Référendum sur l’indépendance de la Catalogne

La CSN est profondément indignée par les violences qui ont été perpétrées dimanche envers les Catalans qui désiraient voter à l’occasion du référendum sur l’indépendance de la Catalogne et condamne le refus du gouvernement de l’État espagnol de reconnaître la légitimité de cet exercice éminemment démocratique.

« Peu importe l’opinion de chacun, le droit à l’autodétermination est bel et bien un droit international reconnu que tous les États ont le devoir de respecter », a d’abord souligné le président de la CSN, Jacques Létourneau.

« Nous désapprouvons fermement le mandat qui a été donné aux forces policières par Madrid afin de faire obstruction au référendum et dénonçons l’intervention de la Garde civile espagnole qui a blessé plus de 800 individus, intimidé une grande partie des votants et dérangé le déroulement du scrutin. Ces méthodes, qui rappellent de façon inquiétante l’époque du général Franco, ne sont pas dignes d’un État de droit comme l’Espagne », a-t-il poursuivi.

Jacques Létourneau a par ailleurs salué le courage des Catalans qui sont allés voter dans un tel climat et en appelle au respect de la volonté populaire qui s’est exprimée le 1er octobre. « La CSN salue la détermination du peuple catalan qui a bravé la hargne, les menaces et la violence pour aller voter massivement en faveur du oui. Nous tenons à exprimer notre solidarité envers les syndicalistes catalans qui entreprendront la grève générale mardi et tous les Catalans qui ont fait leur choix. »

Le président de la CSN en a finalement profité pour interpeler les gouvernements québécois et canadien au sujet du déroulement et de l’issue du vote. « Nous demandons à Québec et à Ottawa de condamner l’usage de la force contre les électeurs de la Catalogne et invitons dès maintenant les deux gouvernements à reconnaître le droit à l’autodétermination du peuple catalan. Il n’y a aucune raison pour qu’ils refusent d’entendre la voix qui s’est exprimée dimanche de façon toute démocratique lors de ce référendum historique.

Une dégradation des services désormais privés et des coûts plus élevés

Ce midi, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais-CSN (STTSSSO–CSN) ont organisé un rassemblement en lien avec la fermeture de cinq résidences à assistance continue dans la région de l’Outaouais.

Réunis devant l’une des résidences du Pavillon du Parc fermée par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), ils ont tenu un point de presse afin de faire le point sur la situation.

 « Nous sommes ici pour contester et pour lutter contre la fermeture imminente de cinq établissements qui hébergent des résidentes et des résidents vivant avec une déficience intellectuelle ou des troubles du spectre de l’autisme au moment où le déplacement de certains usagers vers d’autres lieux a déjà débuté. Quatre de ces cinq résidences seront transformées en Ressources intermédiaires privées, ce qui entraînera une abolition de 60 postes d’auxiliaire en santé et services sociaux », dénonce Jeremy Berthiaume, vice-président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé de l’Outaouais-CSN.

« Désormais, la Fondation immobilière de l’Outaouais, un organisme sans but lucratif privé, emploiera le personnel des quatre résidences attitré aux soins et aux services, des emplois qui étaient auparavant offerts par des employé-es du CISSSO.  Nous savons déjà que les usagers qui habitent ces résidences et dont il s’agit de leur domicile, devront désormais verser des frais d’hébergement d’environ 700 $ par mois alors que ceux-ci totalisent 542 $ actuellement. Pourtant, ce nouvel employeur prévoit réduire de moitié le nombre de salarié-es qui seront affectés aux soins des résidantes et des résidents », souligne Christian Meilleur, vice-président régional de la FSSS–CSN.

« Pour les usagers, le déplacement de leur milieu de vie risque de briser la stabilité acquise depuis plus de dix-sept ans. Cette stabilité de lieu et surtout de gens, puisqu’ils sont six à vivre 24 heures par jour et 7 jours par semaine avec leurs colocataires et ami-es et le personnel qui les connaît depuis de nombreuses années, demeure essentielle au maintien de l’équilibre de leur condition. À titre de parent engagé envers deux usagers de ces ressources, j’ai appris avec grande déception que nous n’aurons plus la possibilité de nous impliquer dans les décisions concernant le fonctionnement de la résidence », déplore Pierrette Bastien, curatrice de deux résidents touchés par cette privatisation et présente lors du rassemblement.

Depuis quelques semaines, une pétition en version papier et électronique a été initiée par le syndicat qui la déposera éventuellement à la direction générale du CISSSO. Plus de 1000 signataires ont déjà joint leur appui à cette initiative.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais-CSN (STTSSSO-CSN), affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), au Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), regroupe plus de 4200 membres faisant partie du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers ainsi que du personnel de bureau, technicien-nes et professionnel-les de l’administration du CISSS de l’Outaouais.

 

 

 

Encore des compressions au CIUSSS de la Capitale-Nationale

Le Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS–CSN) réitère son indignation devant les coupes budgétaires confirmées récemment dans les services qui, de surcroit, frapperont les plus vulnérables de la société.

Le SPTSSS dénonce avec vigueur intention d’abolir 99 postes dans le réseau de la santé et des services sociaux de la région de la Capitale-Nationale. Chez les professionnel-les, techniciennes et techniciens, ce sont plus de 65 personnes, dont plusieurs ergothérapeutes, physiothérapeutes, éducateurs, travailleurs sociaux, nutritionnistes et techniciens en réadaptation qui seront touchés dans tous les secteurs et en particulier les secteurs de l’enfance, de la jeunesse et de la DPJ, celui de la déficience intellectuelle, du trouble du spectre de l’autisme ainsi que celui de la déficience physique.

