Les syndiqué-es de Kronos soutiennent les luttes de l’hôtellerie

Hier, lors d’une assemblée générale tenue à Verchères, les membres du Syndicat des employé(e)s de Kronos Canada (CSN) ont démontré leur solidarité en versant une somme de 17 000 $ à deux syndicats de l’hôtellerie actuellement en conflit. Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique–CSN et le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Pur Québec (CSN) se partageront donc ce montant.

Michel Giroux

Michel Giroux

« Pour nous, il s’agit simplement de partager des sommes que nous avons reçues alors que nous étions nous-mêmes en conflit avec notre employeur. Pour avoir traversé un conflit d’une durée de six mois en 2013, nous connaissons très bien cette épreuve qui a laissé indéniablement des marques dans les vies de tous nos collègues, de souligner Martin Pelletier, président du Syndicat des employé(e)s de Kronos Canada (CSN). À l’approche des fêtes, nous avons décidé de soutenir celles et ceux qui ont besoin de notre soutien indéfectible. À la CSN, la solidarité, ce n’est pas des paroles en l’air. »

Les 65 membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Classique–CSN sont en grève générale illimitée depuis le 21 septembre dernier et les 125 salarié-es du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Pur Québec (CSN) sont en lockout depuis le 11 novembre 2016. Le Syndicat des employé(e)s de Kronos Canada (CSN) compte 270 salarié-es.

Ottawa doit agir pour dénouer la crise du bois d’œuvre !

La Fédération de l’industrie manufacturière–CSN interpelle le gouvernement canadien afin que celui-ci intervienne avec force et conviction pour régler le différend qui l’oppose aux États-Unis dans le dossier du bois d’œuvre. Rappelons qu’avec le dépôt aujourd’hui d’une requête de la part de l’industrie forestière américaine, les autorités réagiront en imposant, six mois plus tard, une surtaxe de 25 % sur le bois canadien.

La FIM-CSN exhorte le gouvernement fédéral à déployer tous les efforts en vue d’un règlement favorable à tous et qui tienne compte des particularités de l’industrie du bois d’œuvre québécoise. « Le compte à rebours est maintenant commencé. Il faut qu’Ottawa passe de la parole aux actes et ce, de façon urgente, autant avec l’administration actuelle qu’avec celle de Monsieur Trump » estime Alain Lampron, président de la FIM–CSN.

Les conflits commerciaux qui opposent les états et les grandes compagnies font toujours les mêmes victimes, « c’est encore des milliers de travailleurs et de travailleuses de l’industrie du bois d’œuvre qui vivent l’incertitude quant à leur avenir. À la veille de la période des fêtes, ils auraient pu s’en passer », déplore Alain Lampron. Selon la FIM–CSN, le gouvernement fédéral doit mettre en place des mesures qui permettront à l’industrie de traverser la crise en assurant la préservation des emplois.

Luttons contre les violences envers les femmes

En 2016, les femmes font encore l’objet de violences, du fait qu’elles sont des femmes. Les autochtones et toutes celles qui appartiennent à des communautés culturelles, les lesbiennes, trans et bisexuelles, celles qui souffrent de handicaps physiques ou mentaux, les femmes issues de milieux modestes, connaissent un risque encore plus élevé de vivre une forme de violence ou une autre. On aura beau dire, tout n’est pas acquis et il faut continuer à lutter contre cette réalité.

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À la CSN, nous ne manquons pas une occasion de dénoncer cette violence et de participer à des initiatives pour l’éliminer. C’est pourquoi, encore cette année, nous appuyons la campagne d’action contre les violence envers les femmes qui se déroule du 25 novembre au 6 décembre. Pour faire connaître le déroulement des actions auxquelles vous participez, pensez au mot-clic #12joursdaction!

Visionnez ici la vidéo de lancement de la campagne produite par le Collectif des 12 jours d’action.

Une enquête publique pour les femmes autochtones
Quand le ministre Couillard suivra-t-il son homologue fédéral ? Il est honteux de ne pas avoir encore déclenché une commission d’enquête publique. La Ligue des droits et libertés nous demande de l’appuyer pour exercer une pression en ce sens. Envoyons massivement à Philippe Couillard une lettre pour le déclenchement d’une commission que demandons depuis longtemps.

L’enquête criminelle à Val d’Or a montré ses limites. Une commission d’enquête publique est absolument nécessaire si nous voulons faire la lumière sur les pratiques policières à l’égard des autochtones et sur le racisme systémique dont elles sont la cible.

Imprimez la lettre et envoyez-la maintenant.

Les syndicats de La Presse et Nuglif saluent Guy Crevier à l’occasion de son départ

Les syndicats représentant les 420 employé-es syndiqués de La Presse et de sa filiale Nuglif saluent la fin du mandat de Guy Crevier en tant que président de La Presse en soulignant le rôle important qu’il a joué dans le lancement de La Presse+.

