Les syndicats dénoncent les lourdes pertes de services pour la population de la Montérégie

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec– FIQ et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) dénoncent avec vigueur les compressions de 10,5 millions imposées par la direction du CSSS Champlain Charles-Lemoyne. Ces mesures se traduiront par la suppression de nombreux postes et par une réduction des services directs à la population montérégienne.

Pour l’APTS, ce sont encore les personnes les plus vulnérables qui vont écoper : «Couper 18 postes en réadaptation physique, en gérontologie, en santé mentale, en pédopsychiatrie et en nutrition, entre autres, c’est fragiliser davantage les personnes âgées, les enfants et les personnes avec des troubles de santé mentale, affirme la présidente de l’APTS, Carolle Dubé. Résultat : plus de ré-hospitalisation et des listes d’attente allongées. Continuer de prétendre que les coupures n’ont pas d’effet sur les services est un mensonge pur et simple !»

Par exemple, l’intention de la direction de couper un poste de travailleuse sociale aura des conséquences bien concrètes : vingt familles dans le besoin se retrouveront du jour au lendemain sans service. «Seront-elles placées sur une liste d’attente qui est déjà longue d’un an ou les cas seront-ils confiés à d’autres travailleuses sociales déjà en surcharge de travail? se questionne Janel Etchie, présidente de l’exécutif APTS-Charles Lemoyne. Ça fait beaucoup d’incertitudes pour des familles déjà éprouvées. Par ailleurs, des services professionnels psychologiques directs auprès de jeunes avec des problèmes de santé mentale sévères et persistants ne seront plus offerts. Le personnel et la population n’ont pas à faire les frais de ces compressions !»

Du côté des professionnelles en soins, ce sont 20 postes d’infirmières et d’infirmières auxiliaires qui sont abolis. « Concrètement, cela se traduit par une réduction considérable des heures de soins et de services infirmiers pour la population desservie par le CSSS Champlain-Charles-Lemoyne. Comment le ministère de la Santé et des Services sociaux et la direction de l’établissement peuvent-ils continuer d’affirmer haut et fort que les compressions n’ont pas d’impact sur les citoyennes et les citoyens ?» a décrié Daniel Gilbert, vice-président de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec ─ FIQ.

«Les postes coupés appartiennent à des unités qui étaient déjà visées par des comités de soins pour tenter de trouver des solutions à la surcharge de travail et à la détresse que vivent les professionnelles. Le fait que la direction abolisse ces postes démontre l’absence de volonté, de sa part, de trouver une solution aux problèmes majeurs présents dans notre établissement. Devons-nous tirer la conclusion que notre employeur coupe ces postes pour bâillonner ses employé-e-s qui souhaitent améliorer leurs conditions de travail ?» a questionné Sophie Trudeau, vice-présidente locale, section CSSS Champlain-Charles-Lemoyne de l’Alliance interprofessionnelle de Montréal (FIQ). «Les infirmières et les infirmières auxiliaires font tout ce qu’elles peuvent pour donner des soins sécuritaires et de qualité à leurs patient-e-s, mais il y a des limites à ce qu’elles peuvent humainement faire pour pallier le manque de moyens», a-t-elle soutenu.

La CSN dénonce le discours du gouvernement qui prétend encore qu’aucun service ne sera affecté par le rouleau compresseur de l’austérité. «Le ministre Barrette tente de rassurer les citoyens, mais les effets destructeurs des compressions sont de plus en plus clairs partout au Québec», affirme Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Jean Lacharité met également en garde contre les effets pervers de la vaste réorganisation du secteur de la santé prévue dans la « révolution » Barrette. «Cette réforme va créer des structures mammouths qui vont désorganiser le réseau pendant des années», ajoute Jean Lacharité.

«Cette nouvelle vague d’abolition de postes crée un climat de crainte qui démoralise le personnel», explique de son côté Jean Mercier, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CSSS Champlain-Charles-Lemoyne-CSN. Ce dernier craint par ailleurs la réorganisation qui va suivre l’arrivée de l’énorme Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie qui sera une des plus grosses structures du genre au Québec regroupant tous les établissements de santé et de services sociaux de la région.

Les lock-outés et grévistes de Loblaw font un sit-in à la Bourse de Toronto

Des travailleurs d’épiceries Loblaws de l’Abitibi-Témiscamingue mènent un sit-inà la Bourse de Toronto ce matin afin de dénoncer les tactiques brutales de leur employeur dans trois conflits de travail. Au moment où la valeur des actions Loblaw frôle les 25 milliards $, des travailleurs de l’entreprise parmi les moins bien payés, employés dans les magasins Loblaw à Témiscaming et Rouyn-Noranda, sont toujours en lock-out ou en grève après des périodes allant de 16 à 25 mois.

« Nous avons du mal à comprendre comment une des sociétés les plus riches du Canada ne peut se permettre de payer un salaire décent », a déclaré Glenda Woodbury, qui est en lock-out au magasin Provigo à Témiscaming depuis décembre 2012. « Avec nos salaires, nous pouvons à peine nous permettre d’acheter l’épicerie dans les magasins dans lesquels nous travaillons, imaginez la dinde de l’Action de grâce. »

Le salaire le plus élevé à son magasin est de 12,40 $ pour les employé-es qui y ont travaillé jusqu’à 22 ans. En réponse à une demande pour une augmentation d’environ 40 cents de l’heure, Loblaw a cadenassé le magasin. Les manifestants ont également souligné la fortune de 10 milliards $ de la famille du PDG Loblaw Galen Weston Jr., qui supervise personnellement les négociations. « Cela représente beaucoup de dindes », a observé madame Woodbury.

« Nous espérons que les actionnaires de Loblaw puissent faire preuve d’une certaine reconnaissance à l’occasion de l’Action de grâce envers les personnes qui ont contribué à accroître la valeur de leurs actions en faisant pression sur monsieur Weston pour qu’il négocie une convention collective décente. »

À 11 h 30, les manifestants marcheront de la Bourse de Toronto au Loblaws de Maple Leaf Gardens sur la rue Carlton. La marche sera suivie par un événement de sensibilisation public au square Dundas à 13 h 30.

Les trois conflits de travail concernent :

• Maxi, Rouyn-Noranda : lock-out depuis août 2012

• Provigo, Témiscaming : lock-out depuis décembre 2012

• Loblaws, Rouyn-Noranda : en grève depuis juin 2013

Les travailleurs du Loblaws à Rouyn-Noranda ont voté pour la grève après que la société a reçu une amende de la Commission des relations du travail du Québec pour avoir négocié de mauvaise foi. À la demande du ministère du Travail du Québec, Loblaw est récemment revenu à la table des négociations avec les travailleurs du Maxi de la même ville, mais en vain.

