La Ville de Terrebonne et son double discours

Plusieurs dizaines d’employé-es manuels de la Ville de Terrebonne se sont réunis aujourd’hui à l’occasion de l’inauguration du parc Saint-Sacrement par la Ville de Terrebonne. En grève depuis le 11 juillet, ils voulaient dénoncer l’attitude de l’employeur qui refuse obstinément de fixer des dates pour négocier.

« Depuis 2009, le maire a investi 29 millions dans les parcs du territoire. Tout récemment, il a encore promis un autre soutien de 11,4 millions pour les organismes dans le secteur des sports et des loisirs, apparemment une priorité pour le maire. Or, quand on regarde la façon dont il traite les surveillant-es et les surveillant-es concierges, on ne peut que constater l’absence de cohérence dans le discours de la Ville », estime Denis Renaud, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs manuels de la Ville de Terrebonne.

D’un côté, la Ville dit avoir à cœur de donner à ses citoyens l’accès à des installations pour les sports et les loisirs, et d’un autre, elle refuse d’accorder aux travailleuses et travailleurs manuels les conditions pour leur permettre de bien faire l’entretien et la maintenance de ces installations. C’est complètement incompréhensible, estime Denis Renaud. Le vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Yvon Godin, réitère d’ailleurs aux syndiqué-es l’appui le plus complet de la Fédération. « Le travail que les syndiqué-es accomplissent pour la Ville et les citoyens est essentiel. Nous sommons l’employeur de le reconnaître », souligne-t-il.

Denis Renaud demande en outre à la Ville de prendre les responsabilités qui lui incombent pour régler le conflit qui l’oppose aux travailleurs manuels. « Lorsqu’elle est questionnée par les médias, elle prétend vouloir négocier, mais on attend encore la date de la prochaine rencontre entre les deux parties. Elle dit faire tout en son pouvoir pour que la situation se règle, mais elle ne fait pas l’essentiel : négocier. Elle prend la population en otage et essaye de nous faire porter l’odieux de la situation. C’est à se demander si elle ne se prépare pas à faire campagne sur le dos des travailleuses et des travailleurs manuels », ajoute Denis Renaud.

« Les travailleurs manuels de Terrebonne ne méritent pas d’être traités comme des quantités négligeables par leur employeur. Ils contribuent au bon fonctionnement de la Ville et veulent le respect. Nous continuerons à les appuyer dans leurs demandes tout à fait légitimes », conclut finalement Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière (CSN).

La Commission d’examen sur l’assurance-emploi entend les revendications à Sallaberry-de-Valleyfield

À l’occasion de l’audience de la Commission nationale d’examen sur l’assurance-emploi à Sallaberry-de-Valleyfield, la CSN s’est adressée à la Commission au nom des quatre centrales qui ont produit un mémoire conjoint. Elle a présenté un ensemble de propositions pour que le régime retrouve sa vocation d’origine en protégeant efficacement les travailleuses et les travailleurs victimes du chômage.

La Commission a été mise sur pied dans le sillage de la réforme de l’assurance-emploi du gouvernement Harper, décriée par une large coalition de syndicats et d’organismes. Cette réforme accentuera l’insécurité et la précarité sur le marché du travail, en plus de frapper de plein fouet certaines industries.

Une réforme qui aggrave le problème

« Au fil des ans, les règles d’admissibilité à l’assurance-emploi ont été considérablement durcies, la durée des prestations diminuée et le taux de remplacement du revenu abaissé. Résultat : de moins en moins de chômeuses et de chômeurs y sont admissibles, et lorsqu’ils y ont droit, c’est pour une plus courte durée et pour des montants réduits », a souligné en marge de l’audience François Vaudreuil, président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD).

Alors qu’en 1989, 83,8 % des chômeuses et chômeurs avaient accès à des prestations régulières, ce taux est passé à 43,9 % en 1997, soit une baisse de 39,9 points de pourcentage. Depuis cette période, la couverture n’est pas allée en s’améliorant. En 2011, le pourcentage des personnes admissibles est passé à 41,3 %, atteignant ainsi son plus bas niveau depuis la fin des années 1990.

« Loin de corriger la situation, la réforme des conservateurs va accentuer le problème. La création de trois catégories de prestataires et les obligations différentes de recherche d’emploi en vertu d’une nouvelle définition de l’emploi convenable limiteront encore plus l’accès aux prestations ainsi que leur durée pour des milliers de personnes », a lui aussi exprimé avant la tenue de l’audience Daniel B. Lafrenière, secrétaire-trésorier de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Une réforme néfaste pour la région

Fernande Lévesque, vice-présidente régionale du Conseil central de la Montérégie – CSN, a souligné devant la Commission l’importance de rendre l’assurance-emploi accessible et efficace pour soutenir l’économie de la région et préserver sa vitalité. « La Montérégie compte un nombre important de travailleuses et de travailleurs saisonniers. Comme ceux-ci seront considérés comme des prestataires fréquents aux yeux du gouvernement, ils devront chercher des emplois à une heure de route, à 70 % du salaire. C’est là une attaque en règle envers ces travailleuses, mais aussi envers notre région qui compte sur leurs activités pour se développer. »

La vice-présidente apporte un exemple concret des enjeux négatifs de la réforme pour la région : « Des usines comme Général DYNAMICS font des mises à pied presque chaque année de deux ou trois mois. Souvent, les jeunes qui quittent se trouvent un emploi rapidement compte tenu du développement de l’autoroute 30. Ils auront sensiblement les mêmes conditions et conserveront leur nouvel emploi, ce qui fera en sorte de « dépouiller » la région de la relève », s’inquiète-t-elle. Fernande Lévesque ajoute : « La réforme crée beaucoup de stress et d’inquiétude chez les syndiqué-es, plusieurs d’entre eux ayant même fait le choix de ne pas adresser de demande lorsque le nombre de semaines de chômage est restreint, de peur de se faire harceler par la Commission. »

Le gouvernement doit faire sa part

Dans leur mémoire, les quatre organisations syndicales ont enjoint le gouvernement à prendre ses responsabilités en ce qui a trait au mode de financement du régime, auquel seuls les travailleuses et les travailleurs et les employeurs sont appelés à participer à l’heure actuelle.

« En 1990, malgré une vaste opposition, le gouvernement canadien a cessé de participer financièrement au régime. Nous avons toujours dénoncé ce désengagement de l’État et exhortons le gouvernement à assumer de nouveau la part des dépenses qui lui revient », ont finalement déclaré les représentants de la CSD, de la CSN, de la CSQ et de la FTQ en concluant :

« Si le gouvernement fédéral persiste et signe dans son entreprise de réduction des droits des chômeuses et des chômeurs et refuse de bonifier le régime d’assurance-emploi dans le sens de nos propositions, nous exigerons la création d’un régime québécois d’assurance-chômage, dans la mesure où les paramètres de ce nouveau régime en matière de couverture, de financement et de gouvernance répondent aux revendications de nos organisations. »

Quand interdira-t-on les concours de beauté pour fillettes au Québec ?

Alors que la France a récemment interdit les concours de beauté mini-miss pour les moins de 16 ans, Québec refuse d’intervenir afin d’en empêcher la tenue. Un tel concours pour enfants doit d’ailleurs avoir lieu au mois de novembre à Laval et suscite de vives réactions.

La CSN se préoccupe de l’impact néfaste que ce type d’événements exerce sur les fillettes qui y participent. La vice-présidente de la CSN et responsable du dossier de la condition féminine, Denise Boucher, estime en effet qu’ils contribuent à banaliser l’idée trop largement diffusée par les médias et la publicité selon laquelle des filles de plus en plus jeunes doivent se montrer attirantes alors que les garçons doivent s’affirmer. « Le gouvernement a la responsabilité d’agir pour protéger les enfants et les femmes afin de contrer toute forme d’abus à leur égard. Il serait à propos que la ministre de la Condition féminine Agnès Maltais prenne les mesures qui s’imposent afin d’interdire des concours avilissants pour les enfants. »

Ces concours sont également inacceptables pour la directrice du développement et des programmes au Y des femmes de Montréal, Lilia Goldfarb, qui s’intéresse au phénomène de l’hypersexualisation des jeunes filles.

