La CSN, le choix de milliers de professionnel-les en soins

À l’issue de la période de changement d’allégeance syndicale, qui a pris fin hier à minuit, des milliers de professionnel-les en soins choisissent de demeurer au sein de l’organisation la plus représentative en santé et en service sociaux, la CSN. « Au terme de cet exercice démocratique, la CSN demeure la force incontournable dans le secteur public québécois et nous sommes plus que satisfaits », déclare le vice-président responsable de la syndicalisation à la CSN, Jean Lacharité.

Pour la CSN, la période de changement d’allégeance, que la centrale syndicale souhaitait éviter, aura pris temps, ressources et énergies qui auraient dû être consacrés au développement de liens solidaires et au partage d’une même analyse conjoncturelle en vue de la prochaine négociation avec le gouvernement. « Rappelons que la FIQ a choisi de ne pas joindre le Front commun dans l’espoir d’élargir ses rangs mais, malgré ses tentatives nombreuses et étendues, l’immense majorité de nos membres a choisi de demeurer avec la CSN », affirme la vice-présidente responsable du personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires de la FSSS-CSN, Nadine Lambert. « Les milliers de professionnel-les en soins de partout au Québec ont reconnu la justesse de notre position, qui prône la création de liens solides et l’élaboration de revendications communes en prévision de la prochaine négociation. Ils ont rejeté celle de l’affrontement intersyndical qui accentue l’isolement et le corporatisme et qui nuit à l’avancement de nos revendications. La période de changement d’allégeance maintenant derrière elle, la CSN est heureuse d’enfin pouvoir travailler pleinement au sein du Front commun à la préparation de la prochaine négociation du secteur public québécois », conclut Jean Lacharité.

Finalement, notons que certains dossiers litigieux se retrouveront devant la Commission des relations du travail et la conclusion de ce processus juridique viendra préciser les résultats.

Avec plus de 170 000 membres œuvrant dans les réseaux de la santé, des services sociaux et de l’éducation, ainsi que dans les organismes gouvernementaux, la CSN est la centrale la plus représentative du secteur public québécois.

La période de changement d’allégeance s’est déroulée du 4 juillet au 4 août 2014.

Fondée en 1921, la CSN représente 325 000 travailleuses et travailleurs oeuvrant dans tous les secteurs d’activité.

Des diminutions de services absolument inacceptables

Le syndicat de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) s’oppose à la diminution des services qui apparaîtront en raison des compressions budgétaires au CSSS Cléophas-Claveau. Le syndicat s’inquiète particulièrement de la situation au point de service de L’Anse-Saint-Jean, où des abolitions de postes auront un impact direct sur les services.

Des coupes dans les services à L’Anse-Saint-Jean

L’employeur du CSSS a récemment annoncé que des compressions auront lieu sur le territoire du CSSS. Le syndicat FSSS s’inquiète particulièrement de la situation au point de service de L’Anse-Saint-Jean. L’employeur a annoncé que des suppressions de postes auraient lieu dans les soins infirmiers, dans les services psychosociaux et dans les services administratifs.

« Ces compressions qui touchent les professionnel-les en soins auront un impact direct sur la quantité de services donnée à la population. Cela aura pour conséquence de réduire les services à L’Anse-Saint-Jean, alors que les services équivalents pour la population sont à plus de 65 kilomètres », explique Marie-Josée Tremblay, présidente du syndicat FSSS du CSSS Cléophas-Claveau.

« Le gouvernement a le culot de nous dire que ces compressions n’ont pas d’impact sur les services. Comment peut-il défendre cela devant ce qu’on voit au CSSS? Il faut absolument mettre un terme à ces vagues successives de compressions et trouver d’autres solutions pour assurer la pérennité de nos services publics de santé et de services sociaux », lance Gaston Langevin, vice-président régional de la FSSS-CSN.

Rappelons que le CSSS a largement fait sa part dans les dernières années et que le syndicat a fait tout en son pouvoir pour réduire l’impact des compressions sur les services à la population. « Nous avons revu l’organisation du travail et fait notre part. Nous devons maintenant alerter la population sur les impacts de cette nouvelle vague de compressions, parce que c’est maintenant elle qui sera directement touchée », poursuit Marie-Josée Tremblay.

Ces compressions s’ajoutent à celles des autres CSSS de la région. On évalue à plus de 10 millions le montant des compressions régionales pour l’année en cours. La FSSS interviendra sur la place publique pour dénoncer ces compressions dans la région.

« Avec les organisations membres du front commun, nous nous engageons dans une négociation pour préserver les services publics et pour accentuer la reconnaissance du personnel du réseau de la santé et des services sociaux. Pour nous, la négociation sera un bon moment de proposer des solutions pour préserver nos services publics », de conclure Gaston Langevin.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Il est grand temps de préserver les services à la population, selon la CSN

Devant l’annonce de compressions budgétaires au CHU de Québec de l’ordre de 15,4 millions de dollars, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) se mobilise pour préserver les services à la population. Les annonces de compressions s’accumulent partout au Québec dans les dernières semaines et ont des impacts directs sur les services.

Des coupes dans les services

Le réseau de la santé et des services sociaux a subi plusieurs millions de compressions budgétaires dans les dernières années et les compressions de 15,4 millions de dollars au CHU de Québec s’ajoutent au lot. « Ces compressions ont un impact direct sur les soins à la population. Cela a parfois pour conséquence d’augmenter les listes d’attente. À d’autres moments, cela occasionne des abolitions de postes. Ces coupes ont aussi un impact sur le personnel du réseau, qui travaille dans des conditions de plus en plus difficiles », explique Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

« Nous avons le devoir de prendre la parole au nom des travailleuses et travailleurs du réseau. Ils s’épuisent chaque jour pour donner les meilleurs soins possible sans recevoir aucun signe de reconnaissance du gouvernement. Les infirmières, préposé-es aux bénéficiaires, infirmières auxiliaires, ainsi que l’ensemble du personnel du réseau s’attendent à ce qu’on propose d’autres solutions que des compressions », déclare Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

Des mesures d’austérité qui attaquent nos services publics

La CSN n’accepte pas les mesures d’austérité du gouvernement Couillard et tient à réitérer l’importance d’une alliance syndicale la plus large possible afin de défendre efficacement les services de qualité à la population et des conditions de travail équitables pour les travailleuses et les travailleurs. « Les syndicats se doivent de travailler ensemble pour contrer le rouleau compresseur qui s’en vient et qui va inévitablement remettre en question les services en place partout au Québec », affirme Jean Lacharité.

« Avec les organisations membres du front commun, nous nous engageons dans une négociation pour préserver les services publics et pour accentuer la reconnaissance du personnel du réseau de la santé et des services sociaux. Nous profiterons de cette période pour veiller à préserver les services à la population », de conclure Jean Lacharité.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Israël doit mettre fin à son offensive militaire à Gaza

Monsieur le Ministre,

La Confédération des syndicats nationaux (CSN), une organisation syndicale composée de près de 2 000 syndicats regroupant plus de 325 000 travailleuses et travailleurs, joint sa voix à celle des nombreux Canadiens et Canadiennes vous demandant de faire tout en votre pouvoir afin qu’Israël mette fin à son offensive militaire à Gaza.

Nous tenons à préciser que nous ne soutenons pas les actions actuelles du Hamas. Toutefois, nous condamnons fermement l’intervention de l’armée israélienne, l’une des plus puissantes au monde, qui a fait jusqu’à maintenant plus de 650 morts, dont la plupart sont des civils, notamment des femmes et des enfants. Le rapport de force entre les deux parties ne saurait être plus inégal. Que restera-t-il de Gaza et de sa population si les choses continuent au rythme actuel ? Combien de nouvelles victimes et combien de nouveaux réfugiés avant que la communauté internationale ne s’engage à trouver une solution au drame qui se déroule en Palestine depuis plus de 65 ans ?

