Après deux ans et 26 000 km, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Provigo Témiscaming-CSN termine son engagement social aujourd’hui

Après deux ans et 26 000 km, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Provigo Témiscaming-CSN termine son engagement social aujourd’hui

En lock-out depuis décembre 2012, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Provigo Témiscaming, affilié à la CSN, termine aujourd’hui son engagement social envers la population de la municipalité, privée d’épicerie depuis maintenant deux ans, à la suite d’une décision de Loblaw de cadenasser son magasin deux semaines avant Noël en 2012.

« Les travailleuses et les travailleurs lock-outés et la CSN, le 19 décembre 2012, lors d’une assemblée publique, se sont engagés envers les citoyennes et les citoyens à offrir un service de transport gratuit, à raison de deux à trois fois par semaine, pour faire face à une décision de l’employeur prise sans aucun respect envers les employé-es, mais aussi envers la clientèle », de rappeler la présidente du syndicat, Cathy Presseault. Ils ont bien essayé de copier notre engagement social pour se donner bonne conscience et préserver leur image publique, mais après deux semaines, leurs paroles et leurs engagements se sont vite éclipsés, de poursuivre la représentante syndicale, laissant les personnes sans véhicule prisonnières d’une décision irréfléchie.

« Aujourd’hui, une nouvelle bannière ouvre ses portes à Témiscaming et nous pouvons affirmer que le syndicat, avec l’aide de la CSN, a tenu parole pendant ces deux ans de prise d’otage et nous mettons fin au service de navette mis sur pied le 19 décembre 2012. « Loblaw peut bien essayer de dire n’importe quoi pour préserver son image, mais qu’ont-ils fait socialement depuis deux ans pour aider la population ? Quand se sont-ils déplacés à Témiscaming pour offrir leur support à la population ? Jamais ! », d’ajouter madame Presseault.

Pour le président du conseil central, Donald Rheault, « Le travail accompli par les travailleuses et les travailleurs lock-outés est digne de mention et représente bien les valeurs qui nous animent à la CSN. Nous supportons les décisions des employé-es et prenons des moyens concrets pour venir en aide aux citoyens », d’expliquer le porte-parole syndical. Deux ans au service de la population et 26 000 km parcourus après avoir été mis sur le trottoir par Loblaw en pleine période des fêtes, nous sommes fiers, à la CSN, de l’engagement de ce syndicat envers les citoyens de Témiscaming et des environs. Contrairement à des communiqués de l’employeur, pour se laver les mains, qui se terminent généralement par « Nous tenons à profiter de l’occasion pour remercier nos loyaux clients de leur patience constante et de leur compréhension… »

« Nous, on se préoccupe du monde concrètement, peu importe les coûts humains et financiers. Merci 26 000 fois au Syndicat des travailleuses et travailleurs du Provigo Témiscaming, affilié à la CSN. Quant à cette compagnie qu’est Loblaw, et la façon dont elle se comporte envers les citoyennes et les citoyens de la région, j’ose espérer qu’en traversant le seuil de la porte de cette entreprise, les gens se souviendront de leur attitude et de leur désengagement envers la population », de conclure le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec, Donald Rheault.

Les syndicats dénoncent la direction générale et le conseil d’administration

Les organisations syndicales dénoncent la situation malsaine qui prévaut au Collège d’Alma depuis quelques semaines alors que le contexte d’austérité nécessiterait plutôt une grande solidarité et une mobilisation de toutes les intervenantes et intervenants du milieu. « Un collège est un milieu de vie où des professeurs, des employés de soutien, des professionnels et des cadres travaillent ensemble quotidiennement en vue de s’assurer que les étudiants aient une formation académique de qualité et une vie étudiante enrichissante. Il est donc déplorable que des actions contreproductives émanent de la direction générale et du Conseil d’administration du collège », selon Engelbert Cottenoir jr, président du conseil central CSN.

Nous nous questionnons sur l’intégrité du processus en vue du renouvellement du mandat du directeur-général du Collège d’Alma et du climat dans lequel les décisions se prennent au Conseil d’administration. Il y a effectivement lieu de s’interroger sur les changements apportés par la direction aux règles de renouvellement lors de la séance du 27 octobre dernier, séance où le directeur général sollicitait un renouvellement de son mandat. Les modifications visaient entre autres à réduire le nombre de personnes dans le comité de renouvellement, excluant le personnel du Collège. Rappelons qu’historiquement, il était dans la culture du Collège d’Alma de prévoir la participation de membres de l’interne. Soulignons que la participation du personnel ou d’étudiants aux comités de sélection et d’évaluation est une pratique courante dans le réseau collégial.

Pour nous, il est clair que le processus est entaché car il y a apparence de conflit d’intérêt. C’est encore plus vrai quand nous savons que des membres internes du C.A. ont été rondement interpellés au cours des dernières semaines, entraînant plusieurs démissions. Pourtant, il va de soi que les collèges sont des institutions qui se doivent d’être des lieux de débats et d’échanges respectueux de l’opinion contraire. Une pétition émanant des étudiants circule actuellement dans le collège afin de dénoncer le fonctionnement du conseil d’administration.

Déjà, nous avons posé des questions quant à certains représentants du CA en conformité avec la loi sur les Collèges. À ce jour, nous n’avons pas reçu de clarifications satisfaisantes de la part de la direction et du CA. Nous sommes inquiets de la situation financière du Cégep. Le personnel veut faire partie de la solution. Nous sommes prêts à collaborer dans un esprit de collégialité. Nous sollicitons l’intervention rapide du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science ainsi que de la Fédération des cégeps afin de corriger la situation dans laquelle nous nous trouvons. Nous cherchons des réponses à nos préoccupations dans le but de rétablir la confiance envers le CA et d’assurer une réelle collégialité au Collège d’Alma.

La CSN dénonce l’adoption de l’excessif projet de loi 3

La CSN condamne l’adoption du projet de loi 3 du gouvernement libéral, qui devient la Loi favorisant la santé financière et la pérennité des régimes de retraite à prestation déterminée du secteur municipal, et est très préoccupée par l’impact de cette loi sur l’ensemble des travailleuses et des travailleurs du Québec.

Une loi inadmissible

Bien qu’un certain nombre d’assouplissements ont été apportés au projet de loi 3 en raison du travail parlementaire de l’opposition, la centrale syndicale juge que la loi demeure tout à fait excessive et injustifiée.

