de réadaptation, dont le retour au travail, sans leur consentement ni celui de leur médecin, et sans aucune possibilité de contester la décision de la CNESST. Il serait beaucoup plus opportun et bénéfique de développer la médecine du travail qui combine l’expertise médicale et la connaissance des contraintes des milieux de travail au Québec si l’on désirait améliorer le sort des travailleurs et travailleuses.

            La science nous enseigne qu’une réelle prévention impliquant l’ensemble des acteurs d’un milieu de travail de manière paritaire diminue de façon draconienne le coût économique en plus de diminuer le nombre de lésions professionnelles. Nous comprenons mal pourquoi le gouvernement s’écarte de ce consensus scientifique. La distinction selon les secteurs d’activité économique et la diminution des mécanismes de prévention prévues dans le projet de loi ne permettront pas la prise en charge de la santé et la sécurité par les milieux de travail, en plus de maintenir la discrimination systémique dont les femmes sont victimes.

            Il est aussi incompréhensible que le projet de loi propose de réduire les exigences en matière de prévention dans les secteurs déjà couverts par la loi actuelle et que l’on écarte l’expertise et la neutralité des médecins de Réseau de la santé publique en santé au travail pour laisser les employeurs désigner leur médecin. L’autonomie des médecins de la santé publique et les mécanismes actuels de prévention font partie du succès dans les milieux déjà couverts : pourquoi diminuer ce qui fonctionne?

            Devant ces constats, nous demandons au gouvernement d’apporter d’importantes modifications au projet de loi 59 afin de garantir une prévention efficace pour tous et toutes de manière égale, d’assurer un accès facilité aux indemnités prévues à la loi actuelle et à la réadaptation ce qui permettra aux victimes de lésions professionnelles d’être traitées dignement et avec justice.

            • À bout de souffle…ça suffit
            • Aide aux Travailleurs Accidentés (ATA)
            • Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)
            • Association des juristes progressistes (AJP)
            • Association des spécialistes en médecine préventive du Québec (ASMPQ)
            • Association des travailleurs et des travailleuses accidentés Joli-Mont
            • Association des travailleuses et travailleurs accidentés de l’Abitibi-Témiscamingue (ATTAAT)
            • Carrefour d’aide aux non-syndiqué-es (CANOS)
            • Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
            • Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
            • Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI)
            • Centre international de solidarité ouvrière (CISO)
            • Comité d’appui aux travailleurs et travailleuses de la région des Appalaches
            • Comité des travailleurs et travailleuses accidentés de l’Estrie
            • Confédération des syndicats nationaux (CSN)
            • Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
            • Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International)
            • Fédération autonome de l’enseignement (FAE)
            • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
            • Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)
            • International Association of Heat and Frost Insulators and Allied Workers
            • PINAY
            • Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ)
            • Réseau des avocates et avocats de l’UTTAM
            • Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ)
            • Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)
            • Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (UTTAM)
            • Marie Laberge, Mélanie Laroche, Yanick Noiseux, Louis Patry, Susan Stock, Guylaine Vallée, (Université de Montréal)
            • Marie-Eve Major (Université de Sherbrooke)
            • Katherine Lippel (Université d’Ottawa)
            • Stéphanie Bernstein, Diane Berthelette, Vanessa Blanchette-Luong, Céline Chatigny, Yolande Cohen, Rachel Cox, Martin Gallié, Dalia Gesualdi-Fecteau, Audrey Gonin, Norman King, Mélanie Lefrançois, Karen Messing, Stéphanie Pache, Johanne Saint-Charles, Angelo Soares, Sid Ahmed Soussi, Hélène Sultan-Taïeb, Nicole Vézina (Université du Québec à Montréal)
            • Marie-Pierre Boucher, Valérie Lederer, Romaine Malenfant, Jessica Riel (Université du Québec en Outaouais)
              Geneviève Baril-Gingras, Chantal Brisson, Maria De Koninck, Pierre Deshaies, Émilie Giguère, Jean-Noël Grenier, Margot Kaszap,
            • Denis Laliberté, Louise St-Arnaud, Michel Vézina, Yv Bonnier-Viger, Simon Viviers (Université Laval)
            • Anne Renée Gravel (Université TÉLUQ)
            • Marie-Eve Beauregard, médecin spécialiste en santé publique
            • Jean-Pierre Bergeron, médecin spécialiste en médecine du travail
            • Luc Bhérer, médecin spécialiste en médecine du travail
            • Fatiha Haouara, médecin spécialiste en médecine préventive et santé publique
            • Marie-Claude Letellier, médecin spécialiste en médecine préventive et santé publique
            • Emily Manthorp, médecin spécialiste en médecine préventive et santé publique
            • Caroline Massicotte, médecin en santé publique et santé au travail
            • Bernard Pouliot, médecin conseil
            • Nabyla Titri, médecin spécialiste en médecine préventive et santé publique
            • Alice Turcot, médecin spécialiste en médecine du travail

            Assurance-emploi : la CSN demande à l’ensemble des partis fédéraux d’appuyer l’extension des programmes d’aide

            Alors que des milliers de travailleuses et de travailleurs n’ont toujours pas retrouvé leur source de revenus, la CSN interpelle l’ensemble des partis politiques siégeant à la Chambre des communes pour que ceux-ci appuient le projet du gouvernement canadien de prolonger la période de couverture des programmes de l’assurance-emploi et des prestations canadiennes d’urgence et de relance économique.

            Pour la CSN, la crise de la COVID-19 a démontré toutes les lacunes des modalités de l’assurance-emploi dénoncées par le mouvement syndical depuis des années. « Nous avons salué la bonification du programme d’assurance-emploi et la mise sur pied, dès les premières semaines de la pandémie, des prestations canadiennes, rappelle le président de la CSN, Jacques Létourneau. Alors que l’économie redémarre tranquillement, de nombreux secteurs en auront pour plusieurs mois avant de retrouver un semblant de normalité, notamment dans les secteurs de la culture et du tourisme. On ne peut pas abandonner ces travailleuses et ces travailleurs, alors que la campagne de vaccination en cours nous permet d’espérer des jours meilleurs dans un avenir proche. »

            Ainsi, la centrale syndicale demande à l’ensemble des partis d’opposition d’appuyer le projet de loi déposé par le gouvernement. « Nous appelons l’ensemble des partis politiques à faire preuve de leur sens des responsabilités. Les travailleuses et les travailleurs n’accepteront pas que les joutes partisanes se fassent à leur détriment. Ce projet de loi doit être adopté, et ce, rapidement », d’ajouter Jacques Létourneau.

            État de choc dans les cégeps, des femmes poussées vers la voie de garage

            À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) rappelle que l’égalité des chances restera hors d’atteinte tant que le gouvernement restera indifférent aux impacts différenciés selon le genre qu’entraînent ses décisions. Dans cette perspective, la fédération dénonce vivement les récentes attaques contre des programmes collégiaux qui qualifient en grande majorité des femmes, et leur donnent accès à des professions intéressantes et recherchées.

            D’abord, il est particulièrement gênant pour le ministère de l’Enseignement supérieur (MES) de penser éliminer le programme de Bureautique, qui qualifie durablement une grande majorité de femmes en leur offrant des perspectives d’avancement en cours de carrière que le diplôme d’études professionnelles (DEP) du secondaire n’offre pas. Alors que les employeurs s’arrachent les finissantes du diplôme d’études collégiales (DEC), trop peu nombreuses pour pourvoir les postes disponibles, le MES abolit le programme, puis propose une voie de sortie beaucoup moins riche en termes de contenu. La fermeture du programme limiterait une vaste majorité de femmes sur le plan professionnel puisque 90 % de l’effectif étudiant est féminin.

            Il est aussi très préoccupant de voir l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) et l’Ordre professionnel des inhalothérapeutes du Québec (OPIQ) ― qui représentent une vaste majorité de femmes, revendiquer que l’accès à la profession ne passe plus par des DEC qualifiants du collégial, mais par un diplôme universitaire. La Fédération ne s’oppose pas à la formation universitaire dans ces domaines, mais rappelle qu’elle vise des finalités différentes de celles du DEC et est moins accessible que la formation collégiale, notamment en termes de coûts et de nombre d’établissements qui l’offrent.

            « La pandémie a exacerbé le manque criant d’infirmières et d’inhalothérapeutes dans le réseau. Ce n’est pas en mettant de nouveaux freins à l’entrée dans la profession qu’on attirera plus de candidates et qu’on palliera le manque de personnel qualifié dans la profession », affirme Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN.

            Encore en 2021, on déplore que les femmes soient plus touchées par la précarité financière que les hommes et qu’elles assument également une plus grande part du travail invisible, notamment celui qui est lié à l’organisation familiale. Dans ce contexte, il est contraire à toute logique de priver une majorité d’étudiantes et de futures travailleuses de perspectives d’emploi intéressantes et très accessibles grâce au réseau public des cégeps, qui leur offre un enseignement supérieur gratuit dans toutes les régions du Québec.

            Bridon-Bekaert Ropes Group demeure inflexible malgré les offres de Québec

            Le 5 janvier dernier, l’entreprise Bridon-Bekaert Ropes Group (BBRG), propriétaire d’Industries Câbles d’acier à Pointe-Claire, annonçait le déménagement de ses installations aux États-Unis en mai 2021. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM), affiliée à la CSN, déplore l’inflexibilité de l’entreprise malgré les interventions du ministère de l’Économie et de l’Innovation.

            « Dans les dernières semaines, BBRG a montré son vrai visage. Le ministère de l’Économie et de l’Innovation ainsi qu’Investissement Québec se sont montrés plus qu’intéressés d’aider l’entreprise afin qu’elle reste au Québec. Ils lui ont offert plusieurs options pour qu’elle puisse développer ses activités à Pointe-Claire et, ainsi, éviter le déménagement. Un acheteur potentiel s’est même manifesté ! BBRG reste pourtant campée sur ses positions en refusant de vendre et en refusant l’aide de Québec. C’est plus que déplorable », déclare Louis Bégin, président de la FIM.

            Les dirigeants de BBRG reconnaissent eux-mêmes que l’usine de Pointe-Claire est rentable. « Ils pensent nous berner en utilisant des phrases creuses comme “améliorer la compétitivité à long terme en tirant mieux parti de l’échelle des activités, des synergies et des gains d’efficacité”. Mais ce que BBRG veut, ce n’est pas d’être plus rentable, elle l’est déjà! Ce que l’entreprise veut vraiment, c’est tuer la concurrence et dominer le marché du câble d’acier en Amérique du Nord en concentrant ses activités aux États-Unis. Et cela se fait sur le dos de 145 familles de Pointe-Claire », déplore M. Bégin.

            La présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Dominique Daigneault, souligne qu’avec ce déménagement, le Québec voit disparaître, une fois de plus, une expertise inégalée dans un domaine spécialisé. « Et nous perdons une centaine d’emplois dont le salaire horaire varie entre 28 $ et 36 $/h! Ces fameux jobs à 30 $ que le premier ministre François Legault aime tant, qui sont de plus en plus rares en ces temps de pandémie! », observe Mme Daigneault. « Alors que le gouvernement parle abondamment de stimuler l’économie locale, le secteur manufacturier au Québec continue pourtant de décroître. Québec et Ottawa doivent travailler ensemble pour contrer de telles délocalisations! », continue-t-elle.

            Quelles options restent-ils pour les travailleurs ?
            Devant l’inflexibilité de BBRG, le syndicat a déposé des griefs à la suite de l’annonce du déménagement, car ce dernier n’est pas permis en vertu du contrat de travail qui lie les parties. « Le syndicat conteste aussi les montants dus aux salariés, car – surprise! – l’employeur sous-estime ce qu’il doit payer aux travailleurs et pour l’instant, il refuse même d’honorer certains contrats qui le lient à des travailleurs retraités! Nous ne baisserons pas les bras. Les travailleurs de Câbles d’acier Pointe-Claire sont loin d’avoir dit leur dernier mot! », termine M. Bégin.

            Les employé-es de quatre piscines gérées par la SODEM en grève

            En grève depuis le 1er mars, les employé-es des centres aquatiques de Saint-Laurent, LaSalle, Varennes et de la Piscine St-Roch à Montréal, ont manifesté cet après-midi afin d’exiger que l’employeur revienne à la table de négociation. Ces employé-es sont regroupé-es au sein du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Centres aquatiques du Québec (STTCAQ) qui est affilié à la Confédération syndicats nationaux (CSN).

            RCR pour les salaires!
            « Ça fait deux ans que ce syndicat est en négociation. Actuellement, les employé-es sont payé-es 13,10 $/h. Et après deux ans de négociation, l’employeur (la SODEM) leur offre 13,55 $/h. 13,55 $/h, c’est 45 sous de plus que leur salaire actuel. C’est carrément humiliant, considérant les qualifications des employé-es et sachant que dans d’autres grandes villes, le taux horaire offert pour le même type d’emploi avoisine en moyenne les 18 $ l’heure! », déclare Jean-Pierre Bourgault, vice-président et trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

            Pour Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), la SODEM doit revoir son offre. « La demande initiale des employé-es était d’un salaire horaire de 20 $. Ils ont revu leur demande à la baisse en proposant 17 $/h. Ça serait la moindre des choses que l’employeur soit de bonne foi en augmentant lui aussi son offre! Parce que 13,55 $/h, ça ne rime pas du tout avec bonne foi! Au contraire, les employé-es vont avoir besoin de RCR avec ce salaire! », affirme Mme Ide.

            Le STTCAQ–CSN demande à l’employeur de revenir à la table de négociation. « Depuis que nous avons voté la grève le 22 février dernier, la SODEM fait preuve de mauvaise foi. Ses représentants ont quitté la table de négociation le 25 février, ils nous ont envoyé une mise en demeure lundi dernier. Mardi, ils ont intenté une injonction contre nos lignes de piquetage en disant que nous empêchions les gens d’entrer dans les installations aquatiques, ce qui est faux. Nous avons d’ailleurs contesté l’injonction et nous avons gagné. Ils ont aussi fait une demande d’arbitrage. Mais d’ici à ce qu’un arbitre soit nommé, il y a encore possibilité de négocier. Nous demandons à la SODEM de revenir à la table de négociation sans plus attendre », déclare Sophianne Leclair, porte-parole du comité de négociation du STTCAQ–CSN.

            L’offre salariale de la SODEM est grandement inférieure à la moyenne pour des emplois similaires. La Ville de Longueuil paie un taux horaire de 18,59 $ aux employé-es de ses centres aquatiques; 20,36 $/h à Cowansville et Boucherville. « Ce n’est pas parce que la majorité des travailleuses et travailleurs sont des adolescentes, des adolescents ou de jeunes adultes que cela veut dire qu’on peut leur rire au nez en pensant qu’on peut leur passer n’importe quoi! La SODEM doit bien se rendre compte maintenant que c’est tout le contraire! Les membres du STTCAQ–CSN démontrent bien par leurs actions qu’ils savent que des luttes syndicales sont nécessaires pour obtenir de bonnes conditions de travail. Ils ne sont pas près de baisser les bras », termine Éric Lalancette, vice-président du Conseil central de la Montérégie de la CSN.

             

            Rencontre du Collectif 8 mars avec la ministre Charest : tout simplement décevante

            À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, les membres du Collectif 8 mars, qui représente plus de 700 000 femmes au Québec, ont rencontré la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, afin d’échanger avec elle sur les impacts de la pandémie à l’endroit des femmes. Les représentantes du Collectif se disent globalement déçues de cette rencontre et attendaient un engagement formel de la ministre pour prendre des mesures concrètes afin d’enrayer les discriminations systémiques vécues par les femmes et entre les femmes. Si la ministre a reconnu certains impacts causés par la pandémie, le Collectif se questionne sur la volonté du gouvernement d’écouter les femmes et de poser des actions concrètes au-delà des beaux discours.

            La pandémie a eu des conséquences désastreuses pour les femmes
            Depuis près d’un an, les conséquences de la pandémie de la COVID-19 se sont avérées particulièrement éprouvantes pour les femmes. Leurs conditions de vie et de travail se sont détériorées à vue d’œil, notamment en matière de pertes d’emplois et de revenu, sans compter l’augmentation de la violence envers elles.

            La conciliation famille-travail-études-vie personnelle : un défi en temps de pandémie
            En outre, les femmes ont vu augmenter leur charge de travail invisible ainsi que leur charge mentale. Au pire de la crise sanitaire, elles ont dû endosser plusieurs fonctions, dont celles de télétravailleuses ou de travailleuses essentielles, d’enseignantes privées, d’éducatrices, de proches aidantes et de responsables de la logistique domestique et familiale.

            L’augmentation du salaire minimum est plus que nécessaire
            Le revenu des bas salarié-es, qui ont souvent agi comme ressources essentielles pendant la crise sanitaire, est tout simplement insuffisant. Rappelons que 58 % des travailleuses et des travailleurs touchant le salaire minimum sont des femmes. Augmenter le salaire minimum est une façon de reconnaître la juste valeur du travail, de diminuer l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes, de réduire la pauvreté, et ainsi de tendre vers plus d’égalité.

            Une modernisation du régime de santé qui protège aussi les femmes
            La pandémie de COVID-19 a révélé au grand jour les risques, souvent sous-estimés, auxquels plusieurs femmes sont exposées au travail. Il est impératif que la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail protège toutes les travailleuses et qu’elle tienne compte des situations diverses dans lesquelles elles se retrouvent. De plus, il est nécessaire, pour éviter de répéter les erreurs du projet de loi 59, que le gouvernement applique systématiquement l’Analyse différenciée selon les sexes et intersectionnelle (ADS+) dans l’élaboration de tous ses projets de loi.

            Les femmes oubliées dans les mesures du Plan de relance
            Malgré ce portrait accablant, le premier ministre François Legault n’était pas présent à la rencontre du Collectif même si l’invitation lui a été lancée des mois en avance. Les femmes, qui subissent lourdement les impacts de la pandémie, semblent avoir été oubliées dans les mesures prévues au budget pour le plan de relance économique. Un an après le début de la pandémie, force est de constater que nous sommes toujours dans l’attente d’un plan qui prend en considération les impacts sur toutes les femmes, particulièrement sur celles qui vivent à la croisée des oppressions, c’est-à-dire les femmes immigrantes et racisées, les femmes noires, les femmes autochtones, les femmes ayant un handicap et les femmes aînées et les personnes LGBTQ+. Si la ministre Charest a mentionné l’existence d’un plan d’action Covid pour les femmes, il n’y a néanmoins aucune information sur son contenu, les mesures qu’il propose ou encore sa date de publication.

            Autres actions féministes dans le cadre de la journée du 8 mars
            Le Collectif 8 mars invite la population à participer aux événements organisés par FDO (Femmes de diverses origines), soit un webinaire le samedi 6 mars et un rassemblement le dimanche 7 mars à 16 h Place Émilie-Gamelin à Montréal.

            À propos du Collectif 8 mars
            Le Collectif 8 mars est formé de représentantes provenant de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), du Réseau des Tables régionales de groupes des femmes du Québec, de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), de Femmes de Diverses Origines (FDO), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

            Il y a urgence d’agir pour la santé et la sécurité de tout le personnel du réseau de la santé et des services sociaux

            En négociation pour le renouvellement de leur convention collective, les travailleuses et les travailleurs de la santé et des services sociaux ont installé une pente de neige devant l’entrée des bureaux montréalais de la Coalition avenir Québec (CAQ). L’inaction du gouvernement en ce qui a trait à la santé et à la sécurité au travail dans le réseau de la santé et des services sociaux constitue une pente glissante, tant pour l’intégrité physique et mentale des salarié-es que pour l’accessibilité de la population à des services de qualité.

            Bien que la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ait présenté ses revendications il y a près de 18 mois, en octobre 2019, le comité de négociation représentant les intérêts de plus de 100 000 travailleuses et travailleurs du réseau attend toujours un signal des employeurs indiquant qu’ils souhaitent s’attaquer aux problèmes les plus criants et mettre en place des solutions dès maintenant.

            En négociation, la FSSS–CSN veut renforcer les dispositions des conventions collectives portant sur la prévention. La violence en milieu de travail, le harcèlement psychologique, la formation en intervention sécuritaire dans les cas d’urgence, les équipements de protection et le rôle des syndicats dans les programmes de prévention sont au nombre des voies de solutions prônées par la FSSS–CSN. Jusqu’à maintenant, les représentants patronaux n’ont démontré aucune ouverture à régler ces problèmes.

            Pourtant, même avant la pandémie, au cours de laquelle plus de 30 000 salarié-es ont été infectés, la situation était alarmante. En effet, 18 % des accidents de travail et des lésions professionnelles au Québec proviennent du réseau de la santé et des services sociaux. En deux ans, le nombre d’actes de violence à l’encontre du personnel a augmenté de 82 %, les chutes de 45 % et les troubles musculo-squelettiques de 36 %. Un sondage réalisé par la FSSS–CSN, en novembre 2020, montrait que 75 % des travailleuses et des travailleurs étaient inquiets pour leur santé psychologique ou celle de leurs collègues. Pour la FSSS–CSN, en continuant d’ignorer ces enjeux, le gouvernement engage tout le réseau sur une pente glissante.

            « Il faut faire plus de prévention. Il faut mieux protéger celles et ceux qui prennent soin des bénéficiaires, explique le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jeff Begley. Les chiffres donnent le vertige. En tant que plus grand employeur au Québec, on attend du gouvernement qu’il donne l’exemple, qu’il ne fasse aucun compromis quant à la santé et à la sécurité des travailleuses et des travailleurs. Nous avons proposé une dizaine de pistes de solutions pour améliorer ce bilan désolant. Jusqu’ici, il semble bien que nous soyons les seuls à vouloir régler la situation actuelle. Continuer de travailler dans le réseau de la santé et des services sociaux à s’en rendre malade n’est certainement pas la solution. Le gouvernement doit agir maintenant! »

            « Protéger la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs, ça a toujours été au cœur de notre mission comme organisation syndicale, enchaîne la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain, Dominique Daigneault. On ne peut pas accepter que le gouvernement reste les bras croisés. La situation s’est tellement aggravée que c’est devenu aujourd’hui une des causes principales des difficultés de main-d’œuvre des établissements. Il y a l’équivalent de plus de 13 000 postes à temps complet en assurance-salaire dans le réseau au Québec. Ça doit changer maintenant! »

            Yvan Duceppe, trésorier aux stratégies solidaires

            Yvan Duceppe, nouvellement élu à titre de trésorier lors du 66e Congrès de la CSN tenu en janvier 2021, n’en est pas à ses débuts d’implication syndicale dans la défense de la classe ouvrière. En effet, ce comptable professionnel agréé compte à son actif près d’une trentaine d’années d’expérience à titre de conseiller chez MCE Conseils, un des outils collectifs de la confédération mis au service des syndicats dans le maintien et la création d’emplois ainsi que dans l’élaboration de stratégies de développement durable. Une vingtaine d’années passées à la trésorerie de la Fédération des professionnèles (FP–CSN) s’ajoute au parcours de ce militant hors pair qui comprend très bien le rôle fondamental que joue l’administration et la trésorerie dans le développement d’un syndicalisme combatif et solidaire.

            Une révolution formatrice
            Grandement inspiré par la Révolution tranquille et la montée du Parti Québécois dans les années 70, Yvan Duceppe commence son cheminement de militant au cours de ses études secondaires en s’impliquant dans la circonscription de nul autre que René Lévesque et en s’investissant corps et âme dans le référendum de 1980. « C’était une autre époque. Le Parti Québécois de 1976 était celui de la loi 101 et d’une panoplie de lois visant à améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs, » explique-t-il. « Je suis peut-être nostalgique, mais il s’agissait là de moments très formateurs pour ce qui représente le centre de mon implication syndicale : l’écoute, l’entraide, et la solidarité. »

            Après la défaite du camp du oui, Yvan poursuit ses études aux HEC en finances. « J’aime beaucoup les chiffres », nous confie-t-il en souriant. « Lorsque je termine mon bac en 1983, le Québec est en grande récession économique. Je décide donc de prolonger mes études en me plongeant dans la comptabilité publique afin d’obtenir le titre de comptable agréé. »

            Quelques années plus tard, il remarque une annonce dans La Presse pour un poste d’analyste financier chez MCE Conseils tout près de chez lui à Longueuil. Il ne connaît pas l’entreprise, mais comme il admire sa mission, il décide de postuler. Lors de son processus d’embauche, il se retrouve devant Léopold Beaulieu, trésorier de la CSN à l’époque et éventuel fondateur de Fondaction, et comprend l’ampleur des défis qui l’attendent. Il accepte le poste et se lance dans une aventure qui marquera sa vie à jamais.

            Des conseils stratégiques pour sauver des emplois
            Accompagnant surtout les syndicats du secteur privé lors de sa carrière chez MCE Conseils, les dossiers qui l’animent le plus sont ceux où il réussit à « sauver la shop ». Il prend comme exemple le syndicat d’Expro de Salaberry-de-Valleyfield dans les années 90, où l’intervention de la CSN et de MCE Conseils n’a pas seulement aidé à garder les portes de l’usine ouvertes, mais aussi à la moderniser pour la rendre plus sécuritaire pour les personnes qui y travaillent. « Cette bataille qu’on a menée, oui, c’était pour sauver des jobs, mais c’était aussi pour sauver des vies. Puis, par la mise en place d’une coopérative de travailleurs-actionnaires, on souhaitait que les travailleuses et les travailleurs s’approprient des pouvoirs décisionnels sur l’orientation de l’entreprise. »

            Yvan Duceppe (4e à gauche) lors de l’ouverture officielle de la scierie Saint-Michel des Saints en 2017:

            Plus récemment, il y a eu la relance de la scierie Saint-Michel-des-Saints planifiée à la suite de la fermeture de la multinationale Louisiana Pacific et de son usine de panneaux à copeaux orientés (OSB) en 2007. « Quand Louisiana Pacific a fermé ses portes, c’était la mort annoncée de la petite scierie de Saint-Michel-des-Saints qui approvisionnait cette usine désuète. En fait, cela est arrivé en 2014. Le syndicat et la communauté se sont pris en main et se sont dit : « À qui le bois ? À nous le bois ! » Finalement, l’usine a repris ses activités en 2017. Les prévisions initiales de la création d’une cinquantaine d’emplois se sont révélées trop modestes. En fin de compte, c’est le double du nombre d’emplois attendus qui ont été créés. Pour moi, ça vaut toutes mes paies. »

            L’amour du lointain, ou comment conjuguer syndicalisme et environnement
            Tout comme son prédécesseur, le dossier de l’environnement et de la lutte contre la crise climatique se retrouve dans ses responsabilités. Il remarque d’ailleurs certains parallèles entre le travail stratégique qu’il menait pour MCE Conseils et ce qui l’attend dans ce dossier chaud.

            « La transition juste, si tu ne t’en occupes pas, elle va s’occuper de toi. Il faut prendre les devants, outiller notre monde pour voir clair et viser juste afin de nous assurer que la transition soit équitable et ordonnée. Il ne faut pas la subir, mais plutôt la planifier », prévient Yvan. « Les travailleuses et les travailleurs sont les principaux acteurs de cette lutte. Quand je visitais des usines avant de démarrer un mandat de MCE Conseils, je disais que je connaissais bien les chiffres, mais que je devais m’imprégner du fonctionnement de l’usine. Pour y arriver, j’ai toujours estimé que les travailleurs devaient m’accompagner, puisque ce sont eux les spécialistes de l’usine. C’est essentiel de se servir des cerveaux des gens plutôt que de simplement se fier à leurs bras. Il faut avoir l’humilité de savoir qu’on ne peut pas être spécialiste dans tout, et avoir la sagesse de s’entourer des bonnes personnes, celles qui possèdent la connaissance de la réalité de leur travail et de leur usine. »

            Une administration saine, combative et solidaire
            En terminant, bien que l’administration et la trésorerie peuvent parfois paraître secondaires à la mobilisation et à la vie syndicale, Yvan Duceppe nous rappelle leur grande importance au bon fonctionnement du mouvement.

            « Tous les combats syndicaux se font à partir de ressources. Si tu ne gères pas bien les finances qui te sont confiées, tu vas avoir des problèmes », précise le nouveau trésorier. Et la CSN a le devoir d’outiller les syndicats pour que leur gestion administrative soit plus simple. Aider les syndicats à s’occuper de leurs affaires est un de mes objectifs à titre de trésorier de la confédération. Les finances d’un syndicat servent à la solidarité, et ceux et celles qui les gèrent doivent avoir cette sensibilité. Ce n’est pas uniquement une tâche technique. C’est du militantisme que de veiller à ce que les conditions de travail de nos membres soient préservées et améliorées. C’est toute une mission. »

            Donnons-nous les moyens de nos ambitions !

            Depuis le début de la crise sanitaire, les enseignantes et enseignants du Québec ont porté le système d’enseignement supérieur sur leurs épaules. Nous avons dû adapter en un temps record notre enseignement pour permettre la réussite de nos étudiantes et étudiants et assurer un enseignement de qualité, malgré le manque de reconnaissance et de ressources pour le faire. À bout de souffle, nous exhortons le gouvernement du Québec à investir dans les ressources humaines pour nous permettre de poursuivre cette tâche colossale sans y engager notre santé ou compromettre la réussite de nos étudiantes et étudiants.

            Le gouvernement Legault prétend que l’enseignement supérieur est une de ses priorités en temps de pandémie, au point de considérer le secteur comme un service essentiel. Pourtant, les faibles ressources investies pour faire face à un chamboulement majeur du mode d’enseignement ont davantage été dédiées à des infrastructures que pour le personnel enseignant.

            Ce sont pourtant ces enseignantes et ces enseignants qui ont dû fournir la plus grande part de l’effort d’adaptation. Modifiant nos cours pendant nos temps libres et nos vacances, suivant des formations souvent non rémunérées pour apprendre des nouvelles formes d’enseignement et nous familiariser avec de nouvelles technologies, nous avons également dû dédier énormément d’heures supplémentaires, toujours bénévolement, pour assurer un encadrement adéquat à nos étudiantes et étudiants qui vivent des situations tout aussi difficiles.

            Il va sans dire que la crise sanitaire a également eu un impact important sur la motivation et le parcours scolaire de milliers d’étudiantes et d’étudiants. Nous avons constaté à quel point les inégalités sociales étaient exacerbées par l’accès inégal aux ressources informatiques autant que culturelles. Il nous faut avoir les moyens de permettre à toutes et à tous de réussir et cela passe aussi par des conditions d’enseignement décentes, entre autres pour permettre une relation pédagogique plus humaine.

            Un éventuel déconfinement ne devrait pas être plus aisé, puisque le gouvernement voudrait, sans jamais nous avoir consultés au préalable, nous imposer des cours en « comodal », c’est-à-dire à une partie de la classe en présence et l’autre à distance. Comme si l’animation d’une classe « normale » pouvait se faire de la même manière que celle d’un cours à distance, sans que l’une ou l’autre (ou les deux) ne perde en qualité. Toutes ces tâches et adaptations exigent du temps et des conditions de travail qui ne sont pas au rendez-vous. Il faudrait que le prochain budget provincial s’assure de nous donner les moyens d’enseigner dans des conditions adéquates.

            Heureusement, nos efforts ont permis de maintenir un enseignement de qualité, malgré la situation adverse, et les taux de diplomation autant que la valeur de ces diplômes n’ont pas été compromis. À bout de ressources, sans moyens suffisants pour accomplir notre tâche, nous craignons cependant pour la santé mentale et physique du corps enseignant qui se sent épuisé et délaissé.

            Dans un contexte où les services publics ont été affaiblis par des années d’austérité, le discours de retour à l’équilibre budgétaire qui se fait de plus en plus entendre nous fait craindre le pire. Le gouvernement doit injecter des sommes supplémentaires pour soutenir les enseignantes et les enseignants des cégeps et des universités afin de favoriser la réussite étudiante, condition essentielle au développement social, culturel et économique et génératrice de richesse collective.

            Après des décennies de sous-financement de l’éducation et de l’enseignement supérieur, ce ne sont pas seulement des ressources pour une sortie de crise pandémique dont le réseau a besoin, mais d’un véritable réinvestissement à long terme qui permette à nos cégeps et nos universités d’assumer pleinement leur rôle de bâtisseurs de la société de demain.

            Donnons-nous les moyens de nos ambitions !

            Syndicat des professeures et professeurs enseignants de L’UQAM
            Syndicat des professeures et professeurs du Collège de Rosemont
            Syndicat des professeurs du Collège d’enseignement général et professionnel de Saint-Laurent
            Syndicat des chargées et chargés de cours de l’université de Montréal-SCCUM
            Syndicat du personnel enseignant du Collège d’enseignement général et professionnel d’Ahuntsic
            Syndicat des professeurs du Collège d’enseignement général et professionnel du Vieux-Montréal
            Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep Montmorency
            Syndicat de l’enseignement du cégep André-Laurendeau

            Rendre la culture vivante possible à nouveau

            Le milieu des arts vivants et des arts de la scène a pris acte des avis rendus publics concernant la réouverture des salles de spectacles, des théâtres ainsi que des autres lieux de diffusion. Notre secteur demeure le plus touché par la pandémie en étant fermé au public depuis près d’un an et nous avons appris par l’entremise des médias que l’ouverture des lieux de diffusion était recommandée par la Santé publique depuis novembre. Plus le secteur attend sa réouverture, plus il sera difficile de le relever.

            L’APASQ, l’AQAD, la FNCC–CSN, la GMMQ, TRACE et l’UDA souhaitent maintenant que le gouvernement prenne acte des nombreux sacrifices faits par les artistes, les créateurs et les musiciens, et qu’il agisse pour que ceux-ci puissent retourner à la rencontre de leurs publics. Maintenant qu’il est clair que la Santé publique est favorable à une ouverture des salles, le couvre-feu ne devrait pas être un frein à la production ni à la diffusion artistique. Le milieu a réellement besoin d’un signal clair de la part du gouvernement et nous implorons M. Legault d’exprimer rapidement ses intentions quant à la réouverture des salles de spectacle.

            Le milieu des arts vivant a toujours fait preuve d’une grande créativité et d’innovation depuis le début de la pandémie. Nous sommes d’avis que tout le monde a son rôle à jouer. Aujourd’hui, nous demandons à tous les acteurs du milieu culturel ainsi qu’au gouvernement de faire preuve d’écoute et de flexibilité afin de favoriser une ouverture pérenne de nos lieux culturels, et ce, dans le plus grand respect des mesures sanitaires en vigueur et du bien collectif.

            Citations

            « Nous en appelons à la flexibilité et à la résilience de tous les acteurs de la chaîne culturelle. Pour le gouvernement, cela signifie qu’il ne doit pas être rigide dans l’application des programmes de compensation aux diffuseurs afin de permettre des ouvertures immédiates ou ultérieures adaptées à la réalité de chacune des productions. L’aide financière doit se poursuivre, tant pour les productions qui pourront reprendre rapidement en respectant les contraintes imposées par la Santé publique, que pour celles qui prendront plus de temps à pouvoir retrouver leur public. C’est une approche flexible et multilatérale qui nous permettra de sauver les arts vivants, les lieux de diffusion ainsi que nos artistes et créateurs. »

            • Pascale St-Onge, présidente de la FNCC–CSN

            « Les décideurs publics doivent pouvoir faire preuve d’ouverture à l’égard des solutions qui sont proposées par le milieu, mais pour ce faire, il faudrait que tous les acteurs soient consultés, incluant les artistes, les créateurs et les professionnels qui sont au cœur de notre vie culturelle, afin que les propositions créatives soient mises sur la table. Cela vaut également pour les professionnels de la Santé publique qui mettent en place des protocoles et des scénarios de réouverture : sans fermer le secteur complet, serait-il possible d’ouvrir les lieux de diffusion et de les fermer à la pièce si une éclosion devait survenir, comme c’est le cas dans la plupart des autres milieux de travail ou scolaires ? »

            • Sophie Prégent, présidente de l’UDA

            « La réouverture des salles sera salutaire pour les artistes et les travailleurs culturels sans travail depuis trop longtemps. Nos membres ont à cœur le bien de la population et ils ont le sentiment d’avoir largement contribué à cette lutte collective contre la pandémie, mais les impacts sur nous sont disproportionnés. C’est très difficile pour nous de comprendre que nous sommes toujours à l’arrêt malgré les avis contraires de la Santé publique. Nous souhaitons que le premier ministre applique les recommandations de la Santé publique pour notre secteur. »

            • Luc Fortin, président-directeur général de la GMMQ

            « Nous sommes persuadés que le public est prêt à se mettre de la partie en acceptant d’aller voir des spectacles à des moments différents et variés afin de respecter le couvre-feu. Tout le monde peut contribuer à faire de l’ouverture un succès. Rien n’a démontré que les lieux de diffusion et les salles de spectacles étaient des sources de contamination pendant les 45 jours durant lesquels notre secteur a été ouvert au cours de la dernière année. Les mesures sanitaires ont fait leurs preuves. »

            • Viviane Morin, directrice générale de l’APASQ

            « Le milieu des arts vivants est très diversifié : si certaines productions majeures ne sont pas encore prêtes à se produire, il y a une foule d’autres types de représentations qui pourraient s’adapter et aller à la rencontre du public rapidement. Rien ne nous empêche, collectivement, d’y aller étape par étape. Le gouvernement doit nous aider à reprendre le travail. »

            • Marie-Eve Gagnon, directrice générale de l’AQAD

            « Le public a aussi un réel besoin de renouer avec les arts vivants et de pouvoir quitter sa bulle de temps en temps. Avec le couvre-feu et l’interdiction de rassemblement intérieur, la population devrait être encouragée à fréquenter des lieux publics contrôlés et sécuritaires tels que les lieux de diffusion culturelle. C’est bon pour le moral de tout le monde ! »

            • Shérane Figaro, co-porte-parole de TRACE

            Un livre blanc, vraiment ?

            Éditorial de Jacques Létourneau, président de la CSN

            On apprenait cette semaine que des 15 000 places en CPE annoncées par le ministre de la Famille il y a deux ans, seulement 2300 d’entre elles ont pu être créées. Pendant ce temps, 51 000 familles sont toujours en attente d’une place pour leur enfant.

            Le financement ne serait donc pas la seule raison du problème, comme c’était le cas sous le règne des libéraux. Ceux-ci avaient profité de leurs quinze années au pouvoir pour favoriser le développement des garderies privées, dont le nombre de places a été multiplié par six de 2010 à 2018 au détriment du développement et de la consolidation des services de garde en CPE ou en milieu familial.

            Plusieurs voix se sont fait entendre au cours des derniers jours pour dénoncer la rigidité et la lenteur des procédures d’octroi de subventions au ministère de la Famille. Alors que la construction d’une école s’effectue généralement en 18 mois, il en prend entre 3 et 4 ans pour la construction d’un CPE, un type d’établissement dont l’ampleur et la complexité sont pourtant bien moindres. Pas moins de 17 étapes d’approbation — 17 ! — doivent être traversées.

            Qu’on veuille bien faire les choses, nous en sommes. Mais quand le zèle du ministère de la Famille vient brimer la possibilité pour des milliers de parents de bénéficier de milieux de garde subventionnés, c’est toute notre société qui en souffre.

            Ce sont toutefois les écarts d’accessibilité énormes entre différents milieux que je trouve, personnellement, encore plus aberrants. Comment expliquer que les résidents de Westmount aient accès, toutes proportions gardées, à deux fois plus de places en CPE que ceux de Montréal-Nord ou de Parc-Extension ?

            Les projets de construction de CPE doivent être soumis au gouvernement « par la communauté ». Soit. Mais se pourrait-il qu’une « communauté » comme celle de Westmount, plus que privilégiée sur les plans social et économique, soit plus outillée pour élaborer de tels projets que celles de milieux beaucoup plus défavorisés ?

            Poser la question, c’est y répondre.

            Il est pourtant de la responsabilité du gouvernement de veiller au développement et à la consolidation du réseau des CPE et d’en assurer un accès équitable à l’ensemble des familles du Québec. Plutôt que de multiplier les étapes d’approbation, les gestionnaires du ministère de la Famille devraient soutenir les communautés dans le développement de leurs projets.

            Malheureusement, l’idéologie du « tout-au-privé » du précédent gouvernement semble avoir eu raison du savoir-faire qui existait au ministère de la Famille. Au début des années 2000, qu’on s’en rappelle, c’est entre 8000 et 9000 places en CPE qui étaient créées chaque année.

            Lors de l’annonce de la création des maternelles 4 ans, nous avions avisé le gouvernement de notre opposition à une solution mur-à-mur. Nous souhaitions qu’il privilégie la complémentarité des différents réseaux et qu’il tienne pleinement compte des besoins particuliers de l’ensemble des communautés. Entêté et enorgueilli par cette promesse électorale, il a plutôt fait fi de nos mises en garde, avec les conséquences que l’on connaît : les services de garde en milieu familial ont écopé et des milliers d’entre eux ont fermé depuis.

            Développement, consolidation et complémentarité des réseaux de services de garde subventionnés, voilà les objectifs qui devraient prévaloir au ministère de la Famille. Au quotidien, les communautés ont besoin d’un appui logistique dans l’élaboration de projets répondant à leurs besoins.

            Avant de penser à révolutionner le monde avec un livre blanc, le ministre Mathieu Lacombe doit faire le ménage dans son propre ministère et y ramener l’expertise et le savoir-faire qui y prévalaient lors des premières années de la mise en place du réseau des CPE. En y réduisant la bureaucratie, il permettra aux fonctionnaires qui y œuvrent de consacrer à nouveau leurs énergies à l’appui des communautés — notamment celles qui sont plus vulnérables — dans l’élaboration de leurs projets.

            Le ministre Lacombe devra également convaincre ses collègues des Finances et du Trésor de s’attaquer au problème de pénurie de main-d’œuvre reliés aux maigres salaires et aux mauvaises conditions de travail des éducatrices en petite enfance. S’il n’y voit pas rapidement, c’est le réseau des CPE tout entier, ce joyau tant envié par le reste du Canada, qui s’en trouvera grandement fragilisé. De tous les programmes techniques offerts dans nos cégeps, cette formation demeure parmi les moins « rentables », celles dont le salaire figure parmi les plus bas sur le marché du travail. Déjà, les CPE peinent à recruter, et ce problème est en croissance depuis des années. Au manque de places criant, s’ajoute malheureusement un inquiétant manque de personnel.

            Encore ici, ce n’est pas le livre blanc annoncé par le ministre Lacombe qui viendra régler cette situation plus que préoccupante.

            Se mobiliser pour faire avancer nos revendications

            « Jamais bataille n’est perdue pour celle qui se bat toujours ». Cette courte phrase résonne dans la tête de Katia Lelièvre, vice-présidente nouvellement élue au dernier congrès de la CSN, depuis qu’un ancien collègue la lui a lancée au détour d’une conversation. La citation, un brin philosophique, résume à elle seule l’engagement qui anime la militante depuis la naissance de son fils, il y a 28 ans.

            À cette période de sa vie, Katia doit subvenir aux besoins de son garçon. Elle cogne à la porte de la Maison de la famille de Bois-des-Filion, un organisme communautaire de la banlieue nord de Montréal qui tente d’apaiser l’insécurité alimentaire des plus démunis. En préparant des plats à un dollar dans les casseroles de la cuisine collective mijotent aussi les ingrédients du militantisme dans le cœur de la jeune maman. Elle découvre l’entraide, la camaraderie, la solidarité et l’implication.

            Rapidement, elle se retrouve responsable de la cuisine collective. « Personne ne voulait s’en occuper », rigole Katia, fidèle au franc-parler qui la caractérise. En s’impliquant au sein du conseil d’administration, elle en scrute les états financiers. La comptabilité créative de l’organisme permettait à 1 + 1 d’égaler 3. « J’ai posé plein de questions et tout le monde a démissionné. Je me suis retrouvée seule au CA », se rappelle-t-elle. En collaboration, les mères bénévoles se sont alors mobilisées pour trouver des subventions, des dons et un nouveau local. Menacée de fermeture à l’époque, la cuisine communautaire a toujours pignon sur rue, aujourd’hui.

            Apprendre grâce au SEMB-SAQ–CSN
            Cette première expérience de mobilisation et sa soif de justice lui serviront lorsqu’elle sera embauchée comme caissière-vendeuse à la SAQ, près de chez elle. Dans une lettre publiée dans le journal syndical et expédiée au président de la SAQ, la militante s’insurge contre des avantages conférés aux cadres, avantages pourtant retirés aux membres retraités de la société d’État.

            S’amorce une implication active et formatrice auprès du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN), d’abord localement, puis régionalement et, par la suite, à la vice-présidence avec les responsabilités de la vie syndicale, des communications et de la mobilisation. « Ce sont les tâches que j’ai préférées parmi toutes », admet Katia, qui a aussi adoré présider le syndicat pendant quelques années. « Nous, on est dans 400 lieux de travail différents, aux quatre coins du Québec, avec des réalités diverses. La clé pour établir une cohésion de groupe, briser l’isolement et consolider la solidarité, c’est la communication. Grâce aux médias sociaux et à la vidéo, nous avons pu nous parler et relever le défi. » Elle cite en exemples l’instantanéité des médias sociaux et la force des capsules vidéo comme gages de succès pour mobiliser les membres, lors de la plus récente négociation du SEMB-SAQ–CSN en 2018.

            Un syndicalisme encore plus combatif
            La vice-présidente de la CSN entame son nouveau mandat avec la promesse d’un style de syndicalisme encore plus combatif, ancré dans toutes les régions. Elle voudrait impliquer davantage les membres de partout dans leur prise en charge, pour qu’ils se mobilisent. Ça passe par la communication et la simplification des messages, selon elle, pour que les membres se sentent concernés.

            Celle qui s’occupera également de la vie syndicale à la CSN rappelle qu’il faut se battre également entre les négociations. « Il faut maintenir le feu entre deux négos. Parce que si on le laisse s’éteindre, il faut le repartir avec du petit bois, pis c’est de l’ouvrage ! », image-t-elle.

            L’enseignement à distance post-pandémie : pas si vite, dit la FNEEQ

            À la suite de la publication aujourd’hui d’une lettre adressée à la ministre Danielle McCann et signée par 55 professeur-es de cégep, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), qui représente environ 85 % des gens enseignant dans le réseau collégial public, tient à réitérer la valeur inestimable de l’enseignement en présence et ses avantages incomparables.  

            La dernière année a obligé le personnel enseignant à improviser et à multiplier les efforts pour diminuer sensiblement l’impact de la pandémie sur la réussite ainsi que sur la persévérance des étudiantes et des étudiants. Cela dit, elle n’a pas encore permis de réfléchir collectivement aux balises essentielles à l’intérieur desquelles le développement de l’enseignement à distance doit s’effectuer. La façon de dispenser la formation collégiale, par exemple en présence ou non, ou de manière synchrone ou asynchrone, doit pouvoir se justifier tant sur le plan de la pédagogie que sur celui du développement psychosocial. De plus, la fédération estime qu’il s’avère impératif que la qualité et la richesse des interactions ainsi que le développement de compétences relationnelles et communicationnelles restent des critères d’appréciation aussi importants pour les cours à distance que pour ceux qui sont donnés en mode présentiel. Il importe que tout mode de transmission de la formation vise le développement des personnes sur les plans humain, citoyen et professionnel de même que le développement de leur autonomie et de leur esprit critique.

             « La pandémie a fait en sorte que la formation en mode non présentiel s’impose sans réelle réflexion, préparation ou discussion. En raison de son caractère inédit, cette période ne doit surtout pas servir de modèle pour l’avenir de l’enseignement supérieur », souligne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN. « Nous ne sommes pas encore sortis de la crise sanitaire et il serait prématuré, autant pour le ministère de l’Enseignement supérieur que pour les directions d’établissement, de prendre des décisions à cet égard, notamment en lien avec l’instauration généralisée de l’enseignement comodal. »

             Afin de permettre à toutes les enseignantes et à tous les enseignants de se faire entendre, la fédération demande que les conventions collectives prévoient la consultation des instances concernées (département, comité de programme, etc.) avant toute mise en œuvre d’un enseignement à distance.

            « Nous ignorons encore où nous en serons l’automne prochain et la contribution de toutes les personnes préoccupées par l’avenir de l’enseignement supérieur est la bienvenue. Ce type de discussion doit se faire dans les lieux appropriés, par exemple les assemblées générales », conclut Yves de Repentigny, vice-président et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN.

            Accueil Bonneau : une décision antisyndicale qui nuit aux personnes itinérantes

            Les travailleuses et les travailleurs de l’Accueil Bonneau ont manifesté aujourd’hui pour dénoncer la décision de la direction de l’Accueil Bonneau qui a aboli unilatéralement tous les postes des intervenantes et intervenants qui travaillaient en première ligne à la nouvelle halte-chaleur dans le Vieux-Port de Montréal. Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Accueil Bonneau (CSN) estime qu’il s’agit d’une mauvaise décision, dont les motifs ne sont pas aussi clairs que le prétend l’organisation.

            Cette décision de janvier dernier a en effet permis de décimer l’exécutif syndical à la veille du début des négociations pour un nouveau contrat de travail. De plus, le syndicat estime qu’il n’est pas du tout « innovant », comme le prétend la direction, de remplacer les intervenantes et intervenants de première ligne expérimentés et formés, par des agents de sécurité sous prétexte que la priorité est maintenant au logement (housing first).

            « Tant qu’il y aura des itinérants dans la rue, il faudra les accompagner de façon humaine et les besoins demeureront importants, même pour ceux et celles qui auront la chance d’obtenir un logement », soutient Chloé Bourbiaux, porte-parole du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Accueil Bonneau (CSN). « La tendance que l’on constate sur certains sites d’accueil de personnes itinérante d’embaucher des gardiens de sécurité pour faire le travail de première ligne n’est vraiment pas un pas dans la bonne direction. L’accueil devrait être plutôt axé sur l’humain et non pas concentré sur les seuls besoins de sécurité », affirme Katia Lelièvre, vice-présidente de la CSN.

            Tendance au délaissement de la première ligne
            La tendance actuelle à favoriser le logement d’abord (housing first), présente partout en Amérique du Nord et de plus en plus à Montréal, fait en sorte qu’elle canalise, dans certains ca, les subventions ou les dons du privé vers ces initiatives. « La course aux subventions associées à des projets et le désir de voir baisser les statistiques du nombre d’itinérants ne doit pas faire oublier qu’il y a encore des personnes dans la rue à Montréal, en plein hiver, en pleine pandémie et que leurs besoins comportent plusieurs dimensions », affirme Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

             Cette tendance touche également les autres grands refuges de Montréal qu’ils soient permanents ou temporaires. « Il est important de conserver une première ligne forte pour accompagner les itinérantes et les itinérants. Il faut des lits pour un accueil inconditionnel qui ne repose pas sur l’enrôlement dans un programme de travail ou de logement », ajoute Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Ce dernier ajoute que la tendance au remplacement de la première ligne d’accueil des itinérants par des agents de sécurité n’est pas une politique innovante, bien au contraire.

            Le musée des horreurs

            Éditorial de Jacques Létourneau, président de la CSN

            Des employé-es forcés de travailler malgré la fièvre. Des tâches de désinfection abandonnées pendant plus d’une semaine après que la responsable, malade, ait dû s’isoler. Des mouvements de personnel fréquents entre zones chaudes et froides. Une absence de mesures de prévention et de contrôle des infections. Des équipements en nombre tellement insuffisant qu’on doit se les partager entre collègues.

            La lecture de l’enquête menée par les journalistes de La Presse ce matin donne froid dans le dos. Après avoir épluché les rapports d’intervention de la CNESST dans plus de 230 centres d’hébergement et autres établissements du réseau de la santé et des services sociaux, les journalistes en arrivent à la conclusion que 20 % d’entre eux ont enfreint les règles sanitaires les plus élémentaires.

            À 20 %, le gouvernement ne peut prétendre qu’il ne s’agit que d’exceptions isolées.

            Le gouvernement François Legault aura beau prétexter que nous sommes devant une pandémie à l’ampleur inégalée, un fait indéniable demeure : notre réseau de santé et de services sociaux, qui souffre de sous-financement chronique depuis des années, n’était absolument pas en mesure de répondre au moindre soubresaut.

            Pourtant, l’ensemble des exemples révélés par les journalistes – qui relèveraient de l’anecdote s’ils n’étaient à ce point généralisés – ont pour origine deux causes bien documentées : le manque flagrant de personnel dans le réseau de la santé et des services sociaux, ainsi que l’hypercentralisation de son mode de gestion.

            Deux réalités que les syndicats de la CSN dénoncent depuis des années. Encore faudrait-il que le gouvernement, peu importe sa couleur, prenne la peine de les écouter.

            Depuis plusieurs négociations, les travailleuses et les travailleurs du secteur public martèlent que les faibles salaires et les surcharges de travail constituent le principal frein au recrutement de personnel en éducation et en santé. Quand un gestionnaire doit forcer quelqu’un à faire des heures supplémentaires ou à travailler malgré la présence de symptômes reliés à la COVID, quand on tolère involontairement que la désinfection d’un centre d’hébergement ne soit plus assurée en pleine pandémie, c’est qu’on n’a tout simplement pas les bras nécessaires.

            « Des infirmières, on ne peut pas en inventer ! », se défendait François Legault mardi dernier. On lui accorde. Mais encore faudrait-il être en mesure d’attirer le personnel soignant avec des conditions de travail intéressantes, et de faire de même pour l’ensemble des employé-es du secteur public, frappés, à des degrés divers, par des problèmes de pénurie et de rareté de main-d’œuvre.

            Quant au manque d’équipement de protection individuelle, François Legault persiste et signe : le Québec n’en a jamais manqué, il n’y a que des établissements qui « n’ont pas levé la main » pour signifier la rupture de stock. Tout pourrait s’expliquer par… l’absence d’un patron dans chaque CHSLD.

            À défaut d’être naïfs, les membres de la CSN n’ont pas non plus cette magique poignée dans le dos.

            Depuis 20 ans, le réseau de la santé et des services sociaux a été de deux opérations successives visant à centraliser la gestion et la prise de décision des établissements. D’abord, sous le règne Charest-Couillard, la fusion des CHSLD, des CLSC et des centres hospitaliers au début des années 2000, varlopant au passage les Agences régionales de santé et de services sociaux. Puis, sous celui de Couillard-Barrette, la mise en œuvre de la malheureuse réforme portant le nom de ce dernier. Cette hypercentralisation des pouvoirs s’est également accompagnée d’une vision de plus en plus hospitalo-centriste du réseau, confirmant ainsi l’hégémonie des médecins, tant généralistes que spécialistes.

            Doit-on rappeler au gouvernement la première décision qu’il a prise en mars dernier ? Libérer 6000 lits en centres hospitaliers afin de pouvoir accueillir les éventuels malades de la COVID. Les directions des CIUSSS et des CISSS ont ainsi déplacé des milliers de patientes et de patients soignés dans des hôpitaux… dans des CHSLD où aucune mesure n’avait été prise.

            Dès le printemps dernier, la CSN a exigé une commission d’enquête publique sur les conditions d’hébergement des aîné-es et l’ensemble de la gestion chaotique de la pandémie par le réseau de la santé et des services sociaux. Après avoir – bien brièvement – évoqué la nationalisation des centres d’hébergement privés, le gouvernement de François Legault a préféré confier à la commissaire à la santé et au bien-être, Joanne Castonguay, le soin d’examiner la performance du réseau lors de la première vague.

            Plusieurs ont été déçus de ce mandat édulcoré. Pourtant, la commissaire pourra jouir de presque tous les pouvoirs conférés à une commission d’enquête. Encore faudra-t-il qu’elle les utilise à bon escient. La CSN y veillera.

            Les travailleuses et travailleurs de la santé enfin mieux protégé-es face à la COVID-19

            Comme le réclame la FSSS–CSN depuis le début de la pandémie, les travailleuses et travailleurs de la santé qui travaillent auprès des patients atteints de la COVID-19 pourront utiliser des appareils de protection respiratoire N-95 ou leur équivalent pour se protéger.

            Rappelant que plus de 30 000 travailleuses et travailleurs de la santé ont contracté la COVID-19 et que certains y ont laissé leur vie, la FSSS–CSN se réjouit du fait que la CNESST affirme enfin et sans ambiguïté que les appareils de protection respiratoires constituent des moyens de prévention nécessaires pour réduire les risques d’exposition des travailleurs et travailleuses de la santé œuvrant en zone chaude.

            Cette nouvelle directive vient calmer l’indignation que la récente décision du comité sur les infections nosocomiales (CINQ) de l’INSPQ avait provoquée au sein du personnel du réseau. En effet, tout en indiquant vouloir protéger le personnel de la santé et leur donner accès aux masques N-95, le CINQ recommandait de ne considérer offrir ces respirateurs N-95 que dans les cas d’éclosion non contrôlée et au terme d’une longue démarche bureaucratique, ainsi que d’une série de conditions restreignant considérablement leur accès au moment opportun.

            « Ça fera bientôt un an que la pandémie est en cours. Il est plus que temps que la CNESST intervienne pour s’assurer que le personnel de la santé soit bien protégé. La CNESST doit s’imposer en matière de prévention en santé et de sécurité au travail. C’est son travail, et il était impératif d’intervenir en réponse aux directives du CINQ de l’INSPQ », affirme Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

            La décision de la CNESST est l’aboutissement d’une longue lutte des organisations syndicales et de certains scientifiques et professionnels de la santé qui revendiquent ce droit depuis les débuts de la pandémie. Face à la flambée des cas au sein du personnel, mais aussi de la population, tout a été mis en œuvre pour obtenir ce changement d’orientation. Des recours juridiques ont été entrepris, des représentations constantes ont été faites auprès des organisations en cause, des documents ont été déposés et les médias alertés. Ces recours multiples ont finalement fait entendre la voix de la raison. Mieux vaut tard que jamais, surtout que nous ne sommes pas à l’abri de nouveaux variants.

            « Nous n’avons ménagé aucun effort et nous continuerons de le faire, de telle sorte à s’assurer que le personnel soit bien protégé au travail à l’avenir, mais aussi pour s’assurer qu’une telle situation, où pendant un an on met la santé et la sécurité du personnel à risque, ça ne puisse plus se reproduire », ajoute Judith Huot, première vice-présidente à la FSSS–CSN.

            Cette victoire démontre, une fois de plus que la mobilisation et l’organisation sont les seuls garants de la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs et travailleuses.

            Budget du Québec : se donner tous les moyens

            Alors que la deuxième vague continue de s’abattre sur notre société, il va sans dire que les défis qui attendent le Québec sont gigantesques. Non seulement pour redémarrer l’économie, mais également pour s’assurer que nos institutions publiques, particulièrement nos réseaux de santé et d’éducation, soient en mesure de soutenir nos efforts en matière de relance économique et sociale.

            Devant des défis d’une telle ampleur, il nous apparaît insensé que le Québec ne puisse compter sur l’ensemble des moyens qui sont à sa disposition. C’est en ce sens que nous interpellons aujourd’hui le ministre des Finances du Québec en vue du dépôt du prochain budget.

            Le gouvernement doit rompre avec la stratégie d’austérité budgétaire qu’il poursuit depuis maintenant 25 ans. Il est aberrant que le carcan financier imposé par le retour à l’équilibre budgétaire et les versements au Fonds des générations — deux mesures adoptées dans un tout autre contexte et qui, de surcroît, avaient rempli leurs objectifs avant le début de la pandémie ! — continuent de miner notre capacité à nous sortir de la crise actuelle. Pourtant, au cours des deux dernières décennies, les finances publiques du Québec se sont grandement améliorées : la dette nette est désormais comparable à celles des gouvernements du Canada et de l’Ontario et, contrairement à celui du Québec, aucun de ces gouvernements ne détourne une part de ses revenus courants vers le remboursement de sa dette publique.

            Une vaste majorité d’analystes s’entendent pour dire qu’un retour à l’équilibre budgétaire dès 2025 est irréaliste sans devoir hausser les impôts ou couper dans les dépenses publiques. Une solution souhaitable serait de repousser cette date butoir, comme le gouvernement l’a fait à la suite de la crise économique de 2008 dont l’ampleur était pourtant moins grave que celle d’aujourd’hui.

            En pleine pandémie, il est inconcevable que le gouvernement s’oblige à dégager un surplus de près de 3 milliards de dollars afin de rembourser la dette publique à partir des revenus courants. Cela constitue une politique d’austérité budgétaire. L’état du ratio dette nette/PIB du Québec, inférieur à ceux de l’Ontario et de nombreuses économies de l’OCDE, milite en faveur d’une suspension des versements au Fonds des générations — tout comme la faiblesse actuelle et à venir des taux d’intérêt, et donc du service de la dette.

            On s’en doute, le Québec a des besoins immédiats beaucoup plus importants, y compris pour ces « générations futures » qui, dans l’immédiat, se butent au sous-financement chronique de notre réseau d’éducation.

            Bien que nous soyons entièrement d’accord avec la volonté du gouvernement du Québec de voir le gouvernement fédéral augmenter sa contribution aux coûts du système de santé, force est de constater qu’il fait piètre figure à ce chapitre : il se classe à l’avant-dernier rang des provinces en matière de dépenses en santé, accusant un écart de 333 $ par habitant sous la moyenne canadienne.

            Pour nos organisations, il est urgent d’investir massivement dans le réseau de la santé et des services sociaux ainsi qu’en éducation.

            Faut-il, une fois de plus, faire ici la démonstration des liens directs entre les piètres conditions de travail du secteur public et les graves problèmes de pénurie et de rareté de main-d’œuvre qui ont miné la capacité de nos services de santé et d’éducation — sans parler des services de garde, essentiels au plein emploi et à la croissance économique — à répondre aux impacts de la pandémie ?

            Les conditions de travail des employé-es des services publics ne peuvent plus être la variable servant à accélérer le retour à l’équilibre budgétaire. Avant même de pouvoir envisager un règlement dans le cadre des négociations du secteur public, il revient au ministre des Finances de s’assurer que la croissance des budgets alloués aux dépenses de programmes des principales missions de l’État permette l’amélioration des conditions de travail du secteur public et l’embauche du personnel nécessaire à la prestation de ces services.

            Dans son budget, le ministre des Finances devra prévoir un financement adéquat d’un plan de relance de l’économie. Dès le printemps dernier, nous demandions au gouvernement d’instaurer les bases d’un véritable dialogue social avec la société civile pour discuter des différents moyens appropriés pour appuyer les travailleuses, les travailleurs et les entreprises dans leurs efforts de numérisation, de robotisation, de formation et de transition écologique, pour ne nommer que ceux-là.

            Malheureusement, cet appel ne semble pas avoir été entendu par le premier ministre. Encore moins par son ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, dont la quête de « synergies » et de « pôles d’innovation » ne semble pas s’aventurer au-delà des portes closes d’un cercle restreint d’initiés.

            Ce sont les membres que nous représentons, faut-il le rappeler, qui ont subi de plein fouet les impacts de la crise. Dans l’ensemble des démarches pour la relance de l’économie, nous estimons nécessaire d’instaurer ce dialogue social afin que les travailleurs et les travailleuses puissent faire valoir leurs besoins et leurs préoccupations en matière d’emploi, de formation et de transformation de leurs milieux de travail. Les organisations syndicales connaissent leurs secteurs d’activités et, en ce sens, ont un rôle de premier plan à jouer dans cette relance.

            Texte signé par : Jacques Létourneau, président de la CSN, Daniel Boyer, président de la FTQ, Sonia Ethier, présidente de la CSQ, Luc Vachon, président de la CSD

            La CNESST rappelle le CISSS de Laval à l’ordre

            « C’est une décision importante sur la mobilité du personnel. En pandémie, on ne bouge personne », a commenté Marjolaine Aubé, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CISSS de Laval–CSN.

            La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a en effet demandé au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval d’apporter rapidement des correctifs à l’urgence de l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé. Il s’agit de diminuer le risque de propagation de la COVID-19 parmi les travailleuses et les travailleurs en limitant la mobilité.

            L’inspecteur de la CNESST a notamment souligné que des dizaines de préposé-es aux bénéficiaires (PAB) se sont déplacés entre des patients atteints de la COVID-19 ou suspectés de l’être et des patients d’autres sections de l’urgence. La CNESST a donc demandé des mesures pour stabiliser le personnel qui se trouve en zones tièdes ou chaudes.

            La plainte à la CNESST du syndicat de la CSN a été déposée le 7 décembre, une première rencontre à la CNESST a eu lieu le 13 janvier et le rapport de la Commission a été publié le 24 janvier. En date du 4 février, la majorité des correctifs ont été effectués. « Ce qui a été demandé est fait. On a encore un petit litige sur le plastique », précise Marjolaine Aubé. La direction a affirmé qu’elle n’utiliserait pas les lits entourés de toiles de plastiques déchirées si la volumétrie le permet. Autrement dit, ça pourrait encore arriver. Le syndicat souhaite toujours que l’on utilise des toiles de plastique en bon état et bien tendues ou encore des parois rigides pour bien séparer les patients potentiellement contagieux du reste.

            Encore des risques pour les usagers
            Marjolaine Aubé explique que la solution mise en place par le CISSS pour l’urgence de l’hôpital convient pour le personnel, mais estime qu’il y a encore un risque pour les usagers. Les modules de l’urgence (cardiologie, réanimation, psychiatrie, médecine générale et débordement) sont maintenant séparés entre zones vertes d’un côté et zones jaunes et rouges de l’autre. On évite donc le passage des PAB d’un module à l’autre sans tenir compte de la zone, comme c’était le cas avant.

            La zone jaune contient les patients en attente du résultat d’un test COVID. Le personnel prend les mêmes précautions pour les zones jaunes que pour les zones rouges. Ce n’est pas le cas des usagers en zone verte qui se trouvent toujours à proximité de zones jaunes.

            Vers une fin de la mobilité entre les établissements
            Le STT du CISSS de Laval a progressivement obtenu la fin de la mobilité du personnel. Ce fut d’abord sur une base temporaire, dans la foulée de la crise des CHSLD de Laval. Les rehaussements de postes et les affichages permettent cependant depuis l’été de rendre permanent le fait de travailler dans un seul lieu. « On est encore en train de stabiliser le personnel des cuisines et de l’entretien », précise cependant Marjolaine Aubé. Ces travailleuses et travailleurs ont obtenu des postes en un seul lieu sur une base temporaire. Or, il y a eu des éclosions dans certaines cuisines. Le syndicat estime que les PAB ou les employé-es des cuisines ne doivent plus servir de « chair à canon » et doivent être protégés aussi bien que toutes les autres catégories d’emploi.

            Relâche scolaire : aucune considération pour le personnel de soutien scolaire

            La Fédération des employées et des employés de services publics (FEESP–CSN) et son secteur scolaire déplorent de ne jamais avoir été consultés pour l’organisation de la relâche scolaire par le ministère de Jean-François Roberge.

            Le personnel de soutien scolaire sera en poste pour assurer le service de garde d’urgence, l’entretien et d’autres tâches. « C’est fâchant d’apprendre les modalités de la relâche pendant la conférence de presse du ministre Roberge. On se demande, par exemple, comment on pourra maintenir le travail volontaire qui a été mentionné, alors que les parents auront jusqu’au dimanche qui précède la relâche pour s’inscrire au service de garde », déplore Annie Charland, présidente du secteur scolaire de la FEESP–CSN.

            Cette dernière ajoute que le personnel de soutien est épuisé par les tâches supplémentaires liées à la pandémie et le manque de personnel pour lequel aucune solution efficace n’a été mise en place par le ministère de l’Éducation ou les centres de services scolaires. « Le ministre parle de son premier trio en éducation avec les enseignants, les parents et les élèves. Il oublie constamment de parler du personnel de soutien », déplore Annie Charland.

            Le problème de manque de personnel de soutien scolaire existait avant la pandémie, mais son impact se fait encore plus sentir depuis le début de la crise. « Les conditions de travail et la précarité ont empiré depuis la pandémie. Le programme de recrutement “Je réponds présent” ne donne aucun résultat concret sur le terrain. Comment des emplois occasionnels, à temps partiels et temporaires de surcroît, pourraient être attractifs ? », affirme Nathalie Arguin, présidente de la FEESP–CSN. À moyen terme, ce n’est qu’avec une amélioration des heures travaillées et des salaires que le secteur du soutien scolaire pourra jouer pleinement son rôle et permettre aux écoles de fonctionner dans les meilleures conditions possible.

             

            La santé des salarié-es fait encore les frais de l’incohérence du ministre Dubé

            D’une voix commune, les présidentes et présidents des organisations syndicales du réseau de la santé et des services sociaux (APTS, FIQ, FIQP, FSQ-CSQ, FSSS-CSN, FP-CSN, SCFP, SQEES-FTQ) dénoncent haut et fort les directives du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) par lesquelles il refuse toujours l’accès au masque N-95 pour les salarié-es qui travaillent auprès des patient·e·s porteur·euse·s, ou suspecté·e·s de l’être, de la COVID-19, et ce, malgré le fait que l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) ait reconnu, avec des mois de retard sur d’autres organisations sanitaires, que le virus se propageait par aérosol.

            « Sur la place publique, le ministre Christian Dubé n’arrête pas de mentionner ses inquiétudes pour la santé physique et psychologique des personnes salariées du réseau, mais dans la réalité les directives soutenues par son ministère font plutôt grimper leur niveau d’anxiété quant à leur propre sécurité et celle de leurs proches. Le ministre doit faire preuve de cohérence et rappeler à l’ordre le ministère pour qu’il autorise le port du masque N-95 lorsque le personnel est en contact avec des usager·ère·s atteint·e·s de la COVID-19 ou suspecté·e·s de l’être », ont déclaré les chef·fe·s syndicaux·les.

            Dans un avis publié plus tôt cette année, l’INSPQ a reconnu la propagation par aérosol de la COVID-19. Toutefois, faisant fi du principe de précaution et sapant toute mesure de prévention, il recommande le port du masque N-95 seulement lorsqu’une éclosion devient hors de contrôle. Plutôt que de suivre la procédure (algorithme décisionnel) complexe de l’INSPQ, les organisations syndicales proposent que les personnes salariées utilisent leur jugement professionnel pour décider du port du N-95.

            « Comment peut-on promouvoir l’usage d’un équipement de protection uniquement après une éclosion hors de contrôle? Est-ce qu’un pompier attend que le feu soit hors de contrôle pour mettre son appareil respiratoire? Est-ce qu’une soldate part au front sans casque de protection? Et ce n’est pas une question de rareté du N-95, le ministre a indiqué plusieurs fois qu’on n’en manquait plus. Ajoutons que le MSSS vient d’accorder un contrat de gré à gré de 330 millions de dollars pour en assurer l’approvisionnement. Ce que l’on comprend des décisions du ministère, c’est que la santé de nos membres est le cadet de ses soucis. C’est odieux », ont ajouté les représentant·e·s des organisations syndicales.

            Depuis le début de cette crise, le gouvernement fait appel à la collaboration des organisations syndicales pour passer au travers de la pandémie. Cette collaboration semble toutefois unidirectionnelle, car chaque fois que les représentant·e·s syndicaux·les tentent d’obtenir une amélioration des conditions de santé et de sécurité dans lesquelles travaillent leurs membres, ils et elles se voient opposer une fin de non-recevoir.

            « Le ministre Dubé a l’occasion de prouver qu’il a vraiment à cœur la santé et la sécurité des salarié·e·s du réseau. Il doit faire preuve de leadership et respecter le principe de précaution en matière de prévention et de contrôle des infections. L’avis de l’INSPQ ne peut servir d’excuse à son inaction », ont conclu les personnes représentantes syndicales.

            Les Gaspésiens, otages de Keolis – La réaction du CCGÎM–CSN

            La décision de Keolis qui interrompt ses dessertes en Gaspésie, et ce, à partir du 7 février 2021, est une situation très inquiétante pour la population gaspésienne. Rappelons que cette interruption de services concerne également la plupart des régions du Québec.

            Ce n’est pas la première fois que Keolis diminue ses services en région. Comme dans d’autres secteurs du transport régional, Keolis utilise les menaces et profite de son monopole pour obtenir du financement en échange du maintien d’un service déjà indigne dans notre région. Les Gaspésiens sont les otages de cette entreprise. Malheureusement, les gouvernements se prosternent devant cette compagnie qui, rappelons-le, a obtenu l’exclusivité du service de transport par autobus pour le corridor Montréal-Québec. En contrepartie, elle devait desservir certaines régions éloignées du Québec.

            Le transport régional, une priorité pour le CCGÎM–CSN

            À la vielle du 28e congrès CCGÎM–CSN, soit le 11 juin 2019, le conseil central a tenu la journée thématique sur le transport et le développement économique en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Les élus étant inquiets de l’avenir du transport dans la région, cette journée était un complément des orientations prises lors du précédent congrès du CCGÎM–CSN en 2016. Les craintes du conseil central se sont avérées fondées. À la suite du départ d’Air Canada, le principal transporteur aérien de notre région, c’est au tour des autocars d’Orléans.

            «Qu’entend faire le gouvernement pour que les habitants des régions puissent avoir accès à des services de transport efficaces et libres des caprices des compagnies comme Keolis ou Air Canada? L’autobus est essentiel pour plusieurs régions du Québec. C’est un stress supplémentaire à la population puisque pour certains, c’est le seul moyen de transport pour se rendre à des rendez-vous médicaux hors de la région. Ce sont aux élus municipaux ainsi qu’aux MRC de faire pression auprès du gouvernement québécois et auprès de Keolis. Cette pression rétablirait et maintiendrait ce service essentiel pour l’ensemble de la population.», d’affirmer Serge St-Pierre, président du CCGIM–CSN.

            Lors du 28e congrès CCGÎM–CSN, une proposition fut adoptée par les membres, soit de faciliter l’accessibilité des moyens de transport pour le mieux-être de la population qui y demeure.

            «Vivre dans l’incertitude et ne pas pouvoir contrôler régionalement les transports auxquels nous avons droit doivent cesser. Une importance réflexion régionale doit être enclenchée pour arriver à un service de qualité. Keolis devait desservir les régions en échange de l’exclusivité du corridor Montréal-Québec. Keolis a brisé cette entente. Quelle garantie avons-nous que le service revienne à celui avant la pandémie? Un service qui est déjà déficient et insuffisant. Keolis n’a-t-elle pas obtenu de l’aide du gouvernement fédéral en temps de pandémie?», de conclure Serge St-Pierre.

            Jouer à la cachette… dans l’amiante

            C’est un enquêteur de la Commission des normes, de l’équité de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) qui a ordonné la suspension des travaux le 26 novembre dernier après avoir visité deux propriétés de l’entreprise où des travaux en cours ne respectaient pas le Code de sécurité pour les travaux de construction.

            Dans son rapport d’intervention, l’enquêteur justifie sa décision en écrivant qu’il y a « danger pour la santé, la sécurité ou l’intégrité physique des travailleurs », notamment en raison de la présence de matériaux susceptibles de contenir de l’amiante et de la friabilité de ceux-ci. Il ajoute également « [qu’] aucun rapport d’échantillonnage ni autre mesure de dépistage n’a été fait sur les lieux de travail » et « [qu’] aucune procédure de décontamination […] n’est prévue ou appliquée. »

            Cette situation n’est peut-être pas exceptionnelle, estime le syndicat. Selon lui, il est fort probable que d’autres travaux aient été réalisés sans égards au protocole et sans que les tests de dépistage aient été effectués.

            « C’est difficile d’avoir un portrait clair de la situation, explique Daniel McSween, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Structures métropolitaines–CSN. On ne voit pas les travailleurs sous-traitants, car ils travaillent quand on n’est pas là. Un moment donné, on voit un chantier apparaître sans avertissements. »

            Tourner les coins ronds pour sauver une piastre
            Lorsqu’il y a présence d’amiante dans les matériaux — ou lorsqu’un employeur ne fait pas les tests pour en vérifier la présence — cela complique considérablement les travaux.

            « Tu dois mettre une bâche devant la porte et, avant de rentrer, tu dois faire une zone propre où tu te changes ; tu enfiles une combinaison de protection jetable, des gants, un masque à pastille, etc., explique M. McSween. Il faut d’abord décontaminer les lieux, c’est-à-dire enlever tous les matériaux qui peuvent émettre de la poussière d’amiante et les mettre dans des sacs jaunes. »

            La présence d’amiante dans les bâtiments de Structures métropolitaines a été détectée pour la première fois il y a un peu plus d’un an, après qu’une infiltration d’eau a créé des dommages considérables dans l’un de ces bâtiments. Puisque les autres édifices détenus par le promoteur ont été construits durant la même période, la présence d’amiante y est aussi fortement suspectée. Le directeur de la compagnie n’avait alors pas voulu faire tester immédiatement l’ensemble de ses bâtiments pour les inscrire au registre de l’amiante, s’engageant plutôt à effectuer les tests avant de procéder à d’éventuels travaux.

            « Au début, c’était nous qui faisions les aménagements de salles de bain et les autres travaux de ce genre, se rappelle M. McSween. Nous connaissons le protocole à suivre afin de réaliser ces travaux de manière sécuritaire pour les travailleurs et pour les locataires. Maintenant, nos gars continuent à faire les petits travaux quand même, mais plusieurs gros travaux sont effectués par des sous-traitants en dehors des heures normales de travail. »

            À qui la faute ?
            Mais est-ce que Structures métropolitaines est vraiment à blâmer ? Après tout, la compagnie a octroyé un bon de commande à une entreprise externe qui agit à titre de maître d’œuvre des chantiers. C’est donc cette dernière qui est responsable de l’exécution de l’ensemble des travaux et de l’octroi des contrats aux employeurs sous-traitants.

            Or, le syndicat affirme avoir informé à maintes reprises l’employeur des agissements des sous-traitants, mais il n’a jamais donné suite.

            Au-delà de l’indifférence et du mépris troublant démontrés par cette attitude envers la santé des salarié-es et des locataires de l’immeuble, l’employeur joue, selon toute vraisemblance, un rôle bien plus important qu’il ne veut le laisser croire. Comme le note l’enquêteur de la CNESST dans son avis d’intervention, « aucun avis d’ouverture de chantier n’a été acheminé à la CNESST […] avant le début des travaux. »

            « Quand tu refais une salle de bain au complet, tu dois soumettre un avis d’ouverture de chantier à la CNESST. Si ce n’est pas fait, il n’y a aucune trace du chantier nulle part. C’est à Structures métropolitaines que revient cette responsabilité et ils ne le font pas », relate finalement le président du syndicat.

            Projet de loi 59 : ne pas reproduire les erreurs de la réforme Barrette

            La FSSS–CSN a rencontré le cabinet du ministre du Travail aujourd’hui afin d’insister sur la nécessité de modifier substantiellement le projet de loi 59 et que le nouveau régime puisse protéger les travailleuses et les travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux et des services de garde éducatifs à l’enfance.

            Complémentaires au mémoire présenté par la CSN et portant spécifiquement sur le volet prévention, les commentaires formulés par la FSSS–CSN et déposés lors de cette rencontre concernaient des problématiques spécifiques à ces deux secteurs.

            La FSSS–CSN a rappelé qu’une importante crise de la santé et de la sécurité au travail a actuellement cours dans le secteur de la santé et des services sociaux qui représente 9,8 % des établissements, mais 18 % des lésions professionnelles au Québec! La situation s’aggrave d’année en année et la COVID n’a évidemment rien fait pour aider la situation. La réforme à venir doit pouvoir mettre un terme à cette crise en permettant d’améliorer rapidement l’efficacité de la prévention.

            La FSSS–CSN a fait valoir que la réforme Barrette a créé des méga-établissements, qui opèrent maintenant sur d’immenses territoires. Cette hypercentralisation a eu pour effet de démanteler les structures de proximité en prévention, alors que l’on sait pourtant que la prévention doit être organisée de telle sorte qu’elle puisse tenir compte des particularités de chaque milieu pour être efficace. Or, la réforme proposée, au lieu de corriger la situation, perpétuerait l’erreur commise avec la réforme Barrette, en donnant aux employeurs la possibilité d’imposer une organisation de la prévention sur un modèle multi établissements. « C’est impossible de faire de la prévention en santé et sécurité au travail (SST) dans une mégastructure comme celle des CISSS et de CIUSSS et sur d’aussi vastes territoires. Il faut absolument prévoir une organisation décentralisée et paritaire pour s’assurer d’agir efficacement en prévention », explique Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

            Un projet de loi qui pénalise les femmes

            Le projet de loi 59 ne tient pas compte des conditions de travail des femmes et des risques particuliers dans les métiers du secteur de la santé, des services sociaux et des services de garde éducatifs à l’enfance. La FSSS constate un biais qui défavorise les femmes dans l’évaluation des niveaux de risque et un affaiblissement des mécanismes de prévention qui sont proposés pour les milieux à prédominance féminine. Rappelons également que le projet de loi 59 va compliquer le retrait préventif des femmes enceintes en faisant en sorte que l’avis du médecin traitant ne soit plus le seul qui soit considéré. De plus, il y a de quoi s’interroger quand on constate qu’au moment même où on s’apprête à déployer les mécanismes de prévention dans les secteurs à prédominance féminine, on réduit les moyens consentis pour faire fonctionner ces mécanismes tout en faisant reculer le paritarisme. « Si le gouvernement Legault voulait un projet de loi féministe, il reste du chemin à faire », insiste Judith Huot, vice-présidente de la FSSS–CSN.

            Des établissements oubliés

            Après 40 ans d’attente d’une réforme en SST, nous aurions espéré que tous les secteurs de la santé et des services sociaux soient encadrés par la Loi sur la santé et sécurité du travail (LSST). Or, des secteurs sont encore exclus comme les ressources de type familial (RI-RTF) et les responsables d’un service de garde en milieu familial (RSG). La FSSS–CSN estime qu’on ne doit pas prétexter que le statut de travailleurs et surtout de travailleuses autonomes empêche de bénéficier des dispositions de la LSST. Ces milieux de travail sont d’ailleurs encadrés par le réseau de la santé ou par des bureaux coordonnateurs qui devraient récupérer des responsabilités en prévention. 

            La CSN appuie la demande des médias d’avoir accès aux hôpitaux et aux CHSLD

            Pour la Confédération des syndicats nationaux, il est inacceptable que les médias se voient refuser systématiquement l’accès aux installations des hôpitaux et des CHSLD. La CSN revendique une plus grande transparence des établissements depuis longtemps. D’ailleurs, elle demande l’introduction d’une clause de convention collective pour protéger les travailleuses et les travailleurs qui dénoncent publiquement des situations inacceptables dont ils sont témoins. Ils ont tellement peu d’écoute des établissements que c’est parfois leur ultime recours pour faire en sorte que l’inacceptable soit corrigé.

            « Pour les travailleuses et les travailleurs du réseau, au premier front de la crise depuis le début, les médias doivent pouvoir témoigner de la réalité telle qu’elle est vécue sur le terrain. Ça peut donner des images difficiles, présenter des faits inconfortables, mais c’est important que les Québécoises et les Québécois puissent voir de leurs yeux comment ça se passe dans leurs services publics. C’est contre-productif d’essayer de cacher la crise, explique la vice-présidente de la CSN, Caroline Senneville.

            Par ailleurs, la CSN souligne que l’accès des journalistes à l’information est une condition essentielle permettant aux médias de jouer leur rôle primordial dans une société libre et démocratique et qu’il en va du droit du public à une information de qualité.

            La CSN dénonce depuis des années la culture d’opacité qui a pris forme dans les services publics. Avec les fusions, les centralisations, il est de plus en plus difficile, même pour les syndicats, d’obtenir les informations nécessaires pour comprendre et analyser les décisions prises par les dirigeantes et les dirigeants.

            La loi de l’omerta est toujours bien présente dans le secteur public. Les salarié-es qui parlent à une ou un journaliste peuvent recevoir de lourdes sanctions. C’est une des raisons pour laquelle la CSN revendique l’introduction d’une clause de convention collective protégeant les lanceurs d’alerte. De son côté, le gouvernement n’y a toujours pas répondu de façon satisfaisante.

            Le gouvernement ne met pas en place les conditions gagnantes

            Au cours des derniers jours, la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN (FSSS–CSN) reçoit des échos fort préoccupants des salarié-es de divers établissements quant à la campagne de vaccination en cours dans le réseau. En effet, plusieurs salarié-es souhaitant être vaccinés se voient forcés d’y renoncer à cause des conditions mises en place, notamment les coûts que cela engendrerait pour eux.

            Selon les règles édictées par le gouvernement et les responsables patronaux des établissements, les travailleuses et les travailleurs du réseau peuvent recevoir le vaccin durant leur temps de travail et ne pas perdre de rémunération. Cependant, du même coup, ils offrent la possibilité aux employeurs de mettre en place divers autres scénarios et cela laisse place à des iniquités entre les membres du personnel d’un même établissement et entre les établissements. Par exemple, pour obtenir le vaccin, des personnes doivent, en plus de leur journée de travail, voyager plusieurs heures pour recevoir le vaccin à un point de service éloigné de leur lieu de travail habituel, sans aucune autre compensation, ni en temps, ni en frais de déplacement. Cela met en péril le succès de la campagne de vaccination.

            La FSSS–CSN a interpellé le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, à ce sujet de même que les représentantes et les représentants patronaux. La solution proposée est simple : dédommager pleinement les salarié-es qui doivent recevoir le vaccin, tant en ce qui a trait aux frais de déplacement qu’au temps requis pour recevoir le vaccin. Si l’on veut favoriser et faciliter la vaccination, il est important de mettre en place des conditions équitables pour toutes et tous.

            « À la FSSS–CSN, nous souhaitons que cette campagne de vaccination fonctionne et que les salarié-es y adhèrent largement, si l’on veut se donner les meilleures chances de protéger rapidement les usagères et les usagers, la population et le personnel, explique le président de l’organisation, Jeff Begley. Depuis le début de cette crise, le gouvernement mise sur l’engagement, la passion et le professionnalisme du personnel pour qu’il tienne le fort dans des conditions inacceptables. Il refuse de verser des primes COVID à une écrasante majorité du personnel au front depuis le début de la crise. Il refuse également de rendre disponibles les équipements de protection individuels nécessaires. Il laisse traîner les négociations du secteur public tout en formulant des promesses en conférence de presse qui sont en complet décalage avec ce qu’il offre à la table de négociation. Il ne faut pas s’étonner ici que plusieurs salarié-es calculent que se faire vacciner leur coûterait beaucoup trop cher actuellement. »

            Le CRTC ne doit pas assouplir les conditions imposées à Radio-Canada

            Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Radio-Canada (STTRC) et la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), qui se présentent aujourd’hui devant le CRTC dans le cadre du renouvellement de la licence de Radio-Canada, demandent à l’organisme réglementaire de ne pas assouplir les conditions de licence de la télévision traditionnelle.

            « Les engagements de Radio-Canada pour la diffusion de contenus en ligne sont pour le moment insuffisants pour justifier toute forme d’assouplissement des exigences sur les autres plateformes », soutient le président du STTRC, Pierre Tousignant. Ce dernier demande également au CRTC d’intervenir pour que les Normes et pratiques journalistiques en place s’appliquent de la même façon sur les plateformes numériques que dans les services déjà réglementés.

            La mission d’information locale, régionale et internationale est primordiale pour Radio-Canada. La fermeture du bureau des Îles-de-la-Madeleine l’année dernière n’est pas une décision rassurante en ce sens. Les signaux ne sont guère plus encourageants pour la couverture des nouvelles internationales d’un point de vue canadien. Les importantes coupes à Radio-Canada international (RCI) indiquent en effet un virage vers une mise en valeur du multiculturalisme canadien plutôt qu’une information internationale destinée à l’ensemble de l’auditoire national.

            « Le CRTC doit imposer un contenu minimal de nouvelles locales aux stations de télévision de même que le maintien d’une présence locale », affirme Pierre Tousignant. La production interne d’émissions devrait par ailleurs être un objectif.

            Avec le projet de loi C-10, une volonté de réglementer l’ensemble des acteurs de la radiodiffusion semble acquise, mais le détail de son application est encore flou. « Le CRTC doit porter une attention particulière au diffuseur public national dans cet important exercice de modernisation. Il faut un financement public stable et établi sur plusieurs années », insiste Annick Charrette, secrétaire générale de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC).

            À propos
            Le syndicat des travailleuses et des travailleurs de Radio-Canada (STTRC, ancien SCRC) compte plus de 2500 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et à la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN).

            Appel à l’action en clôture du congrès de la CSN

            C’est sur une note d’espoir et un appel à l’action que le 66e Congrès de la CSN, auquel ont pris part en mode virtuel 2000 participantes et participants provenant de plus de 400 syndicats, s’est conclu aujourd’hui.

            « En ces temps difficiles, les syndicats de la CSN ont démontré toute leur pertinence pour défendre les droits des travailleuses et des travailleurs », a indiqué Jacques Létourneau, dont le mandat à la présidence de la centrale a été reconduit par les délégué-es pour les trois prochaines années. « Plus que jamais, le travail de nos 300 000 membres s’est avéré crucial pour assurer le maintien des activités essentielles au Québec, mais également pour diminuer l’impact de la pandémie sur l’ensemble de notre société, notamment en matière de santé et de sécurité au travail. »

            Constatant l’épuisement entraîné par la pandémie de nombreux travailleurs et travailleuses, particulièrement ceux et celles œuvrant dans les services publics, le président de la CSN a appelé le premier ministre François Legault à consacrer les prochains mois au nécessaire renforcement de nos services publics. « François Legault doit s’attaquer à l’hécatombe que nous constatons dans le réseau de la santé et en éducation. Il doit recourir à toutes les marges de manœuvre qui sont à sa disposition pour appuyer une relance économique et sociale au bénéfice des travailleuses et des travailleurs. Pour ce faire, il doit mettre un terme à l’austérité budgétaire que constituent les versements au Fonds des générations et un retour trop rapide à l’équilibre budgétaire, et ce, dès le prochain budget du Québec. »

            De meilleurs moyens pour mener les luttes
            Les délégué-es participant à ce congrès ont adopté une résolution visant à bonifier le Fonds de défense professionnelle de la CSN, outil financier unique du milieu syndical québécois en appui aux négociations et aux luttes menées par l’ensemble des syndicats de la centrale. Les prestations lors d’une grève ou d’un lock-out ont été haussées à 300 $ par semaine (un montant pouvant aller jusqu’à 400 $ en fonction de la durée des conflits de travail) et l’admissibilité à celles-ci a de plus été accélérée.

            Les congressistes ont de plus entériné les orientations du prochain mandat de la CSN. À l’image de la crise actuelle, celles-ci prioriseront la santé et la sécurité au travail, la vie syndicale et la mobilisation, les droits du travail et la relance sociale et économique post-covid.

            En plus du renouvellement du mandat de Jacques Létourneau à la présidence, les délégué-es ont réitéré leur confiance en Jean Lortie, secrétaire général, et en Caroline Senneville au poste de première vice-présidente.

            En fonction des départs du trésorier sortant, Pierre Patry, du deuxième vice-président, Jean Lacharité, et de la troisième vice-présidente, Véronique de Sève, trois nouvelles personnes font leur arrivée au comité exécutif de la CSN. Comptable à la firme MCE Conseils, Yvan Duceppe a été élu trésorier de la confédération. Il agissait jusqu’à maintenant à titre de trésorier de la Fédération des professionnèles (FP–CSN). Membre du Syndicat des travailleuses et travailleurs de PJC entrepôt–CSN et président de la Fédération du commerce (FC–CSN), David Bergeron-Cyr a été élu à titre de deuxième vice-président de la CSN. Enfin, la présidente du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ–CSN, Katia Lelièvre, a été élue troisième vice-présidente de la centrale syndicale.

            Les congressistes saluent le départ de trois membres du comité exécutif de la CSN

            Le 66e Congrès de la CSN marque le départ de trois membres du comité exécutif qui se sont investis sans ménager leurs efforts pour la défense des droits des travailleuses et des travailleurs. Tous trois ont saisi chacune des occasions qui se sont présentées afin d’œuvrer à l’amélioration des conditions de travail et de vie des membres de la CSN et de promouvoir une société québécoise plus juste et plus égalitaire.

            Jean Lacharité

            Militant de longue date, Jean Lacharité a enseigné durant de nombreuses années au Cégep de Sherbrooke où il est parvenu, en travaillant d’arrache-pied, à rallier son syndicat CSQ à la CSN. Jean a su faire profiter le comité exécutif et le mouvement CSN tout entier de son bagage syndical, acquis en coopération et en solidarité internationales d’abord, puis au Conseil central de l’Estrie, à titre de secrétaire, de 1997 à 2004 et de président, de 2004 à 2011. Arrivé à la vice-présidence de la CSN en 2011, il a toujours mis sa détermination et sa fougue légendaires au service de la base, notamment en santé et sécurité du travail et en syndicalisation. C’est ainsi qu’il s’est fait un devoir de visiter régulièrement les syndiqué-es aux quatre coins du Québec qui luttaient pour de meilleures conditions de travail. Orateur né, tribun déchaîné à ses heures, il savait leur transmettre un souffle mobilisateur pour les aider à tenir la minute de plus. Après toutes ces années d’engagement, on aura sûrement l’occasion de croiser Jean là où on l’attend le plus : sur le chemin de la défense des gens qui se battent pour faire avancer la cause syndicale au Québec. Un grand merci à Jean pour tout le travail qu’il a accompli.

            Véronique De Sève

            Féministe engagée, militante syndicale coriace, Véronique De Sève a toujours fait de l’égalité entre les femmes et les hommes une valeur fondamentale. Tout au long de son parcours, elle s’est battue pour faire avancer leur cause. Elle n’a eu de cesse de les inciter à s’investir dans la sphère publique, notamment dans le milieu syndical. Cette travailleuse acharnée et infatigable a fait ses débuts comme syndicaliste en tant qu’éducatrice au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval et a occupé, de 2003 à 2013, le poste de vice-présidente du Conseil central de Montréal métropolitain–CSN avant d’en être élue secrétaire générale, en 2013. En 2014, elle fait son entrée au comité exécutif de la CSN en tant que vice-présidente, où elle a notamment été responsable du Service d’appui aux mobilisations et à la vie régionale, des dossiers de développement territorial, des dossiers de la pauvreté, de la politique familiale et des droits de la personne ainsi que des comités confédéraux. Véronique s’est toujours attelée avec aplomb à la défense et au soutien des membres qu’elle représentait. On la remercie pour cette énergie débordante qu’elle a déployée au service de la cause syndicale et de la cause des femmes du Québec et on lui souhaite bonne chance dans son nouvel univers chez Fondaction.

            Pierre Patry

            C’est en 1983 que Pierre Patry a amorcé sa carrière d’enseignant au cégep de Saint-Félicien. Épris de justice, il a rapidement occupé des fonctions syndicales pour représenter ses camarades, notamment comme vice-président et président de son syndicat. En 1989, il est élu secrétaire général de la FNEEQ–CSN et en 1997, il en devient le président. En 2004, Pierre Patry est promu à la trésorerie de la CSN. Grand pédagogue, il parvient à défendre ses propositions budgétaires avec rigueur et conviction et à en expliquer brillamment le bien-fondé aux membres dans le but de les faire adopter. Sa logique implacable fait de lui un militant syndical aguerri doué d’une fine capacité d’analyse. Ces atouts lui ont permis de mettre de l’avant des solutions concrètes, toujours dans le but de faire avancer la cause des travailleuses et des travailleurs. Avec Pierre Patry, la gestion des finances de la CSN, l’environnement et le développement durable, les finances publiques et la fiscalité, pour ne nommer que ces dossiers dont il a eu la charge, ont été servis de main de maître. Merci, Pierre, d’avoir utilisé tes compétences pour le rayonnement du syndicalisme et du bien commun et d’en avoir fait un engagement de tous les instants.

            Trois nouvelles personnes au comité exécutif de la CSN

            Réélu par acclamation, Jacques Létourneau était déjà président de la Confédération des syndicats nationaux depuis 2012. « En fonction des défis qui nous attendent, nous devons nous assurer que le Québec ne retourne pas en austérité budgétaire », a-t-il déclaré tout de suite après son élection en promettant un « leadership fort » pour le « renouveau syndical », plus nécessaire que jamais.

            Pour sa part, Jean Lortie est syndiqué à la CSN depuis la fondation de son syndicat à l’Hôtel Gouverneur Place Dupuis Montréal, en 1981, et secrétaire général de la centrale depuis 2011. « Je veux développer une plus grande cohésion pour une plus grande cohérence dans notre action syndicale », a-t-il affirmé après la confirmation de son élection par acclamation.

            Le nouveau trésorier est Yvan Duceppe qui était trésorier de la Fédération des professionnèles (FP–CSN) depuis 2000. Il est comptable de profession et provient de MCE Conseils, où il a conseillé de nombreux syndicats dans leurs négociations et pour préserver des emplois. « Les ressources financières doivent être au service des combats syndicaux », a déclaré Yvan Duceppe au moment de son élection.

            Caroline Senneville a été reconduite à la première vice-présidence qu’elle occupait depuis le congrès de 2017. La vice-présidente a mentionné vouloir être près des membres qui sont la « raison d’être de la CSN ». Caroline Senneville veut également que le premier ministre Legault entende le message de la CSN concernant l’importance de « relever les secteurs publics ».

            David Bergeron-Cyr a pour sa part été élu comme deuxième vice-président de la CSN. Ce dernier quittera donc son poste de président de la Fédération du commerce (FC–CSN) qu’il occupait depuis 2009. « Il nous faut combattre l’apathie et le cynisme ambiants en redonnant du pouvoir aux travailleuses et aux travailleurs », a-t-il affirmé.

            Enfin, Katia Lelièvre a été élue troisième vice-présidente de la confédération. Elle était la présidente du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ–CSN. « Nous devons oser, innover, fracasser les barrières en faisant preuve de courage. Je propose de travailler avec toutes les composantes du mouvement afin d’établir des stratégies qui vont ébranler nos employeurs ainsi que les décideurs politiques », a affirmé la nouvelle vice-présidente.

            La CSN exige des modifications en profondeur pour vraiment protéger tout le monde

            Dans un mémoire étoffé, présenté en commission parlementaire cet après-midi, la CSN exige une bonification importante du projet de loi 59 du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet. « Ça fait des dizaines d’années que la CSN demande une nécessaire révision des vieilles lois en santé-sécurité. Au nom de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs québécois, nous n’avons pas le droit de rater ce rendez-vous et de bâcler la réforme », martèle d’emblée Jacques Létourneau, président de la CSN.

            La confédération reconnaît certaines avancées dans le texte déposé par le gouvernement de François Legault. Mais, elle dénonce aussi les importants reculs. « Au lieu d’étendre à tout le monde les succès enregistrés au fil des ans par les groupes prioritaires en matière de prévention — comme dans le secteur de l’industrie lourde —, le gouvernement coupe dans leurs droits. C’est reçu comme une gifle », s’indigne Jacques Létourneau. En effet, dans ces milieux, PL-59 réduira les pouvoirs et le temps alloué aux représentants à la prévention pour procéder aux inspections et aux enquêtes.

            En contrepartie, dans les milieux jugés à risque faible, comme l’éducation ou certains secteurs de la santé — majoritairement féminins — les minutes octroyées à la prévention seront nettement insuffisantes. La détermination des niveaux de risque doit d’être revue. « En ces temps de pandémie, qui au Québec croit sérieusement que celles et ceux qui accompagnent les jeunes dans nos écoles ou qui soignent les patients dans nos hôpitaux sont à risque faible? C’est absurde », selon M. Létourneau.

            L’épuisement professionnel : grand oublié de PL-59

            Si les risques psychosociaux et le stress post-traumatique sont enfin reconnus, le projet de loi ne va pas assez loin en matière de santé psychologique. Rien n’est prévu concernant le « mal du siècle » : l’épuisement professionnel. On sait que cette forme d’épuisement résulte souvent d’une organisation du travail déficiente ou de pratiques de gestion malsaines. Le gouvernement doit adapter sa réforme pour reconnaître cette réalité.

            Accroissement inquiétant des pouvoirs de la CNESST

            La CNESST disposerait d’un pouvoir réglementaire additionnel pour restreindre les soins et les moyens à déployer afin de permettre la réadaptation entière d’une ou d’un accidenté-e du travail. Cette mesure ouvre-t-elle la porte à la réalisation d’économies sur leur dos?

            Aussi, PL-59 apporte des changements qui affectent particulièrement le retrait préventif de la travailleuse enceinte ou qui allaite. Le gouvernement veut-il limiter la portée de cette avancée pour les femmes en restreignant les risques pour lesquels le retrait préventif serait applicable? Il faut rappeler que cette mesure permet de prendre acte des risques du milieu de travail et de s’y attaquer. Ce qui en fait une mesure de SST essentielle et non une mesure sociale, comme le prétendent certains employeurs.

            Mobilisation et campagne publicitaire

            La CSN et ses organisations affiliées partout au Québec réclament une bonification importante du PL-59. « Nos membres se mobilisent pour que le Québec cesse d’être dernier de classe en santé-sécurité au travail. La réforme aura un impact majeur sur la vie des travailleuses et des travailleurs. Le gouvernement serait irresponsable d’en oublier en chemin », conclut Jacques Létourneau.

            La CSN a créé le site SSTvraiment.org afin de vulgariser et d’expliquer comment la réforme du gouvernement doit être bonifiée afin de vraiment protéger tout le monde. Une vaste campagne publicitaire dans chaque région du Québec est également en cours afin de sensibiliser les travailleuses et les travailleurs québécois aux manquements de cette réforme.

            Les finances de la CSN résistent à la crise

            Malgré la crise sans précédent que nous vivons, la CSN a bien tenu le coup financièrement et les délégué-es réunis en congrès ont adopté le budget pour les années 2020-2023, le 20 janvier. Le nouveau budget a même permis d’adopter de nouvelles mesures de solidarité comme l’amélioration des prestations de grève ou de lock-out.

            « On pense que le nombre de membres va remonter, même si ce sera lent pour certains secteurs comme la culture ou le tourisme », explique Pierre Patry, trésorier de la CSN, en entrevue. Au plus fort de la crise, plusieurs milliers de membres ont perdu temporairement leur travail. La relance est cependant amorcée, mais le nombre de membres demeure en deçà de celui de février 2020.

            « C’est conjoncturel, ce n’est pas structurel », indique le trésorier en précisant que le déficit budgétaire sera tout de même « assez important » en raison principalement des effets temporaires de la COVID. La CSN a notamment mis en place une péréquation extraordinaire de 1 M$ pour ses fédérations plus lourdement affectées par la pandémie. Celle-ci s’ajoute à la péréquation habituelle calculée selon les règles établies.

            Rappelons que la cotisation à la CSN, qui représentent 0,72 % de la masse salariale brute, se divise en trois fonds distincts : le Fonds de défense professionnelle (FDP), le budget de fonctionnement (BF) et le Fonds de soutien extraordinaire (FSE). Pour l’ensemble de ces fonds, les revenus anticipés pour 2020-2023 sont de 260 M$.

            Un autre changement majeur va affecter le budget de la CSN : les modifications importantes pour bonifier les prestations de grève et de lock-out du Fonds de défense professionnelle (FDP). Le montant reçu passera de 275 $ à 300 $ par semaine et les grévistes auront droit à une prestation plus rapidement, après trois jours de conflit. Le montant reçu sera également majoré progressivement pour les longs conflits de travail, jusqu’à 400 $ par semaine après six mois. Cette bonification est rendue possible par la « très bonne santé » financière du FDP, qui dispose d’un actif de 74 M$, dont 41,25 M$ sont réservés pour rendre disponibles 150 000 prestations.

            Après plus de 16 ans en poste comme trésorier, Pierre Patry retient la nécessité de prendre du recul avant de prendre des décisions : « Les finances de la CSN sont très fluctuantes selon la conjoncture. Il faut lire les tendances et se placer dans une perspective historique. »

            L’envers du décor d’un congrès virtuel

            Nous sommes le 4 mars 2020. Les responsables des équipes de travail chargés de la préparation du 66e Congrès de la CSN en sont à leur quatrième rencontre avant l’ouverture de cette instance historique qui doit lancer les célébrations du 100e anniversaire de l’organisation. Le début du congrès est alors prévu pour le 25 mai. On sent la fébrilité dans l’air, avec la part de stress que l’organisation d’un tel rassemblement implique. Puis, à peine huit jours plus tard, le gouvernement de François Legault annonce les premières mesures de confinement en lien avec la pandémie de COVID-19 qui allait mener, quelques semaines plus tard, à la mise sur pause du Québec en entier.

            Pour Jean Lortie, secrétaire général de la CSN, c’est la catastrophe : « Tout le temps et les efforts que nous avions investis jusqu’ici pour préparer ce congrès historique venaient de tomber à l’eau, le temps d’une conférence de presse. Réservations de salles, préparation des contenus, impression des documents, communications avec les délégué-es, logistique, technique, etc. : tout venait de s’effondrer en l’espace de quelques minutes à peine. » Pour celui qui en est à l’organisation de son troisième congrès de la CSN, c’est tout un choc. « Personne n’avait vu venir ce coup-là. Il fallait se revirer de bord très rapidement. C’était un véritable saut dans l’inconnu. »

            Peu de temps après cette fameuse annonce du 12 mars 2020, le bureau confédéral confiait un mandat au comité exécutif de la CSN pour reporter le congrès à une date ultérieure, en rejetant l’idée de l’annuler complètement. Toutes les options ont alors été évaluées : tenir un congrès en présentiel à l’automne, opter pour un format exclusivement virtuel, imaginer une formule hybride, etc. Mais au rythme où évoluaient les choses, il était difficile de se faire une idée claire et d’arrêter une décision finale.

            S’adapter constamment
            Naviguant en terrain inconnu au beau milieu d’une crise sanitaire planétaire sans précédent, l’équipe responsable de préparer le congrès devait s’adapter constamment à l’évolution de la situation au Québec. « Il fallait tenir compte des décrets ministériels qui s’accumulaient et qui changeaient de semaine en semaine. C’était un véritable casse-tête, considérant tout ce que nous devions revoir et les impacts financiers et logistiques qu’un tel revirement engendrait », nous confie Marie Claude Hachey, responsable de la logistique du 66e congrès.

            Dans l’espoir d’un retour rapide à la normale, la possibilité de tenir un congrès à l’automne en présence demeurait encore malgré tout sur la table. Mais dès la fin du mois d’août, voyant qu’une deuxième vague de COVID-19 se profilait à l’horizon, le comité exécutif a finalement tranché en faveur de la tenue d’un congrès exclusivement virtuel dans la semaine du 18 janvier 2021. Le bureau confédéral lui a alors donné le mandat d’établir des paramètres de fonctionnement pour l’organisation et la tenue des instances démocratiques de la CSN en mode virtuel.

            Un imposant mémoire préparé par le secrétaire général et son équipe a ensuite été déposé lors d’un bureau confédéral extraordinaire en octobre 2020, expliquant toutes les modalités de la tenue du congrès en mode virtuel : le programme, l’interprétation des statuts et règlements, le mode de délibération, les procédures de vote, etc. « Il ne s’agissait pas de tout changer la marche à suivre, mais bien de l’adapter à la nouvelle réalité », explique Jean Lortie.

            Les défis et les contraintes d’un congrès virtuel
            Il va sans dire, l’organisation d’un premier congrès en format exclusivement virtuel pose des défis considérables, notamment en matière de sécurité et de protection de la vie privée, mais aussi sur le plan de la littératie numérique. « Comme c’était une première en mode virtuel, nous ne savions pas comment allaient réagir nos membres. Vont-ils accepter ce nouveau pacte que nous faisons avec eux par cette nouvelle formule ? » se questionne le secrétaire général.

            Conséquemment, plusieurs tutoriels ont été développés pour aiguiller tant les délégué-es officiels que les salarié-es dans l’utilisation des nouvelles plateformes numériques qui allaient être utilisées pour la tenue du congrès. Mais là encore, il y avait un enjeu d’accessibilité, tant au niveau de la connexion Internet que sur le plan des équipements informatiques. Afin de limiter la consommation de la bande passante pour les participantes et participants au congrès, il a été décidé de circonscrire les plages horaires du congrès à deux blocs de 2 h par jour qui se dérouleraient sur la plateforme Digicast développée par une entreprise 100 % québécoise qui répondait à tous les critères.

            Les défis étaient également nombreux sur le plan des contenus. « Malgré le fait que les thématiques initialement retenues entourant les transformations du travail étaient toujours d’actualité, le contexte de pandémie mondiale nous a vite rattrapés. Avec les impacts importants que cette crise a engendrés dans nos milieux de travail et dans notre quotidien, nous devions revoir nos priorités et retourner sur le terrain pour prendre le pouls de nos membres », explique Josée Lamoureux, responsable du contenu du 66e congrès.

            C’est ainsi qu’une tournée régionale virtuelle a été organisée aux mois d’octobre et novembre auprès de l’ensemble des syndicats de la CSN. Le constat flagrant qui en est ressorti est le suivant : les gens étaient débordés par la gestion des contraintes de la pandémie. Il a donc fallu rapidement ajuster le contenu du congrès en fonction des préoccupations des membres. « Mais le plus grand défi demeurait de réconcilier une forme minimale de débat et de prise de parole avec le format virtuel et la distance physique, ce qui a été fait grâce à l’organisation d’ateliers via la plateforme Zoom », poursuit Josée Lamoureux.

            Enfin, d’un point de vue logistique, là aussi, l’adaptation était de mise. « Par le passé, presque tout passait par le papier : les inscriptions, les invitations, les convocations, les lettres de créance, et j’en passe. Aujourd’hui, tout se fait de façon numérique, par courriel, ce qui impliquait un changement considérable dans nos manières de procéder », ajoute Marie Claude Hachey. Ses deux plus grands défis : l’inscription en ligne, plus spécifiquement l’obtention des adresses courriel uniques des délégué-es pour l’obtention des accès au vote électronique, ainsi que le choix de la plateforme virtuelle pour opérer un congrès avec assemblées délibérantes et un droit de vote distinct, ce que permettait Digicast.

            « Nous avons dû nous adjoindre les services techniques de deux autres compagnies québécoises afin de dynamiser ce congrès virtuel. Luc Bessette, qui pilote la technique avec brio, a réussi à trouver les meilleurs de l’industrie », ajoute Jean Lortie, en référant à Solotech et à Lambert Distributions, qui ont contribué à la mise en scène, à l’éclairage et à tout ce qui touche à la technique dans ce qu’on a appelé « le studio du congrès », et à Mathieu Bessette, intégrateur vidéo et opérateur Watch Out, qui a contribué notamment à la projection d’images et de vidéos sur les murs intérieurs de la CSN.

            En somme, c’est tout un défi qu’ont relevé les équipes responsables de concocter cette toute première édition d’un congrès virtuel. Mais malgré l’excellence du résultat dans les circonstances, toutes et tous s’accordent pour dire que rien ne remplace le contact humain propre au mouvement syndical. « Vous savez, ce sentiment qu’on ressent quand on entre dans une salle bondée, avec plus de 2000 délégué-es… On sent qu’on fait partie de quelque chose de plus grand que nous, qui nous dépasse. Donc c’est certain qu’avec le format virtuel, il y a une part de deuil que l’on vit, mais il faut se dire que c’est pour mieux se retrouver en personne, et ce, le plus tôt possible ! », conclut Jean Lortie.

            En route vers le FDP du centenaire !

            C’est avec grand enthousiasme que Pierre Patry, trésorier de la CSN, a présenté cet après-midi aux quelque 2000 congressistes les conclusions contenues dans le rapport du comité de révision des règles du Fonds de défense professionnelle (FDP) de la CSN, outil phare de solidarité créé il y a bientôt 70 ans.

            Ce comité, mis sur pied à l’issue du 65e congrès de la Confédération, avait pour mandat de renouveler les règles d’application du FDP afin qu’elles tiennent compte des nouvelles réalités du travail et des nouveaux types de conflits existants, en insistant sur des critères comme l’équité ainsi que l’accessibilité au Fonds, et ce, pour l’ensemble des membres de la CSN.

            C’est ainsi qu’après plus de 18 mois de travaux, le comité a déposé son rapport dans lequel sont formulées une vingtaine de recommandations. Quelques-unes d’entre elles concernent des modifications aux statuts et règlements du FDP par le congrès, alors que d’autres portent sur la révision ou l’adoption de nouvelles politiques par le bureau confédéral. D’autres encore concernent l’amélioration de certaines pratiques ou le développement de certains outils.

            Deux recommandations majeures
            De toutes ces recommandations, deux retiennent particulièrement l’attention : d’abord, la volonté de rehausser le montant des prestations de grève ou de lock-out de sorte qu’il passe de 275 $ à 300 $ par semaine d’ici 2023, en plus de bonifier ces prestations en fonction de la durée du conflit. Cette proposition est d’ailleurs intégrée dans les prévisions budgétaires sur lesquelles les délégué-es devront se prononcer demain après-midi lors de la présentation du budget pour l’exercice 2020-2023. La seconde vise à revoir les conditions d’acquisition du droit à une première prestation lorsqu’un conflit est déclenché de manière à en améliorer l’accessibilité.

            Proposition phare adoptée !
            C’est d’ailleurs cette seconde recommandation qui était au cœur de la proposition soumise cet après-midi par le comité précongrès aux délégué-es présents et qui a fait l’objet de nombreux échanges. À l’issue de ces discussions, les congressistes ont adopté à 96,2 % la proposition modifiant l’article 13 des statuts et règlements du FDP portant sur le droit aux prestations et établissant qu’une personne est désormais admissible au versement d’une première prestation hebdomadaire après le troisième jour ouvrable de conflit — plutôt qu’au huitième jour, comme c’était le cas jusqu’à ce jour. La proposition stipule également que le droit à cette prestation n’est plus tributaire d’autres sources de revenus au moment du déclenchement du conflit.

            Un gain majeur pour les travailleuses et les travailleurs
            Pour le trésorier de la CSN, il s’agit là d’un gain majeur qui répond aux nouvelles réalités du travail. « Ce qu’on a constaté au cours des dernières années, c’est qu’il y avait de plus en plus de conflits de travail de courte durée et qu’en raison du délai de carence de sept jours ouvrables qui était alors prévu, plusieurs membres se voyaient privés des prestations de grève ou de lock-out. En donnant maintenant accès à ces prestations dès la première semaine de conflit, on rend notre Fonds de défense professionnelle beaucoup plus accessible, et surtout, mieux adapté à la réalité du travail d’aujourd’hui, ce qui, en soi, constitue une belle victoire pour les travailleuses et les travailleurs que nous représentons », a déclaré Pierre Patry.

            Outre la diminution du délai de carence, le fait de ne plus tenir compte, désormais, des revenus d’autres sources au moment du déclenchement d’un conflit vient également témoigner de la volonté réelle de la CSN de s’adapter aux nouvelles réalités du travail. « Il fut un temps où les gens occupaient souvent le même emploi à temps complet, et ce, durant toute leur vie, alors qu’aujourd’hui, à l’ère de la précarité d’emploi, les personnes qui cumulent deux, parfois trois emplois, sont de plus en plus nombreuses. Cette réalité les restreignait dans l’accessibilité aux prestations de soutien du FDP, ce qui devait être corrigé », a-t-il poursuivi.

            Les délégué-es ont également voté en faveur d’une proposition de renvoyer au conseil confédéral la responsabilité de statuer sur les nouveaux textes des statuts et règlements du FDP, et ce, en conformité avec les orientations adoptées par le 66e Congrès.

            Le témoignage touchant d’un travailleur de Demix Béton Saint-Hubert
            Depuis 1952, les travailleuses et les travailleurs syndiqués à la CSN ont pu bénéficier du soutien du FDP dans leurs luttes pour améliorer leurs conditions de travail. Seulement dans le dernier mandat, ce sont près de 400 syndicats issus de tous les secteurs d’activité qui ont pu se prévaloir de ce soutien, que ce soit sous forme de prestations ou d’allocations de grève, d’achat de publicité, de soutien à la mobilisation ou encore de services juridiques.

            Il s’agit d’un outil indispensable de solidarité, comme en témoigne Martin Fournier, opérateur de bétonnière et membre du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton de Saint-Hubert–CSN, qui a vécu à l’automne dernier, avec ses collègues de travail, un lock-out de plus de deux mois. « Honnêtement, une chance que le FDP était là. Les prestations qui nous ont été versées tout au long de notre conflit nous ont été franchement utiles. Si on n’avait pas pu bénéficier de ce montant-là, je ne suis pas certain que les membres auraient pris la décision d’aller en grève contre une compagnie de l’envergure de Demix. Lorsqu’on déclenche une grève, avec un lock-out de l’employeur par-dessus le marché, on ne sait pas combien de temps ça va durer. En ce sens, le soutien financier du FDP nous a réellement permis de nous battre et d’aller jusqu’au bout de nos convictions. C’est vraiment ce qui fait toute la différence et qui témoigne de la solidarité à la CSN », a déclaré M. Fournier.

            À l’aube du centenaire de la CSN
            À la veille du 100e anniversaire de la CSN, ces propositions et les importantes modifications à venir au cours des prochains mois viennent concrétiser le souhait de la CSN d’offrir à ses membres les outils les mieux adaptés à leur réalité en constante évolution. « Nous sommes appelés à continuer l’œuvre des syndicats qui ont mis sur pied le FDP afin qu’il incarne encore longtemps la solidarité́ telle que nous la concevons à la CSN. Et tout comme les militantes et les militants qui nous ont précédés, nous devons prendre grand soin de ce fonds propre à notre mouvement, ce joyau qui, une fois bonifié, deviendra pour les organisations affiliées et les syndiqué-es de la CSN, le FDP du centenaire ! », de conclure Pierre Patry.

            La santé et la sécurité toujours au cœur des préoccupations des membres

            Le thème de la santé et de la sécurité du travail s’est retrouvé une fois de plus au cœur des échanges qu’ont eus les quelque 2000 participantes et participants au congrès de la CSN qui, cet avant-midi, étaient réunis en ateliers virtuels pour discuter des quatre grandes orientations mises au jeu par le comité exécutif de la centrale.

            L’objectif de ces ateliers, qui fait suite à une consultation régionale des syndicats réalisée l’automne dernier, était de dégager des consensus autour des priorités à adopter lors de la mise en œuvre de ces quatre orientations au cours du prochain mandat.

            Secoués par une crise sanitaire sans précédent depuis bientôt un an, les congressistes ont réitéré de façon peu surprenante l’importance capitale de préserver et d’améliorer la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs dans leur quotidien. Parmi les enjeux abordés au cours des ateliers, on retrouve, entre autres, le déploiement des réseaux d’entraide, notamment en lien avec l’augmentation des problèmes de santé mentale et de détresse psychologique, le maintien et le respect des mesures sanitaires dans le contexte actuel de pandémie, la poursuite de l’offensive pour apporter des modifications au projet de loi n59 — qui vise à moderniser le régime québécois de santé et de sécurité du travail — ainsi que la prépondérance des revendications en matière de SST dans la négociation des conventions collectives.

            Plusieurs interventions concernaient l’importance de doter les travailleuses et les travailleurs d’équipements appropriés et ergonomiques, qui favorisent notamment une bonne posture, afin de maintenir la santé et la sécurité des membres dans un contexte de télétravail. Cette nécessité n’est pas toujours facile à mettre en œuvre, compte tenu de la résistance de certains employeurs et du manque de couverture de ces enjeux par bon nombre de conventions collectives.

            Pour une membre du syndicat des professionnel-les de la Capitale-Nationale, il s’agit là, effectivement, d’une nécessité. « Depuis le début de la pandémie, plusieurs membres nous ont fait part de problèmes musculo-squelettiques qu’ils ont développés en raison du télétravail. Ce devrait être une priorité, dans les circonstances actuelles, de tabler rapidement sur des mesures de SST à domicile ». Une autre déléguée, cette fois du syndicat du CIUSS de l’Est de Montréal, abonde dans le même sens : « Il faut que les syndicats puissent participer concrètement et rapidement à l’élaboration de politiques en matière de santé et de sécurité, en balisant notamment les temps de pause et en misant sur l’ergonomie des postes de travail. »

            D’autres, comme un membre du syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Estrimont, ont également insisté sur l’importance de mettre les meilleures ressources à la disposition des membres afin de contrer l’isolement et la détresse psychologique. « L’écoute, c’est ce qu’il y a de plus important. Ensuite, il faut savoir orienter les membres vers les bonnes ressources. Les conseils centraux de la CSN ont déjà les listes de ces ressources. C’est primordial pour développer des réseaux d’entraide efficaces. »

            Même son de cloche d’une représentante du syndicat du CISSS de Lanaudière : « La santé psychologique est devenue un véritable fléau et je ne sens pas que je suis très outillée pour appuyer les membres sur ce plan. Ça nous prendrait plus d’outils, plus de ressources pour les guider. Mon président a pris l’initiative de produire régulièrement des capsules vidéo pour tenter d’atteindre le plus de membres possible et de les tenir informés des derniers développements. Ça aide à baisser le stress. »

            Sans surprise, plusieurs interventions concernant la réforme du projet de loi n59 étaient au cœur des débats de la matinée, comme celle d’un représentant du Conseil central de la Montérégie selon lequel il faudrait insister, dans le projet de loi, pour augmenter le nombre d’inspecteurs à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). « Beaucoup de gens disent, à propos du PL59, que le système coûte trop cher, mais on apprend que les mesures ne sont pas respectées et que les inspecteurs ne peuvent pas faire leur travail. Oui, on veut que les balises soient meilleures et qu’on reconnaisse la santé psychologique, mais il faut aussi améliorer l’application des mesures, ce qui signifie des investissements pour embaucher plus d’inspecteurs à la CNESST. »

            Un autre membre, cette fois du syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ, a également affirmé qu’il y avait un problème d’équité à régler avec la réforme du projet de loi du ministre Boulet. « L’employeur semble toujours magasiner sa réponse entre la Santé publique et la CNESST, selon ce qui va lui coûter le moins cher. Finalement, ce sont les travailleuses et les travailleurs qui écopent. »

            En plus du thème de la santé et de la sécurité du travail, les délégué-es ont pu débattre en ateliers de vie syndicale et de mobilisation, de droits du travail ainsi que de relance post-COVID, qui constituent les trois autres grandes orientations soumises par le comité exécutif de la Confédération.

            Se frotter aux nouvelles réalités du travail

            Plusieurs constats se dégagent depuis les débuts de la COVID-19, mais pour une organisation syndicale comme la nôtre, il est impossible de passer à côté du fait que cette pandémie est venue complètement chambouler le monde du travail, surtout en ce qui a trait au du télétravail. Avant la pandémie, entre 10 % et 15 % de la main-d’œuvre avait recours au travail à domicile, mais avec les mesures de confinement, ce taux aurait bondi à plus de 40 %. Il s’agit ainsi d’un changement d’une ampleur que nous n’avons jamais vue dans l’histoire du travail et qui impose à son tour tout un lot de nouveaux défis pour les travailleuses et les travailleurs de notre mouvement.

            Bien que le travail à domicile vienne avec certains avantages, il peut aussi être synonyme d’isolement, d’augmentation des heures de travail, d’alourdissement des tâches, des troubles musculosquelettiques, de difficulté à séparer le travail de la vie personnelle et d’atteinte au droit à la vie privée.

            À ce titre, le comité de coordination générale de négociation a produit un guide de négociation sur le télétravail. Et à entendre les participantes et participants du
            66e Congrès de la CSN lors des ateliers sur les orientations du mouvement, ce guide risque d’être fort utile pour aider les syndicats à se négocier de bonnes conditions de télétravail.

            Lors de ces échanges, plusieurs militantes et militants ont souligner l’importance de négocier des lettres d’entente pour baliser le télétravail et de lutter contre des politiques unilatérales imposées par les employeurs. Ces politiques ont comme effet de démobiliser les membres et de réduire la représentation syndicale. Il faut effectivement veiller à ce que les travailleuses et travailleurs ne consentent pas à n’importe quoi dans le but d’accepter le télétravail. Un consensus s’est notamment dégagé sur l’importance de bloquer les efforts des employeurs de réduire leurs coûts de fonctionnement en s’appuyant sur les économies engendrées par le télétravail. S’il doit y en avoir, des économies, celles-ci devront servir avant tout à améliorer les salaires et les conditions de travail.

            Le cadre légal
            En accentuant la fragmentation des lieux de travail, le télétravail pose d’importants défis de mobilisation, d’exercice du droit de grève ou de possibilités de syndicalisation.

            Au cours du dernier mandat, plusieurs lois ou programmes touchant le travail ont été modifiés. Mentionnons, entre autres, la Loi sur les normes du travail (2018), la Loi sur l’équité salariale (2019), le Code du travail en lien avec les services essentiels dans les services publics (2019), le Régime québécois d’assurance parentale (2020), la Loi sur les régimes complémentaires de retraite (2020), le Code canadien du travail (2019), etc.

            À chaque occasion, la CSN a fait entendre sa voix. Certains des changements vont dans le sens de nos revendications. Cela dit, trop de personnes restent mal protégées, notamment les travailleuses et les travailleurs autonomes.

            La solidarité : un attrait incontournable pour la syndicalisation
            Les défis du monde du travail exigent la présence d’organisations syndicales fortes. Sans organisation syndicale, il ne reste que les gouvernements ou le rapport de force individuel.

            Il faut reconnaître que les nouvelles réalités du travail et de l’emploi ne facilitent pas la syndicalisation, du moins pas dans sa forme traditionnelle. La diversité des relations d’emploi, la diminution de la taille des entreprises, l’éclatement des collectifs de salarié-es, tant sur le plan du lieu de travail que sur celui des horaires, sont autant de défis avec lesquels il faut composer.

            D’ailleurs, les congressistes ont applaudi les efforts récemment déployés par la Fédération du commerce (FC–CSN) et la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) afin de bâtir un modèle de syndicalisme permettant de regrouper plusieurs salarié-es travaillant pour différents employeurs au sein du même syndicat. Un modèle inspirant qui a même inspiré une déléguée provenant de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine à évoquer la possibilité de l’appliquer aux travailleuses et aux travailleurs des petites municipalités des régions éloignées.

            Pour plusieurs congressistes, la solidarité doit être au cœur de nos efforts de syndicalisation. Plus les membres s’appuient dans leurs luttes respectives, plus les gens verront l’importance d’appartenir à un grand mouvement qui se tient ensemble, toutes régions et tous secteurs confondus. Parce qu’au fond, la solidarité, ce n’est pas que mobilisant, c’est aussi très rassurant. Et les gens ont besoin d’être rassurés ces jours-ci.

            En fin de compte, bien que les obstacles à la syndicalisation soient nombreux, ils ne sont pas insurmontables. Ils doivent nous pousser à redoubler d’efforts et à innover. Les participantes et participants au 66e Congrès de la CSN semblent très prêts à relever le défi.

            Éviter la crise après la crise

            La crise sanitaire entourant la pandémie de COVID-19, qui a pris d’assaut notre monde et bouleversé l’ordre normal des choses, est omniprésente dans les discussions ayant cours à ce 66e Congrès de la CSN, et pour cause. L’ampleur de ses dégâts et les moyens à mettre en place pour y pallier ne pouvaient être pleinement anticipés. Or, si la crise a pris tout le monde par surprise, l’après-crise peut et doit être planifié et préparé.

            Logiquement ciblée comme l’une des quatre grandes thématiques proposées par le comité exécutif pour encadrer les débats au cours du congrès, la relance post-COVID a suscité des échanges passionnés et productifs parmi les quelque 2000 participantes et participants aux ateliers de mardi matin.

            Non à l’austérité
            L’inquiétude était palpable parmi les intervenants. La grande majorité des congressistes craignent de voir nos gouvernements, endettés après avoir mis en place de nombreuses mesures d’urgence nécessaires pour faire face à la crise, effectuer un retour vers des politiques d’austérité afin de renouer avec l’équilibre budgétaire le plus tôt possible. La nécessité de contrer cette tendance et de militer pour un réinvestissement dans les services publics faisait l’unanimité.

            « C’est comme un cercle vicieux, a expliqué une employé-e de soutien du cégep de Drummondville. On coupe dans les services publics, ce qui fait en sorte qu’on presse le citron et les conditions deviennent moins attrayantes. Ce faisant, on a du mal à attirer et à retenir la main-d’œuvre, ce qui fait qu’on manque de personnel, et donc qu’on doit couper encore dans les services. »

            Soulignant les coupes considérables déjà faites avant la crise par le gouvernement du Québec dans le financement des centres et des organismes communautaires, une militante des Laurentides s’inquiétait particulièrement du sort des personnes les plus vulnérables de notre société, notamment les femmes victimes de violence.

            Une autre, œuvrant dans le domaine de la santé et des services sociaux, a pris en exemple la situation du réseau des services de garde, lequel a été déserté par un grand nombre de travailleuses en raison de ses piètres conditions de travail. « Pour que les femmes travaillent, il faut qu’elles aient accès à des services de garde de qualité, a-t-elle expliqué. On va se réveiller demain matin et il va y avoir un manque de places pour les enfants dans les services de garde. Encore une fois, ce seront les femmes qui en paieront le prix. »

            Un chargé de cours de l’Université Laval a, quant à lui, tenu à souligner que le ratio dette/PIB au Québec et au Canada était loin d’être dans un état critique et que les gouvernements ont toute la marge de manœuvre nécessaire pour passer à travers la crise sans avoir à sabrer dans les services ensuite.

            Oui à une transition juste…
            Plusieurs délégué-es participant au dialogue ont également tenu à insister sur la nécessité de saisir l’occasion sans précédent dont bénéficient les gouvernements en ce moment pour opérer une transition juste vers une économie durable. Certains ont proposé de rendre l’accès aux programmes d’aide publique pour les entreprises conditionnel à l’adoption de mesures visant à diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

            « Les enjeux environnementaux devront absolument faire partie d’une relance post-COVID, a tonné un enseignant. C’est primordial et incontournable en 2021. »

            « C’est une occasion en or, s’est exclamé un militant de Joliette. Tant qu’à faire une relance, aussi bien en profiter pour bâtir une économie durable, créer des emplois verts et changer complètement le visage du Québec sur le plan environnemental. »

            … partout !
            Si toutes et tous se sont entendus pour dire qu’un retour au mode présentiel était souhaitable le plus tôt possible, plusieurs ont toutefois manifesté la volonté que certaines des nouvelles méthodes mises en place pendant la crise perdurent après celle-ci.

            Le mode virtuel comporte des avantages que certains congressistes n’ont pas hésité à mentionner. « La pandémie nous a fait accélérer l’utilisation de ces outils et je crois que ça va durer, a souligné une élue d’un conseil central. Plusieurs régions couvrent des territoires qui sont immenses et le recours au mode virtuel a facilité la participation de membres et de syndicats que l’on voyait rarement auparavant. »

            Le caractère inéquitable de ce mode de communication a toutefois été relevé à de maintes reprises au cours des échanges, l’accès à un service Internet à haute vitesse étant souvent très dispendieux, voire carrément inaccessible dans certaines régions plus éloignées. Un grand nombre de participantes et de participants ont donc exprimé le souhait que la CSN fasse pression sur les gouvernements afin que l’ensemble de la population puisse accéder à un service Internet abordable et efficace.

            Une travailleuse de l’aide juridique dans le Bas-St-Laurent a fait un plaidoyer particulièrement éloquent à ce sujet. « C’est aussi une question d’accès à la justice. Les tribunaux nous imposent de travailler avec des plateformes de visioconférence. Il faut qu’on ait les moyens de se faire entendre. Je ne veux plus jamais voir des parents devoir contester le placement de leur enfant en famille d’accueil par téléphone ! », a-t-elle conclu.

            Trouver un équilibre entre le virtuel et le présentiel

            Réussir à maintenir une vie syndicale active représente depuis toujours un défi majeur pour les organisations syndicales. Malheureusement, le contexte particulier de pandémie, avec son lot d’interdictions et de mesures sanitaires, est venu complexifier davantage la réalisation de ce défi. Comment maintenir une mobilisation active de nos membres en ces temps si particuliers ? Les nouvelles technologies sont-elles un frein à notre vie syndicale ou plutôt une occasion à saisir ?

            Pour la plupart des participantes et des participants aux ateliers, les nouvelles technologies (plateformes de réunions virtuelles, réseaux sociaux, etc.) sont une occasion à saisir. Pour certains, il était même temps que la CSN s’ouvre à ces nouvelles façons de faire. « Cela permet une plus grande participation aux instances, notamment pour les pères ou les mères monoparentales qui ne pouvaient se déplacer », explique un travailleur du secteur privé. De plus, nombreux ont dit souhaiter recevoir du soutien de la CSN en matière de nouvelles technologies. « Ça va prendre de la formation pour nous aider à gérer adéquatement ces technologies. On sait que c’est une solution qu’il faut mettre de l’avant, mais on va devoir être appuyés, tant technologiquement qu’en ce qui concerne les stratégies à adopter afin d’éviter que ça dérape. »

            Concilier deux réalités
            Un membre travaillant dans le milieu de la santé explique qu’il faudra éviter toutefois de privilégier un groupe plutôt qu’un autre. « J’ai des jeunes qui sont à l’aise avec la technologie, alors que les plus anciens ne sont pas au même niveau. Je dois m’assurer que tous y trouvent leur compte », relate le représentant syndical. De plus, la question de l’accessibilité aux technologies représente un défi pour plusieurs membres. « Certains n’ont pas d’ordinateur, ou pas d’accès à Internet haute vitesse, ou même à Internet tout court. »

            Pouvoir décrocher
            Même si plusieurs voient d’un bon œil l’utilisation de ces outils, ils sont tout de même conscients des désavantages qu’elle comporte. « On s’est rendu compte que le travail à distance, notamment la gestion des réseaux sociaux, ça épuise. La déconnexion est de plus en plus difficile et cela a un impact sur la santé psychologique. Notre comité exécutif s’est penché sur la question, et il est primordial de s’en occuper. La CSN devra aussi outiller les syndicats là-dessus », note pour sa part une présidente de syndicat.

            Vie syndicale sur le terrain
            Pour certains, même s’il est dorénavant impossible de faire fi des technologies nouvelles, la présence sur le terrain demeure primordiale. « Il ne faudrait pas négliger le travail terrain auprès des membres des syndicats, car la technologie ne pourra jamais remplacer le contact humain. » Il faudrait pouvoir trouver une solution hybride. Un équilibre entre le présentiel et le virtuel.

            D’autres ont témoigné par contre de la difficulté à maintenir une vie syndicale active sur le terrain, car l’accessibilité aux budgets de mobilisation demeure difficile. « Il faudrait tenter d’assouplir les règles pour obtenir plus aisément de l’aide financière afin d’aller voir notre monde. C’est particulièrement difficile sur de grands territoires », note un représentant syndical du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

            Finalement, certains ont souligné l’importance de publiciser ce qui se passe dans la grande CSN. « La vie syndicale, la compréhension du rôle des syndicats et l’importance de l’implication de nos membres sont des enjeux quotidiens. Il faut qu’on puisse savoir quelles sont les luttes en cours, quels sont les conflits, mais aussi les réussites. C’est comme ça qu’on va développer un sentiment d’appartenance et faire la démonstration que la mobilisation, c’est payant. »

            Entraide et solidarité au cœur du mouvement, aujourd’hui comme hier

            Le président de la CSN a commencé son discours d’ouverture du congrès en recensant l’ensemble des difficultés que la crise sanitaire — et économique — a engendrées pour les syndicats affiliés, les militantes et les militants, les membres et les personnes les plus vulnérables de notre société. Il a ensuite expliqué comment la pandémie a mis au grand jour les failles de notre système, notamment le sous-financement des milieux de vie de nos aîné-es, la surcentralisation de notre système de santé et la rareté de la main-d’œuvre dans le secteur public.

            Selon M. Létourneau, cette situation sans précédent nous permet toutefois de constater une fois de plus toute la pertinence et l’importance du mouvement syndical, quoi qu’en disent ses détracteurs. Qu’il s’agisse de sécuriser les milieux de travail, d’accompagner les membres vers les mesures d’urgence mises en place par les gouvernements, ou d’interpeller les décideurs sur des problèmes criants à corriger, il était visiblement fier du travail accompli par l’ensemble du mouvement.

            « Depuis bientôt un an, il n’y a pas eu une seule journée où je n’ai pas été aux premières loges de la combativité, du courage et de la résilience démontrés par les syndicats de la CSN dans les pires moments de l’histoire contemporaine du Québec, a-t-il affirmé. Au cours des derniers mois, c’est vous qui avez fait la meilleure démonstration de ce que ça veut dire, être ensemble pour chacun, et il n’y a pas meilleure démonstration des valeurs d’entraide et de solidarité qui animaient nos semblables au début du 20e siècle, au moment de la fondation de la CSN. »

            Regard sur le travail accompli
            Celui qui est président de la CSN depuis 2012 a par la suite passé en revue le travail effectué depuis le dernier congrès par la CSN, ses organisations affiliées ainsi que ses membres pour faire avancer les droits des travailleuses et des travailleurs et les causes politiques qui leur sont chères : transition énergétique juste, réforme du mode de scrutin, droits des autochtones, lutte contre le racisme systémique, équité salariale, réforme de l’assurance-emploi, salaire minimum à 15 $ l’heure, etc. Tout y est passé, y compris la lutte contre le harcèlement sexuel.

            Le moment le plus touchant de l’allocution est d’ailleurs survenu lorsque M. Létourneau a tenu à souligner le courage d’Annick Charrette, militante de la CSN, « qui nous a révélé la plus belle victoire dans la plus cruelle des défaites. Un exercice fort intime et difficile pour toi, mais combien libérateur pour nombre de femmes et d’opprimé-es, souvent seuls dans leur silence. Je ne peux, Annick, que t’en remercier personnellement. »

            Introspection nécessaire
            S’il est évident que la pandémie entraîne de nombreux obstacles à la conduite de la majorité des activités syndicales, il n’en reste pas moins que certaines nouvelles façons de faire vont certainement perdurer au-delà de la crise, selon Jacques Létourneau.

            « Vous avez été nombreux à nous signaler que la COVID-19 a eu raison des résistances que nous avions par rapport au mode virtuel comme mode de fonctionnement démocratique. Vous avez également été nombreux à nous indiquer que malgré les embûches, un retour en arrière ne sera plus possible. Que de nouveaux visages et de nouvelles voix se font entendre dans nos assemblées », a-t-il dit aux quelque 2000 participantes et participants avant de préciser que les syndicats doivent être appuyés et outillés afin de pouvoir maintenir une vie syndicale saine, même en temps de crise.

            Ce sont d’ailleurs ces contraintes inhérentes à l’organisation d’une instance en mode virtuel qui a poussé le comité précongrès à effectuer un exercice de priorisation et à concentrer les propositions qui seront débattues autour de quatre grands thèmes, soit la santé et la sécurité des membres et des équipes syndicales, la vie syndicale et la mobilisation, les droits du travail et la relance post-covid.

            Des défis pour le Québec
            Par la suite, le président a tenu à esquisser le tableau des moments charnières qui surviendront au cours des prochains mois pour la CSN et pour tout le mouvement syndical ainsi que pour l’ensemble du Québec.

            Il a d’abord formulé le vœu que le gouvernement du Québec propose un plan de relance en bonne et due forme et qu’il cesse « de nous présenter une série de micromesures éparpillées. » Puis, désignant le prochain budget provincial comme un autre moment déterminant, il a invité le gouvernement caquiste à se débarrasser de la « politique d’austérité permanente » qui règne depuis 25 ans et qui « constitue un frein important à notre relance économique et sociale. »

            La réforme des lois en matière de santé et de sécurité au travail et la négociation du secteur public ont également été énumérées au chapitre des moments importants pour la CSN.

            Irrité par l’attitude de François Legault qui modifie « unilatéralement les conditions de travail [des] membres » et qui « alimente la division », Jacques Létourneau a d’ailleurs conclu en indiquant au premier ministre la marche à suivre pour améliorer les services publics.

            « François Legault doit comprendre qu’il n’y a pas douze mille chemins à prendre pour régler les problèmes d’attraction et de rétention de cette main-d’œuvre qui fait cruellement défaut aujourd’hui dans nos services publics : améliorer de façon importante les conditions salariales, particulièrement pour les bas salarié-es ; réduire les charges de travail et améliorer les conditions dans lesquelles nous exerçons nos professions. Et ça, c’est aux tables de négociation que ça doit se passer. Pas au détour d’une conférence de presse. »

            Le 66e Congrès de la CSN est lancé !

            Le 66e Congrès de la CSN, qui réunit jusqu’à jeudi 2000 participantes et participants provenant de plus de 400 syndicats, a été lancé ce matin en mode virtuel. Ce 66e Congrès, qui devait avoir lieu à Québec en mai dernier, marque d’une façon bien particulière le 100e anniversaire de la première centrale syndicale québécoise, fondée en 1921.

            Les délégué-es réunis auront la semaine pour se pencher sur les orientations du prochain mandat de la CSN, pour se prononcer sur une proposition visant à bonifier son Fonds de défense professionnelle et pour procéder à l’élection des membres du comité exécutif de la centrale, dont le résultat sera connu jeudi.

            Le président de la CSN, Jacques Létourneau, a ouvert le congrès en rendant hommage au travail remarquable des militantes et des militants syndicaux depuis le début de la pandémie. « Rarement, dans notre histoire, les syndicats de la CSN auront été aussi proches des valeurs d’entraide et de solidarité qui ont marqué l’ensemble des combats que nous avons menés depuis maintenant 100 ans », a-t-il déclaré.

            Soulignant « l’extrême pression entraînée par l’hécatombe de nos services publics » sur les salarié-es de l’État, le président de la CSN a rappelé au gouvernement Legault que « toute relance économique et sociale doit pouvoir s’appuyer sur la consolidation de nos services publics. La crise du personnel du réseau de la santé, qui amplifie le délestage actuel, démontre à quel point il est nécessaire d’améliorer les conditions de travail dans le secteur public. Pour ce faire, le gouvernement doit se libérer du dogme des versements au Fonds des générations et d’un retour trop rapide à l’équilibre budgétaire en vue du prochain budget du Québec. »

            Au cœur des orientations soumises aux congressistes figurent la santé et la sécurité au travail, la vie syndicale et la mobilisation, les droits du travail et la relance économique et sociale post-covid. Les délégué-es devront également adopter une proposition budgétaire pour l’exercice du prochain mandat de la CSN. Le 66e Congrès prendra fin jeudi avec l’installation des dirigeantes et dirigeants du comité exécutif de la CSN.

            Santé et sécurité au travail, secteur public et relance économique au cœur des priorités syndicales

            Alors que les impacts de la pandémie continuent à frapper de nombreux milieux de travail, la CSN cible trois chantiers majeurs pour 2021, une année qui marque le centième anniversaire de la fondation de la centrale syndicale : la santé et la sécurité au travail, les négociations du secteur public et la relance économique et sociale du Québec.

            C’est la semaine prochaine que commenceront les travaux parlementaires entourant le projet de loi 59 visant à réformer les lois en matière de santé et de sécurité au travail. Pour la CSN, les reculs que subiraient certains secteurs portent malheureusement ombrage aux avancées dont pourraient bénéficier d’autres milieux de travail.

            « Les mesures particulières dont bénéficiaient les secteurs prioritaires, notamment l’industrie lourde, ont démontré toute leur utilité au cours des trente dernières années, notamment au vu de la baisse importante d’accidents et de décès au travail, rappelle le président de la CSN, Jacques Létourneau. Il est inconcevable que le gouvernement puisse préconiser un retour en arrière, notamment en voulant réduire le temps alloué aux représentantes et aux représentants à la prévention pour qu’ils puissent faire leur travail. »

            Pour le président de la CSN, le projet de loi doit être bonifié afin que soient reconnus les problèmes de santé mentale, notamment en matière d’épuisement professionnel. Les niveaux de risque associé aux différents secteurs d’emploi doivent également être revus. « Le réseau de la santé et des services sociaux est le secteur d’où provient le plus grand nombre de réclamations à la CNESST. C’était vrai avant la pandémie, ce l’est encore plus aujourd’hui. Que le gouvernement puisse considérer ce secteur comme étant à faible risque relève d’un raisonnement qui nous sidère, mais nous croyons que ces incohérences pourront être corrigées en commission parlementaire », déclare Jacques Létourneau.

            Le président de la CSN demande par ailleurs au gouvernement et aux employeurs de renforcer les mesures de prévention afin de sécuriser les milieux de travail qui demeurent opérationnels malgré les mesures de confinement mises en place depuis les Fêtes.

            Urgence d’agir pour les services publics
            La CSN déplore que le premier ministre François Legault, après en avoir appelé à un règlement rapide des négociations du secteur public en avril dernier, ait modifié unilatéralement les conditions de travail du secteur public. À cette fin, il a multiplié les arrêtés ministériels pour ensuite se désintéresser complètement du renouvellement des conventions collectives des travailleuses et des travailleurs œuvrant dans les réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et des organismes gouvernementaux.

            « On va se le dire clairement : c’est le point mort aux tables de négociation, signale le président de la CSN. À ce sujet, la pandémie ne peut tout excuser, surtout pas la lenteur du gouvernement à octroyer les mandats nécessaires à ses équipes de négociation pour régler des conventions collectives échues depuis bientôt un an. Si la pandémie a bien démontré une chose, après tant d’années de compressions et de sous-financement de nos services publics, c’est bien l’urgence d’améliorer les conditions de travail des employé-es de l’État et d’augmenter les salaires, particulièrement pour les bas salarié-es. La situation dans le réseau de la santé est tout à fait déplorable. Mais on sait très bien que le délestage actuel ne serait pas aussi catastrophique si nos services publics n’étaient pas aux prises avec les problèmes criants de rareté de main-d’œuvre, principalement occasionnés par des décennies de négligence gouvernementale. »

            L’ensemble des syndicats du secteur public de la CSN, qui représentent plus de 160 000 salarié-es de l’État, se réuniront les 28 et 29 janvier prochains avant de consulter ceux-ci sur une amplification des moyens de pression incluant le recours possible à la grève.

            Relance économique et sociale
            Enfin, le président de la CSN réitère, une fois de plus, son appel au premier ministre à mettre en place les mécanismes de dialogue social visant à poser collectivement les bases de la relance sociale et économique du Québec.

            « Le premier ministre annonce depuis des mois un plan de relance pour le Québec. Pour l’instant, nous n’avons eu droit qu’à une série de mesures d’urgence, mais rien de structurant pour l’économie et l’emploi », souligne Jacques Létourneau.

            Le salaire minimum, qui ne sera haussé qu’à 13,50 $ l’heure en mai prochain, demeure un véritable frein pour l’économie du Québec tout en gardant des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs du Québec dans la pauvreté. «L’une des choses que la pandémie a bien mises en relief, c’est à quel point nos vies dépendent de travailleuses et de travailleurs essentiels qui vivent dans des conditions totalement déplorables. Le salaire minimum doit être haussé à 15 $ l’heure. Comme société, nous partageons collectivement cette obligation », de déclarer M. Létourneau.

            En vue du prochain budget du Québec, la CSN demande au gouvernement de revoir sa stratégie budgétaire, adoptée il y a plus de vingt ans. « Le Québec doit suspendre ses versements au Fonds des générations et abandonner cette stratégie de gestion de la dette. L’ensemble des revenus du gouvernement doit pouvoir être consacré aux budgets de nos services publics, notamment en santé et en éducation, en fonction des problèmes ahurissants auxquels nous faisons face actuellement. »

            Un 66e congrès en mode virtuel la semaine prochaine
            Reporté en raison de la pandémie alors qu’il devait se dérouler au printemps dernier, le 66e Congrès de la CSN aura lieu du 18 au 21 janvier en mode totalement virtuel. Environ 2000 participantes et participants y sont attendus. Les délégué-es se pencheront sur les orientations du prochain mandat de la centrale syndicale et procéderont à l’élection des membres du comité exécutif de la CSN, dont le résultat sera connu jeudi prochain.

            Les femmes veulent être écoutées… et entendues

            Le Collectif 8 mars dévoile aujourd’hui le slogan et le visuel de la Journée internationale des droits des femmes 2021 qui se déroulera sur le thème Écoutons les femmes. Cette édition sera bien évidemment marquée par la crise du coronavirus qui se poursuit et qui vient intensifier les diverses formes de discriminations commises à leur endroit.

            En effet, depuis près d’un an, les conditions de vie et de travail des femmes se détériorent à vue d’œil, et ces dernières en paient un lourd tribut : plus grandes pertes d’emploi et de revenus, escalade de la gravité de la violence conjugale, augmentation du travail invisible (charge mentale, soins aux enfants, aux aîné-es et aux personnes vulnérables, travaux domestiques, etc.), surexposition au risque de contamination, etc.

            Comme les femmes composent la majeure partie du personnel de la santé et des services sociaux, du réseau de l’éducation, des services de garde éducatifs à l’enfance ainsi que du secteur du commerce de détail, elles ont été et sont encore sur la ligne de front. Les conséquences de la pandémie se sont donc avérées particulièrement éprouvantes pour elles. Nombreuses ont été les organisations — et au nombre de celles-ci la CSN — à exiger que le gouvernement mette enfin en pratique l’analyse différenciée selon les sexes en tenant compte des impacts de son projet de relance économique sur les femmes.

            Le slogan Écoutons les femmes vise à mettre en lumière la nécessité d’agir pour une égalité durable : les femmes veulent des mesures concrètes et structurantes pour combattre la pauvreté et la violence qu’elles subissent.

            Écoutons les femmes pour une société plus verte, plus juste et plus inclusive !

            Voir et télécharger tous les outils de visibilité du 8 mars 2021

            Des milliers de travailleurs mettent leur santé à risque, pendant que les employeurs regardent ailleurs et encaissent les profits.

            « Comment les employeurs peuvent-ils ne pas reconnaître que leurs travailleuses et travailleurs mettent leur santé à risque et continuer à leur refuser des primes COVID-19 pourtant largement justifiées? »

             Pour le président de la Fédération du commerce (FC–CSN), David Bergeron-Cyr, les propriétaires de commerces jugés essentiels doivent agir. Alors qu’encore une fois les employé-es de ces industries seront au front au cours des prochaines semaines pour fournir aux Québécois ce dont ils ont besoin, les employeurs s’obstinent à faire la sourde oreille. « Le scénario est exactement le même qu’au printemps; le danger est le même, le nombre de cas est en explosion, le confinement est pratiquement total. Même les profits sont encore au rendez-vous. Pourtant, un seul joueur est absent : la prime. C’est rire du monde », déplore Bergeron-Cyr. 

             

            Trois demandes pourtant simples

            La Fédération du commerce, qui représente des milliers de travailleurs essentiels dans la transformation alimentaire, les entrepôts, les magasins d’alimentation, pharmacies et quincailleries, formule trois demandes simples. « Nous revendiquons le retour des primes COVID-19 telles que versées au printemps dernier. Nous réclamons le maintien et le renforcement, là où c’est nécessaire, des mesures de protections sanitaires et finalement, nous exigeons que les travailleurs qui doivent s’isoler en attendant les résultats de tests soient rémunérés », explique le président de la fédération.

            Tous les employeurs, qu’ils soient dans les grands centres ou dans les régions, dans la transformation des viandes ou dans les commerces de détail, doivent cesser de jouer à l’autruche. « Nous rappelons qu’un décès est survenu cet automne à l’usine Olymel de Vallée-Jonction. Qu’est-ce que ça leur prend de plus comme preuve que c’est dangereux? », conclut David Bergeron-Cyr.

             

             

            Fermeture du programme Techniques de bureautique : des femmes et des entreprises pénalisées.

            La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) est choquée de voir que le ministère de l’Enseignement supérieur (MES) envisage toujours d’abolir le programme Techniques de bureautique dans les cégeps du Québec, et ce, après avoir dit montrer de l’ouverture à une réévaluation de la situation. Avec un taux de placement des finissantes et finissants qui frôle les 100 %, aucun argument probant ne soutient une décision aussi radicale alors que les employeurs s’arrachent les diplômé-es compte tenu du niveau de compétence élevé qui les distingue.

            La FNEEQ trouve particulièrement inquiétant de voir que le MES songe à la fermeture d’un programme dont la pertinence demeure, sans même avoir cherché à le mettre à jour depuis 1999. Heureusement, les enseignantes et les enseignants n’ont pas attendu le ministère pour adapter le contenu des cours afin que les connaissances soient toujours en harmonie avec les besoins des milieux de travail. En effet, les personnes détentrices d’un diplôme d’études collégiales (DEC) en Bureautique accomplissent des tâches administratives qui touchent tant la gestion que la communication ou la technologie et qui requièrent une grande autonomie de même qu’un jugement critique et éthique bien développé.

            D’ailleurs, en février 2018, le Palmarès des carrières plaçait pourtant le poste de « secrétaire de direction », au troisième rang de son Top 3 des professions les plus prometteuses pour les diplômé-es du collégial. « Nous sommes particulièrement préoccupé-es par une fermeture qui limiterait une vaste majorité de femmes sur le plan professionnel puisque 90 % de l’effectif étudiant est féminin. Les candidates potentielles n’auraient d’autre choix que de se tourner vers le diplôme d’études professionnelles (DEP) du secondaire, qui les limiterait tant sur le plan de l’avancement professionnel que sur celui du salaire », précise Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN.

            « Les enseignantes et les enseignants font valoir depuis plusieurs années la nécessaire mise à jour du titre du programme et de ses voies de spécialisation pour les rendre plus attrayants et plus représentatifs des perspectives de carrière qu’offre véritablement le programme : pourquoi le MES n’envisage-t-il pas cette solution d’une simplicité frappante? Abandonner une mauvaise idée ne constitue jamais un aveu de faiblesse », affirme Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQ–CSN.

            La Fédération a réuni, les 15 et 16 octobre derniers, des professeur-es de Techniques de bureautique des 15 syndicats affiliés dont le collège qui offre le programme pour dégager des pistes de solutions afin d’en assurer l’avenir. Unanimement, celles-ci et ceux-ci lancent un appel au ministère afin qu’il s’engage plutôt sur la voie logique d’une révision en profondeur de la formation. Toutes et tous se disent prêts à y participer en grand nombre.

             

             

            Pas juste un mal de dos

            Impossible d’oublier le vendredi 13 mars 2020. Le cauchemar appelé COVID venait chambouler notre société et forcer, notamment, la fermeture de nos établissements d’enseignement.

            Habitués de bouger en classe, combien d’enseignantes et d’enseignants se sont aménagé un bureau de fortune sur la table de cuisine, étant désormais vissés devant leur écran pour une période indéterminée ? Et sont apparus ou se sont aggravés, notamment, les maux de dos, les migraines et les sécheresses oculaires.

            Carol-Anne Gauthier, enseignante au collège Champlain dans la région de Québec, en témoigne. « Malgré mes connaissances de base en ergonomie et mon portable surélevé, après quelques semaines, mon dos commençait à faire mal. Au printemps, je me suis acheté une chaise et un second écran qui m’ont coûté 700 $. »

            Outre le fait qu’elle a pigé dans son porte-feuilles, ce qui lui a fait bien plus mal, c’est la surcharge de travail qui prend des proportions démesurées au fur et à mesure que les mois passent. La fatigue s’installe. La fatigue plombe le moral.

            « Mes collègues et moi, on doit travailler en double depuis l’enseignement en ligne. » N’importe quel pédagogue sait qu’il faut repenser les cours, les évaluations et les stratégies d’enseignement, pour communiquer via une plateforme de communication web, souvent instable. Ça représente un travail colossal d’adaptation, sans temps additionnel de préparation.

            C’est sans compter les nouveaux cégépiens désemparés, qui confient leur propre détresse à l’adulte dans l’écran : le prof de psycho, de maths ou de français. « C’est un sentiment d’impuissance. Il y a une “souffrance éthique” chez les enseignants. On nous suggère d’abaisser les attentes. Mais, on veut bien faire notre travail. C’est comme dire à un médecin que ce n’est pas grave si les patients tombent malades parce qu’on n’a pas le temps de faire les tests médicaux. »

            Carol-Anne Gauthier constate que certains de ses collègues sont brûlés et désespérés. L’un a même pris sa retraite plus tôt que prévu. Un autre renonce à vingt pour cent de son salaire pour s’assurer d’une tâche allégée, plus humaine.

            Hélas, les pistes de solutions se transmettent moins rapidement que la pandémie. Mais, certains profs ont tout de même décidé de se fixer des limites, de prendre les courriels à des heures plus régulières et ils décompressent durant des 5 à 7… virtuels.

            Le défi d’aider au téléphone plutôt qu’en personne
            Tout comme Carol-Anne Gauthier, depuis la pandémie, Jacques Moquin, intervenant au Projet suivi communautaire, s’interroge sur la qualité de son travail. Il aide des usagers aux prises avec de graves problèmes de santé mentale à gagner de l’autonomie. Ses collègues et lui vivent de l’anxiété depuis que la majorité des accompagnements se réalisent au téléphone plutôt qu’en personne, les usagers ayant rarement accès aux outils de communications web. « Au téléphone, il y a plein d’information qu’on n’a pas, l’hygiène de l’usager et l’état physique de son logement, par exemple. Là, on a beau demander et tenter de décoder les infos, on n’est jamais certain. Est-ce qu’on aide comme on devrait ? Est-ce que notre service est suffisant ? »

            Heureusement, l’employeur, Jacques Moquin et ses collègues ont formé une cellule de crise pour s’adapter au changement. Les réunions d’équipe, bien structurées, aident à prendre soin de chacun et à ventiler, même si ce n’est pas optimal.

            Et puis, les membres de l’équipe apprennent à prendre des pauses. « Moi, j’ai deux chiens qui jappent parfois quand je suis au téléphone, mentionne M. Moquin. Mais, je suis content de les avoir pour aller marcher entre deux appels. Il faut prendre un peu de temps pour se construire un horaire plus sain. »

            Donner du temps au temps pour réduire le stress, détendre le corps et l’esprit, c’est plus facile à dire qu’à faire, relativise Carol-Anne Gauthier. « Quand t’es stressée, que t’es surchargée, tu as tendance à t’asseoir tout croche, tu te lèves moins souvent. T’as mal dans le dos, t’as mal partout et tu dors mal. Puis là, t’es moins bonne le lendemain. Il faut briser cette spirale ».

            CHSLD : un rapport accablant

            Le rapport de la Protectrice du citoyen sur la crise liée à la COVID-19 dans les CHSLD confirme, une fois de plus, de nombreuses préoccupations partagées par la CSN depuis le début de la pandémie, voire bien avant pour certaines d’entre elles. Malgré leur « immense dévouement » souligné par Marie Rinfret, les travailleuses et les travailleurs de ces établissements n’ont pas reçu le soutien nécessaire de la part du gouvernement du Québec, estime la CSN.

            La CSN partage amplement la vision de la Protectrice du citoyen pour qui « la pénurie de personnel dans les CHSLD a été au cœur des ratés pour assurer la qualité des soins », tout comme le recours à des moyens incitatifs et financiers préconisés par cette dernière.

            « Les équipes de travail fonctionnaient déjà au maximum de leur capacité, souligne le président de la CSN, Jacques Létourneau. Quand le recours aux heures supplémentaires obligatoires devient une norme de gestion, c’est qu’il y avait déjà un problème. La suite est malheureusement connue : du personnel épuisé, des milliers de salarié-es infectés et un accroissement de la mobilité des équipes de zones chaudes à zones froides, contribuant ainsi aux éclosions. »

            Pour le président de la CSN, le gouvernement doit saisir l’occasion du renouvellement des conventions collectives du secteur public pour apporter dès maintenant des réponses concrètes aux priorités d’action ciblées par Marie Rinfret. « Le premier ministre a beau prétendre qu’il aurait dû améliorer les conditions salariales du personnel dès son arrivée au pouvoir, on attend toujours des réponses concrètes aux tables de négociations. Tout le monde s’entend : c’est avec de meilleurs salaires et une amélioration des conditions de travail que le réseau de la santé et des services sociaux parviendra à recruter le personnel nécessaire. »

            Par ailleurs, rappelant qu’en date du 14 juin, 13 581 salarié-es avaient été atteints du virus, dont onze en sont décédés, la Protectrice du citoyen souligne à juste titre la distribution insuffisante, tardive et inégale des équipements de protection qui aurait pu amplifier les éclosions. « Encore aujourd’hui, le gouvernement refuse d’appliquer le plus élémentaire des principes de précaution en s’opposant à la distribution de masques N95 pour de larges pans du personnel des CHSLD. En ignorant les appels d’experts, le gouvernement met la santé et la sécurité de tous les intervenants et les bénéficiaires à risque », déplore fortement Jacques Létourneau.

            Pour la CSN, la lecture de ce rapport soulève à nouveau les nombreux problèmes entraînés par la vision hospitalo-centriste qui prévaut depuis des années au sein du réseau de la santé et des services sociaux ainsi que les effets désastreux de la centralisation des pouvoirs entraînés par la réforme Barrette. Le gouvernement, estime la CSN, devra se pencher sur ces questions lors de la mise en œuvre des recommandations de la Protectrice du citoyen, estime la CSN.

            Oui à la réforme de la Charte de la langue française

            Le ministre Jolin-Barrette a annoncé à plusieurs reprises l’arrivée imminente d’un plan d’action costaud pour réformer la Charte de la langue française. « Enfin », oserions-nous dire ! La CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ appuient cette volonté. Nous partageons aussi la volonté du gouvernement québécois, confirmée par une motion unanime de l’Assemblée nationale, d’étendre la Charte aux entreprises sous juridiction fédérale. Il nous apparaît incompréhensible que des milliers d’employées et employés québécois n’aient pas les mêmes droits que les autres parce qu’ils et elles travaillent, entre autres, dans les banques, les télécommunications ou le transport. En ce sens, nous demandons au gouvernement fédéral de faire sa part pour assurer la pérennité du français au Québec.

            Mais ne soyons pas dupes, cette réforme, bien que nécessaire, ne parviendra pas à elle seule à transformer la tendance actuelle à l’anglicisation des milieux de travail, et ce, particulièrement dans le Grand Montréal. Différentes enquêtes et analyses montrent clairement le déclin du français au Québec. Un des principaux indicateurs est l’omniprésence des exigences en anglais sur les postes d’emploi. Si ces exigences sont justifiées pour certains emplois qui demandent d’œuvrer à l’international ou avec la communauté anglophone du Québec, d’autres relèvent essentiellement d’un parti pris patronal pour le bilinguisme. Cette nouvelle coutume a non seulement un effet sur le paysage linguistique du Québec, mais est aussi discriminatoire pour les milliers de Québécois et Québécoises francophones, quelles que soient leurs origines, qui ne maîtrisent pas parfaitement, et qui n’ont pas à la maîtriser parfaitement, la langue de Shakespeare.

            En outre, le gouvernement du Québec tarde toujours à appliquer les dispositions de protection et de promotion de la langue dans les PME québécoises. Pour nous, il faudrait dès maintenant systématiser des analyses linguistiques portant sur la francisation des entreprises, incluant la main-d’œuvre, et ce, dans toutes les entreprises du Québec, peu importe leur taille. De plus, les agences de placement devraient elles aussi être assujetties aux obligations de la Charte.

            L’État québécois, à titre d’employeur, doit donner l’exemple. Malheureusement, plusieurs de nos membres se plaignent de la bilinguisation de leur milieu de travail. Le réseau de la santé est un exemple patent. Si, pour des raisons évidentes, un minimum d’accès aux services en anglais doit être garanti, est-ce dire que tous ceux et celles qui y œuvrent doivent être bilingues ? Il serait d’ailleurs assez aisé d’instaurer des comités de francisation dans les différents organismes publics pour en faire des gardiens du droit de travailler et d’être servis en français.

            Si la saga du « Bonjour-Hi » a animé les esprits il y a peu, il demeure important de rappeler que la langue de commerce est aussi la langue de travail pour plusieurs personnes. Les employeurs doivent assumer une responsabilité quant à l’offre de services en français et à la francisation de leurs employés et employées.

            D’ailleurs, la francisation du monde du travail doit nécessairement passer par la francisation des travailleuses et des travailleurs. À l’heure actuelle, les programmes de francisation des entreprises s’appliquent principalement au secteur des technologies et au chapitre des équipements de travail, alors qu’elles devraient aussi viser la francisation de la main-d’œuvre.

            À ce propos, l’offre de francisation en entreprise demeure un enjeu primordial. Celle-ci permet aux travailleurs et aux travailleuses de concilier le besoin d’un emploi avec celui de l’apprentissage de la langue commune. Plusieurs syndicats ont d’ailleurs mené à bien des projets en ce sens. Il demeure impératif que ces initiatives soient facilitées par l’État et par les employeurs.

            Défendre la langue française au Québec, c’est vouloir défendre une langue commune, un espace de partage, un trait d’union. La solidarité fleurit dans l’échange et le partage des réalités. Les centrales syndicales du Québec ont toujours milité pour défendre non seulement le droit de travailler en français, mais aussi le développement d’une culture commune forte et solidaire.

            Comme toujours, les centrales syndicales que nous représentons seront actives dans ce grand chantier de valorisation du français. Pour nous, vivre au Québec signifie vivre et travailler en français !

            Luc Vachon, Jacques Létourneau, Sonia Ethier et Denis Bolduc
            Respectivement président de la CSD; président de la CSN; présidente de la CSQ; secrétaire général de la FTQ

            Le gouvernement doit soutenir le personnel des CPE

            Pour la CSN, les travailleuses des CPE doivent pouvoir accéder à des absences payées lorsqu’elles sont en attente du résultat d’un test COVID. C’est loin d’être toujours le cas en ce moment et c’est pourquoi des manifestations se tiennent partout au Québec aujourd’hui.

            Depuis le début de la crise, elles doivent piger dans leur banque personnelle de congés de maladie ou dans leurs journées de vacances lors de périodes d’isolement imposées par la Santé publique ou par l’employeur, lorsqu’il y a des symptômes, ou encore lorsqu’elles sont en attente du résultat d’un test COVID. Dans un sondage mené par la CSN auquel 5200 membres de CPE ont répondu en novembre dernier, près de 25 % des éducatrices avaient déjà été testées pour la COVID et près de 80 % de ces dernières ont utilisé leur banque personnelle ou ont dû prendre un congé sans solde durant l’attente du résultat.

            Il y a donc un risque qu’une travailleuse choisisse de taire des symptômes bénins afin d’éviter les conséquences financières pour sa famille. Selon une étude de la Direction de la santé publique de Montréal sur les cas de COVID survenus du 26 août au 30 septembre, la présence de personnes symptomatiques dans les services de garde éducatifs était le deuxième plus important facteur de transmission.

            « Il est inadmissible que le ministère de la Famille ne finance pas de congés rémunérés pour l’isolement préventif, car celui-ci sert à diminuer le risque de transmission dans les CPE », affirme Jacques Létourneau, président de la CSN.

            « On prend un risque inutile en forçant des travailleuses à faire un choix déchirant lorsqu’elles n’ont plus de jours dans leur banque de congés de maladie ou dans leurs journées de vacances. Il n’est pas normal que le personnel des CPE doive en payer le prix pour le bien collectif », affirme Stéphanie Vachon, nouvelle responsable du secteur des CPE à la FSSS–CSN. Cette dernière rappelle que les membres du personnel du réseau de l’éducation peuvent compter sur le maintien de leur rémunération en cas d’isolement préventif lié à la COVID. « Le personnel des CPE est injustement traité », affirme Stéphanie Vachon.

            On sait qu’il y a plusieurs cas de COVID dans les CPE du Québec. Contrairement aux écoles, il n’y a cependant pas de compilation officielle des cas dans les CPE, ce qui contribue à l’inquiétude du personnel. Un sondage de l’INSPQ montre d’ailleurs que les répondants dans les écoles primaires et les services de garde éducatifs sont plus anxieux et inquiets par rapport au coronavirus que la population en général.

            Personnel épuisé et manque d’écoute
            Alors que le personnel des CPE est déjà épuisé, la récente annonce de l’interdiction des réunions de famille pour les Fêtes a eu l’effet d’une nouvelle douche froide. Le gouvernement aurait pu prévoir la fin du service habituel en même temps que la fermeture hâtive des écoles. « Que ce soit au sujet des congés en raison de la COVID ou concernant d’autres aspects, l’imposition de décisions sans consultation contribue à miner le moral des travailleuses des CPE. Le ministre Lacombe doit absolument reprendre les rencontres courantes avec ses partenaires qui ont pris fin en août dernier », insiste Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS–CSN.

            « Le gouvernement doit donner un coup de barre pour rassurer le personnel des CPE du Québec et envoyer un signal fort afin d’éviter que plus de travailleuses ne quittent nos CPE », conclut Lucie Longchamps.

            Les mentalités ont la couenne dure

            Billet de Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN

            Été 2020. Une autre vague de dénonciation d’agressions sexuelles secoue le Québec. Bien que les mouvements #MeToo et #AgressionNonDénoncée aient créé un certain élan pour faire bouger la classe politique en faveur des victimes, je peux affirmer une chose : il y a encore loin de la coupe aux lèvres pour venir à bout des comportements inacceptables qui sont légion dans bien des milieux de travail au Québec.

            Depuis quelques années, on observe des changements législatifs qui découlent de l’action féministe contre les actes de violence sexuelle. En décembre 2017, le gouvernement libéral adopte une loi pour contrer ces violences dans les établissements d’enseignement supérieur. En 2018, la notion de harcèlement sexuel est nommément inscrite dans la Loi sur les normes du travail. En juin dernier, un projet de loi modifiant le Code civil est adopté pour mettre fin au délai de prescription qui limitait à 30 ans la possibilité de poursuivre au civil un présumé agresseur. Par ailleurs, le Comité d’experts sur l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale se prépare à déposer ses recommandations. Celles-ci devraient inclure la création d’un tribunal spécialisé afin d’aider les victimes à toutes les étapes du processus judiciaire.

            Les dinosaures ont-ils encore de l’avenir ?
            Les choses avancent, certes, mais les mentalités ont la couenne dure. Prenons le cas de la médecine, qui a longtemps été le boysclub le plus huppé du monde du travail. Même si les femmes ont investi la profession, cette culture semble y avoir imprégné sa marque. Récemment, une travailleuse syndiquée d’un hôpital réputé me racontait l’histoire qu’elle a vécue avec une personnalité connue du public. À l’époque, l’individu est médecin dans l’hôpital où elle travaille. Sa réputation de harceleur n’est plus à faire, mais personne n’ose le dénoncer en raison, notamment, de son aura de médecin et du processus de plaintes particulier lorsqu’il s’agit d’un membre du corps médical dans un établissement public. Notre disciple d’Esculape profite d’un colloque à l’extérieur de la ville pour inviter la jeune femme à souper, lui offrir à boire jusqu’à plus soif, insister pour aller prendre un dernier verre, la tirer de force sur une piste de danse pour la tripoter et se frotter contre elle, malgré les refus répétés de cette dernière. En dépit de ses réflexes affaiblis par l’alcool, elle réussit à s’esquiver. Quoi qu’il en soit, elle ne souhaite pas dénoncer l’homme intouchable parce que « quand tu te mets un médecin à dos dans ton milieu de travail, ta vie peut être de la marde. »

            Dans les établissements du réseau public de la santé, la Loi sur les services de santé et les services sociaux prévoit l’examen des plaintes contre un médecin par un médecin « examinateur », lequel est désigné par le conseil d’administration de l’établissement sur recommandation du conseil des médecins, dentistes et pharmaciens. Le processus d’enquête sur la plainte et, s’il y a lieu, de la révision de la décision se déroule sous l’étroite supervision du corps médical à toutes les étapes, quelle que soit la nature de la plainte.

            Il convient par ailleurs de souligner que des hommes peuvent aussi être victimes d’agressions et d’inconduites sexuelles au travail. Un employé administratif d’une organisation à but non lucratif m’a raconté avoir subi les assauts homophobes d’un de ses collègues qui lui a brusquement pris la tête pour la plaquer sur son entrejambe. Ce geste dégradant, empreint d’une grande violence, est à tous points de vue condamnable.

            Stoppons le cortège des agressions de toutes sortes
            À l’approche du 6 décembre, la Coordination du Québec pour la Marche mondiale des femmes dont la CSN est membre revendique l’élimination des violences faites aux femmes, notamment la violence sexuelle. Et comme les formes de violence et de harcèlement au travail sont d’une grande diversité et qu’elles concernent aussi les hommes, la CSN veille à ce que les employeurs respectent leur obligation légale d’assurer aux employé-es des milieux de travail sains et sécuritaires. Nous avons aussi, individuellement et collectivement, un rôle à jouer pour enrayer ce fléau, entre autres lorsque nous sommes témoins de telles situations. C’est pour cette raison que la CSN a décidé d’apporter sa contribution en lançant sa toute nouvelle campagne agispourquecacesse.com. Car personne ne devrait avoir à tolérer de la violence ou du harcèlement dans son milieu de travail. Car ensemble, nous devons agir pour que ça cesse, une bonne fois pour toutes.

            Votre syndicat participe-t-il à la campagne du 1 $ du Camp Vol d’été Leucan?

            Ce camp est unique pour les enfants atteints de cancer, leurs frère et sœurs ainsi que leurs parents. Les deux séjours estivaux d’une semaine au Centre de plein air Le Saisonnier au Lac-Beauport comblent un grand besoin de ressourcement et de répit. Chaque été, c’est 100 familles qui y participeront, entourés par plus de 125 bénévoles, dont certains membres de la CSN.

            En 2020, vu la situation de la pandémie reliée à la Covid-19, le Camp a hélas dû être annulé pour suivre les recommandations de la santé publique. La sécurité des familles membres et des bénévoles étaient la priorité de Leucan. Maintenant, nous continuons à nous croiser les doigts pour qu’en 2021, ce camp ait lieu. Et pour se faire, la générosité des membres de la CSN est encore sollicitée.

            D’ici le congé des fêtes, il est possible d’embrasser la cause officielle de la CSN et de participez à cette campagne simple et sécuritaire pour le prochain camp. Vérifiez avec votre syndicat s’il a rempli le formulaire. Vous pouvez aussi effectuer votre don en ligne.

            La solidarité légendaire des membres de la CSN fait toute une différence pour ses familles. VOUS pouvez faire une différence! Merci d’être présents.

            Édition 2020 de C’est Noël pour tout le monde

            La période des fêtes arrive à grands pas et, comme chaque année, la CSN fait appel à la solidarité de nos membres afin que ces réjouissances offrent à toutes et à tous de bons moments et de chaleureux souvenirs. C’est pourquoi nous vous invitons à participer à la campagne des paniers de Noël.

            Grâce aux contributions, nos camarades privés de revenus en raison d’une grève, d’un lock-out ou d’un congédiement pour activité syndicale pourront aussi prendre part aux festivités et célébrer avec leurs proches. Grâce à vous, nous pourrons dire : C’EST NOËL POUR TOUT LE MONDE!

            La CSN occupe les bureaux du comité patronal de négociation des centres de services scolaires francophones

            Des militantes et des militants du Secteur scolaire FEESP–CSN occupent aujourd’hui les bureaux du comité patronal de négociation des centres de services scolaires francophones. Ils dénoncent la lenteur des négociations et le manque d’intérêt du gouvernement face aux problèmes concrets que le personnel de soutien scolaire vit au quotidien.

            « Cela fait plus d’un an que nous avons déposé nos demandes syndicales et depuis ce temps, le gouvernement répète qu’il veut en arriver à une entente rapide », mentionne Annie Charland, présidente du Secteur scolaire FEESP–CSN. « Or, le comité de négociation patronal n’a pas de mandats réels pour faire avancer la négociation, alors que de notre côté, nous sommes prêts à mettre en place des solutions immédiates pour répondre aux enjeux préoccupants que nous vivons sur le terrain! »

            Des propositions patronales qui ne règlent rien
            Pour le Secteur scolaire FEESP–CSN, qui représente plus de 30 000 employé-es de soutien dans le réseau de l’éducation au Québec, il est clair que, non seulement les patrons n’ont pas de mandats, mais sur le fond, leurs objectifs de négociations ne permettent pas de rendre le réseau attractif, bien au contraire.

            « Les propositions patronales qui sont sur la table actuellement vont engendrer une augmentation de la précarité du personnel, et ce, dans un réseau en pleine pénurie de personnel. Nos demandes visent notamment à réduire la surcharge de travail en donnant plus de temps au personnel pour planifier les activités offertes aux élèves et prévoir des ratios élèves/personnel plus acceptables et sécuritaires. Nous voulons avoir les moyens d’offrir quotidiennement des services de qualité », souligne Mme Charland.

            Personnel de soutien scolaire : Présents depuis le début de la crise
            « Depuis le début de la crise sanitaire, le personnel de soutien est sur la ligne de front. Nous avons été sollicités dès les premiers jours pour les services de garde d’urgence et, depuis la réouverture des classes, nous sommes à pied d’œuvre pour participer à la réussite éducative des élèves du Québec tout en réduisant au maximum les risques d’éclosion. Le gouvernement doit nous écouter et prendre au sérieux le personnel de soutien. Si c’était le cas, nous n’aurions pas subi l’improvisation des dernières semaines concernant les congés de Noël », souligne Stéphanie Gratton, vice-présidente responsable de la négociation du secteur public de la FEESP–CSN.

             

             

            On s’en va dans le mur, selon la vaste majorité du personnel du réseau de la santé

            La vaste majorité du personnel du réseau de la santé et des services sociaux considère que les offres gouvernementales de la négociation ne permettront pas d’améliorer la situation. C’est ce qui ressort d’un sondage mené par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

            Des offres gouvernementales qui ne règlent pas la crise

            Le sondage électronique a été mené du 17 au 24 novembre 2020 et a permis de recueillir les réponses de 2350 répondantes et répondants. C’est 96 % des répondants au sondage de la FSSS–CSN qui considèrent que les offres gouvernementales pour la négociation du secteur public ne vont pas permettre d’attirer et de retenir le personnel dans le réseau. Pour les répondants, les offres gouvernementales sont loin d’améliorer les choses, principalement :

            • Parce que l’offre salariale est insuffisante;
            • Parce que l’offre gouvernementale ne permet pas d’améliorer la situation pour l’ensemble des titres d’emploi du réseau;
            • Parce que l’offre gouvernementale ne permet pas de réduire la charge de travail du personnel.

            Par son attitude dans la négociation, le gouvernement Legault ne prend pas en compte l’ampleur de l’épuisement et de la surcharge de travail du personnel selon 95 % des répondants.

            Les solutions du personnel sont ignorées par le gouvernement

            Pourtant, des solutions existent et le personnel en identifie plusieurs qui sont portées par la FSSS–CSN à la table de négociation. Pour le personnel, pour parvenir à améliorer la situation dans le réseau, il faut notamment :

            • Avoir de meilleurs salaires;
            • Rendre les emplois plus attrayants pour la relève et plus intéressants pour les expérimentés, en reconnaissant mieux les responsabilités et les compétences et en améliorant les compensations pour inconvénients;
            • Diminuer la charge de travail;
            • Avoir une plus grande stabilité des postes.

            « Les travailleuses et travailleurs qui sont au front depuis le début de la pandémie sont insatisfaits de l’attitude du gouvernement dans la négociation. Ils le disent clairement dans ce sondage. Pour sortir notre réseau de la crise, ça va prendre un changement à la table de négociation et ça presse! », lance Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

            La parole au personnel

            • « L’offre gouvernementale ne règle pas les problèmes structurels du réseau : gestion intransigeante, travail en silo, charge de travail, absence totale de reconnaissance, absence de suivis dans la prestation de soins auprès des patientes et des patients, climat de travail malsain. »
            • « Le manque d’écoute criant envers la détresse des salarié-es et l’attitude de je-m’en-foutisme du gouvernement envers nous font mal à notre besoin de reconnaissance. »
            • « Il est temps que le gouvernement reconnaisse l’importance de nos emplois et que l’on soit payé à notre juste valeur. On ne se le cachera pas, le salaire est la première forme d’attraction dans le système de la santé. Il est temps de rééquilibrer les budgets, et que les professions occupées majoritairement par les femmes soient reconnues. »
            • « Il faut redorer les emplois du réseau de la santé en valorisant tous les titres d’emploi. Le salaire n’est pas tout. Il faut considérer et prendre soin des employé-es afin de les mobiliser et les garder motivés. Il y a une grande iniquité actuellement dans le réseau avec la pandémie et toutes les primes offertes. »

             

             

             

             

            Sans queue ni tête : le personnel de soutien démuni devant l’incohérence du ministre Roberge

            La possibilité évoquée par le gouvernement à la mi-novembre de garder les services de garde en milieu scolaire ouverts pendant le prolongement du congé des Fêtes a causé un véritable branle-bas de combat chez les syndicats du personnel de soutien. En plus de la volonté de François Legault exprimée peu de temps avant d’ajouter trois journées pédagogiques au calendrier scolaire, son intention de maintenir ouverts les services de garde scolaires pendant le prolongement des vacances a eu l’effet d’une claque au visage pour les travailleuses et les travailleurs. Si le gouvernement est revenu sur sa décision de prolonger le congé des Fêtes, le personnel de soutien et les éducatrices en service de garde ne décolèrent pas face au manque de considération du ministre de l’Éducation Jean-François Roberge.

            Samuel Fortin, président du syndicat du soutien scolaire Bellimont–CSN, ne mâche pas ses mots à l’endroit du ministre. « C’est du gros n’importe quoi. C’est géré au jour le jour, sans consultation. On fait partie de la solution, mais là, on est épuisés et exaspérés par ces décisions sans queue ni tête qui nous sont imposées ». Au printemps dernier, l’ensemble du personnel des services de garde s’était démené pour la mise en place des services de garde d’urgence. « Même si on a prouvé à maintes reprises le caractère essentiel de notre travail, on se bute à un manque de reconnaissance du personnel de soutien, sans compter qu’on évite soigneusement de nous impliquer dans la prise des décisions. Cela cause énormément de frustration », ajoute M. Fortin qui, avec ses collègues, a rendu visite à deux députées de la CAQ et au conseil d’administration de son centre de services.

            De son côté, le Syndicat du personnel de soutien des Hautes-Rivières–CSN a décidé de prendre les choses en main, comme l’explique celle qui en est secrétaire, Mireille Gauvin. « On fait tout ce qu’on peut pour se faire entendre, parce ce qui se passe en ce moment, ça n’a pas d’allure. » Les membres du syndicat sont d’ailleurs allés manifester spontanément devant les bureaux de circonscription du ministre Roberge. Pour Mireille Gauvin, il y a une incompréhension totale de l’ensemble du travail effectué par les éducatrices. « Organiser une journée pédagogique, ça ne se fait pas en claquant des doigts. En plus de devoir respecter les bulles-classes au sein même des groupes, on doit composer avec le manque de locaux et une pénurie de personnel. »

            Départs précipités à la retraite, réorientations de carrière, congés de maladie… d’une même voix, la représentante et le représentant syndical soulignent l’hémorragie de personnel que subit actuellement le secteur. « Les gens sont déchirés. D’un côté, ils ont à cœur leur emploi et la mission éducative des enfants, et de l’autre, ils sont au bout du rouleau, parce qu’en plus de la précarité du métier, le sentiment d’injustice et de non-reconnaissance les mine au quotidien », renchérit Mirelle Gauvin.

            Si les derniers mois ont démontré la capacité d’adaptation, de résilience et de mobilisation du personnel de soutien dans les écoles, le ministre Roberge aura de sérieux comptes à rendre à la sortie de la crise sanitaire.

            Un retard de rémunération indécent, alors que les services publics sont à bout de souffle

            Actuellement en négociation pour le renouvellement des conventions collectives de plus de 160 000 travailleuses et travailleurs du secteur public, la CSN estime que le rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) démontre, encore une fois et sans ambiguïté, l’urgence de donner un sérieux coup de barre en matière de rémunération.

            « Nous sommes en plein cœur de la négociation et les chiffres révélés par l’enquête annuelle de l’ISQ illustrent amplement la détérioration des conditions salariales dans le secteur public. Il est clair que ce rapport vient appuyer le bien-fondé de nos demandes et il est temps que le gouvernement entende raison et assume ses responsabilités », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

            En effet, l’enquête menée par l’ISQ souligne que la rémunération globale des employé-es de l’État (ce qui inclut le salaire, le régime de retraite et les avantages sociaux) affiche un retard alarmant de 9,2 % par rapport à l’ensemble des salarié-es québécois; un retard qui s’est amplifié, puisqu’il était de 6,2 % l’année dernière. Du point de vue strictement salarial, le retard est encore plus manifeste, alors que les employés de l’État gagnent 16,5 % de moins que les autres salariés du Québec.

            « C’est tout simplement indécent. Nos services publics étaient déjà en crise avant la pandémie et ils sont actuellement portés à bout de bras par des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs. En ce moment, l’élastique est tendu au maximum et les problèmes de surcharge de travail et de pénurie de main-d’œuvre continuent de fragiliser les services à la population, sans compter l’impact considérable pour les hommes et surtout pour les femmes qui y travaillent, puisqu’elles occupent plus de 75 % des emplois du secteur public », ajoute Caroline Senneville.

            En négociation depuis plus d’un an, la CSN estime que l’heure est venue pour le gouvernement Legault de prendre acte de la situation et d’agir en conséquence. Actuellement, les augmentations salariales proposées par le gouvernement sont de 1,75 % en 2020 et en 2021 puis de 1,5 % en 2022.

            « C’est une proposition tout simplement déconnectée de la réalité, car comme le démontre le rapport de l’ISQ, les salaires des syndiqué-es ne faisant pas partie du secteur public ont augmenté en moyenne de 2,6 % en 2020. L’offre sur la table ne ferait qu’accentuer l’écart entre les travailleuses et les travailleurs des services publics par rapport aux autres salariés du Québec. Le gouvernement ne peut plus ignorer ce que nous lui soulignons depuis plus d’un an, soit l’urgence d’agir et de soutenir nos services publics en donnant un sérieux coup de barre en matière de rémunération », explique la vice-présidente de la CSN.

            La CSN a déposé cet automne une contre-proposition qui revendique une augmentation de 2 $ l’heure pour l’année 2020 et le plus avantageux entre 0,75 $ l’heure ou 2,2 % pour les deux années subséquentes. « Actuellement, les salaires d’un bon nombre de travailleuses et de travailleurs des services publics ne leur permettent pas de vivre décemment. Notre revendication en montants fixes vient directement répondre à cet enjeu, puisque ses impacts sont plus importants pour celles et ceux qui gagnent le moins. Notre demande répond aux besoins réels du personnel des réseaux », conclut Caroline Senneville.

            Examens virtuels au cégep

            La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) s’inquiète que le ministère de l’Enseignement supérieur (MES) envisage d’obliger les cégeps à basculer en mode complètement virtuel à partir du 17 décembre, comme c’est déjà le cas pour le primaire et le secondaire. La fédération estime qu’une telle décision porterait préjudice à l’équité entre les étudiantes et les étudiants quant à l’évaluation des compétences.

            « On sait à quel point il est facile de recourir au plagiat et à la fraude à distance. L’exemple éloquent de l’application “PhotoMath”, qui permet d’avoir la solution à un problème de calcul différentiel ou intégral à l’aide d’une simple photo prise avec le cellulaire, suffit à lui seul à montrer tous les dangers liés à un passage à des examens en mode non présentiel seulement », précise Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQ–CSN.

            Beaucoup d’enseignantes et d’enseignants comptent sur les examens en présence pour véritablement jauger les apprentissages réalisés. En modifiant les plans à si brève échéance, on viendrait les en empêcher tout en ne leur laissant pas suffisamment de temps pour arriver avec des solutions de rechange qui permettront d’atteindre adéquatement cet objectif.

            Pour Yves de Repentigny, le MES risque de mettre le feu aux poudres dans les collèges puisque cela viendrait obliger des enseignantes et des enseignants déjà surmenés et pas très éloignés du point de rupture tant physique que psychologique à chambarder à la dernière minute les évaluations qu’elles et ils avaient préparées.

            Ajoutons que, compte tenu du nombre d’étudiantes et d’étudiants qui occupent un emploi dans des commerces et qui vont probablement beaucoup travailler durant la période des Fêtes, le basculement en mode virtuel à 100 % risque de ne pas avoir l’effet préventif escompté puisque, contrairement aux jeunes du primaire et du secondaire, ces personnes ne se retrouveront pas en situation d’isolement relatif.

            La sortie de crise, c’est d’améliorer les conditions du personnel.

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) lance une vaste campagne publicitaire radio pour exiger que le gouvernement appuie et protège le personnel de la santé, des services sociaux et des services de garde éducatifs.

            Urgence d’agir pour sortir nos réseaux de la crise
            Cette campagne publicitaire diffusée partout au Québec envoie un message fort au gouvernement Legault : le personnel tombe au combat dans la lutte à la pandémie et il y a urgence d’agir pour améliorer leurs conditions de travail et salariales. Les négociations en cours dans le secteur public, des CPE et du préhospitalier sont des occasions à saisir pour reconnaître l’apport essentiel de ce personnel au front depuis le début de la pandémie.
            La FSSS–CSN dénonce de plus la protection insuffisante du personnel. La transmission aérienne du virus est reconnue, mais le Québec refuse d’ajuster à la hausse les mesures de protection, notamment en rendant disponibles les masques N95. Non seulement le gouvernement n’améliore pas les niveaux de protection, mais il a tendance à tenter de mettre la faute des récentes éclosions sur les employé-es.

            « Si le gouvernement continue à refuser d’améliorer le sort du personnel, on s’en va droit dans le mur ! En santé, services sociaux et dans les services de garde éducatifs, la pandémie aggrave l’état de santé psychologique du personnel. On ne tiendra pas le coup encore longtemps ! La sortie de crise, elle passe par un coup de barre pour le personnel. Il y a urgence d’agir ! », lance Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

            Vingtième édition de la Journée nationale des chargées et chargés de cours

            La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) est fière de souligner aujourd’hui la 20e édition de la Journée nationale des chargées et chargés de cours. Celle-ci s’inscrit dans une vaste campagne qui vise à faire connaître la grande diversité des profils des personnes chargées de cours et leur apport inestimable à la formation des étudiantes et des étudiants. Cette année, la crise sanitaire qui bouleverse nos vies et le monde de l’enseignement a plutôt mis en exergue la précarité de leur travail, pourtant inestimable pour la société québécoise. Cette réalité est toutefois méconnue et mérite qu’on la fasse connaître.

            Sous l’appellation de chargé-e de cours, on trouve de nombreux titres d’emplois, notamment les tutrices et tuteurs en formation à distance, les professeur-es enseignants, les superviseur-es de stage, les chargé-es d’enseignement, les chargé-es de formation pratique et les chargé-es de clinique. Toutes et tous contribuent à leur façon à la qualité de l’enseignement offert dans les universités. Plusieurs font aussi de la recherche et de la création.

            Les conditions de travail de ces personnes se sont particulièrement détériorées au cours des derniers mois. L’adaptation des cours en mode non présentiel et l’augmentation de la taille des groupes-cours qui s’en est suivie ont occasionné un important alourdissement du travail sans nécessairement que les universités accordent des ressources supplémentaires. À contrario, certaines enseignantes et certains enseignants ont obtenu moins de groupes-cours, voyant ainsi leur charge de travail diminuer de façon importante.

            « Ces enseignantes et ces enseignants contractuels assument plus de 60 % de l’enseignement au premier cycle et une part de plus en plus grande de ce dernier aux cycles supérieurs. Sur ce plan, nous pouvons prétendre que leur expertise et leur passion servent de rempart pour préserver la qualité de l’enseignement universitaire malgré le peu de reconnaissance obtenue jusqu’ici des directions des universités. Il est temps de rectifier le tir », souligne Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la Fédération.

            La FNCC–CSN, l’UDA et la GMMQ impatientes d’apporter des solutions pour améliorer le sort des artistes

            Depuis plus d’une décennie, le milieu culturel réclame la révision des deux lois sur le statut de l’artiste. La Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), l’Union des artistes (UDA) et la Guilde des musiciens et des musiciennes du Québec (GMMQ) applaudissent la reprise des travaux en vue de procéder à la révision de ces lois.

            « Il est urgent de réviser en profondeur les lois sur le statut de l’artiste. Actuellement, elles échouent dans leur objectif principal d’améliorer la situation socio-économique, les conditions de vie et de pratique des artistes, des créateurs et des professionnels du milieu culturel québécois » exprime Luc Fortin, président de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ).

            L’échec de ces lois dans leur forme actuelle est particulièrement criant depuis le début de la pandémie. « Nos membres se retrouvent sans aucune protection ni aucun filet social et avec très peu de recours pour faire honorer leurs contrats. La crise les a donc plongés dans une précarité extrême. La majorité a survécu grâce à la Prestation canadienne d’urgence (PCU) et maintenant à la Prestation canadienne de relance économique (PCRE). Pour la fédération, qui représente l’Association des professionnels des arts de la scène du Québec (APASQ) et l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ), entre autres, il est donc plus que temps de procéder à cette révision pour améliorer le sort de nos membres qui sont travailleurs autonomes », rappelle Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN).

            Comme il n’y a pas de culture sans artistes, créateurs et professionnels, c’est avec enthousiasme que nous partagerons des solutions concrètes dans nos mémoires déposés à la ministre de la Culture et des Communications. « Nos membres, qui sont l’essence même de la création culturelle et artistique, doivent être placés au centre des préoccupations dans le cadre de cette révision des lois. C’est l’occasion parfaite d’agir pour améliorer de façon durable et concrète les conditions de vie des artistes, élément phare de la Politique culturelle québécoise », soutient Sophie Prégent, présidente de l’Union des Artistes (UDA).

            Le gouvernement choisit enfin la voie de la raison

            En réaction à l’annonce du gouvernement concernant le congé des fêtes pour les écoles québécoises, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) se disent soulagées et joignent leurs voix pour saluer la décision qu’elles qualifient de responsable.

            Les trois organisations syndicales considèrent qu’une décision du gouvernement obligeant les services de garde scolaires à ouvrir leurs portes à 100 % aurait été une consécration de l’incohérence dans les mesures sanitaires. Dans le contexte où le Québec ne connaît aucun relâchement dans sa lutte contre la COVID-19 et que plusieurs régions sont encore en zone rouge, le personnel des services de garde scolaires pourra aussi, comme tout le monde, limiter son exposition aux risques de contamination à l’aube de la période des fêtes. Si le gouvernement avait fermé les écoles à moitié, le personnel des services de garde scolaires aurait été traité, une fois de plus, comme des travailleurs de seconde zone puisque les risques de contamination auraient été maximisés alors que le concept de bulle-classe et la distanciation physique sont impossibles à appliquer. Dès lors, la raison principale invoquée par le gouvernement visant à limiter la propagation du virus pour Noël apparaissait comme un faux prétexte au regard des centrales.

            Étant donné que les services de garde d’urgence qui seront mis sur pied pour le congé des fêtes s’effectueront sur une base volontaire des éducateurs et éducatrices, les organisations syndicales demandent au gouvernement de garantir des incitatifs financiers pour le personnel afin d’assurer le succès de l’opération.

            Un gouvernement qui fait cavalier seul dans la pandémie
            Malgré cette décision en faveur du personnel des services de garde scolaires, la CSQ, la CSN et la FTQ dénoncent qu’une fois de plus, elles sont encore obligées d’éteindre la panique générée par les ballons d’essai lancés par le gouvernement depuis plusieurs jours. Elles confirment ne pas avoir été parties prenantes de la réflexion entourant la démarche, à la seule exception de rencontres tenues sur le tard, hier. Les syndicats réitèrent qu’il aurait été préférable que toutes les parties prenantes puissent être associées à la décision afin de minimiser les impacts et, surtout, de garantir le succès de l’opération, qui touche des millions de personnes. Les organisations continuent à tendre la main pour l’avenir.

            Citations
            « La décision du gouvernement est responsable et constitue un soulagement pour le personnel des services de garde scolaires. Pour eux, c’était loin de passer comme une lettre du père Noël à la poste. Le gouvernement a peut-être fini par entendre raison sur l’importance de la cohérence dans les mesures sanitaires, mais il faut déplorer le manque d’écoute devant le processus unilatéral qui s’est déroulé depuis quelques jours. Dans le futur, le gouvernement gagnerait à associer le plus d’organisations possible à ses réflexions pour éviter un autre psychodrame. » – Sonia Ethier, présidente de la CSQ

            « Le gouvernement avait plusieurs facteurs à prendre en considération. Nous sommes satisfaits que le premier ministre ait entendu nos arguments quant à l’incohérence des scénarios jusqu’ici envisagés. On ne pouvait régler la question en renvoyant tout simplement le fardeau sur le personnel des services de garde, déjà grandement sollicité par la crise mais si peu considéré par le gouvernement. C’est une décision mitoyenne qui nous semble beaucoup plus responsable en matière de santé publique. » –Jacques Létourneau, président de la CSN 

            « On comprend que le gouvernement a finalement entendu les inquiétudes que nous lui avons exprimées lors de rencontres précédentes. Si nous avions été consultés avant les ballons d’essai lancés dans les médias, on aurait pu éviter toutes les spéculations qui ont insécurisé la population et le personnel du réseau. Le gouvernement doit retenir la leçon et consulter davantage les travailleurs et travailleuses qui œuvrent auprès de la population. » – Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ

            Les libraires de Raffin acceptent la recommandation faite par le conciliateur

            C’est dans une proportion de 100% que les membres du Syndicat des employé-es de la Librairie Raffin Plaza St-Hubert–CSN ont accepté, jeudi, la recommandation faite par le conciliateur. « Nous avons enregistré des gains pour enfin nous éloigner du salaire minimum et pour obtenir reconnaissance de l’expertise et de la formation des libraires. De plus, nous avons réussi à avoir une meilleure répartition des heures pour les employé-es à temps partiel, ce qui devrait stabiliser la main-d’œuvre au bénéfice de tous », se réjouit Frédérique Saint-Julien Desrochers, porte-parole du syndicat.

            Le retour au travail s’effectuera ce vendredi 20 novembre, à temps pour la période des Fêtes. « Nous sommes heureux de retourner en succursale pour suggérer des lectures à nos clients, à l’approche des vacances de Noël, une période très achalandée chez les libraires indépendants. Durant les semaines de conflit, c’est ce lien privilégié avec notre clientèle qui nous a le plus manqué. », ajoute Frédérique Saint-Julien Desrochers.

            Heureusement, les lecteurs ont su témoigner leur appui aux libraires en grève. Plusieurs autrices et auteurs de même que des maisons d’édition ont aussi pris position en faveur des employé-es. « Nous avons également constaté un appui d’autres syndicats de la CSN et même de l’extérieur du mouvement. Nous en profitons pour les remercier chaleureusement. Lorsque les luttes sont ardues, la solidarité est d’autant plus importante », souligne Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

            « La grève est l’ultime recours pour permettre des avancées. Je tiens à saluer le courage, la combativité et la solidarité exemplaire des libraires de Raffin qui ont su parler d’une seule voix et ont su garder le cap pendant ce conflit. Leur détermination a fait la différence. » salue, de son côté, David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du Commerce (FC–CSN).

             La recommandation faite par le conciliateur prévoit un contrat de travail de trois ans, qui se termine en mai 2022.

            Un urgent besoin de cohérence pour les écoles et les services de garde scolaires!

            En réaction au scénario hypothétique de prolongement du congé des fêtes pour les écoles québécoises, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), au terme d’une rencontre avec le cabinet du ministre de l’Éducation, ont réclamé de toute urgence de la cohérence dans le déploiement des mesures sanitaires visant à protéger la population.

            Les centrales syndicales appellent le gouvernement à faire preuve de bon sens dans la mise en place des mesures sanitaires. Elles mentionnent que, si l’objectif du gouvernement est de limiter la propagation du virus avant et après Noël, fermer les écoles à moitié serait une grave erreur puisque les groupes de services de garde scolaires n’ont jamais été en mesure de respecter la distanciation physique ni le concept de bulle-classe. Dans ce contexte, où la priorité du gouvernement est de limiter la propagation du coronavirus pour la période des fêtes, les centrales jugent donc que le maintien des services de garde scolaires serait inacceptable puisqu’il viendrait directement nuire au respect du concept de bulle-classe et de la règle visant la réduction des contacts sociaux.

            D’une même voix, les centrales déplorent aussi l’absence totale de sensibilité du gouvernement quant à la réalité quotidienne vécue sur le terrain par les milliers d’éducatrices et d’éducateurs en services de garde solaires. Après l’introduction de trois journées pédagogiques, qui ont mené à une augmentation directe de la charge de travail des services de garde scolaires, la CSQ, la CSN et la FTQ regrettent que ces derniers doivent continuer de se démener pour être considérés dans les processus décisionnels. Elles se désolent qu’une fois de plus, le gouvernement se soit avancé publiquement avec des ballons d’essai qui condamnent le personnel et les parents à l’incertitude, et ce, à l’aube des fêtes. Les organisations syndicales réitèrent au gouvernement l’importance de prendre le temps de faire les choses correctement. Cela aurait dû, d’abord, débuter avec une validation préalable auprès des acteurs concernés, à savoir les travailleuses et les travailleurs de l’éducation.

            Citations
            « Le personnel de soutien en a plus qu’assez du manque de considération de la part du ministre de l’Éducation. On invite le gouvernement à ne pas se mettre la tête dans le sable : fermer les écoles tout en maintenant ouverts les services de garde serait aussi efficace qu’un produit homéopathique. Il ne faut pas avoir fréquenté une salle de classe souvent dans sa vie pour penser que l’ouverture des services de garde ne viendrait pas compromettre les efforts de la Santé publique. » – Sonia Éthier, présidente de la CSQ

            « Depuis le début de la crise, le gouvernement pense qu’on peut régler tous les problèmes en les renvoyant dans la cour des services de garde. Ça relève malheureusement de la pensée magique. Les services de garde ne sont pas des lieux de quarantaine. Les scénarios envisagés par le gouvernement n’ont rien de cohérent. » – Jacques Létourneau, président de la CSN

            « Le personnel des services de garde est déjà épuisé et au bout du rouleau. Le gouvernement doit d’abord prioriser la santé, la sécurité des enfants, de leur famille et du personnel de l’éducation. La décision de prolonger le congé des fêtes tout en maintenant les services de garde serait irresponsable et incohérente. » – Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ

            La CSN lance une grande campagne de sensibilisation à la violence et au harcèlement au travail

            Toujours préoccupée par les phénomènes de violence et de harcèlement au travail ainsi que par leurs conséquences sur la santé et le climat de travail, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est fière de lancer sa toute nouvelle campagne nationale de sensibilisation intitulée « Agis pour que ça cesse. »

            « La responsabilité de créer un milieu de travail sain et sécuritaire incombe aux employeurs et la CSN veille à ce que ceux-ci respectent leur obligation à cet égard, rappelle Jean Lacharité, vice-président de la CSN et responsable de la santé et la sécurité du travail. Par contre, nous considérons aussi que prévenir et contrer la violence et le harcèlement au travail est une responsabilité collective et le devoir de toutes et tous. »

            Partant du principe que nous pouvons toutes et tous contribuer à mettre fin à la violence et au harcèlement au travail, cette nouvelle campagne a pour objectif de sensibiliser et d’éduquer le public afin d’inciter les témoins, les complices, les victimes, et même les agresseurs à agir pour que ça cesse.

            « Tout le monde doit comprendre que ne rien faire devant des situations de harcèlement ou de violence contribue à faire en sorte qu’elles perdurent, explique Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN et responsable de la condition féminine. Il est donc important pour nous d’outiller nos syndicats et leurs membres afin qu’ils puissent reconnaître les différentes formes de violence et de harcèlement et qu’ils sachent comment intervenir. »

            Afin d’atteindre ces objectifs, une grande variété d’outils ont été conçus et sont accessibles dès maintenant au agispourquecacesse.com, notamment, une brochure explicative et des vidéos traitant du harcèlement psychologique et du harcèlement sexuel au travail. Plusieurs autres outils seront également ajoutés dans les prochaines semaines.

            PEV : un plan qui manque de cibles, de contraintes et d’ambition

            « C’est un plan que nous aurions bien reçu… il y a 20 ans. » C’est ainsi que le président de la CSN, Jacques Létourneau, réagissait au Plan pour une économie verte présenté par le ministre Benoit Charette aujourd’hui.

            Pour la CSN, le plan présenté ne reflète pas les consultations menées par le gouvernement auprès des groupes de travail justement formés en vue de son développement. L’urgence climatique impose au Québec un plan complet et intégré qui inclut des mécanismes de suivi et de reddition de comptes pour chacun des investissements. Ces mécanismes manquent au projet du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

            « Il est bien d’avoir des mesures incitatives. Mais l’absence de contraintes et de cibles concrètes pour plusieurs secteurs fragilise grandement notre capacité à respecter les recommandations du GIEC et les nombreux engagements du Québec à cet égard », de déplorer le président de la CSN. « L’urgence climatique commande beaucoup plus que le saupoudrage de quelques incitatifs, sans contraintes réelles pour forcer le changement. Malgré les affirmations du premier ministre aujourd’hui, nous considérons que la stratégie du gouvernement ne répond pas aux demandes des jeunes qui l’implorent de les écouter et de gouverner pour les générations futures. »

            La CSN partage par ailleurs certains des objectifs en matière d’électrification des transports. Il était plus qu’urgent de forcer la conversion du parc automobile aux véhicules électriques et hybrides rechargeables. Pourtant, les moyens proposés ne permettront pas de révolutionner notre façon de nous déplacer ni de réduire notre dépendance à la voiture, et ce, en dépit de certains investissements à venir — et annoncés à de multiples reprises — en matière de transport collectif. « À ce sujet, la disproportion entre les sommes prévues au PQI pour les infrastructures routières et les investissements prévus par le gouvernement pour l’électrification des transports parle d’elle-même », de souligner Jacques Létourneau.

            C’est toutefois sur le plan de la décarbonisation des entreprises que se situe la plus grande déception, estime la centrale syndicale.

            « Le parc industriel est à lui seul responsable du tiers des émissions de GES du Québec, rappelle M. Létourneau. Pourtant, aucune cible n’est déterminée par le gouvernement pour ce secteur. Celui-ci ne propose que des sommes incitatives offertes aux entreprises — et on ne parle ici que de 168 M$ par année. »

            Enfin, la CSN est d’avis que les organisations syndicales doivent être parties prenantes de ce changement. Ces transformations doivent être menées dans une perspective de transition énergétique juste, seule avenue permettant de trouver des solutions lorsque les transformations liées à la transition ont des impacts sur les travailleuses et les travailleurs dont les emplois dépendent d’industries à haute émission de GES.

            Manifestations en appui aux travailleuses et aux travailleurs des services publics

            Partout à travers le Québec, des milliers de personnes participent aujourd’hui à des manifestations organisées par la CSN en appui au personnel du réseau de la santé et des services sociaux, de celui de l’éducation ainsi que des organismes gouvernementaux présentement en négociation pour le renouvellement de leurs conventions collectives. Les travailleuses et les travailleurs du secteur public, qui assurent les services à la population dans des conditions devenues extrêmement difficiles, réclament du gouvernement qu’il reconnaisse enfin l’ampleur de la crise qui sévit et qu’il donne un réel coup de barre en investissant significativement dans les réseaux publics.

            À Montréal, plusieurs centaines de personnes ont marché dans les rues du centre-ville en scandant des messages à l’attention du premier ministre et de la présidente du Conseil du trésor : « Legault, LeBel, n’attendez pas la prochaine crise », « Urgence d’agir, services publics à rebâtir », « Des services plus humains, pour le Québec de demain ».

            Pour Jacques Létourneau, président de la CSN, l’appui de la population aux revendications du personnel des réseaux témoigne de la nécessité pour le gouvernement actuel de faire les choix qui s’imposent et de mettre les ressources nécessaires pour répondre aux besoins des travailleuses et des travailleurs sur le terrain. « Nos services publics s’écroulent depuis trop longtemps. Aujourd’hui, on voit l’étendue des dégâts et c’est toute la population qui en souffre ».

            Létourneau souligne que la raison principale invoquée par le gouvernement pour justifier les mesures de confinement actuelles, c’est justement la capacité affaiblie de réponse du système de santé, grandement hypothéqué par les compressions et les mesures d’austérité des dernières décennies. « M. Legault l’a dit à maintes reprises : nous sommes arrivés dans cette crise avec des réseaux fragilisés et c’est pourquoi il a dû, au cours des derniers mois, prendre des décisions qui, à leur tour, ébranlent l’ensemble du Québec. Pensons aux bris de service en santé et services sociaux qui se multiplient, avec des interventions chirurgicales annulées et des suivis qui tardent. Pensons au réseau de l’éducation, dont les ressources humaines et financières sont étirées au maximum depuis des mois, et qui montre des signes de plus en plus inquiétants d’épuisement généralisé. Pensons aussi à toutes les activités commerciales mises en suspens et les impacts que cela entraîne sur notre économie. »

            La CSN, qui représente plus de 150 000 travailleuses et travailleurs dans les services publics, réitère qu’elle propose depuis fort longtemps de nombreuses solutions et que celles-ci ont été déposées aux diverses tables de négociation depuis plus d’un an. « Pour que la situation s’améliore, il faut impérativement régler une fois pour toutes les problèmes de pénuries de main-d’œuvre. Et pour y arriver, ça prendra plus que des mercis en conférence de presse. Il faut améliorer les conditions de travail et de pratique en s’attaquant sérieusement à la surcharge de travail qui est devenue insoutenable. Et ça prend aussi de meilleurs salaires, des augmentations significatives, particulièrement pour celles et ceux qui gagnent le moins », ajoute Jacques Létourneau.

            « Au cours des prochaines semaines, les travailleuses et les travailleurs des services publics, mobilisé-es et solidaires, entendent utiliser tous les moyens à leur disposition pour faire comprendre au gouvernement qu’il y a urgence d’agir. Le personnel des réseaux et l’ensemble de la population du Québec méritent mieux. M. Legault doit faire mieux », conclut le président de la CSN.

            Faire plus pour sortir de la crise en santé

            La mise à jour économique du gouvernement Legault ne va pas chercher les marges nécessaires pour mettre fin à la crise en santé, services sociaux et dans les services de garde éducatifs. La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) préconise une réforme de la fiscalité audacieuse pour parvenir à améliorer nos services publics.

            Une relance économique qui laisse peu de place aux services publics et aux travailleurs.
            La mise à jour économique a pour objectif de revenir à l’équilibre budgétaire dans cinq ans, le tout sans aller chercher de nouveaux revenus. Pourtant, la pandémie montre à quel point nos services publics ont fait les frais des politiques d’austérité des dernières décennies. Le manque de personnel, les enjeux de santé mentale, la qualité des soins aux aîné-es sont autant d’enjeux qui nécessitent des investissements majeurs pour parvenir à répondre aux besoins de la population.

            C’est pourquoi la FSSS–CSN souhaite que la relance économique mise davantage sur nos services publics. Le gouvernement compte sur une augmentation des transferts fédéraux en santé pour financer les mesures qu’il a annoncées dernièrement dans le réseau. Cette augmentation, bien que souhaitable, est loin d’être à portée de main et n’empêche en rien le gouvernement d’augmenter ses propres revenus.

            « Si on ne veut pas aller chercher de nouveaux revenus tout en gardant le cap sur la réduction de la dette et un retour rapide à l’équilibre budgétaire, on peut craindre une nouvelle forme d’austérité. Le gouvernement doit sortir de son étau idéologique et prendre les moyens qui s’imposent pour sortir nos réseaux de la crise actuelle », explique Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

            Des solutions fiscales pour renforcer le filet social
            Selon la FSSS–CSN, la population du Québec a suffisamment souffert du désinvestissement dans les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome.

            En vue du prochain budget, qui déterminera en grande partie notre capacité collective à traverser cette crise, et les autres qui pourraient subvenir, la FSSS–CSN demande au gouvernement Legault d’adopter, dès le prochain budget, les solutions fiscales qui lui permettront de procéder aux investissements nécessaires pour renforcer le filet social.

            L’organisation, qui est membre de la Coalition Main rouge, invite donc tous ses membres et la population à signer la pétition qu’elle lance aujourd’hui.

            Le personnel enseignant, le grand oublié de la mise à jour économique

            La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) accueille avec des sentiments partagés l’annonce du ministre des Finances, Éric Girard, qui, dans le cadre de la mise à jour économique du gouvernement, injecte 25 millions de dollars pour faciliter l’accès au réseau collégial et la diplomation. Une portion indéterminée, mais nettement insuffisante de cette somme est destinée à l’embauche ponctuelle de personnel enseignant et au soutien psychologique des profs de Cégep. Aucun investissement n’est cependant prévu pour soutenir les personnes chargées de cours universitaires, qui sont des enseignantes et des enseignants à statut précaire et dont les conditions de travail se sont particulièrement détériorées au cours des derniers mois. Ces fonds apparaissent terriblement dérisoires vu la crise dans laquelle a été plongé le monde de l’éducation et de l’enseignement supérieur depuis le début de la pandémie.

            La FNEEQ–CSN réclame depuis plusieurs mois des ressources supplémentaires dédiées exclusivement aux ressources enseignantes de manière à alléger la tâche durant cette période inédite. Un récent sondage a d’ailleurs mis en relief tout le drame qui se joue actuellement derrière les écrans des enseignantes et des enseignants. Les attentes étaient grandes; la déception l’est tout autant.

            Pour la fédération, le gouvernement envoie un mauvais signal aux enseignantes et aux enseignants, qui espéraient mieux respirer la session prochaine. Les sommes annoncées pour les Cégeps sont destinées à une longue liste de « mécanismes compensatoires » qui incluent le tutorat par les pairs, le soutien scolaire, l’achat de services et de matériel. L’exercice risque fort de se solder par un saupoudrage inefficace des ressources
            .
            « Afin de maintenir la mobilisation et l’engagement du personnel enseignant dans le contexte de la pandémie, le gouvernement doit investir des sommes substantielles pour faire une réelle différence dans leur travail. Nous martelons depuis des mois que les conditions d’apprentissage sont étroitement liées aux conditions d’enseignement. Le message ne semble pas avoir été bien compris. L’impact sur la persévérance et la réussite éducative pourrait se faire sentir sur des années », déplore Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN.

            Un filet social à renforcer
            Selon la FNEEQ–CSN, la population du Québec a suffisamment souffert du désinvestissement dans les services publics, l’éducation, l’enseignement supérieur, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome.

            En vue du prochain budget, qui déterminera en grande partie notre capacité collective à traverser cette crise et les autres qui pourraient survenir, la fédération demande au gouvernement Legault d’adopter, dès le prochain budget, les solutions fiscales qui lui permettront de procéder aux investissements nécessaires pour renforcer le filet social.

            La FNEEQ–CSN, qui est membre de la Coalition Main rouge, invite donc les membres de tous ses syndicats et la population à signer la pétition qu’elle lance aujourd’hui.

            Mise à jour économique : la CSN profondément déçue

            En maintenant ses versements au Fonds des générations à hauteur de 2,7 milliards cette année et en conservant un horizon de cinq ans pour le retour à l’équilibre budgétaire, le gouvernement du Québec pave la voie à des mesures d’austérité budgétaire, s’inquiète la CSN. Pour la centrale syndicale, le ministre des Finances prive le Québec des moyens et des ressources qui s’imposent pour relancer son économie.

            « Un consensus commence à se dégager au Québec : le gouvernement doit revoir sa stratégie budgétaire, souligne le président de la CSN, Jacques Létourneau. Le ministre des Finances aurait pu envoyer un message clair en indiquant d’emblée que le retour à l’équilibre budgétaire en 2025 ne figure pas dans les plans du gouvernement. Il avait l’occasion de suspendre les versements au Fonds des générations pour consacrer ces sommes aux besoins immédiats de la population du Québec et assurer une reprise économique vigoureuse. Malheureusement, c’est une occasion ratée. »

            « C’est à des années d’austérité que le gouvernement de la CAQ nous prépare », prévient le président de la CSN. Malgré les sommes prévues pour la formation et la requalification de la main-d’œuvre, la centrale syndicale demeure déçue de la timidité des mesures de relance annoncées aujourd’hui.

            Les objectifs fixés il y a 25 ans en matière de gestion du poids de la dette avaient été atteints avant la pandémie, rappelle Jacques Létourneau. « Si le Québec a été en mesure d’abaisser le ratio dette/PIB sous la barre du 45 %, c’est beaucoup plus en raison de sa croissance économique que des versements au Fonds des générations. Or, en maintenant intégralement ces versements, le Québec se prive des ressources financières permettant de renforcer la relance économique. Il se prive aussi des ressources permettant d’améliorer les conditions de travail du secteur public et d’embaucher le personnel nécessaire. C’est un non-sens absolu. »

            La CSN rassure toutefois le gouvernement de son appui quant à la nécessité de rehausser les transferts fédéraux en santé dont le niveau actuel prive le Québec d’importantes ressources.

            Des travailleuses et des travailleurs des services publics, membres de la CSN, occupent les bureaux du Conseil du trésor

            Des employé-es du réseau de la santé et des services sociaux, de celui de l’éducation et des organismes gouvernementaux occupent ce matin les bureaux montréalais du Conseil du trésor. Alors que le gouvernement a convié les différents secteurs des fédérations du secteur public de la CSN à un blitz de négociation ce week-end, force est de constater que les vis-à-vis patronaux n’ont toujours pas en main les marges financières pour mettre en place les solutions nécessaires. « Nous sommes ici aujourd’hui pour dire à la présidente du Conseil du trésor que, pour rebâtir les services publics qui vivent une crise sans précédent, les ressources doivent être au rendez-vous. La volonté de négocier que vous avez exprimée au cours des derniers jours ne doit pas être une simple façade; elle doit se traduire par des investissements importants », affirme Jacques Létourneau, président de la CSN.

            Les militantes et les militants qui déploient cette action depuis 9 h 45 ce matin, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des bureaux du Conseil du trésor, se font aujourd’hui les porte-parole de toutes celles et de tous ceux qui soutiennent la population au cœur de cette crise; une crise qui, par ailleurs, existait déjà dans les réseaux publics bien avant la pandémie. « Pour qu’il n’y ait plus de pénurie de personnel dans nos réseaux, il faudra plus que des mercis en point de presse. Il doit y avoir de meilleures conditions de travail et de pratique et, pour y arriver, il faut s’attaquer sérieusement à la surcharge de travail qui est devenue insoutenable. Et ça prend aussi de meilleurs salaires, des augmentations significatives, particulièrement pour celles et ceux qui gagnent le moins », ajoute Jacques Létourneau.

            Pour le président de la CSN, il est impératif que le gouvernement actuel fasse les choix qui s’imposent et donne un réel coup de barre pour relever les réseaux. « Nos services publics s’écroulent depuis trop longtemps. Aujourd’hui, on voit l’étendue des dégâts et c’est toute la population qui en souffre ». Il souligne que la raison principale invoquée par le gouvernement pour justifier les mesures de confinement actuelles, c’est justement la capacité affaiblie de réponse du système de santé, grandement hypothéqué par les compressions et les mesures d’austérité des dernières décennies. « M. Legault l’a dit à maintes reprises : nous sommes arrivés dans cette crise avec des réseaux fragilisés et c’est pourquoi il a dû, au cours des derniers mois, prendre des décisions qui, à leur tour, ébranlent l’ensemble du Québec. Je pense notamment aux bris de service en santé et services sociaux qui se multiplient, avec des interventions chirurgicales annulées ainsi que des suivis qui tardent. Je pense au réseau de l’éducation, dont les ressources humaines et financières sont étirées au maximum depuis des mois et qui montre des signes de plus en plus inquiétants d’épuisement généralisé. Je pense aussi à toutes les activités commerciales mises en suspens et les impacts que cela entraîne sur notre économie. »

            Il est maintenant on ne peut plus clair pour la CSN que la situation du Québec serait tout autre avec des services publics solides, soutenus adéquatement par l’État. « Personne ne veut repasser à travers ce qu’on vit aujourd’hui. Le gouvernement doit agir dans le meilleur intérêt de la population en répondant aux besoins des travailleuses et des travailleurs des réseaux afin qu’elles et ils puissent soigner, instruire et accompagner décemment les Québécoises et les Québécois au quotidien », conclut Jacques Létourneau.

            L’hécatombe vue de l’intérieur

            Michel Paré travaille à l’Hôtel Bonaventure depuis 1988. En temps normal, il est à la réception de jour et possède le titre de superviseur et chef d’équipe. Ces jours-ci, il doit travailler de soir et faire un peu de tout, sans compter qu’il est réduit à un horaire de quatre jours par semaine. Habituellement, 190 personnes travaillent avec Michel. Aujourd’hui, elles ne sont plus que 10. Portrait d’une industrie frappée de plein fouet par la pandémie.

            L’industrie hôtelière québécoise a été lourdement affectée par la COVID-19. Selon des données recueillies par l’Association des Hôtels du Grand Montréal, l’industrie évaluait, à la fin septembre, des pertes moyennes quotidiennes de 2,8 millions de dollars. L’aide gouvernementale de 250 millions de dollars annoncée en juin et vouée à l’hôtellerie est loin d’être suffisante. Plusieurs hôtels ont dû fermer leurs portes pour l’hiver et le risque que certains établissements ne rouvrent pas au printemps 2021 est grand.

            « Habituellement à ce temps-ci de l’année, à Bonaventure, l’hôtel est occupé à 90 % de sa capacité. Une chambre se loue entre 250 $ et 300 $ la nuit », explique Michel Paré, qui est aussi président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Bonaventure–CSN. « Ces jours-ci, on est occupé à 10 % de notre capacité les fins de semaine et à 5 % les jours de semaine. Et les prix ont chuté. » L’été avait pourtant donné des signes d’encouragement aux travailleuses et aux travailleurs de l’hôtel ; la clientèle était au rendez-vous et 78 personnes ont travaillé au moins un jour à l’hôtel durant cette période estivale. « Aujourd’hui, plus personne ou presque ne travaille. Une chance qu’il y a eu la PCU et l’assurance-emploi, car la moitié de nos membres n’ont fait aucune heure depuis le mois de mars. »

            Difficile pour Michel Paré de savoir comment se portent ses membres qu’il ne voit plus. « De mon côté, ça va… je ne peux pas me plaindre, j’ai encore un emploi. Mais c’est sûr que de voir l’hôtel comme ça, vide, c’est triste. Habituellement, on croise plein de monde dans les couloirs réservés au personnel, et là, on est seulement deux personnes dans tout l’hôtel le soir venu, c’est désolant. »

            Négocier dans ce contexte
            C’est en octobre 2019 que les premiers pas de la négociation regroupée de l’hôtellerie menée par la Fédération du Commerce–CSN ont été réalisés. À ce moment, la conjoncture pour le secteur était excellente ; des taux d’occupation record, des taux de location encore jamais atteints et, surtout, des projections pour les mois, voire pour les années à venir, tout aussi excellentes.

            Puis, en mars, c’est l’hécatombe. Évidemment, les négociations ont été mises sur pause. « On n’a pas le choix : on va revoir notre plate-forme de négo », souligne le représentant syndical. Cette période hors du commun apporte évidemment son lot d’ajustements que le syndicat se doit de faire. « On est conscients que l’on vit une période qui sort de l’ordinaire et on s’ajuste en conséquence. Par exemple, notre convention collective stipule que l’employeur doit nous fournir des repas chauds lors des quarts de travail. Mais les cuisines sont fermées. On ne va pas déposer des griefs là-dessus, on est compréhensifs », note le président du syndicat. Par contre, la vigilance est toujours de mise. « Nous avons un cadre qui vient faire du travail syndiqué à la réception. On veut bien être compréhensifs et reconnaître que la pandémie est exceptionnelle, mais il y a des limites à bafouer nos droits. »

            Pour le syndicat, ces ajustements temporaires devront le rester. Le syndicat ne compte pas laisser l’employeur utiliser la pandémie pour affaiblir les conditions de travail de ses membres. « C’est sûr qu’en ce moment, l’employeur va de l’avant avec des mesures qui ne seraient pas passées il y a quelques mois, comme notre changement de rôle à la réception. Pour l’instant, ça peut passer… Mais ça va devoir revenir comme avant. »

            La relance
            Michel Paré est optimiste quant à une éventuelle reprise des activités. La réouverture des frontières américaines et outremer est la clé pour un début de retour à la normale. « Une fois les touristes revenus, les tarifs des chambres pourront revenir à ce qu’ils étaient. Il est difficile de prédire quand exactement ça va se faire, puisque plusieurs facteurs vont entrer en ligne de compte — notamment un vaccin contre la COVID —, mais on va y arriver. »

            Avec sa retraite qui se profile à l’horizon en 2022, Michel Paré n’aurait jamais pu imaginer une fin de carrière aussi particulière. Mais il laissera à d’autres le plaisir de vivre cette période dorénavant baptisée « nouveau normal ».

            Un pas dans la bonne direction

            Voilà une trentaine d’années que le système réglementaire et l’écosystème de financement de la production et de diffusion du secteur de la culture et des médias au Canada n’ont pas été revus en profondeur. En ce sens, il faut saluer le projet de loi C-10 déposé aujourd’hui par le ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault.

            « Pour nous, il s’agit d’un signe clair que le gouvernement comprend maintenant l’urgence de moderniser le cadre réglementaire et de l’adapter aux nouveaux modes de diffusion et de consommation de la culture et des médias, se réjouit d’emblée, Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN). Que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) dispose de pouvoirs pour réglementer les pratiques et la contribution des géants du web et qu’il puisse exiger que le contenu canadien soit mis en vitrine devrait lui donner plus de mordant. Mais il faudra aller beaucoup plus loin ».

            En effet, la concurrence accrue des nouveaux joueurs étrangers jusqu’à maintenant non soumis à des obligations de contribution financière ou à des obligations de contenu canadien provoque un déséquilibre grandissant. Les GAFAM, Netflix, Disney et Spotify, pour ne nommer que ceux-là, encaissent les revenus publicitaires collectés au Canada et les pompent directement à l’étranger bien souvent aux États-Unis sans payer ni taxes ni impôt chez nous ni même encourager sérieusement la production au Canada, faite par des artisans, créateurs et travailleurs d’ici.

            « Cette concurrence mondiale mine notre souveraineté culturelle et érode notre capacité à produire du contenu exprimant la diversité culturelle et médiatique propre à notre société. Nous n’avons pas le luxe du temps », s’alarme Pascale St-Onge. Des preuves tangibles? La contribution au Fonds des médias canadien par les entreprises de radiodiffusion encadrées par la loi actuelle a chuté de 26% depuis 2015. Aussi, 22 000 emplois ont été supprimés au pays dans le secteur de la presse écrite entre 2014 et 2019.

            Urgence d’agir

            Compte tenu de l’urgence d’agir, la pandémie ayant accentué le déséquilibre entre les joueurs de l’audiovisuel, les travaux pour faire adopter le projet de loi présenté aujourd’hui doivent être menés à bien rapidement afin que le CRTC puisse agir. D’ailleurs, une fois investi de ses nouveaux pouvoirs, le CRTC devra être prêt à procéder rapidement à une réforme en profondeur de sa réglementation pour restaurer l’équité.

            La FNCC–CSN, qui va analyser le projet de loi article par article dans les prochains jours, promet de participer activement aux travaux du Parlement. Surtout, nous continuerons d’exercer notre influence pour obtenir une réforme beaucoup plus en profondeur afin d’assurer la survie de notre écosystème culturel et médiatique en péril.

             

            Ce sont les travailleuses et les travailleurs des services publics qui nous sortiront de la crise; le gouvernement doit les écouter

            Après 40 séances de négociation à la table centrale ainsi qu’un nombre important de rencontres aux tables de négociation sectorielles et alors qu’une crise sans précédent affecte les services publics, la CSN dénonce l’immobilisme du Conseil du trésor et interpelle aujourd’hui le chef du gouvernement. « M. Legault, qu’attendez-vous pour aller écouter celles et ceux qui affrontent cette tempête? Allons-y ensemble, dès maintenant. » C’est le message que lance ce matin Jacques Létourneau, président de la CSN, au premier ministre du Québec. Il ajoute que les travailleuses et les travailleurs des réseaux sont les mieux placés pour évaluer les changements nécessaires qui doivent être apportés pour améliorer les services à la population, puisqu’ils vivent les problèmes au quotidien dans leur travail, et ce, depuis bien avant la pandémie.

            M. Létourneau lance cet appel alors que, depuis plusieurs semaines, les personnels des établissements de santé et de services sociaux, des établissements scolaires, des collèges et des organismes gouvernementaux tentent de se faire entendre en multipliant les interventions publiques dans différentes régions du Québec. Ce matin, une action était d’ailleurs menée en plein cœur du centre-ville de Trois-Rivières. « Les travailleuses et les travailleurs ne veulent plus de ces pansements qui ne sont là que pour stopper l’hémorragie. Ils veulent des mesures durables qui permettent d’améliorer réellement leurs conditions de travail et, par conséquent, les services à la population. Pouvoir faire leur travail plus humainement, c’est ce qu’ils demandent. »

            La CSN, qui revendique un réel coup de barre dans les services publics, tant sur le plan des conditions de travail et de pratique que sur celui du salaire, constate qu’à toutes les tables de négociation, c’est la même rengaine : les porte-parole du gouvernement n’ont pas de mandat, donc, aucune solution concrète n’est proposée pour régler les graves problèmes de pénurie de main-d’œuvre qui sévissent actuellement dans l’ensemble des réseaux publics.

            Malgré les rencontres du premier ministre avec les PDG des CISSS et des CIUSSS et les discussions entre la présidente du Conseil du trésor et les comités patronaux de négociation en éducation et en santé et services sociaux, la situation s’aggrave et les bris de services se multiplient. « Les gestionnaires parlent de réorganisations temporaires… Mais dans les faits, quand on est forcé de fermer l’urgence de Gatineau, quand on ferme un service d’obstétrique pendant 10 jours à Ville-Marie ou quand on entend parler d’une direction d’école qui aurait pris en charge un groupe dans un service de garde scolaire, il s’agit de ruptures de services. Et il y en avait déjà avant l’arrivée de la COVID-19 », ajoute M. Létourneau.

            Pour la CSN, il est impératif que le gouvernement donne des mandats aux personnes qui le représentent pour que la négociation progresse et que de vraies solutions puissent être mises en place dès maintenant. « Est-ce que M. Legault comprend vraiment ce qui se passe sur le terrain? Quand on entend certaines de ses déclarations en conférence de presse, qui ne reflètent pas du tout la réalité, on se pose la question. Avec la négociation, le gouvernement a l’occasion d’agir immédiatement pour que les Québécoises et les Québécois aient accès aux services auxquels ils ont droit. Il doit le faire », conclut Jacques Létourneau.

            Soutenir les salarié-es touché-es et promouvoir les services de la Grande Bibliothèque

            En cette journée d’Halloween, le Syndicat des travailleuses et travailleurs uni-es de BAnQ–CSN (STTUBAnQ–CSN) a tenu une manifestation devant la Grande Bibliothèque afin de dénoncer les coupes d’heures qui touchent plus d’une vingtaine de salarié-es surnuméraires et occasionnels.

            « Nous nous sentons complètement abandonnés par la direction de BAnQ, par le secrétariat du Conseil du trésor et par le gouvernement de François Legault et celui de Justin Trudeau. Des dizaines d’employé-es à temps partiel vont perdre jusqu’à 49 % de leurs revenus, soit jusqu’à 900 $ par mois de leur modeste salaire, ce qui les empêchent d’avoir accès à la Prestation canadienne de la relance économique (PCRE) ou à l’assurance-emploi. En tout, ce sont plus de 300 heures qui ont été coupées à partir du 1er octobre et, depuis ce temps, les retards s’accumulent dans les mises de côté des documents pour les usagères et usagers. Sans aucun filet social, nous en sommes à organiser des levées de fonds afin de les soutenir, de dénoncer Jean-François Mauger, président du STTUBAnQ–CSN. À la fin de cette semaine, la direction de BAnQ va leur redistribuer à peine 140 heures, mais il s’agit d’une mesure temporaire et nous ignorons toujours combien de temps va durer la pandémie ».

            « Nous comprenons totalement la détresse vécue par ces travailleuses et ces travailleurs déjà précaires à un moment où nous devrions tout mettre en œuvre pour nous soutenir collectivement. Nous interpellons donc le secrétariat du Conseil du trésor, le ministère de la Culture et la direction de BAnQ afin de tout mettre en œuvre pour les soutenir. À cet égard, alors que le service de « prêt à emporter » demeure ouvert au public et que la pandémie de COVID-19 restreint drastiquement les activités de la population, la direction de la Grande Bibliothèque pourrait tout simplement en faire la promotion. L’employeur nous semble passif et trop peu créatif envers ses salarié-es au point où le syndicat a dû produire lui-même une publicité pour faire la promotion de ce service », de souligner Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

            « Nous sommes solidaires avec les travailleuses et les travailleurs qui font face à cette situation. Actuellement, les organismes gouvernementaux ont la fâcheuse tendance à profiter de la crise pour faire des économies sur le dos de leurs salarié-es. Toutefois, d’autres bibliothèques, dont la bibliothèque Gabrielle-Roy à Québec, poursuivent leurs activités en maintenant tout leur personnel à l’emploi. Je suis convaincue que si la direction de BAnQ démontrait autant de créativité que ses salarié-es et qu’elle leur accordait le soutien qu’ils méritent, nous serions toutes et tous gagnants, au final », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

            Le Syndicat des travailleuses et travailleurs uni-es de BAnQ–CSN rassemble 450 salarié-es affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics. Fondée en 1947, la FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

            Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN regroupe près de 100 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, répartis au sein de quelque 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

            Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 1600 syndicats et regroupe quelque 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

            Les ZOOMbies sortent des cégeps

            Cette année, la pandémie a fait naître une catégorie de créatures encore jamais observées au Québec : les ZOOMbies ! Ce matin, en effet, des centaines de profs de cégep de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) sortent de leurs écrans et des nombreuses plateformes virtuelles d’enseignement qui les ont transformés en ZOOMbies pour grogner leur désarroi devant les bureaux du ministère de l’Enseignement supérieur (MES) à Montréal et à Québec ainsi que dans des cégeps de toutes les régions de la province. Aucun maquillage n’est cependant nécessaire tant leurs yeux sont cernés et leur dos est voûté par la surcharge de travail. Les ZOOMbies manifestent en appui aux porte-parole de la FNEEQ-CSN, qui revendiquent au même moment des ressources supplémentaires au MES.

            Depuis le début de la crise sanitaire, la tâche enseignante est fortement alourdie par l’adaptation importante des cours, tant en présence qu’en modes hybride ou non présentiel, ainsi que par les besoins extraordinaires des étudiantes et des étudiants en termes d’encadrement. Transformés symboliquement en ZOOMbies, les profs lancent un cri du cœur et projettent l’image de ce qui les attend si elles et ils n’obtiennent pas de ressources enseignantes substantielles pour alléger le fardeau vécu cet automne.

            À peine quelques semaines après le début de la session, la situation s’avérait déjà alarmante selon un sondage qui a démontré que la détresse psychologique touchait plus de la moitié des enseignantes et des enseignants. Les ressources supplémentaires accordées jusqu’ici par le gouvernement ont eu peu d’impact sur la tâche enseignante puisqu’elles ont été utilisées par les directions d’établissement pour combler d’autres besoins. « Nous espérons obtenir une enveloppe financière importante et dédiée exclusivement à l’allégement de la tâche enseignante durant la pandémie. La capacité à bien encadrer celles et ceux qui suivent nos cours est cruciale pour assurer la persévérance et la réussite éducative de toutes les populations étudiantes : les conditions d’apprentissage et les conditions d’enseignement vont de pair », précise Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN.

            « Toutes les communautés sont actuellement mobilisées pour atténuer les impacts de la crise. Les enseignantes et les enseignants ne font pas exception et se trouvent aux premières loges pour former les citoyennes et les citoyens de demain au bénéfice de toute la société québécoise. Voulons-nous vraiment les abandonner ? Espérons que nous saurons redonner rapidement un visage plus humain à leur profession », conclut Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN.

            PL65 : la CSN suggère des mesures pour améliorer la consigne et la collecte sélective

            Pour que l’élargissement de la consigne permette de réelles améliorations en matière de récupération de matériaux et de collecte sélective, des renforcements doivent être apportés au projet de loi 65, préconise la CSN dans le cadre des travaux portant sur la Loi modifiant principalement la Loi sur la qualité de l’environnement en matière de consigne et de collecte sélective.

            La CSN salue la volonté du gouvernement de moderniser la consigne et de l’élargir aux bouteilles de vin et de spiritueux. Afin de réduire les déplacements de la clientèle, la centrale demande à ce que la gestion des contenants consignés soit prise en charge, autant que possible, dans les succursales de la SAQ.

            Alors que le projet de loi intègre le concept de la responsabilité des entreprises productrices, celle-ci doit viser à réduire à la source les matières produites, et ce, dès leur conception. En plus de s’assurer que les coûts supplémentaires ne seront pas refilés aux consommateurs, le gouvernement doit veiller à instaurer des mécanismes fiables et reconnus pour le recyclage des contenants, des emballages et des imprimés.

            Consciente que bon nombre de modalités seront intégrées aux règlements qui permettront la mise en œuvre du projet de loi à l’étude, la CSN demeure malgré tout préoccupée par la croissance des contenants à remplissage unique au détriment des contenants à remplissage multiple comme la bouteille brune utilisée par les brasseurs de bière. Afin de promouvoir cette option plus écologique, la CSN propose de rehausser le montant de la consigne des contenants à usage unique.

            L’organisation syndicale s’inquiète par ailleurs de constater que le gouvernement a permis l’arrêt d’une entente datant de 1984 et limitant le nombre de contenants à remplissage unique dans la commercialisation de la bière. Ce seuil maximal, fixé à 37,5 % du volume des ventes de chaque adhérent, permettait justement de favoriser le remplissage multiple.

            Enfin, bien que le projet de loi 65 n’aborde aucunement la question cruciale des conditions de travail des gens qui œuvrent dans les centres de tri, notamment en matière de santé et de sécurité au travail, la CSN demande au gouvernement de s’attaquer rapidement aux problèmes fréquents qui y sont rencontrés.

            Régimes de retraite à prestations cibles : un outil d’épargne additionnel pour les travailleuses et les travailleurs

            Présente en commission parlementaire aujourd’hui, la CSN a accueilli favorablement le projet de loi visant principalement à permettre l’établissement de régimes de retraite à prestations cibles.

            « Il est clair pour nous que les régimes de retraite à prestations déterminées demeurent le meilleur véhicule d’épargne pour les travailleuses et les travailleurs, a souligné la vice-présidente de la CSN, Caroline Senneville. Mais malheureusement, ils ne sont pas accessibles à tous. En ce sens, les membres que nous représentons doivent avoir différentes possibilités qui répondent à la réalité de leur milieu de travail. »

            Le président du Syndicat national des employés de l’aluminium de Baie-Comeau (CSN), Michel Desbiens, demande à ce que la mise en œuvre de la loi se fasse rapidement. « Cette loi permettra enfin aux syndicats affiliés à la CSN qui, comme nous, ont négocié de tels régimes de retraite au cours des derniers mois, de mettre en application leurs ententes. »

            En rendant possible le partage des risques économiques et de ceux liés à la longévité, les régimes à prestations cibles constituent un outil supplémentaire intéressant, estime la CSN. Ils favorisent une mise en commun de plusieurs groupes de travailleuses et de travailleurs tout en respectant l’équité entre les différentes générations de cotisants au régime. Les mécanismes de financement et d’ajustement des prestations définis dans le projet de loi permettent d’établir un régime qui vise la sécurité et la stabilité des prestations. En ce sens, la CSN croit que ce projet de loi crée de nouvelles opportunités quant à la mise en place des régimes collectifs dans les milieux de travail, là où les régimes actuels ne sont pas adéquats.

            La CSN a profité de son passage en commission pour rappeler aux parlementaires qu’un grand nombre de travailleuses et de travailleurs n’ont pas accès à un régime de retraite adéquat et que des iniquités importantes perdurent en matière de revenus accessibles à la retraite, notamment envers les femmes et les travailleurs autonomes. Pour la centrale syndicale, les travaux permettant une meilleure retraite pour toutes et pour tous sont loin d’être terminés.

            Équité salariale : la CSN déplore la multiplication des recours juridiques du gouvernement

            La CSN déplore la multiplication des recours juridiques utilisés par le gouvernement du Québec qui a pour effet de retarder, encore une fois, l’application d’une décision de la Cour suprême concernant certaines dispositions de la Loi sur l’équité salariale discriminatoires envers les femmes. La Procureure générale s’adresse aujourd’hui à la Cour d’appel pour demander, une nouvelle fois, le rejet de la contestation logée par la CSN et d’autres organisations syndicales.

            « Le cirque ne peut plus durer, tranche la vice-présidente de la CSN, Caroline Senneville. Nous sommes devant un gouvernement qui, malgré la clarté de la décision de la Cour suprême, a d’abord tenté d’adopter des modifications à la loi qui contredisent cette décision, tout comme le droit de centaines de milliers de travailleuses d’obtenir une rémunération équivalente à celle de leurs collègues qui occupent des emplois majoritairement masculins. Ce même gouvernement tente aujourd’hui de perpétuer ces discriminations en multipliant les recours juridiques. Près de 20 ans après l’adoption de la Loi sur l’équité salariale, on ne s’attendrait pas à autant de résistance de la part du gouvernement, qui demeure le plus gros employeur du Québec ! »

            Rappelons qu’en mai 2018, la Cour suprême avait invalidé certains articles de la Loi sur l’équité salariale et forcé le gouvernement du Québec à la modifier. Le plus haut tribunal du pays avait tranché : les correctifs salariaux doivent être rétroactifs au moment où une discrimination est apparue plutôt qu’au moment où l’évaluation du maintien de l’équité est effectuée, laquelle constitue un exercice obligatoire tous les cinq ans

            Pour se conformer à cette décision, le gouvernement avait adopté en juin 2019 le projet de loi 10. La CSN avait toutefois contesté certaines dispositions de cette loi en Cour supérieure. Cette contestation portait notamment sur les dispositions créant une mesure d’exception pour les plaintes déjà déposées ou amorcées avant l’adoption des modifications législatives et sur le mode de correction salariale préconisé (en montant forfaitaire plutôt que par l’application aux taux et aux échelles de salaire).

            La Procureure générale du Québec avait alors contesté le bien-fondé de cette requête, arguant qu’il revenait à chaque travailleuse s’estimant lésée de contester les nouvelles dispositions législatives… devant le Tribunal administratif du travail. La Cour supérieure avait promptement refusé la requête en rejet du gouvernement.

            PL59 : la réforme devra prioriser la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs

            La CSN salue la détermination du ministre du Travail, Jean Boulet, à mener à terme une réelle réforme en matière de santé et de sécurité au travail. En ce sens, le projet de loi 59, qui vise principalement à réformer, pour une première fois en quarante ans, la Loi sur la santé et la sécurité du travail et la Loi sur les accidents de travail et les maladies professionnelles constitue un pas important.

            La CSN déplorait depuis fort longtemps le fait que les mécanismes de prévention prévus à la loi ne sont pas accessibles pour la totalité des milieux de travail. Le projet de loi déposé par le ministre semble corriger la situation. La centrale syndicale est néanmoins préoccupée par les pouvoirs consentis aux comités de santé et de sécurité prévus par la loi.

            « Que les mécanismes de prévention s’appliquent à tous constitue certainement une réelle avancée pour les travailleuses et les travailleurs, souligne le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Mais il ne faudrait surtout pas diluer ces mécanismes en leur retirant toute forme de contrainte envers les employeurs. Pour nous, il n’a jamais été question de niveler par le bas ! » Dans cette optique, la CSN estime que la décision du ministre de considérer le réseau de la santé et des services sociaux comme constituant un secteur à risque « faible » semble pour le moins incohérente, compte tenu du nombre de réclamations très élevé des salarié-es de ce secteur auprès de la CNESST – sans parler des risques accrus entraînés par l’actuelle pandémie.

            La confédération salue par ailleurs l’inclusion des travailleuses et travailleurs domestiques ainsi que des stagiaires en milieu d’emploi, qui seront dorénavant couverts par la loi, de même que les nouvelles modalités applicables au secteur de la construction. La CSN est également satisfaite de voir que les employeurs devront dorénavant prendre les mesures nécessaires pour protéger les travailleurs exposés à des situations de violence conjugale ou familiale

            Le maintien des dispositions concernant le retrait préventif de la travailleuse enceinte, que certains employeurs auraient préféré voir extraites du cadre législatif en matière de santé et de sécurité du travail, constitue également un point positif du projet de loi.

            La CSN félicite la décision du ministre d’inclure l’évaluation des risques psychosociaux dans le programme de prévention et de reconnaître, enfin, le syndrome de stress post-traumatique au sein de la liste des maladies professionnelles présumées. La centrale syndicale est toutefois d’avis que cette liste ne peut se résumer à une seule maladie d’ordre psychologique.

            Enfin, la CSN voudra étudier plus en profondeur les impacts de la permission offerte aux employeurs de ne convenir que d’un seul programme de prévention pour l’ensemble de ses établissements dont les opérations sont similaires. Pour l’organisation syndicale, malgré une certaine logique apparente, une telle centralisation des efforts en matière de santé et de sécurité au travail pourrait contenir le risque de déposséder les travailleuses et les travailleurs d’un regard direct sur les risques et les dangers inhérents à leur propre milieu de travail.

