Entente de principe pour le Syndicat manuel des travailleurs et travailleuses de Vaudreuil-Dorion

Le comité de négociation du Syndicat manuel des travailleurs et travailleuses de Vaudreuil-Dorion–CSN (SMTTVD) a obtenu une entente de principe avec l’employeur.

Le contenu de l’entente sera présenté aux membres, puis l’entente sera soumise au vote dans le cadre d’une éventuelle assemblée générale. Aucune entrevue ne sera accordée et aucun commentaire ne sera émis d’ici là.

Le SMTTVD regroupe environ 60 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats affiliés, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

Une centaine d’employé-es des résidences Manrèse et Murray en colère

À moins d’un revirement de dernière minute aux tables de négociation, une centaine d’employé-es du Pavillon Murray et du Manoir Manrèse à Québec pourraient bientôt déclencher une grève générale illimitée. Pour démontrer leur sérieux et surtout dénoncer l’absence de volonté de leurs employeurs, qui sont représentés par le groupe Cogir, ces syndiqué-es membres de la CSN, sans convention collective depuis le 31 juillet dernier, ont manifesté ce midi devant leur établissement respectif.

Les négociations achoppent essentiellement sur les demandes salariales qui avaient pourtant fait l’objet d’une entente de principe avec la partie patronale la semaine dernière. « Contre toute attente, Cogir a décidé de retirer en partie son offre de telle sorte qu’il n’y a plus d’entente, ce qui est inacceptable », a déclaré Gilles Gagné, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de la région de Québec (CSN), et représentant du secteur des centres d’hébergement privés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

« Ces syndiqué-es, surtout des femmes, ne demandent pas la lune. Elles réclament simplement les hausses prévues dans la plateforme salariale développée par la FSSS–CSN, soit une hausse minimale de 1,75 $ l’heure sur trois ans ou encore les hausses du salaire minimum selon l’option la plus avantageuse. À défaut d’obtenir gain de cause, nos membres exerceront leur droit de grève tout en assurant les services essentiels, puisqu’il s’agit de mettre de la pression sur l’employeur et non sur la clientèle. »

Pour Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, l’employeur n’a d’autre choix que de s’asseoir et de négocier avec le syndicat. « Il n’y a pas 56 façons de reconnaître le travail et l’apport inestimable des salarié-es au bien-être des résidentes et des résidents hébergés et à la pérennité de l’entreprise : l’employeur doit leur offrir des conditions qui vont leur permettre d’améliorer leur sort. Pour notre part, nous allons déployer tous les moyens nécessaires pour que ces employé-es aient gain de cause et soient respectés. »

Cogir dans la mire
Les syndiqué-es de cinq autres établissements gérés également par le Groupe Cogir, un joueur d’importance dans le secteur de l’hébergement privé des personnes âgées, ont commencé des moyens de pression afin de conclure la négociation de leur contrat de travail. Il s’agit des résidences Les Jardins Logidor à Québec, du Manoir Les Générations à Rimouski, ainsi que Les Jardins Intérieurs et Clair Matin à Saint-Lambert, sur la Rive-Sud de Montréal. La plupart des syndicats ont voté pour le recours à la grève générale illimitée advenant l’échec des pourparlers.

À propos du syndicat
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de la région de Québec (CSN) regroupe près de 500 membres oeuvrant dans onze établissements.

Forum sur la pénurie et la rareté de main-d’œuvre au Québec

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) annonce l’organisation d’un important forum sur la pénurie et la rareté de la main-d’œuvre sur le thème « Enjeux et défis pour le mouvement syndical ». L’événement se déroulera les 26 et 27 février 2019, à Montréal, au Palais des congrès. Plus de 600 personnes sont attendues.

Au cours des derniers mois, les questions de la pénurie et de la rareté de la main-d’œuvre sont devenues un sujet brûlant d’actualité. Le Québec n’a pas connu une telle situation au chapitre de l’emploi depuis plus de 40 ans et, selon toute vraisemblance, cette situation risque de perdurer et sans doute se détériorer.

Plusieurs régions et secteurs d’activités économiques, tant du secteur privé que du secteur public, principalement en santé et services sociaux, connaissent des difficultés de recrutement et de rétention de la main-d’œuvre. D’ici 2022, selon Emploi Québec, plus de 1 million de postes seront disponibles en raison du vieillissement de la population et de la croissance économique. « Y aura-t-il suffisamment de travailleuses et de travailleurs pour pourvoir ces postes? La question est préoccupante. » explique Jean Lortie, secrétaire général de la CSN.

Participation au forum

Nous souhaitons faire les efforts nécessaires afin d’assurer une participation massive de nos organisations affiliées, tant du secteur public que privé ainsi que des organisations patronales, des centrales syndicales, du réseau partenarial de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), qui sont les Conseils régionaux des partenaires du marché du travail (CRPMT), les Comités sectoriels de main-d’œuvre (CSMO) et les Comités consultatifs (CC). Le ministre du Travail de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MTESS), monsieur Jean Boulet, a également été invité.

 Il faut, comme organisation syndicale, prendre l’initiative de proposer à nos syndicats et nos partenaires sociaux des pistes d’action.

Le gouvernement Legault plonge le réseau scolaire dans l’incertitude

Sans compensation, le projet de loi 3 sur l’uniformisation des taxes scolaires pourrait enlever environ 700 millions de dollars au budget des commissions scolaires.

Cette baisse de financement s’ajoute à la réforme des taxes scolaires du précédent gouvernement qui a déjà fait perdre 680 millions de taxes aux commissions scolaires. Une compensation complète était cependant prévue dans le dernier budget libéral.