Nous demandons que le Canada fasse siennes les demandes formulées par le Conseil de sécurité de l’ONU lors d’une déclaration à la presse le 12 juillet dernier, soit « l’apaisement des tensions, le retour au calme et le rétablissement du cessez-le-feu de novembre 2012 » ainsi que le respect du droit international humanitaire et, notamment, la protection des civils.

Nous demandons également que le Canada mette tout en oeuvre pour appuyer la recherche d’une solution au conflit israélo-palestinien. Soulignons que toute solution devra tenir compte des obligations d’Israël en vertu du droit international, notamment :

• le droit au retour ou à une compensation des réfugiés palestiniens chassés de leurs maisons et de leurs terres à la suite de la création de l’État d’Israël en 1948 (Résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations unies adoptée en décembre 1948);

• la fin de l’occupation des territoires palestiniens par Israël qui dure depuis 1967 (Résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée en novembre 1967);

• la fin de la colonisation qui ne cesse de s’intensifier (art. 49 de la IVe Convention de Genève);

• la fin du blocus de Gaza (Déclaration universelle des droits de l’homme, conventions de Genève, Pacte international relatif aux droits civils et politiques et Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels);

• le démantèlement du Mur (avis consultatif de la Cour internationale de Justice du 9 juillet 2004); et

• la fin des politiques et pratiques d’apartheid (Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid adoptée en 1973).

En mars dernier, la CSN a participé à une mission syndicale internationale en Palestine. Nous avons été témoins des humiliations quotidiennes et des inconvénients que représentent pour la population palestinienne les innombrables contrôles de sécurité et l’impossibilité d’utiliser les routes réservées aux colons. Nous avons vu la fatigue dans les yeux des travailleurs de Qalqilya qui, depuis la construction du Mur, doivent se présenter dès 2 heures du matin au point de passage afin d’arriver à temps à leur travail qui ne se trouve pourtant qu’à quelques kilomètres de là. Avant la construction du Mur qui encercle désormais cette ville, la principale activité de ses habitants était l’agriculture. Comment peuvent-ils continuer maintenant que les terres et l’eau se retrouvent de l’autre côté du Mur ? Nous avons vu les colonies et les zones de sécurité qui grugent illégalement, chaque jour davantage, un territoire palestinien déjà sévèrement morcelé.

Malheureusement, nous n’avons pas pu nous rendre à Gaza, ce territoire dont on dit qu’il est devenu une prison à ciel ouvert, pour observer, par nous-mêmes, la situation et pour témoigner de notre solidarité avec ses habitants.

Le peuple palestinien subit depuis trop longtemps la dépossession, la colonisation, l’oppression et l’apartheid. Le Canada peut et doit refuser que cette situation perdure. Le Canada doit aussi jouer un rôle important pour mettre un terme à ce conflit.

Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à la présente lettre et sommes à votre disposition si vous souhaitez en discuter davantage. Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération distinguée. Le président, Jacques Létourneau

De nouvelles compressions inquiétantes de 12 M$

La CSN, la CSQ et l’APTS, qui représentent le personnel du CSSS de Laval, dont celui de l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé, s’inquiètent vivement de constater que le CSSS devra réduire son budget de 12 M$ pour 2014-2015. Comme on sait déjà que cette coupe ne visera pas les cadres, cela pourrait représenter 300 postes de moins dans les différents services (en fonction du type d’emploi visé).

La CSN, la CSQ et l’APTS ont tenu aujourd’hui un point de presse devant l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé pour réagir à cette annonce de compression rendue publique dans les derniers jours, lorsque le CSSS a reçu la confirmation des montants qui lui sont octroyés pour l’année en cours. Ces montants résultent de l’approbation récente des crédits du budget Leitao. Cette exigence de compression de 12 M$ s’ajoute à une autre coupe de 5 M$ qui avait été imposée l’an dernier.

Les organisations syndicales dénoncent d’une même voix l’effet qu’auront ces compressions sur le personnel. « Le personnel sur le plancher est déjà à bout de souffle et ne peut plus encaisser à lui seul les conséquences des resserrements budgétaires. Contrairement à ce que prétend le gouvernement, on a la démonstration que les coupures affectent les services à la population », affirme Jean Lacharité, vice-président de la CSN, venu en appui au BBQ de solidarité intersyndicale organisé aujourd’hui.

Pour sa part, la CSQ exprime de sérieuses interrogations sur le bien-fondé de la décision de la direction d’interdire le recours aux heures supplémentaires et de ne pas procéder à certains remplacements. « Cette décision est complètement irréaliste et ne tient pas compte des besoins de la population et des contraintes auxquelles le personnel doit faire face pour assurer des soins et services de qualité. On risque de sérieux débordements s’il n’y a pas assez de personnel en place lors des périodes plus achalandées qui vont certainement arriver », prévient Louise Chabot, présidente de la CSQ.

Malheureusement, tout porte à croire que 2014-2015 ne sera pas la dernière ni la pire année de coupes. « Des signaux provenant de l’Agence de la santé et des services sociaux de Laval nous laissent croire que des compressions budgétaires plus massives devraient suivre au cours des deux prochaines années. Avant de couper dans les services directs, examinons le taux d’encadrement. Les compressions annoncées ne touchent même pas les cadres. Ça n’a aucun bon sens », affirme Carolle Dubé, présidente de l’APTS.

Plus de 500 M$ de coupes au Québec

Le CSSS de Laval est loin d’être le seul établissement de santé et de services sociaux aux prises avec ces difficultés. Pour le Québec, ce sont des efforts budgétaires de plus de 500 M$ qui sont demandés pour cette année seulement et qui vont se répercuter de différentes façons en fonction des décisions régionales et locales. Ce sera encore pire si l’étalement de la hausse de rémunération des médecins n’est finalement pas convenu avec les fédérations médicales.

La situation est même jugée « inquiétante » par l’Association québécoise des établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), qui représente les établissements du réseau.

Notons au passage que le service de la dette du ministère de la Santé et des Services sociaux est en hausse de 13,2 % cette année et que 69 % de cette croissance s’explique par le début du paiement du CHUM et du CUSM en PPP. Il s’agit là d’un des rares postes de dépenses en croissance importante au MSSS avec celui du salaire des médecins.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

À propos de la CSQ

La CSQ représente plus de 200 000 membres, dont près de 130 000 font partie du personnel de l’éducation. Elle est l’organisation syndicale la plus importante en éducation et en petite enfance au Québec. La CSQ est également présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.

À propos de l’APTS

L’APTS est une organisation syndicale qui regroupe 31 000 personnes occupant des postes professionnels et techniques dans le réseau de la santé et des services sociaux, dont des technologistes médicales, des techniciennes en loisir, des archivistes médicales, des technologues en imagerie médicale, des technologues en électrophysiologie médicale, des physiothérapeutes, des ergothérapeutes, des orthophonistes, des audiologistes, des psychoéducateurs, des thérapeutes en réadaptation physique, des organisatrices communautaires des travailleurs sociaux et des psychologues.

Les employés du Laboratoire optique de Hull inc. renouvellent leur convention collective

Réunis en assemblée générale, les travailleuses et les travailleurs de la compagnie Laboratoire optique de Hull, à Gatineau, se sont prononcés, le 16 juillet à 100 pour cent en faveur des termes de leur nouvelle convention collective.

