Tous amis de Radio-Canada lance un livre blanc

Ce matin, à la Tribune de la presse du Parlement du Canada, le groupe Tous amis de Radio-Canada a procédé au lancement officiel du Livre blanc sur l’avenir de CBC/Radio-Canada. Cet ouvrage rédigé par Alex Levasseur, président du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN), soulève plusieurs questions fondamentales touchant le financement, la gouvernance et la programmation de notre seul diffuseur public canadien.

« Ce document s’inscrit dans la tradition des livres blancs qui décrivent objectivement et factuellement une situation, favorisant ainsi une prise de position et des décisions éclairées. En plus de l’historique et de la description des services offerts par CBC/RC, nous y avons étudié d’autres diffuseurs publics dans le monde afin de soulever treize questions suscitant la réflexion. Nous le lançons au même moment où la direction de CBC/Radio-Canada vient tout juste de procéder à d’importantes compressions totalisant 130 millions de dollars, qui ont causé plus de 650 mises à pied chez nos artisans. Ces récents événements nous révèlent que nous devons, plus que jamais, réfléchir à l’avenir de notre Société, et surtout en débattre », de souligner Alex Levasseur, auteur du document.

Rappelons qu’à la suite de l’annonce de ces nouvelles mesures austères, le Syndicat des communications de Radio-Canada a exigé un moratoire sur les compressions actuelles, tout en revendiquant, dans les plus brefs délais, une commission parlementaire publique sur l’avenir de CBC/Radio-Canada. Trois lancements du Livre blanc sur l’avenir de CBC/Radio-Canada sont prévus : un à Québec, un à Montréal et un à Moncton. « Après avoir vécu plus de quarante ans de ma vie au service de CBC/Radio-Canada, je suis très heureux de prendre part à cette initiative qui vise à poser les réelles questions sur des enjeux qui ne sont pas exposés actuellement. J’espère de tout cœur que la population canadienne saisira l’occasion de prendre part à l’exercice que nous proposons », de préciser Pierre Maisonneuve, porte-parole de Tous amis de Radio-Canada, lors du lancement tenu à Québec, hier soir. « Nous avions prévu le lancement du Livre blanc depuis déjà quelque temps et les moments sombres que nous vivons encore exposent l’urgence et la pertinence de la réflexion que nous souhaitons lancer sur la place publique. Sans aucun débat et sans mandat, le gouvernement procède au démantèlement lent, mais certain, d’un des services publics essentiels en démocratie, celui dont le mandat consiste à renseigner, à éclairer et à divertir la population canadienne. Nous avons remis une copie de l’ouvrage à tous les député-es, à toutes les sénatrices et à tous les sénateurs canadiens. En ce sens, nous les invitons à réfléchir et à débattre des questions et des enjeux qui y sont soulevés, et ce, avec toute la population canadienne », de conclure monsieur Levasseur.

La campagne Tous amis de Radio-Canada vise à défendre l’intégralité de notre seul diffuseur public national. Elle est organisée par la Confédération des syndicats nationaux, de concert avec la Fédération nationale des communications-CSN et le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN). Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La situation s’aggrave dans les centres jeunesse

De récentes tragédies humaines dans les centres jeunesse démontrent une fois de plus la nécessité de mettre fin rapidement à leur sous-financement et de convoquer des états généraux afin d’assurer un avenir digne de ce nom à nos jeunes vulnérables.

Le plus récent incident est survenu à Lévis où un jeune instable de 16 ans a tenté d’étrangler un intervenant le 20 avril dernier. Il a récidivé le lendemain sur un autre employé. Une autre histoire de tentative de meurtre est survenue un peu avant dans un centre des Laurentides où trois jeunes ont comploté en vue d’assassiner une intervenante en la rouant de coups.

Par ailleurs, un reportage de TVA Nouvelles faisait état ces derniers jours du problème des suicides dans les centres jeunesse. On y apprenait notamment qu’il y a eu l’an dernier cinq tentatives de suicides dans les établissements du Centre jeunesse de Montréal et trois dans ceux de Montérégie. Malgré les demandes du journaliste à l’Association des centres jeunesse, il n’a cependant pas été possible de savoir quel était le nombre total de ces tentatives dans les centres jeunesse de l’ensemble du Québec. La statistique n’existe pas. Le bureau du coroner rapporte de son côté cinq suicides dans les centres en un peu plus de trois ans.

« Il est grand temps de se pencher sérieusement sur ces problèmes qui affectent directement la vie des jeunes et des intervenant-es », estime Line Beaulieu, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) et responsable de la campagne « Grandir dans la dignité » qui vise à souligner l’importance d’instaurer des services adéquats dans les centres jeunesse.

Même si toutes les tragédies ne sont pas liées directement au sous-financement, le manque de ressources en centres jeunesse (pédopsychiatres, psychologues, nombre suffisant d’intervenant-es, nombre de places appropriées pour les différents types de cas, etc.) empêche trop souvent de stabiliser les jeunes en détresse psychologique. À Montréal, par exemple, il n’y aurait que deux pédopsychiatres pour 800 jeunes hébergés par les centres!

« Il y a 10 ou 15 ans, avant que les compressions tous azimuts soient appliquées, nous n’entendions pas parler de ces conséquences dramatiques. Il est urgent que les centres jeunesse retrouvent les moyens de faire de la prévention », lance Jeff Begley, président de la FSSS-CSN. Ce dernier rappelle que le premier ministre Philippe Couillard a reconnu implicitement que les compressions étaient allées trop loin dans les centres jeunesse en promettant la réouverture du foyer de jeunes de Roberval. Le problème n’est malheureusement pas spécifique au Lac-Saint-Jean et affecte l’ensemble du Québec. Ce sont toutes ces raisons qui poussent la FSSS-CSN à demander une rencontre avec les ministres Lucie Charlebois et Gaétan Barrette afin de trouver une solution acceptable pour l’avenir des jeunes vulnérables et des centres jeunesse.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le comité exécutif de la CSN démontre un appui indéfectible aux lock-outés et aux grévistes de Loblaw en Abitibi-Témiscamingue

Malgré une ordonnance émise la semaine dernière qui limite leurs activités, les lock-outés et les grévistes de trois magasins de la bannière Loblaw en Abitibi-Témiscamingue ne baisseront pas les bras devant le géant de l’alimentation.

C’est ce qui ressort de la conférence de presse de ce matin à Val-d’Or, où tous les membres du comité exécutif de la Confédération des syndicats nationaux se sont réunis avec des élus et des militants régionaux de la CSN.

« Nous allons respecter la décision de la Cour supérieure, a commenté le président de la CSN, Jacques Létourneau. Toutefois, à la CSN, ce sont les membres de chaque syndicat qui choisissent les moyens de mener leur lutte. Comme organisation syndicale, nous sommes solidaires de la lutte menée par ces travailleuses et ces travailleurs pour la dignité et le respect. »

M. Létourneau et le comité exécutif ont ensuite participé à une manifestation devant le magasin Maxi de Val-d’Or.

Les trois conflits de travail – le lock-out du Maxi de Rouyn-Noranda ayant débuté en août 2012, le lock-out du Provigo de Témiscaming en décembre 2012 et la grève du Loblaws de Rouyn-Noranda en juin 2013 – perdurent parce que depuis plus de six mois l’administration de Loblaw refuse de s’asseoir à la table de négociation.

