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« Je suis art-thérapeute. J’ai plusieurs contrats un peu partout à Montréal avec différents groupes communautaires et agences de santé. Il y a trois semaines, j’ai appris que les compressions budgétaires forçaient un de mes clients à abolir deux programmes de soutien envers des groupes marginalisés

« Je n’en peux plus de vivre sous le seuil de pauvreté. D’emprunter de l’argent à ma famille. Je veux être autonome. Je ne devrais pas être forcée de choisir entre mes médicaments et ma nourriture. Comment est-ce qu’un gouvernement peut se permettre de délaisser ses

« Je vivote, je calcule sans cesse, je coupe mes portions. Tout augmente, mais pas mes revenus. J’en suis malade. J’ai peur pour mon avenir. J’ai peur pour le bien-être des organisations communautaires qui me défendent. Ça ne se vit pas. J’en ai assez d’être toujours

« Moi, mon rêve dans la vie, c’est de payer des taxes. Depuis deux ans, j’essaie de reprendre ma vie en main, de refaire mon image, d’être «embauchable». Mais sans préavis, on m’a retiré mon admissibilité au programme de subvention salariale. C’est un programme qui encourage

« Personne ne veut se retrouver à l’hôpital. C’est l’endroit où nous vivrons probablement nos moments les plus pénibles, mais nous y vivrons également des moments de renouvellement et de guérison. Quand les gouvernements considèrent le réseau de la santé et des services sociaux comme une

« Les effets de l’austérité se font déjà sentir dans mon entourage. Avec la hausse de tarification des centres de la petite enfance, j’ai des amies qui doivent se priver de manger pour être en mesure de nourrir leurs enfants. Le système de santé, déjà affaibli

« Immigrer au Québec, ce n’est pas gratuit. J’ai dû économiser beaucoup d’argent pour m’installer ici, il y a trois ans. Mais c’est un choix que j’ai fait parce qu’on nous promettait une meilleure vie. Après, on arrive et il n’y a pas d’emploi. Personne n’embauche,

« Ma mère était sans emploi depuis plusieurs mois, elle prit alors la décision de retourner aux études pour améliorer son français. Le programme de francisation lui rembourse l’équivalent du salaire minimum qui, honnêtement, n’est aucunement suffisant pour une mère qui s’occupe de trois enfants, dont

« On nous parle souvent d’austérité comme si c’était un nouveau concept. Ce ne l’est pas. L’austérité, on en vit chez nous depuis plus de vingt ans déjà. Chaque année, on se serre la ceinture. On « coupe dans le gras ». Il n’y en a

« C’est bien que le ministre Bolduc se plie finalement aux voix des parents qui s’opposaient à son découpage improvisé de la Commission scolaire de Montréal. Mes enfants auraient pu voir leur école alternative “nature” démantelée, et ce, sans aucune explication. On s’est installés à Pointe-Saint-Charles

« Je suis art-thérapeute. J’ai plusieurs contrats un peu partout à Montréal avec différents groupes communautaires et agences de santé. Il y a trois semaines, j’ai appris que les compressions budgétaires forçaient un de mes clients à abolir deux programmes de soutien envers des groupes marginalisés

« Je n’en peux plus de vivre sous le seuil de pauvreté. D’emprunter de l’argent à ma famille. Je veux être autonome. Je ne devrais pas être forcée de choisir entre mes médicaments et ma nourriture. Comment est-ce qu’un gouvernement peut se permettre de délaisser ses

« Je vivote, je calcule sans cesse, je coupe mes portions. Tout augmente, mais pas mes revenus. J’en suis malade. J’ai peur pour mon avenir. J’ai peur pour le bien-être des organisations communautaires qui me défendent. Ça ne se vit pas. J’en ai assez d’être toujours

« Moi, mon rêve dans la vie, c’est de payer des taxes. Depuis deux ans, j’essaie de reprendre ma vie en main, de refaire mon image, d’être «embauchable». Mais sans préavis, on m’a retiré mon admissibilité au programme de subvention salariale. C’est un programme qui encourage

« Personne ne veut se retrouver à l’hôpital. C’est l’endroit où nous vivrons probablement nos moments les plus pénibles, mais nous y vivrons également des moments de renouvellement et de guérison. Quand les gouvernements considèrent le réseau de la santé et des services sociaux comme une

« Les effets de l’austérité se font déjà sentir dans mon entourage. Avec la hausse de tarification des centres de la petite enfance, j’ai des amies qui doivent se priver de manger pour être en mesure de nourrir leurs enfants. Le système de santé, déjà affaibli

« Immigrer au Québec, ce n’est pas gratuit. J’ai dû économiser beaucoup d’argent pour m’installer ici, il y a trois ans. Mais c’est un choix que j’ai fait parce qu’on nous promettait une meilleure vie. Après, on arrive et il n’y a pas d’emploi. Personne n’embauche,

« Ma mère était sans emploi depuis plusieurs mois, elle prit alors la décision de retourner aux études pour améliorer son français. Le programme de francisation lui rembourse l’équivalent du salaire minimum qui, honnêtement, n’est aucunement suffisant pour une mère qui s’occupe de trois enfants, dont

« On nous parle souvent d’austérité comme si c’était un nouveau concept. Ce ne l’est pas. L’austérité, on en vit chez nous depuis plus de vingt ans déjà. Chaque année, on se serre la ceinture. On « coupe dans le gras ». Il n’y en a

« C’est bien que le ministre Bolduc se plie finalement aux voix des parents qui s’opposaient à son découpage improvisé de la Commission scolaire de Montréal. Mes enfants auraient pu voir leur école alternative “nature” démantelée, et ce, sans aucune explication. On s’est installés à Pointe-Saint-Charles