D’une durée de trois ans, du 1er juillet 2014 au 30 juin 2017 le contrat de travail de ces neuf syndiqué-es, membres d’un syndicat affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM) et la CSN, prévoit des augmentations de salaire totalisant deux pour cent par année. De plus, les travailleuses et les travailleurs ont aussi droit à un boni de 300 $ à la signature.

Autres gains

Les employé-es enregistrent également des gains aux chapitres suivants : horaire de travail et diminution de la sous-traitance.

À propos de la FIM-CSN

La Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN (FIM-CSN) compte plus de 30 000 membres au Québec. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Cour suprême entérine le détournement de 57 milliards de dollars

Par jugement rendu ce matin, la Cour suprême du Canada accueille la requête en irrecevabilité du Procureur général du Canada contre le recours entrepris par la CSN et la FTQ. C’est avec une grande déception que les deux centrales reçoivent ce jugement qui empêchera qu’on puisse entendre cette cause au fond. « Nous continuons de croire que le gouvernement a détourné la somme colossale de 57 G$ pour équilibrer ses comptes sur le dos du régime d’assurance-emploi. Même si la Cour avalise cet état de fait, ça demeure inacceptable », lance Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

« La décision de la Cour suprême crée une confusion entre le pouvoir de taxation général et la possibilité de mettre en place des cotisations à des fins déterminées. Dans les faits, il s’agit d’un véritable vol. Ce sont les travailleurs et les entreprises qui cotisent à l’assurance-emploi, le gouvernement fédéral n’a pas mis une seule cenne relativement à ce surplus de 57 milliards », ajoute Daniel Boyer, président de la FTQ. La décision actuelle pose, par ailleurs, une question plus large sur notre démocratie. « Il s’agit d’une atteinte à notre système démocratique puisque nos gouvernements n’ont plus à faire preuve du courage politique requis afin d’augmenter les impôts des particuliers, mais ils peuvent le faire désormais en prétextant prélever des sommes pour financer un régime d’assurance », d’affirmer Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Rien n’est réglé non plus en ce qui concerne le fonctionnement actuel du régime d’assurance-emploi et qui est à l’origine des surplus importants. « Ce qui est odieux c’est qu’à l’heure actuelle à peine 40 % des personnes en chômage ont droit à des prestations alors qu’en 1989, 87 % des chômeurs bénéficiaient de la protection du régime » ajoute Daniel Boyer, président de la FTQ.

Rappel des faits

Au mois d’avril 2011, les deux centrales syndicales avaient déposé un recours contestant la validité constitutionnelle de certaines dispositions mettant en œuvre le budget fédéral de 2010 et par lesquelles le gouvernement avait aboli le Compte d’assurance-emploi sans transférer le solde cumulatif du compte au nouveau Compte des opérations de l’assurance-emploi soit plus de 57 milliards de dollars. La Cour supérieure avait accueilli la requête en irrecevabilité du gouvernement en concluant que la Cour suprême avait déjà tranché la question dans son jugement de 2008. La Cour d’appel avait accueilli l’appel des centrales syndicales et retourné le dossier à la Cour supérieure pour qu’elles soient entendues au fond, mais le gouvernement fédéral a obtenu la permission d’en appeler devant la Cour suprême.

Recours précédent

Rappelons que la CSN et le Syndicat national des employés de l’Aluminium d’Arvida, affilié à la FTQ, avaient intenté un recours en 1999 pour contester l’utilisation par le gouvernement fédéral de son pouvoir constitutionnel de prélever des cotisations d’assurance-emploi pour garnir les coffres de l’État plutôt que pour financer le régime d’assurance-emploi. Pour les organisations syndicales, il s’agissait d’un détournement des sommes prélevées. Par jugement rendu le 13 décembre 2008, la Cour suprême concluait, tout comme le juge Clément Gascon de la Cour supérieure et la Cour d’appel, que les sommes prélevées n’avaient pas été détournées, mais constituaient plutôt une réserve de stabilisation des taux de cotisation puisque les surplus cumulatifs avaient été comptabilisés en tant que solde créditeur du Compte d’assurance-emploi auprès du Trésor. Suivant les tribunaux, l’objectif poursuivi par le mode de fixation du taux de cotisation, soit la création d’une réserve, et l’inscription au Compte d’une créance envers le Trésor, équivalente au montant des surplus, préservaient le lien entre les cotisations prélevées et le régime et assuraient leur validité constitutionnelle.

L’actuel recours

Pour la CSN et la FTQ, la tentative du gouvernement, en 2010, de faire disparaître le solde créditeur du Compte constitue, cette fois, un détournement des sommes prélevées au titre de cotisation d’assurance-emploi et constitue une rupture du lien entre les sommes prélevées et le financement du régime, ce qui est inconstitutionnel. Pour les organisations syndicales, il est important que le solde créditeur de 57 milliards de dollars soit rétabli et puisse combler les besoins financiers du régime en évitant, d’une part, des hausses artificielles du taux de cotisation et en finançant, d’autre part, des améliorations nécessaires à la couverture du régime afin que celui-ci joue véritablement son rôle d’assurance des travailleurs canadiens contre le chômage.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2 000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

À propos de la FTQ

La FTQ représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses au Québec.

La Coalition syndicale lance l’opération autocollants « On n’a rien volé »

Cette semaine, la Coalition syndicale pour la libre négociation lance graduellement l’opération autocollants dans une multitude de municipalités du Québec. Le coup d’envoi a été donné ce mardi soir à Montréal. Des autocollants « Libre négo » et « On n’a rien volé (nous) » font donc leur apparition dans les lieux de travail et sur différents véhicules à la grandeur du Québec. La Coalition a pris toutes les mesures pour s’assurer que les autocollants soient pleinement amovibles et n’endommagent en aucun cas les équipements publics.

La formule « On n’a rien volé (nous) » souligne que les conditions de travail des employés municipaux ont été négociées de bonne foi avec les municipalités et qu’il est inadmissible de présenter ces conditions comme étant illégitimes. « Nous avons vu à la commission Charbonneau ce que c’était que du vol. Le gouffre financier, il est là. Le scandale, il est là. Nous déplorons que l’UMQ et certains maires fassent diversion en attaquant les conditions de travail des employés municipaux », a expliqué Marc Ranger, porte-parole de la Coalition.

« Les employés municipaux n’ont rien volé, ils ont négocié de bonne foi. Le projet de loi 3 change les règles du jeu rétroactivement et empêche de trouver des solutions imaginatives pour l’avenir, a souligné Marc Ranger. C’est une attaque en règle contre les employés municipaux qui survient au moment même où il faut valoriser l’expertise interne des villes et municipalités pour faire rempart à la collusion. »

« Certaines villes tentent de nous faire payer leurs propres incapacités de gestion. Elles demandent davantage de pouvoirs au gouvernement mais sont incapables d’user de ceux dont elles disposent déjà pour négocier en toute honnêteté avec leurs employés », a ajouté Marc Ranger. Il rappelle que le saccage des relations de travail par le projet de loi 3 est une réponse démesurée à une situation largement conjoncturelle et pas nécessairement structurelle. En effet, les déficits des régimes de retraite des municipalités fondent sous l’effet conjugué des bons rendements financiers et des concessions consenties volontairement par les employés.

La Coalition déplore également que le projet de loi 3 dévaste la rémunération globale des employés qui ont fait des compromis salariaux au bénéfice d’un meilleur régime de retraite. Le projet de loi impose uniformément des contraintes radicales à 170 régimes de retraite différents.

