Une levée de mains pour la collégialité

Les professeurs du Cégep Lévis-Lauzon profitent aujourd’hui de la tenue du Conseil confédéral de la CSN à Lévis pour rappeler à la direction du Cégep leur souhait d’un fonctionnement collégial. Les délégué-es de la CSN sont venus manifester devant le cégep ce midi en appui à la campagne La main levée pour la collégialité du Syndicat des professeures et de professeurs du Cégep de Lévis-Lauzon (FNEEQ–CSN).

Selon le SPPCL, depuis quelques sessions, la partie patronale s’efforce de dépeindre la collégialité comme un obstacle à l’accomplissement de la mission de l’institution pédagogique. La suspension de l’ex-président du syndicat des professeur-es et le non-respect de l’entente signée de bonne foi sont le signe de ces menaces à la collégialité.

« L’implication des enseignantes et des enseignants dans l’organisation du travail est une revendication historique de la CSN, elle est un acquis dans les cégeps et les gestes posés par la direction du Cégep de Lévis-Lauzon nuisent à la qualité de l’enseignement, a déclaré le président de la CSN, Jacques Létourneau. Les enseignantes et les enseignants peuvent compter sur la solidarité de la CSN dans leur mobilisation ! »

Dans le passé, la participation et l’implication des professeur-es allaient au-delà de leur rôle dans les classes puisque les professeur-es étaient appelés à prendre part aux décisions et à assumer une part des responsabilités de gestion et d’organisation du travail. Grâce aux échanges fréquents et fructueux, les professeur-es arrivaient, avec les autres membres de la communauté, à faire ressortir des positions consensuelles qui assuraient l’adhésion de toute la communauté collégiale.

« Pour un professeur, voir ses étudiants participer et se responsabiliser est une grande réussite, a expliqué le président du SPPCLL, Mathieu Béhrer. Et tout ça commence par une main levée, un désir de participer. C’est dans cette optique que les professeur-es du cégep ont développé la campagne La main levée pour la collégialité parce qu’ils veulent continuer à participer activement à la vie et à la réussite de leur collège. »

Actuellement, selon le syndicat, les informations sont opaques, les décisions sont prises derrière des portes closes, les critiques constructives sont perçues comme des attaques personnelles et les recours aux tribunaux sont fréquents.

Pour Caroline Senneville, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), c’est une situation inacceptable. « La direction du Cégep de Lévis-Lauzon a plusieurs responsabilités, dont celle de respecter les lois du travail et les différentes chartes au sujet de la liberté d’association, a observé Madame Senneville. De plus, la direction a la responsabilité d’instaurer un vrai dialogue avec le syndicat des enseignants et les enseignants, qui sont au cœur de la mission pédagogique du Cégep, afin qu’ils soient associés aux décisions qui en relèvent. »

La manifestation d’aujourd’hui, organisée avec l’aide du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches, est la deuxième en trois semaines au Cégep de Lévis-Lauzon.

Nouvelles preuves de recours à des briseurs de grève chez un employeur malveillant

Dans un rapport d’enquête dévoilé mardi dernier, le ministère du Travail a révélé qu’à la suite d’une enquête effectuée le 16 septembre dernier à l’Hôtel Bonaventure, un enquêteur de leur service a noté la présence de 14 briseurs de grève sur le lieu de travail.

« Ce jour-là, les salarié-es ont débrayé de 9 h à 21 h et l’employeur a décidé d’imposer un lock-out de 12 heures supplémentaires, soit de 21 h à 9 h le lendemain matin. L’enquêteur du ministère, monsieur Michel Bergeron, s’est présenté au Bonaventure et a noté la présence illégale de 14 briseurs de grève, en parfaite contravention avec le code du travail, de dénoncer Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN) et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Rappelons qu’il s’agit du même propriétaire que l’Hôtel Classique de Québec qui s’est fait sévèrement rabrouer vendredi dernier par le Tribunal administratif du travail (TAT) parce qu’il avait aussi eu illégalement recours à des briseurs de grève. »

Reconduction de l’ordonnance provisoire au Classique
« Précisons que les procédures contre l’Hôtel Classique ne sont pas terminées, loin de là. Mardi, alors que nous devions procéder à l’audition sur le fond de la question des briseurs de grève dans cet hôtel, nous avons plutôt eu droit à une reconduction de notre ordonnance provisoire contre l’employeur jusqu’au 27 octobre, date de la prochaine audition portant sur l’ordonnance permanente. Au lieu de trancher le sort de l’ordonnance permanente que nous réclamons contre le Classique, le juge a dû prendre connaissance d’une nouvelle requête déposée par l’employeur à 21 h 30, lundi soir, la veille de l’audition. Cette demande lui permettrait de céder les droits de gérance de plus d’une trentaine de salarié-es syndiqués à une entreprise fondée le 19 septembre dernier, entité que le tribunal a identifiée clairement comme un subterfuge afin de contourner les dispositions anti-briseurs de grève. Puisque le juge n’avait pas pris connaissance de cette nouvelle requête, il a tout simplement reconduit l’ordonnance provisoire prononcée vendredi dernier », d’expliquer monsieur Valiquette.

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Un employeur malveillant
« La malveillance de cet employeur semble sans bornes. Celui-ci pourrait bien faire face à des accusations d’outrage au tribunal puisque, malgré l’ordonnance provisoire lui interdisant de recourir à des briseurs de grève, nous avons constaté et documenté la présence d’individus ciblés par le jugement, ce qui constitue une nouvelle infraction au code du travail », de conclure le trésorier de la FC–CSN.

À propos
Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Les pertes d’emplois, d’expertise et de qualité des services à la population confirmées

Les inquiétudes de la CSN se confirment : le projet d’implantation d’Optilab aura pour conséquence de nombreuses pertes d’emplois partout au Québec ainsi qu’une diminution dans l’expertise et dans la qualité des services à la population.

