La FNEEQ salue le projet

La Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN­) salue le projet de Sébastien Proulx, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, d’une consultation portant sur la réussite éducative qui s’adresse au plus grand nombre possible d’acteurs du milieu de l’éducation et de la population.

« Cette annonce officielle ne nous fait toutefois pas oublier les effets destructeurs des politiques d’austérité du gouvernement libéral qui, au cours des deux dernières années, sont loin d’avoir été un facteur de réussite éducative pour les jeunes. Dans son document de consultation, le ministre affirme vouloir mettre l’éducation au premier rang des priorités de la société québécoise. À nos yeux, le gouvernement aurait dû adopter cette position fondamentale et déterminante pour l’avenir du Québec depuis longtemps, mais encore faudra-t-il qu’elle dépasse le cadre des belles promesses et qu’elle soit porteuse de réalisations et d’avancées tangibles », de préciser Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ.

« Les membres du personnel des établissements privés que nous représentons sont prêts à accueillir davantage d’élèves en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage à condition qu’on leur donne les moyens de les encadrer et de les soutenir, de souligner Caroline Quesnel, vice-présidente du regroupement privé. En revanche, la FNEEQ s’oppose résolument à la création d’un ordre professionnel. Nos membres, qui sont les premiers concernés par ce projet, se sont déjà prononcés contre cette mauvaise idée par le passé. Un ordre professionnel n’est ni le moyen de valoriser la profession, ni l’outil pour assurer la formation continue en enseignement. »

« Enfin, en ce qui a trait à l’intégration des technologies numériques, nous croyons que l’univers des compétences du 21e siècle doit nécessairement tenir compte des outils informatiques, mais il faut savoir mesurer les investissements dans cette sphère en fonction de leur valeur pédagogique et de leur pertinence pratique. Le passé nous enseigne que des sommes faramineuses ont été gaspillées dans des technologies cul-de-sac qui n’offraient aucun apport ou soutien à la mission éducative des établissements d’enseignement », de conclure madame Senneville.

 

Débrayage et dîner de solidarité à Sherbrooke

Ce matin, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Quality (FC–CSN) a décidé de débrayer à 9 h pour une grève de 24 h. Cette action survient à la veille de la rencontre de négociation et rappelle à l’employeur que les membres sont toujours en attente du versement de plusieurs milliers de dollars en souffrance pour des cotisations au régime de retraite des employé-es et des cotisations syndicales impayées. Lors d’une discussion récente, l’employeur s’était engagé à rembourser ces dettes au plus tard jeudi dernier. À ce jour, les travailleuses et travailleurs n’ont reçu qu’une fraction de ces sommes.

« Vers 11 h 30, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Delta de Sherbrooke (FC–CSN) iront rejoindre leurs camarades en grève de l’Hôtel Quality afin de partager un dîner de solidarité, de préciser Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN) et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Il faut savoir que le nouveau propriétaire du Delta de Sherbrooke possède également l’Hôtel Quality. Les membres des deux syndicats veulent lui envoyer un message clair : ils seront solidaires jusqu’au bout dans l’atteinte de leurs objectifs communs de négociation. Pour eux, l’obtention du modèle d’entente déjà obtenu aux autres tables demeure essentielle. »

Les quatre autres ententes conclues ces deux dernières semaines sont d’une durée de quatre ans et prévoient des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %. Elles sont également assorties d’indemnités de vacances et de départ bonifiées.

À propos
Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe au Quality Suites Pointe-Claire

La Fédération du commerce–CSN (FC–CSN) annonce une quatrième entente de principe intervenue hier en fin de journée entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Quality Suites Pointe-Claire (CSN) (STTHQSPC) et l’employeur.

À l’image des trois autres ententes conclues ces deux dernières semaines, celle-ci est d’une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 %. Elle sera présentée prochainement aux membres du syndicat en assemblée générale afin d’être entérinée.

« Que le message soit entendu par les employeurs : le modèle de règlement obtenu avec les trois premières ententes est confirmé à nouveau par celui-ci. Le STTHQSPC a également obtenu des gains importants relativement aux deux autres revendications de la plateforme commune de la 9e ronde de négociations coordonnées, déclare Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Leurs indemnités de vacances et de départ ont aussi été bonifiées. Plus que jamais, le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN a atteint ses objectifs avec ce règlement. »

« Hier après-midi, lors des assemblées générales coordonnées simultanément à Québec et à Montréal, sept syndicats ont adopté à forte majorité des mandats de grève de cinq jours à appliquer selon leurs plans de mobilisation respectifs et communs. Les employeurs doivent donc à nouveau prendre la juste mesure de ces décisions démocratiques qui les invitent à accepter, le plus tôt possible, notre plateforme commune de revendications dans les ententes à venir », de conclure monsieur Valiquette.

Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

Adoption à forte majorité des mandats de grève de cinq jours

Sept syndicats affiliés à la Fédération du commerce–CSN (FC–CSN) ont adopté à forte majorité des mandats de grève de cinq jours lors d’une assemblée générale tenue simultanément à Québec et à Montréal.

Les résultats obtenus à Québec lors des votes à scrutin secret sont : le STT de Hilton Québec (CSN) a voté en faveur à 81 %, le STT de l’Hôtel Pur Québec (CSN) à 81 %, le STT de l’Hôtel Classique–CSN à 97 % et le SE de l’Hôtel Delta Québec–CSN à 94 %. Les résultats de Montréal, où le vote s’est aussi tenu à scrutin secret, sont les suivants : le ST du Bonaventure (CSN) a voté en faveur à 97 %, le STT Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) à 95 %, et le STT de l’Hôtel Holiday Inn Laval Montréal–CSN à 100 %.

Assemblée générale à Montréal - Photo: Michel Giroux

Assemblée générale à Montréal – Photo: Michel Giroux

« Ces résultats clairs relancent aujourd’hui le même message aux différents employeurs des hôtels qui n’ont pas encore accepté les éléments communs de notre plateforme de revendications : nos demandes sont légitimes, réalistes et les trois ententes de principe que nous avons obtenues à ce jour sont là pour en témoigner. Le modèle de règlement est connu et c’est désormais ce à quoi s’attendent les salarié-es membres des syndicats qui ont massivement voté en faveur de cette banque de cinq jours de grève », de dire Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération.

Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Justin Trudeau doit agir pour la libération de Homa Hoodfar

Homa Hoodfar, professeure émérite de l’Université Concordia, est emprisonnée en isolement à Téhéran depuis maintenant plus de 100 jours. Son crime ? Être féministe et lutter pour de meilleures conditions de vie pour les femmes du Moyen-Orient.

Bien que la professeure Hoodfar puisse compter sur l’appui de plusieurs groupes politiques, académiques et de la société civile, l’intervention de son propre gouvernement laisse beaucoup à désirer.  En effet, le silence du gouvernement de Justin Trudeau est assourdissant.

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La CSN invite ses membres à signer la pétition d’Amnistie Internationale exigeant que l’État iranien  :

  • libère Homa Hoodfar immédiatement et sans conditions car elle est une prisonnière d’opinion ;
  • veille à ce qu’elle puisse communiquer régulièrement avec un avocat de son choix et avec sa famille, et à ce qu’elle reçoive immédiatement ses médicaments ainsi que tout autre soin médical dont elle pourrait avoir besoin ;
  • lui permette de communiquer avec des représentants des consulats canadien et irlandais et de recevoir la visite de ces représentants.

La CSN encourage aussi ses membres à visiter le site Solidarity Homa Hoodfar (anglais) afin de rester à l’affût du développement de la campagne pour sa libération, ainsi que les gestes de solidarité qu’ils peuvent poser pour exercer de la pression auprès des autorités canadiennes et iraniennes.

L’entente de principe adoptée à 91 %

Réunis en assemblée générale en début de soirée au Centre Bombardier, les membres du Syndicat des employés de Bombardier La Pocatière (SEBLP–CSN) ont entériné l’entente de principe intervenue cette semaine avec l’employeur. À la suite de la recommandation du comité de négociation et du conseil syndical, les 163 salarié-es présents se sont prononcés à 91 % en faveur de son adoption, par voie de scrutin secret.

« D’une durée de trois ans, la nouvelle convention collective prévoit des augmentations salariales de 2 % par année et l’introduction d’une carte de paiement direct pour les médicaments, de préciser Mario Guignard, président du SEBLP (FIM–CSN). Dans le contexte actuel, l’offre de l’employeur de maintenir le statu quo de notre contrat de travail qui venait à échéance le 30 septembre 2016 et de reconduire toutes les annexes et les lettres d’ententes constituait la meilleure option. C’est la conclusion à laquelle nous sommes arrivés après plusieurs débats dans nos instances. Lors de notre dernière négociation, nous avons conservé plusieurs acquis mais une grève fut nécessaire pour y arriver. Notre convention est mature et viable et l’offre de l’employeur maintient le statut des ouvriers de production et reconduit toutes les clauses de retraite et de congé sans solde. »

Photo : Louise Leblanc

Photo : Louise Leblanc

« Lorsque nous arrivons à conclure une entente de principe qui maintient les gains historiquement obtenus et qui conserve les acquis liés au régime de retraite alors que ceux-ci sont attaqués de toutes parts par les employeurs, nous sommes en mesure de dire que la négociation s’est bien déroulée. Sans avoir recours à des moyens de pression lourds, la paix industrielle est maintenue pour les trois prochaines années », de souligner Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

« Lors du dernier conflit, nous avons soutenu le syndicat dans sa lutte pour protéger et consolider de bons emplois qui rayonnent sur plusieurs autres entreprises dans notre région. Il s’agit donc d’une bonne nouvelle puisque nous savons que Bombardier se prépare à rappeler des travailleuses et des travailleurs pour des contrats qui ont été confirmés récemment. Et nous souhaitons évidemment que ce rappel soit durable », de conclure Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN.