Le CPE Cornemuse en grève générale illimitée

Depuis 6 h 30 ce matin, les syndiquées du CPE Cornemuse de Gatineau seront en grève générale illimitée pour protester contre l’intransigeance de l’employeur dans les négociations qui s’étirent depuis plus de deux ans maintenant. La convention collective venait à échéance le 31 mars 2011.

« L’employeur veut nous forcer à effectuer une bonne partie des heures pour le travail pédagogique pendant les heures normales de travail, alors que nous devons déjà nous occuper des enfants », dénonce Lyne Perron, présidente du Syndicat des travailleuses des CPE de l’Outaouais, qui regroupe 21 accréditations, dont celle du CPE Cornemuse.

Cette question des heures pédagogiques constitue l’enjeu majeur de la négociation puisque la question salariale fait déjà l’objet d’une entente de principe. Cette demande survient alors que l’employeur tente à nouveau de justifier ses demandes avec les difficultés financières du CPE. « Ça fait déjà deux négociations que nos membres laissent tomber leurs demandes pour permettre au CPE de construire une nouvelle installation ou pour régler un contexte financier difficile. C’est assez ! » lance Mélanie Beauchamp, déléguée de la section locale du syndicat au CPE Cornemuse, qui a obtenu l’appui de 100 % des travailleuses pour la grève.

Par ailleurs, l’employeur ne peut pas continuer de prétendre que les 2,25 heures payées aux deux semaines pour effectuer la surveillance des enfants pendant la période du dîner constitueraient un gain pour le syndicat, puisqu’il s’agit tout simplement de se conformer aux normes en vigueur, qui prévoient des ratios éducatrice/enfants. Le CPE ne respecte toujours pas ces ratios. « Cette situation a d’ailleurs provoqué une grande inquiétude lors d’une évacuation à la suite d’une fuite de gaz qui est survenue pendant l’heure du midi », insiste la déléguée syndicale.

Le syndicat souligne que les conditions de travail au CPE Cornemuse sont inférieures à la moyenne dans le secteur. De plus, les CPE du Québec ont obtenu un meilleur soutien du gouvernement pour les heures consacrées à la pédagogie en 2012. « Nous ne voulons plus subir les conséquences du fait que les gestionnaires du CPE Cornemuse échouent là où la majorité des CPE réussit à trouver des solutions et à offrir des conditions supérieures aux nôtres à leurs travailleuses », précise Mélanie Beauchamp.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), affiliée à la CSN, représente près de 130 000 membres, ce qui en fait une force grandissante du syndicalisme au Québec. Elle est présente dans les centres de la petite enfance et les services de garde en milieu familial, dans les ressources intermédiaires et de type familial, dans les centres d’hébergement privés et religieux, dans les organismes communautaires, dans les services préhospitaliers d’urgence ainsi que dans le réseau public de la santé et des services sociaux. Près de 80 % des membres qui la composent sont des femmes.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN dénonce l’intégration du Régime de retraite des employé-es municipaux du Québec sans consultation

La CSN est outrée de l’attitude du ministre Pierre Moreau qui a omis de la consulter avant d’intégrer au projet de loi 3 le Régime de retraite des employés municipaux du Québec (RREMQ), alors qu’elle représente la quasi-totalité des adhérents à ce régime.

Majoritaire, mais pas consultée

« Nous sommes quatre parties à participer à la gestion de ce régime que nous parrainons, mais le ministre n’en a consulté que trois, selon son propre aveu. Celle qui n’a pas été consultée, c’est la CSN, qui représente presque à elle seule les 2000 membres du RREMQ! » s’est exclamée la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque, encore étonnée que le ministre Moreau ait agi sur la simple demande de la FQM d’être incluses dans le projet de loi. « Il n’a même pas eu la décence de nous appeler, c’est incroyable. »

Origine du RREMQ

Le RREMQ ne relève pas d’un organisme municipal et a été conçu à l’initiative conjointe de la CSN et de la Fédération québécoise des municipalités (FQM). C’est la CSN qui a approché 175 villes ainsi que les l’Association des directeurs généraux des MRC du Québec et l’Association des directeurs municipaux du Québec (ADMQ), qui représentent ensemble moins de 10 % des adhérents, pour les inviter à s’associer au régime.

Situation du RREMQ

« L’intégration au projet de loi 3 risque de sacrifier inutilement ce régime qui va devenir ingérable, chaque municipalité devant rencontrer individuellement les obligations du projet de loi en question. Ces municipalités et ces syndicats perdront tous les avantages de s’être réunis pour se donner un régime de retraite », enchaîne le président de la Fédération des employé-es et employés de services publics (FEESP-CSN), Denis Marcoux.

Notons que le RREMQ est en excellente financière puisqu’il est capitalisé à plus de 100 %. Il n’est par conséquent absolument pas nécessaire, selon la CSN, de lui attribuer le remède de cheval que tente d’administrer le ministre Moreau à tous les régimes de retraite, sans distinguer ceux qui sont en réelles difficultés des autres dont la situation est bonne. De plus, la taille des villes qu’il regroupe est de 25 employé-es et moins. Les rentes prévues, qui subiront les principes du projet de loi 3, sont donc loin d’être élevées.

Denis Marcoux ne mâche pas ses mots. « Nous sommes placés de façon très concrète devant la méthode de travail du ministre Moreau depuis le dépôt du projet de loi : il n’écoute que ceux qu’il veut bien écouter et il se fout des autres. »

La CSN dénonce les attaques contre les responsables de garde éducative

La CSN dénonce les attaques dirigées contre les responsables d’un service de garde en milieu familial (RSG). Hier, une directrice d’un bureau coordonnateur (BC) accusait des RSG de facturer des services soi-disant non rendus, tout en alléguant être victime d’intimidation. La semaine dernière, c’était le Conseil québécois des services de garde (CQSGEEE) qui affirmait, sans preuve, qu’environ 10 % des 15 000 RSG réclamaient illégalement des subventions, les accusant aussi de harcèlement envers les directions de BC.

