Une première convention collective

Réunis en assemblée générale hier le 17 juillet, les travailleuses et les travailleurs du Domaine Seigneur Lepage de Rimouski se sont prononcés à 100 % en faveur des termes de leur première convention collective.

Le contrat de travail de ces 35 personnes salariées, membres du Syndicat des travailleurs (euses) des résidences d’hébergement Rimouski-Neigette (CSN), est d’une durée trois ans, dont la date d’échéance est prévue le 31 mars 2021. Cette entente prévoit des augmentations de salaire variant entre 1,65 $ et 2,15 $ l’heure.

Autres gains

Les travailleuses et les travailleurs enregistrent des gains aux chapitres suivants : congés, droits syndicaux, santé-sécurité au travail, vacances, comité de relations de travail et article sur la mise à jour et le perfectionnement des connaissances pratiques et théoriques.

Les membres ont aussi obtenu des gains en ce qui a trait à la reconnaissance de l’expérience acquise antérieurement pour l’avancement dans l’échelle salariale et les vacances. Après huit années de service, ils auront droit à une quatrième semaine de vacances. Les travailleuses et les travailleurs ont aussi réussi à protéger leur emploi face à la sous-traitance.

Appelée à commenter l’entente, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent – CSN, madame Nancy Legendre, a tenu à souligner que c’est grâce à leur détermination et à leur solidarité que les travailleuses et les travailleurs vont obtenir de meilleures conditions de travail. Le résultat du vote a démontré la satisfaction des membres dans l’atteinte de leurs objectifs sans compter que la date de fin de la convention collective est arrimée avec les autres centres d’hébergement privés que nous représentons, ce qui fait même augmenter leur rapport de force.

La CSN devant la Cour supérieure pour contester une décision affectant les RSG

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a procédé aujourd’hui au dépôt d’un recours en Cour supérieure pour contester la décision du ministère de la Famille d’imposer aux responsables en service de garde en milieu familial (RSG) des frais de guichet pour la Place 0-5 ans. Pour la CSN, qui représente 3000 des quelque 14000 RSG au Québec, ces frais non prévus dans leur entente nationale auront notamment pour effet d’appauvrir ces travailleuses autonomes dès le 1er septembre prochain. D’où le dépôt d’une requête pour faire déclarer illégales la directive et l’instruction émises par le Ministère et pour exiger qu’il dédommage les RSG.

Le cœur du litige

Sans consultation et malgré plusieurs représentations, le Ministère a adopté en mai dernier une directive et une instruction forçant l’inscription des RSG à un guichet unique qui réduira la rémunération globale des RSG de près de deux millions de dollars la première année et d’un million de dollars par année par la suite. Il s’agit d’une charge non prévue dans leurs conditions de travail d’environ une centaine de dollars par année pour chaque RSG, alors que leur revenu annuel net est en moyenne de 27000 dollars pour plus de 2400 heures travaillées, soit moins que le salaire minimum une fois payés les impôts et les dépenses liées à leur service de garde.

Ce faisant, le Ministère introduit une iniquité de traitement entre les RSG et les éducatrices en centres de la petite enfance, lesquelles n’ont pas à payer les frais d’inscription qui sont assumés par le ministère de la Famille par l’intermédiaire des établissements. Enfin, la CSN constate que les RSG sont traitées injustement comparativement à d’autres groupes de travailleurs autonomes, dont les 8000 médecins omnipraticiens, qui n’ont aucuns frais à verser dans le cadre de leur inscription au guichet d’accès à un médecin de famille mis en place par le même gouvernement.

Pour Karine Morisseau, nouvelle représentante du secteur des RSG à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) : « En imposant ces frais d’adhésion au guichet La Place 0-5 ans, le Ministère tente de modifier unilatéralement une entente nationale convenue avec les RSG qu’il a pourtant lui-même signée, ce qui est inacceptable. Déjà qu’elles doivent se conformer à une panoplie de tâches administratives qui ne cessent de s’accroître, voilà que le Ministère les oblige à payer des frais pour travailler. Ça dépasse l’entendement. Le gouvernement doit vite revenir sur sa décision et annuler les frais de guichet unique. »

Pour Lucie Longchamps, récemment élue vice-présidente de la FSSS–CSN et responsable des secteurs privés : « À la veille des élections provinciales du 1er octobre, le ministre de la Famille et le gouvernement devraient montrer plus de sensibilité à l’égard de celles qui prennent soin bon an mal an de plus 90000 enfants au Québec. Je les invite à réviser leur décision au nom de la cohérence et de l’équité sociale. »

Le recours d’aujourd’hui marque un pas de plus dans la bataille que mène la CSN et la FSSS–CSN pour lutter contre l’imposition des frais du guichet unique. D’autres recours ont d’ailleurs été exercés en vertu des dispositions prévues dans l’entente nationale convenue en novembre 2015 avec le ministère de la Famille et le Conseil du trésor. « On ne lâchera pas le morceau. La FSSS–CSN défendra les RSG jusqu’au bout », conclut Karine Morisseau.