Des centaines d’employé-es du réseau de la santé de Saint-Jérôme contestent la réforme Barrette

Dans le cadre de la campagne Ma place en santé, j’y tiens, des travailleuses et des travailleurs de la santé et des services sociaux d’établissements de Saint-Jérôme ont tenu un pique-nique festif afin de se faire entendre sur la réforme du ministre de la santé et des services sociaux, Gaétan Barrette. Pendant deux jours, les 14 et 15 septembre, le Syndicat des employé-es du CSSS de Saint-Jérôme a tenu non seulement à dénoncer les effets de la réforme Barrette, mais à réaffirmer son refus devant la privatisation graduelle du réseau.

Pierre Patry, trésorier de la CSN présent lors de l’événement du 14 septembre devant le CHSLD Youville, est sans appel : « Ce gouvernement avait affirmé qu’il n’y aurait aucun impact sur les services à la population. Il jouait à l’autruche, et il le sait. » Il ajoute : « Ce qu’il veut, c’est affaiblir les services publics pour ensuite pouvoir prétendre que le secteur privé est beaucoup plus efficace. Le transfert des ressources des CLSC vers les cliniques GMF ou celui du financement des soins à domicile au privé illustrent bien cette démarche. Il s’agit là d’une vieille méthode pour faire avaler à la population qu’il vaut mieux privatiser les services qui lui sont rendus, alors que c’est complètement faux. »

Impacts négatifs concrets
Toutes les catégories de personnel confondues dans le réseau de la santé et des services sociaux subissent les effets des mesures Barrette. L’alourdissement de la charge de travail est énorme et a des effets concrets sur la qualité des services. Depuis la réforme, on assiste à une augmentation des congés de maladie ou consécutifs à un accident du travail. Ainsi, il y a quelques semaines, les employé-es des trois CHSLD de la région de Saint-Jérôme ont dû maintenir les services pendant un week-end alors que 17 postes de préposé-es aux bénéficiaires étaient vacants. Chacun de ceux-ci s’occupe en moyenne de huit bénéficiaires. Il faut donc conclure que plus d’une centaine d’entre eux ne pouvaient compter sur un préposé attitré. « Une situation comme celle-ci est inacceptable, affirme Karine Lehoux, présidente du Syndicat des employé-es du CSSS de Saint-Jérôme, devant l’hôpital de Saint-Jérôme. Elle impose une surcharge de travail énorme et des délais dans les soins à apporter. Nous dénonçons la nonchalance de l’administration qui est informée de cet état de fait. L’ensemble des travailleuses et des travailleurs se dévoue pour donner les meilleurs services, mais ceux-ci ne peuvent être responsables des incohérences de la gestion, au péril de leur santé et au détriment des bénéficiaires. »

La CSN poursuivra sa lutte pour préserver le réseau public
Pour l’ensemble des représentants de la CSN sur place, il est clair que la CSN continuera à s’opposer aux stratégies de privatisation des services publics. L’abolition des frais accessoires est certes une victoire, mais il importe de poursuivre cette lutte, dans l’intérêt des employé-es du réseau et de la population.

À propos de la CSN
La CSN est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux, avec plus de 120 000 membres. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN est heureuse de constater que les moyens de pression portent fruit

La CSN est satisfaite de l’annonce du ministre Barrette d’abolir les frais accessoires facturés aux patients pour des services assurés, tout en invitant à la prudence avant de crier victoire. « Depuis longtemps, les critiques fusent de toutes parts concernant cette pratique illégale qui instaurait un régime à deux vitesses et qui compromettait l’accès aux services de santé, particulièrement pour les personnes à revenu plus modeste » souligne d’entrée de jeu le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Nous sommes donc bien contents d’apprendre l’annonce du ministre. Enfin, il entend raison. »

La campagne Ma place en santé, j’y tiens insiste notamment sur la protection de l’accès au réseau de la santé par l’abolition de ces frais. « Il est encourageant de constater que la mobilisation populaire, dont celle de la CSN avec sa campagne, a fait reculer le ministre sur la question de ces frais indus. Nous allons poursuivre la bataille sur les autres cibles de notre campagne », ajoute Jean Lacharité.

