La mission placée en situation de vulnérabilité

Les travailleuses et les travailleurs du Centre jeunesse de Montréal qui interviennent auprès des jeunes en difficulté s’inquiètent que leur mission sociale puisse être mise en péril. L’intégration des centres jeunesse dans une nouvelle méga structure à haute vocation médicale, soit les Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS) qui découlent de l’adoption du projet de loi 10, laisse déjà présager que les missions à caractère social, dont celle des centres jeunesse, risquent fort de ne pas être une priorité des CIUSSS.

« Si l’on regarde l’intégration des CLSC dans les CSSS, il y a plus de 10 ans, la mission sociale s’est sérieusement effritée. Avec ces paramètres, nous craignons que le passé risque d’être garant de l’avenir. Ce sont principalement des médecins qui siègent dans les conseils d’administration des CIUSSS ! Je crains que lorsque l’on devra choisir entre une nouvelle salle d’opération et une unité d’intervention pour les cœurs brisés d’enfants, on va pencher pour la première option », déplore la présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Centre jeunesse de Montréal (SSTCJM), Sylvie Théorêt.

De plus, de nombreux psychologues pourraient quitter le réseau alors que le gouvernement du Québec cherche à éliminer leurs primes dans le cadre des négociations pour le renouvellement des conventions collectives du secteur public. « Ces psychologues vont aller travailler ailleurs et c’est une expertise précieuse que l’on va perdre », dénonce Luc Bastien, vice-président régional de la FSSS-CSN.

Dans une série de huit événements, qui se déroulent durant tout le mois de juillet, les travailleuses et les travailleurs du Centre jeunesse de Montréal dénoncent vivement les dernières offres salariales du gouvernement (3 % d’augmentation sur 5 ans) ainsi que son intention de leur faire assumer des reculs majeurs au niveau des conditions de travail acquises depuis plus de 30 ans. Ils manifestent aujourd’hui devant le site du Mont Saint-Antoine.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Centre jeunesse de Montréal représente 2500 membres répartis à travers une cinquantaine de titres d’emploi. La CSN a été fondée en 1921 et est composée de près de 2000 syndicats à travers huit fédérations, dont la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). La CSN regroupe plus de 325 000 membres, incluant les quelque 127 000 de la FSSS.

La CSN fait son entrée au CPE Clin d’œil de Lavaltrie

Les employées du CPE Clin d’œil sont maintenant syndiquées avec la CSN. La Commission des relations du travail a accordé le 18 juin 2015 son accréditation au Syndicat des travailleuses en service de garde de Lanaudière-CSN, qui regroupe 45 éducatrices et cuisinières du CPE Clin d’œil.

« C’est la première fois dans leur histoire que ce groupe de salariés se donne un syndicat », souligne Gilles Lapierre, conseiller syndical à la CSN.

Le Syndicat des travailleuses en service de garde de Lanaudière – CSN regroupe plus de 10 CPE et représente plus de 350 éducatrices, cuisinières et employées de bureau.

Il reviendra à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) de négocier leurs prochaines conditions de travail.

Le conseil central regroupe 89 syndicats représentant 13 000 travailleuses et travailleurs.

Fondée en 1921, la CSN représente pour sa part plus de 300 000 travailleuses et travailleurs.

Un nouveau dortoir au camp le Saisonnier de Leucan

Leucan et les entrepreneurs-athlètes de la cohorte 6 de l’École d’Entrepreneurship de Beauce (EEB) sont heureux d’annoncer, dans le cadre du camp Vol d’été Leucan-CSN au camp le Saisonnier, l’ouverture officielle de NISHK – Le refuge de Vincent, un nouveau bâtiment conçu pour aider les familles de Leucan à traverser la dure épreuve du cancer.

Ce dortoir, baptisé en l’honneur du petit garçon de la mère-fondatrice du projet, madame Céline Charbonneau, est adapté aux besoins particuliers des enfants malades et de leur famille. Il se veut un repère pouvant offrir un moment de répit, un temps d’arrêt, dans une période difficile de leur vie. Nécessitant des investissements de 300 000 $, cette construction unique a été rendue possible grâce à l’union exceptionnelle de 24 entrepreneurs de partout au Québec, participant au programme Élite de l’École d’Entrepreneurship de Beauce, grâce à la précieuse collaboration de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ainsi qu’à Leucan.

Dans l’esprit de « donner au suivant », les membres de la CSN-Construction, les entrepreneurs-athlètes et plusieurs fournisseurs ont offert leurs services bénévolement, ce qui a permis de livrer tout à fait gratuitement ce magnifique dortoir. « Nous sommes fiers de la collaboration extraordinaire déployée par tous les intervenants impliqués dans le projet », soutiennent les entrepreneurs-athlètes de la cohorte 6 de l’École d’Entrepreneurship de Beauce. « C’est la force du travail commun qui a rendu possible la réalisation et la réussite de NISHK – Le refuge de Vincent et qui permettra d’aider des enfants atteints du cancer, et leur famille, à traverser cette dure épreuve que la vie leur impose. »

Les premières familles seront accueillies dès la semaine prochaine. Les installations permettent d’offrir un hébergement à l’année et, de cette façon, de bonifier les services que Leucan offre déjà aux personnes touchées par la maladie. Nous espérons que, dans les murs de NISHK – Le refuge de Vincent, elles trouveront le réconfort et le repos dont elles ont besoin.

Les travailleuses et les travailleurs choisissent le SCRC (FNC-CSN)

Aujourd’hui, le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) a dévoilé le résultat du vote à l’issue duquel près 3000 travailleuses et travailleurs ont fait leur choix entre le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) et le Syndicat canadien de la fonction publique 5757 (FTQ).

« Nous sommes très heureux du résultat de cet important vote imposé par l’employeur. Pour le SCRC, il s’agit d’un gain important à l’issue d’une campagne qui dure depuis plusieurs mois et qui a demandé environ trois ans de réflexions et de consultations. Notre syndicat a été choisi par la majorité et nous représenterons désormais environ 3000 membres avec qui nous allons travailler pour négocier de bonnes conditions de travail, favorisant une production et une diffusion publiques digne de ce nom à la population du Québec et de Moncton », précise Isabelle Montpetit, présidente du SCRC.

Rappelons que Radio-Canada a demandé le 31 mai 2012 au CCRI de revoir la structure syndicale de ses employé-es travaillant au Québec et à Moncton. Le vote s’est déroulé dernièrement, soit du 15 au 26 juin dernier.

« Pour la FNC-CSN, le résultat de ce vote confirme la place prépondérante qu’elle occupe dans le secteur des médias. Nous étions déjà l’organisation syndicale la plus représentative, cela explique, en grande partie, le choix exprimé par les travailleuses et les travailleurs de Radio-Canada. Afin d’améliorer leurs conditions de travail et, du même coup, de défendre et préserver la SRC, nous avons déjà longuement réfléchi au contenu de la convention collective que nous devrons négocier sous peu. Nos nouveaux membres seront à même de constater qu’ils ont fait le bon choix », souligne Pierre Roger, président de la Fédération nationale des communications-CSN.