C’est pourquoi, selon Donald Rheault, président du Conseil central Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec (CSN), le grand public continuera d’être informé des enjeux du conflit et du traitement réservé par Loblaw aux travailleuses et aux travailleurs en conflit.

« Ces travailleuses et ces travailleurs ont un employeur qui cherche à les écraser. Au lieu de négocier des hausses de salaire qui leur permettraient de faire leur épicerie chez Loblaw, l’entreprise paye des avocats afin de les garder sur le trottoir. Ce sont des communautés tout entières en Abitibi-Témiscamingue qui écopent. Pour nous, à la CSN, c’est inacceptable. Loblaw doit retourner sans délai à la table de négociation. »

Vers le 64e Congrès de la CSN

Les membres du comité exécutif de la CSN sont à Val-D’or pour rencontrer les membres des syndicats affiliés au Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec (CSN) afin d’échanger sur les propositions qui seront abordées lors du 64e Congrès qui se tiendra du 26 au 30 mai à Québec.

« Ce processus de préconsultation est essentiel à la vie démocratique de notre mouvement, a déclaré Jacques Létourneau. Nous sillonnons le Québec pour connaître l’opinion de nos membres sur l’ensemble des recommandations qui seront débattues lors du congrès triennal. À la CSN, ce sont les syndicats qui décident et nous souhaitons que les membres de la région y participent en grand nombre. »

Plus de 2400 personnes prendront part au congrès de la CSN où l’on discutera de propositions telles que le renouveau syndical, la démocratie syndicale, la qualité des emplois et des revenus tout au long de la vie et le renforcement du rapport de force en négociation. « Les délégué-es auront aussi à se pencher sur les moyens d’améliorer les conditions de travail des travailleuses et des travailleurs non syndiqués, a poursuivi le président de la CSN. En ce sens, la question d’une révision des lois du travail sera au cœur des débats. »

La CSN dénonce l’intensification des mesures d’austérité proposée

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) dénonce le coup de massue proposé dans le rapport sur l’état des finances publiques déposé ce matin ainsi que les annonces faites hier par le premier ministre Couillard d’intensifier les mesures d’austérité pour atteindre l’équilibre budgétaire.

« Nous sommes aussi préoccupés que quiconque par la question des finances publiques, a réagi le président de la CSN, Jacques Létourneau. Mais il n’est absolument pas question d’accepter que le nouveau gouvernement du Québec démolisse les missions fondamentales de l’État québécois, qui nous distinguent des autres sociétés nord-américaines, ni que les travailleuses et les travailleurs du secteur public fassent une fois de plus les frais de décisions draconiennes pour atteindre les cibles budgétaires qu’il s’est fixées. »

Dans le rapport qu’ils viennent de déposer, le fiscaliste Luc Godbout et l’économiste Claude Montmarquette, deux émissaires nommés par le gouvernement proposent cinq options pour retrouver la voie de l’équilibre budgétaire, à commencer par le gel de la masse salariale des employé-es de l’État. Hier, le premier ministre Couillard a annoncé la poursuite de politiques d’austérité, dont la fin des embauches dans la fonction publique, la recherche de gains de productivité de 2 % de la masse salariale et une diminution des dépenses de frais administratifs de 3 %.

« Une seule de ces mesures, et bien davantage si elles devaient se conjuguer, aurait des effets catastrophiques sur la qualité des services offerts à la population qui souffrent déjà d’un sous-financement notable, a déclaré Jacques Létourneau. En outre, celles et ceux qui donnent les services n’ont pas à écoper de la situation financière de l’État québécois. Non seulement sont-ils déjà surchargés de travail au quotidien, mais l’Institut de la statistique du Québec constate depuis des années qu’ils sont moins bien payés que les travailleuses et les travailleurs du secteur privé.

« Nous exigeons le respect intégral des conventions collectives, qui ont en outre été signées par l’ancien gouvernement libéral », a poursuivi le président de la CSN, qui souhaite d’ailleurs que le gouvernement participe de bonne foi au renouvellement de celles-ci, l’automne prochain, plutôt que de le faire dans un climat d’affrontement, comme il le suggère avec ses annonces.

La CSN est en faveur de la recommandation des experts d’entreprendre une réforme de la fiscalité, une promesse libérale. Jacques Létourneau : « Nous croyons que doit s’engager au Québec un large débat public sur la fiscalité et les finances publiques et celui-ci doit se faire à l’aune d’une équité fiscale, d’un financement adéquat des services et des programmes sociaux et ce avec tous les acteurs de la société, dont les organisations syndicales. Il s’agit, au fond de définir le Québec de demain et nous n’accepterons pas que soit remis en question le rôle de l’État ni d’être écartés de ce débat. Il est inconcevable que les experts aient exclu toute recherche de nouveaux revenus pour l’État. L’atteinte de l’équilibre budgétaire doit être considérée au premier chef par un accroissement de ses revenus. Le Canada figure d’ailleurs deuxième parmi les 10 pays étudiés par la firme KPMG, en Europe, en Amérique du Nord, l’Australie, où les coûts d’exploitation des entreprises sont les moins élevés.

« Le soir de son élection, le premier ministre Couillard a lancé un appel à la réconciliation, a rappelé le président de la CSN. Il démontre plutôt qu’il cherche à diviser et à creuser davantage les écarts déjà considérables entre les gens et les entreprises, sur le plan de la fiscalité, et aussi entre les plus riches et la classe moyenne, sur le plan des revenus et de l’accessibilité des services publics », a conclu Jacques Létourneau.

Ne pas oublier

Le 28 avril, la CSN soulignera dans la dignité et le recueillement la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail. Dans de nombreux milieux de travail, partout au Québec, une minute de silence sera observée à 10 heures précises, en hommage aux victimes. Aussi, à la demande d’organisations syndicales, dont la CSN, le drapeau de l’Assemblée nationale sera mis en berne. « Ne pas oublier celles et ceux qui ont donné leur vie alors qu’ils tentaient de la gagner est notre devoir. La mise en berne de ce drapeau est là pour nous le rappeler », précise Jean Lacharité, vice-président de la CSN et responsable de la question de la santé et de la sécurité du travail.

184 décès

Au Québec, en 2013, 184 personnes sont mortes en raison d’une maladie professionnelle ou d’un accident du travail. De ces 184 décès reconnus par la CSST, 104 ont été provoqués par l’amiante, 16 sont liés à l’utilisation de véhicules de tout ordre, 20 sont survenus à la suite de contacts avec un objet ou de l’équipement, 9 sont dus à des chutes et 11 à l’exposition à la silice. « Pas moins de 184 décès en un an, c’est intolérable. Ce total n’inclut d’ailleurs pas les dizaines de milliers de travailleuses et de travailleurs blessés au travail. La prévention, soit l’élimination des dangers à la source, constitue la meilleure façon de préserver la santé et la sécurité de toutes et de tous. Il faut dès maintenant que les employeurs et le gouvernement prennent les devants et fassent de cette question une priorité », signale Jean Lacharité.