« Très tôt dans l’enfance, avec les petites princesses de Disney, on apprend aux petites filles à se valoriser par le fait qu’elles doivent être belles. Le concours de mini-miss existe depuis plusieurs années au Québec et vient encourager à outrance la sexualisation des fillettes. On leur demande de se montrer belles et sexy, de se maquiller et de s’habiller de telle sorte qu’elles reflètent l’image de femmes adultes. C’est très troublant. »

Pour signer la pétition contre les concours de mini-miss :

http://www.petitions24.net/mini-miss_au_quebec_non_merci

Pour savoir comment déposer une plainte concernant une publicité sexiste

http://www.ydesfemmesmtl.org/documents/Guide_deposer_une_plainte_YWCA.pdf

Les travailleurs syndiqués ont pris la parole et ont rappelé aux dirigeants que le conflit perdure

Accompagné du vice-président de la Fédération du commerce de la CSN (FC–CSN), monsieur David Bergeron-Cyr, le vice-président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Couche-Tard des Laurentides – CSN et préposé à Boisbriand, monsieur François Desjardins, a tenu à rappeler, à l’occasion de l’assemblée annuelle des actionnaires de Couche-Tard qui s’est tenue le mardi 25 septembre à Laval, que le conflit opposant les préposé-es syndiqués et Couche-Tard perdure toujours, près de trois ans après la syndicalisation du premier dépanneur. Plus encore, monsieur Desjardins a tenu souligner que la solidarité et la détermination de ses troupes étaient plus fortes à mesure que le temps passait, contrairement à ce que pourraient en penser les dirigeants.

« Les dirigeants de Couche-Tard semblent s’inspirer des vieilles méthodes américaines du Union busting, croyant qu’en laissant le conflit s’enliser, les gens vont s’essouffler. J’ai des petites nouvelles pour monsieur Bouchard : nous sommes bien en vie, plus solidaires que jamais et bien déterminés à nous faire enfin respecter ! » s’est exclamé hier monsieur Desjardins à la sortie de l’assemblée des actionnaires.

« À l’occasion de l’assemblée annuelle, des actionnaires soucieux de la responsabilité sociale de l’entreprise, tels que Bâtirente de même que le Fonds Basile-Moreau et le Fonds Guyard Éthique, ont pris la parole afin de sensibiliser les actionnaires et les dirigeants de Couche-Tard à une gestion plus respectueuse des conditions de travail et de sécurité des travailleurs. Il va sans dire que nous appuyons sans détour pareille initiative, qui a pour but de mettre au grand jour les lacunes des dirigeants en cette matière », a pour sa part affirmé monsieur Bergeron-Cyr.

Notons également qu’une actionnaire, en soutien à la syndicalisation des travailleurs, a cédé son droit de parole et de vote à monsieur Desjardins afin qu’il puisse représenter les travailleurs syndiqués à l’intérieur de l’assemblée des actionnaires. Ce dernier a d’ailleurs interpelé les dirigeants sur les franchisages récents de succursales de la bannière Couche-Tard, ce qui retarde la négociation.

« Le respect, ça n’a pas de prix et la CSN, en appuyant cette lutte, veut envoyer un message clair aux différents dirigeants du commerce de détail : en 2013, au Québec, faire travailler des gens dans ces conditions, ça relève soit de l’indécence, soit de l’ignorance ou soit de l’aveuglement volontaire. Dans tous les cas, c’est honteux et ça ne fait que confirmer le bien-fondé des revendications des travailleurs qui ont exigé et exigent toujours d’être respectés », a martelé le vice-président de la Fédération du commerce.

Rappelons qu’en 2013, le chiffre d’affaires de Couche-Tard a atteint 35 milliards et demi de dollars avec un profit net de 572 millions. Le revenu d’Alain Bouchard, le pdg, est de près de 8 millions de dollars en 2013 alors qu’il est passé au début de l’année au rang de milliardaire. Cet écart de richesse et de conditions entre les dirigeants de Couche-Tard et les travailleurs est grotesque, ces derniers demandant un minimum de respect : quatre journées de maladie, un système de communication en cas de vol à main armée, un suivi psychologique pour les victimes d’agression armée, des règles objectives pour les octrois de poste et les choix d’horaire et de vacances, le respect des normes du travail et des lois sur la santé et la sécurité, de même qu’une échelle salariale menant à un taux horaire de 12,80 $.

La CSN continuera d’appuyer les travailleuses et les travailleurs de Couche-Tard qui voudront se syndiquer et prendra toutes les mesures nécessaires pour informer et sensibiliser le grand public du bien-fondé de leurs revendications. À ce jour, une centaine de salarié-es de huit dépanneurs Couche-Tard sont syndiqués CSN, dont six succursales ouvertes à Montréal, Victoriaville, Boisbriand, Saint-Hubert et Saint-Liboire.

Le personnel de soutien : au cœur des services

C’est aujourd’hui la quinzième édition de la Journée nationale du personnel de soutien en éducation. Portée par la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), cette journée souligne la contribution essentielle des milliers de travailleuses et de travailleurs des commissions scolaires, des cégeps, des collèges privés et des universités du Québec.

Les employé-es de soutien en éducation sont omniprésents tout au long du parcours scolaire. De l’administration à l’entretien des bâtiments, en passant par l’organisation scolaire et les services de garde, ils occupent des emplois variés, essentiels au bon fonctionnement du réseau d’éducation québécois. « Bien que les membres du personnel de soutien travaillent souvent dans l’ombre, ils constituent une ressource indispensable à la réussite éducative des élèves. Par leur expertise, leurs compétences et leur engagement, ils participent activement à la vie des établissements d’éducation. Leur travail mérite toute notre reconnaissance, aujourd’hui et tous les autres jours de l’année », affirme Marjolaine Côté, vice-présidente de la FEESP.

Pour la CSN, valoriser l’éducation et défendre son accessibilité demeurent des préoccupations majeures. « Bien plus qu’un passage obligé, l’école est un milieu de vie qui forme des citoyens. En ce sens, nous devons nous assurer que les établissements d’enseignement possèdent les ressources adéquates pour que chaque élève puisse s’y épanouir. À la FEESP, nous considérons que cela passe par une reconnaissance du travail de tous les salarié-es du réseau, y compris les ouvriers spécialisés du secteur public qui reçoivent actuellement une rémunération bien inférieure aux ouvriers du secteur privé. » ajoute Marjolaine Côté.

La FEESP–CSN représente près de 30 000 membres dans 33 commissions scolaires et près de 4 000 membres dans 34 cégeps, plus de 200 membres œuvrant dans les établissements d’enseignement privés et environ 640 membres à l’Université Concordia. Ces travailleuses et ces travailleurs œuvrent dans trois secteurs d’activité distincts, soient les secteurs administratif, technique et ouvrier. Ils sont présents à l’accueil, à la bibliothèque, dans l’adaptation scolaire, dans les services de garde, en entretien ménager, etc. La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) regroupe 425 syndicats affiliés représentant plus de 56 000 syndiqué-es travaillant dans les secteurs public et parapublic. Quant à la CSN, elle compte plus de 300 000 membres de tous les secteurs d’activité.

La Commission d’examen sur l’assurance-emploi entend les revendications à Saint-Hyacinthe

À l’occasion de l’audience de la Commission nationale d’examen sur l’assurance-emploi à Saint-Hyacinthe, la CSN s’est adressée à la Commission au nom des quatre centrales qui ont produit un mémoire conjoint. Elle a présenté un ensemble de propositions pour que le régime retrouve sa vocation d’origine en protégeant efficacement les travailleuses et les travailleurs victimes du chômage.

La Commission a été mise sur pied dans le sillage de la réforme de l’assurance-emploi du gouvernement Harper, décriée par une large coalition de syndicats et d’organismes. Cette réforme accentuera l’insécurité et la précarité sur le marché du travail, en plus de frapper de plein fouet certaines industries.

Une réforme qui aggrave le problème

« Au fil des ans, les règles d’admissibilité à l’assurance-emploi ont été considérablement durcies, la durée des prestations diminuée et le taux de remplacement du revenu abaissé. Résultat : de moins en moins de chômeuses et de chômeurs y sont admissibles, et lorsqu’ils y ont droit, c’est pour une plus courte durée et pour des montants réduits », a souligné en marge de l’audience François Vaudreuil, président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD).

