La nouvelle première ministre du Québec devrait effectuer un virage important en faveur du transport collectif en finalisant les ententes avec le gouvernement fédéral, tant pour le tramway de Québec que pour la phase 3 des trains Azur du métro de Montréal.
« À l’heure où le prix de l’essence joue avec nos nerfs, c’est le temps d’accélérer la mise en chantier des projets de transport collectif à Montréal, à Québec et dans d’autres villes qui attendent depuis trop longtemps. Pour ça, il faut conclure des ententes de financement avec le fédéral et conserver notre expertise au Québec », affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Kevin Gagnon.
La CSN rappelait d’ailleurs récemment l’incroyable retard du Québec, qui laisse dormir sa part du Fonds pour le transport en commun du Canada, alors que l’Ontario a déjà encaissé plus de deux milliards de dollars. « La nouvelle première ministre doit mettre fin à cet immobilisme de la CAQ pour le transport en commun », ajoute le président de la FIM–CSN.
« L’usine est en croissance, mais on attend toujours l’arrivée de nouveaux contrats pour combler la fin de certains mandats actuels. L’obtention du contrat du tramway de Québec et une commande de trains Azur pour le métro de Montréal permettraient de garantir la place de l’usine de La Pocatière au sein du groupe Alstom en Amérique du Nord », indique le président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Alstom La Pocatière–CSN, Claude Michaud. Ce dernier souligne que les industries pétrolière et automobile génèrent très peu d’emploi au Québec, mais qu’il serait possible d’en créer de très bons en accélérant les projets de transport collectif.
Claude Michaud ajoute qu’un autre fournisseur impliqué dans la construction des métros Azur a récemment été contacté, ce qui laisse entrevoir du mouvement dans ce dossier. Rappelons par ailleurs que les wagons MR-73 encore en circulation dans le métro de Montréal ont maintenant plus de 50 ans et qu’ils occasionnent plus de pannes.
Économie du Bas-Saint-Laurent
« Plus d’emplois et plus de stabilité à l’usine d’Alstom, c’est bon pour tout le Bas-Saint-Laurent. Le nouveau gouvernement du Québec a l’occasion de montrer qu’il travaille pour les régions. En plus, le métro et le tramway profiteraient à nos deux plus grandes villes, c’est gagnant-gagnant », résume la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN, Liette Ross.
À propos
La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.
Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent regroupe près de 10 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.