À propos des RSG

Environ 3000 RSG, regroupées dans 37 syndicats régionaux, sont membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Celle-ci regroupe 110000 membres venant des secteurs public et privé de la santé et des services sociaux ainsi que des services éducatifs à l’enfance, dont plus de 14 000 RSG et travailleuses en CPE. Pour sa part, la CSN est composée de près de 2000 syndicats réunissant plus de 300000 travailleuses et travailleurs.

Les employé-es votent à 97 % en faveur de l’entente de principe

Réunis en assemblée générale hier soir, les employé-es du Manoir Sherbrooke, membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de l’Estrie (FSSS–CSN), ont entériné à 97 % l’entente de principe survenue le 30 juin entre l’employeur et le syndicat.

Après deux ans et demie de négociation et plus de deux mois de grève, les travailleuses et les travailleurs de cette résidence pour aîné-es ont exprimé leur satisfaction face à l’entente présentée. Parmi les gains obtenus, on retrouve entre autres des montants forfaitaires sur toutes les heures travaillées pour la période entre le 1er décembre 2015 et le 31 décembre 2017 et un ajustement des salaires à partir du premier janvier 2018. « Nous sommes fières de ce que nous avons accompli. Notre détermination commune nous a permis de défoncer l’offre patronale que l’employeur nous avait présentée comme une offre finale en avril dernier. Par exemple, sur les augmentations salariales, nous avons réussi à aller chercher plus que ce que l’employeur nous proposait », a lancé Lyne Tanguay, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de l’Estrie et préposée aux résidents au Manoir Sherbrooke.

Dans l’entente adoptée hier, il a aussi été convenu qu’un conciliateur/médiateur travaillerait avec les parties patronale et syndicale sur l’amélioration des relations de travail au Manoir Sherbrooke. « C’est une bonne nouvelle pour tout le personnel de la résidence. Ces employé-es qui se dévouent au quotidien pour les aîné-es ont droit à un milieu de travail sain », a ajouté Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

Denis Beaudin, président du Conseil central de l’Estrie (CCSNE–CSN), a tenu à féliciter les employé-es de cette résidence Soleil pour avoir mené la lutte jusqu’au bout. « Elles se sont tenues debout et ont imposé le respect. Leur solidarité a finalement eu raison de cet employeur méprisant. Dorénavant, Eddy Savoie, le milliardaire avare, sait à qui il a affaire au Manoir Sherbrooke ! ».

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de l’Estrie compte plus de 200 membres répartis dans 6 centres d’hébergement. La Fédération de la santé et des services sociaux–CSN compte quelque 3500 travailleuses et travailleurs de CHP. Le Conseil central de l’Estrie–CSN regroupe plus de 9000 membres répartis dans plus de 72 syndicats. La CSN compte au total plus de 300 000 travailleuses et travailleurs, et ce, tant dans les secteurs privé que public.

 

Entente de principe pour le SPBTPA du CISSS du Bas-Saint-Laurent

Le Syndicat du personnel de bureau, des techniciens et professionnels de l’administration du CISSS du Bas-Saint-Laurent de la CSN vous annonce qu’une entente de principe est intervenue mardi dernier entre le syndicat et la partie patronale. Les deux parties sont en négociation sur les 26 matières locales depuis l’automne 2017. Les dernières semaines ont été cruciales puisque les deux parties sont entrées dans un blitz important de séances de négociation.

« Nous sommes très heureux de l’entente de principe. Le dernier blitz de négociation avant les vacances a été très efficace. Le comité de négociation a travaillé extrêmement fort pour en venir à cette entente qui respecte les mandats donnés par l’ensemble de nos membres », déclare Annie Hudon, présidente du syndicat et membre du comité de négociation.

Rappelons que tous les syndicats du secteur de la santé au Québec sont présentement en négociation de leurs matières locales, négociation qui découle des négociations au national avec le gouvernement en 2015-2016, suivi des fusions des établissements en 2017.

« Sans donner de détails précis de l’entente, nous pouvons affirmer que celle-ci permettra à nos membres, malgré le fait de travailler maintenant pour un employeur unique dans la région du Bas-Saint-Laurent, de maintenir et d’améliorer leurs conditions de travail. Dans cette entente de principe, on y retrouve, entre autres, une protection pour éviter les déplacements sur le territoire qui s’étend de La Pocatière à Les Méchins. De plus, des mesures permettront de stabiliser des postes et faciliteront la création de postes à temps complet afin d’accroître l’attraction, la rétention et la qualité de vie des personnes salariées, ce qui engendrera une plus grande stabilité des équipes de travail », conclut Annie Hudon.