Rappelons que l’application de frais accessoires instaure la double facturation en permettant à un petit nombre de médecins de réaliser d’énormes profits – jusqu’à 80 millions – sur le dos des usagères et des usagers du système de santé. « Ceux-ci n’ont pas à payer des sommes supplémentaires pour des services qu’ils financent déjà par leurs taxes et impôts. C’est inconcevable », souligne-t-il aussi.

« Même si sous sommes heureux d’entendre que le ministre veut aujourd’hui abolir ces frais, nous devons rester prudents. Comment s’y prendra-t-il ? Dans son projet de loi 20, il ouvre la voie à leur légalisation en disant vouloir les « encadrer ». Le ministre annonce à présent le dépôt prochain d’un règlement qui devrait interdire cette pratique. Nous lui demandons également d’amender sa loi afin d’en retirer les éléments qui légalisent cette pratique. Il faut que celle-ci soit enrayée de façon définitive. Les sommes illégalement facturées aux citoyens doivent de plus leur être remboursées », conclut le vice-président de la CSN.

Entente de principe au Hilton Laval

La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce une troisième entente de principe intervenue aujourd’hui même entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Hilton Laval (STTHL–CSN) et l’employeur. À l’image des deux autres ententes parafées la semaine dernière, elle est d’une durée de quatre ans et prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année. Elle sera présentée prochainement aux membres du syndicat en assemblée générale afin d’être entérinée.

« Nous sommes heureux de voir que les employeurs acceptent le modèle de règlement que nous avons déjà convenu avec les deux premières ententes. Les membres du STTHL (FC–CSN) ont aussi obtenu des avancées importantes sur les deux autres revendications des syndicats participant à la 9e ronde de négociations coordonnées, souligne Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. La bonification de leurs indemnités de vacances et de départ fait également partie de l’entente. Encore une fois, la FC–CSN considère avoir atteint ses objectifs avec ce règlement. »

« Pour une troisième fois, nous avons conclu une entente qui respecte notre plateforme commune de revendications. Il est donc clair que les autres règlements devront impérativement tenir compte de ceux-ci. Les membres des syndicats qui n’ont pas encore obtenu un règlement à leur table respective se rencontrent ce vendredi afin d’échanger sur l’état de leurs négociations et, ultimement, d’adopter une nouvelle banque de cinq jours de grève. À cet égard, ceux-ci débrayeront afin de participer à deux assemblées générales qui auront lieu simultanément à Québec et à Montréal. Les employeurs sont donc invités, plus que jamais, à prendre la juste mesure de la situation actuelle », de conclure monsieur Valiquette.

À propos
Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

 

Le syndicat accepte l’offre à l’unanimité

Réunis en assemblée générale hier, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Marriott Château Champlain (FC–CSN) ont accepté à 100 % par voie de scrutin secret l’entente de principe intervenue le 7 septembre dernier avec leur employeur.

« L’entente est d’une durée de quatre ans et elle contient des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année. En plus de ces deux éléments de la plateforme commune, le syndicat a réussi à obtenir une bonification de leurs indemnités de vacances et obtenu des gains importants relativement à la question des indemnités de départ », de souligner Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération.

Le syndicat a également obtenu : une bonification du régime de retraite de 7 à 8 % ; une amélioration significative de la charge de travail des préposé-es aux chambres ; une intégration de ratios de la main-d’œuvre pour plusieurs classifications ; une période de formation obligatoire pour tous les salarié-es qui obtiennent un poste par affichage ou lors d’abolitions de poste ; des améliorations importantes des dispositions reliées à la santé et à la sécurité ; et une meilleure couverture pour leurs assurances collectives.

« Ce premier règlement et celui du Ritz-Carlton qui a suivi deux jours plus tard, nous démontrent clairement que nos demandes ne sont pas injustifiées, bien au contraire. Les pourparlers se poursuivent aux autres tables de négociations et nous sommes confiants quant au déroulement de ceux-ci. Malgré ces avancées, nous gardons le cap sur le vote de cinq jours de grève qui aura lieu ce vendredi simultanément à Québec et à Montréal », de conclure monsieur Valiquette,

À propos
Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce (FC–CSN) compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Manifestation contre la réforme Barrette à Trois-Rivières

Dans le cadre de la campagne Ma place en santé, j’y tiens, environ 300 travailleuses et des travailleurs de la santé et des services sociaux de la région de la Mauricie ont tenu un barbecue festif afin de se faire entendre contre la réforme du ministre de la Santé et des services sociaux, Gaétan Barrette.

« Cet événement vise à manifester notre ferme opposition au projet du ministre de la Santé qui file tout droit vers la démolition de notre réseau de soins universels. Depuis l’élection du gouvernement libéral, on assiste à des compressions sans précédent et à la privatisation grandissante des services. Et nous ne sommes pas alarmistes!

