Plus de trois millions de dollars amassés depuis 1996

À l’occasion de son conseil confédéral qui se tient jusqu’au 18 mars à Montréal, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) lance sa vingtième campagne de financement du Camp Vol d’été Leucan CSN sous le thème Voyage à travers le temps. Jusqu’à maintenant, 3 283 713 $ ont été amassés depuis 1996 afin d’offrir gratuitement à des milliers d’enfants atteints de cancer et à leur famille une semaine de purs loisirs et de bonheur dans un camp d’été adapté à leurs besoins.

« Comme organisation syndicale, nous sommes très fiers de poursuivre notre modeste contribution pour donner à des enfants malades une semaine d’activités et de plaisirs, ainsi que du répit bien mérité à leur famille, déclare Jean Lacharité, vice-président de la CSN et responsable du dossier Camp Vol d’été Leucan – CSN. J’invite donc tous les syndicats à faire de cette vingtième campagne un franc succès. »

La campagne Camp Vol d’été Leucan CSN est née en 1996 à la suite des démarches entreprises par une mère, également conseillère syndicale à la CSN, après le décès de son fils en raison d’une tumeur cérébrale un an plus tôt. Depuis, les campagnes de financement successives ont permis à 8700 enfants, dont des enfants malades, et à leurs parents de participer au camp, soit plus de 400 personnes annuellement. En outre, le camp a pu compter au fil des années sur l’apport essentiel d’environ 2400 bénévoles, soit 120 personnes chaque année, provenant entre autres de la CSN.

Pas moins de 26 000 billets sont mis en vente aujourd’hui au coût unitaire de 5 $ auprès des syndiqué-es membres de la CSN. Ces billets sont disponibles dans toutes les fédérations et dans les différents conseils centraux. Le tirage des prix, d’une valeur totale de plus de 24 000 $, aura lieu le 29 septembre prochain au Centre des congrès de Lévis. En outre, différentes activités de financement sont prévues dans les prochaines semaines.

Le conseil confédéral de la CSN se tient à Montréal dès mercredi

Les médias sont invités à l’ouverture du conseil confédéral de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui se tient du 16 au 18 mars au Palais des congrès de Montréal. Plus de 300 délégué-es des organisations affiliées et salarié-es de la CSN de partout au Québec sont attendus pour cette instance, la plus importante entre les congrès triennaux.
Dès 10 heures, le président de la CSN, Jacques Létourneau, ouvrira le conseil confédéral par une allocution traitant de l’actualité de l’heure au Québec et au Canada sur les questions syndicales, politiques et sociales. À la veille des budgets québécois et fédéral, il fera part des préoccupations du mouvement à l’égard de la création d’emplois, du développement régional et plus fondamentalement du rôle de l’État quant aux services publics et aux programmes sociaux particulièrement mis à mal par le régime Harper et deux ans d’austérité libérale.

Jacques Létourneau reviendra aussi sur la dernière négociation du secteur public. Il abordera également les campagnes en cours contre l’austérité, ses effets sur les services de garde éducatifs, de santé et d’éducation, sur l’aide sociale, ainsi que la menace de privatisation qui pèse sur la SAQ. Dès la fin de son discours d’ouverture, il sera disponible pour rencontrer la presse.

Ordre du jour

À la suite de l’allocution d’ouverture, les délégué-es débattront de la conjoncture politique et syndicale et feront le suivi des propositions du 64e congrès de la CSN, qui s’est tenu en mai 2014. Ils souligneront aussi les 20 ans de la campagne Vol d’été Leucan, une belle réussite de la CSN. À 16 h 45, le conseil confédéral rendra un hommage au président-directeur général de Fondaction, Léopold Beaulieu, qui s’est vu récemment remettre un diplôme honorifique de l’UQAM.

Le jeudi, le conseil confédéral s’ouvre avec une présentation liée aux enjeux du Partenariat transpacifique (PTP) et un retour sur la COP21. À l’ajournement de midi, vers 12 h 30, les délégué-es manifesteront devant le Centre du commerce mondial, 380 Saint-Antoine ouest, au moment où le ministre Leitão présentera le budget québécois 2016-2017. En après-midi, le point sur les élections présidentielles américaines sera fait avec Donald Cuccioletta, directeur de recherche à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l’UQAM. Les délégué-es feront par la suite le bilan de la campagne pour la défense des services de garde éducatifs que mène la CSN depuis le début de l’année.

Le vendredi, la CSN remettra à deux syndicats la bourse Fernand-Jolicoeur décernée depuis 2003 afin de reconnaître et de souligner les efforts investis par les syndicats et les membres dans diverses activités de formation. Les délégué-es entendront ensuite une présentation sur le dernier budget du Québec, qui aura été dévoilé la veille par le ministre Leitão, et sur le fonds des générations. Un retour sur la négociation du secteur public suivra.

25 000 cartes postales remises au premier ministre Philippe Couillard

À deux jours de la présentation du budget, une délégation de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), avec l’appui de Sylvain Pagé, député du Parti québécois et porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille, procède à l’Assemblée nationale à un premier dépôt de 25 000 cartes postales signées par des parents et la population. Ils demandent à Philippe Couillard de mettre fin au saccage du réseau des services de garde à contribution réduite dans les centres de la petite enfance (CPE), chez les responsables en services de garde en milieu familial reconnus (RSG) et dans les services de garde en milieu scolaire.

«Le premier ministre et tous ses députés devraient écouter le cri du cœur de milliers de Québécoises et de Québécois qui se sont exprimés plus d’une fois pour exiger le maintien et le développement du réseau de services de garde à contribution réduite dont s’est doté le Québec il y a vingt ans, un joyau envié partout dans le monde », affirme Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

Un choix idéologique contestable
La CSN constate les ravages engendrés notamment par les hausses excessives et l’indexation permanente des tarifs. En cette période des impôts, des milliers de parents découvrent avec stupeur les impacts néfastes de la modulation des tarifs sur leur vie. Plusieurs songent aussi à se tourner vers les garderies privées commerciales non subventionnées pour bénéficier de crédits d’impôt devenus alléchants.

« Le gouvernement libéral favorise le développement de garderies commerciales, où les places ont plus que doublées depuis 2003. Elles sont mises en concurrence avec les services de garde éducatifs à contribution réduite dont la qualité de services est largement supérieure, comme l’ont démontré plusieurs études. On compromet ainsi l’existence d’un réseau de qualité qu’on a mis vingt ans à bâtir. Ça ne passe plus ! », de marteler Mme De Sève.

Un réseau qui fait grandir
Dans la foulée des récents mouvements de protestation de milliers de parents et de travailleuses et de travailleurs partout au Québec, la CSN a entrepris à la fin février une campagne de mobilisation sous le thème Un réseau qui fait grandir. Elle a aussi mis en ligne sur les réseaux sociaux une série de capsules vidéo où des personnalités du monde artistique et politique, dont Pauline Marois, ont accepté de témoigner à l’écran de leur vécu, en exigeant un changement de cap de la part du premier ministre.