« Monsieur Crevier a noté avec raison le succès de La Presse+ auprès des lecteurs et des annonceurs et aussi le rôle de l’ensemble des employé-es de La Presse et de Nuglif dans ce succès », a affirmé Charles Côté, porte-parole de l’Intersyndicale des syndicats de La Presse et Nuglif.

Les décisions stratégiques et les efforts financiers et humains consentis à ce projet depuis 2010 en ont fait un cas unique dans le secteur des médias écrits dans le monde, comme en témoigne la croissance des revenus publicitaires annoncée aujourd’hui aux employé-es.

Ce succès est d’autant plus important que les médias sont fragilisés par les géants comme Facebook et Google, qui attaquent le modèle d’affaires des journaux sans contribuer à la société en matière d’emplois ou de revenus fiscaux. Sans parler du rôle délétère qu’ont pu jouer les réseaux sociaux dernièrement en diffusant largement de fausses nouvelles. « À ce titre, d’ailleurs, le lectorat de La Presse+ n’est pas dépendant des réseaux sociaux, un choix stratégique qui s’avère très judicieux », a noté Charles Côté.

Les employé-es et les actionnaires de La Presse peuvent se féliciter aujourd’hui d’avoir créé une entreprise numérique viable qui permet à notre média de pleinement jouer son rôle dans la société.

Les syndicats saluent aussi la nomination de Pierre-Elliott Levasseur au poste de président, un gage de continuité. Ce dernier a dit que sa nomination était le signe d’une transition ordonnée. Dans le contexte actuel de renouvellement des conventions collectives, les syndicats souhaitent que les négociations en cours se concentrent sur les enjeux les plus importants, dans le respect de la culture de l’entreprise et de ses artisans.

Source: L’intersyndicale La Presse et Nuglif
Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (STIP/FNC/CSN)
Syndicat des employés de bureau de journaux (SEBJ/FNC/CSN)
Syndicat des travailleurs et travailleurs du centre informatique de La Presse (STTCIP/FNC/CSN)
Syndicat de la publicité de La Presse (SEPB-574 | Unité La Presse/FTQ)

 

 

Mettre fin au saccage de nos services de garde éducatifs

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Le 3 décembre, manifestons pour réclamer du gouvernement la fin du saccage et le renforcement de notre réseau de services de garde éducatifs, un joyau envié dans le monde.

Malgré des surplus de 3,6 milliards de dollars cette année, le gouvernement de Philippe Couillard impose toujours ses politiques d’austérité aux parents utilisateurs et aux travailleuses et travailleurs des services de garde éducatifs à contribution réduite en CPE, en milieu familial régi et en milieu scolaire. Conséquences : les familles ont de la difficulté à payer la facture alors que les centres de la petite enfance, les services de garde en milieu familial régi et en milieu scolaire vivent durement les contrecoups des hausses tarifaires. En outre, leur capacité à offrir des services de qualité accessibles à tous les enfants se voit minée par les compressions récurrentes de dizaines de millions de dollars. Nous vous invitons à communiquer avec le conseil central de votre région pour les horaires des autobus.

Saint-Félicien: à 11 h 30, Carrefour Saint-Félicien, 1140 boul. Saint-Félicien

Montréal: à 13 h, Carré Saint-Louis (angle Saint-Denis et du Square-Saint-Louis). Métro Sherbrooke

Signalez votre participation sur Facebook :

Saint-Félicien | Carrefour Saint-Félicien
Montréal | Carré Saint-Louis métro Sherbrooke

Le festin du Dr Barrette perturbé

Comme un cheveu sur la soupe, une délégation du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) s’est invitée à la dégustation organisée aujourd’hui par le Dr Barrette. Celui-ci avait invité les journalistes à goûter des mets servis en CHSLD à l’occasion d’un vaste « show de boucane » visant à contrer la perception du public à l’égard de la qualité des aliments servis en CHSLD. Le ministre promet une amélioration de ce côté, et ce sans ajout de ressources.

La présidente du CCQCA–CSN, Ann Gingras, a présenté aux journalistes une série de photos des mets servis au même moment aux aîné-es hébergés en CHSLD dans la région de la Capitale-Nationale. L’intervention a été fort remarquée ! Elle a rappelé au ministre que les services aux aîné-es reposent d’abord et avant tout sur un personnel qualifié en nombre suffisant.

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Cette mobilisation a été l’objet de quelques reportages :

Dégustation de repas dans les CHSLD : loin de la réalité, déplorent les syndicats

Le festin du Dr Barrette

La CSN-Construction salue les nouvelles mesures visant à accroître la présence des femmes dans l’industrie de la construction

La CSN-Construction (CSN-C) salue les modifications à trois règlements de l’industrie de la construction adoptées aujourd’hui même par le gouvernement du Québec et la Commission de la construction du Québec (CCQ).