Alors qu’en 1989, 83,8 % des chômeuses et chômeurs avaient accès à des prestations régulières, ce taux est passé à 43,9 % en 1997, soit une baisse de 39,9 points de pourcentage. Depuis cette période, la couverture n’est pas allée en s’améliorant. En 2011, le pourcentage des personnes admissibles est passé à 41,3 %, atteignant ainsi son plus bas niveau depuis la fin des années 1990.

« Loin de corriger la situation, la réforme des conservateurs va accentuer le problème. La création de trois catégories de prestataires et les obligations différentes de recherche d’emploi en vertu d’une nouvelle définition de l’emploi convenable limiteront encore plus l’accès aux prestations ainsi que leur durée pour des milliers de personnes », a lui aussi exprimé avant la tenue de l’audience Daniel B. Lafrenière, secrétaire-trésorier de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Une réforme néfaste pour la région Fernande Lévesque, vice-présidente régionale du Conseil central de la Montérégie – CSN, a souligné devant la Commission l’importance de rendre l’assurance-emploi accessible et efficace pour soutenir l’économie de la région et préserver sa vitalité. « La Montérégie compte un nombre important de travailleuses et de travailleurs saisonniers. Comme ceux-ci seront considérés comme des prestataires fréquents aux yeux du gouvernement, ils devront chercher des emplois à une heure de route, à 70 % du salaire. C’est là une attaque en règle envers ces travailleuses, mais aussi envers notre région qui compte sur leurs activités pour se développer. »

Pour Jacques Lanciault, président du syndicat du personnel de soutien des Hautes Rivières CSN, « la réforme crée beaucoup de stress et d’inquiétude chez les syndiqué-es, plusieurs d’entre eux ayant même fait le choix de ne pas adresser de demande lorsque le nombre de semaines de chômage est restreint, de peur de se faire harceler par la Commission. »

Le gouvernement doit contribuer Les quatre organisations syndicales ont finalement enjoint le gouvernement à prendre ses responsabilités en ce qui a trait au mode de financement du régime, auquel seuls les travailleuses et les travailleurs et les employeurs sont appelés à participer à l’heure actuelle.

« En 1990, malgré une vaste opposition, le gouvernement canadien a cessé de participer financièrement au régime. Nous avons toujours dénoncé ce désengagement de l’État et exhortons le gouvernement à assumer de nouveau la part des dépenses qui lui revient », ont finalement déclaré les représentants de la CSD, de la CSN, de la CSQ et de la FTQ en concluant :

« Si le gouvernement fédéral persiste et signe dans son entreprise de réduction des droits des chômeuses et des chômeurs et refuse de bonifier le régime d’assurance-emploi dans le sens de nos propositions, nous exigerons la création d’un régime québécois d’assurance-chômage, dans la mesure où les paramètres de ce nouveau régime en matière de couverture, de financement et de gouvernance répondent aux revendications de nos organisations. »

Les personnes les plus vulnérables de notre société paient le prix de la privatisation en santé

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) réagit au dépôt du rapport annuel de la Protectrice du citoyen en notant que ce sont les personnes les plus vulnérables de notre société qui subissent le plus durement les conséquences de la privatisation dans le réseau de la santé et des services sociaux. La CSN se questionne à savoir pourquoi le ministère s’entête à poursuivre sur cette voie, alors que le rapport démontre les impacts sur la qualité des services et qu’une récente étude de l’IRIS explique que l’avantage économique du recours au privé est inexistant.

Le rapport annuel de la Protectrice du citoyen cible plusieurs problématiques dans le réseau de la santé et des services sociaux. Elle se concentre particulièrement sur la question de l’accès aux services, de la qualité de ceux-ci et des problèmes d’inspection, aussi bien dans l’hébergement pour les personnes âgées que pour les personnes atteintes de déficience intellectuelle. Sur plusieurs de ces questions, nombre de recommandations de la Protectrice du citoyen restent lettre morte, année après année. « Quand la Protectrice du citoyen nous dit qu’en 2013, il n’y a toujours pas eu de visites d’appréciation dans les ressources privées, on ne peut faire autrement que de s’inquiéter. Lorsque l’on connaît les nombreux problèmes de qualité de services dans ces ressources, on se demande pourquoi le ministère ne met pas plus d’énergie à régler cette situation. Faut-il rappeler qu’il s’agit d’une des franges les plus vulnérables de notre société et que nous avons la responsabilité de s’assurer qu’ils reçoivent les meilleurs services possible? », explique Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Le temps est venu de faire le bilan du recours à l’achat de places dans le privé. « Pour la FSSS, il en va bien au-delà de la question de s’assurer d’augmenter le nombre de visites d’appréciation dans le privé. La porte a été grande ouverte pour le privé dans les dernières années. Et qu’est-ce qu’on remarque? Que les services qui y sont donnés se font loin des regards du réseau public, qui a pourtant la responsabilité de veiller à ce qu’ils soient adéquats. Comment s’assurer que les personnes reçoivent le niveau de services dont ils ont besoin pour maintenir leur autonomie ou pour se réadapter dans le cas des personnes atteintes de déficience intellectuelle? Pourtant, la solution la plus simple n’est jamais évoquée : si l’on veut assurer une continuité et une qualité des services, il faut miser sur les services publics », poursuit Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

Ce que la Protectrice du citoyen remarque de plus en plus, c’est l’écart grandissant entre les politiques du ministère et la réalité sur le terrain. « Ce n’est certainement pas les nouvelles compressions budgétaires qui vont améliorer la situation à ce niveau. On se rend compte qu’une part importante des problèmes dans le réseau sont dus au fait que le personnel n’a pas les moyens pour donner les meilleurs services qui soient », lance Michel Tremblay, président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

L’ouverture au privé qui a été faite dans les dernières années n’a jamais été suivie d’un effort réel du ministère pour s’assurer que les services donnés dans le privé sont d’un bon niveau. « La récente étude de l’IRIS démontre que la hausse des coûts dans le privé augmente plus fortement que dans le public. S’il n’y a plus d’avantage économique et qu’on peine toujours à donner des services de qualité dans le privé, quel est l’avantage de poursuivre sur cette voie? Pour nous, les personnes les plus vulnérables de la société méritent plus que de faire les frais des compressions budgétaires et de la privatisation », de conclure Jean Lacharité.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Manifestation devant l’Assemblée nationale

Plus de 500 personnes ont manifesté, ce midi devant l’Assemblé nationale, en appui aux revendications des ouvriers spécialisés du secteur public. Ces derniers dénoncent la lenteur des travaux amorcés avec les représentants du gouvernement pour trouver des solutions aux problèmes de rareté de main-d’œuvre dans les secteurs de l’éducation, de la santé et des services sociaux et de la fonction publique, causés en grande partie par des écarts de rémunération importants (environ 30 % selon l’Institut de la statistique du Québec) entre le secteur privé et le secteur public.

La manifestation d’aujourd’hui marque la fin des travaux du groupe intersectoriel mis en place par le gouvernement et les organisations syndicales. Cette démarche, amorcée en 2010, devait mener au dépôt de recommandations aux parties négociantes. Or, les organisations syndicales et l’employeur ne partageant pas une analyse commune de la situation actuelle, la partie conjointe du rapport final ne comporte que quelques lignes peu engageantes pour la suite des choses.

« Au cours des deux dernières années, le groupe de travail s’est réuni à 14 reprises. Du côté de l’intersyndicale, nous avons travaillé avec rigueur pour produire un rapport bien documenté sur les causes majeures des problèmes d’attraction et de rétention, soit l’omniprésence de la sous-traitance et la rémunération peu compétitive. Nous sommes extrêmement déçus de constater que, malgré tous les faits et toutes les statistiques fournis dans nos documents, le Conseil du trésor refuse toujours de considérer les solutions que nous souhaitons mettre en place », ont déclaré les porte-parole des différentes organisations CSN (FSSS–CSN et FEESP–CSN), FTQ (SQEES-298, SCFP, SEPB et UES-800), CSQ (FPSS-CSQ et FPSES-CSQ) et SFPQ.