« Il va sans dire que la constitutionnalité de cette loi sera contestée, souligne d’entrée de jeu la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque, car elle contrevient aux droits fondamentaux de la liberté d’association et de la liberté de négociation ».

« Le gouvernement libéral a choisi d’entreprendre sa politique d’austérité en attaquant de front les travailleurs municipaux. Il a activement alimenté le discours qui les dépeint comme des gras durs et des profiteurs du système. Il a nourri le cynisme sur leur dos. Il leur fait maintenant subir concrètement avec la loi tout le mépris entendu au cours des derniers mois. C’est indigne d’un gouvernement », a aussi déploré Francine Lévesque.

Le président de la Fédération des employées et employés de services publics (CSN), Denis Marcoux, ajoute sa voix à celle de la CSN pour dénoncer la loi. « Les nouvelles mesures législatives vont réduire les revenus de retraite des travailleurs qui épargnent honnêtement pour pouvoir assurer leurs vieux jours. C’est un vol pur et simple des travailleurs qu’il pourra maintenant commettre avec cette loi. Rarement un gouvernement n’était allé aussi loin dans de telles attaques », conclut Denis Marcoux.

25 ans plus tard, la CSN se souvient

La CSN prendra part à la Journée commémorative en souvenir de la tragédie du 6 décembre 1989 de l’École polytechnique de Montréal et à la mémoire des 14 femmes disparues pour souligner le tristement célèbre anniversaire de la tragédie. « L’évocation du drame, année après année, vient garder bien vivant ce souvenir douloureux dans une perspective de lutte contre toutes les violences faites aux femmes, peu importe la nature », soutient la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

Inacceptable et irrespectueux

L’Ordre des sages-femmes du Québec (OSFQ) et le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) dénoncent l’exclusion des sages-femmes des conseils d’administration des futurs Centres intégrés de santé et services sociaux (CISSS).

« Le gouvernement exclut les sages-femmes des conseils d’administration des CISSS, alors qu’elles siègent aux conseils des CSSS depuis 1999. C’est inacceptable et irrespectueux de sa part. Dans les dernières années, les sages-femmes ont dû se battre pour faire entendre leur point de vue chaque fois qu’une décision était prise ou qu’un comité était formé au sein du Ministère. Dans la plupart des cas, nous avons eu gain de cause, mais cette fois-ci, nous avons été carrément ignorées », déplore Marie-Ève St-Laurent, présidente de l’Ordre des sages-femmes du Québec.

« Il est quand même ironique de constater que les nouveaux centres de santé et services sociaux que l’on veut inclusifs n’intègrent pas les sages-femmes au conseil d’administration. La pratique sage-femme offre des services de première ligne et il est impératif qu’une sage-femme puisse contribuer à la prise de décision sur l’organisation du travail et la planification de la main d’œuvre », soutient Claudia Faille, présidente du Regroupement Les Sages-femmes du Québec.

En plus de coordonner les services offerts, les professionnels qui siègent sur les CA possèdent une connaissance inestimable des besoins de la population locale. Tous les conseils professionnels sont représentés sur les CA. Il est aberrant d’exclure les sages-femmes, et leur expertise, du processus décisionnel alors qu’elles offrent des services de proximité qui leur permet un contact direct avec la clientèle desservie.

L’OSFQ et le RSFQ sont d’accord avec l’objectif du projet de loi qui vise à créer un réseau de soins centrés sur les besoins des patients, dans un souci de fluidité et d’efficience. Les sages-femmes font partie de la solution pour réduire les coûts liés aux interventions obstétricales. En effet, en prenant en charge les suivis des grossesses à bas risque, conjointement avec les médecins de famille, les sages-femmes rendent les médecins spécialistes en obstétriques davantage disponibles pour répondre aux besoins des femmes requérant leur expertise.

Pour que les sages-femmes du Québec puissent continuer à faire profiter le réseau de la santé de leur expertise, et compte tenu de leur nombre restreint actuellement, il est très important que le Conseil des sages-femmes soit représenté sur les CA des CISSS et qu’une sage-femme soit responsable de la coordination et de la gestion clinico-administrative des services régionaux de sage-femme, sous l’autorité directe du PDG.

L’Ordre et le Regroupement ont d’ailleurs tenté de faire valoir leur point devant la Commission de la santé et des services sociaux. Les deux organismes ont conjointement déposé un mémoire expliquant l’impact de la réforme telle qu’elle était présentée et proposant des amendements au projet de Loi 10 afin de minimiser l’impact des changements sur les sages-femmes et les femmes.

Malgré plusieurs tentatives, les sages-femmes n’ont pas été en mesure de défendre leur point de vue devant la Commission. D’abord ignorées, elles ont ensuite reçu une invitation à présenter leur mémoire à deux heures de préavis… alors que trois heures de route les séparaient du lieu de présentation. Elles espéraient alors être inclues dans les 160 amendements présentés par le ministre de la Santé lundi.

« Nous sommes consternées de voir que les sages-femmes ont été complètement ignorées dans ce dossier. Considérant que, à la suite de la réforme, très peu d’établissements n’auront pas d’équipe sage-femme sur leur territoire et que l’une des responsabilités du CA est d’effectuer des recommandations quant au développement régional sur leur territoire respectif, il est impératif de redonner un siège aux sages-femmes sur les CA », a rappelé Marie-Ève St-Laurent, présidente de l’Ordre des sages-femmes du Québec.

À propos de l’Ordre des sages-femmes du Québec

Fondé en 1999 après l’entrée en vigueur de la Loi sur les sages-femmes du Québec, l’Ordre des sages-femmes du Québec a pour mission d’assurer la protection du public en voyant à l’encadrement, au développement professionnel et au respect des obligations déontologiques et réglementaires des sages-femmes au Québec. Il compte plus de 160 membres qui offrent un suivi de maternité sécuritaire et complet, entièrement gratuit pour les femmes détentrices d’une carte de la Régie de l’assurance maladie du Québec. Seules les membres de l’OSFQ peuvent porter le titre de sage-femme et poser les actes qui sont définis par la loi. L’Ordre des sages-femmes du Québec, tout comme la profession, célèbre cette année son quinzième anniversaire. www.osfq.org

À propos du Regroupement Les Sages-femmes du Québec

Le Regroupement Les Sages-femmes du Québec est l’association professionnelle des sages-femmes depuis 1995. Il travaille au développement de la profession et de sa spécificité à l’intérieur du système de santé du Québec. Il défend le libre choix des lieux d’accouchement pour les femmes (domicile, maison de naissance ou centre hospitalier), en conformité avec les normes de pratique de la profession, ainsi que de sa philosophie de pratique. Le RSFQ a pour mission de défendre les intérêts professionnels, économiques et sociaux de ses membres. Le RSFQ est en entente de service avec la Fédération des professionnelles de la CSN depuis 2009.