Le personnel se sent trahi

Réunis en assemblée générale hier soir, les professionnels-les, techniciennes et techniciens étaient sous le choc face aux annonces de coupures de personnel. « Nos membres se sentent trahis », indique Danny Roy, président du SPTSSS–CSN. « Ces coupes auront des impacts majeurs sur le personnel qui souffre déjà des coupes budgétaires antérieures et sur la population la plus vulnérable de notre société. Il est encore temps pour le ministre de reculer. Nous nageons dans les surplus budgétaires et nous continuons de couper dans les services. C’est inacceptable ! »

La réforme Barrette a mis sous pression l’ensemble du réseau de la santé et des services sociaux ce qui provoque des « déficits » et un cercle vicieux de coupures. Le CIUSSS de la Capitale-Nationale prétend mettre en place 45 « mesures d’optimisation » pour répondre à la camisole de force du ministre Barrette, ce qui se traduira par des suppressions de postes. « Ce n’est certainement pas le réseau de la santé et des services sociaux qui est optimisé ici, on nous parle d’optimisation depuis trop longtemps en santé. On continue de nous faire croire que les services à la population ne seront pas affectés, mais on apprend qu’on coupe près de 100 postes, seulement dans la région. Déjà, c’est plus de 150 M$ de compressions que les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches ont dû encaisser sous le gouvernement Couillard. Le personnel et la population écopent, et on en rajoute une fois de plus ! Ce gouvernement ne cesse de se vanter d’avoir dégagé des surplus budgétaires et se permet même de faire miroiter des baisses d’impôts alors même qu’il continue de couper. Ce choix est scandaleux et complètement irresponsable ! », s’insurge Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN).

À propos du Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS–CSN)

Le SPTSSS–CSN représente les 4 600 professionnels et techniciens du réseau de la santé et des services sociaux la région de la Capitale-Nationale, il est affilié à la Fédération des professionnèles (CSN), au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), qui représente 240 syndicats et plus de 45 000 membres dans tous les secteurs d’activités, et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui représente 300 000 membres tant dans le secteur public que privé.

Un vote massif en faveur de la grève

À 94 %, les 11 000 travailleuses œuvrant dans plus de 400 centres de la petite enfance (CPE), syndiquées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), ont voté pour un mandat de six jours de grève à être exercé au moment jugé opportun. Elles souhaitent ainsi lancer un message clair au ministère de la Famille et aux associations d’employeurs des centres de la petite enfance (CPE) : elles sont déterminées à refuser les reculs demandés. Elles souhaitent aussi que les pourparlers soient accélérés dans le but de conclure leurs contrats de travail échus depuis 30 mois, soit le 31 mars 2015.

Près d’une trentaine de séances de négociation ont eu lieu depuis le 8 novembre 2016, dont un blitz de cinq jours tenu en mai dernier qui a permis de régler la presque totalité des dispositions dites non pécuniaires. Toutefois, le comité national de négociation des CPE de la CSN constate, que des divergences majeures persistent, notamment sur les salaires, le régime de retraite, les assurances collectives et les disparités régionales. D’autres enjeux font toujours l’objet de négociation tel que le ratio enfants/éducatrice, le temps de planification pédagogique et le droit des travailleuses de participer au conseil d’administration et aux assemblées des CPE.

Hormis la séance du 26 septembre dernier, quatre rencontres sont prévues dans les prochaines semaines. « On espère que ce calendrier va nous permettre d’obtenir un règlement satisfaisant, affirme Louise Labrie, du comité national de négociation des CPE CSN. À défaut, nos membres nous ont clairement dit qu’elles étaient à bout de patience et prêtes à recourir à la grève si nécessaire. Notre objectif, ce n’est évidemment pas de faire la grève, mais bien de conclure une entente pour assurer des conditions de travail adéquates à nos membres, tout en maintenant une qualité de services aux enfants ».

« Les travailleuses ont raison d’être impatientes alors qu’elles continuent jour après jour à subir les impacts des compressions budgétaires de plus de 300 millions de dollars depuis les dernières années, lance Jacques Létourneau, président de la CSN. Ce qu’elles veulent surtout, c’est de se faire respecter par ce gouvernement qui cherche à négocier à la baisse les conditions de travail alors qu’il dispose de marges de manœuvre financières de plus de 4 milliards de dollars engrangés par trois années d’austérité. Il doit saisir la balle au bond. »

Pour Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), « Ce qui est aussi en jeu ici, c’est le maintien même de la qualité des services aux enfants en CPE. L’histoire l’a amplement démontré : il n’y a pas d’amélioration possible dans les services de garde éducatifs sans qu’il y ait du même coup des conditions de travail adéquates pour permettre aux travailleuses, peu importe leur appellation d’emploi, de se donner à plein au bénéfice des enfants et de leurs parents. C’est d’ailleurs ce qui a permis d’atteindre le haut niveau de qualité du réseau qui fait l’envie partout au Canada et dans le monde. »

Pour soutenir les travailleuses dans leur lutte, la CSN et ses organismes entendent déployer tous les moyens à leur disposition pour que les travailleuses des CPE obtiennent gain de cause, à commencer par l’implication des différents conseils centraux régionaux partout au Québec. « Dans notre région, explique Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN), les travailleuses pourront compter sur notre soutien concret et notre entière disponibilité, et ce, jusqu’à la toute dernière minute. L’acquis pour la société des CPE est trop important pour baisser les bras et laisser tomber. Ces personnes méritent d’être reconnues, d’être soutenues et d’être respectées. Il est hors de question d’accepter des reculs parce que ce sont des femmes », conclut-elle.

À propos des CPE et de la CSN

Environ 11 000 travailleuses syndiquées réparties dans quelque 400 CPE sont regroupés dans 37 syndicats affiliés à la FSSS–CSN, qui en fait le plus grand regroupement au Québec. La CSN est aussi composée de treize conseils centraux qui regroupent sur une base régionale l’ensemble des syndiqué-es membres de la CSN, dont le CCQCA–CSN qui compte environ 45 000 membres. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations.

Des travailleuses et des travailleurs qui font toute la différence

Chaque jour au Québec, près de 200 000 personnes se rendent au travail dans les établissements d’enseignement. Parmi celles-ci, on trouve plusieurs dizaines de milliers d’employé-es de soutien. En cette Journée nationale du personnel de soutien en éducation, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) tient à souligner la contribution essentielle de toutes ces travailleuses et travailleurs qui se dévouent au quotidien dans les commissions scolaires, les cégeps, les collèges privés et les universités du Québec.