Lancée le 20 mars dernier sur le thème « La négociation, pas la confrontation! », la Coalition regroupe au total plus de 65 000 membres cols blancs, cols bleus, pompiers, policiers, professionnels et employés de sociétés de transport. Elle représente la quasi-totalité des employés municipaux syndiqués du Québec. Elle s’oppose fermement à tout projet de loi qui compromettrait le droit fondamental à la libre négociation dans le dossier des régimes de retraite.

Le 17 juin dernier, des milliers d’employés municipaux ont participé à des manifestations d’une quinzaine de minutes dans plus de 50 municipalités du Québec. Le 21 mai, plus de 12 000 membres de la Coalition ont manifesté devant l’Assemblée nationale. Le 24 avril, plus de 2500 d’entre eux ont manifesté devant le siège social de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) à Montréal. Le 15 avril dernier au Palais des congrès de Montréal, plus de 1000 délégués des différentes organisations syndicales se sont réunis.

La Coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

La CSN, signataire de la déclaration d’appui

Attaques meurtrières sur GAZA, invasion imminente par l’armée israélienne

ISRAËL PUNIT LE PEUPLE PALESTINIEN…. POUR SON « REFUS DE DISPARAÎTRE »

Notre réponse : intensifier notre solidarité avec le peuple palestinien

Nous assistons en direct à un autre massacre de la population de Gaza par l’armée israélienne comme si le gouvernement Netanyahou rejouait le même scénario de son même mauvais film. 2009 : l’opération « Plomb durci » avait fait près de 2000 morts et des milliers de blessés sans compter la destruction de la presque totalité des infrastructures essentielles (hôpitaux, écoles, eau, électricité, routes, etc.) Juillet 2014 : mêmes attaques aériennes et même menace imminente d’invasion terrestre Le nombre de tirs israéliens augmente d’heure en heure et le nombre de victimes palestiniennes (parmi lesquelles la plupart sont des civils et beaucoup d’enfants) ne cesse d’augmenter. Du côté israélien, si on vit dans un certain climat de peur, on ne compte aucun mort et on bénéficie de puissants moyens de protection.

Nous constatons avec indignation, colère, tristesse l’ampleur démesurée des assauts militaires, la brutalité planifiée, la violence gratuite et aveugle envers des civils, l’asymétrie totale des forces et des ressources en présence, la puissance de la machine de propagande israélienne au service du « droit absolu et inconditionnel de se défendre » fut-ce au prix de la destruction de la population de Gaza, argument lâche repris en chœur par la « communauté internationale », Canada en tête.

Nous comprenons que tout cela n’est pas dû aux seuls tirs de roquettes du Hamas (inacceptables, car pouvant atteindre des civils, mais dérisoires et inefficaces face à l’une des plus puissantes armées du monde, possédant l’arme nucléaire et ne menaçant donc aucunement la sécurité d’Israël), au seul rapprochement des forces politiques palestiniennes pour reconstruire leur unité (rapprochement refusé par Israël), à la seule présence « d’éléments terroristes » en territoires palestiniens (pour Israël tous les Palestiniens y compris les enfants sont des terroristes), à la seule « mauvaise volonté » des Palestiniens soi-disant hostiles aux compromis (ils ont déjà tout perdu.. Quels autres « compromis » pourraient-ils faire ?)

Tout cela fait partie du projet initial d’Israël et qui se déploie sur plusieurs décennies déjà : la dépossession et la négation à l’existence du peuple palestinien.

La carte suivante parle d’elle-même….

Pertes de terres palestiniennes de 1946 à 2010

Une nakba permanente (catastrophe en arabe). Les causes profondes de l’horreur actuelle sont tout entier contenues dans les violations systématiques et permanentes par Israël du droit international pourtant limpide sur ce conflit :

  • le droit de retour et/ou de compensation pour les réfugiés palestiniens exclus de leur maison et terre suite à la création de l’État d’Israël en 1948 (Résolution 194)
  • la fin de l’occupation qui dure depuis 1967 (Résolution 242)
  • la fin de la colonisation qui ne cesse de s’intensifier (art 49 de la IVe Convention de Genève)
  • la fin du blocus de Gaza (Déclaration universelle des droits de l’homme, Conventions de Genève, Pactes internationaux relatifs aux droits civils et politiques et aux droits économiques, sociaux et culturels)
  • le démantèlement du mur de la honte (décision de la Cour internationale de Justice, 9 juillet 2004)
  • la fin des politiques et pratiques d’apartheid (Convention Internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid (1973).

Le droit à la résistance quand on est occupé, colonisé depuis des décennies; quand on est emmuré faisant de la vie quotidienne un enfer quotidien; quand on est pris au piège d’un blocus implacable qui fait de Gaza une « prison à ciel ouvert » dont on ne peut ni sortir ni recevoir parenté et amis; quand on est victime de politiques discriminatoires « parce que palestiniens » ce que l’ex-président Carter, Nelson Mandela, Mgr Tutu et tant d’autres ont qualifié d’apartheid; quand on est tout le temps abandonné et dénigré par la communauté internationale dès qu’on ose protester ou tenter d’accéder à l’ONU; quand on se fait détruire sa maison et ses oliviers centenaires; quand on reçoit de vraies balles en échange d’actions pacifiques comme à Bill’In; quand on gaspille une partie de sa vie à attendre dans les « check points » le bon vouloir des soldats-enfants israéliens qui se prennent pour des maîtres tout puissants; quand ses enfants n’ont que cela comme passé, que la guerre comme présent et rien comme avenir….Doit-on « présenter la joue » ?

Le préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme est formel : il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contrait, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression. Le peuple palestinien a le droit de résister et de choisir ses propres moyens de résistance, dans la mesure où ces moyens respectent le droit international et les conventions qui régissent les conflits armés (dont entre autres la protection des civils)

Nous demandons :

  • l’arrêt immédiat et inconditionnel des hostilités : le carnage doit cesser, les armes doivent se taire, les militaires doivent retourner dans leurs casernes. Il n’y a pas de solution militaire à ce conflit.
  • le respect par Israël du droit international et des droits humains fondamentaux de tous les Palestiniens et Palestiniennes. Ce droit international doit constituer la seule base d’une solution politique juste.
  • l’engagement des gouvernements canadien et québécois et de tous les éluEs à faire pression sur Israël pour qu’il respecte ce droit. Cela suppose un changement radical d’orientation des dirigeants canadiens unilatéralement compromis en faveur d’Israël. Les éluEs québécois doivent également s’aligner sur une position plus courageuse envers le peuple palestinien, basée sur le droit international

Nous invitons la population québécoise à renforcer sa solidarité avec le peuple palestinien en se joignant à la marche à Montréal vendredi 11 juillet 17h30 Métro Guy/Concordia

Les groupes suivants appuient (11 juillet 16h00) …autres appuis à venir

Ligue des Droits et Libertés • CSN • Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec FNEEQ-CSN • Conseil central du Montréal métropolitain-CSN • Conseil régional FTQ du Montréal métropolitain • L’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) • L’Entraide missionnaire TADAMON • PAJU • Arche de Gaza • CJPP •

La ville doit tout faire pour régler la situation

Il y a un an jour pour jour, les concierges de la ville de Terrebonne déclenchaient la grève pour protester contre l’absence de considération de la ville à leur égard. La CSN a voulu souligner la teneur particulière de l’événement. « Un an de conflit n’est jamais facile pour celles et ceux qui ont à le vivre, a affirmé le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Je tiens à vous manifester notre soutien le plus complet en tant que CSN. Depuis un an, vous avez fait preuve d’un courage et d’une ténacité exemplaires. Vous vous êtes tenus debout dans le but d’en arriver à une bonne convention négociée. Chapeau mes amis. »

Des demandes justifiées

La présidente du Conseil central de Lanaudière, Francine Ranger, rappelle que les doléances des concierges sont tout à fait justifiées. « Les concierges assurent la propreté et la sécurité dans les parcs, patinoires et autres établissements gérés par la ville. Leur travail est absolument essentiel pour la population. Quand la ville va-t-elle enfin le reconnaître et leur manifester le respect auquel ils sont en droit de s’attendre ? », a-t-elle déclaré.

