Les sages-femmes demandent au gouvernement de négocier

19 octobre 2017

Nos demandes sont justes et raisonnables et nous avons bien l’intention de nous faire entendre. Mounia Amine - Présidente du RSFQ

Après plus d’une douzaine de rencontres de négociation qui n’ont rien donné depuis l’échéance de l’entente en 2015, le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) demande au gouvernement de se montrer ouvert et d’accepter enfin de négocier activement en vue d’un règlement.

Jusqu’à maintenant, le Ministère de la Santé et des services sociaux (MSSS) refuse d’aborder de fond les demandes prioritaires des sages-femmes à la table de négociation, puisqu’il exige, pour débloquer le processus, de pouvoir transmettre aux établissements des données extrêmement détaillées sur la pratique. « Les sages-femmes sont formelles : elles n’accepteront pas que le gouvernement se serve de ces données servent pour porter atteinte à leur autonomie professionnelle, souligne la présidente du RSFQ, Mounia Amine. Cela dit, le RSFQ a le mandat de l’ensemble des sages-femmes de proposer une solution à cette impasse qui pourrait permettre de relancer la négociation. Nous invitons le gouvernement à accepter de négocier et à reconnaître la spécificité du travail des sages-femmes dans le réseau », ajoute-t-elle. Rappelons que les sages-femmes demandent notamment l’amélioration de leur forfait de garde, une prime pour les sages-femmes œuvrant en région nordique et pour les responsables de services ainsi qu’un forfait pour accroître le nombre de suivis auprès de la clientèle en contexte de vulnérabilité.

La présidente du RSFQ souligne à ce titre que toutes les demandes de 2015 seront maintenues et que les sages-femmes s’attendent à être traitées avec considération. « Le ministère dit déjà que les demandes se feront à coût nul. Or, aucune négociation dans le réseau de la santé ne s’est conclue à coût zéro. Les sages-femmes désirent être valorisées comme l’ensemble des professionnel-les. Elles demandent que le modèle soutenu par la population et légalisé par le gouvernement soit reconnu à sa juste valeur pour sa contribution unique au système de santé au Québec. Nos demandes sont justes et raisonnables et nous avons bien l’intention de nous faire entendre. »

 

 

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