« Ce sont des propos franchement choquants », lance Lucie Longchamps, représentante du secteur des RSG à la FSSS-CSN. « Ce qui nous dépasse et nous désole, c’est que ces accusations du CQSGEE ne reposent sur aucune étude sérieuse et documentée. S’il est vrai qu’il y a eu de fausses déclarations sur les fiches d’assiduité, que le conseil le prouve et que le ministère agisse. Mais où sont les rapports faisant état de pratiques illégales? Où sont les plaintes déposées en matière d’intimidation et de représailles soi-disant exercées par des RSG contre des directions de BC? »

Et les insinuations continuent. Dans une entrevue accordée à Radio-Canada hier, une coordonnatrice d’un BC, sous le couvert de l’anonymat, accusait les RSG de recevoir des subventions auxquelles elles n’auraient pas droit. Elle y dénonçait ainsi les journées d’absence des enfants lors des vacances de Noël, d’été et de la semaine de relâche. Or, soutient la CSN, les parents sont tout à fait légitimés de garder leurs enfants pendant les vacances, tout comme ils sont fortement invités à ne pas les envoyer au service de garde lorsqu’ils sont malades, afin de prévenir la contagion.

« Il est de plus tout à fait normal que, lors de l’absence d’un enfant, la RSG reçoive la subvention lui permettant le maintien de son service, déclare Dany Lacasse, vice-président responsable des secteurs privés à la FSSS-CSN. C’est d’ailleurs la même situation en centre de la petite enfance. Toutefois, aucune directrice de CPE, ni même le Conseil des services de garde ne s’aventureraient à dénoncer le maintien des subventions pendant des absences occasionnelles de certains enfants. »

Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, responsable du dossier des services de garde, déplore une fois de plus que les éducatrices et les RSG n’aient pas été invitées à participer aux travaux du Chantier sur la qualité et la pérennité des services de garde et sur l’optimisation de leur financement. « Ces travaux auraient dû être l’occasion pour tous les partenaires de travailler ensemble pour trouver des solutions d’avenir. Comment remédier à la difficulté d’offrir des places à temps partiel? Comment faire face au manque de place à contribution réduite? Comment assurer la qualité des services éducatifs aux enfants dans tous les milieux? Voilà des questions qu’auraient dû poser le Conseil, plutôt que de partir publiquement en croisade contre les responsables d’un service de garde en milieu familial. »

L’incertitude entourant la politique d’austérité du gouvernement ainsi que les multiples compressions budgétaires créent un climat malsain, renchérit-elle. « Mais cela ne peut excuser des bureaux coordonnateurs d’accuser sans fondements des RSG de fraudes et d’intimidation ni d’insinuer que lors de l’absence d’un enfant, la subvention qu’elle reçoit n’est pas justifiée. »

À propos des RSG et de la CSN


Quelque 2000 RSG regroupés dans 21 syndicats régionaux sont membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), laquelle représente plus de 130 000 membres provenant des secteurs privés et publics. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres issus de tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

La CSN défend les travailleurs plus vulnérables

En cette Journée mondiale pour le travail décent, la CSN souligne tout le chemin qui reste à faire avant que toutes les travailleuses et tous les travailleurs puissent bénéficier de conditions décentes.

Jacques Létourneau, président de la CSN, rappelle que la Confédération syndicale internationale (CSI) définit le travail décent comme un emploi qui permet à toute personne de mener une vie digne, répondant à ses besoins essentiels.

Or, la CSI rappelle aujourd’hui que 1,2 milliard de personnes sur la planète vivent toujours dans des conditions d’extrême pauvreté. Les droits syndicaux de base, qui permettraient pourtant d’améliorer ce bilan, sont attaqués dans plusieurs pays qui tentent notamment de miner le droit à la grève.

La CSI estime que les syndicats représentent aujourd’hui la force la mieux placée pour lutter pour la défense de la démocratie, de la justice et du développement durable. « Le modèle économique dominant détruit les emplois et la planète », s’indigne Sharan Burrow, secrétaire général de la CSI. Celle-ci insiste d’ailleurs sur la nécessité d’allier la justice pour les travailleurs à une approche plus équitable de la question des changements climatiques, essentielle au maintien d’une planète propice à la vie.

Au Québec

Le travail décent est également loin d’être un acquis partout chez nous. La CSN dénonce notamment le déni de droit dont font encore l’objet les travailleurs et les travailleuses agricoles du Québec.

Malgré le récent projet de loi 8, qui devait corriger cette exclusion du droit d’association, le gouvernement du Québec veut perpétuer une injustice historique. Ce droit est pourtant reconnu par la constitution et la jurisprudence.

Les travailleuses domestiques sont également toujours particulièrement exposées à la discrimination liée aux conditions d’emploi et de travail et à d’autres violations des droits de la personne.

Un appel lancé à la mobilisation contre l’austérité du gouvernement Couillard

« Aujourd’hui, il y a très exactement six mois que le Parti libéral a été porté au pouvoir et il a réussi à provoquer une grogne populaire qui s’étend à toutes les sphères : environnement, services publics, emplois, a mentionné le président de la CSN, Jacques Létourneau. En prime, les ténors du gouvernement, dont le premier ministre Couillard lui-même, font preuve d’arrogance pour imposer leurs mesures d’austérité. C’est inadmissible de se comporter ainsi. Je lui prédis qu’il ne trouvera pas son mandat reposant s’il s’entête à poursuivre sur la voie des coupes dans les services à la population et les programmes sociaux. »

La Confédération des syndicats nationaux lance un appel à une large mobilisation contre les politiques d’austérité du gouvernement Couillard et souhaite une convergence des actions de toutes les organisations qui voudront se dresser devant lui. La CSN a convoqué son bureau confédéral aujourd’hui afin d’adopter une campagne impliquant ses quelque 2000 syndicats et qui prévoit notamment de participer à des coalitions régionales et nationale pour s’opposer au démantèlement de l’État social québécois.

« On n’a pas voté pour ça »

La dernière semaine a été particulièrement éloquente quant aux intentions des libéraux, où il a été clairement démontré l’impossibilité de sabrer les budgets sans diminuer les services à la population. Pour forcer leur train de compressions, les Couillard, Barrette et Coiteux se sont faits menaçants à l’endroit des dirigeants et du personnel syndiqué des établissements d’éducation et de santé. « Nous condamnons ce ton autoritaire qui n’a pas sa place, a mentionné Jacques Létourneau. Ce gouvernement croit peut-être qu’il peut agir à sa guise parce qu’il détient la majorité à l’Assemblée nationale, mais les électeurs n’ont pas voté pour se faire imposer ce plan de démolition. Jamais il n’a fait campagne sur l’austérité.

