La CSN est outrée de l’acharnement du gouvernement

La CSN dénonce l’attitude de Service Canada qui renie son engagement envers les employé-es de Fruits de Mer de l’Est et qui interjette appel pour exiger le remboursement de prestations versées après une entente conclue de bonne foi.

Cette entente créait un régime de travail différent qui permettait à plus de familles de gagner leur croûte. Pour Jean Lacharité, l’obstination de Service Canada à leur égard est carrément odieuse. « Ces modalités étaient parfaitement connues de Service Canada. En revenant sur sa parole et en demandant rétroactivement les sommes versées en toute connaissance de cause, le gouvernement force les travailleurs à débourser dans certains cas jusqu’à 19 000 $ et remet en question toutes les ententes pour l’avenir », s’est-il d’abord indigné.

Il est inconcevable pour le vice-président de la CSN de traiter ces travailleurs comme des personnes qui auraient abusé du système et qui devraient maintenant en payer le prix.

« Il est parfaitement regrettable que ces travailleurs de bonne foi doivent à nouveau subir le stress et l’acharnement de Service Canada, d’autant plus que le Tribunal de la sécurité sociale (TSS) leur a donné raison sur toute la ligne. Il va sans dire que nous nous battrons bec et ongles pour que justice soit rendue dans ce dossier. »

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La fiscalité est un instrument de solidarité sociale

L’institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) a lancé une publication sur la fiscalité au Québec en présence des dirigeants des centrales syndicales et de la Caisse d’économie solidaire. « Au moment où il n’est plus possible de parler de fiscalité sans l’associer à la morosité et à l’austérité, il est utile de faire ce rappel : la fiscalité est un instrument de solidarité sociale. De plus, le débat public doit reposer sur une analyse rigoureuse de faits. Enfin, soulignons qu’au fil des ans, les gouvernements qui se sont succédé ont fait des choix politiques en matière de fiscalité qui ont amené l’État à se priver de revenus considérables », a expliqué Robert Laplante, directeur général de l’IRÉC. Ce dernier a rappelé le mot de Gilles L. Bourque, chercheur à l’IRÉC qui a coordonné le rapport rendu public aujourd’hui : « Attaquer l’impôt, c’est d’abord viser l’État et les finalités qu’il sert. L’idée d’une libération fiscale est illogique pour au moins deux raisons : 1) une partie des revenus fiscaux est directement retournée aux ménages ou capitalisée pour des prestations futures; 2) avec les revenus fiscaux, l’État produit des services qui sont rendus aux citoyens, qu’ils devraient eux-mêmes payer s’ils n’étaient pas fournis par l’État. Il faut parler de ce “Jour”, s’il existe, comme celui de la solidarité fiscale ».

« À l’occasion du quinzième anniversaire de l’IRÉC, nous tenions à inaugurer ce qui deviendra une tradition annuelle en publiant ce premier bulletin sur la fiscalité au Québec. Les idéologues du tout au marché en mènent très large et il est loin d’être évident qu’ils servent l’intérêt général. Ce bulletin annuel permettra de mettre à jour les données sur les contributions fiscales des divers agents économiques en ajoutant chaque fois une nouvelle facette à notre compréhension de la fiscalité au Québec », a-t-il poursuivi.

Financer l’État pour nous donner des services

Le rapport démontre qu’au total, l’ensemble des agents économiques doit procurer l’équivalent de 171,6 jours d’activité pour payer collectivement toutes les dépenses publiques. Le financement du fonctionnement à proprement parler des administrations publiques ne requiert que l’équivalent de 6,2 jours d’activité. « Bref, disent les chercheurs, c’est du côté des services que nous nous donnons que nous devrions trouver les raisons de nos dépenses plutôt que du côté de l’administration publique. Il est faux de dire que l’État accapare une part indue ».

Les riches et les entreprises ne paient plus leur juste part

Un rapport récent de l’OCDE montre que dans presque tous les pays industrialisés, l’effet redistributif de la fiscalité a été réduit. Le taux marginal d’impôt s’appliquant aux tranches supérieures de revenus des particuliers au Québec est ainsi passé d’une moyenne de 66 % en 1981 à 41 % en 2008. Mais il s’agit là de taux statutaires. La contribution fiscale globale, toutes sources confondues, plafonne à 41 % du revenu disponible pour le 1 % le plus riche. De plus, la sous-contribution des entreprises aux missions de l’État entraîne un déplacement du financement fiscal vers les contribuables. Le fardeau fiscal des entreprises non attribuable aux programmes sociaux est non seulement très faible, mais son évolution au cours des trente années l’a ramené à ce qu’il était en 1981, c’est-à-dire à près de 7,5 %. En regardant du côté des taxes à la consommation, ce sont les centiles les moins nantis qui soutiennent la part la plus élevée du revenu disponible consacré à l’impôt soit deux points de plus que les plus nantis ».

Réactions à l’analyse de l’IRÉC

Après la présentation de l’analyse par le directeur général de l’IRÉC, le  : « Enfin! un travail sérieux et rigoureux pour démasquer l’entreprise purement idéologique, démagogique, fausse et trompeuse de la journée de l’affranchissement fiscal de l’Institut Fraser. Nous sommes heureux de contribuer à l’institutionnalisation de la journée québécoise de la solidarité fiscale, journée qui fait la preuve que la fiscalité sert les finalités que la société s’est données ».

Daniel Boyer, le président de la FTQ, a enchaîné en rappelant le parti pris de sa centrale, depuis ses origines, en faveur d’un système fiscal progressif. « S’il y a une chose à déplorer, dit-il, c’est qu’à une époque, l’impôt des particuliers et celui des entreprises étaient mieux équilibrés. Au fil des ans, la situation s’est malheureusement renversée, en faveur des entreprises, ce qui a creusé le fossé des inégalités ».

De son côté, Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), a ajouté « qu’il est grand temps de mettre fin au cynisme. S’attaquer à l’impôt, c’est ni plus ni moins diminuer les services publics qui permettent à une large partie de la population de joindre les deux bouts. Nous pouvons être fiers de nos choix de société basés sur la justice sociale et la solidarité ».

Enfin, Pierre Patry, trésorier de la CSN, a conclu que « si tous s’accordent pour dire que la fiscalité est un outil de redistribution de la richesse, c’est l’ampleur à lui donner qui est l’enjeu des débats qui ont cours dans notre société et dont les conclusions, on le sait, pourraient redéfinir les rapports sociaux au Québec. Le régime fiscal doit continuer à refléter nos choix de solidarité sociale et répondre aux nouveaux enjeux ».

L’Institut de recherche en économie contemporaine (www.irec.net) est un organisme indépendant, sans but lucratif, voué à la recherche et à la promotion des compétences dans le domaine économique.