Chaque jour apporte une nouvelle illustration de privatisation du réseau. Tout récemment, par exemple, le ministre annonçait 22 millions d’investissements visant exclusivement à développer les services privés à domicile. Pourtant, il est urgent d’investir dans le système public de santé et de services sociaux pour répondre efficacement à la demande grandissante de soins. Si on n’arrête pas le gouvernement maintenant, les lendemains seront très durs pour la population », a dénoncé d’entrée de jeu Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Enjeux et impacts
« Toutes les catégories de personnel confondues dans le réseau de la santé et des services sociaux subissent les effets des mesures Barrette. L’alourdissement de la charge de travail est énorme et a des effets concrets sur la qualité des services. Voir le ministre de la Santé tout faire pour donner au privé une emprise irrémédiable sur notre système de santé et services sociaux est extrêmement préoccupant », a enchaîné Frédérick Beaulieu, président du Syndicat du personnel de bureau du CSSS de Trois-Rivières FSSS–CSN

« Le ministre tente de centraliser les services de soins psychosociaux qui ont fait leurs preuves autour d’une approche axée sur un modèle médical. Ce faisant, nous sommes en train d’assister au démantèlement pur et simple des CLSC et des services psychosociaux universels pour les populations vulnérables qui en ont besoin. Celles-ci risquent d’avoir du mal à pouvoir obtenir les soins et services qui leur sont absolument nécessaires. Il faut l’arrêter à tout prix », a poursuivi Frédérick Beaulieu.

« Nos services de santé et nos services sociaux, ce ne sont pas des business. Nous avons à cœur le bien-être des gens et cela ne peut pas se résumer à des colonnes de chiffres. Avec le démantèlement des CLSC ou les coupes dans la prévention et la santé publique, le gouvernement est en train d’imposer un modèle encore plus centralisé et éloigné de la population. Un modèle qui gravite de plus en plus autour des médecins et qui répond davantage à leurs besoins qu’à ceux des citoyennes et des citoyens. Nous ne voulons pas du modèle de Gaétan Barrette et il est hors de question que nous assistions passivement au saccage des services », a conclu Loraine Dugas, vice-présidente du conseil central du Cœur-du-Québec (CCQ–CSN).

À propos de la CSN
La CSN est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

À quand plus de femmes dans les structures décisionnelles?

Blogue de Véronique de Sève

Une réelle égalité entre les femmes et les hommes passe nécessairement par plus de femmes dans des postes de pouvoir, y compris en politique. Et le retrait récent de Véronique Hivon de la course à la chefferie du Parti québécois met en lumière le nombre encore trop faible de femmes qui tentent leur chance pour occuper ce genre de fonctions. Pourquoi en 2016 retrouve-t-on encore si peu de femmes dans les hautes sphères du secteur public et privé? La chroniqueuse Marie-Claude Lortie commentait récemment un nouveau sondage Léger Marketing témoignant de l’ambition professionnelle similaire entre les femmes et les hommes. Alors que se passe-t-il?

À la fin des années 70, aux États-Unis, la notion de plafond de verre a émergé pour désigner les obstacles qui empêchent les femmes d’accéder à des responsabilités majeures. Ce concept demeure toujours d’actualité. En politique, il est clair que les partis manquent à leur rôle de leader en ne faisant pas élire suffisamment de femmes dans les différents parlements. Le manque d’efforts dans le recrutement de candidates n’aide pas la cause. Mais pour comprendre ce qui freine les femmes, il faut aussi s’intéresser à la sphère privée. Certes, elles ont ces dernières années massivement gagné les universités et les milieux de travail, mais elles restent encore celles qui s’occupent majoritairement des responsabilités familiales. Bien que les choses changent, l’inégalité se fait encore sentir au sein des couples.

Malgré la présence d’hommes sensibilisés à la place des femmes dans les structures décisionnelles et quelques lois égalitaires gagnées de haute lutte, force est de constater la lenteur des progrès pour que les femmes puissent accéder à des échelons supérieurs. Des résolutions comme celle des jeunes libéraux, qui viennent de rejeter la parité femmes-hommes au sein de leur propre parti, tendent à démontrer que l’univers politique québécois s’accordera encore longtemps selon le genre masculin. De nos jours, les femmes occupent le plus souvent des postes importants en période de turbulence, ce que la journaliste Noémi Mercier appelle la falaise de verre. Et le risque de rater le sauvetage est d’autant plus important lorsqu’on navigue en eaux agitées.