Modernisation et judiciarisation

Pour la CSN, 30 ans après l’adoption de la Loi sur la santé et la sécurité du travail, la question de sa modernisation demeure toujours d’actualité. « Après tant d’années d’immobilisme, il est temps que soit élargie la portée de l’application des mécanismes de prévention pour l’ensemble des travailleuses et des travailleurs du Québec, insiste le vice-président de la CSN. De plus, nous le savons, les problèmes de judiciarisation et de médicalisation des dossiers d’accidents du travail ou de maladies professionnelles ne cessent de croître. Ces problèmes, ce sont les travailleuses et les travailleurs victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle qui en subissent les conséquences au quotidien », dénonce Jean Lacharité. Pour la CSN, il faut trouver les moyens de changer les choses dans le but de remettre la personne au centre des préoccupations. Pour ce faire, il faut s’assurer, notamment, de la prépondérance du rôle du médecin traitant.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les travailleurs en centres d’hébergement privés seront-ils enfin entendus ?

À la suite de la nomination de Gaétan Barrette en tant que ministre de la santé et des services sociaux, le secteur des résidences privées pour aîné-es de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) tient à rappeler que l’amélioration du sort des travailleuses et des travailleurs dans ces centres ainsi que celui des résident-es est plus que jamais nécessaire.

« Nous interpellons le ministre Gaétan Barrette pour qu’il prête l’oreille rapidement à la demande que nous adressons au gouvernement depuis plus de deux ans maintenant concernant la tenue d’une table de discussion sur les conditions de travail et de vie dans les centres, souligne la représentante du secteur, Danielle Lemire. Le nouveau ministre doit agir concrètement parce qu’à bien des égards, la réalité vécue dans ces centres n’est pas rose », ajoute-t-elle.

Dans un contexte où le vieillissement de la population fait en sorte que ces établissements prennent de plus en plus d’importance dans les soins et les services offerts aux personnes âgées, le responsable des secteurs privés de la FSSS-CSN, Dany Lacasse, incite le ministre à faire de la question des conditions de travail et des services aux aîné-es l’une de ses priorités.

« Les conditions de travail actuelles ont des répercussions directes sur les services donnés aux personnes âgées. À de nombreuses reprises, les médias ont fait état de problèmes dans les établissements où elles sont hébergées. Ces problèmes sont entre autres causés par le taux de roulement très élevé et la rémunération dérisoire des travailleurs du secteur. Il faut que le ministre s’engage à régler une situation qui perdure depuis trop longtemps : un salaire de 12 $ de l’heure en moyenne n’est pas raisonnable. Des solutions doivent être trouvées pour que le travail y soit reconnu à sa juste valeur. Nous sommes impatients de connaître ce que le ministre entend proposer à ce sujet », a-t-il soutenu.

À propos du secteur

Le secteur des résidences privées de la CSN réunit quelque 3000 travailleurs et 60 accréditations syndicales affiliées la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), qui compte près de 130 000 membres syndiqués présents dans les secteurs privés et publics. Pour sa part, la CSN est composée de près de 2000 syndicats regroupant plus de 300 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité.

Le gouvernement Couillard devra tendre à rassembler tout le Québec, dit la CSN

« Le nouveau gouvernement libéral devra poser des gestes concrets sur le plan des finances publiques qui viseront à rassembler et éviter de diriger le Québec comme l’a fait Jean Charest, et même Pauline Marois avec son dernier budget, a déclaré le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau. Nous espérons, à cet égard, qu’il tienne compte des nombreuses attentes de la population au regard des services publics, des emplois et des questions environnementales. »

Le soir de son élection, le premier ministre Couillard a parlé de réconciliation. « Nous souhaitons qu’il le fasse avec cet esprit d’agir en considérant les besoins de la classe moyenne et des plus démunis, a-t-il poursuivi. Tout comme nous souhaitons qu’il réponde aux aspirations de celles et de ceux qui recherchent des emplois de qualité permettant de vivre convenablement. »

Sous-financés depuis des années, les services de santé et d’éducation, de même que les programmes sociaux, auraient grand avantage à recevoir un financement qui corresponde à ces besoins, estime la CSN. « La lutte au décrochage scolaire, les défis de l’enseignement supérieur, la qualité et l’accessibilité des services de santé doivent être considérés pour ce qu’ils apportent au Québec. En ce sens, ils doivent bénéficier d’un financement adéquat. Il en va de même de l’ensemble des établissements publics, en particulier les écoles, ainsi que des routes.

Le président de la CSN souhaite que le premier ministre Couillard aille de l’avant avec sa promesse de tenir un débat sur les finances publiques. La CSN revendique d’ailleurs la tenue d’un large forum public sur la fiscalité et le financement des services publics et des programmes sociaux. Ce serait l’occasion pour les Québécoises et les Québécois d’exprimer leurs attentes à ce sujet, mais également sur la hauteur des contributions des entreprises dans les revenus de l’État. Ses mission fondamentales ne doivent pas être sacrifiées au bénéfice de la dette, estime-t-il. « Un équilibre doit être atteint à cet égard. »

« Nous demandons au nouveau conseil des ministres de respecter cet engagement, tout comme celui de procéder à une évaluation stratégique environnementale concernant l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures sur l’île d’Anticosti. « Plusieurs ministres ont des responsabilités complémentaires à l’égard de l’environnement, a poursuivi Jacques Létourneau. Nous attendons du gouvernement qu’il tienne compte d’un développement harmonieux des régions en portant toute l’attention nécessaire aux questions environnementales. » Par ailleurs, la CSN se questionne sur les intentions du nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux, le Dr Gaétan Barrette, à l’égard des services. « Nous savons que ce dernier et le premier ministre ont déjà défendu des positions contraires à un réseau public universel, accessible et gratuit, et nous serons extrêmement vigilants pour la défense de ces acquis pour la population québécoise », a fait valoir Jacques Létourneau.

Ce dernier a aussi déploré la fusion du ministère de l’Éducation et celui de l’Enseignement supérieur.

Au regard du ministère du Travail, la CSN a déjà rencontré le ministre Sam Hamad, à l’époque où il était à sa tête. « On ne peut pas dire qu’il s’était démarqué durant le très long lock-out au Journal de Montréal, alors que l’esprit des dispositions anti-briseurs de grève était bafoué. Nous souhaitons qu’il fasse preuve de plus d’ouverture pour revoir les lois afin de les adapter aux nouvelles réalités du marché du travail avec l’explosion des agences de placement, des disparités de traitement et du développement des emplois précaires et atypiques.

Enfin, la CSN attend du nouveau gouvernement du Québec qu’il accorde toutes les chances à la négociation du secteur public, qui s’amorcera l’automne prochain. « Celles et ceux qui dispensent les services à la population ont vu leur pouvoir d’achat et leurs conditions de travail se dégrader du fait du sous-financement des réseaux publics. Les défis de renouveler la main-d’œuvre et de bien rendre les services à la population sont immenses. Nous espérons que la négociation se déroule dans un climat sain et que les travailleuses et les travailleurs ne fassent pas, une fois de plus, les frais des compressions budgétaires », a conclu le président de la CSN.

Laval choisit de tasser les travailleurs en loisirs

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des loisirs de Laval déplore ce qui est survenu samedi dernier au Cocothon, une chasse aux œufs qui a tourné au vinaigre pour plusieurs familles lavalloises. Alors que l’organisation de ce genre d’évènement est habituellement confiée aux syndiqué-es en loisirs de la ville, elle a été cette fois-ci attribuée à la fondation du Centre de la nature.