Il s’agit de la première entente à être conclue avec un syndicat du CISSS du Bas-Saint-Laurent.

Au retour des vacances, le comité de négociation présentera l’entente de principe aux membres, lors d’une tournée d’assemblées générales, afin qu’ils se prononcent sur celle-ci.

Le Syndicat du personnel de bureau, des techniciens et professionnels de l’administration du CISSS du Bas-Saint-Laurent de la CSN représente 1 100 membres. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux qui compte plus de 110 000 membres dans les secteurs public et privé. Il est également affilié au Conseil central du Bas-Saint-Laurent – CSN qui représente environ 8 000 syndiqué-es issus des secteurs public et privé.

 

Entente de principe entérinée à 100 %

Réunis en assemblée générale le 27 juin dernier, les membres du Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de petite enfance de l’Estrie – CSN dont le CPE est affilié à l’Association patronale nationale des centres de la petite enfance (APNCPE), ont entériné à 100 % l’entente de principe.

« C’est à maintes reprises que nous l’avons indiqué, cette négociation a été la plus difficile que le syndicat ait vécue. 33 séances ont été requises afin de parvenir à une entente de principe, sans compter les journées de grève exercées et une grève générale illimitée qui se dessinait à l’horizon, affirme Stéphanie Vachon, présidente du STTCPEE – CSN. Nos membres ont démontré une solidarité et une détermination exemplaires, ce qui nous a valu d’obtenir un règlement à la hauteur de celui intervenu au niveau national avec les autres associations patronales », ajoute madame Vachon.

Rappelons que l’APNCPE avait rejeté l’entente de principe nationale après avoir quitté, en février 2016, la table de négociation nationale pour faire cavalier seul.

« Il nous reste maintenant qu’à espérer que les prochaines années seront garantes de relations de travail harmonieuses », conclut madame Vachon.

Le Syndicat des travailleuses (eurs) des centres de la petite enfance de l’Estrie – CSN (STTCPEE-CSN) compte 35 centres de la petite enfance regroupant ainsi plus de 850 travailleuses. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération de la santé et des services sociaux – CSN (FSSS-CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux – CSN (CCSNE-CSN).

1500 travailleuses CSN entérinent à 92 % la recommandation des conciliateurs

Les 1500 membres du Syndicat des travailleuses(eurs) des CPE de Montréal et Laval–CSN ont entériné à 92 % la recommandation de règlement émise par les conciliateurs du ministère du Travail après un blitz de négociation de 24 heures qui s’est terminé à 7 h du matin, le 17 juin dernier. Cette décision a été prise par vote secret lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue à huis clos dans la soirée du 20 juin à l’Hôtel Fairmount Queen Élisabeth. Cela met donc fin à l’une des plus longues rondes de négociation jamais vécue dans une soixantaine de CPE de Montréal et Laval membres de l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE).

« On pousse un véritable soupir de soulagement et de satisfaction après 39 mois sans convention collective, a affirmé Carole Leroux, présidente du syndicat. Cette négociation a été très difficile. La soixantaine de directions des CPE et l’APNCPE ont cherché à réduire de façon importante nos conditions de travail et par là, la qualité même des services dispensés aux enfants. Une page vient donc d’être tournée. Mais elle restera gravée longtemps dans notre mémoire collective en raison de la mobilisation sans précédent des travailleuses, au moins jusqu’au renouvellement des conventions collectives dans moins de deux ans. »

Une fois signée, la convention collective sera en vigueur jusqu’au 31 mars 2020. Elle comporte plusieurs gains, notamment sur les salaires, les jours fériés et les congés divers, les régimes de retraite et d’assurance, les activités pédagogiques.

Les autres enjeux pour lesquels il y a eu déclenchement d’une grève générale illimitée durant huit jours, entre le 6 et le 15 juin, portent sur le rôle décisionnel de l’équipe, les horaires de travail, la liste de rappel et l’application de l’ancienneté, la transparence des états financiers et les droits acquis. Des enjeux qui touchent toutes les catégories d’emplois, des éducatrices aux responsables en alimentation, en passant par les adjointes administratives ou encore les préposées à l’entretien.

« On ne peut que souligner la très grande détermination des travailleuses qui se sont battues jusqu’à la toute dernière minute pour préserver la qualité de leurs emplois et des services à la petite enfance, a dit pour sa part Lucie Longchamps, nouvelle vice-présidente responsable des secteurs privés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Cette étape marque la fin d’un processus de négociation dans les CPE syndiqués à la CSN qui aura été beaucoup trop long en raison du retrait de l’APNCPE de la table des négociations nationales, en février 2016. »