« C’est catastrophique, a laissé tomber le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Comme on le craignait, le ministre est en train de se prêter à une supercentralisation des prélèvements en créant des laboratoires centraux (serveurs) et en conservant des laboratoires-dépanneurs périphériques qui ne s’occuperont que des cas très urgents. De l’improvisation mur à mur qui aura de graves répercussions sur la vie des gens. »

Horizon dans les régions
Les coupes touchent toutes les catégories d’emplois et tournent autour de réductions de 20 % des heures travaillées. Au Saguenay, 44 postes de techniciennes et techniciens seront coupés, pour un réaffichage de 8 postes au laboratoire serveur de Chicoutimi. Au Bas-Saint-Laurent, une diminution de 20 % des heures travaillées a été annoncée sur cinq ans. Dans les Laurentides, dans Lanaudière et à Laval, des coupes de 10 à 15 % ont été annoncées, ce qui fera passer de 540 à 412 postes. Sur la Côte-Nord, on dit qu’il est impossible de dresser le portrait des besoins en matière de ressources humaines. Encore une fois, de l’improvisation pure et simple.

Photo : Clément Allard

Photo : Clément Allard

« La tendance est la même partout au Québec : le gouvernement est en train de se prêter à des coupes de postes, soit par des suppressions de postes occasionnels, des compressions d’heures directes ou encore par de l’attrition. Son plan est d’y parvenir sur une période d’au plus cinq ans. C’est odieux. Il est évident que les services à la population seront affectés », enchaîne la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux, Mélissa Gaouette.

« Le gouvernement n’est même pas en mesure de dire combien coûtera son système de mégalaboratoires, comment peut-il prétendre réaliser des économies ? De toute façon, on ne peut pas couper des heures pour tenter de sauver des millions et penser qu’il n’y aura pas d’impacts sur la qualité des services et l’expertise de la main-d’œuvre », enchaîne la vice-présidente de la Fédération des professionnèles, Nancy Corriveau.

« On a déjà dénoncé à plusieurs reprises les distances considérables qu’auront à parcourir les échantillons prélevés, sans compter le trafic sur les routes, les travaux de construction, les intempéries. Le réseau a déjà été considérablement affaibli et désorganisé par la loi 10. La CSN est la seule à avoir un comité sur la main-d’œuvre en technologie médicale. Nous demandons au gouvernement d’imposer un moratoire sur Optilab, d’appliquer la lettre d’entente et de rencontrer la CSN pour discuter de cette réorganisation », conclut le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

La CSN réagira aux annonces faites aux syndicats à la grandeur du Québec mercredi

La CSN réagira demain aux annonces qui seront faites à des représentants syndicaux CSN de CISSS et de CIUSSS qui ont été convoqués un peu partout au Québec par les directions des établissements concernant l’implantation du controversé projet Optilab du ministre Barrette.

« Nous craignons que cette rencontre ne vise à aller de l’avant avec la fusion des laboratoires médicaux et les transferts importants de personnel vers les mégalaboratoires », souligne Jean Lacharité, vice-président de la CSN et porte-parole de la campagne Ma place en santé.

« De tels transferts risquent de provoquer de nombreuses pertes d’emplois, une perte d’expertise importante et une diminution de la qualité des services à la population. Le ministre Barrette lui-même écrivait, dans une lettre envoyée aux directeurs d’hôpitaux à la fin de l’année 2015, son scénario de centralisation importante, comme il l’appelait. Il y affirmait que du personnel devra être transféré vers les laboratoires serveurs et identifiait les ressources humaines comme une contrainte. Nous sommes sur le pied d’alerte et extrêmement préoccupés », enchaîne Jean Lacharité.

La CSN dénonce le projet Optilab sur toutes les tribunes dans le cadre de la campagne Ma place en santé et demande un moratoire sur ce projet. En plus des pertes d’emplois, elle redoute les pertes d’expertise, les risques d’erreurs et les pertes d’échantillons, qui devront parcourir de longues distances.

Le vice-président de la CSN, Jean Lacharité, la vice-présidente de la Fédération de la Santé et des Services sociaux (FSSS-CSN), Mélissa Gaouette et la vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP-CSN), Nancy Corriveau, seront présents sur place pour répondre aux questions des médias.


Quoi? Réaction de la CSN à la suite des convocations des syndicats par les établissements de santé sur le projet Optilab
Quand? Mercredi le 28 septembre à 13 h 30
Où? Centre des congrès de Lévis, salle Carrefour 2, 2e étage
Qui? Le vice-président de la CSN, Jean Lacharité, la vice-présidente de la Fédération des professionnèles, Nancy Corriveau et la vice-présidente de la Fédération de la Santé et des Services sociaux, Mélissa Gaouette.

La CSN dénonce la décision du gouvernement Trudeau

Pour la Confédération des syndicats nationaux, la décision du gouvernement de Justin Trudeau de réduire l’augmentation du niveau de transferts aux provinces en santé et services sociaux à seulement 3 % par année à compter de 2017 constitue un recul préoccupant pour l’avenir du système public de santé et de services sociaux.

« C’est une importante promesse faite aux Québécoises et aux Québécois que monsieur Trudeau brise ici en alignant sa politique sur celle défendue précédemment par le gouvernement Harper. À la CSN, nous n’entendons certainement pas baisser les bras. Nous soutiendrons activement tous les acteurs qui souhaiteront s’organiser afin d’infléchir la position du gouvernement fédéral à cet égard, réagit le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Lorsque les sommes investies augmentent moins rapidement que les besoins, cela mène à des compressions budgétaires sur le terrain et cela, le réseau ne peut plus en prendre, pas plus que les salarié-es ».