L’organisation de la Fête de la famille, elle aussi normalement prise en charge par les travailleurs en loisirs, subira le même sort et sera retirée de leurs responsabilités. « Cette fête rassemble bon an mal an quelque 35 000 personnes. La Ville préfère nous en tenir loin et se priver de notre expertise. Fera-t-on appel aux mêmes organisateurs? Doit-on s’attendre aux mêmes résultats? » se questionne le président du syndicat, Martin Collerette. « La Ville craint les moyens de pression et préfère remettre entre les mains de personnes inexpérimentées, qui n’ont aucune vision, la tenue d’évènements qui connaissent toujours un succès lorsque les travailleurs des loisirs participent à leur déroulement », ajoute-t-il.

« Nous sommes en négociation depuis plus de deux ans et l’employeur ne semble pas en voie d’un règlement rapide, souligne également Martin Collerette. Les travailleurs en loisirs exercent des moyens de pression pour accélérer cette négociation qui traîne en longueur, certes, mais ils ont à cœur les services qu’ils rendent. Jamais le Cocothon n’aurait dégénéré de la sorte si nous avions été impliqués dans son organisation. Ce sont les résidentes et les résidents de Laval qui paient le prix du manque de volonté de la ville de régler la négociation le plus rapidement possible. »

Demandes syndicales

L’accès à un programme d’aide aux employé-es, la flexibilité dans la formation pré saison et l’équité salariale pour les étudiantes et les étudiants, qui n’ont pas été considérés dans le dernier exercice de relativité salariale, figurent également parmi les demandes syndicales. La question de la rémunération est également en cause dans la négociation, les comparatifs avec d’autres villes témoignant avec éloquence du rattrapage qui s’impose à Laval.

Rappelons enfin que les travailleuses et les travailleurs en loisirs de Laval ont voté à 97 %, lors d’une assemblée générale spéciale qui s’est tenue le 30 mars dernier, pour dix journées de grève qu’ils utiliseront au moment jugé opportun.

À propos du syndicat

Le syndicat des travailleuses et travailleurs en loisirs de la ville de Laval (STTLVL) représente plus de 900 syndiqué-es. Il est affilié depuis 1987 à la Fédération des employées et employés de services publics – CSN. Celle-ci compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 travailleuses et travailleurs dans le domaine des services publics et parapublics. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe plus de 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activité tant privé que public.

 

Le Syndicat demande au ministère d’enquêter sur la direction du CSSS !

Tout porte à croire que les gestionnaires du Centre de santé et des services sociaux (CSSS) de Sept-Îles ont perdu le plein contrôle de la situation.

L’importante réorganisation des services de 2011 n’a pas empêché l’apparition soudaine d’un déficit de 2,6 M$ l’an passé. On prévoit que ce déficit devrait facilement dépasser les 3 M$ cette année.

Le nouveau plan de redressement du CSSS, déjà qualifié d’« irréaliste » par les syndicats en décembre dernier, ne s’attaque toujours pas aux racines du problème et devrait même l’aggraver. Rappelons que ce plan prévoit notamment la fermeture du tiers des lits courtes durée, conjuguée à un recours accru au privé qui va faire gonfler la facture.

La compression annoncée équivaut aussi à la suppression de 13 postes à temps plein seulement dans l’unité syndicale du STTSSS S-I CSN. Au même moment, le CSSS embauche trois conseillers pour assister les administrateurs! On note également que les deux préposé-es aux bénéficiaires aux soins intensifs et critiques ne seront plus remplacés pendant leurs absences ou leurs congés. Le syndicat déplore par ailleurs le ratio d’un préposé aux bénéficiaires pour 34 patients, ce qui va inévitablement affecter les services.

« Les restructurations successives de la direction sont en train de mettre en péril la qualité des soins à la population », insiste Steve Heppell, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de Sept-Îles (STTSSS S-I CSN). Le syndicat demande maintenant au ministère de la Santé et des Services sociaux de lancer une enquête sur la direction de l’établissement. Le lien de confiance est rompu.

Économies de 4 M$ possibles sans nuire aux services

« Plutôt que de se lancer dans une nouvelle vague de compressions qui risque de déstabiliser encore plus le personnel, le CSSS de Sept-Îles pourrait récupérer plus de 4 M$ en revenant sur certaines décisions inefficaces et coûteuses », soutient Gisèle Charrette, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

Une nouvelle étude des experts de MCE Conseils, commandée par la CSN, montre en effet qu’il serait possible de récupérer 1,4 M$ en mettant fin au recours à des agences privées de personnel infirmier et quelque 2,25 M$ en diminuant de moitié le coût global de l’assurance-salaire. On note aussi une économie de 700 000 $ avec une meilleure planification qui diminuerait de moitié le recours aux heures supplémentaires. Cette saine gestion permettrait non seulement d’importantes économies, mais redonnerait également confiance aux travailleuses et aux travailleurs en rééquilibrant la charge de travail.

« Il faut que le nouveau gouvernement mette fin aux compressions aveugles dans le système de santé. L’accès aux soins sur la Côte-Nord est menacé », a commenté Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord (CSN).

Contrat à une firme privée

Au moment de publier ce communiqué, le STTSSS S-I CSN apprenait que le CSSS va encore investir des fonds publics pour retenir les services de la firme MediaMed Technologies afin d’aider les gestionnaires à améliorer la performance de l’organisation. La direction n’en est pas à sa première tentative du genre. L’embauche de l’entreprise Pro Action avait d’ailleurs laissé de bien mauvais souvenirs aux travailleuses et aux travailleurs.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Près de 1100 emplois perdus à Saint-Fulgence

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) tient à remettre les pendules à l’heure en ce qui concerne l’impact dévastateur de la récente fermeture de la scierie de Produits forestiers Résolu à Saint-Fulgence. Cette petite municipalité vient de perdre son principal employeur qui comptait plus de 250 travailleurs en usine et en forêt il y a quelques années seulement.

En fait, une étude réalisée en 2010 par le milieu estimait même que la plus grande scierie de cette région générait 325 emplois directs (usine et forêt) auxquels s’ajoutaient 800 emplois indirects. On parle donc d’une perte de plus de 1100 emplois perdus au total et non pas de seulement 15 emplois comme le laissait entendre Résolu récemment.

La CSN représentait les travailleurs en forêt du Syndicat des travailleurs en forêt de Produits forestiers Saguenay. Ces derniers ont perdu leur emploi en septembre dernier, ce qui signifie que l’usine n’était plus approvisionnée depuis plusieurs mois. Résolu a donc procédé à une fermeture par étape, ce qui a comme effet d’amoindrir l’impact médiatique.

« Malgré les efforts d’un comité de relance, ni Produits forestiers Résolu ni le gouvernement du Québec n’ont mis les efforts nécessaires pour moderniser et relancer cette usine. Le marché du bois est pourtant en remontée depuis plus d’un an », affirme Engelbert Cottenoir, président du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CSN).

Les emplois doivent demeurer en région

« Il faudrait trouver un nouvel acquéreur pour la scierie de Saint-Fulgence ou à tout le moins s’assurer que l’approvisionnement en bois qu’elle détenait dans la forêt publique puisse continuer à générer des emplois dans la région », insiste Alain Lampron, président de la FIM-CSN.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

La CSN demande le rejet du projet de loi C-23

Dans le mémoire qu’elle a présenté, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a demandé le rejet du projet de loi C-23 modifiant la Loi électorale du Canada. Bien que présenté comme une proposition visant à protéger et à renforcer l’intégrité des élections fédérales, il aura exactement l’effet contraire.La CSN estime que le projet de loi C-23 contourne les objectifs de la loi électorale en favorisant le Parti conservateur, en changeant les règles du financement électoral et en créant de nouveaux obstacles à l’exercice du droit de vote. En outre, s’il était adopté, il limiterait les pouvoirs d’Élections Canada, notamment celui d’enquêter lors des fraudes.

