Manifestation historique contre le démantèlement de Radio-Canada/CBC

Jamais dans l’histoire du Québec, ni du Canada, nous avons vu une manifestation d’une telle envergure tenue à la défense de Radio-Canada/CBC. En contrepartie, jamais les craintes de perdre le diffuseur public n’ont été partagées par autant de citoyennes et de citoyens.

Sentant l’urgence d’agir, plus de 25 000 personnes, de partout à travers le Québec et à Moncton, ont répondu à l’appel d’un citoyen et ont tenu des rassemblements populaires contre le démantèlement et pour le maintien des services de la SRC.

Nicolas Bédard, celui qui a eu l’idée d’organiser le rassemblement, a fermé la marche à Montréal en lançant un appel à tous : « Cette manifestation historique ne doit pas rester lettre morte. Certes, nous nous sommes fait entendre. Nous tenons à notre diffuseur public ! Mais notre implication doit se poursuivre. D’autres actions sont prévues. Et surtout, il y aura des élections en 2015 et le diffuseur public doit être un enjeu de ce scrutin. »

Tous amis de Radio-Canada et J’aime Radio-Canada, les deux principales campagnes pour la sauvegarde de Radio-Canada, ont répondu à l’appel citoyen de Nicolas Bédard en appuyant son initiative.

Les porte-parole politiques des campagnes ont applaudi l’initiative citoyenne d’une seule voix en soulignant que la Maison de Radio-Canada est la maison de toute la population et le phare culturel pour les francophones partout au au pays. La SRC a besoin d’un financement accru, stable et prévisible pour réaliser son mandat. Mais avant tout, la SRC a besoin d’un nouveau gouvernement à Ottawa, un gouvernement qui croit à la mission unique de notre diffuseur public.

Des rassemblements pour Radio-Canada se tenaient simultanément à Montréal, Moncton, Québec, Gaspé, Matane, Rimouski, Saguenay, Sept-îles, Sherbrooke et Trois-Rivières.

Les organisations syndicales appellent les gouvernements à suspendre les négociations

La Confédération syndicale internationale (CSI) et les organisations syndicales québécoises, dont la CSN, ont appelé les gouvernements à suspendre les négociations sur l’ « Accord de partenariat transpacifique », critiquant le secret et le biais corporatiste dont est, selon elle, empreint ce processus. Cette semaine, elles ont écrit à cet effet au premier ministre Stephen Harper et diffusé un communiqué de presse.

M. Harper,

Nous déplorons le fait que les négociations sur le Partenariat transpacifique (PTP) se poursuivent bien qu’elles se fondent sur une logique défectueuse et se déroulent dans le plus grand secret.

Nous vous avons déjà prévenu à l’effet que les propositions sur la table ne mèneront pas à une économie mondiale plus stable, égalitaire et sécuritaire et avons demandé que les négociations soient sérieusement réorientées vers ces objectifs. Le mouvement syndical a plaidé à maintes reprises en faveur d’un accord équilibré qui serve les intérêts de toute la population, pas seulement ceux des multinationales. Malgré cela, il nous faut constater qu’aujourd’hui :

1. Le chapitre sur l’environnement, qui a fait l’objet d’une fuite, ne contient aucune disposition visant à assurer l’application des mesures de protection de l’environnement et il ne prend même pas en considération le besoin d’agir pour atténuer les changements climatiques.

2. Le chapitre sur l’investissement adopte une définition très large de l’investissement et permet l’accès des investisseurs à un mécanisme de règlement des différends contre les gouvernements qui les favorise. Les organisations syndicales, de la société civile, les chercheurs universitaires, les experts en droit, des parlementaires au niveau local et national ont tous exigé l’exclusion du mécanisme de règlement des différends investisseurs-État mais ces appels n’ont toujours pas été entendus.

3. La version fuitée du chapitre sur les droits de propriété intellectuelle nous prouve que les gouvernements négocient l’institutionnalisation d’un régime sans précédent de protection des brevets, y compris sur les médicaments. Cela va rendre les médicaments inaccessibles pour des millions de personnes et les autorités publiques, mais va faire grimper les profits des multinationales pharmaceutiques.

4. Selon l’information disponible, les négociateurs du PTP tentent de rabaisser pratiquement tous les marchés publics (nationaux, régionaux, locaux, municipaux) à des soumissions devant obéir à des règles internationales très restrictives. Les organisations syndicales ont depuis toujours affirmé que les gouvernements doivent maintenir leur capacité d’accorder la priorité aux objectifs de politique publique comme la création d’emplois, la protection de l’environnement et des droits humains et du travail quand ils accordent des contrats aux entreprises privées pour pouvoir réaliser leur mission.

5. De façon similaire, les organisations syndicales et de la société civile se sont constamment et vigoureusement opposées à toute tentative de restreindre la capacité des gouvernements de légiférer et de réglementer pour promouvoir et protéger la santé, la sécurité et le bien-être général de leurs citoyen-ne-s. Cependant, le chapitre sur la « cohérence réglementaire » du PTP et celui sur les services et la transparence leur impose de sévères restrictions et intensifie l’influence des entreprises dans le processus et le contenu de la règlementation. Selon l’information disponible, le chapitre sur les services comprend une série de restrictions au pouvoir des gouvernements de réglementer le secteur financier de manière à atteindre plus de stabilité économique et à faire preuve de prudence financière.

6. Étant donnée l’incapacité des chapitres sur le travail négociés jusqu’à maintenant de produire des améliorations significatives pour les travailleurs et les travailleuses, les organisations syndicales des pays participant aux négociations sur le PTP exigent des gouvernements qu’ils adoptent un chapitre sur le travail qui incluent les normes les plus élevées internationalement, doté d’un mécanisme d’application effectif, en plus de plusieurs autres innovations. Nous n’avons aucune indication à l’effet que les propositions syndicales sont correctement prises en compte dans le PTP. Au contraire, certaines propositions constituent des reculs par rapport aux chapitres sur le travail existants dans d’autres traités.

Garder les textes et les mandats de négociation à l’abri d’un examen public n’est pas une pratique acceptable pour un « accord du XXIe siècle » dont on dit qu’il constituera une référence. Pour pouvoir créer des accords équilibré et inclusif, les gouvernements doivent rendre public les documents pertinents qui vont permettre aux parlements et à la société civile d’y apporter leur contribution, de même que d’alerter la population des dangers potentiels à un stade précoce des négociations, en tout cas, bien avant que les accords ne soient conclus.

De plus, nous trouvons préoccupant qu’il n’y ait eu aucune étude indépendante d’impact économique, social et environnemental pour chacun des pays avant ou pendant les négociations. Les quelques évaluations économiques qui ont été faites se sont révélées incomplètes, voire défectueuses sur les plans de leur méthodologie et de leurs hypothèses de base. Ce qui signifie que les négociateurs ne sont pas bien informés des conséquences de l’accord sur les travailleurs, sur les consommateurs, sur les petites et moyennes entreprises, sur l’environnement, sur les budgets nationaux liés à la santé ni sur les systèmes politiques démocratiques, entre autres. C’est pourquoi l’exclusion des parlements, des organisations syndicales et de celles de la société civile d’une participation significative aux négociations est encore plus inacceptable à nos yeux.