            Compte tenu de l’ampleur du projet de loi et des amendements législatifs qu’il entraîne, la CSN s’attellera, au cours des prochaines semaines, à une analyse approfondie des nombreux amendements législatifs. La centrale syndicale exprimera ses observations supplémentaires dans le cadre de la commission parlementaire qui aura lieu et à laquelle elle entend bien sûr participer.

            Les 3 000 RSG–CSN acceptent sans enthousiasme l’entente de principe recommandée par le médiateur

            Après la tenue de six assemblées régionales virtuelles la semaine dernière, les 3 000 responsables de service de garde en milieu familial de la CSN (RSG–CSN) ont accepté dans une proportion de 86 % l’entente de principe recommandée par le médiateur Nicolas Dionne. « Ce taux d’acceptation ne doit pas cacher le grand mécontentement des femmes qui choisissent d’accueillir chez elles des milliers d’enfants québécois, de les éduquer et d’en prendre soin », nuance d’entrée de jeu Karine Morisseau, représentante du secteur des RSG à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

            En effet, les travailleuses comprennent que le contexte actuel de pandémie, dont personne n’aurait pu prédire l’ampleur, a complètement chamboulé la négociation. Des parents angoissés à juste titre, des RSG obligés d’appliquer les mesures sanitaires strictes et des restrictions importantes en matière de rassemblement ont sans doute compliqué les pourparlers avec le ministère de la Famille.

            « Le contexte sanitaire qui afflige l’ensemble des RSG en milieu familial leur ajoute un stress important. Cependant, il faut d’ores et déjà préparer la suite du combat pour la pérennité du métier de RSG en milieu familial. Nous serons au rendez-vous », prévient Jeff Begley, président de la FSSS–CSN. Tout indique malheureusement que cette entente recommandée par le médiateur ne freinera aucunement l’exode massif des RSG vers d’autres professions.  

            Par ailleurs, le comité chargé de l’analyse du revenu annuel inéquitable des RSG en milieu familial doit reprendre ses travaux au plus tard le 1er janvier prochain. « Les trois représentants nommés par la FSSS–CSN veilleront à ce que le gouvernement soit de bonne foi afin d’en arriver à des recommandations communes à la fin du mois de septembre prochain », rappelle Lucie Longchamp, vice-présidente de la FSSS–CSN, qui demeure convaincue qu’il est inacceptable de travailler 55 heures par semaine pour moins de 30 000 $ par année.

            L’entente de quatre ans recommandée par le médiateur prévoit tout de même une augmentation de 11,8 % en matière de rémunération et un allégement de la lourdeur des tâches administratives exigées aux RSG en milieu familial.

            COVID-19 : le gouvernement doit dépoussiérer d’urgence les lois en matière de santé et sécurité au travail

            Deux vagues de pandémie de COVID-19 qui frappent : jamais nos milieux de travail n’auront été aussi fortement soumis aux multiples défis que représente la santé-sécurité au travail (SST). Nos 300 000 membres doivent adapter leur quotidien et placer la SST au centre de leurs préoccupations. Or, il s’agit d’une responsabilité partagée.

            « Je veux inciter les travailleuses et les travailleurs du Québec à se protéger, mais aussi à être très vigilants face aux employeurs pour que ceux-ci fournissent les équipements de protection individuelle adéquats. Il est primordial de défendre le droit de travailler sans risquer sa vie ou celle de nos proches », martèle Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

            Le Québec en queue de peloton

            Pour accroître la protection des travailleuses et des travailleurs, le gouvernement Legault doit agir de toute urgence. « Je demande au ministre du Travail, Jean Boulet, de déposer au plus vite les projets de loi qu’il devait présenter en 2019 afin de moderniser la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) et la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (LATMP). Ces deux lois doivent être dépoussiérées sans délai », exhorte Jean Lacharité.

            En effet, si le Québec agissait en réel précurseur dans les années 80 en matière de SST, nous traînons désormais en queue de peloton. Aujourd’hui, 75 % des travailleuses et travailleurs ne sont pas protégés par les mécanismes de prévention législatifs. Aussi, alors que le monde du travail change à la vitesse grand V, la liste des maladies professionnelles reconnues n’a été ni revue ni mise à jour depuis son adoption en 1985. Par exemple, les maladies à caractère psychologique n’y figurent même pas.

            Du 18 au 24 octobre, lors de la Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail (semaineSST.org), la CSN réitère l’importance d’adopter des mesures préventives visant l’élimination des dangers à la source. En ce sens, la réforme des lois est un allié incontournable.

             

            Marche mondiale des femmes 2020 : résistons pour vivre, marchons pour transformer !

            La Marche mondiale des femmes 2020, qui marque cette année sa cinquième action internationale, se déroule dans un contexte inédit, bien sûr, en raison de la crise sanitaire. Plus que jamais, en raison de la pandémie, les inégalités vécues par les femmes au Québec et ailleurs dans le monde sont exacerbées. Les féministes de la CSN joignent leur voix à celles de milliers de femmes qui doivent aujourd’hui combattre ces inégalités et se mobiliser pour l’obtention de meilleures conditions de vie et de travail.

            Depuis les débuts de la Marche mondiale des femmes (MMF), la CSN n’a jamais manqué de participer à l’organisation de ses actions et d’y prendre part. Afin de témoigner de sa constante solidarité, le slogan « Quand les inégalités envers les femmes reculent, la société avance » est depuis aujourd’hui affiché sur la devanture extérieure du siège social de la CSN, au 1601, avenue De Lorimier, à Montréal. S’ajoute à ce slogan fort la mise en exergue sur les tableaux électroniques en vitrine de l’ensemble des revendications québécoises de la MMF qui portent sur la pauvreté, les violences faites aux femmes, la justice climatique, les difficultés vécues par les femmes migrantes, immigrantes et racisées ainsi que celles que connaissent les femmes autochtones.

            Des femmes qui luttent
            C’est dans la foulée de la marche Du Pain et des roses, en 1995 au Québec, que le mouvement des femmes organise en l’an 2000 une première action internationale qui se tient dans plus de 160 pays. Au Québec, l’organisation des actions est assumée par la Coordination du Québec pour la Marche mondiale des femmes (CQMMF), un regroupement féministe qui a pour mission de contribuer à éliminer les causes de la pauvreté des femmes et de la violence qu’elles vivent. La CSN est membre de la CQMFF. Pour en savoir plus sur cette organisation et ses revendications, visitez cqmmf.org.

            Des besoins urgents pour le personnel de la santé et des services sociaux

            Les travailleuses et les travailleurs de la santé ne pourront pallier les lacunes du système encore très longtemps, prévient la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Elle presse le gouvernement d’agir sans attendre pour appliquer les solutions nécessaires pour éviter une autre catastrophe.

            « Cela fait des mois que nous le disons. Il aurait fallu profiter de la période estivale pour terminer les négociations des conventions collectives et bien se préparer à une seconde vague, explique le président de la FSSS–CSN, Jeff Begley. Le gouvernement n’a rien voulu entendre. Malgré son échec à mettre en place les mesures nécessaires pour protéger le personnel du réseau et contenir la propagation lors de la première vague, il continue dans son approche unilatérale, top-down. Il faut absolument changer de cap, car sinon, je le crains, l’exode des travailleuses et des travailleurs se poursuivra et on va s’en aller dans le mur; ça fera encore plus mal que la première fois ».

            Des mesures spécifiques à la crise
            Au printemps dernier, la FSSS–CSN s’est acharnée à tenter de conclure une entente avec les représentantes et les représentants patronaux sur différentes mesures nécessaires pour protéger non seulement les travailleuses et les travailleurs, mais également toute la population, notamment celles et ceux qui sont soignés et hébergés dans les établissements. Le gouvernement avait refusé cette main tendue. Il a mis en place unilatéralement des protections qui se sont avérées insuffisantes. Finalement, le personnel du réseau compte pour pas moins du quart des infections à la COVID-19 au Québec, une proportion plus élevée qu’ailleurs au Canada. En outre, les gestionnaires maintiennent, encore aujourd’hui, des mouvements de personnel à l’intérieur et entre les établissements et ils continuent de faire appel aux agences de placement, ce qui constitue un vecteur important de propagation de la contagion.

            « Les gestionnaires nous proposent de nous « efforcer » de respecter les consignes émises par la Santé publique, poursuit Jeff Begley. C’est clairement insuffisant. Le réseau se doit, au contraire, de montrer la voie, de se distinguer comme un employeur modèle face à la pandémie. Et ce n’est vraiment pas le cas! »

            La FSSS–CSN réclame notamment :

            • De meilleurs canaux de communication entre le MSSS, le CPNSSS, la FSSS-CSN et les syndicats locaux
            • Des mesures en santé et sécurité du travail (isolement, équipements de protection, déplacement, soutien psychologique, etc.)
            • L’encadrement de l’utilisation du personnel d’agences
            • Des mesures favorisant la conciliation famille-travail
            • Des adaptations dans l’organisation du travail
            • Des compensations justes pour le personnel au front

            Personnel demande la reconnaissance
            Au printemps dernier, le gouvernement a choisi d’instaurer un cocktail de différentes primes visant à reconnaître le travail du personnel au front. Ces primes génèrent encore beaucoup d’insatisfaction, parce que leur application est injuste aux yeux du personnel. Ces primes sont restreintes à certains titres d’emploi précis, dans certaines zones désignées. Comment expliquer, par exemple, que les brancardiers en soient exclus, eux qui transportent des patients infectés? Il en va de même pour le personnel qui manipule les instruments médicaux ou le matériel souillés à la COVID ou le personnel des laboratoires dont la contribution à la lutte est clairement indispensable? Pourquoi le travail du personnel administratif n’est-il pas davantage reconnu, alors que ces travailleuses ont été nombreuses à contracter la COVID-19? Ce ne sont là que quelques exemples de titres d’emploi à qui le gouvernement envoie le message qu’ils ne sont pas importants.

            Par conséquent, les gens quittent le réseau en masse, ce qui annonce des difficultés de main-d’œuvre encore plus aiguës. Seulement au CIUSSS de l’Est-de-l’île-de-Montréal, plus de 1800 personnes ont démissionné depuis le début de l’année. L’établissement se retrouve notamment avec 250 agentes administratives, 85 préposé-es à l’entretien et 120 préposé-es aux services alimentaires en moins depuis le début de l’année. Bien que leur travail dans nos établissements soit rarement mis sous la lumière, il demeure que leur rôle est primordial. Cela entraîne une surcharge de travail pour tous les autres salarié-es, cela non sans impact sur les services auxquels la population est en droit de s’attendre. « Il faut agir de toute urgence, sinon, c’est un mur qui nous attend, prévient Jeff Begley ».

            Des négociations qui traînent en longueur
            Une bonne marque de reconnaissance pour tout le personnel serait bien entendu de conclure le renouvellement des conventions collectives, échues depuis le 31 mars 2020. Or, le gouvernement refuse jusqu’à maintenant toutes les solutions apportées par la partie syndicale pour attirer la relève et retenir et stabiliser le personnel dans tous les titres d’emploi. Les problèmes de main-d’œuvre des établissements ne se limitent pas seulement au PAB ou au personnel soignant. Ils touchent de nombreux titres d’emploi des établissements, du personnel administratif aux ouvriers spécialisés, qui gagnent parfois beaucoup moins que ce qu’ils gagneraient dans le secteur privé. En l’absence de solutions, les établissements doivent demander à du personnel aux soins de remplir plus de paperasse ou encore faire appel à des entreprises sous-traitantes, qui chargent le prix fort pour entretenir les installations ou assurer l’hygiène et la salubrité des milieux de soins.

            Le gouvernement ne veut même pas discuter avec les syndicats en matière de santé et sécurité, alors que le réseau est un des milieux de travail où on compte le plus d’accidents de travail et de maladies professionnelles, et ce, même avant la crise. Le gouvernement ne veut parler que de ses propres demandes de recul, par exemple, revoir l’application des dispositions sur le paiement des heures supplémentaires et l’aménagement de la semaine de travail, pour économiser des sommes et montrer un portrait trompeur sur le recours réel aux heures supplémentaires dans le réseau.

            « Chaque jour, le trio santé de la CAQ nous répète que le réseau est très fragile, qu’il est au bord de la rupture, rappelle la vice-présidente de la FSSS–CSN, Josée Marcotte. C’est vrai. C’est précisément parce que, depuis des décennies, les gouvernements qui se sont succédé n’ont pas voulu aborder de front ces enjeux avec les syndicats en négociation. L’heure n’est certainement pas à rogner encore davantage dans les conditions de travail du personnel, au contraire! Un changement de cap s’impose! Le gouvernement doit prendre au sérieux le cri du cœur des salarié-es. Si le gouvernement n’entend pas ce message maintenant, nous serons prêts à augmenter la pression, car il y a urgence de rebâtir nos services de santé et sociaux! »

            Faire mieux pour affronter la deuxième vague dans les résidences privées pour aîné-es

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN) réclame que le gouvernement prenne les mesures nécessaires pour retenir le personnel des résidences privées pour aîné-es et des institutions religieuses alors que la deuxième vague s’annonce difficile.

            La restriction de la prime accordée par le gouvernement dans ces résidences touche plusieurs préposé-es aux bénéficiaires (PAB) et s’ajoute aux nombreux défis pour attirer et retenir le personnel. Depuis août dernier, le gouvernement a établi un maximum salarial de 21,27 $ de l’heure pour l’application de la prime COVID dans ces résidences. Ce n’est ainsi plus tous les PAB qui ont maintenant accès à la prime de 4 $ de l’heure. Dans les derniers mois, de nombreux PAB ont quitté les résidences privées et les institutions religieuses, notamment pour prendre part à la formation abrégée dans le secteur public. Cela ne fait qu’accentuer le manque de personnel criant dans ces résidences pourtant au premier front de la lutte à la pandémie.

            « Il faut dès maintenant régler ce problème. Bien des gens qui travaillent dans les résidences privées pour aîné-es ont quitté dans les derniers mois et on se retrouve avec encore moins de monde sur le plancher pour faire face à la deuxième vague. Nous avons déjà des éclosions dans nos résidences, il faut tout faire pour arrêter ça », explique Gilles Gagné, représentant des centres d’hébergement privés à la FSSSCSN.

            À cela s’ajoute le fait que les travailleuses et travailleurs sont mal équipés. De plus en plus d’études indiquent que le virus peut se transmettre par aérosol. Les équipements de protection individuelle disponibles ne protègent pas contre ce mode de transmission. La FSSSCSN réclame un rehaussement des mesures de protection pour mieux protéger le personnel.

            Régimes de retraite à prestations cibles : la CSN salue le dépôt du projet de loi 68

            La CSN accueille favorablement le dépôt du projet de loi 68 du ministre des Finances, Éric Girard, qui rendra désormais possible la mise sur pied de régimes de retraite à prestations cibles. Ce projet de loi pourra enfin permettre aux syndicats affiliés à la CSN qui ont négocié de tels régimes de retraite auprès de leur employeur au cours des derniers mois de mettre en application leurs ententes.

            « Nous sommes conscients que les régimes de retraite à prestations cibles ne sont pas la solution à tous les problèmes que nous vivons avec l’ensemble des régimes de retraite », indique d’emblée la vice-présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Mais il s’agit néanmoins d’une possibilité supplémentaire pour épargner et atteindre un revenu adéquat à la retraite. »

            En permettant de partager non seulement les risques économiques, mais aussi les risques liés à la longévité, les régimes à prestations cibles sont des outils plus performants que les régimes d’accumulation de capital tels que les REER collectifs et les régimes à cotisations déterminées, estime la centrale syndicale pour qui les régimes à prestations déterminées demeurent tout de même la meilleure des options. « Le dépôt de ce projet de loi ne signifie aucunement que nous ne continuerons pas à nous battre pour préserver nos régimes de retraite à prestations déterminées ni à chercher toutes les solutions nécessaires pour en assurer la pérennité », souligne Caroline Senneville.

            La récente bonification du Régime des rentes du Québec constitue un pas dans la bonne direction, rappelle la vice-présidente de la CSN. « Mais cette bonification n’est pas suffisante. Des régimes collectifs de retraite sont toujours nécessaires. En ce sens, le projet de loi déposé ce matin permettra de réunir plusieurs groupes d’employé-es au sein d’un même régime et de favoriser ainsi l’accès à de bons régimes de retraite pour un plus grand nombre de travailleuses et de travailleurs. »

            Au cours des prochains jours, la CSN étudiera en détail les modalités du projet de loi afin de s’assurer que les mécanismes en matière de transparence, d’équité et de sécurité des prestations sont adéquats.

            Fondée en 1921, la CSN regroupe 300 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

            Une plateforme bien accueillie par la FEESP-CSN, mais avec des bémols

            Le secteur scolaire de la Fédération des employé-es et employés de services publics (FEESP–CSN), qui représente plus de 30 000 membres du personnel de soutien scolaire à travers le Québec, souligne l’initiative du gouvernement de créer une nouvelle plateforme de recrutement, mais avec certaines réserves.

            « Nous dénonçons les conditions dans lesquelles les employé-es doivent travailler depuis des mois. Cette nouvelle aide sera la bienvenue afin de soulager celles et ceux qui sont à pied d’œuvre depuis le tout début de la pandémie pour s’assurer que nos écoles demeurent des milieux sécuritaires », de souligner Annie Charland, présidente du secteur scolaire FEESP–CSN.« Cependant, un bon nombre de travailleurs et de travailleuses déjà à l’emploi sont à temps partiel, comme des surveillants et des surveillantes et le personnel en services de garde. Avant de procéder à de nouvelles embauches, nous espérons que ces personnes pourront compléter leur horaire et bénéficier d’un temps complet », ajoute Mme Charland.

            La FEESP-CSN émet également des doutes quant au montant de 25 millions annoncé la semaine dernière par le ministère. « Les derniers mois ont démontré le caractère essentiel du travail effectué par les employés-es de soutien. Il faudra également profiter de la négociation en cours pour améliorer les conditions de travail du personnel de soutien afin de contrer les difficultés d’attraction et de rétention qui étaient déjà présentes avant la pandémie », de conclure Nathalie Arguin, présidente de la FEESP–CSN.

            À propos

            Le secteur scolaire de la Fédération des employé-es et employés de services publics (FEESP–CSN) regroupe 37 syndicats affiliés à la FEESP–CSN et représente environ 30 000 employés-es de soutien présents dans 31 centres de services scolaires francophones et deux commissions scolaires anglophones. Il représente notamment les classes d’emplois suivantes : les techniciennes en service de garde, les éducatrices en service de garde, les préposé-es aux élèves handicapés et les techniciennes en éducation spécialisée, les concierges et les ouvriers.

            L’obstination orgueilleuse de l’employeur provoque la grève

            En pleine rentrée littéraire, le Syndicat des employé-es de la Librairie Raffin Plaza St-Hubert–CSN et l’employeur se sont rencontrés pour une ultime journée de négociation, le dimanche 4 octobre 2020. Malheureusement, vers 19 h 30, la table s’est rompue au terme d’une journée intense de pourparlers. « Face à une obstination orgueilleuse de la partie patronale qui refuse d’injecter plus d’argent afin de bonifier les salaires, alors que le syndicat avait consenti à faire des pas de géant, le comité de négociation a conclu qu’il était allé au bout de son mandat », affirme le porte-parole du syndicat, Frédérique Saint-Julien Desrochers.

            L’obtention d’un mandat de grève de 14 jours avait récemment forcé l’employeur à revoir sa position sur les questions salariales, la création de postes à temps plein et l’épineuse question de la stabilisation des horaires de travail. Dans un tel contexte, les représentants syndicaux s’étaient présentés avec optimisme, hier, devant le conciliateur. La journée de négociation a permis de faire quelques nouvelles avancées. Les parties étaient proches d’un règlement. Or, les négociations ont finalement achoppé sur les questions salariales.

            « Après des années à ne recevoir que des miettes, à voir les échelles salariales disparaître sous l’effet de l’augmentation du salaire minimum et à n’obtenir aucune reconnaissance pour l’expérience et les études des libraires, il faut que ça cesse », s’indigne Frédérique Saint-Julien Desrochers.

            La librairie roule à plein régime, malgré la pandémie. L’employeur doit cesser de voir les conditions de ses employé-es comme un simple poste de dépense budgétaire. Les libraires compétents de Raffin sont intimement liés au succès de l’entreprise.

            Journée mondiale des enseignants : ne laissez personne de côté !

            Célébrée annuellement le 5 octobre depuis 1994, la Journée mondiale des enseignant(e)s a en 2020 pour thème « Enseignants : leaders en temps de crise et façonneurs d’avenir ». La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) fait entièrement sien le thème retenu cette année par l’Internationale de l’Éducation et l’UNESCO, et souligne le leadership inestimable dont font preuve les enseignantes et les enseignants durant cette période trouble et éprouvante. La crise a révélé que les enseignantes et les enseignants sont des intervenants de première ligne.

            La pandémie de COVID-19 pose de nouveaux défis aux systèmes éducatifs, déjà soumis à de fortes contraintes. Compromettant trop souvent leur propre santé, les enseignantes et enseignants de tous les niveaux d’enseignement font preuve chaque jour de détermination, de professionnalisme et de créativité afin de permettre à chaque élève, chaque étudiante ou chaque étudiant de poursuivre son apprentissage. L’alourdissement important du travail que cela implique pourrait cependant être atténué par l’ajout de ressources supplémentaires ou la diminution de la taille des groupes-cours.

            « Les enseignantes et les enseignants doivent être en mesure d’encadrer adéquatement les élèves, les étudiantes et les étudiants, particulièrement les plus vulnérables, mais il faut aussi leur donner des conditions de travail convenables. Personne ne doit être laissé de côté et cela inclut le personnel enseignant », souligne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQCSN, organisation qui représente près de 35 000 enseignantes et enseignants, de la maternelle à l’université et provenant de toutes les régions du Québec.

            Rappelons que le choix du 5 octobre pour souligner la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants est lié à la recommandation de l’UNESCO et de l’Organisation internationale du travail relative à la condition des enseignantes et des enseignants, signée à la même date en 1966. La Recommandation concernant la condition du personnel enseignant de l’enseignement supérieur, adoptée en 1997, complète la Recommandation de 1966 pour y adjoindre le personnel de recherche et d’enseignement de l’enseignement supérieur.

            L’UDA, la FNCC-CSN et la GMMQ saluent le plan d’aide d’urgence du gouvernement du Québec

            L’UDA, la FNCC–CSN et la GMMQ accueillent favorablement le plan d’aide dévoilé vendredi par la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy. « La ministre a bien saisi la détresse qui afflige les artistes, les créateurs, les professionnels et les artisans du milieu culturel, durement touchés depuis les fermetures et les annulations provoquées par les contraintes sanitaires des six derniers mois. Elle est consciente de l’urgence d’agir maintenant, partout où les événements culturels sont, une fois de plus, subitement stoppés », souligne, d’entrée de jeu, Sophie Prégent, présidente de l’Union des artistes (UDA).

            Le plan gouvernemental de 50 millions de dollars additionnels devrait permettre d’aider les institutions culturelles comme les musées, les salles de spectacles et les théâtres à faire face aux fortes pertes encourues à la billetterie. Il faut maintenant s’assurer que les mesures de soutien se rendent jusqu’à ceux qui font la culture, c’est-à-dire les artistes, les créateurs et les professionnels. « Le fait que la ministre exige une reddition de comptes avant que l’aide ne soit versée aux institutions répond à l’une de nos demandes maintes fois répétées », applaudit Luc Fortin de la Guilde des musiciens et des musiciennes du Québec (GMMQ).

            « À court terme, ces mesures vont apporter un répit. Cependant, le secteur culturel demeurera fortement fragilisé, d’autant plus que la perspective d’une pleine reprise des activités est encore inconnue. Outre ces mesures ponctuelles, la relance du secteur culturel devra se faire par des mesures globales et pérennes et nous entendons continuer à collaborer étroitement avec le gouvernement afin de mener les importants chantiers qui s’annoncent. Il ne faut pas attendre une éventuelle fin de pandémie pour mettre en place les fondations d’une relance solide répondant aux enjeux de la culture. Ce que nos membres souhaitent, c’est avant tout de travailler et de pouvoir retourner à la rencontre de leur public », plaide Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN).

            Le CHU Sainte-Justine camoufle le réel portrait du temps supplémentaire obligatoire

            Les professionnelles en soins du CHU Sainte-Justine dénoncent le camouflage du temps supplémentaire obligatoire effectué par l’employeur. Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN), il est urgent d’implanter des solutions pour mettre fin à l’épuisement du personnel, notamment en misant davantage sur les compétences des infirmières auxiliaires.

            Environ 100 gardes sont imposées par mois aux infirmières et infirmières auxiliaires en néonatalogie. Une pratique que le CHUSJ utilise dans plusieurs unités comme l’hémato-oncologie et à l’unité des naissances afin de peindre un portrait plus flatteur de la situation des professionnelles en soins. Bien qu’étant imposées aux employé-es, les gardes ne sont pas comptabilisées comme du TSO.

            « La mascarade a assez duré, le CHU Sainte-Justine doit cesser d’embellir la réalité et prendre acte de la souffrance de ses employé-es. Les gardes imposées ne sont rien d’autre que des TSO déguisés, qu’une prison aux murs dorés. Une garde ne peut et ne doit en aucun cas servir de moyen de gestion et c’est le cas depuis bien trop longtemps à Sainte-Justine » lance Sophie Leclair, représentante des professionnelles en soins à la FSSSCSN.

            Miser sur les infirmières auxiliaires pour freiner la surcharge de travail en néonatalogie
            Le département de la néonatalogie du CHU Sainte-Justine vit les contrecoups du manque de personnel. « Depuis plusieurs années, le CHU Sainte-Justine a pris l’orientation de se débarrasser des infirmières auxiliaires travaillant en néonatalogie. Bien sûr, diminuer son équipe de travail de 120 infirmières auxiliaires compétentes, ça ne se fait pas en criant ciseau ! Cette décision ne pouvait que laisser l’équipe de néonatalogie en souffrance et nous en voyons maintenant les conséquences ! Ce qui devait arriver arriva. La situation ne fait qu’empirer depuis la décision de l’employeur. Les gardes imposées et le temps supplémentaire obligatoires se multiplient et les équipes peinent à la tâche », poursuit Sophie Leclair.

            Le Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine – CSN intervient depuis plusieurs années pour que l’employeur mise sur la présence des infirmières auxiliaires pour réduire la surcharge des infirmières de plusieurs départements, dont celui de la néonatalogie. C’est une solution qui permet à la fois de maintenir la qualité de vie du personnel et de veiller aux bons soins des enfants. Dernièrement, les gestionnaires n’ont pu offrir comme solution à court terme à la situation précaire du département de la néonatalogie qu’une augmentation des ratios patients-soignants ou une augmentation des TSO.

            « L’employeur place les infirmières devant un choix perdant-perdant. Ou bien elles décident de nuire à leur vie familiale ou bien elles doivent voir diminuer la qualité des soins. Mettre ce fardeau sur les épaules d’une équipe dédiée aux soins à la population est insensé. D’autant plus que d’autres solutions existent, notamment l’embauche d’infirmières auxiliaires », explique Félix-Olivier Bonneville, président du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine CSN.

            « Les infirmières auxiliaires sont une main-d’œuvre compétente et essentielle au bon fonctionnement d’une unité de soins. Comptons sur elles pour venir prêter main-forte à l’équipe de la néonatalogie. Le CHU Sainte-Justine doit immédiatement afficher des postes d’infirmières auxiliaires et embaucher la main-d’œuvre nécessaire. Il en va du bien-être des prématurés de la plus grande unité de néonatalogie au Canada », de conclure Félix-Olivier Bonneville. re. 

            Entente de principe entre le ministère de la Famille et la FSSS–CSN faisant suite à la recommandation du médiateur

            Après un blitz de rencontres avec le ministère de la Famille, en présence du médiateur Nicolas Dionne, le comité syndical de négociation est convaincu d’être allé au bout du processus de discussion. « Le contexte sanitaire qui afflige l’ensemble des RSG en milieu familial nous ajoute un stress important ainsi qu’aux parents. Ce contexte difficile nous pousse à adhérer à la recommandation faite par le médiateur », nuance d’emblée Karine Morisseau, représentante du secteur des RSG à la FSSS–CSN.

            L’entente recommandée par le médiateur sera expliquée au cours des prochains jours à l’ensemble de nos 3000 membres via des assemblées virtuelles d’échanges démocratiques. Le comité de négociation syndical prendra tout le temps nécessaire pour détailler l’ensemble des mesures, avant d’inviter les membres à voter.

            « Indépendamment des clauses à incidences financières, nous sommes rassurées de voir que le comité mis en place par la FSSSCSN en 2015 pour analyser la rémunération inéquitable des RSG en milieu familial poursuivra ses travaux avec le ministère de la Famille en présence d’un médiateur du Tribunal administratif du travail, selon un échéancier précis jusqu’en septembre 2021 », ajoute Karine Morisseau.

            En attendant le résultat du vote des 3000 RSG en milieu familial de la FSSSCSN, nous suspendons tous nos moyens de pression.

            La francisation, une tour de Babel aux cégeps de Saint-Laurent et Bois-de-Boulogne

            En négociation depuis plus de 15 mois, les animatrices de francisation et les agentes d’intégration des immigrant.es des cégeps de Saint-Laurent et Bois-de-Boulogne sont choquées par l’attitude des représentants patronaux à la table de négociation. Malgré la présence d’un conciliateur du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, on a constaté très peu d’avancées significatives à la table de négociation. La situation est telle que le conciliateur a pris la décision de suspendre son intervention ayant avisé les parties que son implication s’avérait infructueuse.

            Pour la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), le peu d’ouverture de la part des représentants patronaux depuis le début, frôle le mépris. Bien qu’étant employées par des établissements publics d’enseignement, ces femmes n’ont toujours pas droit aux mêmes conditions de travail que leurs collègues. Le temps est venu d’obtenir davantage d’équité et de justice pour ces femmes à statuts précaires, mais essentiELLES pour l’intégration des néo-Québécoises et néo-Québécois, et cela, quoi qu’en pensent les directions des cégeps de Saint-Laurent et Bois-de-Boulogne.

            Une tour de Babel
            Pour Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN, le français est au cœur de l’identité québécoise, l’intégration des immigrant.es dans leur nouvelle société passe par sa promotion et devrait être une priorité pour l’État. Or quand il est question de la négociation de leurs conditions de travail, les animatrices de francisation et les agentes d’intégration se retrouvent plutôt au cœur d’une véritable tour de Babel.

            Ce qui est surtout surprenant, c’est que ces employées en francisation et intégration sont embauchées par les cégeps à la demande du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration et non pas de celui de l’Enseignement supérieur. « Ces femmes travaillent dans les cégeps, côtoient les autres employé.es de l’établissement, utilisent les mêmes ressources et sont sous l’autorité de la même direction, mais elles n’ont pas les mêmes droits. Elles font pourtant un travail essentiel et particulièrement difficile en période de pandémie », conclut Caroline Quesnel.

            Pourquoi autant pénaliser la culture ?

            Depuis six mois, le Québec a été placé sur pause et tourne au ralenti. Les Québécoises et Québécois écopent de la situation et doivent s’adapter. « Nous traversons collectivement une crise sanitaire sans précédent et nous en sommes conscients. Cependant, parmi celles et ceux qui souffrent particulièrement, on compte les artistes, créateurs, professionnels et artisans du milieu culturel. Depuis le début de la pandémie, ils ont l’impression que le sort s’acharne sur eux, » soutient Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN).

            En mars dernier, le secteur culturel a été parmi les premiers à devoir interrompre ses activités. Tout s’est arrêté brutalement, dont les prestations théâtrales, les tournages de télévision et de cinéma, les représentations dans les salles de spectacles, les expositions dans les musées, etc. Ce secteur a aussi été parmi les derniers à reprendre ses activités, et encore, pas au maximum de sa capacité. Avec cette deuxième vague de COVID-19, il est à nouveau frappé de plein fouet.

            Dans l’intervalle, la grande majorité des artistes, créateurs et professionnels que nous représentons n’ont eu d’autre choix que de réclamer la Prestation canadienne d’urgence (PCU), leurs contrats ayant été annulés en cascade. Aujourd’hui, l’échéance de la PCU et la fermeture annoncée des salles de spectacles et des musées ajoutent à la précarité.

            « Nous sommes déchirés entre scepticisme et désespoir. L’inquiétude est vive. Pourquoi fermer les institutions culturelles en zone rouge alors que la Santé publique n’a pas divulgué d’indicateurs clairs comme quoi ces lieux de diffusion culturelle sont des centres d’éclosion et de propagation du virus ? », se questionne Luc Fortin, président de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ). L’incompréhension est partagée au sein du milieu culturel et il ne faudrait pas que cette nouvelle pause se prolonge plus longuement, sans motif et données valables.

             Aide directe pour les artistes et les créateurs

            Le gouvernement a raison de soutenir financièrement les institutions du milieu culturel, durement touchées par l’arrêt total de leurs activités. Mais il doit aussi s’assurer que l’aide profite également aux créateurs et aux artistes et qu’elle se rende jusqu’à eux.

            « La culture, c’est avant tout celles et ceux qui la font. Il n’y a pas de salles de spectacles, pas de théâtre, pas d’arts vivants sans artistes, interprètes, musiciens, créateurs, professionnels et artisans. La précarité qui nous afflige est en train d’assommer la force vive de la culture, c’est-à-dire les artistes et les créateurs », s’inquiète Sophie Prégent, présidente de l’Union des Artistes (UDA).

            Les personnes qui œuvrent dans le milieu des arts, de la culture et de l’événementiel sont déjà, pour la plupart, sans filet social. Elles espéraient que le pire soit derrière elles, pensaient pouvoir se relever et aller de l’avant. Mardi soir, c’est un véritable choc qu’elles ont reçu en entendant les mesures du gouvernement.

            Ensemble, les artistes, créateurs, professionnels et artisans du milieu culturel sont porteurs de mots, d’émotions… mais aussi de solutions. Nous nous tenons prêts à discuter avec le gouvernement du Québec afin de trouver des réponses à la détresse qui afflige notre secteur.

             

            Pas d’engagement à long terme : un manque de respect pour le personnel des services publics

            – La CSN a finalement reçu la confirmation du Conseil du trésor que les primes d’attraction et de rétention ne seront pas coupées le 30 septembre 2020 (primes et montants versés aux psychologues, aux ouvriers spécialisés, aux salarié-es œuvrant auprès de personnes présentant des troubles graves de comportement ou aux salarié-es travaillant dans un CHSLD ou dans un établissement du Grand Nord). Ces primes, qui étaient intégrées aux conventions collectives, prenaient fin initialement le 30 mars dernier, mais, à la suite de représentations faites par la CSN auprès du Conseil du trésor au mois de mars, le gouvernement avait accepté de les prolonger jusqu’au 30 septembre. Il en va autrement des budgets d’encadrement et de développement de la pratique professionnelle qui n’ont pas été renouvelés au 1er avril 2020.

            La CSN déplore que le Conseil du trésor refuse toujours de s’engager formellement à reconduire et à améliorer les primes dans les prochaines conventions collectives et dénonce que le prolongement temporaire du versement de ces primes se fasse, une fois de plus, comme au printemps, à la dernière minute. « Nous ne comprenons pas l’attitude du gouvernement. C’est aberrant que nous ayons eu à le convaincre de ne pas couper ces primes. Au cours des dernières semaines, nous lui avons répété à maintes reprises que, s’il décidait de réduire substantiellement la rémunération de dizaines de milliers de travailleuses et de travailleurs du secteur public, ce serait un profond manque de respect envers le personnel qui travaille sans relâche pour assurer les services à la population, particulièrement en cette période de pandémie », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

            Depuis plusieurs semaines, les travailleuses et les travailleurs de l’État membres de la CSN mènent des actions dans diverses régions du Québec pour souligner la nécessité de ne pas appauvrir le personnel alors que les pénuries de main-d’œuvre touchent maintenant l’ensemble du secteur public. La CSN demande aujourd’hui au Conseil du trésor de retirer une fois pour toutes cette épée de Damoclès qui leur pend au-dessus de la tête en s’engageant à reconduire les primes ainsi qu’à renouveler les budgets d’encadrement et de développement de la pratique professionnelle dans les prochaines conventions collectives. La CSN veut aussi que l’application de la prime aux ouvriers spécialisés soit améliorée et que cette prime soit élargie à d’autres titres d’emploi.

            « Cela dit, ça ne peut pas s’arrêter là; les besoins sont immenses et urgents, tout le Québec en est témoin. Il est plus que temps que le gouvernement travaille avec nous à améliorer significativement les conditions de travail et les salaires de celles et ceux qui prennent soin de nous, que ce soit dans le réseau de la santé et des services sociaux ou dans celui de l’éducation, ainsi que dans les organismes gouvernementaux », conclut Caroline Senneville.

            Demande de médiation : les négociations doivent avancer pour le bien des services publics et de la population du Québec

            Près d’un an après le début du processus de négociation et alors que les conventions collectives du secteur public sont échues depuis le 31 mars 2020, l’ensemble des fédérations du secteur public de la CSN demande au ministre du Travail, Jean Boulet, de nommer des médiateurs aux tables de négociation sectorielle de la FEESPCSN, de la FPCSN et de la FSSSCSN, la FNEEQCSN ayant pour sa part fait sa demande en juillet dernier. Avec l’amorce d’une deuxième vague de la COVID-19, la CSN estime qu’il est plus que temps de mettre en place des solutions pérennes pour rebâtir les services publics.

            « Les pénuries de main-d’œuvre se multiplient. Il manque de monde pour assurer les services à la population. Si on veut régler ce problème une fois pour toutes, il faut améliorer les conditions de travail du personnel des réseaux publics. Le statu quo des conventions collectives n’est pas une option », lance Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

            Dans le secteur de la santé et des services sociaux, la situation est critique. Le gouvernement Legault répète sans cesse depuis quelques mois que le réseau était déjà mal en point bien avant la pandémie. Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), il est impératif de mettre en place des solutions qui répondent aux besoins réels du personnel sur le terrain et aux problèmes majeurs de recrutement de main-d’œuvre qui touchent toutes les catégories de personnel. « Nous avons mis sur la table un grand nombre de propositions concrètes pour améliorer le quotidien dans nos établissements, mais nos vis-à-vis patronaux n’ont toujours pas de mandat pour discuter de sujets importants pour nous, comme la santé et la sécurité au travail, et agir concrètement dès maintenant. C’est inconcevable, considérant que nous atteignons des taux inégalés d’absences, car le personnel est constamment en surcharge, épuisé et au bout du rouleau », souligne Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS–CSN.

            La Fédération des professionnèles (FPCSN) signale que les paroles lancées cette semaine par le ministre Dubé, selon lesquelles tout le réseau de la santé et des services sociaux se trouve actuellement dans un état de fragilité extrême, doivent s’accompagner de gestes concrets pour remédier à la situation. « Bien que nous dressions des constats communs sur certaines problématiques, nous avons de la difficulté à nous entendre avec la partie patronale sur les moyens qui pourraient remédier notamment à la surcharge de travail, aux heures supplémentaires ainsi qu’à la conciliation travail et vie personnelle, affirme le vice-président de la FPCSN, Danny Roy. Nous devons innover pour répondre à la hauteur de la crise que nous traversons. Les ressources proposées actuellement à la table de négociation sont toujours insuffisantes. »

            Dans les réseaux de l’éducation et de l’enseignement supérieur aussi, la pandémie est venue révéler des failles qui doivent être colmatées pour que la population étudiante du Québec ait accès à des services de qualité. Pour la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN), il est grand temps que le gouvernement Legault envoie un signal clair et sans ambiguïté quant au réseau collégial. « Nous sommes des milliers de professeur-es à avoir tout mis en œuvre de manière à contribuer à une rentrée de qualité pour les étudiantes et les étudiants, et ce, malgré le contexte difficile et la surcharge de travail incroyable que celui-ci génère. La négociation en cours doit donc paver la voie à un réinvestissement significatif dans notre réseau et s’attaquer, entre autres choses, aux enjeux de précarité vécus par plusieurs d’entre nous. Je pense notamment à celles et ceux qui donnent des cours à la formation continue. Les cégeps ont besoin de soutien et nous sommes là pour proposer des solutions », ajoute Yves de Repentigny, vice-président de la FNEEQCSN.

            Même son de cloche quant aux problèmes de précarité pour le personnel de soutien scolaire et dans les cégeps de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESPCSN).

            « Détenir un poste de moins de 20 heures par semaine, devoir cumuler deux emplois, ne pas être remplacé en cas d’absence et être surchargé à son retour, c’est le lot du personnel de soutien en éducation depuis trop longtemps. L’élastique est tendu au maximum et il n’y a plus de marge de manœuvre pour réagir à des imprévus, encore moins à une crise de l’ampleur d’une pandémie. Des solutions doivent être rapidement mises en place et cela passe par la négociation », renchérit Nathalie Arguin, présidente de la FEESPCSN. Du côté du personnel de l’aide juridique, des traversiers et du Parc Olympique, la négociation avance à pas de tortue. « Le gouvernement doit donner un message clair à ces organismes gouvernementaux concernant le rythme des négociations et la hauteur des demandes patronales. »

            Mieux protéger le personnel des CHSLD pour éviter une autre histoire d’horreur

            Le rapport d’enquête sur l’éclosion de COVID-19 au CHSLD Sainte-Dorothée illustre l’ampleur des erreurs de gestion qui ont été commises durant la première vague de la pandémie. Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN), ce rapport doit mener le gouvernement à apporter les changements pour assurer la protection du personnel et des usagères et usagers.

            Le rapport d’enquête cerne plusieurs problèmes dénoncés par le syndicat CSN du CISSS de Laval dans les derniers mois : manque de personnel, manque d’équipements de protection individuelle, mesures de protection et de prévention insuffisantes, déplacement du personnel et dépistage tardif du personnel et des usagers.

            « En lisant ce rapport, on constate à quel point les travailleuses et travailleurs du CHSLD Sainte-Dorothée ont été laissés à eux-mêmes pour faire face à une des pires éclosions au Québec. Il faut absolument apprendre de nos erreurs et faire mieux pour la deuxième vague, notamment en misant sur la stabilité du personnel et le dépistage », explique Marjolaine Aubé, présidente du syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval—CSN.

            Aller au bout de la logique du rapport
            Le rapport d’enquête a le mérite de mettre en lumière les difficultés de gestion dans le réseau de la santé et des services sociaux, notamment en notant les nombreux paliers hiérarchiques qui freinent la prise de décision. Pour la FSSS–CSN, cela montre l’échec des méga-établissements issus de la réforme Barrette et l’urgence de revoir l’organisation du réseau pour miser sur la décentralisation, la démocratisation et l’autonomie des équipes.

            Le gouvernement doit aussi annoncer un rehaussement des mesures de protection du personnel. Il a non seulement manqué d’équipements, mais le personnel est surtout mal équipé pour faire face au virus dans les CHSLD. Cela rappelle l’importance de réformer rapidement notre régime de santé et sécurité au travail pour donner tous les moyens au réseau d’agir en prévention. La crise dans les CHSLD montre finalement la nécessité de combler le manque à gagner dans le financement du réseau depuis l’austérité libérale dès la prochaine mise à jour budgétaire.

            « La pandémie a montré la faiblesse de notre réseau hyper-centralisé. Ce n’est pas en rajoutant une autre couche de cadres qu’on va tout régler par magie. Ce qu’il faut, c’est avoir le courage de décentraliser le réseau et là-dessus, le gouvernement est muet. Pour enfin régler l’enjeu du manque de personnel, il y a un chemin qui saute aux yeux et c’est d’améliorer les conditions de travail et les salaires dès maintenant. Le rapport fait une passe sur la palette au gouvernement en l’invitant à nous mettre dans le coup pour améliorer les choses. Espérons qu’il comprendra le message », de conclure Jeff Begley, président de la FSSSCSN.

            À la veille d’une rencontre de médiation, les RSG en milieu familial augmentent la pression

            Partout au Québec, les RSG en milieu familial membres de la CSN se mobilisent pour une grève de 24 heures, le jeudi 24 septembre. Cet ultime moyen de pression vise à envoyer un message clair au ministère de la Famille avec lequel nous avons amorcé un processus de médiation, à la fin août, à notre demande.

            « Travailler dur une cinquantaine d’heures par semaine pour une paie de 35 heures, équivalant à 27 000 $ par année, c’est inacceptable, s’indigne Karine Morisseau, représentante du secteur des RSG de la FSSS–CSN. Ces conditions de travail dérisoires conduisent directement nos éducatrices à déserter la profession. Plusieurs centaines d’entre elles ont déjà cessé leurs activités. C’est à se demander si la stratégie gouvernementale, ce n’est pas de sous-payer nos éducatrices pour tuer le réseau des services de garde en milieu familial. Pourtant, ce réseau répond aux besoins des parents. »

            Par ailleurs, compte tenu de la situation sanitaire qui se détériore au Québec, il serait irresponsable de rassembler les RSG en un seul lieu le 24 septembre, comme il était prévu à l’origine. Le mouvement de grève est donc localisé dans chacune des régions du Québec. N’empêche, « le contexte de pandémie ne freine pas l’ardeur de ces femmes qui se dévouent pour préparer les enfants québécois en prévision de l’école. Ces éducatrices jouent un rôle essentiel et méritent la pleine reconnaissance du gouvernement Legault », précise Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

            « Enfin, rappelons que si nous avons choisi de tenir une seule journée de grève générale partout au Québec, c’est en pensant aux parents qui nous font confiance et qui sont solidaires de notre combat légitime. Les témoignages d’appui des mères et des pères forcés de trouver un plan B nous font chaud au cœur et nous rappellent pourquoi nous aimons éduquer leurs enfants », soutient en conclusion Karine Morisseau, elle-même RSG.

            Les faits à propos des 3000 RSG de la CSN

            • Les RSG travaillent plus de 50 heures par semaine et ne sont payées que pour 35 heures ;
            • 27 000 $, c’est le revenu annuel moyen d’une RSG (une fois les dépenses couvertes) ;
            • Les RSG demandent une rémunération équivalente à une éducatrice en CPE, non formée, au premier échelon ;
            • Le ministère veut appauvrir les RSG avec des offres sous le taux d’inflation (7,67 % en quatre ans) ;
            • Les RSG désertent massivement la profession. Il est estimé que 12 000 places pour les enfants ont disparu depuis le début de la pandémie ;
            • Les RSG sont en négociation depuis mars 2019. Elles ont demandé et obtenu du ministère du Travail la nomination d’un médiateur, en août dernier ;
            • Les 25 et 28 septembre 2020, les RSG poursuivront leurs rencontres de médiation.

            Discours du trône : les partis politiques doivent mettre de l’avant les mesures souhaitées par les travailleuses et les travailleurs

            À la suite du discours du trône prononcé aujourd’hui, la CSN accueille favorablement l’annonce de plusieurs mesures souhaitées par le milieu syndical pour venir en aide aux travailleuses et aux travailleurs québécois et canadiens. En ce sens, la centrale syndicale invite les partis politiques représentés au Parlement du Canada à tout mettre en œuvre pour que ces mesures voient le jour rapidement.

            « Tous les observateurs s’entendent pour dire que certains secteurs économiques seront affectés encore longtemps par la pandémie, souligne le président de la CSN, Jacques Létourneau. Ce sont les travailleuses et les travailleurs qui en sont les premières victimes. »

            La centrale syndicale se réjouit particulièrement de la réforme annoncée en matière d’assurance-emploi. « La crise a malheureusement fait la démonstration, une fois de plus, que les modalités actuelles du régime d’assurance-emploi abandonnent un trop grand nombre de travailleuses et de travailleurs, notamment celles et ceux qui occupent des emplois à temps partiel, saisonniers ou atypiques. Il est urgent que l’ensemble des partis politiques collaborent afin que l’assurance-emploi puisse remplir son rôle, et ce, particulièrement en temps de crise », indique Jacques Létourneau.

            La CSN accueille favorablement la mise en place d’un régime universel et public d’assurance médicaments. Elle rappelle que le modèle hybride en place au Québec n’est pas une voie à privilégier par le gouvernement fédéral compte tenu des problèmes d’accessibilité et la hausse fulgurante des coûts entraînés par le régime québécois.

            PL66 : une vision toujours aussi étroite de la relance

            La CSN accueille favorablement l’octroi à l’Autorité des marchés publics, tel que le prévoit le projet de loi 66, de pouvoirs de contrôle et de surveillance à l’endroit des travaux d’infrastructures privilégiés par le gouvernement. Toutefois, la centrale syndicale demeure largement déçue de la vision toujours aussi étroite de la relance économique mise de l’avant par le gouvernement de François Legault.

            « On dirait que le gouvernement n’a tiré que la moitié des leçons de l’échec de son projet de loi 61 en juin dernier, affirme le président de la CSN, Jacques Létourneau. Nous saluons le fait que les pouvoirs extraordinaires qui auraient été utilisés à la seule discrétion des ministres soient dorénavant assumés par un organisme de contrôle neutre, apolitique et bien établi. Toutefois, il est navrant de constater que le gouvernement entend toujours escamoter les études d’impact environnemental. Avec une vision aussi réductrice de la relance économique, le jeu n’en vaut certainement pas la chandelle. »

            Depuis le dépôt du projet de loi 61, la CSN souligne que le gouvernement a une idée beaucoup plus précise des nombreux secteurs économiques touchés par la crise, que ce soit dans les secteurs du tourisme, du commerce de détail ou du transport ainsi que des populations plus affectées sur le plan de l’emploi, notamment les femmes et les communautés vulnérables.

            « Comme l’ancienne mouture, le projet de loi 66 se concentre exclusivement sur la construction d’infrastructures, un secteur grandement masculin, oubliant ainsi les travailleuses et les travailleurs d’autres types d’industrie qui auraient tout autant besoin du soutien de l’État. Rien sur l’achat local, rien sur la formation professionnelle. Sommes-nous devant un projet structurant pour l’ensemble des défis auxquels nous faisons face ? Bien sûr que non. »

            Sur le plan environnemental, la CSN s’inquiète que les balises dont le Québec s’est doté au fil des années ne soient appliquées dans leur intégralité que dans certains cas, comme les milieux humides, les espèces menacées ou les sites d’enfouissement. « Il s’agit d’un recul inacceptable sur le plan environnemental, déplore Jacques Létourneau. Il s’agit d’une vision réductrice des impératifs environnementaux. Par ailleurs, on s’étonne encore que le gouvernement n’intègre nullement les nécessaires solutions pour régler la crise climatique. »

            La CSN prendra le temps d’analyser en détail les différentes modalités du projet de loi 66 déposé par la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, ce matin à l’Assemblée nationale. L’organisation syndicale rappelle que l’ensemble de ses recommandations en lien avec la relance en temps de pandémie se trouve dans la plateforme de développement économique qu’elle a développée avec les autres centrales syndicales du Québec.

            La réforme de l’assurance-emploi, plus nécessaire que jamais

            Au cours des derniers mois, des millions de personnes à travers le pays se sont butées aux nombreuses lacunes du régime d’assurance-emploi, un filet social dont les mailles ont été grandement agrandies par les réformes successives des 30 dernières années. Une part importante de ces travailleuses et travailleurs vivaient une période de chômage pour la première fois. N’eût été la mise en place rapide de la Prestation canadienne d’urgence (PCU), cette première expérience aurait été des plus brutales.

            L’impossibilité pour des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs de se qualifier à l’assurance-emploi, alors qu’ils venaient d’être mis à pied par des employeurs contraints au confinement, révèle toute l’incohérence de l’actuel régime d’assurance-emploi. La nécessité même de mettre sur pied la PCU pour répondre aux besoins en contexte de pandémie témoigne à elle seule de la trop grande rigidité des critères d’admissibilité et de la couverture déficiente du régime d’assurance-emploi.

            Le mouvement syndical québécois exige depuis longtemps de la part du gouvernement fédéral une réforme de l’assurance-emploi, et si la nécessité d’instaurer la PCU illustre à quel point il est nécessaire de revoir de fond en comble le système de l’assurance-emploi, nos revendications conservent toute leur pertinence. Bien sûr, les mesures de transition entre la PCU et l’assurance-emploi annoncées à la fin août par le gouvernement Trudeau sont intéressantes, surtout celles qui permettent de se qualifier aux prestations avec 120 heures travaillées, mais elles auront une durée limitée. Ce à quoi il faut penser à partir de maintenant, c’est à une réforme en profondeur du régime.

            Il est urgent de ramener le plancher d’admissibilité de 700 à 420 d’heures travaillées. Les travailleuses et aux travailleurs devraient également pouvoir se qualifier après 12 semaines travaillées, afin de nous rapprocher des critères d’admissibilité qui avaient cours avant la réforme Axworthy de 1993.

            Le gouvernement doit également mettre un terme à la norme variable d’admissibilité qui fait en sorte que plus le chômage régional est bas, plus le nombre d’heures d’emploi assurable requis est grand. Si, sur papier, le principe semble logique, les travailleuses et les travailleurs sont toutefois pénalisés en raison des distorsions occasionnées par les pôles urbains de leur région respective. Nous proposons plutôt une norme de 420 heures ou 12 semaines travaillées, selon ce qui est le plus favorable au prestataire. Cette formule hybride éviterait de pénaliser outre mesure les travailleurs à temps partiel, ceux-ci ayant été particulièrement happés non seulement par la crise, mais aussi par la rigidité des critères d’admissibilité actuels du régime. La norme hybride doit de plus s’appliquer à l’ensemble des régions du pays.

            Le gouvernement doit également augmenter le montant des prestations reçues en période de chômage. Pour nos organisations, le taux de remplacement du salaire devrait correspondre à au moins 60 % du maximum de la rémunération assurable (plutôt que 55 %), comme c’était le cas jusqu’en 1993.

            La question du travail atypique — comme les travailleurs et travailleuses autonomes ou saisonniers — devra aussi être soulevée. Exclus de l’assurance-emploi, les travailleurs et les travailleuses atypiques n’ont pu traverser la crise que par l’entremise de la PCU. Trouver une façon de les intégrer au régime d’assurance-emploi demandera à l’ensemble des intervenants de faire preuve d’imagination et de créativité, nous en convenons. Nous sommes toutefois convaincus que la société canadienne ne peut tolérer plus longtemps que ces personnes n’aient pas droit aux mêmes protections que les autres salarié-es, et ce, strictement en raison de leur statut d’emploi.

            De nombreux ajustements additionnels demeurent en outre nécessaires pour améliorer la capacité de la caisse d’assurance-emploi, financée à part presque égale par les employeurs et les salarié-es, à remplir sa mission première : venir en aide aux travailleuses et aux travailleurs ayant perdu leur emploi pour des raisons dont ils n’ont, malheureusement, aucun contrôle.

            Le premier ministre Justin Trudeau amorcera sous peu la nouvelle session parlementaire avec un discours du Trône devant établir les priorités de son gouvernement pour les mois à venir. Il doit saisir l’occasion pour annoncer la vaste réforme de l’assurance-emploi demandée par les organisations syndicales et les groupes de chômeurs et chômeuses depuis trop longtemps — et ce, d’un océan à l’autre.

            La FSSS–CSN réclame une voie rapide pour le dépistage dans les services de garde éducatifs

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN) s’étonne que le gouvernement Legault n’ait toujours pas convenu d’une voie rapide de dépistage pour les travailleuses et les enfants du réseau des services de garde éducatifs à l’enfance.

            Pour faire face à la deuxième vague de la pandémie, la FSSSCSN réclame une procédure accélérée de test et un corridor de service dédié pour les CPE et les services de garde en milieu familial. Cet accès privilégié au dépistage, pourtant prévu au Plan d’action prévu en cas de deuxième vague, se fait toujours attendre. Ce secteur critique doit être mieux protégé, sans quoi des éducatrices seront en isolement pour une période plus longue que nécessaire, alors que l’on constate déjà une pénurie de personnel. Pour maintenir l’offre de services de garde aux parents, il faut pouvoir compter sur le maximum possible de personnel.

            Cela est d’autant plus important alors que certains employeurs du réseau ou bureaux coordonnateurs s’entêtent encore à ne pas maintenir la rémunération du personnel en isolement. Ce sont donc actuellement les travailleuses des services de garde qui doivent payer le prix de cette situation. La FSSSCSN demande d’ailleurs depuis plusieurs semaines un engagement gouvernemental pour maintenir la rémunération des travailleuses et travailleurs en isolement, comme cela se fait dans plusieurs secteurs.

            « Les travailleuses et travailleurs des CPE et les RSG sont au front depuis le début de la pandémie. Elles sont à risque et doivent pouvoir se faire dépister rapidement. C’est un moyen efficace d’éviter des éclosions dans les services de garde éducatifs », explique Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSSCSN.

            À propos de la FSSS-CSN 

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN) compte plus de 110 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSSCSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

            Après avoir touché toutes les régions, la grève tournante se conclut à Montréal et Laval

            Les responsables de service de garde (RSG–CSN) en milieu familial de la région de Montréal et de Laval ferment aujourd’hui leurs portes pour une journée complète. Il s’agit d’un moyen de pression ultime dans le cadre d’une grève tournante qui a touché l’ensemble des régions du Québec dans la semaine du 14 au 18 septembre 2020. Environ 250 RSG de Montréal et de Laval se sont données rendez-vous devant les bureaux du ministère de la Famille, dès 9 h 45, d’où est partie une marche en direction de l’intersection de l’avenue De Lorimier et de la rue Notre-Dame.

             « Ce n’est pas de gaieté de cœur que les RSG déclenchent une grève de 24 heures. Elles savent que les parents ont besoin de leurs services. Cependant, ces pères et ces mères sont solidaires et comprennent que les conditions de travail des RSG en milieu familial sont inacceptables », précise Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. 

            Les RSG en milieu familial travaillent une cinquantaine d’heures par semaine afin de s’adapter aux horaires des parents. Dans les faits, le ministère de la Famille ne les paie que 35 heures par semaine. Résultat ? Ces RSG gagnent en moyenne 27 000 $ par année, après avoir couvert toutes les dépenses. « Personne n’accepterait un salaire aussi bas pour autant d’heures travaillées. C’est pourquoi des centaines de femmes désertent la profession et ferment définitivement leur service de garde à la maison », s’attriste Karine Morisseau, représentante du secteur RSG de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN et elle-même RSG en milieu familial.

            Propos méprisants du gouvernement

            À l’initiative de la CSN, un médiateur va tenter de favoriser une reprise des négociations avec le gouvernement du Québec. Cependant, à la table de négociation, plusieurs déclarations des vis-à-vis gouvernementaux ont laissé entrevoir le mépris pour les demandes légitimes des RSG. « Quand on nous répète que l’on amuse les enfants dans nos maisons et que l’on travaille moins fort à certains moments parce qu’ils ne sont pas tous là en même temps, c’est insultant et dégradant », s’insurge Fatiha Benzama, présidente du Syndicat des RSG de Montréal-Est–CSN.

            Il faut que le gouvernement Legault admette que les RSG en milieu familial sont des professionnelles de la petite enfance, qu’elles sont essentielles et qu’elles méritent un salaire équitable qui équivaut aux emplois comparateurs.

            RQAP : un projet de loi prometteur

            La CSN accueille favorablement certaines avancées contenues dans le projet de loi 51 venant modifier le Régime québécois d’assurance parentale. La bonification du revenu qui peut être cumulé, la prolongation de la période pour se prévaloir des congés et les semaines additionnelles accordées au père sont autant de mesures réclamées par la centrale syndicale. Néanmoins, pour assurer l’équité envers les mères biologiques, la CSN demande à ce que celles-ci ne soient plus tenues de mettre un terme à leur retrait préventif quatre semaines avant la date prévue d’accouchement.

            « Le retrait préventif n’est pas un “congé”, rappelle la vice-présidente de la CSN, Caroline Senneville. Il s’agit d’une mesure de prévention pour protéger la travailleuse et son enfant à naître des risques reliés à son travail. Nous ne voyons pas pourquoi les travailleuses enceintes qui sont en retrait préventif devraient commencer à gruger des semaines de congé parental avant la date de l’accouchement, contrairement aux mères adoptives. »

            La vice-présente de la CSN a indiqué, en commission parlementaire aujourd’hui, que puisque les mères biologiques sont souvent obligées de prendre des semaines de congé sans leur enfant (arrêt anticipé du travail dû à la grossesse, complications lors de l’accouchement ou concernant l’état de santé de l’enfant, etc.), la durée du temps passé en présence de l’enfant est rarement de 55 semaines. Dans les amendements proposés par le ministre, le gouvernement introduit des semaines additionnelles qui accordent aux parents adoptants le droit d’être avec leur enfant pour une période de 55 semaines. Nous demandons au gouvernement de trouver des solutions pour assurer l’équité avec les parents biologiques, notamment par le retrait de la disposition qui oblige les mères biologiques à débuter leurs prestations quatre semaines avant la date prévue de leur accouchement lorsque ces dernières sont en retrait préventif.

            Par ailleurs, la CSN est en accord avec la mesure volontaire contenue dans le projet de loi qui consiste à octroyer quatre semaines additionnelles au père si chacun des parents utilise au moins 10 semaines de ce congé. Cette mesure encourage la présence des pères en favorisant le partage du congé parental.

            La CSN accueille favorablement le prolongement des périodes pour se prévaloir des différents congés et la bonification du montant qu’il sera possible de cumuler. Cela permettra aux parents qui le souhaitent de reprendre progressivement le travail au cours des dernières semaines de leur congé. Par ailleurs, l’utilisation de cette mesure devra rester volontaire et les employeurs ne devront pas faire pression sur les parents pour qu’ils retournent plus rapidement au travail.

            Pour un enseignement universitaire de qualité à l’UQAM

            Les membres du Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l’UQAM (SPPEUQAM-CSN) manifestent ce midi afin de dénoncer les conditions d’enseignement qui prévalent pour les chargées et chargés de cours qui dispensent plus de 50 % des cours de 1er cycle à l’UQAM.

            Pour Olivier Aubry, président du Syndicat SPPEUQAM-CSN, « un fossé important demeure entre la position de la direction de l’UQAM et les revendications du Syndicat en ce qui a trait à la surcharge de travail occasionnée par l’enseignement en non présentiel, à l’inexistence de rémunération pour l’adaptation des cours qui se donnent maintenant en non présentiel et à la taille souvent démesurée des groupes-cours ».

            En situation d’enseignement en non présentiel, le SPPEUQAM-CSN désire limiter la taille des groupes à 40 étudiant.e.s pour permettre un meilleur encadrement, favoriser la qualité des apprentissages, réduire le décrochage, bref il importe d’avoir des groupes à taille humaine comme cela se fait déjà à l’Université du Québec en Outaouais. À titre d’exemple, à l’UQAM, 60 % des cours offerts par le département de Communication sociale et publique dépassent le nombre de 40 étudiant.e.s par groupe. Toujours à l’UQAM, au département de Sociologie, 62 % des cours dépassent ce seuil et en Science politique, on atteint 85 %. On est loin de permettre un enseignement de qualité en mode non présentiel !

            Quant à Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), elle est d’avis que « le maintien de l’enseignement en mode non présentiel nécessite l’investissement de nouvelles ressources financières pour assurer les meilleures conditions d’apprentissage, pour compenser le travail supplémentaire requis et pour donner aux enseignantes et aux enseignants des conditions de travail convenables ».

            Dominique Daigneault, présidente du Conseil central métropolitain de Montréal de la CSN, affirme, pour sa part, que « Les revendications des membres du SPEEUQAM sont tout à fait justifiées et la direction doit y répondre favorablement et ce, le plus rapidement possible. Il faut permettre aux chargées et chargés de cours d’enseigner dans des conditions adéquates tout en assurant aux étudiantes et aux étudiants des conditions d’apprentissage dignes de ce nom. »

            Si la direction de l’UQAM croit faire des économies en mettant en place des « amphithéâtres en ligne», cette vision amènera plutôt le décrochage et la défection étudiante, entraînant ainsi inévitablement une baisse des revenus. Le Gouvernement du Québec et la direction de l’UQAM doivent reconnaître le caractère exceptionnel de la situation et investir dans des mesures qui permettront d’offrir un enseignement universitaire de qualité.

            En pleine pénurie de personnel, appauvrir les travailleuses et les travailleurs serait catastrophique

            « Nous ne laisserons pas ce gouvernement plumer les services publics », ont clamé des travailleuses et des travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux ainsi que de l’éducation membres de la CSN lors d’une action d’éclat qui s’est déroulée à Québec ce matin. Des sacs de plumes ont été soufflés tout d’abord à l’intérieur des bureaux du Conseil du trésor, puis devant l’édifice, afin d’illustrer le plumage en règle que le gouvernement s’apprête à faire subir à des dizaines de milliers de personnes œuvrant dans les services publics en mettant fin, le 30 septembre prochain, à plusieurs primes d’attraction et de rétention.

            Ces primes, qui étaient intégrées aux conventions collectives, prenaient fin le 30 mars dernier. À la suite de représentations faites par la CSN auprès du Conseil du trésor au mois de mars, le gouvernement avait accepté de les maintenir jusqu’au 30 septembre. Maintenant, il semble bien décidé à les abolir à la fin du mois. « En pleine pandémie et avec toutes les difficultés qu’on a à attirer et à retenir le personnel dans les services publics, ça n’a aucun sens d’appauvrir des dizaines de milliers de travailleuses et de travailleurs », lance Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

            Celles et ceux qui se verront privés d’une partie de leur revenu sont des ouvriers spécialisés, des psychologues, des salarié-es œuvrant auprès de personnes présentant des troubles graves de comportement ainsi que des salarié-es travaillant dans un CHSLD ou dans un établissement du Grand Nord. Pour certaines de ces personnes, comme les psychologues, la perte de revenu pourrait s’élever à 7000 $ par année. Pour d’autres travailleurs, comme les ouvriers visés par la prime, la décision du gouvernement les privera de 10 % de leur revenu, ce qui pourrait signifier jusqu’à 5000 $ de moins par année. « Quand on sait que les ouvriers spécialisés du secteur public gagnent déjà jusqu’à 32 % de moins que ceux qui travaillent dans les autres secteurs, on se demande bien qui va encore vouloir occuper ces emplois dans nos réseaux », ajoute Caroline Senneville.

            La CSN revendique que les primes en question soient reconduites dans les nouvelles conventions collectives et que la prime des ouvriers spécialisés soit élargie à d’autres titres d’emploi, notamment les mécaniciens d’entretien (millwrights), les ébénistes et les soudeurs, qui sont tous des titres d’emploi pour lesquels la CSN a identifié des problèmes de recrutement.

            « Le Conseil du trésor doit bien mesurer les conséquences que pourraient avoir ces économies de bout de chandelle sur le dos du personnel. En appauvrissant les travailleuses et les travailleurs, c’est un bien mauvais message que le gouvernement envoie dans les réseaux et, ultimement, ce sont les services à la population qui perdront des plumes », conclut Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

            « Le 12 août, j’achète un livre québécois » et j’appuie les libraires de Raffin

            Des négociations rompues depuis près de deux mois, une précarité d’emploi qui s’aggrave et une rémunération qui frôle le salaire minimum : voilà les raisons qui poussent les libraires de Raffin à manifester leur ras-le-bol face à un employeur insensible à leurs conditions de travail.

             « Malheureusement, Raffin rime avec Séraphin ! En ce 12 août, nous voulons encourager les auteur-es d’ici, mais nous recherchons également un appui pour les libraires sous-payés », explique Delphine Naum, membre du Syndicat des employé-és de la Librairie Raffin Plaza St-Hubert–CSN, regroupant une vingtaine de personnes.

             La grande majorité des membres gagnent 13,39 $ l’heure ou moins, ce qui les place pratiquement au salaire minimum, sans considération de leur expérience et de leurs études. De plus, cinq libraires sur six travaillent à temps partiel avec des horaires instables. L’employeur refuse de discuter, malgré une convention collective échue depuis mai 2019.

             

            Remercier et récompenser la clientèle qui nous appuie

            Nous invitons les clientes et les clients à venir parler aux employé-es et à compléter le jeu-questionnaire à l’entrée de la succursale Raffin Plaza St-Hubert. Ils courent la chance de gagner l’une des deux cartes-cadeaux d’une valeur de 50 $ à cette même succursale.

             « Cette mobilisation n’est pas organisée pour créer du tort à Raffin, au contraire ! Nous croyons que des employé-es mieux traités seront davantage motivés à transmettre leur passion pour la littérature », précise Delphine Naum.

             

            À propos  

            Le Syndicat des employé-és de la Librairie Raffin Plaza St-Hubert–CSN est membre de la Fédération du commerce (FC–CSN) qui compte près de 30 000 membres, regroupés au sein de 330 syndicats.

            Loi 15 sur les régimes de retraite : jugement très décevant pour les employé-es du secteur municipal

            La Cour supérieure vient de rendre une décision qui confirme plusieurs dispositions de la loi 15 qui a permis de sabrer les droits acquis des travailleuses et des travailleurs du secteur municipal pour leur retraite. Seul point positif de la présente décision, les retraité-es n’auront pas à concéder de droits pour financer les déficits des caisses de retraite municipales. C’est tout le contraire qui attend celles et ceux qui sont encore actifs.

            Rappelons que la loi 15, votée en 2014, a eu des conséquences dramatiques pour certains employé-es municipaux qui ont parfois perdu jusqu’à 40 % de leur rente de retraite en étant forcés de céder des droits sur le passé. Après la loi 15, plusieurs syndiqué-es ont été forcés de payer 50 % des déficits de leur régime de retraite, même si les conventions collectives convenaient d’un autre arrangement plus favorable envers les travailleuses et travailleurs. À la CSN, c’est quelque 8000 membres qui sont touchés par cette décision. Au Québec, on parle de plusieurs dizaines de milliers d’employé-es des municipalités ou des sociétés de transport en commun.

            La CSN dénonce l’attaque que ce jugement du 9 juillet porte aux droits des associations et à leur capacité de négocier. Le juge Benoit Moulin confirme plusieurs effets néfastes de la loi 15. Selon la centrale syndicale, cette orientation est contraire à des arrêts passés de la Cour suprême. Cette loi permet en effet de revenir sur des droits déjà négociés et impose des limites pour la négociation du financement des régimes de retraite dans le futur. Selon la jurisprudence, revenir de façon substantielle sur les droits passés n’est pas constitutionnel. C’est une entrave sérieuse au droit d’association.

            La CSN analysera rigoureusement ce jugement du 9 juillet 2020 afin de décider si elle le porte en appel.

            Formation abrégée des préposé-es en CHSLD : une opération improvisée menant à une vague de déception

            Les employeurs du réseau ne sont pas en mesure de promettre des postes à temps plein aux futurs préposé-es qui débutent leur formation cette semaine. Et ces étudiant-es apprennent que le salaire promis est loin d’être garanti, alors qu’il inclut des primes temporaires. La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN) a eu cette confirmation aux tables de discussions avec des représentants du gouvernement. Cela vient jeter une douche froide sur l’opération improvisée du gouvernement.

            Dès l’annonce de la formation abrégée des préposé-es, le premier ministre Legault a répété à de nombreuses reprises que les travailleuses et travailleurs auront accès à des postes à temps plein et à un salaire de 26 $ de l’heure. 10 000 personnes ont répondu à l’appel sur cette base et apprennent maintenant qu’on ne leur a pas tout dit. Pour la FSSSCSN, il aurait été possible d’éviter cette vague de déception en se mettant à l’écoute dès le départ des préposé-es aux bénéficiaires et de notre organisation syndicale qui représente la très grande majorité des préposé-es aux bénéficiaires.

            Pas de temps plein automatique
            Dans les récents échanges avec la partie patronale, la FSSSCSN a eu la confirmation que les futurs préposé-es n’auront pas automatiquement accès à des postes à temps plein. Ils devront néanmoins garder une disponibilité pour du temps plein durant une année, sans savoir à l’avance s’ils pourront effectivement travailler à temps plein. Cela était à prévoir. Depuis des années, nous intervenons auprès des employeurs pour rehausser des postes à temps plein. Nous avons même obtenu un engagement de leur part dans le cadre de la dernière convention collective. Ils ont tellement tardé qu’il y a encore trop peu de postes à temps plein.

            « Si on crée des postes à temps plein, il y a de bonnes raisons de penser que bien des gens actuellement à l’emploi seront preneurs. On ne pouvait donc pas promettre aux nouveaux que ce serait le cas pour eux. Je ne serais pas surpris que le premier ministre fasse comme depuis le début de la crise et tente de nous mettre la faute sur le dos. Mais s’il avait été à l’écoute, c’est le genre de problèmes qu’on aurait pu éviter. Nous avons besoin de la relève, mais il faut leur donner l’heure juste », explique Jeff Begley, président de la FSSSCSN.

            Des fausses promesses sur le salaire
            Le salaire promis par le gouvernement dans cette opération inclut des primes temporaires et conditionnelles. C’est donc dire que bien des futurs préposé-es n’auront pas accès à un salaire de 26 $ de l’heure, par exemple si la personne travaille dans un CHSLD où il n’y a pas de cas de COVID. Pendant ce temps, le gouvernement tarde toujours à régler la question de la rémunération des préposé-es aux bénéficiaires, des ASSS et de l’ensemble du personnel en respect de la Loi sur l’équité salariale.

            « Cette opération ne fait que créer de la déception, aussi bien chez les futurs préposé-es que chez les gens qui sont à l’emploi. Non seulement celles et ceux qui sont dans le réseau n’ont pas eu accès à cette formation, mais en plus rien n’est prévu pour aider le personnel à orienter les nouveaux. On court après le trouble. Mais il y a moyen de corriger le tir rapidement. Pour y arriver, le gouvernement doit s’asseoir avec nous afin de trouver des solutions durables qui vont assurer que cette démarche donne des résultats positifs sans effets secondaires nocifs », de conclure Jeff Begley.

            Des projections urbaines pour réclamer des investissements dans les services publics

            Ce soir, dès la tombée du jour, les travailleuses et les travailleurs du secteur public de la CSN utiliseront des projections urbaines dans le centre-ville de Montréal pour envoyer un message clair au gouvernement de la CAQ, en vue de l’énoncé économique qui sera déposé demain : Le Québec doit faire mieux et investir massivement dans les services publics.

            « La crise actuelle met en lumière les dégâts causés par des années de compressions et de mesures d’austérité. Dans bien des secteurs, la situation était déjà critique avant la pandémie; et ça ne va pas en s’améliorant. Ça prend des investissements importants pour mettre en place des mesures structurantes, pas de simples pansements », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

            Pour la CSN, ces investissements dans les services publics doivent permettre d’améliorer à la fois les salaires et les conditions de travail. L’organisation syndicale rappelle qu’en novembre dernier, l’Institut de la Statistique du Québec confirmait à nouveau que le personnel des services publics était moins bien rémunéré que le reste des salariés québécois. « Il faut briser cette spirale qui tire tout le secteur public vers le bas : des salaires insuffisants qui n’attirent plus, des pénuries de personnel qui se multiplient, des surcharges de travail qui entraînent des maladies professionnelles, de nouvelles pénuries qui s’ajoutent… Ça ne peut plus continuer comme ça ».

            Les travailleuses et les travailleurs du secteur public de la CSN sont conscients que le Québec doit faire des choix. Ils demandent aujourd’hui à la CAQ de choisir le bien-être de la population.

            « La négligence des derniers gouvernements envers les besoins criants des réseaux publics a rendu l’attraction et la rétention du personnel extrêmement difficiles. Le gouvernement de la CAQ a maintenant le devoir de réparer ce qui a été brisé pour que la population du Québec puisse bénéficier des services auxquels elle a droit », conclut Caroline Senneville.

            Repenser et relancer le Québec

            La fin abrupte du projet de loi 61 aura eu le mérite de démontrer deux choses. D’un côté, bien que nous ayons accueilli positivement la volonté du gouvernement d’investir massivement pour relancer l’économie, la reprise économique du Québec ne peut se limiter aux seuls travaux d’infrastructure. Une telle approche exclut les femmes de la relance, tout comme des pans entiers de l’économie. De l’autre, elle ne peut s’effectuer sans une véritable concertation de l’ensemble des acteurs socioéconomiques et sans réflexion sur la nature de tels projets — encore moins en saccageant les règles élémentaires en matière de contrôle démocratique et environnemental.

            C’est dans cet esprit que nos organisations syndicales ont développé une série de propositions [consulter la plateforme des centrales syndicales sur l’économie du Québec] basées sur le renforcement de la résilience de notre économie nationale qui pourront, nous le croyons, alimenter la réflexion quant au développement socioéconomique qui devrait prévaloir au Québec.

            La crise de la COVID-19 aura mis en évidence plusieurs défaillances au sein de notre économie. Les nombreux problèmes d’approvisionnement de certains produits de base, constatés dans plusieurs économies mondiales, reposent en bonne partie sur la lente délocalisation de la production et sur des chaînes d’approvisionnement qui reposent sur de longs circuits de production répartis sur différents territoires. Il est possible de faire mieux.

            Pour une réindustrialisation du Québec
            Pour nous assurer que la reprise économique pourra bénéficier au plus grand nombre et diminuer les impacts potentiels de crises similaires dans le futur, nous croyons qu’il est nécessaire de réduire notre dépendance envers la production hors de notre territoire en stimulant une réindustrialisation du Québec afin de renforcer la résilience de son économie. Consommer local, c’est bien. Produire au Québec, c’est mieux ! Il tombe sous le sens que la chaîne de production agroalimentaire, qui a sérieusement été testée lors de la pandémie, tout comme la chaîne pharmaceutique et celle d’équipements médicaux, pour ne nommer qu’elles, se doivent d’être activement soutenues.

            En ce sens, l’État québécois ne peut se contenter du rôle de donneur d’ouvrage ou de facilitateur des initiatives du secteur privé. Il doit favoriser la restructuration, la diversification et le dynamisme technologique du tissu industriel. Le gouvernement doit adopter une politique industrielle plus interventionniste et assumer un rôle central dans la coordination et la planification stratégique de la relance. Pour ce faire, il doit agir par l’entremise de ses politiques économiques, notamment par ses politiques budgétaires et fiscales, d’emploi et de main-d’œuvre, commerciales, scientifiques et d’innovation, etc.

            De telles politiques économiques se doivent d’être structurantes : elles doivent viser à consolider et à diversifier le tissu productif en soutenant le renforcement des filières industrielles existantes, l’expansion d’activités connexes à ces filières et la création de nouveaux pôles de développement.

            Le gouvernement a multiplié les mesures d’urgence à l’intention des entreprises pour traverser la crise. Cela allait de soi. Il est essentiel que le soutien aux entreprises se poursuive encore plusieurs mois et qu’une attention particulière soit apportée aux PME : souvent fortement ancrées dans leur communauté, elles font tourner l’économie locale et ont un impact structurant sur le tissu industriel des régions.

            Aucune injection de capitaux par l’État ne doit être un chèque en blanc. Chaque dollar investi doit revenir, d’une forme ou d’une autre, à la communauté. L’aide financière devra être accordée en contrepartie de résultats en matière de création d’emplois et d’investissements sur le territoire. Il nous apparaît évident que ce soutien étatique ne doit pas être octroyé aux entreprises pratiquant l’évasion fiscale ni leur permettre de procéder à des rachats d’actions ou à des bonifications de la rémunération de leurs dirigeants. Des contreparties environnementales nous apparaissent également incontournables : le Québec peut exiger des plans de décarbonisation des entreprises ciblées par ses programmes.

            Pour déployer une telle stratégie structurante de reprise économique, le gouvernement peut compter sur un grand nombre d’instruments stratégiques. Les espaces de concertation déjà en place doivent être mobilisés pour développer les politiques d’emploi et de main-d’œuvre sectorielles appropriées. Le ministère de l’Économie et de l’Innovation, Investissement Québec et la Caisse de dépôt et placement du Québec se doivent d’appuyer le secteur manufacturier, source majeure d’innovation et de gains de productivité. Le Québec dispose également d’un écosystème financier solide et diversifié formé par le Capital régional et coopératif Desjardins, le Fonds de solidarité de la FTQ et le Fondaction de la CSN, entre autres. Ces instruments de financement constituent des leviers essentiels d’une stratégie cohérente de développement économique et de création d’emplois.

            Alors que le gouvernement incite la population à mettre du Québec dans son panier bleu, nous croyons qu’il devrait lui-même prêcher par l’exemple. Le gouvernement doit considérer une utilisation plus étendue de l’effet de levier qu’est l’approvisionnement public afin de maximiser les occasions d’investissement et la création d’emplois au Québec. Un cadre législatif « Achetons Québec », semblable au Buy America Act, doit contraindre les entreprises publiques, minimalement, à s’approvisionner au Québec et à ainsi accroître la capacité de fabrication québécoise — qu’on pense aux produits pharmaceutiques, aux équipements médicaux et aux autres biens essentiels consommés par le réseau de la santé et des services sociaux, par exemple. Cela dit, au-delà des accords commerciaux, le gouvernement a la responsabilité d’examiner ce qui peut être fait chez nous en matière de préférence nationale.

            Mobiliser les ressources budgétaires du Québec
            L’ampleur des moyens à mettre en oeuvre pour garantir le succès de la reprise économique post-COVID démontre à elle seule que la relance ne peut se faire sur le pilote automatique. En ce sens, il serait plus que malhabile de restreindre cette relance à la seule accélération de projets d’infrastructure existants sans une nécessaire réflexion quant aux choix de société à privilégier.

            Le Québec doit également s’assurer de pouvoir mobiliser les ressources financières nécessaires au redémarrage de l’économie et au soutien à des créneaux d’innovation riches en valeur ajoutée et en création d’emplois. En ce sens, bien que difficile, la situation nous apparaît moins dramatique qu’il n’y paraît.

            Le ministre des Finances, Éric Girard, devrait confirmer aujourd’hui, lors de sa mise à jour économique, que le déficit anticipé du Québec s’élèvera à 15 milliards de dollars. Nous saluons son intention, déjà exprimée, d’utiliser la réserve de stabilisation dont bénéficie actuellement le gouvernement. Héritée des larges surplus budgétaires successifs engendrés par l’État québécois, celle-ci s’élève à 13,9 milliards de dollars. Le recours à la réserve de stabilisation permettra de financer sinon la totalité, du moins une bonne partie du déficit attendu pour l’année en cours.

            Mais le ministre des Finances peut aller plus loin : il doit suspendre le versement prévu des 2,7 milliards de dollars au Fonds des générations. Ces sommes doivent être réorientées vers les besoins immédiats.

            Consacrer près de trois milliards de dollars au Fonds des générations n’a aucune utilité à court terme, à moins que la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui gère ce fonds, ne s’en serve pour investir dans des entreprises québécoises afin de soutenir la relance économique. Malheureusement, nous n’avons aucune indication en ce sens.

            Alors qu’une sévère récession engendrée par la crise sanitaire plombe l’économie québécoise, le gouvernement doit cesser de mettre en œuvre cette politique d’austérité qu’est le remboursement de la dette. La politique monétaire étant inopérante en raison de la faiblesse des taux directeurs, la politique budgétaire et fiscale du gouvernement doit faire le maximum pour soutenir et relancer l’économie.

            Il faut noter ici que l’obsession du remboursement de la dette publique, partagée par de nombreux gouvernements successifs, n’est pas étrangère au fait que le Québec se classe au dernier rang des provinces en matière de dépenses en santé par habitant et en queue de peloton pour ce qui est de l’éducation et de l’enseignement supérieur. À la lumière de l’hécatombe constatée dans nos CHSLD, il serait pour le moins approprié de se garder une petite gêne lorsque vient le temps de célébrer notre capacité à atteindre l’équilibre budgétaire année après année.

            En raison de la réduction significative de son taux d’endettement au cours des dernières années, le Québec dispose sans contredit de la marge de manœuvre nécessaire pour traverser la crise et financer la relance économique. Il serait irresponsable, collectivement, d’agir autrement, d’autant plus que la crise aura révélé les graves lacunes de nos services publics et de notre filet de sécurité sociale, particulièrement au sein du réseau de la santé et des services sociaux.

            De manière générale, il faudra investir davantage dans les services publics, notamment en santé, en augmentant les effectifs dans les résidences pour aîné-es, en améliorant la rémunération des personnes qui y travaillent et en développant au maximum les services de soins à domicile pour les gens en perte d’autonomie. Les réseaux de l’éducation et de l’enseignement supérieur devront également être mis à contribution afin de soutenir les efforts de requalification de la main-d’œuvre de certains secteurs plus sévèrement affectés par la pandémie.

            Pour un véritable dialogue social
            La lutte sanitaire démontre, jour après jour depuis le début de la crise, que les Québecoises et les Québécois ont une formidable aptitude à travailler ensemble. Il faut s’en inspirer, car un immense effort de mobilisation sera nécessaire pour redonner à l’économie du Québec tout l’élan dont elle a besoin.

            Les réflexions qui concernent l’avenir du Québec ne peuvent se faire en vase clos sans entraîner un important déficit démocratique. Espérons que le gouvernement saura tirer les leçons qui s’imposent de la courte vie du projet de loi 61 et qu’il mettra en branle une table nationale de concertation ainsi que des structures régionales et locales, comme le revendiquent les organisations de la société civile.

            Nous avons aujourd’hui l’occasion d’effectuer un virage en matière de stratégie développement économique : celle-ci doit être réfléchie, planifiée et gérée de manière socialement responsable dès maintenant, et ce, avec tous les partenaires de la société québécoise, dans le cadre d’un dialogue ouvert et constructif. Les acteurs socioéconomiques sont des alliés qui permettront de mieux concilier des objectifs de soutien à la vitalité économique des entreprises avec ceux de justice sociale pour les citoyennes et les citoyens. Ce n’est qu’en procédant ainsi que nous pourrons bâtir une économie résiliente et durable.

            Des essentiELLEs dans l’ombre

            C’est sous le thème « Des essentiELLEs dans l’ombre » que la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) lancent cette semaine une campagne de sensibilisation pour appuyer les animatrices de francisation et les agentes d’intégration des immigrant-es des cégeps de Saint-Laurent et Bois-de-Boulogne. Bien qu’étant employées par des établissements publics d’enseignement, ces femmes n’ont pas droit aux mêmes conditions de travail que leurs collègues. Leurs fonctions sont méconnues bien qu’elles soient essentielles pour l’intégration des immigrantes et des immigrants à la société québécoise.

            Cette campagne qui se poursuivra à l’automne vise aussi à appuyer ces femmes qui se battent depuis plus de douze mois pour obtenir le respect et leur première convention collective. Malgré la présence d’un conciliateur du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, on dénote très peu d’avancées significatives à la table de négociation. « Ces femmes se dévouent pour aider les néo-Québécoises et les néo-Québécois à sortir de la précarité alors qu’elles-mêmes se trouvent dans une situation fragile, sans aucune reconnaissance de leur précieux apport à la société.

            L’intégration et la francisation des personnes immigrantes sont pourtant déterminantes pour le développement du Québec. », souligne Dominique Daigneault, présidente du CCMM-CSN. Alors que les autres salarié-es de ces cégeps relèvent du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, les animatrices de francisation et les agentes d’intégration sont rattachées au ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration.

            « Leurs conditions de travail sont toutefois négociées avec le Comité patronal de négociation des Collèges qui refuse jusqu’ici de leur accorder les mêmes conditions de travail qu’il a pourtant consenties aux autres employé-es de ces collèges. Est-ce que le ministre Simon Jolin-Barrette s’oppose à l’équité pour ces travailleuses qui favorisent et oeuvrent à l’apprentissage du français et facilitent l’inclusion des immigrantes et des immigrants », questionne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN.

            Rappelons que le gouvernement provincial exige la réussite d’un examen de français comme préalable à l’obtention du Certificat de sélection du Québec. Depuis le début de la pandémie, sans aucun répit, les animatrices de francisation et les agentes d’intégration ont poursuivi leurs activités en ligne supportant aussi les immigrantes et les immigrants dans la compréhension des directives de la santé publique.

            Le personnel du Carrefour Providence a besoin de ses vacances d’été

            Les travailleuses et travailleurs du Carrefour Providence ont manifesté ce midi pour réclamer leurs vacances estivales. Après plus de 3 mois de pandémie à œuvrer auprès des sœurs de cette institution religieuse, le personnel est épuisé et doit pouvoir se reposer cet été.

             

            Les travailleuses et les travailleurs se sont rassemblés ce midi devant la Maison Mère des Sœurs de la Providence pour demander qu’on respecte la convention collective et qu’on accorde les vacances estivales. Alors que le réseau de la santé vit des difficultés chaque été lors de la période des vacances en raison du manque de personnel, cela n’a jamais été le cas au Carrefour Providence. La COVID est venue changer ce portrait. Plusieurs salarié-es travaillaient à deux endroits différents puisque la majorité du personnel est à temps partiel. Avec la pandémie, ils ont dû choisir un seul établissement, en plus d’attendre des semaines avant d’obtenir une prime COVID de la part du gouvernement. Cela a mené certains à quitter l’emploi et est venu chambouler le quotidien du personnel, qui doit maintenant pouvoir se reposer cet été.

             

            « Nous avons mis tous les efforts dans les dernières semaines pour garder la COVID à l’extérieur des murs de l’institution. Il n’y a pas de cas de coronavirus depuis 5 semaines maintenant. Nous faisons tout pour nous protéger et protéger les sœurs, mais là nous sommes fatigués. Il faut respecter le droit aux vacances pour permettre au personnel de se reposer », explique Farid Larab, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Carrefour Providence — CSN.

             

            « Depuis le début de la pandémie, nous avons demandé au gouvernement d’agir pour ne pas oublier les travailleuses et travailleurs des institutions religieuses. Ils sont au front et il faut les reconnaître ! Le gouvernement vient enfin d’annoncer qu’ils auront droit à la prime. Il faut maintenant faire ce qu’il faut pour qu’ils puissent avoir leurs vacances », poursuit Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

             

            « Les derniers mois ont été particulièrement éprouvants ! Ces travailleuses et travailleurs sont épuisés et ont besoin des vacances d’été ! Ils et elles lancent aujourd’hui un message clair : si on veut être prêt à affronter une deuxième vague à l’automne, ça nous prend nos vacances estivales », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN).

            4 solutions pour réparer les services pour les personnes en perte d’autonomie

            Alors que la crise de la COVID-19 met en lumière la défaillance des services donnés aux personnes en perte d’autonomie, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) propose 4 solutions pour mieux prendre soin des aîné-es et des personnes handicapées.

            Les nombreux cas d’infection et de décès dans les CHSLD illustrent l’urgence d’implanter des solutions pour réparer les services pour les personnes en perte d’autonomie. Si le gouvernement Legault reconnaît maintenant l’ampleur des problèmes du secteur, ces propositions alambiquées imposées sans consultation risquent de passer à côté de l’essentiel. « Les problèmes que nous vivons avec cette crise sont la conséquence d’années de mauvaises décisions politiques. Et cela prendra plusieurs solutions ambitieuses pour réussir à réparer ce que nos gouvernements ont brisé. Mais heureusement, ces solutions existent, pour peu qu’on veuille écouter celles et ceux qui sont sur le terrain chaque jour », lance Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

            1. Effacer les traces de l’austérité libérale

            Les effets des compressions budgétaires se font dramatiquement sentir ces derniers mois. Ne pas investir les montants nécessaires pour prendre soin de la population a mené à des centaines d’abolitions de postes et des coupes de services. Depuis la réforme Barrette, les gouvernements ont récupéré plus de 10 milliards de dollars dans les établissements publics. Ce manque à gagner cumulatif des établissements publics depuis 2013-2014 doit être effacé.

            « La première chose que nous devons faire, c’est d’adopter un plan de sortie de l’austérité en remettant l’argent qui a été économisé sur le dos du personnel et des patient-es. On ne pourra pas réparer les services aux personnes en perte d’autonomie en essayant encore de faire le tout à coût nul. On doit se donner les moyens de nos ambitions ! », poursuit Jeff Begley.

            1. Améliorer les conditions de travail et les salaires de l’ensemble du personnel

            La difficulté du réseau à faire face au coronavirus montre qu’il faut améliorer les conditions de travail et salariales du personnel surchargé. Une telle crise devrait convaincre tout le monde qu’on ne peut plus continuer de considérer le personnel du réseau comme une dépense. Pourtant, le gouvernement s’entête à proposer des mesures qui auront pour effet d’accentuer la désorganisation du réseau. Agir seulement pour les préposé-es en CHSLD ne fera qu’aggraver le manque de personnel pour d’autres titres d’emploi essentiels du réseau et du secteur privé, comme les ASSS, le personnel de l’entretien ménager et les préposé-es aux bénéficiaires des hôpitaux. Les disponibilités en tout temps exigées pour la formation accélérée de ces préposé-es sont exactement ce qui a marqué l’échec de l’ouverture des postes dans le réseau dans les derniers mois.

            « Bien des gens ont appris avec désarroi à quel point les conditions sont difficiles dans le réseau. Ça fait pourtant des années qu’on s’époumone à proposer des solutions pour améliorer les choses et convaincre les gens de venir travailler dans le réseau. Et pourtant, on continue à ne pas nous écouter et à proposer des choses qui ne marchent pas. Ce n’est pas en demandant aux futurs préposé-es d’être disponibles jour, soir, nuit et fin de semaine qu’on va attirer les gens. Ce ne sont pas des robots ! », explique Jeff Begley.

            1. Réintégrer le privé dans le secteur public 

            En refusant d’investir les montants nécessaires, les gouvernements ont forcé le développement du privé en santé. Le cas du CHSLD Herron montre bien l’erreur monumentale qui a été faite. À cela s’ajoute le fait que les gouvernements ont fermé les yeux sur les conditions de vie des usagères et usagers et de celles et ceux qui leur donnent les services, alors pourtant que des places au privé sont sous la responsabilité des établissements publics. La FSSS-CSN demande un espace de travail avec le MSSS pour identifier des solutions permanentes pour le personnel des centres d’hébergement privés. La FSSS-CSN propose aussi de réintégrer dans le secteur public les services qui sont donnés par le privé, aussi bien en hébergement qu’en soutien à domicile.

            « Il est temps de faire le bilan d’années de privatisation de la santé. Faire des profits sur la santé des gens, ça ne nous a menés nulle part. La meilleure manière de s’assurer de la qualité et de la continuité des soins, c’est par une offre intégrée dans le public. Le Québec réalise aujourd’hui à quel point les travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés et du soutien à domicile sont mal payés et mal traités. Intégrons ces personnes dans notre réseau public », indique Jeff Begley.

            1. Réorganiser notre réseau en misant sur la décentralisation, la démocratisation et l’autonomie des équipes

            Mais intégrer ces secteurs dans le réseau public actuellement ne serait pas suffisant. C’est pourquoi la FSSS-CSN appelle le gouvernement à mener une réorganisation du réseau misant sur la décentralisation, la démocratisation et l’autonomie des équipes de travail. Cette réorganisation doit être menée en misant sur la participation de toutes les composantes du réseau.

            « Il faut revenir à un réseau qui soigne les gens dans la communauté. Pour ça, il faut faire le constat de l’échec de la réforme Barrette et revenir à un réseau à visage humain », de conclure Jeff Begley.

            Les travailleuses et travailleurs du communautaire manifestent à Montréal

            Près de trois mois après le décret de l’état urgence sanitaire, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire (STTIC–CSN) manifesteront aujourd’hui à 16 h devant les bureaux de la Direction régionale de la santé publique de Montréal (DRSP) afin d’exprimer leur mécontentement en ce qui a trait à l’état de leurs conditions de travail et l’octroi des primes de risque qu’on leur refuse toujours.

             « Aucune prime de risque ne nous a été accordée malgré la crainte de manquer de matériel de protection et les risques de contracter la Covid-19, s’est exclamée Geneviève Raymond, secrétaire générale du STTIC–CSN. « Nous sommes des professionnel-les passionnés et compétents dans notre métier, au front tous les jours, et pourtant, nous sommes continuellement ignorées par la DRSP, qui est le principal bailleur de fonds de nos organismes. Ce silence en dit long ! »

            « C’est là un autre exemple du manque de reconnaissance général du travail précieux des employé-es du secteur communautaire. Pourtant, leur expertise est nécessaire et indispensable. Il est grand temps que la DRSP le reconnaisse, qu’elle les considère enfin et qu’elle réponde positivement à leurs revendications ! », de rajouter Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

            Pour la Fédération de la santé et services sociaux (FSSS–CSN), non seulement il est inconcevable que l’accessibilité au matériel de protection soit aussi difficile, mais encore que la question des primes de risque ne soit pas réglée. « Partout au Québec, nous avons fait des gains pour les travailleuses et les travailleurs au front pendant cette crise sanitaire. Nous continuerons de nous battre à leurs côtés pour nous assurer que ceux et celles qui sont toujours sur le terrain à Montréal sont respectés », conclut Marlène Figueroa, vice-présidente régionale de la FSSS–CSN.

             En plus de laccessibilité égale au matériel de protection et des primes de risque de
            15 % pour tous les intervenants et les intervenantes sur le terrain, le STTIC–CSN réclame le maintien du salaire pour les personnes atteintes de la COVID-19 ainsi que le maintien des salaires pour les employé-es occasionnels ayant é
            té coupés.

            Trente-deux organisations unissent leur voix contre la nouvelle mouture du Programme de l’expérience québécoise

            Plus d’une trentaine de groupes étudiants, syndicaux et communautaires expriment d’une seule voix leur opposition au projet de règlement modifiant le Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

            Les demandes
            Selon ces organisations, la nouvelle mouture proposée par le projet de règlement va à l’encontre tant des intérêts des Québécoises et Québécois que des intérêts des candidates et candidats à l’immigration. Les revendications suivantes sont particulièrement mises de l’avant par ces groupes.

            1. Annuler le prolongement des années d’expérience de travail requises pour que les candidates et candidats, étudiantes et étudiants ou travailleuses et travailleurs puissent être admis dans le PEQ: Ce prolongement enfermera plus longtemps un grand nombre de personnes dans un état précaire et vulnérable.
            2. Annuler l’exclusion des travailleuses et travailleurs occupant des emplois peu ou non qualifiés (catégories C et D selon la classification nationale des professions) : Le PEQ devrait être ouvert à toutes les personnes ayant accumulé de l’expérience au Québec, sans discrimination fondée sur le niveau de qualification professionnelle.
            3. Annuler l’allongement du délai de traitement de la demande : Le PEQ devrait demeurer une voie rapide pour les personnes qui se trouvent déjà au Québec.
            4. Annuler l’introduction d’exigences linguistiques pour les conjointes et conjoints de la demandeuse principale ou du demandeur principal : Assurer que des conditions favorables (conditions de travail convenables et accès égal aux services sociaux) permettant d’améliorer efficacement la compétence linguistique soient mises en place par le gouvernement du Québec, notamment dans les milieux de travail, et que chaque demandeuse ou demandeur, ainsi que sa conjointe ou son conjoint, reçoivent une formation de francisation de qualité leur permettant d’atteindre une compétence fonctionnelle dans un délai raisonnable.
            5. Rehausser le seuil d’immigration en accélérant le traitement des demandes, particulièrement pour les demandes faites au Québec : Considérant la présence des personnes migrantes et en demande d’asile au Québec, la pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs et le déclin démographique du Québec, il faut rehausser le seuil d’immigration et accélérer le processus en tenant compte des effets de la crise sanitaire.
            6. Consulter les organisations syndicales, étudiantes et communautaires au service des personnes immigrantes sur tout projet pilote, en incluant celui visant 550 postes par année réservés aux préposé-es aux bénéficiaires et 550 postes par année réservés à l’industrie de l’intelligence artificielle et des technologies de l’information.

            CITATIONS
            Les positions seront présentées par quatre porte-parole représentant les milieux étudiants, syndicaux et communautaires.

            « Le PEQ ne doit pas être modifié sans d’abord qu’on ait procédé à son évaluation. Il n’y a absolument aucune urgence à adopter ce règlement. La crise sanitaire actuelle ne justifie en rien une telle précipitation, au contraire. Considérant les besoins du marché du travail, le PEQ doit être maintenu et doit rendre admissibles au Certificat de sélection du Québec (CSQ) tous les immigrants détenant un permis de travail ou d’études, quel que soit leur domaine d’emploi ou d’études et quelle que soit la catégorie d’emploi occupée. Le PEQ devrait même être élargi à toutes les demandeuses et à tous les demandeurs d’asile travaillant dans les secteurs essentiels de l’économie, tels que la santé et l’agroalimentaire. »

            – Véronique De Sève, vice-présidente, Confédération des syndicats nationaux (CSN)

            « L’absence de la clause de droit acquis fait de la réforme du PEQ une trahison pour la communauté étudiante internationale qui souhaite faire du Québec son chez-soi. Cela détruit les projets de vie de milliers de personnes qui désirent s’installer au Québec, et c’est inadmissible. »

            – Noémie Veilleux, présidente, Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)

            « La TCRI s’inquiète des conséquences de la nouvelle réforme du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) présentée le 28 mai 2020. En effet, nous sommes très préoccupées par la tendance du gouvernement à favoriser l’immigration temporaire tout en réduisant les chances d’accéder à la résidence permanente. Ces mesures précarisent des milliers de travailleurs temporaires, des étudiants internationaux et leur famille, dans un contexte où la pandémie de COVID-19 les rend déjà plus vulnérables. »

            – Yann Hairaud, coprésident, Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI)

            « Le ministre lui-même avait dit que c’était injuste et irrespectueux de changer les règles quand le processus a déjà débuté. Je n’ai peut-être pas encore déposé de dossier, mais ce processus a commencé le jour où j’ai mis les pieds au Québec. »

            – Loïka Beauvil, étudiante internationale à l’Université de Montréal

            Groupes organisateurs et d’appui

            Organisateurs

            • Campagne « Le Québec, c’est nous aussi »
            • Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
            • Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
            • Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI)
            • Confédération des syndicats nationaux (CSN)
            • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
            • Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)
            • Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI)
            • Union étudiante du Québec (UEQ)

            Appuis

            • Afrique au Féminin
            • Association des travailleurs et travailleuses migrants du Québec (ATTMQ)
            • Association des travailleurs et travailleuses temporaires des agences de placement (ATTAP)
            • Association des travailleurs grecs du Québec
            • Association pour la Défense des Droits du Personnel Domestique de Maison et de Ferme (ADDPD)
            • Au bas de l’échelle
            • Centre international de documentation et d’information haïtienne, caribéenne et afro-canadienne (CIDIHCA)
            • Clef pour l’intégration au travail des immigrants (CITIM)
            • Comité d’action de Parc-Extension (CAPE)
            • Concertation haïtienne pour les migrant.es (CHPM)
            • Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM-CSN)
            • Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
            • Conseil régional FTQ Montréal métropolitain (CRFTQMM)
            • Fédération du Commerce (FC–CSN)
            • Femmes du monde à Côte-des-Neiges
            • Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)
            • Groupe d’études et de recherches axées sur la communication internationale et interculturelle (GERACII)
            • Groupe interuniversitaire et interdisciplinaire de recherche sur l’emploi, la pauvreté et la protection sociale (GIREPS)
            • Illusion-Emploi de l’Estrie
            • Mouvement Action-Chômage (MAC) de Montréal
            • Organisation des femmes philippines du Québec (PINAY)
            • Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ)
            • Secteur Vivre ensemble/Centre justice et foi

            La compassion des épiciers n’aura pas duré longtemps !

            La Fédération du commerce (FC–CSN) dénonce la décision hâtive et injustifiée des grandes bannières alimentaires de couper les primes « COVID-19 » versées aux employé-es. « Alors que nos membres travaillent sans relâche depuis la mi-mars dans des conditions difficiles, voire dangereuses, les épiciers décident de mettre fin à la seule compensation qui leur était versée, et ce, même si la crise sanitaire n’est pas terminée », déplore le président de la FC–CSN, David Bergeron-Cyr.

            Incohérence
            Jugés essentiels par le gouvernement, les travailleuses et les travailleurs des grandes bannières — incluant les employé-es des entrepôts — ont dû se battre au début de la crise afin que des mesures de protection soient mises en place. « Au début, il n’y avait rien pour les protéger. Pas de masques, pas de gants, pas de plexiglas de protection et pas de prime. Aujourd’hui, le matériel n’est pas près de disparaitre, mais les employé-es ne peuvent plus toucher leur prime. Il y a quelque chose de complètement incohérent là-dedans, déplore Bergeron-Cyr. Pour nous, cette décision est hâtive et injustifiée. »

            La FC–CSN dénonce aussi le choix de certaines bannières de transformer la prime en bonus. « Cette solution n’a pour objectif que d’économiser sur le dos des employé-es. On est déçu de constater que la reconnaissance et la compassion des patrons auront été de courte durée. »

            Deuxième vague
            Quotidiennement, le gouvernement et les autorités de Santé publique rappellent aux Québécoises et aux Québécois que la pandémie n’est pas terminée et que la menace d’une deuxième vague de contagion plane toujours. « Devant ces constats, les bannières doivent continuer à verser cette prime d’autant qu’elles ont connu, grâce à cette pandémie, des hausses de revenus de l’ordre de centaines de millions de dollars. Lorsque la situation se sera véritablement stabilisée et qu’un vaccin sera disponible, le retrait de la prime pourra être envisagé. »

            Mieux préparer la 2e vague dans le réseau de la santé et des services sociaux

            Inquiètes des graves lacunes qui perdurent en matière de santé et sécurité au travail, toutes les organisations syndicales du réseau de la santé et des services sociaux du Québec lancent à l’unisson un appel clair au gouvernement : il est impératif de corriger la situation en vue d’une deuxième vague de propagation de la COVID-19. Dans le meilleur scénario, il reste trois mois tout au plus pour les préparatifs. Ces lacunes, marquées avant la pandémie, expliquent en bonne partie le bilan sombre du Québec en fait de contaminations, de décès et d’arrêts de travail.

            Les syndicats précisent que cet automne, le Québec devra absolument éviter un nouvel enchaînement de contaminations et d’arrêts de travail du côté du personnel, déjà gravement fragilisé par les répercussions de la première vague. Alors que le gouvernement garde certains chiffres confidentiels, des données obtenues sur le terrain laissent présager que des situations difficiles persistent dans certains établissements ou certaines régions.

            Revendications
            La première phase de la crise de la COVID-19 a été un échec. En plus d’avoir coûté la vie à six personnes salariées du réseau de la santé et des services sociaux, elle a mis en lumière les lacunes en prévention dans les milieux de travail, comme en témoigne le fait que 5000 travailleuses et travailleurs ont été infecté.e.s. C’est pourquoi les organisations syndicales présentent les demandes suivantes :

            1. Avoir des données fiables sur le nombre de membres du personnel infectés par établissement, par mission, par service, par centre d’activités et par titre d’emploi pour mieux planifier les ressources disponibles.
            2. Avoir l’heure juste sur l’état des stocks d’équipements de protection individuelle (ÉPI) pour assurer un approvisionnement adéquat et le plus haut niveau de protection pour le personnel du réseau.
            3. Avoir des moyens de faire de la prévention sur le terrain pour limiter le nombre d’infections.
            4. Appliquer d’urgence l’intégralité des quatre mécanismes de prévention prévus à la Loi sur la santé et la sécurité du travail, dans l’ensemble des établissements du réseau, à commencer par l’identification d’un représentant à la prévention. Cette mesure devra être suivie par l’instauration de programmes de prévention et de programmes de santé ainsi que la mise sur pied de comités de santé et sécurité.

            Citations

            « La prévention en santé et sécurité au travail est déficiente dans le réseau et la pandémie nous le montre comme jamais. Il faut renverser la vapeur et se donner les moyens de protéger le personnel en vue de la deuxième vague. Et pour ça, il faut que le gouvernement fasse ce qu’il faut pour identifier un représentant à la prévention dans chaque installation. Cette personne doit avoir les pouvoirs nécessaires pour faire fonctionner la prévention au plus vite », explique Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

            « Dès le début de la pandémie, on a pu constater que les recommandations de l’INSPQ étaient guidées par le peu d’équipements de protection individuelle en stock. Le Québec a commencé cette crise mal préparé, mal équipé, avec un réseau de la santé déjà à bout de souffle. Le gouvernement Legault a refusé de nous informer correctement sur les inventaires d’ÉPI disponibles et plusieurs résidences et CHSLD ont souffert d’un approvisionnement insuffisant. Le personnel de la santé a été mis à risque par absence de prévention. On n’acceptera pas ça pour la deuxième vague! », a averti Linda Lapointe, vice-présidente, Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec–FIQ.

            « Après bientôt trois mois de crise, c’est inacceptable qu’on ne parvienne toujours pas à obtenir un portrait clair de la situation. Pour préparer adéquatement le réseau à la deuxième vague, il nous faut une vue d’ensemble pour comprendre ce qui nous attend. Il est urgent d’avoir un rapport statistique clair et précis permettant d’établir combien de personnes salariées ont été infectées », souligne Andrée Poirier, présidente de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

            « La toute première étape, urgente, doit être de nommer des représentants à la prévention dans chacun des milieux de travail, avec tous les pouvoirs prévus dans les règlements de la Loi sur la santé et la sécurité du travail. Ces personnes impartiales et autonomes auront tous les pouvoirs pour inspecter et prescrire des correctifs sans délai. C’est un moyen très rapide et extrêmement efficace pour nous sortir du chaos actuel », a déclaré Benoit Bouchard, président de la division québécoise du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec).

            « Depuis le début de la crise, à travers les établissements, les comités et ressources en matière de santé et sécurité qui existaient déjà ont été réduits au minimum. Ça n’a aucun sens! Il faut maintenant faire machine arrière et multiplier les travaux de prévention. Ce sont des moyens extrêmement utiles en temps normal, alors en temps de pandémie, c’est une question de vie et de mort », selon Sylvie Nelson, présidente du SQEES-FTQ.

            « La première vague de COVID-19 a mis en lumière un nombre considérable de lacunes dans les établissements de santé. La ministre elle-même a reconnu que les exigences croissantes de mobilité imposées depuis la création des mégas structures, le recours à la main-d’œuvre indépendante des agences de placement privées et les nombreux déplacements du personnel d’un établissement à l’autre ont agi comme vecteur de propagation de la COVID-19. En plus du matériel adéquat, la stabilité des équipes de soins doit être prioritaire, non seulement en termes de ratios, mais également en termes d’équipes dédiées permettant de développer et de consolider les expertises requises. Il faut que des actions soient mises de l’avant dès maintenant et rapidement » – Claire Montour, présidente de la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ).

            « Nous sommes conscients qu’il y a une forte demande pour les ÉPI à travers le monde. Toutefois, nous avons l’impression que les directives sanitaires varient en fonction des stocks disponibles et nous doutons grandement de l’efficacité de certains ÉPI fournis au personnel. Il n’est donc pas étonnant de voir autant de travailleurs et travailleuses infectés ou décédés. Nous croyons même que le personnel immunodéprimé ou qui a une maladie chronique en réaffectation est plus en danger qu’il ne le pense », soutient Christian Naud, Responsable du dossier politique de la santé et sécurité au travail à la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

            PL61 : la relance ne peut se faire sur le pilote automatique ni de façon autocratique, plaide la CSN

            Paraissant en commission parlementaire sur le projet de loi 61 aujourd’hui, la CSN a défendu l’objectif du gouvernement de soutenir la relance économique et la création d’emplois en intensifiant le déploiement de projets d’infrastructure. Toutefois, s’inquiète la centrale syndicale, le gouvernement ne peut faire l’économie d’une réflexion impliquant la société civile quant aux orientations à donner à la reprise, encore moins en déréglementant tous azimuts les mécanismes de contrôle politiques, civiques et environnementaux dont le Québec s’est doté pour baliser de tels projets d’infrastructure.

            En ce sens, le projet de loi 61 portant sur la relance de l’économie du Québec doit être profondément revu avant son adoption, estime la CSN.

            « Oui, le gouvernement doit investir massivement pour relancer l’économie. Maintenant, ce n’est pas parce que nous sommes d’accord sur le principe que nous allons cautionner la façon de faire rétrograde qui est envisagée par le gouvernement », a plaidé le président de la CSN, Jacques Létourneau.

            « Nous sommes devant un curieux paradoxe, a soulevé le porte-parole syndical. D’un côté, le gouvernement désire à ce point relancer l’économie qu’il trouve approprié de suspendre toute forme de contrôle parlementaire, de minimiser les obligations de reddition de compte et de saccager les règles en matière d’environnement et d’octroi de contrats publics. De l’autre, il reprend intégralement ses engagements électoraux, sans aucune forme de consultation de la population, ni même un semblant de réflexion quant aux mesures qui pourraient être les plus appropriées pour faire face aux nombreux défis économiques et sociaux engendrés par la crise. Alors que nous avons une occasion en or de mettre de l’avant un développement économique axé sur une nécessaire transition énergétique, le gouvernement se met en mode « business as usual ». Pour le dialogue social pourtant demandé par la quasi-totalité de la société civile, on repassera ! »

            À cet égard, le président de la CSN se désole de constater que les projets de construction et de rénovation bénéficieront principalement aux travailleurs masculins. « Les femmes ont été les plus touchées par la crise, note Jacques Létourneau. Les pertes d’emploi ont été catastrophiques pour les personnes qui occupent des postes précaires et à temps partiel, parmi lesquelles les femmes sont nettement surreprésentées. Le projet de loi sur la relance n’apporte pas non plus de réponse pour les travailleuses et les travailleurs des secteurs culturel et touristique, durement affectés par la crise. »

            La CSN s’inquiète grandement du manque flagrant de contrôle parlementaire prévu par le projet de loi, notamment par la promulgation d’un état d’urgence sanitaire quasi permanent. « Dans un état de droit, le recours à un décret sanitaire doit servir à répondre à des impératifs de santé de la population. Pas à enfreindre l’obligation de rendre des comptes aux parlementaires et à la population ni à outrepasser les règles environnementales. En ce sens, le projet de loi 61 fait sérieusement reculer le Québec, dont le destin ne peut être dicté à coups de décrets ministériels. Il y a lieu de s’inquiéter d’une telle volonté de bafouer nos institutions démocratiques », de conclure le président de la CSN.

            Les profs de cégep préoccupés par la rentrée de l’automne 2020

            Les enseignantes et les enseignants des cégeps affiliés à la FNEEQ-CSN préparent la rentrée de l’automne 2020 avec comme préoccupations principales la réussite et la persévérance scolaire des étudiantes et des étudiants ainsi que l’accueil de celles et ceux qui arriveront du secondaire. « La session d’hiver a pu se terminer sans trop de heurts grâce à la rigueur et au travail important d’adaptation que le personnel enseignant a su faire dans l’urgence, malgré des contraintes importantes », explique Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN.

            Cependant, le personnel enseignant a constaté que le glissement vers le mode virtuel a un effet délétère sur la motivation de plusieurs étudiantes et étudiants. « L’encadrement pédagogique et la relation maître-élève jouent un rôle fondamental dans la persévérance scolaire. Malheureusement, la communication à distance a des limites : elle rend beaucoup plus difficile l’encadrement, ce qui n’est pas sans conséquence pour les étudiants et étudiants, en particulier pour ceux qui vivent des difficultés particulières », affirme Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQ–CSN.

            C’est dans cette optique que les délégué-es des cégeps de la FNEEQ-CSN demandent que, pour les cours de la session d’automne, l’enseignement en présence soit privilégié par rapport au mode virtuel afin d’établir une relation pédagogique significative et stable. Cela, bien sûr, sans perdre de vue la santé et la sécurité dans la mesure où les recommandations de la santé publique le permettraient. On pourrait par exemple utiliser pour des groupes plus grands des salles de cinéma, des centres communautaires, des églises ou d’autres installations assez vastes pour assurer la distanciation physique. Il s’avérerait même possible de donner des cours dehors par beau temps !

            Il faut veiller en particulier à offrir les laboratoires et les stages en présence puisqu’ils sont incontournables pour le développement de savoir-être et de savoir-faire impossibles à développer de façon virtuelle. « Si l’éducation est réellement une priorité, le gouvernement doit nous octroyer les moyens et les ressources pour assurer des conditions d’enseignement et d’apprentissage optimales, car nous formons, pandémie ou non, le Québec de demain », conclut Yves de Repentigny.

             

            Formation pour devenir préposé-e en CHSLD : un plan gouvernemental sans les principales concernées

            La FSSS–CSN, qui représente 75 % des préposé-es aux bénéficiaires du secteur public, réagit à l’annonce gouvernementale de la formation pour devenir préposé aux bénéficiaires (PAB).

            Former rapidement, mais former bien
            Lors de sa conférence de presse, le premier ministre a indiqué qu’il recevrait probablement des critiques concernant sa proposition sur les PAB de la part des syndicats. Comment peut-il savoir ? La FSSS–CSN n’a pas été consultée pour la mise en place de cette formation. Si les besoins sont grands dans le secteur depuis plusieurs années, il faut s’assurer que cette formation permettra aux futurs préposé-es aux bénéficiaires de bien intégrer le réseau de la santé. La volonté gouvernementale d’attirer du personnel est louable, mais comme elle est implantée de manière unilatérale, la FSSS craint que les résultats ne soient pas au rendez-vous.

            « Tant mieux si le gouvernement se réveille et agit pour augmenter le personnel dans les CHSLD. Ça fait des années qu’on intervient pour ça ! Mais la manière d’y parvenir pose bien des problèmes. Imposer du haut vers le bas sans consulter personne, c’est ce qu’on fait dans le réseau depuis longtemps. Si ça marchait, on serait au courant ! Depuis l’annonce de la formation, nous recevons bien des commentaires de nos membres qu’il aurait été intéressant de prendre en considération. Mais pour ça il faut écouter les principales concernées et encore une fois le gouvernement passe à côté de ça », lance Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

            Encore une fois, le gouvernement veut régler la situation sans mettre dans le coup les principaux concernés. Il l’a fait il y a quelques mois avec le dépôt de son plan pour l’attraction et la rétention des PAB et des ASSS, déposé sans aucune consultation. Les éléments de ce plan n’avaient d’ailleurs pas permis de régler la pénurie dans ce secteur. Pourtant, la FSSS–CSN a indiqué à plusieurs reprises sa disponibilité pour proposer des solutions pour améliorer la situation avec les PAB. La vaste étude menée par la FSSS sur la réalité des PAB avait permis de recueillir plusieurs propositions. L’invitation de la FSSS est restée lettre morte.

            Le gouvernement a réitéré son intention d’augmenter davantage la rémunération des préposé-es aux bénéficiaires en CHSLD. « Le gouvernement sème les graines de la prochaine crise dans le réseau. En s’attardant uniquement aux CHSLD alors que c’est l’ensemble du réseau qui vit une crise inégalée dans les dernières années, nous ne faisons que déplacer le problème. Si le gouvernement s’entête, on va se retrouver bien vite avec une pénurie aggravée dans les hôpitaux, dans les soins à domicile et dans les plusieurs secteurs du réseau et des centres d’hébergement privés », explique Jeff Begley.

            La FSSS–CSN s’adresse à la Santé publique pour rehausser les mesures de protection

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) s’adresse à la Santé publique pour qu’elle annonce un rehaussement des mesures de protection du personnel du réseau alors que nous devons nous préparer à affronter la deuxième vague du coronavirus.

            Appliquer le principe de précaution pour protéger le personnel
            Cette semaine, la FSSS–CSN a transmis une lettre au Comité sur les infections nosocomiales du Québec (CINQ) de la santé publique, au directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, et à la CNESST, comme le révèle ce matin un article de La Presse. L’objectif de cette démarche est de demander à la santé publique de revoir sa position sur la protection du personnel du réseau, alors que plus de 5000 travailleuses et travailleurs ont été infectés. Depuis le début de la pandémie, la FSSS–CSN réclame un rehaussement des mesures de protection, particulièrement dans les CHSLD, les soins à domicile et les résidences privées pour aîné-es, là où se trouve le plus grand nombre de cas de personnel et d’usagers infectés. Pour la FSSS–CSN, il faut notamment rendre disponible le masque N95 dans ces secteurs névralgiques.

            Il n’y a actuellement pas de consensus scientifique sur le mode de transmission du virus. S’il est avéré que le virus se transmet par gouttelettes, plusieurs experts avancent que le virus se transmet aussi par aérosol. En l’absence de consensus, la FSSS–CSN demande à la santé publique d’appliquer le principe de précaution pour assurer la sécurité des travailleuses et travailleurs au front. Pour ce qui est de la CNESST, la FSSS–CSN demande que ses équipes d’inspection-prévention soient appelées sans tarder à appliquer le principe de précaution.

            « Il faut se préparer dès maintenant pour la deuxième vague. La protection du personnel dans la première vague, on l’a complètement échappée. La santé publique doit appliquer le principe de précaution et augmenter la protection des travailleuses et travailleurs », lance Judith Huot, vice-présidente de la FSSS–CSN.

            « Le premier ministre a beau déplorer chaque jour qu’il manque du monde sur le plancher, mais pour l’instant on ne fait pas tout pour les protéger. Les travailleuses et travailleurs sont au front depuis plus de deux mois et voient sans arrêt de leurs collègues tomber au combat. Il faut replacer au plus vite ! », explique Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

            N’attendons pas la prochaine crise

            Plus d’une centaine de travailleuses et de travailleurs du secteur public se sont rassemblés aujourd’hui à Montréal devant les bureaux du premier ministre François Legault. Tous munis d’un couvre-visage et respectant la distanciation physique, des membres de la CSN œuvrant dans les réseaux de la santé et des services sociaux et de l’éducation ainsi que dans les organismes gouvernementaux ont manifesté leur mécontentement quant au déroulement de la négociation actuelle et ont indiqué au gouvernement que l’offre globale qu’il propose est insuffisante tant sur le plan des conditions de travail que sur celui des salaires.

            « Ce qui est sur la table actuellement ne répond pas aux besoins du personnel des services publics et, malheureusement, avec les problèmes catastrophiques d’attraction et de rétention dans les réseaux, on constate aujourd’hui les conséquences graves de ne pas agir en ce sens », a affirmé Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

            La CSN a tenu à rappeler qu’il y a plusieurs mois, elle sonnait déjà l’alarme sur l’état préoccupant de nos services publics après des années de négligence institutionnelle. Pour l’organisation syndicale, l’absence de volonté réelle du gouvernement d’améliorer les conditions de travail de tout le personnel qui assure les services à la population est à la fois incompréhensible et inacceptable. « Les réseaux étaient mal en point bien avant la pandémie. Les problèmes ne disparaîtront pas dans les prochains mois, bien au contraire. La négociation en cours, bien qu’elle se fasse dans une période de crise sans précédent, doit absolument permettre d’améliorer significativement le sort des travailleuses et des travailleurs des services publics », a ajouté Caroline Senneville.

            Dans son projet d’offre globale, le gouvernement fait la sourde oreille à bon nombre d’enjeux soulevés par la CSN. Parmi ceux-ci, on trouve notamment la nécessité d’assurer une immunité aux lanceurs d’alerte. « Les travailleuses et travailleurs des réseaux publics doivent pouvoir dénoncer des situations inacceptables sans craindre des représailles. Pour mettre fin à l’omerta une fois pour toutes, il faut reconnaître ce droit dans nos conventions collectives, comme nous le demandons depuis le début de la négociation. Dans le contexte actuel, c’est particulièrement choquant que le gouvernement s’entête à refuser cette demande on ne peut plus légitime. »

            Pour Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), il est clair que le gouvernement doit prendre acte du message porté par les militantes et les militants qui se sont rassemblés aujourd’hui. « Malgré toutes les contraintes qui résultent de la crise sanitaire, plus d’une centaine de personnes ont tenu à venir ici, devant le bureau du premier ministre, pour réclamer des services publics plus humains tant pour celles et ceux qui y travaillent au quotidien que pour l’ensemble de la population. Ces personnes se font la voix de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui se dévouent comme jamais pour le Québec. Elles doivent être entendues. »

            Alors que le gouvernement ne cesse de répéter publiquement qu’il souhaite parvenir rapidement à des ententes avec les organisations syndicales, il ne démontre pourtant pas cet empressement à négocier en bonne et due forme. C’est d’ailleurs sur un appel clair à la négociation que la vice-présidente de la CSN, Caroline Senneville, a souhaité conclure le rassemblement. « M. Legault, nous avons, ensemble, la responsabilité de regarder les problèmes en face, de réparer ce qui est brisé et de redonner aux Québécoises et aux Québécois les services publics auxquels ils ont droit. Venez vous asseoir aux tables de négociation; c’est là que sont les solutions. N’attendons pas la prochaine crise. »

            Agents de prévention en milieu de travail : la CSN demande que les syndicats soient aussi consultés

            La CSN se réjouit de l’annonce du ministère du Travail qui redéploiera 1000 agents de prévention issus de la fonction publique pour faire la promotion des mesures de santé et de sécurité en lien avec le déconfinement graduel des entreprises. Toutefois, la centrale syndicale demande à ce que les syndicats soient également consultés dans l’évaluation des mesures de prévention mises en place pour chacun des milieux de travail.

            Comme l’a indiqué le ministère du Travail ce matin, en collaboration avec la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), des équipes de prévention composées de personnel de différents ministères et organismes publics seront également responsables d’évaluer les mesures mises en place dans différents milieux de travail. Ceux-ci pourront communiquer avec les employeurs, mais aucune forme de consultation auprès des travailleuses et des travailleurs n’est actuellement prévue.

            « Toute la Loi sur la santé et la sécurité du travail repose sur le paritarisme, rappelle le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Ces agents de prévention sont appelés à être les yeux et les oreilles de la CNESST. Il tombe sous le sens que ceux-ci doivent être habilités à consulter l’ensemble des parties pour établir un portrait approprié de la situation dans chaque entreprise. Il en va de la santé et de la sécurité des travailleuses et des travailleurs. Si on veut prendre tous les moyens pour réduire la propagation du virus, il faut s’assurer que les milieux de travail s’ajustent correctement. En ce sens, la participation des syndicats est primordiale. »

            La centrale syndicale demeure très préoccupée par le manque d’inspecteurs et d’inspectrices en prévention au sein de la CNESST. « Déjà, avant la crise, nous étions inquiets des conséquences du manque de ressources pour inspecter les milieux de travail et apporter les correctifs appropriés. La situation ne s’est pas améliorée avec la crise de la COVID-19. Redéployer 1000 fonctionnaires pour faire la promotion de la prévention, c’est un bon pas en avant. Mais on doit s’assurer que les travailleuses et les travailleurs sont partie prenante de l’évaluation des mesures mises en place. C’est ce que nous demandons à la CNESST et au ministre du Travail Jean Boulet », mentionne Jean Lacharité.

            Faut qu’on se parle

            Depuis le début de la pandémie, on mesure chaque jour l’ampleur de la crise économique à laquelle devra faire face le Québec dans les prochaines années. Plusieurs croient, une fois la pandémie maîtrisée, que le monde reprendra son cours normal. Nous ne sommes pas d’accord avec cette lecture. En plus des victimes de la pandémie, il y aura de nombreuses fermetures d’entreprises, une augmentation importante du chômage, des pans entiers de l’économie à reconstruire, des déficits budgétaires considérables. Malgré le caractère tragique de la crise, nous sommes de celles et de ceux qui y voient l’occasion d’effectuer un virage en matière de stratégie de développement économique. Toutefois, cette stratégie doit être réfléchie, planifiée et mise en œuvre dès maintenant avec tous les partenaires de la société québécoise. Voilà pourquoi nous demandons au gouvernement de François Legault de mettre rapidement en place les balises permettant un véritable dialogue social avec l’ensemble des acteurs concernés.

            Nous n’avons certainement pas toutes les réponses, mais nous connaissons quelques questions qui méritent d’être posées. Nous avons également des propositions à mettre de l’avant. Bref, nous voulons être partie prenante de cette relance.

            D’emblée, il nous apparaît tristement évident que des milliers de travailleuses et de travailleurs ne retrouveront pas l’emploi qu’ils détenaient il y a maintenant deux mois. D’autres, que ce soit en culture ou dans le secteur touristique, ne le reverront pas de sitôt. Le Québec devra, collectivement, traverser une importante réorganisation de son marché du travail.

            La pandémie a révélé le rôle incontournable des services publics et des programmes sociaux. Cependant, cette dernière a aussi révélé à quel point les années d’austérité ont affaibli les réseaux de la santé, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la petite enfance. De façon plus particulière, le regard lucide que pose chaque jour le premier ministre sur le sort réservé aux aîné-es confirme nos revendications des dernières années et l’urgence de revoir collectivement l’état de l’ensemble du réseau de la santé. Des réinvestissements sont toujours nécessaires, au premier chef pour consolider le réseau de la santé sur le plan des acquisitions, de l’organisation du travail, des conditions de travail, des façons de s’occuper des personnes âgées et vulnérables et des immobilisations.

            Nous saluons la décision du gouvernement de contribuer activement à la reprise économique en accélérant de nombreux projets d’infrastructures, notamment en matière de transport collectif. Toutefois, cette décision, seule, n’est pas garante du succès de la relance. De nombreux secteurs auront des besoins particuliers. Des choix importants seront à faire pour soutenir la création d’emplois dans des milieux innovateurs et la nécessaire transition écologique de l’économie.

            Ces choix collectifs devront être accompagnés de mesures concrètes qui permettront de soutenir nombre de travailleuses et de travailleurs dans l’acquisition de connaissances en période de transformation du marché de l’emploi. On ne s’invente pas technicien en bâtiment ou électricien du jour au lendemain. Que ce soit en matière de formation continue ou de développement professionnel, l’adéquation du marché du travail ne peut être abandonnée aux seules lois du marché. L’État québécois aura un rôle à jouer à cet égard, particulièrement par l’entremise de son réseau public d’éducation et d’enseignement supérieur — sans sous-estimer le rôle crucial que le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale ainsi que le ministère de l’Économie et de l’Innovation auront à jouer.

            Ce qui nous amène à réfléchir aux défis que le gouvernement du Québec aura à relever au cours des prochaines années en matière de finances publiques. Jusqu’à maintenant, il annonce qu’il n’est pas dans son intention de résorber le déficit qui résultera des mesures d’aide aux personnes et de soutien aux entreprises par de subséquentes mesures d’austérité. Par ailleurs, nous devrons soupeser la pertinence de maintenir les transferts au Fonds des générations. Les objectifs de réduction de la dette prévus pour 2026 étant déjà atteints, la crise actuelle nous force notamment à revoir ce choix.

            Les mesures temporaires d’appui aux travailleuses et aux travailleurs affectés par la crise, jusqu’ici largement assumées par le gouvernement fédéral, ne seront pas éternelles. Il y aura plusieurs laissés-pour-compte et nous devrons réfléchir à la façon de bonifier le filet de sécurité sociale.

            Le gouvernement dévoilera en partie les stratégies qu’il mettra de l’avant lors de sa mise à jour économique prévue pour juin prochain. Malheureusement, rien ne nous indique qu’une véritable consultation des partenaires socioéconomiques du gouvernement québécois ne l’aura précédée.

            Le premier ministre du Québec doit indiquer rapidement de quelle façon il entend poser les fondements d’un réel dialogue social avec les acteurs socioéconomiques pour s’assurer d’une véritable adhésion du plus grand nombre de Québécoises et de Québécois.

            Faut qu’on se parle. De notre avenir à toutes et à tous.

            Daniel Boyer, président de la FTQ
            Jacques Létourneau, président de la CSN
            Sonia Ethier, présidente de la CSQ
            Luc Vachon, président de la CSD

            Prison de Bordeaux : la détresse entre quatre murs

            Comme l’illustre bien l’hécatombe qui a lieu dans les résidences pour aîné-es au Québec, contenir la propagation d’une maladie dans un milieu de vie fermé n’est pas une mince affaire, même si on peut difficilement imaginer un milieu plus cloîtré qu’un centre de détention. Pourtant, avant l’éclosion de la COVID-19 qui a surgi il y a quelques semaines à l’établissement de détention de Montréal, communément appelé « prison de Bordeaux », on faisait très peu de cas des risques qu’encourent, dans l’ombre, les agentes et les agents de la paix en services correctionnels du Québec.

            Claude, qui travaille de soir à Bordeaux depuis plusieurs années, a accepté de nous parler sous le couvert de l’anonymat pour jeter un peu de lumière sur ce que vivent les agentes et les agents qui sont au front pendant la crise.

            « J’ai des collègues sur mon quart de travail qui sont tombés malades. Je n’ai pas été testé. Je crois que seuls ceux qui ont des symptômes sont testés, donc c’est possible qu’on ait des collègues qui sont asymptomatiques et qu’on continue de se transmettre le virus entre nous, s’inquiète Claude. On ne se demande plus si on va l’attraper, mais plutôt quand on va l’attraper. »

            Comme si la crainte constante de tomber malade et l’angoisse de voir des collègues tomber au combat ne suffisaient pas à faire grimper le niveau de stress, les agentes et agents doivent également se méfier de certains détenus que les circonstances difficiles ont rendus hostiles, voire agressifs.

            « Les agents dans le secteur C ont travaillé avec l’équipement d’intervention d’urgence – casque, plastron, jambières, visières, etc. – pendant cinq jours parce qu’ils se faisaient lancer des liquides, des batteries ou des bouts de cadrage de fenêtre à travers les judas, explique-t-il. Je n’avais jamais vu des agents travailler avec cet équipement pendant une semaine. C’est un équipement encombrant et, en plus, on n’est pas toujours capable d’avoir de l’équipement à notre taille, ce qui rend chaque manœuvre encore plus difficile. »

            Si les nombreux tests qui ont été faits sur les personnes incarcérées ces derniers jours ont quelque peu aidé à faire redescendre la tension à l’intérieur des murs, d’autres facteurs continuent toutefois à compliquer les conditions de travail des agents, notamment le manque d’effectifs engendré par la quantité d’agentes et d’agents retirés de la rotation pour cause de maladie ou de retrait préventif.

            « On est en sous-effectif pas mal tous les jours depuis les dernières semaines. Il manque au moins 10 agents par jour, précise Claude. On doit discuter entre nous et avec les gestionnaires pour déterminer quelles tâches sont prioritaires et quelles tâches ne pourront pas être faites. »

            Composer avec un manque d’effectifs est difficile dans les meilleures circonstances, mais ça devient encore plus complexe lorsque de nouvelles mesures de protection forcent les employé-es à revoir complètement leur façon de travailler.

            « Les détenu-es des secteurs infectés vont généralement manger à la cafétéria, mais maintenant, puisqu’ils doivent être isolés 24 heures sur 24, ils doivent manger dans leur cellule. Or, il n’y a pas d’ascenseurs dans ces secteurs et il n’y a pas de passe-plats aux portes des cellules. Les agents doivent donc monter les repas à la main au troisième étage, puis entrer dans les cellules pour déposer les repas », explique Claude.

            Au milieu de toutes ces embûches, Claude espère au moins que des leçons seront tirées de l’expérience vécue par les agentes et agents de Bordeaux.

            « Oui, on maintient l’ordre, mais dans quelles conditions ? Ce ne sont pas nos conditions habituelles. On est habitués à faire face au stress, mais là, il y a une grosse coche de plus que d’habitude. Chaque fois qu’on doit faire quelque chose, il faut qu’on se casse la tête pour trouver une nouvelle façon sécuritaire de procéder. J’espère que ce qui se passe ici peut aider les autres à se préparer, parce que ça pourrait aussi arriver à Rivière-des-Prairies ou à Trois-Rivières », a-t-il conclu.

            Des personnes en renfort qui seront mieux payées que le personnel en place

            En raison d’une pénurie de personnel, des renforts dans les CPE seront nécessaires dans plusieurs établissements, mais il faut éviter de créer une injustice entre ces personnes et les travailleuses qui ont maintenu les services de garde d’urgence depuis le début de la crise. Dans certains cas, des étudiantes gagneront plus que du personnel déjà en place.

            « Nous réclamons une prime en lien avec la crise actuelle depuis la fin mars. Non seulement nous n’avons encore aucune nouvelle, mais les nouvelles directives vont créer une injustice envers celles qui prennent soin des enfants des anges gardiens depuis le début de la pandémie. Le ministre Lacombe a affirmé à plus d’une reprise combien il a à cœur son réseau. Il doit intervenir avec plus de fougue et de détermination auprès du Conseil du trésor pour qu’enfin, cette demande aboutisse dans les poches des travailleuses. Rendre les emplois en CPE plus attractifs était et demeure une nécessité, mais ça ne doit pas se faire au prix d’injustices », soutient Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS–CSN, qui représente plus de 10 000 travailleuses en CPE partout au Québec. « Pour attirer plus de candidates, on bonifie le salaire des étudiantes, mais on ne fait rien pour aider à retenir celles qui sont déjà dans le réseau », ajoute Lucie Longchamps.

            L’arrêté ministériel du 9 mai ouvre la porte à de nouvelles travailleuses qui seront considérées comme qualifiées même si elles n’ont pas terminé leurs études dans un secteur lié à l’éducation. Par cette mesure exceptionnelle, elles gagneront cependant plus qu’une partie du personnel non diplômé en place depuis longtemps, ou autant que des éducatrices qui ont terminé leur formation collégiale. L’échelle salariale des éducatrices qui ne sont pas diplômées commence en effet à 16,75 $ l’heure.

            Par ailleurs, le ratio d’éducatrices qualifiées passe de deux sur trois à un sur trois, de façon temporaire. La porte est donc ouverte pour engager plus d’éducatrices non qualifiées. Avec l’arrêté, celles-ci pourront désormais provenir des camps de jour.

            Précédent dangereux
            « Il est très important qu’on ne perde pas de vue le rôle éducatif du réseau des CPE, qui est une fierté pour le Québec. La baisse du ratio d’éducatrices formées et la baisse des exigences de formation doivent absolument être temporaires et ne pas se prolonger lorsque l’urgence sanitaire sera terminée », insiste Louise Labrie, représentante des CPE à la FSSS–CSN. Cette dernière déplore par ailleurs que bon nombre d’éducatrices d’expérience qui ne peuvent prendre le risque de travailler en ce moment en raison d’une santé vulnérable soient dirigées par les employeurs et le ministère de la Famille vers la Prestation canadienne d’urgence (PCU), qui pourrait être un cul-de-sac pour plusieurs d’entre elles.

            Les ressources de type familial laissées à elles-mêmes

            Le confinement et les mesures de protection imposées par la Santé publique durant la pandémie de COVID-19 représentent leur lot de défis pour n’importe quelle famille. Alors songez un peu à ce que cela peut impliquer pour les familles qui accueillent chez elles des personnes présentant un handicap physique ou intellectuel.

            « Imaginez un petit comportement agaçant de votre conjoint. Imaginez maintenant 100 fois pire, 24 heures sur 24, multiplié par 6 », illustre Valérie Charest. Elle et son conjoint, Frédéric, partagent leur résidence du Bas-Saint-Laurent avec leurs trois enfants et six pensionnaires qui sont aux prises avec des déficiences intellectuelles sévères, des troubles du spectre de l’autisme, des troubles obsessifs compulsifs ou d’autres troubles du comportement.

            « Depuis la mi-mars, il n’y a que mon conjoint qui sort. Avant, certains usagers allaient voir leur famille toutes les deux semaines, d’autres allaient à l’école aux adultes ou au centre d’activités de jour. C’est sûr que leurs activités leur manquent. Mes enfants ne retourneront pas à l’école ce printemps pour ne pas risquer de contaminer tout le monde. Maintenant, tout le monde est ici tout le temps. »

            Même si elle se considère comme chanceuse et avoue que posséder une grande maison et une grande cour aide à alléger le confinement, Valérie admet que le défi reste imposant.

            « C’est toute la gestion du quotidien qui est compliquée, explique-t-elle. C’est vraiment difficile de mettre en place des mesures d’hygiène et de distanciation. J’ai des usagers qui ont des troubles sensoriels et qui ne veulent pas mettre les mains sous l’eau ; d’autres qui ont des troubles de comportement et qui n’écoutent pas les directives dès que j’ai le dos tourné. »

            Étant donné ces circonstances difficiles, on pourrait s’attendre à ce que Valérie accueille le déconfinement entamé dans la plupart des régions du Québec avec un certain soulagement. Malheureusement, le manque de clarté des communications gouvernementales semble plutôt engendrer de la confusion et du scepticisme.

            « Au début de la crise, le gouvernement nous a dit que si on avait un cas de COVID, il faudrait que les usagers restent dans leur chambre pendant 14 jours. Je ne suis même pas capable de les faire rester dans leur chambre pendant 24 heures quand ils ont la gastro ! s’exclame-t-elle. Depuis que le déconfinement a été annoncé, on n’a jamais eu de nouvelles du gouvernement à savoir si on avait le droit d’envoyer les enfants à l’école ou non. On n’a pas eu de signal pour nous dire qu’on pouvait sortir, donc le déconfinement, ça ne change rien dans ma vie en ce moment. »

            Construction : prendre tous les moyens pour éloigner le virus

            Ça y est. Les travaux ont repris sur les chantiers de construction au Québec. Et les travailleurs sont contents.

            « Les gens sont heureux de reprendre la vie normale et de recommencer à toucher leur salaire, souligne le manœuvre spécialisé et représentant de la CSN–Construction à Québec, Alexandre Mailhot. Bien sûr, il y a plusieurs mesures de protection à respecter, mais ils savent que c’est important et que s’ils ne suivent pas les consignes, les chantiers pourraient fermer à nouveau. Et ils ne veulent pas ça. »

            Alexandre est à pied d’œuvre sur les chantiers, comme tous les autres représentants et directeurs d’associations de métiers et d’occupations de la CSN–Construction, pour s’assurer que les mesures d’hygiène sont en place. « Les associations syndicales et patronales ont produit des recommandations pour les chantiers, de concert avec la CNEESST, et ces recommandations doivent être respectées par les entrepreneurs. On veille à ça », souligne pour sa part le président de la CSN–Construction, Pierre Brassard.

            Les recommandations ne doivent pas être prises à la légère, sans quoi tout le monde va être pénalisé. « Dans plusieurs métiers de la construction, c’est le cas pour les plombiers, les manœuvres et les charpentiers, par exemple, les gens sont appelés à travailler à deux. Ils doivent avoir accès à des lunettes, à des masques et à des gants pour se protéger mutuellement », explique le président de la fédération qui ajoute : « Dans une tour à habitation, ils peuvent se retrouver 150, 175 voire 200 travailleurs en même temps. Il n’y a pas de chance à prendre. On veut s’assurer que tout le monde est à l’aise dans son environnement de travail pour éviter des éclosions de COVID et permettre au monde de travailler. »

            Mieux en temps de COVID
            Alexandre Mailhot fait même remarquer qu’à certains endroits, les installations sont plus adéquates en période de crise qu’à l’ordinaire. « La semaine dernière, on a dû intervenir parce qu’il manquait une toilette sur un chantier. Le lundi matin, elle était là. »

            Rappelons qu’à partir de 25 travailleurs sur un chantier, les entrepreneurs ont l’obligation d’installer une toilette à chasse. Il faut aussi qu’il y ait assez de toilettes à chasse pour le nombre de personnes sur le chantier en question. « Habituellement, ces obligations sont loin d’être respectées partout. Mais en ce moment, ils ont déjà tellement de retards qu’ils ne veulent pas risquer de faire en sorte que les travaux arrêtent. Ils prennent donc tous les moyens pour éloigner le virus », renchérit Mailhot.

            Un entrepreneur rencontré récemment, raconte le représentant syndical, a pris la peine d’apporter un gros cruchon et du savon dans un quartier résidentiel où il n’y avait aucune eau courante et où chaque maison fonctionnait avec un puits artésien. « En temps normal, il n’aurait jamais fait ça. Dans le résidentiel léger, parfois, il n’y a même pas de toilettes. Bien entendu, on condamne ces manquements à la CSN–Construction. Mais si les entrepreneurs sont capables d’être exemplaires et de fournir l’essentiel sur le plan sanitaire en temps de COVID, ils vont être capables de l’être après la COVID. On va surveiller ça de très près », conclut-il.

            Fin de la grève générale illimitée : une nouvelle convention collective signée pour deux ans

            Après près de 14 semaines de grève, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve (STTCCM–CSN) ont adopté à l’unanimité une entente de principe en assemblée générale qui a mené à la signature, le 8 mai dernier, d’une convention collective d’une durée de deux ans. Le vote sur cette entente, effectué en ligne le 30 avril, s’est tenu à scrutin secret.

            « Ce règlement constitue un immense soulagement pour nous, après plus de trois mois de grève. Nous avons réussi à bloquer les demandes de recul que voulait nous imposer l’employeur, en plus d’avoir réalisé quelques gains, notamment en ce qui a trait aux salaires. Malgré le goût amer que nous laisse cette lutte menée pendant des semaines, nous sommes aujourd’hui satisfaits. Cela dit, ce long conflit a laissé des traces durables, dont la fermeture du café étudiant. Les ponts devront être rebâtis, tout comme le lien de confiance avec l’employeur », a affirmé Jean-Sébastien Provencher, président du STTCCM–CSN.

            Un conflit pas comme les autres

            Cette négociation, qui devait s’ouvrir sous le signe de la réconciliation après le dernier conflit en 2017, a plutôt débuté avec des demandes de recul de la part de l’employeur, en plus de se dérouler dans des circonstances exceptionnelles de crise sanitaire. « Entre le départ de la direction générale, le changement de porte-parole du côté de l’employeur, la fermeture du café étudiant, la pandémie et la fermeture du collège, nous pouvons dire que rien dans ce conflit de travail n’a été ordinaire. Mais la détermination et le courage dont ont fait preuve les membres du STTCCM–CSN ont eu raison de l’entêtement de l’employeur, ce qui constitue une victoire dans les circonstances », a déclaré Alexandre Giguère, vice-président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

            Autre gain significatif dans ce contexte inédit : la solidarité qui s’est créée au sein de la communauté collégiale. « Ce qui est encourageant, malgré la durée du conflit, c’est de voir toute la solidarité qui s’est tissée au fil des mois avec, notamment, l’association étudiante du cégep et le Syndicat des professeures et professeurs du Collège de Maisonneuve. En période crise, on se rend compte plus que jamais à quel point la solidarité peut faire toute la différence. Aujourd’hui, je lève mon chapeau aux travailleuses et aux travailleurs de la Coop Maisonneuve qui se sont battus sans relâche pour se faire respecter et obtenir de meilleures conditions de travail. Votre fougue et votre ténacité sont tout à votre honneur ! », a ajouté Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

            Le syndicat invite enfin tous les étudiants et le personnel du cégep à préserver ce lien de solidarité qui sera précieux pour la suite des choses. « Nous aurons besoin de cette solidarité et de la vigilance de chacun dans les semaines et les mois qui viennent pour assurer une reprise saine des activités de la Coop. C’est en restant unis que nous pourrons y arriver », de conclure M. Provencher.

            Rappelons qu’un mandat de 72 heures de grève avait été voté le 7 janvier 2020, un mois avant que ne soit déclenchée la grève générale illimitée à la suite du rejet d’une offre qualifiée de « finale » par l’employeur. Il s’agissait de la deuxième négociation en deux ans pour le STTCCM–CSN et le deuxième conflit de travail en autant de temps.

            Journalistes : la rigueur au temps de la colère

            Leur travail aura permis de mettre en lumière la troublante réalité derrière les portes closes du CHSLD Herron. Il nous permet d’obtenir quotidiennement des réponses aux questions que nous nous posons durant cette crise sans précédent. En temps de confinement et de mesures exceptionnelles, l’accès à l’information rigoureusement validée est une nécessité. Une nécessité à laquelle répond le travail des journalistes et des équipes de production médiatique.

            Or, la crise de la COVID-19 semble avoir exacerbé une appréciation inverse de leur travail, puisque la cyberintimidation envers les journalistes atteint des sommets depuis quelques semaines. « Nous constatons que depuis le début du confinement, les messages et commentaires que nous recevons sont plus violents. Nous avons vraiment remarqué une amplification d’un problème qui était pourtant déjà bien présent », explique Marie-Ève Martel, journaliste et présidente du syndicat de La Voix de l’Est.

            Menaces de mort, commentaires dénigrants sur l’apparence physique, insultes de tous genres sont ainsi devenus le lot des boîtes courriels, des messageries Facebook et de la section commentaires de plusieurs journalistes. La journaliste de Granby s’inquiète d’ailleurs de la perception que les gens ont des médias d’information.

            « Le caractère des commentaires que nous recevons traduit un soupçon envers les médias. On nous accuse de manipuler les gens, on nous associe à des théories du complot. C’est comme si les gens n’étaient plus en mesure de distinguer une source d’information légitime d’une lubie lancée par quelqu’un quelque part sur le Web », explique-t-elle.

            Selon la journaliste, la situation est d’autant plus inquiétante que nous faisons face, collectivement, à une croissance de la désinformation. Les plateformes de partage telles que Facebook, Twitter ou Reddit, sont des chambres d’amplification donnant audience et portée à des propos et articles non fondés sur la vérification des faits. Les médias d’information subissent ainsi la comparaison avec tous ces contenus et motivent certains lecteurs et commentateurs à accuser les journalistes de ne pas faire leur travail, d’être complaisants ou, tout simplement, de ne pas dire la vérité. Paradoxale époque, alors que depuis le début de la crise, ils sont au front et veillent à produire l’information nécessaire à notre compréhension collective des enjeux liés à la COVID-19.

            « Un collègue d’un autre média s’est fait accuser d’être incapable de penser par lui-même. Son erreur, selon le commentateur : avoir cité des spécialistes dans l’article en question. Des exemples comme ceux-là, nous en avons quotidiennement, c’est la triste réalité », se désole Marie-Ève Martel.

            Nombre indéterminé de cas de COVID-19 chez Héma-Québec

            Héma-Québec a transmis une note à ses employé-es, mercredi dernier, dans laquelle elle affirme qu’il y a certains cas de COVID-19 au sein de l’organisation, mais sans préciser le nombre exact ni l’endroit où les personnes affectées travaillent.

            « Nous trouvons inadmissible qu’Héma-Québec ne précise pas dans quelle ville et quel service se trouvent les cas de COVID-19, dont on ne connaît pas non plus le nombre, affirme Lucie Longchamps, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Les cinq syndicats CSN d’Héma-Québec ont cherché à obtenir plus d’information, à plusieurs reprises, mais sans succès depuis mercredi en fin de journée. Il n’est pas question de savoir le nom des personnes, mais les équipes qui sont concernées. »

            « On trouve aussi très dommage qu’Héma-Québec ait mis une fin définitive aux rencontres hebdomadaires avec certains syndicats pour traiter de la COVID, et ce, juste avant l’annonce de certains cas », ajoute Lucie Longchamps.

            Les syndicats CSN d’Héma-Québec rappellent par ailleurs que leurs membres sont toujours exclus de l’octroi des primes de 4 % et de 8 % destinées aux travailleuses et aux travailleurs du secteur de la santé qui sont au front dans la crise actuelle. L’éclosion de cas de COVID-19 au sein des employé-es montre aujourd’hui clairement que le risque est bien réel. Le gouvernement affirme depuis des semaines être en réflexion à ce sujet.

            De technicienne chez Loto-Québec à aide de service en CHSLD

            Alors que la pénurie de personnel faisait rage dans les CHSLD et que les appels à l’aide du premier ministre François Legault peinaient à combler les besoins urgents sur le terrain, Marie, une employée de Loto-Québec qui souhaite garder l’anonymat, s’est tout de suite inscrite sur le site Je Contribue pour offrir ses services en cette période de crise sanitaire inédite.

            « Ses efforts, nous raconte Alain Balleux, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Loto-Québec (STTLQ–CSN), méritent d’être connus et partagés publiquement. Sa contribution qui, à la base, est née d’un simple désir d’aider s’est vite transformée en un élan du cœur qui, nous croyons, pourrait en inspirer plusieurs. »

            Résolue à prêter bénévolement main-forte au personnel d’un CHSLD le plus tôt possible, Marie a dû d’abord argumenter avec son propre employeur. Celui-ci lui offrait un congé sans solde pour pouvoir aller travailler dans un CIUSSS qui requérait, de son côté, qu’elle soit « embauchée formellement » pour la période où elle offrait son aide. Heureusement, grâce à l’intervention du STTLQ–CSN et de la CSN auprès des ressources humaines de Loto-Québec qui ont finalement interpellé leurs homologues du CIUSSS, tout est rentré dans l’ordre : Marie a pu (enfin) commencer son travail comme aide de service dans un CHSLD sans être pénalisée par les exigences bureaucratiques de la situation.

            Lorsqu’elle est arrivée sur place pour son premier quart de travail (qui avait lieu la nuit), les employé-es de l’établissement qui l’accueillaient se demandaient par où commencer. « Je dirais qu’au début, on ne savait pas trop quoi faire de moi, avoue Marie en riant. Qui étais-je ? Qu’étais-je prête à faire ? J’ai écouté, demandé et ensuite, proposé. »

            Avant de commencer le travail, Marie avait pris le temps de lire un peu sur le métier de préposé-e aux bénéficiaires, question d’essayer d’en savoir un peu plus « théoriquement » de manière à être plus performante du côté de la pratique. « J’avais lu qu’être préposée (PAB) ou infirmière en CHSLD, poursuit-elle, c’est faire don de soi. J’ai regardé le personnel la première nuit et c’est ce que j’ai constaté. Ces gens m’ont épatée ; les résidents aussi, d’ailleurs. J’ai reçu une leçon d’humanité. »

            Tout au long de sa nuit, Marie a tenté de distribuer ce qu’elle appelle « des petits bonheurs » aux résidents, mais pas autant qu’elle ne l’aurait souhaité, car les tâches sont nombreuses et le personnel, limité.

            « J’ai couru une partie de la nuit dans la chambre d’un résident qui ne cessait de faire sonner son alarme. Ça libérait un peu mes collègues. Il y avait cette dame de 73 ans, avec de sérieux problèmes de santé, qui appelait à l’aide pour avoir de l’eau — elle ne peut pas boire seule. Cette résidente est maintenant sur ma liste mentale et je vais la voir régulièrement pour lui apporter à boire, car demander de l’aide lui demande un grand effort — elle ne peut même pas sonner. »

            Le travail de Marie ne se limitait pas à donner des verres d’eau. La formule « toutes autres tâches connexes » s’appliquait bien sûr à sa charge de travail. C’est ainsi qu’elle s’est appliquée à effectuer toutes les tâches pourtant nécessaires que le personnel ne pouvait exécuter, faute de temps et de renfort, comme placer des couches dans des chambres, remplir des chariots de soins, plier des serviettes, etc. Tout cela dans un contexte de pandémie qui fauche des vies chaque heure.

            « Mon premier décès relié à la COVID-19 est survenu durant la nuit. En faisant ma ronde auprès d’une résidente, je me rends compte qu’il n’y pas de réaction, pas de pouls… L’infirmière se prépare à parler à la famille, tâche à laquelle elle ne s’habitue pas. Elle ne s’y habituera probablement jamais. Et malgré ce triste moment, la vie se poursuit tout de même dans toutes les autres chambres. On doit continuer malgré tout pour les gens qui ont encore besoin de nous, poursuit Marie. Les employés-es qui sont là tous les jours font des miracles. Il n’y a pas d’arrêt ou de pause, sauf au plus noir de la nuit. Et encore… »

            À l’étage où travaillait Marie, la préposée présente l’a beaucoup aidée. Elle n’était pas censée y être cette nuit-là, car c’était sa nuit de congé. Mais elle était là. « Je n’ose pas imaginer comment elle se serait débrouillée seule. »

            Marie avoue candidement qu’elle se croyait en forme. Après plusieurs quarts de travail, elle admet en riant avoir « les jambes en compote », avant d’ajouter du même souffle : « pas grave, je vais m’habituer. »

            Après 15 jours consécutifs, à l’exception d’une nuit de congé, Marie est fatiguée, mais contente. Contente d’avoir pu aider un peu. Elle réalise à quel point le travail en CHSLD est exigeant et qu’il implique un dévouement exceptionnel. « Quel boulot ! Un vrai sacerdoce ! », s’exclame-t-elle, reconnaissante malgré tout de l’expérience qu’elle a vécue. « J’ai rencontré des gens extraordinaires, autant des collègues que des résidents. Ce séjour restera gravé dans ma mémoire à jamais. Je suis très reconnaissante d’avoir pu le vivre. »

            On peut comprendre que le Syndicat des travailleurs et travailleuses de Loto-Québec ait voulu rendre hommage à cette dame anonyme dont la contribution exemplaire a de quoi inspirer en ces temps de pandémie.

            Merci à Alain Balleux de nous avoir partagé si généreusement son récit.

            Rareté de main-d’œuvre en santé et services sociaux : un problème structurel qu’il faut régler

            Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN), l’annonce d’une prime temporaire à une partie du personnel du réseau révèle à quel point le sous-financement des services a mis à mal notre système public de la santé et des services sociaux. La FSSSCSN invite le gouvernement à concentrer les énergies à la recherche de solutions durables et permanentes.

            « Cela fait des années que nous nous battons pour améliorer les salaires ainsi que les conditions de travail et de pratique dans le réseau, explique le président de la FSSS–CSN, Jeff Begley. C’est clair qu’avec des salaires beaucoup trop bas, les établissements ont de la misère à attirer et à retenir du personnel. Si l’actuelle pandémie révèle ces difficultés au grand jour, ce serait une grave erreur de penser qu’elles disparaîtront avec le coronavirus ; c’était le cas bien avant l’état d’urgence. Par ailleurs, il faudra aussi s’attaquer aux conditions de travail, tant en termes de charge de travail que de prévention en santé et sécurité du travail. Or, nous sommes aux tables de négociation actuellement. C’est le temps de trouver des solutions durables, mais on nous offre actuellement des miettes pour les salaires et très peu de perspectives quant à l’amélioration des conditions de travail de l’ensemble du personnel. »

            Une prime imprécise
            Ne disposant que des informations données par le premier ministre François Legault en point de presse aujourd’hui, la FSSS–CSN n’est pas en mesure à ce moment-ci d’analyser adéquatement toutes les implications de cette annonce. Il semble qu’elle ne visera qu’une partie des travailleuses et travailleurs à risque de contracter la COVID-19 dans le réseau public. De plus, une partie de la prime ne s’appliquera que pour la région métropolitaine.

            En ce qui concerne les centres d’hébergement privés et les ressources intermédiaires et de type familial (RI-RTF), la FSSS–CSN fera les suivis avec les employeurs pour s’assurer que le personnel ait accès à cette prime. La FSSS–CSN déplore de plus que la prime laisse plusieurs secteurs dans l’oubli : le secteur préhospitalier, les services de garde éducatifs, les institutions religieuses et les organismes communautaires.

            Personnel à temps plein
            La FSSS–CSN travaille depuis longtemps à la recherche de solutions pour favoriser l’occupation de poste à temps plein dans le réseau public. Cependant, une partie de la solution se trouve dans les établissements qui refusent souvent de créer des postes intéressants à temps plein. Si elle partage l’objectif du gouvernement, la FSSS–CSN prévient qu’on risque ainsi de déplacer le problème vers d’autres services qui connaissent aussi des difficultés de main-d’œuvre où le personnel n’est pas visé par la prime.

            Rehausser les mesures de protection
            Pour parvenir à attirer et retenir le personnel durant la pandémie, il faut certainement des solutions du côté salarial, mais il faut aussi s’intéresser aux équipements de protection individuelle. Depuis des semaines, la FSSS–CSN demande au gouvernement de rehausser les mesures de protection dans les CHSLD, les soins à domicile et les résidences privées pour aîné-es.

            « À voir la quantité de travailleuses et travailleurs infectés, c’est certain que les mesures de protection sont insuffisantes. Bien des gens viendraient donner un coup de main, mais veulent être protégés pour le faire. Non seulement l’accès aux équipements est à géométrie variable, mais le gouvernement refuse toujours de rehausser les mesures de protection. Il faut agir rapidement là-dessus ! », poursuitJeff Begley.

            Pour des solutions durables
            « Nous attendons depuis une dizaine de jours la réponse du gouvernement à une réponse fort simple : quelle est son évaluation actuelle de la valeur de l’emploi d’une préposée aux bénéficiaires ou d’une auxiliaire aux services de santé et sociaux, poursuit Jeff Begley. Nous avons joué cartes sur table : nous considérons que ces travailleuses devraient recevoir un salaire de 25,27 $ au sommet de leur échelle salariale. Qu’en pense le gouvernement ? Ces dossiers d’équité salariale traînent depuis 2010 et 2015. Si les gouvernements n’avaient pas balayé ce dossier sous le tapis ; s’ils avaient accepté de négocier des augmentations de salaire réalistes dans le passé plutôt que nous imposer des mesures d’austérité, on peut penser que nous serions en bien meilleure posture aujourd’hui pour faire face à la pandémie ».

            La CSN déplore le manque de protection des travailleurs vulnérables et la confusion du gouvernement à cet égard

            La CSN déplore vivement la confusion généralisée à l’égard des travailleuses et des travailleurs de 60 ans et plus ainsi que des personnes vulnérables dans un contexte de déconfinement, qui semble de plus en plus improvisé. La centrale syndicale exige du gouvernement des consignes claires à l’endroit des employeurs, notamment dans le secteur public, afin que tout soit mis en œuvre pour protéger leur santé et leur sécurité.

            « Lundi, François Legault indiquait que toute personne âgée de 60 ans et plus devait demeurer confinée. Hier, la vice-première ministre déclarait que celles-ci sont aptes à retourner au travail. Rien pour rassurer les travailleuses et les travailleurs », dénonce Jacques Létourneau. Le président de la CSN rappelle que les directives du ministère de l’Éducation en date de vendredi dernier étaient claires à cet égard, avant qu’elles ne soient changées du tout au tout mercredi matin.

            « Malgré les appels à la flexibilité et à l’ouverture lancés par le premier ministre, la confusion règne au sein des établissements de santé, d’éducation et de services de garde, constate Jacques Létourneau. Qu’il s’agisse d’une travailleuse enceinte ou d’une personne immunosupprimée ou à la santé fragile en raison de son âge, c’est une bataille de tous les instants pour exiger d’être retiré du milieu de travail. La confusion qui règne au sein du Conseil des ministres n’aide en rien cette situation. »

            « Nous ne voulons pas prêter de mauvaises intentions au gouvernement, de poursuivre M. Létourneau. Mais devant la confusion des messages et les changements de cap du gouvernement, on se demande si le déconfinement des écoles et des services de garde n’est pas d’abord au service d’une relance économique précipitée, et ce, au détriment de la santé et de la sécurité de la population. »

            La CSN exige ainsi du gouvernement qu’il transmette une consigne claire aux employeurs du secteur public et également à ceux du secteur privé. Toute personne craignant pour sa santé ou sa sécurité devrait pouvoir être exclue de son milieu de travail. Pour la CSN, le libre arbitre des employeurs locaux, qui a clairement démontré ses limites et ses contradictions, doit cesser.

            Transport scolaire : les conductrices et les conducteurs ne sont toujours pas rassurés

            Malgré certaines mesures qui seront mises en place par les transporteurs scolaires, les conducteurs et les conductrices continuent à avoir des craintes, notamment celles et ceux qui ont atteint l’âge de 70 ans. La CSN demande que toutes les mesures de protection nécessaires soient prises, y compris des barrières physiques, pour rassurer le personnel.

            « Certains de nos membres vont refuser de conduire les véhicules scolaires lundi parce que les mesures de prévention auront été instaurées de façon minimale par un trop grand nombre d’employeurs », affirme Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

            La CSN rappelle qu’une proportion importante de ses membres dans le secteur du transport scolaire ont 60 ans et plus. En 2015, 14 % des conducteurs et conductrices avaient déjà 65 ans et 48 % étaient âgés de plus de 60 ans.

            Il n’y a pas de directives claires sur le sort de ceux et celles qui souhaitent ne pas retourner au travail parce qu’ils ont 70 ans et plus, qu’ils sont atteints de maladies chroniques, qu’ils sont immunosupprimés ou qu’ils habitent avec un proche dont la santé est vulnérable. « Est-ce que ces travailleuses et ces travailleurs seront rémunérés et est-ce qu’ils vont conserver leur lien d’emploi ? On ne peut pas se fier seulement à la bonne volonté de l’ensemble des transporteurs », estime Stephen P. Gauley.

            Même si la vice-première ministre affirme que les personnes de 60 à 70 ans peuvent retourner au travail, ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas prendre tous les moyens nécessaires, comme l’installation de barrières, pour protéger la santé de ces travailleuses et de ces travailleurs qui sont plus à risque en raison de leur âge. Plusieurs conducteurs et conductrices sont très inquiets en raison des changements soudains dans les décisions du gouvernement.

            Les barrières physiques sont permises et payées
            Contrairement à ce que disent certaines entreprises du secteur du transport scolaire, il est possible d’installer une barrière physique transparente en lexan ou en vinyle pour protéger les conducteurs et conductrices. La SAAQ et le ministère des Transports ont autorisé ce type d’équipement. Un guide de la SAAQ a été produit sur le sujet. Des transporteurs comme Transdev ont d’ailleurs installé de telles barrières.

            « Ce serait très rassurant psychologiquement d’installer ces barrières, surtout pour les conducteurs plus âgés. Si c’est pertinent dans les épiceries, ça devrait aussi l’être dans les véhicules scolaires qui sont des endroits beaucoup plus restreints », insiste Stephen P. Gauley, président du secteur du transport scolaire de la FEESP–CSN. Les barrières physiques sont par ailleurs financées par le ministère de l’Éducation et il n’y a donc pas de coût supplémentaire pour les transporteurs.

            Les abattoirs du Québec tiennent encore le coup

            Contrairement à ce qui se passe chez nos voisins du sud où l’on craint une rupture d’approvisionnement en viande, les abattoirs du Québec continuent de tourner malgré un personnel réduit.

            « La situation est stabilisée, des protections sont en place. On a empêché que la situation ne devienne comme celle des États-Unis », indique David Bergeron Cyr, président de la Fédération du commerce (FC–CSN). Celui-ci admet toutefois qu’il est primordial de demeurer vigilant, notamment quand on constate la fermeture d’un important abattoir de bœuf en Alberta qui a forcé la chaîne de restaurants McDonald à importer du bœuf pour son marché canadien. Ça ne va pas dans le sens de l’achat local souhaité…

            « Il a fallu du temps pour convaincre notre employeur de mettre des mesures en place », explique Martin Maurice, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN, le plus important abattoir de porcs au Québec. Selon lui, 99 % des mesures de protection qui étaient nécessaires sont maintenant mises en place dans l’abattoir : deux agents de sécurité s’assurent du respect de la distanciation sur chaque quart de travail ; une surveillance se fait à l’entrée au travail pour savoir si les gens ont des symptômes qui s’apparentent à ceux de la COVID-19, et la prise de température se fait sur une base volontaire ; des cubicules de plexiglas ont été installés partout où c’était possible ; six roulottes ont été ajoutées pour permettre la prise de repas de façon plus distancée ; une désinfection constante est en cours ; une nouvelle procédure pour récupérer les outils désinfectés a été établie ; l’horaire est changé pour éviter que les employé-es de quarts de travail différents ne se croisent ; des visières et des lunettes ont été rendues disponibles pour tous les postes de travail qui ne peuvent pas être distancés correctement. À compter du 4 mai, tout le monde portera des masques.

            Optimisme relatif malgré les cas de COVID
            « Je demande quand même à l’employeur de se montrer plus sévère », affirme de son côté Sylvain Ménard, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses d’abattoir de volaille de Saint-Jean-Baptiste–CSN. Ce dernier constate lui aussi que plusieurs mesures ont été mises en place par l’employeur, mais que certains employé-es continuent de venir travailler à quatre par voiture ou relèvent fréquemment leur visière. Le nombre de cas de COVID à l’usine de Saint-Jean-Baptiste est passé de deux à huit cette semaine. Il manque près de 40 personnes sur 400 à l’usine en raison des retraits de 48 heures, du manque de personnes pour garder les enfants et des cas de COVID comme tels. La cadence de l’usine est d’ailleurs en baisse de plus de 10 %.

            Sur les 19 personnes ayant contracté la COVID à l’abattoir de Vallée-Jonction, six sont revenues guéries. Une rencontre à 9 h 30 chaque jour entre le syndicat et l’employeur permet de corriger le tir lorsque c’est nécessaire. « On sait qu’on va avoir d’autres cas, mais on veut les minimiser le plus possible », précise Martin Maurice, qui souhaiterait plus de souplesse de l’employeur, notamment en ce qui a trait à la rémunération de ceux qui doivent attendre trois jours à la maison avant d’obtenir le résultat d’un test qu’ils ont dû subir après avoir été en contact avec une personne contaminée. Les périodes d’isolement ou les craintes de certains font en sorte qu’il manque environ
            140 employé-es sur les 1200 habituellement au travail.

            Malgré la situation relativement sous contrôle dans plusieurs abattoirs, le rythme de travail n’est pas exactement le même qu’à l’habitude en raison des absents et de la volonté de ne pas mélanger les quarts de travail. Quelque 100 000 porcs prêts pour l’abattage sont d’ailleurs en attente au Québec. Il faut dire aussi qu’une autre usine d’Olymel a été fermée pendant plusieurs jours, car une centaine de cas de COVID-19 parmi les employé-es a été déclarée. Elle est maintenant rouverte.

             Pendant ce temps au sud de la frontière
            Aux États-Unis, plusieurs importants abattoirs ont été obligés de fermer leurs portes à cause de trop nombreux cas de COVID-19. Les représentants de l’industrie ont même payé une pleine page de publicité dans les journaux américains pour faire une mise en garde claire sur la rupture possible d’approvisionnement en viande. C’est un maillon de la filière agroalimentaire qui tombe et qui menace cet approvisionnement. Le président Trump est lui-même intervenu pour tenter de maintenir les abattoirs ouverts le plus possible. Le Québec évite cette situation pour le moment.

            Services de garde en milieu familial : une réouverture dès le 11 mai serait irresponsable

            Les responsables de service de garde (RSG) en milieu familial de la CSN demandent au ministère de la Famille de reporter l’ouverture de tous les milieux familiaux au 19 mai afin de s’assurer que tout l’équipement de protection soit livré à temps et qu’il puisse apporter des réponses aux nombreuses inquiétudes exprimées par le réseau.

            La santé et sécurité d’abord

            Les RSG–CSN estiment que les conditions ne sont pas réunies pour assurer une réouverture sécuritaire des milieux familiaux. Au premier rang des préoccupations, la disponibilité du matériel de protection. « En tant que responsables de service de garde, nous avons la responsabilité d’assurer la sécurité de nos milieux, pour nous-mêmes, nos propres familles et aussi pour les familles qui nous confient leurs enfants. Les parents doivent pouvoir être rassurés sur cet aspect-là, mais à l’heure actuelle, c’est plutôt difficile, car il y a trop d’incertitudes et de questions sans réponse. On va être au front, les parents vont être au front, mais pour cela, nous aurons besoin que certaines conditions soient réunies. C’est pourquoi nous demandons de prolonger les services de garde d’urgence et de procéder à la réouverture de tous les milieux le 19 mai. Nous devons être certaines que le matériel de protection sera disponible partout au Québec et que les RSG auront eu des réponses à leurs questions », estime Karine Morisseau, porte-parole des RSG affiliées à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

            Insécurité financière

            Ce délai supplémentaire permettrait aussi au ministère de préciser un bon nombre de questions qui plongent l’ensemble du réseau dans la confusion. Par exemple, alors que les RSG devront respecter un ratio maximal de 50 % de fréquentation de leur service, leur rémunération sera-t-elle amputée en conséquence ? Si une RSG contracte la COVID-19 dans l’exercice de ses fonctions, sa subvention sera-t-elle maintenue ? Dans un milieu qui connaît un exode et des fermetures massives, l’insécurité financière vient de s’accroître avec ces questions qui demeurent sans réponses de la part du ministère de la Famille.

            « Le réseau est déjà marqué par une pénurie de places et l’incertitude qui plane ne fait rien pour freiner cette tendance. À l’heure actuelle, on demande à une responsable de service de garde d’ouvrir sa maison, d’exposer sa famille, de se mettre à risque, et cela sans avoir la certitude qu’elle aura du matériel de protection à temps et sans savoir si son revenu sera maintenu. Nous sommes d’accord avec le gouvernement lorsqu’il affirme qu’il n’existe pas de guide de réouverture en temps de pandémie, et c’est précisément pour ça qu’on l’invite à revoir ses échéanciers. On doit faire les choses correctement et faire preuve de cohésion avec tous les partenaires, ce qui n’est pas le cas sur le terrain actuellement », ajoute Lucie Longchamps, vice-présidente responsable du secteur privé de la FSSS–CSN.

            Une prime Covid-19

            « La réouverture en temps de Covid-19 va avoir des impacts énormes sur les exigences en matière d’aménagement, d’organisation des lieux, de désinfection, bref, cela va ajouter une surcharge de travail considérable. Sachant cela, nous avons déposé une demande de prime Covid-19 pour laquelle nous attendons toujours une réponse. Il faut que le ministère de la Famille démontre qu’il soutient les RSG et qu’il comprend l’ampleur de ce qui leur est demandé », conclut Karine Morisseau.

            Le personnel des institutions religieuses doit être reconnu

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), qui représente des centaines de travailleuses et travailleurs qui donnent des services aux communautés religieuses, demande que leurs efforts soient reconnus.

            Les oubliées de la COVID-19
            Ces travailleuses qui donnent des soins et services dans les institutions religieuses se sont vu refuser l’accès aux primes accordées par le gouvernement pour la période de la pandémie. Elles offrent pourtant des services essentiels à des religieuses dont la plupart sont très âgées et donc très à risque face au coronavirus. Ce secteur, comme l’ensemble des établissements de santé, était frappé par la pénurie de personnel bien avant le début de la pandémie. 

            « Comme on les a oubliés et qu’elles n’ont pas accès à aucune prime du gouvernement, on remarque encore plus de problèmes de manque de personnel dans certaines institutions religieuses. Il faut tout faire pour éviter des éclosions dans ces milieux », explique Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS–CSN.

            Une prime pour les travailleuses et travailleurs des institutions religieuses
            Les travailleuses et travailleurs des institutions religieuses sont au front depuis le début de la crise. Il y a des éclosions à certains endroits et des efforts supplémentaires doivent être faits pour freiner la pandémie. La FSSSCSN demande au gouvernement d’accorder une prime à ce personnel, tout en s’assurant qu’elles et ils aient accès aux équipements de protection individuelle en nombre suffisant. 

            « Ce sont tous les anges gardiens qui doivent être reconnus ! Les travailleuses et travailleurs des institutions religieuses font tout ce qu’elles peuvent dans cette période difficile. Elles ont besoin d’une prime et que les moyens soient pris pour assurer leur protection », de conclure Lucie Longchamps.

            À l’occasion du 1er mai, les dirigeants des centrales syndicales rencontrent le premier ministre

            C’est dans un contexte de crise de la COVID-19 et d’appréhensions reliées au plan de déconfinement annoncé cette semaine que les dirigeants des centrales syndicales ont tenu virtuellement, aujourd’hui, leur rencontre avec le premier ministre du Québec, François Legault, et avec le ministre du Travail, Jean Boulet, à l’occasion de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs.

            Pour le président de la FTQ, Daniel Boyer, la nécessaire relance économique du Québec doit plus que jamais s’appuyer sur les principes de la transition juste à l’endroit des travailleuses, des travailleurs et des communautés. Un immense effort de mobilisation est nécessaire pour redonner à l’économie du Québec l’élan dont elle est capable. Pour cela, il faut s’inspirer de l’élan de solidarité des dernières semaines. « Les politiques fiscales et budgétaires devront continuer à soutenir les ménages, les entreprises et l’économie. Clairement, l’austérité ne doit pas être au programme de cette relance. La crise que nous traversons actuellement nous offre l’occasion d’effectuer un virage à
            180 degrés et d’adopter une stratégie en matière de développement économique. Cette stratégie doit être réfléchie, planifiée et mise en œuvre dès maintenant par tous les partenaires de la société québécoise et avec une réelle préoccupation pour les changements climatiques. Cette crise nous donne l’occasion de revoir nos modèles de production et de consommation pour se donner une société plus juste, plus durable, plus verte et plus autonome », déclare le président de la FTQ Daniel Boyer.

            Du côté de la CSN, son président, Jacques Létourneau, a exhorté le premier ministre à tout mettre en œuvre pour assurer la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs, et ce, dans tous les milieux de travail. « Nous avons réitéré cette exigence cruciale au bon déroulement du plan de déconfinement. Alors que nous apprenions cette semaine le décès de deux travailleuses du réseau de la santé, nous réitérons qu’il est de la responsabilité du gouvernement de fournir l’équipement de protection adéquat dans tous les réseaux publics, particulièrement en santé, en éducation et dans les services de garde. Le gouvernement doit également s’assurer, par l’entremise du renforcement des actions de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST), que les mesures adéquates soient mises en place par tous les employeurs du Québec. Ceux-ci doivent à tout prix privilégier le dialogue avec les syndicats pour s’assurer de l’efficacité des mesures de protection afin de prévenir la contamination en milieu de travail », de déclarer Jacques Létourneau.

            La présidente de la CSQ, Sonia Ethier, a insisté sur le caractère essentiel des services publics qui a été mis en lumière par la crise du coronavirus. Elle a lancé un vibrant plaidoyer mettant en garde le premier ministre Legault en lui enjoignant de ne pas replonger le Québec dans l’austérité. « On sait que la pandémie aura des répercussions majeures sur les finances publiques, mais on a aussi vu les ravages du sous-investissement chronique des dernières années. L’investissement dans les services publics est toujours une bonne façon de relancer l’économie. Cela permettrait de faire d’une pierre deux coups : régler des problèmes sociaux et relancer l’économie ! », a lancé la présidente. Par ailleurs, Sonia Ethier a interpellé le premier ministre sur la conciliation travail-famille-études qui prendra plus de place que jamais dans les prochains mois. « La flexibilité offerte par les employeurs à leurs employé-es sera cruciale. Le télétravail génère un lot de stress important avec les enfants à la maison. Le gouvernement devra donc s’assurer de protéger les parents et instaurer des mesures favorisant cette nécessaire conciliation famille-travail-études pour les travailleuses et les travailleurs », a exprimé la présidente de la centrale.

            Pour Luc Vachon, président de la CSD, il est important de tenir un dialogue social pour revoir l’avenir du travail. « S’il y a quelque chose que la crise de la Covid-19 nous a démontré, c’est que lorsque l’on assoit tout le monde autour de la table, on trouve rapidement des solutions efficaces, explique-t-il. Après la crise, nous allons devoir continuer à parler de santé et sécurité au travail, de transformations dans l’organisation du travail et de reprise économique. En ce sens, le dépôt du projet de loi sur la réforme de la santé et sécurité au travail va devenir urgent. Il faut que l’ensemble des acteurs concernés continuent d’être présents autour de la table pour réfléchir à l’avenir du travail, et que les syndicats soient perçus et reconnus comme des partenaires faisant partie de la solution. »

            Salaire minimum à 15 $ l’heure : un impératif socioéconomique essentiel

            À l’occasion de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs qui marque également, au Québec, l’entrée en vigueur du nouveau taux horaire minimum à 13,10 $, les organisations membres de la campagne 5-10-15 interpellent à nouveau le gouvernement pour lui rappeler la nécessité d’augmenter ce taux à 15 $ l’heure. Le contexte de pandémie actuel démontre plus que jamais l’importance d’une rémunération adéquate pour les bas salarié-es dont la contribution essentielle, tout particulièrement en temps de crise, a été mise en lumière.

            « La pandémie a révélé à quel point les travailleuses et les travailleurs au bas de l’échelle jouent un rôle primordial dans la société. Qu’il s’agisse des employé-es dans les épiceries, du personnel d’entretien ou des préposé-es aux bénéficiaires, pour ne nommer que ceux-là, nous remarquons que bon nombre de services essentiels sont assurés par des personnes à faible revenu, affirme Virginie Larivière, co-porte-parole de la campagne 5-10-15 et porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté. Il est inacceptable que ces personnes n’arrivent pas à sortir de la pauvreté avec le salaire minimum actuel, même en travaillant à temps plein. Il est clair que ce ne sont pas des primes circonstancielles qui vont régler le problème à long terme. En ce sens, le gouvernement a le devoir impératif de corriger le tir. »

            Au moment où s’amorce un débat public sur la relance économique, il faudra également tenir compte du fait qu’une hausse de la rémunération des ménages à faible revenu contribuerait activement à stimuler l’économie du Québec grâce, notamment, à un pouvoir d’achat bonifié. En 2018, une étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) a démontré qu’un salaire minimum à 15 $ l’heure aurait des retombées économiques au Québec se situant entre 2,2 et 3,4 milliards $ par année, sans compter les retombées indirectes et induites. Toujours selon cette étude, les retombées positives, expliquées par une hausse de la rémunération, seraient de neuf à onze fois plus importantes que les retombées négatives liées à d’éventuelles pertes d’emploi.

            « Cela démontre tout l’impact qu’aurait une augmentation notable du salaire minimum sur l’économie du Québec et sur le quotidien des quelque 620 000 personnes qui travaillent sous les 15 $ l’heure, ajoute Mélanie Gauvin, co-porte-parole de la campagne 5-10-15 et coordonnatrice du Front de défense des non-syndiquéEs. De plus, si l’on souhaite favoriser et soutenir l’achat local, comme le recommande le premier ministre Legault, encore faut-il qu’il y ait suffisamment de consommateurs pouvant assurer une telle demande. En ce sens, l’augmentation du salaire minimum à 15 $ l’heure aurait pour effet d’accroître le revenu disponible des personnes à bas salaire et donc d’augmenter la consommation des biens et services auprès d’entreprises québécoises. »

            « En cette période de crise exceptionnelle qui démontre plus que jamais la contribution indispensable des personnes à bas salaire, le gouvernement doit, une fois pour toutes, corriger cette situation déplorable et faire en sorte que salaire minimum ne rime plus jamais avec pauvreté », de conclure les deux porte-parole.

            À propos de la campagne 5-10-15
            La campagne 5-10-15 mise sur trois grandes revendications : connaître son horaire cinq jours à l’avance, avoir dix jours de congés payés en cas de maladie ou pour responsabilités familiales et un salaire minimum de 15 $ l’heure.

            Les sept organisations membres de la campagne sont : le Collectif pour un Québec sans pauvreté, le Front de défense des non-syndiquéEs (FDNS), la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

            http://www.cinqdixquinze.org/

            Journée internationale des travailleuses et des travailleurs : solidaires plus que jamais !

            À l’occasion de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, la Coalition du 1er mai met en lumière le travail de millions de femmes et d’hommes sous la thématique « Solidaires plus que jamais ! ».

            Dans le contexte de crise du coronavirus qui a forcé l’annulation de la traditionnelle marche du 1er mai, la Coalition annonce que des activités de mobilisation se tiendront plutôt cette année par des moyens virtuels avec la tenue d’un webinaire et des actions de visibilité sur les médias sociaux.

            En ce jour international des travailleuses et des travailleurs, la Coalition souhaitait reconnaître le travail exceptionnel des travailleuses et des travailleurs qui offrent des services essentiels à la population, tout en restant solidaire de celles et de ceux qui ont perdu leur emploi ou qui continuent de travailler à distance en respectant les directives de santé publique. Plus spécifiquement, la Coalition insiste sur le fait qu’il est plus que temps de faire attention à la santé physique et mentale des travailleuses et des travailleurs. La crise qui secoue le monde entier rappelle ainsi l’importance d’entretenir la solidarité et de garantir à chacune et à chacun un filet social mettant de l’avant l’humain avant le profit.

            Webinaire
            Dans le but d’interpeller la population quant aux enjeux touchant le monde du travail malgré le confinement, la Coalition du 1er mai annonce la tenue d’un webinaire qui abordera les stratégies de mobilisation en lien avec la santé et la sécurité du travail. Cette discussion en ligne, qui se déroulera aujourd’hui de 12 h 15 à 13 h, sera diffusée en direct sur la page Facebook du 1er mai.

            Le webinaire sera animé par Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Les personnes suivantes y prendront la parole :

            • Félix Lapan, organisateur communautaire à l’Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (UTTAM)
            • Jacques Parenteau, secrétaire général de l’Association des professeurs de Ligneryet président du comité en santé et sécurité du travail de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
            • Sophie Leclair, ancienne présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (SPSIC–CSN), représentante de la
              catégorie 1 à la FSSS–CSN
            • Roxane Larouche, responsable des communications au Bureau québécois des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) affiliés à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

            Présence sur les médias sociaux
            Pour souligner la journée du 1er mai, la Coalition invite également les travailleuses et les travailleurs à se prendre en photo avec le visuel du 1er mai en y inscrivant le nom d’une personne ou d’un métier afin de souligner leur solidarité. Ces photos seront relayées sur la page Facebook du 1er mai.

            Rappel historique
            La Journée internationale des travailleuses et des travailleurs est née à la suite d’un mouvement de grève lancé à Chicago le 1er mai 1886 par 300 000 travailleurs qui voulaient obtenir la journée de travail de huit heures. Une répression policière sanglante est alors survenue : des militantes et des militants syndicaux furent arrêtés et condamnés à mort. Quatre d’entre eux ont été pendus. Six ans plus tard, ils furent innocentés.

            À propos de la Coalition du 1er mai
            Les groupes organisateurs sont, par ordre alphabétique :

            • Organisations et centrales syndicales

            APTS, CSD, CSN, CSQ, FAE, FIQ, FTQ, SFPQ et SPGQ

            • Organismes communautaires

            Au bas de l’échelle, Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI) et Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (UTTAM)

            https://www.facebook.com/1ermai

            Les travailleuses et les travailleurs des arts, de la culture et de l’événementiel se donnent une voix

            Un nouveau chapitre commence à s’écrire alors que l’Association des travailleuses et travailleurs regroupés des arts, de la culture et de l’événementiel (TRACE) voit le jour, avec l’appui de la CSN et de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN). La création de l’association marque ainsi un moment charnière pour les milliers d’artisans de tous ces secteurs qui se dotent aujourd’hui d’un véhicule commun et d’une voix pour promouvoir leurs enjeux et développer ensemble les outils pertinents à la pratique de leurs métiers.

            Une initiative par et pour le milieu
            TRACE est d’abord et avant tout l’initiative de celles et de ceux qui contribuent au rayonnement des arts, de la culture et de l’événementiel à travers des métiers très variés. « La crise de la Covid-19 a mis en suspens une immense part de nos activités, peu importe le secteur. Cela a mis en relief la précarité à laquelle font face les travailleuses et travailleurs de ces milieux, notamment avec l’absence de mécanismes de soutien. Pour nous, le temps était donc venu de passer à l’action. Nous avons décidé de nous regrouper et de nous donner une voix pour changer les choses », commente François Deschamps, l’un des instigateurs du projet.

            Pour Virginie Ouellet, elle aussi instigatrice du projet TRACE, la création de cette association est une étape majeure. « Ce qu’on fait aujourd’hui, c’est lancer un appel à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs autonomes, des salarié-es, des contractuel-les et des pigistes de ces milieux, car nous devons unir nos efforts afin de développer collectivement les outils et les services qui nous permettront de continuer à pratiquer les métiers qui nous passionnent », explique-t-elle.

            Des objectifs concrets
            L’action de TRACE se décline donc en deux objectifs principaux. D’une part, avec le soutien de la FNCC–CSN, l’association travaillera à développer une plateforme de propositions destinée aux gouvernements. « Nous allons d’abord travailler avec les membres de TRACE pour développer une série de recommandations politiques et législatives que nous irons ensuite présenter aux autorités. Nous réaffirmons qu’au-delà des mesures temporaires actuellement en vigueur, les gouvernements doivent adopter des mesures durables en élargissant le filet social, car être travailleuse ou travailleur autonome ne doit plus rimer avec précarité. On pense qu’il est grand temps pour les gouvernements de reconnaître leur apport à nos sociétés par des dispositions concrètes de soutien », affirme Pascale St-Onge, présidente de la FNCC–CSN.

            D’autre part, TRACE souhaite développer différents services pour soutenir au quotidien les milliers de personnes qui travaillent dans les arts, la culture et l’événementiel. « Nous avons devant nous une belle occasion, soit celle d’explorer ensemble la création d’outils collectifs qui peuvent vraiment améliorer notre quotidien. On souhaite évaluer différentes idées, telles que l’accès à des assurances collectives, la création d’un fonds de retraite, l’accès à des avis juridiques sur nos droits et pour le respect de nos contrats, l’accès à des formations, etc. Bref, la liste est longue et emballante, mais pour y arriver, nous devons d’abord nous unir autour d’une même initiative. On souhaite explorer tous ces aspects avec nos futurs membres, car ce sera la force du nombre qui fera changer les choses. En ce moment, le message que nous lançons est simple : adhérez à TRACE, puisque nous sommes les mieux placés pour améliorer les conditions de pratique de nos métiers », ajoute Virginie Ouellet.

            TRACE n’est pas un syndicat, mais bien une association qui s’adresse l’ensemble des travailleuses et des travailleurs autonomes, des salarié-es, des contractuel-les et des pigistes qui évoluent dans les milieux des arts, de la culture et de l’événementiel. Pour en apprendre plus et pour devenir membre : www.trace-asso.ca

            Déconfinement des entreprises : la santé et la sécurité doivent être la priorité

            Alors que le gouvernement dévoile son plan de relance graduelle des entreprises, la CSN demeure grandement préoccupée par l’accès à des mesures de protection pour les travailleuses et les travailleurs. À cet effet, la centrale syndicale demande au gouvernement d’émettre des directives très claires à l’endroit des employeurs.

            « Alors qu’on parle aujourd’hui de déconfinement, on tend à oublier que plusieurs milieux de travail ont maintenu leurs activités depuis le début de la crise, affirme le président de la CSN, Jacques Létourneau. Or, il a fallu se battre à de nombreux endroits afin de s’assurer que la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs soient correctement protégées. Si le gouvernement pense que le renforcement des mesures de santé et de sécurité au travail se fera comme par magie, il se trompe totalement. Des directives très claires doivent être envoyées sans délai aux employeurs afin que les équipements de protection individuels soient accessibles pour les employé-es et que des mesures soient prises en matière de distanciation sociale. »

            En cette journée de commémoration des morts et accidenté-es au travail, c’est avec consternation que les membres de la CSN ont appris ce matin le décès de Stéphanie Tessier, cette préposée aux bénéficiaires du CHSLD Lucien G. Rolland qui est décédée de la COVID-19. Cette mort tragique vient tristement rappeler la nécessité de renforcer les mesures de santé et de sécurité au travail, et ce, dans l’ensemble des milieux de travail.

            La CSN souligne que, tant dans le secteur privé que dans les secteurs public et parapublic, de nombreux problèmes de santé et de sécurité au travail sont survenus en lien avec la propagation de la COVID-19. Ce fut le cas, notamment, dans certains réseaux de transport en commun, dans la chaîne agroalimentaire, dans le commerce au détail et dans certaines sociétés publiques comme la SAQ, sans parler du réseau de la santé et des services sociaux, où des centaines de travailleuses et de travailleurs ont été contaminés.

            « Nous appelons les employeurs à faire preuve d’ouverture et à favoriser le dialogue avec les syndicats. De nombreux ajustements peuvent être apportés en matière d’horaires, d’organisation du travail et de mise en place de mesures qui diminuent les risques de propagation. Dans les milieux de travail où cette collaboration fut préconisée, nous avons constaté de très bons résultats », affirme le président de la CSN.

            La santé-sécurité au travail doit devenir une priorité nationale : 190 décès en 2019

            La CSN souligne la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail en invitant les gouvernements à faire de la santé-sécurité au travail une priorité nationale, particulièrement dans le contexte de pandémie liée à la COVID-19.

            Des chiffres alarmants pour l’année 2019
            La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a dévoilé les statistiques pour l’année 2019 : cette année encore, un nombre effarant de Québécoises et de Québécois ont péri au travail, soit un total de 190. De ce nombre, on compte 57 décès à la suite d’un accident et 133 à la suite d’une maladie professionnelle.

            « Année après année, nous appréhendons ce triste bilan, car il illustre à quel point il y a urgence d’agir pour améliorer la protection des travailleuses et des travailleurs, quel que soit le secteur d’activités. Nous ne cesserons pas d’interpeller les gouvernements tant et aussi longtemps que les dispositions législatives et les mesures appropriées ne seront pas adoptées », affirme Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

            Des réformes urgentes
            La CSN milite depuis des années afin de revoir l’application de la Loi sur la santé et la sécurité du travail. Rappelons que les mécanismes de prévention prévus dans cette loi ne s’appliquent qu’à environ un cinquième des travailleuses et des travailleurs du Québec. « Les mécanismes de protection peuvent faire la différence, mais la loi actuelle n’oblige qu’à les appliquer à deux groupes prioritaires définis selon les secteurs économiques des années 70. Un non-sens pur et simple ! Nous espérons que la révision législative qui sera proposée par l’actuel gouvernement viendra corriger cet important retard, car avec chaque année qui passe, ce sont les travailleuses et les travailleurs qui en font les frais », ajoute Jean Lacharité.

            Dans cet ordre d’idées, il est également essentiel de préserver les dispositions de la Loi sur les accidents de travail et les maladies professionnelles. « Il importe que cette loi demeure entière afin de permettre aux travailleuses et aux travailleurs de toucher les indemnisations auxquelles ils ont droit. Pour y arriver, il est nécessaire de déjudiciariser le système, car actuellement, une tendance lourde est en train de s’installer selon laquelle certains travaillent fort pour se dégager de leurs responsabilités en matière d’indemnisation. C’est plutôt inquiétant », souligne aussi Jean Lacharité.

            Selon le vice-président de la CSN, le contexte actuel doit favoriser une prise de conscience générale quant à l’importance de la santé et de la sécurité dans les milieux de travail. « Tout ce que nous traversons collectivement en ce moment illustre la pertinence d’adopter une législation assurant des mécanismes de protection à l’ensemble des milieux de travail. Aujourd’hui plus que jamais, cela doit devenir une priorité nationale, et c’est ce message que nous souhaitons envoyer aux autorités. Nous sommes disposés à travailler de pair afin d’atteindre cet objectif, mais il revient au gouvernement de proposer une réforme à la hauteur des défis », conclut Jean Lacharité. 

            Respect des directives de la Santé publique
            Enfin, la crise actuelle exige que tous les milieux de travail respectent les directives de la Santé publique et appliquent les mesures de prévention visant à protéger les travailleuses et les travailleurs.

            Réouverture des écoles : La CSN réclame des règles de protection claires

            À la suite de l’annonce du gouvernement quant à la réouverture graduelle des écoles, la CSN invite celui-ci à mettre en place des mesures claires pour l’ensemble des travailleuses et des travailleurs du milieu scolaire, tant sur le plan du transport des élèves que sur celui du soutien scolaire.

            « Le gouvernement doit s’assurer que les travailleurs et les travailleuses qui seront au front de la réouverture des écoles soient protégés. Il est impératif qu’il mette en place des procédures claires pour assurer leur santé et leur sécurité et qu’il rende disponible tout le matériel de protection nécessaire », affirme Jacques Létourneau, président de la CSN.

            La CSN réclame une procédure de dépistage claire tant pour les enfants que pour les travailleuses et les travailleurs. Elle demande également des mesures supplémentaires pour protéger les plus vulnérables, notamment le personnel à risque en raison de l’âge ou de conditions préexistantes. La CSN souhaite notamment éviter que la proportion importante de conductrices et de conducteurs de véhicules scolaires de 60 ans et plus ne soit exposée au coronavirus, tout en évitant des mises à pied. « Nous sommes soulagés d’entendre que des barrières physiques seront installées dans les véhicules scolaires, mais il faudra s’assurer que tous les moyens possibles seront pris pour protéger la santé et la sécurité des membres », a ajouté Nathalie Arguin, présidente de la FEESP–CSN.

            Face à l’impossibilité, dans la pratique, de respecter une distance de deux mètres, le personnel de soutien scolaire émet également ses inquiétudes sur le fonctionnement à l’intérieur des écoles, notamment en ce qui concerne les déplacements entre les classes et les services de garde, les accès aux espaces communs et la désinfection des locaux.

            « Le nombre maximum de 15 élèves par classe a été annoncé par le gouvernement, mais il demeure qu’une panoplie d’éléments ayant un impact direct sur le personnel de soutien scolaire devront être évalués », souligne aussi Nathalie Arguin. « La reprise ne doit pas se faire au prix de la santé du personnel. Les éventuelles recommandations de l’Institut national de la santé publique du Québec devront être respectées par les employeurs », a-t-elle conclu.

            Des actions requises pour soutenir celles qui seront au front de l’immunisation collective

            Les travailleuses en CPE et les responsables en service de garde (RSG) en milieu familial régi et subventionné comprennent qu’il est nécessaire que le Québec soit déconfiné graduellement, mais elles ont besoin d’un appui clair et net du gouvernement pour que cette stratégie collective soit un succès.

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) demande donc un plan de déconfinement incluant une série de mesures pour s’assurer d’un bon déroulement de la période de réouverture graduelle des CPE et des RSG. Il faut notamment penser à une procédure claire pour assurer un dépistage autant des travailleuses et travailleurs que des enfants, afin d’exclure ceux qui ont des symptômes qu’on peut attribuer à la COVID-19.

            « Les travailleuses et travailleurs doivent se sentir soutenus et ne pas devoir jouer à la police », insiste Louise Labrie, représentante des CPE à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

            « La proximité nécessaire au travail avec de jeunes enfants met très à risque les RSG et leur famille. Ces travailleuses sont des adultes de tous âges, avec des situations personnelles et familiales très variées ainsi que des conditions médicales tout aussi variées. Le gouvernement doit être prudent et clair dans ses recommandations. Nous souhaitons des réponses à nos questions avant la réouverture », affirme Karine Morisseau, représentante des RSG à la FSSS-CSN.

            Des règles claires
            Il faudra aussi des règles claires pour protéger les travailleuses et travailleurs vulnérables du point de vue de la santé et s’assurer qu’ils et elles sont indemnisés lorsque c’est nécessaire. Le maintien de petits ratios éducatrice/enfants dans les CPE et une augmentation très graduelle est nécessaire car la pénurie de personnel qui prévalait avant la crise est toujours présente, sinon pire. Le remplacement du personnel malade deviendra un très grand enjeu pour continuer à assurer les services. Les CPE devront trouver du personnel pour faire la désinfection car les éducatrices ne pourront pas s’occuper des enfants à temps plein et avoir en plus la responsabilité de désinfecter les locaux et les jouets. Elles peuvent le faire actuellement parce qu’il y a peu d’enfants. Les situations où le port de masque et de gants est requis devront être définies et le matériel devra être disponible et fourni par les employeurs. La COVID-19 devrait également devenir une maladie à déclaration obligatoire afin de mieux protéger les personnes à risque.

            Dans les services de garde en milieu familial, il faut des mesures d’ajustement pour assurer le succès du déconfinement graduel dans une résidence privée où les activités de garde sont intimement liées à la vie familiale de la RSG.

            Avec une stratégie d’immunisation collective qui s’amorce, il y aura inévitablement des cas de COVID-19 parmi le personnel des CPE et les RSG. C’est le prix à payer afin de permettre aux autres travailleuses et travailleurs de reprendre progressivement leurs occupations. « Nous devons assouplir les règles pour ces travailleuses et ne pas exiger de preuve que la COVID-19 a été contractée au travail avant d’obtenir l’indemnisation de la CNESST », affirme Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS-CSN. Cette dernière précise que les travailleuses en attente du résultat d’un test devraient également pouvoir se retirer des CPE sans conséquences financières. « La grande majorité d’entre nous veut bien prendre un risque pour le bien collectif, mais avec l’appui du gouvernement », résume Lucie Longchamps.

            Journée internationale des travailleuses et des travailleurs : Solidaires plus que jamais !

            Cette année, pour souligner la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, la Coalition du 1er mai vous propose de participer à une campagne participative d’affichage sur les réseaux sociaux qui aura pour thème Solidaires plus que jamais !

            Pour participer à la campagne, il suffit d’écrire un message personnalisé sur le visuel du 1er mai et publier une photo de vous et de votre affiche sur la page Facebook de la Coalition du 1er mai.

            Matériel visuel

            Si vous avez une imprimante
            Inscrivez le nom d’une personne, d’un groupe de travailleuses et de travailleurs ou d’un métier sur le visuel du 1er mai dans l’espace prévu à cette fin et publiez une photo de vous et de votre affiche sur la page Facebook du 1er mai et sur votre page personnelle !

            Si vous n’avez pas d’imprimante
            Inscrivez le nom d’une personne, d’un groupe de travailleuses et de travailleurs ou d’un métier sur le visuel du 1er mai. Ensuite, il faut convertir votre fichier PDF en format JPEG pour pouvoir partager en image votre affiche sur la page Facebook de la Coalition du 1er mai et sur votre page personnelle.

            • Si vous avez Adobe Acrobat, vous pouvez sauvegarder votre fichier PDF directement en format JPEG en choisissant « JPEG » après avoir cliqué sur « Enregistrer sous ».
            • Si vous n’avez pas Adobe Acrobat, vous pouvez convertir votre fichier PDF en JPEG via ce site Web : https://pdf2jpg.net/

            Filtre (décor) de photo de profil Facebook disponible le 1er mai
            En plus de cette campagne, un filtre (décor) de photo de profil Facebook aux couleurs du visuel du 1er mai sera également disponible ce vendredi, 1er mai. Nous vous encourageons à l’adopter massivement pour souligner cette journée et afficher votre solidarité envers les travailleuses et travailleurs du Québec.

            Webinaire vendredi 1er mai – 12h à 13h15
            En plus de la campagne participative, un webinaire qui abordera les stratégies de mobilisation en lien avec la santé et la sécurité du travail aura lieu vendredi le 1er mai de 12h à 13h15. Cette discussion en ligne sera diffusée en direct sur la page Facebook du 1er mai. Pour tous les détails concernant le webinaire : https://www.facebook.com/events/540939989907620/

            Outils de visibilité pour les réseaux sociaux

            PDF modifiable avec espace pour écrire votre message personnalisé

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            Les agents en services correctionnels exhortent le gouvernement à reconnaître les risques qu’ils encourent et à agir en conséquence

            À la suite de l’apparition de cas de COVID-19 chez des agents et détenus de l’Établissement de détention de Montréal, le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN), enjoint le gouvernement du Québec à prendre la situation au sérieux et à passer à l’action afin d’éviter qu’elle ne dégénère.

            « Depuis le début de la crise, on travaille de concert avec le ministère de la Sécurité publique pour mettre en place des moyens d’éviter la propagation du coronavirus, souligne le président du syndicat, Mathieu Lavoie. Par contre, on réalise que ce n’est pas tout le monde au sein du gouvernement qui prend la situation au sérieux. C’était clair que la question n’était même pas sur le radar du premier ministre quand il s’est fait interpeller sur cet enjeu en point de presse. »

            En plus des neuf agentes et agents qui ont été testés et qui ont reçu un résultat positif dans différents établissements au Québec, le syndicat indique que plusieurs autres ont été retirés de leur milieu de travail de manière préventive dans la dernière semaine après avoir eu des symptômes ou avoir été en contact avec des individus symptomatiques.

            « Ça fait longtemps qu’on demande au gouvernement de permettre au personnel infirmier présent dans les prisons de pouvoir faire des tests de dépistage de la COVID-19, rappelle M. Lavoie. C’est important qu’on puisse dépister les malades rapidement et que le personnel ait accès au matériel de protection approprié pour qu’on puisse limiter les risques de contagion. »

            « J’espère que le gouvernement va maintenant suivre la situation de près et prendre les moyens pour éviter que la situation ne devienne hors de contrôle. Bien que nous soyons dans l’ombre, les événements récents démontrent que nous courons des risques importants, notamment parce que notre travail s’exerce dans un milieu fermé où la proximité est difficile à éviter. »

            Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux depuis 2006. Il représente plus de 2 800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.

            Renforçons le réseau universitaire québécois

            La présente est une version écourtée de la lettre envoyée au ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur par les membres de la Table des partenaires universitaires (TPU).

            Jamais encore n’avons-nous autant eu collectivement besoin de la science! Pour faire face à la pandémie actuelle, partout on se tourne vers les scientifiques. Pour affronter et vaincre cette crise, pour en tirer les indispensables leçons, la pandémie révèle le besoin pour la société québécoise et le gouvernement québécois de s’appuyer sur des citoyens et citoyennes dotés d’une solide formation et sur des recherches et études de pointe menées dans des établissements universitaires.

            Il y aura au Québec, comme dans le reste du monde, un avant et un après COVID-19. Des leçons devront être tirées pour le secteur de la santé et des services sociaux, pour le milieu de l’éducation, pour les entreprises privées, etc. Le réseau universitaire ne doit pas échapper à l’examen. La crise est en effet une occasion de renforcer le réseau universitaire, c’est-à-dire de réviser son financement, de pallier l’absence de coordination entre les diverses composantes et de réaffirmer les fondements de la gestion des établissements.

            Un financement public adéquat, prévisible et équitable
            La crise constitue le bon moment pour le gouvernement d’assurer un financement à long terme de l’enseignement et de la recherche.

            La combinaison d’un paramètre inadéquat du financement actuel de l’enseignement, soit l’étudiant en équivalence au temps plein (EETP), et de la déréglementation des droits de scolarité des étudiants et étudiantes internationaux qui ne seront vraisemblablement plus au rendez-vous cet automne pousse les directions des établissements à effectuer une gestion à courte vue qui est préjudiciable à leur mission d’enseignement et de formation.

            Le financement de l’enseignement universitaire doit être révisé afin de freiner la concurrence et le gaspillage de fonds publics auquel elle a donné lieu (« branding » des établissements, mise en marché, déploiement de campus satellites dans des régions déjà desservies, etc.) Les universités ne doivent pas dépendre non plus des fonds accordés par les entreprises et les philanthropes.

            Le financement doit aussi tenir compte des besoins et des conditions de la population étudiante (première génération, temps partiel, parents-étudiants, population autochtone, en situation de handicap, stress, incertitude financière, etc.) Il doit soutenir la nécessité de maintenir des infrastructures et de l’expertise dans toutes les régions du Québec. C’est pourquoi la gratuité scolaire et le soutien aux études sont essentiels.

            De plus, la précarité sous toutes ses formes et dans les divers corps d’emplois doit faire l’objet d’une sérieuse remise en question. Les conditions de travail du personnel se sont terriblement dégradées au fil des années et le taux de précarité des personnes chargées de cours, des professionnel-les et des personnels de soutien est effarant. Il faut mettre fin aux attaques à la sécurité d’emploi. Le recours à la sous-traitance dans tous les secteurs est une tendance qu’il faut pourfendre.

            Un rehaussement substantiel du financement public (canadien et québécois) de la recherche universitaire est incontournable ainsi qu’un accès équitable de tous les acteurs qui font de la recherche, soit les professeur-es, les professionnel-les de recherche, les personnes chargées de cours, de même que les étudiant-es à ces ressources. Au cours des dernières années, les compressions dans les budgets de recherche, jumelées à une volonté de soutenir des projets répondant à des priorités gouvernementales ou des entreprises, ont porté atteinte à la recherche libre et à l’indépendance intellectuelle et scientifique.

            Bref, l’État québécois doit assurer un financement adéquat, stable, prévisible et équitable de la mission des universités.

            La coordination, la collaboration et la gestion
            L’élaboration d’une loi-cadre et la création d’un conseil des universités amélioreraient la cohésion au sein du réseau et la collaboration entre les établissements. La crise que nous vivons aujourd’hui exprime plus que jamais ce besoin. Non seulement ces deux dispositifs auraient pu freiner la concurrence que se livrent les directions des établissements depuis plusieurs années – et le gaspillage de fonds publics qui l’accompagne, mais ils auraient aussi pu empêcher des prises de décision locales, modifiant la mission universitaire de façon irréfléchie, auxquelles nous assistons actuellement dans certains établissements. Le conseil des universités doit toutefois être composé d’une majorité de membres issus des différents groupes appartenant à la communauté universitaire et ne pas conduire à l’implantation de mécanismes d’assurance qualité ni à une standardisation des contenus pédagogiques et de la recherche.

            Enfin, nous croyons que la création d’un ministère entièrement dédié à l’enseignement supérieur, à la recherche et à l’innovation contribuerait à accroitre la collaboration des universités entre elles.

            Les crises sont propices à la transformation des rapports de pouvoir au sein des organisations. La crise actuelle ne fait pas exception à la règle. Elle a été une nouvelle occasion d’éroder la gestion collégiale qui est pourtant au cœur du fonctionnement des universités depuis leur création. Il nous faut revenir à des modes de gestion qui favorisent la collégialité et la représentation de tous les groupes de la communauté au sein des instances : cadres, professeur-es, personnes chargées de cours, professionnel-les, personnels de soutien, ainsi que les étudiant-es. Il faut de plus assurer que les décisions relatives à l’enseignement et à la recherche soient entièrement dévolues au personnel universitaire par l’intermédiaire d’instances au sein desquelles les membres de la communauté universitaire sont nettement majoritaires.

            Nous savons que la pandémie que nous vivons actuellement ne sera pas la dernière crise que le Québec devra affronter. D’autres crises s’annoncent déjà et menacent la santé publique, l’agriculture, l’aménagement du territoire, l’économie, la cohésion et la solidarité sociale. Ces crises exigeront elles aussi des décisions difficiles de la part des responsables politiques. Pour nous préparer à les affronter, la société québécoise aura à nouveau besoin des savoirs construits par une multitude de disciplines. Des savoirs libres et engagés pour affronter et résoudre les problèmes auxquels sociétés, communautés et individus doivent faire face. Pour que les universités soient à la hauteur des nouveaux défis qui se présenteront, et capables de satisfaire les attentes de la société québécoise à leur égard, il faut renforcer le réseau universitaire.

            Signataires, membres de la Table des partenaires universitaires :
            Caroline Quesnel, présidente, Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec-CSN
            Louise Briand, vice-présidente, secteur universitaire, Fédération des professionnèles – CSN
            Jean Portugais, président, Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU)
            Bernard Gaucher, président, Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche
            Carole Neill, présidente, Conseil provincial du secteur universitaire du SCFP-Québec.
            Philippe Lebel, président, Union étudiante du Québec
            Andréanne St-Gelais, présidente de la Fédération des associations étudiantes universitaires québécoises en éducation permanente

            Les travailleurs oubliés des centres funéraires méritent aussi une prime de risque

            Alors que le gouvernement a déjà consenti à mettre en place des primes pour les travailleuses et travailleurs de la santé, les paramédics et les préposé-es aux bénéficiaires, les personnes qui s’occupent des défunts et de leur famille sont malheureusement délaissées. Parce que la nature des opérations les expose considérablement à un risque de contagion – plusieurs études démontrent que le virus survit après le décès d’un individu – la FC–CSN exige une prime de risque de 3 $ l’heure pour tous les employé-es des centres funéraires. La FC–CSN exige aussi que des visières et des masques N95 en quantité suffisante soient mis à leur disposition.

            Des craintes bien réelles
            Malgré les mesures de protection fournies par les employeurs, la peur est omniprésente chez les travailleurs qui ont à manipuler les corps. Les craintes sont d’autant plus grandes qu’on sait que les personnes qui décèdent n’ont pas nécessairement été toutes testées pour la COVID-19. Cette situation représente une menace silencieuse de contamination pour les travailleurs chargés du transport des personnes décédées, pour les opérateurs de four crématoire et pour ceux qui ont à pratiquer des actes de thanatopraxie. « Si le diagnostic de COVID n’a pas été déclaré par le médecin qui a constaté le décès, il n’y a aucun moyen de savoir si le défunt était infecté et s’il représente un important risque de contamination. C’est dans ce contexte inquiétant que des centaines de travailleurs entrent au boulot chaque jour. Ces gens mettent leur santé en danger dans le but de rendre un service dont la société ne peut se passer », précise David Bergeron-Cyr, président de la FC–CSN.

            Le personnel administratif ainsi que le personnel de soutien aux familles doivent aussi être considérés et reconnus pour leur apport aux services offerts. Ces derniers demeurent en contact avec la clientèle et travaillent aussi dans des conditions stressantes liées à la pandémie. L’organisation du travail est chamboulée par l’application des nouvelles règles de distanciation sociale.

            Retenir le personnel
            « L’industrie funéraire est un milieu de travail difficile et hautement émotif. Pour plusieurs, il peut sembler moins attrayant. Mais il ne faudrait pas non plus en arriver à manquer d’employé-es dans ce secteur essentiel en temps de pandémie, faute d’avoir reconnu à juste titre leur contribution. Les difficultés de recrutement étaient déjà présentes dans plusieurs régions », relate David Bergeron-Cyr.

            L’ensemble de la société compte sur des services professionnels et surtout essentiels à la santé publique. Il est plus que justifié d’accorder une prime de 3 $ l’heure à ces travailleuses et travailleurs oubliés.

            Énergir : assurer les services essentiels en temps de pandémie sans mises à pied

            Lorsque les premières directives de santé publique ont été annoncées au Québec à la mi-mars en lien avec la pandémie de la COVID-19, tout le monde a été un peu pris de court. Pour André Léonard, président du syndicat des employé-es d’Énergir, la surprise a certes été grande, mais il n’a pas tardé à s’organiser, conjointement avec son exécutif et l’employeur, pour s’adapter à cette situation sans précédent.

            « C’est sûr qu’au début, personne ne s’attendait à ça, avoue M. Léonard. Quand on annonce que le Québec se met sur pause pour plusieurs semaines, ça surprend ! Mais comme Énergir est une entreprise qui fournit des services essentiels à la population, il a fallu se revirer de bord très rapidement pour faire face à la nouvelle réalité et informer nos membres des impacts de cette crise sur leur quotidien ».

            Comme pour la majorité des entreprises, confinement oblige, plusieurs personnes ont été appelées à faire du télétravail, notamment celles œuvrant au service à la clientèle. D’autres employé-es, comme les soudeurs, les plombiers et les électriciens, demeurent disponibles sur appel en cas d’urgence.

            « C’est clair que s’il faut réparer une fuite sur une de nos conduites ou que des travaux d’excavation nécessitent de localiser nos infrastructures, nos équipes vont se rendre sur place sur-le-champ pour faire le travail, tout en respectant les consignes de distanciation sociale et en portant le matériel de protection nécessaire comme des gants et des masques, poursuit André Léonard. On a même des travailleurs qui assurent une veille dans leur camion dans des endroits stratégiques de manière à être prêts à se rendre rapidement sur les lieux en cas d’urgence ».

            En plus d’assurer un suivi quotidien auprès de ses membres, le syndicat et sa conseillère de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) participent également aux réunions téléphoniques quotidiennes avec l’employeur qui permettent de faire le point sur la situation sur le terrain et de s’assurer que toutes les mesures de santé et de sécurité sont mises en place et surtout, respectées par les travailleuses et les travailleurs.

            Mais en dépit de la crise qui continue de sévir, André Léonard garde le moral. « C’est certain que le quotidien de tout le monde a été affecté par cette situation hors du commun, mais le côté positif dans tout ça, c’est qu’il n’y a eu aucune mise à pied depuis le début de la crise et que tout le monde soit resté en santé. C’est l’essentiel pour nous », conclut-il.

            Le personnel de soutien scolaire doit être consulté

            Devant le dépôt éventuel de scénarios concernant la réouverture des écoles du Québec, le secteur scolaire de la Fédération des employées et employés des services publics de la CSN (FEESP-CSN) tient à rappeler au gouvernement du Québec que tout le personnel de soutien des commissions scolaires doit être consulté pour préparer la réouverture des écoles.

            À la suite de l’annonce du premier ministre du Québec, le 22 avril, le secteur scolaire FEESP-CSN s’est réservé toute réaction afin d’attendre que la position de rouvrir les écoles se confirme, ce qui a été fait ce midi.

            « Nous interpellons le gouvernement afin que celui-ci consulte le personnel de soutien scolaire, dont la collaboration sera nécessaire pour une éventuelle réouverture des écoles. Nos membres ont une expertise réelle concernant l’administration scolaire, l’entretien, l’adaptation scolaire et les services de garde », souligne Nathalie Arguin, présidente de la FEESP-CSN.

            Le secteur scolaire comprend que la réouverture des écoles doit se faire un jour ou l’autre. Bien qu’une grande partie du personnel de soutien ait assuré la continuité des services tout au long de la crise, notamment dans les services de garde d’urgence et les services administratifs, un retour graduel des élèves soulève des inquiétudes. Que l’on parle des défis liés au respect des règles de la santé publique ou de la pertinence de prévoir des ratios dans les services de garde, les classes et les aires communes, les directives devront être claires.

            Il y aura nécessité de prévoir des mesures d’hygiène et de désinfection précises ainsi que du personnel d’entretien ménager suffisant pour les mettre en application. « Rappelons-nous qu’afin de pallier à la pénurie de matériel dans le réseau de la santé et des services sociaux, Québec a récupéré les équipements de protection individuels et le gel désinfectant d’une bonne partie de nos établissements. Il est donc impératif que le gouvernement s’assure d’approvisionner également le réseau de l’éducation pour la sécurité du personnel et des élèves » rajoute Annie Charland, présidente du secteur scolaire FEESP-CSN.

            Les services de garde d’urgence toujours en attente d’une reconnaissance du gouvernement

            Plus d’un mois après le début de la crise du coronavirus au Québec, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) interpellent le gouvernement du Québec pour une meilleure reconnaissance du personnel de soutien scolaire et en petite enfance qui assure le maintien des services de garde d’urgence.

            Alors que le gouvernement a instauré plusieurs primes pour le personnel déployé contre le virus, force est de constater qu’une part importante de personnes mobilisées au maintien des services essentiels ont été oubliées. Les centrales syndicales dénoncent que les services de garde d’urgence, qui réunissent des milliers de travailleuses et de travailleurs œuvrant dans les établissements scolaires, en CPE ou en milieu familial, ne fassent encore l’objet d’aucune forme de compensation financière pour l’exercice de leurs fonctions d’urgence. En effet, ces milliers de personnes sont, sur ordre du gouvernement, obligées d’être au poste et ne font actuellement l’objet d’aucune compensation financière supplémentaire. Chaque jour, ces personnes assument les responsabilités de leur emploi dans l’inquiétude et l’angoisse de contracter le dangereux virus et de contaminer par le fait même leurs proches ou leur famille. On rapporte également plusieurs cas confirmés de COVID-19 dans les services de garde d’urgence.

            Depuis le début de cette crise sans précédent, le gouvernement Legault souligne à grands traits l’importance d’une mobilisation constante de celles et ceux qui assurent le maintien des services essentiels. Plusieurs compagnies privées (notamment des épiceries) ont d’ailleurs mis en place, dès les premiers instants de la crise, des primes salariales pour reconnaître l’implication de leur personnel. Les centrales syndicales croient également qu’il est impératif d’envoyer un message positif de reconnaissance à l’endroit de milliers de personnes qui mettent à risque leur santé pour notre bien à toutes et à tous. La FTQ, la CSN et la CSQ interpellent donc aujourd’hui le gouvernement du Québec afin de corriger ces injustices et ainsi reconnaître l’engagement du personnel au travers de cette crise. Aux yeux des représentants des centrales syndicales, il apparaît plus qu’essentiel que le gouvernement Legault envoie un message positif en accordant à ces milliers de travailleuses et de travailleurs une prime qui leur revient de plein droit pour l’exercice de leurs fonctions en situation d’urgence.

            Citations
            « Le gouvernement doit reconnaître l’apport du personnel des services de garde d’urgence à la lutte contre la COVID-19. Il est donc important d’agir sans tarder, elles et ils prennent soin des enfants des travailleuses et travailleurs qui sont sur la ligne de front. Leur travail est essentiel et contribue à faire en sorte que des femmes et des hommes puissent être au travail en sachant que leurs enfants sont entre bonnes mains. » – Daniel Boyer, président de la FTQ

            « Que ce soit dans les écoles, dans les CPE ou en milieu familial, des milliers de femmes, en grande majorité, sont au front contre la COVID-19 en permettant au personnel du réseau de la santé et des services sociaux de remplir leur rôle essentiel. La moindre des reconnaissances de la part du gouvernement serait de leur accorder la même compensation financière pour l’ensemble des risques qu’elles prennent au quotidien en se rendant au travail » – Jacques Létourneau, président de la CSN

            « Le gouvernement a justifié l’octroi de ces compensations financières par les risques inhérents aux fonctions du personnel de la santé, particulièrement pour celles et ceux en contact direct avec les patients infectés. Doit-on rappeler qu’on rapporte déjà plusieurs cas de COVID-19 dans les services de garde d’urgence? Plus que de la reconnaissance, c’est une question d’équité et de dignité. » – Sonia Ethier, présidente de la CSQ

            Réglons la discrimination salariale envers les préposé-es aux bénéficiaires

            Lettre ouverte de Jacques Létourneau, président de la CSN

            Les responsabilités qui incombent au titulaire du poste de premier ministre du Québec sont lourdes. Néanmoins, personne au Québec ne tient François Legault personnellement responsable de notre désengagement collectif des trente dernières années envers nos aîné-es.

            Il est certes louable de sa part de vouloir assumer une partie du blâme au regard de la crise qui sévit actuellement dans les CHSLD. Mais lorsque cet acte de contrition ne sert de prétexte qu’à mieux renvoyer la balle aux organisations syndicales, on me permettra de réagir.

            Ainsi, selon le premier ministre, la responsabilité des problèmes de recrutement des préposé-es aux bénéficiaires incomberait aux syndicats en raison de leurs refus de consentir à des augmentations salariales particulières pour ce titre d’emploi. Quand vous voulez tuer votre chien, vous dites qu’il a la rage.

            J’aimerais rappeler au premier ministre que nous avons demandé, dès 2009, des mesures spécifiques pour répondre aux besoins de main-d’œuvre dans les CHSLD, et ce, même si les problèmes d’attraction et de rétention touchaient déjà l’ensemble de nos services publics. Une enveloppe budgétaire a finalement été consentie par le gouvernement lors des négociations de 2015 : une « prime CHSLD » d’environ 450 $ par année par employé-e. Une somme nettement insuffisante, j’en conviens avec M. Legault.

            C’est aussi en 2015, lors de l’exercice obligatoire du maintien de l’équité salariale, que nous avons déposé une plainte, comme prévu à la Loi sur l’équité salariale, visant à corriger la discrimination salariale envers les préposé-es aux bénéficiaires. Cette plainte était similaire à celle qui avait été déposée en 2010 à l’endroit des auxiliaires de santé et de services sociaux, responsables des soins à domicile pour les aîné-es. Environ 80 % de ces salarié-es sont des femmes. L’évaluation des tâches et des fonctions de ces titres d’emploi ne correspond plus à la réalité. Ceux-ci doivent être repositionnés dans la structure salariale du secteur public et se voir attribuer les corrections salariales adéquates.

            La question peut paraître complexe pour le commun des mortels, mais il s’agit pour nous de la façon appropriée pour rehausser spécifiquement le salaire des préposé-es aux bénéficiaires.

            Or, depuis cinq ans, le gouvernement n’a rien fait pour donner suite à cette demande. Un gouvernement dirigé par M. Legault depuis bientôt deux ans.

            Le premier ministre clame haut et fort que depuis son accession au pouvoir, il s’acharne à vouloir octroyer des augmentations particulières aux préposé-es. C’est ainsi que son gouvernement a proposé, au cours de l’actuelle négociation du secteur public, de créer un « forum de discussion » pour aborder la question. Loin de refuser l’objectif recherché, les organisations syndicales lui ont simplement répondu qu’on avait assez jasé de la question ; le moment était venu de trouver les solutions appropriées à l’endroit tout désigné : celui de la table de négociation.

            M. Legault répète que les organisations syndicales sont allergiques aux augmentations différenciées. J’aimerais lui rappeler que nous avons convenu, lors de la dernière négociation, de revoir l’ensemble de la structure salariale du secteur public et d’ainsi remanier plus de 135 échelles salariales. Les augmentations différenciées entraînées par ces travaux de relativité salariale se comptent par centaines.

            Nous avons également démontré, au cours des dernières années, notre préoccupation à l’endroit des problèmes d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre pour certains titres d’emploi. Nous avons ainsi négocié, à notre demande, des primes particulières pour les ouvriers spécialisés, pour le personnel intervenant auprès d’usagers qui présentent des troubles graves de comportement, pour les psychologues du réseau de la santé et des services sociaux, et bien d’autres. Les équipes de négociation du Conseil du trésor pourront le confirmer au premier ministre.

            Depuis plus de dix ans, nous réclamons des mesures particulières pour augmenter le salaire des préposé-es aux bénéficiaires. Aucun gouvernement, y compris celui de M. Legault, n’a voulu répondre à nos demandes de façon adéquate.

            Enfin, le premier ministre déclarait vendredi dernier que, si c’était à refaire, il imposerait des augmentations particulières pour les préposé-es aux bénéficiaires sans l’accord des organisations syndicales. Or, rien ne l’a empêché, par la voie d’un arrêté ministériel, de décréter des « primes COVID-19 » de 8 % à certains, de 4 % à d’autres et de 0 % à plusieurs. Il a fallu se battre pour que les paramédics obtiennent pareil traitement. Pourquoi le premier ministre n’en a-t-il pas profité pour augmenter plus significativement le salaire des préposé-es ? Pourquoi n’a-t-il pas donné le mandat à ses équipes de négociation de régler nos plaintes pour discrimination salariale à leur endroit ? Lui seul le sait.

            Mais s’il y a une chose sur laquelle je suis entièrement d’accord avec le premier ministre, c’est la nécessité de revoir l’ensemble des conditions d’hébergement de nos aîné-es. Une fois la crise derrière nous, une commission publique, similaire à la commission portant sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, sera plus que nécessaire. M. Legault pourra compter sur notre pleine collaboration en ce sens.

            Télétravail : gare au téléphone cellulaire

            Bien des gens n’ont plus de ligne téléphonique fixe à la maison. Pour mener leur réunion en contexte de télétravail, plusieurs personnes utilisent donc fréquemment leur cellulaire. Et quand il faut communiquer rapidement avec ses collègues, le texto est si pratique… Mais attention : le téléphone mobile ne respecte aucun principe ergonomique. Des précautions s’imposent.

            L’utilisation du cellulaire pour communiquer est conviviale, rapide et accessible. Toutefois, texter entraîne inévitablement une flexion prononcée du cou pouvant rapidement causer des douleurs. De plus, une contraction des muscles pectoraux est nécessaire pour maintenir le cellulaire devant soi ; cette contraction peut provoquer des douleurs aux membres supérieurs et à la région pectorale. Le lettrage étant plus petit, il y a également un effort plus soutenu des muscles oculaires pour la lecture, favorisant des symptômes de fatigue visuelle précoces.

            « Il faut restreindre la durée de ses échanges écrits au cellulaire afin de réduire la fatigue visuelle et les douleurs musculosquelettiques, souligne l’ergonome de la CSN, Patricia Richard. L’idéal est de privilégier les courriels à l’ordinateur, et de le faire à un poste qui sera ajusté pour respecter les critères d’ergonomie, contrairement aux textos. »

            Communiquer par téléphone peut s’avérer moins contraignant… si on ne le coince pas entre son oreille et son épaule pendant qu’on travaille à l’ordinateur ! Utiliser des écouteurs ou le mode sans fil lorsque la conversation est plus longue ou lorsqu’on doit consulter son ordinateur au cours de la conversation s’avère une autre façon d’éviter le torticolis. 

            Le cellulaire est un outil de travail pour des interventions de courte durée. Ne l’oubliez pas !

            Ménagez vos yeux !
            Plusieurs moyens existent pour diminuer la fatigue visuelle en période de télétravail, en voici quelques-uns.

                • Placez votre ordinateur de façon à réduire les éblouissements provenant des fenêtres ou des éclairages artificiels.
                • Ajustez la luminosité et les contrastes de vos écrans selon l’éclairage ambiant. Lorsque le portable est alimenté par sa pile, la luminosité de l’écran est plus faible, ce qui peut être plus exigeant pour le travail visuel.
                • Grossissez les caractères au besoin pour un meilleur confort visuel.
                • Prenez des pauses visuelles régulièrement en regardant au loin afin d’éviter les symptômes de fatigues : yeux qui piquent, sécheresse oculaire, douleur autour des yeux, maux de tête, etc.

            Syndicat des employées et employés de la SQDC–CSN (Valleyfield)

            « Tous les salariés au sens du Code du travail, à l’exclusion des agents de sécurité, des assistants-directeurs et des directeurs à l’emploi de l’établissement. »

            Les travailleuses et travailleurs de la succursale de Valleyfield ont choisi de rejoindre la CSN pour son expertise dans les sociétés d’État, sa combativité et pour la force du syndicat régional. Ce groupe constitue la 14e succursale de la SQDC qui opte pour la CSN, permettant de briser leur isolement, de discuter de leurs réalités et de partager l’information, augmentant ainsi leur rapport de force face à leur employeur.

            Le Syndicat des employées et employés de la Société québécoise du cannabis – CSN est affilié à la Fédération des employées et employés des services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

            Report du 66e Congrès de la CSN

            Bonjour,

            Comme vous le savez, la pandémie de COVID-19 amène son lot d’interdictions qui tiendront jusqu’à nouvel ordre.

            Par conséquent, la session du 66e Congrès de la CSN, qui devait avoir lieu du 25 au 29 mai 2020, est annulée et reportée dans la semaine du 18 janvier 2021. Certes, ce n’est pas le dénouement que nous avions souhaité pour ce grand moment de notre vie démocratique à la veille du centenaire de la CSN. Toutefois, devant l’évolution de la situation et de l’ensemble de ses impacts, la décision s’impose d’elle-même.

            Nous savons que la situation évolue et que les règles risquent de changer d’ici là. Tout en sachant très bien que nous ne sommes pas à l’abri d’une deuxième vague de contamination, nous vous aviserons le plus rapidement possible de tout changement éventuel.

            Et n’oubliez pas que nous sommes là pour traverser cette crise avec vous.

            Solidairement,

            Le comité exécutif de la CSN

            La FSSS–CSN rappelle qu’elle réclame depuis longtemps une augmentation de la rémunération des PAB et des ASSS

            Encore une fois aujourd’hui, le premier ministre François Legault a répété que si les salaires des préposé-es aux bénéficiaires n’ont pas encore été augmentés, malgré un engagement électoral en ce sens, c’était en grande partie à cause d’un prétendu refus des syndicats d’en parler. Représentant plus de 30 000 préposé-es aux bénéficiaires, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) tient à rappeler que s’il n’en tenait qu’aux syndicats de la CSN, il y a longtemps que ce serait réglé.

            D’ailleurs, le 15 avril, le président de la FSSS–CSN, Jeff Begley, a adressé une lettre au premier ministre dans laquelle il explique comment les parties auraient pu arriver rapidement à un règlement dans ce dossier et qu’elles le pourraient encore si le gouvernement a vraiment la volonté d’y parvenir, et ce, au bénéfice de tous les préposé-es aux bénéficiaires (PAB) et de tous les auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS).

            « J’ai peine à croire ce que j’ai entendu ce midi, s’étonne Jeff Begley. Cela fait des années que nous sonnons l’alarme quant aux conditions intenables dans le réseau de la santé et des services sociaux. Pour ce qui est des préposé-es aux bénéficiaires ainsi que des auxiliaires aux services de santé et sociaux, nous avons déposé des plaintes en maintien de l’équité salariale pour les ASSS, pour l’exercice 2010, celui de 2015 pour les PAB, et nous attendons toujours un signal du gouvernement Legault afin de les régler dans les meilleurs délais. Quant à nous, ces travailleuses et ces travailleurs devraient déjà avoir un salaire d’environ 25 $ l’heure, au sommet de l’échelle. »

            Une juste reconnaissance pour tous
            Pour la FSSS–CSN, la pleine reconnaissance du travail des PAB et des ASSS ne doit pas être mise en opposition avec la nécessité d’offrir à toutes les travailleuses et tous les travailleurs au front une prime de reconnaissance à taux unique. Rappelons que la FSSS–CSN et les trois autres fédérations CSN du secteur public réclament une prime COVID-19 de 3 $ l’heure pour tout le personnel et de 4 $ pour celles et ceux qui donnent plus de disponibilité, et ce, pour toute la durée de la crise. Cette revendication s’inscrit dans le cadre d’une suspension des négociations du secteur public pour une période de 18 mois, assortie de conditions spéciales pour cette période, notamment la protection du pouvoir d’achat des salarié-es.

            Le gouvernement doit entendre les syndicats

            La Fédération des employées et employés de services publics de la CSN (FEESP-CSN) considère que le gouvernement sème la confusion dans les mesures annoncées dernièrement, par rapport au transfert du personnel de soutien scolaire et collégial vers les établissements de santé et services sociaux, et ce, à quelques semaines de la possible réouverture des écoles.

            La FEESP-CSN indique qu’une consultation plus large et efficace des organisations syndicales pourrait aplanir à l’avance plusieurs problèmes d’application de ces mesures.

            « Il est essentiel que les règles soient claires partout au Québec et que ce transfert se fasse sur des bases volontaires. Nous avons plusieurs membres qui ont déjà proposé leurs services au travers des moyens mis en place (jecontribue.ca) et nous croyons que cette manière de faire est plus porteuse pour la suite des choses », souligne Nathalie Arguin, présidente de la FEESP-CSN.

            Réouverture des écoles

            « Nous nous inquiétons aussi des modalités de la réouverture des écoles si une partie du personnel de soutien scolaire est transférée dans le milieu de la santé. Par exemple, nous avons des préposé-es aux élèves handicapés qui sont actuellement appelés pour aller en renfort dans les établissements de santé et qui retourneraient travailler dans les écoles avec des enfants ayant une maladie chronique », ajoute-t-elle.

            La réouverture suggère aussi une reprise du transport scolaire pour les écoles et, à ce titre, il faudra s’assurer que le personnel qui conduit les autobus ait des conditions de travail sécuritaires, considérant que les conducteurs et conductrices sont souvent âgés et que la distanciation sociale dans un autobus scolaire représente un défi de taille.

             

            L’éducation à l’enfance, enseignée à distance

            Élisabeth Vézina est enseignante au collégial en éducation à l’enfance. La majorité du temps, elle travaille à la formation continue. Comme des milliers de profs de cégep, elle conjugue depuis le 13 mars dernier l’enseignement à distance, la vie familiale, la précarité d’emploi, et bien entendu, tout le stress lié à la COVID-19.

            Pour Élisabeth Vézina, la fermeture des établissements arrivait à un moment critique dans le calendrier scolaire de la formation continue. Ces étudiantes, qui font des sessions accélérées de 11 semaines, se trouvaient en plein blitz de fin de trimestre. Une nouvelle session devait aussi commencer le 13 avril.

            « Au départ, c’était très stressant, surtout de ne pas savoir si j’allais pouvoir terminer ma session avec mes étudiantes ou non. Une fois qu’on a su que l’enseignement allait se poursuivre, il a fallu tout revoir, tout repenser. Ça change tous mes contenus. On ne peut pas être en direct avec nos étudiantes comme on l’était. On ne peut pas vraiment avoir d’interactions avec elles. »

            En quelques semaines, elle a dû ajuster toutes ses manières de faire. En confinement, il n’est pas possible pour les étudiantes et les étudiants d’avoir accès à toutes les ressources nécessaires pour les laboratoires et les exercices pratiques. « Ce n’est pas tout le monde qui a des enfants. Donc certaines se filment avec leur père ou leur conjoint et font comme s’ils étaient des enfants afin que je puisse évaluer leurs compétences. »

            Comme pour des milliers de travailleuses et de travailleurs du Québec, la réalité d’Élisabeth a changé du tout au tout depuis le début de la crise. « Je n’ai pas beaucoup de notions d’enseignement en ligne. Il y a plein de choses que je voudrais améliorer pour que ce soit plus facile pour moi et les étudiantes. J’ai un enfant à la maison. Je dois aussi faire mon horaire en fonction de ses siestes. »

            Le fait « de ne pas savoir »
            Cette situation constitue une source de stress autant pour elle que pour les étudiantes. La communication constante reste un moyen de rassurer tout le monde. Dès le moment où son cégep a commencé à communiquer sur une base régulière avec eux, cela a rassuré beaucoup de personnes. Même si la direction n’avait pas toujours quelque chose de nouveau à ajouter. « Ça a aidé à calmer les esprits », affirme-t-elle.

            Comme tous les Québécois et Québécoises, Élisabeth ressent un stress sur les plans personnel et collectif. « On ressent le stress de toute la société comme individu, un stress constant, latent, qui est toujours là. De ne pas savoir, on a de la difficulté à vivre avec ça », conclut-elle.

            La formation continue au collégial, c’est quoi ?
            La formation continue est une dimension méconnue de l’enseignement au collégial. Cet hiver, la FNEEQ–CSN a mis sur pied une campagne de sensibilisation sur les conditions de travail de ce personnel enseignant. La fédération mentionne que le taux de précarité de ces enseignantes et de ces enseignants est de 100 %, que leur salaire est souvent de 50 % inférieurs au salaire d’un poste comparable à l’enseignement régulier et qu’ils ne reçoivent aucune rémunération pour l’encadrement.

            Les hauts et les bas des services de garde d’urgence

            La mise en place des services de garde d’urgence au Québec a nécessité de nombreux ajustements tant pour les enfants que pour les travailleuses. Ces dernières s’inquiètent par ailleurs du retour des enfants qui se fera au fur et à mesure que les parents retourneront au travail.

            « Il faut s’occuper d’enfants qu’on ne connaît pas », souligne Caroline Fortin, du CPE Croque Lune de Dolbeau, au Lac-Saint-Jean. Cette dernière explique que son établissement reçoit cinq enfants dont les parents travaillent dans le secteur de la santé, mais aucun ne vient habituellement à ce CPE. Certains tout-petits trouvaient difficile, surtout au début, de devoir se séparer de leur parent dans la voiture et de se retrouver dans un endroit inconnu. Tous ne mangeaient pas avec appétit au début.

            « Les éducatrices étaient stressées, surtout la première semaine. Les enfants sont de vrais caméléons et ils vont très bien », affirme de son côté Chantale Bélanger, du CPE La Bottine Filante de Montréal. Cette installation reçoit près du maximum permis compte tenu du double ratio actuel de 30 % de la capacité de l’établissement et des 50 % du nombre d’enfants habituel par éducatrice. Les groupes sont stables depuis le début pour éviter la désorientation. « Les parents sont reconnaissants, je pense », ajoute Chantale.

            « Des parents se sont essayés au début pour avoir accès au service », se souvient Caroline Fortin, qui n’a pas aimé cette période où il a fallu jouer à la police.

            Personnes vulnérables et protection
            Divers problèmes se sont réglés au fil des semaines. « L’employeur veut que les filles plus vulnérables qui ont des problèmes de santé rentrent quand même au travail. C’est plate de devoir se battre pour ça », explique Chantale Bélanger, qui précise que ces travailleuses sont affectées à la désinfection en minimisant les contacts avec les enfants. Il faut en effet désinfecter tout et partout dans le CPE et plus d’une fois par jour, y compris un certain nombre de jouets choisis pour faciliter la désinfection. Il a manqué de lingettes désinfectantes pendant quelques jours après que les stocks – qui dataient de la période H1N1 – ont été épuisés. Les débarbouillettes lavables continuent d’être utilisées après un lavage à l’eau chaude et à l’eau de javel. Des gants sont toujours disponibles. « Notre directrice adjointe était proche de nous », constate par ailleurs Chantale.

            Garder le contact malgré la distance
            Les éducatrices des deux CPE ont gardé un contact à distance avec les enfants de leur groupe habituel qui sont à la maison en communiquant par vidéo ou par téléphone. Une distribution de chocolats de Pâques sur les galeries des maisons a même été organisée par Caroline Fortin, qui s’était déguisée en lapin pour l’occasion. « Des enfants sont fâchés de ne pas pouvoir venir. Ils s’ennuient de leurs amis. On leur dit que c’est la faute du gros virus », conclut Chantale Bélanger.

            Une nouvelle préoccupation se profile dans les CPE ces derniers jours : comment allons-nous revenir à la normale sans bousculer les enfants ? Plusieurs questions demeurent en suspens. Est-ce que les écoles ouvriront avant les services de garde pour faire de la place pour les 5 à 12 ans qui sont en service de garde d’urgence ? Qu’est-ce qui arrivera avec les enfants d’âge scolaire si les camps de jour n’ouvrent pas ? « On se demande comment on va faire pour la distanciation sociale. Ce sera de plus petits groupes, mais qui va pouvoir revenir en premier », résume Caroline.

            La FNEEQ–CSN appelle le MEES à faire preuve de transparence

            La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) s’inquiète de la confusion dans laquelle le milieu des cégeps est plongé alors que le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a exigé, en catimini, la production de listes téléphoniques des enseignantes et des enseignants, de même que des étudiantes et des étudiants des 2e et 3e année, d’une demi-douzaine de programmes techniques dans le but de combler les besoins du réseau de la santé et des services sociaux.

            « Précisons d’abord que plusieurs enseignant-es travaillent déjà pour le réseau de la santé et des services sociaux. Depuis plus de deux semaines, les enseignantes et les enseignants mettent tous leurs efforts afin de terminer, dans des conditions particulièrement difficiles, la formation des étudiantes et des étudiants et parmi ceux-ci, toutes celles et ceux qui seront appelés à garnir les rangs du réseau de la santé dans quelques semaines. En ce sens, le message lancé aujourd’hui par le MEES nous semble contradictoire alors que l’Enseignement supérieur fait partie de la liste des services essentiels depuis le 22 mars, » précise Caroline Quesnel présidente de la FNEEQCSN.

            La FNEEQCSN estime que dans une telle période de crise, la transparence et le dialogue doivent être au cœur des décisions cruciales pour la santé et la sécurité des Québécoises et des Québécois. Les enseignantes et les enseignants sont prêts à collaborer, mais encore doivent-ils être impliqués dans l’élaboration et la mise en œuvre des solutions. Dans les cégeps, les départements sont au cœur de l’organisation du travail et toute la société gagnerait à ce que ces derniers soient impliqués.

            Pour la FNEEQ-CSN, le redéploiement des enseignantes et des enseignants dans le réseau de la santé doit d’abord être fait sur une base volontaire.  Le cas échéant, il est impératif de prévoir des formations et des orientations dans les milieux où elles et ils seront transférés. Finalement, il importe que le Gouvernement assure la santé et la sécurité de nos membres en fournissant les équipements de protection individuels nécessaires.

            SQDC : La santé du public et du personnel à risque

            Les deux syndicats représentant les employé-es des succursales de la Société québécoise du cannabis (SQDC), le SCFP–5454 et le SEE-SQDC–CSN, dénoncent le refus de la SQDC de maintenir le salaire des syndiqué-es qui présentent des symptômes de la COVID-19 ou qui doivent se mettre en isolement. Ils reprochent ainsi à la direction de la SQDC de ne pas se conformer à l’ensemble des directives du Conseil du trésor en lien avec la crise sanitaire. En tant que société d’État qui a comme mission la protection de la santé publique, la SQDC devrait être un employeur exemplaire, estiment-ils.

            À moins de recevoir un diagnostic positif à la COVID-19, les employé-es se voient donc contraints d’épuiser leur banque de journées de maladie de l’année en cours et de l’année à venir, ce qui va à l’encontre de la convention collective. La directive crée beaucoup d’inquiétude chez les employé-es; elle est aussi clairement injuste, soulignent les deux syndicats, car elle n’est pas en vigueur dans d’autres sociétés d’État.

            « Ces salarié-es travaillent au service du public dans des circonstances exceptionnelles. On interpelle directement le premier ministre, François Legault, pour que les directives gouvernementales soient respectées et que la situation se règle rapidement », explique David Clément, président du SCFP–5454.

            « On ne veut pas que les employé-es se sentent forcés de se présenter au travail par peur d’amputer leurs congés de maladie de l’année prochaine ! » s’exclame la présidente du SEE-SQDC–CSN, Stéphanie Martel Gill. « En ne renvoyant pas automatiquement les gens à la maison, notre employeur se déleste de ses responsabilités. Ce traitement est injuste par rapport aux mesures prises par d’autres sociétés d’État, notamment par la SAQ, et frustre les travailleuses et les travailleurs dans les succursales.

            Les deux organisations syndicales croient fermement que la prévention de la propagation du virus doit primer en ce moment, notamment dans les milieux où la distanciation physique entre salarié-es est difficile, voire impossible.

            « Avec l’achalandage et la proximité des salarié-es en succursale, il m’apparaît irresponsable de voir l’employeur refuser de maintenir le salaire des personnes qui se croient atteintes de la COVID-19, durant l’attente de leurs résultats. De plus, le refus de l’employeur de maintenir le salaire normal des personnes qui ne sont pas malades, mais qui doivent s’isoler pendant 14 jours, est tout simplement contraire aux directives gouvernementales », ont rappelé les deux présidents syndicaux.

            Tant le SEE-SQDC–CSN que le SCFP–5454 espèrent faire entendre raison à la SQDC afin de permettre aux employé-es qui présentent des symptômes, qui sont malades ou qui doivent s’isoler en vertu des directives de la Santé publique, de rester à la maison avec rémunération.