« La CSN est fière du résultat de ce vote. Au nom du comité exécutif de la CSN, je désire saluer l’arrivée de nouvelles travailleuses et de nouveaux travailleurs au sein de notre confédération. Nous les remercions de leur confiance et nous leur garantissons toute notre solidarité. Nous les assurons de notre soutien indéfectible, de notre respect de leur autonomie et de notre appui, autant dans les décisions qui seront prises, que dans leurs efforts pour améliorer leurs conditions de travail », assure Jacques Létourneau, président de la CSN.

Avant la fusion, le Syndicat des communications de Radio-Canada représentait 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La compagnie doit fournir de réelles explications

Le Syndicat national des travailleurs et des travailleuses des pâtes et cartons de Jonquière inc. (CSN) a pris connaissance de la proposition du député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, et désire lui apporter son soutien. Il est impératif aux yeux des salarié-es que la compagnie réponde à leurs nombreuses questions et mette en œuvre une solution favorable pour la survie de l’usine.

Le syndicat est insatisfait des explications superficielles et insuffisantes données par les représentants de la compagnie basée à Atlanta, d’autant plus que l’usine avait développé un produit novateur, le RESPAK, dont l’avenir semblait prometteur. « Si les chiffres étaient si désastreux et le besoin d’investissement si grand, la direction de la compagnie ne devrait pas avoir peur de répondre à nos questions, affirme René Gélinas, Président du syndicat. Pour le moment, on a l’impression que c’est la recette du produit qui les intéressait, quitte à délocaliser sa production. D’ailleurs, est-ce que Cascades a vendu son usine de Jonquière à des fins de démantèlement ? »

René Gélinas presse donc le gouvernement libéral de répondre favorablement et de rendre possible rapidement une rencontre d’une délégation régionale et ministérielle avec les hautes directions de Graphic Packaging et de Cascades. Il s’attend aussi à ce que le premier ministre s’oppose à tout démantèlement des installations de l’usine avant que la lumière soit faite entièrement sur cette fermeture et les raisons qui l’ont provoquée.

À propos

Le Syndicat national des travailleurs et des travailleuses des pâtes et cartons de Jonquière inc. (CSN) regroupe quelque 112 salarié-es de l’usine de la Graphic Packaging Holding Company de Jonquière.

Tristesse et colère à Jonquière

Des sentiments de tristesse et de colère habitent les travailleurs et travailleuses de Graphic Packaging Holding Company (l’ancienne usine Cascades de Jonquière) à la suite de l’annonce de la cartonnerie de fermer définitivement ses portes, laissant à la rue 140 employé-es. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) dénonce d’ailleurs avec vigueur cette fermeture incompréhensible et sauvage.

Une fermeture temporaire de trois semaines de l’usine était prévue le 13 juillet parce que « le cahier de commande était vide, et que les inventaires étaient trop élevés », affirmait la direction. Force est d’admettre que le temporaire s’est rapidement transformé en permanent. « En décembre dernier, quand Cascades a été vendue à cette compagnie américaine, on craignait que la technologie de production soit exportée, puis abandonnée chez nous. Malheureusement, nos craintes se sont confirmées.

Est-ce que Graphic Packaging prévoyait déjà le démantèlement de l’usine de Jonquière lorsqu’elle l’a achetée de Cascade? Voulait-elle simplement mettre la main sur notre savoir-faire? » s’interroge avec dépit Manon Tremblay, vice-présidente du Conseil central Saguenay-Lac-Saint-Jean – CSN. Selon la compagnie, la décision a été prise à la suite d’une évaluation approfondie des capacités de production des installations de Jonquière, des coûts qui y sont associés et de la demande du marché pour ses produits.

Une explication qui ne fait pas dérager le président du Syndicat national des travailleurs et travailleuses des pâtes et Cartons de Jonquière inc. (CSN), René Gélinas. « C’est une surprise, parce qu’ici, les employés ont fait beaucoup d’efforts dans les cinq dernières années pour garder cette usine ouverte. Aujourd’hui, Graphic Packaging ferme l’usine parce qu’elle n’est pas capable de vendre notre carton ou encore parce qu’elle ne veut pas le vendre. Nous ne pouvons pas dire que la compagnie a fait les efforts nécessaires pour maintenir notre usine en activité, et ce, même avec RESPAK, un carton d’avenir que nous sommes fiers d’avoir développé, ici, à Jonquière. »

Les employés seront payés jusqu’à vendredi. La compagnie leur a proposé de les réaffecter dans une autre usine au pays. Graphic Packaging possède des usines dans les Cantons-de-l’Est, en Ontario et à Winnipeg au Manitoba. « Soyons sérieux, quand ça fait des années que tu es installé à Jonquière, tu n’as pas envie de recommencer à zéro que ce soit à Winnipeg ou dans les Cantons-de-l’Est. L’employeur fait une fermeture à rabais sur le dos des travailleurs et travailleuses, en lésinant sur le comité de reclassement et sur le préavis de licenciement. C’est terrible pour nos travailleurs, mais c’est aussi un dur coup pour l’économie de Jonquière », conclut Alain Lampron, président de la FIM.

Des idées, mais pas de moyens supplémentaires

À la suite d’une rencontre avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et après qu’une entente soit intervenue entre l’employeur Urgences-Santé et le Syndicat du préhospitalier, dans le cadre d’un arbitrage de grief patronal, celui-ci annonce la fin de son moyen de pression entamé il y a un peu plus d’un an. Rappelons qu’afin de souligner les problèmes de pénurie de ressources ambulancières, le syndicat avait appelé ses membres à ne plus facturer les usagers si le temps écoulé entre les appels les plus urgents et l’arrivée de l’ambulance excédait 15 minutes.

Un problème enfin reconnu L’entente intervenue le jeudi 9 juillet prévoit la cessation du moyen de pression, sans admission de la part du syndicat, parce qu’enfin le problème est reconnu par le Ministère et l’employeur. D’ailleurs, les parties ont tenu une rencontre le mardi 7 juillet afin de poursuivre les discussions visant à réduire le temps de réponse et à améliorer l’offre de service. Lors de cette rencontre, le MSSS s’est dit satisfait du rapport final sur l’organisation du travail, résultat d’un consensus entre le syndicat et Urgences-santé. Ainsi, les recommandations, qui visent notamment l’amélioration de l’offre de service, pourront être mises de l’avant sans contestation.

« Après avoir eu l’impression de prêcher dans le désert, on sent maintenant que le problème est admis et que les différents intervenants ont la volonté de se mettre en mode solution », fait remarquer Réjean Leclerc, président du syndicat, pour qui le problème n’est pas pour autant réglé.