Un réseau profitable pour tous
Les signataires des cartes postales demandent que soient rétablis les principes d’universalité et d’accessibilité à des services de garde de qualité pour tous les enfants afin de favoriser l’égalité des chances.

Parmi les autres revendications, figurent le rétablissement de la tarification universelle et la gratuité pour les familles à faible revenu, de même que la fin des compressions, le réinvestissement des sommes nécessaires au maintien des services éducatifs de qualité, ainsi que la poursuite du développement des places dans les CPE et auprès des RSG reconnues. Les signataires réclament enfin que les services de garde en milieu scolaire soient reconnus à titre de services complémentaires au régime pédagogique québécois.

Une commission de l’ONU se penche sur l’autonomisation des femmes et le lien avec le développement durable

La 60e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CCF 60) s’ouvre aujourd’hui à New-York. La CCF est une commission du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC) consacrée à l’égalité des sexes et à la promotion des droits des femmes. Tous les ans, les États membres, de même que des entités de l’ONU et des organisations non gouvernementales (ONG), se réunissent au siège des nations Unies pour la session annuelle.

Le thème prioritaire de la CCF de cette année est « l’autonomisation des femmes et le lien avec le développement durable ». La CCF évaluera aussi les progrès accomplis dans la mise en œuvre des conclusions de la session de 2013 qui portait sur « l’élimination et la prévention de toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles. »

Quant au thème prioritaire de l’autonomisation, les États membres vont tenter de s’entendre sur un texte, qu’on nomme « conclusions concertées ». Un projet de conclusions (anglais seulement) a déjà été déposé ; ce sera la base de discussion pour les 10 prochains jours.

Les Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’ONU pour 2030 (aussi appelés « agenda pour le développement durable ») sont au cœur de ce projet de conclusions. Rappelons que les ODD 2030 comportent 17 objectifs mondiaux pour mettre fin à la pauvreté, lutter contre les inégalités et l’injustice, et faire face aux changements climatiques d’ici à 2030. L’objectif numéro 5 concerne l’égalité entre les sexes ; il affirme que « Mettre fin à toutes les formes de discrimination envers les femmes et les filles constitue un droit humain fondamental, qui par ailleurs se répercute positivement sur tous les autres domaines de développement ».

En lien avec l’atteinte des ODD 2030, le projet de conclusions affirme la nécessité d’une analyse différenciée selon le sexe dans l’élaboration des politiques, des plans d’actions et des budgets gouvernementaux. Les politiques économiques doivent assurer l’égalité de genre par la création d’emplois décents et l’établissement de filets de protection sociale. Il faut aussi garantir la participation égalitaire des femmes dans tous les secteurs et soutenir les groupes de défense des droits des femmes. La cueillette et l’utilisation de données ventilées selon le sexe est nécessaire pour pouvoir mesurer les progrès et concevoir les programmes.
La délégation syndicale mondiale qui participe à la CCF 60 a produit une déclaration établissant ses priorités pour la session. La déclaration rappelle que les femmes se syndiquent d’abord pour assurer leur autonomisation sociale et économique. Le groupe syndical lance un appel pour un investissement dans des services publics de qualité (soins de santé, sécurité du revenu, éducation gratuite) et dans la création d’emploi décents. Il s’oppose à toute forme de partenariat avec le secteur privé pour la dispensation des services publics. « Les services publics essentiels, notamment l’eau, l’assainissement, la santé et l’éducation, doivent être exclus des partenariats public-privé, du financement mixte et des accords commerciaux, dans la mesure où ces initiatives ont une incidence très négative sur les droits sociaux des femmes. »
La déclaration syndicale appelle en outre à l’élimination de la discrimination salariale et de la ségrégation professionnelle ; elle convie les États à investir dans les services de soins publics pour créer des emplois décents et soutenir la participation des femmes au marché du travail. Elle dénonce les multiples attaques enregistrées partout dans le monde contre la liberté d’association, de réunion et d’expression. Les syndicats réduisent les inégalités et la pauvreté. Les États doivent respecter les droits de négociation et de grève. La déclaration affirme enfin l’importance des femmes dans le syndicalisme :
« Les femmes jouent un rôle de premier plan au sein des syndicats, en veillant à ce que les syndicats négocient des conditions de travail qui prennent en compte les droits et les besoins des femmes. Elles œuvrent sans relâche pour obtenir des réformes des législations et des changements sociaux, de concert avec leurs camarades dans les mouvements de femmes, et pour tenir les États responsables de leurs engagements. Les femmes dans les syndicats veillent, en outre, à ce que l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes soit réduit par le biais de la négociation collective. »

La vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève, représentera la CSN à l’ouverture de la CCF60.

La CSN s’active pour trouver une solution

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est très préoccupée par les 189 postes qui ont été supprimés et les nombreux autres qui risquent de l’être dans les prochaines semaines si le conflit entre le chantier naval Davie et la Société des traversiers du Québec (STQ) ne trouve aucune issue.

« Le syndicat est à pied d’œuvre pour faire en sorte de dénouer l’impasse dans le respect de la convention collective », a souligné le président du syndicat des travailleurs du Chantier Naval de Lauzon inc. (CSN) Raphaël Jobin.

« Nous nous activons pour faire en sorte de trouver des solutions afin de ramener au plus vite les syndiqué-es au travail. C’est là notre priorité. Ils n’ont pas à faire les frais de la situation actuelle », a souligné le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), Alain Lampron.

« Il faut que le conflit se règle dans les plus courts délais et nous suivons de très près le dossier. Nous invitons aussi le gouvernement à intervenir pour faire en sorte que cette mésentente se règle au plus vite, car pour l’instant ce sont les employé-es qui en paient le
prix », conclut la présidente du Conseil central de Chaudière-Appalaches, Ann Gingras.

Selon les dires de l’employeur, la Davie réclame à la STQ qui a commandé la construction de deux traversiers la somme supplémentaire de 20 M$ pour des points techniques qui n’étaient pas prévus au contrat initial.

Philippe Couillard et Justin Trudeau ne peuvent ignorer les recommandations de l’ONU au sujet des droits des femmes

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, la CSN demande à Québec et à Ottawa de suivre les recommandations de l’ONU contenues dans le Rapport sur les droits économiques, sociaux et culturels au Canada. Elle rappelle que les deux paliers de gouvernement ont adhéré au Pacte international des droits économiques, sociaux et culturels et les exhorte de façon plus particulière à mettre en place des mesures concrètes qui favoriseront une réelle égalité femmes-hommes et des conditions de vie décentes, notamment pour les femmes autochtones.