            La CSN demande au gouvernement de passer de la parole aux actes

            Après avoir entendu le premier ministre en conférence de presse hier reconnaître l’ampleur du défi pour attirer des jeunes, mais aussi des moins jeunes à devenir préposé-es aux bénéficiaires (PAB), la CSN tient à réitérer sa volonté de discuter avec le gouvernement, et ce, dans les plus brefs délais, des pénuries de personnel dans les services publics et des enjeux plus spécifiques concernant les PAB.

            « Nous l’avons dit sur toutes les tribunes depuis plusieurs années, il y a urgence d’agir pour reconnaître pleinement le travail des préposé-es aux bénéficiaires et des auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS) et la juste valeur de ces emplois en vertu de la Loi sur l’équité salariale. Il faut éliminer la discrimination salariale et valoriser ces métiers, tant par une augmentation significative des salaires que par une amélioration des conditions de travail, si on veut réussir à attirer et à retenir les PAB et les ASSS dans le réseau public », affirme Jeff Begley, président de la FSSSCSN.

            La CSN rappelle qu’en juin 2019, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN) organisait un important forum national d’échanges et de réflexions portant sur la profession des PAB. En marge de ce forum, la FSSSCSN déplorait déjà l’augmentation catastrophique de la détresse psychologique chez les préposé-es aux bénéficiaires.

            Alors que la CSN a déposé, le 30 octobre dernier, des demandes claires pour permettre de répondre spécifiquement aux enjeux d’attraction et de rétention des PAB, elle déplore le fait que le gouvernement n’ait rien mis sur la table avant l’arrivée de la crise. « Le premier ministre a beau répéter que les pénuries de PAB sont sa priorité, entre le 30 octobre 2019 et le début de l’urgence sanitaire, il n’a déposé aucune proposition concrète aux tables de négociation pour répondre à la situation intenable vécue par l’ensemble des PAB et des ASSS », ajoute M. Begley.

            Après des années de compressions budgétaires et d’austérité, la CSN tient à souligner que c’est l’ensemble du secteur public qui connaît des problèmes d’attraction et de rétention. « Non monsieur Legault, ce ne sont pas les syndicats qui causent les pénuries de main-d’œuvre dans les services à la population; ce sont les mauvaises conditions de travail et les salaires insuffisants. Ce que nous vivons là, ce manque de personnel, ce n’est pas une surprise pour personne. Ça fait des années que nous alertons le gouvernement sur cet enjeu bien précis et sur les conséquences graves de ne pas mettre en place des solutions durables. Les PAB et les ASSS en sont un exemple criant et, malheureusement, ils ne sont que la pointe de l’iceberg », explique Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

            La CSN espère que la crise actuelle incitera le gouvernement à écouter davantage les principaux acteurs des réseaux. « La pandémie nous confirme que des changements importants doivent se faire pour assurer l’accessibilité et la qualité de nos services publics. Travaillons à faire tout le nécessaire pour passer à travers la crise », conclut Caroline Senneville.

            CHSLD : Ce que ça prend, c’est un rehaussement des mesures de protection

            Alors que la pandémie frappe de plein fouet les CHSLD, le gouvernement tenait une conférence de presse où peu de nouvelles mesures ont été annoncées. Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), l’urgence est de rehausser les mesures de protection du personnel.

            Le gouvernement forcé de répondre à plusieurs demandes de la FSSS-CSN
            Les pressions menées par la FSSS-CSN et ses syndicats forcent le gouvernement à répondre à plusieurs de ses demandes pour aider le personnel. C’est le cas de l’augmentation du personnel dans les CHSLD, de l’intensification du dépistage, de la fin du transfert d’usagers et de l’accès aux équipements de protection individuelle. Ces mesures, si elles sont appliquées immédiatement, permettront d’améliorer la situation et seront les bienvenus sur le terrain.

            Une annonce qui a tardé
            L’annonce gouvernementale confirme le fossé important entre le discours public du gouvernement et ce qui est fait sur le terrain par les employeurs du réseau. « Si la mise en place d’une équipe de spécialistes peut permettre de s’assurer que les directives gouvernementales se répercutent enfin sur le terrain, tant mieux. Il y a urgence d’agir dès maintenant ! », lance Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

            « Pour que les beaux jours reviennent, il va falloir tout faire pour assurer la protection du personnel. Les problèmes sont connus dans les CHSLD et les solutions le sont aussi. Cela fait des jours qu’on demande de rehausser les mesures de protection. Encore ce matin, avant cette annonce, le personnel des CHSLD n’avait pas accès aux masques N95. Il faut donner accès immédiatement aux équipements appropriés ! », explique Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

            Hier, l’INSPQ a mis en ligne un avis sur les mesures pour les CHSLD qui recommande des mesures nettement insuffisantes. Il est non seulement primordial que tous les membres du personnel portent des masques de procédure, mais il faut aussi que le personnel étant en présence d’une personne sous investigation ou d’un cas confirmé porte systématiquement des masques N95, ce qui les protège contre une contamination par voie aérienne.

            5 solutions d’urgence pour rétablir la situation dans les CHSLD
            Pour parvenir à améliorer davantage la situation dans les CHSLD, la FSSS-CSN propose cinq mesures à mettre en place de manière urgente :

            1. Rehausser immédiatement les mesures de protection dans les CHSLD, les soins à domicile et les centres d’hébergement privés au même niveau que dans les soins aigus. Nous savons que les décès liés à la COVID ont principalement lieu dans les CHSLD, à domicile et dans les résidences privées pour aîné-es, d’où l’urgence de rehausser les mesures de protection dans ces trois secteurs. À l’heure actuelle, non seulement il manque d’équipements de protection individuelle dans les CHSLD, mais les équipements disponibles ne sont pas à la hauteur de la gravité de la situation.
            2. Se mettre à l’écoute des travailleuses et travailleurs qui œuvrent dans les CHSLD, les soins à domicile et les résidences privées pour aîné-es. De plus, les représentants patronaux doivent être plus à l’écoute aux tables de discussion pour offrir de meilleures conditions pour aider ceux et celles qui sont au front.
            3. Appliquer des mesures pour protéger les populations vulnérables en protégeant le personnel. Par exemple, l’employeur doit fournir les uniformes et procéder à leur entretien. Il faut suspendre les frais de stationnement pour l’ensemble des personnes salariées et mettre en place des alternatives de transport sécuritaire vers les milieux de travail.
            4. Transmettre les données des travailleuses et travailleurs de la santé infectées, ventilés par mission et titre d’emploi.
            5. Revoir les primes offertes au personnel. Les primes de 4 % et 8 % sont non seulement insuffisantes, mais elles sont aussi inéquitables et génèrent bien des préoccupations chez les anges gardiens. La CSN continue de demander une prime d’au moins 3 $ l’heure pour l’ensemble du personnel du réseau et 4 $ pour ceux et celles qui offrent une plus grande disponibilité.

            La CSN dénonce l’effondrement du financement des transporteurs scolaires

            Les transporteurs scolaires privés ont décidé de mettre à pied leurs conductrices et conducteurs d’autobus, en date du 6 avril. Ces entreprises sont maintenant payées à 50 % par les commissions scolaires et ne peuvent plus payer leurs employé-es, puisque tous les contrats parascolaires sont également au point mort. Notons que les conducteurs directement à l’emploi des centres de services scolaires (commissions scolaires) continuent d’être payés jusqu’à la fin de l’année.

            Cette décision du gouvernement risque fort d’aggraver la pénurie de main-d’œuvre. Sans accès à un revenu stable, plusieurs conductrices et conducteurs qui ont l’âge de la retraite vont décider de la prendre et ne reviendront pas à l’automne. Chez certains employeurs, près de la moitié des conductrices et conducteurs ont l’âge requis pour prendre leur retraite. Quelque 520 000 enfants et leurs parents doivent pouvoir compter sur un service complet dès que l’école va reprendre.

            « C’est très important de maintenir le lien d’emploi des conductrices et des conducteurs d’autobus scolaire. Nous étions déjà en pénurie de main-d’œuvre avant la crise de la COVID-19. Si rien n’est fait, plusieurs de nos membres n’auront pas le choix de partir à la retraite ou de se trouver un nouvel emploi », soutient Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et des employés de services publics (FEESP–CSN).

            Plusieurs conductrices et conducteurs n’auront pas assez d’heures travaillées pour se requalifier à l’assurance-emploi l’année prochaine. Il s’agit d’une partie considérable de leur revenu annuel parce qu’ils travaillent seulement 40 semaines par année. « Plusieurs de nos membres se qualifient normalement avec justesse à l’assurance-emploi, en raison du faible nombre d’heures de travail hebdomadaire. Si la décision actuelle est maintenue, il est certain qu’ils seront sans revenu lors de la mise à pied habituelle du temps des Fêtes et de la période estivale. Cela aura un gros impact sur la décision qu’ils prendront de poursuivre la pratique de ce métier ou non », précise Stephen P. Gauley, président du secteur du transport scolaire à la FEESP–CSN. Ce dernier s’inquiète aussi du délai encore inconnu avant la reprise du service de transport scolaire en raison de la nécessaire distanciation sociale. Dans un autobus, il est très difficile de conserver un espace suffisant entre les enfants. Les conductrices et les conducteurs, particulièrement ceux de 60 ans et plus, seront également à risque puisque la distanciation de deux mètres n’est pas possible quand les enfants montent dans le véhicule.

             « Dans tous les scénarios possibles, nous souhaitons que les transporteurs fassent tous les efforts nécessaires pour maintenir leurs conductrices et conducteurs à l’emploi en utilisant les programmes disponibles pour aider les entreprises pendant la crise. Il faut éviter les mises à pied, car sans conducteurs lors de la rentrée scolaire, ils ne pourront s’acquitter des obligations de leur contrat avec les commissions scolaires », réitère Jean-Pierre Bourgault, vice-président de la FEESP–CSN.

            Le personnel de soutien scolaire interpelle le gouvernement pour une reconnaissance de son apport aux services de garde d’urgence

            Le secteur scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN interpelle le gouvernement du Québec face aux difficultés vécues par le personnel de soutien scolaire; il demande une reconnaissance à la hauteur du travail essentiel effectué par les travailleuses et les travailleurs des services de garde qui sont mis en place durant la crise de la COVID-19. « Depuis le début de la crise, nous entendons de la part de nos membres le stress qu’ils vivent au quotidien. En plus de devoir composer avec une toute nouvelle réalité de travail et des nouveaux enfants, dont certains avec des besoins particuliers, les travailleuses et les travailleurs vivent quotidiennement avec la peur d’être contaminés », souligne Nathalie Arguin, présidente de la FEESP–CSN.

            Depuis l’établissement de ces services de garde d’urgence, le personnel de soutien dans les commissions scolaires dessert une nouvelle clientèle, et ce, dans des conditions difficiles. « Nous savons que des parents travaillant dans des milieux particulièrement à risque, notamment en santé et services sociaux, viennent porter leurs enfants au service de garde d’urgence. Nous sommes un service essentiel et nous méritons la même reconnaissance que le reste du réseau », ajoute Annie Charland, présidente du secteur scolaire de la FEESP–CSN.

            La FEESP–CSN invite le gouvernement à se pencher sur les mesures salariales et normatives mises en place dans d’autres milieux du secteur public et lui demande de reconnaître de la même manière l’apport essentiel du personnel de soutien en milieu scolaire.

            Assister les injections malgré la crise

            Lorie Weisthoff est intervenante chez Cactus Montréal, un organisme communautaire de prévention des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), dont le syndicat est membre de la CSN. En cette période de COVID-19, elle et ses collègues de travail doivent se résigner à interagir avec les usagères et les usagers avec beaucoup plus de distance. Et elle s’en attriste pour eux.

            Chez Cactus Montréal, plusieurs programmes et services sont offerts à des personnes dans le besoin. Parmi eux, le site fixe est l’endroit où des personnes peuvent se procurer du matériel de consommation sécuritaire pour les injections ou encore des préservatifs. Des tests de dépistage sont également disponibles sur place. En temps normal, certaines personnes passent au site fixe pour ramasser du matériel et repartent ; d’autres restent quelques minutes pour parler, c’est un peu leur lien social. Elles en profitent pour s’asseoir quelques instants, se réchauffer, voir des gens. D’autres encore ne consomment plus, mais viennent dire bonjour.

            Or, en ce moment, il faut le plus possible limiter les déplacements à l’intérieur du centre. « Les gens doivent attendre dehors qu’on leur remette le matériel à travers une craque. C’est vraiment difficile pour eux quand ils voient que la porte est fermée et qu’ils ne peuvent entrer. Et pour nous aussi ! Pour créer des liens avec eux, c’est pas l’idéal », explique Lorie.

            Salle d’injection revisitée
            La salle d’injection supervisée de Cactus Montréal est ouverte depuis trois ans. En fait, elle a ouvert ses portes en même temps que les trois autres salles du même genre au Québec, toutes situées à Montréal. Mais celle de Cactus Montréal est la seule à maintenir ses services durant la pandémie.

            Le but d’une salle du genre est de permettre aux usagères et aux usagers de procéder à leur injection avec du matériel propre et dans un lieu propre, en étant entourés de personnes pour les aider, au cas où il se produirait quelque chose. « On leur offre un lieu sécuritaire, accompagné d’infirmières, d’intervenantes et de pairs aidants, un lieu où les usagers ne se feront pas interpeller par la police, où il n’y a aucun jugement et où ils peuvent trouver de l’information s’ils le souhaitent », ajoute Lorie.

            En temps normal, dix cubicules sont ouverts au site d’injection, mais en ce moment, ils sont réduits à cinq. À moins que ne se produisent une crise psychosociale ou une overdose, seules les infirmières, habillées de la tête au pied d’un équipement de protection et œuvrant derrière un plexiglas, peuvent demeurer du côté où se font les injections. « Ça réduit grandement les contacts humains et c’est beaucoup moins chaleureux, alors que c’est la base de notre métier d’être des accompagnants dans le non-jugement, d’égal à égal. Ces barrières rendent vraiment notre travail plus compliqué », renchérit l’intervenante.

            Même l’endroit qui permet aux usagers de prendre un répit après l’injection pour s’assurer que tout va bien n’est pas accessible. « Comme on doit respecter les deux mètres de distance et limiter les allées et venues pour freiner les risques de propagation, il faut maintenant que les usagers sortent directement après s’être injectés, excepté ceux qui ne vont vraiment pas bien », souligne Lorie. Elle ajoute : « Il y a deux semaines, un usager est arrivé en panique, il faisait une crise suicidaire. Ce n’est pas facile de calmer une personne dans un tel état à deux mètres de distance, mais on fait tout ce qu’on peut. »

            Brise-cœur
            Pour l’intervenante, le plus triste est de savoir que les usagers se sentent délaissés, que toutes leurs habitudes de vie sont en suspens, qu’ils n’ont plus accès au Tim Horton ou au McDonald, où ils aiment passer du temps, qu’ils n’ont plus d’endroit pour aller aux toilettes, prendre une douche, plus de centres de jour… « J’ai souvent une pensée pour eux et ça me fait de la peine », poursuit Lorie.

            Les intervenants de Cactus Montréal effectuent toutefois des virées dans les rues environnantes, histoire de garder le lien et d’aviser les gens dans le besoin que l’organisme est bien ouvert malgré tout.

            Même si certains usagers ne comprennent pas la situation et critiquent les mesures qui sont prises, la plupart, même déçus, sont reconnaissants. C’est le cas d’une femme qui s’est adressée à Lorie en ces mots : « La société est en train de nous abandonner, vous, vous restez là pour nous, merci. »

            Une reconnaissance inestimable, pour la travailleuse. « Ça résume parfaitement, en quelques mots seulement, la raison pour laquelle je fais ce travail », conclut Lorie.

            Paramédics : soigner sans propager

            Sur le qui-vive en temps normal, les paramédics le sont encore plus ces jours-ci. Ce n’est pas tant une augmentation du nombre d’appels auxquels ils doivent répondre qui les rend à l’affût, mais plutôt d’importantes modifications aux protocoles d’intervention qu’ils doivent suivre méticuleusement. Et, surtout, cette crainte toute nouvelle : celle de devenir eux-mêmes… des vecteurs de propagation.

            « On a peur d’être contaminés, c’est sûr. Mais les paramédics ont surtout peur de contaminer leurs enfants. Certains vivent en couple et ont pris la décision d’envoyer les enfants chez les grands-parents. Ils trouvent ça extrêmement difficile d’être séparés de leurs enfants », explique Nora Gagnon, paramédic dans la région de Montréal.

            Alors que la population est invitée à rester à domicile, les paramédics n’ont d’autre choix que de pénétrer dans les demeures des personnes faisant appel à eux.

            « Au début de la crise, certaines personnes ne nous disaient pas tout. “Pas de toux, pas de fièvre, pas de retour de voyage”… Puis, oups, quand on arrivait à l’hôpital avec eux, les symptômes commençaient à sortir ! Peut-être que les gens avaient peur qu’on ne fasse pas notre travail, mais il faut comprendre qu’on doit prendre les précautions appropriées ! »

            « Il faut se protéger, mais il faut également éviter d’être nous-mêmes des vecteurs de contamination, poursuit Nora. En ce moment, peu importe la raison de l’appel, les gens auprès de qui nous intervenons sont considérés comme potentiellement infectés. On prend les précautions de base : masque souple, visière, gants. Si la personne tousse, a de la fièvre ou a été en contact avec la COVID, on met le kit au complet : masque réutilisable à cartouche ou N95, lunettes, double-gants, jaquette… On travaille toujours en équipe de deux, alors le premier paramédic va s’approcher de la personne, alors que le deuxième va lui passer les équipements d’intervention. »

            Bien entendu, toutes ces précautions viennent accroître le temps consacré à chaque intervention.

            « Ce qui est long, c’est tout le nettoyage supplémentaire. Il faut décontaminer tout notre équipement, tout laver, tout nettoyer… On est habitués à fonctionner comme des machines, il faut se calmer un peu ! », rigole Nora au bout de la ligne, avec un brin d’autodérision.

            Les changements de protocole apportent eux aussi leur source de stress. « On est “drillés” comme des machines, on a été formés avec des séquences de gestes qu’on reproduit automatiquement… Quand il faut intégrer de nouvelles procédures, la charge mentale devient plus grande. »

            Par chance, un vent de solidarité parmi la population réconforte Nora. « Sur la route, il y a beaucoup de gens qui nous soutiennent. On nous envoie des thumbs up. Des commerces nous offrent le café, des rabais sur la bouffe, on nous apporte des pizzas… Vraiment, c’est le fun de voir ça. »

            Militer sur quatre fronts

            Cumuler l’enseignement à distance, le travail d’infirmière, la vie syndicale et la vie familiale en pleine crise de COVID-19 est la réalité quotidienne de Natacha Chénier, enseignante au Cégep de Joliette.

            Même virtuellement, trouver un moment pour la « rencontrer » afin de rédiger ce papier n’a pas été facile. Natacha explique : « Je fais un quart de nuit à l’hôpital aux soins intensifs. À mon retour de travail cette nuit, je devrai participer à une assemblée générale syndicale virtuelle avec l’équipe de l’exécutif visant à répondre aux nombreuses questions des enseignants; je dois aussi finir de monter mon cours en ligne pour lundi. » Natacha fêtait également les dix ans de l’un de ses enfants cette même semaine, à travers une série de réunions syndicales. Une autre illustration qui montre bien à quel point le travail à la maison est loin d’être une aventure paisible.

            « On n’est qu’au début, on tient le coup tout le monde »
            La pandémie vient évidemment bouleverser tous nos milieux de vie. Celui de Natacha l’a été d’autant plus qu’elle porte plusieurs chapeaux. Elle le précise d’emblée et à maintes reprises durant cet entretien : « Le constat que je fais, c’est qu’il y a un énorme travail d’équipe. Vous mettez ma situation en lumière, mais je veux souligner la contribution des autres : les collègues de travail, l’exécutif syndical, mon conjoint et les collègues à l’hôpital. »

            « Après mes journées, je vais travailler les nuits à l’hôpital. On ne peut pas faire autrement que d’aller aider le milieu. On est appelé à prêter main-forte. »
            Et parlant d’hôpital, elle aimerait, si elle le pouvait, y amener des gens pour qu’ils voient ce qui s’y passe. « La réalité, on l’a dans la face. Tout a changé. Il y a des cloisons partout, des systèmes de pression négative partout. D’habitude, aux soins intensifs, tous les patients ont une histoire et un combat qui leur sont propres. Là, ils sont tous pris avec le même mal, avec la même symptomatologie, c’est vraiment particulier. »

            Sans oublier le fait qu’il existe d’autres patients dont l’état critique tient tout autant à cœur le personnel médical. L’unité des soins intensifs est réservée aux cas de COVID-19 présumés ou confirmés. Les autres patients qui ont besoin de soins critiques sont relocalisés ailleurs dans l’hôpital afin de favoriser des soins sécuritaires.

            Comme prof, elle mentionne qu’enseigner en ligne est un défi dont les apparences sont trompeuses. Se mettant à la place de certains de ses collègues, elle estime, par exemple, qu’il n’est pas évident de donner des cours de théâtre sur Zoom. Même chose pour les cours qui visent à développer des compétences techniques ; c’est un énorme défi.

            Elle sent aussi énormément de stress et d’anxiété de la part de ses étudiantes. Plusieurs d’entre elles devront compléter sous peu leur examen pour rejoindre l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec (OIIQ). « Plusieurs sont parents, préposées aux bénéficiaires, infirmières auxiliaires ; elles sont débordées, elles ont les deux mains dedans. Tu ne peux pas vraiment t’absenter et être fatiguée en ce moment. Alors, ajouter des cours au-dessus de tout cela… »

            Les profs ont aussi dû s’approprier en un très court délai des méthodes pédagogiques qui sont compliquées à mettre en place, même en l’absence de crise sanitaire.

            Il n’est pas question de lâcher
            L’espoir se crée par la solidarité. C’est pour cette raison que Natacha Chénier a suggéré, lors de sa dernière assemblée syndicale, que tout le monde ouvre sa caméra en même temps. « Il s’est passé quelque chose de super beau. On était en assemblée générale avec 130 personnes. Tout le monde a ouvert sa caméra en même temps et on a vu qu’on était tous dans le même bateau. La COVID-19, c’est de voir des enfants sur nos genoux, entendre crier Maman j’ai faim ! »

            Même si elle nous rappelle que nous ne sommes qu’au début de la crise, elle croit que c’est avec l’entraide et la solidarité que nous passerons au travers.

            « Bravo à tous ceux et celles qui prennent la relève. L’entraide qu’on vit à l’hôpital, au comité exécutif syndical, les conjoints et les conjointes à la maison, avec les collègues profs qui prennent tous la relève, ça n’a pas de prix. Malgré tout, il se passe quelque chose d’humainement intéressant là-dedans : l’entraide et le support des gens qui nous entourent prend tout son sens ! »

            Services de garde d’urgence en milieu familial : s’adapter pour aider

            Au lendemain des premières annonces du gouvernement concernant les mesures de confinement, les parents de partout au Québec ont vite dû s’organiser, notamment ceux qui œuvrent dans les secteurs essentiels. Dans ce contexte difficile, plusieurs responsables d’un service de garde (RSG) ont décidé de demeurer ouvertes afin d’offrir un peu de stabilité à ces parents et à leurs tout-petits.

            Selon Hélène Côté, RSG de la région de Portneuf qui accueille actuellement un enfant, « les parents ont été très soulagés de pouvoir le maintenir dans son milieu habituel. Ces parents nous aident collectivement par la nature de leur travail et je suis fière de pouvoir les aider. Pour notre sécurité, nous avons convenu d’un protocole de désinfection ainsi que d’un protocole d’arrivée et de départ qui nous permet de respecter les consignes sanitaires. Ça se passe très bien, on collabore et tout le monde y gagne ».

            Pour les RSG offrant un service de garde d’urgence, l’essentiel, c’est de convenir de mesures permettant à toutes et à tous d’assurer un maximum de sécurité. « J’ai choisi de maintenir mon service ouvert, car si je me mets dans la peau de ces parents, moi aussi j’aimerais que mes enfants puissent être dans un milieu qu’ils connaissent et où ils sont à l’aise », explique Vanessa Savard, RSG de Beauport. « Pour que cela fonctionne, nous nous sommes mis d’accord sur les mesures à respecter. Par exemple, j’accueille les enfants dans l’entrée, les parents ne rentrent pas. Comme la mère travaille en milieu hospitalier, nous avons aussi convenu qu’elle changerait de vêtements avant de se présenter chez moi. En cette période difficile, on fait notre part », ajoute Vanessa Savard.

            Il faut appuyer les travailleuses et travailleurs en situation de crise sanitaire

            Le Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire (STTICCSN) demande que 10 mesures immédiates s’appliquent pour appuyer le travail du personnel des organismes communautaires dans la crise de la COVID-19.

            Pendant que la pandémie prend de l’ampleur, plusieurs travailleuses et travailleurs des organismes représentés par le STTICCSN œuvrent actuellement au front et prennent des risques en jouant un rôle prépondérant dans la crise sanitaire auprès des personnes les plus vulnérables. Ils et elles les accompagnent, écoutent, rassurent et répondent à leurs besoins de base. Dans la situation de crise actuelle, elles et ils font tout ce qui est possible pour offrir le soin que méritent ces personnes, mais sont laissés à eux-mêmes.

            10 mesures pour assurer une prestation de service durant la crise
            Le STTICCSN demande aux directions des organismes, à la direction régionale de la santé publique de Montréal et au gouvernement Legault de mettre en place dès maintenant des mesures visant à assurer la sécurité physique et psychologique des travailleuses et travailleurs tout en les protégeant d’une éventuelle précarité financière en cas d’infection.

            Pour supporter les équipes, le STTICCSN a 10 demandes :

            1. Assurer un approvisionnement continu en équipement de protection individuelle et de la formation pour son utilisation.
            2. Support clinique et psychosocial aux équipes.
            3. Consultations des employé-es dans la mise en place des mesures préventives.
            4. Maintien du traitement en cas d’infection au COVID-19.
            5. Bonification de la banque de journées personnelles pour prévenir le burnout.
            6. Maintien des salaires pour les employé-e-s permanent-e-s et les occasionnel-le-s en cas de réduction ou de fermeture des services.
            7. Ajustement des salaires des pair-es aidant-es.
            8. Bonification de 15 % du salaire pour les risques encourus.
            9. Maintien des conventions collectives.
            10. Application de ces mesures aux ressources non représentées par le STTICCSN.

            Le STTICCSN a transmis ces demandes aux directions des sept organismes communautaires où elle représente le personnel ainsi qu’à la Direction régionale de santé publique (DRSP) le lundi 30 mars. À ce jour, plusieurs organismes, comprenant la DRSP, n’ont toujours pas donné de réponse.

            « Cette crise sanitaire réaffirme deux choses. Premièrement, que les travailleuses et travailleurs du communautaire sont essentiels pour le bien-être de milliers de personnes vulnérables. Deuxièmement, qu’encore une fois, ces travailleuses et travailleurs ne sont pas reconnus à juste titre pour leur travail. Nous sommes déterminés à nous faire entendre pour que plus jamais nous ne soyons délaissés par nos employeurs, la DRSP et le gouvernement », explique Yannick Gingras, président du STTICCSN.

            Femmes au front !

            Nous sommes en guerre contre un ennemi invisible. Depuis que le gouvernement a déclaré l’état d’urgence sanitaire, l’ensemble du réseau de la santé et des services sociaux (RSSS) est sur le pied de guerre. On rappelle nos vétéranes et on conscrit les troupes en suspendant certains de leurs droits afin de pouvoir les déplacer aux endroits névralgiques d’un bout à l’autre d’une région, peu importe sa grandeur.

            Contrairement aux guerres conventionnelles — économiques, politiques et/ou idéologiques —, celle-ci est menée en grande majorité par les femmes. De tout temps, les femmes sont allées au front lorsque des crises sanitaires ont frappé la population. Au Québec, les emplois dans les services publics sont occupés aux deux tiers par des femmes, et sur les quelque 275 000 salarié·e·s du RSSS, plus de 80 % sont des femmes. Ce sont elles les principales combattantes dans la guerre contre la COVID-19.

            Mais notre armée ne se bat pas à armes égales. Depuis des années, le travail de l’ensemble des personnes salariées du réseau et l’importance du système public de santé et de services sociaux ne sont pas reconnus à leur juste valeur. Les coupes budgétaires, la diminution de l’offre de services en période d’austérité et les nombreuses réformes, la dernière en particulier, ont complètement désorganisé et fragilisé le RSSS, entraînant une surcharge de travail insoutenable pour plusieurs d’entre elles. Le terrain était miné avant même le début de l’urgence sanitaire. Le nombre de personnes salariées dans le réseau qui ont recours à l’assurance salaire ou qui reçoivent des prestations d’invalidité de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a explosé au cours des dernières années.Avant la bataille, notre armée était déjà épuisée.

            Pire encore, on envoie cette armée au front sans avoir suffisamment de matériel sanitaire et de protection. Combien de personnes, en très grande majorité des femmes, seront infectées par la COVID-19 avant que l’on ait mis en place les mesures de santé et de sécurité nécessaires? À la peur de contracter le virus s’ajoute celle de contaminer leurs proches et les personnes auxquelles elles prodiguent des services. Résultat : plutôt que de mettre toute notre énergie à les soutenir et à les protéger, nous devons négocier les mesures essentielles pour assurer leur sécurité.

            Cette armée est sous-valorisée, sous-payée. Au Québec, le salaire des femmes et du personnel du secteur public, qui procurent des soins et des services de santé essentiels dans cette crise, accusait un retard de 6,25 % en 2019 comparé à celui des autres salarié·e·s, ce qui inclut le salaire, le régime de retraite et les autres avantages sociaux.

            Cette pandémie met en lumière la valeur de notre système public de santé et de services sociaux et de celles qui en constituent sa force. Il faut arrêter de tenir pour acquis le dévouement de ces femmes qui, malgré les dangers et le manque d’équipement, se présentent chaque jour à leur poste, au front. Nous avons des troupes d’élite, traitons-les comme elles le méritent.

            Signataires
            Andrée Poirier, présidente, Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)
            Caroline Senneville, vice-présidente, Confédération des syndicats nationaux (CSN)
            Sonia Éthier, présidente, Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
            Nancy Bédard, présidente, Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)
            Sylvie Nelson, vice-présidente, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

             

            Confinés dans la rue

            Certains organismes qui viennent en aide aux gens dans la rue ont fermé leurs portes le temps que passe la COVID-19. Spectre de rue, lui, demeure ouvert. Nouvelles CSN s’est entretenu avec une travailleuse de rue qui a bien du pain sur la planche par les temps qui courent.

            COVID pas COVID, le travail quotidien de Julie Laflamme-Desgroseilliers et de ses pairs consiste à arpenter les rues de Montréal, à pied, avec un sac à dos et un bac pour qu’ils soient reconnus par les personnes concernées, tout en demeurant discrets. Leur rôle vise à repérer les individus qui peuvent avoir besoin d’eux et à développer des stratégies pour qu’ils viennent les voir. « On se tient dans les parcs, dans les piaules, ces endroits fermés où il y a de la consommation, dans des squats, et on développe des stratégies pour que les gens viennent nous voir. Puis, lorsque la confiance est installée, on tente de leur donner le soutien dont ils ont besoin ». Ce soutien, nous explique Julie, peut se concrétiser par l’accompagnement chez le médecin, au palais de justice, ou chez un agent de probation. Il n’est pas rare non plus que les travailleuses ou les travailleurs de rue aident les gens qu’ils rejoignent à se trouver de la nourriture, un appartement ou des vêtements.

            Le portrait a changé
            La pandémie a changé bien des aspects du travail de Julie, qui remarque à quel point les gens qu’elle croise sur la rue se trouvent principalement parmi la clientèle cible. En raison du confinement, la majorité de la population travaille moins ou travaille à domicile. Les personnes dans la rue, elles, se font mettre en dehors des refuges durant le jour. Comme elles n’ont pas la possibilité d’aller dans les restaurants ouverts 24 heures ou dans les centres commerciaux comme en temps normal, elles demeurent dans les parcs et les espaces publics.

            Bien entendu, le manque de ressources en temps de COVID donne lieu à des situations de stress plus intense. Les personnes dans le besoin peuvent en effet être plus à cran. Puisqu’elles reçoivent moins d’argent, elles ont plus de mal à se procurer la drogue à laquelle elles sont habituées. « On essaie de les aider comme on peut, mais ça reste de la survie, explique Julie. On fait aller nos contacts pour trouver de la bouffe, des endroits pour dormir. Mais ce n’est pas évident, quand les refuges fonctionnent à moitié de leur capacité en raison de la distanciation sociale. »

            Être ultra-conscient de son environnement
            Julie souligne également le côté paradoxal de son travail, en situation de pandémie. « On est là pour faire de l’intervention de proximité, mais il faut constamment rappeler aux gens de rester à deux mètres de nous. Il faut penser à tout moment à se mettre du Purell, pour éviter d’être contaminé ou de devenir un agent de contamination. Les gens qu’on accompagne sont maganés, vulnérables. C’est une population à risque de mourir si elle attrape la COVID-19, car les problèmes respiratoires causés par la cigarette ou la drogue sont fréquents. »

            « Des fois, le sentiment d’impuissance est grand. Mais beaucoup de gens ont besoin de nous. Ça nous aide à tenir le coup », conclut Julie Laflamme-Desgroseilliers.

            Hôtels en transit

            Depuis le début de la crise du coronavirus, le gouvernement a souvent mentionné la possibilité que certains hôtels soient mis à contribution, que ce soit pour servir d’hôpitaux de fortune qui accueilleraient des patients non atteints de la COVID-19 de façon à libérer des lits dans le système de santé, ou encore pour accueillir des voyageuses et des voyageurs qui doivent être mis en quarantaine pendant 14 jours à leur retour au pays.

            C’est dans cette deuxième catégorie que se situe l’hôtel pour lequel travaille Annie*. Préposée à la réception et présidente de son syndicat, celle-ci dresse un portrait surréaliste du déroulement des activités à l’intérieur de cet hôtel de la grande région métropolitaine.

            « Les personnes qu’on accueille ont été testées à leur retour et leur test était négatif, assure-t-elle. Mais puisqu’elles reviennent de voyage et qu’elles habitent avec d’autres individus, la Croix-Rouge les envoie dans notre hôtel pour qu’elles restent en quarantaine pendant 14 jours. »

            L’hôtel continue quand même à accueillir des clients « normaux » pendant ce temps, mais il y en a évidemment très peu. Et même les clients en quarantaine sont moins nombreux qu’attendu, selon Annie.

            « Même avec ces clients, le taux d’occupation reste en bas de 5 %. On parle d’une dizaine de chambres occupées sur une capacité de quelques centaines, précise-t-elle. Avant la crise, il y avait environ 85 employé-es à l’emploi et maintenant, c’est un maximum de cinq qui travaillent. »

            Mesures de distanciation obligent, les services aux clients ont évidemment été réduits au minimum. Les chambres ne sont pas nettoyées durant leur séjour, et après leur départ, elles restent vacantes pendant 72 heures.

            « Mise à part la préposée à la réception qui est à l’abri derrière un plexiglas, aucun employé-e n’entre en contact avec les clients entre leur arrivée et leur départ, explique Annie. Les clientes et clients qui sont en quarantaine ont été installés sur le même étage. Notre restaurant est fermé; la nourriture vient donc de l’extérieur. Les repas sont déposés sur un chariot à l’étage et les clients sont appelés au téléphone à tour de rôle pour qu’ils sortent de leur chambre et aillent chercher leur repas dans le corridor. »

            Jusqu’à présent, l’expérience semble se dérouler correctement, en partie grâce aux bonnes relations entre le syndicat et l’employeur et à l’attitude compréhensive de la clientèle. Il n’en reste pas moins que toutes et tous espèrent un retour à la normale le plus rapidement possible.

            * Pour des raisons de confidentialité, nous avons choisi de ne pas dévoiler son identité ni celle de son employeur.

            La FTQ et la CSN pressent Québec d’intervenir auprès des municipalités

            La FTQ et la CSN pressent le gouvernement de François Legault d’assouplir l’obligation imposée aux municipalités en matière d’équilibre budgétaire. Québec doit également intervenir auprès de celles-ci afin qu’elles évitent les mises à pied et continuent à verser les salaires de leurs employé-es. Pour les centrales syndicales, les municipalités du Québec doivent adopter une approche similaire à celle du gouvernement en gardant tous leurs effectifs, et ce, afin de ne pas aggraver les impacts sanitaires et économiques actuels.

            Plusieurs municipalités ont déjà mis en place des mesures visant le redéploiement de leurs effectifs pour contrer les effets de la crise en privilégiant le télétravail, la réaffectation du personnel et le renforcement des services de proximité aux citoyens, font valoir la FTQ et la CSN. À l’autre opposé du spectre, certaines d’entre elles ont effectué un nombre important de mises à pied, invoquant l’obligation qu’elles ont de présenter un budget équilibré. Contrairement à d’autres paliers de gouvernement, la crise actuelle n’a pas eu d’effets catastrophiques sur les finances des municipalités, plaident les centrales syndicales.

            « Le gouvernement doit envoyer aux municipalités un message sans équivoque afin qu’elles maintiennent un maximum de services de proximité aux citoyennes et aux citoyens, martèle le président de la FTQ, Daniel Boyer. Nous sommes en période de crise, nous vivons une situation exceptionnelle : le gouvernement doit offrir plus de flexibilité aux villes en les soutenant financièrement et en assouplissant, le cas échéant, l’obligation qu’ont les municipalités de présenter un budget équilibré. »

            « Les syndicats du secteur municipal ont fait preuve de beaucoup de souplesse pour trouver des aménagements visant à tenir compte de la situation, fait remarquer le président de la CSN, Jacques Létourneau. On aimerait bien présumer de la bonne foi des villes, mais malheureusement, certaines d’entre elles ont décidé de procéder à des mises à pied massives sans autre formalité. Pourtant, les salaires des employé-es ont déjà été budgétés et les taxes municipales continueront d’être payées. »

            « Nous demandons au gouvernement d’interpeller les municipalités afin qu’elles continuent de rémunérer leurs employés, comme il le fait lui-même de manière responsable à l’égard de tous les employé-es des services publics. Ces services sont indispensables pour soutenir la population en ces temps de crise », rappelle Marc Ranger, directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique au Québec (SCFP–FTQ).

            « Les municipalités doivent agir comme des gouvernements de proximité, particulièrement en situation de crise. Ce n’est certainement pas le moment de faire des coupes dans les services. Avec la période d’inondation qui s’en vient, on a besoin de tout notre monde », rappelle pour sa part le secrétaire général de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESPCSN), André Lajoie.

            Québec doit intervenir pour autoriser les personnes accompagnantes

            Le 3 avril dernier, l’Hôpital général juif de Montréal a émis une nouvelle directive stipulant qu’aucun partenaire ni autre accompagnant-e ne serait autorisé en salle d’accouchement laissant ainsi les femmes et les personnes enceintes seules pour accoucher. Nous souhaitons interpeller le gouvernement du Québec et lui demander de prendre une position claire contre cette mesure.

            Nous comprenons que de telles directives soient motivées par la nécessité de protéger toute personne déambulant à l’hôpital, mais surtout le personnel soignant sur la ligne de front face à la COVID-19. Néanmoins, les groupes que nous représentons ont tous été interpellés par des femmes en détresse, de même que par des professionnel-les en désaccord profond avec cette mesure, certain-es allant jusqu’à envisager des démissions en bloc. Nous sonnons donc l’alarme : cette directive va trop loin. Elle ne sert ni la population ni les professionnel-es de la santé.

            Protéger la santé de la personne qui accouche et de son nouveau-né passe par la prévention des complications, laquelle est intrinsèquement liée à la préservation des processus physiologiques. Les études le démontrent et toutes les instances de santé sont unanimes : la présence d’une personne significative est une condition essentielle au bon déroulement d’un accouchement.

            De sérieux risques
            D’autre part, nous sommes alarmés qu’un nombre croissant de femmes et de personnes qui accouchent envisagent in-extremis la possibilité d’accoucher chez elles sans assistance et de faire appel aux services ambulanciers lorsque la naissance sera imminente. Non seulement ce choix de dernière minute comporte de sérieux risques pour la sécurité des accouchements, mais il menace également d’engorger les services ambulanciers déjà sous tension. Il est évident qu’advenant l’adoption d’une telle directive par d’autres établissements de santé, ce mouvement serait amplifié.

            Ceci étant dit, nous comprenons la crainte des professionnel-les de s’exposer à la COVID-19, en particulier lorsque des personnes mentent sur leur état de santé. Il nous paraît essentiel de continuer à enjoindre la population à suivre les directives tout en priorisant l’octroi d’équipement de protection pour les professionnel-les plutôt que d’opter pour des mesures aussi controversées et punitives. Soulignons que les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la Société des obstétriciens-gynécologue du Canada (SOGC) stipulent que même les personnes diagnostiquées COVID-19 positif devraient être accompagnées durant leur accouchement.

            Des situations contraignantes similaires ont eu lieu en France et dans la ville de New York. Les autorités gouvernementales ont dû se rétracter après avoir imposé de telles mesures en constatant les conséquences gravissimes d’une telle directive sur la santé mère-enfant. Nous croyons qu’il est possible de concilier protection du personnel de la santé et du public d’un côté et respect des droits fondamentaux des femmes et des personnes qui accouchent de l’autre. Le gouvernement du Québec doit rétablir la présence d’une personne accompagnante lors d’accouchement.

            Signataires
            Regroupement Les Sages-femmes du Québec
            Groupe MAMAN Mouvement pour l’autonomie dans la maternité et l’accouchement naturel
            Regroupement Naissance Respectée
            Association québécoise des accompagnantes à la naissance
            Confédération des syndicats nationaux
            Fédération des professionnèles (FP–CSN)
            Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN)
            Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN)
            Association canadienne des sages-femmes
            Association québécoise des infirmières et infirmiers

            Une prime insuffisante et inéquitable

            « Pour le gouvernement, les travailleuses et les travailleurs du secteur public au front contre la COVID-19 n’ont pas toutes et tous la même valeur. C’est inacceptable. Ces femmes et ces hommes qui luttent pour nous méritent mieux », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

            Après un premier arrêté ministériel en éducation, le 18 mars, qui venait suspendre certains droits des travailleuses et des travailleurs et un second le 21 mars, qui venait faire la même chose dans le secteur de la santé et des services sociaux, c’est à nouveau par une décision unilatérale que le gouvernement est venu fixer les modalités entourant la prime COVID-19, un geste fortement décrié par la CSN. « Les discussions avec le Conseil du trésor sur la prime COVID-19 étaient loin d’être terminées. Nous déplorons le manque d’écoute du gouvernement envers celles et ceux qu’il ne cesse d’appeler ses anges gardiens », ajoute Caroline Senneville.

            Toutefois, au-delà de la façon de faire, la prime en elle-même est loin de satisfaire la CSN. Comme cela est libellé dans l’arrêté ministériel déposé hier, le Conseil du trésor choisit d’offrir à certains salariés du réseau de la santé et des services sociaux une prime de 8 %, et à d’autres, une prime de 4 %, alors que tous les salarié-es sont sous pression de façon continuelle durant cette crise. « La prime est nettement insuffisante; elle ignore complètement bon nombre de travailleuses et de travailleurs au front eux aussi, notamment le personnel des services de garde d’urgence et des services à domicile. »

            Pour la CSN, il est clair que les iniquités qu’entraîne une prime exprimée en pourcentage sont injustifiables. « Que ce soit dans un établissement de santé, un centre de laboratoire, un domicile privé, un CHSLD ou une école, le danger est bien réel pour tout le monde et le travail de l’ensemble du personnel au front doit être reconnu et valorisé. Une prime en pourcentage, qui se traduit forcément par des montants plus bas pour les salaires les moins élevés, envoie le message aux travailleuses et aux travailleurs que de mettre sa vie en danger ne mérite pas la même reconnaissance pour toutes et tous », poursuit Caroline Senneville.

            À l’instar de ce que le gouvernement a mis en place pour le secteur privé (prime de 4 $ l’heure en montant fixe et montant fixe de 100 $ par semaine), la CSN demande à nouveau au gouvernement d’établir la prime spéciale sous forme d’un montant fixe. Rappelons que la centrale syndicale a demandé, le 23 mars dernier, une série de mesures à mettre en place immédiatement pour passer à travers la crise, dont une prime de 3 $ à 4 $ l’heure pour le personnel du secteur public appelé à contribuer aux efforts des mesures d’urgence de lutte contre la COVID-19.

            Depuis le début de la crise, la CSN se bat pour que la contribution de TOUS les anges gardiens soit reconnue à sa juste valeur et elle poursuivra les discussions en ce sens dans les prochains jours. « Dans le contexte actuel, le gouvernement doit faire mieux », conclut Caroline Senneville.

            Des primes insultantes pour le secteur préhospitalier de la CSN

            Les paramédics, répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU), et le personnel de soutien de la CSN réagissent avec vigueur à l’arrêté ministériel concernant le secteur préhospitalier et dénoncent les primes qu’ils jugent non seulement insuffisantes, mais insultantes.

            « À nos yeux, il ne fait aucun sens que les primes accordées à notre secteur soient de 4 % tandis que le reste des corps de métiers qui sont en première ligne ont des primes de l’ordre de 8 % », s’est s’exclamé Jean Gagnon, paramédic et responsable du secteur préhospitalier de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). « Face à l’ampleur de la crise sanitaire dans laquelle nous nous trouvons, la reconnaissance de celles et de ceux qui sont confrontés quotidiennement à la pandémie est une nécessité. Une offre aussi basse, c’est un manque de respect envers notre travail et un affront considérant les risques qu’on prend au quotidien! » ajoute le représentant syndical.

            Pour Lucie Longchamps, vice-présidente des secteurs privés de la FSSS–CSN, il est inconcevable que les primes accordées dans le secteur soient inférieures à celles de la première  ligne, quand on sait que l’élément sur lequel le gouvernement s’est basé pour les fixer est la fréquence des contacts. « Lorsqu’on voit que les paramédics portent directement secours et assistance à des personnes porteuses de la COVID-19, on ne comprend pas que le ministère choisit de leur donner des primes inférieures à celles qu’il a accordées au reste du réseau. Les conditions dans lesquelles les paramédics travaillent actuellement ont un impact sur leur santé et sur celle de leur famille, au même titre que les travailleuses et les travailleurs dans les établissements. »

            Les syndicats du secteur préhospitalier dénoncent également le fait que les répartiteurs et répondants médicaux d’urgence ne soient pas considérés dans l’octroi des primes accordées aux travailleuses et aux travailleurs de la santé et des services sociaux alors qu’ils fournissent des services essentiels et nécessaires en ces temps de pandémie.

            Le Transit, un centre de crise toujours disponible

            Alors que les services d’aide communautaire et les services en santé et services sociaux débordent, une petite lueur brille toujours au cœur de l’Île de Montréal. Le centre de crise Le Transit, qui dessert le Centre-Est de la ville, a même constaté une légère diminution de la clientèle depuis la crise sanitaire liée à la COVID-19. Et pourtant.

            « On s’attend à ce que la demande arrive plus tard dans la crise ; présentement, les gens sont en mode survie. Toutefois, on sait qu’il y a déjà des personnes en détresse en raison des pertes d’emploi ou en raison de la situation conjugale. On est prêt à les aider. C’est juste que le gouvernement ne nous a pas encore mis sur la map dans les services offerts », confie l’intervenant psychosocial, André Lapierre, qui est aussi le président du syndicat de l’organisme.

            Le Transit vient en aide gratuitement aux personnes qui se sentent dépassées par un événement stressant ou par une difficulté qui semble insurmontable. Entre 25 et 30 « anges gardiens » offrent ces services d’urgence de courte durée en tout temps. Même en cette période de confinement.

            « Notre priorité, ce sont les interventions téléphoniques. Pour quelques exceptions, si les règles sont balisées, on peut aussi intervenir face à face. Même nos services d’hébergement demeurent disponibles. C’est sûr qu’on ne peut pas accueillir des personnes qui ont des symptômes ou qui sont en quarantaine, mais nos chambres sont là. »

            Le centre de crise peut héberger jusqu’à quatre personnes en même temps, pour une durée maximale de 10 jours. Les personnes en situation de crise – ou leurs proches – peuvent contacter l’organisme à l’adresse suivante : https://www.centredecrise.ca/le-transit

            Le gouvernement tarde à agir pour assurer la protection du personnel

            Au courant de la semaine, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN) a ciblé 5 problèmes prioritaires à régler d’urgence pour assurer la protection du personnel. Le gouvernement Legault tarde toujours à envoyer des directives claires pour la santé et sécurité du personnel. La FSSSCSN continue de demander la mise en place de mesures immédiates pour appuyer le personnel, tant dans le public que dans le privé.

            Les 5 problèmes identifiés par la FSSS-CSN :

            1. Le manque d’équipements de protection individuelle
            2. La protection du personnel dans les milieux de soins de longue durée (CHSLD et CHP)
            3. Le non-respect des règles d’isolement à domicile
            4. La perte de traitement du personnel en isolement
            5. Le dépistage du personnel

            En plus de compromettre la santé et la sécurité du personnel, ces manquements entrainent des risques accrus pour la santé publique. « Chaque jour, des dizaines de travailleuses et travailleurs du réseau entrent en contact avec nous. Elles sont au front et elles sont inquiètes. On intervient sans cesse pour régler les préoccupations, mais force est de constater que le gouvernement ne fait pas tout le nécessaire pour assurer la protection du personnel. On remarque une distance importante entre le discours public du premier ministre et la réalité sur le terrain. Il faut agir vite pour éviter une éclosion de l’intérieur du réseau ! », lance Jeff Begley, président de la FSSSCSN.

            Il faut peser sur le gaz pour avoir plus d’équipements !
            Plusieurs travailleuses et travailleurs du réseau s’inquiètent du manque d’équipement de protection individuelle. Pour la FSSSCSN, les gouvernements doivent rapidement prendre les moyens d’augmenter la quantité des équipements de protection individuelle. Plus la transmission communautaire s’accentuera, plus il sera important de s’assurer d’avoir les équipements pour veiller à la protection du personnel et de la population.

            Pour répondre aux préoccupations du personnel, la FSSSCSN propose :

            • Que le gouvernement transmette au personnel un échéancier du déploiement des équipements par secteur.

            Stabiliser les équipes pour freiner la pandémie dans les CHSLD et les CHP
            Dans les derniers jours, plusieurs éclosions sont apparues dans des CHSLD et des centres d’hébergement privés (CHP). La FSSSCSN a remarqué certaines lacunes qui mettent à risque le personnel et les résident-es : mesures de protection insuffisantes (équipements et procédures), lenteur des communications, personnel déplacé dans plusieurs centres et sur plusieurs étages et difficulté à obtenir les équipements rapidement.

            Pour régler ces problèmes, la FSSSCSN propose :

            • De stabiliser les équipes par CHSLD et CHP.
            • Former des équipes de volontaires dédiées aux zones de contamination.
            • Rehausser les mesures de protection applicables aux milieux d’hébergement de longue durée aux prises avec des cas de COVID au même niveau que pour les milieux de soins aigus.

            « Les milieux de soins de longue durée prennent en charge des cas COVID de plus en plus lourds. Dans certains cas, on doit dédier des unités entières à ces cas. Il faut appliquer à ces milieux les mêmes mesures de protection qu’en centre hospitalier, où seraient normalement les cas COVID », souligne Judith Huot, vice-présidente de la FSSSCSN.

            Une directive insensée : ramener du monde sur le plancher avant la fin des périodes d’isolement
            « Si vous revenez de l’étranger et que vous sortez de votre isolement avant la fin des 14 jours, vous pouvez vous retrouver avec une amende salée. Mais si vous travaillez dans le réseau de la santé auprès des personnes les plus vulnérables et les plus susceptibles de décéder si elles sont infectées, votre employeur peut décider de vous ramener au travail. C’est une aberration totale », lance Jeff Begley, président de la FSSSCSN.

            • Le personnel du réseau en isolement doit l’être pour toute la durée d’isolement recommandée par l’INSPQ

            Maintenir le traitement pour le personnel en isolement
            Certains employeurs mettent des travailleuses et travailleurs en isolement, selon les directives de l’INSPQ, sans les rémunérer. Le docteur Horacio Arruda a pourtant rappelé cette semaine que le personnel en isolement doit être rémunéré. Il faut maintenant que le gouvernement fasse le travail pour faire comprendre le message aux employeurs récalcitrants.

            • Le personnel en isolement doit être rémunéré.

            Tester le personnel en contact avec des cas de COVID-19
            Sur la question des tests, le gouvernement indique que la priorité est pour les patient-es et le personnel. Le gouvernement indique qu’il maintient sa décision que les tests sont seulement pour le personnel présentant un symptôme. Cela pose problème puisqu’une travailleuse ayant été en contact avec une personne infectée peut l’être elle-même et être asymptomatique. C’est pourquoi il faut tester davantage le personnel du réseau.

            Pour régler ce problème, la FSSSCSN propose :

            • Que l’on teste en priorité le personnel en contact avec des cas de COVID-19, qu’ils soient symptomatiques ou non.

            Prime COVID-19 : réaction de la CSN

            À la suite des revendications répétées de la CSN, le Conseil du trésor a modifié sa proposition pour la prime COVID-19.

            Alors qu’il nous disait ce matin même (2 avril) que la prime COVID-19 qu’il envisageait ne s’appliquerait qu’à une partie du personnel de la santé et des services sociaux, il nous informe maintenant, et ce par un point de presse, qu’il propose une première prime de 8 % pour les travailleurs et les travailleuses qu’il considère de « première ligne », soit tous les professionnels de la santé œuvrant directement auprès de la clientèle, que ce soit aux urgences, aux soins intensifs, dans les centres de confinement, les cliniques de dépistage, ou les CHSLD. Il met aussi sur la table une autre prime de 4 % pour tout le reste du personnel du réseau public de la santé et des services sociaux. Ces primes seraient rétroactives au 13 mars et en vigueur jusqu’au 1er mai, et pourraient être renouvelées. Pour la CSN, il est clair que ces primes sont toujours nettement insuffisantes quant à leur hauteur et à leur application limitée à certains secteurs ou réseau.

            Au moment d’écrire ces lignes, nous ne pouvons affirmer avec certitude quels titres d’emploi constituent la « première ligne » aux yeux du gouvernement. Le gouvernement a précisé que cette mesure serait incluse à un arrêté ministériel à paraître prochainement. Nous vous tiendrons informé-es de tout développement.

            Soulignons que ces primes présentées aujourd’hui par le gouvernement n’ont pas fait l’objet d’une entente à aucune table de négociation. Il en va de même des mesures particulières à la COVID-19, pour assurer la santé et la sécurité du personnel.

            Sentiment d’impuissance parmi les employé-es de la Maison Jean Lapointe

            « Bien sûr qu’on se sent impuissant. Notre travail, c’est aider les gens… », regrette Raynald Moreau, conseiller clinique au programme alcool et drogues et président du syndicat de l’organisme, où travaillent environ 70 employé-es. « Mais d’un autre côté, on est toujours inquiets de l’état de santé dans lequel les personnes entrent en thérapie. On devenait anxieux, c’est sûr. »

            Située dans le Vieux-Montréal, la Maison Jean Lapointe accueille généralement, dans son programme de thérapie interne, de 30 à 40 résidentes et résidents pour une période allant de 21 à 28 jours. Ils ne sont que huit actuellement. Lundi prochain, ils ne seront plus que quatre, jusqu’à ce que la dernière personne rentre chez elle.

            « On est un milieu fermé. Les personnes aux prises avec une dépendance dorment ici, mangent ici, se côtoient tous les jours. On n’a eu aucun cas parmi les résidents ou les employé-es, mais mettons qu’on ne pouvait pas se le permettre », explique Raynald. Bien entendu, le personnel a pris les mesures d’hygiène adéquates pour éviter que le virus ne pénètre dans le centre de thérapie.

            Les résidents sont-ils plus angoissés, compte tenu des circonstances actuelles ? « Pas vraiment. Ils sont complètement coupés du monde : pas de cellulaire, pas d’ordinateur, pas de journaux, pas de télévision — sauf les soirs de fin de semaine. Quand ils vont faire leur promenade quotidienne dans le quartier, accompagnés d’un bénévole, il n’y a personne dans les rues. Ils vont faire un méchant saut quand ils vont sortir… »

            Le premier programme affecté fut celui de la prévention. Une quinzaine de salarié-es travaillent habituellement à sensibiliser les jeunes dans les écoles primaires et secondaires. Ils sont actuellement en mise à pied et, compte tenu de l’incertitude générale, le programme ne reverra le jour qu’à l’automne.

            Dès la mi-mars, la direction de l’établissement décidait de ne plus accueillir de résidents pendant une période de deux semaines. La décision fut prise par la suite de ne plus offrir de thérapie interne jusqu’à nouvel ordre. La totalité des employé-es se verra donc mise à pied, à l’exception de quelques salarié-es du programme de jeu pathologique, qui offre des consultations externes.

            « La direction est actuellement en train d’étudier la possibilité d’offrir un programme de consultations externes pour le programme de dépendance à l’alcool et aux drogues. Mais on ne sait pas quand, ni comment ça serait offert. Moi, je suis le plus vieux ici. Je vais laisser ça aux plus jeunes. »

            Raynald s’en voudrait de raccrocher sans demander une faveur. « Peux-tu remercier notre conseillère syndicale ? Elle a vraiment été formidable au cours des derniers jours. »

            Elle saura se reconnaître…

            La sécurité des travailleuses et travailleurs de la transformation de la viande sacrifiée pour maintenir la production

            À la lumière des nombreux cas de COVID-19 qui ont récemment été déclarés dans différentes usines de transformation de la viande au Québec, la Fédération du commerce (FC–CSN) déplore le peu d’efforts mis de l’avant par les employeurs pour éviter la propagation et exige davantage de mesures pour protéger les travailleuses et les travailleurs.

            « Une telle multiplication des cas de COVID-19 démontre clairement que les employeurs n’ont pas mis en place des mesures de protection suffisantes, affirme le président de la FC–CSN, David Bergeron-Cyr. Ils doivent absolument démontrer qu’ils prennent la situation au sérieux. En ce moment, tout ce qui semble compter pour eux, c’est de maintenir la cadence de production. »

            La FC–CSN, qui représente plus de 4 000 salarié-es dans le secteur de la transformation de la viande, exige donc que les mesures suivantes soient instaurées immédiatement dans l’ensemble des usines du secteur :

            • Questionner les travailleuses et les travailleurs à leur entrée à l’usine afin de savoir s’ils ont des symptômes ou s’ils reviennent de voyage. 
            • Désinfecter complètement les aires de travail.
            • Faire respecter une distanciation de deux mètres entre chaque employé-e sur la ligne de production et installer des barrières physiques (ex : plexiglass) lorsque ces mesures de distanciation entre les travailleuses et les travailleurs sont totalement impossibles.
            • Organiser les changements de quarts de travail afin d’éviter le croisement de travailleuses et de travailleurs des différents quarts.
            • Implanter des mesures afin d’éviter tout regroupement (par exemple : attroupements au « punch », trop grande proximité lors des repas, etc.).
            • S’assurer de disposer de matériel de protection en quantité suffisante.

            « À l’heure actuelle, la majorité des usines ne respectent même pas les directives émises par les autorités de la santé publique, puisque les employé-es travaillent régulièrement à moins de deux mètres les uns des autres sur les lignes de production, et ce, sans être séparés par des plexiglass ou toutes autres barrières physiques », renchérit M. Bergeron-Cyr.

            La Fédération du commerce (FC–CSN) compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

            Syndicat des employé-es de la restauration – CSN | St-Hubert

            À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 13 mars 2020, le Syndicat des employé-es de la restauration – CSN a été accrédité pour représenter :

            « Toutes et tous les salariés au sens du Code du travail à l’exclusion du gérant et de l’assistant-gérant. »

            Ce groupe de travailleurs, oeuvrant dans le domaine de la restauration rapide, a décidé très majoritairement de se joindre à la CSN. La venue, entre autres, de Uber Eats inquiétait ce groupe.

            Ce nouveau groupe joint ainsi le syndicat qui est déjà affilié à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

             

            Syndicat des employés de Lafarge, division Lafarge Canada Inc. (CSN) Montréal-Est

            Le 16 mars 2019, le Syndicat des employés de Lafarge, division de Lafarge Canada Inc. (CSN) Montréal-Est a été accrédité pour représenter les salarié-es travaillant au contrôle de la qualité, soit :

            « Tous les salariés au sens du Code du travail travaillant à titre de préposé à la réception des matériaux et d’assistants-laboratoire Granulat de Lafarge Inc. »

            Cette requête en accréditation survient grâce aux réflexes de syndicalisation du président du syndicat de Lafarge à Montréal-Est. En effet, c’est en maintenant de bonnes communications avec ce groupe de non-syndiqué-es qu’il leur a graduellement fait prendre conscience des avantages de l’être. Ces réflexes de syndicalisation s’inscrivent d’ailleurs directement dans les résolutions adoptées au dernier Congrès de la FIM.

            Cette nouvelle section du SE de Lafarge, division de Lafarge Canada Inc. (CSN) Montréal-Est sera affiliée à la Fédération de l’industrie manufacturière, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            Syndicat des employées et employés de la SQDC–CSN (Repentigny)

            Le Syndicat des employées et employés de la Société québécoise du cannabis – CSN a été accrédité le 16 mars 2020 pour représenter :

            « Tous les salariés au sens du Code du travail, à l’exclusion des agents de sécurité, des assistants-directeurs et des directeurs à l’emploi de l’établissement. »

            Les travailleuses et travailleurs de la succursale de Repentigny ont choisi de rejoindre la CSN pour son expertise dans les sociétés d’État, sa combativité et pour la force du syndicat régional. Ce groupe constitue la 13e succursale de la SQDC qui opte pour la CSN, permettant de briser leur isolement, de discuter de leurs réalités et de partager l’information, augmentant ainsi leur rapport de force face à leur employeur.

            Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés des services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            Syndicat des employées et employés de la SQDC–CSN (Pointe-claire)

            Le Syndicat des employées et employés de la Société québécoise du cannabis – CSN a été accrédité le 9 mars 2020 pour représenter :

            « Tous les salariés au sens du Code du travail, à l’exclusion des agents de sécurité, des assistants-directeurs et des directeurs à l’emploi de l’établissement. »

            Les travailleuses et travailleurs de la succursale de Pointe-claire ont choisi de rejoindre la CSN pour son expertise dans les sociétés d’État, sa combativité et pour la force du syndicat régional. Ce groupe constitue la 12e succursale de la SQDC qui opte pour la CSN, permettant de briser leur isolement, de discuter de leurs réalités et de partager l’information, augmentant ainsi leur rapport de force face à leur employeur.

            Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés des services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

             

            Syndicat des travailleuses et travailleurs du commerce – CSN | Northview Apartment REI

            Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du commerce – CSN a été accrédité, le 6 mars 2020, pour représenter :

            « Tous les salariés au sens du Code du travail à l’exclusion des employés de bureau et des rénovateurs.»

            Ces salarié-es, ont majoritairement choisi de joindre les rangs de la CSN, afin de contrer l’arbitraire de l’employeur et pour se faire respecter.

            Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du commerce – CSN est affilié à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

             

            État de la situation – 1er avril 2020

            Situation critique dans le réseau de la santé
            La situation devient particulièrement préoccupante dans le réseau de la santé et des services sociaux. L’approvisionnement en matériel de protection est source de profondes inquiétudes parmi le personnel du réseau.

            Alors que François Legault évoquait hier que certains équipements pourraient être en rupture de stock d’ici « trois à sept jours », le premier ministre Trudeau avouait aujourd’hui que, « dans cette situation, on ne peut rien garantir », même s’il indiquait qu’il allait « absolument » utiliser les réserves fédérales pour renflouer les réserves du Québec d’ici la fin de la semaine.

            Par ailleurs, de nombreux syndicats CSN de la santé dénoncent le fait que certains salariés sont rappelés au travail à peine sept jours après avoir été en contact avec une personne infectée par la COVID-19 – une situation cautionnée aujourd’hui par la ministre de la Santé, Danielle McCann, lors du point de presse quotidien du gouvernement québécois.

            Jacques Létourneau abordera ces enjeux en compagnie de Denis Lévesque ce soir, autour de 21 h 30 sur LCN, deux heures plus tard sur TVA.

            Ottawa clarifie les modalités du programme de subvention salariale
            Le ministre des Finances du Canada, Bill Morneau, a clarifié aujourd’hui les paramètres du programme de subvention salariale annoncé vendredi dernier par Justin Trudeau.

            Ottawa comblera 75 % du salaire des employé-es, jusqu’à un maximum admissible de 58 700 $, soit 847 $ par semaine. Cette subvention, octroyée aux entreprises afin d’éviter qu’elles procèdent à des mises à pied, devra toutefois être entièrement accordée aux travailleuses et aux travailleurs – les compagnies fautives pouvant être lourdement sanctionnées, a averti Morneau. Cette mesure coûtera à elle seule 71 milliards à l’État canadien.

            Les personnes ayant perdu leur emploi ou n’ayant plus de revenu ne pourront pas cumuler cette subvention salariale avec la Prestation canadienne d’urgence (PCU) de 2000 $ par mois, a indiqué Justin Trudeau, mais ils pourront bénéficier de cette dernière en attendant de toucher la subvention salariale.

            Pour y être admissible, une entreprise devra avoir perdu au moins 30 pour cent de son revenu par rapport à la même période l’année dernière. La baisse devra être calculée pour chaque mois par rapport au même mois l’an dernier pour mars, avril ou mai.

            Un portail en ligne développé par l’Agence du revenu du Canada sera dévoilé dans « trois à six semaines » afin que les entreprises puissent acheminer leur demande au gouvernement, qui les invite à combler l’écart salarial entraîné et à rembaucher les personnes ayant pu être mises à pied au cours des dernières semaines. L’aide sera rétroactive au 15 mars.

            Bilan au Québec
            4611 cas confirmés (+449)
            33 décès (+2)
            307 personnes hospitalisées (+21)
            82 personnes aux soins intensifs (stable).

            Les syndicats CSN du CHU Sainte-Justine obtiennent le retrait du personnel à risque

            Les trois syndicats CSN, représentant l’ensemble des salarié-es du CHU Sainte-Justine annoncent aujourd’hui que l’établissement accepte de retirer les femmes enceintes avec pleine rémunération via le programme Pour une Maternité Sans Danger (PMSD). Les personnes immunosupprimées présentant un billet du médecin et celles âgées de 70 ans et plus qui en font la demande seront aussi retirées.

            Les syndicats se réjouissent que le CHU Sainte-Justine fasse preuve de leadership en mettant en œuvre cette mesure nécessaire, afin de protéger adéquatement l’ensemble du personnel de l’établissement. Les syndicats demeureront extrêmement vigilants dans la suite des choses afin d’assurer la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs tout au long de la crise. Rappelons que les fédérations représentant ces syndicats, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et la Fédération des professionnèles (FP–CSN) ont décidé de faire de la santé et de la sécurité du personnel leur priorité absolue. Elles tentent actuellement de convenir au niveau national, avec les représentants des employeurs du réseau, des mesures d’urgence à mettre en place immédiatement pour faire face à la crise de la COVID-19. Le retrait des femmes enceintes, celles qui allaitent ainsi que des personnes immunosupprimées ou d’autres personnes vulnérables des milieux non sécuritaires, avec pleine rémunération, fait partie de ces mesures.

            « Le CHU Sainte-Justine a pour mission de se consacrer à la santé et au bien-être des mères et de leurs enfants. En ce sens, la direction devait montrer l’exemple en protégeant les travailleuses enceintes ainsi que le personnel le plus à risque. Nous pensons que cette mesure devrait être de mise dans tous les établissements du réseau », plaide le président du syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine – CSN, Félix-Olivier Bonneville.

            « C’est nous qui sommes au front au quotidien et nous le faisons avec cœur et engagement. Il est primordial d’agir rapidement pour protéger l’ensemble du personnel », poursuit la présidente du Syndicat des techniciens-nes et professionnels-les de la santé et des services sociaux du Québec – CSN, Jessica Goldschleger.

            « C’est un cri du cœur au nom de tous nos collègues qui s’inquiètent pour leur santé et pour leur sécurité que nous avons lancé à la direction. Nous nous réjouissons qu’il ait été entendu par la direction et nous espérons que tous les établissements suivront la voie que nous traçons aujourd’hui, pour le bien de l’ensemble du personnel », conclut Simon Bouclin, président du syndicat national des employé-es du CHU Sainte-Justine – CSN.

            Des mesures d’urgence pour l’ensemble du personnel, partout
            Pour les fédérations CSN, ce problème ne concerne pas que le CHU Sainte-Justine, mais bien l’ensemble des établissements : c’est la responsabilité de l’ensemble du réseau et de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, qui est en cause. Outre le retrait de personnes à risque, les deux fédérations tentent depuis plusieurs jours de convenir d’autres mesures d’urgence liées à la crise de la COVID-19. Malgré l’urgence de la situation et les nombreuses heures de discussion, il n’y a toujours pas d’entente avec le ministère de la Santé et des Services sociaux afin de convenir des mesures ciblées essentielles dans ce contexte de crise, pour protéger les travailleuses et les travailleurs.

            Ensemble, la FSSS–CSN et la FP–CSN regroupent près de 100 000 salarié-es du réseau public de la santé et des services sociaux, et ce, dans toutes les catégories de personnel, partout au Québec.

            Message aux syndicats du secteur public : Un gouvernement déconnecté qui veut couper les ailes des anges gardiens

            Rappelons que le 23 mars, la CSN a présenté sa réponse au Conseil du trésor : une suspension de la négociation compensée par plusieurs mesures à mettre en place immédiatement, dont certaines de nature financière, permettant de mettre la négociation de côté pour une période allant jusqu’à 18 mois, afin de pouvoir se consacrer entièrement à la lutte contre la COVID-19, au bénéfice de toute la population.

            Au cours de la dernière semaine, nous avons eu plusieurs échanges avec le Conseil du trésor et les représentants patronaux des différents réseaux, mais force est de constater que très peu d’avancées ont été réalisées. En résumé, le gouvernement propose essentiellement d’accepter sa proposition initiale du 12 décembre dernier, que toutes les organisations syndicales avaient jugée inacceptable. Aujourd’hui, en pleine crise, il nous demande d’accepter un statu quo sur les conditions de travail pour les trois prochaines années et il tient à boucler cet important exercice d’ici le 31 mars, alors qu’une telle opération s’étend généralement sur des mois, voire plus encore. Ces « offres » qui étaient déjà déconnectées des réalités vécues et des besoins dans les réseaux publics en décembre dernier le sont encore plus maintenant. Il s’agit d’un grand manque de respect pour les travailleuses et les travailleurs du secteur public qui ont présentement plus que jamais besoin d’être soutenus.

            Quel est le véritable intérêt du gouvernement à vouloir conclure en quelques jours des ententes qui maintiendront à peu de choses près les mêmes conditions de travail inadéquates pour l’ensemble des salarié-es bien au-delà de la crise sanitaire ? Voudrait-il ainsi passer le cap des prochaines élections sans se retrouver à négocier avec ses travailleuses et ses travailleurs juste avant celles-ci ? La crise sanitaire ne doit pas servir à occulter les problèmes réels de conditions de travail.

            Une chose est certaine, l’entêtement du gouvernement à vouloir renouveler en vitesse l’ensemble des conventions collectives nuit aux discussions essentielles qui devraient se tenir maintenant afin de mettre en place des mesures d’urgence pour le personnel au front contre la COVID-19. On apprenait ce matin qu’on recense déjà, au Québec, 46 cas de COVID-19 chez le personnel du réseau de la santé et des services sociaux. Le gouvernement doit agir maintenant; il en va de la sécurité et de la santé, tant physique que psychologique, de centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs des services publics. L’heure est grave, il faut consacrer toutes nos énergies à trouver des solutions à la crise et, par conséquent, suspendre la négociation.

            Alors que dans le secteur privé de nombreux employeurs d’entreprises jugées essentielles en ces temps de crise valorisent leurs travailleuses et leurs travailleurs en offrant des majorations salariales significatives, le gouvernement, jusqu’à présent, semble plutôt d’avis que ses anges gardiens ne méritent pas tous une reconnaissance de leur contribution. Ce refus de souligner concrètement l’apport crucial de toutes celles et de tous ceux qui, pour les semaines et les mois à venir, maintiendront les services à la population, permettant ainsi de sauver des vies et de sortir le Québec de la crise, est inacceptable.

            Dans ce contexte, les fédérations CSN maintiennent que les conventions collectives du secteur public ne doivent pas se négocier à la va-vite, sur un coin de table. Les besoins sont trop importants ; ils l’étaient avant la crise et le seront encore plus au sortir de la lutte contre la COVID-19. Aller de l’avant avec la proposition actuelle du gouvernement n’est pas la voie à suivre.

            Nous le disons depuis longtemps déjà : les services publics sont les piliers de notre société. Sans vous toutes et vous tous, aujourd’hui, le Québec ne tiendrait plus debout. La population entière le réalise actuellement et le gouvernement doit aussi le reconnaître par des gestes concrets. C’est par ce message que nous avons terminé la rencontre d’hier avec le Conseil du trésor.

            La CSN poursuivra activement les discussions avec le gouvernement au cours des prochains jours. Nous continuerons de vous tenir informés.

            Solidarité !

            Le gouvernement Trudeau élargit les paramètres du programme de subvention salariale

            Le premier ministre Justin Trudeau a élargi, ce matin, les critères d’admissibilité de son programme de subvention salariale. Désormais, toute entreprise encaissant une perte de 30 % de ses revenus en raison de la crise du coronavirus pourra recevoir un financement couvrant jusqu’à 75 % du salaire de ses employés (pour un maximum salarial admissible de 58 700 $). Cette mesure, rétroactive au 15 mars, permettra aux entreprises de maintenir le lien d’emploi avec ses salarié-es. Le gouvernement les invite par ailleurs à réembaucher les employé-es qu’elles auraient pu mettre à pied au cours des derniers jours et à combler les 25 % restants. Rappelons que vendredi dernier, cette subvention n’était destinée qu’aux PME – la CSN avait alors demandé à ce qu’elle puisse être accessible à toute entreprise, peu importe sa taille.

            Nouvelles CSN

            Multi-Marques : mettre la main à la pâte
            « Au début, les gars riaient sur le plancher en parlant des scènes de folie entourant le papier de toilette », lâche Stéphane Caissy, vice-président du syndicat de Multi-Marques. « Mais le lendemain, quand on a vu que c’était les tablettes de pain qui étaient vides dans les épiceries… »

            « Quand quelqu’un appelle, c’est qu’il a besoin d’aide »
            Marjorie Guay est répondante médicale d’urgence (RMU). Le centre d’appels où elle travaille dessert les régions de Québec, de Charlevoix, du Saguenay–Lac-St-Jean et d’une partie du Nord-du-Québec.

            Télétravail et équilibre : ça se peut !
            En cette période de crise sanitaire qui amène bien des gens à faire du télétravail, il est bon de se donner certains trucs et astuces pour parvenir à bien structurer son travail, à délimiter clairement les différents moments de la journée et à préserver sa santé. L’ergonome de la CSN, Patricia Richard, nous rappelle quelques points importants à ce sujet.

            Bilan au Québec
            3430 cas confirmés
            25 décès
            235 personnes hospitalisées
            78 personnes aux soins intensifs

            Multi-Marques : mettre la main à la pâte

            « Au début, les gars riaient sur le plancher en parlant des scènes de folie entourant le papier de toilette », lâche Stéphane Caissy, vice-président à la santé-sécurité du syndicat de Multi-Marques. « Mais le lendemain, quand on a vu que c’était les tablettes de pain qui étaient vides dans les épiceries… »

            Située à Laval, l’entreprise produit du pain. Beaucoup de pain : il s’agit de la plus grosse usine du secteur au Québec, qui alimente le Québec en Villagio, en Bon Matin 14 céréales et autres POM Moelleux.

            « Normalement, c’est la saison morte ces temps-ci », explique Stéphane. « On devrait produire autour de 250 000 pains par jour. Mais c’est rendu qu’on fait des journées de 870 000 pains. On dirait que c’est la fin de semaine de la Saint-Jean-Baptiste tous les jours ! »

            Bien entendu, l’usine a dû s’ajuster en fonction de la crise qui sévit. Une réelle collaboration s’est rapidement installée entre l’employeur et le syndicat. « Les patrons, en haut, étaient autant dans l’inconnu que nous. Personne n’était prêt à gérer tout ça. »

            « Nous avons été partie prenante de toutes les mesures mises en place. On s’est assuré que tous les travailleurs pouvaient respecter les distances minimales entre eux. Tout est nettoyé aux demi-heures : les rampes, les poignées, les abreuvoirs… Des gants sont distribués à tout le monde. Le Purell, il y en a partout, partout, partout. Il a aussi fallu modifier les entrées et les sorties, on a instauré des mesures de déplacements pour éviter que les gens se croisent de trop près. »

            La crise actuelle a forcé l’entreprise à revoir sa production. « La fermeture des restaurants nous affecte, du moins en ce qui a trait à certains produits. On a donc décidé de concentrer notre production sur nos huit principaux produits. » L’employeur, souligne Stéphane au passage, a également consenti à verser aux employé-es une prime de 15 % sur le salaire gagné, tout au long de la crise. Et cette prime s’applique également aux heures supplémentaires effectuées.

            Au nombre de 110, les membres du syndicat sont responsables de monter les commandes et de les charger dans les camions de livraison. En distribuant les pains dans différents points de service, les camionneurs constituent un risque de propagation du virus et le syndicat en est bien conscient.

            « À compter de demain, nous aurons une firme qui sera responsable de contrôler les allées et venues à la guérite. Ils vont filtrer tous les gens qui entrent, notamment les distributeurs indépendants qui viennent chercher leur livraison : questionnaire santé, identification, prise de température, etc. »

            Attendu en comité de relations de travail, Stéphane doit rompre la communication. « On doit discuter d’un paquet de trucs pour aider les gens à traverser la crise. C’est bien, parce que tout le monde met la main à la pâte. »

            Télétravail et équilibre : ça se peut !

            En cette période de crise sanitaire qui amène bien des gens à faire du télétravail, il est bon de se donner certains trucs et astuces pour parvenir à bien structurer son travail, à délimiter clairement les différents moments de la journée et à préserver sa santé. L’ergonome de la CSN, Patricia Richard, nous rappelle quelques points importants à ce sujet.

            Ça peut paraître évident, mais il est bon de le rappeler : quand on fait du télétravail, il faut circonscrire un espace strictement dédié à cette activité, estime-t-elle. Il peut s’agir d’une pièce entière ou d’une partie de cette pièce ; l’important est que l’endroit en question ne serve qu’au travail et que cette frontière soit respectée par les gens avec qui l’on vit. D’ailleurs, il est important d’établir avec les membres de sa famille les règles de base et de déterminer les interruptions qui sont appropriées, et celles qui ne le sont pas. Cela peut paraître poussé, mais l’utilisation d’affichettes Ne pas déranger, Au téléphone, Cogner avant d’entrer, peuvent être aidantes : ces règles permettent de rester concentré et facilite l’avancement du travail.

            Découper sa journée
            On sait également que le télétravail peut donner lieu à un changement de routine et à une variation d’horaire, mais Patricia Richard met en garde les travailleuses et les travailleurs à ce sujet : « Lorsqu’on travaille à domicile, il est bon de commencer et de terminer à la même heure chaque jour et d’avoir un rituel de début et de fin de journée. Comme il n’y a pas de pause entre le moment où l’on se lève et celui où l’on arrive au travail, certains télétravailleurs trouvent utile de quitter la maison et de marcher autour de l’immeuble avant d’entamer leur journée. Ils peuvent d’ailleurs la terminer de la même façon ! » Quoi qu’il en soit, rappelle encore l’ergonome, il faut savoir faire preuve de souplesse et prendre des pauses plus souvent.

            À la maison, mais pas seuls
            Pour Patricia Richard, il est essentiel, comme on le fait lorsqu’on se rend au bureau, d’établir un horaire et de s’en tenir à celui-ci. « Il peut être utile de dresser une liste des tâches “à faire” et de cocher, à la fin de la journée, celles qui ont été accomplies. Bien sûr, l’idée est de ne pas se mettre trop de pression, considérant la conciliation travail-famille. » De plus, les travailleuses et travailleurs autonomes et autres habitué-es du télétravail le disent souvent, l’une des difficultés avec le travail à domicile est le manque de liens sociaux. Il est donc tout à fait à propos de maintenir un contact avec les collègues du bureau. Ce contact peut se faire par Skype ou par conférence téléphonique, en établissant une sorte de routine avec eux. Celle-ci permet de sortir de l’isolement et de parler des réalités de ses dossiers ainsi que des difficultés rencontrées. Une bonne façon de garder l’équilibre!

            « Quand quelqu’un appelle, c’est qu’il a besoin d’aide »

            Marjorie Guay est répondante médicale d’urgence (RMU). Le centre d’appels où elle travaille dessert les régions de Québec, de Charlevoix, du Saguenay–Lac-St-Jean et d’une partie du nord du Québec.

            « On avait travaillé en amont, tout était prévu, notamment les plans de contingence. Ça a bien été, les relations avec l’employeur sont bonnes », explique-t-elle peu après la fin de son quart de travail.

            Assiste-t-on à une augmentation du nombre d’appels en raison de la crise? « Au début, c’était plutôt le contraire, on a vu une diminution du nombre d’appels, surtout la nuit et en début de journée. On ne sait pas à quoi c’est lié. Peut-être que les gens ont peur d’aller à l’hôpital. » La normale a toutefois rapidement repris le dessus.

            Lorsque quelqu’un compose le 911, un premier triage, le « primaire », est effectué. S’il s’agit d’un problème médical, l’appel est aussitôt transféré à un répondant médical d’urgence. En temps normal, au centre de Québec, leur nombre s’élève à sept le jour et le soir, puis à cinq la nuit.

            « Depuis la mise en place du protocole 36 lié à la pandémie, on doit poser plus de questions, précise-t-elle. On passe à travers tous les symptômes possibles, ça alourdit notre travail. C’est pourquoi on ajoute du personnel dès cette nuit. Alors que le temps moyen d’un appel tourne autour de trois minutes, on ajoute maintenant une minute et demie, voire deux minutes de plus. » Cette procédure permet de mieux cerner le problème médical de la personne à l’origine de l’appel. Les paramédics affectés peuvent suivre en temps réel les réponses de l’usager depuis leur véhicule, ce qui leur permet de prendre les mesures de protection nécessaires en cas de COVID-19.

            Bien entendu, des mesures particulières ont été prises pour protéger les RMU eux-mêmes. « On est en pénurie de personnel, on ne peut pas se permettre de tomber malade. On travaille en milieu fermé, alors tout doit être désinfecté régulièrement. »

            Constate-t-elle un changement dans l’attitude des gens qui appellent, une certaine détresse ? Pas vraiment. « À partir du moment où tu appelles le 911, c’est que tu as besoin d’aide… »

            Le syndicat du transport de Montréal dénonce le non-respect des directives de la santé publique

            Le Syndicat du transport de Montréal (STM–CSN) dénonce de graves lacunes dans l’application des consignes de la direction de la santé publique, notamment en ce qui a trait aux mesures sanitaires et aux travailleurs considérés comme essentiels. Celui-ci invite la STM à mettre en place dès maintenant des mesures de rotation des employé-es jugés essentiels dans les quarts de travail et des directives sanitaires plus strictes.

            « Pour l’instant, aucune réduction des effectifs n’a été mise en place, alors que comme le stipulent les directives gouvernementales, nous devrions nous en tenir strictement aux services dits essentiels, d’autant plus que l’achalandage a baissé de plus de 80 %. La STM profite donc de cette situation pour effectuer des tâches non essentielles afin de rattraper les retards accumulés dans certains travaux, comme l’entretien sur des véhicules immobiles », s’est exclamé le président du syndicat, Gleason Frenette. « En demandant à des dizaines d’employé-es non essentiels de se déplacer au travail, la STM augmente les risques de contamination et met à risque la sécurité des travailleuses et des travailleurs de la STM » de déclarer Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). « L’état d’urgence sanitaire a été déclaré à Montréal hier, nous nous attendons à ce que la STM ajuste ses opérations en conséquence », a ajouté Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal-métropolitain – CSN.

            Parmi les 2485 membres que compte le syndicat, une soixantaine de cantonniers ont obtenu gain de cause en exerçant leur droit de refus auprès de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Un inspecteur qui s’est déplacé sur les lieux a émis une liste de recommandations et de dérogations à l’attention de la STM. « Ce n’est pas le temps d’engorger les services de la CNESST. On ne va tout de même pas régler les problèmes de l’entretien à la STM à coup de droits de refus, 60 personnes à la fois ! On s’attend donc à ce que la STM applique les recommandations de l’inspecteur et celles de la Santé publique à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de l’entretien et des mécaniciens », a renchéri M. Frenette.

            Par ailleurs, le syndicat déplore le laxisme des gestionnaires quant à l’application des procédures de nettoyage des espaces publics. Il déplore également l’absence de mesures de contrôle dans les espaces communs tels que les cafétérias et les vestiaires ainsi que le refus de la STM d’appliquer à tous les secteurs de la STM les dérogations de la CNESST accordées aux cantonniers. Considérant que Montréal est actuellement la ville au Québec où il y a le plus de cas de COVID-19 et que le transport en commun est un environnement à haut risque, le syndicat estime que la STM se doit d’être proactive dans la prévention et l’application de mesures concrètes afin que tous ensemble, nous puissions ralentir au maximum la propagation du coronavirus.

            À propos

            Le syndicat du transport de Montréal (STM–CSN) compte 2485 membres, dont les services d’entretien et les mécaniciens. Il est affilié à la FEESP–CSN, qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

            État de la situation, 27 mars 2020

            Subvention salariale : un maximum d’entreprises doivent y avoir accès, plaide la CSN
            « Le gouvernement Trudeau se rend enfin à l’évidence : le meilleur moyen pour s’assurer que les travailleuses et les travailleurs ne manquent pas de liquidités au cours des prochains jours, c’est de faire en sorte que les entreprises puissent continuer à payer leurs employé-es », a déclaré aujourd’hui le président de la CSN, Jacques Létourneau.

            Nouvelles CSN

            Descendre sous terre, à deux par cage
            À la mine Seleine, aux Îles-de-la-Madeleine, on produit du sel pour le déglaçage des routes. « À la sécherie, c’est maximum six personnes à la fois pour garder nos distances. Dans les cages pour descendre, on pouvait auparavant être 15 personnes en même temps. La semaine dernière, c’était quatre : chacun dans son coin. Maintenant, ce n’est jamais plus que deux par cage. »

            Caméraman en temps de crise
            Rien ne court plus vite qu’une nouvelle… dans une salle de nouvelles. L’information selon laquelle une personne travaillant au Centre de l’information (CDI) de Radio-Canada a été infectée par la COVID-19 a évidemment circulé rapidement.

            Un premier cas de COVID-19 dans un pénitencier fédéral
            La nouvelle redoutée est tombée le 25 mars dernier : un premier cas de Covid-19 a été confirmé dans un pénitencier fédéral. L’agent correctionnel de l’établissement Port-Cartier, pénitencier à sécurité maximale, a immédiatement été placé en quarantaine.

            Un comité pandémie en mode solutions chez Jean Coutu
            Pour répondre aux multiples ajustements nécessaires en temps de COVID-19, une équipe pandémie rencontre les représentants de l’employeur tous les jours pour trouver des façons d’appliquer les mesures de sécurité.

            L’importance d’une bonne ergonomie
            Pour éviter la propagation de la COVID-19, bien des organisations et des entreprises québécoises se sont mises au télétravail. Ergonome à la CSN, Patricia Richard rappelle aux travailleuses et aux travailleurs peu habitués au travail à domicile les principes à respecter pour aménager leur poste à la maison.

            Bilan au Québec
            18 décès
            2021 cas confirmés
            141 personnes hospitalisées
            50 personnes aux soins intensifs

            Caméraman en temps de crise

            Rien ne court plus vite qu’une nouvelle… dans une salle de nouvelles. L’information selon laquelle une personne travaillant au Centre de l’information (CDI) de Radio-Canada a été infectée par la COVID-19 a évidemment circulé rapidement.

            Caméraman pour la société publique, Adrien* a été avisé par son employeur avant que la nouvelle ne soit rendue publique. Il a effectivement travaillé avec la personne contaminée il y quelques jours à peine. Il se retrouve aujourd’hui en isolement et se porte bien.

            Bien entendu, différentes mesures avaient été mises en place pour réduire les risques de propagation. « Toutes les procédures reliées à la numérisation des disques avaient été revues », explique Adrien, une étape essentielle afin que les images puissent être déposées sur les serveurs informatiques et être ainsi accessibles aux différentes équipes.

            « On devait échanger les disques avec le médiaman, il y avait beaucoup de manipulation. Maintenant, chaque caméraman fait ça dans un petit espace aménagé dans le garage, où les camions sont nettoyés et désinfectés par des gens habillés avec des scaphandriers. On nettoie constamment la souris et le clavier avec des lingettes. Nos caméras, nos micros, tout notre équipement doivent aussi être nettoyés. »

            Les accès au CDI, où les bulletins d’information de Radio-Canada et de RDI sont produits, ont été fortement restreints. « Les caméramans ne rentrent même plus dans le Centre de l’information. On joint les journalistes par téléphone, il faut s’adapter. Les monteurs travaillent en ghost, ils peuvent accéder aux serveurs à partir de leur domicile. »

            Les préoccupations à prendre en cette période de pandémie viennent changer substantiellement le travail des journalistes et des cameramans sur le terrain. « Les micros-cravates, c’est terminé. On prend de longues perches pour les entrevues, qu’on fait à l’extérieur le plus souvent possible. On le constate, l’anxiété des gens augmente. Pour réaliser nos reportages, ça va être de plus en plus difficile de se faire recevoir par les gens chez eux, surtout quand le nombre de malades va augmenter de façon exponentielle. »

            Malgré tout, Adrien compte les jours avant de pouvoir reprendre du service. Sur le terrain, armé de sa caméra.

            * Pour des raisons de confidentialité, nous avons tenu à préserver son anonymat. Depuis cette entrevue, un deuxième cas de COVID-19 à Radio-Canada a été confirmé.

            L’importance d’une bonne ergonomie

            Du jour au lendemain, pour éviter la propagation de la COVID-19, bien des organisations et des entreprises québécoises se sont mises au télétravail. Dans ce premier d’une série d’articles sur le sujet, l’ergonome de la CSN, Patricia Richard, rappelle aux travailleuses et aux travailleurs peu habitués au travail à domicile les principes à respecter pour aménager leur poste à la maison.

            Plusieurs personnes disposent déjà d’un endroit dédié au travail à la maison, mais encore faut-il qu’elles trouvent les postures les plus favorables afin de réduire la fatigue et d’éviter le développement de douleurs musculaires, souligne Patricia Richard.

            Voici les principes à respecter pour aménager votre poste de travail existant :

            • Gardez vos épaules relâchées près du corps ; elles ne pas doivent pas être rehaussées par la hauteur de la surface de travail. Dans ce cas, rehaussez la hauteur de votre fauteuil.
            • Gardez les poignets et les coudes à la même hauteur. Si vos coudes ne sont pas égaux à vos poignets, ajustez la hauteur de votre chaise pour obtenir un angle droit au niveau des poignets.
            • Si vous avez des appuis-bras, ajustez-les pour pouvoir déposer les coudes et les avant-bras sans écart ou élévation des épaules. Si cela est impossible, ou si vous n’avez pas d’appui-bras, déposez vos avant-bras directement sur la table.
            • Le cou ne doit pas être trop fléchi vers l’avant, ajustez la hauteur de l’écran afin de conserver la tête droite. La ligne de regard doit être vis-à-vis le haut de votre écran.
            • Si vous portez des verres à foyer progressif ou à double foyer, la trajectoire de votre regard à l’écran doit être à la même hauteur que votre foyer. Ainsi, votre écran sera plus bas.
            • Si vous ne touchez pas au sol avec vos pieds, placez un repose-pied afin de déposer les pieds sur une surface solide. Un repose-pied de fortune peut très bien faire l’affaire (boîte, poubelle, valise, etc.).

            Travailler sur un ordinateur portable, une autre histoire
            Il est difficile de suivre les principes d’ergonomie cités précédemment lorsqu’on travaille avec un ordinateur portable. « Si on veut placer le clavier à une hauteur convenable pour les poignets, la tête doit être penchée pour consulter l’écran. Si on veut positionner l’écran à une hauteur permettant une posture droite du cou, les poignets, les bras et le dos se retrouvent dans une posture très inconfortable. Des douleurs apparaissent alors après peu de temps », explique Patricia Richard.

            Il faut donc aménager son environnement de travail pour adopter des postures plus favorables, sans quoi c’est la douleur quasi assurée. On peut, par exemple, relier son portable à un écran externe ou encore utiliser un clavier et une souris externes et rehausser son écran. Si vous n’avez d’autre choix que de travailler sur la table de la cuisine, pensez à élever la hauteur de votre chaise avec des coussins. Vous pouvez aussi utiliser un coussin au niveau de votre dos pour plus de confort ainsi qu’un livre, un plat, ou un autre objet pour surélever votre écran.

            Varier, ça fait du bien
            Quand on bosse à la maison, il peut être intéressant de modifier nos positions de travail, tout respectant, bien sûr, les principes d’ergonomie. Vous avez un comptoir haut ? Pourquoi ne pas en profiter pour travailler en position debout à l’occasion ? Vous pouvez aussi travailler dans le salon de temps à autre ! L’utilisation d’un coussin ou d’un plateau-repas peut être utile pour déposer votre portable afin d’obtenir une posture confortable pour les bras. Pensez à ajuster l’angle et la distance de votre écran afin d’optimiser la posture du cou.

            Quoi qu’il en soit, n’oubliez pas de prendre régulièrement des pauses. Après 30 à 60 minutes de travail sur un ordinateur portable, prenez quelques minutes de repos actifs. Levez-vous, étirez-vous et faites quelques exercices.

            Bon télétravail !

            Subvention salariale : un maximum d’entreprises doivent y avoir accès, plaident la CSN et la FTQ

            La CSN et la FTQ se réjouissent de la décision du gouvernement fédéral d’accorder une subvention aux salaires des PME afin que celles-ci puissent maintenir la rémunération de leurs employé-es ainsi que leur lien d’emploi pendant la crise du coronavirus. Les centrales syndicales demandent toutefois que l’accès à cette subvention soit élargi à l’ensemble des entreprises canadiennes et que des mécanismes soient mis en place pour s’assurer que la totalité de ces subventions soient reçues par les travailleuses et les travailleurs.

            « Le gouvernement Trudeau se rend enfin à l’évidence : le meilleur moyen pour s’assurer que les travailleuses et les travailleurs ne manquent pas de liquidités au cours des prochains jours, c’est de faire en sorte que les entreprises puissent continuer à payer leurs employé-es, se réjouit le président de la CSN, Jacques Létourneau. Quand on constate les délais beaucoup trop longs à l’assurance-emploi et ceux qui se profilent pour la Prestation canadienne d’urgence, le gouvernement fédéral se devait d’ajuster le tir. C’est une très bonne nouvelle. »

            Pour le président de la FTQ, Daniel Boyer, des mécanismes très rigides doivent être mis en place pour s’assurer que ces subventions soient entièrement consacrées à la rémunération des employé-es. « Il n’est pas question pour nous que cet argent se retrouve dans les poches des actionnaires, souligne-t-il. La subvention des salaires est un mécanisme qui permet aux salarié-es de continuer à recevoir leur revenu tout en maintenant leur lien d’emploi. Ça sécurise tout le monde et ça va nous permettre de mieux redémarrer l’économie une fois que cette crise sera passée. »

            Les porte-parole syndicaux demandent maintenant à Ottawa d’élargir les modalités d’accès à cette subvention. « Par souci d’équité, on ne comprend pas pourquoi certains travailleurs devraient se tourner vers l’assurance-emploi alors que d’autres auraient droit à 75 % de leur revenu, et ce, selon le seul critère de la taille de l’entreprise pour laquelle ils travaillent. Restreindre cette aide aux seules PME ne nous apparaît pas judicieux, compte tenu de l’ampleur de la crise et du nombre phénoménal de mises à pied à travers le pays », ont-ils indiqué.

            Ensemble, la FTQ et la CSN représentent près d’un million de travailleuses et de travailleurs du Québec, dans tous les secteurs d’activités.

            Les banques alimentaires… en attendant Ottawa

            Les banques alimentaires… en attendant Ottawa
            Alors que les voix s’élèvent à l’endroit des longs délais envisagés avant que les prestations canadiennes d’urgence ne soient reçues – autour du 16 avril, de l’aveu même de Justin Trudeau –, le premier ministre du Québec a tenté de calmer le jeu aujourd’hui en assurant que son gouvernement allait prendre les dispositions nécessaires… pour renflouer les banques alimentaires. Cette mesure vous apparaît-elle suffisante ? Jacques Létourneau en discutera en compagnie de Denis Lévesque ce soir. Autour de 21 h 35 sur LCN, en reprise vers 23 h 35 à TVA.

            La FEESP–CSN invite certaines municipalités à se montrer conciliantes
            La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) invite certaines municipalités à se montrer conciliantes avec leur personnel en ces temps difficiles. Considérant la situation exceptionnelle à laquelle nous sommes toutes et tous confrontés, la FEESP–CSN demande donc aux municipalités qui ne l’ont pas encore fait de mettre en place des mesures tout aussi exceptionnelles pour leurs employé-es.

            Nouvelles CSN

            Des rouleaux en Cascades
            Les images ont fait le tour du Québec : des magasins pris d’assaut, des gens inquiets, affolés, obnubilés par l’angoisse suprême. La peur de manquer de papier-cul. « Ça va toujours rester un mystère pour moi », lâche au bout du fil Robert Deshaies, président du syndicat de l’usine Cascades à Candiac, qui fournit la chaîne Costco en papier hygiénique.

            Centres d’hébergement privés : la santé et la sécurité avant tout
            Au premier rang des préoccupations du secteur des centres d’hébergement privés : la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs. « Nous n’avons pas attendu que le gouvernement émette des recommandations », explique le représentant de ce secteur, Gilles Gagné.

            La confusion règne chez IKEA
            IKEA Canada a fait volte-face cette semaine, après s’être fait critiquer pour sa décision d’obliger ses employé-es à rentrer au travail même s’ils craignaient de contracter la COVID-19.

            Services de garde d’urgence : des éducatrices qui se portent volontaires
            Les éducatrices qui travaillent dans les services de garde d’urgence en milieu scolaire le font en majorité sur une base volontaire et sans aucun avantage financier. « On est vraiment fiers de notre monde », affirme Annie Charland, présidente du secteur scolaire de la FEESP–CSN.

            Bilan au Québec
            1629 cas confirmés (+290)
            8 décès (+2)
            106 personnes hospitalisées (+28)
            43 personnes aux soins intensifs (+8)

            Des rouleaux en Cascades

            La peur de manquer de papier-cul.

            Employé de l’entreprise depuis 33 ans, Robert Deshaies demeure confiné à domicile depuis son retour de vacances le 13 mars dernier. Lorsqu’on lui demande si l’usine a augmenté sa cadence depuis le début de la pandémie, M. Deshaies nous répond franchement. « Je ne vois pas comment on pourrait augmenter la production, nos trois lignes de production fonctionnent 24 heures sur 24, 365 jours par année! »

            En plus de Costco, l’entreprise distribue ses produits (papier de toilette et essuie-tout) dans la plupart des grandes surfaces du Québec.

            Malgré son isolement forcé, Robert Deshaies assure le suivi des nombreux enjeux entraînés par la pandémie, notamment en matière de prévention pour les 180 mécaniciens, électromécaniciens et autres opérateurs de machine.

            « C’est sûr qu’il y en a qui ont peur, d’autres qui trouvent que l’employeur n’en fait pas assez. Mais oui, il y a des mesures qui ont été prises. On s’ajuste de jour en jour, pour ne pas dire d’heure en heure. On va manger un département à la fois pour avoir plus d’espace. Au lieu de quatre chaises, il n’en reste plus qu’une par table. Les portes restent ouvertes en tout temps pour éviter que les gens ne touchent aux poignées. Il y a du Purell partout, nos postes de travail ont tous des produits désinfectants et on garde nos distances de deux mètres dans les salles de contrôle. »

            Des mesures particulières ont également dû être prises pour éviter la propagation du virus… autour du punch.

            « Toutes les cartes de temps ont été retirées du mur, souligne le président du syndicat. Le boss a demandé aux superviseurs de noter les horaires de travail du monde. On reçoit nos relevés par courriel, ça fonctionne bien. »

            Par ailleurs, plusieurs travailleurs ont dû revoir leurs plans de vacances, ne pouvant se rendre à la destination envisagée. « On se retrouve bizarrement avec beaucoup de monde disponible. Le boss est flexible, les gens qui ont peur ou qui doivent s’occuper de leurs enfants peuvent rester à la maison… Mais ils ne sont pas payés. »

            Services de garde d’urgence : des éducatrices qui se portent volontaires

            Les éducatrices qui travaillent dans les services de garde d’urgence en milieu scolaire le font en majorité sur une base volontaire et sans aucun avantage financier. « On est vraiment fiers de notre monde », affirme Annie Charland, présidente du secteur scolaire de la FEESP–CSN.

            De façon générale, une rotation s’effectue entre les employé-es et chaque personne accomplit son nombre d’heures habituel. À certains endroits, il y avait même plus de volontaires que nécessaire et il a fallu désigner les personnes en fonction de l’ancienneté.

            Annie Charland souligne cependant qu’en raison de directives du ministère de l’Éducation qui manquent de clarté, certains services de garde scolaires d’urgence (une minorité) ont toutefois forcé le personnel qui travaillait déjà dans un service choisi par le gouvernement à se présenter. Il faut savoir que beaucoup moins de la moitié des services de garde scolaires sont ouverts en ce moment. Il s’agit souvent de ceux qui sont près des hôpitaux.

            Primes demandées
            Dans le cadre de la négociation du secteur public, la FEESP–CSN demande que l’effort des employé-es des services de garde scolaires soit reconnu et qu’une prime soit prévue.

            Cette prime est d’autant plus justifiée que certaines éducatrices, dont le salaire fluctue entre 20,98 $ et 24,02 $ l’heure, gagnent en deçà de la prestation canadienne d’urgence, qui s’élève à 2000 $ par mois. La majorité d’entre elles travaillent en effet moins de 26 heures par semaine et certaines effectuent aussi peu que 15 ou 20 heures.

            Centres d’hébergement privés : la santé et la sécurité avant tout

            L’ampleur de la crise de la COVID-19 a plongé l’ensemble du Québec dans une dynamique où toutes et tous doivent s’adapter rapidement. En quelques jours, le quotidien de chacun s’est complètement transformé et les milieux de travail ont été confrontés à la nécessité d’agir rapidement en tenant compte des multiples facteurs de risque liés à la pandémie.

            Le secteur des centres d’hébergement privés (CHP) de la FSSS–CSN n’a pas tardé à s’organiser et a été très proactif dès le début de la crise. Au premier rang des préoccupations, la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs. « Nous n’avons pas attendu que le gouvernement émette des recommandations, car dès le départ, nous avons interpellé les différents propriétaires de résidences à propos d’une série d’enjeux. Nous les avons invités à établir un canal de collaboration efficace avec nos représentants syndicaux », explique le représentant du secteur des CHP, Gilles Gagné.

            L’objectif de l’opération : s’assurer que la situation soit prise au sérieux afin de ne pas compromettre la sécurité de celles et de ceux qui s’occupent des aîné-es.

            L’intervention aura notamment permis d’accroître le nombre d’employe-és dans différents secteurs comme en salle à manger, et ce, afin de pouvoir assurer les services requis à la suite de l’ajout de plages horaires pour les repas. Le nombre d’employé-es a également augmenté dans les cuisines, notamment à la réception des commandes et des livraisons.

            Les employeurs ont aussi été sollicités afin de faire en sorte que les produits désinfectants respectent les normes en matière de santé et de sécurité au travail. Enfin, des discussions sont en cours pour permettre aux employé-es de laisser leurs uniformes sur le lieu de travail pour qu’ils y soient lavés, lorsque les installations le permettent.

            La FEESP–CSN invite certaines municipalités à se montrer conciliantes

            La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) invite certaines municipalités à se montrer conciliantes avec leur personnel en ces temps difficiles. Considérant la situation exceptionnelle à laquelle nous sommes toutes et tous confrontés, la FEESP–CSN demande donc aux municipalités qui ne l’ont pas encore fait de mettre sur pied des mesures tout aussi exceptionnelles pour leurs employé-es. Ces mesures devraient leur permettre de conserver leur rémunération et ainsi d’éviter des mises à pied, à l’instar des mesures prises par le gouvernement et de plusieurs autres municipalités du Québec.

            « Ces employeurs du secteur public ont une responsabilité sociale et économique importante et doivent donner l’exemple », a mentionné Denis Savard, président du secteur municipal de la FEESP–CSN. « Les revenus de ces employeurs ne subiront pas les impacts de la présente crise de la même façon que ceux d’une entreprise privée. Ils ont donc les moyens de trouver des solutions qui seront gagnantes pour l’économie et les services qu’ils donnent à la population », a-t-il ajouté.

            « Un trop grand nombre de mises à pied pourrait avoir des conséquences néfastes sur l’économie québécoise. N’oublions pas que les prestations d’assurance-emploi équivalent à seulement 55 % du salaire, ce qui pourrait causer une baisse importante de la consommation en ces temps où il est crucial de supporter nos PME et nos entreprises québécoises », s’est pour sa part exclamé André Lajoie, secrétaire général de la FEESP–CSN.

             

            État de la situation – 25 mars 2020

            Aide d’urgence du fédéral : des préoccupations demeurent
            Critiqué en raison de différentes failles dans ses programmes d’allocations de soins et de soutien d’urgence, le gouvernement Trudeau a cru bon de corriger le tir : les allocations en question seront remplacées par une prestation canadienne d’urgence, accessible à compter du 6 avril prochain pour les travailleuses et les travailleurs touchés par la crise. Néanmoins, de nombreuses préoccupations demeurent. Jacques Létourneau en discutait aujourd’hui au micro de Bernard Drainville. Écoutez l’entrevue.

            Tout faire pour protéger le personnel en santé et services sociaux et dans les services de garde

            Alors que la transmission communautaire de la COVID-19 se confirme, la FSSS–CSN demande que tout soit fait pour protéger le personnel qui œuvre en santé et services sociaux et dans les services de garde éducatifs.

            Version anglaise de notre foire aux questions
            Notre foire aux questions est maintenant disponible en anglais. N’hésitez pas à la partager largement auprès de vos membres anglophones.

            Nouvelles CSN

            Secteur industriel : certaines usines pourront continuer leur production
            Après la frousse qu’a provoquée l’annonce du gouvernement du 23 mars, certaines usines d’importance pourront continuer à fonctionner sur une base limitée, notamment dans le secteur de la métallurgie.

            Des primes pour les employé-es de la chaîne alimentaire
            Alors que nombre de travailleuses et travailleurs œuvrant dans les services jugés essentiels doivent rentrer au boulot, plusieurs syndicats de la CSN sont parvenus à négocier des bonifications salariales pour leurs membres. Lire la nouvelle.

            Primes et protections additionnelles dans les quincailleries
            Les travailleuses et les travailleurs des quincailleries Rona et Réno-Dépôt ont accueilli avec un certain soulagement l’annonce de Lowe’s Canada, qui s’engage à leur verser une prime salariale et à mettre en œuvre de nouvelles mesures de sécurité pour les protéger contre la COVID-19.

            Bilan au Québec
            7 décès (+3)
            1339 cas confirmés (+326)
            78 personnes hospitalisées (+11)
            35 personnes aux soins intensifs (+4)
            3000 personnes en attente de résultats

            Tout faire pour protéger le personnel en santé et services sociaux et dans les services de garde

            Alors que la transmission communautaire de la COVID-19 se confirme, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) demande que tout soit fait pour protéger le personnel qui œuvre en santé et services sociaux et dans les services de garde éducatifs.

            « Les travailleuses et travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux sont au front pour nous aider à traverser cette crise. Elles doivent rapidement sentir que les mesures de prévention sont déployées. Même chose pour celles qui œuvrent dans les services de garde et qui donnent tout un coup de main au personnel des services essentiels. Leur santé et sécurité doit être une priorité si on veut réussir à faire face à la COVID-19 », explique Jeff Begley, président de la FSSSCSN.

            Les employeurs doivent respecter les directives de la santé publique
            Des employeurs ne mettent actuellement pas tout en œuvre pour appliquer les directives de la santé publique, lesquelles doivent par ailleurs être renforcées, vu la multiplication des cas et la montée de la transmission communautaire. Ces décisions mettent à risque le personnel et la population. Un manque de communication est un des problèmes les plus mentionnés dans les établissements. Un autre problème est au niveau des fit test. Ceux-ci doivent être faits dans les règles de l’art pour bien protéger le personnel. La FSSSCSN demande de plus qu’on s’assure d’avoir des tests et des équipements en nombre suffisant pour le personnel du réseau pour toute la durée de la crise.

            Pour parvenir à bien informer le personnel et à rapidement ajuster le tir au besoin, nous invitons les employeurs à mettre les syndicats locaux de la FSSSCSN dans le coup pour agir en prévention.

            Protéger le personnel à risque
            Plusieurs travailleuses et travailleurs se questionnent sur les mesures de protection pour faire face à la COVID-19. La situation est particulièrement préoccupante pour les personnes à risque. « Dans les derniers jours, nous avons fait des interventions à plusieurs niveaux, aussi bien auprès du gouvernement que de la CNESST et de la santé publique. Il faut protéger les travailleuses et travailleurs ayant des maladies chroniques, étant immunosupprimées ou ayant 70 ans et plus. Ces personnes doivent être placées en isolement du travail, sans perte de traitement. La priorité doit être de protéger ces personnes pour assurer aussi bien leur sécurité que celle de l’ensemble de la population et actuellement, on joue avec la vie de ces gens », explique Judith Huot, vice-présidente de la FSSSCSN.

            Des mesures pour les travailleuses enceintes
            La FSSSCSN est aussi préoccupée pour les travailleuses enceintes. Les femmes enceintes devraient immédiatement être retirées du travail.

            Une obligation de diligence raisonnable
            La FSSSCSN rappelle aux employeurs, tant dans les services de garde que dans le réseau de la santé et des services sociaux, que ce soit dans les établissements publics ou privés, qu’ils doivent faire preuve de diligence raisonnable en prenant toutes les précautions requises pour prévenir les accidents et protéger la santé et la sécurité des travail­leurs. « Un établissement de santé en période de pandémie, ce n’est pas un environnement sécuritaire pour une femme enceinte ni pour une personne à risque », conclut Jeff Begley.

            État de la situation, 24 mars 2020

            Le président de la CSN, Jacques Létourneau, s’adresse à l’ensemble des membres pour les assurer du soutien de toute la centrale en cette période de crise sans précédent.

            Foire aux questions
            La foire aux questions de la CSN est régulièrement mise à jour. Nouveautés récentes : les notions de force majeure et de harcèlement en période de coronavirus. Si vous ne trouvez pas réponse à votre interrogation, vous pouvez également nous écrire à coronavirus@csn.qc.ca.

            Bilan au Québec

            • 1013 cas (+385)
            • 67 personnes hospitalisées (+22)
            • 31 personnes soins intensifs (+11)
            • 4 décès
            • 2500 personnes en attente de résultats
            • 12 200 résultats négatifs

            Les travailleuses et les travailleurs essentiels de la chaîne alimentaire ne devront pas être oubliés

            Au lendemain de la décision gouvernementale d’ordonner la fermeture de toutes les entreprises et les commerces jugés non essentiels, la Fédération du commerce (FC–CSN) exige que les travailleuses et les travailleurs de la chaîne alimentaire ne soient pas oubliés. Ceux-ci devront bénéficier rapidement de trois avantages importants, soit l’accès à un service de garde gratuit, des mesures de santé et de sécurité encadrées par la CNESST et, finalement, une compensation financière offerte à tous.

            Accès à un service de garde
            Alors que la majorité des Québécoises et des Québécois sont invités à demeurer à la maison, les employé-es du secteur de l’alimentation – de la production à la distribution – doivent se rendre travailler. Or, ils ne bénéficient pas d’un accès à un service de garde comme les autres travailleuses et travailleurs des services essentiels, comme ceux des secteurs de la santé et de la sécurité publique. « Le gouvernement devra rapidement remédier à cette situation afin de leur permettre de se maintenir à l’emploi », insiste David Bergeron-Cyr, président de la FC–CSN qui représente des milliers de travailleurs de la chaîne alimentaire.

            Des mesures de santé et de sécurité encadrées par la CNESST
            De plus, afin d’assurer la santé de ces femmes et de ces hommes, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) devra s’assurer que des mesures en la matière soient appliquées de manière responsable et diligente dans les entreprises demeurées ouvertes. « Les mesures de santé et de sécurité dans tous les commerces et les entreprises de la chaîne alimentaire doivent être imposées par la CNESST, et ce, de façon urgente. En ce moment, les disparités sont immenses d’une entreprise à l’autre et cela met à risque nos travailleuses et nos travailleurs », soutient David Bergeron-Cyr.

            Pour la FC–CSN, la CNESST doit s’assurer que tous les employeurs :

            • Permettent aux employé-es de respecter les mesures de distanciation de deux mètres ;
            • Mettent à la disposition tout matériel nécessaire à la désinfection des mains et des appareils utilisés fréquemment ;
            • S’assurent du nettoyage adéquat des surfaces de travail ;
            • Mettent en place des dispositions afin d’éviter les rassemblements dans les aires de repos et les cafétérias ;
            • Testent les travailleuses et les travailleurs dans certaines entreprises.

            Compensation financière
            Finalement, les travailleuses et les travailleurs de l’industrie devront se voir offrir une compensation financière afin de les maintenir à l’emploi, malgré les circonstances accablantes que l’on connaît. « Certains employeurs ont déjà annoncé des primes et d’autres compensations financières offertes à leurs employé-es afin de les retenir. Mais il faut s’assurer que toutes et tous puissent bénéficier de telles mesures, sinon ils ne resteront pas. Le gouvernement doit voir dès maintenant à ce qu’une telle formule soit mise en place », conclut David Bergeron-Cyr.

            Fermeture des bureaux et maintien des services de la CSN

            Compte tenu des nouvelles directives de la santé publique, les bureaux de la CSN seront fermés à compter de 18 h aujourd’hui, et ce, jusqu’au 13 avril prochain.

            Au cours des prochaines semaines, toutes les équipes de travail de la CSN seront mobilisées pour assurer, de la meilleure façon possible, le maintien des services auprès des syndicats et de leurs membres au cours de cette période de turbulence. Des renvois téléphoniques ont été prévus afin que vous puissiez joindre nos différents services et organisations affiliées.

            Nous vous invitons à consulter régulièrement le site Internet de la CSN pour toute mise à jour des dispositions prises par la CSN pour faire face à la situation actuelle.

            Le Québec « sur pause » jusqu’au 13 avril
            Après avoir annoncé hier le prolongement de la fermeture des écoles et des services de garde jusqu’au 1er mai, le premier ministre François Legault ordonne aujourd’hui « de fermer toutes les entreprises et tous les commerces, sauf pour les services essentiels, jusqu’au 13 avril ».

            Une liste de ces services jugés essentiels peut être consultée sur le site du gouvernement du Québec.

            Cette liste sera mise à jour prochainement. Elle inclut notamment tous les acteurs de la chaîne alimentaire, le secteur des transports, les pharmacies, les stations-service ainsi que les pompiers, les policiers et tout le réseau de la santé. Les télécommunications et les médias pourront également poursuivre leurs activités, tout comme les entreprises qui sont en mesure de fonctionner par télétravail.

            De son côté, Ottawa a annoncé aujourd’hui une aide de 5 milliards de dollars pour les agriculteurs et de 192 millions pour le développement de vaccins. Une nouvelle campagne publicitaire nationale a aussi été lancée.

            Ville de Montréal
            Une première clinique sans rendez-vous de dépistage de la COVID-19 a ouvert ce matin au centre-ville de Montréal. La clinique, qui offre des services aux personnes qui se présentent en auto et à pied, est installée sous de grandes tentes plantées sur la place des Festivals.

            Bilan au Québec
            628 cas (+409, incluant cas confirmés et probables)
            45 hospitalisations (+21)
            20 soins intensifs (+7)
            4 décès
            1900 sous investigation
            11 200 résultats négatifs

            Nouvelle méthodologie
            À noter que Québec a modifié aujourd’hui sa façon de comptabiliser les cas de personnes infectées par le coronavirus. En effet, le gouvernement inclut désormais « les cas probables » dans le total du nombre de personnes infectées afin de « mieux refléter la réalité ». Une partie de la hausse de lundi résulte de ce changement méthodologique.

            Foire aux questions
            Pour toutes vos questions en lien avec le coronavirus, consultez la foire aux questions de la CSN qui est régulièrement mise à jour. Si vous ne trouvez pas réponse à votre interrogation, vous pouvez également nous écrire à coronavirus@csn.qc.ca.

            Guide autosoins du MSSS
            Le Guide autosoins a pour but d’aider chaque personne à prendre les décisions les meilleures possibles pour sa santé et celle de ses proches durant la pandémie de COVID-19. Il permet plus spécifiquement de s’informer sur les moyens de se protéger de la COVID-19, de prendre soin de soi ou de donner les soins de base à son entourage et de savoir où et quand consulter si l’on a besoin de soins. Ce document a été mis à jour en date du 23 mars 2020.

            Programmes d’aide gouvernementale
            Pour connaître les détails des programmes d’aide gouvernementale et leurs modalités d’application, visitez la section Programmes d’aide financière du gouvernement de notre foire aux questions.

            Il faut miser sur le dialogue pour aider les anges gardiens

            Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN), l’arrêté ministériel qui revoit les conditions de travail du personnel du réseau comporte le risque de mettre trop de pouvoirs entre les mains des employeurs, au moment où les anges gardiens ont besoin de notre support comme jamais.

            « Plutôt que d’envoyer le signal que les parties locales doivent respecter les directives de la santé publique et qu’elles doivent se mettre au travail conjointement pour faire face à la crise, le gouvernement se donne les moyens de complètement chambouler les conditions de travail. Nous comprenons que le gouvernement doit se donner des moyens pour faire face à la crise, mais il doit s’en servir exceptionnellement et pas comme une façon de gérer le réseau. Nous savons déjà que lorsque des mesures exceptionnelles comme le temps supplémentaire obligatoire deviennent un mode de gestion, ça pose un sérieux problème pour le personnel », explique Jeff Begley, président de la FSSSCSN.

            L’arrête ministériel est tellement large et donne tellement de pouvoirs aux directions que cela pourrait mener à des dérives, s’inquiète la FSSSCSN. C’est le cas notamment pour le déplacement du personnel, les horaires et les quarts de travail, le retour au travail accéléré de personnes en maladie et le recours au privé.

            Cela est d’autant plus préoccupant que les directives de la santé publique sont actuellement appliquées à géométrie variable selon les établissements, au moment où tout devrait être fait pour protéger le personnel et la population. « Le personnel du réseau souhaite que tout soit fait pour limiter les risques de contamination et déployer les mesures de prévention et de protection. La situation actuelle engendre un stress important chez des travailleuses et travailleurs et il n’est pas nécessaire d’en rajouter en restreignant les conditions de travail », poursuit Jeff Begley.

            « Depuis le début de cette crise, nous nous sommes mis au travail pour aider le réseau à traverser la pandémie. Dans les derniers jours, nous avons interpellé le ministère pour faire valoir nos préoccupations. Il faut éviter à tout prix une dérive autoritaire dans le réseau. Nous faisons un appel au dialogue dans les établissements. Les directions doivent éviter d’appliquer cet arrêté mur à mur. Les syndicats locaux sont bien placés pour soumettre des solutions pour améliorer les choses face à cette crise et nous devons être mis dans le coup », de conclure Jeff Begley.

            Message aux employeurs : « Ce n’est pas le temps de niaiser avec les mesures de prévention ! »

            Alors que la propagation du coronavirus s’amplifie, le président de la CSN demande au gouvernement de François Legault de s’assurer du renforcement de l’application des règles en matière de santé et de sécurité au travail par l’ensemble des employeurs au Québec.

            Secteur public : la CSN demande la suspension des négociations
            « La situation actuelle est inédite. Le Québec n’a jamais traversé une crise d’une telle ampleur et cela nous impose d’agir en conséquence. Le temps n’est pas à une entreprise d’envergure comme l’est la négociation du secteur public. Signer des ententes pour les trois, quatre, cinq prochaines années, pour des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs, alors que nous vivons une crise de santé publique sans précédent, nous semble impossible et inapproprié. »

            Lire la déclaration complète de Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN

            Message de Jacques Létourneau aux syndicats de la CSN
            Tant sur le plan économique que du point de vue sanitaire, le Québec traverse une crise sans précédent qui a des impacts bien réels sur les travailleuses et les travailleurs. Le président de la CSN, Jacques Létourneau, tient à informer les syndicats affiliés des mesures mises en place pour soutenir leur travail en période de pandémie du coronavirus.

             

            Foire aux questions
            Mise en ligne mardi soir, la foire aux questions de la CSN sur le coronavirus est régulièrement mise à jour. Si vous ne trouvez pas réponse à votre interrogation, vous pouvez également nous écrire à coronavirus@csn.qc.ca.

            Appui au milieu culturel
            Les préoccupations du milieu culturel sont nombreuses. La Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) désire recueillir un maximum d’information sur les problématiques rencontrées par les travailleuses et les travailleurs autonomes ou atypiques du milieu culturel.

            Point de presse de François Legault
            Le premier ministre et la Direction de la santé publique confirment que les mesures en place ralentissent la propagation. En matière d’économie, le gouvernement va accélérer les projets d’infrastructures pour appuyer le secteur de la construction (260 000 emplois).

            Point de presse de Justin Trudeau
            Le gouvernement fédéral dit avoir conclu une entente avec les États-Unis afin de renvoyer les demandeurs d’asile qui franchissent illégalement la frontière pour entrer au Canada.

            Bilan au Québec
            139 cas + 18 cas par rapport à hier 23 h 59
            1 décès
            1 personne rétablie
            2400 personnes sous investigation
            7700 résultats négatifs

            Message aux syndicats du secteur public : Soutenir les anges gardiens, tous les anges gardiens, un devoir collectif

            La CSN demande le renforcement des règles en matière de santé et de sécurité au travail
            La situation actuelle est inédite. Le Québec n’a jamais traversé une crise d’une telle ampleur et cela nous impose d’agir en conséquence. Le temps n’est pas à une entreprise d’envergure comme l’est la négociation du secteur public. Signer des ententes pour les trois, quatre, cinq prochaines années, pour des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs, alors que nous vivons une crise de santé publique sans précédent, nous semble impossible et inapproprié. Les travailleuses et les travailleurs sur le terrain doivent pouvoir mettre toutes leurs énergies à aider les Québécoises et les Québécois à passer à travers cette crise.

            Pour toutes ces raisons, nous voulons affirmer une fois de plus notre volonté de collaborer avec le gouvernement dans les plus brefs délais pour faire en sorte que les anges gardiens, tous les anges gardiens, tant le personnel en santé et services sociaux que dans les services de garde, soient soutenus par des mesures immédiats, fortes et concrètes, qui porteront tant sur la rémunération que sur les conditions de travail.

            Dans ce contexte, nous demandons au Conseil du trésor de suspendre les négociations des conventions collectives du secteur public pour une période de 18 mois, en convenant de mesures particulières liées aux impacts de la pandémie pour les travailleuses et les travailleurs.

            Caroline Senneville
            Vice-présidente de la CSN

            La CSN demande le renforcement des règles en matière de santé et de sécurité au travail

            Alors que la propagation du coronavirus s’amplifie, la CSN demande au gouvernement de François Legault de s’assurer du renforcement de l’application des règles en matière de santé et de sécurité au travail par l’ensemble des employeurs au Québec. La CSN considère que des gestes en ce sens deviennent urgents, d’abord pour garantir la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs, mais également pour diminuer l’ampleur du ralentissement économique auquel le Québec est confronté.

            « Ce n’est pas le temps de niaiser avec les mesures de prévention en matière de santé et de sécurité au travail! », lance d’emblée le président de la CSN, Jacques Létourneau. « Chaque jour, le premier ministre lance un appel particulier pour contenir la crise. Nous estimons qu’il est plus que temps qu’il envoie une consigne très, très claire aux employeurs du Québec : les mesures de prévention en milieu de travail doivent être renforcées afin de contenir la propagation du virus. La CNESST doit intervenir dans les milieux de travail où des correctifs doivent être apportés. Il est de la responsabilité du gouvernement de s’en assurer. »

            Depuis une semaine, la CSN reçoit de multiples témoignages de travailleuses et de travailleurs inquiets d’être contaminés au travail. La CSN salue la diligence des employeurs qui ont renforcé les mesures de salubrité et favorisé au maximum la possibilité de faire du télétravail, mais déplore que plusieurs d’entre eux négligent la situation, et ce, tant dans les secteurs public et privé que dans le secteur parapublic.

            Le président de la CSN demande également à la population de tout mettre en œuvre afin de préserver la santé des salarié-es qui travaillent avec la clientèle. « Dans les épiceries, les restaurants et les commerces de vente au détail, nos membres sont directement exposés aux vecteurs de propagation du virus. Svp, faites en sorte de ne pas les contaminer : gardez vos distances, évitez la monnaie papier et respectez les consignes d’isolement », exhorte Jacques Létourneau.

            Coronavirus : état de la situation – 19 mars 2020

            Message de Jacques Létourneau aux syndicats de la CSN
            Tant sur le plan économique que du point de vue sanitaire, le Québec traverse une crise sans précédent qui a des impacts bien réels sur les travailleuses et les travailleurs. Le président de la CSN, Jacques Létourneau, tient à informer les syndicats affiliés des mesures mises en place pour soutenir leur travail en période de pandémie du coronavirus.

             

            Foire aux questions
            Mise en ligne hier soir, la foire aux questions de la CSN sur le coronavirus est régulièrement mise à jour. Si vous ne trouvez pas réponse à votre interrogation, vous pouvez également nous écrire à coronavirus@csn.qc.ca.

            Points de presse de François Legault
            En conférence de presse en début d’après-midi, le premier ministre a annoncé une nouvelle consigne : limitez à l’essentiel les déplacements entre les différentes régions du Québec. En fin de journée, François Legault a également dévoilé un programme de 2,5 milliards pour aider les entreprises et soutenir l’économie.

            Bilan au Québec
            121 cas
            1 décès

            Bilan au Canada
            801 cas
            10 décès

            Bilan dans le monde
            240 848 cas
            9954 décès

            COVID-19 : État de la situation — 18 mars 2020

            En fonction de l’évolution très rapide de la situation, la CSN tient à informer ses membres des derniers développements entourant la pandémie du coronavirus. Toute question reliée aux problèmes rencontrés dans vos milieux de travail peut nous être acheminée à l’adresse coronavirus@csn.qc.ca.

            Bilan au Québec

            • 94 cas
            • 1 décès

            Foire aux questions
            La pandémie du coronavirus suscite de nombreuses questions, concrètes et complexes, en matière de relations de travail. Afin d’appuyer le travail de ses syndicats et de répondre aux préoccupations des travailleuses et des travailleurs, la CSN met à leur disposition cette foire aux questions.

            Programmes d’aide gouvernementale
            Après le gouvernement du Québec hier, c’était au tour d’Ottawa d’annoncer aujourd’hui différentes mesures d’appui financier à l’intention des travailleuses et des travailleurs affectés par la pandémie du coronavirus. Pour connaître les détails de ces programmes et leurs modalités d’application, visitez cette section de notre foire aux questions.

            Message aux syndicats du secteur public
            Le Comité de coordination des secteurs public et parapublic (CCSPP–CSN) a tenu à aviser les syndicats du secteur public des derniers développements au sujet des discussions tenues avec le gouvernement depuis dimanche. Lire la nouvelle.

            Déclaration de revenus
            Après Québec, le gouvernement fédéral reporte à son tour la date limite pour transmettre sa déclaration de revenus pour l’année 2019. Cette date limite est maintenant fixée au 1er juin et le paiement des soldes dus est reporté au 31 août.

            COVID-19 : État de la situation – 17 mars 2020

            La situation entourant la pandémie du coronavirus évolue très rapidement. La CSN tient à informer son personnel, ses syndicats et ses membres de l’évolution de la situation. Toute question reliée aux problèmes rencontrés dans vos milieux de travail peut nous être acheminée à l’adresse coronavirus@csn.qc.ca.

            Au Québec :
            – 74 cas
            – 3500 personnes en investigation ; 3700 personnes ont reçu un résultat négatif.

            Au Canada :
            – 472 cas
            – 5 morts

            Dans le monde :
            – 190 535 cas
            – 7519 morts

            Billets médicaux
            Les propos du premier ministre François Legault à l’attention des employeurs sont des plus clairs : « SVP, c’est pas le temps de demander des billets du médecin. Les médecins ont d’autres choses à faire que de signer des billets », a-t-il déclaré en point de presse aujourd’hui. Espérons que les employeurs auront compris.

            Services de garde pour les services essentiels
            Tous les services de garde à la petite enfance (CPE et RSG) sont ouverts afin d’offrir des services aux parents requis pour les services essentiels, et seulement pour eux. Pour les services de garde en milieu scolaire, les services d’urgence sont déployés autour des lieux névralgiques que sont les hôpitaux, les CHSLD et les CLSC.

            Pour connaître la liste des travailleuses et des travailleurs admissibles ainsi que les modalités de fonctionnement de ces services, consultez cette nouvelle.

            Programme d’appui temporaire aux travailleurs
            Le gouvernement du Québec a annoncé hier la mise sur pied du Programme d’appui temporaire aux travailleurs (PATT). Le programme est destiné à offrir une aide financière pour répondre aux besoins des travailleuses et des travailleurs qui, en raison d’un isolement pour contrer la propagation du virus COVID-19, ne peuvent gagner en totalité leur revenu de travail et qui ne sont pas admissibles à un autre programme d’aide financière. Les prestations seront de 573 $ par semaine pour une période de 14 jours d’isolement. Si son état de santé le justifie, la période de couverture de la personne admissible peut être prolongée jusqu’à un maximum de 28 jours.

            En savoir plus.

            Déclaration de revenus
            Le gouvernement a annoncé aujourd’hui que les Québécoises et les Québécois auront jusqu’au 1er juin pour produire leur déclaration de revenus.

            Assemblée nationale
            Les travaux de l’Assemblée nationale sont suspendus jusqu’au 21 avril prochain.

            Frontières
            Les frontières canadiennes seront fermées ce soir à minuit :
            – Pour les touristes et les autres visiteurs étrangers ;
            – Seuls les équipages d’avions, les diplomates, les membres de la famille immédiate de citoyennes et de citoyens canadiens (qui ne seraient pas eux-mêmes citoyens) ainsi que les citoyennes et les citoyens américains seront exemptés de cette mesure ;
            – Le gouvernement canadien met sur pied un programme de crédit d’urgence pouvant aller jusqu’à 5000 $ disponible pour aider à rapatrier les Canadiennes et les Canadiens à l’étranger et/ou pour subvenir aux besoins jusqu’au rapatriement ;
            – Les gens sont invités à téléphoner au 613 996-8885 ou à écrire à sos@international.gc.ca ;
            – Le gouvernement du Canada a annoncé que 10 milliards $ ont été débloqués pour permettre un soutien à l’emploi et pour aider les entreprises à contrer l’impact de la pandémie ;
            – Le gouvernement fédéral annoncera demain, en conférence de presse, son plan économique pour faire face à la pandémie. Des mesures importantes suivront. 

            Rappel des consignes

            Il est primordial de :
            – se laver les mains ;
            – d’éternuer dans ses coudes ;
            – d’éviter le plus possible les rassemblements ;
            – de respecter les consignes de distanciation sociale ;
            – de rester chez vous autant que possible ;
            – de s’occuper de ses proches et des personnes vulnérables.

            Toute l’information sur les dispositions prises par la CSN en lien avec le coronavirus :

            Portail de la CSN
            Facebook de la CSN
            – Abonnez-vous à l’infolettre de la CSN
            – Pour toute question : coronavirus@csn.qc.ca

            Pour toute information concernant le coronavirus, veuillez consulter les sites gouvernementaux suivants :

            Portail du gouvernement du Québec
            Portail du gouvernement du Canada

            Si vous présentez des symptômes, n’hésitez pas à appeler le 1 877 644-4545.

            Services de garde pour les salarié-es des services essentiels

            Tous les services de garde à la petite enfance (CPE et RSG) sont ouverts afin d’offrir des services aux parents requis pour les services essentiels, et seulement pour eux. Pour les services de garde en milieu scolaire, les services d’urgence sont déployés autour des lieux névralgiques que sont les hôpitaux, les CHSLD et les CLSC.

            Ces services de garde sont offerts aux personnes suivantes :

            • Toutes les personnes travaillant dans le réseau de la santé et des services sociaux (centres hospitaliers, CHSLD, centres jeunesse, centres de réadaptation), y compris les personnes travaillant dans les cabinets privés de professionnel-les, les pharmacies communautaires, les ressources intermédiaires et de type familial et les résidences privées pour aînés
            • Pharmaciens
            • Employé-es des services préhospitaliers d’urgence (ambulanciers et répartiteurs)
            • Employé-es du 811 et du 911
            • Personnes offrant des services à domicile aux personnes âgées et qui sont à l’emploi des entreprises d’économie sociale en aide à domicile (EESAD)
            • Policiers
            • Pompiers et pompiers volontaires
            • Agents de services correctionnels et constables spéciaux
            • Personnel appelé à assurer le service de garde d’urgence
            • Personnel de l’approvisionnement et de la distribution des médicaments et des biens pharmaceutiques
            • Personnel de l’inspection des aliments
            • Personnel des services à domicile pour les aîné-es (allocation directe / chèque emploi-service)
            • Éboueurs / Collecte des déchets
            • Personnel des services sanitaires
            • Personnel des usines de traitement des eaux
            • Personnel des services aériens gouvernementaux
            • Personnel du ministère de la Sécurité publique (sécurité civile et coroners)
            • Personnel des centres de prévention du suicide
            • Personnel du centre de communication avec la clientèle du MTESS • Héma-Québec
            • Personnel de Transplant-Québec
            • Personnel de la Croix-Rouge
            • Personnel de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) • Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ)

            Les procédures d’inscription seront communiquées aux parents occupant un emploi essentiel directement par l’entremise de leur employeur. Toute l’information sera également rendue publique sur le site www.québec.ca.

            Les services de garde d’urgence sont offerts gratuitement du 16 au 27 mars 2020 inclusivement, et ce, du lundi au vendredi. Les services de garde éducatifs en CPE et RSG sont accessibles aux enfants de cinq ans et moins. Les services de garde du réseau scolaire sont accessibles aux enfants qui fréquentent la maternelle ou le primaire dans un établissement scolaire (public ou privé).

            Les travailleuses et les travailleurs requis pour les services essentiels qui ont un ou des enfants fréquentant déjà un service de garde peuvent continuer de faire affaire avec leur service de garde habituel. S’ils ne sont pas déjà desservis par le réseau des services de garde et qu’ils en ont besoin, ils doivent écrire à descrp@mfa.gouv.qc.ca ou composer le 1 855 336-8568. Idéalement, les parents s’inscrivent à l’avance, en utilisant le formulaire en ligne. Si un problème devait survenir, les parents pourront également s’inscrire sur place, à l’aide d’un formulaire papier.

            Les membres du personnel des services de garde qui ont des enfants de 12 ans et moins peuvent emmener leurs enfants au travail.

            Le gardiennage d’entraide est aussi encouragé. Cependant, il faut éviter de recréer un modèle de garde familial contenant un grand nombre d’enfants.

            Les subventions sont maintenues pour les CPE et les RSG. Les services sont totalement gratuits.

            Les membres du personnel prévus à l’horaire doivent se présenter au travail, à moins d’un motif valable compromettant leur propre santé ou l’un de leurs proches, incluant la quarantaine. Selon le nombre d’enfants reçus, les employé-es pourraient être affectés à d’autres tâches reliées à leur titre d’emploi.

            COVID-19 : document de référence de la CSN en matière de relations de travail et de santé et sécurité au travail

            Afin de répondre aux multiples questions soulevées par la pandémie du coronavirus, le Service juridique de la CSN et le Service de santé-sécurité-environnement ont élaboré un document de référence à l’attention de l’ensemble de nos syndicats affiliés (mise à jour le 20 mars à 8h). Une version anglaise de ce document est également disponible

            En fonction de l’évolution rapide des directives du gouvernement et de la Direction de la santé publique du Québec, ce document sera régulièrement mis à jour. La version actuelle a été produite en date du 20 mars 2020, à 8 h du matin. Des copies seront acheminées par la poste en version papier à l’ensemble de nos syndicats dans les meilleurs délais. Veuillez noter qu’une version anglaise sera aussi disponible dès mardi après-midi.

            Pour toute question, nous recommandons fortement à l’ensemble des membres de la CSN de communiquer avec leurs représentantes et représentants syndicaux locaux.

            Que ce soit pour les directives en matière de mise en quarantaine ou pour d’autres enjeux soulevés par la pandémie, nous constatons que les différents employeurs ont une compréhension très variable des consignes gouvernementales. Voilà pourquoi il est hautement conseillé aux travailleuses et aux travailleurs d’aviser leur employeur et leur syndicat de toute condition particulière.

            Toute question en matière de relations de travail et de santé et sécurité du travail peut également nous être acheminée à l’adresse coronavirus@csn.qc.ca en nous indiquant votre titre d’emploi, le nom de votre syndicat ou de votre employeur ainsi qu’une façon de communiquer avec vous. Nous tâcherons d’y répondre dans les meilleurs délais. Nos équipes de conseillères et de conseillers syndicaux contacteront votre syndicat local à cet effet. Tous nos documents d’appui et nos bulletins d’information seront disponibles sur www.csn.qc.ca/coronavirus.

            Pour toute information concernant le coronavirus, veuillez consulter les sites gouvernementaux suivants :

            Portail du gouvernement du Québec

            Portail du gouvernement du Canada

            Si vous présentez des symptômes du coronavirus, n’hésitez pas à appeler le 1 877 644-4545.

            Bulletin spécial de la CSN sur le coronavirus

            La situation de la pandémie du coronavirus évolue excessivement rapidement. La CSN tient à aviser son personnel, ses syndicats affiliés et l’ensemble de ses membres qu’elle suit la situation de très près.

            À cet effet, une équipe a été mise sur pied et se rencontre chaque jour pour faire le point. Nous sommes en contact avec les représentantes et les représentants du gouvernement et des différents organismes auxquels nous siégeons, et ce, afin d’assurer la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs que nous représentons et de contribuer, au meilleur de nos capacités, au bien-être de l’ensemble de la population.

            Toute question peut nous être acheminée par courriel à l’adresse suivante : coronavirus@csn.qc.ca. Nous tenterons d’y répondre dans les meilleurs délais.

            Nous entendons bien sûr participer à la recherche de solutions pour diminuer, autant que possible, les impacts des arrêts de travail et des mises en quarantaines qui pourraient affecter les travailleuses et les travailleurs. À ce sujet, la CSN salue la décision du gouvernement du Québec, lequel a annoncé aujourd’hui qu’il continuera à payer les employé-es de l’État qui seront mis en quarantaine à la suite d’un séjour à l’étranger.

            Nous en sommes à finaliser un document juridique portant sur la santé et la sécurité au travail en période de pandémie. Il sera disponible sous peu sur le site Internet de la CSN.

            Nous incitons les employeurs à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs.

            Nous invitons l’ensemble de la population à se conformer aux dispositions prises par les différents organismes gouvernementaux, notamment en ce qui a trait à l’annulation de tout rassemblement de plus de 250 personnes.

            Pour plus d’informations :  www.quebec.ca/coronavirus 

            Enfin, la CSN tient à saluer l’immense travail accompli par le personnel des services publics du Québec et du Canada, particulièrement dans le réseau de la santé et des services sociaux.

            La CSN réclame une réforme législative en profondeur de la Loi sur la santé et la sécurité du travail

            Des membres de la CSN ont manifesté aujourd’hui devant les bureaux du ministère du Travail pour réclamer une réforme en profondeur des lois en matière de santé et de sécurité du travail. Après avoir été maintes fois annoncé, le dépôt du projet de loi visant à réformer la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) et la Loi sur les accidents de travail et les maladies professionnelles (LATMP) semble imminent.

            « Les lois en matière de santé et de sécurité du travail n’ont pas fait l’objet de modifications en profondeur depuis leur adoption il y a une quarantaine d’années, rappelle le président de la CSN, Jacques Létourneau. Le monde du travail s’est transformé, les connaissances scientifiques ont évolué, mais nos législations ont fait du surplace, au détriment des travailleuses et des travailleurs victimes de lésions professionnelles. On est passé de la position de chef de file à celle, peu enviable, de dernier de classe. Cette situation doit cesser! »

            Au nombre de ses revendications, la CSN exige l’élargissement à tous les milieux de travail de l’ensemble des mécanismes de prévention, auxquels seuls certains secteurs économiques sont actuellement assujettis. La centrale syndicale demande également une mise à jour complète des maladies professionnelles présumées par la loi.

            « Alors que les problèmes de santé mentale occasionnés par le travail ne cessent d’augmenter, il est ahurissant de constater qu’aucune forme de maladie psychologique n’est reconnue par la loi », déplore Jacques Létourneau.

            Dans le cadre d’une éventuelle réforme des lois en matière de santé et de sécurité du travail, la CSN demande également le maintien intégral du programme de maternité sans danger, une révision en profondeur du mode de financement du régime d’indemnisation de la CNESST ainsi que des mesures concrètes visant à déjudiciariser ce dernier.

            « Il n’est pas normal qu’un travailleur ou une travailleuse victime d’une lésion professionnelle doive se battre pendant des mois pour obtenir réparation, souligne la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), Dominique Daigneault. Il n’est pas plus normal que les employeurs multiplient le nombre de contestations afin de réduire leur facture à la CNESST. Tout ce cirque doit cesser. »

            Budget : « hormis l’environnement, rien de structurant »

            La CSN salue la prise de conscience du gouvernement du Québec de l’importance d’allouer des ressources financières importantes à la décarbonisation de l’économie du Québec. La centrale syndicale estime toutefois qu’hormis l’environnement, que le budget prévoit trop peu de mesures structurantes visant l’amélioration des conditions de vie et de travail des Québécoises et des Québécois, malgré l’excellente posture économique du Québec et l’ampleur des surplus budgétaires. 

            « Si on fait abstraction des mesures consacrées à la lutte aux changements climatiques, force est de constater que nous sommes devant le budget du statu quo », déplore le président de la CSN, Jacques Létourneau. Certes, les sommes prévues au Plan québécois des infrastructures en matière de transport collectif sont intéressantes, mais il est désolant de constater que les nouveaux investissements ne verront le jour qu’en 2022-2023. »

            La CSN attend impatiemment les détails du Plan pour une économie verte que devrait déposer prochainement le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. « Nos attentes sont claires, souligne le président de la CSN. D’une part, ce programme devra prévoir explicitement des mesures pour accompagner les travailleuses et les travailleurs afin qu’ils ne fassent pas les frais de cette nécessaire transition énergétique. D’autre part, les projets de transport collectif prévus par le gouvernement devront favoriser les emplois au Québec. Il est inconcevable pour nous de répéter les erreurs commises dans les dossiers du REM et des trains de VIA Rail pour l’axe Québec-Windsor. »

            Secteur public
            Malgré le fait que les surplus du Québec atteignent des sommets, le présent budget du gouvernement ne répond en rien aux demandes des travailleuses et des travailleurs du secteur public dans le cadre du renouvellement de leurs conventions collectives.

            « Ce n’est pas des farces, le budget vient confirmer, intégralement, les offres dérisoires du président du Conseil du trésor déposées en décembre dernier. La croissance des dépenses en santé et en éducation pour l’année à venir parviendra tout juste à contenir la hausse des coûts de système, sans parler du ralentissement déjà prévu par le ministre des Finances pour les années subséquentes. Aucune mesure particulière n’est envisagée pour améliorer les conditions de travail des salariés du secteur public. Force est de constater que le sérieux coup de barre que nous réclamons dans le cadre des présentes négociations a été complètement ignoré par le gouvernement.

            Main-d’œuvre
            Alors que les problèmes de pénurie et de rareté de main-d’œuvre touchent l’ensemble des secteurs économiques, le président de la CSN se désole du peu de ressources allouées en cette matière.

            « Nous nous attendions à des mesures concrètes en matière de formation professionnelle qualifiante permettant aux travailleuses et aux travailleurs d’acquérir de nouvelles expertises, reconnait Jacques Létourneau. Devant la crise que nous vivons, le gouvernement ne peut se rabattre uniquement sur l’intégration des immigrants ou le retour sur le marché du travail des retraités. »

            Des choix s’imposent

            Lettre signée par Jacques Létourneau, président de la CSN, Daniel Boyer, président de la FTQ,
            et Sonia Ethier, présidente de la CSQ 

            Le premier ministre en conviendra avec nous : rares ont été les occasions, dans l’histoire du Québec, où l’ampleur des surplus budgétaires à notre disposition nous a permis d’édicter de véritables choix de société. Avec des revenus anticipés – de l’ordre de six milliards de dollars pour les huit premiers mois de l’année en cours avant le versement au Fonds des générations – qui dépassent largement les dépenses de l’État, notre gouvernement se retrouve actuellement en excellente posture pour poser les assises du Québec que nous souhaitons collectivement.

            C’est dans cette situation économique plus qu’enviable que le ministre des Finances déposera, le 10 mars prochain, son deuxième budget.

            Certains nous rétorqueront à coup sûr que le Québec a des obligations en matière de remboursement de la dette publique. Les versements au Fonds des générations ont pourtant permis d’atteindre la cible fixée de 45 % pour le ratio dette/PIB au cours du présent exercice budgétaire, soit six ans avant ce qui était prévu. Le gouvernement est donc passablement en avance dans l’atteinte de ses objectifs de remboursement de la dette. Considérant qu’il dégage des surplus considérables même après le versement au Fonds des générations, nous estimons que cette situation mérite de faire l’objet d’un véritable débat public.

            Car nombreux sont les programmes du gouvernement, particulièrement en santé, en services sociaux et en éducation, qui peinent à se relever des années d’austérité imposées par le précédent gouvernement. Nous avions salué, lors du dernier budget, la décision du ministre Girard de rompre avec les années passées en prévoyant une croissance des dépenses supérieure à la hausse des coûts de système. Nous avions néanmoins émis d’importantes réserves à l’égard des prévisions de dépenses pour les cinq années à venir, lesquelles sont nettement en deçà de la croissance des coûts de système et nous font craindre un retour à l’austérité permanente.

            Quand on prend conscience du manque criant de ressources en éducation, en petite enfance et en enseignement supérieur, des insuffisances constatées jour après jour par la Commission Laurent ou des interminables listes d’attente dans nos centres de santé, la population du Québec est en droit d’escompter un réel réinvestissement dans nos services publics.

            Pour une transition juste
            Nous saurons le 10 mars prochain si le gouvernement Legault prend au sérieux la menace des changements climatiques et notre engagement à réduire de 37,5 %, d’ici 2030, nos émissions de gaz à effet de serre. Cet objectif ne sera pas atteint en se croisant les bras – ni les doigts d’ailleurs. Il requiert des gestes bien concrets de la part du gouvernement ainsi que les ressources budgétaires nécessaires. Le prochain budget doit faire une large place aux projets de transport collectif. Il doit soutenir les efforts attendus de nombreux secteurs industriels dans la réduction de leur empreinte écologique. Et, surtout, il doit s’assurer, notamment par l’entremise de soutien en matière de formation continue, que les travailleuses et les travailleurs ne feront pas les frais de cette nécessaire lutte aux changements climatiques.

            La transition énergétique n’est pas le seul facteur qui bouleverse nos milieux de travail. Les changements technologiques entraînés par la numérisation et la robotisation de nos processus de production apportent leur lot de transformations de nos emplois. Le gouvernement doit s’assurer que les travailleuses et les travailleurs ne seront pas laissés pour compte en renforçant l’accès aux programmes d’éducation et de formation qualifiante. Les problèmes de rareté de main-d’œuvre rencontrés dans toutes les régions du Québec amplifient cette nécessité.

            Enfin, le prochain budget du Québec doit pouvoir répondre aux aspirations de ceux et de celles qui sont au cœur de l’ensemble des missions de l’État. Les compressions budgétaires des années passées ont gravement alourdi leur charge de travail. Les conditions salariales bien peu compétitives rendent extrêmement difficile la capacité de chacun de nos établissements publics à attirer et à retenir la main-d’œuvre. Chaque jour, nos enfants, nos aînés et l’ensemble des citoyennes et des citoyens subissent les contrecoups du manque criant de personnel dans les écoles et les centres de santé et de services sociaux. Le gouvernement peut s’entêter à faire la sourde oreille : seul un sérieux coup de barre dans les conditions de travail et les conditions d’exercice des salarié-es du secteur public rendra ce dernier attrayant pour les travailleuses et les travailleurs. Espérons que le budget d’Éric Girard saura rompre avec les vœux de pauvreté de son collègue du Trésor.

            Le budget doit être à la hauteur des besoins pour éliminer les violences faites aux femmes

            Les reportages et les émissions sur les violences faites aux femmes abondent ces jours-ci et mettent en relief le grave problème qui se pose. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes et à deux jours du budget, la CSN demande au gouvernement un plan d’action concret et du financement pour contrer les violences envers les femmes.

            La CSN a récemment été saisie de l’histoire bouleversante d’une femme qui, en ce moment même, doit se cacher de son conjoint qui a proféré des menaces de mort envers elle et sa fille. L’histoire a été reprise dans certains quotidiens et illustre toute la tragédie que subissent de trop nombreuses femmes.

            « Les maisons d’hébergement ont encaissé de plein fouet les compressions des politiques d’austérité et leur pouvoir d’action est de plus en plus limité. Elles débordent et peinent à offrir tous les services pour lesquels elles sont sollicitées. En 2018-2019, c’est 14 997 demandes d’hébergement qui ont dû être refusées. Cette situation est absolument inacceptable », souligne la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

            Au Québec, 10 féminicides en moyenne se produisent chaque année. Depuis trois mois, sept Québécoises ont connu un tel sort. On ne peut plus attendre : il faut des mesures structurantes et l’injection de sommes importantes pour que les choses changent. « À quelques jours du dépôt du budget, le gouvernement ne peut faire la sourde oreille. Il a le devoir d’entendre le cri à l’aide des femmes et de protéger leur vie et leur sécurité », conclut Véronique De Sève.

            Combien de féminicides avant d’agir ?

            Lettre signée par les responsables politiques de la condition féminine de la CSN provenant de toutes les régions du Québec et de tous les secteurs d’activité

            À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, il est pour nous important de rapporter une histoire révoltante dont a été saisie l’une des signataires de la présente lettre. Cette histoire raconte le récit d’une Québécoise qui vit, en ce moment même, un vrai calvaire.

            Depuis deux longues années, Annie (nom fictif) subit du harcèlement de la part de son ex-conjoint, le père de son enfant. Deux ans à sentir une toile d’araignée se tisser autour d’elle. Vandalisme sur sa voiture. Présence de l’ex qui filme le CPE fréquenté par sa fille. Le 17 janvier dernier, elle reçoit un appel de la Direction de la protection de la jeunesse l’exhortant à se rendre immédiatement à ses bureaux, avec sa fille. Inquiète, la maman s’exécute sur-le-champ. La DPJ a mis la main sur l’enregistrement d’un appel que l’homme a fait à Info-Santé dans lequel il indique vouloir tuer la petite et la mère à un moment grandement médiatisé. Il affirme qu’il ne se suicidera pas, car il souhaite devenir, en prison, le porte-parole de tous ces hommes qui se disent bafoués par leur conjointe. Annie doit porter plainte à la police pour assurer sa protection et celle de sa fille. Or, le lieutenant lui dit qu’il n’y a pas matière à plainte et que monsieur, en demandant de l’aide au 811, a prouvé qu’il essaie de s’en sortir. On imagine le profond abîme dans lequel elle se retrouve devant une situation aussi surréaliste.

            Alors que son ex n’a jamais été arrêté, Annie, qui doit se cacher, ne peut plus travailler de crainte qu’il ne s’en prenne à sa fille. Terrorisée, pénalisée de tous côtés, elle recourt à l’assurance-emploi, qui lui procure un maigre 55 % de son salaire pour subsister. En plus, l’IVAC refuse de l’indemniser, car elle n’a pas officiellement vécu d’épisodes de violence physique.

            Manque d’argent
            Les maisons d’hébergement ont encaissé les contrecoups de l’austérité et leur pouvoir d’action est de plus en plus limité. Ces maisons débordent, et de ce fait, les refus de femmes et d’enfants dans le besoin s’accumulent pour manque de places (en 2018‑2019, les maisons ont refusé 14 997 demandes d’hébergement), les intervenantes sont à bout de souffle et le manque de ressources rend l’embauche difficile. Nombre de ces maisons n’ont plus les moyens d’agir sur les causes de la violence, que ce soit par la défense de droits, la sensibilisation dans les écoles ou la représentation politique. Pourtant, l’espoir réside en grande partie dans l’éducation des adultes de demain et dans un financement à la hauteur des besoins.

            Illustration : Émilie Tremblay

            Les moyens qui s’offrent à Annie pour échapper à sa situation s’amenuisent. Celle-ci peut se lancer dans un labyrinthe bureaucratique en déposant une plainte en déontologie policière ou médiatiser son expérience traumatisante. Mais à quel prix ?

            Elle est devant la quadrature du cercle. Le système a prévenu Annie que son ex-conjoint voulait les tuer, elle et sa fille, mais ce même système ne peut les protéger et les laisse dans une situation intenable. Au Québec, 10 féminicides en moyenne se produisent chaque année. En date du 25 février, six Québécoises avaient connu un tel sort depuis trois mois. C’est horrible et scandaleux. Le gouvernement de la CAQ doit s’ouvrir les yeux et voir la réalité en face. Les femmes crient à l’aide, le réseau des maisons d’hébergement crie à l’aide. Celui-ci estime à 50 millions de dollars l’argent nécessaire pour pouvoir assurer la sécurité des femmes et des enfants.

            À quelques jours du dépôt du budget, le gouvernement ne peut faire la sourde oreille. Il a le devoir de les entendre et de protéger leur vie et leur sécurité. Monsieur Legault, l’inaction est condamnable. Les femmes du Québec ont droit à une vie sans peur ni violence. Une violence qui leur est trop souvent fatale.

            Un 8 mars en action !

            C’est sur le thème Féministes de toutes nos forces que le Collectif 8 mars souligne la Journée internationale des droits des femmes. Depuis plusieurs semaines, le Collectif 8 mars a lancé un appel à la mobilisation en donnant la parole aux femmes. Parmi les divers moyens mis en œuvre, il invite la communauté à s’engager par une campagne de partage de photos sur les réseaux sociaux et par l’envoi de cartes postales destinées à la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest.

            Le visuel de cette année représente des femmes, main dans la main, en geste de victoire symbolisant l’union des combats féministes. « Ce visuel se rapporte à la notion de partage, à une libération qui peut s’accomplir seulement de façon plurielle et collective. L’affiche célèbre, de manière festive et à travers une palette de couleurs vives, l’aspect international et intersectionnel des luttes en cette année de Marche mondiale des femmes », souligne la porte-parole du Collectif et vice-présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Marlihan Lopez.

            En appui à la Marche mondiale des femmes
            Le Collectif 8 mars a choisi d’appuyer les féministes du monde entier au sein de la Marche mondiale des femmes dans leurs actions qui se dérouleront du 8 mars au 17 octobre 2020. Au Québec, le rassemblement de la Marche mondiale des femmes aura lieu le 17 octobre prochain dans la ville de Terrebonne. « Les Québécoises et les Québécois sont invités à marcher en appui aux revendications qui se déclinent sous cinq grands thèmes : pauvreté, violence, justice climatique, femmes immigrantes, migrantes et racisées, et femmes autochtones. Ce sont des enjeux fondamentaux qui méritent une forte mobilisation! », ajoute Marlihan Lopez.

            En marche avec Femmes de diverses origines (FDO)
            Le Collectif 8 mars lance également une invitation à participer à la manifestation organisée par Femmes de diverses origines (FDO), qui se tiendra le 8 mars à 13 h au Square Cabot, à Montréal, station de métro Atwater.

            À propos du Collectif 8 mars
            Le Collectif 8 mars représente 700 000 femmes au Québec provenant de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), de Femmes de Diverses Origines (FDO), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

            Téléchargez le visuel du 8 mars.

            Visitez la page Facebook de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes.

             

             

            28 février : grève nationale des responsables de services de garde de la CSN

            Les responsables de services de garde (RSG) en milieu familial de la CSN annoncent la tenue d’une grève à l’échelle nationale le 28 février prochain. Cette grève, d’une demi-journée, a été votée au cours des dernières semaines et fait écho à l’inquiétude partagée par les RSG de la CSN quant à la pérennité du réseau de services de garde en milieu familial.

            Interpeller le gouvernement, avertir la population
            « Ce n’est jamais facile de prendre la décision de tenir une grève. Nous sommes dévouées à nos enfants et aux parents qui nous font confiance, mais là, nous constatons qu’il faut lancer un message fort et unifié quant à l’avenir des services de garde. L’attitude du gouvernement nous fait craindre le pire et les négociations en cours ne présagent rien de positif pour la suite des choses. Ce n’est pas compliqué, on se demande si le gouvernement cherche volontairement à fragiliser le réseau des RSG », explique Karine Morisseau, porte-parole et représentante des RSG de la CSN.

            Fragiliser un maillon important des services à la petite enfance
            Cette inquiétude se fonde sur un ensemble de constats que souhaitent partager les RSG avec la population. « Nous tiendrons cette grève pour nous assurer que des aspects méconnus de notre réalité soient pris en considération. Par exemple, peu de gens savent que lorsqu’on tient compte de notre nombre d’heures de travail réel, soit 50, voire 55 heures par semaine, notre rémunération équivaut à un taux horaire en dessous du salaire minimum! », ajoute Karine Morisseau.

            Le ministère de la Famille répond à cette iniquité en proposant une augmentation de la rémunération de l’ordre de 6,5 % étalée sur 5 ans, soit un taux en deçà de l’inflation. « Pour un gouvernement qui fait de la famille et de l’éducation une priorité, c’est une offre qui ne couvre  même pas l’augmentation du coût de la vie. Cette situation a pour conséquence de nous appauvrir et de nous fragiliser, car nous tenons à maintenir le même niveau de qualité dans la prestation de nos services », commente Karine Morisseau.

            En effet, le réseau se fragilise à grande vitesse alors que plus de 20 % des RSG ont quitté la profession ces dernières années. « À l’heure actuelle, ce sont près de 92 000 enfants qui sont pris en charge par le réseau. Or, nous sommes inquiètes, puisque les conditions de travail sont de moins en moins attractives, voire reculent, et le message que nous livre le gouvernement ne fait rien pour valoriser la profession et assurer la viabilité des services », estime Lucie Longchamps, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

            Le gouvernement ne peut plus esquiver la question
            Les RSG ont contribué à bâtir l’offre de services de garde et contribuent quotidiennement à la prospérité économique du Québec en offrant une option de qualité aux parents, qui en retour, peuvent investir le marché de l’emploi. « Le gouvernement saisit-il bien la contribution sociale et économique des RSG? Le gouvernement reconnaît-il l’importance de ce secteur d’activité composée à 99 % de femmes? Est-ce que le gouvernement, par des offres en deçà de l’inflation ou des projets de maternelles 4 ans représentant plus d’un milliard de dollars, cherche à étouffer un réseau qui a fait grandir le Québec? C’est la question qu’on lui pose. C’est la question que notre grève pose. Accepter les offres actuelles du gouvernement, c’est accepter de voir disparaître notre réseau. Je doute que les parents et la population soient d’accord avec cela », affirme Karine Morisseau.

            « Nous sommes heureux d’accueillir les RSG pour cette importante annonce. Nous sommes solidaires de cette lutte, car elle nous touche collectivement et nous invitons le gouvernement à étudier la question avec le sérieux et le respect qu’elle mérite », ajoute Mickaël Lavoie, vice-président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais–CSN (CCSNO–CSN).

            28 février : une grève nationale
            Le 28 février, les RSG de la CSN n’offriront pas de services de garde entre 7 h et 12 h, et ce, partout au Québec.

            Régions et bureaux coordonnateurs (BC) concernés par la grève

            Saguenay-Lac Saint-Jean
            BC — CPE Les Amis de la culbute
            BC — CPE Mini-monde
            BC — LE CPE Aeutissatsh

            Îles-de-la-Madeleine
            BC — CPE Chez Ma tante

            Montérégie
            BC — CPE Les Amis gators
            BC — CPE Mafamigarde
            BC — Au pied de l’échelle
            BC — Joie de vivre
            BC — CPE Vos Tout-Petits

            Outaouais
            BC — CPE Des Premiers pas
            BC — CPE De la Petite-Nation
            BC — CPE L’Éveil de la nature

            Estrie
            BC — CPE Sous les étoiles

            Laurentides
            BC — CPE Les petits Baluchons
            BC — Le rêve de Caillette 

            Québec
            BC — CPE Joli-cœur
            BC — CPE Le Kangourou
            BC — Beauport
            BC — De Sainte-Marie (Petits pommiers)

            Bas-Saint-Laurent
            BC — CPE L’Aurore boréale
            BC — Services de garde l’Enfant joue

            Gaspésie
            BC — CPE De La Baie
            BC — Aux joyeux marmots 

            Abitibi
            BC — LE CPE Des p’tits maringouins 

            Lanaudière
            BC — CPE Aux portes du matin
            BC — CPE La chenille 

            Montréal
            BC — La Trottinette carottée
            BC — Ahuntsic
            BC — Saint-Léonard
            BC — CPE La grenouille rose
            BC — CPE Montréal-métropolitain
            BC —Du Carrefour
            BC — CPE Gros bec
            BC — CPE de Montréal-Nord
            BC — Lieu des petits de St-Michel
            BC — Familigarde de LaSalle
            BC — CPE Les Maisons Enjouées

            Laval
            BC — Force vive

             

            Montant record amassé par la CSN pour le Camp Vol d’été Leucan–CSN

            La 23e campagne de financement de la CSN pour le Camp Vol d’été Leucan–CSN, camp unique pour les enfants atteints de cancer et leur famille, vient de se terminer. Nous sommes très heureux d’annoncer qu’un montant record de 231 457 $ a été amassé collectivement par les membres de la CSN. C’est en 2019 que le cap des 4 millions de dollars a été franchi en montant amassé total depuis le début de cette belle association.

            Par solidarité envers les enfants atteints de cancer, les militants et militantes ont organisé différentes actions pour atteindre un tel résultat (campagne du 1 $ par membre, retenues à la source, tournois de golf, ventes de bonbons,  organisation d’activités, etc.). Le Camp Vol d’été Leucan-CSN est d’ailleurs la cause officielle de la CSN.

            30 personnes membres de toutes les organisations de la CSN s’impliquent bénévolement à la Fondation Camp Vol d’été Leucan-CSN pour mener cette campagne de collecte de fonds. Ils agissent avec cœur et dévouement tout au long de l’année pour voir à la réussite de la campagne. Ils sont : Jean Lacharité (CSN), Gabrielle Pelletier (CSN), Ramatoulaye Diallo (Conseil central du Montréal Métropolitain–CSN), Éric Céré (Conseil central des Laurentides–CSN), Nancy Legendre (Conseil central Bas-Saint-Laurent–CSN), Félix-Antoine Lafleur (Conseil central Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec–CSN), Daniel Lamoureux (Conseil central Bas-Saint-Laurent–CSN), Sylvain Pratte (Conseil central Cœur-du-Québec–CSN), Agathe Tremblay (Conseil central Côte-Nord–CSN), Julie Bolduc (Conseil central Estrie–CSN), Serge St-Pierre (Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN), Alain Chevarie (Conseil central de la Gaspésie et des Île-de-la-Madeleine–CSN), Patricia Rivest (Conseil central Lanaudière–CSN), Louis-André Boulay (Conseil central Montérégie–CSN), Daniel Baril (Conseil central Outaouais–CSN), Louis Hamel (Conseil central Québec-Chaudière-Appalaches–CSN), Monic Perron (Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN), Emmanuelle-Cynthia Foisy (CSN-Construction), Alexandre Giguère (FC–CSN), Jean-Pierre Bourgault (FEESP–CSN), Michel Tétreault (FIM–CSN), Pierre Roger (FNC–CSN), Léandre Lapointe (FNEEQ–CSN), Yvan Duceppe (FP–CSN), Nadine Lambert (FSSS–CSN), François Gagnon (L’OR–CSN), Céline Charbonneau (Marraine), Jean-Claude Gagnier (STT–CSN)

            Les familles de Leucan tiennent à remercier tous ceux qui participent de près ou de loin à cette grande campagne provinciale de financement. Soyez assuré que vous faites une réelle différence. Comme on le dirait au camp….

            « C’estttttt un M, un E, un R. C’est un C avec un I.  Rassembler tou-tes ces let-tres, vous y trouverez, MERCI MERCI MERCI! »

            Une réforme législative plus que nécessaire

            Le dépôt du projet de réforme des lois en santé et sécurité du travail a enfin été annoncé pour mars prochain. Une lueur d’espoir pour les milliers de personnes qui, depuis trop longtemps, subissent les conséquences de leur vétusté.

            Le Québec faisait figure de proue en 1979 avec l’adoption de la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST). Quarante et un ans plus tard, il se retrouve en queue de peloton en cette matière. La LSST n’a jamais été actualisée, pas plus que la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (LATMP) adoptée en 1985. « On est nettement en arrière des autres régimes quand on se compare à ce qui se fait ailleurs, notamment dans le reste du Canada », admettait d’ailleurs le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale responsable de la réforme, Jean Boulet, dans une entrevue accordée au Soleil en janvier 2019.

            Un rattrapage qui urge
            À l’heure actuelle, c’est plus de 75 % des travailleuses et des travailleurs du Québec qui ne sont pas couverts par la loi, une aberration, selon Jean Lacharité, vice-président de la CSN. « C’est incroyable qu’en 2020, au Québec, trois travailleuses ou travailleurs sur quatre ne soient pas protégés ou n’aient accès à aucun mécanisme de prévention prévu par la loi. Nous demandons depuis des années que ces mécanismes soient étendus à l’ensemble des milieux de travail. Il faut rattraper le temps perdu ! »

            C’est d’ailleurs ce que recommande une étude de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) parue en janvier 2020. On y apprend que les groupes jugés « non prioritaires » par la loi sont en proportion aussi touchés, sinon plus, que les groupes prioritaires. L’étude confirme ainsi la nécessité d’étendre les processus de prévention à tous les secteurs professionnels, indistinctement de leur niveau de « priorité ».

            Le réseau de la santé comme priorité
            Ce besoin est d’autant plus criant pour le réseau public de la santé et des services sociaux, qui détient le triste record du plus grand nombre de réclamations auprès de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) en matière d’accidents de travail et de lésions professionnelles. Pourtant, ce secteur est toujours considéré comme « non prioritaire » aux yeux de la loi, ce qui crée d’importantes lacunes sur le plan de la prévention dans les différents établissements.

            Jessica Goldschleger, présidente du Syndicat des technicien-nes et professionnel-les de la santé et des services sociaux du Québec (STEPSQ–CSN) du CHU Sainte-Justine, souligne que cette absence d’investissements en prévention est l’une des principales causes de blessure physique chez les membres de son syndicat, notamment les technologistes médicaux en laboratoire qui se heurtent à de sérieux problèmes d’ergonomie des espaces de travail.

            « Des personnes doivent s’asseoir sur des bottins téléphoniques à longueur de journée pour être à la bonne hauteur ou doivent travailler constamment de côté, faute de place pour allonger leurs jambes sous les comptoirs. À la longue, des troubles musculosquelettiques se développent et les gens doivent être mis en arrêt de travail. Si nous pouvions bénéficier d’un représentant en prévention à temps plein et de budgets appréciables dédiés entièrement à la question, comme la LSST le prévoit pour les secteurs prioritaires, on pourrait éviter de nombreuses blessures comme celles-là. »

            Pour Guy Mousseau, vice-président en santé, sécurité et défense du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS–CSN de Lanaudière, le constat est le même : « Ça fait 26 ans que je m’occupe des dossiers de santé et de sécurité au travail et, pour moi, la preuve est établie depuis fort longtemps : plus les employeurs investissent en prévention, plus les cas de lésions professionnelles diminuent. C’est une corrélation directe, soutient-il. En ce moment, le secteur de la santé est réactif plutôt que proactif. Il faut que ça change ! »

            Surcharge de travail et détresse psychologique
            Les conséquences du caractère désuet des lois ne s’arrêtent pas là. Le nombre grandissant de personnes qui doivent demander un arrêt de travail pour des lésions professionnelles entraîne nécessairement une pénurie de main-d’œuvre ; et celui-ci pèse lourd sur les épaules des personnes qui demeurent en poste.

            Le Comité national intersyndical de prévention en santé et sécurité, qui regroupe sept syndicats du milieu de la santé et des services sociaux, rapportait récemment qu’entre 2014 et 2018, le nombre d’heures d’absence liées à des cas de santé et de sécurité au travail avait augmenté de 34 % pour l’ensemble des établissements publics du Québec.

            Par conséquent, la charge de travail augmente considérablement pour les personnes qui demeurent à pied d’œuvre et les cas d’épuisement professionnel et de détresse psychologique causés par l’anxiété au travail s’accumulent. « On n’en peut plus ! », s’exclame Jessica Goldschleger. « Avec les heures supplémentaires obligatoires et la pénurie de personnel, la pression est trop forte. Les gens finissent par flancher », se désole-t-elle.

            Contestation et arbitrage médical
            Le hic, c’est que la LATMP ne reconnaît aucune maladie à caractère psychologique. Une personne qui souhaite recevoir un tel diagnostic et être indemnisée par la CNESST doit faire la démonstration que cette « lésion » psychologique est bel et bien liée à l’exercice de son travail. Le fardeau de la preuve repose donc entièrement sur les épaules des travailleuses et des travailleurs.

            Qui plus est, même si le dossier du salarié-e est bien étoffé, l’employeur contestera le diagnostic du médecin traitant par un médecin qu’il désigne lui-même. Il cherchera de la sorte à réduire le montant de sa cotisation en tant qu’employeur au fonds d’indemnisation de la CNESST, lequel est établi en fonction du nombre de réclamations qu’il génère. Ainsi, la quasi-totalité des diagnostics de lésions ou de maladies professionnelles est contestée, ce qui déclenche la procédure d’arbitrage devant le Bureau d’évaluation médicale (BEM) du ministère du Travail.

            Santé mentale et vie privée
            Cette situation n’est pas sans conséquences sur les personnes concernées qui, en plus d’affronter la lourdeur administrative de toutes ces démarches, doivent subir un « procès public » sur leur vie personnelle et leur santé mentale. Car l’employeur veut démontrer que la maladie à caractère psychologique de son employé-e n’est pas liée à l’exercice de son travail et s’affairera à constituer parallèlement un dossier sur celui-ci en enquêtant sur sa vie, son passé et ses antécédents.

            Certains employeurs vont même jusqu’à épier les profils Facebook des gens en arrêt de travail. C’est assez préoccupant, confie Jessica Goldschleger. Alors plutôt que de s’embarquer dans de longues procédures pénibles et souvent humiliantes au cours desquelles des événements douloureux de leur vie privée seront ressassés, plusieurs décident dans bien des cas d’abandonner leur recours contre l’employeur. »

            Retour au travail prématuré
            C’est ainsi que bon nombre d’employé-es se voient contraints de retourner au travail de manière prématurée sans pour autant être rétablis. « Ce qu’on remarque de plus en plus, ce sont des gens encore malades qui reprennent le boulot et qui font du présentéisme jusqu’à une éventuelle rechute. Plusieurs personnes, même, démissionnent parce qu’elles ne se sont jamais remises de leur maladie », constate Jean-Renaud Caron.

            « Si la LATMP était revue et les diagnostics à caractère psy­chologique reconnus par la CNESST, plusieurs cas seraient indemnisés de façon adéquate ; cela pousserait l’employeur à trouver d’autres solutions plutôt que d’exiger prématurément le retour au travail des salarié-es », ajoute-t-il.

            Les attentes envers le ministre Boulet et sa réforme législative sont donc très élevées, et pour cause. Après plus de quarante ans d’inaction, il est grand temps de remédier à la situation, et ce, pour la santé du Québec et celle de ses millions de travailleuses et de travailleurs.


            Les quatre revendications de la CSN Pour la réforme des lois en santé et sécurité

            1. Étendre les mécanismes de prévention à l’ensemble des milieux de travail, et non plus seulement à certains groupes prioritaires.
            2. Maintenir le programme de maternité sans danger afin d’assurer un milieu de travail sécuritaire pour la femme enceinte et son enfant qui est à naître ou allaité.
            3. Faciliter l’admission des lésions professionnelles, notamment des maladies à caractère psychologique.
            4. Déjudiciariser le régime d’indemnisation en procédant, entre autres, à la révision du système de financement et l’abolition du Bureau d’évaluation médicale.

            Prendre en main sa vie syndicale

            Un désir d’autonomie et de renouveau syndical : c’est ce qui a motivé 400 employé-es de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) à entreprendre la campagne de changement d’allégeance syndicale survenue l’automne dernier.

            En mai 2019, alors qu’approche la période de maraudage, une quarantaine de travailleuses et de travailleurs de BAnQ décident de s’organiser pour grossir les rangs de la CSN. À l’avant-plan des pourparlers, ressort le désir de revitaliser l’intérêt des membres pour leur syndicat et d’avoir la mainmise sur les négociations, tant en ce qui concerne les contrats d’assurance et la négociation de conventions collectives que le contrôle sur le budget ou la vie syndicale. Bref, c’est une volonté de conquérir le pouvoir d’agir qui a alors poussé les membres, affiliés au Syndicat de la fonction publique du Québec, à entreprendre cette démarche.

            « On s’est rendu compte, finalement, que la plupart des gens étaient d’accord avec
            nous », souligne Guylaine Vallée, vice-présidente du nouveau Syndicat des travailleuses et travailleurs unis de BAnQ–CSN. « On n’a pas eu à insister et à développer une grande stratégie de séduction ; nos collègues étaient déjà convaincus que c’était la bonne chose pour eux. »

            Plus de 100 personnes se sont déplacées, un samedi soir à 18 h, à la première assemblée générale qui s’est tenue après la période de maraudage. Ça ne peut être plus clair : ce changement les inspire ! Ce vent de renouveau se sent d’ailleurs jusque dans les structures du syndicat. « On a beaucoup de pain sur la planche », enchaîne Guylaine Vallée. « On a créé une nouvelle structure de délégué-es pour chacune des sections. Chacun d’eux représentera une trentaine de personnes. Notre but est de nous rendre disponibles pour les membres et de faire en sorte qu’ils se sentent enfin écoutés. »

            Le nouveau syndicat constitué rassemble des techniciennes et techniciens en documentation, des commis, des agentes et agents de bureau, des manutentionnaires, des secrétaires et plusieurs autres corps de métiers. Bienvenue à la CSN !

            Pour la suite du monde

            Cent vingt-sept jours se sont écoulés entre le moment où le Groupe Capitales Médias (GCM) s’est placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers et l’acceptation du plan de reprise collective des quotidiens. Retour sur une petite révolution.

            Ces 127 jours, les syndiqué-es du Soleil, du Nouvelliste, du Droit, de La Voix de l’Est, du Quotidien et de La Tribune s’en souviendront longtemps. Le 19 août dernier, ils étaient plus de 350 salarié-es au bord du gouffre. Depuis, des coopératives ont repris le bâton de pèlerin pour chacun des journaux et la voix de ces régions continuera à être portée dans le vaste discours médiatique.

            Inventer un nouveau modèle
            Dans cette course contre la montre, les employé-es ont proposé un modèle d’affaires novateur et une vision nouvelle pour l’avenir de la presse écrite : la propriété collective, une approche encore jamais vue étant donné l’envergure du projet. Désormais, ils pourront miser sur un niveau d’indépendance qui sera au service des communautés et représentatif de leur réalité.

            Dès le départ, l’idée de reprendre les quotidiens en fondant des coopératives s’est enracinée dans les esprits des représentantes et représentants syndicaux concernés. Pour y arriver, il leur aura fallu réagir très rapidement et entamer un travail colossal.

            Sacrifices et efforts collectifs
            Dans les heures suivant l’annonce par les dirigeants de GCM, les syndiqué-es se sont mobilisés, avec l’appui de la CSN et de la Fédé­ration nationale des communications (FNC–CSN), afin de développer une solution de rechange viable. Les défis étaient nombreux et le temps compté. Baisser les bras n’était pas envisageable et une période très intense s’est amorcée, alors que la CSN a soutenu activement les syndiqué-es pour les aider à s’adjoindre les services de ressources appropriées, comme ceux de MCE Conseils. Quatre mois effrénés ont suivi pendant lesquels les travailleuses et travailleurs ont conçu un ambitieux plan de reprise et mené une vaste campagne de financement, tout en continuant à assurer la publication de leur quotidien.

            Ce marathon en aura surpris plus d’un par son intensité. Car malgré la bonne volonté des acteurs impliqués, la partie était loin d’être gagnée. À commencer par la difficile situation financière de l’entreprise sur fond de crise générale dans la presse écrite. Rappelons ici quelques faits : lors des deux précédentes négociations, les salarié-es avaient consenti des hausses salariales de 1 %, un taux en deçà de l’inflation, dans l’espoir de maintenir à flot leurs quotidiens. Ils avaient également accepté de rendre les régimes de retraite des salarié-es actifs moins avantageux. Sans compter la diminution de la valeur des régimes de retraite, un drame qui touche tout autant les retraité-es que les travailleuses et travailleurs encore en poste.

            Malgré cela, l’espoir prend le dessus. À terme, c’est une incroyable campagne de financement qui s’est déployée : en moins de trois mois, 2,5 millions de dollars sont recueillis auprès de la population. L’un des messages les plus forts de toute cette expérience est ainsi lancé : les quotidiens régionaux sont essentiels et leurs communautés sont déterminées à faire en sorte qu’ils survivent. Fort de cet important appui populaire, le projet de coopérative aura également su convaincre Fondaction (CSN), le Fonds de solidarité de la FTQ ainsi que Desjardins d’appuyer financièrement l’aventure.

            Mais de nouveaux sacrifices devront être consentis. « Nous contribuerons à la pérennité de nos quotidiens par un prélèvement de 5 % sur chacune de nos payes », explique Louis Tremblay, président des conseils d’administration de la coopérative du Quotidien et de la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i). « Nous nous priverons d’augmentations salariales et de bonification de prime durant les premières années du projet. Nos communautés pourront ainsi conserver une voix. Nos enjeux, notre vie politique, sociale, culturelle et économique continueront à faire l’objet d’une couverture indépendante et professionnelle. Nous y veillerons. »

            Une victoire et des luttes à venir
            Le 23 décembre dernier, le plan de relance proposé par les travailleuses et travailleurs était accepté devant la Cour supérieure. Des centaines d’emplois ont été sauvegardés et la population peut espérer des jours meilleurs pour l’information régionale indépendante. Les défis à venir sont toutefois énormes et nul n’en est plus conscient que Louis Tremblay.

            « Cette victoire prouve que notre mouvement peut accomplir d’immenses choses. Dans les prochaines années, nous devrons continuer d’innover. Nous devrons piloter un virage numérique et appliquer les idées phares de notre plan d’affaires pour atteindre l’équilibre budgétaire et retrouver enfin la voie de la rentabilité. Sauf que cette fois-ci, nous sommes collectivement responsables de notre destin, et nous n’aurons pas à subir les décisions arbitraires et opaques comme dans le passé. Ça va faire du bien ! »

            La CAQ souhaite-t-elle asphyxier les services publics ?

            Le 12 décembre dernier, la CSN a rencontré le Conseil du trésor pour recevoir les offres du gouvernement en vue du renouvellement des conventions collectives du secteur public.

            Alors que la CAQ promettait du changement, les propositions déposées indiquent plutôt que le gouvernement Legault choisit de poursuivre sur la même voie que ses prédécesseurs libéraux en refusant de reconnaître la valeur du travail accompli par les travailleuses et les travailleurs en éducation, en santé et services sociaux et dans les organismes gouvernementaux.

            Des offres salariales insultantes
            Côté salaire, le gouvernement offre à ses propres employé-es de s’appauvrir. En proposant des augmentations sous le taux d’inflation – 1,75 % pour chacune des deux premières années, 1,5 % pour la troisième année et 1 % pour chacune des deux dernières années – le premier ministre Legault renie sa parole de consentir au minimum des augmentations qui couvriraient la hausse du coût de la vie. Pour les membres CSN du secteur public, cette proposition est inacceptable. Éviter de s’appauvrir en travaillant ne devrait même pas être un enjeu de négociation. C’est la base.

            Le Conseil du trésor propose aussi de verser un montant forfaitaire de 1000 $ non récurrent aux personnes qui auront atteint le dernier échelon de leur échelle salariale d’ici le 30 mars 2020. Ce montant n’est que de la poudre aux yeux.

            Sur le terrain, les offres salariales ont été reçues comme une véritable insulte. Pour bon nombre de travailleuses et de travailleurs des réseaux publics, le salaire actuel ne permet même pas de vivre décemment. Les besoins sont grands et les personnes qui œuvrent au quotidien à prodiguer les meilleurs services possible à la population s’attendent à plus de respect de la part de leur employeur, le gouvernement du Québec.

            Négocier sans attendre
            Le Conseil du trésor, dans son dépôt des deman­des à la table centrale, annonçait la création de trois forums sur ses priorités gouvernementales, soit la santé globale des salarié-es, la réussite éducative et l’accessibilité aux soins pour la clientèle en hébergement de longue durée ou recevant des soins à domicile. La CSN a annoncé en janvier dernier qu’elle ne participera pas à ces forums ; les fédérations du secteur public considèrent que les discussions sur ces enjeux cruciaux doivent se tenir aux tables de négociation, dès maintenant.

            Une première séance entre la CSN et le Conseil du trésor s’est tenue le 8 janvier. Les parties ont convenu de se rencontrer régulièrement. Les pourparlers sont donc entamés sur l’ensemble de nos revendications, tant sur le salaire que sur les autres enjeux intersectoriels, soit la retraite, les disparités régionales, les droits parentaux ainsi que les assurances collectives et la protection des lanceurs d’alerte.

            Des dépôts sectoriels déconnectés
            Les fédérations du secteur public affiliées à la CSN (FEESP, FNEEQ, FP et FSSS) ont aussi reçu, en décembre, les propositions sectorielles des comités patronaux de négociation.

            Dans le secteur de la santé et des services sociaux ainsi qu’en éducation, les dépôts patronaux dénotent un flagrant manque de vision. Alors que la négociation devrait servir à améliorer les conditions de travail de toutes et de tous, les patrons des réseaux semblent plutôt vouloir saisir l’occasion pour accroître le pouvoir des cadres et retirer certains droits aux salarié-es. Les dépôts comportent des éléments préoccupants pour celles et ceux qui sont en situation de précarité, particulièrement en éducation : diminution des avantages pour les employé-es à temps partiel, augmentation des délais et ajout de critères pour l’obtention de la permanence, modification des horaires à la petite semaine, etc. Avec de telles mesures, il est difficile de saisir comment les patrons pensent attirer la relève dans les écoles, les cégeps et les établissements de santé et de services sociaux.

            Du côté des travailleuses et travailleurs des organismes gouvernementaux syndiqués à la CSN qui prennent part à la négociation du secteur public, seuls les membres du Parc olympique de Montréal ont déjà entamé les discussions avec la partie patronale. Les sept syndicats FEESP et FP de cet organisme ont décidé de se coordonner pour mener la présente ronde de négociation. Une décision fort stratégique compte tenu de la volonté de l’employeur de réécrire entièrement les conventions collectives, notamment en décloisonnant les horaires et en facilitant le recours à la sous-traitance. Les syndicats CSN de l’aide juridique, des traversiers et de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse n’ont quant à eux toujours pas reçu les propositions patronales.

            Merci, mais non merci
            Absolument rien dans les dépôts du gouvernement, tant à la table centrale qu’aux tables sectorielles, ne permet d’attirer le personnel dans le secteur public et de le retenir. Avec les coffres de l’État québécois qui débordent et une situation de rareté de main-d’œuvre qui entraîne déjà des pénuries majeures dans les réseaux, voire des bris de services, le gouvernement a les moyens et le devoir de faire mieux. C’est par leur mobilisation que les 150 000 travailleuses et travailleurs CSN du secteur public lui feront prendre conscience de l’urgence d’agir.

            Le gouvernement bâillonne le parlement

            Quelques centaines de syndiqué-es de la CSN en colère ont manifesté le 6 février à Montréal. Leur but : exhorter le gouvernement du Québec à laisser le processus démocratique suivre son cours et s’opposer au bâillon concernant le projet de loi 40 sur la gouvernance scolaire. Malheureusement, le couperet du bâillon est tombé dans la nuit du 6 au 7 février, interrompant abruptement les travaux parlementaires portant sur le projet de loi.

            Tout juste avant de recourir au bâillon, le gouvernement a déposé 82 amendements. Ceux-ci n’ont jamais pu être étudiés par les parlementaires. Plusieurs représentantes de la CSN présentes à la manifestation se sont indignées de cette approche autoritaire du gouvernement Legault dans ce dossier. « Le gouvernement devrait avoir appris qu’il ne gagne rien à agir dans la précipitation. À présent, on se retrouve avec un projet de loi mal ficelé. Ce sont les employé-es, les élèves ainsi que leur famille qui risquent d’en payer le prix », a souligné la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

            La présidente du secteur scolaire de la Fédération des employées et des employés de services publics (FEESP–CSN), Annie Charland, n’en revenait pas elle non plus. « Le ministre parle souvent de consulter celles et ceux qui connaissent les enfants par leur nom. C’est le cas des membres du personnel de soutien scolaire qui travaillent dans plus de 1600 écoles du Québec, tous les jours. Mais ni M. Legault ni le ministre Roberge n’ont daigné consulter ces personnes », s’insurge-t-elle.

            Participant également à la manifestation, Nathalie Arguin, présidente de la FEESP–CSN, a tenu à commenter l’odieux bâillon. « Quand un projet de loi compte plus de 300 articles et modifie plus de 80 lois, cela dépasse l’abolition des élections scolaires. Au fond, le gouvernement a choisi la facilité pour faire taire toutes les voix contraires à la sienne. Cette façon de procéder est extrèmement inquiétante. »

            Une histoire inspirante

            Il a fallu attendre cinquante ans pour que naisse le projet d’écrire l’histoire de la FNEEQ–CSN. D’étape en étape, l’entreprise est passée d’une simple volonté de présenter chronologiquement des faits marquants au projet beaucoup plus ambitieux de créer un récit, tout en mettant l’accent sur certains épisodes qui ont façonné la vie de la fédération. Le titre, 50 ans à faire école par nos luttes, résume bien l’activisme et le pragmatisme de ses membres. Lutte pour la place des femmes dans la fédération, lutte pour l’accessibilité à l’éducation, lutte pour la reconnaissance des personnes chargées de cours, lutte pour le maintien des établissements en région, lutte pour l’autonomie professionnelle et pour la liberté d’expression : les causes défendues et les victoires obtenues sont inspirantes.

            Le lancement du livre s’est déroulé au début du mois de décembre en présence des militantes et militants, des élu-es, des salarié-es et des retraité-es de la FNEEQ–CSN qui ont fait de la fédération l’organisation syndicale unique qu’elle est aujourd’hui et qu’elle sera encore demain. C’est grâce à leurs écrits et à leurs souvenirs qu’ils ont si généreusement partagé l’histoire de la fédération sans complaisance, avec moult détails et anecdotes. Encore une fois, mille mercis !

            Ces témoignages ainsi que les archives ont fourni une abondante matière pour composer ce premier essai basé sur la mémoire collective. Plus de 430 journaux et bulletins, dont certains datent de 1941, ont été numérisées et sont désormais accessibles sur le site de la FNEEQ–CSN. Un véritable trésor syndical offert à toutes et à tous.

            Bien sûr, on ne saurait passer sous silence le travail des photographes et des équipes de rédaction, de conception graphique et de révision linguistique. C’est grâce à leur professionnalisme que ce recueil d’une grande qualité a pu voir le jour.

            Ce livre nous permet en outre de tirer des leçons du passé et de nous projeter vers l’avenir. Souhaitons que sa lecture inspire la relève militante dans la défense des valeurs et des progrès de la société québécoise.

            Qu’on nous pince…

            Texte signé par Jacques Létourneau, président de la CSN, Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ, et Sonia Ethier, présidente de la CSQ

            Dans les pages de La Presse, Alexandre Taillefer nous a demandé récemment de remettre en question nos pratiques.

            M. Taillefer se défend de vouloir casser du sucre sur le dos des organisations syndicales. On le comprend : il lui semble beaucoup plus facile de répandre les stéréotypes, les demi-vérités et les propos erronés auxquels nous sommes malheureusement habitués.

            Ainsi, l’homme d’affaires affirme sans ambages que « le capitalisme aura été, plus que n’importe quel autre système auparavant, celui qui aura réduit les écarts entre les plus riches et les plus pauvres ».

            Qu’on nous pince.

            Faut-il rappeler à M. Taillefer que les écarts entre les riches et les pauvres n’ont cessé de s’accentuer au cours des 40 dernières années ?

            Que malgré les hausses constantes de la productivité des entreprises, le pouvoir d’achat des travailleuses et des travailleurs aura, au mieux, stagné au cours de cette même période ?

            Alexandre Taillefer déplore que les organisations syndicales aient délaissé leur mission première qu’est la défense des moins nantis. Il est vrai qu’avec une telle vision enchantée du système capitaliste, on puisse être poussé à croire que ce dernier aura résolu, à lui seul, des siècles d’injustice. À quoi bon avoir des organisations pour défendre la classe ouvrière, pardi ?

            Rappelons tout de même à M. Taillefer que le salaire annuel moyen de 1,2 million de membres que nous représentons, avant impôts, se situe sous la barre des 40 000 $. En plein dans la « vraie classe moyenne » que M. Taillefer nous exhorte à protéger.

            Le péché originel des syndicats aura été d’introduire des clauses de disparité de traitement dans les conventions collectives, selon M. Taillefer. Bien entendu, celui-ci tait la longue bataille que nous avons menée pour interdire ces clauses dites orphelin. Malgré une première pièce législative qui excluait les régimes de retraite de cette définition, nous avons continué la lutte pour forcer le gouvernement à interdire les régimes de retraite à deux vitesses. Nous nous sommes même opposés à l’amnistie accordée par le précédent gouvernement à ces régimes hybrides et attendons impatiemment un projet de loi visant à les interdire totalement, comme l’a annoncé l’actuel ministre du Travail.

            Que certains syndicats aient tenté de sauver les meubles, nous en convenons. Parlez-en aux travailleuses et aux travailleurs d’ArcelorMittal à Contrecoeur-Ouest, forcés d’accepter une telle concession après avoir été mis en lock-out par leur employeur alors que l’entreprise était rentable. Sans parler des salariés de Groupe Capitales Médias qui n’ont pas eu cette « chance », un gouffre de 65 millions hérité de l’époque Desmarais, avant leur transaction avec Martin Cauchon, forçant leur nouvelle coopérative à mettre un terme définitif à leur régime de retraite.

            Il est aujourd’hui de bon ton de décrier le retard salarial des employés du secteur public – sans jamais omettre de mentionner que leur régime de retraite compenserait amplement cette iniquité. Or, les faits prouvent le contraire : même en tenant compte de leur régime de retraite et de l’ensemble de leurs avantages sociaux, les salariés des réseaux de la santé et de l’éducation ont une rémunération globale de 6,2 % inférieure aux autres salariés québécois, tel que l’a constaté encore une fois l’Institut de la statistique du Québec en novembre dernier.

            Quant à l’affirmation voulant que les enseignants exigent une parité avec leurs collègues de l’Ontario, elle est tout simplement fausse. Cette stratégie aura été payante pour les médecins, grand bien leur fasse, mais n’aura jamais servi d’argumentaire pour les membres que nous représentons.

            Nous aurions aimé compter sur la présence de M. Taillefer il y a quelques jours lors d’un colloque intersyndical portant sur la numérisation et la robotisation du monde du travail.

            Il aurait pu constater que nous sommes à pied d’œuvre pour développer des pratiques qui font la promotion de la formation continue et de la requalification des travailleurs, notamment dans une perspective de transition énergétique juste et équitable. Il s’agit là de notre façon à nous de préserver des emplois. Nous accuser de nous opposer à de telles transformations inévitables de nos milieux de travail relève, malheureusement, de la simple ignorance.

            Nous conviendrons toutefois avec lui qu’il demeure difficile de défendre les intérêts des travailleurs autonomes, par définition moins susceptibles de se regrouper au sein d’organisations syndicales. C’est néanmoins en pensant à eux, ainsi qu’aux chômeurs, aux personnes précaires et aux retraités que les centrales syndicales sont parvenues à resserrer les différentes mailles du filet social dont nous nous sommes collectivement dotés – qu’on pense au Régime des rentes du Québec, au Régime québécois d’assurance parentale (qui inclut un congé parental consacré aux hommes, M. Taillefer) et à notre système public d’éducation et de santé et de services sociaux.

            Alors que le Québec tout entier demeure inquiet face à la situation pour le moins préoccupante que traverse Bombardier, résultat de décisions d’affaires pour le moins mal avisées, quelle heureuse diversion que de rendre responsables les syndicats de tous les maux qui nous affligent !

            Si M. Taillefer souhaite réellement « un dialogue constructif entre les employeurs et les employés » afin d’atteindre le bien commun, comme il le prétend, force est d’admettre qu’il s’y prend bien mal.

            Un dépôt patronal qui ne passe pas

            Même si les notes sont remises depuis maintenant plusieurs semaines, les profs de cégep membres de la FNEEQ-CSN ont tenu à corriger une copie supplémentaire : les demandes patronales pour la prochaine négociation.

            La note « 0 » a été décernée par plusieurs syndicats de partout au Québec. La grille de correction comprenait plusieurs critères, comme la reconnaissance par la partie patronale que « les conditions de travail sont aussi les conditions d’enseignement ».

            « Nous avons déjà remis nos notes il y a quelques semaines à nos étudiantes et étudiants, mais nous tenions quand même à corriger une dernière copie : le document contenant les demandes de nos patrons. Il y a des problèmes urgents à régler dans le réseau collégial, mais le souhait de nos directions semble plutôt être d’accroître leur pouvoir de gestion. » – Yves de Repentigny, vice-président de la FNEEQ-CSN.

            En période de surplus, pourquoi demander des reculs dans les conditions de travail ?
            À la FNEEQ-CSN, on trouve plutôt curieux que le dépôt patronal ne propose aucun ajout d’argent neuf dans le réseau collégial dans un contexte où le gouvernement affiche d’importants surplus budgétaires. « Notre réseau collégial est sous-financé depuis des années, alors que notre tâche et les besoins des étudiantes et étudiants augmentent. Nous avons dans cette négociation une occasion d’améliorer les conditions dans lesquelles nous donnons nos cours, ce qui aura un effet certain sur la réussite étudiante », affirme Yves de Repentigny, vice-président de la fédération.

            Il s’agit d’une première action de mobilisation collective pour les enseignantes et enseignants du réseau collégial. Dans les prochains jours et les prochaines semaines, le comité de négociation et de mobilisation de la FNEEQ-CSN travaillera à présenter ses solutions pour le réseau collégial à la table de négociation nationale.

            « Sans nous, les services publics sont HORS SERVICE »

            C’est habitée par un réel sentiment d’urgence que la CSN lance aujourd’hui la campagne HORS SERVICE. « Après plusieurs séances de négociation, tant à la table centrale qu’aux tables sectorielles, il est maintenant on ne peut plus clair que le gouvernement de François Legault ne saisit pas l’ampleur de la crise qui sévit dans nos réseaux », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

            Après avoir tenté par tous les moyens, et ce, depuis l’élection de la CAQ, de faire prendre conscience au gouvernement Legault que rien ne va plus dans les réseaux de l’éducation et de la santé et des services sociaux ainsi que dans les organismes gouvernementaux, la CSN choisit maintenant de s’adresser directement aux Québécoises et aux Québécois qui sont plus d’un million et demi à utiliser, chaque jour, les services publics. « Notre message est simple : sans de meilleures conditions de travail, il n’y aura plus de travailleuses et de travailleurs. Et sans les travailleuses et les travailleurs, il n’y a pas de services publics. Nous ne sommes pas alarmistes, nous sommes réalistes », ajoute Mme Senneville. « Il manque de ressources, les charges de travail sont insoutenables, les cas d’épuisement professionnel se multiplient, alors il manque encore plus de ressources… Il faut à tout prix briser ce cercle vicieux. »

            De plus, c’est avec une grande inquiétude que la CSN constate que le Conseil du trésor n’envoie pas de signaux positifs aux tables de négociation, comme en témoigne son refus d’hier à maintenir en place jusqu’à la conclusion de nouvelles ententes des primes d’attraction et de rétention ainsi que certains budgets de formation et d’encadrement. « Le gouvernement opte pour des économies de bouts de chandelle sur le dos des travailleuses et travailleurs au lieu de saisir la chance de valoriser le personnel. La CSN ne baissera pas les bras et les discussions se poursuivent afin de les maintenir au-delà du 30 mars. »

            Puisque le gouvernement ne reconnait pas la nécessité de donner un sérieux coup de barre dès maintenant pour améliorer les conditions de travail et de pratique et les salaires dans les réseaux, les travailleuses et les travailleurs du secteur public de la CSN considèrent qu’il est aujourd’hui de leur devoir d’informer la population de l’état de la situation sur le terrain. « Les bris de services sont à nos portes. De nombreux secteurs et départements sont constamment en sous-effectifs, ce qui nuit grandement à l’accessibilité et à la qualité des services. »

            La CSN rappelle que, depuis plus de deux mois, elle se présente aux tables de négociation avec des solutions concrètes qui répondent aux besoins des travailleuses et des travailleurs des réseaux; des solutions qui permettraient au secteur public de redevenir attractif et ainsi de réduire les problèmes de pénurie de main-d’œuvre qui aggravent actuellement la situation dans les établissements. « Pendant que nous mettons des propositions solides sur la table, le gouvernement, de son côté, ne semble pas vouloir travailler à améliorer les conditions de travail du personnel. De plus, il nous confirme à travers le budget qu’il souhaite appauvrir les travailleuses et les travailleurs du secteur public en offrant des hausses de salaire sous l’inflation. N’est-il pas indécent que le président du Conseil du trésor, millionnaire de surcroît, propose d’appauvrir celles et ceux qui se consacrent au quotidien à offrir des services à la population? »

            Avec comme objectif de parler à l’ensemble de la population, la campagne HORS SERVICE se déploiera dans toutes les régions du Québec. Des actions sont prévues dès aujourd’hui dans plusieurs villes.

            « Si rien n’est fait pour améliorer les conditions de travail du personnel des réseaux, il n’y aura plus de services publics. N’attendons pas que ça arrive! », conclut Caroline Senneville.

            Grève générale illimitée à la Coop du Collège de Maisonneuve

            Réunis en assemblée générale le 6 février dernier, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve–CSN ont voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de grève générale illimitée après avoir rejeté l’offre globale qualifiée de « finale » par l’employeur, du jamais vu à la Coop du cégep Maisonneuve.

            « Ce que tente de nous imposer l’employeur, c’est ni plus ni moins qu’un retour en arrière, avec des demandes de recul à tous les niveaux. C’est absolument inacceptable!, a déclaré le président du syndicat, Jean-Sébastien Provencher. En déclenchant la grève générale illimitée, notre message à la partie patronale est sans équivoque : pas question de négocier sur des bases régressives, que ce soit sur le plan de nos conditions de travail que sur celui de notre salaire! »

            Négociation : deux visions qui s’opposent
            Alors que le syndicat défend le modèle de gestion collaborative qui a prévalu pendant de nombreuses années à la Coop, la partie patronale prône plutôt une gestion verticale de la Coop, où l’employeur dicte unilatéralement la marche à suivre à ses employé-es. « En tentant de renverser le modèle de cogestion qui a longtemps fait ses preuves à la Coop du Collège de Maisonneuve, l’employeur ne fait que creuser l’écart qui s’était créé entre les parties lors de la dernière négociation en 2017. Plutôt que de s’entêter à imposer un cadre autoritaire à la Coop, celui-ci devrait plutôt revenir aux valeurs qui animent normalement les entreprises coopératives, telles que l’équité, la solidarité et la démocratie », a affirmé Alexandre Giguère, vice-président de la Fédération du commerce de la CSN.

            Menace de fermeture du café étudiant
            Lors de la dernière séance de négociation, l’employeur a menacé de fermer le café étudiant du Collège, géré par la Coop, où travaille plus de la moitié des quelque 30 membres du syndicat. Ce n’est pas la première fois que l’employeur menace de mettre la clé sous la porte en évoquant le café étudiant. Mais de l’avis de la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault, cette tactique s’apparente davantage à une méthode d’intimidation pour décourager les grévistes. « Face à l’attitude générale de l’employeur depuis le début de la négociation, on est en droit de se demander si la partie patronale n’essaie pas de faire peur à ses employé-es en brandissant la menace de fermeture du café étudiant. Dans tous les cas, le Conseil central du Montréal métropolitain demeurera aux côtés des employé-es de la Coop pour mener la lutte jusqu’au bout afin que l’ensemble des travailleuses et travailleurs puissent obtenir une convention collective juste, respectueuse et avantageuse, à la hauteur de ce qu’ils et elles méritent ».

            Même si d’importants écueils subsistent à la table de négociation, le syndicat a réitéré son ouverture à discuter avec l’employeur pour que soient trouvées des solutions satisfaisantes pour toutes et tous. Deux dates de négociation sont d’ailleurs prévues en février.

            Syndicat des employées et employés de la SQDC–CSN (Rivière-du-Loup)

            Le Syndicat des employées et employés de la Société québécoise du cannabis – CSN a été accrédité le 20 janvier 2020, pour représenter :

            « Tous les salariés au sens du Code du travail, à l’exclusion des agents de sécurité, des assistants-directeurs et des directeurs à l’emploi de l’établissement. »

            Les travailleuses et travailleurs de la succursale de Rivière-du-Loup ont choisi de rejoindre la CSN pour son expertise dans les sociétés d’État, sa combativité et pour la force du syndicat régional. Ce groupe constitue la 11e succursale de la SQDC qui opte pour la CSN.

            Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés des services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            Syndicat des employées et employés de la SQDC–CSN (Sorel)

            Le Syndicat des employées et employés de la Société québécoise du cannabis – CSN a été accrédité, le 30 janvier 2020, pour représenter :

            «Tous les salariés au sens du Code du travail, à l’exclusion des agents de sécurité, des assistants-directeurs et des directeurs à l’emploi de l’établissement. »

            Les travailleuses et travailleurs de la succursale de SOREL ont choisi de rejoindre la CSN pour son expertise dans les sociétés d’État, sa combativité et pour la force du syndicat régional. Ce groupe constitue la 9e succursale de la SQDC qui opte pour la CSN, permettant de briser leur isolement, de discuter de leurs réalités et de partager l’information, augmentant ainsi leur rapport de force face à leur employeur.

            Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés des services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            Syndicat des employées et employés de la SQDC–CSN (Grande-Rivière)

            À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 17 décembre 2019, le Syndicat des employées et employés de la Société québécoise du cannabis – CSN a été accrédité pour représenter :

            « Tous les salariés au sens du Code du travail, à l’exclusion des agents de sécurité, des assistants-directeurs et des directeurs à l’emploi de l’établissement. »

            Les travailleuses et travailleurs de la succursale de GRANDE-RIVIÈRE ont choisi de rejoindre la CSN pour son expertise dans les sociétés d’État, sa combativité et pour la force du syndicat régional. Ce groupe constitue la 10e succursale de la SQDC qui opte pour la CSN.

            Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés des services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            Les syndiqué-es de l’Université Concordia manifestent en appui aux employé-es des bibliothèques en grève

            Les membres de plusieurs syndicats de l’Université Concordia se sont rassemblés sur la place Norman-Bethune mercredi pour démontrer leur soutien aux membres du Syndicat des employé-es des bibliothèques de l’Université Concordia (FEESP–CSN), qui ont fait la grève sur l’heure du dîner.

            « Les négociations sont au point mort depuis le début de l’année, affirme le président du syndicat, Kent Cluff. On espère que ça va débloquer maintenant que la direction peut constater que toute la communauté de Concordia est derrière nous. »

            « Je suis vraiment fière de voir tous ces gens qui se sont déplacés ici pour soutenir leurs camarades, s’est réjouie la vice-présidente de la CSN, Véronique de Sève. On voit encore une fois à quel point on se serre les coudes dans la grande famille de la CSN. »

            C’est la deuxième fois en moins d’un mois que les employé-es des bibliothèques, dont le contrat de travail est expiré depuis presque deux ans et demi, font la grève. Ils avaient voté en faveur d’un mandat de grève de huit heures et de la création d’un fonds de soutien financier pour les grévistes en novembre dernier lors d’une assemblée générale.

            « Ce n’est jamais facile quand une négociation s’étire sur une aussi longue période, explique Bertrand Guibord, secrétaire général du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). La solidarité est cruciale dans ces moments, car c’est souvent ce qui donne le courage de continuer à se battre. Il faut que les membres sachent qu’ils ont l’appui des autres syndicats de l’université et de la CSN. »

            « Ça fait un an que les négociations stagnent en raison de l’entêtement de l’employeur, rappelle le vice-président et trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Jean-Pierre Bourgault. Il est temps que l’employeur mette de l’eau dans son vin et démontre une réelle envie d’en venir à un accord. »

            Les travailleuses et travailleurs encaissent le choc

            Les travailleuses et travailleurs ont appris le 28 janvier la fermeture de la Maison mère des Sœurs de Miséricorde. Après des années de loyaux services, le personnel se retrouve devant l’incertitude. Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), ce triste événement doit entraîner une réflexion collective sur l’avenir des institutions religieuses.

            La cinquantaine d’employé-es qui donnaient depuis plusieurs années des services aux sœurs ont appris hier leur licenciement collectif. Le 31 mars prochain, l’ensemble des sœurs aura déménagé et le personnel se retrouvera sans travail.

            Le cauchemar pour ces employé-es a débuté lorsque l’entreprise propriétaire de l’immeuble où résident les Sœurs de Miséricorde a déclaré faillite en octobre dernier. Dans les semaines précédant la déclaration de faillite, l’entreprise a prélevé plusieurs montants auprès des travailleuses et travailleurs. Elle a conservé ces sommes sans respecter les droits du personnel. C’est le cas notamment de sommes pour les assurances collectives, le régime de retraite et les cotisations syndicales.

            « Cela fait des semaines que les travailleuses et travailleurs subissent un grand stress. Et maintenant, ils viennent d’apprendre que leur employeur va fermer ses portes. Ce qui se passe actuellement chez les Sœurs de Miséricorde risque fort bien de se reproduire ailleurs. Les communautés religieuses sont en décroissance et des dizaines d’employé-es leur donnent des services. Il y a des questions à se poser pour agir en amont », lance Lucie Longchamps, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

            Une réflexion collective sur l’avenir des institutions religieuses

            Le drame vécu par les travailleuses et travailleurs des Sœurs de Miséricorde ne doit pas rester sous silence. Non seulement les bâtiments des institutions religieuses ont une valeur patrimoniale, mais les besoins de places d’hébergement de soins de longue durée sont en croissance au Québec. Pour la FSSS–CSN, le gouvernement Legault doit se saisir du dossier et intervenir. « En agissant auprès des communautés religieuses, le gouvernement peut à la fois s’assurer que des soins de qualité continuent de leur être donnés par un personnel qualifié et combler une partie du manque de places en CHSLD », de conclure Lucie Longchamps.

            La CSN déplore l’attitude de la Société de transport de Montréal

            Le président du Syndicat du Transport de Montréal, Gleason Frenette, dénonce l’attitude provocatrice de la Société de Transport de Montréal (STM) et examine ses possibles recours légaux à la suite de la divulgation publique d’informations personnelles et confidentielles dont certaines proviennent de son dossier d’employé.

            Le syndicat a tenu des activités de mobilisation dans la semaine du 20 janvier afin de dénoncer le fait que la STM avait recours au privé pour l’entretien d’autobus. Les membres du syndicat ont alors visité certains lieux de travail durant les heures de pause afin de faire connaître leur mécontentement.

            Toutes ces activités se sont déroulées sans accrocs, sauf une lors de laquelle deux gestionnaires sont venus confronter les employé-es qui manifestaient. Une joute verbale est alors survenue entre M. Frenette et un de ces gestionnaires, qui a même initié un contact physique avec le président du syndicat.

            « La STM m’a suspendu sans entendre ma version des faits, car la direction a refusé de reporter la rencontre disciplinaire et l’agent syndical mandaté pour me représenter n’était pas disponible à la date indiquée dans la convocation, car il témoignait en arbitrage », explique M. Frenette, qui déposera un grief pour contester sa suspension.

            Ce dernier ajoute que ce n’est pas surprenant, car la STM procède continuellement à des avis disciplinaires, des suspensions et des congédiements en se fiant uniquement à la version des gestionnaires et sans même prendre la peine de parler aux salarié-es.

            « Quand les plaintes visent des salarié-es, la STM est tellement pressée de sévir qu’elle bâcle les enquêtes, affirme-t-il. Pendant ce temps, des employé-es qui se plaignent de harcèlement de la part de gestionnaires doivent patienter des années avant que leur dossier ne soit réglé. »

            Pour la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), Dominique Daigneault, cet épisode est symptomatique du climat de travail toxique qui règne à la STM depuis plusieurs années.

            « La direction méprise les travailleuses et les travailleurs syndiqués et se range systématiquement du côté des gestionnaires en cas de différends et ça doit cesser rapidement », argue Mme Daigneault.

            À la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), on trouve inacceptable qu’un organisme public se comporte avec aussi peu d’égards envers ses salarié-es.

            « En tant qu’organisme financé en grande partie par des fonds publics, la STM doit rendre des comptes sur sa gestion devant les instances appropriées, rappelle Jean-Pierre Bourgault, vice-président et trésorier de la fédération. Il est temps que les acteurs politiques exigent de la direction de la STM qu’elle mette fin à cet acharnement envers les travailleurs et qu’elle s’efforce d’installer un climat de travail décent. »

            Une première journée de grève à la Coop du Collège de Maisonneuve

            Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve–CSN exerceront aujourd’hui leur première journée de grève à compter de 10 h. Les employé-es feront du piquetage devant les bureaux de la Coop, à l’intérieur du collège, de 10 h à 17 h. Un barbecue est également prévu à l’heure du midi, devant le cégep, sur la rue Sherbrooke.

            « Nous invitons les étudiantes et étudiants du collège, de même que les professeur-es, à se joindre à nous pour témoigner de leur solidarité envers les employé-es de la Coop en grève aujourd’hui. Cette journée de débrayage vise à envoyer un message clair à notre employeur quant à notre volonté de combattre les demandes de recul qu’il souhaite nous imposer une fois de plus, tant sur le plan salarial que sur celui des conditions de travail », a affirmé le président du syndicat, Jean-Sébastien Provencher.

            Cette situation n’est pas sans rappeler la dernière négociation qui remonte à 2017. « On dirait que l’employeur a la mémoire courte ! Il y a à peine deux ans, les travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve avaient dû exercer leur droit de grève pendant deux jours pour manifester leur mécontentement devant l’intransigeance de l’employeur. Cette année, les membres sont tout aussi déterminés à refuser ces demandes de recul et à se faire respecter une fois pour toutes ! », a ajouté David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce de la CSN.

            En plus de l’appui de la Fédération du commerce–CSN, les quelque 40 employé-es de la Coop bénéficieront également du soutien du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). « Tant qu’il le faudra, nous serons aux côtés des travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve pour les appuyer dans leur lutte et leur mobilisation. Bravo pour votre détermination ! », a déclaré Dominique Daigneault, présidente du CCMM–CSN.

            La conciliatrice du ministère du Travail a convoqué les parties à quatre dates de négociation en février.

            Rappelons que le 7 janvier dernier, les membres du Syndicat de la Coop du Collège de Maisonneuve, réunis en assemblée générale, se sont dotés d’une banque de 72 heures de grève à être utilisée au moment jugé opportun.

            Réforme du mode de scrutin : des modifications s’imposent

            Appuyant l’objectif général d’une réforme du mode de scrutin, la CSN estime néanmoins que des modifications doivent être apportées au projet de loi déposé par la ministre Sonia LeBel afin de mieux représenter la volonté populaire. C’est ce qu’a défendu la centrale syndicale, aujourd’hui, lors de la commission parlementaire portant sur le projet de loi 39.

            Le président de la CSN, Jacques Létourneau, a d’abord souligné que les parlementaires détenaient toute la légitimité pour adopter une réforme du mode de scrutin sans avoir à passer par voie référendaire. « Une forte majorité de députés provient de partis politiques qui se sont clairement engagés à réformer le mode de scrutin avant les élections de 2022, a-t-il rappelé. C’est un enjeu beaucoup trop important pour être abandonné aux considérations partisanes d’une campagne électorale. Il est quelque peu surréaliste de constater que le gouvernement de la CAQ dépose aujourd’hui un projet de loi qui l’empêcherait lui-même de militer en sa faveur lors d’un éventuel référendum. Mais si le gouvernement tient mordicus à soumettre la question dans le cadre d’un référendum, celui-ci doit se tenir avant les élections de 2022. »

            La centrale syndicale a émis de sérieuses réserves quant à la formule de compensation privilégiée par le gouvernement, qui ne prend en considération que la moitié des circonscriptions gagnées dans une région. « L’objectif d’un mode de scrutin proportionnel est de trouver un juste équilibre entre le nombre de voix exprimées et le nombre de sièges accordés aux différents partis. Ce n’est certainement pas de récompenser en double le parti qui a remporté un siège de circonscription avec une minorité du suffrage ! En ce sens, la “prime au vainqueur” que comporte le projet de loi n’a aucune raison d’être », a indiqué le président de la CSN.

            La CSN s’inquiète également du trop grand nombre de régions prévu par le projet de loi 39. « Nous appuyons l’objectif du gouvernement de conserver un volet de représentation régional au sein du mécanisme de compensation proportionnelle, a souligné Jacques Létourneau. Toutefois, le nombre élevé de régions, 17, fait en sorte que les régions moins populeuses se voient désavantagées et dilue considérablement le mode compensatoire. »

            Par ailleurs, la centrale syndicale souhaite que le projet de loi oblige les partis politiques de présenter entre 45 % et 55 % de candidatures féminines pour les sièges de circonscription ainsi qu’une alternance femmes-hommes sur les listes des partis, dont la moitié débuterait par une femme. La CSN demande également que soit abaissé à 5 % le seuil national pour qu’un parti puisse bénéficier des mécanismes de compensation, plutôt que 10 %.

            Enfin, le président de la CSN a rappelé aux membres de la commission parlementaire que le Québec ne peut se permettre de reporter aux calendes grecques une réforme tant attendue par la population. « Le parti au pouvoir tient à cette réforme. Trois des quatre partis représentés à l’Assemblée nationale sont clairement en faveur de son adoption. Toutes les conditions sont réunies pour que le Québec se dote d’un mode de scrutin moderne, juste et foncièrement démocratique », a-t-il mentionné.

            La FNEEQ-CSN dénonce une vision réductrice de l’expertise des profs de cégep

            C’est avec beaucoup d’étonnement que la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) a pris connaissance des positions mises de l’avant par la Fédération des cégeps à l’occasion des consultations prébudgétaires que tient actuellement le ministre des Finances du Québec. Pour la FNEEQ-CSN, la Fédération des cégeps fait fi de l’expertise des 20 000 professeur-e-s de cégep en demandant au gouvernement de renier leur appartenance à l’éducation supérieure et en envoyant au rebut des pans entiers de leur convention collective. Alors que débutent les négociations nationales, une telle attitude de la part d’une organisation représentant les directions d’établissement ne peut qu’attiser la colère du personnel enseignant.

            La convention collective prévoit déjà que l’assemblée départementale est responsable de la qualité des cours, du choix des méthodes pédagogiques et de l’assistance professionnelle. « Ajouter une équipe multidisciplinaire qui viendrait superviser les professeurs ou les départements, c’est attaquer l’autonomie professionnelle des enseignantes et des enseignants, lesquels possèdent déjà un savoir-faire disciplinaire et pédagogique incontournable. Ce savoir-faire représente la pierre angulaire des programmes et, plus largement, de la vie éducative. Penserait-on engager des profs-ressources dans les universités pour dire aux autres comment enseigner ? », questionne Yves de Repentigny, vice-président et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN.

            Bien que l’objectif d’augmenter le taux de diplomation soit universellement partagé par les départements, ce n’est pas en balayant du revers de la main les lieux de collégialité et d’expertise collective que constituent ceux-ci qu’on y parviendra. Qui plus est, la formation et le niveau élevé de scolarité du personnel enseignant ainsi que les fonctions des assemblées départementales sont des atouts qui ancrent solidement le réseau collégial dans l’enseignement supérieur.

            Ironiquement, la Fédération des cégeps admet dans son mémoire que les cégeps ont fait des miracles durant les dernières années en maintenant le taux de diplomation malgré une augmentation substantielle d’étudiants et d’étudiantes en difficulté et des compressions budgétaires draconiennes. « On pourrait en faire bien davantage si les conditions de travail s’amélioraient et si les cégeps pouvaient bénéficier des mêmes investissements que ceux qui ont été consentis durant les derniers mois au réseau des commissions scolaires, » précise pour sa part Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN.

            STT uni-es de BAnQ (FEESP-CSN)

            À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 4 novembre 2019, le Syndicat des travailleuses et travailleurs uni-es de BAnQ-CSN a été accrédité pour représenter :

            « Tous les salariés au sens du Code du travail, réguliers ou occasionnels, qui ne sont pas visés par une accréditation, à l’exclusion des employés occupant un emploi requérant un diplôme universitaire de premier cycle ou l’équivalent, de la secrétaire de la directrice des services administratifs et internes, de la secrétaire du directeur des ressources humaines, de madame Mireille Denis et de monsieur Yves Henenron dans les fonctions qu’ils occupent au moment de leur exclusion et de leurs remplaçants éventuels dans ces fonctions et à l’exclusion des salariés de la Ville de Montréal qui sont en prêt de service. »

            Depuis plus d’un an, un groupe de militantes et de militants, éventuellement une soixantaine, ont travaillé avec acharnement pour passer du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec inc. (SFPQ) à la CSN. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, une Forteresse du Savoir™ en quelques sortes.

            Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employé de services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            Les outils du 8 mars 2020 sont maintenant en ligne

            C’est sur le thème « Féministes de toutes nos forces » que se déroulera cette année la Journée internationale des droits des femmes. Le 8 mars sera aussi l’occasion de célébrer le 20e anniversaire de la Marche mondiale des femmes, qui se tient tous les cinq ans depuis ses débuts en l’an 2000. Nous serons ainsi appelées à nous mobiliser et à prendre part aux activités de cet événement d’une importance majeure pour les femmes de partout à travers le monde.

            Dans la foulée de la marche Du pain et des roses tenue en 1995, le mouvement des femmes au Québec a amorcé une grande aventure : réaliser la première édition de la Marche mondiale des femmes (MMF), qui a débuté le 8 mars 2000 pour culminer le 17 octobre de la même année. La MMF, c’est un mouvement international d’actions féministes rassemblant des groupes et des organisations de partout sur la planète qui vise l’élimination des causes de la pauvreté et des violences envers les femmes à travers le monde. La CSN n’a jamais manqué de s’y impliquer activement et cette 5e édition ne fait pas exception !

            C’est donc dans le contexte de la Marche mondiale des femmes que les outils de la Journée internationale des droits des femmes ont été conçus. La thématique et le visuel du 8 mars incarnent l’importance de l’action et de la solidarité pour atteindre la reconnaissance pleine et entière et le respect total des droits des femmes. 

            Bien que l’égalité de droit se soit renforcée durant les années 2000 au Québec, des progrès restent à faire pour améliorer la vie des femmes. La violence fait partie de leur quotidien et travailler à contrer ces violences, c’est s’engager dans une lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes et contre les inégalités socioéconomiques.

            Au chapitre de l’autonomie économique, les femmes sont encore plus nombreuses que les hommes à travailler au salaire minimum. De plus, les mesures d’austérité mises en place dans le secteur public, composé d’une main-d’œuvre majoritairement féminine, ont mis à mal les conditions de travail de celles qui y œuvrent.

            Tous les outils disponibles
            Les outils du 8 mars 2020 développés autour du thème « Féministes de toutes nos forces » sont maintenant en ligne. Vous pouvez télécharger les visuels de l’affiche, de l’autocollant, de l’épinglette ainsi que ceux pour les réseaux sociaux. Dès le début du mois de février, la CSN procédera à l’envoi aux syndicats des affiches, des autocollants et de l’outil 8 mars CSN. Ce dernier, spécifique à la CSN, est un porte-crayon fait de carton rigide qui se décline en français et en anglais. Il peut aussi être utilisé comme range-tout, bonbonnière, cache-pot, etc. L’outil se veut une occasion pour les syndicats de sensibiliser leurs membres aux réalités et aux besoins des femmes et des travailleuses.

            Restez à l’affût !

            Image : Le Collectif 8 mars. Molotov communications. Illustration : Guadalupe Pérez Pita

            Les employé-es des bibliothèques de l’Université Concordia font la grève

            Après l’échec du processus de conciliation entamé en décembre dernier, les membres du Syndicat des employé-es des bibliothèques de l’Université Concordia (FEESP–CSN) ont décidé de faire la grève, ce jeudi, à midi.

            « Depuis près d’un an, les négociations stagnent en raison de l’entêtement de l’employeur, affirme le président du syndicat, Kent Cluff. On a fait preuve de bonne foi. On espérait que le processus de conciliation fasse bouger les choses, mais rien n’a changé. Alors on doit accentuer nos moyens de pression. »

            Réunis en assemblée générale le 29 novembre dernier, les membres du syndicat avaient voté en faveur d’un mandat de grève de huit heures et de la création d’un fonds de soutien financier pour grévistes. Le syndicat prévoit faire la grève jeudi pendant deux heures et demie.

            « Nos membres sont vraiment frustrés de l’entêtement de l’université, renchérit Bertrand Guibord, secrétaire général du Conseil central de Montréal métropolitain (CCMM–CSN). Ces premières heures de grève lancent le message à l’employeur que nos membres sont unis et prêts à se battre pour leurs droits. »

            Le manque de progression dans les négociations entre le syndicat et l’université – qui insiste pour restreindre radicalement les possibilités d’avancement pour les nouveaux employé-es – a amené les parties à faire appel à un conciliateur du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MTESS) pour la dernière ronde de négociations. La conciliation a été suspendue la semaine dernière après que le conciliateur eut constaté que les positions des deux parties étaient trop éloignées.

            « Ça fait un an que l’employeur démontre du mépris envers le processus de négociation, rappelle le vice-président trésorier de la fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Jean-Pierre Bourgault. Ça a assez duré. Il est temps que l’employeur fasse preuve de bonne foi et accepte de faire des compromis importants. »

            La CSN, la CSQ et la FTQ contestent les modifications à la Loi sur l’équité salariale

            La CSN, la CSQ et la FTQ ont déposé à la Cour supérieure aujourd’hui un recours pour que les femmes reçoivent enfin une rémunération juste. La discrimination salariale qu’elles continuent de subir doit cesser. Ce recours conteste trois modifications législatives apportées par le gouvernement du Québec à la Loi sur l’équité salariale.

            Rappelons qu’en mai 2018, à la suite d’une longue bataille menée entre autres par les trois centrales syndicales, la Cour suprême avait invalidé certains articles de la Loi sur l’équité salariale et forcé le gouvernement du Québec à la modifier. Le plus haut tribunal du pays avait statué que les correctifs salariaux doivent être rétroactifs au moment où une discrimination est apparue plutôt qu’au moment où le maintien de l’équité est effectué, un exercice obligatoire tous les cinq ans.

            En niant ce correctif pour les plaintes déjà déposées au moment du dépôt du projet de la loi, les centrales syndicales estiment que le gouvernement perpétue la discrimination envers les salariées qui se sont battues pour se rendre jusqu’en Cour suprême en les privant d’ajustements salariaux. Lors des audiences en commission parlementaire, les centrales avaient d’ailleurs indiqué au ministre qu’elles ne tolèreraient pas une telle discrimination.

            Les centrales sont également d’avis qu’en choisissant de privilégier une correction par le biais d’un montant forfaitaire plutôt que par l’ajustement des structures salariales lors de l’exercice de maintien, Québec perpétue l’inégalité et la discrimination envers les femmes.

            Pour les centrales syndicales, la possibilité octroyée à une organisation détenant la majorité dans une catégorie d’emploi d’imposer, lors de la conciliation des plaintes, son règlement à d’autres plaignantes brime leurs droits d’association et à la liberté d’expression et prive les organisations minoritaires de tout recours devant un tribunal impartial.

            L’ensemble de ces dispositions a pour effet de priver les femmes victimes de discrimination d’une réparation efficace et perpétue la discrimination systémique envers les travailleuses, allant à l’encontre même de l’objet de la loi, estiment la CSN, la CSQ et la FTQ.

            Déclarations

            « L’exercice de maintien de l’équité salariale du secteur public réalisé en 2010 a été l’objet de milliers de plaintes le contestant, tout comme l’exercice de 2015, rappelle Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN. Les modifications législatives adoptées par le gouvernement priveraient des milliers de femmes d’ajustements salariaux rétroactifs auxquels elles ont droit. »

            « Pour la FTQ, le gouvernement doit comprendre que la discrimination à l’endroit des travailleuses ne peut plus durer et doit respecter l’esprit et la lettre du jugement de la Cour suprême qui a invalidé en 2018 plusieurs articles de la Loi sur l’équité salariale. C’est assez de traiter son personnel comme des travailleuses de seconde classe », ajoute le président de la FTQ Daniel Boyer.

            « Par les modifications législatives d’avril dernier, les femmes sont encore victimes d’un traitement différent. Pour la CSQ, le droit fondamental à l’équité salariale doit être respecté dans son intégralité. L’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas négociable », explique Sonia Ethier, présidente de la CSQ.

            La FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD déposent leurs demandes prébudgétaires au ministre des Finances

            Dans le cadre des consultations prébudgétaires du ministre des Finances, la FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD ont déposé aujourd’hui un mémoire contenant l’ensemble de leurs préoccupations.

            Les centrales syndicales font état de plusieurs demandes communes au gouvernement du Québec au regard de la situation économique favorable dans laquelle se déroule l’exercice budgétaire. Dans le document remis aujourd’hui au ministre Éric Girard, les organisations de travailleuses et de travailleurs insistent sur la nécessité, après des années d’austérité imposées par le gouvernement du Québec, de réinvestir dans les services à la population et de revoir les priorités en matière de finances publiques.

            Contexte économique
            Sur le plan économique, les centrales mettent en lumière la vigueur actuelle du marché de l’emploi qui offre une performance enviable à bien des égards. Les organisations syndicales considèrent que ce contexte est propice à la mise en place de programmes qui permettent et facilitent la réinsertion sur le marché de l’emploi, tout en insistant sur la formation et l’instauration de mesures pour mieux répondre aux impératifs de la numérisation de l’économie et, surtout, à la rareté de main-d’œuvre. Finalement, le contexte économique actuel étant marqué par la lutte contre les changements climatiques, la FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD réclament plusieurs gestes concrets pour reconnaître l’urgence de la crise climatique et amorcer une transition énergétique visant à réduire notre dépendance aux hydrocarbures, le tout accompagné d’une transition juste pour les travailleurs et travailleuses.

            Orientations générales en matière de finances publiques
            Du côté des finances publiques, dans l’objectif de favoriser les réinvestissements dans les services publics et les programmes sociaux, les organisations syndicales dénoncent que les surplus budgétaires engrangés ne soient pas suffisamment réinvestis dans les services publics et réclament une réduction des versements au Fonds des générations.

            En matière de fiscalité, les centrales demandent la fin des baisses générales d’impôts et mentionnent qu’elles jugeront au mérite toute nouvelle mesure ciblée ou toute nouvelle dépense fiscale. Différentes propositions touchant les impôts des particuliers et des entreprises sont abordées, avec une insistance particulière concernant la taxation des géants numériques et la lutte contre les paradis fiscaux.

            Services publics et programmes sociaux
            La FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD dénoncent dans leur mémoire le faible niveau des dépenses publiques par habitant au Québec, en comparaison des autres provinces. Après les années d’austérité imposées aux citoyens, les syndicats réclament des augmentations de dépenses afin de répondre aux besoins des familles et des citoyens.

            En santé et en services sociaux, le constat est alarmant. Les centrales pointent du doigt le manque criant de ressources et de personnel pour couvrir les besoins et réclament un rehaussement important des conditions de travail dans les établissements de santé et de services sociaux. Par ailleurs, l’instauration d’un régime public et universel d’assurance médicaments est privilégiée, et ce, dans le respect des champs de compétence du Québec.

            En éducation, le mémoire syndical demande davantage de ressources du gouvernement en faveur de la réussite éducative et de la persévérance scolaire. Du côté de l’enseignement supérieur, les organisations insistent sur l’augmentation du financement général, particulièrement afin d’offrir de meilleurs services aux étudiantes et étudiants en situation de handicap ou à besoins particuliers ainsi que pour octroyer de meilleures conditions de travail en formation continue dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.

            Un réinvestissement majeur est attendu dans les services de garde éducatifs à la petite enfance, et ce, dans l’objectif de renforcer le réseau public. Ceci passe notamment par une plus grande reconnaissance des intervenantes en petite enfance, de meilleures conditions de travail et, finalement, l’appui du personnel spécialisé dont elles ont besoin.

            Responsabilité de l’État comme employeur
            La situation économique favorable du Québec permet au gouvernement de donner le sérieux coup de barre nécessaire dans les conditions de travail du personnel du secteur public, estiment les centrales syndicales. Ce n’est pas avec les offres insultantes déposées par le Conseil du trésor dans le cadre des négociations que le gouvernement parviendra à attirer et retenir la main-d’œuvre nécessaire à nos services publics, surtout compte tenu du retard de rémunération globale de 6,2 % qu’accusent les salariés du secteur public par rapport aux autres travailleurs. Il est demandé que le gouvernement prévoie des augmentations de dépenses de programmes qui prennent en compte à la fois un rattrapage en matière de rémunération, des ajouts de services et de ressources dans les réseaux et la réalisation de ses engagements. Les syndicats clament que les besoins du personnel doivent être pris en compte dans les décisions budgétaires. L’État doit prendre ses responsabilités et s’assurer que les sommes seront disponibles afin d’attirer une relève suffisante dans les ministères et les réseaux et d’octroyer une juste rémunération et des conditions d’exercice soutenables au personnel qui offre, sur une base quotidienne, les services à la population.

            Déclarations
            « Le gouvernement doit prendre acte des défis que doivent relever quotidiennement la population du Québec et les travailleurs et travailleuses de l’État, et œuvrer pour nous donner une société plus juste, plus égalitaire, plus démocratique et plus verte. Les Québécois et Québécoises ont le droit d’aspirer à une vie meilleure. Nos demandes sont raisonnables et surtout réalisables » — Daniel Boyer, président de la FTQ.

            « La situation économique très favorable du Québec permet au gouvernement de répondre aux besoins criants de nos services publics, tant du côté de l’offre de services à la population que de celui des conditions de travail des travailleuses et des travailleurs. Le contexte de négociation s’y prête, le ministre doit prendre compte de cette réalité dans son budget » — Jacques Létourneau, président de la CSN.

            « Au regard des années d’austérité imposées par le gouvernement du Québec à l’endroit des services à la population, les demandes que nous déposons aujourd’hui sont légitimes. Nos idées audacieuses pour plus d’équité et de justice sociale à l’endroit des familles et des plus vulnérables ne manquent pas ! Il est plus que temps pour le gouvernement d’investir en éducation, en enseignement supérieur et en petite enfance. » — Sonia Ethier, présidente de la CSQ.

            « Le Québec fait face à des défis importants : la pénurie de main-d’œuvre, la lutte contre les paradis fiscaux, le nécessaire rattrapage du financement dans les services publics et l’indispensable transition écologique, pour ne nommer que ceux-là. Nous joignons nos voix pour demander à Québec d’agir et d’opérer une réorientation majeure en matière de finances publiques. Nous n’avons plus le luxe de ne rien faire » — Luc Vachon, président de la CSD.

            En rappel
            Les centrales syndicales à l’origine du mémoire (FTQ, CSN, CSQ et CSD) représentent près de 1,2 million de membres issus des quatre coins du Québec.

            Appui unanime pour un mandat de grève à la Coop du Collège de Maisonneuve

            Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve–CSN viennent d’adopter à 100 % une banque de 72 heures de grève, donnant ainsi un mandat à leur comité exécutif et au comité de négociation de déclencher la grève à un moment jugé opportun.

            Pour les membres du syndicat, on dirait que l’histoire se répète. Rappelons que lors de la négociation de la convention collective en 2017, l’employeur avait un cahier de demandes de reculs énormes, ce qui avait d’ailleurs poussé les employé-es à tenir deux journées de grève.

            Cette fois-ci, l’employeur revient avec des demandes de reculs très semblables à celles de 2017. Pour le syndicat, ce mépris patronal est inacceptable.

            « Les membres de la Coop n’ont eu d’autre choix que de se munir d’un mandat de grève afin de manifester leur mécontentement devant les mêmes demandes de reculs que nous avons refusées lors de la dernière négociation », déclare le président du syndicat, Jean-Sébastien Provencher.

            À propos
            Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop du Collège de Maisonneuve-CSN compte environ 40 membres. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux, la Fédération du Commerce-CSN et au Conseil central du Montréal-Métropolitain-CSN.

            Une année de congrès et de centenaire pour la CSN

            C’est dans un monde du travail en pleines mutations que la CSN tiendra son 66e congrès, du 25 au 29 mai prochain. Ce rendez-vous triannuel marquera également le début de la commémoration du centenaire de la centrale syndicale, fondée en 1921.

            « Nous constatons d’importantes transformations de nos milieux de travail », a indiqué d’emblée le président de la CSN, Jacques Létourneau, lors de la conférence de presse annuelle de la centrale syndicale. « L’évolution technologique, en particulier en matière d’informatisation et de robotisation, a un effet considérable sur les procédés de production. La crise climatique que nous traversons nous oblige également à réduire notre empreinte énergétique, tout en nous assurant que cette transition s’effectue de façon juste pour les travailleuses et les travailleurs. Enfin, ces transformations s’effectuent dans un contexte où les pénuries et la rareté de main-d’œuvre touchent l’ensemble de nos entreprises. Voilà pourquoi nous souhaitons profiter de notre 66e congrès pour réfléchir avec nos syndicats aux défis et aux perspectives offertes par ces importants changements, et ce, autant en matière de négociation que de mobilisation et de syndicalisation. »

            Ce congrès marquera également le coup d’envoi des activités soulignant le centenaire de la CSN, qui s’échelonneront jusqu’en septembre 2021. « Peu d’organisations québécoises peuvent se targuer d’avoir traversé 100 ans d’histoire. Nous désirons profiter de cet anniversaire pour célébrer l’évolution du travail et des conditions dans lesquelles nous l’exerçons. Grâce aux luttes que nous avons menées, tant sur le plan du travail que sur le plan social, nous sommes loin des conditions dans lesquelles vivaient les allumetières de Hull, même si beaucoup d’améliorations sont encore nécessaires », a souligné Jacques Létourneau.

            Négociations à venir
            L’année 2020 sera bien sûr marquée par les négociations du secteur public. La CSN y représente 150 000 travailleuses et travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation et des organismes gouvernementaux. Alors que les organisations syndicales demandent un important rattrapage salarial et une amélioration des conditions de travail et de pratique, le gouvernement Legault déposait, il y a quelques semaines, des offres qui condamneraient les travailleuses et les travailleurs du secteur public à un appauvrissement supplémentaire. « Le premier ministre et son président du Conseil du trésor doivent comprendre que pour attirer et maintenir la main-d’œuvre dont nos services publics ont cruellement besoin, un sérieux coup de barre s’impose, a mentionné le président de la CSN. Espérons que les négociations qui s’amorcent seront l’occasion de régler les problèmes récurrents que nous rencontrons, et ce, dans un souci d’améliorer la qualité et l’accessibilité aux services publics auxquels la population québécoise est en droit de s’attendre. »

            Plusieurs renouvellements de conventions collectives sont également à prévoir du côté parapublic, notamment dans les secteurs universitaire, préhospitalier, de la petite enfance et des agents correctionnels. Le secteur privé n’est pas en reste : d’importantes négociations coordonnées auront lieu dans les milieux de l’hôtellerie et de l’alimentation, entre autres. Au total, plus des deux tiers des membres de la CSN seront en négociation au cours de l’année 2020.

            Dossiers en cours
            Plusieurs dossiers d’importance qui chemineront à l’Assemblée nationale auront une attention toute particulière de la centrale syndicale. C’est le cas de la réforme des lois en matière de santé et de sécurité du travail. « Nos lois n’ont pas été revues depuis une quarantaine d’années, a déploré M. Létourneau. Alors que le Québec était chef de file à l’époque en matière de santé et sécurité, il traine aujourd’hui en queue de peloton. Nous avons été clairs avec le ministre du Travail, Jean Boulet : nous devons impérativement étendre les mécanismes de prévention à l’ensemble des milieux de travail et mettre à jour – pour la première fois depuis 1985! – la liste des maladies professionnelles reconnues, notamment en incluant les maladies d’ordre psychologique. » En plus de maintenir le programme de maternité sans danger continuellement remis en question par les employeurs, la CSN exigera des mesures pour déjudiciariser le régime d’indemnisation.

            L’actualité des dernières semaines, avec la mise sous protection du Groupe Capitales Médias contre ses créanciers, a démontré le manque flagrant de protection des régimes de retraite lors de faillite. « Depuis l’automne, nous avons évalué plusieurs pistes pour tenter d’amoindrir les conséquences extrêmement malheureuses de cette situation sur les retraités du Groupe Capitales Médias ainsi que sur de nombreux travailleurs actifs, qui ont perdu près de 30 % de leur rente, a précisé Jacques Létourneau. Les transactions entre les administrations antérieures font évidemment partie des pistes que nous analysons. Mais, au risque de me répéter, jamais la CSN n’acceptera de prendre le blâme pour la terminaison des régimes de retraite du Groupe Capitales Médias. »

            La CSN suivra de près la poursuite des travaux parlementaires entourant le projet de loi 40 portant sur les commissions scolaires. « Nous l’avons maintes fois répété : ce n’est pas d’un brassage de structures dont nous avons besoin, mais d’une réelle consultation sur la place qu’occupe l’école publique dans notre société et les ressources que nous devons y consacrer afin d’assurer la réussite scolaire de toutes et de tous. Dans le même ordre d’idées, nous attendons impatiemment des mesures concrètes pour augmenter le nombre de places en CPE et en milieu familial régi pour l’ensemble de nos tout-petits. »

            Entre autres dossiers, la CSN s’intéressera de près au plan d’électrification et de lutte aux changements climatiques promis par le gouvernement Legault ainsi qu’aux travaux portant sur la réforme du mode de scrutin. La révision du programme de l’expérience québécoise, dont les débuts furent pour le moins cahoteux, sera également suivie de près.

            L’Université McGill pratique l’art du double langage

            Pour les représentants syndicaux, l’écart inexplicable entre le discours livré à la table de négociation et celui public nuit à la crédibilité de l’établissement universitaire et à la possibilité de parvenir à un règlement.

            Tous les éléments étaient pourtant sur la table pour que les deux syndicats et l’université en arrivent à de bonnes ententes d’ici la fin de 2019. McGill prétend être la meilleure université au Canada, un chef de file mondial compétitif dans le recrutement d’étudiants et de professeurs, et un excellent lieu de travail équitable et sécuritaire. L’importance que l’Université accorde au bien-être de ses étudiantes et étudiants lui a également valu des éloges du magazine Maclean’s. Pourtant, ces louanges brandies avec fierté par l’Université McGill ne se reflètent pas dans la façon dont elle traite son personnel.

            « Malgré plus de 30 séances de négociation, nos membres restent déterminés à lutter pour les meilleures conditions de travail et d’apprentissage et l’excellence dans l’enseignement », souligne Kiersten van Vliet, présidente de l’AEEDEM/AGSEM.

            Les deux groupes espèrent toujours un retournement de la situation qui leur permettra de parvenir à une nouvelle convention collective au début de la prochaine année.

            « Nous espérons que la pause des Fêtes sera suffisante pour que McGill fasse ses devoirs et revienne à la table avec des propositions qui reflètent une réelle volonté de trouver une solution équitable avec chaque syndicat », précise Raad Jassim, président du SCCIM/MCLIU.

            Les offres de la CAQ : appauvrir et asphyxier les services publics

            « Le gouvernement ne comprend pas la nécessité de donner un coup de barre dès maintenant. Dans les services publics, rien ne va plus. Il y a urgence d’agir. » Ce sont les premières paroles lancées par la CSN après avoir pris connaissance des propositions du gouvernement en vue du renouvellement des conventions collectives du secteur public.

            La CSN, qui représente plus de 150 000 travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux, de l’éducation et des organismes gouvernementaux, est insultée par les offres déposées ce matin par le Conseil du trésor. « Le gouvernement a raté l’occasion de reconnaître la valeur du travail accompli par le personnel des réseaux », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN et responsable de la négociation du secteur public.

            Pour la CSN, il est clair que les offres salariales du gouvernement, qui sont de 1,75 % pour chacune des deux premières années, de 1,5 % pour la troisième année et de 1 % pour chacune des deux dernières années, sont nettement insuffisantes. « Les offres sur la table ne répondent absolument pas aux besoins. Pour bon nombre de travailleuses et de travailleurs des réseaux publics, le salaire actuel ne permet même pas de vivre décemment. Notre revendication d’une augmentation de 3 $ l’heure la première année vient répondre à ces besoins en ayant un plus grand impact pour celles et ceux qui gagnent le moins, tout en donnant un coup de barre pour toutes et tous. »

            La CSN considère que le gouvernement caquiste, en tant que plus grand employeur du Québec, devrait montrer l’exemple plutôt que de poursuivre dans la même voie que ses prédécesseurs libéraux et d’appauvrir ses travailleuses et ses travailleurs. « Des hausses de salaire sous l’inflation, c’est inacceptable. Ne pas s’appauvrir en travaillant, s’assurer que la hausse des salaires couvre l’augmentation du coût de la vie, ça ne devrait même pas être un enjeu de négociation. C’est la base. Quant à la proposition du gouvernement de verser un montant de 1 000 $ non récurent, se limitant aux personnes étant au dernier échelon, c’est de la poudre aux yeux », ajoute Mme Senneville.

            L’absence d’un engagement précis du gouvernement d’investir significativement pour apporter les changements qui s’imposent sur le terrain est aussi vivement dénoncée par la CSN. « Du côté des conditions de travail, nous sommes prêts depuis longtemps à mettre en œuvre des solutions pour améliorer la situation. Avec une augmentation de près de 25 % des absences pour maladie des travailleuses et des travailleurs du secteur public au cours des cinq dernières années, on se demande bien ce que ça prendra pour que le gouvernement réalise que la charge est devenue insoutenable et qu’il faut agir immédiatement. »

            De plus, avec les coffres de l’État québécois qui débordent de surplus et une situation de rareté de main-d’œuvre qui entraîne déjà des pénuries dans divers emplois du secteur public, la CSN affirme que le gouvernement actuel a les moyens et le devoir de faire beaucoup mieux que ses prédécesseurs. « On dirait que M. Legault et ses ministres ne réalisent pas à quel point le manque de personnel affecte déjà les services. Il n’y a absolument rien dans ce qui a été déposé ce matin qui permet d’attirer et de retenir le personnel dans le secteur public. Ça devrait pourtant être la priorité du gouvernement », conclut Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

            Entente de principe au Collège Marianopolis

            Une entente de principe est intervenue aujourd’hui entre le Syndicat des professeurs du Collège Marianopolis et la direction du collège.

            Il aura fallu quatorze rencontres de négociation pour parvenir à s’entendre sur des enjeux ayant un impact important sur les conditions de travail et la qualité de l’enseignement.