« À partir du 12 décembre 2016, quatre nouvelles mesures vont soutenir l’embauche de femmes sur les chantiers au Québec. Issues du Programme d’accès à l’égalité des femmes dans l’industrie de la construction (PAEF) 2015-2024, ces mesures visent une hausse à 3 % d’ici 2018 de la portion de la main-d’œuvre féminine dans notre domaine. La CSN-Construction a participé activement aux consultations qui ont mené à ces avancées qui vont favoriser l’accueil et le maintien des femmes en construction », de préciser Karyne Prégent, secrétaire générale de la CSN-C et responsable de la condition féminine.

Les quatre mesures vont accélérer la délivrance d’un certificat de compétence pour les femmes diplômées ; faciliter l’accès des non-diplômées à l’apprentissage en chantier ; permettre aux compagnons de superviser une apprentie de plus que la proportion apprenti-compagnon prévue sur un chantier ; et assouplir les règles pour qu’une femme titulaire d’un certificat de compétence puisse travailler hors de sa région de domicile plus rapidement.

« Nous sommes satisfaits de ces nouvelles mesures préférentielles et nous pensons que celles-ci demeurent nécessaires afin de changer réellement la situation des travailleuses dans l’industrie. Toutefois, la mesure la plus importante, celle qui obligerait l’embauche pour tous les contrats gouvernementaux, n’a toujours pas été mise de l’avant par le Conseil du trésor, de déplorer madame Prégent. Tant que cette obligation ne sera pas mise de l’avant, les femmes devront vivre avec des obstacles plus importants que leurs collègues masculins. »

Fondée en 1924, par et pour les travailleurs, la CSN-Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN-Construction représente plus de 12 500 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Occupations simultanées de bureaux de circonscriptions partout au Québec

Des agents et agentes de la paix en services correctionnels occupent ou visitent actuellement une douzaine de bureaux d’élu-es provinciaux aux quatre coins du Québec dans le cadre de la négociation de leur convention collective. Cette série d’actions simultanées fait suite à d’autres actions et occupations similaires au cours des dernières semaines.

Alors qu’ils sont sans contrat de travail depuis le 1er avril 2015, les négociations achoppent sur quatre enjeux majeurs pour le SAPSCQ–CSN, soit la formation obligatoire des agentes et agents, les offres salariales, le régime de retraite et le retour de la précarité pour les salarié-es à temps partiel. Rappelons que le Conseil du trésor a déposé des offres salariales bien en deçà de ce qu’il a accordé au secteur public tout en demandant des reculs importants sur le régime de retraite.

« Nos actions des dernières semaines ont apporté certains résultats, mais c’est encore trop peu et le gouvernement doit comprendre que nous n’arrêterons pas tant et aussi longtemps que des avancées significatives et satisfaisantes ne se feront pas sentir à la table de négociation », affirme Mathieu Lavoie, président du SAPSCQ–CSN.

Bureaux occupés

Gaetan Barrette, député de La Pinière, 6300 avenue Auteuil, Brossard
Guy Bourgeois, député d’Abitibi-Est, 888 3e avenue, bur. 202, Val d’or
Jean D’Amour, député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, 320 boul. de l’Hôtel-de-Ville, bur. 102, Rivière-du-Loup
Jean Rousselle, député de Vimont, 4650 boul. des Laurentides, bur. 415, Laval
Jean-Denis Girard, député de Trois-Rivières, 1500 rue Royale, bur. 180, Trois-Rivières
Jean-Marc Fournier, député de Saint-Laurent, 5255 boul. Henri-Bourassa Ouest, bur. 312
Luc Fortin, député de Sherbrooke, 1650 rue King Ouest, bur. 05, Sherbrooke
Sébastien Proulx, député de Jean Talon, 2505 Boul. Laurier, bur. 260, Québec
Serge Simard, député de Dubuc, 439 rue Albert, La Baie
Stéphanie Vallée, députée de Gatineau, 224 rue Principale Sud, Maniwaki

Bureaux visités

Gaétan Lelièvre, député de Gaspé, 11 rue de la Cathédrale, bur. 102, Gaspé
Martin Ouellet, député de René-Lévesque, 852 rue Bossé, Baie-Comeau

Un diachylon sur une plaie ouverte

Bien que la CSN accueille favorablement tout investissement dans le réseau des services de garde éducatifs, elle considère que le gouvernement devrait faire preuve de modestie après avoir procédé à un véritable démantèlement du réseau. Notons que dans le cadre du lancement de la Grande semaine des tout-petits, le ministre Sébastien Proulx a annoncé un investissement de 30 millions de dollars dans les CPE et les services de garde en milieu familial.