Les ouvriers spécialisés souhaitent maintenant tourner la page sur cette démarche qui n’a pas donné les résultats escomptés et reprendre dans les plus brefs délais les négociations avec le Conseil du trésor. « Tout au long de l’été, des ouvriers spécialisés se sont mobilisés partout au Québec pour se faire entendre, ont souligné les porte-parole. Leur patience a des limites. Il est plus que temps que ce dossier se règle. »

« L’attitude du Conseil du trésor dans ce dossier nous donne l’impression qu’il souhaite faire traîner les choses jusqu’à la négociation de 2015. Pour nous, cela est inacceptable. Nous espérons que le gouvernement fasse preuve d’une réelle volonté politique pour répondre à ces enjeux. Il faut sans attendre rétrocéder à l’expertise interne les activités faisant aujourd’hui appel à l’utilisation de ressources externes. Cette mesure permettrait au gouvernement d’économiser des sommes importantes. De plus, les ouvriers spécialisés du secteur public doivent obtenir d’importants correctifs salariaux, et ce, dès maintenant », concluent les représentants syndicaux.

Environ 7000 ouvriers spécialisés (électriciens, plombiers, tuyauteurs, frigoristes, mécaniciens, etc.) travaillent dans les établissements publics du Québec. Ils sont représentés par la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN), la Fédération des employées et employés des services publics (CSN), le Syndicat québécois des employées et employés de service (FTQ), le Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ), le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureaux (FTQ), l’Union des employées et employés de service (FTQ), la Fédération du personnel de soutien scolaire (CSQ), la Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur (CSQ) et le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ).

La coalition régionale contre la réforme de l’assurance-emploi Mauricie et Centre-du-Québec propose des solutions concrètes!

La coalition régionale contre la réforme du régime de l’assurance-emploi, lors de son passage devant la Commission nationale d’examen sur l’assurance-emploi a présenté plusieurs propositions visant l’amélioration du régime. Les organismes composant la Coalition régionale ont déposé tour à tour des mémoires contenant des solutions concrètes afin que le régime retrouve sa vocation d’origine et protège efficacement les travailleuses et les travailleurs victimes du chômage. Cette Commission a été mise sur pied dans le sillage de la réforme de l’assurance-emploi du gouvernement Harper qui a été décriée par une large coalition de syndicats et d’organismes.

Cette réforme accentuera l’insécurité et la précarité du marché du travail, en plus de frapper de plein fouet certaines industries. Une réforme qui aggrave le problème Au fil des ans, les règles d’admissibilité à l’assurance-emploi ont considérablement durci, la durée des prestations diminuée et le taux de remplacement du revenu abaissé. Résultat : de moins en moins de chômeuses et de chômeurs y sont admissibles, et lorsqu’ils y ont droit, c’est pour une durée plus courte et pour des montants réduits. Alors qu’en 1989, 83,8 % des chômeuses et des chômeurs avaient accès à des prestations régulières, ce taux est passé à 43,9 % en 1997, soit une baisse de 39,9 points de pourcentage. Depuis cette période, la couverture n’est pas allée en s’améliorant. En 2011, le pourcentage des personnes admissibles est passé à 41,3 %, atteignant ainsi son plus bas niveau depuis la fin des années 1990. Loin de corriger la situation, la réforme des conservateurs va accentuer le problème. La création de trois catégories de prestataires et les obligations différentes de recherche d’emploi, en vertu d’une nouvelle définition de l’emploi convenable, limiteront encore plus l’accès aux prestations ainsi que leur durée pour des milliers de personnes.

« Il est incompréhensible que le gouvernement conservateur ait mis en oeuvre une telle réforme sans en mesurer les effets désastreux sur les entreprises et l’économie des régions. Ici, à Trois-Rivières, de nombreux entrepreneurs réalisent l’absurdité de cette réforme qui pénalise leurs activités. Dans le secteur du tourisme, si important pour la Mauricie, les exemples se multiplient. Cette réforme des conservateurs tue de bons emplois. C’est inacceptable! », de dire Robert Aubin, du Nouveau Parti démocratique (NPD) et porte-parole en matière d’assurance-emploi. « Dans le domaine de l’enseignement primaire et secondaire, les contrats à temps partiel et la suppléance sont chose courante. Un pourcentage important des personnes oeuvrant dans ce domaine est donc à statut précaire et les modifications au régime viennent les fragiliser davantage. Dans les commissions scolaires, plusieurs contrats ne deviennent disponibles qu’en cours d’année. Si une personne se fait offrir un emploi jugé convenable dans un autre domaine, elle pourrait devoir l’accepter sous peine de perdre son droit aux prestations. Ainsi, elle ne sera plus disponible pour les suppléances occasionnelles et les autres contrats à temps partiel. Ceci a pour effet de priver le domaine de l’enseignement d’une relève », a déclaré Stéphan Béland, de la coordination régionale CSQ-Mauricie venant du Syndicat de l’enseignement des Vieilles-Forges (FSE-CSQ).

Des changements qui s’imposent

La Coalition demande au gouvernement d’apporter plusieurs changements à l’assurance-emploi pour mieux protéger les personnes en situation de chômage. Pierre Blanchet, du Mouvement Action-Chômage des Chenaux, en a résumé quelques-uns : «En ce qui a trait aux exclusions du régime en cas de départ volontaire ou de perte d’emploi pour inconduite, nous disons non aux exclusions totales. Nous voulons pouvoir faire valoir les circonstances entourant la démission ou l’inconduite de façon à doser la durée de l’exclusion qui, selon nous, ne devrait pas dépasser six semaines. De plus, à la suite de la diminution de la durée des prestations, le nombre de chômeuses et de chômeurs laissés sans protection en raison de l’épuisement de leurs prestations a augmenté de manière significative. Pour mieux les protéger, la période de prestations doit revenir à un maximum de 50 semaines », a-t-il expliqué. Dans les années antérieures, malgré de vastes oppositions, le gouvernement a notamment cessé de participer financièrement au régime et il est même allé plus loin en créant un nouveau Compte des opérations de l’assurance-emploi sans transférer la somme de 57 milliards de dollars que contenait l’ancien Compte d’assurance-emploi. Les aberrations du genre ont assez duré et il est grand temps que le gouvernement fédéral cesse le saccage du programme d’assurance-emploi pour reprendre la bonne voie, et ce, afin de bonifier le régime qui doit toujours viser une meilleure protection des travailleuses et des travailleurs victimes du chômage.

La CSN sera des grands débats économiques, sociaux et politiques

La CSN entreprend sa rentrée d’automne 2013 en déployant sa campagne Et si on avançait, le progrès social dépend de nous, dans l’ensemble de ses organisations. Cette campagne durera tout l’automne et s’étendra à l’ensemble du territoire québécois.

« Voici ce que je disais lors de notre conférence de presse de début d’année : Pour les représentantes et les représentants de la CSN, toutes les politiques d’austérité, qui correspondent à l’itinéraire que cherchent à imposer les marchés financiers, les organisations patronales et les cercles de réflexion de droite, laissent un goût amer. Ces derniers ne peuvent continuer seuls à tirer les ficelles en coulisse. Il y a des déficits budgétaires, soit. Mais il y a également un déficit social auquel se greffe un déficit démocratique. » Dès lors, nous nous sommes affairés à élaborer un plan de campagne mettant au jeu des propositions constructives et progressistes qui visent à promouvoir l’égalité, alors qu’actuellement, on voit se creuser les inégalités, ainsi qu’à encourager une démocratie participative. C’est ce que nous présentons aujourd’hui aux élu-es et aux salarié-es du mouvement », d’expliquer le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Quatre grands thèmes

La CSN a ciblé quatre grands thèmes sur lesquels la campagne portera : sécuriser le revenu tout au long de la vie, miser sur un développement économique et durable, maintenir et développer nos services publics et renforcer la démocratie et la participation citoyenne.

La réalité, c’est malheureusement que trop de personnes détiennent un emploi atypique, n’ont pas de régime de retraite, voient leur revenu croître lentement, recourent à un endettement excessif, visitent les banques alimentaires, perdent leur emploi, doivent quitter leur région, n’ont pas accès facilement aux services publics et n’ont pas leur mot à dire sur les politiques économiques et sociales.