Haro sur les mesures d’austérité
Le Comité de l’ONU dénonce l’impact disproportionné des mesures d’austérité introduites par de nombreuses provinces sur les groupes désavantagés. Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, est sans appel. « La démonstration n’est plus à faire : les femmes sont directement touchées par l’ampleur des compressions. Elles le sont entre autres en tant que travailleuses majoritaires dans le secteur public, en tant que mères, en tant qu’utilisatrices principales du réseau de la santé et des services sociaux. Le gouvernement avait dit que la population ne serait pas affectée par ces mesures. C’était bien sûr des vœux pieux et s’il est le moindrement responsable, il va tout de suite mettre le tout en suspens afin d’évaluer les répercussions concrètes de ces mesures et agir en conséquence. »

Le comité des Nations unies se dit aussi préoccupé par la surreprésentation des femmes dans les emplois à temps partiel et à faible revenu, ce qui perpétue la ségrégation professionnelle et les écarts de salaire entre hommes et femmes. « Le gouvernement doit s’attaquer à la précarité d’emploi qui est le lot de nombreuses femmes. Il doit aussi hausser le salaire minimum et rétablir le droit à des services de garde éducatifs universels et abordables », martèle Véronique De Sève.

La vice-présidente de la CSN interpelle aussi le gouvernement du Québec au sujet du renouvellement de la politique d’égalité femmes-hommes sur laquelle il travaille. « Je demande au premier ministre Couillard de mettre enfin en place les mesures qui s’imposent pour régler les inégalités systémiques envers les femmes. »

Voir au bien-être des femmes autochtones
La CSN fait également écho au rapport de l’ONU sur la situation des femmes autochtones et demande au gouvernement du Québec d’emboîter le pas au fédéral qui travaille à une commission d’enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées. « Le gouvernement Couillard doit lancer une commission d’enquête publique québécoise dont le mandat large se penchera sur le racisme, la discrimination systémique, les conditions de vie déplorables que les femmes autochtones du Québec vivent au quotidien, le taux démesuré d’emprisonnement dont elles font l’objet et sur les agissements présumés de la police envers elles », conclut aussi Véronique De Sève.

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, la CSN participe à la tenue de plusieurs activités au Québec.

Les professeures et professeurs de l’UQAM en grève ce mardi

En négociation pour le renouvellement de leur convention collective depuis le 30 avril 2014, les professeures et professeurs de l’UQAM seront en grève ce mardi 8 mars 2016. Malgré 57 séances de négociation, l’intervention d’une conciliatrice, plus d’une vingtaine de résolutions adoptées par des assemblées départementales et même une pétition signée par 529 professeures et professeurs, les négociations piétinent et semblent dans une impasse.

Avec le renforcement du modèle d’université participatif et démocratique qui constitue l’un des traits distinctifs de l’UQAM, le syndicat des professeurs et professeures de l’UQAM réclame la création de nouveaux postes de professeurs (l’UQAM a l’un des plus mauvais ratio prof/étudiants des universités québécoises), un soutien à la recherche et à la création pour tous les professeurs et professeures, ainsi qu’un rattrapage salarial qui permettrait à ces derniers d’être traités au même rang que leurs collègues des autres universités.

Lors de cette journée qui commencera à 9 h par un rassemblement devant les bureaux du recteur (pavillon Athanase-David), lequel sera suivi d’une table ronde consacrée au financement et à la gestion budgétaire des universités québécoises (10 h au théâtre Saint-Denis), le corps professoral de l’UQAM se réunira en assemblée générale en après-midi.

Le Québec a eu le projet, il y a bientôt cinquante ans, d’une deuxième grande université francophone à Montréal. Malgré le sous-financement constant de ses activités par rapport à ses concurrentes, l’UQAM est devenue un acteur majeur dans le développement du savoir et d’une vie intellectuelle dynamique et critique au Québec. Année après année, les projets de recherche et de création des professeures, professeurs de l’UQAM sont reconnus par les organismes subventionnaires et récompensés par des prix scientifiques, culturels, littéraires, et leur expertise est recherchée par les médias et les entreprises, comme par les milieux éducatifs et communautaires.

Des échanges qui se poursuivent entre Québec et la CSN

Engagés cette fin de semaine, les échanges se poursuivent aujourd’hui entre le gouvernement du Québec et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) pour en venir à une entente conduisant au renouvellement de la convention collective des 110 000 travailleuses et travailleurs de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) qui est échue depuis le 31 mars 2015.

Suivant l’état des discussions, le point pourrait être fait au cours de la journée. D’ici là, aucune autre intervention publique ne sera faite.

Les travailleuses et les travailleurs de Clean International adhèrent à la CSN

Un nouveau groupe d’employé-es de la région vient de se donner un syndicat affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). En effet, les 40 salarié-es de Clean International inc. ont décidé de faire partie d’un syndicat CSN. Le 3 mars 2016, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Clean International – CSN a déposé une requête en accréditation syndicale auprès de la Commission des relations du travail du Québec (CRT) aujourd’hui le TAT.
Il s’agit d’un premier syndicat pour ce groupe de travailleuses et de travailleurs.

En plus de la CSN, le syndicat sera aussi affilié à la Fédération du commerce (CSN) et au Conseil central du Coeur du Québec (CSN).
La Fédération a le mandat de négocier les prochaines conditions de travail de ce nouveau groupe de syndiqué-es. Le Conseil central verra à développer la solidarité entre les travailleuses et les travailleurs de l’entreprise eux-mêmes, ainsi qu’avec les membres des autres syndicats CSN du territoire.

Déclaration
« Au nom du comité exécutif du Conseil central du Coeur du Québec (CSN), je tiens à assurer les employé-es de Clean International du soutien indéfectible de la part de notre conseil central, et de ses membres, dans la recherche de l’amélioration de leurs conditions de travail et pour se faire entièrement respecter. Je souhaite également que s’enclenchent rapidement les prochaines négociations pour que ces travailleuses et ces travailleurs atteignent leurs objectifs légitimes de négociation », a déclaré le président du conseil central, Paul Lavergne. Le conseil central regroupe 125 syndicats représentant 17 000 travailleuses et travailleurs.

Pourquoi un syndicat CSN ?
Parmi les motifs qui ont incité ce groupe de salarié-es à choisir la CSN, il y a eu, par exemple, le non-respect de l’ancienneté, les salaires, les vacances, etc.
Le savoir-faire de la CSN dans la négociation des conditions de travail dans le secteur des de la transformation des viandes a aussi compté parmi les raisons qui ont stimulé ces travailleurs à se tourner vers la centrale syndicale. En effet, la CSN représente déjà dans l’établissement visé 500 employé-es du secteur des viandes rouges. Les gains principaux obtenus par la CSN dans ce secteur portent sur des salaires selon la moyenne au Québec le respect de l’ancienneté, prise en charge de la santé sécurité des travailleurs et bien d’autres gains majeurs.