            Le 23 janvier prochain, les membres du syndicat se réuniront pour en apprécier le résultat. Si elle est adoptée, la nouvelle convention collective entrera en vigueur au moment de sa signature.

            Les représentantes et représentants du syndicat ne divulgueront aucune information sur le contenu de l’entente avant la présentation des derniers développements aux membres.

            Le syndicat représente 185 enseignantes et enseignants. Il est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec et à la Confédération des syndicats nationaux. Le Collège Marianopolis est un établissement d’enseignement collégial privé anglophone de Montréal.

            STT de Copibec–CSN

            Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Copibec–CSN a été accrédité, le 6 décembre 2019, pour représenter :

            « Tous les salariés au sens du Code du travail, à l’exclusion du responsable de secteur,
            du conseiller juridique, des directrices et des directeurs. »

            Ces salarié-es, ont majoritairement choisi de joindre les rangs de la CSN, afin de pouvoir négocier collectivement leurs conditions de travail et pour se faire respecter. Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération nationale des communications, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            STT du Centre l’Entre-Toit–CSN

            À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 3 novembre 2019, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre l’Entre-Toit–CSN a été accrédité pour représenter :

            « Toutes et tous les salariés au sens du Code du travail »

            Le Centre l’Entre-Toit est une ressource intermédiaire en psychiatrie légale et toxicomanie active. Répartis dans quatre établissements, ces travailleurs ont décidé très majoritairement de se joindre à la CSN. Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            Pour éviter de recevoir une caisse dans la figure

            Pour cette nouvelle baladodiffusion, l’équipe du Point syndical vous propose un entretien entre Jean Lacharité, vice-président de la CSN, et Serge Monette, chauffeur-livreur chez Sysco-Québec. Un échange surprenant sur les enjeux de santé-sécurité au travail, omniprésents dans cette multinationale. En voici quelques extraits.

            Jean : Qu’est-ce que vous livrez chez Sysco ?

            Serge : On fait de la distribution alimentaire. On va partout au Québec. On s’occupe de l’institutionnel – les hôpitaux, les prisons, les écoles –, ainsi que de la restauration, de La Belle Province jusqu’au Toqué. Il n’y a pas d’endroit où on ne va pas.

            Jean : On m’a dit qu’il y avait pas mal de problèmes de santé-sécurité. Quels sont les facteurs associés à cet enjeu ?

            Serge :  On vient de fusionner un paquet de centres de distribution. Sysco a fait beaucoup d’acquisitions. Ils sont en train de tous les fusionner dans un même centre. Mais chaque centre n’a pas le même équipement ou la même clientèle. Quand on fusionne les centres, on n’a pas toujours le bon équipement pour aller partout. En plus, on a intégré une nouvelle technologie de gestion d’entrepôt, ce qui fait que la marchandise est beaucoup plus mélangée. Ils ont optimisé certaines parties de l’entrepôt, alors la préparation des commandes est plus rapide, mais il y a une surcharge qui s’est transférée au transport. Nous la vivons difficilement. Les gens n’ont pas été formés pour bien s’adapter aux changements technologiques.

            Jean : Avez-vous beaucoup de réclamations à la CNEEST ?

            Serge : Sur 300 salariés syndiqués, on a 45 dossiers ouverts à la CNEEST. C’est énorme. Il y a tellement de contraintes physiques. En plus, avec les fusions, ce sont plusieurs équipes de travail que tu mets ensemble, mais il n’y a personne pour arrimer tout ça. Il y a vraiment beaucoup d’accidents. Il y a des gens qui reçoivent des caisses dans la figure, ou des bars de retenue qui tombent. Il y a beaucoup de chariots élévateurs qui sont tombés, heureusement les chauffeurs ne sont pas tombés avec. Malheureusement, parce qu’on ne fait pas beaucoup de formation, ça empire. Quand, le vendredi, tu fermes un centre, et que le lundi t’en ouvres un autre, cette fin de semaine-là, tu ne fais pas grand-chose d’autre que déménager. Les gens n’ont pas été formés et ça paraît. En plus, on livre à tellement d’endroits difficiles. Parfois, il faut faire des changements chez les clients et, parfois, les clients sont réticents. Il y a des marches qui sont glissantes à cause de la graisse d’une friteuse, et toi t’arrives avec tes bottines et t’as cent cinquante caisses à descendre au sous-sol. Tout à coup, boum, tu tombes. Alors, il arrive qu’on doive installer des caoutchoucs chez les clients, payés et installés par Sysco. Mais, même là, il y a des clients qui sont réticents ou qui n’en font pas l’entretien. Ça devient compliqué. Pour les livreurs, ce n’est pas juste le milieu de travail et le camion qui sont compliqués, c’est toute la clientèle qui est compliquée.

            Une victoire pour les femmes du sud-ouest de Montréal

            Le jeudi 28 novembre, la Clinique communautaire Pointe-Saint-Charles a inauguré un nouveau service sous son toit : le suivi sage-femme. C’est grâce à des années de mobilisation citoyenne, menée en grande partie par le collectif citoyen Naître à la Pointe, que ce projet a vu le jour. Une équipe de cinq sages-femmes, deux aides natales et une responsable, offriront des services tels que le suivi pré et postnatal, l’accouchement à la maison ou à l’hôpital, des visites à la maison, ainsi qu’un accompagnement pour l’allaitement.

            « L’ajout des services de sage-femme à Pointe-Saint-Charles s’est concrétisé à la demande de la population du quartier, une demande en croissance constante. Être sur une liste d’attente lors qu’on est enceinte, c’est inacceptable. Je me réjouis qu’un plus grand nombre de femmes puissent véritablement choisir qui les accompagnera pour leur suivi de maternité, et où elles accoucheront », a souligné Claudia Faille, responsable des services de sage-femme à la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles.

            Malheureusement, les services de sage-femme sont encore trop peu connus et des problèmes d’accessibilité demeurent. Malgré une demande supérieure à l’offre, à peine 4 % des femmes ont accès à ces services, bien que le ministère de la Santé et des Services sociaux se soit fixé une cible de 10 % dans le cadre de sa Politique de périnatalité 2008-2018. Si une centaine de femmes peuvent maintenant bénéficier de ces services dans Pointe-Saint-Charles qui, rappelons-le, sont entièrement couverts par l’assurance-maladie, il reste encore beaucoup à faire pour voir naître d’autres points de service et de maisons de naissance.

            Des gains dépassant 15 000 $

            À la suite d’une longue et ardue négociation, les travailleuses et travailleurs membres du Syndicat des inspecteurs de trains (SIRTM–CSN) ont entériné le 2 décembre dernier une entente de principe à plus de 96 %.

            Parmi les gains obtenus par la partie syndicale, notons des augmentations salariales qui feront passer les 26,50 $ l’heure au moment de la signature de la convention à 33,88 $ en 2023, en plus d’un montant forfaitaire prévu pour les années 2018 et 2019. Ce forfaitaire représente plus de 15 000 $ pour plusieurs inspecteurs.

            La reconnaissance de leur statut d’inspecteur en transport collectif était au cœur des enjeux de cette négociation, le syndicat s’étant d’ailleurs battu pendant deux ans pour empêcher une déqualification de leur travail. Les inspectrices et inspecteurs verront aussi la reconnaissance de leur expérience acquise à l’extérieur pour les crédits de vacances. « Nous sommes heureux de voir notre travail reconnu et les augmentations de salaire importantes sont le reflet de cette reconnaissance. Cette entente de principe reflète le travail réellement effectué au quotidien par les inspecteurs et prend pleinement en compte notre expérience », a affirmé David Gaillard, président du syndicat.

            En plus des augmentations salariales, de la reconnaissance de leur statut et de plusieurs autres améliorations des conditions de travail des inspectrices et inspecteurs, l’entente prévoit une augmentation du nombre de postes à temps plein, qui passeront de 29 à 55 postes, ce qui permettra aux inspecteurs d’offrir un meilleur service à la population usagère du réseau.

            La nouvelle convention collective entrera en vigueur dès le 1er janvier 2020.

            Une soirée sociale remplie de générosité

            Profiter d’un match des Canadiens pour rassembler des membres de la CSN (salarié-es, élu-es, militantes et militants de syndicats et retraité-es de la CSN), c’est la belle initiative proposée par des salariés de l’imprimerie et des immeubles. L’activité s’est déroulée dans la soirée du 28 novembre à la cafétéria de la CSN à Montréal. Une centaine de personnes ont eu du plaisir à discuter en prenant un verre et en mangeant des hot-dog à volonté. Un événement qui a de bonnes chances de se reproduire ! Et faire de cette soirée, une activité pour amasser des fonds pour le Camp Vol d’été Leucan–CSN, c’est encore mieux. À la CSN, on est social, solidaire et très généreux. Près de 3500 $ ont été récoltés pour offrir du bonheur aux enfants malades. Les Canadiens n’ont peut-être pas scoré, mais la générosité de la CSN, elle, a compté !

            Les employé-es des bibliothèques de l’Université Concordia votent en faveur d’un mandat de grève

            Réunis en assemblée générale le 29 novembre dernier, les membres du syndicat des employé-es des bibliothèques de l’Université Concordia (FEESP-CSN) ont donné leur appui à un mandat de grève.

            « Depuis le début de l’année, les négociations ont stagné en raison de l’insistance injustifiée de l’employeur pour restreindre drastiquement les possibilités d’avancement pour les nouveaux employés, affirme le président du syndicat, Kent Cluff. Non seulement l’université est-elle complètement fermée au compromis sur cet enjeu, mais elle refuse en plus de discuter de tout autre sujet tant que cette question ne sera pas réglée. C’est ce qui explique que peu de progrès a été accompli malgré 16 réunions de négociations. »

            En conséquence de ce manque de progression dans les pourparlers, la prochaine ronde de négociation, qui s’entame le 6 décembre, se fera en présence d’un conciliateur du Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MTESS).

            « Nos membres sont de plus en plus frustrés de l’entêtement de l’université, renchérit M. Cluff. Nous espérons que le conciliateur va aider à faire progresser les discussions, mais nos membres sont prêts à passer à la prochaine étape et à faire la grève si l’Université ne démontre pas plus de respect pour le processus de négociation. »

            En plus du mandat de grève, le syndicat a également adopté la création d’un fonds de soutien financier pour les travailleuses et les travailleurs qui participeront aux efforts de grève.

            Des gains dépassant 15 000 $ pour les inspecteurs de Exo

            Réunis en assemblée générale, les travailleurs et travailleuses membres du Syndicat des inspecteurs de trains (SIRTM-CSN) ont entériné une entente de principe à plus de 96 %.

            Parmi les gains obtenus par la partie syndicale, notons des augmentations salariales qui feront passer les 26,50 $ l’heure au moment de la signature de la convention à 33,88 $ en 2023, en plus d’un montant forfaitaire prévu pour les années 2018 et 2019. Ce forfaitaire représente plus de 15 000 $ pour plusieurs inspecteurs.

            La reconnaissance de leur statut d’inspecteur en transport collectif était au cœur des enjeux de cette négociation, le syndicat s’étant d’ailleurs battu pendant deux ans pour empêcher une déqualification de leur travail. Les inspectrices et inspecteurs verront aussi la reconnaissance de leur expérience acquise à l’extérieur pour les crédits de vacances. « Nous sommes heureux de voir notre travail reconnu et les augmentations de salaire importantes sont le reflet de cette reconnaissance. Cette entente de principe reflète le travail réellement effectué par les inspecteurs au quotidien et prend pleinement en compte notre expérience », a affirmé David Gaillard, président du syndicat.

            En plus des augmentations salariales, de la reconnaissance de leur statut et de plusieurs autres améliorations des conditions de travail des inspectrices et inspecteurs, l’entente prévoit une augmentation du nombre de postes à temps plein, qui passeront de 29 à 55 postes, ce qui permettra aux inspecteurs d’offrir un meilleur service à la population usagère du réseau.

            La nouvelle convention collective entrera en vigueur dès le 1er janvier 2020.

            Nouvelle maison de Radio-Canada: y a-t-il des fondations solides ?

            Il y a beaucoup plus de questions que de réponses dans le dossier de la nouvelle maison de Radio-Canada, et les affirmations de la haute direction inquiètent le Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC).

            Le vice-président principal de Radio-Canada, Michel Bissonnette, a affirmé que le projet se ferait à coût neutre pour les contribuables. La facture de la nouvelle maison s’élèvera 287 millions de dollars, c’est déjà 17 millions de dollars en dépassement de coût.

            Dans un contexte où Radio-Canada continue à procéder à des suppressions de postes chez les artisans, le SCRC se demande quelles seront les conséquences du projet sur les employés. Depuis la signature de la dernière convention collective, c’est plus de 50 postes qui ont été supprimés.

            « Radio-Canada continue d’affirmer que le déménagement n’aura pas de conséquences sur le nombre d’employés et sur l’organisation du travail de nos membres. Il serait inacceptable que ces derniers subissent les contrecoups de la mauvaise gestion de ce projet et des dépassements de coûts du déménagement », a indiqué le président du SCRC, Pierre Tousignant.

            C’est sans compter que le SCRC n’a pas été consulté dans tout cet exercice de déménagement.

            À propos
            Le Syndicat des Communications de Radio-Canada (SCRC) compte près de 3000 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et à la Fédération nationale des communications (FNC).

            Lancement des services de sage-femme à la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles

            Le Regroupement les Sages-Femmes du Québec, conjointement avec la Fédération des professionnèles (FP-CSN) et le Conseil central du Montréal métropolitain, vous invitent à venir souligner l’inauguration des services de sage-femme à la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles.

            « En plus de célébrer les 20 ans de la légalisation de la pratique sage-femme cette année, nous sommes fières de pouvoir offrir les services à un plus grand nombre de femmes, comme ici, à Pointe-Saint-Charles. » a souligné Mounia Amine, présidente du Regroupement Les Sages-femmes du Québec. « Malheureusement, les services de sage-femme sont encore trop peu connus et des problèmes d’accessibilité demeurent. Malgré une demande supérieure à l’offre, à peine 4 % des femmes ont accès à ces services, bien que le Ministère de la santé et des services sociaux se fût fixé une cible de 10 % dans le cadre de sa Politique de périnatalité 2008-2018. Nous souhaitons que d’autres services de sage-femme et maisons de naissance, comme celui-ci, voient le jour dans les prochaines années. » de rajouter Ginette Langlois, présidente de la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

            « Nous sommes heureuses de soutenir, encore une fois, les sages-femmes dans le développement des services de sage-femme et des maisons de naissance. La CSN a toujours été à leurs côtés pour les appuyer dans le déploiement de la pratique et nous continuerons de les supporter à l’aube de leur prochaine négociation » a conclu Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal Métropolitain.

             

            Détails

            Portes ouvertes à la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles (sous-sol), 1955 rue du Centre, Montréal, H3K 1J1, le jeudi 28 novembre de 13 h à 16 h, Conférence de presse à 16 h

             

            Syndicat des employées et employés de la SQDC–CSN (Sainte-Foy)

            Le Syndicat des employées et employés de la Société québécoise du cannabis–CSN a été accrédité le 8 novembre 2019 pour représenter : 

            ” Tous les salarié-es au sens du Code du travail “

            Les travailleuses et travailleurs de la succursale de Sainte-Foy ont choisi de rejoindre la CSN pour son expertise dans les sociétés d’État, sa combativité et pour la force du syndicat régional. Ce groupe constitue la 6e succursale de la SQDC qui opte pour la CSN, permettant de briser leur isolement, de discuter de leurs réalités et de partager l’information, augmentant ainsi leur rapport de force face à leur employeur.

            Ce nouveau syndicat sera affilié à la fédération des employées et employés des services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            Manifestation à la Coopérative fédérée

            Ce midi, les travailleuses et travailleurs en grève d’Olymel Princeville ont manifesté à Montréal, devant le siège social de la Coopérative fédérée qui possède Olymel.

            « Encore une fois ce midi, nous portons un message clair à la haute direction de la Coopérative fédérée. Depuis 2005, derrière les excédents de la coop, il y a une part de nos salaires qui ont été amputés de 5,40 $ l’heure d’un coup, comme si nous avions les moyens depuis 15 ans, de vivre avec moins d’argent dans nos poches et de financer les excédents d’une entreprise dont la mission, rappelons-le, n’est pas d’engranger des profits, de souligner Steve Houle, président du Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN. Nous vivons des problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre à Princeville et l’employeur sait très bien comment les régler rapidement. C’est d’ailleurs ce qu’il a accepté dans d’autres usines alors nous attendons une offre qui corrigera enfin nos salaires ».

            « En 2018, la Coop fédérée a enregistré des revenus records de 6,5 milliards de dollars qui, au final, se sont traduits par un excédent avant ristournes et impôts de 210,7 millions de dollars. À hauteur de 3,44 milliards de dollars, les ventes d’Olymel contribuent à plus de la moitié du chiffre d’affaires de la coopérative, ce qui démontre l’importance de cet employeur au Québec, de préciser Jacques Létourneau, président de la CSN. Or, ces dernières semaines, la haute direction d’Olymel ne démontre pas le respect qu’elle devrait avoir envers celles et ceux qui contribuent plus que quiconque, tous les jours, au succès de la Coop fédérée ».

            « Avec la récente réouverture du marché chinois au porc canadien, la Coopérative fédérée sait très bien qu’Olymel peut faire des affaires d’or. Le prix du porc est bas et selon les perspectives actuelles, la demande poursuivra la croissance qu’elle connaissait avant la fermeture de marché chinois. En plus des 300 millions qui viennent tout juste d’être placés dans la Coop, ces dernières années, ce sont plus de 500 millions de dollars qui ont été investis dans la modernisation de ses équipements, de ses installations et dans des acquisitions, de rappeler David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce–CSN. Or, la Coop fédérée doit également investir dans ce qu’elle a de plus précieux, et je parle bien sûr de ses travailleuses et ses travailleurs qui sont à la base du succès de l’entreprise ».

            Photos : Cédric Martin

            « La Coopérative fédérée devrait impérativement rappeler Olymel à l’ordre dans cette négociation. Au fil des ans, nous avons connu Olymel dans des négociations difficiles, nous avons vécu des fermetures sauvages et des conflits interminables. Ces actions sont très loin du comportement exemplaire dont se vante la Coop fédérée sur son site web. Derrière des décisions purement comptables, il y a des travailleuses, des travailleurs et leurs familles qui vivent avec les conséquences désastreuses de ces actes. Nous attendons donc des actions concrètes de la haute direction de la Coop afin de corriger cette attitude de mauvais citoyen corporatif », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

            Le Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN regroupe 350 membres affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN), qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Ils sont également affiliés au Conseil central du Cœur du Québec–CSN qui regroupe près de 17 000 membres réunis au sein de 130 syndicats de tous les secteurs d’activité. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

            Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Oasis Animation – CSN

            Le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Oasis Animation–CSN a été accrédité le 11 novembre 2019 pour représenter:

            ” Tous les salarié-es animateurs et animatrices au sens du Code du travail. “

            Les animatrices et animateurs d’Oasis Animation Inc. ont choisi de rejoindre la CSN pour se faire respecter, améliorer leurs conditions de travail et accroître leur rapport de force face à leur employeur. Cette syndicalisation est une première dans le domaine du multimédia, qui en demande toujours plus au travailleuses et travailleurs de ce secteur d’activités.

            Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération nationale des communications, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            STT des CPE Montréal et Laval-CSN

            Les travailleuses du centre de la petite enfance Clara ont été accréditées le 31 octobre dernier, pour représenter:

            ” Toutes les salariées et tous les salariés au sens du Code du travail “

            Sans convention collective depuis 2015, ces travailleuses ont majoritairement choisi de quitter leurs syndicat CSQ et de joindre les rangs de la CSN, pour un meilleur service et une plus grande transparence.

            Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            SEE de la société québécoise du cannabis | SQDC-CSN

            Le Syndicat des employées et employés de la Société québécoise du cannabis-CSN a été accrédité le 12 novembre 2019 pour représenter:

            ” Tous les salariés au sens du Code du travail. “

            Les travailleuses et travailleurs de la succursale de Saint-Georges ont choisi de rejoindre la CSN pour son expertise dans les sociétés d’État, sa combativité et pour la force du syndicat régional. Ce groupe constitue la 7e succursale de la SQDC qui opte pour la CSN, permettant de briser leur isolement, de discuter de leurs réalités et de partager l’information, augmentant ainsi leur rapport de force face à leur employeur.

            Ce nouveau syndicat sera affilié  à la Fédération des employées et employés des services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

            Syndicat des travailleuses et travailleurs du commerce | La Cordée Plein-Air (FC–CSN)

            Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du commerce – CSN a été accrédité le 19 septembre 2019, pour représenter:

            “Toutes et tous les salarié-es au service à la clientèle en magasin et en ligne, à l’atelier et à l’arrière-boutique”

            des boutiques La Cordée situées à Montréal.

            Il s’agit d’une première percée en termes de syndicalisation dans le domaine du commerce de détail spécialisé dans la vente d’articles de sport et de plein air.

            Cette première section du Syndicat des travailleuses et travailleurs du commerce – CSN sera affiliée au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Fédération du commerce et à la Confédération des syndicats nationaux.

            Une contribution inestimable

            La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) souligne le 22 novembre la Journée nationale des chargées et chargés de cours universitaires en lançant la dix-neuvième édition d’une campagne de valorisation amorcée en 2010. Sous le thème J’enseigne à l’université et…, cette campagne souligne la grande diversité des profils des personnes chargées de cours et leur apport inestimable à la formation des étudiantes et des étudiants.

            Qu’ils soient chargés de cours, tuteurs en formation à distance, superviseurs de stage, chargés d’enseignement, chargés de formation pratique, chargés de clinique, coach ou accompagnateur musical, leur contribution n’est pas étrangère à la qualité de l’enseignement universitaire. Ils assument plus de 50 % de l’enseignement au premier cycle et de plus en plus aux cycles supérieurs. Les multiples facettes de leur implication sociale sont cependant méconnues, ce à quoi veut remédier cette campagne.

            L’expertise et la passion de ces enseignantes et ces enseignants contractuels contrastent avec la précarité de leur statut. « C’est plutôt révoltant de voir des femmes et des hommes aussi qualifiés et socialement impliqués, être aussi peu reconnus, s’indigne Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la Fédération. Qu’attend le ministre Jean-François Roberge pour financer la stabilisation de leur emploi ? » questionne-t-il.

            Pour souligner cette journée, la FNEEQ-CSN lance deux nouvelles capsules vidéos qui illustrent la diversité de ce corps d’emploi. Cette année, Selvin Cortez, chargé de cours en arts et design à l’Université Concordia, et Garrfield Du Couturier-Nichol, chargé de cours en psychologie industrielle à l’Université McGill, ont généreusement accepté de se prêter à l’exercice.

            La FNEEQ-CSN regroupe quelque 35 000 membres, notamment, les membres des syndicats dans une douzaine d’institutions universitaires, dont 10 syndicats de chargées et chargés de cours, le Syndicat des tutrices et des tuteurs de la Télé-Université, l’Association des étudiants salariés diplômés de l’Université McGill et les chargées et chargés d’enseignement de l’ÉTS. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

            La CSN-Construction heureuse d’avoir été entendue

            La CSN–Construction est impatiente de rencontrer la Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain Inc. (PJCCI) qui a acquiescé à sa demande d’organiser une rencontre sur la déconstruction du pont Champlain, en compagnie de toutes les organisations syndicales de la construction. Cette rencontre aura lieu demain, le 22 novembre 2019.

            « À l’approche des travaux de déconstruction du pont, la CSN–Construction a beaucoup de choses à faire valoir, que ce soit sur le plan de la sécurité, des conditions de travail ou de l’environnement, souligne le président de la CSN–Construction, Pierre Brassard. La déconstruction d’un pont d’une telle ampleur est un projet majeur qui n’a pas de précédent dans l’histoire du Québec. Elle ne peut pas se faire au hasard et il faut avoir un plan précis avant de lancer ce projet. »

            Santé et Sécurité : un enjeu prioritaire
            « La santé et sécurité sur les chantiers de construction est un enjeu prioritaire. Encore beaucoup trop d’accidents graves, causant parfois la mort, surviennent régulièrement sur les chantiers au Québec. Dès le début des travaux, des représentants à la prévention doivent être déployés sur le terrain. Il n’y a pas de risque à prendre : la PJCCI a l’obligation de prévoir la mise en place du programme de prévention avant que le chantier ne débute. Cette étape est trop souvent négligée, ce qui met la vie de nos travailleurs et travailleuses en danger », explique aussi Pierre Brassard.

            Enjeu de formation
            Pour Jean-Luc Deveaux, vice-président du secteur Génie civil et Voirie, la formation des travailleuses et travailleurs est aussi un enjeu de taille dans ce dossier. « Déconstruire un pont nécessite la réalisation de plusieurs tâches spécialisées. Non seulement il faut former notre monde pour que les choses se déroulent dans les règles de l’art, mais cette formation doit être payée et les salaires ajustés en conséquence », insiste-t-il.

            Puisque cette déconstruction entraînera des impacts importants sur la faune et la flore marines, il faudra former des personnes qui seront appelées à faire le tour des chantiers, un peu à la façon des représentants en prévention, pour s’assurer du respect de l’environnement, estime-t-il aussi.

            Des conditions de travail intéressantes
            Au vu de tout ce qui précède, il est donc impératif de s’assurer en amont de bonnes conditions pour celles et ceux qui seront dédiés à ce travail titanesque. « Il faut s’attendre à ce que la déconstruction du pont mobilise un très grand nombre de personnes. Celui-ci pourrait se situer au-dessus de 1000! Dans quelles conditions s’exécuteront-elles? Il sera important de s’occuper de cet aspect aussi, quitte à rouvrir les conventions collectives », conclut Jean-Luc Deveaux.

            La FSSS–CSN demande l’intervention de la ministre McCann

            Suite à de nouvelles agressions du personnel, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN) invite la ministre McCann à mettre les sommes nécessaires pour assurer la sécurité des travailleuses et travailleurs du réseau.

            Agression au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal
            Une récente agression d’un patient envers le personnel à l’Hôpital en santé mentale Albert-Prévost a relancé le débat public sur la croissance des gestes violents dans le réseau de santé et de services sociaux. Le syndicat CSN du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal est intervenu auprès de l’employeur à de nombreuses reprises dans les dernières années pour exiger la mise en place de mesures pour assurer la sécurité du personnel suite à des cas de violence. En 2016, le syndicat avait d’ailleurs recensé plus de 220 agressions.

            « Ce qui se passe au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal ressemble malheureusement à ce qu’on voit un peu partout dans le réseau. Le personnel subit de plus en plus de violence, nos syndicats interviennent auprès des employeurs, mais rien n’y fait ! Il faudra attendre encore combien de temps avant que le message se rende et que des actions soient prises pour assurer la sécurité du personnel ? », se demande Jeff Begley, président de la FSSSCSN.

            Agir pour contrer la violence dans le réseau
            Des solutions concrètes existent pour freiner la croissance de la violence envers le personnel : former davantage le personnel, apporter des modifications aux équipements et investir pour embaucher du personnel. Mais pour la FSSSCSN, c’est au niveau du financement des mesures que le bât blesse. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la FSSSCSN veut agir sur cette question dans le cadre de la négociation qui débute avec le gouvernement. Elle demande que l’on mette en place des mesures pour contrer la violence des usagers et de leur famille envers les travailleuses et les travailleurs. Pour la FSSS-CSN, la ministre McCann doit dès maintenant envoyer un signal que son gouvernement prend au sérieux la sécurité du personnel et des usagères et usagers.

            « Dès qu’il est question d’argent, c’est silence radio. Comme si la sécurité du personnel ne nécessitait pas des investissements. Les travailleuses et travailleurs sont là pour soigner la population, pas pour se faire blesser. Est-ce que la ministre McCann veut agir ? Si oui, elle doit indiquer aux établissements que des sommes sont au rendez-vous pour appliquer les solutions pour assurer la sécurité du personnel », de conclure Jeff Begley.

            Cafouillage informatique à la STM : 606 autobus sur la voie de garage

            Les travailleuses et les travailleurs du Syndicat du transport de Montréal (STM-CSN) dénoncent le cafouillage causé par un nouveau programme informatique qui ralentit indûment les travaux de réparation ou d’entretien des véhicules et fait en sorte que 606 autobus étaient immobilisés la semaine dernière, en attente de réparation.

            Le « projet vision », un nouveau système informatisé d’approvisionnement des pièces et de répartition des tâches, ne permet pas d’organiser le travail de façon efficace. Des problèmes d’approvisionnement des pièces mécaniques sont occasionnés, ce qui provoque des délais pour que les mécaniciens puissent faire leur travail et effectuer les réparations nécessaires des autobus. « Certains travailleurs sont payés en temps supplémentaire même s’il manque parfois de pièces pour faire les réparations », souligne Gleason Frenette. En temps normal, ceux qui réusinent les pièces travaillent plus d’heures en ce moment pour que les tablettes soient pleines quand le plus dur de l’hiver arrivera. Or, ce n’est pas le cas en ce moment. On attend plutôt que le système informatique donne les ordres.

            « Les employé-es sont préoccupés par la sécurité du public et par le fait que de plus en plus de tâches sont confiées à l’externe », a déclaré Gleason Frenette, président du STM-CSN.

            Ce dernier rappelle que dans le conflit de travail de l’an dernier, la STM avait traîné le syndicat devant le Tribunal administratif du travail en affirmant que les services essentiels n’étaient pas assurés. Plus de 600 autobus étaient alors en attente de réparation. « Pourquoi c’était urgent et essentiel de régler le problème en 2018 et que ce ne le serait pas maintenant », s’interroge Gleason Frenette, qui estime que le respect des services essentiels ne devrait pas être assuré seulement quand l’employeur en fait la demande lors d’un conflit de travail.

            Travaux à l’externe
            Une autre variable nuit à l’efficacité des travaux d’entretien : les rappels de service demandés par le constructeur sont effectués à Saint-Nicolas, près de Québec, ce qui fait perdre du temps en transport des autobus. Il serait pourtant possible de faire le travail à l’interne, à Montréal, comme cela s’est déjà fait dans le passé.

            La CSN commandite quatre documentaires aux RIDM

            Depuis quelques années, la CSN appuie les Rencontres internationales du documentaire de Montréal, qui ont lieu du 14 au 24 novembre. Dans ce cadre, la CSN commandite la diffusion de quatre documentaires à caractère social et politique.


            Kenbe la – Jusqu’à la victoire

            À travers le portrait intimiste et engagé d’Alain Philoctète, artiste, chercheur et militant montréalais d’origine haïtienne, Will Prosper rend un hommage inoubliable à l’esprit de communauté.

            Mardi 19 novembre à 18h au cinéma Cinéplex Odéon Quartier Latin
            Vendredi 22 novembre à 20h30 au cinéma Cinéplex Odéon Quartier Lati

            Espero tua (re)volta

            Trois jeunes Brésiliens nous transportent au coeur des grandes manifestations étudiantes qui ont secoué le pays depuis 2013. Un film aussi activiste que réflexif et un appel nécessaire à la révolte.

            Dimanche 24 novembre à 18h au cinéma Cinéplex Odéon Quartier Latin

            Advocate

            L’une des rares avocates israéliennes à défendre des Palestiniens, Lea Tsemel se heurte depuis près de cinquante ans à l’hostilité publique et médiatique ainsi qu’à un système de justice biaisé.

            https://vimeo.com/320517522

            Dimanche 17 novembre à 15h15 à la Cinémathèque québécoise
            Vendredi 22 novembre à 13h au Cinéma du Parc 

            Pas d’or pour Kalsaka

            La chronique implacable du désastre lié à une mine d’or au Burkina Faso, et plus largement de l’impact humain et environnemental de l’exploitation des ressources africaines.

            Vendredi 15 novembre 19h à l’Université Concordia
            Dimanche 17 novembre à 18h au cinéma Cinéplex Odéon Quartier Latin

            Les demandes de la CSN: des services publics plus humains pour toutes les Québécoises et tous les Québécois

            Aujourd’hui, les fédérations du secteur public de la CSN, qui représentent 150 000 personnes travaillant dans les réseaux de la santé et des services sociaux et de l’éducation ainsi que dans les organismes gouvernementaux déposent leurs demandes communes auprès du Conseil du trésor. Après avoir passé une année à consulter les membres et à débattre des solutions à proposer au gouvernement afin d’améliorer la situation dans les services publics, la CSN se présente à la table de négociation avec des revendications qui répondent aux besoins des travailleuses et des travailleurs, de même qu’à ceux de la population québécoise.

            La négociation 2020 s’inscrit dans une conjoncture unique de crise sans précédent dans les réseaux après des années de compressions massives et d’une importante rareté de main-d’œuvre. La CSN considère que le gouvernement, avec des surplus budgétaires historiques, a pleinement les moyens de changer la donne en investissant substantiellement dans les services à la population. « Les surplus ne sont pas pour la CAQ. Ils doivent servir à améliorer la vie de l’ensemble des Québécoises et des Québécois, dont font partie les 500 000 travailleuses et travailleurs des services publics qui ont subi de plein fouet, et subissent encore, les conséquences désastreuses des mesures d’austérité des dernières années », affirme Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN et responsable de la négociation du secteur public.

            Pour le personnel des réseaux, membre de la CSN, la crise qui sévit dans les services publics et la problématique d’attraction et de rétention de la main-d’oeuvre font en sorte qu’un important coup de barre s’impose de façon urgente. « La pénurie est bien réelle et elle ne touche pas seulement deux ou trois titres d’emploi, comme le prétend M. Legault. On a de la difficulté à recruter du personnel dans les écoles, les cégeps, les centres de santé et de services sociaux, les centres administratifs, les organismes gouvernementaux. Il manque de monde dans tous les secteurs », ajoute Mme Senneville.

            Le nécessaire coup de barre revendiqué par la CSN est de 3 $ l’heure dès la première année de la convention collective pour l’ensemble des travailleuses et des travailleurs des réseaux. Ce montant fixe représente une augmentation significative pour toutes et tous, tout en ayant un plus grand impact pour celles et ceux qui gagnent le moins dans le secteur public, soit parce qu’ils sont dans des emplois moins bien rémunérés, soit parce qu’ils sont en début de carrière et, donc, au bas de leur échelle salariale. Pour la deuxième et la troisième année de la convention collective, la CSN revendique une augmentation de 1 $ l’heure ou de 3 %, selon ce qui est le plus avantageux pour chaque salarié-e. La revendication salariale de la CSN inclut aussi une clause de protection contre l’inflation. « Plus jamais personne ne doit s’appauvrir en travaillant pour la population québécoise », poursuit Mme Senneville.

            Pour la CSN, il est clair que l’attraction et la rétention du personnel des réseaux publics passent aussi par l’amélioration des conditions de travail et de pratique. « La surcharge est maintenant la norme pour le personnel des services publics. La situation est devenue insoutenable dans tous les secteurs. On le voit par l’explosion des coûts liés à l’assurance-salaire », déclare Mme Senneville. Pour remédier à cette situation de crise, la CSN a choisi d’inclure une revendication sur les conditions de travail dans son cahier de table centrale, et ce, même si ces enjeux se négocieront généralement aux tables sectorielles. « Nous tenons à indiquer au Conseil du trésor que des marges financières importantes doivent être dégagées pour améliorer les conditions de travail et de pratique, notamment pour permettre la création de postes. »

            Des revendications à portée sociale
            Dans son cahier de demandes déposé aujourd’hui, la CSN formule aussi des revendications sur d’autres matières négociées avec le Conseil du trésor. Certaines de ces revendications ont une portée au-delà du secteur public. Par exemple, parmi ses demandes concernant le régime de retraite (RREGOP), la CSN revendique que la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), qui assume la gestion des fonds du RREGOP, procède rapidement au désinvestissement dans les énergies fossiles.

            Un autre exemple d’une demande à portée sociale est celle sur les lanceurs d’alerte : la CSN revendique une clause garantissant aux travailleuses et aux travailleurs du secteur public la liberté de dénoncer une situation problématique qui surviendrait sur leur lieu de travail et qui nuirait au bien-être de la population. La loi du silence n’est pas une option, comme l’affirmait récemment Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

            « Le projet de négociation de la CSN est solide. Il est à la hauteur des besoins du personnel des services publics et bénéficiera à l’ensemble de la population québécoise », conclut Caroline Senneville.

            À propos
            La Confédération des syndicats nationaux (CSN) réunit plus de 300 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité. Avec plus de 150 000 membres travaillant dans les réseaux de l’éducation et de la santé et des services sociaux ainsi que dans les organismes gouvernementaux, la CSN est la centrale la plus représentative dans le secteur public au Québec.

            Des pantalons de camouflage pour protester contre les horaires

            Les 170 constables, inspecteurs et inspectrices de la STM n’acceptent pas les horaires coupés en deux que la direction tente d’imposer à la table de négociation pour le prochain contrat de travail.

            « Ce serait totalement inacceptable de devoir cesser de travailler pendant deux heures en plein milieu de notre journée. Commencer à 6h30 et finir à 18h30 nuit grandement à la conciliation famille-travail », insiste Kevin Grenier, président de la Fraternité des constables et inspecteurs de la STM (CSN). Ce dernier précise que la plage horaire citée plus haut ne donne que 40 heures payées par semaine. Des pantalons de camouflage seront donc portés tant qu’un horaire décent ne sera pas trouvé. Il s’agit là d’un moyen de pression légal qui a été voté par les membres.

            La STM insiste, pour le moment, pour imposer des horaires qui ne sont pas absolument nécessaires pour que ça fonctionne. La preuve, la sécurité est assurée dans le métro en ce moment et ces horaires coupés ne sont pas en vigueur.

            « On ne comprend pas pourquoi la STM demande maintenant une médiation au ministère du Travail simplement en citant nos pantalons de camouflage en exemple. C’est comme s’ils n’acceptaient pas de négocier dès que nos membres exercent leur liberté d’expression », souligne Kevin Grenier. Ce dernier enjoint la STM à recommencer les négociations dès que possible. La Fraternité a d’ailleurs déjà proposé des solutions pour les horaires.

            La Fraternité déplore, par ailleurs, que la STM rejette du revers de la main notre proposition de patrouille à vélo pour faciliter les déplacements dans les bains de foule et ainsi assurer une meilleure sécurité auprès de la clientèle. Il faudrait que la STM montre un peu plus d’ouverture à des propositions qui sont pourtant adaptées à la société d’aujourd’hui. Cette patrouille répond en tout point au plan stratégique 2020-2025 de la STM.

            L’entente de principe acceptée par le syndicat

            Lors d’une assemblée générale tenue ce soir, le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle et Longueuil) a adopté à 71 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue avec leur employeur le 11 octobre dernier.

            « Les membres sont satisfaits des résultats de cette négociation. Nous avons obtenu des augmentations salariales de l’ordre de 2,75% pour 2019, et de 2,5 % pour les quatre années suivantes. Aussi, l’employeur cotisera à parts égales à notre régime de retraite en nous versant 5 % pour les trois premières années de notre convention de cinq ans et 5,5 % pour 2022 et 2023. Nous avons également obtenu un nouveau régime d’assurances collectives entièrement assumé par l’employeur. Finalement, nous sommes parvenus à un accord qui règle les différents problèmes en lien avec les mouvements de main-d’œuvre à la suite de l’implantation du système de répartition assisté par ordinateur, mesure qui minait les relations entre les parties depuis plus d’un an », de préciser Pierre Langlois, porte-parole du syndicat.

            « Au nom de la FIM–CSN, je tiens à saluer le travail du comité de négociation qui, dans un contexte difficile, est parvenu à s’entendre avec l’employeur. Depuis l’implantation du système de répartition assisté par ordinateur, les travailleurs vivaient de nombreux problèmes d’organisation du travail », de souligner Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

            « Je félicite les membres du syndicat qui ont réussi à trouver une entente avec un employeur qui leur a imposé un système qui a causé de nombreuses tensions dans les relations de travail. Ils ont également réussi à améliorer leurs conditions de travail et ce, à la satisfaction de leurs membres », d’ajouter Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN).

            « Je tiens à saluer chaleureusement le travail des comités de négociation et de mobilisation qui, très rapidement, ont réussi à boucler cette négociation avec brio, à la satisfaction des membres du syndicat », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal Métropolitain–CSN.

            Le Syndicat des travailleurs de Demix regroupe environ 80 membres travaillant aux deux sites de Demix à LaSalle et à Longueuil. Le syndicat est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) qui regroupe 320 syndicats comptant plus de 30 000 membres au Québec. Le Conseil central de la Montérégie rassemble environ 31 000 membres, issus des secteurs privé et public, sur une base régionale. Le Conseil central du Montréal métropolitain regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

            Réussir en prévention

            Du 13 au 20 octobre se tient la Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail (SST). À cette occasion, la CSN souhaite rappeler à toutes les travailleuses et à tous les travailleurs, de même qu’à ses quelque 300 000 membres des secteurs privé et public l’importance de la prévention.

            À titre d’exemple, le personnel du département de l’imagerie médicale du CHU Sainte-Justine compte une centaine de techniciennes et techniciens répartis dans huit secteurs. Avec l’augmentation constante des examens à effectuer, plusieurs d’entre eux ont éprouvé des symptômes d’épuisement, de stress, avec pour conséquence des arrêts de travail et un roulement de personnel.

            Le syndicat a alors rencontré la partie patronale afin de créer un comité de travail pour résoudre cette problématique. Une démarche approfondie a alors été réalisée paritairement et une reconnaissance des problèmes de surcharge de travail et des facteurs de risque psychosociaux a permis d’élaborer des pistes de solutions sur le plan de l’organisation du travail.

            Parmi ces solutions, on trouve la mise à jour des devis techniques, un plan de travail qui permet d’optimiser la distribution des tâches, un meilleur encadrement des nouveaux employé-es, ainsi qu’une révision des ressources financières allouées au département. Ces pistes de solution permettent de réduire la charge de travail et favorisent le climat de travail et la santé du personnel. Malgré les difficultés rencontrées au cours de la démarche, le syndicat est très heureux du climat de confiance qu’il a entretenu avec la direction et des résultats que cette démarche a apportés.

            Entente de principe chez Demix

            Cette nuit, une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle et Longueuil) et l’employeur.

            Une assemblée générale se tiendra sous peu. Les membres se prononceront alors sur le contenu de l’entente. Aucune entrevue ne sera accordée d’ici là.

            Bâtir la solidarité régionale pour développer une voix forte

            Les conseils centraux de la CSN jouent un rôle politique important dans chacune de leur région, mais comment s’y prennent-ils pour que leur voix porte encore plus et que les préoccupations des travailleuses et des travailleurs soient entendues ?

            Le Point syndical a interviewé les 13 présidentes et présidents de conseils centraux au sortir de leurs congrès pour qu’ils rendent compte des façons de faire qui ont fait leurs preuves, mais aussi des innovations en cours partout au Québec. Nous avons, du même coup, dressé un portrait des enjeux régionaux qui préoccupent le plus les conseils centraux à la veille de la rentrée.

            S’appuyer sur la base
            La participation des membres est au centre des préoccupations des conseils centraux. Leur proximité avec les syndicats qu’ils représentent a toujours été un atout, mais plusieurs approches nouvelles visent à renforcer ce lien.

            On veut, par exemple, rendre les réunions moins formelles pour donner la parole aux membres dès le début, plutôt que de simplement valider des documents. Certaines régions mettent en place des réunions thématiques qui vont changer de secteur en fonction du sujet abordé. Cette façon de faire fonctionne d’ailleurs déjà très bien au Saguenay–Lac-Saint-Jean depuis trois ans. On veut aussi miser sur des rencontres informelles où il est plus facile de s’exprimer, même pour les membres qui ont tendance à rester muets dans les assemblées.

            Photo des présidences des conseils centraux, prise d'un étage plus haut que les élu-e-s.

            Présidences des conseils centraux // Photo : D. Morissette

            Divers conseils misent par ailleurs sur un comité de mobilisation, souvent renouvelé, pour soutenir les enjeux des syndicats. Par endroits, les conseils centraux ont décidé de trouver le moyen de rendre davantage disponibles les membres du comité exécutif, même si cela signifiait parfois une diminution du nombre de personnes y siégeant. Des conseils ont aussi choisi de donner la responsabilité de secteurs (géographiques ou d’activité) à chacun des membres du comité exécutif, parfois en spécialisant une vice-présidence sur le secteur privé.

            L’idée générale est de s’appuyer sur la base pour définir les enjeux régionaux et de mieux les porter, par une plus grande mobilisation des membres. On pense ici à des causes politiques ou sociales, mais aussi à la solidarité manifestée à l’égard des luttes des autres syndicats de la région.

            Approches de communication
            Pour communiquer avec les membres, au moins quatre conseils centraux ont déjà installé de l’équipement pour produire des vidéos, ou le feront bientôt. Ce dispositif sera offert aux syndicats qui veulent parler à leurs membres à distance.

            Les régions ont toutes plus de facilité à communiquer avec les médias que la métropole. Les présidentes et présidents ont souvent des liens directs avec les journalistes depuis des années. Au Cœur-du-Québec, certains médias enregistrent même de longues entrevues qui servent dans différents topos dans les semaines suivantes.

            Sur la Rive-Nord et la Rive-Sud dans la région de Montréal, c’est beaucoup plus difficile, et la présence de médias est plus aléatoire. Curieusement, la montréalisation de l’information n’aide pas vraiment à ce que la voix des travailleuses et travailleurs soit mieux entendue. La vente ou la fermeture de journaux a même empiré la situation par endroits.

            Québec s’en tire mieux à cet égard, même si le conseil central a décidé de ne pas du tout compter sur les radios poubelles de la capitale.

            En Outaouais, on mise sur des études chiffrées sur l’iniquité dont souffre la région en matière de services de santé, d’éducation et même en culture. Cette approche fonctionne bien avec les médias qui ont des données à se mettre sous la dent, qui sont basées sur des études.

            Coalitions et rencontres
            Les conseils centraux misent tous sur des coalitions intersyndicales ou basées sur des enjeux spécifiques pour se donner un plus grand poids régional. À Montréal, par exemple, on mise sur un comité intersyndical en place depuis plus de 45 ans, de même que sur des rencontres régulières avec les élu-es municipaux de tous les partis en place. De son côté, la coalition Équité Outaouais réussit à marteler son message, qui a même eu un impact électoral en 2018 en mettant fin au monopole d’un seul parti qui prévalait depuis plusieurs années. L’environnement est un sujet de plus en plus chaud et rassembleur un peu partout.


            Ce que Les présidentes et présidents des conseils centraux ont dit :

            « On veut attirer plus de monde pour les actions comme celle du 27 septembre. On mise beaucoup sur notre comité de mobilisation. »
            – Manon Tremblay, Saguenay–Lac-Saint-Jean

            « Il faut un meilleur réseau entre nous parce que le vent de droite souffle encore très fort. Quand tu t’intéresses plus aux autres syndicats, tu vas aussi t’intéresser plus au conseil central. »
            – Patricia Rivest, Lanaudière

            « Il faut s’investir dans différents milieux, se joindre à des tables et à différents groupes pour amener une vision CSN sur les façons de nous développer comme région. »
            – Guillaume Tremblay, Côte-Nord

            « Les membres participent déjà pas mal, mais ce sont souvent les mêmes. Notre défi, c’est d’essayer que ça descende plus. On veut inviter les gens à s’exprimer, notamment dans des activités informelles comme les 5 à 7. »
            – Annette Herbeuval, Montérégie

            « On veut consolider la solidarité intersyndicale avec notre réseau de mobilisation. »
            – Dominique Daigneault, Montréal métropolitain

            « Il faut se coller sur la réalité des syndicats, leurs enjeux sociaux. Quand ta voix et tes idées ont une importance, ça te donne plus envie de t’impliquer et on le constate. »
            – Nancy Legendre, Bas-Saint-Laurent

            « On croit que les liens entre les enjeux régionaux et nos syndicats sont là. Il faut les alimenter par une plus grande participation pour que nos luttes soient portées par les membres. »
            – Alfonso Ibarra, Outaouais

            « On a une bonne collaboration avec les médias régionaux, mais on veut redévelopper le réflexe des journalistes à nous interpeller. »
            – Félix-Antoine Lafleur, Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec

            « À toutes les interventions d’élu-es, on donne systématiquement notre opinion. Ça fait comprendre aux syndiqué-es à quoi sert le conseil central. On est un outil essentiel au développement régional. »
            – Serge Saint-Pierre, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

            « On a décidé d’interpeller davantage nos syndicats par téléphone et d’augmenter la présence des membres aux assemblées en rendant les rencontres moins formelles, en donnant plus de temps d’antenne aux membres. »
            – Paul Lavergne, Cœur-du-Québec

            « Les gens se sont aperçus qu’ils ne se connaissaient pas, mais qu’ils voulaient plus partager. On va organiser trois ou quatre rencontres par an sur les priorités régionales. »
            – Chantal Maillé, Laurentides

            « Plus nos membres sont au courant des luttes menées par d’autres syndicats, plus notre solidarité peut s’exprimer. Et si on peut syndiquer le concurrent d’à côté, plus notre rapport de force est grand. »
            – Denis Beaudin, Estrie

            « S’il y a une mauvaise nouvelle, le conseil central est tout de suite au jeu avec le syndicat. Le conseil central est un incontournable. »
            – Ann Gingras, Québec–Chaudière-Appalaches.

            Les boutiques La Cordée de Montréal maintenant syndiquées

            La CSN a déposé, en août dernier, une requête en accréditation au Tribunal administratif du travail (TAT) pour représenter les 90 salarié-es des deux boutiques La Cordée situées sur l’île de Montréal. Cette requête a finalement été accordée le 19 septembre. Il s’agit d’une première percée en termes de syndicalisation dans le domaine du commerce de détail spécialisé dans la vente d’articles de sport et de plein air.

            Les employé-es visés par l’accréditation travaillent au service à la clientèle en magasin et en ligne, à l’atelier ainsi qu’à l’arrière-boutique des deux succursales situées respectivement sur la rue Sainte-Catherine et sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal.

            Cette nouvelle accréditation vient ouvrir la voie pour la défense et la reconnaissance des droits des travailleuses et travailleurs de ce secteur en pleine transformation.

            Le syndicat se dote d’un mandat pouvant aller jusqu’à la grève

            Lors d’une assemblée générale tenue ce soir, le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle et Longueuil) a voté à 95 % en faveur d’un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

            « Après la présentation des rapports de négociation et de mobilisation, les membres ont décidé de nous donner ce mandat. Nous avons déposé des demandes raisonnables à l’employeur et nous n’avons pas l’intention de laisser les négociations traîner en longueur. Personne n’y a intérêt, ni Demix ni nos clients. Le message est donc clair : nous n’hésiterons pas à exercer notre mandat de grève si le comité de négociation juge que les discussions piétinent. Demix doit négocier une convention collective qui rend justice à la contribution de ses travailleurs, s’il désire que ses affaires continuent de tourner rondement », de préciser Pierre Langlois, membre du comité de mobilisation.

            Le Syndicat des travailleurs de Demix regroupe environ 80 membres travaillant aux deux sites de Demix à LaSalle et à Longueuil. Le syndicat est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) qui regroupe 320 syndicats comptant plus de 30 000 membres au Québec.

            La plus grande manifestation de l’histoire du Canada

            Photos : Dominic Morissette et Patrick Sicotte

            Un demi million de personnes ont manifesté dans les rues de Montréal vendredi pour souligner la fin d’une semaine d’action climatique et exiger des gouvernements qu’ils se responsabilisent et agissent devant la crise climatique à laquelle la société fait face. 

            La mobilisation actuelle au Québec pour la justice climatique est sans équivoque. L’intersectionnalité et la diversité de la coalition constituent la force de ce mouvement intergénérationnel et c’est pourquoi la jeune activiste suédoise, Greta Thunberg, a choisi de mener la manifestation monstre à Montréal coude à coude avec la jeunesse autochtone et québécoise.

            C’est clair que le Québec et le Canada ont la capacité d’être des leaders mondiaux dans la lutte contre les changements climatiques et dans la transition écologique et énergétique juste. Il est temps que les gouvernements se mettent au diapason.

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            La CSN–Construction interpelle les partis fédéraux sur la déconstruction du pont Champlain

            La CSN–Construction demande aux partis fédéraux en campagne électorale de s’engager à prendre les mesures nécessaires sur le plan de la prévention et de la protection de l’environnement à la veille du début des travaux de déconstruction du pont Champlain qui devraient durer plus de deux ans.

            « Jusqu’à présent, jamais au Québec nous n’avons assisté à la déconstruction d’un ouvrage de génie civil d’une telle ampleur. La sécurité est déjà fragile pour les travailleuses et les travailleurs sur les chantiers de construction. Des représentants à la prévention doivent être présents sur le terrain dès le début des travaux afin de minimiser les risques d’accident lors de la déconstruction d’un ouvrage en hauteur comme un pont. Il ne faut pas faire l’erreur, trop souvent commise, de lancer un chantier sans que les programmes de prévention adéquats soient en place », explique d’entrée de jeu le président de la CSN–Construction, Pierre Brassard.

            Veiller aux bonnes conditions de travail
            Ce dernier souligne qu’il faut aussi s’assurer en amont de bonnes conditions de travail pour celles et ceux qui seront appelés à s’activer sur le chantier. « Les travaux pourraient mobiliser plus de 1 000 travailleuses et travailleurs de la construction. Il faut s’assurer qu’ils puissent travailler dans des conditions raisonnables. Par exemple, ils seraient sûrement heureux de pouvoir prendre leurs vacances durant l’été. C’est quelque chose de possible. Quand il s’agit de la construction d’une route, les travaux doivent se dérouler rapidement. Mais la déconstruction d’un pont n’est pas aussi urgente », souligne-t-il.

            Le défi de l’environnement
            La protection de l’environnement constitue une autre préoccupation de la CSN–Construction. « Les méthodes de déconstruction du pont Champlain peuvent entraîner des impacts importants sur la faune et la flore marines. À la CSN–Construction, nous pensons qu’il faudrait créer des postes de représentants à l’environnement qui feraient le tour des chantiers, un peu à la façon des représentants en prévention, pour s’assurer du respect de l’environnement. Bien sûr, il faudrait les former », souligne le vice-président du secteur Génie civil et Voirie, Jean-Luc Deveaux.

            S’il faut former des travailleurs à cette fin ou pour toute autre tâche spécialisée, il sera impératif que cette formation leur soit payée et que leur salaire soit ajusté en conséquence, estime Jean-Luc Deveaux. « Quitte à rouvrir les conventions collectives! », insiste-t-il.

            La CSN–Construction serait, en outre, favorable à la création d’une charte environnementale qui viendrait encadrer et réglementer les travaux sur tout chantier de construction. « Il faut que l’industrie se sensibilise à cet enjeu de l’heure. C’est essentiel pour nous et plus particulièrement pour les enfants et les petits-enfants des travailleuses et des travailleurs et ça créera de l’emploi, ce qui est non négligeable », conclut le vice-président de la CSN–Construction.

            L’employeur doit revenir sur ses positions et négocier

            Le syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Jean de la Mennais dénonce l’intransigeance de l’employeur et annonce que ses membres ne participeront pas à la rencontre prévue le 19 septembre. Précisons qu’en organisant cette rencontre, l’employeur se place en contravention de la convention collective qui lie les parties.

            « Nous tenons à aviser les parents de l’établissement qu’ils risquent de se déplacer inutilement lors de la rencontre qui a été annoncée par le collège ce jeudi car, malgré le rejet en bloc des dernières offres patronales et le message clair qui a été envoyé à l’employeur par les enseignants, celui-ci maintient sa ligne dure et refuse toujours de faire de nouvelles offres. Nous exprimons ainsi notre insatisfaction et notre volonté que la négociation progresse et invitons la partie patronale à revenir à la table de négociation avec des propositions en phase avec nos demandes », a souligné le président du syndicat, Mathieu Boutin.

            Rappel des demandes
            Rappelons que les discussions achoppent principalement sur la question de la tâche éducative et du maintien de la contribution de l’employeur au régime d’assurance collective. Les enseignants du collège demandent une réduction de la tâche afin d’être en mesure de mieux encadrer les élèves dans leur apprentissage.

            À l’employeur de bouger
            « Nous ne comprenons pas cet entêtement de l’employeur, qui préfère la confrontation à la négociation alors qu’il s’agit de favoriser le plein épanouissement des élèves de son établissement. Quoi qu’il en soit, la balle est dans le camp du collège, qui doit revenir avec une proposition acceptable pour ses enseignantes et ses enseignants. Il va de soi que le conseil central appuiera sans réserve le syndicat dans cette lutte des plus légitimes », conclut la présidente du Conseil central de la Montérégie, Annette Herbeuval.

             

            Syndicalisation des boutiques La Cordée : une première dans le domaine du commerce de sport et plein air

            La Confédération des syndicats nationaux (CSN) vient de déposer une requête en accréditation au Tribunal administratif du travail (TAT) pour représenter les 90 salarié-es des deux boutiques La Cordée situées sur l’île de Montréal. Il s’agit là d’une première percée en termes de syndicalisation dans le domaine du commerce de détail spécialisé dans la vente d’articles de sport et plein air.

            « L’engouement manifesté par les travailleuses et travailleurs des magasins La Cordée pour se syndiquer a été sans équivoque. Avec l’évolution constante que connaît le secteur du commerce en ligne et l’arrivée de géants comme l’entreprise française Décathlon, les entreprises font face à une forte concurrence qui les entraîne parfois à prioriser le profit à tout prix au détriment des conditions de travail des employé-es. Dans un tel contexte, il n’y a pas meilleur moyen de défendre les intérêts des salarié-es que de se syndiquer », a affirmé Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC-CSN).

            Les employé-es visés par l’accréditation sont toutes celles et ceux travaillant au service à la clientèle en magasin et en ligne, à l’atelier et à l’arrière-boutique des deux succursales situées respectivement sur la rue Sainte-Catherine et sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal.

            « Avec cette première étape de franchie, il est clair que la Fédération du commerce et la CSN poursuivront leurs efforts de syndicalisation dans le domaine du commerce d’articles de sport et plein air. Le dépôt de cette première requête en accréditation vient ouvrir la voie pour la défense et la reconnaissance des droits des travailleuses et travailleurs de ce secteur en pleine transformation, ce qui constitue une excellente nouvelle ! », a poursuivi M. Valiquette.

            Le Tribunal administratif du travail devrait rendre sa décision au cours des prochaines semaines.

            Entente de principe entre les préposé-es au péage de l’autoroute 30 et leur employeur

            Après une rencontre de conciliation qui s’est terminée tard hier soir, une entente de principe a été conclue entre les préposé-es au péage de l’autoroute 30 et leur employeur, A30 Express. Le contenu de l’entente ne sera pas divulgué avant que les membres ne puissent se prononcer à ce sujet en assemblée générale dans les prochaines semaines.

            Rappelons que les travailleuses et les travailleurs demandaient un rattrapage salarial par rapport à ce qu’offrent des employeurs comparables ou à ce que gagnent d’autres employé-es de la même compagnie. Ils avaient tenu une première journée de grève le vendredi 19 juillet dernier et le déclenchement d’une grève générale illimitée était prévu aujourd’hui si rien ne bougeait. La convention collective était échue depuis le 1er juillet 2019.

             

            Les préposé-es au péage de l’autoroute 30 se tiennent prêts pour la grève générale illimitée

            Les travailleuses et les travailleurs de l’autoroute 30 se préparent à déclencher la grève générale illimitée ce vendredi si la rencontre de conciliation à laquelle le syndicat a été convié ne débouche sur aucune ouverture de la part de l’employeur.

            Derniers développements
            Mardi dernier, la conciliatrice a demandé au syndicat de lui transmettre une hypothèse de règlement, c’est-à-dire le portrait de ce qui pourrait s’avérer satisfaisant pour les préposé-es au péage. Le syndicat s’est prêté à l’exercice et lui a envoyé un document à cet effet. Par la suite, la conciliatrice l’a convoqué à une rencontre de négociation qui s’est tenue jeudi dernier. « En attendant cette rencontre dont l’issue aurait pu s’avérer positive, le syndicat a convenu de ne pas faire de vague sur le plan de la mobilisation, explique d’entrée de jeu le secrétaire-trésorier du Conseil central de Montérégie (CSN), Louis-André Boulay. Cependant, il était clair que si les propositions salariales n’étaient pas au rendez-vous, il poursuivrait de plus belle des moyens d’action envers l’employeur. »

            Malheureusement, cette journée de négociation fut un échec. « L’employeur a refusé de bonifier son offre pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs d’être traités sur un pied d’égalité avec ses propres employé-es de l’administration, ou avec les préposé-es du Pont de la confédération, qui exercent un emploi comparable. Il veut même leur imposer des reculs! Jamais ils ne vont accepter ça », souligne pour sa part la présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Nathalie Arguin.

            Et maintenant
            Devant cette impasse, et puisqu’aucune séance de négociation n’était au programme, il était clair pour le syndicat que les membres allaient reprendre des moyens de pression soutenus. Dans ce contexte, l’exécutif syndical a décidé qu’il se rencontrerait lundi matin pour planifier la suite des choses. Or, vendredi en fin de journée, la directrice par intérim de la médiation, de la conciliation et de la prévention a invité le syndicat à une nouvelle rencontre de conciliation prévue le jeudi 1er août de cette semaine.

            « Soyons clairs : il s’agit ici de la rencontre de la dernière chance. Nous allons donc nous y rendre avec ouverture en espérant qu’il en ressortira les éléments qui nous permettront d’atteindre nos objectifs. S’il le faut, l’exécutif compte bien utiliser le mandat qui leur a été confié par les membres du syndicat pour accentuer la pression : ainsi, si le syndicat se heurte à nouveau à une fin de non-recevoir de l’employeur, dès vendredi, ce sera la grève générale illimitée », conclut le président du syndicat, Alain Courtemanche.

             

            Une percée majeure pour tout le secteur de l’événementiel

            Les travailleuses et les travailleurs du Festival du nouveau cinéma, réuni-es au sein du Syndicat de l’événementiel–CSN (SE–CSN), ont adopté une première convention collective qui ouvre la voie à une meilleure protection pour tout le milieu de l’événementiel au Québec. Parmi les avancées majeures de cette première convention, la reconnaissance du statut de salarié-e en vertu du Code du travail. Un précédent très positif pour quiconque œuvre dans le secteur de l’événementiel, souvent marqué par l’arbitraire en matière de conditions de travail.

            Innovation dans les relations de travail
            « Ce n’est rien de moins qu’une petite révolution. Le Tribunal administratif du travail (TAT) a reconnu d’emblée qu’il ne s’agissait pas de travailleuses et travailleurs autonomes, mais bien de salarié-es. Cette reconnaissance leur permet dorénavant de bénéficier de différentes protections prévues au Code du travail, dont le droit de cumuler des indemnités de vacances ainsi que pour les jours fériés, ou encore d’avoir le droit à des journées de maladie », explique d’abord la présidente de la Fédération nationale des communications, Pascale St-Onge.

            La convention collective adoptée par les salarié-es du Festival du nouveau cinéma comporte d’ailleurs plusieurs dispositions améliorant les conditions de travail qui caractérisent ce secteur d’activités. « On pense notamment au fait qu’après une certaine période d’essai ou après deux éditions consécutives du festival, les salarié-es deviennent titulaires de leur poste. Une disposition qui met fin à l’arbitraire et permet de planifier le calendrier et le budget, surtout lorsqu’on sait que plusieurs travaillent dans différents festivals au cours de l’année. C’est sécurisant de savoir qu’on peut retrouver son poste d’une édition à l’autre ou même au retour d’un congé de maternité. Ce type de protections, c’est du jamais vu dans ce milieu-là », ajoute Pascale St-Onge.

            La convention collective prévoit également des augmentations salariales annuelles, des congés sans solde et le versement des indemnités de vacances à chacune des paies.

            « C’est une excellente nouvelle pour les salarié-es du Festival du nouveau cinéma, mais également pour tout le secteur de l’événementiel. On veut lancer un message clair : c’est possible de vivre de sa passion, tout en ayant des conditions dignes, et le Syndicat de l’événementiel–CSN (SE–CSN) est là pour y veiller ! » conclut la présidente de la Fédération nationale des communications–CSN.

            La grève à la TÉLUQ prend fin

            Réunis en assemblée générale hier soir, les membres du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-Université-CSN (STTTU-CSN) ont adopté, dans une proportion de 62%, la recommandation du conciliateur survenue le 10 juillet dernier. Ceci met donc fin à la grève générale illimitée déclenchée le 28 janvier 2019.

            Le règlement négocié en présence d’un conciliateur du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale vient encadrer plusieurs enjeux cruciaux, dont la rémunération et la sous-traitance. Il établit également des balises protégeant les emplois des tuteurs et des tutrices.  Finalement, le règlement met fin à tous les litiges en cours dans le dossier.

            Les négociations entre le STTTU-CSN et la Télé-Université durent depuis plus de deux ans, alors que la convention collective est échue depuis décembre 2016. Tout au long des négociations, le syndicat a dû faire face à un employeur exigeant et peu flexible, ce qui a mené au plus long conflit du monde de l’enseignement au Québec. Les membres du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-Université-CSN ont mené, au cours des derniers mois, une mobilisation exemplaire. Ayant toutefois à cœur l’avenir de la TÉLUQ, ils ont souhaité ne pas mettre davantage en péril le parcours de leurs étudiantes et étudiants.

            La nouvelle convention collective prendra fin en 2024.

            Près de 30 membres de la CSN impliqués pour le Camp Vol d’été Leucan–CSN!

            Le Camp Vol d’été LeucanCSN, le seul camp destiné spécifiquement aux enfants atteints de cancer et leur famille au Québec, bénéfice des revenus récoltés par la Fondation Camp Vol d’été LeucanCSN, créé par la CSN en 2009. Chaque année, 30 personnes membres de toutes les organisations CSN s’impliquent bénévolement à la Fondation pour mener une campagne de collecte de fonds pour financer les deux semaines estivales du camp. Ce camp est la cause qu’embrasse la CSN depuis maintenant 23 ans.

            Les connaissez-vous? Ils agissent avec cœur et dévouement tout au long de l’année pour voir à la réussite de la campagne. Ils organisent des activités, des événements et vous sollicitent pour que vous contribuiez à la campagne. Ils font la différence.

            Les membres du groupe de travail du Camp vol d'été-Leucan-CSN devant un mur rouge.

            Pourquoi certains s’impliquent :

            «  La fille de ma nièce a participé à deux camps en 2017 et 2018 et a reçu son dernier traitement de chimio au début du mois de juin », Alain Chevarie

            « Parce que notre syndicat estime la cause importante. Et sur une note plus personnelle, je m’implique en mémoire de mon neveu Samuel décédé en 1993 de la leucémie et il avait été au camp avec sa mère », Jean-Claude Gagnier

            « Les yeux pleins de paillettes de joie, le sourire rayonnant et tous les sens en éveil, voilà ce qui alimente ma modeste contribution. Voir un enfant être tout simplement un enfant au Camp, pays imaginaire où l’insouciance triomphe de la maladie et donne un répit aux familles. », Gabrielle Pelletier

            L’équipe de Leucan les remercie chaleureusement. Grâce à la Fondation Camp Vol d’été Leucan-CSN, les familles de Leucan profiteront d’un séjour inoubliable au Camp Vol d’été Leucan-CSN 2019, sous la thématique « du pays imaginaire ».


            Les membres sont : Jean Lacharité (CSN), Gabrielle Pelletier (CSN), Patrice Benoit (Conseil central du Montréal MétropolitainCSN), Éric Céré (Conseil central des LaurentidesCSN), Nancy Legendre (Conseil central du Bas-Saint-LaurentCSN), Félix-Antoine Lafleur (Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-QuébecCSN),  Agathe Tremblay (Conseil central Côte-NordCSN), Serge St-Pierre (Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-MadeleineCSN), Louis-André Boulay (Conseil central de la MontérégieCSN), Patricia Rivest (Conseil central de LanaudièreCSN), Alexandre Moisan (Conseil central de l’EstrieCSN), Daniel Baril (Conseil central de l’OutaouaisCSN), Louis Hamel (Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches), Alain Chevarie (Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-MadeleineCSN), Daniel Lamoureux (Conseil central du Bas-Saint-LaurentCSN), Sylvain Pratte (Conseil central du Cœur-du-QuébecCSN), Manon Tremblay (Conseil central du Saguenay-Lac-Saint-Jean)CSN, Emmanuelle-Cynthia Foisy (CSN-Construction), Nadine Lambert (Fédération de la santé et des services sociauxCSN),  Michel Tétreault (Fédération de l’industrie manufacturièreCSN), Stéphanie Gratton (Fédération des employées et employés de services publicsCSN), Yvan Duceppe (Fédération des professionnèles CSN), Alexandre Giguère (Fédération du commerceCSN), Pierre Roger (Fédération nationale des communicationsCSN), Léandre Lapointe (Fédération nationale des enseignantes et enseignants du QuébecCSN), François Gagnon (L’OR-CSN), Céline Charbonneau (marraine) et Jean-Claude Gagnier (STTCSN).

            Entente de principe au Collège Pasteur

            Les enseignantes et les enseignants ainsi que les éducatrices et les éducateurs du Collège Pasteur auront bientôt une nouvelle convention collective. Elles et ils l’ont entériné unanimement par vote secret la semaine dernière.

            Les conditions de travail de ces employé-es se trouvent nettement améliorées sur plusieurs aspects notamment sur le volet pédagogique, la tâche, et les avantages sociaux. Les enseignantes et les enseignants du primaire vont notamment bénéficier d’une baisse graduelle de deux élèves par classe sur une période de quatre ans, permettant un meilleur encadrement pour chaque élève et une diminution de la surcharge qu’engendrent trop d’élèves par classe. Au chapitre des avantages sociaux, le Collège augmente sa contribution à l’assurance collective jusqu’à 70 %, finance l’achat d’un ordinateur pour les enseignantes et les enseignants permanents et autorise la conversion de journées de maladie en congés personnels.

            Cette entente répond aux objectifs de négociation que s’était fixés le syndicat. « Nous avons cherché à obtenir davantage de transparence de la direction. Nous avons maintenant un lieu pour discuter de pédagogie, de changement technologique et de compensation pour certaines activités. Manifestement, le résultat a été à la hauteur des attentes de nos membres », souligne Christine Benoît, présidente du Syndicat des enseignantes et des enseignants de l’École Pasteur.

            Du côté de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) à laquelle est affilié le syndicat, on se réjouit aussi du résultat. « Le Collège a finalement accepté de reconnaître le statut de salarié-es syndiqu-ées aux éducatrices et aux éducateurs réglant ainsi un litige juridique. Ces salarié-es apportent un soutien essentiel et on reconnaît enfin leurs droits. La situation est maintenant régularisée pour tout le monde », conclut Léandre Lapointe, vice-président et responsable du regroupement privé de la FNEEQ-CSN.

            Dix rencontres ont permis d’arriver à cette nouvelle convention collective d’une durée de six ans.

            À propos
            Le Syndicat des enseignantes et des enseignants de l’École Pasteur rassemble près de 40 membres. Il est affilié à la FNEEQ-CSN qui regroupe près de 35 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements d’enseignement privés des ordres secondaire et collégial.

            Les travailleurs de la crue

            Alors que plusieurs régions du Québec étaient submergées par les eaux, des centaines d’employé-es munici­paux travaillaient d’arrache-pied pour minimiser les impacts des inondations printanières. Portrait d’un branle-bas de combat de plusieurs membres de la CSN et des questionnements qui les habitent.

            L’hiver fut rude. Des précipitations de neige nettement au-dessus des moyennes. Partout au Québec, les employé-es municipaux avaient multiplié les heures de travail pour contenir la vigueur de l’hiver.

            « On commençait à peine à souffler… », lâche Denis Savard, président du Syndicat des cols bleus de Gatineau. À quelques jours du congé de Pâques, les affluents de la rivière Gatineau se gonflent, augmentant dangereusement le débit de la rivière des Outaouais. Non seulement des résidences sont menacées, mais également plusieurs installations de la ville de Gatineau. Les usines d’eau potable et de traitement des eaux usées, situées près des rives, étaient particulièrement à risque.

            Si nous ne parvenions pas à sécuriser ces usines, ç’aurait été la catastrophe ! », indique Denis Savard. « On avait des centaines de résidences complètement inondées, imaginez le portrait en cas de défaillance du traitement des eaux ! La réserve d’eau potable aurait pu être contaminée, forçant une bonne partie de la population à faire bouillir l’eau pour la consommation. On est parvenu à construire des digues autour de la station de traitement. Ça aurait pris un temps fou pour tout remettre en ordre si elle avait été touchée ! »

            Alors que les sols s’imbibent d’eau, que la nappe phréatique augmente de volume, l’ensemble du réseau d’aqueduc se trouve rapidement à risque. Dans les interstices souterrains de la municipalité, plusieurs installations électriques et mécaniques sont menacées. « Si les différentes stations de pompage des eaux usées étaient atteintes, on risquait des refoulements d’égout, pas juste dans les zones inondées, mais sur plusieurs secteurs de la municipalité. »

            Des journées sans répit
            Rapidement, la municipalité et ses employé-es mettent en place le plan de match. Tous les salarié-es sont rappelés au travail, en plus de plusieurs retraité-es de la ville. « Quand on a compris l’ampleur du risque, tout le monde s’est mis au travail. Des horaires de 12 heures par jour, 7 jours par semaine, souligne le président du syndicat. L’employeur était un peu strict au début, mais il n’y a pas un boss qui a refusé une journée de répit quand le monde était crevé. »

            « On a beaucoup appris de l’expérience des inondations de 2017. La ville avait fait son bilan, notre syndicat aussi. On avait eu la possibilité d’en discuter avec eux pour améliorer certaines pratiques en cas de mesures d’urgence, particulièrement en matière de communications internes et de santé et sécurité au travail. »

            L’aréna Beaudry à Gatineau fut fermée pour servir de centre d’opération. Pas moins d’un million de sacs de sable y furent remplis pour contenir la montée des eaux dans différents quartiers. « Des dizaines d’employé-es, des dix roues qui viennent décharger leur cargaison de sable, des loaders qui déplacent des palettes… Notre monde travaillait comme des fous, la fatigue se faisait sentir… C’est dans des moments comme ça qu’un accident est vite arrivé. Il fallait nous assurer que nos membres puissent être efficaces, mais dans un environnement d’abord et avant tout sécuritaire. »

            Bien au nord de Gatineau, nombreux sont les cols bleus membres de la CSN qui ont contribué à contenir la crise. De Maniwaki à Mont-Tremblant, tous ont mis l’épaule à la roue. Les employé-es de la ville de Mont-
            Tremblant ont même suspendu leur mandat de grève afin de pouvoir mettre toutes leurs énergies pour contenir la force de la nature.

            Inspecteurs sous pression
            Depuis les inondations de la Vallée-du-Richelieu en 2011 et celles de 2017 touchant les régions de l’Outaouais, des Laurentides et de Montréal, nombreux sont les intervenants qui se questionnent sur les responsabilités d’octroi de permis de construction résidentielle et commerciale le long des berges et dans les milieux humides, du ressort des municipalités. Le fait que ces dernières soient largement tributaires des taxes foncières nécessaires à leur budget en amène plusieurs à pointer du doigt un réel laxisme dans l’interprétation des règles d’urbanisme.

            Inspecteur municipal depuis une vingtaine d’années, responsable d’octroyer — ou de refuser — ces permis, Michel (nom fictif) est confronté à cette réalité au quotidien. Par crainte de représailles éventuelles de son employeur, le Point syndical a tenu à préserver l’anonymat de son témoignage.

            « C’est triste à dire, mais quand tu es inspecteur, quand tu es responsable d’approuver une construction dans une zone inondable, on dirait que plus tu dis non, moins tu es bon… », se désole-t-il. À plus d’une reprise, il a été témoin de situations où un directeur général, voire un maire, remplissait les papiers d’allocation d’un permis de construction qu’il avait lui-même refusé de signer. « Le maire demeure quand même le premier magistrat d’une ville » pouvant ainsi s’improviser connaisseur des zones inondables, malgré l’avis de ses spécialistes », constate Michel.

            Les pressions sont multiples. Dans un petit patelin, tout le monde se connait, les pressions sur le conseil de ville ou le maire sont à portée de main pour un notable voulant construire une propriété en bordure de rivière. Dans les plus grosses localités, les sommes deviennent importantes. « Il y a des millions en jeu, de gros noms associés. Les promoteurs veulent construire dans une zone inondable. Ça ne prend pas de temps pour que l’inspecteur responsable se voie tasser du dossier », déplore-t-il.

            « C’est plate, mais les bons inspecteurs ne restent jamais trop longtemps en poste. On finit par les tasser, ou alors ce sont eux-mêmes qui se tannent tellement la pression et la frustration sont fortes », indique Michel. Aujourd’hui responsable de la formation et des nouveaux inspecteurs, il n’hésite pas à conseiller à ses novices d’apprendre à jauger la situation. « Je dois malheureusement leur dire d’apprendre à lâcher prise. »

            Même lorsque les permis sont refusés, les promoteurs peuvent avoir recours aux tribunaux pour contester les oppositions de la ville. Les consultants privés, la plupart du temps issus de firmes d’ingénierie, pullulent pour contrer les arguments des inspecteurs municipaux. En pleine audience, un juge avait très bien illustré la situation, selon Michel. « Il avait simplement affirmé ceci : “un témoin expert, on en trouve tout le temps un. Ça dépend seulement du montant d’argent qu’on est prêt à mettre”. »

            Entre autres responsabilités dans le cadre de ses fonctions, Michel doit éviter que la ville pour laquelle il travaille ne se fasse poursuivre en cas d’inondation. Alors qu’il avait refusé l’octroi d’un permis à un promoteur commercial, ce dernier avait multiplié les pressions auprès de la ville. Le permis fut accordé. Le surréalisme atteint désormais des sommets : le promoteur réclame aujourd’hui des compensations après avoir été inondé, sur la base que le permis de construction… lui avait été concédé.

            Médiateur au Musée McCord : l’art de s’émerveiller

            Pour cette nouvelle baladodiffusion, l’équipe du Point syndical vous propose un entretien entre Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN, et Marc-André Lévesque, médiateur culturel au Musée McCord, à Montréal. Un agréable échange sur la place que prend la culture dans nos vies et sur la mission pédagogique de travailleuses et travailleurs culturels. En voici quelques extraits :

            Caroline : Pourquoi médiateur ? Il me semble qu’on entend souvent guide ou surveillant de musée, alors qu’est-ce qu’il y a avec le titre médiateur ?

            Marc-André : Même moi, je vais souvent dire « guide de musée », mais en fait, c’est « médiateur ». On fait de la médiation en salle, ça veut dire que, bien qu’on effectue certaines tâches de surveillant, on se place également comme pont entre une personne qui visite le musée et les collections. Notre mission, elle est surtout pédagogique.

            Caroline : Alors, il faut que tu connaisses bien le musée et que tu adhères à sa mission ? Comment fait-on pour être bien branché et bien jouer notre rôle de médiateur ?

            Marc-André :  On doit transmettre une passion. Qu’elle soit de la littérature, du sujet, des objets ou de la collection, il faut créer une sorte d’effervescence avec le public. Il faut également être capable de s’émerveiller nous-mêmes comme médiateur, parce qu’une expo qui ouvre et qui ne m’émerveille pas, je vais la trouver longue, longtemps. Alors nous avons une formation en moyenne chaque mois et nous recevons également des documents de recherche, à quelques semaines avant l’ouverture d’une exposition. On va lire ces documents et les différents scénarios, parce qu’il faut se préparer pour les divers publics qui se présentent au musée. Souvent, aussi, je vais suivre les médiations en salle de mes collègues, et eux autres vont suivre les miennes, ce qui nous permet d’échanger des trucs et d’être curieux afin d’approfondir nos connaissances.

            Caroline : Si tu dis « musée » à quelqu’un, les gens ont l’impression que c’est des salles silencieuses, alors que, finalement, un musée, c’est un lieu vivant ! Si on veut avoir du fun un après-midi, c’est au musée que ça se passe !

            Marc-André : C’est ça ! On dirait que ça ne va pas de soi, mais c’est là les plus belles surprises. Le musée, comme endroit dans une ville, on le connaît parce qu’on y va avec l’école. Il y a souvent un rapport pédagogique. Mais ce n’est pas une école. Parce qu’on peut apprendre de plein, de différentes façons. Le musée, c’est un endroit d’échange, et c’est là qu’on voit la différence entre guide et médiateur. Le guide, lui, va guider. Tandis que le médiateur va engager un dialogue. On n’est pas dans le magistral ou l’autoritaire. On gère les idées et les conversations comme on gère une montgolfière. Au final, il faut que ça lève !

            Caroline : J’aimerais ça que tu nous parles de ton syndicat. Ça doit quand même être spécial de négocier dans un milieu où la majorité des travailleurs sont à temps partiel et avec beaucoup de roulement.

            Marc-André : On a négocié un minimum de douze heures par semaine. Avec notre taux horaire, à douze heures, on est correct pour vivre. Souvent, on a plus que ça, mais ça nous assure une base, parce que le format « visite » a le potentiel d’être extrêmement précaire. Notre seuil nous permet de dormir tranquille, et ça facilite aussi notre conciliation travail-étude, travail-famille ou même travail-travail, car nous sommes plusieurs à détenir un deuxième emploi ailleurs.

            Près de 200 emplois abolis d’ici 2021

            Alors que l’entreprise québécoise Velan employait plus de 400 personnes dans ses usines montréalaises en 2015, elle ne comptera plus que 80 employés dans 18 mois. Après la perte nette de 130 emplois annoncée en janvier dernier, la direction vient de communiquer à ses travailleurs qu’elle supprimera 65 postes supplémentaires. De plus, 66 % des équipements seront déménagés vers l’Inde à compter de juin prochain, en raison d’une décision de la direction de procéder à une délocalisation de ses opérations vers l’Asie et les États-Unis.

            « Troublant. C’est extrêmement troublant, affirme Jacques Létourneau, président de la CSN. Velan, un fleuron québécois, jette 200 familles à la rue afin de satisfaire l’appétit vorace de ses actionnaires, alors que la compagnie annonçait en janvier une amélioration sur le plan de la productivité. »

            C’était la consternation lors de l’assemblée générale du Syndicat national des employés de Velan, qui s’est tenue le 15 mai dernier à Montréal. « Alors que nos membres n’étaient pas encore remis des annonces de janvier dernier, voilà que la direction annonce une nouvelle vague de compressions. Même les employés qui ne sont pas touchés présentement sont excessivement inquiets pour les mois à venir », souligne le président du syndicat, Dyan Dhanesar.

            « Si le premier ministre veut créer des emplois à 25 $ ou 30 $ l’heure, encore faut-il trouver le moyen de conserver ceux que nous avons », a poursuivi Jacques Létourneau. Pour le président de la CSN, il est totalement aberrant de constater qu’une compagnie qui a grandi au Québec puisse tout simplement, du jour au lendemain, plier bagage et aller s’installer en Inde. « Les compagnies établies au Québec jouissent de subventions gouvernementales et de crédits d’impôt très avantageux. Nous ne pouvons accepter de voir des fleurons de l’économie québécoise quitter notre territoire. Nous ne pouvons nous résoudre à cautionner la fuite de nos emplois au gré des marchés boursiers », de conclure M. Létourneau.

            La grève générale se poursuit

            En grève générale illimitée depuis la fin janvier, les tuteurs et les tutrices de la TÉLUQ ne baissent pas les bras. Le Point Syndical a rencontré Nancy Turgeon, présidente de leur syndicat affilié à la FNEEQ–CSN.

            En quoi consiste le travail des tuteurs et des tutrices ?
            « Les professeurs créent le matériel de cours pour les étudiants. À partir de là, nous assurons l’encadrement, donc le suivi pédagogique individualisé avec l’étudiant pour l’aider à comprendre la matière, pour le motiver et, bien entendu, fournir une rétroaction sur les travaux et déterminer si l’étudiant réussi le cours ou non. La sanction de la réussite est de la responsablité de la personne tutrice. »

            Qui sont les tuteurs et tutrices ?
            « Il y a près de 200 tuteurs et tutrices à la TELUQ. Ce sont des gens hautement qualifiés, dans des domaines spécialisés. La grande majorité d’entre eux ont des maîtrises et des doctorats. Ils sont aussi expérimentés : leur moyenne d’âge est de 50 ans et ils comptent en moyenne 14 années d’ancienneté. »

            Pourquoi avoir déclenché la GGI ?
            « Ce n’est pas une décision que nous avons prise de gaieté de cœur. Le déclenchement de la grève s’est effectué après une vingtaine de mois de négociation, en présence de conciliateurs du ministère du Travail. L’impasse au début de la négociation est encore et toujours la même : la TÉLUQ souhaite confier notre travail à des personnes contractuelles ainsi que, possiblement, fragmenter notre tâche pour en donner une partie à des auxiliaires d’enseignement, faisant en sorte que le travail ne soit pas effectué dans son entièreté par des enseignantes et enseignants qualifiés. »

            Qu’est-ce que ça prend pour régler ?
            « Nos demandes sont ciblées : c’est la préservation de nos emplois et, donc, d’un encadrement de qualité. Nous sommes ouverts à bonifier notre pratique pour améliorer les services aux étudiants, mais évidemment, pour cela, il faut que la TÉLUQ décide de nous conserver à son emploi. »

            Des journalistes hors Montréal se joignent au SERDS–CSN

            Un mois après avoir accrédité le syndicat représentant les quelque 85 employé-es de la salle de nouvelles du Réseau des sports (RDS), le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI), tribunal fédéral qui traite des relations de travail, vient de trancher à l’effet que les journalistes de RDS qui travaillent depuis Trois-Rivières et Québec pourront joindre les rangs du syndicat des employés de RDS (SERDS) basé à Montréal.

            Dans sa décision, le CCRI explique que ces journalistes relèvent du même employeur et effectuent le même travail que leurs collègues montréalais et que, par conséquent, ils doivent faire partie de la même accréditation. Une autre bonne nouvelle, en somme, pour ce syndicat affilié à la Fédération nationale des communications de la CSN !

            Les travailleurs de Velan Montréal s’affichent publiquement pour dénoncer la délocalisation de 195 emplois vers l’Asie

            Les travailleurs de l’usine montréalaise Velan, fleuron de l’économie québécoise et chef de file international en matière de robinetterie industrielle, ont tenu une action symbolique cet avant-midi pour dénoncer la délocalisation des opérations de l’entreprise vers l’Asie, qui entraînera l’abolition de 195 emplois d’ici 2021. Lors de cette activité, les employés ont tapissé la pelouse entourant les lieux de travail de pancartes intitulées « Le vrai visage de la délocalisation » illustrant une mosaïque des visages des quelque 200 employés qui perdront leur emploi d’ici 18 mois.

            « Le geste symbolique que nous posons ce matin a pour objectif d’envoyer un message clair à notre employeur : le vrai visage de la délocalisation, c’est la mise à pied de 195 travailleurs, pères de famille pour plusieurs, cumulant en moyenne près de 15 ans d’ancienneté chez Velan. Nous lançons aujourd’hui un cri du cœur pour tenter de sauver ces emplois et les maintenir au Québec », a affirmé Dyan Dhanesar, le président du syndicat national des employés de Velan.

            Pour le 1er vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), André Miousse, il faut que le gouvernement de François Legault se saisisse du dossier pour tenter de contrer cette délocalisation. « À l’heure où la vente ou le départ de sièges sociaux du Québec semblent se faire de plus en plus nombreux, il est temps que les élu-es de la CAQ prennent leurs responsabilités en faisant pression sur l’employeur afin de préserver les emplois de qualité comme ceux de Velan au Québec. Nous rappelons au gouvernement actuel que le secteur de l’industrie manufacturière demeure un secteur névralgique et surtout, stratégique de l’économie du Québec, pour reprendre les mots du premier ministre. En ce sens, il est impératif que les député-es tiennent leur promesse électorale et passent de la parole aux actes », a-t-il soutenu.

            L’activité tenue en matinée fait suite aux derniers échanges à l’Assemblée nationale entre l’opposition officielle et le gouvernement caquiste sur la question du maintien des emplois de qualité au Québec et le départ de sièges sociaux d’importance vers l’étranger. Une rencontre entre les représentants du syndicat et la députée libérale Marwah Rizqy s’est d’ailleurs tenue samedi dernier, 1er juin, dans ses bureaux de Ville Saint-Laurent où se situe l’usine.

            Rappelons que l’entreprise Velan avait annoncé en janvier la fermeture d’une de ses deux usines montréalaises.

            Non-reconnaissance de l’expérience – Les établissements doivent agir

            Des centaines de salarié-es de la santé et des services sociaux, notamment de l’Institut de cardiologie de Montréal et du CHU Saint-Justine, se rassemblent aujourd’hui autour de ce dernier établissement pour exiger la pleine reconnaissance de leur expérience acquise. La non-reconnaissance de toute leur expérience est vécue par les salarié-es comme une injustice et un manque de respect que doivent corriger les établissements.

            « Partout au Québec, les établissements du réseau sont aux prises avec des difficultés majeures pour attirer la relève et retenir le personnel plus expérimenté, explique le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jeff Begley. Dans ce contexte, il est extrêmement contre-productif pour les établissements d’adopter une posture rigide qui a pour effet de nier l’expérience acquise par les salarié-es. C’est extrêmement irrespectueux à leur égard. Ils ont donné toute leur carrière à ce réseau! J’invite le CHU Sainte-Justine, l’Institut de cardiologie de Montréal et tous les établissements du Québec à trouver des solutions ».

            « Le personnel du réseau s’engage chaque jour, corps et âme, afin d’accomplir sa mission, poursuit-il. Chacun de ces jours compte pour les personnes dont nous nous occupons. Chacun de ces jours travaillé compte dans l’état de santé physique et psychologique des salarié-es. Il n’est pas normal que chacun de ces jours ne compte pas dans le calcul de notre expérience ».

            Rappelons que, le 2 avril dernier, tous les salarié-es ont été intégrés dans une nouvelle structure salariale. Or, plusieurs travailleuses et travailleurs se retrouvent plus bas dans leur nouvelle échelle salariale que l’échelon qu’ils occupaient au 1er avril, car toutes les années d’expérience accumulées n’ont pas été prises en compte pour l’intégration des salariés aux nouvelles échelles. Cette non-reconnaissance de la pleine expérience est d’autant plus frustrante pour les salarié-es que l’expérience acquise à l’extérieur de l’établissement est pleinement reconnue aux travailleuses et aux travailleurs qui y obtiennent un nouvel emploi. Par conséquent, on se retrouve avec des situations incohérentes : par exemple, une préposée aux bénéficiaires qui a travaillé 20 ans dans le même établissement est intégrée au 4e échelon et reçoit 21,87 $ l’heure, alors qu’une personne embauchée depuis le 2 avril par l’établissement peut faire reconnaître son expérience acquise dans un autre établissement et intégrer son poste directement au 5e  échelon, recevant 22,35 $ l’heure. Pour certains titres d’emploi, la dévalorisation est encore plus marquée. S’ensuit une démotivation certaine du personnel devant la non-reconnaissance de toutes ces années d’engagement auprès de leur employeur.

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte plus de 110 000  membres dans les secteurs de la santé et des services sociaux et des services de garde. Elle est l’organisation syndicale regroupant le plus grand nombre de membres en santé et services sociaux et la seule organisation à regrouper des salarié-es de toutes les catégories de personnel. Elle est une des huit fédérations composant la Confédération des syndicats nationaux, forte de 300 000 adhérents dans tous les secteurs d’activités.

            Les représentants syndicaux rencontrent la députée Marwah Rizqy

            Après avoir appris, le 16 mai dernier, que l’entreprise québécoise Velan Inc. allait abolir 65 postes supplémentaires dans son usine de Montréal, portant le nombre de coupures annoncées à près de 200 emplois en moins de 18 mois, le président du syndicat national des employés de Velan, Dyan Dhanesar, a rencontré ce matin la députée Marwah Rizqy dans son bureau de circonscription à Ville Saint-Laurent, où se situe l’usine. Il était accompagné pour l’occasion d’André Miousse, vice-président à la vie syndicale de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), et de Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN).

            Cette rencontre, qualifiée de « positive » par le président du syndicat, a permis d’exposer à Mme Rizqy la situation inquiétante qui prévaut à l’heure actuelle chez Velan et d’intensifier la pression politique pour préserver les emplois au Québec actuellement menacés par une délocalisation des effectifs de l’entreprise vers l’Asie.

            « Nous sortons très satisfaits de notre rencontre avec Mme Rizqy qui a fait preuve de beaucoup d’écoute et d’empathie envers nos travailleurs. Nous sommes confiants qu’elle pourra nous aider à porter notre message jusqu’aux oreilles du gouvernement afin d’accentuer la pression pour garder nos emplois au Québec et contrer la délocalisation opérée par l’employeur », a affirmé M. Dhanesar.

            Pour Louis Bégin, président de la FIM-CSN, il est impératif d’interpeller tous les acteurs politiques pour faire bouger les choses : « Dans de telles situations, il n’y a pas que le gouvernement qui doit être sensibilisé, mais bien l’ensemble de la classe politique. Il s’agit d’une responsabilité collective que nous avons envers les travailleuses et les travailleurs du Québec. Plus notre message circule, plus la pression sera grande sur nos élu-es pour empêcher des fleurons de l’économie québécoise de quitter le territoire et licencier des travailleurs de qualité comme ceux de Velan ».

            « Nous avons toujours été aux côtés des travailleurs de Velan pour les soutenir dans leur lutte. C’est une question de respect. Quand on entend M. Legault nous parler de nationalisme économique et de création d’emplois de qualité au Québec, on lui rappelle qu’avant d’en créer de nouveaux, il faudrait peut-être commencer par garder ceux qui existent déjà ! », a ajouté Dominique Daigneault, présidente du CCMM-CSN.

            Rappelons que l’entreprise Velan, chef de file international en robinetterie industrielle, avait annoncé en janvier la fermeture d’une de ses deux usines montréalaises. Depuis, des démarches ont été entreprises auprès de différents ministères pour tenter de sauver les emplois actuellement menacés au Québec.

            Près de 200 pertes d’emploi à l’usine Velan à Montréal

            La CSN déplore fortement la nouvelle vague d’abolition de postes et la délocalisation vers l’Inde et les États-Unis des opérations de l’usine montréalaise de l’entreprise Velan, chef de file international en matière de valves industrielles. Après la perte nette de 130 emplois annoncée par la compagnie québécoise en janvier dernier, la direction vient d’annoncer à ses travailleuses et ses travailleurs qu’elle procédera à la suppression de 65 postes supplémentaires.  

            Alors que Velan employait plus de 400 personnes dans ses usines montréalaises en 2015, il ne restera plus que 80 salariés dans 18 mois. La CSN est également consternée d’apprendre que 66 % des machineries seront déménagées vers l’Inde à compter de juin prochain, selon les projets de la direction.

            « Troublant. C’est extrêmement troublant, affirme Jacques Létourneau, président de la CSN. Velan, un fleuron québécois, jette 200 familles à la rue afin de satisfaire l’appétit vorace de ses actionnaires, alors que la compagnie annonçait en janvier dernier une amélioration sur le plan de la productivité. » 

            C’était la consternation lors de l’assemblée générale du Syndicat national des employés de Velan. « Alors que nos membres n’étaient pas encore remis des annonces de janvier dernier, voilà que la direction annonce une nouvelle vague de compressions. Même les employés qui ne sont pas touchés présentement sont excessivement inquiets pour les mois à venir », souligne le président du syndicat, Dyan Dhanesar.

             « Si le premier ministre veut créer des emplois à 25 $ ou 30 $ l’heure, encore faut-il trouver le moyen de conserver ceux que nous avons, comme c’est le cas à Velan, de poursuivre Jacques Létourneau. Encore une fois, nous demandons à François Legault de convoquer les organisations patronales et syndicales afin que nous puissions soulever correctement la nécessité de responsabiliser les entreprises installées au Québec sur les enjeux de l’emploi, du développement économique et de l’essor du Québec. »

            Pour le président de la CSN, il est totalement aberrant de constater qu’une compagnie qui a grandi au Québec puisse tout simplement, du jour au lendemain, plier bagage et aller s’installer en Inde. « Les compagnies établies au Québec jouissent de subventions gouvernementales et de crédits d’impôt très avantageux. Nous ne pouvons accepter de voir des fleurons de l’économie québécoise quitter notre territoire. Nous ne pouvons nous résoudre à cautionner la fuite de nos emplois au gré des marchés boursiers », de conclure le président de la CSN.

            L’acharnement patronal doit impérativement cesser   

            Des travailleuses du Syndicat des CPE de Montréal-Laval–CSN ont mené une action surprise afin d’afficher à nouveau leur mécontentement face à une offensive patronale qui brime leurs droits.

            Alors qu’une pénurie de personnel sévit, 27 directions de CPE de l’Association patronale des CPE (APCPE) de Montréal et de Laval ont coupé les banques de congés de maladie et de vacances annuelles de leurs employées, en contravention avec la nouvelle convention collective de leur secteur. En appui aux travailleuses, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) revendique que les directions de ces CPE reviennent sur cette décision insensée.

            Depuis le début de 2019, ces représailles envers les travailleuses visent à faire payer le prix de la grève légale menée par le syndicat dans le cadre de la dernière négociation. Même si l’APCPE a signé un protocole de retour au travail dans lequel elle s’entend avec le syndicat sur la fin de la grève, elle persiste à attaquer ses travailleuses, ce qui mine les relations de travail. D’autres tactiques patronales s’ajoutent à ce stratagème de représailles, ce qui force les travailleuses à prendre des mesures appropriées pour défendre leurs droits.

            « Nous manifestons à nouveau notre colère contre cet acharnement patronal incompréhensible qui vise les travailleuses de CPE. La dernière négociation est terminée et il est temps de passer à autre chose. Lorsque des parties s’entendent pour mettre un terme à un conflit de travail, il n’y a plus de place pour ce genre de rancune inutile manifestée par les directions de CPE. Les menaces actuelles du projet de maternelles pour les 4 ans du gouvernement Legault devraient inciter les directions de CPE à déployer leur énergie afin de défendre le réseau des services de garde éducatifs plutôt que de s’en prendre aux travailleuses », lance Carolina Cerpa, présidente par intérim du Syndicat des CPE de Montréal-Laval–CSN.

            À propos de la FSSSCSN

            La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte plus de 110 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

             

             

            Un acharnement patronal qui ne passe pas

            Des travailleuses de CPE affiliées à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) ont manifesté leur mécontentement face à une offensive patronale qui vient brimer leurs droits. En pleine période de pénurie de personnel et en contradiction avec la nouvelle convention collective du secteur, des employeurs de plusieurs CPE de Montréal et Laval ont coupé dans la banque de congés de maladie et de vacances annuelles de leurs employées. La FSSS-CSN réclame que les CPE fautifs reviennent sur leur décision insensée.

            Au début 2019, 26 CPE de l’Association patronale des CPE (APCPE) à Montréal et Laval ont coupé dans la banque de congés de maladie et de vacances annuelles en guise de représailles envers le syndicat. Cette tactique patronale vise à s’en prendre à la grève légale menée par les travailleuses de CPE dans le cadre de la dernière négociation. L’APCPE a pourtant signé un protocole de retour au travail dans lequel elle s’engageait sur la fin de la grève. D’autres tactiques patronales s’ajoutent à ce stratagème de représailles, ce qui force les travailleuses à se mobiliser pour faire reconnaître leurs droits.

            « Cet acharnement patronal contre les travailleuses de CPE ne fait aucun sens. La dernière négociation est terminée, il est temps d’aller de l’avant. Il va falloir que ces directions de CPE pilent sur leur orgueil et respectent nos droits. Avec les menaces qui pendent au-dessus de nous avec le projet de maternelles 4 ans mur-à-mur du gouvernement Legault, les directions de CPE devraient mettre leurs énergies à valoriser le réseau des services de garde éducatifs plutôt qu’à s’en prendre aux travailleuses », lance Carole Leroux, présidente du syndicat des CPE de Montréal-Laval – CSN.

              Pour le Québec qu’on veut

              Des travailleuses et des travailleurs répondant à l’appel de la Coalition montréalaise du 1er mai marchent aujourd’hui dans les rues de Montréal pour souligner la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs sous le thème Pour le Québec qu’on veut. Les membres de la Coalition se rassembleront au métro Parc pour commencer la marche vers 18 h 30 dans les rues du quartier Parc-Extension.

              La thématique retenue cette année fait écho aux luttes menées sur différents fronts par les organisations membres de la coalition pour un Québec plus juste, plus solidaire et plus vert. « Cette marche populaire et familiale est l’occasion de rappeler à nos élus le Québec que nous voulons. Une société dans laquelle les travailleurs et travailleuses peuvent vivre dignement où les personnes plus démunies ne sont pas laissées pour compte et qui se préoccupe de l’avenir de ses enfants », explique la porte-parole des groupes communautaires, Mélanie Gauvin.

              Les revendications visent également à rappeler l’urgence de la lutte contre les changements climatiques qui doit devenir prioritaire pour nos gouvernements et qui doit se faire de façon équitable pour les travailleurs et travailleuses, ainsi que pour les communautés.

              « Nous marchons pour rappeler à nos élus que la société dans laquelle nous vivons est le reflet de nos choix collectifs. Ainsi, nous les invitons à choisir le réinvestissement dans nos services publics, à lutter contre les paradis fiscaux qui nous privent collectivement de sommes astronomiques, à assurer des retraites décentes pour nos aînés, des soins de santé accessibles pour tous et toutes, des traitements jusqu’aux médicaments. Et nous les invitons surtout à engager un dialogue social avec la société civile afin que les choix faits soient le reflet des aspirations de la population », conclut le porte-parole des groupes syndicaux, Marc-Édouard Joubert.

              Rappel historique

              La Fête internationale des travailleuses et des travailleurs est née à la suite d’un mouvement de grève, lancé à Chicago le 1er mai 1886 par 300 000 travailleurs qui voulaient obtenir la journée de travail de 8 heures. Une répression policière sanglante est alors survenue : des militantes et des militants syndicaux furent arrêtés et condamnés à mort. Quatre d’entre eux ont été pendus. Six ans plus tard, ils furent innocentés…

              À propos

              Les groupes organisateurs sont : CSD, CSN, CSQ, FTQ, APTS, FAE, FIQ, SFPQ, SPGQ, Au bas de l’échelle, ASSÉ, CIAFT, CTI, FECQ, FFQ, Jeunesse ouvrière chrétienne, MASSE, MEPACQ, Mouvement des travailleuses et travailleurs chrétiens, UEQ.

              Le salaire minimum à 12,50 $ : encore trop loin de la cible

              À l’occasion de l’entrée en vigueur du nouveau taux horaire du salaire minimum à 12,50 $ l’heure et de la Journée internationale des travailleuses et travailleurs, les porte-paroles des sept organisations membres de la campagne 5-10-15 tiennent à exprimer leur déception. En campagne électorale, le parti de François Legault, la Coalition avenir Québec, disait vouloir créer des « jobs payants ». Il aurait pu commencer par améliorer le salaire de près de 900 000 personnes qui travaillent sous les 15 $ l’heure, mais il a raté l’occasion. « Il ne faut pas oublier que 15 $ l’heure, c’est ce qui est nécessaire, quand on travaille à temps plein, pour sortir de la pauvreté au Québec et pour cesser de vivre dans la crainte constante d’une dépense imprévue », a déclaré Virginie Larivière, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté.

              L’augmentation de 50 cents l’heure arrive dans un contexte économique extrêmement favorable qui aurait dû éliminer toutes les craintes, souvent non fondées, liées à un salaire minimum plus élevé. Le taux de chômage est à un plancher historique (5,4 %), la pénurie de main-d’œuvre affecte plusieurs secteurs et régions et l’inflation demeure faible malgré une croissance forte. « Le gouvernement aurait dû faire preuve de courage et avancer vers les 15 $ l’heure. Cela aurait été une action en faveur d’une plus grande égalité homme-femme, car les femmes occupent environ 58 % des emplois à moins de 15 $ l’heure au Québec », comme le rappelle Mélanie Gauvin, porte-parole du Front de défense des non-syndiquéEs.

              Pour une obligation de donner l’horaire de travail au moins cinq jours à l’avance
              Outre l’augmentation du salaire minimum, la campagne 5-10-15 porte deux autres revendications qui visent à permettre de mieux concilier le travail et la vie personnelle et familiale. D’abord, les organisations membres demandent à ce que les personnes salariées aient le droit de connaître leur horaire au moins cinq jours à l’avance. Dans un monde où les emplois atypiques sont la réalité pour une part de plus en plus importante des travailleuses et travailleurs, l’instabilité des heures de travail entraîne des défis de taille pour la planification de la vie personnelle et familiale et la gestion du budget. « Le gouvernement doit continuer sur la lancée de la récente réforme de la Loi sur les normes du travail (LNT). Celle-ci permet désormais à une personne de refuser de travailler si elle n’est pas avisée à l’intérieur d’un délai de cinq jours. Ce premier gain doit être bonifié. La responsabilité doit être mise du côté de l’employeur avec une règle qui oblige la divulgation de l’horaire à l’avance », d’expliquer Sonia Ethier, présidente de la CSQ.

              Dix jours de congé payé en cas de maladie ou de responsabilités familiales
              Actuellement, la Loi sur les normes du travail prévoit seulement deux jours de congé payé lorsque les travailleuses ou travailleurs s’absentent pour raisons familiales ou de santé. Au-delà de deux jours, les personnes salariées doivent choisir : soit s’appauvrir pour se soigner ou s’occuper d’un proche, soit travailler malgré la maladie ou une responsabilité familiale.

              « Les chiffres démontrent que ce sont encore aujourd’hui les femmes qui souffrent davantage de cette situation, a expliqué Jacques Létourneau, président de la CSN. En 2016, les femmes se sont absentées en moyenne 74 heures pour des obligations personnelles ou familiales alors que chez les hommes, la moyenne était de moins de 20 heures. L’équité homme-femme s’en trouve lourdement affectée », précise-t-il. Pour contribuer à établir l’équité homme-femme, le gouvernement doit rendre accessibles dix jours de congé payé à toutes et à tous.

              La théorie démentie par la réalité
              Plusieurs exemples démontrent que l’augmentation du salaire minimum n’a pas les impacts défavorables sur l’emploi que présument certaines théories économiques. Le seuil théorique de 50 % du salaire moyen qui avait été établi, bien que ce dernier était hautement discutable, ne peut certainement plus apparaître comme un critère valable et encore moins représentatif de la réalité du marché du travail. « Surtout, les données choisies par le ministère pour établir le salaire moyen excluent toutes les personnes employées à salaire fixe, ce qui fait baisser lourdement la moyenne, a clarifié Luc Vachon, président de la CSD. S’il y a eu corrélation dans les années 1970 ou 1980 entre le dépassement du ratio de 50 % et la hausse du chômage des jeunes, d’autres facteurs sont aussi à prendre en compte tels que l’arrivée des baby-boomers sur le marché du travail ou les crises économiques. Le contexte actuel est totalement différent et doit appeler à une autre approche », a-t-il dit.

              Richard Perron, président du SPGQ, renchérit : « D’ailleurs, les prévisions de pertes d’emploi lancées par certains opposants de la hausse ne se sont pas concrétisées ailleurs. En Ontario, la hausse du salaire minimum à 14 $ l’heure en janvier 2018 devait, selon eux, provoquer la perte de centaines de milliers d’emplois. Or, on constate en Ontario une croissance de 2 % de l’emploi entre l’année 2017 et le premier trimestre de 2019 alors que la moyenne canadienne est de seulement 1,2 % », a-t-il poursuivi.

              Et si l’effet de la hausse sur l’emploi était positif? C’est ce que démontre une étude récente de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS). « On ne peut pas garantir qu’il n’y aura pas quelques pertes d’emploi, mais ça n’a rien à voir avec les prédictions catastrophistes, de mentionner Christian Daigle, président général du SFPQ. En contrepartie, la hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure stimulera l’économie locale en ajoutant de 2,2 à 3,4 milliards de masses salariales. Celles et ceux qui en bénéficieront dépenseront leurs revenus supplémentaires pour mieux combler leurs besoins essentiels, plutôt que de les placer dans un paradis fiscal! »

              Secteur public : cinq organisations syndicales conviennent d’un protocole de solidarité

              Les cinq plus grandes organisations syndicales présentes dans le secteur public ont convenu, cette semaine, d’un protocole de solidarité. Afin de concentrer toutes leurs énergies à la prochaine négociation du secteur public qui s’amorcera cet automne, la CSN, la CSQ, la FTQ, la FIQ (FIQP) et l’APTS se sont entendues sur un protocole de non-maraudage en prévision de la période de changement d’allégeance prévue en juillet prochain.

              Ce protocole de non-maraudage s’appliquera pour tous les syndicats du réseau de la santé et des services sociaux, des commissions scolaires, des collèges et des organismes gouvernementaux affiliés aux organisations signataires. Celles-ci ont convenu de ne pas solliciter les membres d’une autre organisation et de n’appuyer aucune initiative locale allant en ce sens.

              Les organisations syndicales rappellent que, pour ce qui est du secteur de la santé et des services sociaux, des votes d’allégeances syndicales ont été tenus il y a moins de deux ans. Bien que ces votes aient été imposés par le gouvernement libéral dans la foulée du projet de loi 10 fusionnant les établissements du réseau de la santé, la quasi-totalité des travailleuses et travailleurs de ce secteur a pu se prononcer sur l’organisation qui les représenterait.

              Ensemble, les cinq organisations syndicales représentent plus de 425 000 travailleuses et travailleurs de l’État québécois. Les conventions collectives du secteur public viendront à échéance le 31 mars 2020.

              Le vrai visage de l’employeur

              Mai 2018 : Le Réseau de transport métropolitain, qui dessert les couronnes nord et sud de Montréal, devient Exo. Après plusieurs mois tumultueux, et quelques centaines de milliers de dollars plus tard, cette vaste opération de changement d’image n’aura pas réussi à couvrir les problèmes majeurs au sein de l’organisme. Pour les inspecteurs responsables de la sécurité et du service sur le réseau, membres du Syndicat des inspecteurs du Réseau de transport métropolitain Exo (SIRTM–CSN), autant la population que les travailleuses et travailleurs du réseau écopent du manque d’écoute et de transparence de la direction.

              Manque de transparence
              À plusieurs reprises, le syndicat a demandé d’avoir accès à des documents d’intérêt public pour la sécurité des usagères et usagers du réseau, demande qui lui a été refusée par la direction d’Exo. Même son de cloche du côté des médias, alors que le quotidien 24 heures a effectué plusieurs demandes d’accès à l’information. Quelques mois plus tard, le contrat de distribution du journal sur les quais d’Exo, en vigueur depuis dix ans, n’a pas été renouvelé. Aux dires du directeur général d’Exo, Sylvain Yelle, la raison de cette décision est que « l’autoflagellation est terminée ». Une situation qui témoigne de l’ambiance à la table de négociation, où l’on se bute à un employeur qui ne fait preuve d’aucune ouverture.

              Servir la population
              Malgré les besoins qui augmentent constamment, les effectifs continuent d’être réduits. Selon David Igor Gaillard, président du SIRTM–CSN, c’est maintenant impossible d’effectuer le travail de façon adéquate. En plus des trains de banlieue, les inspecteurs ont désormais le mandat d’assurer le service des réseaux d’autobus des couronnes nord et sud. « Ils essaient de combler les besoins en embauchant du personnel de sous-traitance, ce qui donne à la clientèle une fausse impression de sécurité », précise le président du syndicat. « Nous avons la formation et la certification requise pour faire face aux imprévus en cas de perturbations de service, comme des retards, des accidents ou lors d’interventions des services d’urgence. Il est primordial pour nous que l’on reconnaisse nos qualifications et notre expertise, et c’est l’enjeu principal de notre négociation », conclut David Igor Gaillard.

              Une professionnelle essentielle en réadaptation

              Tatiana Kitsikis travaille au Programme des amputés et des lésions musculosquelettiques du Centre de réadaptation Marie Enfant (CRME) du CHU Sainte-Justine depuis 2001. Elle œuvre au sein d’une équipe interdisciplinaire dans laquelle le caractère psychosocial est inhérent au processus de réadaptation. Son apport dans cette équipe est immense.

              L’ennui, connais pas
              La réadaptation est un milieu stimulant par la diversité de la clientèle et des besoins. La vie avec un enfant aux besoins particuliers est une épreuve difficile et la travailleuse sociale est une personne-clé dans l’accompagnement des familles. Au CHUSJ, le médical côtoie la réadaptation. Deux visions différentes apprennent donc à s’écouter et à collaborer entre elles, ce qui rejoint les valeurs de Tatiana et la passionne.

              Le rôle de la travailleuse sociale dans l’équipe interdisciplinaire est complémentaire à celui des autres professionnel-les. Elle s’assure d’offrir le support nécessaire à la famille souffrante afin que celle-ci soit prête et disponible à accueillir la réadaptation. Son évaluation psychosociale nous piste vers une meilleure compréhension du contexte familial, un élément crucial au développement du jeune.

              « Les déterminants sociaux ont des impacts sur les dynamiques familiale et sociale. Mon rôle est de les prendre en considération et de vulgariser l’information médicale (diagnostics, chirurgies, etc.) ainsi que le processus de réadaptation aux parents », explique-t-elle. Tatiana se voit ainsi comme la spécialiste du lien et de la communication entre la famille, les intervenantes et intervenants, et l’équipe médicale.

              L’humanité, une valeur incontournable
              La présence de la travailleuse sociale dans l’équipe rappelle le côté « humain » de la réadaptation, comme quoi il ne s’agit pas seulement d’un bras ou d’une jambe sur lesquels il faut faire des exercices. La santé psychosociale des familles est souvent le facteur déterminant pour une réadaptation réussie.

              Pour Tatiana, une approche interdisciplinaire incluant une travailleuse sociale promeut l’humanité et transparait dans nos interventions auprès des familles. La travailleuse sociale ne le répétera jamais assez : nous travaillons avec des humains.

              Le travail social en réadaptation est une discipline peu reconnue, mais ô combien importante pour les équipes et les familles ! Cette contribution au travail interdisciplinaire est inestimable et il est bien temps que le gouvernement et les institutions le reconnaissent.

              La délocalisation d’emplois fait mal

              Alors que les deux unités d’accréditation syndicale de l’entreprise québécoise Velan s’apprêtent à renouveler leur convention collective, l’employeur, de son côté, poursuit son plan de « consolidation et de restructuration de ses opérations » en Amérique du Nord, qui s’est traduit par l’annonce, en janvier dernier, de la fermeture d’une de ses deux usines à Montréal, affectant près de 130 emplois.

              Pour les travailleurs de ce chef de file international en matière de robinetterie industrielle, c’est un autre coup dur à encaisser, après avoir subi un lock-out et de nombreuses mises à pied en 2015-2016. « Jusqu’en 2015, Velan avait toujours préconisé une gestion familiale et humaine de l’entreprise, mais depuis que la famille n’est plus aux commandes, on sent que la seule préoccupation de l’employeur demeure l’intérêt de ses actionnaires », explique Dyan Dhanesar, président du Syndicat national des employés de Velan–CSN.

              En effet, avant 2015, les deux unités d’accréditation regroupaient plus de 800 salarié-es ; avec l’annonce de la fermeture du plan 2 situé dans l’arrondissement Saint-Laurent, à Montréal, elles n’en compteront plus que 230, répartis entre Montréal et Granby. « Le recours de plus en plus fréquent à la sous-traitance et, principalement, à la délocalisation d’emplois vers l’Inde rappelle toute la nécessité d’une représentation syndicale forte et efficace afin de protéger au maximum les intérêts des travailleurs de Velan. C’est d’ailleurs ce à quoi nous travaillons depuis l’annonce de la fermeture, en collaboration avec le ministère du Travail et celui de l’Économie et de l’Innovation, à Québec », a affirmé Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

              Le syndicat de Velan a entamé ses premières démarches auprès du gouvernement. « Jusqu’à présent, nous avons eu une bonne écoute. Nous espérons maintenant que les élu-es de la CAQ tiennent leur promesse électorale et passent de la parole aux actes en faisant pression sur l’employeur afin de préserver des emplois de qualité comme les nôtres », a ajouté Dyan Dhanesar.

              Les organisations syndicales invitent la population à manifester le 27 avril pour l’avenir de la planète

              Dans le cadre de la Semaine de la Terre, les organisations syndicales FTQ, CSN, CSQ, CSD et SFPQ sont réunies pour dénoncer l’immobilisme de nos gouvernements face aux changements climatiques et pour inviter la population, les travailleurs et les travailleuses à faire connaître leur mécontentement en participant activement à la grande marche du samedi 27 avril à Montréal.

              Pour le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux, le président de la CSN, Jacques Létourneau, la présidente de la CSQ, Sonia Éthier, le président de la CSD, Luc Vachon, et le président général du SFPQ, Christian Daigle, il est temps que nos gouvernements agissent et fassent de l’environnement leur priorité. « Il n’y a plus de place pour la politique de la tête dans le sable que pratiquent nos élus. Nos gouvernements doivent prendre de façon claire et sans équivoque le virage environnemental. Tous les signaux sont au rouge, les scientifiques ne cessent de le répéter que la planète est en grand danger, et ceux qui, encore aujourd’hui, s’obstinent à nier l’impact des changements climatiques sont franchement des ignorants », déclarent les leaders syndicaux.

              « Nous le savons et les différentes organisations conscientes du défi environnemental l’on dit et répété : il n’y a pas d’avenir ni d’économie sur une planète morte comme il n’y a pas d’emplois sur une planète morte. Pour nos organisations, la transition énergétique est inévitable, mais elle doit être planifiée et inclure tous les acteurs de la société civile. Il faut réaliser une transition qui est juste pour tous et toutes, et cela inclut les travailleurs et travailleuses, c’est pourquoi il est urgent de bien la planifier. Nous avons collectivement un rendez-vous avec l’histoire, ne manquons pas ce moment historique. C’est pourquoi nous invitons la population, ainsi que les travailleurs et travailleuses à venir marcher avec nous le 27 avril pour l’avenir de la planète », concluent les leaders syndicaux.

              Le départ de la marche se fera à compter de 14 heures de trois lieux différents : parc Laurier, parc Lafontaine et place des Festivals pour converger vers le parc Jeanne-Mance au pied du mont Royal.

              Un point de presse à 13 h 45 à la place des Festivals précédera le départ de la marche. Vous pouvez consulter les détails de la Semaine de la Terre sur la page suivante : https://www.facebook.com/events/557804044740067/. Les différents porte-parole syndicaux sont disponibles pour des entrevues tout au long de la Semaine de la Terre.

              La CSDM met en demeure un transporteur de Montréal

              Nouvel élément dans la crise qui menace le transport scolaire au Québec : à la suite de plusieurs problèmes directement liés à la rareté de main-d’œuvre rencontrés par le transporteur Autobus Transco (1988) Inc., la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a envoyé le 4 avril dernier une mise en demeure au transporteur afin de lui signifier une possible rupture de contrat.

              « Le 5 avril, nous avons reçu un mémo interne pour nous aviser que notre taux d’absentéisme mettait en péril les contrats que notre employeur détient avec la CSDM. Or, le réel problème, ce n’est pas qu’il y ait des absences, ce qui est normal dans toutes les entreprises, mais plutôt le fait que notre employeur, bien malgré lui, ne dispose pas de remplaçantes ou remplaçants pour faire face à ces absences. Nous nous retrouvons donc à recevoir cette menace de perdre notre emploi si la CSDM décide de retirer des circuits à notre employeur. En plus de ne pas recevoir une rémunération adéquate, qui tient compte du travail que nous accomplissons à chaque jour d’école, nous devons porter le fardeau de cette rémunération trop faible pour attirer et retenir la main-d’œuvre dans notre secteur. C’est carrément insultant d’être pris au piège de la sorte », de dénoncer Carole Laplante, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco (STTT–CSN).

              « Dans le secteur du transport scolaire, nous sommes témoins à chaque semaine de problèmes en lien avec la rareté de main-d’œuvre qui sévit dans notre domaine. Les employeurs, et ce n’est pas de leur faute, n’ont tout simplement pas de remplaçantes ou remplaçants pour faire face aux divers congés normaux, qu’ils soient pour maladie ou pour d’autres raisons fondées. Ce faisant, des salarié-es se présentent au travail malades, des cadres doivent prendre le volant, des parcours doivent être doublés ou peuvent ne pas être faits, ce qui occasionne des problèmes de transport, de sécurité, des retards et des erreurs dans les trajets, de préciser Stephen P. Gauley, président du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Pour nous, il est clair que tous ces problèmes sont liés au manque de main-d’œuvre, et, plus précisément, au sous-financement du transport scolaire et aux salaires insuffisants qui en découlent. »

              « Les salarié-es du transport scolaire touchent un taux horaire moyen de 17,86 $ l’heure — pour un revenu annuel moyen de 19 288 $ —, alors que d’autres reçoivent 12,07 $ l’heure, un taux avoisinant le salaire minimum, sans autres avantages sociaux. Or, dans le cadre d’un processus rigoureux d’évaluation de l’emploi de conductrice et de conducteur de véhicule scolaire, un comité de travail formé par des organisations syndicales, le gouvernement et les associations de transporteurs a fixé un taux horaire minimal de référence à 19,14 $ l’heure en janvier 2015, ce qui représente actuellement un taux indexé de 20,02 $ l’heure à l’embauche, sans évidemment tenir compte de l’ancienneté. Les graves problèmes de recrutement, de rétention et de pénurie de conductrices et conducteurs de véhicule scolaire que nous connaissons actuellement sont directement liés à ces mauvaises conditions de travail », de renchérir Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN.

              Au Québec, plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

              Le STTT–CSN compte près de 330 membres responsables d’environ 300 parcours de transport scolaire. Le STS regroupe environ 3000 travailleuses et travailleurs membres de la FEESP-CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats affiliés, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services public et parapublic.

              Deux nouveaux concessionnaires automobiles syndiqués à la CSN

              La Confédération des syndicats nationaux vient tout juste de déposer deux nouvelles requêtes en accréditation syndicale au Tribunal administratif du travail (TAT), dans le secteur des concessionnaires automobiles.

              Les deux nouvelles accréditations visent les vendeuses et les vendeurs de Jaguar/Land Rover Brossard, membre du Groupe Park Avenue, et de Audi Prestige Saint-Laurent, membre du Groupe Gabriel.

              « Ces deux nouveaux groupes de travailleuses et travailleurs s’ajoutent aux deux autres qui ont récemment joint les rangs de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN). Nous nous réjouissons d’accueillir ces salarié-es à commission œuvrant dans un milieu non traditionnellement syndiqué, de déclarer André Miousse, vice-président de la FIM. Pour nous, il est clair que ces travailleuses et travailleurs ont compris qu’en se regroupant, ils se donnaient un rapport de force pour faire face à leur employeur. »

              Syndiqués depuis près de deux ans, les vendeuses et vendeurs de Mercedes-Benz West Island détiennent désormais la meilleure convention collective du secteur. La quinzaine de membres couverts par ce contrat de travail sont très satisfaits des conditions qu’ils ont négociées avec leur employeur. De leur côté, les salarié-es à commission de Subaru Des Sources sont syndiqués depuis un peu plus d’un an et ont déjà conclu leur négociation, également à leur entière satisfaction.

              « Nous savons qu’actuellement, les propriétaires des concessions du secteur de l’automobile procèdent à une restructuration majeure de leur mode de rémunération, ce qui attaque directement les conditions de travail et, surtout, les salaires et autres avantages versés aux vendeuses et vendeurs, de souligner monsieur Miousse. Or, nous savons que cette rémunération tient compte des longues heures, des horaires de soir et des fins de semaine, de la très grande compétition liée à ce secteur, et, de ce fait, de la grande pression que vivent ces représentantes et représentants aux ventes. Voilà pourquoi nous invitons toutes les travailleuses et tous les travailleurs de ce secteur à joindre nos rangs. »

              Pour obtenir confidentiellement de l’information à ce sujet, nous vous invitons à communiquer avec la CSN au 1 800 947-6177.

              La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

              Radio-Canada ampute son secteur de la scénographie

              La Société Radio-Canada a annoncé aujourd’hui l’abolition de 16 postes en scénographie et d’un autre aux communications internes. Il s’agit donc maintenant de 59 postes supprimés depuis décembre 2018, à la SRC.

              « Depuis 2005, nous avons dénoncé la fermeture du costumier, du département des arts graphiques et des ateliers. C’est aujourd’hui le point final, puisqu’il ne restera plus que 14 personnes du côté scénique et de la scénographie, là où il y en avait 150 par le passé », déplore Johanne Hémond, présidente du Syndicat des Communications de Radio-Canada (SCRC), elle-même issue de ce département. Parmi les postes supprimés aujourd’hui, on compte des machinistes, une habilleuse, un designer prothésiste et deux ensembliers. Certaines des personnes visées pourront se replacer ailleurs dans la SRC, mais cela entraîne néanmoins une grande période d’incertitude et une perte d’emploi pour certains qui ne pourront pas trouver de poste équivalent ailleurs à la SRC.

              « Toute cette restructuration qui se poursuit, morceau par morceau, nous inquiète au plus haut point. L’installation dans la nouvelle maison de la SRC ne peut pas être le prétexte pour laisser de côté les artisans de Radio-Canada, qui ont contribué à produire des émissions de qualité depuis des décennies », soutient Johanne Hémond. 

              Cette dernière déplore également la disparition de l’émission Second regard. « Je doute que la majorité des auditeurs de cette émission se retrouve maintenant sur les plateformes numériques comme semble le croire la direction », affirme la présidente du SCRC. Rappelons que la direction a également annoncé, en décembre dernier, la fin des émissions Marina et Entrée principale, et la fermeture du département accessoires-meubles. Plusieurs postes ont aussi été coupés à Moncton, il y a quelques semaines.

              « Il est étonnant que deux des principaux dirigeants de la SRC, Catherine Tait et Michel Bissonnette, choisissent de délaisser la production à l’interne, alors qu’ils ont œuvré dans le secteur de la production au privé », conclut Johanne Hémond, qui souligne qu’il n’y aura bientôt plus que les émissions d’information qui seront produites entièrement à la SRC.

              À propos

              Le Syndicat des Communications de Radio-Canada (SCRC) compte près de 3000 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et à la Fédération nationale des communications (FNC).

               

              Renseignements : Thierry Larivière, Service des communications de la CSN

              Cellulaire : 514 966-4380 ; bureau : 514 598-2139 ; thierry.lariviere@csn.q

               

              Nouvelle convention collective au Collège Villa Maria

              À la suite de l’entente de principe intervenue la semaine dernière, le personnel non enseignant du Collège Villa Maria a entériné en assemblée générale à 88 % la recommandation de leur comité de négociation.

              Une meilleure protection contre la sous-traitance et l’ajout de postes étaient au cœur des discussions à la table de négociation.

              « Les nouveaux postes vont permettre d’atténuer la surcharge de travail ce qui aura un impact direct sur la qualité du service aux élèves. Sans répondre complètement à l’ensemble des besoins, la création de ces emplois est un pas vers la bonne direction », de mentionner Léandre Lapointe, vice-président du regroupement privé de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

              Durant les dernières années, le collège avait choisi de transférer graduellement les tâches des ouvriers d’entretien à un sous-traitant. Les arguments du comité de négociation ont convaincu l’employeur d’y mettre fin et de maintenir les postes actuels. D’une durée de cinq ans, la nouvelle convention collective prévoit par ailleurs une bonification des droits syndicaux et un pouvoir décisionnel sur la formation et le perfectionnement du personnel.

              La CSN représente désormais une majorité des succursales syndiquées de la SQDC

              À l’issue d’un vote qui s’est tenu sur deux jours, la CSN est fière d’accueillir une quatrième succursale de la Société québécoise du cannabis (SQDC), celle du boulevard Acadie, à Montréal. « Les travailleuses et les travailleurs de la succursale Acadie ont fait le choix de se doter d’un syndicat autonome au sein de la CSN, qui pourra compter sur notre expérience de négociation et sur toute notre solidarité », a déclaré la présidente du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ–CSN, Katia Lelièvre.

              Avec Mascouche, Trois-Rivières et deux succursales à Montréal (Sainte-Catherine Ouest et Acadie), la CSN représente désormais une majorité des succursales syndiquées de la SQDC. La CSN et le SEMB–SAQ poursuivront leurs efforts sur le terrain dans les succursales qui ouvriront dans les prochains mois et donneront tout leur appui aux syndicats dans la négociation de la première convention collective afin d’obtenir les meilleures conditions de travail pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs.

              La FNEEQ aux côtés des étudiantes et des étudiants en grève pour le climat

              La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) manifestera aux côtés des étudiantes et des étudiants en grève pour le climat vendredi. Elle invite tous ses syndicats affiliés à appuyer ce vaste mouvement international.

              Pour Léandre Lapointe, vice-président et responsable du dossier de l’environnement à la FNEEQ, la mobilisation des étudiantes et des étudiants doit être encouragée. « En éducation, il est de notre rôle de former des citoyennes et des citoyens responsables. Constater leur détermination et leur engagement à se mobiliser pour l’environnement est porteur et nourrit un grand espoir pour notre avenir. Nous serons à leur côté! », souligne-t-il.

              Pour la FNEEQ–CSN, cette manifestation est l’occasion de réitérer la nécessité de faire pression sur les gouvernements afin de faire adopter une loi climatique forçant l’atteinte des cibles environnementales. Il est maintenant temps d’opérer des changements radicaux. Nous sommes toutes et tous concernés par la situation et il est grand temps d’agir.

              La détermination du syndicat CSN permet d’obtenir une bonne convention au CISSS de Laval

              Ce matin est intervenue une entente de principe dans la négociation locale du personnel affilié à la CSN au CISSS de Laval. Le syndicat est satisfait de cette entente et les travailleuses et travailleurs seront appelés à la voter dans les prochaines semaines. C’est la détermination du syndicat CSN qui a permis d’obtenir une bonne convention collective locale aussi bien pour le personnel que pour la population.

              Le syndicat représentant le personnel paratechnique, des services auxiliaires et métiers et le personnel de bureau et de l’administration du CISSS de Laval a conclu une entente de principe ce matin dans le cadre du processus de médiation-arbitrage. Cette entente intervient après des mois de négociation avec l’employeur, le tout dans un contexte de crise de surcharge et d’épuisement du personnel. Le syndicat est parvenu à obtenir des gains pour accentuer la stabilité pour le personnel et la continuité des services pour la population.

              « Le personnel du CISSS est surchargé depuis trop longtemps. Avec cette négociation locale, on a réussi à obtenir ce qu’il faut pour améliorer les choses à Laval. C’est une bonne convention pour les travailleuses et travailleurs et pour la population », explique Marjolaine Aubé, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CISSS de Laval–CSN.

              Syndicat des travailleuses et travailleurs du CJE Bourassa-Sauvé–CSN

              À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 5 février 2019, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CJE Bourassa-Sauvé–CSN a été accrédité pour représenter :

              « Tous les salariés au sens du Code du travail. »

              Ce groupe de travailleuses et travailleurs, oeuvrant dans le domaine de l’intégration au marché du travail, a décidé très majoritairement de se joindre à la CSN.

              Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des Professionnèles, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              STM : une entente adoptée à très forte majorité

              Après presque deux ans de négociation et 170 rencontres, les membres du Syndicat du transport de Montréal (STM–CSN) ont approuvé à très forte majorité la nouvelle entente, basée sur une proposition du médiateur.

              « On a livré toute une bataille », a lancé Gleason Frenette, président du STM–CSN, qui a rappelé la longue liste de reculs qui ont été évités, dont la privatisation de certaines tâches. Il a été chaudement applaudi par environ 1600 membres présents à l’assemblée générale spéciale pour le vote sur l’entente recommandée par le médiateur. Celle-ci a d’ailleurs été soumise aux membres du STM–CSN avant le vote.

              L’entente de 7 ans prévoit notamment une augmentation de salaire de 2 % par année. Pour 2023 et 2024, l’augmentation pourrait toutefois être plus élevée que 2 %, en fonction de l’indice des prix à la consommation (IPC), mais avec un maximum de 3 %. L’entente prévoit aussi une majoration de certaines primes et un certain rattrapage salarial pour les gens de métier.

              « Nous sommes satisfaits de l’entente sur la recommandation du médiateur, qui a fait un excellent travail pour rapprocher les parties. Nous sommes prêts à travailler avec la STM afin d’améliorer le service à la clientèle comme nous l’avons toujours fait », a lancé Gleason Frenette.

              À propos du syndicat et de la CSN
              Le Syndicat du transport de Montréal (STM–CSN) représente 2400 salarié-es à la Société de transport de Montréal. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) qui regroupe plus de 60 000 syndiqué-es œuvrant dans le domaine des services public et parapublic. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux compte plus de 300 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité, tant public que privé.

              Syndicalisation à la SQDC

              Lundi dernier, les membres des syndicats CSN des succursales de la SQDC de la rue Sainte-Catherine Ouest et du boulevard de l’Acadie se sont réunis. Ce fut l’occasion pour les deux succursales d’élire leurs délégué-e-s respectifs et de mettre la table pour la négociation à venir.

              Au terme des deux assemblées générales, les dizaines d’employés présents ont mis de l’avant les problématiques reliées aux horaires de travail, leur employeur ne pouvant garantir les heures pour lesquelles elles et ils ont été engagé-es. En outre, les questions relatives à la sécurité des travailleuses et des travailleurs, leur protection légale et la prévention à l’endroit des consommateurs furent au centre des discussions.

              Les salarié-es de la SQDC pourront compter sur l’aide de leurs camarades du SEMB-SAQ, qui ont fait plusieurs gains lors de leur dernière négociation. Leur expérience et leur savoir-faire dans une négociation auprès d’une société d’État seront indispensables dans l’adoption d’une première convention collective pour les salariés de la SQDC.

              Avec maintenant quatre succursales affiliées à la CSN, les équipes du SEMB-SAQ et de la CSN poursuivent leurs efforts et vont à la rencontre de l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de la SQDC.

              Les activités entourant le 8 mars 2019 en région

              À l’occasion du 8 mars 2019, des activités s’organisent partout au Québec. Prenez-en connaissance région par région et participez-y en grand nombre. Pour plus de renseignements, contactez le conseil central de la région où se déroule l’activité qui vous intéresse.


              Cœur-du-Québec

              Pour souligner la Journée internationale des droits des femmes, le comité en condition féminine du Conseil central du Cœur-du-Québec organise le 5 mars deux activités qui se succèdent dans ses locaux au 550 rue Saint-Georges à Trois-Rivières :

              • des éléments de formation sur la condition des femmes et sur l’analyse différenciée selon les sexes sont donnés de 13 h à 16 h 30 (le nombre de personnes inscrites est atteint);
              • un 5 à 7, repas offert, au cours duquel est invité le Projet Stérone, des humoristes féministes qui, à travers l’humour, dénoncent les travers de la société. Elles s’inspireront de la thématique de cette année « Le respect, ça se manifeste! » pour décliner sur différents sujets : préjugés sexistes, les différences corporelles et l’âge des femmes, contre l’intolérance, le racisme et la misogynie… Pour vous inscrire, il faut contacter sylvain.pratte@csn.qc.ca

              Estrie

              Pour souligner la Journée internationale des droits des femmes, le CCSNE, en collaboration avec le Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke, accueille l’artiste française Typhaine D dans « Contes à rebours ». Dans cette oeuvre puissante entre théâtre et conte, Typhaine D revisite les contes de notre enfance autant que le langage pour les dire, et propose un imaginaire où nous retrouver, peuplé d’héroïnes enfin unies, réelles, inspirantes, debout, semant ainsi des graines de compréhension de nos vécus, de soin, d’espoir, de jubilation, de résistance collective. Un spectacle unique à ne pas manquer! En tournée exclusive au Québec!

              Le mercredi 20 mars à 19 h
              Salle Le Parvis (987, rue du Conseil, Sherbrooke)
              Billets : Catherine.Ladouceur@csn.qc.ca ou 819 563-6515

              Événement Facebook 


              Lanaudière

              Jeudi 28 février 2019 à 17 h, L’Élan Brasserie (136 rue Lajoie à Joliette)

              C’est avec grand plaisir que le Conseil central de Lanaudière-CSN vous invite à continuer la tradition de célébrer ensemble la Journée internationale des droits des femmes. Le Conseil central de Lanaudière-CSN a invité, pour cette occasion, Mme Martine Delvaux, figure incontournable du féminisme contemporain et auteure de plusieurs romans dont, « Blanc dehors » finaliste en 2016 du prix du Gouverneur général.

              À partir d’une réflexion autour du mouvement #MoiAussi et du partage de son expérience personnelle, il sera question de réfléchir à l’amitié et à la solidarité entre femmes, non seulement comme résultat des mouvements sociaux, mais comme effet de la « domination masculine ». Il s’agira de se demander si l’on peut vivre en tant que femme sans l’être avec les autres.

              Le 8 mars, c’est l’occasion d’affirmer l’importance des luttes pour les droits des femmes, de saluer les combats menés en faveur de la reconnaissance sociale et politique et de poursuivre les batailles pour que nos droits cessent d’être bafoués partout sur la planète.

              Le prix d’entrée 

              Pour les membres et les salarié-es CSN : une épinglette du 8 mars 2019.
              Pour les non-membres : 20 $

              Veuillez noter que cette activité est offerte autant aux hommes qu’aux femmes et qu’il y aura des bouchées offertes ainsi qu’une consommation.

              Inscription obligatoire avant le 15 février 2019 au 450 759-0762 (sans frais 1 888 759-0762) ou par courriel à reception.cclanaudiere@csn.qc.ca.

              Au plaisir de vous y voir en grand nombre !


              Laurentides

              Cette année, c’est sous le thème « Le respect, ça se manifeste! » que le Conseil central des Laurentides – CSN invite tous ses membres et tous les groupes communautaires de la grande région des Laurentides à assister au souper conférence: « Aidante Naturelle, y’a rien de naturel là-dedans! »

              Cette soirée se tiendra :

              Quand : le 22 mars 2019 dès 18 h
              : 685, rue Laviolette à St-Jérôme, J7Y 2V4 (Salles Laviolette)
              Prix : 25 $ (coquetel de bienvenue et repas chaud 4 services)

              C’est donc avec plaisir que nous vous attendons pour cette une superbe activité sous forme de souper-conférence avec Mme Chantal Fleury, conférencière et sa nouvelle conférence qui saura vous faire rire, réfléchir et vous divertir avec son humour attachant. C’est donc un rendez-vous!

              Pour toute information ou pour l’achat des billets, veuillez contacter Chantal Racicot au Conseil central des Laurentides au 450 438-4197 ou par courriel chantal.racicot@csn.qc.ca.


              Montérégie

              Le Conseil central de la Montérégie organise le 28 mars un 5 à 7 autour du thème « Le respect, ça se manifeste » avec un panel d’invité-es :

              • Véronique de Sève, vice‐présidente de la CSN, responsable politique de la condition féminine
              • Emmanuelle Proulx, conseillère syndicale à la condition féminine à la CSN
              • Audrey Benoit, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de PJC Entrepôt—CSN
              • Jean‐Philippe Dell’Aniello, professeur de philosophie et membre du Syndicat des enseignantes et enseignants du Cegep de St‐Jean‐sur‐Richelieu (CSN)

              Dans une ambiance décontractée, souper et cocktail seront offerts de 17 h à 18 h 40 et la soirée discussion débute dès 19 h. La soirée se déroule au 7900 Taschereau, Édifice E, à Brossard.

              Réservez vos billets au prix de 5 $ auprès de Josée Fournier avant le 20 mars au 450 466‐7036 ou josee.fournier@csn.qc.ca.


              Montréal métropolitain

              CABARET FÉMINISTE FESTIF

              Jeudi 7 mars, de 5 à 7, à l’atrium de la CSN (1601 De Lorimier, Montréal)

              À l’animation, Judith Lussier, du duo Les Brutes

              En prestations musicales :
              Stella Adjokê slam-blues-soul-R&B
              Kathia Rock guitare acoustique et tambour/folk-country-rock-jazz innu
              Chœur Maha musique féministe inventive-approche non traditionnelle du chant choral

              Exposition

              Les affiches du 8 mars célébrés au Québec depuis 45 ans seront exposées et les femmes de la CSN présenteront leurs créations.


              Québec–Chaudière–Appalaches

              La Coalition régionale de Québec de la Marche mondiale des femmes lance l’invitation lors de la Journée internationale des droits des femmes à Québec le vendredi 8 mars pour les actions suivantes :

              • À 14 h: une chaîne de femmes devant le Palais de justice en solidarité et en appui aux victimes d’agressions sexuelles (activité non mixte)
              • 15 h 30: sur « Le respect, ça se manifeste, luttes des femmes », une causerie sur l’état actuel du système de justice dans le dossier des agressions sexuelles, contexte sociopolitique, pauvreté, travail, migration, femmes autochtones (activité non mixte)
              • 16 h 30 : Chansons et slogans féministes
              • 17 h : Rassemblement pour une marche de solidarité féministe devant la Bibliothèque Gabrielle Roy
              • 17 h 30 : Départ de la marche

              Le réseau des groupes de femmes de Chaudière-Appalaches organise le 15 mars 2019 au Club de golf de Lotbinière toute une journée d’activités débutant à 9 h.

              • Une conférence de Véronique Pronovost sur l’antiféminisme: ses recherches portent sur la redéfinition et l’institutionnalisation du mouvement conservateur américain ainsi que sur les effets antiféministes du conservatisme contemporain.
              • Suivi d’une présentation de l’état des lieux du Réseau sur la pauvreté des femmes
              • Et pour terminer, une conférence de l’organisme Le Néo par Valérie Boyer, sexologue, sur l’inclusion des femmes trans dans les milieux exclusifs aux femmes.

              Pour informations sur le prix d’admission et la réservation, contacter avant le 9 mars 2019 à communications@femmesca.com


              Saguenay–Lac-Saint-Jean

              Le Collectif 8 mars de Saguenay vous invite à un souper-spectacle « Quand les femmes s’en mêlent! », le mardi 12 mars à compter de 17 heures, à l’Hôtel le Montagnais de Chicoutimi (1080, boulevard Talbot, Chicoutimi). Les billets sont au coût de 15 $ (souper inclus) et sont disponibles à votre Conseil central jusqu’au 7 mars 2019.

              Le Collectif du 8 mars d’Alma au Lac-Saint-Jean convie la population à un souper-conférence sur La place des femmes en politique et soirée dansante avec le duo musical « Miss Caprice », le vendredi 8 mars à compter de 17 heures à l’hôtel des Cascades (140 Avenue du Pont N, Alma).  Les billets sont en vente au Centre de femmes aux Quatre Temps (418 668-7698) ainsi qu’au Conseil central au coût de 25 $.

              La CSN interpelle la Fédération des caisses

              Lors d’une manifestation tenue à Montréal devant le Complexe Desjardins, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a interpellé la Fédération des caisses Desjardins du Québec afin qu’elle intervienne dans le processus de négociation de ses caisses membres du Mouvement Desjardins.

              « Actuellement, nous avons deux syndicats qui vivent des négociations difficiles : à la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda et à la Caisse populaire Desjardins de Hauterive, à Baie-Comeau. Les deux syndicats ont dû se doter de mandats de grève qu’ils ont exercés afin de contrer les demandes de reculs provenant de la Fédération des caisses Desjardins. Or, ces demandes de reculs risquent d’avoir un impact sur l’ensemble des salarié-es que nous représentons. Aujourd’hui donc, nous interpelons la Fédération des Caisses Desjardins afin qu’elle facilite l’obtention de règlements satisfaisants », souligne Jacques Létourneau, président de la CSN.

              « Les dispositions relatives à l’évaluation de notre rendement constituent un des points importants qui achoppe à la table de négociation. Dans ce processus, l’employeur se retrouve à être juge et partie et les augmentations salariales sont généralement déterminées de manière complètement arbitraire, à la totale discrétion du gestionnaire. La position salariale finale aux tables de négociation est commandée par la Fédération des caisses et impose un appauvrissement à nos membres dans un contexte économique favorable où la rentabilité de l’employeur n’est pas un enjeu. Depuis le mois de janvier, les reculs incluent même la fin du régime d’assurance collective pour les retraité-es », précise Isabelle Frelas, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Caisse populaire de Rouyn-Noranda–CSN (STTCPRN).

              « Généralement, les conflits de travail sont rares dans le secteur de la finance. Dans un des deux conflits actuels, celui de la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda, nous en sommes à notre seconde plainte contre l’employeur qui multiplie les manœuvres illégales envers le syndicat et ses salarié-es. Le 5 février dernier, l’employeur a été condamné par le Tribunal administratif du travail (TAT). Ce dernier a statué que l’employeur avait fait preuve d’ingérence dans les affaires du syndicat, de mauvaise foi et d’intimidation par courriel envers les membres du STTCPRN », ajoute David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce–CSN.

              « Nous aurions aimé que la Fédération des caisses se comporte selon ses valeurs plutôt que celles d’une institution financière privée qui n’en a que pour ses actionnaires. Le modèle coopératif des Caisses Desjardins devrait insuffler une toute autre dynamique dans les relations de travail avec ses salarié-es qui sont également les membres de ce mouvement. Nous souhaitons vivement que la Fédération des caisses entende notre message aujourd’hui », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

              Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Caisse populaire de Rouyn-Noranda–CSN compte 70 membres affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) qui rassemble quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              Entente à la Société de transport de Montréal (STM)

              À la suite d’une recommandation du médiateur, une entente est intervenue entre le Syndicat du transport de Montréal (STM–CSN) et la STM.

              La recommandation du médiateur est survenue vers 5 h ce matin après d’intenses négociations durant la semaine.

              Le syndicat s’engage à soumettre la recommandation du médiateur à ses membres lors d’une assemblée générale dont le moment sera à déterminer.

              Aucun commentaire ne sera émis avant la tenue de cette assemblée générale.

              À propos du syndicat et de la CSN
              Le Syndicat du transport de Montréal (STM–CSN) représente 2400 salarié-es à la Société de transport de Montréal. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) qui regroupe plus de 60 000 syndiqué-es œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux compte plus de 325 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité, tant publics que privés.

               

               

              La SQDC de Montréal – Sainte-Catherine Ouest se joint à la CSN

              Le Syndicat des employées et employés de la Société québécoise du cannabis – CSN est désormais accrédité pour représenter les salarié-es de la succursale de Montréal–Sainte-Catherine Ouest de la Société québécoise du cannabis. Le Tribunal administratif du travail (TAT) a rendu la décision hier, en après-midi.

              « Après Mascouche et Trois-Rivières, c’est la troisième succursale qui a choisi de se joindre à la CSN, un choix qui va permettre à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de la SQDC de compter sur le savoir-faire de notre syndicat pour faire progresser leurs conditions de travail, a réagi Katia Lelièvre, présidente du syndicat. Le SEMB–SAQ a fait plusieurs gains pour ses membres lors de la dernière négociation, et nous nous assurerons que les travailleuses et travailleurs bénéficient de notre soutien dans l’adoption de leur première convention collective », a-t-elle renchéri.

              « Nous sommes déjà à l’œuvre afin de permettre aux nouveaux membres d’entreprendre la négociation d’une première convention collective : des assemblées générales ont déjà eu lieu dans les succursales de Mascouche et de Trois-Rivières », explique Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) à laquelle le syndicat sera affilié.

              Bonne nouvelle pour les membres de la section Thermover

              Le dimanche 17 février, les membres de la section Thermover (nouvellement affiliée au Syndicat des travailleuses et travailleurs des industries manufacturières – CSN) ont entériné à 100 % l’entente de principe présentée en assemblée générale.

              Parmi les nombreux gains notables, on mentionne :

              • Un REER collectif Bâtirente avec contribution de l’employeur;
              • L’ajout de jours fériés et payés;
              • Une augmentation salariale de 2,95 % en 2019 et de 2 % en 2020;
              • L’ajout de primes pour les quarts de soir et de nuit;
              • Une augmentation de la masse salariale de plus de 6 %;
              • Des mouvements de main-d’oeuvre conventionnés où l’on donne priorité à l’ancienneté;
              • Bonification des autres conditions de travail.

              Il s’agit d’une excellente première convention collective pour ces membres. Le tout a été possible grâce à l’implication des membres, à l’appui de la Fédération de l’industrie manufacturière et surtout, à la force du mouvement CSN – une force incontournable dans l’industrie manufacturière.

              La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) lutte pour améliorer les conditions de travail et de vie de ses membres et pour développer des emplois de qualité. Elle est très active sur le plan de la prévention en santé et sécurité du travail et de la formation.

              Elle rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec. La FIM–CSN est bien outillée pour représenter l’ensemble de ses secteurs d’activités.

              «Normal», le racisme au travail ?!

              Est-il normal de se pointer au travail et être victime, à répétition, de quolibets racistes ? « Quolibets » n’est certainement pas le bon terme lorsque ces railleries dégradantes vous entraînent chez le médecin et que celui-ci vous diagnostique un problème de santé psychologique et vous met en arrêt de travail.

              C’est malheureusement ce qui est arrivé à Amadou Gaye.

              D’origine sénégalaise, ce travailleur du domaine des archives croyait avoir trouvé le paradis en immigrant au Québec. Le stress post-traumatique diagnostiqué par son médecin n’en faisait certainement pas partie.

              Le Point syndical vous épargnera la description des actes dont il a été la cible au travail. Des comportements qui n’ont pas plus leur place en milieu de travail que dans les pages de ce journal.

              À coups d’insultes et de harcèlement de la part d’un collègue de travail, l’état de santé d’Amadou Gaye s’est rapidement détérioré.

              Je me sentais humilié, insulté, dénigré, raconte-t-il. Je voulais porter plainte contre lui, mais il me disait que je n’en avais pas le droit, qu’on était “au Québec ici”, que ce serait ma parole contre la sienne. Et puis, le sabotage de mon travail a commencé. Je me sentais seul, je ne me sentais plus moi-même, je me sentais traqué. Je ne voulais pas montrer ma faiblesse devant les gens, alors je me réfugiais seul dans un coin. Je ne voulais pas montrer ma honte. »

              Son médecin l’a mis en arrêt de travail. Au bout de quelque temps, menacé de la perte de son revenu, M. Gaye a plaidé sa cause devant la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), avec l’appui de son syndicat et du service de défense des accidenté-es de la CSN. Son médecin était clair : les symptômes dont il souffrait étaient directement causés par le harcèlement psychologique qu’il subissait au travail.

              La CNESST n’a toutefois pas jugé pertinent d’y voir une lésion professionnelle au sens de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles. Pour la commission, ses problèmes de santé psychologique ne relevaient que de simples « relations interpersonnelles » qui ne sortaient pas « du cadre normal du travail. »

              Amadou Gaye n’entendait pas en rester là. C’est pourquoi il a fait appel de la décision de la CNESST devant le Tribunal administratif du travail.

              Dans une rare décision, la juge Annie Beaudin a statué que le racisme à répétition envers M. Gaye constituait réellement un accident de travail ayant causé une lésion professionnelle. Pour la juge, aucune autre cause possible que le harcèlement en milieu de travail ne peut expliquer le stress post-traumatique constaté par le médecin. Les problèmes de santé psychologique de M. Gaye sont donc d’origine professionnelle.

              « Ces comportements possèdent objectivement un caractère traumatisant pour une personne raisonnable et non seulement dans la perception du travailleur. Ces comportements sont inacceptables, n’ont pas leur place dans un milieu de travail et il est indéniable qu’ils débordent le cadre normal de travail. […] non seulement la quiétude du travailleur a été perturbée, mais également sa santé psychologique et sa dignité ont été atteintes », écrit la juge administrative en statuant que M. Gaye a effectivement subi une lésion professionnelle, renversant ainsi la décision de la CNESST.

              Lors d’une rencontre avec M. Gaye, le président de la CSN, Jacques Létourneau, lui a témoigné de son respect devant la ténacité dont il a fait preuve. « Je tenais d’abord et avant tout à lui réaffirmer que la CSN est et sera de tous les combats pour contrer toute forme de violence psychologique, de racisme et d’intimidation, des actes qui n’ont ni leur place en milieu de travail ni au sein de la société québécoise. Mais aussi pour le remercier d’avoir mené cette lutte difficile. Quand des gens comme Amadou osent dénoncer les actes répréhensibles dont ils sont l’objet et quand ils font preuve d’une telle détermination, c’est une fierté pour la CSN que de les appuyer jusqu’au bout de leur démarche. »

              Toujours en arrêt de travail, Amadou Gaye essaye tranquillement de se refaire une santé. « Quand je lui ai raconté ce que j’avais traversé, mon compère Boucar Diouf m’a rappelé ce proverbe de nos grands-pères : “celui qui n’a entendu que le rugissement du lion n’a pas la même manière de fuir que celui qui l’a vu.” C’est pour dire que je peux vous raconter mon histoire, vous pouvez la comprendre, mais vous ne sentirez jamais au plus profond de vous-même l’horreur telle que je l’ai vécue. »


              Ce que dit la loi

              L’article 2 de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles stipule qu’un accident de travail constitue un événement :

              • Imprévu et soudain, attribuable à toute cause
              • Qui survient par le fait ou à l’occasion du travail
              • Qui entraîne une lésion professionnelle

              Sainte-Justine récupère ses laboratoires

              La récente décision du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) de créer un service de laboratoire indépendant au CHU Sainte-Justine et de protéger ainsi sa mission essentielle pour tous les enfants du Québec clôt la bataille pour conserver l’autonomie du centre hospitalier.

              « Cette décision est l’achèvement de la lutte menée avec les médecins pour le retour à l’autonomie pour le CHU avec la campagne Aimer.Défendre en 2017-2018. Notre priorité est maintenant d’assurer une transition la plus humaine possible », a commenté Évelyne Crépeau, présidente du Syndicat des techniciennes et techniciens et professionnel-les de la santé et des services sociaux du Québec (STEPSQ–FP–CSN).

              La réforme Barrette avait concentré tous les services de laboratoire du Québec sous un même chapeau, Optilab, ce qui faisait craindre une perte d’expertise des spécialistes de Sainte-Justine. Même si des employé-es de laboratoire étaient toujours présents à Sainte-Justine, la centralisation de la direction au CHUM rendait incertaine la défense de la spécificité du laboratoire du seul établissement de santé dédié exclusivement aux enfants, aux adolescents et aux mères du Québec. Toutes les décisions étaient prises à distance, au CHUM, et cela pouvait retarder les travaux dans un contexte où les échantillons prélevés auprès des patients enfants ont une durée de vie limitée.

              La présidente du STEPSQ–FP–CSN fait remarquer que les employé-es (un peu moins de 300 personnes) vont de nouveau changer d’employeur et d’accréditation syndicale sans que ce soit volontaire. « S’ils ont choisi Sainte-Justine, ce n’était pas par hasard », souligne cependant Évelyne Crépeau, qui pense que plusieurs des employé-es seront heureux de revenir au bercail après les délais d’usage dans ce genre de circonstances. Le retour du syndicat dans le giron de Sainte-Justine devrait par ailleurs aider à diminuer le taux de roulement des techniciennes et techniciens, ce qui occasionnait une perte d’expertise pour les analyses pédiatriques.

              Solidarité de tous les syndicats
              « Il était normal de récupérer les laboratoires pour des services directs aux enfants. Avoir cette spécialité à l’interne avec la mentalité propre à Sainte-Justine est logique et bénéfique pour tous les usagers », affirme Simon Bouclin, président du Syndicat national des employé-es du CHU Sainte-Justine (SNE CHU Sainte-Justine–FSSS–CSN). Ce dernier représente tous les employé-es des laboratoires qui ne sont pas techniciens ou professionnels.

              « Voici une grande victoire pour tous les enfants du Québec. Nous avons été heureux d’apprendre que le gouvernement reconnaissait enfin l’importance de préserver la mission pédiatrique que Sainte-Justine s’est bâtie depuis plus de 100 ans en lui redonnant la pleine gouvernance de ses laboratoires. N’oublions pas que le CHU Sainte-Justine, seul centre pédiatrique autonome du Québec, est le plus important centre mère-enfant au Canada et qu’il fait partie des meilleurs hôpitaux pédiatriques au Canada, et même à l’échelle internationale », a commenté Sophie Leclair, présidente du Syndicat des professionnel-les en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (SPSIC CHU Sainte-Justine–FSSS–CSN). Même si les membres de ce dernier syndicat ne travaillent pas dans les laboratoires, ils ont été pleinement solidaires pour défendre l’autonomie la plus complète du CHU Sainte-Justine. >

              Vision dépassée de Barrette
              « La grande vision de Gaétan Barrette de tout fusionner et de faire des gains avec ça, on a démontré que ça ne fonctionne pas, insiste Évelyne Crépeau. Tant les syndicats que les médecins de Sainte-Justine ont insisté pour dire que c’était une erreur de centraliser les laboratoires et voilà qu’ils obtiennent en partie gain de cause. »

              Optilab demeure cependant en place et continue de centraliser l’administration de plusieurs autres laboratoires.

              Grève générale illimitée à l’Université TÉLUQ

              Le 25 janvier dernier, le Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université–CSN (STTTU) n’a eu d’autre choix que de mettre à exécution son mandat de grève générale et illimitée. Après 17 mois de négociation en présence de conciliateurs du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, et après que les représentants syndicaux aient déposé plusieurs compromis pour parvenir à une entente acceptable, la partie patronale est revenue à la table de négociation avec de nouvelles exigences et le retrait de propositions qu’elle avait pourtant annoncées. En agissant ainsi, l’Université TÉLUQ laisse toujours planer le doute sur la mise à pied de ces enseignantes et enseignants expérimentés. C’est près de 20 000 étudiantes et étudiants qui se retrouvent dans l’impossibilité de terminer leur trimestre.

              Pour la FSSS–CSN, il faut un déblocage de la négociation

              En négociation depuis presque trois ans, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Clinique communautaire de Pointe-St-Charles (CSN) prend les moyens nécessaires pour que la situation débloque. Les travailleuses et travailleurs se sont dotés d’un mandat de grève pour parvenir à améliorer leurs conditions de travail et régler cette négociation qui traîne en longueur.

              En pleine pénurie de personnel qui frappe de plein fouet l’ensemble des employeurs du Québec, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) déplore l’entêtement de l’employeur dans cette négociation. La convention collective est échue depuis le 31 mars 2016. Après des mois de négociation, le seul élément qui reste à régler concerne les augmentations salariales pour les années 2016 à 2018. La demande des travailleuses et travailleurs est d’avoir les mêmes augmentations que celles accordées au secteur public.

              Si les négociations ne reprennent pas rapidement, ce serait une première grève dans l’histoire de 50 ans d’existence de la clinique. La situation est très préoccupante d’autant plus que la présidente du conseil d’administration, selon des propos tenus par l’employeur à la table de négociation, juge qu’elle ne doit pas déranger le CA pour l’informer des derniers développements de la négociation. Espérons que le CA qui se réunira le 18 février prochain se penchera sur le sujet et donnera les mandats nécessaires pour que la négociation débloque.

              « La Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles est une institution importante dans l’histoire du réseau de la santé et des services sociaux au Québec. Elle est la mère des CLSC. Les gens qui y travaillent le font pour servir la population. La moindre des choses, c’est qu’ils soient reconnus pour leur travail. Souhaitons que l’employeur entende raison rapidement et que la négociation avance », lance Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS–CSN.

              Entente de principe pour les avocates et avocats de l’aide juridique

              Hier, le comité de négociation des syndicats représentant l’ensemble des avocates et avocats de l’aide juridique a conclu une entente de principe pour renouveler les conventions collectives.

              Cette entente de principe sera soumise au vote des avocates et avocats, lors d’assemblées générales qui se tiendront du 25 au 28 février. Les représentantes et représentants syndicaux ne feront pas de commentaires sur le contenu de cette entente d’ici la tenue de ces assemblées. Les conventions collectives étaient échues depuis le 31 mars 2015.

              À propos
              La FP-CSN et la FAAJQ représentent la totalité des avocates et avocats travaillant pour la Commission des services juridiques. La FP-CSN regroupe plus de 8000 techniciennes, techniciens et professionnel-les de différents secteurs. Elle est une des huit fédérations professionnelles composant la Confédération des syndicats nationaux (CSN) forte de 300 000 membres.

              Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Great-West–CSN

              Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Great-West–CSN a été accrédité, le 15 janvier 2019, pour représenter :

              « Toutes et tous les salarié-es des services centralisés soutenant les Bureaux de gestion de l’assurance invalidité (BGAI). »

              Ces salarié-es ont majoritairement choisi de joindre les rangs de la CSN afin de contrer l’arbitraire de l’employeur et pour se faire respecter.

              Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              L’entente de principe acceptée à 94,7 % par le STIP

              Hier après-midi en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (STIP–FNC–CSN) ont adopté à 94,7 % par voie de scrutin secret l’entente de principe intervenue avec leur employeur le 20 décembre dernier.

              « Étant donné la situation financière difficile de La Presse, nous avons fait preuve de créativité afin d’arriver à cette entente, de déclarer Laura-Julie Perreault, présidente du STIP. En ce sens, les travailleuses et les travailleurs de La Presse ont à nouveau fait leur part en acceptant un contrat de travail incluant un gel salarial durant cinq des six années de celui-ci et une augmentation de 1 % en 2020. Nous avons convenu de la mise en place d’un régime de retraite à prestations cibles pour tous les employé-es, dès que possible. Cela représente des coupes d’un million de dollars récurrentes annuellement dans nos conditions de travail ».

              Sans contrat de travail depuis janvier 2016, les salarié-es du STIP n’avaient qu’une seule demande, soit le maintien de leurs conditions de travail. Les pourparlers des dernières années ont porté notamment sur la sécurité d’emploi, les salaires et la transparence financière de l’entreprise.

              Le STIP regroupe environ 195 employé-es de la rédaction.

              La FNC–CSN regroupe des syndicats autonomes de salarié-es ainsi que des travailleuses et des travailleurs contractuels de l’industrie des communications et de la culture. Ce regroupement permet aux quelque 6000 membres regroupés dans 88 syndicats de se donner des outils pour assurer leur représentation et pour négocier des ententes collectives de travail qui assurent le respect de leurs droits et de leur indépendance journalistique. Dans une perspective du droit public à l’information, la fédération défend également les libertés de presse et d’expression.

              La CSN se réjouit que le CHU Sainte-Justine récupère la gestion de ses laboratoires

              La CSN salue la décision du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) de redonner la gestion de son service de laboratoire au CHU Sainte-Justine et d’ainsi protéger sa mission essentielle pour tous les enfants du Québec.

              La réforme Barrette avait concentré tous les services de laboratoire du Québec sous un même chapeau, OPTILAB, ce qui faisait craindre une perte d’expertise des spécialistes de Sainte-Justine. Même si des employé-es de laboratoire étaient toujours présents à Sainte-Justine, la centralisation de sa direction au CHUM rendait incertaine la défense de la spécificité du laboratoire du seul établissement de santé dédié exclusivement aux enfants, aux adolescents et aux mères du Québec.

              « Cette décision est l’achèvement de la lutte menée avec les médecins pour le retour à l’autonomie pour le CHU, notamment avec la campagne “Aimer.Défendre” en 2017-2018. Notre priorité est maintenant d’assurer une transition la plus humaine possible », a commenté Évelyne Crépeau, présidente du Syndicat des techniciens et professionnels de la santé et services sociaux du Québec (STEPSQ-FP–CSN).

              « Il était normal de récupérer les laboratoires pour des services directs aux enfants. Avoir cette spécialité à l’interne avec la mentalité propre de Sainte-Justine est logique et bénéfique pour tous les usagers », a déclaré Simon Bouclin, président du Syndicat national des employé-es du CHU Sainte-Justine (SNE CHU Sainte-Justine–FSSS–CSN).

              « C’est une grande victoire pour tous les enfants du Québec », a finalement lancé Sophie Leclair, présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (SPSIC CHU Sainte-Justine–FSSS–CSN).

               

              La CSN déplore la fermeture d’une usine de l’entreprise Vélan

              La CSN déplore la fermeture de l’une des usines montréalaises de l’entreprise québécoise Vélan, leader mondial en matière de robinetterie industrielle, et la délocalisation d’une partie de ses opérations en Inde.

              La restructuration annoncée par la compagnie se traduira par la perte nette de 128 emplois au Québec et le transfert d’importantes composantes de ses machineries vers l’Asie.

              « Malheureusement, l’année 2019 débute sur les mêmes mauvaises nouvelles que la fin de l’année 2018 en matière d’emplois de qualité au Québec, de déclarer Jacques Létourneau, président de la CSN. Encore une fois, certains gestionnaires semblent avoir plus à cœur de contenter le portefeuille des actionnaires plutôt que de favoriser l’essor économique du Québec. »

              Pour la CSN, les résultats financiers publiés par la société Vélan ne justifient en rien la fermeture de l’une des trois usines québécoises. « Vélan constate, pour l’ensemble de ses usines à travers le monde, une amélioration sur le plan de la productivité au cours de la dernière année, et ce, malgré une baisse des activités de ses usines en Italie et en France, indique Jacques Létourneau. Nous sommes pour le moins perplexes de voir que ce sont les opérations au Québec qui écopent de cette restructuration. »

              Le président de la CSN réitère son appel au premier ministre du Québec, François Legault, afin que la question de l’emploi au Québec figure parmi les priorités du nouveau gouvernement. « Nous ne pouvons accepter de voir des fleurons de l’économie québécoise quitter notre territoire. Nous ne pouvons nous résoudre à cautionner la fuite de nos emplois au gré des marchés boursiers. Encore une fois, nous demandons au premier ministre de bien vouloir convoquer les organisations patronales et syndicales afin que nous puissions soulever correctement la nécessité de responsabiliser les entreprises installées au Québec sur les enjeux de l’emploi, du développement économique et de l’essor du Québec », de conclure le président de la CSN.

              Présente tant dans les secteurs public que privé, la CSN regroupe 300 000 travailleuses et travailleurs, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

              Syndicat des professeurs du collège d’enseignement général et professionnel de Saint-Laurent – section animatrices, animateurs et agent-es d’intégration (FNEEQ–CSN)

              Le Syndicat des professeurs du collège d’enseignement général et professionnel de Saint-Laurent a été accrédité le 12 décembre 2018 pour représenter :

              « Tous et toutes les salarié-es travaillant aux activités de francisation de la direction de la formation continue comme animateurs, animatrices et agent-es d’intégration »

              Les animateurs, animatrices et agent-es d’intégration oeuvrant au programme de francisation financé par le gouvernement ont choisi de rejoindre la CSN devant l’incertitude liée à la mouvance des budgets et à leur précarité d’emploi (travailleurs et travailleuses à contrat). Joindre les rangs de la CSN leur permet d’unir leur voix afin de collectivement faire face à leur employeur.

              Cette nouvelle section de 14 salarié-es est affiliée à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              Syndicat des responsables de service de garde en milieu familial des Maisons Enjouées–CSN

              Le Syndicat des responsables de service de garde en milieu familial des Maisons Enjouées–CSN a été reconnu le 17 décembre pour représenter :

              « Toutes les personnes responsables d’un service de garde en milieu familial sur le territoire couvert par le bureau coordonnateur du CPE Les Maisons Enjouées. »

              À la suite de la période de maraudage, les responsables en service de garde de ce Bureau Coordonnateur ont majoritairement fait le choix de quitter l’Alliance des intervenantes en milieu familial de Montréal (CSQ) pour joindre la CSN.

              Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              STT des centres d’hébergement du Grand Montréal (CSN) – section RPA Villa Ste-Rose

              Le 11 décembre, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement du Grand Montréal (CSN) a été accrédité à la Villa Ste-Rose pour représenter :

              « Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail à l’exclusion du personnel administratif et de loisirs »

              Ces travailleuses et travailleurs ont choisi de se doter d’un syndicat pour améliorer leurs conditions de travail, pour recevoir une rémunération pour leurs heures supplémentaires, pour freiner les congédiements et les démissions qui sont devenus monnaie courante.

              Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              SEE de la Société des casinos du Québec–CSN

              Le 27 novembre, le Syndicat des employées et employés de la Société des casinos du Québec–CSN a été accrédité pour représenter :

              « Tous les salarié-es au sens du Code du travail du Centre de relation clientèle, affectés aux jeux en ligne, à l’exclusion de la chargée de projet affaires et de la coordonnatrice marketing et événementiel. »

              pour son établissement situé au 500, rue Sherbrooke Ouest, Montréal.

              Ces salarié-es ont pour tâche d’assurer le suivi auprès de la clientèle des jeux en ligne de Loto-Québec, tout particulièrement la nuit. Ils veillent à ce que les utilisateurs des jeux en ligne accèdent aux jeux sans difficulté et répondent à toutes les questions ou difficultés exprimées par les joueurs.

              Le Syndicat des employées et employés de la Société des casinos du Québec–CSN est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicat nationaux.

              Syndicat des professionnèles du centre Le Transit–CSN

              Le Syndicat des professionnèles du centre Le Transit–CSN a été accrédité, le 26 novembre 2018, pour représenter :

              « Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail »

              Les salarié-es de ce centre de crise, faisant face à des changements d’orientations et de direction, ont choisi majoritairement de joindre les rangs de la CSN afin d’accroître leur rapport de force dans ce contexte d’incertitudes.

              Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des professionnèles, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              Syndicat des sauveteurs et moniteurs de SODEM projet LaSalle–CSN

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de SODEM projet LaSalle a été accrédité, le 17 septembre 2018, pour représenter :

              « Tous les salarié-es au sens du Code du travail, à l’exception du personnel d’accueil. »

              Les travailleuses et travailleurs de SODEM à LaSalle ont choisi de se doter d’un syndicat pour améliorer leurs conditions d’emploi. À l’instar des leurs collègues de Varennes, ils veulent s’assurer d’augmenter leur rapport de force face à l’employeur. C’est donc la deuxième (2e) accréditation syndicale auprès de SODEM inc.

              Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP), au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              Une délégation FIM-CSN rencontre les dirigeants de Demix à Toronto

              Une délégation d’une vingtaine de travailleurs s’est déplacée aujourd’hui à Toronto dans le but de rencontrer les dirigeants de l’entreprise mère, CRH Canada, pour leur faire part de leurs doléances, dont celles pouvant affecter leur santé et leur sécurité ainsi que de la population.

              Quelque 200 conducteurs de bétonnière de cinq sections de la compagnie Demix Béton du Grand Montréal réclament toujours des correctifs pour contrer les inconvénients dus à l’implantation du système Optimizer de gestion des livraisons du béton sur les chantiers de construction. C’est pourquoi une délégation d’une vingtaine de travailleurs s’est déplacée aujourd’hui à Toronto dans le but de rencontrer les dirigeants de l’entreprise mère, CRH Canada, pour leur faire part de leurs doléances, dont celles pouvant affecter leur santé et leur sécurité ainsi que de la population.

              « Après plusieurs démarches et rencontres menées depuis le printemps dernier pour exiger des correctifs liés au système Optimizer, les travailleurs espèrent obtenir enfin une écoute de la part des hauts dirigeants de CHR Canada et ainsi leur assurer un retour à des conditions de travail normalisées dans le respect de leur santé et de leur sécurité ainsi que celle de la population », d’expliquer André Miousse, vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière, affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

              Le litige
              Le système Optimizer, mis en place sans consultation, relie chaque conducteur de bétonnière à une centrale de distribution par l’intermédiaire d’une tablette électronique. Or, ce système, qui analyse les trajets à emprunter et les temps de réponse requis sans tenir compte de la provenance d’origine du conducteur, bouscule de façon importante les conditions de travail des salariés en dictant aux conducteurs divers trajets de livraison pour lesquels ils ne sont pas familiers. « Dans certains cas, ajoute André Miousse, le système propose des trajets en plein quartier populeux, sans égard aux normes de sécurité. Ça nous inquiète beaucoup. »

              En outre, ce système vient modifier radicalement plusieurs conditions de travail, dont celle qui a trait à la fin de journée de travail, entraînant chez les travailleurs épuisement et stress. Un autre facteur d’inconfort est lié à la difficulté de concilier la famille et le travail qui, dans certains cas, est à toutes fins utiles inexistante en raison des heures de travail interminables qui affectent la vie familiale des travailleurs.

              Des solutions viables existent
              Les travailleurs exercent depuis le printemps dernier différents moyens de pression et de visibilité afin d’être entendus et écoutés. Mais jusqu’à maintenant, les discussions n’ont pas permis de trouver un terrain d’entente. C’est pourquoi une délégation composée de représentants des cinq syndicats et d’élus de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) s’est présentée au siège social de CRH Canada pour y rencontrer les hauts dirigeants afin de les convaincre de la nécessité de trouver des solutions viables.

              « On a rencontré les dirigeants de CRH Canada avec la profonde conviction que des solutions viables et constructives existent pour assurer à la fois le maintien de conditions de travail décentes qui respectent les travailleurs, et une prestation de services sécuritaires correspondant aux besoins de l’entreprise bétonnière. On espère qu’ils ont entendu le message des travailleurs », conclut le vice-président de la FIM–CSN.

              Syndicats de Demix contre ‘Optimizer’ : une mobilisation de longue haleine

              Pour cette nouvelle baladodiffusion, l’équipe du Point syndical vous propose un entretien entre Jean Lortie, secrétaire général de la CSN, et Jimmy Caron, opérateur de bétonnière et président du syndicat de Demix à Saint-Eustache. Un échange éclairant sur la dure réalité des camionneurs et l’arrivée d’un système d’intelligence artificielle qui nuit énormément au bien-être des travailleuses et travailleurs de Demix. En voici quelques extraits.

              Jean : Toi, tu te promènes dans la grande région de Montréal ou à travers le Québec ?

              Jimmy : On peut faire des livraisons jusqu’à Saint-Jovite, mais je peux facilement me retrouver à Vaudreuil ou à Saint-Hubert. On couvre vraiment un grand territoire.

              Jean : Donc, toute la reconstruction des infrastructures, tu vis ça péniblement tous les jours ? Les travaux, les détours, l’embouteillage, ça doit peser sur le stress au travail ?

              Jimmy : Surtout que Demix se spécialise dans de la construction de ponts ou de [projets comme] l’échangeur Turcot. Ce sont de gros chantiers. On est appelés à changer de place souvent parce qu’il y a énormément de travail dans la région de Montréal. Quand tu commences à jouer un peu plus là-dedans avec les portes d’entrée pour les camions ou les no-trucks, effectivement, ça devient un peu stressant à la longue.

              Jean : Dis-moi, qu’est-ce que tu aimes de ton métier ?

              Jimmy : On ne fait jamais la même chose ! Tu embarques dans ta bétonnière et tu ne sais pas où tu vas aller, alors c’est quand même un petit côté le fun. Je pense que les opérateurs en général n’aiment pas être enfermés. Le fait d’être à l’extérieur, conduire, c’est ce qui est agréable du métier.

              Jean : Et que trouves-tu le plus difficile de ton travail ?

              Jimmy : J’ai un horaire qui est fait la veille. À 20 h, je prends mon horaire pour le lendemain. En plus, tous les soirs, tu ne sais pas à quelle heure tu vas rentrer. C’est un peu difficile pour la famille ou si tu veux avoir une certaine stabilité. Tu prépares un souper, mais tu ne sais pas si tu vas être là. T’invites des amis, mais tu ne sais pas si tu vas être là. C’est la dure réalité d’être opérateur de bétonnière.

              Jean : Et maintenant, il y a quelque chose de nouveau qui provoque des bouleversements à travers les cinq syndicats Demix dans la région de Montréal. Peux-tu nous en parler ?

              Jimmy : On appelle ça « Optimizer ». C’est une intelligence artificielle. Une grosse boîte qui vient gérer les camions, mais aussi les conventions collectives. Elle calcule tout, alors elle va envoyer le camion le plus rentable sur certains chantiers. Mais, nous, on n’y croit pas. On se rend compte que l’ancienneté est bafouée. C’est devenu un peu le bordel. À un moment, j’étais à Lachute et la machine me disait de me diriger vers LaSalle. Demix a toujours prôné l’environnement, mais quand je dois prendre mon camion et passer devant mon plan de Saint-Eustache et m’en aller dans le trafic pendant une heure et demie pour remplir à LaSalle… côté environnement, on s’entend que ce n’est pas terrible.

              Jean : Comment avez-vous réagi, vous, les syndicats ?

              Jimmy : Tout le monde a embarqué. Il y a des gens que ça fait vingt ans qu’ils sont là, et ça ne s’était jamais vu les cinq accréditations de la CSN réunies dans une même salle. On n’avait jamais vécu ça. Maintenant, c’est juste de ne pas lâcher. C’est un travail de longue haleine.

              De quoi bâtir un mouvement

              L’Accueil Bonneau est dorénavant un milieu de travail syndiqué. Une première pour cette institution fondée en 1877 et un bouleversement radical dans un milieu historiquement frileux face à la syndicalisation.

              Vincent Masson, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Accueil Bonneau, est toujours porté par un élan enthousiaste depuis la signature de leur toute première convention collective en septembre 2018. « Tout était à faire. Nous avions une page blanche devant nous. Bien que l’Accueil Bonneau existe depuis plus de 140 ans, il n’y a jamais eu de syndicat. Alors, tout était à gagner. Maintenant, c’est un nouveau modèle, une nouvelle réalité, de nouveaux termes. »

              Parmi les priorités définies pour la négociation, on comptait l’établissement de clauses d’ancienneté, l’ajout de ratios minimaux du nombre de salarié-es sur le plancher et, surtout, l’instauration de mesures favorisant une participation active dans les instances de l’organisme et la création de comités paritaires pour assurer un climat de travail serein, sécuritaire et démocratique.

              « Vivre l’expérience d’une première syndicalisation, c’est impressionnant. Tu commences seul dans ton coin et tu essaies de faire un move pour améliorer ton sort. Mais plus ça avance, plus il y a de monde qui s’ajoute. Parce que c’est beau d’avoir une table de négociation, mais il faut que les membres suivent. Et les membres, ils nous ont fortement appuyés tout le long du processus. C’était une vraie boule de neige. Plus ça avançait, plus les gens se mobilisaient », souligne le président.

              Frédéric Morin, secrétaire du syndicat et membre du comité de négociation, poursuit : « Si la syndicalisation n’avait pas marché, je pense que j’aurais tout laissé tomber. Ça m’a pratiquement donné l’effet d’un antidépresseur. Ça fait du bien savoir qu’on peut bâtir un projet commun. »

              De nouveaux canaux de communication
              Force est d’admettre que la pauvreté et la misère auxquelles les utilisateurs de l’Accueil Bonneau et d’autres groupes communautaires font face figurent parmi les raisons pour lesquelles plusieurs travailleuses et travailleurs du milieu communautaire éprouvent un malaise à se lancer dans un processus de syndicalisation. Pourtant, l’arrivée d’un syndicat à l’Accueil Bonneau a permis aux salarié-es de tisser de nouveaux liens avec les communautés auprès desquelles ils assurent des services.

              « Quand les gars apprenaient que nous souhaitions nous syndiquer, ils nous approchaient pour nous parler de leurs expériences antérieures dans le monde syndical », relate le président. « Le Québec étant l’endroit le plus syndiqué en Amérique du Nord, il y a de bonnes chances que nos gars aient déjà connu des conflits de travail ou de beaux moments de solidarité syndicale. Notre syndicalisation a créé de nouveaux canaux de communication avec ces personnes que nous fréquentons au quotidien. Au bout du compte, ç’a été plus bénéfique qu’autre chose. »

              Frédéric Morin poursuit : « Les gars étaient vraiment contents d’observer notre démarche. Ça démontre que si on veut, on est capable de s’organiser et de s’émanciper. Ce message-là leur parle beaucoup. Certains sont même venus nous dire qu’ils souhaitaient se monter un comité des usagers de l’Accueil Bonneau. Le concept de se rassembler, de passer au vote, de faire rentrer un peu de démocratie dans la place, c’est un concept très signifiant pour eux. »

              Un chemin commun
              Le syndicat de l’Accueil Bonneau s’ajoute à d’autres syndicats du milieu communautaire représentés par la CSN, incluant le Comité social Centre-Sud, le Centre Saint-Pierre et la Maison Répit Oasis, un autre syndicat ayant récemment reçu son accréditation.

              « Tranquillement pas vite, le communautaire se syndique. Et si ces différents syndicats se mettent à se parler, ils peuvent peut-être trouver un chemin commun pour les futures négociations et coordonner leurs moyens de pression. Il y a véritablement de quoi bâtir un mouvement », conclut le secrétaire.

              Wagons Azur : Une confirmation bienvenue

              Deux syndicats de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN — le Syndicat des employés de Bombardier La Pocatière et le Syndicat des travailleurs de Alstom Transport Canada — ont reçu, le 12 novembre dernier, la confirmation de la commande de 153 nouvelles voitures Azur conçues spécifiquement pour la Société de transport de Montréal.

              Le contrat pour la production de la première série des 468 voitures Azur, commandée en 2010 et qui se terminera à la fin de 2018, a été prolongé en avril 2018 pour une seconde commande de ces wagons qui desserviront le réseau montréalais. Après avoir terminé la production et l’assemblage de la première commande, les salarié-es des deux usines attendaient impatiemment l’octroi des sommes promises par le gouvernement fédéral qui confirmerait la seconde commande.

              À La Pocatière, les travailleuses et les travailleurs de Bombardier attendaient la confirmation de cette commande depuis le mois d’août dernier. Celle-ci vient consolider 170 emplois à l’usine du Bas-Saint-Laurent. Il s’agit donc d’une excellente nouvelle à court et moyen terme pour l’économie locale de cette région qui bénéficie toujours des retombées économiques de ces contrats publics.

              Chez Alstom à Sorel, comme les travailleuses et les travailleurs arrivaient à la toute fin de la production de la première série de voitures Azur à la fin du mois de novembre 2018, ils étaient prêts à relancer la production des bogies, des moteurs et des systèmes de contrôle, de communication, d’information et de vidéosurveillance de ces nouveaux trains.

              La confirmation de cette commande renforce la reconnaissance de l’expertise développée par ces deux entreprises liées en consortium qui produisent fièrement des véhicules voués au transport collectif. Plus largement, partout au Québec, chaque consolidation d’emplois locaux de qualité maintient plusieurs autres emplois indirects bénéfiques pour l’économie de nos régions.

              Le Syndicat des employés de Bombardier La Pocatière–CSN regroupe plus de 380 membres alors que le Syndicat des travailleurs de Alstom Transport Canada–CSN compte environ 75 membres.


              Peinturés dans le coin
              Au moment d’écrire ces lignes, le Syndicat des employés de Sico (SES—CSN) et le Syndicat des employé-es de Sico de Longueuil (SESL—CSN) demeuraient toujours en attente d’une rencontre avec leur employeur à la suite de l’annonce de la cessation des activités de l’entreprise au Québec le 14 novembre dernier.

              « Plusieurs précisions sur la situation restent à venir et de nombreuses questions sur ce qui s’en vient demeurent sans réponse puisque la fermeture ne sera annoncée qu’en septembre 2019 et l’échéancier précis n’est pas encore connu pour le moment », de préciser Sylvain Charbonneau, président du SES—CSN.

              « Nous trouvons désolant qu’une entreprise fondée au Québec et enracinée de la sorte, qui détenait historiquement une solide réputation, se comporte de la sorte avec ses salarié-es. Malgré l’affection de la clientèle à cette grande marque, PPG, dont le siège social est à Pittsburgh, a choisi de mettre cavalièrement un terme à ses opérations au Québec, ce que nous déplorons vigoureusement », de renchérir Normand Dubé, président du SESL—CSN depuis 1990.

              Le Syndicat des employé-es de Sico Longueuil—CSN regroupe 45 salarié-es alors que le Syndicat des employés de Sico—CSN compte environ 70 travailleuses et travailleurs.

              Restauration : des bonnes conditions avec ça ?

              Rarement la rue principale de Granby avait été aussi bruyante. Le 19 octobre dernier, une cinquantaine de personnes, drapeau à la main et trompette aux lèvres, sont venues saluer les employé-es du tout premier Burger King syndiqué au Québec. Cette annonce marque le début d’une offensive de syndicalisation en restauration, dont le fer de lance sera le Syndicat des employé-es de la restauration (SER–CSN).

              À l’hiver 2018, le téléphone sonne à la CSN. Des employé-es du Burger King de Granby, insatisfaits de leurs conditions, veulent se syndiquer. « C’est comme ça que l’aventure a commencé. Les contacts se sont établis, les rencontres se sont succédé. Finalement, on a réussi à faire signer 100 % des cartes », explique David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce (FC–CSN). Il faut dire que les conditions de travail étaient — et sont toujours — exécrables. « L’employeur ne donne pas de talons de paye aux employé-es. C’est totalement illégal, pourtant c’est le cas, note le président. L’octroi des heures et les horaires sont également planifiés sans aucune considération pour l’ancienneté. »

              La négociation a donc débuté au printemps. « Ce n’est jamais facile de négocier avec une grosse corporation comme RedBerry, le propriétaire du Burger King de Granby, qui ne compte pas de travailleuses et de travailleurs syndiqués. Ça traîne en longueur et l’employeur essaie de gagner du temps, précise David Bergeron-Cyr. Malgré tout, on avance tranquillement, mais sûrement, même si la bataille est loin d’être terminée. »

              Le modèle SER–CSN
              Le Syndicat des employé-es de la restauration est un nouveau modèle créé spécifiquement pour servir les travailleurs et les travailleuses de l’industrie de la restauration. « Bien souvent dans les restaurants, le nombre d’employé-es est trop faible pour faire vivre un comité exécutif autonome. On a donc décidé de pallier ce problème en créant un modèle regroupé et en occupant temporairement des postes au comité exécutif, en attendant que quelqu’un puisse le faire », explique David Bergeron-Cyr, qui est aussi le président du SER–CSN. Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN, occupe aussi le poste de trésorier au SER–CSN.

              Les mauvaises conditions en restauration
              Même si elles varient d’un restaurant à l’autre, en général, les conditions de travail offertes dans le milieu sont déplorables. « Les employé-es en restauration vivent toutes sortes d’injustices et d’abus. Que ce soit l’imposition du partage des pourboires, le non-respect de l’ancienneté ou les incitations à s’habiller de manière sexy, les employé-es subissent des pressions inappropriées », s’indigne David Bergeron-Cyr. Ces mauvaises conditions engendrent d’immenses problèmes d’attraction et de rétention dans l’industrie de la restauration. « Oui, nous sommes en rareté de main-d’œuvre. Mais soyons honnêtes : si les restaurateurs offraient de meilleures conditions, en respectant leurs employé-es, ces problèmes seraient moins criants », poursuit-il.

              Au Québec, près de la moitié des employé-es travaillant en restauration sont âgés de 25 à 44 ans. Plus de 60 % du personnel de salle travaille à temps plein et c’est plus de 70 % du personnel de cuisine qui fait 30 heures ou plus par semaine. « On est bien loin de l’étudiant à temps partiel. Ces emplois sont très souvent la principale source de revenus pour les travailleuses et les travailleurs. Il est urgent qu’on les aide à améliorer leur sort », conclut David Bergeron-Cyr.

              Le SER–CSN souhaite syndiquer les employé-es de tous les types de restaurants. Toutes les travailleuses et tous les travailleurs sont les bienvenus et, quel que soit leur titre d’emploi ou le type de restaurant, ils n’ont qu’à appeler au 1 800 947-6177. C’est totalement confidentiel.


              Le Mount Stephen Club : un exemple concret

              Dans le cadre d’une décision historique rendue le 1er novembre 2018, le Tribunal administratif du travail (TAT) a jugé que les agissements du Mount Stephen Club (MSC) contrevenaient à plusieurs articles de la loi et a tranché en faveur de la Confédération des syndicats nationaux, allant même jusqu’à démanteler deux syndicats de complaisance présents dans l’hôtel, qui ont été créés par l’entremise de l’employeur pour faire obstruction au Syndicat des travailleuses et travailleurs du Mount Stephen Club–CSN.

              « À l’image du MSC, le domaine de la restauration compte beaucoup trop d’employeurs qui font la pluie et le beau temps en imposant des conditions déplorables, voire illégales, à leurs salarié-es. Nous avons lancé le Syndicat des employé-es de la restauration (SER–CSN) afin d’offrir la possibilité à ces travailleuses et travailleurs d’unir leurs forces contre les employeurs sans scrupules », affirme David Bergeron-Cyr.

              Entente de principe chez MDA Espaces

              Les employé-es de MDA Espace de Sainte-Anne-de-Bellevue ont voté à 93 % en faveur de l’entente de principe négociée d’arrache-pied par le comité de négociation. Après 28 rencontres de négociation et plusieurs activités de mobilisation, le comité de négociation est parvenu à une entente plus que satisfaisante pour la centaine d’employé-es membres de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

              « La partie patronale était en demande sur une centaine de points, elle voulait notamment éliminer le régime de retraite à prestations déterminées, mais en fin de compte, on n’a rien perdu. La solidarité affichée par nos collègues a été extraordinaire, elle a été déterminante pour l’issue de la négociation. Je crois aussi que la menace de grève a joué un grand rôle dans le résultat final », a exprimé avec soulagement Joël Lampron, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de MDA Espace.

              Les employé-es de cet important fournisseur de satellites de communication ont obtenu des augmentations salariales de 2 %, 2,5 % et 2,5 % pour les trois années de la convention collective. La direction souhaitait modifier les échelons salariaux, ce qui aurait entraîné des pertes financières considérables pour les salarié-es, mais elle a également reculé sur ce point.

              Persévérance et solidarité
              Le 17 octobre dernier, les travailleuses et travailleurs avaient voté en faveur d’un mandat de grève de cinq jours, démontrant ainsi à la partie patronale une solidarité à toute épreuve.

              « Le cas de MDA Espace est un bel exemple de ce qu’on peut accomplir quand un syndicat est mobilisé et qu’il est entouré d’une équipe compétente et dévouée. Quand les négociations plafonnaient, on poursuivait nos activités de mobilisation sans se décourager. Nous sommes très satisfaits du résultat de cette négociation, surtout pour les employé-es de MDA Espace », lance en conclusion Louis Bégin, président de la FIM–CSN.

              Grève évitée de justesse chez Héma-Québec

              Lors d’une ultime journée de négociation, le 21 novembre, les cinq syndicats CSN d’Héma-Québec se sont entendus avec l’employeur sur les clauses communes et majeures du volet salarial, soit le régime de retraite, les salaires, les assurances collectives, la prime pour formateur, la prime de fin de semaine et les libérations syndicales).

              Les conventions collectives des syndicats étant échues depuis plus de trois ans, plusieurs syndiqué-es montraient de plus en plus de signes d’impatience. Un blitz de cinq jours de médiation avait été prévu après le 7 septembre. Il aura fallu attendre une rencontre de négociation à Québec le 24 octobre pour obtenir un premier déblocage de l’employeur.
              C’est grâce à la persévérance et au maintien des moyens de pression par tous les membres qu’une entente de principe satisfaisante est survenue après plusieurs jours de médiation au ministère du Travail. L’union de tous les syndicats a été décisive. Conséquemment, tous les avis de grève ont été retirés.

              Toutefois, reste à conclure les négociations à chacune des tables locales à Québec et à Montréal. Les moyens de pression se poursuivront au besoin.

              Le soutien de tous les membres de ce qu’on appelle les Syndicats Unis d’Héma-Québec–CSN sera donc essentiel afin d’en arriver à une ultime entente de principe globale qui sera par la suite soumise au vote en assemblée générale.

              Six jours de grève pour les employés-es

              Le Syndicat des employé-es de l’administration régionale Kativik (SEARK–CSN) a voté le 27 novembre dernier à 93 % en faveur de six jours de grève à utiliser au moment jugé opportun. Après trois ans de négociations difficiles, les membres du syndicat affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) ont décidé qu’il était temps de monter d’un cran les moyens de pression face à un employeur qui refuse de tendre l’oreille.

              Le syndicat de l’administration régionale Kativik représente plus de 250 membres dans 14 communautés de la région du Nunavik, de Kuujjuaq à Salluit.

              Négociez de bonne foi !

              La Confédération des syndicats nationaux (CSN) somme la direction de l’Administration régionale Kativik (ARK) de négocier sérieusement et de bonne foi afin d’en arriver à une entente avec le Syndicat des employé-es de l’administration régionale Kativik (SEARK).

              Après trois ans de négociations difficiles et de frustrations, l’ARK doit comprendre que ses employé-es sont des partenaires indispensables dans le bon fonctionnement de l’administration du Nunavik.

              « Nous avons devant nous une direction qui préfère de loin la voie juridique au processus normal de négociation. Elle utilise tous les moyens dilatoires possibles pour tenter en vain d’affaiblir le syndicat plutôt que de s’asseoir pour discuter », déplore Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

              Vote de grève

              Pour ajouter l’insulte à l’injure, l’ARK ne veut pas reconduire dans la prochaine convention collective une lettre d’entente qui permet d’attirer et de retenir une main-d’œuvre qualifiée au sein de l’organisation.

              « Cette mesure d’attraction et de rétention de la main d’œuvre, qui existe depuis 2008, a fait ses preuves et permet une pérennité dans l’offre des services à la population. De plus, y mettre fin signifierait des pertes salariales de 5000 à 10 000 $ annuellement pour nos membres. Comment un employeur peut-il exiger une telle diminution salariale pour plusieurs de ses employé-es dévoués à la communauté ? », questionne Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

              Devant cette obstination éhontée, le SEARK a voté le 26 novembre dernier dans une proportion de 93 %, en faveur de six jours de grève à utiliser au moment jugé opportun.

              Une rencontre de conciliation est prévue aujourd’hui avant que le Tribunal administratif du travail (TAT) ne se penche sur la question des services essentiels en prévision de la première journée de grève.

              « Nous souhaitons que l’ARK soit dans de meilleures dispositions pour discuter, c’est son devoir de s’assurer que les Inuits aient accès aux meilleurs services possibles et pour y parvenir elle doit s’entendre avec ses employé-es dans les plus brefs délais », conclut Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), qui défend aussi les intérêts du SEARK.

              Pour la CSN, ça ne peut plus durer

              Si rien n’est fait, les citoyens et citoyennes paieront une fortune pour chaque rénovation dans le CHUM et le CUSM en PPP pendant 30 ans. Pour la CSN, le gouvernement Legault a le gros bout du bâton pour passer à l’action. Il doit dès maintenant rendre les contrats publics et passer à l’action pour ramener ces établissements dans le public.

              Dans un article publié ce matin dans Le Journal de Montréal, nous apprenons que chaque rénovation effectuée dans les CHU en PPP contient un surcoût pouvant aller jusqu’à 26 % pour payer les partenaires privés. Cela pourrait s’appliquer pour chaque rénovation pour les 30 prochaines années. « La moindre facture qui sort sur la place publique illustre à quel point nous nous faisons collectivement avoir dans le modèle des PPP », lance Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

              Pour la CSN, le gouvernement Legault ne peut rester les bras croisés. À court terme, il peut mener une première action pour faire la lumière sur les coûts payés par la population dans les CHU en PPP. « Le gouvernement doit rendre publics les contrats secrets des CHU en PPP », souligne Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). « Il a de plus un argument supplémentaire pour ramener les établissements au public. À cela s’ajoute la confirmation que le contrat du CUSM a été accordé à la suite d’une fraude. » Les contrats prévoient des clauses de résiliation pour des situations de fraude. Du rachat des contrats en passant par l’annulation pure et simple, les options sont nombreuses et le gouvernement a le devoir de faire cesser cette hémorragie de dépenses publiques injustifiées.

              « Le gouvernement Legault a une belle occasion de partir du bon pied. Il a répété qu’il sera un gouvernement qui a à cœur la bonne santé de nos finances publiques. Comment peut-il défendre les CHU en PPP qui nous coûtent une fortune ? Il a le gros bout du bâton pour lancer les négociations rapidement. Il doit rendre publics les contrats secrets des CHU en PPP et se mettre au travail pour ramener ces établissements dans le giron public », explique Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux.

              Rénovations coûteuses au CHUM et CUSM en PPP

              Si rien n’est fait, les citoyens et citoyennes paieront une fortune pour chaque rénovation dans le CHUM et le CUSM en PPP pendant 30 ans. Pour la CSN, le gouvernement Legault a le gros bout du bâton pour passer à l’action. Il doit dès maintenant rendre les contrats publics et passer à l’action pour ramener ces établissements dans le public.

              Dans un article publié ce matin dans Le Journal de Montréal, nous apprenons que chaque rénovation effectuée dans les CHU en PPP contient un surcoût pouvant aller jusqu’à 26 % pour payer les partenaires privés. Cela pourrait s’appliquer pour chaque rénovation pour les 30 prochaines années. « La moindre facture qui sort sur la place publique illustre à quel point nous nous faisons collectivement avoir dans le modèle des PPP », lance Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

              Pour la CSN, le gouvernement Legault ne peut rester les bras croisés. À court terme, il peut mener une première action pour faire la lumière sur les coûts payés par la population dans les CHU en PPP. « Le gouvernement doit rendre publics les contrats secrets des CHU en PPP », souligne Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN). « Il a de plus un argument supplémentaire pour ramener les établissements au public. À cela s’ajoute la confirmation que le contrat du CUSM a été accordé à la suite d’une fraude. » Les contrats prévoient des clauses de résiliation pour des situations de fraude. Du rachat des contrats en passant par l’annulation pure et simple, les options sont nombreuses et le gouvernement a le devoir de faire cesser cette hémorragie de dépenses publiques injustifiées.

              « Le gouvernement Legault a une belle occasion de partir du bon pied. Il a répété qu’il sera un gouvernement qui a à cœur la bonne santé de nos finances publiques. Comment peut-il défendre les CHU en PPP qui nous coûtent une fortune ? Il a le gros bout du bâton pour lancer les négociations rapidement. Il doit rendre publics les contrats secrets des CHU en PPP et se mettre au travail pour ramener ces établissements dans le giron public », explique Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux.

              À propos

              Présente tant dans les secteurs public que privé, la CSN regroupe 300 000 travailleuses et travailleurs, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

              Les travailleurs de la STM outrés des propos du directeur général

              Les travailleuses et les travailleurs du Syndicat du transport de Montréal (STM-CSN) dénoncent les propos du directeur général de la Société de transport de Montréal à l’émission de Mario Dumont plus tôt aujourd’hui.

              « Le directeur général met tous les problèmes de pannes sur le dos des employés, mais on n’a rien à voir là-dedans », a déclaré Gleason Frenette, président du STM-CSN. Ce dernier précise que le ravitaillement en essence des autobus est réalisé avec un système informatisé qui détermine automatiquement la quantité d’essence versée dans un autobus. Le préposé au ravitaillement ne fait que brancher un boyau avec raccord rapide et ne peut pas décider de la quantité d’essence versée.

              De plus, le syndicat estime que la demande patronale d’augmenter les heures de travail des quarts de soir et de nuit, n’est pas la meilleure solution pour diminuer le nombre moyen de véhicules immobiles, estimé à environ 450 ces derniers mois. Il y a tellement d’autobus à réparer, qu’il est certainement possible de faire avancer le travail sur le quart de jour. Le syndicat a malgré tout proposé un horaire de soir et de nuit qui a reçu un écho favorable à la table de négociation. Par ailleurs, le nombre d’environ 125 vérins disponibles à la STM ralentit le rythme des réparations.

              Le STM-CSN dénonce par ailleurs le geste d’un cadre de la STM qui a volontairement blessé un employé en tapant sur la trompette (outil) qui se trouvait dans sa bouche.

              Les accusations de la direction ont déclenché un mécontentement généralisé dans plusieurs garages et ateliers de la STM, ce qui a affecté la prestation de travail. Nous affirmons cependant que le syndicat n’a jamais lancé de mot d’ordre aux travailleuses et aux travailleurs pour cet après-midi. Il s’agit d’un mouvement spontané. Le syndicat a demandé à ses membres de reprendre le travail normalement pour que les quarts de soir et de nuit se passent sans contretemps.

              Le syndicat a demandé à l’employeur de faire un communiqué de rétractation sur les propos tenus par le directeur général à l’émission de Mario Dumont.

              Une nouvelle convention collective pour les employé-es de MDA Espace

              La centaine d’employé-es de MDA Espace de Sainte-Anne-de-Bellevue, membres de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), ont maintenant une nouvelle convention collective. Elles et ils ont voté à 93 % en faveur d’une entente de principe survenue la semaine dernière avec la partie patronale.

              Sur les trois années de la convention collective, les employé-es ont obtenu des augmentations salariales de 2 %, 2,5 % et 2,5 %. La direction souhaitait modifier les échelons salariaux, ce qui aurait entraîné des pertes financières importantes pour les travailleuses et les travailleurs, mais elle a reculé sur ce point. Plusieurs griefs ont également été réglés dans le cadre de cette négociation.

              « La partie patronale était en demande sur une centaine de points, elle voulait notamment éliminer le régime de retraite à prestations déterminées, mais en fin de compte, on n’a rien perdu. La solidarité affichée par nos collègues a été extraordinaire, elle a été déterminante pour l’issue de la négociation. Je crois aussi que la menace de grève a joué un grand rôle dans le résultat final », explique Joël Lampron, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de MDA Espace.

              Un exemple de persévérance

              La FIM–CSN se félicite de ce dénouement heureux qui survient après 27 rencontres de négociation. « Le cas de MDA Espace est un bel exemple de ce qu’on peut accomplir quand un syndicat est mobilisé et qu’il est entouré d’une équipe compétente et dévouée. Quand les négociations plafonnaient, on a poursuivi nos activités de mobilisation sans se décourager. Nous sommes très satisfaits du résultat de cette négociation, surtout pour les employé-es de MDA Espace », lance en conclusion Louis Bégin, président de la FIM–CSN.

              Des escouades jaunes près de chez vous

              Les membres du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) défileront aujourd’hui vers 10 h au volant de véhicules scolaires dans les rues de Laval et de Montréal. Ces actions visent à attirer l’attention de la population sur les conditions de travail auxquelles ils et elles sont soumis.

              « En général, la population ne connaît pas la réalité de notre travail, en particulier nos salaires nettement insuffisants pour les responsabilités qui nous sont confiées. Si nous manifestons sur les routes, c’est pour dénoncer le fait que nous vivons une rareté de main-d’œuvre directement liée à ces conditions de travail ridicules qui menacent ce service indispensable aux parents. Depuis le début de l’année scolaire, les menaces d’interruption de service et les nombreux retards se multiplient », de souligner Carole Laplante, vice-présidente du STS.

              Le 25 septembre dernier, les membres du STS ont décidé d’interpeller la population en lançant une campagne d’affichage public visant à documenter les problèmes vécus dans leur secteur et dénoncer cette pénurie de main-d’œuvre en lien direct avec les conditions de travail.

              En plus d’afficher des pancartes sur les grandes artères de leurs régions et d’offrir un numéro sans frais* à la population pour documenter les problèmes liés à la pénurie de main-d’œuvre, les membres du STS pourront également rapporter les ratés actuels dont ils sont témoins par le biais de rapports d’événements afin de documenter clairement les effets de la pénurie de main-d’œuvre.

              « Chaque jour de classe, les conductrices et les conducteurs de véhicule scolaire transportent à bord de leur autobus, en toute sécurité, jusqu’à 72 élèves de 4 à 17 ans. Ils font face aux embouteillages, aux intempéries, ils doivent gérer la discipline à bord, prévenir et faire cesser l’intimidation, intervenir en cas d’urgence et garantir les premiers soins, tout en touchant un salaire sous le seuil de faible revenu, avec des gains annuels moyens de seulement 19 288 $. Cette situation dure depuis trop longtemps. Voilà pourquoi depuis plus d’un an nous revendiquons l’attribution, par le gouvernement du Québec, d’une enveloppe budgétaire supplémentaire de 26,75 millions de dollars, fermée et dédiée à l’amélioration des conditions de travail dans ce secteur », de préciser Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN.

              Dans un communiqué publié le 4 septembre dernier, la Fédération des transporteurs par autobus (FTA) confirmait à nouveau que la situation actuelle s’aggrave et que la solution proposée par la FEESP–CSN pourrait régler le problème.

              « Contrairement à un restaurant de fast-food qui ferme à cause d’une pénurie de personnel, dans le transport scolaire, le fait de manquer de conductrices ou de conducteurs d’autobus a pour conséquence de priver les familles d’un service public important, ce qui complique grandement leur vie. Voilà pourquoi le nouveau gouvernement doit régler cette question au plus vite », de déclarer Patrice Benoît, du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

              D’autres actions sont prévues au cours de l’année scolaire, et ce, tant que cette problématique ne sera pas réglée.

              Le STS regroupe environ 3000 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats affiliés, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

              *Le numéro sans frais est le 1 833 598-2196.

              Trajet 1 :  Sud-Ouest de l’Ile de Montréal à partir des Jardins Dorval au 352, avenue Dorval. Les autobus se stationnent près du magasin La Baie pour 10 h.

              Trajet 2 : Nord-Est et Laval  à partir du Centre Laval. Les autobus se stationnent près du Best Buy pour 10 h.

              La CSN aux rencontres internationales du documentaire de Montréal

              Depuis quelques années, la CSN appuie les Rencontres internationales du documentaire de Montréal, qui ont lieu du 8 au 18 novembre. Dans ce cadre, la CSN commandite la diffusion de cinq documentaires à caractère social et politique. De plus, la confédération remettra le 17 novembre prochain le prix du jury étudiant.


              Fail to appear

              Isolde est une jeune assistante sociale dans un quartier défavorisé de Toronto. Elle doit s’occuper du cas d’un certain Eric, un voleur qui rechigne à se présenter aux audiences de la cour. Mystérieux, il ne semble pas se préoccuper de sa réinsertion et accueille mollement les élans de bienfaisance d’Isolde. 

              The ends and the Means

              Tourné sur cinq ans, en majeure partie dans la ville sacrée de Varanasi en Inde, le nouveau film de Pawel Wojtasik (End of Life, RIDM 2017) fait le portrait de différents travailleurs : du dentiste de rue au chirurgien, du tisserand au masseur… Entrecoupée par des citations d’auteurs indiens, cette incursion dans le monde du travail est portée par une approche qui transcende la simple observation

              Rêveuses de villes

              Elles ont côtoyé Le Corbusier, Mies van der Rohe et bien d’autres. Elles ont des décennies de métier derrière elles et ont été des pionnières dans leur domaine. En tant que femmes, leur parcours n’a pourtant pas toujours été facile. Vous ne connaissez peut-être pas les architectes Phyllis Lambert, Blanche Lemco van Ginkel, Cornelia Hahn Oberlander et Denise Scott Brown : Rêveuses de villes est là pour vous les faire découvrir.

              De chaque instant

              Après une classe d’école (Être et avoir), une ménagerie (Nénette) ou La maison de la radio, Nicolas Philibert nous emmène dans un nouveau lieu captivant d’étude, d’expérimentation et d’observation : un institut de formation en soins infirmiers. La formation théorique, la formation pratique et les stages auprès de patients réels se succèdent, tandis que les élèves traversent des émotions multiples : de la passion au doute, du tâtonnement à l’expérience, de la concentration des études à la pression sur le terrain.

              The Coasters (COMPLET)

              La Basse-Côte-Nord. Quelque 5000 résidents francophones, anglophones et innus cohabitent dans les villages répartis le long des 375 kilomètres du golfe du Saint-Laurent. Isolés du reste du Québec et affectés par l’exode qui touche les régions éloignées, les « Coasters » font rarement les manchettes. Pendant un an, à travers toutes les saisons, Nicolas-Alexandre Tremblay et Stéphane Trottier prennent le pouls des différentes communautés qui vivent « au-delà de la route 138 ». 

              Le TAT démantèle deux syndicats de complaisance au Mount Stephen Club

              Dans le cadre d’une décision historique rendue le 1er novembre 2018, le Tribunal administratif du travail (TAT) a jugé que les agissements du Mount Stephen Club contrevenaient à la loi et a tranché en faveur de la Confédération des syndicats nationaux, allant même jusqu’à démanteler deux syndicats de complaisance créés par l’entremise de l’employeur.

              « Il s’agit d’une victoire majeure pour nous, puisqu’elle vient dire aux employeurs qu’ils ne peuvent abuser impunément de tactiques illégales pour nuire aux syndicats. Tout d’abord, le TAT a reconnu que les accusations publiques du Mount Stephen Club (MSC) envers la CSN n’avaient pour objectif que d’entraver le travail du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Mount Stephen Club–CSN (STTMSC) afin de le rendre vulnérable puisque, finalement, le MSC n’avait pas l’intention de fermer ses portes de manière définitive, de déclarer David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce (FC–CSN). Dans cette décision totalement inédite, la preuve déposée était tellement solide que le TAT est allé jusqu’à dissoudre les deux syndicats de complaisance créés par l’employeur — ceux-ci ayant même été qualifiés de syndicats de boutique —, parce qu’il y avait apparence de collusion entre l’employeur et son représentant dans plusieurs dossiers ».

              En 2012, le MSC fermait ses portes et blâmait notamment le STTMSC d’en être responsable par ses demandes salariales trop élevées et sa conduite trop rigide de la négociation.

              « Le TAT a également annulé deux congédiements, la preuve déposée démontrant que le MSC a licencié arbitrairement deux serveurs dans le but de les empêcher de communiquer avec la CSN, de souligner le président de la FC–CSN. Le MSC a même refusé d’embaucher un travailleur pour le seul motif qu’il était membre de la CSN dans un autre restaurant montréalais et qu’en entrevue, il avait précisé qu’il pouvait s’accommoder de travailler dans un établissement syndiqué. »

              Finalement, le TAT reconnaît que dès le dépôt de l’accréditation, le MSC n’a cessé d’entraver le travail du STTMSC par une série de gestes l’empêchant d’entrer en contact avec ses membres. L’employeur a favorisé notamment la venue d’un autre syndicat de boutique afin de syndiquer les nouveaux salarié-es de l’hôtel avant même sa réouverture. En agissant de la sorte, l’employeur tentait de bloquer le syndicat déjà légalement constitué affilié à la CSN. En 2011, la syndicalisation rapide du Mount Stephen Club par la CSN avait trouvé écho parmi les travailleurs parce qu’ils étaient soumis à l’arbitraire de la gestion de la direction et au favoritisme manifesté à l’égard de nouveaux employé-es, une pratique malheureusement trop courante dans l’industrie de la restauration.

              « Le domaine de la restauration compte beaucoup trop d’employeurs qui font la pluie et le beau temps en imposant des conditions totalement illégales à leurs salarié-es. Quand ils ne se réapproprient pas tous les pourboires pour n’en redonner qu’une partie à leurs serveuses et serveurs, ce qui est carrément contraire à la loi, ils chargent le coût des uniformes à leurs salarié-es ou les congédient dès que l’un des leurs revendique le respect de ses droits au travail. Voilà pourquoi nous avons lancé le Syndicat des employé-es de la restauration–CSN (SER), afin d’offrir la possibilité à ces travailleuses et travailleurs d’unir leurs forces contre les employeurs sans scrupules », de poursuivre monsieur Bergeron-Cyr.

              « Aujourd’hui, nous prenons les devants : si la Coalition avenir Québec (CAQ) tient vraiment à moderniser les syndicats, qu’il établisse des règles claires dans le domaine de la restauration afin de faire face aux enjeux actuels qui minent les relations de travail dans ce secteur et de mettre un terme à l’arbitraire qui y règne. Ce ne sont pas tous les restaurateurs qui agissent de la sorte, mais contre les trop nombreux délinquants, ce n’est qu’avec un rapport de force égalitaire digne de ce nom que les salarié-es pourront enfin espérer obtenir le respect auquel ils ont droit », de conclure le président de la FC–CSN.

              La FC–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 330 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Les employé-es de MDA Espace votent en faveur de la grève

              La centaine d’employé-es syndiqués de MDA Espace de Sainte-Anne-de-Bellevue se sont prononcés à 99 % en faveur d’un vote de grève de cinq jours à utiliser au moment jugé opportun. Les travailleuses et travailleurs affiliés à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) sont en négociation pour le renouvellement de leur convention collective depuis près d’un an.

              « Nous ne souhaitons pas en arriver au débrayage, une entente négociée de bonne foi est toujours préférable, mais sur certains points, nous sommes bien loin d’une entente. La bonne nouvelle, c’est que les discussions se poursuivent toujours avec la partie patronale, mais les membres commencent sérieusement à s’impatienter et sont prêts à mettre de l’avant toutes les actions qui s’imposent pour démontrer à l’employeur leur réelle volonté d’obtenir un règlement à la hauteur de leurs attentes », explique Joël Lampron, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de MDA Espace.

              Conditions de travail à l’américaine
               L’aspect salarial et le règlement de plusieurs griefs sont les principaux points en litige. Après 26 rencontres de négociation, il est toujours impossible de trouver un terrain d’entente sur ces importants enjeux.

              « Les patrons voudraient faire reculer nos conditions de travail. Depuis que le siège social est déménagé aux États-Unis, c’est comme si la direction voulait appliquer la recette américaine de cheap labor chez nous, c’est inadmissible. En échange du statu quo sur certains enjeux, la partie patronale veut négocier à la baisse le règlement de plusieurs griefs, mais, pour nous, il n’est pas question de céder », ajoute M. Lampron.

              François-Jean Coutu interpellé directement

              La menace d’un chambardement complet des horaires de travail a mobilisé les travailleuses et les travailleurs de l’entrepôt de Pharmacie Jean Coutu de Varennes depuis le mois de septembre dernier. Un point culminant a été atteint le 6 novembre.

              « Il était temps que François-Jean Coutu prenne conscience que le chambardement d’horaire imposé par son équipe de direction ne passe tout simplement pas auprès de nos membres », a commenté Audrey Benoît, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de PJC Entrepôt (CSN).

              La présidente a interpellé directement le grand patron François-Jean Coutu lors d’une rencontre prévue avec les employé-es le 6 novembre. Ce dernier n’a pas vraiment donné de réponse pour le moment, mais a certainement été sensibilisé au refus de ses employé-es de subir un bouleversement complet de leur horaire. La grande majorité des travailleuses et des travailleurs sont ensuite sortis de la réunion du patron en guise de protestation.

              La présidente rappelle que plus de 400 travailleuses et travailleurs sur un peu plus de 600 ont signé une pétition pour signifier leur opposition au changement d’horaire projeté par la direction. Des centaines de membres du STT PJC Entrepôt (CSN) ont également participé à une manifestation pacifique en face de l’entreprise et à plusieurs autres rencontres et activités de mobilisation au cours des dernières semaines.

              Après quelques tentatives de certains représentants l’employeur de discréditer le mouvement des travailleurs sans jamais proposer de solution, le syndicat a convoqué une assemblée spéciale, le dimanche 4 novembre au matin. Les travailleuses et travailleurs ont alors décidé à l’unanimité de continuer les moyens de pression tant et aussi longtemps que l’employeur persiste à imposer cette modification majeure des horaires. En effet, ce “chambardement” n’est pas accepté dans la convention collective et n’a pas fait l’objet d’une négociation avec le syndicat.

              Ce mouvement qui dure depuis maintenant plus d’un mois s’oppose plus spécifiquement à une volonté d’imposer le travail le dimanche à plus de 105 employé-es réguliers ainsi que des horaires atypiques (semaine coupée en deux ou changement de quart de travail en cours de semaine) pour plus de 79 employé-es à temps partiel.

              Vote de grève générale illimitée

              Pour Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université–CSN (STTTU), le changement de cap escompté à l’arrivée du directeur général, André G. Roy, ne s’est pas concrétisé. « La dernière offre de l’employeur, si l’on peut la qualifier ainsi, est pratiquement la même que celle qui nous a été présentée en novembre 2017 par l’ancien directeur. Monsieur Roy maintient la décision de son prédécesseur de mettre au rancart ou déqualifier la majorité des tutrices et des tuteurs en les confinant dans un rôle de correcteur, avec un salaire d’étudiant! Accepter cette offre, c’est accepter de voir disparaître notre profession » précise Nancy Turgeon.

              La position de l’Université TÉLUQ en laisse plusieurs perplexes et fortement mécontents. Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN (FNEEQ), est étonné par les choix de l’université. « Ce n’est pas que des emplois ou des baisses importantes de salaire qui sont en jeu. Se départir d’enseignantes et d’enseignants qui représentent des décennies d’expérience en formation à distance et diminuer le service aux étudiants est une décision incongrue que nous continuerons à dénoncer sur toutes les tribunes, » annonce-t-il.

              Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM) et Yves Fortin, secrétaire général du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA) croient que cette grève pourrait être évitée si la direction faisait preuve de bonne volonté, mais ajoutent-ils, « si la TÉLUQ persiste dans cette voie, nous serons là pour épauler les tutrices et les tuteurs comme nous l’avons fait depuis le début de ce conflit. »

              Depuis 2016, les tutrices et les tuteurs se démènent pour préserver leur emploi et la qualité de l’enseignement. Une première bataille contre un sous-traitant privé, l’Institut MATCI, a mené à la suspension de l’ancien directeur général de l’Université TÉLUQ par madame Hélène David, alors ministre de l’Enseignement supérieur. Le syndicat est confiant dans la solidarité de ses membres pour relever cet autre défi décisif pour les tutrices et les tuteurs.

              Les membres du syndicat se mobilisent

              Lors d’une assemblée générale d’information tenue aujourd’hui à Montréal, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Reine Elizabeth–CSN (STTHRE) ont fait le point sur les tensions vives qui minent les relations de travail au sein de leur établissement.

              « Depuis la réouverture à la suite des rénovations majeures de 2016-2017, les relations de travail sont catastrophiques au Reine Elizabeth. Presque tous les départements sont de manière déficiente : des gestionnaires qui prennent plaisir à microgérer, des valeurs d’entreprise qui ne veulent rien dire, aucun plan de développement, un espace de travail déprimant et un manque de reconnaissance », de dénoncer David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

              En juillet 2017, après un an de mise à pied pour des rénovations, des salarié-es déterminés et ayant à cœur de faire revivre cette grande institution sont revenus au travail. La Caisse de dépôt et de placement du Québec venait tout juste d’investir plus de 160 millions de dollars pour la rénovation de l’hôtel, et le syndicat et l’employeur venaient de signer une convention collective de huit ans, jetant les bases d’un engagement mutuel à respecter ce contrat de travail. Malheureusement, cette bonne entente a été de courte durée et depuis, rien ne va plus : sous-effectifs, surcharge de travail, épuisement, heures supplémentaires obligatoires, augmentation des accidents de travail et pour couronner le tout, des erreurs majeures et fréquentes sur le versement de la paie aux salarié-es.

              En dix mois seulement, le syndicat a déposé plus de 175 griefs en lien avec ces situations qui minent l’atmosphère de travail et le service à la clientèle. Pour se faire entendre par leur employeur lors d’une assemblée générale tenue le 19 juin dernier, le STTHRE a adopté à 98 % des moyens de pression en cours de convention collective, excluant la grève. Durant les mois de juillet et août, diverses actions ont été menées afin de faire entendre raison à l’employeur. Le 1er août, celui-ci a répondu en envoyant des mises en demeure par huissier aux domiciles de tous les dirigeants du syndicat.

              « Comme si ce n’était pas suffisant, le 4 octobre dernier, après avoir paritairement convenu la veille de demander la nomination d’un médiateur-conciliateur auprès du ministère du Travail, l’employeur a déposé un grief patronal réclamant plus de 150 000 $ au syndicat. Aujourd’hui nous lui disons : assez, c’est assez ! Que cet employeur se le tienne pour dit : ses techniques antisyndicales d’intimidation ne fonctionnent tout simplement pas. La Fédération du commerce et la CSN seront aux côtés des membres de ce syndicat jusqu’à ce qu’ils obtiennent la considération et le respect auxquels ils ont droit », de conclure monsieur Bergeron-Cyr.

              Le STTHRE représente plus de 700 membres. Il est affilié à la FC–CSN, qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 330 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Impasse entre les 1500 travailleuses et l’Association patronale des CPE

              C’est l’impasse entre les 1500 travailleuses en CPE de Montréal et Laval et l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE) qui représente 61 établissements. Malgré une entente de principe convenue le 17 juin dernier devant deux conciliateurs après huit jours de grève, la partie patronale utilise l’étape de rédaction de textes de la convention collective pour en modifier des éléments et même remettre en cause certains termes de l’accord. C’est pourquoi leurs représentantes syndicales ont tenu un point de presse ce matin pour dénoncer l’attitude patronale alors que les travailleuses sont sans contrat de travail depuis près de quatre ans.

              « Nous sommes vraiment exaspérées par l’attitude de la partie patronale qui retarde indûment la signature de conventions, notamment à cause de mésententes sur des textes qu’on croyait réglés en conciliation avec le ministère du Travail », affirme Nathalie Fontaine, vice-présidente du Syndicat des travailleuses (eurs) des CPE de Montréal et Laval–CSN (STCPEML-CSN).

              Parmi les éléments qui achoppent figure le fait que l’APNCPE veut empêcher, contre toute logique, la conclusion d’ententes locales qui pourraient survenir en cours de convention entre la partie syndicale et la direction d’un CPE dans le but d’aplanir des difficultés.

              Autre litige, l’APNCPE souhaite abolir les lettres d’entente existantes qui permettent aux travailleuses de conserver des droits acquis ou encore de préciser des conditions particulières propres aux installations locales.

              « Ce qui nous choque, dit Louise Labrie, représentante du secteur des CPE à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), ce sont les manœuvres de l’APNCPE, incluant les aller-retour devant les conciliateurs, qui retardent inutilement le règlement de la convention de 1500 travailleuses. »

              « À qui profite ce genre de situation qui coûte cher, très cher ? lance Lucie Longchamps, vice-présidente responsable des secteurs privés à la FSSS–CSN. Certainement pas aux parents et à leurs enfants, ni aux travailleuses. Tout cet argent pourrait être consacré à la mission des CPE plutôt que d’engraisser une firme d’avocats. »

              Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN) estime « que les travailleuses ont cessé leur grève générale illimitée en toute bonne foi après avoir adopté l’entente de principe convenue en juin dernier et que l’APNCPE doit respecter sa parole et régler ce dossier, comme il a été entendu. Tout au long de cette lutte, les travailleuses ont pu compter sur notre appui, et nous continuerons à les soutenir à fond pour qu’elles obtiennent gain de cause contre cette association patronale intraitable ».

              Syndicat des sauveteurs et moniteurs de SODEM projet Saint-Laurent (FEESP–CSN)

              Le Syndicat des sauveteurs et moniteurs de SODEM projet Saint-Laurent – CSN a été accrédité, le 5 octobre dernier, pour représenter : « Tous les salarié-es au sens du Code du travail, à l’exception du personnel d’accueil. »

              Les travailleuses et travailleurs de SODEM à St-Laurent ont choisi de se doter d’un syndicat pour améliorer leurs conditions d’emploi. À l’instar des leurs collègues de Varennes et de Lasalle, ils veulent s’assurer d’augmenter leur rapport de force face à l’employeur. C’est donc la troisième (3e) accréditation syndicale auprès de SODEM inc.

              Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP), au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              STT non-assujettis | STTNA (CSN-Construction)

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs non-assujettis – CSN (STTNA-CSN) a obtenu sa première accréditation, le 29 août 2018, pour représenter : « Tous les salariés au sens du Code du travail, pour les travaux exclus de la Loi R-20, à l’exclusion des employés de bureaux »

              Les travailleurs de PNR Railworks Québec inc., qui oeuvrent à la construction et l’entretien des réseaux ferroviaires du Québec, se retrouvaient sans couverture syndicale durant une certaine période dans l’année, lors de l’exécution de travaux non-assujettis par le secteur de la construction. »

              Grâce à l’accréditation du STTNA-CSN, ces travailleurs verront leur couverture syndicale s’échelonner tout au long de l’année, améliorant ainsi leurs conditions d’emploi et ouvrant le pas à d’autres travailleurs du secteur ferroviaire.

              Ce nouveau syndicat sera affilié à la CSN-Construction, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              Syndicat des employé-es du Collège Charlemagne (FEESP–CSN)

              Le Syndicat des employé-es du Collège Charlemagne – CSN a été accrédité le 21 août dernier, pour représenter : « Tous les salariés au sens du code du travail à l’exception des enseignants, des suppléants enseignants, des salariés affectés aux services aux étudiants, à l’entretien et au transport. »

              Les employé-es de soutien du Collège Charlemagne, représentés par les Teamsters 1999 depuis une douzaine d’années et insatisfaits des services de ces derniers, ont majoritairement choisi de rejoindre la CSN pour représenter leur syndicat. Ce faisant, ils pourront non seulement faire front commun avec le syndicat du Transport scolaire du Collège, lui aussi syndiqué CSN, mais également prendre en main leur syndicat, tant au niveau de la négociation que de l’application de leur convention collective.

              Cette nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés de services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              Les travailleurs de la STM outrés des propos du directeur général

              Les travailleuses et les travailleurs du Syndicat du transport de Montréal (STM-CSN) dénoncent les propos du directeur général de la Société de transport de Montréal à l’émission de Mario Dumont plus tôt aujourd’hui.

              « Le directeur général met tous les problèmes de pannes sur le dos des employés, mais on n’a rien à voir là-dedans », a déclaré Gleason Frenette, président du STM-CSN. Ce dernier précise que le ravitaillement en essence des autobus est réalisé avec un système informatisé qui détermine automatiquement la quantité d’essence versée dans un autobus. Le préposé au ravitaillement ne fait que brancher un boyau avec raccord rapide et ne peut pas décider de la quantité d’essence versée.

              De plus, le syndicat estime que la demande patronale d’augmenter les heures de travail des quarts de soir et de nuit, n’est pas la meilleure solution pour diminuer le nombre moyen de véhicules immobiles, estimé à environ 450 ces derniers mois. Il y a tellement d’autobus à réparer, qu’il est certainement possible de faire avancer le travail sur le quart de jour. Le syndicat a malgré tout proposé un horaire de soir et de nuit qui a reçu un écho favorable à la table de négociation. Par ailleurs, le nombre d’environ 125 vérins disponibles à la STM ralentit le rythme des réparations.

              Le STM-CSN dénonce par ailleurs le geste d’un cadre de la STM qui a volontairement blessé un employé en tapant sur la trompette (outil) qui se trouvait dans sa bouche.

              Les accusations de la direction ont déclenché un mécontentement généralisé dans plusieurs garages et ateliers de la STM, ce qui a affecté la prestation de travail. Nous affirmons cependant que le syndicat n’a jamais lancé de mot d’ordre aux travailleuses et aux travailleurs pour cet après-midi. Il s’agit d’un mouvement spontané. Le syndicat a demandé à ses membres de reprendre le travail normalement pour que les quarts de soir et de nuit se passent sans contretemps.

              Le syndicat a demandé à l’employeur de faire un communiqué de rétractation sur les propos tenus par le directeur général à l’émission de Mario Dumont.

              Voir loin, agir en prévention

              Du 14 au 21 octobre se tient la Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail (SST). Ainsi, la CSN souhaite rappeler à toutes les travailleuses et à tous les travailleurs, de même qu’à ses quelque 300 000 membres des secteurs privé et public, de l’importance de la prévention.

              Agir en prévention
              Pour la CSN, la prévention demeure un défi quotidien dans un monde obsédé par la productivité et la rentabilité. C’est en amont qu’il faut poursuivre la sensibilisation des employeurs et des gouvernements aux risques liés au travail.

              « Bien que nous ayons au fil du temps constaté des améliorations en santé et sécurité du travail, il reste toujours en 2018 énormément de travail à faire, surtout en matière de prévention, » explique Jean Lacharité, vice-président de la CSN et responsable politique des questions de SST. « Un accident de travail, c’est un accident de trop. Pire encore quand un travailleur meurt au travail. On ne devrait jamais perdre notre vie en la gagnant. Ça n’a pas de bon sens. Il faut que ça cesse. »

              230 décès en 2017
              Rappelons les statistiques bouleversantes dévoilées en 2017 par la CNESST, les pires enregistrées depuis les dix dernières années. On déplorait 63 morts à la suite d’un accident, et 167 à la suite d’une maladie professionnelle, pour un total de 230 décès (13 de plus que l’année précédente).

              En identifiant les risques et en prévoyant les dangers, nous nous donnons les moyens de corriger les situations problématiques dans un milieu de travail pour éviter que des accidents et des maladies professionnelles de nature physique et psychologique ne se produisent. Les travailleuses et travailleurs sont sans contredit les mieux placés pour signaler les dangers liés à leur travail et aussi pour proposer des solutions. Il est grand temps que les employeurs et le gouvernement se mettent à les écouter.

              Des correctifs réclamés pour éviter une débâcle du système de livraison du béton

              Plus rien ne va entre les 200 conducteurs de bétonnière et l’entreprise Demix Béton en raison des ratés continus du système de répartition Optimizer qui causent des problèmes persistants pour leur santé et leur sécurité et possiblement pour la population vivant près des chantiers. Réunis en assemblée générale extraordinaire à Laval hier après-midi, les travailleurs membres de syndicats affiliés à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) ont rejeté unanimement les récentes mesures patronales de correction les qualifiant d’inadéquates. Ils réclament d’ailleurs une rencontre expresse avec les hauts dirigeants du siège de l’entreprise de Toronto pour trouver rapidement des solutions.

              « Le message à Demix Béton est clair : les travailleurs ne se sentent pas écoutés et pris au sérieux, d’où un ras-le-bol généralisé, a affirmé Louis Bégin, président de la FIM–CSN, en marge de l’assemblée générale. Ils ont ainsi confié unanimement à leurs syndicats et à la FIM-CSN le mandat d’interpeller les hauts dirigeants de Toronto pour trouver des solutions viables au système Optimizer. Ils souhaitent surtout qu’on prenne en compte leurs avis et leur expérience, ce qui n’a jamais été le cas depuis l’élaboration et la mise en service du système. C’est le message que nous allons très bientôt livrer aux dirigeants de Toronto. »

              Le système Optimizer relie depuis le printemps chaque conducteur de bétonnière à une centrale de distribution par l’intermédiaire d’une tablette électronique. Le logiciel analyse en temps réel les trajets à emprunter et les temps de réponse requis pour la livraison du béton en dictant aux conducteurs différents trajets de livraison. Dans certains cas, des trajets en plein quartier populeux peuvent être suggérés par le système, sans égard aux zones pourtant identifiées « No trucks » ni aux restrictions prévues au Code de la sécurité routière.

              Parmi les irritants majeurs liés au système Optimizer figurent les ratés informatiques qui, pour des raisons inconnues, tombent souvent en panne, empêchant les travailleurs de poursuivre leurs activités et surtout de communiquer avec le centre de répartition, augmentant leur niveau d’angoisse. L’entreprise avait pourtant promis, au début de septembre, des améliorations dans la stabilité du système. Elles se font toutefois toujours attendre.

              Autres désagréments : le système oblige régulièrement ces travailleurs à excéder les 50 heures par semaine, minant d’autant leur vigilance et leurs réflexes de conducteur de poids lourds, en plus de devoir sacrifier une partie de leur vie familiale. Les travailleurs exigent de pouvoir s’arrêter à l’heure du dîner pour un repos mérité, ce que le système Optimizer vient compliquer au lieu de le simplifier.

              « Ce que les travailleurs veulent dans l’immédiat, c’est de diminuer leur niveau de stress, en prévoyant par exemple une période transitoire qui permettrait de bien identifier les problèmes vécus et ainsi tenter de trouver des solutions efficaces pour les travailleurs eux-mêmes et pour l’entreprise », conclut Louis Bégin.

              Rappelons que ces travailleurs ne sont pas en période de négociation de leur convention collective. Leurs récriminations s’inscrivent plutôt en réaction après plusieurs mois d’essais et d’erreurs du nouveau système de répartition des livraisons. Les parties se sont déjà rencontrées à Montréal le 25 septembre dernier sans pour autant être parvenues à une entente satisfaisante.

              À propos des syndicats et de la CSN

              Les syndicats suivants sont affiliés à la FIM–CSN qui compte 30 000 membres répartis dans 320 syndicats : Syndicat des salariés de Pro-Mix Béton – CSN, Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton – CSN (Division Saint-Eustache), Syndicat des travailleurs de Demix (CSN), Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle – Longueuil) –CSN, et Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton (CSN) (division de Valleyfield). Ils sont également affiliés au Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN), au Conseil central des Laurentides (CCDL–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). Ils sont aussi affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui compte près de 2000 syndicats regroupant plus de 300 000 travailleuses et travailleurs.

              Prévenir les dégâts

              Pour cette nouvelle baladodiffusion, l’équipe du Point syndical vous propose un entretien entre Jacques Létourneau, président de la CSN, et Christine Lebel, plombière/tuyauteuse à la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et inventrice d’un panier récupérateur de déchets pour évier. Une discussion animée, dans laquelle il est question entre autres de métiers non traditionnels, de sous-traitance, du milieu de la construction et d’environnement. En voici quelques extraits..

              Jacques : Pourquoi es-tu passée de la construction au secteur public ?

              Christine : C’est surtout au niveau de la stabilité d’emploi, parce que dans la construction, les chantiers arrêtent souvent en décembre et reprennent en avril, ce qui fait qu’on se retrouve au chômage. Moi, j’étais mère monoparentale et comme je suis responsable de mes finances, j’ai choisi la stabilité à l’année […]

              Jacques : Qu’est-ce qui t’a amenée à la CSDM ? T’as vu passer un affichage ?

              Christine : En fait, j’avais déjà travaillé à la commission scolaire en 2009-2010 parce que j’avais manqué de travail dans la construction et je voyais bien que je n’arriverais pas. J’étais entrée à la CSDM à ce moment-là. Mais, après un an, j’avais décidé de retourner sur les chantiers, parce qu’il y avait vraiment (et il y a toujours d’ailleurs) une grosse différence de salaire entre le milieu de la construction et la commission scolaire. J’ai donc refait 10 ans sur les chantiers, et puis je suis revenue, encore une fois pour la stabilité […]

              Jacques : Je trouve ça intéressant, ce que tu dis. Moi, mon père était concierge dans une commission scolaire en région. Il était au privé avant et la raison pour laquelle il s’est fait embauché à la commission scolaire, c’est justement pour la stabilité d’emploi. Il a fait exactement le même genre de choix que toi […]

              Jacques : Ces dernières années, il y a eu beaucoup de coupes, de compressions budgétaires faites par le gouvernement du Québec dans les commissions scolaires, est-ce qu’on en ressent les effets sur le terrain ? Est-ce que ça laisse des traces ?

              Christine : Avec des travaux majeurs qui sont retardés, souvent il arrive des dégâts d’eau… En fait, quand ça arrive, on se rend compte qu’il aurait fallu prévenir plutôt que guérir […] En ce moment, on embauche beaucoup de sous-traitants pour venir effectuer certains travaux… Je trouve ça dommage parce qu’on a à repasser derrière eux pour toutes les erreurs qu’ils commettent. Ils ne respectent pas toujours les plans des ingénieurs et après, c’est nous qui travaillons à la CSDM, qui devons tout réparer.

              Jacques : Tu le constates, ça, que lorsqu’il y a un sous-traitant qui passe, la job n’est pas faite de la même façon, même si les employés du sous-traitant ont la formation ?

              Christine : Oui, on le voit malheureusement. Ils sont qualifiés pour faire le travail, mais je pense qu’ils font ça vite. Ils ne sont pas consciencieux, tandis que nous, ce sont nos écoles, on vit dedans. J’ai plein d’exemples où on a dû intervenir dans des écoles neuves.

              Jacques : Tu as des exemples, des trucs qui sont frappants, qui ont été mal faits ?

              Christine : Il n’y a pas si longtemps, j’ai eu à demander à mon superviseur de m’apporter le plan d’une école parce qu’il y avait de l’eau chaude dans les toilettes et… dans les abreuvoirs. Juste devant le gymnase en plus !

              Les employé-es de la STM mobilisés

              Le 13 septembre dernier, les membres du Syndicat du transport de Montréal se sont réunis devant les bureaux de la STM afin de dénoncer l’accusation de l’employeur qui les rend responsables de la diminution des services aux usagers.

              « Il n’y a eu aucun moyen de pression cet été ! », a lancé le président du syndicat, Gleason Frenette. Celui-ci a expliqué que l’employeur était le seul à blâmer pour les services inadéquats à la population. « C’est lui qui a récemment augmenté le nombre de lignes de bus sans accroître celui de véhicules sur les routes ni celui des employé-es d’entretien pour répondre à la demande. C’est lui aussi qui a procédé à un gel d’embauche de 2014 à 2017 », a-t-il rappelé.

              Gleason Frenette, président du Syndicat du transport de Montréal | Photo : Normand Blouin

              Dans la négociation actuelle, la STM veut créer ou augmenter des quarts de soir, de nuit et de fin de semaine. L’employeur prétend qu’il ne peut pas réparer les autobus durant le jour, puisqu’ils sont sur les routes. « C’est faux, tranche le président du syndicat. Actuellement, plus de 500 véhicules sont immobilisés pour cause de bris ; c’est énorme. »

              Avant de demander une modification de leurs disponibilités et de leurs horaires, juge-t-il, la STM doit maximiser la productivité en pourvoyant les postes actuellement budgétés qui sont vacants sur les trois quarts de travail. À ce titre, environ 500 000 heures supplémentaires sont travaillées chaque année par les employé-es d’entretien. Un budget annuel de plusieurs millions est d’ailleurs prévu pour payer ces heures supplémentaires. « La STM ne peut continuer à être dépendante du bon vouloir des employé-es, plaide Gleason Frenette. Par moment, il se peut qu’ils diminuent la cadence en heures supplémentaires. L’employeur doit pouvoir continuer à assurer les services réguliers à la population, ce qu’il est incapable de faire en ce moment. »

              Une militante mordue de syndicalisme

              Audrey Benoît a 30 ans. Mère d’une fillette de deux ans, elle est à la tête d’un syndicat de près de 600 membres, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de PJC Entrepôt–CSN. Présidente depuis tout juste un an, son syndicat est composé à 90 % d’hommes. Rencontre avec une militante qui a eu la piqûre du syndicalisme.

              Vous êtes passée de délégué-e à vice-présidente aux griefs, à présidente. Comment cela s’est-il fait?
              À mon retour de maternité, j’avais encore envie de m’impliquer, car j’avais beaucoup aimé mon expérience de déléguée. Puis, nous nous sommes fait marauder et je me suis impliquée à fond. J’aimais déjà ça, mais c’est là que j’ai vraiment eu la piqûre. J’ai adoré, travailler en équipe et j’ai bien aimé toute la solidarité dont nous avons fait preuve.

              Qu’est-ce que vous aimez particulièrement dans votre implication syndicale ?
              Même si certains disent que le syndicalisme, c’est « négatif », parce qu’on gère plein de problèmes, moi, aider les gens et régler des problèmes, ça met du positif dans ma journée. Parfois, c’est lourd, mais aider les gens à s’en sortir quand ils ne savent pas par où commencer, ça me motive à en faire plus. J’aime aussi l’esprit d’équipe qui se dégage.

              Quels sont les aspects qui vous semblent les plus difficiles ?
              Je suis quelqu’un qui aime plaire à tout le monde, alors des fois c’est difficile. Je sais que je n’aurai jamais l’approbation de tous. Ça, je trouve ça dur. Les relations employeur-syndicat, ça peut paraître facile pour les gens. Mais c’est pas mal complexe, et il faut l’expliquer aux mécontents. Il y a aussi des stratégies à adopter, on ne peut pas tout de suite partir en guerre, même si des fois, c’est ce que les gens aimeraient. Il faut s’y prendre intelligemment.

              Après être passé au travers d’un maraudage, quelle évaluation faites-vous de votre syndicat ?
              Il nous reste beaucoup d’étapes à franchir, mais tranquillement le vent tourne. Les gens constatent que nous faisons beaucoup d’efforts, mais que l’employeur ne bouge pas beaucoup. Ça, c’est énorme, c’est une grosse réussite. Il nous reste bien des combats à mener, mais on a une partie du travail de fait.

              Vous êtes maman d’une petite fille de deux ans, comment conciliez-vous le tout ?
              Au début, j’ai eu beaucoup de difficultés. Je me suis imposé des limites, car des appels pour le syndicat, je pouvais en avoir 24 h sur 24 (l’entrepôt roule jour et nuit). Mais pas mal tout le monde est maintenant au courant qu’à partir du moment où je vais chercher ma fille à la garderie, jusqu’à ce qu’elle se couche, c’est mon moment en famille. Les gens peuvent m’envoyer des messages, mais je vais répondre juste si je le peux. Sinon, ça va aller une fois que ma fille sera couchée. Et tout ça, en essayant de passer du temps avec mon conjoint. C’est comme ça que je réussis à m’en sortir. Heureusement, j’ai un conjoint compréhensif.

              Le fait que vous soyez une femme change-t-il quelque chose dans la dynamique syndicale ?
              Bonne question…je ne sais pas. Peut-être qu’il y a des gens qui vont avoir plus de facilité à venir me parler parce que je suis une fille. J’ai vu des gens que je n’avais jamais vu cogner à la porte du syndicat avant. Il y a certaines femmes qui aiment que ce soit une femme à la tête, mais je ne peux pas dire que ç’a changé beaucoup de choses. Par contre, j’ai remarqué que le fait que je sois jeune a eu pour effet d’attirer plus de jeunes à venir parler au syndicat et à s’impliquer dans la structure syndicale.

              Est-ce qu’il y a une partie de vous qui est fière d’être une femme à la tête d’un syndicat très majoritairement masculin ?
              Oui, quand même. Quand je suis rentrée il y a 10 ans, on était à peu près 30 filles. Au début, si tu m’avais dit qu’un jour je serais à la tête du syndicat, j’aurais dit, c’est impossible. Aujourd’hui, d’être là et d’avoir une équipe solide, ça me rend très fière.

              Il faut 50 millions de dollars pour éviter la rupture du réseau de la santé

              Toute la semaine, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) a exposé une série de problèmes du réseau public et proposé à chaque fois des solutions. Pour résoudre la crise à court terme, la FSSS-CSN estime toutefois qu’il faudra agir sans tarder.

              Les problèmes : La crise du réseau de la santé et des services sociaux touche plusieurs aspects : pénurie généralisée, surcharge de travail, épuisement. « Le personnel est parfois désespéré de devoir travailler dans des équipes où il manque systématiquement 5, 8 ou même 10 personnes. La qualité des services et la sécurité du personnel sont en jeu », lance Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

              La solution : « On demande un investissement d’urgence de 50 millions de dollars pour intervenir dans les établissements qui font face à des problèmes criants de pénurie de main-d’œuvre », déclare Jeff Begley, président de la FSSS-CSN, qui suggère notamment que l’on puisse accélérer les embauches ou même la réembauche de personnel retraité. Des compensations seraient également requises pour retenir le personnel qui doit constamment travailler en équipe réduite.

              La FSSS-CSN demande par ailleurs de ramener au niveau national certaines négociations locales qui achoppent sur des éléments importants et qui risquent d’aggraver la crise actuelle. La question de la mobilité sur de grandes distances exigée au personnel dans certains établissements est un exemple patent.

              La FSSS-CSN et ses syndicats offrent également de s’assoir avec l’employeur dans les jours qui suivent l’installation d’un nouveau gouvernement pour identifier les mesures qui auront un impact réel à court et à moyen termes.

              À propos de la FSSS-CSN

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte plus de 110 000 membres dans les secteurs publics et privés et est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

              Réseau de la santé : des personnes qualifiées écartées sans raison

              D’ici l’élection, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) exposera un problème du réseau public par jour, accompagné d’une piste de solution.

              Le problème : Il n’y a pas que les médecins immigrants qui peinent à faire reconnaître leurs qualifications dans le réseau de la santé et des services sociaux. Des travailleuses et des travailleurs qui sont nés ici se voient bloquer l’accès à toute une série de titres d’emploi dans le réseau de la santé, et ce, sans raison valable. « Il n’y a aucune uniformité dans les exigences d’accès aux postes et ça laisse place à des critères déraisonnables et à de l’arbitraire », critique Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS-CSN, qui n’accepte pas qu’on aggrave inutilement la pénurie de main d’œuvre.  

              Dans un établissement en Outaouais, par exemple, un affichage pour le poste de préposé-e aux bénéficiaires exigeait d’être à la maîtrise en ergothérapie ou en physiothérapie ou encore être au collégial en soins préhospitaliers d’urgence. Pourtant, le ministère de l’Éducation n’offre qu’un diplôme d’études professionnelles (DEP) pour accéder à cette profession.

              Autre exemple, une secrétaire médicale qui est qualifiée par le ministère de l’Éducation et qui détient un diplôme devra parfois passer un nouveau test pour occuper un emploi de secrétaire médicale dans le réseau de la santé.

              La solution : « Il est urgent que le ministère de la Santé corrige cette situation en précisant les qualifications justes et raisonnables pour chaque titre d’emploi dans la convention collective, comme cela se fait dans le secteur de l’éducation », affirme Jeff Begley, président de la FSSS-CSN. Il ajoute qu’il faudrait aussi reconnaître les attestations d’études collégiales de même que faciliter la possibilité pour des personnes déjà en emploi de concilier famille-travail-études dans le but de compléter leurs qualifications.