La CSN rend hommage à André Laurin, un grand militant de la cause sociale

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) tient à rendre hommage à André Laurin, un militant de la cause sociale qui a consacré sa vie à la classe ouvrière et aux gagne-petit, décédé hier, le 2 décembre, à l’âge de 88 ans. André Laurin a été conseiller syndical à la CSN de 1962 à 1986.

« Il a mené une lutte acharnée contre les requins de la finance qui égorgeaient littéralement les travailleurs et leurs familles, a mentionné le président de la CSN, Jacques Létourneau. André Laurin est allé au front et s’est impliqué de multiples façons pour améliorer la vie des ouvriers en intervenant sur leur endettement et leur épargne. La CSN lui doit beaucoup et le Québec aussi. »

En 1991, la CSN a publié La CSN au cœur du Québec, où il est démontré le courage et le travail militant d’André Laurin : « Au début des années 1960, la rue Racine, à Chicoutimi, était en quelque sorte la capitale du prêt usuraire. Les compagnies de finance – les Household, Beneficial et autres – siphonnaient des dizaines de millions aux travailleurs de la région avec des taux d’intérêt exorbitants. C’est alors qu’André Laurin, un salarié de la CSN, s’est amené dans la région. Après un an, portant sa lutte à la radio et à la télévision, il devait débarrasser la région de ces compagnies véreuses. On lui intenta 200 procès, qu’il gagna. En un an, 10 000 familles avaient bénéficié des conseils de l’équipe mise sur pied pour assainir les budgets familiaux. André Laurin fut à la base de la fondation des Associations coopératives d’économie familiales, les ACEF. C’est aussi André Laurin qui posa les premiers jalons de ce qui allait devenir un succès extraordinaire : la Caisse d’économie des travailleurs réunis de Québec. »

Au cours de ces procès, il a démontré le vol éhonté d’un montant qu’il a estimé à plus de 3 milliards de dollars, en 1960, par des compagnies et des individus « pégreux », qui imposaient des taux d’intérêt de plus de 45 %.

André Laurin a aussi contribué à créer pas moins de 83 caisses d’économie pour permettre aux membres des syndicats d’avoir un certain contrôle sur leur épargne. Il a aussi activement participé à la création de l’assurance automobile du Québec, lors du premier mandat du Parti québécois.

En mai 2012, en pleine crise sociale, le premier ministre d’alors, Jean Charest, a nommé cet ancien conseiller syndical de la CSN Chevalier de l’ordre du Québec. En 2014, l’Université Laval lui a remis un doctorat honorifique.

Il est possible d’entendre le témoignage du camarade André Laurin sur le site Les militants, une initiative de l’ex-secrétaire général du Conseil central de Montréal (CSN), Fernand Foisy.

De la poudre aux yeux !

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) réagit au dépôt des amendements concernant le projet de loi 10 du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette. Pour la CSN, ces amendements ne changent rien au fait que cette réforme de structure n’entraînera aucun changement positif pour le réseau de santé et de services sociaux et ne permettra pas d’améliorer les services à la population. Comme plusieurs organisations, la CSN demande le retrait de ce projet de loi.

Le ministre Gaétan Barrette a déposé plus de 160 amendements au projet de loi 10. « Le ministre prétend qu’il a entendu les critiques et qu’il en tient compte dans ses amendements. Pourtant, la plupart ne sont que cosmétiques. Le ministre n’a aucune réponse pour les nombreuses organisations qui sont venues lui dire que sa réforme de structure nous pousse dans la mauvaise direction. C’est de la poudre aux yeux! », lance Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Un projet de loi qui désorganisera le réseau et laissera la population de côté

Lors de la commission parlementaire et sur plusieurs tribunes depuis, la CSN comme d’autres organisations a dénoncé la réforme Barrette en mentionnant que les systèmes de santé qui performent dans le monde sont ceux qui vont dans le sens de la décentralisation. Pendant que le réseau subira une nouvelle réforme administrative et d’incessantes compressions budgétaires, rien ne sera mis en place pour améliorer les services à la population.

« Le projet de loi 10 prétend qu’il va améliorer l’accès aux services alors que rien n’est prévu à cet effet. On se rend bien compte que le ministre est en mode bulldozer et qu’il n’écoute personne. Plus que jamais, le ministre devrait être à l’écoute de la réelle démarche collaborative qu’est le Rendez-vous national sur l’avenir du système public de santé et de services sociaux qui se tiendra à Québec le 9 décembre. Les solutions, ce sont les gens sur le terrain qui les possèdent, pas le ministre dans sa tour d’ivoire à Québec », poursuit Jean Lacharité.

En action contre le projet de loi 10

Les actions se multiplient partout au Québec pour dénoncer les impacts que le projet de loi 10 aurait sur le réseau de santé et de services sociaux, de même que sur le personnel et sur les usagers. Les syndicats affiliés à la CSN sont en action contre le projet de loi 10 et de plus en plus de personnes comprennent les risques de cette réforme.

« Nous n’avons aucune raison de croire le ministre quand il nous dit que de nouvelles fusions administratives vont améliorer les choses. En fait, les études démontrent même le contraire! On se rend bien compte que le ministre Barrette a une vision hospitalocentriste du réseau. C’est le tout à l’hôpital, tout aux médecins, tout au curatif! La prévention est complètement laissée de côté, de même que les services sociaux et la première ligne. C’est pourtant sur ces solutions qu’on doit concentrer nos énergies! Ces amendements ne changent rien au fond. C’est pourquoi nous demandons le rejet du projet de loi 10 », de conclure Jean Lacharité.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les Québécois continuent à écoper, juge la CSN

Le gouvernement libéral tente de nous faire croire dans sa mise à jour économique la fin des bouleversements alors que nous n’avons encore rien vu, dénonce le président de la CSN Jacques Létourneau qui condamne aussi les mesures anti-travailleurs présentées aujourd’hui.