« Pour nous, cette campagne doit être l’occasion de démystifier le discours de tous ceux qui nous disent qu’on n’a pas d’autres choix, qu’on n’a pas les moyens. Ces idées se sont à regret enracinées au Québec. Tout n’est pas possible, mais il est faux de prétendre que certains choix sont hors de notre portée. Même des chantres du néolibéralisme, comme ceux du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, appellent maintenant à la prudence, confirmant en cela que les politiques d’austérité intensifient les crises. Le Québec peut progresser sur les plans économique, social et politique. Il y a des avancées à faire pour tous, syndiqué-es ou non, travailleuses et travailleurs ou citoyens de toutes origines, de soutenir Jacques Létourneau. On ne peut laisser tous ces débats entre les seules mains des organisations patronales et des politiciens. Nous lançons une campagne d’idées et nous souhaitons échanger avec nos membres et tous ceux qui le voudront bien. L’invitation est lancée. »

Pour appuyer sa campagne, la CSN a produit divers outils, dont une brochure qui reprend les quatre grands thèmes de celle-ci et les propositions qui y sont faites. Trois vidéos ont aussi été produites, soit pour promouvoir la participation aux divers événements qui seront organisés ou pour en assurer l’animation. Le tout se retrouve sur le site Web de la CSN www.csn.qc.ca. En outre, cette campagne se déploiera également sur les médias sociaux.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Pour suivre la campagne dans Facebook : http://www.facebook.com/events/584293041636920/

Pendant que les taux de signalement augmentent, les compressions continuent de faire mal

Le bilan annuel des directeurs de la protection de la jeunesse (DPJ) rendu public aujourd’hui démontre l’augmentation des taux de signalement de 4 %. Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), l’augmentation de ces taux dans un contexte de compressions budgétaires met en péril la qualité des services qui sont donnés à nos jeunes en difficulté.

La sortie du bilan annuel des DPJ a permis de savoir que le nombre de signalements s’élève cette année à 80 540, soit une augmentation de 4 % depuis l’an dernier. « Voilà déjà quelques années que nous remarquons l’augmentation des signalements, sans pour autant que le financement et les services ne suivent cette augmentation, bien au contraire. La situation est très préoccupante », explique Line Beaulieu, vice-présidente à la FSSS–CSN.

Cette annonce s’inscrit dans un contexte où un certain nombre de centres jeunesse subissent une nouvelle vague de compressions budgétaires. « Il est assez contradictoire de voir que le nombre de signalements augmente alors qu’on continue de couper dans les services pour répondre aux exigences des compressions budgétaires. Par exemple, les compressions se traduisent en plusieurs abolitions de postes. Il est donc clair pour nous que ces compressions se traduisent en une diminution de la qualité des services que nous sommes en mesure de donner à des jeunes en difficulté », poursuit Line Beaulieu.

La situation actuelle a pour conséquence de mettre une pression indue sur les travailleuses et travailleurs des centres jeunesse, qui font de leur mieux pour prendre en charge les jeunes en difficulté. « L’augmentation des maladies liées au travail chez les travailleuses et travailleurs des centres jeunesse est un exemple frappant de l’impact direct qu’ont les compressions. L’attraction et la rétention du personnel devient de plus en plus difficile et le roulement de personnel qui en découle a un impact négatif sur les jeunes qui fréquentent les centres jeunesse. Les intervenantes et intervenants sont nombreux à témoigner qu’au Québec, nous avons une belle Loi de la protection de la jeunesse, mais nous avons de moins en moins les moyens de l’appliquer », explique Line Beaulieu.

« Avec ces constats, il est temps qu’on s’interroge sur la situation des enfants vulnérables dans notre société. Nous invitons la Ministre Hivon à réfléchir avec nous et à remettre à l’avant-plan la question de la sécurité et le développement des enfants au Québec », de conclure Line Beaulieu.

À propos de la FSSS–CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte plus de 125 000 membres dans les secteurs privé et public. La FSSS est la plus grande organisation syndicale du secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS–CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Mille visages, mille combats, militons !

Ce 24 septembre 2013 marque le 92e anniversaire de la fondation de la Confédération des syndicats nationaux que notre mouvement syndical souligne en tenant la seconde Journée de la militance. Fruit d’une résolution adoptée lors du 63e Congrès, la Journée de la militance vise à souligner l’important apport de l’ensemble des militantes et des militants qui ont bâti la CSN dans leur milieu de travail. Plus largement, cette journée rend également hommage aux femmes et aux hommes de différents horizons qui décident de mettre l’épaule à la roue, à leur manière, pour changer ce qui doit l’être dans notre monde. Les 300 000 membres des syndicats de la CSN ont donc été invités à célébrer cette journée en organisant divers événements inspirants.

Nous vous invitons à nous faire parvenir un résumé de votre activité, accompagné de photos, afin que nous puissions inspirer d’autres célébrations à venir. Vous pouvez soumettre le tout à l’attention de Molly Alexander, conseillère syndicale au Service d’appui aux mobilisations et à la vie régionale (SAMVR), 1601, av. De Lorimier, Montréal, Québec, H2K 4M5. Huit années nous séparent de notre 100e anniversaire et, d’ici là, chaque Journée de la militance sera une occasion de souligner notre engagement collectif vers un monde meilleur.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

320 syndiqué-es et leurs familles toujours à la rue après plus de trois mois

Les travailleuses et les travailleurs de l’usine Kronos Canada inc., mis illégalement en lock-out le 13 juin dernier, se sont rassemblés ce midi pour manifester de nouveau leur impatience devant l’intransigeance de leur employeur. Pour l’occasion, ils ont reçu un appui de taille en la présence de Brian Kohler, porte-parole de la section nord-américaine de l’IndustriALL Global Union, une organisation regroupant 50 millions de membres aux quatre coins du monde.

L’appui de cette organisation est d’autant plus apprécié que le rythme des rencontres et les négociations avec la direction québécoise de Kronos Wordwide, qui se déroulent en présence d’un conciliateur, progressent très lentement depuis le début du lock-out. L’employeur maintient ses positions initiales sur plusieurs sujets en litige malgré l’ouverture de la partie syndicale. Parmi eux, mentionnons : le recours massif à la sous-traitance et la disparition du tiers des emplois, les chambardements dans l’organisation des horaires de travail, le travail en heures supplémentaires et les mouvements de main-d’œuvre, le saccage du régime de retraite à prestations déterminées et de l’assurance collective, la réduction de la portée du certificat d’accréditation et l’affaiblissement des libertés syndicales.

La présence du représentant suisse de l’IndustriALL est le résultat des démarches entreprises par la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) depuis plusieurs semaines. Elle a notamment participé à une rencontre avec les principaux dirigeants de cette organisation tenue à Los Angeles, la semaine dernière. « La bataille menée par les lock-outés de Kronos prend aujourd’hui une autre tournure, a dit Alain Lampron, président de la FIM–CSN, soit celle d’élargir la portée de la lutte au plan international. Les syndiqués d’autres pays comprennent toute l’importance des enjeux et leurs impacts sur les autres secteurs d’activité, peu importe l’endroit dans le monde. »

« Nous soutenons pleinement votre lutte, a lancé Brian Kohler. IndustriALL et sa grande famille disent non aux assauts menés par Kronos contre le niveau de vie des travailleurs québécois. Honte à Kronos qui se moque totalement de vous, de vos familles, de votre communauté et de votre histoire. Comme organisation, nous sommes prêts à vous apporter tout l’appui possible dans le cadre de ce conflit. »

« Avec l’aide d’une organisation comme l’IndustriALL, nous allons mettre toute la pression nécessaire au plan international pour forcer Kronos Wordwide à négocier dans le respect de ses propres travailleuses et travailleurs, ceux-là mêmes qui contribuent à faire de Kronos une entreprise riche et prospère pour ses dirigeants et ses actionnaires. Lors de notre prochain conseil confédéral prévu du 24 au 26 septembre, nous allons appeler tous nos syndicats et nos instances à s’engager dans une campagne d’appui et de mobilisation pour les lock-outés de Kronos. Ce n’est que de cette manière que nous pourrons faire entendre raison à cet employeur intransigeant, a conclu Jacques Létourneau, président de la CSN. » Rappelons qu’en dépit du lock-out, Kronos Canada poursuit toujours sa production en ayant recours au travail des cadres. Ils sont quotidiennement accompagnés d’agents de sécurité. Les lock-outés sont toujours visés par diverses injonctions, dont celle visant à limiter le nombre de piqueteurs aux abords de l’usine.