              Malgré diverses promesses ciblées pour le réseau de la santé et des services sociaux du Québec, plusieurs partis politiques ne semblent pas saisir l’urgence de trouver des solutions d’envergure pour résoudre la crise qui frappe les travailleuses et les travailleurs du réseau de la santé.

              Le prochain gouvernement devra réagir rapidement s’il veut conserver l’attractivité des emplois en santé et services sociaux dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. « On n’est pas loin du point de rupture dans notre réseau », met en garde Josée Marcotte, vice-présidente pour le secteur public de la FSSS-CSN.

              À propos de la FSSS-CSN

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte plus de 110 000 membres dans les secteurs publics et privés et est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

              Explosion des prestations d’assurance salaire pour le personnel de la santé

              D’ici l’élection, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) exposera un problème du réseau public par jour, accompagné d’une piste de solution.

              Le problème : « Le réseau de la santé rend son personnel malade », déplore Jeff Begley, président de la FSSS-CSN. En 2016-2017, les établissements publics ont versé près de 500 millions de dollars en indemnités d’assurance salaire, soit 22 % de plus qu’en 2013-2014. Les cotisations à la CNESST ont grimpé à plus de 200 millions de dollars pendant la même période. La santé psychologique liée à la surcharge de travail est au cœur du problème.

              La solution : « Il faut que le secteur de la santé et des services sociaux soit reconnu comme un secteur prioritaire en santé et sécurité au travail », propose Jeff Begley, qui précise que tous les outils prévus dans la Loi sur la santé et la sécurité au travail seraient alors disponibles. La solution passe aussi par plus de prévention et par l’abandon de l’approche actuelle basée sur des retours au travail prématurés et sur l’abus de divers moyens médico-administratifs de contrôle.

              Malgré diverses promesses ciblées pour le réseau de la santé et des services sociaux du Québec, plusieurs partis politiques ne semblent pas saisir l’urgence de trouver des solutions d’envergure pour résoudre la crise qui frappe les travailleuses et les travailleurs du réseau de la santé.

              Le prochain gouvernement devra réagir rapidement s’il veut conserver l’attractivité des emplois en santé et services sociaux dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. « On n’est pas loin du point de rupture dans notre réseau », met en garde Josée Marcotte, vice-présidente pour le secteur public de la FSSS-CSN.

              À propos de la FSSS-CSN

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte plus de 110 000 membres dans les secteurs publics et privés et est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire. 

              Les préposé-es aux bénéficiaires peuvent décharger les infirmières

              Malgré diverses promesses ciblées pour le réseau de la santé et des services sociaux du Québec, plusieurs des partis politiques ne semblent pas saisir l’urgence de trouver des solutions d’envergure pour résoudre la crise qui frappe les travailleuses et les travailleurs.

              D’ici l’élection, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN) va exposer un problème du réseau par jour, accompagné d’une piste de solution. Le prochain gouvernement devra réagir rapidement s’il veut conserver l’attractivité des emplois en santé et services sociaux dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. « On n’est pas loin du point de rupture dans notre réseau et il y a urgence d’agir », met en garde Josée Marcotte, vice-présidente pour le secteur public de la FSSS-CSN.

              Le problème : La mauvaise organisation du travail dans le réseau de la santé provoque une surcharge pour plusieurs professionnel-les parce que les tâches ne sont pas distribuées de façon optimale entre les différents métiers et professions. « Les préposé-es aux bénéficiaires ne sont tout simplement pas assez nombreux. Ils et elles sont débordés », souligne Jeff Begley, président de la FSSSCSN. En conséquence, les soins et les services ne peuvent pas toujours être accomplis de façon satisfaisante et en temps voulu. Les heures supplémentaires obligatoires augmentent.

              La solution : « Plusieurs chefs parlent de dégager les médecins de tâches qui peuvent être confiées à d’autres professionnels, mais on pourrait faire la même chose pour les infirmières », insiste Jeff Begley, qui pense que le réseau serait plus efficace et plus attractif si les tâches étaient mieux réparties. La FSSSCSN propose de mettre en place des ratios entre le nombre de préposé-es et d’infirmières. Il faudrait aussi prévoir plus de ressources sur le plan administratif pour assurer une organisation du travail efficace et l’utilisation optimale des compétences des uns et des autres. Avec ces deux mesures, on pourrait dégager les infirmières et les infirmiers pour qu’ils se consacrent à des tâches qui correspondent vraiment à leur expertise. Selon une récente étude, pas moins de 46 % du temps de travail de ce dernier corps d’emploi est consacré à des tâches administratives.

              Il est temps de reconnaître la contribution du personnel de soutien

              Le 27 septembre marque la Journée nationale du personnel de soutien en éducation. La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) tient à souligner le travail exceptionnel réalisé quotidiennement par ces dizaines de milliers de femmes et d’hommes ainsi que leur contribution à la réussite scolaire d’enfants et de jeunes adultes à travers la province.

              La Journée nationale du personnel de soutien en éducation a pour but de souligner et reconnaître la contribution de ces employé-es qui œuvrent dans l’ombre, mais dont le travail est pourtant essentiel à la bonne marche de nos institutions d’éducation, que ce soit au primaire, au secondaire, au cégep ou à l’université.

              « Tout le personnel autre que le personnel enseignant et le personnel professionnel tel que, secrétaire, concierge, opérateur en informatique, personnel de bureau ou administratif, éducatrice spécialisée, ouvrier spécialisé, personnel en service de garde, technicienne en documentation, technicien en travaux pratiques, technicienne en loisirs et autres font un travail exceptionnel et tiennent bien souvent à bout de bras le système d’éducation sans avoir la reconnaissance qui s’y rattache. Nous à la FEESP, on le souligne à gros traits tous les derniers jeudis de septembre, mais leur dévouement doit être reconnu au quotidien », affirme Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN.

              Présents partout et pour tous

              Les employé-es de soutien en éducation sont omniprésents tout au long du parcours scolaire. De l’administration à l’entretien des bâtiments, en passant par l’organisation scolaire, le soutien aux élèves en difficulté, les services de garde et la préparation des laboratoires, ils occupent des emplois variés, essentiels au bon fonctionnement du réseau d’éducation québécois.

              « Les compressions des dernières années ont fragilisé les services offerts par le personnel de soutien en raison des suppressions de postes. Il faut des investissements en éducation afin de donner au personnel de soutien les ressources nécessaires pour offrir des services adéquats dans tout le processus éducationnel. Il est temps qu’on reconnaisse la contribution du personnel de soutien à sa juste valeur », ajoute Johanne Cadieux, présidente du secteur soutien cégeps FEESP–CSN.

              Coupes budgétaires et précarité d’emploi

              Aussi essentiel que soit leur travail, les femmes et les hommes membres du personnel de soutien doivent vivre quotidiennement avec les restrictions budgétaires.

              « L’engagement du personnel de soutien dans le fonctionnement de nos écoles est phénoménal, et ce, malgré les coupes budgétaires. Dans les commissions scolaires, le gouvernement a réinjecté des sommes, mais on est bien loin du niveau budgétaire qui prévalait avant les coupes effectuées en période d’austérité. Ces compressions ont engendré une précarité d’emploi qui est devenue insoutenable », explique Annie Charland, présidente du secteur scolaire, FEESP–CSN.

              Cette précarité d’emploi se fait aussi sentir dans les cégeps et dans le milieu universitaire. On a besoin d’un réinvestissement massif en éducation, d’abord pour offrir un meilleur service aux élèves et aux étudiants, mais aussi pour régler cette problématique.

              Universités

              À l’Université Concordia, la situation n’est guère plus reluisante. Les travailleuses et travailleurs sont actuellement en négociation avec l’employeur. La sous-traitance et la précarité d’emploi sont des éléments importants des discussions.

              « Nos membres doivent contribuer davantage à leur régime de retraite, mais les salaires n’ont pas augmenté en conséquence, on demande constamment un effort additionnel à nos membres, mais il y a une limite à toujours en demander plus », déplore Kent Cluff, président du Concordia University Library Employees’ Union (CULEU), FEESP–CSN.

              La FEESP, qui représente plus de 35 000 membres dans le milieu de l’éducation, désire souhaiter une excellente Journée nationale du personnel de soutien en éducation à tous les artisans et artisanes, votre travail est essentiel et apprécié.

              La pénurie de main-d’œuvre en santé ne peut plus durer

              Malgré diverses promesses ciblées pour le réseau de la santé et des services sociaux du Québec, plusieurs des partis politiques ne semblent pas saisir l’urgence de trouver des solutions d’envergure pour résoudre la crise qui frappe les travailleuses et les travailleurs.

              D’ici l’élection, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) va exposer un problème par jour, accompagné d’une piste de solution. Le prochain gouvernement devra réagir pour faire face à l’important problème de pénurie de personnel. « On n’est pas loin du point de rupture dans notre réseau », met en garde Josée Marcotte, vice-présidente pour le secteur public de la FSSS–CSN. Si nous n’améliorons pas les conditions salariales et de travail rapidement, nous risquons de voir de plus en plus de travailleuses et travailleurs tourner le dos au réseau.

              Le problème : Le manque de personnel

              La mauvaise planification de la main-d’œuvre par les autorités entraîne des problèmes criants sur le terrain. Il manque de plus en plus de personnel en santé et services sociaux dans tous les titres d’emploi et dans tous les établissements. Les équipes sont constamment à effectifs réduits et le personnel est épuisé. L’instabilité des horaires et des lieux de travail rend le milieu peu attractif et plusieurs personnes quittent le réseau, songent à le quitter ou à aller travailler pour le privé. Pour pallier la pénurie, les employeurs doivent avoir recours aux heures supplémentaires obligatoires ou faire appel à des agences de personnel. C’est un cercle vicieux.

              De plus, comme l’Institut de la statistique du Québec le montre, les salaires pour des postes comparables sont inférieurs dans le secteur public par rapport au secteur privé. C’est un problème majeur. De plus en plus de travailleuses et de travailleurs choisissent de quitter le réseau et le recrutement de nouvelles personnes devient de plus en plus difficile. Le secteur de la santé n’est pas épargné par la pénurie de main-d’œuvre qui touche le Québec. « Si on ne retient pas le personnel dans le réseau, la surcharge ne fera que s’aggraver pour ceux qui restent et encore plus de gens vont partir », explique Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

              La solution : « Il faut arrêter de s’occuper seulement des médecins, il va falloir améliorer le salaire rapidement et offrir de la stabilité à l’ensemble des personnes qui permettent au réseau de la santé de fonctionner », lance Jeff Begley. Ce dernier demande notamment que les salaires dans le réseau de la santé et des services sociaux soient bonifiés sans tarder comme le gouvernement vient de le faire pour les cadres scolaires.

              « Il faut aussi mettre en place des incitatifs efficaces qui permettront de combler les quarts de travail la fin de semaine sur une base volontaire. Cela permettrait du même coup aux autres membres du personnel d’être libérés de l’obligation de travailler les fins de semaine et de faire des heures supplémentaires obligatoires. Il faut que le réseau public soit plus attractif », conclut le président de la FSSS–CSN.

              Une importante avancée pour les salarié-es de la Place Peel

              À la suite de la signature de leur tout premier contrat de travail le 27 juin dernier, les salarié-es du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Tour Cartier–CSN, section Place Peel, bénéficient désormais de conditions de travail grandement bonifiées par rapport à celles qu’elles et ils touchaient auparavant.

              « À l’issue d’une négociation difficile, les membres de ce nouveau syndicat accrédité en novembre 2016 gagnent désormais un salaire horaire de 15,00 $ l’heure, ce qui tranche avec le salaire minimum qui leur était versé avant la signature de leur contrat de travail. Ils ont également reçu un montant forfaitaire de 1000 $ à la signature de la convention, qui contient désormais une assurance collective avec une couverture de soins dentaires », de souligner Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN.

              « Soulignons également que les membres ont également obtenu un régime de retraite auquel l’employeur égale la cotisation de 1 % versée par les salarié-es. À ces gains s’ajoutent cinq jours de maladie, un congé mobile et l’obtention de quatre semaines de vacances après un cumul de 10 ans d’ancienneté, ce qui touche presque l’ensemble des membres de l’unité syndicale. Ce règlement démontre clairement qu’en se syndiquant, les travailleuses et les travailleurs améliorent leurs conditions de travail et, plus largement, leurs conditions de vie », de conclure monsieur Valiquette.

              Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Tour Cartier–CSN, section Place Peel, compte six membres affiliés à la Fédération du commerce–CSN.

               

               

              Le STS interpelle à nouveau la population

              Au cœur d’une campagne électorale qui ignore un secteur au bord de la crise, les membres du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) ont décidé d’interpeller la population en lançant une campagne d’affichage public visant à documenter les problèmes vécus dans leur secteur et dénoncer la pénurie de main-d’œuvre en lien direct avec les conditions de travail.

              « Tous les partis politiques connaissent très bien notre réalité, en particulier nos salaires nettement insuffisants pour les responsabilités qui nous sont confiées et la pénurie de main-d’œuvre directement liée à ces conditions de travail ridicules qui menacent ce service indispensable aux parents. Ce n’est pas normal qu’en pleine campagne électorale, les menaces de coupures de service et les nombreux retards se multiplient dans une indifférence générale, de dénoncer Stephen P. Gauley, président du STS. Voilà pourquoi nous demandons à la population de nous rapporter les problèmes en lien avec le transport scolaire de leurs enfants, afin de documenter la crise qui nous affecte. »

              En plus d’afficher des pancartes sur les grandes artères de leurs régions et d’offrir un numéro sans frais* à la population pour documenter les problèmes liés à la pénurie de main-d’œuvre, les membres du STS pourront également rapporter les ratés actuels dont ils sont témoins par le biais de rapports d’événements afin de documenter clairement les effets de la pénurie de main-d’œuvre.

              « Chaque jour de classe, les conductrices et les conducteurs de véhicule scolaire transportent à bord de leur autobus, en toute sécurité, jusqu’à 72 élèves de 4 à 17 ans. Ils font face aux embouteillages, aux intempéries, ils doivent gérer la discipline à bord, prévenir et faire cesser l’intimidation, intervenir en cas d’urgence et garantir les premiers soins, tout en touchant un salaire sous le seuil de faible revenu, avec des gains annuels moyens de seulement 19 288 $. Cette situation dure depuis trop longtemps. Voilà pourquoi depuis plus d’un an, nous revendiquons l’attribution par le gouvernement du Québec d’une enveloppe budgétaire supplémentaire de 26,75 millions, fermée et dédiée à l’amélioration des conditions de travail dans ce secteur », de souligner Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN.

              Dans un communiqué publié le 4 septembre dernier, la Fédération des transporteurs par autobus (FTA) confirmait à nouveau que la situation actuelle s’aggrave et que la solution proposée par la FEESP–CSN pourrait régler le problème.

              « Contrairement à un restaurant de fast-food qui ferme à cause d’une pénurie de personnel, dans le transport scolaire, le fait de manquer de conductrices ou de conducteurs d’autobus a pour conséquence de priver les familles d’un service public important, ce qui complique grandement leur vie. Voilà pourquoi les candidats doivent se commettre sur cette question », de déclarer Dominique Daigneault, du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

              D’autres actions sont prévues au cours de l’année scolaire qui débute, et ce, tant que cette problématique ne sera pas réglée.

              Le STS regroupe environ 3000 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats affiliés, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

              *Le numéro sans frais est le 1 833 598-2196.

              Les employé-es d’entretien en colère manifestent devant la STM

              Les travailleuses et travailleurs du Syndicat du transport de Montréal (STM), qui représente plus de 2400 membres, se sont réunis aujourd’hui devant les bureaux de la STM afin de condamner l’attitude de l’employeur à la table de négociation et sur la place publique. « La STM nous accuse de réduire le nombre d’autobus sur les routes, s’exclame le président du syndicat, Gleason Frenette. Mais nos membres n’ont fait aucun moyen de pression cet été! Si l’employeur n’arrive pas à donner les services à la population, il est le seul responsable. Après tout, c’est lui qui a récemment augmenté le nombre de lignes de bus sans accroître le nombre de véhicules ni celui des employé-es d’entretien pour répondre à la demande. C’est lui aussi qui s’est privé de personnel en procédant à un gel d’embauche de 2014 à 2017 », a-t-il ajouté.

              Demande sur les horaires
              Les manifestantes et manifestants ont aussi dénoncé la demande de la STM qui exige plus de flexibilité dans les horaires pour pouvoir créer ou augmenter des quarts de soir, de nuit et de fin de semaine. « L’employeur prétend faussement qu’il ne peut pas réparer les autobus durant le jour, puisqu’ils sont sur les routes. Mais les véhicules immobilisés pour bris ne le sont justement pas! Depuis plus de 15 ans, leur nombre varie entre 20 et 25 % de la flotte. Actuellement, il y en a plus de 500 qui sont immobilisés pour cause de bris ; c’est énorme. Ce nombre tournait autour de 560 à la mi-juillet. Cette explication est incompréhensible, car de nombreux équipements et ateliers sont disponibles le jour pour réparer les autobus », explique-t-il.

              « Le manque d’autobus sur les routes relève d’abord et avant tout des mauvaises décisions de gestion de la STM. Avant de demander à ses employé-es d’augmenter leur disponibilité et de modifier leur horaire, pourquoi la STM ne commence-t-elle pas plutôt par maximiser la productivité en pourvoyant les postes actuellement budgétés qui sont vacants sur les trois quarts de travail ? Poser la question, c’est y répondre », enchaîne Gleason Frenette.

              Embauches nécessaires
              Bon an mal an, c’est environ 500 000 heures supplémentaires qui sont travaillées par les employé-es d’entretien de la STM. Un budget de plusieurs millions est d’ailleurs prévu chaque année par la Société des transports pour payer ces heures supplémentaires. Un budget qui n’est d’ailleurs jamais respecté. « Si on prend seulement le réseau des autobus, c’est 10 % de la charge de travail qui est basée sur les heures supplémentaires, illustre aussi la présidente de la fédération. Or, les heures supplémentaires ne sont pas obligatoires dans la convention collective. Avec les horaires réguliers, l’employeur est incapable d’assurer les services normaux à la population. La solution est simple : il faudrait créer plus de 250 postes à 40 heures semaine. Et c’est un minimum », poursuit-elle.

              Nathalie Arguin et Gleason Frenette déplorent d’ailleurs la récente décision du Tribunal administratif du travail (TAT) qui a statué sur les services essentiels. « La décision du juge obligeait les membres à faire des heures supplémentaires alors que la convention ne l’exige pas. Le TAT leur demandait de fournir plus d’heures que ce que l’employeur est capable de fournir en temps normal, malgré toutes les heures supplémentaires qu’ils effectuent déjà. Cette décision limite de façon injustifiée leurs droits et nous allons la contester », affirment-ils tous les deux.

              « La conciliation famille-travail est au cœur des préoccupations des employé-es, particulièrement chez les jeunes, enchaîne la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain CSN, Dominique Daigneault. Ceux-ci ne veulent plus travailler de soir ou de nuit durant huit ans et une fin de semaine sur deux. Dans le contexte actuel de pénurie de main-d’œuvre, l’employeur a donc tout intérêt à développer une meilleure attitude envers son personnel d’entretien. Avec le prolongement de la ligne bleue, les nouvelles voitures de métro, le REM qui risque d’amener de la clientèle supplémentaire et possiblement une ligne rose un jour, il n’aura pas le choix d’y voir. »

              « Le syndicat est pris dans un cadre très serré avec la loi 24, alors qu’un grand nombre d’enjeux fondamentaux font encore l’objet d’une quarantaine de demandes de reculs importants de la part de l’employeur. Cette loi bafoue le droit fondamental de négocier librement et risque d’envenimer la négociation et les relations de travail plutôt que de faciliter un règlement harmonieux au bénéfice de tous. C’est vraiment déplorable, déclare pour sa part le président de la CSN, Jacques Létourneau. Tous les membres du Syndicat de transport de Montréal peuvent compter sur la CSN afin de les soutenir dans la lutte ardue qu’ils mènent pour de meilleures conditions de travail », a-t-il conclu.

              Cap sur l’emploi, les services publics et l’environnement

              Alors que la campagne électorale bat son plein, les porte-parole de la FTQ, de la CSN et de la CSQ ont tenu à interpeller les différents partis politiques sur la base des priorités mises de l’avant par les travailleuses et les travailleurs du Québec. Les défis en matière d’environnement, de développement économique, de financement de nos services publics et des conditions de travail des Québécoises et des Québécois figurent au centre de leurs préoccupations.

              « Le développement économique du Québec fait face à de nombreux défis qui doivent être conjugués de façon cohérente, indique Daniel Boyer, président de la FTQ. La situation de l’emploi se porte plutôt bien, mais les problèmes de pénuries de main-d’œuvre menacent notre économie. Une politique proactive en matière de francisation et d’intégration au marché du travail des populations immigrantes est primordiale pour le maintien des emplois actuels et pour l’essor du Québec. Le prochain gouvernement devra également adopter les mesures nécessaires afin de nous sortir de l’industrie des hydrocarbures. Nous avons, au Québec, l’expertise et le savoir-faire nécessaires à cette transition énergétique, laquelle est urgente et devra être planifiée et mise en œuvre afin d’être juste pour les communautés et les travailleuses et les travailleurs. Pour ce faire, le prochain gouvernement devra soutenir ces derniers, notamment en matière de formation professionnelle. Il devra aussi s’engager, selon nous, à mettre en place un véritable régime d’assurance médicaments public et universel. »

              L’amélioration des conditions de travail et de vie des travailleuses et des travailleurs québécois ne doit pas se résumer à un slogan électoral, estime le président de la CSN, Jacques Létourneau. « Tous les partis politiques semblent faire de la classe moyenne et des familles leur clientèle électorale privilégiée, souligne-t-il. Pourtant, au-delà de micromesures électoralistes ultra-ciblées, nous constatons un manque d’envergure flagrant de la part des partis. On parle très peu d’un salaire minimum qui permettrait à quelqu’un travaillant à temps plein de se sortir de la pauvreté. Pour nous, ça passe par le 15 $ l’heure. La conciliation famille-travail, ça ne peut se résumer qu’à un slogan : il nous faut des mesures concrètes afin de faciliter la vie des familles de la classe moyenne, particulièrement en termes d’horaires de travail et de prise de congé. Et que dire de la question environnementale? Il est désolant de constater, en 2018, à quel point l’environnement est le grand absent de la présente campagne. La lutte contre le réchauffement climatique passe entre autres par un plan de transport collectif cohérent pour l’ensemble de nos régions — et non pas en fonction des gains électoralistes de telle ou telle couronne de Montréal ou de Québec, laissant les autres régions du Québec sur l’accotement en matière de mobilité durable. »

              D’autre part, les dirigeants des centrales syndicales réaffirment la nécessité d’un réinvestissement massif dans nos services publics. « Nous sortons d’une période d’austérité qui a mis à mal l’ensemble de la population québécoise, rappelle Sonia Éthier, présidente de la CSQ. Le prochain gouvernement du Québec devra assurer un financement stable de nos services publics. Afin de pallier le manque à gagner engendré par le sous-financement des dernières années, la croissance de ce financement devra être supérieure à celle des coûts de système. Les effets désastreux de la dynamique du financement en yo-yo, on les a constatés, particulièrement auprès de nos aînés et de nos jeunes ayant des difficultés d’apprentissage. Le personnel œuvrant dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des services sociaux et des services éducatifs à la petite enfance réclame depuis des années un allégement de leur charge de travail et les ressources nécessaires afin d’assurer de bons services publics. Ça ne peut passer autrement que par l’embauche de personnel supplémentaire afin d’alléger les tâches des salarié-es du secteur public. Non seulement la situation financière du Québec le permet, mais d’autres revenus doivent être récupérés par le gouvernement, notamment par une politique proactive face aux paradis fiscaux. »

              En plus de réitérer leur volonté de voir le mode de scrutin révisé afin de renforcer notre système démocratique, notamment par l’adoption d’un système proportionnel mixte, les porte-parole des centrales syndicales invitent les partis à s’engager à instaurer des mesures tangibles visant le soutien à la presse écrite, dans un contexte où les médias d’information vivent des moments particulièrement difficiles.

              200 travailleurs de Demix Béton réclament davantage de sécurité pour la population et pour eux-mêmes

              Les 200 conducteurs de bétonnière de cinq sections de la compagnie Demix Béton du Grand Montréal, représentés par cinq syndicats affiliés à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), réclament depuis juin des mesures pour pallier des lacunes engendrées par l’implantation d’un nouveau système informatique appelé Optimizer visant à établir les circuits de livraison du béton sur les chantiers. Les présidences des syndicats ont demandé puis obtenu une rencontre avec la partie patronale pour tenter d’y apporter des améliorations. Une rencontre a finalement eu lieu le lundi 10 septembre dernier.

              D’emblée, la FIM–CSN tient à préciser qu’il n’existe aucun lien apparent avec le terrible accident survenu le 10 septembre dans le nord de Montréal alors qu’une citoyenne a été heurtée en début de matinée. « Seules les enquêtes en cours pourront déterminer les causes et les circonstances de cette tragédie », déclare Louis Bégin, président de la FIM–CSN.

              Le système Optimizer relie depuis peu chaque conducteur de bétonnière à une centrale de distribution par l’intermédiaire d’une tablette électronique. Optimizer analyse en temps réel les trajets à emprunter et les temps de réponse requis pour la livraison du béton en dictant aux conducteurs différents trajets de livraison. Dans certains cas, des trajets en plein quartier populeux peuvent être suggérés par le système, sans égard aux limitations prévues au Code de la sécurité routière.

              « Ce qu’il importe de dire ici, explique Louis Bégin, c’est que ces travailleurs, qui ne sont pas en négociation de convention collective, vivent des pressions constantes et un stress énorme depuis l’entrée en vigueur de ce système de répartition, en plus d’affecter leurs conditions de travail et d’exercice. »

              Pour Louis Bégin, ces situations s’expliquent par le fait que le système Optimizer a été implanté sans que les conducteurs eux-mêmes aient été consultés, alors qu’il affecte aussi directement leurs conditions de travail, dont leur propre santé et leur sécurité. « C’est pourquoi les travailleurs exercent depuis le printemps dernier différents moyens de visibilité afin d’être entendus et écoutés. Nous souhaitons ardemment que Demix Béton continue les démarches entreprises », conclut M. Bégin.

              Les parties doivent se rencontrer à nouveau le 25 septembre prochain pour poursuivre leurs discussions. Dans l’attente, les travailleurs entendent maintenir leurs moyens de visibilité jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause.

              À propos des syndicats et de la CSN

              Les syndicats suivants sont affiliés à la FIM–CSN qui compte 30 000 membres répartis dans 320 syndicats : Syndicat des salariés de Pro-Mix Béton – CSN, Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton –CSN (Division St-Eustache), Syndicat des travailleurs de Demix (CSN), Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle – Longueuil) –CSN, et Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton (CSN) (division de Valleyfield). Ils sont également affiliés au Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN), au Conseil central des Laurentides (CCDL–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). Il sont aussi affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui compte près de 2000 syndicats regroupant plus de 300 000 travailleuses et travailleurs.

              Les travailleuses et travailleurs de la FEESP veulent des réponses à leurs questions

              La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) qui représente une grande partie des travailleuses et travailleurs des secteurs public et parapublic, réclame des réponses aux questions de leurs membres sur de nombreux enjeux.

              Éducation

              L’un de ces enjeux est l’avenir des commissions scolaires et des cégeps. Bon an mal an, la transformation et parfois l’abolition pure et simple des commissions scolaires reviennent dans les discussions politiques. L’avenir des cégeps est également trop souvent contesté, sans compter que la précarité d’emploi y est devenue la norme pour le personnel de soutien.

              « On ne veut pas simplement les garder en vie sous respirateur, il faut s’assurer que leur financement soit adéquat pour le bien de nos élèves et de nos étudiants et aussi pour la viabilité économique de l’ensemble des régions du Québec », explique Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP.

              Conciliation famille-travail dans la fonction publique

              Elle semble bien révolue l’époque où les gens rêvaient d’un emploi au sein des organismes gouvernementaux en raison des conditions de travail avantageuses. Aujourd’hui la conciliation famille-travail est un enjeu majeur chez ces travailleuses et travailleurs. « Nos membres qui travaillent à la SAQ, par exemple, mènent actuellement des négociations difficiles avec leur employeur et cet enjeu demeure au cœur des discussions. Le gouvernement devrait prêcher par l’exemple à titre d’employeur en la matière », ajoute Mme Gratton.

              Transport scolaire

              Nos employé-es du transport scolaire ont aussi des interrogations auxquelles les chefs de partis doivent répondre avant le mois d’octobre. Le sous-financement du transport scolaire est criant. Le système actuel fait en sorte que ce sont les conductrices et conducteurs qui payent la facture avec des salaires trop souvent sous le seuil de la pauvreté et l’absence d’avantages sociaux.

              « Le métier de conductrice et conducteur d’autobus scolaire en est un difficile. Il faut reconnaître la valeur du travail de ces personnes et améliorer le système actuel afin qu’elles puissent bénéficier de conditions de travail décentes  », soutient Stéphanie Gratton.

              Transport

              Puisqu’il est question du transport, le prochain gouvernement devra redresser la barre du Réseau express métropolitain (REM). En matière d’environnement, nous voulons que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) se penche sérieusement sur la question de la diminution anticipée des gaz à effet de serre. Est-ce que le projet diminuera réellement la pollution causée par les trains? Le BAPE doit enquêter sur le sujet avant le début de la plus importante partie des travaux.

              « Nous pressons le prochain gouvernement à renoncer à toute forme de privatisation du transport collectif, à rendre plus efficace l’arrimage du REM avec le système de transport collectif existant et que l’entretien du matériel roulant du REM soit accompli par les travailleuses et travailleurs de la STM », ajoute aussi Jean-Pierre Bourgault, vice-président et trésorier de la FEESP.

              Santé et sécurité au travail

              Les partis qui se présentent ont-ils un plan pour celles et ceux qui doivent assurer notre sécurité ? Est-ce que le prochain gouvernement reconnaîtra le trouble de stress post-traumatique chez les travailleuses et travailleurs à risque?

              « Qu’ils soient agents correctionnels, pompiers, paramedics ou agents de sécurité, ces travailleuses et travailleurs font un travail difficile et stressant. Certaines situations qu’elles ou ils sont appelés à affronter peuvent provoquer un trouble de stress post-traumatique, c’est documenté et prouvé scientifiquement, pourquoi ne pas le reconnaître ? », questionne André Lajoie, secrétaire général de la fédération.

              Régime de retraite et relations de travail dans le monde municipal

              Depuis bon nombre d’années, la FEESP, de concert avec les employé-es municipaux et ceux du transport, dénonce l’adoption des lois 15 et 24 sur les régimes de retraite et sur le mode de négociation. Quelles sont les positions des partis en campagne électorale à ce sujet ?

              « Nous ne demandons pas la mer à boire, nous voulons tout simplement avoir le droit de négocier de bonne foi nos régimes de retraite et nous voulons que le cadre qui nous est imposé pour la négociation soit aboli. Rien ne justifie que nous ayons des règles de négociations différentes de tous les autres travailleuses et travailleurs du Québec », estime André Lajoie.

              « Les membres de la FEESP–CSN ont à cœur nos services publics et assurent une panoplie de services à la population. Que ce soit en éducation, dans les services municipaux, le transport, l’énergie, l’environnement, le communautaire, la sécurité du public, les loisirs, et dans bien d’autres domaines, nous sommes au travail au quotidien, partout au Québec. La rigueur, le dévouement et le professionnalisme sont au rendez-vous : les conditions de travail doivent être à la hauteur des services rendus », conclut Nathalie Arguin, présidente de la FEESP.

              Le Syndicat du transport de Montréal réagit aux allégations de la STM

              Le Syndicat du transport de Montréal (STM–CSN) réagit à la sortie de la Société de transport de Montréal (STM) qui rejette sur le dos des travailleuses et des travailleurs de la société de transport la perturbation des services pour la rentrée 2018.

              « La STM nous accuse de réduire le nombre d’autobus sur les routes, s’exclame le président du syndicat, Gleason Frenette. Or, nos membres n’ont pas fait de moyens de pression cet été. La STM n’a qu’à s’en prendre à elle-même si elle n’arrive pas à donner les services à la population, d’autant plus qu’elle a récemment augmenté le nombre de lignes d’autobus sur les routes sans accroître le nombre de véhicules pour répondre à la clientèle », a-t-il ajouté.

              « La STM nous demande plus de flexibilité dans les horaires et prétend qu’elle ne peut pas réparer les autobus durant le jour, puisqu’ils sont sur les routes. C’est faux. À l’heure actuelle, le nombre d’autobus immobilisés pour bris est de plus de près 530, ce qui est énorme. Il s’élevait à 561 à la mi-juillet. Pourtant, l’équipement est disponible le jour pour les réparer », explique-t-il.

              « Le manque de véhicules sur les routes relève plutôt de certaines décisions de gestion et non des salarié-es, contrairement à la responsabilité que tente de leur prêter la STM », enchaîne la présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Nathalie Arguin. Celle-ci rappelle à ce titre le gel d’embauche de 2014 à 2017, combiné au nombre d’employés d’entretien qui n’a pas suivi l’augmentation de la flotte d’autobus. « Avant de demander aux travailleuses et aux travailleurs d’augmenter leurs disponibilités et de modifier leur horaire, que la STM commence donc par combler les postes actuellement vacants sur les trois quarts de travail pour maximiser la productivité ! Depuis plus de 15 ans le nombre d’autobus immobiles à la STM varie entre 20 % et 25 % de leur flotte. Comme vous pouvez le constater, les perturbations de la rentrée ne sont pas causées par les moyens de pression ».

              Nathalie Arguin et Gleason Frenette déplorent également la récente décision du Tribunal administratif du travail, qui a la responsabilité de statuer sur les services essentiels. Le tribunal demandait au syndicat de faire plus que ce que l’employeur peut faire en temps normal. « Cela limite de façon injustifiée les droits des travailleurs », affirment-ils.

              Un changement de cap s’impose

              Bien que la ministre de l’Enseignement supérieur, madame Hélène David, semble prendre au sérieux le rapport d’enquête sur le partenariat entre l’Institut MATCI Montréal et l’université TÉLUQ, les principales organisations syndicales concernées par la situation espèrent que les correctifs qui seront apportés à la gestion de l’établissement ouvriront la porte à la collégialité.

              « On fait le constat que le projet de restructuration de la direction de l’université TÉLUQ est en contradiction avec les intérêts des étudiantes et des étudiants. Il n’y a pas que la question de la privatisation de l’encadrement. La direction a créé un nouveau statut de personnes tutrices qualifiées ironiquement de professeurs sous contrat avec comme résultat l’élimination graduelle mais certaine de tutrices et de tuteurs chevronnés en formation à distance. Il faut redresser la situation, d’autant plus qu’on demande à ces nouveaux employés de donner trois fois moins de temps en encadrement aux étudiants que sous le modèle ayant auparavant fait ses preuves,» souligne Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et des tutrices de la Télé-Université (STTTU).

              La ministre a décidé de mener une vérification sur l’université TÉLUQ à la suite des pressions syndicales et politiques, et l’intervention de deux personnes tutrices membres du conseil d’administration dénonçant les irrégularités dans la gouvernance et l’entente secrète de partenariat.

              « Nous souhaitons cependant qu’elle rende public ce rapport d’enquête et surtout qu’elle prenne les moyens pour que la direction de l’université travaille dans le respect des lois et dans le respect de sa communauté, » précise Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).

              Selon Louise Briand, vice-présidente du secteur universitaire de la Fédération des professionnèles (FP-CSN), le véritable problème est celui de la sous-traitance des activités d’encadrement à une entreprise privée. « C’est une décision qui a des conséquences graves non seulement sur les emplois des tutrices et des tuteurs qui accompagnent depuis des années les étudiantes et les étudiants de l’établissement, mais aussi sur tout le réseau universitaire, car cette décision ouvre la porte à des entreprises privées pour former les étudiantes et les étudiants », conclut-elle.

              Les organisations syndicales sont satisfaites que la ministre ait demandé une enquête et qu’elle prenne des décisions en conséquence. La ministre David doit cependant assumer pleinement ses responsabilités en enseignement supérieur en mettant en priorité la qualité de la formation et la réussite des étudiantes et des étudiants, et en clarifiant ses intentions quant à la suite des événements.

              1500 travailleuses CSN entérinent à 92 % la recommandation des conciliateurs

              Les 1500 membres du Syndicat des travailleuses(eurs) des CPE de Montréal et Laval–CSN ont entériné à 92 % la recommandation de règlement émise par les conciliateurs du ministère du Travail après un blitz de négociation de 24 heures qui s’est terminé à 7 h du matin, le 17 juin dernier. Cette décision a été prise par vote secret lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue à huis clos dans la soirée du 20 juin à l’Hôtel Fairmount Queen Élisabeth. Cela met donc fin à l’une des plus longues rondes de négociation jamais vécue dans une soixantaine de CPE de Montréal et Laval membres de l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE).

              « On pousse un véritable soupir de soulagement et de satisfaction après 39 mois sans convention collective, a affirmé Carole Leroux, présidente du syndicat. Cette négociation a été très difficile. La soixantaine de directions des CPE et l’APNCPE ont cherché à réduire de façon importante nos conditions de travail et par là, la qualité même des services dispensés aux enfants. Une page vient donc d’être tournée. Mais elle restera gravée longtemps dans notre mémoire collective en raison de la mobilisation sans précédent des travailleuses, au moins jusqu’au renouvellement des conventions collectives dans moins de deux ans. »

              Une fois signée, la convention collective sera en vigueur jusqu’au 31 mars 2020. Elle comporte plusieurs gains, notamment sur les salaires, les jours fériés et les congés divers, les régimes de retraite et d’assurance, les activités pédagogiques.

              Les autres enjeux pour lesquels il y a eu déclenchement d’une grève générale illimitée durant huit jours, entre le 6 et le 15 juin, portent sur le rôle décisionnel de l’équipe, les horaires de travail, la liste de rappel et l’application de l’ancienneté, la transparence des états financiers et les droits acquis. Des enjeux qui touchent toutes les catégories d’emplois, des éducatrices aux responsables en alimentation, en passant par les adjointes administratives ou encore les préposées à l’entretien.

              « On ne peut que souligner la très grande détermination des travailleuses qui se sont battues jusqu’à la toute dernière minute pour préserver la qualité de leurs emplois et des services à la petite enfance, a dit pour sa part Lucie Longchamps, nouvelle vice-présidente responsable des secteurs privés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Cette étape marque la fin d’un processus de négociation dans les CPE syndiqués à la CSN qui aura été beaucoup trop long en raison du retrait de l’APNCPE de la table des négociations nationales, en février 2016. »

              « Je lève mon chapeau à ces femmes qui se sont tenues debout devant l’adversité et l’acharnement de la partie patronale qui a tenté sans succès de briser leur moral et leur solidarité, déclare Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). Ce sont leurs luttes qui ont permis de construire et de maintenir ce réseau des CPE envié de par le monde en raison de la très grande qualité des services éducatifs dispensés, comme le démontrent toutes les études. C’est un réseau qu’il nous faut constamment préserver alors que, dans le cadre des élections d’octobre prochain, de véritables vautours de la privatisation annoncent qu’ils veulent à poursuivre le saccage de ce joyau mis en place depuis les trois dernières décennies. Heureusement encore, les travailleuses l’ont très bien compris. »

              À propos du syndicat et de la CSN

              Le Syndicat des travailleuses (eurs) des CPE de Montréal et Laval–CSN compte plus de 2500 membres dans 105 CPE, totalisant 157 installations, dont 61 CPE sont représentés par l’APNCPE. Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui représente plus de 14000 travailleuses en CPE et responsables en service de garde en milieu familial. Il est aussi affilié au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). La CSN regroupe pour sa part quelque 300000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activités tant publics que privés.

              210 salarié-es votent à 83 % en faveur d’une entente de principe

              Réunis en assemblée générale spéciale les 19 et le 20 juin, les membres du Syndicat des Employé-e-s d’Urgences-santé (CSN) ont entériné à 83 % l’entente de principe intervenue avec la Corporation d’Urgences-santé le 1er juin dernier. Cela met donc fin à une ronde de négociation qui a débuté il y a près de 39 mois, la convention collective étant échue depuis le 31 mars 2015.

              La nouvelle convention prendra effet à sa signature jusqu’au 31 mars 2020. Outre le règlement salarial consenti aux 550 000 employé-es de l’État québécois, l’entente prévoit des gains substantiels dans plusieurs secteurs du Centre de communications de la corporation, notamment :

              • Une augmentation de rangement pour cinq titres d’emploi, ce qui bonifie l’offre salariale globale d’environ 5 %;
              • Une clause facilitant la mobilité et la polyvalence de la main-d’œuvre dans l’accessibilité aux postes;
              • L’obtention de toutes les clauses dites non pécuniaires obtenues par le Front commun;
              • Une clause améliorée pour la création de nouveaux titres d’emploi.

              Rappelons que les syndiqué-es ont dû exercer plusieurs moyens de pression et sept journées de grève perlée depuis décembre 2017 avant d’en arriver à un règlement satisfaisant. « C’est grâce à la détermination et à la mobilisation exemplaire de nos membres que nous avons pu obtenir un règlement qui atteint les objectifs de négociation que nous nous étions fixés il y a plus de trois ans », a déclaré Martin Joly, président du syndicat affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

              À propos du syndicat et de la CSN

              Le Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN) regroupe 102 répartitrices et répartiteurs médicaux d’urgence ainsi que plus d’une centaine d’employé-es de bureau. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte plus de 100 000 membres dans les secteurs privé et public. Le syndicat est aussi affilié au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) qui regroupe sur une base régionale quelque 90 000 membres. Pour sa part, la CSN est composée de plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que treize conseils centraux régionaux.

              L’exaspération à son comble après huit jours de grève

              L’exaspération est à son comble chez les quelque 1500 travailleuses en grève pour une huitième journée consécutive depuis le début d’un conflit de travail sans précédent, le 6 juin dernier. Ce matin, une centaine d’entre elles se sont rassemblées devant l’édifice du ministère du Travail à Montréal pour appuyer leur comité régional de négociation convoqué en séance de conciliation avec l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE) qui représente les directions de 57 CPE.

              « Notre patience a atteint sa limite, mais notre mobilisation, elle, est sans fond, a affirmé Carole Leroux, présidente du Syndicat des CPE de Montréal et de Laval (STCPEML-CSN). Nous sommes ici pour soutenir notre comité de négociation et surtout dire à la partie patronale de cesser de nous faire perdre notre temps et celui de milliers de parents qui n’attendent qu’un signe de bonne volonté. Nous voulons surtout réaffirmer aux directions et aux conseils d’administration des CPE que nous n’accepterons jamais de conditions de travail inférieures à ce qui a été consenti à 10 000 autres collègues syndiquées CSN des autres régions. »

              « On déplore sincèrement les inconvénients causés aux parents et à leurs enfants. Les choses auraient pu être très différentes et la grève évitée si l’APNCPE avait accepté dès le départ d’intégrer l’entièreté de l’entente nationale convenue le 6 novembre dernier avec le gouvernement et une majorité de CPE au Québec. La partie patronale a carrément fait fi de cette entente et a plutôt proposé d’importants reculs dans les conditions de travail et de pratique aux plans régional et national des membres que nous représentons, explique Nathalie Fontaine, vice-présidente à la négociation pour le Syndicat des travailleuses des CPE de Montréal et de Laval (STCPEML–CSN). » Rappelons que les CPE membres de l’APNCPE ont quitté la table de négociation nationale à l’hiver 2016.

              Pour Dany Lacasse, vice-président responsable des secteurs privés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) : « Plutôt que de dépenser des milliers de dollars en frais d’avocats pour des séances de négociation qui s’éternisent et en relations publiques, l’APNCPE devrait prendre cet argent pour le réinvestir dans les services aux enfants. Ça dénote le sens des priorités de la partie patronale. »

              Après plus de 40 séances de négociation, dont plusieurs devant deux conciliateurs du ministère du Travail dont la directrice du service de la conciliation, les points en litige portent notamment sur l’équivalent des avancées au national, sur le rôle décisionnel de l’équipe, les congés sans traitement, les horaires de travail, la liste de rappel et l’application de l’ancienneté, la transparence des états financiers et les droits acquis. « Il s’agit d’enjeux qui affectent directement le quotidien et surtout les revenus de toutes les catégories de travailleuses, des éducatrices aux responsables en alimentation, en passant par les adjointes administratives ou encore les préposées à l’entretien », ajoute la vice-présidente à la négociation.

              « Nous appuyons totalement ces travailleuses des CPE qui se dévouent à tous les jours au développement et au bien-être de milliers d’enfants de zéro à cinq ans, ajoute Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). Nous allons continuer à les soutenir dans leur lutte pour le respect et leur pleine reconnaissance, et ce, tant et aussi longtemps qu’elles n’obtiendront pas gain de cause. Elles méritent la même chose que leurs collègues des CPE de la région et de l’ensemble du Québec, ni plus ni moins. »

              À propos des CPE et de la CSN

              Le Syndicat des travailleuses (eurs) des CPE de Montréal-Laval (CSN) compte plus de 2500 membres dans 105 CPE, dont 61 CPE sont membres de l’APNCPE. Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ainsi qu’au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). La CSN regroupe pour sa part quelque 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activités tant publics que privés.

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              Pour information :

              François Forget

              514 212-7383

              Plus de 1000 travailleuses et travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux en ont assez de la surcharge de travail !

              Des centaines de travailleuses et travailleurs du CHUM manifestent ce midi pour dénoncer la surcharge de travail permanente. Elles et ils sont accompagnés de plus de 800 congressistes de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) qui participent à cette manifestation en marge du 44e congrès de la Fédération à Montréal. Cette manifestation est une des actions de la campagne Assez ! Personnel surchargé, qui se poursuit partout au Québec.

              « Le ministre a bien beau tenter de faire passer le personnel du réseau et les syndicats pour des menteurs, notre détresse et les nombreux problèmes de la réforme Barrette sont indéniables. C’est plus de 1000 travailleuses et travailleurs qui sont venus ce midi témoigner de l’état de crise dans le réseau. Donnons-leur la parole et nous verrons à quel point il est urgent d’agir pour améliorer les choses. Il faut profiter des négociations locales pour miser sur la stabilité et la conciliation travail-famille-études. Il faut aussi donner l’occasion au personnel d’organiser eux-mêmes leur travail pour améliorer les soins à la population », explique Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

              « Notre monde est épuisé. Et le déménagement vers le nouveau CHUM en PPP n’améliore rien à la situation. Cela rajoute une pression sur le personnel qui voit les millions que l’on donne chaque mois au PPP et qui seraient bien nécessaires pour mieux les appuyer dans leur travail. Le gouvernement doit réinvestir dans le réseau public pour répondre à la détresse du personnel plutôt que d’enrichir le consortium privé du CHUM », lance Claude Talbot, président du syndicat des employé-es du CHUM — CSN.

              « Cette manifestation témoigne de l’ampleur des problèmes du personnel du réseau. D’ailleurs, les actions se poursuivent et se multiplient : des sit-in se tiennent à plusieurs endroits, les séances de C.A. sont perturbées et des manifestations s’organisent. La pression est loin de s’atténuer pour forcer le gouvernement Couillard à instaurer des solutions durables pour le personnel », poursuit Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN).

              « Le ravage de l’austérité libérale fait mal au réseau et il suffit d’en parler avec le personnel pour le réaliser. Après des années à couper dans les budgets, on se retrouve dans un cercle vicieux que nous aurions pu éviter. Le réseau offre des conditions de travail tellement difficiles qu’on a de la misère à convaincre les gens de venir travailler en santé et services sociaux. À l’approche des élections, les partis doivent nous dire ce qu’ils vont faire pour régler la crise du personnel », de conclure Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

              Assez ! Personnel surchargé
              La FSSS-CSN lançait récemment la campagne Assez ! Personnel surchargé pour dénoncer les problèmes de surcharge, d’épuisement et de pénurie vécus par le personnel du réseau. Cette campagne met de l’avant des solutions pour mettre fin à la détresse du personnel. Plusieurs actions sont à prévoir dans les prochaines semaines.

              À propos de la FSSS-CSN

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte plus de 110 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

              Prendre fait et cause pour régler la crise du personnel du CHUM

              Le personnel du CHUM est touché de plein fouet par la crise vécue actuellement dans le réseau de la santé et des services sociaux. Surcharge de travail, épuisement professionnel, pénurie de personnel : les problèmes s’accumulent au CHUM un peu comme dans l’ensemble du réseau.

              À ce portrait sombre s’ajoute une situation propre à notre établissement : un déménagement qui pose de nombreux défis et surtout un partenariat public-privé (PPP) qui aspire une part importante des ressources.

              Prendre acte de la crise du personnel du CHUM
              Le moins que l’on puisse dire, c’est que les derniers mois ont été durs pour le personnel. Les arrêts de travail explosent et la surcharge de travail semble s’être placée dans une situation permanente. Pour l’instant, nous ne voyons pas la lumière au bout du tunnel pour les travailleuses et travailleurs du CHUM.

              Parlez-en aux adjointes administratives qui doivent composer avec des bogues informatiques nombreux depuis l’ouverture du nouveau CHUM. Parlez-en aux employé-es d’entretien qui doivent maintenant entretenir un bien plus grand espace. Parlez-en aux préposé-es aux bénéficiaires que le réseau a bien du mal à attirer en nombre suffisant pour donner des soins à la population. C’est l’ensemble du personnel du CHUM qui subit les contrecoups d’années de compressions budgétaires.

              Parlez-en aussi aux patientes et patients qui ont des yeux pour voir. Elles et ils voient bien que le personnel est surchargé et que cela a un impact direct sur les soins qu’ils reçoivent. Quand on voit se dégrader année après année les conditions de travail du personnel, cela se ressent aussi sur celles et ceux qui ont besoin de soin. Même chose pour les médecins qui ne reçoivent pas l’appui nécessaire pour bien soigner la population, en raison de la pénurie de personnel.

              Des milliards aux PPP et rien pour aider le personnel
              Le manque à gagner dans le réseau depuis l’arrivée du gouvernement Couillard atteint plus de 7 milliards de dollars. Les surplus actuels ont été en grande partie engrangés par des compressions budgétaires répétées. Le personnel a besoin d’investissements pour mettre fin à la crise actuelle. C’est de ces sommes que nous avons besoin pour pouvoir embaucher du personnel et améliorer les conditions de travail et de celles et ceux qui répondent chaque jour aux besoins de la population.

              Et pourtant, c’est tout le contraire qui se passe. Pendant que le gouvernement continue de sous-financer notre réseau public, il met des millions dans le PPP. Nous ne pouvons faire autrement qu’être en colère quand on constate tout cet argent public qui est dépensé chaque mois pour enrichir un consortium qui ne livre pas la marchandise. Pour mieux appuyer ces grandes entreprises privées, le gouvernement laisse la crise empirer. Le PPP a été en retard et a coûté beaucoup plus cher que prévu. Et ce n’est pas tout. Nous continuerons de payer avec des fonds publics pour l’entretien de cet hôpital spécialisé où il sera souvent nécessaire de faire des travaux.

              Qui aura le courage d’appliquer des solutions durables pour le personnel du CHUM ?
              C’est assez ! Il faut que le CHUM et le gouvernement se mettent au travail pour sortir de la crise. Des solutions durables, nous en avons plusieurs à proposer. Déjà, sortir du contrat de PPP nous permettra d’économiser des millions qui seraient beaucoup mieux investis s’ils servaient à améliorer les conditions de travail du personnel. Revoir l’organisation du travail en donnant une réelle voix au personnel est aussi un moyen incontournable pour améliorer les choses. Nous devons avoir en tête un objectif central : alléger la charge de travail.

              Mettre en place ces solutions, c’est non seulement une nécessité pour aider le personnel, mais c’est aussi un moyen concret d’améliorer les soins à la population. C’est pour appuyer le personnel qui en a assez et qui demande des solutions que nous serons dans la rue le 13 juin prochain pour une manifestation devant le CHUM.

              • Claude Talbot, président du syndicat des employé-es du CHUM (SECHUM-CSN)
              • Jacques Létourneau, président de la CSN
              • Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN)
              • Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN)
              • Manon Massé, députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques
              • Isabelle Leblanc, présidente de Médecins québécois pour le régime public (MQRP)
              • Pierre J. Hamel, professeur-chercheur à l’INRS
              • Marie-Andrée Painchaud, coordonnatrice du Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM)
              • Natalie Stake-Doucet, infirmière clinicienne et membre du comité des états généraux sur les soins

              1500 travailleuses de 57 CPE en grève générale illimitée

              Quelque 1500 travailleuses ont déclenché tôt ce matin une grève générale illimitée afin de faire débloquer les négociations et de tenter de contrer les reculs souhaités par l’Association patronale des CPE (APCPE) de Montréal-Laval et les directions de 57 CPE, qui comptent 88 installations. Le comité de négociation syndical tient à rappeler qu’il offre depuis plusieurs semaines sa pleine disponibilité, y compris la nuit et les fins de semaine, afin de régler les conventions collectives échues depuis près de 40 mois, soit depuis le 31 mars 2015.

              « On déplore les inconvénients causés aux parents et à leurs enfants. On n’a jamais souhaité en arriver là. Mais la partie patronale nous y force, tant leurs demandes comportent des reculs inadmissibles dans les conditions de travail et de pratique des membres que nous représentons, explique Nathalie Fontaine, vice-présidente à la négociation pour le Syndicat des travailleuses des CPE de Montréal et de Laval (STCPEML–CSN). On ne comprend toujours pas l’acharnement de l’APCPE et des directions de vouloir nous imposer des conditions inférieures à celles qui ont été négociées dans plus de 300 autres CPE dont les travailleuses sont membres de la CSN. »

              Après plus de 40 séances de négociation, dont quelques-unes devant un conciliateur du ministère du Travail depuis le 1er juin dernier, les points en litige portent toujours sur le rôle décisionnel de l’équipe, le fractionnement des vacances et les congés sans traitement, les horaires de travail, la liste de rappel et l’application de l’ancienneté, la transparence des états financiers. « Il s’agit d’enjeux qui affectent directement le quotidien et surtout les revenus de toutes les catégories de travailleuses, des éducatrices aux responsables en alimentation, en passant par les adjointes administratives ou encore les préposées à l’entretien », ajoute la vice-présidente à la négociation.

              Rappelons que les CPE membres de l’APCPE et de l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE), dont elle fait partie, se sont retirés du processus de la négociation nationale en quittant la table, à l’hiver 2016. Le 6 novembre dernier, une entente nationale est intervenue avec le gouvernement et plusieurs associations patronales, ce qui a permis de clore la négociation des clauses d’ordre pécuniaire et non pécuniaire. Outre ces travailleuses en CPE de Montréal et de Laval, pas moins de 600 autres collègues des CPE de l’Estrie et du Cœur du Québec font toujours face aux mêmes obstacles dressés par l’APNCPE.

              « Le gouvernement a une responsabilité directe rdans la poursuite de ce conflit de travail par le fait qu’il se terre dans un silence douteux à quelques mois des élections d’octobre, dit Jeff Begley, président de la FSSS–CSN. Bien qu’il ait signé lui-même l’entente nationale avec une majorité de CPE, le ministère de la Famille agit comme si l’APCPE pouvait défaire et refaire à sa guise tout le processus de la négociation, sans rendre de comptes à personne. Plus de 9000 travailleuses membres de la CSN ont réussi à négocier leur convention collective. Aucun motif ne peut justifier que les 1350 travailleuses en CPE de Montréal et de Laval n’aient pas droit aux mêmes conditions de travail. »

              Pour Manon Perron, secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN : « La partie patronale et les directions locales des CPE devraient prendre exemple sur d’autres régions qui ont obtenu des ententes satisfaisantes. Pour notre part, nous allons soutenir à fond ces travailleuses pour qu’elles obtiennent gain de cause contre cette association patronale intraitable. »

              À propos des CPE et de la CSN

              Le Syndicat des travailleuses des CPE de Montréal et Laval–CSN représente près de 2500 travailleuses dans 107 CPE, totalisant 157 installations, dont 88 installations sont fermées en raison de la grève. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, qui regroupe quelque 11 000 travailleuses en CPE, de même qu’au Conseil central du Montréal métropolitain, qui compte près de 100 000 membres dans la région. Pour sa part, la CSN compte plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans douze autres conseils centraux au Québec.

              Mobilisation dans une dizaine de régions au Québec

              Aujourd’hui, le Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) a débuté un mouvement de grèves tournantes dans les Laurentides et Lanaudière, appuyé par plusieurs autres actions de mobilisation dans une dizaine de régions au Québec.

              « Les grèves et autres mobilisations d’aujourd’hui s’inscrivent dans notre plan d’action qui vise à obtenir enfin le respect de notre métier et des conditions de travail décentes. Nous devons vivre avec des salaires pathétiques pour les responsabilités importantes de notre métier qui nous confinent à vivre sous le seuil de la pauvreté avec un revenu annuel moyen de 19 288 $. Plus que jamais, nous sommes déterminés à défendre notre revendication portant sur l’attribution par le gouvernement du Québec d’une enveloppe budgétaire supplémentaire de 26,75 millions, fermée et dédiée à l’amélioration de nos conditions de travail, dans les plus brefs délais. Et notre mobilisation se poursuivra à l’automne si nous n’obtenons pas satisfaction à nos demandes », de préciser Stephen P. Gauley, président du STS.

              En 2015, les salarié-es œuvrant dans le transport scolaire étaient déjà sous-payés d’environ 8,5 % en moyenne que ceux d’autres emplois comparables dans le secteur privé du transport et, depuis ce temps, l’écart n’a cessé de s’amplifier.

              « D’un côté, nous avons la Fédération des transporteurs par autobus (FTA), représentant la presque totalité des transporteurs scolaires du Québec, qui reconnaît la problématique de la pénurie de main-d’œuvre et qui valide notre constat de début de crise dans le transport scolaire. De l’autre, nous avons trois transporteurs de la ville de Laval qui ont également exposé leur important manque de main-d’œuvre dans les médias. Et nous savons également qu’à plusieurs autres endroits, des circuits n’ont pas été effectués, ou l’ont été en retard, ou menacent de ne pas l’être, en raison de ce manque de conductrices et conducteurs. Malgré tous ces constats alarmants de menace de perte du service, le gouvernement se traîne les pieds et refuse d’attaquer le problème de front, d’ajouter Denis Marcoux, président de la FEESP–CSN. Il nous faut une solution durable à cette crise qui risque de dégénérer sérieusement si le gouvernement ne prend pas la juste mesure de la situation. »

              À la suite d’une rencontre avec Sébastien Proulx, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, le 17 avril dernier, la Confédération des syndicats nationaux demeure sans réponse dans le dossier du financement du transport scolaire au Québec. Depuis cette rencontre, le gouvernement a mis un terme à la possibilité qu’avaient les commissions scolaires d’utiliser à d’autres fins 50 % des surplus générés par les enveloppes du transport scolaire. Même si cette demande figure dans ses revendications, cette mesure demeure nettement insuffisante puisqu’elle ne règle pas la question du sous-financement chronique.

              « Les importants problèmes d’attraction et de rétention des conductrices et conducteurs de véhicules scolaires sont directement liés aux conditions de travail dérisoires qui sévissent depuis plus de 25 ans dans ce secteur. Encore une fois, nous réitérons notre souhait de voir le gouvernement poser des gestes concrets qui régleront ce problème une fois pour toutes. Seul un financement adéquat garantira la pérennité de cet important service public sur lequel comptent des centaines de milliers de parents tous les jours d’école », de préciser Manon Perron, secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain.

              Rappelons que dans le cadre d’un processus rigoureux d’évaluation de l’emploi de conducteur et de conductrice de véhicule scolaire, qui fut mis en œuvre par la CSN et auquel le gouvernement et les associations de transporteurs ont participé, le comité de travail a fixé un taux horaire minimal de référence à 19,14 $ l’heure en janvier 2015, ce qui représente actuellement un taux indexé de 20,02 $ à l’embauche, sans évidemment tenir compte de l’ancienneté.

              Plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

              Le STS regroupe environ 3000 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats affiliés, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

              Manifestation à Villa Maria

              Plus de 70 membres du personnel de Villa Maria ont participé tôt ce matin à un piquetage devant les entrées du collège Villa Maria. Alors que le roulement de personnel atteint des records et que la direction prend des décisions qui pourraient nuire au cheminement pédagogique des élèves, ils demandent un changement de gouvernance.
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              Pour plus d’information sur les enjeux préoccupants à Villa Maria, visitez le site de la coalition SOS Villa Maria

              Non monsieur Barrette, ce n’est pas la faute des syndicats !

              Le ministre Barrette s’en est encore pris aux syndicats de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) hier pour tenter d’expliquer l’échec de sa réforme. Dans les derniers mois, il a souvent tenté de jeter la faute aux syndicats qui seraient trop négatifs pour expliquer la crise vécue par le personnel. Pour la FSSS-CSN, ce stratagème du ministre ne peut pas faire oublier les nombreux problèmes de sa réforme, de la qualité des services aux usagères et usagers à la surcharge de travail constante du personnel.

              La semaine dernière, le ministre Barrette a laissé sous-entendre faussement qu’un syndicat CSN était d’accord avec son orientation dans les soins à domicile lors d’un débat télévisé. Cette semaine, il s’en prend au syndicat CSN du CISSS de Laval. Le syndicat a dénoncé les conditions dans lesquelles les résidentes et résidents du CHSLD Sainte-Dorothée vivent et les conditions de travail difficiles du personnel. Le ministre prétend alors que cette dénonciation est montée de toute pièce par le syndicat.

              « Le ministre Barrette devrait s’habituer au militantisme effréné des membres de la FSSS-CSN, et ce, partout au Québec. Notre campagne Assez ! Personnel surchargé prend de l’ampleur. Le ministre utilise une de ces techniques favorites : il frappe sans cesse sur le messager. Comme le ministre fait la sourde oreille et refuse de mettre en place des solutions durables pour régler la crise vécue par le personnel, nous continuerons d’illustrer l’envers de la médaille de sa réforme », explique Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

               

              Assez ! Personnel surchargé

              La FSSS-CSN lançait récemment la campagne Assez ! Personnel surchargé pour dénoncer les problèmes de surcharge, d’épuisement et de pénurie vécus par le personnel du réseau. Cette campagne met de l’avant des solutions pour mettre fin à la détresse du personnel. Plusieurs actions sont à prévoir dans les prochaines semaines.

               

               

              La TÉLUQ renie la mission sociale de l’Université du Québec

              Alors que débute aujourd’hui un événement soulignant le 50e anniversaire de fondation du plus vaste réseau d’enseignement supérieur au Québec, les tutrices et les tuteurs de l’université TÉLUQ n’ont pas le cœur à la fête. Malgré l’indignation de la communauté universitaire et collégiale, la réorganisation entreprise par la direction de l’établissement se poursuit au mépris de sa mission sociale et du service aux étudiants.

              Avec l’assentiment du Syndicat des professeures et professeurs de la Télé-Université, la direction a créé une nouvelle catégorie d’enseignants contractuels qui reprennent essentiellement les tâches jusqu’ici effectuées par les tutrices et les tuteurs. Pour Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et des tutrices de la Télé-université-CSN (STTTU), ce sont les conditions d’études qui en souffriront. Le temps d’encadrement des étudiant-es a été radicalement réduit, passant de trois à une heure. «Ce n’est pas la qualité de la formation de ces nouveaux enseignants qui est discutable. Cependant, selon ce qu’on a pu constater, la plupart n’ont pas acquis la même expérience en formation à distance que les tuteurs et les tutrices. Le pire, selon nous, est que les tâches d’encadrement ne seront plus balisées, et cela, au détriment des étudiant-es,» s’indigne-t-elle.

              «Aujourd’hui, on souligne les 50 ans de la création du réseau de l’Université du Québec. C’est un grand événement applaudi par toutes les personnes préoccupées par l’enseignement supérieur, dont les enseignantes et les enseignants. Malheureusement, une de ses composantes semble oublier sa mission première; soit donner une chance égale à tous et toutes en offrant une éducation de qualité basée sur des données éprouvées depuis longtemps.» souligne Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).

              Pour Yves Fortin, secrétaire général du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN), cette situation n’est qu’un autre exemple de la rupture de l’université TÉLUQ avec les 50 années d’engagement du réseau de l’Université du Québec, avec une université proche de sa communauté. «La direction de la TÉLUQ a une approche managériale qui détonne. Elle manque terriblement de transparence. Prenez, par exemple, la relation d’affaires entre la TÉLUQ et l’Institut MATCI. La direction s’était engagée à collaborer à une enquête ministérielle, mais rien n’a transpiré. Il aura fallu une intervention juridique de la CSN pour finalement avoir une copie du contrat. Pourquoi mystifier autant les gens?» se questionne-t-il.

              Le collectif SOS Villa Maria interpelle la ministre Kathleen Weil

              Une délégation formée d’élèves, de parents et de membres du personnel de Villa Maria s’est présentée cet après-midi au bureau de la ministre libérale et députée de Notre-Dame-de-Grâce Kathleen Weil, afin d’y déposer trois pétitions rassemblant au total près de trois mille signatures.

              Le premier document, présenté par Linnea Nguyen, Anika Finch et Léa Caza-Oettel, étudiantes de troisième secondaire, comportait des centaines de pages. La pétition SOS pour l’école de musique de Villa Maria, mise en ligne à la suite de l’annonce de la fermeture de l’école de musique en janvier dernier, a récolté plus de 2000 signatures et près de 600 commentaires. Les signataires sont principalement des étudiantes et étudiants du collège, des anciens élèves de Villa Maria, des musiciens professionnels et des individus provenant de diverses institutions culturelles québécoises. D’autres artistes, ainsi que des membres de la communauté qui gravitent autour de Villa Maria ont également ajouté leur nom à la longue liste de celles et ceux qui plaident pour la sauvegarde de l’école de musique, riche de 165 ans d’histoire et réel bassin de la relève musicale au Québec.

              Nathalie Fisette-Caza, présidente de l’Association de parents de Villa Maria, accompagnée de Marcel Naud et Peter Mercuri, tous trois parents d’élèves et membres fondateurs de la CAGE (Coalition pour l’avancement de la gouvernance en éducation), ont déposé une pétition signée par plus de 600 personnes, majoritairement des parents d’élèves, mais aussi des individus ayant une relation particulière avec le collège (notamment d’anciens étudiants et leurs parents). Demandant notamment un moratoire sur la fermeture de l’école de musique et une représentation/participation effective des enseignants et des parents aux décisions de l’établissement, les signataires en appellent à un changement immédiat de gouvernance dans l’intérêt des enfants et de l’ensemble de la communauté de Villa Maria.

              Le personnel du collège était quant à lui représenté par deux représentants du syndicat, tous deux enseignants à Villa Maria. Ils ont présenté une lettre signée par 100 membres du personnel à l’intention de Sébastien Proulx, ministre de l’Éducation, demandant un moratoire sur les décisions qui ont un impact sur les conditions de travail des enseignantes, des enseignants et du personnel non enseignant. Ils demandent également que ce moratoire s’accompagne d’une enquête approfondie de la gouvernance actuelle du collège et que des changements soient apportés en fonction des résultats de cette enquête.

              Aussi présentes à la rencontre, Sue Macelli et Maureen Marovitch, mères d’étudiantes et membres du collectif SOS Villa Maria, ont tenu à rappeler à Mme Weil que le collège reçoit près de 50 % de son financement en subventions gouvernementales. L’opacité du processus décisionnel et les refus répétés de dialogue remettent en cause la bienveillance du conseil d’administration envers le cheminement des élèves. Avec l’augmentation anormale des frais de scolarité dépassant le cadre budgétaire spécifié par le gouvernement et l’expulsion de l’employée de la Fondation Villa Maria des murs de l’école, les membres du collectif sont d’avis que le gouvernement doit intervenir fermement et rapidement afin de rétablir un climat de confiance entre le conseil d’administration, la direction, les parents et le personnel et redonner aux élèves de Villa Maria un environnement propice aux apprentissages.

              98 % des employé-es d’entretien pour la grève

              Deux semaines après avoir exercé une première grève des heures supplémentaires, le Syndicat du transport de Montréal est forcé de constater que l’employeur continue de faire piétiner les négociations. Devant faire face à un employeur borné qui cherche à faire reculer les conditions de travail sur tous les plans, les employé-es n’ont eu d’autre choix que de se réunir aujourd’hui en assemblée générale pour voter à 98 % un mandat de grève générale illimitée à exercer au moment jugé opportun.

              « Depuis le début, la STM dit ne pas vouloir négocier sur la place publique, lance Gleason Frenette, président du Syndicat du transport de Montréal. Mais on voit bien que depuis près de deux mois, elle ne se gêne pas pour étaler ses positions et ses petits malheurs dans les médias. Elle répète à qui veut l’entendre que ça n’avance pas. C’est sûr que ça n’avance pas, la STM est arrivée à la table avec un cahier de demandes surchargé, dont la majeure partie porte sur des reculs. Le syndicat aurait fait la même chose et on se serait fait demander de retourner faire nos devoirs. Aujourd’hui, c’est ce que nos membres lancent comme message : “retournez faire vos devoirs” ».

              Le syndicat rappelle que le cœur du problème reste les heures supplémentaires et la privatisation de certaines activités présentement réalisées à l’interne. Or, pendant que la STM cherche à « assouplir » les horaires en demandant de déplacer des travailleurs sur des horaires de travail atypiques et de privatiser les emplois, le syndicat continue de revendiquer plus que jamais qu’il faut garder le travail à l’interne et embaucher, car il y a un manque criant d’effectifs.

              « On est déjà surchargés, poursuit Gleason Frenette. Et même si les heures supplémentaires peuvent être intéressantes pour certains, le message qu’on entend de nos membres, surtout des jeunes, c’est qu’il faut plus de conciliation famille-travail. Bien que plusieurs de nos salarié-es assurent déjà une couverture 24/7 dans plusieurs secteurs de l’entreprise, la STM mise beaucoup trop sur les heures supplémentaires. À preuve, on arrête d’en faire une semaine et, selon elle, ça aura des impacts jusqu’à l’automne. Elle peut essayer de nous faire porter le blâme, mais ce n’est pas nous qui nous attribuons ces heures, ce n’est pas nous qui décidons que 10 % à 15 % du travail se fait en heures supplémentaires. La STM veut régler le problème? La solution est simple, qu’elle ouvre les embauches. »

              « Ce qu’on a voté aujourd’hui, c’est un message. On a l’appui de nos membres, on est prêts à partir en grève générale illimitée. On souhaite toujours en arriver à une entente négociée de bonne foi, mais l’employeur devra définitivement mettre de l’eau dans son vin si on veut que ça avance », conclut Gleason Frenette.

              Sit-in pour dénoncer la surcharge de travail

              Des travailleuses et travailleurs de tous les titres d’emploi du CHU Sainte-Justine tiennent un sit-in symbolique aujourd’hui pour dénoncer leur surcharge de travail permanente. Ces membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et de la Fédération des professionnèles (FP–CSN) proposent plusieurs solutions durables pour donner de l’appui au personnel de l’établissement et lui permettre d’assurer véritablement un haut niveau de qualité de services qui font la renommée de l’établissement auprès des enfants et des familles du Québec.

              Personnel en détresse
              Les salarié-es du CHU Sainte-Justine dénoncent la surcharge de travail qui entraîne une augmentation notable des cas d’épuisement et de détresse psychologique menant à une hausse marquée des arrêts de travail pour cause de santé et de sécurité.

              « On n’en peut plus. Des solutions, il en existe. Avec plus de stabilité et de meilleures mesures de conciliation travail-famille, nous pouvons améliorer les choses. Il faut que nos gestionnaires comprennent qu’il faut retourner toutes les pierres dans la recherche de solutions », explique la présidente du Syndicat des professionnel-les en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine, Sophie Leclair.

              « À la veille des élections, le gouvernement Couillard voudrait mettre derrière lui les années d’austérité qu’il nous a imposées. Cependant, les conséquences sur le terrain demeurent bien réelles. Il est responsable d’une grande part de cette situation, car il a obligé le CHU Sainte-Justine à comprimer son budget au point où la situation est maintenant intenable pour le personnel », poursuit le Syndicat national des employé-es du CHU Sainte-Justine, Simon Bouclin.

              « Le CHU Sainte-Justine, c’est un joyau pour toutes les Québécoises et les Québécois. Pour nous, qui nous consacrons au quotidien corps et âme au mieux-être des enfants et de leur famille, c’est extrêmement frustrant de terminer notre journée de travail avec le sentiment qu’on n’a pas donné tout ce qu’on pouvait, du aux surcharges de travail et au manque de personnel, explique la présidente du Syndicat des technicien-nes et professionnel-les de la santé et services sociaux du Québec (STEPSQ-FP–CSN), Évelyne Crépeau.

              « Ce que le personnel vit à Sainte-Justine est vécu un peu partout au Québec, rappelle la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault. Le problème de rareté de main-d’œuvre touche tous les secteurs d’activité. Pour remettre notre réseau public sur les rails, il faudra impérativement valoriser davantage les emplois pour les rendre plus attrayants pour la relève, améliorer l’organisation du travail et favoriser la conciliation famille-travail. Pour la CSN, c’est une priorité! »

              À propos de la CSN 

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et la Fédération des professionnèles (FP–CSN) regroupent plus de 110 000 travailleuses et travailleurs du réseau public de santé et de services sociaux dont l’ensemble des plus de 4500 salarié-es du CHU Sainte-Justine.

               

              Rejet des offres patronales et mandat de grève

              Après plus de 7 mois de négociations conclus par une proposition finale de l’employeur, les membres du syndicat des travailleuses et travailleurs d’Aux VivresCSN se sont rassemblés en assemblée générale, mardi le 22 mai, afin de débattre de cette proposition et de se doter d’un mandat de grève à exercer au moment jugé opportun.

              Avec un taux de participation record des membres, l’assemblée a rejeté l’offre patronale jugée décevante et s’est dotée d’un mandat de grève à l’unanimité. « Le message que nos membres lancent à l’employeur par ces deux résultats est sans équivoque. Nous devons retourner à la table de négociation afin de conclure une première convention collective à la hauteur de nos attentes » Érika Plante-Jean, présidente du STT d’Aux VivresCSN.

              Le comité exécutif du syndicat a donc le mandat d’inviter ses membres à participer massivement aux moyens de pressions et au calendrier de grève qui sera annoncé prochainement. Il est temps que l’employeur réponde à l’insatisfaction générale.

              À noter que le STT d’Aux VivresCSN a été accrédité en mai 2017 afin de représenter l’ensemble des travailleuses et travailleurs, à l’exception du personnel administratif, du restaurant situé rue Saint-Laurent à Montréal. Les principales revendications sont d’obtenir de meilleures conditions, tant au niveau du salaire que des conditions de vie au travail et à l’extérieur de celui-ci. « À la Fédération du CommerceCSN, nous travaillons activement avec les syndicats qui désirent améliorer leurs conditions de travail. Il est plus que temps qu’une première convention collective soit négociée et conclue rapidement avec ces travailleuses et travailleurs. » Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du Commerce (FCCSN).

              « Aux Vivres est un leader dans la restauration végane dans la région, qui se donne comme mission d’encourager une alimentation saine et qui se targue d’être respectueux tant au plan de l’environnement que dans ses relations avec les producteurs agricoles qui le fournissent. C’est du moins ce qu’il met de l’avant auprès de sa clientèle. C’est justement ce que veulent les travailleuses et les travailleurs : se faire respecter ! Et ça, ça passe entre autres par une bonne convention collective! » Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMMCSN).

              À propos
              Le STT d’Aux Vivres (FCCSN ) représente près de 70 travailleuses et travailleurs du restaurant rue St-Laurent, travaillant tant aux différents postes en cuisines qu’au service à la clientèle.

              Vote à 91 % en faveur du recours à la grève générale illimitée

              Environ 1350 travailleuses ont déclenché ce matin une quatrième journée de grève pour dénoncer la lenteur des négociations et les nombreux reculs souhaités par l’Association patronale des CPE de Montréal-Laval et les directions de 57 CPE. Elles ont profité de cette journée pour se réunir en assemblée générale extraordinaire afin de prendre connaissance des derniers développements à la table des négociations et pour voter à 91% un mandat de grève générale illimitée à être exercée au moment jugé opportun.

              « Malgré des débrayages les 30 octobre, 18 et 19 avril derniers, explique Nathalie Fontaine, vice-présidente à la négociation du Syndicat des travailleuses des CPE de Montréal et Laval–CSN, le recours à la grève d’aujourd’hui est devenu nécessaire pour se faire respecter par cette association patronale, qui ne veut surtout pas reconnaître notre savoir-faire. Dans les faits, les seuls retours de l’APCPE à la table de négociation sont souvent situés en dessous du statu quo. Il est plus que temps que les employeurs et les conseils d’administration des CPE concernés changent leur mandat afin que nous arrivions à un règlement satisfaisant très rapidement. »

              Après 30 séances de négociation depuis octobre, la partie patronale tente toujours d’imposer ses vues et des reculs majeurs sur les questions d’organisation du travail, dont les horaires de travail, la liste de rappel et l’application de l’ancienneté. « Ce sont des aspects fort importants pour nos travailleuses, car c’est leur quotidien qui risque d’être affecté. Les employeurs veulent leur enlever des droits pour imposer leur seule vision patronale, ce qui est inacceptable pour nous », ajoute la vice-présidente du syndicat.

              Pour Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN : « Il est invraisemblable de voir une association patronale mépriser de la sorte ces femmes qui se dévouent corps et âme depuis des années auprès des enfants, en leur demandant de sacrifier leur environnement et leurs conditions de travail. Nous allons continuer à les appuyer pour qu’elles obtiennent ce que plus de 9000 autres travailleuses de CPE membres de la CSN ont obtenu : une entente respectueuse et conforme à leurs attentes. »

              Rappelons que les CPE membres de l’APCPE et de l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE) dont elle fait partie se sont retirés du processus de négociation nationale en quittant la table, à l’hiver 2016. Le 6 novembre dernier, une entente nationale est intervenue avec le gouvernement et plusieurs associations patronales, ce qui a permis de clore la négociation de clauses d’ordre pécuniaire et non pécuniaire. Outre ces travailleuses en CPE de Montréal et de Laval, pas moins de 600 autres collègues des CPE de l’Estrie et du Cœur du Québec font face aux mêmes obstacles dressés par l’APNCPE.

              À propos des CPE et de la CSN

              Le Syndicat des travailleuses des CPE de Montréal et Laval–CSN, représente près de 2500 travailleuses dans 107 CPE, totalisant 157 installations, dont 86 installations sont fermées en raison de la grève d’aujourd’hui. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, qui regroupe quelque 11 000 travailleuses en CPE, de même qu’au Conseil central du Montréal métropolitain, qui compte près de 100 000 membres dans la région. Pour sa part, la CSN compte plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans douze autres conseils centraux au Québec.

              La CSDM fait le choix de maintenir la surcharge de travail

              Dans le cadre du dépôt du plan d’effectifs 2018-2019 de la Commission scolaire de Montréal, les cinq syndicats formant l’Intersyndicale CSDM joignent leurs voix afin de dénoncer la surcharge toujours imposée par leur employeur.

              « Malgré des ajouts de près de 32,64 postes d’ouvriers d’entretien au total, nous sommes loin d’un retour à la normale sur le terrain, de souligner Rémi Desrosiers, président du Syndicat national des employées et employés de la Commission scolaire de Montréal (CSN). L’ajout de seulement cinq postes chez les ouvriers spécialisés nous indique clairement que la CSDM entend bien favoriser davantage de recours à la sous-traitance puisqu’au même moment, la direction embauche plusieurs cadres responsables des budgets d’entretien des bâtiments, sans avoir la main-d’œuvre en interne pour réaliser les travaux. Après des coupes d’environ 15 % des postes des ouvriers spécialisés tout au long de l’application des politiques d’austérité, ces cinq nouveaux affichages ne règleront pas la surcharge vécue au jour le jour. »

              « Même si nos membres font face à un statu quo de nos effectifs, nous devons assumer encore des années de compressions et de réduction de ceux-ci. Le manque de travailleurs sur nos listes de rappel fait en sorte que dans certains établissements, lorsqu’il y a des absences, nous avons des périodes de plusieurs jours sans aucun entretien ménager, de déclarer Gilbert Ducharme, président de l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM–CSN). La dynamique malsaine imposée par la CSDM dans les relations de travail ne favorise pas la rétention des employé-es. La judiciarisation sert désormais de base à des attaques constantes contre les salarié-es de la CSDM. »

              « Au total, la CSDM ajoute 27,33 postes dans le secteur administratif alors que nous en aurions besoin de 144,85 pour revenir à la hauteur des effectifs de 2010. C’est au sein de ces corps d’emploi — les secrétaires, les secrétaires d’écoles et de gestion, les agents de bureau de classe I, II et principale, et de techniciennes en administration — que l’on retrouve un des plus hauts taux d’épuisement et de détresse psychologique. Selon la fédération des commissions scolaires du Québec, en 2016-2017, 44 % de l’absentéisme est lié à la santé mentale à la CSDM. L’employeur doit impérativement prendre la juste mesure de ces données alarmantes qui démontrent, sans l’ombre d’un doute, que notre employeur se moque complètement de la santé des travailleuses et des travailleurs de la CSDM », de marteler Michel Picard, président de l’Association professionnelle du personnel administratif (CSN).

              « Avec l’application de la Loi 105, le gouvernement néolibéral de Philippe Couillard a gagné son pari d’abolir les commissions scolaires en accordant les budgets directement à chaque établissement. Ce qui apparait clairement, c’est que la subsidiarité fera disparaître la CSDM qui ne deviendra qu’une coquille vide puisqu’elle ne servira qu’à émettre des chèques. Le jour où les quelque 200 établissements de la CSDM gèreront 200 comités de relations de travail, 200 services de ressources humaines et 200 services de paie, les élèves seront-ils mieux servis? En plein “réinvestissement” gouvernemental, le plan d’effectifs, s’il présente de beaux affichages de postes pour certains titres d’emplois, il en va tout autrement pour les psychologues, pour les conseillers en formation scolaire et pour les conseillers en orientation. Comment cela peut-il être possible? Comment la CSDM peut-elle vraiment abolir des postes de psychologues? Est-ce une question de subsidiarité ? Est-ce une volonté de certaines directions d’écoles et de centres, qui prennent de plus en plus de place dans les décisions, au détriment du centre administratif? Pendant ce temps, la CSDM traite ses salarié-es avec peu de respect et travaille main dans la main avec des firmes de comptables qui ne cherchent qu’à bénéficier des fonds publics voués à nos écoles », de poursuivre Michel Mayrand, président du Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal (CSQ).

              « Même si ce plan d’effectifs ne touche pas directement les professeur-es, nous en ressentons toujours les effets. Dans le cadre d’une démarche paritaire de collecte des besoins étendue à toutes les écoles, le syndicat réclame et la CSDM reconnait que, pour répondre aux besoins des élèves HDAA, il nous faudrait combler environ 300 postes d’enseignantes-orthopédagogues, de TES, de psychoéducateurs, d’orthophonistes et de psychologues. Sans ces professionnels en soutien, ce sont les professeurs qui doivent faire face à des élèves qui méritent déjà toute notre attention. Entre autres, la pression qui en résulte devient trop souvent insupportable pour les professeur-es, ce qui ne favorise en rien l’attraction et la rétention des professeurs. Dans un contexte d’intégration massive d’ÉHDAA, nous nous retrouvons de plus en plus confrontés à des enjeux de violence et de sécurité quand les services ne sont pas au rendez-vous », de conclure Catherine Renaud, présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal.

              À propos

              L’Intersyndicale CSDM regroupe 16 000 membres du Syndicat national des employées et employés de la Commission scolaire de Montréal (CSN), de l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM–CSN), de l’Association professionnelle du personnel administratif (CSN), du Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal (CSQ) et de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal.

               

              Un pas dans la bonne direction, mais des questions demeurent

              Les syndicats de La Presse affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) accueillent favorablement la nouvelle structure organisationnelle proposée par La Presse et Power Corporation dans la mesure où celle-ci assurera l’indépendance de l’information et le maintien des emplois.

              La nouvelle structure soulève de nombreuses questions qui devront être abordées dans les prochains jours avec les syndicats.

              Cette nouvelle structure devra aussi assurer une plus grande transparence des finances, surtout dans la mesure où d’autres sources de financement viendront s’ajouter aux revenus de l’entreprise.

              « Une fiducie d’utilité sociale devrait compter une pratique de transparence économique et de gestion collaborative, sinon participative. Par conséquent, les employé-es veulent aussi avoir une place au nouveau conseil d’administration », souligne Charles Côté, président du Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse et porte-parole de l’intersyndicale CSN de La Presse.

              Les syndicats rappellent également qu’ils sont en négociation pour le renouvellement des conventions collectives et qu’ils ont fait des propositions qui contiennent des concessions importantes pour assurer l’avenir de La Presse. Après 28 mois de négociations, les représentants syndicaux espèrent pouvoir conclure rapidement une nouvelle entente.

              Rappelons qu’avec l’appui de la Fédération nationale des communications (FNC–CSN), les syndicats de La Presse affiliés à la CSN ont travaillé ces derniers mois à faire reconnaitre l’importance de l’information et de la liberté de la presse dans notre société.

              « Les efforts de la FNC–CSN ont mené à des programmes provinciaux d’aide aux médias qui totalisent plus de 100 millions de dollars. Le gouvernement fédéral a aussi démontré une ouverture à soutenir la presse écrite imprimée ou numérique à la condition que le financement public soit octroyé à des organisations à but non lucratif », précise Pascale St-Onge, présidente de la FNC–CSN.

              La FNC a toujours soutenu que l’information doit être traitée comme un bien d’utilité publique et que les gouvernements devaient agir en ce sens.

              Les syndicats saluent l’importante contribution de Power Corporation et de la famille Desmarais aux succès de La Presse depuis plus de 50 ans.

              « Nous avons toujours pu faire notre travail en toute indépendance et nous remercions les Desmarais d’avoir respecté le travail des journalistes pendant toutes ces années. La nouvelle structure devra continuer de préserver cette indépendance journalistique », conclut monsieur Côté.

              Les syndicats de La Presse et de Nuglif affiliés à la FNC–CSN regroupent près de 240 employé-es de la rédaction, des services administratifs et des services informatiques.

              La FNC–CSN regroupe des syndicats autonomes de salarié-es ainsi que des travailleuses et des travailleurs contractuels de l’industrie des communications et de la culture. Ce regroupement permet aux quelque 6000 membres regroupés dans 88 syndicats de se donner des outils pour assurer leur représentation, pour négocier des ententes collectives de travail qui assurent le respect de leurs droits et de leur indépendance journalistique. Dans une perspective du droit public à l’information, la fédération défend également les libertés de presse et d’expression.

              Sources :

              Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (STIP – FNC–CSN)

              Syndicat des travailleuses et travailleurs du centre informatique de La Presse (STTCILP – FNC–CSN)

              Syndicat des employés de bureau de journaux (SEBJ – FNC–CSN)

              Six jours de grève d’heures supplémentaires pour les employé-es des services d’entretien

              Face aux demandes de reculs importants souhaités par la Société de transport de Montréal (STM) dans le cadre du renouvellement de la convention collective, les membres du Syndicat du transport de Montréal–CSN augmenteront la pression en lançant une grève d’heures supplémentaires. Pour six jours consécutifs, du 7 mai 2018 à minuit au 12 mai 2018 à minuit, les travailleuses et les travailleurs des services d’entretien de la STM n’effectueront aucune heure supplémentaire, n’accepteront aucune demande de cumul d’heures (heures de travail reportées) et refuseront les changements temporaires de poste, et ce, en fonction d’un horaire de travail préétabli selon les heures de pointe. En bref, pour six jours, il n’y aura aucune forme de travail en dehors des heures régulières prévues, sauf en cas d’urgence.

              « Ça n’a pas de bon sens de traiter les travailleuses et les travailleurs comme cela, s’insurge Gleason Frenette, président du syndicat. Les employés du transport en commun ont été attaqués de toutes parts depuis plusieurs années. En 2014, la loi 15 a été adoptée, ce qui a permis à notre employeur de renier les ententes dans les régimes de retraite. Ensuite, la loi 24 est entrée en vigueur à la fin de 2016, attaquant nos droits fondamentaux de négocier. Finalement, la STM a déposé ses demandes contenant plus d’une centaine de reculs en lien avec notre convention collective. Ça fait déjà un an qu’on est en discussion avec la partie patronale et après toutes ces séances de négociation, ils maintiennent des propositions qui viendraient changer totalement nos conditions de travail. Là, ça va faire, les membres sont écoeurés, on n’a plus le choix si on veut se faire respecter, c’est la grève. »

              « C’est une question de conditions de travail, oui, mais c’est avant tout une question de qualité de vie, poursuit Gleason Frenette, ça aura entre autres des impacts sur la conciliation famille-travail pour plusieurs de nos membres. Il faut rappeler que le problème a d’abord été causé par un gel d’embauche à la suite des coupes budgétaires de la ville de Montréal. La STM a trouvé comme solution d’augmenter l’offre d’heures supplémentaires. Évidemment, au syndicat, on ne souhaite jamais ça. Nous, on le dit depuis longtemps, le problème, c’est qu’il manque de monde. L’embauche est la solution logique afin d’améliorer l’expérience client que nous voulons tous. »

              « La négociation, ça se joue à deux, lance Denis Marcoux, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). À beaucoup d’égards, la STM a des demandes incompatibles avec celles du syndicat. La “souplesse” qu’elle exige n’est qu’un synonyme de détérioration des conditions de travail pour nos membres et on ne peut pas laisser passer ça. »

              « Il ne faut pas oublier que ce sont des milliers de bons emplois dans la région de Montréal dont il est question ici, ajoute Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). C’est un message très négatif que la STM envoie aux Montréalaises et aux Montréalais en ne reconnaissant pas à sa juste valeur le travail de ses employé-es de services d’entretien qui travaillent fort pour offrir un bon service à la population. »

              « Comment voulez-vous que les membres du syndicat acceptent des ouvertures à la sous-traitance ou au recours aux agences? Ça serait complètement irresponsable de la part du syndicat d’aller dans cette direction. La CSN est derrière toutes les travailleuses et tous les travailleurs des services d’entretien de la STM et nous appuierons leur lutte », conclut Véronique De Sève, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux.

              Le syndicat confirme que la négociation se poursuit, mais insiste sur l’importance de trouver des solutions qui répondront aux attentes des deux parties.

              Les travailleuses et travailleurs apaisés par l’annonce de la vente de plusieurs publications de TC Media

              Le Syndicat de l’information de Transcontinental (SIT–CSN), la Fédération nationale des communications (FNC–CSN) et le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) sont rassurés par l’annonce de la vente de plusieurs publications TC Media de Montréal à la société canadienne présidée par Michael Raffoul.

              « TC Media avait annoncé il y a plusieurs mois déjà son intention de vendre ces publications, explique Pascale St-Onge, présidente de la FNC–CSN. Les travailleuses et les travailleurs de ces nombreux journaux vivaient donc dans un climat d’incertitude depuis tout ce temps, ne sachant pas ce qu’il adviendrait de leurs emplois. Aujourd’hui, les craintes sont calmées par l’annonce de la vente et la volonté exprimée par l’acheteur de poursuivre les activités normales des publications ».

              « Nous nous réjouissons que tous les emplois soient conservés, poursuit Joanna Pellus, présidente du SIT–CSN.  Nous attendons maintenant de rencontrer l’employeur afin de connaître plus amplement ses projets.  Nous en profitons aussi pour rappeler que les médias écrits ont besoin d’être soutenus par les gouvernements pour survivre et amorcer un virage numérique ».

              « C’est une bonne nouvelle aujourd’hui pour les travailleuses et les travailleurs des médias écrits de la région de Montréal.  Ces publications de quartier bien ancrées chez la population sont une source d’information importante pour des milliers de Montréalaises et de Montréalais.  Nous souhaitons que les discussions à venir entre le syndicat et le nouvel employeur soient fructueuses », conclut Dominique Daigneault, présidente du CCMM–CSN.

              La marche du 1er mai en photos

              Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Montréal samedi après-midi dans le cadre de la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs.

              Parmi les revendications de la marche : un réinvestissement dans les services publics et les programmes sociaux et la mise en place de mesures concrètes pour mettre fin aux surcharges de travail, la conciliation travail-famille-études, l’augmentation du salaire minimum à 15 $ l’heure, la lutte contre les paradis fiscaux, ainsi que la transition juste.

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              Les travailleuses et travailleurs envoient un message clair aux politiciens en vue des prochaines élections

              Dans le cadre de la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs, sous le thème Prendre le parti des travailleurs et travailleuses, des milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Montréal aujourd’hui pour porter la parole des travailleuses et des travailleurs et faire entendre leurs revendications. Celles-ci portent sur le réinvestissement dans les services publics et les programmes sociaux et la mise en place de mesures concrètes pour mettre fin aux surcharges de travail, la conciliation travail-famille-études, l’augmentation du salaire minimum à 15 $ l’heure, la lutte contre les paradis fiscaux, ainsi que la transition juste.

              Réinvestissement dans les services publics et les programmes sociaux et mise en place de mesures concrètes pour mettre fin aux surcharges de travail
              La population québécoise est en droit de recevoir des services publics de qualité et mérite un véritable accès aux programmes sociaux. Pour ce faire, les travailleuses et travailleurs offrant ces services doivent pouvoir le faire dans des conditions de travail décentes. Les personnes militantes prenant part à la manifestation ont dénoncé ces conditions de travail et les surcharges de travail qui y sont associées, résultat du sous-financement chronique, des multiples réformes et des récentes mesures d’austérité. Ils ont souligné l’urgence de réinvestir massivement dans les services publics et les programmes sociaux et de mettre en place des mesures concrètes pour rehausser les conditions de travail et amenuiser la charge de travail des travailleuses et travailleurs. Une condition essentielle à des services plus accessibles qui répondent mieux aux besoins de la population.

              Il faut d’ailleurs rappeler que les femmes occupant près des trois quarts des emplois relevant de l’État, elles ont été plus durement frappées que les hommes par les mesures d’austérité des dernières années.

              Conciliation travail-famille-études
              La conciliation travail-famille-études est un réel enjeu pour les travailleuses et travailleurs. Les personnes militantes ont ainsi demandé au futur gouvernement de reconnaître cette réalité : les sphères du travail, de la famille et des études comportent leurs lots d’exigences et de réalités. Ainsi, les travailleuses et travailleurs doivent connaître leur horaire de travail à l’avance ou encore avoir la possibilité de refuser de faire des heures supplémentaires. Ils doivent, de plus, disposer de réelles périodes de pause ou encore obtenir des congés payés en cas de maladie ou de responsabilités familiales.

              Salaire minimum à 15 $ l’heure
              Les personnes manifestantes ont également demandé au futur gouvernement de se positionner pour une société plus juste et équitable en instaurant une mesure concrète, soit celle de hausser le salaire minimum à 15 $ l’heure. En effet, des milliers de travailleuses et travailleurs peinent à joindre les deux bouts et gagneraient grandement à obtenir un salaire décent.

              Lutte contre les paradis fiscaux
              Annuellement, le gouvernement ferme les yeux sur l’existence des paradis fiscaux et se prive ainsi de revenus substantiels. Les personnes manifestantes ont exigé du futur gouvernement de mettre en place des moyens concrets afin d’éradiquer l’évitement fiscal des plus riches et des grandes entreprises. Les sommes récupérées serviraient ainsi à financer les besoins criants des services aux citoyennes et citoyens.

              Transition juste
              Le futur gouvernement devra financer le virage incontournable vers une économie plus verte, fondée sur des énergies renouvelables et un modèle de développement durable. Toutefois, ce virage entraînera nécessairement une restructuration majeure de l’économie et du marché du travail. Les militantes et militants ont voulu sensibiliser le futur gouvernement à faire cette transition de manière juste et à accompagner les travailleuses et travailleurs pour mettre en place les mesures d’adaptation au marché du travail.

              Les personnes manifestantes ont également offert leur soutien à toutes les travailleuses et à tous les travailleurs en conflit de travail. Aussi, elles se sont associées au Jour commémoratif des personnes décédées ou blessées au travail. En effet, plusieurs arboraient un ruban noir pour l’occasion et toutes et tous ont observé une minute de silence.

              À propos
              Les groupes organisateurs sont : CSD, CSN, CSQ, FTQ, APTS, FAE, FIQ, SFPQ, SPGQ, Alternatives, ATTAC-Québec, Au bas de l’échelle, AVEQ, Coalition Mains rouges, CTI, Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec, FECQ, MASSE, MEPAAQ, Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles, UEQ

              La FNEEQ–CSN devant les tribunaux

              La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) salue la décision de la ministre de l’Enseignement supérieur, madame Hélène David, de confier à son ministère le mandat d’effectuer des vérifications auprès de l’Institut MATCI Montréal. La FNEEQCSN tient cependant à rappeler qu’elle dénonce sur toutes les tribunes la situation à l’Université TÉLUQ depuis plusieurs mois malgré les tentatives d’obstruction et les mises en demeure de l’université.

              Ce matin, la FNEEQCSN a déposé une requête demandant l’émission d’une injonction provisoire et permanente à l’encontre de MATCI Montréal. La fédération prétend que l’entente TÉLUQ-MATCI est illégale en fonction de la Loi sur les établissements d’enseignement de niveau universitaire, la Loi sur l’Université du Québec et les règlements de l’UQ.

              Pour la FNEEQCSN, le partenariat TÉLUQ-MATCI pourrait avoir des implications importantes sur la valeur des diplômes universitaires et l’avenir de l’enseignement supérieur au Québec. «Nous représentons des milliers d’enseignantes et d’enseignants des universités québécoises et nos membres sont très inquiets de ce dangereux précédent. Ce nouveau modèle d’affaires et l’arrivée du eCampus pourraient avoir des incidences importantes sur la qualité de l’enseignement dans leur établissement. Nous avons pris l’engagement envers eux d’empêcher ce virage vers la sous-traitance, la précarisation et la désyndicalisation des emplois et c’est ce que nous faisons,» souligne Jean Murdock, président de la FNEEQCSN.

              Devant l’attitude de la direction de l’Université TÉLUQ et afin de préserver la place des tuteurs et des tutrices au sein de cette importante composante du réseau de l’Université du Québec, la FNEEQCSN et le Syndicat des tuteurs et des tutrices de la Télé-Université (STTTU) ont dû déposer plusieurs recours légaux. Ils entendent d’ailleurs démontrer devant les tribunaux que l’université a négocié de mauvaise foi et violé plusieurs dispositions du Code du travail.

              «Il est grand temps de faire la lumière sur ce partenariat,» souligne monsieur Murdock. «Nous avons déjà demandé sans succès l’intervention de la ministre. Espérons que le mandat ministériel ne servira pas simplement à occulter le problème,» précise-t-il.

              Il reste du chemin à faire pour que le REM soit un véritable projet de transport collectif

              Pour la CSN, le Réseau express métropolitain (REM), tel qu’on le comprend au fil des annonces récentes, soulève de nombreux questionnements quant à ses objectifs d’offrir des infrastructures de transport efficaces et améliorées. À la lumière des sommes colossales qui y sont investies, des changements importants au mode d’exploitation devront être sérieusement étudiés, car, dans sa forme actuelle, le REM ne répond pas adéquatement aux besoins de la population, en plus de nuire à la consolidation et aux services de transport publics déjà existants.

               Pour la CSN, confier la gestion et l’entretien à l’entreprise privée d’un réseau structurant de transport collectif comme le REM est une mauvaise décision qui coûtera cher aux Québécoises et aux Québécois. Non seulement devrons-nous payer une marge de profit à l’exploitant par des tarifs et des redevances, mais les municipalités et les sociétés publiques de transport devront arrimer leurs orientations en transport collectif à la nécessité de protéger le marché de ce nouveau concurrent.

              « On ne comprend pas pourquoi le gouvernement choisit de tout confier au secteur privé, déplore le président de la Fédération des employé-es de services publics (FEESP–CSN), Denis Marcoux. Toute l’expertise en entretien des installations et du matériel roulant existe déjà dans les sociétés publiques de transport. Les employé-es d’entretien de la STM sont reconnus mondialement comme les meilleurs dans leur domaine. Créer un concurrent privé, qui se voit garantit un quasi-monopole, financé en majeure partie par des fonds publics, ça ne fait aucun sens ».

              « Montréal a un criant besoin d’investissement en infrastructures de transport collectif, c’est évident, poursuit le trésorier de la Confédération des syndicats nationaux, Pierre Patry. Mais le REM semble avoir été conçu d’abord et avant tout comme un outil d’enrichissement pour la Caisse de dépôt et non pas comme une réponse aux besoins réels en transports en commun. Le REM devrait suivre les mêmes processus que tous les autres projets en transport collectif, y compris les évaluations environnementales et il devrait être placé sous la gouverne de l’Autorité régionale de transport métropolitain afin que la recherche du bien commun prime sur les considérations de nature commerciale ».

              Pour la CSN, ramener le REM dans le giron du secteur public permettrait de corriger ses pires lacunes, par exemple l’intégration insatisfaisante aux autres réseaux de transports. Le REM pourrait ainsi s’appuyer sur l’expertise développée dans les sociétés publiques de transport pour se développer au lieu de devoir reconstruire de A à Z une structure de gestion et d’entretien qui existe déjà en bonne partie.

              Mobilité durable
              « Le gouvernement vient d’annoncer une nouvelle politique en mobilité durable. Son objectif est de diminuer le temps de transport pour les utilisateurs et les utilisatrices du transport en commun. Le REM va complètement à contresens, souligne Pierre Patry. Le choix des zones desservies a été fait en fonction des profits potentiels de développements immobiliers autour des stations et non en fonction des besoins de déplacement de la population. Pire encore, certains verront leur trajet allongé ou détourné afin de les forcer à prendre une correspondance pour atteindre le centre-ville par le REM. Il y a donc beaucoup de place à l’amélioration ! »

              À propos
              La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) regroupe 425 syndicats représentant plus de 60 000 syndiqué-es travaillant dans les secteurs public et parapublic. Elle est une des huit fédérations professionnelles composant la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui compte plus de 300 000 membres venant de tous les secteurs d’activité.

              Cinq syndicats de Montréal et Laval se dotent de mandats de grève

              Réunis en assemblée générale hier soir, trois syndicats membres du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) se sont prononcés hier soir en faveur de la grève nationale.

              « Nous sommes très heureux du résultat de ces votes qui affichent, encore une fois, toute la détermination des conductrices et des conducteurs de véhicule scolaire. Les syndicats des travailleuses et travailleurs des Autobus Duplessis – CSN, le STT des Autobus La Montréalaise – CSN, le STT des Autobus La Montréalaise – CSN (Division Montréal) ont tous votés à 87%, 96% et 100% pour la grève nationale, de déclarer Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN. Ces salarié-es sont déterminés à obtenir de meilleures conditions de travail et pour se faire entendre, elles et ils ont décidé d’unir leurs forces à travers le Québec afin de faire pression sur le gouvernement pour obtenir finalement des conditions de travail décentes ». Ces votes s’ajoutent à ceux pris la semaine dernière dans la région par le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco-CSN et par le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Idéal – CSN.

              « Depuis trop longtemps, les conductrices et les conducteurs de véhicule scolaire touchent un revenu qui ne permet pas une juste reconnaissance de toutes les compétences qu’exigent leurs fonctions. Voilà pourquoi ces syndicats revendiquent des enveloppes supplémentaires, fermées et dédiées à l’amélioration de leurs conditions de travail. Tous les syndicats du STS se mobilisent actuellement et nous sommes fiers que ceux de Montréal et Laval y embarquent avec toute la détermination que nous leur connaissons », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain – CSN.

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Duplessis regroupe 81 conductrices et conducteurs, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Montréalaise – CSN rassemble 43 conductrices et conducteurs, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus la Montréalaise – CSN (division Montréal) compte 16 conductrices et conducteurs, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco – CSN regroupe 330 conductrices et conducteurs et le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Idéal – CSN rassemble 135 conductrices et conducteurs. Ensemble, ces syndiqué-es transportent jour après jour près de 30 000 élèves dans la grande région métropolitaine.

              Les cinq syndicats sont affiliés au CCMM–CSN qui regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé répartis au sein de syndicats à Montréal, à Laval, au Nunavik et à la Baie-James. Ils sont également membres du STS qui regroupe plus de 3000 travailleuses et travailleurs dans 63 syndicats affiliés à la FEESP–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

              Les salarié-es votent 10 jours de grève supplémentaires

              Toujours en attente d’offres salariales satisfaisantes, les 210 répartiteurs, répartitrices et employé-es de bureau du centre d’appels d’Urgences-santé ont voté, hier, à scrutin secret, en faveur de 10 journées de grève supplémentaires à utiliser au moment opportun. Ils ont fait grève durant quelques jours à quatre reprises depuis décembre 2017. Leur convention collective étant échue depuis le 31 mars 2015, ils réclament notamment la parité de traitement avec leurs collègues paramédics et employé-es de soutien d’Urgences-santé, ainsi qu’avec les 500 000 employé-es de l’État.

              Trois ans sans convention, ça suffit
              « On demande simplement à notre employeur et au Conseil du trésor la parité des conditions de travail avec les autres travailleuses et travailleurs du secteur préhospitalier. Nous ne comprenons pas à quel jeu notre employeur joue en nous refusant les mêmes conditions que celles qui ont été octroyées à l’ensemble du secteur public », déplore Martin Joly, président du Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN), affilié à la FSSS–CSN. »

              Plus d’une quarantaine de séances de négociation ont eu lieu jusqu’à maintenant, dont vingt devant une conciliatrice du ministère du Travail. Les négociations achoppent notamment sur les hausses de salaire, l’évaluation des titres d’emploi, la majoration de certaines primes pourtant consentie aux employé-es du secteur de la santé et des services sociaux et l’octroi de primes pour les ouvriers spécialisés.

              « Ces employés sont clairement sous-payés comparativement à d’autres catégories d’emploi du réseau, en plus de subir les impacts du manque flagrant d’effectifs, dont les surcharges de travail, les heures supplémentaires et le stress permanent, ajoute Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Si le Conseil du trésor a été capable de verser plusieurs centaines de millions de dollars aux médecins spécialistes, il devrait être en mesure de considérer ces 210 travailleurs et travailleuses. »

              Pour Manon Perron, secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) : « À l’aube des élections provinciales, le gouvernement et le Conseil du trésor feraient bien d’écouter les doléances et surtout de répondre favorablement aux demandes des employé-es d’Urgences-santé qui vivent chaque jour des conditions de stress inimaginables qui menace autant leur santé que leur bien-être. Nous allons les soutenir jusqu’à la toute fin. »

              Grève de 1350 travailleuses CPE les 18 et 19 avril

              Devant la lenteur extrême des négociations et les nombreux reculs que cherche à imposer l’Association patronale des CPE (APCPE) représentant les directions de 61 CPE à Montréal et à Laval, 1350 travailleuses ont décidé de déclencher une grève de deux jours, les 18 et 19 avril. Pour marquer leur ras-le-bol face aux demandes patronales, dont certaines sont qualifiées de « méprisantes », ces travailleuses ont manifesté aujourd’hui à Montréal pour réclamer l’accélération des pourparlers dans le but de conclure rapidement leurs conventions collectives, échues depuis le 31 mars 2015.

              « Nous n’avons jamais vécu une négociation aussi longue et ardue que celle qui a cours actuellement, déclare madame Carole Leroux, présidente du Syndicat des travailleuses des CPE de Montréal et Laval (STCPEML–CSN). Ces deux journées, prises sur une banque de cinq jours de grève, lancent un message clair à l’APCPE : nous voulons une entente à la hauteur de ce qui a été conclu dans plusieurs autres CPE que nous représentons à Montréal et Laval, mais aussi dans plus de 300 CPE FSSS–CSN au Québec. Ces travailleuses sont sans contrat de travail depuis plus de trois ans, c’est inacceptable! Il faut des avancées significatives. Et ça presse! »

              Rappelons que le 6 novembre dernier, une entente nationale est intervenue entre le gouvernement et plusieurs associations patronales sur plusieurs matières, dont les salaires, le régime de retraite, l’assurance collective, les ratios éducatrice/enfants, la planification pédagogique, les congés. Or, l’Association patronale nationale des CPE, à laquelle l’APCPE est affiliée, s’est retirée de la table nationale en février 2016 pour tenter de régionaliser le processus et les matières de négociation. Depuis, le syndicat constate que les négociations sont devenues très ardues.

              « On s’enfarge littéralement dans des virgules et dans des détails qui n’en finissent plus depuis des semaines, lance Nathalie Fontaine, vice-présidente de la négociation du syndicat. De plus, les demandes de reculs dans nos conditions de travail sont tellement importantes que nous ne voyons pas de lueur en vue d’une entente possible à court et même à moyen terme, à moins que la partie patronale revoie ses demandes de reculs à la baisse et qu’il démontre du respect envers les travailleuses. On espère bien qu’avec cette pression de nos membres, l’APCPE va enfin comprendre qu’on n’acceptera jamais leurs reculs et qu’il est temps de régler. »

              Après plus d’une vingtaine de séances qui ont débuté à l’automne dernier, les enjeux portent notamment sur les questions d’organisation du travail, dont les horaires de travail, la liste de rappel, le rôle et le travail d’équipe, l’application de l’ancienneté, de même que la transparence des états financiers : tous des éléments qui ne coûtent rien aux employeurs.

              « Les directions des CPE membres de l’APCPE doivent se rendre à l’évidence : il n’est surtout pas question pour ces travailleuses d’accepter une entente qui ne satisfait pas nos membres, affirme pour sa part Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). La patience a ses limites. L’APCPE doit dès maintenant saisir la balle au bond. »

              Pour Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain : « Il est invraisemblable de voir une association patronale mépriser des femmes qui se dévouent corps et âme depuis des années auprès des enfants, en leur demandant de sacrifier leur environnement et leurs conditions de travail. Au Conseil central du Montréal métropolitain, nous allons continuer à les appuyer pour qu’elles obtiennent ce que plus de 9000 autres travailleuses de CPE membres de la CSN ont obtenu : une entente respectueuse et conforme à leurs attentes. »

              À propos des CPE et de la CSN
              Le Syndicat des travailleuses des CPE de Montréal et Laval–CSN, représente près de 2500 travailleuses. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, qui regroupe quelque 11 000 travailleuses en CPE, de même qu’au Conseil central du Montréal métropolitain, qui compte près de 100 000 membres dans la région. Pour sa part, la CSN compte plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

              Grande marche pour l’avenir du CHU Sainte-Justine

              La Coalition pour l’avenir du CHU Sainte-Justine a officiellement annoncé aujourd’hui la tenue, le dimanche 6 mai prochain, d’une Grande marche pour l’avenir du CHU Sainte-Justine.

              Le président du Comité vigilance-mobilisation du CMDP CHU Sainte-Justine et chirurgien pédiatrique spécialisé en greffe hépatique, Dr Michel Lallier, a présenté le thème de l’événement qui se tiendra sous la signature : « Affaiblir Sainte-Justine : JAMAIS ! »

              « La population est invitée à se joindre à la marche qui vise à livrer au gouvernement le message que nous n’acceptons pas l’affaiblissement du CHU Sainte-Justine et la perte de ses grands leviers décisionnels propres, et que les efforts pour que cette décision soit révisée se poursuivront sans relâche », a déclaré Dr Lallier.

              Les marcheurs sont invités à se rassembler à compter de 11 h à l’angle des rues Édouard-Montpetit et Vincent-d’Indy (station de métro Édouard-Montpetit – ligne bleue). La marche s’ébranlera à 11 h 30 et parcourra une distance d’environ 1 km pour se terminer devant le CHU Sainte-Justine, situé au 3175, chemin de la Côte-Sainte-Catherine. Sur place, diverses personnalités prendront la parole. La fin de l’événement est prévue vers 13 h.

              La marche se veut un événement familial ouvert à tous. Les marcheurs qui souhaitent recevoir les dernières nouvelles sur la Grande marche peuvent se préinscrire à l’adresse (www.inscription-facile.com/6mai).

              À propos de la Coalition pour l’avenir du CHU Sainte-Justine

              Les voix de la CSQ, de la FTQ, de MQRP, de Mme Françoise David et des retraités du CHU Sainte-Justine se sont ajoutées à celles de toute la communauté de l’institution (personnel, infirmières, infirmières auxiliaires, professionnels et médecins), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), des trois syndicats locaux (CSN), de 12 associations de parents d’enfants malades ou handicapés, de l’Association des pédiatres du Québec et de personnalités comme Mme Marguerite Blais, ex-ministre responsable des Aînés, et M. Claude Castonguay, ex-ministre de la Santé et des Services sociaux.

              À ce jour, les trois partis d’opposition à l’Assemblée nationale ont pris l’engagement de rétablir la gouvernance propre au CHU Sainte-Justine. Pour sa part, l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques (IGOPP) a publié un texte à ce sujet dans l’édition du quotidien Le Devoir du 16 octobre 2016.

              Le CHU Sainte-Justine a vu les éléments cardinaux de sa gouvernance (son conseil d’administration et sa direction générale) fusionnés avec ceux du CHUM en vertu d’un décret adopté sans consultation et daté du 2 septembre 2015.

              Trois importantes organisations québécoises se joignent à la coalition

              La Coalition pour l’avenir du CHU Sainte-Justine (et contre le regroupement forcé avec le CHUM) a officiellement accueilli dans ses rangs aujourd’hui trois importantes organisations québécoises, à savoir la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et Médecins québécois pour le régime public (MQRP). Ce nouvel élargissement de la coalition témoigne de l’ampleur du mouvement et de la ferme volonté d’acteurs de tous les milieux de combattre jusqu’au bout l’affaiblissement du CHU Sainte-Justine.

              CSN, CSQ et FTQ

              Avec l’annonce d’aujourd’hui, les trois plus grandes centrales syndicales du Québec sont réunies au sein du mouvement. La CSN, qui représente tous les employés, infirmières, infirmières auxiliaires et professionnels syndiqués du CHU Sainte-Justine, avait annoncé son appui le 12 octobre 2017.

              « Il était incontournable pour la CSQ de se joindre à la coalition. En effet, devant l’ampleur et la gravité des enjeux, il s’avère nécessaire d’être solidaires pour préserver la pleine autonomie et l’indépendance de cette institution qu’est Sainte-Justine. C’est un modèle historique de mobilisation citoyenne et professionnelle pour la santé des enfants du Québec. Nous déplorons l’entêtement du ministre de la Santé dans ce dossier », soutient Mme Louise Chabot, présidente de la CSQ.

              « Le CHU Sainte-Justine est l’un des plus importants centres mère-enfant du pays et doit être considéré comme tel. Une fusion forcée avec le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) nous apparait illogique et contre-productive, Québec doit revoir sa décision », déclare le président de la FTQ, M. Daniel Boyer.

              Pour le vice-président de la CSN, M. Jean Lacharité, « il faut envoyer un message très fort au gouvernement, notamment à l’occasion de la grande marche du 6 mai prochain. Fusionner le CHU Sainte-Justine avec d’autres établissements est une grave erreur et ce sont les enfants du Québec et leurs familles qui en sortent perdants. L’ensemble du personnel du CHU Sainte-Justine est loin d’être seul à rejeter cette avenue. On le voit, le mouvement d’opposition prend de l’ampleur de jour en jour. La cause est juste. Pour assurer l’avenir du CHU Sainte-Justine, nous nous mobiliserons sans relâche ».

              Médecins québécois pour le régime public et Mme Françoise David

              « En fusionnant des établissements à vocation différente, on contribue à fragiliser l’élément le plus faible, ici la composante pédiatrique, et ce faisant, à affecter notre système  public, notamment en faisant décliner l’expertise et l’apport crucial des travailleurs locaux et des usagers de l’établissement », souligne pour sa part Dre Isabelle Leblanc, présidente de l’organisme Médecins québécois pour le régime public.

              La Coalition a par ailleurs annoncé avoir reçu l’appui de Mme Françoise David, ex-députée de Gouin. « Je crois que l’hôpital Sainte-Justine doit rester indépendant compte tenu de sa vocation particulière et de la volonté de tout son personnel et des parents », indique Mme David.

              Enfin, l’Association des employés retraités du CHU Sainte-Justine a également annoncé sa participation à la coalition. Elle était représentée par Mme Chistiane Pilon, présidente de l’association, infirmière et ex-directrice des soins infirmiers.

              À propos de la Coalition pour l’avenir du CHU Sainte-Justine

              Les voix de la CSQ, de la FTQ, de MQRP, de Mme Françoise David et des retraités du CHU Sainte-Justine se sont ajoutées à celles de toute la communauté de l’institution (personnel, infirmières, infirmières auxiliaires, profesionnels et médecins), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), des trois syndicats locaux (CSN), de 12 associations de parents d’enfants malades ou handicapés, de l’Association des pédiatres du Québec et de personnalités comme Mme Marguerite Blais, ex-ministre responsable des Aînés, M. Claude Castonguay, ex-ministre de la Santé et des Services sociaux.

              À ce jour, les trois partis d’opposition à l’Assemblée nationale ont pris l’engagement de rétablir la gouvernance propre au CHU Sainte-Justine. Pour sa part, l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques (IGOPP) a publié un texte à ce sujet dans l’édition du quotidien Le Devoir du 16 octobre 2016.

              Le CHU Sainte-Justine a vu les éléments cardinaux de sa gouvernance (son conseil d’administration et sa direction générale) fusionnés avec ceux du CHUM en vertu d’un décret adopté sans consultation et daté du 2 septembre 2015.

              Les syndicats de La Presse font une nouvelle proposition à l’employeur

              Les trois syndicats de La Presse affiliés à la Fédération nationale des communications–CSN ont adopté aujourd’hui une nouvelle proposition afin de relancer la négociation en vue du renouvellement de leurs conventions collectives qui sont échues depuis plus de 27 mois.

              La nouvelle proposition inclut des concessions importantes, notamment sur le plan salarial et sur le plan de la sécurité d’emploi. Les salarié-es ont procédé au vote sur cette nouvelle proposition et ont également adopté des moyens de pression, excluant la grève générale illimitée. Ces moyens de pression seront mis en œuvre au moment jugé opportun.

              Résultats des deux votes tenus à scrutin secret

              STIP STTCILP SEBJ
              Nouvelle proposition 94 % 100 % 100 %
              Moyens de pression 96 % 100 % 92 %

              Les syndicats sont conscients de la crise qui frappe le secteur de la presse écrite au Canada et ailleurs dans le monde. Cette situation dépasse la question des relations de travail. Elle découle de la domination de deux géants, Google et Facebook, sur le marché publicitaire, dans un contexte où les lois fiscales et celles sur les droits d’auteur sont désuètes.

              Les syndicats rappellent que leurs démarches auprès des gouvernements ont porté leurs fruits avec l’annonce par le gouvernement du Québec d’un programme d’aide aux transformations technologiques qui pourrait rapporter 7 millions de dollars par année à La Presse.

              Les pressions vont se poursuivre auprès du gouvernement fédéral afin qu’il prenne ses responsabilités, notamment pour rétablir l’équité fiscale et préserver la mission essentielle des salles de nouvelles partout au pays. Il en va de l’avenir de notre démocratie.

              « Les syndicats et l’employeur ont maintenant tous les éléments en main pour parvenir à une entente négociée qui assure la pérennité de La Presse pour les prochaines années », a affirmé Charles Côté, porte-parole des syndicats et président du Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse.

              Les syndicats de La Presse affiliés à la FNC–CSN regroupent près de 240 employé-es de la rédaction, des services administratifs et des services informatiques.

              La FNC–CSN regroupe des syndicats autonomes de salarié-es ainsi que des travailleuses et des travailleurs contractuels de l’industrie des communications et de la culture. Ce regroupement permet aux quelque 6000 membres regroupés dans 88 syndicats de se donner des outils pour assurer leur représentation, pour négocier des ententes collectives de travail qui assurent le respect de leurs droits et de leur indépendance journalistique. Dans une perspective du droit public à l’information, la fédération défend également les libertés de presse et d’expression.

              Source :
              Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (STIP – FN–CSN)
              Syndicat des travailleuses et travailleurs du centre informatique de La Presse (STTCILP – FNC–CSN)
              Syndicat des employés de bureaux de journaux (SEBJ – FNC–CSN)

              Les salarié-es du Festival du Nouveau Cinéma se syndiquent à la CSN

              L’ensemble des travailleuses et des travailleurs du Festival du Nouveau Cinéma ont choisi de joindre les rangs de la CSN. La cinquantaine de personnes représente le personnel de l’administration, de la programmation, de la production et des communications. « Il s’agit, à notre connaissance, d’une première syndicalisation dans le milieu des festivals et de l’événementiel », a noté la présidente de la Fédération nationale des communications, Pascale St-Onge.

              « Les membres du nouveau Syndicat travailleuses et des travailleurs du Festival du Nouveau Cinéma–CSN ont choisi de se syndiquer pour améliorer leurs conditions d’emploi, qui sont souvent atypiques et précaires. Par ce geste, ils assurent aussi de maintenir l’expertise au sein du festival, a précisé la présidente.
              Pour nous, cette nouvelle accréditation syndicale est la preuve qu’il est possible de se syndiquer dans ce milieu ».

              Prêts à négocier
              Le nouveau syndicat se dit maintenant prêt à négocier de bonne foi avec l’employeur. « Depuis longtemps, la Fédération nationale des communications et la CSN jouent un rôle d’allié du milieu de la culture et des communications. Elles défendent avec vigueur, devant plusieurs instances, l’importance d’un financement adéquat du milieu, la reconnaissance de l’expertise des artisans et professionnel-les de la culture ainsi que la valorisation de leur rôle dans la société », a renchéri de son côté Jacques Létourneau, président de la CSN.

              Les négociations de la toute première convention collective débuteront dans les semaines à venir.

              ASSEZ ! Le personnel du CHU Sainte-Justine interpelle le Dr Barrette

              Les salarié-es du CHU Sainte-Justine ont profité de la visite du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, dans leur établissement pour l’interpeller sur les problèmes de surcharge de travail, de détresse et d’épuisement professionnel qu’ils vivent au quotidien.

              Croulant sous une pression devenue intenable, l’ensemble du personnel du CHU Sainte-Justine n’en peut plus et lance un cri d’alarme qui doit être entendu. Les compressions budgétaires et l’hyper centralisation administrative sont aujourd’hui de véritables fardeaux pour les salarié-es qui s’échinent à offrir le meilleur d’eux-mêmes aux enfants du Québec et à leur famille malgré le manque criant de moyens et de ressources qu’ils doivent tenter de pallier.

               

              « Une partie importante de la solution aux problèmes de surcharge de travail et d’épuisement professionnel auquel nous faisons face est dans les mains du Dr Barrette, souligne la présidente du Syndicat des professionnel-les en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (CSN), Sophie Leclair. Ce sont les coupes budgétaires imposées par le gouvernement et les grandes orientations centralisatrices du ministère ignorant la mission unique du CHU Sainte-Justine qui sont les premières responsables de la situation. Nos professions doivent être valorisées adéquatement. Tous les postes sont importants dans l’environnement hospitalier où nous formons une immense chaîne. Il n’y a pas de solution magique. Notre établissement ne peut pas inventer des ressources qu’il n’a pas. Pour s’attaquer à la pénurie de main-d’œuvre, il faudra de plus s’assurer que les postes sont intéressants pour la relève et pour cela, le temps supplémentaire doit redevenir l’exception et non la norme ».

              « La mission du CHU Sainte-Justine est tout à fait particulière, unique, rappelle la présidente du Syndicat des technicien-nes et professionnel-les de la santé et des services sociaux du Québec (STEPSQ-FP-CSN), Évelyne Crépeau. C’est un véritable joyau! Mais pour nous le personnel, avec tous les problèmes que nous vivons ces dernières années, nous n’avons pas l’impression que le gouvernement reconnaît notre engagement à sa véritable hauteur. »

              « Nous disons ASSEZ ! parce que nous n’en pouvons plus de voir ce gouvernement se pavaner dans des coupures de ruban, des cocktails d’inauguration, des shows de boucane alors que, sur le terrain, le personnel subit le temps supplémentaire obligatoire, la surcharge, la détresse le burn-out, poursuit le président du Syndicat national des employé-es du CHU Sainte-Justine, Simon Bouclin. Nous ne sommes pas une marchandise électorale. Nous sommes le cœur et l’âme de ce réseau. Il est grand temps que ce ministre se mette un peu en mode écoute afin de répondre aux véritables besoins de la population, soit des services de qualité accessibles.  Cela repose inévitablement sur nous, les salarié-es du réseau ».

              À propos
              Les trois syndicats CSN du CHU Sainte-Justine regroupent l’ensemble des quelque 4500 salarié-es du CHU Sainte-Justine. Dans l’ensemble du Québec, la CSN compte 300 000 adhérents, dont plus de 110 000 dans la santé et les services sociaux, ce qui en fait l’organisation syndicale la plus représentative du secteur. Elle est la seule organisation regroupant des travailleuses et des travailleurs de toutes les catégories professionnelles du réseau.

              Les employé-es d’Héma-Québec se dotent d’un mandat de grève

              Réunis en assemblée général ce matin, les techniciennes et techniciens de laboratoire, les assistantes et assistants techniques de laboratoire et les travailleuses et travailleurs d’Héma-Québec à Montréal, ont voté à 99 % un mandat de grève générale illimitée à utiliser au moment jugé opportun.

              Mandat du Conseil du trésor
              Les pourparlers entourant la question salariale sont dans une impasse depuis 2016. « Le Conseil du trésor doit immédiatement doter nos vis-à-vis à la table de négociation de mandats clairs afin de débloquer les discussions », a précisé d’entrée de jeu Sophie Larouche, porte-parole des syndicats d’Héma-Québec à Montréal. « Nous savons que l’employeur a demandé au Conseil du trésor de pouvoir instaurer une structure salariale unique pour tous les syndicats d’Héma-Québec. Pour commencer à négocier, il faudrait d’abord que le Conseil du trésor permette à la direction de nous présenter son offre. »

              Le gouvernement, rappelons-le, a réglé avec les médecins et plusieurs autres groupes. « C’est inadmissible qu’il n’y ait pas d’argent pour Héma-Québec, qui est assujettie aux services essentiels. Ça fait trois ans que les salarié-es travaillent consciencieusement sans aucune augmentation de salaire », a déploré Sophie Larouche.

              Négociation
              À Montréal, trois syndicats négocient présentement avec l’employeur, soit le Syndicat des techniciens(nes) de laboratoire d’Héma-Québec section des techniciens(nes) de laboratoire d’Héma-Québec, le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Héma-Québec et, finalement, le Syndicat des assistants(es) techniques de laboratoire d’Héma-Québec. Ces derniers sont sans contrat de travail depuis 2015. « La négociation des clauses non pécuniaires est pratiquement terminée pour les trois syndicats, qui représentent environ 350 personnes », explique Sophie Larouche. « Nous avons mis jusqu’ici une certaine pression, mais nous sommes rendus à passer à une vitesse supérieure. Notre patience a atteint ses limites. »

              Les travailleurs et travailleuses d’Héma-Québec, à travers le Québec, sont répartis dans huit unités syndicales, affiliées à différentes organisations.

              Une grande manifestation pour sauver la musique

              Des centaines de personnes ont pris d’assaut les rues du quartier Notre-Dame-de-Grâce à Montréal, dès 10 h ce matin, pour protester contre la fermeture prochaine de l’école de musique du collège Villa Maria. Les manifestantes et les manifestants ont répondu à l’appel du Collectif SOS Villa Maria, un comité de parents, d’élèves et de membres du personnel de l’école qui s’est formé à la suite de l’annonce brutale de cessation des activités de l’école de musique faite par la direction en janvier dernier.

              Munis de pancartes aux slogans évocateurs tels La musique nous unit et SVP, n’arrêtez pas la musique !, les nombreux élèves présents en avaient long à dire sur l’importance de la formation musicale dans leur parcours scolaire. « Les cours de musique, ça nourrit ma passion, mais c’est aussi une façon de canaliser mon stress. Ça travaille ma capacité de concentration, ce qui se reflète dans mes autres cours », a affirmé Léa Caza-Oettel, étudiante de 3e secondaire à Villa Maria.

              La musique occupe une place importante à Villa Maria depuis la fondation de l’école en 1854. La vingtaine de professeurs du programme actuel sont des musiciens et des musiciennes d’expérience qui donnent une formation musicale spécialisée. « Notre programme a remporté de nombreux prix prestigieux et plusieurs de nos anciens élèves ont poursuivi des carrières musicales », a ajouté Alfred Lagrenade, professeur de musique à Villa Maria depuis plus de 15 ans. « À l’heure où, un peu partout à travers le monde, on reconnaît les bienfaits de l’enseignement de la musique dans le parcours pédagogique, l’annonce de la fin du programme musical du collège n’a pas de sens. »

              Pour Arnaud Bernadet, père d’une élève de l’école de musique, la décision de la direction, prise sans aucune consultation, est incompréhensible. « On nous dit que c’est pour des motifs budgétaires qu’on doit fermer l’école de musique, que les inscriptions étaient au plus bas. Pourtant, lorsqu’on regarde les chiffres, c’est faux. » Le Collectif SOS Villa Maria considère que le collège n’est plus ce qu’il était depuis l’arrivée de la directrice actuelle, Marie Anna Bacchi, une ex-gestionnaire de Bell Canada. « Faut-il rappeler à Mme Bacchi qu’un établissement d’enseignement, qui reçoit des subventions de l’État, ça ne se gère pas comme une business ? », a lancé M. Bernadet.

              La marche s’est terminée par un événement festif au parc Girouard. Par d’éloquentes prises de paroles et des prestations musicales inspirantes, les parents, les enseignants et les élèves ont livré un plaidoyer convaincant pour la sauvegarde de leur école de musique.

              Encore sous le choc, les membres du syndicat expriment leur frustration

              Au sortir de l’assemblée des créanciers tenue hier à Montréal, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Pharmetics (STTP–CSN) présents ont exprimé leur frustration en lien avec la fermeture sauvage de Pharmetics 2011, le 16 mars dernier.

              « L’an dernier, l’employeur avait demandé au syndicat de négocier rapidement, en quelques heures seulement, des conditions visant à satisfaire le futur actionnaire, dont le nom ne pouvait être divulgué, qui détenait déjà 80 % des parts selon les informations que nous détenions.  Pour nous, ce fut une mission accomplie, de préciser Marcel Robert, président du STTP–CSN. Malgré nos efforts afin d’en arriver à une entente rapide, le chef de la direction, monsieur Mario Ricci, nous annonçait en février des difficultés financières et la possibilité qu’il place l’entreprise sous la Loi sur la faillite et l’insolvabilité ».

              Le 16 mars dernier, après quelques heures de travail, les salarié-es ont appris leur mise à pied et la perte de leur emploi. Ils et elles ont dû quitter avec leurs effets personnels, sous le regard des gardiens de sécurité déployés dans le cadre de la fermeture.

              « Ce fut un énorme choc, puisqu’une semaine avant la fermeture, il y avait encore espoir à la suite de la visite d’un nouvel investisseur potentiel. Ce n’est qu’hier, lors de l’assemblée des créanciers, que Mario Ricci nous a précisé qu’à la suite du décès de Barry Sherman, l’actionnaire qui détenait 80 % des parts de Pharmetics, la succession du défunt se désistait du projet d’investissement dans notre entreprise, de déplorer monsieur Robert. Or, il faut se remémorer que les travailleuses et les travailleurs ont toujours été sensibles et ont toujours participé aux efforts lorsque des difficultés financières menaçaient leur emploi en acceptant des baisses salariales pour maintenir la rentabilité de l’entreprise. Depuis avril 2017, le syndicat n’a jamais été approché pour trouver des avenues aux problèmes financiers qui ont mis un terme aux activités de l’entreprise. Après tous ces efforts, nous sommes frustrés d’en arriver là ».

              Le STTP–CSN rassemble environ 120 salarié-es affiliés à la FIM qui représente plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec.

               

              Grève de deux jours des 210 répartiteurs, répartitrices et employé-es de bureau en colère

              À bout de patience, les 210 répartiteurs, répartitrices et employé-es de bureau du centre d’appels d’Urgences-santé ont pour une quatrième fois déclenché la grève, hier soir, qui se poursuivra ce vendredi jusqu’à 23 heures. Leur convention collective étant échue depuis le 31 mars 2015, ils réclament notamment la parité de traitement avec leurs collègues ambulanciers et employé-es de soutien d’Urgences-santé ainsi qu’avec les 500 000 employé-es de l’État.

              Trois ans sans convention, ça suffit
              « Cela suffit ! Cela fait plus de 36 mois que l’on est sans convention collective. Nos membres sont vraiment exaspérés, d’autant qu’Urgences-santé a récemment conclu des ententes avec les ambulanciers-paramédics et les employés de soutien qui reprennent exactement ce qui a été négocié avec les 500 000 employé-es de l’État. On ne demande pas la lune. On demande simplement à notre employeur et au Conseil du trésor la parité des conditions de travail avec les autres groupes », a affirmé Martin Joly, président du Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN), affilié à la FSSS–CSN. »

              Plus d’une quarantaine de séances de négociation ont eu lieu jusqu’à maintenant, dont vingt devant une conciliatrice du ministère du Travail. Les négociations achoppent notamment sur les hausses de salaire, l’évaluation des titres d’emploi, la majoration de certaines primes pourtant consentie aux employé-es du secteur de la santé et des services sociaux, l’octroi de primes pour les ouvriers spécialisés.

              « Ces employés sont clairement sous-payés comparativement à d’autres catégories d’emploi du réseau, en plus de subir les impacts du manque flagrant d’effectifs, dont les surcharges de travail, le travail en heures supplémentaires et le stress permanent, ajoute Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Si le Conseil du trésor a été capable de verser plusieurs centaines millions de dollars aux médecins spécialistes, il devrait être en mesure de considérer ces 210 travailleurs et travailleuses. »

              Pour Manon Perron, secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) : « À l’aube des élections provinciales, le gouvernement et le Conseil du trésor feraient bien d’écouter les doléances et surtout de répondre favorablement aux demandes des employé-es d’Urgences-santé qui vivent chaque jour des conditions de stress inimaginables qui menacent autant leur santé que leur bien-être. Nous allons les soutenir jusqu’à la toute fin. »
              Fort d’un mandat de dix jours de grève voté à la fin de novembre dernier, ces syndiqué-es membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ont débrayé une première fois, le 20 décembre, en plus de recourir systématiquement à une série de moyens de pression pour démontrer leur exaspération.

              À propos
              Le SEUS–CSN regroupe 102 répartitrices et répartiteurs médicaux d’urgence ainsi qu’une centaine d’employées de bureau. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte plus de 100 000 membres dans les secteurs privé et public. Le syndicat est aussi affilié au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) qui regroupe sur une base régionale quelque 95 000 membres. La CSN est composée de plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que de 12 autres conseils centraux régionaux.

              Offre patronale rejetée à 80%

              Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des chargé-es de cours de l’École de technologie supérieure — Service des enseignements généraux ont pris la décision d’accroitre les moyens de pression pour inciter leur employeur à être moins intransigeant. Après trente-trois rencontres de négociations et malgré la présence d’un conciliateur, le fossé pour parvenir à une première convention collective demeure considérable. La dernière offre patronale, jugée déraisonnable, a été rejetée à 80% par les enseignantes et les enseignants présents aujourd’hui à l’assemblée.

              Trois litiges importants séparent encore les parties, soit l’allocation complémentaire à la retraite, le salaire et la reconnaissance de l’excellence des contributions des chargé-es de cours à l’enseignement et à l’encadrement des étudiants. «Ce n’est jamais une décision facile que de choisir la confrontation. L’employeur ne nous laisse malheureusement pas le choix», précise Laurent Arel, président du syndicat.

              En votant l’accroissement des moyens de pression, les membres du syndicat veulent envoyer un message fort et sans équivoque. La direction de l’École de technologie supérieure doit cesser de tergiverser et doit maintenant démontrer à la table de négociation son appréciation de la qualité de l’enseignement des chargé-es de cours. Après presque trois années de négociation, ce ne serait pas trop tôt!

              Le Syndicat des chargé-es de cours de l’École de technologie supérieure — Service des enseignements généraux, est accrédité depuis le 31 juillet 2014 et est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN. Le syndicat représente 121 chargé-es de cours spécialisés dans l’enseignement et les travaux pratiques en génie.

              Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 39 établissements privés et 13 syndicats d’université. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. La fédération est l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux.

              La FSSS–CSN appelle à un respect des engagements afin de rebâtir la confiance

              La signature, hier soir, des conventions collectives de nombreuses entreprises privées du secteur préhospitalier, par les représentants syndicaux des 3600 paramédics, répartitrices, répartiteurs et employé-es de soutien membres de la CSN met fin au plus long conflit de travail de l’histoire du secteur préhospitalier. Pour la FSSS–CSN, le gouvernement et les employeurs doivent tenir les engagements qu’ils ont pris et travailler activement à rebâtir la confiance. Les nouvelles conventions collectives viendront à échéance le 31 mars 2020. Les anciennes conventions étaient échues depuis mars 2015.

              « Nous n’avons pas la prétention d’avoir réglé tous les problèmes avec cette nouvelle convention, explique le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. Toutefois, elle s’accompagne d’engagements précis sur la charge de travail et sur la conversion des horaires de faction en horaires à l’heure. Nous n’attendons rien de moins qu’une application complète et entière de ces engagements.»

              Retards dans l’application
              Rappelons que le 21 décembre 2017, le ministère de la Santé et des Services sociaux faisait parvenir à tous les syndicats une lettre détaillant la nouvelle politique ministérielle. Celle-ci le guidera dans la décision d’ajouter des ressources sur certains territoires, notamment en se basant sur un examen de la charge de travail des paramédics. Cette nouvelle politique est en bonne partie le fruit d’échanges tenus tout l’automne entre la CSN et le ministère. Elle aura entraîné la conversion immédiate d’une vingtaine d’horaires de travail dits de faction en horaires de travail à l’heure partout au Québec, en plus d’ajouts de ressources dans quelques grands centres urbains. Le ministère s’engageait par le fait même à réévaluer la situation pour l’ensemble du Québec dans les trois mois.

              Or, trois mois plus, tard, la FSSS–CSN déplore que cette réévaluation promise n’ait pas encore eu lieu. Nous sommes toujours en attente des données probantes pour tous les secteurs alors que nous savons que certaines zones fracassent le critère du 28h clinique, édicté par le ministère et devraient voir les horaires de travail convertis immédiatement. C’est notamment le cas de la zone de Plessisville.

              Horaires de faction
              Lorsqu’ils travaillent sur un horaire de faction, les paramédics doivent assurer une pleine disponibilité durant 168 heures consécutives. Pour la CSN, l’enjeu dépasse la qualité des conditions de travail et touche directement la qualité des services à la population. On estime que les horaires de faction peuvent induire jusqu’à 10 minutes de délai supplémentaire par rapport aux horaires à l’heure, ce qui peut s’avérer fatal dans les situations critiques nécessitant une intervention urgente.

              « Ce que le MSSS a mis sur la table constitue pour nous un bon point de départ, rappelle le vice-président de la FSSS–CSN, Dany Lacasse qui a mené les discussions avec le ministère. Nous sommes d’avis qu’il faudra dans un deuxième temps bonifier ces critères pour améliorer encore davantage les temps de réponse en zone rurale et semi-urbaine. C’est de bonne foi que nous avons choisi de travailler dès maintenant avec le ministère sur la base de données probantes. Pour rebâtir la confiance dans le secteur, après plus d’un an de grève, il est impératif que le gouvernement se montre proactif et qu’il livre ce à quoi il s’est engagé ».

              Conventions collectives
              Les nouvelles conventions collectives du secteur préhospitalier de la CSN couvrent une période de cinq ans, du 1er avril 2015 au 31 mars 2020. En plus de mécanismes sur la charge de travail et la révision des horaires désuets, l’entente prévoit des augmentations de salaire totalisant 7,65 % sur cinq ans en plus de montants forfaitaires de 1,5 %. Les salarié-es du préhospitalier ont par ailleurs obtenu la mise sur pied d’un régime de retraite à prestations déterminées respectant l’équité intergénérationnelle. Parmi les autres avancées réalisées, notons l’amélioration du programme de retraite progressive et des dispositions entourant la fourniture des uniformes de travail.

               

              Le syndicat fait le point avec ses membres

              Réunis aujourd’hui en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Pharmetics (STTP–CSN) ont partagé toutes les informations pertinentes en lien avec la faillite déclarée par leur employeur, Pharmetics 2011, le 16 mars dernier.

              « Pour nous, il s’agit d’un coup de théâtre rocambolesque, une situation vraiment inattendue et difficile à laquelle nous devons malheureusement faire face. À la fin du mois d’avril 2017, nous avions pourtant réussi à conclure une nouvelle convention collective de trois ans qui nous offrait de bonnes conditions de travail. Malgré des années difficiles depuis 2011, nous étions confiants face à l’avenir, puisque la rentabilité était au rendez-vous, de déplorer Marcel Robert, président du STTP–CSN. Chose certaine, avec l’appui de la CSN et de la FIM, nous allons nous soutenir et envisager toutes les pistes de solution pour que cette entreprise puisse recommencer à produire et que nous retrouvions nos emplois. »

              Durant la rencontre, plusieurs sujets importants ont été abordés : l’état juridique de la situation, le processus de faillite et la nomination des inspecteurs qui y seront attitrés, les programmes de soutien technique et financier des gouvernements provincial et fédéral ainsi que les programmes d’aide et d’entraide disponibles.

              « Nous allons soutenir le STTP–CSN dans toutes ses démarches, peu importe de quelle nature elles seront. Pour le moment, nous encaissons le coup de cette annonce soudaine en protégeant les droits fondamentaux des travailleurs touchés et aucune piste de solution ne sera exclue de notre stratégie », de conclure Louis Bégin, président par intérim de la FIM–CSN.

              Aucune entrevue ne sera donnée relativement à la faillite de l’entreprise.

              Le STTP–CSN rassemble environ 120 salarié-es affiliés à la FIM qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec.

              ASSEZ ! Le personnel du CHU Sainte-Justine n’en peut plus!

              Les 1600 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes du CHU Sainte-Justine réclament des solutions immédiates pour leur permettre de renouer avec une certaine qualité de vie au travail et pour pouvoir accomplir pleinement leur mission au sein de cet établissement unique au Québec. Depuis quelques jours, elles posent des actions de visibilité et elles entendent augmenter la pression jusqu’à ce que la direction du CHU accepte d’étudier sérieusement les pistes de solution qu’elles mettent de l’avant. Depuis quelques heures, elles recueillent d’ailleurs des témoignages vidéo de salariées qui décrivent la situation et réclament des solutions. Ceux-ci peuvent être vus en ligne, notamment sur Facebook et se propagent très rapidement.

              Ces professionnel-les en soins dénoncent non seulement les coupes budgétaires imposées au réseau depuis quelques années, mais également de nouvelles pratiques de gestion des effectifs qui font en sorte qu’elles se sentent de moins en moins valorisées et écoutées. Elles sont de plus en plus appelées à travailler dans des départements qu’elles ne connaissent pas. Elles sont de plus en plus obligées de faire des heures supplémentaires. La surcharge de travail devient intenable. De plus, la situation est lourde sur le plan émotionnel puisqu’elles sont de plus en plus nombreuses à terminer leurs journées de travail avec le sentiment qu’elles n’ont pas pu tout faire de façon satisfaisante à cause de facteurs sur lesquels elles n’ont aucune prise. On note une hausse importante des arrêts de travail : en trois mois, plus de 10 % des membres du SPSIC-CSN ont eu recours à l’assurance salaire de courte durée.

              « Ça ne peut pas durer, explique la présidente du syndicat, Sophie Leclair. À cause de notre engagement et de nos convictions, nous réalisons des petits miracles chaque jour pour assurer le maintien de la qualité des soins, mais si la situation continue de se détériorer, ce ne sera simplement plus possible. Toutes celles qui travaillent ici depuis longtemps savent à quel point la situation s’est dégradée ces derniers mois. Nous sommes convaincues que les solutions existent dès maintenant et que celles que nous proposons sont réalisables à court terme. »

              Le syndicat propose notamment trois pistes de solution :

              • Redonner de la stabilité d’emploi aux professionnel-les en soins ;
              • Remplacer le personnel en absence dont les tâches retombent souvent sur le personnel en soins infirmiers, par exemple, le travail des préposé-es aux bénéficiaires et du personnel administratif ;
              • Embaucher davantage d’infirmières auxiliaires et valoriser leur rôle afin de limiter la surcharge de travail des infirmières.

              Un pas dans la bonne direction
              En ce qui a trait au rôle accru des infirmières auxiliaires, le syndicat a remporté une petite victoire cette semaine, car la direction du CHU Sainte-Justine a procédé à l’embauche de 15 nouvelles infirmières auxiliaires, ce qui permettra de s’attaquer à la surcharge de travail des infirmières. Le syndicat entend toutefois maintenir la pression afin qu’on aille plus loin dans la recherche de solutions.

              « C’est vrai que de tels problèmes ne sont pas uniques au CHU Sainte-Justine, poursuit Félix-Olivier Bonneville, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), lui-même infirmier au CHU Sainte-Justine. On voit bien que le personnel est à bout de souffle, partout au Québec. Au CHU Sainte-Justine, nous avons toujours été particulièrement fiers de notre capacité à offrir ce qu’il y a de mieux aux enfants du Québec. Nous allons continuer, au niveau national, à tout mettre en œuvre pour convaincre le gouvernement de l’urgence de réinvestir dans le réseau et de changer les orientations ministérielles, afin de valoriser tous les acteurs du réseau. Mais les établissements ont aussi la responsabilité de voir à ce que leurs décisions de gestion contribuent à rendre le travail attrayant en soins infirmiers et à assurer un environnement et des conditions de travail optimales au personnel afin qu’il puisse se consacrer entièrement au mieux-être de tous les enfants qui lui sont confiés. Actuellement, ce n’est pas du tout ce que nous voyons à Sainte-Justine. »

              À propos 
              Le Syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (CSN) regroupe quelque 1600 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), comptant 110 000 membres dans les secteurs de la santé et des services sociaux et des services de garde. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est l’organisation syndicale la plus représentative dans le réseau de la santé et des services sociaux et elle est la seule organisation à regrouper des travailleuses et des travailleurs des quatre grandes catégories professionnelles du réseau.

              La ministre Hélène David doit intervenir

              Des manifestantes et manifestants réunis ce midi devant les bureaux de la rue Fullum du ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche demandent à la ministre Hélène David d’intervenir auprès de l’Université TÉLUQ pour contrer la restructuration entreprise par la direction de l’établissement. Les manifestant-es s’opposent au transfert de l’encadrement d’une portion importante des étudiantes et des étudiants à une entreprise privée, l’Institut MATCI, et à des professeur-es sous contrat et à statut précaire. Dans les prochains mois, de l’aveu même des représentants de l’établissement d’enseignement, c’est presque la totalité des étudiantes et des étudiants qui n’auront plus accès à l’expertise des tuteurs et des tutrices actuellement à l’emploi.

              « À la table de négociation, la TÉLUQ nous a offert de conserver à peine 7000 assignations ce qui représente, selon nos calculs, 13.5 % de l’encadrement des étudiantes et des étudiants, et cela, pour un an seulement. Si la ministre n’intervient pas, c’est la fin d’un modèle d’encadrement qui a pourtant fait ses preuves depuis 1972. Et le nouveau modèle mis de l’avant aura des impacts négatifs sur l’encadrement des étudiants, qui s’en trouve réduit sur le plan de la durée. Le contact pédagogique est pourtant primordial en formation à distance, ce en quoi les tuteurs et tutrices ont développé une expertise particulière », s’inquiète Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et des tutrices de la Télé-université-CSN (STTTU). « Des dizaines d’enseignantes et d’enseignants d’expérience vont perdre leur emploi », ajoute-t-elle.

              Pour le syndicat, la direction de l’Université TÉLUQ semble mettre de côté les normes minimales de respect de ses employé-es au nom de l’impératif de compétition sur le marché de l’enseignement universitaire.

              « La manifestation se veut un signal d’opposition au virage vers la sous-traitance de l’enseignement supérieur, la précarisation et la désyndicalisation des emplois. L’Université TÉLUQ pave la voie à la privatisation de l’enseignement au sein du réseau de l’Université du Québec. C’est une triste première à la veille du 50e anniversaire de la création du réseau », note Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN).

              Des questions sans réponse

              Les questions au Conseil d’administration (CA) de la TÉLUQ, notamment sur le contrôle de la qualité effectué par le personnel de l’Institut MATCI, sont restées sans réponse. Une administratrice et un observateur au CA ont transmis une lettre à tous les autres administrateurs, le 16 février dernier, pour dénoncer le fait que l’entente entre la TÉLUQ et le MATCI reste secrète, et n’aurait jamais été approuvée par le CA. La réaction de la direction a été d’exclure certains membres « irritants » du conseil d’administration de la réunion où le sujet serait discuté. La direction de la TÉLUQ, une composante du réseau public de l’Université du Québec, joue au chat et à la souris pour préserver l’encadrement des étudiantes et des étudiants par un partenaire privé et refuse de s’expliquer.

              Des discussions politiques refusées

              Afin de dénouer l’impasse, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) a demandé une rencontre avec la direction de l’Université TÉLUQ. Pour Jean Murdock, président de la FNEEQ-CSN, la priorité était et demeure la préservation des emplois et la qualité de l’encadrement et des diplômes de cette institution québécoise. « Nous souhaitions discuter avec eux, mais ils ont refusé que la présidente du syndicat assiste à la rencontre. Nous ne pouvions pas accepter l’exclusion de la représentante des tuteurs et des tutrices. La rencontre n’a donc jamais pu avoir lieu. »

              Pour sa part, la ministre Hélène David n’a toujours pas répondu aux demandes de la FNEEQ pour discuter notamment du modèle de développement de l’Université TÉLUQ et de sa place au sein du eCampus. « Avec la tangente choisie par l’Université, les implications probables sur l’avenir de l’enseignement supérieur au Québec ont de quoi inquiéter. Le silence de la ministre est préoccupant », conclut Jean Murdock.

              Pour de plus amples renseignements sur le STTTU, visitez http://stttu.ca/et suivez-nous sur Facebook.

              Pour de plus amples renseignements sur le CCMM-CSN, visitez https://www.ccmm-csn.qc.ca/ et suivez-nous sur Facebook.

              Pour de plus amples renseignements sur la FNEEQ-CSN, visitez http://fneeq.qc.ca et suivez-nous sur Facebook et Twitter.

              Les salarié-es acceptent l’entente de principe à 81 %

              Ce soir, lors d’une assemblée générale tenue à Montréal, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) ont accepté l’entente de principe intervenue le 6 mars dernier. Présentée aux membres, celle-ci fut adoptée à 81 %, par voie de scrutin secret.

              « Ce soir, nous avons accepté un nouveau contrat de travail de cinq ans assorti des augmentations de salaire suivantes : 1,4 % rétroactif au 1er juillet 2017, 1,6 % au 1er juillet 2018, 2 % au 1er juillet 2019 et 3 % pour chacune des deux dernières années du contrat de travail, soit celles débutant le 1er juillet 2020 et le 1er juillet 2021. Nous avons également réussi à maintenir une seule catégorie d’emploi, tout en empêchant les reculs que l’employeur voulait nous imposer. C’est grâce à la détermination des membres que nous avons obtenu satisfaction à nos demandes », de préciser Carole Laplante, présidente du STTT–CSN.

              « Au nom du Secteur Transport scolaire, je tiens à souligner la lutte acharnée des salarié-es du STTT–CSN qui, après avoir reçu des demandes importantes de reculs salariaux de la part de l’employeur, ont décidé de se battre, et avec succès disons-le, afin de préserver leurs acquis. Malgré les augmentations satisfaisantes obtenues par leur mobilisation, nous devons poursuivre notre lutte afin que toutes les travailleuses et tous les travailleurs de ce secteur puissent recevoir un salaire qui reconnaît les compétences et les responsabilités exigées pour effectuer ce travail », de souligner Stephen P. Gauley, président du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

              « Cette entente arrive au même moment où nous avons lancé une campagne visant la reconnaissance du travail des conductrices et des conducteurs de véhicules scolaires au Québec. Pour ce syndicat, les augmentations acquises constituent une amélioration des conditions de travail, particulièrement pour les deux dernières années à 3 %. Mais la lutte pour que chaque travailleuse et chaque travailleur puisse toucher un salaire vraiment à la hauteur de leur travail se continue », de renchérir Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP et responsable politique du STS.

              Rappelons que plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

              À propos

              Le STTT–CSN compte près de 330 membres responsables d’environ 300 parcours de transport scolaire. Le STS regroupe plus de 3000 travailleuses et travailleurs dans 63 syndicats affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

              Entente de principe chez Transco Montréal

              Mardi dernier, une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) et l’employeur, mettant fin à tout moyen de pression. L’entente sera présentée aux membres prochainement en assemblée générale et aucun commentaire ne sera émis d’ici là.

              Le STTT–CSN compte près de 330 membres responsables d’environ 300 parcours de transport scolaire. Le STS regroupe plus de 3100 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

              Les salarié-es adoptent un nouveau mandat de grève à 85 %

              Ce matin, lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue à Montréal, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) ont adopté un nouveau mandat de grève à 85 %, par voie de scrutin secret. Ce mandat, à exercer au moment jugé opportun, pourrait éventuellement aboutir à une grève générale illimitée.

              « Encore une fois, la démocratie syndicale a parlé. Après avoir rejeté l’entente de principe à 83 % le 12 février dernier parce qu’elle ne répondait pas à leurs attentes, les membres de notre syndicat ont décidé d’adopter un troisième mandat de grève en autant de mois. Alors que l’employeur a lancé des menaces de pertes de circuits et de pertes d’emplois, ils ont même ouvert la porte à la grève générale illimitée, à exercer au moment jugé opportun, de préciser Carole Laplante, présidente du STTT–CSN. Je ne suis pas plus heureuse que nos membres d’avoir à me battre pour obtenir un salaire décent. Mais nous avons décidé de nous tenir debout même si nous savons que notre journée de grève d’aujourd’hui et qu’un éventuel conflit touche des milliers d’élèves que nous connaissons par leur nom et dont nous prenons soin tous les jours d’école ».

              En assemblée générale extraordinaire ce matin. – Photo : Cédric Martin

              « La lutte du STTT–CSN représente bien la problématique vécue dans le domaine du transport scolaire où nous retrouvons un grand nombre de bas salarié-es qui touchent un revenu annuel sous les 20 000 $ et une rémunération hebdomadaire de moins de 500 $. Voilà pourquoi nous menons actuellement une campagne qui revendique l’octroi d’enveloppes budgétaires bonifiées, dédiées et fermées, vouées à l’amélioration des salaires et des conditions de travail. Tous les intervenants du secteur s’entendent pour reconnaître la pénurie de main-d’œuvre actuelle.  Le gouvernement du Québec doit régler cette injustice salariale qui existe dans notre secteur depuis trop longtemps sans quoi, il devra faire face au risque de mettre le service en péril », de souligner Stephen P. Gauley, président du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

              « Les transporteurs comme Transco qui ne pensent qu’à maximiser leurs marges de profit sur le dos de leurs salarié-es font face à une situation qui pourrait bien leur causer de graves problèmes. Nous savons qu’actuellement, il y a un sérieux problème de recrutement et de rétention du personnel, directement en lien avec les mauvaises conditions de travail offertes dans le transport scolaire. Pour nous, il n’y a pas de solution miracle, sinon que d’offrir un salaire décent qui reconnaît l’importance du travail de ces salarié-es », de renchérir Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP et responsable politique du STS.

              Le 30 octobre dernier, une conciliatrice a été nommée par le Service fédéral de médiation et de conciliation. Le conflit de travail touche déjà près de 15 000 élèves répartis sur plus de 300 parcours scolaires à Montréal.

              Plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

              À propos
              Le STTT–CSN compte près de 330 membres responsables d’environ 300 parcours de transport scolaire. Le STS regroupe plus de 3100 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

              Troisième déclenchement de grève pour les 210 répartiteurs, répartitrices et employé-es de bureau

              Alors que les ambulanciers-paramédics et les employé-es de soutien de la Corporation d’Urgences-santé viennent tout juste de signer leur convention collective, les 210 répartiteurs, répartitrices et employées de bureau du centre de communication santé sont toujours sans contrat de travail, et cela, depuis près de trois ans. Pour forcer le déblocage des négociations qui stagnent depuis des mois, ils ont déclenché la grève pour une troisième fois, hier soir à 23 h. Celle-ci se poursuivra ce vendredi 23 février.

              Manifestation devant l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé
              Dès 10 h 30 ce matin, ces syndiqué-es se sont rassemblés devant le centre hospitalier de Laval pour interpeller la directrice générale de cet établissement, qui siège au conseil d’administration d’Urgences-santé, afin qu’elle intervienne auprès des membres de la direction d’Urgence-santé pour les inviter à accélérer le pas de la négociation. Une opération similaire est également prévue vendredi matin devant MaisonBrison communications, dont l’un des dirigeants siège aussi au conseil d’administration de la corporation.

              Rappelons que forts d’un mandat de dix jours de grève voté à la fin de novembre dernier, les syndiqué-es membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ont débrayé une première fois, le 20 décembre, puis les 1er et 2 février, en plus de recourir à une série de moyens de pression hebdomadaires pour soutenir leur comité de négociation.

              Oui à une entente, mais pas à n’importe quel prix
              « Après les ententes négociées et signées avec deux groupes de salarié-es d’Urgences-santé, il est temps que la direction prenne la mesure de l’impatience des répartitrices, des répartiteurs et des employé-es de bureau qui sont pressés comme des citrons, avec très peu de considération. Il est temps que ça change. Il nous faut un règlement, mais pas à n’importe quel prix », fait valoir Martin Joly, président du Syndicat des employé-es d’Urgences-santé, affilié à la FSSS–CSN.

              Les négociations ont débuté le 26 mai 2015. Près d’une quarantaine de séances ont eu lieu jusqu’ici, dont 26 devant un conciliateur du ministère du Travail. Les négociations achoppent sur les hausses de salaire que l’employeur voudrait inférieures à celles pourtant négociées avec les autres salarié-es  de la corporation et ceux du réseau de la santé et des services sociaux. Les autres points en litige portent notamment sur une structure salariale qui aurait pour effet d’appauvrir des salarié-es et d’autres reculs réclamés par l’employeur sur les conditions de travail alors que le syndicat revendique des mesures pour attirer et retenir le personnel.

              « Ces salarié-es sont aux prises avec un taux de détresse psychologique inquiétant, d’importantes surcharges de travail, un taux de roulement de personnel élevé, un recours incessant aux heures supplémentaires obligatoires, affirme Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS–CSN. Ce n’est pas le temps d’aggraver les conditions de travail du monde, c’est plutôt l’heure de mettre en place des solutions. La Fédération va les soutenir jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’ils obtiennent un règlement à la hauteur de leur satisfaction. »

              « Nous allons soutenir jusqu’à la dernière minute ces travailleuses et travailleurs qui ne demandent pas la lune. Ils ne demandent qu’à être traités équitablement avec les autres salarié-es d’Urgences-santé et ceux des secteurs public et parapublic. On ne demande surtout pas au ministre de la Santé et au Conseil du trésor de leur accorder l’impossible, comme ç’a été le cas des largesses offertes par le gouvernement des médecins, dont les docteurs Philippe Couillard et Gaétant Barrette. Les travailleuses et travailleurs veulent simplement être reconnus », a pour sa part déclaré Manon Perron, secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

              Un autre jour de grève le 28 février prochain

              Le 28 février prochain, à la première heure, les conductrices et les conducteurs du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) seront en grève pour la journée. Il s’agit du troisième jour de grève sur les trois qui avaient été votés le 23 janvier dernier.

              « Encore une fois, nous déplorons de devoir exercer notre moyen de pression ultime pour que notre employeur saisisse enfin que les conductrices et les conducteurs qui sont à son emploi ne veulent pas s’appauvrir. Étant nous-mêmes parents, nous comprenons très bien l’effet de cet arrêt de travail sur les familles que nous desservons chaque matin. Nous désirons toujours notre juste part des sommes que les commissions scolaires remettent à notre employeur afin d’augmenter nos salaires convenablement. Il s’agit pour nous d’une question de respect », de préciser Carole Laplante, présidente du STTT–CSN.

              Le 23 janvier dernier, les membres du STTT–CSN avaient rejeté les dernières offres patronales à 98 %, tout en reconduisant leur mandat de trois jours de grève à 98 %, par voie de scrutin secret ; ils ont déjà exercé deux jours de ce mandat, soit les 30 et 31 janvier. Le 12 février, en assemblée générale extraordinaire, l’entente de principe intervenue le 31 janvier a été rejetée à 83 %, également par voie de scrutin secret. Le 30 octobre dernier, une conciliatrice a été nommée par le Service fédéral de médiation et de conciliation.

              Au cours de la journée du 28 février, le syndicat ira consulter ses membres lors d’une assemblée générale extraordinaire afin de se doter d’un nouveau mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

              Le conflit de travail touchera près de 15 000 élèves répartis sur plus de 300 parcours scolaires à Montréal. Les commissions scolaires et l’établissement affectés sont les suivants :

              • Commission scolaire Lester B. Pearson : 2640 élèves sur 55 routes ;
              • Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys : 3936 élèves sur 82 routes ;
              • Commission scolaire de Montréal : 2832 élèves sur 59 routes ;
              • Commission scolaire English Montréal : 4224 élèves sur 88 routes et ;
              • Le Collège Sainte-Anne, un établissement privé : 864 élèves sur 18 routes.

              Rappelons que plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

              À propos

              Le STTT–CSN compte près de 330 membres responsables d’environ 300 parcours de transport scolaire. Le STS regroupe plus de 3000 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats affiliés, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

              Les employé-es d’entretien de la STM votent à 98 % pour six jours de grève

              Réunis en assemblée générale à Montréal, les membres du Syndicat du transport de Montréal–CSN de la STM ont voté à 98 % un mandat prévoyant des moyens de pression, incluant une banque de six jours de grève à exercer au moment jugé opportun. Bien qu’ils espèrent toujours en arriver à une entente négociée, les salarié-es jugent que les reculs demandés par l’employeur et le cadre législatif dans lequel se déroule ces négociations les obligent à se doter d’un tel mandat.

              Photo : Cédric Martin

              Au cours des derniers jours, la STM a fait connaître ses dernières demandes à la partie syndicale. La STM s’attaque aux différentes mesures de conciliation travail-famille acquises par le passé, notamment par des reculs sur les horaires variables et le cumul de temps et par la transformation de certains postes de jour en postes de soir et de nuit. Elle désire également imposer les heures supplémentaires obligatoires et privatiser certaines de ses activités. « Jamais dans l’histoire de notre syndicat l’employeur n’avait été aussi exigeant et agressif envers les acquis syndicaux », indique Gleason Frenette, président du syndicat.

              Photo : Cédric Martin

              Le syndicat rappelle que les salarié-es en sont réduits à voter la grève, non seulement en raison des demandes de reculs importants, mais aussi à cause du nouveau cadre législatif qui affecte les salarié-es municipaux et paramunicipaux. Les demandes de l’employeur ne font que s’ajouter aux nouvelles obligations qui touchent les salarié-es. Notons que les dispositions de la loi 15, qui s’appliquent maintenant, ont eu pour effet d’augmenter de façon substantielle leurs cotisations au régime de retraite. Tout cela dans un contexte où la loi 24 vient limiter le temps de négociation. « À un certain moment, il faut se rendre à l’évidence que nous n’avons pas le choix. Il faut se tenir debout et rester solidaires », clame Gleason Frenette.

              Malgré ce vote, le syndicat insiste sur sa volonté d’en arriver à une entente négociée : « Nous ne sommes pas fermés, nous sommes prêts à travailler et à trouver les solutions qui s’imposent pour aboutir à une convention collective acceptable et respectueuse envers nos travailleurs et travailleuses », conclut le président du syndicat.

              À propos

              Le Syndicat du Transport de Montréal–CSN compte plus de 2400 membres. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) qui regroupe 425 syndicats représentant plus de 56 000 syndiqué-es travaillant dans les secteurs public et parapublic. Quant à la CSN, elle compte plus de 300 000 membres venant de tous les secteurs d’activité.

              STT des stationnements de Montréal, section Hôtel Reine Elizabeth

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des stationnements de Montréal – CSN a été accrédité, le 9 février dernier, pour représenter :
              « Tous les salariés occupant la fonction de valet (voiturier). »

              Les travailleurs d’Indigo affectés à l’Hôtel Reine Elizabeth étaient jusqu’à maintenant représentés par les TUACS 501. Ils ont choisi de rejoindre la CSN pour sa combativité et pour la force du syndicat régional des stationnements de Montréal. Joindre les rangs de la CSN leur permettra de briser leur isolement, de discuter de leurs réalités et de partager l’information, augmentant ainsi leur rapport de force face à leur employeur.

              Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

               

              Une coordination nationale pour une gouvernance plus collégiale

              Lors des travaux de la Commission de la culture et de l’éducation sur le projet de loi modifiant la Charte de l’Université de Montréal, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) a tenu à réaffirmer la nécessité d’instaurer une loi-cadre visant une véritable coordination des universités du Québec et une gouvernance plus collégiale au sein des établissements.

              Pour la FNEEQ-CSN, la modernisation de la Charte doit assurer une participation représentative de chaque catégorie de personnel, notamment les personnes chargées de cours. En 1967, période de la dernière modification de la Charte, le portait des universités était bien différent d’aujourd’hui. Actuellement, plus de la moitié des cours au premier cycle à l’Université de Montréal sont donnés par ce groupe d’enseignantes et d’enseignants contractuels. En dépit des voix qui s’y opposent, l’exclusion des chargées et des chargés de cours au sein des instances décisionnelles est injustifiable.

              Selon Jean Murdock, président de la FNEEQCSN, s’il n’a pas été possible d’obtenir un consensus au sein de la communauté universitaire, c’est d’abord et avant tout lié à une collégialité déficiente. Une véritable collégialité est incompatible avec l’exclusion d’un ou plusieurs groupes de la communauté universitaire. « L’Université de Montréal doit assurer une représentation équitable de tous dans toutes ses instances décisionnelles et c’est à cette condition qu’elle parviendra à améliorer les relations entre ses différents artisans » précise-t-il. Hélas, l’Université de Montréal n’est pas la seule à vivre de tels tiraillements à l’interne. C’est pour cela que la FNEEQCSN revendique une vision globale de nos universités et qu’elle considère urgent de lancer une réflexion sur une loi-cadre.

              Cette loi-cadre, de laquelle émanerait le Conseil des universités du Québec, permettrait de dresser un portait actuel de nos universités, de réfléchir globalement à leur administration (gouvernance) et de moderniser leurs orientations. Pour Sylvain Marois, vice-président et responsable du regroupement université de la FNEEQCSN, « il faut donc éviter d’actualiser la Charte de l’Université de Montréal sans avoir à l’esprit les autres universités, sans avoir en tête les problèmes et les injustices évoqués en commissions par plusieurs groupes, car ces problèmes et ces injustices existent aussi dans les autres universités ».

              Les salarié-es rejettent l’entente de principe à 83 %

              Ce soir, lors d’une assemblée générale tenue à Montréal, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) ont rejeté l’entente de principe intervenue le 31 janvier dernier, après deux jours de grève. Présentée aux membres, celle-ci fut rejetée à 83 %, par voie de scrutin secret.

              « Ce soir, les membres ont jugé que l’entente de principe que nous leur avons présentée n’était pas à la hauteur de leurs attentes. Elles et ils ont longuement argumenté sur la question des augmentations salariales qui ne réussissent pas à maintenir leur pouvoir d’achat. Il s’agit d’un message clair envers l’employeur : il lui faudra considérer sérieusement ce rejet s’il ne veut pas que les conductrices et les conducteurs exercent à nouveau leur mandat de grève », de déclarer Carole Laplante, présidente du STTT–CSN.

              « Il faut comprendre que le financement qui est versé par les commissions scolaires n’est déjà pas suffisant pour garantir des salaires décents aux conductrices et aux conducteurs de Transco. Et ces salarié-es ne sont pas les seuls dans cette situation au Québec. Le gouvernement doit impérativement revoir le financement du transport scolaire en accordant dès que possible des enveloppes budgétaires bonifiées, dédiées et fermées afin de financer adéquatement l’augmentation des salaires et une amélioration des conditions de travail dans leur secteur », de conclure Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN).

              Rappelons que plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

              À propos
              Le STTT–CSN compte près de 330 membres responsables d’environ 300 parcours de transport scolaire. Le STS regroupe plus de 3100 travailleuses et travailleurs membres de la FEESP–CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

              La CSN salue l’importance accordée au contenu québécois, mais se désole pour l’usine Bombardier de La Pocatière

              La CSN accueille favorablement l’annonce d’aujourd’hui de la Caisse de dépôt et placement du Québec concernant le REM et l’importance accordée au contenu québécois dans le projet, mais souligne sa déception quant au fait que l’usine Bombardier de La Pocatière n’ait pas été retenue.

              La CSN a multiplié les interventions au cours des derniers mois afin de souligner l’importance de garantir du contenu québécois dans le projet : « Nous avons interpellé le gouvernement et les dirigeants de la Caisse. Pour nous, c’était primordial que ce projet d’envergure soit réalisé ici en maintenant et créant des emplois ici. En ce sens, l’annonce d’aujourd’hui est positive et nous souhaitons qu’elle devienne la norme pour tous les autres investissements du gouvernement », souligne Pierre Patry, trésorier de la CSN.

              À la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, on se réjouit aussi que le projet crée et consolide des milliers d’emplois, dont ceux de l’usine Alstom de Sorel Tracy, mais on est déçu pour les travailleurs et les travailleuses de La Pocatière. « Nous aurions aimé que nos collègues syndiqué-es de Bombardier Transport puissent participer eux aussi au projet du REM, mais on ne baisse pas les bras. Nous nous attendons à ce que le gouvernement les considère pour les futures annonces concernant la ligne bleue du métro, le tramway à Québec ou encore, l’éventuelle ligne rose, si elle voit le jour », explique Louis Bégin.

              Au cours des prochains jours, la CSN entend obtenir des éclaircissements sur la nature des annonces d’aujourd’hui. « Nous avons toujours quelques interrogations, indique Pierre Patry. Nous prenons acte des modifications apportées au projet, mais il reste pour nous quelques points importants en suspens. Par exemple, quels seront les impacts environnementaux, quel sera le mode de propriété et comment se fera l’arrimage avec le réseau de transport en commun? »

              Nouvelle grève de deux jours des 210 répartiteurs, répartitrices et employé-es de bureau

              Leur convention collective étant échue depuis le 31 mars 2015, 210 répartiteurs, répartitrices et employé-es de bureau du centre d’appels d’Urgences-santé ont pour la deuxième fois déclenché la grève, hier soir, laquelle se poursuivra ce 2 février. Ils dénoncent l’absence de volonté de la Corporation d’Urgences-santé de régler leur contrat de travail de même que de nombreux reculs dans leurs conditions de travail.

              Manifestation devant l’Hôtel de Ville

              Dès 10 h ce matin, ces syndiqué-es se sont rassemblés devant l’Hôtel de Ville de Montréal en appui à leurs représentants venus pour rencontrer Alex Norris, conseiller municipal associé à la sécurité publique, afin qu’il intervienne éventuellement auprès du conseil d’administration de la corporation publique, un siège leur étant dévolu. Une opération similaire est aussi prévue vendredi matin devant l’Hôtel de Ville de Laval. Toutefois, madame Sandra Desmeules, qui siège aussi sur le conseil d’administration d’Urgences-santé pour la Ville de Laval, a refusé de rencontrer la délégation syndicale.

              Fort d’un mandat de dix jours de grève voté à la fin de novembre dernier, ces syndiqué-es membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ont débrayé une première fois, le 20 décembre, en plus de recourir à une série de moyens de pression pour démontrer leur exaspération.

              Une entente, mais pas à n’importe quel prix
              « Absolument rien ne justifie une attente de 34 mois sans convention collective. On veut un règlement rapide, mais pas à n’importe quel prix. Et surtout pas au détriment de la parité de nos conditions de travail avec celles des autres employés de l’état québécois ou avec celles de nos collègues ambulanciers-paramédics et employés de soutien d’Urgences-santé qui ont récemment conclu des ententes avec l’employeur, lance Martin Joly, président du Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN), affilié à la FSSS–CSN. »

              Près d’une quarantaine de séances de négociation ont eu lieu jusqu’ici, dont vingt devant une conciliatrice du ministère du Travail. Les négociations achoppent sur les hausses de salaire que l’employeur voudrait inférieures à celles pourtant négociées avec les autres salarié-es de la corporation et ceux du réseau de la santé et des services sociaux. Les autres points en litige portent sur les primes, l’assurance collective, les temps de pause, les modalités de prise des divers congés, la protection contre la sous-traitance, ainsi que les mécanismes de protection des emplois et la structure des postes.

              Les syndiqué-es se battent aussi pour contrer d’importants reculs, dont une diminution du nombre d’heures de travail des répartitrices et répartiteurs d’urgence médicaux, qui entraînerait une baisse de leurs revenus de 3,43 %, soit plus de 1600 $ par année, et ce, malgré la pénurie de main-d’œuvre qui occasionne souvent du temps supplémentaire obligatoire. En outre, des postes de commis sont menacés d’être abolis et transformés en postes non protégés par les dispositions de la convention collective.

              Vent de répression

              Enfin, les syndiqué-es dénoncent le vent de répression patronal qui sévit depuis quelques jours et qui mine inutilement le climat de travail. Plusieurs employé-es ont fait l’objet de mesures disciplinaires et de menaces de suspension. « L’employeur devrait consacrer ses énergies à négocier plutôt qu’à réprimer les aspirations de ses employé-es qui veulent simplement améliorer leurs conditions de travail », de conclure le président du syndicat.

              Pour Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) : « La répression ne règle absolument rien. Ces employé-es méritent la même considération que tous les autres salarié-es d’Urgences-santé. Nous allons les soutenir jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause. »

              À propos

              Le SEUS–CSN regroupe 102 répartitrices et répartiteurs médicaux d’urgence ainsi qu’une centaine d’employées de bureau. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte plus de 100 000 membres dans les secteurs privé et public. Le syndicat est aussi affilié au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) qui regroupe sur une base régionale quelque 95 000 membres. La CSN est composée de plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que de 12 autres conseils centraux régionaux.

              Entente de principe chez Transco Montréal

              Cet après-midi, une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) et l’employeur, mettant fin à tout moyen de pression. Le retour au travail se fera dès demain matin. L’entente sera présentée aux membres prochainement en assemblée générale et aucun commentaire ne sera émis d’ici là.

              Le STTT–CSN compte près de 330 membres responsables d’environ 300 parcours de transport scolaire. Le STS regroupe plus de 3100 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

               

              Transplant Québec

              C’est au terme d’une assemblée générale tenue le 30 janvier en soirée que les travailleuses et travailleurs de Transplant Québec se sont dotés d’un mandat de grève pour faire avancer leur négociation. C’est 99 % des membres qui ont voté en faveur de la grève à exercer au moment jugé opportun.

              Après plusieurs rencontres de négociation, les travailleuses et travailleurs ont jugé qu’ils devenaient nécessaires de se doter d’un mandat de grève de dix jours pour inviter l’employeur à améliorer les conditions de travail. Le personnel de Transplant Québec œuvre à la coordination du processus de don d’organes au Québec. Les 36 employé-es de Transplant Québec sont sans convention collective depuis plusieurs mois et sont confrontés à un blocage à la table de négociation. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transplant Québec – CSN souhaite que cette négociation soit une occasion de mieux répondre aux préoccupations du personnel, notamment pour s’assurer que les travailleuses aient accès aux mêmes droits au niveau des congés de maternité que le personnel du secteur public. De son côté, l’employeur veut augmenter la flexibilité en forçant une augmentation des déplacements qui nuisent à la stabilité et à la conciliation travail-famille.

              « Les travailleuses et travailleurs de Transplant Québec œuvrent sans relâche pour améliorer le processus du don d’organe au Québec. Mais pour y arriver, il faut améliorer les conditions de travail. Le personnel est déterminé à y arriver et c’est pourquoi nous avons en main un mandat de grève fort que nous devrons utiliser si la négociation ne débloque pas rapidement », lance Josée Maurice, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transplant Québec — CSN.

              À propos du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transplant Québec — CSN

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transplant Québec – CSN est affilié à la FSSS-CSN. La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte plus de 110 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

              La grève des 30 et 31 janvier maintenue

              Demain matin à la première heure, les conductrices et les conducteurs du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) seront en grève pour deux jours. Le 23 janvier dernier, ceux-ci avaient rejeté les dernières offres patronales à 98 %, tout en reconduisant leur mandat de grève à 98 %, par voie de scrutin secret.

              « C’est à contrecœur que nous allons déclencher notre grève de deux jours demain matin en sachant très bien qu’elle aura un impact sur des milliers d’élèves que nous côtoyons tous les matins, des élèves que nous transportons en sécurité vers leur milieu scolaire. Aujourd’hui, nous avons rencontré l’employeur en conciliation et aucune avancée n’a été possible. Or, nos membres nous ont clairement dit, presque à l’unanimité, qu’ils ne veulent pas s’appauvrir. Nous voulons notre juste part des sommes que les commissions scolaires remettent à notre employeur afin d’augmenter nos salaires convenablement. Or, au lieu de nous verser ces sommes, les patrons étasuniens de First Student, qui possèdent Transco, se les mettront entièrement dans les poches pour les deux premières années, puis encaisseront la moitié des trois autres années. Pour nous, ça n’a tout simplement aucun sens », de dénoncer Carole Laplante, présidente du STTT–CSN.

              À la rencontre d’aujourd’hui, l’employeur proposait toujours un gel des salaires pour les deux premières années, ce qui impose un appauvrissement aux travailleuses et aux travailleurs. Pour les trois autres années de la future convention de cinq ans, l’employeur propose de verser 50 % de l’IPC en augmentations salariales, soit la moitié seulement de ce que la commission scolaire leur verse à cette fin. Le 30 octobre dernier, une conciliatrice a été nommée par le Service fédéral de médiation et de conciliation.

              Le conflit de travail touchera près de 15 000 élèves répartis sur plus de 300 parcours scolaires à Montréal. Les commissions scolaires et l’établissement touchés sont les suivants :

              • Commission scolaire Lester B. Pearson : 2640 élèves sur 55 routes ;
              • Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys : 3936 élèves sur 82 routes ;
              • Commission scolaire de Montréal : 2832 élèves sur 59 routes ;
              • Commission scolaire English Montréal : 4224 élèves sur 88 routes et ;
              • Le Collège Saint-Anne, un établissement privé : 864 élèves sur 18 routes.

              Rappelons que plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

              À propos
              Le STTT–CSN compte près de 330 membres responsables d’environ 300 parcours de transport scolaire. Le STS regroupe plus de 3100 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

              Rejet des offres patronales et vote de grève à 98 %

              Ce soir, lors d’une assemblée générale tenue à Montréal, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) ont rejeté les dernières offres patronales à 98 % et ont reconduit leur mandat de grève à 98 %, par voie de scrutin secret. Ce mandat, à exercer au moment jugé opportun, pourrait être mis en œuvre les 30 et 31 janvier prochain si aucune entente ne survient entre les parties d’ici là.

              « Ce n’est jamais de gaieté de cœur que nous décidons de déclencher une grève, surtout quand nous savons qu’elle touchera des milliers d’élèves que nous connaissons bien et dont nous prenons soin à tous les jours d’école. Mais depuis notre dernière assemblée générale, de trop maigres avancées ont été réalisées. Les deux votes de ce soir réaffirment notre refus catégorique de laisser l’employeur nous imposer des conditions salariales qui nous appauvrissent. Même si les salaires qui nous sont versés ne reconnaissent pas nos compétences et toutes les responsabilités que nous assumons tous les jours, les patrons étasuniens de First Student, qui possèdent Transco, n’ont pas du tout l’intention d’améliorer nos conditions de travail », de dénoncer Carole Laplante, présidente du STTT–CSN.

              À ce jour, l’employeur propose un gel des salaires pour les deux premières années, ce qui impose un appauvrissement aux travailleuses et aux travailleurs. Pour les trois autres années de la future convention de cinq ans, l’employeur propose de verser 50 % de l’IPC en augmentations salariales, soit la moitié seulement de ce que la commission scolaire leur verse à cette fin.

              Plusieurs clauses normatives sans incidences importantes ont déjà été réglées en début de négociation, mais plusieurs autres, beaucoup plus importantes, demeurent en suspens. Le 30 octobre dernier, une conciliatrice a été nommée par le Service fédéral de médiation et de conciliation. Le conflit de travail pourrait toucher près de 15 000 élèves répartis sur plus de 300 parcours scolaires à Montréal.

              « La lutte du STTT–CSN représente bien la problématique vécue dans le domaine du transport scolaire où nous retrouvons un grand nombre de bas salarié-es qui touchent un revenu annuel sous les 20 000 $ et une rémunération hebdomadaire de moins de 500 $. Voilà pourquoi nous menons actuellement une campagne qui revendique l’octroi d’enveloppes budgétaires bonifiées, dédiées et fermées, vouées à l’amélioration des salaires et des conditions de travail. Le gouvernement du Québec doit régler cette injustice salariale qui existe dans notre secteur depuis trop longtemps », de souligner Stephen P. Gauley, président du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

              « Les transporteurs qui ne pensent qu’à maximiser leurs marges de profit sur le dos de leurs salarié-es font face à une situation qui pourrait bien leur causer de graves problèmes. Nous savons qu’actuellement, il y a un sérieux problème de recrutement et de rétention du personnel, directement en lien avec les mauvaises conditions de travail offertes dans le transport scolaire. Pour nous, il n’y a pas de solution miracle sinon que d’offrir un salaire décent qui reconnaît l’importance du travail de ces salarié-es », de renchérir Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP et responsable politique du STS.

              Rappelons que plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

              À propos
              Le STTT–CSN compte près de 330 membres responsables d’environ 300 parcours de transport scolaire. Le STS regroupe plus de 3100 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

               

              Le gouvernement Couillard persiste à se soumettre aux intérêts des consortiums privés des CHU en PPP

              Le CHUM et le CUSM en PPP ne sont ouverts que depuis quelques mois que déjà les coûts supplémentaires s’accumulent. En acceptant de verser 233 millions aux consortiums privés, le gouvernement Couillard démontre le peu de courage qu’il a face à des entreprises qui n’ont pas rendu la marchandise. Pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN), cette lubie libérale en faveur des PPP va nous coûter collectivement cher pendant plus de trente ans.

              Nous apprenions ce matin que le gouvernement du Québec versera 233 millions de dollars pour régler à l’amiable des litiges entourant les coûts du CUSM et du CHUM en PPP. Le gouvernement a pourtant toujours prétendu que les budgets seraient respectés pour ces projets. Pourtant, les coûts réels ne font que grimper et cette entente à l’amiable s’ajoute à la facture. Rappelons de plus que ces deux projets ont été remis par les consortiums privés avec des milliers de ratés et que les conflits juridiques pullulent depuis l’ouverture des deux CHU. C’est d’ailleurs pour mettre la lumière sur ces extras que la CSN a lancé un appel en octobre dernier pour obtenir de l’information sur les vices cachés des CHU en PPP.

              « Les problèmes des CHU en PPP sont bien connus. Cela va des extras à de la corruption pure et simple dans le cas de l’attribution du contrat du CUSM en PPP. Et tout ce que le gouvernement Couillard trouve à faire, c’est de rajouter des millions aux consortiums privés. Ce gouvernement rate toutes les occasions qui se présentent de sortir de ces contrats qui nous coûtent trop cher. Pourquoi continue-t-il à servir les consortiums privés plutôt que les besoins de la population? » se demande Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

              « Ce sont dans les soins à la population qu’il faut investir, pas dans les PPP. Pendant que le gouvernement manque de courage pour freiner l’appétit des consortiums privés, il continue de mettre une pression sur le réseau public de santé et de services sociaux et sur le personnel qui donne des services au quotidien. C’est un non-sens », de conclure Jean Lacharité.

              Si vous avez des informations à transmettre sur les extras, les vices cachés et autres malfaçons des CHU en PPP, veuillez écrire à OtagesDesPPP@hotmail.com

              À propos de la CSN
              La CSN représente près de 300 000 travailleuses et travailleurs regroupés dans quelque 2000 syndicats présents dans tous les secteurs d’activité. La CSN est la plus grande organisation dans le secteur de la santé et des services sociaux.

              Pour la centaine de salarié-es de Médicar, le temps des Fêtes 2017 est assombri

              La centaine de salarié-es assurant le transport médical non urgent pour les établissements du réseau de la santé et des services sociaux de Montréal et des environs sont sans emploi depuis le 30 novembre. C’est à cette date qu’ils apprenaient, pour la plupart par les médias, que leur entreprise, Médicar, déclarait faillite.

              L’entreprise s’était placée sous la protection de la loi à la fin octobre. Médicar souhaitait se restructurer et croyait que cela lui permettrait de forcer la réouverture des contrats. Cette proposition, bien qu’appuyée par la plupart des créanciers au cours d’une assemblée des créanciers tenue le 29 novembre, a été rejetée par les organismes détenant des contrats de transport avec Médicar. Le 4 décembre, en assemblée générale, le syndicat faisait le point sur les étapes à venir.

              Le 18 décembre, en assemblée générale, les salarié-es ont entrepris différentes démarches, soutenus par les divers services de la CSN. Par exemple, une avocate du Service juridique les aidera dans toutes leurs représentations auprès du syndic de faillite de la firme Deloitte. Ils seront également appuyés par des conseillers syndicaux dans leurs démarches auprès de l’assurance-emploi et des autres programmes gouvernementaux. Un laboratoire informatique était d’ailleurs mis à leur disposition toute la journée au siège social de la CSN pour leur permettre de remplir les différents formulaires en présence de personnes-ressources.

              À la veille de Noël, ces travailleuses et travailleurs se retrouvent ainsi au chômage. Plusieurs d’entre eux ne recevront pas la totalité des sommes qui leur sont dues par l’entreprise : les actifs de Médicar sont évalués à moins de 1,5 million et les dettes de l’entreprise s’élèvent à près de 6,8 millions… Ce n’est qu’en début d’année prochaine qu’ils sauront combien ils auront perdu dans l’aventure. Une nouvelle assemblée générale se tiendra le 15 janvier.

              Pour la vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux, Judith Huot, les salarié-es sont victimes d’un secteur économique dont il faudrait revoir l’organisation. « Depuis longtemps, la concurrence est féroce entre toutes les entreprises du secteur du transport médical non urgent qui soumissionnent sur des contrats publics. Il en résulte une course folle au plus bas soumissionnaire. Le modèle devient intenable et ce sont les salarié-es qui en paient les conséquences, c’est déplorable. »

              « Ces travailleuses et travailleurs pourront compter sur notre soutien indéfectible pour faire face à cette épreuve difficile, poursuit la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault. Nous veillerons au respect intégral de tous leurs droits tout au long du processus. »

              Grève des 210 répartiteurs, répartitrices et employé-es de bureau

              Les 210 répartiteurs, répartitrices et employées de bureau du centre de communication santé tiennent une première journée de grève depuis 23 h, hier soir, dans le cadre d’un mandat de dix jours de grève. De fait, ils s’opposent aux nombreux reculs dans leurs conditions de travail et dénoncent l’absence de volonté de la Corporation d’Urgences-santé de régler leur convention collective échue depuis bientôt trois ans, soit le 31 mars 2015. Ils manifestent aujourd’hui à Brossard devant les bureaux de Gaétan Barrette, ministre de la Santé et des Services sociaux, afin qu’il donne les mandats nécessaires à la partie patronale pour régler leur contrat de travail.

              Martin Joly, président du SEUS-CSN

              « Il est triste d’en arriver à faire la grève alors que nous demandons de maintenir la simple parité des conditions de travail avec celles de nos collègues ambulanciers-paramédics et des employés de soutien d’Urgences-santé, qui ont récemment conclu des ententes avec l’employeur, lance Martin Joly, président du Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN), affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Nous demandons au ministre Gaétan Barrette de tout mettre en œuvre pour faire débloquer les négociations. Aucun motif ne justifie une attente de 33 mois sans convention collective. À défaut d’obtenir une entente rapidement, d’autres journées de grève et d’autres actions de visibilité comme aujourd’hui seront envisagées. »

              Pas moins d’une trentaine de séances de négociation se sont tenues jusqu’ici devant un conciliateur du ministère du Travail, dont trois les 13, 15 et 19 décembre derniers sans toutefois entraîner un règlement satisfaisant. Les négociations achoppent entre autres sur les salaires, les primes diverses, l’assurance collective, les temps de pause, les modalités de prise des divers congés, la protection contre la sous-traitance, ainsi que les mécanismes de protection des emplois du personnel de bureau.

              Le syndicat rappelle que la partie patronale souhaite imposer différents reculs, dont une diminution du nombre d’heures de travail des répartitrices et répartiteurs d’urgence médicaux, qui entraînerait une baisse de leurs revenus de 3,43 %, soit plus de 1600 $ par année. En outre, plusieurs postes de commis sont menacés d’être abolis et transformés en postes non protégés par les dispositions de la convention collective.

              Quant aux salaires et aux primes, l’employeur propose des conditions inférieures à celles négociées pour les salarié-es d’Urgences-santé et du réseau de la santé et des services sociaux, notamment. « Le personnel de bureau et les répartiteurs et répartitrices méritent au moins la même reconnaissance que ces travailleurs », a déclaré Josée Marcotte, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

              Pour Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) : « On ne peut tolérer qu’un groupe de travailleuses et de travailleurs soit traité différemment des autres salarié-es des secteurs public et parapublic, sachant que les cadres d’Urgences-santé bénéficient des mêmes avancées qu’eux. Pour notre part, nous allons les appuyer jusqu’à ce qu’ils obtiennent entièrement gain de cause. »

              À propos

              Le Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN) regroupe 102 répartitrices et répartiteurs médicaux d’urgence ainsi que du personnel de bureau. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte plus de 100 000 membres dans les secteurs privé et public. Le syndicat est aussi affilié au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) qui regroupe sur une base régionale quelque 95 000 membres. Pour sa part, la CSN est composée de plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que de 12 autres conseils centraux régionaux.

              Grève d’une journée des 210 répartiteurs, répartitrices et employé-es de bureau

              Les 210 répartiteurs, répartitrices et employées de bureau du centre de communication santé tiennent une première journée de grève depuis 23 h, hier soir, dans le cadre d’un mandat de dix jours de grève. De fait, ils s’opposent aux nombreux reculs dans leurs conditions de travail et dénoncent l’absence de volonté de la Corporation d’Urgences-santé de régler leur convention collective échue depuis bientôt trois ans, soit le 31 mars 2015. Ils manifestent aujourd’hui à Brossard devant les bureaux de Gaétan Barrette, ministre de la Santé et des Services sociaux, afin qu’il donne les mandats nécessaires à la partie patronale pour régler leur contrat de travail.

              « Il est triste d’en arriver à faire la grève alors que nous demandons de maintenir la simple parité des conditions de travail avec celles de nos collègues ambulanciers-paramédics et des employés de soutien d’Urgences-santé, qui ont récemment conclu des ententes avec l’employeur, lance Martin Joly, président du Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN), affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Nous demandons au ministre Gaétan Barrette de tout mettre en œuvre pour faire débloquer les négociations. Aucun motif ne justifie une attente de 33 mois sans convention collective. À défaut d’obtenir une entente rapidement, d’autres journées de grève et d’autres actions de visibilité comme celles d’aujourd’hui seront envisagées. »

              Pas moins d’une trentaine de séances de négociation se sont tenues jusqu’ici devant un conciliateur du ministère du Travail, dont trois les 13, 15 et 19 décembre derniers sans toutefois entraîner un règlement satisfaisant. Les négociations achoppent entre autres sur les salaires, les primes diverses, l’assurance collective, les temps de pause, les modalités de prise des divers congés, la protection contre la sous-traitance, ainsi que les mécanismes de protection des emplois du personnel de bureau.

              Le syndicat rappelle que la partie patronale souhaite imposer différents reculs, dont une diminution du nombre d’heures de travail des répartitrices et répartiteurs d’urgence médicaux, qui entraînerait une baisse de leurs revenus de 3,43 %, soit plus de 1600 $ par année. En outre, plusieurs postes de commis sont menacés d’être abolis et transformés en postes non protégés par les dispositions de la convention collective.

              Quant aux salaires et aux primes, l’employeur propose des conditions inférieures à celles négociées pour les salarié-es d’Urgences-santé et du réseau de la santé et des services sociaux, notamment. « Le personnel de bureau et les répartiteurs et répartitrices méritent au moins la même reconnaissance que ces travailleurs », a déclaré Josée Marcotte, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

              Pour Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) : « On ne peut tolérer qu’un groupe de travailleuses et de travailleurs soit traité différemment des autres salarié-es des secteurs public et parapublic, sachant que les cadres d’Urgences-santé bénéficient des mêmes avancées qu’eux. Pour notre part, nous allons les appuyer jusqu’à ce qu’ils obtiennent entièrement gain de cause. »

              À propos
              Le Syndicat des employé-e-s d’Urgences-santé (SEUS–CSN) regroupe 102 répartitrices et répartiteurs médicaux d’urgence ainsi que du personnel de bureau. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte plus de 100 000 membres dans les secteurs privé et public. Le syndicat est aussi affilié au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) qui regroupe sur une base régionale quelque 95 000 membres. Pour sa part, la CSN est composée de plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que de 12 autres conseils centraux régionaux.

              210 répartiteurs, répartitrices et employé-es de bureau en grève le 20 décembre

              À moins d’un revirement à la table de négociation avec la Corporation d’Urgences-santé, les 210 répartiteurs, répartitrices et employées de bureau du centre de communications vont déclencher une première journée de grève le mardi 19 décembre prochain jusqu’au 20 décembre à 23 h. Le Tribunal administratif du travail (TAT) vient d’ailleurs d’approuver une entente sur les services essentiels à maintenir en cas de grève sur l’ensemble des territoires de Montréal et de Laval.

              En déclenchant la grève, ces travailleuses et travailleurs, membres du Syndicat des employés d’Urgences-santé (SEUS–CSN), affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), veulent mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation qui tarde alors que leur convention collective est échue depuis le 31 mars 2015. En cas d’échec des pourparlers, neuf autres journées de grève, votées à 82 % les 30 novembre et 1er décembre, pourraient être utilisées.

              Des négociations avec l’employeur se tiennent aujourd’hui même. Deux autres séances sont aussi prévues les 15 et 19 décembre. Jusqu’à maintenant, il y a eu 28 séances de négociation qui n’ont pas permis de régler l’ensemble de la convention collective.

              Pour Martin Joly, président du syndicat : « Cette annonce du recours à la grève pour le 20 décembre envoie un message clair à Urgences-santé : nous sommes prêts et surtout très sérieux dans notre volonté de négocier de manière intensive. Notre objectif n’est pas de faire la grève, mais bien de conclure une nouvelle convention collective satisfaisante pour les travailleuses et travailleurs que nous représentons. »

              Les négociations achoppent notamment sur la parité de certaines conditions de travail, tant pécuniaires que non pécuniaires, avec les salarié-es du secteur public parmi lesquelles figurent les salaires, les primes diverses, l’assurance collective, les temps de pause, les modalités de prise des divers congés, la protection contre la sous-traitance, ainsi que les mécanismes de protection des emplois du personnel de bureau.

              Le syndicat rappelle que la partie patronale souhaite imposer différents reculs dans les conditions de travail, dont une diminution du nombre d’heures de travail des répartitrices et répartiteurs d’urgence médicaux, ce qui entrainerait une baisse de leur revenu de 3,43 %, soit plus de 1600 $ par année. En outre, plusieurs postes de commis sont menacés d’être abolis et transformés en postes non protégés par les dispositions de la convention collective.

              Quant aux salaires et aux primes, l’employeur propose des conditions inférieures à ce qui a été négocié tout récemment chez les paramédics et les employé-es de soutien d’Urgences-santé et chez le personnel du réseau de la santé et des services sociaux. « Le personnel de bureau et les répartiteurs et répartitrices méritent la même reconnaissance », ajoute Josée Marcotte, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

              À propos du SEUS et de la CSN

              Le Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN) regroupe 102 répartitrices et répartiteurs médicaux d’urgence ainsi que du personnel de bureau. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte plus de 100 000 membres dans les secteurs privé et public. Le syndicat est aussi affilié au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) qui regroupe sur une base régionale quelque 90 000 membres. Pour sa part, la CSN est composée de plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que douze autres conseils centraux régionaux.

              Signature d’une première convention collective

              Réunis en assemblée générale le 11 novembre dernier, les travailleurs de Groupe Canam inc. ont entériné l’entente de principe intervenue entre les parties dans une proportion de 75 %. Une première négociation qui s’est déroulée dans le respect des intervenants.

              Cette convention collective, d’une durée de trois ans, reconnaît l’apport du syndicat en tant que vis-à-vis de l’employeur dans les relations de travail par la création d’une banque d’heures de libérations syndicales payées par l’employeur et la création d’un comité de relations de travail habilité à discuter, à prévenir et à régler tout problème.

              Crédit : HNTB

               

              En ce qui concerne les clauses non pécuniaires, les préoccupations syndicales ont été entendues : respect de l’ancienneté lors des mouvements de main-d’œuvre, garantie d’un pourcentage de salariés dans les échelons supérieurs, choix de vacances équitable pour tous les salariés.

              Pour ce qui est des clauses à incidences financières, la convention collective bonifie notamment les vacances annuelles, améliore le paiement des heures supplémentaires, garantit le maintien d’une assurance collective et d’un régime enregistré de retraite pouvant atteindre 3,5 % du salaire pour la durée de la convention collective et octroie des augmentations salariales d’une moyenne de 2 % pour 2017, 2018 et 2019 pour atteindre un salaire moyen de 25 $ l’heure.

              Le syndicat est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) qui lutte pour améliorer les conditions de travail et de vie de ses membres et pour développer des emplois de qualité. Elle est très active sur le plan de la prévention en santé et sécurité du travail et de la formation. Elle rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec.

              Crédit : HNTB

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              210 salarié-es du centre de communication santé bientôt en grève

              Réunis en assemblées générales les 30 novembre et 1er décembre dernier, environ 210 travailleuses et travailleurs d’Urgences-santé, affectés au centre de communication santé pour Montréal et Laval, ont voté dans une proportion de 81,8 % en faveur d’une banque de dix jours de grève à utiliser au moment jugé opportun. Sans convention collective depuis le 31 mars 2015, ces syndiqué-es composés des répartitrices et répartiteurs médicaux d’urgence et du personnel de bureau déclencheront bientôt la grève, à moins d’un déblocage majeur à la table de négociation.

              « Ça fait maintenant 33 mois que nous sommes sans contrat de travail et, malgré 27 séances de négociations, nous en sommes toujours à négocier des clauses dites non pécuniaires. C’est sans compter que l’employeur nous demande d’importants reculs à plusieurs niveaux. Il faut que ça change ! », déclare Martin Joly, président du Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN).

              Bien qu’elles se poursuivent, les négociations achoppent notamment sur la parité de certaines conditions de travail, tant pécuniaires que non pécuniaires, avec les salarié-es du secteur public parmi lesquelles figurent les salaires, les primes diverses, l’assurance collective, les temps de pause, les modalités de prise des divers congés, la protection contre la sous-traitance, les mécanismes de protection des emplois du personnel de bureau.

              « Parmi les reculs souhaités par la Corporation, explique Martin Joly, il y a la diminution du nombre d’heures de travail des répartitrices et répartiteurs d’urgence médicaux, qui entrainerait une baisse de leur niveau de rémunération de 3,43 %, soit plus de 1600 $ par année. En outre, plusieurs postes de commis sont menacés d’être abolis et transformés en postes non protégés par les dispositions de notre convention collective. Quant aux salaires et aux primes, l’employeur propose rien de moins que des conditions  inférieures à ce qui a été négocié chez le personnel du réseau de la santé. C’est inadmissible ! »

              Bien que les membres du comité de négociation demeurent disponibles en tout temps pour poursuivre les pourparlers, plusieurs actions de visibilité sont prévues dans les prochaines semaines. Incidemment, l’ensemble des travailleuses et travailleurs vont se faire entendre de différentes façons auprès de la partie patronale d’Urgences-santé, mais aussi du ministère de la Santé et des Services sociaux, bailleur de fonds.

              À propos de la CSN

              Le Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN) regroupe 102 répartitrices et répartiteurs médicaux d’urgence ainsi que du personnel de bureau. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte plus de 100 000 membres dans les secteurs privé et public. Le syndicat est aussi affilié au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) qui regroupe sur une base régionale quelque 90 000 membres. Pour sa part, la CSN est composée de plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que treize conseils centraux régionaux.

              Le ministre Proulx doit intervenir

              Alors que le gouvernement provincial nage dans les billets verts et annonce un réinvestissement en éducation, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) est prête à jeter à la rue 75 élèves âgés de 8 à 18 ans et pas n’importe lesquels. Des enfants poqués et rejetés par le système, mais qui ont la chance d’aller dans une vieille école louée à la CSDM par le Centre d’intégration scolaire de Montréal (CIS). De l’aveu même de la présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, leur expulsion est pratiquement incontournable tant les besoins pour les élèves ayant un profil plus « normal » sont grands. Est-ce vraiment ainsi qu’on doit traiter nos élèves les plus vulnérables ?

              Pour la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx doit faire preuve de leadership et intervenir. « Le Centre d’intégration est un organisme sans but lucratif. Il s’occupe d’élèves à grands besoins qui lui sont confiés par les commissions scolaires. Sans le soutien du ministère, l’école risque de fermer, laissant ces enfants sans ressources » souligne Léandre Lapointe, vice-président et responsable du regroupement privé de la FNEEQ–CSN.

              Les possibilités sont limitées et il est urgent d’agir. Ravagé par la moisissure et contaminé par l’amiante, le bâtiment a besoin de travaux de 10,8 millions de dollars et cela même si la CSDM renonce à son projet d’éviction. Et si le Centre d’intégration scolaire est relocalisé, il doit l’être dans le même secteur afin d’encourager la fréquentation des élèves. « Ce n’est ni socialement ni économiquement responsable d’abandonner ces élèves. Le ministre Proulx souhaite des projets innovateurs notamment le projet de Lab-école. Ne serait-il pas envisageable d’y associer ce centre ? » de questionner Léandre Lapointe.

              Appuyons les sages-femmes en négo

              Événement Facebook

              Depuis plus de deux ans, les sages-femmes du Québec sont en négociation avec le ministère de la Santé et des Services sociaux pour obtenir une reconnaissance concrète de leur travail et des conditions d’exercice plus favorables (salaire, forfait de garde, congés, etc.) Or, le ministère tente de restreindre toujours plus le champ de pratique des sages-femmes (AVAC, organisation clinico-administrative…) et, finalement, de réduire notre liberté de choix en reconnaissant de moins en moins notre capacité à mettre au monde nos enfants par nos propres moyens.

              Ces négociations ont un impact direct dans nos vies. Nous voulons nos sages-femmes à nos côtés, et cela dans les meilleures dispositions pour continuer à nous accompagner avec bienveillance et diligence tout au long de la grossesse, durant et après l’accouchement.

              Le 20 novembre prochain, nous sommes invité-e-s à appuyer la mobilisation des sages-femmes afin d’interpeller le ministre Barrette et de faire entendre la cause des femmes et des sages-femmes.

              Rendez-vous devant l’hôtel Plaza Centre-Ville
              (777 boul. Robert-Bourassa, Montréal, métro Square-Victoria-OACI)
              dès 11 h lundi le 20 novembre 2017

               

              Les salarié-es votent la grève à 98 %

              Hier soir, lors d’une assemblée générale tenue à Montréal, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco–CSN (STTT–CSN) ont voté en faveur de la grève à 98 %, par voie de scrutin secret. Ce mandat, à exercer au moment jugé opportun, pourra être mis en œuvre à partir du 19 janvier prochain.

              « Pour nous, le vote d’hier marque notre refus catégorique collectif de laisser l’employeur baisser nos salaires simplement pour faire augmenter sa marge de profit. Parce que c’est bien pour répondre à la demande de rentabilité accrue de la compagnie états-unienne First Student, qui possède Transco, que nos patrons veulent baisser nos salaires. Déjà, les taux horaires que nous recevons ne reconnaissent pas nos compétences et les responsabilités que nous assumons tous les jours. Nous voulons un salaire décent et non un salaire qui descend encore plus bas », de dénoncer Carole Laplante, présidente du STTT–CSN.

              En date du 25 septembre, l’employeur demande les reculs salariaux suivants : moins 1,5 % pour la première année pour les autobus réguliers et moins 2 % pour les minibus, ce qui créerait une nouvelle catégorie de salarié-es moins bien payés, qui n’existait pas dans l’actuelle convention collective. Auparavant, peu importe le véhicule conduit, les échelles salariales demeuraient les mêmes. Pour les quatre autres années de la future convention de cinq ans, l’employeur propose de verser 50 % de l’IPC en augmentations salariales, soit la moitié seulement de ce que la commission scolaire leur verse à cette fin.

              Plusieurs clauses normatives sans incidences importantes ont déjà été réglées en début de négociation, mais toutes les autres, beaucoup plus importantes, ont été abordées seulement en surface à la table de négociation. Le 30 octobre dernier, une conciliatrice a été nommée par le Service fédéral de médiation et de conciliation.

              Le Secteur transport scolaire en campagne
              « Ce vote de grève arrive au même moment où nous déployons une campagne de valorisation de l’emploi de conductrice et de conducteur de transport scolaire. Ces femmes et ces hommes se battent depuis plus de 20 ans afin d’obtenir la reconnaissance de leur métier et le salaire qui devrait leur être versé. Dans notre milieu, nous disons souvent que nous sommes moins bien payés que les éboueurs, même si nous transportons les enfants du Québec vers leur milieu éducatif », de souligner Stephen P. Gauley, président du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

              Dans le cadre de cette campagne, le STS demande au gouvernement du Québec l’octroi d’enveloppes budgétaires bonifiées, dédiées et fermées qui serviront à augmenter les salaires et à offrir des conditions de travail décentes qui reconnaissent et respectent leur travail. Lors d’un vote tenu ce soir en assemblée générale, le STTT–CSN a appuyé cette campagne à l’unanimité.

              « À la suite d’un processus rigoureux d’évaluation de l’emploi de conducteur et de conductrice de véhicule scolaire auquel le gouvernement et les associations des transporteurs ont participé, le comité de travail a fixé le taux horaire minimal à 19,14 $ l’heure en avril 2015, ce qui représente actuellement un taux indexé de 20,02 $ à l’embauche, sans tenir compte de l’ancienneté. Or, le taux horaire moyen est de 17,86 $, soit un écart d’environ 12 % avec le salaire de référence obtenu dans le processus d’évaluation de l’emploi, sans avantages sociaux ni régime de retraite. Certains transporteurs vont même jusqu’à offrir seulement 12,07 $ l’heure à l’embauche, ce qui est complètement indécent. Or, le taux de 20,02 $ est désormais reconnu par tous les intervenants du milieu et il est grand temps qu’il soit versé aux travailleuses et aux travailleurs dont le travail consiste à conduire nos enfants en sécurité vers leurs écoles », de renchérir Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP et responsable politique du STS.

              « Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) soutient les syndicats du transport scolaire de notre région depuis le début de leur lutte. Nous serons encore une fois mobilisés à leurs côtés afin de tout mettre en œuvre pour que ces femmes et ces hommes obtiennent les améliorations de leurs conditions de travail auxquelles ils ont droit. Nous ne pouvons accepter qu’un employeur réduise les salaires de travailleuses et de travailleurs qui ne touchent déjà pas un salaire à la hauteur du travail accompli chaque jour », de conclure Manon Perron, secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

              Rappelons que plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

              À propos
              Le STTT–CSN compte près de 330 membres responsables d’environ 300 parcours de transport scolaire. Le STS regroupe plus de 3100 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

              Le Conseil central du Montréal métropolitain regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de syndicats à Montréal, à Laval, au Nunavik et à la Baie-James.

              Une convention collective majeure est signée

              Le Syndicat des employé(e)s de la Cinémathèque québécoise (STCQ-CSN) vient de conclure une entente importante avec la direction de l’établissement. Ce nouveau contrat de travail devrait permettre à la Cinémathèque, d’une part, de maintenir en ses rangs l’expertise qui fait sa renommée et d’autre part, de mieux cerner ses dépenses liées à la masse salariale. Le tout dans l’objectif de démontrer des pratiques responsables de gestion afin de préparer le terrain aux discussions touchant au financement, qui auront lieu avec les partenaires gouvernementaux.

              9,5% d’augmentation sur quatre ans
              La nouvelle convention, d’une durée de quatre ans, a été signée à la mi-octobre.
              Elle prévoit des augmentations salariales de 9,5% réparties ainsi : 2.5% la première année, 2% pour les deux années suivantes et finalement, 3% pour la dernière année.

              Le syndicat était sans contrat de travail depuis 2009. Pour la cinquantaine de travailleuses et de travailleurs qui représentent notamment les projectionnistes, le personnel des collections, des communications et les préposé-es à l’accueil, cette signature vient mettre un terme à un long sacrifice. « Nous savions que la Cinémathèque vivait des difficultés financières, et c’est pourquoi nous avons consenti à reporter la négociation, tout en acceptant de subir un gel salarial », explique la présidente du syndicat, Claudine Viens. « Le climat n’était pas propice à la négociation. Des rumeurs de fusion avec la BANQ courraient, et le financement était difficile », précise-t-elle. À l’époque, une importante campagne d’appui à la Cinémathèque québécoise avait été mise sur pied par le syndicat, appuyé par la FNC–CSN. « Les gens du milieu nous avaient soutenus et nous avions réussi à éviter le pire ; l’idée de la fusion ayant été abandonnée par la suite », se souvient Mme Viens, aussi vice-présidente à la FNC-CSN.

              Attirer et maintenir l’expertise
              Le « statu quo » n’aura pas qu’engendré des conséquences financières pour les travailleuses et les travailleurs. Les problèmes d’attraction et de rétention à la Cinémathèque étaient aussi significatifs. « On a vu certains de nos membres quitter leur emploi, car ils n’avaient pas de perspectives intéressantes. Heureusement, avec l’entente, l’expertise va pouvoir rester au sein de la Cinémathèque. Elle vient donner un élan important aux travailleuses et aux travailleurs afin qu’ils puissent remplir un mandat important, celui d’aider et d’appuyer la création, note Claudine Viens. « Nous souhaitons aussi attirer une relève qui viendra consolider le rôle essentiel joué par la Cinémathèque dans les milieux du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias. »

              Nouvelle approche à la direction
              Suite à la campagne d’appui à la Cinémathèque et après que le danger d’une remise en question des mandats et de la mission de la Cinémathèque québécoise ait été écarté, il fallait entreprendre des discussions en vue du renouvellement de la convention collective. Les travaux ont débuté après la nomination d’une nouvelle direction. « La direction a décidé, d’entrée de jeu, de revoir sa structure interne ainsi que ses budgets ce qui lui a permis de dégager des sommes destinées à la masse salariale. », explique Mme Viens. « En réglant la question de la négociation, la direction de la Cinémathèque est en meilleure position pour aller chercher un financement adéquat. Il s’agit d’une excellente nouvelle pour les travailleuses et les travailleurs bien sûr, mais aussi pour tous ceux qui fréquentent notre établissement aujourd’hui et dans les années à venir », conclut Claudine Viens.

               

              Une première convention collective pour le syndicat Béton 640

              Récemment, les travailleuses et travailleurs de Béton 640 à Terrebonne ont accepté dans une proportion de 100 % les termes de leur première convention collective.

              Il aura fallu 6 rencontres de négociation, pour que les parties en arrivent à s’entendre.

              Au final, la convention collective d’une durée de trois ans prévoit des augmentations totales et rétroactives des salaires de l’ordre de 10 %, incluant 4,25 % la première année. En plus de ce gain monétaire important, les syndiqués auront dorénavant accès à un Régime enregistré d’épargne retraite pour lequel l’employeur contribuera à la hauteur de 0,95 $ pour chaque heure travaillée pour la durée totale de la convention collective.

              L’employeur s’engage de plus à assumer 50 % du coût total de la facture du régime d’assurance collective, à verser une prime de 0,85 $ pour les heures travaillées de soir et de nuit, ainsi qu’à assurer le paiement du temps requis à l’inspection quotidienne et obligatoire des véhicules des chauffeurs ainsi que le temps de lavage des véhicules lorsque requis par l’employeur. Finalement, les heures travaillées chaque jour au-delà de 10 heures par jour seront rémunérées à taux et demi et les heures travaillées le dimanche, elles, seront rémunérées à taux double.

              « Au terme de ce processus de négociation, notre décision de former un syndicat et de devenir membre de la CSN aura été gagnante. La négociation aura permis d’améliorer significativement nos conditions de travail et d’atteindre les objectifs visés. Nos membres sont fiers du règlement, et notre solidarité aura été un élément déterminant dans cette négociation », précise Jean-François Chevalier, vice-président du syndicat.

              Le Syndicat des opératrices et opérateurs de bétonnières du Grand Montréal‑CSN section Béton 640 représente plus de 20 membres. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière CSN (FIM) et au Conseil central de Lanaudière-CSN.

              STT du Motel Idéal (FC–CSN)

              Le 2 mai 2017, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Motel Idéal – CSN a été accrédité pour représenter « Tous les salariés au sens du Code du travail, à l’exception des employés de bureau, des réceptionnistes et de ceux automatiquement exclus par la loi » au Motel Idéal (10195 rue Lajeunesse, Montréal), établissement des Entreprises H. Pepin (1991) Inc.

              Nettement insatisfait des services des Teamsters, local 931, ce groupe de travailleuses et de travailleurs, composé essentiellement de préposé(e)s à l’entretien ménager et à la maintenance, a décidé de joindre la CSN afin de se doter d’un syndicat autonome, démocratique et combatif pour la prochaine négociation de leur convention collective. Voyant leurs conditions de travail se détériorer au fil des dernières années, ils se joignent à la CSN pour bénéficier de la protection, de l’entraide et de l’expertise dont bénéficient déjà leurs collègues regroupés au sein de la CSN.

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Motel Idéal – CSN est affilié à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              STT des stationnements de Montréal (FC–CSN), section bureau

              Le 18 avril 2017, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des stationnements de Montréal – CSN a été accrédité pour représenter « Toutes et tous les salarié(e)s de la centrale d’appel au sens du Code du travail» d’Indigo Parc Canada inc., une entreprise multinationale gérant un grand nombre de parcs de stationnement au pays.

              Ce groupe de travailleuses et de travailleurs, composé d’agents de centrale d’appel, a fait le choix de la syndicalisation pour contribuer à mettre un terme à l’arbitraire et au manque de respect de la direction à son égard, et afin de revendiquer le respect de l’ancienneté. Ne voulant plus rester à la merci du bon vouloir de la direction de l’entreprise, ils se joignent à la CSN pour bénéficier de la protection, de l’entraide et de l’expertise dont bénéficient déjà leurs collègues regroupés au sein de la CSN.

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des stationnements – CSN est déjà détenteur d’une unité d’accréditation dans le stationnement Indigo de la Place Bonaventure. Il est affilié à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              Les cachotteries du partenariat public-privé vont nous coûter cher longtemps !

              Réunis ce midi devant le nouveau CHUM en partenariat public-privé (PPP), la CSN, Médecins québécois pour le régime public (MQRP), le député Amir Khadir et le professeur de l’INRS Pierre J. Hamel ont dénoncé les cachoteries de ce contrat secret. Le nouvel hôpital est à peine ouvert que déjà plusieurs exemples viennent illustrer les risques importants de gaspillage de fonds publics.

              Combien va nous coûter le PPP ?
              Les premiers patients viennent tout juste d’arriver au nouveau CHUM en PPP et déjà plusieurs problèmes qui risquent de nous coûter cher apparaissent. Encore aujourd’hui, il est difficile de savoir combien la construction du CHUM a coûté. Et comme les contrats des CHUs en PPP ont été maintenus secrets, il est impossible de connaître les coûts pour l’entretien de ces hôpitaux pour les 34 prochaines années. Le bureau d’une employée de bureau a par exemple été installé au mauvais endroit et cela impliquera un coût supplémentaire pour le CHUM. Dans un hôpital de pointe comme le CHUM, il y aura toujours de petites choses à changer et des modifications plus importantes à faire pour répondre aux besoins de la population et tout cela va engendrer des extras qui s’accumuleront rapidement. L’hôpital vient tout juste d’ouvrir et nous avons des exemples d’extras que veulent nous facturer les PPP.

              « Contrairement au gouvernement Couillard, nous pensons qu’il n’y a pas grand-chose de bon à célébrer avec l’ouverture du CHUM en PPP. Parce que la grande question demeure : combien va nous coûter l’entêtement des libéraux à favoriser le PPP ? Le contrat est secret. Il n’y a donc pas moyen de savoir combien ça va nous coûter collectivement pour l’entretien de cet hôpital qu’on a payé très cher, trop cher ! Le gouvernement est bien pressé à continuer de couper dans le réseau de la santé, mais visiblement pas à faire le ménage dans les CHUs en PPP pour économiser des milliards ! », lance Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

              Si les libéraux ne veulent pas rendre l’information publique, nous oui !
              Les dépassements de coûts, le manque de transparence et les retards des CHUs en PPP ont fait la manchette. Plusieurs pourraient croire que le bourbier s’achève avec l’ouverture du CHUM. Pourtant, les cachoteries des PPP ne peuvent qu’ouvrir la porte à des dérives. Et c’est d’ailleurs ce que nous enseignent nombre d’exemples à l’international, où de plus en plus de PPP sont rachetés ou même résiliés par des gouvernements. La CSN lance donc un appel à toute personne qui aurait de l’information sur des vices cachés ou qui serait en mesure de nous faire parvenir des documents démontrant les extras que le PPP voudrait nous faire payer. La CSN distribuera d’ailleurs des cartes partout au CHUM pour rejoindre l’ensemble du personnel.

              « Si c’est comme au CUSM, il ne faudra pas attendre longtemps avant de voir s’accumuler les malfaçons. Si le PPP a tout pour plaire au consortium et aux bureaux d’avocats qui vont gérer les nombreuses chicanes entre l’hôpital et le consortium, il a tout pour frustrer le citoyen ! Comme le gouvernement ne veut pas faire la lumière sur les millions de dollars qu’on dépense dans les CHUs en PPP, nous allons nous en occuper. C’est pourquoi nous lançons un appel à toutes ceux qui auraient des informations sur les extras, les vices cachés et autres malfaçons du CHUM en PPP », de conclure Jean Lacharité.

              Si vous avez des informations à transmettre sur les extras, les vices cachés et autres malfaçons des CHUs en PPP, veuillez écrire à OtagesDesPPP@hotmail.com

              Participez à la marche de 15 km pour un salaire minimum de 15$

              Événement Facebook

              POUR FAIRE LA MARCHE COMPLÈTE DE 15 KM:
              Départ au métro Lionel-Groulx à 10 heures – trajet de 15 km

              POUR SE JOINDRE À LA MARCHE EN COURS DE ROUTE:
              Place Émilie-Gamelin à 11 h 30 – trajet de 10 km
              Parc Laurier à 13 h (angle Mentana et Laurier) – trajet de 5 km
              Arrivée à 14 h au Parc Jarry

              GRAND RASSEMBLEMENT AU PARC LAURIER DÈS 13 HEURES
              Veuillez prévoir de l’eau et une collation pendant la marche. Il y aura de l’animation à la place Émilie-Gamelin et au parc Laurier en attendant les marcheurs et les marcheuses!

              Les employé-es mis à pied ne se laisseront pas faire

              Les employé-es de soutien du Collège Stanislas mis sauvagement à pied en juin dernier ont profité de la journée portes ouvertes pour rappeler à l’employeur qu’il devra assumer les conséquences de ses gestes.

              Lors d’une manifestation bruyante mais pacifique, les travailleuses et les travailleurs, aujourd’hui sans emploi, ont sensibilisé les visiteurs à l’attitude méprisante de la direction du collège.

              Le Syndicat des employé-es de soutien du Collège Stanislas (CSN) a aussi enclenché des procédures judiciaires afin que justice soit rendue. « Nous avons pris les moyens afin de contester le recours à la sous-traitance, alors que notre convention collective encadrait cette question. Nous avons aussi pris les moyens afin que l’employeur nous réintègre et nous dédommage en lien avec ce que nous avons subi », a expliqué le président du syndicat, Jean Lacoursière.

              La CSN, le syndicat des employé-es de soutien ainsi que le collège Stanislas ont exprimé la volonté commune d’accélérer le processus d’arbitrage devant le Tribunal administratif du travail.

              Entente au Collège André-Grasset

              Les membres du Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège André-Grasset-CSN ont adopté à 94,8 % l’entente de principe intervenue avec leur employeur concluant ainsi le renouvellement de leur convention collective.

              Les gains obtenus par les enseignantes et les enseignants sont importants. Ils touchent notamment la rémunération lors de visites d’écoles, de nouvelles dispositions pour diminuer la précarité, la réduction de la tâche d’enseignement globale, l’ajout de ressources pour les étudiantes et les étudiants en situation de handicap ainsi que de nouvelles dispositions concernant la disponibilité au collège et l’évaluation de la scolarité.

              Les discussions entre les parties ont aussi permis de rafraîchir la procédure de grief et d’arbitrage tout en y greffant un comité des relations du travail et une nouvelle procédure disciplinaire.

              Pour sa part, Nicolas Lefebvre, président du syndicat, se réjouit des dispositions assurant une plus grande transparence financière du collège et du siège réservé à un enseignant sur le conseil d’administration. Et même si nous sommes encore loin d’un fonctionnement collégial, il accueille favorablement l’introduction du paritarisme dans certains comités conventionnés et surtout, les gains importants pour les enseignants à statut précaire.

              À propos
              Le Collège André-Grasset est un établissement privé d’enseignement collégial préuniversitaire de Montréal. Il a été fondé en 1927 par les prêtres de Saint-Sulpice.

              Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 39 établissements privés et 13 syndicats d’université. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. La fédération est l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux.

              Un mandat de grève pour des CPE de Montréal et de Laval

              Réunis en assemblée générale extraordinaire au Stade olympique, les membres du Syndicat des travailleuses (eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et de Laval (ST CPE de Montréal-Laval), affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), ont voté par scrutin secret à 95 % en faveur d’une banque de six journées de grève à utiliser au moment jugé opportun. D’autres votes se tiendront pour les CPE qui n’ont pas pu se présenter à cette assemblée.

              Photos : Michel Giroux

              Comme 8500 collègues des autres régions qui s’apprêtent à faire de même, ces travailleuses veulent mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d’employeurs et le ministère de la Famille. Déjà, les travailleuses des CPE de l’Abitibi-Témiscamingue, de la région de Drummondville, de l’Estrie et des Laurentides ont adopté massivement leur mandat de grève.

              Ces travailleuses sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, soit depuis 30 mois. « Ce vote envoie un message très clair au gouvernement et aux employeurs, déclare Dany Lacasse, vice-président et responsable du secteur privé à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Pas question de plier l’échine. Elles sont déterminées à obtenir une convention collective satisfaisante leur garantissant des conditions de pratique et de travail qui leur permettra d’offrir des services adéquats auprès des enfants. »

              Tania Vladez, membre du comité national de négociation des CPE, explique « Après trente rencontres de négociation, dont un blitz de cinq jours en mai dernier, seules les matières non monétaires ont fait l’objet d’entente depuis le début des pourparlers en décembre dernier. Dans cette négociation, les demandes des employeurs comportent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des salarié-es, mais aussi pour la qualité des services offerts aux enfants. Et c’est sans compter que nous n’avons toujours pas obtenu de réponses à nos demandes d’ordre monétaire, notamment ».

              Carole Leroux, présidente du syndicat ajoute : « Les compressions budgétaires de centaines de millions de dollars dans le réseau ont des impacts quotidiens énormes sur la charge de travail et la santé des travailleuses et travailleurs que nous représentons. Cette ronde de négociation doit nous permettre de contrer la volonté du gouvernement de nous imposer des reculs de plus de trente ans. Le vote d’aujourd’hui montre bien cette volonté des travailleuses de maintenir la qualité des services et des emplois. »

              « Il y a là bien plus qu’un conflit entre employeurs et employées des CPE, déclare Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), qui constate que le milieu est composé d’une forte majorité de femmes. Si le gouvernement pense qu’il peut faire n’importe quoi, il se trompe royalement. Par leurs revendications, ces travailleuses veulent clairement assurer un niveau de service adéquat ainsi que la pérennité du réseau des centres de la petite enfance, un réseau fiable et mondialement réputé dont s’est dotée la population du Québec il y a vingt ans dans le but d’assurer des services de garde éducatifs de qualité pour nos enfants. »

              Le Syndicat des travailleuses (eurs) des CPE de Montréal-Laval (CSN) compte des membres dans 107 CPE, totalisant 157 installations. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ainsi qu’au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). La CSN regroupe pour sa part quelque 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activités tant publics que privés.

              Pour plus d’informations : Faconnonsnotreavenir

              Les employé-es de la Coop du Collège de Maisonneuve débrayent

              Depuis le mercredi 30 août à midi, les 28 travailleuses et travailleurs de la Coopérative du Collège de Maisonneuve sont en grève pour une durée illimitée.

              « Depuis l’arrivée à échéance de notre convention collective en décembre 2016, plusieurs séances de négociations ont eu lieu. Mais les reculs exigés par la partie patronale sont si importants, que nous n’avons d’autre choix que de manifester notre mécontentement sur le trottoir ce matin », a expliqué le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop du cégep Maisonneuve–CSN, Jean-Sébastien Provencher.

              L’employeur prétend devoir réduire son budget de 20 000 $ par année, afin de se garder une marge de manœuvre pour un investissement futur, qui n’est pas encore confirmé. De plus, il souhaite abolir un poste syndiqué.

              « Devant ces demandes, nous nous sommes dotés d’un mandat de moyens de pression et de grève le 17 août dernier. C’est la seule façon de lui faire entendre raison. Nous avons exercé des moyens de pression, mais il n’a pas bougé. Nous sommes donc passés à l’étape suivante, en espérant que tout cela aboutisse à une entente satisfaisante », a précisé le président.

              Le syndicat déplore aussi que l’employeur recoure à des briseurs de grève. « Son attitude n’aide en rien au bon déroulement de notre négociation et démontre un total mépris à notre endroit », a dénoncé Jean-Sébastien Provencher.

              Les employé-es mis à pied profitent de la rentrée pour se faire entendre

              La trentaine d’employé-es de soutien qui ont été mis à pied par la direction du Collège Stanislas, ont profité de la rentrée scolaire pour se faire entendre et sensibiliser les parents d’élèves. Mis abruptement à la porte en juin dernier, les travailleuses et les travailleurs ont demandé aux parents de faire pression sur les membres du conseil d’administration de l’établissement, afin qu’ils soient réintégrés.

              « Nous voulons que la négociation reprenne, et nous voulons trouver une solution qui fera l’affaire des deux parties » a expliqué le président du syndicat, Jean Lacoursière. « Mais la première étape est la réintégration des employé-es », a t-il insisté.

              Tout au long de la négociation qui a précédé les mises à pied, le syndicat a fait preuve de bonne foi en étant prêt à certaines concessions touchant notamment aux salaires, aux horaires et à des abolitions de poste. « Malgré cela la direction du collège exigeait encore et toujours plus de concessions sans garantir aux employé-es qu’ils conserveraient leur emploi et qu’il n’allait pas recourir à la sous-traitance » a noté pour sa part Nathalie Arguin, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN). « Il est important de rappeler que le collège n’est pas en difficulté financière et qu’il reçoit des millions de dollars en subvention.  »

              Un moment pénible pour les ex-travailleurs
              Cette première journée d’école a été particulièrement pénible pour les travailleurs mis à la porte, dont certains cumulaient des dizaines d’années d’ancienneté. « La rentrée a toujours été une période fébrile au collège et à chaque fois les employé-es de soutien mettaient tout en œuvre pour qu’elle se déroule de façon ordonnée et sécuritaire. Aujourd’hui ils ont dû se contenter du rôle d’observateur et c’est bien triste » a dénoncé de son côté Charles Sainte-Marie, vice-président du Conseil Central du Montréal Métropolitain-CSN.

              Appuyé par la FEESP-CSN, le CCMM-CSN et la CSN, le Syndicat des employé-es de soutien du Collège Stanislas-CSN entend poursuivre sa bataille afin de permettre à ses membres de regagner leur emploi. Des actions juridiques seront déposées sous peu.

              « L’heure des brasiers », une université d’été populaire

              Le Collectif d’analyse politique invite le public à sa 8e édition de l’Université populaire des Nouveaux Cahiers du socialisme qui va se tenir à l’UQAM du 17 au 19 août prochain. Plus de 80 personnes ressources, dont plusieurs intervenantes et intervenants internationaux, débattront du 150e anniversaire controversé de la Confédération canadienne ainsi que des enjeux de la révolution numérique.  

              « Nous avons nommé l’événement L’heure des brasiers en référence à la lutte à Standing Rock qui a marqué la dernière année, mais aussi à toutes les mobilisations qui se poursuivent un peu partout dans le monde, sous diverses formes. Les gens ne baissent pas les bras face aux politiques néolibérales, au contraire ! » indique Pierre Beaudet, co-organisateur de l’événement.

              L’événement s’ouvrira le jeudi 17 août à 19 h avec une grande conférence réunissant Rose Brewer, militante de Black Lives Matter des États-Unis et Kanahus Manuel, une autochtone de Vancouver militante contre le projet d’oléoduc, Kinder Morgan et Gabriel Nadeau-Dubois, jeune leader étudiant de 2012 devenu député et co-porte-parole de Québec solidaire. « Ces trois personnalités représentent bien la diversité des luttes actuelles en Amérique du Nord, mais aussi les liens que ces luttes développent entre elles », précise Flavie Achard, co-organisatrice également.

              Le premier axe de l’Université populaire, « Le Canada, d’hier à aujourd’hui : capitalisme, patriarcat, colonialisme », fait référence au fait que des citoyennes et des citoyens engagés contestent les orientations du gouvernement, notamment l’implication du Canada dans la « guerre sans fin », l’exportation du pétrole « sale », les conditions imposées aux Autochtones, aux immigrants et aux réfugiés, et d’une manière générale les politiques qui ne répondent pas aux besoins des gens ordinaires. Plus de 70 personnes du monde associatif, écologiste, syndical, féministe, dont Niki Ashton, députée du Manitoba et candidate à la chefferie du NPD, Manon Massé, co-porte-parole de Québec solidaire, Emilio Taddei, de l’Université de Buenos Aires, seront au rendez-vous, venant du Québec, du Canada, des États-Unis, de la France, d’Argentine.

              Le second volet, co-organisé avec la Confédération des syndicats nationaux (CSN), abordera la question brûlante d’actualité de la « révolution numérique », que certains annoncent comme une solution à tous les problèmes, alors que d’autres en prédisent les impacts négatifs sur l’emploi, les droits et la gouvernance. Plus de 20 experts dont le professeur de renommée internationale Yoshua Bengio, seront présents pour déchiffrer ce que pourrait être une révolution numérique au service des 99 % !

              Une soixantaine de salarié-es de Montréal forment leur syndicat CSN

              Une soixantaine de salarié-es oeuvrant sur le bateau « Cavalier Maxim » de Croisières AML ainsi que sur les navettes maritimes reliant la Rive-Sud au Vieux-Port de Montréal ont choisi de joindre la CSN au cours des derniers jours.

               Le 8 août dernier, leur Syndicat des travailleuses et travailleurs des Croisières AML–CSN a ainsi déposé une requête en accréditation auprès du Tribunal administratif du travail (TAT) afin de représenter les serveurs, serveuses, barmen et commis offrant le service à la clientèle sur ces bateaux.

              « Nous sommes fiers d’accueillir ces travailleuses et ces travailleurs qui sont au cœur du succès commercial de l’entreprise Croisières AML, explique le trésorier de la Fédération du commerce–CSN, Michel Valiquette. Ils savent bien que cette entreprise a, par le passé, été reconnue coupable d’avoir entravé les démarches de certains salarié-es pour se syndiquer mais ils ont rejeté l’intimidation. Ils ont fait valoir leur droit, un droit protégé par la constitution et ils pourront compter sur l’appui indéfectible de la CSN, à tous les niveaux, pour constituer leur syndicat, améliorer leurs conditions de travail et avoir plus d’emprise sur les relations de travail ».

               La Fédération du commerce (FC–CSN) regroupe quelque 30 000 travailleuses et travailleurs dont plus de 7000 oeuvrant dans le secteur dans l’hôtellerie, les loisirs et la restauration.

              La révolution numérique et les enjeux pour les 99 %

              Un événement dans le cadre de l’Université populaire des Nouveaux Cahiers du socialisme, organisé conjointement avec la CSN

              Vendredi 18 août de 9h30 à 18h
              UQAM (Pavillon J.-A.-DeSève)

              Événement Facebook


              Le discours dominant sur la « révolution numérique » nous promet à la fois la catastrophe (perte de milliers d’emplois) et le paradis avec la fin des emplois dangereux, sales at routiniers.

              Un peu partout, les mouvements populaires se trouvent bousculés par la robotisation, l’ubérisation et les nouveaux dispositifs de contrôle menaçant nos droits.

              Que faire ? Quelles sont les alternatives ? Comment définir un programme inclusif et progressiste pour imaginer l’utilisation de la technologie au service des 99 % ?


              Horaire

              • 9 h 30 à 10 h 45 – Plénière : Droits et démocratie à l’ombre de la révolution numérique. Avec Hervé Fisher (artiste, directeur de l’Observatoire international du numérique à l’UQAM), Pierrot Péladeau (chercheur invité chez Communautique) et Isabelle Bouchard (philosophe, cégep de Jonquière, membre du Collectif À Bâbord!), Salle DS-R510
              • 11 h à 12 h 30 – Ateliers
                1. Comment les grandes mutations confrontent-elles le monde du travail ? Avec Christian Cyr (coordonnateur du comité interfédéral du secteur privé à la CSN), Salle DS-1540
                2. Les impacts de la révolution numérique dans l’éducation. Avec Yannick Delbecque (mathématicien, cégep de St-Laurent, membre du Collectif À bâbord!) et Florence Piron (professeure au Département d’information et de communication, Université Laval), Salle DS-1580
                3. Médias et communication de masse devant l’assaut numérique. Avec Pierre Roger (secrétaire de la Fédération nationale des communications (FNCCSN)) et Normand Landry (professeur à TÉLUQ), Salle DS-R515
                4. Comment résister à l’ubérisation ? Avec Philippe de Grosbois (sociologue, cégep Ahuntsic et collectif À bâbord!) et Laurence Audette-Lagueux (OuiShare, économie collaborative), Salle DS-R520
              • 14 h à 15 h 30 – Ateliers
                1. Le numérique au service de l’altermondialisme. Avec Christophe Aguiton (membre du Conseil international du Forum social mondial) et Josée Lamoureux (adjointe à la CSN), Salle DS-M440
                2. Libérer l’informatique. Avec Mathieu Gauthier-Pilote (FACIL, association d’informatique libre) et Luc Lefebvre (Crypto.Québec, média numérique), Salle DS-M445
                3. L’innovation au service des 99 %. Avec Geoffroi Garon-Épaule (Communautique), Salle DS-M460
              • 16 h à 18 h – Plénière : Une grande convergence pour humaniser le numérique.  Avec Yoshua Bengio (professeur titulaire au département d’informatique et de recherche opérationnelle, Université de Montréal) et Nathalie Guay (adjointe à la CSN), Salle DS-R510

              Entente de principe avec Urgences-Santé

              Le comité de négociation national du secteur préhospitalier de la FSSS–CSN est parvenu à conclure une entente de principe avec Urgences-Santé, qui inclut un volet normatif négocié au préalable par le comité de négociation du Syndicat du préhospitalier. Ce règlement fixe la hauteur des conditions à atteindre pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses du secteur préhospitalier, au regard de leurs enjeux et matières nationales communes.

              « Le gouvernement offre à tous les travailleurs et les travailleuses du secteur préhospitalier une nouvelle solution quant au régime de retraite, qui prend la forme d’un régime à prestations déterminées assujetti à la loi RCR (régimes complémentaires de retraite) », explique Dany Lacasse, vice-président des secteurs privés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

              « La négociation est loin d’être terminée, seule la première période est jouée », lance Jean Gagnon, représentant du secteur préhospitalier. « Le message à l’ensemble des employeurs du secteur préhospitalier à travers le Québec doit être clair : peu importe les divergences qui les opposent au gouvernement, nous ne devons pas en faire les frais, et le règlement ne saurait se faire sans une entente sur les horaires de faction. »

              Le comité de négociation national laisse quelques semaines aux employeurs et au gouvernement pour qu’ils nous reviennent avec les mandats nécessaires pour un règlement à la hauteur de nos demandes.

              Le seul centre de ressources périnatales de la région de Laval doit fermer ses portes

              Par voie de lettre du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) adressée au CISSS de Laval, Mieux-Naître à Laval a appris que le MSSS a choisi de ne pas financer le seul Centre de ressources périnatales (CRP) à Laval, ce qui entraîne la fermeture des locaux de ce dernier et la perte de plus d’un demi-million de dollars d’argent public.
              « C’est une décision incompréhensible et une incroyable injustice pour les familles de Laval qui se retrouvent abandonnées alors qu’on ne cesse de vanter les mérites de la prévention précoce », déclare Angèle Trudeau, présidente de l’organisme. En effet, le MSSS finance les CRP dans 10 régions du Québec, mais pas à Laval, troisième ville en importance de la province où naissent 4300 bébés chaque année.
              Si Mieux-Naître à Laval a vu le jour, c’est pourtant parce que :
              • Les besoins des familles ont été exprimés, puis documentés par sondage ;
              • Une étude de marché a confirmé le manque de services ;
              • Plusieurs partenaires ont cru dans le projet et y ont investi plus d’un demi-million de dollars ;
              • La Table en périnatalité de l’ex-CSSS de Laval en a fait une cible prioritaire dans son Projet clinique 2011-16 ;
              • L’ex-ASSS de Laval croyait en l’apport des CRP et a investi 40 000 $ dans son démarrage.
              • Étrangement, c’était aussi parce que tout le monde se fiait sur le fait que le MSSS a décidé de financer les CRP au Québec pour se doter de moyens pour atteindre des objectifs de sa Politique de périnatalité.

              Alors pourquoi donc les familles de Laval ne peuvent-elles pas bénéficier du même soutien lors de l’accueil d’un bébé ? À cet effet, aucune explication n’a été fournie à Mieux-Naître à Laval.
              Le CRP de Laval s’est développé depuis 2007, il a été fondé en 2010 sous le nom de Mieux-Naître à Laval, il a débuté ses activités communautaires en 2012, ses activités d’économie sociale en 2014 et a pignon sur rue depuis juillet 2015. L’organisme est en croissance constante, sa clientèle et ses revenus ont triplé entre les années 2015-2016 et 2016-2017. Ce CRP est un acteur de partenariat dynamique qui développe également ses services en différents lieux pour répondre à la demande et être accessible dans toute la région.
              Un seul partenaire n’est pas au rendez-vous : le MSSS, et personne n’a d’explications. Aussi, pourquoi le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a-t-il décidé d’octroyer des sommes puisées à même son budget discrétionnaire (45 000 $ depuis novembre 2016) pour aider ce CRP à poursuivre sa mission, si c’est finalement pour lui refuser l’accès à l’enveloppe dédiée au financement des CRP et le vouer à la fermeture ?

               

              Le Collège Stanislas met sauvagement à pied ses employés de soutien

              La direction du Collège Stanislas a mis son plan à exécution et a procédé au licenciement de 35 employé-es de soutien de ses campus de Montréal et de Québec. Tout au long de la négociation, l’employeur a tenté de briser le syndicat en le forçant à accepter des reculs majeurs, tout en le menaçant de recourir à la sous-traitance si ses conditions n’étaient pas acceptées.  « Après nous avoir mis un couteau sous la gorge tout au long de la négo, le Collège a fait ce qu’il souhaitait faire depuis le début, nous mettre à pied », a dénoncé le président du Syndicat des employé-es de soutien du Collège Stanislas – CSN, Jean Lacoursière.

              Reculs et sous-traitance

              « La convention collective du syndicat interdit le recours à la sous-traitance. Malgré cela, l’employeur nous a menacés séance après séance. Il prétendait que le recours à la sous-traitance lui permettrait d’économiser entre 400 000 $ et 600 000 $ tout en alléguant du même souffle qu’il n’avait pas de problèmes financiers. Non seulement rien ne justifie sa demande, mais il a refusé tout au long de la négociation de nous prouver qu’en ayant recours au privé, il économiserait une telle somme », a dénoncé Nathalie Arguin, secrétaire générale de la FEESP–CSN. C’est inévitablement en rognant sur la qualité des services et sur la sécurité des élèves que l’employeur compte faire des économies ! »

              Parmi les reculs qui étaient exigés par l’employeur, notons :

              – Le retrait d’heures garanties pour certains employé-es réguliers ;

              – Le transfert vers un horaire de 22 h à 6 h pour la majorité des emplois ;

              – L’abolition de quatre postes ; 

              – Un gel salarial de trois ans, suivi d’augmentations de 1 % pendant deux ans. Donc, un total de 2 % sur cinq ans ;

              – L’abolition de jours de vacances ;

              – L’accessibilité réduite aux assurances ;

              – L’abolition de la paye lors du repas de 30 minutes ;

              – La fin de l’uniforme fourni ; 

              – L’abolition des primes de soir et pour le grand ménage. 

              Des hommes et des femmes à la rue

              Ces femmes et ces hommes, dont certains travaillent à l’entretien et à la maintenance du collège depuis plus d’une décennie, ont reçu la semaine dernière, par huissier, leur lettre de licenciement. « Il s’agit ici d’hommes et de femmes dont plusieurs ont des enfants, qui se retrouvent du jour au lendemain à la rue », a pour sa part déploré Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). « L’employeur a même eu le culot de faire cesser la couverture d’assurance des travailleurs le jour même où il les a mis à pied, alors qu’ils sont pour l’instant en vacances pour la plupart. Le Collège aura démontré une attitude d’un total mépris à l’endroit des travailleuses et des travailleurs tout au long de cette négociation qu’il termine comme il l’a débutée, de façon odieuse. »

              Recours envisagés

              Le Syndicat des employé-es de soutien du Collège Stanislas – CSN ne compte pas abandonner la bataille et entend contester les licenciements. La voie juridique sera aussi analysée. « Tant et aussi longtemps que ce sera nécessaire, la CSN sera présente pour appuyer les employé-es de soutien du Collège Stanislas. Notre appui sera à la hauteur de leur bataille », a pour sa part conclu Jean Lortie, secrétaire général de la CSN.

              À propos

              Le Conseil Central du Montréal métropolitain–CSN regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de syndicats à Montréal, Laval, au Nunavik et à la Baie James, tandis que la FEESP–CSN représente près de 60 000 membres répartis dans plus de 425 syndicats.

              Mandat de grève générale illimitée

              Réunis en assemblée générale lundi à midi, les employé-es de soutien du Collège Stanislas ont voté dans une proportion de 89 % en faveur d’un recours à la grève générale illimitée à utiliser au moment jugé opportun.

              « Depuis le début de cette négociation, l’employeur ne souhaite qu’une chose, avoir notre peau. Même si nous avons fait des concessions majeures, la direction du collège refuse de régler une fois pour toutes le recours à la sous-traitance, qui est au cœur de cette négociation difficile », a expliqué le président du Syndicat des employé-es de soutien du Collège Stanislas-CSN, Jean Lacoursière. En plus de pouvoir recourir à la sous-traitance, l’employeur exige du syndicat de nombreux reculs, dont le transfert vers un horaire de nuit pour la majorité des travailleurs et travailleuses, l’abolition de primes diverses, le retrait d’heures garanties, un gel de salaire, la fin de l’uniforme fourni et l’accessibilité aux assurances réduite.

              Depuis le début de la négociation, le syndicat, qui représente une trentaine d’employé-es, a été de bonne foi. « Nous étions prêts à certaines concessions, touchant notamment à nos vacances, nos salaires, aux horaires, et même à des abolitions de postes. Mais en plus de toutes ces coupes, l’employeur voudrait nous faire avaler une lettre d’entente lui permettant d’avoir recours à la sous-traitance dans cinq ans et de nous mettre tous à la porte. C’est tout simplement inacceptable, d’autant que nous savons très bien que le Collège n’a pas de problèmes financiers » a déploré le président.

