Négociation

Près de 21 % sur 5 ans pour les 400 salarié-es d’Olymel Berthierville

Rassemblé-es en assemblée générale le 19 mai, les 400 travailleurs et travailleuses d’Olymel à Berthierville ont voté à 91 % en faveur de l’entente de principe. Cette négociation leur a permis d’obtenir des gains majeurs, notamment sur le plan des salaires et de la réduction de la charge de travail.

L’entente de principe était intervenue le 14 mai après une journée de grève exercée le 11 mai. La détermination des salarié-es de l’abattoir de poulet Olymel de Berthierville aura été payante. L’entente prévoit des augmentations salariales de près de 21 % sur 5 ans — dont une de 2,35 $ l’heure en 2026 — et la mise en place d’un mécanisme pour réguler la charge et la cadence de travail. Cet abattoir, qui emploie nombre de travailleuses et travailleurs étrangers temporaires, est connu pour une cadence de travail particulièrement intense.

« Les travailleuses et les travailleurs ont de quoi être fiers. Leur bataille a permis des avancées sur les enjeux prioritaires qu’on avait identifiés, soit le salaire et la charge de travail. On ne fait pas un travail facile, mais avec cette négociation, on s’est donné les moyens d’améliorer notre quotidien », explique la présidente du Syndicat des employé-es de l’Abattoir de Berthierville–CSN, Caroll Turcotte.

« La mobilisation des salarié-es a forcé l’employeur à mettre la main dans sa poche pour enfin reconnaître leur travail à sa juste valeur. Il faut dire que les profits sont au rendez-vous dans le secteur agroalimentaire. C’est la moindre des choses que les travailleuses et les travailleurs récoltent leur juste part. Cette négociation montre qu’on peut changer la donne quand on se met ensemble », poursuit le vice-président de la Fédération du commerce–CSN, Alexandre Filiatrault.

« Les 400 travailleuses et travailleurs de l’abattoir se sont ralliés pour améliorer leur salaire et leurs conditions de travail sous le thème “Pas de salaire, pas de poulet”. La réalité des travailleuses et des travailleurs étrangers temporaires était préoccupante et l’ensemble des salarié-es s’est tenu coude à coude pour faire entendre raison à l’employeur. Aujourd’hui, ils peuvent dire : mission accomplie ! », conclut la présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN, Patricia Rivest.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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