« Pourquoi créer une telle incertitude budgétaire, alors que l’éducation est censée être la priorité du gouvernement ? Il ne fallait pas commencer par des coupes, mais plutôt par réinjecter de l’argent pour prendre soin des élèves et des écoles », s’inquiète Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. Si un refinancement des services et de l’entretien des bâtiments est prévu par le gouvernement, pourquoi ne pas l’avoir annoncé avant cette nouvelle ponction dans les budgets ? Le récent énoncé budgétaire du ministre Éric Girard était pourtant l’occasion idéale pour ce faire. Le montant de la subvention d’équilibre fiscal dont parle le projet de loi n’est malheureusement ni connu ni budgété.

Les commissions scolaires ne seront pas toutes égales devant cette baisse de taxes. « On craint que certaines commissions scolaires qui accueillent davantage d’immigrants ou qui sont situées en zone plus défavorisée fassent face à un casse-tête financier et humain plus important », affirme Véronique De Sève.

Le gouvernement doit répondre aux inquiétudes causées par son empressement à réduire les taxes scolaires. Quand les commissions scolaires sauront-elles sur quel budget précis elles peuvent compter?

Les commissions scolaires auront-elles assez de personnel pour procéder à l’embauche d’enseignantes et d’enseignants, de personnel en services de garde, de professionnel-les et de personnel de soutien?  Pour le transport scolaire? Pour répondre aux parents si une direction d’école ne fait pas son travail de façon professionnelle? Autant de questions laissées sans réponses en raison du chambardement provoqué par le nouveau gouvernement.

Manifestation chez Bombardier La Pocatière

Ce midi, les travailleuses et les travailleurs du Syndicat des employés de Bombardier La Pocatière–CSN (SEBLP) ont manifesté leur mécontentement en lien avec l’annonce récente d’une nouvelle perte de contrat, celle de VIA Rail.

« Nous sommes amèrement déçus de cette possibilité de voir un nouveau contrat de cette importance nous filer entre les doigts. Alors que nous revendiquons un minimum de 20 à 30 % de contenu local, il est désormais clair que si VIA va réellement de l’avant avec la compagnie Siemens, il n’y aura aucun contenu canadien dans ce projet pourtant financé à 100 % par nos taxes et impôts, de dénoncer Claude Michaud, président du SEBLP. Le seul contrat d’envergure figurant à notre carnet actuel touche aux voitures Azur du métro de Montréal, contrat qui se termine en 2021 et qui représente environ 170 emplois en tout. »

Le 27 novembre dernier, VIA Rail annonçait son intention de confier à l’allemande Siemens la fabrication de 32 nouveaux trains bidirectionnels pour desservir le corridor Québec-Windsor.

« En un peu plus de 18 mois, ce sont trois contrats d’importance qui ont échappé aux travailleuses et aux travailleurs de La Pocatière. Pensons seulement aux 212 voitures du Réseau express métropolitain (REM) qui ont été confiés à Alstom en Inde au mois d’avril 2018 ou à la seconde série de 24 voitures de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), dont le contrat a été octroyé à la China Railway Rolling Stock Corporation (CRRC) en mai 2017. Pourtant, l’usine de La Pocatière détient toute l’expertise nécessaire à la réalisation de ces contrats », de renchérir André Miousse, vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

Rappelons qu’historiquement, les travailleuses et les travailleurs de Bombardier La Pocatière ont réalisé plusieurs contrats d’envergure : en 2010, 468 voitures de métro Azur en acier inoxydable pour la Société de transport de Montréal ; en 2007, 160 voitures de trains de banlieue multi-niveaux pour l’AMT ; en 2003, 329 voitures de trains de banlieue multi-niveaux pour la New Jersey Transit ; et, en 1989, 236 véhicules porte-voitures à simple et double niveau pour la navette de l’Eurotunnel.

« Quand une société publique canadienne confie un contrat d’une valeur d’environ 1 milliard de dollars à une entreprise étrangère, ce sont nos familles, nos ami-es, nos concitoyens et nos concitoyennes qui en paient le prix. Pour nous, tous ces contrats publics qui nous ont récemment passé sous le nez et qui seront réalisés à 100 % à l’extérieur du pays, représentent des centaines d’emplois directs et indirects qui ne verront jamais le jour dans notre région », de déplorer Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN regroupe 110 syndicats, et représente environ 10 000 membres provenant de tous les secteurs d’activité.

Manque d’audace

Alors que le Québec nage littéralement dans les surplus budgétaires, la CSN demeure déçue du peu d’audace assumé par le nouveau gouvernement de François Legault.

« La semaine dernière, le premier ministre parlait de la nécessité de faire preuve d’audace, rappelle Jacques Létourneau, président de la CSN. Aujourd’hui, il mentionne l’importance de trouver le bon équilibre entre le portefeuille des Québécoises et des Québécois et les services auxquels ils s’attendent. Malheureusement, en ne parlant pratiquement que du portefeuille, le premier ministre n’a pas su trouver ce juste équilibre. Aucune nouvelle mesure n’a été annoncée aujourd’hui en matière d’accessibilité aux services d’éducation et de santé et de services sociaux – deux de ses priorités – alors que le ministre des Finances prévoit toujours un surplus de 1,7 milliard de dollars à la fin de l’année financière en cours, et ce, même après les versements au Fonds des générations. »

« François Legault était impatient de se mettre au service des Québécoises et des Québécois, de poursuivre M. Létourneau. L’occasion était belle aujourd’hui d’annoncer un réel changement de cap par rapport au précédent gouvernement, dont les politiques d’austérité ont mis à mal nos services publics. Nous sommes quelque peu déçus du manque d’envergure et d’audace affiché aujourd’hui par le gouvernement. »