La ville de Terrebonne et les cols bleus concluent une entente de principe

Une entente de principe est intervenue entre la ville de Terrebonne et les syndiqué-es cols bleus de la ville. Cette entente sera présentée à l’ensemble des membres le jeudi 12 juin prochain.

« Nous sommes satisfaits du contenu de l’entente qui répond à des demandes importantes que nous avions formulées, a souligné le président du syndicat, Denis Renaud. Elle est plus intéressante que l’offre finale déposée par la ville le 5 mai dernier et qui avait été rejetée à 94 %. L’employeur a réalisé que cette offre était tout simplement inacceptable et a réagi en conséquence », a-t-il ajouté.

Entre autres choses, la ville a finalement accepté le protocole de retour au travail et retire les griefs qu’elle avait accumulés contre le syndicat. De son côté, le syndicat retire lui aussi ses griefs contre l’employeur.

« Les cols bleus sont en négociation depuis plus de deux ans et jusqu’à aujourd’hui, ils ont fait preuve de la plus grande détermination pour défendre leurs droits, a affirmé la présidente du Conseil central de Lanaudière, Francine Ranger. Cette volonté a porté ses fruits. La ville doit maintenant régler le conflit qu’elle laisse perdurer depuis près d’un an avec les concierges et les surveillants-concierges. Il est temps qu’elle fasse preuve de bonne volonté envers ses travailleurs dont les demandes sont très légitimes, comme la sécurité une fois à la retraite. »

« L’entente qui sera présentée aux membres contient des éléments intéressants de reconnaissance du travail dont les cols bleus font preuve tous les jours dans les services qu’ils donnent aux citoyens. Ceux-ci seront à même de prendre une décision définitive sur son contenu lors de l’assemblée du 12 juin », a pour sa part fait valoir le vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics-CSN, Yvon Godin. « Nous continuerons à nous battre aux côtés des concierges qui poursuivent la lutte pour leurs conditions de travail et nous ne lâcherons pas tant que ce conflit ne sera pas résolu », a-t-il conclu.

À propos du syndicat

Le Syndicat des employé-es manuels de la Ville de Terrebonne-CSN regroupe plus de 200 travailleuses et travailleurs. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN). La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux. Le Conseil central de Lanaudière représente pour sa part 84 syndicats et environ 14 000 salarié-es.

Pour la CSN, il est temps d’entendre les composantes du réseau pour en assurer l’avenir

Au lendemain du dépôt du budget provincial, plusieurs syndicats de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) se rassembleront ce soir devant l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal pour dénoncer les compressions budgétaires qui s’accumulent dans le réseau public. Celles-ci atteignent le niveau de services que reçoit la population, au moment où des exemples de mauvais financement continuent de faire les manchettes. Pour la CSN, il est temps que le gouvernement entende les préoccupations et les solutions des composantes du réseau.

Un budget qui poursuit l’attaque à l’intégrité du système public de santé et de services sociaux

Le budget provincial déposé le 4 juin dernier poursuit sur la voie des compressions budgétaires dans le réseau de la santé et des services sociaux. Depuis plusieurs années, les décideurs politiques imposent cette pression constante sur le dos des gestionnaires, des travailleuses et travailleurs et des usagers du réseau. Encore une fois cette année, en limitant la hausse des dépenses du réseau à 3 %, le gouvernement force les établissements et les Agences à procéder à une énième salve de compressions, ce qui empêche notamment de financer le virage vers les services à domicile et l’amélioration des services de prévention.

« Ces compressions touchent toutes les missions du réseau de la santé et des services sociaux, aussi bien au niveau local que régional. Pensons par exemple aux Agences régionales qui sont particulièrement atteintes. Nous avons été très vigilants dans les dernières années pour dénoncer les exemples d’atteinte aux services. Avec ces nouvelles compressions, on ne peut que s’inquiéter des impacts de ces nouvelles coupes », explique Michel Tremblay, président de la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

Quoi faire et ne pas faire pour assurer l’avenir du réseau

La CSN veut s’assurer que tous les moyens sont pris pour assurer l’avenir du système public de santé et de services sociaux. C’est pourquoi elle dénonce avec autant de force les exemples de mauvais financement de nos services publics. « Un des problèmes actuellement dans le réseau est qu’on procède à des coupes dans les établissements sans avoir de réflexion en amont sur les impacts de celles-ci et sur le réseau que l’on veut comme société. Pendant ce temps, on continue de payer beaucoup trop cher pour la sous-traitance et à avoir recours à des contrats privés alors que le personnel du secteur public pourrait faire le travail pour moins cher », déclare Guy Laurion, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

Les compressions budgétaires des dernières années finissent par réduire l’accessibilité aux services et la population en ressent de plus en plus les effets. « Plutôt que de s’attaquer à des sources réelles de mauvais financement du réseau de la santé, comme au prix des médicaments ou au recours au privé, on impose des projets d’optimisation qui augmentent sans cesse la pression sur les travailleuses et travailleurs sans pour autant améliorer les services à la population », poursuit Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Une occasion d’entendre les composantes du réseau

Pour la CSN, la pression mise sur le réseau public est une occasion de rassembler l’ensemble des composantes du réseau de la santé et des services sociaux pour établir les défis que celui-ci rencontre et faire des propositions. C’est pourquoi la CSN a lancé le Premier rendez-vous national sur l’avenir du système public de santé et de services sociaux, qui aura lieu le 16 juin prochain à Laval. « Il est grand temps qu’on entende les composantes du réseau et que comme acteur de ce réseau nous apportions des solutions pour maintenir l’accès aux services et assurer l’avenir de ce joyau collectif », de conclure Jean Lacharité.

À propos de la CSN

La CSN est l’organisation syndicale la plus représentative dans le secteur de la santé et des services sociaux. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente à la municipalité de Saint-Honoré

Réunis en assemblée générale, les travailleuses et travailleurs, membres du Syndicat des employé-es de la Municipalité de St-Honoré, affilié à la CSN, se sont prononcés, le 28 mai dernier, à 67 % en faveur des termes de leur nouvelle convention collective.

De son côté, la municipalité de St-Honoré a entériné cette entente de principe lors de sa dernière assemblée du conseil municipal.

D’une durée de 5 ans, le contrat de travail de ces syndiqué-es cols blancs et cols bleus de St-Honoré, prévoit des augmentations de salaire pouvant aller jusqu’à 8 % ainsi que des gains aux chapitres suivants : régime de retraite et primes.

Déclaration

Appelé à commenter l’entente, le président du syndicat CSN, monsieur Michel Blouin a déclaré : « Pour les cols bleus, c’est notre deuxième convention collective et nous considérons avoir amélioré nos conditions de travail. Là où nous sommes le plus fiers, c’est que cette convention s’appliquera également à nos collègues cols blancs qui ont joint notre syndicat en novembre dernier » de conclure le président du syndicat

L’employeur et le syndicat n’ont pas eu besoin de recourir à leur droit de lock-out ou de grève.

