Les travailleuses et travailleurs de la construction acceptent l’entente de principe du secteur Résidentiel

Les membres de l’Alliance syndicale de la construction – regroupant les cinq syndicats de l’industrie – ont voté en faveur de l’entente conclue dans le secteur Résidentiel. Les votes effectués auprès des membres de chaque syndicat confirment l’entente sectorielle conclue avec l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) le 18 juin dernier. L’application de la nouvelle convention collective débutera le 27 juillet 2025.

Pourcentage obtenu en faveur de l’entente : 83,4%

Les membres ont été consultés via leurs instances respectives, pour prendre une décision sur l’entente de principe dans le cadre d’un vote. Celle-ci contenait les éléments suivants :

  • Augmentation salariale de 8% à la signature (2025) ;
  • Arbitrage pour les années 2026-2027-2028 avec comme paramètres minimum 18% et maximum 24,35% ;
  • Assouplissement des clauses relatives aux mouvements de main-d’œuvre (durée du droit de rappel pour les salarié.e.s ayant moins de 1500 heures) ;
  • Bonification des frais de déplacement et des frais de chambre et pension ;
  • Bonification de 5¢ de l’indemnité pour les équipements de sécurité dans le résidentiel léger, pour assurer le même montant que dans le résidentiel lourd ;
    Mise sur pied d’un comité pour discuter de l’attractivité et la rétention du personnel dans le secteur résidentiel, incluant le rattrapage salarial et les modalités de la période d’essai.
  • Le processus d’arbitrage qui aura lieu à l’automne permettra aux parties impliquées de présenter l’ensemble de leurs demandes salariales, afin d’obtenir une décision impartiale et juste, dans les meilleurs délais possibles.« L’Alliance syndicale confirme la ratification de l’entente présentée à ses membres, qui permettra d’assurer des contrats de travail – et de meilleures conditions – pour les prochaines années.
  • Nous poursuivons le travail en arbitrage pour bien représenter nos membres du Résidentiel, afin d’obtenir des augmentations de salaire qui ne creuseront pas davantage l’écart avec les autres secteurs de l’industrie » affirme Alexandre Ricard, porte-parole de l’Alliance syndicale.

À propos de l’Alliance syndicale de la construction

L’Alliance syndicale est composée des cinq syndicats de l’industrie de la construction : la FTQ-Construction, le Syndicat québécois de la construction (SQC), le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), la CSD-Construction et la CSN-Construction. Ils unissent leurs voix pour représenter l’ensemble des travailleurs et des travailleuses de l’industrie lors de la négociation des conventions collectives. www.facebook.com/AllianceSyndicale/

Construction – Fin de la grève: l’Alliance syndicale soumet une entente de principe à ses membres

L’Alliance syndicale de la construction – regroupant les cinq syndicats de l’industrie – a conclu aujourd’hui une entente de principe avec l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), mettant temporairement fin à la grève du secteur résidentiel de la construction, entamée le 28 mai dernier. Cette entente de principe constitue une étape importante dans le renouvellement de la convention collective du secteur résidentiel, échue depuis le 1er mai dernier, et demeure conditionnelle au processus de ratification des travailleurs et travailleuses de l’industrie de la construction.

Des votes seront organisés par les cinq syndicats formant l’Alliance syndicale de la construction. Ceux-ci devront consulter leurs membres via leurs instances respectives, pour prendre une décision sur l’entente de principe. Les travailleurs et travailleuses doivent donc rester à l’affût des communications de leur syndicat, afin de participer activement au processus de vote. L’entente soumise contiendra les paramètres proposés par l’Alliance syndicale dans sa dernière offre :

  • Augmentation salariale de 8% à la signature (2025) ;
  • Arbitrage pour les années 2026-2027-2028 avec comme paramètres minimum 18% et maximum 24.35% ;
  • Assouplissement des clauses relatives aux mouvements de main-d’œuvre (durée du droit de rappel pour les salarié.e.s ayant moins de 1500 heures) ;
  • Bonification des frais de déplacement et des frais de chambre et pension ;
  • Bonification de 5¢ de l’indemnité pour les équipements de sécurité dans le résidentiel léger, pour assurer le même montant que dans le résidentiel lourd ;
  • Mise sur pied d’un comité pour discuter de l’attractivité et la rétention du personnel dans le secteur résidentiel, incluant le rattrapage salarial et les modalités de la période d’essai.

Le processus d’arbitrage permettra aux parties impliquées de présenter l’ensemble de leurs demandes, afin d’obtenir une décision impartiale et juste, dans les meilleurs délais possibles.

« Après de longues négociations et trois semaines complètes de débrayage, l’Alliance syndicale se réjouit d’ainsi mettre fin au conflit et de soumettre une entente à ses membres pour ratification. La grande mobilisation, l’engagement des membres et l’ouverture du comité de négociation ont permis d’en arriver finalement à une entente négociée » affirme Alexandre Ricard, porte-parole de l’Alliance syndicale.À propos de l’Alliance syndicale de la construction

L’Alliance syndicale est composée des cinq syndicats de l’industrie de la construction : la FTQ- Construction, le Syndicat québécois de la construction (SQC), le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), la CSD-Construction et la CSN-Construction. Ils unissent leurs voix pour représenter l’ensemble des travailleurs et des travailleuses de l’industrie lors de la négociation des conventions collectives. www.facebook.com/AllianceSyndicale/

Grève dans la construction

Les travailleuses et les travailleurs du secteur résidentiel de la construction sont en grève depuis le mercredi 28 mai, à 00h01. En conférence de presse ce matin à Montréal, le porte-parole de l’Alliance syndicale de la construction – regroupant les cinq syndicats de l’industrie –, Alexandre Ricard a répété que les dernières offres de l’APCHQ sont insuffisantes pour en arriver à un règlement. 

Pour plus de détails, consultez la page Facebook le l’Alliance syndicale : www.facebook.com/AllianceSyndicale/

L’APCHQ refuse de faire voter ses membres : l’Alliance syndicale déclenchera la grève ce mercredi

L’Alliance syndicale de la construction – regroupant les cinq syndicats de l’industrie – confirme que l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) n’a pas répondu positivement à sa demande de soumettre la dernière offre à ses membres, afin de passer au vote. Pour cette raison, l’Alliance syndicale confirme qu’une grève générale illimitée sera déclenchée ce mercredi 28 mai, à 00h01, dans le secteur résidentiel.

Rappelons que l’Alliance syndicale avait exhorté l’APCHQ de faire voter ses membres en se référant à l’article 44.1 de la Loi R-20, dans laquelle il est notamment stipulé qu’une « association représentative peut conclure une entente sectorielle […] si elle y est autorisée par la majorité de ses membres qui exercent leur droit de vote lors d’un scrutin secret ».

« Il est déplorable que l’APCHQ prive ses membres d’un tel droit de parole. Nous croyons fermement que les entrepreneurs membres de l’APCHQ auraient été favorables à l’acceptation de la dernière offre de l’Alliance syndicale dans le contexte actuel, tout comme les membres des autres associations patronales l’ont été dans les dernières semaines, pour les secteurs Institutionnel-Commercial et Industriel (IC-I) et du Génie civil et Voirie (GCV) » affirme Alexandre Ricard, porte-parole de l’Alliance syndicale de la construction.

« Obtenir une telle entente dans le secteur Résidentiel aurait favorisé le maintien de la paix industrielle et aurait permis d’éviter la grève » poursuit-il.

 

Que cache l’APCHQ?

L’APCHQ fait preuve d’entêtement injustifié dans le cadre des négociations en cours, en refusant de consulter ses membres pour leur présenter la plus récente offre de l’Alliance syndicale. L’APCHQ a-t-elle peur de la réponse positive qu’elle pourrait obtenir? Qui cherche-t-elle à protéger? Les ménages québécois qui bénéficient des travaux destinés à l’habitation, ou les promoteurs immobiliers qui s’en mettent plein les poches?

L’Alliance syndicale croit fermement que le gouvernement ne doit pas se mêler des discussions. Pourtant, l’APCHQ se cache derrière celui-ci. Au lieu de répondre positivement à une simple demande d’appel au vote, elle repousse volontairement le processus de consultation et se dirige elle-même vers un conflit de travail, en espérant que le ministre du Travail intervienne.

 

En route vers la grève

L’Alliance syndicale a obtenu un fort mandat de grève (83,8%) en bonne et due forme, en exécutant une consultation au scrutin secret, accessible à l’ensemble des membres des cinq syndicats. Un préavis de déclenchement de grève a été formellement envoyé aujourd’hui au ministre du Travail.

Les cinq syndicats communiqueront activement avec leurs membres dans les prochaines heures afin de partager les informations relatives aux lieux de rassemblement et les détails logistiques nécessaires pour le début de la grève. Les travailleurs et les travailleuses du secteur Résidentiel méritent les mêmes salaires et conditions que dans tous les autres secteurs de l’industrie et doivent pouvoir récupérer le pouvoir d’achat perdu. Leur contribution à la construction de logements et de maisons est essentielle et doit être reconnue.

 

À propos de l’Alliance syndicale de la construction

L’Alliance syndicale est composée des cinq syndicats de l’industrie de la construction : la FTQConstruction, le Syndicat québécois de la construction (SQC), le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), la CSD-Construction et la CSN-Construction. Ils unissent leurs voix pour représenter l’ensemble des travailleurs et des travailleuses de l’industrie lors de la négociation des conventions collectives. www.facebook.com/AllianceSyndicale/

Construction résidentielle – Déclenchement de la grève le 28 mai, à moins que l’APCHQ ne fasse voter ses membres

Le 21 mai dernier, l’Alliance syndicale de la construction – regroupant les cinq syndicats de l’industrie – a demandé à l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) de faire voter ses membres en leur présentant sa dernière offre. Le communiqué subséquent de l’association patronale n’a pas fourni les éléments de réponse nécessaires permettant à l’Alliance syndicale de conclure si l’APCHQ allait faire voter ses membres, ou non, à la suite de sa demande.

Lorsque l’Alliance syndicale parle de faire voter les membres de l’APCHQ, elle se réfère à l’article 44.1 de la Loi R-20, dans laquelle il est notamment stipulé qu’une « association représentative peut conclure une entente sectorielle […] si elle y est autorisée par la majorité de ses membres qui exercent leur droit de vote lors d’un scrutin secret ».

La Loi R-20 prévoit que l’APCHQ soit soumise aux mêmes obligations qu’un syndicat. Après tout, par définition, l’APCHQ est une association représentative. « Il serait désolant que l’APCHQ prive ses membres d’un tel droit de parole et ne respecte pas la démocratie propre au régime de représentation associative, tel que prévu par la Loi R-20 » affirme Alexandre Ricard, porte-parole de l’Alliance syndicale de la construction. « Les employé.e.s de l’APCHQ ne peuvent pas prendre unilatéralement la décision de mettre le Québec en grève, en refusant de soumettre au vote nos offres à ses membres », poursuit-il.

Cette consultation doit se faire dans les plus brefs délais. L’APCHQ a démontré par le passé qu’elle pouvait soumettre un vote à ses membres à l’intérieur de deux semaines. L’Alliance syndicale s’attend donc à ce que la période de vote se termine au plus tard le 6 juin 2025, afin de limiter le plus possible les pertes salariales des travailleurs et travailleuses, car ils n’ont pas droit à la rétroactivité salariale.

 

En route vers la grève

L’Alliance syndicale a pour sa part obtenu son mandat de grève en exécutant une consultation au scrutin secret, accessible à l’ensemble des membres des cinq syndicats, et respectera le mandat fort (83,8%) qu’elle a obtenu de cette façon.

L’Alliance syndicale donne donc à l’APCHQ jusqu’au lundi 26 mai, à midi, pour l’informer de la tenue, ou non, d’un vote secret pour l’ensemble des membres de son association sur la dernière offre présentée. En cas de refus de tenir un tel vote auprès de ses membres, une grève générale illimitée sera déclenchée le mercredi 28 mai, à 00h01, dans le secteur résidentiel.

 

L’impact sur la population québécoise

La partie patronale laisse miroiter que les familles québécoises écoperont financièrement de ce conflit de travail et que c’est la faute des travailleurs et travailleuses du secteur résidentiel.

Notamment, l’APCHQ estime que la demande de l’Alliance syndicale « générerait un coût supplémentaire direct de 55 000 $ sur une maison unifamiliale neuve ». Notons que ce calcul de l’APCHQ est basé sur le prix de vente d’une construction unifamiliale neuve de 660 000 $*.

Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), au Québec, pour l’année 2024, c’est seulement 13,27% de la construction résidentielle qui sont des maisons unifamiliales. C’est donc dire que la majorité des constructions sont produites par des promoteurs immobiliers et qu’un faible pourcentage de la population risquerait d’en sentir des conséquences potentielles.

Qui plus est, de nombreux autres facteurs ont un impact important sur la hausse des coûts des maisons : l’augmentation des prix des terrains, les taxes foncières et l’explosion des taux d’intérêt, pour ne nommer que ceux-là.

 

À propos de l’Alliance syndicale de la construction

L’Alliance syndicale est composée des cinq syndicats de l’industrie de la construction : la FTQConstruction, le Syndicat québécois de la construction (SQC), le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), la CSD-Construction et la CSN-Construction. Ils unissent leurs voix pour représenter l’ensemble des travailleurs et des travailleuses de l’industrie lors de la négociation des conventions collectives. www.facebook.com/AllianceSyndicale/

L’Alliance syndicale dépose une offre finale pour le secteur résidentiel

À la suite de la demande faite vendredi dernier par l’Alliance syndicale de la construction à l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) pour un blitz de négociation, des rencontres ont eu lieu durant la longue fin de semaine. Malgré ces efforts, aucune entente n’a été conclue.

L’APCHQ a transmis une offre d’entente intérimaire (d’une durée d’un an) à l’issue des discussions exploratoires, mais l’Alliance syndicale estime que cette proposition est insuffisante et ne répond pas aux besoins urgents des travailleurs et des travailleuses. « Les salarié.e.s du secteur résidentiel perdent en moyenne 145 $ par semaine et ne retrouveront jamais cet argent. Il est urgent d’agir. La main que nous tendons aujourd’hui à l’APCHQ est notre ultime tentative pour éviter un conflit de travail », a déclaré Alexandre Ricard, porte-parole de l’Alliance syndicale.

Une offre finale soumise pour un vote

L’Alliance syndicale dépose, ce matin, une dernière offre afin de sortir de l’impasse et de respecter les travailleurs et travailleuses du secteur résidentiel. En échange, elle demande à l’APCHQ de la soumettre directement au vote à ses membres, afin de leur donner l’occasion d’accepter, ou de refuser, les termes de cette offre finale. L’Alliance croit que les employeurs méritent le droit de se prononcer sur une proposition qui s’aligne avec celles déjà acceptées dans les trois autres secteurs de l’industrie. Il est important de se rappeler que, pour ces trois secteurs, les patrons avaient jugé à près de 90 % que des termes similaires à cette offre étaient satisfaisants.

L’Alliance syndicale considère qu’il serait juste de passer au vote pour éviter que l’application des moyens de pression — pouvant aller jusqu’à la grève — ne soit engagée. Si l’APCHQ refuse de soumettre cette offre ou si ses membres la rejettent, l’Alliance syndicale devra évaluer ses options pour les prochaines étapes à venir.

Un secteur en péril

L’Alliance syndicale est inquiète pour la suite des choses. Le secteur résidentiel vit une crise d’attractivité et de rétention de la main-d’œuvre. Plusieurs travailleuses et travailleurs quittent actuellement ce secteur pour aller vers d’autres chantiers, où les conditions sont meilleures et les ententes respectées. Sans des conditions salariales à la hauteur, il sera impossible de construire le Québec de demain et de répondre aux besoins criants en matière de logement de la population.

