La CSN souhaite que la reprise de la conciliation mène à une entente pour les 2400 employé-es d’entretien de la STM. Rappelons que le Syndicat du transport de Montréal–CSN poursuit la négociation avec le souhait de freiner le recours à la sous-traitance.
Une demande conjointe de conciliation a été transmise par les parties au ministre du Travail afin de la relancer dans les prochains jours. Cette démarche initiée par la CSN a pour objectif de conclure une entente négociée le plus rapidement possible. La négociation qui se déroule depuis près de deux ans se concentre maintenant sur des enjeux majeurs, comme le salaire et la sous-traitance. Une récente étude de l’IRIS est venue démontrer que le recours à la sous-traitance défendu par la STM entraine pourtant une baisse de qualité des services pour les usagères et les usagers. Pour la CSN, la reprise de la conciliation permettra d’identifier des solutions et d’en arriver à une entente pour les employé-es d’entretien.
« Il est grand temps de mettre fin à cette négociation qui s’éternise et de nous donner les moyens d’entretenir les infrastructures vieillissantes de la STM. C’est pourquoi nous avons proposé de relancer la conciliation. Depuis le début de la négociation, nous martelons le même message : ça nous prend une entente négociée », explique le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.
« Le transport collectif mérite mieux que le sous-financement imposé par le gouvernement. Si l’on veut convaincre la population de l’utiliser et de laisser la voiture à la maison, il faut donner les moyens aux employé-es d’offrir le meilleur service aux usagères et aux usagers. La demande conjointe de conciliation permet de mettre l’arbitrage derrière nous pour et de se concentrer sur une entente négociée », poursuit le président de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Frédéric Brun.
« La négociation reste le meilleur moyen de trouver des solutions dans les milieux de travail, et on y croit. En relançant la conciliation, on peut parvenir à une entente et empêcher le ministre d’utiliser sa loi 14, qui nuirait aux travailleurs et aux travailleuses. Avec tous les défis qui attendent la STM, il est temps que l’employeur règle la négociation et que le gouvernement finance le transport collectif comme du monde », conclut le 1er vice-président de la CSN, François Enault.
La CSN n’accordera pas d’entrevues dans les prochains jours afin de laisser place à la conciliation.
À propos
Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.