Devant un projet sans vision globale, seul un moratoire est acceptable, dit la CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) participe aujourd’hui aux audiences publiques de la commission d’enquête du BAPE portant sur les enjeux liés à l’exploration et à l’exploitation du gaz de schiste dans le shale d’Utica des basses-terres du Saint-Laurent. Son message est clair : un moratoire complet et immédiat est nécessaire, parce que non seulement plusieurs questions soulevées lors de l’évaluation environnementale stratégique (ÉES) sont restées sans réponses, mais aussi parce qu’il n’existe pas de garanties adéquates pour protéger la population de même que l’intégrité territoriale et environnementale du Québec.

« Une grande partie de la population n’est plus prête à accepter le développement économique à tout prix : le développement doit être profitable sur les plans économique, social et environnemental », soulève d’entrée de jeu le trésorier de la CSN et responsable politique du dossier de l’environnement, monsieur Pierre Patry. Il constate que les retombées qu’on nous fait miroiter sont davantage le fruit d’un lobby pétrolier et gazier qui a atteint une force sans précédent au Québec, ce qui provoque des déséquilibres dans l’influence sur les pouvoirs publics et les médias de masse et, par ricochet, sur l’information disponible pour la population. Cependant, la réalité est tout autre.

La CSN est d’avis que les risques sont réels en ce qui a trait à la contamination de l’eau, notamment en matière de normes de rejet et d’installations d’épuration des eaux propres à cette industrie : insuffisance de connaissances scientifiques essentielles avant de décider d’exploiter ou non le gaz de schiste.

Qui plus est, le manque de connaissances sur les différents produits chimiques rend difficile l’évaluation du potentiel d’exposition des travailleuses et des travailleurs : il est primordial d’acquérir ces connaissances avant l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste. « Il serait inadmissible de faire travailler des gens sans connaître les risques potentiels sur leur santé » insiste monsieur Patry.

Pour la CSN, alors qu’on peine à relancer l’économie du Québec et à obtenir des taux de croissance satisfaisants, une nouvelle révolution énergétique basée sur les énergies propres pourrait relancer notre économie. Nous faisons donc le choix d’opter pour un développement soucieux de l’environnement où les hydrocarbures seront de moins en moins utilisés.

« Notre position concernant l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste n’en est pas une de fermeture et de rejet définitif. Mais nous savons tous aujourd’hui que nous ne pouvons pas continuer à développer à n’importe quel prix. Surtout quand même les motifs économiques mis en avant soulèvent de sérieuses questions. Profitable pour qui ? », de conclure Pierre Patry.

À propos de la CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale composée de près de 2 000 syndicats qui regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs, principalement sur le territoire du Québec, réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux. Les questions touchant les hydrocarbures l’interpellent, car en tant qu’acteur et partenaire social, la CSN est d’avis que l’utilisation de cette ressource doit se faire avec une empreinte écologique aussi faible que possible et une prospérité économique aussi grande que possible.

La CSN salue les mesures qui visent à combattre l’exploitation du corps des femmes

La CSN, qui a pris position en décembre dernier pour que le gouvernement sévisse contre les proxénètes et les clients au lieu d’exercer de la répression envers les prostituées, salue l’approche empruntée dans le projet de loi déposé aujourd’hui à la Chambre des communes et qui s’inspire du modèle nordique.

« Nous sommes soulagés de constater que le gouvernement entend s’attaquer aux proxénètes et aux clients, car la prostitution constitue une forme de violence et d’exploitation envers les femmes qu’il faut combattre », souligne la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

Celle-ci rappelle que pour venir à bout de cette violence et aider les femmes à se sortir de la prostitution, il faut aussi fournir aux prostituées des services adaptés à leurs besoins, particulièrement dans les domaines de la santé, de l’éducation, du logement et de la recherche d’emploi. « Le gouvernement reconnaît l’importance de soutenir les prostituées qui veulent se sortir de l’industrie du sexe par la mise en place d’un soutien social et nous appuyons cette orientation. Cela dit, il doit consacrer les ressources nécessaires pour y parvenir. Vingt millions sur cinq ans ne seront sûrement pas suffisants pour véritablement aider les femmes dans ce sens », a-t-elle ajouté.

La vice-présidente de la CSN est par ailleurs inquiète de la criminalisation de l’offre de services sexuels près des lieux où se trouvent des enfants. « En matière de prostitution, les femmes devraient être complètement dépénalisées puisque ce sont elles les victimes de cette lucrative exploitation sexuelle », a-t-elle laissé tomber.

À propos Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Un budget trompeur qui maintient le cap sur l’austérité, dit la CSN

« Bien qu’il s’agisse de son premier exercice du genre, le budget du ministre Leitão est dans la lignée directe des 25 dernières années des budgets québécois. Si le ministre tente de présenter son budget dans des termes différents, il maintient carrément le cap sur l’austérité, a réagi le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau. Il cache des réductions considérables de services publics qui frapperont durement la population du Québec dès cette année. Au surplus, ce budget trace les ornières pour des coupes plus importantes encore qui pourraient survenir au cours du premier mandat des libéraux. »

Selon la CSN, geler les effectifs dans l’ensemble des services publics et limiter les dépenses de programmes sous la barre des coûts de système ne peut conduire qu’à des diminutions de services et à des accroissements des charges de travail pour celles et ceux qui œuvrent dans le secteur public. « Le gouvernement continue de parler de gains de productivité de 2 % de la masse salariale, a poursuivi Jacques Létourneau. Mais de quoi parle-t-il au juste ? Les écoles et les hôpitaux ne sont pas des chaînes de montage et les statistiques de santé et de sécurité démontrent l’essoufflement des personnels. » La CSN déplore en outre que le gouvernement Couillard ne reporte pas à plus long terme l’atteinte du déficit zéro, prévu pour 2015-2016.

« Il est impossible de satisfaire les besoins toujours croissants de la population, au regard des services publics et des programmes sociaux, dans un tel contexte d’austérité, a mentionné Jacques Létourneau. Si la CSN souscrit à la nécessité d’une meilleure gestion des finances publiques, elle croit que c’est en assurant un développement durable créateur d’emplois dans toutes les régions du Québec que nous y parviendrons. « Dans son histoire, la population a fait des choix qui ont fait du Québec une société plus juste et plus solidaire. Le gouvernement doit en tenir compte et préserver l’essence d’un État social fort. »

Considérant la Commission d’examen sur la fiscalité, la CSN estime qu’elle ne devrait absolument pas être limitée à des experts qui viendraient valider les choix politiques des libéraux. « Nous estimons qu’elle doit permettre notamment aux groupes qui représentent les travailleuses et les travailleurs de l’État et la population d’intervenir pour exprimer leurs positions sur la fiscalité et le financement des services publics et les programmes sociaux. » Même si la CSN salue certaines mesures, dont la réduction de 20 % de certains crédits d’impôts pour les entreprises et l’investissement de 10 millions de dollars dans le secteur de la biomasse, ce budget n’a vraiment pas ce qu’il faut pour relancer l’économie du Québec. « De plus, compte tenu des décisions prises par le gouvernement conservateur à Ottawa à l’égard des fonds de travailleurs, nous aurions souhaité que les libéraux tiennent compte de ce contexte et n’abaissent pas le plafond des cotisations. »

Abolir la prostitution, un choix de société

La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLÉS), en collaboration avec la CSN, le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) et le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), tiendra le mardi 10 juin prochain à 19 h une soirée sur le thème Abolir la prostitution, un choix de société.