« Voilà plus de 25 ans que les services publics et les programmes sociaux sont réduits, a-t-il poursuivi. Du gras, il n’y en a pas ! Dans les prochains mois, nous démontrerons tous les effets des compressions sur les services à la population dans les établissements où œuvrent les 130 000 membres de la CSN. Nous invitons celles et ceux qui ont à cœur les services publics, dont les comités d’usagers, à faire de même. Si des coupes d’environ 10 millions de dollars atteignent directement les plus démunis, comme il a été établi la semaine dernière en santé mentale à Montréal, imaginons les conséquences du plan de démolition des libéraux dans la santé, qui veulent retrancher 2 milliards de dollars au cours de la prochaine année. »

Six mois de pouvoir : un climat de confrontation entretenu

Au plan environnemental, il fait la sourde oreille aux demandes des citoyennes et des citoyens qui réclament de la transparence et des audiences publiques. Sur le front de l’emploi, c’est une énorme déception. Le plus navrant est son attitude à l’égard de l’État social du Québec. Selon la CSN, le premier ministre Couillard leurre le Québec lorsqu’il dit qu’il est possible de comprimer les dépenses de l’État à la hauteur de quelque 5 milliards sur 2 ans sans toucher aux services à la population. Pour y arriver, il frappe partout et tout le monde, s’en prenant même aux plus vulnérables. Les annonces de coupes à l’aide sociale et aux Carrefour jeunesse-emploi (CJE) en disent long sur les véritables intentions des libéraux : faire du Québec une province canadienne comme les autres.

Déjà sous-financées, comme la plupart de celles des organismes communautaires, les activités des CJE auprès des jeunes éloignés du marché du travail sont stratégiques et essentielles pour notre société. Toute hypothèse ou tout scénario affaiblissant la capacité d’action de ces organismes est inacceptable et antisocial. « Le mépris affiché à l’endroit des assistés sociaux est inadmissible, a indiqué Jacques Létourneau. Il cherche à les faire passer pour des profiteurs, alors que ces hommes et ces femmes se démènent tous les jours pour tenter de s’en sortir. »

Et la « réconciliation » ?

« Lors de l’élection de ce gouvernement, où il a lancé un appel à la “réconciliation”, nous avons fait preuve d’ouverture et voulu dialoguer avec lui, a rappelé le président de la CSN. Qu’avons-nous eu pour réponse ? La destruction du modèle québécois. Après six mois de pouvoir, nous constatons ses manœuvres pour créer de l’incertitude dans la population et sa totale improvisation, où se succèdent ballons d’essai et annonces de réductions budgétaires. Nous ne le laisserons pas démolir ce Québec que nous voulons. »

Au cours des prochains mois, la CSN organisera cette mobilisation avec ses syndicats, ses conseils centraux et ses fédérations affiliés. Le but est de participer à des coalitions régionales et à un front social uni contre l’austérité qui seraient autant de foyers d’opposition aux politiques des libéraux. Jacques Létourneau : « Dans plusieurs secteurs, les membres de la CSN sont déjà mobilisés. Pensons aux employé-es municipaux et des sociétés de transport qui s’opposent au projet de loi no 3 sur les retraites, à ceux de la santé et des services sociaux, qui s’objectent au projet de loi no 10 voulant forcer des fusions d’établissements et faire disparaître les agences régionales de santé. Sur le plan local, des syndicats s’organisent aussi contre les annonces de diminution de services, comme au CSSS Laval. On constate aussi l’engagement de groupes sociaux à se mobiliser partout au Québec. »

Nouvelle convention collective pour les 150 syndiqué-es CSN

Réunis en assemblée extraordinaire, hier, les 150 travailleuses et travailleurs de General Dynamics, entreprise spécialisée dans les produits de défense militaire et civile, ont entériné à 76 % une offre finale déposée par l’employeur dans la nuit du 30 septembre dernier. Cela met un terme à 15 séances de négociation amorcée en mai dernier, leur contrat de travail étant échu depuis le 30 avril 2014.

Pour Kathy Beaulieu, présidente du Syndicat des salarié(e) s de General Dynamics produits de défense et systèmes tactiques – Canada (CSN), usine de Saint-Augustin (CSN) : « Nous sommes heureux du résultat d’acceptation de cette offre, d’autant que nous visions une négociation rapide ciblée sur cinq grandes priorités, dont la durée du contrat de travail qui était un enjeu. Nous avons atteint nos objectifs d’améliorer certaines de nos conditions de travail. »

Une fois signée, la nouvelle convention collective sera en vigueur jusqu’en avril 2017. Elle prévoit des améliorations à plus d’un titre. Au plan salarial, les syndiqué-es voient leur salaire haussé de 6,5 % pour la durée de la convention. En outre, un plus grand nombre d’entre eux pourront prendre leur retraite en se prévalent d’indemnités de départ pouvant atteindre un maximum de 30 000 $.

Au chapitre des conditions de travail non pécuniaires, les syndiqué-es font des gains appréciables sur le délai d’affichage des horaires de travail. Ils obtiennent des améliorations quant aux descriptions de tâches générales, tout en renforçant le champ de compétence et de pratique de certaines catégories d’emploi.

À propos du syndicat et de la CSN

Le Syndicat des salarié-es de General Dynamics CSN-Usine St-Augustin est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN]) qui rassemble 32 500 membres, et au Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches [CCQCA-CSN] qui compte 250 syndicats totalisant 44 000 membres répartis sur son territoire. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux [CSN] compte plus de 325 000 membres provenant de tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

Les travailleurs condamnent l’acharnement du géant agroalimentaire

Environ 250 ex-travailleurs d’Olymel à Saint-Simon, membres de la CSN, se sont réunis en assemblée extraordinaire à Saint-Hyacinthe, aujourd’hui. Ils ont ainsi pris connaissance de la décision de l’entreprise de contester une récente sentence arbitrale déclarant que la fermeture de leur usine, en avril 2007, était illégale. Unanimement, ils ont dénoncé Olymel qui s’acharne à refuser de payer environ 14 millions de dollars en compensations salariales, selon les estimations de la CSN. « Les travailleurs sont vraiment en colère », fait remarquer Michel Daigle, président du Syndicat des travailleurs d’Olympia (CSN). « Malgré plusieurs jugements en notre faveur, voilà qu’Olymel se moque carrément de nous en engageant de nouvelles contestations. Olymel peut bien étirer les procédures sur sept, dix ou vingt autres années, nous, on va être là comme un seul homme, comme on l’a fait jusqu’ici. Nous allons mener la lutte jusqu’au bout. Ce n’est pas une promesse. C’est une garantie! » déclare-t-il. « À l’évidence, on fait face à un employeur qui fait montre d’un acharnement hors du commun contre ses propres travailleurs, déclare pour sa part Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Si Olymel avait mis toute cette énergie à tenter de régler les injustices qu’il a lui-même créées, on n’en serait pas rendu là, sept ans plus tard. En plus d’avoir été congédiés illégalement, des dizaines d’ex-travailleurs ont perdu leur maison et leurs avoirs, plusieurs ont connu des divorces, d’autres ont développé un burnout ou une maladie, sans compter dix-sept d’entre eux qui sont décédés sans jamais avoir vu l’ombre d’une compensation. Olymel a une responsabilité et il doit payer. À la CSN, nous allons continuer d’appuyer les ex-travailleurs d’Olymel à tous les plans, jusqu’à ce qu’ils obtiennent justice! »