Comme toutes les préoccupations syndicales majeures ont été ignorées, les organisations syndicales des pays participant aux négociations sur le PTP demandent à leur gouvernement respectif de suspendre les négociations jusqu’à ce qu’ils obtiennent un mandat clair issu d’un processus transparent. Enfin, nous souhaitons pouvoir vous rencontrer pour discuter de nos préoccupations concernant le Partenariat transpacifique à un moment de votre convenance.

Bien à vous, Sharan Burrow, secrétaire générale, Confédération syndicale internationale (CSI) François Vaudreuil, président, Centrale des syndicats démocratiques (CSD) Jacques Létourneau, président, Confédération des syndicats nationaux (CSN) Daniel Boyer, président, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

Compression majeure sur fond de corruption

L’Hôpital général juif de Montréal doit faire la plus importante compression budgétaire dans la région montréalaise avec près de 16 M$ pour l’année en cours. Cette coupe dépasse celle effectuée dans certains CSSS de taille plus importante, qui regroupent plusieurs établissements.

« Alors que l’UPAC enquête sur un vaste stratagème de corruption à l’Hôpital général juif, le gouvernement libéral fait malgré tout payer la note aux travailleuses et aux travailleurs qui n’ont pourtant rien à voir avec ces détournements de fonds », avance Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Il serait pourtant opportun de prendre un temps d’arrêt pour analyser l’impact des malversations d’anciens cadres sur les difficultés budgétaires de cet établissement. Il serait indécent que l’austérité libérale serve à rembourser les malversations et les gonflements de facture attribuables à la mauvaise gestion.

En tout, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôpital général juif – Sir Mortimer B. Davis – Jewish General Hospital (CSN) estime que près de 200 postes ont été abolis dans l’ensemble de l’hôpital depuis le début de l’année. De ce nombre, 23 étaient situés dans les cuisines. « Depuis deux semaines, les cabarets des cuisines doivent être transportés par des infirmières ou des préposé-es qui sont déjà surchargés », explique Sylvain Brunelle, président du syndicat local CSN. Ce dernier ajoute que les feuilles de route du personnel d’entretien ménager ont été allongées de telle sorte que l’hôpital sera moins propre et qu’on risque de favoriser la présence de microbes pathogènes.

« La fusion de l’Hôpital général juif dans un CISSS mammouth va créer un casse-tête administratif de premier ordre affectant inévitablement les services à la population », ajoute Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). De fait, les établissements qui seront réunis sous un même chapeau administratif ne disposent même pas de logiciels compatibles entre eux. De plus, les centaines de suppressions de postes à venir vont générer un vaste mouvement de main-d’œuvre à travers toute cette nouvelle structure, ce qui va déstabiliser et démoraliser le personnel pendant plusieurs mois ou même des années.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux partout au Québec.

Des travailleurs affiliés à la FEESP-CSN manifestent à Vaudreuil-Dorion contre le projet de loi 3 sur les retraites

Près de 60 travailleuses et travailleurs se sont réunis hier à Vaudreuil-Dorion pour distribuer des tracts à la population et protester contre les assauts du gouvernement envers les régimes de retraite du secteur municipal. Cette action locale s’inscrit dans la suite des actions semblables qui se déroulent dans différentes régions du Québec depuis quelques semaines.

« Nous sommes ici aujourd’hui pour poursuivre notre entreprise de sensibilisation de la population à l’égard des attaques du gouvernement Couillard envers les régimes de retraite du secteur municipal et les compressions à venir dans de multiples domaines », a souligné Yvon Godin, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics – CSN (FEESP – CSN).

Le ministre intraitable sur le principe du projet de loi

Outre le report du début des négociations en vue de la restructuration des régimes et l’encadrement de la possibilité de suspendre l’indexation automatique des rentes des retraité-es, le ministre a conservé la plupart des mesures excessives du projet de loi qui est présentement à l’étude. Parmi celles-ci, notons la capitalisation de tous les régimes à 100 % et le partage des coûts sur les déficits futurs ainsi que sur le service passé, qui ont été vertement dénoncés en commission parlementaire.

Une lutte de tous les instants à venir

Pour Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie – CSN, il est clair que le projet de loi 3 vient concrétiser le début de la politique d’austérité du gouvernement. « On voit bien quelles étaient les réelles intentions des libéraux, qui se servent des travailleuses et des travailleurs municipaux pour donner le ton de l’automne. Ça augure très mal pour les travaux sur les autres régimes des secteurs universitaire et privé et pour l’ensemble des programmes et des services des Québécois, qui vont passer dans le tordeur », a-t-elle enchaîné.

« Il faut dire non au virulent projet de loi 3 contre les travailleurs, non à des compressions purement idéologiques qui vont venir complètement saccager le modèle social que les Québécois se sont donné », a finalement conclu Annette Herbeuval.

Un instrument dont le seul but est d’affaiblir les conditions des travailleurs

La CSN dénonce la récupération politique de l’Assemblée nationale autour de l’adoption de la motion caquiste sur les régimes de retraite des députés faite au bénéfice du plan d’austérité.

« Si le gouvernement considère qu’il y a un problème sur les régimes de retraite des députés et au sujet de leur rémunération globale, qu’il le traite comme tel, mais qu’il ne vienne pas utiliser de façon politique ce dossier pour tirer tout le monde vers le bas », souligne Denis Marcoux, président de la Fédération des employé-es et employés de services public (FEESP-CSN).

D’après la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque, le fait de s’astreindre à des mesures un peu plus contraignantes, bien loin par ailleurs de celles contenues dans le projet de loi 3, ne fait pas en sorte de rendre ce projet de loi plus acceptable.

« La stratégie du gouvernement est claire : il cherche à satisfaire l’opinion publique en signifiant à la population que les travailleurs municipaux ne seront pas les seuls à devoir se serrer la ceinture, mais que les député-es devront aussi faire leur part. Au fond, cette motion vient cautionner la politique d’austérité et légitimer le nivellement vers le bas de l’ensemble des conditions de travail des travailleuses et des travailleurs », conclut-elle.

Un choix irresponsable et dangereux

La CSN dénonce avec vigueur les nouvelles coupes imposées aux réseaux universitaire et collégial. Un choix irresponsable et dangereux de la part du gouvernement libéral qui, une fois de plus, s’attaque au modèle québécois avec ses politiques d’austérité effrénées.

Un choix irresponsable

Pour la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), la Fédération des professionnèles (FP-CSN) et la CSN, les coupes de 20 millions de dollars dans le réseau collégial, qui s’ajoutent à celles de 109 M$ imposées depuis quatre ans, et de 30 millions pour les universités, somme qui totalise 200 M$ de compressions cette année, auront des conséquences désastreuses pour ces institutions, ceux qui les fréquentent et les salarié-es qui y œuvrent. « Il est complètement irresponsable d’imposer des coupes d’une telle ampleur aux établissements d’enseignement supérieur qui souffrent d’un financement inadéquat, et ce, en plein milieu de l’exercice financier », dénonce Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN et responsable du dossier de l’éducation.