« Je lève mon chapeau à ces femmes qui se sont tenues debout devant l’adversité et l’acharnement de la partie patronale qui a tenté sans succès de briser leur moral et leur solidarité, déclare Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). Ce sont leurs luttes qui ont permis de construire et de maintenir ce réseau des CPE envié de par le monde en raison de la très grande qualité des services éducatifs dispensés, comme le démontrent toutes les études. C’est un réseau qu’il nous faut constamment préserver alors que, dans le cadre des élections d’octobre prochain, de véritables vautours de la privatisation annoncent qu’ils veulent à poursuivre le saccage de ce joyau mis en place depuis les trois dernières décennies. Heureusement encore, les travailleuses l’ont très bien compris. »

À propos du syndicat et de la CSN

Le Syndicat des travailleuses (eurs) des CPE de Montréal et Laval–CSN compte plus de 2500 membres dans 105 CPE, totalisant 157 installations, dont 61 CPE sont représentés par l’APNCPE. Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui représente plus de 14000 travailleuses en CPE et responsables en service de garde en milieu familial. Il est aussi affilié au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). La CSN regroupe pour sa part quelque 300000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activités tant publics que privés.

210 salarié-es votent à 83 % en faveur d’une entente de principe

Réunis en assemblée générale spéciale les 19 et le 20 juin, les membres du Syndicat des Employé-e-s d’Urgences-santé (CSN) ont entériné à 83 % l’entente de principe intervenue avec la Corporation d’Urgences-santé le 1er juin dernier. Cela met donc fin à une ronde de négociation qui a débuté il y a près de 39 mois, la convention collective étant échue depuis le 31 mars 2015.

La nouvelle convention prendra effet à sa signature jusqu’au 31 mars 2020. Outre le règlement salarial consenti aux 550 000 employé-es de l’État québécois, l’entente prévoit des gains substantiels dans plusieurs secteurs du Centre de communications de la corporation, notamment :

  • Une augmentation de rangement pour cinq titres d’emploi, ce qui bonifie l’offre salariale globale d’environ 5 %;
  • Une clause facilitant la mobilité et la polyvalence de la main-d’œuvre dans l’accessibilité aux postes;
  • L’obtention de toutes les clauses dites non pécuniaires obtenues par le Front commun;
  • Une clause améliorée pour la création de nouveaux titres d’emploi.

Rappelons que les syndiqué-es ont dû exercer plusieurs moyens de pression et sept journées de grève perlée depuis décembre 2017 avant d’en arriver à un règlement satisfaisant. « C’est grâce à la détermination et à la mobilisation exemplaire de nos membres que nous avons pu obtenir un règlement qui atteint les objectifs de négociation que nous nous étions fixés il y a plus de trois ans », a déclaré Martin Joly, président du syndicat affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

À propos du syndicat et de la CSN

Le Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN) regroupe 102 répartitrices et répartiteurs médicaux d’urgence ainsi que plus d’une centaine d’employé-es de bureau. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte plus de 100 000 membres dans les secteurs privé et public. Le syndicat est aussi affilié au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) qui regroupe sur une base régionale quelque 90 000 membres. Pour sa part, la CSN est composée de plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que treize conseils centraux régionaux.

Fin du conflit de travail : recommandation sur un règlement final

Les conciliateurs du ministère du Travail ont présenté au Syndicat des travailleuses(eurs) des CPE de Montréal-Laval–CSN et à l’Association patronale nationale des CPE, représentant 61 CPE, une recommandation de règlement de leur convention collective. Les parties se sont engagées à la présenter favorablement à leurs mandants respectifs.

La recommandation, dont le contenu demeure confidentiel à la demande des conciliateurs, sera présentée à l’ensemble des travailleuses des CPE visés lors d’une assemblée générale extraordinaire prévue durant la fin de semaine des 23 et 24 juin prochain (journée à déterminer). Par conséquent, aucun commentaire ne sera fait d’ici la tenue de l’assemblée.

La grève est donc levée et le retour au travail est prévu dès le lundi 18 juin.

Jeff Begley réélu à la tête de la FSSS-CSN

Déterminées

La FSSS-CSN devait notamment revoir ses structures et son organisation en raison du projet de loi 10. Tout au long de la semaine, les congressistes ont réfléchi sur les orientations qui guideront leur action syndicale pour les prochaines années. Alors que le personnel du réseau de la santé et des services sociaux et du réseau des services de garde éducatifs subit directement l’effet des coupes et des décisions gouvernementales, les discussions des congressistes ont visé à mettre de l’avant des pratiques pour continuer d’être déterminées.