Le Syndicat national des employé(e)s de Kronos (CSN) est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui représente près de 30 000 membres répartis dans 320 syndicats, ainsi qu’au Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN), qui compte environ 35 000 syndiqué-es des secteurs privé et public. Ils sont affiliés à la CSN, qui compte plus de 300 000 travailleuses et travailleurs présents dans tous les secteurs d’activité.

Pour visionner la vidéo en français et en anglais (3’38) sur le conflit chez Kronos, cliquez sur le lien suivant : https://www.csn.qc.ca/web/negos-conflits/kronos

La CSN est déçue

La CSN est déçue d’apprendre que le siège qu’elle détenait au conseil des membres du Conseil du statut de la femme (CSF) n’a pas été renouvelé. Ce siège était occupé par Véronique De Sève, secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain et membre du comité national de condition féminine de la CSN. Elle l’occupait depuis l’automne 2009. « De toute évidence, même la présidente du CSF a appris cavalièrement les nouvelles nominations au sein du conseil des membres du CSF. La CSN est encore plus outrée du sens que l’on doit donner à ce geste dans le contexte bien connu du débat entourant le projet de Charte des valeurs du gouvernement », d’affirmer Jacques Létourneau, président de la CSN.

Pour la CSN, avec le dépôt de cette charte, le gouvernement vient d’engager le Québec dans un débat majeur. « Malheureusement, ses appels au débat semblent être factices puisqu’il est plus enclin à piper les dés qu’à favoriser une réelle expression des points de vue », de clamer Jacques Létourneau. Pour Denise Boucher, vice-présidente de la CSN : « Cela est encore plus troublant, car tout le monde sait que les femmes sont au cœur du débat. Notre représentante au conseil avait pourtant su que la présidente du CSF recommandait au gouvernement le renouvellement de son mandat. »

Les représentants et les représentantes de la CSN croient au rôle d’un organisme comme celui du CSF dans le débat entourant ladite Charte des valeurs. « L’histoire nous démontre à quel point il faut manœuvrer avec doigté sur des questions aussi sensibles. Ce sont des droits fondamentaux qui sont également compris dans d’autres chartes dont il est question et le droit au travail n’en est pas le moindre. D’ailleurs, pour la représentante de la CSN au conseil, il était légitime que le CSF veuille mener une étude d’impact compte tenu justement de son rôle conseil. Voilà pourquoi la représentante de la CSN appuyait l’idée d’une enquête dans les milieux de travail. Le gouvernement a complètement erré en agissant comme il l’a fait », d’affirmer Denise Boucher. Rappelons que la CSN représente des dizaines de milliers de travailleuses dans toutes les sphères d’activité du secteur public et des organismes gouvernementaux.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

De bonnes nouvelles pour le parapublic selon la FEESP–CSN

Pour la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), l’abandon des mesures visant à soumettre les régimes de retraite du secteur parapublic, dont les municipalités et les sociétés de transport, à de nouvelles normes de financement, constitue une bonne nouvelle. « Nous avons toujours plaidé que le secteur parapublic ne pouvait être soumis aux mêmes contraintes que le secteur privé compte tenu de la nature différente des entreprises et de leur pérennité. À cet égard, le rapport initial comportait un biais défavorable relativement au secteur parapublic (municipal et transport). Par ailleurs, nous avons toujours soutenu, preuves à l’appui, que nous étions capables de faire face aux difficultés rencontrées dans les régimes. Nous considérons que les mesures de redressement obligatoires – par exemple les coupes unilatérales des bénéfices – étaient inacceptables et allaient à l’encontre de l’économie générale des relations de travail au Québec. En ce sens, nous saluons le fait que le rapport de la Commission des finances confirme que les régimes de retraite font partie intégrante de la négociation », précise Denis Marcoux, président de la FEESP.

Bien que la méthode de capitalisation améliorée ne soit pas la méthode que nous souhaitons, nous sommes d’accord qu’il faut étudier plus avant diverses méthodes de financement. « Pour nous, de tous les éléments identifiés par les parlementaires comme étant des priorités, la méthode de financement est la principale, affirme Denis Marcoux. Dans le dossier de la retraite, les enjeux soulevés sont réels et nous souhaitons fortement que le gouvernement nous interpelle afin que nous participions aux travaux. Certes, il faut prendre le temps d’étudier différentes avenues, mais il faut agir rapidement si on veut rétablir la santé financière de plusieurs de nos régimes », poursuit-il. La Fédération des employées et employés de services publics – CSN qui compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 travailleuses et travailleurs dans le domaine des services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les employé-es du CSSS de Laval réclament des solutions

Des travailleuses et des travailleurs de toutes les catégories d’emplois ont manifesté ce midi, devant l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé, afin de réclamer un déblocage des discussions concernant la reconnaissance du travail des ouvriers spécialisés dans le secteur public.

Les syndicats du secteur public cherchent des solutions qui permettront aux établissements de pouvoir compter sur leur propre main-d’œuvre pour leurs travaux d’entretien, et ce, au lieu de s’en remettre à des entreprises sous-traitantes, une pratique qui coûte beaucoup plus cher, au final, pour les contribuables. La CSN et d’autres organisations syndicales effectuent actuellement des travaux avec le Conseil du trésor sur cette importante question. Tout l’été, la CSN a tenu des activités de solidarité devant divers établissements du secteur public québécois afin de marquer l’urgence de régler ce problème.

Actuellement, les services publics québécois emploient quelque 7000 ouvriers spécialisés. Tous les postes d’ouvriers spécialisés de l’État québécois affichent un retard salarial très important par rapport aux salaires versés dans le secteur privé et dans la fonction publique fédérale pour le même travail. Celui-ci peut se chiffrer jusqu’à 45 %.

Le CSSS de Laval sur la bonne voie

Au CSSS de Laval, la direction se montre d’ailleurs très ouverte à convertir en postes les heures actuellement données au secteur privé, ce qui constitue un premier pas important. Actuellement, une trentaine d’ouvriers travaillent à l’entretien de l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé mais tous les autres établissements du CSSS font appel à la sous-traitance. « Notre syndicat travaille actuellement avec la direction du CSSS afin de trouver des solutions. Le problème que nous identifions, la direction le voit bien, elle aussi. Je ne comprends pas pourquoi tous les établissements du réseau ne prennent pas tous ce virage pour ramener ces travaux dans le secteur public. Il faut continuer de nous mobiliser partout pour que ça se fasse », explique la présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CSSS de Laval, Marjolaine Aubé.

Saine gestion

La vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque, y voit un enjeu de bonne gestion. Elle considère que le gouvernement doit accompagner les établissements pour rendre le secteur public plus attrayant aux yeux des ouvriers spécialisés. « Un électricien qui choisit le secteur public gagne 22 dollars l’heure, alors qu’il recevrait 33 dollars l’heure dans le secteur privé. La situation est semblable pour tous les métiers. À cause de ce retard, les établissements peinent à combler les postes et se tournent, à grands frais, vers des sous-traitants pour entretenir leurs installations. Le Conseil du trésor a le devoir de regarder le problème dans son ensemble car il ne fait aucune économie en sous-payant ce personnel spécialisé. Il est temps de faire preuve de courage politique et de revoir la politique salariale du secteur public dont cette distorsion est une des manifestations les plus dommageables pour la gestion efficiente de nos services publics. »

Rappelons qu’à l’issue des dernières négociations du secteur public, en 2010, les organisations syndicales et le gouvernement s’étaient entendus pour mener des travaux sur cet important enjeu. Trois ans plus tard, les travailleuses et les travailleurs en attendent encore les fruits. Ces travaux reprendront dans les prochains jours. Actuellement, syndicats et Conseil du trésor n’ont pas encore pu trouver de terrain d’entente, bien que tous reconnaissent le problème. Pour la CSN, qui travaille conjointement avec la FTQ et le SISP dans ce dossier, ces travaux doivent aboutir rapidement.