La CSN rappelle qu’avant de procéder à ce réinvestissement, le gouvernement a imposé des compressions de l’ordre de 300 millions de dollars, et ce depuis 2014. « C’est indécent, on sabre avec acharnement et de façon aveugle un réseau qui a fait ses preuves et après, on redonne des miettes, s’indigne Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. Est-ce que le ministre espère qu’on va applaudir ? »

Le réseau des services de garde éducatifs en CPE, en milieu familial et en secteur scolaire a besoin d’un financement stable et adéquat. « On ne construit pas un réseau efficace en fonction d’un agenda électoral. Il faut que le gouvernement s’engage dans la voie d’un financement récurrent qui assure l’accessibilité et la qualité des services offerts », plaide Véronique De Sève.

C’est entre autres pour ces raisons que la CSN tient à démontrer sa détermination en faveur des services de garde éducatifs en CPE, en milieu familial et en secteur scolaire, en organisant deux grandes manifestations, à Montréal et à Saint-Félicien, le 3 décembre prochain. Elle y convie l’ensemble de la population interpellée par l’avenir des services de garde éducatifs.

Grandes manifestations à Montréal et à St-Félicien

Grandes manifestations à Montréal et à St-Félicien

Agir maintenant pour mettre fin au racisme et à la discrimination systémiques

La Coalition pour les droits des peuples autochtones au Québec donne fermement son appui aux demandes répétées de Femmes Autochtones du Québec, de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador et du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec afin que le gouvernement du Québec agisse promptement pour protéger, comme son devoir le requiert, les femmes au Québec. Plus encore, il est du devoir du gouvernement de protéger les femmes autochtones qui font face à un racisme et une discrimination systémiques. « Il faut créer une enquête publique sur cette question, le gouvernement du Québec ne peut détourner les yeux plus longtemps », clame Viviane Michel, présidente de Femmes Autochtones du Québec.

Autochtones

La participation du Québec à l’enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées ne dégage pas le gouvernement de sa responsabilité d’agir en profondeur pour assurer la sécurité des femmes autochtones vis-à-vis des corps de police. Il existe peu de garanties que l’enquête nationale couvrira  de manière exhaustive les politiques et pratiques de la police. Dans un contexte où l’impunité des agresseurs et l’inadéquation du corpus juridique entourant le phénomène des agressions sexuelles sont de plus en plus décriées, l’inaction du gouvernement du Québec pour des réformes de fond en faveur de la protection des femmes victimes d’agression sexuelle envoie un message ambigu à toutes les autres femmes, qui n’oseront pas dénoncer leurs agresseurs.

Nous rappelons que le Québec est aussi assujetti au droit international des droits humains. Le rapport des Nations unies du Comité pour l’élimination de la discrimination envers les femmes est sorti ce vendredi 18 novembre et recommande explicitement à l’enquête nationale de veiller à étudier les relations des femmes autochtones avec la police, confirmant ainsi une nécessité d’action.  Lors de sa dernière assemblée, le Forum permanent sur les questions autochtones  a par ailleurs également recommandé que le gouvernement du Québec agisse en ce sens.

Nous avons participé aux rencontres initiées par Mesdames Édith Cloutier, directrice générale du Centre d’amitié de Val-d’Or, et de Ellen Gabriel de la communauté de Kanehsatàke et avons documenté ensemble des solutions de changement basées sur une approche de sécurisation culturelle. Nous déplorons que la demande de rencontre des quatre membres du groupe de travail avec le Premier ministre pour prendre connaissance de ces solutions ait été refusée.

« Nous tenons à exprimer notre solidarité envers les femmes autochtones de Val d’Or et du Québec qui ont trouvé le courage de témoigner et devrons retrouver confiance en une justice qui leur est également accessible », dit Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador. « À cette fin tout racisme et discrimination systémiques doivent disparaître de nos institutions, à commencer par les corps de police et les institutions judiciaires. »

Nous appelons  également la population à démontrer sa solidarité, en signant en grand nombre la pétition présentée à l’Assemblée Nationale par Femmes Autochtones du Québec  et en se joignant au rassemblement du mardi 22 novembre 18h Place-des-Arts à Montréal.

« Le gouvernement du Québec doit enfin écouter, collaborer avec les Premières Nations et agir pour un réel changement. Son inaction pour ce type de changement couvrirait l’impunité envers les violences faites aux femmes autochtones »,  conclut Béatrice Vaugrante, directrice générale d’Amnistie internationale Canada francophone.

Complément d’information

La Coalition pour les droits des peuples autochtones au Québec est un regroupement informel d’organismes autochtones et d’organismes de la société civile, créé en 2009 de la nécessité de se regrouper afin, entre autres, de faire adopter la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones par le Canada et le Québec, et de protéger et rendre accessibles les droits des peuples autochtones au Québec.