« Le gouvernement laisse entendre que 84 % de ses objectifs en ce qui a trait aux compressions nécessaires pour l’atteinte de l’équilibre budgétaire sont atteints, mais ce n’est que théorique, souligne Jacques Létourneau. Or, si celles-ci ont été identifiées par le gouvernement, les véritables conséquences des mesures d’austérité qui nous ont été annoncées presque tous les jours au cours des dernières semaines se feront sentir lourdement dans les mois qui viennent. »

Pour le président de la CSN, les libéraux du Québec s’associent aux conservateurs de Stephen Harper en s’attaquant directement aux travailleurs et à la classe moyenne. « Alors que 40 % des Québécois sont syndiqués, le gouvernement choisit de réduire le crédit d’impôt pour la cotisation syndicale de moitié. Il faut voir cette mesure pour ce qu’elle est : un moyen pour atteindre l’équilibre budgétaire en s’attaquant à la classe moyenne et aux syndicats », ajoute Jacques Létourneau en regrettant que la contribution demandée aux institutions financières soit aussi faible, en plus d’être temporaire.

Jacques Létourneau a aussi tenu à déplorer l’absence d’une stratégie permettant la création d’emplois en rappelant que de nombreux emplois au Québec ont été perdus depuis l’élection des libéraux. « De façon très idéologique, le gouvernement choisit de ne travailler que sur la colonne des dépenses. Pour la CSN, il est faux de prétendre que nous pouvons couper dans les dépenses publiques sans handicaper les services et les programmes sociaux et sans nuire aux conditions de vie et de travail de chacun. Ce qu’il ne dit pas, c’est que l’effort pour l’atteinte de l’équilibre budgétaire remet en cause « le modèle québécois. » Si on n’arrête pas ce gouvernement au plus tôt, la population tout entière connaîtra des lendemains très douloureux », de conclure le président de la CSN.

Le syndicat salue le retour d’un travailleur congédié

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Ville de Sainte-Adèle (CSN) se réjouit du retour de l’un des leurs, congédié cavalièrement par la Ville, le 10 septembre dernier, après 36 ans de service. Il avait été congédié en lien avec une reprise de temps supplémentaire accumulé.

La mise à pied de ce travailleur, monsieur Serge Pinard, avait alors soulevé l’indignation des membres du syndicat et des citoyens de la Ville de Sainte-Adèle, qui apprécient le dévouement et le parcours sans tache de ce col bleu polyvalent.

La démonstration de leur solidarité avec monsieur Pinard avait d’ailleurs été faite à la séance du conseil de ville du 15 septembre dernier. Pour le syndicat, fort de l’appui de ses membres, il n’était pas question de s’arrêter là. Depuis ce temps, des démarches et des pourparlers ont eu lieu avec l’employeur, pourparlers qui ont résulté en un règlement et une réintégration.

« Nous pouvons aujourd’hui souligner la solidarité des citoyennes et citoyens de la Ville et les en remercier chaleureusement. Nous voulons aussi remercier les membres du syndicat et, surtout, accueillir notre collègue à nouveau parmi les travailleurs de la ville de Sainte-Adèle. Nous le félicitons pour son courage et nous savons qu’il sera à nouveau un travailleur exemplaire qui contribuera à offrir des bons services aux citoyens », ajoute le président du syndicat, Rolland Groulx.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Ville de Sainte-Adèle (CSN) représente quelque 70 employés et est affilié à la Fédération des employées et employés des services publics de la CSN (FEESP-CSN) et au Conseil central des Laurentides CSN.

« Nous refusons l’austérité », ont scandé plus de 125 000 manifestants à Montréal et à Québec

Plus de 125 000 de personnes ont scandé haut et fort qu’elles refusaient net les mesures d’austérité du gouvernement Couillard lors de la gigantesque manifestation organisée par des groupes de la société civile, des associations étudiantes et des organisations syndicales. Ce sont plus de 25 000 à Québec et plus de 100 000 à Montréal qui ont signifié au gouvernement Couillard qu’il devait cesser de faire la sourde oreille, car la population n’accepte pas qu’il démantèle l’État québécois pour le sacrifier sur l’autel de l’austérité.

Le Québec en grand danger

Les portes-parole des organisations ont dénoncé fermement les différents projets de loi du gouvernement libéral qui mettront à sac les services publics et annihileront la justice sociale. Son objectif ultime de coupes de six milliards de dollars attaque principalement la classe moyenne, les plus démunis, les femmes et les ainé-es. Que ce soit en santé et services sociaux, en petite enfance, en éducation, en enseignement supérieur, en matière d’environnement, au regard des relations de travail, des régimes de retraite, de l’ensemble des autres services publics, mais aussi dans le soutien à l’emploi ainsi qu’au développement des régions et dans le financement adéquat des organisations communautaires, le gouvernement Couillard n’est plus à l’écoute des Québécoises et des Québécois. Il les appauvrit gravement. Il saccage la société qu’ils ont construite.

L’austérité, ça dérange

Les manifestants ont servi un avertissement aux dirigeants du Québec. Nous refusons l’austérité et nous continuerons de la combattre. Nous refusons l’austérité, car elle ne rapporte rien de positif à un État et à sa population. Combien de fois devrons-nous le mentionner ? Le FMI et l’OCDE le disent constamment depuis quelques mois déjà, l’austérité plonge les États dans une crise économique. Il serait grand temps que le gouvernement Couillard écoute ses citoyennes et ses citoyens avant qu’un état de très grand et très long dérangement n’envahisse le Québec.

Ce que nous voulons

Nous voulons un gouvernement avant tout au service de tous les citoyens et non des grandes entreprises. Nous voulons un Québec où toutes et tous ont droit à une qualité de vie, indépendamment de leurs revenus. Nous voulons une société juste, égalitaire, démocratique et soucieuse des besoins de la collectivité.