Élection de l’exécutif et du bureau fédéral de la FSSS-CSN
Les congressistes devaient aussi élire les personnes qui les représenteront pour le prochain mandat de trois ans de la Fédération. Ils ont élu, au bureau fédéral de la FSSS-CSN :

Président : Jeff Begley
Première vice-présidente : Judith Huot
Secrétaire générale-trésorière : Nadine Lambert
Vice-présidente du secteur public : Josée Marcotte
Vice-présidente des secteurs privés : Lucie Longchamps
Représentant de la catégorie 1 : Félix-Olivier Bonneville
Représentant de la catégorie 2 : Christian Meilleur
Représentant de la catégorie 3 : Simon Rochefort
Représentante de la catégorie 4 : Marie Pagès
Représentante des CPE : Louise Labrie
Représentant du secteur préhospitalier : Jean Gagnon
Représentante des RSG : Karine Morisseau
Représentant des CHP : Gilles Gagné
Représentante des RI-RTF : Renée Desnoyers
Vice-président régional de la Gaspésie — Îles-de-la-Madeleine : Kent Denis
Vice-président régional du Bas-Saint-Laurent : Denis Ouellet
Vice-président régional du Saguenay-Lac-Saint-Jean : Guillaume Wilson-Patry
Vice-présidente régionale de Québec–Chaudière-Appalaches : Lucie Langlois
Vice-présidente régionale du Cœur-du-Québec : Marie-Line Séguin
Vice-présidence régionale de l’Estrie : vacant
Vice-présidente régionale de Montréal-Laval-Grand-Nord : Marlene Figueroa
Vice-présidente régionale des Laurentides-Lanaudière : Luce Melançon
Vice-présidente régionale de la Montérégie : Mélanie Bouchard
Vice-présidente régionale de l’Outaouais : Julie Legault
Vice-présidente régionale de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec : Annick Trottier
Vice-président régional de la Côte-Nord : Steve Heppell
À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte plus de 110 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

L’exaspération à son comble après huit jours de grève

L’exaspération est à son comble chez les quelque 1500 travailleuses en grève pour une huitième journée consécutive depuis le début d’un conflit de travail sans précédent, le 6 juin dernier. Ce matin, une centaine d’entre elles se sont rassemblées devant l’édifice du ministère du Travail à Montréal pour appuyer leur comité régional de négociation convoqué en séance de conciliation avec l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE) qui représente les directions de 57 CPE.

« Notre patience a atteint sa limite, mais notre mobilisation, elle, est sans fond, a affirmé Carole Leroux, présidente du Syndicat des CPE de Montréal et de Laval (STCPEML-CSN). Nous sommes ici pour soutenir notre comité de négociation et surtout dire à la partie patronale de cesser de nous faire perdre notre temps et celui de milliers de parents qui n’attendent qu’un signe de bonne volonté. Nous voulons surtout réaffirmer aux directions et aux conseils d’administration des CPE que nous n’accepterons jamais de conditions de travail inférieures à ce qui a été consenti à 10 000 autres collègues syndiquées CSN des autres régions. »

« On déplore sincèrement les inconvénients causés aux parents et à leurs enfants. Les choses auraient pu être très différentes et la grève évitée si l’APNCPE avait accepté dès le départ d’intégrer l’entièreté de l’entente nationale convenue le 6 novembre dernier avec le gouvernement et une majorité de CPE au Québec. La partie patronale a carrément fait fi de cette entente et a plutôt proposé d’importants reculs dans les conditions de travail et de pratique aux plans régional et national des membres que nous représentons, explique Nathalie Fontaine, vice-présidente à la négociation pour le Syndicat des travailleuses des CPE de Montréal et de Laval (STCPEML–CSN). » Rappelons que les CPE membres de l’APNCPE ont quitté la table de négociation nationale à l’hiver 2016.

Pour Dany Lacasse, vice-président responsable des secteurs privés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) : « Plutôt que de dépenser des milliers de dollars en frais d’avocats pour des séances de négociation qui s’éternisent et en relations publiques, l’APNCPE devrait prendre cet argent pour le réinvestir dans les services aux enfants. Ça dénote le sens des priorités de la partie patronale. »

Après plus de 40 séances de négociation, dont plusieurs devant deux conciliateurs du ministère du Travail dont la directrice du service de la conciliation, les points en litige portent notamment sur l’équivalent des avancées au national, sur le rôle décisionnel de l’équipe, les congés sans traitement, les horaires de travail, la liste de rappel et l’application de l’ancienneté, la transparence des états financiers et les droits acquis. « Il s’agit d’enjeux qui affectent directement le quotidien et surtout les revenus de toutes les catégories de travailleuses, des éducatrices aux responsables en alimentation, en passant par les adjointes administratives ou encore les préposées à l’entretien », ajoute la vice-présidente à la négociation.

« Nous appuyons totalement ces travailleuses des CPE qui se dévouent à tous les jours au développement et au bien-être de milliers d’enfants de zéro à cinq ans, ajoute Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). Nous allons continuer à les soutenir dans leur lutte pour le respect et leur pleine reconnaissance, et ce, tant et aussi longtemps qu’elles n’obtiendront pas gain de cause. Elles méritent la même chose que leurs collègues des CPE de la région et de l’ensemble du Québec, ni plus ni moins. »

À propos des CPE et de la CSN

Le Syndicat des travailleuses (eurs) des CPE de Montréal-Laval (CSN) compte plus de 2500 membres dans 105 CPE, dont 61 CPE sont membres de l’APNCPE. Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ainsi qu’au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). La CSN regroupe pour sa part quelque 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activités tant publics que privés.