Mandat de grève

Conformément à la Loi R-20, l’Alliance syndicale est autorisée, dès aujourd’hui, à exercer un mandat de grève obtenu par les cinq syndicats. Si ce moyen de pression s’avère nécessaire pour obtenir le rattrapage salarial attendu, il sera utilisé. Les travailleuses et travailleurs du secteur résidentiel méritent le respect et des conditions à la hauteur de leur contribution essentielle.

À propos de l’Alliance syndicale de la construction

L’Alliance syndicale est composée des cinq syndicats de l’industrie de la construction : la FTQ-Construction, le Syndicat québécois de la construction (SQC), le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), la CSD-Construction et la CSN-Construction. Ils unissent leurs voix pour représenter l’ensemble des travailleurs et des travailleuses de l’industrie lors de la négociation des conventions collectives. www.facebook.com/AllianceSyndicale/

Négos Construction 2025-2029 – L’Alliance syndicale demande un blitz de négociation à l’APCHQ

L’Alliance syndicale de la construction – regroupant les cinq syndicats de l’industrie – exhorte l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) à participer à un blitz de négociation afin d’arriver à une entente négociée d’ici au 21 mai 2025, à 9h. Depuis le début des négociations, l’Alliance syndicale a été disponible etdiligente dans ses efforts de négociation. De nombreuses propositions ont été soumises pour faire avancer le processus et pour s’assurer que les négociations ne nuisent pas à la population, ni au besoin de construction dans le secteur résidentiel. Coup sur coup, elle s’est butée à une partie patronale ne faisant pas preuve d’ouverture. Sachant que les travailleurs et travailleuses de l’industrie ont subi une perte de près de 10% de leur pouvoir d’achat depuis la dernière convention collective, il est urgent d’agir.

Dès le début des négociations, à l’automne 2024, l’Alliance syndicale a clairement exprimé à toutes les associations patronales que l’objectif était d’arriver à une entente négociée entre les parties rapidement, afin que les travailleurs et travailleuses obtiennent leur augmentation salariale dès le premier jour de la nouvelle convention collective, soit le 1er mai 2025. Pour ce faire, l’Alliance syndicale a utilisé les outils mis à sa disposition, tels que les services de la conciliation et de la médiation. Lorsqu’il y avait une bonne volonté de négocier, les objectifs ont été atteints. En effet, l’Alliance syndicale a conclu des ententes – dans les délais souhaités – dans les trois autres secteurs de l’industrie, ce qui représente 80% des heures travaillées dans la construction. Pourquoi les négociations achoppent-elles donc dans le secteur résidentiel? C’est à l’APCHQ de faire la démonstration qu’elle veut un règlement négocié. Maintenant.

Le 21 mai prochain, l’Alliance syndicale de la construction obtiendra le droit de déclencher la grève. Les cinq syndicats qui composent l’Alliance ont obtenu un mandat de grève de leurs membres respectifs et n’hésiteront pas à l’utiliser s’il s’avère le moyen le plus efficace pour s’assurer que les travailleurs et travailleuses de la construction résidentielle récupèrent le pouvoir d’achat perdu.

Prochaines étapes
L’Alliance syndicale attend une réponse positive de l’APCHQ pour participer à des négociations éclair dans les prochains jours, afin qu’une entente soit conclue d’ici au 21 mai prochain, à 9h. Si l’intensification des négociations n’a pas lieu d’ici là, tous les moyens de pression seront considérés par l’Alliance syndicale, incluant la grève.

À propos de l’Alliance syndicale de la construction
L’Alliance syndicale est composée des cinq syndicats de l’industrie de la construction : la FTQConstruction, le Syndicat québécois de la construction (SQC), le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), la CSD-Construction et la CSN-Construction. Ils unissent leurs voix pour représenter l’ensemble des travailleurs et des travailleuses de l’industrie lors de la négociation des conventions collectives. www.facebook.com/AllianceSyndicale/

Négos 2025-2029 : les travailleurs et travailleuses de la construction acceptent avec fierté les offres sectorielles proposées pour l’IC-I et le GCV

Les membres de l’Alliance syndicale de la construction – regroupant les cinq syndicats de l’industrie – ont voté en faveur des ententes conclues dans les secteurs Institutionnel-Commercial et Industriel (IC-I) ainsi que du Génie civil et Voirie (GCV). Ces secteurs représentent environ 80% des heures déclarées dans l’industrie de la construction. Les votes effectués auprès des membres de chaque syndicat confirment les ententes sectorielles conclues avec l’Association de la construction du Québec (ACQ) le 5 mars dernier, ainsi qu’avec l’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ) le 12 mars dernier.

Le bon déroulement des négociations des clauses particulières pour chacun des métiers et occupations dans les secteurs concernés a permis de conclure des ententes de principe complètes. Celles-ci ont ensuite été soumises aux membres pour fins de ratification. Des votes ont été organisés par les cinq syndicats, et l’ensemble des membres de l’Alliance syndicale a entériné les ententes.

Pourcentages obtenus en faveur de l’entente :
Institutionnel-Commercial : 84,5%
Industriel : 84,6%
Génie civil et Voirie : 85%

« À la suite des ratifications, l’Alliance syndicale tourne une page d’histoire dans l’industrie de la construction. Pour la première fois depuis plusieurs années, les salarié.e.s de trois secteurs d’activité vont recevoir des augmentations salariales à l’échéance des conventions collectives. Les travailleurs et travailleuses obtiendront celles-ci à partir du 27 avril prochain » affirme Alexandre Ricard, porte-parole de l’Alliance syndicale.

L’Alliance syndicale se réjouit d’avoir des contrats de travail pour les quatre prochaines années. « Les travailleurs et travailleuses apportent une contribution significative à la construction du Québec de demain et il était important pour nous que ces ententes en soient le reflet. Elles permettront à nos membres de regagner le pouvoir d’achat perdu depuis quatre ans, et d’obtenir une qualité de vie plus saine pour leur famille » rajoute M. Ricard. Les ententes ont été acceptées par les travailleurs et travailleuses, qui agissent fièrement comme moteur économique important pour le Québec.

À venir aux tables de négociations
Quant au secteur Résidentiel (notamment, les constructions neuves de six étages et moins), il reste beaucoup de chemin à faire, puisque aucune entente n’a encore été conclue avec l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ). L’Alliance syndicale tiendra ses membres informé.e.s des développements à cet égard.

À propos de l’Alliance syndicale de la construction
L’Alliance syndicale est composée des cinq syndicats de l’industrie de la construction : la FTQ-Construction, le Syndicat québécois de la construction (SQC), le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), la CSD-Construction et la CSN-Construction. Ils unissent leurs voix pour représenter l’ensemble des travailleurs et des travailleuses de l’industrie lors de la négociation des conventions collectives. www.facebook.com/AllianceSyndicale/

Cent ans d’histoire en 215 pages

À l’occasion du Conseil confédéral de la CSN, la CSN-Construction souligne son centenaire en publiant un ouvrage historique relatant plusieurs moments marquants de l’histoire du syndicalisme dans la construction au Québec. Le livre nous fait revivre l’histoire de celles et ceux qui construisent le Québec depuis plus d’un siècle.

C’est en 1924 que des syndicats de métiers régionaux se regroupent pour former la Fédération catholique des métiers du bâtiment. Leur principal objectif à l’époque est de se donner un syndicat dont ils contrôleront complètement la destinée contrairement aux règles en vigueur dans les unions provenant des États-Unis également présentes sur les chantiers. Rapidement, ils obtiennent de premiers gains tels qu’une assurance maladie et une compensation financière dès le premier jour d’un accident de travail.

« L’histoire de la CSN est indissociable de celle de la CSN-Construction, rappelle la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Profondément ancrée au sein de la société québécoise, la CSN-Construction s’est nourrie des valeurs de démocratie, d’intégrité et de solidarité qui ont toujours caractérisé notre mouvement. Ce que la CSN est aujourd’hui est issu directement de la volonté des ouvriers, notamment ceux de l’industrie de la construction, de se donner une centrale à leur image, capable de les appuyer dans l’atteinte de leurs objectifs. »

Président de la CSN-Construction depuis 2012, Pierre Brassard souligne que l’organisation a dû braver la tempête très souvent tout au long de son histoire… et se réinventer. Par exemple, la CSN-Construction est récemment devenue le premier syndicat de l’industrie à ouvrir l’élection de ses dirigeants au suffrage universel de l’ensemble des membres. Alors qu’une nouvelle ronde de négociation collective débute dans l’industrie, les travailleuses et les travailleurs peuvent s’inspirer des grandes victoires du passé.

« Nous sommes une organisation particulièrement revendicatrice et combative, explique-t-il. Cela prend racine dans notre fonctionnement démocratique, dans le fait que toutes les décisions sont prises par les membres. C’est avec cette détermination que nous relèverons les défis auxquels nous faisons face, qu’on pense à la protection du pouvoir d’achat, à de meilleures indemnités de repas et de déplacement, à la bonification des jours fériés et à l’amélioration de la sécurité d’emploi par le biais du droit de rappel. La négociation 2025 n’est pas notre première ! Cela fait 100 ans qu’on avance à chaque négociation! »

C’est le vice-président de la CSN-Construction, Félix Ferland, qui a piloté ce projet de livre avec l’appui d’un conseiller syndical de la CSN aujourd’hui retraité, Louis-Serge Houle. « L’histoire du syndicalisme dans la construction est relativement méconnue, explique Félix Ferland, et il m’apparaissait essentiel que la CSN-Construction saisisse l’occasion de son centième anniversaire pour remonter le cours de notre histoire et en tirer des enseignements. Au cours de ces 100 ans, la CSN-Construction s’est engagée à défendre tous les travailleurs du secteur de la construction. Elle a su prôner et défendre un syndicalisme de combat, ce qui a façonné les conditions de travail que nous connaissons aujourd’hui. Cet ouvrage nous rappelle qu’aucun gain ne s’est concrétisé sans lutte, rien n’est tombé du ciel. Les conditions dans lesquelles nous évoluons aujourd’hui ont été arrachées par des combats, et ce livre en témoigne avec éloquence. »

Le livre « Cent ans de syndicalisme québécois dans la construction » sera disponible prochainement auprès de PôleDoc, au Service de la documentation de la CSN.

Réforme en construction: un projet de loi rigide qui brime certains droits

Le projet de loi 51 qui modifie l’encadrement du secteur de la construction au Québec contient des dispositions qui attaquent le droit à la négociation en limitant les matières éventuellement négociées. À ce titre, le projet de loi prévoit que la mobilité des travailleuses et des travailleurs ne pourra plus faire partie des conventions collectives après 2025.

« Limiter le droit de négocier la mobilité entre les régions risque de créer d’importantes tensions régionales lorsque le nombre d’emplois sera plus limité et que des travailleuses et des travailleurs sans emploi verront des personnes d’autres régions travailler près de chez eux », affirme Pierre Brassard, président de la CSN–Construction. Le mémoire de la CSN propose plutôt de mettre sur pied un comité paritaire pour revoir le découpage des régions en fonction des disponibilités de main-d’œuvre. « Il est très surprenant que la réforme du ministre Boulet ne fasse rien pour attirer et retenir plus de monde dans le secteur de la construction, alors que c’est la priorité absolue. Il faudrait notamment reconnaître les personnes qui œuvrent déjà dans l’industrie, comme les arpenteurs », ajoute Pierre Brassard. Le mémoire de la CSN est disponible en ligne et sera présenté en commission parlementaire le 13 mars à 15 h.

L’actuelle loi balise déjà de façon importante la possibilité de faire la grève. « Le projet de loi doit être un moment marquant dans l’industrie et une occasion unique de mettre en œuvre des solutions concrètes, le tout en conformité avec l’évolution du droit du travail au Québec », ajoute François Enault, 1er vice-président de la CSN. Selon François Enault, le protocole de négociation devrait être négocié dans les deux mois suivant l’avis de négociation, à défaut de quoi un arbitre devrait trancher. La CSN–Construction s’attend à une négociation serrée en 2025 alors que dans la dernière convention collective, l’importante période d’inflation que nous traversons depuis quelques années n’avait pas été prévue. L’accès au droit de grève pourrait être un enjeu majeur.

Rien pour empêcher les briseurs de grève

« Alors que le fédéral est en train d’interdire le recours aux briseurs de grève pour les secteurs de compétence fédérale, le secteur de la construction deviendra bientôt le seul au Québec où l’on peut recourir à des scabs en toute légalité. C’est inacceptable », soutient Caroline Senneville, présidente de la CSN.

 Des avancées

 La CSN salue par ailleurs certaines dispositions du projet de loi 51, notamment celles qui facilitent l’accès des femmes et de groupes minoritaires dans le secteur de la construction ou encore la possibilité de négocier une rétroactivité salariale lorsque la négociation dépasse l’échéance de la convention. Les améliorations au carnet de référence devraient également permettre plus de transparence dans l’accès aux emplois disponibles.

 Pas de vote électronique

 La CSN–Construction est toutefois déçue de constater que sa proposition  de mettre en place un vote électronique pendant les périodes de changement d’allégeance syndicale n’a pas été retenue. « Le taux de participation au vote est très bas étant donné la paperasse nécessaire. Pour une plus grande démocratie syndicale, nous souhaitons toujours l’installation d’un vote électronique simple », conclut Pierre Brassard.

 À propos

 Fondée en 1924, par et pour les travailleuses et les travailleurs, la CSN–Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et pour améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN–Construction représente 15 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction.

 

 

Réforme de la construction : il faut rendre les métiers plus attirants, plus stables et pas le contraire! estime la CSN

La crise du logement et les nombreux projets de construction au Québec exigent que l’on attire plusieurs milliers de nouvelles personnes dans les métiers de la construction. Pour y arriver, il faut rendre ces métiers plus attirants et plus stables, et pas le contraire !

« La vraie solution n’est pas de permettre à un métier d’exercer les tâches d’un autre métier, mais d’attirer plus de monde en formation et de développer les compétences. La vraie productivité passe par là. On a eu 47 000 inscriptions dans le nouveau programme de formation accélérée. Il faut plus de moyens pour favoriser l’inscription à des formations plus complètes, ça presse », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN. Le projet de loi dans sa forme actuelle risque au contraire d’enlever de la valeur aux métiers et même de compliquer les formations. Les jeunes ne peuvent pas, en effet, apprendre rapidement plusieurs métiers en même temps. La polyvalence a des limites.

De l’ouvrage en masse

Rappelons que la Société canadienne d’hypothèques et de logement estime qu’il manquera 860 000 nouveaux logements d’ici 2030 au Québec, selon Hydro-Québec, ses seuls chantiers nécessiteront 35 000 travailleurs et travailleuses de la construction au cours des prochaines années et qu’il faudra en plus bâtir de nouvelles écoles, de nouveaux hôpitaux et de nouvelles usines ! « Ce n’est pas en pressant le citron de celles et de ceux qui sont déjà en place qu’on va y arriver. Ça va prendre des milliers de nouvelles personnes compétentes », ajoute Pierre Brassard, président de la CSN–Construction. Ce dernier rappelle que la spécialisation des métiers a une raison d’être. « Ce sont les patrons qui ont souhaité une spécialisation des métiers dans le passé et je suis convaincu que c’est ce qu’ils vont vouloir à nouveau quand la pénurie de main-d’œuvre actuelle sera réglée. La demande de “flexibilité” des entrepreneurs en construction, qui se retrouve en partie dans le projet de loi, est une position à courte vue », explique Pierre Brassard.