Alors que l’emploi québécois vit une période particulièrement difficile, la CSN accueille positivement les mesures annoncées aujourd’hui en matière d’amortissement des investissements effectués par les entreprises. « Le gouvernement doit favoriser les investissements des entreprises afin d’améliorer leur productivité », indique le trésorier de la CSN, Pierre Patry. À la suite des mauvaises nouvelles des dernières semaines, après les pertes d’emploi chez Bombardier, chez Rona et chez Sico, nous nous attendons à des mesures beaucoup plus musclées lors du dépôt du budget au printemps prochain. Tout comme nous nous attendons à des mesures structurantes pour faire face à l’urgence climatique, notamment pour faciliter une transition énergétique juste envers les travailleuses, les travailleurs et les communautés. »

Le gouvernement Legault doit appliquer son humanisme aux aîné-es

Le rapport de la protectrice du citoyen, Marie Rinfret, a souligné de nombreux problèmes de maltraitance envers les aîné-es dans les CHSLD et dans les centres d’hébergement privés. Le rapport souligne notamment les délais pour les bains, l’hygiène buccale, le rasage et la coiffure. Il s’agit de cas bien pire que l’utilisation de pommes de terre en poudre dans les cuisines!

 

Le premier ministre François Legault semble sensible à cette question des soins aux aîné-es et aux personnes lourdement handicapées. « Le gouvernement est aussi déterminé à insuffler une bonne dose d’humanisme dans les soins prodigués aux aîné-es et aux plus jeunes patients dans les CHSLD », a déclaré le premier ministre, dans son discours inaugural. Même son de cloche de la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, qui s’est dit « extrêmement troublée » par les constats de la protectrice du citoyen dévoilés le 29 novembre.

 

« La CSN le martèle depuis longtemps, il faut dès maintenant prendre soin de ceux qui donnent les soins si on veut vraiment améliorer le sort de nos aîné-es », affirme Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

 

La pénurie actuelle de personnel ne fait qu’ajouter à la charge de travail de ceux qui restent. Cette situation crée un cercle vicieux qui fait en sorte qu’il devient extrêmement difficile d’assurer des soins humains en tout temps. « Le premier ministre propose d’augmenter le nombre de préposé-es aux bénéficiaires. C’est un bon point de départ, mais pour y arriver il faudra des horaires et des conditions de travail attractives », insiste Jean Lacharité. La création d’un ordre professionnel des préposé-es aux bénéficiaires et l’imposition de sanctions, comme l’évoque la ministre Blais, ne sont certainement pas le geste prioritaire dans l’état actuel du réseau. La CSN estime par ailleurs que le gouvernement devrait se préoccuper également du sort de nos aîné-es qui se retrouvent en centre d’hébergement privé (CHP) par un rehaussement des normes afin d’assurer des soins plus humains.

Rémunération dans les services publics : un retard toujours important

« Bien que le retard de rémunération des salarié-es du secteur public se soit atténué en 2018, il demeure encore préoccupant. »

C’est le premier constat des centrales syndicales à la lumière des résultats de l’enquête annuelle de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) publiée ce matin. Ces derniers révèlent que le retard salarial du secteur public s’élève à 13,7 % alors qu’il était de 13,9 % l’année passée.

Du côté de la rémunération globale – qui inclut le salaire, le régime de retraite et les autres avantages sociaux – on observe une diminution du retard qu’accusent les employé-es de l’État par rapport aux autres salariés québécois. Ce retard a diminué de deux points de pourcentage pour s’établir à 6,6 % en 2018. « Attention, la réduction de l’écart résulte avant tout d’une détérioration des conditions dans les autres secteurs, constate Daniel Boyer, président de la FTQ. Les attaques sur les régimes de retraite dans le secteur privé, dans les municipalités ou au fédéral commencent à paraître dans les données. » L’enquête de l’ISQ vient confirmer que le coût du régime de retraite des employés du gouvernement du Québec est inférieur à la moyenne des autres salariés québécois.

Dans un contexte où autant les réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux ou de la fonction publique font face à des défis croissants de pénuries de main-d’œuvre, ce retard salarial ne peut qu’aggraver les choses. Pour la présidente de la CSQ, Sonia Éthier, le constat est dramatique : « Non seulement les compressions de la dernière décennie ont provoqué un alourdissement de la charge de travail et une détérioration des conditions d’exercice qui mènent de plus en plus à des cas d’épuisement professionnel, mais, en plus, le personnel des réseaux ne peut même pas compter sur un salaire à la hauteur de son travail. Si le gouvernement veut attirer et retenir les employé-es les mieux qualifiés, il faudra impérativement donner un coup de barre du côté des conditions de travail et de la rémunération. »

« Avec des surplus budgétaires annoncés de plusieurs milliards de dollars, le gouvernement du Québec, qui est le plus grand employeur, n’a pas d’excuse pour refuser d’offrir des conditions salariales justes et équitables à toutes celles et ceux qui choisissent de prendre soin, d’éduquer, de donner des services à la population. L’apport à la société québécoise de ces hommes et surtout de ces femmes, qui comptent pour plus de 75 % des employé-es du secteur public, doit être considéré à sa juste valeur », conclut Jacques Létourneau, président de la CSN.

Décès du juge à la retraite du Tribunal du travail René Beaudry

C’est avec une grande tristesse que la Confédération des syndicats nationaux apprend le décès de René Beaudry, juge à la retraite du Tribunal du travail, personnage marquant pour le Québec en matière de santé et de sécurité du travail.