L’entreprise
L’entreprise est spécialisée dans la sanitation dans les usines de transformation de viande. Elle fait appel à des : préposés à la sanitation des équipements.
Cette compagnie, propriété de Service d’entretien Clean International inc, a pignon sur rue dans la région de Québec depuis 22 ans. Il s’agit d’une compagnie québécoise qui donne des services en sous-traitance aux entreprises au Québec et compte 750 travailleurs éparpillés un peu partout au Québec.

Encore crédible, madame Thériault ?

Être ou ne pas être féministe pour une ministre de la Condition féminine, telle est la question. Et cette problématique fondamentale, n’en déplaise à Philippe Couillard qui la juge inutile, a fait couler beaucoup d’encre cette semaine. En rédigeant ces lignes, mon intention n’est pas de reprendre le débat, du moins pas directement. D’autres ont su mettre en évidence l’absurdité des propos qui ont fait les manchettes ces jours-ci.

Le 7 mars, une rencontre est prévue entre la ministre Thériault et les porte-parole du Collectif 8 mars, qui réunit les groupes de femmes et l’ensemble des centrales syndicales du Québec et qui représente plus de 700 000 femmes. Cette rencontre était inscrite à l’agenda depuis quelque temps déjà. Son but: sensibiliser la ministre aux problèmes persistants en matière d’inégalité et entreprendre une réflexion collective sur les moyens à mettre en œuvre pour les résoudre. Or, à la lumière des récentes déclarations de Lise Thériault, je me demande sérieusement à quel point elle est en mesure de travailler au mieux-être des femmes qui demandent d’être enfin entendues.

Du plomb dans l’aile de l’égalité

En novembre dernier, le gouvernement a engagé, dans la précipitation, des consultations au sujet de la politique d’égalité entre les femmes et les hommes qu’il est en train de renouveler.

Par le fait même, il mettait de la pression sur les groupes concernés afin qu’ils produisent leur rapport à toute vitesse. Pourquoi cette urgence? Serait-ce qu’il visait le 8 mars 2016 pour lancer son plan sur l’égalité et étouffer les critiques qui se multipliaient face à l’inaction de Stéphanie Vallée, ministre de la Condition féminine de l’époque (une autre, d’ailleurs, qui se défend d’être féministe)? Au-delà de cet empressement, le gouvernement avait-il la volonté profonde de s’attaquer aux problèmes concrets qui freinent l’égalité ou cette opération n’était-elle que de la poudre aux yeux pour faire taire les femmes ?

Une politique sur l’égalité déposée ces jours-ci risquerait de soulever l’ironie et le sarcasme.
Quelle crédibilité peut-on espérer de Lise Thériault et du gouvernement dans l’élaboration d’un tel programme? Toute l’année durant, on a assisté au saccage des droits des femmes sans que Stéphanie Vallée ne lève le petit doigt. On sait désormais que la ministre actuelle loge à la même enseigne que sa prédécesseure. Les femmes ne peuvent que se poser des questions sur les réelles motivations de la ministre Thériault.

«Mordre la main qui nourrit»

L’affirmation d’une ministre de la Condition féminine niant être féministe est un contresens total, une insulte envers celles qui ont défendu au quotidien le droit à l’égalité pour toutes les femmes. Qu’elle ait ensuite tenté de corriger le tir en se disant «féministe à sa manière» ne change rien à l’affaire. Sans le combat des féministes de toutes les époques, les ministres Thériault et Vallée ne seraient pas assises à l’Assemblée nationale aujourd’hui. J’aimerais le leur rappeler.

Avec les déclarations maladroites de Lise Thériault, on est en droit de se questionner sur son réel intérêt à discuter avec les porte-parole du Collectif 8 mars. Comment peut-on penser qu’elle saura écouter les femmes du Québec? La question demeure entière.

Mais je suis d’une nature optimiste. C’est pourquoi j’ose tout de même espérer de sa part de l’ouverture envers les femmes, des féministes, qui seront venues à sa rencontre.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux n’a pas budgété la journée du 29 février 2016

Aucun budget supplémentaire n’a été prévu par le gouvernement du Québec pour permettre au réseau de la santé et des services sociaux de faire face aux coûts supplémentaires engendrés par le 29e jour du mois de février en cette année bissextile. Selon les personnes interviewées par le Journal de Montréal et Le Devoir, cela représente un manque à gagner de 45 millions de dollars. Les hôpitaux du Québec devront donc assumer eux-mêmes l’ensemble des activités de cette journée, ce qui fait craindre à plusieurs des impacts sur les soins et les services à la population. Cette mesure s’ajoute à toutes les autres compressions budgétaires et coupes orchestrées par le ministre Barrette, qui mettent à mal notre réseau public de santé et de services sociaux.

« Le 29 février sera l’occasion de nous rappeler de l’ensemble des décisions insensées de ce gouvernement qui coupe jusqu’au financement nécessaire pour la journée supplémentaire d’une année bissextile, se désole Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Tant qu’à y être, le ministre Barrette demandera-t-il à la population de ne pas tomber malade aujourd’hui ? »

Malgré le manque de financement, les établissements seront ouverts et les travailleuses et les travailleurs fidèles au poste. « Le 29 février, les salarié-es offriront les mêmes services à la population, avec le même professionnalisme. Pourquoi le gouvernement ne peut-il pas en faire autant ? » se questionne Ginette Langlois, présidente de la FP-CSN. De son côté, Jeff Begley, président de la FSSS-CSN, dénonce cette situation. « Nous l’avons dit et redit, nous sommes à bout de souffle. Faudrait-il travailler bénévolement la journée du 29 février pour permettre au gouvernement d’économiser encore plus d’argent sur notre dos ? » conclut-il.

À propos de la CSN
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN en campagne pour la défense du réseau québécois

La bataille pour la défense des services de garde éducatifs va se poursuivre puisque rien n’est réglé. C’est le message livré par la Confédération des syndicats nationaux (CSN) à l’occasion du lancement d’une campagne nationale de sensibilisation et de mobilisation auprès des parents et de la population sous le thème Un réseau qui fait grandir ! À l’aube du dépôt du budget québécois, la CSN veut exercer le maximum de pression pour amener le gouvernement Couillard à cesser ses attaques qui menacent la viabilité, l’accessibilité et la qualité du réseau. « Ce n’est pas l’entente récente entre Québec et les associations de CPE et de garderies privées sur les compressions budgétaires et la refonte du financement du réseau qui va changer le fond des choses, affirme Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. Ce sont les parents et leurs enfants, ainsi que les travailleuses et travailleurs qui continueront à en payer le prix, car les problèmes vont s’accentuer. »

Fin de la tarification unique et choc tarifaire
Depuis des années, le réseau des services de garde éducatifs à 5 $, puis à 7 $, est mis à mal. C’est encore plus vrai en raison des politiques d’austérité du gouvernement libéral qui a imposé en 2015, sans débat et par bâillon, des hausses tarifaires sans précédent mettant en cause l’universalité et l’accessibilité aux services de garde si chèrement acquis. En CPE et en milieu familial reconnu, la contribution parentale est passée de 7 $ par enfant par jour, en 2014, à un maximum de 20 $ en 2015, en raison de la modulation des tarifs selon le revenu familial. Un choc tarifaire que les parents vont bientôt découvrir en faisant leur rapport d’impôt. En milieu scolaire, la contribution est passée durant la même période de 7 $ à 8 $. En outre, le gouvernement a procédé depuis le 1er janvier dernier à l’indexation de tous les tarifs, qui entraînera des hausses chaque année.