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Pour information :

François Forget

514 212-7383

Plus de 1000 travailleuses et travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux en ont assez de la surcharge de travail !

Des centaines de travailleuses et travailleurs du CHUM manifestent ce midi pour dénoncer la surcharge de travail permanente. Elles et ils sont accompagnés de plus de 800 congressistes de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) qui participent à cette manifestation en marge du 44e congrès de la Fédération à Montréal. Cette manifestation est une des actions de la campagne Assez ! Personnel surchargé, qui se poursuit partout au Québec.

« Le ministre a bien beau tenter de faire passer le personnel du réseau et les syndicats pour des menteurs, notre détresse et les nombreux problèmes de la réforme Barrette sont indéniables. C’est plus de 1000 travailleuses et travailleurs qui sont venus ce midi témoigner de l’état de crise dans le réseau. Donnons-leur la parole et nous verrons à quel point il est urgent d’agir pour améliorer les choses. Il faut profiter des négociations locales pour miser sur la stabilité et la conciliation travail-famille-études. Il faut aussi donner l’occasion au personnel d’organiser eux-mêmes leur travail pour améliorer les soins à la population », explique Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

« Notre monde est épuisé. Et le déménagement vers le nouveau CHUM en PPP n’améliore rien à la situation. Cela rajoute une pression sur le personnel qui voit les millions que l’on donne chaque mois au PPP et qui seraient bien nécessaires pour mieux les appuyer dans leur travail. Le gouvernement doit réinvestir dans le réseau public pour répondre à la détresse du personnel plutôt que d’enrichir le consortium privé du CHUM », lance Claude Talbot, président du syndicat des employé-es du CHUM — CSN.

« Cette manifestation témoigne de l’ampleur des problèmes du personnel du réseau. D’ailleurs, les actions se poursuivent et se multiplient : des sit-in se tiennent à plusieurs endroits, les séances de C.A. sont perturbées et des manifestations s’organisent. La pression est loin de s’atténuer pour forcer le gouvernement Couillard à instaurer des solutions durables pour le personnel », poursuit Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN).

« Le ravage de l’austérité libérale fait mal au réseau et il suffit d’en parler avec le personnel pour le réaliser. Après des années à couper dans les budgets, on se retrouve dans un cercle vicieux que nous aurions pu éviter. Le réseau offre des conditions de travail tellement difficiles qu’on a de la misère à convaincre les gens de venir travailler en santé et services sociaux. À l’approche des élections, les partis doivent nous dire ce qu’ils vont faire pour régler la crise du personnel », de conclure Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Assez ! Personnel surchargé
La FSSS-CSN lançait récemment la campagne Assez ! Personnel surchargé pour dénoncer les problèmes de surcharge, d’épuisement et de pénurie vécus par le personnel du réseau. Cette campagne met de l’avant des solutions pour mettre fin à la détresse du personnel. Plusieurs actions sont à prévoir dans les prochaines semaines.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte plus de 110 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Trois des quatre partis politiques prennent des engagements devant les 800 congressistes de la FSSS–CSN

Dans le cadre du 44e congrès de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), les 800 congressistes ont eu l’occasion d’entendre trois représentant-es des partis politiques. À quelques mois des élections, Diane Lamarre du Parti Québécois (PQ), Manon Massé de Québec solidaire (QS) et François Paradis de la Coalition Avenir Québec (CAQ) ont pris des engagements sur l’avenir du réseau de la santé et des services sociaux et du réseau des services de garde éducatifs. Le ministre Barrette, qui devait aussi participer, a pris la décision d’annuler sa présence.

Cette invitation visait à permettre à celles et ceux qui donnent les services à la population jour après jour de s’adresser aux partis politiques. Cela a aussi permis de demander des engagements de leur part. Des consensus se dégagent : les trois partis conviennent qu’il faut agir pour décentraliser le réseau de la santé et des services sociaux suite à la réforme Barrette et revoir le mode de rémunération des médecins. Ils sont aussi d’accord pour miser sur une amélioration des soins de première ligne. Les trois partis ouvrent aussi la porte à mettre en place un comité ministériel avec la FSSS-CSN et des comités paritaires dans les établissements pour mettre en place des solutions durables à la crise surcharge de travail et d’épuisement professionnel vécue par le personnel.

Le PQ et QS s’engagent à soutenir le réseau des services de garde éducatifs, la CAQ choisit malheureusement de continuer la gouverne libérale en favorisant les garderies commerciales. Concernant la santé et les services sociaux, la FSSS-CSN s’inquiète de la place que la CAQ donne au privé dans sa plateforme électorale. Comme l’ont démontré de nombreuses études, afin de dégager un profit, les prestataires privés en santé et services sociaux et dans le domaine des services de garde doivent forcément couper dans les conditions de travail, sur la quantité ou la qualité des services, comparativement au secteur public.