« Les membres du personnel de soutien dans les établissements d’enseignement travaillent souvent dans l’ombre. Pourtant, ces femmes et ces hommes participent activement à la réussite éducative des jeunes et moins jeunes », affirme Sylvie Tremblay, vice-présidente de la FEESP.

Les employé-es de soutien en éducation sont omniprésents tout au long du parcours scolaire. De l’administration à l’entretien des bâtiments, en passant par l’organisation scolaire, le soutien aux élève en difficulté, les services de garde et la préparation des travaux pratiques, ils occupent des emplois variés, essentiels au bon fonctionnement du réseau d’éducation québécois. « Leur expertise, leur compétence et leur engagement auprès des élèves, des parents, des enseignants, des professionnels et des directions d’établissements font la différence », ajoute Louis Langlois, président par intérim et secrétaire général du secteur scolaire de la FEESP–CSN.

Pour la fédération, il est important que la reconnaissance du travail de tous ces employés ne se limite pas aux célébrations de la journée. « Aujourd’hui, nous entendrons des représentants du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et des directions d’établissements venir encenser le travail du personnel de soutien. Il est plus que temps que cette reconnaissance se transforme aussi en gestes concrets, par exemple un vrai travail de collaboration avec les employé-es de soutien pour l’élaboration des plans d’action du réseau de l’Éducation », conclut Johanne Cadieux, présidente du Secteur cégeps de la FEESP–CSN.

Sainte-Thècle : Vote de grève à 86 %

Les membres du Syndicat régional des employé-es municipaux de la Mauricie, section Sainte-Thècle, se sont réunis lundi le 25 septembre pour se prononcer sur l’offre finale de l’employeur. Cette offre a été rejetée à 100 % par l’assemblée générale. Par la suite, les membres du syndicat se sont prononcés sur un vote de grève générale illimitée à déclencher au moment jugé opportun dans une proportion de 86 % en faveur de la grève.

Une entente de principe avait été rejetée par l’assemblée générale syndicale, il y a quelques semaines. À la suite de ce rejet, une séance de négociation a été tenue le mardi 19 septembre dernier dans le but ultime d’en arriver à une nouvelle entente. Lors de cette journée, les parties en sont presque arrivées à une entente, sauf sur deux points soit; le fractionnement des heures de travail et le minimum des heures garanties. En effet, depuis le début des négociations, le comité patronal qui est mandaté par les élu-es municipaux et le maire actuel de Sainte-Thècle, maintient sa demande de fractionner la journée de travail de certains postes. Cela signifie qu’une personne pourrait commencer sa journée de travail tôt en matinée, pour être ensuite retournée chez elle, et être rappelée au travail pour compléter ses 8 heures en soirée. Tout ça, dans le but de sauver les rares heures supplémentaires qui peuvent se produire dans une année. Un peu de respect, s.v.p.!

La partie patronale désire aussi couper le minimum des heures annuelles garanties pour certains titres d’emplois. Cela équivaut à dire aux gens qui travaillent déjà à la municipalité de façon sporadique qu’ils vont combler moins d’heures dans les prochaines années.

« l’heure où nous vivons un manque criant de main-d’œuvre dans beaucoup de secteurs d’emploi, la municipalité devrait s’assurer de maintenir en place ses travailleuses et travailleurs en étant attractif plutôt que de tenter de sabrer dans les conditions de travail de ses effectifs » de citer le président du Conseil central du Cœur du Québec – CSN, M. Paul Lavergne.

Grève générale illimitée

Les municipalités du Québec sont soumises aux règles des services essentiels en cas de grève. Voilà pourquoi les membres du syndicat auront à négocier une entente de services essentiels avant de procéder à la grève, sinon les parties se rendront au Tribunal administratif du travail pour en arriver à une telle entente.

 

Travailler au bord du gouffre 

Le Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACCCSN) lance aujourd’hui le court-métrage bouleversant Travailler au bord du gouffre. Tourné au vieux pénitencier de Kingston, ce film, produit par UCCOSACCCSN, présente la violente réalité dans laquelle évoluent les agentes et agents correctionnels par la reconstitution de scènes d’incidents graves qui se sont réellement produits et par des entrevues poignantes avec celles et ceux qui les ont vécus.

Le film montre également les défis auxquels sont confrontés un grand nombre d’agents correctionnels qui souffrent du trouble de stress post-traumatique (TSPT), pour lequel ils ne reçoivent pas de soutien adéquat à l’échelle du Canada. « Ces conditions de travail ne sont pas sans conséquence pour celles et ceux qui les subissent. Selon les chiffres d’une récente étude de l’Institut canadien de recherche et de traitement en sécurité publique, près de 30 % des agentes et agents correctionnels développeront un TSPT, affirme Jason Godin, président national d’UCCOSACCCSN. Ce chiffre alarmant nous commande de trouver rapidement des solutions concrètes, autant du côté de la prévention que du diagnostic et des traitements. »

Travailler au bord du gouffre s’inscrit dans une campagne plus large de sensibilisation à la réalité particulière des agentes et agents correctionnels. Alors que leur précieuse contribution à la sécurité publique reste souvent invisible aux yeux de la population, car exercée à l’intérieur des murs des établissements carcéraux, les agents correctionnels vivent quotidiennement des situations très difficiles, dans un environnement souvent hostile.

Au Canada, la santé et la sécurité au travail, de même que l’indemnisation des agentes et agents correctionnels sont de compétence provinciale, et ce, même pour les agents travaillant dans des établissements fédéraux. Avec des législations qui diffèrent grandement d’une province à l’autre quant à la présomption de stress opérationnel pour les premiers répondants, les agents correctionnels sont victimes d’une grave iniquité de traitement. Depuis plusieurs années, le Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC-CSN) revendique auprès du gouvernement la mise en place de mesures pour aider celles et ceux qui vivent des situations traumatisantes dans l’exercice de leurs fonctions dans les pénitenciers du pays. « Nous sommes intervenus auprès de nombreuses et nombreux député-es, nous avons témoigné dans divers comités et pris la parole lors de plusieurs commissions parlementaires. Aujourd’hui, nous demandons au gouvernement de poser des gestes concrets, des gestes qui pourraient changer la vie de milliers d’hommes et de femmes qui se dévouent au quotidien pour assurer la sécurité de tous les Canadiens », ajoute M. Godin.