Des pistes de solutions intéressantes, mais insuffisantes Lors de la rencontre avec le MSSS et Urgences-santé, plusieurs pistes de solutions ont été envisagées, notamment en ce qui a trait au temps d’intervention intrahospitalier. « Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’une portion importante du temps de réponse dépend des centres hospitaliers sur lesquels nous n’avons pas de prise. Le Ministère semble avoir compris que pour libérer rapidement une ambulance, il doit convenir de mesures applicables aux centres hospitaliers afin de réduire les délais de prise en charge du patient », explique Réjean Leclerc. Le MSSS évalue également la possibilité qu’Urgences-santé développe le transport alternatif, entre autres pour le transport interétablissement, et ce, en utilisant l’expertise de paramédics en fin de carrière. Le syndicat a également appris que la direction médicale du secteur préhospitalier révisait la priorisation des appels.

Cela dit, le syndicat est déçu de constater que ces solutions devront se faire dans les limites des budgets déjà alloués. « On reconnaît le problème, on semble développer des idées et puis on nous dit carrément qu’en période d’austérité, cela devra se faire sans argent frais », déplore Réjean Leclerc. Même réaction du côté de la FSSS-CSN. Le vice-président, Dany Lacasse, insiste sur le fait « que malgré les bonnes intentions, il faudra tôt ou tard investir et cela devra se faire sur l’ensemble du réseau. On ne peut pas couper d’un côté en pensant que cela n’aura pas d’effet sur l’ensemble du système. Il faut davantage de ressources humaines et matérielles et pas seulement pour le préhospitalier ».

Pour sa part, le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS-CSN, Jean Gagnon, entend suivre la situation de près : « Bien que le problème semble admis du côté du MSSS, les paramédics de Montréal-Laval ne pourront pas tenir le rythme qu’ils ont connu ces dernières années. » Ce sur quoi Réjean Leclerc renchérit : « Ce n’est pas un enjeu exclusivement syndical, c’est une question de santé publique, tout le monde a intérêt à ce que ce problème soit durablement réglé. »

À propos du syndicat


Le Syndicat du préhospitalier représente les 950 paramédics à l’emploi de la Corporation d’Urgences-Santé. Il est affilié à la FSSS-CSN qui compte près de 130 000 syndiqués-es œuvrant dans les secteurs public et privé. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 325 000 membres présents dans la plupart des secteurs d’activité.

Les syndiqué-es disent non à un choix idéologique lourd de conséquences

Le syndicat des employés-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ) la FEESP-CSN ainsi que la CSN tiennent à réagir aux rumeurs concernant la fin du monopole de la SAQ, qui serait recommandé par la commission Robillard et dont La Presse du 8 juillet faisait mention. Selon le quotidien, le second volet du rapport de la Commission Robillard suggère que l’arrivée de la concurrence serait bénéfique pour l’économie et pour la variété de produits offerts, tout en étant neutre pour les recettes de l’État.

Pour la CSN, la privatisation ou l’ouverture à la concurrence n’est pas un gage d’amélioration des services comme certains le prétendent. L’exemple de l’Alberta démontre qu’un marché privé et concurrentiel n’améliorera en rien la situation du consommateur. « Les bienfaits présumés de la privatisation et de la concurrence relèvent de la pensée magique. Cette position idéologique n’est pas justifiée et est sans fondement », affirme Pierre Patry, trésorier de la CSN.

Pour ces trois organisations syndicales, il faut élargir le débat et le sortir des stricts arguments financiers. « Ces discours comptables sont non seulement simplistes, mais ils ne reflètent pas la réalité. La SAQ c’est bien plus qu’une colonne de chiffres et des recettes gouvernementales », affirme Marc-André McSween, vice-président du SEMB-SAQ.

C’est selon ce discours tendancieux du « tout comptable » que la syndicalisation des employé-es de la SAQ serait en partie responsable des prétendus déboires de la société d’État. Pour la FEESP-CSN, loin d’être négative, la syndicalisation permet aux salarié-es d’obtenir des salaires et des conditions décentes, ce qui contribue à la stabilité de la main-d’œuvre, et ultimement à la qualité du service offert. De plus, rappelons que de meilleurs salaires équivalent à de meilleures recettes fiscales pour le gouvernement. « Et surtout, la syndicalisation permet de réduire la précarité en emploi, ce qui est clairement un avantage dans une société juste et égalitaire », insiste Nathalie Arguin, secrétaire-générale de la fédération.

À propos

Le syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (CSN) représente quelque 5500 membres répartis sur tout le territoire du Québec. Il est affilié à la Fédération des employés et employées de services publics-CSN qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le gouvernement et PFR doivent maintenant poser des gestes concrets

La CSN et la Fédération de l’industrie manufacturière accueillent favorablement le sursis de 12 mois accordé par Forest Stewardship Council (FSC) en rapport avec la certification perdue par Produits forestiers Résolu (PFR). Les organisations syndicales demandent depuis plusieurs mois que les différents acteurs impliqués se concertent afin de dénouer l’impasse actuelle qui menace la pérennité de centaines d’emplois.

Maintenant que le gouvernement et Résolu ont obtenu ce délai, « il faut qu’ils posent des gestes concrets et durables afin de mettre en place les conditions optimales qui permettront à la compagnie de récupérer sa certification, affirme Jacques Létourneau, Président de la CSN, il faut cesser chercher des coupables et passer à l’action pour sauver les emplois. »

Pour la FIM, ce sursis est la preuve que ses démarches des derniers mois ont porté fruit. En décembre 2014, elle avait obtenu une extension de six mois et aujourd’hui, grâce au travail de tous, c’est un délai supplémentaire de 12 mois qui est accordé. Toutefois, bien qu’optimiste, son président Alain Lampron, demeure inquiet. Il insiste sur le fait que le travail doit se faire maintenant, « ce n’est pas dans 11 mois qu’il faudra agir, c’est tout de suite et maintenant. L’enjeu est trop important pour s’asseoir sur nos lauriers en regardant les jours passer. »

La CSN et la FIM assurent tous les acteurs du dossier de leur collaboration en vue d’une sortie de crise favorable pour tous et toutes. « Si tous sont de bonne foi et prêts à faire le nécessaire, ils pourront compter sur nous le temps venu », annonce Alain Lampron.

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) qui rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. La FIM est présente dans l’ensemble du secteur forestier.

Fondée en 1921, la CSN est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

Mobilisation estivale aux Centres jeunesse Lanaudière

Le personnel syndiqué du Centre intégré de santé et des services sociaux de Lanaudière, section Centres jeunesse Lanaudière, s’est affiché cette semaine. Ils entendent se mobiliser également durant la période estivale pour rappeler à leur employeur, mais également au président du Conseil du trésor qu’ils rejettent catégoriquement les offres méprisantes du gouvernement ainsi que les reculs que le Comité patronal de négociation de la santé et des services sociaux (CPNSSS) souhaitent leur infliger durant la présente ronde de négociation.