M. Beaudry, qui est décédé à l’aube de ses 92 ans, a présidé plusieurs commissions d’enquête publiques qui ont fait avancer la cause des travailleurs et des travailleuses du Québec.

Photos : Archives CSN

En 1983, René Beaudry se voyait confier la Commission d’enquête sur les conditions de santé et de sécurité des établissements de la compagnie Les produits chimiques Expro de Salaberry-de-Valleyfield, dont les salarié-es étaient, et sont toujours, représentés par la CSN. Au cours des six années précédentes, les salarié-es de la compagnie avaient été impliqués dans plusieurs accidents, dont une explosion qui avait fait deux morts et deux blessés graves.

Le juge avait sévèrement blâmé la compagnie et la CSST donnant ainsi raison au syndicat sur 80 % de ses récriminations en matière de santé et sécurité au travail.

« C’était un homme de conviction qui n’hésitait pas à remettre à leur place les dirigeants d’entreprises qui privilégiaient les profits au détriment de la santé de leurs travailleuses et de leurs travailleurs, en ce sens il aura marqué l’histoire du Québec », soutient Jacques Létourneau, président de la CSN.

La grève de l’amiante de 1975 provoqua la création d’une commission d’enquête également présidée par René Beaudry. Les conclusions de l’enquête mèneront à l’adoption de la Loi 17, en 1979. Cette loi a consacré le principe de l’élimination du danger à la source et le droit de refus en cas de danger.

La CSN offre ses condoléances à la famille et aux proches de M. Beaudry.

François Legault doit mettre l’audace et les efforts de son gouvernement à une meilleure redistribution de la richesse

Alors que le nouveau premier ministre du Québec, François Legault, désire mettre l’audace de son gouvernement au service des Québécoises et des Québécois, le président de la CSN tient à lui rappeler que la réduction des écarts de richesse devrait également figurer parmi les priorités de son gouvernement.

« Créer de la richesse afin de financer nos services publics, nous en sommes, indique Jacques Létourneau. Toutefois, le gouvernement devra s’attaquer aux problèmes des écarts de richesse. Se mettre au service de la classe moyenne ne peut se résumer à réduire les tarifs pour remettre de l’argent dans la poche des citoyens. Le gouvernement doit également s’assurer que la richesse créée soit équitablement redistribuée. »

La CSN salue le désir du nouveau gouvernement de faire de l’éducation une réelle priorité nationale, de valoriser l’ensemble du personnel de l’éducation et de mieux les rémunérer. Peu d’informations ont toutefois été partagées quant à l’enseignement supérieur. Le meilleur arrimage entre les collèges, les universités et les entreprises inquiète la centrale syndicale quant à une éventuelle remise en question de la mission fondamentale de nos institutions d’enseignement supérieur.

En matière de services à la petite enfance, le président de la CSN se réjouit de l’intention de revenir à un tarif unique. Mais certaines déclarations du premier ministre l’inquiètent : « Il est faux de dire qu’une petite proportion des enfants de quatre ans fréquente un CPE. C’est près de 70 % des enfants de quatre ans qui fréquentent un service de garde régi. Malgré l’intention du gouvernement de créer des maternelles quatre ans de façon complémentaire au réseau de services de garde, nous sommes toujours préoccupés d’un éventuel affaiblissement du réseau de services de garde régis, en CPE et en milieu familial. »

En matière d’économie, le président de la CSN accueille favorablement l’intention de créer des pôles d’innovation dans l’ensemble des régions du Québec. Néanmoins, pour la CSN, « la protection de l’emploi local ne peut se résumer à exiger 25 % de contenu local lors d’appels d’offres. Après les mauvaises nouvelles qui s’accumulent, notamment en rapport avec les entreprises Bombardier Aviation, Rona, Sico, et Bombardier Transports hier, nous sommes d’avis que le gouvernement doit responsabiliser les entreprises établies sur notre territoire. Nous réitérons notre invitation au premier ministre de convoquer les organisations patronales et syndicales pour trouver des solutions à long terme qui nous permettront de conserver au Québec les emplois à 25 $, 30 $ l’heure qu’il désire promouvoir ».

La CSN aurait aimé avoir du premier ministre de meilleures assurances quant au financement du réseau de la santé et des services sociaux et à la valorisation de son personnel. « La grande inconnue demeure le financement du réseau, déplore Jacques Létourneau. Nous saluons la décision de François Legault de protéger le réseau de l’éducation, mais dans notre esprit, cette annonce aurait également dû s’appliquer à la santé. »

À la lumière des déclarations de François Legault en matière d’environnement, le président de la CSN s’inquiète d’un éventuel report des cibles en matière d’émissions de gaz à effet de serre. « L’objectif n’est pas de changer de cap ou de revoir nos stratégies. Il y a un consensus social à cet effet au Québec et le nouveau gouvernement doit travailler avec l’ensemble des acteurs concernés afin que nous puissions respecter nos objectifs. »

Enfin, le président de la CSN salue l’intention de M. Legault de respecter son engagement à revoir le mode de scrutin, et ce, dès la première année de son mandat. « Il y a également un consensus parmi la population à cet égard. Le premier ministre ne doit pas attendre l’unanimité de tous les partis pour légiférer en ce sens. Et il peut compter sur l’appui de la CSN pour aller de l’avant. »

Pour la CSN, ça ne peut plus durer

Si rien n’est fait, les citoyens et citoyennes paieront une fortune pour chaque rénovation dans le CHUM et le CUSM en PPP pendant 30 ans. Pour la CSN, le gouvernement Legault a le gros bout du bâton pour passer à l’action. Il doit dès maintenant rendre les contrats publics et passer à l’action pour ramener ces établissements dans le public.