Une attaque frontale

Pour la CSN et ses fédérations, s’attaquer de la sorte au réseau collégial ainsi qu’aux universités est un jeu dangereux pour l’avenir du Québec. « L’éducation est la pierre angulaire du développement du peuple québécois. Nous devons la protéger et la renforcer. En agissant de la sorte, le gouvernement de Philippe Couillard fragilise dangereusement notre système d’éducation. C’est le développement de la société qui est menacée, note Véronique De Sève. Ces compressions mettent en péril le soutien à l’apprentissage ainsi que toutes les mesures particulières visant la réussite, la persévérance et la vie socioculturelle et sportive dans les établissements. »

Le 29 novembre à Montréal et à Québec

La FNEEQ-CSN, la FEESP-CSN, la FP-CSN et la CSN invitent les Québécoises et les Québécois à prendre la rue massivement le 29 novembre prochain à Montréal et à Québec afin de faire comprendre au gouvernement qu’il joue à un jeu dangereux, pour lequel il n’a jamais été mandaté. « Il est encore temps d’arrêter ce gouvernement avant qu’il saccage tout ! », conclut la vice-présidente de la CSN.

À propos

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) compte plus de 400 syndicats affiliés représentant environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. La Fédération des professionnèles (F-CSN) représente plus de 8000 professionnel-les, techniciennes et techniciens, œuvrant dans différents secteurs d’activité.

L’APTS, la CSN, la CSQ et la FTQ unissent leur voix contre le projet de loi 10

À l’occasion de la dernière journée de consultation sur le projet de loi n° 10 modifiant l’organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux, l’APTS, la CSN, la CSQ et la FTQ unissent leur voix pour signifier leur vive opposition au projet mammouth du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette.

La centralisation des pouvoirs dans les mains du ministre est une aberration. «Le ministre s’octroie des pouvoirs de nomination sans précédent, s’offusque la présidente de la CSQ, Louise Chabot. Des membres des conseils d’administration des nouveaux établissements en passant par leurs Directeurs généraux, tous seront directement redevables au ministre. Cette centralisation excessive aura pour effet direct d’éloigner la population de leur établissement. Le problème sera particulièrement visible en région. Les établissements de proximité connaissent bien leur population et leurs besoins. Les nouvelles structures mastodontes éloigneront les citoyens des centres de décision. Il s’agit d’une véritable atteinte à la démocratie.»

«Nos organisations l’ont toutes souligné au ministre : ce projet de loi ne doit pas être adopté, ajoute le président de la FTQ, Daniel Boyer. La CSN participait aujourd’hui à la Commission parlementaire sur le projet de loi 10. le vice-président de la CSN, Jean Lacharité était accompagné du conseiller syndical Jean Dalcé, du président de la FP–CSN, Michel Tremblay, du vice-président de la FSSS–CSN, Guy Laurion et de la conseillère syndicale Anne Pineau. Et nous ne sommes pas les seuls. La très grande majorité des intervenants qui sont passés devant la commission ont souligné à gros traits les risques que font peser sur le réseau le projet de loi 10. Seules les chambres de commerce ont applaudi. On ne peut pas faire une réforme de cette ampleur sans l’appui des principaux acteurs que sont le personnel du réseau, les établissements, les patients, le milieu communautaire et même les médecins. Ce n’est pas possible. Le ministre doit impérativement reculer. La population n’a pas voté pour se faire imposer des réformes sans consultation.»

Pour les organisations syndicales, il n’y a pas de véritables économies à réaliser avec ce projet. «La création des CSSS était supposée diminuer les structures et le nombre de cadres, indique le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Dix ans après leur mise en place, c’est précisément le contraire qui s’est produit. Il n’y a jamais eu autant de cadres qu’en ce moment dans le réseau. La création de méga structures ne fait jamais diminuer l’encadrement. Si le passé est garant de l’avenir, dans dix ans, les cadres auront été recasés dans l’appareil. Le projet de loi 10 vient également menacer les missions sociales du réseau car les budgets actuellement dévolus aux centres jeunesse et aux centres de réadaptation risquent d’être aspirés par les besoins des hôpitaux. »

Par surcroit, le projet de loi ne répond en rien aux problèmes du réseau. «Jouer dans les organigrammes ne fera rien pour diminuer les listes d’attente, améliorer l’accessibilité et réduire la pression à la performance pour le personnel du réseau. La priorité d’un ministre de la Santé doit être l’accès aux services. On a déjà joué dans le film «brassage de structures» et on sait ce que ça donne sur le terrain : encore plus d’incertitudes et une quantité astronomiques d’énergies gaspillées à des fins administratives, au lieu de se concentrer sur les services. La dernière chose dont le personnel et la population ont besoin, c’est une énième réforme des structures. Le ministre doit mettre à la poubelle sa réforme et faire une véritable consultation», de conclure la présidente de l’APTS, Carolle Dubé.

La CSN fière partenaire des RIDM

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est fière de s’associer cette année encore aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) qui se poursuit jusqu’au 23 novembre. « La CSN s’implique depuis de nombreuses années dans des événements culturels et artistiques, a mentionné le président de la CSN, Jacques Létourneau. L’art peut être un puissant agent de transformation de la société. Les RIDM permettent aux citoyennes et aux citoyens de mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent et les causes des transformations qui les touchent au quotidien. En outre, le documentaire engagé ouvre des horizons nouveaux et des portes qui peuvent permettre l’implication militante. C’est important de comprendre ses droits et les motivations de celles et de ceux qui militent pour changer les choses. Le RIDM permet tout cela. »

Pour cette édition du RIDM, la CSN présente dix longs métrages et un Webdocumentaire : • Once Upon A Time, par Karim Oz (Turquie) • Trick or Treaty (Idle No More), par Alanis Obomsawin (Canada) • The Overnighters, par Jesse Moss (États‐Unis) • Maïdan, par Sergei Loznitsa (Ukraine) • We Come As Friends, par Hubert Sauper (France/Autriche) • Casse, par Nadège Trébal (France) • Moug, par Ahmed Nour (Egype/Maroc) • The Secret Trial 5, par Amar Wala (Canada) • Wheelchair Warrior, par Martin Duckworth (Canada) • Les 18 fugitives, par Amer Shomali (France/Palestine) • Points of View, Webdocumentaire, par Zohar Kfir (Canada/Palestine/Israel)

La CSN s’associe aussi au tout premier jury étudiant en tant que présentateur du premier Prix Étudiant. Ce jury sera accompagné de Caroline Zéau, maître de conférences à l’Université de Picardie Jules Verne, à Amiens.

« La programmation du RIDM nous interpelle et c’est avec un grand enthousiasme que nous avons décidé de poursuivre notre association, a ajouté Jacques Létourneau. Partout dans le monde, des hommes et des femmes se lèvent pour s’opposer aux inégalités et pour proposer un monde meilleur. Au Québec, les manifestations de protestation sont nombreuses pour empêcher la détérioration de notre environnement. Et depuis quelques semaines, les mesures d’austérité, qui ont échoué partout sur la planète, sont fortement contestées ici. Les mobilisations seront nombreuses pour empêcher les tentatives du gouvernement Couillard de démanteler l’État social du Québec. Dans ce contexte, le RIDM est pertinent. »

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale libre et indépendante qui représente quelque 325 000 travailleuses et travailleurs regroupés dans près de 2000 syndicats.