Le projet de loi C-23 mettrait un terme à l’utilisation de la carte d’électeur et au recours à un tiers pour l’identification des personnes qui se présenteraient pour voter. Lors des élections de 2011, plus de 400 000 électrices et électeurs avaient utilisé cette carte comme pièce d’identité et près de 120 000 ont été identifiées par une connaissance. Ces mesures rebuteraient certainement certaines catégories d’électeurs qui utilisent ces moyens pour s’identifier, comme les aînés, les étudiants ou les autochtones. De telles mesures ont déjà été appliquées aux États-Unis avec des effets néfastes quant à l’exercice du droit de vote.

Dons individuels relevés

Cette réforme de la loi électorale risque d’accroître davantage le pouvoir de l’argent dans la politique canadienne et favoriserait le Parti conservateur de plusieurs façons : en relevant le montant des dons individuels de 1200 à 1500 dollars et en permettant aux partis de ne pas inclure les frais de sollicitation des anciens donateurs dans leurs dépenses électorales. Notons que les conservateurs en comptent trois fois plus que le NPD et deux fois plus que le Parti libéral du Canada. La CSN considère aussi que ces mesures avantageraient les candidats les plus fortunés et les partis dont les donateurs disposent de ressources financières plus importantes. Elles pourraient aussi inciter les partis politiques à rechercher l’appui d’une classe de donateurs plus fortunés. Depuis que le Parti conservateur est au pouvoir, il a d’ailleurs rehaussé le plafond des contributions privées en indexant le montant préalablement prévu par la loi, soit 1000 $. Il a également introduit en 2011, avec le projet de loi C-13, une élimination graduelle de l’allocation publique versée aux partis politiques, qui disparaîtra complètement le 1er avril 2015.

Fin des campagnes de valorisation de la participation électorale

En réduisant les pouvoirs d’Élections Canada et en lui soustrayant le droit d’enquête, C-23 minerait dangereusement le processus de vérification de l’intégrité des élections canadiennes. De plus, Élection Canada ne pourrait plus mener de campagnes de valorisation de participation électorale, notamment auprès des plus démunis, restreingnant son rôle à informer et à organiser les scrutins. Outre le fait que le faible taux de participation favorise généralement le gouvernement sortant, il est assez difficile de justifier l’arrêt de campagnes non partisanes encourageant à faire valoir son droit civique. En fait, comme l’a déjà mentionné le DGE du Canada, Marc Mayrand, nulle part ailleurs dans le monde on interdit au corps électoral de parler de démocratie !

De plus, le projet de loi C-23 mettrait fin à l’importante étanchéité entre les partis politiques et l’institution du DGE en permettant à un comité formé de représentants des partis politiques d’influencer l’interprétation et l’application de la Loi électorale. Le Parti conservateur du Canada étant le parti le plus soupçonné d’irrégularités électorales, la question éthique ne peut être évitée.

La CSN joint sa voix à toutes celles qui s’élèvent pour dénoncer le projet de loi C-23, dont le DGE, le Commissaire aux élections, des experts internationaux, des éditorialistes et près de 70 000 citoyennes et citoyens canadiens ayant signé deux pétitions. Un tel barrage devrait lever le drapeau rouge et faire réfléchir n’importe quel gouvernement démocratique.

Le SCRC exige un moratoire sur les récentes compressions budgétaires et une commission parlementaire publique sur l’avenir de CBC/Radio-Canada

Ce midi, devant la Maison de Radio-Canada, les syndicats de la section française de CBC/Radio-Canada se sont rassemblés dans le but de défendre le seul diffuseur public qui offre des services à la population d’un océan à l’autre. Ceux-ci répondaient à un appel lancé par le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN). De nombreux Amis de Radio-Canada se sont également joints au rassemblement.

« Sans aucune consultation publique, le gouvernement de Stephen Harper ampute les budgets de CBC/Radio-Canada et sa direction procède à des compressions majeures qui auront indéniablement un impact direct sur la mission du diffuseur public. Depuis cinq ans, plus de 2000 artisans de la Société ont été licenciés. Devant cette mise à mort lente d’un service appartenant à la collectivité, le SCRC et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) réclament un véritable débat ouvert sur l’avenir de notre seul diffuseur public au pays. Voilà pourquoi nous exigeons un moratoire immédiat sur les compressions budgétaires qui ont été annoncées jeudi dernier et qui ont mené à la mise à pied de 657 de nos collègues. Nous revendiquons également la tenue, dans les plus brefs délais, d’une commission parlementaire publique sur l’avenir de CBC/Radio-Canada qui se penchera, notamment, sur son financement, sur sa gouvernance, sur sa mission et sur sa programmation », de déclarer Alex Levasseur, président du SCRC.

À la suite de ces récentes compressions, le financement global de CBC/Radio-Canada ne sera que de 29 $ annuellement par habitant, un des plus bas au monde. À titre de comparaison, la British Broadcasting Corporation (BBC) reçoit un financement annuel équivalent à environ 111 $ par citoyen, alors que celui-ci atteint 167 $ en Norvège. Avec un financement moyen de 87 $ par habitant dans les pays industrialisés, le Canada se retrouve très loin derrière. La campagne Tous amis de Radio-Canada revendique le retour à un financement pluriannuel, garanti et stable de 40 $ par habitant. « De toute évidence, non seulement notre seul diffuseur public est sous-financé, mais en plus il n’est actuellement pas administré pour répondre au mandat qui lui est confié. Nous invitons donc la population, les experts, la communauté médiatique ainsi que tous les partis politiques fédéraux et provinciaux à soutenir cette demande et à prendre part à ce large débat. Radio-Canada nous appartient et il est temps que nous nous exprimions sur son avenir », de conclure monsieur Levasseur.

Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les travailleurs et les travailleuses de SSQauto ne se laisseront pas affaiblir par le recours à la sous-traitance

Les 400 membres du syndicat de SSQauto manifestent aujourd’hui devant les bureaux de la compagnie Indemnipro. En grève depuis sept semaines, les salarié-es sont en colère de constater que l’employeur préfère délocaliser leur emploi vers ce sous-traitant plutôt que de tenter de dénouer l’impasse par une attitude ouverte à la négociation.

Bien que SSQauto ait régulièrement recours à la compagnie Indemnipro pour le suivi d’environ 20 % des évaluations, aujourd’hui c’est la totalité de ces dossiers qui migrent vers le sous-traitant. Une situation que dénonce le syndicat, « le message que nous envoie l’employeur est clair, il opte pour le mépris plutôt que l’ouverture » s’exclame Éric Tremblay, président du syndicat des salarié-es de SSQauto (SSS de SSQauto).

Pour une compagnie qui se targue d’être un modèle d’excellence, le choix d’opter pour la délocalisation des emplois vers une compagnie pour laquelle elle n’a aucun contrôle sur la qualité des services est incompréhensible. « Les salarié-es de SSQ, par leur rigueur et la qualité de leur service, ont largement contribué à la réputation de l’entreprise, il faudrait peut-être que la partie patronale s’en souvienne au moment opportun », s’insurge Éric Tremblay, président du syndicat de SSQauto.