Les travailleurs dénoncent la lenteur des négociations et rappellent que sans une réelle volonté de négociation, un affrontement se pointe à l’horizon. D’ailleurs, ils se sont réunis en assemblée générale à la mi-juin. Appuyés de leurs collègues clinique à 90 %; les votes ont été unanimes chez les infirmières, les employés de métiers auxiliaires et chez le personnel de bureau vers la planification de la grève cet automne si les négociations achoppent ou piétinent davantage cet été. Ils se réuniront d’ailleurs rapidement dès le retour des vacances en septembre pour prendre acte de l’état des négociations. « Devant autant de mépris, les travailleuses et les travailleurs n’accepteront pas de voir leur convention être charcutée de la sorte. Nous demandons du respect et de la reconnaissance pour notre travail que nous effectuons au quotidien pour le bien-être des enfants de la région! S’il faut envisager la grève, nous le ferons! » rappelle le président du Syndicat des personnes salariées des Centres jeunesse Lanaudière – CSN, Kevin Newbury.

L’exécutif syndical entend maintenir la pression sur l’employeur par différents moyens d’action de visibilité au sein même des Centres jeunesse, car ils sont en mesure d’indiquer au CPNSSS que leurs travailleurs ne tolèreront pas autant de reculs. Les délégués syndicaux rappellent que leurs membres, majoritairement des femmes, ont fait leur part depuis les dernières décennies. En plus de subir un alourdissement substantiel de leurs tâches, des problématiques grandissantes chez la clientèle, ils ont subi des décrets, des lois spéciales, des gels salariaux et de faibles augmentations qui n’a cessé de les appauvrir. « Nos travailleurs ont raison d’être indignés et de demander un peu de respect! » tonne monsieur Newbury.

En plus d’actualiser le plan d’action en appui à la négociation de la Fédération de la santé et des services sociaux, les syndiqués participeront à des moyens locaux supplémentaires.

Le SPSCJL-CSN représente tout près de 600 membres chez les infirmières, du personnel auxiliaire, de bureau et de l’administration ainsi que du personnel technicien et professionnel de la santé et des services sociaux. Il est affilié au Conseil central de Lanaudière (CSN), à la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

La CSN dénonce l’attaque des conservateurs fédéraux contre le mouvement syndical

La Confédération des syndicats nationaux dénonce avec véhémence l’adoption du projet de loi antisyndical C-377. Cette loi imposera aux organisations syndicales de dévoiler des informations sensibles et stratégiques que nulle autre organisation civile n’est tenue de rendre publiques. Avec d’autres organisations syndicales et civiles, la CSN déploiera d’ici les prochaines élections tous les moyens nécessaires pour exiger le retrait de cette loi antidémocratique, tout en contestant sa validité.

Pour la CSN, le projet de loi C-377 obligera les syndicats à rendre publiques toutes leurs dépenses de plus de 5000 $ et la ventilation détaillée de toutes celles qui correspondraient à des activités non reliées à la négociation des conditions de travail avec les employeurs. Dans la foulée des lois antisyndicales américaines, les conservateurs souhaitent que les syndicats distinguent les sommes dépensées pour la négociation collective et celles en appui aux luttes sociales, comme la mobilisation contre la réforme de l’assurance-emploi et celle menée au Québec contre les politiques d’austérité qui visent les emplois et les services du secteur public.

« Le projet de loi C-377 représente une ingérence injustifiée et mesquine dans les affaires des organisations syndicales », fait valoir Pierre Patry, trésorier de la CSN. « La CSN rend déjà publics sur son site Internet ses états financiers et ses prévisions budgétaires votés par son congrès. À l’évidence, il s’agit d’une tentative des conservateurs de discréditer les syndicats, notamment sur le plan des revendications sociales, pour bureaucratiser leur fonctionnement et donner des armes supplémentaires aux patrons pour qu’ils soient informés du portrait financier des syndicats avant d’entreprendre une négociation. C-377 crée une situation de deux poids deux mesures, puisque les organisations patronales, les associations professionnelles et les organismes de charité, comme l’Institut économique de Montréal (!), ne seraient pas soumis au projet de loi. »

En outre, cette loi introduira un déséquilibre réel dans le rapport de force entre les travailleuses et les travailleurs et chaque employeur. En forçant le dévoilement des détails des opérations financières de plus de 5000 $, les employeurs pourront avoir accès à des informations sur les buts poursuivis par les syndicats et leurs stratégies de lutte tant syndicales que sociales. Les obligations imposées par C-377 vont alourdir passablement la gestion et la vie financières des organisations syndicales. Elle les obligera à compiler et à dévoiler des informations administratives touchant les salaires et les régimes de retraite de leurs employé-es, en plus de les contraindre à révéler la teneur des fonds d’appui aux luttes des travailleurs et à décrire des opérations qui correspondraient à des activités non reliées à la négociation des conditions de travail avec les employeurs.

Bref, les syndicats devront présenter des renseignements beaucoup plus détaillés que la législation en vigueur ne l’exige des sociétés cotées en bourse. Pour l’heure, les gouvernements de six provinces (Québec, Manitoba, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse, Alberta) se sont opposés à ce projet de loi. Le Barreau du Québec a également dénoncé le projet de loi C-377, qui cible d’une manière indue les organisations syndicales et qui vise à encadrer leur administration malgré les dispositions de la Loi constitutionnelle de 1867.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Une attaque frontale contre le mouvement syndical

Les organisations membres de l’Alliance sociale fustigent les méthodes antidémocratiques utilisées par le gouvernement de Stephen Harper qui a imposé sa majorité conservatrice pour manipuler le Règlement du Sénat, clore le débat et imposer le projet de loi C 377 qui forcera les organisations syndicales à divulguer de façon détaillée leurs états financiers.

« Il s’agit ni plus ni moins d’une stratégie antidémocratique nourrie par la volonté claire d’affaiblir le mouvement syndical. Ce projet de loi, réclamé à grands cris par les associations patronales et les groupes de pression de la droite canadienne, permettra aux opposants des groupes syndicaux d’avoir accès à une foule de renseignements qui ont un caractère stratégique, particulièrement en période de conflit de travail », dénoncent les porte-parole de l’Alliance sociale.

Rappelons que le projet de loi C-377 vise entre autres à obliger les organisations syndicales à publier sur le web leurs états financiers, les sommes accumulées dans leur fonds de résistance syndicale, les montants alloués aux campagnes de publicité pendant les périodes de négociation, le nom des firmes qui ont fait le travail, et bien d’autres informations sensibles.