Des conférenciers de pays dont entre autres la France et la Suède viendront expliquer les raisons pour lesquelles leur gouvernement respectif a décidé d’adopter des lois abolitionnistes qui criminalisent les clients (prostituteurs) et les proxénètes. Ils nous aideront à comprendre les impacts de ce genre de mesure législative sur la société et nous expliqueront comment ces lois peuvent de façon générale transformer le regard des hommes sur les femmes. Notons que la nouvelle vice-présidente de la CSN responsable de la condition féminine, Véronique De Sève, sera sur place et interviendra au sujet de la position adoptée par la confédération en matière de prostitution.

L’événement de la CLÉS se déroule dans un contexte propice où cette question d’actualité fait les manchettes depuis plusieurs mois. Aujourd’hui même, d’ailleurs, le gouvernement fédéral déposera un projet de loi qui donnera suite à la décision de la Cour Suprême invalidant pour cause d’inconstitutionnalité les dispositions du Code criminel encadrant la prostitution au Canada.

Quoi ? Soirée sur le thème Abolir la prostitution, un choix de société

Quand ? Le mardi 10 juin prochain, de 19 h à 21 h 30

Où ? À la Grande bibliothèque (475 boulevard De Maisonneuve Est, Montréal)

La hache est affutée, suffit-il de la laisser tomber sur les services publics et les programmes sociaux?

Monsieur le ministre des Finances,

À la veille de la présentation du prochain budget, l’Alliance sociale tient à vous faire connaître ses préoccupations.

Les gouvernements qui se sont succédé ont tour à tour plaidé le mauvais état de santé des finances publiques laissé par leur prédécesseur. Cette fois-ci, le verdict du gouvernement s’est appuyé sur le diagnostic express de l’économiste Claude Montmarquette et du fiscaliste Luc Godbout, un diagnostic qui dépeint une situation alarmiste, alors qu’aucune démonstration appuyée n’a été faite quant à l’état catastrophique des finances publiques, ni de l’évolution incontrôlée de la dette brute et des dépenses.

La hache affutée, il ne resterait plus qu’à la faire tomber sur les services publics et les programmes sociaux pour équilibrer le budget dès 2015-2016.

L’austérité, ça ne marche pas!

Monsieur le ministre, l’Alliance sociale demande à votre gouvernement de ne pas faire porter l’essentiel de ses efforts de redressement budgétaire sur les dépenses. Ces réductions suscitent la perte de plusieurs milliers d’emplois directs et indirects et vient retarder la reprise économique. C’est ce qu’on voit actuellement en Europe, alors que les gouvernements qui empruntent cette voie le font à un énorme coût social et économique : un appauvrissement accru de la population, une dilapidation des programmes sociaux, une privatisation des grands actifs publics, une poussée des inégalités sociales.

Nous vous demandons d’en finir avec l’obsession du déficit zéro car dans la situation actuelle, cela ne pourra se réaliser qu’au prix de nos services publics et d’une amplification des inégalités.

L’OCDE, dans un rapport publié le 30 avril dernier, reconnaissait que les inégalités sont grandissantes au Canada (le 1 % le plus riche de sa population s’est accaparé 37 % de la création de la richesse de 1975 à la récession de 2008). Le Canada n’est maintenant devancé que par les États-Unis. Ce rapport faisait le constat que les inégalités sont non seulement mauvaises pour la société, la stabilité et le bien-être, elles sont aussi mauvaises pour la croissance économique. Il apparaît clairement qu’une stratégie de lutte au déficit qui se résume à couper dans les dépenses publiques ne fait qu’aggraver les problèmes économiques et sociaux.

Agir sur les revenus

Si l’Alliance sociale est consciente que la situation des finances publiques est difficile, elle refuse par contre les ornières et estime que vous devriez jeter un coup d’œil du côté des revenus. Selon nous, si comme certains tentent de nous en convaincre, « le Québec est confronté à un déficit structurel », c’est en grande partie parce qu’au fil des ans, il s’est privé de revenus importants. Ces sommes auraient pu lui permettre de ne pas faire de déficit, voire d’enregistrer des surplus. Pour l’Alliance sociale, il existe plusieurs façons d’accroître les revenus de l’État et nous sommes tout disposés à en débattre puisque, pour nous, il est clair que la réduction des inégalités passe en grande partie par la pérennité de services publics et de programmes sociaux de qualité, et que cette pérennité ne va pas sans des revenus budgétaires conséquents.

Pour un débat sur la fiscalité ouvert et démocratique

L’Alliance sociale croit en effet qu’il est grand temps de convoquer un débat public large sur l’ensemble des questions touchant à la fiscalité, aux services publics, aux programmes sociaux, à la situation financière du gouvernement et à l’état du fédéralisme fiscal canadien. Cette approche permettrait de donner un fondement vraiment démocratique aux importantes décisions qui s’annoncent. Cette approche nous semble de loin supérieure à celle qui est privilégiée depuis plusieurs années, à savoir de procéder à la pièce. Tous les citoyens auraient aussi l’occasion d’exprimer leurs préférences, et non pas les seuls professionnels de la « chose publique ».

Une telle consultation publique permettrait notamment d’analyser en profondeur la fiscalité québécoise, tant pour les particuliers que pour les entreprises, et d’apprendre ce que la population attend du régime fiscal. Diverses propositions de réforme de la fiscalité seraient avancées et feraient l’objet de discussion. Les questions suivantes pourraient notamment être abordées :

  • Le système fiscal québécois s’appliquant aux particuliers est-il suffisamment progressif globalement ? L’ajout de paliers d’imposition additionnels pour les contribuables à revenus élevés ou la révision des abris fiscaux permettraient-ils d’accroitre sa progressivité?
  • Le gouvernement devrait-il continuer d’imposer différemment les diverses sources de revenus (revenu de travail, revenu d’intérêt ou de dividende, gain en capital, etc.) ?
  • Le gouvernement devrait-il élargir ses assiettes fiscales en réduisant les dépenses fiscales ? Jusqu’où le gouvernement devrait-il aller en matière d’aides fiscales aux entreprises ?
  • Les entreprises assument-elles leur juste part du fardeau fiscal global ?
  • Pourquoi ne serait-il pas légitime et équitable de rétablir un impôt sur la richesse ou sur les successions dans un contexte où les inégalités de revenus sont croissantes ?
  • Jusqu’à quel point est-il possible d’appuyer le financement des services publics et des programmes sociaux sur les taxes à la consommation, des taxes qui sont régressives ?
  • Quel rôle doit jouer la fiscalité verte dans la transition vers une économie à faible intensité en gaz à effet de serre ? Par exemple, est-il souhaitable d’importer un mécanisme comme le bonus malus qui s’applique en France pour favoriser l’achat de voitures écologiques ?