Un parti pris pour les garderies privées
Au fil des ans, la CSN constate que les gouvernements libéraux successifs ont mis en place des mesures pour favoriser le développement de garderies commerciales : pour certaines, en leur accordant davantage de places à contribution réduite et, pour d’autres, par le biais de la bonification du crédit d’impôt versé aux parents pour frais de garde. En 2003, ces garderies privées représentaient 16 % du total des places régies, contre 35 % aujourd’hui.

Des compressions sans précédent Aux problèmes d’accessibilité s’ajoutent des compressions budgétaires sans précédent de plusieurs dizaines de millions de dollars récurrents aux multiples conséquences. En CPE : diminution des heures consacrées à l’alimentation, à la désinfection et à l’entretien sanitaire, à l’accompagnement des enfants aux besoins spécifiques ainsi que non-remplacement du personnel. En milieu familial reconnu : baisse des ressources dédiées à l’aide pédagogique et à l’aide aux enfants ayant des besoins spécifiques. En milieu scolaire : réduction des achats de matériel ainsi que du temps de planification et de préparation au détriment de la diversité des activités offertes aux enfants.

Un plan pour être écoutés !
« Assez, c’est assez ! lancent en cœur Louise Labrie, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CPE de Québec-Chaudière-Appalaches, Lucie Longchamps, présidente du Syndicat des éducatrices et éducateurs en milieu familial de la région de Portneuf, et Gabrielle Messier, présidente du Syndicat du soutien scolaire Chemin-du-Roy. Ce gouvernement a des comptes à rendre, ajoutent-elles. Nous allons nous battre pour que soient rétablis les principes d’équité qui ont été à la base des services de garde éducatifs à contribution réduite. Il faut restaurer une tarification unique, universelle et accessible pour tous, et mettre fin aux compressions totalement injustifiées. C’est le sens de notre campagne Un réseau qui fait grandir ».

À propos de la CSN
Quelque 10 500 travailleuses et travailleurs en CPE ainsi que 3200 responsables d’un service de garde en milieu familial reconnues sont membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Plus de 8000 travailleuses et travailleurs en service de garde en milieu scolaire sont représentés par la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN). Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux compte plus de 325 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité.

« Des échanges fructueux »

Le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau, a qualifié de très positive la rencontre qu’il a eue hier, en fin d’après-midi, à Montréal, avec le premier ministre Justin Trudeau. Le nouveau premier ministre rencontrait ainsi pour la toute première fois un représentant de centrale syndicale québécoise depuis son élection. « Les échanges avec le nouveau premier ministre du Canada ont été très fructueux et ouverts. Ils tranchent radicalement avec les rapports qu’entretenait l’ex-premier ministre Stephen Harper avec les organisations de la société civile tout au long du règne des conservateurs. »

Au cours de cette rencontre, le président de la CSN a présenté au nouveau premier ministre l’ensemble des préoccupations de la centrale sur les questions de développement économique, d’emplois, d’environnement et de démocratie. Les questions du financement pour assurer la pérennité de Radio-Canada et la suspension de la vente du siège social pour permettre une large consultation publique, les dangers découlant du Partenariat transpacifique (PTP), de l’âge d’admissibilité au régime de retraite, de la réforme de l’assurance-emploi, du traitement équitable dans l’octroi des contrats de réfection ou de construction navale visant le chantier Davie, la motion ciblant la campagne Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS) visant Israël et la négociation avec le syndicat des agents en services correctionnels (UCCO-SACC-CSN) ont notamment été abordés.

« Le premier ministre Trudeau a été d’une grande écoute et il a fait preuve d’une ouverture sur ces sujets, mais aussi pour poursuivre le dialogue avec nous et les autres organisations syndicales et sociales, a poursuivi Jacques Létourneau. Pour lui, les syndicats jouent un rôle majeur dans l’établissement et le maintien d’une classe moyenne au Canada. Nous lui avons fait valoir que le gouvernement ne devait plus se restreindre à consulter seulement les premiers ministres provinciaux sur le développement régional, la création d’emplois, la démocratie. Le premier ministre n’a pas exclu la tenue de forum sur ces questions avec d’autres acteurs sociaux, comme les syndicats. »

La CSN a d’emblée souligné les premières décisions du nouveau gouvernement en conformité avec les engagements pris par Justin Trudeau lors de la campagne électorale. Le retrait des projets de loi C-377 et C-525, le retour du crédit d’impôt pour les fonds de travailleurs, le rétablissement de la version longue du recensement ont été d’excellentes nouvelles après près de 10 ans du régime Harper, tout comme les décisions établissant la parité entre les femmes et les hommes au Conseil des ministres et la tenue d’une commission d’enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées.

En outre, le président de la CSN a salué les efforts du nouveau gouvernement pour la relance de l’emploi et de l’économie, même s’il en découle un déficit. « Le gouvernement Couillard devrait prendre pour exemple les gestes concrets posés par les libéraux fédéraux qui rejettent l’austérité », a indiqué Jacques Létourneau.

La CSN dénonce le recours au secteur privé

La CSN redoute que l’annonce du ministre Barrette du 23 février concernant le financement par activité (FPA) ne soit une pièce de plus dans la volonté libérale de privatiser le système public de santé et de services sociaux. Sous couvert de déterminer le prix moyen de plusieurs épisodes de soins le projet pilote annoncé hier permettra de fait les chirurgies en cliniques privées. Le ministre de la Santé a par ailleurs identifié d’office les trois cliniques qui seront sollicitées pour participer au projet pilote : la clinique Chirurgie Dix30, le Groupe Opmédic et le Centre de chirurgie Rockland MD.