              La trentaine d’employé-es de soutien avaient rejeté à l’unanimité l’offre odieuse de l’employeur le 17 juin dernier. Depuis, les négociations n’ont pas repris.

              À propos

              Le Conseil Central du Montréal métropolitain–CSN regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de syndicats à Montréal, à Laval, au Nunavik et à la Baie James tandis que la FEESP–CSN représente près de 60 000 membres répartis dans plus de 425 syndicats.

              Les syndicats de La Presse veulent connaître la position de l’employeur

              Les syndicats représentant les 420 employé-es de La Presse et de sa filiale Nuglif exigent de connaître la position de l’employeur concernant les salaires et la sécurité d’emploi, près de 18 mois après l’échéance de leurs précédentes conventions collectives.

              Les syndicats veulent poursuivre les négociations en ayant tous les éléments en main. Jusqu’ici, ces négociations ont porté sur des aspects sans incidence financière. Il est plus que temps que les salarié-es de La Presse et Nuglif sachent ce que l’employeur souhaite leur proposer, alors qu’une cinquantaine d’employé-es s’apprêtent à quitter l’entreprise en raison d’une nouvelle ronde de coupes à La Presse, annoncées il y a maintenant près de trois semaines.

              « Ces nouvelles compressions inquiètent les employé-es, explique Charles Côté, porte-parole des syndicats de La Presse et Nuglif, regroupés en intersyndicale. Ceux qui ont choisi de ne pas participer au programme de départs volontaires qui se conclut aujourd’hui sont restés à l’emploi de La Presse parce qu’ils apprécient leurs conditions de travail et souhaitent les conserver ou les améliorer, dans la mesure du possible. »

              Les employé-es de La Presse et Nuglif sont au fait des difficultés qui frappent l’industrie de la presse écrite. Les employé-es de La Presse ont d’ailleurs proposé il y a huit mois une réduction du temps de travail pour permettre à l’entreprise de réaliser des économies, si cela s’avérait nécessaire.

              Mais ils sont aussi bien placés pour comprendre le succès unique que représente l’application La Presse+. Cette application pour tablette numérique lancée en 2013 a procuré au quotidien son lectorat le plus important et le plus fidèle depuis sa fondation en 1884. Ce succès de lectorat s’accompagne d’une efficacité publicitaire qui a fait ses preuves.

              Les syndicats ont proposé un calendrier de négociation réaliste qui permettra de renouveler les conventions collectives dans les prochaines semaines, si les deux parties y mettent les efforts nécessaires. Par la suite, les employé-es, l’actionnaire et la direction de La Presse et Nuglif pourront se concentrer sur tous les projets futurs qui ne manqueront pas de requérir nos énergies.

              « Un renouvellement des conventions collectives dans le respect et la bonne entente, marqué par une compréhension commune des enjeux et des intérêts de tous, sera assurément une bonne nouvelle, dans un contexte où les bonnes nouvelles se font rares dans le domaine de la presse écrite », poursuit Charles Côté.

              L’Intersyndicale regroupe quatre syndicats représentant 420  employé-es de La Presse et de sa filiale technologique Nuglif. Il s’agit du

              • Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (CSN) ;
              • Syndicat des employés de bureau de journaux (CSN) ;
              • Syndicat des travailleurs et travailleuses du centre de l’informatique de La Presse (CSN) ;
              • Syndicat des employés professionnels et de bureau (publicité – FTQ).

              Le Collège s’apprête à mettre une trentaine de travailleurs à la rue

              Les employé-es de soutien du collège Stanislas ont tenu un point de presse ce midi afin de dénoncer l’attitude odieuse de l’employer qui a l’intention de les mettre tous à la porte et d’avoir recours à la sous-traitance.

              « Notre employeur fait pendre une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Son attitude va à l’encontre de la convention collective dûment signée par les parties, qui interdit le recours à la sous-traitance. Depuis le début de la négociation, nous avons l’impression qu’il n’a jamais réellement eu l’intention de trouver un compromis, mais plutôt de nous remplacer par une compagnie privée », a déploré le président du Syndicat des employé-es de soutien du Collège Stanislas-CSN, Jean Lacoursière.

              Pour sa part, Nathalie Arguin de la FEESP-CSN a mis en lumière le fait que les raisons évoquées par l’employeur ne sont pas justifiées. « Nous savons que le collège ne connaît pas de difficultés financières. Nous avons procédé aux analyses financières et la conclusion est sans équivoque. Pourtant, le collège prétend devoir couper entre 400 000 $ et 600 000 $. S’il va de l’avant, il mettra à pied environ 30 personnes. Des hommes et des femmes qui, dans certains cas, travaillent au collège depuis des décennies. Travailleurs de l’ombre, ils sont celles et ceux qui, jour après jour, s’assurent que les élèves évoluent dans un environnement propice à l’apprentissage et à leur épanouissement », a dénoncé la secrétaire générale de la FEESP.

              Finalement, Charles-Sainte-Marie, vice-président du CCMM-CSN, a dénoncé l’attitude inhumaine du Collège Stanislas dans le dossier. « Trente employé-es qui perdent leur travail, c’est aussi 30 familles qui écoperont. C’est pourquoi nous profitons de la kermesse d’aujourd’hui pour solliciter votre appui. Nous vous invitons à signer notre pétition et ainsi contribuer à envoyer un message clair au Collège Stanislas : choisir de mettre à pied d’honnêtes travailleuses et travailleurs constitue un geste odieux. »

              À propos
              La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) représente près de 60 000 membres répartis dans plus de 425 syndicats.

              La pression monte d’un cran

              Réunis en assemblée générale extraordinaire le samedi 3 juin, de nombreux membres du Syndicat des employé-es de soutien du collège Stanislas-CSN ont voté en faveur de moyens de pression à mettre en opération au moment jugé opportun. Devant la lenteur des négociations et les menaces de coupes massives, les travailleuses et les travailleurs ont voté à 100 % en faveur de la proposition.

              Rappelons tout d’abord que notre négociation a débuté le 17 mars dernier. Dès la première rencontre, nous avons eu une bonne idée de la direction que souhaitait prendre le collège dans cette négociation.

              Des demandes inacceptables

              Alors que nos demandes syndicales étaient raisonnables, l’employeur a commencé par nous soumettre des demandes complètement inacceptables.

              Il exigeait entres autres :

              • Le retrait d’heures garanties pour certains employé-es réguliers ;
              • Le transfert vers un horaire de 22 h à 6 h pour la majorité des emplois ;
              • L’accessibilité aux assurances réduite;
              • La fin de l’uniforme fourni ;
              • L’abolition des primes de soir pour le grand ménage et les petites vacances ;
              • L’abolition de quatre postes ;
              • Un gel salarial de trois ans, suivi d’augmentations de 1 % pendant deux ans. Donc, un total de 2 % sur cinq ans.

              Menaces de sous-traitance

              Soyons clairs, notre convention collective interdit le recours à la sous-traitance. Malgré cela, l’employeur nous menace séance après séance de mettre tout le monde à la porte et de recourir à une entreprise privée pour faire notre travail si nous n’acceptons pas ses demandes. Il prétend que le recours à la sous-traitance lui permettra d’économiser entre 400 000 $ et 600 000 $.

              Pourtant, après une vérification menée par un conseiller spécialisé de la CSN, il est évident que l’employeur n’a pas de problèmes financiers. Non seulement rien ne justifie sa demande d’économie de 465 000 $, mais il refuse de nous prouver qu’en ayant recours au privé, il économiserait une telle somme.

              Une mise en demeure à l’employeur

              Devant les menaces de l’employeur et son manque de transparence, nous lui avons fait parvenir une mise en demeure dans laquelle nous lui rappelons :

              • Son obligation de faire preuve de bonne foi dans la négociation ;
              • Son obligation de respecter notre convention collective qui a été négociée et signée par les parties ;
              • Notre intention d’entreprendre tous les recours nécessaires afin de nous assurer du respect de nos droits.

              Tous les membres du conseil d’administration ont aussi reçu une copie de cette mise en demeure.

              Le ton a changé lors de notre dernière rencontre de négociation à la suite de l’envoi de notre mise en demeure. la négociation se corse et la pression augmente. Appuyés par plusieurs conseillers de la CSN, nous prouverons que nous savons nous tenir debout. notre mobilisation et notre solidarité feront la différence !

              Une nouvelle vague de coupures de postes à La Presse

              Ce matin, La Presse a annoncé sa volonté de réduire de 49 le nombre de ses employé-es – dont 40 sont syndiqués –, par une combinaison de licenciements et de départs volontaires.

              Les syndicats de La Presse déplorent ces nouvelles coupes. Au total, celles-ci se chiffrent par centaines depuis une dizaine d’années.

              Actuellement en négociation pour le renouvellement de leurs conventions collectives, les employé-es syndiqués de La Presse tiennent à conserver leur sécurité d’emploi, d’autant plus que celle-ci vient d’être confirmée par une décision arbitrale. Le 25 mai dernier, le Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (CSN) (STIP) et le Syndicat des employés de bureau et de journaux (CSN) (SEBJ) ont eu gain de cause sur toute la ligne relativement aux dispositions touchant à la sécurité d’emploi. La décision ordonnait la réintégration de 26 employé-es, dont 10 à la rédaction et 16 dans les bureaux, qui avaient été licenciés illégalement en septembre 2015. Les syndicats vont s’assurer que ces clauses seront scrupuleusement respectées par l’employeur.

              « Si La Presse est touchée par les difficultés économiques qui affectent la presse écrite, les syndicats agiront de manière responsable, a affirmé Charles Côté, président du STIP. Nous avons d’ailleurs déjà proposé des solutions concrètes permettant des économies importantes. »

              Même son de cloche de la part du Syndicat des employés de la publicité (SEPB-574) qui a cherché à limiter les effets de la réorganisation sur ses membres. « Un projet d’entente prévoyant un programme de départs volontaires à la retraite sera soumis au vote en assemblée générale lundi prochain », explique Philippe St-Jean, président du SEPB-574.

              Des ententes sur des programmes de départ seront aussi présentés lors d’assemblées générales dans les trois autres syndicats.

              Plus que jamais, pour les syndicats, il est important que la direction et les employé-es travaillent ensemble pour assurer le développement de La Presse sur toutes les plateformes numériques, afin de préserver son rôle fondamental dans la production et la diffusion d’une information de qualité au Québec.

              La fin de l’édition papier du samedi marque l’aboutissement d’un projet démarré en 2010 auquel les employé-es de La Presse et sa filiale Nuglif ont collaboré, entre autres, en faisant des concessions dans leurs conditions de travail et en y faisant les adaptations nécessaires.

              Les employé-es sont très fiers du succès de l’application numérique La Presse+, qui rejoint chaque semaine plus de 600 000 lecteurs, ce qui procure à La Presse l’audience la plus large de toute son histoire.

              Ce succès est confirmé de plusieurs façons. Grâce à sa salle de rédaction la plus importante au Québec, La Presse est de loin le quotidien le plus cité à la radio et à la télévision. Ses publicités interactives uniques et hautement mesurables viennent prouver quotidiennement l’efficacité du média.

              L’Intersyndicale de La Presse et Nuglif représentent tout près de 420 employé-es.

              Source : Intersyndicale de La Presse

              • Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (FNC–CSN)
              • Syndicat des employés de la publicité, SEPB-574 (FTQ)
              • Syndicat des travailleurs et travailleuses du centre de l’informatique de La Presse (FNC–CSN)
              • Syndicat des employés de bureau de journaux (FNC–CSN)

              Les employés de Dollard-des-Ormeaux en grève contre le milliardaire de l’âge d’or

              Les travailleuses et travailleurs de la résidence Dollard-des-Ormeaux à Montréal, qui appartient au richissime Eddy Savoie, aussi appelé le milliardaire de l’âge d’or, seront en grève aujourd’hui afin de dénoncer les offres inacceptables de l’employeur.

              « Avec les millions qu’il accumule grâce à notre travail, il trouve le moyen de gratter les fonds de tiroirs. C’est surréel », souligne le représentant du secteur des centres d’hébergement privés de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Gilles Gagné.

              Notons que la convention collective est échue depuis le 17 décembre 2014 et que le 1er mai dernier, les salarié-es de la résidence ont rejeté à 100 % les offres proposées par la partie patronale en raison du salaire et de la date de fin de convention. « Nous sommes déjà un secteur sous-payé, avec un salaire moyen qui tourne autour de 12,80 $ l’heure. Cette fois-ci, nous demandons une augmentation de salaire qui traduira le dévouement des travailleuses aux aîné-es de la résidence », a renchéri le président du syndicat, Guy Trichard.

              « Un milliardaire qui fait la vie dure à des travailleuses qui comptent leurs sous pour arriver à la fin du mois, et qui tente d’entraver leur volonté de s’unir pour améliorer leurs conditions de travail, c’est particulièrement choquant », a pour sa part commenté la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain, Dominique Daigneault.

              « La FSSS-CSN va soutenir les travailleuses et travailleurs tout au long de leur lutte. Nous allons tout faire pour que cet employeur mette de côté son entêtement et qu’il accepte de considérer favorablement leurs demandes plus que légitimes », a conclu le vice-président de la FSSS-CSN, Dany Lacasse.

              Entente au Collège Mont-Royal

              Après plus d’un an de négociation, le Syndicat des employés du Collège Mont-Royal s’est entendu avec la direction du Collège sur une nouvelle convention collective. Cette entente, approuvée majoritairement par l’assemblée générale du syndicat hier, prévoit des améliorations significatives aux conditions de travail  

              Le Syndicat est satisfait notamment d’avoir forcé le retrait des demandes patronales qui auraient représenté un véritable recul pour ses membres. En ce qui concerne les gains, mentionnons une contribution financière de l’employeur à l’assurance collective, une diminution de la tâche enseignante, une prime annuelle aux employé-es de soutien et l’amélioration des dispositions entourant les droits parentaux.

              «La négociation a été longue et complexe puisque les parties ont aussi relevé le défi d’effectuer une mise à jour complète de cette convention collective. Désormais, celle-ci répond davantage aux besoins des employées et employés » souligne Caroline Quesnel, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et responsable du regroupement privé. La nouvelle convention collective est d’une durée de cinq ans.

              Le Syndicat des employés du Collège Mont-Royal, un établissement privé, francophone et mixte d’enseignement secondaire, représente quarante-cinq enseignantes, enseignants et employé-es de soutien. Il est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN. .

              Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 39 établissements privés et 13 syndicats d’universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec et l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

              Victoire sur toute la ligne

              Hier, dans une décision rendue par l’arbitre Me Richard Bertrand, le Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (CSN) (STIP) et le Syndicat des employés de bureau et de journaux (CSN) (SEBJ) ont eu gain de cause sur toute la ligne relativement aux dispositions touchant à leur sécurité d’emploi.

              « Dans la décision de plus de 40 pages rendue hier et immédiatement communiquée aux parties, Me Bertrand ordonne la réintégration de 26 employé-es, dont 10 à la rédaction et 16 dans les bureaux. Ces travailleuses et ces travailleurs avaient été licenciés illégalement en septembre 2015 », de préciser Charles Côté, président du STIP.

              « Cette décision donne suite aux griefs déposés par le STIP et le SEBJ, à la suite de la réorganisation de l’entreprise en prévision de l’abandon de l’édition papier en semaine. À cette occasion, La Presse avait aboli 160 postes et la plupart de ces mises à pied avaient été réglées par un programme de départ volontaire », de souligner Constance Godin, présidente du SEBJ.

              Les syndicats exigeaient le respect du droit de ces 26 employé-es permanents d’être réaffectés, tel que le prévoient nos conventions collectives. À ce sujet, dans sa décision, Me Bertrand affirme que « L’Employeur ne pouvait faire l’économie de la recherche d’une solution de recyclage, aussi compliqué que puisse se révéler l’exercice ». Me Bertrand poursuivra son implication dans le dossier « pour régler toute difficulté résultant de l’application » de sa décision et de « toute mésentente quant à la compensation devant éventuellement être offerte » aux employé-es.

              Réunis à Québec, les présidents des syndicats concernés et les responsables et conseillers de la Fédération nationale des communications–CSN se réjouissent de cette décision. Plus de détails seront communiqués ultérieurement.

              Source :

              Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (CSN)

              Syndicat des employés de bureau de journaux (CSN)

              Une convention collective nettement bonifiée

              Réunis en assemblée générale hier, les enseignantes et les enseignants du Collège de Montréal ont entériné l’entente de principe intervenue la semaine dernière entre leur syndicat et la direction du collège. La nouvelle convention collective d’une durée de cinq ans prévoit des améliorations significatives à leurs conditions de travail.

              En étendant la portée des congés rémunérés lors du décès d’un ex-conjoint, la direction reconnaît enfin la réalité des nouvelles familles. « C’est innovateur. Peu de conventions collectives ont été ainsi modernisées » indique Madame Caroline Quesnel, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et responsable du regroupement privé. De nouvelles dispositions dont une diminution significative du ratio maître/élève pour les élèves des niveaux 1, 2 et 3 du secondaire et l’obligation pour l’employeur d’informer, de consulter et de former le personnel enseignant lors de changement technologique auront un impact nettement positif sur la qualité de l’enseignement au collège.

              Pour Madame Quesnel, il s’agit d’une très bonne entente et le mérite revient avant tout aux enseignantes et aux enseignants du collège. « C’est grâce à la mobilisation et à la solidarité des enseignantes et des enseignants que nous sommes parvenus à ces résultats. L’employeur a retiré ses demandes qui auraient impliqué un recul pour nos membres et le syndicat a réussi à préserver les acquis » conclut-elle.

              Le Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège de Montréal FNEEQ-CSN représente les soixante-dix enseignantes et enseignants du Collège de Montréal. Il est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN). Le Collège de Montréal est un établissement d’enseignement de vocation catholique comptant 1 300 élèves, filles et garçons, de la première à la cinquième secondaire.

              Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN regroupe quelque 35 000 membres dans 46 cégeps, 39 établissements privés et 13 syndicats d’université. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. La fédération est l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux.

              Pour de plus amples renseignements sur la FNEEQ-CSN, visitez http://fneeq.qc.ca et suivez-nous sur Facebook et Twitter.

              La violence policière doit cesser !

              Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) dénonce la répression policière brutale dont les militantes et militants du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) ont été victimes, hier après-midi. Plusieurs personnes âgées ou handicapées participaient à cette manifestation pacifique qui s’est terminée par l’occupation de l’ancien Centre hospitalier Jacques-Viger. Sans préavis, les policiers ont aspergé les manifestants de gaz irritants après le début de l’occupation.

              Le CCMM–CSN appuie la campagne du FRAPRU qui revendique, entre autres, que le gouvernement québécois développe, avec la contribution financière d’Ottawa, 50 000 nouveaux logements sociaux sur cinq ans. « L’amélioration significative de l’offre de logements sociaux est essentielle. Trop de Québécoises et Québécois vivent dans des logements trop chers, trop petits, insalubres, ou encore mal adaptés aux besoins particuliers des personnes âgées ou handicapées, particulièrement dans la région métropolitaine de Montréal. C’est pourquoi le CCMM–CSN appuie la campagne du FRAPRU et les actions pacifiques qu’il mène pour se faire entendre des pouvoirs publics » précise Dominique Daigneault, présidente du CCMM-CSN. « Les personnes mal logées sont déjà suffisamment mal prises sans qu’on s’en prenne à elles à coup de gaz irritants. Les gestes posés hier par les forces policières sont tout à fait inacceptables et injustifiés en démocratie » conclue-t-elle.

              Le CCMM-CSN considère que le droit de manifester a été souvent malmené au cours des dernières années par des interventions de plus en plus musclées du Service de police de la Ville de Montréal. À cet effet, nous avons déposé deux plaintes devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse dénonçant la discrimination politique afin de mettre fin à cette répression.

              À propos du CCMM–CSN

              Le Conseil central du Montréal métropolitain regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de syndicats à Montréal, à Laval, au Nunavik et à la Baie James.

              Les arpenteurs exigent l’exclusivité de leur travail

              Des dizaines d’arpenteurs ont lancé ce matin, à proximité de l’échangeur Turcot, une action de mobilisation pour faire pression sur l’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ) concernant leur demande d’exclusivité.

              Cette action, qui se poursuivra demain matin près du pont Champlain, vise à dénoncer le refus catégorique de l’Association d’empêcher un travailleur de métier de faire avancer le travail des arpenteurs, si cette personne est en mesure d’utiliser certains outils en arpentage. L’ACRGTQ veut ainsi laisser aux autres métiers et occupations de la construction le loisir d’empiéter sur le travail des arpenteurs.

              Acteurs de l’industrie sollicités
              Déjà, la quasi-totalité des compagnies en arpentage confirment être en accord avec la demande d’exclusivité. Celles-ci refusent de voir la technologie tuer cette occupation sur les chantiers. Un appui de taille! Les arpenteurs ont donc poursuivi en interpellant les entreprises du secteur présentes sur place ce matin afin qu’elles signent leur pétition. Ils ont également contacté directement leur employeur pour leur demander à la fois de signer leur demande d’appui et de communiquer avec l’ACRGTQ afin de lui exprimer leur mécontentement sur sa position concernant l’exclusivité.

              Une expertise unique
              Les arpenteurs de la construction méritent du respect. Leur expertise, ils l’acquièrent au terme de près de deux ans de formation. Presque deux ans à développer toutes les compétences requises pour analyser des situations particulières, prévoir les problèmes potentiels et les régler lorsqu’ils se présentent. Ni un autre métier de la construction ni les nouvelles technologies ne peuvent les accoter.

              La CSN-Construction ne lâchera pas le morceau sur la question de l’exclusivité des arpenteurs.

              Hommage à une militante audacieuse et engagée

              La Confédération des syndicats nationaux (CSN) rend hommage à Madeleine Soucisse-Morgan, une pionnière de la syndicalisation des infirmières et une leader syndicale qui a été à la tête de deux grèves marquantes au Québec. Madame Soucisse-Morgan est décédée le 1er mai dernier, Fête internationale des travailleuses et des travailleurs, à l’âge de 86 ans. Ses funérailles se déroulent à 11 heures aujourd’hui, au Complexe Angrignon, à Lasalle. 

              « Madeleine Soucisse-Morgan a fait preuve d’une audace remarquable et d’un courage exemplaire en tenant tête au gouvernement Lesage, aux côtés de ses camarades, lors de la grève illégale d’un mois, en octobre 1963, a tenu à souligner le président de la CSN, Jacques Létourneau. La CSN salue son engagement pour l’amélioration des conditions de travail, autant en qui concerne les conditions d’exercice de la profession d’infirmière que l’obtention de droits syndicaux. »

              Élue présidente de l’Alliance des infirmières de Sainte-Justine (CSN) le 13 février 1963, Madame Soucisse-Morgan est une figure de proue du syndicalisme dans le réseau de la santé et des services sociaux. Son syndicat est accrédité le 12 juin de la même année et c’est le 16 octobre que la grève illégale est déclenchée. Elle se termine près d’un mois plus tard alors que le secrétaire général de la CSN, Marcel Pepin, conclut la négociation avec des représentants du ministère du Travail. Cette grève aura un impact considérable sur l’organisation syndicale dans le réseau de la santé et des services sociaux, note-t-on dans La CSN au cœur de son temps, album-souvenir 1921-1996. L’Alliance des infirmières de Sainte-Justine est aujourd’hui le Syndicat en soins infirmiers et cardio-respiratoires du CHU Sainte-Justine (FSSS–CSN).

              En 2003 la CSN a publié La colère des douces, un livre écrit par Madame Soucisse-Morgan qui relate cette grève majeure dans l’histoire des relations de travail au Québec.

              Madeleine Soucisse-Morgan présidait aussi l’Alliance des infirmières de Montréal (CSN), en 1966, lors de la grève des quelque 32 000 employé-es d’hôpitaux membres de syndicats affiliés à la CSN. Durant plus de trois semaines, les travailleuses et les travailleurs ont lutté, entre autres pour l’amélioration de leurs salaires, l’établissement de règles d’ancienneté dans l’octroi des postes et des dispositions pour la liberté d’action syndicale.

              « Cette militante a été un exemple pour toutes ces femmes et tous ces hommes qui se sont engagés dans l’action syndicale durant les années qui ont suivi. Au nom de la CSN, j’offre mes plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Madame Soucisse-Morgan », a poursuivi Jacques Létourneau.

               

              Syndicat des Régisseurs technique de la Place des Arts (FNC–CSN)

              Le 22 décembre dernier, le Syndicat des Régisseurs technique de la Place des Arts – CSN a été accrédité pour représenter : « Toutes et tous les régisseurs techniques au sens du Code du travail. »

              Ces travailleuses et travailleurs ont choisi de joindre les rangs de la CSN, entre autres, pour mettre fin à l’arbitraire et pour améliorer leurs conditions de travail.

              Ce nouveau syndicat est affilié à la Fédération nationale des communications, au Conseil central du Montréal Métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              STT de Nu-B (FIM–CSN)

              Le 27 janvier 2017, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Nu-B inc (FIM–CSN) a été accrédité pour représenter : « Tous les salariés au sens du Code du travail, à l’exception du personnel administratif et de bureau. »

              Nu-B est une société de fabrication dans le secteur de l’extrusion de plastique située à Ville Saint-Laurent. Les travailleuses et travailleurs ont majoritairement choisi d’organiser un syndicat dans leur usine suite au décès tragique d’un collègue de travail. Ils visent l’obtention du respect nécessaire pour négocier de meilleures conditions de travail et améliorer la santé et la sécurité dans l’entreprise. Depuis la syndicalisation, l’employeur a effectué sept (7) congédiements. Ces mesures sont contestées devant le tribunal administratif du travail.

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Nu-B – CSN sera affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              STT de Matt et Nat (FC–CSN)

              Le 22 décembre 2016, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Matt et Nat – CSN a été accrédité pour représenter : « Tous les salariés au sens du Code du travail à l’exclusion : des gérants du crédit, gérant de l’entrepôt, gérant des ventes, e-comm directeur et e-comm administrateur. »

              Ce groupe de travailleuses et travailleurs oeuvrant dans le design d’accessoires de mode (chaussures, sacs, etc.) a décidé de se syndiquer pour se faire respecter. Le manque de respect, le harcèlement psychologique et l’arbitraire dans les avantages et dans les conditions de travail ont motivé plusieurs d’entre eux à se joindre au mouvement de syndicalisation. Ces camarades travaillent dans le quartier Ahuntsic- Cartierville dans la Cité de la mode.

              Ce nouveau syndicat est affilié à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              STT de Jeunesse J’écoute (FP– CSN)

              À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 24 janvier, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Jeunesse J’écoute (FP–CSN) a été accrédité pour représenter : « Toutes et tous les intervenant-es au sens du Code du travail à l’exception des superviseurs en chef clinique, superviseurs en chef du développement clinique et superviseurs clinique. »

              Ce groupe de travailleurs, oeuvrant dans le domaine de l’assistance téléphonique et conseils auprès des jeunes, a décidé très majoritairement de joindre la CSN.

              Ce nouveau syndicat est affilié à la Fédération des professionnèles, au Conseil central du Montréal Métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              Négociation au Collège Stanislas de Montréal et de Québec

              À l’occasion du 2e tour des élections françaises, qui se tient aujourd’hui dans les locaux du Collège Stanislas de Montréal, les employé-es du collège accentueront la pression sur l’employeur afin de dénouer l’impasse qui perdure dans les négociations.

              Le Syndicat des employé-es du collège Stanislas (FEESP-CSN), qui représente le personnel de l’entretien ménager, de l’entretien général et les gardiennes et techniciennes de laboratoire, profitera de la présence des électeurs – dont de nombreux parents d’élèves fréquentant Stanislas –  afin de les sensibiliser aux enjeux de leur négociation.

              Le syndicat et le collège sont actuellement en négociation pour renouveler leur contrat de travail. Devant les reculs majeurs exigés par l’employeur, les discussions se déroulent en conciliation devant le Tribunal administratif du travail (TAT). « Le Collège souhaite transférer notre travail de nuit et réduire de façon draconienne nos conditions de travail. Et comme si ce n’était pas suffisant, il nous menace d’abolir la majorité de nos postes en utilisant les services d’une firme de nettoyage privée si nous n’acceptons pas ses demandes de recul », explique Jean Lacoursière, président du syndicat des employé-es du Collège Stanislas – CSN. Alors que le collège confirme ne pas être en situation précaire, il exige toutefois des concessions qui avoisinent le demi-million de dollars.  

              Le syndicat invite l’employeur à respecter les valeurs qui font la renommée du Collège Stanislas et qui sont chèrement partagées par tous, soit : le respect, la solidarité et l’ouverture. « Depuis des années, nous faisons bien notre travail avec le goût de l’effort et de façon responsable. Nous tenons à conserver nos acquis », conclut Jean Lacoursière.

              À propos
              La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) représente près de 30 000 membres dans 37 commissions scolaires francophones et anglophones et près de 4000 membres dans 34 cégeps. Elle regroupe plus de 200 membres œuvrant dans les établissements d’enseignement privés de même que 640 membres à l’Université Concordia.

              Au Collège Montmorency, la mission éducative passe par la malbouffe

              Les étudiantes, les étudiants et le personnel du Collège Montmorency font front commun contre la décision du Conseil d’administration d’ouvrir grande la porte, une seconde fois, à la malbouffe en permettant l’implantation d’un comptoir de la chaîne de restauration rapide Quesada Burritos & Tacos dans les murs de l’institution. Pour le front commun, cette décision va à l’encontre de la mission éducative, de la politique alimentaire et de la responsabilité sociale de l’établissement.

               À la demande du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), le Collège a adopté en 2009 une politique visant la promotion de saines habitudes alimentaires. Les fournisseurs de produits alimentaires du Collège doivent s’y conformer. De toute évidence, ce ne sera pas le cas avec Quesada Burritos & Tacos. « En 2015, ils ont transformé un kiosque de sandwichs en comptoir Subway, et là, ils en introduisent un nouveau dont les aliments avoisinent ou dépassent, pour un seul repas, le maximum des besoins nutritionnels quotidiens recommandé par Santé Canada.  On ne s’explique pas la décision du collège de ne pas faire respecter sa propre politique alimentaire » de soutenir Madame Karine L’Ecuyer, présidente du Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep Montmorency (FNEEQ-CSN) et porte-parole du groupe.

              Pour le front commun, il est socialement irresponsable qu’une institution comme le Collège Montmorency fournisse à des jeunes une alimentation contenant trop de lipides, de calories, de sucre et de sel : « Entendons-nous bien. Notre intention n’est pas d’attaquer Quesada Burritos & Tacos et ses produits. Nous plaidons simplement qu’une chaîne de restauration rapide n’a pas sa place dans une institution d’enseignement public », conclut Madame L’Ecuyer.

              Selon le front commun, la présence de grandes publicités dans le collège, sous les contours du nom d’une bannière d’une chaîne de restauration rapide, constitue une forme exagérée de privatisation des murs d’une institution publique. Les étudiantes, les étudiants et le personnel du collège invitent la direction à discuter d’une alternative alimentaire qui rassemblera toute la communauté montmorencienne.

              Les syndicats et association membres du front commun sont : Syndicat des enseignantes et des enseignants du cégep Montmorency (SEECM), Syndicat des employées et des employés du cégep Montmorency (SECM), Syndicat des travailleuses et des travailleurs des milieux associatifs en éducation – Montmorency (STTMAE-AEM), Association générale étudiante du collège Montmorency (AGEM)

              Un personnel enseignant mieux outillé pour faire face aux changements

              Le personnel enseignant du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Villa Maria – CSN a entériné à 93 % l’entente de principe intervenue avec leur employeur lors de l’assemblée générale du 25 avril. Cette entente introduit des dispositions balisant les changements technologiques et l’utilisation de nouvelles méthodes ou techniques d’enseignement, une nouveauté dans ce secteur.

              Pour madame Caroline Quesnel, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec et responsable du regroupement privé, ces dispositions vont favoriser une perception plus positive des changements au collège.  « Le personnel sera dorénavant impliqué bien avant l’introduction de nouvelles technologies ou méthodes. La transition sera plus harmonieuse et la collaboration de toutes et tous sera certainement améliorée», poursuit-elle. L’administration du collège s’engage par ailleurs à payer le développement professionnel et la formation des enseignantes et enseignants visés par tout changement technologique.

              L’entente prévoit d’autres améliorations aux conditions de travail notamment sur le plan de l’organisation du travail et des avantages sociaux. La contribution de l’employeur au régime d’assurance collective est multiplié par deux, ce qui a un impact direct sur la rémunération du personnel.

              « Les négociations se sont déroulées rondement. Il n’a fallu que quatre rencontres pour conclure une nouvelle convention collective et nos membres en sont satisfaits. C’est ce qui se produit lorsque les parties négocient de bonne foi », conclut, pour sa part, madame Odie Miller-Maboungou, présidente du syndicat.

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Villa Maria – CSN représente 156 membres, dont 80 enseignantes et enseignants. Les professionnels non enseignants et les professeurs de musique sont aussi membres du syndicat. Le collège Villa Maria est un établissement privé d’enseignement secondaire.

              La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN regroupe quelque 35 000 membres dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Le regroupement privé est composé de plus de 3700 membres du personnel dans 39 syndicats.

              STT de Échappe-toi (FC–CSN)

              Le 27 mars 2017, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Échappe-toi – CSN a été accrédité pour représenter « Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail » chez Échappe-Toi, une entreprise de divertissement offrant des expériences immersives.

              Ce groupe de travailleuses et de travailleurs, composé essentiellement de comédiennes et de comédiens, a fait le choix de la syndicalisation afin de revendiquer de meilleures conditions de travail. Ils se joignent la CSN pour bénéficier de la protection, de l’entraide et de l’expertise dont bénéficient déjà leurs collègues regroupés au sein de la CSN.

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Échappe-toi – CSN est affilié à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              STT des CHP du Grand Montréal, section Providence Saint-Dominique (FSSS–CSN)

              À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 16 novembre 2016, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement du Grand Montréal (CSN) a été accrédité pour représenter : « Tous les salariés au sens du Code du travail »

              Ce groupe de travailleurs, oeuvrant dans le domaine des centres d’hébergement privés, a décidé très majoritairement de joindre la CSN.

              Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal Métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              Manifestation pour dénoncer le mépris de l’employeur

              Une manifestation se tient actuellement devant les bureaux de la direction générale de TC Transcontinental, au 1100 boulevard René-Lévesque Ouest, à Montréal. Les membres du Syndicat de l’information de Transcontinental (SIT–CSN) dénoncent l’intransigeance de leur employeur dans l’actuelle négociation pour le renouvellement de la convention collective, échue depuis le 31 août 2015.

              Ces journalistes et rédacteurs en chef diffusent l’information locale sur l’ensemble des plateformes (Web, médias sociaux, papier) d’une trentaine de titres publiés dans les régions de Lanaudière, de Laval et de Montréal. Au cœur de la négociation se trouve l’enjeu majeur d’une réorganisation des salles de rédaction exigée par les dirigeants de TC Transcontinental, aux prises avec une crise de ses médias régionaux. Cette réorganisation passe par un changement majeur des horaires de travail. Dans un compromis historique, le SIT–CSN a accepté d’abandonner son plus précieux acquis, c’est-à-dire le principe d’horaire libre, pour accepter que TC Transcontinental impose des horaires fixes préétablis.

              Malgré le règlement de cet enjeu crucial en sa faveur et malgré le fait que les syndiqué-es aient acquiescé à plusieurs autres de ses demandes, l’entreprise refuse toujours de parapher une entente de principe qui intégrerait deux maigres aménagements permettant une saine conciliation travail-famille, notamment en matière de congés de maladie.

              « Les membres du syndicat ont des attentes légitimes. Durant les pourparlers, ils ont accepté de discuter des demandes de l’employeur quant aux horaires fixes, ce qui constitue pourtant un changement de culture majeur avec la pratique actuelle », soutient Pierre Roger, secrétaire général-trésorier de la Fédération nationale des communications–CSN, qui ajoute qu’en contrepartie, l’employeur devrait, à son tour, faire preuve d’ouverture. « Alors qu’ils ne cessent d’alerter les gouvernements provincial et fédéral sur l’urgence et l’importance de soutenir la presse locale, à la fois financièrement et législativement, TC Transcontinental n’offre que mépris à ses salariés qui ont à cœur la réussite de l’entreprise dans la tempête du virage technologique », s’insurge le porte-parole, qui déplore que les séances de négociation en présence d’un conciliateur du ministère du Travail n’aient pas suffi à faire entendre raison à l’employeur.

              « Les journalistes du SIT–CSN ont raison de dénoncer le double discours de l’entreprise TC Transcontinental, qui met en vente l’ensemble de ses médias à vocation locale et régionale au Québec et qui a déjà été un des fleurons de l’entrepreneuriat québécois, un empire médiatique fièrement fondé par M. Rémy Marcoux en 1976. Ils ont aussi raison de dénoncer l’attitude irrespectueuse des dirigeants », insiste Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. « La direction doit accepter rapidement les revendications du syndicat en matière de conciliation famille-travail pour qu’enfin une entente intervienne et que l’on puisse procéder à cette urgente réorganisation des salles de presse », conclut la porte-parole.

              À propos

              Le Syndicat de l’information de Transcontinental–CSN, qui représente une trentaine de membres, est affilié à la Fédération nationale des communications, qui regroupe quelque 6 000 membres au sein de 88 syndicats. Le CCMM–CSN regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé répartis au sein de syndicats à Montréal, à Laval, au Nunavik et à la Baie James.

               

               

              Convention collective adoptée à l’unanimité!

              Réunis en assemblée générale le jeudi 27 avril, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des métiers de Concordia ont entériné à l’unanimité, par vote secret, l’entente de principe intervenue avec leur employeur le 13 avril dernier, près de deux ans après l’échéance de leur dernière convention collective.

              « Nous sommes satisfaits de cette entente. Nous avons fait des gains intéressants, notamment l’ajout et la bonification de certaines primes et l’amélioration de la clause sur les heures supplémentaires », a lancé Daniel Rodrigues, président du syndicat affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

              Parmi les enjeux importants de cette négociation, on retrouvait aussi une préoccupation des travailleuses et des travailleurs quant à la présence grandissante de sous-traitants à l’intérieur des murs de Concordia. Les discussions à cet égard à la table de négociation ont mené à la création d’un comité conventionné sur l’organisation du travail. Ce comité paritaire, qui sera mis sur pied dans les 30 jours de la signature de la convention collective aura, entre autres, le mandat d’étudier les moyens de limiter le recours à la sous-traitance et examinera les différentes façons de développer les compétences à l’interne.

              « Nous croyons que dans un contexte de forte croissance de l’Université Concordia, ce comité a toute sa pertinence. Cela permettra au syndicat d’évaluer les impacts de l’élargissement de l’immobilier sur les besoins de main-d’œuvre et d’être à l’avant-plan pour proposer des ajustements. Les employé-es se positionnent ainsi avantageusement, en période d’expansion de l’établissement », conclut Nathalie Arguin, secrétaire générale de la FEESP.

              Les salarié-es de Multi-Marques adoptent l’entente de principe

              Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de distribution Multi-Marques–Laval (FCCSN) ont voté en faveur d’une entente de principe intervenue durant la nuit du 26 au 27 avril. Rappelons que la compagnie avait mis ses 120 salarié-es de l’établissement de Laval en lock-out, le 1er avril.

              Parmi les gains obtenus par le syndicat, notons diverses améliorations pour les travailleurs temporaires, la création de postes réguliers, de meilleures dispositions concernant l’affichage et l’accès aux postes ainsi que des bonifications aux assurances collectives et au régime de retraite. Les dispositions en santé et sécurité au travail ont été renforcées et des améliorations ont été apportées à l’organisation du travail et aux articles couvrant les changements technologiques.

              En ce qui a trait aux salaires, la convention collective d’une durée de cinq ans prévoit des augmentations annuelles variant de 1,5 % à 2 % par année pour un total de près de 9 %. L’augmentation de 1,5 % la première année sera rétroactive à la date d’échéance de la précédente convention collective, soit le 23 septembre 2016.

              « Nous sommes heureux d’en être arrivés à cette entente dans un contexte difficile. Nous croyons encore qu’il aurait été possible de la négocier sans conflit de travail, réagit le président du syndicat, Pascal René-De Cotret. Je suis extrêmement fier de la détermination dont ont fait preuve nos membres. Ils ont su tenir la minute de plus, c’est ce qui nous a permis de régler ce conflit de manière satisfaisante ».

              Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux.

              Le géant de la boulangerie contourne la loi anti-briseurs de grève du Québec

              Multi-Marques, reconnue pour ses pains Pom, Bon matin et Villaggio, contrevient au Code du travail du Québec en confiant une part de sa distribution à des briseurs de grève à la place des 120 syndiqué-es mis en lock-out le 1er avril dernier, selon un rapport du ministère du Travail. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) soutient que Canada Bread contourne aussi la loi québécoise en transférant plus de la moitié de sa distribution à un centre de distribution de Cornwall, en Ontario. Elle demande au ministère du Travail de rappeler à l’ordre l’entreprise, propriété de Grupo Bimbo, en plus de réclamer du Consulat général du Mexique à Montréal une intervention auprès de la multinationale pour mettre fin à ce conflit inutile et coûteux au plan humain.

              En route vers Cornwall

              Un rapport de l’enquêteur du ministère émis le 18 avril montre que onze personnes ont exécuté ou exécutent encore du travail accompli habituellement par des syndiqué-es et ce, en dépit du lock-out décrété le 1er avril dernier à minuit. Jusqu’à cette date, explique David Bergeron-Cyr, de la Fédération du commerce (FC–CSN) auquel est affilié le Syndicat des travailleuses et travailleurs de distribution Multi-Marques (CSN), les négociations pour le renouvellement de la convention collective échue depuis le 22 septembre dernier, allaient bon train. Mais un ultimatum servi à la partie syndicale quelques minutes avant le lock-out a mis fin à la vingt-troisième et dernière séance de négociation alors que plusieurs sujets restaient à régler, dont les salaires, le régime de retraite et l’assurance collective.

              Près d’une centaine de travailleuses et de travailleurs ont manifesté à Cornwall devant un entrepôt qu’utilise Multi-Marques pour faire faire le travail normalement dévolu aux lock-outé-es de Laval.

              Beaucoup de choses sont réglées !

              « Au moment où on se parle, la plupart des points en litige ont été réglés au cours des quatre séances de conciliation qui se sont tenues au ministère du Travail au cours des deux dernières semaines, lance David Bergeron-Cyr. Il nous reste également à nous entendre sur certains détails ainsi que sur un protocole de retour au travail que la compagnie refuse de régler. C’est pourquoi nous demandons à la ministre du Travail, madame Dominique Vien, de prendre ses responsabilités et de rappeler à l’ordre Canada Bread pour se conformer aux lois, mettre fin au conflit et ainsi redonner aux travailleuses et travailleurs leur gagne-pain quotidien. »

              Pour Jean Lacharité, vice-président de la CSN : « Nous espérons ardemment que la multinationale Grupo Bimbo et sa filiale Canada Bread sauront respecter les us et coutumes ainsi que les lois du Québec, dont les dispositions anti-briseurs de grève que l’on s’est données il y a plus de 40 ans. Nous invitons d’ailleurs Grupo Bimbo à respecter son propre code de déontologie qui affirme « traiter tous les associés (salariés) avec respect dans un environnement favorable au développement personnel et professionnel ». Or, le fait de maintenir à la rue et sans revenus ses 120 salarié-es n’a rien de bien reluisant pour ce groupe qui dit être « fièrement tout acquis aux principes et aux valeurs de la collectivité dans laquelle nous œuvrons et [à laquelle] nous offrons notre soutien. » Grupo Bimbo peut faire beaucoup mieux en envoyant un signe positif et surtout constructif à l’égard de tous ses salarié-es », conclut monsieur Lacharité.

              Tenir la minute de plus, on connaît ça !

              Grupo Bimbo a réalisé en 2016 des ventes de près de 7 milliards de dollars américains. Présent dans 22 pays, il emploie 127 000 personnes dans 144 usines et plus de 1600 centres de distribution. Pour sa part, Canada Bread emploie plus de 4200 personnes au Canada dans 18 usines et 19 centres de distribution. Outre les pains Pom, Bon matin et Villaggio, l’entreprise offre des marques comme Dempster’s, Ben’s, McGavins et Vachon.

              À propos de la CSN
              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de distribution Multi-Marques est affilié à la FC–CSN, un chef de fil de la négociation qui regroupe environ 30 000 syndiqué-es présents dans le secteur agroalimentaire, le tourisme, l’hôtellerie, les finances et les commerces de détails, de gros et de services divers. Le syndicat est aussi affilié au Conseil central du Montréal métropolitain, qui regroupe près de 95 000 syndiqué-es tant privés que publics. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres syndiqués issus tant des secteurs privé que public.

              Ambitionner sur le pain bénit

              La nouvelle est tombée le 1er avril à minuit une, et non, il ne s’agissait pas d’un poisson d’avril. Après 23 séances de négociation, l’employeur a mis fin abruptement et sans raison aux discussions et a jeté en lock-out les 120 travailleuses et travailleurs du centre de distribution Multi-Marques Laval, qui produit les pains Pom, Bon matin et Villaggio.

              Pourtant, la négociation se déroulait relativement bien, malgré quelques points qui achoppaient. « Nos membres sont vraiment en colère, car il n’y avait pas d’impasse dans les négociations au moment de la mise en lock-out, affirme Pascal René De Cotret, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de distribution Multi-Marques Laval (CSN). Ce geste de Multi-Marques, propriété de Canada Bread, est totalement injustifié et témoigne d’un profond mépris et d’un manque de respect à l’égard des salarié-es du centre de distribution Multi-Marques. On a vraiment l’impression de faire les frais d’une stratégie patronale qui consiste d’abord à nous pénaliser, ainsi que nos conjointes et nos enfants, parce qu’on a refusé de céder à l’ultimatum de l’employeur, annoncé vers 16 heures le vendredi 31 mars, de convenir d’une entente finale au plus tard à 23 h 59, alors qu’il restait plusieurs éléments à régler. » Une demande de conciliation avait d’ailleurs été déposée, peu avant le déclenchement du lock-out, au ministère du Travail dans le but de relancer sans délai les négociations avec l’employeur. Au cœur des demandes syndicales figuraient entre autres la flexibilité et les horaires de travail, la sécurité d’emploi pour la trentaine de salarié-es à temps partiel, le régime de retraite, l’assurance collective ainsi que les salaires.La convention collective d’une durée de cinq ans des salarié-es qui œuvrent jour et nuit, sept jours sur sept, est échue depuis le 22 septembre 2016.

              Pour David Bergeron-Cyr, vice-président de la FC–CSN, il est totalement inconcevable que Canada Bread qui appartient au géant de l’alimentation mondiale, Grupo Bimbo, jette ainsi à la rue ses propres travailleurs : « On rappelle que Grupo Bimbo a réalisé en 2016 des ventes de près de 7 milliards de dollars américains. Présent dans 22 pays, il emploie 127 000 personnes dans 144 usines et plus de 1600 centres de distribution. L’entreprise ne connaît aucune difficulté financière. »

              Un employeur sans scrupules

              Mais la mise en lock-out de ses propres employé-es n’est pas le seul fait d’armes de Multi-Marques et de Canada Bread. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’entreprise ne se gêne pas pour ambitionner sur le pain bénit lorsqu’il est question du respect de ses employé-es. Le 22 mars dernier, avant le lock-out, une vingtaine de travailleuses et de travailleurs accompagnés de quelques retraité-es se sont rendus au siège social de Canada Bread afin de l’occuper momentanément. L’objectif de cette action surprise était de mettre de la pression sur l’employeur afin qu’il verse les sommes dues au régime de retraite. Il faut dire que Multi-Marques est l’un des pires employeurs au Canada : de 2002 à 2013 il conteste de toutes les manières légales possibles son obligation de payer ce qu’il doit au régime. Alors que la Cour suprême a rendu une décision en faveur des travailleurs en 2013, il revient à la charge avec une nouvelle contestation devant le Tribunal administratif du Québec pour retarder l’inévitable paiement. Cet acharnement fait en sorte que personne n’a eu un sou, pas même les retraités, dont certains sont décédés. Quelque 480 travailleurs ou ex-travailleurs de Multi-Marques sont lésés par l’attitude de l’employeur ; 150 d’entre eux sont membres de la CSN ou l’ont déjà été.

              « C’est nous, les travailleuses et les travailleurs, qui faisons les frais de cet entêtement inexplicable alors que l’entreprise s’enrichit littéralement sur notre dos. Alors que le problème n’est pas le manque de moyens financiers, mais plutôt son refus systématique de verser les sommes dues, pénalisant les travailleuses et travailleurs qui ont trimé dur pendant leur vie. Le lock-out du 1er avril vient confirmer nos dires. Heureusement, nous sommes prêts à nous battre », a noté Pascal René de Cotret.

              On archive l’ancien syndicat et on repart à neuf avec la CSN

              Lorsqu’ils ont fait appel à la CSN à l’automne 2016, cela faisait déjà un bon moment  que les travailleuses et travailleurs d’Iron Mountain de Laval, une entreprise spécialisée dans  la gestion et l’archivage de documents, voulaient passer à autre chose, quitter leur  syndicat FTQ et se donner une vraie vie syndicale.

              « Le besoin de changement était criant, nous dit Céline Parenteau, secrétaire du nouveau Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Iron Mountain–CSN. La journée où l’on a commencé à parler de changement de syndicat, ça a été comme une traînée de poudre. On n’avait pas encore les cartes que tout le monde voulait signer. »

              « Les gens réclamaient du chan­gement, ajoute Baba Saidou Touré, le président du syndicat. Notre ancien contrat de travail était très faible, aussi bien du côté salarial que des avantages sociaux. La convention était vague et le patron s’en servait pour limiter notre action. Le syndicat était désorganisé, les gens voulaient être mieux informés, il fallait que ça change. »

              Le nouveau syndicat, qui regroupe aujourd’hui 86 mem­bres, existe officiellement depuis le 17 décembre 2016 et ce n’est pas le travail qui manque, nous dit Céline Parenteau : « Nous, on a décidé de réorganiser complètement notre vie syndicale. On a donc choisi un modèle qui marche bien dans les autres entreprises Iron Mountain où la CSN est déjà présente. Comme ça, c’est plus facile, on a plus de poids. Les choses obtenues ailleurs, nous allons essayer de les avoir ici. On n’aura pas 100 %, mais il y aura des changements importants et c’est ça que les employés veulent. »

              Le vice-président du syndicat, Younes Kardoudi, apprécie beaucoup la nouvelle autonomie et le pouvoir décisionnel des membres : « Avec la CSN, c’est nous qui décidons. On a plus de poids sur le terrain. On va entrer en négociation bientôt et les employés sont confiants. L’enjeu le plus important pour nous en ce moment, c’est les salaires. Tous les employés veulent de meilleurs salaires. On sait qu’on part de loin, mais on va ajuster les choses. Ce que nous voulons aussi, c’est de la reconnaissance. On veut créer un climat de travail plus respectueux et plus sain. »

              Un syndicat pour s’appartenir

              C’est exactement ce que souhaite aussi Céline Parenteau : « Le respect et l’harmonie pour nous, c’est très important. On veut rentrer au travail en sachant qu’on va être heureux, que ça va bien se passer. Il faut que les gens ressentent la vie syndicale et y participent. La différence, c’est que maintenant, on possède notre syndicat, il nous appartient. On est plus libres de nos actes et on gère nous-mêmes nos propres affaires. »

              Les changements d’accréditation sont souvent source de tension, mais chez Iron Mountain de Laval, l’expérience a été un succès, nous dit le président Baba Saidou Touré : « Les gens nous disent qu’ils apprécient le choix de passer à la CSN. Ça fait seulement quelques mois que nous avons notre nouveau syndicat, mais les gens sont très satisfaits du changement. L’information circule, les emplois sont maintenant bien affichés sur le babillard et les employés savent ce qui se passe. C’est complètement différent. Nous gérons aussi nos propres cotisations. Les travailleuses et travailleurs sont pressés de négocier la nouvelle convention, mais ils savent aussi qu’il faut prendre le temps de bien faire les choses, pour ne pas obtenir des miettes, comme avant, avec l’autre syndicat. »

              Younes Kardoudi espérait depuis longtemps un changement d’accréditation : « J’étais délégué de l’autre syndicat FTQ, mais je n’étais pas content. On a trouvé ici un terrain très fertile pour changer avec la CSN. Ça n’a pas été difficile de convaincre les gens de changer. On est très contents d’avoir réussi, on va aller loin avec la CSN. »

              La science, pas le silence

              Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) était présent lors de la marche pour les sciences aujourd’hui à Montréal dans le cadre des activités du jour de la terre.

              https://twitter.com/laCSN/status/855817035481313281

              Des rassemblements semblables ont eu lieu dans plus de 500 villes à travers le monde afin d’envoyer un message clair aux politiciens, et notamment au président Trump, que la population appuie le travail des scientifiques et le rôle qu’ils jouent dans la société. Les gouvernements doivent agir en conséquence en développant des politiques énergétiques qui s’attaquent à la crise climatique que nous vivons actuellement.

              https://twitter.com/charluv2011/status/855856447837437953

              https://twitter.com/OGrosdidier/status/855857133526671360

              https://twitter.com/Suzyqube/status/855850098093203456

              Le vice président du CCMM–CSN a pris la parole lors du rassemblement.

              https://twitter.com/laCSN/status/855844222095695872

              https://twitter.com/laCSN/status/855843667457781762

              Le syndicat adopte l’entente de principe à 81 %

              Aujourd’hui, lors d’une assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD) ont adopté à 81 % par voie de scrutin secret l’entente de principe intervenue avec leur employeur au matin du 6 avril dernier.

              « Nous pouvons retourner au travail la tête haute. Nous avons préservé tous nos acquis et nous avons obtenu des augmentations salariales de 3 %, 3 %, 3 %, 4 % et 3 % pour les cinq premières années de notre contrat de travail de huit ans. Les augmentations des trois dernières années seront rattachées à celles de cinq grands hôtels de la région montréalaise qui participeront à la prochaine ronde de négociations coordonnées, de souligner Yvon Therrien, président du STTHGPD. Nous avons également obtenu des indemnités de départ importantes, ce qui constitue une protection pour nos membres contre les aléas venant de l’employeur, et nous pourrons rejoindre la ronde de négociations coordonnées de l’hôtellerie à l’échéance de notre nouvelle convention collective. Dans le contexte d’un lock-out auquel nous avons fièrement résisté, nous considérons que nous avons été chercher le maximum. »

              Le retour au travail débutera dans les cinq jours suivant la signature du nouveau contrat de travail entre les deux parties.

              « Après un conflit de près de 17 semaines débuté le 14 décembre dernier et durant lequel l’employeur a brandi des menaces de fermeture, de changement de vocation, d’envoi d’avis de licenciement massif, et le Tribunal administratif du travail a reconnu l’utilisation de briseurs de grève par leur employeur, il est clair qu’une amertume persiste chez les membres du syndicat, de déplorer Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Les travailleuses et les travailleurs peuvent être fiers de cette lutte exemplaire. Pour le bien de toutes et de tous, nous souhaitons maintenant que le retour à des relations de travail respectueuses et saines se fasse le plus rapidement possible. »

              Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

               

              Résidences Soleil Manoir Dollard-des-Ormeaux : Une vraie négociation s’impose !

              Après plus de deux ans de négociation, les représentants patronaux des Résidences Soleil Manoir Dollard-des-Ormeaux, une propriété du riche homme d’affaires Eddy Savoie, n’ont pas répondu favorablement à une seule des demandes syndicales. Devant le peu d’avancées en négociation, les 55 salarié-es du centre d’hébergement privé pour aîné-es ont adopté un mandat de grève de 72 heures plus tôt cette semaine.

              « Ces travailleuses et ces travailleurs se donnent corps et âme afin d’assurer au quotidien le bien-être des résidents et des résidentes qui défraient des sommes considérables pour habiter les propriétés d’un multi-millionnaire, Eddy Savoie , souligne le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux, Luc Bastien, à l’occasion d’une manifestation d’appui tenue ce midi devant la résidence de l’Est de l’Île de Montréal. Ils ont droit à davantage de respect et de considération car c’est presque entièrement grâce à leur travail que leur patron a pu amasser une telle fortune ».

              « Nos demandes de négociation sont pourtant les mêmes que dans les autres résidences d’hébergement privées comparables qui font partie de la négociation coordonnée FSSS–CSN, soit, par exemple une augmentation de 1,50 $ l’heure répartie sur la durée d’une convention collective de trois ans, explique le président du Syndicat des centres d’hébergement du Grand Montréal CSN, Guy Trichard. C’est incompréhensible qu’on puisse obtenir cette reconnaissance ailleurs et pas ici ! De même, notre demande de primes pour le travail de soir et de nuit, et pour la formation, est en lien avec l’objectif affiché des Résidences soleil soit d’offrir le meilleur à sa clientèle. En deux ans, nous n’avons même pas eu de réponse ! »

              Une autre demande prioritaire du syndicat pour lequel il n’a pas eu de réponse vise à installer une salle des employé-es où ils pourraient décompresser un peu durant leur pause. Actuellement, le seul espace dont disposent les employé-es est situé dans le garage souterrain. La convention collective est échue depuis le 17 décembre 2014.

              Entente de principe à l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis

              Cette nuit, une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD) et l’employeur. Celle-ci sera présentée aux membres prochainement en assemblée générale. Aucun commentaire ne sera émis d’ici là.

              Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              STT de Distribution Multi-Marques-Laval

              La convention collective de cinq ans des 119 salarié-es est échue depuis le 22 septembre 2016. Depuis octobre dernier, il y a eu 23 séances de négociation, dont quatre journées intensives durant la semaine du 27 avril 2017. Le 31 mars, malgré que plusieurs éléments faisaient toujours l’objet de discussions, la partie syndicale a été avisée en milieu d’après-midi qu’à défaut d’une entente globale à 23 h 59 minutes, Multi-Marques procéderait à une mise en lock-out dès minuit, le 1er avril. Depuis, les travailleuses et travailleurs, ainsi que leur famille, ont été mis à la rue sans aucune considération.

              Au cœur des demandes syndicales figurent entre autres la flexibilité et les horaires de travail, la sécurité d’emploi pour la trentaine de salarié-es à temps partiel, le régime de retraite, l’assurance collective ainsi que les salaires.

              Manifestation des 120 lock-outés devant l’usine de Laval

              Mis en lock-out par Canada Bread le 1er avril à minuit 01, les 120 travailleuses et travailleurs du centre de distribution de Multi-Marques Laval, qui produit les pains Pom, Bon matin et Villaggio, ont tenu une première manifestation devant l’usine de Laval sur l’heure du midi, aujourd’hui. Ils ont dénoncé l’entreprise qui a mis fin abruptement et sans raison à la vingt-troisième séance de négociation pour le renouvellement de leur convention collective. Ils demandent la levée du lock-out et la reprise immédiate des négociations.

                « Nos membres sont vraiment en colère, car il n’y avait pas d’impasse dans les négociations au moment de la mise en lock-out, affirme Pascal René De Cotret, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de distribution Multi-Marques Laval (CSN). Ce geste de Multi-Marques totalement injustifié témoigne d’un profond mépris et d’un manque de respect à l’égard des salarié-es du centre de distribution Multi-Marques. On a vraiment l’impression de faire les frais d’une stratégie patronale qui consiste d’abord à nous pénaliser, ainsi que nos conjointes et nos enfants, parce qu’on a refusé de céder à l’ultimatum de l’employeur, annoncé vers 16 heures ce vendredi, de convenir d’une entente finale au plus tard à 23 h 59 le 31 mars, alors qu’il restait plusieurs éléments à régler. »

              Assemblée générale extraordinaire

              Peu avant 9 h ce matin, les 120 lock-outé-es, réunis en assemblée générale extraordinaire à Laval, ont pris connaissance de l’état des négociations avec l’employeur avant qu’il ne déclare brutalement ce lock-out sans aucun motif le 1er avril dernier, fait valoir le syndicat. Une demande de conciliation a été déposée tout récemment au ministère du Travail dans le but de relancer sans délai les négociations avec l’employeur. Une séance a d’ailleurs été convoquée formellement par un conciliateur du ministère ce jeudi 6 avril à 9 h 30.

              C’est vers 9 h 30 ce lundi 3 avril que les 119 lock-outés membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de distribution Multi-Marques-Laval (CSN) ont tenu, à Laval, une première assemblée extraordinaire pour prendre connaissance de l’état des négociations précédent leur mise en lock-out, le 1er avril dernier.

              « Malgré ce lock-out, nous allons tout mettre en œuvre pour que la négociation reprenne rapidement avec la partie patronale. Nous sommes entièrement disponibles pour régler notre convention collective. Notre objectif est de conclure un contrat de travail satisfaisant. Point à la ligne. »

              La convention collective d’une durée de cinq ans est échue depuis le 22 septembre 2016. Depuis octobre dernier, il y a eu 23 séances de négociation. Le 31 mars dernier, peu avant la mise en lock-out, le comité de négociation syndical avait informé la partie patronale qu’il était disposé à négocier quatre autres journées supplémentaires dans la semaine du 3 avril. Or, l’employeur a avisé les porte-parole syndicaux vers 15 heures qu’à défaut d’une entente conclue à minuit, les employé-es seraient mis en lock-out dès minuit 01 sans autre considération.

              Photos : Michel Giroux

              Un soutien inconditionnel

              Pour Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain : « En décrétant ce lock-out sauvage, l’employeur fait montre d’une attitude inqualifiable à l’égard de leurs propres salarié-es. Nous allons les soutenir jusqu’au bout et opposer une réponse à la hauteur de cette attaque innommable. Et le conseil central va déployer tous les efforts et les moyens nécessaires pour qu’ils obtiennent satisfaction à leurs revendications légitimes. »

              À propos

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Distribution Multi-Marques Laval (CSN) est affilié à la FC–CSN, qui regroupe environ 30 000 syndiqué-es présents dans le secteur agroalimentaire, le tourisme, l’hôtellerie, les finances et les commerces de détail, de gros et de services divers. Il est aussi affilié au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) qui regroupe près de 90 000 syndiqué-es provenant des secteurs privé et public. Pour sa part, la CSN compte plus de 300 000 membres syndiqués issus tant des secteurs privé que public.

              La CSN dénonce le lock-out sauvage

              Quelque 120 travailleuses et travailleurs de distribution Multi-Marques de Laval, près de Montréal, qui produit les pains Pom, Bon Matin et Villaggio, ont été mis sauvagement en lock-out, cette nuit à 0 h 01, sans autres formalités. Pour le Syndicat des travailleurs et travailleuses de distribution Multi-Marques-Laval, la Fédération du commerce (FC-CSN) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN), cette mise en lock-out de Canada Bread et de la propriétaire mexicaine Grupo Bimbo est totalement injustifiée, les négociations se déroulant relativement bien jusqu’à la toute dernière minute précédant le lock-out.
              Pour David Bergeron-Cyr, vice-président de la FC-CSN : « Il est totalement inconcevable que Canada Bread et le géant de l’alimentation mondiale, Grupo Bimbo, jettent ainsi à la rue ses propres travailleurs alors qu’ils étaient en négociation intensive pour en arriver à une entente sur leurs conditions de travail. Nous appelons l’entreprise à vite revenir à la raison en mettant fin au lock-out et en reprenant immédiatement les pourparlers. »

              La convention collective d’une durée de cinq ans des salarié-es qui œuvrent jour et nuit, sept jours sur sept, est échue depuis le 22 septembre 2016. Jusqu’à maintenant, 22 séances de négociation se sont tenues depuis octobre dernier. Le syndicat a informé, hier, la partie patronale de sa pleine disponibilité pour d’autres rencontres. Or, l’employeur a avisé les porte-parole syndicaux en milieu d’après-midi qu’à défaut d’une entente conclue à 23 h 59 hier, les employé-es seraient mis en lock-out dès minuit.

              Une situation que dénonce le président du syndicat, Pascal René-De Cotret : « Canada Bread agit de manière tout à fait contraire à son code d’éthique qui dit “traiter ses associés (employé-es) avec respect dans un environnement favorable au développement personnel et professionnel.” Nous, tout ce que nous voulons, c’est négocier librement nos conditions de travail. Or, ce lock-out est une véritable gifle. On ne se laissera pas faire. » Le syndicat tiendra une assemblée générale extraordinaire en début de semaine prochaine pour faire le point et décider des actions à prendre.

              Au cœur des demandes syndicales figurent entre autres la flexibilité et les horaires de travail, la sécurité d’emploi pour la trentaine de salarié-es à temps partiel, le régime de retraite, l’assurance collective ainsi que les salaires.

              Grupo Bimbo a réalisé en 2016 des ventes de près de 7 milliards de dollars américains. Présent dans 22 pays, il emploie 127 000 personnes dans 144 usines et plus de 1600 centres de distribution.

              À propos de la CSN

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de distribution Multi-Marques est affilié à la FC–CSN, qui regroupe environ 30 000 syndiqué-es présents dans le secteur agroalimentaire, le tourisme, l’hôtellerie, les finances et les commerces de détails, de gros et de services divers. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres syndiqués issus tant des secteurs privé que public.

              Manifestation contre les agences de placement

              La CSN et le Conseil central du Montréal métropolitain (CMM–CSN), en appui à l’Association des travailleurs et travailleuses temporaires d’agences de placement (ATTAP), vous invitent à participer à une manifestation pour dénoncer les agences de placement qui se rencontrent à l’Hôtel Bonaventure sous le thème scandaleux : Célébrons notre succès! ?

              « Dirigeants, professionnels et leaders de l’industrie » se rencontrent pour discuter de notre exploitation… et ne font même pas semblant de nous inviter !
              Les 4 et 5 avril aura lieu la conférence « la plus importante de l’industrie du placement de personnel et du recrutement ». Alors que l’ACSESS et ses partenaires se donneront une tape dans le dos et se féliciteront de « créer de l’emploi », nous savons qu’il n’en est rien. Les agences de placement ne créent pas de nouveaux emplois, elles créent la précarité!

              Elles empêchent les travailleurs et travailleuses, souvent des personnes immigrantes, d’obtenir une sécurité d’emploi et elles créent des conditions de travail mauvaises, voire dangereuses. En effet, la relation triangulaire employeur – agence – employé fait en sorte que l’employeur et l’agence de placement se renvoient la balle pour ce qui est du respect des normes du travail et briment ainsi les droits des travailleurs et travailleuses quasi impunément.

              Quand : Mardi le 4 avril à 16 h
              Où : Place du Canada (Métro Bonaventure), au coin des rues de La Gauchetière et de la Cathédrale

              Événement Facebook

              Le CCMM–CSN demande une commission parlementaire sur le REM

              La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et sa filiale, CDPQ Infra, ont annoncé mardi matin plusieurs modifications à leur projet de Réseau électrique métropolitain (REM), dont les coûts estimés dépassent maintenant les 6 milliards de dollars. La Caisse financera, entre autres, une nouvelle fiducie gérée par l’UPA qui permettra d’acheter des terres entourant la gare terminale de la Rive-Sud, prévue à Brossard, pour préserver leur vocation agricole.

              « Cette nouvelle ne doit pas nous faire perdre de vue qu’un rapport du BAPE traîne sur les tablettes parce qu’il ne fait pas l’affaire de la CDPQ, ni des gouvernements provincial et municipal », réagit Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). « Les groupes environnementaux et les partis d’opposition s’entendent à peu près tous pour réclamer la tenue d’une commission parlementaire », ajoute la porte-parole.

              De nombreuses études dont une de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques et d’autres réalisées par des chargés de cours membres de la CSN sonnent l’alarme sur le projet de Réseau électrique métropolitain. Selon le CCMM–CSN, la tenue d’une commission parlementaire donnerait le temps à tous d’y voir plus clair avant d’aller plus loin dans le développement du projet qui a des incidences importantes sur les plans environnemental, économique, social et du développement global du transport en commun dans la grande région métropolitaine.

               

              Multi-Marques de Canada Bread doit des millions de dollars à ses employés

              Multi-Marques de Laval, près de Montréal, qui produit les pains Pom, Bon matin et Villaggio, est l’un des pires employeurs au Canada : depuis 2002, l’entreprise bloque de façon intentionnelle le versement des rentes à ses employé-es retraités dont quelques-uns sont même décédés, soutiennent la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération du commerce (FC–CSN). Par conséquent, plusieurs dizaines des 150 membres du Syndicat des travailleurs(euses) de Distribution Multi-Marques ont occupé en matinée les bureaux de Canada Bread à Toronto : ils ont voulu rappeler à la maison-mère et à son propriétaire mexicain, Grupo Bimbo, leurs obligations morales et contractuelles, dont le versement dû d’environ six millions de dollars.

              Pour David Bergeron-Cyr, vice-président de la FC–CSN : « Il est inadmissible qu’une entreprise appartenant à la multinationale alimentaire, Grupo Bimbo, décide de faire fi de plusieurs décisions judiciaires, dont celle de la plus haute instance qu’est la Cour suprême du Canada, l’obligeant à verser les rentes de retraite à ses employé-es. Il est clair que Multi-Marques, Canada Bread et Grupo Bimbo vont nous avoir à leurs trousses tant que le sort des 150 employé-es ne sera pas réglé. C’est méconnaître la détermination des syndiqué-es de Multi-Marques, de la FC et de la CSN. »

              150 employé-es oublié-es
              Quelque 150 employé-es sont visés par les litiges provoqués par Multi-Marques. Parmi eux, dix ont pris leur retraite et cinq autres sont décédés sans avoir vu la couleur d’un seul dollar. Près de 70 employé-es sont encore au travail et 62 ont préféré quitter l’entreprise. Toutes ces personnes, incluant les ayant-droit des personnes décédées, auraient dû ou devraient recevoir des prestations en vertu du régime de retraite.

              Le cœur du litige
              En 2002, ces employé-es décident en vertu du Code du travail du Québec de quitter le Syndicat international des travailleurs et travailleuses de la boulangerie, confiserie, tabac et meunerie (SITBCTM) pour adhérer à la FC–CSN. Dès lors, l’entreprise va s’engager dans une longue saga judiciaire relative au régime de retraite alors en vigueur, qui se poursuit encore aujourd’hui, quinze ans plus tard.

              Sans succès, l’entreprise a d’abord allégué en 2002 que le règlement du régime de retraite du SITBCTM la libérait de son obligation de rembourser le déficit du régime engendré par la reconnaissance des années de services antérieures des salarié-es aux fins du calcul de la rente. La somme en jeu est d’environ 1,6 million de dollars. Non seulement Multi-Marques a refusé de verser ces sommes dans le régime de retraite comme la loi québécoise l’y oblige, mais son acharnement juridique a pour conséquence qu’aucune prestation de retraite n’a été versée à ses salarié-es, alors que le régime possède un actif de 6 millions de dollars.

              Par la suite, plusieurs décisions judiciaires ont été rendues contre l’entreprise l’enjoignant de se conformer aux lois et jugements du Québec, dont ceux en lien avec la Régie des rentes du Québec, devenue depuis Retraite Québec. Malgré ces décisions, Multi-Marques a poursuivi ses recours, le dernier remettant en question les calculs établis par les actuaires de Retraite Québec et du régime de retraite.

              « L’employeur semble adopter une attitude querelleuse en multipliant inutilement les recours, affirme Pascal René de Cotret, président du syndicat représentant les 150 syndiqué-es. Ce sont nous, les travailleuses et les travailleurs, qui font les frais de cet entêtement inexplicable alors que l’entreprise s’enrichit littéralement sur notre dos. Alors que le problème n’est pas le manque de moyens financiers, mais plutôt son refus systématique de verser les sommes dues, pénalisant les travailleuses et travailleurs qui ont trimé dur pendant leur vie. »

              Le Grupo Bimbo a réalisé en 2016 des ventes de près de 7 milliards de dollars américains et des profits de plus de 360 millions. Il est présent dans 19 pays et emploie 126 000 personnes dans 144 usines et plus de 1600 centres de distribution.

              À propos

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de distribution Multi-Marques est affilié à la FC–CSN, qui regroupe environ 30 000 syndiqué-es présents dans le secteur agroalimentaire, le tourisme, l’hôtellerie, les finances et les commerces de détail, de gros et de services divers.  Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres syndiqués issus tant des secteurs privé que public.

              Canada Bread’s Multi-Marques owes millions to its employees

              Multi-Marques, a company based in Laval just north of Montréal which makes bread for Pom, Bon Matin and Villaggio, is one of Canada’s worst employers. The company has been deliberately blocking pension payments to its retired employees since 2002, some of whom have since passed away, according to the Confédération des syndicats nationaux (CSN) and the Fédération du commerce (FC–CSN). As a result, many of the 150 members of the Multi-Marques Workers’ Union occupied the Canada Bread offices in Toronto this morning to call for the parent company and its owner, the Mexican multinational Grupo Bimbo, to meet their moral and contractual obligations, which include around $6 million in unpaid pension payments.

              For David Bergeron-Cyr, Vice President of the FC–CSN, “It’s completely unacceptable that a company belonging to food multinational Grupo Bimbo would ignore the many court decisions, including one from the Supreme Court of Canada, ordering them to pay retirement pensions to its employees. We will not stop pressuring Multi-Marques, Canada Bread or Grupo Bimbo until they resolve the claims of these 150 workers. They should not underestimate the determination of the Multi-Marques Union, the FC and the CSN.”

              150 employees unpaid
              Some 150 employees are being targeted and are currently engaged in legal disputes with the bread company. Among them, ten are retired and five others have passed away without having received a single dollar. Almost 70 of these employees are still working, with 62 having left the company. All of them, including those eligible to receive payments on behalf of deceased workers, should have received pension payments.

              The facts of the matter
              In 2002, in accordance with the Qéebec Labour Code, the employees decided to leave the Bakery, Confectionary and Tobacco Workers and Grain Millers International Union (BCTGM) to join the FC–CSN. The company then started a legal process related to the retirement plan in place at the time. Today, fifteen years later, the issue is still not resolved.

              In 2002, the company unsuccessfully argued that the bylaws of the BCTGM retirement plan relieved Multi-Marques of its obligation to pay off the plan’s deficit, which was caused by the recognition of prior years of service in pension calculations. The deficit amounts to around $1.6 million. Not only did Multi-Marques refuse to pay that amount into the retirement plan as required by law, but the ensuing legal battle has meant that no pension payments have been paid to these workers, despite the fact that the pension plan holds $6 million in assets.

              Numerous court decisions have been handed down ordering the company to comply with Québec’s laws and judgements, including obligations related to the Régie des rentes du Québec, now called Retraite Québec. Despite these court rulings, Multi-Marques has continued to pursue legal action: its latest attempt has been to dispute the calculations established by both the actuaries at Retraite Québec and those assigned to the retirement plan.

              “The employer seems to have adopted a combative attitude, conducting numerous futile appeals,” affirmed Pascal René de Cotret, president of the union representing the 150 workers. “And we, the workers, end up paying for their stubbornness, even as they make money off of our labour. The problem here is not a lack of financial resources, but rather the company’s systematic refusal to pay us the pensions that are our due, thereby penalizing workers who have worked hard for them throughout their lives.”

              Grupo Bimbo had sales in 2016 of almost $7 billion US and recorded a profit of over $360 million. It does business in 19 countries and employs 126,000 people in 144 factories and over 1,600 distribution centres.

              About the Multi-Marques Workers’ Union
              The Multi-Marques Workers’ Union is affiliated with the FC–CSN, which has a membership of around 30,000 workers in the sectors of food processing, tourism, hospitality, finance, retail, wholesale and various services. Its parent union, the CSN, has over 325,000 unionized members working in both the private and the public sector.

              Le TAT donne raison au syndicat sur toute la ligne

              Hier, dans une décision remise aux parties en fin d’après-midi, le Tribunal administratif du travail (TAT) a donné raison sur toute la ligne au Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD). Dans une requête déposée le 8 mars dernier, le syndicat reprochait à l’employeur d’avoir eu recours aux services de briseurs de grève dans le cadre du conflit qui dure depuis plus de trois mois.

              « Nous avons rassemblé des preuves concrètes qui documentaient la présence et le travail de personnes qui contrevenaient au Code du travail. Dès le 8 mars, l’employeur a reconnu le recours illégal à trois cadres engagés après le dépôt de l’avis de négociation et a accepté de renoncer à utiliser leurs services jusqu’à l’audition du 16 mars, de souligner Yvon Therrien, président du STTHGPD. En tout, le juge a identifié cinq personnes qui ont contrevenu aux dispositions anti-briseurs de grève. Le travail des employé-es de l’agence de sécurité de l’hôtel a également été la cible de la décision on ne peut plus claire sur le sujet. Ceux-ci ne pourront plus accomplir des tâches courantes durant les horaires de jour et de soir. »

              Rappelons que la direction de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis a décrété un lock-out le matin du 14 décembre dernier, à la veille du congé des fêtes.

              « Depuis le début de la négociation, nous avions pu prendre la juste mesure de ce que l’employeur était prêt à déployer contre les femmes et les hommes qui travaillent pour lui. Dès le début du lock-out, nous nous doutions qu’il aurait recours à ce type de stratégie afin de briser le moral des membres du syndicat, de souligner Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Sans la centaine de travailleuses et de travailleurs qui accomplissent leur travail chaque jour, il est illusoire qu’un employeur puisse gérer ses 352 chambres sans un soutien extérieur. Notre rapport de force est là et le tribunal vient de le reconnaître sans équivoque. La haute saison arrive à grands pas et si l’employeur désire le retour à ses affaires normales, il devra plus que jamais négocier de bonne foi avec le syndicat. »

              Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

               

              La CSN et la FTQ lancent un appel à Gaétan Barrette

              La grève générale entamée il y a six semaines par les travailleuses et les travailleurs du secteur préhospitalier est inédite par son ampleur. En se retirant des travaux au beau milieu de la négociation pour le renouvellement des conventions collectives, le ministre de la Santé et des Services sociaux a provoqué la colère de celles et ceux qui assurent les services préhospitaliers d’urgence, au quotidien. Alors que les conventions collectives sont échues depuis près de deux ans, la négociation est dans une impasse pour ce qui est des matières à incidences financières telles que les salaires, la retraite ainsi que les charges de travail et les horaires de faction.

              À l’occasion d’une rare démonstration de solidarité intersyndicale dans ce secteur, où plusieurs organisations syndicales différentes sont présentes, la CSN et la FTQ ont convié les travailleurs et travailleuses de tous les syndicats du secteur à joindre leurs voix pour une manifestation unitaire, tenue aujourd’hui à Montréal.

              La manifestation était organisée devant le quartier général d’Urgences-santé. Il s’agit du seul employeur où se tiennent encore des négociations. Le ministère y est présent, car il s’agit d’une corporation publique. Par conséquent, la partie patronale y détient tous les mandats nécessaires pour répondre aux principales revendications des salarié-es. Toutefois, pour les syndicats, tout le secteur préhospitalier doit bénéficier des mêmes conditions; le ministère doit bien comprendre qu’il ne pourra pas régler les conventions collectives avec le personnel d’Urgences-santé sans s’engager à dégager les mandats nécessaires à des règlements à toutes les tables.

              « Nous sommes devant une crise qui aurait pu être évitée et elle peut encore se régler assez rapidement, explique le président de la CSN, Jacques Létourneau, car les enjeux sont bien connus de part et d’autre. Fidèle à lui-même, le ministre Gaétan Barrette a abordé ce dossier avec la délicatesse d’un bulldozer. Nous en appelons aujourd’hui à un changement de cap. Depuis 35 ans, le ministère prend part aux négociations collectives du secteur, car il est le seul bailleur de fonds des services et il a un rôle majeur à jouer pour s’assurer que tous les citoyens et citoyennes ont accès à des services de qualité. Nous ne voyons pas pourquoi il en irait autrement en 2017! »

              Pour le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux, « il est clair que les conditions de travail du secteur préhospitalier se dégradent d’année en année. Le manque de ressources, la hausse du nombre d’affectations et du nombre de transports ne peuvent qu’avoir un impact négatif sur le travail, et donc sur les services à la population. Le dévouement des hommes et des femmes qui œuvrent dans ce secteur doit être reconnu. Il est temps que ces négociations aboutissent par un règlement acceptable pour tous. »

               

              À propos
              Plus de 5200 travailleuses et travailleurs du secteur préhospitalier sont actuellement en grève, partout au Québec. Ensemble, la CSN et la FTQ en regroupent près de 4600.

              Le syndicat dénonce à nouveau l’attitude de l’employeur

              Ce midi, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD) ont manifesté devant l’Hôtel Chantecler à Sainte-Adèle, propriété du groupe Hôtels Gouverneur, afin de dénoncer à nouveau l’attitude de leur employeur.

              « Depuis le mois de mai dernier, qui a marqué le début de notre négociation, nous avons tenu 16 rencontres et nous sommes encore loin d’un règlement. Nous avons fait appel à la conciliation parce que l’employeur n’affichait aucune ouverture, ce qui nous a indiqué rapidement qu’un conflit se préparait. Les pourparlers n’aboutissent pas et la partie patronale ne dispose pas des mandats nécessaires pour régler cette négociation. Nous avions même réglé certaines clauses sur lesquelles l’employeur a retiré son engagement par la suite », de dénoncer Yvon Therrien, président du STTHGPD.

              « Le mois de mars s’annonce déjà occupé dans le secteur de l’hôtellerie montréalais et, grâce au 375e anniversaire de Montréal et du 150e anniversaire du Canada, la saison touristique de 2017 pourrait surpasser les records atteints ces dernières années. De ce fait, nous savons que Hôtels Gouverneur disposera des ressources financières pour offrir de bonnes conditions de travail à ses salarié-es, à l’image des autres établissements qui se sont entendus avec leurs travailleuses et leurs travailleurs », de déclarer Diane David, secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN.

              « Même si ce lock-out décrété dix jours avant Noël dure depuis près de trois mois, les membres du syndicat sont solidaires et déterminés. Nous saluons et soutenons leur lutte, leur persévérance et leur combativité exemplaires afin d’obtenir leur juste part des revenus qu’elles et ils génèrent tous les jours pour cet employeur irrespectueux », de conclure Frédéric Brun, vice-président du Conseil central des Laurentides.

              Rappelons que la direction de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis a décrété un lock-out le matin du 14 décembre dernier, à la veille du congé des fêtes. La prochaine date de négociation est prévue le 14 mars.

              Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              Brasseurs RJ : la direction brandit la menace du lock-out

              Ce midi, les 60 travailleuses et travailleurs de Brasseurs RJ manifestent à l’extérieur de leur usine afin de démontrer leur insatisfaction à l’égard du rythme des négociations en cours pour le renouvellement de leur convention collective. Ces artisans fabriquent notamment la Belle Gueule, la Tremblay et la Cheval Blanc. Les membres du syndicat CSN reprochent à leur employeur son refus de négocier. « Le propriétaire de l’entreprise s’obstine à utiliser une stratégie qui consiste à faire une offre globale afin de ne pas négocier la proposition de convention collective adoptée par les syndiqué-es en assemblée générale, le printemps dernier. À l’évidence, ce sont des agissements que l’on peut qualifier de négociation de mauvaise foi », de déclarer le vice-président de la Fédération du commerce–CSN, David Bergeron-Cyr.

              Affiliés depuis février 2016 à la CSN, les syndiqué-es désirent des conditions de travail qui reflètent davantage celles en vigueur chez les concurrents directs de Brasseurs RJ. Cela particulièrement au niveau salarial où l’écart est considérable par rapport aux autres microbrasseries. « Avec la CSN à nos côtés, nos membres sont prêts à tenir aussi longtemps qu’il le faudra pour obtenir un contrat de travail semblable à ce que l’industrie peut offrir dans des entreprises similaires », de poursuivre Kevin Villeneuve, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs Les Brasseurs RJ–CSN.

              Les syndiqués-es ont aussi reçu à l’occasion de leur manifestation la visite de sympathisants venus les appuyer. Organisée par le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), ce renfort s’est joint pacifiquement aux membres du syndicat.

              « Il est grand temps que l’employeur se rassoie à la table et négocie de bonne foi avec le syndicat. Les artisans méritent qu’on reconnaisse leur professionnalisme, leur compétence et leur savoir-faire », a déclaré Dominique Daigneault, présidente du CCMM–CSN. « Les travailleuses et travailleurs ne se laisseront pas décourager par les menaces de lock-out proférées à maintes reprises par la direction. Ils sont déterminés à obtenir une convention collective juste et équitable! », de conclure la porte-parole syndicale.

              À propos du CCMM–CSN, de la FC et de la CSN
              Le CCMM–CSN regroupe près de 106 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de 400 syndicats à Montréal, à Laval, au Nunavik et à la Baie James. La FC–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs.

              La FP–CSN dénonce le Council of Conservative Citizens of Canada (C4)

              La Fédération des professionnèles–CSN dénonce les menaces d’attaques à la bombe artisanale ciblant les communautés universitaires musulmanes de l’Université Concordia et de l’Université McGill revendiquées par le Council of Conservative Citizens of Canada (C4).

              « Peu importe le milieu où ces menaces sont proférées, elles sèment la terreur et elles marquent à jamais les gens qui sont visés. Nous sommes solidaires des étudiantes et des étudiants musulmans et, plus largement, de toute la communauté musulmane qui est de plus en plus la cible d’attaques inacceptables, et ce, depuis déjà trop longtemps, de marteler Louise Briand, vice-présidente, secteur universitaire, FP–CSN. Nous sommes particulièrement outrés par le fait que cette attaque survienne durant une semaine où la communauté musulmane de l’Université Concordia organisait des activités sociales de rapprochement ouvertes à toutes et à tous sur leur campus. Nous demandons aux directions universitaires de soutenir ces initiatives et de développer des activités pour faire connaître la contribution de ces communautés afin de mettre un terme à la stigmatisation et enfin déboulonner les préjugés à leur égard. »

              La FP compte parmi ses membres des personnes occupant un des plus larges éventails de disciplines et professions. Les syndicats qu’elle regroupe représentent plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens œuvrant majoritairement dans le secteur de la santé et des services sociaux, mais aussi dans les secteurs des organismes gouvernementaux, des sociétés d’État, de l’éducation, des médecines non conventionnelles, de l’aide juridique, de l’employabilité, du développement régional, des organismes communautaires et des professionnèles autonomes.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              Syndicat du préhospitalier (FSSS–CSN)

              Au cours des derniers jours, un vaste mouvement de grève s’est levé dans le secteur préhospitalier. Dans ce secteur soumis aux services essentiels, la stratégie de grève déployée par la CSN exerce dans les faits une pression très importante sur l’ensemble des décideurs du réseau.

              Syndicat du personnel de soutien de la C.U.S (FSSS–CSN)

              Au cours des derniers jours, un vaste mouvement de grève s’est levé dans le secteur préhospitalier. Dans ce secteur soumis aux services essentiels, la stratégie de grève déployée par la CSN exerce dans les faits une pression très importante sur l’ensemble des décideurs du réseau. Les conséquences de la grève sont multiples pour l’administration et la régie interne des entreprises du secteur.

              Les chargées et chargés de cours de l’UQAM ratifient l’entente de principe

              Les dernières journées de négociation précédant la journée de grève prévue pour le 7 février ont permis d’aller chercher une équité salariale avec les professeurs avec des augmentations de 1 % en 2017 et 1 % en 2018, en sus des paramètres gouvernementaux déjà prévus, pour un total de 8,61 % sur quatre ans, et une clause remorque avec les professeurs pour 2019, la convention collective de ces derniers se terminant en 2018. Les augmentations salariales seront versées sur une base forfaitaire de façon à favoriser les plus bas salariés du Syndicat.

              Les charges de cours pouvant être accordées aux étudiants à la maîtrise ou au doctorat avant d’être offertes aux personnes chargées de cours (PCC) passent de 8 % à 6,5 % et pour obtenir ces charges l’étudiant doit avoir complété quatre sessions de son programme de maîtrise ou un trimestre de sa scolarité de doctorat, selon le cas.

              Les personnes chargées de cours qui ont régulièrement au moins trois charges de cours depuis au moins cinq ans et qui, pour différentes raisons, en obtiennent moins auront accès à une banque de cinq charges de perfectionnement pour acquérir de nouvelles exigences de qualification pour l’enseignement.

              Les 31 séances de négociation antérieures avaient permis d’aller chercher une importante reconnaissance institutionnelle de la valeur des activités de recherche et de création des chargées et chargés de cours et un droit de vote aux comités de programme et aux assemblées départementales. Ce dernier gain est toutefois sujet à l’approbation du Syndicat des professeurs et professeures de l’UQAM.

              Le taux horaire pour des activités de représentation, de disponibilité complémentaire et pour des projets d’intégration, gelé à 45 $ de l’heure depuis plus de dix ans, sera augmenté de 2 dollars par année pour atteindre 51 $ en 2019. Le budget d’intégration des PCC aux différentes missions de l’institution passera de 500 000 $ en 2016 à 600 000 $ en 2019

              Les nouvelles PCC auront accès à une réduction de leur période de probation et l’ensemble des membres à une bonification des congés spéciaux. Le nombre maximal de charges de cours passe de 8 à 9 par année.

              Les deux parties se sont finalement entendues pour la mise en place de comités de travail sur la faisabilité d’un affichage annuel des charges de cours et sur les environnements numériques d’apprentissage.

              La convention collective était échue depuis le 31 décembre 2014. La nouvelle convention est d’une durée de cinq ans.

              À propos
              Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAM (SCCUQ) représente les quelque 2400 membres de ce corps enseignant. Fondé en 1978, il s’agit du plus vieux syndicat de personnes précaires au Québec. Le syndicat est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) qui regroupe quelque 35 000 membres dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

              Le syndicat interpelle la haute direction des Hôtels Gouverneur

              Ce midi, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD) ont manifesté devant le siège social de leur employeur, à Montréal.

              « Depuis le mois de mai dernier qui a marqué le début de notre négociation, nous avons rapidement demandé la conciliation. L’attitude de l’employeur nous indiquait déjà qu’un conflit se dessinait à l’horizon. Très peu d’avancées ont été réalisées depuis tout ce temps. Les pourparlers piétinent et la partie patronale n’a toujours pas les mandats qu’il lui faut pour régler cette négociation. L’employeur est même revenu sur plusieurs engagements relativement à des éléments normatifs sur lesquels nous nous étions entendus, de dénoncer Yvon Therrien, président du STTHGPD. Nous sommes ici aujourd’hui afin d’interpeller la haute direction des Hôtels Gouverneur, qui détient le pouvoir de donner des mandats clairs à la partie patronale pour qu’enfin, nous réglions ce conflit ».

              « Plusieurs autres grands hôtels de la métropole ont obtenu des ententes de principe et les éléments de la plateforme de la négociation coordonnée. À l’aube d’une nouvelle saison qu’on prévoit très occupée, il est clair que la haute direction des Hôtels Gouverneur a les moyens d’accorder les mêmes conditions de travail obtenues dans les autres établissements », de déclarer Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l’hôtellerie.

              « Depuis le 2 septembre 1981, date de fondation de leur syndicat affilié à la CSN, plusieurs luttes exemplaires ont été menées par les travailleuses et les travailleurs qui vivent actuellement ce conflit. Au nom de la CSN, je tiens à saluer leur courage, leur détermination et surtout, leur solidarité légendaire qui leur a permis d’obtenir les conditions de travail qui sont les leurs », de souligner Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN.

              « Les membres du syndicat font face à un employeur odieux qui les a mis en lock-out dix jours avant Noël. Depuis deux mois, elles et ils sont sur le trottoir et quand on les côtoie, on peut constater à quel point leur persévérance et leur combativité demeurent exemplaires. Je leur lève mon chapeau ! Ils peuvent compter sur notre entière solidarité pour mener leur lutte jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal Métropolitain (CCMM–CSN)

              Rappelons que la direction de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis a décrété un lock-out le matin du 14 décembre dernier, à la veille du congé des fêtes. La prochaine date de négociation est prévue le 24 février

               

              Les établissements de santé et de services sociaux forcés de renoncer aux priorités du MSSS

              Une analyse des budgets des établissements du réseau de la santé et des services sociaux, menée par la Confédération des syndicats nationaux (CSN), conclut que le sous-financement est beaucoup plus important que ce que le gouvernement laisse croire. L’analyse démontre l’existence de coupes nettes dans plusieurs secteurs pourtant identifiés comme des priorités par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). « Cette situation est plus inquiétante que jamais, selon le président de la CSN, Jacques Létourneau. Nous demandons au gouvernement de prendre acte des effets désastreux de l’austérité sur le réseau et de profiter du prochain budget pour réinvestir massivement afin de répondre adéquatement aux besoins de la population. »

              Un sous-financement qui accélère le démantèlement du réseau public de santé et de services sociaux

              Ayant pour objectif de répondre aux nombreux témoignages préoccupants de salarié-es du réseau, la CSN a étudié les données sur le financement des établissements du réseau. Elle constate que pour la seule période de 2010 à 2014, il aurait fallu investir près d’un milliard de dollars de plus pour pallier aux seuls effets de l’inflation et de la croissance de la population. Depuis 2014, la situation s’est aggravée, alors que le taux de croissance de financement est encore plus faible. Cette analyse démontre que nous investissons aujourd’hui autant par habitant qu’il y a 10 ans. De 2010 à 2014 seulement, en neutralisant l’effet de l’inflation, le financement des établissements est passé de 1357,20$ par habitant à 1238,80$, un recul de 9%. Depuis une décennie, les établissements disposent chaque année de moins en moins de moyens pour dispenser des services à une population de plus en plus nombreuse et vieillissante, ce qui est insoutenable.

              « Depuis 2011, les établissements de la santé et des services sociaux n’ont plus les moyens de maintenir le même niveau de services à la population. Ce que le gouvernement appelle “mesures d’optimisation”, une façon de désigner des coupes, n’est donc que la pointe de l’iceberg. Nous devons prendre conscience de l’ampleur du sous-financement de notre réseau. Derrière les faibles taux de croissance du financement des établissements se cachent un manque à gagner considérable qui se traduit par d’importantes coupes de services, dont les effets sont cumulatifs d’une année à l’autre. Le réseau est en crise. Les salarié-es du réseau le savent, la population le sait, et en examinant les données budgétaires, on comprend pourquoi. Ce goulot d’étranglement entraîne une accélération de la privatisation et un abandon progressif de la mission sociale du réseau », lance Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

              Des coupes nettes dans les services du Grand Montréal
              L’analyse des budgets des établissements de la région métropolitaine de Montréal démontre hors de tout doute l’impact du sous-financement sur les services à la population. Alors que le MSSS se donne plusieurs objectifs pour améliorer l’offre de services, ce sous-financement entraîne des coupes nettes directement dans ces cibles.

              Dans le Grand Montréal, le portrait est alarmant, les établissements ayant par exemple pris la décision de couper cette année :

              • Près de 9 millions de dollars en prévention et en santé publique;
              • Plus de 10 millions de dollars dans les soins et services aux jeunes et aux jeunes en difficulté;
              • Près de 25 millions de dollars en santé mentale;
              • Plus de 83 millions $ dans divers soins et services destinés à l’ensemble de la population tels les urgences, blocs opératoires, unités de médecine, oncologie, hématologie, etc.;
              • Près de 20 millions $ de soins et services aux personnes en perte d’autonomie;
              • Plus de 14 millions $ dans les laboratoires;
              • Plus de 14 millions $ dans le soutien à domicile;
              • Plus de 4,5 millions $ en soins et services professionnels.

              « Pour le grand Montréal, nous avons repéré pour plus de 217 millions $ de coupes dans des services. Quel est l’impact sur la population? C’est une véritable bombe à retardement! Les problèmes de santé que nous ne sommes pas en mesure de traiter efficacement aujourd’hui ne vont pas disparaître! Qu’adviendra-t-il des aîné-es qu’on ne parvient plus à soigner, des jeunes en difficulté qui ne recevront pas de services et des personnes qui ont besoin de soins de santé mentale? C’est d’abord aux sans-voix que ce sous-financement s’attaque. Mais est-ce vraiment dans le type de société que nous voulons vivre? », poursuit la vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP-CSN), Nancy Corriveau.

              Une hypocrisie qui mène à l’abandon de la population
              Le MSSS a établi ses objectifs pour la période 2015-2020. Chaque année, il signe avec chaque établissement une entente de gestion et d’imputabilité où les parties s’engagent à ne pas couper dans les services et à réaliser les objectifs du MSSS. L’analyse des budgets démontre pourtant que c’est tout le contraire qui se produit, ce qui met en lumière toute l’hypocrisie qui règne dans la gestion du réseau. Pour la CSN, le silence, voire la complaisance entre les directions d’établissement et le MSSS ne sert que la vision du gouvernement qui favorise le démantèlement des services au bénéfice de la privatisation.

              « On a bien beau se donner les meilleurs objectifs, on continue d’année en année à sous-financer le réseau, ce qui rend impossible l’atteinte des objectifs. Le ministre Barrette se défendra certainement en tentant de faire croire à la population que nous sommes alarmistes. Ce sont pourtant les données des budgets provenant du ministère qui démontrent l’état extrêmement préoccupant de la situation. C’est une arnaque érigée en système! On constate dans tous les établissements un alourdissement de la charge de travail dans toutes les catégories d’emplois. Si nous voulons commencer à réparer les erreurs des dernières années, il est temps d’agir sur le financement du réseau : entre autres en révisant le mode de rémunération des médecins, en agissant sur le coût des médicaments, sur le surdiagnostic et en favorisant l’interdisciplinarité des équipes. Le gouvernement Couillard dispose des surplus budgétaires pour permettre un réinvestissement massif dans les services publics. C’est ce que nous exigeons du prochain budget », de conclure Jacques Létourneau, président de la CSN.

              Coupes aveugles chez les techniciens et professionnels de la SAQ

              Pour le Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ (SPTP–SAQ), affilié à la CSN, la nouvelle vague de coupes de postes chez le personnel administratif ne permettra pas à la SAQ d’atteindre ses objectifs d’optimisation. Des membres du syndicat ont dénoncé les abolitions de postes ce midi, à l’occasion d’une manifestation devant le siège de l’entreprise, et ont été rejoints par des travailleuses et des travailleurs des magasins des bureaux et des entrepôts de la SAQ.

              Depuis deux ans, la SAQ a coupé plus de 20 % des postes du personnel technique et professionnel. En supposant que la SAQ utilise entièrement la suppression d’une centaine de postes annoncée en janvier pour baisser encore ses prix, cela représenterait, au maximum, une baisse de 4 sous par bouteille vendue. Toutefois, la SAQ se prive par le fait même d’une expertise importante. De plus, ces coupes de postes entraîneront inévitablement une augmentation de la charge de travail de celles et ceux qui demeurent en poste, ainsi que des employé-es en succursale qui doivent pallier cette perte d’effectifs.

              Une étude menée l’an dernier par le SPTP–SAQ auprès de ses membres montrait une augmentation importante de la charge de travail et des problèmes de santé psychologiques au travail, découlant en partie des précédentes compressions.

              « Ce qu’on constate au quotidien, c’est que, à cause de ces décisions, l’organisation se trouve complètement déstabilisée. Plusieurs projets de développement sont carrément mis en veilleuse car il n’y a plus personne pour y travailler, explique la présidente de SPTP–SAQ, Sandrine Thériault. Ces coupes mettent à mal la capacité de la SAQ de maintenir ses très hauts standards. Nous sommes d’autant plus choqués que nous avions accepté, comme syndicat, de travailler avec la SAQ en entente de partenariat. En établissant des cibles conjointes quant à nos besoins organisationnels, je suis convaincue que nous aurions su dégager des orientations beaucoup plus créatives que de couper aveuglément 100 emplois pour réduire de 4 sous le prix d’une bouteille ! »

              « C’est une bonne nouvelle pour personne, que la direction de la SAQ choisisse de se comparer à Couche-Tard ou à Dollarama dans la gestion de son personnel, déplore le président de la CSN, Jacques Létourneau. Pour améliorer son modèle d’affaires, la SAQ aurait avantage à miser sur sa véritables force : ses salarié-es qui ont contribué à bâtir la société d’État ».

               Un affaiblissement de la SAQ
              « Laissons de côté un instant tout le discours fataliste et démagogique à l’égard de la SAQ, poursuit le trésorier de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Yvan Duceppe. La réalité, c’est que la SAQ est très performante, et elle continue de s’améliorer. Mais les compressions risquent de nuire grandement à ces progrès. En surchargeant le personnel, en le mettant de côté dans les grandes décisions, c’est le service à la clientèle et la qualité de l’expérience client qui finira par en souffrir. Comment croire que la SAQ en sortira vraiment gagnante ? On prétend vouloir répondre aux critiques contre le monopole public en tentant de l’aligner aux pratiques commerciales du secteur privé mais dans les faits, on l’affaiblit ! ».

               Enfin, la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain, Dominique Daigneault, a réitéré l’appui inébranlable de la CSN à l’égard des salarié-es de la SAQ qui vivent toujours dans l’incertitude. Ils ne voient pas le bout du tunnel de la réorganisation, en cours depuis plusieurs années. « Les dernières coupes sont clairement de trop. Si le résultat est une augmentation de la sous-traitance et une plus grande part de contrats avec des entreprises tierces, les économies espérées par l’employeur pourraient s’évaporer très rapidement. Et, par-dessus tout, l’employeur doit cesser de presser le citron des salarié-es de la SAQ qui ont fait plus que leur part ces dernières années ».

              Des infirmières heureuses à la CSN

              Lors du maraudage de 2014, un groupe de 28 infirmières du Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Bourget décidait de grossir les rangs de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Deux ans plus tard, ces travailleuses de la santé sont plus que jamais satisfaites d’avoir pris ce virage important.

              La CSN était déjà présente au CHSLD Bourget. Elle représentait 76 travailleurs et travailleu­ses dans les catégories 2 et 3 depuis 50 ans. En 2014, la grogne était à son paroxysme chez les 28 infirmières affiliées à la FIQ. Elles s’estimaient mal desservies et mal outillées.

              « Elles venaient toujours nous deman­der des renseignements sur différents sujets et même si elles ne faisaient pas partie de notre syndicat, je les ai toujours renseignées et dépannées, ce sont des collègues de travail après tout », explique François Lacombe, président du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers du CHSLD Bourget (CSN).

              Maria Trujillo, infirmière et vice-présidente et secrétaire du syndicat, en avait lourd sur le cœur : « La FIQ ne faisait rien pour nous, aucun grief ne se réglait, nous n’étions pas appuyées, nous étions laissées à nous-mêmes. Nous avions l’impression de payer nos cotisations pour rien. Nous avons demandé à François, le président de la catégorie 2 CSN, ce qu’il fallait faire pour changer de syndicat. On a suivi la procédure et on a changé pour la CSN. Par la suite, notre président a tout réglé, il a mis à jour les griefs qui traînaient. Tout le monde était très content. »

              « Lorsqu’on était à la FIQ, on voyait notre représentant une fois par année, on nous remettait une boîte à lunch ou un autre cadeau, et c’était tout. Avec la CSN, tout a changé, nous sommes bien représentées, nous avons un bon suivi, nous sommes très satisfaites », renchérit Cristabel Araujo-Nolasco, infirmière auxiliaire et trésorière du syndicat.

              Redresser la barre

              Toutes les demandes qui étaient restées lettre morte avec la FIQ ont été réglées durant le mandat actuel. De plus, un poste d’infirmière clinicienne, qui faisait autrefois partie des postes de cadres, a été obtenu et octroyé à une infirmière du syndicat. « La restructuration des postes avait été mal menée, elle s’échelonnait sur deux quarts de travail de soir et de nuit. On empêchait les infirmières de nuit de sortir pendant leur souper afin d’avoir l’œil sur les bénéficiaires. Pour remédier à ce problème, elles sont maintenant payées à taux et demi pendant leur souper. Ce sont tous des éléments qui irritaient les infirmières et qu’on a réussi à régler en deux ans. Aujourd’hui, on a des services et on est assurées d’avoir un conseiller syndical de la FSSS–CSN présent toutes les semaines. Une infirmière et une infirmière auxiliaire ont été élues comme déléguées, elles participent à toutes les instances, ce qu’elles ne faisaient pas auparavant », explique le président.

              Une direction mécontente ?

              La direction du CHSLD Bourget n’était pas nécessairement heureuse de voir le syndicat des infirmières joindre les rangs de la FSSS–CSN. Si elle entretient quand même de bonnes relations avec les syndicats CSN des catégories 2 et 3, il était plus facile pour la direction d’imposer ses idées et ses décisions douteuses au syndicat des infirmières qui n’avait pas la structure nécessaire pour offrir une opposition.

              Maintenant que la centaine de travailleuses et travailleurs du CHSLD Bourget parle d’une même voix, le rapport de force est nettement plus équilibré. « Ça fait 17 ans que je suis là, les patrons et les syndiqué-es savent que je suis là pour faire appliquer la convention collective et que je suis là pour les membres », conclut François Lacombe.

              Deux nouvelles ententes de principe entérinées par les syndicats

              Hier, en début de soirée, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Comfort Inn Pointe-Claire–CSN (STTCIPC) et le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Comfort Inn Dorval–CSN (STTCID) ont tous deux entériné l’entente de principe conclue le 16 janvier dernier avec leur employeur. Celles-ci ont été adoptées à 100 % par les deux syndicats, par voie de deux scrutins secrets distincts.

              « Les travailleuses et les travailleurs de ces deux établissements ont atteint la plateforme de notre négociation coordonnée. Ils ont obtenu des clauses d’abolition de postes et d’indemnités de départ, tout en bonifiant leurs indemnités de vacances. Leurs augmentations salariales seront de 3 % pour les trois premières années et de 4 % pour la dernière année de leurs nouveaux contrats de travail », de souligner Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l’hôtellerie.

              À ce jour, sur les 25 syndicats qui ont accepté de participer à cette 9e ronde de négociations coordonnées, 19 ententes de principe ont été conclues avec autant d’employeurs.

              Affiliés à la FC–CSN, le STTCIPC et le STTCID comptent respectivement environ 20 et 15 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              Si Trump n’aime pas les femmes, elles le lui rendent bien

              Des femmes et des hommes de tous les continents, dont un demi-million à Washington, ont convergé aujourd’hui dans quelque 300 villes à travers les six continents pour dénoncer le discours rétrograde adopté par Donald Trump tout au long de sa campagne et pour protester contre l’arrivée au pouvoir de ce personnage misogyne à la tête du plus puissant État du monde.

              Michèle Delsemme

              À Montréal, sur la place de l’Esplanade située devant la Place des arts, des milliers de manifestantes et de manifestants s’entassaient pour pouvoir entendre les discours indignés, enflammés, déterminés de la dizaine de femmes qui se sont succédé au micro. Parmi elles, Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN – la seule organisation syndicale présente sur place – n’y est pas allée de main morte. « Il y a de quoi être fière aujourd’hui. S’il y en a qui pensaient encore que les femmes allaient demeurer les bras croisés devant des propos qui ont toutes les apparences d’assauts envers elles, ils ont affaire à se raviser. Ils vont rencontrer des millions de personnes de tous les horizons et de toutes les cultures sur leur chemin. »

              Véronique De Sève a aussi souligné la présence à Washington des Québécoises qui ont fait le trajet pour aller manifester de visu leur solidarité aux manifestantes et aux manifestants américains. Elle a enfin rappelé que les mesures d’austérité néolibérales prises par les gouvernements du monde entier constituent d’autres attaques qui visent les femmes et contre lesquelles il faut continuer à résister à chaque instant.

              Michèle Delsemme

              Michèle Delsemme

              Les travailleuses et les travailleurs manifestent à Trois-Rivières

              Aujourd’hui, en début d’après-midi, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD) ont manifesté en face de l’hôtel Gouverneur Trois-Rivières qui appartient au même groupe que leur établissement.

              « Alors que les travailleuses et les travailleurs de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis tentaient simplement d’obtenir le renouvellement de leur contrat de travail, l’employeur a décrété un lock-out sauvage le 14 décembre dernier, juste avant la période des fêtes. Il faut dire que l’attitude de l’employeur a incité le syndicat à demander la conciliation dès le début de la négociation, au mois de mai 2016, de souligner Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et porte-parole de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Celui-ci s’entête à ne pas accorder les mêmes conditions de travail qui ont été obtenues aux autres tables de négociation, par les autres syndicats participant à la négociation coordonnée de l’hôtellerie. »

              « Le Conseil central du Cœur du Québec est ici aujourd’hui pour signifier son appui inconditionnel à la lutte menée par ces travailleuses et ces travailleurs de l’hôtellerie. Et nous joignons notre voix à celle de la Fédération du commerce pour que l’employeur entende raison et offre à ces hommes et à ces femmes qui leur permettent de faire des profits chaque jour, des conditions à la hauteur de leurs demandes », de préciser Paul Lavergne, président du Conseil central du Cœur du Québec.

              Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

               

               

              Une centaine de techniciens et professionnels dans l’insécurité

              Le Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ (SPTP–CSN) accueille comme une douche froide l’annonce de la suppression d’une centaine de postes de techniciennes, techniciens et professionnel-les à la SAQ, soit près de 15 % de cet effectif à la société d’État.

              « Nous étions plus de 700 il y a deux ans à peine, et nous ne serons plus que 500 à l’issue de ce nouveau licenciement collectif, déplore la présidente du SPTP–CSN, Sandrine Thériault. Les impacts des dernières coupes de postes, en avril dernier, se font déjà sentir lourdement. À la SAQ, on coupe des postes d’abord, et on se demande ensuite comment on doit réorganiser le travail. La conséquence, c’est que nos membres sont de plus en plus surchargés : il y a une augmentation des heures supplémentaires non rémunérées et le climat de travail se détériore grandement. Nous avons interpellé la SAQ avec des données alarmantes que nous avons recueillies à ce sujet et la seule réponse que nous recevons, ce sont des coupes supplémentaires ! »

              Rappelons qu’après avoir coupé une soixantaine de postes au printemps 2016, principalement au développement immobilier, la société d’État avait dû se rendre à l’évidence et reconnaître que ces coupes entraînaient des lacunes importantes qu’il fallait corriger. Tout porte à croire qu’il en sera de nouveau ainsi.

              Pour la présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN) à laquelle le syndicat est affilié, Ginette Langlois, la SAQ doit revoir sa façon de gérer les relations de travail. « Des annonces comme celle effectuée aujourd’hui entraînent leur lot d’insécurité pour l’ensemble des salarié-es. Nous nous attendrions de la SAQ qu’elle agisse en employeur modèle en faisant preuve d’un maximum de transparence et qu’elle prenne le temps d’étudier avec les représentants des salarié-es des solutions de rechange ou à tout le moins, un plan de réorganisation et ce, avant de procéder à de telles coupes ! »

              Du côté du Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN), on souligne que ces abolitions de postes entraîneront un impact direct sur la capacité des salarié-es œuvrant dans les succursales à effectuer leurs tâches régulières. C’est ce qui a été observé lors des précédentes coupes. « Nous sommes pleinement solidaires de nos collègues techniciennes, techniciens et professionnel-les, déclare son président, Alexandre Joly. Ce qui fait la force de la SAQ, c’est le travail au quotidien de ses employé-es. Cela mérite plus de reconnaissance et de respect ».

              À propos du SPTP-SAQ (CSN)
              Le SPTP-SAQ regroupe quelque 600 membres qui travaillent en partie à Québec, mais principalement à Montréal. On y compte notamment les secrétaires, techniciens et analystes du siège social et des centres de distribution. C’est d’ailleurs ce centre qui est responsable d’approvisionner en vin l’ensemble du réseau de la SAQ. Le SPTP-SAQ est affilié à la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

              Le syndicat vote la grève générale illimitée à 99 %

              Ce matin, lors d’une assemblée générale tenue au Centre Saint-Pierre, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Gouverneur Place Dupuis–CSN (STTHGPD) ont voté à 99 % pour la grève générale illimitée, par voie de scrutin secret.

              Ce vote a été tenu un peu plus de 24 heures après le déclenchement d’un lockout par leur employeur, quelques jours avant les vacances des fêtes. « Notre message envers l’employeur est clair : nous retournerons au travail seulement lorsque nous obtiendrons une entente de principe satisfaisante pour tout le monde », de déclarer Yvon Therrien, président du STTHGPD.

              En négociation depuis le mois de mai dernier, les membres du STTHGPD participent à la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Puisque le syndicat s’attendait à une négociation difficile, la conciliation a rapidement été demandée.

              Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres réunis au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              Lock-out à l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis

              La direction de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis a décrété un lock-out tôt ce matin.

              « Nous négocions depuis le mois de mai dernier et rapidement, nous avons dû demander la conciliation. Depuis tout ce temps, les pourparlers piétinent et nous sentons que la partie patronale ne dispose pas des mandats qu’il lui faudrait pour régler cette négociation. Plusieurs demandes que nous avons déposées, qui visent à régler des problèmes, sont totalement ignorées. L’employeur a même retiré son engagement relativement à certains éléments normatifs sur lesquels les parties s’étaient pourtant entendues lors des discussions à la table de négociation, de dénoncer Yvon Therrien, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD). Nous sommes toutefois déterminés à obtenir le respect auquel nous avons droit, à l’instar des treize autres hôtels qui ont obtenu des ententes de principe et les éléments de la plateforme de la négociation coordonnée. »

              « Décréter un lock-out à la veille du congé des fêtes, ça démontre une attitude vraiment cavalière de la part de cet employeur. Nous allons tout mettre en œuvre pour que ces femmes et ces hommes obtiennent leur juste part des profits que les propriétaires de cet hôtel encaissent tous les jours », de déclarer Serge Fournier, président de la Fédération du commerce–CSN.

              À propos
              Affilié à la FC–CSN, le STTHGPD compte environ 100 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              STT de la tour Cartier (FC–CSN)

              Le 7 novembre 2016, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Tour Cartier – CSN a été accrédité pour représenter : « Tous les portiers et préposés à l’entretien ménager salariés au sens du Code du travail. »

              Ce groupe de travailleuses et travailleurs a décidé de se syndiquer pour se faire respecter. Depuis un certain temps, ceux-ci avaient des conditions de travail minimales et même inférieures à ce que les normes du travail prescrivent. L’arbitraire dans les avantages et dans les conditions de travail ont motivé plusieurs d’entre eux à se joindre au mouvement de syndicalisation. Ces camarades occupent différents postes dans une luxueuse tour d’appartements dans le centre-ville de Montréal.

              Cette nouvelle unité s’ajoute au Syndicat des travailleuses et travailleurs de la tour Cartier qui est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

              STT de Iron Mountain (FC–CSN)

              Le 6 décembre 2016, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Iron Mountain (FC–CSN) a été accrédité pour représenter : « Tous les salariés au sens du Code du travail, à l’exception du personnel administratif et des représentants ».

              Ces travailleuses et travailleurs ont majoritairement choisi de s’affranchir du SEPB 574 – FTQ pour davantage de transparence, de respect et de démocratie. Par cette campagne, ils ont décidé de joindre les rangs de la CSN, la centrale syndicale la plus représentative à Montréal dans le secteur de l’archivage et du déchiquetage sécuritaire.

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Iron Mountain est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

              Syndicat des opératrices et opérateurs de bétonnières du Grand Montréal (FIM–CSN), section Ciment Québec inc.

              Le 3 novembre dernier, le Tribunal administratif du travail a accrédité le Syndicat des opératrices et opérateurs de bétonnières du Grand Montréal (FIM–CSN) pour représenter « Tous les salariés au sens du Code du travail, à l’exception des employés de bureau, des répartiteurs, des inspecteurs et des vendeurs », pour la section Ciment Québec inc.

              Ce groupe de travailleurs de Ciment Québec, autrefois Béton 640, est le deuxième en quelques mois à se syndiquer dans le Syndicat des opératrices et opérateurs de bétonnières du Grand Montréal. Il semble y avoir une constance dans le secteur des bétonnières au Québec. Les gros joueurs, comme Ciment Québec, Demix et Lafarge, achètent les plus petites entreprises indépendantes. Ce faisant, ils ramassent leurs contrats, leur capacité de « coulage » et leurs travailleurs. N’étant pas syndiqués, ces travailleurs deviennent donc du « cheap labor » pour ces grandes entreprises.

              En se syndiquant à la CSN, ces travailleurs souhaitent faire valoir leurs droits et arrêter ce mécanisme de « cheap labor ». Bravo! Le Syndicat des opératrices et opérateurs de bétonnières du Grand Montréal est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM– CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM– CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

              La CSN salue le rapport du Directeur de santé publique de Montréal

              La Confédération des syndicats nationaux salue la publication du rapport émis par le Directeur de santé publique de Montréal (DSP–M) au sujet des agences de location de personnel.

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              « Le rapport met en lumière les problèmes fondamentaux liés à ces agences de placement, un secteur affichant actuellement une croissance fulgurante. Les emplois offerts par celles-ci sont précaires, à bas salaire, et les personnes immigrantes y sont surreprésentées. Les travailleuses et les travailleurs qui utilisent les services de ces agences sont souvent très scolarisés même si ces emplois exigent généralement peu de compétences, de préciser Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Les emplois les plus dangereux sont souvent confiés à ces agences, ce qui permet à certains employeurs d’externaliser les risques liés à la santé et à la sécurité du travail afin d’afficher un dossier plus reluisant à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). »

              Selon le rapport, les emplois dans les agences présentent un risque variant de élevé à extrême de lésions professionnelles, et les périodes d’indemnisation y sont plus longues, ce qui s’explique probablement par la gravité des lésions.

              « Plus de 80 % des agences sont situées dans le Grand Montréal et les travailleuses et les travailleurs qu’elles emploient sont trop souvent invisibles. La relation tripartite d’emploi (client-agence-salarié) rend l’application de la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) fort difficile. Les agences et leurs clients se renvoient la balle, que ce soit pour la simple responsabilité de fournir des équipements, la formation ou la prise en charge des accidents. Tous ces facteurs compromettent le droit à des conditions de travail sécuritaires », de dénoncer Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal Métropolitain (CCMM–CSN).

              « Dans un contexte d’emplois multiples, il devient difficile de repérer la source des maladies qui se développent à long terme. Les travailleuses et les travailleurs d’agences sont aussi vulnérables du fait qu’il leur est très difficile d’exercer un droit de refus ou de signaler un accident de travail chez le client puisqu’ils pourraient perdre leur emploi. En ce sens, le taux de déclaration des accidents est clairement sous-évalué. La CSN revendique un encadrement strict des agences par le biais d’une réforme législative de toutes les lois du travail qui touchent à leurs activités. Cette réforme viserait à contrer les nombreuses difficultés que génère la relation tripartite et créées par le vide règlementaire actuel, en assurant un traitement juste et équitable des travailleuses et des travailleurs d’agences », de conclure Jean Lacharité.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

               

               

              STT des métiers de Concordia (FEESP–CSN)

              Le 8 juin 2016, le Tribunal du travail a accrédité le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des métiers de Concordia – CSN pour représenter «Toutes et tous les employé-e-s de l’université Concordia dont le salaire émane du budget de fonctionnement de l’Université Concordia, occupant les postes de plombiers, apprentis-plombiers, mécaniciens en réfrigération, électriciens, apprentis-électriciens, techniciens de contrôle électrique, préposés aux lumières, maîtres serruriers et leurs apprentis-serruriers et leurs apprentis, menuisiers-ébénistes, leurs apprentis-menuisiers et leurs apprentis, peintres et leurs apprentis, hommes à tout faire, techniciens de contrôle et leurs aides, mécaniciens de machines fixes et leurs aides, mécaniciens de quart, mécaniciens d’entretien, mécaniciens opérateurs, techniciens en mécanique du bâtiment, techniciens en mécanique de bâtiment juniors, chauffeurs de camion et les aides, commis manutentionnaires et chauffeurs-coordonnateurs de déménagement, à l’exclusion de celles et ceux déjà assujettis à une autre accréditation ».

              Ces travailleuses et travailleurs, jusqu’alors affiliés au syndicat des Métallos, ont choisi de se syndiquer avec la CSN afin de reprendre le contrôle de leur vie syndicale. Ils se garantissent ainsi des services sérieux et accessibles.

              Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FEESP–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

              STT de Vacuum National Montréal (FEESP–CSN)

              Le 28 juillet 2016, le Tribunal administratif du travail a reconnu le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Vacuum National Montréal (FEESP–CSN), pour représenter « Tous les salariés au sens du Code du travail à l’exception des répartiteurs, vendeurs et employés de bureau ».

              Ces travailleuses et travailleurs ont majoritairement choisi de quitter le local 1791 des Teamsters et de joindre les rangs de la CSN, où ils espèrent pouvoir enfin bénéficier d’une véritable démocratie syndicale dans laquelle l’intérêt des travailleurs passe avant celui de l’employeur.

              Ce faisant ils rejoignent leurs camarades de Québec et de Trois-Rivières qui font déjà partie de la famille CSN. Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              STT de l’Ordre des Infirmières et Infirmiers du Québec (FEESP–CSN)

              Le 1er novembre 2016, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Ordre des Infirmières et Infirmiers du Québec (CSN) a été accrédité pour représenter « Tous les salariés professionnels au sens du Code du travail » de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.

              Les travailleuses et travailleurs professionnels de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec ont décidé de joindre le Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Ordre des Infirmières et Infirmiers du Québec (CSN).

              Ce syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain.

              STT de garage de Laval et du Montréal métropolitain (FIM–CSN), section 9465812 Canada limited

              À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 15 septembre 2016, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de garage de Laval et du Montréal-métropolitain – CSN a été accrédité pour représenter : « Tous les salariés commis-vendeurs au sens du Code du travail » de la section 9465812 Canada limited à Pierrefonds.

              Ce groupe de travailleuses et travailleurs a décidé de se syndiquer pour se faire respecter. Depuis un certain temps, ceux-ci vivaient beaucoup de pression et d’intimidation de la part de leur employeur. L’arbitraire dans les avantages et dans les conditions de travail ont motivé plusieurs d’entre eux à se joindre au mouvement de syndicalisation.

              Cette nouvelle unité s’ajoute à celle du Toyota Vimont détenue par le STT de garage de Laval et du Montréal métropolitain (FIM–CSN) qui est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              STT en intervention sociale de Montréal-Laval, section Maison-Répit Oasis (FSSS–CSN)

              Le 7 octobre 2016, le Tribunal administratif du travail a accrédité la section Maison-Répit Oasis, du Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention sociale de Montréal-Laval (FSSS–CSN), pour représenter « Tous les salariés au sens du Code du travail ».

              Ces travailleuses et travailleurs ont manifestement adhéré à un syndicat CSN pour être respectés par la nouvelle direction et améliorer leurs conditions de travail.

              Ce syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

              STT du CPE Les Ateliers (FSSS–CSN)

              Le STT des CPE de Montréal et Laval (FSSS–CSN) ont été accrédité le 19 mai 2016 pour représenter : « Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail ».

              Ces travailleuses du Centre de la petite enfance Les Ateliers ont majoritairement choisi de joindre les rangs de la CSN.

              Cette nouvelle section du syndicat sera affiliée à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

              STT du CPE Brindami (FSSS–CSN)

              Le 27 mai 2016, les STT des centres de la petite enfance de Montréal et Laval (FSSS–CSN) ont été accrédités pour représenter : « Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail ».

              Ces travailleuses du Centre de la petite enfance « Brindami », ont majoritairement choisi de joindre les rangs de la CSN.

              Cette nouvelle section du syndicat sera affiliée à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

              Une banque de cinq jours de grève!

              Les chargées et chargés de cours de l’UQAM ont rejeté à 96,5 % l’offre finale de l’employeur, vendredi après-midi en assemblée générale, et 86 % des membres présents ont voté en faveur d’une banque de cinq jours de grève à utiliser au moment jugé opportun par le comité exécutif et le comité de négociation.

              Après 17 mois et 30 séances d’une négociation qui avançait à pas de tortue, la direction de l’Université du Québec à Montréal a avisé le Syndicat le 15 novembre qu’elle ne voulait plus se prêter au jeu de la négociation avec ses chargées et chargés de cours. Elle a alors déposé son offre finale à la table de négociation. Une offre qui ressemble étrangement à l’offre globale de septembre, rejetée unanimement en assemblée générale.

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              Cette offre finale contenait des augmentations salariales en-deçà de celles offertes aux professeurs et aux employés de soutien – se limitant aux paramètres salariaux gouvernementaux, soit 6,75 % sur cinq ans – alors que nous sommes les personnes chargées de cours à peu près les moins bien payées de l’ensemble des universités francophones québécoises. Et des offres normatives qui répondent par la négative à nos principales revendications sur les exigences de qualification pour l’enseignement (EQE), la clause réserve permettant aux étudiants à la maîtrise ou au doctorat d’enseigner sans répondre aux mêmes exigences, la stabilisation de l’emploi et les environnements numériques d’apprentissage.

              L’offre finale maintient, somme toute, les membres de ce corps enseignant dans la précarité et sur un siège éjectable. Ces offres ne changeront rien pour la moitié des membres du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAM qui gagnent moins de 20 000 $ par année ou qui sont en période de probation.

              Tout comme en septembre, les chargées et chargés de cours ont accordé un mandat fort à leur comité de négociation qui retourne à la table de négociation lundi avec la ferme intention de poursuivre les négociations.

              Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAM (SCCUQ) représente, depuis 1978, les quelque 2300 membres de ce corps enseignant. Il s’agit du plus vieux syndicat de personnes précaires au Québec. Le syndicat est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) qui regroupe quelque 35 000 membres dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

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              La FNC réclame la transparence dans les aventures immobilières de la Société Radio-Canada

              La Fédération nationale des communications partage les inquiétudes du Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC–CSN) représentant plus de 3000 salarié-es du diffuseur public. Celui-ci déplore que tout le processus de la vente de la Maison de Radio-Canada ait manqué de transparence depuis le début, ce qui entretient un climat de suspicion.

              Pour la FNC–CSN, les plans des nouveaux locaux consacrent l’orientation de la haute direction à l’effet de ne plus produire d’émission à l’interne, mises à part les affaires publiques et l’information.

              « Nous devrions nous réjouir, aujourd’hui, car, effectivement, le projet de nouvelle maison est beau et moderne, souligne la présidente de la Fédération nationale des communications (FNC–CSN), Pascale St-Onge. Toutefois, le manque de transparence de la direction dans tout le processus nous empêche de célébrer, car de trop nombreuses questions demeurent sans réponse. En outre, c’est la fin de toute une époque au cours de laquelle l’expertise et le professionnalisme des artisans de Radio-Canada lui ont permis de produire des pièces d’anthologie de notre répertoire culturel québécois et canadien. »

              La FNC–CSN appuie la demande du SCRC–CSN à l’effet de suspendre le processus de vente de la Maison de Radio-Canada le temps d’en éclaircir les nombreuses zones d’ombre. La FNC–CSN est notamnent préoccupée par le recours à la formule de partenariat public–privé dont quelques exemples récents comme l’autoroute 25, le CUSM, le CHUM permettent de penser que les citoyennes et les citoyens ne sont pas du tout à l’abri de mauvaises surprises.

              « Nous croyons fermement qu’Ottawa doit se pencher sérieusement sur ce dossier. L’avenir du radiodiffuseur public de même que la bonne gestion des finances publiques doivent être au cœur de la réflexion du gouvernement à l’égard d’une décision prise d’abord et avant tout à cause du parti-pris idéologique de l’ancien gouvernement conservateur » de conclure la présidente de la FNC–CSN.

              À propos
              La Fédération nationale des communications (FNC–CSN) est une fédération syndicale affiliée à la CSN. Elle regroupe plus de 6000 membres, dont plus de 3000 à la Société Radio-Canada.

              Les syndicats de La Presse et Nuglif saluent Guy Crevier à l’occasion de son départ

              Les syndicats représentant les 420 employé-es syndiqués de La Presse et de sa filiale Nuglif saluent la fin du mandat de Guy Crevier en tant que président de La Presse en soulignant le rôle important qu’il a joué dans le lancement de La Presse+.

              « Monsieur Crevier a noté avec raison le succès de La Presse+ auprès des lecteurs et des annonceurs et aussi le rôle de l’ensemble des employé-es de La Presse et de Nuglif dans ce succès », a affirmé Charles Côté, porte-parole de l’Intersyndicale des syndicats de La Presse et Nuglif.

              Les décisions stratégiques et les efforts financiers et humains consentis à ce projet depuis 2010 en ont fait un cas unique dans le secteur des médias écrits dans le monde, comme en témoigne la croissance des revenus publicitaires annoncée aujourd’hui aux employé-es.

              Ce succès est d’autant plus important que les médias sont fragilisés par les géants comme Facebook et Google, qui attaquent le modèle d’affaires des journaux sans contribuer à la société en matière d’emplois ou de revenus fiscaux. Sans parler du rôle délétère qu’ont pu jouer les réseaux sociaux dernièrement en diffusant largement de fausses nouvelles. « À ce titre, d’ailleurs, le lectorat de La Presse+ n’est pas dépendant des réseaux sociaux, un choix stratégique qui s’avère très judicieux », a noté Charles Côté.

              Les employé-es et les actionnaires de La Presse peuvent se féliciter aujourd’hui d’avoir créé une entreprise numérique viable qui permet à notre média de pleinement jouer son rôle dans la société.

              Les syndicats saluent aussi la nomination de Pierre-Elliott Levasseur au poste de président, un gage de continuité. Ce dernier a dit que sa nomination était le signe d’une transition ordonnée. Dans le contexte actuel de renouvellement des conventions collectives, les syndicats souhaitent que les négociations en cours se concentrent sur les enjeux les plus importants, dans le respect de la culture de l’entreprise et de ses artisans.

              Source: L’intersyndicale La Presse et Nuglif
              Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (STIP/FNC/CSN)
              Syndicat des employés de bureau de journaux (SEBJ/FNC/CSN)
              Syndicat des travailleurs et travailleurs du centre informatique de La Presse (STTCIP/FNC/CSN)
              Syndicat de la publicité de La Presse (SEPB-574 | Unité La Presse/FTQ)

               

               

              Mettre fin au saccage de nos services de garde éducatifs

              reseau-qui-fait-grandir-manif-2016-12-03

              Le 3 décembre, manifestons pour réclamer du gouvernement la fin du saccage et le renforcement de notre réseau de services de garde éducatifs, un joyau envié dans le monde.

              Malgré des surplus de 3,6 milliards de dollars cette année, le gouvernement de Philippe Couillard impose toujours ses politiques d’austérité aux parents utilisateurs et aux travailleuses et travailleurs des services de garde éducatifs à contribution réduite en CPE, en milieu familial régi et en milieu scolaire. Conséquences : les familles ont de la difficulté à payer la facture alors que les centres de la petite enfance, les services de garde en milieu familial régi et en milieu scolaire vivent durement les contrecoups des hausses tarifaires. En outre, leur capacité à offrir des services de qualité accessibles à tous les enfants se voit minée par les compressions récurrentes de dizaines de millions de dollars. Nous vous invitons à communiquer avec le conseil central de votre région pour les horaires des autobus.

              Saint-Félicien: à 11 h 30, Carrefour Saint-Félicien, 1140 boul. Saint-Félicien

              Montréal: à 13 h, Carré Saint-Louis (angle Saint-Denis et du Square-Saint-Louis). Métro Sherbrooke

              Signalez votre participation sur Facebook :

              Saint-Félicien | Carrefour Saint-Félicien
              Montréal | Carré Saint-Louis métro Sherbrooke

              Occupations simultanées de bureaux de circonscriptions partout au Québec

              Des agents et agentes de la paix en services correctionnels occupent ou visitent actuellement une douzaine de bureaux d’élu-es provinciaux aux quatre coins du Québec dans le cadre de la négociation de leur convention collective. Cette série d’actions simultanées fait suite à d’autres actions et occupations similaires au cours des dernières semaines.

              Alors qu’ils sont sans contrat de travail depuis le 1er avril 2015, les négociations achoppent sur quatre enjeux majeurs pour le SAPSCQ–CSN, soit la formation obligatoire des agentes et agents, les offres salariales, le régime de retraite et le retour de la précarité pour les salarié-es à temps partiel. Rappelons que le Conseil du trésor a déposé des offres salariales bien en deçà de ce qu’il a accordé au secteur public tout en demandant des reculs importants sur le régime de retraite.

              « Nos actions des dernières semaines ont apporté certains résultats, mais c’est encore trop peu et le gouvernement doit comprendre que nous n’arrêterons pas tant et aussi longtemps que des avancées significatives et satisfaisantes ne se feront pas sentir à la table de négociation », affirme Mathieu Lavoie, président du SAPSCQ–CSN.

              Bureaux occupés

              Gaetan Barrette, député de La Pinière, 6300 avenue Auteuil, Brossard
              Guy Bourgeois, député d’Abitibi-Est, 888 3e avenue, bur. 202, Val d’or
              Jean D’Amour, député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, 320 boul. de l’Hôtel-de-Ville, bur. 102, Rivière-du-Loup
              Jean Rousselle, député de Vimont, 4650 boul. des Laurentides, bur. 415, Laval
              Jean-Denis Girard, député de Trois-Rivières, 1500 rue Royale, bur. 180, Trois-Rivières
              Jean-Marc Fournier, député de Saint-Laurent, 5255 boul. Henri-Bourassa Ouest, bur. 312
              Luc Fortin, député de Sherbrooke, 1650 rue King Ouest, bur. 05, Sherbrooke
              Sébastien Proulx, député de Jean Talon, 2505 Boul. Laurier, bur. 260, Québec
              Serge Simard, député de Dubuc, 439 rue Albert, La Baie
              Stéphanie Vallée, députée de Gatineau, 224 rue Principale Sud, Maniwaki

              Bureaux visités

              Gaétan Lelièvre, député de Gaspé, 11 rue de la Cathédrale, bur. 102, Gaspé
              Martin Ouellet, député de René-Lévesque, 852 rue Bossé, Baie-Comeau

              Le CCMM dénonce les impacts de l’austérité sur les services aux enfants

              À l’occasion de la présentation, aujourd’hui, de son mémoire à la Commission sur l’éducation à la petite enfance, le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) a décrié les nombreux effets des mesures d’austérité du gouvernement Couillard sur les services de garde éducatifs. Le CCMM–CSN est particulièrement inquiet des impacts sur les services offerts aux tout-petits et à leur famille. Ces inquiétudes se fondent en grande partie sur une enquête réalisée auprès de responsables de service de garde en milieu familial et de travailleuses en centre de la petite enfance. Cette enquête a permis de brosser un tableau des nombreux problèmes vécus dans ces milieux. « Aujourd’hui, nous avons suggéré une série de recommandations qui ont pour objectif d’assurer la qualité et l’accessibilité des services de garde éducatifs, a insisté le porte-parole du CCMM–CSN, Patrice Benoît. Les enfants doivent bénéficier de conditions qui permettent leur plein épanouissement. »

              Des services réduits comme peau de chagrin
              Que ce soit la qualité de l’offre alimentaire qui est menacée dans plusieurs CPE et services de garde en milieu familial ou les activités éducatives qui ont été réduites au minimum, l’impact des coupes sur la qualité des services est indéniable. Il faut rappeler qu’au printemps dernier, le ministre de la Famille, Sébastien Proulx, annonçait plus de 140 M$ en compressions, s’ajoutant aux 50 M$ effectuées en 2015. Le CCMM–CSN estime que les associations de CPE et les bureaux coordonnateurs doivent exiger un réinvestissement pour pallier ces problèmes.

              Toujours en matière de qualité de services, l’enquête effectuée par le CCMM−CSN démontre que les services de garde en milieu familial sont nettement défavorisés et doivent faire face à de plus en plus de demandes particulières et répondre à des exigences accrues pour demeurer attractifs. À cet égard, on souhaite que le ministère de la Famille valorise les CPE et les services de garde en milieu familial régis, notamment par le biais d’une campagne de promotion.

              Par ailleurs, l’imposition récente de nouvelles règles en matière de ratio est jugée particulièrement irritante dans les CPE. Ainsi, le ratio dit « bâtisse » fait en sorte qu’un groupe d’enfants peut être sous la surveillance d’une autre éducatrice que celle de son groupe, pourvu que le nombre d’adultes dans l’installation du CPE respecte le quota imposé. Ce contexte contraignant accroît les risques d’accident sans compter qu’il a pour effet de nuire à la qualité des services. Afin de mieux répondre aux besoins des enfants, on revendique le retour au ratio par éducatrice.

              Accessibilité et universalité
              L’enjeu le plus important qui ressort du mémoire présenté aujourd’hui est certes la modulation des tarifs selon les revenus et les crédits d’impôt, qui favorisent les garderies privées, au détriment des services offerts dans les CPE et RSG subventionnés. « L’imposition de la taxe famille, le 22 avril 2015, a mis fin à une valeur fondamentale de la société québécoise, celle de l’universalité des services publics, qui garantit à toutes les familles des services de qualité », a soutenu Luc Bastien, de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

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              Afin d’assurer le bien-être des enfants et leur garantir des soins appropriés, une autre recommandation vise le rétablissement de corridors de services entre les CLSC, les CPE, les RSG et les milieux d’éducation scolaire afin de réinstaurer des liens avec d’autres partenaires du réseau public.

              « Si nous voulons consolider les services de garde éducatifs, il faut leur en donner les moyens, et cela passe, entre autres, par un réinvestissement », a conclu monsieur Benoît.

              Lors de la présentation du mémoire, Patrice Benoît, trésorier au CCMM–CSN, était accompagné de Luc Bastien, vice-président de la FSSS–CSN, de Carole Leroux, présidente du Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN et de Diane Provost, du Syndicat des responsables des services éducatifs à l’enfance Ahuntsic–Villeray–Petite-Patrie–CSN.

              Ces porte-parole sont disponibles pour donner des entrevues aux médias.

              Pour accéder au mémoire, cliquez ici.

              Des syndiqués invitent les militants libéraux à faire bloc contre Barrette

              Des syndiqué-es CSN provenant des régions du Montréal métropolitain, des Laurentides et de Lanaudière ont rendu visite aujourd’hui aux militantes et aux militants libéraux réunis en conseil général à Laval. Les travailleuses et travailleurs leur demandent de faire obstacle au gouvernement Couillard, et plus particulièrement au ministre Barrette, dans leur opération de destruction massive du réseau public de la santé et des services sociaux. Ils ont aussi décoché des flèches à l’endroit du gouvernement libéral au sujet de l’adoption du projet de loi 110 sur la négociation collective des employé-es municipaux.

              « Dans nos trois régions, c’est plus de 40 000 employé-es CSN qui subissent au quotidien les effets de la réforme Barrette et qui sont témoins des impacts négatifs sur les services à la population. On est en train de démanteler complètement les CLSC, des services de proximité qui ont pourtant fait leurs preuves, pour miser plus que jamais sur les GMF et les supercliniques, des entités à but lucratif, sous gestion privée. On retire ainsi des services de première ligne de proximité qui pourtant, devraient demeurer accessibles et universels », a dénoncé la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), Dominique Daigneault.

              « Nos services de santé et nos services sociaux, ce ne sont pas des business. Nous avons à cœur le bien-être des gens et cela ne peut pas se résumer à des colonnes de chiffres. Avec le démantèlement des CLSC, les coupes dans la prévention et la santé publique, ou le projet Optilab, le gouvernement est en train d’imposer un modèle encore plus centralisé et éloigné de la population. Un modèle qui gravite de plus en plus autour des médecins et qui répond davantage à leurs besoins qu’à ceux des citoyennes et des citoyens. Nous ne voulons pas du modèle de Gaétan Barrette et il est hors de question que nous assistions passivement au saccage du réseau », a poursuivi le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

              Le vice-président de la CSN s’est aussi indigné d’autres attaques frontales du gouvernement Couillard envers l’ensemble des travailleuses et travailleurs québécois depuis son élection. « Ce gouvernement s’en prend aux syndiqué-es du secteur public et municipal pour faire des économies indécentes sur leur dos. Il a nié le droit de négocier des employé-es municipaux avec l’adoption du projet de loi 110 qui ouvre la porte à des lois spéciales pour décréter leurs conditions de travail. Son but était de briser leur rapport de force et de réduire leurs conditions de travail à son profit. On va continuer à le talonner, on lui en passe un papier! », a-t-il lancé.

              « Les travailleuses et des travailleurs des régions du Montréal métropolitain, des Laurentides et de Lanaudière peuvent compter sur la CSN pour défendre le système public de santé et de services sociaux et pour faire reculer le gouvernement sur l’ensemble de son œuvre. Gaétan Barrette et Philippe Couillard vont continuer à nous entendre, on vous le promet! », a conclu Dominique Daigneault.

               

              Occupation et blocage de bureaux gouvernementaux à Québec et à Montréal

              Les agentes et agents de la paix en services correctionnels du Québec bloquent actuellement les locaux du Conseil du trésor à Québec et occupent les bureaux du ministre Coiteux à Montréal afin d’accentuer la pression sur le gouvernement dans le cadre des négociations en vue du renouvellement de leur convention collective. Par cette action, les membres du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec–CSN entendent dénoncer les récentes offres de l’employeur.

              Alors qu’ils sont sans contrat de travail depuis le 1er avril 2015, les négociations achoppent sur quatre enjeux majeurs pour le SAPSCQ–CSN, soit la formation obligatoire des agentes et agents, les offres salariales, le régime de retraite et le retour de la précarité pour les salarié-es à temps partiel. Rappelons que le Conseil du trésor a déposé des offres salariales bien en deçà de ce qu’il a accordé au secteur public tout en demandant des reculs important sur le régime de retraite.

              « Si le gouvernement croit qu’il peut nous traiter avec si peu de respect et avoir si peu de considération pour notre travail, il se trompe. Nous sommes ici aujourd’hui pour lui montrer notre détermination à obtenir un règlement satisfaisant. Nous sommes prêts à négocier, toutefois, s’il le faut, nous sommes toujours prêts à nous mobiliser de nouveau. Alors, au gouvernement de retourner faire ses devoirs afin que nous en arrivions à quelque chose de respectable », affirme Mathieu Lavoie, président du SAPSCQ¬CSN.

              À propos
              Le SAPSCQ est le syndicat de tous les agents et agentes de la paix en services correctionnels du Québec et regroupe près de 2800 membres. Il est membre de la Fédération des employées et employés de services publics qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

              Le ministre Barrette s’entête à nier les effets des compressions budgétaires

              Pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN), l’augmentation des rapports d’incidents et d’accidents au CHU Sainte-Justine est une nouvelle démonstration de l’effet des compressions budgétaires sur les soins donnés à la population. Mais plutôt que de saisir la balle au bond, le ministre Barrette préfère insulter le personnel du réseau de la santé et des services sociaux en niant la réalité.

              Une austérité qui se traduit par une augmentation des erreurs dans la prestation de soins

              Dans un reportage de Radio-Canada, nous apprenions l’augmentation des rapports d’incidents et d’accidents à l’unité des naissances du CHU Sainte-Justine. Face à cette nouvelle démonstration des effets de l’austérité imposée par le gouvernement Couillard, le ministre Barrette a eu pour seul réflexe de rejeter cet énième signal d’alarme. Rappelons que les professionnel-les en soins ont la responsabilité de remplir des rapports d’incidents et d’accidents lorsqu’intervient un problème dans la prestation de soins à la population. Il s’agit d’un devoir professionnel qui permet d’évaluer concrètement la performance de notre réseau.

              « Plutôt que de prendre acte du signal d’alarme lancé par les infirmières de Sainte-Justine, le ministre Barrette préfère nier la réalité. Quand les professionnel-les en soins nous indiquent qu’il y a plus d’erreurs, le rôle du ministre devrait être d’écouter et d’agir, pas d’insulter les infirmières ! En agissant comme il le fait aujourd’hui, il remet en cause le professionnalisme du personnel qui, jour après jour, prend soin de la population », lance Marie-Josée Tremblay, infirmière et vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS­–CSN).

              « C’est l’ensemble du personnel de Sainte-Justine qui est touché par les compressions budgétaires et la réforme Barrette. Les techniciennes et techniciens et les professionnel-les sont de plus en plus épuisés et leur charge de travail ne fait que s’accroître sans cesse. Le ministre Barrette a beau déplorer nos critiques, nous avons le devoir d’alerter la population sur les effets des compressions et nous continuerons de le faire », poursuit Nancy Corriveau, vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

              L’urgence d’agir pour les soins à la population

              En août dernier, la CSN est intervenue publiquement pour dénoncer le manque de personnel dans le département de néonatalogie du CHU Sainte-Justine. C’est maintenant dans l’unité des naissances que des problèmes surviennent aujourd’hui.

              « Visiblement, rien n’a été fait dans les derniers mois pour améliorer les soins aux patientes et patients. Combien de crises comme celle-ci devrons-nous vivre avant que le ministre réponde aux préoccupations légitimes du personnel ? Ce qui se passe à Sainte-Justine, c’est ce qui se passe partout au Québec. Il faut absolument augmenter le personnel pour répondre aux besoins de la population. Il est grand temps de réinvestir massivement dans les soins aux patients avant que les erreurs ne deviennent tragiques », conclut Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

              Les employés du CHU exhortent le ministre Barrette à investir dans le personnel

              Invités à visiter le nouveau bâtiment des unités spécialisées et le nouveau centre de recherche, les employé-es du CHU Sainte-Justine, membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS­–CSN) et de la Fédération des professionnèles (FP–CSN) ont tenu à profiter de l’événement pour envoyer un message clair au ministre Barrette : Le béton ne s’occupe pas des enfants, nous oui ! Réinvestissez dans le personnel du CHU Sainte-Justine.

              Après plus de 35 millions de dollars de compressions en cinq ans et près d’un milliard de dollars de dépenses pour agrandir et moderniser les bâtisses du CHU Sainte-Justine, toujours aucune mesure n’a été prise pour appuyer le personnel. « Derrière cette belle construction neuve et ces jolis oursons en pierre se cachent des compressions d’une violence inouïe. Le nombre de cas d’épuisement dans nos rangs ne cesse d’augmenter. Alors qu’on continue à vouloir offrir des soins de qualité, on se fait dire qu’on doit se contenter de fournir des soins sécuritaires. C’est extrêmement démoralisant », affirme Louise Laplante, présidente du Syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardio-respiratoires – SPSIC (FSSS–CSN).

              Même son de cloche du côté des professionnel-les et des techniciens et techniciennes. « Il sera de plus en plus difficile pour le gouvernement Couillard de cacher les impacts négatifs sur les services de cette réorganisation sauvage du réseau. Prenons par exemple le projet de centralisation des laboratoires d’analyses Optilab : c’est une évidence même que ce projet aura des conséquences graves. À Sainte-Justine, nous intervenons auprès de nourrissons et d’enfants; les prélèvements doivent être traités selon les spécifités de cette clientèle et non pas se retrouver noyés dans une mer d’échantillons », lance Dominique Pallanca, présidente du Syndicat des techniciens-nes et professionnels-les de la santé et des services sociaux du Québec – STEPSSSQ (FP–CSN).

              À la suite des annonces de centaines de millions de réinvestissement en santé par le ministre des Finances, Carlos Leitao, les employé-es du CHU ont aussi tenu à dire haut et fort qu’ils ne sont pas dupes. « Qu’on ne vienne surtout pas nous parler d’argent neuf ! Ces investissements, ce n’est rien d’autre que le résultat des coupes insensées des dernières années. De l’argent qui a été amassé en bonne partie sur le dos des travailleuses et des travailleurs du réseau qui, depuis trop longtemps, essaient de minimiser les impacts sur la population, trop souvent au détriment de leur propre santé », ajoute Gilles Charrois, président du Syndicat national des employé-es du CHU Sainte-Justine – SNE (FSSS–CSN).

              À propos
              Le Syndicat national des employé-es du CHU Sainte-Justine, affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux CSN, représente près de 2000 membres.

              Le Syndicat des techniciens-nes et des professionnels-les de la santé et des services sociaux du Québec, affilié à la Fédération des professionnèles de la CSN, représente plus de 1000 membres à Sainte-Justine et au Centre de réadaptation Marie Enfant.

              Le Syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardio-respiratoires du CHU Sainte-Justine, affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux CSN, représente plus de 1600 membres.

              Le parc Madeleine-Parent voit le jour

              Un nouveau parc en l’honneur de Madeleine Parent a été officiellement inauguré le 17 septembre à Pointe-Saint-Charles dans l’arrondissement du Sud-Ouest de Montréal, tout près du Marché Atwater. Un bel hommage à cette grande syndicaliste et féministe qui a largement contribué à l’avancement de la société québécoise.

              Un heureux retour

              Le parcours des travailleuses et travailleurs de métier de l’Université Concordia n’est pas banal. D’abord membres de la CSN, ensuite affiliés à la Marine marchande, puis au syndicat des Métallos, les employé-es de métier de Concordia sont de retour « à la maison ».

              Depuis juin dernier, les 67 membres du nouveau Syndicat des travailleuses et travailleurs de métier de Concordia font à nouveau partie de la « famille CSN » et ils en sont très heureux. Plusieurs raisons militaient en faveur d’un changement de syndicat, comme l’explique le président du syndicat, Daniel Rodrigues. « Quand nous étions avec les Métallos et qu’on s’est retrouvés fusionnés sans notre consentement, il y a eu beaucoup de mécontentement chez nos membres. Les Métallos nous ont tassés, ils ne nous ont pas écoutés. Finalement, les membres m’ont approché pour que je commence des démarches avec la CSN. Ça a été très facile. On voulait vraiment faire un changement. On a eu toute l’aide nécessaire. On a voté presque à 100 % pour revenir à la CSN. »

              Être écoutés, reprendre le contrôle de leur syndicat, devenir autonomes et gérer leurs propres affaires, c’est ce que voulaient les membres, ajoute le secrétaire du syndicat, Minh-Tien Do Dang : « La structure de la CSN, avec notre propre accréditation, notre exécutif sur place, un fonctionnement démocratique, c’est ce que les membres recherchaient. Si un membre a quelque chose à dire, il peut le faire. Ça se rend à l’exécutif et on en parle. On a maintenant plus de contrôle sur notre syndicat. »

              Mais plus d’autonomie, c’est aussi davantage de responsabilités pour les membres, nous dit Daniel Rodrigues. « Ce sont de gros changements pour nous, on ne se le cachera pas. Quand on m’a demandé de faire des démarches auprès de la CSN, je leur ai dit que l’autonomie, ça voulait aussi dire plus d’ouvrage, plus d’implication. Là on gère nos propres affaires, on aime ça, mais l’ouvrage vient avec. On fait beaucoup de choses que nous ne faisions pas avant. On s’organise, on n’a pas le choix, mais ça se passe bien, on est bien encadrés. »

              Les travailleurs et travailleuses de métier peuvent maintenant compter sur l’appui des autres syndicats CSN de l’Université Concordia, ajoute Minh-Tien Do Dang : « Ce que je trouve intéressant, c’est qu’il y a une synergie. Il y a beaucoup d’autres syndicats CSN, ici à Concordia, et ça nous aide dans nos revendications. »

              La famille CSN à Concordia

              Les présidents de tous les groupes CSN se parlent souvent et se rencontrent une fois par mois pour faire le tour des dossiers, pour s’entraider, nous dit Daniel Rodrigues : « Faire partie de la CSN, ça nous rapproche des autres syndicats de Concordia. On est de cinq à six groupes CSN en ce moment, ça nous donne de la force. On a de l’appui. On est mieux informés de nos droits. Faire partie de la communauté CSN nous aide beaucoup. Pour nous, c’est plus facile, on se sent moins isolés. On fait des choses ensemble, on travaille sur le régime de retraite. On a le soutien des autres présidents. Je peux m’appuyer sur eux quand j’en ai besoin, c’est très apprécié. »

              Le nouveau Syndicat des travailleuses et des travailleurs de métier de Concordia est encore jeune. Tout reste à faire, mais ils sont heureux de leur choix. Deux priorités se dessinent : la réforme du régime de retraite et la négociation d’une convention collective. Sans contrat de travail depuis juin 2015, les plombiers, peintres, menuisiers et électriciens du Campus Sir Georges Williams de Concordia sont plus que jamais déterminés à se doter d’un bon contrat de travail. Ils se sentent maintenant bien outillés pour y arriver.

              Des gestes inspirants !

              Les politiques d’achat responsable (PAR) visent à transformer les pratiques de production des biens et des services en exigeant des fournisseurs et de leurs sous-traitants qu’ils respectent les droits des travailleuses et des travailleurs, améliorent leur performance environnementale et soient plus transparents. Elles tentent d’apporter des changements positifs là où les législations protégeant les humains et l’environnement sont encore inexistantes
              ou trop timides.

              L’achat responsable, c’est l’intégration du développement durable et de la responsabilité sociétale aux processus d’acquisition des biens et services. Dès le début des années 2000, la CSN pose diverses actions sur le terrain qui lui serviront d’inspiration lors de l’élaboration de sa politique d’achat responsable, qu’elle adoptera en 2009.

              Pression économique et citoyenne

              Concrètement, la PAR contient des critères guidant l’achat qui vont au-delà du prix des produits et des services. Des critères de nature sociale y sont inclus afin de s’assurer que les biens et les services consommés soient produits dans des conditions de travail décentes, et proviennent d’entreprises qui respectent minimalement les droits fondamentaux du travail, en particulier le droit d’association et le droit à la négociation collective. Des critères comme le cycle de vie d’un produit ou service et le calcul de son coût social et environnemental sont aussi pris en compte afin d’élargir la notion de prix et obtenir un portrait global des impacts du produit ou du service. La PAR favorise le commerce équitable et les entreprises d’économie sociale qui, par exemple, génèrent une forte contribution sociale.

              La CSN a remis sa politique à l’ensemble de ses fournisseurs. Leur conformité à ses exigences est vérifiée, entre autres, par l’administration d’un questionnaire. Cette politique est ainsi utilisée comme levier pour exercer une pression économique et citoyenne sur les fournisseurs.

              Achat syndical

              Plusieurs produits et services sont offerts par des entreprises et organisations syndiquées à la CSN. L’achat syndical s’inscrit aussi dans la logique de la PAR, puisque celle-ci vise à encourager les fournisseurs qui respectent les droits des travailleuses et des travailleurs et les libertés syndicales.

              La Fédération du commerce (FC–CSN) et la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) ont publié un répertoire des produits et services d’entreprises, d’institutions et d’organisations syndiquées chez elles pour en permettre une identification rapide lorsque vient le temps de nous approvisionner ou de solliciter un service.

              Il peut cependant arriver que l’achat syndical ne soit pas en parfaite harmonie avec la PAR et qu’il pose un dilemme, mais il reste souhaitable de prendre en considération ce facteur dans nos achats dans la mesure du possible.

              Pour ce qui est des fournisseurs, l’idéal serait qu’ils adoptent eux-mêmes une poli­ti­que d’achat responsable — ils pourraient ainsi se qualifier comme acheteur et comme vendeur — ou, à tout le moins, qu’ils apportent des améliorations substantielles à leurs pratiques.

              La CSN invite les syndicats et les organisations à adopter une PAR dans leur milieu pour ainsi faire la différence un achat à la fois.

              Non à l’espionnage policier des journalistes

              La Fédération nationale des communications (FNC–CSN) et le Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (STIP) dénoncent vigoureusement le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ainsi que la juge qui a autorisé le mandat de surveillance dont a fait l’objet le journaliste Patrick Lagacé.

              « Nous sommes plus de 200 journalistes à La Presse et ce matin, nous nous posons tous les mêmes questions, a affirmé le président du STIP, Charles Côté. Est-ce qu’il y a d’autres cas ? Est-ce que nos sources vont hésiter à nous contacter avec des informations sensibles ? Est-ce qu’il va falloir crypter toutes nos communications ? La liberté de la presse est un droit fondamental, a ajouté Charles Côté. Il ne peut pas s’exercer librement si les communications des journalistes sont surveillées par la police. Il faut absolument que l’appareil judiciaire respecte le rôle du quatrième pouvoir, il en va de l’essence même de la démocratie. »

              Le STIP représente 240 employé-es syndiqués de la rédaction à La Presse, dont notamment les chroniqueurs comme Patrick Lagacé, les éditorialistes, les journalistes d’enquête et ceux qui couvrent les matières judiciaires. Les journalistes des bureaux politiques sont aussi membres de notre syndicat. « On le voit, uniquement à La Presse, il y a des dizaines de journalistes professionnels qui ont des raisons concrètes de s’inquiéter des agissements du SPVM, a affirmé Charles Côté. Et je suis certain que le sentiment est partagé dans tous les médias ce matin. »

              La FNC–CSN, qui représente la majorité des journalistes syndiqués et des pigistes du Québec, s’indigne également des dérives policières et de la magistrature quant à la liberté de la presse et la protection des sources. « Il y a trop eu d’exemples récents qui démontrent que les corps policiers et les magistrats ne comprennent pas ou pire, ne respectent pas les fondements de notre démocratie qui repose en grande partie sur une presse libre et indépendante, dénonce Pascale St-Onge, présidente de la FNC–CSN. Un mois après l’affaire du journaliste Michaël Nguyen du Journal de Montréal, ça va prendre plus que des paroles pour rétablir la confiance. Nos membres ne tolèreront jamais que le droit du public à l’information soit ainsi bafoué et que leurs sources soient compromises sans motif valable et sérieux. »

               

              La solidarité de la CSN fait encore ses preuves

              Pour la troisième fois en quelques semaines, la solidarité des syndicats de la CSN du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal a fait bouger les choses. À la suite de la suspension abusive d’un travailleur pour port de casquette la semaine dernière, les syndicats CSN du CIUSSS se sont mobilisés pour se porter à sa défense.

              Le 20 octobre, après avoir distribué au petit matin près de 500 casquettes aux travailleuses et aux travailleurs du Centre d’hébergement Notre-Dame-de-la-Merci, des membres des syndicats ont occupé le bureau des ressources humaines. Rapidement, les communications ont été rétablies avec l’employeur qui a accepté de revenir sur sa décision et de retirer la lettre au dossier de l’employé.


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              Les salariés d’un 11e hôtel atteignent leurs objectifs

              Le syndicat représentant les travailleuses et les travailleurs de l’Hôtel Quality Inn Centre-ville à Montréal a conclu une entente de principe, le 21 octobre 2016, dans le cadre de la ronde de négociations coordonnées de l’hôtellerie de la CSN. Les membres du syndicat se prononceront sur cette entente de principe ce vendredi 28 octobre.

              Selon Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération, « l’entente de principe, qui inclut tous les éléments de la plateforme commune, permet d’atteindre les objectifs que s’étaient fixés les travailleuses et les travailleurs. Ainsi, tout comme les ententes obtenues par dix autres syndicats de la ronde de négociations coordonnées, elle est d’une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % pour la dernière année. En plus, le syndicat a obtenu les deux autres éléments de la plateforme en bonifiant les indemnités de vacances et en réalisant des gains importants relativement à la question des indemnités de départ ».

              Il s’agit d’une 11e entente de principe pour les syndicats en négociations coordonnées du secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN. Celui-ci regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Manifestation des agents correctionnels du Canada à Montréal

              Photos : Michel Giroux 

              Le mardi 25 octobre, plusieurs centaines de membres du Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC-CSN) ont pris d’assaut les rues du centre-ville de Montréal afin de réclamer au gouvernement fédéral qu’il règle, une fois pour toutes, les problèmes de paye causés par le nouveau système Phénix.

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              Payez-nous à 100 %

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              « Notre travail, nous le faisons à 100 %, payez-nous 100 % de ce qui nous est dû », a lancé Jason Godin, président national d’UCCO-SACC-CSN.

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              Assez des excuses !

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              « Actuellement, pour chaque cas qui se règle, un nouveau problème apparaît. Nous en avons assez des excuses ! C’est le gâchis du gouvernement, il doit le régler », a ajouté Frédérick Lebeau, président de la région du Québec pour UCCO-SACC–CSN.

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              Participation du CCMM–CSN

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              Charles Sainte-Marie, 1er vice-président du Conseil central du Montréal métropolitain, était aussi sur place pour donner son appui aux manifestants. « Vous faites un travail méconnu, un travail extraordinaire, dans des conditions difficiles. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et vous payer. C’est aussi simple que ça ».

              Les agentes et agents correctionnels du Canada réclament leur dû

              Plusieurs centaines de membres du Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC–CSN) manifestent aujourd’hui au centre-ville de Montréal, devant les bureaux de Travaux publics et services gouvernementaux Canada. Ils somment le gouvernement de régler, une fois pour toutes, les problèmes qui affluent depuis la centralisation des services de paye en 2014 et qui ont explosé au cours des derniers mois, avec l’implantation du logiciel appelé Phénix.

              « Nous travaillons avec les plus dangereux criminels du pays. Nous veillons, au quotidien, à la sécurité des Canadiennes et des Canadiens. Notre travail, nous le faisons à 100 %, payez-nous 100 % de ce qui nous est dû. Voilà ce que nous sommes venus dire au gouvernement », a lancé Jason Godin, président national d’UCCO-SACC–CSN.

              Comme des dizaines de milliers d’autres employé-es de la fonction publique canadienne, de nombreux membres d’UCCO-SACC–CSN sont victimes des ratés du nouveau système Phénix. Les problèmes sont multiples : employé-es privés de paye, report de l’émission des relevés d’emploi empêchant l’obtention de prestations diverses, non-versement de primes ou d’indemnités, erreurs d’échelon, taux d’imposition erroné, etc. « Seulement pour la région du Québec, les problèmes touchent plus d’une centaine d’agentes et agents correctionnels. Certains d’entre eux subissent ces problèmes depuis plus de six mois, ce qui génère non seulement des difficultés financières, mais aussi un stress important. Ils sont exaspérés, au bout du rouleau », a ajouté Frédérick Lebeau, président de la région du Québec pour UCCO-SACC–CSN.

              La pression mise par UCCO-SACC–CSN et les autres syndicats de la fonction publique au cours des derniers mois a forcé le gouvernement à ouvrir un bureau satellite à Gatineau et à engager 100 personnes supplémentaires pour y travailler. Mais, pour l’instant, les résultats ne sont pas au rendez-vous et les problèmes subsistent. Le ministère en charge du Centre des services de paye s’était engagé cet été à ce que tous les problèmes soient réglés au 31 octobre, mais il a dû revenir sur sa promesse il y a quelques jours. Pour Frédérick Lebeau, il n’y a rien de surprenant à cette volte-face : « La date du 31 octobre, ça ressemblait plutôt à une mascarade d’Halloween… Actuellement, pour chaque cas qui se règle, un autre problème apparaît. Chaque semaine, nous avons de nouveaux membres qui nous arrivent avec des payes incomplètes. Nous en avons assez des excuses ! C’est le gâchis du gouvernement, il doit le régler. »

              Une première manifestation des agentes et agents correctionnels pour dénoncer les problèmes du système Phénix s’est tenue au Nouveau-Brunswick le 18 août dernier. Aujourd’hui, en plus du rassemblement de Montréal, les membres d’UCCO-SACC–CSN manifestent aussi à Prince Albert, en Saskatchewan. « Nous sommes unis dans cette lutte pour recevoir ce qui nous est dû. Nous ne lâcherons pas tant que tous les problèmes de paye ne seront pas résolus », a conclu M. Godin.

              Hommages à Michel Chartrand

              20 octobre 2016

              Lancement du livre À bas les tueurs d’oiseaux! – Michel Chartrand : Témoignages et réflexions sur son parcours militant de Suzanne G. Chartrand

              17 h et 19 h
              Cabaret le Lion d’Or
              1676 Ontario Est
              Montréal
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              21 octobre 2016

              Inauguration de l’oeuvre La Force ouvrière d’Armand Vaillancourt

              10 h 45
              Parc Michel-Chartrand
              1895, rue Adoncour
              Longueuil
              2016-10-16_force-ouvriere_CSN

              25 octobre 2016

              Lancement du livre À bas les tueurs d’oiseaux! – Michel Chartrand : Témoignages et réflexions sur son parcours militant de Suzanne G. Chartrand

              17 h et 19 h 30, Griendel Brasserie artisanale, 195, Saint Vallier Ouest, Québec

              Entente de principe avec les professeurs de l’UQAM

              Après deux ans de négociations pour le renouvellement de leur convention collective, les membres du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ) ont accepté à 90 % l’entente de principe qui leur a été présentée en assemblée générale.

              Cette entente, qui survient après 65 séances de négociation, met fin à un conflit marqué par l’intransigeance et le manque de transparence de l’administration. En avril dernier, le corps professoral avait d’ailleurs exigé la démission du recteur et de deux vice-recteurs.

              De nombreux points d’achoppement entre la direction et le SPUQ avaient fait piétiner les négociations, malgré l’intervention d’une conciliatrice. Le corps professoral souhaitait renforcer le modèle participatif et démocratique de l’UQAM, créer de nouveaux postes de professeurs, soutenir la recherche et obtenir un rattrapage salarial par rapport aux autres universités québécoises, ce que refusait jusqu’à tout récemment l’administration de l’UQAM, qui proposait de nombreux reculs sur ces questions. L’entente permet un rattrapage salarial de 2 % en plus des hausses prévues dans la Politique salariale du gouvernement du Québec (PSG).

              SPUQ entente principe 005 14 octobre 2016-2

              La présidente du SPUQ, Michèle Nevert, explique les termes de l’entente de principe. Photo : Michel Giroux

               

              L’entente permet également d’augmenter le plancher d’emploi de 1155 à 1200 professeurs et de bloquer les nombreux reculs prévus dans le projet patronal. « L’atmosphère ne nous porte pas à crier victoire, a mentionné d’entrée de jeu la présidente du SPUQ, Michèle Nevert. Mais l’impression que nous avons, c’est d’avoir sauvé les meubles. Nous avons fait reculer la direction sur son projet de négociation. »

              Ce déblocage apparaît comme étant inattendu, compte tenu des grandes divergences entre les deux parties. Mais plusieurs événements ayant un impact sur la négociation sont survenus au cours des derniers jours. Notamment, les pressions exercées par le conseil syndical sur l’administration, ainsi que la nécessité de dialogue avec le corps professoral sur la décentralisation de l’UQAM ont permis de faire progresser la situation. La convention sera effective jusqu’en avril 2018.

               

              Rassemblement pour 15 $

              Samedi prochain, le 15 octobre, une manifestation aura lieu à Montréal pour réclamer une hausse du salaire minimum à 15$ l’heure.

              Quoi : Marche pour l’augmentation du salaire minimum à 15$ l’heure
              Qui : Plusieurs groupes de défense des droits des non-syndiqué-es, de lutte à la pauvreté et organisations syndicales, dont la CSN et le CCMM-CSN
              Quand : Samedi 15 octobre à 11 h, départ de la manifestation à 11 h 30
              Où : Parc le Prévost, avenue Christophe-Colomb et rue Jean-Talon, entre les stations de métro Jean-Talon et Fabre.

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              Les travailleurs de Demix acceptent l’entente de principe et renoncent à la grève

              Réunis en assemblée générale dimanche soir, les travailleurs de Demix à Longueuil et Lasalle ont accepté dans une proportion de 77 % l’entente de principe intervenue entre l’employeur et le comité de négociation syndical dans la nuit de vendredi à samedi. Cette décision de l’assemblée générale met fin à la menace de grève qui pesait sur les deux installations et qui devait débuter le 3 octobre.

              La nouvelle convention collective d’une durée de 3 ans prévoit des augmentations salariales annuelles de 2,5 %. En plus des augmentations salariales, les salariés obtiennent le régime d’assurance collective en vigueur pour les cadres. « Avec cette entente, non seulement nous obtenons des hausses salariales plus importantes que dans le reste de l’industrie, mais surtout nous aurons enfin un régime d’assurance collective digne de ce nom. C’était un enjeu important pour les membres », affirme Simon Bilodeau, président du syndicat des travailleurs et travailleuses de Demix (Longueuil et Lasalle)-CSN.

              Par la ratification de cette entente, les travailleurs obtiennent également une majoration de leur REER, des primes, des frais de repas et diverses autres améliorations de leurs conditions de travail, notamment une bonification de l’indemnité de jour férié et de vacances. « Les travailleurs ont montré leur détermination et l’employeur a compris qu’il devait mettre de la bonne volonté. Par cette entente, le syndicat fait des gains importants ce qui démontre une fois de plus les avantages d’être syndiqués », lance Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

              La décision de l’assemblée générale suspend le débrayage qui devait entrer en vigueur le lundi 3 octobre. Les deux parties ont multiplié les efforts afin d’éviter un conflit qui aurait pu retarder de façon importante le bon fonctionnement de plusieurs chantiers majeurs à Montréal.

              Entente de principe au Holiday Inn Laval Montréal

              La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce une dixième entente de principe intervenue hier entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Holiday Inn Laval Montréal (STTHILM) et l’employeur. À l’image des autres ententes paraphées depuis le 7 septembre, elle est d’une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année. Elle sera présentée prochainement aux membres du syndicat en assemblée générale afin d’être entérinée.

              « Comme les neuf autres syndicats qui ont réglé leur négociation, les membres du STTHL (FC–CSN) ont aussi obtenu des avancées importantes sur les deux autres revendications des syndicats participant à la 9e ronde de négociations coordonnées, souligne Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. La bonification de leurs indemnités de vacances et de départ fait également partie de l’entente. Lors de la négociation, lorsque notre modèle de règlement s’est officialisé dans plusieurs établissements, l’employeur du Holiday Inn Laval Montréal s’était engagé à offrir intégralement les quatre éléments de la plateforme à la conclusion des autres demandes locales. Et il a tenu parole. »

              « Voici un autre employeur qui nous démontre clairement que nous ne sommes pas obligés d’engager des moyens de pressions lourds pour arriver à nous entendre. Nous réitérons que nos demandes sont raisonnables et légitimes. Elles sont conséquentes avec les taux de fréquentation records que l’industrie du tourisme affiche actuellement », de conclure monsieur Valiquette.

              À propos
              Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Nouvelles preuves de recours à des briseurs de grève chez un employeur malveillant

              Dans un rapport d’enquête dévoilé mardi dernier, le ministère du Travail a révélé qu’à la suite d’une enquête effectuée le 16 septembre dernier à l’Hôtel Bonaventure, un enquêteur de leur service a noté la présence de 14 briseurs de grève sur le lieu de travail.

              « Ce jour-là, les salarié-es ont débrayé de 9 h à 21 h et l’employeur a décidé d’imposer un lock-out de 12 heures supplémentaires, soit de 21 h à 9 h le lendemain matin. L’enquêteur du ministère, monsieur Michel Bergeron, s’est présenté au Bonaventure et a noté la présence illégale de 14 briseurs de grève, en parfaite contravention avec le code du travail, de dénoncer Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN) et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Rappelons qu’il s’agit du même propriétaire que l’Hôtel Classique de Québec qui s’est fait sévèrement rabrouer vendredi dernier par le Tribunal administratif du travail (TAT) parce qu’il avait aussi eu illégalement recours à des briseurs de grève. »

              Reconduction de l’ordonnance provisoire au Classique
              « Précisons que les procédures contre l’Hôtel Classique ne sont pas terminées, loin de là. Mardi, alors que nous devions procéder à l’audition sur le fond de la question des briseurs de grève dans cet hôtel, nous avons plutôt eu droit à une reconduction de notre ordonnance provisoire contre l’employeur jusqu’au 27 octobre, date de la prochaine audition portant sur l’ordonnance permanente. Au lieu de trancher le sort de l’ordonnance permanente que nous réclamons contre le Classique, le juge a dû prendre connaissance d’une nouvelle requête déposée par l’employeur à 21 h 30, lundi soir, la veille de l’audition. Cette demande lui permettrait de céder les droits de gérance de plus d’une trentaine de salarié-es syndiqués à une entreprise fondée le 19 septembre dernier, entité que le tribunal a identifiée clairement comme un subterfuge afin de contourner les dispositions anti-briseurs de grève. Puisque le juge n’avait pas pris connaissance de cette nouvelle requête, il a tout simplement reconduit l’ordonnance provisoire prononcée vendredi dernier », d’expliquer monsieur Valiquette.

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              Un employeur malveillant
              « La malveillance de cet employeur semble sans bornes. Celui-ci pourrait bien faire face à des accusations d’outrage au tribunal puisque, malgré l’ordonnance provisoire lui interdisant de recourir à des briseurs de grève, nous avons constaté et documenté la présence d’individus ciblés par le jugement, ce qui constitue une nouvelle infraction au code du travail », de conclure le trésorier de la FC–CSN.

              À propos
              Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Entente de principe au Quality de Sherbrooke et vote massif en faveur de la GGI au Bonaventure

              Hier, en fin de journée, une neuvième entente de principe a été conclue entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Quality (FC–CSN) et l’employeur, dans le cadre de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Au même moment, le Syndicat des travailleurs du Bonaventure (FC–CSN) votait en faveur de la grève générale illimitée (GGI).

              Conforme aux autres règlements obtenus, l’entente conclue au Quality de Sherbrooke est d’une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %. Il s’agit du second règlement dans la région estrienne qui inclut également des bonifications des indemnités de vacances et de départ.

              « Cette seconde entente en Estrie atteint, à nouveau, tous les objectifs de négociation de notre secteur et nous en sommes très fiers, déclare Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN) et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Ce neuvième règlement scelle le modèle d’entente que nous avons réussi à obtenir en négociant sérieusement auprès d’employeurs qui ont saisi qu’ils pouvaient arrimer leurs objectifs financiers avec nos demandes communes. L’employeur du Quality a également acquitté toutes les sommes en souffrance qu’il devait à titre de cotisations au régime de retraite des employé-es et de cotisations syndicales impayées, à notre grande satisfaction. Nous sommes plus que jamais convaincus de la validité de nos revendications et il n’est pas question pour nous d’abdiquer quoi que ce soit. »

              Un vote fort en faveur de la GGI
              À la suite d’un lockout imposé par l’employeur dimanche dernier en début de soirée, les membres du Syndicat des travailleurs du Bonaventure (CSN) ont adopté à 97 %, par voie de scrutin secret, un mandat de GGI en assemblée générale spéciale à Montréal.

              « Ce vote a été tenu en réaction au lockout décrété par l’employeur. Le message envoyé par les travailleuses et les travailleurs est simple : à partir de maintenant, ils retourneront au travail quand ils le décideront, c’est-à-dire, lorsqu’ils obtiendront les conditions de travail qu’ils revendiquent et qu’ils méritent », de conclure monsieur Valiquette.

              À propos
              Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              Quel avenir pour la bouteille brune?

              La Fédération du commerce–CSN s’inquiète que l’annonce d’investissement de 46 millions de dollars pour une nouvelle chaîne de production de canettes chez Labatt vienne précipiter le déclin de la production de bière en bouteille brune. L’investissement prévu n’aura pas pour effet d’ajouter une nouvelle chaîne de production de canettes, mais bien de remplacer une chaîne de production de bouteilles déjà existante.

              Pour la FC–CSN, la bouteille brune est un choix environnemental. Rappelons que la bouteille brune, un contenant à remplissages multiples, est récupérée à 98 % comparativement à 71 % pour les contenants à usage unique. Le cycle de vie d’une bouteille est quasiment infini puisqu’elle est réutilisée jusqu’à 15 fois, avant de voir son verre fondu et recyclé en nouvelle bouteille.

              Bien que le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Brasserie Labatt (FC–CSN) accueille favorablement ce projet d’investissement, qui aura pour effet de consolider les emplois actuels, il reste néanmoins déçu de la disparition de l’une des deux lignes de bouteilles brunes de 341 ml. « On est toujours heureux de voir des projets d’investissement, mais on est préoccupé par le virage de plus en plus affirmé vers la canette qu’adopte notre employeur. Chez nous, c’est près de quatre fois plus d’emplois sur une ligne de production de bouteilles que sur une ligne de canettes », indique Sylvain Moreau, président du syndicat.
              Sans affirmer que la canette devrait disparaître, la FC–CSN remet en cause le choix des brasseurs qui vont de plus en plus vers les contenants à remplissage unique. « La canette répond à un besoin et nous en sommes conscients. Toutefois, l’industrie a décidé de mettre l’accent sur ce type de contenant pour des raisons purement économiques. On nous dit que c’est ce que le marché désire, mais c’est plutôt le fruit de multiples campagnes marketing en faveur de la canette aux dépens de la bouteille. Les brasseurs ne sont pas intéressés par l’environnement, seulement par leur marge de profit », déplore David Bergeron-Cyr, vice-président de la FC–CSN.

              À propos de la campagne Santé à l’environnement
              Les syndicats de la Brasserie Labatt et des brasseurs RJ ainsi que la Fédération du commerce–CSN sont engagés, depuis 2015, dans une campagne intersyndicale avec des organisations affiliées à la FTQ, de promotion et de sensibilisation aux enjeux reliés à la consommation de bière en bouteille brune. Les organisations syndicales espèrent ainsi faire pression sur le gouvernement afin qu’il adopte des mesures pour contraindre les brasseurs à utiliser davantage les contenants à remplissages multiples.

              Syndicat des travailleurs du Bonaventure (FC–CSN)

              « Claude Chan, le propriétaire de l’Hôtel Bonaventure, est bien connu du milieu syndical pour ses pratiques douteuses et son antisyndicalisme. Celui-ci possède plusieurs entreprises hôtelières et, plus d’une fois, nous avons été forcés de recourir aux tribunaux afin de le rappeler à l’ordre. »

              La direction du Bonaventure décrète un lockout

              Aujourd’hui, en début de soirée, la direction de l’Hôtel Bonaventure a décidé de décréter un lockout pour une durée indéterminée. Cette décision fait suite à une grève de 36 heures déclenchée par le syndicat samedi matin, à 9 h.

              « À chaque négociation, nous avons toujours vécu des rapports cordiaux avec notre employeur. Or, depuis février 2015, date où Claude Chan a acquis notre établissement, les relations de travail sont très tendues. Non seulement il se moque complètement de ses employé-es, mais il méprise tout autant sa clientèle. En ce moment même, notre hôtel affiche complet et plusieurs clients furieux, rencontrés sur la ligne de piquetage, nous ont clairement signifié leur appui, de préciser Michel Paré, président du Syndicat des travailleurs du Bonaventure (CSN). Ce propriétaire veut faire de l’argent à tout prix et c’est malheureusement sur le dos de ses salarié-es qu’il s’acharne. »

              « Claude Chan, le propriétaire de l’Hôtel Bonaventure, est bien connu du milieu syndical pour ses pratiques douteuses et son antisyndicalisme. Celui-ci possède plusieurs entreprises hôtelières et, plus d’une fois, nous avons été forcés de recourir aux tribunaux afin de le rappeler à l’ordre, de dénoncer Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Vendredi dernier, ce même propriétaire se faisait rappeler à l’ordre par le Tribunal administratif du travail dans une décision sévère qui reconnaissait qu’il avait eu recours, la semaine dernière, à des briseurs de grève à l’Hôtel Classique de Québec, un autre hôtel dont il est le propriétaire. Dans près d’une dizaine d’établissements, les règlements tombent l’un après l’autre et seul cet employeur s’obstine à confronter inutilement ses salarié-es. »

              À propos
              Affilié à la FC–CSN, le Syndicat des travailleurs du Bonaventure (CSN) compte environ 200 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. 

               

              Les travailleuses des CPE manifestent devant le ministère de la Famille

              Les travailleuses et travailleurs des centres de la petite enfance de Montréal et de Laval manifestent à l’heure actuelle devant le ministère de la Famille afin de dénoncer l’intention du gouvernement Couillard de maintenir sa décision d’imposer des compressions de 74 M$ le 1er avril 2017. Il faut rappeler que le gouvernement avait déjà effectué une première coupe de 46 M$ en 2014.

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              Photo : Michel Giroux

              « Ces attaques au réseau des CPE ont un impact direct sur les services donnés aux enfants, s’indigne Nathalie Fontaine, porte-parole du Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN. Les compressions font mal : des activités pour les enfants sont annulées, le matériel éducatif réduit et le temps de planification diminué. Ce ne sont que quelques exemples des conséquences des coupes », se désole la représentante syndicale, qui estime que depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement libéral prend fait et cause pour les garderies privées, aux dépens du réseau public.

              Le rassemblement est aussi l’occasion pour les travailleuses de rappeler qu’elles sont également atteintes par ces compressions. Plusieurs directions de CPE ont aboli ou fusionné des postes, remanié des horaires et coupé dans la formation continue, entre autres.

              «Alors que nous entrons dans une phase importante pour le renouvellement de nos conventions collectives, qui sont échues depuis un an et demi déjà, les travailleuses sont inquiètes. Vraisemblablement, ce gouvernement ne considère pas les enfants comme une priorité. Investir dans les CPE doit être vu comme un investissement, non pas une dépense ! Il faut que le gouvernement reconnaisse l’engagement, le savoir-faire et le professionnalisme des travailleuses et travailleurs en CPE, et nous souhaitons qu’il entende nos demandes », conclut madame Fontaine.

              Photo : Michel Giroux

              Photo : Michel Giroux

              Précisons que les demandes syndicales ont été déposées en juin dernier auprès des représentants patronaux. Entre autres, on souhaite obtenir les mêmes augmentations salariales consenties au secteur public, une hausse de la participation des employeurs au régime d’assurance collective et une harmonisation des conditions de travail dans tout le réseau.

              À propos

              Le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN représente environ 160 installations de CPE et quelque 3000 travailleuses et travailleurs. Le CCMM–CSN regroupe près de 106 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              Photo : Michel Giroux

              Photo : Michel Giroux

               

              Un précédent dangereux pour le travail journalistique

              Le Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal-CSN dénonce la perquisition de la Sûreté du Québec qui a eu lieu mercredi soir auprès du journaliste Michaël Nguyen. Le syndicat annonce qu’il entend suivre de près les développements de l’histoire afin d’apporter tout son soutien au journaliste impliqué.

              Rappelons que cette saisie intervient à la suite du reportage de Michaël Nguyen sur les gestes commis en décembre 2015 par la juge Suzanne Vadboncoeur auprès des constables spéciaux du palais de justice de Montréal. Le Conseil de la magistrature chercherait à connaître les sources qui ont permis au journaliste de prendre connaissance de ces documents confidentiels. Pour le président du syndicat, Stéphan Dussault, « cette perquisition ne concerne pas seulement le journaliste visé, c’est l’ensemble du travail journalistique qui est menacé. C’est la seconde fois qu’un journaliste du Journal de Montréal est visé par une intervention policière. Il faut qu’on nous laisse faire notre travail dans l’intérêt du public. »

              La protection des sources est un principe important du travail journalistique. « Cibler les journalistes et les intimider dans le cadre d’opérations policières peut avoir de graves conséquences, déplore Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications–CSN. Il ne doit pas y avoir un traitement différent quand le sujet du reportage est un magistrat ou une personnalité publique. Ce qui compte, c’est le droit du public d’être informé. »

              Le syndicat entend suivre de près les développements dans ce dossier et interviendra pour apporter son soutien au journaliste Michaël Nguyen en cas de besoin. « Bien que ce soit à l’employeur d’assurer la défense des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions, nous allons nous assurer qu’il reçoit tout le soutien nécessaire », conclut Stéphan Dussault.

              Entente de principe au Lord Berri

              La Fédération du commerce(FC–CSN) annonce une cinquième entente de principe intervenue hier entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Lord Berri, STTHLB (FC–CSN) et l’employeur, qui sera présentée prochainement aux membres du syndicat en assemblée générale afin d’être entérinée.

              Les cinq ententes conclues au cours des deux dernières semaines sont d’une durée de quatre ans et prévoient des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %.

              « Avec cette nouvelle entente, nous retrouvons le modèle de règlement que nous avons obtenu à cinq reprises dans des hôtels de différentes grandeurs, ce qui en fait un règlement tout à fait applicable dans tous les établissements qui participent à cette négociation coordonnée. À l’image des autres règlements, le STTHLB a également obtenu des gains importants relativement aux deux autres revendications de la plateforme commune de la 9e ronde de négociations coordonnées, déclare Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. La bonification de leurs indemnités de vacances et de départ fait aussi partie de l’entente. »

              Rappelons que vendredi dernier, sept syndicats qui n’ont pas encore obtenu un règlement dans le cadre de cette négociation ont voté à forte majorité l’adoption d’une banque de cinq jours de grève.

              Une nouvelle entente adoptée
              Lundi, lors d’une assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs Ritz Carlton (CSN) ont adopté leur entente de principe à 90 % pour l’unité opération et à 100 % pour l’unité bureau, lors de deux votes tenus à scrutin secret.

              À propos
              Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              PL110 : une attaque directe contre la libre négociation

              Des syndicats affiliés à la CSN ont profité de la rentrée parlementaire à l’Assemblée nationale, aujourd’hui, pour dénoncer le projet de loi 110 sur le régime de négociation des conventions collectives et de règlement des différends dans le secteur municipal, qu’ils estiment être une attaque directe à la libre négociation. Un premier volet du plan de mobilisation visant à faire reculer le gouvernement sur son projet de loi a été mis en application : ainsi, des panneaux aux couleurs de la campagne « Défendons le droit fondamental de négocier » ont été installés, notamment aux abords de l’Hôtel de ville de Montréal. Cette première action menée par les employé-es municipaux et de transport marque le début d’une importante mobilisation qui se déroulera cet automne afin de contrer l’adoption du projet de loi. Ces activités s’intensifieront au cours des semaines à venir.

              « Nous nous trouvons devant un gouvernement qui croit clairement que si l’on est à l’emploi d’une municipalité ou d’une société de transport au Québec, on ne jouit pas des droits garantis aux autres travailleuses et travailleurs. C’est le seul constat possible à la lecture du projet de loi 110, qui créerait des catégories d’emplois dont la liberté de négocier serait sévèrement restreinte, a affirmé Yvon Godin, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, lors d’un point de presse tenu devant l’Hôtel de ville de Montréal, plus tôt ce matin. « Si ce projet de loi est adopté, des milliers de personnes verront leur droit fondamental de négocier bafoué par le nouveau pouvoir du ministre de décréter leurs conditions de travail. C’est odieux ! », s’est indigné le porte-parole syndical.

              « Nous demandons au gouvernement de retirer son projet de loi qui menace l’équilibre des forces dans le secteur municipal. Nous allons nous battre et allons résister afin que ce projet de loi ne soit pas adopté. Notre meilleure arme contre le mépris du gouvernement Couillard, c’est la solidarité ! », a renchéri Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. « C’est inacceptable dans une démocratie de s’attaquer à nos droits les plus légitimes », a conclu madame Daigneault.

              Partout au Québec, des actions semblables se tiennent aujourd’hui pour dénoncer le projet de loi 110.

              Entente de principe au Quality Suites Pointe-Claire

              La Fédération du commerce–CSN (FC–CSN) annonce une quatrième entente de principe intervenue hier en fin de journée entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Quality Suites Pointe-Claire (CSN) (STTHQSPC) et l’employeur.

              À l’image des trois autres ententes conclues ces deux dernières semaines, celle-ci est d’une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %. Elle sera présentée prochainement aux membres du syndicat en assemblée générale afin d’être entérinée.

              « Que le message soit entendu par les employeurs : le modèle de règlement obtenu avec les trois premières ententes est confirmé à nouveau par celui-ci. Le STTHQSPC a également obtenu des gains importants relativement aux deux autres revendications de la plateforme commune de la 9e ronde de négociations coordonnées, déclare Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Leurs indemnités de vacances et de départ ont aussi été bonifiées. Plus que jamais, le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN a atteint ses objectifs avec ce règlement. »

              « Hier après-midi, lors des assemblées générales coordonnées simultanément à Québec et à Montréal, sept syndicats ont adopté à forte majorité des mandats de grève de cinq jours à appliquer selon leurs plans de mobilisation respectifs et communs. Les employeurs doivent donc à nouveau prendre la juste mesure de ces décisions démocratiques qui les invitent à accepter, le plus tôt possible, notre plateforme commune de revendications dans les ententes à venir », de conclure monsieur Valiquette.

              Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

               

               

              Adoption à forte majorité des mandats de grève de cinq jours

              Sept syndicats affiliés à la Fédération du commerce–CSN (FC–CSN) ont adopté à forte majorité des mandats de grève de cinq jours lors d’une assemblée générale tenue simultanément à Québec et à Montréal.

              Les résultats obtenus à Québec lors des votes à scrutin secret sont : le STT de Hilton Québec (CSN) a voté en faveur à 81 %, le STT de l’Hôtel Pur Québec (CSN) à 81 %, le STT de l’Hôtel Classique–CSN à 97 % et le SE de l’Hôtel Delta Québec–CSN à 94 %. Les résultats de Montréal, où le vote s’est aussi tenu à scrutin secret, sont les suivants : le ST du Bonaventure (CSN) a voté en faveur à 97 %, le STT Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) à 95 %, et le STT de l’Hôtel Holiday Inn Laval Montréal–CSN à 100 %.

              Assemblée générale à Montréal - Photo: Michel Giroux

              Assemblée générale à Montréal – Photo: Michel Giroux

              « Ces résultats clairs relancent aujourd’hui le même message aux différents employeurs des hôtels qui n’ont pas encore accepté les éléments communs de notre plateforme de revendications : nos demandes sont légitimes, réalistes et les trois ententes de principe que nous avons obtenues à ce jour sont là pour en témoigner. Le modèle de règlement est connu et c’est désormais ce à quoi s’attendent les salarié-es membres des syndicats qui ont massivement voté en faveur de cette banque de cinq jours de grève », de dire Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération.

              Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              Entente de principe au Hilton Laval

              La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce une troisième entente de principe intervenue aujourd’hui même entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Hilton Laval (STTHL–CSN) et l’employeur. À l’image des deux autres ententes parafées la semaine dernière, elle est d’une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année. Elle sera présentée prochainement aux membres du syndicat en assemblée générale afin d’être entérinée.

              « Nous sommes heureux de voir que les employeurs acceptent le modèle de règlement que nous avons déjà convenu avec les deux premières ententes. Les membres du STTHL (FC–CSN) ont aussi obtenu des avancées importantes sur les deux autres revendications des syndicats participant à la 9e ronde de négociations coordonnées, souligne Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. La bonification de leurs indemnités de vacances et de départ fait également partie de l’entente. Encore une fois, la FC–CSN considère avoir atteint ses objectifs avec ce règlement. »

              « Pour une troisième fois, nous avons conclu une entente qui respecte notre plateforme commune de revendications. Il est donc clair que les autres règlements devront impérativement tenir compte de ceux-ci. Les membres des syndicats qui n’ont pas encore obtenu un règlement à leur table respective se rencontrent ce vendredi afin d’échanger sur l’état de leurs négociations et, ultimement, d’adopter une nouvelle banque de cinq jours de grève. À cet égard, ceux-ci débrayeront afin de participer à deux assemblées générales qui auront lieu simultanément à Québec et à Montréal. Les employeurs sont donc invités, plus que jamais, à prendre la juste mesure de la situation actuelle », de conclure monsieur Valiquette.

              À propos
              Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

               

              Le syndicat accepte l’offre à l’unanimité

              Réunis en assemblée générale hier, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Marriott Château Champlain (FC–CSN) ont accepté à 100 % par voie de scrutin secret l’entente de principe intervenue le 7 septembre dernier avec leur employeur.

              « L’entente est d’une durée de quatre ans et elle contient des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année. En plus de ces deux éléments de la plateforme commune, le syndicat a réussi à obtenir une bonification de leurs indemnités de vacances et obtenu des gains importants relativement à la question des indemnités de départ », de souligner Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération.

              Le syndicat a également obtenu : une bonification du régime de retraite de 7 à 8 % ; une amélioration significative de la charge de travail des préposé-es aux chambres ; une intégration de ratios de la main-d’œuvre pour plusieurs classifications ; une période de formation obligatoire pour tous les salarié-es qui obtiennent un poste par affichage ou lors d’abolitions de poste ; des améliorations importantes des dispositions reliées à la santé et à la sécurité ; et une meilleure couverture pour leurs assurances collectives.

              « Ce premier règlement et celui du Ritz-Carlton qui a suivi deux jours plus tard, nous démontrent clairement que nos demandes ne sont pas injustifiées, bien au contraire. Les pourparlers se poursuivent aux autres tables de négociations et nous sommes confiants quant au déroulement de ceux-ci. Malgré ces avancées, nous gardons le cap sur le vote de cinq jours de grève qui aura lieu ce vendredi simultanément à Québec et à Montréal », de conclure monsieur Valiquette,

              À propos
              Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce (FC–CSN) compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              Les employés du CHU expriment leurs inquiétudes

              L’activité de la rentrée du personnel du CHU Sainte-Justine qui se tient aujourd’hui et demain prendra cette année des allures de manifestation. Alors que le projet de modernisation Grandir en santé, dont la construction a débuté en 2012, s’achève, les membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS­–CSN) et de la Fédération des professionnèles (FP–CSN) s’inquiètent du manque criant de ressources et des surcharges importantes qu’amènera la réorganisation.

              Un milliard dans le béton et rien pour le personnel qui assure les services
              En 2010, lorsque le gouvernement libéral de l’époque avait présenté le projet d’agrandissement et de modernisation du CHU Sainte-Justine, Jean Charest s’était montré rassurant en affirmant qu’un budget de fonctionnement suffisant serait alloué. Près de six ans plus tard, à quelques mois de l’ouverture officielle des nouvelles installations qui augmenteront la superficie du CHU de 65 %, aucune annonce en ce sens n’a été faite. À l’étude des documents budgétaires déposés en juin dernier, on remarque même une baisse du budget de fonctionnement de 416 656 044 $ en 2015-2016 à 392 836 658 $ pour 2016-2017.

              Plusieurs départements du CHU, très affectés par les compressions, sont déjà en manque de personnel. Au centre de prélèvements, les agentes et les agents administratifs ne suffisent pas à la tâche. La priorité étant accordée aux patients sur place, les personnes qui tentent de joindre le centre par téléphone n’y parviennent souvent pas. « Lorsque des patients attendent 1 h 45 au téléphone sans réussir à avoir la ligne, comment le ministre Barrette peut-il encore dire que les compressions n’affectent pas la qualité des services ? », déclare Gilles Charrois, président du Syndicat national des employé-es du CHU Sainte-Justine – SNE (FSSS–CSN) .

              Avec les mises à pied d’une dizaine de psychologues et de travailleurs sociaux du CHU en décembre, la situation est aussi invivable pour les professionnel-les et les techniciens et techniciennes. « C’était déjà difficile de répondre à la demande avant les mises à pied de l’hiver dernier. Les démarches que nous entreprenons avec les jeunes patients et patientes et leur famille nécessitent du temps, ce que nous n’avons plus », affirme Dominique Pallanca, présidente du Syndicat des techniciens-nes et professionnels-les de la santé et des services sociaux du Québec – STEPSSSQ (FP–CSN).

              Des problèmes de manque de personnel affectent aussi les professionnel-les en soins infirmiers et cardio-respiratoires de Sainte-Justine. Le refus de faire rentrer des employé-es en temps supplémentaire pour effectuer des remplacements, entre autres en néonatalogie, entraîne inévitablement une dégradation de la qualité des soins et un nombre croissant d’incidents.

              Un taux d’absence maladie en nette augmentation

              Les dernières données disponibles sur les employé-es en absence maladie au CHU sont pour le moins préoccupantes. Le ratio d’heures en assurance salaire est passé de 5,67 % en 2011-2012 à 7,23 % en 2014-2015. Pour la présidente du Syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardio-respiratoires – SPSIC (FSSS–CSN), Louise Laplante, les chiffres parlent d’eux-mêmes. « Notre catégorie oscille habituellement autour de 140 personnes en assurance salaire. Nous en avons présentement 200. C’est beaucoup trop ! Si ces données ne suffisent pas à alerter le ministre, il y a lieu de se poser de sérieuses questions sur sa capacité à diriger le réseau ».

              Face à la multiplication des problèmes liés au manque de ressources, les employé-es du CHU Sainte-Justine sont épuisés. Ils somment aujourd’hui le ministre Barrette d’investir dans l’humain en octroyant les fonds nécessaires à l’embauche de personnel au centre hospitalier Sainte-Justine avant l’entrée officielle dans les nouveaux bâtiments en décembre.

              Les employés d’IKEA votent la grève

              C’est par une très forte majorité que les employé-es de IKEA Montréal ont rejeté les dernières offres patronales, lors d’une assemblée générale tenue dimanche dernier. Du même coup, les syndiqué-es se sont munis d’un mandat de moyens de pression, incluant une banque de 24 heures de grève à être déclenchée au moment jugé opportun. La grève a été votée dans une proportion de 92 %.

              Le mécontentement des employé-es était manifeste lors de la réunion syndicale. Les offres patronales sont qualifiées d’insultantes. « L’employeur fait montre d’un mépris sans nom avec son offre salariale. Il veut nous faire régresser, rien de moins ! », s’indigne Carolina Caballero, présidente du Syndicat d’IKEA Montréal (CSN). La direction de la succursale montréalaise de la chaîne scandinave, située dans l’arrondissement Saint-Laurent, propose une offre salariale ni plus ni moins qu’offensante pour les salarié-es. Elle comprend des montants forfaitaires et non indexés pour les deux premières années de la convention collective. De plus, l’employeur veut intégrer une nouvelle méthode de calcul des échelons salariaux qui aurait pour effet de différer sensiblement les augmentations de salaire. On estime que les jeunes embauchés seraient davantage pénalisés par cette nouvelle façon de faire.

              Des demandes légitimes

              Parmi les demandes syndicales, on souhaite obtenir une meilleure protection des emplois, des horaires de travail décents, de saines relations de travail et de justes augmentations de salaire. La convention collective est échue depuis le 31 décembre 2015. Le Syndicat d’IKEA Montréal représente environ 350 travailleuses et travailleurs.

              À propos

              Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) est un organisme régional affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Il regroupe plus de 106 000 membres du secteur public et du secteur privé, répartis au sein d’environ 400 syndicats sur le territoire des régions administratives de Montréal, de Laval et du Grand Nord.

              Les ASSS marchent à Laval pour des soins à domicile dans le réseau public

              La Confédération des syndicats nationaux (CSN) prend part aujourd’hui au rassemblement des auxiliaires en santé et services sociaux (ASSS) afin de défendre leur mission en matière de soins à domicile et de dénoncer la privatisation de ces soins à laquelle se livre le ministre Barrette. L’Association des auxiliaires familiales et sociales du Québec/Auxiliaires aux services de santé et sociaux à l’origine de l’événement, et la CSN, qui multiplie les actions pour dénoncer la réforme Barrette dans le cadre de la campagne Ma place en santé, j’y tiens, demandent au gouvernement de miser sur le système public de santé et de services sociaux pour développer les services à domicile, plutôt que de se concentrer sur le privé comme il le fait actuellement.

              Ce rassemblement regroupe plusieurs des ASSS et travailleuses et travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux venus exprimer leur attachement pour cette profession et pour la préservation des services offerts dans les CLSC. « Les auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS) œuvrent seules à domicile, avec des usagers vulnérables. Les ASSS sont compétentes et mettent en place des plans d’intervention évolutifs et personnalisés pour chaque usagère ou usager visité. Elles sont en communication étroite avec une équipe multidisciplinaire qui ajuste le plan d’intervention selon les besoins et le profil de l’usager en perte d’autonomie. Nous devons défendre cette profession et le droit de la population à des soins de qualité », explique Nathalie Bourque, ASSS et porte-parole de l’AAFSQ.

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              « Le gouvernement annonçait récemment un investissement de 22 millions de dollars visant exclusivement à développer les services privés à domicile. Pourtant, il est urgent d’investir dans le système public de santé et de services sociaux pour répondre efficacement à la demande grandissante de soins et de services à domicile qui se fait énormément sentir partout au Québec et dans la grande région de Montréal », a d’abord commenté la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain, Dominique Daigneault.

              « Le Québec doit prendre le tournant des soins à domicile et la meilleure manière de parvenir à donner les meilleurs soins est de miser sur le public et sur le travail des ASSS. Ces travailleuses et travailleurs sont les mieux placés pour donner les soins adéquats à la population qui souhaite demeurer à domicile et pour assurer les meilleurs suivis auprès de cette clientèle », lance Guy Laurion, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

              « Le gouvernement a-t-il oublié ses responsabilités face aux aîné-es du Québec ? Manifestement oui, et il faudrait aussi lui rappeler que sa mission n’est pas de soutenir le secteur privé. Le gouvernement a l’obligation de répondre aux besoins de la population vieillissante. Aujourd’hui, nous sommes venus lui rappeler que le personnel du réseau de santé et de services sociaux du Québec est le seul à pouvoir leur donner les soins adéquats et à pouvoir leur assurer les suivis qui s’imposent. Quand le ministre Couillard rappellera-t-il à l’ordre son ministre de la Santé et des Services sociaux qui est en train de mettre sérieusement en danger la qualité de vie des personnes les plus vulnérables ? Va-t-il attendre d’être devant un constat d’échec ? », s’interroge pour conclure Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

              À propos

              La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              L’AASFQ a pour objectif la reconnaissance de la profession et de leurs acquis, le partage d’information, l’organisation de congrès annuel de formation, et un travail de communication et d’entraide avec les partenaires en lien avec la profession et le réseau de la santé.

              Grève dans 10 hôtels

              Ce vendredi 9 septembre, alors que le STT Ritz Carlton (FC–CSN) venait tout juste d’en arriver à une entente de principe in extremis avec l’employeur durant la nuit, dix syndicats de l’hôtellerie ont débrayé simultanément à 9 h 30 pour une durée de 24 heures.

              Dans la région montréalaise, les syndicats du Gouverneur Place Dupuis, du Hilton Laval, du Holiday Inn Laval, du Quality Suites de Pointe-Claire, du Bonaventure et du Lord Berri ont participé au débrayage. À Québec, ce sont ceux du Hilton, du Delta, du Classique et de l’Hôtel Pur qui y ont pris part.

              Le ministre Barrette ne peut plus cacher ses intentions

              La CSN est outrée de la privatisation accélérée à laquelle se livre le ministre Barrette sur la question des soins à domicile et qui saute aux yeux aujourd’hui avec l’octroi d’un important contrat public au secteur privé. « Le contrat qui vient d’être donné à une entreprise privée est l’illustration éloquente que le gouvernement est prêt à tout, même à dénaturer le réseau public et universel de soins de santé, pour minimiser ses dépenses. Or, il le fait au détriment des travailleuses et travailleurs du secteur public de la santé et des services sociaux, qui sont pourtant les meilleurs à pouvoir offrir des services continus et à pouvoir assurer les liens entre les membres des équipes soignantes », dénonce le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

              « Avec la vision « tout-au-privé » du ministre, la population aînée du Québec est elle aussi perdante sur toute la ligne. Les auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS) sont les yeux et les oreilles à la fois des patients et du réseau public dans les soins à domicile. Grâce à leur présence, le réseau est en mesure d’adapter l’offre de soins au cas de chacun des patientes et patients et à leurs besoins réels. Comment le ministre peut-il assurer à toute la population du Québec que les aîné-es recevront des soins adaptés et de qualité ? Le ministre aura beau dire, cette façon de rendre les services ne peut qu’échouer. Avant longtemps il devra répondre des ratés de son système », enchaîne le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

              « Dimanche, la CSN participera à la marche et au rassemblement de l’Association des auxiliaires familiales et sociales du Québec/Auxiliaires aux services de santé et sociaux pour rappeler au gouvernement libéral qui semble l’oublier l’importance du rôle des ASSS pour le soutien à domicile des aîné-es. Nous serons là pour nous faire entendre, comme nous le faisons partout au Québec avec la campagne Ma place en santé, afin de rappeler au gouvernement ses responsabilités envers la population vieillissante », conclut Jean Lacharité.

              Entente de principe au Ritz Carlton

              La Fédération du commerce–CSN (FC–CSN) annonce une seconde entente de principe intervenue cette nuit entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs Ritz Carlton (CSN) et l’employeur. D’une durée de quatre ans, l’entente prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 % sur quatre ans. Celle-ci sera également présentée prochainement aux membres du syndicat en assemblée générale afin d’être entérinée.

              « Comme leurs pairs du Marriott Château Champlain, en plus des deux éléments de la plateforme commune, soient ceux touchant à la durée du contrat de travail et aux augmentations salariales, la partie syndicale a obtenu des avancées importantes sur les deux autres revendications des syndicats participant à la 9e ronde de négociations coordonnées, souligne Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Ils ont également bonifié leurs indemnités de vacances, tout en obtenant des gains importants touchant aux indemnités de départ. La FC-CSN considère à nouveau avoir atteint ses objectifs avec ce second règlement. »

              « À l’instar de l’employeur du Marriott Château Champlain, celui du Ritz Carlton a compris qu’il était dans l’intérêt de toutes et de tous d’en arriver à un règlement rapide à la table de négociation. Cette deuxième entente confirme à nouveau le sérieux de la démarche de notre négociation coordonnée et la légitimité de nos revendications communes. À quelques heures du débrayage massif prévu aujourd’hui, nous lançons un nouvel appel aux autres employeurs pour qu’ils déposent rapidement la même offre à leurs salarié-es que celle obtenue in extremis cette nuit », de conclure monsieur Valiquette.

              Dix syndicats en grève

              Les syndiqué-es de plusieurs hôtels ont adopté un mandat de grève de 72 heures pour faire progresser la négociation. Aujourd’hui, 10 d’entre eux érigeront des piquets devant leurs établissements. À Montréal, il s’agit des syndicats du Gouverneur Place Dupuis, du Hilton Laval, du Holiday Inn Laval, du Quality Suites de Pointe-Claire, du Bonaventure, du Lord Berri; à Québec, ceux du Hilton, du Delta, du Classique et de l’Hôtel Pur seront aussi en grève.

              Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              Les syndicats suivants seront en grève aujourd’hui.

              Région de Montréal 

              Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis
              Hilton Laval
              Quality Suites Pointe-Claire
              Hôtel Bonaventure
              Holiday Inn Laval
              Hôtel Lord Berri

              Région de Québec

              Hilton
              Delta
              Hôtel Pur
              Hôtel Classique

              Entente de principe au Marriott Château Champlain

              La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce une entente de principe intervenue tôt ce matin entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Marriott Château Champlain (FC–CSN) et l’employeur. D’une durée de quatre ans, l’entente prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 % sur quatre ans. Celle-ci sera présentée prochainement aux membres du syndicat en assemblée générale afin d’être entérinée.

              « En plus des deux éléments de la plateforme commune, soient ceux touchant à la durée de la convention et aux augmentations salariales, le syndicat a réussi à obtenir des avancées significatives sur les deux autres revendications des syndicats participant à la 9e ronde de négociations coordonnées, de souligner Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Ils ont, entre autres, bonifié leurs indemnités de vacances et obtenu des gains importants relativement à la question des indemnités de départ. La FC–CSN considère donc avoir atteint l’ensemble des objectifs avec ce règlement. »

              « Nous sommes heureux de constater que l’employeur du Marriott Château Champlain a compris que nos revendications étaient sérieuses, légitimes et qu’il avait tout à fait les moyens d’y répondre positivement. À deux jours du débrayage massif prévu ce vendredi, nous lançons donc un appel aux autres employeurs pour qu’ils prennent la juste mesure de ce règlement et qu’ils s’empressent d’offrir le même traitement à leurs salarié-es que celui obtenu aujourd’hui même par les employé-es du Marriott Château Champlain », de conclure monsieur Valiquette.

              Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              À propos
              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              Fermeture de l’installation Minime du CPE Mini-fée de Montréal-Nord

              Une action du Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval (STCPEM) a lieu aujourd’hui dans le cadre de la mobilisation pour la sauvegarde du réseau, alors que l’installation Minime du CPE Mini-fée ferme définitivement ses portes. Rappelons que la direction du CPE avait informé les parents et les salarié-es à la fin du mois de mai 2016 de leur intention de fermer les 18 places, dont 10 places en pouponnière pour les 0-18 mois, dans la foulée des compressions budgétaires imposées par le gouvernement.

              L’ensemble du réseau des services de garde éducatifs en CPE, en milieu familial ou en milieu scolaire est soumis à une pression accrue en raison des dernières compressions budgétaires imposées par le gouvernement Couillard. La CSN déplore que ce soit les enfants qui subissent les effets de ces coupes draconiennes. Pour Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, « il est évident qu’à terme, c’est l’intégrité du réseau qui souffrira de ces décisions politiques hautement contestables. Alors qu’il a fallu de longues années pour mettre en place un service efficace et apprécié, les libéraux saccagent le réseau en quelques mois seulement. »

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              Montréal-Nord, quartier défavorisé comptant un grand nombre de familles monoparentales, nécessiterait davantage de ressources. « Cette fermeture affaiblit le tissu social. Elle laissera des traces dans ce quartier qui voit les gens relever de nombreux défis. Quel message est transmis à la population locale? Les services pour vos tout-petits sont moins importants que les colonnes de chiffres », déplore Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal Métropolitain (CCMM–CSN).

              Du côté de la Fédération de la Santé et des Services sociaux (FSSS–CSN), on rappelle que sous les gouvernements libéraux, c’est le marché privé qui a connu un essor sans précédent. « Alors qu’il coupe dans le réseau des CPE, le gouvernement offre encore une fois au privé un accès facile aux coffres de l’État sans aucune garantie de qualité ni contrôle des dépenses. Depuis l’élection du gouvernement Charest en 2003, les garderies non subventionnées ont connu une croissance de plus de 3300 % et de seulement 46 % pour les CPE », dénonce Luc Bastien, vice-président de la FSSS-CSN.

              Le STCPEML se désole que les salarié-es de l’installation Minime fassent les frais des politiques d’austérité du gouvernement. « Il n’y a pas de sécurité d’emploi dans notre milieu, rappelle Carole Leroux, trésorière du syndicat, ces travailleuses vont devoir reprendre la recherche d’emploi et s’inscrire sur des listes de rappel. »

              Énergie Est n’est pas digne du 21e siècle

              Photos : Michel Giroux

              Hier matin à Montréal, lors de ce qui devait être le début des audiences de l’Office national de l’énergie (ONE), la CSN et d’autres groupes de la société civile ont manifesté contre le projet d’oléoduc Énergie Est.

              Depuis, l’ONÉ s’est plié à la vague de contestation contre le projet en annonçant qu’aucune séance de consultation n’aura lieu avant qu’une décision soit prise d’ici le 7 septembre sur la requête concernant la récusation de deux de ses commissaires.


              Les audiences de l’ONÉ débutent sur fond de remise en question de son impartialité et de sa crédibilité

              Aujourd’hui, alors que débutent les séances du comité d’audiences de l’Office national de l’énergie (ONÉ) à Montréal, plusieurs organisations de la société civile se sont rassemblées pour accueillir les commissaires chargés d’étudier le projet Oléoduc Énergie Est. Le rassemblement visait à souligner le déficit de crédibilité de l’organisme, au vu des récentes révélations concernant une rencontre secrète entre le président de l’ONÉ, deux des trois commissaires responsables de l’évaluation d’Énergie Est et Jean Charest, alors en relation d’affaires avec TransCanada.

              Tous s’entendent pour dénoncer un processus biaisé. « L’évaluation du projet Énergie Est est une mascarade » a déclaré Patrick Bonin de Greenpeace Canada.  « Le processus doit être suspendu et les commissaires qui sont au centre de la controverse doivent être exclus du dossier le temps qu’une enquête soit menée pour faire la lumière sur ces rencontres. La population n’a plus confiance en l’ONÉ et le gouvernement Trudeau doit maintenant agir, lui qui s’est fait élire en promettant de moderniser l’ONÉ et de la rendre crédible. »

              Le 15 août dernier, 36 groupes environnementaux et citoyens ont écrit au ministre Jim Carr afin de lui présenter ces demandes. Cette démarche est restée lettre morte. « Notre ministre des Ressources naturelles, responsable de l’ONÉ, ne daigne pas répondre aux citoyens et aux organisations qui s’inquiètent de l’impartialité du processus, alors que notre ministre de l’Environnement et du Changement Climatique, Catherine McKenna refuse de s’en mêler et martèle qu’il faut faire confiance à nos institutions. Mais dites-moi, comment est-ce possible, après “l’affaire Charest”? » s’est indignée Carole Dupuis, du Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ).

              Les récentes révélations au sujet des contacts entre Jean Charest et des commissaires de l’ONÉ s’ajoutent au fait que l’évaluation du projet  Énergie Est  s’amorce sur la base d’un dossier incomplet. Comme l’a rappelé Anne-Céline Guyon des groupes citoyens Stop oléoduc, « le mode de traversée de la rivière des Outaouais n’a pas encore été précisé, alors que plus 3,2 millions de Québécois seraient à risque d’être privés d’eau potable en cas de déversement. Il n’y a non plus aucune information sur les risques de déversements et les plans d’intervention d’urgence pour les principales rivières du Québec! ».

              Les groupes ont également tenu à rappeler que le projet Énergie Est est incompatible avec les engagements pris par les gouvernements dans le cadre de l’Accord de Paris. Selon une étude de l’Institut Pembina, Énergie Est entraînerait une production supplémentaire d’environ 700 000 barils par jour, soit une augmentation de près de 40 % de la production de pétrole des sables bitumineux. En termes d’émissions de gaz à effet de serre, cette hausse équivaudrait à ajouter  sept millions de voitures sur les routes du Canada annuellement. De plus, près de 30 % du pétrole transporté serait du pétrole américain venant du Dakota du Nord via le pipeline Upland, qui serait raccordé au pipeline Énergie Est au centre du pays. En fait, de 80 à 95 % des 1,1 million de barils transportés chaque jour seraient exportés.

              Les groupes rassemblés aujourd’hui réaffirment qu’il n’y a pas d’acceptabilité sociale autour d’Énergie Est, alors que six Québécois sur dix s’y opposent, tout comme quelque 300 municipalités, l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), l’Union des producteurs agricoles (UPA) et les deux plus importantes centrales syndicales québécoises (CSN et FTQ). Pour Pierre Patry, trésorier de la CSN, « nous nous opposons à l’idée que le territoire québécois devienne une voie de passage pour le pétrole albertain. Il est plus que temps que les gouvernements et TransCanada entendent ce que la population québécoise leur dit : nous ne voulons pas de ce projet ! »

              La CSN prend la parole au comité d’accueil de l’ONÉ

              Pierre Patry, trésorier de la CSN et responsable politique des questions environnementales et du développement durable, prendra la parole lors du comité d’accueil pour le début des audiences de l’Office national de l’énergie (ONE) sur le projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada.

              La CSN joint sa voix à l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) ainsi qu’aux quelque 300 municipalités qui s’opposent au projet de TransCanada. Elle réaffirme son opposition à l’idée que le territoire québécois devienne une voie de passage pour le pétrole albertain, ne récoltant que les risques environnementaux associés aux modes de transport de cette ressource.

              La CSN demande aussi la suspension immédiate du processus illégitime de l’ONE qui est terni par des réunions secrètes et plusieurs manques d’information sur les impacts environnementaux du projet. Elle interpelle les gouvernements fédéral et provincial à tenir compte de leurs obligations internationales en matière de réduction de gaz à effet de serre en misant plutôt sur la création de projets générateurs d’emplois favorisant des énergies propres, locales, et renouvelables.

              DATE : 29 août 2016
              HEURE : 8 h
              ENDROIT : Centre Mont-Royal, 2200, rue Mansfield, Montréal

               

              Les mésententes laissent présager le pire pour la suite

              À la lumière de l’intensification des tensions entre la firme SNC-Lavalin et le CUSM, la CSN revient à la charge et exhorte le gouvernement de rapatrier les contrats de construction et d’entretien du CHUM et du CUSM dans le giron public.

              « Nous l’avons répété encore et encore au cours de la campagne Ma place en santé, et bien avant : les partenariats public-privé sont inefficaces et minent les services à la population. La guérilla judiciaire engagée entre les deux partenaires public et privé dans la saga CUSM et SNC-Lavalin en est une preuve flagrante. Ce conflit interminable est navrant. Ces poursuites siphonnent les ressources du système de santé, ressources qui devraient plutôt être investies dans les services à la population. Pendant que les travaux stagnent et que l’établissement peine à répondre aux besoins des patients, on s’enfonce dans les querelles juridiques », lance Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

              La CSN estime que l’état actuel de la situation est extrêmement inquiétant pour la suite des choses. « L’hôpital est tout neuf et les tensions sont déjà extrêmes. Si rien n’est fait, le contrat du CUSM ne prendra fin qu’en 2044! Combien nous coûtera cette saga des PPP avant que le gouvernement Couillard ne rachète enfin ces contrats », ajoute Guy Laurion, vice-président de la FSSS–CSN.

              Le vice-président de la CSN rappelle que les PPP au CHUM et au CUSM ont déjà engendré des retards et des coûts supplémentaires exorbitants. « Il est urgent que le gouvernement reprenne le contrôle de la situation et retourne au mode conventionnel d’opération qui a fait ses preuves. Les hôpitaux du Québec devraient être le symbole de l’excellence et d’une médecine de pointe : la recherche de profits ainsi que le manque de transparence et de flexibilité nous ont conduits dans une impasse. L’entêtement du gouvernement à maintenir ces PPP est incompréhensible. Combien de fois faudra-t-il le répéter? Nos soins et nos services publics ne passent pas par un affaiblissement de l’État. Il faut en finir avec ces contrats qui ne sont que des gouffres financiers », conclut Jean Lacharité.

              Compressions budgétaires au CISSS de Laval

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) dénonce la privatisation du service des archives au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval. Cette privatisation causée par les compressions budgétaires aura pour effet de réduire l’expertise publique dans le réseau et de rallonger les délais de traitement des dossiers cliniques au CISSS de Laval.

              La direction du CISSS de Laval a pris la décision d’abolir 20 postes du service des archives pour transférer la gestion des dossiers clinique à une entreprise privée de la région de Québec. Le réseau de la santé et des services sociaux doit absorber des compressions budgétaires de plus de 240 millions de dollars pour l’année en cours, dont plus de 5 millions au CISSS de Laval. Pour la FSSS–CSN, cette décision est une nouvelle démonstration de l’effet des mesures d’austérité sur le réseau public.

              « Le CISSS de Laval va encore perdre de l’expertise publique avec cette décision qui favorise la privatisation. Le service des archives est pourtant essentiel pour donner les informations nécessaires aux intervenant-es qui ont besoin d’en savoir plus sur le dossier clinique d’un patient. Aujourd’hui, nous sommes venus dire non à la privatisation et nous demandons à la direction de revenir sur cette décision! », lance Marjolaine Aubé, présidente du syndicat CSN du CSSS Laval.

              « Cette décision fragilise davantage notre système public, alors que nous devrions plutôt travailler à le consolider. On peut prévoir que les délais de traitement des dossiers cliniques allongent, ce qui aura un effet sur notre rapidité à répondre aux besoins des patient-es. Nous sommes aussi préoccupés quant au respect de la confidentialité des dossiers des patient-es avec l’implication d’une entreprise privée. Et que dire de l’impact écologique d’une décision qui augmentera inutilement le transport routier au Québec? », ajoute Luc Bastien, vice-président régional de la FSSS–CSN.

              « C’est une fois de plus le gouvernement Couillard et le ministre Gaétan Barrette qu’il faut pointer du doigt. Le démantèlement de nos services publics se poursuit avec une nouvelle privatisation. C’est pour dénoncer ces attaques à nos services publics que nous poursuivons à la CSN notre campagne Ma place en santé, j’y tiens. Il faut sensibiliser la population aux effets des décisions insensées de ce gouvernement et que les citoyennes et citoyens fassent connaître leur désaccord par rapport à celles-ci», de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

              À propos de la FSSS–CSN

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS–CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

              Nouveau contrat de travail pour le personnel enseignant du Collège LaSalle

              Réunis en assemblée générale, les enseignantes et enseignants du Collège LaSalle, un établissement d’enseignement collégial privé, ont adopté à l’unanimité leur nouvelle convention collective. La précédente était échue depuis octobre 2015. Cette nouvelle entente, en vigueur jusqu’en août 2020, comporte de nombreux gains importants, tant sur les conditions de travail que sur la rémunération.

              Ainsi, le Syndicat des enseignantes et des enseignants du Collège LaSalle (SEECL) a négocié pour que dorénavant ses 340 membres obtiennent de façon prioritaire la charge des cours offerts en ligne, de manière à ce qu’à l’avenir la sous-traitance soit presque abolie.

              Le syndicat a aussi obtenu l’allègement de la tâche de travail, notamment par la réduction du nombre d’étudiants en stage à superviser, la réduction des heures de travail de recherche et développement, et la possibilité de travailler à distance pendant les journées d’étude et les heures de disponibilité pour les étudiants. Ces changements améliorent grandement les conditions de travail.

              En ce qui a trait aux salaires et aux avantages sociaux, l’entente a renouvelé la clause-remorque permettant la parité avec le réseau public des cégeps en ce qui concerne les salaires, et l’a élargie pour inclure les taux horaires des chargé-es de cours, les montants forfaitaires et les ajustements tels que le rangement 23. De plus, il y aura enfin une augmentation de la contribution de l’employeur au régime d’assurances collectives, celle-ci passant de 5 % à 15 % dès maintenant et à 22,5 % d’ici quatre ans. Les membres du SEECL auront aussi la possibilité de convertir leurs congés de maladie non utilisés en congés personnels et bénéficieront de droits parentaux améliorés.

              Pour Andrew Golden, président du SEECL, « ce nouveau contrat de travail permettra d’alléger le travail de nos membres et de faire en sorte qu’il soit mieux reconnu et rémunéré par l’employeur. Il s’agit d’une bonne entente qui améliorera le climat et permettra au collège de continuer à prospérer et à se développer. Au bout du compte, tout le monde sera gagnant ».

              Notons aussi que la nouvelle convention collective comprend des dispositions pour encadrer de manière plus adéquate l’évaluation du personnel enseignant, que ce soit par la direction ou même par les étudiantes et étudiants, ainsi que les tâches de formation en ligne, l’enseignement dispensé dans les centres d’aide, les activités de tutorat dans les services adaptés et le mentorat des nouveaux enseignants.

              Le syndicat a aussi obtenu des améliorations touchant les règles d’attribution de cours, l’ancienneté, les libérations syndicales, la procédure de griefs et l’acquisition de la permanence. Celle-ci sera désormais octroyée dès qu’un enseignant aura effectué au moins un contrat d’une session par année lors des deux années précédentes. Enfin, le syndicat a réussi à faire des gains intéressants sur la protection de la propriété intellectuelle, la responsabilité civile de l’employeur ainsi qu’une procédure en cas de modification des structures de l’établissement.

              Selon Caroline Quesnel, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN)  et responsable du regroupement syndical des collèges privés, « cette entente est importante pour l’ensemble du secteur, tant par son déroulement diligent et exemplaire sur le plan du climat des échanges, que pour les excellents résultats obtenus ».

              Un lancement de saison sous le signe de mises à pied pour Vtélé, MusiquePlus et MusiMax

              C’est sans enthousiasme que les employé-es de Vtélé, MusiquePlus et MusiMax, représentés par la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), assistent ce matin au lancement de la programmation d’automne du Groupe V Média. L’employeur a confirmé, la semaine dernière, la mise à pied de 29 employé-es à temps plein et d’une quinzaine d’employé-es occasionnels.

              Pour le Syndicat des employé-es de V-Interactions (FNC–CSN), cinq techniciens à la mise en ondes ont reçu un avis de mise à pied. Celles et ceux qui restent en poste subiront quant à eux d’importantes modifications de leurs conditions de travail, puisque l’employeur a annoncé qu’il y aura fusion de différents titres d’emploi, et cela, même si les conditions de cette fusion n’ont pas été négociées avec le Syndicat. « Ce que nous tenons à dénoncer aujourd’hui, c’est l’attitude cavalière de cet employeur. Nous comprenons tout à fait que la technologie évolue et que cela peut amener des changements. Toutefois, nous n’acceptons pas que le Groupe V Média fasse fi de la convention collective, décide de fusionner des postes et change les conditions de travail et de rémunération des salarié-es, sans que ces conditions ne soient négociées avec nous », déclare Nathalie Pichette, présidente du Syndicat des employé-es de V-Interactions (FNC–CSN).

              Pour le Syndicat des employées et employés de MusiquePlus (SEEM–CSQ), les mises à pied touchent onze personnes à la production d’émissions et treize personnes à la traduction et au sous-titrage. Là aussi, on fusionnera des postes, les conditions de travail seront grandement modifiées à quelques semaines du début des négociations et l’ensemble de la production sera confiée à des producteurs indépendants, en sous-traitance. « En faisant fi des ententes qu’il a lui-même signées avec ses employé-es en 2015, le Groupe V Média choisit de ne pas respecter le plancher d’emploi et préfère se tourner vers la sous-traitance. Ça n’a pas de sens ! Nous nous expliquons mal que près de la moitié des sous-titreurs et des traducteurs soient mis à pied avec les nombreuses émissions et les nouvelles séries prévues à la programmation. C’est totalement incompréhensible », ajoute Jean-François Mathieu, président du SEEM–CSQ.

              Le trentième anniversaire du télédiffuseur, anciennement TQS, ne sera manifestement pas l’occasion de célébrer pour les employé-es, dont certains y sont depuis les tout débuts.

              Combien d’autres cas de violence avant que le gouvernement assure la sécurité des intervenants?

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) réagit face à un nouvel acte de violence au Centre jeunesse de Montréal. Cette agression intervient dans un contexte où l’austérité met de plus en plus en danger les intervenant-es et les jeunes des centres jeunesse. Pour la FSSS–CSN, le gouvernement Couillard doit agir rapidement pour prévenir d’autres actes de violence.

              Une agression, c’est une agression de trop
              Une agression a eu lieu la semaine dernière au Centre jeunesse de Montréal, blessant deux intervenant-es et démontrant les lacunes des mesures de sécurité dans des établissements aux prises avec les mesures d’austérité du gouvernement Couillard. Les centres jeunesse ont en effet subi des compressions budgétaires de près de 14 millions de dollars seulement l’an dernier. La FSSS–CSN recueille de nombreux témoignages d’intervenant-es qui rendent compte de l’effet désastreux des coupes et d’une violence de plus en plus présente dans leur milieu de travail.

              « La violence est malheureusement une réalité bien présente dans les centres jeunesse. Et nous avons de moins en moins de moyens pour assurer notre sécurité. Les menaces, l’intimidation, la violence verbale et physique sont le lot quotidien des intervenant-es. Comment le centre jeunesse peut-il parler de cas isolé alors que les actes de violence font trop souvent parti de la réalité des intervenant-es? Nous devons absolument faire de cette question une priorité et assurer un environnement sécuritaire dans les centres jeunesse », lance Sylvie Théorêt, présidente du syndicat CSN du Centre jeunesse de Montréal.

              Au gouvernement Couillard d’agir
              Si le gouvernement reconnaît que le travail dans les centres jeunesse est à risque en accordant une prime pour les troubles graves de comportement aux intervenant-es des centres jeunesse, il n’assume pourtant pas toutes ses responsabilités en continuant d’imposer des coupes dans les centres jeunesse. La CSN est actuellement en campagne pour dénoncer les effets des mesures d’austérité sur le réseau de la santé et des services sociaux. La campagne Ma place en santé, j’y tiens dénonce les effets concrets de ces mesures sur les patient-es et le personnel du réseau.

              « On ne doit pas banaliser de tels actes de violence dans les centres jeunesse. On ne peut se permettre que d’autres cas comme celui-ci se produisent et c’est pourquoi nous serons au rendez-vous dans les prochains mois pour dénoncer la situation dans les centres jeunesse. Nous avons atteint le point de non-retour. Le gouvernement doit maintenant passer à l’action et réinvestir dans les centres jeunesse », déclare Luc Bastien, vice-président régional de la FSSS–CSN.

              Les syndicats adoptent leurs moyens de pression

              Depuis les derniers jours, et dans ceux à venir, tous les syndicats qui participent à la neuvième ronde de négociations coordonnées de la Fédération du commerce–CSN (FC–CSN) procèdent à l’adoption de moyens de pression qu’ils pourront mettre en œuvre au besoin. Les membres de chaque syndicat participent à un vote en assemblée générale, dans chacun des établissements.

              « Nous avons déjà plus d’une dizaine de syndicats qui ont adopté les moyens de pression, excluant la grève pour le moment, qui sont déjà mis en application. Les négociations ont débuté, mais les membres trouvent que celles-ci n’avancent pas assez rapidement, un constat que nous partageons entièrement. En plus d’avoir déposé de nombreuses demandes de reculs tout à fait inacceptables, les employeurs affichent un manque flagrant de sérieux. Nous avons déposé nos demandes individuelles et nos quatre revendications communes, mais pour le moment, elles sont ignorées par les différentes parties patronales », de déplorer Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l’hôtellerie.

              Quatre demandes

              Rappelons que les quatre demandes incluses dans la plate-forme commune sont réalistes et légitimes : 1) obtenir davantage de reconnaissance pour nos années de service; 2) obtenir une meilleure protection des emplois et de meilleures compensations; 3) consentir une convention collective de quatre ans, mais pas sans contrepartie et; 4) profiter de la croissance prévue dans notre secteur d’activité.

              « L’Association des hôtels du Grand Montréal vient tout juste de dévoiler des taux d’occupation record de 87,4 % pour le mois de juillet 2016 et une hausse des tarifs de 14 % pour ce même mois comparativement à ceux de l’an dernier. Même scénario à Québec et en Estrie, où la faiblesse du dollar canadien exerce toujours une pression à la hausse sur le nombre de touristes. Statistique Canada nous révélait que le nombre d’emplois dans le secteur de l’hôtellerie affiche également une hausse record à 293 100, soit 7 % de plus que l’an dernier, et ce, partout au Québec. Ces excellents résultats démontrent que le secteur est hautement rentable et que les premiers qui contribuent à ces profits, ce sont bien les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie, de souligner monsieur Valiquette. Nous nous attendons donc à ce que les employeurs nous prennent au sérieux et qu’ils négocient dès que possible des ententes à la hauteur de nos attentes pour que tout le monde puisse continuer à profiter de cette saison record. »

              Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              La CSN affiche ses couleurs au défilé Fierté Montréal 2016

              Plus de 6000 personnes, dont un cortège de militantes et militants de la CSN organisée par le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) ont pris part au défilé. Le premier ministre du Canada comptait parmi les participants; c’était la toute première fois qu’un premier ministre se joignait à un défilé de la fierté.

              Cliquer sur une photo pour parcourir la galerie.

              Photos : Cédric Martin

              Réaction du CCMM au rejet de la parité homme-femme

              « La politique est-elle réservée aux hommes ? C’est ce que semble penser une majorité de jeunes libéraux réunis en congrès en fin de semaine. », a lancé Suzanne Audette, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). Ces derniers ont voté contre la parité homme-femme dans les candidatures électorales, sans rien proposer d’autre. Pourtant, les femmes rencontrent beaucoup de difficulté à s’impliquer politiquement. « Nous savons toutes que le monde de la politique est un milieu difficile pour la conciliation famille-travail et malgré une certaine évolution, les femmes sont encore celles à qui incombent davantage les responsabilités familiales et domestiques», a-t-elle rappelé.

              Pour cette raison, selon le CCMM–CSN, il faut mettre en place des mesures incitatives afin de favoriser l’implication des femmes en politique, et la parité en fait partie. « Il est essentiel qu’une analyse différenciée selon les sexes (ADS) soit faite dans la recherche de solutions et que les jeunes du PLQ, plutôt que de nier le problème, se penchent sérieusement sur des mesures concrètes à mettre en place pour assurer une parité homme-femme », a indiqué la responsable du comité de la condition féminine, Annik Patriarca.

              Évoquée lors du Congrès-Jeunes du PLQ, la question de la compétence est évidemment une fausse question. Selon le CCMM–CSN, des femmes compétentes, il y en a. Il faut simplement avoir la volonté de faire en sorte qu’elles veulent s’intéresser à la politique active.

              « Finalement, nous sommes inquiètes de constater que les jeunes leaders du Parti libéral de demain se préoccupent peu de la place des femmes au sein de leur rang et nous ne serions pas surprises qu’elles se détournent de ce parti qui s’acharne à bafouer le droit des femmes par ses politiques destructrices. » a conclu Annik Patriarca.

              À propos
              Le Conseil central du Montréal métropolitain est un organisme régional affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Il regroupe plus de 106 000 membres du secteur public et du secteur privé, répartis au sein d’environ 400 syndicats sur le territoire des régions administratives de Montréal, de Laval et du Grand Nord.

              Des dîners barbecues à saveur de solidarité

              Photos : Michel Giroux

              Hier midi, le STT du Holiday Inn Sinomonde donnait le coup d’envoi dans la région de Montréal-Laval du plan d’action stratégique de la négociation coordonnée du secteur de l’hôtellerie de la Fédération du commerce (FC–CSN). Les travailleuses et les travailleurs du syndicat ont pris part à un BBQ sur l’heure du dîner. Ce rendez-vous avait pour objectif de tisser des liens de solidarité. Pour l’occasion, Serge Fournier, président de la FC, Michel Valiquette, trésorier de la FC, Patrice Benoit, trésorier du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, ainsi que Charles Sainte-Marie, vice-président du CCMM, se sont déplacés pour manifester leur appui aux travailleuses et aux travailleurs. Soulignons que le 22 juillet dernier, les syndicats de l’hôtellerie des quatre coins du Québec se sont donnés un plan stratégique en appui aux objectifs de cette 9e ronde de négociations coordonnées.

              012 Hôtel Chinois 026 26 juillet 2016 photo Michel Giroux

              010 prise de vue sans titre 020 26 juillet 2016 photo Michel Giroux

              Aujourd’hui, ce sont les travailleuses et les travailleurs du STT de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (FC–CSN) qui ont tenu un dîner BBQ dans la foulée du plan d’action stratégique de la négociation coordonnée du secteur de l’hôtellerie de la Fédération du commerce (FC–CSN). Un membre bien connu du syndicat, Jean Lortie, secrétaire général de la CSN, était présent ainsi que des militantes du STT de l’Hôtel Lord Berri (FC–CSN). Cet été, surveillons les bannières de l’hôtellerie affichant le message de la négociation 2016 “Ensemble, nous sommes l’hôtellerie”.

              023 Gouverneur MTL 064 27 juillet 2016 photo Michel Giroux

              006 Gouverneur MTL 032 27 juillet 2016 photo Michel Giroux

              002 Gouverneur MTL 027 27 juillet 2016 photo Michel Giroux

              STT des centres d’hébergement du Grand Montréal (FSSS–CSN) – Les Jardins de Jouvence

              Les travailleuses du centre d’hébergement privé Les Jardins de Jouvence ont pris la décision d’entrer en grève le 30 juin dernier pour faire débloquer la négociation visant à renouveler leur convention collective. La négociation qui traîne en longueur depuis deux ans achoppe sur plusieurs points. Les demandes syndicales visent à améliorer les conditions de travail et les services offerts aux résidentes et résidents.


              Dans les médias

              Photos : Michel Giroux


              Actualités

              Les travailleuses de la résidence Les Jardins de Jouvence en grève

              Les travailleuses du centre d’hébergement privé Les Jardins de Jouvence ont pris la décision d’entrer en grève le 30 juin dernier pour faire débloquer la négociation visant à renouveler leur convention collective. La négociation qui traîne en longueur depuis deux ans achoppe sur plusieurs points. Les demandes syndicales visent à améliorer les conditions de travail et les services offerts aux résidentes et résidents.

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              Les travailleuses ont pris la décision d’exercer la grève pour faire avancer la négociation, face aux offres méprisantes de l’employeur. Les travailleuses respectent les services essentiels et les soins aux résidents ne sont pas touchés. En mai dernier, elles rejetaient l’offre patronale qui avait pour objectif de les appauvrir. Rappelons que la rémunération moyenne dans ce secteur est de 12 $ de l’heure.

              « Les travailleuses des Jardins de Jouvence entrent en grève pour se faire respecter. L’employeur doit comprendre que ses offres méprisantes sont l’unique raison pour laquelle les travailleuses doivent aujourd’hui exercer leur droit de grève. Si nous voulons améliorer les services donnés aux résidente et résidents des centres d’hébergement privés, nous devons absolument améliorer les conditions de travail des salarié-es qui y œuvrent. Ces femmes et ces hommes travaillent dans des conditions précaires et il faut que cela cesse. La CSN sera au côté de ces travailleuses pour faire débloquer la négociation », lance Guy Trichard, président du Syndicat des centres d’hébergement du Grand Montréal CSN.

              À propos de la FSSS–CSN

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS–CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

              Des économies présumées sur le dos des patients fragilisés

              C’est avec colère et inquiétude que la CSN, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et la Fédération des professionnèles (FP–CSN) prennent acte de la décision du CIUSSS du Centre-Sud de Montréal de transférer trois des dix programmes du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau dans l’Ouest de Montréal.

              Il s’agit pourtant du seul établissement répondant aux besoins des personnes qui souffrent de handicaps physiques ou neurologiques dans l’Est de l’Île. « C’est un bel exemple d’un manque flagrant de sensibilité à l’endroit des patients, pour réaliser des économies de bout de chandelle, seulement à court terme », dénonce Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

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              En effet, pour des centaines de patients vulnérables, le transfert des soins dans l’arrondissement Outremont peut signifier près d’une heure additionnelle en transport adapté, plusieurs fois par semaine, alors que, déjà épuisés, ils tentent de se remettre d’accidents de toutes sortes. « Est-ce que certains patients, à bout de souffle, risquent d’abandonner leur traitement thérapeutique ou encore verront leur progrès physiques limités en raison de la fatigue provoquée par le transport interminable ? » questionne Nancy Corriveau, vice-présidente de la FP–CSN. La distance à parcourir, en provoquant stress et douleur, est en effet une barrière importante pour les usagers, comme en témoignent des usagers dans une vidéo produite par la CSN.

              De surcroît, le gouvernement admet que huit lits seront coupés à cause de cette décision administrative. « On veut nous faire croire que les mégastructures du Dr Barrette visent à améliorer les soins. Comment compte-t-il s’y prendre en coupant des lits ? » lance avec dérision, Guy Laurion, vice-président de la FSSS–CSN. La réduction des lits en internat pourrait provoquer une pénurie de lits auprès de la clientèle lors des périodes d’achalandage plus élevées. Ce qui signifie une rupture de soins.

              Abandonner l’Est de Montréal pour rénover dans l’Ouest

              Le déménagement des programmes pour les blessés à la moelle épinière, pour les traumatisés crâniens et pour les blessés orthopédiques graves exigera la rénovation de l’Institut Gingras-Lindsay, situé dans l’arrondissement Outremont. Combien cela va-t-il coûter, alors que ces services surspécialisés sont déjà dispensés dans les locaux et dans un quartier parfaitement adaptés au Centre de réadaptation Lucie-Bruneau ? En effet, une étude de la firme MCE-Conseils révèle que les installations tels la piscine, le gymnase et les équipements de conditionnement physique sont primordiaux pour les traitements des patients dans le cadre des programmes de réadaptation du Centre Lucie-Bruneau. Disposer des mêmes installations à l’Institut Gingras-Lindsay apparaît impossible en raison du manque d’espace et des coûts importants que cela engendrerait.

              Les explications comptables du CIUSS cachent-elles plutôt des motivations politiques ? « Dire que le gouvernement Couillard prétendait favoriser l’accès aux services avec sa loi 10… En vérité, la création de mégahôpitaux et les compressions à répétition qu’il impose au réseau compromettent jour après jour l’accès aux services de proximité, partout au Québec », de conclure Jean Lacharité.

              Des films engagés dans les parcs de Montréal

              Cette année encore, la CSN est fière de s’associer à Funambules Médias pour la présentation de la 7e édition de Cinéma sous les étoiles.  Dès le jeudi 30 juin, pas moins de 50 documentaires engagés seront présentés gratuitement dans 10 parcs de la Métropole et, pour une première fois, à Val-David. De ce nombre, 38 sont des longs métrages.

              Pour cette soirée d’ouverture, qui débutera à 19 h 30, le film Mahmud’s Escape – A Syrian Family Seeking Refuge, sera présenté au parc Laurier.

              Au menu, des films sur la situation des migrants, sur la disparition des étudiants au Mexique, en 2014, sur la troublante question des pipelines au Québec et plusieurs autres. En première nord-américaine, Comme des lions, qui retrace la lutte menée durant deux ans par les travailleuses et les travailleurs de PSA Aulnay, en 2013, contre la fermeture de leur usine.

               

               

              Un bonne décision pour le droit de manifester

              C’est avec soulagement que le CCMM–CSN accueille le jugement de la Cour supérieure qui invalide l’article du règlement P6 de la Ville de Montréal interdisant le port du masque et, en partie, celui obligeant le dévoilement de l’itinéraire lors de manifestations. Les deux articles problématiques avaient été ajoutés au règlement P6 en 2012, alors que le mouvement étudiant luttait contre la hausse des frais de scolarité.

              Pour le conseil central, ces deux articles portaient atteinte au droit de manifester prévu dans la constitution tout en donnant aux forces policières trop de pouvoir dans leur application. « Ce règlement a permis au SPVM de faire du profilage. Ainsi, l’application de ces deux articles s’est faite à géométrie variable selon qui prenait la rue », déplore Dominique Daigneault, présidente du CCMM–CSN.

              Photo : Michel Giroux

              Photo : Michel Giroux

              Ce jugement, ainsi que celui ayant invalidé l’article 500.1 du Code de la sécurité routière, constitue un rappel à l’ordre. « Les gouvernements et les autorités vont devoir accepter que nous vivons dans un état de droit et qu’ils ne peuvent faire ce qu’ils veulent. Ainsi le droit de manifester est là pour rester, que ça leur plaise ou non », affirme Dominique Daigneault.

              Le CCMM–CSN profite de l’occasion pour demander à la Ville de Montréal de cesser immédiatement les recours initiés en vertu du règlement P6 et pour lesquels plusieurs personnes sont encore en attente d’audition.

              Une entente de principe finalement adoptée

              Les travailleuses et les travailleurs de la compagnie Sucre Lantic sont retournés au travail après avoir adopté le dimanche 5 juin une entente de principe, ce qui leur a permis de conserver leur régime de retraite à prestations déterminées et d’obtenir une augmentation de salaire de 11,3 % étalée sur cinq ans.

              « Il était hors de question d’accepter à quelque niveau que ce soit des disparités de traitement entre les nouveaux salarié-es et les plus anciens », a commenté le président du STT de Sucre Lantic (FC–CSN), Marc L’Heureux.

              Rappelons que Sucre Lantic voulait créer deux classes de salarié-es en obligeant les nouvelles personnes embauchées à devoir attendre huit ans avant d’atteindre le dernier échelon salarial. L’employeur voulait également imposer le régime de retraite à cotisation déterminée aux nouveaux employé-es, et faciliter l’usage de la sous-traitance.

              « Les salarié-es ont tenu leur bout et ont refusé tous les reculs que voulait imposer l’employeur », a conclu David Bergeron-Cyr, vice-président à la Fédération du commerce (FC–CSN).

              Comment brasser un syndicat CSN en trois jours

              Délégué dans l’ancienne organisation syndicale (TUAC 501), Kevin Villeneuve croit que le syndicat affilié à une organisation américaine était trop éloigné des membres. Pire, lui et ses pairs ont constaté un net recul dans leurs conditions de travail par rapport aux autres brasseries régionales et surtout par rapport aux trois géants transnationaux de l’industrie brassicole au Québec : Molson-Coors, Labatt et Sleeman. « Nous n’étions vraiment pas satisfaits de ce local, nous confie-t-il. Lorsqu’on essayait de régler des problèmes à l’usine, il fallait toujours passer par la centrale, la FTQ. On n’avait jamais la chance de résoudre nos difficultés à l’interne. » Ce manque de contrôle sur leur propre destin se faisait le plus sentir lorsqu’ils avaient à négocier leur convention collective : « L’ancien syndicat négociait sans même nous parler », renchérit M. Villeneuve.

              Ce n’est plus le cas. Kevin Villeneuve est le président du tout nouveau Syndicat des travailleuses et travailleurs Les Brasseurs RJ (FC–CSN) depuis l’obtention de leur nouvelle accréditation, le 4 février dernier.

              Le changement d’allégeance syndicale s’est réalisé très rapidement. Après un premier contact l’été dernier avec Renaud Ledoux, conseiller à la syndicalisation, ils ont choisi la semaine entre Noël et le Jour de l’An pour entamer le processus de signature des cartes. En seulement trois jours, la grande majorité des membres de l’unité avaient signé leur carte d’adhésion à la CSN. « Ça s’est passé excessivement vite, s’est exclamé Renaud Ledoux. J’ai déjà connu des campagnes de syndicalisation qui ont duré deux ans ! »

              Le conseiller lève son chapeau aux nouveaux membres : « C’était comme un exemple type ; ils étaient très bien structurés et tout le monde respectait les mots d’ordre à la lettre. » Cet enthousiasme a débordé dans l’organisation de leur syndicat. « Il y a eu une très forte participation à leur première assemblée, remarque Renaud Ledoux. Il y avait des travailleurs de nuit, des jeunes. Plusieurs d’entre eux portaient déjà des tuques CSN ! »

              Nouveau climat de confiance

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              Le prochain défi, c’est de négocier une première convention collective digne d’un syndicat CSN. À cette fin, les premiers pourparlers ont été entamés le 10 juin. Selon Martin Pagé, conseiller syndical à la FC–CSN, il y a du pain sur la planche : « Il faut renégocier la convention collective au complet, surtout sur le plan salarial afin de rattraper les salaires du secteur. C’est le plus gros enjeu et la priorité des membres. C’est également important d’obtenir du temps de libération syndicale afin de donner les moyens aux représentants syndicaux de remplir leurs obligations. »

              Pour Kevin Villeneuve, l’autonomie syndicale est primordiale. Les membres détiennent enfin leur propre accréditation, et il faut que l’employeur respecte le fait que les travailleuses et travailleurs de Les Brasseurs RJ ont leur mot à dire sur leurs conditions de travail.