  • Amnistie internationale Canada francophone
  • Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador
  • Centrale des syndicats du Québec
  • Confédération des syndicats nationaux (CSN)
  • Conseil central du Montréal métropolitain (CSN)
  • Fédération des femmes du QuébecFemmes Autochtones du Québec
  • Front d’action populaire en réaménagement urbain FRAPRU
  • Ligue des droits et libertés
  • Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec

Normand Baillargeon, lauréat du prix Pierre-Vadeboncoeur

C’est le professeur Normand Baillargeon, pour son essai La dure école, publié chez Leméac, qui est le choix du jury du prix Pierre-Vadeboncœur 2016. L’auteur recevra ce prix des mains du secrétaire général de la CSN, Jean Lortie, et de Marie Vadeboncœur, le dimanche 20 novembre, à l’occasion du Salon du livre de Montréal. La présentation aura lieu au Salon 8, situé sur la mezzanine, à 13 h 30.

Ce prix, remis une première fois en 2011, a été créé par la Confédération des syndicats nationaux (CSN) pour honorer la mémoire du syndicaliste et essayiste décédé en 2010. Il est doté d’une bourse de 5000 $. Pierre Vadeboncœur a œuvré durant plus de 25 ans à la CSN.

Les radicaux libres, du journaliste et historien Jean-François Nadeau, publié chez Lux éditeur, a été le second choix du jury tandis que Kuei, je te salue, de la poète innue Natasha Kanapé Fontaine et du romancier québéco-américain Deni Ellis Béchard, publié chez Écosociété, s’est classé troisième. Près d’une trentaine d’essais publiés dans une dizaine de maisons d’édition avaient été soumis au jury composé de mesdames Claudette Carbonneau, ex-présidente de la CSN, Catherine Ladouceur, professeure de littérature au cégep de Sherbrooke, et Aurélie Lanctôt, auteure et lauréate du prix Pierre-Vadeboncœur l’année dernière.

Photo: Michel Giroux

Première rangée: la présidente du jury, Claudette Carbonneau, Marie Vadeboncoeur, Normand Baillargeon. Deuxième rangée: Aurélie Lanctôt, Catherine Ladouceur et Jean Lortie

La présidente du jury, madame Claudette Carbonneau, a souligné l’originalité de l’approche de l’auteur, qui se livre à une sévère critique de l’école et des médias, producteurs, selon lui, de préjugés qui déforment trop souvent l’opinion publique et la pensée citoyenne.

Récipiendaires du prix Pierre-Vadeboncœur

2015 : Aurélie Lanctôt, Les libéraux n’aiment pas les femmes

2014 : Alain Deneault, Paradis fiscaux, la filière canadienne

2013 : Roger et Jean-François Payette, Ce peuple qui ne fut jamais souverain

2012 : Lise Payette, Le mal du pays

2011 : Bernard Émond, Il y a trop d’images

Plus que jamais, une enquête publique est nécessaire

La Confédération des syndicats nationaux réagit à l’annonce faite par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) au sujet des violences et de la discrimination systémique envers les femmes autochtones à Val-d’Or, mais aussi, plus largement, au Québec et au Canada.

« Le rapport du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) est bien loin de démontrer l’absence de problèmes. Il prouve plutôt que ce type d’enquête en vue de porter des accusations criminelles est inadapté pour faire toute la lumière sur les problèmes de discrimination systémique auxquels les femmes autochtones sont confrontées. Les plaintes ont été rejetées à cause du niveau de preuve hors de tout doute raisonnable qui est exigé en cour criminelle, de souligner Giacomo Bouchard, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ–CSN). Le DPCP a insisté sur le fait que cela ne signifie nullement que les faits reprochés par les plaignantes ne se sont pas produits. »

« Le rejet de presque toutes les accusations risque d’avoir un effet extrêmement néfaste et de décourager les victimes à porter plainte à l’avenir. Le sentiment d’injustice et de colère que cela fait naître doit trouver une réponse dans la mise en place rapide d’une commission d’enquête publique indépendante qui fera toute la lumière sur les pratiques policières et plus généralement sur le racisme systémique dont sont l’objet les femmes autochtones, d’ajouter Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, responsable politique de la condition féminine. Il ne faut surtout pas oublier le contexte du rejet de ces plaintes. Les autochtones sont discriminés depuis des siècles au pays ; pensons à la Loi sur les indiens qui les traitent comme des mineurs, aux pensionnats autochtones qui ont brisé des milliers de vies ainsi qu’à la disparition et à l’assassinat de trop nombreuses femmes autochtones. Il est temps au Québec d’assumer notre part de responsabilité et de s’attaquer au problème du racisme systémique. »

La CSN appuie les solutions de changements présentées par les personnes représentant des communautés et organisations autochtones (dont Femmes autochtones du Québec, l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, le Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec,…) ainsi que des organismes de la société civile se sont réunies au cours de la dernière année à l’appel de Mesdames Edith Cloutier, directrice générale du Centre d’amitié de Val-d’or, et de Ellen Gabriel de la communauté de Kanehsatàke.