UCCOSACCCSN souhaite que Travailler au bord du gouffre aide le public à mieux comprendre le travail d’agent correctionnel. Le syndicat espère aussi que ce court-métrage percutant fouette le gouvernement afin qu’il assume ses responsabilités vis-à-vis de la santé de tous les fonctionnaires publics fédéraux. « La force de ce film réside dans les témoignages poignants des agentes et agents correctionnels qui ont vécu ces terribles événements. Ils ont fait preuve d’une résilience exemplaire en choisissant de parler ouvertement des problèmes de santé mentale auxquels ils sont confrontés à la suite des traumatismes qu’ils ont subis. Nous saluons leur courage et leur immense générosité. Maintenant, espérons qu’une législation cohérente soit adoptée rapidement dans tout le pays », lance M. Godin.

Le film sera présenté aux député-es fédéraux sur la colline Parlementaire, le 26 septembre à 17 h.  Le Syndicat des agents correctionnels du Canada invite les membres du public à visionner le film et à contacter leur député-e pour lui demander de soutenir une stratégie nationale qui reconnaisse les agents correctionnels comme premiers répondants et qui leur donne accès à des ressources pour reconnaître et traiter le TSPT, peu importe leur lieu de résidence au Canada.

À propos

Le Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC-CSN) rassemble plus de 7400 membres, répartis dans cinq grandes régions du Canada : la Colombie-Britannique, les Prairies, l’Ontario, le Québec et l’Atlantique. UCCO-SACC-CSN représente les titres d’emploi de CX1 et CX2 dans 49 établissements fédéraux.

La FIM-CSN appuie ses syndicats participants

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) appuie ses syndicats qui accompagneront les représentants de Produits forestiers Résolu (PFR) lors d’une rencontre qui se déroulera lundi avec les élus fédéraux afin de les sensibiliser aux enjeux régionaux des usines dédiées à l’exploitation forestière au Québec.

« Nous sommes heureux que des représentants de nos syndicats locaux participent à cette rencontre, a commenté le président de la FIM–CSN, Mathieu Lafleur. Cette discussion avec des responsables politiques à Ottawa vise en grande partie à les alimenter sur la réalité des régions afin qu’ils aient des faits et des arguments concrets dans la négociation en cours avec les États-Unis sur l’exploitation forestière, et notamment sur le bois d’œuvre. C’est notre façon de participer à cet enjeu de taille pour tous les travailleuses et travailleurs concernés par l’industrie exploitant la ressource forestière au Québec. »

À de nombreuses reprises au cours de la dernière année la FIM–CSN et la CSN ont rappelé l’importance d’unir toutes les forces qui gravitent autour de l’industrie forestière dans l’adoption d’un plan de soutien à l’industrie forestière et à ses 60 000 travailleurs. « Ce n’est qu’en se coordonnant que nos revendications communes pourront être portées par le gouvernement canadien. Il faut absolument se serrer les coudes afin de protéger les emplois du Québec », a ajouté Mathieu Lafleur.

Celui-ci rappelle d’ailleurs que la FIM–CSN, en collaboration avec les conseils centraux régionaux de la CSN, entend bien poursuivre ses représentations auprès des députés et des responsables politiques régionaux afin que les décideurs de tous les paliers comprennent bien les préoccupations des travailleuses et des travailleurs, qui sont semblables à bien des égards.

Il insiste par ailleurs sur l’importance de développer de nouveaux créneaux dans l’utilisation des matières ligneuse pour les pâtes et papiers et le bois d’œuvre. « On rappelle aux gouvernements du Québec et du Canada qu’il est nécessaire de continuer à investir des sommes dans la recherche et le développement afin d’aider ce secteur névralgique de l’économie à se renouveler dans un cadre tarifaire moins restrictif, soit par la création de produits à valeur ajoutée non régis par la taxation américaine ou encore par d’autres initiatives d’innovation ou de modernisation. Les gouvernements doivent aussi soutenir les entreprises en ce sens et les inciter à faire de même. On n’a pas le choix d’y voir, sans quoi on ne parviendra pas à maintenir la tête hors de l’eau », conclut-il.

 

De l’imprimé au numérique : 75 ans de presse syndicale à la CSN

Fière d’être associée aux Journées de la culture depuis les débuts, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) invite ses membres et la population à une exposition virtuelle sur le thème De l’imprimé au numérique : 75 ans de presse syndicale à la CSN qui se déroulera du 29 septembre au 1er octobre 2017.

L’exposition offrira l’occasion de prendre connaissance de l’imposante documentation archivée et numérisée de la CSN depuis sa fondation en 1921, mais plus particulièrement depuis la diffusion de son tout premier journal officiel à l’intention de ses membres, en 1942. « Depuis 75 ans, la CSN informe ses membres sur ses positions, sur les luttes menées par ses syndicats affiliés et sur leurs négociations, a indiqué son président, Jacques Létourneau. À travers ses archives, on prend la pleine mesure du rôle qu’à joué la CSN dans les grands débats et les mouvements qui ont marqué l’histoire du Québec. »

Durant les années 1920, les conseils centraux de Montréal et de Québec, affiliés à la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC), l’ancien nom de la CSN, ont publié Le Travailleur et La vie syndicale. Puis, la CTCC a lancé son premier organe officiel d’information, Le Travail et la vie syndicale (1942-1944), suivi par Le travail (1944-1981), Nouvelles CSN (1978-2002) et Perspectives CSN (2003-2017).

La CSN est au cœur des changements majeurs qu’a connus la société québécoise sur le plan des conditions de travail, mais aussi sur celui des politiques sociales. Depuis 1942, au moyen de ses publications officielles, la CSN diffuse à ses membres une information pertinente sur son action, ses prises de position, les négociations et les gains de ses organisations affiliées. À l’occasion des Journées de la culture, les membres de la CSN, et plus largement la population, sont invités à découvrir une partie du patrimoine documentaire de la CSN grâce à des documents d’archives numérisés et à prendre la mesure de son action sur tous les fronts.