Après les cols bleus, pourquoi pas les concierges ?

Après plus de deux ans de négociation, les cols bleus de Terrebonne ont réussi en juin à s’entendre avec la ville, qui a consenti à lâcher du lest. « C’est la preuve concrète qu’il est possible de se rejoindre et qu’il n’y a aucune raison pour la ville de refuser cette voie aux concierges », a pour sa part souligné Denis Renaud, le président du syndicat.

« Nous avons récemment réalisé des avancées intéressantes concernant la future organisation du travail, notamment sur la question des heures de travail garanties et du problème d’annulation des activités. Pour la partie syndicale, cette nouvelle approche concernant l’organisation du travail permettra notamment d’améliorer considérablement les services offerts à la population. Or, il reste du chemin à parcourir pour pouvoir en arriver à une entente satisfaisante. J’ose espérer que l’ouverture manifestée par l’employeur représente un véritable pas dans cette direction », a-t-il renchéri.

Un appui indéfectible de la FEESP-CSN aux concierges

Avec un ultime appel à la Ville de Terrebonne, le président de la Fédération des employées et employés de services publics (FSSS-CSN), Denis Marcoux, demande à l’employeur de poser des gestes concrets pour tenter un règlement, notamment en établissant un calendrier de négociation serré qui donnerait un élan à la négociation. « Un règlement de convention collective doit nécessairement passer par une discussion franche et ouverte », lance-t-il.

« Nous sommes entièrement derrière vous et j’insiste : tant et aussi longtemps qu’une nouvelle convention ne sera pas conclue à votre satisfaction, nous vous soutiendrons dans le long conflit qui vous oppose à la ville et qui perdure maintenant depuis un an. N’en doutez jamais », a-t-il finalement conclu.

À propos du syndicat

Le Syndicat des employé-es manuels de la Ville de Terrebonne-CSN regroupe plus de 200 travailleuses et travailleurs. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN). La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux. Le Conseil central de Lanaudière représente pour sa part 84 syndicats et environ 14 000 salarié-es.

Demande d’enquête sur les CHU en PPP

La Coalition CHUs sans PPP a déposé un mémoire aujourd’hui à la commission Charbonneau. La Coalition demande d’être entendue par la commission durant les consultations publiques qui auront lieu à l’automne 2014. La Coalition réclame un examen approfondi du processus ayant mené à l’octroi de contrats en PPP pour la mise en œuvre des projets de modernisation des CHU en PPP.

Un dossier préoccupant

Le CHUM, le centre de recherche du CHUM (CRCHUM) et le CUSM en PPP ont fait la manchette à plusieurs reprises depuis leur mise en œuvre. Ces projets représentent des investissements publics de plus de 7 milliards de dollars qui font l’objet d’importants dépassements de coûts. D’autres dépassements sont encore à prévoir, la firme SNC-Lavalin ayant récemment requis 200 millions supplémentaires au gouvernement pour la construction du CUSM. Par ailleurs, de sérieuses questions se posent lorsqu’on examine le processus ayant mené au choix de ce mode de réalisation. Des accusations ont de plus été déposées concernant une fraude d’une valeur de 20 millions de dollars en lien avec l’obtention du contrat du CUSM.

« Au moment où le gouvernement nous annonce la tenue d’un grand débat sur l’état de nos finances publiques, nous sommes persuadés que le dossier des CHU en PPP doit faire partie de la discussion. Les irrégularités de ces projets de plusieurs milliards sont majeures et il est étonnant de constater que nos décideurs s’y intéressent si peu dans un contexte de compressions où les services à la population sont menacés partout au Québec », expliquent les porte-parole de la Coalition CHUs sans PPP. Les organisations membres de la Coalition ont toutes dénoncé les dangers du recours aux PPP lors du débat entourant la signature des contrats de construction des CHU en PPP. Le manque de transparence entourant tout le processus d’octroi et les dépassements de coûts annoncés récemment démontrent que leurs préoccupations étaient amplement justifiées.

Une enquête est nécessaire

La Coalition CHUs sans PPP regroupe des organisations représentant plus d’un million de citoyennes et citoyens du Québec, dont les travailleuses et travailleurs des CHU. « Devant l’importance que représentent les investissements dans les CHU en PPP sur nos finances publiques et les nombreuses irrégularités qui ont été révélées sur la place publique, nous avons pris la décision de déposer un mémoire à la commission Charbonneau. Nous espérons que celle-ci nous donnera l’occasion de nous faire entendre », poursuivent les porte-parole de la Coalition. « Nous demandons une enquête approfondie des CHU en PPP, du processus d’octroi des contrats jusqu’à la construction des établissements. Nous sommes persuadés que toute la lumière n’a pas encore été faite sur ce dossier », de conclure les porte-parole.

À propos de la Coalition CHUs sans PPP

La Coalition CHUs sans PPP regroupe l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, la Coalition Solidarité Santé, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), le Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM), le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) et le Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

La forêt ne pousse pas plus vite quand le bois se vend plus cher

Dans une récente sortie publique, le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) se plaignait du manque de bois pour accompagner la reprise des mises en chantier aux États-Unis et demandait au gouvernement d’emprunter sur leurs garanties d’approvisionnement en bois de la forêt publique des années à venir.

« Même si l’industrie profite d’une reprise, la quantité de bois disponible en cinq ans ne changera pas. Si on utilise plus de bois maintenant, il faudra ralentir la coupe dans les années à venir, ce qui va faire fluctuer de façon insoutenable le nombre d’emplois en forêt et en usine », explique Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN).

La baisse du nombre de travailleurs, dans le cas d’une approbation des demandes de l’industrie par le gouvernement, aurait également un impact très néfaste sur l’économie des régions dont la forêt est le principal moteur économique. Les pertes d’emplois périodiques que ces emprunts sur la capacité forestière causeraient ne feraient qu’aggraver le manque de relève qualifiée qui se fait déjà sentir : les jeunes éviteraient un secteur aussi instable.

Le régime forestier permet par ailleurs à l’industrie de se procurer du bois par le biais d’enchères qui visent jusqu’à 25 % des lots de la forêt publique. Dans plusieurs régions, la forêt privée représente aussi une source d’approvisionnement appréciable. « Il ne manque pas vraiment de bois. La demande du CIFQ ne vise au fond qu’à contourner les enchères », estime Alain Lampron, qui ajoute qu’un effondrement du prix du bois aux enchères risquerait en plus de réactiver le conflit du bois d’œuvre avec les États-Unis. Ce pays reproche en effet depuis plusieurs années au Canada de céder le bois de sa forêt publique à trop bas prix.

Bref, la demande du CIFQ ne repose pas sur une analyse sérieuse de l’ensemble des conséquences sociales, environnementales et économiques d’une telle déstabilisation du rythme de récolte. L’industrie ne se prive pas de ralentir sa demande en bois et d’effectuer des mises à pied quand l’économie va mal, il ne faudrait pas générer artificiellement de nouveaux problèmes quand la reprise est au rendez-vous.