Dans un article publié ce matin dans Le Journal de Montréal, nous apprenons que chaque rénovation effectuée dans les CHU en PPP contient un surcoût pouvant aller jusqu’à 26 % pour payer les partenaires privés. Cela pourrait s’appliquer pour chaque rénovation pour les 30 prochaines années. « La moindre facture qui sort sur la place publique illustre à quel point nous nous faisons collectivement avoir dans le modèle des PPP », lance Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Pour la CSN, le gouvernement Legault ne peut rester les bras croisés. À court terme, il peut mener une première action pour faire la lumière sur les coûts payés par la population dans les CHU en PPP. « Le gouvernement doit rendre publics les contrats secrets des CHU en PPP », souligne Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). « Il a de plus un argument supplémentaire pour ramener les établissements au public. À cela s’ajoute la confirmation que le contrat du CUSM a été accordé à la suite d’une fraude. » Les contrats prévoient des clauses de résiliation pour des situations de fraude. Du rachat des contrats en passant par l’annulation pure et simple, les options sont nombreuses et le gouvernement a le devoir de faire cesser cette hémorragie de dépenses publiques injustifiées.

« Le gouvernement Legault a une belle occasion de partir du bon pied. Il a répété qu’il sera un gouvernement qui a à cœur la bonne santé de nos finances publiques. Comment peut-il défendre les CHU en PPP qui nous coûtent une fortune ? Il a le gros bout du bâton pour lancer les négociations rapidement. Il doit rendre publics les contrats secrets des CHU en PPP et se mettre au travail pour ramener ces établissements dans le giron public », explique Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux.

Rénovations coûteuses au CHUM et CUSM en PPP

Si rien n’est fait, les citoyens et citoyennes paieront une fortune pour chaque rénovation dans le CHUM et le CUSM en PPP pendant 30 ans. Pour la CSN, le gouvernement Legault a le gros bout du bâton pour passer à l’action. Il doit dès maintenant rendre les contrats publics et passer à l’action pour ramener ces établissements dans le public.

Dans un article publié ce matin dans Le Journal de Montréal, nous apprenons que chaque rénovation effectuée dans les CHU en PPP contient un surcoût pouvant aller jusqu’à 26 % pour payer les partenaires privés. Cela pourrait s’appliquer pour chaque rénovation pour les 30 prochaines années. « La moindre facture qui sort sur la place publique illustre à quel point nous nous faisons collectivement avoir dans le modèle des PPP », lance Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Pour la CSN, le gouvernement Legault ne peut rester les bras croisés. À court terme, il peut mener une première action pour faire la lumière sur les coûts payés par la population dans les CHU en PPP. « Le gouvernement doit rendre publics les contrats secrets des CHU en PPP », souligne Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN). « Il a de plus un argument supplémentaire pour ramener les établissements au public. À cela s’ajoute la confirmation que le contrat du CUSM a été accordé à la suite d’une fraude. » Les contrats prévoient des clauses de résiliation pour des situations de fraude. Du rachat des contrats en passant par l’annulation pure et simple, les options sont nombreuses et le gouvernement a le devoir de faire cesser cette hémorragie de dépenses publiques injustifiées.

« Le gouvernement Legault a une belle occasion de partir du bon pied. Il a répété qu’il sera un gouvernement qui a à cœur la bonne santé de nos finances publiques. Comment peut-il défendre les CHU en PPP qui nous coûtent une fortune ? Il a le gros bout du bâton pour lancer les négociations rapidement. Il doit rendre publics les contrats secrets des CHU en PPP et se mettre au travail pour ramener ces établissements dans le giron public », explique Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux.

À propos

Présente tant dans les secteurs public que privé, la CSN regroupe 300 000 travailleuses et travailleurs, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

Le Québec fait encore rire de lui

L’annonce de l’octroi éventuel d’un contrat pour le renouvellement des trains de l’axe Québec-Windsor à la multinationale allemande Siemens a fait bondir le président de la CSN, Jacques Létourneau.

« Il est grand temps de responsabiliser les entreprises établies au Québec et au Canada afin de préserver nos emplois au Québec, déclare Jacques Létourneau. On sait très bien que le nouveau gouvernement de François Legault n’a pas encore eu le temps d’établir de nouveaux processus quant aux appels d’offres de nos entreprises et de nos sociétés d’État, tant québécoises que canadiennes. Mais après les mauvaises nouvelles annoncées par Rona, Bombardier, Sico et, aujourd’hui, VIA Rail, il est grand temps d’avoir un grand débat social au Québec. Voilà pourquoi nous demandons au nouveau premier ministre de convoquer les organisations patronales et syndicales afin de mettre en place un forum où tous les acteurs socioéconomiques pourront mettre de l’avant des solutions permettant au gouvernement d’exiger que le contenu local et l’emploi québécois soient au cœur de nos priorités. »

Le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Louis Bégin, se questionne sur l’application des accords de libre-échange par les différents gouvernements. « Il y a un manque de transparence flagrant quant à l’application des accords de libre-échange et aux exigences de contenu local, déplore-t-il. D’un appel d’offres à l’autre, d’une société d’État à l’autre, on nous dit 0 %, 15 %, 25 % de production nationale. Et aujourd’hui, on apprend que VIA Rail, une société de la Couronne, serait restée “prudente” en n’exigeant aucune production au Québec, alors que Bombardier Transport à La Pocatière est pleinement en mesure de construire ces trains ? C’est un non-sens total ! »

Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent, rappelle que près de 500 travailleuses et travailleurs de Bombardier Transport sont pleinement en mesure d’assurer ce type d’approvisionnement. « Si le nouveau gouvernement veut promouvoir l’emploi local, si la stratégie Saint-Laurent est réellement sa priorité, il se doit de s’assurer que des fleurons économiques tels que Bombardier Transport puissent procurer de l’emploi à celles et à ceux qui ont contribué à leur essor », indique-t-elle.