Pour la centrale syndicale, le fait que ces trois cliniques privées établiront l’étalon de mesure est très préoccupant, et malheureusement les explications du ministre n’ont rien de rassurant. Jean Lacharité, vice-président de la CSN, s’inquiète de ce que ce projet pilote ne soit qu’une façon de justifier davantage le recours au privé. « Avec la Loi 10, le ministre s’est donné le pouvoir de forcer le recours aux appels d’offres dans le réseau de la santé. Avec la Loi 20, il a permis aux cliniques privées de facturer des frais aux patients pour des soins couverts par le public. Maintenant, sous prétexte d’une analyse de coûts, on s’apprête une fois de plus à financer le privé pour traiter des patients qui pourraient l’être par le public. Bref, le plan de vente du système de santé au secteur privé va bon train », s’insurge-t-il.

Certes, une révision du mode actuel de financement des hôpitaux s’impose, toutefois, le ministre ne peut décider unilatéralement d’un nouveau fonctionnement, il doit accepter d’en débattre. D’autant plus que la CSN craint que le FPA cause plus de dommages qu’il n’en règle. « Plusieurs pays dans le monde ont adopté ce fonctionnement, mais qu’en est-il de la qualité des services ? Ce qu’on remarque comme tendance, c’est que ceux qui ont appliqué le financement à l’activité se sont retrouvés à traiter en priorité les cas les plus rentables, désavantageant ainsi des milliers de patientes et patients », remarque Jean Lacharité.

La CSN dénonce le fait qu’encore une fois, on s’apprête à lancer une nouvelle réforme sans avoir fait les débats nécessaires et sans avoir évalué de façon exhaustive l’ensemble des options possibles, ainsi que leurs conséquences. Le réseau de la santé et des services sociaux a vécu de multiples bouleversements dans les derniers mois, « l’édifice est encore ébranlé par les nombreuses compressions, par la fusion vers les CISSS, par la légalisation des frais accessoires et par une batterie de mesures de tout acabit. Pourquoi ne pas le laisser respirer le temps de faire ce débat ? » ajoute Jean Lacharité.

La centrale syndicale, particulièrement présente dans le réseau de la santé et des services sociaux, entend rester vigilante et mobilisée face à ces volontés de réforme dictée davantage par des impératifs d’austérité et de privatisation que d’efficacité et de développement des services à la population.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN souhaite la bienvenue aux deux nouveaux ministres responsables de l’éducation

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) tient à souhaiter bon courage et bon rétablissement au ministre sortant de l’Éducation, Pierre Moreau.

« Nous le savons tenace dans ses dossiers. Donc, nous sommes convaincus qu’il le sera tout autant dans sa lutte contre la maladie », souligne la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

Par ailleurs, nous accueillons favorablement le rétablissement du ministère de l’Enseignement supérieur, qui sera distinct du ministère de l’Éducation. Encore une fois, nous souhaitons la bienvenue à Sébastien Proulx, cette fois, à titre de ministre de l’Éducation pour les niveaux primaire et secondaire.

« Ce jeune père de famille sera désormais responsable de deux ministères extrêmement importants liés au développement des enfants. Il sera en mesure de voir que toute politique liée à son ministère de la Famille aura des conséquences sur son ministère de l’Éducation. Nous exhortons le ministre à mettre de côté la stérile réforme de structures que propose le projet de loi 86 et d’investir plutôt dans la qualité de l’éducation et la lutte au décrochage scolaire. Il doit faire de l’éducation une véritable priorité, pas seulement en paroles », ajoute Véronique De Sève.

Nous soulignons aussi l’arrivée de la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, qui possède une vaste expérience dans le domaine universitaire. Nous espérons que son bagage lui permettra de se montrer sensible aux problèmes qui confrontent les universités et les cégeps.

À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN entend poursuivre la bataille

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est extrêmement déçue de constater que les compressions budgétaires de plusieurs dizaines de millions de dollars imposées par Québec dans les services de garde sont maintenues. La centrale, qui représente plus de 22 000 syndiqué-es dans les services de garde à contribution réduite, considère que l’entente conclue hier avec l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) ne règle en rien les problèmes qui accablent le réseau des services de garde depuis des années.

Elle mettra tout en œuvre pour forcer le gouvernement libéral à garantir l’universalité et l’accessibilité à des services de garde de qualité pour tous. L’entente prévoit le maintien des compressions de 73 millions de dollars, avec versement d’une allocation de transition pour l’année en cours de 41 millions de dollars pour en amoindrir les impacts sur les services. Selon la CSN, cette entente risque d’accroître les problèmes en institutionnalisant le sous-financement et la hausse perpétuelle de la contribution parentale. « Malgré cette entente avec l’AQCPE, affirme Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, l’attitude du gouvernement pour tenter de dénaturer, voire même de démanteler ce joyau que sont les services de garde à contribution réduite au profit de garderies commerciales, demeure parfaitement ignoble.

Les parents, comme l’ensemble des travailleuses et des travailleurs en centres de la petite enfance, chez les responsables d’un service de garde en milieu familial reconnues et en services de garde en milieu scolaire n’ont pas dit leur dernier mot. Le gouvernement va davantage sentir monter la colère au cours des prochaines semaines ! » Ce dimanche 28 février, la CSN va procéder au lancement d’une vaste campagne publique d’information et de sensibilisation portant sur la nécessité de préserver et de développer le réseau des services de garde à contribution réduite, un modèle qui a fait ses preuves depuis 20 ans. L’événement, qui promet d’être haut en couleur, aura lieu au cinéma Quartier latin à Montréal. Les détails suivront sous peu.

À propos de la CSN
Quelque 10 500 travailleuses et travailleurs dans les centres de la petite enfance de même que 3200 responsables d’un service de garde en milieu familial sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Plus de 8000 employé-es œuvrant dans les services de garde en milieu scolaire sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN). Pour sa part, la CSN regroupe plus de 325 000 membres issus de tous les secteurs d’activités publics et privés.

Un an et toujours aucun résultat, déplore le syndicat

Un an après avoir tiré la sonnette d’alarme, des organisations syndicales membres de la CSN constatent la précarisation des 300 emplois reliés aux opérations de la scierie pour laquelle Produits forestiers Résolu (PFR) n’a toujours pas fait les investissements nécessaires à une reprise des activités. Il y a en effet un an, presque jour pour jour, que la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), le Conseil central du Cœur du Québec (CCCQ-CSN) et le Syndicat des travailleurs et des travailleuses de la scierie Abitibi-Consolidated division La Tuque (CSN) interpellaient PFR pour demander à la compagnie de réinvestir dans sa scierie située à Rivière-aux-rats afin de maintenir les emplois dans la région.