L’heure est à l’action !

La Confédération des syndicats nationaux et ses deux fédérations de la santé et des services sociaux (la FSSS et la FP) étaient représentées par quatre personnes au Forum sur les meilleures pratiques en CHSLD. La CSN s’est prêtée au jeu bien que les solutions pour améliorer la qualité de vie des aîné-es en perte d’autonomie soient déjà connues et bien documentées. La CSN déplore que l’implantation concrète de solutions n’ait pas été à l’ordre du jour du forum. Le réinvestissement de 65 millions annoncé à la clôture du forum par le ministre Barrette, pour l’embauche de personnel supplémentaire, constitue un pas dans la bonne direction mais des problèmes demeurent. 

« C’est bien beau les meilleures pratiques qui nous sont présentées, mais tout cela ne pourra pas se faire à coût nul. Il va falloir de l’investissement d’argent neuf à un moment donné. On nous annonce aujourd’hui un réinvestissement fort attendu. Mais il y a encore plus de 3550 personnes en lourde perte d’autonomie qui attendent une place en CHSLD. Il faudra faire plus », a rappelé Jean Lacharité.

Le travail en CHSLD est fort complexe, les préposé-es aux bénéficiaires sont des intervenants incontournables, il faut miser sur leurs compétences, leur donner de l’autonomie dans leur travail, les impliquer dans les décisions et valoriser leur travail. Il faut aussi miser sur des équipes interdisciplinaires, donner tous les soins et services requis, incluant les services professionnels, et tenir compte des particularités de chaque usager dans l’organisation des soins. Et il faut que le personnel soit assez nombreux pour répondre adéquatement aux besoins des usagères et des usagers.

En ce sens, la CSN accueille positivement l’annonce de l’ajout de 1150 préposé-es aux bénéficiaires, infirmières auxiliaires et infirmières dans les CHSLD. « Nous allons également suivre de près la stratégie d’attraction et de rétention des préposé-es aux bénéficiaires que le ministre entend déployer », assure Jean Lacharité.

Ces questions sont d’une importance capitale pour la CSN. Dès 2012, elle menait une campagne de sensibilisation Vieillir dans la dignité. En 2013, la CSN s’est dotée d’une Vision sur le continuum de services publics intégrés pour les aîné-es. De grandes orientations, des recommandations et des solutions y sont identifiées visant à améliorer l’accès et la qualité des soins et services aux aîné-es, dont les CHSLD, dont plusieurs ont été présentées dans le cadre du forum.

Soins à domicile
En outre, un volet important de la recherche de solutions pour améliorer les soins et services aux aîné-es concerne l’accès à des soins à domicile sous la responsabilité des CLSC, notamment en misant sur les auxiliaires en santé et services sociaux (ASSS). La plupart des aîné-es souhaitent pouvoir demeurer à domicile le plus longtemps possible. Pour la CSN l’amélioration de l’accès à des soins et services de soutien à domicile est un rouage essentiel de l’amélioration générale des conditions de vie des aîné-es et permet d’utiliser les ressources de façon plus optimale. La CSN participera d’ailleurs au prochain forum sur les soins à domicile, en janvier 2017.

Un pas dans la bonne direction

Participant à la consultation du Comité permanent des finances sur le projet de loi C-26 visant à modifier le Régime de pensions du Canada (RPC), la CSN a tenu à présenter ses réflexions face aux intentions du gouvernement. Bien que l’organisation syndicale accueille favorablement l’ensemble des mesures annoncées, il n’en reste pas moins qu’elle les juge insuffisantes à plusieurs égards et s’inquiète aussi de dérives probables.

D’entrée de jeu, la CSN rappelle que, pour de nombreux canadiens, le RPC est la principale source de revenu de retraite et qu’un nombre important de travailleurs et de travailleuses, 60 %, n’ont pas accès à des régimes privés. Bien que pour les personnes à faible revenu les régimes publics permettent d’atteindre un seuil de remplacement au-delà de 70 % du revenu, il en est tout autrement pour les salarié-es qui gagnent plus de 30 000 $ et qui peinent à épargner pour leur retraite. De plus, dans les dernières années, ce sont les salarié-es qui ont fait les frais des coupes dans les régimes de retraite privés. Les régimes à prestations déterminées, qui faisaient reposer le risque sur les employeurs, ont laissé place aux régimes à cotisation déterminée où les risques sont maintenant assumés par les salarié-es. Permettre à tous les salarié-es d’atteindre un revenu suffisant à la retraite, c’est là tout le défi d’une réforme du RPC, selon la CSN.