À propos

La Confédération des syndicats nationaux représente quelque 160 000 travailleuses et travailleurs du secteur public québécois dans la santé et les services sociaux, en éducation et dans de nombreux organismes gouvernementaux.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’absence de législation anti-SLAPP en Ontario engendre un risque pour le Québec – 140 groupes demandent un changement

Plus de 140 groupes, incluant des organisations environnementales, syndicales et des porte-parole pour les droits civils, ont signé une déclaration qui demande à l’Assemblée législative de l’Ontario d’adopter rapidement une loi interdisant les poursuites-bâillon, au nom de la défense de la liberté d’expression. L’écart actuel de législation engendre un risque pour les groupes québécois.

Les poursuites-bâillon (poursuites stratégiques contre la mobilisation populaire ou SLAPP), souvent pour diffamation, ont pour but de réduire au silence un individu ou un organisme ayant pris parti dans le cadre d’un enjeu public. L’individu ou l’organisme ainsi visé devra consacrer une énergie et des sommes d’argent considérables pour assurer sa défense, au détriment de sa mission principale.

« La judiciarisation du débat public offre un avantage net à la partie nantie qui intente des poursuites et impose un handicap majeur à l’adversaire », explique Alain Deneault, auteur du livre Noir Canada et victime d’une poursuite-bâillon en Ontario entre 2008 et 2012. « Transposer un débat public dans l’arène judiciaire suppose qu’on en pervertisse le sens pour en figer les termes dans le langage du droit. Or, la « justice » est à ce point corrompue par l’argent qu’elle peut se transformer en arme pour les grandes corporations souhaitant faire taire les critiques qui leur sont adressées », renchérit Anne-Marie Voisard, responsable des affaires juridiques aux Éditions Écosociété.

Alors que le Québec a adopté une loi anti-SLAPP en 2009, les compagnies qui veulent faire taire la critique peuvent chercher des opportunités dans d’autres provinces, qui ne bénéficient pas d’une telle législation. Par exemple, Banro Corporation a intenté une poursuite en Ontario contre l’éditeur Écosociété et les auteurs du livre Noir Canada, même si la vaste majorité des livres ont été vendus au Québec. À la lumière de cet écart de législation entre les deux provinces, il est permis de se demander pourquoi Produits forestiers Résolu lance, en Ontario, une poursuite de $7 millions de dollars contre Greenpeace sur des enjeux principalement québécois et alors même que la maison mère de l’entreprise et la majorité de ses opérations se trouvent au Québec.

« Les Québécois et Québécoises ont le droit de savoir ce qui se passe dans leur forêt publique et de se sentir libre de critiquer les agissements des compagnies privées comme la forestière Résolu, sans crainte d’être la cible de poursuites judiciaires », a déclaré Nicolas Mainville, directeur de Greenpeace au Québec et responsable de la campagne Forêts. « Même si le Québec s’est doté d’une loi anti-SLAPP, des compagnies, particulièrement celles basées au Québec, ne devraient pas tenter des poursuites dans d’autres provinces en raison de l’absence d’une telle législation ».

Plusieurs groupes et personnalités sonnent l’alarme sur l’utilisation abusive des tribunaux et sur l’intervention accrue du système judiciaire dans le débat public. Michel Seymour, professeur à l’Université de Montréal, a par ailleurs collecté les signatures de plus de 500 professeurs universitaires pour demander au gouvernement ontarien d’adopter sans délai une loi anti-SLAPP. Il signale que «si les pétitions ont en général un pouvoir limité, les signatures de 500 professeurs d’université peuvent servir en Cour à cautionner la démarche intellectuelle de personnes abusivement poursuivies et, on l’espère aussi, à convaincre le gouvernement ontarien de l’urgence d’agir dans ce dossier».

Selon Patrick Nadeau, Directeur de la SNAP-Québec, « la menace des SLAPP pèse non seulement sur les groupes environnementaux, mais sur tous les citoyens qui restent vigilants face aux enjeux environnementaux et osent critiquer les dérapes des compagnies. Pour une saine démocratie, il faut que ça change ! »

« L’Ontario devrait suivre l’exemple du Québec et adopter une législation pour protéger la liberté d’expression de ses citoyennes et citoyens pour ainsi favoriser la participation des individus et des groupes aux débats d’intérêt public sans crainte de représailles judiciaires », conclut Lucie Lemonde de la Ligue des droits et libertés.

À l’exception du Québec, aucune des provinces canadiennes ne bénéficie d’une législation anti-SLAPP. Pendant cette session parlementaire, la législature de l’Ontario débattra du projet de loi 83 bannissant les SLAPP.

Notes :

La pétition et la liste complète des signataires, dont la CSN, sont disponibles ici : http://www.greenpeace.ca/liberte-expression

Adoption de moyens de pression incluant la grève

Réunis en assemblée générale le 5 septembre dernier, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’Autobus de Ste-Cécile-de-Milton – CSN (STTASCM) ont voté à 95 % en faveur de moyens de pression incluant la grève. Sans convention collective depuis le 30 juin 2010, les négociations avec l’employeur piétinent.

« Au début du mois de juin dernier, nous avons déposé une demande de conciliation. Depuis, trois rencontres ont été convoquées par le conciliateur. Dès la première, le 26 juin, l’employeur brillait par son absence. Durant la seconde, tenue le 15 juillet, l’employeur a posé quelques questions et a quitté la table de négociation après une heure environ seulement. Finalement, le 3 septembre dernier, l’employeur a tenté d’annuler la rencontre sous prétexte que la situation financière dans laquelle il se retrouve l’empêche de répondre à nos demandes. À cet égard, il joue un scénario classique d’un employeur qui ne veut pas négocier », de préciser Alain Grenier, président du syndicat.

Plusieurs éléments demeurent en suspens dont les salaires, les vacances, les barèmes d’indemnisation pour les dépenses d’emploi, la rétroactivité et la rémunération touchant aux voyages spéciaux.

« Alors que le coût de la vie augmente sans cesse, aucune augmentation de salaire n’a eu lieu depuis l’été 2009. Néanmoins, la partie patronale n’est pas disponible avant le 5 novembre pour poursuivre la négociation. Devant le peu d’importance qu’il accorde au règlement de notre nouveau contrat de travail, nous avons adopté des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève », de conclure monsieur Grenier.

Le STTASCM regroupe une vingtaine de travailleuses et de travailleurs membres du Secteur transport scolaire (STS). Le STS compte environ 3000 salarié-es membres de la Fédération des employées et employés de services publics – CSN, qui compte plus de 400 syndicats affiliés, représentant environ 55 000 travailleuses et travailleurs dans le domaine des services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les trois centrales présentent leurs propositions à Rouyn-Noranda pour une amélioration du régime d’assurance-emploi

À l’occasion des audiences de la Commission nationale d’examen sur l’assurance-emploi, le Syndicat de l’enseignement de l’Ungava et de l’Abitibi-Témiscamingue (CSQ), le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec-CSN et le Conseil régional FTQ Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec ont présenté conjointement un ensemble de propositions pour que le régime retrouve sa vocation d’origine en protégeant efficacement les travailleuses et les travailleurs victimes du chômage.

La Commission a été mise sur pied dans le sillage de la réforme de l’assurance-emploi du gouvernement Harper, décriée par une large coalition de syndicats et d’organismes. Cette réforme accentuera l’insécurité et la précarité sur le marché du travail, en plus de frapper de plein fouet certaines industries.

Une réforme injustifiée et injustifiable

Instauré en 1940, le régime fédéral d’assurance-chômage, rebaptisé en 1996 assurance-emploi, jouait la fonction d’assurance sociale. Cette assurance permettait également de stabiliser l’économie en période de ralentissement et de redistribuer la richesse entre les régions, les secteurs d’activités et certaines catégories de salarié-e-s. Des réformes successives ont dénaturé cette assurance pour la convertir en un programme d’assistance. Les règles d’admissibilité ont été resserrées et la durée ainsi que le niveau des prestations ont été réduits. Ainsi, au plus fort de la crise économique de la dernière décennie, en 2009, à peine un chômeur sur deux avait accès à des prestations.