Une approche transparente, englobant plusieurs thématiques, est essentielle à la démocratie et permettrait de juger de la pertinence des propositions avancées. La question des finances publiques et celle de la fiscalité ne peuvent se discuter sans égard à leur finalité. Le gouvernement doit rétablir une plus grande justice dans le régime fiscal du Québec tout en assurant un financement adéquat des services publics reflétant réellement les aspirations de la population.

Carole Dubé, présidente de l’APTS François Vaudreuil, président de la CSD Jacques Létourneau, président de la CSN Louise Chabot, présidente de la CSQ Alexis Tremblay, président de la FECQ Jonathan Bouchard, président de la FEUQ Daniel Boyer, président de la FTQ Lucie Martineau, présidente du SFPQ Richard Perron, président du SPGQ

Plusieurs centaines de membres de la Coalition syndicale devant l’hôtel de ville de Sherbrooke

Ce lundi soir, plusieurs centaines de membres de la Coalition syndicale pour la libre négociation ont manifesté devant l’hôtel de ville de Sherbrooke. Ils ont interpellé l’Union des municipalités du Québec (UMQ) par l’entremise de son premier vice-président, le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny. Ils ont notamment souligné que la question des régimes de retraite peut et doit se régler par la négociation. Ils ont martelé leur refus catégorique d’une « loi-bulldozer » qui s’attaquerait aux revenus des retraités, qui obligerait le partage des déficits à 50-50 et qui imposerait un carcan.

« Les employés municipaux du Québec sont très inquiets. Le débat sur l’avenir des régimes de retraite dérape au point où les revenus des retraités sont remis en question. Pourtant, la situation des régimes de retraite s’améliore grandement depuis deux ans. Nous pressons les maires du Québec, y compris celui de Sherbrooke, de trouver avec nous des compromis intelligents à la table de négociation. Pas besoin d’attendre une loi pour ça », a expliqué Marc Ranger, porte-parole de la Coalition. Lancée le 20 mars dernier sur le thème « La négociation, pas la confrontation! », la Coalition regroupe au total plus de 65 000 membres cols blancs, cols bleus, pompiers, policiers, professionnels et employés de sociétés de transport. Elle représente la quasi-totalité des employé-es municipaux syndiqués du Québec. Elle s’oppose fermement à tout projet de loi qui compromettrait le droit fondamental à la libre négociation dans le dossier des régimes de retraite.

Le 21 mai, plus de 12 000 membres de la Coalition ont manifesté devant l’Assemblée nationale. Le 24 avril, plus de 2500 d’entre eux ont manifesté devant le siège social de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) à Montréal. Le 15 avril dernier au Palais des congrès de Montréal, plus de 1000 délégués des différentes organisations syndicales se sont réunis. Ils ont adopté à l’unanimité une résolution d’opposition à une éventuelle loi imposant des résultats « mur à mur » et bloquant la libre négociation.

La Coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

Les travailleurs s’impatientent

Les cols bleus de Sainte-Thérèse ont à nouveau manifesté leur présence au conseil de ville où ils ont interpellé la mairesse concernant leur négociation qui traîne en longueur.

Alors qu’ils sont sans convention collective depuis presque trois ans, la ville multiplie les projets de toutes sortes et refuse d’entendre raison concernant certaines de leurs demandes, pourtant très légitimes. « Nous ne sommes pas contre le développement de Sainte-Thérèse, bien au contraire ! Cependant, le travail colossal que nous accomplissons dans chacun des projets de la ville doit être considéré à sa juste valeur et à ce titre, nous devrions pouvoir bénéficier de conditions de travail décentes comme la sécurité une fois la retraite venue », a lancé d’entrée de jeu le président du syndicat, Daniel Gauthier, durant l’assemblée du conseil.

Il est inconcevable, selon lui, que la ville choisisse d’évacuer ce genre de considérations alors qu’elle dispose d’un budget de 50 millions et que ce sont les employé-es de Sainte-Thérèse qui en permettent la réalisation. « Des investissements importants pour solidifier les murs de l’hôtel de ville, je veux bien, a laissé tomber la présidente du Conseil central des Laurentides, Louise Jetté. Mais il faut aussi que la ville agisse pour solidifier sa main-d’œuvre, car sans elle, rien n’est possible. »

Yvon Godin, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), est affirmatif : « La ville de Sainte-Thérèse est aussi bien de s’y faire, car nous nous manifesterons auprès d’elle et des citoyens de la ville tant qu’elle ne voudra pas discuter sérieusement avec les travailleurs. Nous irons jusqu’au bout de cette négociation, que la mairesse se le tienne pour dit. »

À propos

Le Syndicat des employé-es de la ville de Sainte-Thérèse regroupe plus de 160 travailleuses et travailleurs. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN). La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux. Le Conseil central des Laurentides représente pour sa part 90 syndicats et environ 16 000 membres.

L’heure n’est pas aux compressions, mais au réinvestissement

Les cinq syndicats représentant le personnel enseignant et non enseignant de la Commission scolaire de Montréal reprennent le cri d’alarme lancé aujourd’hui par la CSDM et exigent que le prochain budget libéral donne lieu à un réinvestissement majeur et non pas à des compressions. Les coupes de 640 millions de dollars depuis 2006 mettent à mal le milieu scolaire. On vit une véritable dégradation des conditions d’apprentissage, des services aux élèves et de la qualité du climat de travail.

Des réalités montréalaises qui rendent inacceptable le choix des compressions

Rappelons que les écoles de la CSDM présentent des particularités qui nécessitent plus de moyens, notamment : un plus grand nombre d’élèves en difficulté, un plus grand nombre d’élèves handicapés qui proviennent de toutes les régions, un plus grand nombre d’élèves allophones, sans compter le parc immobilier le plus vieux et le plus vétuste du Québec dont huit de ses établissements scolaires sont fermées en raison d’une mauvaise qualité de l’air.