Les modifications annoncées par le gouvernement fédéral doivent donc tenir compte de ce contexte peu favorable aux salarié-es. La CSN est donc en faveur de la hausse de niveau de remplacement du revenu de 25 % à 33 %, et de la hausse du salaire pris en compte dans le calcul du taux de remplacement du revenu. Bien que cela ne permettra pas à plusieurs salarié-es d’atteindre un seuil suffisant de revenu, cela constitue tout de même un pas dans la bonne direction. La CSN déplore toutefois que le gouvernement attende huit ans avant de commencer la bonification complète.

La CSN craint également que les bonifications du RPC soient compensées par des pressions des employeurs sur les régimes privés. « Alors que les régimes publics étaient soumis à des attaques, est-ce que les employeurs en ont profité pour bonifier les régimes privés ? Bien sûr que non. Maintenant qu’un gouvernement accepte de bonifier le RPC, ça serait le comble que le patronat en profite pour sabrer dans nos acquis », affirme Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN.

En conclusion, bien que la CSN reconnaisse les apports du projet de loi C-26, plusieurs zones d’ombres demeurent. Si cette réforme constitue un pas dans la bonne direction, il faut que le gouvernement continue sa réflexion sur le sujet et poursuive ses travaux afin d’en arriver à de nouvelles mesures de bonifications qui profiteront aux salarié-es de tout le pays. « La CSN va continuer à défendre le droit de tous les travailleurs et de toutes les travailleuses à obtenir une retraite décente avec des revenus suffisants, le gouvernement doit être pro-actif sur cette question », conclut Francine Lévesque.

Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN à la commission parlementaire, accompagné de Nathalie Joncas, actuaire de la CSN, et François Énault.

Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN à la commission parlementaire, accompagnée de Nathalie Joncas, actuaire de la CSN, et François Énault.

On ne peut pas parler des jeunes sans parler des moins jeunes

Un 6e rassemblement des jeunes s’est tenu les 17 et 18 novembre dans la région de Québec. Plus de cinquante jeunes, provenant des syndicats de la CSN, se sont réunis pour discuter des défis intergénérationnels. Ils ont débattu de sujets qui les interpellent comme l’ancienneté, les disparités de traitement, la mobilisation et le sens du travail de même que de l’importance de poursuivre la campagne en faveur du rehaussement du salaire minimum horaire à 15 $. Plusieurs conférencières et conférenciers sont venus les rencontrer. L’événement s’est terminé par des engagements en terme d’actions et de revendications.

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Louise Leblanc

Les participantes et les participants ont aussi profité de l’occasion pour appuyer solidairement deux syndicats de l’hôtellerie en grève dans la région : l’Hôtel Pur et l’Hôtel Classique.

Dès 7 heures ce matin, les grévistes ont reçu la visite des jeunes de la CSN. Le prochain rendez-vous des jeunes sera l’école de la Relève qui aura lieu du 2 au 5 février 2017.

Nous vous invitons à consulter le dépliant et à vous inscrire en ligne.

L’attitude des riches propriétaires de résidences dénoncée

Des employé-es syndiqués de la CSN travaillant dans des centres d’hébergement privés se sont rassemblés aujourd’hui devant le Château Frontenac à Québec, où se déroulait le congrès annuel du Regroupement québécois des résidences pour aîné-es (RQRA), afin de dénoncer l’intransigeance et la fermeture de certains propriétaires devant des demandes pourtant très raisonnables.

État de la négociation
« Jusqu’à maintenant, 17 établissements sur 42 en négociation coordonnée ont accepté d’accéder à nos demandes. Pourtant, de gros joueurs comme Eddy Savoie, qui évalue lui-même sa fortune à près de 1,5 milliard, refuse obstinément de nous accorder la modeste augmentation de 1,50 l’heure sur trois ans que nous demandons. Il semble oublier que sans nous, ses résidences Soleil n’existent pas », a souligné d’entrée de jeu le représentant du secteur des centres d’hébergement privés (FSSS-CSN), Gilles Gagné.