Les faits
En 2006, Olymel a tenté de fermer son usine, en dépit d’une lettre d’entente prévue à la convention collective lui interdisant de mettre fin à ses activités jusqu’à l’échéance du contrat de travail à l’automne 2007. Saisi d’un grief en juin 2006, un premier arbitre, Jean-Pierre Tremblay, a émis une ordonnance de sauvegarde intimant Olymel de respecter la lettre d’entente jusqu’à ce qu’une décision soit rendue sur le fond. Le 30 août suivant, l’arbitre a accueilli le grief et obligé l’entre¬prise à maintenir son usine ouverte jusqu’à la fin de la convention, en septembre 2007. L’employeur a contesté la décision, mais s’est fait débouter par la Cour supérieure. Malgré cela, Olymel a fermé son installation le 20 avril 2007, en transférant sa production à d’autres usines, soit trois jours avant que le jugement de la Cour n’ait été rendu. Le syn¬dicat a réagi en déposant une série de griefs, qui ont donné lieu à la décision de l’arbitre Claude H. Foisy rendue le 20 août de cette année. Depuis, l’usine rénovée à coups de plusieurs millions de dollars est toujours inactive, Olymel ayant décrété un lock-out le 17 octobre 2007. Devant les violations flagrantes d’Olymel, l’arbitre Foisy lui a ordonné de verser les salaires et les avantages perdus des 406 travailleurs de Saint-Simon pour la période du 20 avril au 16 octobre 2007, soit un peu au-delà de l’échéance de la convention. Fait à noter : en 2009, trois membres du Conseil arbitral, une instance d’appel alors existante à l’assurance-emploi, ont rendu une décision unanime contre Olymel, en statuant que : « Le lock-out était une mise en scène pour affaiblir les travailleurs dans leur volonté de poursuivre les démarches devant les tribunaux. »

À propos du syndicat et de la CSN
Le Syndicat des travailleurs d’Olympia est composé plus de 400 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce, qui compte 32 500 membres réunis dans 360 syndicats provenant de tous les secteurs d’activité, ainsi qu’au Conseil central de la Montérégie (CCM-CSN), qui regroupe environ 35 000 syndiqué-es sur une base régionale. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 travailleuses et travailleurs issus des secteurs publics et privés.

La CSN prend part à la vigile du 4 octobre pour la tenue d’une commission d’enquête

Le samedi 4 octobre, la CSN participera à la vigile de Montréal pour les femmes autochtones disparues et assassinées, organisée par Missing Justice et Centre for Gender Advocacy. De plus, pour une première fois, des vigiles se tiendront dans plusieurs régions du Québec en réponse à l’appel lancé par la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes.

La CSN joint ainsi sa voix à la leur pour exhorter le gouvernement fédéral de mettre en place rapidement une commission d’enquête nationale concernant la disparition et l’assassinat de 1186 femmes autochtones. Rappelons qu’en août dernier, le premier ministre Harper opposait à nouveau une fin de non-recevoir à une enquête nationale. Niant le caractère sociologique du phénomène, il déclarait : « C’est un crime contre des personnes innocentes et le dossier doit être traité selon cet angle. »

« Réduire cette question à une dimension de sécurité publique en refusant d’établir un lien avec les conditions de vie des victimes est parfaitement odieux », s’indigne la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

Dans un rapport datant de 2009, Statistique Canada révélait que les femmes autochtones sont trois fois plus susceptibles que les autres femmes d’être victimes de violence. Elles sont aussi surreprésentées à titre de victimes d’homicides.

« Rien ne peut justifier l’entêtement du gouvernement devant ce scandaleux phénomène social. Que faudra-t-il à Stephen Harper pour accepter de mettre en place cette commission, demandée partout au Canada? » s’est-elle finalement interrogée en guise de conclusion.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Renouvellement de la convention collective à la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie

La Régie de gestion des matières résiduelles de la Maurice (Régie) et le syndicat régional des employé-e-s municipaux de la Mauricie (CSN) sont heureux d’annoncer que, dans le dossier du renouvèlement de la convention collective des employés du site (cols bleus), les parties ont conclues une entente de principe au terme d’une ultime rencontre qui s’est terminée la nuit dernière. Cette entente sera soumise aux membres du conseil d’administration de la Régie ainsi qu’aux employés du site dans les prochains jours. Entre temps, aucune autre information sur le contenu de cette entente ne sera rendue publique.

Appel à l’action

Cette année marque la 20e édition de la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants. Et pour marquer l’événement, l’Internationale de l’éducation (IE) et ses organisations affiliées, dont la FNEEQ, lancent un appel à l’action.

Fred van Leeuwen, secrétaire général de l’organisation, indique qu’« afin de marquer la fin de la campagne Uni(e) s pour l’éducation de qualité de l’IE et de faire de cette Journée mondiale des enseignantes et des enseignants l’édition la plus exceptionnelle jamais organisée, nous invitons les enseignants et le personnel de l’éducation à agir en envoyant un message au Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, afin de lui faire part de leur soutien envers une éducation de qualité pour toutes et tous, de l’inclusion de l’éducation parmi les objectifs pour le développement pour l’après 2015, et de la campagne mondiale en faveur de la scolarisation de toutes les filles. »

La présidente de la FNEEQ, Caroline Senneville souligne que les enseignantes et les enseignants accomplissent leur travail dans des conditions de plus en plus difficiles. « Nous n’avons qu’à penser aux compressions et aux politiques d’austérité qui menacent les conditions de l’exercice de la profession et réduisent l’accessibilité et l’égalité des chances pour toutes et tous », affirme-t-elle.