Il s’agit d’une exposition virtuelle sur les numéros les plus marquants, au regard des sujets, des moments historiques, de l’évolution graphique. Pas moins de 19 couvertures ont été reproduites en format 90 X 120 cm et il sera également possible de consulter l’ensemble de la collection sur des postes informatiques.

Horaire

Vendredi 29 septembre 2017 de 13 h à 19 h

Samedi 30 septembre et dimanche 1er octobre de 11 h à 15 h 30

Panel-conférence

Le samedi 30 septembre à 14 h, Jean Lortie, secrétaire général de la CSN, animera un panel réunissant des professionnel-les issus des arts graphiques qui échangeront avec le public sur leur travail dans la réalisation des publications syndicales.

  • Photographie : Michel Giroux
  • Illustration : Alain Reno
  • Design graphique : Rachel Desjardins
  • Caricature : Jacques Goldstyn (Boris)

Lieu

Siège social de la CSN, 1601, avenue De Lorimier, Montréal (métro Papineau)

 

La CSN effectue une percée dans le secteur privé des soins animaliers

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est fière d’accueillir officiellement les travailleuses et travailleurs de la Clinique vétérinaire Rive-Sud (CVRS) parmi ses rangs. Quelque 160 salarié-es sont désormais regroupés sous la bannière du Syndicat des travailleuses et travailleurs Vétéri-Médic (FP–CSN).  Il s’agit d’une première syndicalisation au Québec dans le secteur des soins animaliers dispensés par des cliniques privées.  

La demande en accréditation ayant été déposée en avril dernier, les travailleuses et travailleurs du CVRS ont dû attendre plusieurs mois avant que leur accréditation soit reconnue par le Tribunal administratif du travail (TAT). Ce délai découlait d’un processus de révision du libellé de l’accréditation et de la liste des salarié-es que l’employeur avait enclenché avec l’aide de la représentation de Me Corrado De Stefano. Rappelons que ce dernier s’est fait connaître en représentant les employeurs dans des litiges importants tels que la syndicalisation des dépanneurs Couche-Tard par la CSN et la fermeture du Walmart à Jonquière. 

Finalement, le TAT a donné raison à la CSN sur la majorité des contestations, notamment en reconnaissant sa proposition de libellé d’accréditation et en retirant des cadres de la liste des salarié-es. La victoire du STT Vétéri-Médic (FP–CSN) est largement le résultat de l’accompagnement de Me Karim Lebnan du Service juridique de la CSN. 

Difficultés de recrutement chez les préposé-es aux bénéficiaires

Pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN), l’engagement pris aujourd’hui par le ministre Gaétan Barrette d’offrir un deuxième bain par semaine à tous les résidents en CHSLD est une victoire pour toute la population. « Nous dénonçons sans relâche depuis plusieurs années les effets néfastes des politiques d’austérité. De toute évidence, le gouvernement se rend compte aujourd’hui qu’il est allé beaucoup trop loin dans les coupes budgétaires et qu’il doit colmater les brèches. C’est donc une bonne nouvelle qu’on nous annonce aujourd’hui, mais le réseau est encore loin d’être globalement remis de la cure d’austérité qui lui a été imposée », nuance le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Enjeux de main-d’œuvre
Les établissements auront fort à faire afin d’atteindre les objectifs du gouvernement. Dans plusieurs régions du Québec, les établissements peinent toujours à recruter la main-d’œuvre bien formée pour pourvoir tous les postes, notamment de préposé-es aux bénéficiaires, dont la création a été annoncée il y a un an par le gouvernement pour améliorer les services en CHSLD. Le défi sera donc de taille.

« Le travail de préposé aux bénéficiaires n’est malheureusement pas suffisamment valorisé, déplore Jacques Létourneau. C’est un travail très difficile. S’il est gratifiant de prendre soin des gens, il faut reconnaître que leurs conditions de travail, surtout les salaires, ne sont pas à la hauteur de leur rôle si important dans notre vie, à des moments cruciaux. De plus, c’est un travail qui fait appel à des compétences et des aptitudes vraiment particulières : ce n’est pas tout le monde qui peut être préposé-es aux bénéficiaires. Ça ne se bouscule donc pas dans les centres de formation pour venir travailler en CHSLD et c’est dommage. C’est certain que si le salaire des préposés avait été augmenté dans les mêmes proportions que celui des médecins au cours des dernières années, on n’aurait pas ce problème !»

La CSN souligne l’importance d’une stabilité de main-d’œuvre pour les résidentes et les résidents qui apprécient de ne pas avoir chaque fois une nouvelle personne pour assurer leurs soins d’hygiène. Or, la lourdeur de la charge de travail actuelle tout comme la pression organisationnelle et le minutage des tâches font en sorte que plusieurs lancent la serviette, désillusionnés.

Le problème de recrutement est aggravé par les années de compressions budgétaires au cours desquelles la courbe des effectifs n’a pas suivi celle des besoins. « Il y a beaucoup de rattrapage à faire avant même de parler d’amélioration, poursuit Jacques Létourneau. Il faudra continuer de pousser sur ce gouvernement pour qu’il réinvestisse dans le réseau public, car il en va de sa pérennité ».

Mandat de grève aussi obtenu sur la Côte-Nord

Réunis en assemblées générales à Baie-Comeau, Sept-Îles et Fermont, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CPE de la ManicouaganCSN (STT CPE M), Syndicat des travailleuses et travailleurs de CPE de Sept-Îles–CSN (STT CPE SI) et le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CPE le Mur-MûrCSN (STT CPE MM) se sont prononcées fortement, à la hauteur de 93 %, en faveur d’une banque de six (6) journées de grève à utiliser au moment jugé opportun. Elles veulent ainsi mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d’employeurs et le ministère de la Famille.

Les quelque 200 membres des syndicats de la Côte-Nord sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, soit environ 30 mois. « Les travailleuses envoient ainsi un message clair au gouvernement de même qu’aux employeurs, déclare monsieur Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord. Le message est qu’elles sont déterminées à obtenir un contrat de travail leur garantissant des conditions qui leur permettent d’effectuer adéquatement leur travail auprès des enfants. »

Pour sa part, Mme Julie Pellerin, présidente du STT CPE M, explique « qu’après 30 rencontres de négociation, seules les matières non monétaires ont fait l’objet d’entente ». Elle mentionne également que « dans cette négociation, les demandes des employeurs représentent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des syndiquées, mais également dans la qualité des services offerts aux enfants ».