Le milieu syndical, dont je suis moi-même issue, n’échappe pas à la difficulté pour les femmes de s’engager. Militer, pour elles, c’est avoir un triple agenda réparti entre les tâches domestiques, la vie militante et la vie au travail. C’est un frein plus qu’évident. Malgré un nombre de militantes en augmentation, la participation des femmes aux exécutifs syndicaux de certains secteurs économiques progresse lentement. En outre, la précarité qui guette davantage de femmes que d’hommes, la réalité du travail à temps partiel et une rémunération moindre pèsent lourd sur les capacités de beaucoup de femmes à soutenir un engagement syndical ou politique.
Des organisations ont mis en place différentes solutions pour favoriser leur implication : prises de parole hommes-femmes en alternance, télétravail, aménagements d’horaires de rencontre, etc. La CSN a aussi adopté le Programme pour l’accès à une représentation équitable des femmes (PAREF) et s’est positionnée en faveur de la déclaration pour la parité femmes-hommes du groupe Femmes, politique et démocratie. Tous les gestes, aussi petits soient-ils, doivent être posés pour accéder à une réelle parité dans les organisations. Mais bien sûr, il reste beaucoup de travail à faire.

Cet automne, des femmes réussiront peut-être à se faire élire à l’issue des deux courses à la chefferie, soit celles de Projet Montréal et du Parti québécois, ainsi que des élections partielles prévues prochainement. Quoi qu’il en soit, tant que les revendications spécifiques des femmes en faveur d’une réelle égalité des genres seront ignorées, elles auront plus de mal à se tailler une place et à se faire les leaders de changements dans la société. Il est temps que ça change.

Vote d’une nouvelle banque de cinq jours de grève

Ce vendredi 16 septembre, le secteur de l’hôtellerie de la Fédération du commerce (FC–CSN) continuera à intensifier ses moyens de pression en proposant l’adoption d’une nouvelle banque de cinq jours de grève. Deux assemblées générales régionales auront lieu à Québec et à Montréal et les syndicats participant à cette neuvième ronde de négociations coordonnées y seront invités.

« Lors de ces deux assemblées générales, nous allons inviter nos membres à accentuer leurs moyens de pression. Alors que nous préparons les deux assemblées générales qui entérineront les deux ententes de principe obtenues au Marriott Château Champlain et au Ritz-Carlton, nous poursuivons notre démarche coordonnée pour faire en sorte que ces deux règlements à la hauteur de nos attentes viennent tracer la ligne des autres ententes que nous espérons conclure rapidement », de déclarer Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération.

Rappelons que les deux ententes conclues sont d’une durée de quatre ans et que les augmentations salariales prévues sont de 3 % les trois premières années et de 4 % la dernière année. Celles-ci incluent des bonifications des indemnités de vacances et des gains importants touchant aux indemnités de départ. Les deux syndicats doivent prochainement entériner ces ententes en assemblée générale.

« Nous relançons le même message que nous avons formulé dès le début de cette négociation coordonnée : nous sommes prêts à négocier sérieusement des ententes qui vont satisfaire les parties, et ce, dans les plus brefs délais », de conclure monsieur Valiquette.

Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce (FC–CSN) compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Grève dans 10 hôtels

Ce vendredi 9 septembre, alors que le STT Ritz Carlton (FC–CSN) venait tout juste d’en arriver à une entente de principe in extremis avec l’employeur durant la nuit, dix syndicats de l’hôtellerie ont débrayé simultanément à 9 h 30 pour une durée de 24 heures.

Dans la région montréalaise, les syndicats du Gouverneur Place Dupuis, du Hilton Laval, du Holiday Inn Laval, du Quality Suites de Pointe-Claire, du Bonaventure et du Lord Berri ont participé au débrayage. À Québec, ce sont ceux du Hilton, du Delta, du Classique et de l’Hôtel Pur qui y ont pris part.

La CSN salue la nomination d’Eva Ottawa

La Confédération des syndicats nationaux salue la nomination de madame Eva Ottawa à la présidence du Conseil du statut de la femme (CSF).

« Pour la CSN, la venue d’une femme autochtone de la nation Atikamekw au CSF représente une excellente nouvelle. Ce choix judicieux nous interpelle vivement. Nous souhaitons qu’il soit le signal de la volonté de faire toute la lumière sur les trop nombreux cas de violences envers les femmes autochtones, de souligner Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN et responsable politique de la condition féminine. En ce sens, nous sommes tout à fait confiants que l’impressionnant parcours professionnel et politique de madame Ottawa en matière de justice et d’équité sera un atout majeur dans l’exercice de ses nouvelles fonctions. Nous avons hâte de travailler avec elle et avec le CSF et nous lui souhaitons la meilleure des chances. »

À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe au Marriott Château Champlain

La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce une entente de principe intervenue tôt ce matin entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Marriott Château Champlain (FC–CSN) et l’employeur. D’une durée de quatre ans, l’entente prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les trois premières années et de 4 % la dernière année, pour un total de 13 % sur quatre ans. Celle-ci sera présentée prochainement aux membres du syndicat en assemblée générale afin d’être entérinée.