La position du gouvernement Trudeau aurait pour conséquence de priver le Québec d’environ 9 milliards de dollars sur 10 ans, par rapport à la formule actuelle, alors que le réseau public a besoin d’un net réinvestissement, notamment dans les services sociaux, les services aux aîné-es ou encore en protection de la jeunesse.

La CSN invite les parlementaires à mettre la partisannerie de côté

Les parlementaires auront l’occasion ce soir de se saisir de pétitions importantes notamment celle demandant un moratoire sur les transferts de ressources publiques vers les GMF et celle réclamant le maintien du poste de Commissaire à la santé et au bien-être, deux initiatives soutenues par la Confédération des syndicats nationaux. La CSN invite les députés siégeant à la Commission de la santé et des services sociaux à étudier ces questions avec rigueur et à mettre de côté la partisannerie politique comme ils ont su si bien le faire sur la question des conditions de vie des adultes hébergés en Centre d’hébergement et de soins de longue durée. La CSN avait salué la pertinence de ce rapport de la commission, déposé en juin dernier.

« Nos préoccupations sur ces deux enjeux sont connues et elles sont partagées par une partie significative de la population, et pas seulement dans les milieux syndicaux, explique le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Mettre les ressources publiques des CLSC au service des médecins dans les GMF, des groupes qui ont pour vocation de générer des profits, est une décision lourde de sens qui a de nombreuses implications. Cette commission est toute désignée pour poser un regard objectif sur cette nouvelle orientation que veut donner le gouvernement à notre réseau. Quels sont les risques, pour l’accessibilité aux services ou pour l’autonomie professionnelle des intervenants ? Qu’est-ce qui doit être mis en œuvre pour protéger les personnes les plus vulnérables qui ont besoin des services actuellement offerts en CLSC ? ».

Plusieurs mois après les premiers transferts de ressources vers le privé, la CSN milite toujours pour l’instauration d’un moratoire. Pour la confédération syndicale représentant plus de 120 000 travailleuses et travailleurs du réseau public, les réponses tentées par les établissements et par le gouvernement sont insatisfaisantes.

Commissaire
De même, la CSN espère que cette commission saisira l’occasion d’étudier les conséquences de la disparition du poste de Commissaire à la santé et au bien-être. Véritable chien de garde indépendant, le rôle du commissaire est plus important que jamais en cette période de bouleversements majeurs induits par les réformes pilotées par le ministre Gaétan Barrette. « De son propre aveu, le ministre a plus que jamais centralisé tous les pouvoirs entre ses mains. On ne peut pas accepter que, parallèlement, il fasse disparaître le seul organisme indépendant capable d’évaluer globalement le réseau. Dans le passé, les interventions du commissaire ont souvent permis de corriger ou d’améliorer plusieurs volets de nos services sociaux et de santé. Son rôle est essentiel », explique Jean Lacharité.

Ma place en santé, j’y tiens
L’instauration d’un moratoire sur les transferts de ressources publiques vers les GMF et le maintien du poste de Commissaire à la santé et au bien-être font partie des revendications portées par la CSN dans le cadre de la campagne Ma place en santé, j’y tiens.

Un projet de loi inachevé

Intervenant devant la Commission des finances publiques, la CSN a expliqué en quoi le projet de loi 108 favorisant la surveillance des contrats des organismes publics et instituant l’Autorité des marchés publics manque pour le moins de mordant pour atteindre les objectifs qu’il poursuit.

La CSN est la seule organisation syndicale qui intervient dans le cadre de cette commission parlementaire. Au cours des dernières années, elle a exigé la tenue d’une commission d’enquête sur l’industrie de la construction tout en soutenant l’adoption de la Loi sur l’intégrité en matière de contrats publics. En outre, la CSN a réclamé la tenue d’une enquête publique sur le processus d’octroi des contrats publics afin de mettre en lumière la corruption, la collusion et le financement occulte des partis politiques, et les activités criminelles dans l’industrie de la construction.

« Le projet de loi 108 est inachevé, déplore le trésorier de la CSN, Pierre Patry. Le gouvernement a l’obligation de faire mieux, entre autres pour regagner la confiance du public et pour s’assurer de l’intégrité du processus d’octroi des contrats publics. Après les scandales de collusion et de corruption, et dans la suite des travaux de la commission Charbonneau, tout le monde espérait que le gouvernement Couillard accorde tous les moyens nécessaires à cette nouvelle Autorité des marchés publics (AMP) pour qu’elle réalise adéquatement le mandat qui était attendu d’elle. Le projet de loi n’a rien de rassurant à cet égard. »

Photo : Clément Allard

Photo : Clément Allard

Pas d’approche globale de la corruption
Si la CSN souscrit aux efforts poursuivis pour assurer la surveillance des marchés publics et pour rehausser la confiance du public à leur endroit en attestant de l’intégrité des concurrents, elle estime que le projet de loi 108 ne va pas assez loin.

« Nous déplorons qu’il ne restreigne sa portée qu’à la phase des appels d’offres sans jamais considérer la collecte d’informations précontractuelles, d’indiquer le porte-parole de la CSN. On se prive ainsi de considérer l’étape en amont de ce processus, qui pourrait démontrer la collusion entre des entreprises qui ont constitué un cartel », de préciser le porte-parole syndical.

En outre, le mandat de l’AMP devrait aussi viser les problèmes des « extras », des appels d’offres truqués et des comportements anticoncurrentiels. En effet, la commission Charbonneau a exposé la pseudo concurrence et les ententes secrètes entre des entreprises faisant partie d’un cartel pour majorer les prix ou diminuer la qualité des biens ou des services au détriment d’un organisme public ou du gouvernement.