Démocratie syndicale et emplois en région

La CSN–Construction demande par ailleurs que le projet de loi facilite la démocratie syndicale en rendant le vote plus simple et en éliminant la paperasse qui tire la participation à un taux anémique depuis plusieurs périodes de changement d’allégeance syndicale. 

La CSN-Construction estime aussi qu’il est primordial de continuer à accorder une priorité aux travailleuses et aux travailleurs de la région où se trouve le chantier. Or, le projet de loi interdit aux futures conventions collectives de limiter la mobilité interrégionale. L’accès aux chantiers de sa région est un élément important pour stabiliser les emplois et pour attirer des jeunes de toutes les régions dans le secteur. « Il n’y a aucune raison que les emplois en construction soient précaires quand on voit la montagne de chantiers qui va nous occuper pendant les prochaines décennies », ajoute Pierre Brassard. Le projet de loi ne reconnaît pas les efforts de celles et de ceux qui ont fait des études, comme les arpenteurs, qui ont un diplôme d’études professionnelles de 1800 heures. Il est décevant que cette tâche importante ne soit encore qu’un simple titre occupationnel et qu’elle ne soit pas reconnue comme un métier », ajoute-t-il.

Le président de la CSN–Construction salue par ailleurs la nouvelle possibilité de négocier la rétroactivité dans les prochaines conventions collectives.

La CSN–Construction réagira plus en détail après une étude approfondie du projet de loi dans la perspective de protéger les travailleuses et les travailleurs de toutes les régions. 

À propos 

CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 1600 syndicats et regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. 

CSN–Construction

Fondée en 1924, par et pour les travailleuses et les travailleurs, la CSN–Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et pour améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN–Construction représente 15 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction.

FIERS BÂTISSEURS DEPUIS 100 ANS

Réunis en congrès ces trois derniers jours à Montréal, les délégué-es membres de la CSN–Construction, affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), se sont donné l’occasion d’échanger sur l’avenir de la fédération ainsi que sur les moyens à mettre en œuvre afin de mieux rejoindre les travailleuses et les travailleurs de l’industrie de la construction.

Les congressistes ont notamment procédé à l’élection de leur comité exécutif, de leurs directeurs d’associations de métiers et d’occupations, et du comité de surveillance. Cependant, d’autres sujets ont pu être abordés, dont la modification de la loi R-20 qui régit les relations de travail entre les associations syndicales et patronales dans l’industrie de la construction. Rappelons que le gouvernement du Québec a annoncé récemment son intention de la moderniser. Le congrès a permis de mentionner haut et fort que la CSN–Construction sera extrêmement vigilante sur cette réforme. Pierre Brassard, président de la fédération, a tenu à rassurer les délégués du congrès. « Le ministre Boulet est à l’étape des consultations, mais nous ne lui laisserons pas carte blanche pour la suite. S’il y a modernisation de la loi R-20, elle ne se fera pas sur le dos de nos membres et la CSN–Construction devra obtenir des gains significatifs sur des éléments aussi essentiels que la modernisation du mode de scrutin lors des périodes légales de changement d’allégeance syndicale, une loi anti-briseur de grève et la rétroactivité des salaires. »

Par ailleurs, les membres réunis en congrès ont aussi été informés qu’un anniversaire important sera à souligner au cours du prochain mandat. Ainsi, après le 100e anniversaire de la CSN en 2021, ce sera à la CSN–Construction à célébrer ses 100 ans. La Fédération catholique des métiers du bâtiment (FCMB), ancêtre de la CSN–Construction a été fondée le 4 octobre 1924. « L’histoire de la CSN ne serait pas celle que nous connaissons s’il n’y avait pas eu l’apport indéniable de cette fédération à la fondation de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada, ancêtre de la CSN. Vous nous avez démontré hors de tout doute que vous êtes de fiers bâtisseurs », a souligné Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Enfin, notons que le comité exécutif est composé de Pierre Brassard, réélu à la présidence, de Richard Galarneau, élu à la vice-présidence du secteur Génie civil et voirie, de Jean-Louis Simard, réélu à la vice-présidence du secteur Institutionnel et commercial et Industriel, de Félix Ferland, élu à la vice-présidence du secteur Résidentiel et de Jennie-Claude Lafontaine-Morin, élue au poste de secrétaire-trésorière de la fédération.

Fondée en 1924, par et pour les travailleuses et les travailleurs, la CSN–Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN–Construction représente plus de 18 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie.

Les RSS le 1er janvier 2023 sur les chantiers : les syndicats sont prêts

Le 1er janvier 2023 est la date prévue d’entrée en vigueur des nouveaux mécanismes de prévention sur les chantiers du Québec à la suite de la réforme de la Loi sur la santé et sécurité du travail (Loi 27). Cette réforme a enfin intégré le représentant ou la représentante en santé et sécurité (RSS) sur tous les chantiers de 10 travailleurs et travailleuses et plus; une demande syndicale depuis plus de 40 ans.

La FTQ, la CSN, la CSD et les cinq syndicats de la construction (FTQ-Construction, Conseil provincial (International), Syndicat québécois de la construction (SQC), CSD Construction et CSN–Construction) ont convié leurs membres, ce mardi 13 décembre, devant les bureaux de la CNESST. Toutes les associations représentant des travailleurs et travailleuses de la construction ont uni leur voix pour affirmer haut et fort que des représentantes et des représentants en santé et sécurité devront être mis en poste sur les chantiers, le 1er janvier, comme prévu.

L’absence de prévention sur les chantiers a coûté la vie à trop de travailleurs et travailleuses et blessé de nombreux autres. Malheureusement, les employeurs font maintenant de l’obstruction à la table de consultation des mécanismes de prévention et tentent par tous les moyens d’arrêter l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation. La CNESST doit continuer de résister à la pression.

Les syndicats de la construction sont donc unis pour dire qu’ils sont prêts. Il est grand temps qu’il y ait des représentants et représentantes en santé et sécurité sur le terrain. Les bons outils doivent être déployés sur nos chantiers de construction et aucun délai ne sera toléré.

CITATIONS :
« Bravo au ministre du Travail et à la CNESST de ne pas céder aux pressions des employeurs voulant retarder le processus de mise en place des représentants et représentantes en santé et sécurité (RSS) sur les chantiers de construction du Québec. Il n’y a absolument aucun argument valable pour obstruer ce processus. Faut-il rappeler aux employeurs qu’il ne s’agit pas d’un dossier de relations de travail, mais bien d’un dossier de santé et de sécurité dont l’objectif est de sauver des vies? Le 1er janvier, on veut des RSS sur nos chantiers, un point c’est tout. » – Daniel Boyer, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

« Si nous avions toujours écouté le patronat, tout ce qui s’est fait et tout ce qui se fait encore en matière de prévention et de réparation en santé et sécurité du travail n’aurait tout simplement pas existé. Les mouvements syndicaux et populaires doivent donc poursuivre leur lutte afin de maintenir cette pression sur les employeurs qui priorisent leurs profits avant la vie des travailleuses et des travailleurs. Nous attendons ces représentantes et ces représentants en santé et en sécurité depuis trop longtemps et il n’est pas question de reporter la mise en application de ces nouvelles mesures essentielles. » – Caroline Senneville, présidente de la CSN.

« La santé et la sécurité au Québec est une affaire qui concerne tout le monde. La Loi 27 a malheureusement concentré la prévention davantage entre les mains des employeurs. Nous sommes réunis aujourd’hui pour revendiquer la pleine place au représentant ou à la représentante en santé et sécurité dans les chantiers, le meilleur mécanisme à la fois pour faire valoir les droits des travailleuses et des travailleurs et pour intervenir auprès des employeurs. Pour la CSD, tout doit entrer en vigueur dès le 1er janvier 2023. La prévention dans l’industrie de la construction n’est pas négociable ! » – Kaven Bissonnette, vice-président de la CSD.

« Il est grand temps que l’industrie de la construction cesse de banaliser les accidents de travail. Les représentantes et les représentants en santé et sécurité vont sauver des vies, prévenir des blessures et faire de la prévention. Il n’y a pas d’excuse patronale qui puisse excuser que l’on retarde l’entrée en vigueur de ces mécanismes de prévention. » – Simon Lévesque, responsable à la santé et sécurité au travail, FTQ-Construction.

« La construction a attendu près de 40 ans avant d’obtenir des mécanismes de prévention. Quarante longues années où il aurait été possible de mettre en place des mécanismes qui auraient pu éviter des accidents et sauver des vies. C’est le temps de démontrer que nous sommes unis et que nous allons travailler ensemble pour intégrer ces mécanismes-là dans nos milieux de travail afin de nous assurer que ceux-ci fonctionnent. » Patrick Bérubé, directeur général, Conseil provincial (International)

« Avec le nombre trop grand d’accidents et de décès dans notre industrie, il n’est plus question d’attendre. On a droit à des milieux de travail sains et sécuritaires, et c’est en janvier que ça commence. Le RSS fait partie de la solution. » – Steve Prescott, coordonnateur en santé et sécurité, Syndicat québécois de la construction (SQC)

« Lors de la fondation de la CSN–Construction en 1924, les questions de santé et de sécurité au travail figuraient déjà au centre des revendications de ceux et celles qui œuvraient dans le domaine de la construction. Nous n’avons jamais abandonné cet objectif moral, cette obligation fondamentalement éthique de protéger la vie et la santé des travailleuses et des travailleurs qui ont bâti le Québec et nous allons toujours nous mobiliser pour les défendre. » -Félix Ferland, vice-président SST de la CSN–Construction.

« Les travailleurs et travailleuses de la construction ont assez souffert des accidents et des maladies professionnelles. Ils en ont assez de la peur de ne pas rentrer chez eux et du strict minimum sur les chantiers. L’industrie de la construction est la plus meurtrière et ça doit cesser! Pour sauver des vies et donner les moyens aux travailleuses et aux travailleurs de défendre leurs droits, il est maintenant temps de déployer les représentantes et représentants en santé et sécurité dans tous les chantiers du Québec. » – Carl Dufour, président de la CSD Construction.

Nos organisations de la construction représentent 215 000 travailleurs et travailleuses.

La CSN demande le retrait de la CCQ du projet de loi 4

Aujourd’hui, lors du dépôt de son mémoire en commission parlementaire, la CSN a demandé le retrait de la Commission de la construction du Québec (CCQ) du projet de loi 4 renforçant la gouvernance des sociétés d’État et modifiant d’autres dispositions législatives.

« Contre toute logique, le projet de loi 4 prévoit d’assujettir la CCQ à la Loi sur la gouvernance des sociétés d’État. Or, la CCQ est chargée de la gestion des relations du travail dans l’industrie de la construction qui est financée à 98 % par les activités de ce secteur, de souligner François Enault, vice-président de la CSN. L’imposition de ce cadre de gouvernance à la CCQ ferait reculer le dialogue social en mettant à l’écart les acteurs syndicaux d’une organisation qui gèrent leurs propres conditions de travail. Voilà pourquoi la CSN demande le retrait pur et simple de la CCQ du projet de loi 4. »

« La première responsabilité de la CCQ, c’est de faire respecter la Loi R-20 et de gérer les fonds mutualisés par les parties, dont les avantages sociaux, les fonds de formation et d’indemnisation. En ce sens, toutes les associations syndicales doivent impérativement être présentes à son conseil d’administration pour veiller à l’application rigoureuse des conventions collectives que nous avons négociées », de conclure Pierre Brassard, président de la CSN–Construction.

Fondée en 1924, par et pour les travailleuses et travailleurs, la CSN–Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN–Construction représente plus de 18 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie.

Les travailleurs et travailleuses de l’asphalte forment un front commun

À la suite de la dernière négociation de la construction dans le secteur génie civil et voirie, les cinq associations représentatives des opérateurs et des titres occupationnels ont décidé de constituer un front commun pour défendre les travailleurs et travailleuses attitrés aux travaux d’asphalte.

« C’est lors d’une rencontre tenue le 29 octobre 2021, par nos organisations syndicales, que nous avons constitué le front commun des travailleurs et travailleuses attitrés aux travaux d’asphalte. Après plusieurs rondes de négociations durant lesquelles nos négociateurs syndicaux ont présenté des demandes dans le but d’améliorer les conditions de travail dans le revêtement de chaussées, celles-ci sont demeurées inchangées », de souligner Jean-Luc Deveaux, porte-parole du front commun et vice-président secteur génie civil et voirie à la CSN–Construction.

« Il faut savoir que les travaux d’asphaltage sont parmi les plus ardus pour les travailleurs et travailleuses de la construction. Nous avons des horaires variables, de jour, de soir, de nuit, en plus des horaires retardés qui déplacent nos quarts de travail à la dernière minute, ce qui nous impose une conciliation travail-famille très difficile, voire impossible, dans certains cas. De plus, les nombreuses canicules estivales, les vapeurs nocives et les autres conditions de travail dans le revêtement de chaussées sont demeurées inchangées malgré les nombreuses inquiétudes soulevées par les syndicats de la construction. Pour nous, il doit y avoir du changement dans notre secteur et c’est exactement l’objectif de notre front commun », de conclure monsieur Deveaux.

Les organisations syndicales membres du front commun sont l’Union internationale des opérateurs-ingénieurs local 905 (CPQMCI), l’Union internationale des journaliers d’Amérique du Nord local 62 (CPQMCI), l’Association des manœuvres interprovinciaux (AMI-FTQ-Construction), l’Union des opérateurs de machinerie lourde local 791 (FTQ-Construction), l’Association provinciale des opérateurs d’équipement lourd (CSN–Construction), l’Association provinciale des manœuvres et des manœuvres spécialisés (CSN–Construction), le Syndicat québécois de la construction (SQC) et la CSD-Construction. Le front commun représente 49 000 travailleurs et travailleuses, soit 24 % de l’industrie de la construction.

L’Alliance syndicale de la construction fait des offres formelles pour sortir de l’impasse des négociations

L’Alliance syndicale dépose des offres formelles à la table des clauses communes et à toutes les tables sectorielles afin de sortir de l’impasse des négociations et d’en arriver aux ententes pour éviter un conflit de travail. Ces offres contiennent des demandes syndicales qui prennent en considération des besoins exprimés par les employeurs. Dotée d’un mandat de grève à 93 %, l’Alliance syndicale est en droit de déclencher ses moyens de pression à tout moment depuis le 21 mai. Cependant, elle souhaite en arriver aux ententes avec les parties patronales, et les offres présentées aux tables le démontrent clairement.

Une offre avantageuse pour tous à la table des clauses communes

Dès le début de la négociation, l’Alliance syndicale et les employeurs se sont entendus pour donner la priorité au régime d’avantages sociaux afin d’en assurer sa pérennité. L’offre déposée à la partie patronale est historique. Elle comprend une contribution financière des employeurs et des travailleuses et travailleurs au régime d’assurance ainsi qu’un partage des augmentations futures de ses coûts. Cette proposition comprend aussi une indexation en pourcentage de la cotisation patronale au régime de retraite afin d’assurer son financement à long terme. Par cette offre, les régimes d’assurance MÉDIC et de retraite de l’industrie pourraient bénéficier d’un financement garanti à longue échéance correspondant aux besoins de santé des travailleurs et de leur famille tout en répondant aux demandes des employeurs.

La partie patronale rend toutefois l’acceptation de cette offre conditionnelle à une entente sur les systèmes de géolocalisation numériques mobiles.

Débattre de la géolocalisation après que le PL 64 sera adopté

À la suite de l’importance prise par le pointage par géolocalisation dans la négociation, l’Alliance syndicale a demandé à un OBNL spécialisé en sécurité informatique et en protection de la vie privée, Crypto.Québec, d’étudier la question. Son rapport conteste ce type de pratique et doute qu’après l’adoption du projet de loi 64, Loi modernisant des dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels , ce soit toujours légal au Québec.