Rappelons qu’un investissement de plus de 8 millions de dollars est nécessaire pour moderniser les installations et ainsi, assurer l’emploi aux salarié-es, somme que PFR refuse toujours d’investir. Pourtant, dans les dernières années, pour aider la compagnie et assurer la pérennité des emplois, les syndiqué-es ont accepté de nombreuses concessions, notamment des baisses salariales importantes. En 2015, le gouvernement du Québec a également contribué en offrant une allocation supplémentaire de 120 000 mètres cubes de bois. Qui plus est, la situation économique actuelle est hautement favorable aux exportations en raison de la faiblesse du dollar canadien. « La compagnie a toutes les conditions favorables pour justifier un investissement de cet ordre, afin de consolider et moderniser sa scierie. Il faut que PFR annonce rapidement ses intentions pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs de réintégrer leur emploi », affirme Alain Lampron, président de la FIM-CSN. « Que PFR prenne enfin ses responsabilités et que cesse le temps de l’incertitude » poursuit-il.

Ces emplois, ainsi que ceux qui y sont rattachés, ont une grande importance pour l’économie de la région, qui a été malmenée ces dernières années. « Le plus frustrant pour la région, c’est de voir du bois d’ici acheté aux enchères et envoyé ailleurs pour être traité, alors que nous avons tout en mains ici pour le faire, se désole Paul Lavergne, président du CCCQ-CSN. Que les dirigeants de PFR le veuillent ou non, ils ont une responsabilité auprès des gens d’ici. »

Les salarié-es sont exaspérés de cette situation. Bien que la compagnie puisse disposer du bois acheté aux enchères comme bon lui semble, il est ridicule, aux yeux du syndicat, de transférer tout ce bois de la Mauricie vers les usines du Lac Saint-Jean. « Nous avons l’impression d’être largués par PFR et nous souhaitons réellement que les élu-es de notre région soient proactifs afin de trouver une solution satisfaisante », estime Herman Martel, président du syndicat. Ce sentiment d’abandon est renforcé lorsqu’on constate les investissements de 16 millions de dollars réalisés dernièrement par PFR dans cette région, pour moderniser les installations. « Et nous, là-dedans, pourquoi n’y a-t-il rien pour notre région et ces 300 emplois ? » poursuit-il.

À propos
Le Syndicat des travailleurs et des travailleuses de la scierie Abitibi-Consolidated division La Tuque (CSN) regroupe quelque 125 membres. Il est membre de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) qui rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Il est aussi membre du Conseil central du Cœur du Québec – CSN qui regroupe plus de 16 300 membres réunis au sein de 130 syndicats de tous les secteurs d’activité. Fondée en 1921, la CSN est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

Il faut s’opposer à la motion conservatrice de criminaliser la critique citoyenne des politiques d’Israël envers le peuple palestinien

Demain, le lundi 22 février, les députés de la Chambre des Communes voteront sur une motion conservatrice appelant à rejeter la campagne palestinienne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) et à condamner tout individu, groupe et organisation qui en fera la promotion. Une lettre signée par 74 organisations québécoises et canadiennes, dont la CSN, exprimant la nature de la ferme opposition à cette motion, a été envoyée aux député-es fédéraux, hier.

Il s’agit d’une atteinte grave au droit à la liberté d’expression que dénoncent la Ligue des droits et libertés du Québec de même que 29 autres organisations de la société civile québécoises. « Nous sommes troublés et choqués d’apprendre que le Parti libéral de M. Trudeau s’apprêterait à voter en faveur de la motion, souligne Jean Lacharité de la CSN. Nous sommes allés deux fois en Palestine et nous avons pu constater par nous-mêmes les violations des droits au travail, au logement, à la liberté de circulation, à la santé et à l’éducation causées par plus d’une soixantaine d’années de guerres, d’expropriations, d’occupation, de colonisation, d’apartheid, de négociations infructueuses, de violences et d’injustices. La CSN considère que la campagne BDS, une campagne pacifiste qui demande le respect des droits reconnus du peuple palestinien, est légitime. »

«Rappelons, dit Marc-Edouard Joubert du Conseil régional FTQ du Montréal métropolitain, que les actions de boycott pour pousser à des changements sur le plan social, politique ou économique, ont toujours été considérées, par les pays démocratiques, comme des formes protégées de liberté d’expression. Le gouvernement canadien a lui-même utilisé ce moyen dans le cas de l’apartheid en Afrique du Sud. Forcer, par une telle motion, à faire taire les voix divergentes concernant un conflit marqué par la pensée unilatérale des conservateurs de M. Harpeur, par la désinformation et l’absence de débat public éclairé, est tout simplement inacceptable en démocratie. »

« La campagne BDS, affirme Bruce Katz, de Voix Juives Indépendantes, n’a rien à voir avec une entreprise de démonisation et de délégitimisation d’Israël comme le prétend faussement la motion conservatrice. Elle n’est pas non plus une manifestation d’antisémitisme et de racisme comme l’affirmait l’ancien gouvernement Harper. Nous sommes contre l’antisémitisme, mais nous sommes pour le droit de critiquer les politiques israéliennes qui violent le droit international depuis des décennies. Israël n’est pas au-dessus des lois. »

« Ce mouvement international poursuit Sabine Friesinger de la Coalition BDS-Québec est un moyen d’action pacifique et citoyen pour que cessent les violations des droits du peuple palestinien par le gouvernement israélien : occupation, colonisation, blocus de Gaza, interdiction du droit de retour pour les réfugiés, mur de séparation, inégalité de droits pour les palestiniennes et palestiniens vivant en Israël. »

Sachant que les députés du NPD, du Bloc québécois et du Parti Vert voteront contre la motion conservatrice, nous demandons instamment à tous les députés libéraux de voter eux aussi contre cette motion qui reprend pour l’essentiel le Protocole d’entente Canada-Israël concernant la diplomatie publique signé par le gouvernement Harper en janvier 2015 et que nous avions également dénoncé à l’appel de Voix Juives Indépendantes.

La CSN craint pour l’équité entre les différents bénéficiaires

La CSN souscrit à l’orientation du projet de loi 75 qui obligera uniquement les régimes de retraite en difficulté dans le secteur universitaire à restructurer leur service passé. Elle entretient toutefois des préoccupations concernant l’équité entre les cotisants, puisque dorénavant tous les bénéficiaires devront assumer leur part des coûts du régime sans pour autant avoir accès aux mêmes bénéfices.

« La CSN souhaitait que la restructuration du régime passé soit une mesure exceptionnelle et ciblée, et nous sommes satisfaits que le gouvernement l’ait vu ainsi. La remise en cause des droits acquis pour tous les régimes, que ce soit par la réduction des rentes promises ou par la suppression de l’indexation automatique des rentes de retraite, aurait fortement ébranlé la confiance des travailleuses et des travailleurs envers le gouvernement et envers le processus de négociation », a expliqué la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque.