Photo : Clément Allard

Photo : Clément Allard

Des moyens suffisants ?
En cette période d’austérité imposée par le gouvernement Couillard depuis son élection, la CSN craint que l’AMP ne dispose tout simplement pas des ressources financières et du personnel suffisants pour qu’elle devienne « la référence en matière de surveillance des marchés publics », comme l’a affirmé le ministre Leitão lors de la présentation du projet de loi. « Compte tenu des attentes de la population depuis que les médias et la commission Charbonneau ont mis en lumière la corruption, la collusion et les malversations dans l’octroi des contrats publics, le gouvernement se doit de fournir à l’AMP toutes les ressources nécessaires à la réalisation du rôle qu’elle devrait jouer au Québec, de poursuivre Pierre Patry. À cet égard, nous sommes inquiets. »

Par ailleurs, la CSN estime que les délais accorder à l’AMP pour traiter les plaintes et ceux pour rendre une décision sont trop courts, rendant la procédure sommaire et expéditive.

Il est aussi inconcevable qu’une entreprise inscrite sur le registre des entreprises inadmissibles aux contrats publics puisse en tout temps présenter à l’AMP une demande d’autorisation de participer aux appels d’offres, sans jamais préciser les conditions d’une réadmission. « En agissant ainsi, on court-circuite les objectifs qui étaient poursuivis lors de la mise sur pied de ce registre, d’expliquer le trésorier de la CSN. C’est un non-sens ! »

Le secteur public : un rempart aux abus
Pour la CSN, la meilleure protection contre la collusion et la corruption, et la meilleure garantie pour offrir des services de qualité au meilleur prix, demeure le recours au secteur public. « Des exceptions peuvent survenir pour faire appel au secteur privé, mais ça devrait rester une exception, de poursuivre Pierre Patry. La commission Charbonneau a démontré tous les abus qui peuvent survenir en recourant au privé, mais il y a d’autres exemples qui sont très éloquents : les PPP du CHUM et du CUSM, notamment, qui sont de véritables fiascos, en raison de la perte de contrôle, de l’explosion des coûts, des délais interminables, etc. »

En commission parlementaire, la CSN réclamera donc du gouvernement qu’il renonce à la privatisation des services publics et qu’il limite le recours à l’entreprise privée. En outre, elle recommandera qu’il adopte une approche globale de la corruption et de la collusion et qu’il augmente la portée de la loi qui institue l’AMP en lui octroyant les ressources nécessaires, en améliorant le processus de traitement des plaintes et en augmentant ses pouvoirs.

Photo : Clément Allard

Photo : Clément Allard

Entente de principe au Quality de Sherbrooke et vote massif en faveur de la GGI au Bonaventure

Hier, en fin de journée, une neuvième entente de principe a été conclue entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Quality (FC–CSN) et l’employeur, dans le cadre de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Au même moment, le Syndicat des travailleurs du Bonaventure (FC–CSN) votait en faveur de la grève générale illimitée (GGI).

Conforme aux autres règlements obtenus, l’entente conclue au Quality de Sherbrooke est d’une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %. Il s’agit du second règlement dans la région estrienne qui inclut également des bonifications des indemnités de vacances et de départ.

« Cette seconde entente en Estrie atteint, à nouveau, tous les objectifs de négociation de notre secteur et nous en sommes très fiers, déclare Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN) et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Ce neuvième règlement scelle le modèle d’entente que nous avons réussi à obtenir en négociant sérieusement auprès d’employeurs qui ont saisi qu’ils pouvaient arrimer leurs objectifs financiers avec nos demandes communes. L’employeur du Quality a également acquitté toutes les sommes en souffrance qu’il devait à titre de cotisations au régime de retraite des employé-es et de cotisations syndicales impayées, à notre grande satisfaction. Nous sommes plus que jamais convaincus de la validité de nos revendications et il n’est pas question pour nous d’abdiquer quoi que ce soit. »

Un vote fort en faveur de la GGI
À la suite d’un lockout imposé par l’employeur dimanche dernier en début de soirée, les membres du Syndicat des travailleurs du Bonaventure (CSN) ont adopté à 97 %, par voie de scrutin secret, un mandat de GGI en assemblée générale spéciale à Montréal.

« Ce vote a été tenu en réaction au lockout décrété par l’employeur. Le message envoyé par les travailleuses et les travailleurs est simple : à partir de maintenant, ils retourneront au travail quand ils le décideront, c’est-à-dire, lorsqu’ils obtiendront les conditions de travail qu’ils revendiquent et qu’ils méritent », de conclure monsieur Valiquette.

À propos
Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La FNC salue l’octroi d’une subvention de 250 000 $

La Fédération nationale des communications–CSN et le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Musée de la nature et des sciences, STTMNS (FNC–CSN) désirent saluer la décision du ministère de la Culture et des Communications (MCC) d’octroyer une enveloppe de 250 000 $ sur trois ans au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke. Le ministre Luc Fortin en a fait l’annonce ce matin, dans le cadre d’une conférence de presse tenue au musée.

« Nous sommes heureux de recevoir cette reconnaissance par le biais de cette subvention ponctuelle de trois ans. Notre musée a développé une expertise à l’interne qui est désormais reconnue alors que d’autres établissements ont dû faire appel à des sous-traitants. Ce fut tout un défi de former les travailleuses et les travailleurs à l’interne, mais nous y sommes arrivés et nous en sommes très fiers », de déclarer Richard Dupuis, président du STTMNS.

Le musée de Sherbrooke a été désigné par le MCC pour développer des outils permettant de soutenir la création d’expositions itinérantes .

« L’initiative du ministre va dans la bonne direction, mais la FNC–CSN a des attentes relativement à la refonte de la politique culturelle pour que les critères d’admission du PAFIM reflètent davantage la réalité du milieu. Nous souhaitons que cette enveloppe soit également indexée afin d’aider les employeurs à améliorer les conditions de travail des salarié-es œuvrant dans les entreprises culturelles, favorisant ainsi le développement de l’expertise et la rétention de celle-ci. Plutôt que d’octroyer des subventions ponctuelles, le PAFIM doit assurer une stabilité financière à long terme dans le domaine de la culture », de conclure Pascale St-Onge, présidente de la FNC–CSN.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Musée de la nature et des sciences (FNC–CSN) regroupe environ 30 membres et est affilié à la FNC–CSN qui compte 6000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

 

Quel avenir pour la bouteille brune?