« Ce n’est pas le bon moment pour prendre une décision sur la géolocalisation. Les gouvernements du Canada et du Québec étudient présentement des projets de loi qui vont encadrer la protection de la vie privée et qui pourraient complètement changer ce qui sera ou non permis, et comment. Pour le reste, nous avons présentement une offre qui pourrait gagner l’adhésion des patrons. Entendons-nous sur ça, et nous nous engageons à discuter de géolocalisation lorsque tous les paramètres seront établis, » explique Éric Boisjoly, porte-parole de l’Alliance syndicale.

Aujourd’hui, l’Alliance syndicale présente un engagement formel aux associations patronales : s’entendre sur les conventions collectives, signer les offres qu’elle dépose et étudier la question du pointage numérique, lorsque les changements législatifs en cours seront adoptés. Ainsi, les parties éviteront une grève, sauveront les avantages sociaux et adopteront des dispositions sur les systèmes de pointage numérique de manière éclairée.

Rapport de Crypto.Québec: https://bit.ly/3vh5QQX

Le ministre du Travail détient le pouvoir pour faire baisser la pression

Il est essentiel de rappeler que l’absence de clauses de rétroactivité des salaires dans l’industrie de la construction crée une dynamique où les associations patronales n’ont pas intérêt à régler la négociation des conventions collectives avant la menace d’un conflit de travail. Les travailleurs et les travailleuses perdent environ 210 $ par mois, tant que les nouvelles conventions collectives ne sont pas entérinées, ce qui représente plus de 9 millions de dollars par semaine.

L’Alliance syndicale fait donc appel au ministre Jean Boulet pour qu’il modifie la Loi R-20, plutôt que d’imposer un arbitrage, afin d’y inclure des clauses sur la rétroactivité. Cela permettrait aux parties de négocier à armes égales et éviterait au ministre de s’immiscer dans les négociations.

Après deux conflits de travail, en 2013 et en 2017, l’Alliance s’attend à ce que les associations patronales fassent preuve de bonne foi et signent des ententes négociées en vue d’augmenter la rétention de la main-d’œuvre dans la construction, d’assurer la pérennité des régimes d’assurance MÉDIC et de retraite, et de rendre l’industrie plus attrayante.

 L’Alliance syndicale représente les 200 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations des conventions collectives. Elle regroupe les cinq syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

Négos de la construction : vote clair pour la grève

Les travailleurs et les travailleuses membres des cinq associations représentatives de la construction ont voté à plus de 93 % en faveur d’un mandat de grève générale illimitée, confié à l’Alliance syndicale. Il s’agit du seul moyen de pression permis dans l’industrie de la construction. Cela signifie qu’à partir du 21 mai prochain, les travailleuses et les travailleurs de l’industrie pourront faire valoir leurs droits par des moyens de pression illimités. Sans donner d’indication sur le moment précis du déclenchement des moyens de pression, les syndicats donneront un préavis de grève de 12 à 24 heures.

« Notre premier objectif est d’en arriver à une entente négociée. Cependant, les travailleurs et travailleuses de la construction nous ont donné un mandat clair et nous n’hésiterons pas à nous en servir si la situation aux tables de négociation perdure. À ce stade-ci, aucune date limite n’a été établie, mais nos membres sont prêts à aller jusqu’au bout si les employeurs ne négocient pas de bonne foi », affirme Éric Boisjoly, porte-parole de l’Alliance syndicale.

La géolocalisation met en péril la vie privée des membres et la négociation

Une des principales raisons pour lesquelles les négociations ne sont pas concluantes est la volonté des associations patronales de rattacher une entente à la table du tronc commun (avantages sociaux, retraite et assurances) à l’imposition du pointage par localisation automatique. Cette technologie fonctionnant sur la géolocalisation représente un risque imminent pour la protection de la vie privée des travailleurs et des travailleuses. D’ailleurs, une décision arbitrale confirmée par la Cour supérieure a indiqué récemment que ces applications contreviennent aux conventions collectives actuelles. Malgré tout, la partie patronale, en particulier l’Association de la construction du Québec (ACQ), insiste pour introduire ces outils et pour en faire une condition à l’obtention d’une entente à la table du tronc commun. Il est important de rappeler que ce sont les blocages de l’ACQ qui avaient forcé les syndicats à avoir recours à la grève en 2013 et 2017.

L’absence de rétroactivité force les choses

Il est essentiel de rappeler que l’absence de clauses de rétroactivité des salaires dans l’industrie de la construction crée une dynamique où les associations patronales n’ont pas intérêt à régler rapidement la négociation des conventions collectives avant la menace d’un conflit de travail. Les travailleurs et les travailleuses perdent environ 210 $ par mois tant que les nouvelles conventions collectives ne sont pas entérinées, ce qui représente plus de 9 millions de dollars par semaine.

L’Alliance syndicale espère qu’après deux conflits de travail, les associations patronales entendront raison et signeront des ententes négociées afin d’augmenter la rétention dans l’industrie, d’assurer la pérennité des régimes d’avantages sociaux et de retraite et de rendre l’industrie de la construction plus attrayante.

 

L’Alliance syndicale représente les 195 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations des conventions collectives. Elle regroupe les cinq syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

Projet de loi 61 : des craintes liées à l’octroi de contrats, aux régions et à la santé et la sécurité

La CSN‑Construction et la CSN ont déposé leur mémoire dans le cadre du projet de loi 61 visant la relance de l’économie du Québec et l’atténuation des conséquences de l’état d’urgence sanitaire déclaré le 13 mars 2020 en raison de la pandémie de la COVID-19. La CSN‑Construction est satisfaite des investissements annoncés en matière d’infrastructure, alors que l’industrie de la construction et ses travailleurs constituent le fer de lance de la relance économique du Québec, mais demeure préoccupée sur certains aspects. C’est pourquoi elle a déposé neuf recommandations au gouvernement.

« La CSN-Construction est particulièrement préoccupée par l’octroi et le processus d’octroi des contrats qui auraient pour effet de favoriser les travailleurs et travailleuses d’une association syndicale au détriment d’une autre, tout comme nous l’avions découvert avec le Groupe Signature sur le Saint‑Laurent au pont Samuel-De Champlain. Les travailleurs et travailleuses doivent être traité équitablement dans cette relance économique. Il ne faut pas que le gouvernement contrevienne aux règles concernant le placement syndical et le gouvernement doit s’assurer de ne pas retomber dans cette vieille pratique », soutient le président de la CSN‑Construction, Pierre Brassard.

Autres préoccupations : train, sécurité, région et assurance MÉDIC Construction
La CSN-Construction partage l’idée que l’utilisation des chemins de fer devrait avoir un effet important sur l’environnement et favoriser un mode de transport socialement écoresponsable. C’est pourquoi elle demande au parlement d’ajouter un projet à l’annexe 1 relativement au projet du chemin de fer du CP traversant les Cantons de l’Est : rehausser la voie au niveau 4 afin de permettre le transport de passagers. Il en coûterait 3,6 millions $.

« Du coup, il est grand temps que le gouvernement reconnaisse le métier de cheminots pour les projets associés aux chemins de fer. Cette reconnaissance est menacée par la pratique actuelle de la CCQ qui accorde aux salariés de l’industrie ferroviaire des certificats d’exemption assimilés à des métiers de la construction niant ainsi les racines de leur métier et l’expertise des entreprises ferroviaires qui ont bâti cette industrie », défend Pierre Brassard.

Dans le secteur institutionnel et commercial, la CSN-Construction veut éviter le fractionnement des contrats qui permettrait aux employeurs de ne pas mettre en place d’agent de prévention. Cela serait un non-sens considérant que le projet de loi maintient l’urgence sanitaire. La CSN-Construction demande l’implantation d’un programme de prévention en santé‑sécurité au travail et que ce programme reçoive les commentaires des représentants syndicaux.

Afin de respecter les régions, alors que le gouvernement s’apprête à injecter plusieurs millions d’heures de travail dans l’industrie de la construction, le gouvernement doit aussi tenir compte de la capacité de main‑d’œuvre régionale et ne pas favoriser un « fly in, fly out » excessif des travailleurs des centres urbains au détriment des travailleurs régionaux. Rappelons que la CSN-Construction a contesté la décision du Tribunal administratif du travail (TAT) qui vise l’abolition du règlement sur la mobilité de la main d’œuvre.

De plus, étant donné que les huit semaines d’inactivité risquent d’entraîner un vide dans la couverture d’assurance MÉDIC Construction, la CSN-Construction recommande une contribution du donneur d’ouvrage de 0,47 $ par heure travaillée pour chaque travailleur afin de freiner l’accroissement du déficit du régime des avantages sociaux. Il en va de la santé et la sécurité de tous nos travailleurs et travailleuses.

Le mémoire peut être consulté ici.

La CSN–Construction prend les devants

À la suite des trop nombreux décès de signaleuses et de signaleurs routiers survenus au cours des derniers mois, la CSN–Construction rencontrera le ministère du Transport ce vendredi à Québec. Le but de cette rencontre : discuter du plan d’action en matière de sécurité sur les sites de travaux routiers 2021-2023 et faire le bilan du plan de 2017-2020.

« Dans les trois derniers mois, trois signaleurs sont morts au travail. Combien de tragédies comme celles-ci doivent survenir avant que des mesures efficaces soient prises? », s’est exclamé le président de la CSN–Construction, Pierre Brassard,.

La CSN–Construction réclame des ministères du Travail et du Transport une véritable concertation pour régler une fois pour toutes le dossier des signaleurs routiers. Elle réclame également des solutions concrètes pour venir à bout de ce fléau. Parmi ces solutions, notons la révision de la Loi sur la santé et sécurité qui se fait toujours attendre et l’obligation pour tous les entrepreneurs au Québec de mettre en place des programmes de prévention qui ont du mordant sur les chantiers. « Nous sommes conscients des risques du métier, mais personne ne devrait avoir à travailler dans des conditions où l’on met sa vie en danger! », a ajouté M. Brassard.

Événement : lieu et date

Rencontre entre le ministère des Transports et la CSN–Construction à 10 h, au
700, boulevard René-Lévesque, à Québec.

Un congrès historique pour la CSN–Construction

Aujourd’hui s’ouvre à Montréal le 68e congrès de la CSNConstruction. Au cours de ce congrès, tous les membres de l’organisation auront à se prononcer sur leur nouvelle cotisation. Ils participeront également au premier vote électronique au suffrage universel de l’histoire du milieu syndical de la construction et se feront entendre sur plusieurs enjeux touchant le monde de la construction.

Plusieurs invités sont attendus pour souligner l’ouverture de ce congrès, dont le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, M. Jean Boulet, Mme Diane Lemieux, présidente et directrice générale de la Commission de la construction du Québec (CCQ) et M. Jacques Létourneau, président de la CSN.

Pour Pierre Brassard, président de la CSNConstruction, l’événement sera l’occasion d’aborder les enjeux qui frappent de plein fouet l’industrie de la construction. « La hausse des mises en chantier, combinée à la pénurie de maind’œuvre, entraîne plusieurs problèmes pour les travailleuses et les travailleurs, notamment en termes de santé et de sécurité. Ce congrès donnera lieu à un plan d’action en vue de la prochaine négociation en 2021 », explique-t-il.

Par ailleurs, l’ensemble des membres de la CSNConstruction du Québec participeront à une première dans le milieu syndical de la construction au Québec : un vote électronique au suffrage universel. Ils pourront ainsi élire directement les dirigeantes et dirigeants de leur organisation et décider de ses orientations, ce que ne permet aucune autre organisation syndicale dans le milieu de la construction au Québec.

Une alliance nécessaire pour protéger les signaleurs routiers

Mardi le 10 décembre dernier, a eu lieu une rencontre entre le président de l’Association des travailleurs en signalisation routière du Québec (ATSRQ), et la CSN-Construction.

Suite au décès la semaine dernière d’une signaleuse routière, la troisième en moins de 3 mois, les deux organisations ont tenu à se rencontrer et à rappeler d’une même voix la nécessité de prendre des actions concrètes pour éviter que ne se reproduise ces drames. Tant l’ATSRQ que la CSN-Construction somment les ministères du Travail et du Transport à se concerter pour régler une fois pour toutes le dossier des signaleurs routiers et de mettre en place des solutions concrètes. Parmi celles-ci : la nécessaire révision de la loi sur la santé et sécurité, qui se fait toujours attendre, et l’obligation que tous les entrepreneurs au Québec soient soumis à la mise en place des programmes de prévention qui ont du mordant sur les chantiers.

« Dans les 7 dernières années, 9 signaleurs sont décédés, des décès qui auraient pu être évités. C’est pourquoi nous avons décidé de se rencontrer aujourd’hui et de faire front commun pour que ne surviennent plus ces tragédies » a souligné Jean-François Dionne, président de l’ATSRQ.  Pour Pierre Brassard, président de la CSN-Construction, il faut s’attaquer aux risques présents sur les chantiers : « Nous sommes conscients des risques du métier et du travail essentiel des signaleurs qui assurent la sécurité des travailleuses et travailleurs qui sont à pied d’œuvre. Personne ne devrait avoir à risquer sa vie, il faut que les choses changent! » a-t-il soutenu.

Cette rencontre aura permis de tisser des liens entre les deux organisations et d’appuyer leurs revendications afin de faire bouger les choses avec les organismes reconnus concernant la santé et la sécurité des signaleurs routiers. En plus des revendications portant sur la santé et la sécurité, l’offre de formation et les conditions de travail des signaleurs furent partie prenante des discussions.

La sécurité d’abord et avant tout

La CSN-Construction salue l’initiative du gouvernement et est heureuse de contribuer au Sommet sur le transport ferroviaire qui se conclut aujourd’hui à Drummondville.

Cependant, la CSN–Construction tient à réaffirmer la nécessité de mettre de l’avant la sécurité ferroviaire. « Nous sommes très préoccupés pour les travailleurs sur les chantiers ainsi que pour la population. Le gouvernement devra s’assurer de mettre en place des mesures concrètes, d’autant plus dans un contexte de pénurie et de rareté de la main-d’œuvre », a soutenu Pierre Brassard, président de la CSN–Construction.

«Pour qu’un réseau soit construit dans les règles de l’art, cela nécessite l’apport de milliers de travailleuses et de travailleurs aguerris, dont l’expertise entraîne une économie de coûts importante à différents paliers. À ce titre, il est important qu’ils soient reconnus dans la loi R-20 encadrant l’industrie de la construction », a ajouté le spécialiste de la construction des chemins de fer, Jean-Luc Deveaux, vice-président de la CSN–Construction.

Le transport ferroviaire contribuera à créer des emplois directs avec la construction d’un chemin de fer qui emploiera des milliers de travailleurs de la construction, ainsi que des emplois indirects dans les hôtels, les restaurants et autres commerces où passe le rail. En ce sens, la construction d’un réseau sécuritaire, performant et efficace, avec une faible empreinte environnementale, constituera un apport économique majeur pour le Québec.