Alors que les conservateurs ont essayé de faire passer dans l’opinion publique le projet de loi C 377 comme étant une mesure sur la transparence syndicale, il apparaît évident que la réelle volonté de ce gouvernement est de paralyser l’activité syndicale et de laisser croire à la population que les organisations syndicales ont des activités louches, qu’elles sont antidémocratiques et qu’elles doivent être mises au pas. D’ailleurs, des experts de tous les domaines affirment que la finalité de ce projet de loi est dans les faits de forcer les syndicats, leurs fournisseurs et d’autres entreprises avec lesquels ils travaillent à dépenser des millions de dollars et à consacrer des milliers d’heures à produire et à traiter des rapports de dépenses qui seront vérifiés et classés aux frais des contribuables.

Un discours hypocrite

L’Alliance sociale s’interroge également sur la véritable volonté de transparence exprimée par les conservateurs alors que seules les organisations syndicales seront touchées par ce projet de loi. En effet, le projet de loi C-377 s’en prend qu’aux syndicats, sans mettre de l’avant un traitement équivalent envers les associations de médecins, d’avocats et d’ingénieurs, les organisations représentant les intérêts des employeurs et du patronat, les chambres de commerce, les think tanks comme l’Institut Fraser ou l’Institut économique de Montréal (IEDM) ou les partis politiques fédéraux.

Les organisations membres de l’Alliance sociale tiennent finalement à rappeler que contrairement à ce que laisse entendre cette présumée volonté de transparence, les statuts des diverses organisations syndicales prévoient déjà la présentation de bilan des affaires financières et obligent à une vérification des états financiers par des bureaux accrédités et externes de comptables. Plus que toutes autres, les organisations syndicales sont tenues à la transparence en ce qui concerne tant la définition de leurs objectifs que leurs activités et états financiers. Elles sont déjà toutes redevables à leurs membres parce que ce sont eux et non pas l’ensemble des contribuables qui paient les cotisations.

De même, comme pour toute association sans but lucratif, tout syndicat est tenu de rendre des comptes en vertu des lois fiscales, tant à l’Agence du revenu du Canada qu’à Revenu Québec. Les états financiers sont ainsi divulgués en détail aux autorités fiscales qui en vérifient la conformité.

Les organisations membres de l’Alliance sociale contesteront devant les tribunaux la constitutionnalité du projet de loi C-377.

À propos de l’Alliance sociale

L’Alliance sociale représente plus d’un million de membres. Elle regroupe l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

Des hausses de coûts pour les patients, dénonce MQRP

Six organisations ont décidé de faire front commun pour témoigner leur opposition à la récente annonce du ministre Gaétan Barrette, qui a présenté la «normalisation» des frais facturés lors de consultations médicales et la fixation d’un prix uniforme comme solution afin de faire cesser les «abus» commis par certains médecins et cliniques qui facturent des frais illégaux ou démesurés aux patients. Ces organismes doutent qu’il s’agisse d’une solution pour régler le problème des frais accessoires, car ils y voient plutôt la consécration d’un système de soins à deux vitesses.

Le principe de la gratuité des soins au Québec se désagrège si l’on tient compte de la désassurance à la pièce des services et les frais exigés actuellement aux patients lors de visites en cliniques médicales. Ainsi, les patients doivent débourser de leurs poches des frais illégaux ou des frais déguisés en « coûts des médicaments et agents anesthésiques». Précisons que nul ne peut nier l’apport des cliniques médicales publiques à gestion privé au sein du réseau de la santé. Il est vrai que leur existence permet en grande partie de désengorger les listes d’attente en établissement. Cependant, il faut rappeler que la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) paie les honoraires des médecins qui pratiquent en clinique. Ces derniers reçoivent en plus des « frais de cabinet » pour compenser les différents frais d’exploitation hors-établissement. C’est lorsque la pratique à l’extérieur d’un établissement de santé devient plus lucrative pour le médecin que les listes d’attente s’allongent en milieu hospitalier.

La rentabilité avant l’intérêt des patients

Voilà le réel dysfonctionnement de notre système de santé : la logique de la rentabilité et du profit au détriment d’une couverture publique des soins et services qui va dans l’intérêt des patients et de leurs besoins. Ainsi, « Il est inacceptable qu’on autorise la facturation directe aux patients pour bonifier la rémunération des médecins. Cette pratique constitue une double facturation, interdite au Québec depuis le début du régime en 1970, qui serait en outre contraire à la Loi canadienne sur la santé», selon maître Verbauwhede, du cabinet d’avocats Grenier Verbauwhede à l’origine d’une requête pour autoriser un recours collectif sur la surfacturation.

«En contrevenant à la Loi canadienne sur la santé, le gouvernement du Québec risque de se voir imposer des pénalités financières, en pleine période de compressions dans les services à la population. Si on laisse le financement de la santé et des services sociaux se privatiser de la sorte, on s’en va tout droit vers un système de santé à l’américaine. Comment le ministre peut-il s’arroger le droit de décider, unilatéralement, que désormais, au Québec, tous ne seront pas soignés quand ils en ont besoin ?», affirme M. Jean Lacharité, vice-président au comité exécutif à la CSN. «Car il est commun que les patients ne puissent pas accéder aux soins ou aux traitements requis en raison de la barrière que constituent les frais accessoires», poursuit dans la même lignée Paul G. Brunet, président du Conseil pour la protection des malades.

Aucune acceptabilité sociale

« Nous avons été pour le moins étonnés des propos du ministre Barrette laissant sous-entendre une « acceptabilité sociale » des frais facturés dans les cliniques médicales publiques à gestion privée, indique Geneviève McCready, du Comité de lutte en santé de la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles. « Ce sont plutôt de nombreux échos d’indignation que nous avons recueillis. À ce jour, plus de 600 personnes ont témoigné de frais abusifs par le biais de notre Registre des frais facturés dans le cadre de la campagne « Mettons un frein aux frais! » du Comité de lutte en santé. De nombreux témoignages démontrent un problème flagrant d’accessibilité ».

De son côté, la représentante de l’Association des retraitées et retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec (AREQ-CSQ), Ginette Plamondon, précise que le problème d’accessibilité affecte particulièrement les plus vulnérables de la société et les personnes aînées : « D’année en année, le coût de la vie augmente de manière importante alors que les revenus des retraités stagnent, de sorte que leur pouvoir d’achat diminue sans cesse », affirme-t-elle. « Le ministre de la Santé nous berne lorsqu’il dit vouloir avaliser les frais facturés par les cliniques médicales sous prétexte que les gens acceptent cela ! Au contraire, les personnes aînées réitèrent leur refus de payer pour des frais qui devraient être couverts par le régime public ».

Et le bien-être de la population?

Par ailleurs, un prix uniforme tel qu’annoncé par le ministre Barrette qui tiendrait compte du prix coûtant des services et d’une certaine marge supplémentaire nous semble des paramètres qui concordent avec une logique de profit plutôt que d’être en fonction de la santé et le bien-être de la population. D’ailleurs, comment le comité tri-partite que souhaite créer le ministre entend-il déterminer un prix uniforme qui soit juste pour les patients sans tenir compte des inégalités sociales? Nous constatons l’absence de la voix des patients à la table. Nous aurions souhaité que cet exercice en soit un transparent qui suscite une réelle réflexion sur notre système de santé publique (et non pas une lutte d’intérêts entre différentes fédérations et associations qui tentent de jouer des coudes pour obtenir leur part du gâteau).