Quant à Véronique de Sève, vice-présidente de la CSN responsable du dossier de l’éducation, elle rappelle que la plate-forme en éducation adoptée par la CSN est claire : « l’éducation est non seulement un droit humain, mais également une responsabilité sociale. Or, le gouvernement libéral, qui impose des compressions en prétendant qu’il n’y aura aucune répercussion sur les services aux élèves, met sérieusement en péril les acquis de la société depuis 50 ans. »

À l’échelle mondiale comme à l’échelle nationale, l’accessibilité à une éducation publique de qualité interpelle directement les autorités gouvernementales et est intimement liée aux conditions de l’environnement des enseignements, des apprentissages et aux ressources pédagogiques qui y sont dédiées.

C’est donc une invitation à l’action à laquelle sont conviés les membres de la FNEEQ. Parce que l’éducation, c’est un droit fondamental.

• par courriel à wtd@ei-ie.org ou • sur Twitter avec les mots-clics #unite4ed et #FneeqCSN

À propos de la CSN et de la FNEEQ-CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 320 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

La CSN réagit aux changements du ministre Moreau

La CSN dénonce les changements apportés par le ministre Moreau au projet de loi 3 et s’inquiète des travaux à venir concernant les régimes de retraite, notamment dans les secteurs universitaire et privé.

Principaux changements

Outre le report du début des négociations en vue de la restructuration des régimes et la limitation quant à la possibilité de suspendre l’indexation automatique des rentes des retraités, le ministre a conservé la plupart des mesures excessives du projet de loi. En effet, la capitalisation de tous les régimes à 100 % et le partage des coûts sur les déficits futurs ainsi que sur ceux du service passé, qui ont le plus fait couler d’encre, y ont été conservés quasi intégralement. « Ce que nous dit Pierre Moreau entre autres, c’est qu’il retardera l’application de son projet de loi, mais qu’il l’appliquera quand même! s’indigne la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque. C’est à une consultation de façade que nous a conviés le ministre en commission parlementaire, qui l’a fait accoucher d’une souris. »

Pour la CSN, le projet de loi amendé répond essentiellement aux demandes des villes « Malheureusement, les préoccupations des organisations syndicales n’ont pas été retenues », déplore Francine Lévesque.

Un pas de plus vers l’austérité

Pour la CSN, il est clair que le projet de loi 3 vient concrétiser le début de la politique d’austérité du gouvernement. « On voit bien quelles étaient les réelles intentions du gouvernement, qui se sert des travailleuses et des travailleurs municipaux pour donner le ton de l’automne. Ça augure très mal pour les travaux sur les autres régimes et pour l’ensemble des programmes et des services des Québécois, qui vont passer dans le tordeur », a-t-elle enchaîné.

La CSN a travaillé sérieusement pour tenter de trouver des solutions aux régimes qui sont en réelle difficulté. Elle déplore profondément le manque d’écoute du ministre, qui a suivi son plan de match : répondre aux demandes de Québec et de Montréal pour leur permettre d’éponger leurs dépenses sur le dos des travailleurs municipaux, alors que bien des villes s’étaient positionnées contre le projet de loi. « L’approche est très préoccupante. Nous n’allons pas demeurer les bras croisés devant cette entreprise de démolition », a conclu Francine Lévesque.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La lutte contre l’homophobie victime de l’austérité du gouvernement Couillard

La Confédération des syndicats nationaux dénonce la décision du gouvernement Couillard de sabrer les budgets de publicités télévisées de la campagne de lutte contre l’homophobie.

« Il est ironique d’apprendre de telles coupes, la journée même où se tient le Forum sur l’intimidation. Pour la CSN, il faut plus que jamais mener la lutte contre les préjugés homophobes et la transphobie dans les milieux de travail, de même que dans tous les autres milieux », a déclaré le secrétaire général de la CSN, Jean Lortie.

Au travail, un quart des travailleuses et des travailleurs LGBT taisent leur orientation sexuelle. Un tiers des jeunes qui ont subi de l’intimidation sur le Web souffrent de symptômes de dépression. Les jeunes LGBT signalent de la cyberintimidation et de l’intimidation à l’école deux fois plus que les jeunes hétérosexuels. « Cela démontre l’urgence d’agir et la nécessité de mener des campagnes de sensibilisation auprès du public. Les compressions annoncées font douter du sérieux de la démarche gouvernementale. Et les mesures d’austérité atteignent encore une fois les plus vulnérables de la société », d’ajouter monsieur Lortie.

Rappelons que dans 78 pays, les comportements des personnes LGBT sont encore criminalisés, et même passibles de la peine de mort dans une dizaine d’entre eux. Rappelons aussi que l’identité ou l’expression de genre ne comptent pas parmi les motifs particuliers de discrimination inscrits dans les chartes canadienne et québécoise.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Éradiquer le phénomène en posant des gestes concrets

C’est avec beaucoup d’intérêt que Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, responsable du dossier de l’éducation, et Caroline Quesnel, vice-présidente de la FNEEQ, responsable du regroupement des établissements scolaires privés, prennent part aujourd’hui au Forum sur la lutte contre l’intimidation organisé par le gouvernement québécois.

« Si le forum a pour objectif de mobiliser les acteurs concernés et de dégager les pistes d’action d’un plan de lutte contre l’intimidation, il faudra cependant plus que des orientations pour changer les mentalités », affirme madame De Sève.

Pour la CSN et pour la FNEEQ, un suivi éducatif est nécessaire, mais il doit s’accompagner de sérieuses mesures de formation pour le personnel ainsi que de mesures pour l’éducation et la sensibilisation des jeunes.

« Dans nos écoles et dans nos collèges, nous faisons face à la croissance du phénomène de l’intimidation, entre autres, dans les médias sociaux, et il est urgent de définir et de mettre en place les services nécessaires au soutien des jeunes qui sont victimes d’intimidation ainsi qu’à ceux qui commettent de tels actes », précise madame Quesnel.

La lutte à la violence et à l’intimidation à l’école suppose la collaboration de tout le monde; celle des élèves, celle du personnel, mais aussi celle des directions d’école et des parents. Cette lutte nécessite un engagement financier à long terme dans le réseau scolaire de façon à pouvoir disposer des ressources humaines et des outils éducatifs nécessaires. « Or, le gouvernement libéral nous parle de compressions et d’austérité sur tous les tons. Cela nous semble en contradiction avec l’élaboration et la mise en place de mesures pour s’attaquer véritablement au problème de l’intimidation à l’école », ajoute madame Quesnel.