Quatre fois le salaire hebdomadaire pour le congrès
Le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Dany Lacasse, rappelle que les travailleuses et travailleurs des résidences privées, principalement des femmes, accusent des retards importants sur le plan des conditions de travail par rapport à d’autres secteurs. « Leur rémunération moyenne est de 12,80 $ et se situe donc tout près du salaire minimum. Le calcul n’est pas bien difficile à faire; les propriétaires membres du RQRA payent plus de 1000 $ pour assister aux trois jours du congrès au Château Frontenac et couvrir tous les frais reliés. Une femme qui travaille 35 heures à
12,80 $ sera payée 448 $ pour une semaine, avant impôt. Toute proportion ramenée, le coût de participation au congrès est de près de trois fois le salaire hebdomadaire net d’une travailleuse. Trouvez-vous que ça a de l’allure vous autres? »

 

La présidente du Conseil central de Québec Chaudière Appalaches (CSN), Ann Gingras, s’est elle aussi profondément indignée de la situation. « Le marché des centres d’hébergement privés explose. Ces millionnaires ont flairé la bonne affaire et cherchent à s’enrichir davantage sur le dos des personnes aînées et des salariés. Le groupe Résidences des Bâtisseurs, propriétaire de la résidence Sully à Québec qui fait aussi de la misère à ses employé-es, vient d’annoncer un chantier de six millions de dollars pour agrandir la résidence. Une prochaine résidence ouvrira ses portes en mars 2017 à Baie-Saint-Paul, et des projets sont en marche pour La Malbaie et La Tuque. propriétaire de dix résidences au Québec. Et après ils viennent nous dire qu’ils n’ont pas les moyens de bien traiter ceux et celles qui mettent tout leur cœur à prendre soin des aîné-es ? Foutaise! » a-t-elle lancé.

Rappelons aussi qu’encore tout récemment, le groupe Réseau Sélection annonçait un investissement de près de 2 milliards de dollars d’ici 2020 dans la construction de nouvelles résidences pour aîné-es, alors qu’il a maintenu ses employé-es en grève durant trois mois. « Malgré leurs avoirs démesurés, ces propriétaires adoptent la ligne dure face aux personnes qu’ils embauchent. C’est honteux. En réduisant leurs conditions de travail, c’est la qualité de services aux aîné-es qu’ils réduisent aussi pour s’en mettre plein les poches. Toute société qui se respecte ne peut accepter de tels abus », a conclu Dany Lacasse.

Le jupon du démantèlement dépasse encore

« On ne peut passer sous silence qu’un des auteurs de l’étude, Robert Gagné, faisait également partie de la Commission Robillard, souligne le président du Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB–SAQ), Alexandre Joly. Comme ce fut le cas lors des travaux de cette commission, personne de la SAQ n’a été rencontré afin de permettre un éclairage complet sur la question étudiée par ce rapport. Selon nous, ce rapport est fort incomplet ; c’est un argumentaire politique dogmatique mis en avant par des tenants du démantèlement de la SAQ. Il est bien évident pour nos membres qui offrent le service au quotidien, que la productivité de la SAQ est loin d’avoir stagné au cours des 20 dernières années ! »

 Pour la présidente du Le Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ (SPTP-SAQ), Sandrine Thériault, faire croire à la population que la SAQ ne s’est pas améliorée au cours des deux dernières décennies tient de la supercherie et démontre le caractère absurde et biaisé de cette nouvelle étude. « Au contraire, la SAQ, grâce, entre autres, au travail considérable de ses employés-es, a démontré sa grande souplesse et sa créativité en faisant passer ses charges d’exploitation sur les ventes de 25 % à moins de 18 % à ce jour, la rendant plus efficiente. » De plus, elle a pratiquement doublé son dividende à l’actionnaire, le faisant franchir le cap du milliard de dollars depuis 2005.

Les dénigreurs de la SAQ semblent déstabilisés par les dernières annonces visant une réduction de prix sur des milliers de produits. « Les efforts entrepris par la société d’État ne seront vraisemblablement jamais satisfaisants pour ceux qui ne prêchent que pour notre démantèlement. Si le gouvernement était moins gourmand au niveau du dividende attendu, la SAQ pourrait rapidement éliminer la différence de prix observée entre la SAQ et la LCBO », poursuit-elle.

Par ailleurs, rappelons que depuis 2008 la SAQ a suivi toutes les recommandations de firmes externes visant à améliorer la productivité des salarié-e, à «optimiser» le travail. Trop souvent, c’est sur le dos des salarié-es que ces gains ont été réalisés. Chaque fois, la SAQ martelait que ces efforts supplémentaires étaient nécessaires afin de protéger le monopole public contre les vautours de la privatisation.

Pour les syndicats CSN, il est déplorable que la SAQ ne se soit pas défendue avec plus de vigueur aujourd’hui, après tous ces efforts consentis par les salarié-es.
« Nous défendons le monopole public depuis des années, par tous les moyens, rappelle Alexandre Joly. Si la SAQ ne démontre pas plus de détermination qu’aujourd’hui dans la défense de cet acquis considérable, qui profite à toutes les Québécoises et tous les Québécois, nos syndicats le feront à sa place, avec l’appui de toute la CSN ».

À propos
Le Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (FEESP–CSN) représente quelque 5500 membres répartis sur tout le territoire du Québec. Le Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ (FP–CSN) compte quelque 620 membres, principalement à Montréal et à Québec.