              Le président syndical constate déjà une nouvelle atmosphère au sein du syndicat de la brasserie. « Quand nous avons un problème, ça se règle ici, explique Kevin Villeneuve. Si un travailleur signale une lacune en santé-sécurité au vice-président responsable du dossier, il s’en occupe tout de suite. Maintenant que notre comité exécutif travaille dans l’entreprise, ça marche beaucoup mieux. »

              Nouveau contrat de travail pour les agents de sécurité

              « Cette entente permet d’éviter un conflit de travail qui aurait pu être long et pénible pour tout le monde », souligne Denis Marcoux, président de la FEESP.

              Réparer une injustice

              Les membres du Syndicat des agents de sécurité d’ADM (SAS-ADM) ont voté pour la grève en avril parce qu’ils s’étaient vu imposer des diminutions salariales annuelles de plusieurs milliers de dollars.

              Il y a plus d’un an, ADM a changé de sous-traitant afin d’assurer la sécurité de l’aéroport à l’extérieur de la zone douanière. Les 140 agentes et agents ont donc été cédés au nouveau sous-traitant (Garda) qui avait diminué les salaires avec l’approbation du syndicat de l’époque. C’est à ce moment que le SAS-ADM a décidé de se joindre à la CSN.

              L’entente prévoit des majorations de plus de 5 % pour les salarié-es avec plus de quatre ans d’ancienneté et diverses bonifications dans les échelles salariales et les primes

              L’information : un bien public qui doit être protégé et expliqué

              L’État québécois, à commencer par le ministère de la Culture et des Communications, doit intervenir de façon urgente pour protéger une information professionnelle de qualité partout au Québec. Dans un mémoire sur l’information présenté au Bureau du renouvellement de la politique culturelle, la Fédération nationale des communications (FNC–CSN) détaille une douzaine de recommandations afin d’assurer la survie de l’information partout sur le territoire.

              « Le grand public et le gouvernement doivent comprendre que le virage numérique et les médias sociaux exercent une pression importante sur les modèles d’affaires des médias professionnels d’information qui forment pourtant le 4e pouvoir. Ils doivent être appuyés dans cette période de transformation, sans quoi, fermetures, compressions et licenciements de journalistes vont se poursuivre au péril de la démocratie », de mettre en garde Pascale St-Onge, présidente de la FNC–CSN. Nos médias doivent obtenir du soutien étatique pour s’adapter et mieux rejoindre les gens sur les plateformes de leur choix, entre autres sous forme de crédits d’impôt temporaires sur la masse salariale. En aucune façon, cette aide ne doit compromettre l’indépendance des organes de presse face à l’État.

              Une récente étude de la firme MCE-Conseils confirme que le tiers des recettes publicitaires québécoises est désormais encaissé par les géants américains du web. En retour, ils ne produisent aucun contenu et ne payent presque aucune taxe ici. En ce sens, le gouvernement doit exiger des rediffuseurs d’information tels que Google et Facebook qu’ils contribuent, par exemple sous forme de redevances, au financement de la production et de la diffusion d’une information de qualité et diversifiée.

              Éduquer et mettre en garde le public contre « les fausses nouvelles »

              La FNC–CSN demande également au ministère de l’Éducation de jouer son rôle auprès des adultes de demain. Il faut mettre sur pied, et de toute urgence, des programmes d’éducation sur les médias. Les citoyennes et les citoyens doivent être en mesure de faire la différence entre les informations provenant de sources fiables et les « fausses nouvelles », entre le contenu promotionnel et le contenu rédactionnel. Ils doivent également bien saisir le fonctionnement des médias pour en comprendre le rôle dans notre société démocratique.

              De plus, le public doit développer sa compréhension du fonctionnement des réseaux sociaux. « Est-ce que chaque internaute sait que ce qui apparaît sur son fil d’actualité, sur Facebook par exemple, a été sélectionné par des algorithmes secrets conçus pour alimenter les usagers selon leurs intérêts ? Aucune place ici pour la diversité des voix. On ne fait que conforter les gens dans leurs pensées », explique Pierre Roger, secrétaire général de la FNC–CSN.

              Pour entretenir une saine démocratie, il faut des citoyennes et des citoyens bien informés et éclairés.

              La FNC réclame un réinvestissement d’urgence dans le réseau muséal

              De toute urgence, le gouvernement du Québec doit bonifier substantiellement l’enveloppe budgétaire du Programme d’Aide au fonctionnement pour les institutions muséales (PAFIM). Cette enveloppe n’a jamais été augmentée ni même indexée au coût de la vie depuis 2007. C’est la principale demande formulée par la Fédération nationale des communications (FNC–CSN) dans son mémoire présenté aujourd’hui dans le cadre des consultations du ministère de la Culture et des Communications en préparation de la refonte de la politique culturelle du Québec.

              « Depuis presque 10 ans, les institutions muséales font preuve d’héroïsme pour continuer d’assurer une fonction essentielle dans toute société, soit la préservation et la diffusion de notre patrimoine collectif et de notre histoire, et ce malgré un important sous-financement du réseau muséal, souligne Pascale St-Onge, présidente de la FNC–CSN. Quand le gouvernement clame que tous doivent faire leur part pour assainir les finances de l’État, on peut affirmer que les musées font la leur depuis des années, avant même la crise économique de 2008. »

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              Manque à gagner structurel

              En tenant compte que de l’inflation, le réseau muséal enregistre aujourd’hui un manque à gagner structurel de 2,5 millions de dollars annuellement. Rappelons d’ailleurs que le rapport Corbo du Groupe de travail sur l’avenir du réseau muséal, mis sur pied sous la gouverne de l’ancien ministre péquiste Maka Kotto, recommandait d’injecter 8,3 millions de dollars dans le réseau dès 2014. Il proposait également de bonifier les enveloppes d’aide de 14 millions de dollars à partir de 2015. Cela n’a jamais été fait.

              L’objectif de revoir la politique culturelle, dont la dernière mouture date de 1992, est entre autres de l’adapter à notre époque contemporaine. « Par exemple, il est inacceptable qu’aujourd’hui, le salaire annuel moyen d’un conservateur de musée – métier qui exige un niveau de maîtrise universitaire – soit de 39 500 $, de dénoncer Claudine Viens, vice-présidente de la FNC–CSN. L’enveloppe du PAFIM doit donc être ajustée en conséquence des exigences et du coût de la vie actuel. »

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              Les ouvriers de la CSDM dénoncent les abolitions de poste

              Plusieurs dizaines d’ouvriers, membres du Syndicat national des employées et employés de la Commission scolaire de Montréal (FEESP–CSN), manifestent présentement devant les bureaux administratifs de la CSDM où se tient ce soir le Conseil des commissaires. Ils dénoncent les abolitions de neuf postes de peintre et d’un poste d’ouvrier certifié d’entretien confirmées dans le plan d’effectifs adopté le 11 mai dernier.

              À la suite de l’annonce des dix postes abolis, le syndicat a appris que la CSDM ouvrirait cinq nouveaux postes de peintre avec des horaires de soir, ce qui va à l’encontre de la convention collective. Le syndicat s’interroge sur les réelles motivations des gestionnaires et s’inquiète aussi de voir cette pratique s’étendre à l’ensemble des ouvriers du Service des ressources matérielles. « Encore une fois, alors que nous sommes en discussion avec eux, la CSDM se retourne et prend des décisions unilatérales. Avec l’état actuel des écoles, il faut plus que jamais ajouter des ressources et non en enlever. Nous le répétons une fois de plus : nous sommes celles et ceux qui connaissons le mieux les bâtiments fréquentés par nos enfants quotidiennement et nous avons des pistes de solution », a affirmé Rémi Desrosiers, président du SNEE (FEESP–CSN).

              À l’ouverture de la rencontre de ce soir, les ouvriers remettront aux commissaires une pétition signée par plus de 150 membres du syndicat. Cette pétition demande notamment que la CSDM change sa décision d’affecter des ouvriers sur des plages horaires de soir et que la CSDM respecte sa politique de conciliation travail-famille.

              À propos

              Le Syndicat national des employées et employés de la Commission scolaire de Montréal | SNEE (FEESP–CSN) représente près de 800 travailleuses et travailleurs des services d’entretien ménager et d’entretien physique, du transport et des cafétérias de la CSDM. .

              Un premier syndicat CSN chez Première Moisson

              Le 3 juin, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la boulangerie Première Moisson (FC–CSN) a reçu son certificat d’accréditation du Tribunal administratif du travail du Québec afin de représenter les quelque 55 salarié-es de l’établissement situé à l’intérieur du marché Jean-Talon, à Montréal.

              Il s’agit d’un premier établissement syndiqué pour la chaîne de boulangerie comptant 23 succursales dans la région du Montréal métropolitain, en plus de deux installations de production. La succursale du marché Jean-Talon est la toute première boulangerie Première Moisson.

              « Nous sommes fiers d’accueillir ces travailleuses et ces travailleurs, a réagi le président de la Fédération du commerce (FC–CSN), Serge Fournier. Dans le commerce de détail, il y a fort à faire pour assurer à toutes et à tous des conditions de travail et des salaires décents. Notre fédération, tout comme la CSN, mettra tout en œuvre pour les soutenir dans la mise sur pied de leur syndicat et la négociation d’une première convention collective. »

              Les conditions de travail chez Première Moisson sont typiques du commerce de détail non syndiqué. La plupart de ces travailleuses et ces travailleurs reçoivent le salaire minimum et plusieurs n’ont pas reçu d’augmentation depuis des années, la plupart n’ont pas accès à des avantages sociaux, il y a un haut taux de roulement de personnel et beaucoup de travail est à faire en santé et sécurité du travail. Ils ont choisi de s’organiser collectivement afin d’agir contre la précarité et améliorer leurs conditions de vie.

              Cette syndicalisation s’inscrit dans une lutte plus large contre la précarité et l’appauvrissement que vivent les salarié-es du commerce de détail et de l’alimentation.

              Les 55 membres du syndicat se réuniront dans les prochaines semaines afin d’élire leur comité exécutif et d’entamer les travaux préparatoires vers une première négociation collective chez Première Moisson.

              Assurer l’avenir d’une information de qualité au Québec

              Les compressions, pertes d’emplois et fermetures de salles de nouvelles se multiplient partout au Québec depuis quelques années, comme ailleurs dans le monde. En cinq ans, la presse écrite a perdu le tiers de ses effectifs, selon les dernières données de l’Institut de la statistique du Québec. « C’est la conséquence de revenus publicitaires en chute libre et qui sont engrangés de plus en plus par les géants américains du web tels Google ou Facebook, qui eux, ne produisent aucun contenu chez nous », déplore Pascale St-Onge, présidente de la FNC–CSN. « Tant qu’un cadre règlementaire et fiscal ne viendra pas protéger nos médias, je ne vois vraiment pas pourquoi la courbe s’inverserait », ajoute la présidente qui en appelle à une intervention urgente des gouvernements fédéral et provincial.

              Jeunes et moins jeunes migrent vers internet. L’idée n’est pas de lutter contre ce phénomène, mais bien de baliser la transition numérique de nos salles de nouvelles afin d’assurer la survie d’une information de qualité, produite ici, pour les gens d’ici. La Fédération nationale des communications (FNC–CSN) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ont donc confié à la firme MCE Conseils le mandat de produire une étude pour identifier des moyens d’intervention pour soutenir le secteur dans son adaptation au nouvel environnement technologique et commercial.

              Recommandations

              De façon urgente et pour une période transitoire, la FNC–CSN recommande à l’État de soutenir la presse écrite qui est particulièrement fragilisée. Il faut dire que, contrairement à la télévision, cette dernière n’est à peu près pas financée par l’État.

              La fédération propose donc les trois mesures suivantes : (A) un crédit d’impôt remboursable sur la masse salariale, inspiré de ce qui existe dans le secteur des titres multimédias ou de la production cinématographique et télévisuelle. Encore une fois, l’objectif est de maintenir les emplois et d’assurer la production de contenu québécois.

              Aussi, le gouvernement du Québec devrait contribuer financièrement et inciter à (B) l’adaptation des pratiques commerciales pour augmenter la capacité de mise en marché des producteurs de contenus d’information québécois. Aujourd’hui, les investissements québécois en matière de publicité sur les plateformes internet et mobiles représentent près de 25 % des dépenses des annonceurs. « La presse écrite est le principal segment touché par l’érosion de ses parts de marché. C’est de l’argent directement versé aux États-Unis à des entreprises qui ne paient aucune taxe à la consommation au Québec », explique Claude Dorion, directeur général de MCE Conseils. Afin d’ériger une barrière entre l’État et le 4e pouvoir, un tel crédit d’impôt dédié à augmenter la mise en marché devrait être administré par un organisme parapublic autonome et compétent tel que la SODEC.

              Enfin, le gouvernement du Québec devrait bonifier d’au moins 3 millions de dollars son actuel Plan culturel numérique de 115 millions de dollars en ajoutant (C) un volet « médias » pour soutenir l’innovation des sites de presse en ligne et des nouvelles plateformes qui offrent des publications numériques quotidiennes d’information politique et générale.

              Ces trois recommandations transitoires engagent la responsabilité de l’État afin qu’il s’assure de la viabilité de la presse. Le droit à l’information et le rôle névralgique de la presse écrite dans le débat démocratique justifient à eux seuls cette intervention.

              Cependant, à moyen et long terme, ces mesures ne sauront garantir l’avenir de l’information au Québec et au Canada, que ce soit en ce qui concerne la presse écrite, la télévision, la radio ou même les plateformes numériques.

              Aussi, ces trois propositions ne doivent pas avoir pour effet de libérer certains joueurs importants de leur responsabilité à plus long terme. La FNC–CSN invite donc les gouvernements à mettre en place le plus rapidement possible des mesures afin de forcer les géants du web à contribuer au financement de la production de contenus et à la fiscalité des pays où ils font des affaires.

              Comme évoqué lors du colloque « L’information : le 4e pouvoir sous pression » en mai dernier, plusieurs avenues peuvent être étudiées :

              • une taxe aux entreprises de nouvelles technologies, telles Google et Facebook, qui utilisent nos infrastructures pour rejoindre le public canadien ;
              • une redevance télévisuelle distribuée aux médias de l’information ;
              • une taxe sur les services internet ;
              • une taxe additionnelle sur les achats d’équipement électronique par les ménages et entreprises.

              « Les Québécoises et les Québécois doivent pouvoir compter sur une information riche, partout, alimentant des réflexions de fond sur la politique, l’économie, la société, la culture et l’actualité en général, afin de jouer leur rôle de citoyen et d’électeur de manière éclairée. À terme, il en va de la survie de la démocratie », de conclure Jacques Létourneau, président de la CSN.

              Une gestion inadéquate en cause selon les professeurs

              La faillite et la fermeture du Conservatoire Lassalle, annoncées lundi, témoignent d’une gestion inadéquate depuis de nombreuses années dans cette école d’arts et de communication renommée.

              Selon le Syndicat des enseignantes et enseignants du Conservatoire Lassalle (SEECL-CSN), une série de problèmes qui auraient pu être évités ont mené l’institution centenaire à cet échec :

              • Une administration déconnectée, qui agit de façon méprisante envers le personnel enseignant qui, en pleine crise, n’a pas daigné consulter ou rencontrer les professeur-es de l’école pour trouver des solutions ;
              • Le déménagement de l’école, en 2014, de la rue Sherbrooke vers un quartier peu accessible et un édifice mal adapté aux besoins des étudiants ;
              • Des professeurs sous-rémunérés (environ 50 % des salaires moyens du secteur) et, conséquemment, un roulement du personnel enseignant très élevé.

              « Il n’est pas surprenant que les inscriptions de nouveaux étudiants aient chuté de plus de la moitié dans les trois dernières années, a commenté Corinne Poulin-Vallée, présidente du SEECL-CSN. Si l’objectif était de fermer une école pourtant connue pour le succès d’un grand nombre de ses diplômé-es, on ne s’y serait pas pris autrement. »

              Les professeur-es du Conservatoire ont pris la décision de se syndiquer en 2014 afin d’améliorer leurs conditions de travail et offrir une meilleure qualité d’enseignement au Conservatoire. Affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), le syndicat a entamé des négociations cette même année. Toutefois, les syndiqué-es travaillaient toujours sans convention collective négociée au moment de la fermeture.

              « Ce n’est certainement pas les salaires du personnel enseignant qui est en cause. Nous détenions toutes et tous un statut de contractuel-les. Il n’y avait pas de reconnaissance de l’expérience, pas de sécurité d’emploi, ni de programme d’assurance collective. Durant les semaines de relâche, les vacances de Noël et les vacances estivales, aucun des professeur-es n’était payé par le Conservatoire, pas même ceux qui y travaillaient à temps plein. Les professeur-es dépendaient de l’assurance-emploi, même s’ils devaient corriger et préparer leurs cours », a déclaré Madame Poulin-Vallée.

              Les membres du SEECL-CSN ont tenté d’interpeller l’administration concernant plusieurs lacunes de l’école – des équipements insuffisants aux nombreuses incohérences dans le cursus scolaire – sans succès.

              Pour sa part, la FNEEQ dénonce le fait que, contrairement au reste du personnel et des étudiants, l’administration n’a même pas pris la peine, le 6 juin, d’aviser par écrit les professeur-es de sa décision de se mettre sous la protection de la Loi sur la faillite. La majorité d’entre eux a appris la nouvelle dans les médias.

              Caroline Quesnel, vice-présidente et responsable du regroupement privé de la fédération, s’étonne du manque de respect envers les professeur-es qui ont porté l’école sur leurs épaules dans des conditions très difficiles ces dernières années. Le refus du Conservatoire de rencontrer le Syndicat dans le cadre de la fermeture de l’établissement est totalement injustifiable.

              « Nous demandons que la direction agisse et prenne ses responsabilités non seulement à l’égard des étudiants mais aussi à l’égard des professeur-es, de dire Caroline Quesnel. Au-delà des questions légales et financières, il faut leur permettre de clore leur carrière au Conservatoire de la meilleure manière possible, en explorant toutes les pistes, dans le respect de leur contribution à l’établissement. »

              Le Conservatoire a même annulé la cérémonie de remise de diplômes – prévue le 8 juin – pour la dernière cohorte étudiante, a noté la secrétaire du syndicat, Nathalie Nicole Bouchard, la doyenne du corps professoral. Pour elle, c’est une triste fin pour un fleuron culturel du Québec.

              « Nos professeur-es étaient fiers d’enseigner au Conservatoire, a-t-elle commenté. Ils y consacraient leur temps, leur énergie et leur passion pour faire rayonner cette institution plus que centenaire. Ils avaient à cœur la réussite des étudiants, qu’ils préparaient très bien pour leurs études universitaires, souvent au sein de programmes très contingentés. Plusieurs anciens nous témoignent souvent à quel point ils ont apprécié la qualité de l’enseignement offert, qui proposait à la fois un solide bagage théorique et une expérience pratique de qualité. »

              Plus forts ensemble à Concordia !

              Les présidences de cinq syndicats CSN de l’Université Concordia – et d’un sixième, qui sera affilié officiellement à la centrale plus tard en juin – se sont rassemblés avec leurs membres sous le soleil vendredi passé au carré Bethune sur le campus du centre-ville.

              De gauche à droite : Alex Macpherson (Syndicat des employé-es de soutien de l’Université Concordia – secteur technique), Kent Cluff (Syndicat des employé-es des bibliothèques de l’Université Concordia), Marylee Wholey (Syndicat des Chargé-es de cours à l’éducation aux adultes de l’Université Concordia), Daniel Rodriguez (syndicat des cols bleus ; le nom officiel n’est pas encore établi), François Carrière (Syndicat des employé-es de soutien de l’Université Concordia), et Danièle Berthiaume (Syndicat employé-es professionnels de Concordia). Photo : Michel Giroux

              Ils mènent une campagne pour défendre le droit de négocier leurs régimes de retraite, un droit menacé par le projet de loi 75 actuellement à l’étude devant l’Assemblée Nationale. Ce projet de loi renforce le pouvoir des administrations universitaires de restructurer unilatéralement des régimes de retraite. Les membres des six syndicats s’associent afin de limiter au maximum les dégâts potentiels.

              Entente de principe adoptée chez Sucre Lantic

              Les travailleuses et les travailleurs de la compagnie Sucre Lantic sont retournés au travail après avoir adopté dimanche soir une entente de principe par voie de scrutin secret.

              « Les salarié-es ont tenu leur bout et ont refusé tous les reculs que voulait imposer l’employeur », a d’abord commenté le vice-président et représentant du secteur agroalimentaire de la Fédération du commerce (FC–CSN), David Bergeron-Cyr.

              Les gains

              Les employé-es conservent donc leur régime à prestation déterminée et ont réussi à maintenir à 4 % leur taux de cotisation. Ils ont également obtenu une augmentation de salaire de 11,3 % sur cinq ans qui se détaille à 2,2 % pour chacune des quatre premières années et à 2,5 % pour la dernière. « Il était hors de question d’accepter à quelque niveau que ce soit des disparités de traitement entre les nouveaux salarié-es et les plus anciens », a enchaîné le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Sucre Lantic (FC–CSN), Marc L’Heureux.

              Rappelons que Sucre Lantic voulait créer deux classes de salarié-es en obligeant les nouvelles personnes embauchées à devoir attendre huit ans avant d’atteindre le dernier échelon salarial. L’employeur voulait également imposer le régime de retraite à cotisation déterminée aux nouveaux employés, et faciliter l’usage de la sous-traitance.

              Le syndicat a amélioré un peu les mécanismes de protection des emplois, a obtenu la création de quelques postes et un réaménagement des horaires qui donne plus de latitude aux syndiqué-es.

              À propos
              La Fédération du commerce (FC–CSN) compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

              Une raison de plus de maintenir la vocation hospitalière de l’Hôtel-Dieu de Montréal

              Dans la foulée de l’étude rendue publique par le Commissaire à la santé et au bien-être sur l’attente aux urgences, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) rappelle l’importance de maintenir la vocation hospitalière de l’Hôtel-Dieu de Montréal. Le maintien des services hospitaliers de cet établissement permettrait de réduire les temps d’attente aux urgences dans la région métropolitaine et ainsi de mieux répondre aux besoins de la population.

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              L’attente aux urgences risque d’augmenter avec la fermeture de l’Hôtel-Dieu

              Il est actuellement prévu que les activités hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal cessent avec le déménagement dans le futur CHUM en PPP. Ce déménagement occasionnera la perte de plusieurs places aux urgences pour la population de la région métropolitaine, ce qui risque d’augmenter davantage les temps d’attente dans les urgences. C’est près de 65 000 patient-es par année qui ne pourront recevoir les soins aux urgences avec le déménagement vers le futur CHUM si le gouvernement Couillard procède à la fermeture de l’Hôtel-Dieu.

              « Si la situation des urgences au Québec est désastreuse actuellement, imaginez ce que ce sera si on ferme un autre hôpital! L’urgence de l’Hôtel-Dieu est rénovée et très performante. Maintenir la vocation hospitalière de l’Hôtel-Dieu permettrait d’améliorer les temps d’attente aux urgences. C’est la seule solution sensée. Le ministre Barrette doit annoncer que les services seront maintenus à l’Hôtel-Dieu », lance Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

              Rappelons que la Coalition Sauvons l’Hôtel-Dieu demande à la fois le maintien de la vocation hospitalière et la création de logements sociaux sur le site de l’établissement. Le projet d’acquisition du site des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph par la Ville de Montréal inclut d’ailleurs la création de logements sociaux.

              « La fermeture de l’Hôtel-Dieu s’inscrit dans le plan de privatisation tranquille du ministre Barrette. Plutôt que de préserver nos établissements publics, il travaille à mettre en place des cliniques privées. Les supercliniques du ministre seront possédées par des médecins et rien n’indique qu’ils permettront d’améliorer l’accès aux services. Faut-il rappeler à monsieur Barrette qu’il n’est pas le ministre des médecins, mais le ministre de la Santé et des Services sociaux? La meilleure manière d’améliorer les soins à la population, c’est de miser sur nos services publics! », de conclure Jean Lacharité.

              La CSN lançait dernièrement la campagne Ma place en santé, j’y tiens. Cette campagne vise à dénoncer la privatisation tranquille du système public de santé et de services sociaux.

              La CSN-Construction revendique un suivi sérieux du comité de vigie

              À titre d’organisation participante au Comité de vigie sur la référence de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction, la CSN-Construction revendique un suivi sérieux des recommandations soumises par les membres de ce comité.

              « Le 30 septembre 2014, le comité de vigie publiait un rapport d’évaluation du système de référence après les deux premières années de fonctionnement. Nous nous attendions donc à ce qu’un suivi rigoureux soit fait afin d’améliorer les lacunes que nous avions observées durant cette période. Or, de l’avis même du sous-ministre du Travail, aucun suivi formel n’a été fait sur les neuf recommandations formulées dans le rapport de la Commission de la construction du Québec (CCQ) », de déplorer Pierre Brassard, président de la CSN-Construction.

              « Une de ces recommandations prévoyait la mise en place d’une liste unique de référence sans mention de l’allégeance syndicale. L’application d’une telle règle aurait définitivement brisé la dynamique de favoritisme que le système de référence visait à combattre. Une autre recommandation, plus pratique celle-ci, visait à retirer des listes les travailleuses et les travailleurs déjà en emploi afin de faciliter l’utilisation des listes publiées par la CCQ pour les employeurs. Du fait que ce sont les travailleuses et les travailleurs qui procèdent à leur mise en disponibilité, cette procédure assurerait un accès direct à celles et ceux qui veulent et peuvent travailler », de souligner monsieur Brassard.

              Un changement de mentalité

              « Les organisations syndicales qui ont largement bénéficié du favoritisme lié au placement syndical sont les premières à revendiquer la mise à mort du système de référence. Si nous désirons sérieusement mettre un terme à la discrimination sur les chantiers, il faut impérativement mettre en place des règles et des procédures qui vont assurer un bon fonctionnement du système », de conclure le président de la fédération.

              À propos
              Fondée en 1924, par et pour les travailleurs, la CSN-Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN-Construction représente plus de 18 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

               

              Il faut que cesse le saccage !

              Photos : Cédric Martin

              Le syndicat des travailleuses en CPE de Montréal-Laval (STCPEM-L), la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) ont tenu à dénoncer l’annonce de la fermeture, le 31 août prochain, de l’installation Minime du CPE Mini-fée situé à Montréal-Nord. Réunis au cours d’un point de presse, les représentantes et les représentants syndicaux ont été rejoints par des travailleuses directement touchées par la nouvelle, par d’autres travailleuses et travailleurs solidaires du réseau et par des parents dont les enfants fréquentent le CPE.

              De gauche à droite, Carole Leroux, Véronique De Sève, Luc Bastien et Dominique Daigneault

              De gauche à droite, Carole Leroux, Véronique De Sève, Luc Bastien et Dominique Daigneault

              Un quartier déjà précarisé

              L’installation Minime est située dans la Maison de la Culture de Montréal-Nord, où d’autres ressources communautaires sont également présentes. L’antenne du CPE Mini-fée offre 18 places pour les jeunes du quartier, dont 10 places en pouponnière. Bien que les jeunes seront tous relocalisés soit dans l’établissement principal soit dans un CPE voisin pour les poupons, il s’agit de 18 places en moins dans un quartier où les programmes sociaux sont plus que nécessaires. Dominique Daigneault, présidente du CCMM–CSN, insiste : « 18 places dans un quartier défavorisé, dont 10 places en pouponnière, c’est un tissu social qu’on effrite encore davantage. Alors que Montréal-Nord aurait besoin de réinvestissement dans les programmes sociaux, voilà qu’on nous annonce plutôt la fermeture d’un service nécessaire pour soutenir les familles du quartier. »

              Des travailleuses sacrifiées pour des arguments comptables

              Ne profitant pas de la sécurité d’emploi, ni de la possibilité d’être relocalisées ailleurs dans le réseau en conservant leurs acquis, les travailleuses seront tout simplement reléguées sur la liste de rappel. Pour plusieurs d’entre elles, cela revient plus ou moins à une mise à pied. Carole Leroux, trésorière du STCPEM-L, explique que « bien qu’elles pourront appliquer ailleurs dans d’autres CPE, leur ancienneté ne sera pas reconnue. Bien sûr, elles conserveront leur échelon salarial, mais cela constitue plus souvent un obstacle qu’un avantage, les employeurs préfèrent une nouvelle salariée située au bas de l’échelle, ça coûte moins cher ! » Pour le STCPEM-L, il est évident qu’une fois de plus ce sont les travailleuses qui feront les frais des arguments comptables des dirigeants et du gouvernement.

              Certaines des travailleuses qui seront affectées par la décision de la fermeture de l’installation Minime, Houria Nedjar, Maggy Eugene, Melidane Joseph, Dorothy Lebel, Marie-Fénale Delance, Cathy L’Heureux et Elisabeta Kasco.

              Certaines des travailleuses qui seront affectées par la décision de la fermeture de l’installation Minime, Houria Nedjar, Maggy Eugene, Melidane Joseph, Dorothy Lebel, Marie-Fénale Delance, Cathy L’Heureux et Elisabeta Kasco.

              Le gouvernement met la hache dans Un réseau qui fait grandir

              Toutes les personnes présentes en avaient contre les récentes compressions imposées par le gouvernement, qui s’ajoutent à une série de coupes ayant affecté le réseau des services de garde éducatifs, que ce soit en CPE, en milieu familial ou en milieu scolaire. Aux yeux de Luc Bastien, vice-président de la FSSS-CSN, ces coupes ne font que consolider l’orientation du gouvernement vers les garderies commerciales privées : « C’est comme une gifle, au même moment où l’on impose des coupes draconiennes au réseau, les garderies commerciales privées se développent à un rythme soutenu. Les CPE, c’est un choix de société juste, équitable et universel qui offre un soutien aux familles tout en permettant le développement des tout-petits » lance-t-il.

              Les jeunes de l’installation Minime font une petite pause au piano en libre-service sur le parquet de la Maison de la Culture de Montréal-Nord

              Les jeunes de l’installation Minime font une petite pause au piano en libre-service sur le parquet de la Maison de la Culture de Montréal-Nord

              Le réseau des CPE devrait être vu comme une avancée significative, pour la société en général et pour les femmes en particulier. Nombreuses sont les familles qui ont pu profiter des CPE et des autres services de garde pour l’éducation de leurs enfants, pendant que les parents pouvaient se consacrer à leur emploi. Malheureusement, si rien n’est fait, cela risque de devenir chose du passé. « Nous avions un système efficace et admiré partout dans le monde. En coupant de la sorte, le gouvernement menace réellement l’intégrité du réseau. Aujourd’hui, c’est une installation de 18 places et ses sept travailleuses, demain, ça sera quoi ? » se questionne Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

              Des parents du quartier solidaires

              Certains parents dont les enfants fréquentent, ou ont fréquenté, l’installation Minime se sont joints aux travailleuses et aux travailleurs afin de leur livrer un message de solidarité. C’est le cas de Daliana Jean Baptiste, mère de Taylor Bois, 9 mois, qui sera relocalisé au CPE l’Oasis et de Hind Djermouni, mère de Nadjim Bouadjil, 4 ans, qui sera relocalisé à l’installation principale du CPE Mini-fée. Toutes deux ont tenu à se déplacer afin de montrer leur solidarité et leur opposition à cette décision.

              Alors que le rassemblement prenait fin, Yvette, qui a préféré taire son identité complète, une travailleuse du quartier qui a profité des services de l’installation Minime pour ses deux enfants, a tenu à livrer un message de solidarité. « Pourquoi ne va-t-on pas chercher l’argent dans les paradis fiscaux plutôt que de laisser les enfants à la rue ? Ces enfants ne comprennent pas pourquoi ils doivent quitter, ils ont créé un réseau, pas seulement entre eux, mais aussi avec les adultes du centre et maintenant on va les envoyer ailleurs alors que l’argent existe », déplore-t-elle.

              Hind Djermouni et Daliana Jean Baptiste, deux parents dont les enfants fréquentent l’installation Minime

              Hind Djermouni et Daliana Jean Baptiste, deux parents dont les enfants fréquentent l’installation Minime

              Nadjim Bouadjil, 4 ans, fils de Hind Djermouni sera relocalisé à l’installation principale

              Nadjim Bouadjil, 4 ans, fils de Hind Djermouni sera relocalisé à l’installation principale

              Taylor Bois, 9 mois, fils de Daliana Jean Baptiste sera relocalisé au CPE l’Oasis puisque le CPE Mini-fée ferme sa seule pouponnière

              Taylor Bois, 9 mois, fils de Daliana Jean Baptiste sera relocalisé au CPE l’Oasis puisque le CPE Mini-fée ferme sa seule pouponnière

              Le 4 juin, on se rassemble à Québec pour soutenir notre réseau

              Les travailleuses et les travailleurs présents rappellent qu’il ne faut pas baisser les bras pour la défense de nos services de garde en CPE, en milieu familial et en milieu scolaire. Nous devons nous mobiliser massivement, que ce soit en signant les cartes postales destinées à Philippe Couillard ou encore le 4 juin prochain.

              « Nous allons continuer à maintenir la pression, nous serons présents vendredi et samedi pour une vigile de 24 heures devant l’Assemblée nationale, qui se terminera par une manifestation dans les rues de Québec. Nous invitons les travailleuses, les parents et l’ensemble de la population à se joindre à nous. La CSN n’abandonnera pas nos tout-petits, la CSN n’abandonnera pas les travailleuses et les travailleurs du réseau », conclut Véronique De Sève.

              La CSN réclame un temps d’arrêt

              Alors que plusieurs établissements montréalais semblent maintenir le cap vers de premiers transferts de ressources psychosociales des CLSC vers des groupes de médecine de famille, des entités à but lucratif, la CSN appelle les directions des centres intégrés de santé du Grand Montréal à la prudence et à reporter l’opération le temps d’en évaluer les conséquences. Aujourd’hui, les professionnel-les de plusieurs CLSC de la région ont tenu des activités de visibilité à l’extérieur des établissements afin de sensibiliser la population aux enjeux posés par ces transferts.

              Photo : Michel Giroux

              Photo : Michel Giroux

               La CSN réclame du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, qu’il instaure un moratoire sur ces transferts pour l’ensemble du territoire québécois. En effet, celui-ci impose, sans aucune consultation, des transferts de professionnel-les, dont de nombreux travailleurs sociaux, des CLSC vers les GMF. Toutefois, la CSN se réjouit de voir que plusieurs établissements ont pris la sage décision de ne pas précipiter ces transferts et de les reporter à plus tard.

              « Il s’avère que nos craintes à l’égard de l’accessibilité aux services pour les clientèles les plus vulnérables, qui ne sont pas inscrites en GMF, sont partagées par de nombreux intervenants du réseau, souligne la vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain – CSN, Suzanne Audette Or, à Montréal, nous avons une concentration beaucoup plus élevée qu’ailleurs de personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale, de dépendance, de pauvreté. Ce serait un non-sens de se lancer tête baissée dans une opération aussi risquée dont on ne connaît pas toutes les conséquences. Pour nous, il va de soi que les établissements montréalais doivent emboiter le pas et rassurer la population ainsi que les travailleuses et les travailleurs en annonçant que les transferts ne débuteront pas le 15 juin, tel que visé initialement ».

              Photo : Michel Giroux

              Photo : Michel Giroux

              Renforcer les CLSC

              Pour la CSN, un moratoire sur ces transferts doit permettre de discuter franchement des moyens à mettre en œuvre pour renforcer nos CLSC, pierre angulaire des services de proximité. Présents dans toutes les communautés, les CLSC permettent à toutes les Québécoises et tous les Québécois d’avoir accès à des services sociaux assurés par des équipes de professionnel-les travaillant en interdisciplinarité. Le transfert des professionnel-les de divers horizons hors des CLSC constitue un drainage de ressources humaines et financières du secteur public vers le secteur privé et affaiblira les CLSC.

              Rappelons qu’ avec le soutien de l’Institut du nouveau monde – et en collaboration avec l’AQESSS – la CSN a tenu, l’an dernier, deux grands Rendez-vous sur l’avenir du système public de santé et de services sociaux où une grande diversité d’intervenants se sont penchés sur des solutions d’avenir pour notre réseau. Plusieurs pistes de solutions rassembleuses ont été envisagées pour renforcer les CLSC. Pour la CSN, les directions des établissements, tout comme le Dr Barrette devraient écouter davantage les solutions promues par les professionnel-les qui assurent les services au quotidien plutôt que d’imposer, du haut vers le bas, des réformes de structures qui remettent en cause l’accessibilité à des services de qualité pour la population.

              La CSN a lancé la semaine dernière une vaste campagne de visibilité et de mobilisation sous le thème Ma place en santé, j’y tiens visant notamment à défendre les CLSC.

              Les travailleuses dénoncent la fermeture d’un premier CPE

              Alors que le gouvernement semble banaliser les effets de ses compressions budgétaires dans le réseau des services de garde, la direction du CPE Mini-fée à Montréal-Nord invoque ces coupes pour justifier la fermeture de son installation Minime, le 31 août prochain. La CSN dénonce vivement la fermeture de cette installation qui compte 18 places, dont 10 places en pouponnière pour les 0-18 mois, et qui emploie sept salariées. Cette annonce de fermeture est d’autant plus malheureuse qu’elle survient en plein cœur de la Semaine québécoise des services éducatifs en CPE et en milieu familial.

              Depuis plusieurs mois déjà, la CSN se mobilise contre l’ensemble des compressions auxquelles le réseau des services de garde, que ce soit en CPE, en milieu familial ou en milieu scolaire, a été soumis au cours des dernières années. « Nous avions un système efficace et admiré partout dans le monde. En coupant de la sorte, le gouvernement menace réellement l’intégrité du réseau. Aujourd’hui, c’est une installation de 18 places et ses sept travailleuses, demain, ça sera quoi ? » se questionne Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

              Cédric Martin

              Cédric Martin

              Au Conseil central du Montréal métropolitain (CCCM-CSN), on déplore la perte d’une telle installation en plein cœur d’un quartier défavorisé. Pour Dominique Daigneault, présidente du CCMM-CSN, « 18 places dans un quartier défavorisé, dont 10 places en pouponnière, c’est un tissu social qu’on effrite encore davantage. Alors que Montréal-Nord aurait besoin de réinvestissement dans les programmes sociaux, voilà qu’on nous annonce plutôt la fermeture d’un service nécessaire pour soutenir les familles du quartier. »

              La fermeture de l’antenne Minime du CPE Mini-fée intervient dans un contexte où le gouvernement libéral semble de plus en plus engagé dans la voie des services de garde privés. « C’est comme une gifle, au même moment où l’on impose des coupes drastiques au réseau, les garderies privées se développent à un rythme soutenu. Les CPE, c’est un choix de société juste, équitable et universel qui offre un soutien aux familles tout en permettant le développement des tout-petits », lance Luc Bastien, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

              Pour sa part, le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval (FSSS-CSN déplore le sort qui est réservé aux travailleuses, dont certaines y travaillent depuis de nombreuses années. « Il faut savoir que les travailleuses de CPE n’ont pas de sécurité d’emploi, elles ne pourront donc pas être relocalisées ailleurs dans le réseau. Elles se retrouveront donc sans emploi ou placées sur des listes de rappels », affirme Carole Leroux, trésorière du STCPEM-L.

              Engagée dans la campagne Un réseau qui fait grandir depuis février dernier, la CSN entend continuer à maintenir la pression. « Nous continuons à faire signer nos cartes postales qui seront remises à Philippe Couillard dans les prochains mois et nous serons présents vendredi prochain devant l’Assemblée nationale, dans le cadre d’une vigile de 24 heures qui se terminera samedi le 4 juin par une manifestation en soutien aux services de garde éducatifs. Nous invitons toute la population à se joindre à nous », conclut Véronique De Sève.

              STT de Sucre Lantic (FC-CSN)

              Les employé-es conservent leur régime à prestation déterminée et ont réussi à maintenir à 4 % leur taux de cotisation. Ils ont également obtenu une augmentation de salaire de 11,3 % sur cinq ans qui se détaille à 2,2 % pour chacune des quatre premières années et à 2,5 % pour la dernière.

              Les employés de Sucre Lantic déclenchent la grève générale illimitée

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Sucre Lantic (FC-CSN), qui compte près de 170 membres, a déclenché une grève générale illimitée hier à minuit afin de protester contre les reculs importants que la partie patronale veut leur faire subir.

              Photo : Raynald Leblanc

              Photo : Raynald Leblanc

              « Sucre Lantic veut s’attaquer aux régimes de retraite à prestations déterminées des employé-es et mettre en place pour les nouvelles personnes embauchées un régime à cotisation déterminée. Non seulement une telle mesure est odieuse puisqu’elle crée deux classes de travailleuses et de travailleurs, mais il est hors de question que nous acceptions de mettre notre sécurité de retraite en jeu : les régimes à cotisation déterminée comportent des risques plus élevés pour la stabilité des prestations puisqu’ils suivent les fluctuations du marché. L’employeur peut tout de suite oublier son idée, elle ne passera pas », souligne d’entrée de jeu le président du syndicat, Marc L’Heureux.

              La volonté de Sucre Lantic de créer deux classes de travailleuses et de travailleurs se reflète aussi dans l’obligation pour les nouvelles personnes embauchées d’attendre huit ans avant d’atteindre le dernier échelon, alors que ceux qui sont en poste en ce moment bénéficient d’un échelon unique. « L’employeur doit cesser de s’acharner sur les nouveaux : nous ne le laisserons pas piller nos acquis qui ont été dûment négociés au fil des conventions », explique aussi Marc l’Heureux.

              Photo : Raynald Leblanc

              Photo : Raynald Leblanc

              La protection des emplois figure également dans les enjeux de négociation. « En 2014, l’employeur avait coupé brutalement 59 postes à l’usine. Aujourd’hui, il refuse d’accéder à notre demande de mieux encadrer le recours à la sous-traitance. Après les pertes d’emplois drastiques de 2014, nous en sommes venus à la conclusion que nous devons mieux protéger notre travail contre la sous-traitance, d’autant plus que celle-ci n’est absolument pas un gage d’économie de coûts ni de production de meilleure qualité », conclut le président du syndicat.

              Photo : Raynald Leblanc

              Photo : Raynald Leblanc

              Les salarié-es votent la grève

              Réunis en assemblée générale, hier, les salarié-es de SSQ-Vie de Montréal et de Québec ont voté dans une proportion de 72 %, par scrutin secret, en faveur d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, à exercer au moment opportun.

              La convention collective des quelque 600 salarié-es de SSQ-Vie est échue depuis le 31 décembre 2014 et les négociations n’ont pas permis de conclure une entente satisfaisante jusqu’à maintenant. Au cœur du litige : des demandes patronales de reculs importants au régime de retraite ainsi qu’aux assurances collectives.

              Aucune rencontre n’a eu lieu depuis décembre 2015. Un conciliateur a été nommé en octobre 2015.

              Le syndicat entend mettre toutes ses énergies à la conclusion d’une entente satisfaisante dans les prochains jours. Le comité de négociation syndical est prêt à négocier jour et nuit s’il le faut.

               

              Une catastrophe annoncée, selon la FEESP

              L’ensemble des employé-es de soutien de la Commission scolaire de Montréal, affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), demandent aux élu-es de la CSDM de refuser toute forme d’ingérence du privé dans la construction et la gestion des écoles publiques de Montréal.

              Un texte paru dans La Presse cette semaine faisait état de discussions entre la CSDM et le promoteur Christian Yaccarini pour la construction d’une école primaire dans le quartier Rosemont. Citant M. Yaccarini, le journaliste évoquait la possibilité que, à la suite de la construction de l’école par le promoteur, la CSDM s’engage à louer le bâtiment sur une période de 40 ou 50 ans. « Ce que nous avons lu cette semaine soulève beaucoup de questions. Qui assurera l’entretien de ces bâtiments qui seront loués par la CSDM ? Est-ce qu’on souhaite vraiment laisser l’entretien de nos écoles à des propriétaires privés ? » demande Gilbert Ducharme, président par intérim de l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM).

              Avec de nombreuses expériences catastrophiques dans les dernières années, la démonstration n’est plus à faire quant à l’échec des PPP. L’explosion des coûts et les dépassements de délais des chantiers du CHUM et du CUSM en sont les exemples les plus frappants. « Nous avons déjà, à l’intérieur de nos établissements, une infiltration sournoise du privé par la sous-traitance et ce que nous constatons, c’est que ça coûte plus cher et que le travail est donné au plus bas soumissionnaire, qui souvent néglige la qualité du travail. Nous devons absolument maintenir l’expertise dans le réseau public », affirme Rémi Desrosiers, président du Syndicat national des employées et employés de la Commission scolaire de Montréal (SNEE).

              « La présidente de la CSDM, Mme Harel-Bourdon, dit défendre l’investissement public en éducation. D’ailleurs, pas plus tard que le 21 mars dernier, dans une entrevue à La Presse, elle disait vouloir passer par le budget fédéral des infrastructures pour obtenir du financement. Nous lui demandons aujourd’hui de ne pas céder à l’appel dangereux du partenariat public-privé, car des exemples récents de ce type d’alliance prouvent hors de tout doute que le public en sort toujours perdant. Nous sommes d’avis qu’il y a d’autres solutions, plus porteuses pour l’avenir des écoles montréalaises », affirme à son tour Michel Picard, président de l’Association professionnelle du personnel administratif (APPA).

              Ces discussions en vue d’un premier PPP entre la CSDM et un promoteur privé surviennent après des années de compressions en éducation. « Nous sommes en plein dans la logique de l’austérité néolibérale du gouvernement de Philippe Couillard : affamer les institutions publiques pour permettre au privé de se positionner comme la seule alternative et ainsi favoriser le désengagement de l’État dans ses missions fondamentales. La CSDM ne doit pas tomber dans le piège », conclut Denis Marcoux, président de la FEESP-CSN.

              À propos

              L’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN), l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM-CSN) et le Syndicat national des employées et des employés de la Commission scolaire de Montréal (SNEE-CSN) représentent près de 7000 travailleuses et travailleurs pour les catégories d’emplois administratifs, techniques, paratechniques, d’adaptation scolaire, des services de garde, de même que les concierges ainsi que toutes les personnes salariées des services d’entretien de la CSDM. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

              Les agents de sécurité votent pour l’entente de principe

              Les agents de sécurité d’Aéroport de Montréal (ADM) à Dorval ont voté dans une proportion de 81 % pour l’entente de principe intervenue la semaine dernière entre les négociateurs syndicaux et patronaux.

              Cinquante-neuf agents affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) ont voté pour l’entente de principe alors que 14 d’entre eux ont voté contre.

              « Cette entente permet d’éviter un conflit de travail qui aurait pu être long et pénible pour tout le monde. La direction d’ADM s’assure de conserver l’expertise des agentes et des agents et les gains que nous sommes allés chercher pour eux sont plus qu’appréciables », souligne Denis Marcoux, président de la FEESP.

              Réparer une injustice

              Les membres du Syndicat des agents de sécurité d’ADM (SAS-ADM) ont voté pour la grève en avril parce qu’ils s’étaient vu imposer des diminutions salariales de plusieurs milliers de dollars annuellement.

              Il y a plus d’un an, ADM a changé de sous-traitant afin d’assurer la sécurité de l’aéroport à l’extérieur de la zone douanière. Les 140 agentes et agents qui détiennent une expertise très pointue ont donc été cédés au nouveau sous-traitant (Garda) qui avait diminué les salaires.

              L’entente prévoit des majorations de plus de 5 % pour les salariés avec plus de quatre ans d’ancienneté, le paiement complet du stationnement par l’employeur et diverses bonifications dans les échelles salariales et les primes.

              « Les salariés pourront rattraper une grande partie des pertes financières imposées depuis plus d’un an par le nouvel employeur. Le syndicat va poursuivre sa lutte pour une reconnaissance accrue de son rôle et de son professionnalisme dans la sécurité de l’aéroport », affirme Jean-Philippe Dionne, conseiller syndical à la FEESP-CSN.

              STT des centres de la petite enfance de Montréal et Laval (FSSS-CSN) | Centre de la petite enfance du Parc

              Le 15 mars 2016, le Syndicat des travailleuses (eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval (FSSS-CSN) a été accrédité pour représenter « Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail » du Centre de la petite enfance du Parc.

              Ces travailleuses et travailleurs ont majoritairement choisi de joindre les rangs de la CSN pour combattre les injustices et la violence de la part de leur employeur.

              Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

              Syndicat des employées et employés du service des opérations commerciales de RDS (FNC-CSN)

              Le 6 mai 2016, le Conseil canadien des relations industrielles a reconnu le Syndicat des employées et employés du service des opérations commerciales de RDS – CSN pour représenter « Tous les employés du service des opérations de routage travaillant pour le Réseau des sports (RDS), une division de Bell Média inc., situé au 1755, boulevard Renée-Lévesque Est, Montréal (Québec), à l’exclusion du chef des opérations commerciales et de ceux de niveau supérieur ainsi que tous les employés visés par un autre certificat d’accréditation ».

              Ces travailleuses et travailleurs affectés au routage des publicités, ont majoritairement choisi de grossir les rangs de la CSN, afin de se garantir une protection collective face à la volonté du groupe Bell Médias de « rationaliser » les différents services de routage parmi ses différentes divisions. Par ailleurs, ce groupe de travailleuses et travailleurs veut faire reconnaitre par Bell Médias sa culture de travail et ses particularités. Enfin, ces travailleuses et travailleurs souhaitent que leur travail spécialisé soit rémunéré à la hauteur de ce qui se fait ailleurs dans l’industrie.

              Le Syndicat des employées et employés du service des opérations commerciales de RDS (FNC-CSN) est affilié à la Fédération nationale des communications (FNC-CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

              Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention sociale de Montréal-Laval (FSSS-CSN)

              Le 15 avril 2016, le Tribunal administratif du travail a accrédité le Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention sociale de Montréal-Laval – CSN pour représenter « Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail, à l’exception des coordonnatrices et coordonnateurs. » à l’emploi de : Hébergement Jeunesse Le Tournant.

              L’adhésion à un syndicat CSN devenait, pour ces travailleuses et travailleurs, un moyen de solidarité pour se faire respecter.

              Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

              Le gouvernement Couillard doit maintenir l’Hôtel-Dieu de Montréal dans le réseau public de santé

              La Confédération des syndicats nationaux (CSN) réagit à l’annonce de l’achat par la Ville de Montréal du site des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph. Pour l’organisation syndicale, il est important que l’Hôtel-Dieu de Montréal conserve une vocation santé à l’intérieur du réseau public et que le projet piloté par la Ville de Montréal entraîne aussi  la création de logements sociaux.

              La Ville de Montréal annonçait ce matin son intention d’acquérir le site patrimonial des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph, sur le Plateau Mont-Royal. Pour la CSN, ce site doit demeurer dans le giron public et servir à l’ensemble de la communauté montréalaise. La CSN appuie de plus le projet défendu par la Coalition Sauvons l’Hôtel-Dieu, qui demande le maintien de la vocation hospitalière de l’Hôtel-Dieu et le  développement de logements sociaux.

              « Un débat public doit avoir lieu sur l’utilisation d’un site patrimonial aussi important pour notre histoire que l’Hôtel-Dieu de Montréal. Nous sommes heureux de voir que nos propositions font du chemin. Une partie du site pourra accueillir des logements sociaux. Il faut maintenant que le gouvernement Couillard rassure la population et annonce le maintien de la vocation santé au sein du système public de santé de l’Hôtel-Dieu », explique Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

              À propos de la CSN
              La CSN est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux. Elle regroupe, en outre, plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              Ultime demande des syndicats de la CSDM d’éviter les coupes de postes et de services pour 2016-2017

              Les présidences des cinq syndicats représentant le personnel de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) formulent une ultime demande aux commissaires de la CSDM de rejeter la proposition de plan d’effectifs pour l’année 2016-2017 qui comporte une suppression de près d’une centaine de postes. L’octroi d’une somme de 15 000 000 de dollars par le ministre de l’Éducation a permis d’éviter que les compressions soient encore plus importantes, mais ne suffira pas à maintenir tous les postes et tous les services pour l’an prochain.

              « Le personnel de soutien, administratif, technique et paratechnique est durement affecté par ce plan d’effectifs où une soixantaine de postes seront abolis. Ces dizaines de postes s’ajoutent à près de 220 déjà supprimés depuis 2010. Les services tant aux élèves qu’aux membres du personnel seront certainement affectés, car les mises à pied des dernières années ont déjà des effets néfastes, tels que l’augmentation des congés de maladie et des délais avant que les services requis soient rendus. Non seulement les coupes doivent cesser, mais un réinvestissement massif est nécessaire compte tenu de la situation particulière à Montréal, notamment en ce qui concerne les écoles vétustes, la francisation des néo-Québécois, le nombre et la forte proportion d’élèves aux besoins particuliers ainsi que l’iniquité dans l’offre de services aux élèves d’un milieu à l’autre », de dire monsieur Michel Picard, président de l’Association professionnelle du personnel administratif.

              « En supprimant des postes d’ouvriers spécialisés, d’aide-concierge ou d’employé-es de cafétéria, la CSDM ouvre aussi la porte à la sous-traitance, même si l’histoire nous démontre que les économies de budget anticipées en faisant affaire avec le secteur privé ne sont qu’une chimère. Pour économiser, la CSDM doit embaucher et compter sur ses employés. Le coût des travaux réalisés est de 33 % moins cher que ceux assumés par l’entreprise privée. L’objectif n’est-il pas d’offrir des services de qualité tout en maintenant l’expertise à la CSDM? L’état lamentable du parc immobilier impose de nombreux travaux urgents et coûteux. La CSDM sortira gagnante si elle confie la majorité de ces travaux à ses employés qualifiés et dévoués. Pour cela, l’embauche est une meilleure solution que la suppression de postes », de poursuivre Rémi Desrosiers, président du Syndicat national des employées et employés.

              « Le gouvernement doit cesser d’affirmer à tout vent que les compressions demandées n’affectent pas les services directs aux élèves. L’an dernier entre autres, des postes de psychologues et de psychoéducateurs ont été supprimés. Cette année, malgré l’ajout de 15 millions de dollars qui permettra d’embaucher un plus grand nombre d’orthophonistes et de réduire le nombre de postes supprimés, les postes de près de cinq animateurs de vie spirituelle et communautaire ainsi que plus de cinq conseillers en orientation seront supprimés. Ces abolitions touchent des services directs aux élèves », d’expliquer Michel Mayrand, président du Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal.

              « Dans le plan d’effectifs 2016 de la CSDM, on prévoit l’embauche de deux concierges de plus pour l’entretien de quelque 225 édifices. Ces embauches, alors que les autres catégories de personnel subissent des pertes, devraient être une bonne nouvelle sauf que la réduction des heures de travail aura pour effet de transférer des tâches, jusque-là effectuées le soir, aux concierges travaillant le jour. Les concierges offrent des services aux élèves. Leur travail leur permet d’apprendre dans un environnement sain et dans des conditions de vie adéquates. Quand on sait à quel point nos écoles sont vétustes et que le manque d’entretien ménager peut avoir des conséquences importantes sur la qualité de l’air dans nos établissements, la solution de supprimer ou de comprimer les postes en soirée fera en sorte que le remède fera plus de mal que de bien », d’ajouter Gilbert Ducharme, président par intérim de l’Association des concierges des écoles du district de Montréal.

              « Les compressions budgétaires des cinq dernières années s’inscrivent dans une approche de marchandisation de l’éducation. Loin d’être un luxe, les services éducatifs publics sont essentiels, tant pour la jeunesse que pour la société québécoise. Ce n’est plus possible de fonctionner avec ce manque cruel de financement. Pour sauver l’école publique, l’école montréalaise et l’éducation publique à la CSDM, les commissaires doivent résister à appliquer les mesures d’austérité imposées par le gouvernement libéral et rejeter la proposition de supprimer une autre centaine de postes dans le plan d’effectifs. Nous, les syndicats, tendons la main aux commissaires pour amorcer une réflexion collective avec le personnel et les parents de la CSDM dans une perspective d’assurer la pérennité des services d’éducation publique grâce à un financement permettant de répondre aux besoins particuliers de l’école montréalaise, et de l’école publique en général. Le gouvernement doit cesser cette tactique de combler les besoins au compte-gouttes en saupoudrant quelques millions par-ci et par-là année après année. Assurons le financement adéquat de l’école publique une fois pour toutes », de conclure Catherine Renaud, présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal.

              Profil de la CSDM

              La CSDM compte un peu plus de 15 000 employés au service de 110 000 élèves fréquentant les écoles et les centres de la CSDM. On compte un nombre et une proportion plus élevés que dans toute autre commission scolaire d’élèves en difficulté, issus de milieux défavorisés et n’ayant pas le français comme langue maternelle.

               

              Les agents de sécurité d’Aéroport de Montréal maintiennent la pression

               

              La veille de la poursuite de la négociation, prévue pour demain soir (mercredi), les membres du Syndicat des agent-es de sécurité d’Aéroport de Montréal (SAS-ADM) ont poursuivi leur mobilisation pour obtenir de leur employeur qu’il présente de meilleures offres salariales. Ils ont manifesté ce midi pour dénoncer les diminutions salariales sauvages dont ils sont victimes. Vendredi dernier, en assemblée générale, ils ont rejeté à 69 % les dernières offres patronales jugées insuffisantes.

              Photo : Raynald Leblanc

              Photo : Raynald Leblanc

              Avant d’intégrer la CSN, les syndiqué-es affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) se sont vu imposer des diminutions salariales de plusieurs milliers de dollars annuellement.

              ADM a changé de sous-traitant afin d’assurer la sécurité de l’aéroport à l’extérieur de la zone douanière. « Les 140 agents et agentes de sécurité qui détiennent une expertise très pointue ont été cédés au nouveau sous-traitant (Garda) qui a décidé de diminuer de façon draconienne le salaire des employé-es dès leur entrée en fonction, une décision inacceptable et immorale. Nous avons des familles à nourrir et des obligations financières, nous avons besoin de la totalité de notre salaire », lance Koufache Arezki président du SAS-ADM.

              Photo : Raynald Leblanc

              Photo : Raynald Leblanc

              Le syndicat craint une perte d’expertise causée par un roulement excessif du personnel. D’ailleurs, depuis que la baisse salariale est effective, pas moins de 20 agents ont quitté leur emploi et le recrutement est difficile.

              Les syndiqué-es ont en main un mandat de grève de 36 heures à exercer au moment jugé opportun

              Un nouveau chapitre s’ouvre pour les professeurs du Collège Marianopolis

              Réunis hier soir en assemblée générale, les enseignantes et enseignants du Collège Marianopolis ont approuvé leur première convention collective, et ce, à l’unanimité. À peine deux ans après la création du syndicat en avril 2014, ce nouveau contrat représente des gains historiques pour le personnel enseignant de ce collège anglophone plus que centenaire, situé dans l’arrondissement de Westmount à Montréal.

              Les membres du Syndicat des professeurs du Collège Marianopolis ont adopté leur première convention collective à l'unanimité.

              Les membres du Syndicat des professeurs du Collège Marianopolis ont adopté leur première convention collective à l’unanimité (photo : Michel Giroux).

              Parmi les gains entérinés par les membres du syndicat :

              • la mise en place de règles non arbitraires d’évaluation des enseignants et enseignantes ;
              • une amélioration du processus d’acquisition du statut de professeur-e régulier ;
              • une réduction de la charge de travail des enseignants de mathématiques et sciences, qui devient équivalente à celle de professeurs de cégep ;
              • l’élection par les membres du syndicat des professeurs membres du Conseil d’administration du collège ;
              • le maintien et l’augmentation dans certains cas des libérations pour les coordonnateurs de départements et de programmes ;
              • des règles encadrant les mesures disciplinaires et une procédure de griefs et d’arbitrage qui s’inscrivent dans le droit fil des autres conventions signées au secteur privé de la FNEEQ ;
              • des clauses assurant parité avec le secteur public en matière de salaire, de l’évaluation de la scolarité, et des congés parentaux ; et
              • la reconnaissance des droits du syndicat et un plein exercice de la représentation syndicale.
              Elizabeth Arnot, présidente du syndicat, répond à la question d'un membre.

              Elizabeth Arnot, présidente du syndicat, répond à la question d’un membre (photo : Michel Giroux).

              Pour Elizabeth Arnot, présidente du Syndicat des professeurs du Collège Marianopolis, l’entente se traduit par des retombées pour la communauté tout entière du Collège. « Il s’agit vraiment d’un nouveau chapitre qui s’ouvre pour nous. Grâce aux efforts de nos membres et de notre équipe de négociation, nous allons commencer la prochaine année scolaire avec des conditions de travail bien améliorées. Force est de constater que de meilleures conditions de travail pour nous signifient de meilleures conditions d’enseignement pour nos étudiants. ».

              « Il y a un avantage clair à regrouper nos forces, souligne Caroline Quesnel, vice-présidente, responsable du regroupement privé de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN). Nous comptons plus d’une dizaine de nouveaux syndicats dans ce regroupement de la FNEEQ depuis quatre ans. C’est parce que les enseignants réalisent qu’on peut négocier de meilleures conditions de travail quand nous sommes toutes et tous ensemble. Cette entente au Collège Marianopolis est un exemple emblématique de notre capacité de faire avancer la profession. »

              Le syndicat et la direction du collège ont eu 33 rencontres de négociation, dont 12 devant un conciliateur nommé par le ministère du Travail. La convention sera d’une durée de trois ans.

              Le Syndicat des professeurs du Collège Marianopolis est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

              À propos de la FNEEQ-CSN

              La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Le regroupement privé compte 39 syndicats rassemblant plus de 2300 membres. La FNEEQ-CSN est affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

              À propos du CCMM-CSN 

              Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              À propos la CSN

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              Non au travail qui tue !

              Des membres de la CSN-Construction ont distribué des tracts au chantier du CHUM dans le cadre des activités du 28 avril.

              L’élimination des dangers à la source est un droit de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs. Le travail s’intensifie et les pressions sont de plus en plus importantes sur la main-d’œuvre pour augmenter la productivité, aggravant ainsi les risques d’accidents et d’épuisement.

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              La CSN-Construction milite activement afin d’améliorer les conditions de travail et veut rappeler aux employeurs et aux gouvernements que les risques auxquels sont exposés les travailleurs sont trop importants pour que nous baissions les bras.

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              « Le 28 avril, c’est la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail. 196 personnes sont mortes au travail au Québec en 2015, mais il y a également des milliers de travailleurs qui se sont blessés dans l’exercice de leurs fonctions.

              Dans l’industrie de la construction, ce sont les chutes qui nuisent à notre santé. Les blessures s’aggravent et perdurent.  Il faut actualiser nos pratiques en matière de santé et sécurité. »

              Benoit Desmarais, menuisier, CSN-Construction

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              2016-04-28_csnconstruction-2_csn

              La CSN-Construction revendique la mise en place d’une structure permanente qui s’appliquerait à tous les chantiers au lieu d’avoir à négocier la présence des représentants syndicaux à la prévention sur chaque chantier.

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              Syndicat des travailleuses et travailleurs Les Brasseurs RJ (FC-CSN)

              À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 4 février 2016, le Syndicat des travailleuses et travailleurs Les Brasseurs RJ – CSN a été accrédité pour représenter : « Tous les salariés au sens du Code du travail, à l’exception des employés de bureau, des vendeurs, des acheteurs, des représentants des ventes, des chauffeurs, des livreurs, des aidechauffeurs, des préposés à l’entretien ménager, ainsi que tous ceux normalement exclus par la loi. »

              Ce groupe de travailleurs, oeuvrant dans le domaine de l’industrie de la bière, a décidé très majoritairement de se joindre à la CSN.

              Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération du commerce, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              Syndicat des travailleuses et travailleurs de Viomax (FP-CSN)

              Le 4 avril 2016, le Tribunal administratif du travail a reconnu le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Viomax – CSN pour représenter « Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail à l’exception des salarié-es du camp de jour» du centre Viomax.

              Ce groupe de travailleuses et de travailleurs, composé principalement de kinésiologues et de sauveteurs nationaux, a fait le choix de joindre les rangs de la CSN afin de revendiquer des conditions de travail décentes. Ils se joignent à la CSN pour bénéficier de la protection, de l’entraide et de l’expertise dont bénéficient déjà leurs collègues regroupés au sein de la CSN.

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Viomax – CSN est affilié à la Fédération des professionnèles (FP-CSN, au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire (FSSS-CSN)

              Le 9 février 2016, les travailleuses et travailleurs de PLEIN MILIEU, une organisation communautaire, ont déposé une requête en accréditation pour représenter : « Tous les salariés au sens du Code du travail, à l’exception des coordonnateurs et coordonnatrices ».

              La nouvelle unité va se joindre au Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire – CSN, affilié à la FSSS. L’adhésion à un syndicat CSN devenait, pour ces travailleuses et travailleurs, un moyen de solidarité et de s’unir en vue de se doter de conditions de travail dans le respect d’une convention collective.

              Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              Syndicat des travailleuses et travailleurs des Habitations Tango (FSSS-CSN)

              Le 18 mars 2016, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Habitations Tango – CSN a été accrédité par le Tribunal administratif du travail pour représenter « Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail. »

              Les salarié-es ont décidé de se doter d’un syndicat, afin d’être respectés et de se faire entendre auprès de l’employeur.

              Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              Poursuite de SNC-Lavalin à l’endroit du CUSM

              Le Groupe infrastructure santé McGill (GISM), consortium mené par SNC-Lavalin, a décidé de déposer une poursuite de plus de 330 millions de dollars afin de combler les «extra» dans la construction des nouvelles installations du CUSM. Après les nombreux déboires vécus au CUSM, après les appels d’offres douteux, après les accusations de corruption et de pots-de-vin, et quelque 14 000 défauts de construction plus tard, voilà qu’une nouvelle tuile s’abat sur les très contestés partenariats public-privé (PPP).

              Le ministre n’est pas impressionné

              Le ministre Barrette a réagi au dépôt de la poursuite en affirmant ne pas être impressionné par la démarche du consortium. Pourtant, tout dans l’histoire du CUSM devrait «l’impressionner».

              Les générations futures se rappelleront de la construction du nouvel hôpital du CUSM comme d’un enchaînement ininterrompu d’accusations criminelles, de dépassements de coûts et de rebondissements tous plus préoccupants les uns que les autres.

              Pour le ministre, la poursuite déposée ne serait qu’une manœuvre du GISM visant à récupérer les extra, qui étaient évalués en 2014 à 172 millions de dollars, une «situation classique de négociation». De son côté, le GISM soutient que le dépôt d’une poursuite devenait inévitable, après deux ans de négociations infructueuses. Au-delà du montant astronomique de 330 millions de dollars exigé dans la poursuite, il y a tout lieu de s’inquiéter du bourbier judiciaire dans lequel risque de s’enliser le MSSS et des millions de dollars en frais d’avocats et autres, qui ont été ou qui seront nécessaires pour résoudre le litige. En cette ère d’austérité, il aurait été de bon aloi de s’éviter ce genre de gaspillage.

              Un gouffre sans fond depuis longtemps décrié

              Depuis longtemps, les groupes sociaux et syndicaux dénoncent les PPP, notamment parce qu’ils constituent de véritables abysses dans lesquels l’État engouffre des sommes colossales aux dépens des services publics qui, eux, doivent faire vache maigre.

              Le CHUM et le CUSM ne font pas exception. Initialement prévus à 3,1 milliards de dollars, les coûts réels de ces projets atteignaient 7 milliards en 2014. Et malheureusement, la fin de la construction des CHU en PPP ne marquera pas la fin du gaspillage, loin de là.

              En effet, le partenariat se poursuivra pour les trente prochaines années. La firme responsable de la réalisation du projet en assurera ensuite l’entretien. Comme des contrats commerciaux sont à la base des PPP, le secret commercial y sévit; il s’avère donc impossible de connaître le coût des différentes opérations, mais on peut craindre des dépenses importantes. Les dépassements de coût et les frais juridiques liés à la phase de construction pourraient n’être que le premier épisode d’un long feuilleton hors de prix.

              Ce résultat était prévisible et il serait tentant de s’écrier: «Nous l’avions dit!» Mais la satisfaction serait bien mince et nous préférons adopter une approche plus constructive. Il convient plutôt de rappeler au gouvernement actuel que des pistes de solutions existent, pour autant que le courage politique y soit.

              Se sortir des PPP, un chemin suivi par de plus en plus d’États

              Le modèle des PPP est vivement critiqué, ici, comme ailleurs dans le monde. Certains États ont vite compris que les contrats qui encadrent cette pratique ne sont pas des fatalités et qu’il est toujours possible de s’y soustraire. C’est le chemin qu’a suivi récemment la France, qui avait conclu un PPP pour la construction du Centre hospitalier sud-francilien (CHSF), un hôpital de taille comparable aux CHU en PPP. Le rachat de ce contrat aurait permis, selon le directeur du CHSF, d’économiser jusqu’à 700 millions d’euros. L’Angleterre a également mis fin à plusieurs contrats en PPP qui étaient responsables à eux seuls de 50 % du déficit du budget de la santé.

              Même si d’aventure la résiliation des contrats devait entraîner le versement de pénalités, cela vaudrait mieux que de continuer à financer un tel trou noir pour les dépenses publiques. Seul un rachat de ces contrats permettra de juguler l’hémorragie.

              Une étude de l’IRIS démontre que le rachat de ces contrats permettrait d’économiser jusqu’à 4 milliards de dollars. Il faudra que le gouvernement reconnaisse que les partenariats public-privé sont un échec, que «la rigueur» dont il se targue commande d’y mettre fin, et que l’avenir en santé est dans le secteur public.

              Ententes de principe à la Régie des installations olympiques

              Des ententes de principe ont été conclues hier soir entre la Régie des installations olympiques (RIO) et les trois syndicats CSN qui représentent le personnel régulier de la RIO. Les membres des comités de négociation de ces trois syndicats affiliés à la Fédération des employé-es et employés de services publics (FEESP-CSN) et à la Fédération des professionnèles (FP-CSN) estiment avoir obtenu des améliorations significatives aux conventions collectives de leurs membres.

              Sur l’enjeu principal de cette négociation, soit l’exercice de reclassement des emplois de la RIO, les représentants syndicaux se disent très satisfaits du règlement obtenu. Rappelons que cet enjeu traînait depuis la signature des dernières conventions collectives, en 2010, alors que l’employeur s’était engagé, par le biais d’une lettre d’entente, à entreprendre l’évaluation complète de tous les postes visés par les conventions collectives du personnel régulier de la RIO.

              L’adoption des ententes de principe sera recommandée par les comités de négociation lors des assemblées générales qui se tiendront dans les prochaines semaines. En tant qu’organisme gouvernemental, la RIO participe à la négociation du secteur public et ses syndicats, affiliés à la CSN, sont membres du Front commun. Pour les membres des deux syndicats de la FEESP-CSN, les assemblées des prochaines semaines seront donc également l’occasion de se prononcer sur l’entente de principe de table centrale qui couvre notamment les salaires et le régime de retraite. Les membres du syndicat de la FP-CSN ont, quant à eux, adopté l’entente de table centrale lors d’une assemblée antérieure, en février.

              Les employés de Newrest-Servair déclenchent une grève de 8 heures

              Le Syndicat des travailleurs et travailleuses de Newrest-Servair Montréal (STTNSM), affilié à la Fédération du commerce (FC-CSN) a déclenché ce matin une grève générale de 8 heures afin de dénoncer l’impasse dans les négociations pour le renouvellement de la convention collective.
              Située à Dorval, Newrest-Servair Montréal est une entreprise qui prépare des repas pour plusieurs compagnies aériennes. Le point d’achoppement est au niveau salarial. « Le fossé qui nous sépare n’est pas très grand, on parle ici de 2 % d’augmentation salariale que nous refuse la partie patronale. Pourtant, cette augmentation est justifiée par l’écart qui existe entre Newrest-Servair et ses concurrents à Montréal. Même avec l’augmentation demandée, nous peinons à rattraper les salaires des compétiteurs. Si on se compare à la compétition, nous partons de loin », précise Jean-Darnell Ulysse, président du STTNSM-CSN.

              Roulement de la main-d’œuvre

              La centaine d’employé-es de Newrest-Servair gagne le salaire minimum au premier échelon salarial. Le syndicat voudrait obtenir de meilleures conditions aux échelons plus élevés afin, entre autres, de favoriser la rétention des travailleurs et travailleuses et conserver leur expertise.

              « Il est difficile de comprendre qu’une entreprise comme Newrest-Servair, qui paye le salaire minimum à ses employé-es, refuse de bouger pour 2 %. Pourtant, cette petite augmentation permettrait de réduire le roulement de personnel. La formation d’un nouvel employé engendre des coûts, ce qu’on propose à Newrest-Servair, c’est de réduire ces dépenses en offrant un salaire un peu plus alléchant aux travailleurs et travailleuses afin de les garder. Il semble que la direction soit incapable de comprendre le gros bon sens », lance Serge Fournier, président de la FC.

              Newrest-Servair Montréal fait affaire avec 13 compagnies aériennes, dont quatre font partie des 20 plus importantes au monde.

              Certaines de ces compagnies aériennes qui ont des départs de Montréal aujourd’hui pourraient de ne pas être en mesure de servir de repas à leurs passagers en raison du débrayage. Nous sommes conscients des inconvénients, mais nous croyons que c’est un prix très peu élevé à payer pour assurer un service de qualité à l’avenir.

              Les professeures et professeurs de l’UQAM en grève ce mardi

              En négociation pour le renouvellement de leur convention collective depuis le 30 avril 2014, les professeures et professeurs de l’UQAM seront en grève ce mardi 8 mars 2016. Malgré 57 séances de négociation, l’intervention d’une conciliatrice, plus d’une vingtaine de résolutions adoptées par des assemblées départementales et même une pétition signée par 529 professeures et professeurs, les négociations piétinent et semblent dans une impasse.

              Avec le renforcement du modèle d’université participatif et démocratique qui constitue l’un des traits distinctifs de l’UQAM, le syndicat des professeurs et professeures de l’UQAM réclame la création de nouveaux postes de professeurs (l’UQAM a l’un des plus mauvais ratio prof/étudiants des universités québécoises), un soutien à la recherche et à la création pour tous les professeurs et professeures, ainsi qu’un rattrapage salarial qui permettrait à ces derniers d’être traités au même rang que leurs collègues des autres universités.

              Lors de cette journée qui commencera à 9 h par un rassemblement devant les bureaux du recteur (pavillon Athanase-David), lequel sera suivi d’une table ronde consacrée au financement et à la gestion budgétaire des universités québécoises (10 h au théâtre Saint-Denis), le corps professoral de l’UQAM se réunira en assemblée générale en après-midi.

              Le Québec a eu le projet, il y a bientôt cinquante ans, d’une deuxième grande université francophone à Montréal. Malgré le sous-financement constant de ses activités par rapport à ses concurrentes, l’UQAM est devenue un acteur majeur dans le développement du savoir et d’une vie intellectuelle dynamique et critique au Québec. Année après année, les projets de recherche et de création des professeures, professeurs de l’UQAM sont reconnus par les organismes subventionnaires et récompensés par des prix scientifiques, culturels, littéraires, et leur expertise est recherchée par les médias et les entreprises, comme par les milieux éducatifs et communautaires.

              ST des centres de la petite enfance de Montréal et Laval (FSSS-CSN)

              Le 23 février 2016, le Tribunal administratif du travail a reconnu le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval (FSSS-CSN), pour représenter « Toutes et tous les salarié-es au sens du Code du travail » du Centre de la petite enfance Les Trésors de Démosthène.

              Ce groupe de travailleuses a fait le choix de se syndiquer à la CSN pour bénéficier de la protection, de l’entraide et de l’expertise dont bénéficient déjà leurs collègues regroupés au sein de la CSN.

              Le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval (FSSS-CSN) est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

              Cogir, le Groupe Savoie, le Groupe Sélection, Chartwell et autres propriétaires de résidences privées pour aînés sur la sellette

              À l’occasion de la semaine de perturbations de la Coalition Main Rouge, près de 200 personnes provenant de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) et de centres d’hébergement privés pour aîné-es de la région de Montréal se sont réunies devant les bureaux du Regroupement québécois des résidences pour aîné-es (RQRA). « Respectez les travailleuses et travailleurs de vos centres ! » ont-ils scandé.

              Des salariés qui en arrachent

              « Le RQRA se targue d’être un chef de fil dans le secteur des résidences privées pour aîné-es, tant pour ses groupes membres que pour les décideurs politiques et pour la population en général, souligne le représentant du secteur des centres d’hébergement privés, Gilles Gagné. Pourtant, les conditions de travail de misère qui perdurent dans plusieurs de ces centres sont une véritable honte. La rémunération moyenne y frise le salaire minimum. Bien souvent, les employé-es ne disposent d’aucun régime de retraite ou de régime d’assurance ! » a-t-il dénoncé.

              Selon un sondage mené par le RQRA lui-même, 95 % des résidentes et résidents des centres d’hébergement privés sont satisfaits des services qu’ils reçoivent. « C’est grâce au travail de cœur de ces syndiqué-es, surtout des femmes, que les personnes âgées dans ces résidences se sentent aussi bien traitées, enchaîne le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Jeff Begley. Ces entreprises doivent commencer à reconnaître celles et ceux qui prennent soin de la population vieillissante du Québec, et se rendre compte que ces travailleuses syndiqué-es savent s’organiser, se faire entendre et se faire respecter ! »

              Rappelons que quarante-trois accréditations syndicales d’établissements syndiqués à la FSSS-CSN à travers le Québec ont adhéré à une négociation coordonnée pour améliorer leur rapport de force face aux employeurs.

              David contre Goliath

              En 2015, le Réseau Sélection annonçait un investissement de deux milliards de dollars dans 30 nouvelles résidences pour aîné-es. Dix-sept nouvelles résidences seront construites en banlieue de Montréal, huit sur l’île elle-même et cinq autres ailleurs au Québec. « Les actions de l’entreprise sont actuellement évaluées à 1,2 milliard. Avec sa dernière annonce, le Réseau Sélection dit viser la création de 4000 emplois directs et vouloir tripler la valeur de son portefeuille d’ici cinq ans. Nous avons de petites nouvelles pour l’entreprise : dans l’équation, elle va devoir tenir compte des travailleuses et des travailleurs qu’elle compte embaucher pour prendre soin des personnes âgées et lui permettre de réaliser ses projets de grandeur. C’est non négociable ! », a lancé la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain, Dominique Daigneault.

              Les travailleurs de la Roseraie de Sainte-Foy, qui appartient au Réseau Sélection, se préparent d’ailleurs à en découdre sérieusement avec l’entreprise qui refuse de répondre positivement aux demandes pourtant bien raisonnables de la négociation coordonnée.

              À la Résidence Soleil Manoir Dollard-des-Ormeaux, où les salarié-es ont également décidé de participer à la négociation coordonnée, les choses sont également loin d’être au beau fixe. « L’employeur évoque un contexte économique difficile pour refuser de leur accorder l’augmentation de 1,50 $ de l’heure étalée sur trois ans. Rappelons-nous que ce même propriétaire, Eddy Savoie, révélait en 2014 détenir une fortune s’élevant à 1,5 milliard de dollars. Il faut dompter ce type d’employeurs qui n’ont aucune considération pour les gens qu’ils embauchent. Sans nous, ils ne sont rien », a conclu Guy Trichard, le président du syndicat des travailleuses et travailleurs de la région de Montréal.

              À propos

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

              Justin Trudeau doit signer le décret

              Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) demande au premier ministre du Canada, Justin Trudeau, de publier un décret afin de mettre en vigueur le projet de loi C-452 modifiant le Code criminel et portant sur l’exploitation et la traite des personnes.

              Adopté à l’unanimité par la Chambre des communes en novembre 2013, puis au Sénat en juin dernier, le projet de loi C-452 modifie le Code criminel afin que le fardeau de la preuve soit renversé sur les proxénètes. Le témoignage des victimes, qui peuvent craindre de témoigner contre leur exploiteur, ne sera plus absolument nécessaire, puisque que ce sera à l’accusé de faire la démonstration qu’il ne tire pas de profits de l’exploitation sexuelle de personnes.

              « La prostitution et la traite des personnes, qui concernent surtout les femmes et les filles, est un commerce organisé par les hommes pour les hommes. Le projet de loi C-452 est un outil supplémentaire pour sévir contre les proxénètes, ceux-là même qui tirent les profits de l’exploitation des femmes », affirme Suzanne Audette, vice-présidente et responsable de la condition féminine au CCMM-CSN. « Pour nous, la prostitution constitue une forme abjecte de violence et d’exploitation envers les femmes et il faut la combattre par tous les moyens, non pas en sévissant auprès des prostituées, mais bien contre les proxénètes et les clients ».

              « C’est une industrie mise en place pour satisfaire les plaisirs des hommes. C-452 pourra permettre d’agir contre cette forme d’exploitation dont les effets dévastateurs sur les femmes et les enfants ne sont plus à démontrer », conclut la porte-parole syndicale.

              Le CCMM-CSN appuie la pétition citoyenne sur Avaaz.org intitulée Justin Trudeau : Signez le décret (PLC-452) contre la traite et l’exploitation des femmes.

              À propos du CCMM-CSN

              Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              L’entente de principe à la résidence Le Renoir est adoptée

              Les salarié-es de la résidence privée pour personnes âgées Le Renoir, qui appartient au groupe Cogir, ont adopté à 94 % l’entente de principe intervenue le 2 février dernier avec la direction de l’établissement. « Nous sommes satisfaits du contenu de l’entente qui répond à 100 % aux demandes communes de la plateforme de négociation coordonnée, a souligné la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Nadine Lambert. Celles-ci consistaient notamment en une augmentation salariale de 1,50 $ étalée sur trois ans, à la mise en place d’un comité de relations de travail fonctionnel, à la formation systématique des employé-es et à la fixation de la date d’échéance de la convention collective au 31 mars 2018.

              Concrètement
              « Le rapport de forces des travailleuses et travailleurs de la résidence sera nettement amélioré, tout comme leur situation financière. La formation des salarié-es et le comité de relations de travail sont existent déjà au sein de cet établissement. Ils constituent des processus d’amélioration continue efficaces et des moyens d’identifier et de régler des situations problématiques avec leur employeur de façon paritaire », a enchaîné Gilles Gagné, le représentant du secteur des centres d’hébergement privés à la FSSS-CSN.

              D’autres gains ont aussi été obtenus et concernent notamment la bonification des primes de soir et de nuit, l’ajout d’un échelon salarial au titre d’emploi de secrétaire/réceptionniste, le statut de temps complet à partir de 32 heures par semaine de travail de cinq jours, le renouvellement des uniformes et l’octroi du montant forfaitaire pour l’achat de souliers.

              Faire front uni
              « À Montréal, les résidences privées pour aîné-es se multiplient à vitesse grand V, a commenté de son côté la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), Dominique Daigneault. Il est important que les travailleuses et travailleuses s’organisent pour faire valoir leurs droits. »

              « La négociation coordonnée permet aux travailleuses et aux travailleurs de lancer d’une seule voix un avertissement aux employeurs de ce secteur : ceux-ci doivent se montrer respectueux de leurs employé-es, car c’est grâce à eux que leur clientèle peut recevoir des services de qualité », a finalement conclu le président du syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de Montréal (CSN), Guy Trichart.

              À propos de la FSSS-CSN
              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

              Une autre entente de principe intervient à la résidence Le Renoir

              Une entente de principe est intervenue entre les syndiqué-es de la résidence pour aîné-es Le Renoir appartenant au groupe Cogir et la direction de l’établissement. « Nous n’entrerons pas dans les détails de l’entente avant que les syndiqué-es ne se prononcent à son sujet. Ils auront l’occasion de le faire lors d’une assemblée générale le 10 février prochain, a expliqué la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Nadine Lambert. Nous pensons toutefois qu’il s’agit d’une bonne entente pour les membres. »

              La négociation coordonnée porte fruit
              Les employé-es de la résidence Le Renoir participent à la ronde de négociation coordonnée à laquelle se sont jointes 43 résidences privées pour aîné-es affiliées à la FSSS-CSN. Réparties dans neuf régions du Québec, celles-ci ont uni leurs forces face à des employeurs comme Cogir, Chartwell et le Groupe Savoie pour améliorer le sort de quelque 2000 travailleuses et travailleurs. « Rappelons que les conditions de travail dans ce type de résidences en croissance constante sont souvent déplorables, le salaire frisant le salaire minimum et les régime de retraite et d’assurances étant tout simplement absents », enchaîne la présidente du conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), Dominique Daignault.

              « Toutes les accréditations ayant joint la négociation coordonnée feront pression sur leur employeur pour obtenir une augmentation salariale de 1,50 $ de l’heure sur trois ans, la création d’un comité de relations de travail opérationnel, la formation systématique des employé-es et une date commune d’échéance des conventions collectives », souligne pour sa part le représentant du secteur des centres d’hébergement privés pour aîné-es de la FSSS-CSN, Gilles Gagné.

              La FSSS-CSN soutient qu’il faut agir pour les jeunes vulnérables

              Les révélations des derniers jours concernant le Centre jeunesse de Laval démontrent qu’il est urgent d’investir, mais la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) estime qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé et que le problème est beaucoup plus large.

              Depuis plusieurs années, la FSSS-CSN sonne l’alarme. Les compressions budgétaires de plus de 50 millions de dollars au cours des quatre dernières années et l’application du projet de loi 10, qui modifie l’organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux, sont en grande partie responsables des difficultés que traversent les centres jeunesse du Québec. Toute cette conjoncture rend le travail des intervenantes et des intervenants de plus en plus difficile.

              « Il est urgent d’agir rapidement. Le Centre jeunesse de Laval n’est pas le seul centre qui manque de ressources pour agir. L’ensemble de nos centres jeunesse nous indique que le problème est criant partout, même si les cas sont moins médiatisés. Alors que les signalements ont augmenté de 16 % à Laval au cours de l’exercice 2014-2015, et de 5 % dans l’ensemble du Québec, il y a eu des coupes de 20 millions de dollars dans le réseau », soutient Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

              De plus, depuis le dépôt du projet de loi 10, la FSSS-CSN a toujours cru que la mission sociale des CISSS et des CIUSS serait noyée à la suite des fusions des conseils d’administration et des directions administratives. L’aspect médical devient la seule priorité, au détriment du social. Un an plus tard, nous commençons à voir les conséquences, notamment dans les centres jeunesse et les centres de réadaptation.

              Auparavant, dès qu’un problème grave se pointait à l’horizon dans un centre jeunesse, le conseil d’administration prenait normalement des mesures pour faire de la prévention avant que le problème ne tombe sur la place publique. Maintenant, il n’y a plus de conseil d’administration, donc il est très difficile de traiter en amont ces problèmes.

              Nos membres ont des solutions. Cependant, il faudrait de l’écoute de la part d’une direction très centralisée sur le volet hospitalier. De plus, il faudrait réinvestir les sommes retirées au cours des dernières années.

               

               

              Les journalistes de La Presse demandent à la direction de vérifier si la confusion subsiste

              Avec la publication hier d’un blâme du Conseil de presse du Québec (CPQ), La Pressen’a d’autre choix que de vérifier si la confusion subsiste chez ses lecteurs au sujet des textes promotionnels publiés dans son application tablette La Presse+. Et ce, même si l’identification des sections promotionnelles a été améliorée récemment. C’est l’avis du Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (FNC-CSN), qui représente les 260 employé-es syndiqués de la rédaction du quotidien montréalais. Le STIP croit que le Conseil de presse du Québec a eu raison de blâmer La Pressepour « omission de distinguer information et publicité », dans une décision du 2 octobre rendue publique cette semaine. Cependant, il faut souligner que la présentation des textes publicitaires dans les sections appelées « Xtra » a été changée depuis le dépôt des plaintes au CPQ. La convention collective des journalistes prévoit que La Pressedoit « déployer les moyens requis pour éviter toute confusion entre la matière rédactionnelle et la matière publicitaire publiée ». À la suite du dépôt de nombreux griefs en 2014, une entente est intervenue en juin 2015 entre le STIP et La Presse pour améliorer l’identification des textes promotionnels et réduire la confusion. L’entente stipule que chaque section et chaque écran promotionnel doit contenir un bouton interactif qui fait surgir une fenêtre contenant le texte suivant : « Xtra est une section qui regroupe des contenus promotionnels produits par ou pour les annonceurs suivants : ». Les annonceurs sont alors identifiés. Cette mesure, ainsi que d’autres déjà en place, comme l’absence de signature sur les textes promotionnels, sont consignées dans une lettre d’entente qui lie le STIP et La Presse. Cette entente a été entérinée par le médiateur René Beaupré. Ces mesures s’appliquent aussi sur le site LaPresse.ca, avec des adaptations. Depuis sa mise en application l’été dernier, le STIP constate que cette lettre d’entente a été respectée par La Presse. Il reste une inconnue, toutefois, estime Charles Côté, président du STIP : « Tout au long du processus, nous avons signalé à La Pressequ’il serait bon de vérifier auprès des lecteurs si la confusion persiste. La Pressedispose de moyens perfectionnés pour vérifier l’interaction des lecteurs avec son application sur tablette La Presse+. La moindre des choses serait de mettre ces moyens en œuvre afin de s’assurer que les lecteurs comprennent bien la différence entre le travail des journalistes et celui des publicitaires. » D’ailleurs, le STIP, avec l’appui de la Fédération nationale des communications-CSN, avait fait réaliser au cours de l’été 2014 sa propre étude sur le sujet en appui à ses griefs. Cette étude, appuyée sur des groupes de discussion et un sondage en ligne, avait fait ressortir les mêmes lacunes constatées par le CPQ dans sa décision du 2 octobre dernier. Il est temps maintenant pour La Pressede reprendre cette démarche, et le STIP lui offre sa collaboration. Fondé en 1977, le STIP représente 260 salarié-es de La Presse, notamment les journalistes, photographes et graphistes de la rédaction. Il est affilié à la Fédération nationale des communications (FNC) et à la Centrale des syndicats nationaux (CSN). Décision du Conseil de presse du Québec : http://conseildepresse.qc.ca/actualites/nouvelles/lapresse-blamee-pour-lambiguite-de-sa-section-xtra/

              Les libéraux doivent reculer !

              Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) joint sa voix aux nombreuses organisations qui s’opposent au projet de loi 70, Loi visant à permettre une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi ainsi qu’à favoriser l’intégration en emploi, dont les travaux en commission parlementaire ont débuté hier.

              Le projet de loi prévoit des mesures d’employabilité obligatoires et des pénalités finan-cières pour les personnes qui feraient une première demande d’aide sociale. « Ce pro-jet de loi touchera notamment des jeunes et des personnes issues de l’immigration récente et repose carrément sur des préjugés à l’endroit des prestataires d’aide so-ciale. En coupant l’aide sociale, on prive de ressources des personnes en situation de grande précarité. PL70, c’est l’injustice austère des libéraux qui frappe encore plus fort les plus mal pris », se désole la présidente du CCMM-CSN, Dominique Daigneault. « C’est à la pauvreté qu’il faut s’attaquer, pas aux pauvres ! »

              Centralisation des pouvoirs

              Le projet de loi présente de nombreux autres problèmes, notamment l’abolition d’Emploi-Québec – un organisme dont la mission de mise en œuvre de programmes et de mesures en emploi est pourtant essentielle – et la dévaluation du rôle de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT). « Le CCMM-CSN parti-cipe aux instances régionales de la CPMT à Montréal et à Laval, rappelle madame Daigneault. De par leur présence directe sur le terrain, les différents représentants, qu’ils proviennent des syndicats, des organismes communautaires, des milieux de la formation ou des entreprises, peuvent proposer des actions concrètes pour répondre aux différents besoins du marché du travail. En reléguant la CPMT à un strict rôle de consultation, le ministère se privera d’une expertise certaine », poursuit la porte-parole syndicale. Elle s’insurge aussi du fait que des frais pourraient dorénavant être imposés aux utilisateurs des services, alors qu’à l’heure actuelle, les personnes désirant être soutenues dans leur recherche d’emploi, par exemple, peuvent l’être gratuitement.

              Le CCMM-CSN s’inquiète également des nombreux pouvoirs que le ministre du Tra-vail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale s’arroge avec PL70. « Nous sommes très préoccupés par la centralisation des pouvoirs qu’exercent les ministres du gouverne-ment libéral depuis leur élection. Après l’abolition de nombreux espaces de concerta-tion, que ce soit les conférences régionales des élu-es, les corporations de dévelop-pement économique communautaire ou les forums jeunesse par exemple, les libéraux poursuivent leur opération de destruction de l’État québécois qu’il a fallu des décen-nies à construire », conclut la syndicaliste.

              Contre l’austérité – poursuivons la lutte !

              Réunis en assemblée générale, les délégué-es des syndicats affiliés au CCMM-CSN se pencheront aujourd’hui sur un plan d’action afin de poursuivre la lutte à l’austérité du gouvernement Couillard. La lutte au projet de loi 70 est au nombre des batailles qui seront menées au cours des prochaines semaines et des prochains mois.

              À l’instar des groupes qui ont joint la Coalition Objectif dignité, le CCMM-CSN de-mande au gouvernement québécois de retirer son projet de loi 70.

              À propos du CCMM-CSN

              Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              Ententes de principe pour les syndicats du Palais des congrès de Montréal

              Après onze mois de négociation, des ententes de principe ont été conclues hier soir entre la Société du Palais des congrès de Montréal et les deux syndicats qui représentent le personnel régulier et les préposé-es aux événements de l’organisme. Les membres des comités de négociation de ces deux syndicats affiliés à la Fédération des employé-es et employés de services publics (FEESP-CSN) considèrent avoir obtenu des améliorations significatives aux conventions des salarié-es du Palais des congrès de Montréal (PCM). L’adoption des ententes de principe sera recommandée par les comités de négociation lors des assemblées générales qui se tiendront mercredi prochain, le 13 janvier. En tant qu’organisme gouvernemental, le Palais des congrès de Montréal participe à la négociation du secteur public et ses syndicats, affiliés à la CSN, sont membres du Front commun. Les assemblées de la semaine prochaine seront donc l’occasion également pour les employés du PCM de se prononcer sur l’entente de principe de table centrale qui couvre notamment les salaires et le régime de retraite. Les syndicats du Palais des congrès de Montréal représentent plus de 80 employé-es réguliers et plus de 120 préposé-es aux événements. Ils sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) qui regroupe 425 syndicats représentant plus de 56 000 syndiqués travaillant dans les secteurs public et parapublic.

              Une situation grotesque et inacceptable

              La Confédération des syndicats nationaux (CSN) déplore et dénonce avec véhémence les compressions budgétaires du gouvernement Couillard dans les soins à domicile dispensés aux aîné-es. Pour la CSN, ces coupes sont non seulement illogiques, mais également inhumaines.

              D’après les chiffres obtenus par Radio-Canada, dix des 22 anciens CSSS de Montréal, de la Montérégie et de Laval, ont coupé dans les budgets consacrés aux soins infirmiers ou à l’aide à domicile. Dans certains cas, les coupes vont de 13 à 19 %.

              « Comme à l’habitude, le gouvernement Couillard s’en lave les mains. On pratique des coupes sévères partout et on s’étonne ensuite que cela affecte les services ! Quelle bouffonnerie ! Le ministre Barrette ne peut pas se déresponsabiliser des coupes dans les services à domicile. Couper dans les budgets de la santé comme nos gouvernements l’ont fait dans les dernières années, c’est couper les services aux plus vulnérables de notre société. La démonstration est indiscutable », s’insurge Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Depuis des années, la Protectrice du citoyen déplore le manque de services en soins à domicile. Dans son dernier rapport 2014-2015, elle note : « Les plaintes reçues au cours de la dernière année confirment que les usagers restent aux prises avec des problèmes de réduction des services, de délais d’attente, d’épuisement des proches aidants et de disparités régionales. Dans un contexte de reconfiguration du réseau de la santé et des services sociaux, le soutien à domicile doit demeurer un enjeu prioritaire. Il représente l’une des assises privilégiées pour retarder, voire éviter dans bien des cas, le recours à l’hébergement ».

              Une décision illogique

              Pourtant, les « bonnes pratiques de gestion » que le gouvernement libéral se targue d’appliquer commanderaient qu’on augmente substantiellement les budgets de soins à domicile plutôt que de les couper. Le déficit des services de soins à domicile accroît les engorgements dans les hôpitaux, les disparités régionales et les inégalités au sein de la population aînée. Il entraîne aussi une forte pression sur les proches aidants, à qui l’on demande de pallier les carences du système.

              « Ce sont les femmes, là encore, qui écopent puisque ce sont elles qui majoritairement assument le rôle de proches aidants. Les services de soins à domicile permettent aux aîné-es de rester autonomes plus longtemps à la maison, ce qui améliore leur qualité de vie en plus de diminuer la pression sur le système de santé. Malgré cette évidence, le gouvernement québécois continue de couper dans les services de soins à domicile, alors qu’il faudrait investir massivement dans ce secteur », ajoute M. Lacharité.

              De nombreux opposants à la réforme Barrette ont pourtant prédit que les structures mammouths mises en place par la loi 10 et de surcroît dans un contexte d’austérité mettraient à mal les services sociaux, les soins à domicile et la santé publique.

              « Comme l’histoire récente nous l’a révélé, dans la bataille pour avoir des ressources en contexte de compressions budgétaires, l’hôpital, qui représente le curatif, finit toujours par l’emporter sur le social et le préventif. C’est inacceptable, illogique et inhumain », conclut M. Lacharité.

              Le syndicat des professionnel-les du CHU Sainte-Justine dénonce les mises à pied à la veille de Noël

              Une dizaine de psychologues et de travailleurs sociaux du Centre de réadaptation du CHU Sainte-Justine viennent d’apprendre qu’ils seront mis à pied à la veille de Noël. Pour le syndicat qui représente les professionnel-les du CHU Sainte-Justine et du Centre de réadaptation Marie Enfant (CRME), il s’agit d’un geste inhumain qui, non seulement, jette dans l’incertitude dix employé-es durant la période des Fêtes, mais qui risque également de compromettre l’ensemble des services du centre de réadaptation et du centre hospitalier.

              « Il s’agit d’un contrecoup extrêmement malheureux des coupes de 15 millions de dollars imposées par le gouvernement Couillard à notre établissement. Jusqu’à maintenant, les employé-es avaient réussi à encaisser les compressions sans que des postes ne soient coupés. Mais là, c’est un coup de massue qu’on vient de recevoir. Ce sont des gens dévoués auprès des enfants qui font un travail qui leur tient à cœur, un travail extrêmement utile pour la société. Du jour au lendemain, on s’en débarrasse au nom de l’austérité budgétaire. C’est scandaleux! », s’indigne Dominique Pallanca, présidente du syndicat local du CHU Sainte-Justine (STEPSQ, affilié à la FP-CSN), qui représente les professionnel-les et technicien-nes de la santé.

              En effet, les impacts seront directs sur les services cliniques offerts aux enfants et sur les familles qui en souffriront, faute de soutien psychosocial adéquat. Les équipes en place devront pour leur part ramasser les pots cassés après les mises à pied prévues le 21 décembre. « Cette tendance à traiter les services psychosociaux comme des dépenses compressibles est très inquiétante, affirme Ginette Langlois, présidente de la fédération des professionnèles de la CSN (FP-CSN). Avec l’adoption de la loi 10 par le gouvernement Couillard et son programme d’austérité, on voit partout des coupes dans la prévention, la réadaptation et les services psychosociaux. Toutes ces personnes qui travaillent dans l’ombre et qui font pourtant un travail essentiel pour améliorer la qualité de vie de la population ne sont visiblement pas appréciées à leur juste valeur. Il faut arrêter de se mettre la tête dans le sable : ce qu’on coupe aujourd’hui dans la santé et les services sociaux, on devra le payer demain car les conséquences seront nombreuses. »

              Les professionnel-les et technicien-nes membres du syndicats ont signé une lettre demandant à la direction de l’établissement de reculer sur ces mises à pied.

              À Sainte-Justine et au CRME, le Syndicat des technicien-nes et des professionnel-les de la santé et des services sociaux du Québec, affilié à la Fédération des professionnèles de la CSN, représente plus de 1000 membres. La Fédération des professionnèles de la CSN (FP-CSN) compte pour sa part quelque 8000 membres qui oeuvrent dans différents secteurs, dont celui de la santé et des services sociaux.

              Quand l’austérité s’attaque aux plus démunis

              « Avec son projet de loi 70, le gouvernement de Philippe Couillard fait preuve d’une mesquinerie sans nom en s’en prenant aux plus démunis de la société », se révolte Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN). « Le ministre Sam Hamad privilégie l’approche coercitive en menaçant de couper les vivres aux personnes qui reçoivent la maigre somme de 616 $ par mois, plutôt que d’apporter une aide concrète à des gens vivant déjà dans une très grande précarité », ajoute la porte-parole syndicale.

              Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale veut ainsi forcer les nouveaux demandeurs d’aide sociale à accepter toute mesure d’insertion à l’emploi, sous peine de voir réduire de moitié leur prestation. « Vivre à Montréal avec moins de 600 $ par mois, c’est tout simplement impossible, ajoute madame Daigneault. Imaginez les conséquences d’une telle mesure sur le quotidien de gens déjà très mal pris ».

              Le CCMM-CSN est d’accord avec des mesures d’insertion sociale ou d’intégration au monde du travail, mais trop souvent, celles-ci sont mal adaptées et ne respectent pas la réalité des personnes. De plus, les centres locaux d’emplois qui accompagnent les personnes assistées sociales sont aux prises avec des coupes de postes. Cette nouvelle mesure gouvernementale ne pourra qu’alourdir davantage le système.

              Par ailleurs, le gouvernement s’attaque aux plus démunis en les forçant à intégrer le monde du travail alors que la création d’emploi n’est tout simplement pas au rendez-vous. En effet, selon les plus récentes données d’Emploi Québec, le taux de chômage demeure stable et malgré la promesse du PLQ de créer 250 000 emplois au Québec durant son premier mandat, on est loin du compte, puisqu’en octobre, par exemple, le nombre d’emplois à temps plein a subi une baisse de 0,7 %. Au lieu de s’attaquer au problème de création d’emplois, le gouvernement s’en prend aux plus précaires, les personnes assistées sociales.

              Justice fiscale, justice sociale
              Le CCMM-CSN déplore d’autant plus l’approche coercitive du gouvernement, qu’il continue de refuser de prendre l’argent là où il est, que ce soit dans les banques qui empochent des profits astronomiques, dans les paradis fiscaux, ou en haussant les redevances minières.

              « Ou bien le gouvernement ignore la réalité des personnes assistées sociales ou bien c’est un gouvernement sans cœur. Il faut être bien lâche pour s’en prendre aux personnes qui n’ont pas les moyens de se défendre », conclut la présidente du CCMM-CSN.

              À propos du CCMM-CSN
              Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              « Quatre trente sous pour une piastre », dénonce le Front commun

              Après avoir martelé que le gouvernement devait laisser de côté la perspective d’un gel salarial pour les employés du secteur public, les porte-parole du Front commun dénoncent le fait de voir le Conseil du trésor remanier ses offres tout en conservant le même cadre financier.

              « Le gouvernement n’a vraiment pas compris le message, remarque le président de la FTQ, Daniel Boyer. Plutôt que de nous offrir un gel les deux premières années, Martin Coiteux nous offre un gel pour la première… et la dernière année. Ça demeure 3 % sur 5 ans et nos membres vont continuer de s’appauvrir. Est-ce que le gouvernement envoie un signal aujourd’hui ? Oui : un très mauvais signal. »

              À l’invitation du Conseil du trésor, le Front commun avait accepté de procéder à des travaux visant à corriger certaines incohérences constatées dans les structures salariales. Mais les principes devant guider cette démarche avaient été clairement exprimés par les organisations syndicales : des correctifs à la hausse pour certains titres d’emplois ne pouvaient être accordés aux dépens d’autres salariés. Or, la proposition déposée par le Conseil du trésor va exactement dans le sens contraire. « Nous évaluons qu’environ 18 000 salariés, très majoritairement des catégories d’emploi féminines, verraient leur salaire diminuer, une baisse pouvant aller jusqu’à 24 % dans certains cas, indique la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque. Pour ces personnes, c’est une proposition complètement inacceptable. Pour plusieurs catégories d’emploi, le salaire d’entrée serait diminué : c’est donc sur le dos des jeunes salariés que le gouvernement finance sa restructuration. »

              « Certes, le gouvernement jette un peu de lest sur le régime de retraite, mais sa volonté de diminuer les rentes des employés de l’État demeure, souligne la porte-parole du SISP, Carolle Dubé. Le Conseil du trésor maintient sa volonté d’augmenter la pénalité actuarielle et de faire passer l’âge de la retraite sans pénalité, progressivement, de 60 à 62 ans. L’impact demeure le même : une diminution des revenus pour les salariés de l’État. Les départs à la retraite massifs ne vont donc pas cesser pour autant ! »

              Le Front commun déplore également les nombreux blocages qui persistent aux différentes tables sectorielles de négociation. Le gouvernement maintient de nombreuses demandes de reculs totalement injustifiées en raison des problèmes marginaux qu’elles sont censées solutionner.

              En raison du manque d’avancées sérieuses à la table de négociation, le Front commun poursuivra son mouvement de grève tournante au cours de la semaine. En alternance, les différentes régions du Québec seront en grève aux dates suivantes :

              •   9 et 10 novembre : Outaouais, Abitibi-Témiscamingue, Laurentides, Lanaudière, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Nord-du-Québec;
              •  12 et 13 novembre : Estrie, Montérégie, Centre-du-Québec, Mauricie, Québec et Chaudière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent, Côte-Nord, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, les fonctionnaires et ouvriers de la fonction publique du Québec ainsi que de l’Agence du revenu du Québec;
              •  16 et 17 novembre : Montréal, Laval et les salariés de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

              À propos

              Le Front commun regroupe le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP, formé de la CSQ, du SFPQ et de l’APTS), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Ensemble, ces organisations représentent plus de 400 000 travailleuses et travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la fonction publique du Québec. Les conventions collectives du secteur public sont échues depuis le 31 mars 2015.

              Participation de la CSN à une série d’émissions de RADIO CENTRE-VILLE 102,3 FM

              En partenariat avec la CSN, l’équipe de Radio Centre-Ville présentera une série de six émissions sur les travailleuses et les travailleurs.

              À travers des analyses, opinions et témoignages d’experts, d’acteurs du milieu syndical et communautaire, et de travailleuses et de travailleurs qui ont leur mot à dire, Radio Centre-Ville dresse un portrait actuel du marché de l’emploi au Québec.

              Les émissions seront présentées du lundi 9 novembre au vendredi 13 novembre dès 11 h 30 sur les ondes de Radio Centre-Ville, 102,3 FM, et en baladodiffusion au www.radiocentreville.com

              Des sujets aussi variés que l’avenir du syndicalisme au Québec, les femmes immigrantes sur le marché de l’emploi et les compressions budgétaires et leurs impacts seront abordés lors de cette semaine thématique.

              PROGRAMMATION

              • Lundi 9 novembre o 11 h 30 : L’avenir du syndicalisme au Québec o 12 h 00 : Le code du travail : toujours adapté au marché du travail ?
              • Mardi 10 novembre o 11 h 30 : Les agences de placement temporaire
              • Mercredi 11 novembre o 11 h 30 : Prospérité économique et syndicalisme vont-ils de pair ?
              • Jeudi 12 novembre o 11 h 30 : Les femmes immigrantes sur le marché de l’emploi
              • Vendredi 13 novembre o 11 h 30 : Les compressions budgétaires et leurs impacts

              Une bonne nouvelle pour l’avenir de l’établissement

              Les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Reine Elizabeth-CSN – STTHRE (FC-CSN) accueillent favorablement l’annonce des rénovations majeures de l’établissement. Celles-ci auront toutefois un impact important sur les salarié-es qui y travaillent puisque la fermeture complète du plus grand hôtel au Québec durera environ un an.

              « Depuis l’annonce d’hier, plusieurs rencontres ont eu lieu entre l’employeur et les salarié-es afin de saisir l’ampleur des travaux qui commenceront dès l’été prochain. Nous sommes contents de constater que ces rénovations consolideront les emplois actuels, d’autant plus que l’employeur a même annoncé que de nouvelles activités feront augmenter le nombre de travailleuses et de travailleurs, de déclarer Nejia Chehidi, présidente du STTHRE. Même si nous devrons composer avec le fait que nous n’occuperons pas notre travail habituel durant une période variant de 9 à 12 mois, le syndicat va collaborer étroitement à la réussite de cet imposant projet de rénovations ».

              Dès la mi-juin 2016, la fermeture complète du Reine Elizabeth touchera plus de 600 employé-es, dont la grande majorité seront temporairement mis à pied. « Si les grands hôtels veulent demeurer attirants, ils doivent procéder à des améliorations. Ce projet de rénovations majeures était dans l’air depuis plusieurs années, mais nous sommes tout de même surpris de l’ampleur de l’annonce faite hier. Une fermeture d’une année qui implique une réfection totale de cet hôtel incontournable à Montréal, ce n’est évidemment pas commun. Mais comme nous l’avons toujours fait dans le passé, nous allons soutenir les travailleurs et les travailleuses dans cette période difficile.

              Puisque la clientèle habituelle du Reine Elizabeth devra se loger ailleurs, nous solliciterons le partage de besoin en main-d’œuvre dans les autres hôtels syndiqués afin d’aplanir la problématique des mises à pied et de favoriser le replacement temporaire du plus grand nombre de salarié-es, tout en nous assurant qu’ils aient droit au soutien de l’assurance-emploi, le cas échéant », de préciser Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce-CSN et responsable politique du secteur de l’hôtellerie.

              Le Front commun en grève dès le 26 octobre

              Fort d’un mandat de grève de six jours, le Front commun amorcera demain une première séquence de débrayage dans l’ensemble des régions du Québec afin de dénouer l’impasse des négociations du secteur public.

              « En date d’aujourd’hui, le gouvernement n’a toujours pas répondu aux demandes que nous avons déposées il y maintenant un an, ni en matière d’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs du secteur public, ni en rapport au retard de leur rémunération globale par rapport à l’ensemble des Québécois, rappelle Lucie Martineau, porte-parole du SISP. Et tant que le gouvernement maintient sa volonté d’imposer un gel salarial de deux ans à ses employés – une véritable fin de non-recevoir à nos préoccupations – il nous est impossible d’envisager une éventuelle contre-proposition de notre part. »

              « C’est l’intransigeance du gouvernement qui nous force à utiliser la grève comme dernier recours, indique Daniel Boyer, président de la FTQ. Nous avons utilisé jusqu’à maintenant tous les moyens à notre disposition, nous avons rassemblé plus de 150 000 personnes dans les rues de Montréal au début du mois, nous faisons preuve d’ouverture et de bonne foi aux tables de négociation, mais malgré cela, les négociateurs du gouvernement n’ont toujours pas les mandats pour faire avancer la négociation, et cela, tant aux tables sectorielles qu’à la table centrale. »

              « Le gouvernement fait preuve d’une irresponsabilité très inquiétante, souligne Jacques Létourneau, président de la CSN. Son cadre financier totalement irréaliste se traduit par des compressions massives dans l’ensemble de nos réseaux publics. Parallèlement, le gouvernement voudrait procéder à des attaques sans précédent aux conditions de travail de ses employés qui, non seulement mineraient leur capacité à livrer des services de qualité, mais risqueraient de causer une perte d’expertise dramatique dans nos réseaux publics. Et ça, c’est l’ensemble de la population du Québec qui en subirait les conséquences. Voilà pourquoi nous serons en grève à compter de demain : pour stopper l’entreprise de démolition du Parti libéral. »

              « Notre objectif, nous le rappelons, a toujours été d’en arriver à une entente satisfaisante et négociée. Nous poursuivrons la négociation même en temps de grève. Mais si le gouvernement persiste dans son intransigeance, son manque d’écoute et son mépris envers les travailleuses et les travailleurs du secteur public, nous n’hésiterons pas à intensifier les débrayages au cours des prochaines semaines », de conclure les porte-parole du Front commun.

              Grève tournante
              La grève tournante du Front commun sera faite par des enseignants, des professionnels en soins, des professionnels, des techniciens, du personnel de soutien et administratif, des ouvriers et des fonctionnaires dans l’ensemble des établissements des réseaux de la santé et des services sociaux, des commissions scolaires, des cégeps, des organismes gouvernementaux et de la fonction publique. En alternance, les différentes régions du Québec seront en grève cette semaine aux dates suivantes : 26 octobre : Outaouais, Abitibi-Témiscamingue, Laurentides, Lanaudière, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Nord-du-Québec. 27 octobre : Québec–Chaudière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent, Côte-Nord, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, les fonctionnaires et ouvriers de la fonction publique du Québec ainsi que de l’Agence du revenu du Québec 28 octobre : Estrie, Montérégie, Centre-du-Québec et Mauricie 29 octobre : Montréal, Laval et les salariés de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse L’information quant aux établissements où s’exerceront la grève et les dates auxquelles celle-ci aura lieu dans chacune des régions du Québec est disponible au www.frontcommun.org/greve

              Le Front commun occupe présentement les bureaux de la Banque HSBC

              Après s’en être pris à la firme KPMG la semaine dernière pour son rôle allégué dans l’évasion fiscale, c’est à la Banque HSBC que le Front commun s’est attaqué aujourd’hui, occupant présentement ses bureaux au centre-ville de Montréal. Une action qui s’inscrit dans le cadre des semaines de perturbations socio-économiques du Front commun, à l’aube d’une grève tournante qui touchera l’ensemble des régions du Québec dès la semaine prochaine.

              « Les profits des banques ne cessent d’atteindre des records, rappelle le représentant du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain, Patrick Rondeau. Le gouvernement tente de justifier le gel salarial qu’il propose aux personnes salariées du secteur public en prétextant un contexte économique d’austérité, mais refuse d’aller chercher de nouvelles sources de revenus. C’est ce que nous dénonçons aujourd’hui ! »

              Pour la représentante du SISP, Marie-Claude Tremblay, ces actions de perturbations socio-économiques s’inscrivent dans un plan d’action visant à utiliser tous les moyens avant de recourir à leur droit de grève. « En coupant quotidiennement et de façon si importante dans les services, le gouvernement s’en prend directement à la population. De notre côté, nous avons utilisé tous les moyens de pression possibles, nous avons fait preuve de créativité et nous sommes déterminés à exercer notre droit de grève afin d’augmenter la pression sur le gouvernement libéral. »

              « Le gouvernement n’arrive plus à retenir l’expertise au sein des réseaux publics, en raison du retard salarial de ses employés et de conditions de travail de plus en plus difficiles, explique la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain – CSN, Dominique Daigneault. En multipliant les profits faramineux, en facilitant l’évasion fiscale de leurs clients, les institutions financières privent l’État québécois de revenus importants. Il faut mettre un terme à cette situation afin de préserver l’accessibilité à des services publics de qualité ! »

              Des membres du Front commun occupent les bureaux de KPMG

              Placés sous les projecteurs en fonction de son rôle allégué dans l’évasion fiscale de ses clients, les bureaux de la firme KPMG ont été occupés par quelques centaines de travailleuses et de travailleurs du secteur public, une action qui s’inscrit dans le cadre des semaines de perturbations socio-économiques du Front commun.


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              Le Front commun prêt à déclencher la grève le 26 octobre

              Fort d’un mandat de grève de six jours, le Front commun annonce que ses premiers jours de débrayage se tiendront dans la semaine du 26 octobre si aucune avancée sérieuse n’est constatée aux différentes tables de négociation du secteur public.

              « Cela fera bientôt un an que nous négocions avec le gouvernement, rappelle le président de la FTQ, Daniel Boyer. Jusqu’à ce jour, il n’a toujours pas répondu à nos préoccupations concernant le retard salarial, la précarité d’emploi, le recours au secteur privé pour la prestation de services ou encore la dégradation de l’autonomie professionnelle des salariés du secteur public. Les offres présentées par le Conseil du trésor en décembre ne sont ni plus ni moins qu’une fin de non-recevoir de nos demandes. Et tant que le gouvernement demeure sur sa position de gel salarial, il nous est impossible d’entrevoir une contre-proposition. Le gouvernement doit envoyer dès maintenant les mandats nécessaires à ses négociateurs pour que nous en arrivions à un règlement satisfaisant et négocié. »

              « Notre calendrier de grève, basé sur le principe de gradation des moyens de pression, prévoit laisser tout l’espace nécessaire à la négociation, affirme Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN. Nous commencerons, si nécessaire, la semaine du 26 octobre prochain, à raison d’une journée par région. Selon la conjoncture de la négociation, si nous ne parvenons pas à une entente à l’ensemble de nos tables, nous poursuivrons la grève dès le 9 novembre, avec deux journées pour chacune des régions du Québec. Et si nous sommes toujours dans l’impasse, nous n’aurons d’autre choix que de déclencher une grève nationale les 1er, 2 et 3 décembre prochain. Nos membres sont très conscients des impacts éventuels sur la population d’un débrayage, mais l’intransigeance du gouvernement nous pousse à devoir augmenter les moyens de pression. Notre intention n’est pas de nuire à la population, mais bien d’améliorer nos conditions de travail et de garantir l’accessibilité à des services publics fortement malmenés par le gouvernement libéral. Le droit de grève est un droit constitutionnel reconnu par la Cour suprême qui s’applique également aux travailleuses et aux travailleurs du secteur public. »

              Ces journées de grève s’exerceront sur une base nationale dans le cas des fonctionnaires et des ouvriers de la fonction publique du Québec, ainsi que des salariés de l’Agence du revenu du Québec et de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse. « La détermination des 400 000 membres du Front commun est à la hauteur de l’arrogance du gouvernement libéral, souligne la porte-parole du SISP, Lucie Martineau.  M. Coiteux a vu les images de notre manifestation monstre samedi dernier rassemblant plus de 150 000 personnes, provenant de partout au Québec, qui ont déferlé dans les rues de Montréal. J’espère qu’il saisit bien l’ampleur des mandats de grève que nous avons obtenus. De toute ma vie, je n’ai jamais vu d’assemblées aussi bondées, de mandats de grève aussi forts. Notre objectif n’est pas de faire la grève. Nous avons toutefois l’obligation de mettre toute la pression nécessaire sur le gouvernement libéral afin d’en arriver à un règlement pour préserver la qualité des services publics. Évidemment, avant d’exercer notre droit de grève, nous comptons utiliser tous les moyens nécessaires. Voilà pourquoi, dès lundi prochain, des actions de perturbations socio-économiques seront menées dans l’ensemble des régions du Québec. »

              Grève tournante
              La grève tournante du Front commun sera faite par des enseignants, des infirmières, des professionnels, des techniciens, du personnel de soutien et administratif, des ouvriers et des fonctionnaires dans l’ensemble des établissements des réseaux de la santé et des services sociaux, des commissions scolaires, des cégeps, des organismes gouvernementaux et de la fonction publique.

              En alternance, les différentes régions du Québec seront en grève aux dates suivantes : 26 octobre : Outaouais, Abitibi-Témiscamingue, Laurentides, Lanaudière, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Nord-du-Québec 27 octobre : Québec-Chaudière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent, Côte-Nord, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, les fonctionnaires et ouvriers de la fonction publique du Québec ainsi que de l’Agence du revenu du Québec 28 octobre : Estrie, Montérégie, Centre-du-Québec et Mauricie 29 octobre : Montréal, Laval et les salariés de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse 9 et 10 novembre : Outaouais, Abitibi-Témiscamingue, Laurentides, Lanaudière, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Nord-du-Québec 12 et 13 novembre : Estrie, Montérégie, Centre-du-Québec, Mauricie, Québec-Chaudière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent, Côte-Nord, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, les fonctionnaires et ouvriers de la fonction publique du Québec ainsi que de l’Agence du revenu du Québec.

              16 et 17 novembre : Montréal, Laval et les salariés de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse

              1er, 2 et 3 décembre : grève nationale

              Le syndicat des travailleurs de l’information de La Presse demande la suspension des coupes annoncées par La Presse

              Les membres du Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (STIP) ont adopté aujourd’hui une importante résolution à la suite des coupes annoncées par la direction de La Presse, le 24 septembre dernier.

              Par une très forte majorité, l’assemblée a adopté la proposition suivante : « L’assemblée générale du STIP demande que La Presse suspende toutes les coupes annoncées le 24 septembre jusqu’à la conclusion d’une entente sur un programme de départs volontaires et sur la réorganisation du travail. »

              Cette proposition a été adoptée dans le contexte où La Presse a annoncé à la fois des coupes illégales et des coupes irréalistes qui menacent le nouveau modèle d’affaires qu’est La Presse+. Ces annonces ont également été faites sans aucune transparence de la part de la direction de La Presse, qui refuse toujours d’ouvrir ses livres à ses supposés partenaires syndicaux. « Le constat est unanime chez nos membres.

              Avec les coupes annoncées, La Presse+ deviendra inévitablement La Presse MOINS, affirme Charles Côté, journaliste et président du STIP. Les gens qui affirment cela, ce sont ceux qui, chaque jour depuis plus de deux ans, produisent La Presse+ dans la salle de rédaction. Ils sont les mieux placés pour évaluer l’impact des décisions irréalistes de la direction. »

              Il est inévitable qu’une baisse de la quantité et de la qualité des contenus dans La Presse+aura des effets négatifs sur le nouveau modèle d’affaires de l’entreprise. La direction affirme haut et fort que l’élément-clé du succès de La Presse+, c’est le temps que passent les lecteurs à consulter chacune des éditions. Les plus récentes données dévoilées par la direction montrent que les lecteurs passent en moyenne 40 minutes en semaine à consulter La Presse+.

              La consultation moyenne grimpe à plus de 75 minutes le week-end. Cet engagement unique des lecteurs dans un modèle numérique serait au cœur des succès d’affaires de La Presse+ auprès des annonceurs et des autres groupes de presse. « S’il y a une chose dont nous sommes persuadés, c’est qu’il sera impossible pour La Presse+ de maintenir ces taux de consultation à partir du 1er janvier, rappelle Charles Côté. Il y aura moins de contenus, moins de photos, moins de vidéos, moins d’éléments interactifs, bref tout ce qui fait le succès de La Presse+. »

              Le savoir dans l’étau de l’austérité

              L’austérité libérale, ce n’est pas seulement un exercice d’équilibre budgétaire en accéléré, c’est aussi une volonté d’éliminer les espaces démocratiques de la société. L’UQAM n’est pas épargnée.

              Les négociations que mène l’université avec ses professeures et professeurs depuis 2014 montrent comment la nature même de l’institution est menacée. « Ce qui est en jeu, c’est la démocratie. Si l’on cède aux demandes patronales, les départements ne seront plus entre les mains de ceux qui pensent chaque discipline », explique Michèle Nevert, présidente du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ–CSN).

              L’UQAM est en effet une université qui fait place à la démocratie participative, notamment sur les questions d’orientation des études et des recherches. Or, les demandes patronales visent à remettre plusieurs décisions importantes strictement entre les mains de cadres. Ces derniers ne sont cependant pas au cœur de la recherche et doivent avant tout rendre des comptes sur l’aspect financier. « L’université a une vocation particulière, ce n’est pas une usine », insiste Pierre Lebuis, vice-président du SPUQ et actif au sein du comité de négociation. Pour lui, l’université doit être un « incubateur libre » qui permet de mettre de l’avant des axes de recherche. Les décisions imposées d’en haut, en fonction de créneaux à la mode, ne pourront jamais donner d’aussi bons résultats et certains champs de recherche utiles pour la société risquent d’être négligés. Outre la question démocratique, les compressions budgétaires du gouvernement actuel, qui s’élèvent à près de 300 millions de dollars pour le secteur universitaire, se font rudement sentir. « Il y a des pressions énormes de productivité », affirme Michèle Nevert. L’UQAM veut notamment éliminer toute balise relative au nombre moyen d’étudiants par groupe, qui est déjà en nette progression depuis 2009.

              Par ailleurs, comme les fonds disponibles pour la recherche se font de plus en plus rares, notamment en provenance d’Ottawa, la concurrence pour les obtenir est plus féroce. Pour y parvenir, les professeures et les professeurs doivent publier plus d’articles et doivent donc faire de la recherche dans un contexte où l’université ne prévoit pas de fonds spécifiques à cette activité pour chacun d’entre d’eux. Ainsi, pour soutenir les étudiantes et les étudiants des 2e et 3e cycles et payer les frais liés à leurs recherches, les professeurs ont l’option de donner plus de cours. Cette méthode rapporte toutefois relativement peu d’argent et réduit le temps consacré à la recherche.

              Cette équation devient encore plus stressante pour les nouveaux professeurs qui n’obtiendront leur permanence qu’après quatre ans. Ils se doivent de « performer », c’est-à-dire de susciter l’intérêt des organismes subventionnaires qui les financent. Cette période de quatre ans, parfois plus pour celles et ceux qui prennent un congé parental, ne suffit pas à l’administration qui réclame maintenant cinq ans. C’est d’autant plus excessif quand on sait que plusieurs profs commencent leur carrière après 40 ans. « Parmi les nouvelles recrues, environ 20 % d’entre elles commencent leur carrière et quittent l’université dans les premières années », indique d’ailleurs Pierre Lebuis.

              Une négociation qui stagne

              Malgré quelque 42 séances de négociation en date du 2 octobre dernier, les deux parties sont toujours aussi éloignées sur certains points importants qu’elles l’étaient au début des pourparlers. La population étudiante a augmenté de façon importante de 2009 à 2015. Le SPUQ demande notamment l’ajout de professeurs pour diminuer le nombre d’étudiants par groupe. « La partie patronale n’a même pas réagi aux demandes syndicales. On travaille pourtant sur ce document depuis 2011 », s’insurge la présidente du SPUQ. Notons que les professeurs de l’UQAM sont les moins bien payés de toutes les universités au Québec.

              Une lutte qui a porté ses fruits

              Que peut-on faire quand un employeur menace d’abolir des postes au sein d’une institution aussi importante que le Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine ? On se mobilise et on fait beaucoup de bruit pour sauver les emplois. C’est ce qu’ont fait les employé-es du CHU Sainte-Justine syndiqués à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), le 12 juin dernier.

              Au printemps 2015, la direction de Sainte- Justine annonçait son intention de supprimer 115 postes d’infirmières et d’infirmiers auxiliaires. Ils sont pourtant indispensables au bon fonctionnement de l’établissement de santé selon les dires de tous ceux qui travaillent auprès des jeunes patients. La direction disait vouloir remplacer les 115 auxiliaires par 54 infirmières bachelières candidates à la profession, c’est-à-dire qu’elles n’ont pas encore réussi l’examen final, et 12 infirmières françaises formées en néonatalogie.

              « On se demandait de quel chapeau la direction allait sortir ces 66 infirmières et infirmiers. D’ailleurs, 66 infirmières, baccalauréat en main ou non, sont incapables de faire la tâche de 115 auxiliaires, c’est humainement impossible. Pour nous, c’était clairement les enfants qui allaient écoper. En plus, la direction faisait circuler un sondage auprès des parents afin de savoir s’ils étaient disposés à pratiquer des gestes médicaux auprès de leurs enfants. En termes plus clairs, la direction demandait aux parents de faire certaines tâches habituellement réservées au personnel soignant. Devant cette situation inacceptable, nous avons décidé d’agir vite et fort », explique Louise Laplante, présidente du Syndicat des professionnel-les en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (FSSS-CSN).

              Un succès marquant

              Le syndicat a donc organisé un BBQ convivial devant le centre hospitalier. Cette action avait pour but de dénoncer la réorganisation du travail causée par les abolitions de postes, mais aussi les compressions budgétaires imposées à Sainte-Justine.

              Des 36 millions de dollars de compressions sur cinq ans imposés par Québec au CHU Sainte-Justine, il reste encore 15 millions de dollars à récupérer pour la période 2015-2016. Le service de néonatalogie fera certainement les frais de ces compressions.

              La réorganisation du travail implique aussi plusieurs mouvements de personnel tandis que le ratio infirmière-patients augmente considérablement. Ce remue-ménage se fait nécessairement au détriment des patients, puisque le seul but de l’exercice est l’atteinte de l’objectif budgétaire. « Malheureusement, les coupes et les compressions exigées par le présent gouvernement feront en sorte que plutôt que de prodiguer des soins de qualité comme nous l’avons toujours fait, nous nous contenterons d’offrir des soins sécuritaires, le ratio infirmière-patients ayant déjà atteint sa limite », ajoute Mme Laplante.

              « C’est typique de ce gouvernement : on sort un énorme scalpel pour faire des coupes inconsidérées sans consulter les employé-es qui sont sur la première ligne. On ampute d’abord et on se questionne ensuite sur les conséquences. C’est à se demander si le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, sait vraiment ce qu’il fait », lance Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

              Mais, dénouement heureux au terme de l’activité de solidarité, la direction de l’hôpital a partiellement reculé. Notre action aura permis que les infirmières et les infirmiers auxiliaires dont les postes avaient été abolis soient réaffectés dans d’autres hôpitaux. La direction a également décidé de garder les 35 infirmières et infirmiers sans sécurité d’emploi qu’elle avait envisagé de remercier.

              La preuve qu’avec la solidarité, on peut déplacer des montagnes.

              Dans un contexte de surpopulation, un choix incompréhensible aux yeux du syndicat

              C’est avec étonnement que le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec a appris la décision du Ministère de la Sécurité publique de fermer l’établissement de détention Maison Tanguay (EDMT) et de transférer les détenues à l’établissement de détention Leclerc de Laval (EDLL), surtout dans le contexte de surpopulation carcérale qui existe depuis plusieurs années et ne cesse de s’amplifier.

              Le syndicat s’explique mal cette décision, surtout considérant qu’il y a un an jour pour jour la ministre Thériault déclarait « (…) L’Établissement de détention Leclerc de Laval représentait une occasion unique d’améliorer l’état du réseau correctionnel à moindre coût et de mieux gérer l’augmentation de la population carcérale. L’ouverture de cet établissement s’inscrit d’ailleurs dans une série de mesures adoptées par notre gouvernement afin d’apporter des solutions à long terme à cette problématique » (communiqué du ministère de la Sécurité publique, 26 septembre 2014). Le Président du syndicat, Mathieu Lavoie, s’interroge : « À pareil date l’année dernière, la ministre nous disait apporter des solutions à long terme au problème récurrent de surpopulation. L’EDLL faisait partie de ces solutions, aujourd’hui, avec cette étrange volte-face, nous nous demandons s’il ne s’agissait pas que de poudre aux yeux.»

              Le SAPSCQ refuse l’explication donnée par le ministère à l’effet que l’ouverture prochaine des établissements de détention d’Amos, de Roberval, de Sept-Îles et de Sorel pourrait compenser la fermeture de la Maison Tanguay. « Lorsqu’on a annoncé leur construction en 2007, ces projets devaient servir à régler les problèmes de surpopulation vécus à ce moment-là, or le phénomène s’est amplifié notamment en raison des modifications apportées par le Fédéral.»

              Le problème de surpopulation carcérale est dénoncé depuis longtemps par le syndicat et plusieurs autres intervenants. Aux yeux du syndicat, il s’agit de questions importantes de sécurité. Encore la semaine dernière, le 17 septembre, la Protectrice du citoyen disait « constater à nouveau cette année » le problème ainsi que les conséquences connexes qui en découlent. « La solution du gouvernement ? Fermer un établissement et augmenter la pression sur l’ensemble du réseau », se désole Mathieu Lavoie.

              Le ministère a beau prétendre qu’il s’agit d’une fermeture temporaire en raison de la désuétude, le président reste sceptique. « Ça ressemble davantage à une déclaration pour calmer l’irritation causée par cette annonce qu’à une volonté réelle de réouverture et ce d’autant plus qu’il n’y a encore aucun projet précis sur la table.»

               

              Un autre dur coup pour les médias écrits

              D’une seule et unique voix, la Confédération des syndicats nationaux et la Fédération nationale des communications-CSN (FNC-CSN) déplorent la perte de 158 emplois au journal La Presse.

              « Ces dernières années, nous assistons à des bouleversements importants dans l’univers des médias sans qu’il n’y ait eu de débats sur ce que l’avenir nous réserve, et ce, autant pour les travailleuses et les travailleurs dans ce domaine que pour toute la population. L’information est à la base même de la vie démocratique et les médias ont une responsabilité importante pour s’assurer que la population est en mesure de faire des choix éclairés. Or, on s’aperçoit que les intérêts économiques des entreprises sont au cœur des décisions d’affaires qui sont prises, et non plus la mission d’information. Les 158 mises-à-pied de ce matin à La Presse en sont un exemple éloquent alors que le président, M. Guy Crevier, avoue sans détour que le contenu que l’on retrouve actuellement sur La Presse+ sera affecté par cette décision d’affaire », de marteler Jacques Létourneau, président de la CSN.

              « Chaque restructuration et chaque migration vers les plateformes numériques entraîne des changements importants pour les travailleuses et les travailleurs des médias. Dans les dernières années, de nombreux emplois de qualité ont disparu et en contrepartie, une charge de travail toujours plus grande est imposée aux salarié-es qui demeurent en poste. Cette pression toujours plus grande n’est évidemment pas sans conséquences sur la qualité des conditions de travail offertes dans le milieu et sur la qualité d’un contenu toujours plus commercialisable, produit dans des délais toujours plus courts, de souligner Pierre Roger, président de la FNC-CSN. La Presse est la seule entreprise de presse qui avait procédé à autant d’embauches au cours des dernières années. Ces coupures qui touchent l’ensemble des départements n’annoncent rien de bon en ce qui concerne l’avenir des emplois dans les médias. Il faudra trouver des solutions pour s’assurer que nous ayons accès à l’information de qualité au Québec. »

              Rappelons que les récents bouleversements comptent, notamment, l’annonce de l’abandon de l’édition papier de La Presse et les mises-à-pied annoncées aujourd’hui, les compressions budgétaires à CBC/Radio-Canada, la vente des quotidiens propriété de Gesca à Groupe Capitales Médias et sa restructuration qui entraîne également des abolitions de poste, la situation financière difficile du journal Le Devoir, les réductions des effectifs à La Presse canadienne, la précarité constante vécue par les journalistes indépendants et l’acquisition par Transcontinental des journaux hebdomadaires de Québecor Média. La Fédération nationale des communications-CSN regroupe environ 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

              Une première convention collective pour les chargé-es de cours et les instructeurs de l’Université McGill

              Réunis en assemblée générale vendredi soir, les membres du Syndicat des chargé-es de cours et instructeurs-trices de McGill-CSN, syndicat affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec-CSN (FNEEQ-CSN), ont massivement voté pour entériner les termes de leur première convention collective!

              « La longue lutte menée par les chargé-es de cours ainsi que les instructrices et les instructeurs de l’Université McGill pour obtenir la reconnaissance de la valeur de leur travail vient enfin de se conclure » se réjouit le vice-président de la FNEEQ-CSN responsable du regroupement université, M. Sylvain Marois. « Les membres du syndicat peuvent être fiers de ce règlement, fruit d’un travail acharné », ajoute-t-il.

              « Notre nouveau contrat de travail, dont les termes généraux se rapprochent de ceux que l’on retrouve dans les conventions collectives des chargés de cours négociées à la FNEEQ-CSN, représente des gains substantiels pour nos membres», affirme Raad Jassim, le président du syndicat.»

              Ainsi, les membres du syndicat bénéficieront de hausses salariales significatives pour les trois années de la convention, en plus d’une rétroactivité salariale au mois de janvier 2015. Il importe de préciser que les chargé-es de cours de cette université montréalaise étaient les moins bien rémunérés au Québec. C’est donc un acquis de taille qu’ils viennent d’obtenir.

              « Nous voulons également souligner l’obtention de la reconnaissance de l’ancienneté dans l’attribution des cours, l’obtention de congés de maladie payés, la clarification de la tâche et de la charge de travail, la création d’un comité des relations du travail ainsi que la mise en place d’une procédure d’arbitrage et d’un processus disciplinaire encadré, l’obtention de droits parentaux équivalents à ceux des professeur-es et le maintien des avantages sociaux », renchérit M. Jassim.

              Accrédité depuis le mois d’août 2011, le Syndicat des chargé-es de cours et instructeurs-trices de McGill-CSN s’est attelé à harmoniser les conditions de travail de ses membres avec celles prévalant dans les autres universités du Québec. Ce premier contrat de travail leur permet de faire un bond de géant.

              Profil de la FNEEQ

              La FNEEQ-CSN regroupe quelque 35 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Mentionnons les membres des syndicats dans une douzaine d’institutions universitaires, dont 10 syndicats de chargées et chargés de cours, le Syndicat des tutrices et des tuteurs de la Télé-Université, l’Association des étudiants salariés diplômés de l’Université McGill et les chargées et chargés d’enseignement de l’ÉTS. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

              Les syndicats de La Presse demandent la transparence financière

              Le président et éditeur de La Presse, monsieur Guy Crevier, a annoncé aujourd’hui la fin de l’édition papier en semaine au 1er janvier 2016. Au cours d’une rencontre avec tous les employé-es, monsieur Crevier a aussi annoncé que La Presse+ était maintenant un modèle viable et qu’il dévoilerait le 24 septembre prochain la teneur d’une réorganisation à venir à La Presseafin de faire face aux nouveaux défis de l’ère numérique.

              Les syndicats de La Presse tiennent d’abord à rappeler qu’ils ont été des partenaires importants dans le virage numérique entrepris dès 2010. Depuis cinq ans, les nombreuses concessions consenties par tous les employé-es ont permis à La Presse d’investir 40 millions de dollars dans le projet numérique qui a mené à la naissance de La Presse+. Le développement de cette plateforme unique a aussi été rendu possible grâce à l’expertise des employé-es syndiqués de La Presse.

              En parallèle, depuis 2009, La Presse a mené sa propre réorganisation en transférant plusieurs actifs de grande valeur dans des filiales de Power Corporation du Canada et en en vendant d’autres. Malheureusement, malgré tous les efforts des syndicats au fil des ans, les finances de La Presse sont toujours aussi opaques. Power Corporation du Canada et La Presse ont toujours refusé d’ouvrir leurs livres à leurs principaux partenaires dans cette aventure : les employé-es de La Presse. Alors que les conventions collectives de La Presse viennent à échéance le 31 décembre prochain, les syndicats croient fermement qu’un dialogue menant à un nouveau contrat de travail doit d’abord reposer sur la transparence.

              « La transparence, ce n’est pas juste une ligne d’un rapport financier présentée à deux représentants syndicaux sous le sceau de la confidentialité, rappelle Charles Côté, porte-parole de l’intersyndicale à La Presse et président du Syndicat des travailleurs de l’information. Il n’est pas question cette fois-ci de mener des négociations sous la menace. La direction de La Presse devra assurément faire preuve d’une plus grande transparence si elle veut procéder à une réorganisation de l’entreprise. »

              Les syndicats déplorent aussi le fait que l’annonce d’aujourd’hui entraîne un grand climat d’insécurité pour plusieurs employé-es qui devront attendre encore une semaine avant de connaître le sort qui leur sera réservé à La Presse. Ces employé-es continuent malgré tout de faire leur travail avec dévouement et professionnalisme. Tous les employé-es syndiqués de La Presse ont à cœur le droit du public à une information de qualité.

              En cette ère de révolution numérique qui bouleverse l’industrie des médias, les syndicats de La Presse croient plus que jamais dans la nécessité d’un média d’information fort et de qualité. Les employé-es de La Presse ont été au cœur des succès de l’entreprise auprès des lecteurs et des annonceurs. Ils ont développé une expertise unique qui permet aujourd’hui à La Presse de se positionner comme un leader dans l’industrie des médias.

              Les patientes et patients font les frais des PPP

              La FSSS-CSN appuie la démarche du comité des usagers du CUSM qui conteste le prix du stationnement du CUSM en PPP. Pour la FSSS, il s’agit d’un exemple supplémentaire démontrant que les CHU en PPP sont un échec et que ce sont les patientes et patients qui font les frais de cette privatisation. La FSSS demande au gouvernement Couillard de racheter ces contrats, afin de reprendre le contrôle sur ces investissements publics majeurs.

              Nous apprenions ce matin que le comité des usagers du CUSM a déposé une plainte pour dénoncer le prix du stationnement du nouvel hôpital. Le stationnement est opéré par le consortium privé qui a obtenu le contrat du CUSM en PPP. Rappelons que SNC-Lavalin était parvenu à faire passer pour un stationnement souterrain le stationnement de huit étages qui s’élève près du CUSM en PPP, ce qui lui avait permis d’obtenir le contrat.

              « Les patientes et patients qui viennent au CUSM paient actuellement pour rembourser le CUSM en PPP. Nous appuyons la démarche du comité des usagers et dénonçons ces tarifs beaucoup trop élevés pour la population et les travailleuses et travailleurs du CUSM. On est sur le terrain d’une compagnie privée qui n’a pas la santé de la population comme priorité, mais bien ses profits. Cela s’ajoute aux innombrables malfaçons qui font la manchette dans les dernières semaines. », explique Paul Thomas, président du syndicat CSN du CUSM.

              Cette question du prix du stationnement n’est qu’un autre épisode dans la triste histoire des CHU en PPP. Non seulement tout porte à croire que SNC-Lavalin a obtenu le contrat par le biais de la corruption, mais a de plus demandé un supplément de 150 millions pour payer les coûts de la construction. On sait aussi que la plomberie est déjà rouillée et que les égouts refoulent jusqu’au deuxième étage, que les tuiles de plancher craquent et que le CUSM est déjà en conflit avec le consortium du PPP sur la question du supplément de 150 millions de dollars.

              « Les CHU en PPP sont un échec cuisant pour le gouvernement libéral. En les rachetant, on pourrait économiser 4 milliards de dollars. Il est temps de mettre un terme à ce cauchemar. Les PPP privatisent les profits et donnent au public tous les problèmes. Les PPP vident nos coffres publics et augmentent les tarifs à la population. Pendant combien de temps ce gouvernement pourra-t-il continuer d’appuyer l’échec des CHU en PPP? », lance Guy Laurion, vice-président de la FSSS-CSN.

              À propos de la FSSS-CSN

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

              Mobilisation à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal

              Les syndicats CSN de l’Hôpital du Sacré-Cœur poursuivent la mobilisation pour appuyer la négociation du secteur public. Rassemblés ce midi devant l’établissement, plusieurs travailleuses et travailleurs de l’Hôpital lancent un message clair au gouvernement : il doit négocier pour améliorer les conditions de travail et préserver nos services publics. Cette manifestation s’inscrit dans le plan d’action de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) qui invite ses syndicats à mener des actions de perturbations administratives et à aller chercher des mandats de grève pour appuyer la négociation.

              Quelques centaines de travailleuses et travailleurs ont manifesté ce midi devant l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal pour dénoncer le mépris du gouvernement dans la présente négociation du secteur public. En plus d’imposer des mesures d’austérité qui se matérialisent en des coupes budgétaires dans les services à la population, il propose actuellement plusieurs reculs aux travailleuses et travailleurs du secteur public.

              « Les travailleuses et travailleurs de l’Hôpital du Sacré-Cœur sont très mobilisés. Nous avons mené plusieurs actions depuis l’automne dernier. Les compressions budgétaires rendent notre travail de plus en plus difficile et c’est la population qui en paie le prix. Nous sommes bien placés pour voir que ce sont les services directs qui sont touchés. Les travailleurs en ont assez », expliquent les présidents des deux syndicats CSN de l’hôpital, Judith Huot, préposée aux bénéficiaires et Michel Grégoire, inhalothérapeute.

              « La semaine dernière, nous nous sommes dotés d’un plan d’actions musclé pour les prochains mois. Nous devons nous mobiliser pour faire entendre raison à ce gouvernement qui veut appauvrir les travailleuses et travailleurs. Nous devons multiplier les actions pour appuyer la négociation. Nos demandes sont raisonnables et visent à améliorer les conditions de travail de celles et ceux qui donnent des services au quotidien. Nous avons identifié des solutions permettant de mieux organiser le travail, de stabiliser les horaires, de mieux concilier famille et travail et de mettre en place les conditions renforçant le secteur public face à la privatisation. Autant de solutions qui ne demandent que la volonté de consolider nos services publics de la part du gouvernement », lance Nadine Lambert, infirmière et vice-présidente de la FSSS-CSN.

              « Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Couillard attaque nos services publics. Cette manifestation de la rentrée est un bon moyen de démontrer notre détermination. L’austérité n’est pas la solution. Tout ce que ce gouvernement fait c’est d’accentuer les inégalités sociales. En poursuivant notre mobilisation contre l’austérité et pour la négociation du secteur public, nous voulons démontrer que d’autres solutions existent », de conclure Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

              À propos de la FSSS-CSN

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

              Le président de la CSN s’enchaîne pour la cause

              Le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau, parent de deux enfants d’âge scolaire, a participé à l’initiative populaire Je protège mon école publique, ce matin à l’école primaire La Mennais à Montréal afin de dénoncer les conséquences graves de l’austérité et des coupes du gouvernement Couillard dans le milieu scolaire.

              Des parents, des professeures et professeurs et des employé-es de l’école se sont donné la main et ont formé une chaîne humaine autour de l’école afin de symboliser la préservation du milieu scolaire.

              « À la lumière de ce qu’on a pu voir ce matin à la grandeur du Québec, il m’apparaît évident que seul le gouvernement libéral de Philippe Couillard pense que c’est une bonne idée d’hypothéquer l’avenir du Québec en privant nos enfants d’une éducation de qualité. Ce gouvernement pille et écorche tout ce qui faisait du Québec, une province unique », a lancé Jacques Létourneau.

              Le ministre de l’Éducation, François Blais, affirme que le gouvernement n’a pas le choix d’exiger des compressions aux commissions scolaires afin que le Québec vive selon ses moyens. Il ajoute que la majorité des parents comprennent ce sacrifice. « À voir le nombre de parents qui ont participé à ce mouvement populaire, il est clair que le ministre est dans le champ. Les parents ne ressemblaient pas à des victimes conciliantes, au contraire ils ont lancé un message clair au ministre : ça suffit, ces compressions sont inacceptables », conclut M. Létourneau.

              Les moisissures et l’amiante imposent un déménagement

              Des spécialistes de la prévention des maladies doivent travailler dans un immeuble loué dans le Parc La Fontaine, insalubre, plein de moisissures et d’amiante. Après un an et demi d’exposition continue aux moisissures, des employés ont développé des maladies pulmonaires. Certains ont fait des réclamations à la CSST. Cette situation est d’autant plus difficile à comprendre qu’il existe une solution moins coûteuse à portée de main. Le gouvernement possède en effet un édifice vide, celui qui servait à l’Agence de santé et de services sociaux, qui se trouve à six minutes de marche! Le CIUSSS Centre-Est-de-l’Île-de-Montréal, dont fait maintenant partie la Direction de la santé publique de Montréal, est l’employeur qui loge ce personnel au 1301, rue Sherbrooke est dans le pavillon La Fontaine.

              Propriété de la Ville de Montréal, ce pavillon héberge aussi une garderie qui relève de l’UQAM et des travailleurs de l’arrondissement qui veillent à l’entretien du parc. C’est environ 500 personnes au total. Depuis le verglas de 1998, de nombreuses infiltrations d’eau ont abîmé l’édifice, maintenant contaminé de moisissures. Il a fallu qu’un plafond s’effondre pour qu’on s’intéresse à l’état de santé du personnel et à celui du bâtiment. C’était en janvier 2014. Les moisissures, visibles à plusieurs endroits, et les mauvaises odeurs font croire qu’une inspection approfondie de l’enveloppe du bâtiment alourdirait le constat. Aux prises avec des coupures budgétaires de 30 %, l’administration de la santé publique a décidé de sous-louer un des locaux. Le 22 juin et le 17 juillet arrivaient donc 42 nouveaux employés du CIUSSS. Aussitôt installés, certains d’entre eux ont développé des symptômes, les forçant à changer de local.

              Avec le temps, d’autres risquent de développer, eux aussi, des problèmes de santé. La Ville de Montréal effectuera des travaux majeurs dès cet automne, ce qui entraînera la fermeture de deux ailes du pavillon : amiante et moisissures obligent. Si le passé est garant de l’avenir, il y a lieu de s’inquiéter. En effet, entre 2000 et 2014, des travaux qui auraient dû se faire en « condition amiante » ont été réalisés sans que les règles n’aient été respectées. Une douzaine d’événements documentés révèlent que le personnel de santé publique a été ainsi exposé aux poussières d’amiante, parfois sur plusieurs mois.

              Une solution à moindre coût

              « Pourquoi ne pas relocaliser le personnel maintenant que l’édifice de l’ancienne Agence de santé est vide ? Le gouvernement pourrait mettre fin à un bail coûteux tout en réglant des problèmes de santé », affirme Nancy Corriveau, présidente du Syndicat des technicien-nes et des professionnel-les de la santé et des services sociaux du Québec-STEPSSSQ (FP–CSN). L’ancienne Agence, située rue St-Denis, compte encore aujourd’hui quelque 500 espaces de bureaux équipés. D’importantes économies seraient possibles pour l’employeur, tant avec la fin du bail avec la Ville qu’avec la diminution du nombre d’absences pour maladies professionnelles.

              Conflit d’intérêt

              Le déménagement, bien qu’il soit le meilleur moyen de protéger la santé des travailleurs, ne fait curieusement jamais partie des solutions envisagées par l’employeur ou la CSST. La CSST a plutôt émis de nombreuses dérogations et demandes de correction, mais a également accepté de nombreux délais pour s’y conformer. Les problèmes persistent toujours. « Depuis le début de cette affaire, plutôt que de faire appel à une expertise externe pour évaluer l’impact sur la santé de l’état de ses propres locaux, le directeur de santé publique, Richard Massé, a persisté à se placer dans une situation où il est juge et partie », dénonce Michel Tremblay, président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), dont fait partie le STEPSSSQ. L’absence d’un avis externe neutre qui se prononcerait sur les risques liés à l’immeuble fait en sorte que la CSST utilise encore une approche au cas par cas. La CSN réclamait déjà une action immédiate dans ce dossier en mars 2014. « On ne peut plus laisser moisir la situation, il est grand temps d’agir », ajoute Michel Tremblay.

              À propos

              La Fédération des professionnèles (FP) compte quelque 8 000 membres qui oeuvrent dans plusieurs secteurs, dont celui de la santé et des services sociaux. Le STEPSSSQ (FP-CSN) représente 2 400 techniciens-nes et professionnels-les de la santé et des services sociaux œuvrant dans différentes missions, dont les directions de santé publique.

              La mission placée en situation de vulnérabilité

              Les travailleuses et les travailleurs du Centre jeunesse de Montréal qui interviennent auprès des jeunes en difficulté s’inquiètent que leur mission sociale puisse être mise en péril. L’intégration des centres jeunesse dans une nouvelle méga structure à haute vocation médicale, soit les Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS) qui découlent de l’adoption du projet de loi 10, laisse déjà présager que les missions à caractère social, dont celle des centres jeunesse, risquent fort de ne pas être une priorité des CIUSSS.

              « Si l’on regarde l’intégration des CLSC dans les CSSS, il y a plus de 10 ans, la mission sociale s’est sérieusement effritée. Avec ces paramètres, nous craignons que le passé risque d’être garant de l’avenir. Ce sont principalement des médecins qui siègent dans les conseils d’administration des CIUSSS ! Je crains que lorsque l’on devra choisir entre une nouvelle salle d’opération et une unité d’intervention pour les cœurs brisés d’enfants, on va pencher pour la première option », déplore la présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Centre jeunesse de Montréal (SSTCJM), Sylvie Théorêt.

              De plus, de nombreux psychologues pourraient quitter le réseau alors que le gouvernement du Québec cherche à éliminer leurs primes dans le cadre des négociations pour le renouvellement des conventions collectives du secteur public. « Ces psychologues vont aller travailler ailleurs et c’est une expertise précieuse que l’on va perdre », dénonce Luc Bastien, vice-président régional de la FSSS-CSN.

              Dans une série de huit événements, qui se déroulent durant tout le mois de juillet, les travailleuses et les travailleurs du Centre jeunesse de Montréal dénoncent vivement les dernières offres salariales du gouvernement (3 % d’augmentation sur 5 ans) ainsi que son intention de leur faire assumer des reculs majeurs au niveau des conditions de travail acquises depuis plus de 30 ans. Ils manifestent aujourd’hui devant le site du Mont Saint-Antoine.

              À propos

              Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Centre jeunesse de Montréal représente 2500 membres répartis à travers une cinquantaine de titres d’emploi. La CSN a été fondée en 1921 et est composée de près de 2000 syndicats à travers huit fédérations, dont la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). La CSN regroupe plus de 325 000 membres, incluant les quelque 127 000 de la FSSS.

              CRDITED de Montréal subit le couperet

              Après que le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, ait promis l’automne dernier que son projet de loi 10 sur la réforme du Réseau n’entraînera pas de réduction de service à la population, les fermetures de service se multiplient. C’est au tour du CRDITED de Montréal de subir le couperet avec l’annonce de la fermeture de onze résidences à assistance continue (RAC) d’ici le 31 mars 2016.

              C’est le nouveau directeur adjoint des services de soutien aux activités cliniques au CIUSSS Centre-Est-de-l’île-de-Montréal, Monsieur Carl Simard, qui en a fait l’annonce le 10 juillet dernier. Cette décision fait suite à une lettre reçue en juin et signée par le sous-ministre associé, Sylvain Gagnon, demandant aux directions d’établissement de transférer une partie de la clientèle des RAC vers des ressources intermédiaires privées.

              « Avec les compressions budgétaires imposées par le gouvernement Couillard, c’était impensable d’imaginer que cela n’aurait pas d’impact sur les services » affirme Guy Laurion, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN. « On assiste encore une fois à la privatisation de services publics sous le prétexte du déficit budgétaire. Et pendant ce temps-là, on accorde des hausses substantielles de salaire aux députés, aux médecins et aux autres amis de cette élite qui nous dirige. C’est scandaleux! » poursuit-il.

              « Il s’agit de coupes radicales et inhumaines. C’est encore une fois les plus démunis, les plus mal en point de notre société qui sont attaqués. Ces résidences accueillent des personnes qui présentent une déficience intellectuelle et ou un trouble du spectre de l’autisme. Les employés qui y travaillent sont formés pour les aider » affirme de son côté Alain Croteau, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CRDITED de Montréal-CSN.

              C’est à la suite d’un rapport de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN portant sur les fermetures de RAC et le transfert des clientèles vers les ressources intermédiaires privées que le MSSS a émis un moratoire en octobre 2013. La lettre du sous-ministre y met fin. Cette lettre était adressée à tous les présidents-directeurs généraux des établissements de santé du Québec ce qui laisse supposer que d’autres annonces de fermeture sont à venir.

              « Cette volte-face du MSSS sans aucune consultation de ses partenaires démontre encore une fois un type de gestion autoritaire. Mais la question de fond demeure: Est-ce l’intérêt réel des bénéficiaires qui compte pour le ministère ou strictement le cadre financier? » questionne Guy Laurion.

              À propos du CRDITED

              Depuis le 1er avril dernier et suite à l’adoption du projet de loi 10, le CRDITED de Montréal fait partie du Centre intégré universitaire de services de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Est-de-l’Île-de-Montréal avec dix autres établissements de santé et de services sociaux.

              À propos de la FSSS-CSN

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

              Mandat de grève au Centre jeunesse de Laval

              Réunis en assemblée générale le 18 juin, les travailleuses et les travailleurs du Centre jeunesse de Laval ont voté par scrutin secret, dans une proportion de 88 %, pour l’exercice d’une grève légale dans le cadre des actuelles négociations du secteur public.

              Au Centre jeunesse de Laval, plus de 1000 salarié-es offrent des services au quotidien aux jeunes en difficulté et à leur famille. La surcharge de travail pèse de plus en plus lourd sur les épaules des salarié-es qui doivent traiter de plus en plus de cas, de plus en plus complexe avec de moins en moins de ressources. La volonté du gouvernement de geler les salaires et d’imposer des reculs au régime de retraite, et ce, en plus des nombreuses demandes patronales dans le secteur de la santé et des services sociaux est inadmissible pour les membres de Syndicat des employé-es du Centre jeunesse de Laval, réunissant l’ensemble du personnel syndiqué de l’établissement.

              Pour le président de SECJL-CSN, Pierre Crevier, les travailleuses et les travailleurs sont exaspérés par les façons de faire du gouvernement, qui allie mépris, unilatéralisme et dogmatisme. « L’attitude du gouvernement est tellement insultante que nos membres nous disent qu’ils ont l’impression qu’il rit de nous. Nous n’avons pas l’impression que le gouvernement met les efforts nécessaires pour une vraie négociation. Par ce vote de grève, nous réitérons notre appui sans faille au comité de négociation de la FSSS-CSN. Nous voulons et méritons une véritable reconnaissance de la part du gouvernement et cela commencera par un changement d’attitude à la table de négociation ».

              Le syndicat réunira à nouveau ses membres dès la rentrée afin de s’inscrire dans le plan d’action automnal du Front commun dont fait partie la CSN et qui réunit 400 000 salarié-es de l’État.

              La FNEEQ et le SCCUQ expriment de profondes inquiétudes

              Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAM (SCCUQ) et la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) questionnent la décision du Comité exécutif de l’université de suspendre, pour une durée d’une année, l’étudiante Justine Boulanger. « Nous ne pouvons que dénoncer le sens de cette décision », affirme Mme Marie Blais, présidente du SCCUQ. « Notre université élimine ainsi la représentation étudiante au Conseil d’administration, puisqu’elle empêchait déjà, depuis février 2015, la présence de l’autre représentant étudiant siégeant à cette instance », indique Mme Blais.

              Neuf étudiantes et étudiants ont été soumis à des menaces arbitraires de la part de l’administration de l’UQAM. Certaines sanctions sont maintenant levées, mais l’université cherche toujours à punir. « Il nous apparaît clair que faire porter le poids de la dérive autoritaire de l’UQAM sur les épaules de cette étudiante a pour but d’empêcher la participation politique et administrative des étudiantes et étudiants à la vie démocratique de l’UQAM », dit la présidente du SCCUQ.

              Le SCCUQ et la FNEEQ sont inquiets du signal qu’envoie cette décision, et dénoncent forte-ment cette suspension et appréhendent les mois à venir avec anxiété. « L’UQAM choisit de toute évidence la voie de la rigidité qui ne peut qu’exacerber le climat malsain qui règne au sein de l’université », conclut la présidente du SCCUQ.

              La fin du lock-out

              C’est dans une proportion de 62 % que les syndiqué-es de Montréal de la compagnie Velan, en lock-out depuis le 24 mai, ont voté en faveur de l’entente proposée par la conciliatrice au dossier.

              Après une rencontre d’information pour les travailleurs et travailleuses, tenue en milieu d’après-midi, les employé-es syndiqués de Velan affiliés à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) se sont prononcés sur cette proposition en assemblée générale.

              La conciliatrice, Louise Létourneau, mandatée par le ministère du Travail, a rencontré les deux parties le 2 juin dernier avant de proposer un compromis. Le principal point d’achoppement était la clause de flexibilité de la main-d’œuvre que tentait d’imposer la direction de Velan. La partie patronale voulait pouvoir affecter des employé-es à d’autres tâches, ce qui, à terme, aurait pu mener à des mises à pied.

              « Nous avons obtenu des assurances satisfaisantes à ce niveau. Nous avons cédé sur certains points, mais en bout de piste nous avons obtenu une convention collective honnête et nous préservons les emplois », explique Jose Sousa, président du syndicat de Velan Montréal.

              L’entente d’une durée de trois ans prévoit une augmentation salariale de 7,5 %. Les travailleurs et travailleuses ont aussi obtenu une bonification de leur régime de retraite.

              Lock-out

              Rappelons que le 22 mai dernier, les employé-es avaient rejeté dans une proportion de 78 % l’entente de principe négociée avec l’employeur. Ce dernier a déclenché un lock-out le 24 mai alors que les travailleurs se disaient prêts à poursuivre les négociations.

              Velan, qui œuvre dans le domaine de la robinetterie industrielle, compte plus de 500 travailleurs et travailleuses syndiqués à ses installations de Montréal et Granby. Les éléments normatifs étaient négociés séparément par chacun des syndicats, alors que l’aspect financier et certaines clauses normatives d’importance étaient négociés à une seule et même table.

              La CSN demande l’application de la nouvelle loi fédérale pour contrer la prostitution

              Dans le cadre du Grand Prix de Montréal et compte tenu du fait que cet événement entraîne tous les ans du tourisme sexuel et le trafic de femmes et de jeunes filles, la CSN demande à ce que la nouvelle loi fédérale, qui criminalise les clients et les proxénètes, soit appliquée de façon concrète.

              « Les policiers ont les outils législatifs nécessaires en main pour réduire le tourisme sexuel et la prostitution à Montréal, souligne la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève. Le SPVM doit donner suite à l’adoption de la loi en décembre dernier et sévir contre les clients ainsi que contre les proxénètes qui se servent du Grand Prix pour tirer profit du corps des femmes », ajoute-t-elle.

              Pour la vice-présidente de la CSN, il serait inconcevable que la police demeure les bras croisés lors de l’édition 2015 de cet événement. « On a assisté au cours des derniers mois à de nombreuses arrestations de personnes qui manifestent contre l’austérité et à des mesures pour réprimer ces manifestations. Des Femen qui dénonçaient l’exploitation des femmes lors de la cérémonie d’ouverture du Grand Prix ont aussi été arrêtées par la police. Est-ce que les forces de l’ordre comptent déployer autant d’énergie pour arrêter, conformément à la nouvelle loi, ceux qui exploitent les femmes ? »

              Véronique De Sève interpelle également le gouvernement fédéral au sujet des 20 millions qu’il dit vouloir allouer pour encourager les prostituées à sortir de l’industrie du sexe. « Aucune date précise concernant le moment où l’argent sera disponible n’a été avancée, dénonce-t-elle. Si le gouvernement est vraiment sérieux dans son intention de soustraire les femmes à cette exploitation marchande, il doit augmenter les fonds, car ils sont nettement insuffisants pour atteindre l’objectif qu’il dit s’être fixé. Il doit aussi les transférer dès maintenant. Il serait odieux qu’il attende la campagne électorale de l’automne pour en faire un enjeu électoral, car les besoins se font déjà beaucoup trop sentir. »

              Tweetez-leur!

              La CSN appuie la campagne de la CLES Un trop Grand Prix pour les femmes. Non au tourisme sexuel qui dénonce la marchandisation du corps des femmes. Pour l’occasion, elle invite la population et les médias à participer à l’Action tweet! développée dans le cadre de cette campagne. Pour ce faire, rendez-vous sur Facebook, copiez-collez les tweets préformatés qui s’y trouvent et diffusez-les sur vos comptes Twitter pour interpeller : • Le maire de Montréal, Denis Coderre, afin qu’il tienne ses promesses en conformité avec les politiques d’égalité de la ville de Montréal et la nouvelle loi fédérale sur la prostitution. • Tourisme Montréal, pour qu’il s’attaque au tourisme sexuel à Montréal.

              À propos

              La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              lockout chez Velan Montréal

              La compagnie de robinetterie industrielle Velan a décrété un lockout le 24 mai dernier à ses installations de Montréal. Près de 400 travailleuses et travailleurs se sont retrouvés sur le trottoir alors que le syndicat affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) se disait pourtant prêt à retourner à la table de négociation.

              Deux jours avant le déclenchement du lockout, les salarié-es avaient rejeté à 78 % une entente de principe conclue le 19 mai par le comité de négociation. « L’employeur nous proposait un changement important en matière de flexibilité de la main-d’œuvre, il voulait avoir l’option de transférer des employé-es dans d’autres fonctions. Nos membres ont jugé cette proposition inacceptable, craignant que l’employeur n’abuse de cette procédure et qu’ultimement cela se traduise par des pertes d’emplois. C’est exactement le scénario qui s’est produit à Granby, il y a quelques années », explique Jose Sousa, président du syndicat de Velan Montréal.

              Les travailleuses et les travailleurs de Granby ont voté en faveur de l’entente de principe dans une proportion de 90 %, mais la clause de flexibilité de main-d’œuvre était déjà incluse dans leur convention collective. Sa reconduction n’était donc pas un point d’achoppement pour eux. 

              Comme il fait bon vivre à Montréal

              Cette étude, commandée par la CSN et basée sur des statistiques recensées par la firme de consultants Runzheimer International, rapporte que Montréal serait la ville la plus enviée au point de vue du coût de la vie, en comparaison à Calgary, Toronto et Philadelphie, et ce, malgré une fiscalité plus lourde au Québec. En comparant 19 profils de famille type ayant des revenus différents, il est possible de voir un portrait global de la situation des ménages québécois.

              Les auteurs de l’étude, Jean-Denis Garon et Dalibor Stevanovic, affirment que cette recherche leur a permis de rectifier les faits quant à la croyance populaire qu’il en coûte plus cher de vivre au Québec qu’ailleurs. Il est vrai que les Québécoises et les Québécois paient, en moyenne, 20 % de plus en impôt que les citoyennes et citoyens des autres provinces canadiennes, mais ces sommes payées engendrent aussi des bénéfices et servent notamment à fournir des services à la population. « On fait comme si cet argent ne servait qu’à faire des trous et puis à les boucher, mentionne Jean-Denis Garon. En réalité, cela finance des services publics que les citoyens n’auront pas à payer individuellement par la suite. »

              Des services publics accessibles

              Les services de garde et ceux du transport collectif, l’éducation et la santé sont des services essentiels dont bénéficie la population québécoise à un prix moins élevé que, par exemple, celle des États-Unis. Les soins de santé, que l’on considère au Canada comme étant indispensables, ne sont pas pris en charge par l’État américain. Ainsi, sa population doit se procurer une assurance maladie privée qui peut s’avérer dispendieuse. Certains employeurs offrent de payer jusqu’à 30 % de la prime d’assurance pour leurs employé-es et 15 % de la prime familiale, mais cela laisse les citoyennes et les citoyens aux prises avec des frais de santé considérables. En effet, selon les données compilées dans l’étude, une famille montréalaise paie en moyenne 1548 $ de frais de santé annuellement, alors qu’une famille de Philadelphie en paie 4238 $.

              Il est également possible de remarquer cette importante différence lorsque l’on considère les frais de garde et les frais de scolarité des familles avec un enfant. Les frais de scolarité universitaires à Montréal sont les plus bas des quatre villes comparées, avec 2371 $ par an. À Calgary et Toronto, ces dépenses sont plus élevées, soit respectivement 5736 $ et 5724 $. Mais, là où la différence se fait réellement sentir, c’est lorsqu’on observe les frais de scolarité à Philadelphie, qui s’élèvent en moyenne à 12 086 $, soit 9715 $ de plus qu’à Montréal annuellement pour un seul enfant. « Il n’y a pas beaucoup d’endroits en Amérique où une famille avec de jeunes enfants se trouverait mieux qu’ici », explique M. Garon, interrogé sur le sort des familles moyennes québécoises. « Le système fiscal pour les familles est très avantageux, pour les riches comme pour les plus pauvres, d’ailleurs. »

              Locataires et propriétaires

              Interpellé sur le prix du loyer à Montréal par rapport à d’autres villes canadiennes ou américaines, M. Garon est clair : « Pour un certain nombre de raisons, les loyers sont moins chers ici. Quand une personne doit choisir entre vivre à Toronto ou à Montréal, le prix du loyer entre assurément en ligne de compte. » Pour les locataires, la réglementation québécoise, qui contribue à limiter la hausse du coût des loyers, est une des raisons mentionnées dans l’étude. Ainsi, le prix moyen d’un loyer à Montréal est de 11 077 $ par année, alors qu’il en coûte 16 740 $ à Cal­gary, 15 546 $ à Toronto et 14 662 $ à Philadelphie, ce qui fait une moyenne de 41 % d’écart entre ces villes et Montréal.

              Cependant, pour ce qui est des familles propriétaires, la ville américaine de Philadelphie offre un avantage en raison de sa fiscalité moins élevée et du prix des maisons révisé à la baisse à la suite de la crise financière et immobilière de 2007. Le remboursement de l’hypothèque, le paiement de l’assurance et les frais d’entretien coûtent en moyenne 23 017 $ annuellement pour une propriété à Montréal, soit 7638 $ de moins qu’à Calgary, 16 078 $ de moins qu’à Toronto, mais 5237 $ de plus qu’à Philadelphie.

              Coût de la vie global

              Lorsque l’on prend en considération les différentes variables explorées dans l’étude, on constate que le Québec s’en tire finalement très bien quant au coût de la vie global pour l’ensemble de sa population. En effet, le coût du panier de consommation, c’est-à-dire les biens et services de consommation courante, ainsi que les coûts du logement, du transport et de la santé d’une famille moyenne montréalaise s’élèvent à 51 194 $ annuellement, ce qui est beaucoup plus abordable qu’à Calgary (61 167 $), Toronto (69 318 $) et Philadelphie (55 821 $). L’écart moindre entre Montréal et Philadelphie s’explique vraisemblablement par une fiscalité moins lourde pour les familles disposant d’un revenu de 88 000 $ et plus.

              On peut également observer qu’il est plus intéressant d’habiter Montréal que d’autres grandes villes canadiennes pour les familles ayant des enfants. En effet, pour une famille montréalaise sans enfant dont le revenu annuel s’élève à 88 000 $, on note un écart du coût de la vie de 5340 $ avec une famille calgarienne et de 15 045 $ avec une famille torontoise. Or, pour une famille avec un enfant qui fréquente la garderie, on verra cet écart favorable grimper à 13 537 $ avec une famille de Calgary et à 24 022 $ avec une famille Toronto. Plus tard, lorsque cet enfant sera inscrit à l’université, la famille montréalaise bénéficiera d’un écart de 8704 $ avec celle de Calgary et 18 398 $ avec celle de Toronto. Ces données révèlent ainsi la différence entre le Québec et le reste du Canada quant au fardeau financier imposé aux familles voulant envoyer leurs enfants à la garderie ou, plus tard, à l’université. Pourtant, ces deux services sont essentiels au développement des jeunes familles et à la motivation qu’elles ont d’avoir des enfants et de les élever au Québec.

              Bilan positif

              Pour Pierre Patry, trésorier de la CSN, cette étude est essentielle afin de contrecarrer le discours de droite martelant la position peu enviée du Québec au point de vue de la qualité de vie globale de ses citoyens. « Au bout de compte, affirme-t-il, cette étude vient rassurer les Québécoises et Québécois sur leur situation par rapport au reste de l’Amérique du Nord. On ne vit pas dans un enfer fiscal, comme certains le prétendent. Oui, on paie plus d’impôts et de taxes en comparaison au reste du Canada et à certains États américains, mais on reçoit en contrepartie plus de services publics, ce qui élève finalement le niveau de vie de tous. À la CSN, on considère que c’est un choix de solidarité. »

              La solidarité et la persévérance

              Le 2 mars dernier, les quelque 400 salarié-es de SSQauto déclenchaient une grève générale illimitée pour appuyer leurs revendications à la table de négociation. Les syndiqué-es, outrés de l’attitude méprisante de l’employeur, ont rejeté en bloc l’ensemble des demandes patronales. Il a fallu attendre neuf semaines de grève, l’intervention de la Fédération du commerce-CSN et de la CSN ainsi que l’arrivée d’un nouveau conciliateur pour enfin voir le conflit se solder par un règlement satisfaisant aux yeux des salarié-es.

              « Sacrifiez-vous, je dois me payer une tour ! »

              Les grévistes étaient offusqués de voir SSQauto se payer une nouvelle tour de bureaux à Longueuil, alors que l’employeur exigeait de leur part d’importants reculs, notamment en matière de retraite et d’assurance collective. Il était difficile de ne pas avoir l’impression que SSQ se construisait une tour sur le dos de ses salarié-es. Ils n’ont d’ailleurs pas manqué de le souligner en se mobilisant le 12 mars dernier alors qu’ils s’étaient réunis devant le chantier du futur édifice.

              L’employeur espérait sûrement voir les salarié-es accepter ses demandes sans dire un mot. Il en a été tout autrement, ceux-ci ayant évalué que la mobilisation pouvait permettre des gains là où il semblait n’y avoir que des reculs. Les membres ont décidé de se serrer les coudes afin d’opposer à l’employeur un rapport de force suffisamment important pour le faire revenir à la table de négociation et lui faire renoncer à certaines exigences. Il est à noter qu’en cours de chemin, les syndiqué-es de SSQauto ont reçu l’appui de leurs quelque 600 collègues de SSQvie, qui ont voté trois jours de grève pour les appuyer.

              La solidarité a finalement payé

              Malgré l’intransigeance patronale, malgré la sous-traitance dont ils étaient victimes, malgré l’épuisement résultant de neuf semaines de grève, les travailleuses et travailleurs ont refusé de baisser les bras et ont pu obtenir un règlement qui répondait à leurs attentes. Selon Éric Tremblay, président du Syndicat des salariés et salariées de SSQ société d’assurance générale, « la grève a été éprouvante pour nos membres, mais avec cette entente, elle en a valu la peine. Le retour au travail sera plus facile, les salarié-es ne se seront pas battus en vain ».

              À la conclusion de ce règlement, les travailleurs et les travailleuses ont obtenu des hausses de 11 % réparties sur une période de six ans, auxquelles s’ajoute un montant forfaitaire de 5 % pour l’année 2014. Les salarié-es réussissent à éviter que leur régime de retraite soit intégré à celui des cadres et des professionnel-les non syndiqués. En outre, alors que l’employeur voulait obstinément hausser l’âge de départ à la retraite à 63 ans, les syndiqué-es ont réussi à faire en sorte qu’il passe de 60 à 61 ans. Ils ont également réussi à obtenir une amélioration générale de l’ensemble des différentes primes qui leur sont accordées, tout en maintenant celle liée au départ à la retraite. Pour leur part, les conseillers et les conseillères en assurance de groupe voient leurs différentes conditions de travail bonifiées.

              Les grèves sont assez rares dans le secteur financier et celle de SSQauto aura permis de démontrer que la solidarité, la persévérance et la lutte peuvent rapporter. Cela n’a pas été de tout repos, mais avec l’entente conclue, les salarié-es sont rentrés au travail la tête haute.

              Velan décrète un lock-out à ses installations de Montréal

              La compagnie Velan a décrété un lock-out aujourd’hui à ses installations de Montréal. Près de 400 travailleurs et travailleuses se retrouvent sur le trottoir après une série de rencontres de négociations qui les ont laissés pour le moins amères.

              Le syndicat national des employé-es de Velan affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) et la partie patronale en sont venus à une entente de principe dans la nuit de mardi à mercredi. Toutefois, vendredi dernier les employé-es ont rejeté dans une proportion de 78 % cette entente de principe.

              « Velan nous proposait un changement important au niveau de la flexibilité de la main-d’œuvre, en d’autres mots la compagnie voulait avoir l’option de transférer un employé dans d’autres fonctions. Nos membres ont jugé que c’était une proposition inacceptable, car ils craignent que l’employeur abuse de son droit de transférer et qu’ultimement cela se traduise par des pertes d’emplois. Notre mandat est de retourner à la table de négociation et de trouver une entente satisfaisante pour tous », affirme Jose Sousa, président du syndicat de Velan Montréal.

              Velan, qui œuvre dans le domaine de la robinetterie industrielle, compte plus de 500 travailleurs et travailleuses syndiqués à ses installations de Montréal et Granby. Les éléments normatifs étaient négociés séparément par chacun des syndicats, alors que l’aspect financier et certaines clauses normatives d’importance étaient négociés à une seule et même table.

              Les travailleurs de Granby votent en faveur de l’entente de principe

              C’est dans une proportion de 90 % que les syndiqué-es de Granby de la compagnie Velan ont voté en faveur de l’entente de principe négociée le mardi 19 mai dernier à Montréal.

              Après près de 30 rencontres de négociation parfois difficiles, le syndicat national des employé-es de Velan Granby affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et la partie patronale en sont venus à une entente de principe dans la nuit de mardi à mercredi.

              L’entente d’une durée de trois ans prévoit une augmentation salariale de 7,5 %. Les travailleur-ses ont enregistré des gains au niveau de la sécurité d’emploi et ils ont obtenus une bonification de leur régime de retraite.

              « Même s’il y avait parfois des tensions à la table de négociation, nous savions qu’une entente était possible, le fossé qui nous séparait n’était pas infranchissable. Nos membres ont été exemplaires, démontrant une belle solidarité dans les moments importants », explique Pierre Paquette, président du syndicat national de Velan Granby.

              Lock-out à Montréal

              Le situation est bien différente pour les employé-es de Montréal. Les travailleuses et travailleurs ont rejeté dans une proportion de 78 % l’entente de principe vendredi dernier. La direction de l’entreprise a décidé aujourd’hui de décréter un lock-out. Une décision qui est dénoncée par le syndicat qui estime que la voie de la négociation est toujours la meilleure solution.

              Velan, qui œuvre dans le domaine de la robinetterie industrielle, compte plus de 500 travailleurs et travailleuses syndiqués à ses installations de Montréal et Granby. Les éléments normatifs étaient négociés séparément par chacun des syndicats, alors que l’aspect financier et certaines clauses normatives d’importance étaient négociés à une seule et même table.

              « Une action légitime », estiment la CSN et le conseil central

              La CSN et le Conseil central du Montréal-métropolitain-CSN (CCMM-CSN) interpellent le maire de Montréal et lui demandent de revenir sur sa décision afin de permettre la tenue du Camp pour le droit au logement du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), dont le coup d’envoi est prévu en début d’après-midi, aujourd’hui.

              « Le maire soutient ne pas douter de la bonne foi du FRAPRU, il doit donc permettre cette action qui ne menace pas l’ordre public », affirme Dominique Daigneault, présidente du CCMM-CSN. « L’itinérance est de plus en plus présente et les plus démunis peinent à se trouver du logement à Montréal. Les politiques d’austérité ainsi que les coupes dans les services publics et dans le logement social accentuent les problèmes vécus par les personnes les plus vulnérables », ajoute la porte-parole syndicale qui estime que les compressions dans la santé ont un impact direct sur les services aux personnes souffrant de problèmes de santé mentale et d’itinérance, par exemple. « Ces mêmes personnes ont des besoins encore plus criants de logement social », soutient madame Daigneault.

              L’action du FRAPRU vise à dénoncer Québec et Ottawa qui se désengagent en matière de logement social. « Nous nous indignons du fait que quelque 116 000 logements perdront leur financement fédéral au pays au cours des trois prochaines années, dont près de 21 500 au Québec », dénonce Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. « Le gouvernement de Philippe Couillard, lors de son dernier budget, a réduit de moitié le financement de nouveaux logements sociaux. Ce sont des décisions qui menacent la mixité sociale de Montréal et son développement », poursuit madame De Sève.

              Les campeurs et les campeuses attendus ce midi proviendront de Montréal, mais aussi de Québec, de l’Estrie, de la Montérégie, de l’Outaouais et d’aussi loin que de l’Abitibi-Témiscamingue. Ce sont des familles avec enfants et des personnes en situation de précarité. La CSN et le CCMM-CSN souhaitent que les autorités municipales soient accueillantes et que les forces policières permettent l’expression citoyenne de ces militantes et militants. Le campement bénéficie de l’appui de personnalités, d’organisations syndicales et populaires, dont la CSN et le Conseil central du Montréal-métropolitain-CSN.

              À propos de la CSN du CCMM-CSN

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              Le gouvernement Couillard doit cesser sa bilinguisation de la société québécoise

              Plus de 120 militantes et militants de tous les milieux professionnels et de tous les secteurs de la CSN se sont réunis à l’occasion de la Journée de la francisation qui se déroulait sur le thème ironique Couper dans la langue, #OMG ! – Fiers de travailler en français. Leur objectif : freiner l’anglicisation des milieux de travail et favoriser l’usage de la langue française pour l’ensemble des Québécoises et des Québécois.

              « Philippe Couillard affirmait en campagne électorale que tous les travailleurs devraient apprendre l’anglais, rappelle le secrétaire général de la CSN, Jean Lortie. Avec les compressions de 1,6 million auxquelles il a soumis en seulement deux ans plusieurs organisations qui œuvrent à l’application de la Charte de la langue française, on prend aujourd’hui l’exacte mesure de la place toujours réduite qu’il veut accorder au fait français au Québec. »

              Jean Lortie souligne avec inquiétude la présence grandissante de l’anglais au sein de l’administration publique et dans les milieux de travail, y compris dans le secteur public. « En santé, par exemple, on constate que de grands efforts financiers sont fournis pour offrir autant de services que possible en anglais. On envoie ainsi le signal qu’il est maintenant très facile d’obtenir les services dans les deux langues et que c’est le droit de chacun de pouvoir obtenir des réponses en anglais. On sous-entend aussi que les travailleuses et travailleurs ont désormais l’obligation de savoir parler anglais dans leur milieu de travail », déplore-t-il.

              Valoriser le français

              Le gouvernement doit absolument adopter des moyens plus efficaces pour permettre aux immigrants de mieux s’intégrer à la société québécoise. Selon la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain – CSN, Dominique Daigneault, une formation adéquate visant à faire du français la langue commune au travail constitue l’un de ces moyens et devrait être incluse dans la politique d’immigration qu’il s’apprête à déposer.

              « Le gouvernement doit mettre en place des mesures qui faciliteront l’apprentissage du français, explique-t-elle. Les efforts des libéraux pour rendre bilingue le système devraient plutôt être orientés vers la formation des immigrants et immigrantes en français, ce qui leur permettrait notamment de vivre une intégration au marché du travail plus facile. Il ne faut jamais oublier que l’usage du français comme langue commune favorise la construction de la solidarité entre les travailleuses et travailleurs. »

              La direction doit renoncer aux sanctions

              Un rassemblement en soutien aux six enseignantes et enseignants du Collège de Rosemont, suspendus par la direction pour avoir prétendument participé à des actions de blocage de portes le vendredi 1er mai, a lieu ce midi.

              « On se questionne sérieusement sur les motivations du Comité patronal de négociation des collèges (CPNC) qui, à trois jours de l’exercice de la grève sociale, a déposé une requête auprès de la Commission des relations du travail (CRT) afin d’empêcher les enseignantes et les enseignants de faire la grève », indique la vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), Mme Nicole Lefebvre. C’est cette démarche du CPNC qui a judiciarisé cette journée de grève sociale, en faveur de laquelle avaient voté les assemblées générales de 30 syndicats de profs de cégep. « Il y avait des ententes entre la direction et le syndicat local dans la plupart des cas. Rien ne justifiait la démarche du CPNC », critique Mme Lefebvre.

              « Nous sommes ici afin de démontrer notre soutien aux enseignantes et aux enseignants du Collège de Rosemont », affirme pour sa part Mme Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). « Les profs ont voulu exprimer leur opposition aux compressions imposées au réseau collégial, qui s’accumulent depuis des années, et qui mettent en péril la capacité des cégeps à réaliser leur mission éducative. La Fédération des cégeps, les directions et les conseils d’administration des cégeps le savent bien: tour à tour, ils ont dénoncé les coupes au cours des dernières semaines », souligne la présidente du CCMM–CSN.

              Quant à Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN responsable du dossier de l’éducation, elle signale que l’extraordinaire mobilisation qui a déferlé dans toutes les régions du Québec à l’occasion du 1er mai, n’était que le prélude à ce qui se passera cet automne. « Les employé-es des services publics montrent des signes évidents d’exaspération devant le manque d’écoute de leurs vis-à-vis aux tables de négociation patronales. L’obsession dont fait preuve le gouvernement à l’égard du déficit zéro et l’absence de volonté réelle de négocier laisse présager un automne des plus houleux », prévient Mme De Sève.

              Les porte-parole concluent en interpellant la direction du Collège de Rosemont afin qu’elle renonce à imposer des sanctions et qu’elle dénonce les mesures d’austérité dictées par le gouvernement de Philippe Couillard qui mine sa mission.

              Modification en profondeur du visage de l’école montréalaise dès la rentrée de l’automne, s’inquiète l’APPA-CSN

              Les compressions budgétaires auxquelles fait face la Commission scolaire de Montréal (CSDM) auront des impacts dans toutes ses écoles, estime l’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN) qui s’inquiète des nombreuses coupes de personnel prévues au plan d’effectifs pour l’année scolaire 2015-2016, qui doit être présenté au Conseil des commissaires, lors d’une réunion extraordinaire, ce soir.

              Une manifestation a lieu à l’occasion de cette séance, à compter de 18h, devant la CSDM, au 3737, rue Sherbrooke Est.

              « L’offre de services sera à géométrie variable », dénonce Michel Picard, vice-président de l’APPA-CSN, qui ajoute que certaines écoles secondaires, comme Jeanne-Mance ou Pierre-Dupuy, auront des services moindres en documentation qu’à l’école Saint-Luc, par exemple. « À Jeanne-Mance, le poste de technicien en documentation, dont le travail consiste entre autres à conseiller les élèves sur le choix de livres et d’ouvrages de référence, est actuellement de trois jours par semaine. En septembre, le poste sera aboli et plus aucun des services ne sera offert. La bibliothèque sera ouverte sur l’heure du midi et de 15 h 30 à 16 h 30 seulement et ce sont des élèves de l’école qui auront pour tâche d’offrir les services ! », s’indigne le représentant syndical.

              Rappelons que la CSDM compte supprimer plus d’une centaine de postes (116 selon nos données) dans les titres d’emploi des trois syndicats de personnel affiliés à la CSN. Au total, en incluant les professionnel-les et les directions d’école, ce sont environ 190 postes qui seront éliminés.

              À l’APPA-CSN, qui représente les employé-es de soutien administratif, technique, des services de garde et de l’adaptation scolaire, les coupes sont au nombre de 65 : ce sont des postes de techniciennes et de techniciens en travaux pratiques, en documentation, en loisirs et en travail social, et des surveillants d’élèves, entre autres. Du côté du Syndicat national des employé-es de la CSDM (SNEE-CSN), quelque 45 postes sont menacés, dont 22 chez les travailleuses et les travailleurs de cafétéria. « Les compressions de 1,3 million de dollars dans la mesure alimentaire auront un impact direct sur des milliers d’enfants », proteste Normand Viau, président du SNEE-CSN. Les effectifs sont également réduits de 15 postes chez les ouvriers spécialisés et de l’équivalent de 8 postes chez les ouvriers d’entretien. « L’expertise que représente cette main-d’œuvre, ça vaut de l’or! La CSDM ne fera pas d’économies puisqu’elle devra aller en sous-traitance, ce qui est beaucoup plus cher », poursuit monsieur Viau. À l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM-CSN), ce sont six postes de concierge qui seront éliminés. « Après autant de compressions depuis toutes ces années, il n’y a plus de jus dans le citron. Trop, c’est trop! », rage Sylvain Paré, président de l’ACEDM. « Ces coupes auront un effet direct sur la propreté, la qualité de l’air et la vétusté des écoles » estime monsieur Paré.

              Avec ces compressions, on craint l’instabilité qui résultera des mouvements massifs de personnel. « L’effet domino sera considérable, puisqu’un très grand nombre de postes seront modifiés, ce qui entraînera plusieurs chambardements dans la majorité des écoles. On pourrait se retrouver dans un désordre sans nom avec tous ces mouvements de personnel et les élèves en feront les frais, c’est certain! », conclut Charles Allen, président de l’APPA-CSN.

              À propos de l’APPA, du SNEE et de l’ACEDM

              L’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN) compte environ 5200 employé-es de soutien administratif, technique, des services de garde et de l’adaptation scolaire, dont 3200 travaillant à la CSDM. Le Syndicat national des employé-es de la CSDM (SNEE-CSN) compte environ 900 membres, soit des travailleuses et des travailleurs aux cafétérias, des ouvriers spécialisés et des ouvriers d’entretien. L’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM-CSN) représente environ 200 concierges à la CSDM.

              À propos de la CSN, de la FEESP-CSN et du CCMM-CSN

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs. La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) compte environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Son secteur scolaire représente environ 30 000 employés-es de soutien. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              Des appuis majeurs au FRAPRU

              À moins de deux semaines du début du Camp pour le droit au logement, le Front d’action populaire en réaménagement urbain a rendu publics de nouveaux appuis à cet événement à durée indéterminée qui se déroulera en plein cœur de Montréal. Seize personnalités publiques se sont ajoutées aux vingt-quatre que le FRAPRU avait déjà fait connaître. Les chanteuses Chloé Sainte-Marie, Judy Richards et Sylvie Tremblay figurent parmi ces personnalités, tout comme la chorégraphe et danseuse Margie Gillis, les acteurs et actrices Claude Laroche, Marc Béland, Michèle Deslauriers et Paule Baillargeon, l’humoriste Christian Vanasse et le docteur Réjean Thomas.

              L’acteur et dramaturge, Alexis Martin, l’essayiste Normand Baillargeon et le réalisateur et scénariste Philippe Falardeau, trois des quarante personnalités québécoises ayant jusqu’ici manifesté leur appui au Camp, étaient présents lors de la conférence de presse afin de démontrer leurs préoccupations quant à l’ampleur et à l’urgence des problèmes de logement et d’itinérance, de même que leur solidarité avec l’action organisée par le FRAPRU. Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), et Anne-Marie Boucher, coordonnatrice du Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec, ont également pris la parole en appui au Camp.

              Le FRAPRU s’est réjoui de tous ces appuis, tout comme de ceux de la Fédération des travailleurs du Québec et travailleuses du Québec (FTQ), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de Médecins du monde Canada, des Médecins québécois pour le régime public, du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérants de Montréal, de la Ligue des droits et libertés, de la Fédération des femmes du Québec, du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, du Collectif pour un Québec sans pauvreté, de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante et de plusieurs autres.

              Un Camp qui arrive à un moment crucial

              Le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant, a une fois de plus « fait appel à la compréhension de la Ville de Montréal et de son maire Denis Coderre pour que le Camp pour le droit au logement puisse se dérouler sans heurts ».

              À son avis, le Camp se déroulera à un moment crucial pour l’avenir du logement social : « Par son silence à ce sujet, le dernier budget fédéral a confirmé que le gouvernement Harper ne prolongera pas, d’ici le déclenchement des élections, les subventions qu’Ottawa verse depuis des décennies à 554 000 logements sociaux existants au Canada, dont quelque 125 000 au Québec. Pourtant, des milliers de ces logements vont être privés de ces subventions dès 2015, ce qui va en réduire considérablement l’accessibilité financière. Quant au développement de nouveaux logements sociaux, le gouvernement québécois en a réduit le financement de moitié. À peine 1500 logements pourront être réalisés à l’échelle du Québec dans les prochaines années, alors que 270 340 ménages locataires en ont un urgent besoin, dont 168 000 dans la seule région métropolitaine de Montréal ».

              Pour cette raison, le Camp a pour principal objectif d’accroître les pressions sur les gouvernements fédéral et québécois pour qu’ils assurent plus adéquatement l’avenir du logement social et le respect du droit au logement. Outre la manifestation du 21 mai qui donnera le coup d’envoi du campement urbain, des actions spécifiques viseront ces deux paliers de gouvernement.

              Le Camp ayant aussi un objectif de sensibilisation et de formation populaires, il sera le théâtre d’une série de conférences et d’ateliers de travail sur plusieurs thèmes (itinérance, logement social, réalité des femmes locataires, développement des villes, etc.). Un spectacle sera aussi organisé, tout comme des ateliers de création et des activités pour les enfants. Plusieurs des personnalités, qui ont appuyé l’évènement, se rendront aussi sur les lieux à différents moments pour visiter la centaine des personnes qui y auront planté leurs tentes.

              Le FRAPRU invite les gens à partager l’ événementsur les médias sociaux, et les différentes vidéos qu’il a réalisé.

              Ne pas tolérer l’intolérable

              Le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN) s’insurge contre les méthodes policières utilisées lors de la manifestation du 1er mai organisée par la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC-Montréal).

              Les vidéos diffusées sur le site de Radio-Canada ces dernières heures corroborent nos observations quant à l’intervention policière survenue sur la rue Sainte-Catherine, à l’angle du boulevard Robert-Bourassa, où nous avions pris place dans le cortège de la manifestation.

              « Notre groupe, constitué de militantes et de militants du conseil central, défilait de façon absolument pacifique, tout juste derrière la troupe de tambours du comité de condition féminine de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN lorsque les forces policières ont lancé plusieurs projectiles de gaz irritant. Vraisemblablement, on visait à disperser la foule alors prise en sourcière par l’escouade antiémeute », s’indigne Dominique Daigneault, présidente du CCMM-CSN qui ajoute que des enfants, des familles, des personnes d’un certain âge et de simples passants ont aussi été victimes des tirs de bombes lacrymogènes. « La police laisse croire qu’elle agit de la sorte pour contenir les manifestations, mais dans les faits, ses techniques brutales ne font qu’envenimer la situation », poursuit madame Daigneault.

              Les effectifs policiers déployés le matin n’avaient visiblement pas le même mandat qu’en soirée. Pourtant, les organisations syndicales n’avaient pas dévoilé leurs itinéraires et étaient en action aux quatre coins de la ville. Elles n’avaient pas non plus de permis de manifester. Le CCMM-CSN met en doute le rôle de la police dans l’exercice du droit de manifester. Il réclame des mécanismes d’enquête indépendante, à l’instar d’organismes comme la Ligue des droits et libertés. Il exige également l’abrogation du règlement municipal P-6. « Le droit de manifester est un principe fondamental reconnu constitutionnellement. Nous estimons que le Service de police de la Ville de Montréal a fait preuve de brutalité. Les excès de violence du SPVM sont intolérables. Nous exigeons que les autorités municipales rappellent à l’ordre son service de police! », termine la présidente du CCMM-CSN.

              À propos du CCMM-CSN

              Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              Les élèves font les frais des compressions imposées par Québec

              Les représentants des trois syndicats CSN de la Commission scolaire de Montréal ont été rencontrés ces derniers jours par la direction des relations de travail qui les a informés de nouvelles coupes de postes à la CSDM. Les travailleuses et les travailleurs qui œuvrent au quotidien auprès des élèves sont très inquiets des impacts de ces nouvelles réductions de personnel. Ils craignent non seulement pour leurs emplois, mais ont aussi de grandes appréhensions quant aux conséquences directes sur les élèves. Au total, la CSDM prévoit abolir plus d’une centaine de postes dans divers titres d’emploi d’ici la fin de l’année scolaire.

              « La CSDM est dans la mire du gouvernement depuis des années et souffre d’un sous-financement chronique. Ce sont les employé-es et les élèves qui font les frais des compressions successives auxquelles elle est confrontée et ce n’est certes pas la mise en tutelle envisagée par le ministre de l’Éducation qui va arranger les choses » estime Charles Allen, de l’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN), qui représente les employé-es de soutien administratif, technique, des services de garde et de l’adaptation scolaire.

              La CSDM envisage de supprimer des postes de techniciennes et de techniciens en travaux pratiques, en documentation, en loisirs et en travail social, et des surveillants d’élèves, entre autres. Monsieur Allen s’oppose aux quelque 65 abolitions de postes proposées, qui s’ajoutent aux 142 abolitions des trois dernières années dans ces secteurs. Il estime qu’elles auront des effets sur la persévérance scolaire. « Ces coupes toucheront particulièrement les élèves du secteur régulier », explique le président de l’APPA-CSN. « Depuis plusieurs années, nous devons faire plus avec moins, mais là, c’est trop! Ces nouvelles suppressions auront une incidence certaine sur la réussite scolaire, tout cela alors qu’une mobilisation générale est engagée au Québec pour lutter contre le décrochage et pour promouvoir la persévérance scolaire », s’insurge le représentant syndical.

              Juste répartition des ressources?

              Plusieurs préoccupations sont aussi soulevées quant au partage des ressources pour les services spécialisés dans les écoles. La CSDM veut se lancer dans un projet de grande réorganisation de ses services en adaptation scolaire et semble se diriger vers une vision de gestion locale, école par école. Par exemple, des équipes de techniciens en éducation spécialisée seront appelées à se promener d’école en école, selon les besoins des quartiers. « En soi, cela semble positif, mais la CSDM a pour mission de garantir une juste répartition des ressources à travers toutes ses écoles. Qui déterminera les besoins les plus urgents? » questionne monsieur Allen. « Est-ce que ce sont les directions d’école les plus revendicatrices qui auront le plus de services? » s’inquiète le porte-parole syndical.

              Avec ces nouvelles compressions, on craint également l’instabilité qui résultera des mouvements massifs de personnel. « L’école montréalaise doit composer avec des enjeux particuliers et spécifiques, notamment le fait qu’elle doive répondre à des clientèles variées. Cela demande du personnel stable, constant et compétent » poursuit le représentant syndical.

              Même constat du côté du Syndicat national des employé-es (SNEE) de la CSDM qui devra composer avec une diminution importante de ses effectifs. Par exemple, en services alimentaires, 22 postes seront touchés tandis que 18 postes seront supprimés chez les ouvriers spécialisés. « La CSDM coupe directement dans les mesures alimentaires, un service direct à des milliers d’enfants dont les plus démunis » soutient Rémi Desrosiers, porte-parole du SNEE, qui s’inquiète également de l’entretien des écoles. À cet égard, les directions d’une cinquantaine d’écoles ont décidé d’amputer des heures d’entretien. « L’état de vétusté de dizaines d’écoles montréalaises fait les manchettes depuis des années et toutes ces nouvelles coupes nous empêchent d’améliorer les conditions de salubrité des écoles et ajoutent au retard des travaux de réparation et de rénovation urgents. » En outre, le représentant du SNEE estime que la CSDM n’aura d’autres choix que d’aller en sous-traitance, se privant ainsi d’une expertise importante qu’elle a développée. « Cela risque d’engendrer des coûts plutôt que de produire des économies », termine monsieur Desrosiers. Pour sa part, l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM-CSN) estime que les 6 postes de concierge qui seront éliminés vont alourdir le fardeau des employés qui, déjà, font face à plusieurs obstacles. « Il est clair que les problèmes de surcharge de travail vont s’aggraver », proteste Sylvain Paré, président de l’ACEDM. « Ça fait 20 ans qu’on nous coupe et on nous demande de faire un effort de plus. Trop, c’est trop! », fulmine le représentant syndical qui rappelle le rapport du vérificateur général du Québec, à l’automne 2012, qui pointait du doigt la piètre qualité de l’air dans certaines écoles de la CSDM. À l’époque, le vérificateur général avait notamment observé la présence de moisissures et des problèmes chroniques d’infiltration d’eau, pouvant « nuire à la santé des occupants, particulièrement celle des enfants, ainsi qu’à leur productivité ». Selon monsieur Paré, les coupes de postes de concierge auront un impact direct sur la propreté et la qualité de l’air des écoles.

              À l’instar du comité de parents de la CSDM qui dénonce les compressions imposées par Québec à la commission scolaire, les trois syndicats entendent poursuivre la défense de l’école publique montréalaise.

              À propos de l’APPA, du SNEE et de l’ACEDM

              L’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN) compte environ 5200 employé-es de soutien administratif, technique, des services de garde et de l’adaptation scolaire, dont 3200 travaillant à la CSDM. Le Syndicat national des employé-es de la CSDM (SNEE-CSN) compte environ 800 membres, soit des travailleuses et des travailleurs aux cafétérias, des ouvriers d’entretien et des ouvriers spécialisés. L’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM-CSN) représente environ 200 concierges à la CSDM.

              FEESP-CSN et CCMM-CSN

              La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) compte environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Son secteur scolaire représente environ 30 000 employés-es de soutien. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              Grève des 3 000 RSG membres de la CSN le 1er mai pour réclamer l’équité

              Environ 3000 responsables en service de garde (RSG) seront en grève le 1er mai dans la plupart des régions au Québec. Sans entente collective depuis décembre 2013, elles sont en colère contre le ministère de la Famille et le Conseil du trésor qui refusent de leur accorder l’équité avec leurs consœurs des centres de la petite enfance. Elles dénoncent aussi la politique du « deux poids deux mesures » du gouvernement pour qui l’austérité n’existe pas quand il s’agit des médecins, des pharmaciens d’hôpitaux, des cadres de la santé et des services sociaux, des hauts dirigeants à Hydro-Québec et dans les sociétés d’État, et même des députés, ministres et premier ministre.

              Pour Lucie Longchamps, RSG et membre du comité de négociation à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) : « On ne vaut pas moins que les médecins qui ont eu droit à la parité avec leurs collègues du Canada, soit 1,2 milliard de dollars pour les huit prochaines années, ou encore les membres de l’Assemblée nationale qui vont bientôt obtenir la leur avec une hausse de leur rémunération de 14 à 41 %. Notre travail n’est pas moins utile que le leur. Nous accueillons et éduquons chaque année plus de 90 000 enfants de 0 à cinq ans. Or le gouvernement nous traite de manière inéquitable et injuste, en plus de refuser de nous accorder les mêmes avantages que notre comparateur, pourtant prévus à la loi sur la représentation des RSG, soit l’éducatrice en CPE, échelon 1 », fait-elle valoir.

              Les éducatrices en CPE ont droit à l’embauche à 13 congés payés additionnels à ceux octroyés aux RSG, ce qui représente un rattrapage de 5 % applicable au 1er décembre 2013, conformément à leurs demandes déposées en juin 2014. Elles réclament aussi que leur soient versées les mêmes hausses consenties notamment aux travailleuses en CPE et à l’ensemble des 540 000 salarié-es de l’État, soit 2 % au 1er avril 2014 et 1 % au 31 mars 2015. Or, le ministère n’offre qu’un maigre 0,5 % par année pour les deux premières années d’une entente, soit 197 $ brut par année, largement en deçà du coût de la vie.

              « Il n’y a pas de raison justifiant que le gouvernement traite les responsables de service de garde différemment des travailleuses en CPE, et des salarié-es de l’État, lance pour sa part Dany Lacasse, vice-président et responsable du secteur privé à la FSSS-CSN. C’est une question d’équité et de justice. Ce qui est bon pour pitou est bon pour minou ! Le Conseil du trésor et le ministère de la Famille doivent en tenir compte et donner tous les mandats nécessaires à leurs négociateurs pour régler l’entente collective des RSG sur la base de leurs demandes légitimes. Elles ne veulent pas la lune. Elles veulent être traitées équitablement. Ni plus, ni moins. »

              Pour Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal-Métropolitain (CCMM-CSN) : « Le refus du gouvernement de traiter équitablement les responsables en service de garde est un autre exemple que les femmes sont les premières à être pénalisées par les politiques d’austérité, comme l’a révélé récemment une étude de l’IRIS. Des politiques discriminatoires ne sont jamais acceptables. Au Conseil central, nous allons tout mettre en œuvre pour qu’elles puissent obtenir ce qui leur est dû et ce qu’elles méritent. Pas question de baisser les bras ! »

              À propos des RSG et de la CSN

              Plus de 3000 responsables en service de garde familial sont membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Celle-ci regroupe 130 000 membres provenant des secteurs public et privé de la santé et des services sociaux. Le Conseil central du Montréal-Métropolitain réuni sur une base régionale plus de 100 000 syndiqué-es des secteurs privé et public. Pour sa part, la CSN est composée de près de 2000 syndicats regroupant plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

              La CSN félicite les travailleurs et les travailleuses impliqués

              Une fois encore, les salarié-es de la santé ont démontré leur professionnalisme et leur dévouement alors qu’hier, se mettait en branle le plus important transfert de patients et patientes en Amérique du Nord. Les employé-es du CUSM ainsi que les paramédics ont été au cœur du processus et leur apport fut essentiel afin que cette opération soit couronnée de succès.

              Comme le constate Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN, « chaque fois où l’on demande un effort extraordinaire aux travailleurs et aux travailleuses de la santé, ceux-ci répondent présents sans hésiter ».

              La CSN tient donc à profiter de cette occasion pour féliciter ses membres pour ce travail exceptionnel qui va passer à l’histoire. Pour Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN, « Ces salarié-es méritent toute notre reconnaissance, pour leur contribution à cette vaste opération inhabituelle. Le gouvernement devrait également saluer l’excellent travail de ses employé-es. »

              À propos

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              Le gouvernement voudrait faire taire les jeunes qu’il ne s’y prendrait pas mieux

              Le rouleau compresseur du gouvernement Couillard continue son avancée et c’est maintenant au tour des forums jeunesse de faire les frais du plan libéral. Les forums jeunesse ont jusqu’au 30 juin pour clore les ententes qu’ils administraient, après quoi, ils devront fermer boutique.

              Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) tient à exprimer son vif soutien à ces organismes qui détiennent un savoir-faire pour susciter, développer et soutenir la créativité de milliers de jeunes engagés socialement, économiquement et culturellement au Québec. « Le gouvernement libéral coupe littéralement les jambes de tous ces jeunes qui pouvaient compter sur les forums jeunesse pour les soutenir, défendre leurs intérêts et porter leur voix », s’indigne Dominique Daigneault, présidente du CCMM-CSN. « Plutôt que de sabrer dans des institutions porteuses d’espoir pour les jeunes, plutôt que de procéder à une démolition aveugle de différentes instances de participation citoyenne, comme les forums jeunesses, les Corporations de développement économique et communautaire (CDEC) et les Conférences régionales des élus (CRÉ), pourquoi le gouvernement ne travaille-t-il pas au renforcement de ces organismes structurants ? », questionne la représentante syndicale, qui souligne l’expertise développée depuis 15 ans par les forums jeunesses régionaux auprès des jeunes afin de leur assurer une participation active dans la société.

              Québec veut transférer aux carrefours jeunesse-emploi les 20 M$ prévus pour les forums jeunesse. « Pourquoi déshabiller Pierre pour habiller Paul, alors que chacun de ces organismes a sa mission propre ? », s’interroge madame Daigneault.

              En outre, le CCMM-CSN estime révoltante l’attitude désinvolte adoptée par le premier ministre lui-même. Alors qu’il est le porteur de ce dossier au gouvernement, nous apprenons que le Forum jeunesse de l’île de Montréal (FJÎM) tente depuis des semaines d’obtenir des explications sur son avenir, en vain. Les nombreuses demandes de rencontres effectuées depuis un an par le FJÎM auprès de l’adjointe parlementaire responsable des dossiers jeunesse, et qui sont restées lettre morte, sont une autre démonstration du peu de cas qu’accorde Québec aux jeunes. « Le gouvernement fait table rase des espaces citoyens qui ont été mis en place depuis des décennies », fustige madame Daigneault. « Tout est fait pour nous réduire au silence et nous museler », conclut la présidente du CCMM-CSN.

              À propos du CCMM-CSN

              Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              Grève de 24 heures des auxiliaires d’enseignement

              Les auxiliaires d’enseignement de l’Université McGill, membres de l’Association des étudiant-es diplômé-e-s employé-e-s de McGill (FNEEQ-CSN), ont déclenché une grève de 24 heures le 16 avril 2015 lors du premier jour de la période d’examen.

              Les auxiliaires d’enseignement sont en négociation depuis le mois d’août 2014, revendiquant principalement une augmentation de salaire pour permettre de subvenir aux coûts croissants de la vie et des frais scolaires ainsi que l’indexation du budget de soutien à l’enseignement au nombre d’étudiants inscrits dans les programmes du premier cycle. L’administration de McGill refuse toute négociation sur ces points et propose plutôt une baisse de salaires.

              Plus de 300 personnes se sont présentées à la ligne de piquetage et à la manifestation contre l’austérité et la précarité dans le contexte de la Journée d’action pour les étudiants-travailleurs du Québec qui se tenait à 15h.

              « Nos membres ont clairement exprimé leur mécontentement par rapport à l’offre de McGill et nous sommes prêts à nous battre pour un contrat plus équitable », souligne le président de l’AÉÉDEM, Justin Irwin. L’AÉÉDEM maintient que ses revendications aideraient McGill à atteindre ses objectifs stratégiques, y compris d’offrir un financement de calibre mondial aux étudiants des cycles supérieurs et de garantir la qualité de l’éducation au baccalauréat.

              Cette grève s’inscrit aussi dans le contexte d’une campagne syndicale contre l’austérité. « L’Université McGill a été laxiste, voire même complice, face aux coupes budgétaires du gouvernement et l’AÉÉDEM est prête à riposter », poursuit M. Irwin.

              L’AÉÉDEM est un syndicat représentant 2000 étudiants et étudiantes de cycles supérieurs employés comme auxiliaires d’enseignement ainsi que 600 surveillants d’examen à L’Université McGill. L’AÉÉDEM est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

              La fin des centres d’éducation populaires ?

              À moins de sept semaines de la cession des baux des centres d’éducation populaire de Montréal, le ministre de l’Éducation, François Blais, suit l’exemple de ses prédécesseurs en refusant de proposer des solutions pour leur survie.

              Quel sera l’impact de la fermeture de ces centres d’éducation populaire?

              Les six centres d’éducation populaire se situent dans les quartiers Hochelaga-Maisonneuve, Saint-Henri–Petite-Bourgogne, Pointe-Saint-Charles, Montréal-Nord, Plateau-Mont-Royal et Centre-Sud.

              Véritables piliers de leur quartier, ils assurent des services indispensables aux populations démunies de Montréal.

              Ils offrent, entre autres, des services d’alphabétisation, des cours d’informatique, des formations en langue, des activités d’intégration pour les immigrantes et les immigrants, des ateliers d’impôts, de la consultation juridique, de la prévention en santé mentale, des cuisines collectives, des ateliers de prévention de la criminalité, des haltes-garderies, des formations d’intégration au marché du travail, des ateliers d’intégration des personnes avec un handicap intellectuel, la promotion de la santé publique, du théâtre de sensibilisation auprès des jeunes, des services de distribution alimentaire, des possibilités de verdissement des quartiers et des programmes de défense des droits des locataires.


              En chiffre

              Employé-es (temps plein et temps partiel) – 249
              Bénévoles – 1239
              Membres/participants – 7529
              Groupes communautaires résidents – 24


              La Commission scolaire de Montréal (CSDM) leur fournit depuis plusieurs années des bâtiments pour donner leurs services, mais après des années de compressions des gouvernements libéraux et péquistes, elle est forcée de retirer son appui au projet.

              Les centres sont fréquentés principalement par des personnes vivant dans la pauvreté, des aîné-es, des immigrantes et des immigrants et des personnes handicapées.

              Plusieurs groupes communautaires qui résident à titre de partenaires dans les centres seront, eux aussi, mis à la porte le 31 mai 2015.

              L’austérité détruit le milieu communautaire

              Une société ne peut pas se permettre d’abandonner ses populations les plus démunies. Nous vous invitons à écrire à François Blais, ministre de l’Éducation, pour exiger qu’il trouve une solution immédiate et permanente à la crise que vivent les centres d’éducation populaire.

              La Gaspésie fête à son tour notre producteur et notre diffuseur public

              En cette belle soirée de printemps, pas moins de vingt-cinq artistes et personnalités d’ici et d’ailleurs montent sur la scène du Centre culturel de Paspébiac afin d’appuyer Radio-Canada. Plus de 350 personnes ont répondu à l’appel lancé par des artisans de la région et les Amis de Radio-Canada.

              Présenté gratuitement, le spectacle de solidarité et de prise de parole rassemble sur scène les Sœurs Boulay, Daniel Boucher, Gilles Bélanger, Guillaume Arsenault, Claude Cormier, Juan Sebastian Larobina, Alan Côté, St. Mars et Philippe Garon qui joignent leur voix à la défense de notre producteur et de notre diffuseur public. Éric Dion, le directeur artistique de la soirée, a accepté de s’y impliquer parce que selon lui, « la très grande majorité des artistes que nous connaissons nous ont été présentés sur les ondes de Radio-Canada.

              Toutes les plateformes de notre service public offrent une vitrine incroyable aux artistes de toutes les régions du pays, ce qui en fait un lieu de découverte artistique, un lieu d’inspiration pour nous toutes et nous tous. » « Après Sherbrooke, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, Moncton, Montréal, Rouyn-Noranda, le Bas-Saint-Laurent, Ottawa, la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine termine cette belle tournée de spectacles en appui à Radio-Canada. Comme partout ailleurs, de nombreuses voix se regroupent afin de défendre la présence de Radio-Canada/CBC dans leur magnifique région. Ici toutefois, la population sait ce que c’est que de perdre Radio-Canada puisqu’en 1990, la haute direction avait procédé à la fermeture de toutes les stations de télévision régionales de l’Est du Québec, celles de Matane, de Rimouski et de Sept-Îles avec le plus profond mépris pour la population du Bas Saint-Laurent, de la Côte-Nord et de la Gaspésie. Ce n’est qu’en juillet 2012 que la production télévisuelle est revenue mais seulement à Rimouski, pour tout ce vaste territoire. Pour contrer ces reculs, nous devons nous mobiliser pour les choses changent à Ottawa et à Radio-Canada », de déclarer Pierre Maisonneuve, porte-parole de Tous amis de Radio-Canada.

              Plusieurs personnalités de la région sont aussi présentes pour affirmer l’importance du producteur et du diffuseur public à la vitalité culturelle, au rayonnement et à la diffusion de l’information en région. Le spectacle est une initiative de la campagne Tous amis de Radio-Canada. Il est organisé par les artisans et les amis de Radio-Canada.

              La campagne Tous amis de Radio-Canada a été lancée afin de défendre l’intégralité de notre seul producteur et diffuseur public national. Elle est organisée et soutenue par la Confédération des syndicats nationaux, de concert avec la Fédération nationale des communications-CSN et le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).

              Mise au point du SPUQ sur la situation à l’UQAM

              Devant les évènements regrettables des jours derniers à l’UQAM, le SPUQ tient à faire le point sur la situation. Représentant l’ensemble des professeures et professeurs ainsi que les maitres de langue de l’UQAM, le Syndicat tient à condamner les gestes de vandalisme commis cette semaine, qui éloignent de toute solution basée sur le dialogue, tout comme il déplore les maladresses de la direction dans sa gestion de la situation. Le SPUQ encourage les parties à ouvrir un espace de dialogue. Le SPUQ appelle donc la direction de l’UQAM à sursoir aux mesures contestées (expulsions, injonctions, recours à la police) et les associations étudiantes à exercer leurs moyens de pression légitimes dans les limites de leur application en régime démocratique. Des engagements clairs de part et d’autre permettraient de trouver une issue sereine à la crise actuelle.

              Un syndicat FSSS-CSN de l’Hôpital du Sacré-Cœur se donne le mandat d’accentuer la lutte contre l’austérité

              Le syndicat de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal représentant le personnel paratechnique, des services auxiliaires et les employé-es de bureau, affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), a consulté ses membres afin d’accentuer la lutte contre l’austérité. Consultés par référendum, les travailleuses et travailleurs ont donné le mandat à leur syndicat d’utiliser des moyens plus musclés pour dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement Couillard.

              Intensifier la lutte contre l’austérité

              Les travailleuses et travailleurs du syndicat étaient consultés pour se prononcer sur deux mandats d’accentuation de la mobilisation contre l’austérité et pour la négociation du secteur public. À plus de 85 %, ils et elles se sont prononcés en faveur de journées de perturbation économique pouvant aller à la grève sociale. Ils se sont aussi positionnés à plus de 82 % en faveur de moyens de pressions pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, au moment jugé opportun. Le syndicat représente le personnel paratechnique, des services auxiliaires et métiers, ainsi que le personnel de bureau. Il a obtenu le mandat par référendum de mettre en branle ces moyens de pression plus musclés pour s’opposer aux mesures d’austérité.

              « Les travailleuses et travailleurs de l’Hôpital du Sacré-Cœur sont de plus en plus préoccupés par le démantèlement du réseau de santé et de services sociaux. Ils sont aux premières loges pour constater les effets néfastes des mesures d’austérité. C’est pour cette raison qu’ils nous ont donné le mandat d’agir », explique Judith Huot, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal (CSN).

              À force de couper, on détruit!

              Le budget 2015-2016 du gouvernement Couillard prévoit des compressions budgétaires de l’ordre d’un milliard de dollars pour le réseau de santé et de services sociaux. Ces coupes s’ajoutent à celles des dernières années. De plus en plus d’exemples démontrent qu’elles atteignent les services à la population. Les listes d’attente s’allongent, les abolitions de postes augmentent et le bassin de services se réduit de plus en plus.

              « La FSSS-CSN a mis de l’avant un plan d’action pour s’opposer au démantèlement du réseau de santé et de services sociaux. Avec les compressions annoncées pour l’année à venir, les effets néfastes vont se multiplier. Quelques syndicats se donnent actuellement le mandat d’agir pour intensifier la lutte contre l’austérité et pour défendre les services publics dans le cadre de la négociation du secteur public. Nous saluons la détermination de ces syndicats à tout faire pour défendre des services de qualité face au rouleau compresseur des compressions annoncées par le gouvernement Couillard », déclare Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

              À propos de la FSSS-CSN

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

              La CSN dénonce fermement l’attitude de la direction de l’UQAM

              La répression n’a absolument pas sa place à l’intérieur des murs d’une université et il est inadmissible qu’elle soit utilisée pour imposer par la force un point de vue qui diffère de celui qui émane des décisions démocratiques prises en ses murs. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et ses organisations affiliées dénoncent fermement la direction de l’UQAM qui a recours à un arsenal répressif par la voie d’injonctions, d’expulsions et en faisant appel à la force policière.

              Réunis au sein du bureau confédéral, l’instance politique de la CSN, les délégué-es des huit fédérations et des treize conseils centraux de la confédération ont d’ailleurs adopté une proposition en ce sens. Elle se lit comme suit :

              Que le bureau confédéral de la CSN

              • Dénonce la rupture de communication de la direction de l’UQAM envers ses associations étudiantes et avec les syndicats de l’établissement;

              • Déplore les choix de l’université et du gouvernement d’attaquer les grands principes que sont le droit d’association, le respect des décisions démocratiques ainsi que la liberté d’expression;

              • S’oppose à la répression exercée par les autorités et dénonce toutes formes de violence;

              • Exige la mise en place d’un véritable processus de négociation et de règlement du conflit par un retour au dialogue digne d’une institution universitaire, avec les associations étudiantes et tous les membres de la communauté universitaire.

              Spirale de violence

              « Les arrestations et l’intervention brutale des policiers, à l’appel de la direction de l’UQAM, contre l’avis des professeurs, des chargés de cours et des étudiants contribuent à une spirale de violence et ne sont absolument pas le chemin à prendre pour sortir de cette crise. Le premier ministre Couillard devrait lui aussi prendre un certain recul avant d’encourager cette façon de faire. Le premier ministre et son ministre de l’Éducation ne font que jeter de l’huile sur le feu », estime Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

              Les professeurs et les chargés de cours n’ont certes pas manqué de courage en tentant de s’interposer entre les policiers et les étudiantes et les étudiants. Ils demandaient au recteur de trouver une autre solution que celle de faire entrer l’antiémeute au sein d’une institution indépendante consacrée au savoir.

              « Ce qui se passe à l’UQAM dénote un mépris des étudiants, des professeurs et des chargés de cours, et l’on se demande pourquoi le recteur ne défend pas davantage l’indépendance de son institution et semble se plier aux directives ministérielles », avance Michel Tremblay, président de la Fédération des professionnèles (FP-CSN), qui représente le Syndicat des professeurs de l’UQAM (SPUQ).

              L’université sous la botte des policiers

              « L’administration de l’UQAM semble avoir oublié son rôle premier : défendre l’université et ses valeurs fondamentales. L’administration uqamienne poursuit son orientation de confrontation et de répression, ce que nous dénonçons avec fermeté! Nous appelons le recteur Proulx et son équipe au calme et au dialogue », soutient Jean Murdock, secrétaire général et trésorier de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), qui représente les chargés de cours de l’UQAM.

              À propos

              La CSN représente plus de 325 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs, répartis partout au Québec, dans quelque 2000 syndicats.

              Confusion et inquiétudes autour du déménagement du CUSM sur le site Glen

              Manque de formation, directives contradictoires, informations incomplètes et improvisation : voilà le contexte dans lequel se déroulera sous peu le déménagement du personnel et des patients du Centre universitaire de santé McGill dans le nouvel hôpital situé sur le site Glen, selon les élu-es du plus grand syndicat du CUSM.

              Lors d’une manifestation qui s’est tenue devant l’Hôpital Royal Victoria, aujourd’hui à midi, le président du Syndicat des employé-es du CUSM-CSN, Paul Thomas, a demandé une collaboration plus étroite entre les différents paliers d’administration de cet important établissement de la communauté anglophone afin d’assurer une transition harmonieuse. La première étape s’effectuera le 26 avril.

              « Il faut qu’on réussisse, a commenté monsieur Thomas. Toutefois, on s’est aperçu que la haute administration nous transmet des messages différents de ceux qu’on reçoit des autres paliers d’administration. Nous sommes continuellement bombardés par des informations contradictoires et incomplètes. »

              Le président du syndicat, qui représente quelque 5000 travailleuses et travailleurs au sein du CUSM, donne comme exemple les horaires de travail, qui sont constamment modifiés. Il dénonce les superviseurs qui leur disent « qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent avec leurs horaires, et cela, malgré des ententes négociées ».

              Le transport des aliments est un autre problème épineux, soutient la secrétaire générale du SECUSM-CSN, Mary Ann Davis. Actuellement, le plan consiste à transporter par camion des repas de l’Hôpital général de Montréal vers l’Institut et hôpital neurologiques (qui demeure dans son édifice actuel). Mais les employés-es attendent toujours une formation pour utiliser adéquatement les nouveaux équipements avec lesquels ils devront dorénavant travailler. En plus, les cuisines perdront un cuisinier, même si l’on anticipe un accroissement de la demande.

              « Les membres du personnel des cuisines vivent une grande anxiété, les gens sont de plus en plus inquiets par rapport à l’avenir », a affirmé Mary Ann Davis.

              Les employé-es de bureau, pour leur part, n’ont toujours pas reçu de directives claires pour l’organisation du travail sur le nouveau site. Les patients sont frustrés devant l’incapacité des travailleurs à répondre aux nombreuses questions qui leur sont posées.

              « À quel étage trouve-t-on le département de radiographie? Où sont les équipements? Où trouve-t-on le photocopieur? Telles sont les questions de base auxquelles les salarié-es ne peuvent pas répondre. Ils ne savent même pas avec quel médecin ils travailleront », déplore madame Davis.

              Paul Thomas observe que « la majorité du personnel a déjà reçu des informations générales sur le nouveau complexe du CUSM, mais qu’il reste néanmoins plusieurs questions cruciales auxquelles les gestionnaires de département n’ont toujours pas répondu. Il y en a qui ne se sont toujours pas engagés dans le processus. Mais il faut que nous sachions comment ça fonctionnera avant qu’il ne soit trop tard. Les enjeux sont trop importants ! »

               

              Le CCMM-CSN dénonce le recours à la répression

              « La direction de l’UQAM fait fausse route en empruntant la voie de la répression politique et policière », estime la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN),  Dominique Daigneault. Les arrestations qui ont eu cours à l’UQAM hier vont accentuer la colère des étudiantes et des étudiants qui font face à une administration qui abuse de ces pouvoirs. Devant une telle situation, des chargé-es de cours, des professeur-es de même que la présidente du Syndicat des professeur-es de l’UQAM (SPUQ-CSN), Michèle Nevert, ont érigé une chaîne humaine pour éviter que les étudiants soient blessés dans l’intervention policière. Par la suite, des membres de l’exécutif du SPUQ et du Syndicat des chargé-es de cours de l’UQAM (SCCUQ-CSN) se sont rendus au poste du SPVM pour soutenir les étudiants.

              Le CCMM-CSN dénonce l’attitude répressive de l’UQAM hier, mais également dans le dossier des neuf étudiantes et étudiants menacés d’expulsion. À l’instar des syndicats et associations étudiantes de l’université, le CCMM-CSN demande le retrait des procédures dans cette affaire. De plus, l’UQAM impose dorénavant aux professeur-es, chargé-es de cours et maîtres de langue de donner leur cours, peu importe le nombre d’étudiantes et d’étudiants en classe. « Cela ajoute à l’indignation de la communauté universitaire. Il y a des conditions minimales à respecter pour enseigner et apprendre. Les gestes posés par la direction de l’UQAM sont totalement inacceptables et sont loin de permettre d’atteindre ces conditions », conclut la présidente du CCMM-CSN, également enseignante.

              À propos du CCMM-CSN 

              Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à  Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              Les travailleuses et travailleurs en action contre le budget d’austérité

              Lors d’une manifestation devant le CHUM, la CSN a dénoncé l’impact des compressions budgétaires sur les services à la population. Le budget du gouvernement Couillard annonce une fois de plus des compressions majeures dans le réseau de santé et de services sociaux. Pour la CSN, c’est la population qui paie le prix des mesures d’austérité du gouvernement Couillard.

              Le CHUM n’est pas épargné par les compressions dans les services

              Les compressions budgétaires liées au budget de 2014-2015 continuent de toucher directement les services à la population, partout dans le réseau de la santé et des services sociaux. Ces compressions touchent aussi le CHUM, ce qui affecte les soins que reçoivent les citoyennes et les citoyens. Dans les derniers mois, les coupes ont eu pour effet :

              – de retarder des bains pour les patients et patientes, que ce soit en raison du manque de personnel ou à cause de la surcharge de travail ;

              – d’entraîner des retards et plusieurs problèmes dans la livraison des fournitures médicales, qui a été confiée à la multinationale Cardinal Health ;

              – d’entraîner des compressions de l’ordre de 350 000$ dans les services alimentaires.

              « Les compressions budgétaires sont une préoccupation de plus en plus importante pour les travailleuses et travailleurs et pour les patients et patientes du CHUM. Ils sont de plus en plus nombreux à comprendre que ce sont les services directs qui sont attaqués. Nous sommes les premiers concernés par ces coupes. Nous subissons aussi les effets pervers du contrat de PPP, avec les nombreux problèmes que ça occasionne et les dépassements de coût de ce contrat », explique Claude Talbot, président du Syndicat des employé-es du CHUM – CSN.

              « Le budget déposé la semaine dernière par le gouvernement Couillard annonce une nouvelle année de mesures d’austérité. En santé et services sociaux, c’est près d’un milliard de dollars de compressions que devront absorber les établissements. Il est clair que le CHUM ne sera pas épargné et que ce sont les patients qui en paieront le prix », lance Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

              Une intensification des actions contre l’austérité

              Les syndicats de la CSN sont de plus en plus en action contre les mesures d’austérité. En santé et services sociaux, ils ont vivement dénoncé le projet de loi 10 et l’impact des compressions sur les services. À cela s’ajoute des offres gouvernementales méprisantes dans le cadre de la négociation du secteur public.

              « Les actions viennent de plusieurs et condamnent toutes à leur manière les impacts de l’austérité. Pendant qu’on coupe dans les services à la population, le gouvernement se refuse toujours à aller chercher du côté des revenus. C’est pourtant la décision qui s’impose pour financer des services publics qui réduisent les inégalités sociales », explique Alain Ouimet, vice-président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN).

              « Les offres méprisantes du gouvernement pour la négociation du secteur public ont choqué plusieurs travailleuses et travailleurs qui en ont assez d’être toujours la cible de gouvernements qui attaquent nos services publics. Pour pouvoir donner des services de qualité à la population, nous devons reconnaître la contribution du personnel. Les services publics profitent à l’ensemble de la population. Le gouvernement doit les valoriser, non pas les affaiblir », de conclure Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN.

              À propos de la FSSS-CSN

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

              La CSN invite ses membres à manifester solidairement aux côtés des étudiants

              La Confédération des syndicats nationaux (CSN) invite ses membres et la population à marcher aux côtés des dizaines de milliers d’étudiantes et d’étudiants qui manifesteront contre les politiques du gouvernement Couillard demain, à l’appel de l’ASSÉ, dans les rues de Montréal.

              « Il s’agira de la première occasion de masse d’opposition à l’austérité libérale depuis le dépôt du budget Leitão-Coiteux la semaine dernière, et il est essentiel de lancer un message clair en étant nombreux à dire non à ce plan de régression sociale ! », a déclaré le président de la CSN, Jacques Létourneau.

              Depuis septembre 2014, la mobilisation contre les mesures d’austérité du gouvernement Couillard est soutenue. Les syndicats, les groupes sociaux, féministes, étudiants et environnementaux sont de cette lutte pour dénoncer les conséquences de ses choix budgétaires et profondément politiques. Ils ont permis de faire la lumière sur le véritable agenda du Parti libéral au pouvoir : le démantèlement de l’État social québécois par des privatisations et des hausses de tarifs.

              « Ces actions ont permis à la population de comprendre ce qui est en jeu et, depuis lors, le PLQ chute dans les sondages, a poursuivi le président de la CSN. Il faut maintenir cette pression. C’est pourquoi nous sommes solidaires des étudiantes et des étudiants qui sont mobilisés contre l’austérité et nous souhaitons être nombreux à marcher avec eux le 2 avril. »

              L’appui à cette manifestation est aussi une occasion pour la CSN de dénoncer la violence policière durant les manifestations anti-austérité. « Avec les dérapages de la semaine dernière, notamment à Québec où une jeune femme a été atteinte brutalement au visage, la CSN réaffirme l’importance du droit de manifester en toute liberté et de continuer à s’opposer aux politiques du gouvernement Couillard. Nous souhaitons aussi que les manifestations se déroulent dans le calme pour permettre au plus grand nombre d’y participer. »

              La CSN représente près de 2000 syndicats regroupant plus de 325 000 travailleuses et travailleurs partout au Québec, dont quelque 170 000 dans le secteur public québécois (santé, services sociaux, éducation et organismes gouvernementaux).

              On vous attend

              Cette année encore, la CSN invite ses membres à participer à la Rencontre annuelle sur la francisation en milieu de travail qui aura lieu le 20 mai prochain à l’hôtel Gouverneur Place Dupuis (Montréal).

              Malheureusement, la présence de la langue française ne cesse de diminuer sur les lieux de travail québécois. Selon les données de l’Office québécois de la langue française, la proportion de personnes travaillant généralement en français a considé­ra­blement diminué au cours des dernières années passant de 73 % à 66 % entre 1989 et 2010, soit un taux similaire à ce qui existait avant l’adoption de la Charte de la langue française.

              Dans le Grand Montréal, cette proportion est passée de 56 % en 1989 à 51 % en 2010. Cette situation ne peut que s’enliser alors que l’hystérique politique d’austérité génère un lot de coupes aux organismes de francisation et de défense de la langue française. La promotion et la défense du droit de travailler en français sont donc toujours, et même plus que jamais, nécessaires. La CSN espère que cette journée vous permettra d’être fiers de travailler en français.

              La CSN dénonce les nouvelles coupes de postes à Radio-Canada/CBC

              Le président de la CSN, Jacques Létourneau, le président de la Fédération nationale des communications-CSN, Pierre Roger, et la présidente du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN), Isabelle Montpetit, dénoncent avec force la nouvelle abolition d’une centaine de postes à Radio-Canada/CBC.

              « La CSN dénonce cette nouvelle réduction des effectifs qui met toujours plus en péril le mandat confié à la Société et qui compromet davantage la mission de notre unique producteur et diffuseur public au pays. La haute direction suit à la lettre les projets du gouvernement de Stephen Harper qui visent à démanteler Radio-Canada. À chaque nouvelle coupe, le plan des conservateurs se concrétise sans qu’aucune consultation publique n’ait eu lieu sur le sujet.

              On peut également questionner le moment et les motivations de cette nouvelle saignée qui sera mise en application juste avant les élections de cet automne. Si ce n’est pas un coup de force électoraliste et une tactique politique pour placer le prochain parti au pouvoir devant un état avancé de démolition de Radio-Canada, on se demande bien pourquoi alors annoncer et mettre en œuvre maintenant cette nouvelle réduction, alors tous les autres partis fédéraux ont appuyé l’arrêt des coupes et le réinvestissement urgent dans Radio-Canada», de déclarer Jacques Létourneau, président de la CSN.

              Les abolitions de postes qui prendront effet à l’automne touchent à presque toutes les régions du service français de la Société au Québec et à Moncton : dix postes sont donc coupés à Moncton, un à Rimouski, un à Roberval, un à Rouyn-Noranda, quatre postes sont abolis et un est créé au Saguenay, un poste est coupé à Sept-Îles, trois à Sherbrooke et trois à Trois-Rivières. À Montréal, 54 postes sont abolis dont deux non-syndiqués et cinq nouveaux postes seront affichés. ICI Musique perd 10 postes parmi de la soixantaine d’artisans qui y œuvrent. Seules les stations de Matane et de Québec sont épargnées dans cette nouvelle annonce. « Ces coupes touchent les régions de manière importante alors que la CSN a récemment déposé un mémoire devant le Comité sénatorial permanent des transports et des communications qui réitérait l’importance de Radio-Canada/CBC en région.

              On se demande pourquoi le gouvernement nous consulte si c’est pour agir en sens contraire de l’intérêt public, de déplorer Pierre Roger, président de la FNC-CSN. Nous décelons clairement une improvisation totale de la direction actuelle, l’application d’un plan obscur, sans objectifs clairs, par une équipe de cadres sans véritable commandant aux opérations. On assiste à un autre volet dramatique tout en continuité avec l’œuvre de destruction déjà trop amorcée. »

              « La production de l’information régionale est touchée en plein cœur, et ceci dans le but d’effectuer un virage numérique dont personne ne sait rien. De plus, Radio-Canada crée de nouveaux postes qu’elle affiche à l’externe, en même temps qu’elle procède à des mises à pied importantes. Il faudrait plutôt offrir les nouveaux postes aux personnes qui connaissent déjà la culture de l’organisation et qui peuvent y apporter toutes leurs connaissances.

              Ces bouleversements se produisent dans un contexte de va-et-vient constant aux ressources humaines et aux relations de travail, et alors que Radio-Canada impose une fusion des accréditations syndicales au Québec et à Moncton. Pour couronner le tout, la haute direction ne s’est pas donné la peine de rencontrer les employé-es pour répondre à leurs questions légitimes, ce qui augmente l’inquiétude et l’amertume de tous les artisans », de dénoncer Isabelle Montpetit, présidente du SCRC-CSN.

              Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              Des centaines de manifestants dénoncent le gouvernement Couillard devant le CHU Sainte-Justine

              Des centaines de manifestants ont dénoncé avec vigueur les mesures d’austérité du gouvernement Couillard, qui affectent considérablement le fonctionnement du CHU Sainte-Justine.

              La manifestation, organisée par l’intersyndicale du CHU Sainte-Justine, regroupait des étudiants en grève de l’Université de Montréal, les différents syndicats de Sainte-Justine et d’autres syndicats, qui sont venus appuyer les revendications de ceux qui ont à cœur la santé des enfants.

              « Il est très important qu’on soit tous solidaires face au gouvernement libéral qui élimine et diminue considérablement les services à la population en s’attaquant sans cesse notre système de santé et d’éducation. Le gouvernement Couillard s’en prend aux familles de la classe moyenne, aux femmes et aux plus démunis de notre société avec sa politique néolibérale. Pourquoi? Pour faire profiter les ami-es du parti, autrement dit, le privé. Pourtant, la preuve a été faite que le privé coûte beaucoup plus cher que le public », estime Gilles Charrois, président du Syndicat national des employé-es du CHU Sainte-Justine (SNE)

              Les mesures d’austérité du gouvernement se traduisent par des compressions de 8 à 10 millions de dollars pour le CHU Sainte-Justine. C’est sans compter que Sainte-Justine augmente sa superficie de 63 % avec le projet Grandir en santé, mais aucun budget n’est prévu pour occuper cet espace la première année. Le combat en est un de qualité des soins.

              « Nous sommes très inquiets. Comment vont se traduire ces compressions? Si on coupe dans les effectifs, cela aura nécessairement un effet sur les services à la population. Tout le monde sait qu’en coupant des postes on ne peut pas maintenir le même niveau de services. Il y a des limites à faire plus avec moins. La surcharge de travail est une problématique réelle. Les compressions auront des répercussions sur l’autonomie professionnelle et les conditions d’exercice de notre travail », lance de son côté Dominique Pallanca, secrétaire générale du Syndicat des technicien-nes et professionnel-les de la santé et des services sociaux du Québec (STEPSSSQ/FP-CSN) et présidente de la section locale du syndicat, qui compte un millier de membres.

              Bénévolat forcé

              La formation au CHU Sainte-Justine est un autre bon exemple de problème causé par les mesures d’austérité du gouvernement. La formation continue des professionnel-les en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine est un des éléments qui font de cet établissement de santé un modèle d’excellence dans le monde entier. On ne peut pas demander aux employé-es de suivre des formations lors de leurs journées de congé.

              « Certaines de nos travailleuses suivent des formations pendant leurs journées de congé afin de se mettre à jour puisque dans certains secteurs il est impossible de s’absenter pour de la formation durant les heures de travail. Elles le font tout de même pour maintenir leur expertise afin de prodiguer de meilleurs soins à nos jeunes patients. Le gouvernement dépose ainsi une pression énorme sur les épaules des professionnelles et à nos yeux, ça commence étrangement à ressembler à du bénévolat forcé », conclut Louise Laplante, présidente du Syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (SPSIC CSN).

              La CSN participe au Forum social mondial

              À compter de demain jusqu’au 28 mars, des délégué-es de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la FNEEQ-CSN et du Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN participeront au Forum social mondial à Tunis, dont le thème cette année est Dignité et droits.

              Cette participation, déjà inscrite sous le signe de la solidarité et de la construction de sociétés alternatives au néolibéralisme, revêt un sens particulier depuis les attentats perpétrés la semaine dernière au Musée du Bardo. À l’instar des autres délégations québécoises et d’ailleurs dans le monde, la CSN, la FNEEQ et le conseil central ont décidé de maintenir leur participation à ce rassemblement militant, en solidarité avec les familles des victimes et des mouvements sociaux tunisiens qui se mobilisent pour la paix, la démocratie, la liberté et pour une société plus juste.

              Le comité organisateur du forum a d’ailleurs annoncé la création d’une commission pour la rédaction de la Charte internationale altermondialiste du Bardo de lutte contre le terrorisme et il « réitère son appel à intensifier la mobilisation de toutes les forces sociales, civiles, altermondialistes et pacifiques, eu égard à l’importance du rôle qu’elles jouent, pour s’opposer au terrorisme en faisant du FSM de Tunis un jalon qualitatif dans l’établissement d’un rapport de forces au profit de la paix de la démocratie , de la justice sociale dans la région et dans le monde ».

              Le Forum social mondial se tient une ou deux fois l’an depuis 2001 et la CSN a été de toutes les éditions. Il rassemble plusieurs dizaines de milliers de personnes du monde entier qui se dédient à diverses causes gravitant autour de la justice sociale, de la défense des droits et de la démocratie, de la lutte aux inégalités, de la défense du bien commun et de l’environnement. Les participantes et les participants profitent de ce rassemblement pour partager leurs analyses, leurs expériences, leurs alternatives et mettre en œuvre des campagnes, des stratégies et des alliances entre les mouvements mondiaux.

              Les délégué-es de la CSN et de ses organisations affiliées interviendront sur les questions de l’austérité, de la marchandisation de l’éducation, de la lutte au libre-échange, de l’organisation face aux multinationales et témoigneront de l’expérience du Forum social des peuples qui a eu lieu en août dernier à Ottawa. Ils s’intéresseront aussi aux mobilisations tunisiennes, particulièrement celles des femmes et des mouvements environnementaux. Ils auront de plus l’occasion d’échanger avec des syndicats et des mouvements sociaux tunisiens et des quatre coins du monde.

              Pour en savoir plus sur le FSM : https://fsm2015.org

              Délégation de la CSN

              Renée Levasseur, vice-présidente, Conseil central du Cœur du Québec (CSN) Rock Beaudet, militant, syndicat de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse Nathalie Guay, adjointe au comité exécutif de la CSN Julie Marquis, conseillère syndicale au service des relations du travail

              Délégation du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN)

              Alain Ouimet, 1er vice-président du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN Linda Boisclair, responsable du comité de la condition féminine du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN

              Délégation de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)

              Jean Murdock, secrétaire général et trésorier de la FNEEQ-CSN Ghassan Helou, membre du comité d’action internationale de la FNEEQ-CSN

              Il est possible de joindre l’une ou l’autre de ces personnes pour des entrevues, durant la tenue du FSM.

              Arrestations injustifiées à la manifestation contre la brutalité policière du 15 mars

              Dimanche après-midi se tenait la manifestation contre la brutalité policière, qui se déroule le 15 mars de chaque année. À la suite d’un appel lancé à l’assemblée générale mensuelle du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN), la présidente, Dominique Daigneault, s’est rendue sur place pour observer la situation. En effet, lors de l’assemblée du 4 mars, des délégué-es ont émis le souhait que le conseil central soit présent à la manifestation afin d’y jouer un rôle « d’observateur ». La présidente du CCMM-CSN constate que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) se livre à du profilage social à l’endroit de certains groupes sociaux, notamment le Collectif opposé à la brutalité policière, qui a organisé la manifestation.

              « Rien ne justifie que la police ait imposé des contraventions à près d’une centaine de personnes hier, critique la présidente du CCMM-CSN. « J’ai pu observer que la manifestation se déroulait tout à fait calmement lorsque nous avons été pris en souricière, sur la rue Berri », affirme Dominique Daigneault, qui elle aussi, a reçu une contravention de 504 $ en vertu du Code de la sécurité routière, pour entrave à la circulation.

              Tout indique que le récent jugement de la Cour municipale de Montréal, rendu en février, a amené le SPVM à changer de tactique, lorsqu’il veut procéder à des arrestations injustifiées. Hier, les autorités policières ont invoqué le Code de la sécurité routière, plutôt que le règlement municipal P-6. « Je trouve bien ironique que la police utilise l’article 500.1, qui fait référence à l’obstruction de la voie publique, alors que chevaux, voitures de police et fourgons cellulaires étaient omniprésents », s’insurge Julien Villeneuve, professeur de philosophie au Collège de Maisonneuve, qui estime que c’est plutôt l’intervention policière musclée qui a entravé la voie publique. « La police utilise n’importe quel règlement dans le but de « casser » la manifestation, déplore Monsieur Villeneuve, qui était présent hier après-midi. Quel genre d’État de droit avons-nous si la police fait usage des lois de manière non avisée? », fait valoir le professeur de philosophie.

              Pour le CCMM-CSN, l’utilisation du Code de la sécurité routière par le SPVM, lors de manifestations, poursuit le même objectif que l’usage du règlement P-6, soit de restreindre les libertés. « La liberté d’expression, le droit de manifester et la liberté de réunion pacifique sont des principes fondamentaux de toute société qui se dit démocratique. Dans cette perspective, les forces policières doivent mettre un terme à l’usage de telles pratiques, qui constituent pour nous des abus inacceptables, conclut la présidente du CCMM-CSN.

              Précisons que le Collectif opposé à la brutalité policière a choisi comme lieu de rassemblement l’intersection des rues Berri et Ontario, là où Alain Magloire, un itinérant en détresse, est tombé sous les balles de la police le 3 février 2014.

              À propos du CCMM-CSN

              Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              Les femmes se rendent au bureau de Philippe Couillard

              De nombreuses personnes, des femmes et des hommes, sont descendues aujourd’hui dans les rues de Montréal et se sont rendues jusqu’au bureau de Philippe Couillard pour lui exprimer leur colère et leur indignation face à l’impact de ses politiques d’austérité sur les femmes.

              « Même en période d’austérité, les gens se mobilisent pour exprimer la solidarité entre les différents groupes de femmes. Au Conseil central de Montréal, nous nous opposons fermement à la destruction sociale en cours au Québec, a souligné la vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CSN), Suzanne Audette. Nous appuyons également la lutte à la pauvreté et dénonçons les violences faites aux femmes dans toutes les régions du monde. »

              La vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève, participait pour sa part à la 59e session de la Commission sur la condition de la femme des Nations Unies qui souligne le vingtième anniversaire de la Déclaration de Beijing. Pour l’occasion, elle s’est jointe à des milliers de femmes qui se sont rassemblées dans les rues de New York afin de manifester leurs revendications pour l’égalité des sexe notamment en matière d’éducation et de formations, de santé, de sécurité, d’économie et de droits humains. Le programme d’action de Beijing adopté il y a 20 ans représente aujourd’hui encore, partout dans le monde, le plan le plus complet pour l’égalité entre les sexes et les droits des femmes et des filles.