« Il y a là bien plus qu’un conflit employeurs/employées. Par nos revendications, nous permettrons aussi d’assurer la pérennité du réseau des centres de la petite enfance, un réseau fiable et mondialement réputé dont s’est dotée la population du Québec dans le but d’assurer des services de garde éducatifs de qualité pour nos enfants », conclut Mme Stéphanie Tanguay, présidente du STT CPE SI.

La Côte-Nord compte 10 centres de la petite enfance regroupant plus de 200 travailleuses et travailleurs. Ils sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ainsi qu’au Conseil central Côte-Nord. La CSN regroupe pour sa part quelque 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activités tant publics que privés.

Coeur du Québec: mandat de grève en poche à 94 %

Réunis samedi en assemblée générale au Complexe Laviolette à Trois-Rivières, les membres du Syndicat régional des travailleuses et des travailleurs en CPE du Cœur du Québec – CSN (SRTTCPECQ) se sont prononcés fortement en faveur (94%) d’une banque de six (6) journées de grève à utiliser au moment jugé opportun. Ils veulent ainsi mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d’employeurs et le ministère de la Famille.

Les quelque 800 membres du SRTTCPECQ sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, soit environ 30 mois. « Les travailleuses envoient ainsi un message clair au gouvernement de même qu’aux employeurs, déclare Monsieur Paul Lavergne, président du Conseil central du Cœur du Québec. Elles sont déterminées à obtenir un contrat de travail leur garantissant des conditions qui leur permettent d’effectuer adéquatement leur travail auprès des enfants. »

Pour sa part, Mme Dominique Jutras, présidente du syndicat, explique « qu’après 30 rencontres de négociation, seules les matières non monétaires ont fait l’objet d’entente ». Elle mentionne également que « dans cette négociation, les demandes des employeurs représentent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des syndiquées, mais également dans la qualité des services offerts aux enfants ».

« Il y a là bien plus qu’un conflit employeurs/employées. Par nos revendications, nous permettrons aussi d’assurer la pérennité du réseau des Centres de la petite enfance, un réseau fiable et mondialement réputé dont s’est dotée la population du Québec dans le but d’assurer des services de garde éducatifs de qualité pour nos enfants », conclut Mme Jutras.

Sortir la tête du sable!

Véronique De Sève, vice-présidente et responsable de la condition féminine à la CSN, s’inquiète vivement des récents propos tenus par la présidente du Conseil du statut de la femme (CSF), Louise Cordeau, et cité par le Journal de Montréal du 17 septembre. Madame Cordeau estime que l’égalité homme-femme est « presque atteinte ». Qui plus est, la présidente de cet organisme estime à propos de changer le nom de l’organisme. Est-il besoin de rappeler que le CSF est voué à la réalisation d’études et de recherches sur la situation de la condition des femmes dans toute leur pluralité et qu’il a notamment pour mission de faire avancer l’égalité entre les femmes et les hommes. Le CSF a également un rôle d’information auprès des décideurs, des acteurs sociaux et de la population. Ainsi, ces affirmations ont pour effet de miner les nombreux efforts du mouvement des femmes pour faire reconnaître l’importance à accorder à l’atteinte de l’égalité de fait.

« Je suis extrêmement inquiète que de telles déclarations proviennent de la présidence du Conseil du statut de la femme, insiste Véronique De Sève. Les toutes dernières données du CSF sur la condition des femmes sont pourtant sans équivoque : en matière de revenu, l’écart entre la rémunération horaire moyenne des femmes et celles des hommes a augmenté entre 2015 et 2016[1]. » La représentante syndicale ajoute que les femmes occupent près des deux tiers des emplois à temps partiel, que six personnes sur dix travaillant au salaire minimum sont des femmes et que les femmes sont encore confinées à des ghettos d’emploi.

« Je fais mienne la réplique de la Fédération des femmes du Québec qui, à juste titre, rappelle qu’« il ne saurait exister de “presque” égalité, l’égalité est pleine et entière, ou n’est pas. » [2], conclut Madame De Sève.

[1] Portrait des Québécoises en 8 temps, édition 2017, Conseil du statut de la femme.

[2] http://www.ffq.qc.ca/2017/09/madame-cordeau-il-ne-saurait-exister-de-presque/

Les employé-es municipaux de Port-Cartier occupent bruyamment le conseil municipal

« Jouer dans les horaires pour rien, ça coûte cher aux citoyens ! » C’est ce que sont venus scander des dizaines de travailleuses et de travailleurs de Port-Cartier à la réunion du conseil municipal hier soir. Lors de la réunion précédente du conseil, le 28 août dernier, des membres du Syndicat national des employés de la ville de Port-Cartier–CSN s’étaient présentés à l’hôtel de ville pour demander à la mairesse d’expliquer sa décision de créer dès l’automne un quart de travail de soir. Celle-ci, ayant du mal à argumenter sa décision, avait alors ouvert la porte à une discussion avec les employé-es municipaux.

« Il semble bien que les belles paroles de la mairesse n’étaient que de la poudre aux yeux ! Elle refuse d’entendre ce que nous avons à dire et c’est pourquoi nous sommes ici ce soir », a lancé d’entrée de jeu Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord (CCCN–CSN).

Le syndicat s’oppose à la décision unilatérale de l’administration municipale de chambarder les horaires puisque cette mesure ne permettra aucune économie. Depuis l’annonce de cette décision, les employé-es se battent pour se faire entendre et faire respecter la convention collective. « Des dispositions spécifiques dans la convention encadrent déjà les modalités d’utilisation d’un horaire de soir aux travaux public. Nous sommes sur le terrain au quotidien, nous sommes au cœur des opérations de la ville de Port-Cartier. Notre principale préoccupation est de donner les meilleurs services au meilleur coût pour les citoyens de Port-Cartier », a poursuivi Nelson Coulombe, président du syndicat.