« En plus des deux éléments de la plateforme commune, soient ceux touchant à la durée de la convention et aux augmentations salariales, le syndicat a réussi à obtenir des avancées significatives sur les deux autres revendications des syndicats participant à la 9e ronde de négociations coordonnées, de souligner Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique du secteur du tourisme de la fédération. Ils ont, entre autres, bonifié leurs indemnités de vacances et obtenu des gains importants relativement à la question des indemnités de départ. La FC–CSN considère donc avoir atteint l’ensemble des objectifs avec ce règlement. »

« Nous sommes heureux de constater que l’employeur du Marriott Château Champlain a compris que nos revendications étaient sérieuses, légitimes et qu’il avait tout à fait les moyens d’y répondre positivement. À deux jours du débrayage massif prévu ce vendredi, nous lançons donc un appel aux autres employeurs pour qu’ils prennent la juste mesure de ce règlement et qu’ils s’empressent d’offrir le même traitement à leurs salarié-es que celui obtenu aujourd’hui même par les employé-es du Marriott Château Champlain », de conclure monsieur Valiquette.

Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le groupe Réseau Sélection a les moyens de payer 1,50 $ l’heure sur trois ans

Après une ultime tentative de règlement d’un conflit qui dure depuis presque trois mois, les travailleuses et travailleurs des résidences privées pour aîné-es de La Roseraie et des Marronniers dénoncent le refus catégorique du groupe Réseau Sélection d’accéder à leur demande d’augmentation de 1,50 $ l’heure étalé sur trois ans.

Cette demande correspond à l’une des quatre priorités de la négociation coordonnée à laquelle participent 42 accréditations syndicales. Jusqu’à maintenant, 13 d’entre elles ont réussi à obtenir l’augmentation en question pour leurs travailleuses et travailleurs.

« L’an dernier, le propriétaire des deux résidences a annoncé un plan d’expansion de trois milliards de dollars en Amérique du Nord. En juillet dernier, il se targuait d’être sur le point d’implanter des établissements pour personnes âgées en Chine d’ici deux à cinq ans. Et il n’aurait pas les moyens de payer l’augmentation très raisonnable que demandent les employé-es en fonction des responsabilités qui leur incombent? Ce n’est pas sérieux », a dénoncé le représentant du secteur des centres d’hébergement privés pour aîné-es et président du syndicat des travailleuses et travailleurs de ces centres pour la région de Québec, Gilles Gagné.

« Il y a quelque chose que l’employeur n’a pas compris, a renchéri la présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, Ann Gingras. L’expertise des travailleuses et des travailleurs des centres d’hébergement privés, ça se paye. Ces employé-es sont de plus en plus sollicités pour prendre soin des aîné-es de la région et se dévouent jour après jour auprès de cette clientèle. Ils ont tout fait pour essayer de s’entendre avec l’employeur, mais ils ne signeront pas au rabais pour lui permettre de multiplier sur leur dos des profits démesurés destinés aux actionnaires. Nous allons tout mettre en œuvre pour les soutenir. »

« Les employé-es des deux résidences sont déterminés à poursuivre leurs moyens de pression pour se faire respecter et pour pouvoir offrir tous les services auxquels les personnes âgées sont en droit de s’attendre. L’employeur n’a pas d’autre choix que d’en prendre acte et d’agir », a conclu Nadine Lambert, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

Un échéancier précipité, estime la FNEEQ

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) demande à la ministre de l’Enseignement supérieur, Mme Hélène David, de prolonger le délai des consultations sur l’enseignement supérieur qui doivent se tenir du 6 au 14 octobre prochain. La FNEEQ–CSN salue néanmoins la volonté de la ministre de créer les conditions favorables à la collaboration plutôt qu’à la concurrence entre les réseaux universitaires et collégiaux ainsi qu’une cohérence dans l’enseignement supérieur.

Si le Conseil des universités du Québec est une idée sur laquelle plusieurs discussions et réflexions ont pu avoir lieu, il en est tout autrement du Conseil des collèges du Québec et de la Commission mixte de l’enseignement supérieur. « Il s’agit d’éléments nouveaux que nous voulons analyser et comprendre afin de bien mesurer l’ensemble des enjeux qui s’y rattachent, explique Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ–CSN. Plusieurs aspects méritent d’être étudiés et approfondis avant de pouvoir se positionner de façon définitive sur ces deux nouvelles structures. »

Rappelons que l’idée du Conseil des universités du Québec est issue du Sommet sur l’enseignement supérieur de 2013. La CSN a alors accueilli avec intérêt cette proposition en insistant pour qu’un tel conseil ait pour objectif de partager une vision commune du développement des universités, d’améliorer la coordination et la cohérence entre les établissements, tout en respectant leur autonomie, et non pas de contrôler la qualité de l’enseignement supérieur. Pour la CSN, il est impératif que ce conseil soit composé d’une majorité claire d’acteurs de la communauté universitaire.