Les lock-outés et grévistes de l’Abitibi-Témiscamingue manifestent devant le siège social à Ville Saint-Laurent

Les travailleurs de deux épiceries Loblaw de l’Abitibi-Témiscamingue dénoncent vivement la fermeture de leurs magasins en manifestant devant les portes du siège social régional de leur employeur.

La décision de la compagnie Loblaw, annoncée la semaine passée, a ébranlé et choqué les salariés-es qui ont appris les fermetures du Provigo de Témiscaming et du magasin Loblaws à Rouyn-Norandaau bulletin de nouvelles.

Afin de répondre à ces fermetures sauvages, une manifestation se tient actuellement devant le siège social régional de la compagnie Loblaw au 400, avenue Sainte-Croix, à Ville Saint-Laurent.

« Il faut souligner la persévérance des travailleuses et des travailleurs de ces épiceries ainsi que le culot du groupe Loblaw, qui d’un côté ignore les demandes des syndiqués depuis 2012 et de l’autre adresse d’importantes demandes de reculs des conditions de travail », de déclarer Serge Fournier, président de la Fédération du commerce (FC-CSN), avec laquelle les deux syndicats sont affiliés. « Loblaw bafoue les droits de ses salarié-es! Nous devons lui montrer que cette décision opportuniste aura des conséquences et que nous resterons sur son chemin! »

Les employé-es des deux magasins demandaient une hausse de salaire annuelle entre 2 % et 3 %, soit près de 40  ¢ l’heure, ainsi qu’un minimum de sécurité d’emploi. Rappelons-nous que dans l’une des deux épiceries visées par les fermetures soit le Provigo de Témiscaming, le salaire maximum d’un commis est de 12,40 $ de l’heure, et ce même après plus de 20 ans de service. Au Loblaws de Rouyn-Noranda, les enjeux sont principalement reliés au maintien des acquis puisque le comité de négociation a déjà annoncé à l’employeur qu’il acceptait les offres d’augmentation de salaire annuel.

Loblaw invoque des arguments économiques pour justifier son refus catégorique à ces demandes, alors que la valeur des actions Loblaw frôle les 25 milliards $ et que l’entreprise a fait l’acquisition, cette année, de la chaîne Pharmaprix au coût de 12,3 milliards $.

« L’avidité de ce géant alimentaire de Toronto n’a pas de limite. Son refus de payer un salaire minimalement décent alors qu’il profite énormément des résidents de nos communautés en Abitibi-Témiscamingue est une honte. Loblaw est en train de devenir un des pires employeurs dans l’histoire des relations de travail au Québec », a commenté Serge Fournier.

Rappelons que Provigo Distribution inc. a été condamnée à des dommages par la Commission des relations du travail du Québec en juin 2013 pour avoir contrevenu à la Charte des droits et libertés de la personne et d’avoir négocié de mauvaise foi avec le syndicat CSN des employé-es du Loblaws de Rouyn-Noranda. Depuis 15 mois, la compagnie a refusé de retourner à la table de négociation, à Rouyn-Noranda et à Témiscaming, malgré les demandes répétées. Le Provigo de Témiscaming était au moment des fermetures en lock-out depuis décembre 2012 alors que les salarié-es du Loblaws Place Rouanda étaient en grève depuis juin 2013.

Loblaw a récemment accédé aux demandes répétées de relancer la négociation avec le syndicat du Maxi de Rouyn-Noranda en planifiant une rencontre le 17 novembre à Montréal.

Les syndicats sont affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui compte plus de 2000 syndicats et 325 000 membres dans tous les secteurs de l’économie.

Des milliers de personnes attendues à la manifestation pour la survie de Radio-Canada

Des milliers de personnes ont répondu à l’invitation lancée par un citoyen à participer à une manifestation pour la survie de Radio-Canada qui aura lieu le dimanche 16 novembre, à midi, au Square Victoria. Une bannière géante a été installée devant la célèbre tour de la Maison de Radio-Canada sur le boulevard René-Lévesque, invitant les passants, les travailleuses et les travailleurs à une marche pour défendre Radio-Canada/CBC.

La grogne populaire s’intensifie depuis les annonces de la vente de la Maison Radio-Canada, des compressions importantes successives, de la fermeture des studios, et plus récemment de la fermeture du plus grand costumier en Amérique du Nord. « Ça prend une ampleur inespérée. Visiblement, les citoyens tiennent à leur diffuseur public », explique Nicolas Bédard, l’instigateur de la page Facebook et celui qui a eu l’idée d’organiser cette manifestation citoyenne.

« J’ai lancé une page et des milliers de personnes ont répondu à l’appel. Depuis, les deux principales campagnes pour la sauvegarde de Radio Canada, Tous amis de Radio-Canada et J’aime Radio-Canada, se sont jointes et me donnent un coup de main pour l’organisation de cette marche. De nombreuses personnalités publiques nous suivent aussi et font la promotion de l’événement, comme l’ont fait les animateurs de la célèbre émission Tout le monde en parle. »

À Montréal, le rassemblement aura lieu le dimanche 16 novembre 2014 à midi au Square Victoria. La manifestation se dirigera ensuite vers la tour de Radio-Canada sur le boulevard René-Levesque. Dans les autres régions du Québec, des rassemblements sont prévus à midi devant tous les établissements de la Société Radio-Canada. À Moncton, le rassemblement aura lieu à 13h.

La CSN participe à la première conférence abolitionniste internationale

A ujourd’hui, à Paris, la vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Véronique De Sève, a participé à la première conférence internationale abolitionniste.

« Prostitution et traite des êtres humains dans le monde : une exploitation des plus vulnérables ». Elle y a notamment fait connaître la démarche ayant conduit à l’adoption par la CSN d’une position abolitionniste face à la prostitution.

De quoi on parle?

L’évènement, qui rassemble des élues, des syndicalistes, des survivantes et d’autres intervenantes de divers pays œuvrant sur cette question, vise notamment à renforcer le réseau international abolitionniste et à favoriser le partage des expériences et des travaux en cours. Par leurs échanges, les participantes et les participants de l’évènement mettent en commun leurs expériences pour faire avancer la lutte contre l’exploitation sexuelle et la violence envers les femmes et pour contrecarrer le trafic dont elles sont victimes. Ils se prêtent aussi à l’analyse des différentes avenues possibles pour agir sur les mentalités et faire reculer certaines idées reçues.

Mythes pernicieux

« Plusieurs mythes circulent au sujet de la prostitution, rappelle à cet effet Véronique De Sève. Cette activité n’est pas un travail, même si plusieurs le prétendent, mais bien de l’exploitation. On invoque aussi le libre-choix des prostituées pour défendre la légalisation. Or, la grande majorité des prostituées n’ont pas voulu, comme choix de carrière, vivre de la prostitution. Il faut toujours se le rappeler : des filles entrent dans la prostitution à un très jeune âge, soit vers 14 ans. On ne peut parler d’une décision libre et éclairée à un si jeune âge. Il faut combattre ce genre d’idées sans fondement. »

Le parlement canadien a adopté tout dernièrement le projet de loi C-36 qui s’inspire du modèle nordique en s’attaquant aux proxénètes et aux clients. Malheureusement, la loi maintient la possibilité de poursuites contre les prostituées lorsque la sollicitation a lieu dans certains endroits publics.