Les salarié-es de SSQauto dénoncent cette stratégie patronale qui vise clairement à affaiblir leur rapport de force dans le cadre de cette négociation. « En venant manifester ici, nous voulons montrer à l’employeur que nous ne nous laisserons pas affaiblir par ses stratégies contestables, face au mépris nous opposons notre solidarité et notre détermination », renchérit Éric Tremblay.

Il est à noter que le syndicat ne veut pas cibler les travailleurs et les travailleuses d’Indemnipro qui n’ont peut-être pas conscience du rôle qu’ils et elles jouent actuellement. Le syndicat de SSQauto croit qu’il est dans l’intérêt des salarié-es d’Indemnipro que le conflit se règle, car ce sont eux et elles qui doivent supporter la hausse de charge de travail qu’entraîne cette situation.

Les travailleurs et les travailleuses désirent donc lancer de nouveau un appel à ce que l’employeur retourne à la table de négociation et adopte une attitude d’ouverture afin de régler le plus rapidement ce conflit qui s’enlise.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. La Fédération du commerce, affiliée à la CSN, compte 360 syndicats et plus de 32 000 membres dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de la finance, de l’agroalimentaire et du tourisme.

Premier rendez-vous national sur l’avenir du système public de santé et de services sociaux

L’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et l’Institut du Nouveau Monde (INM) annoncent aujourd’hui la tenue du Premier rendez-vous national sur l’avenir du système public de santé et de services sociaux.

Cet événement, le premier dans son genre visant le système de la santé, rassemblera les composantes du réseau pour discuter des grands défis en santé et services sociaux, le 16 juin prochain, à l’hôtel Sheraton à Laval. Pour l’AQESSS, ce rendez-vous se situe en continuité de son congrès annuel de mai 2014, qui se penchera aussi sur les défis de l’avenir. Il est d’ailleurs possible de s’inscrire en ligne dès maintenant.

Un rendez-vous incontournable pour toutes les composantes du réseau

L’AQESSS et la CSN ont convenu d’organiser un rendez-vous national afin que les composantes du réseau de la santé et des services sociaux puissent s’entretenir sur les nombreux défis qu’il rencontre. Les prises de position sur l’avenir du système public de santé et de services sociaux sont nombreuses et les deux organisations pensent que le temps est venu de faire converger les réflexions. « Depuis quelques années, nous sommes plusieurs organisations à nous questionner sur l’avenir du système public et force est de constater que nos préoccupations sont de plus en plus partagées. Notamment, la question des compressions budgétaires inquiète nos membres, mais aussi l’ensemble des composantes du réseau. En réfléchissant ensemble sur les défis de l’avenir, nous voulons travailler à créer une grande alliance en appui à nos services publics », explique Jacques Létourneau, président de la CSN.

Cette initiative de l’AQESSS et de la CSN vise à interpeller les différentes composantes du réseau afin qu’elles identifient les principaux défis du réseau de la santé et des services sociaux, au niveau aussi bien du financement, de la gestion que de la prestation des services. Seront ainsi conviés aussi bien les associations patronales que syndicales, les fédérations médicales, les groupes communautaires et les associations d’usagers. « Nous sommes persuadés que cet exercice est nécessaire et que cette rencontre des différentes composantes du réseau permettra de dégager des consensus forts pour l’avenir. Nous avons tous une responsabilité pour nous assurer que nos services de santé et de services sociaux répondent aux besoins de la population et ce rendez-vous national sera l’occasion rêvée pour mettre nos efforts en commun », affirme Diane Lavallée, directrice générale de l’AQESSS.

Un attachement aux services publics de santé et de services sociaux

Ce rendez-vous national permettra d’identifier les défis prioritaires pour les années à venir. Pour une première fois, les composantes du réseau prennent l’initiative de réfléchir conjointement sur l’avenir des services publics de santé et de services sociaux et leur pérennisation.

L’AQESSS et la CSN ont voulu s’adjoindre les services de l’INM pour mener à bien cette rencontre incontournable. « L’INM a su développer une expertise importante sur les grands enjeux auxquelles est confrontée notre société et sur les modalités d’animation du débat public sur ces enjeux. Il nous fait plaisir de participer à ce premier rendez-vous national qui permettra de puiser dans l’intelligence collective pour répondre aux défis du système public de santé et de services sociaux », de conclure Michel Venne, directeur général de l’INM.

À propos de l’AQESSS, de la CSN et de l’INM

L’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux regroupe 125 membres, soit les 92 centres de santé et de services sociaux (CSSS), les centres hospitaliers universitaires, les centres hospitaliers affiliés, les instituts universitaires et des établissements et CHSLD à vocation unique.

La CSN est l’organisation syndicale la plus représentative dans le secteur de la santé et des services sociaux. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’Institut du Nouveau Monde est une organisation non partisane dont la mission est d’accroître la participation des citoyens à la vie démocratique. L’action de l’INM a pour effet d’encourager la participation citoyenne et de contribuer au développement des compétences civiques, au renforcement du lien social et à la valorisation des institutions démocratiques.

Non au projet de loi de l’injustice électorale !

Le gouvernement Harper cherche à faire adopter au plus vite une réforme électorale que le directeur général des élections du Canada qualifie de « menace à la démocratie ». Le projet de loi C-23, Loi sur l’intégrité des élections, n’apporte aucune réforme positive à la Loi électorale du Canada, contrairement à ce qu’il prétend. Cette loi n’est en fait qu’une tentative à peine voilée du gouvernement Harper de favoriser l’électorat conservateur aux prochaines élections fédérales.

La réforme électorale de Harper aura pour effet de :

  • Restreindre le droit de vote des citoyennes et des citoyens.
  • Pénaliser de façon disproportionnée les étudiantes et étudiants, les jeunes, les personnes autochtones, celles à faible revenu et d’autres groupes citoyens qui, selon les conservateurs, sont moins susceptibles de voter pour leurs candidats.
  • Empêcher la poursuite des auteurs de la fraude électorale de 2011.
  • Créer un nouveau poste « indépendant » de commissaire des élections du Canada qui devra rendre des comptes non pas au Parlement, mais au ministre de la Justice.
  • Rendre plus difficile l’identification d’auteurs de fraudes électorales comme Pierre Poutine.
  • Empêcher Élections Canada de parler de démocratie et même de participer à divers programmes suscitant une plus grande participation des jeunes aux élections fédérales, comme le programme Vote étudiant, une initiative nationale qui offre la possibilité à quelque 500 000 étudiants qui n’ont pas l’âge de voter de participer à des élections parallèles organisées en même temps que les élections générales fédérales ; de discuter publiquement (et même de faire des recherches) de divers moyens d’augmenter le taux de participation aux élections.
  • Empêcher Élections Canada de rendre publiques les plaintes reçues des électeurs, y compris sur les appels frauduleux.
  • Avantager le Parti conservateur de Harper de diverses façons, y compris en changeant les règles qui régissent le financement et les dépenses des partis sur les compagnies d’appels automatisés.

À nos députés fédéraux, nous demandons de :

  • Tout faire pour retirer les dispositions qui avaliseraient la suppression de droits de certains électeurs avant l’adoption du projet de loi.
  • Tout faire pour remplacer toutes les dispositions qui représentent une atteinte à la démocratie par des dispositions qui préviennent les fraudes électorales et donnent, entre autres, le pouvoir au nouveau poste de commissaire de recueillir des éléments de preuve et d’imposer de lourdes sanctions à tout parti politique qui permettrait l’utilisation de ses bases de données pour tromper les électeurs et les électrices.