Par ailleurs, madame de Sève souligne que l’intimidation est un phénomène qui n’est pas exclusif à l’école. « Les milieux de travail n’en sont pas exempts et bien que le dispositif de plaintes pour harcèlement psychologique soit un acquis, cela est loin de constituer une panacée : il judiciarise gravement un problème qui aurait intérêt à être traité d’abord sur le plan de la prévention et de la santé-sécurité. »

La vice-présidente de la CSN rappelle également que les personnes âgées peuvent elles aussi être victimes d’intimidation. « Là encore, des mesures de dépistage et de lutte à la maltraitance sont nécessaires, mais les compressions budgétaires risquent de compromettre les efforts pour mettre en œuvre le plan gouvernemental de lutte à la maltraitance contre les aînés. »

La lutte à l’homophobie constitue un autre front de lutte à l’intimidation où la CSN est active avec son comité confédéral LGBT, « Nous appelons les syndicats de la CSN à s’engager fermement dans la lutte à l’homophobie en milieu de travail. »

« Nous espérons vivement que la tenue de ce Forum donnera lieu à des actions concrètes afin d’éradiquer une fois pour toutes, le phénomène de l’intimidation sous toutes ses formes et dans tous les milieux », conclut la vice-présidente de la CSN.

À propos de la CSN et de la FNEEQ-CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Un peu de cohérence, s’il vous plaît!

S’il est souhaitable de favoriser le développement économique du Nord, il faut cesser de faire de la Côte-Nord une zone grise sur le plan des services aux citoyens pendant que le minerai et les travailleurs transitent, emportant avec eux richesses et salaires, au détriment d’un développement local et régional plus que nécessaire. Le gouvernement en place trouve des fonds publics pour son Plan Nord, alors qu’il nous fait un portrait dramatique des finances publiques.

Quel développement intégré?

La nouvelle mouture du Plan Nord libéral, présentée par le premier ministre Couillard au forum Objectif Nord mardi dernier à Montréal, lançait un appel aux entreprises, les invitant à investir dans le développement minier nordique, malgré un marché baissier, avec des millions de dollars de fonds publics annoncés, sans aucun calendrier ni échéancier. Un projet de loi dans le but de créer une société d’État autonome. À cela s’ajoute un investissement de 20 millions de dollars dans la réalisation d’une étude de faisabilité pour la construction d’un lien ferroviaire entre la Côte-Nord et la fosse du Labrador. Cela ressemble à l’improvisation des deux premières moutures du développement du Plan Nord, qui nous faisaient miroiter la richesse pour tous les Nord-Côtiers.

Et pendant ce temps, on fusionne dans les services de santé et services sociaux, on coupe dans les garderies, l’éducation, les directions régionales des ministères, accumulant les pertes d’emplois et les difficultés pour obtenir des services essentiels pour la population. Comment pourra-t-on gérer l’arrivée de nouveaux projets, si la pression déjà trop forte sur les ressources disponibles des villes de la Côte-Nord accroît le déficit des soins de santé, des garderies, des logements, des commerces?

L’expérience des dernières années est une preuve limpide de l’échec à venir : pénurie de logements à Sept-Îles et Port-Cartier, hausse du prix des loyers et des maisons, manque de places en garderie, pénurie de personnel dans les établissements de santé et services sociaux, dans les commerces, dont plusieurs ont dû fermer faute d’employé-es. Sans oublier les jeunes qui quittent l’école sans terminer leur secondaire pour occuper des emplois souvent éphémères. Que leur arrivera-t-il lorsqu’ils devront aller travailler ailleurs? Et la pauvreté augmente dans un tel contexte. Le fly in/fly out devient la norme, il faut accueillir des travailleurs qui vont repartir sans participer à la vie régionale.

Et voilà que le ministre Barrette abolit les Agences de santé et services sociaux, fusionne les CSSS et crée une méga structure, le « Centre intégré de santé et de services sociaux » (CISSS), qui n’équivaut qu’à un chambardement des structures actuelles et qui n’assure en rien de meilleurs services, surtout sur un grand territoire comme celui de la Côte-Nord, où la proximité des services est essentielle. Et d’autres mesures d’austérité sont à venir… Ce gouvernement veut récupérer 3.2 milliards de dollars, dont 2 en santé. Nous sommes convaincus que les services à la population seront touchés.

Où se trouvent les investissements en services dans ce beau programme? Quelles sont les propositions pour un développement intégré, non pas du point de vue de l’entreprise, mais bien de celui des villes, des communautés et des citoyens de la Côte-Nord qui doivent voir leur région se développer de manière durable? Faut-il regarder passer les trains comme d’autres municipalités regardent passer les pétroliers, être prêts à assumer les inconvénients, les conséquences et les risques, sans aucune contrepartie?

Le parti pris de ce gouvernement est clair : favoriser les entreprises, peu importe ce qu’il en coûte. On revient à une vision de l’économie axée sur l’extraction des ressources minières, une stratégie qui rend les régions ressources dépendantes des aléas des marchés, constamment à la traîne sur le plan des services. Au XXIe siècle, il faut au contraire penser à l’avenir, choisir de diversifier l’économie de ces régions, penser en termes de développement durable et d’occupation du territoire. Le Conseil central Côte-Nord- CSN invite le gouvernement à faire preuve de cohérence : les mesures d’austérité ne feront que compliquer une situation déjà difficile, contribuant entre autres à la pénurie de main-d’œuvre, au manque de services et à l’éloignement des investisseurs. Il est temps de faire du Plan Nord un modèle de développement durable.

À propos du conseil central

Le Conseil central Côte-Nord – CSN regroupe plus de 50 syndicats représentant plus de 5 500 travailleuses et travailleurs. Quant à la CSN, elle compte plus de 325 000 travailleuses et travailleurs provenant de tous les secteurs d’activité, tant public que privé.

La CSN poursuit sa lutte pour le droit à l’équité salariale de toutes les travailleuses

La CSN en appelle du jugement de la Cour supérieure concernant la Loi sur l’équité salariale qui a notamment pénalisé les travailleuses des CPE en les privant des rajustements salariaux auxquels elles avaient droit.

Rappelons que l’adoption tardive du règlement visant les milieux de travail exclusivement féminin a entraîné des dates différentes de rétroactivité pour les travailleuses qui y occupent un emploi. Voilà qui est au cœur de la contestation que les travailleuses des CPE affiliées à la FSSS et à la CSN ont été les premières à faire valoir devant les tribunaux.