Les travailleuses et les travailleurs municipaux profitent de l’occasion pour inviter les résidents à participer à la discussion. « C’est une lutte syndicale, mais qui concerne aussi les citoyennes et les citoyens de Port-Cartier. La mairesse essaie de berner la population, et ça, c’est inacceptable. Nous allons organiser une rencontre publique pour pouvoir partager notre point de vue », a conclu Guillaume Tremblay.

Une sentence qui envoie un message clair

Sentence a été rendue au Palais de Justice de Québec dans le procès au criminel pour fraude de Nadine Girard à l’endroit du Syndicat du personnel éducateur et professionnel du Centre jeunesse de Québec-CSN. Mme Girard, qui avait plaidé coupable aux accusations, a été condamnée à 18 mois de prison ferme.

Pour la CSN, cette décision marque la fin d’une triste saga. Elle a toutefois le mérite d’envoyer un message clair : les fraudes syndicales, bien que très rares, ne restent pas impunies. Durant les nombreux mois pendant lesquels les procédures de vérification, d’enquête et judiciaires se sont tenues, la CSN a soutenu son syndicat, afin que justice soit rendue.

Rappel des faits 
Rappelons que Mme Girard avait fait l’objet de poursuites au civil et au criminel. 
Elle avait alors reconnu sa responsabilité civile et plaidé coupable aux accusations criminelles qui pesaient contre elle.

Au printemps dernier, Nadine Girard avait remboursé au syndicat la somme de 10 000 $. Un jugement en instance civile ordonnait qu’elle rembourse la somme de 490 000 $. 
À ce jour, elle doit toujours 490 000 $.

Lors de ses représentations sur sentence en Cour criminelle, Mme Girard s’est vue imposer une peine de 18 mois de prison ferme. Elle avait plaidé coupable le 10 mars dernier.

La CSN et ses organisations affiliées ne feront pas d’autres commentaires.

La CSN prône la distribution du cannabis par un organisme étatique

Pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN), l’État québécois doit prendre en charge la distribution du cannabis afin d’en assurer un commerce responsable et de contrôler tous les leviers permettant d’atteindre les objectifs gouvernementaux en termes de santé et de sécurité publiques. La CSN présentera son mémoire sur la question vendredi matin, de même que le Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB–SAQ), à l’occasion de la consultation publique sur l’encadrement du cannabis.

« À notre avis, le défi du gouvernement est de trouver un mécanisme de régulation capable de minimiser les principaux problèmes sociaux et de santé associés à l’usage du cannabis tout en neutralisant l’action du crime organisé sur ce marché, explique le président de la CSN, Jacques Létourneau. Selon nous, la légalisation du cannabis doit se faire dans cette perspective et la mise en place d’un réseau relevant directement de l’État est le meilleur moyen d’atteindre ces objectifs ».

Pour la CSN, la SAQ pourrait être appelée à jouer un rôle primordial grâce à l’expertise acquise dans la commercialisation de l’alcool. Il faut toutefois éviter que le commerce de l’alcool et du cannabis ne se fassent dans une même boutique. La CSN estime qu’un monopole public garantirait la qualité et constituerait le meilleur rempart contre le commerce illicite. De plus, il s’agit d’un modèle qui a fait ses preuves pour limiter l’accès des jeunes au produit.

Une société d’État serait en mesure de limiter le nombre de point d’accès, de s’assurer qu’ils ne soient pas situés près des clientèles à risque, de restreindre les heures d’ouverture des magasins. Une société d’État peut en effet intégrer à même son mandat des considérations sociales.

De son côté, le secteur privé n’est motivé que par les profits qu’il peut réaliser. L’État aurait fort à faire pour assurer un contrôle étroit de l’approvisionnement et des pratiques de multiples commerces privés. En outre, la CSN souligne que pour contrer le crime organisé sans encourager la consommation, un équilibre devra être trouvé quant au prix de vente. La promotion de ces produits devrait être bannie. Enfin, pour atteindre les objectifs, il faudra que le personnel en magasin soit stable, qu’il connaisse la clientèle et qu’il soit bien formé pour être en mesure d’informer correctement les clients et les accompagner dans leurs choix. Or, en général, dans le commerce de détail, le taux de roulement du personnel est très élevé et les employeurs offrent trop peu de formation.

 « La légalisation doit être l’occasion de mettre la santé publique et la prévention à l’avant-plan, poursuit Jacques Létourneau. On ne peut pas en faire une business comme les autres. On a des responsabilités collectives, en particulier envers les personnes qui sont les plus vulnérables, notamment les jeunes. Nous sommes d’avis que la légalisation ne doit pas être un moyen pour l’État de financer ses services ; encore moins pour des entreprises privées de réaliser plus de profits. Nous invitons d’ailleurs le gouvernement à s’engager à investir toutes les recettes éventuelles du commerce du cannabis pour le financement d’activités et de services de prévention, d’éducation et d’information ».

La CSN déplore que l’avenue de l’indépendance des trois campus soit écartée

La Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) et la Fédération des employé-es de services publics (FEESP–CSN) déplorent que l’indépendance des trois campus constituant le Collège régional Champlain ait été complètement écartée par le rapport Birnbaum présenté plus tôt cette semaine par la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David. Néanmoins, pour les représentants du personnel des campus de Saint-Lambert et de Saint-Lawrence, le rapport a certains mérites. Il démontre notamment une bonne compréhension des problèmes qu’ils vivent au quotidien et il identifie, avec justesse, que la solution passe par davantage d’autonomie. La CSN salue le travail réalisé par David Birnbaum qui a pris le temps d’écouter et de rencontrer tous les intervenants qui le désiraient.