Déclaration conjointe au premier ministre Couillard

L’opposition aux mesures d’austérité du gouvernement Couillard ne cesse de s’intensifier. À tous les jours, un nombre grandissant d’hommes et de femmes refusent que le Parti libéral charcute les moyens que les Québécoises et les Québécoises se sont collectivement donnés pour répartir la richesse, entre autres par des services publics et des programmes sociaux accessibles et de qualité.

Des organisations oeuvrant dans tous les domaines se sont entendues sur cette déclaration qui s’adresse au premier ministre Philippe Couillard. Ensemble, ils disent: Refusons l’austérité.

Monsieur le Premier Ministre du Québec, Nous sommes un mouvement concerté d’acteurs du progrès social. Des organismes de la société civile, des associations étudiantes et des organisations syndicales qui vous lancent un message clair : « Pour préserver la société québécoise de la destruction, nous refusons l’austérité ! »

PARCE QUE nous défendons l’accessibilité et la qualité des services à la population dans la santé, les services publics et l’éducation pour assurer une plus grande justice sociale et une redistribution de la richesse;

PARCE QUE l’égalité passe par la non-discrimination, la non-violence et par l’autonomie économique des femmes;

PARCE QUE le gouvernement doit avoir le courage d’aller chercher de nouveaux revenus;

PARCE QUE d’autres choix sont possibles comme ceux de lutter contre les paradis fiscaux et d’imposer justement les grandes entreprises et les banques;

PARCE QUE nous avons à cœur le développement économique du Québec et la création d’emplois;

PARCE QU’une qualité de vie décente passe par des programmes soutenant les personnes en situation de pauvreté;

PARCE QUE nous croyons que la concertation est une clé fondamentale du développement des régions;

PARCE QUE nous voulons protéger l’environnement;

PARCE QU’un pays fou de ses enfants propose une politique familiale accessible et respectueuse des parents et des enfants. Nous unissons nos voix pour refuser l’austérité :

NOUS REFUSONS le démantèlement de l’État social au Québec.

NOUS REFUSONS le transfert des responsabilités sociales de l’État vers le secteur privé.

NOUS REFUSONS les coupes draconiennes dans le financement des groupes communautaires.

NOUS REFUSONS la dévitalisation des régions.

NOUS REFUSONS l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs, et la dégradation de leurs conditions de travail.

NOUS REFUSONS les coupes inadmissibles dans les services publics et les programmes sociaux.

NOUS REFUSONS les mesures d’austérité qui engendreront des milliers de pertes d’emplois.

NOUS REFUSONS les restrictions budgétaires qui font grimper le taux de chômage et la pauvreté.

NOUS REFUSONS une hausse des tarifs des services publics.

NOUS REFUSONS les politiques qui visent uniquement une rentabilité à court terme au détriment de l’environnement et du développement.

NOUS REFUSONS l’analyse des finances publiques par la seule colonne des dépenses sans regarder du côté des revenus possibles.

En somme, Monsieur le Premier Ministre, nous clamons haut et fort que :

NOUS VOULONS un gouvernement d’abord au service de la population et non des grandes compagnies.

NOUS VOULONS un Québec où tous et toutes ont droit à une qualité de vie, et ce, indépendamment de leurs revenus.

NOUS VOULONS une société juste, égalitaire, démocratique et soucieuse des besoins de la collectivité.

OUI, NOUS AVONS LES MOYENS !

Signataires

Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) Alternatives Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) Au bas de l’échelle Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics Coalition solidarité santé Centrale des syndicats démocratiques (CSD) Centrale des syndicats du Québec (CSQ) Centre international de solidarité ouvrière (CISO) Collectif pour un Québec sans pauvreté Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN) Confédération des syndicats nationaux (CSN) Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC) Fédération autonome de l’enseignement (FAE) Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) Fédération des femmes du Québec (FFQ) Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA) Ligue des droits et libertés (LDL) L’R des centres de femmes du Québec Médecins québécois pour le régime public (MQRP) Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) Nature Québec Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ) Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles Table nationale des Corporations de développement communautaire (TNCDC) Union des consommateurs

Les syndiqué-es rejettent l’offre finale de l’employeur et votent pour la grève générale

Réunis en assemblée générale spéciale, les employé-es de la station touristique Stoneham ont rejeté l’offre finale déposée par la station le 26 novembre dernier. Ils ont aussi voté à 95,2 % pour la grève générale illimitée. Les deux votes se sont faits à scrutin secret.

« L’employeur utilise la désinformation en prétendant qu’il nous a mis en lock-out parce que nous n’avons pas fait voter une offre le 24 novembre lors d’une assemblée syndicale. Or, nous n’avions pas fini de négocier, donc il n’y avait pas d’offre et rien à faire voter. La seule offre finale nous a été présentée le 26 novembre, tout juste avant la mise en lock-out. Stoneham invoque une raison tout à fait fausse pour justifier son lock-out sauvage », a d’emblée souligné Luc Forbeaux, président du syndicat.

Refus de la pauvreté

La question salariale mécontente au plus haut point les syndiqué-es de Stoneham. « Il n’y a aucune raison pour que les travailleuses et travailleurs de la station soient payés entre 18 et 20 % sous la moyenne salariale des autres centres de ski syndiqués CSN et c’est pourquoi ils demandent le rattrapage », explique la présidente du conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, Ann Gingras.

Les employés souhaitent aussi être payés à la semaine pour ne pas avoir à traverser la période des fêtes sans « une cenne dans les poches » et être obligés d’offrir leurs cadeaux sur la carte de crédit. Ils demandent également un régime de retraite simplifié semblable à celui du mont Sainte-Anne pour préparer leurs vieux jours. « Il n’y aurait aucun coût administratif pour le mettre en place puisqu’il existe déjà », fait encore valoir Luc Forbeaux. Les travailleurs dénoncent enfin les délais déraisonnables pour grimper les échelons salariaux. « Un travailleur saisonnier peut avoir à attendre 21 ans pour accéder au septième échelon. C’est ridicule. »

« Nous avions encore du jeu et nous étions prêts à négocier, enchaîne le président du syndicat. Mais l’employeur a opté pour la méthode forte afin de nous contraindre à des miettes. Les travailleurs rejettent en bloc son offre insultante. »

« Vous pouvez être assurés de notre appui le plus total, a finalement conclu Ann Gingras. Tant et aussi longtemps qu’une nouvelle convention ne sera pas conclue à votre satisfaction, nous vous soutiendrons dans ce lock-out immonde imposé par l’employeur à la veille des Fêtes ».