La Fédération du commerce–CSN s’inquiète que l’annonce d’investissement de 46 millions de dollars pour une nouvelle chaîne de production de canettes chez Labatt vienne précipiter le déclin de la production de bière en bouteille brune. L’investissement prévu n’aura pas pour effet d’ajouter une nouvelle chaîne de production de canettes, mais bien de remplacer une chaîne de production de bouteilles déjà existante.

Pour la FC–CSN, la bouteille brune est un choix environnemental. Rappelons que la bouteille brune, un contenant à remplissages multiples, est récupérée à 98 % comparativement à 71 % pour les contenants à usage unique. Le cycle de vie d’une bouteille est quasiment infini puisqu’elle est réutilisée jusqu’à 15 fois, avant de voir son verre fondu et recyclé en nouvelle bouteille.

Bien que le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Brasserie Labatt (FC–CSN) accueille favorablement ce projet d’investissement, qui aura pour effet de consolider les emplois actuels, il reste néanmoins déçu de la disparition de l’une des deux lignes de bouteilles brunes de 341 ml. « On est toujours heureux de voir des projets d’investissement, mais on est préoccupé par le virage de plus en plus affirmé vers la canette qu’adopte notre employeur. Chez nous, c’est près de quatre fois plus d’emplois sur une ligne de production de bouteilles que sur une ligne de canettes », indique Sylvain Moreau, président du syndicat.
Sans affirmer que la canette devrait disparaître, la FC–CSN remet en cause le choix des brasseurs qui vont de plus en plus vers les contenants à remplissage unique. « La canette répond à un besoin et nous en sommes conscients. Toutefois, l’industrie a décidé de mettre l’accent sur ce type de contenant pour des raisons purement économiques. On nous dit que c’est ce que le marché désire, mais c’est plutôt le fruit de multiples campagnes marketing en faveur de la canette aux dépens de la bouteille. Les brasseurs ne sont pas intéressés par l’environnement, seulement par leur marge de profit », déplore David Bergeron-Cyr, vice-président de la FC–CSN.

À propos de la campagne Santé à l’environnement
Les syndicats de la Brasserie Labatt et des brasseurs RJ ainsi que la Fédération du commerce–CSN sont engagés, depuis 2015, dans une campagne intersyndicale avec des organisations affiliées à la FTQ, de promotion et de sensibilisation aux enjeux reliés à la consommation de bière en bouteille brune. Les organisations syndicales espèrent ainsi faire pression sur le gouvernement afin qu’il adopte des mesures pour contraindre les brasseurs à utiliser davantage les contenants à remplissages multiples.

La direction du Bonaventure décrète un lockout

Aujourd’hui, en début de soirée, la direction de l’Hôtel Bonaventure a décidé de décréter un lockout pour une durée indéterminée. Cette décision fait suite à une grève de 36 heures déclenchée par le syndicat samedi matin, à 9 h.

« À chaque négociation, nous avons toujours vécu des rapports cordiaux avec notre employeur. Or, depuis février 2015, date où Claude Chan a acquis notre établissement, les relations de travail sont très tendues. Non seulement il se moque complètement de ses employé-es, mais il méprise tout autant sa clientèle. En ce moment même, notre hôtel affiche complet et plusieurs clients furieux, rencontrés sur la ligne de piquetage, nous ont clairement signifié leur appui, de préciser Michel Paré, président du Syndicat des travailleurs du Bonaventure (CSN). Ce propriétaire veut faire de l’argent à tout prix et c’est malheureusement sur le dos de ses salarié-es qu’il s’acharne. »

« Claude Chan, le propriétaire de l’Hôtel Bonaventure, est bien connu du milieu syndical pour ses pratiques douteuses et son antisyndicalisme. Celui-ci possède plusieurs entreprises hôtelières et, plus d’une fois, nous avons été forcés de recourir aux tribunaux afin de le rappeler à l’ordre, de dénoncer Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Vendredi dernier, ce même propriétaire se faisait rappeler à l’ordre par le Tribunal administratif du travail dans une décision sévère qui reconnaissait qu’il avait eu recours, la semaine dernière, à des briseurs de grève à l’Hôtel Classique de Québec, un autre hôtel dont il est le propriétaire. Dans près d’une dizaine d’établissements, les règlements tombent l’un après l’autre et seul cet employeur s’obstine à confronter inutilement ses salarié-es. »

À propos
Affilié à la FC–CSN, le Syndicat des travailleurs du Bonaventure (CSN) compte environ 200 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. 

 

Entente au Delta de Sherbrooke et décision favorable aux grévistes de l’Hôtel Classique

Hier soir, une huitième entente de principe a été conclue entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Delta de Sherbrooke (FC–CSN) et l’employeur, dans le cadre de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Au même moment, un juge du Tribunal administratif du travail (TAT) donnait raison aux membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique (FC–CSN), en forçant la direction de leur hôtel à respecter une ordonnance sévère à leur égard.

En tous points conforme aux autres règlements obtenus, l’entente conclue au Delta de Sherbrooke est d’une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %. Ce premier règlement dans la région de l’Estrie inclut également des bonifications des indemnités de vacances et de départ.