 « Quant à nous, les propositions ne vont pas assez loin, explique la vice-présidente de la FNEEQ–CSN, Nicole Lefebvre. Le rapport dresse pourtant un portrait assez juste des enjeux et identifie le renforcement de l’autonomie de campus comme une piste de solution. Mais en maintenant une structure bureaucratique pour chapeauter les trois campus, il y a un risque certain de rater la cible. Pour nous, toute la question du financement demeure entière. Malgré tout l’engagement du personnel, les étudiantes et les étudiants de ces trois campus n’ont pas droit au même niveau de services que ceux qui fréquentent un cégep autonome. Nous sommes déçus que le rapport ait écarté complètement l’hypothèse de faire de ces campus, des cégeps comme les autres. »

Le Collège régional Champlain est en effet unique en son genre au Québec, avec trois campus situés dans trois régions administratives (Saint-Lambert en Montérégie, Saint-Lawrence à Québec et Lennoxville en Estrie). Pour la CSN, sa situation n’est pas comparable à celle du Cégep régional de Lanaudière, dont les trois campus sont situés à moins de quarante minutes de route et dont les besoins des étudiantes et étudiantes sont bien différents. Les modalités de financement des cégeps, pensées pour financer des campus pleinement autonomes, ne tiennent pas suffisamment compte de cette réalité. Pour la CSN, les campus du Collège régional Champlain sont non seulement sous-financés, mais également mal financés, dans la mesure où une part des sommes qui leur sont dévolues actuellement servent à soutenir une structure interrégionale supplémentaire qui s’est avérée incapable de bien prendre en compte les besoins des différents campus. Le personnel déplore également le manque de transparence de l’instance interrégionale et sa tendance à vouloir tout contrôler.

« Le rôle majeur des employé-es de soutien nous semble trop peu pris en compte, déplore la vice-présidente trésorière de la FEESP–CSN, Sylvie Tremblay. Pourtant, nous sommes témoins au quotidien des difficultés pour les étudiantes et les étudiants à avoir accès aux services que nous offrons parce que nous n’avons pas les ressources suffisantes. Nous sommes bien conscients que tout le réseau des cégeps est sous-financé, mais le problème est encore plus aigu ici. Il est exacerbé par le fait que nous n’avons pas d’emprise localement sur les décisions qui sont prises loin de nous et qu’il y a un sérieux manque de transparence. »

Des difficultés intrinsèques
Pour la CSN, la source des problèmes de gouvernance et de gestion au CRC est sa structure elle-même. En ce sens, les recommandations visant à donner plus d’autonomie aux campus seront très difficiles à mettre en place. « Augmenter les indemnités de déplacement de certains gestionnaires pour leur permettre de se rendre plus souvent sur place ne sera pas suffisant, s’il n’y a pas une volonté très forte de tous les acteurs pour que l’autonomie fonctionne, de poursuivre Sylvie Tremblay. Nous ne pouvons qu’espérer que la personne qui sera nommée comme accompagnatrice par la ministre David aura le leadership et l’écoute nécessaires pour instaurer un nouveau climat ».

« Il faut garder en tête que le sentiment d’appartenance des enseignantes, enseignants et de tout le personnel est d’abord et avant tout envers leur propre campus, ajoute Nicole Lefebvre. Ils en sont fiers. Il faut donner au personnel tous les outils dont il a besoin pour accomplir sa mission.

CDPDJ : réaction syndicale

Les représentants du Syndicat des employé-es de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (SECDPDJ), affilié à la Fédération des professionnèles de la CSN, tiennent à souligner que les enjeux relatifs aux conditions et au climat de travail des salariés de la commission figurent parmi leurs principales préoccupations, et ce, afin de garantir un milieu de travail exempt de toute forme de harcèlement.

En raison de enjeux de confidentialité propres à toute forme de plainte en matière de harcèlement, les représentants du syndicat de la CDPDJ n’émettront aucun commentaire sur les affirmations rapportées par certains médias.

Les employé-es municipaux de Port-Cartier dénoncent l’attitude autoritaire de la mairesse au conseil municipal

Lundi soir dernier, plusieurs dizaines de membres du Syndicat national des employés de la Ville de Port-Cartier – CSN ont pris part à la réunion du conseil municipal qui se tenait à l’hôtel de ville. Vêtus de chandails sur lesquels on pouvait lire « Jouer dans les horaires pour rien, ça coûte cher aux citoyens », les manifestants tenaient à exprimer leur vive opposition à la décision de la mairesse Violaine Doyle de créer dès l’automne un quart de travail de soir. Cette mesure, qui contrevient à la convention collective, vient chambouler les horaires de travail de dizaines de cols bleus de la Ville de Port-Cartier.

« Une convention collective, c’est un contrat. Nous, les employé-es de Port-Cartier, on respecte nos engagements ; la Ville doit faire de même », a lancé Nelson Coulombe, président du syndicat. « Il y en a parmi nous qui ont des obligations personnelles. Un horaire de soir, ça te bousille une vie de famille ! »

La mairesse explique sa décision en alléguant que cette mesure permettra de réduire les heures supplémentaires et d’ainsi réaliser des économies substantielles pour la ville. « Cette explication ne tient pas la route. Les heures supplémentaires, par exemple pour le ramassage de la neige, peuvent se faire à n’importe quel moment. On ne décide pas de l’heure des tempêtes… C’est une mesure insensée, autant pour les travailleuses et les travailleurs que pour la population de Port-Cartier », a ajouté Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord (CCCN-CSN), qui a pris la parole lors du conseil municipal.

Il semble que la décision de Mme Doyle ne soit pas très populaire, même au sein des cadres de la municipalité. Plusieurs contremaîtres aux travaux publics ont d’ailleurs exprimé leur dissension sur cette mesure qu’ils considèrent comme inutile et sans fondement.

Lundi soir, lors de la rencontre du conseil municipal, la mairesse a invité le syndicat à trouver des solutions de rechange qui atteignent ses objectifs budgétaires. C’est un changement d’attitude important, puisque jusqu’à hier, l’horaire de soir était la seule option qu’elle acceptait de discuter. Cette volte-face de la mairesse encourage les employé-es à maintenir la mobilisation. Ils mèneront d’autres actions de visibilité au cours des prochains jours et des prochaines semaines. « C’est important pour nous que les citoyens de Port-Cartier reçoivent toute l’information. C’est pour eux que nous travaillons et nous ne laisserons pas la mairesse tenter de justifier cette décision par des affirmations qui ne reflètent pas la réalité », a conclu Nelson Coulombe.