Plus de 240 membres du Syndicat des travailleurs (euses) en centre de la petite enfance de l’Outaouais (STCPEO–CSN) des CPE membres de l’association patronale étaient réunis en assemblée générale mercredi midi.
Ceux-ci se sont prononcés à 89 % en faveur d’un vote de grève pouvant aller jusqu’à une grève générale illimitée.
Toutefois, dans un souci d’ouverture et dans le but de maintenir une bonne relation avec les parents directement concernés par cette grève, les membres ont décidé de retourner au travail ce vendredi et ainsi donner l’opportunité aux agents négociateurs de régler une fois pour toutes les différends les opposant.
Des journées de négociation sont prévues les 24 et 25 mars prochains. Ce sera là l’occasion toute choisie pour l’employeur de faire le nécessaire dans le but d’en arriver à une entente satisfaisante pour les parties.
Fait à noter, contrairement aux dires de l’employeur, l’enjeu des présentes négociations ne se limite pas aux horaires des pouponnières, mais plutôt aux demandes incessantes de la partie patronale de gruger dans les acquis des salarié-es, notamment en modifiant leur durée de travail et leurs horaires, ce qui peut avoir des conséquences majeures sur le revenu des travailleuses.
« Nous voulons obtenir un règlement satisfaisant pour nos membres. La partie syndicale avait avisé l’employeur qu’elle était disponible pour négocier toute la semaine. Pour sa part, l’employeur n’a fait aucun retour sur cette possibilité. Nous avons le week-end prochain pour tenter d’en arriver à une entente. Les membres ont été clairs, il faut régler ! » affirme Mélanie Beauchamp, présidente du STCPEO–CSN.
À propos
Le syndicat des travailleurs (euses) en centre de la petite enfance de l’Outaouais (STCPEO–CSN) est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle représente plus de 110 000 membres dans toutes les régions du Québec. Il est aussi affilié au Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CSN) et est également membre de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui regroupe plus de 300 000 syndiqué-es issus de tous les secteurs d’activité.



« Confier le soutien à domicile à des agences de personnel est une décision mal avisée, soutient le vice-président de la FSSS–CSN, Guy Laurion. Les ASSS du secteur public jouent un rôle névralgique. Elles sont bien formées spécifiquement pour jouer ce rôle et elles sont les yeux et les oreilles de toute l’équipe interdisciplinaire des établissements. Ce sont elles qui voient les patients à domicile sur une base régulière. Les remplacer par des salarié-es au salaire minimum, sans aucune protection et qui n’ont pas nécessairement la même formation est un véritable scandale. Que des entrepreneurs privés puissent engranger des marges de profit sur le travail d’une majorité de femmes, sur le dos des aîné-es et des plus vulnérables de notre société, est tout à fait inacceptable. »