La CSN–Construction demande la reconnaissance du métier de cheminot dans la Loi R-20

En prévision du Sommet national sur le transport ferroviaire qui se déroulera le 9 décembre prochain à Drummondville, la
CSN–Construction a déposé auprès du Ministère du Transport du Québec un mémoire dans lequel elle réclame au gouvernement la reconnaissance concrète du métier de cheminot.« La construction d’un réseau construit dans les règles de l’art nécessite l’apport de milliers de travailleuses et de travailleurs aguerris, souligne le président de la CSN–Construction, Pierre Brassard. Ceux-ci sont spécialisés dans la construction d’un réseau sécuritaire, performant et efficace, avec une faible empreinte environnementale. Leur expertise entraîne une économie de coûts importante à différents niveaux et à ce titre, il est important qu’ils soient reconnus dans la Loi R-20 encadrant l’industrie de la construction. »

De fait, en plus de favoriser le développement économique par la création d’emplois de qualité, un transport accru des marchandises et des personnes via le réseau des chemins de fer entraînera la réduction des frais gouvernementaux relatifs à la détérioration et à la sécurité du réseau routier. « Plus l’utilisation du réseau ferroviaire québécois sera efficiente et fluide, moins la dépense en infrastructures sera lourde à assumer pour les Québécoises et les Québécois », souligne le vice-président de la CSN–Construction, Jean-Luc Deveaux.

L’industrie ferroviaire doit par ailleurs offrir de nouveaux services intermodaux qui peuvent concurrencer l’usage des routes, estime aussi la CSN–Construction. Les trains procurent un avantage important aux entreprises en ce qui a trait aux frais de transport et en ce sens, ils leur permettent d’être plus compétitives. « La construction de gares de triage plus près des communautés, quelle que soit la région, va favoriser un camionnage local plus léger et plus efficace en milieu rural et urbain », poursuit le vice-président génie civil et voirie de la CSN–Construction, Jean-Luc Deveaux.

Bien sûr, le mémoire de la CSN–Construction ne saurait faire l’impasse sur l’énorme apport du transport ferroviaire en matière d’environnement. En outre, la CSN–Construction invite le gouvernement à donner suite à sa demande. « Sans reconnaissance professionnelle des travailleurs et travailleuses des compagnies de chemin de fer, les coûts seront exorbitants pour les donneurs d’ouvrage », conclut Pierre Brassard.

 

 

La CSN–Construction interpelle les partis fédéraux sur la déconstruction du pont Champlain

La CSN–Construction demande aux partis fédéraux en campagne électorale de s’engager à prendre les mesures nécessaires sur le plan de la prévention et de la protection de l’environnement à la veille du début des travaux de déconstruction du pont Champlain qui devraient durer plus de deux ans.

« Jusqu’à présent, jamais au Québec nous n’avons assisté à la déconstruction d’un ouvrage de génie civil d’une telle ampleur. La sécurité est déjà fragile pour les travailleuses et les travailleurs sur les chantiers de construction. Des représentants à la prévention doivent être présents sur le terrain dès le début des travaux afin de minimiser les risques d’accident lors de la déconstruction d’un ouvrage en hauteur comme un pont. Il ne faut pas faire l’erreur, trop souvent commise, de lancer un chantier sans que les programmes de prévention adéquats soient en place », explique d’entrée de jeu le président de la CSN–Construction, Pierre Brassard.

Veiller aux bonnes conditions de travail
Ce dernier souligne qu’il faut aussi s’assurer en amont de bonnes conditions de travail pour celles et ceux qui seront appelés à s’activer sur le chantier. « Les travaux pourraient mobiliser plus de 1 000 travailleuses et travailleurs de la construction. Il faut s’assurer qu’ils puissent travailler dans des conditions raisonnables. Par exemple, ils seraient sûrement heureux de pouvoir prendre leurs vacances durant l’été. C’est quelque chose de possible. Quand il s’agit de la construction d’une route, les travaux doivent se dérouler rapidement. Mais la déconstruction d’un pont n’est pas aussi urgente », souligne-t-il.

Le défi de l’environnement
La protection de l’environnement constitue une autre préoccupation de la CSN–Construction. « Les méthodes de déconstruction du pont Champlain peuvent entraîner des impacts importants sur la faune et la flore marines. À la CSN–Construction, nous pensons qu’il faudrait créer des postes de représentants à l’environnement qui feraient le tour des chantiers, un peu à la façon des représentants en prévention, pour s’assurer du respect de l’environnement. Bien sûr, il faudrait les former », souligne le vice-président du secteur Génie civil et Voirie, Jean-Luc Deveaux.

S’il faut former des travailleurs à cette fin ou pour toute autre tâche spécialisée, il sera impératif que cette formation leur soit payée et que leur salaire soit ajusté en conséquence, estime Jean-Luc Deveaux. « Quitte à rouvrir les conventions collectives! », insiste-t-il.

La CSN–Construction serait, en outre, favorable à la création d’une charte environnementale qui viendrait encadrer et réglementer les travaux sur tout chantier de construction. « Il faut que l’industrie se sensibilise à cet enjeu de l’heure. C’est essentiel pour nous et plus particulièrement pour les enfants et les petits-enfants des travailleuses et des travailleurs et ça créera de l’emploi, ce qui est non négligeable », conclut le vice-président de la CSN–Construction.

Un recours commun contre la décision sur la mobilité régionale s’impose

La CSN–Construction se montre extrêmement favorable à une plaidoirie commune de toutes les organisations syndicales de la construction dans le recours visant à contester la décision sur la mobilité provinciale de la main-d’œuvre.

Ce recours vise à défendre la priorité d’embauche sur une base régionale et à protéger les emplois dans les régions du Québec à la suite de la décision rendue par le juge Gagnon le 9 août dernier. Rappelons que celle-ci rend les articles 35 et 38 du Règlement sur I’embauche et la mobilité des salariés dans I’industrie de la construction ainsi que les articles 15.01 à 15.03 des conventions collectives 2014-2017 dans les secteurs Industriel et Institutionnel et Commercial (ICI) invalides et inopérants et renvoie aux parties l’obligation de négocier l’encadrement des clauses de mobilité de main-d’œuvre dans les conventions collectives de la construction.

« Les membres des cinq organisations syndicales sont directement concernés par cette question. Ce sont leurs emplois qui sont en jeu! Nous devons nous serrer les coudes et démontrer que nous serons tous de la partie pour défendre notre gagne-pain en région. Le recours sera une première étape pour exprimer notre détermination commune à lutter contre l’affaiblissement de la mesure sur la mobilité régionale », a souligné le président de la CSN-Construction, Pierre Brassard.

La CSN–Construction réclame également une consultation de l’ensemble des 191 000 travailleuses et des travailleurs de l’industrie, toutes allégeances syndicales confondues, afin de connaître leur avis sur cet enjeu névralgique et d’agir en conséquence lors des négociations de 2021.

 

 

Mobilité de main-d’œuvre : la CSN-Construction conteste la décision du Tribunal administratif du travail

Le 9 août dernier, une décision du juge Raymond Gagnon du Tribunal administratif du travail (TAT) déclarait invalides et inopérants les articles 35 et 38 du Règlement sur I’embauche et la mobilité des salariés dans I’industrie de la construction. En attendant la prochaine ronde de négociation des conventions collectives prévue en 2021, la CSN-Construction vient de déposer ce matin un pourvoi en contrôle judiciaire pour contester cette décision.

« La défense de nos travailleuses et travailleurs en région et la protection de leurs emplois font partie de l’ADN de la CSN-Construction. Depuis l’adoption, en 1968, de la loi R-20 régissant les relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction, nous avons toujours défendu la priorité régionale d’embauche. C’est cette même préoccupation qui nous pousse aujourd’hui à contester la décision du juge Gagnon », a déclaré Pierre Brassard, président de la CSN-Construction.

Priorité régionale d’embauche

Malgré ces recours judiciaires, la CSN-Construction n’entend pas rester les bras croisés d’ici à la prochaine ronde de négociation, où la mobilité de la main-d’œuvre demeurera un enjeu prioritaire, tout comme la pérennité du régime d’assurance médicaments. « La voix juridique est une des avenues que nous empruntons aujourd’hui. Mais nous ne nous contenterons pas d’attendre l’issue de cette contestation pour agir. Nous savons pertinemment que l’essentiel des discussions autour de ces enjeux prioritaires aura lieu au cours de la ronde de négociation de 2021. C’est pourquoi depuis plusieurs semaines déjà, nous sommes très actifs sur le terrain afin de sonder l’intérêt de nos membres et préparer nos revendications en conséquence. C’est un travail essentiel que nous allons d’ailleurs poursuivre au cours des prochains mois », a ajouté M. Brassard.

Outre ces démarches, la CSN-Construction réitère sa demande à l’effet de tenir une consultation de l’ensemble des 191 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie sur l’enjeu névralgique que constitue la mobilité de main-d’œuvre en vue de la prochaine ronde de négociation. Rappelons que la décision du TAT du 9 août dernier renvoyait aux parties l’obligation de négocier l’encadrement des clauses de mobilités de main-d’œuvre dans les conventions collectives de l’industrie de la construction.

Encore loin des objectifs à atteindre

Malgré une augmentation de la présence des femmes dans l’industrie de la construction de 2016 à 2017, la CSN-Construction constate que nous sommes encore loin des objectifs fixés par la Commission de la construction du Québec (CCQ) et ses partenaires.

« Le bilan de la phase 2015-2018 du Programme d’accès à l’égalité des femmes dans l’industrie de la construction (PAEF) 2015-2024 de la Commission de la construction du Québec (CCQ) nous révèle qu’en 2017, le nombre de femmes actives sur les chantiers a atteint les 3000, soit environ 500 travailleuses de plus qu’en 2016. Le taux de présence est donc passé de 1,62 % en 2016 à 1,91 % en 2017, ce qui nous place encore très loin des objectifs de 3 % que la CCQ visait pour l’année 2018. Depuis les débuts du PAEF, la CSN-Construction a participé activement aux consultations et à la mise en œuvre des mesures préférentielles qui favorisent l’accueil et le maintien des femmes en construction », de préciser Emmanuelle-Cynthia Foisy, secrétaire-trésorière de la CSN-Construction et responsable de la condition féminine.

« Pour nous, il est clair que les mesures préférentielles appliquées depuis le 12 décembre 2016 n’atteignent pas les objectifs souhaités. Nous pensons toujours que celles-ci demeurent nécessaires afin de changer réellement la situation des travailleuses de notre industrie. Nous déplorons à nouveau le fait que la mesure la plus importante, celle qui obligerait leurs embauches pour tous les contrats gouvernementaux, n’a toujours pas été mise de l’avant par le Conseil du trésor, de souligner madame Foisy. De plus, la CSN-Construction revendique l’introduction de procédures de mise à pied et d’un droit de rappel qui aideraient au maintien en emploi des femmes dans l’industrie. »

Fondée en 1924, par et pour les travailleurs, la CSN-Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN-Construction représente plus de 12 500 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction.

L’Alliance syndicale conclut une entente de principe dans le résidentiel

L’Alliance syndicale de la construction vient de conclure une entente de principe avec l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) pour les travaux ayant lieu dans le secteur résidentiel.

Le contenu de l’entente finale sera dévoilé aux travailleuses et travailleurs de la construction lors d’assemblées syndicales qui auront lieu durant les prochaines semaines. « Nous avons toujours dit qu’une entente négociée était préférable et nous nous réjouissons d’avoir réussi à l’obtenir avec L’APCHQ. Il nous reste maintenant le secteur institutionnel, commercial et industriel dans lequel les discussions se poursuivent dans un climat difficile. Cependant, nous espérons encore que les patrons abandonneront leurs demandes qui affectent grandement le quotidien des familles de nos travailleurs afin que nous puissions nous entendre avant la date butoir du 30 octobre 2017 », a expliqué Michel Trépanier, porte-parole de l’Alliance syndicale.

Le secteur résidentiel représentait, en 2016, environ 18,6 % des heures travaillées dans l’industrie de la construction au Québec.

À propos de l’Alliance syndicale
L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

Le gouvernement du Québec en conflit d’intérêts

Blogue co-signé par Jacques Létourneau, président de la CSN,
et Pierre Brassard, président de la CSN-Construction

Avec sa loi spéciale dans la construction, le gouvernement vient nier le droit fondamental à la libre négociation des travailleuses et des travailleurs de la construction. C’est très grave, car il contrevient ainsi aux jugements de la Cour suprême et à la Charte des droits et libertés, qui reconnaissent ce droit fondamental.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement québécois vote une loi matraque contre des syndiqué-es. Tout récemment, il a frappé les juristes de l’État, niant ainsi leur droit de négocier. Dans le secteur de la construction, il s’agit d’un deuxième coup de force en quatre ans. Et dans le passé, les ouvriers de cette industrie ont subi à plusieurs reprises les affres d’une loi spéciale. Ce faisant, le gouvernement a habitué les associations patronales à un certain laxisme aux tables de négociation, qui nuit à la conclusion d’ententes négociées. Pourquoi s’empresseraient-elles de négocier en sachant que le gouvernement finira par intervenir quelques jours après le déclenchement d’une grève ?

Juge et partie
Les parties à la table de négociation sont, d’un côté, les organisations syndicales chapeautées par l’Alliance syndicale, et de l’autre, les associations patronales de la construction. Or, des acteurs de l’industrie brillent par leur absence à cette table, et ce sont les donneurs d’ouvrage. On parle notamment des municipalités et des deux paliers de gouvernement, provincial et fédéral, qui se trouvent parmi les plus gros donneurs d’ouvrage de la construction.

Le gouvernement québécois a en plus le pouvoir de décréter les conditions de travail dans ce secteur névralgique, comme il vient de le faire avec sa loi spéciale. Comment croire à son impartialité dans le dossier, lui qui commande et assume les coûts de la majeure partie des travaux d’infrastructures au Québec et qui a tout intérêt à réduire la facture ? Pourrait-il être tenté, par un jeu de corridor, de s’allier aux représentants patronaux présents à la table de négociation pour tenter d’obtenir des syndiqué-es qu’ils acceptent les offres patronales ? Se ferait-il le porte-voix des municipalités, alors que les maires Labeaume et Coderre ont expressément demandé l’adoption d’une loi spéciale ? On peut se poser ce genre de questions. D’ailleurs, le gouvernement Couillard a démontré à plusieurs reprises son préjugé favorable à l’égard des patrons et s’est déjà montré très sensible aux pressions de ces deux maires lors de l’adoption du projet de loi 110 visant les conventions collectives dans le secteur municipal.

Le gouvernement semble jouer un jeu parallèle au déroulement des négociations de la construction et se place à la fois en position de juge et partie. Par le fait même, il donne toutes les apparences de conflit d’intérêts. Cette situation, tout simplement intolérable, s’est concrétisée et renforcée cette semaine avec l’adoption de la loi spéciale.

Avaler la couleuvre de la loi
La loi spéciale donne cinq mois aux parties pour en venir à une entente, sans quoi un arbitre sera appelé à recommander les conditions des syndiqué-es, qui leur seraient par la suite imposées par l’État. L’adoption de cette loi a permis au gouvernement de s’ingérer plus profondément encore dans un processus de négociation privée, et même dans l’arbitrage, si nécessaire. Nous dénonçons plus particulièrement l’article 23 de la loi qui confère à la ministre du Travail le droit de déterminer dans le menu détail les matières à arbitrage, les méthodes et le cadre pour le tenir. De facto, cet article retire à l’arbitre toute marge de manœuvre pour assumer correctement le rôle judiciaire qui lui incombe. Le gouvernement peut-il faire abstraction de son statut d’important donneur d’ouvrage lorsqu’il prend ainsi parti pour fixer les termes de la loi et les critères de l’arbitrage ?

En cas d’impasse, le statut de législateur du gouvernement et son rôle de donneur d’ouvrage lui permettent de pousser les parties, et plus particulièrement les syndicats, dans un processus d’arbitrage qu’il a concocté lui-même et dont il tirera les plus grands avantages. Les associations patronales qui seront assises à la table, elles, savent que le Saint-Esprit gouvernemental veillera sur leurs travaux et auront tout intérêt à laisser venir le processus d’arbitrage.