Situation des femmes autochtones au Canada

Dans un rapport datant de 2009, Statistique Canada révélait que les femmes autochtones sont trois fois plus susceptibles que les autres femmes d’être victimes de violence. Elles sont aussi surreprésentées à titre de victimes d’homicides. La CSN exhorte à cet effet le gouvernement canadien à mettre en place rapidement une commission d’enquête nationale concernant la disparition et l’assassinat de 1186 femmes autochtones. Celui-ci oppose encore une fin de non-recevoir à cette enquête qui lui est demandée par de nombreux groupes de défense des droits des femmes.

La société civile réclame un BAPE et un pouvoir de décider pour le Québec

À la suite du dépôt officiel du projet Énergie Est de TransCanada, de nombreuses organisations de la société civile québécoise interpellent le ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec afin qu’il mandate immédiatement le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) pour étudier l’ensemble du projet. Les organisations insistent pour qu’un mandat approprié soit confié au BAPE et demandent que le Québec exerce son pouvoir de décider à la fin du processus. Ce pouvoir de décider devra s’appliquer non seulement pour le terminal de Cacouna, mais pour l’ensemble du projet. En l’absence de ce pouvoir d’autorisation pour le Québec, c’est le gouvernement fédéral qui décidera de l’avenir du projet alors que ce dernier générerait des risques majeurs pour les communautés et l’environnement au Québec.

Cette requête est formulée à la suite de la motion unanime adoptée par l’Assemblée nationale la semaine dernière, demandant au gouvernement du Québec d’assumer sa compétence en matière d’environnement, de renoncer à déléguer ses évaluations environnementales à l’Office national de l’énergie, et d’inclure la contribution globale du projet Énergie Est aux émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le mandat qu’il confiera bientôt au BAPE. Selon les signataires, il est essentiel que le mandat du BAPE porte sur l’ensemble du projet, soit le pipeline et le port pétrolier de Cacouna. Il importe également que l’évaluation par le BAPE comprenne des audiences publiques dans les principales communautés qui pourraient être affectées si les projets de pipeline et de port pétrolier pétrolier allaient de de l’avant (ce qui inclut les risques et impacts de déversements liés au transport par pétroliers sur le Saint-Laurent). Finalement, le BAPE doit impérativement évaluer l’impact qu’aurait le projet sur les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle du pays et de la planète.

Pour les organisations, le projet Énergie Est ne peut être dissocié de la production de pétrole issu des sables bitumineux et de son expansion. Ce raisonnement est d’ailleurs partagé par le président américain Barack Obama à l’égard de Keystone XL. Considérant le positionnement du gouvernement du Québec à l’égard de la réduction des GES, il semble crucial que cet aspect soit évalué avec soin dans le cadre du mandat du BAPE.

Les organismes signataires rappellent également que le processus d’évaluation mené par l’Office national de l’énergie est fortement critiqué, car il limite la participation du public et ses mandats ont une portée limitée, excluant notamment toute la problématique des changements climatiques. En conséquence, le Québec doit exercer son pouvoir de décider, car son simple témoignage devant l’ONÉ à la fin d’un examen public par le BAPE serait contraire aux intérêts du Québec.

Plus de trente municipalités et quatre MRC ont également exprimé des inquiétudes face au projet. Plusieurs ont déjà demandé un BAPE au gouvernement du Québec ou ont adopté une résolution d’opposition contre Énergie Est. Les organisations indiquent également qu’en novembre 2013 le gouvernement ontarien a demandé à la Commission de l’énergie de l’Ontario (CEO) d’examiner et de faire un rapport sur le projet Oléoduc Énergie Est de TransCanada PipeLines Limited. La CEO entreprendra la deuxième phase de cette consultation en janvier 2015.

Les signataires de ce communiqué sont les suivants : Alerte pétrole Rive-Sud, Alternatives, Artistes pour la paix, Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Centre justice et foi, Citizens in Action, Coalition Eau Secours!, Coalition Pas de démocratie sans voix, Coalition vigilance oléoducs (COVO), Comité de vigilance environnementale de l’Est de Montréal, Confédération des Syndicats Nationaux (CSN), Équiterre, ENvironnement JEUnesse (ENJEU), Étudiant(e)s contre les oléoducs (Coalition ÉCO), Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Fondation David Suzuki, Fondation Rivières, Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada), Greenpeace, Idle no more Québec, Les Citoyens au Courant, Mouvement STOP oléoduc, Nature Québec, NON à une marée noire dans le St-Laurent, Regroupement vigilance hydrocarbures Québec, Sierra Club Québec, Société pour vaincre la pollution (SVP), Union des producteurs agricoles (UPA), 350.org.

Note : En juin dernier, plusieurs organisations ont envoyé une lettre au ministre pour lui demander de mandater le BAPE pour qu’il étudie le projet Énergie Est et insister pour que le Québec exerce son pouvoir de décider à la fin du processus.

La CSN poursuit sa lutte contre les mesures d’austérité du gouvernement de Philippe Couillard

Partout au Québec, comme ici à New-Richmond, des milliers de parents et leurs enfants, ainsi que des travailleuses et des travailleurs oeuvrant dans les services de garde éducatifs ont dénoncé les mesures d’austérité que veut mettre en place le gouvernement de Philippe Couillard. Une manifestation de plus de 400 personnes a eu lieu ce dimanche 9 novembre à New-Richmond.

Pour la CSN, membre de la coalition Mouvement pour la sauvegarde de la politique familiale québécoise, le message est clair : pas question de sacrifier les services de garde éducatifs sur l’autel de l’austérité. Elle invite le gouvernement à faire marche arrière et à oeuvrer plutôt au renforcement de ce joyau que sont les services de garde. « Nous sommes très satisfaits de la participation des parents et de celle de nos membres qui ont clairement démontré leur volonté de s’opposer aux visées de ce gouvernement qui cherche à imposer ses mesures d’austérité sans jamais prendre en considération les besoins de la population. Il n’a pas fini d’entendre parler de nous », lance Jacques Mimeault, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Des menaces sans précédent

Le 5 septembre dernier, le journal Le Devoir dévoilait que le gouvernement envisageait d’imposer des hausses de tarifs de base, en plus d’ajouter une modulation tarifaire en fonction des revenus, balayant du coup les principes d’accessibilité et d’universalité des services de garde. En outre, le gouvernement a déjà adopté une série de mesures qui pourraient mettre en péril la qualité des services éducatifs. Parmi elles, mentionnons des coupes de 70 millions de dollars dans les services de garde éducatifs à la petite enfance, l’élimination de l’allocation spéciale pour le soutien aux enfants en milieu défavorisé et d’importantes compressions dans les services de garde éducatifs en milieu scolaire.