« Le ministre prétend régler le problème des frais accessoires, mais il l’amplifie en consolidant une pratique déjà abusive et souvent illégale. Il semble nous amener vers la légitimation du principe de l’utilisateur-payeur. Ce qui est contraire aux principes d’universalité et d’accessibilité aux soins qui sont à la base de notre système public », estime Dre Isabelle Leblanc, présidente de Médecins québécois pour le régime public (MQRP).

Le ministre Barrette ne nous fera pas avaler la pilule d’une privatisation en douce ! Il faut que cesse une fois pour toutes la facturation de frais aux patients lors de visites en cliniques médicales.

Une annonce fédérale qui n’en est pas une !

Le Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN) se dit très déçu de voir qu’Ottawa s’enlise dans des discussions « préliminaires » et interminables avec les propriétaires du chantier sur un éventuel octroi de contrat de ravitailleurs militaires alors qu’il s’attendait à une véritable prise de décision. Le Syndicat entend donc poursuivre son plan d’action lancé en mai dernier pour interpeller et exiger du fédéral sa part des contrats navals accordés à Vancouver et à Halifax.

Jean Blanchette, l’actuel président du Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN), ne cache pas sa frustration : « On se serait attendu à ce que le gouvernement fédéral annonce clairement sa décision de construire des ravitailleurs après toutes les interventions et les pressions exercées par les travailleuses et les travailleurs et par la compagnie au fil des derniers mois. Or, l’annonce d’aujourd’hui n’est rien d’autre qu’une tentative de reporter à plus tard une décision qui va encore nous pénaliser puisque les 234 travailleurs mis à pied en mai dernier vont devoir attendre des mois avant d’être rappelés au travail. Voilà pourquoi nous allons poursuivre les pressions pour obtenir notre dû ! »

Le 5 juin dernier, une centaine de syndiqué-es du chantier Davie, membres de la CSN, s’étaient massés pendant plusieurs heures devant les bureaux du ministre fédéral Steven Blaney, à Lévis, pour dénoncer le laxisme du gouvernement fédéral dans l’octroi des contrats, de même que les récentes mises à pied. En outre, tant les autorités locales, régionales et provinciales ont, tour à tour, réclamé que le chantier Davie puisse obtenir sa part des contrats fédéraux.

Pour Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches : « Ce qui choque dans cette décision, c’est de voir comment le gouvernement fédéral parle des deux côtés de la bouche. D’un côté, il affirme que les pourparlers avec Davie lui permettront de voir si le chantier peut fournir une solution provisoire dans un délai raisonnable et à un coût et un niveau acceptable, alors que dans le cas de la construction du brise-glace Diefenbaker par la firme Seaspan de Vancouver, c’est carrément le bar ouvert, le délai de livraison étant passé de 2017 à 2025 et les coûts de construction de $ 720 millions à 1,3 milliard de dollars ! Or, le chantier Davie a fait la démonstration qu’il pouvait être efficace et respectueux des coûts et des délais de production. En outre, le ministre Steven Blaney nous a fait croire depuis des mois qu’une décision sur l’octroi de contrat allait être prise rapidement alors qu’il n’en est rien ! »

Rappelons que le Chantier Davie, le plus important au Canada, a reçu en février dernier la prix « Meilleur constructeur naval nord-américain » par Lloyd’s List North American Maritime Awards 2015, devant la General Dynamics NASSCO, un important constructeur de navires militaires des États-Unis. C’est sans compter que le ministre Steven Blaney a lui-même reconnu au printemps 2014 et en avril dernier que le chantier avait acquis la capacité et l’expertise pour répondre aux besoins de construction navale du Canada.

À propos de la FIM-CSN

Le Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN) représente quelque 750 membres. Il est affilié à Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN (FIM-CSN) qui compte plus de 30 000 membres au Québec, ainsi qu’au Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN). Pour sa part, la CSN regroupe plus de 300 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

Le SCRC interpelle la direction

Le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) dénonce la lourdeur bureaucratique qui règne à Radio-Canada. Selon une étude réalisée par le syndicat, le ratio cadres-salarié-es est de un pour six aux services français de Radio-Canada. La direction de Radio-Canada affirme de son côté que ce ratio est de un pour neuf. Quel que soit le ratio exact, le syndicat considère que ce poids bureaucratique est démesuré et qu’il a un impact néfaste sur les employé-es : – Perte d’autonomie : les cadres se mêlent de plus en plus du travail des salarié-es et exercent dans certains cas une surveillance continuelle. – Dédoublement : certains cadres exécutent des tâches qui relèvent des salarié-es. – Surcharge de travail : de nombreux cadres continuent d’exiger la même quantité de travail total, même si le personnel est réduit. – Sentiment d’injustice : les compressions semblent viser davantage les salarié-es que les cadres. – Lourdeur bureaucratique en contradiction avec le discours qui parle d’alléger et de simplifier les processus.

« La direction de Radio-Canada ne s’attaque pas aux problèmes réels de l’entreprise. Plutôt que d’agir, on préfère nous faire répondre à des sondages futiles pour mesurer notre satisfaction par rapport à la direction. Le taux d’encadrement est un problème qui pèse lourd sur le climat de travail. La société a annoncé qu’elle allait revoir la structure de l’organisation. Nous souhaitons qu’il s’agisse d’une refonte et d’une simplification en profondeur, et non d’une simple réaffectation des personnes déjà en place », affirme Isabelle Montpetit, présidente du SCRC (FNC-CSN). Le SCRC (FNC-CSN) a demandé à rencontrer le président-directeur général Hubert T. Lacroix pour discuter de la nécessité de revoir la structure hiérarchique de la société d’État.

L’étude Bureaucratie obèse à Radio-Canada – Rapport du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) est disponible à l’adresse suivante : www.tousunis.org/2015/06/12/bureaucratie-obese-a-radio-canada/

Le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN), affilié à la Fédération nationale des communications-CSN et à la Confédération des syndicats nationaux représente 1500 membres au Québec et à Moncton.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les employés de Ben Deshaies inc. et BDI Transport inc. renouvellent leur convention collective

Réunis en assemblée générale le 20 juin dernier, les travailleuses et les travailleurs des compagnies Ben Deshaies inc. et BDI Transport inc. se sont prononcés à quatre-vingt-seize pour cent (96 %) en faveur des termes de leur nouvelle convention collective.