La récente réforme du régime, annoncée dans le budget de 2012 et mise en œuvre depuis janvier 2013, accentue cette dérive. Elle occulte le fait que le chômage est une caractéristique permanente du système économique. Sous prétexte de vouloir jumeler les travailleurs avec les emplois disponibles, le gouvernement conservateur nie la réalité du chômage.

Non seulement le gouvernement conservateur s’enferme dans une vision idéologique voulant que le chômage résulte essentiellement du comportement des individus et qu’un programme d’assurance-chômage trop généreux réduise l’incitation au travail, mais en plus, il laisse entendre que les prestataires sont tous des fraudeurs potentiels. De victimes d’un système économique qui produit du chômage, les travailleuses et les travailleurs deviennent les coupables.

Une réforme qui aggrave le problème dans la région

« Historiquement, la région de l’Abitibi-Témiscamingue a souffert d’un taux de chômage supérieur à la moyenne québécoise. En tant que région ressource et avec un faible niveau de transformation de ses propres ressources, l’Abitibi-Témiscamingue est dépendante des aléas des prix de matières premières et de la demande des ressources. En période de croissance économique, la demande de main-d’œuvre est forte. Cependant, lorsque la demande de matières premières diminue, cela se traduit par des pertes d’emploi.

Dans une région aussi vaste que la nôtre, non seulement cela affecte la qualité de vie des travailleurs et des travailleuses, mais cela a aussi un énorme impact économique dans la région. Avec la nouvelle réforme de l’assurance-emploi, ces mêmes travailleurs et travailleuses sont exposés à voyager des longues distances pour occuper d’autres emplois, alors qu’ils et elles n’ont pas toujours les moyens de se payer de tels voyages », a exprimé David Maden, conseiller régional de la FTQ en Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec.

« Limiter l’accès à l’assurance-emploi pour les travailleurs et travailleuses de notre région, c’est condamner notre région à une lente agonie. L’économie de notre région est constituée, entre autres, de travail saisonnier comme l’agriculture, la construction et la foresterie. Permettre aux travailleurs et aux travailleuses qui occupent ces emplois saisonniers d’accéder à un revenu d’appoint est essentiel pour que la population puisse assurer une viabilité économique toute l’année. Un régime d’assurance-emploi accessible et efficace assure à notre région une qualité de vie et un dynamisme économique. Autrement, la région risque de se vider de sa population », a expliqué Donald Rheault, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec-CSN.

« Dans le domaine de l’enseignement primaire et secondaire, les contrats à temps partiel et la suppléance sont chose courante. Un pourcentage important des personnes œuvrant dans ce domaine est donc à statut précaire et les modifications au régime viennent les fragiliser davantage. Dans les commissions scolaires, plusieurs postes ne deviennent disponibles qu’en cours d’année. Si une personne se fait offrir un emploi jugé convenable dans un autre domaine, elle pourrait devoir l’accepter sous peine de perdre son droit aux prestations. Ainsi, elle ne sera plus disponible pour les suppléances occasionnelles et les contrats à temps partiel. Ceci a pour effet de priver le domaine de l’enseignement d’une relève compétente dans notre région et, par la même occasion, d’un personnel qualifié et expérimenté », a déclaré Luc Gravel, président du Syndicat de l’enseignement de l’Ungava et de l’Abitibi-Témiscamingue (CSQ).

Des changements s’imposent

Pour la CSQ, la CSN et la FTQ, il est clair que l’assurance-chômage est un régime d’assurance fondé sur le partage du risque de chômage par l’ensemble de la société. Il ne s’agit donc pas d’un régime d’assistance ni de dernier recours comme les gouvernements successifs à Ottawa tentent de l’y rabaisser depuis plus de 20 ans. Lorsque les travailleuses et les travailleurs vivent des épisodes de chômage, ils ont droit à des prestations, ce doit être la norme plutôt que l’exception, comme ce fut le cas en 2011 quand seulement 41,3 % des chômeuses et des chômeurs ont eu droit aux prestations.

Les trois organisations syndicales enjoignent le gouvernement à prendre ses responsabilités en ce qui a trait au mode de financement du régime, auquel seuls les travailleuses et les travailleurs, ainsi que les employeurs sont appelés à participer à l’heure actuelle.

Si le gouvernement fédéral persistait à restreindre les droits des chômeuses et des chômeurs et qu’il refusait de bonifier le régime d’assurance-emploi dans le sens de nos propositions, la FTQ, la CSN et la CSQ seraient favorables à la création d’un régime québécois d’assurance-chômage dans la mesure où les paramètres de ce nouveau régime en matière de couverture, de financement et de gouvernance répondraient aux revendications de nos organisations.

La CSN et la FIM présentent leur mémoire sur le projet de loi 43 modifiant la Loi sur les mines

Dans le cadre de la Commission parlementaire chargée de l’étude du projet de loi 43 modifiant la Loi sur les mines, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM) de la CSN ont présenté aujourd’hui un mémoire conjoint. Elles saluent la présence d’avancées notables proposées dans la nouvelle mouture et mettent en lumière des écueils dont il faudra bien se garder.

« Nous espérons que le projet de loi sera adopté afin que l’on sorte du statu quo qui favorise outrancièrement les sociétés minières et que soit ainsi entamé un véritable changement de la culture du free mining qui prévalait jusqu’à présent», s’est exprimé d’entrée de jeu le trésorier de la CSN, monsieur Pierre Patry.

« Le projet de loi comporte des changements fondamentaux dont nous soulignons l’importance : un meilleur encadrement de l’exploitation, une obligation de divulgation de renseignements sur cette exploitation et l’adoption obligatoire de plans de réaménagement et de restauration minière pour lesquels sont exigés des garanties financières en amont, un meilleur encadrement de l’expropriation et de l’indemnisation des terrains pour lesquels une société minière possède des claims, de même que l’assujettissement de tout nouveau projet minier au Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) », a ajouté monsieur Patry.

« L’importance de la transformation du minerai en sol québécois est mis de l’avant par l’obligation d’une étude de faisabilité et nous nous en réjouissons », a affirmé le vice-président de la FIM, monsieur Marc Laviolette. « Le projet de loi va dans le bon sens et nous souhaitons que la ministre fasse de la transformation une condition sine qua non pour que tout développement minier ait un impact durable sur la création d’emplois, notamment en région », a renchéri monsieur Laviolette.

« Des écueils sont toujours présents dans le projet de loi à l’étude », a cependant fait remarquer monsieur Patry. Parmi ceux identifiés , mentionnons : la non-limitation du nombre et du renouvellement des claims de même que l’absence d’un mandat environnemental du comité de suivi dont la composition est incomplète et laissée au libre-arbitre de la société minière. Autres difficultés : il faut une meilleure concordance entre la Loi sur les mines et les autres lois en rapport avec l’activité minière de même qu’une zone tampon, jusqu’ici manquante, afin que le patrimoine écologique et les activités récréotouristiques soient protégés de l’activité des sites miniers.

« Au final, pour la CSN et la FIM, ce qui importe, c’est que le projet de loi soit adopté et ce, à l’aune des principes du respect de l’environnement et de l’acceptabilité sociale par les communautés concernées afin de favoriser un développement économique local et national dynamique », a insisté monsieur Patry, tout en indiquant que ce développement doit s’accompagner d’une gestion transparente des ressources minières, de redevances plus équitables, de création d’emplois stables et d’un respect des générations futures dans les choix d’aujourd’hui.

Veuillez noter que messieurs Pierre Patry et Marc Laviolette seront sur place à Québec pour toute demande d’entrevue.

À propos de la CSN et de la FIM

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale composée de plus de 2 100 syndicats qui regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement au Québec. La CSN œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable et, à ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui animent la société québécoise. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM) regroupe 320 syndicats représentant plus de 30 000 travailleuses et travailleurs occupant diverses fonctions telles que mineurs, machinistes, opérateurs, journaliers, magasiniers, et bien d’autre dans différents secteurs.