« Les gens qui travaillent en santé, services sociaux et services de garde éducatifs voulaient faire connaître leur surcharge de travail permanente aux partis politiques. Ils voulaient qu’une chose soit claire : cette surcharge touche l’ensemble du personnel ! Malheureusement, le ministre Barrette a décidé de ne pas venir entendre celles et ceux qui soutiennent le personnel au quotidien. Avec les élections qui approchent, les partis doivent mettre de l’avant des solutions à la détresse du personnel, pas seulement lancer des promesses sur l’accès aux médecins de famille comme ils ont trop souvent l’habitude de le faire. Si on veut améliorer le réseau, ça va passer par une contribution de l’ensemble du personnel », explique Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte plus de 110 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Entente de principe et annulation de la grève générale illimitée dans 12 CPE

Une entente de principe est intervenue en fin de soirée entre les 300 membres du Syndicat régional des travailleuses et travailleurs en CPE du Cœur du Québec (SRTTCPECQ–CSN) et l’Association patronale nationale des CPE représentant 12 CPE de la région. La grève générale illimitée, prévue ce mercredi 13 juin au matin, est par conséquent annulée.

L’entente, dont le contenu demeure confidentiel, sera présentée à l’ensemble des travailleuses des CPE visés lors d’une assemblée générale spéciale des membres le dimanche 17 juin. Par conséquent, aucun commentaire ne sera émis d’ici la tenue de cette assemblée.

À propos des CPE et de la CSN

Dans la région, on compte quelque 800 travailleuses œuvrant dans 23 CPE membres du SRTTCPECQ–CSN. Ce syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, qui regroupe quelque 11 000 travailleuses en CPE, de même qu’au Conseil central du Cœur du Québec (CCCQ–CSN). Pour sa part, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle et professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

Prendre fait et cause pour régler la crise du personnel du CHUM

Le personnel du CHUM est touché de plein fouet par la crise vécue actuellement dans le réseau de la santé et des services sociaux. Surcharge de travail, épuisement professionnel, pénurie de personnel : les problèmes s’accumulent au CHUM un peu comme dans l’ensemble du réseau.

À ce portrait sombre s’ajoute une situation propre à notre établissement : un déménagement qui pose de nombreux défis et surtout un partenariat public-privé (PPP) qui aspire une part importante des ressources.

Prendre acte de la crise du personnel du CHUM
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les derniers mois ont été durs pour le personnel. Les arrêts de travail explosent et la surcharge de travail semble s’être placée dans une situation permanente. Pour l’instant, nous ne voyons pas la lumière au bout du tunnel pour les travailleuses et travailleurs du CHUM.

Parlez-en aux adjointes administratives qui doivent composer avec des bogues informatiques nombreux depuis l’ouverture du nouveau CHUM. Parlez-en aux employé-es d’entretien qui doivent maintenant entretenir un bien plus grand espace. Parlez-en aux préposé-es aux bénéficiaires que le réseau a bien du mal à attirer en nombre suffisant pour donner des soins à la population. C’est l’ensemble du personnel du CHUM qui subit les contrecoups d’années de compressions budgétaires.

Parlez-en aussi aux patientes et patients qui ont des yeux pour voir. Elles et ils voient bien que le personnel est surchargé et que cela a un impact direct sur les soins qu’ils reçoivent. Quand on voit se dégrader année après année les conditions de travail du personnel, cela se ressent aussi sur celles et ceux qui ont besoin de soin. Même chose pour les médecins qui ne reçoivent pas l’appui nécessaire pour bien soigner la population, en raison de la pénurie de personnel.

Des milliards aux PPP et rien pour aider le personnel
Le manque à gagner dans le réseau depuis l’arrivée du gouvernement Couillard atteint plus de 7 milliards de dollars. Les surplus actuels ont été en grande partie engrangés par des compressions budgétaires répétées. Le personnel a besoin d’investissements pour mettre fin à la crise actuelle. C’est de ces sommes que nous avons besoin pour pouvoir embaucher du personnel et améliorer les conditions de travail et de celles et ceux qui répondent chaque jour aux besoins de la population.

Et pourtant, c’est tout le contraire qui se passe. Pendant que le gouvernement continue de sous-financer notre réseau public, il met des millions dans le PPP. Nous ne pouvons faire autrement qu’être en colère quand on constate tout cet argent public qui est dépensé chaque mois pour enrichir un consortium qui ne livre pas la marchandise. Pour mieux appuyer ces grandes entreprises privées, le gouvernement laisse la crise empirer. Le PPP a été en retard et a coûté beaucoup plus cher que prévu. Et ce n’est pas tout. Nous continuerons de payer avec des fonds publics pour l’entretien de cet hôpital spécialisé où il sera souvent nécessaire de faire des travaux.