À propos La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), qui rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. La FIM est présente dans l’ensemble du secteur forestier. Quant à la CSN, elle représente 325 000 travailleuses et travailleurs, et ce, tant dans les secteurs privé que public.

Les cols bleus de Gatineau prêts à déclencher la grève

C’est avec une solide majorité (91,2 %) que les membres du Syndicat des cols bleus de Gatineau (CSN), réunis en assemblée générale le 8 juillet dernier, ont choisi de donner à leur exécutif syndical un mandat clair pour que leur convention collective soit renouvelée le plus rapidement possible. Rappelons que les employé-es de la Ville qui œuvrent au maintien et à l’entretien des infrastructures municipales sont sans contrat depuis le 31 décembre 2012. Ils sont même prêts à déclencher une grève générale illimitée si les négociations continuent de traîner en longueur.

Les cols bleus gatinois dénoncent également le fait que la Ville veuille s’arrimer au projet de loi du gouvernement Couillard sur les régimes de retraite dans les municipalités. Ils s’insurgent d’ailleurs contre les dispositions prévues dans ce projet de loi, particulièrement le désaveu des ententes passées convenues de bonne foi entre le syndicat et la ville, mais aussi le non-respect du droit à négocier librement les modalités du régime de retraite auquel ils ont cotisé ou cotisent toujours.

« Plutôt que de s’asseoir avec nous et de négocier, le maire Pedneaud-Jobin trahit sa parole et se cache derrière les demandes de l’Union des municipalités du Québec en appuyant les dispositions du projet de loi », dénonce avec véhémence le président du syndicat des cols bleus (CSN), Denis Savard.

Les impacts directs des dispositions du projet de loi sur les travailleuses et les travailleurs seraient une augmentation considérable de leur cotisation de même que la baisse des bénéfices futurs.

Au cours des prochaines semaines, le comité de mobilisation mettra en place un plan d’action en appui à la négociation locale, auquel s’ajouteront les actions prévues par la coalition nationale sur le régime de retraite. Une première action aura lieu le 20 août prochain à Montréal, alors que les employé-es municipaux de partout au Québec, de même que les retraité-es, seront invités à manifester leur mécontentement.

À propos du Syndicat des cols bleus de Gatineau (CSN)

Créé en 2002, lors de la fusion des municipalités d’Aylmer, Buckingham, Gatineau, Hull, Masson-Angers et de la Communauté urbaine de l’Outaouais, le Syndicat des cols bleus de Gatineau (CSN) représente 760 travailleuses et travailleurs qui œuvrent au maintien et à l’entretien des infrastructures municipales, tels les routes, les aqueducs, les parcs et les arénas, ainsi qu’à la filtration et à l’épuration de l’eau, pour ne nommer que ces activités.

La CSN déplore la fermeture de l’usine d’East Angus

La CSN souhaitait de tout cœur que la relance de l’usine de papier Kraft d’East Angus soit possible et déplore l’annonce de Cascades.

« Il est important de souligner que c’est avant tout une décision de l’entreprise et que le syndicat a tout fait pour rendre la relance possible », insiste Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

De nombreuses démarches ont été entreprises dans le but de relancer l’usine de papier de Cascades à East Angus. Le succès de cette démarche reposait avant tout sur la présence d’un investisseur en mesure de participer de façon significative au montage financier nécessaire à la modernisation et à la relance de l’usine. Aucun investisseur de ce type n’a manifesté son intérêt jusqu’à maintenant.

Notons que Fondaction, qui prend ses décisions d’investissement de façon indépendante, a accompagné le projet de relance jusqu’au bout. Ce fonds se dit par ailleurs prêt à étudier le dossier de tout investisseur stratégique qui démontrerait son intérêt rapidement.

Les difficultés que connaît Cascades soulèvent par ailleurs des questions plus larges sur les politiques économiques du Québec. « Le gouvernement ne peut pas assister au déclin d’un secteur industriel en restant les bras croisés. Il est temps de mettre en place une politique industrielle efficace, comme celle qui est proposée par notre Fédération », ajoute Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN).

Il est également important pour l’heure d’accompagner les 175 travailleuses et travailleurs de Cascades qui vont perdre leur emploi si aucun investisseur sérieux ne se manifeste rapidement. « Cette usine, fondée en 1881, était importante pour l’économie d’East Angus et de la région. Il faudra tout faire pour reclasser le plus de travailleurs possible », indique Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie, qui promet par ailleurs d’offrir l’expertise de l’équipe régionale de la CSN.

À propos Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Renseignements : Thierry Larivière, Service des communications de la CSN Cellulaire : 514 704-3297; bureau : 514 598-2159. Thierry.lariviere@csn.qc.ca

Les ambulanciers-paramédics vont intensifier leurs moyens de pression

Réunis en assemblée extraordinaire hier et ce matin, les paramédics d’Urgences-santé, membres de la CSN, ont voté à 98 % en faveur d’une intensification de leurs moyens de pression enclenchés en décembre 2013. Ils veulent ainsi obliger le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et la Corporation d’Urgences-santé à sortir de leur mutisme et à injecter les sommes nécessaires pour contrer le manque criant de ressources ambulancières à Montréal et à Laval, et ses impacts sur la population.

À moins d’une reprise des pourparlers avec les autorités de la santé amorcés par les paramédics depuis mai 2013, ces derniers mettront à exécution leur nouveau plan d’action. Celui-ci est composé de trois volets : arrêt de tout travail effectué en heures supplémentaires, sauf en cas de catastrophe ou de sinistre, transport des patients dans l’établissement de leur choix en respectant leur état de santé, et prise de la période de repas après la période prévue si Urgences-santé ne l’octroie pas tel que prescrite dans la convention collective. « Les moyens de pression ne sont pas encore en vigueur », explique Réjean Leclerc, président du Syndicat du préhospitalier (CSN), qui regroupe 960 paramédics. « Après plus d’un an de discussions infructueuses avec Urgences-santé concernant, entre autres, la lettre d’entente relative à l’organisation du travail, nous réclamons une rencontre avec le MSSS afin de régler les problèmes d’ici la fin juillet, sinon nous n’aurons d’autre choix que d’exercer notre mandat qui a été adopté aujourd’hui par les membres a 97,8 %. »

Les paramédics dénoncent depuis des mois le manque de ressources et leurs impacts sur les délais d’arrivée d’une ambulance sur le lieu d’un appel, suivant l’intervention des premiers répondants. En particulier, ils ciblent les appels de priorité 0, et 1, par exemple les accidents de la route, les polytraumatisés, les infarctus et les difficultés respiratoires graves. Les paramédics desservent une population de 2,3 millions à Montréal et à Laval. En outre, les paramédics constatent qu’Urgences-santé recoure systématiquement au travail en heures supplémentaires, soit 96 000 en 2013. Ils réclament que ces heures soient converties en postes à temps complet, soit une quarantaine en tout, ce qui permettrait de stabiliser les équipes et de garantir une meilleure couverture 24 heures sur 24 pour les territoires de Montréal et de Laval.

Les paramédics se questionnent sur les effets de récentes compressions budgétaires qui auraient été imposées par le gouvernement actuel visant à soustraire environ huit millions de dollars du budget annuel qui est de 109 millions  de dollars. Selon le président Réjean Leclerc, « cette ponction dans nos budgets, déjà insuffisants pour répondre aux besoins de la population, risque fort d’accentuer la pénurie d’ambulances et les délais d’attente. Nous demandons au ministère de la Santé et des Services sociaux d’annuler ces compressions totalement inadmissibles. » Cette ponction, soutiennent les paramédics, est d’autant plus incompréhensible qu’Urgences-santé maintient en poste, depuis bientôt trois ans, une douzaine de cadres supplémentaires embauchés en 2011 et 2012, ce qui équivaut à environ un million et demi de dollars annuellement non investis pour accroître le nombre d’équipes ambulancières sur les deux îles.