À propos du syndicat

Le syndicat des employé-es de la station de ski Stoneham est affilié à la Fédération du commerce de la CSN, qui compte plus de 360 syndicats représentant environ 32 500 travailleuses et travailleurs. Il est également membre du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN), qui réunit plus de 250 syndicats et 44 000 membres. La CSN regroupe pour sa part plus de 325 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activités tant privés que publics.

L’UGICT-CGT solidaire de la lutte contre l’austérité au Québec

L’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens (UGICT-CGT), de France, a écrit aux représentants de la Fédération des professionnèles de la CSN cette semaine, pour signifier leur appui solidaire à la lutte qui se mène au Québec contre l’austérité.

Voici le contenu de la lettre :

L’UGICT-CGT apporte toute sa solidarité à la Fédération des Professionnèles (CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) pour la manifestation prévue le 29 novembre prochain.

Mobilisation qui, nous le souhaitons grandement, sera massive afin de refuser et dénoncer les plans d’austérité que le nouveau gouvernement québécois tente de vous imposer.

Bien que nos situations économiques et sociales soient différentes, la France comme de nombreux autres pays de l’Union européenne est victime de politiques d’austérité depuis plusieurs années et les résultats obtenus sont fort contestables. En tout cas rien qui puisse permettre d’ériger l’austérité comme remède unique à la crise du capitalisme.

Le chômage ne cesse d’augmenter et particulièrement chez les jeunes et les seniors. Les conditions de travail des salarié-es sont de plus en plus dégradées. Notre système de protection sociale se vide de sa substance et de son système de solidarité. Notre fonction publique est mise à mal et nous constatons de plus en plus d’atteintes aux droits syndicaux.

Une délégation de l’UGICT-CGT était présente pendant les travaux du 50e anniversaire de la Fédération des professionnèles (FP-CSN) ainsi que du conseil fédéral de la FP. Elle a pu constater l’ampleur des régressions habillées du manteau de la réforme sur fond d’austérité.

Notre soutien à votre lutte renforce également les nôtres et nous conforte dans l’idée que seul un syndicalisme international est en mesure de combattre un capitalisme de plus en plus destructeur à l’égard des peuples et de l’ensemble des travailleuses et des travailleurs.

Marie-José Kotlicki Secrétaire général

Sophie Binet Secrétaire générale adjointe

Une vision étroite de l’accès aux services de santé et de services sociaux

Pour la CSN, une réelle réflexion sur l’enjeu primordial de l’accès aux services de santé et de services sociaux doit inclure une révision plus large du mode de rémunération des médecins que celle proposée par le ministre Barrette. Elle devrait aussi considérer l’ensemble du personnel qui joue un rôle clé dans l’accès aux services. La CSN déplore par ailleurs le fait que le ministre refuse d’indiquer sa vision globale pour l’avenir du réseau et que le projet de loi 20 porte une vision si étroite de l’accès aux services.

En effet, le paiement à l’acte ne favorise aucunement la prévention et met en place des conditions favorables au surdiagnostic qui coûte très cher au gouvernement du Québec. Cela n’est pas abordé par le projet de loi. « Un nouveau mode de rémunération permettrait d’allouer plus facilement les ressources aux endroits où elles sont davantage requises tout en s’assurant de la pertinence des soins », estime Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Il serait également opportun d’agir sur le rôle plus grand que pourrait prendre l’équipe soignante, dont les infirmières, et les autres professionnel-les de la santé, de façon à dégager les médecins qui seraient alors en mesure de prendre plus de patients, et à vraiment faciliter l’accès à la première ligne. « Comment peut-on réduire l’accès aux services à la seule disponibilité des médecins ? Une réelle première ligne passe d’abord et avant tout par de la prévention et des services sociaux de qualité, ce qui est totalement absent de ce projet de loi », explique le vice-président.

« Le projet de loi 20 laisse par ailleurs dans l’ombre la place que pourraient prendre les supercliniques promises par le Parti libéral. Le gouvernement ne nous a toujours pas indiqué si ces cliniques seraient privées ou publiques. Dans ce projet de loi, on craint que le gouvernement veuille favoriser le développement de cliniques médicales privées », affirme Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

« Il est curieux de voir que le projet de loi 20 maintient un rôle pour les agences régionales dans la répartition des médecins, alors que le gouvernement prévoit leur abolition avec le projet de loi 10 », souligne par ailleurs Michel Tremblay, président de la Fédération des professionnèles. Si ce rôle était confié plus tard aux futurs centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS), il faudrait alors du personnel supplémentaire affecté à ces nouvelles tâches. Cela démontre la nécessité des services actuellement offerts dans les agences régionales. »

Manque de transparence

Malgré deux projets de loi, plusieurs aspects de la réforme globale du système de santé du ministre Barrette demeurent encore nébuleux. « Dommage que le ministre maintienne par ce projet de loi une vision si étroite de l’accès aux services de santé et de services sociaux. Cela est d’autant plus déplorable que le 9 décembre prochain, les composantes du réseau seront réunies pour une deuxième fois pour mettre de l’avant des solutions porteuses pour assurer l’avenir du réseau et un meilleur accès aux services », affirme Jean Lacharité.

La CSN estime que pour comprendre l’ensemble de l’œuvre et sa portée, le ministre Gaétan Barrette devrait mettre l’ensemble de ses intentions sur la table en vue d’une consultation globale et générale.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Un simple sursis pour l’usine de Baie-Comeau ?

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) s’inquiète de la très grande fragilité de la prolongation des activités annoncée pour une des machines de l’usine de Produits forestiers Résolu (PFR) à Baie-Comeau.

Le ministre des Forêts, Laurent Lessard, a salué publiquement le maintien en production de cette machine, mais cela pourrait bien être seulement un sursis pour quelques semaines, ou alors se faire au détriment d’une autre usine de PFR.

« Les travailleurs de l’usine PFR de Clermont ont appris qu’une de leurs deux machines allait fermer pour trois semaines et que les copeaux utilisés à Clermont allaient être transférés l’usine de Baie-Comeau pendant cette période », affirme le président du Jérôme Tremblay, président du Syndicat des travailleurs et des travailleuses du papier de Clermont. Il est donc probable que le prolongement des activités à Baie-Comeau ne soit que temporaire, à moins que la fermeture d’une machine à Clermont soit beaucoup plus longue que ce qui a été annoncé aux employé-es.