Les fonds publics à l’école publique

Les membres du personnel sont catégoriques : pour injecter les fonds nécessaires et maintenir la qualité des services à l’école publique, le gouvernement doit avoir le courage politique de réinvestir les 550 millions de dollars réservés annuellement aux écoles privées dans le réseau des écoles publiques. Sans apport additionnel pour mettre fin aux effets des compressions des dernières années et surtout au sous-investissement, la dégradation des écoles publiques se poursuivra et les générations montantes continueront d’écoper, au détriment du Québec de demain. Les exemples sont éloquents à cet effet.

Des exemples patents de dégradation

Au niveau secondaire, le nombre de périodes d’enseignement a généralement augmenté, ce qui a pour effet de diminuer le temps que le professeur peut consacrer à la récupération, à l’encadrement et aux activités étudiantes. « Soyons clairs : on compromet ainsi les conditions d’apprentissage des élèves et par conséquent, les chances de réussite et de persévérance tout au long de leur parcours scolaire », soutient Catherine Renaud, présidente de l’Alliance des professeures et des professeurs de Montréal.

Les élèves présentant des difficultés d’apprentissage en feront aussi les frais. En effet, selon l’étude des besoins des établissements, il faudrait ajouter au moins 216,8 postes d’enseignants, de professionnels et d’éducateurs spécialisés pour répondre aux besoins des élèves handicapés, en difficulté d’apprentissage ou d’adaptation. De plus, pour soutenir les élèves en difficulté et faire de la prévention, les écoles primaires et secondaires ont identifié un manque d’environ 62,78 postes d’enseignants-orthopédagogues. Ceux-ci doivent donc prioriser et choisir quels élèves ne recevront pas de services. « C’est aussi le cas des psychoéducateurs, qui pour certains doivent suivre jusqu’à une cinquantaine d’élèves au lieu de 25-30. Par exemple, à l’école Barthélémy-Vimont, nous sommes passés d’un ratio de 10 jours par semaine pour la psychoéducation à 3 jours par semaine. Par ailleurs, la CSDM présente un ratio d’un psychologue pour 2400 élèves, le ratio le plus faible du Québec, ce qui donne lieu à des situations aberrantes. Quand il y a enfin diagnostic, les élèves sont trop souvent sans suivi », déplore Michel Mayrand, président du Syndicat des professionnelles et des professionnels du milieu de l’éducation de Montréal, CSQ.

Les postes abolis dans ces services compromettent non seulement la réussite éducative des élèves, mais aussi le climat de travail de l’école dans lequel évolue le personnel. Ces derniers subissent de plus un alourdissement indu de leurs tâches.

C’est le cas par exemple des secrétaires d’école, qui sont appelées à s’occuper d’une panoplie d’activités essentielles au bon fonctionnement de l’école : du remplacement des enseignants au suivi des enfants absents, en passant par la gestion des budgets et des suivis administratifs ou qui doivent répondre aux appels des parents et de la direction, tout cela dans le contexte d’une augmentation très importante de la reddition de comptes. « Notre monde est épuisé, voire même outré par ces compressions qui n’en finissent plus. Quand c’est rendu qu’une école dispose d’une seule secrétaire d’école pour un établissement de 500 élèves, sans autre appui, c’est inadmissible! », s’indigne Charles Allen, président de l’Association professionnelle du personnel administratif (CSN).

Même son de cloche du côté des ouvriers spécialisés et d’entretien de la CSDM, qui voit leurs tâches confiées en sous-traitance, tel que favorisé par le gouvernement. Or, dans les faits, cette sous-traitance est loin de faire économiser la CSDM : on en fait un mantra dangereux qui met en péril la vocation publique de l’école. « Par exemple, quand on sous-traite la pose de vitres pour une école, qu’elle s’effectue pendant les heures d’enseignement et que le travail est à refaire parce que les vitres sont scellées ou mal posées, on vient de dire non à l’expertise des travailleurs de la CSDM. De plus, la commission scolaire perd des sommes importantes pour corriger des travaux mal dirigés, sans compter que les sous-traitants tiennent à peine compte du contexte scolaire dans lequel ces travaux sont faits », réprouve Normand Viau, président du Syndicat national des employées et des employés de la CSDM (CSN).

Finalement, les écoles de la CSDM, déjà caractérisées par leur vétusté, sont mal entretenues, faute de ressources dévolues pour ce faire. « Quand on demande à un concierge de s’occuper de l’entretien de 20 classes, deux fois par jour durant le même quart de travail parce que les locaux servent à la fois au service de garde, pour le dîner, et pour l’enseignement, sans compter les autres menus travaux qu’il doit faire, on frise le ridicule », se désole Sylvain Paré, président de l’Association des concierges des écoles du district de Montréal-CSN. À cette tâche d’entretien quotidien des classes, s’ajoute l’entretien additionnel des locaux occupés chaque jour jusqu’à 23 h, de même que la fin de semaine, par des activités organisées par la Ville de Montréal. « Et cela, sans ajout de personnel, qui peine tout autant devant la lourdeur de la tâche tant il manque de ressources pour respecter les normes d’entretien et de sécurité pour les élèves et le personnel », rajoute Sylvain Paré.

Offrir une éducation publique de qualité, gratuite et de proximité, nécessite que l’on investisse dans ce bien commun si l’on veut favoriser la réussite de nos élèves.

Investir dans l’avenir de nos enfants, et de notre société en devenir n’est pas une dépense. Comme disait Abraham Lincoln : « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayer l’ignorance ».

Les syndicats de l’Alliance des professeures et des professeurs de Montréal, le Syndicat des professionnelles et des professionnels du milieu de l’éducation de Montréal, la CSQ, l’Association professionnelle du personnel administratif (CSN), le Syndicat national des employées et des employés de la CSDM (CSN) et l’Association des concierges des écoles du district de Montréal-CSN comptent environ 16 000 personnes salariées

Le gouvernement libéral renie sa promesse

La CSN dénonce la décision du gouvernement Couillard de continuer les travaux d’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti, cet été, avant même de réaliser une étude environnementale stratégique (EES) complète.

Pas plus tard que le 4 avril en campagne électorale, Philippe Couillard disait vouloir suspendre l’entente signée par le précédent gouvernement en ce qui concerne l’exploration et une éventuelle exploitation du pétrole de schiste d’Anticosti. M. Couillard affirmait également sa volonté de s’assurer que ces ententes seraient bonnes pour le Québec de même que « sécuritaires et respectueuses de la population et de l’environnement ».

« Le gouvernement s’apprête à commettre une erreur irréparable s’il va de l’avant dès cet été avec des forages sans disposer d’une étude du BAPE sur l’ensemble de la filière des hydrocarbures », insiste Pierre Patry, trésorier et porte-parole de la CSN sur les questions environnementales. La CSN plaide donc pour un moratoire sur l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures. Compte tenu des risques environnementaux, les seuls forages exploratoires qui devraient être réalisés devraient l’être sous la seule responsabilité de l’État et non pas par l’entreprise privée.