À propos du syndicat

Le Syndicat du préhospitalier représente tous les paramédics à l’emploi de la Corporation d’Urgences-santé, qui sont au nombre de 950. Il est affilié à la FSSS-CSN qui compte près de 130 000 syndiqués-es œuvrant dans les secteurs public et privé. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 325 000 membres présents dans la plupart des secteurs d’activité.

La CSN dénonce les propos de la ministre de la Famille

Les représentantes des 2000 responsables en service de garde éducatif en milieu familial, membres de la CSN, déplorent les propos tenus par la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, lors d’une entrevue diffusée à la télévision publique le 7 juillet. Son affirmation selon laquelle les RSG n’ont pas de véritable mission autre que celle d’offrir un service de garderie fait craindre pour la suite de la négociation de leur deuxième entente collective. Afin que la ministre comprenne bien la réalité des RSG et les enjeux de la négociation de leurs conditions de travail et de pratique, elles ont remis aux porte-parole du ministère une trousse comportant plus d’une vingtaine de lois, de règlements et de directives régissant la garde en milieu familial, de même qu’une brève vidéo explicative.

Pour Lucie Longchamps, représentante du secteur des RSG et membre du comité national de négociation de la FSSS-CSN, « Il est inconcevable que la ministre ait été aussi mal informée quant à la mission et au rôle joué par les RSG en matière d’éducation des enfants qui nous sont confiés par les parents. Nous sommes plus que de simples gardiennes. Nous avons la mission fondamentale d’offrir aux 90 000 enfants desservis par la garde familiale au Québec un programme éducatif rigoureux, adapté à leur condition et à leur âge, et ce, dans un cadre de vie sécuritaire et rassurant. La ministre doit changer sa vision des choses. »

Dany Lacasse, vice-président responsable des secteurs privés à la FSSS-CSN, se questionne sur la compréhension qu’a la ministre des enjeux de cette deuxième ronde de négociation, notamment la nécessité de développer des relations harmonieuses avec les bureaux coordonnateurs. En outre, la formation, la hausse de la rémunération et la parité avec les travailleuses en CPE, les coûts de fonctionnement de la garde familiale et les protections sociales figurent parmi les priorités des RSG. « Notre crainte, fait-il valoir, est que cette méconnaissance de la ministre à l’égard de la profession de RSG vienne teinter le cours de la présente négociation, et surtout, qu’elle ait pour effet de limiter grandement les mandats confiés à ses propres négociateurs. D’ailleurs, on sent déjà que les mandats tardent à venir. »

« On a de quoi être très fier de nos services de garde éducatifs à l’enfance et du professionnalisme des intervenantes, qu’il s’agisse du milieu familial ou des centres de la petite enfance », lance Jean Lacharité, vice-président de la CSN. « Le Québec s’est donné durant les dernières décennies, des services de garde à l’enfance publics de très grande qualité, reconnus à travers le monde. La ministre doit absolument comprendre la valeur de cette richesse sociale et le rôle crucial joué par les responsables de garde en milieu familial qui offrent des services professionnels qui ne sont pas différents de ceux dispensés par les travailleuses en CPE. »

À propos de la FSSS et de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte plus de 130 000 membres issus des secteurs privés et publics, dont environ 2000 RSG œuvrant dans plusieurs régions au Québec. Elle représente également plus de 10 000 travailleuses en CPE. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres issus de tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

Les techniciens-ambulanciers-paramédics de Sainte-Agathe réclament d’urgence l’ajout de ressources

La quarantaine de techniciens-ambulanciers-paramédics de Sainte-Agathe-des-Monts n’en peuvent plus de constater les graves conséquences sur la santé et la sécurité de la population du manque criant de ressources ambulancières. Ils pressent aujourd’hui le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) ainsi que l’Agence de la santé et des services sociaux des Laurentides d’ajouter immédiatement sur le quart de nuit une ambulance et les ressources correspondantes afin d’éviter le pire.

« Depuis des mois, des citoyens et des citoyennes de la région subissent presque quotidiennement les effets néfastes du manque de ressources ambulancières, sans que les autorités de la santé, dont le ministère de la Santé et des Services sociaux, ne lèvent le petit doigt pour régler définitivement les problèmes. C’est encore pire en périodes estivale et hivernale. Nous demandons conséquemment à Gaétan Barrette, ministre de la Santé et lui-même médecin, de dégager les sommes requises pour ajouter une ambulance et une équipe de paramédics afin de réduire les temps de réponse et ainsi éviter le pire », affirme Carol Quirion, paramédics et président du Syndicat du secteur préhospitalier des Laurentides et de Lanaudière – CSN.

Fort de l’expérience vécue au quotidien par les paramédics de la région, le président du syndicat trouve inconcevable le fait que, durant la soirée et particulièrement la nuit, il n’y ait pratiquement aucun véhicule ambulancier disponible pour répondre aux besoins des 26 000 résidents des environs. Il n’est pas rare qu’au moment d’appels d’urgence de priorité 0, 1 ou 2, qui requièrent une réponse très rapide, une des deux seules ambulances disponibles soit affectée au transport de patients interétablissement, laissant le second véhicule et deux paramédics couvrir le territoire des sept municipalités de Sainte-Agathe, Saint-Adolphe-d’Howard, Val-Morin, Val David, Lantier, Ivry-sur-le-Lac et Sainte-Lucie.

« La nuit demeure la période la plus critique puisqu’un seul véhicule avec une équipe de techniciens-paramédics est en fonction. Quand le nombre d’appels est plus élevé ou qu’un transport longue distance est requis, comme pour se rendre à Montréal, le secteur est à découvert et cela entraîne de longs délais de réponse puisqu’il doit être couvert par une équipe d’une autre zone » ajoute Carol Quirion.

Le syndicat explique avoir donné, au cours des derniers mois, toutes les chances à l’Agence de la santé des Laurentides de trouver des solutions viables, dont le réaménagement des horaires de travail des paramédics, mis en place avec l’accord du syndicat, qui visait à augmenter leur présence durant la soirée, et ce, sans grand résultat. Récemment, un projet-pilote d’ajout d’une ambulance et d’une équipe de paramédics en service de nuit a tout simplement été rejeté du revers de la main par le MSSS, en raison du choix gouvernemental récent d’imposer un budget d’austérité.

La situation qui prévaut dans la région n’est pas unique. D’autres régions telles que celles au nord du Lac-Saint-Jean, notamment, font face aux mêmes problèmes de couverture des services et de longs délais de réponse. « Il est impératif que le ministère de la Santé et des Services sociaux réactive le comité de travail sur les recommandations du rapport Gauthier de 2007 sur les services préhospitaliers d’urgence, qui était sous la juridiction de Philippe Couillard, le ministre de la Santé à l’époque », fait valoir Dany Lacasse, vice-président des secteurs privés à la FSSS-CSN. « On ne peut accepter plus longtemps qu’il n’y ait ni suivi ni échange avec le MSSS sur les charges de travail et le déploiement des ressources. »

À propos de la FSSS-CSN

Le Syndicat du secteur préhospitalier des Laurentides et de Lanaudière – CSN est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), qui regroupe plus de 130 000 membres, dont la majorité des paramédics au Québec. Pour sa part, le Conseil central des Laurentides compte dans la région plus de 16 000 membres syndiqués issus tant des secteurs public que privé. Enfin, la CSN est composée d’environ 2000 syndicats représentants plus de 325 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

Les travailleurs de la ville de Sainte-Thérèse interrogent la mairesse sur sa volonté de négocier

Le président et plusieurs membres du Syndicat des employé-es de Sainte-Thérèse se sont présentés à l’assemblée du conseil de ville du 7 juillet pour questionner la mairesse Surprenant sur sa réelle volonté de dénouer la négociation qui dure depuis près de trois ans. Daniel Gauthier, président du syndicat, a tenté de savoir si à la reprise des négociations prévue à la fin juillet, la ville apporterait des éléments nouveaux. « Depuis les 30 derniers mois, peu d’avancées ont été constatées. De plus, la mairesse Surprenant n’a pas l’intention de s’opposer au projet de loi 3 sur les régimes de retraite qui impose déjà les paramètres entourant notre fonds », s’inquiète Daniel Gauthier. Il ajoute que le syndicat, bien qu’il doute de la volonté réelle de négocier de la ville, est prêt à reprendre les négociations dès que les agendas de tous le permettront.