« Rien ne justifie que les travailleuses des centres de la petite enfance perdent autant d’années au point de vue de l’application de l’équité salariale, déplore la vice-présidence de la CSN, Francine Lévesque. Nous avions contesté cette disposition de la loi discriminatoire, qui contrevient aux chartes puisqu’elle viole le droit à l’égalité. Et nous n’en démordons pas : c’est ce que nous comptons faire valoir en appel. »

Pour la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Josée Marcotte, les femmes travaillant en centre de la petite enfance, comme toutes celles qui œuvrent dans des secteurs exclusivement féminins, sont victimes d’une terrible injustice. « Ce déni de droit à leur égard doit être corrigé. Nous ne pouvons laisser perdurer une telle aberration législative et nous allons nous battre pour que toutes les travailleuses du Québec aient les mêmes droits au point de vue de l’équité salariale. »

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les agents correctionnels lancent une campagne pour contrer les attaques antisyndicales des conservateurs

Ottawa, le 30 septembre 2014 — Cet après-midi, les agents correctionnels syndiqués entament leur action contre les attaques antisyndicales du gouvernement conservateur en s’adressant directement aux électeurs de la circonscription fédérale d’Ottawa-Ouest – Nepean.

Environ 200 membres du Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC-CSN) feront du porte-à-porte dans la circonscription pour parler de réalités qui réfutent les déclarations inexactes du gouvernement Harper au sujet du rôle des syndicats au Canada. Cette action, surnommée « Attention : Danger », est la première de nombreuses campagnes de sensibilisation ciblées qu’UCCO-SACC-CSN entend mener au cours des prochains mois.

Après une série de lois qui affaiblissent les droits syndicaux pour les travailleurs en vertu du Code canadien du travail et un certain nombre de résolutions politiques adoptées au dernier congrès du Parti conservateur, qui détruiraient essentiellement le mouvement syndical, Kevin Grabowsky, président national d’UCCO-SACC-CSN, déclare qu’il est temps pour les agents correctionnels de se mobiliser.

« Nous avons atteint un point de non-retour avec ce gouvernement, a déclaré M. Grabowsky. C’est pourquoi nous nous adressons directement à la population pour lui expliquer qu’en s’attaquant aux syndicats, Harper s’en prend à tous les Canadiens. »

Les agents correctionnels fédéraux diront également aux résidents que beaucoup des moyens utilisés pour protéger les Canadiens ont été obtenus grâce aux efforts des syndicats, et que cela aurait probablement été impossible avec les lois que les conservateurs ont mis en place ou envisagent d’adopter.

Les récentes modifications apportées au Code canadien du travail contenues dans le projet de loi omnibus C-4 de mise en œuvre du budget, par exemple, changent la définition de danger dans le lieu de travail. Les agents correctionnels sont directement visés par ce changement, car l’ancienne définition était cruciale pour rendre leur milieu de travail plus sûr et sécuritaire.

« Les syndicats sont essentiels à la société canadienne. En travaillant ensemble, les syndiqué-es ont gagné un grand nombre des avantages que tous les Canadiens tiennent pour acquis aujourd’hui : la semaine de 40 heures, les protections en matière de santé et de sécurité, les vacances, la rémunération des heures supplémentaires, et ainsi de suite », a déclaré M. Grabowsky.

« Tous les Canadiens devraient se demander s’ils veulent d’une société qui n’accorde pas un semblant de respect aux travailleuses et aux travailleurs, poursuit-il. C’est pourquoi nous disons aux gens “Attention : Danger”. C’est ce qui nous attend si nous laissons les conservateurs implanter leur programme antisyndical. »

 

Nouvelle convention collective entérinée à la mine Niobec

Les 58 membres du Syndicat des employé-es cols blancs de la Mine Niobec – CSN, réunis jeudi dernier en assemblée générale, ont entériné l’entente de principe intervenue le 17 septembre dernier dans une proportion de 86 %.

La nouvelle convention collective, d’une durée de 3 ans, prévoit des augmentations salariales annuelles de 2, 3 et 3,5 % assorties de montants forfaitaires, la majoration des primes existantes et la création d’une prime pour les travailleurs sous terre. L’accord prévoit aussi la bonification de la contribution de l’employeur pour le régime de pension et Fondaction de même que celle des assurances collectives et des vacances.

L’entente permet également de clarifier plusieurs articles de la convention collective, de renforcer le travail syndical et les relations de travail et de mettre en place un nouvel outil d’information et de suivi des tâches confiées à la sous-traitance. « Nous sommes satisfaits du résultat de cette négociation. En plus des bonifications monétaires, nous avons réussi à renforcer nos outils syndicaux pour assurer de saines relations de travail à la mine et pour agir pour protéger les tâches de notre unité de négociation. Ces outils seront utiles dans le contexte actuel où notre employeur cherche à se départir de nos installations au profit d’un nouvel acquéreur. Évidemment, nous resterons vigilants et mobilisés pour assurer l’intérêt de nos syndiqués pendant les trois prochaines années de notre contrat de travail », d’affirmer Yves Rousseau, président du syndicat.

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats partout au Québec. La FIM est présente dans l’ensemble du secteur forestier. Quant à la CSN, elle représente 325 000 travailleuses et travailleurs, et ce, tant dans les secteurs privé que public.

De nouveau, les familles sont attaquées de plein fouet par les mesures d’austérité de Philippe Couillard

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) déplore les compressions budgétaires annoncées, qui frapperont les services de garde en milieu scolaire et auront des conséquences néfastes sur les services aux élèves.

« Par les compressions dans les budgets des services de garde en milieu scolaire et la hausse de la tarification demandée aux parents, Philippe Couillard et son gouvernement s’attaquent à nouveau aux mesures de soutien familiale, remettent en question la conciliation des responsabilités professionnelles et familiales et mettent à mal le développement des enfants et l’égalité des chances », fustige Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. « Au final, les familles verront leur fardeau financier augmenter, sans pour autant obtenir de meilleurs services, puisque l’on coupe en même temps dans le programme », se désole la dirigeante syndicale.

« Déjà que les parents font leur part en contribuant à plus de 55 % aux services de garde offerts en milieu scolaire, les mesures d’austérité vont directement diminuer le nombre d’activités ou de sorties des élèves ou, pire encore, risquer de stigmatiser encore plus les enfants de familles à faible revenu, qui ne pourront plus y participer », décrie Marjolaine Côté, vice-présidente de la Fédération des employées et des employés des services publics.

La CSN demande depuis longtemps de reconnaître les services de garde en milieu scolaire comme service complémentaire à l’article 5 du Régime pédagogique de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire et qu’à ce titre, ils soient gratuits, conformément à l’article 3 de la Loi sur l’instruction publique.