Selon nous, ce projet de loi ne vise pas à préserver l’intégrité des élections, comme le clame le gouvernement Harper dans sa vision orwellienne de la société canadienne, mais bien à créer l’injustice. C’est pourquoi nous l’avons rebaptisée la Loi sur l’injustice électorale. Et si vous êtes du même avis, nous vous invitons à vous joindre à nous et à appuyer notre campagne.

Signataires : David Crombie, David Suzuki, Allan Gregg, Margaret Atwood, Judy Rebick, Tantoo Cardinal, Michael Ondaatje, Tony Urquhart, Stephen Clarkson, Sarah Slean, Brigette DePape, Jane Urquhart, et Graeme Gibson.

Groupes signataires : ACORN Canada, Agriculture Union – PSAC, Alternatives, Canadian Federation of Nurses Unions, Canadian Federation of Students, Canadian Peace Alliance, Canadian Teachers’ Federation, Canadian Unitarians for Social Justice, Canadian Youth Climate Coalition (CYCC), Canadian Association of University Teachers, Coalition Pas de démocratie sans voix, Common Frontiers, Confédération des syndicats nationaux (CSN), Conseil central du Montréal métropolitain (CSN), Council of Canadians, CUPE, Kitchen Table Collective, la Fédération des femmes du Québec, Le Conseil québécois LGBT, Leadnow, Ligue des droits et libertés, Newfoundland and Labrador Teachers’ Association, Nova Scotia Teachers Union, NUPGE, OpenMedia, Polaris Institute, PSAC, Public Interest Alberta, UFCW Canada, Unifor, et Union of Veterans Affairs Employees (UVAE).

Si votre organisation souhaite entériner cette déclaration et joindre le mouvement croissant d’opposition à la Loi de l’injustice électorale, veuillez faire parvenir vos coordonnées à : dpenner@canadians.org. Pour plus d’information et signer la pétition, visitez le site de la campagne Qu’on laisse les gens voter.

Insatisfaite de la décision de la Cour supérieure, la CSN réclame l’intervention du gouvernement

La CSN déplore la décision que la Cour supérieure du Québec vient de rendre concernant l’affichage de marques de commerce en anglais et appelle le nouveau gouvernement libéral à prendre ses responsabilités à cet égard.

« Depuis plusieurs années, des commerçants enregistrent leur marque de commerce en anglais auprès de l’Office de la propriété intellectuelle du Canada, faisant ainsi échec à la loi 101. Qu’en pense Philippe Couillard ? », a questionné le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Motif de la décision

La Cour supérieure est sans équivoque. Conformément au Règlement sur la langue de commerce et des affaires, l’affichage d’une marque de commerce dans une autre langue que le français est autorisé, en particulier sur des enseignes de magasin lorsqu’il n’existe aucune version française déposée de la marque en question.

Il n’est donc pas de sa responsabilité de modifier des textes législatifs et réglementaires qui sont clairs et de contredire l’interprétation qui en a été faite au cours des 20 dernières années. Selon elle, il revient plutôt au législateur québécois de montrer la voie s’il estime que le visage linguistique du Québec souffre de la multiplication des marques de commerce anglaises dans l’affichage public et la publicité commerciale. « Ce choix relève de la fonction politique et non du pouvoir judiciaire », peut-on d’ailleurs lire dans le jugement.

Responsabilité du gouvernement

« Durant la campagne électorale, Philippe Couillard a fait preuve d’insensibilité face à la question de la langue française, a rappelé Jacques Létourneau. Dans le discours qui a suivi l’élection de son gouvernement, il s’est un peu rattrapé en promettant de veiller avec « force et passion » à l’épanouissement de la seule société à majorité francophone en Amérique du Nord. Je l’invite donc à joindre la parole aux actes et à prendre les solutions politiques qui s’imposent pour que la loi 101 soit respectée au Québec », a-t-il insisté.

Pour la CSN, il faut développer les services à domicile en misant sur les ASSS et le réseau public

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) profite de la journée des Auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS) pour rappeler au gouvernement que le développement des services à domicile doit se faire en misant sur les ASSS et non pas sur le privé. Des actions ont lieu aujourd’hui dans toutes les régions du Québec pour souligner la journée des ASSS et rappeler l’importance du personnel du secteur public dans le développement des services à domicile.

L’ASSS, l’œil et les oreilles du réseau public dans les services à domicile

L’ASSS accompagne et supporte la personne en perte d’autonomie et sa famille dans l’accomplissement de ses activités de la vie quotidienne ou de la vie domestique. Elle est donc une personne centrale qui, en collaboration avec les équipes multidisciplinaires du réseau public, est en mesure de prévenir une détérioration de l’état de santé de la personne et d’ainsi prévenir le recours aux urgences ou à l’hébergement. Elle prodigue des soins et voit à la sécurité, au bien-être, au confort, à la surveillance et aux besoins généraux des usagers. C’est l’ASSS qui fait le lien et le suivi avec les membres de l’équipe multidisciplinaire à propos des besoins de l’usager et ceux de sa famille. En collaboration avec les autres intervenants, elle participe à l’élaboration du plan de service ou d’intervention et assure sa mise en œuvre.

« Bien que l’ASSS soit méconnue du grand public, c’est elle qui est le chaînon qui relie l’usager aux services de santé et services sociaux du CSSS. L’ASSS est la mieux formée et la mieux à même d’informer le CSSS de l’évolution de la personne dont elle prend soin. Se passer d’elle pour développer les services à domicile équivaut donc à se priver de nos yeux et de nos oreilles. Comment pourrons-nous assurer la qualité des services sans une présence continue et stable du personnel du réseau public? », questionne Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Les risques de l’ouverture au privé dans la prestation des services à domicile

Au cours des derniers mois, un projet de loi important a été présenté à l’Assemblée nationale. Le projet d’assurance autonomie vise à développer les services à domicile au Québec, ce qui est un enjeu incontournable. « Bien que nous soyons entièrement d’accord avec le fait de développer les services à domicile, nous voulons alerter la population sur certaines problématiques. Si on veut de bons services à domicile, il faut miser sur les ASSS et le personnel du secteur public. Déjà, la présence de prestataires privés dans les services à domicile cause de nombreux problèmes et touche la qualité des services, ne serait-ce qu’en raison du fort taux de roulement du personnel dans le secteur privé et de son manque de formation. Il est clair pour nous qu’il ne faut pas accentuer la présence du privé dans ce secteur », poursuit Guy Laurion, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

« Il est impératif d’assurer une continuité de services aux personnes en perte d’autonomie qui font le choix de demeurer à domicile. Cela ne peut se faire qu’en misant sur nos services publics et non pas en allant une fois de plus vers la privatisation. Nos actions d’aujourd’hui démontrent que nous entendons poursuivre les interpellations auprès du gouvernement », de conclure Jean Lacharité.

À propos de la CSN

La CSN est l’organisation syndicale la plus représentative dans le secteur de la santé et des services sociaux. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN réitère la nécessité de maintenir le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et ses fédérations affiliées du secteur de l’enseignement supérieur veulent rappeler au premier ministre Philippe Couillard l’importance du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MESRST) à la veille de la constitution de son Conseil des ministres.