D’une durée de cinq ans, le contrat de travail de ces quelque 260 syndiqué-es, membres du Syndicat des employé-es de Ben Deshaies-CSN, affilié à la Fédération du commerce-CSN, prévoit des augmentations de salaire satisfaisantes. À titre d’exemple, le taux horaire à l’échelon maximal d’un commis de bureau classe 1 passe de 16,97 $ à 20,37 $ en janvier 2020. Un commis d’entrepôt voit son salaire passer de 16,27 $ l’heure à 19,67 $ en janvier 2020. Comme dernier exemple, un chauffeur-livreur de camion-remorque classe 1 verra son salaire passer de 19,82 $ l’heure à 23,22 $ en janvier 2020. Ce qui représente, en moyenne, des augmentations salariales entre trois et quatre pour cent par année.

Autres gains

Les employé-es enregistrent également des gains au chapitre des droits syndicaux, du régime de retraite, l’amélioration des bonis de Noël, des congés de maladie, etc.

Régime retraite

Un des plus grands gains de cette négociation, les employé-es ont obtenu leur premier régime de retraite simplifié à cotisation égale de l’employeur et des employés. Les employé-es verront également leur régime de retraite bonifié dès l’année 2017.

Congé de maladie

Les syndiqué-es ont aussi obtenu des gains au chapitre des congés de maladie. Désormais, ils jouiront de leur septième journée de maladie après huit ans d’ancienneté et de leur huitième journée de maladie après treize ans d’ancienneté.

Déclaration

Appelée à commenter, la présidente du syndicat, Christiane Côté, a déclaré : « Nous sommes très fiers d’avoir instauré notre premier régime de retraire. Grâce à la solidarité de nos membres, nous avons atteint nos objectifs, tant normatifs que salariaux. Un gros merci à notre comité de négociation qui s’est dévoué à la cause et à nos compagnons de travail pour leur solidarité.»

L’employeur et le syndicat n’ont pas eu besoin de recourir à leur droit de lock-out ou de grève.

La CSN dénonce les mesures d’austérité totalisant plus de 50 millions de dollars

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) dénonce la décision de la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, d’imposer des compressions budgétaires, dont 52 millions de dollars dans les centres de la petite enfance et dans les bureaux coordonnateurs. La CSN s’insurge d’autant plus que cette réduction du financement survient alors que le gouvernement vient d’imposer aux parents des hausses de leurs contributions.

Selon des informations diffusées ce matin, le ministère aurait arrêté son scénario de compressions budgétaires pour l’année 2015. Les CPE et les bureaux coordonnateurs devront assumer une réduction substantielle de leurs budgets de fonctionnement et devront piger dans leur surplus accumulés aux fins des immobilisations et des projets de rénovation. Ces coupes viennent s’ajouter aux 45 millions de dollars imposés par le précédent gouvernement pour l’exercice 2013.

« C’est clairement un leurre de croire que ces compressions n’auront pas d’impacts directs sur les services dispensés à des milliers d’enfants, lance Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. L’annonce de la ministre, aujourd’hui, va affaiblir passablement le réseau des CPE tel qu’on le connaît. On constate déjà les ravages des compressions dans plusieurs autres services à la population. Le secteur des services de garde n’est pas différent. C’est inacceptable. Personne n’a voté pour ça ! »

Nombre d’études ont démontré l’importance de la fréquentation de services éducatifs de qualité pour améliorer le développement global et le bien-être de l’enfant ainsi que pour accroître ses chances de réussite scolaire. « Avec ces compressions, le gouvernement fragilise à nouveau le réseau des CPE et des BC-CPE au détriment du volet éducatif des services de garde », conclut Véronique de Sève.

À propos des RSG et de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) regroupe plus de 130 000 syndiqué-es, dont 10 200 travailleuses et travailleurs en CPE et plus de 3000 responsables de service de garde en milieu familial. Pour sa part, la CSN est composée de près de 2000 syndicats regroupant plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

Selon un sondage, 75% des Canadiens n’ont jamais entendu parler de cet accord majeur de libre-échange

Selon un nouveau sondage, trois Canadiens sur quatre ignorent complètement que le gouvernement fédéral négocie un accord de libre-échange majeur, connu sous le nom de Partenariat transpacifique (PTP), qui aura d’importantes répercussions pour le Canada. Mené par le Environics Research Group pour le compte du Réseau pour un commerce juste (RCJ) en alliance avec le Réseau québécois sur l’Intégration continentale (RQIC), dont est membre la CSN, le sondage dévoile que 75% des répondant-es n’ont jamais entendu parlé du PTP, un accord international négocié avec onze autres pays côtiers du Pacifique et qui couvrirait plus du tiers du commerce mondial.

Le sondage révèle aussi que: Soixante-quinze pour cent des personnes interrogées sont inquiètes ou très inquiètes que les négociations de l’accord se tiennent dans le secret sans que la voix des parlementaires, de dirigeantEs syndicaux, d’environnementalistes ou d’autres experts de la société civile, ne puisse être entendue. Pas moins de 83 % des répondant-es sont inquiets ou très inquiets que l’accord puisse inclure des dispositions qui permettent aux entreprises multinationales de poursuivre les gouvernements au Canada devant des tribunaux spéciaux de commerce international – et non pas devant nos propres cours de justice – si elles estiment que des lois et règlements en matière de travail, d’environnement, de santé, ou d’autres normes dans une variété de domaines, contreviennent aux termes du PTP et entrainent des pertes de profits. En outre, 47 % des personnes interrogées sont d’avis qu’il est probable que le Canada perde des emplois avec le PTP, du fait que les compagnies canadiennes auraient le loisir de délocaliser leurs activités manufacturières et d’autres emplois vers des pays où les salaires sont beaucoup plus faibles, comme au Vietnam où le salaire horaire moyen est de 65 cents. Seulement cinq pour cent croient que l’accord créera des emplois au Canada, tandis que quarante-six pour cent ont dit ne pas disposer de l’information nécessaire pour répondre.

Le sondage réalisé auprès de 1,002 Canadiennes et Canadiens a été commandé par le Réseau pour un Commerce juste en alliance avec le RQIC, deux larges coalitions au pays qui regroupent des organisations sociales du monde syndical, environnemental, étudiant, des groupes de femmes et de défense des droits, qui s’inquiètent du secret et des dispositions anti-démocratiques des négociations internationales de libre-échange. Le porte-parole du RCJ, Martin O’Hanlon, affirme que tout le processus entourant la négociation du PTP est « profondément troublant ». « La majorité des Canadiens et Canadiennes n’ont aucune idée que cet accord est négocié en secret sous la gouverne de multinationales, sans que ne soient consultés les dirigeants syndicaux, les experts environnementaux ou même les éluEs au Parlement », a affirmé monsieur O’Hanlon. « C’est effrayant que cela puisse survenir dans une démocratie. » « L’un des points les plus dérangeants à propos du PTP est le fait que les multinationales auraient le pouvoir d’outrepasser la souveraineté canadienne et d’engager des poursuites contre notre gouvernement devant des tribunaux commerciaux secrets », s’est indigné le porte-parole du RCJ.