Rappelons qu’une des deux machines de l’usine de Clermont est en partie la propriété du New York Times qui utilise habituellement le papier provenant de cette usine située près de La Malbaie. À moins d’un changement de propriété de cette machine, l’usine de Clermont doit normalement continuer ses activités pour cet important client.

« Il ne faudrait pas que PFR profite de l’appui du gouvernement pour conserver une usine dans une région, pendant que l’usine d’une autre région supprime des emplois », met en garde Alain Lampron, président de la FIM-CSN. Pour éviter ce genre de piège, ce dernier propose d’ailleurs au ministre Lessard de mettre sur pied un comité provincial de relance du secteur du papier et de la forêt, plutôt que de faire une compétition entre les régions comme PFR en a l’habitude ces dernières années. Il serait par ailleurs opportun que ce comité soit en partie composé des représentants de travailleuses et des travailleurs qui ont à cœur la pérennité des emplois dans toutes les régions forestières du Québec.

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), qui rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. La FIM est présente dans l’ensemble du secteur forestier. Quant à la CSN, elle représente 325 000 travailleuses et travailleurs, et ce, tant dans les secteurs privé que public.

Merinov victime de compressions sauvages

Le syndicat des travailleuses et des travailleurs Merinov (CSN) dénonce la plus grosse crise que traverse le centre d’innovation ainsi que ses employé-es depuis sa création en raison des compressions sauvages du gouvernement envers l’entreprise.

Les employé-es de Merinov ont appris par la direction le mardi 25 novembre que l’organisme est en proie à de sérieuses difficultés financières attribuables à des coupes et au silence du cabinet du ministre de l’Agriculture des Pêcheries et de l’Alimentation. « Ces problèmes seraient dus à certaines sommes engagées qui engendrent un manque à gagner imprévu dans les budgets de Merinov de près de 800 000 $, et ce, à l’aube des fêtes », souligne le vice-président du syndicat, David Fortin.

Pour expliquer ces compressions, Merinov a eu récemment la confirmation qu’un premier montant de 250 000 $ de fonds de fonctionnement ne sera pas versé, même si le cabinet du ministre s’était engagé à le verser plus tôt dans l’année, au printemps. Plus de 550 000 $ ont déjà été engagés par Merinov sur son fonds de roulement afin de réaliser des mandats confiés par le MAPAQ, comme chaque année. « Merinov est toujours sans réponse du ministre concernant le remboursement de ces sommes », souligne aussi David Fortin.

Si Merinov ne reçoit pas le manque-à-gagner de 800 000 $, toutes les options sont envisagées par la direction concernant l’avenir de Merinov, allant de mises à pied à la fermeture complète de l’organisme sans but lucratif.

« Cette situation est directement imputable à l’immobilisme et à l’arrogance des élus au pouvoir, ainsi qu’au peu d’importance qui est accordé aux dossiers régionaux dans ce gouvernement centralisateur. Le plan d’austérité libérale qui s’en prend aux régions du Québec s’ajoute à cette incurie gouvernementale », souligne le président du Conseil central de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Jacques Mimeault.

Toute la région concernée

Le syndicat dénonce cette situation. « Les employé-es sont très inquiets, car les conséquences sont sérieuses tant pour l’avenir de leur entreprise que pour l’ensemble de l’industrie des pêches et de l’aquaculture », affirme pour sa part la présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec, Caroline Senneville. Celle-ci risque de perdre une expertise inestimable et une capacité d’appui et d’intervention unique en Gaspésie, aux Îles-de-la-Madeleine et sur la Côte Nord. »

« Chaque année, Merinov génère une centaine de projets de recherche, multipliant les partenariats et les investissements par effet de levier et coordonnant la recherche et développement en pêche et aquaculture en région. C’est l’avenir de l’industrie des pêches et de l’aquaculture telle qu’on la connaît à l’heure actuelle qui est en jeu, de même qu’une centaine d’emplois spécialisés en région », enchaîne-t-elle.

« Nous joignons notre voix aux nombreux organismes et entreprises touchés par l’indifférence et l’amateurisme du gouvernement qui met en péril l’avenir des régions ainsi que le développement économique. Nous invitons les élu-es à continuer de s’élever contre la centralisation et les coupes irréfléchies et à soutenir la cause des régions, tout comme la population et nos membres le font », conclut Jacques Mimeault.

Stoneham met ses employé-es en lockout

Le syndicat des employé-es de la station de ski Stoneham (CSN) dénonce le lock-out décrété par l’employeur le 26 novembre dernier et organise la mobilisation. Très tôt jeudi, une ligne de piquetage se tenait à l’entrée de la station de ski.

« On avait encore de la marge de manœuvre pour continuer à négocier, souligne le président du syndicat, Luc Forbeaux. Mais l’employeur a décidé que les employé-es de Stoneham ne méritaient pas des conditions de travail décentes », ajoute-t-il.

La négociation achoppe principalement sur le rattrapage salarial, l’augmentation dans l’échelle salariale, le régime de retraite simplifié et la paye à la semaine. « Les syndiqué-es demandent un rattrapage en fonction de la moyenne salariale dans les autres centres de ski. Ce n’est pas exorbitant ! Mais l’employeur le refuse catégoriquement. » Le président du syndicat ajoute : « Un travailleur saisonnier peut avoir à attendre 21 ans pour accéder au dernier échelon salarial, ce n’est pas sérieux. »

Le régime de retraite simplifié n’impliquerait pour sa part aucun aménagement administratif supplémentaire pour l’employeur, puisque celui-ci pourrait simplement ajouter des participants au régime des employé-es du Mont-Sainte-Anne dont il est propriétaire.

Le syndicat convoquera très prochainement une assemblée pour inviter les membres à se prononcer sur l’offre patronale et à prendre un vote de grève.