De plus, plusieurs familles n’ont toujours pas accès aux services de garde à 7,30 $ en CPE, en milieu familial régi ou même à l’école sur leur territoire. La décision de reporter en 2021 la création de 15 000 nouvelles places en CPE n’aidera aucunement les parents. Pour Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN et responsable du dossier des services de garde et de l’éducation : « Le gouvernement fait complètement fi des avantages concrets et prouvés que procurent aux familles et aux enfants les services de garde éducatifs financés par l’État. La mission éducative des services de garde sur le développement des enfants, l’accès des femmes au marché du travail en raison de l’existence des services de garde de proximité, les retombées économiques sont complètement évacués sous prétexte d’atteindre le déficit zéro. Eh bien, ces mesures de régression sociale ne passeront pas. »

Rappelons que ces orientations n’ont jamais fait l’objet d’aucun engagement en campagne électorale. Au contraire. Le parti libéral s’était même opposé, avec raison, à la politique du précédent gouvernement qui voulait augmenter les tarifs à 8 $ puis à 9 $, tout en dénonçant les impacts négatifs de ces hausses pour les familles. « Comment ce gouvernement peut-il vouloir imposer de telles hausses tout en introduisant le concept de l’utilisateur payeur? affirme Dany Lacasse, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) et responsable des secteurs privés. Les services de garde sont un avantage pour l’ensemble de la société, leur financement doit reposer sur le maintien et la bonification d’un système progressif d’impôt sur le revenu. C’est clairement une fronde faite à la population et aux enfants. »

Attaques contre tous les acquis sociaux

Plus largement, la CSN considère que tous les acquis sociaux sont attaqués de plein fouet. La recherche d’une plus grande équité entre les individus, d’un meilleur partage de la richesse, d’une économie respectueuse de l’environnement, de services de santé et de services sociaux de qualité, d’un système d’éducation qui assure l’égalité des chances ou encore d’une administration publique au service des besoins de la population, tout ça est mis à mal par le gouvernement libéral. En plus d’être membre de la coalition Mouvement pour la sauvegarde de la politique familiale, la CSN a formé récemment avec des dizaines d’organismes le mouvement Refusons l’austérité. Des organisations féministes, communautaires, populaires, étudiantes et syndicales projettent d’intensifier les moyens d’action pour contrer les plans d’austérité du gouvernement. Deux manifestations sont prévues simultanément à Montréal et à Québec, le 29 novembre prochain.

À propos des services de garde et de la CSN

Quelque 10 200 travailleuses et travailleurs en centre de la petite enfance et un peu plus de 2000 responsables de service de garde en milieu familial sont membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), de même qu’environ 4000 travailleuses et travailleurs en services de garde en milieu scolaire membres de la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP-CSN). Pour sa part, la CSN représente plus de 325 000 membres issus de tous les secteurs d’activité tant privé que public.

Des salaires d’une autre époque

Depuis que le Front commun a déposé ses demandes, les épithètes affluent. On nous taxe d’être « d’une autre époque », « déconnectés de la réalité ». Et voilà que le chroniqueur de La Presse Alain Dubuc reproche aux 400 000 travailleuses et travailleurs des services publics québécois de sombrer dans l’inertie, l’immaturité et, gâtons-nous, la schizophrénie.

Il fallait y penser. Si on l’écrit, si on le répète, ce doit être vrai. Pouf ! Pourtant, M. Dubuc reconnaît lui-même que les salarié-es de l’État méritent un rattrapage salarial avec les autres employés québécois. L’an dernier, l’Institut de la statistique du Québec, un organisme gouvernemental indépendant, chiffrait à 8,3 % l’écart de la rémunération globale (incluant régime de retraite et autres avantages sociaux) entre les salariés du secteur public et ceux des autres secteurs de l’économie, et ce, pour des emplois comparables. Cet écart se creuse considérablement depuis plusieurs années. Alors que plus de 75 % des emplois du secteur public sont occupés par des femmes, refuser de corriger cet écart relève tout simplement de la discrimination salariale basée sur le sexe.

Le Front commun réclame ni plus ni moins que la parité salariale avec les autres travailleurs québécois. Nos demandes sont d’une autre époque? Ce sont plutôt nos salaires qui le sont. Au cours des prochaines années, 15 000 salariés des services publics prendront annuellement leur retraite. Alors que plusieurs secteurs en santé et en éducation souffrent déjà de problèmes criants de pénurie de main-d’œuvre, qui voudra encore prendre soin de nos enfants, de nos aînés et des plus démunis de notre société si les conditions de travail du secteur public ne sont pas attrayantes?

M. Dubuc nous indique que le Québec, en crise financière, n’a pas cet argent. Quelle trouvaille ! Comme si le gouvernement ne nous répétait pas la même chose à chaque période de négociation ! Depuis 1989, les employés de l’État ont perdu 10 % de leur pouvoir d’achat. À coups de décrets, de gels salariaux ou d’augmentations insuffisantes pour nous protéger contre la hausse du coût de la vie, les travailleuses et les travailleurs du secteur public ont plus d’une fois contribué à l’assainissement des finances publiques. Les sacrifices, nous les avons faits plus souvent qu’à notre tour.

Accuser le Front commun de faire semblant que la crise financière n’existe pas relève de la mauvaise foi. Tour à tour, nos organisations ont présenté leurs solutions à la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise. Non, nous ne proposons pas de nous endetter pour refiler la facture aux citoyens de demain, mais plutôt d’aborder autrement la question des finances publiques que par la seule colonne des dépenses. Faut-il rappeler qu’en vertu des diverses réformes de la fiscalité québécoise des 20 dernières années, l’État québécois se prive aujourd’hui de plus de 4 milliards de dollars annuellement, particulièrement après avoir allégé le fardeau fiscal des entreprises et des mieux nantis?

Le Québec n’a pas d’argent? Nous croyons plutôt que les gouvernements qui se sont succédé à Québec ont fait le mauvais choix de se priver de revenus. À tous les jours, des centaines de milliers de personnes vont travailler dans nos écoles, nos hôpitaux, nos centres d’hébergement, nos CLSC, nos cégeps et nos organismes publics. Leur passion? Contribuer, avec dévouement, au bien-être de l’ensemble de la population québécoise. Elles ne méritent pas qu’on dénigre le fait qu’elles réclament aujourd’hui d’être rémunérées au même titre que leurs concitoyens.

Francine Lévesque Vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Lucie Martineau Porte-parole du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP)

Daniel Boyer Président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

La CSN poursuit sa lutte contre les mesures d’austérité du gouvernement de Philippe Couillard

Partout au Québec comme ici à Montréal, des milliers de parents et leurs enfants, ainsi que des travailleuses et des travailleurs oeuvrant dans les services de garde éducatifs ont dénoncé les mesures d’austérité que veut mettre en place le gouvernement de Philippe Couillard. Pour la CSN, membre de la coalition Mouvement pour la sauvegarde de la politique familiale québécoise, le message est clair : pas question de sacrifier les services de garde éducatifs sur l’autel de l’austérité.

Elle invite le gouvernement à faire marche arrière et à œuvrer plutôt au renforcement de ce joyau que sont les services de garde. « Nous sommes très satisfaits de la participation des parents et de celle de nos membres qui ont clairement démontré leur volonté de s’opposer aux visées de ce gouvernement qui cherche à imposer ses mesures d’austérité sans jamais prendre en considération les besoins de la population. Il n’a pas fini d’entendre parler de nous », a lancé Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

Des menaces sans précédent

Le 5 septembre dernier, le journal Le Devoir dévoilait que le gouvernement envisageait d’imposer des hausses de tarifs de base, en plus d’ajouter une modulation tarifaire en fonction des revenus, balayant du coup les principes d’accessibilité et d’universalité des services de garde. En outre, le gouvernement a déjà adopté une série de mesures qui pourraient mettre en péril la qualité des services éducatifs.