Le syndicat demande une rencontre avec l’employeur PPG

Le Syndicat des employés de Sico inc. (CSN) (SES) et le Syndicat des employé-es de Sico inc. Longueuil (CSN) (SESL) demeurent en attente d’une rencontre avec leur employeur à la suite de l’annonce du déménagement de leurs opérations en Ontario.

Réunis en assemblée générale le 22 novembre dernier, les travailleuses et travailleurs de l’usine de Beauport ont donné le mandat aux représentants de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN (FIM) d’interpeller l’employeur PPG, afin d’obtenir une rencontre le plus rapidement possible.

« Pour nous, plusieurs précisions sur la situation s’imposent et de nombreuses questions sur notre avenir demeurent sans réponse puisque la fermeture n’est annoncée qu’en septembre 2019 et l’échéancier précis n’est pas encore connu pour le moment », de préciser Sylvain Charbonneau, président du SES.

« À l’aube du temps des fêtes, la perte de cette entreprise québécoise implantée ici depuis plus de 80 ans constitue un dur coup, et ce, autant pour les travailleuses et les travailleurs que pour l’économie régionale », de dénoncer Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN).

Le géant américain de la peinture PPG avait acquis Sico en 2012. La récente fermeture des centres de rénovation Rona, son principal client, avait imposé une incertitude sur les activités de l’entreprise.

« Nous trouvons désolant qu’une entreprise enracinée de la sorte au Québec, qui détenait historiquement une solide réputation, se comporte de la sorte avec ses salarié-es. Malgré l’affection de la clientèle à cette grande marque, PPG, dont le siège social est à Pittsburgh, a choisi de mettre cavalièrement un terme à ses opérations au Québec, ce que nous déplorons vigoureusement. Nous sommes donc impatients d’obtenir des réponses à nos questions », de renchérir Normand Dubé, président du SESL depuis 1990.

« Pour nous, une chose demeure certaine : PPG nous démontre clairement qu’il n’a aucune considération pour les travailleuses et les travailleurs qui enrichissaient ses actionnaires et encore moins pour les Québécoises et les Québécois, fidèles aux produits de qualité de Sico qui étaient fabriqués ici », de conclure Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

Le Syndicat des employé-es de Sico inc. Longueuil (CSN) regroupe 45 salarié-es alors que le Syndicat des employés de Sico inc. (CSN) compte environ 70 travailleuses et travailleurs.

Le Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) rassemble environ 31 000 membres, issus des secteurs privé et public, sur une base régionale. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la capitale nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente 240 syndicats et plus de 45 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

Une dixième journée de grève à la SAQ, jeudi

Les membres du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (CSN) feront grève le jeudi 29 novembre. Ils réclament la protection de leur pouvoir d’achat.

Un grand nombre de ces 5500 grévistes se rendront à Québec et défileront dans les rues de la Capitale, jeudi. Malgré les avancées réalisées dans la foulée des dernières journées de grève, l’impasse persiste sur la question salariale.

« Nos membres, ce sont 5500 familles qui n’accepteront pas de s’appauvrir, explique la présidente du SEMB–SAQ (CSN), Katia Lelièvre. En négociation, nous tenons une entente sur tous les aspects normatifs. Une entente satisfaisante pour les deux parties. Nous avons accepté de bouger sur des sujets qui étaient importants aux yeux de la SAQ. Mais il est clair depuis le début que, pour nous, une entente globale devra protéger notre pouvoir d’achat. La SAQ doit revoir ses offres salariales. Si c’est au niveau du Conseil du trésor et du gouvernement que cela bloque, il est urgent pour la SAQ de faire les représentations nécessaires. »

La FEESP–CSN, fédération à laquelle le SEMB–SAQ est affilié a d’ailleurs demandé une rencontre d’urgence avec le ministre des Finances, Éric Girard. Aucune date n’a encore été fixée.

Les 5500 membres du SEMB–SAQ (CSN) sont sans convention collective depuis le 31 mars 2017. La journée de grève de jeudii sera la dixième depuis le début du conflit. Le syndicat a le mandat d’utiliser jusqu’à 14 autres journées de grève pour faire progresser les négociations.

Des annonces appropriées

La CSN se réjouit des mesures annoncées aujourd’hui par le gouvernement fédéral dans sa mise à jour économique, notamment en matière d’appui aux médias d’information et à la production d’énergie propre.

« Enfin, le gouvernement reconnaît la crise que traversent les médias d’information et met en place des mesures très concrètes pour stopper l’hémorragie, affirme le président de la CSN, Jacques Létourneau. C’est une excellente nouvelle. Nous revendiquons depuis longtemps le crédit d’impôt sur la masse salariale qui a été annoncé aujourd’hui, le moyen le plus approprié pour appuyer nos médias d’information et nous assurer que ce soutien financier cible le travail des journalistes, l’un des piliers de notre démocratie. C’est une grande victoire pour la CSN, pour la Fédération nationale des communications (FNC–CSN) et pour l’ensemble de la communauté journalistique. » 

La CSN se dit également satisfaite des mesures concernant l’amortissement des investissements des entreprises. « Le gouvernement Trudeau n’a pas cédé au chant des sirènes des entreprises, qui brandissaient la menace de la perte de compétitivité afin d’exiger des baisses d’impôts, souligne le trésorier de la CSN, Pierre Patry. Le ministre des Finances a choisi de lier les allégements fiscaux à des investissements additionnels et à la transition vers des énergies propres. À nos yeux, c’est une stratégie tout à fait appropriée. »

Enfin, la CSN salue la décision du gouvernement de ne pas faire du retour à l’équilibre budgétaire un dogme incontournable. « Le déficit demeure modeste, le ratio dette/PIB continue de diminuer, les objectifs sont au rendez-vous. Le gouvernement doit pouvoir répondre aux besoins de la population, comme c’est le cas aujourd’hui pour éviter la fermeture de nombreuses salles de presse », d’indiquer Jacques Létourneau.