Pour le syndicat, la négociation devrait reprendre sans que la mairesse tente de désinformer la population. « La sortie publique rendant les employés de la ville responsables de l’annulation de la Fête nationale et du spectacle du 1er juillet nous a grandement blessés, d’autant plus que les raisons invoquées n’étaient pas justes. Il est faux de dire que les travailleurs de la ville ne font pas d’heures supplémentaires. Nous en faisons à de nombreuses occasions, mais la mairesse ne semblait pas être au courant », a enchaîné Daniel Gauthier.

Annulation d’activités

Le président du syndicat a également interrogé la mairesse sur les raisons de l’annulation du spectacle d’Édith Butler prévu le 1er juillet. « La ville nous a pris comme des boucs émissaires, car en pleine séance du conseil, hier, la mairesse a admis ne pas savoir que les employés de la ville étaient au travail comme à l’habitude le 1er juillet, et en congé plutôt le 30 juin ». Pressée de fournir des justifications supplémentaires, la mairesse a expliqué avoir pris cette décision en prévention d’éventuels moyens de pression. « Elle a pourtant également confirmé que seuls deux employés étaient requis pour la tenue de l’événement et que, jusqu’à maintenant, les employés de la ville n’ont aucunement perturbé les activités ». Pour le syndicat, la population doit connaître la vérité.

Projet de loi sur les retraites

La négociation avec les travailleurs de Sainte-Thérèse achoppe notamment sur la question des régimes de retraite. À ce sujet, la demande syndicale équivaut à un pourcentage minime de la masse salariale par année durant 20 ans, c’est-à-dire 60 000 $. « La question du fonds de retraite est un dossier complexe qui doit être compris par les décideurs. Nous nous attendons de la ville et de sa directrice générale qu’elles partagent tous les enjeux et les données à ce sujet. La ville doit également ne pas s’attendre à ce que le gouvernement fasse le travail à sa place, par son projet de loi 3 », ajoute Daniel Gauthier.

Le président de la Fédération des employées et employés de services publics FEESP-CSN, Denis Marcoux, lance finalement un appel à la mairesse. « Vous devez cesser de jouer au chat et à la souris et reprendre de façon concrète le cours de la négociation avec les employé-es de la ville. Rien ne justifie que vous vous défiliez devant la responsabilité qui vous incombe, envers les travailleurs et les citoyens, de négocier de bonne foi. Il en va du bon fonctionnement de Sainte-Thérèse » a-t-il conclu.

Alliance syndicale contre les compressions de 3 M$

Les compressions prévues de 3,3 M$ à l’Institut de réadaptation Gingras-Lindsay ne pourront que compromettre les services offerts aux personnes handicapées de la région de Montréal.

La CSN n’accepte pas les mesures d’austérité du gouvernement Couillard et tient à réitérer l’importance d’une alliance syndicale la plus large possible afin de défendre efficacement des services de qualité à la population et des conditions de travail équitables pour les travailleuses et les travailleurs.

L’évènement d’aujourd’hui est d’ailleurs organisé en collaboration intersyndicale.

« Les syndicats se doivent de travailler ensemble pour contrer le rouleau compresseur qui s’en vient et qui va inévitablement remettre en question les services en place partout au Québec », affirme Jean Lacharité de la CSN, venu accompagner les syndicats de l’Institut à leur BBQ de solidarité.

Une autre vague de compressions fait craindre une réorganisation majeure sans souci réel du sort des usagers ou des employé-es. « Notre fleuron de la réadaptation au Québec, qui est reconnu sur la scène internationale, ne doit pas passer à la moulinette de ces compressions qui vont inévitablement entraîner une diminution de services. Il faut être solidaires, c’est vital », ajoute Guy Laurion, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

Le président du Syndicat des employé(e) s de l’Institut de réadaptation Gingras-Lindsay-de-Montréal (CSN), Serge Croteau, se dit très inquiet des conséquences des cibles annuelles de compressions qui doivent être appliquées par l’agence régionale. « La limite est déjà atteinte et on craint grandement l’impact de la cible de 150 M$ annoncée pour 2014-2015 », précise Serge Croteau.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Puisque Loblaw ne vient pas à nous, nous irons à Loblaw

Depuis la mi-juin, les syndiqué-es en grève et en lock-out de Loblaw, en Abitibi-Témiscamingue au Québec, ont bravé la météo pour marcher 650 km jusqu’au siège social de Loblaw à Brampton, en Ontario.

« Pour montrer notre ténacité et notre volonté de négocier avec Loblaw, nous avons franchi ces centaines de kilomètres à pied. Nous ne lâcherons pas ! », a déclaré Serge Fournier, président de la Fédération du commerce-CSN.

Trois conflits de travail interminables

Avant même de négocier sérieusement, Loblaw a mis en lock-out ses employés du Maxi de Rouyn-Noranda au mois d’août 2012. Le géant de l’alimentation a servi le même plat aux syndiqués du Provigo de Témiscaming en décembre 2012. Puis, il y a un an, devant le refus de négocier de bonne foi de la part de Loblaw, les travailleurs du Loblaws de la place Rouanda à Rouyn-Noranda déclenchaient la grève.

« Qu’est-ce que Loblaw attend pour s’asseoir avec nous et enfin régler ces conflits qui pourrissent depuis des mois, non seulement la vie de ses travailleurs et leurs familles, mais également celle des populations de Rouyn-Noranda et de Témiscaming ? » questionne Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

Siège devant le siège social de Loblaw

Les employés en conflit organisent donc un siège devant le siège social du géant ontarien, dans l’espoir d’être entendus par ses dirigeants. « En 2014, syndicats et employeurs doivent se parler et négocier de bonne foi. Si Loblaw ne le fait pas, nous ferons connaître sans relâche sa mauvaise foi », conclut Donald Rheault, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec.

Les 250 syndiqués, qui gagnent près du salaire minimum au Provigo de Témiscaming (maximum de 12,40 $ de l’heure), et encore moins au Maxi de Rouyn-Noranda (maximum de 11,40 $ de l’heure) revendiquent à l’entreprise milliardaire une meilleure qualité de vie au travail et le maintien des acquis.

Rappelons que la Cour supérieure du Québec a confirmé en mai dernier une décision de la Commission des relations du travail (CRT) reprochant à l’employeur d’entraver les activités du syndicat, d’avoir négocié de mauvaise foi et d’avoir porté atteinte à la liberté d’association. En plus d’une série d’autres mesures, la CRT a ordonné à Loblaw de verser au syndicat la somme de 5000 $ à titre de dommages et intérêts punitifs.