Rappelons que la CSN n’est pas seule à défendre l’idée d’un moratoire. Pas plus tard que le 12 mai dernier, elle se joignait à plusieurs groupes environnementaux et à des centrales syndicales pour réclamer un large débat public avant tout forage.

À propos Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le syndicat du chantier Davie dénonce la décision insensée d’Ottawa

Le Syndicat des travailleurs du chantier Davie (CSN), la Fédération de l’Industrie manufacturière et le Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches dénoncent le gouvernement fédéral pour son refus de confier la construction du brise-glace Diefenbaker au chantier de Lévis, le plus grand site naval au Canada. Il doit revoir sa décision à la lumière de l’offre récente faite par la direction du chantier Davie Canada Inc., qui respecte en tout point les besoins en matière de construction maritime. Le syndicat entend réclamer rapidement une rencontre avec la ministre fédérale Diane Finley pour obtenir des explications.

Le syndicat appuie en effet la proposition de la direction du chantier de prendre en charge la construction du navire dans des délais et à des coûts bien inférieurs à ceux du constructeur Seaspan de Vancouver. Dans un reportage diffusé mercredi, on apprenait que les coûts estimés du projet avaient presque doublé, passant de 720 millions à 1,3 milliard de dollars, sans compter que le brise-glace serait livré en 2025 plutôt qu’en 2017.

« On ne comprend vraiment pas le refus du gouvernement de considérer notre chantier pour la construction du navire », affirme Gaétan Sergerie, président du Syndicat des travailleurs du chantier Davie (CSN). « Nous disposons d’une main-d’œuvre qualifiée, bénéficiant d’une expertise extraordinaire, nous avons toutes les infrastructures et les équipements utiles, dont la plus grande cale sèche au Canada. Nous avons une chance inouïe de reprendre une vitesse de croisière en matière de développement naval. Nous allons donc demander incessamment une rencontre avec la ministre des Travaux publics et des services gouvernementaux, madame Diane Finley, pour obtenir des explications et faire valoir nos compétences et notre savoir-faire industriel. »

Le syndicat estime que depuis le rachat et la relance du chantier Davie par le groupe Inocea, toutes les conditions gagnantes ont été mises en place pour assurer la bonne conduite des contrats, peu importe la dimension et l’usage des navires. Actuellement, quelque 750 travailleurs s’affairent à la production de cinq navires d’importance, dont trois bateaux de hautes technologies voués à l’exploration pétrolière en haute mer et deux traversiers pour le compte du gouvernement du Québec.

Selon Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) : « Le gouvernement fédéral, par l’entremise de son ministre Steven Blaney, a lui-même reconnu tout récemment que le chantier Davie Canada avait la capacité et l’expertise nécessaires pour répondre aux besoins en matière de construction de navires de qualité au pays. Nous, on le dit depuis longtemps. Maintenant, il doit être conséquent et accorder le contrat à Lévis. »

La capacité du chantier Davie a d’ailleurs été soulignée par l’Association de la construction navale du Canada dans une résolution adressée au premier ministre Stephen Harper, le 30 janvier 2009. Elle recommandait alors de considérer le chantier québécois pour la construction des gros navires parmi la quarantaine envisagés, en insistant sur le meilleur rapport qualité/prix.

Pour Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches : « C’est l’occasion pour le gouvernement fédéral de corriger l’erreur qui a été faite d’avoir accordé, en 2011, le contrat du Diefenbaker à un chantier naval dont on savait au départ qu’il serait incapable de livrer le navire dans l’échéancier établi. On a un chantier à Lévis qui a les capacités, les infrastructures et toutes les expertises nécessaires, et qui est prêt à passer immédiatement à l’action. »

Rappelons que cette démarche s’inscrit dans la politique mise de l’avant par la CSN qui est favorable à la relance de la construction navale au Québec. En mars dernier, sept propositions visant les gouvernements d’Ottawa et de Québec ont été rendues publiques avec l’objectif de permettre aux chantiers québécois de jouer un rôle à la mesure de leur capacité, tout en développant des emplois de qualité.

À propos de la FIM-CSN

Le Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN) représente quelque 750 membres. Il est affilié à Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN (FIM-CSN) qui compte plus de 30 000 membres au Québec, ainsi qu’au Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN) avec quelque 44 000 membres présents dans 240 syndicats regroupés sur une base régionale. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 300 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

Pour en savoir plus, consultez la vidéo.

La CSN sonne l’alarme

En conférence de presse ce matin, la CSN a sonné l’alarme relativement aux nombreuses annonces récentes modifiant substantiellement l’univers médiatique québécois et canadien. « Nous assistons à des modifications importantes dans le monde des médias sans qu’il n’y ait eu de questionnement ou de débats sur ce que l’avenir nous réserve dans ce domaine. Que ce soit relativement au droit à l’information, à la diversité des voix, à la couverture, à la production et à la diffusion dans les régions, les changements actuels soulèvent plusieurs questions fondamentales qui touchent directement l’intérêt public et les fondements mêmes de la démocratie.

Alors que nous parlions encore récemment de convergence des médias, il serait peut-être plus adéquat d’utiliser l’expression ultra-convergence, une tendance qui semble vouloir prioriser l’information des grands centres au détriment des régions », de déclarer Jacques Létourneau, président de la CSN. Les récents développements comptent notamment, les compressions budgétaires à CBC/Radio-Canada, l’annonce de l’abandon de l’édition papier de La Presse et les changements structurels pour les autres médias propriété de Gesca, la situation financière difficile du journal Le Devoir qui l’incite à développer davantage sa plateforme numérique, les réductions des effectifs à La Presse canadienne, la précarité constante vécue par les journalistes indépendants et l’acquisition par Transcontinental des journaux hebdomadaires de Québecor Média.

« Nous travaillons étroitement avec les artisans des médias de plusieurs régions, dans presque toutes les entreprises médiatiques qui modifient actuellement leurs stratégies de déploiement. Les changements technologiques se trouvent au centre de ces mutations, ce qui influence directement la structure de ces entreprises, le contenant ainsi que le contenu de l’information diffusée. Comme nous l’avons déjà fait avec plusieurs propriétaires de médias, nous souhaitons vivement contribuer à la protection des emplois et de la couverture de l’information en région, tout en soutenant le droit du public à l’information qui les touche dans leurs communautés », de proposer Pascale St-Onge, secrétaire générale de la Fédération nationale des communications-CSN. « Nous devons débattre de toute urgence sur l’avenir des médias.

À la CSN, nous avons toujours été d’avis que l’information n’est pas une simple marchandise qui peut être laissée au libre marché. En ce sens, nous lançons un appel urgent aux forces vives qui soutiennent la diversité des voix, et ce, partout au Québec et au Canada », de conclure le président de la CSN.