Parmi elles, mentionnons des coupes de 70 millions de dollars dans les services de garde éducatifs à la petite enfance, l’élimination de l’allocation spéciale pour le soutien aux enfants en milieu défavorisé et d’importantes compressions dans les services de garde éducatifs en milieu scolaire. De plus, plusieurs familles n’ont toujours pas accès aux services de garde à 7,30 $ en CPE, en milieu familial régi ou même à l’école sur leur territoire. La décision de reporter en 2021 la création de 15 000 nouvelles places en CPE n’aidera aucunement les parents.

Pour Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN et responsable du dossier des services de garde et de l’éducation, « Le gouvernement fait complètement fi des avantages concrets et prouvés que procurent aux familles et aux enfants les services de garde éducatifs financés par l’État. La mission éducative des services de garde sur le développement des enfants, l’accès des femmes au marché du travail en raison de l’existence des services de garde de proximité, les retombées économiques sont complètement évacués sous prétexte d’atteindre le déficit zéro. Eh bien, ces mesures de régression sociale ne passeront pas. »

Rappelons que ces orientations n’ont jamais fait l’objet d’aucun engagement en campagne électorale. Au contraire. Le parti libéral s’était même opposé, avec raison, à la politique du précédent gouvernement qui voulait augmenter les tarifs à 8 $ puis à 9 $, tout en dénonçant les impacts négatifs de ces hausses pour les familles. « Comment ce gouvernement peut-il vouloir imposer de telles hausses tout en introduisant le concept de l’utilisateur payeur? affirme Jeff Begley de la FSSS-CSN. Les services de garde sont un avantage pour l’ensemble de la société, leur financement doit reposer sur le maintien et la bonification d’un système progressif d’impôt sur le revenu. C’est clairement une fronde faite à la population et aux enfants. »

Attaques contre tous les acquis sociaux

Plus largement, la CSN considère que tous les acquis sociaux sont attaqués de plein fouet. La recherche d’une plus grande équité entre les individus, d’un meilleur partage de la richesse, d’une économie respectueuse de l’environnement, de services de santé et de services sociaux de qualité, d’un système d’éducation qui assure l’égalité des chances ou encore d’une administration publique au service des besoins de la population, tout ça est mis à mal par le gouvernement libéral. En plus d’être membre de la coalition Mouvement pour la sauvegarde de la politique familiale, la CSN a formé récemment avec des dizaines d’organismes le mouvement Refusons l’austérité. Des organisations féministes, communautaires, populaires, étudiantes et syndicales projettent d’intensifier les moyens d’action pour contrer les plans d’austérité du gouvernement. Deux manifestations sont prévues simultanément à Montréal et à Québec, le 29 novembre prochain.

À propos des services de garde et de la CSN


Quelque 10 200 travailleuses et travailleurs en centre de la petite enfance et un peu plus de 2000 responsables de service de garde en milieu familial sont membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), de même qu’environ 4 000 travailleuses et travailleurs en services de garde en milieu scolaire membres de la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP-CSN). Pour sa part, la CSN représente plus de 325 000 membres issus de tous les secteurs d’activité tant privé que public.

Les employés municipaux de Sainte-Thérèse ne règleront pas à l’aveuglette

Réunis en assemblée générale le mercredi le 5 novembre, la centaine de travailleuses et travailleurs municipaux présents se sont prononcés à 97 % en faveur de l’utilisation de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève. Si ceux-ci sont, bien entendu, disposés à poursuivre les négociations, ils répondaient ainsi aux prétentions de la mairesse de Sainte-Thérèse. Par voie de communiqué, cette dernière y est allée de demi-vérités et d’affirmations hors contexte.

Nous ne souhaitons pas négocier sur la place publique, mais nous déplorons le ton employé par Madame Sylvie Surprenant, qui laisse sous-entendre que le syndicat refuserait de négocier honnêtement, indique Daniel Gauthier, président du syndicat. « Nous nous devons de rectifier certaines allégations. Depuis bientôt trois ans, nous tentons de conclure une entente pour le renouvellement de la convention collective. Le projet de loi 3 est venu brouiller les cartes, mais il n’explique pas tout. L’attitude de la partie patronale y est pour beaucoup et ce dernier communiqué en fait foi », déclare monsieur Gauthier. Malgré ceci, les membres du syndicat sont toujours motivés et solidaires : ils n’abandonneront pas le principe d’un règlement négocié, d’ajouter le président du syndicat.

Des affirmations hors contexte

Faut-il rappeler qu’il aura fallu 8 mois après le dépôt du projet de loi 3 à la mairesse pour annoncer un timide désaccord et ceci, après que celle-ci eut participé, au sein de l’UMQ à son dépôt ? S’en vanter aujourd’hui pour se faire du capital politique est bien mal venu. La ville sait que cette année la capitalisation du régime de retraite frôle la barre des 90 %, mais tente encore d’influencer l’opinion publique par un discours alarmiste et des chiffres qui ne sont présentés qu’en vase clos. Le déficit du régime de retraite, selon l’étude actuarielle au 31 décembre 2012, incluait la part des cadres, des cols bleus et cols blancs, des pompiers ainsi que des retraités de la ville et, depuis lors, la situation s’est améliorée. Il n’y a pas qu’une vérité et la négociation sert justement à faire valoir les deux côtés de la médaille.

Le syndicat veut régler, mais pas sans connaître les impacts du projet de loi 3

Il est opportuniste de la part de l’employeur d’invoquer qu’il est prêt à négocier les conditions salariales en sachant très bien que ni la ville ni le syndicat ne peuvent à ce jour calculer les impacts financiers sur les travailleurs qui découleront du projet de loi 3. Cette conclusion avait pourtant été partagée à la table de négociation. Pourquoi dire le contraire à la population ? Comment pourrions-nous signer une entente si dans quelques mois la donne change ? « Après 35 mois, il n’est pas dans l’intérêt de nos membres d’accepter des conditions monétaires qui seront fort probablement atrophiées par l’application de la loi, et les membres l’ont affirmé clairement par le vote de mercredi », ajoute Daniel Gauthier.

Pour le syndicat, beaucoup d’autres points peuvent toujours faire l’objet de négociation, mais l’obstination de la ville de ne pas les solutionner laisse planer un doute sur sa réelle volonté à régler cette négociation. Les membres ne se sont pas laissés berner par les mots de la mairesse, qu’ils associent à une tentative de déstabilisation. Au contraire, ils souhaitent un règlement clair et le plus équitable possible. Tous les moyens seront donc envisagés, tel que le confirme le mandat sans équivoque de l’assemblée.

À propos

Le Syndicat des employé-es de la ville de Sainte-Thérèse est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN). La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux. Le Conseil central des Laurentides représente, pour sa part, près de 90 syndicats et environ 16 000 salarié-es.

« Tous amis de Radio-Canada » et « J’aime Radio-Canada » s’unissent pour appuyer une initiative citoyenne à la défense du diffuseur public

Les deux principales campagnes pour la sauvegarde de Radio Canada, « Tous amis de Radio-Canada » et « J’aime Radio-Canada », s’unissent pour appuyer une initiative citoyenne en lançant une invitation à la population afin qu’elle participe à une marche pour Radio-Canada le dimanche 16 novembre.