« Ce vendredi 23 septembre fut une belle journée pour le secteur de l’hôtellerie de notre fédération. Cette première entente dans la région estrienne qui rencontre parfaitement les objectifs de notre secteur et cette décision on ne peut plus claire ordonnée par le TAT qui vise l’Hôtel Classique, vont assurément inciter les autres employeurs à accepter nos revendications, déclare Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN) et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Dans les trois régions où nos membres négocient, huit employeurs ont compris qu’ils pouvaient très bien poursuivre leurs activités et demeurer parfaitement rentables en acceptant un juste partage de leurs revenus avec leurs salarié-es. Reste donc à ceux qui n’ont pas encore réglé à prendre acte de la situation. »

Un geste illégal

Dans une décision rendue en début de soirée hier, le juge Raymond Gagnon du TAT de Québec ordonne à l’Hôtel Classique et à ses dirigeants de cesser « d’utiliser, dans les établissements où la grève a été déclarée, les services de personnes non autorisées à remplir les fonctions des salariés faisant partie de l’unité de négociation en grève. » Cette ordonnance provisoire touche principalement des cadres embauchés après le début de la négociation, mais, surtout, elle vise directement la raison sociale D. Prestige Hôtelier inc., une entreprise immatriculée le 19 septembre dernier, que le tribunal a reconnue à titre d’entité spécifiquement fondée afin de contourner la loi interdisant les briseurs de grève.

« Le message envoyé à l’employeur par le TAT est clair : les membres du syndicat revendiquent le respect du travail qu’elles et ils accomplissent chaque jour et le respect des lois et des règles en vigueur. Pour les deux parties, nous espérons un règlement rapide de ce conflit par la ratification d’une entente à la hauteur de nos revendications », de conclure monsieur Valiquette.

Rappelons que le mardi 20 septembre en après-midi, la directrice générale a rencontré une dizaine de membres du syndicat pour leur annoncer que leurs tâches étaient désormais confiées à un sous-traitant. Face à ce geste de confrontation, les salarié-es ont décidé, à l’unanimité, de recourir à l’ultime moyen de pression en déclenchant la grève générale illimitée le lendemain, en assemblée générale.

À propos
Affilié à la FC–CSN, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique compte environ 65 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe au Hilton de Québec

La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce une septième entente de principe intervenue cette nuit entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Hilton Québec, STTHQ (FC–CSN) et l’employeur. Ce second règlement dans la région de Québec sera soumis prochainement aux membres du syndicat en assemblée générale.

Identique aux autres règlements obtenus, l’entente conclue au Hilton de Québec est d’une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %. La bonification des indemnités de vacances et celle touchant aux indemnités de départ font également partie de l’entente.

« Ce deuxième règlement en autant de jours dans la région de la Capitale Nationale nous indique clairement que les employeurs se rendent compte de la justesse de nos revendications et de nos arguments. Ils ne peuvent plus nier le fait que nos demandes ne sont pas exagérées, particulièrement en cette période record d’achalandage, déclare Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. La voie des règlements est simple : les employeurs doivent déposer des offres similaires à la table de négociation pour que nous arrivions à nous entendre. »

Rappelons que vendredi dernier, sept syndicats qui n’avaient pas encore obtenu un règlement dans le cadre de cette négociation avaient voté à forte majorité l’adoption d’une banque de cinq jours de grève. Le Syndicat des employé-es de l’Hôtel Delta Québec (FC–CSN) et le STTHQ faisaient partie de ceux-ci et l’un d’eux, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique (FC–CSN), a déclenché une grève générale illimitée mercredi matin.

À propos
Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Une reforme néfaste

La CSN présentera aujourd’hui en commission parlementaire son mémoire sur le projet de loi 105, Loi modifiant la Loi sur l’instruction publique. Il s’agit d’une seconde consultation en moins d’un an de la part du ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx. «Nous avions salué le retrait  du projet de loi 86 sur la gouvernance des commissions scolaires. Malheureusement, le ministre  y va d’une autre réforme de structures avec le projet de loi no 105», déplore Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

La CSN craint que la réforme n’engendre une confusion des rôles entre la commission scolaire et l’école. «La modification aux règles budgétaires permettant le versement des enveloppes directement aux établissements nous préoccupe. Cela risque de brouiller les frontières du partage de responsabilités entre les commissions scolaires et les établissements. De plus, la démonstration voulant que les enveloppes versées directement aux établissements offrent plus d’équité et répondent davantage aux besoins des élèves reste à faire», souligne Véronique De Sève.

Photo : Clément Allard

Photo : Clément Allard

Autre sujet de préoccupation, le ministre pourrait  émettre des directives à une commission scolaire portant sur son administration, son organisation, son fonctionnement ou ses actions. «On risque de basculer dans la microgestion ministérielle. De plus, ces directives permettraient de compléter ou de préciser les règles budgétaires. Or, la possibilité de modifier les règles budgétaires en cours d’année scolaire, alors que la répartition des ressources et des budgets des commissions scolaires et des établissements d’enseignement est déjà établie, n’est pas souhaitable», ajoute la vice-présidente de la CSN.

Le projet de loi précise par ailleurs qu’une commission scolaire doit accomplir sa mission en respectant le principe de subsidiarité et dans une perspective de soutien envers les établissements d’enseignement.

«Nous sommes d’accord avec cette idée de soutien aux établissements. Toutefois, la subsidiarité imposée par le projet de loi 105 est inadmissible. Nous redoutons que cet ajout puisse servir de levier à ceux qui, à défaut d’obtenir l’abolition des commissions scolaires, exigent une réduction importante de leurs responsabilités. De plus,  le principe de subsidiarité pourrait engendrer une décentralisation de l’embauche du personnel et des tâches administratives  encore plus importante et très variable d’une commission scolaire à l’autre et d’un établissement à l’autre», explique Sylvie Tremblay, vice-présidente-trésorière de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

Photo : Clément Allard

Photo : Clément Allard

Cela dit, le projet de loi compte quelques points intéressants, notamment le droit de vote accordé aux commissaires représentant les parents. La CSN salue en outre le maintien des élections scolaires et du Conseil des commissaires. «La consultation du printemps dernier aura permis d’illustrer l’importance de l’élection des commissaires au suffrage universel. Néanmoins, l’enjeu du faible taux de participation aux élections scolaires demeure. Il faudra mettre en place des mesures pour favoriser l’exercice du droit vote.»