              Véronique De Sève souligne que Philippe Couillard doit entendre l’appel des femmes en ce 8 mars et comprendre que les Québécoises rejettent en bloc le régime d’austérité injuste et inéquitable qu’il leur impose. « Il doit changer de cap immédiatement, car ses politiques s’attaquent sans discernement à toutes les sphères de la vie des femmes. »

              Grande marche populaire et familiale dans l’est de Montréal

              Une grande marche populaire et familiale s’est tenue dans l’est de Montréal, hier. Organisée à l’initiative du syndicat CSN du CSSS de la Pointe-de-l’Île, cette marche a démontré les inquiétudes de la population envers les mesures d’austérité du gouvernement Couillard.

              Dénoncer l’austérité en santé et services sociaux et dans les services de garde

              Cette grande marche populaire et familiale a débuté au parc Bellerive dans l’est de Montréal. Elle rassemblait des travailleuses et travailleurs du quartier, unis pour dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement Couillard. L’impact de l’austérité se fait de plus en plus sentir sur les services à la population, aussi bien en santé et services sociaux, qu’en éducation et dans les services de garde. Pensons par exemple aux compressions budgétaires qui entraînent des abolitions de postes, l’allongement des listes d’attente et la réduction du bassin de services. Par exemple, les services à domicile sont atteints au CSSS parce que certains services ne sont pas donnés lors d’absences.

              « Dans le quartier, plusieurs citoyennes et citoyens ont voulu témoigner de leurs inquiétudes face à l’austérité. Ils n’acceptent pas de voir leurs services de santé et de services sociaux réduits ou de devoir payer plus cher pour leurs services de garde. Les travailleuses et travailleurs du CSSS de la Pointe-de-l’Île sont à bout de souffle et le gouvernement ne fait qu’augmenter la pression sur leur dos », explique Nicole Daniel, présidente du syndicat du CSSS de la Pointe-de-l’Île – CSN.

              « Le gouvernement Couillard attaque directement nos services publics. Il démantèle le réseau de la santé et des services sociaux avec la loi 10 et en plus il continue d’imposer des compressions budgétaires qui réduisent les services à la population. Il s’en prend à la politique familiale en augmentant les tarifs sans augmenter le nombre de places dans les services de garde. C’est l’ensemble de la population qui est touchée », lance Luc Bastien, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

              Une riposte de plus en plus forte contre l’austérité

              Depuis l’automne, plusieurs actions ont eu lieu afin de dénoncer les mesures d’austérité. La mobilisation se poursuit tout l’hiver et s’intensifie vers un printemps qui s’annonce chaud. Par ces actions, ce sont les citoyennes et citoyens qui sont interpellés afin que ceux-ci soient mis au courant des impacts de l’austérité sur leurs réalités.

              « Aujourd’hui ce sont plusieurs familles et travailleuses et travailleurs qui unissent leur voix pour envoyer un message clair au gouvernement : on ne veut rien savoir de l’austérité! Au conseil central, nous nous sommes dotés d’un plan d’action musclé afin de faire reculer le gouvernement. Nous devons absolument réfléchir à d’autres solutions qu’à ces attaques contre les services publics et les travailleuses et travailleurs », affirme Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal-métropolitain – CSN.

              À propos de la FSSS-CSN

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire. Elle est affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs dans tous les secteurs d’activité partout au Québec.

              L’Abitibi-Témiscamingue célèbre les 15 ans de Radio-Canada

              Ce soir, le collectif Ici, nous aimons Radio-Canada Abitibi-Témiscamingue tient un spectacle de solidarité et de prise de parole à la scène Paramount. Plusieurs personnalités participent à l’événement dont Dany Placard, l’École de danse Danzhé, Geneviève et Matthieu, Louis-Philippe Gingras, Anodajay, Raôul Duguay et Marta Saenz de la Calzada.

              « Après Sherbrooke, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, Moncton puis Montréal, c’est au tour de l’Abitibi-Témiscamingue de célébrer Radio-Canada/CBC, présente depuis 15 ans dans la région. Je suis heureux de prendre part à cette fête qui souligne le travail indispensable réalisé par tous les artisans du producteur et du diffuseur public. Alors que le gouvernement conservateur de Stephen Harper poursuit son œuvre de destruction, il y a urgence de nous mobiliser pour défendre ce service public essentiel qui nous appartient », de déclarer Pierre Maisonneuve, porte-parole de Tous amis de Radio-Canada.

              « Cette célébration n’aurait jamais pu avoir lieu si les artisans de Radio-Canada et les artistes qui prennent part au spectacle n’avaient pas accepté d’y participer. Nous pouvons toutefois nous interroger sur le fait que Radio-Canada n’ait pas cru bon souligner ses 15 ans dans notre région. À l’heure où les nombreuses suppressions de postes imposées menacent toutes les régions, le spectre des compressions budgétaires n’est jamais trop loin pour nous qui avons une des plus petites stations de Radio-Canada au Québec. Ce soir, nous prenons la parole pour défendre la liberté et l’indépendance de notre service public et le protéger d’un gouvernement qui souhaite sa disparition », de souligner Fernand Bellehumeur, co-porte-parole de l’événement du 21 février.

              « Nous sommes ici pour dire à l’Abitibi-Témiscamingue que plusieurs autres régions sont tout aussi concernées par ce qui arrive actuellement à Radio-Canada. En ce sens, la CSN est sensible et solidaire des nombreux enjeux qui menacent la présence de la SRC partout au pays. Nous allons donc continuer à défendre bec et ongles ce service public qui doit être maintenu », de préciser Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

              « Ça fait chaud au cœur de voir tout ce beau monde se rassembler pour défendre Radio-Canada tout en célébrant ses 15 ans. Ce soir, les gens de notre région reconnaissent que la production du contenu adapté à nos réalités régionales doit demeurer. Le travail accompli par Radio-Canada permet aux citoyennes et aux citoyens d’avoir une vue sur leur région, sur leurs préoccupations et de prendre part aux débats qui les concernent. Comme toutes les autres régions, l’Abitibi-Témiscamingue ne peut se priver de la présence de Radio-Canada », d’ajouter Valérie Lemay, co-porte-parole du spectacle et employée de l’organisme Valorisation Abitibi-Témiscamingue. « Je tiens à saluer le travail et à remercier les artisans de Radio-Canada et les artistes qui ont pris part à l’organisation de cette soirée. Ces spectacles qui sont organisés un peu partout au Québec, à Moncton et bientôt à Ottawa nous donnent une merveilleuse dose d’énergie à un moment où les travailleuses et les travailleurs de Radio-Canada ont besoin de sentir l’appui de la population », de conclure Isabelle Montpetit, présidente du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).

              La campagne Tous amis de Radio-Canada a été lancée afin de défendre l’intégralité de notre seul producteur et diffuseur public national. Elle est organisée et soutenue par la Confédération des syndicats nationaux, de concert avec la Fédération nationale des communications-CSN et le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).

              L’austérité en éducation, des impacts concrets

              Des syndiqué-es de l’ensemble du monde de l’éducation ont manifesté bruyamment ce midi, lors d’une conférence du ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, à l’hôtel Hyatt Regency. Invité à prendre la parole devant les membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le ministre Bolduc a offert une présentation intitulée « La réussite des élèves : au cœur de nos priorités ! ».

              « Il est des plus grotesques que le ministre Bolduc vienne prêcher la bonne parole sur la réussite scolaire alors qu’il représente un gouvernement qui impose des mesures d’austérité des plus draconiennes, qui attaquent le droit à l’éducation de la petite enfance jusqu’à l’enseignement supérieur ! », a fustigé la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN, Dominique Daigneault.

              « Quelle effronterie ! » a pour sa part tempêté la présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec, Caroline Senneville, qui a rappelé « le rôle irremplaçable de l’éducation comme vecteur d’équité sociale ».

              « Nous ne sommes pas dupes des intentions du ministre qui tente de nous faire croire que les compressions n’ont pas d’impacts sur les services aux élèves et à la population. Le thème de sa conférence, c’est de la bouillie pour les chats ! », s’est insurgé le président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Denis Marcoux.

              Les compressions en éducation

              Tous les secteurs en éducation sont visés par les mesures d’austérité du gouvernement. S’ajoutant aux coupes de 640 M$ imposées depuis quatre ans, les commissions scolaires ont subi des compressions de 150 M$ se traduisant par d’autres coupes dans divers programmes, dont l’aide aux devoirs, l’aide alimentaire, le transport scolaire et certains programmes d’aide aux immigrantes et aux immigrants. Pour la Commission scolaire de Montréal (CSDM), la plus importante au Québec et qui compte un nombre significatif d’élèves allophones, défavorisés, handicapés ou en difficulté d’apprentissage et ayant besoin de services particuliers, les mesures d’austérité sont dramatiques puisque la CSDM était déjà aux prises avec un sous-financement. Non seulement les enfants en font les frais, mais les travailleuses et les travailleurs aussi, qui voient leur tâche alourdie et leurs heures de travail réduites, cela surtout dans le secteur de l’adaptation scolaire. Les coupes entraînent aussi des abolitions de postes (secrétaires, agentes de formation, techniciennes et techniciens en éducation spécialisée, en documentation ou en travaux pratiques, chauffeurs du transport adapté, etc.).

              Les cégeps y passent également puisqu’une nouvelle compression budgétaire récurrente de plus de 19 M$ leur a été imposée, et ce, en cours d’année financière. Cette coupe s’ajoute aux cinq compressions déjà essuyées ces quatre dernières années, totalisant 109 M$. Des heures de travail et des postes de divers groupes d’employé-es sont coupés (techniciennes et techniciens en informatique et en travaux pratiques, ouvriers spécialisés, personnel d’entretien ménager, personnel administratif, psychologues, aides pédagogiques, conseillers en orientations, etc.), entraînant un effet direct sur la qualité des services offerts aux étudiantes et aux étudiants.

              Les trois représentantes syndicales estiment extrêmement inquiétante la volonté du ministre Bolduc d’opérer un virage dans les orientations du réseau collégial en imposant une vision commerciale, axée sur la multiplication de formations courtes et de nouveaux diplômes dans les cégeps.

              Du côté des universités, Québec impose une coupe récurrente de 32 M$, qui s’ajoute aux 172 M$ déjà rognés pour l’année 2014-2015. À l’UQAM, la direction propose une coupe de salaire de 2% à tous ses employé-es et l’abolition de 150 cours, ce qui aura des effets sur l’offre et la diversité de cours. À l’Université de Montréal, ce sont 250 cours qui pourraient être supprimés sur deux ans.

              « L’éducation doit servir à développer l’autonomie des personnes. Elle est un symbole de progrès social et un moteur de développement de notre société. Le financement du réseau public de l’éducation de même que sa valorisation doivent être au cœur des décisions du gouvernement afin d’en assurer la pérennité », a conclu madame Senneville.

              À propos du CCMM-CSN, de la FEESP-CSN et de la FNEEQ-CSN

              Le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec. La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) compte environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services public et parapublic. La FNEEQ-CSN regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

               

              L’indépendance pour le cégep Champlain – St. Lawrence

              Le campus St. Lawrence est l’un des trois campus qui composent le Champlain Regional College, le seul établissement collégial multirégional qui subsiste au Québec.

              « Cette structure multirégionale est un véritable anachronisme – une anomalie par rapport à la loi sur les collèges », déclare Chris Brosseau, président du syndicat des professionnels. « St. Lawrence est l’unique établissement public d’enseignement supérieur anglophone entre Montréal et la Gaspésie. Notre collège réussit de grandes choses avec peu de moyens. Il est grand temps qu’il se dote de tous les outils d’un cégep indépendant comme les autres afin de mieux remplir sa mission fondamentale. »

              « Le fait de devenir un cégep en bonne et due forme nous permettrait d’améliorer grandement la représentation des acteurs de notre région au sein de notre conseil d’administration et de bénéficier des mêmes leviers de développement que les autres cégeps indépendants, » ajoute Lisa Birch, présidente du syndicat des enseignants et enseignantes. « En étant davantage ancré dans notre milieu avec tous les outils et pouvoirs d’un cégep autonome, nous pourrions mieux répondre aux besoins des étudiantes et des étudiants de notre région ainsi qu’à ceux des milieux socio-économiques, notamment à l’égard du développement et de la rétention de jeunes talents bilingues. Une plus grande proximité entre St. Lawrence et ses partenaires faciliterait les stages et l’accès à l’emploi pour nos étudiants. »

              « Le cégep pourrait financer de façon optimale l’aide à la réussite », affirme Andrée-Anne Giguère, professeure de français et membre du comité exécutif du syndicat des enseignants. « Nous sommes persuadés que la nature unique de la population étudiante desservie par St. Lawrence, la culture spécifique de notre établissement et sa mission unique dans la région de Québec seraient davantage respectées et mises en valeur si notre campus devenait un cégep autonome. »

              En mettant fin aux déplacements entre les trois régions administratives et à la tenue de réunions à Drummondville, il y aurait des économies immédiates, moins de bureaucratie et moins de dédoublement de tâche. La gestion locale, les services directs et des communications entre les services seraient grandement améliorés. Les gains en efficacité économique permettraient d’allouer plus de ressources aux services de première ligne. Ce nouveau statut permettrait de créer une structure de gouvernance locale reflétant bien la communauté collégiale ainsi que toutes les communautés de la région de Québec qui bénéficient de la présence d’une institution postsecondaire qui offre une formation de grande qualité en anglais.

              « Ce projet est à la fois structurant et porteur de retombées économiques, sociales et politiques pour St. Lawrence et, surtout, pour la grande région de Québec, notre capitale nationale », conclut Richard Garneau, président du syndicat des employées de soutien.

              Une campagne d’appui est en cours auprès des communautés qui bénéficient des services d’une institution d’enseignement supérieur en anglais dans la région et une pétition est en ligne sur le site de l’Assemblée nationale :

              https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-5135/index.html

              St. Lawrence doit devenir un vrai cégep !

               

              Au calendrier : journée de perturbation économique !

              L’assemblée générale spéciale du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN) s’est dotée d’un imposant plan de mobilisation pour contrer les mesures d’austérité du gouvernement de Philippe Couillard. Lors de cette instance qui s’est tenue hier soir au Centre St-Pierre et qui portait sur l’utilisation d’actions de perturbation économique et des moyens de résistance pour combattre l’austérité, les délégué-es ont voté en faveur d’une journée de perturbation économique à se tenir au plus tard le 1er mai 2015.

              Désobéissance civile

              D’entrée de jeu, invité à faire une présentation sur le thème de la désobéissance civile, Benoît Lacoursière, professeur de science politique et président du Syndicat des professeures et professeurs du collège de Maisonneuve, a résumé les grands moments de l’histoire des mouvements sociaux des dernières décennies au Québec, incluant, entre autres, sa dimension syndicale. Il a fait état de différentes actions de désobéissance, par exemple celle organisée le 16 février 2012, où quelque 500 personnes avaient bloqué pacifiquement tous les accès de la Tour de la Bourse pendant quelques heures à Montréal. Pour monsieur Lacoursière, le choix de l’austérité est un choix idéologique. « Je ne pense pas qu’on puisse convaincre le gouvernement de reculer sur ces mesures d’austérité, il faudra plutôt le contraindre ! », a déclaré monsieur Lacoursière, qui estime que tôt ou tard, il faudra désobéir. « La désobéissance est contagieuse et suscite un effet d’entraînement », a conclu le professeur de science politique.

              D’ici le 1er mai 2015

              Au terme d’une discussion dynamique, riche et inventive, les délégué-es ont convenu « de participer, en collaboration avec les acteurs de la société civile qui s’y engagent, à l’organisation d’une journée de perturbation économique qui se déroulera un jour de semaine, et ce, au plus tard le 1er mai 2015 ». Pour les membres des syndicats affiliés au CCMM-CSN, cette journée de perturbation pourra se déployer de diverses manières. Dans certains milieux, on souhaitera faire une journée de grève en bonne et due forme, tandis qu’ailleurs, on optera pour d’autres types d’actions, selon les possibilités. « L’objectif est de faire reculer le gouvernement dans son entreprise de démolition », a insisté la présidente du CCMM-CSN, Dominique Daigneault.

              Plusieurs idées imaginatives ont aussi été suggérées. On souhaite ainsi continuer à viser des symboles économiques comme cela s’est fait ces dernières semaines lorsque des militantes et des militants de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, par exemple, ont perturbé la conférence que donnait le premier ministre Philippe Couillard, le 3 février, à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. On a aussi salué l’expérience audacieuse menée le 9 février. Pour la première fois partout au Québec, des bureaux de circonscription de plusieurs députés – 16 au total – avaient reçu, au même moment, la visite impromptue de syndiqué-es de la CSN qui dénonçaient l’adoption par bâillon du projet de loi 10 réformant le réseau de la santé et des services sociaux. Pour plusieurs, il apparaît incontournable de maintenir la pression auprès du gouvernement en restant visibles afin de rallier l’opinion publique. On a proposé de mobiliser la population dans les quartiers comme cela s’est fait avec les manifestations de casseroles, au printemps 2012. D’autres encore espèrent que les institutions financières, dont les profits explosent, soient dénoncées publiquement.

              « En plus de multiplier les compressions, de transformer de fond en comble le rôle de l’État en vue de faciliter le chemin aux élites financières, le gouvernement démontre un mépris sans nom envers les besoins de la population. Il y a urgence d’agir pour l’avenir du Québec!, a conclu la présidente du CCMM-CSN.

              À propos du CCMM-CSN

              Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              Selon la CSN, la haute direction et le conseil d’administration doivent plus que jamais démissionner

              À la suite d’une nouvelle attaque en règle contre Radio-Canada et ses artisans, de la bouche même de Stephen Harper, la Confédération des syndicats nationaux, la Fédération nationale des communications-CSN et le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) réitèrent plus que jamais leur demande de démission à l’endroit de la haute direction de Radio-Canada et de son conseil d’administration.

              « Pour nous, il est clair depuis longtemps que la haute direction de Radio-Canada suit un agenda politique commandé par le gouvernement Harper et appuyée par un conseil d’administration qui rassemble dix contributeurs au Parti conservateur sur douze administrateurs. À la suite des récents propos attaquant les artisans de Radio-Canada, nous savions déjà que la haute direction allait une nouvelle fois garder le silence alors que les mandats qui leur sont confiés consistent à veiller au bon fonctionnement, au développement et à la préservation d’un service public essentiel appartenant à la collectivité. S’ils ne veulent pas faire le travail pour lequel ils sont payés, qu’ils démissionnent », de réclamer Jacques Létourneau, président de la CSN.

              « Que cette attaque survienne au lendemain d’un grand spectacle en appui à Radio-Canada qui a rassemblé 2000 personnes et de la diffusion d’une vidéo regroupant 125 artistes qui se portent également à la défense de notre producteur et de notre diffuseur public en dit long sur le plan du gouvernement de Stephen Harper. Les propos du Premier ministre démontrent une fois de plus qu’il voudrait bien faire taire les voix dissidentes qui documentent sérieusement, preuves à l’appui, que plusieurs des politiques conservatrices vont à l’encontre de l’intérêt public. Les conservateurs s’attaquent ainsi à la liberté journalistique, à la diversité des voix et à l’indépendance que les artisans de Radio-Canada défendent. Nous savons toutefois que la population canadienne est attachée à cet outil indispensable en démocratie qui contribue à la richesse culturelle de centaines de communautés, qui nous renseigne, nous éclaire et nous divertit », de souligner Pascale St-Onge, secrétaire générale de la FNC-CSN.

              Dans le cadre d’une entrevue diffusée hier sur les ondes du FM93 de Québec, Stephen Harper a précisé qu’il comprenait très bien qu’il y a beaucoup de gens à Radio-Canada qui détestent les valeurs défendues par son parti. « Les employé-es de Radio-Canada sont au service du public et les politiques internes leur interdisent de faire la promotion d’opinions politiques dans l’exercice de leur travail, quelles qu’elles soient. Au lieu d’attaquer Radio-Canada et ses artisans, le Premier ministre devrait plutôt écouter la population qui s’est mobilisée en grand nombre contre les compressions budgétaires lors des manifestations du 16 novembre dernier, où 25 000 personnes ont marché dans les rues de Montréal, et lors des nombreux spectacles d’appui en région et, dimanche dernier, à Montréal.En cette période particulièrement éprouvante, où les compressions et les suppressions d’emplois se multiplient, la haute direction et le conseil d’administration devraient soutenir les employé-es et défendre l’institution dont ils sont responsables, ce qu’ils ne font plus depuis trop longtemps », de déplorer Isabelle Montpetit, présidente du SCRC (FNC-CSN).

              Rappelons que le 4 novembre dernier, les quatre syndicats du réseau français de Radio-Canada/CBC ont réclamé la démission de sa haute direction et de tout le conseil d’administration du diffuseur public.

              À propos

              Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              Une grande manifestation d’amour

              Aujourd’hui, la population témoigne de nouveau son attachement à Radio-Canada/CBC en participant au spectacle Tous en « cœur » pour Radio-Canada, qui a lieu au Métropolis. Le spectacle qui rassemble plus d’une trentaine d’artistes de renom et plusieurs personnalités politiques est une initiative de la campagne Tous amis de Radio-Canada. Il a été organisé par des employé-es et des Amis de Radio-Canada.

              Pour Pierre Maisonneuve, porte-parole de Tous amis de Radio-Canada, « ce nouveau témoignage d’amour envers notre producteur et notre diffuseur public nous démontre que la population est véritablement attachée à Radio-Canada. En ce sens, et avec elle, nous allons poursuivre tous nos efforts afin de contrer le démantèlement de ce service public essentiel à la population vivant partout au pays ».

              « Je suis impressionnée de voir tous ces gens réunis sur scène afin de démontrer leur gratitude envers Radio-Canada qui a toujours fait la promotion de notre culture et des artistes qui y contribuent tous les jours. De ma position privilégiée sur scène, j’ai une vue incroyable sur tout ce beau monde qui appuie Radio-Canada. C’est réconfortant de voir tout cet amour au rendez-vous », de souligner Pénélope McQuade, qui coanime le spectacle avec Philippe Fehmiu.

              Pour Jacques Létourneau, président de la CSN et responsable politique de la campagne Tous amis de Radio-Canada, « les prochains mois seront cruciaux pour l’avenir de Radio-Canada. Des élections fédérales se tiendront fort probablement à l’automne et nous devons obtenir l’assurance que le prochain gouvernement se porte fermement à la défense de notre service public. Nous avons déjà un engagement de Thomas Mulcair, le chef du Nouveau Parti démocratique, et nous sommes impatients d’entendre les engagements des autres partis en ce sens ».

              « Je n’aurais pas pu ne pas être là. Radio-Canada fait partie de ma vie depuis ma tendre enfance. Mon père était marionnettiste dans l’émission Pépinot et Capucine. J’ai eu mon premier contrat à Radio-Canada à l’âge de sept ans, en 1958. Depuis ce temps, il n’y a pas une année où Radio-Canada n’a pas fait partie de ma vie. C’est ma famille et c’est une part énorme de ma culture », de déclarer Michel Rivard qui participe à l’événement.

              « De tout cœur, je désire remercier tous les artistes qui ont accepté notre invitation et, particulièrement, les artisans de Radio-Canada qui ont travaillé ensemble afin de faire de ce grand événement un succès. Malgré tous les défis importants auxquels nous faisons face et toutes les difficultés que nous vivons chaque jour dans notre travail, les membres de différents syndicats se sont unis afin de célébrer notre producteur et notre diffuseur public avec la population », de préciser Isabelle Montpetit, présidente du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).

              « Je suis ici pour la même raison que je me suis présenté à la manifestation du 16 novembre dernier. Radio-Canada est essentielle à la culture québécoise. C’est un outil qu’on se donne collectivement. Au Québec, on n’a pas la même appréciation de Radio-Canada qu’ailleurs au Canada. Toutes ces compressions, qui ne datent pas d’aujourd’hui, c’est une manière de nous faire taire un peu. C’est pour ça que je me devais d’être là », de conclure Paul Piché, qui participe également au spectacle.

              La campagne Tous amis de Radio-Canada a été lancée afin de défendre l’intégralité de notre seul producteur et diffuseur public national. Elle est organisée par le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) de concert avec la Confédération des syndicats nationaux et la Fédération nationale des communications-CSN.

              L’expertise en développement économique en danger

              Tout comme les autres régions, Montréal se voit imposer par le gouvernement du Québec une coupe majeure dans le soutien à son développement économique. Malgré cette contrainte importante, la métropole du Québec aurait tout intérêt à conserver le maximum d’experts déjà en place, notamment dans les CDEC, qui ont une connaissance approfondie du territoire et de ses entreprises.

              « Plusieurs municipalités, dont Laval, ont choisi de conserver les organisations et les experts en développement qui étaient en place pour appuyer leur développement économique local. Montréal devrait s’en inspirer plutôt que de repartir de zéro. Tout comme dans les régions du Québec, plusieurs quartiers de Montréal ont cruellement besoin de leur organisme de développement économique communautaire », estime Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN et présidente de la Corporation de développement économique communautaire (CDEC) Centre-Sud/ Plateau Mont-Royal.

              Pour le moment, Montréal a annoncé un redécoupage territorial pour réduire de 18 à 6 le nombre d’organisations locales de développement, mais n’a pas encore confirmé quel sera le point d’ancrage de ces organisations à but non lucratif. On ne sait encore rien non plus du nombre d’experts qui pourront œuvrer dans ces points de service pour l’ensemble des arrondissements de Montréal. Si le pacte fiscal est appliqué tel quel, cela signifierait la perte de plus de 50 % de près de 200 spécialistes du développement.

              Ce pacte fiscal est cependant transitoire pour une année et fait passer le financement provincial au développement économique local de Montréal de 13 M$ à 7,5 M$. « La Ville pourrait faire plus pour son développement. En injectant 5 M$, il y aurait facilement moyen de conserver l’expertise», insiste Lucie Dufour, secrétaire générale de la Fédération des professionnèles (FP-CSN), qui représente six syndicats de CDEC. Dans un an, il serait même possible de revoir le pacte fiscal et de négocier pour récupérer certaines sommes de Québec.

              Ma CDEC, j’y tiens

              Conserver des CDEC en place comme point de service peut se justifier pleinement en se basant sur des critères objectifs d’efficacité des structures, d’atteintes des cibles, de complémentarité des services comme ceux reliés à l’employabilité et d’enracinement dans la communauté. « Si on ne se fie pas à des critères objectifs et qu’on repart à zéro, le développement économique de Montréal et le lien avec les communautés en souffriront pendant des années, et ça, on ne peut pas se le permettre, surtout dans le contexte actuel», estime Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain CSN. Cette dernière insiste aussi sur l’importance de l’approche de développement économique communautaire propre aux CDEC. Cette vision risque d’ailleurs de se perdre dans les nouvelles structures ébauchées par la Ville si aucun lien avec les CDEC n’est conservé. La gouvernance prévue par la Ville pour ses six nouveaux organismes est en effet presque complètement entre les mains du milieu des affaires.

              Les conseils d’administration actuels des CDEC, composés de représentants de divers milieux – d’affaires, communautaire, syndical, institutionnel et de la population – sont représentatifs de leur communauté. C’est cet ancrage local qui permet une participation réelle de la communauté aux orientations, aux actions et aux projets de développement des CDEC, dont certaines existent depuis 30 ans.

              85 % de réussite

              Plusieurs projets montréalais ont bénéficié au fil des années des conseils de leur CDEC pour démarrer ou croître. Le cinéma Beaubien, le Petit Medley, le Plaza St-Hubert, le développement du canal de Lachine, la revitalisation de la rue Notre-Dame Ouest, la Tohu, Ateliers créatifs de Montréal, Crudessence et plusieurs autres ont bénéficié des conseils et du soutien de leur CDEC locale.

              Les entreprises accompagnées ont d’ailleurs un taux de survie après 5 ans de 85 % contre seulement 35 % pour celles qui n’ont pas de soutien. En 2013-2014 seulement, les CDEC de Montréal ont contribué à la création de 498 entreprises et offert un soutien technique à 3388 d’entre elles. Un investissement de 3,7 M$ des CDEC a généré 29 M$ dans le développement de Montréal. Pour cette période, près de 10 000 emplois ont été créés ou maintenus.

              Lors de l’évènement Je vois mtl de l’automne dernier, les CDEC avaient d’ailleurs obtenu des félicitations. Denis Coderre y avait d’ailleurs confirmé son intention de collaborer avec les CDEC et les CLD pour le développement économique local. C’est maintenant le temps d’agir.

              À propos

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs.

              La Fédération des professionnèles (FP) compte parmi ses membres des personnes occupant un des plus larges éventails de disciplines et professions. Les syndicats qu’elle regroupe représentent plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens oeuvrant dans différents secteurs d’activité, dont les CDEC et les CLD.

              Les impacts négatifs sont multiples

              Le Conseil du statut de la femme verra son budget diminué de 460 000 $ dès l’année prochaine et fermera tous ses bureaux en région, apprenait-on hier. « Il est purement désolant que le gouvernement s’en prenne encore une fois à cet organisme essentiel à la défense des droits des femmes », dénonce la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

              En agissant de la sorte, les libéraux témoignent d’une indifférence complète envers les femmes. Pire, ils continuent à les viser spécifiquement avec leurs politiques d’austérité. « Les exemples d’attaques envers les femmes ne se comptent plus, ajoute Véronique De Sève. Quand on diminue le filet social, par exemple en augmentant les tarifs des services de garde, ce sont les femmes qui en payent directement le prix. Quand on coupe en santé, en éducation, dans les services publics en général, elles sont très nombreuses à perdre leur emploi puisque ces secteurs embauchent près de deux fois plus de femmes que d’hommes », déplore la vice-présidente de la CSN.

              Le gouvernement libéral envoie de plus un autre message aux régions par cette amputation budgétaire au Conseil du statut de la femme. « Les quatre bureaux de Saguenay, Rouyn Noranda, Montréal et l’unité régionale de Québec seront fermés. Ce que le gouvernement libéral est en train de faire subir aux régions en termes de destruction de programmes et de services est réellement inquiétant », poursuit-elle.

              Le Conseil du statut de la femme devra mettre à pied le quart de son personnel pour faire face à ces restrictions budgétaires. « Les libéraux sapent le modèle et l’économie du Québec. Les gens perdent des emplois bien rémunérés et sont pris ensuite pour en accepter d’autres beaucoup moins intéressants et se serrer la ceinture. Dans ce cas-ci, on parle d’emplois qui permettaient de faire avancer la recherche sur des enjeux importants qui concernent les femmes », enchaîne Véronique De Sève. Le Conseil du statut de la femme rappelle le gouvernement à l’ordre pour qu’il respecte le principe d’égalité entre les hommes et les femmes dans ses lois, ses politiques et ses programmes. Les libéraux cherchent à se soustraire à ces analyses. C’est indécent », conclut Véronique De Sève.

              Les salarié-es d’ARTV choisissent la CSN

              Vendredi dernier, les travailleuses et les travailleurs d’ICI ARTV ont déposé une demande d’accréditation auprès du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) dans le but de faire reconnaître leur syndicat affilié à la Confédération des syndicats nationaux.

              Le Syndicat du groupe ARTV-CSN regroupe 35 salarié-es qui seront également affiliés à la Fédération nationale des communications-CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain-CSN.

              « Nous sommes heureux d’accueillir ces nouveaux membres à la CSN. Alors que la Société Radio-Canada vient tout juste de racheter les parts restantes d’ICI ARTV, les salarié-es souhaitent prendre part aux débats de leur intégration au service Télévision du producteur et du diffuseur public. Même s’ils n’ont pas pris part au processus, la révision des quatre unités syndicales qui se déroule actuellement à RC/CBC aura une influence sur leur avenir. Puisque la CSN y a participé, et ce, dès les débuts, nous sommes à même d’offrir tout le soutien dont les salarié-es ont besoin », de souligner Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

              « Nous souhaitons la bienvenue aux travailleuses et aux travailleurs d’ARTV qui ont choisi notre fédération pour les représenter dans leurs relations de travail avec leur employeur. Nos conseillers spécialisés dans les médias et dans le milieu culturel veilleront à les accompagner et à faire respecter leurs droits dans leur intégration à Radio-Canada », de déclarer Pierre Roger, président de la FNC-CSN.

              La Fédération nationale des communications-CSN regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              Le développement économique de Montréal est en jeu

              Le maire de Montréal doit décider d’ici la fin du mois du sort des corporations de développement économique et communautaire (CDEC) et des centres locaux de développement (CLD) de la métropole du Québec. On ne sait toujours pas combien d’organismes de développement économique seront conservés ni dans quels arrondissements ils seront situés, encore moins combien d’experts en développement pourront préserver leur emploi.

              « C’est aberrant de voir que le gouvernement libéral s’apprête à désorganiser le soutien au développement économique de tout le Québec sans avoir un plan bien défini et une expertise déjà en place pour prendre le relais efficacement. Ce qui arrive au développement économique montréalais est inacceptable », déplore Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. Rappelons que le gouvernement du Québec a diminué de plus de 50 % sa contribution aux municipalités en ce qui concerne le développement régional, et que le projet de loi 28 prévoit par ailleurs de faire passer de 18 à 6 le nombre d’organisations qui se consacrent au développement économique sur le territoire montréalais. L’austérité met donc des bâtons dans les roues des entreprises en devenir ou qui planifiaient des projets de croissance.

              « Les coupes de plus de la moitié du budget consacré au développement régional vont empêcher de réaliser autant d’accompagnements et de suivis de projets de PME, qui sont pourtant vitaux pour l’économie des arrondissements de Montréal », insiste Lucie Dufour, secrétaire générale de la Fédération des professionnèles CSN et responsable du dossier du développement régional à la Fédération. Il faut savoir que chaque arrondissement de Montréal possède pour le moment une CDEC ou un CLD, ce qui permet d’assurer un service de proximité aux entrepreneurs, tout en étant à l’écoute des besoins des communautés locales. « On va perdre du temps à se réorganiser plutôt que de développer notre métropole. La CSN demande donc au gouvernement de maintenir le modèle de développement économique local et régional ainsi que les organisations – CLD, CDEC, CRÉ – qui ont fait leurs preuves. C’est dans ce sens qu’elle interviendra à la commission parlementaire sur le projet de loi 28 », ajoute Véronique De Sève.

              « Il serait extrêmement dommage de sacrifier toutes ces années de travail avec une réforme improvisée sur fond d’austérité. La ville de Montréal doit prendre le temps de considérer les meilleures options pour l’avenir de son développement économique », avance Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain.

              Réunis le 22 janvier, les membres des syndicats de CDEC ont adopté des principes pour la reconfiguration des territoires desservis par le développement local et régional : vision de développement économique communautaire, autonomie de gestion, processus démocratique, culture d’innovation et de développement et maintien des expertises. Ils demandent au maire de Montréal, Denis Coderre, de tenir compte de ces principes.

              À propos

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              La Fédération des professionnèles (FP) compte parmi ses membres des personnes occupant un des plus larges éventails de disciplines et de professions. Les syndicats qu’elle regroupe représentent plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens œuvrant dans différents secteurs d’activité, dont les CDEC et les CLD.

              Ici, nous aimons Radio-Canada Abitibi-Témiscamingue… Depuis quinze ans !

              Aujourd’hui, le collectif Ici, nous aimons Radio-Canada Abitibi-Témiscamingue annonce la tenue d’un spectacle de solidarité et de prise de parole le samedi 21 février 2015 à 20 h à la Scène Paramount située au 15, rue Gamble Ouest à Rouyn-Noranda. Plusieurs personnalités participeront à cet événement : Dany Placard, l’École de danse Danzhé, Geneviève et Matthieu, Louis-Philippe Gingras, Anodajay, Raôul Duguay, Alexandre Castonguay et Marta Saenz de la Calzada.

              « Après Sherbrooke, le Saguenay-Lac-Saint-Jean et bientôt Moncton puis Montréal, c’est au tour de la belle région de l’Abitibi-Témiscamigue de célébrer la présence de Radio-Canada/CBC dans ses communautés. Je suis heureux de pouvoir participer à cet événement qui souligne le travail essentiel réalisé par tous les artisans de notre producteur et diffuseur public. Comme partout ailleurs au pays, la présence de Radio-Canada en Abitibi-Témiscamigue contribue à la diffusion de l’information régionale, à la vitalité de la culture, à la diversité des voix et à la liberté d’expression de toute la population de la région. Cette présence est précieuse et il faut la défendre », de déclarer Pierre Maisonneuve, porte-parole de Tous amis de Radio-Canada.

              « Radio-Canada a toujours eu une place privilégiée dans ma vie. Je suis né au même moment de sa création et quand je veux de l’information sur le monde de ma région, c’est ma référence. J’ai une confiance sans bornes envers le sérieux de leur programmation. Avec les nombreuses suppressions de postes imposées partout dans les régions, le spectre des compressions budgétaires n’est jamais trop loin pour nous, particulièrement lorsque nous précisons que nous avons une des plus petites stations de Radio-Canada au Québec. Mais tout ça nous appartient et nous devons avoir le pouvoir de décider pour notre avenir qui est intimement lié à cet outil collectif. Si nous voulons préserver la liberté et l’indépendance de notre service public, nous devons retirer le pouvoir d’intervention des élus du gouvernement fédéral », de souligner Fernand Bellehumeur, co-porte-parole de l’événement du 21 février prochain.

              « Radio-Canada permet d’accroître le sentiment d’appartenance des gens de la région, produit du contenu adapté à nos réalités régionales, permet aux citoyennes et aux citoyens d’améliorer leur connaissance de la région, diffuse nos préoccupations, nos débats, nos réussites et nos fiertés, et ce, bien au-delà de nos frontières. En ce sens, nous croyons fermement que les décisions gouvernementales, qu’elles soient prises à Québec ou à Ottawa, doivent impérativement refléter notre réalité lorsqu’elles nous touchent collectivement. Je m’inquiète sérieusement de la réduction du nombre de voix dans la sphère médiatique. Comme toutes les autres régions, l’Abitibi-Témiscamingue ne peut se priver de l’apport médiatique de Radio-Canada », de conclure Valérie Lemay, co-porte-parole du spectacle et employée de l’organisme Valorisation Abitibi-Témiscamingue.

              La campagne Tous amis de Radio-Canada a été lancée afin de défendre l’intégralité de notre seul producteur et diffuseur public national. Elle est organisée par la Confédération des syndicats nationaux, de concert avec la Fédération nationale des communications-CSN et le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).

              Les bureaux de Gaétan Barrette occupés

              Une centaine de travailleuses et de travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux occupent présentement les bureaux montréalais du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette. Ils demandent une rencontre d’urgence avec celui-ci afin de faire le point sur les dangers considérables que comporte le projet de loi 10, créant des structures mammouths de santé et de services sociaux.

              Malgré les critiques fusant de toutes parts à l’égard du projet de loi 10, le ministre Barrette semble vouloir maintenir la ligne dure et refuse toute remise en question de son projet de réforme. Non seulement il ne tend pas l’oreille aux nombreuses critiques informées et légitimes qui sont exprimées mais en plus, il banalise toutes les inquiétudes sans même tenter d’éclaircir les nombreuses zones d’ombre de son projet.

              Pour le vice-président de la FSSS-CSN pour le Montréal métropolitain, Laval et le Grand-Nord, Luc Bastien, l’absence d’écoute du ministre Barrette est inadmissible. « Nous avons tenté par bien des moyens de nous faire entendre, il ne veut rien savoir. Il n’écoute que lui-même. Le silence du ministre ne nous fera pas taire, au contraire. Nous voulons avoir avec lui une véritable discussion franche sur ce projet de loi majeur, c’est ce que nous réclamons aujourd’hui. Il est inadmissible de lancer tout le réseau dans un tel bouleversement sans même prendre en compte l’opinion de celles et ceux qui assurent les services au quotidien, dans les établissements. »

              Dans la région de Montréal, le projet de loi 10 inquiète notamment à cause des impacts qu’il entraînerait pour les corridors de services. Par exemple, le ministre projette de confier à un CIUSSS la responsabilité des services jeunesse pour toute la région, de même qu’en réadaptation ou en santé mentale. Cette approche soulève de nombreux questionnements sur la capacité des établissements à se réorganiser aussi rapidement pour éviter toute rupture de services. Par exemple, les problèmes d’accès aux services, en santé mentale, sont déjà légion. Il y a fort à craindre que la situation empire. À tout le moins, les salarié-es estiment que leurs questions légitimes méritent des réponses de la part du ministre Barrette.

              L’occupation d’aujourd’hui s’inscrit dans la deuxième phase du plan d’action de la FSSS-CSN contre les politiques d’austérité. Ce plan d’action prévoit une intensification importante des moyens d’action et de visibilité partout au Québec.

              À propos

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

               

              Le mouvement syndical aussi dans la mire

              Aujourd’hui, à l’occasion de la présentation d’un mémoire à la Commission populaire sur la répression politique, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN) rappelle que de tout temps, les organisations syndicales ont dû faire face à la répression. « Les obstacles à faire valoir les revendications des travailleuses et des travailleurs et la répression ont façonné l’histoire des luttes ouvrières », explique Manon Perron, secrétaire générale du CCMM-CSN. La porte-parole syndicale évoque, entre autres, la grève générale du 1er mai 1886 à Chicago revendiquant la journée de 8 heures de travail. « Le mouvement initié par les syndicats américains, poursuit-elle, avait alors été violemment réprimé par les autorités et avait fait un mort, des dizaines de blessés, et avait mené à l’arrestation de leaders syndicaux et d’anarchistes, dont quatre condamnés à la pendaison en 1887. Cette page de l’histoire du mouvement ouvrier nord-américain a marqué l’imaginaire », insiste madame Perron.

              Au Québec aussi, le mouvement ouvrier a subi la répression. La grève d’Asbestos de 1949 est certes l’un des épisodes historiques les plus significatifs, alors que des milliers de grévistes avaient été séquestrés et brutalisés par la police, mais d’autres événements, plus récents ceux-là, démontrent également que les syndicats doivent composer avec la répression. Depuis 1950, quelque 90 lois spéciales ont été adoptées par les gouvernements fédéral et provincial, dont une cinquantaine par le gouvernement québécois. Au Québec, 34 lois spéciales niant les droits syndicaux ont été adoptées au cours des années 1970 et 1980. « Lucien Bouchard a choisi d’appliquer à 11 reprises une solution autoritaire en situation de conflit de travail, et ce, en seulement cinq ans d’exercice du pouvoir ! », se désole la secrétaire générale du CCMM-CSN.

              Et aujourd’hui…

              « Depuis 1999, les lois spéciales adoptées par les gouvernements se font de plus en plus répressives et sévères, soutient la représentante syndicale. On vise maintenant à limiter l’action politique et l’influence des organisations syndicales, que ce soit en imposant des décrets qui ferment la porte à la négociation, en brimant les manifestations ou en s’attaquant aux structures syndicales pour les affaiblir ».

              Tant dans le secteur privé que dans le secteur public, la négociation de conventions collectives et l’exercice du rapport de force pour influencer la partie patronale sont de plus en plus ardus. Les législations visant à « civiliser » les conflits de travail, comme les mesures contre les briseurs de grève, nécessiteraient une modernisation pour continuer à jouer leur rôle. Les technologies de l’information et le recours de plus en plus fréquent à la sous-traitance font en sorte que les employeurs peuvent maintenir leurs opérations sans que les travailleurs de remplacement aient à se présenter à l’établissement. Parmi les exemples éloquents, il y a certes celui du lockout au Journal de Montréal en 2009, durant lequel Québecor a profité de la désuétude de la loi anti-briseurs de grève pour appliquer son plan antisyndical.

              « En outre, s’insurge madame Perron, les nombreuses injonctions dans le secteur privé ont pour effet de restreindre l’action collective, alors que des syndicats très militants y pensent à deux fois avant de poser des gestes susceptibles d’être jugés illégaux ». On applique deux poids deux mesures : « L’État n’impose presque jamais de règlementation aux entreprises pour ce qui est de la protection de l’emploi, d’une vie décente et d’un environnement sain. À quand des lois contraignantes sur les délocalisations, les licenciements collectifs, les fermetures d’entreprises, la pollution industrielle ? », questionne-t-elle avec justesse.

              Le mouvement syndical subit de nombreuses attaques pouvant être définies comme étant de la répression politique. Les projets de loi et les recours devant les tribunaux sont des formes de discrimination politique, qui visent à miner l’action collective, à brimer le droit d’association et à étouffer toute opposition.

              Commission populaire sur la répression politique En septembre 2013, devant le refus du gouvernement Marois de donner suite aux demandes d’enquête publique concernant la répression policière survenue lors du printemps érable, des citoyennes et des citoyens ont décidé de mettre sur pied une commission populaire sur la répression politique. On dénonçait notamment le manque de transparence de la Commission spéciale d’examen des événements du printemps 2012, la commission Ménard.

              À propos du CCMM-CSN

              Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              Beaucoup de questions et peu de réponses

              Alors que les deux géants du ciment, Lafarge et Holcim, travaillent à compléter une fusion qui fera des deux entités la plus grande entreprise de matériaux de construction du monde, les employés-es du Syndicat des travailleurs de Demix (filiale de Holcim Canada) et du Syndicat des travailleurs de Lafarge affiliés à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) demeurent dans l’incertitude quant à leur avenir.

              En avril 2014, Lafarge et Holcim annonçaient que les deux entreprises allaient unir leurs forces. Les compagnies impliquées ont admis qu’elles devraient se départir d’une partie de leurs actifs, dont ceux que détient Holcim au Canada, afin que la fusion soit viable.

              En octobre dernier, les représentants syndicaux de 22 pays ont invité Lafarge et Holcim à une rencontre en Belgique afin d’en savoir plus sur le projet de fusion. Les représentants des travailleurs ont demandé aux entreprises d’être davantage impliqués dans le processus de fusion et d’être informés des prochaines étapes, ce qui leur a été refusé. Les syndicats réclamaient aussi que Lafarge/Holcim s’engage à ce que les employé-es travaillant pour les entreprises dont les actifs seraient vendus, conservent leurs acquis. Une requête qui est demeurée lettre morte.

              Les syndiqué-es se sont mis d’accord pour mener une action conjointe le jeudi 15 janvier afin de dénoncer cette situation. « On nous laisse totalement dans le noir quant aux acheteurs potentiels de Holcim Canada. Si le ou les nouveaux propriétaires sont des joueurs moins importants, incapables d’assumer les contrats de travail existants, est-ce qu’on assistera à des mises à pied, à une détérioration des conditions de travail, à des fermetures d’établissements ? Autant de questions qui demeurent sans réponse. Les travailleurs de Demix ont le droit de savoir », clame Stéphane Côté, conseiller syndical à la FIM.

              Pas de fusion sans droits des travailleurs

              Aujourd’hui, des travailleuses et travailleurs se sont vus remettre un tract expliquant la situation dans les carrières de LaSalle, Longueuil et Laval, des endroits qui seront assurément touchés par cette fusion qui devrait être complétée au cours du premier semestre de 2015.

              La vente d’actifs causée par la fusion touche Demix Béton, Demix Agrégats et Demix Construction au Québec. Holcim Canada est membre du Groupe Holcim, multinationale dont le siège social est en Suisse, et qui est présente dans plus de 70 pays. Pour ce qui est de la société française Lafarge, elle est en activité dans 64 pays. L’entité créée par la fusion des deux entreprises génèrera un chiffre d’affaires de 32 milliards d’euros.

              « Les deux entreprises étaient déjà en très bonne santé financière et n’étaient pas dans l’obligation de fusionner, cette transaction a été faite uniquement pour enrichir davantage les actionnaires sans penser aux conséquences pour certains travailleurs et travailleuses. Nous ne sommes pas nécessairement contre la fusion, mais nous voulons des réponses à nos questions », conclut monsieur Côté.

              Après les générations X, Y et Z, la génération « Bolduc », une génération sacrifiée ?

              Les travailleuses et les travailleurs de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) manifestent ce midi devant les bureaux du ministère de l’Éducation, à Montréal (600, rue Fullum) pour dénoncer le projet de démantèlement de la CSDM. Le plan de réforme du ministre Yves Bolduc suscite de l’inquiétude et de la colère chez les travailleurs qui œuvrent au quotidien auprès des élèves. Plusieurs scénarios sont sur la table et on ne connaît pas encore quelle pourrait être la piste d’atterrissage de cette réforme. Où? Quand? Comment? Pourquoi? Personne ne le sait, même le ministre n’est pas en mesure de fournir des explications sur ses objectifs recherchés… Les syndicats de la CSDM affiliés à la CSN croient qu’il y a danger de déstabiliser les écoles, de réduire les services, d’augmenter les coûts et d’exclure des élèves. Il s’agit d’un enjeu qui touche les élèves, les parents et tout le personnel. En manifestant, les travailleurs veulent lancer un message clair au ministre : son projet de restructuration menace l’éducation de nos enfants et met les écoles en péril.

              La génération « Bolduc »

              « Nous demandons au ministre Bolduc de retirer son projet de réforme de la planche à dessin. D’abord, contrairement à ce qu’il prétend, rien n’indique que des économies pourront être réalisées avec la restructuration », fait valoir Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN. Tous les groupes actifs sur le terrain estiment que la réforme engendrera plutôt des coûts, à cause des mouvements de main-d’œuvre ainsi que des transferts d’équipements et de ressources matérielles. « Pendant des années, toutes les énergies seront consacrées à assurer le fonctionnement des nouvelles structures plutôt qu’à la réussite scolaire des élèves. On voit déjà poindre à l’horizon, après les générations X, Y et Z, la génération « Bolduc », une génération sacrifiée aux lubies idéologiques de l’obsession libérale d’atteindre le déficit zéro le plus rapidement possible, sans égard aux conséquences » tempête madame Daigneault.

              Un chambardement infructueux et inutile

              Partout au Québec, les compressions ont entraîné dans les commissions scolaires des coupes dans divers programmes, dont l’aide aux devoirs, l’aide alimentaire, le transport scolaire et certains programmes d’aide aux immigrantes et aux immigrants. Maintenant, le ministre Bolduc en rajoute avec son plan de réforme sans bon sens, sans logique et même dangereuse pour l’avenir de nos enfants et de notre société.

              « Avec son projet absurde, le ministre soutient vouloir améliorer l’efficacité des commissions scolaires et décentraliser l’organisation vers les écoles. Nous sommes en droit de nous demander comment un nouveau découpage et le transfert de dizaines de milliers d’élèves d’une commission scolaire vers d’autres seront plus efficaces et plus décentralisés », s’insurge Denis Marcoux, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN). « C’est plutôt l’effet contraire qui se produira : confusion, désorganisation et chaos seront le résultat d’une telle opération! », renchérit le représentant syndical.

              Toute cette instabilité aura un effet direct sur la réussite des élèves. On se retrouvera dans un désordre sans nom s’il faut conclure des milliers d’ententes extraterritoriales – on estime à 6300 élèves qui devraient obtenir une telle entente juste sur le territoire montréalais – alors qu’au fil des ans, les ressources administratives ont été réduites au minimum dans les commissions scolaires, en raison des coupes successives de budget. « A-t-on vraiment besoin d’une telle turbulence administrative? », questionne monsieur Marcoux.

              Budget réduit comme peau de chagrin

              Non seulement les commissions scolaires fonctionnent-elles déjà avec un financement anémique, mais le gouvernement leur a imposé une réduction supplémentaire de 10 % de leur budget, ce qui représente 163 M$ en moins pour les 72 commissions scolaires du Québec. À elle seule, la CSDM s’est vue imposer des coupes supplémentaires de 9 M$.

              « L’impact sur les services directs aux élèves de niveaux primaire et secondaire sera inévitable. Le gouvernement fusionne des structures sur le dos d’une génération, c’est inhumain! » fustige Véronique De Sève, vice-présidente à la CSN. « Le rôle des commissions scolaires est essentiel dans notre démocratie parce qu’elles permettent une juste répartition des ressources financières, humaines et matérielles sur leur territoire. L’égalité des chances pour toutes et tous passe par là. On ne le laissera pas s’attaquer indûment à nos institutions publiques! » conclut la porte-parole de la CSN.

              À propos

              La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) compte environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services public et parapublic. Le secteur scolaire représente environ 30 000 employés-es de soutien présents dans 31 commissions scolaires francophones, notamment la Commission scolaire de Montréal (CSDM), et 2 commissions scolaires anglophones. C’est le plus grand regroupement d’employés-es de soutien des commissions scolaires au Québec. Pour sa part, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN) regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              La SAQ doit rassurer ses employé-es de Québec

              À la veille des Fêtes, plusieurs syndiqué-es de la SAQ sont très inquiets de rumeurs persistantes de centralisation complète des tâches administratives à Montréal.

              « La perte de neuf postes dans les bureaux de Québec est vue comme un premier pas d’une rationalisation beaucoup plus importante par plusieurs de nos membres », indique Alexandre Joly, président du Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ CSN).

              Cette crainte est d’ailleurs partagée par les membres du Syndicat du personnel technique et professionnel de la Société des alcools du Québec (SPTP-SAQ CSN) dont les membres composent maintenant l’essentiel de ce qui reste des employé-es des bureaux de Québec. « On refuse que les bureaux de Québec soient sacrifiés », lance Sandrine Thériault, présidente du SPTP-SAQ.

              Les syndicats étaient pourtant prêts à faire certaines concessions et à consentir à un nombre limité d’abolition de postes par mesure d’économie. La SAQ reste toutefois sourde aux solutions qu’ils proposent. « On a de la difficulté à faire confiance à la SAQ quand elle dit que les bureaux de Québec ne fermeront pas. La société d’État avait déjà promis que le nombre d’agences privées (des concurrents des magasins) n’augmenterait plus et il a plus que doublé depuis », fait valoir Najwa Dutil, déléguée du SEMB pour les bureaux de Québec.

              Appui de la population

              En seulement deux fins de semaine, les travailleuses et les travailleurs de la SAQ ont obtenu l’appui de plus de 3 000 citoyens de Québec qui ont signé une pétition devant les magasins de Québec. « La grande majorité des gens signaient spontanément quand on les informait du risque de la fermeture des bureaux de Québec dans le but de réaliser des économies », affirme Alexandre Joly. Cette pétition sera maintenant déposée à l’Assemblée nationale par l’intermédiaire de la députée de Taschereau, Agnès Maltais. Les syndicats veulent maintenant que la SAQ s’engage publiquement à ne pas fermer ses bureaux de Québec.

              « Comme société d’État, la SAQ ne doit pas seulement considérer des objectifs de rentabilité à court terme, elle a un rôle social à jouer dans toutes les régions du Québec et en particulier dans la région de la capitale. Plusieurs pertes d’emplois ont déjà été annoncées dans la grande région de la capitale nationale et il y a une limite à vider les régions pour tout centraliser dans la métropole. », insiste Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches.

              À propos

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats qui regroupent plus de 325 000 travailleuses et travailleurs, principalement sur le territoire du Québec. Le SEMB SAQ (CSN) compte plus de 5500 membres répartis dans toute la province, dans plus de 400 succursales et centres administratifs de la SAQ. Le SPTP-SAQ est un syndicat affilié à la CSN qui représente 700 membres dont les secrétaires, les agents de bureau, les techniciens et les analystes de la SAQ.

              « Nous refusons l’austérité », ont scandé plus de 125 000 manifestants à Montréal et à Québec

              Plus de 125 000 de personnes ont scandé haut et fort qu’elles refusaient net les mesures d’austérité du gouvernement Couillard lors de la gigantesque manifestation organisée par des groupes de la société civile, des associations étudiantes et des organisations syndicales. Ce sont plus de 25 000 à Québec et plus de 100 000 à Montréal qui ont signifié au gouvernement Couillard qu’il devait cesser de faire la sourde oreille, car la population n’accepte pas qu’il démantèle l’État québécois pour le sacrifier sur l’autel de l’austérité.

              Le Québec en grand danger

              Les portes-parole des organisations ont dénoncé fermement les différents projets de loi du gouvernement libéral qui mettront à sac les services publics et annihileront la justice sociale. Son objectif ultime de coupes de six milliards de dollars attaque principalement la classe moyenne, les plus démunis, les femmes et les ainé-es. Que ce soit en santé et services sociaux, en petite enfance, en éducation, en enseignement supérieur, en matière d’environnement, au regard des relations de travail, des régimes de retraite, de l’ensemble des autres services publics, mais aussi dans le soutien à l’emploi ainsi qu’au développement des régions et dans le financement adéquat des organisations communautaires, le gouvernement Couillard n’est plus à l’écoute des Québécoises et des Québécois. Il les appauvrit gravement. Il saccage la société qu’ils ont construite.

              L’austérité, ça dérange

              Les manifestants ont servi un avertissement aux dirigeants du Québec. Nous refusons l’austérité et nous continuerons de la combattre. Nous refusons l’austérité, car elle ne rapporte rien de positif à un État et à sa population. Combien de fois devrons-nous le mentionner ? Le FMI et l’OCDE le disent constamment depuis quelques mois déjà, l’austérité plonge les États dans une crise économique. Il serait grand temps que le gouvernement Couillard écoute ses citoyennes et ses citoyens avant qu’un état de très grand et très long dérangement n’envahisse le Québec.

              Ce que nous voulons

              Nous voulons un gouvernement avant tout au service de tous les citoyens et non des grandes entreprises. Nous voulons un Québec où toutes et tous ont droit à une qualité de vie, indépendamment de leurs revenus. Nous voulons une société juste, égalitaire, démocratique et soucieuse des besoins de la collectivité.

              Le retour de la soupe populaire

              Les enseignants du Collège Rosemont, conjointement avec les employé-es de soutien, les professionnel-les et les étudiantes et étudiants, invitent la population à une soupe populaire, afin de dénoncer les compressions budgétaires que le ministre Bolduc a récemment imposées au réseau collégial. Le 27 novembre, de 11 h 15 à 13 h, à l’entrée principale du Collège Rosemont (6400, 16e avenue), on offre de la soupe chaude aux affamé-es de justice sociale.

              Avec ces coupes additionnelles de 400 000 dollars, qui arrivent en milieu d’exercice financier, l’administration du Collège Rosemont n’aura d’autre choix que de couper dans les services aux étudiants », affirme Francis Careau, président du Syndicat des professeurs (SPCR).

              Le 27 novembre, afin de bien marquer leur mécontentement, les syndicats enseignants de cégep de la FNEEQ organisent, dans toutes les régions du Québec, des activités de perturbation et de visibilité dans leur établissement.

              Le SPCR est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).

              Lettre à Gaétan Barrette, ministre de la Santé et des Services sociaux

              Monsieur le ministre Gaétan Barrette,

              Pour donner suite à votre déclaration lors de la clôture des travaux de la Commission parlementaire étudiant votre réforme du réseau de la santé et des services sociaux – le fameux projet de loi 10 -, selon laquelle vous n’avez rencontré personne vous demandant de reculer, nous, employé-es professionnel-les et techniciens-nes des Agences de la santé et des services sociaux, souhaitons vous rappeler notre position à ce propos. Puisque, de toute évidence, vous ne semblez pas avoir retenu les propositions lors du passage de nos représentants devant la Commission, à laquelle vous nous aviez pourtant conviés, c’est avec plaisir que nous vous offrons ici un petit rappel. Précisons tout de même que l’ensemble de notre analyse se trouve dans le mémoire Le Collectif des syndicats CSN représentants les Agences de la santé et des services sociaux, qui vous a été dûment déposé.

              D’entrée de jeu, sachez que nous nous opposons complètement à votre réforme. Ce que vous proposez est précipité, voire peu réfléchi. Outre les quelques lignes directrices de votre projet de loi, la très grande majorité des questions sur l’applicabilité de votre réforme demeure sans réponse.

              Soulignons tout d’abord que l’abolition du palier régional de santé n’est pas chose banale; ce palier est synonyme notamment de répartition des ressources, de connaissance territoriale et de participation citoyenne. Les professionnel-les et techniciens-nes qui y œuvrent pensent le réseau, le coordonnent, s’assurent d’une compréhension du territoire sociosanitaire et lui assurent une architecture durable et viable, même à travers les périodes de restrictions budgétaires. La perte de cette coordination régionale aura pour conséquence une perte dans les continuums de soins et dans la mise en place d’un bon nombre de corridors de services. D’autre part, prétendre que l’abolition des Agences de la santé et des services sociaux et la création des nouveaux CISSS engendreront une réduction de la structure bureaucratique est un leurre. Au contraire. Avec la création de CISSS mammouths, c’est à une augmentation de la lourdeur administrative que nous assisterons.

              Par ailleurs, nous déplorons le caractère sans précédent de votre réforme qui octroie à un seul homme, vous en l’occurrence, tous les pouvoirs en matière de santé et de services sociaux ainsi que le contrôle de près de la moitié du budget du Québec. Il est de notre perception que cette réforme se fait réellement sur une base électoraliste, opportuniste et individualiste, et qu’elle permettra des économies de bouts de chandelle. En conclusion, sachez que, tout comme vous, M. Barrette, nous voyons la nécessité d’une réforme dans le réseau de la santé et des services sociaux. Cependant, il est impératif que cette réforme propose une décentralisation des pouvoirs et une répartition équitable des budgets en santé, le tout, dans un esprit de collaboration et visant le bien-être du patient. Nous sommes convaincus qu’une réforme de cette ampleur doit s’articuler autour d’une réelle consultation de l’ensemble des acteurs impliqués, de près ou de loin, particulièrement les citoyens qui seront les premiers à bénéficier des impacts de cette réforme ou à en subir les méfaits. M. Barrette, nous vous demandons donc de retirer l’ensemble du PL-10.

              Paul-André Aubin, Agence de la Santé et des services sociaux – Outaouais

              Étienne Blanchette, Agence de la Santé et des services sociaux – Estrie

              Luc Boissonneault, Agence de la Santé et des services sociaux – Saguenay

              Kévin Coulombe, Agence de la Santé et des services sociaux – Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine

              Jennifer Dahak, Agence de la Santé et des services sociaux – Montréal

              Richard Delisle, Agence de la Santé et des services sociaux – Laurentides

              Louise Lemire, Agence de la Santé et des services sociaux – Lanaudière

              Marcelle Nadeau, Agence de la Santé et des services sociaux – Chaudière-Appalaches Carmen Schaefer,

              Agence de la Santé et des services sociaux – Montérégie

              Pierre Turgeon, Agence de la Santé et des services sociaux – Laval

              Distribution massive de tracts devant les métros de Montréal lundi

              Plus de 120 personnes prendront d’assaut les stations de métro de Montréal demain, le lundi 24 novembre, entre 6 et 9 heures, afin d’inviter la population à venir marcher le 29 novembre prochain, pour dire NON aux politiques d’austérité du gouvernement de Philippe Couillard.

              Les militants et militantes du Collectif Refusons l’austérité, représentant des organismes de la société civile, des associations étudiantes et des organisations syndicales, veulent ainsi sensibiliser le grand public aux enjeux que représente le démantèlement actuel de la société québécoise. De tous horizons, étudiants, parents, travailleurs et chômeurs sont inquiets des effets que les coupes annoncées chaque jour par le gouvernement auront sur l’accessibilité et la qualité des services à la population en santé et services sociaux, en l’éducation, sur l’emploi, sur les familles et sur les plus pauvres de notre société.

              Manifestation Refusons l’austérité, le 29 novembre 2014, dès 13 h, simultanément à Québec et à Montréal Plusieurs personnalités publiques ont déjà pris la parole pour expliquer leurs raisons de marcher le 29 novembre prochain. Pour visionner ces vidéos, pour connaître les détails des stations de métro qui seront visitées demain et pour tous les renseignements sur la manifestation du 29 novembre, consultez le www.refusonslausterite.org.

              Faire entendre la voix environnementale

              Pourquoi les citoyens et citoyennes préoccupés par l’environnement et le développement durable ainsi que les organisations associées au mouvement environnemental devraient participer à cette activité initiée par des organisations syndicales et communautaires ? Voici l’éditorial du président du Conseil régional de l’environnement de Montréal, Gilles Dubois.

              Le 29 novembre prochain deux manifestions se tiendront à Montréal et à Québec sur le thème Refusons l’austérité. Pourquoi les citoyens et citoyennes préoccupés par l’environnement et le développement durable ainsi que les organisations associées au mouvement environnemental devraient participer à cette activité initiée par des organisations syndicales et communautaires ?

              Il est beaucoup question dans les médias de l’impact des compressions budgétaires dans les organismes de concertation régionale (CRÉ) et local (CDEC), dans les CPE, les organismes communautaires sans oublier les services publics, notamment de la de santé et l’éducation. Mais qu’en est-il des enjeux environnementaux ? Ils sont traités à partir de dossiers spécifiques : transport du pétrole (oléoduc, bateau), développement des ressources naturelles du nord, développement autoroutier, disparition des milieux naturels et atteinte à la biodiversité.

              Du point de vue du mouvement environnemental, protection de l’environnement et développement durable sont intimement liés. C’est à partir de cette perspective que nous pouvons lire les intentions du gouvernement. Nous sommes face à une vision du développement du siècle dernier : autoroute, exploitation à tout va des ressources naturelles non renouvelables, gaspillage, l’économie avant l’environnement. Pour la région de Montréal, l’exemple le plus percutant est le transport avec le soutien massif et jamais remis en question du développement autoroutier alors que son maintien fait défaut et que les transports collectifs crient famine. Citons pour illustrer le projet de prolongement de l’autoroute 19 à coup de centaines de millions de dollars, alors que l’on coupe dans les services en transport collectif faute de financement adéquat et que le SRB Pie IX fait toujours attendre les quelque 70 000 futurs usagers .

              Mais quelles sont les intentions du gouvernement sur l’avenir des programmes et le budget en environnement ? Il y a très peu d’information à ce sujet, à l’exception du fait que certains organismes en environnement n’ont pas encore reçu de financement pour l’année en cours.

              Dans ce contexte, il est important de rappeler au gouvernement :

              • Qu’il existe des solutions de rechange : sources d’énergie renouvelables efficaces et créatrices de richesse (emplois et revenus pour l’état). L’économie verte n’est pas un projet futuriste, mais bien réel et en pleine expansion.

              • Que l’internalisation des coûts environnementaux est garante de plus d’équité et de préservation de nos richesses collectives

              • Que la recherche de l’équilibre budgétaire ne doit pas être faite sur le dos des personnes les plus vulnérables

              • Que l’accessibilité pour tous à des services de santé, à l’éducation, à la culture, au travail, au logement, au loisir, à un revenu décent, est le fruit d’un consensus social basé sur l’équité, la solidarité et l’intégration sociale

              • Que les programmes gouvernementaux se sont développés en jonction avec la mobilisation de la société civile dans les régions, les quartiers créant ainsi des alliances inédites entre des organismes communautaires, des entreprises, des municipalités et des institutions publiques.

              Pour que la protection de l’environnement demeure une valeur centrale au Québec, nous devons avancer avec ceux et celles qui croient à un véritable dialogue social. La manifestation du 29 novembre est un pas. Il y en aura encore beaucoup d’autres à poser pour faire entendre une voix pour une société vraiment durable.

              Compression majeure sur fond de corruption

              L’Hôpital général juif de Montréal doit faire la plus importante compression budgétaire dans la région montréalaise avec près de 16 M$ pour l’année en cours. Cette coupe dépasse celle effectuée dans certains CSSS de taille plus importante, qui regroupent plusieurs établissements.

              « Alors que l’UPAC enquête sur un vaste stratagème de corruption à l’Hôpital général juif, le gouvernement libéral fait malgré tout payer la note aux travailleuses et aux travailleurs qui n’ont pourtant rien à voir avec ces détournements de fonds », avance Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Il serait pourtant opportun de prendre un temps d’arrêt pour analyser l’impact des malversations d’anciens cadres sur les difficultés budgétaires de cet établissement. Il serait indécent que l’austérité libérale serve à rembourser les malversations et les gonflements de facture attribuables à la mauvaise gestion.

              En tout, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôpital général juif – Sir Mortimer B. Davis – Jewish General Hospital (CSN) estime que près de 200 postes ont été abolis dans l’ensemble de l’hôpital depuis le début de l’année. De ce nombre, 23 étaient situés dans les cuisines. « Depuis deux semaines, les cabarets des cuisines doivent être transportés par des infirmières ou des préposé-es qui sont déjà surchargés », explique Sylvain Brunelle, président du syndicat local CSN. Ce dernier ajoute que les feuilles de route du personnel d’entretien ménager ont été allongées de telle sorte que l’hôpital sera moins propre et qu’on risque de favoriser la présence de microbes pathogènes.

              « La fusion de l’Hôpital général juif dans un CISSS mammouth va créer un casse-tête administratif de premier ordre affectant inévitablement les services à la population », ajoute Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). De fait, les établissements qui seront réunis sous un même chapeau administratif ne disposent même pas de logiciels compatibles entre eux. De plus, les centaines de suppressions de postes à venir vont générer un vaste mouvement de main-d’œuvre à travers toute cette nouvelle structure, ce qui va déstabiliser et démoraliser le personnel pendant plusieurs mois ou même des années.

              À propos

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux partout au Québec.

              La CSN fière partenaire des RIDM

              La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est fière de s’associer cette année encore aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) qui se poursuit jusqu’au 23 novembre. « La CSN s’implique depuis de nombreuses années dans des événements culturels et artistiques, a mentionné le président de la CSN, Jacques Létourneau. L’art peut être un puissant agent de transformation de la société. Les RIDM permettent aux citoyennes et aux citoyens de mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent et les causes des transformations qui les touchent au quotidien. En outre, le documentaire engagé ouvre des horizons nouveaux et des portes qui peuvent permettre l’implication militante. C’est important de comprendre ses droits et les motivations de celles et de ceux qui militent pour changer les choses. Le RIDM permet tout cela. »

              Pour cette édition du RIDM, la CSN présente dix longs métrages et un Webdocumentaire : • Once Upon A Time, par Karim Oz (Turquie) • Trick or Treaty (Idle No More), par Alanis Obomsawin (Canada) • The Overnighters, par Jesse Moss (États‐Unis) • Maïdan, par Sergei Loznitsa (Ukraine) • We Come As Friends, par Hubert Sauper (France/Autriche) • Casse, par Nadège Trébal (France) • Moug, par Ahmed Nour (Egype/Maroc) • The Secret Trial 5, par Amar Wala (Canada) • Wheelchair Warrior, par Martin Duckworth (Canada) • Les 18 fugitives, par Amer Shomali (France/Palestine) • Points of View, Webdocumentaire, par Zohar Kfir (Canada/Palestine/Israel)

              La CSN s’associe aussi au tout premier jury étudiant en tant que présentateur du premier Prix Étudiant. Ce jury sera accompagné de Caroline Zéau, maître de conférences à l’Université de Picardie Jules Verne, à Amiens.

              « La programmation du RIDM nous interpelle et c’est avec un grand enthousiasme que nous avons décidé de poursuivre notre association, a ajouté Jacques Létourneau. Partout dans le monde, des hommes et des femmes se lèvent pour s’opposer aux inégalités et pour proposer un monde meilleur. Au Québec, les manifestations de protestation sont nombreuses pour empêcher la détérioration de notre environnement. Et depuis quelques semaines, les mesures d’austérité, qui ont échoué partout sur la planète, sont fortement contestées ici. Les mobilisations seront nombreuses pour empêcher les tentatives du gouvernement Couillard de démanteler l’État social du Québec. Dans ce contexte, le RIDM est pertinent. »

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale libre et indépendante qui représente quelque 325 000 travailleuses et travailleurs regroupés dans près de 2000 syndicats.

              Les lock-outés et grévistes de l’Abitibi-Témiscamingue manifestent devant le siège social à Ville Saint-Laurent

              Les travailleurs de deux épiceries Loblaw de l’Abitibi-Témiscamingue dénoncent vivement la fermeture de leurs magasins en manifestant devant les portes du siège social régional de leur employeur.

              La décision de la compagnie Loblaw, annoncée la semaine passée, a ébranlé et choqué les salariés-es qui ont appris les fermetures du Provigo de Témiscaming et du magasin Loblaws à Rouyn-Norandaau bulletin de nouvelles.

              Afin de répondre à ces fermetures sauvages, une manifestation se tient actuellement devant le siège social régional de la compagnie Loblaw au 400, avenue Sainte-Croix, à Ville Saint-Laurent.

              « Il faut souligner la persévérance des travailleuses et des travailleurs de ces épiceries ainsi que le culot du groupe Loblaw, qui d’un côté ignore les demandes des syndiqués depuis 2012 et de l’autre adresse d’importantes demandes de reculs des conditions de travail », de déclarer Serge Fournier, président de la Fédération du commerce (FC-CSN), avec laquelle les deux syndicats sont affiliés. « Loblaw bafoue les droits de ses salarié-es! Nous devons lui montrer que cette décision opportuniste aura des conséquences et que nous resterons sur son chemin! »

              Les employé-es des deux magasins demandaient une hausse de salaire annuelle entre 2 % et 3 %, soit près de 40  ¢ l’heure, ainsi qu’un minimum de sécurité d’emploi. Rappelons-nous que dans l’une des deux épiceries visées par les fermetures soit le Provigo de Témiscaming, le salaire maximum d’un commis est de 12,40 $ de l’heure, et ce même après plus de 20 ans de service. Au Loblaws de Rouyn-Noranda, les enjeux sont principalement reliés au maintien des acquis puisque le comité de négociation a déjà annoncé à l’employeur qu’il acceptait les offres d’augmentation de salaire annuel.

              Loblaw invoque des arguments économiques pour justifier son refus catégorique à ces demandes, alors que la valeur des actions Loblaw frôle les 25 milliards $ et que l’entreprise a fait l’acquisition, cette année, de la chaîne Pharmaprix au coût de 12,3 milliards $.

              « L’avidité de ce géant alimentaire de Toronto n’a pas de limite. Son refus de payer un salaire minimalement décent alors qu’il profite énormément des résidents de nos communautés en Abitibi-Témiscamingue est une honte. Loblaw est en train de devenir un des pires employeurs dans l’histoire des relations de travail au Québec », a commenté Serge Fournier.

              Rappelons que Provigo Distribution inc. a été condamnée à des dommages par la Commission des relations du travail du Québec en juin 2013 pour avoir contrevenu à la Charte des droits et libertés de la personne et d’avoir négocié de mauvaise foi avec le syndicat CSN des employé-es du Loblaws de Rouyn-Noranda. Depuis 15 mois, la compagnie a refusé de retourner à la table de négociation, à Rouyn-Noranda et à Témiscaming, malgré les demandes répétées. Le Provigo de Témiscaming était au moment des fermetures en lock-out depuis décembre 2012 alors que les salarié-es du Loblaws Place Rouanda étaient en grève depuis juin 2013.

              Loblaw a récemment accédé aux demandes répétées de relancer la négociation avec le syndicat du Maxi de Rouyn-Noranda en planifiant une rencontre le 17 novembre à Montréal.

              Les syndicats sont affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui compte plus de 2000 syndicats et 325 000 membres dans tous les secteurs de l’économie.

              Des milliers de personnes attendues à la manifestation pour la survie de Radio-Canada

              Des milliers de personnes ont répondu à l’invitation lancée par un citoyen à participer à une manifestation pour la survie de Radio-Canada qui aura lieu le dimanche 16 novembre, à midi, au Square Victoria. Une bannière géante a été installée devant la célèbre tour de la Maison de Radio-Canada sur le boulevard René-Lévesque, invitant les passants, les travailleuses et les travailleurs à une marche pour défendre Radio-Canada/CBC.

              La grogne populaire s’intensifie depuis les annonces de la vente de la Maison Radio-Canada, des compressions importantes successives, de la fermeture des studios, et plus récemment de la fermeture du plus grand costumier en Amérique du Nord. « Ça prend une ampleur inespérée. Visiblement, les citoyens tiennent à leur diffuseur public », explique Nicolas Bédard, l’instigateur de la page Facebook et celui qui a eu l’idée d’organiser cette manifestation citoyenne.

              « J’ai lancé une page et des milliers de personnes ont répondu à l’appel. Depuis, les deux principales campagnes pour la sauvegarde de Radio Canada, Tous amis de Radio-Canada et J’aime Radio-Canada, se sont jointes et me donnent un coup de main pour l’organisation de cette marche. De nombreuses personnalités publiques nous suivent aussi et font la promotion de l’événement, comme l’ont fait les animateurs de la célèbre émission Tout le monde en parle. »

              À Montréal, le rassemblement aura lieu le dimanche 16 novembre 2014 à midi au Square Victoria. La manifestation se dirigera ensuite vers la tour de Radio-Canada sur le boulevard René-Levesque. Dans les autres régions du Québec, des rassemblements sont prévus à midi devant tous les établissements de la Société Radio-Canada. À Moncton, le rassemblement aura lieu à 13h.

              La CSN poursuit sa lutte contre les mesures d’austérité du gouvernement de Philippe Couillard

              Partout au Québec comme ici à Montréal, des milliers de parents et leurs enfants, ainsi que des travailleuses et des travailleurs oeuvrant dans les services de garde éducatifs ont dénoncé les mesures d’austérité que veut mettre en place le gouvernement de Philippe Couillard. Pour la CSN, membre de la coalition Mouvement pour la sauvegarde de la politique familiale québécoise, le message est clair : pas question de sacrifier les services de garde éducatifs sur l’autel de l’austérité.

              Elle invite le gouvernement à faire marche arrière et à œuvrer plutôt au renforcement de ce joyau que sont les services de garde. « Nous sommes très satisfaits de la participation des parents et de celle de nos membres qui ont clairement démontré leur volonté de s’opposer aux visées de ce gouvernement qui cherche à imposer ses mesures d’austérité sans jamais prendre en considération les besoins de la population. Il n’a pas fini d’entendre parler de nous », a lancé Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

              Des menaces sans précédent

              Le 5 septembre dernier, le journal Le Devoir dévoilait que le gouvernement envisageait d’imposer des hausses de tarifs de base, en plus d’ajouter une modulation tarifaire en fonction des revenus, balayant du coup les principes d’accessibilité et d’universalité des services de garde. En outre, le gouvernement a déjà adopté une série de mesures qui pourraient mettre en péril la qualité des services éducatifs.

              Parmi elles, mentionnons des coupes de 70 millions de dollars dans les services de garde éducatifs à la petite enfance, l’élimination de l’allocation spéciale pour le soutien aux enfants en milieu défavorisé et d’importantes compressions dans les services de garde éducatifs en milieu scolaire. De plus, plusieurs familles n’ont toujours pas accès aux services de garde à 7,30 $ en CPE, en milieu familial régi ou même à l’école sur leur territoire. La décision de reporter en 2021 la création de 15 000 nouvelles places en CPE n’aidera aucunement les parents.

              Pour Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN et responsable du dossier des services de garde et de l’éducation, « Le gouvernement fait complètement fi des avantages concrets et prouvés que procurent aux familles et aux enfants les services de garde éducatifs financés par l’État. La mission éducative des services de garde sur le développement des enfants, l’accès des femmes au marché du travail en raison de l’existence des services de garde de proximité, les retombées économiques sont complètement évacués sous prétexte d’atteindre le déficit zéro. Eh bien, ces mesures de régression sociale ne passeront pas. »

              Rappelons que ces orientations n’ont jamais fait l’objet d’aucun engagement en campagne électorale. Au contraire. Le parti libéral s’était même opposé, avec raison, à la politique du précédent gouvernement qui voulait augmenter les tarifs à 8 $ puis à 9 $, tout en dénonçant les impacts négatifs de ces hausses pour les familles. « Comment ce gouvernement peut-il vouloir imposer de telles hausses tout en introduisant le concept de l’utilisateur payeur? affirme Jeff Begley de la FSSS-CSN. Les services de garde sont un avantage pour l’ensemble de la société, leur financement doit reposer sur le maintien et la bonification d’un système progressif d’impôt sur le revenu. C’est clairement une fronde faite à la population et aux enfants. »

              Attaques contre tous les acquis sociaux

              Plus largement, la CSN considère que tous les acquis sociaux sont attaqués de plein fouet. La recherche d’une plus grande équité entre les individus, d’un meilleur partage de la richesse, d’une économie respectueuse de l’environnement, de services de santé et de services sociaux de qualité, d’un système d’éducation qui assure l’égalité des chances ou encore d’une administration publique au service des besoins de la population, tout ça est mis à mal par le gouvernement libéral. En plus d’être membre de la coalition Mouvement pour la sauvegarde de la politique familiale, la CSN a formé récemment avec des dizaines d’organismes le mouvement Refusons l’austérité. Des organisations féministes, communautaires, populaires, étudiantes et syndicales projettent d’intensifier les moyens d’action pour contrer les plans d’austérité du gouvernement. Deux manifestations sont prévues simultanément à Montréal et à Québec, le 29 novembre prochain.

              À propos des services de garde et de la CSN


              Quelque 10 200 travailleuses et travailleurs en centre de la petite enfance et un peu plus de 2000 responsables de service de garde en milieu familial sont membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), de même qu’environ 4 000 travailleuses et travailleurs en services de garde en milieu scolaire membres de la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP-CSN). Pour sa part, la CSN représente plus de 325 000 membres issus de tous les secteurs d’activité tant privé que public.

              Journée de perturbation contre l’austérité

              Le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM- CSN) est déterminé à lutter avec force contre le plan libéral de démolition de l’État social. À l’occasion de l’assemblée générale mensuelle du CCMM-CSN, qui a eu lieu mercredi et jeudi de cette semaine, les délégué-es ont adopté un audacieux plan d’action et de mobilisation, comprenant la tenue d’une journée de perturbation, pour dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement de Philippe Couillard. Le CCMM-CSN s’est donné pour mandat d’organiser une vaste campagne d’information afin que ses syndicats affiliés fassent de la lutte à l’austérité une priorité et prennent position en faveur de cette journée de perturbation à tenir au moment opportun.

              Cet élément majeur fait partie d’une série de mesures qui ont été adoptées par les délégué-es de l’assemblée générale. Le plan d’action et de mobilisation du CCMM-CSN a pour objectifs d’outiller et de mettre en marche ses syndicats. On vise aussi à sensibiliser et à informer la population des impacts et des conséquences de l’entreprise de démantèlement de l’État, opérée par le gouvernement depuis son élection, en avril dernier.

              « Depuis déjà plusieurs semaines, de nombreuses actions et manifestations ont été organisées par les syndicats et les groupes sociaux pour dénoncer les politiques destructrices du gouvernement Couillard. La résistance s’organise, la riposte est énergique ; nous devons contrer le projet libéral ! », insiste la présidente du CCMM-CSN, Dominique Daigneault. « Le gouvernement se trompe en se lançant aveuglément dans cette débâcle. C’est un champ de ruines qui nous attend au bout. L’austérité est un désastre pour l’économie, elle n’est pas génératrice de croissance », martèle la représentante syndicale.

              Une fiscalité progressive

              Le CCMM-CSN, à l’instar de la CSN et de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, estime qu’il y a des solutions pour renflouer les coffres de l’État, sans devoir s’attaquer à la classe moyenne et aux moins bien nantis. Une fiscalité progressive incluant notamment des mesures comme l’augmentation du nombre de paliers d’imposition des particuliers ou la réintroduction de la taxe sur le capital des banques permettrait d’aller chercher des sommes substantielles.

              « Au cours des semaines et des mois à venir, nous serons dans la rue pour nous opposer à ce gouvernement sans-cœur. Nous sommes aussi déterminés qu’il est insensible, aussi décidés qu’il est rigide ! Nous n’accepterons pas de retourner dans la noirceur et n’abandonnerons pas notre idéal d’une société solidaire et juste pour toutes et tous ! », a conclu la présidente du CCMM-CSN.

              À propos du CCMM-CSN

              Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              « Tous amis de Radio-Canada » et « J’aime Radio-Canada » s’unissent pour appuyer une initiative citoyenne à la défense du diffuseur public

              Les deux principales campagnes pour la sauvegarde de Radio Canada, « Tous amis de Radio-Canada » et « J’aime Radio-Canada », s’unissent pour appuyer une initiative citoyenne en lançant une invitation à la population afin qu’elle participe à une marche pour Radio-Canada le dimanche 16 novembre.

              « J’ai pensé qu’une marche citoyenne pourrait donner la chance à des milliers de gens comme moi d’exprimer leur désaccord sur le démantèlement du diffuseur public. J’ai donc créé une page Facebook pour une marche pour Radio-Canada. L’enthousiasme a été instantané », a expliqué Nicolas Bédard, l’instigateur de la page. La page Facebook s’appelle « Manifestation pour la survie de Radio-Canada ». On y lit : « Le Québec est sur le point de perdre une de ses principales institutions de promotion de sa culture ainsi que le chien de garde de sa démocratie… les Québécois et les Canadiens se sont dotés du diffuseur public pour préserver l’unicité de leur culture. Réagissons tous ensemble! »

              La grogne populaire se fait de plus en plus entendre depuis les annonces de la vente de la Maison Radio-Canada, la fermeture des studios et, plus récemment, la fermeture du plus grand costumier en Amérique du Nord. À Montréal, le rassemblement aura lieu le dimanche 16 novembre 2014 à midi au Square-Victoria. La manifestation se dirigera ensuite vers la tour de Radio-Canada sur le boulevard René-Levesque. Dans les autres régions, des rassemblements sont prévus devant tous les établissements de la Société Radio-Canada.

              Les travailleuses et travailleurs se mobilisent contre les impacts de l’austérité

              Lors d’une manifestation devant le CHUM, la CSN a dénoncé les nombreuses horreurs du CHUM qui sont des exemples concrets des conséquences des mesures d’austérité du gouvernement Couillard. Les syndicats interpellent la population pour qu’elle se mobilise à la défense des services publics.

              Les horreurs du CHUM

              Les compressions budgétaires annoncées cette année par le gouvernement Couillard touchent directement les services à la population, partout dans le réseau de la santé et des services sociaux. Ces compressions touchent aussi le CHUM, ce qui affecte les soins que reçoivent les citoyennes et citoyens. Dans les derniers mois, les coupes ont eu pour effet :

              – De retarder des bains pour les patient-es, que ce soit en raison du manque de personnel ou à cause de la surcharge de travail; – D’entraîner l’abolition de 26 postes d’agentes administratives sur les quarts de soir, ce qui a pour conséquence d’alourdir encore plus la charge du personnel de soins; – De faire que des patients se sont retrouvés sans literie parce que les quotas avaient été atteints.

              Ce ne sont que quelques exemples de la réalité quotidienne pour plusieurs travailleuses et travailleurs et pour les patientes et patients du CHUM. « Les compressions touchent le cœur des services donnés à la population. La liste des horreurs est longue au CHUM et démontre que l’austérité a des conséquences dramatiques pour les patients », explique Claude Talbot, président du syndicat des employé-es du CHUM – CSN.

              « Pendant qu’on coupe dans les services directs à la population, le gouvernement reste de glace devant des solutions pour économiser des fonds publics. Il pourrait économiser jusqu’à 4 milliards $ en rachetant les contrats du CHUM et du CUSM en PPP. Il est temps qu’il passe à l’action, il en va de l’avenir de nos services publics », lance Josée Marcotte, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

              Nous refusons l’austérité partout au Québec

              L’austérité prend plusieurs formes et touche l’ensemble de la population. Que ce soit en coupant dans les programmes sociaux ou en privatisant ou tarifant des services publics, c’est dans la poche de la classe moyenne et des plus démunies de la société que le gouvernement veut aller chercher l’argent.

              « La mobilisation s’intensifie et le ras-le-bol se fait de plus en plus sentir. En santé et services sociaux, le personnel est épuisé et ne peut subir d’autres coupes. Dans l’ensemble de nos syndicats, les gens prennent de plus en plus conscience que c’est à eux qu’on s’attaque en plus de couper les services à la population », explique Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN).

              « Le gouvernement doit trouver d’autres solutions et laisser de côté ses biais idéologiques en faveur du démantèlement de nos services publics. Ces services sont indispensables et permettent de limiter l’accroissement des inégalités. Les travailleuses et travailleurs ne peuvent plus se serrer la ceinture. Il est temps d’aller chercher l’argent là où il est, dans les poches du 1 % », de conclure Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

              À propos de la FSSS-CSN

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

              Abolition des CLD et des CDEC, une grave erreur, affirme le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN

              Devant les rumeurs de plus en plus persistantes concernant l’abolition des centres locaux de développement (CLD) et des Corporations de développement économique et communautaire (CDEC), le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN) tient à exprimer son vif soutien à ces organismes qui, depuis près de 30 ans, ont développé une expertise sûre en matière de développement économique et communautaire local.

              « Plutôt que de sabrer dans des institutions qui ont fait leurs preuves, plutôt que de procéder à une démolition aveugle de plusieurs pans de la société comme il s’y attèle depuis son élection, le gouvernement de Philippe Couillard devrait plutôt travailler au renforcement du modèle de développement local qui s’appuie sur une forte connaissance du milieu », soutient la présidente du CCMM-CSN, Dominique Daigneault. « Parce qu’elles détiennent une connaissance pointue des secteurs qu’elles desservent, notamment en ce qui a trait à la réalité sociodémographique et économique des quartiers, elles constituent une ressource de premier plan pour les communautés, en contribuant à la réalisation de multiples projets structurants », ajoute madame Daigneault.

              Le CCMM-CSN juge inestimable le savoir-faire développé par ces organismes qui travaillent, en vue d’un développement local durable, à mettre en commun les efforts de la communauté d’affaires, des institutions publiques, des syndicats, des groupes sociaux et culturels, du milieu municipal et des citoyennes et citoyens. Se priver d’une telle expertise, c’est risquer de perdre un acteur important du développement économique local.

              Le CCMM-CSN joint sa voix à celles de plus d’une centaine de personnalités publiques de tous horizons qui pressent le gouvernement et les municipalités de renouveler les missions des CLD et des CDEC.

              À propos du CCMM-CSN

              Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              Marchons le 29 novembre à Montréal et à Québec

              Le 29 novembre, à 13 h, à Montréal et Québec, des organismes de la société civile, des associations étudiantes et des organisations syndicales sortiront ensemble pour lancer le message : « Refusons l’austérité ! » Ce mouvement concerté des acteurs du progrès social veut rappeler au gouvernement Couillard qu’au-delà des consultations publiques « tape à l’œil », nous n’assisterons pas passivement au démantèlement de l’État-providence au Québec.

              Un mandat pour détruire le modèle québécois ?

              Ce gouvernement a mené, le printemps dernier, une campagne électorale séduisante pour des Québécoises et des Québécois, axée sur le développement du Québec et la création d’emplois. Or, sous prétexte de redresser les finances publiques, on impose au contraire des mesures d’austérité d’une vigueur jamais vue jusqu’à présent. Plutôt que de se concentrer sur le développement, la création d’emplois, la pérennité des services publics et des programmes sociaux ou encore d’avoir le courage d’aller chercher de nouveaux revenus, le Parti libéral veut imposer au cours des deux prochaines années des coupes de plus de 6 milliards de dollars dans les services publics et les programmes sociaux, et ce, dit-il, sans toucher aux services aux citoyens. Nous en doutons fortement, car les faits parlent d’eux-mêmes !

              Sous le couvert d’une austérité qui serait salutaire, le gouvernement actuel s’attaque aux missions fondamentales de l’État québécois – missions qui font du Québec une société unique en Amérique du Nord, plus juste et égalitaire. Ailleurs, la désolation règne dans les États où des politiques d’austérité ont été appliquées, Joseph Siglitz l’affirme : l’austérité a échoué. En accentuant les restrictions budgétaires, on amoindrit les symptômes économiques, mais le chômage continue d’être au plus haut et le PIB par habitant demeure en chute libre.

              Voulons-nous des mesures cosmétiques pour le Québec, qui n’auront pas d’effet sur sa richesse ? Souhaitons-nous faire du Québec une société déstructurée et désorganisée, qui ne pourra même plus répondre aux besoins intrinsèques de ses citoyennes et de ses citoyens ?

              Refusons l’austérité afin d’éviter des coupes inadmissibles dans les services publics et faisons-nous entendre du gouvernement ! Quand bien même ce gouvernement crierait sur tous les toits que les services ne seront que peu ou pas touchés, les coupes actuelles touchent directement l’accessibilité et la qualité des services à la population. Tout y passe ! Autant dans les domaines de la santé, des services sociaux que de l’éducation et de la famille, ces compressions draconiennes frappent de plein fouet les programmes gouvernementaux qui s’adressent à toutes les Québécoises et à tous les Québécois, et particulièrement aux personnes en situation de pauvreté. C’est pourquoi il nous faut réagir afin d’éviter que le Parti libéral continue de s’attaquer aux plus vulnérables. Quant aux bienfaits pour les citoyens en situation de précarité, rappelons que les mesures d’austérité ont jusqu’à maintenant des effets néfastes pour l’emploi : nous en tenons pour preuve une perte de plus de 21 000 emplois en 2014, malgré une promesse du Parti libéral, lors de la campagne électorale, de créer plus de 35 000 emplois cette année et 250 000 pour le mandat.

              De plus, les politiques de ce gouvernement sont dangereuses pour notre environnement, en visant une rentabilité à court terme des plus douteuses. La preuve : le Parti libéral en toute hâte, développe dans les forages tout en sabrant du côté de la surveillance environnementale. Encore là, des mesures à court terme et un potentiel de démolition de notre patrimoine à moyen terme sont inévitables.

              C’est déjà trop : Refusons l’austérité! Le 29 novembre, participons aux manifestations citoyennes qui se tiendront simultanément à Montréal et à Québec, à 13 heures.

              Points de rencontre : • Montréal : Place du Canada (angle Peel et René-Lévesque) • Québec : Place des Champs-de-Bataille (plaines d’Abraham)

              Le CHUM n’est pas une occasion d’affaires, mais un service public !

              La Coalition CHUs sans PPP manifeste ce midi devant le Palais des congrès pour dénoncer la tenue d’une conférence qui présente le CHUM en PPP comme une belle occasion d’affaires pour la chambre de commerce. Pour la Coalition, cela démontre la dérive de ce projet de privatisation pendant que le gouvernement continue de couper dans les services à la population.

              Le CHUM ne doit pas être une occasion d’affaires!

              Le Directeur général du CHUM prononce ce midi devant la Chambre de commerce de Montréal une conférence intitulée Le CHUM, un projet de société à réussir tous ensemble. Pour la Coalition, cette conférence vise surtout à mettre de l’avant les occasions d’affaires du futur CHUM en PPP pour les firmes privées.

              « Il faut avoir du culot pour présenter le CHUM en PPP comme un projet de société! Depuis quand un projet de société entraîne des coûts supplémentaires de plus de 4 milliards $ qui ont une incidence si importante sur nos finances publiques? Et le gouffre ne s’arrêtera pas là. En plus, les entreprises du PPP vont entretenir à nos frais nos deux hôpitaux pour les 30 prochaines années et personne n’a le droit de savoir combien ils vont nous charger pour ça. On a déjà vu mieux comme projet de société! », lance Pierre J. Hamel, professeur à l’INRS et porte-parole de la Coalition CHUs sans PPP.

              Les CHUs en PPP sont un échec!

              Le fiasco des PPP a été lancé par les libéraux de Charest avec Philippe Couillard comme ministre de la Santé et des Services sociaux qui a défendu contre toute logique d’adopter le mode PPP. En 2009, la Coalition dénonçait déjà les dangers du mode PPP, ce qui a été confirmé par le Vérificateur général du Québec qui déclarait que les études étaient biaisées et les chiffres totalement irréalistes. Les nombreuses irrégularités au cœur de la modernisation du CHUM et du CUSM en mode PPP démontrent que les PPP sont loin d’être un projet de société. Pour la Coalition, la démonstration est faite que les CHUs en PPP sont un échec, pensons par exemple à l’accusation de corruption d’Arthur Porter, ex-DG du CUSM, et aux arrestations d’ex-dirigeants de SNC-Lavalin, accusés en lien avec l’octroi des contrats des PPP.

              « Le gouvernement prétend agir avec rigueur en coupant dans les services à la population. Pourtant, le minimum de rigueur serait de racheter ces contrats, alors qu’on sait maintenant qu’on pourrait économiser 4 milliards $. Dans son discours inaugural, Philippe Couillard avait promis d’avoir le gouvernement le plus transparent de l’histoire du Québec. Pourquoi le gouvernement fait-il passer le droit commercial avant l’intérêt public? Comment expliquer qu’on ne rende pas publiques toutes les modalités financières de ces contrats qui sont d’une durée de 30 ans? », demande Jacques Benoît, coordonnateur de la Coalition solidarité santé et porte-parole de la Coalition CHUs sans PPP.

              À propos de la Coalition CHUs sans PPP

              La Coalition CHUs sans PPP regroupe l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, la Coalition Solidarité Santé, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), le Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM), le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) .

              La dernière carte de l’appui aux PPP en santé vient de tomber !

              La Coalition CHUs sans PPP réagit à la sortie d’une étude de l’IRIS démontrant que le rachat des contrats des CHUs en PPP est une alternative à l’austérité libérale. Pour la Coalition, le rachat des contrats des CHUs en PPP devient une carte maîtresse dans le débat sur l’état de nos finances publiques et le gouvernement doit prendre acte de l’échec des PPP.

              Une étude majeure qui démontre qu’on doit sortir des PPP

              L’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) rendait publique ce matin une note socio-économique évaluant des hypothèses de rachat des contrats des CHUs en PPP. Dans cette étude, l’IRIS révèle que ces projets de privatisation de nos services publics ont un poids important sur nos finances publiques. Il est ainsi établi que le rachat des contrats pourrait permettre d’économiser près de 4 milliards $.

              « Il n’y a maintenant plus aucune raison de défendre les PPP pour le CHUM et le CUSM. Le dernier argument restant était celui du coût du rachat des contrats. Maintenant qu’on sait que c’est la seule option viable, il est temps d’agir. On doit mettre un terme à cette dilapidation de nos fonds publics. C’est d’autant plus urgent qu’on s’attaque actuellement aux services à la population par des compressions majeures dans les services publics », explique Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

              C’est le temps de prendre acte de l’échec des PPP

              À partir d’une analyse des projets de PPP à l’international, l’étude rend compte des inconvénients des PPP :

              –         – les coûts réels payés par la partie publique sont beaucoup plus élevés que ceux prévus,

              –      – les contrats de PPP baignent dans une grande opacité qui empêche de connaître les coûts réels que nous aurons à payer sur une très longue période,

              –         – les contrats sont très rigides et laissent peu de marge de manœuvre à la partie publique.

              « Ailleurs dans le monde, des gouvernements sont passés à l’action et ont pris acte de l’échec des PPP. D’ailleurs, plusieurs ont été rachetés par la partie publique. Le rachat des contrats des CHUs en PPP permettrait d’économiser près de 4 milliards de dollars. On est en droit de se demander ce qu’attend le gouvernement Couillard pour agir. Est-il en mesure d’admettre l’échec des PPP et d’envisager le rachat de ces contrats ? », se questionne Pierre J. Hamel, professeur à l’INRS et porte-parole de la Coalition CHUs sans PPP.

              À propos de la Coalition CHUs sans PPP

              La Coalition CHUs sans PPP regroupe l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, la Coalition Solidarité Santé, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), le Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM), le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) .

               

              Il y a un an, les salarié-es de six dépanneurs Couche-Tard signaient une première convention collective

              En cette journée qui marque le premier anniversaire de la signature d’une convention collective dans six dépanneurs Couche-Tard, la Fédération du commerce-CSN (FC-CSN) tient à souligner le courage et l’importance du geste qu’ont posé les salarié-es qui se sont syndiqués devant l’empire Couche-Tard – qui est bien loin du « petit magasin du coin ». Cette victoire est d’autant plus importante que c’est d’abord une première en Amérique du Nord dans ce type de commerce de détail et ensuite parce qu’elle a eu un impact sur l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de l’entreprise.

              « Le respect, ça n’a pas de prix et la FC-CSN, en appuyant cette lutte, a voulu envoyer un message clair aux différents dirigeants du commerce de détail, dont Couche-Tard au premier chef : en 2014, au Québec, faire travailler des gens dans des conditions de travail déplorables, c’est honteux. Ça ne fait que confirmer le bien-fondé des revendications des travailleurs qui ont exigé et exigent toujours d’être respectés », fait valoir d’entrée de jeu David Bergeron-Cyr, vice-président de la Fédération du commerce-CSN.

              La première convention collective des travailleuses et des travailleurs de Couche-Tard repose principalement sur quatre volets : santé et sécurité au travail, salaires, organisation du travail ainsi que reconnaissance et vie syndicale.

              Parce qu’ils ont choisi d’être syndiqués, les salarié-es des dépanneurs Couche-Tard de Boisbriand, dans les Laurentides, de Pierrefonds sur l’île de Montréal, de Montréal sur le boulevard Henri-Bourassa, de Saint-Liboire et de Saint-Hubert en Montérégie, de même qu’à Victoriaville, dans le Centre-du-Québec ont fait des gains qui ont profité à tous les préposé-es de Couche-Tard du Québec.

              En effet, depuis janvier 2014, Couche-Tard a tenté de minimiser les gains de ses salarié-es syndiqués en procédant au rehaussement des conditions de travail similaires à l’ensemble des autres succursales non-syndiquées. Ainsi, grâce à leur lutte, la centaine de salarié-es qui ont résisté et se sont tenus debout ont permis à plus de 5000 autres employés d’améliorer leurs conditions de travail.

              « La syndicalisation demeure encore le meilleur moyen pour assurer sa sécurité d’emploi. Car malgré l’augmentation de salaire et l’amélioration des conditions qui visaient surtout à contrer la syndicalisation, les gérants peuvent encore faire ce qu’ils veulent, contrairement aux magasins où il y a des préposé-es qui sont syndiqués », affirme David Bergeron-Cyr.

              Rappelons que l’empire du hibou a étendu ses ailes et s’est doté de plus de 12 500 sites partout dans le monde, avec plus de 80 000 employé-es aux États-Unis, au Canada, au Mexique et en Asie. Alain Bouchard, qui assure à présent la présidence du conseil d’administration, fait en moyenne 400 fois le salaire annuel d’un préposé et 272 fois le salaire annuel d’un gérant.

              Comme nous le rappellent souvent plusieurs salarié-es syndiqués de chez Couche-Tard : « On le fait pour nous, mais on le fait surtout pour ceux qui nous suivent », conclut le responsable syndical.

              À propos de la Fédération du commerce-CSN

              La Fédération du commerce (FC-CSN) compte plus de 30 000 membres regroupés dans 350 syndicats locaux présents dans les secteurs de la vente de gros et de détail, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme.

              La CSN invite ses membres à participer aux manifestations du 31 octobre

              Devant la multiplication des annonces de compressions budgétaires par le gouvernement de Philippe Couillard, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) lance un appel à ses membres et à la population à participer aux manifestations qui se tiendront dans plusieurs villes du Québec le vendredi 31 octobre.

              « Depuis la rentrée parlementaire, si les annonces de réduction de services à la population et de coupes dans les programmes sociaux se multiplient, la contestation contre les mesures d’austérité, elle, s’intensifie », mentionne le président de la CSN, Jacques Létourneau.

              « Toutes les semaines, les travailleuses et les travailleurs, les citoyennes et les citoyens prennent la rue pour dénoncer ce démantèlement de l’État social québécois. Les gens ont de plus en plus conscience des objectifs du plan de démolition du gouvernement Couillard. Malgré l’ampleur des effets des politiques d’austérité jusqu’à maintenant, le pire nous guette, car pour l’atteinte de son objectif insensé de déficit zéro pour 2015-2016 avec des compressions de plus de 6 milliards de dollars, nous appréhendons la disparition de services, de programmes, voire d’établissements de santé, comme en 1996, sous le gouvernement Bouchard. »

              Le 31 octobre est une belle occasion de démontrer notre refus à l’austérité d’un gouvernement qui n’a jamais fait campagne en ce sens. « Durant la campagne électorale, le Parti libéral a parlé de dialogue, de développement économique, de création d’emplois, poursuit le président de la CSN. Que voit-on aujourd’hui ? Tout le contraire. Le Québec se retrouve même avec un déficit de plus de 21 000 emplois. L’austérité est un échec. » Le 28 octobre, la CSN aura l’occasion de présenter ses orientations à la Commission d’examen sur la fiscalité, à Québec. Elle y livrera un plaidoyer pour la solidarité en matière de fiscalité.

              Le 31 octobre, des manifestations organisées par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics se tiendront à Rimouski, à Baie-Comeau, à La Tuque, à Sherbrooke et à Jonquière. À Montréal, elle convie la population à une manifestation nationale. Jacques Létourneau : « Nous invitons nos membres et la population à y prendre part pour refuser le plan de démolition du gouvernement Couillard. »

              Les syndicats montréalais de la FSSS-CSN se mobilisent pour le maintien des soins à la population

              Les syndicats montréalais de la FSSS-CSN se sont rassemblés ce midi devant l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont pour dénoncer les compressions budgétaires dans l’établissement. Les syndicats s’attaquent de plus au projet de loi 10 qui désorganisera le réseau de la santé et des services sociaux. Pour la FSSS-CSN, l’austérité libérale attaque directement les soins à la population et la riposte s’organise pour défendre les services publics.

              Les compressions budgétaires à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

              Des travailleuses et travailleurs de plusieurs établissements de santé et de services sociaux de la région montréalaise sont présents à la manifestation devant l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. « Nous sommes rassemblés aujourd’hui pour lancer un message clair : on ne peut plus accepter d’autres coupes en santé et services sociaux. Les coupes touchent directement les soins à Maisonneuve-Rosemont », lance Marc Cuconati, président du STT de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CSN). Les compressions à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont atteignent plus de 5 millions $ en 2014-2015. Depuis le début de l’année 2014, il y a eu près de 40 abolitions de postes, aussi bien dans le secteur paratechnique, auxiliaire, mais aussi chez les technicien-nes et les professionnel-les. À Maisonneuve-Rosemont, les coupes touchent aussi le département de la salubrité, où l’employeur ne procédera plus au remplacement de plusieurs travailleuses et travailleurs lors de congé de maladie. Ces non-remplacements touchent aussi plusieurs postes de professionnel-les, ce qui a pour conséquence d’augmenter les délais pour les usagères et usagers. « C’est la population qui paie le prix des compressions du gouvernement. Les abolitions de postes et les réductions de services à Maisonneuve-Rosemont sont de bons exemples des impacts pour la population », explique Mathieu Beaudry, président du Syndicat des techniciens(nes) et des professionnels(les) de la santé et des services sociaux de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CSN).

              En marche contre l’austérité partout dans la région montréalaise et au Québec

              Les compressions imposées par le gouvernement Couillard obligent les établissements de santé et de services sociaux à procéder à des coupes dans les services. De plus en plus de syndicats de la FSSS-CSN démontrent que ces coupes ont des impacts pour la population. « On le voit au CSSS Laval comme ici à Maisonneuve-Rosemont, il n’y a plus de gras à couper : on attaque directement les soins ! En plus de ces coupes s’ajoute un projet de loi qui désorganisera le réseau pour plusieurs années. Pendant ce temps, les problèmes qui concernent la population sont laissés dans l’ombre par le gouvernement. Pourtant, des solutions existent comme le développement de la première ligne, la prise en charge des maladies chroniques et les soins à domicile; c’est à cela que doit s’attaquer le gouvernement plutôt que d’y aller d’une autre réforme de structures néfaste », de conclure Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

              À propos de la FSSS-CSN

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

              Qui enquêtera sur le scandale des CHUs en PPP?

              La Coalition CHUs sans PPP s’étonne que la commission Charbonneau n’ait pas souhaité l’entendre durant ses consultations publiques. La Coalition a déposé un mémoire qui met en lumière plusieurs irrégularités dans le dossier des CHUs en PPP. Elle demande la tenue d’une rencontre d’urgence avec le gouvernement pour discuter des enjeux entourant ces investissements publics qui se chiffrent maintenant à plus de 7 milliards $.

              Une enquête approfondie est nécessaire

              En juillet dernier, la Coalition CHUs sans PPP déposait un mémoire pour être entendue devant la commission Charbonneau. La semaine dernière, la Coalition apprenait que la commission Charbonneau ne l’entendrait pas durant ses consultations publiques. Dans son mémoire, la Coalition réclame notamment un examen approfondi du processus ayant mené à l’octroi des contrats en PPP pour la modernisation des deux centres hospitaliers universitaires montréalais. « Le gouvernement s’est fait élire en promettant plus de transparence. S’il veut être conséquent, qu’il rende publiques les informations relatives aux contrats, aux dépenses et aux engagements de l’État et de ses représentants dans les PPP des CHUs. Plus vite il le fera, plus vite nous économiserons. Qu’il lance une enquête approfondie sur les CHUs en PPP! C’est à se demander à qui profite le flou actuel sur l’octroi de ces contrats », déclare Pierre J. Hamel, professeur à l’INRS et porte-parole de la Coalition CHUs sans PPP.

              Trouver une solution aux CHUs en PPP pour l’avenir de nos finances publiques

              Plusieurs révélations ont démontré l’impact négatif des CHUs en PPP dans les dernières années. Opacité dans le processus d’octroi des contrats, accusation de corruption dans l’attribution du contrat au CUSM, dépassements de coûts de plusieurs milliards, coûts juridiques en forte hausse : plus on laisse traîner la situation, plus la catastrophe annoncée que sont les CHUs en PPP prend de l’ampleur. La semaine dernière, nous apprenions de plus que plusieurs litiges sont en cours au CUSM en raison de l’empressement à réaliser des plans trop minimalistes.

              « Nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement n’entend pas agir au sujet des CHUs en PPP, alors qu’on parle de réduire les dépenses de l’État. Comment le gouvernement peut-il prétendre que les PPP sont la solution alors que le coût des CHUs en PPP dépasserait ce qui était prévu d’environ 4 milliards $ ? Pendant qu’on continue de couper dans les soins de santé, le ministre peut-il nous dire quels seront les paiements associés aux CHUs en PPP? », demande Jacques Benoît, coordonnateur de la Coalition Solidarité santé et porte-parole de la Coalition CHUs sans PPP.

              À propos de la Coalition CHUs sans PPP

              La Coalition CHUs sans PPP regroupe l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, la Coalition Solidarité Santé, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), le Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM), le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

              La FSSS–CSN en mode mobilisation pour défendre les services à la population

              « Le parti libéral a les deux mains sur le volant… d’un bulldozer. Il veut nous faire croire qu’il n’y a aucune alternative à ses politiques d’austérité. Il y va de menaces à peine voilées à l’égard de toutes celles et de tous ceux qui oseraient questionner le démantèlement de l’État québécois auquel il se livre… À la FSSS–CSN, nous ne nous laisserons certainement pas intimider! Nous savons que la population tient fortement au réseau public de santé et de services sociaux et qu’elle attend du gouvernement qu’il l’améliore plutôt que de le détruire. Comme syndicats, nous avons le devoir de défendre le réseau, de défendre les services à la population et nous entendons faire précisément cela ».

              C’est ainsi que le président de la plus importante organisation syndicale de la santé et des services sociaux, Jeff Begley, a accueilli des centaines de délégué-es syndicaux réunis aujourd’hui, à Montréal, pour adopter un plan d’action majeur contre les politiques d’austérité, dont le projet de loi 10.

              Structures mammouths

              Le projet de réforme des structures en santé et services sociaux – le projet de loi 10 – ne passe pas du tout auprès des intervenantes et des intervenants qui soutiennent ce réseau, jour après jour, par leur travail et leur engagement. La réforme va dans le sens contraire de toutes les pistes de solutions que mettent en avant, non seulement les syndicats, mais aussi les associations qui défendent les droits des usagères et des usagers ainsi que des directions d’établissement.

              Pour la FSSS–CSN, le projet de loi 10, s’il était adopté, provoquerait un chaos et la paralysie dans le réseau, alors que toutes les énergies devraient être concentrées sur les besoins de la population plutôt que sur un énième rebrassage des structures. La FSSS considère que l’abolition des agences, la constitution de structures « mammouths » et la concentration des pouvoirs dans les mains du ministre ne règleront pas les problèmes de surcharge de travail, du taux d’encadrement trop élevé, du sous-financement des services sociaux et de la multiplication des recours au secteur privé, à grands frais. Au contraire! Les citoyennes et les citoyens seront plus éloignés que jamais des centres de décision. De plus, la FSSS se demande pourquoi le ministre tient tant à remplacer les membres des actuels conseils d’administration, bénévoles et élus par la communauté, par des administrateurs nommés par Québec et rémunérés…

              Refusons l’austérité

              Lors d’une manifestation tenue ce midi devant les bureaux montréalais de Philippe Couillard, le vice-président de la CSN, Jean Lacharité, a réitéré l’appui indéfectible de la confédération syndicale à l’égard de toutes celles et ceux qui se mobilisent contre les politiques d’austérité. « Ce n’est pas vrai que les compressions se font sans impact sur les services. On le voit chaque jour. Ce gouvernement fait le choix politique de couper dans les services et les programmes au lieu de regarder ce qui pourrait être fait du côté de la fiscalité ou de meilleures pratiques dans le secteur public, comme réduire la sous-traitance. L’austérité détruit. L’austérité est un échec. L’austérité n’est pas une solution. L’approche du gouvernement est idéologique et son vernis de légitimité commence déjà à craquer » souligne-t-il.

              « Le gouvernement libéral trouvera la CSN sur son chemin, c’est certain, d’ajouter la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain, Dominique Daigneault, également présente à la manifestation de ce midi. Le parti libéral du Québec s’est fait élire en promettant de protéger les plus vulnérables et les services publics. Il n’a jamais parlé de couper dans les fonds de retraite des travailleurs. Il n’a jamais parlé de démanteler le système de santé. Au contraire, Philippe Couillard traitait François Legault de démagogue, lui qui promettait d’abolir les agences de santé. Aujourd’hui, il profite de sa majorité parlementaire pour imposer un projet antisocial, sans aucun dialogue, aucune transparence, malgré ses promesses en ce sens. Nous ne laisserons pas saccager ce que nous avons construit ces 50 dernières années. »

              À propos

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. Représentant des travailleuses et des travailleurs de tous les titres d’emploi, dans tous les types d’établissement, la FSSS est l’organisation syndicale la plus représentative du secteur de la santé et des services sociaux.

              Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval et du Grand Nord, soit plus de 92 000 travailleuses et travailleurs œuvrant dans tous les secteurs d’activité, répartis dans quelque 400 syndicats.

              La Confédération des syndicats nationaux (CSN) représente quelque 325 000 travailleuses et travailleurs dans près de 2000 syndicats, de tous les secteur, partout au Québec.

              Vote de grève unanime dans le transport scolaire à la CSDM

              Réunis en assemblée générale hier soir, les chauffeurs d’autobus de la division Montréal de la compagnie La Montréalaise ont voté à l’unanimité , à scrutin secret, pour le déclenchement d’une grève au moment jugé opportun. Ils avaient auparavant rejeté l’offre finale de l’employeur du 29 septembre. Leur contrat de travail est échu depuis maintenant 27 mois.

              La question des salaires est au cœur du litige. Les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus La Montréalaise-CSN demandent un rattrapage salarial basé sur les salaires payé s par le même employeur aux chauffeurs de son autre division pour des contrats pourtant similaires. De son côté , l’employeur s’entête à n’offrir que l’IPC pour les deux années passées et un maigre 1,5  % par année pour 2015, 2016 et 2017. De plus, jetant de l’huile sur le feu, l’employeur veut appauvrir les travailleurs en baissant leur rémunération lors du travail à l’occasion de voyages nolisés.

              Outre la cueillette d’enfants habitant sur le territoire de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), la grève pourrait aussi affecter le Collège Français ainsi que l’Université de Montréal. Les deux parties se rencontreront à nouveau, à la demande du syndicat, lors d’un processus de conciliation au ministère du Travail le 31 octobre prochain.

              Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus La Montréalaise-CSN est affilié à la Confédération des syndicats nationaux, au Conseil central du Montréal métropolitain et à la Fédération des employées et employés des services publics – CSN (FEESP). Le secteur transport scolaire de la FEESP-CSN regroupe cinquante-sept syndicats et représente environ 3000 conductrices et conducteurs.

              Grand rassemblement et manifestation de la Coalition syndicale à Montréal

              Ce jeudi matin, plus d’un millier de représentants de la Coalition syndicale pour la libre négociation se sont réunis au Palais des congrès de Montréal pour adopter un plan de mobilisation. Ce plan confirme la tenue d’un « Grand Dérangement » de 24 heures au cours des prochaines semaines, ainsi que de plusieurs manifestations.

              Dès la levée de l’assemblée, les participants se sont dirigés devant l’hôtel Le Reine Élizabeth, sur René-Lévesque, pour manifester de 11 h 45 à 13 h. À l’intérieur se tenait le « Grand Forum pour de nouveaux partenariats », organisé par l’Institut pour le partenariat public-privé et l’Union des municipalités du Québec. Plusieurs représentants du gouvernement Couillard et élus municipaux participent à l’événement en compagnie de représentants de grandes firmes et grands cabinets. Les quelque 2000 manifestants de la Coalition ont rappelé leur slogan aux convives : « On n’a rien volé (nous). »

              « Les employés municipaux sont mobilisés au maximum face à un gouvernement qui tire aveuglément sur tout ce qui bouge. Malgré toutes les solutions et tous les compromis que nous avons adoptés et proposés, le projet de loi 3 n’a pas changé sur le fond. Il n’y a toujours pas de place pour de vraies négociations », a déploré Marc Ranger, porte-parole de la Coalition.

              « Comme beaucoup de gens ces temps-ci au Québec, les employés municipaux ont bien du mal à se faire entendre par le gouvernement libéral. Nous entamons donc une nouvelle phase d’action. Nous allons déranger le moins possible la population et le plus possible ceux qui veulent nous voler nos régimes de retraite », ont lancé Denis Côté de la FPMQ, Ronald Martin du RAPQ, Yves Francoeur de la FPPM, Denis Marcoux de la FEESP-CSN et Jean Gagnon de la FISA.

              L’assemblée de l’avant-midi a également permis aux participants de faire le point sur les contestations juridiques à venir. Ils ont aussi entériné une résolution d’appui aux employés municipaux de Montréal visés par des sanctions, dont Ronald Martin.

              La Coalition regroupe plus de 65 000 cols blancs, cols bleus, pompiers, policiers, professionnels et employés de sociétés de transport. Elle représente la quasi-totalité des employés municipaux syndiqués du Québec. Ses revendications sont expliquées sur le site librenego.com

              Elle est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

              Une perte d’expertise régionale et un impact direct sur les soins

              Le personnel des agences régionales de santé et de services sociaux affilié-es à la CSN a dénoncé aujourd’hui en conférence de presse les répercussions importantes sur les soins et les services rendus à la population qu’entraînera le projet de loi 10 du ministre Gaétan Barrette. Une perte d’expertise régionale et une concentration majeure des ressources autour des centres hospitaliers sont à prévoir.

              Perte d’expertise locale

              Le projet de loi 10, qui prévoit l’abolition des agences, engendrera l’effritement d’une expertise locale essentielle à la coordination des soins et des services des régions et des sous-régions. « C’est cette expertise, cette connaissance réelle du terrain, qui permet d’organiser les soins et les services en fonction des besoins des populations, explique Michel Tremblay, président de la FP-CSN. Avec la création des nouvelles structures mammouths que seront les CISSS, il sera extrêmement difficile pour le ministère de répondre aussi efficacement aux besoins. » Le ministre voudrait bien faire croire, de façon réductrice, que le travail effectué par le personnel d’agence n’est que bureaucratique et inutile. Mais c’est précisément ce travail administratif qui permet une coordination efficace et adaptée des politiques de santé et de services sociaux. « Ce ne sont pas des structures que nous défendons aujourd’hui, mais bien une expertise qui disparaîtra avec ce projet de loi », précise Michel Tremblay.

              Une approche hospitalocentriste

              Le projet de loi 10 imposera inévitablement une vision hospitalocentriste du réseau. Puisque tous les nouveaux CISSS regrouperont un ou plusieurs centres hospitaliers, une concentration majeure des ressources financières et humaines s’effectuera autour des hôpitaux. « Nous observons déjà ce phénomène dans les CSSS qui regroupent des hôpitaux. La création des CISSS ne viendra qu’accentuer le problème », croit pour sa part Étienne Blanchette de l’agence de l’Estrie et membre de la FSSS-CSN. « Quand c’est l’hôpital qui gobe la plus grande part du budget, ce sont les autres soins et autres services offerts qui en souffrent. À titre d’exemple, il se peut que dans le cadre de mon travail, je juge qu’il est important d’octroyer du financement aux cuisines populaires de la région afin d’aider les familles plus pauvres. Mais si tout l’argent est monopolisé par les hôpitaux, c’est exactement ce genre d’approche régionale qui disparaîtra. »

              De nombreux dossiers négligés

              Déjà aux prises avec des coupes majeures, le personnel d’agence déplore le fait que dans plusieurs régions, de nombreux dossiers ne sont plus pris efficacement en charge, ce que le projet de loi viendra amplifier. « Rappelons que des coupes de 5,1 % ont été imposées aux agences pour 2013-2014 et cela a déjà un impact sur notre travail », note pour sa part Louise Lemire de l’agence de Lanaudière. « Chez nous, plus personne n’est en mesure de s’occuper efficacement, faute de moyens, de prévention du jeu pathologique, de la santé et du bien-être des femmes, etc. Avec le projet de loi 10, d’autres dossiers sont à risque de devenir négligés, tels la dépendance, le maintien à domicile ou les aidants naturels », précise-t-elle. Même chose du côté de Montréal, où les dossiers négligés sont légions. « La déficience intellectuelle et les troubles envahissants du développement sont des dossiers pour lesquels le personnel d’agence ne peut remplir son rôle entièrement. Même chose pour les services spécialisés tels les soins de la vision ou l’endoscopie, explique Jennifer Dahak de l’agence de Montréal. Et il est évident pour nous que le projet de loi 10 viendra aggraver la situation et plombera cette nécessaire organisation régionale des soins et des services à offrir » conclut-elle.

              Pouvoirs accrus du ministre

              Les pouvoirs accrus du ministre de la Santé et des Services sociaux Gaétan Barrette inquiètent aussi le personnel d’agence qui y voit la perte d’une autonomie régionale essentielle. « Nous nous inquiétons de la perte des instances démocratiques en santé en raison de la disparition des rôles d’administrateur accessibles à la population civile pour chaque CSSS et à l’agence. Maintenant, le ministre aura la mainmise complète du système de santé en élisant tous les membres du CA des structures mammouths que seront les CISSS », dénonce pour sa part Kevin Coulombe de l’agence de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

              À propos

              La Fédération des professionnèles (FP) représente plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens, œuvrant dans différents secteurs d’activité, dont les Agences de la santé et des services sociaux.

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux.

              Les travailleuses et travailleurs veulent s’assurer du maintien des services

              Les travailleuses et travailleurs du CSSS Laval dénoncent de nouvelles compressions budgétaires qui ont entraîné des abolitions de postes à l’unité de débordement de l’urgence. Les mesures d’austérité du gouvernement libéral conduisent au démantèlement des services publics et la riposte s’organise dans les syndicats du réseau de la santé et des services sociaux.

              Le CSSS Laval annonçait que les compressions imposées par le gouvernement libéral avaient pour conséquence d’entraîner des abolitions de postes à l’unité de débordement de l’urgence. À partir d’aujourd’hui, 8 postes de préposé-es aux bénéficiaires sont abolis à l’Hôpital de la Cité-de-la-santé.

              Le syndicat CSN du CSSS Laval a tenu un vote pour obtenir un mandat de grève afin d’assurer que les services à la population soient maintenus. Consultés par référendum, les travailleuses et travailleurs se sont positionnés à plus de 93% pour un mandat de grève. Les parties sont passées devant le Conseil des services essentiels le 4 octobre. Le Conseil est en accord avec le syndicat sur les impacts que ces abolitions auront sur les services. Il s’engage à surveiller la situation de près et invite le syndicat à s’adresser à lui si les soins ne sont pas adéquats suite aux abolitions de postes.

              « On est maintenant rendu à couper dans l’os! Quand on a appris que des postes de préposé-es seraient abolis, nous avons décidé d’agir. Les travailleuses et travailleurs du CSSS voulaient passer à l’action en s’assurant que les services à la population ne soient pas atteints. Quand on est rendu à donner des soins en bas des services essentiels, c’est parce qu’il y a un problème », explique Marjolaine Aubé, présidente du syndicat CSN du CSSS Laval.

              À force de couper, on détruit!

              L’application des compressions budgétaires de 12 millions de dollars pour 2014-2015 a pour conséquence de diminuer des services indispensables pour la population. Ces coupes, qui s’ajoutent à celles des dernières années, abaissent même le niveau de services en deçà des services essentiels, soit à un niveau de 75%. En obtenant un mandat de grève, le syndicat souhaitait s’assurer que les services à la population soient maintenus par l’application des services essentiels.

              « Ce que nous faisons aujourd’hui, c’est interpeller directement le ministre Barrette. Cessons les beaux discours et parlons des vraies affaires : ils sont actuellement en train de s’en prendre directement aux soins que reçoit la population. Toutes les solutions que nous mettons de l’avant, notamment pour réduire la part du privé et économiser des fonds publics sont ignorées par le gouvernement. Pendant ce temps, il s’attaque directement aux soins en compressant année après année les budgets », déclare Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

              Les essentiels se mobilisent!

              Les travailleuses et travailleurs se mobilisent de plus en plus pour lutter contre le démantèlement du système public de santé et de services sociaux. « Pendant que le ministre Barrette et le gouvernement continuent de saper dans les soins à la population en poursuivant sur la voie inquiétante de l’austérité, ce sont les travailleuses et travailleurs qui passent à l’action. Nous nous mobiliserons partout au Québec pour défendre nos services publics », annonce Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN).

              « La réforme des structures que propose le ministre Barrette ne règlera pas les problèmes du système de santé. Et cela n’a rien d’étonnant puisque l’intention réelle est de comprimer les dépenses et de centraliser, comme jamais auparavant, presque tous les pouvoirs entre les mains du ministre. Des CSSS mammouths n’amélioreront ni les services ni l’organisation du réseau. Il n’y a rien dans cette réforme pour faciliter l’accès à un médecin de famille, pour désengorger les urgences, pour répondre aux besoins criants de soins à domicile et rien non plus pour soutenir les proches aidants ou améliorer les services de 1ère ligne. Au contraire, ce gouvernement multiplie les compressions et veut nous faire croire que le tout se fera sans douleur et sans qu’on touche aux services à la population. Est-ce de l’aveuglement ou du cynisme? », de conclure Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

              À propos de la FSSS-CSN

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

              La CSN prend part à la vigile du 4 octobre pour la tenue d’une commission d’enquête

              Le samedi 4 octobre, la CSN participera à la vigile de Montréal pour les femmes autochtones disparues et assassinées, organisée par Missing Justice et Centre for Gender Advocacy. De plus, pour une première fois, des vigiles se tiendront dans plusieurs régions du Québec en réponse à l’appel lancé par la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes.

              La CSN joint ainsi sa voix à la leur pour exhorter le gouvernement fédéral de mettre en place rapidement une commission d’enquête nationale concernant la disparition et l’assassinat de 1186 femmes autochtones. Rappelons qu’en août dernier, le premier ministre Harper opposait à nouveau une fin de non-recevoir à une enquête nationale. Niant le caractère sociologique du phénomène, il déclarait : « C’est un crime contre des personnes innocentes et le dossier doit être traité selon cet angle. »

              « Réduire cette question à une dimension de sécurité publique en refusant d’établir un lien avec les conditions de vie des victimes est parfaitement odieux », s’indigne la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

              Dans un rapport datant de 2009, Statistique Canada révélait que les femmes autochtones sont trois fois plus susceptibles que les autres femmes d’être victimes de violence. Elles sont aussi surreprésentées à titre de victimes d’homicides.

              « Rien ne peut justifier l’entêtement du gouvernement devant ce scandaleux phénomène social. Que faudra-t-il à Stephen Harper pour accepter de mettre en place cette commission, demandée partout au Canada? » s’est-elle finalement interrogée en guise de conclusion.

              À propos

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              « Le gouvernement Couillard promet le pire au Québec », dit la CSN

              Les coupes annoncées entre autres dans les services en santé mentale visant les plus démunis à Montréal, ne sont qu’un avant-goût de la médecine d’austérité qui sera administrée au Québec au cours des prochains mois, dénonce la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

              Réagissant aux reportages du quotidien Le Devoir et de Radio-Canada sur les compressions de 100 millions $ prévues par l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal cette année, qui frapperont les personnes âgées et les plus démunis qui requièrent des services en santé mentale, la CSN a pourfendu le double discours des libéraux. « Sous le vocable trompeur d’optimisation, le gouvernement Couillard sabre les budgets, a mentionné le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Au bout du compte, c’est aux services qu’on s’attaque et en définitive c’est une population dans le besoin qui en subit les contrecoups. »

              Le Devoir rapporte que les libéraux veulent diminuer la qualité et l’accessibilité des services à la population montréalaise parce qu’elle bénéficierait de « programmes riches » et que la métropole serait « mieux pourvue » que le reste du Québec. « De quoi parle-t-on au juste? a poursuivi Jean Lacharité. De services déjà comprimés par 25 ans de coupes budgétaires et de sous-financement malgré la vulnérabilité de certaines clientèles. »

              La semaine dernière, la CSN s’est lancée dans une campagne contre les politiques d’austérité du gouvernement Couillard et a souhaité la formation d’un large front social pour s’opposer à son plan de démolition de l’État social québécois. « Ce que nous voyons avec ces coupes, et celles qui suivront l’adoption de la réforme mammouth en santé du ministre Barrette avec son projet de loi 10, n’est qu’un aperçu de ce qui attend le Québec avec le régime d’austérité des libéraux, a poursuivi le vice-président de la CSN. Les effets se font déjà sentir sur les services. Alors, imaginez ce qu’il adviendra lorsqu’il atteindra la cible de 2 milliards qu’il veut retrancher au budget de la santé et des services sociaux. » Le gouvernement a d’autres choix.

              La CSN plaide pour reporter l’atteinte du déficit zéro et trouver de nouvelles sources de revenus pour maintenir l’ensemble des services publics et des programmes sociaux qui font du Québec un État unique en Amérique du Nord.

              La CSN, pour l’action sur les changements climatiques

              À Montréal comme à New York, la CSN a été présente pour le climat, aujourd’hui, à la veille d’un sommet névralgique des Nations Unies sur les changements climatiques.

              Des membres de la CSN ont marché sous la bannière du Conseil central du Montréal métropolitain, se joignant à plusieurs milliers de Québécoises et de Québécois pour réclamer une action internationale immédiate pour contrer les gaz à effet de serre.

              À New York, où plus de 100 000 manifestants ont investi les rues, la CSN était représentée par Nathalie Guay, adjointe au comité exécutif et responsable des relations internationales. Elle a pris part à la marche avec une délégation de 120 militantes et militants québécois, organisée par Équiterre. Le mouvement syndical américain a aussi joué un rôle central dans cette mobilisation, soulignant le fait que les travailleuses et les travailleurs syndiqués ont été les premiers répondants à risquer leurs vies dans des désastres environnementaux – comme l’ouragan Sandy – causés par les changements climatiques.

              À Montréal, les marcheurs affichant des cœurs verts ont dénoncé le gouvernement fédéral conservateur pour avoir retiré le Canada de l’accord de Kyoto sur les gaz à effet de serre. Le premier ministre Stephen Harper brillera par son absence parmi 125 autres chefs d’État qui participeront au sommet des Nations Unies, lundi.

              Ailleurs dans le monde, des marches et des manifestations pour le climat ont été tenues dans plus de 2700 villes sur les cinq continents : une mobilisation internationale sans précédent afin de donner un coup d’élan aux pourparlers à l’ONU demain, qui visent à préparer la Conférence mondiale sur les changements climatiques de Paris de l’automne 2015.

              Ce sont 59 familles qui seront éprouvées par la perte des 59 emplois, déplore la CSN

              À l’occasion d’un rassemblement tenu devant Sucre Lantic pour dénoncer les mises à pied sauvages annoncées il y a une semaine et démontrer de la solidarité envers les 59 personnes touchées, la CSN tenait a mis en lumière les graves erreurs commises par la direction. Ces erreurs, empreintes d’amateurisme, risquent de perturber la productivité de l’usine sucrière et la paix industrielle.

              Le respect, une valeur qui ne vaut pas grand-chose

              « C’est un véritable choc qui est survenu le jeudi 11 septembre, alors que 59 travailleuses et travailleurs dévoués se sont fait montrer la porte, avec très peu de respect, certains ayant été escortés par des agents de sécurité. Les gens ne décolèrent pas », déplore d’entrée de jeu Marc L’Heureux, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Sucre Lantic-CSN, qui représente les employés affectés à la production, à l’emballage, à l’entrepôt/expédition, à la maintenance, à l’entretien et à la salubrité.

              Même son de cloche du côté du Syndicat des techniciennes et des techniciens du département de qualité de Sucre Lantic-CSN : « Nous sommes choqués de constater que la direction a agi avec amateurisme et aussi peu de préparation. En outre, dans son choix d’abolir deux postes de techniciens, elle dévalorise le travail de personnes qualifiées pour assurer le contrôle de la qualité. Au final, c’est la réputation de Sucre Lantic qui en paiera le prix », se désole Jade Wang, la présidente du syndicat.

              Une décision regrettable

              « Sucre Lantic se drape de beaux atours sociaux en s’impliquant dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Pourtant elle se permet de mettre 59 personnes à la rue, rendant ainsi précaires 59 familles! C’est un drame pour ces personnes. Les travailleuses et les travailleurs et leurs familles ne méritaient pas que l’on supprime leurs emplois au nom d’une soi-disant productivité. Quelle est la finalité? Sucrer au passage les actionnaires? » fustige Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal Métropolitain (CSN).

              Pour la suite des choses

              « Sucre Lantic a agi avec précipitation et maladresse. Nous demandons à présent à la direction qu’elle corrige le tir en aménageant du temps et de l’espace pour la suite des choses », lance David Bergeron-Cyr, vice-président de la Fédération du commerce-CSN. « Cela passe par la négociation, qui permettra d’amoindrir les impacts, notamment par de meilleures indemnités de départ ou encore par l’annulation de l’abolition de postes. Au final, une décision bâclée de la sorte aura des conséquences sur l’organisation de la production et la direction aura à en payer le prix. De plus, quels seront les impacts de ces abolitions sur la santé et la sécurité des travailleurs? J’ose croire que la direction de Sucre Lantic aura des réponses et ne reproduira pas d’autres graves erreurs », martèle en conclusion le leader syndical.

              À propos du STT de Sucre Lantic-CSN, du STTDQ de Sucre Lantic-CSN, du CCMM-CSN et de la FC-CSN

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Sucre Lantic-CSN compte près de 200 membres affectés à la production, à l’emballage, à l’entrepôt/expédition, à la maintenance, à l’entretien et à la salubrité, alors que le Syndicat des techniciennes et des techniciens du département de qualité de Sucre Lantic-CSN représente 10 techniciens de laboratoire et sont affiliés à la Fédération du commerce (FC-CSN), qui compte plus de 30 000 membres regroupés dans 350 syndicats locaux présents dans les secteurs de la vente de gros et de détail, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CSN) a pour but de promouvoir les intérêts des membres des syndicats affiliés à la CSN à Montréal, à Laval, au Nunavik et à la Baie-James et représente plus de 87 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité.

              Les 7000 employé-es encore plus inquiets pour l’avenir de l’école montréalaise

              Les syndicats représentant près de 7000 employé-es du personnel non enseignant de la CSDM se montrent très inquiets pour l’avenir de l’école montréalaise. En effet, à l’occasion de l’assemblée des commissaires tenue hier soir, des compressions budgétaires ont encore été décrétées, enfonçant ainsi dans le marasme le réseau scolaire, déjà aux prises avec un sous-financement et des compressions à répétition qui affectent directement les services aux élèves depuis des années.

              « Nous sommes déçus de constater que les commissaires ont fait volte-face et ont acquiescé en grande partie à la commande politique et idéologique du ministre de l’Éducation et du ministre des Finances. La semaine dernière, la présidente de la CSDM avait plutôt indiqué vouloir mettre son pied à terre et refuser les compressions additionnelles de 9 millions », se désole d’entrée de jeu Charles Allen, président de l’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN). « Il n’y a plus rien à couper, la chair autour de l’os n’existe plus, il ne reste que l’os! Ainsi, parce que la CSDM est la plus grande commission scolaire du Québec, celle qui compte le plus d’élèves défavorisés, le plus d’élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage et le plus d’élèves allophones. Ces élèves ont besoin de services particuliers. Or, ces compressions additionnelles d’au moins 3,6 millions que l’on impose viendront directement sabrer ces services, ce qui est inacceptable », proteste Charles Allen.

              L’annonce de la vente d’immeubles est bien accueillie par les leaders syndicaux, mais soulève plusieurs questionnements. « On prend quatre millions de dollars de la vente des immeubles pour réduire les compressions. C’est bien, mais où ira l’argent résiduel? Cela manque de transparence et de vision pour la suite des choses », se questionne Sylvain Paré, président de l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM-CSN). Rappelons que la CSDM dispose d’un parc immobilier beaucoup plus âgé que partout au Québec, qui a souffert des compressions répétées ces dernières années. « La situation est déplorable : il y a un déficit d’entretien qui perdure, qui a occasionné des problèmes de qualité de l’air et qui a des conséquences catastrophiques sur la santé des élèves et du personnel. Assez, c’est assez! » fustige Sylvain Paré.

              Les représentants syndicaux s’interrogent sur le choix du moment pour faire cette annonce, faite à un jour du déclenchement des élections scolaires. « On veut ménager la chèvre et le chou : accepter la commande idéologique de compressions additionnelles du ministre de l’Éducation, tout en tentant de dire du bout des lèvres que cela ne convient pas », décrie Normand Viau, président du Syndicat national des employées et des employés de la commission scolaire de Montréal (SNEE-CSN) « Et pendant qu’on impose ces coupes insensées et que l’on maintient le sous-financement de la CSDM, le ministre de l’Éducation maintient le financement public aux écoles privées. C’est indécent! » s’indigne Normand Viau.

              « Les mesures de redressement imposées par ces compressions additionnelles précarisent tout le monde, tant au niveau des besoins pédagogiques qu’à celui de la santé, et hypothèquent de plein fouet les citoyens montréalais de demain », de conclure les trois leaders syndicaux.

              À propos de l’APPA-CSN, l’ACEDM-CSN et le SNEE-CSN

              L’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN), l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM-CSN) et le Syndicat national des employées et des employés de la Commission scolaire de Montréal (SNEE-CSN) représentent près de 7000 travailleuses et travailleurs pour les catégories d’emplois administratifs, techniques, para techniques, d’adaptation scolaire, des services de garde et de surveillance de dîner, de même que les concierges ainsi que toutes les personnes salariées des services d’entretien ménager et d’entretien physique, du transport et des cafétérias de la CSDM.

              La CSN invite ses membres et la population à participer massivement à la grande marche contre le projet de loi 3

              Le président de la CSN, Jacques Létourneau, invite les membres de la CSN et l’ensemble de la population à se joindre à la grande marche du samedi 20 septembre afin de dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement, dont le projet de loi 3 n’est qu’un avant-goût. Jacques Létourneau prendra part à cette importante manifestation qui représente la première occasion de dénoncer haut et fort les politiques annoncées.

              « Le gouvernement se prépare à sabrer délibérément les acquis de tous les citoyens, de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs du Québec, explique-t-il. Nous devons absolument nous mobiliser en grand nombre pour les empêcher d’aller de l’avant avec leur réforme des régimes de retraite et leurs compressions tous azimuts, car nous allons toutes et tous en être directement affectés. Rassemblons-nous samedi prochain dès 11 h au parc La Fontaine pour protester ensemble et dire non à l’austérité libérale. »

              Quoi : Grande marche contre le projet de loi 3 sur les régimes de retraite du secteur municipal

              Où : Parc La Fontaine à Montréal

              Quand : Le 20 septembre, de 11 h à 14 h

              Le conseil central de Montréal salue la décision de la CSDM de refuser de réduire son budget de neuf millions $

              Le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN) estime légitime et juste la décision de la Commission scolaire de Montréal de ne pas réduire davantage son budget cette année. En juillet, avec l’aval du ministère de l’Éducation, la CSDM a adopté son budget pour 2014-2015, qui comporte un déficit anticipé de près de 30 millions $. Toutefois, le ministère est récemment revenu sur sa position et a exigé de la commission scolaire qu’elle retranche son budget de neuf millions $, ce qu’elle se refuse à faire, apprend-on dans La Presse de ce matin. La présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon : « La décision finale sera prise mercredi prochain au conseil des commissaires, mais mon équipe du conseil des commissaires ne veut pas faire des compressions de l’ordre de neuf millions », peut-on lire dans le journal montréalais. Madame Harel-Bourdon craint des impacts négatifs sur la réussite des élèves.

              Rappelons que le ministre des Finances, lors du dépôt du budget provincial en juin, a annoncé des compressions de 150 M$ aux commissions scolaires, qui s’ajoutent aux nombreuses coupes déjà imposées par le passé.

              « Ce sont les élèves qui feront les frais de ces compressions », s’insurge Dominique Daigneault, présidente du CCMM-CSN. « On nous rabâche sans cesse que les coupes n’auront pas d’impact sur la population. C’est de la foutaise! Il n’y a plus de gras à couper depuis déjà belle lurette!, fustige la représentante syndicale. « Nous saluons la volonté de la CSDM de refuser de pénaliser davantage les élèves en protégeant les services qui leur sont offerts », conclut madame Daigneault.

              À propos du CCMM-CSN

              Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              Le syndicat dénonce des décisions « sans bon sang » de la direction lors de la 41e collecte des Lavallois

              Les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’Héma-Québec, Montréal-CSN ont profité de la 41e collecte des Lavallois pour faire connaître aux donneurs les récentes décisions « sans bon sang » de la direction d’Héma-Québec. Ils dénoncent l’abolition des postes d’assistants techniques de collecte et des postes de chauffeurs et les conséquences sur le service aux donneurs, ainsi que les impacts que cela occasionne sur leurs conditions de travail, notamment la précarité dans laquelle les travailleuses et les travailleurs sont à présent placés.

              « Officiellement, la direction vous dira qu’il existe le même nombre de travailleurs qu’auparavant. Dans les faits, la direction fait des mises à pied, abolit leurs postes, les rappelle au travail en utilisant la liste de disponibilité et leur fait faire des heures supplémentaires », dénonce Fernando Farinha, président du syndicat des travailleuses et des travailleurs Héma-Québec, Montréal-CSN. « Pourquoi des abolitions de postes quand on fait travailler en heures supplémentaires et qu’on utilise à sa pleine capacité la liste de disponibilité? », s’interroge le représentant des travailleuses et des travailleurs.

              Quels sont les réels objectifs de la direction dans cette réorganisation du travail?

              À cause de ces abolitions de postes, les travailleuses et les travailleurs sont sur appel et ont à présent des horaires irréguliers, voire « brisés ». « On leur demande de partir de la Rive-Nord pour aller s’occuper des collectes sur la Rive-Sud, impliquant des déplacements parfois de quatre heures par jour, alors que les horaires étaient organisés en fonction du lieu de résidence. La conciliation famille-travail, valeur-phare dans les relations de travail, semble être le moindre souci de la direction» se désole Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal-Métropolitain-CSN.

              « Avec les décisions de gestion de l’employeur, les travailleurs qui avaient des horaires stables travaillent maintenant sur appel et doivent accepter les heures de travail sans savoir s’ils seront rappelés le lendemain. Beau manque de respect! », poursuit Dominique Daigneault.

              Un temps d’attente pour le don qui augmente et une précarisation qui s’accroît

              « À cause de la direction, ces abolitions de postes et cette nouvelle gestion à courte vue des horaires et des déplacements ont une incidence directe sur les donneurs : l’augmentation du temps d’attente pour faire le don. Moins de gens sont appelés à travailler aux collectes et au bout du compte, ce sont les donneurs qui écopent! », s’indigne Luc Bastien, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN.

              « On dévalorise le métier de gens professionnels qui travaillent depuis plusieurs années à offrir un service rapide, exemplaire, efficace et à contribuer à la réputation d’excellence de Héma-Québec. On précarise ces travailleuses et ces travailleurs. C’est honteux! » conclut Luc Bastien.

              Convaincu de la cause qu’il défend, le syndicat entend accentuer les pressions auprès de la direction et la sensibilisation du grand public dans les prochaines semaines et mois à venir.

              Rapport Ménard : prendre acte des dérives policières

              Le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN) accueille favorablement plusieurs des recommandations émises par la Commission spéciale d’examen des événements du printemps 2012, dont le rapport a été déposé hier, en fin d’après-midi.

              Le CCMM-CSN tient à rappeler que le gouvernement Charest, par son attitude de fermeture par rapport aux revendications étudiantes, a laissé dégénérer la situation. De nombreuses semaines se sont écoulées avant que Québec décide d’ouvrir un semblant de dialogue avec le mouvement étudiant.

              Plusieurs propositions doivent être retenues. « Le conseil central somme le gouvernement d’appliquer immédiatement les recommandations proposant l’interdiction de l’usage du poivre de Cayenne et des grenades assourdissantes, d’affirmer Manon Perron, vice-présidente au CCMM-CSN. Nous considérons que l’utilisation de balles de plastique devrait aussi être interdite dans le cadre de manifestations ». Le rapport de la commission évoque de révoltantes histoires où on a assisté à des manquements flagrants aux droits et à l’absence de considération pour la dignité humaine. « C’est absolument intolérable dans une société de droit et le gouvernement doit en prendre acte », de s’indigner madame Perron.

              L’utilisation disproportionnée de la force lors du printemps 2012 et relatée par les commissaires doit cesser. La population est en droit de pouvoir manifester sans avoir peur de la police, surtout que depuis, on a assisté à plusieurs événements durant lesquels les forces de l’ordre se sont déployées de façon démesurée. Manifester, c’est un droit fondamental.

              À propos du CCMM-CSN 

              Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

              La FNEEQ accueille un nouveau syndicat de l’ordre collégial !

              C’est avec beaucoup de satisfaction que la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) accueille un nouveau syndicat de l’ordre collégial. En effet, le personnel enseignant du Collège Marianopolis, un collège anglophone plus que centenaire, situé à Montréal, a opté pour une affiliation à la FNEEQ-CSN. Il s’agit du 9e établissement collégial de l’ordre privé à se joindre à la fédération. Le dépôt de la demande d’accréditation a été effectué à la mi-mars et l’accréditation du syndicat a été confirmée par le commissaire du travail le 16 avril dernier.

              Pour Caroline Quesnel, vice-présidente, responsable du regroupement privé, il s’agit bien évidemment d’une excellente nouvelle. « Nous assistons depuis quelque temps à une intensification des demandes d’affiliation. Il y a là un signal très fort : les enseignantes et les enseignants des collèges privés voient l’avantage de se regrouper pour faire avancer leurs revendications en matière de conditions de travail et d’exercice de la profession. » Mentionnons qu’on compte près d’une dizaine de nouveaux syndicats dans ce regroupement de la FNEEQ depuis quatre ans.

              Les 150 nouveaux syndiqués du Collège Marianopolis seront invités à participer à leur première assemblée générale sous peu pour procéder à l’élection des membres du comité exécutif et d’autres membres de comités nécessaires au fonctionnement du syndicat.

              « Nous souhaitons donc la plus cordiale bienvenue à ce nouveau syndicat et à ces nouveaux membres. Nous les assurons de notre engagement à les accompagner afin de faire en sorte que le respect et l’équité soient au cœur de leur milieu de travail! Leur présence dans nos rangs viendra certainement enrichir notre représentativité dans le milieu de l’enseignement supérieur », conclut Mme Quesnel.

              À propos de la FNEEQ-CSN

              La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Le regroupement privé compte 39 syndicats rassemblant plus de 2300 membres. La FNEEQ-CSN est affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

              Les conductrices et les conducteurs d’autobus scolaire satisfaits de la reprise des travaux d’évaluation de leur emploi

              Les conductrices et les conducteurs d’autobus scolaire de la région de Montréal, affiliés à la Fédération des employées et des employés des services publics de la CSN (FEESP-CSN) ont rencontré aujourd’hui madame Diane De Courcy, ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, dans le cadre d’une tournée de sensibilisation et de mobilisation, sur le thème En route vers le respect, qui vise essentiellement à faire reconnaître la valeur de leur travail. Pour cela, les conductrices et les conducteurs se réjouissent de son appui à l’effet que la table nationale, qui a le mandat de réaliser un exercice complet d’évaluation de leur emploi sur la base d’emplois comparables, reprenne ses travaux sans attendre. De part et d’autre, les participants ont souhaité la poursuite et la conclusion rapide des travaux de ce comité maintenant qu’un nouveau Président a été nommé.

              « Nos revendications que nous y porterons sont claires : nous exigeons la reconnaissance et la valorisation de notre emploi » a affirmé d’entrée de jeu monsieur Jacques Forgues, président du Secteur transport scolaire (STS) de la FEESP-CSN. Pour la rencontre, il était accompagné de membres des syndicats des conductrices et des conducteurs de la région, de madame Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal Métropolitain-CSN, ainsi que de monsieur Yvon Godin, vice-président de la FEESP-CSN et responsable du secteur transport scolaire.

              Au mois de novembre 2012, la Ministre Malavoy a mis sur pied un comité de travail ayant pour mandat la réalisation d’un exercice complet d’évaluation de l’emploi de conductrice et de conducteur d’autobus scolaire sur la base d’emplois comparables. Ce comité est composé entre autres de représentantes et de représentants des transporteurs scolaires, de la CSN et du gouvernement. Les travaux allaient bon train jusqu’à ce qu’en mai 2013, ils soient paralysés par le départ inattendu du président. À la fin du mois de février 2014, un nouveau président fut nommé. Après tout ce temps, les conductrices et les conducteurs sont en droit de s’attendre à ce que les travaux aboutissent dans un délai raisonnable.

              « Le message que nous avons livré à madame De Courcy était clair : après avoir longtemps attendu, il est temps que les travaux de la table donnent lieu à une amélioration des conditions de travail des conductrices et des conducteurs», a affirmé Dominique Daignault.

              « L’iniquité salariale et le blocage dans la reconnaissance de leur métier, qui est de transporter de manière sécuritaire les enfants du Québec, ça doit se terminer. Nous avons donc sensibilisé madame De Courcy et l’opinion publique au respect que méritent ces femmes et ces hommes », a martelé Yvon Godin.

              Rappelons que plus de 575 000 écoliers – soit un peu moins que 60 % des élèves du primaire et du secondaire – montent à bord d’autobus scolaires tous les jours.

              À propos du secteur transport scolaire (STS) de la FEESP-CSN

              Le STS regroupe cinquante-sept syndicats et représente environ 3000 travailleuses et de travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP) de la CSN. La fédération compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

              Les écoles tombent en ruine, les élèves et le personnel sont malades et peu de candidates et candidats s’en préoccupent!

              La Coalition pour des écoles saines à la CSDM s’inquiète du manque d’intérêt des candidates et candidats des circonscriptions montréalaises pour le dossier de la qualité de l’air dans les écoles de la CSDM et de ses effets sur la santé des élèves et du personnel et sur la pérennité des infrastructures scolaires.

              La coalition a écrit aux chefs des cinq principaux partis politiques ainsi qu’aux candidates et candidats des circonscriptions d’Anjou-Louis-Riel, D’Arcy-McGee Hochelaga-Maisonneuve, Laurier-Dorion, Mont-Royal, Notre-Dame-de-Grâce, Rosemont, Saint-Henri-Sainte-Anne, Sainte-Marie-Saint-Jacques et Viau pour leur poser une série de questions relatives aux huit écoles fermées et à une dizaine d’autres affectées par une mauvaise qualité de l’air qui nécessiteront des travaux de reconstruction ou des rénovations majeures immédiates. « À ce jour, seulement trois chefs de parti et les candidats de deux partis ont daigné répondre à nos questions. De plus, aucun n’a voulu se commettre sous une forme ou sous une autre à garantir le financement requis pour reconstruire ou rénover les écoles, sans non plus s’engager à faire pression sur les autorités de la ville et des arrondissements de Montréal pour accélérer l’octroi des permis de démolition, de construction ou de rénovation. Certaines écoles sont fermées depuis trois ans et on ne peut pas prédire le moment de leur réouverture, faute de garantie financière du gouvernement et d’octroi de permis de la ville de Montréal », d’affirmer monsieur Jacques Dionne du Comité central des parents de la CSDM.

              À ce jour, seules les écoles Saint-Gérard dans Villeray (Laurier-Dorion) et Baril dans Hochelaga-Maisonneuve, sur les huit écoles de la CSDM fermées à cause de la moisissure ont reçu la garantie de financement. Malgré les 10 millions sur un projet de 16 millions accordés pour l’école Saint-Gérard en janvier 2013 et 19 millions de dollars consentis pour la démolition et la reconstruction de l’école Baril en octobre 2013, les travaux n’ont toujours pas commencé. « Les élèves et le personnel sont déplacés comme des réfugiés dans des installations temporaires d’une école secondaire depuis près de deux ans. Les plans et devis sont prêts, le financement est assuré, mais les permis de démolition et de construction tardent à être accordés puisque ces deux écoles sont considérées comme des édifices patrimoniaux. Il est urgent d’agir pour que les communautés de ces écoles puissent compter sur des conditions d’apprentissage, d’enseignement et de travail facilitant la réussite éducative. Celles et ceux qui aspirent à former le prochain gouvernement ont le devoir de s’engager et de proposer dès maintenant des solutions durables et efficaces pour reconstruire les écoles fermées et rénover celles qui affectent la santé des élèves et du personnel », d’ajouter madame Catherine Renaud, présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal.

              Outre les problèmes de reconstruction et de rénovation de la vingtaine d’écoles identifiées dans cette opération, le parc immobilier dans son ensemble a besoin d’un réinvestissement important. « Les futurs députés ont aussi le devoir de s’assurer que le problème récurrent du déficit d’entretien des édifices à la CSDM soit réglé une fois pour toutes. Le rapport Foucault/Maestro évalue à près de 1,3 milliard de dollars le déficit d’entretien à la CSDM. La coalition réclame 100 millions de dollars de réinvestissement par année pour les 10 prochaines années afin de résorber le déficit et les problèmes de qualité de l’air dans les écoles de la CSDM. Chaque semaine perdue à la résolution de ces problèmes ne fait qu’aggraver la situation. L’entretien ménager est plus compliqué avec l’arrivée des élèves et du personnel des écoles primaires dans les écoles secondaires. Les installations sont inadéquates pour les éducatrices de service de garde ou les surveillants de dîner. Les coûts de transport scolaires s’ajoutent à ces dépenses imprévues. Les travaux doivent commencer au plus vite pour que les élèves et le personnel des écoles primaires réfugiés dans des écoles secondaires reviennent dans leur école de quartier », de conclure monsieur Richard Gagnon de l’APPA.

              Les questions et les réponses des candidates et candidats des circonscriptions ciblées seront disponibles sur le site www.ecolessaines.com.

              La Coalition pour des écoles saines à la CSDM fondée en février 2013 par le Comité central des parents de la CSDM et les cinq syndicats représentant le personnel de la CSDM regroupe maintenant 75 organismes préoccupés par la qualité de l’air dans les écoles de la CSDM. Une pétition réclamant l’intervention urgente du gouvernement a déjà recueilli plus de 10 000 signatures.

              Le deuxième anniversaire de la réforme de l’assurance-emploi sera souligné à plusieurs endroits au Québec

              Du 27 mars au 3 avril 2014, différentes activités de mobilisation se tiendront dans plusieurs régions du Québec afin de souligner le deuxième anniversaire de l’odieuse réforme de l’assurance-emploi, annoncée le 29 mars 2012.

              Une manifestation « Harper s’en fish » à Roberval (devant le bureau du député conservateur Denis Lebel), des guignolées de la solidarité à Gaspé, Chandler, Bonaventure et Ste-Anne-des-Monts ainsi que des actions surprises à Montréal et à Trois-Rivières font partie des activités de la semaine.

              La population pourra prendre connaissance de ces diverses opérations de mobilisation sur le site www.nonausaccage.com, ou en se rendant sur la page Facebook Non au saccage de l’assurance-emploi. « Ces activités illustreront par le concret que nous ne baissons pas les bras et que la lutte se poursuit », ont souligné les membres de la Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi.

              Rencontre des coalitions régionales Les 5 et 6 mars derniers, plusieurs représentants et représentantes de la Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi se réunissaient à Ottawa avec leurs homologues des autres provinces canadiennes afin d’intensifier et d’étendre leur lutte à la grandeur du Canada. Le 29 mars prochain sera l’occasion d’organiser les suites de la mobilisation à l’échelle québécoise alors que les différentes coalitions régionales contre la réforme de l’assurance-emploi se réuniront pour la première fois à Québec.

              « Si Stephen Harper pensait qu’on allait finir par se taire, nous avons de petites nouvelles pour lui, ont finalement souligné les membres de la Coalition. Nous protesterons tant qu’il n’aura pas reculé. Il va entendre parler de nous d’ici les prochaines élections fédérales, on lui en passe un papier », ont-ils conclu.

              À propos de la coalition

              La Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi est composée de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), de l’Union des producteurs agricoles (UPA), de Solidarité rurale du Québec (SRQ), de la Coalition de l’Est, de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International) (CPQMC-I), de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), l’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS), de l’Union des artistes (UDA), de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) et du Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC). Ensemble, ces organisations regroupent plus de 1,3 million de travailleuses et de travailleurs, environ 250 000 étudiantes et étudiants, quelque 43 000 productrices et producteurs agricoles, plus de 1300 municipalités et MRC du Québec, des dizaines d’organisations de développement économique et sociocommunautaires du territoire québécois, telles que des centres locaux de développement (CLD) et des chambres de commerce ainsi que la plupart des groupes de défense des droits des chômeuses et des chômeurs.

              Que ferez-vous pour améliorer la qualité de l’air dans les écoles de la CSDM?

              La Coalition pour des écoles saines à la CSDM, qui regroupe 75 organismes préoccupés par la qualité de l’air dans les écoles de la CSDM, interpelle les chefs des cinq partis politiques ainsi que les candidates et candidats de dix circonscriptions de Montréal pour connaître les mesures qu’ils entendent mettre de l’avant pour résoudre les problèmes de qualité de l’air dans de nombreuses écoles de la CSDM.

              À ce jour, sept écoles sont fermées, car la contamination fongique compromettait la santé de milliers d’élèves et de centaines de membres du personnel. Une huitième école fermera en juin pour les mêmes raisons et de nombreux autres établissements font l’objet de travaux importants puisque plusieurs personnes présentent des symptômes reliés à la mauvaise qualité de l’air.

              « Des huit écoles fermées, seules les écoles Saint Gérard dans Villeray et Baril dans Hochelaga-Maisonneuve ont reçu une garantie de financement du ministère de l’Éducation (MELS) respectivement de 10 et 19 millions. Les autres écoles sont sans nouvelles du MELS depuis plusieurs mois autant pour le financement que pour les travaux de rénovation ou de reconstruction. Pendant ce temps, près de 2 000 élèves n’ont plus d’école de quartier et doivent voyager en autobus pour fréquenter des écoles d’autres quartiers sans bénéficier de toutes les installations requises pour leur apprentissage. Nous attendons des décisions depuis plus de deux ans. Nous voulons des réponses de celles et ceux qui comptent représenter les citoyennes et citoyens des quartiers où les écoles sont fermées », d’affirmer madame Eve Kirlin, porte-parole de la coalition, représentante du Comité central des parents de la CSDM et mère de trois enfants qui fréquentent l’école Saint-Nom-de-Jésus fermée depuis octobre 2012.

              À ces huit écoles fermées, s’ajoutent d’autres écoles où la santé des élèves et du personnel est affectée. « Bien que les inspections et les travaux dans ces écoles ne soient pas complétés, la probabilité que ces milieux soient contaminés est très élevée. Il faut donc des interventions à très court terme pour éviter que la liste des personnes victimes de la mauvaise qualité de l’air et celle des écoles fermées pour cette raison s’allongent. Celles et ceux qui aspirent à former le nouveau gouvernement doivent rendre des comptes à la population et s’assurer que le financement des services éducatifs et d’entretien des édifices soit suffisant. Nous demandons donc aux candidates et candidats et aux partis politiques de répondre à la demande d’un budget supplémentaire et extraordinaire de 100 millions de dollars par année pour les 10 prochaines années afin de régler cette situation de crise et de financer adéquatement les travaux et l’entretien du parc immobilier de la CSDM dont la moyenne d’âge des édifices est de loin la plus élevée de toutes les commissions scolaires », d’ajouter madame Catherine Renaud, présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal et porte-parole de la coalition.

              Enfin, les candidates et candidats sont également interpellés au sujet des délais indus pour accorder les permis de démolition, de construction et de rénovation pour les écoles visées à la CSDM ainsi que sur le financement à accorder aux écoles qui accueillent la clientèle réfugiée des écoles fermées à cause de la moisissure. « Ces écoles voient le nombre d’élèves et de membres du personnel augmenter considérablement. L’entretien ménager est plus compliqué quand l’école accueille 300 ou 400 personnes de plus quotidiennement. De plus, la plupart des écoles qui accueillent les clientèles réfugiées sont des écoles secondaires, qui n’ont pas d’installations pour les services de garde ou suffisamment de plateaux pour l’éducation physique ou une bibliothèque conçue pour des élèves du primaire. Cette situation provoque des surplus de dépenses qui perdurent parce que le gouvernement tarde à confirmer le financement des travaux des écoles fermées. Dites-nous ce que vous avez l’intention de faire avant qu’on aille voter », de conclure Richard Gagnon, porte-parole de la coalition et vice-président de l’Association professionnelle du personnel administratif de la CSDM.

              Les questions posées aux candidates et candidats ainsi que leurs réponses seront publiées sur le www.ecolessaines.com. Les candidates et candidats n’ayant pas répondu au questionnaire avant le 26 mars seront également affichés sur le site en précisant que la qualité de l’air dans les écoles de la CSDM ne fait pas partie de leurs priorités.

              La Coalition pour des écoles saines à la CSDM regroupe 75 organismes préoccupés par la qualité de l’air dans les écoles de la CSDM, dont le Comité central des parents de la CSDM, les cinq syndicats représentant le personnel de la CSDM, des conseils d’établissement et autres organismes. La pétition de la coalition qui circule dans les écoles de la CSDM a recueilli plus de 10 000 signatures jusqu’à maintenant. On peut consulter les revendications de la coalition et le texte de la pétition au www.ecolessaines.com.

              Vers une pleine réparation des lésions professionnelles

              À l’occasion de de son assemblée générale mensuelle, le 29 janvier au soir, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN recevait Monsieur Roch Lafrance, porte-parole de l’Union des travailleuses et travailleurs accidentés de Montréal (UTTAM), un groupe communautaire voué à la défense des travailleurs accidentés depuis 1975. Monsieur Lafrance a présenté le Livre vert de l’UTTAM, qui vise à consulter la population sur un enjeu important, la réforme du régime de réparation.

              L’UTTAM souhaite ainsi identifier et proposer des solutions aux injustices les plus criantes du régime de réparation. Selon monsieur Lafrance, il n’y a pas eu véritablement d’améliorations à la loi depuis 1985, alors que depuis, le patronat et la CSST ont réussi à en contourner les dispositions afin de se soustraire à leurs obligations. La consultation lancée par l’UTTAM vise à conscientiser les travailleuses et les travailleurs sur les enjeux du régime et à contribuer à la recherche de solutions pour obtenir une réforme qui leur est plus favorable. L’UTTAM estime que depuis 15 ans, 60 % des réclamations liées à des maladies professionnelles ont été refusées par la CSST, tandis que le taux global d’acceptation des réclamations a baissé de 9 % durant la même période. « Depuis ce temps, peut-on lire dans le Livre vert, plusieurs maladies du travail n’ont pas été intégrées à la liste québécoise […]. Il en est ainsi de l’asthme bronchique relié aux agents autres que sensibilisants, du syndrome du tunnel carpien, de certaines maladies psychologiques reliées aux conditions stressantes de travail, de nombreux cancers professionnels, etc. Il est, de ce fait, très difficile de les faire reconnaître à titre de maladie professionnelle. »

              Le CCMM-CSN a par la suite invité les délégué-es des syndicats à participer à la consultation en ligne de l’UTTAM.

              Enfin, on a présenté une vidéo de l’Association québécoise de prévention du suicide afin de souligner la Semaine de prévention du suicide, du 2 au 8 février. Plusieurs personnes, des membres de syndicats, ont ensuite livré des témoignages émouvants sur diverses situations vécues dans les milieux de travail et sur les ressources à y mettre en place pour réagir à ce problème social.

              Les paramédics CSN vont enclencher des moyens de pression pour réclamer plus de ressources

              Exaspérés par le manque criant d’effectifs et de véhicules d’urgence sur la route, les paramédics d’Urgences-santé réclament l’ajout immédiat et permanent de ressources ambulancières afin de répondre adéquatement aux besoins des quelque 2,3 millions de personnes vivant à Montréal et à Laval. Voilà pourquoi ils ont adopté récemment un plan d’action comportant différents moyens de pression légaux qu’ils entendent mettre en application au moment jugé opportun. Les paramédics vont ainsi refuser de faire des heures supplémentaires après un quart normal de travail pour des blocs de temps variant de une heure à quatre heures, comme cela se fait jusqu’à maintenant. Seuls les quarts de travail complet en heures supplémentaires seront comblés. Ils vont aussi refuser de répondre aux appels survenant après la fin de leur quart de travail, comme c’est le cas à l’heure actuelle. Enfin, ils vont se faire entendre par le biais de manifestations diverses pour appuyer leur demande d’ajout de ressources.

              Cette exaspération s’explique par le fait que les paramédics n’arrivent plus à répondre, dans les temps requis, à 100 % des besoins identifiés en soins et services préhospitaliers d’urgence, d’où leurs craintes pour la sécurité de la population desservie et pour leur propre santé. Il manque quotidiennement de 5 à 10 véhicules d’urgences pour répondre aux besoins sur les territoires de Montréal et de Laval. Ce déficit est continuel, malgré les mesures mises en place par Urgences-santé (dont le recours aux heures supplémentaires ciblées selon le volume d’appels en attente) et en dépit de la présence des premiers répondants depuis 2009 sur l’Île de Montréal. La Ville de Laval, pour sa part, ne dispose pas de premiers répondants. En effet, les données compilées par le Syndicat du préhospitalier (CSN) montrent que la situation n’a cessé de se détériorer pour les appels de priorité 1, qui comprend les difficultés respiratoires sévères, les infarctus et les accidents de la route. Le nombre d’affectations d’ambulances est ainsi passé de 266 362 en 2005-2006 à 291 780 en 2012-13, en hausse de 9,5 %. Quant au temps de réponse moyen des paramédics pour les appels urgents, il a bondi à 9,99 minutes, comparativement à 9,01 minutes en 2005, soit une augmentation de 10,9 % ! En 2005-2006, ce temps de réponse moyen ciblé alors par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) avait été fixé à 8,59 minutes dans 90 % des cas de priorité 1. Or, les paramédics constatent aujourd’hui qu’ils ne peuvent respecter ce délai de réponse que dans plus ou moins 50 % des cas.

              Pour Réjean Leclerc, président du Syndicat du préhospitalier affilié à la FSSS–CSN, « ces délais sont carrément inacceptables et mettent en péril la santé et même la vie des personnes qui nous sont confiées. Il faut que le gouvernement et Urgences-santé ajoutent rapidement des ressources. Il y a une urgence à agir ! » Au cours de derniers mois, les représentants syndicaux ont déployé maints efforts pour tenter de trouver des solutions viables et permanentes, sans toutefois parvenir à des résultats tangibles. « Il y a eu pas moins d’une vingtaine de rencontres avec la direction d’Urgences-santé entre mai et novembre dernier concernant les horaires de travail pour l’année 2014 et le manque d’effectifs, sans résultats tangibles. Et les réponses du côté du MSSS se font toujours attendre. Or, notre patience a atteint ses limites. Des vies pourraient être en danger ! », conclut Réjean Leclerc.

              À propos de la CSN et de la FSSS

              Le Syndicat du préhospitalier représente quelque 940 ambulanciers-paramédics. Il est affilié à la FSSS-CSN qui compte près de 130 000 syndiqués-es œuvrant dans les secteurs public et privé. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 300 000 membres présents dans la plupart des secteurs d’activité.

              L’Hôtel-Dieu n’est pas excédentaire et répond aux besoins de la population

              La Coalition Sauvons l’Hôtel-Dieu réagit à l’annonce de la création du groupe d’experts que le gouvernement a mis en place pour étudier l’avenir des bâtiments hospitaliers montréalais. Pour la Coalition, l’Hôtel-Dieu de Montréal est loin d’être un site excédentaire puisqu’il répond aux besoins de la population. La Coalition en profite pour inviter le gouvernement à lancer une réelle consultation publique sur cette question prioritaire. Pour sa part, elle maintient qu’il faut concevoir un projet concerté en santé et logements sociaux.

              Le gouvernement annonçait récemment la création d’un groupe d’experts ayant pour mandat d’étudier l’avenir des bâtiments hospitaliers qui se videront avec le transfert vers les futurs CHU en PPP. « En présentant d’emblée ces bâtiments comme excédentaires pour le réseau de la santé, le gouvernement pipe les dés au tout début du processus. Pourtant, nous avons fait la démonstration que la population sera perdante avec le transfert vers les CHU en PPP, alors qu’il y aura un déficit de lits de courte durée. Comment peut-on alors parler de l’Hôtel-Dieu comme d’un bâtiment excédentaire, d’autant plus quand on sait que nous avons récemment investi des millions de dollars de fonds publics pour le rénover ? Rappelons qu’il s’agit du seul hôpital francophone dans cette partie de la métropole et que la population est attachée à cette institution », avance le docteur Michel Bergeron, co-porte-parole de la Coalition.

              L’empressement du gouvernement dans ce dossier est plus que critiquable. Le groupe d’experts doit rendre un rapport préliminaire au gouvernement le 15 décembre prochain. « Comment pourrons-nous faire entendre notre voix dans ce contexte? Nous voulons qu’une réelle consultation publique soit mise en place, afin que la population puisse s’entendre sur l’avenir de l’Hôtel-Dieu. Nous sommes hautement préoccupés quant à la possibilité qu’y soit construit des condos de luxe. Cela aurait un impact désastreux sur le quartier, notamment sur les locataires qui subissent déjà une pression importante. Pour la Coalition, il faut plutôt miser sur un projet qui allierait une vocation santé et des logements sociaux », de conclure Sophie Sénécal, co-porte-parole de la Coalition Sauvons l’Hôtel-Dieu.

              À propos de la Coalition Sauvons l’Hôtel-Dieu

              La Coalition Sauvons l’Hôtel-Dieu regroupe plusieurs organisations communautaires et syndicales préoccupées par l’avenir de l’Hôtel-Dieu et revendiquant le développement d’un projet concerté en matière de santé et de logements sociaux.

              Des centaines de salarié-es manifestent contre les « horreurs » du CHUM

              Les salarié-es du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) ont profité de l’Halloween pour dénoncer le véritable festival des horreurs qui se déroule littéralement sous leurs yeux depuis les dernières années. Ils ont tenu des manifestations colorées devant les trois principaux établissements du méga-hôpital montréalais.

              « C’est aberrant de voir que le ministère de la Santé et des Services sociaux continue de tolérer les gaspillages et les mauvais choix qui sont faits ici alors qu’on aurait pu s’attendre à un changement de cap avec ce nouveau gouvernement, déplore le président du Syndicat des employé-es du CHUM, Pierre Daoust. Le CHUM est devenu un musée des horreurs où les sorcières et leurs potions magiques de compression et de sous-traitance côtoient des cadres zombies qui laissent pourrir les problèmes de relations de travail, sans parler des vampires des PPP qui sucent sans gêne et sans relâche les fonds publics ».

              Les travailleuses et les travailleurs du CHUM contestent de nombreuses décisions administratives et politiques qui ont un impact direct sur les services à la population et sur les conditions de travail du personnel. Entre autres, mentionnons :

              • Les compressions budgétaires;

              • Les coupes de postes et d’heures et les pertes d’emplois;

              • Les surcharges de travail;

              • Les coupes de services;

              • La multiplication des postes de cadres;

              • Les mauvaises relations de travail;

              • La privatisation et la sous-traitance;

              • Les contrats en partenariat public-privé;

              • Le gaspillage.

              Pour le vice-président de la FSSS–CSN, Guy Laurion, un virage est plus que nécessaire dans les pratiques de gestion au CHUM. « Les services à la population, ce sont les salarié-es qui les assurent. La qualité des services, l’expertise publique, ce sont les salarié-es qui, en définitive en sont garants. Il va falloir qu’on le reconnaisse clairement. Ajouter des postes de cadres pendant qu’on coupe des postes de salarié-es, ce n’est clairement pas ça la saine gestion. Il y a urgence de faire du bien commun la valeur primordiale guidant toutes les décisions au CHUM, comme partout ailleurs dans le réseau ».

              De son côté, la vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain, Suzanne Audette, déplore que le Parti québécois poursuive dans cette voie, et ce, malgré des dispositions prévues au contrat qui permettraient au secteur public de reprendre le contrôle de l’hôpital dès son ouverture.

              « Nous nous expliquons mal l’entêtement du gouvernement à poursuivre dans la voie hasardeuse des PPP. Dans la santé et les services sociaux, tout ce que les PPP nous ont donné jusqu’à maintenant, ce sont des scandales de corruption, des problèmes liés à la qualité des services ainsi qu’une incroyable opacité dans la prise de décisions. Avec les PPP, le secteur public paie plus cher à long terme. Il y perd son expertise ainsi que sa capacité d’assurer l’imputabilité des gestionnaires. Il vaudrait mieux rapatrier ces établissements dans le secteur public, compte tenu des risques de dérapages financiers comme on le voit ailleurs dans le monde, notamment en Angleterre. La formule des PPP ne tient pas ses promesses. Plus on attend pour le faire, plus ça nous coûtera cher », plaide-t-elle.

              À propos

              Le SECHUM représente quelque 5000 employé-es. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, qui regroupe 125 000 travailleuses et travailleurs du secteur. Il fait également partie du Conseil central du Montréal métropolitain, qui réunit tous les syndicats CSN de la grande région métropolitaine. Enfin, il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) comptant 300 000 travailleuses et travailleurs de tous les milieux.

              Les employé-es du CSSS de Laval réclament des solutions

              Des travailleuses et des travailleurs de toutes les catégories d’emplois ont manifesté ce midi, devant l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé, afin de réclamer un déblocage des discussions concernant la reconnaissance du travail des ouvriers spécialisés dans le secteur public.

              Les syndicats du secteur public cherchent des solutions qui permettront aux établissements de pouvoir compter sur leur propre main-d’œuvre pour leurs travaux d’entretien, et ce, au lieu de s’en remettre à des entreprises sous-traitantes, une pratique qui coûte beaucoup plus cher, au final, pour les contribuables. La CSN et d’autres organisations syndicales effectuent actuellement des travaux avec le Conseil du trésor sur cette importante question. Tout l’été, la CSN a tenu des activités de solidarité devant divers établissements du secteur public québécois afin de marquer l’urgence de régler ce problème.

              Actuellement, les services publics québécois emploient quelque 7000 ouvriers spécialisés. Tous les postes d’ouvriers spécialisés de l’État québécois affichent un retard salarial très important par rapport aux salaires versés dans le secteur privé et dans la fonction publique fédérale pour le même travail. Celui-ci peut se chiffrer jusqu’à 45 %.

              Le CSSS de Laval sur la bonne voie

              Au CSSS de Laval, la direction se montre d’ailleurs très ouverte à convertir en postes les heures actuellement données au secteur privé, ce qui constitue un premier pas important. Actuellement, une trentaine d’ouvriers travaillent à l’entretien de l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé mais tous les autres établissements du CSSS font appel à la sous-traitance. « Notre syndicat travaille actuellement avec la direction du CSSS afin de trouver des solutions. Le problème que nous identifions, la direction le voit bien, elle aussi. Je ne comprends pas pourquoi tous les établissements du réseau ne prennent pas tous ce virage pour ramener ces travaux dans le secteur public. Il faut continuer de nous mobiliser partout pour que ça se fasse », explique la présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CSSS de Laval, Marjolaine Aubé.

              Saine gestion

              La vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque, y voit un enjeu de bonne gestion. Elle considère que le gouvernement doit accompagner les établissements pour rendre le secteur public plus attrayant aux yeux des ouvriers spécialisés. « Un électricien qui choisit le secteur public gagne 22 dollars l’heure, alors qu’il recevrait 33 dollars l’heure dans le secteur privé. La situation est semblable pour tous les métiers. À cause de ce retard, les établissements peinent à combler les postes et se tournent, à grands frais, vers des sous-traitants pour entretenir leurs installations. Le Conseil du trésor a le devoir de regarder le problème dans son ensemble car il ne fait aucune économie en sous-payant ce personnel spécialisé. Il est temps de faire preuve de courage politique et de revoir la politique salariale du secteur public dont cette distorsion est une des manifestations les plus dommageables pour la gestion efficiente de nos services publics. »

              Rappelons qu’à l’issue des dernières négociations du secteur public, en 2010, les organisations syndicales et le gouvernement s’étaient entendus pour mener des travaux sur cet important enjeu. Trois ans plus tard, les travailleuses et les travailleurs en attendent encore les fruits. Ces travaux reprendront dans les prochains jours. Actuellement, syndicats et Conseil du trésor n’ont pas encore pu trouver de terrain d’entente, bien que tous reconnaissent le problème. Pour la CSN, qui travaille conjointement avec la FTQ et le SISP dans ce dossier, ces travaux doivent aboutir rapidement.

              À propos

              La Confédération des syndicats nationaux représente quelque 160 000 travailleuses et travailleurs du secteur public québécois dans la santé et les services sociaux, en éducation et dans de nombreux organismes gouvernementaux.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              S’affirmer lumineusement au centre-ville pour la plus grande valeur québécoise au cœur de notre identité!

              En cette ère de bouleversement identitaire, l’anglicisation de Montréal vient toucher au cœur de l’identité québécoise à travers le monde, soit son caractère français en Amérique du Nord.

              Quoi : Partenaires pour un Québec français convie 400 participants à la Place des festivals à Montréal le 18 septembre à 19 h pour faire briller le plus grand symbole de notre identité, la loi 101.

              Comment : Les 400 participants recevront chacun deux lampes luminescentes à forte intensité et iront se placer sur chacune des 400 pastilles qui formeront un énorme 101 sur la Place des festivals. Du haut d’une nacelle de 135 pieds, une séance photo aura lieu pour immortaliser cette foule éclair « flashmob » unique. En plus du « 101 », des photos « MTL 101 » seront prises pour mettre en lumière l’importance que Montréal demeure la deuxième ville francophone au monde?

              Accès limité pour photographes et caméramans dans la nacelle : Si vous désirez avoir en banque pour votre réseau ces images uniques, vous devez réserver votre place.

              Les organisateurs : Partenaires pour une Québec français est un regroupement des grands syndicats (FTQ, CSN, CSQ, SFPQ, FAE, UDA), de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal et du Mouvement national des Québécoises et Québécois. Partenaires pour un Québec français (PQF) travaille ardemment à une bonification majeure de la Charte de la langue française en fonction des revendications contenues dans sa plateforme.

              Où : Place des festivals à Montréal à 19 h le mercredi 18 septembre 2013. L’accueil se fera entre 17 h 30 et 19 h.

              Les chargées et chargés de cours adoptent l’entente de principe pour le renouvellement de leur convention collective

              Le vendredi 6 septembre s’est tenue une Assemblée générale spéciale au cours de laquelle le comité de négociation du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval a présenté à ses membres le contenu de l’entente de principe survenue avec les représentants de l’administration de l’Université.

              Les chargés de cours présents à l’Assemblée ont voté à 88 % pour cette entente de principe. La convention collective des chargées et chargés de cours de l’Université Laval était échue depuis décembre 2010. L’entente de principe est survenue après 31 mois et 85 rencontres à la table de négociation.

              « Cette négociation a été très difficile pour le syndicat. 31 mois, c’est long, très long ! La durée s’explique en partie par la réécriture complète de la convention, un processus qui a finalement eu du bon pour les chargées et chargés de cours », signale Sylvain Marois, vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), responsable du regroupement université.Le texte final de la nouvelle convention sera soumis au Conseil d’administration de l’Université Laval pour y être entériné d’ici quelques semaines.

              Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université Laval (SCCCUL) représente 1800 chargés de cours en lien d’emploi, dont environ 800 sont sous contrat aux sessions d’automne et d’hiver. Il est affilié à la FNEEQ–CSN, la fédération syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

              Les employé-es de l’Hôtel Faubourg manifestent

              Réunis devant l’Hôtel Faubourg, qui regroupe le Holiday Inn Express et le Candlewood, des dizaines de manifestants ont signifié, ce midi, leur désir d’en arriver à une entente avec l’employeur. Sans convention collective depuis décembre 2012, les travailleurs et les travailleuses sont parmi les rares employés d’hôtel du Québec à ne pas avoir conclu d’accord lors de la ronde de négociation coordonnée, tenue l’été dernier.

              « Les revendications des employé-es sont tout à fait justifiées ; on parle ici de charge de travail pour les préposés aux chambres qui soient réalistes, et, entre autres, l’ajout d’un congé de maladie par année ainsi qu’un rattrapage salarial, précise le président du Syndicat des travailleurs et des travailleuses des Suites Faubourg St-Laurent, Raoul Petit. Nous méritons les mêmes clauses que celles accordées dans les autres établissements hôteliers. Nos demandes sont plus que raisonnables », explique le président. Le propriétaire de l’hôtel, Aquilini Groupe Investissement de Vancouver, refuse d’accorder ces conditions, sous prétexte d’une santé financière fragile. Pour le trésorier de la Fédération du commerce, Michel Valiquette, ce scénario ne tient pas la route. « Nous savons que le Groupe Aquilini est sur le point d’investir 150 millions de dollars pour transformer une partie de l’îlot Voyageur en logements. Nous sommes persuadés qu’il peut trouver l’argent afin de répondre aux demandes des salarié-es qui veulent des conditions de travail comparables à des hôtels de même catégorie ».

              Une rencontre de négociation est prévue au cours des prochains jours.

              À propos

              La Fédération du commerce rassemble 32 500 membres dans différents secteurs d’activité. Elle compte 11 000 membres travaillant dans le secteur du tourisme, dont 6500 dans l’hôtellerie. Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              La FSSS fait le point sur deux dossiers importants pour la région de Montréal

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) s’est entretenue avec le cabinet du ministre Réjean Hébert dans les dossiers des abolitions de postes d’infirmière auxiliaire et d’infirmière à l’Hôpital du Sacré-Cœur et des abolitions de postes d’infirmières, d’infirmières auxiliaires, de préposé-e-s aux bénéficiaires et d’agentes administratives au CSSS Bordeaux-Cartierville-Saint-Laurent. Cette rencontre a permis à la FSSS de faire le point sur la situation dans ces deux établissements et de tracer clairement le portrait des impacts négatifs qu’entraînent ces mesures sur les services à la population.

              Abolitions de 34 postes d’infirmière auxiliaire à l’Hôpital du Sacré-Coeur

              La FSSS a profité de cette rencontre pour faire un retour sur les abolitions de 34 postes d’infirmière auxiliaire à l’Hôpital du Sacré-Cœur, dont 22 à l’urgence et de 9 postes d’infirmière. Depuis l’annonce de cette mesure, le syndicat des infirmières s’est mobilisé pour alerter la population sur les impacts que cette décision aura sur les services à la population et sur la non-reconnaissance des compétences des infirmières auxiliaires. « Maintenant que la mesure est entrée en vigueur, on peut affirmer que nos inquiétudes se sont avérées. Non seulement cette mesure n’a jusqu’à maintenant pas améliorer l’accès à l’urgence, mais en plus cela a augmenté l’utilisation des infirmières provenant d’agences, apporté une dégradation du climat de travail et des démissions volontaires, avec tout ce que cela occasionne comme coûts supérieurs et comme diminution de la qualité des services et de vie au travail », avance Pascale Nantel, présidente du Syndicat des professionnel-les en soins infirmiers et cardio-respiratoires de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal – CSN (SPSICR-HSC-CSN).

              « Depuis le début, nous disons que ces abolitions de postes contreviennent aux orientations ministérielles et qu’elles auront des impacts sur les services. Aujourd’hui, devant l’état de situation, on ne peut se mettre la tête dans le sable, il faut agir! », poursuit Nadine Lambert, vice-présidente de la FSSS-CSN.

              Abolitions de 66 postes au CSSS Bordeaux-Cartierville-Saint-Laurent

              L’annonce de l’abolition de 66 postes au CSSS avait fait la manchette il y a quelques mois, notamment parce que ces changements font qu’il n’y aura maintenant qu’une seule infirmière la nuit pour 190 usagères et usagers. Est-ce à dire que pour le ministère, les patients en CHSLD n’ont pas besoins de soins infirmiers la nuit? « Ces abolitions de postes d’infirmières, d’infirmières auxiliaires, de préposé-es aux bénéficiaires et d’agentes administratives (au total plus de 153 postes abolis) viennent frapper de plein fouet le niveau de services qui est donné à la population. On sait maintenant que les coupes en santé ont un impact », avance Mona Edma, présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardio-respiratoires du CSSS de Bordeaux-Cartierville-Saint-Laurent (CSN).

              « Avec ces abolitions, on s’en prend à la population la plus vulnérable de notre société, celle qui n’a pas les moyens de se faire entendre. Il est inacceptable qu’on décide de faire des économies sur leur dos. Nous poursuivrons nos représentations pour faire annuler cette décision insensée », déclare Nadine Lambert.

              Une rencontre positive

              Cette rencontre avec le cabinet du ministre s’inscrit dans le plan d’action mis en place par la Fédération pour faire annuler ces deux décisions qui s’en prennent directement aux services que reçoit la population. « Nous nous questionnons sur la capacité du gouvernement à faire respecter ses orientations en matière d’amélioration de l’accès et de la qualité aux soins de santé et de services sociaux. On nous a tout de même assurés d’un retour pour ces deux dossiers, sans nous indiquer dans quel délai. Il va de soi que nous poursuivrons nos interventions pour faire entendre raison aux directions des établissements. Ici comme ailleurs, les compressions en santé ont des effets désastreux sur les services. C’est notre rôle d’alerter la population et nous continuerons de le faire », de conclure Nadine Lambert.

              À propos de la FSSS-CSN

              La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte plus de 125 000 membres dans les secteurs privé et public. La FSSS est la plus grande organisation syndicale du secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS–CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

              La CSN déplore la fermeture d’un des fleurons des hôtels montréalais

              La Fédération du commerce-CSN (FC–CSN) déplore la fermeture de l’hôtel Delta Centre-Ville qui entraînera la mise à pied de 300 travailleuses et travailleurs le 31 octobre prochain. « Nous sommes encore sous le choc de l’annonce faite le 3 juillet dernier. Ce n’est qu’hier que nous avons appris les noms des nouveaux propriétaires et le changement de vocation de l’édifice qui sera transformé en résidence étudiante de luxe.

              Cet établissement faisait partie des fleurons du secteur hôtelier de Montréal. Les travailleuses et les travailleurs étaient fièrement syndiqués avec nous depuis le 6 mai 1986. Durant ces 27 années de solidarité et de combativité au sein du secteur de l’hôtellerie de notre fédération, ils ont participé plus d’une fois à la ronde de négociation coordonnée, ce qui a grandement contribué à améliorer leurs conditions de travail, ainsi que celles des autres membres des syndicats participant à cette démarche », de déclarer Serge Fournier, président de la FC. Depuis l’annonce de cette fermeture, toutes les ressources se mobilisent pour accompagner et soutenir les travailleuses et les travailleurs pour la suite des évènements à l’automne.

              « D’une part, en collaboration avec Emploi-Québec, nous allons mettre en place un comité de reclassement qui offrira tout le soutien nécessaire afin de replacer les travailleuses et les travailleurs qui se retrouveront sans emploi le 31 octobre prochain. D’autre part, la fédération instaurera une veille en lien avec tous les autres hôtels syndiqués avec nous afin de diffuser les offres d’emplois des autres établissements hôteliers montréalais. Enfin, nous avons mandaté le Service juridique de la CSN pour surveiller de près la conformité de la transaction entre InnVest et les deux nouvelles sociétés copropriétaires, Campus Crest Communities et Beaumont Partners, qui ont acquis l’édifice. Une chose demeure certaine : nous allons soutenir toutes les travailleuses et tous les travailleurs pour que cet événement malheureux ait le moins d’impacts possible sur leurs vies », de conclure monsieur Fournier.

              La Fédération du commerce–CSN rassemble 32 500 membres dans différents secteurs d’activité. Elle compte 11 000 membres travaillant dans le secteur du tourisme, dont 6500 dans l’hôtellerie.

              Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              Rapport accablant de la Direction de santé publique

              La Direction de santé publique de Montréal vient de publier un rapport accablant relativement à l’impact des moisissures et de la qualité de l’air de l’école Baril sur la santé des enfants et du personnel. Selon ce dernier, 75 % des membres du personnel et 58,5 % des élèves sont affectés par des problèmes de santé reliés à la qualité de l’air de l’école.

              Les syndicats représentant le personnel de la CSDM, affiliés à la CSN, estiment que la situation est d’autant plus critique que l’école Louis-Riel, qui a servi à relocaliser les occupants de l’école Baril, est aussi à l’origine d’ennuis de santé, comme l’a démontré une étude effectuée en 2006. Le président de l’Association professionnelle du personnel administratif (CSN), Charles Allen, précise que ce nouveau rapport de la DSP confirme qu’il est urgent que le gouvernement du Québec accorde de l’importance à la situation particulièrement critique du parc immobilier de la CSDM. « La protection de la santé du personnel et des élèves de la CSDM ne peut pas plus longtemps être mise de côté pour des considérations politiques ou financières. Nous avons besoin que la CSDM dispose de 100 millions de dollars par année, pendant 10 ans, pour régler les problèmes de moisissures et de qualité de l’air.  On ne parle pas ici de travaux esthétiques, mais bien d’assurer des lieux de travail et d’enseignement exempts de risques pour la santé des élèves et des employé-es. Plusieurs membres du personnel de la CSDM sont en contact régulier et depuis de nombreuses années avec des locaux contaminés. Ils risquent de connaître des séquelles pour le reste de leur vie. L’État a la responsabilité d’agir. »

              Les représentants des employés de la CSDM affiliés à la CSN entendent poursuivre les efforts pour soutenir la commission scolaire afin qu’elle obtienne de Québec les sommes nécessaires à la réparation des écoles. Ils comptent aussi sur l’implantation d’un comité de vigie, conjointement avec la CSDM, pour mettre en place un suivi rigoureux des inspections de bâtiments, des analyses de qualité de l’air et des façons de faire lors des travaux et des relocalisations dans les écoles aux prises avec des problèmes de qualité de l’air.

              Rappelons que l’Association professionnelle du personnel administratif (CSN), le Syndicat national des employées et employés de la CSDM (CSN) et l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (CSN) font partie des organisations fondatrices de la Coalition pour des écoles saines à la CSDM avec le Comité central des parents de la CSDM, l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal et le Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal (CSQ).

              La coalition compte  plus de 50 organisations membres qui regroupent plus de 150 000 personnes.

              Le SCRC exige de la transparence

              À la suite de l’appel d’offres lancé hier par la Société Radio-Canada afin de vendre l’édifice abritant la Maison de Radio-Canada (MRC), le Syndicat des communications de Radio-Canada-CSN (SCRC) exige que tout le processus entourant la cession de ce bien public affiche toute la transparence qui doit guider la gestion des sociétés de la Couronne.

              « Nous savons que les consortiums Média Cité, Partenaires du développement de la Maison, et SNC-Lavalin-Prével ont été retenus pour cet appel d’offres mais, malgré notre demande formulée directement à l’attention de Hubert Lacroix, président-directeur général de CBC/Radio-Canada, celui-ci nous refuse l’accès au cahier de charges de plus de 800 pages qui a été remis aux soumissionnaires. Dans ce scénario de partenariat public-privé, le processus de mise en vente d’un actif appartenant aux Canadiennes et aux Canadiens doit impérativement être transparent », de souligner Alex Levasseur, président du SCRC. Le SCRC formule cette demande alors que la Commission d’enquête sur l’industrie de la construction révèle une multitude d’informations touchant plusieurs firmes des génie-conseil au Québec.

              « Un reportage de l’émission Enquête diffusé le 14 mars dernier sur les ondes de Radio-Canada révélait des informations troublantes relativement aux activités de SNC-Lavalin, un des consortiums retenus qui pourrait acquérir la MRC. Les allégations et les enquêtes actuelles nous incitent à réclamer cette clarté qui aurait dû guider les actions de la SRC, et ce, dès le début de ce processus », d’ajouter Alex Levasseur. « Nous savons que seulement 50 % de toute la superficie de la MRC sera réservée aux activités de la SRC et que seulement quatre studios de production télévisuelle sur douze seront maintenus en opération. Ces importantes modifications à notre milieu de travail vont influencer directement notre capacité de production interne, tout en ouvrant davantage la porte aux contenus plus coûteux réalisés à l’externe », de conclure le président du SCRC.

              Le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) représente 1700 membres au Québec et à Moncton. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              Le conseil municipal de Montréal s’oppose aux coupes chez TC Media

              Le Syndicat de l’information de Transcontinental (STI-CSN) salue la décision du conseil municipal de Montréal d’adopter à l’unanimité une résolution demandant à Transcontinental Media (TC Media) de revenir sur sa décision de supprimer 50 % des postes de journalistes dans les 22 hebdomadaires locaux de l’entreprise à Montréal.

              Lors de la présentation de la résolution hier, le conseiller municipal et maire d’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, François Croteau, a insisté sur l’importance de l’information et de l’enquête journalistique dans le contexte politique municipal actuel.

              Le président du syndicat, Benoit Leblanc, se réjouit de cette position unanime du conseil municipal de Montréal. « Les élus municipaux viennent ainsi confirmer qu’une couverture journalistique locale est essentielle à la démocratie. À la veille des élections municipales, les citoyennes et les citoyens ont besoin d’avoir une information locale de qualité pour faire des choix éclairés. TC Media, qui profite des revenus publicitaires issus des marchés locaux, a le devoir et la responsabilité d’offrir en contrepartie à la population l’information à laquelle elle est en droit de s’attendre. »

              Rappelons qu’en plus des postes de journalistes abolis le 20 mai dernier, TC Media ne permet pas aux journalistes qui restent à l’emploi de couvrir une foule d’événements et de travailler à des dossiers fouillés ou à des enquêtes, notamment, les réunions du conseil d’arrondissement, les réunions de changement de zonage, l’actualité politique et les conférences de presse couvrant l’actualité. Dans certains arrondissements, la couverture journalistique est remplacée par la publication d’un communiqué émis par le conseil d’arrondissement, privant ainsi les citoyens d’une information indépendante.

              Outre l’appui du conseil municipal de Montréal, les journalistes de Transcontinental continuent de recevoir de nombreux appuis visant le maintien d’une information de proximité et dénonçant la décision de TC Media d’abolir des postes de journalistes et la couverture de presse.

              Ailleurs au Québec, de nombreux intervenants régionaux, dont les conseils centraux de la CSN, ont dénoncé la décision de Transcontinental parce qu’ils craignent que cette stratégie d’entreprise s’étende à l’ensemble des journaux de Transcontinental dans les régions. D’ailleurs, Transcontinental avait déjà indiqué vouloir implanter ce modèle d’affaires dans la région de Québec, pour ensuite se raviser.

              Le Syndicat de l’Information de Transcontinental (STI-CSN) est affilié au CCMM–CSN qui regroupe plus de 94 000 membres du secteur public et du secteur privé, répartis au sein de près de 400 syndicats sur le territoire des régions de Montréal, Laval et du Grand Nord du Québec.

              Le syndicat tire la sonnette d’alarme

              Plusieurs manifestantes et manifestants se sont réunis aujourd’hui pour dénoncer les coupes d’environ 11 millions de dollars qui affectent depuis maintenant trois ans le Centre jeunesse de Montréal. Pour Sylvie Théorêt, présidente du syndicat des travailleuses et travailleurs du centre, la situation est très inquiétante.

              « Les intervenants sont dépassés et ce sont les jeunes qui en font les frais. Comme si ce n’était pas suffisant, l’Agence de Montréal a annoncé d’autres compressions de 20,9 millions dont on ne connaît pas encore la répartition. Depuis 2010, c’est près de 150 postes qui ont été sabrés dans les secteurs technique et de soutien, clinique et administratif, de même qu’un certain nombre de postes de cadres. Toutes ces compressions ont des effets directs sur les conditions de vie des jeunes et mettent en péril le travail qui est fait auprès d’eux et de leurs familles pour les accompagner et les encadrer au quotidien », a expliqué Sylvie Théorêt.

              Dans ce contexte, les signalements de situations préoccupantes pour les enfants ont augmenté de façon significative depuis quelques années, ce qui entraîne un impact important sur le système. Le manque de places fait en sorte qu’une pression indue est exercée pour sortir hâtivement des jeunes des unités afin de libérer des places pour en accueillir d’autres.

              « On a vu des salles de téléphones et de conférence converties en chambres provisoires, avant que la direction ne puisse ouvrir des unités d’urgence pour accueillir nos jeunes », a ajouté Sylvie Théorêt. Il est troublant que le gouvernement demeure de glace devant ce contexte et persiste à vouloir encore réduire les vivres du Centre jeunesse de Montréal. Compte tenu de son passé de travailleuse du Centre de services sociaux du Montréal métropolitain, Pauline Marois devrait se montrer sensible et comprendre que ce sont les enfants les plus vulnérables qui paient le prix de ses politiques », s’est-elle encore exclamée.

              Par ailleurs, les intervenants cliniques doivent consacrer de plus en plus de temps à exécuter des tâches clinico-administratives, à entrer des données, à remplir des formules de toutes sortes. « Un intervenant me confiait dernièrement que c’est beaucoup de travail pour aucun résultat », ajoute Sylvie Théorêt.

              « On n’utilise pas leurs compétences à leur plein potentiel, alors qu’on a besoin d’eux et de leur expertise précieuse sur le terrain », a souligné pour sa part Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN. « De plus, lorsque des postes sont abolis ou à la suite de départs pour maladie, on ne remplace pas les intervenants », a renchéri Sylvie Théorêt. La charge de travail ainsi laissée en suspens est redistribuée sur l’ensemble de l’équipe, créant ainsi une surcharge que doit encaisser le personnel. Et quand on dit surcharge de travail, on dit énormes répercussions sur les enfants et leurs familles, puisque la disponibilité des services est réduite.

              « Il est même question, dès l’été, que les préposés à l’entretien ménager soient appelés à intervenir auprès de jeunes en situation de crise. Ces salariés ne se sentent absolument pas en mesure de procéder à de telles interventions. On ne peut tolérer ça », a encore affirmé Sylvie Théorêt en soulignant que les risques de blessure sont importants tant pour le jeune que pour le salarié.

              Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN, a enfin déclaré : « Quelle que soit la fonction ou la provenance de nos travailleuses et travailleurs, ce sont des gens passionnés qui ont le bien-être des jeunes à cœur. »

              Le président de la FSSS–CSN a conclu en s’indignant du manque de ressources accordées à l’application de la Loi de la protection de la jeunesse : « Au Québec, on a une des plus belles lois sur la protection de la jeunesse, mais on n’a pas les ressources pour l’appliquer pleinement. Pourtant, la prévention a déjà fait ses preuves, tant sur l’amélioration de la qualité de vie des jeunes que sur la question des économies budgétaires à long terme. On ne se donne pas les moyens de nos ambitions et ce sont les jeunes et leurs familles qui écopent. La situation est critique, il faut y remédier immédiatement. »

              À propos du syndicat

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre jeunesse de Montréal représente environ 2500 syndiqué-es. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN (FSSS-CSN). Celle-ci compte plus de 125 000 membres dans les secteurs privé et public.

              Du nouveau au comité exécutif

              Le congrès du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM–CSN) vient d’élire, pour un mandat de trois ans, une nouvelle équipe au comité exécutif : Dominique Daigneault à la présidence, Manon Perron à la première vice-présidence, Suzanne Audette à la deuxième vice-présidence, Véronique De Sève, au secrétariat général et Patrice Benoît, à la trésorerie. Les congressistes ont offert de chaleureuses salutations à Gaétan Châteauneuf, qui après 12 ans au conseil central, a décidé de prendre sa retraite. Francis Lagacé, qui assurait la deuxième vice-présidence depuis 2009, a également pris sa retraite.

              Sur un thème particulièrement évocateur, Notre cœur bat à gauche, le congrès a réuni plus de 400 délégué-es représentant les syndicats des régions de Montréal, de Laval et du Grand Nord. Ils ont adopté une série de résolutions portant notamment sur le renouveau syndical, la modernisation des dispositions sur les briseurs de grève au Code du travail du Québec, la lutte contre les PPP et la sous-traitance ainsi que la reconnaissance de la valeur des services publics, l’organisation du travail, la participation citoyenne et la mise en branle d’un projet d’éducation sociopolitique.

              Plusieurs moments forts ont marqué ce 35e congrès. Ainsi, l’équipe du conseil central s’est employée à mettre en valeur le travail des comités de front de lutte, notamment par le biais d’une série de capsules vidéo qui ont été diffusées tout au long de la semaine. Le mercredi après-midi, une surprise attendait les délégué-es : sur l’air de la chanson Motivés, du groupe Zebda, les membres des comités ont tenu à marquer le coup afin que toutes et tous retiennent l’importance de l’existence de ces comités. Les jeunes se sont aussi fait remarquer le mercredi avec une lecture particulière de leur Déclaration adoptée lors de leur 5e Rassemblement, en novembre dernier. Il faut aussi souligner la formule participative qui a permis aux congressistes de discuter en tables rondes de certaines propositions.

              Le CCMM–CSN regroupe plus de 105 000 membres réunis au sein de 388 syndicats provenant de tous les secteurs d’activité.

              Le réseau est dans un état critique

              Environ 500 délégué-es des syndicats CSN du Grand Montréal ont profité du 35e congrès du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) pour alerter la population quant à l’état critique dans lequel se trouve maintenant le réseau de la santé et des services sociaux dans la région. Le cocktail composé de compressions budgétaires draconiennes, de privatisation et de marchandisation des services et de l’imposition de méthodes de travail contre-productives dans le réseau met en péril la qualité et la pérennité des services à la population.

              « Dans sa course à l’équilibre budgétaire, le gouvernement du PQ exige des compressions de plus de 100 millions de dollars dans la région de Montréal et de Laval. Contrairement au discours exagérément optimiste de certains dirigeants du réseau, nous voyons bien, sur le terrain, que les services à la population et l’accès à ces services, s’en trouvent directement touchés, explique le président du CCMM–CSN, Gaétan Châteauneuf. Le gouvernement fait trois erreurs : il accélère le retour à l’équilibre budgétaire alors que nos finances publiques sont en meilleur état que celles de la plupart de nos voisins. Il refuse d’envisager sérieusement une contribution plus équitable en revoyant la fiscalité. Enfin, il donne des consignes de compressions aux administrations régionales en leur laissant le soin de couper là où elles le veulent : par conséquent le plus grand effort demandé l’est auprès des salarié-es du réseau à qui on peut difficilement en demander encore plus. »

              Privatisation

              Le CCMM–CSN est par ailleurs extrêmement préoccupé par la poursuite de la privatisation du réseau. Le secteur privé prend en effet de plus en plus de place, particulièrement dans la région de Montréal. Or, on sait déjà que le privé coûte beaucoup plus cher. Cela explique en partie pourquoi le système canadien, où le secteur privé représente près de 40 % des dépenses, coûte globalement plus cher à la population que dans de nombreux autres États où le secteur privé est mieux encadré. De plus, le rôle accru du secteur privé entraine des questionnements quant à la transparence et la gouvernance des établissements ainsi que la qualité des services.

              « Si on avait besoin d’exemples montrant que le choix de recourir au privé en santé et services sociaux est hasardeux, nous en avons deux à Montréal qui en sont devenus des caricatures. L’UPAC enquête depuis plusieurs mois au CUSM et des accusations de corruption, notamment, sont portées. Du côté du CHUM, la CSN, d’autres syndicats et Québec solidaire ont tous réclamé qu’on enquête également. Le dossier monté par la CSN dans ce dernier cas soulève de nombreuses questions d’intégrité et d’éthique. Pour aller au fond des choses sur ces deux contrats en PPP, il faudrait des moyens d’enquête. Il est désolant que le gouvernement n’ait toujours pas jugé bon d’intervenir. Que lui faudra-t-il de plus ? », demande le président du CCMM–CSN.

              La CSN note également que le mode de gestion opaque des conseils d’administration de ces deux établissements amène des décisions fort discutables comme celle de mettre en vente l’Hôtel-Dieu de Montréal, et ce, alors que la région manque cruellement de lits et que des dizaines de millions ont été investis ces dernières années pour moderniser divers départements de l’Hôtel-Dieu.

              La CSN dénonce également l’ouverture faite au secteur privé dans la dispensation des soins et des services à domicile aux personnes âgées contenue au projet d’assurance-autonomie dont le gouvernement souhaite discuter cet automne.

              Réorganisation du travail

              En plus des compressions et de la privatisation, les problèmes liés à la mauvaise organisation du travail perdurent. Rappelons que lors des dernières négociations du secteur public, les fédérations de la CSN dans la santé et les services sociaux et le gouvernement se sont entendus pour faire de l’organisation du travail dans les établissements en y associant de près les salarié-es et leurs syndicats. Toutefois, nombreux sont les établissements montréalais qui ont choisi d’ignorer cette entente, voire de la bafouer. Par exemple, plusieurs établissements ont fait appel récemment à des firmes privées pour revoir la façon dont sont organisés les soins à domicile. Ces firmes font fi de l’expertise locale et des préoccupations des salarié-es et des syndicats. Elles y imposent, contre la volonté des travailleuses et des travailleurs, un modèle d’interventions minutées qui dénature complètement la mission de ces professionnel-les. La démarche ne prévoit pas que les salarié-es aient un mot à dire dans la définition des cibles d’amélioration ni sur les moyens de les atteindre.

              « Le recours à Proaction, ou à d’autres firmes du genre, par les établissements est inadmissible. D’abord, cela coûte cher. En outre, n’est-ce pas le mandat des gestionnaires et des cadres dans ce réseau que de gérer de tels changements ? Pourtant, poursuit Gaétan Châteauneuf, nous avons plein d’exemples ici, à Montréal où des démarches d’organisation du travail respectueuses et paritaires ont donné d’excellents résultats. Cette mode de sous-traiter ainsi à l’externe la mission de réorganiser le travail est vraiment néfaste. Nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement n’a pas encore sonné la fin de la récréation dans ce dossier…»

              Bref, l’état du patient « réseau montréalais de la santé et des services sociaux » se détériore à vue d’œil et le CCMM–CSN se demande si on attendra qu’il en soit aux soins intensifs avant de réagir.

              À propos

              Le CCMM–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval et du Grand Nord, soit plus de 92 000 travailleuses et travailleurs réunis en plus de 400 syndicats, œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

              Un neuvième Couche-Tard syndiqué !

              Les neuf salarié-es du dépanneur Couche-Tard, situé au 8155, rue Notre-Dame Est, à Montréal, joignent la Confédération des syndicats nationaux. Le 12 janvier 2013, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Couche-Tard de Montréal et de Laval-CSN a déposé une requête en accréditation à cet effet auprès de la Commission des relations du travail. Il s’agit d’un établissement ouvert jour et nuit.

              Comme plusieurs de leurs collègues, ces travailleuses et ces travailleurs s’unissent pour faire valoir leurs droits, dans une entreprise où l’arbitraire patronal est total. « Dès maintenant, ces travailleuses et ces travailleurs peuvent compter sur la CSN pour les aider à défendre leurs droits au travail, pour se faire respecter et obtenir des conditions de travail justes et dignes, rappelle le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. C’est un message très fort que sont en train d’envoyer les salarié-es de Couche-Tard à leur employeur. Malgré les campagnes de peur qu’elle mène à leur égard, malgré ses tactiques d’intimidation contre celles et ceux qui exigent le respect de leurs droits, les employé-es refusent de se laisser enfermer dans ce climat de peur et choisissent de plus en plus la voie de la syndicalisation. Couche-tard devra se rendre à l’évidence : les syndicats CSN sont là pour rester ! »

              Ces nouveaux syndiqués se réuniront prochainement pour désigner un représentant au sein de leur syndicat régional. Ils pourront ensuite débuter leurs négociation pour un premier contrat de travail. Les travailleuses et les travailleurs syndiqué-es des Couche-Tard réclament le respect de leurs droits, notamment ceux prévus aux normes du travail. Ils recherchent également des améliorations aux conditions de santé de sécurité au travail, des augmentations de salaire allant jusqu’à 12,80 $ l’heure, pour les préposé-es, ainsi que quatre journées de maladie payées, puisqu’ils n’en ont aucune actuellement.

              Tous les employé-es de Couche-Tard qui souhaitent se syndiquer peuvent contacter la CSN de façon confidentielle au : 1 800 947-6177.

              À propos La CSN représente une centaine de travailleuses et de travailleurs de Couche-Tard œuvrant dans des dépanneurs de la Montérégie, du Cœur-du-Québec, des Laurentides et de Montréal. Fondée en 1921, la Confédération regroupe aujourd’hui 300 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité.

              Les « employé-es syndiqués de l’année 2012 » réclament qu’on respecte leur droits

              À l’occasion d’une manifestation symbolique, tenue ce midi devant un nouvel établissement franchisé sous bannière Provi-Soir, propriété de Couche-Tard, les salarié-es syndiqués de Couche-Tard ainsi que des citoyennes et des citoyens épris de justice sociale ont tenu à rappeler le triste bilan de l’entreprise en ce qui a trait aux droits des salarié-es. Cet établissement tout neuf a été inauguré récemment au coin des rues Saint-Laurent et Beaubien… à quelques pas du commerce syndiqué situé au coin des rues Saint-Denis et Beaubien que Couche-Tard a fermé sauvagement l’an dernier en prétextant qu’il n’était pas rentable…

              « Avec un employeur normal, nous serions en plein dans les plaidoiries sur la fermeture antisyndicale des dépanneur St-Denis/Beaubien et D’Iberville/Jean-Talon, explique le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Les employé-es de Saint-Hubert et de Saint-Liboire auraient déjà une première convention collective et les négociations se poursuivraient activement dans tous les autres dépanneurs. Mais Couche-Tard ne veut pas accepter ces lois qui régissent toutes les entreprises au Québec. Il imagine toutes sortes de manœuvres pour étirer tous les délais. Cette attitude devra cesser parce que personne chez les employé-es ne va baisser les bras », souligne-t-il.

              « Aujourd’hui, nous soulignons l’engagement, la détermination des employé-es syndiqués de Couche-Tard. Ce n’est pas anodin ce que vous êtes en train de réaliser. Vous forcez une entreprise qui s’est toujours crue au-dessus des lois à répartir un peu plus équitablement ses énormes bénéfices. Vous faites respecter vos droits au quotidien et vous vous tenez droits face à toutes sortes de manigances de Couche-Tard qui voudrait bien casser votre mouvement. Toute la CSN est avec vous, on ne vous lâchera pas », assure la trésorière du Conseil central du Montréal métropolitain, Manon Perron.

              Une entreprise d’exception
              L’entreprise Couche-Tard et son PDG, Alain Bouchard, se sont certainement distingués au cours de la dernière année. Mais pour la CSN, l’acquisition du réseau de dépanneurs fortement syndiqués de la norvégienne Statoil, n’est qu’un élément parmi les comportements marquants de l’entreprise en 2011-2012. La CSN note, entre autres :

              • Deux plaintes par semaine logées à la Commission des normes du travail ;
              • De nombreux retards dans la mise en place des recommandations de la CSST sur les agressions armées ;
              • La violation des dispositions de la Loi 101 ;
              • De l’intimidation, des menaces, des représailles et des congédiements contre des salarié-es qui veulent se syndiquer ;
              • La fermeture sauvage de deux dépanneurs syndiqués rentables de Montréal ;
              • La vente douteuse à des « franchisés » de deux dépanneurs syndiqués de la Montérégie pour tenter de pas être obligé de négocier à titre de véritable employeur.

              2013 année de convention collective !
              Si les employé-es de Couche-Tard n’avaient qu’un souhait collectif à formuler pour 2013, ce serait sûrement que Couche-Tard accepte enfin de se comporter en bon citoyen corporatif et qu’il mène rondement les négociations en vue de premières conventions collectives. Tout est en place pour que cela puisse se faire dans des délais raisonnables.

              À propos
              Une centaine de salarié-es de huit dépanneurs Couche-Tard sont syndiqués CSN à ce jour. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

              Un profond problème de gouvernance, croit la CSN

              Pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN), les dérapages budgétaires, le gaspillage de fonds publics et la mauvaise gestion au Centre universitaire de santé McGill (CUSM) s’expliquent principalement par la culture du secret en vigueur dans l’établissement et par des pratiques de gestion désuètes.

              « La nomination d’un “accompagnateur” nous semble malheureusement un passage obligé, réagit le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Il y a toutefois un risque réel que le retour accéléré à l’équilibre budgétaire se fasse sur le dos du personnel de l’établissement. Nous le mettons en garde : des compressions supplémentaires dans les services à la population, qu’il s’agisse de soins médicaux comme de l’entretien des bâtiments, seraient d’autant plus scandaleuses qu’on sait fort bien que les problèmes financiers du CUSM sont dus à de mauvaises décisions de gestion et à du gaspillage ».

              De son côté, le président du Syndicat des employé-es du CUSM (CSN) représentant quelque 5000 travailleuses et travailleurs de l’établissement, tient à souligner qu’aucun des membres de son syndicat ne perd son temps ! Au contraire les employé-es du CUSM comme pour la plupart des établissements du réseau sont à bout de souffle. Les quelque 800 000 heures de travail non budgétées dont fait état le rapport Baron sont d’abord et avant tout la conséquence d’une gestion déficiente et opaque. « Un des problèmes les plus importants au CUSM c’est l’absence totale de leadership de la direction tant en ce qui a trait à la gestion des opérations au quotidien qu’aux relations de travail et à l’organisation du travail, explique Paul Thomas. Combien de fois nous sommes intervenus, comme syndicat, pour dénoncer cette culture du secret en vigueur au CUSM ? Ce qui est révélé aujourd’hui, nous l’appréhendions depuis longtemps ». Le syndicat veut bien croire qu’on fera enfin un véritable ménage et qu’on assurera plus de transparence, mais il ne partage pas l’optimisme du ministre Réjean Hébert : l’équipe de gestionnaire reste sensiblement la même, particulièrement aux finances où les responsables ayant fermé les yeux sur ces dérapages sont encore les mêmes.

              Le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Guy Laurion estime que ce projet en partenariat public-privé est une catastrophe annoncée. « N’oublions pas que ceux qui ont négocié le contrat et piloté la réalisation du nouveau CUSM en PPP sont les mêmes personnes qui sont responsables des dérapages qu’on constate aujourd’hui. Les PPP, ce sont des contrats secrets qui prévoient qu’une partie des fonds publics vont à la colonne des profits du partenaire privé. Il faut mettre fin immédiatement à ces aventures et clarifier dès maintenant la teneur de tous les projets en PPP dans le réseau de la santé et des services sociaux. Ce n’est qu’une démonstration supplémentaire, aujourd’hui, que le public peut faire mieux et à moindre de coût que le privé parce que le public dispose de toute l’expertise et qu’il est essentiel de la conserver, parce qu’il peut se financer sur les marchés à un coût moindre que le secteur privé et enfin parce que le secteur public n’a pas à dégager en plus une marge de profits. Quant au mythe de la prétendue « meilleure gestion » par le privé, j’espère qu’on ne l’entendra plus après un tel échec ! »

              Des pistes de solutions

              Au fil des ans, le syndicat a proposé plusieurs changements qui permettraient au CUSM d’améliorer ses pratiques. Malheureusement, la direction de l’établissement fait la sourde oreille. Par exemple, le syndicat réclame depuis longtemps :

              • Une gestion plus transparente des activités quotidiennes. Actuellement, les audiences du conseil d’administration se tiennent à huis clos et les syndicats n’y ont aucune place. Le syndicat souhaite que le CUSM agissent de façon proactive afin que ces séances soient ouvertes au public à l’avenir.

              • Que tous les contrats en PPP soient rendus publics avant qu’il ne soit trop tard pour éviter des catastrophes financières. En outre le syndicat du CUSM réclame des mécanismes d’échange d’information avec la direction du CUSM : avec plus d’acteurs bien informés pour surveiller les processus, on pourra davantage détecter les risques de dérapages avant qu’ils ne se produisent. Plusieurs années après la conclusion du premier contrat en partenariat public-privé, le syndicat se voit toujours refusé l’accès aux contrats tenus secrets et il n’obtient pas plus de réponse à ses questions. Ainsi, les signataires des contrats sont les seuls au Québec à savoir exactement quels services seront offerts à l’interne, lesquels seront privatisés et où ils seront localisés. Tout ce que le syndicat est en mesure de constater c’est que les locaux nécessaires pour offrir plusieurs de ces services auxiliaires et administratifs ne sont pas prévus aux plans du nouvel hôpital. Si ceux-ci devaient être privatisés, cela aurait un impact encore plus important sur le déficit de l’établissement, mais on ne peut pas le savoir…

              • Une meilleure planification des ressources humaines est primordiale. Il faut que la direction assume davantage de leadership. Non seulement l’établissement ne veut pas associer le syndicat à des travaux d’organisation du travail mais les problèmes s’accumulent comme en témoignent quelque 3000 griefs toujours en litige. De plus, le syndicat considère qu’il y a trop de cadres au CUSM et que cela alourdit inutilement les processus. Enfin, le syndicat n’a toujours pas de réponse à savoir comment le CUSM compte redéployer les services administratifs compte tenu qu’il n’y a pas de place pour les accueillir dans le nouvel établissement.

              • Le rapatriement à l’interne des services alimentaires. Les coûts liés au contrat avec la firme Sodexo sont plus élevés que dans tous les autres établissements montréalais, surtout ceux où les services alimentaires sont assurés à l’interne. Cela sans parler de l’amélioration que cela entraînerait pour la qualité et la salubrité des aliments.

              • La recherche de solutions publiques en ce qui a trait à l’approvisionnement. Privatiser ces services ouvrirait la voie à d’autres dérapages semblables.

              • La modernisation du système informatique de gestion des ressources humaines, qui date, au minimum, de la fin des années 80. La vétusté du système fait en sorte qu’on peut douter fortement de l’exactitude des données et cela cause certainement des erreurs. Le syndicat a d’ailleurs été témoin de plusieurs exemples de problèmes évidents avec ce système. Le syndicat et le CUSM ont même convenu d’une lettre d’entente sur ce sujet, en 2007, mais les résultats concrets ne sont toujours pas palpables. Dans plusieurs services du super hôpital universitaire les horaires sont encore écrit à la main !

              Consulter le rapport de Michel Baron, mandaté par le MSSS pour examiner les finances du CUSM.

              La CRT accrédite un huitième établissement

              Les dix employé-es du dépanneur Couche-Tard du 6331 boulevard Henri-Bourassa Est, à Montréal-Nord ont remporté une belle victoire ce matin. Leur syndicat CSN vient en effet de recevoir son accréditation de la Commission des relations du travail (CRT) à l’issue d’un vote secret tenu hier. Ils sont le huitième groupe d’employé-es de la chaîne de dépanneurs à obtenir la reconnaissance de leur syndicat.

              La CRT avait ordonné le tenue d’un tel vote secret afin de confirmer que la majorité des employé-es de l’établissement souhaitent se syndiquer. Le vote s’est déroulé dans un endroit neutre dans les environs du magasin.

              L’employeur a tenté d’influencer le vote en laissant planer toutes sortes de menaces en cas de syndicalisation. Les employé-es ne se sont pas laissés intimider : « Nous sommes très satisfaits de l’issue de ce vote. Nous formons un syndicat pour nous faire respecter et mettre fin à l’arbitraire par exemple en ce qui a trait aux horaires de travail. Nous considérons que notre gérant abusait de son pouvoir en nous menaçant pour des riens, en changeant nos conditions de travail au gré de ses humeurs. Ce temps-là est fini ! Nous pourrons nous soutenir les uns les autres pour nous assurer que tout le monde est traité avec respect et équité » d’expliquer une employée de ce Couche-Tard, Marie-France Chalifoux.

              Ces travailleuses et ces travailleurs se réuniront prochainement pour adopter leur projet de négociation. Celle-ci pourra ensuite commencer dès le début de 2013. Les travailleuses et les travailleurs syndiqué-es des Couche-Tard réclament le respect de leurs droits, notamment ceux prévus aux normes du travail. Ils recherchent également des améliorations aux conditions de santé de sécurité au travail, des augmentations de salaire allant jusqu’à 12,80 $ l’heure, pour les préposé-es, ainsi que quatre journées de maladie payées, puisqu’ils n’en ont aucune actuellement.

              Tous les employé-es de Couche-Tard qui souhaitent se syndiquer peuvent contacter la CSN de façon confidentielle au : 1 800 947-6177.

              À propos La CSN représente une centaine de travailleuses et de travailleurs de Couche-Tard œuvrant dans des dépanneurs de la Montérégie, du Cœur-du-Québec, des Laurentides et de Montréal.

              Les lock-outés de l’hôtel Maritime interpellent les dirigeants du groupe Tidan

              Les salarié-es de l’hôtel Maritime, en lock-out depuis bientôt quatre mois, interpelleront aujourd’hui les dirigeants de l’entreprise Tidan à l’occasion de leur souper de Noël. À l’approche du temps des fêtes, les propriétaires de l’hôtel seront ainsi appelés à contribuer à une guignolée à l’attention des lock-outés, sans salaire depuis le 30 août dernier. Cette collecte aura lieu face au Nouvel Hôtel, aussi propriété du groupe Tidan, dès 17 h ce soir, à l’angle du boulevard René-Lévesque et de la rue Saint-Mathieu.

              Malgré 23 ententes de principe obtenues par différents syndicats prenant part aux négociations coordonnées de l’hôtellerie, le groupe Tidan refuse toujours de s’entendre avec ses employé-es de l’hôtel Maritime. Les dernières offres patronales, jugées nettement insuffisantes par les syndiqué-es et comportant plus de 25 nouvelles demandes de recul des conditions de travail, ont été rejetées par ceux-ci à 97 % lors d’un vote tenu à scrutin secret le 23 novembre dernier.

              Tout au long des négociations, l’employeur a multiplié les pratiques intimidantes envers les syndiqués, allant même jusqu’à violer certaines dispositions du Code du travail. Le 5 septembre dernier, un avis de licenciement collectif a été envoyé à l’ensemble des salarié-es afin de forcer un règlement. Le 24 octobre, la Commission des relations du travail réprimandait la direction de l’hôtel pour avoir utilisé des briseurs de grève malgré le conflit de travail en cours.

              À ce jour, 23 syndicats du secteur de l’hôtellerie de la CSN ont obtenu des ententes de principe. Les nouvelles conventions collectives, qui viendront à échéance à l’été 2016, comportent les mêmes améliorations de conditions de travail. Des augmentations salariales de 3 % par année seront accordées au cours de cette période. Les employeurs hausseront également leur contribution au régime de retraite de 2 % du salaire gagné. Des gains importants ont aussi été obtenus sur l’ensemble des demandes communes quant à la protection des emplois. Les clauses visant à restreindre le travail des cadres ont ainsi été renforcées. D’autre part, les programmes de service réduit d’entretien ménager des chambres ne pourront avoir pour effet de diminuer le nombre d’heures travaillées par les salarié-es. Enfin, les employeurs auront dorénavant l’obligation d’afficher les postes laissés vacants, et ce, selon leurs statuts.

              Au Québec, la présente ronde de négociation coordonnée regroupe 35 syndicats représentant 5500 travailleuses et travailleurs du secteur de l’hôtellerie dans les régions du Grand Montréal, de Québec, de l’Estrie, de la Montérégie et de l’Outaouais. Fondée en 1921, la CSN rassemble 300 000 membres, et ce, tant dans les secteurs public que privé.

              Rassemblement intersyndical de l’UQAM

              La salle de spectacles Saint-Denis 2 de Montréal débordait jeudi midi. Il y avait du monde jusque sur le trottoir. Des étudiantes et étudiants de l’UQAM et d’autres salarié-es de l’université, dont les chargés de cours, ont participé à ce rassemblement en appui à la grève des professeurs et des maîtres de langue de l’UQAM en grève depuis lundi dernier.

              Leur syndicat et la direction de l’université ont eu deux rencontres jeudi, une de plus que prévu. « On se parle », souligne le vice-président du syndicat, Michel Laporte, qui précise que les parties n’en sont pas encore à négocier.  Demain, le vendredi 27 mars, réunis en assemblée générale, les professeurs et les maîtres de langue de l’UQAM devront décider s’ils poursuivent la semaine prochaine leur grève générale.

              La demande principale des professeurs et des maîtres de langue porte sur l’embauche, sur quelques années, de 300 nouveaux professeurs. L’UQAM possède le ratio professeur/étudiants le plus élevé : l’UQAM compte 27 étudiants par professeur, alors que dans les autres universités québécoises, le rapport moyen est de 21 étudiants par professeur. Les professeurs et les maîtres de langue souhaitent également une majoration de leurs salaires. Ils sont inférieurs à ceux de leurs collègues des autres universités québécoises.

              Le contrat de travail des professeurs est échu depuis le 31 mai 2007. Celui des maîtres de langue est expiré depuis le 31 mai 2008.

              Les quelque 1000 professeurs et maîtres de langue sont représentés par le Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ–CSN).

              Les profs en grève toute la semaine

              Les quelque 1000 professeurs et maîtres de langue du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ–CSN) sont à nouveau en grève ce matin et pour une durée de 5 jours. À la fin de la semaine, c’est l’assemblée générale du syndicat qui décidera de la poursuite ou non de la grève.

              Le 10 mars dernier après plus de 21 mois de négociation et tous les moyens déployés par le syndicat pour obtenir, entre autres, des conditions de travail équivalentes aux professeurs des autres universités québécoises, les membres du SPUQ–CSN ont considéré qu’une intensification des moyens de pression, comprenant un mandat de cinq jours de grève, était le seul moyen pour faire entendre raison à l’employeur.

              Les professeurs et les maîtres de langue de l’UQAM intensifient les moyens de pression

              Réuni en assemblée générale aujourd’hui, le syndicat des quelque 980 professeurs et maîtres de langue de l’UQAM a voté en faveur d’une intensification des moyens de pression pour ramener la direction de l’institution à la table de négociation.

              Par un vote clair, l’assemblée générale s’est prononcé pour le déclenchement de cinq jours de grève dès le 16 mars dans une proportion de 76 %. « Le résultat du vote démontre que nous sommes déterminés à obtenir une fois pour toute des conditions de travail comparables à ce qu’offrent les autres universités québécoises à nos collègues professeurs, a déclaré la présidente du SPUQ–CSN, Michèle Nevert. Notre exaspération est à son comble devant l’attitude patronale qui retarde indument la négociation. Nous voulons un règlement maintenant! »

              Après plus de 21 mois de négociation et tous les moyens déployés par le syndicat pour obtenir, entre autres, des conditions de travail équivalentes aux professeurs des autres universités québécoises, les membres du SPUQ–CSN ont considéré qu’une intensification des moyens de pression, comprenant un mandat de cinq jours de grève, est le seul moyen pour faire entendre raison à l’employeur.

              Les professeurs de l’UQAM en grève reçoivent de nombreux appuis !

              Les représentants de syndicats et associations de professeur-es de nombreuses universités ont parlé d’une seule et même voix ce midi : ils ont donné leur appui aux membres du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ–CSN), en grève aujourd’hui.

              À l’occasion de brèves allocutions prononcées à la Grande Place du pavillon Judith- Jasmin dans le cadre de cette journée de grève, les professeur-es et maîtres de langue de l’UQAM ont en effet reçu des messages de solidarité provenant de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université, ainsi que des syndicats de professeur-es de Concordia, de l’Université du Québec à Trois-Rivières, de l’Université du Québec à Chicoutimi, de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, de l’Université du Québec en Outatouais, de l’Univesité du Québec à Rimouski-Lévis, de TÉLUQ et de l’Université de Sherbrooke. Le président du syndicat des étudiants empoyé-es a aussi donné son appui, ce midi.

              Le SPUQ–CSN a déjà reçu l’appui des professeur-es de l’Université McGill et du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université du Québec à Montréal (SCCUQ-CSN).

              En rencontre avec la presse, la présidente du SPUQ–CSN, Michèle Nevert, a rappelé que « cette journée de grève a pour objectif d’amener l’administration de l’UQAM à effectuer un dépôt complet de ses offres en réponse aux demandes syndicales pour discussions par la suite. » Elle a aussi ajouté : « nous avons fait la démonstration que nous avons été très patients et très raisonnables ».

              En effet, la convention collective est échue depuis le 31 mai 2007. Le projet syndical avait été déposé avant son échéance. La demande principale des professeur-es porte sur l’embauche, sur quelques années, de 300 nouveaux professeur-es. Les professeur-es de l’UQAM souhaitent également obtenir des conditions salariales équivalentes à celles de leurs collègues des autres universités québécoises. Le comité exécutif du SPUQ–CSN possède le mandat de déclencher trois autres journées de grève s’il n’y a pas de progrès à la table de négociation.

              Le SPUQ–CSN représente quelque 1000 professeur-es et maîtres de langue.

              Recettes records, sécurité à la baisse

              L’écart se creuse dans les négociations entre la direction du Casino de Montréal et ses 190 agents de sécurité en lock-out depuis le 27 août. Au lieu de colmater le manque de sécurité à l’établissement de Loto-Québec, les négociateurs patronaux viennent de proposer la suppression de plusieurs postes à temps complet d’agent de sécurité et la modification d’autres en postes à temps partiel.

              Pourtant, selon La Pressedu 29 janvier, la société d’État vient d’enregistrer un des trimestres les plus forts de son histoire pour ses trois casinos à Montréal, Lac-Leamy et Charlevoix, avec des recettes de 193 millions $ pour les trois derniers mois de 2008.

              « Nous sommes convaincus qu’il y a plusieurs mineurs et clients interdits qui entrent régulièrement au Casino de Montréal depuis le début du lock-out, il y a cinq mois. Or, au cours des derniers jours, la direction a proposé au syndicat une réduction d’effectifs inacceptable tout autant qu’inapplicable qui aura pour effet de faire durer ce conflit et de restreindre le niveau de sécurité au Casino, si elle s’appliquait. Et ce, dans un contexte de profits records. C’est indécent! »

              Cette proposition arrive après plusieurs séances de conciliation où le syndicat avait soumis des avenues de compromis, dans un effort de garder un horaire de travail acceptable à ses membres tout en satisfaisant les besoins opérationnels de l’employeur. Ces propositions, dont une contre-proposition syndicale sur toutes les questions en litige déposées, le 16 décembre dernier, ont été rejetées du revers de la main par la direction.

              Rick Scopelleti remarque que la stratégie des dirigeants du casino ne semble pas en être une de résolution des désaccords entre les partis.

              « Nous ne comprenons pas l’approche d’un employeur qui, au lieu de négocier un compromis acceptable, continue de proposer des façons de plus en plus farfelues d’organiser le travail au casino. Il est le temps que les responsables politiques de cette société d’État surveillent ce qui se passe au Casino à l’île Notre-Dame, » a conclu M. Scopelleti.

              Recettes records, sécurité à la baisse

              L’écart se creuse dans les négociations entre la direction du Casino de Montréal et ses 190 agents de sécurité en lock-out depuis le 27 août. Au lieu de colmater le manque de sécurité à l’établissement de Loto-Québec, les négociateurs patronaux viennent de proposer la suppression de plusieurs postes à temps complet d’agent de sécurité et la modification d’autres en postes à temps partiel.

              Pourtant, selon La Pressedu 29 janvier, la société d’État vient d’enregistrer un des trimestres les plus forts de son histoire pour ses trois casinos à Montréal, Lac-Leamy et Charlevoix, avec des recettes de 193 millions $ pour les trois derniers mois de 2008.

              « Nous sommes convaincus qu’il y a plusieurs mineurs et clients interdits qui entrent régulièrement au Casino de Montréal depuis le début du lock-out, il y a cinq mois. Or, au cours des derniers jours, la direction a proposé au syndicat une réduction d’effectifs inacceptable tout autant qu’inapplicable qui aura pour effet de faire durer ce conflit et de restreindre le niveau de sécurité au Casino, si elle s’appliquait. Et ce, dans un contexte de profits records. C’est indécent! »

              Cette proposition arrive après plusieurs séances de conciliation où le syndicat avait soumis des avenues de compromis, dans un effort de garder un horaire de travail acceptable à ses membres tout en satisfaisant les besoins opérationnels de l’employeur. Ces propositions, dont une contre-proposition syndicale sur toutes les questions en litige déposées, le 16 décembre dernier, ont été rejetées du revers de la main par la direction.

              Rick Scopelleti remarque que la stratégie des dirigeants du casino ne semble pas en être une de résolution des désaccords entre les partis.

              « Nous ne comprenons pas l’approche d’un employeur qui, au lieu de négocier un compromis acceptable, continue de proposer des façons de plus en plus farfelues d’organiser le travail au casino. Il est le temps que les responsables politiques de cette société d’État surveillent ce qui se passe au Casino à l’île Notre-Dame, » a conclu M. Scopelleti.

              28 novembre 2008 – Lock – out au Casino de Montréal : reprise des pourparlers

              Lock-out au Casino de Montréal : reprise des pourparlers

              Les pourparlers entre le syndicat CSN représentant les 190 agents de sécurité au Casino de Montréal et à la Société des casinos du Québec reprennent, aujourd’hui, en présence d’un conciliateur. Il s’agit de la première rencontre formelle entre les deux parties depuis deux mois.

              Le moment est propice. Les membres de l’unité sécurité du Syndicat des employés de la Société des casinos du Québec (CSN) entament, aujourd’hui, leur quatrième mois de lock-out. Dans le but de dresser un portrait global de toute cette histoire, un groupe d’agents de sécurité rendront visite, ce matin, aux divers médias de Montréal afin de distribuer une pochette de presse aux journalistes de la ville.

              Selon leur porte-parole, Rick Scopelleti, les membres du syndicat voient des joueurs compulsifs sur la liste d’auto-exclusion au Casino de Montréal y rentrent sans entrave depuis le déclenchement de ce lock-out, le 27 août.

              « Il est clair qu’un drame social se produit en l’absence du corps de sécurité professionnel et expérimenté, a dit M. Scopelleti. Que de vraies négociations se tiennent, et vite! »

              Le Syndicat des employées et employés de la Société des Casinos du Québec est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).


              Source : CSN – 28 novembre 2008

              Pour renseignements : Lyle Stewart, conseiller au Service des communications de la CSN, tél. : 514 796-2066

              Multi-Marques : retour au travail

              Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de distribution Multi-Marques (CSN), à Laval, qui regroupe plus de 160 personnes, a signé une nouvelle convention collective cet après-midi. Vendredi dernier, 89 % des membres avaient acquiescé à la recommandation du médiateur, par vote secret. En lock-out depuis le 19 mai dernier, les syndiqués reprendront progressivement le travail d’ici la fin du mois.

              Puisque le contrat de travail était échu depuis le 21 septembre 2001, les travailleurs recevront rétroactivement 3 % d’augmentation salariale par année pour 2001, 2002 et 2003. En 2004 et 2005, ils toucheront des hausses de salaire de 2,6 % par année. L’entente prendra fin en septembre 2006. De plus, les employés permanents auront droit à six congés de maladie payés annuellement. Auparavant, ils n’en avaient aucun.

              Quant aux employés temporaires, ils auront maintenant accès, entre autres, à des avantages tels que des congés d’anniversaire, sociaux et mobiles.

              En ce qui concerne la sous-traitance, un item majeur des négociations, elle sera limitée. Les salariés permanents seront dorénavant protégés contre elle dans une proportion de 70 %. Si d’autres travailleurs (compris dans le 30 %) devaient perdre leur emploi en raison de la sous-traitance ou d’un transfert, ils bénéficieront désormais d’un régime d’indemnisation. Ainsi, ceux qui comptent 10 ans et moins d’ancienneté recevront une indemnité équivalente à une semaine de salaire par année. Après dix ans, ils percevront l’équivalent d’une semaine et demie de revenu par chaque année travaillée.

              Entre autres gains du syndicat, six nouveaux postes permanents seront créés.

              Pour Yves Bourguignon, président du syndicat, la lutte contre la sous-traitance représentait « une question de survie ». « Nous nous battons pour garder nos emplois », disait-il. Bien sûr, « il s’agit d’une excellente entente », commente-t-il.

              Rappelons que dans une décision rendue le 22 juillet dernier, la Commission des relations du travail avait émis une ordonnance afin de forcer Multi-Marques Distribution, le plus important producteur de pain au Québec, à ne plus utiliser de briseurs de grève.

              Une ordonnance oblige Multi-Marques à cesser de faire appel à des briseurs de grève

              Une ordonnance oblige Multi-Marques à cesser de faire appel à des briseurs de grève

              La Commission des relations du travail a émis une ordonnance afin de forcer Multi-Marques Distribution, le plus important producteur de pains au Québec, à ne plus utiliser les services de briseurs de grève. Rappelons que le 18 mai dernier, l’entreprise a mis en lock-out 162 employé-es à son centre de Laval, le plus important complexe de ses huit établissements de boulangerie et distribution.

              Dans sa décision émise le 22 juillet, la commissaire Andrée St-Georges a en effet ordonner à Multi-Marques de cesser d’utiliser à Laval les services de salariés ou de cadres travaillant dans un autre de ces établissements. Elle ordonne aussi de ne plus affecter d’autres salariés de son centre de Laval pour faire le travail des syndiqué-es en lock-out.

              Cette ordonnance fait suite au rapport d’enquête du ministère du Travail. Il y a un mois, l’enquêteur du ministère avait conclu que Multi-Marques contrevenait aux dispositions anti-briseurs de grève du Code du travail. La commissaire ordonne en outre de ne plus utiliser les services de huit personnes qui contrevenaient aux dispositions anti-briseurs de grève lors de l’enquête du ministère du Travail.

              Rappelons que les employé-es du Centre de distribution de Laval s’opposent à ce que Multi-Marques donne leur travail en sous-traitance. « Pour nous, c’est une question de survie. Nous nous battons pour garder nos emplois », affirme le président du syndicat, Yves Bourguignon.

              Multi-Marques produit les pains de marques suivantes : Bon matin, Chaumière d’or, Durivage, Gailuron, New-York New-York, Petite Douceur et Pom. Au centre de Laval, ceux et celles qui sont en lock-out voient normalement à la distribution de ces produits de boulangerie sur une bonne partie du territoire du Québec. Le lock-out touche également les mécaniciens du garage du centre de Laval.

              Tournée d’hommes-sandwiches du syndicat de Multi-Marques

              Vous vous souvenez de ces hommes-sandwiches qui déambulaient, pancartes sur le dos, pour faire la promotion d’un produit ? Cette fois-ci, c’est le Syndicat des travailleurs du Centre de distribution et du garage de la boulangerie Multi-Marques Laval (CSN) qui utilise ce moyen pour faire connaître sa cause. En lock-out depuis le 19 mai dernier, des hommes-sandwiches membres du syndicat entreprennent en effet, à compter de demain, une tournée d’information sur les enjeux de négociation. Pour l’occasion, ils diffuseront des tracts au marché d’alimentation L’Inter-Marché, situé au 1000, Mont-Royal Est (station de métro Mont-Royal) à compter de 11 heures.

              Une lutte pour l’emploi

              « En plus des hausses de salaire nous permettant de rattraper l’augmentation du coût de la vie, nous voulons obtenir une meilleure protection de nos emplois contre la sous-traitance », a résumé le président du syndicat, Yves Bourguignon.

              En effet, les pourparlers entre les parties patronale et syndicale achoppent principalement sur les demandes d’augmentations de salaire, sur la clause de protection des emplois contre le recours à la sous-traitance et sur le statut des employés temporaires. Pour une convention collective d’une durée de trois ans, les travailleurs souhaitent recevoir des hausses salariales totalisant 2,25 $ l’heure. Le contrat de travail est échu depuis le 21 septembre 2001.

              Le syndicat CSN regroupe 160 employé-es.

              C’est la Fédération du commerce de la CSN (FC-CSN) qui les représente en négociation.

              Mutli-Marques appartient à Canada Bread, elle-même propriété de Aliments Maple Leaf, qui occupe une grande place sur le marché canadien de l’alimentation. En hausse, les bénéfices d’Aliments Maple Leaf sont passés de 57,4 M$ à 84,6 M$ en l’espace de deux ans.

               

              Les employé-es de Multi-Marques manifestent à Ville Saint-Laurent

              En lock-out depuis le 19 mai, les travailleurs de l’entrepôt et du garage de la boulangerie  Multi-Marques de Laval manifesteront devant l’entreprise IT Distribution à Ville Saint-Laurent, le mardi 17 juin, à 10 heures. Principalement affectés à l’expédition des pains Multi-Marques, les employé-es, membres d’un syndicat affilié à la CSN, accusent leur employeur de contourner les dispositions antibriseurs de grève contenues dans le Code du travail du Québec en confiant leurs tâches à la compagnie IT Distribution.

              Le président du Conseil central du Montréal métropolitain (CSN), Arthur Sandborn, le président de la Fédération du commerce de la CSN, Jean Lortie, et le président du syndicat, Yves Bourguignon, participeront à la manifestation et s’adresseront aux syndiqué-es en conflit de travail.

              Un enquêteur du ministère du Travail du Québec et le syndicat se sont rendus chez IT Distribution le vendredi 13 juin pour voir si la compagnie Multi-Marques déroge aux mesures du code interdisant l’utilisation les briseurs de grève. Le syndicat entend déposer de nouvelles plaintes relativement aux activités que Multi-Marques fait accomplir chez IT Distribution, et cela, en vertu des articles du code du travail.

              Des scabs

              Dans un rapport rendu public le 5 juin,  un enquêteur du ministère du Travail constate que Multi-Marques a fait appel à des briseurs de grève à son entreprise de Laval. À la suite d’une visite effectuée le 28 mai, il a observé que Multi-Marques avait embauché huit briseurs de grève et commis une vingtaine d’infractions.

              Salaires et sous-traitance

              Les pourparlers entre les parties patronale et syndicale achoppent principalement sur les demandes d’augmentations de salaire , la clause de protection des emplois contre le recours à la sous-traitance et le statut des employés temporaires. Les travailleurs souhaitent signer une convention collective d’une durée de trois ans. Le contrat de travail est échu depuis le 21 septembre 2001.

              Le syndicat CSN regroupe 160 employés.

              C’est la Fédération du commerce de la CSN (FC-CSN) qui les représente en négociation.

              Rappelons qu’en 1999-200, les 48 employées de bureau de Multi-Marques à Laval avaient dû recourir à la grève dans le but de signer une premières convention collective CSN. Au terme d’un conflit de sept mois, elles avaient repris le travail progressivement en juillet 2000.

              Lock-out au Centre de distribution Multi-Marques (Canada Bread)

              Les 170 salarié-es du Centre de distribution Multi-marques de Laval sont en lock-out depuis le dimanche 18 mai. Ce même jour, lors d’une assemblée générale marquée par une forte participation, les travailleurs ont rejeté les offres patronales dans une proportion de 86 % et ont ensuite voté la grève (91 %). L’employeur a cependant pris les devants en décrétant rapidement un lock-out.

              Le conflit porte principalement sur la durée de la convention collective, sur les salaires, les régimes d’assurance collective et de retraite, la sous-traitance et sur des mesures de rattrapage pour les travailleurs temporaires.

              Enquête sur des briseurs de grève

              Les travailleuses et les travailleurs en lock-out observent quotidiennement la rentrée au travail de personnes qui pourraient être des travailleurs de remplacement. La CSN fait actuellement une demande d’enquête auprès du ministère du Travail pour faire respecter les dispositions anti-briseurs de grève prévues au Code du travail du Québec. Au cours de l’hiver 1999-2000, qui fut particulièrement rigoureux, les employé-es de bureau du Centre de distribution Multi-marques avaient vécu un dur conflit. Peu après, en achetant l’entreprise, Canada Bread avait fait état de ses nouvelles valeurs en matière de relations de travail.

              « Nous nous étonnons de la manière d’agir de cet employeur », commente Jean Lortie, président de la Fédération du commerce-CSN. « À la place d’un changement d’attitude, nous retrouvons plutôt le même modèle de rapports conflictuels entre cet employeur et ses salariés ». Les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de distribution Multi-marques de Laval (CSN) espèrent en arriver à une convention collective négociée. L’entreprise est située au 3443, avenue François-Hugues, à Laval.