« J’ai pensé qu’une marche citoyenne pourrait donner la chance à des milliers de gens comme moi d’exprimer leur désaccord sur le démantèlement du diffuseur public. J’ai donc créé une page Facebook pour une marche pour Radio-Canada. L’enthousiasme a été instantané », a expliqué Nicolas Bédard, l’instigateur de la page. La page Facebook s’appelle « Manifestation pour la survie de Radio-Canada ». On y lit : « Le Québec est sur le point de perdre une de ses principales institutions de promotion de sa culture ainsi que le chien de garde de sa démocratie… les Québécois et les Canadiens se sont dotés du diffuseur public pour préserver l’unicité de leur culture. Réagissons tous ensemble! »

La grogne populaire se fait de plus en plus entendre depuis les annonces de la vente de la Maison Radio-Canada, la fermeture des studios et, plus récemment, la fermeture du plus grand costumier en Amérique du Nord. À Montréal, le rassemblement aura lieu le dimanche 16 novembre 2014 à midi au Square-Victoria. La manifestation se dirigera ensuite vers la tour de Radio-Canada sur le boulevard René-Levesque. Dans les autres régions, des rassemblements sont prévus devant tous les établissements de la Société Radio-Canada.

Journée sur la santé mentale chez les femmes

Le comité de la condition féminine, en collaboration avec le réseau d’entraide du Conseil Central de Lanaudière-CSN, a tenu une journée ayant pour thème « Femmes à bout de souffle » qui traitait des problèmes de santé mentale chez les femmes.

Une présentation a été faite par Natacha Laprise, conseillère en santé psychologique du Service des relations du travail de la CSN. Cette journée de réflexion nous a aussi permis de prendre conscience que les mesures d’austérité du gouvernement Couillard auront des conséquences très néfastes sur les conditions de vie des femmes, autant au niveau du travail qu’au niveau familial.

Pour bien finir cette journée, la pièce de théâtre interactive de la troupe Avatar, Éva en quatre temps, qui a pour thème est l’évolution des droits des femmes à travers le temps, a été présentée. S’en est suivi une discussion animée et enrichissante. Avançons et ne reculons pas !

La CSN dépose son mémoire

Aujourd’hui, la CSN dépose son mémoire dans le cadre des audiences du Comité sénatorial permanent des transports et des communications, qui a pour mission de procéder à l’étude des défis que doit relever la Société Radio-Canada en matière d’évolution du milieu de la radiodiffusion et des communications.

« En cette période morose de coupes de postes et de compressions budgétaires, la CSN se positionne en rupture complète avec les orientations actuelles de la haute direction et du conseil d’administration de CBC/Radio-Canada. Notre mémoire, Les défis de CBC/Radio-Canada : un financement à la hauteur d’une mission, soulève des questions fondamentales relativement au financement adéquat de CBC/Radio-Canada par le gouvernement fédéral, à la représentation régionale de notre diffuseur public, à la gouvernance efficiente, transparente et indépendante du pouvoir politique et au contenu de qualité, tant sur le plan de la culture que de l’information. Le mandat de la SRC est unique et il est dans l’intérêt de la population de la défendre », de préciser Jacques Létourneau, président de la CSN.

« Essentiellement, ce que nous proposons, c’est de recentrer la mission de CBC/Radio-Canada sur le mandat qui lui est confié par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), avec la Loi sur la radiodiffusion, tout en ramenant son financement annuel à un niveau de 40 $ par habitant. Pour nous, les défis que posent les changements technologiques ou encore les transformations des habitudes de consommation de l’auditoire ne peuvent être relevés au détriment de la qualité du contenu ou de la capacité du diffuseur de remplir son mandat unique. Pour ce faire, le financement de CBC/Radio-Canada doit être à la hauteur de ces défis, stable et pluriannuel. Aussi, le programme du gouvernement conservateur, qui ne se gêne pas pour dire clairement que CBC/Radio-Canada n’a plus sa raison d’être, est religieusement suivi par les administrateurs qui, au contraire, ont le mandat de veiller au bon fonctionnement et à la sauvegarde de la SRC. Plusieurs d’entre eux ont été nommés par le gouvernement de Stephen Harper et entretiennent des liens très étroits avec des membres du Parti conservateur, en plus d’avoir contribué financièrement à leurs caisses électorales. Ces relations compromettent gravement l’indépendance de ces dirigeants et contreviennent à la règle de distanciation du pouvoir politique sur une société qui appartient à la population canadienne. Voilà pourquoi nous revendiquons également une révision des règles de gouvernance, particulièrement quant à la nomination du président-directeur général et des membres du conseil d’administration », de poursuivre Pascale St-Onge, secrétaire générale de la FNC-CSN.

« Les employé-es de CBC/Radio-Canada constatent qu’il leur est de plus en plus difficile de produire un travail de qualité. Ils vivent également dans la peur constante de perdre leur emploi. Malgré cette ambiance négative et lourde, nous continuons à accomplir notre travail avec tout notre professionnalisme et toute notre détermination. Si la population à qui appartient la SRC tient à ce que notre diffuseur public réalise son mandat, nous devons collectivement nous attaquer à ce qui le détruit actuellement : son sous-financement et l’indifférence du gouvernement fédéral devant cet outil indispensable à la démocratie », de conclure Isabelle Montpetit, présidente du SCRC (FNC-CSN).

Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le Syndicat des paramédics termine une tournée de solidarité et promet la poursuite de la mobilisation contre la hausse des tarifs dans les casernes

Pendant les mois de septembre et octobre, le Syndicat des paramédics de l’Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec-CSN s’est réuni pour tenir des dîners de solidarité et envoyer un message clair à leur employeur : « Retirez la directive 096 qui impose un loyer de 50 $ par jour aux personnes détenant un poste temps plein. »

« Nous sommes très contents de la participation. Il y a eu beaucoup de nos membres à chaque rassemblement pour souligner leur solidarité aux personnes qui sont touchées par cette directive, a souligné Serge Buttet, le président par intérim du syndicat. Cependant, la réaction de l’employeur est plus que décevante, selon lui : « Nous avons reçu une mise en demeure et une interdiction de nous réunir sur les terrains de l’employeur. Au lieu de nous provoquer, celui-ci devrait discuter avec nous pour trouver une solution plus équitable. » Le syndicat songe maintenant à intensifier ses moyens d’action: « Ce que nous voulons, c’est être entendus et nous ferons le nécessaire pour y arriver », affirme monsieur Buttet.

Présent lors du rassemblement, Giacomo Bouchard, vice-président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec (CCATNQ), a tenu à signifier l’appui de l’organisation au syndicat : « Faire la sourde oreille n’est pas une solution. L’employeur doit s’asseoir avec le syndicat et trouver un terrain d’entente. Personne ne devrait avoir à payer pour exercer son métier, c’est un non-sens ! », s’indigne ce dernier.

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) était également présente. Jacques Loiselle, vice-président régional, rappelle les revendications de la fédération sur cette question : « Le service ambulancier devrait être un service public à part entière, l’attitude de la direction des Ambulances Abitémis nous en fait la démonstration. Les logements dans les casernes devraient être accessibles à tous gratuitement. Ce n’est pas l’affaire des employeurs que l’endroit où les gens habitent et comment ils administrent leur vie personnelle », affirme-t-il.