Pour la CSN, ce ministère représente un puissant levier de développement de l’enseignement supérieur au Québec, moteur de la transmission et de l’accroissement du savoir, de l’innovation et de la recherche. « Nous sommes d’avis que ce ministère permet d’assurer une plus grande cohérence entre les ordres d’enseignement collégial et universitaire » indique la vice-présidente de la CSN, Madame Denise Boucher. De son côté, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ) souligne non seulement l’importance de maintenir le ministère de l’Enseignement supérieur, mais insiste sur la nécessité de terminer les travaux des cinq chantiers issus du Sommet de l’enseignement supérieur.

La présidente de la FNEEQ, Caroline Senneville s’attend donc à ce que « le nouveau gouvernement passe rapidement à l’action, particulièrement en ce qui a trait au Conseil national des universités (CNU) ainsi qu’à l’élaboration de la loi-cadre sur les universités dont les travaux sont terminés depuis juin et septembre 2013. » La fédération insiste aussi sur l’importance de donner suite au Chantier sur l’offre de formation collégiale qui doit remettre son rapport final en juin prochain. Ce chantier permettra au réseau collégial d’offrir des programmes de formation diversifiés et accessibles dans toutes les régions du Québec. Pour Michel Tremblay, président de la Fédération des professionnèles (FP-CSN), il importe de poursuivre le travail déjà bien amorcé.

« Nous l’avons souligné lors des rencontres thématiques précédant le Sommet sur l’enseignement supérieur : la recherche est un volet fondamental de la mission universitaire. Les incidences de la recherche et de la création universitaires sur le développement régional sont indéniables », souligne le président de la FP-CSN. Enfin, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), qui représente les employées et employés de soutien, reconnaît l’importance du MESRST. « Nous avons participé activement au Sommet de l’enseignement supérieur et appuyé la création du MESRST. Maintenant il ne faut pas revenir sur le travail réalisé et faire marche arrière » déclare Marjolaine Côté, vice-présidente et trésorière de la FEESP.

À propos de la CSN, de la FNEEQ-CSN, de la FP-CSN et de la FEESP-CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les fédérations affiliées à la CSN qui comptent des membres dans le domaine de l’éducation sont la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), la Fédération des professionnèles (FP-CSN) et la Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN).

La CSN dénonce le projet de loi C-525

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) dénonce l’adoption hier soir par les conservateurs du projet de loi C-525 visant à forcer la tenue d’un vote à scrutin secret pour obtenir une nouvelle accréditation syndicale sous juridiction du Code canadien du travail. Ce projet de loi vise à rendre plus difficile pour les travailleuses et les travailleurs de se syndiquer tout en favorisant, par ailleurs, la décertification des syndicats.

Les conservateurs sont bien conscients que les syndicats jouent un rôle important dans la société en permettant aux travailleurs d’obtenir de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail, et en empêchant l’arbitraire dans les milieux de travail. C’est pourquoi les conservateurs ont cédé au lobby des employeurs antisyndicaux et, ainsi, leur ont permis de réduire le rapport de force des travailleuses et travailleurs devant les patrons en les empêchant de se former en syndicat et ainsi les livrer en pâture aux employeurs.

« Le projet de loi C-525 est une honte et une disgrâce pour la démocratie, a déclaré le secrétaire général de la CSN, Jean Lortie. Le droit de se syndiquer est reconnu par les chartes canadienne et québécoise ainsi que par divers traités internationaux, dont la Déclaration universelle des droits de l’homme. C’est une attaque au droit des Canadiennes et des Canadiens, plus particulièrement celles et ceux de la classe moyenne. » La CSN entend contester ce projet de loi et se battre farouchement pour empêcher qu’il reçoive la sanction royale. Nous allons d’ailleurs intervenir auprès du Sénat afin qu’il rejette ce projet de loi revanchard, mesquin et anti-travailleurs.

La CSN dénonce les nouvelles compressions imposées aux artisans de CBC/Radio-Canada

D’une seule et unique voix, le président de la CSN, Jacques Létourneau, le président de la Fédération nationale des communications-CSN, Pierre Roger, et le président du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN), Alex Levasseur, dénoncent vivement les compressions budgétaires de 130 millions de dollars qui affecteront 657 artisans de CBC/Radio-Canada.

Les compressions touchent plus gravement le secteur anglais de la Société, soit à hauteur de 82 millions de dollars contre 42 millions de dollars pour le secteur français. Les deux entités sont affectées à près de 50 % par la suppression de postes permanents qui sera effective dès le 30 avril prochain. Les 6 millions de dollars restants toucheraient les cadres de CBC/RC. Au service français des sports, 55 postes sont abolis sur un total de 75.

« Pour la CSN, ces nouvelles compressions qui impliquent une des plus importantes mises à pied de l’histoire de la Société viennent compromettre davantage la mission de l’unique diffuseur public canadien. Le plan de match du gouvernement de Stephen Harper, visant à démanteler CBC/Radio-Canada, se concrétise de jour en jour sans qu’aucune consultation publique n’ait eu lieu. À cet égard, nous comptons relancer ce débat sous peu afin de remettre très sérieusement en question cette orientation qui va à l’encontre de l’intérêt public », de déclarer Jacques Létourneau, président de la CSN.

« Il s’agit d’un jour très sombre pour la démocratie et la population canadienne. La Société Radio-Canada contribue à ce qu’il y ait une couverture médiatique large et diversifiée d’un océan à l’autre, et ce, peu importe si elle est rentable ou non. Aujourd’hui, lors de son allocution devant les artisans de la Société, Hubert T. Lacroix, le PDG de CBC/Radio-Canada, a précisé que ces nouvelles compressions placeront le diffuseur public dans une position qui lui permettra de répondre minimalement aux exigences fixées par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). Monsieur Lacroix a même souligné le fait qu’il devra peut-être interpeller le CRTC si jamais CBC/RC ne réussissait plus à répondre à ce minimum exigé par le mandat qui lui est confié », de déplorer Pierre Roger, président de la FNC-CSN.

« Ce nouveau coup de force de la part de la direction de CBC/RC mine un peu chaque jour tout le travail qui est fait pour répondre à la mission confiée au seul diffuseur public canadien. L’orientation commerciale toujours plus présente dans les décisions de la direction de la Société nous mène tout droit à l’échec. Ces dernières années, alors que le nombre d’employé-es ne cessait de diminuer, nous avons été témoin d’une augmentation du nombre de cadres. Aussi, alors que CBC/RC souhaitait atteindre ses objectifs financiers en plaçant de plus en plus de contenu publicitaire dans sa programmation, nous apprenons aujourd’hui que ces revenus ne sont pas au rendez-vous, ce qui occasionne les compressions imposées par la direction. Or, ces suppressions de postes permanents auront un impact direct sur les services offerts à la population, et ce, partout au pays », de dénoncer Alex Levasseur, président du SCRC.

« À titre d’exemple, la mise à mort de la couverture médiatique du sport amateur aura des conséquences importantes qui ne sont actuellement pas mesurées. Alors que nous venons tout juste de vanter la très grande qualité de la couverture des Jeux olympiques de Sotchi réalisée par CBC/Radio-Canada, la direction annonce qu’elle met un terme à cette activité. Cette couverture, qui relève directement du mandat de notre diffuseur public, assurait pourtant la promotion du sport chez les jeunes dont plusieurs se sont retrouvés sur les marches de podiums de plusieurs olympiades », de conclure monsieur Levasseur.

Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.