La CSN demeure malgré tout sceptique quant à l’utilité de ce projet de loi. « En abandonnant le projet de loi 86, le gouvernement a démontré une certaine écoute, que nous saluons. Cela dit, le projet de loi 105 aurait dû porter sur le développement d’une vision rassembleuse et sur la mise en œuvre de moyens pour la réussite de tous les élèves plutôt que sur le fonctionnement des commissions scolaires et des établissements d’enseignement. Bref, le projet de loi 105 nous distrait des véritables enjeux, notamment la réussite des élèves, la lutte au décrochage scolaire, le système d’éducation à deux vitesses pour ne nommer que ceux-ci. Il pourrait même compromettre la résolution des nombreux problèmes du réseau scolaire », de conclure Véronique De Sève.

Entente de principe au Delta de Québec

La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce une sixième entente de principe intervenue tard hier soir entre le Syndicat des employé-es de l’Hôtel Delta Québec, SEHDQ (FC–CSN) et l’employeur. Ce premier règlement dans la région de la Capitale Nationale sera présenté sous peu aux membres du syndicat en assemblée générale.

À l’image des autres ententes conclues au cours des deux dernières semaines, celle du Delta de Québec est d’une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %.

« Encore une fois, ce nouveau règlement confirme le bien-fondé des quatre demandes de la plateforme commune revendiquées par notre secteur. À chaque entente, nous précisons à tous les employeurs qui n’ont pas encore déposé des offres à la hauteur de nos attentes que le modèle de règlement est désormais plus que confirmé, déclare Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Tous les employeurs savent donc que pour arriver à une entente, ils doivent impérativement tenir compte de ces éléments incontournables. L’entente du SEHDQ inclut également des gains considérables relativement aux deux autres demandes de notre plateforme, celle qui vise à bonifier des indemnités de vacances et celle touchant aux indemnités de départ. »

Rappelons que vendredi dernier, sept syndicats qui n’ont pas encore obtenu un règlement dans le cadre de cette négociation ont voté à forte majorité l’adoption d’une banque de cinq jours de grève. L’un d’eux, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique (FC–CSN), a déclenché une grève générale illimitée hier matin.

À propos
Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Grève générale illimitée déclenchée à l’Hôtel Classique

Lors d’une assemblée générale tenue ce matin, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique (FC–CSN) ont déclenché la grève générale illimitée (GGI) en adoptant une résolution à cet effet à 100 %, lors d’un vote tenu à scrutin secret.

« Il faut savoir qu’hier après-midi, la directrice générale a rencontré une dizaine de membres du syndicat pour leur annoncer que leurs tâches étaient désormais confiées à un sous-traitant. Or, il apparaît que le sous-contractant a été fondé le 19 septembre dernier et que cette manœuvre ne vise qu’à contourner la loi anti-briseurs de grève, de dénoncer Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Les salarié-es ont donc décidé, à l’unanimité, de recourir à l’ultime moyen de pression en déclenchant la GGI. »

En plus du Fonds de défense professionnelle, les membres du syndicat vont bénéficier du fonds d’appui de la négociation coordonnée de l’hôtellerie et du support du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

« Dans un cadre sain de relations de travail, il est inconcevable qu’un employeur se comporte de la sorte. Les méthodes de cet employeur, qui tente de contourner les lois en vigueur, en disent long sur le manque de respect envers ses employé-es. Face à cet affront, la réponse du syndicat est unanime et le CCQCA est entièrement aux côtés de ces femmes et de ces hommes qui méritent un traitement en rapport avec la richesse qu’ils créent chaque jour », de conclure Ann Gingras, président du CCQCA–CSN.

Rappelons que vendredi dernier, sept syndicats qui n’ont pas encore obtenu un règlement dans le cadre de cette négociation ont voté à forte majorité l’adoption d’une banque de cinq jours de grève. Les travailleurs et travailleuses de l’Hôtel Classique avaient d’ailleurs adopté ce mandat à 97 %.

Cinq ententes conclues à ce jour
Cinq ententes ont été conclues au cours des deux dernières semaines. Celles-ci sont d’une durée de quatre ans et prévoient des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %, ainsi que des bonifications des indemnités de vacances et de départ.

À propos
Affilié à la FC–CSN, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique–CSN compte environ 65 membres. Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN exhorte le gouvernement à réinvestir dans les centres jeunesse

Alors qu’elle passera en commission parlementaire aujourd’hui au sujet du projet de loi 99 modifiant la loi sur la protection de la jeunesse, la CSN entend bien rappeler au gouvernement que les centres jeunesse, sous-financés depuis de nombreuses années, peinent à remplir adéquatement leur mission. « Le gouvernement ratera la cible s’il pense réformer la loi sur la protection de la jeunesse sans tenir compte de la situation de crise qui sévit actuellement dans les centres jeunesse. Il faut qu’il réinvestisse, c’est urgent ! », affirme le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

En plus d’être largement sous-financé, le réseau des centres jeunesse a épongé, entre 2010 et 2014, des compressions de 50 millions de dollars. « Le personnel des centres jeunesse ne fournit pas. Pendant que le nombre de signalements ne cesse d’augmenter qui combinent des problèmes de santé mentale, de toxicomanie et de violence, les intervenantes et intervenants d’en faire plus avec de moins en moins de ressources », dénonce pour sa part la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Mélissa Gaouette.

« Face à la surcharge de travail, plusieurs tombent comme des mouches ou bien quittent le réseau. Ceux qui restent vivent des surcharges de travail importantes en plus de ne pas disposer des ressources nécessaires pour faire le travail. Inutile de dire que la qualité des services aux enfants et aux familles s’en trouve grandement affectée », ajoute la vice-présidente de la Fédération des professionnèles, Nancy Corriveau.