La Fédération nationale des communications-CSN regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Jacques Létourneau réélu à la présidence de la CSN

Jacques Létourneau a été réélu par acclamation à la présidence de la Confédération des syndicats nationaux par le 64e Congrès de la CSN pour un mandat de trois ans. Les délégué-es ont aussi réélu Jean Lortie au secrétariat général, Pierre Patry à la trésorerie, Francine Lévesque à la 1ière vice-présidence et Jean Lacharité à la 2e vice-présidence. Au cours d’une élection qui s’est déroulée aujourd’hui, Véronique De Sève, actuelle secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain (CSN), a été élue à la 3e vice-présidence.

Les délégué-es ont aussi adopté le budget triennal de la CSN et poursuivis les débats sur les thèmes travail et emploi ainsi que syndicalisme et rapport de force.

Fondée en 1921, la CSN regroupe près de 325 000 travailleuses et travailleurs de toutes les régions et œuvrant dans tous les secteurs d’activité.

Le Congrès se termine demain vers midi avec l’installation du comité exécutif.

La FNC s’inquiète pour l’avenir de l’information

La Fédération nationale des communications-CSN (FNC-CSN) a pris connaissance de la décision du Bureau de la concurrence relativement à l’acquisition par Transcontinental des journaux hebdomadaires de Québecor Médias. « Nous prenons acte de cette décision et nous resterons résolument à l’affût des développements qui suivront. Pour nous, la protection des emplois et de la couverture de l’information en région a été et restera toujours une priorité.

Les modèles d’affaires des médias ont peut-être changé, mais le droit de la population à l’information diversifiée demeure toujours aussi nécessaire en démocratie. Les propriétaires des entreprises médiatiques ont des responsabilités et il n’est pas question pour nous d’abdiquer nos revendications à cet égard », de déclarer Pierre Roger, président de la FNC-CSN.

La Fédération nationale des communications-CSN regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Souvent moins cher au Québec qu’en Alberta

Dans un article paru hier dans le Journal de Québec, le journaliste Pierre Couture comparait les prix de quelques vins vendus en Alberta avec les prix des produits vendus au Québec. Le syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ souhaite mettre en lumière plusieurs omissions du reportage. Les données obtenues par le syndicat contredisent fortement les conclusions du journaliste du Journal de Québec. Quand on compare le prix des produits vendus en Alberta aux meilleurs vendeurs de la SAQ, le portrait est totalement différent.

Dans une enquête menée hier dans 10 commerces de vente d’alcool albertain, nous avons constaté des écarts de prix notable certes, mais à l’avantage des consommateurs québécois. De plus, les produits appréciés par les clients de la SAQ sont très difficiles à retrouver sur les tablettes albertaines. Le choix de produits ainsi que les prix varient selon la ville et le commerçant, ce qui crée des disparités régionales. Sur les 10 commerces choisis au hasard dans différentes régions d’Alberta, nous n’avons été en mesure de retrouver les deux meilleurs vendeurs, toutes catégories confondues, le Ménage à Trois et le Brouillis Georges Duboeuf, que dans 2 magasins. Le Kim Crawford était disponible dans 3 magasins. Pour ce qui est des spiritueux, la différence est effectivement spectaculaire. La vodka, le rhum, le Bailey’s et même le Jack Daniel se vendent beaucoup plus cher en Alberta. Voici les prix avec le rajustement des taxes (seule la taxe fédérale a été comptabilisée)

L’enquête nous a permis de valider que les informations qui avaient été recueillies lors d’un recensement de 2013 étaient encore exactes. “Les comparaisons de prix qui ne tiennent pas compte des disparités régionales en Alberta et fiscales entre les deux provinces contribuent à propager une image tronquée de la réalité qui favorise les tenants de la privatisation à tout prix”, a déclaré Katia Lelièvre, présidente du SEMB-SAQ. Plusieurs études indépendantes démontrent, dont celle du Parkland Institute en 2012, l’échec du modèle albertain et ses conséquences tant sur les consommateurs, la santé publique que sur les recettes pour l’état. Le choix de ses produits et la qualité du service et le professionnalisme des employés font de la SAQ un modèle reconnu dans le monde entier dont les Québécois sont fiers. À propos Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les employé-es syndiqués CSN de Montour de Blainville déclenchent une première journée de grève

La quarantaine de syndiqué-es CSN de l’usine Montour de Blainville ont déclenché, hier, une première journée de grève.

Depuis l’échéance de la convention collective, le 15 mars dernier, six rencontres de négociation se sont tenues. La presque totalité des enjeux normatifs étant réglée, la partie syndicale avait fondé beaucoup d’espoir dans la dernière séance de négociation du 23 mai.

Rappelons que les syndiqués avaient voté à 95 % en faveur du déclenchement d’une grève générale illimitée le 11 mai dernier. En conséquence, la partie syndicale croyait fermement que l’employeur avait saisi le sérieux de la démarche syndicale et que son offre monétaire prendrait en compte cette volonté collective.

« Cette offre, tant attendue, est nettement insuffisante et demeure à des lunes des attentes de nos membres et en deçà de la capacité de payer de l’employeur. C’est, pour nous, une énorme déception. L’employeur ne nous prend pas au sérieux. Il sous-estime nettement la détermination de nos membres », souligne le président du syndicat, Frédérik Bleau.

Rappelons aussi que les enjeux syndicaux sont essentiellement liés aux augmentations générales des salaires, à la bonification de la retraite, ainsi qu’aux régimes de congés et de vacances annuelles et à la durée de la convention collective.

Les négociations se tiennent dans un contexte où le niveau de productivité et la qualité de la production assurent à l’entreprise des produits prisés par ses nombreux clients. L’employeur envisage officiellement, à court terme, l’élargissement de sa gamme de produits offerts sur le marché. En conséquence, des projets d’agrandissement de l’usine de Blainville sont actuellement sur la planche à dessin. La rentabilité de cette entreprise n’est donc aucunement en jeu.

« Nous réitérons que le succès de cette entreprise est, en grande partie, lié au fait que nos membres offrent une prestation de travail exemplaire et de qualité. Nous estimons avoir contribué significativement à cette prospérité économique et nous demandons simplement notre juste part », précise Monsieur Bleau.

Nettement insatisfaits du déroulement de la négociation et devant le peu de considération de l’employeur envers la détermination exprimée par 95 % des membres du syndicat, ces derniers ont pris la décision d’exercer une première journée de grève ce 26 mai.

Le Syndicat des employés de la Cie Montour – CSN représente tout près d’une quarantaine de salarié-es à l’emploi de Montour Ltée, une compagnie située sur le boulevard Michèle-Bohec à Blainville et spécialisée dans la production d’assaisonnements, d’épices, de sauces, de soupes, de bouillons et de consommés. Le Syndicat est affilié à la Fédération du commerce de la CSN (FC) et au Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides CSN (CCSNL).