À propos du syndicat

Le syndicat des employé-es de la station de ski Stoneham est affilié à la Fédération du commerce de la CSN, qui compte plus de 360 syndicats représentant environ 32 500 travailleuses et travailleurs. Il est également membre du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches, qui réunit plus de 250 syndicats et 44 000 membres. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe pour sa part plus de 325 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

La CSN condamne les deux projets de loi n° 27 et 28 qui vont pénaliser les parents

La CSN déplore que le gouvernement aille de l’avant avec son projet de loi 28 qui consacrera, entre autres, la fin de la tarification unique et introduira la modulation des tarifs en services de garde éducatifs en fonction du revenu. Elle dénonce également le projet de loi 27 sur l’optimisation des services de garde qui pourrait avoir des impacts néfastes pour les parents. Pour la CSN, ces deux projets vont fragiliser davantage le réseau des services de garde à la petite enfance plutôt que de le renforcer.

« La décision de moduler les tarifs est inique. Elle brise le principe de solidarité à la base du programme. Les enfants sont une richesse collective et, en conséquence, un tel programme doit être assumé par l’ensemble des contribuables et non par les seuls parents utilisateurs », s’insurge Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

La CSN estime inconcevable qu’après avoir requis l’avis du Conseil du statut de la Femme sur l’impact de cette modulation de tarif, la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, n’en tienne aucun compte. Le Conseil a pourtant indiqué qu’un accroissement des écarts de revenus entre les femmes et les hommes pourrait résulter de cette mesure.

« Encore aujourd’hui, les femmes ont un salaire inférieur à celui des hommes et elles assument toujours la plus grande part des tâches domestiques. Or, ce sont elles qui risquent de rester à la maison pour s’occuper des enfants si la hausse est trop importante. En conséquence, des femmes vont s’appauvrir, perdre leur autonomie financière et diminuer leurs revenus à la retraite, tandis que des milliers d’enfants n’auront plus accès à un milieu de vie et de socialisation stimulant. Quel progrès ! », de renchérir Véronique De Sève.

La CSN dénonce par ailleurs le projet de loi 27 sur « l’optimisation des services de garde éducatifs subventionnés » qui a été déposé hier à l’Assemblée nationale. Si elle est adoptée, cette loi imposera de lourdes pénalités à tous ceux qui ne respecteraient pas à la lettre l’entente de service, et aux parents qui auraient recours à certains moyens détournés pour assurer une place pour leur enfant.

« Ce projet de loi est une insulte faite aux parents. Ce gouvernement les traite comme d’éventuels fraudeurs à placer sous haute surveillance. Au lieu de remédier au manque de places à contribution réduite et de trouver des solutions pour faciliter l’offre de services pour une fréquentation à temps partiel, la ministre de la Famille s’attaque directement aux parents. Tout cela est grotesque ! », de conclure Véronique De Sève.

La CSN réclame, par ailleurs, la tenue de consultations parlementaires sur ces deux projets de loi. Lors des consultations, elle entend faire valoir son opposition à ces projets.

À propos des services de garde et de la CSN


Quelque 10 200 travailleuses et travailleurs en centres de la petite enfance et un peu plus de 2000 responsables de service de garde en milieu familial sont membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Pour sa part, la CSN représente plus de 325 000 membres issus de tous les secteurs d’activité tant privé que public.

Adoption d’une proposition de moyens de pression lourds pouvant aller jusqu’à la grève pour les RSG-CSN de la région Lanaudière

Depuis les deux dernières semaines, les deux syndicats représentants les responsables en service de garde (RSG) se sont affairés à convoquer leurs membres en assemblée générale. Ces derniers étaient invités à voter une proposition de moyens de pression lourds pouvant aller jusqu’à la grève. Cette proposition a été votée à plus de 92 % par les membres des deux syndicats affiliés à la CSN de la région de Lanaudière.

Les membres du Syndicat des travailleuses de garde en milieu familial Aux Portes du matin – CSN ont voté à plus de 94 % en faveur de la proposition et les membres du Syndicat des travailleuses de service de garde en milieu familial de Lanaudière (CPE la Chenille) ont voté à 92 % en faveur de cette même proposition. Le mandat donné par les assemblées est clair, les travailleuses veulent, entre autres, être reconnues pour leur juste part.

Par le fait même, les deux syndicats, dans un avenir rapproché, seront prêts à mettre en place des moyens de pression lourds qui pourraient aller jusqu’à la grève afin de permettre de dénouer l’impasse à la table de négociation. Plusieurs tentatives ont été portées par le comité de négociation syndical national afin de trouver une solution. Les demandes syndicales visent, notamment, la parité avec le titre d’emploi comparateur, c’est-à-dire l’éducatrice non formée à l’échelon 1 dans un centre de la petite enfance (CPE). Ce dernier avait été choisi par les représentants du ministère de la Famille ainsi que par les représentants syndicaux lors de la dernière négociation des responsables en services de garde en 2010.

Les voix de ces travailleuses se joindront à quelque 2000 responsables en service de garde (RSG), membres de syndicats affiliés à la CSN à travers le Québec, afin de mettre de l’avant des actions de visibilité qui viseront à mettre de la pression sur le ministère qui ne reconnaît que trop peu le travail effectué par ces travailleuses.

Le 19 novembre dernier, le comité de négociation syndical de la Fédération de la santé et de services sociaux (FSSS-CSN) a mis fin à la négociation en cours à la suite du constat que le ministère de la Famille n’avait aucun nouveau mandat leur permettant de dénouer l’impasse.

« Depuis le 18 septembre, date à laquelle le ministère nous a présenté ses premières offres ridicules, on n’a pas cessé de tourner en rond. La volonté du ministère nous apparaît maintenant claire : nous appauvrir, tout simplement. Et ça, il n’en est pas question! », cite Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière – CSN.

Finalement, tous les membres ont été invités à participer en grand nombre à la manifestation du 29 novembre prochain afin de combattre les mesures d’austérité mises en place par le gouvernement libéral.

Action de mobilisation à Boisbriand

Des militants et militantes de la FSSS ainsi que des élu-es du Conseil central des Laurentides ont occupé, le matin du 24 novembre dernier, un viaduc jonchant l’autoroute 15 en direction sud, à la hauteur de Boisbriand. Ils ont déroulé une banderole, invitant les automobilistes à participer en grand nombre à la manifestation du 29 novembre contre l’austérité.

Répondant par leurs klaxons, la population a largement signifié son inquiétude envers les effets que les coupes annoncées par le gouvernement auront sur l’accessibilité et la qualité des services à la population.