Qui aura le courage d’appliquer des solutions durables pour le personnel du CHUM ?
C’est assez ! Il faut que le CHUM et le gouvernement se mettent au travail pour sortir de la crise. Des solutions durables, nous en avons plusieurs à proposer. Déjà, sortir du contrat de PPP nous permettra d’économiser des millions qui seraient beaucoup mieux investis s’ils servaient à améliorer les conditions de travail du personnel. Revoir l’organisation du travail en donnant une réelle voix au personnel est aussi un moyen incontournable pour améliorer les choses. Nous devons avoir en tête un objectif central : alléger la charge de travail.

Mettre en place ces solutions, c’est non seulement une nécessité pour aider le personnel, mais c’est aussi un moyen concret d’améliorer les soins à la population. C’est pour appuyer le personnel qui en a assez et qui demande des solutions que nous serons dans la rue le 13 juin prochain pour une manifestation devant le CHUM.

  • Claude Talbot, président du syndicat des employé-es du CHUM (SECHUM-CSN)
  • Jacques Létourneau, président de la CSN
  • Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN)
  • Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN)
  • Manon Massé, députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques
  • Isabelle Leblanc, présidente de Médecins québécois pour le régime public (MQRP)
  • Pierre J. Hamel, professeur-chercheur à l’INRS
  • Marie-Andrée Painchaud, coordonnatrice du Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM)
  • Natalie Stake-Doucet, infirmière clinicienne et membre du comité des états généraux sur les soins

Mission accomplie — Entente de principe pour les derniers CPE en Estrie

À la suite des négociations qui se sont tenues aujourd’hui même, une entente de principe est intervenue entre les travailleuses et les employeurs des centres de la petite enfance (CPE) Fafouin, La pleine lune et Jeunestrie. Rappelons que le 5 juin dernier, les travailleuses des CPE Fafouin et La pleine lune avaient voté massivement en faveur d’un mandat de grève générale illimitée à être déclenchée au moment jugé opportun.

« Les derniers pourparlers en présence de la conciliatrice ont dénoué l’impasse entre les parties. C’est donc avec le sentiment du devoir accompli que nous concluons cette longue négociation avec l’Association Patronale Nationale des Centres de la Petite Enfance (APNCPE), » commente Stéphanie Vachon, présidente du Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de l’Estrie — CSN.

Les termes de l’entente de principe seront dévoilés aux membres dans les prochaines semaines dès que les textes finaux auront été rédigés.

Le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance – CSN (STTCPEE-CSN) compte 35 centres de la petite enfance regroupant ainsi plus de 850 travailleuses. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération de la santé et service sociaux – CSN (FSSS-CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux – CSN (CCSNE-CSN).

Menace d’une grève générale illimitée dans deux CPE

Réunies en assemblée générale spéciale, les travailleuses des centres de la petite enfance (CPE) La Pleine Lune et Fafouin ont donné un mandat fort pour le déclenchement d’une grève générale illimitée, et ce, à être déclenchée au moment jugé opportun.

« Il y a bon nombre d’années où nous avons recouru à la grève générale illimitée, c’est donc dire que la situation est plus que sérieuse », déclare Mme Stéphanie Vachon, présidente du Syndicat des travailleuses (eurs) des centres de la petite enfance de l’Estrie — CSN (STTCPEE-CSN).

« Les points en litige sont ceux qui sont prévus aux matières locales tels que la semaine normale de travail et l’organisation du travail. Ce sont des matières qui sont des plus importantes pour les travailleuses puisqu’elles sont au cœur même de la conciliation famille/travail, » ajoute-t-elle.

« Nous avons une entente de principe pour 32 des 35 CPE dont les membres sont affiliés à notre syndicat. On peut donc affirmer que le syndicat démontre sa volonté de conclure une entente. Malheureusement, trois sections ne font pas l’objet d’une telle entente. Ainsi, les travailleuses des CPE Fafouin et La Pleine Lune lancent un message clair à leur direction : Assez, c’est assez ! Nous désirons être écoutées et respectées sans quoi nous n’aurons d’autre choix que de déclencher la grève. Par ailleurs, les travailleuses du CPE Jeunestrie, où les enjeux sont différents, ne se sont pas encore prononcées sur un vote de grève et désirent plutôt poursuivre leur réflexion. Les directions doivent donc maintenant réfléchir sérieusement quant à l’issue de cette longue négociation, » conclut madame Vachon.

À propos du syndicat

Le Syndicat des travailleuses (eurs) des centres de la petite enfance – CSN (STTCPEE-CSN) compte 35 centres de la petite enfance regroupant ainsi plus de 850 travailleuses. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération de la santé et service sociaux – CSN (FSSS-CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux – CSN (CCSNE-CSN).