Les régimes de retraite font partie intégrante des conditions de travail et des éléments négociables d’une convention collective, a-t-elle aussi rappelé. « Il était primordial de s’assurer que les travailleuses et travailleurs gardent confiance dans ce processus. »

Problèmes d’équité
La CSN s’inquiète du fait que tous les bénéficiaires devront assumer leur part des coûts pour les régimes, alors que certains d’entre eux pourraient ne pas pouvoir profiter des gains.

« Il faut bien cerner les différences entre les groupes : un professeur à temps plein, par exemple, n’a pas le même profil de carrière qu’un chargé de cours. Il est de plus important d’éviter de transférer vers certains groupes des coûts dont ils ne sont pas responsables. Une analyse sérieuse du régime et de ses bénéfices doit être faite », a enchaîné Francine Lévesque.

La CSN demande enfin au gouvernement de ne pas s’engager dans la voie du partage des déficits futurs à parts égales entre les participants et l’employeur. « Cette orientation a été adoptée dans le projet de loi sur les régimes de retraite du secteur municipal, qui pose de grandes difficultés depuis son adoption et qui est même carrément inapplicable dans la majorité des régimes », a plaidé Francine Lévesque.

Le gouvernement devrait s’inspirer bien davantage de la méthode de financement adoptée dans le cas des régimes du secteur privé, qui ont fait l’objet de travaux réalisés de façon conjointe par les représentants des organisations syndicales et patronales, sous l’égide du Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre (CCTM), estime en outre la CSN. « Le projet de loi 57 a fait l’objet de travaux sérieux testés par plusieurs intervenants, et les conclusions sont toutes très positives », a conclu Francine Lévesque.

À propos
La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Québec doit consolider la place de la SAQ

Bien que favorable au fait de permettre le développement de l’industrie des produits alcoolisés artisanaux, la CSN s’inquiète de plusieurs aspects du projet de loi 88, Loi sur le développement de l’industrie des boissons alcooliques artisanales, et craint que celui-ci ouvre une nouvelle brèche au privé dans le secteur de la vente des produits de l’alcool. Sa participation à la commission parlementaire ayant été refusée, la CSN entend tout de même faire connaître publiquement sa position dans le débat.

Une brèche qu’il faut absolument éviter d’ouvrir
La plus grande inquiétude de la CSN est que ce projet de loi ne soit que le premier jalon vers une privatisation du marché des produits de l’alcool. Le gouvernement Couillard profite d’un sujet populaire, le développement de l’industrie des boissons alcoolisées artisanales, pour démanteler pièce par pièce la position qu’occupe la SAQ sur ce marché. « C’est très préoccupant, actuellement, on semble instrumentaliser cette industrie pour faire avancer un autre agenda politique, celui de la libéralisation et du démantèlement d’un fleuron du Québec, soutient Jean Lortie, secrétaire général de la CSN.

Moins de contrôle dans le privé
Pour la CSN, il faut tenir compte de l’opinion de la vaste majorité des experts en santé publique, qui s’entendent pour dire que pour limiter les méfaits liés à l’usage des produits de l’alcool, la distribution devrait en être assurée par un monopole public. La SAQ a développé une sensibilité pour ces enjeux, comme en témoignent les 800 visites de clients-mystères mineurs en 2014-2015, dont 93,7 % ont vu leur demande refusée après l’intervention des employé-es. « Nos membres en succursales ont été sensibilisés depuis longtemps à l’éthique de vente, ils ont donc développé des réflexes afin d’éviter de vendre aux mineurs ou à des personnes en état d’ébriété », affirme Alexandre Joly, président du Syndicat des employé-es de magasin et de bureau de la SAQ (SEMB SAQ-CSN).

La CSN se demande si le gouvernement a réfléchi au danger que représente une augmentation de la présence de produits de l’alcool dans les épiceries et autres points de vente privé. « Est-ce que les employé-es de ces magasins auront la même sensibilité ? se questionne Alexandre Joly. La SAQ ce n’est pas qu’une entreprise commerciale juste là pour vendre davantage. La SAQ a aussi un rôle social à jouer et nos membres sont les mieux placés pour maintenir cet équilibre. »

Un laboratoire pour vérifier la provenance et s’assurer de la qualité des produits
Le projet de loi 88, tel qu’il est formulé actuellement, ne prévoit pas que les boissons alcoolisées artisanales soient produites exclusivement à partir de produits de l’agriculture québécoise. La CSN craint donc que l’ouverture de ce nouveau marché augmente la pression sur les producteurs, les poussant ainsi à s’approvisionner à l’extérieur du Québec.

La CSN constate également que le projet de loi actuel ne prévoit pas l’obligation de faire analyser les produits par le laboratoire de la SAQ pour en vérifier la provenance et s’assurer de leur qualité. Ces analyses pourraient donc être effectuées par des laboratoires indépendants, ce que déplore la présidente du Syndicat du personnel technique et professionnel de la Société des alcools du Québec (SPTP SAQ CSN), Sandrine Thériault : « Nous avons développé une expertise mondialement reconnue, nous nous assurons de la qualité de tous les produits vendus au Québec en analysant quelque 15 000 produits annuellement, pourquoi ne pas rendre obligatoire l’analyse par le laboratoire de la SAQ ? Il me semble que le libellé actuel est risqué, tant sur le plan de la provenance que sur celui de la qualité des produits mis en marché. »

Une violation des accords internationaux ?
La CSN s’interroge aussi sur la vigilance du gouvernement en matière d’application des accords internationaux. Pour l’organisation syndicale, le projet de loi 88 présente des risques de contrevenir au principe du traitement favorable (principe qui fait obligation à un pays d’accorder aux autres le même traitement qu’à ses propres ressortissants) prévu à certains accords internationaux conclus avec le reste de l’Amérique du Nord (ALENA), l’Europe (AECG) ou encore le fameux Partenariat transpacifique (PTP) qui vient tout juste d’être signé. Le Québec pourrait-il être poursuivi par des producteurs ou des distributeurs étrangers ? Aux yeux de la CSN, oui.

La CSN est en faveur du développement de l’industrie des boissons alcoolisées et elle est convaincue que cela peut se faire en s’appuyant sur la SAQ. « Il faut que la société d’État joue un rôle proactif dans le développement de cette industrie, ce qui constituerait un élément structurant autant pour ce secteur ainsi que pour l’ensemble de l’agriculture québécoise. Le rôle de la SAQ est déjà considérable, mais peut-être qu’elle peut en faire davantage », lance Jean Lortie. Pour la CSN, le gouvernement doit aussi s’impliquer plus activement, notamment par l’élaboration d’une politique globale de développement de cette industrie.

À propos
Le SEMB SAQ-CSN représente quelque 5500 membres répartis sur tout le territoire du Québec. Le SPTP SAQ-CSN représente quelque 700 membres, à Montréal et à Québec.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) représente quelque 325 000 travailleuses et travailleurs œuvrant dans tous les secteurs d’activité et regroupés dans plus de 2000 syndicats.