Le législateur aurait dû faire confiance au processus de négociation et laisser les parties poursuivre les discussions. Le coup de force du gouvernement est carrément inacceptable. En choisissant plutôt de porter deux chapeaux à la fois, il convie les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction à jouer à un jeu de dupes.

Le gouvernement a muselé les travailleuses et les travailleurs

L’Alliance syndicale dénonce l’adoption du projet de loi 142. « Cette loi porte atteinte au droit fondamental d’association puisqu’il entrave le droit de négocier et d’exercer un rapport de force en empêchant les travailleurs de faire la grève. Cette intervention du législateur est plus qu’intrusive. C’est une loi antidémocratique », a martelé Michel Trépanier, porte-parole syndical de l’Alliance syndicale.

« La loi spéciale ne reflète pas du tout l’attitude constructive que nous avons eue. Depuis le début, nous avons porté une attention particulière pour répondre aux demandes et recommandations de la ministre », a dénoncé le porte-parole syndical.

L’Alliance syndicale examine les recours possibles pour contester cette loi spéciale devant les tribunaux. Cependant, elle respectera le retour au travail prévu pour le 31 mai 2017 et répondra positivement aux convocations des médiateurs.

L’Alliance syndicale remercie ses membres pour leur support tout au long de ce processus et pour leur engagement. Elle espère maintenant que le retour au travail s’effectuera dans le respect des conventions collectives. D’ailleurs, tout travailleur victime d’intimidation ou de représailles de la part de son employeur est invité à communiquer avec son représentant syndical.

À propos de l’Alliance syndicale
L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

Le gouvernement du Québec en conflit d’intérêts

Le président de la CSN, Jacques Létourneau, s’adressera ce matin à 11 h 30 aux travailleurs et travailleuses de la construction réunis devant l’Assemblée nationale pour protester contre l’adoption imminente d’une loi spéciale et en profitera pour souligner le conflit d’intérêts dans lequel se trouve le gouvernement du Québec, qui compte parmi les plus gros donneurs d’ouvrage de l’industrie.

« Encore une fois, le gouvernement intervient avec une loi spéciale qui vient nier le droit fondamental à la libre négociation pourtant reconnu par la Charte. Mais il y a plus, explique Jacques Létourneau. Les parties à la table de négociations sont, d’un côté, les organisations syndicales chapeautées par l’Alliance syndicale, et de l’autre, les associations patronales. Or, des acteurs de l’industrie brillent par leur absence à cette table, et ce sont les donneurs d’ouvrage. Il se trouve pourtant que l’un des principaux d’entre eux, le gouvernement du Québec, a le pouvoir de décréter les conditions des travailleurs dans la construction. Comment croire à son impartialité dans cet exercice, lui qui a tout intérêt à réduire ses dépenses justement parce qu’il commande et paye une grande partie des travaux d’infrastructures au Québec ? », questionne le président de la CSN.

Pierre Brassard, le président de la CSN-Construction, abonde dans ce sens et rappelle que les négociations de la construction se font alors que le cadre et les coûts de plusieurs projets de construction sont déjà fixés. Il estime du coup que cette négociation s’est déroulée dans un contexte nettement déséquilibré, où ceux qui ont réellement un intérêt à tirer les conditions de travail vers le bas influencent la table de négociation. « Est-ce que les augmentations de salaire des travailleurs sont prévues lors de l’acceptation des projets d’infrastructures ? Les donneurs d’ouvrage s’organisent-ils avec les représentants patronaux présents à la table de négociation pour faire payer aux syndiqué-es la baisse des coûts relatifs aux travaux ? On peut se poser ce genre de question. Si tel est le cas, les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction se trouvent pris en otage dans un jeu de dupes. »

Pour ces raisons, entre autres, la CSN dénonce fermement l’action du gouvernement libéral dans ce dossier. « Avec la menace d’une loi spéciale, le gouvernement du Québec veut contraindre les travailleurs et travailleuses de la construction à renoncer à leurs demandes, qui sont plus que raisonnables. Mais en tant que donneur d’ouvrage, il semble jouer un jeu parallèle au déroulement des négociations et se place ainsi en position de juge et partie. Par le fait même, il donne toutes les apparences de conflit d’intérêts. Cette situation est tout simplement intolérable », conclut Jacques Létourneau.

 

Une grève le 24 mai dans la construction ?

Alors que les négociations durent depuis des mois, l’intransigeance patronale force la main de l’Alliance syndicale. « Pour débloquer les négociations, nous sommes obligés de demander à nos membres de se préparer pour la grève dès le 24 mai », a annoncé Michel Trépanier, porte-parole de l’Alliance syndicale.

Réunis dans une assemblée extraordinaire qui se déroulait simultanément dans onze villes du Québec, les membres de l’Alliance syndicale se sont indignés devant les demandes patronales. « Les patrons souhaitent abolir la semaine de travail de cinq jours. Ils veulent changer notre horaire de travail n’importe quand, selon leur volonté, sans indemnités supplémentaires. La conciliation travail-famille serait impossible. Nous ne plierons jamais devant de telles demandes parce que nous défendons nos familles et notre dignité », a affirmé Michel Trépanier.

Des demandes syndicales raisonnables

Les demandes syndicales de cette négociation sont raisonnables. Les syndicats de la construction demandent que les travailleurs et travailleuses de l’industrie de la construction maintiennent leur pouvoir d’achat, concilient plus facilement le travail et la famille ainsi qu’une bonification de leurs régimes de retraite et d’assurances collectives. « En octobre dernier, nous avons rencontré la ministre du Travail qui nous a demandé d’être responsables et raisonnables dans nos demandes, ce que nous avons fait. Les patrons, eux, ont décidé de présenter des demandes abusives qui auront des conséquences directes sur nos familles. En cette semaine québécoise des familles, il nous apparaît raisonnable de nous assurer que notre vie au travail se fasse dans les meilleures conditions, sans affecter nos proches »,  a expliqué le porte-parole syndical.

Aucun intérêt à négocier pour les patrons

Depuis le 30 avril, les employeurs empochent, sur le dos de chaque travailleur, plus de  51 dollars par semaine. C’est la conséquence directe de l’interdiction de négocier des clauses rétroactives dans les conventions collectives de la construction. « La loi sur les relations de travail dans l’industrie de la construction encourage les patrons à retarder les négociations. C’est un déséquilibre total qui doit changer », a dénoncé Michel Trépanier.

La semaine dernière, l’Alliance syndicale a déposé une pétition de plus de 40 000 signataires à la ministre du travail. La pétition portait spécifiquement sur les questions de la rétroactivité et des dispositions contre les briseurs de grève. « Nous sommes confiants que la ministre responsable du Travail prendra position pour que tous les syndiqués au Québec soient traités de la même façon », a conclu le porte-parole de l’Alliance syndicale de la construction.

À propos de l’Alliance syndicale

L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les cinq syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

 

 

1er mai : appauvrissement pour les travailleuses et travailleurs québécois de la construction

En cette journée internationale des travailleuses et des travailleurs, l’Alliance syndicale trouve malheureux de voir les travailleurs de la construction du Québec commencer à s’appauvrir. Les quatre conventions collectives des différents secteurs de la construction sont échues depuis le 30 avril et aucune entente de principe n’est en vue dans les quatre secteurs.

Augmentations de salaire rétroactives : illégal dans la construction !
Dans l’industrie de la construction, il est illégal de négocier des augmentations de salaire rétroactives. Les entrepreneurs ont donc tout intérêt à laisser traîner les négociations le plus longtemps possible.

Depuis des mois, on sait que les entrepreneurs soumissionnent en prenant compte d’une augmentation de salaire au 1er mai. « On estime que c’est 51 $ par semaine que les travailleurs perdent et qui va directement dans la marge de profit des employeurs. C’est un gros incitatif à ne pas négocier », dénonce Michel Trépanier, porte-parole de l’Alliance syndicale.

L’interdiction de négocier des clauses avec une application rétroactive n’a plus sa raison d’être en 2017. « On demande à la ministre responsable du Travail de changer la Loi sur les relations de travail dans l’industrie de la construction. Ce qu’on demande, c’est d’être traités comme les autres syndiqués québécois », précise Michel Trépanier.

Les équipes de négociation de l’Alliance syndicale ont l’intention de tout mettre en oeuvre pour que les négociations puissent se conclure rapidement sans que les travailleuses et les travailleurs ne subissent des reculs dans leurs conditions de travail.

À propos de l’Alliance syndicale

L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

L’Alliance syndicale demande au gouvernement de ne pas renouveler les mandats des médiateurs

L’Alliance syndicale de la construction a demandé, par écrit, à la ministre du Travail de ne pas renouveler les mandats des médiateurs afin d’éviter un prolongement inutile et couteux de la négociation pour les travailleurs et travailleuses.

« À partir 30 avril prochain, les travailleurs perdront 51 $ par semaine en augmentation de salaire, lesquels iront directement dans les poches des employeurs, et ce, à cause de l’absence de rétroactivité dans la loi qui régit l’industrie », a indiqué Michel Trépanier, porte-parole de l’Alliance syndicale de l’industrie de la construction. « Dans ces circonstances, un renouvellement des mandats des médiateurs aux différentes tables entrainerait une période de négociation supplémentaire de 30 jours durant lesquels les travailleurs et travailleuses laisseraient plus de 35 millions de dollars sur la table », a poursuivi le porte-parole de l’Alliance syndicale.

En effet, l’industrie de la construction ne possède pas de clause de rétroactivité dans la loi qui la régit. Par conséquent, l’augmentation de salaire prévue à partir du 1er mai dans les soumissions des entrepreneurs ne sera pas versée avant qu’une nouvelle entente ne rentre en vigueur.

Par ailleurs, la loi prévoit une période de 21 jours après la fin de la médiation avant que des moyens de pression ne puissent être exercés. « Nous considérons que cette période de 21 jours est amplement suffisante pour que les employeurs entendent raison et laissent tomber leurs demandes abusives qui affecteraient considérablement la vie de famille de tous nos travailleurs », a ajouté monsieur Trépanier.

Parmi ces demandes, nous retrouvons la diminution de la rémunération des heures supplémentaires travaillées dans tous les secteurs de l’industrie. Dans les secteurs institutionnel, commercial et industriel, la partie patronale demande aussi la reprise obligatoire des heures perdues pour intempérie durant la semaine le samedi à taux simple, l’abolition de l’horaire de travail fixe et la disponibilité obligatoire des travailleurs de 5 h à 20 h.

« Nos membres méritent une négociation qui se réalise sur un pied d’égalité. À partir du 30 avril, chaque journée de négociation supplémentaire entraine un gain monétaire pour les entrepreneurs et une perte pour les travailleurs. Ce déséquilibre ralentit la négociation et nous empêche de réaliser notre objectif ultime : obtenir une entente négociée dans les meilleurs délais pour le bien des travailleurs et de leur famille » a expliqué Michel Trépanier.

L’Alliance syndicale pense que le gouvernement peut envoyer un signal fort en décidant de ne pas renouveler le mandat des médiateurs pour l’ensemble des secteurs de l’industrie de la construction. « Ne pas renouveler le mandat des médiateurs augmentera la pression sur toutes les parties pour obtenir une entente négociée. C’est ce que nos membres nous demandent de faire », a conclu le porte-parole de l’Alliance syndicale.

À propos de l’Alliance syndicale

L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

La CSN-Construction salue les nouvelles mesures visant à accroître la présence des femmes dans l’industrie de la construction

La CSN-Construction (CSN-C) salue les modifications à trois règlements de l’industrie de la construction adoptées aujourd’hui même par le gouvernement du Québec et la Commission de la construction du Québec (CCQ).

« À partir du 12 décembre 2016, quatre nouvelles mesures vont soutenir l’embauche de femmes sur les chantiers au Québec. Issues du Programme d’accès à l’égalité des femmes dans l’industrie de la construction (PAEF) 2015-2024, ces mesures visent une hausse à 3 % d’ici 2018 de la portion de la main-d’œuvre féminine dans notre domaine. La CSN-Construction a participé activement aux consultations qui ont mené à ces avancées qui vont favoriser l’accueil et le maintien des femmes en construction », de préciser Karyne Prégent, secrétaire générale de la CSN-C et responsable de la condition féminine.

Les quatre mesures vont accélérer la délivrance d’un certificat de compétence pour les femmes diplômées ; faciliter l’accès des non-diplômées à l’apprentissage en chantier ; permettre aux compagnons de superviser une apprentie de plus que la proportion apprenti-compagnon prévue sur un chantier ; et assouplir les règles pour qu’une femme titulaire d’un certificat de compétence puisse travailler hors de sa région de domicile plus rapidement.

« Nous sommes satisfaits de ces nouvelles mesures préférentielles et nous pensons que celles-ci demeurent nécessaires afin de changer réellement la situation des travailleuses dans l’industrie. Toutefois, la mesure la plus importante, celle qui obligerait l’embauche pour tous les contrats gouvernementaux, n’a toujours pas été mise de l’avant par le Conseil du trésor, de déplorer madame Prégent. Tant que cette obligation ne sera pas mise de l’avant, les femmes devront vivre avec des obstacles plus importants que leurs collègues masculins. »

Fondée en 1924, par et pour les travailleurs, la CSN-Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN-Construction représente plus de 12 500 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Une victoire pour la CSN–Construction

Le Tribunal administratif du travail (TAT) vient de donner raison à la CSN-Construction dans sa décision du 8 juillet 2016.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la CSN-Construction se réjouissent de la décision rendue par la juge administrative Kim Legault, de la Commission des relations du travail, reconnaissant l’existence d’un système d’intimidation et de discrimination orchestré par la FTQ-Construction et certains de ses agents d’affaires sur les chantiers de la Côte-Nord, dans le but de favoriser l’embauche de ses membres au détriment de ceux des autres organisations syndicales de l’industrie de la construction (Communiqué de presse du 2 avril 2013).

La CSN-Construction revendique un suivi sérieux du comité de vigie

À titre d’organisation participante au Comité de vigie sur la référence de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction, la CSN-Construction revendique un suivi sérieux des recommandations soumises par les membres de ce comité.

« Le 30 septembre 2014, le comité de vigie publiait un rapport d’évaluation du système de référence après les deux premières années de fonctionnement. Nous nous attendions donc à ce qu’un suivi rigoureux soit fait afin d’améliorer les lacunes que nous avions observées durant cette période. Or, de l’avis même du sous-ministre du Travail, aucun suivi formel n’a été fait sur les neuf recommandations formulées dans le rapport de la Commission de la construction du Québec (CCQ) », de déplorer Pierre Brassard, président de la CSN-Construction.

« Une de ces recommandations prévoyait la mise en place d’une liste unique de référence sans mention de l’allégeance syndicale. L’application d’une telle règle aurait définitivement brisé la dynamique de favoritisme que le système de référence visait à combattre. Une autre recommandation, plus pratique celle-ci, visait à retirer des listes les travailleuses et les travailleurs déjà en emploi afin de faciliter l’utilisation des listes publiées par la CCQ pour les employeurs. Du fait que ce sont les travailleuses et les travailleurs qui procèdent à leur mise en disponibilité, cette procédure assurerait un accès direct à celles et ceux qui veulent et peuvent travailler », de souligner monsieur Brassard.

Un changement de mentalité

« Les organisations syndicales qui ont largement bénéficié du favoritisme lié au placement syndical sont les premières à revendiquer la mise à mort du système de référence. Si nous désirons sérieusement mettre un terme à la discrimination sur les chantiers, il faut impérativement mettre en place des règles et des procédures qui vont assurer un bon fonctionnement du système », de conclure le président de la fédération.