Dans la foulée des fugues du centre jeunesse de Laval, le vérificateur André Lebon avait lui aussi incité le gouvernement à revoir et à augmenter le financement afin de permettre aux centres jeunesse d’assumer pleinement leur mission. « La meilleure volonté et le dévouement sans bornes des intervenantes et intervenants jeunesse ne seront pas suffisants, à eux seuls, pour répondre aux besoins grandissants et complexes des jeunes en difficulté. Le gouvernement doit assumer ses responsabilités et réinvestir dans les centres jeunesse et, de manière générale, dans le réseau de protection de la jeunesse, et ce, à la hauteur des besoins des enfants et adolescents vulnérables ! », martèle Jean Lacharité.

La CSN réclame un moratoire sur les coupes budgétaires, ainsi qu’un réinvestissement majeur dans les centres jeunesse. Du même souffle, elle appelle la tenue d’États généraux pour réfléchir à la situation des jeunes en difficulté du Québec ainsi qu’aux services qui leur sont offerts.

Autres éléments du projet de loi 99
La CSN convient par ailleurs que certaines dispositions du projet de loi 99 sont intéressantes, notamment la reconnaissance de l’exploitation sexuelle en tant qu’abus. De même, la volonté d’impliquer davantage les communautés autochtones doit être soulignée. La CSN demande cependant au gouvernement d’impliquer directement les communautés autochtones dans l’élaboration des programmes sociaux et économiques qui les concernent. « Elles connaissent mieux que quiconque les besoins qui se manifestent au sein de leurs communautés », conclut Jean Lacharité.

 

Entente de principe au Lord Berri

La Fédération du commerce(FC–CSN) annonce une cinquième entente de principe intervenue hier entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Lord Berri, STTHLB (FC–CSN) et l’employeur, qui sera présentée prochainement aux membres du syndicat en assemblée générale afin d’être entérinée.

Les cinq ententes conclues au cours des deux dernières semaines sont d’une durée de quatre ans et prévoient des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %.

« Avec cette nouvelle entente, nous retrouvons le modèle de règlement que nous avons obtenu à cinq reprises dans des hôtels de différentes grandeurs, ce qui en fait un règlement tout à fait applicable dans tous les établissements qui participent à cette négociation coordonnée. À l’image des autres règlements, le STTHLB a également obtenu des gains importants relativement aux deux autres revendications de la plateforme commune de la 9e ronde de négociations coordonnées, déclare Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. La bonification de leurs indemnités de vacances et de départ fait aussi partie de l’entente. »

Rappelons que vendredi dernier, sept syndicats qui n’ont pas encore obtenu un règlement dans le cadre de cette négociation ont voté à forte majorité l’adoption d’une banque de cinq jours de grève.

Une nouvelle entente adoptée
Lundi, lors d’une assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs Ritz Carlton (CSN) ont adopté leur entente de principe à 90 % pour l’unité opération et à 100 % pour l’unité bureau, lors de deux votes tenus à scrutin secret.

À propos
Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Mettre les établissements en concurrence n’amènera pas plus de ressources

Alors que le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, annonce une « démarche visant à améliorer l’organisation des soins et des services offerts aux aîné-es », la CSN rappelle que le sous-financement des soins à domicile et le manque de place dans les CHSLD sont à la source des problèmes d’accessibilité aux services pour les aîné-es.

« C’est une approche calquée sur la nouvelle gestion publique. On compare entre eux les établissements selon des critères de performance. Qu’entend-on par meilleures pratiques ? Celui qui limite les bains à un seul par semaine ou celui qui engrange le plus haut taux de satisfaction de sa clientèle, questionne le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Le vrai problème n’en est pas un de performance mais plutôt celui d’une offre de services insuffisante et inadéquate.

Par ailleurs, le ministre Barrette fait l’impasse sur les lourdes compressions budgétaires subies par le réseau public, qui font en sorte que les ressources disponibles ne suivent pas du tout l’augmentation ni la complexification des besoins. Dans les soins à domicile, le gouvernement pave la voie à un rôle accru du secteur privé. La règle du plus bas soumissionnaire est un incitatif pour les entreprises de soins à domicile de couper les salaires, les conditions de travail et la formation de leur personnel afin de se ménager une plus grande marge de profit.

Les mauvaises conditions de travail dans les services privés à domicile ainsi que dans les résidences privées pour aîné-es entraînent par ailleurs un fort taux de roulement du personnel ce qui ne contribue certainement pas à améliorer la qualité de vie des aîné-es.

Pour la CSN, l’absence totale de telles considérations dans l’annonce du ministre aujourd’hui laisse craindre que cette démarche s’inscrive encore une fois dans l’« approche faire plus avec moins ». La CSN prévient que l’élastique est déjà étiré au maximum et que les salarié-es ont besoin d’un appui véritable, pas d’une inquisition.

Participation aux travaux

La CSN évaluera au cours des prochains jours dans quelle mesure elle s’engagera dans la démarche lancée par le ministre. Bien que celui-ci n’ait pas mentionné que les organisations syndicales seront consultées, il demeure que la CSN est aux premières loges des améliorations à apporter dans le réseau, et ce depuis de nombreuses années. La CSN a d’ailleurs organisé récemment, en collaboration avec la défunte AQESSS, deux rendez-vous importants de réflexion sur l’avenir du système, auxquels ont pris part tous les intervenants concernés, à l’exception notable du ministre Barrette. À cette occasion, plusieurs pistes d’amélioration des conditions de vie des aîné-es ont été abordées et la CSN entend continuer de militer pour défendre le droit à toutes et à tous de vieillir dans la dignité, que cela soit à domicile, dans de petites unités de vie ou dans les CHSLD.