La FNEEQ–CSN s’explique mal qu’on veuille précipiter des réflexions et des débats aussi importants pour l’avenir et la qualité de l’enseignement supérieur au Québec. « Nous déplorons que la ministre David envisage de tenir ces consultations dans un horizon si bref, elle ne semble pas comprendre que nous devons réfléchir, analyser et surtout consulter nos membres avant de pouvoir se prononcer sur de tels enjeux. Un délai d’un mois, c’est non seulement déraisonnable, mais c’est également ne pas être attentif aux réalités du travail des enseignantes et des enseignants qui doivent faire partie intégrante des réflexions sur l’enseignement supérieur », déplore Caroline Senneville. « Enfin, si la ministre croit au sérieux d’une telle consultation, elle doit donner le temps à ses mandants de rencontrer l’ensemble de la communauté de l’enseignement supérieur québécois », conclut-elle.

Journée de débrayage massif le 9 septembre prochain

La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce un débrayage massif le 9 septembre prochain. À ce jour, neuf syndicats de l’hôtellerie se sont dotés d’une banque de 72 heures de grève et un syndicat possède un mandat de grève générale illimitée.

« Partout au Québec, la saison touristique 2016 s’annonçait tout simplement exceptionnelle et les données publiées aujourd’hui même confirment ces prévisions, plus élevées qu’en 2015, une autre année considérée record. Tout le secteur hôtelier québécois carbure à plein régime. Une très grande part de cette activité repose sur le travail des travailleuses et des travailleurs de l’hôtellerie, précise Michel Valiquette, trésorier de la FC–CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Toutefois, à la lumière de l’évolution des négociations actuelles, nous constatons que les employeurs ne semblent pas pressés de redonner à leurs salarié-es la juste part qui doit leur revenir. Les demandes que nous avons déposées demeurent légitimes et les membres le démontrent pleinement en adoptant des mandats forts qui exercent la pression nécessaire à l’atteinte de leurs objectifs. Nous sommes déçus de l’attitude des patrons qui nous forcent à en arriver là mais nous sommes confiants de pouvoir arriver à un règlement avant le 9 septembre. Nous réitérons donc notre invitation : les employeurs doivent négocier sérieusement aux différentes tables afin de conclure dès que possible des ententes. »

Depuis lundi dernier, cinq autres syndicats de la région montréalaise ont tenu un vote à scrutin secret afin de se doter d’un mandat de 72 heures de grève. Les résultats des votes sont les suivants : le STT du Marriott Château Champlain (FC–CSN) a adopté la proposition à 86 %, le STT Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (FC–CSN) a également voté en faveur à hauteur de 86 %, le vote du STT de Hilton Laval (FC–CSN) fut positif à 100 %, le résultat du scrutin du STT de l’Hôtel Quality Suites Pointe-Claire (FC–CSN) a atteint 100 % et le ST du Bonaventure (FC–CSN) a appuyé la résolution à 93%. La semaine dernière, quatre syndicats de Québec ont adopté des banques de 72 heures de grève dont certaines sont déjà entamées. Il s’agit du STT de Hilton Québec (FC–CSN) à 97 %, du SE de l’Hôtel Delta Québec (FC–CSN) à 85 %, du STT de l’Hôtel Pur Québec (FC–CSN) à 95 % et du STT de l’Hôtel Classique (FC–CSN) à 100 %. Dans la région de l’Estrie, le STT de l’Hôtel Quality (FC–CSN) de Sherbrooke a adopté un mandat de grève générale illimitée à 100 %.

De nouvelles assemblées générales sont prévues dans les prochains jours.

Quatre demandes

Rappelons que les quatre demandes incluses dans la plate-forme commune sont réalistes et légitimes : 1) obtenir davantage de reconnaissance pour nos années de service en améliorant nos indemnités de vacances; 2) obtenir une meilleure protection des emplois et de meilleures compensations; 3) consentir une convention collective de quatre ans, mais pas sans contrepartie et; 4) profiter de la croissance prévue dans notre secteur d’activité.

Le secteur de l’hôtellerie de la FC–CSN regroupe près de 5000 membres dans 57 syndicats. La Fédération du commerce (FC–CSN) compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.