À propos
Fondée en 1924, par et pour les travailleurs, la CSN-Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN-Construction représente plus de 18 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

La CSN-Construction dénonce l’absence de consultation

La CSN-Construction dénonce l’absence de consultation liée à un amendement inséré dans le projet de loi 83 qui viendra modifier l’article 19 de la loi R-20 qui porte sur les relations de travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction.

« À titre d’organisation intéressée par les projets de loi modifiant toute règle qui régit les conditions des travailleuses et des travailleurs de la construction, la CSN-Construction tient à dénoncer cette modification de la loi R-20 presque passée sous silence dans le projet de loi 83 dont l’objet est de tout autre nature. Au lieu de proposer cet amendement au grand jour afin qu’il soit justement débattu en commission parlementaire, celui-ci a été inséré en catimini, alors que les parties intéressées avaient terminé leurs représentations », de dénoncer Pierre Brassard, président de la CSN-Construction.

Cette modification de la loi permet aux municipalités de confier des travaux de construction à des salarié-es permanents embauchés directement par des communautés métropolitaines et des municipalités au lieu d’obliger le recours à des travailleurs et des travailleuses de la construction, en vertu des décrets actuels en vigueur.

« Dans une publication récente portant sur cet amendement, la Commission de la construction du Québec (CCQ) évalue que près de 6,9 millions d’heures seraient perdues. Il s’agit d’environ 5 % de toutes les heures travaillées dans le secteur, soit l’équivalent de 7500 salarié-es de l’industrie qui seraient touchés. En terme de salaires, le manque à gagner pourrait atteindre 269 millions de dollars. Dans le contexte actuel où le nombre d’heures totales est particulièrement bas dans la construction, cet amendement vient encore réduire la possibilité de toucher une revenu annuel intéressant », de préciser monsieur Brassard.

À propos
Fondée en 1924, par et pour les travailleurs, la CSN-Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN-Construction représente plus de 18 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

La CSN-Construction : ton meilleur outil

Très tôt ce matin, dans toutes les régions à la grandeur du Québec, des militantes, des militants et des salarié-es de la Confédération des syndicats nationaux se sont mobilisés afin de participer à la distribution d’un numéro spécial du Bâtisseur, le premier journal syndical du secteur de la construction.

photo : Michel Giroux

photo : Michel Giroux

« Le syndicalisme de combat que nous pratiquons à la CSN-Construction est basé sur de nombreuses valeurs dont la solidarité et le respect des travailleuses et des travailleurs de la construction, bien entendu, mais aussi de tous les autres secteurs économiques. L’information constitue une de nos grandes forces et le Bâtisseur spécial que nous distribuons ce matin vise à exposer clairement le travail que nous faisons et l’énergie que nous déployons tous les jours afin de répondre aux besoins des membres de notre organisation syndicale. Si tu travailles dans la construction, “la machine CSN”, c’est ton meilleur outil », de déclarer Pierre Brassard, président de la CSN-Construction.

« J’invite tous les travailleurs et travailleuses de la construction à prendre connaissance du contenu de ce Bâtisseur spécial afin de constater la culture syndicale préconisée à la CSN. Non seulement nous établissons des liens personnalisés avec nos membres, mais nous nous assurons qu’elles et ils aient accès aux meilleurs services possibles, et ce, peu importe le problème ou la situation qui se présente », de renchérir Jacques Létourneau, président de la CSN.

Photo : Michel Giroux

Photo : Michel Giroux

À propos
Fondée en 1924, par et pour les travailleurs, la CSN-Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN-Construction représente plus de 18 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Travailler avec la CSN-Construction

Du 1er au 31 mai 2016, les travailleurs et les travailleuses de l’industrie de la construction vivront la période légale de maraudage qui précède la période de changement d’allégeance syndicale dont le vote est prévu du 1er au 20 juin.

« Durant tout le mois de mai, les syndicats présents dans le secteur inviteront les travailleurs et les travailleuses habiles à voter à joindre leur organisation syndicale. Différentes approches sont utilisées pour arriver à convaincre des membres des autres syndicats à changer d’organisation. Nous, de la CSN-Construction, invitons toutes celles et tous ceux qui préconisent un syndicalisme combatif et démocratique à joindre nos rangs », de déclarer Pierre Brassard, président de la CSN-Construction.

Un syndicalisme hors du commun

« Alors que certaines organisations misent sur la distribution d’objets promotionnels, notre fédération mise sur un contact direct avec ses membres, une présence continuelle sur les chantiers et des services efficaces qui répondent aux besoins concrets des hommes et des femmes qui bâtissent le Québec d’aujourd’hui. Notre affiliation à la Confédération des syndicats nationaux nous donne accès à LA machine CSN, qui possède une expertise et une gamme de services qu’aucune autre organisation syndicale n’est en mesure d’offrir », de poursuivre monsieur Brassard.

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Des revendications historiques

« Depuis ses débuts en 1924, notre fédération porte des revendications qui ont marqué de nombreuses négociations. À la dernière négociation, nous avions mis en œuvre la demande touchant la conciliation famille-travail. Si nous disposons désormais de clauses à cet égard dans nos conventions, c’est grâce à notre travail. Historiquement, nous avons misé sur la reconnaissance de l’ancienneté et la sécurité d’emploi. Les autres organisations syndicales ont toujours été les premières à abandonner les revendications que nous mettions de l’avant en ce sens. Soyez donc assurés que nous allons revenir à la charge avec ces demandes, puisque nous sommes le seul secteur économique qui ne peut bénéficier d’une reconnaissance du temps passé chez un employeur. Conséquemment, sans cette ancienneté, les mises à pied ne respectent pas le moment où nous sommes entrés sur un chantier », de dénoncer monsieur Brassard.

« Afin de démontrer leur appui à des principes d’égalité des emplois dans tous les secteurs, nous invitons les autres organisations syndicales à prendre position publiquement pour que l’ancienneté et la sécurité d’emploi soient au cœur des revendications de la négociation de 2017, de lancer le président de la CSN-Construction. Lors de la prochaine négociation, nous avons bien hâte de voir l’énergie qui sera mise de l’avant par les autres organisations syndicales pour défendre ces demandes fondamentales. »

Fondée en 1924 par des syndicats québécois de la construction soucieux de se donner une organisation syndicale basée au Québec, la CSN–Construction compte aujourd’hui 18 000 membres, de tous les métiers et de toutes les occupations, et ce, dans toutes les régions du Québec.

Non au travail qui tue !

Des membres de la CSN-Construction ont distribué des tracts au chantier du CHUM dans le cadre des activités du 28 avril.

L’élimination des dangers à la source est un droit de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs. Le travail s’intensifie et les pressions sont de plus en plus importantes sur la main-d’œuvre pour augmenter la productivité, aggravant ainsi les risques d’accidents et d’épuisement.

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La CSN-Construction milite activement afin d’améliorer les conditions de travail et veut rappeler aux employeurs et aux gouvernements que les risques auxquels sont exposés les travailleurs sont trop importants pour que nous baissions les bras.

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« Le 28 avril, c’est la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail. 196 personnes sont mortes au travail au Québec en 2015, mais il y a également des milliers de travailleurs qui se sont blessés dans l’exercice de leurs fonctions.

Dans l’industrie de la construction, ce sont les chutes qui nuisent à notre santé. Les blessures s’aggravent et perdurent.  Il faut actualiser nos pratiques en matière de santé et sécurité. »

Benoit Desmarais, menuisier, CSN-Construction

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La CSN-Construction revendique la mise en place d’une structure permanente qui s’appliquerait à tous les chantiers au lieu d’avoir à négocier la présence des représentants syndicaux à la prévention sur chaque chantier.

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Nous serons encore de tous les combats à venir

Vendredi dernier s’est terminé le 66e congrès de la fédération de la CSN-Construction au Centre de conférences de l’hôtel Delta de Trois-Rivières. Sous le thème De tous les combats, cette rencontre, qui avait lieu du 8 au 12 février, rassemblait les comités exécutifs et les délégations de toutes les régions du Québec. « Notre congrès fut l’occasion de faire le point sur tous les combats que nous livrons chaque jour dans le cadre de notre travail auprès de nos membres et de nous inspirer de ceux-ci afin de préparer ceux à venir pour les trois prochaines années. Nous avons poursuivi le travail amorcé relativement à l’important vote d’allégeance syndicale qui arrive à grands pas dans l’industrie de la construction afin de peaufiner notre stratégie. Nous avons également ciblé les revendications précises que nous porterons lors de la prochaine négociation en 2017 », de préciser Pierre Brassard, président de la CSN-Construction.

De nombreuses intervenantes et de nombreux intervenants actifs dans l’industrie de la construction ont participé au congrès. Plusieurs sujets y ont été abordés dont : la santé et la sécurité du travail, la dynamique et les résultats obtenus grâce au carnet de référence de la main-d’œuvre de la Commission de la construction du Québec, le droit au travail pour toutes et pour tous, le perfectionnement et la formation professionnelle et les dossiers spéciaux (la condition féminine, les autochtones et les personnes immigrantes). Jeudi, avant le dîner, le congrès a réélu Pierre Brassard au poste de président, Karyne Prégent au poste de secrétaire générale et responsable nationale de la condition féminine, et Bertrand Gauthier au poste de trésorier de la Fédération de la CSN-Construction.

« Le comité exécutif est très heureux de pouvoir poursuivre le travail des trois dernières années. Jeudi, en fin de journée, nous avons reçu le rapport du comité de synthèse de nos ateliers. En tout, 24 des 26 recommandations incluses dans le document ont été adoptées par le congrès. Nous avons maintenant beaucoup de pain sur la planche pour les trois prochaines années », de conclure le président de la fédération.

À propos

Fondée en 1924, par et pour les travailleurs, la CSN-Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN-Construction représente plus de 18 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

De tous les combats

Aujourd’hui à 10 h débute le 66e congrès de la fédération de la CSN-Construction au Centre de conférences de l’hôtel Delta de Trois-Rivières. Sous le thème De tous les combats, cette rencontre, qui se tiendra du 8 au 12 février, rassemble les comités exécutifs et les délégations de toutes les régions du Québec.

« Notre congrès sera l’occasion de faire le point sur tous nos combats et de préparer ceux à venir pour les trois prochaines années. Bien sûr, nous parlerons de l’important vote d’allégeance syndicale qui arrive à grands pas dans l’industrie de la construction, et de la négociation qui suivra. En plus des nombreux rapports et des prévisions qui seront présentés, nous échangerons démocratiquement dans les ateliers prévus dès mardi afin de décider de nos orientations pour les 36 prochains mois », de préciser Pierre Brassard, président de la CSN-Construction. Dès l’ouverture du congrès, les délégué-es pourront entendre Sylvie L’Heureux, directrice de l’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur de la construction (ASP), Diane Lemieux, présidente de la CCQ, Jacques Létourneau, président de la CSN et Paul Lavergne, président du Conseil central Cœur-du-Québec-CSN.

« Mardi, en plus des ateliers, nous entendrons une présentation sur la santé et la sécurité du travail par Jonathan Plante, un travailleur de la construction ayant vécu un accident, aujourd’hui conférencier. Mercredi, nous aurons les présentations de Chantal Dubeau, directrice de la formation professionnelle à la Commission de la construction du Québec, et d’Audrey Murray, vice-présidente service à la clientèle et développement à la CCQ, qui nous parleront de formation professionnelle et du système de référence », de poursuivre monsieur Brassard.

« Le vendredi matin, les représentantes de la condition féminine aborderont les divers enjeux pour les femmes dans la construction ; nous entendrons une présentation d’Éric Charest intitulée Programme d’accès à l’égalité pour les femmes dans la construction : combattre les mythes et la présentation de Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, portant sur la place des femmes dans l’industrie.Les autres plages horaires des deux dernières journées seront réservées aux sujets statutaires de notre instance triennale, la présentation de nos divers rapports et de nos prévisions, puis la tenue de nos élections », de conclure le président de la fédération.

La CSN-Construction interpelle le ministre Hamad

La CSN-Construction tient ce weekend un forum pour aider les femmes à se faire une meilleure place dans le secteur majoritairement masculin de la construction.

C’est dans ce contexte que la secrétaire générale de la CSN-Construction, Karyne Prégent, et la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève, ont toutes deux interpellé le ministre du Travail et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, afin qu’il instaure l’obligation d’embauche pour les femmes dans les contrats de construction d’organismes publics, comme cela avait été annoncé dans le cadre du nouveau Programme d’aide aux employé-es pour les femmes dans la construction (PAEF).

« Les mesures incitatives contenues dans le PAEF actuel sont complètement inefficaces pour augmenter le nombre de femmes qui travaillent dans l’industrie, déplore Karyne Prégent. Près d’un an après l’entrée en vigueur du nouveau programme, on constate que le nombre de femmes dans la construction a à peine bougé, passant de 0,3 % à 0,4 %. Pourtant, l’objectif que Québec s’est fixé est d’atteindre 3 % de femmes dans la construction. »

Pour la secrétaire générale de la CSN-Construction, il n’y a aucune raison pour que les femmes ne soient pas embauchées sur les chantiers de construction. « Les femmes qui sont formées, ou qui ont obtenu leurs cartes, comme on dit dans le milieu, sont aussi compétentes que les hommes pour exécuter le travail, ajoute-t-elle. »

Le ministre Hamad sommé d’agir
Pour la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève, il est tout à fait invraisemblable que le ministre se fasse prier lorsqu’il est question d’obliger les entrepreneurs en construction à embaucher des femmes dans les contrats concernant les organismes publics, d’autant plus qu’ils sont payés par l’argent des contribuables. « Le ministre Hamad menace les personnes qui demandent de l’aide sociale de couper leur chèque de moitié si, par exemple, elles refusent un emploi à 300 km de leur domicile, mais il hésite à intervenir en faveur de bons emplois pour les femmes qui sont encore l’objet de préjugés tenaces dans cette industrie », déplore-t-elle.

« S’il veut vraiment faire œuvre utile, qu’il cesse donc de vouloir plonger dans une plus grande misère les personnes déjà les plus pauvres de la société, majoritairement des femmes, et qu’il aide plutôt les femmes à obtenir et à conserver des emplois bien rémunérés dans l’industrie de la construction. »

À propos
La CSN-construction compte plus de 15 000 membres. Le nombre de femmes qui y sont syndiquées s’élève à 488.

 

 

La CSN-Construction salue le rapport du comité

La CSN-Construction tient à saluer les recommandations rendues publiques à la suite de la divulgation du rapport du comité de vigie chargé de surveiller le bon fonctionnement du Service de référence de main-d’œuvre de l’industrie de la construction (SRIC).

« Nous sommes heureux de retrouver au centre de ce rapport une de nos revendications qui pourrait définitivement mettre un terme au placement syndical dans la construction. Si les employeurs n’avaient accès qu’à une seule et unique liste envoyée directement par le système de référence, sans aucune divulgation de l’allégeance syndicale des travailleuses et des travailleurs, le placement syndical serait immanquablement contourné. Nous avions clairement formulé cette demande lors des consultations organisées dans la foulée du dépôt de la loi 30, une mesure que même les employeurs avaient appuyée afin de contrecarrer ce problème », de déclarer Pierre Brassard, président de la CSN-Construction.

Le comité de vigie formé de l’ancienne présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, et de deux anciens ministres du Travail, Jean Cournoyer et Matthias Rioux, avait reçu le mandat de procéder à l’évaluation du SRIC implanté par la Commission de la construction du Québec (CCQ) en septembre 2013. La loi devait abolir le placement syndical dans le milieu de la construction.