En prévision du prochain budget, prévu au printemps, la CSN poursuivra ses représentations auprès du gouvernement fédéral sur de nombreux dossiers, notamment en matière d’assurance emploi, d’assurance médicaments et d’appui au chantier maritime Davie.

Anne-Marie Saint-Cerny lauréate pour son essai Mégantic

C’est à l’essai de madame Anne-Marie Saint-Cerny, consacré au drame de Mégantic et paru chez Écosociété, que le jury remettra le dimanche 18 novembre le prix Pierre-Vadeboncœur 2018.

Photo : Michel Giroux

Créé en 2011 et décerné par la Confédération des syndicats nationaux (CSN), ce prix est doté d’une bourse de 5000 $. La centrale syndicale québécoise a voulu ainsi rendre hommage à Pierre Vadeboncœur qui y a milité durant 25 ans et qui est considéré comme l’un des plus importants essayistes québécois.

Ce prix souligne la qualité d’un essai produit par un auteur québécois et édité par une maison d’édition québécoise. Plus d’une cinquantaine d’essais ont été soumis cette année au jury par une quinzaine de maisons d’édition.

Le jury, composé de l’ex-présidente de la CSN Claudette Carbonneau, de Catherine Ladouceur, professeure de littérature française au Cégep de Sherbrooke et de Josée Boileau, journaliste, a voulu de la sorte récompenser l’auteure pour une formidable enquête aux multiples dimensions. S’appuyant sur des témoignages éloquents et sur des analyses solides, l’auteure fait non seulement le tour des questions qui se posent depuis cette catastrophe ferroviaire, mais va aussi en profondeur, avec un infini respect, en se mettant à l’écoute et en donnant la parole aux femmes et aux hommes qui ont survécu à Mégantic.

Photo : Michel Giroux


Des mentions spéciales ont été accordées à monsieur Serge Bouchard et madame Marie-Christine Lévesque pour Le peuple rieur, paru chez Lux éditeur, ainsi qu’à madame Julia Posca pour Le manifeste des parvenus, paru aussi chez Lux éditeur.

Des escouades jaunes près de chez vous

Les membres du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) défileront aujourd’hui vers 10 h au volant de véhicules scolaires dans les rues de Laval et de Montréal. Ces actions visent à attirer l’attention de la population sur les conditions de travail auxquelles ils et elles sont soumis.

« En général, la population ne connaît pas la réalité de notre travail, en particulier nos salaires nettement insuffisants pour les responsabilités qui nous sont confiées. Si nous manifestons sur les routes, c’est pour dénoncer le fait que nous vivons une rareté de main-d’œuvre directement liée à ces conditions de travail ridicules qui menacent ce service indispensable aux parents. Depuis le début de l’année scolaire, les menaces d’interruption de service et les nombreux retards se multiplient », de souligner Carole Laplante, vice-présidente du STS.

Le 25 septembre dernier, les membres du STS ont décidé d’interpeller la population en lançant une campagne d’affichage public visant à documenter les problèmes vécus dans leur secteur et dénoncer cette pénurie de main-d’œuvre en lien direct avec les conditions de travail.

En plus d’afficher des pancartes sur les grandes artères de leurs régions et d’offrir un numéro sans frais* à la population pour documenter les problèmes liés à la pénurie de main-d’œuvre, les membres du STS pourront également rapporter les ratés actuels dont ils sont témoins par le biais de rapports d’événements afin de documenter clairement les effets de la pénurie de main-d’œuvre.

« Chaque jour de classe, les conductrices et les conducteurs de véhicule scolaire transportent à bord de leur autobus, en toute sécurité, jusqu’à 72 élèves de 4 à 17 ans. Ils font face aux embouteillages, aux intempéries, ils doivent gérer la discipline à bord, prévenir et faire cesser l’intimidation, intervenir en cas d’urgence et garantir les premiers soins, tout en touchant un salaire sous le seuil de faible revenu, avec des gains annuels moyens de seulement 19 288 $. Cette situation dure depuis trop longtemps. Voilà pourquoi depuis plus d’un an nous revendiquons l’attribution, par le gouvernement du Québec, d’une enveloppe budgétaire supplémentaire de 26,75 millions de dollars, fermée et dédiée à l’amélioration des conditions de travail dans ce secteur », de préciser Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN.

Dans un communiqué publié le 4 septembre dernier, la Fédération des transporteurs par autobus (FTA) confirmait à nouveau que la situation actuelle s’aggrave et que la solution proposée par la FEESP–CSN pourrait régler le problème.

« Contrairement à un restaurant de fast-food qui ferme à cause d’une pénurie de personnel, dans le transport scolaire, le fait de manquer de conductrices ou de conducteurs d’autobus a pour conséquence de priver les familles d’un service public important, ce qui complique grandement leur vie. Voilà pourquoi le nouveau gouvernement doit régler cette question au plus vite », de déclarer Patrice Benoît, du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

D’autres actions sont prévues au cours de l’année scolaire, et ce, tant que cette problématique ne sera pas réglée.