« Qui d’autres possède un tel pouvoir de se soustraire de notre système de justice? » s’interroge O’Hanlon. «Personne ! Dans les faits, les dispositions du PTP placent les grandes entreprises carrément au-dessus de la loi ! » Le PTP touche de larges pans de nos politiques publiques: règlementation, ouverture de nouveaux secteurs de services à l’investissement étranger, agriculture et système de gestion de l’offre, droits de propriété intellectuelle et coût des médicaments, gestion des données confidentielles, culture. « Tout est sur la table des négociations. Le PTP est un accord de nouvelle génération qui va bien au-delà des enjeux du commerce et de la réduction de tarifs », a alerté Pierre-Yves Serinet, coordonnateur du Réseau québécois sur l’intégration continentale. « Le PTP est une genre de charte de droits pour les multinationales qui leur accorde des pouvoirs démesurés aux dépens de la capacité à gouverner pour l’intérêt public », a dénoncé le porte-parole du RQIC.

O’Hanlon souligne également que l’accord entraînera la perte de milliers d’emplois au Canada, étant donné que les fabricants manufacturiers et dans d’autres domaines vont déménager au Vietnam où la main-d’œuvre est bon marché. « Comment pouvez-vous avoir un accord commercial équitable avec des pays comme le Vietnam qui paie ses travailleurs et travailleuses 65 cents de l’heure et ne compte pas de réglementation véritable en matière de santé, de sécurité, de main-d’œuvre ou d’environnement? », s’inquiète le porte-parole du RCJ. « Il est grand temps de briser le déficit démocratique et qu’un débat public large et informé se tienne au Canada », a quant à lui conclu M. Serinet.

Le sondage téléphonique a été réalisé du 3 au 12 juin 2015 auprès de 1002 répondants, avec une marge d’erreur de 3,2 % et ce, 19 fois sur 20. Les réseaux profitent de l’occasion pour diffuser largement un feuillet d’information sur le PTP préparé par le Centre canadien de politiques alternatives. Les réseaux sont présents sur les médias sociaux, @TradeJusticeNet et @RQICcoalition ainsi que sur Facebook.

Les employés de LM Wind Power renouvellent leur convention collective

Réunis en assemblée générale le 12 juin dernier, les travailleuses et travailleurs de la compagnie LM Wind Power de Gaspé se sont prononcés à 92 % en faveur des termes de leur nouvelle convention collective.

D’une durée de 5 ans, le contrat de travail de ces 175 syndiqué-es, membres d’un syndicat affilié à la CSN, prévoit des augmentations de salaire de 12,0 % soit de 3,0 % pour la première année de la convention collective, 2,3 % pour les trois années suivantes et 2,1 % pour la dernière année de la convention collective.

Autres gains

Les parties ont également convenu de dispositions afin de planifier le travail les fins de semaine. Selon les paramètres présentés, le nombre maximum de journées de production en vertu de l’entente sur le travail de fin de semaine est de 9 permettant ainsi à l’employeur de répondre à un surplus de production ou de compenser pour un ralentissement de la production, peu importe la nature du ralentissement. Pour chaque tranche de 3 jours de production de fin de semaine, les salariés se verront octroyer un jour de vacances additionnel. S’ajoute à cela l’introduction d’une prime de 75 cents de l’heure pour le salarié affecté à la fonction de travailleur de manutention et entrepôt.

Appelé à commenter, Rock Samson, président du syndicat, a déclaré : « Nous avons atteint nos objectifs de négociation, et cela, grâce à la solidarité des membres du syndicat. Nous avons raison d’être fiers des résultats de la négociation. »

L’employeur et le syndicat n’ont pas eu besoin de recourir à leur droit de lock-out ou de grève.

À propos de la FIM

La Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN représente une force syndicale de plus de 30 000 membres au Québec.

La CSN rejette les offres du gouvernement

Les quatre fédérations du secteur public de la CSN rejettent les offres du gouvernement déposées dans le cadre du renouvellement des conventions collectives des employé-es des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation et des organismes gouvernementaux.

Après six mois de négociation, les comités patronaux ont enfin commencé à clarifier, au cours des derniers jours, la nature réelle de leurs demandes en déposant de nouveaux cahiers de négociation. « En amorçant cette négociation, nous avons soulevé au gouvernement d’importantes préoccupations, notamment en rapport aux problèmes de rareté et de pénurie de main-d’œuvre dans nos réseaux publics, indique la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque. Mais plutôt que de répondre aux problèmes que nous avons identifiés, le gouvernement propose des mesures qui vont inévitablement les exacerber. »

« Plutôt que de chercher l’adhésion de ses salarié-es aux importantes restructurations qu’il impose, le gouvernement souhaite s’attaquer à leurs conditions de travail pour faire en sorte qu’il puisse les faire travailler là où il veut, quand il le veut et de la façon qu’il le veut, poursuit Madame Lévesque. Il voudrait forcer les gens à se déplacer à des centaines de kilomètres de leur lieu de travail actuel, sans quoi ils pourraient être considérés comme démissionnaires. Il voudrait imposer unilatéralement des horaires atypiques, voire des semaines de travail sur plus de cinq jours. Alors que 75 % des emplois des services publics sont occupés par des femmes, ces changements iraient complètement à l’encontre de la conciliation famille-travail. »

En déposant leurs demandes à l’automne dernier, les fédérations du secteur public affiliées à la CSN avaient identifié quatre priorités pour améliorer la capacité d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre, la qualité de vie au travail et l’efficacité des réseaux publics : mettre un terme à la sous-traitance, réduire la précarité d’emploi, protéger l’autonomie professionnelle des employés et bonifier les mesures de conciliation famille-travail-études. Pour la CSN, d’importantes économies et des gains d’efficience concrets sont à la portée du gouvernement :

« Non seulement le gouvernement refuse de répondre à nos demandes, mais il aborde les problèmes complètement à l’envers, déplore la vice-présidente de la CSN. Les pénuries de main-d’œuvre provoquent un surplus d’heures supplémentaires et des excédents de coûts? Pas de problème, nous dit le gouvernement, on va abolir le paiement des heures supplémentaires après un quart normal de travail. On manque de personnel pendant l’été? On n’a qu’à empêcher le monde de prendre leurs vacances! Ce sont des mesures qui nous ramènent 30 ans en arrière. On a de la difficulté à trouver du personnel dans certains secteurs? Abolissons les primes instaurées pour répondre à ces situations particulières! Le gouvernement va tellement écœurer le monde que plus personne ne voudra travailler dans les services publics. Est-ce vraiment ça qu’il veut? »

« Le gouvernement est-il vraiment prêt à négocier sérieusement? Son comportement aux différentes tables de négociation nous apparaît très préoccupant » signale Francine Lévesque.

À propos

La CSN regroupe plus de 325 000 travailleuses, dont 170 000 œuvrent dans les réseaux publics de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et des organismes gouvernementaux. Leurs conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2015.