Fondée en 1924, par et pour les travailleurs, la CSN-Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN-Construction représente plus de 18 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Un accueil favorable de la CSN-Construction

La CSN-Construction accueille favorablement le lancement du nouveau Programme d’accès à l’égalité pour les femmes dans la construction (PAEF) et suivra attentivement son implantation. « Notre fédération se préoccupe depuis plusieurs années de la situation des femmes dans l’industrie de la construction. C’est pourquoi nous nous sommes joints dès le départ à la Coalition québécoise pour les femmes dans la construction qui demandait un bilan du PAEF dans notre secteur. Celui-ci existe depuis plus de dix-sept ans et n’avait pas donné de résultats significatifs. La conception et l’introduction d’un nouveau PAEF étaient donc une nécessité », de déclarer Karyne Prégent, secrétaire générale de la CSN-Construction, responsable de la condition féminine.

La situation des travailleuses de la construction demeure préoccupante. De nombreux obstacles se dressent sur leur chemin : discrimination systémique, harcèlement psychologique et sexuel, déficience en santé et en sécurité, injustices dans les conventions collectives, blocage dans les postes décisionnels, etc. Ce nouveau programme introduit des mesures pour contrer certaines de ces injustices et tenter de rétablir un équilibre qui offrira aux femmes la place à laquelle elles ont droit. « Avant d’arriver à ce nouveau programme, plusieurs obstacles et réticences ont été formulés. Nous avons dû argumenter à maintes reprises auprès de plusieurs intervenants, organismes et associations afin de défendre le bien-fondé de ce programme. Des recherches, des constats et des consultations nous ont permis de documenter plusieurs situations concrètes, injustes et inacceptables qui perdurent depuis plusieurs décennies », de poursuivre madame Prégent.

Réclamée par la CSN-Construction depuis plusieurs années, l’obligation d’embaucher des travailleuses de la construction pour les contrats publics constitue la mesure la plus importante du fait qu’elle permettra de rétablir un peu d’équilibre dans le milieu de travail. À cet égard, la CSN-Construction souhaite que le gouvernement termine rapidement les travaux afin que sa mise en place soit en vigueur dès que possible.

Le Conseil du statut de la femme et la Coalition québécoise pour les femmes dans la construction abondent dans ce sens. « Les groupes, les associations et les organismes liés à l’industrie de la construction partagent la responsabilité de tout mettre en œuvre pour que ce nouveau PAEF atteigne ses objectifs. En 2015, il est impensable que les femmes ne puissent travailler dans le domaine de leur choix. Le Québec demeure la province qui affiche le pourcentage le plus bas de travailleuses dans le domaine de la construction, non pas parce qu’elles ne le veulent pas, non pas parce qu’elles ne sont pas compétentes, mais bien à cause d’une difficile avancée des mentalités qui cultive de nombreux préjugés à leur égard.

Le gouvernement n’agit d’ailleurs pas toujours en ce sens de façon très cohérente. Rappelons-nous que c’est la pression populaire qui l’a finalement décidé à reconduire le concours Chapeau, les filles!, qui encourage les femmes à intégrer les milieux traditionnellement masculins », de conclure Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, responsable politique de la condition féminine.

Depuis 1996, le programme d’accès à l’égalité fait partie de la loi R-20 – Loi sur les relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction. Il vise à corriger la situation de personnes faisant partie de groupes victimes de discrimination. La Commission des droits de la personne a récemment réaffirmé la nécessité de ce programme dans l’industrie de la construction en précisant qu’une obligation de résultat en fait aussi partie.

Fondée en 1924, par et pour les travailleurs, la CSN-Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN-Construction représente plus de 18 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Lettre à la Première Ministre

Ce 29 juin, après la rupture définitive des négociations des conventions collectives dans l’industrie de la construction – Secteur IC-I, l’Alliance syndicale, composée de la CSN-Construction, de la FTQ-Construction, du Conseil provincial (International), de la CSD Construction et du Syndicat québécois de la construction (SQC),a fait parvenir une lettre aux parlementaires. Rappelons que le 28 juin, l’ACQ envoyait une telle lettre enjoignant le gouvernement d’adopter une loi spéciale. Voici la lettre de l’Alliance :

Montréal, le 29 juin 2013

L’Honorable Pauline Marois Première Ministre du Québec Édifice Honoré-Mercier, 3e étage 835, boulevard René-Lévesque Est Québec (QC) G1A 1B4

Objet : La négociation des conventions collectives dans l’industrie de la construction – Secteur IC-I

Madame la Première Ministre,

Comme vous le savez, le processus de négociation dans le secteur institutionnel, commercial et industriel (IC-I) a échoué aujourd’hui. Le médiateur spécial que vous avez mandaté a constaté qu’il était impossible d’en arriver à une entente. Encore hier soir, la négociatrice en chef de l’Assocation de la construction du Québec a imploré les syndicats de reculer sur les conditions de travail des 100 000 travailleurs et travailleuses du secteur IC-I.

Nous sommes malheureusement confrontés à une situation de non-retour. Cette loi n’a jamais été notre choix et elle ne l’est pas plus aujourd’hui. Nous devons toutefois être conscients que cela n’est pas le cas pour la partie patronale, lettre à l’appui.

Les travailleurs de la construction sont un rouage important de la société québécoise. Leur expertise, leur formation et leur engagement font d’eux un exemple et une fierté sur des chantiers à travers le monde. Les demandes qui leur sont faites par la partie patronale sont une insulte à leur productivité et n’ont pour objectif que d’augmenter les profits des entrepreneurs et donneurs d’ouvrage.

Nous voulons vous faire part des raisons pour lesquelles les demandes patronales sont inacceptables pour les travailleurs et les travailleuses.

Rémunération des heures supplémentaires

Les travailleurs de la construction avaient accepté un projet-pilote lors de la dernière convention collective pour trouver des solutions à la problématique du travail au noir. La partie patronale a été incapable de prouver que ce projet, qui réduisait la rémunération des heures supplémentaires travaillées, avait amélioré la situation. Le temps supplémentaire représente jusqu’à 9 % des heures travaillées selon la CCQ.

Le travail au noir existe, car il y a encore des entrepreneurs qui payent ces heures en dessous de la table. La solution ne passe pas par une diminution de la rémunération des heures travaillées par les travailleurs et les travailleuses. La lutte contre le travail au noir passe par une augmentation des inspections sur les chantiers. La proposition patronale prend une mauvaise solution pour s’attaquer au mauvais problème.

Plage horaire

Une ouverture importante a été accordée par les travailleurs concernant la plage horaire de travail. L’Alliance syndicale tient à rappeler que les conventions collectives actuelles permettent déjà d’ajuster la plage horaire lorsque les entrepreneurs s’entendent avec leurs employés.

Aller au-delà mettrait en péril la capacité de femmes et d’hommes de concilier leur vie professionnelle avec leur vie familiale. Les parlementaires devraient travailler à favoriser la conciliation travail-famille pour toute la population québécoise. Une loi spéciale ne devrait jamais nuire à cet objectif.

Récupération du temps perdu en raison des intempéries

La demande patronale de récupérer le samedi le temps perdu à cause des intempéries est une des raisons principales pour lesquelles les travailleurs de la construction sont en grève. Ces intempéries ne sont pas la responsabilité des travailleurs.

Cette demande va contre tous les principes du respect du travailleur et s’attaque une fois de plus à la conciliation travail-famille. Dans la construction, le principe du samedi chômé a été accepté et constitue un consensus depuis les 50 dernières années.

Faire évoluer l’industrie de la construction de manière consensuelle Les travailleurs et les travailleuses de la construction ont toujours souhaité améliorer leur industrie. Les négociations de cette année ont permis d’avoir des ententes négociées dans deux secteurs.

Toute modification majeure au régime du travail dans le secteur IC-I devrait être le fruit d’une entente négociée. Nous espérons que les parlementaires respecteront ce principe. Nous vous enjoignons de baser vos réflexions et votre travail sur les ententes de principe que l’Alliance syndicale a réussi à obtenir avec deux des trois associations patronales de la construction.

Veuillez agréer, Madame la Première Ministre, nos salutations distinguées.

Yves Ouellet Porte-parole Alliance syndicale de la construction

c. c. Mesdames les députées et messieurs les députés de l’Assemblée nationale du Québec

La FTQ, la CSN et la CSD dénoncent l’immaturité du CPQ

La FTQ, la CSN et la CSD dénoncent l’attitude du Conseil du patronat du Québec (CPQ) qui jette de l’huile sur le feu en intervenant de manière irresponsable dans les négociations du secteur de la construction. « En intervenant publiquement pour suggérer l’adoption d’une loi spéciale, le CPQ, qui représente l’Association de la construction du Québec (ACQ), ne fait qu’envenimer la situation au lieu de contribuer à régler le conflit actuel », déplorent les leaders syndicaux.

La FTQ, la CSN et la CSD demandent à l’ACQ de démontrer sa bonne foi dans les négociations et de calmer le jeu en se dissociant des propos du CPQ. « Ce n’est pas le temps, en plein milieu d’un conflit de travail, de promouvoir un programme politique. L’ACQ doit s’élever au-dessus de ces considérations et démontrer qu’elle souhaite un règlement négocié », affirme le président de la FTQ, Michel Arsenault.

Mauvaise foi apparente

Pour les centrales syndicales, il semble très révélateur que le côté patronal réitère sa demande d’obtenir une loi spéciale. Ceci tend à démontrer une absence de volonté de parvenir à une entente négociée dans un secteur névralgique de l’économie québécoise. « Nous sommes curieux de savoir comment le CPQ peut réclamer une loi spéciale dans un secteur de l’industrie de la construction alors que deux secteurs ont réussi à obtenir une entente négociée. Est-ce vraiment la partie syndicale qui fait preuve d’intransigeance? », s’interroge le président de la CSN, Jacques Létourneau.

L’attaque du CPQ contre le régime de travail de la construction et la syndicalisation est carrément inacceptable. « Le régime québécois dans la construction a permis d’avoir les travailleurs et les travailleuses de la construction les plus productifs en Amérique du Nord. En s’attaquant à ce système, le CPQ met en danger un des fleurons de l’économie québécoise », s’insurge François Vaudreuil, président de la CSD.

L’Alliance syndicale conclut une entente de principe dans le secteur résidentiel

L’Alliance syndicale de la construction annonce la conclusion d’une entente de principe avec l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec pour le secteur résidentiel.

« Nous nous réjouissons d’avoir réussi à obtenir une autre entente négociée. Les négociations sont toujours préférables à la confrontation et nous l’avons démontré une fois de plus », s’est réjoui le porte-parole de l’Alliance syndicale, Yves Ouellet.

Cette entente de principe met fin à la grève dans le secteur résidentiel. L’entente devra être acceptée par les travailleurs membres de l’Alliance syndicale dans les prochaines semaines.

« Après plus d’une semaine de grève, les travailleurs résidentiels seront heureux de réintégrer leur chantier dès mercredi matin. Les délais seront serrés, mais nous espérons être en mesure de respecter les engagements pris pour les familles qui attendent la livraison d’une maison dans les prochains jours », a poursuivi le porte-parole de l’Alliance syndicale.

Cette entente de principe fait en sorte qu’il ne reste plus qu’une seule table de négociation en cours dans la construction au Québec. L’Alliance syndicale réitère son désir d’en arriver à une entente avec l’Association de la construction du Québec. Les travailleurs du secteur institutionnel, commercial et industriel poursuivent leur grève illimitée.

À propos de l’Alliance syndicale

L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

L’Alliance syndicale conclut une entente de principe dans le secteur génie civil et voirie

À la suite d’intenses pourparlers, l’Alliance syndicale de la construction vient de conclure une entente de principe avec l’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec pour le secteur du génie civil et de la voirie.

« Nous sommes très heureux d’avoir réussi à obtenir une entente négociée. Les négociations ont été ardues, mais elles ont donné des résultats dont nous sommes fiers », a déclaré le porte-parole de l’Alliance syndicale, Yves Ouellet.

L’entente conclue prévoit des augmentations salariales de 2,0 % à la signature. Par la suite, les parties se sont entendues pour 2,1 % en 2014, 2,2 % en 2015 et 2,3 % en 2016. Des augmentations sur les frais de transport et diverses primes sont aussi prévues. « Nous avons respecté notre engagement envers nos membres de négocier une entente raisonnable qui ne les appauvrirait pas », s’est réjoui M. Ouellet.

Cette entente de principe met fin à la grève dans le secteur génie civil et voirie. L’entente devra être acceptée par les travailleurs membres de l’Alliance syndicale dans les prochaines semaines.

« C’est un soulagement pour tous les travailleurs du secteur du génie civil et de la voirie d’avoir réussi à négocier cette entente. Après une semaine de grève, les travailleurs seront heureux de réintégrer les chantiers de ce secteur dès mardi matin » a conclu le porte-parole de l’Alliance syndicale.

À propos de l’Alliance syndicale

L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

L’Alliance syndicale demande aux travailleurs de se préparer pour la grève dès le 17 juin

L’intransigeance de la partie patronale aux tables de négociation rend difficile toute discussion. Les syndicats se voient obligés de fixer une date butoir avant de déclencher une grève générale dans la construction partout au Québec. Les 175 000 travailleurs de la construction doivent se préparer à la possibilité d’une grève dès le 17 juin. Tous les syndicats de la construction ont obtenu, au cours des dernières semaines, des mandats de grève avec de fortes majorités.

Pour le porte-parole de l’Alliance syndicale, Donald Fortin, « la grève n’est jamais envisagée de gaieté de cœur. On pose cette date limite pour faire accélérer les négociations. C’est la seule solution qui nous reste pour défendre la qualité de vie des familles des travailleurs. L’attitude de la partie patronale, particulièrement de l’Association de la construction du Québec (ACQ), nous a amenés dans une impasse de laquelle il nous semble difficile de pouvoir sortir. »

Les syndicats n’ont pas encore perdu espoir d’en arriver à une entente négociée. L’Alliance syndicale invite la partie patronale à augmenter le rythme des négociations. Un changement de cap de la part de la partie patronale pourrait encore éviter une grève ou un lock-out dans les prochaines semaines.

Refus de négocier

Depuis deux semaines, l’ACQ refuse de négocier. Sous prétexte qu’elle rencontre ses membres pour aller chercher un mandat de lock-out, toutes les négociations ont été rompues avec les syndicats de l’Alliance. C’est une démonstration claire de l’intransigeance patronale et de leur volonté de faire traîner la négociation.

« La partie patronale a le beau jeu. Elle peut bloquer les négociations et ne pas avoir à accorder d’augmentation de salaire. Sans une nouvelle convention collective, chaque semaine représente plus de 53 $ de perdu dans les poches d’un travailleur de la construction », a dénoncé M. Fortin.

Propositions inacceptables

Les propositions patronales appauvriront les travailleurs. Chaque travailleur pourrait perdre jusqu’à 3000 $ par année en raison de ces demandes. Pour les syndicats, il est inacceptable de s’attaquer de la sorte à la classe moyenne. Rappelons qu’un travailleur de la construction gagne en moyenne 35 000 $ par année.

« Avec des demandes aussi rétrogrades et avec un tel refus de négocier, l’objectif patronal est clair. Ils veulent maximiser leur marge de profit sur le dos des familles des travailleurs de la construction. Nous n’accepterons pas de reculer de 50 ans. La grève devient vite inévitable », a déploré le porte-parole de l’Alliance.

Des demandes pour maintenir la qualité de vie

Les demandes syndicales représentent, en tout, moins de 10 % des profits bruts des différentes entreprises de la construction. C’est moins de 1 % des revenus de l’entreprise qui serviraient à payer les augmentations demandées. Pour un travailleur, ces demandes s’élèvent à 1,40 $ par heure par année, incluant le salaire et tous les avantages sociaux. Ceci permettrait aux familles des travailleurs de conserver leur qualité de vie et leur pouvoir d’achat.

À propos de l’Alliance syndicale

L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.