Le STS regroupe environ 3000 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats affiliés, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

*Le numéro sans frais est le 1 833 598-2196.

Trajet 1 :  Sud-Ouest de l’Ile de Montréal à partir des Jardins Dorval au 352, avenue Dorval. Les autobus se stationnent près du magasin La Baie pour 10 h.

Trajet 2 : Nord-Est et Laval  à partir du Centre Laval. Les autobus se stationnent près du Best Buy pour 10 h.

La CSN salue la confirmation de la commande de la STM

Le Syndicat des employés de Bombardier La Pocatière (SEBLP–CSN), le Syndicat des travailleurs de Alstom Transport Canada inc. (STATC–CSN) et la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) saluent la confirmation de la commande de 153 nouvelles voitures Azur conçues spécifiquement pour la Société de transport de Montréal (STM).

« Nous attendions la confirmation de cette commande pour la ligne bleue montréalaise depuis le mois d’août dernier. Nous pouvons donc que nous réjouir de cette consolidation de 170 emplois à notre usine du Bas-Saint-Laurent. Il s’agit d’une excellente nouvelle à court et moyen terme pour notre économie locale qui bénéficie toujours des retombées économiques de ces contrats », de préciser Claude Michaud, président du SEBLP.

« Évidemment, nous sommes vraiment heureux de l’octroi des sommes promises par le gouvernement fédéral. Nous arrivions à la toute fin de la production de la première série de voitures Azur à la fin de ce mois-ci, nous sommes déjà donc prêts à assembler les bogies, les moteurs, les systèmes de contrôle, de communication, d’information et de vidéosurveillance de ces nouveaux trains », de déclarer Francis Demers, président du STATC.

« Il s’agit d’une excellente nouvelle pour les travailleurs et les travailleuses de ces deux usines qui produisent fièrement des véhicules voués au transport collectif de Montréal, et ce, juste avant la période des fêtes. Partout au Québec, chaque consolidation d’emplois locaux de qualité crée plusieurs autres emplois indirects bénéfiques pour l’économie de nos régions », de conclure Louis Bégin, président de la FIM–CSN.

« Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN se réjouit de cette confirmation. Nous resterons aux côtés du SEBLP afin de défendre l’expertise qui a été développée ici dans l’octroi éventuel de futurs contrats », de souligner Nancy Legendre, présidente du CCBSL–CSN.

« Le Conseil central de la Montérégie–CSN accueille cette commande ferme avec enthousiasme. Les travailleurs et les travailleuses d’Alstom Transport Canada ont toujours livré des produits de très grande qualité et nous sommes fiers de cette nouvelle reconnaissance à leur égard », de déclarer Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

Le Syndicat des employés de Bombardier La Pocatière–CSN regroupe plus de 380 membres et le Syndicat des travailleurs de Alstom Transport Canada inc. (CSN) compte environ 75 membres.

La FIM–CSN regroupe plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec.

Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN regroupe 110 syndicats, et représente 10 000 membres provenant de tous les secteurs d’activité. Le Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) regroupe environ 35 000 membres, issus des secteurs privé et public, sur une base régionale.

Entente de principe adoptée au Manoir Normandie

La trentaine de travailleuses et de travailleurs du Manoir Normandie, un centre hébergeant 75 personnes âgées en perte d’autonomie à Rimouski, ont voté unanimement en faveur d’une entente de principe intervenue le 5 novembre avec leur employeur. Une fois signée, la nouvelle convention collective sera en vigueur jusqu’au 31 mars 2021.

« C’est une très bonne nouvelle pour l’ensemble de nos membres qui obtiennent des avantages à plus d’un titre », affirme Matinée Aubé, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Résidences d’hébergement Rimouski-Neigette–CSN. « Ils ont été plus que patients alors qu’ils ont dû composer, en 2015, avec une prolongation de leur convention après une faillite et une reprise de finance. »

Parmi les gains obtenus, mentionnons l’atteinte de la plateforme salariale de la FSSS–CSN qui comprend une hausse rétroactive au 1er avril 2018 totalisant 1,75 $ l’heure pour les trois années de la convention, en plus des hausses possibles du salaire minimum. En outre, les salarié-es obtiennent une cinquième semaine de vacances après 20 ans de services.

Autres gains : les heures travaillées en sus de la journée ou de la semaine de 40 heures seront rémunérées à un taux horaire majoré de 50 %. Le personnel de nuit se voit octroyer une nouvelle prime horaire. De plus, des congés sociaux rémunérés en cas de décès sont octroyés à l’ensemble du personnel.

« Le fait d’avoir obtenu une date de fin de convention collective commune avec plusieurs autres centres d’hébergement syndiqués à la CSN constitue une avancée indéniable qui va collectivement nous permettre de préparer la prochaine ronde de négociation coordonnée de 2021 », fait valoir Gilles Gagné, représentant du secteur des centres d’hébergement privés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). « C’est de cette façon que l’on pourra accroître notre rapport de force collective et ainsi nous assurer d’obtenir, pour l’ensemble du secteur de l’hébergement privé, des gains significatifs et uniformes, peu importe la région. »

Pour Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent : « Cette entente représente des gains réels pour tous les syndiqué-es de la Résidence Normandie, surtout pour la majorité du personnel constitué de femmes sous-payées, alors que leur apport aux bien-être des personnes âgées hébergées, en perte d’autonomie ou non, n’est pas reconnu à sa juste valeur. Nous allons continuer à promouvoir et surtout à revendiquer des améliorations qui permettront au personnel d’acquérir une réelle reconnaissance professionnelle et sociale. »