La CSN attend un retour rapide du ministre Sébastien Proulx

À la suite d’une rencontre tenue cet après-midi avec le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, la Confédération des syndicats nationaux s’attend à une réponse rapide dans le dossier du financement du transport scolaire au Québec.

« Nous sommes heureux d’avoir enfin rencontré le ministre Proulx pour lui parler de l’état de la situation dans le transport scolaire au Québec. Les mauvaises conditions de travail qui règnent depuis trop longtemps dans ce secteur causent actuellement de graves problèmes de recrutement, de rétention et de pénurie de conductrices et de conducteurs de véhicule scolaire. Les salaires sont inadéquats et le Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) revendique la création d’enveloppes budgétaires bonifiées, dédiées et fermées afin de financer adéquatement l’augmentation des salaires et l’amélioration des conditions de travail dans leur secteur », de préciser Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

En 2015, les salarié-es œuvrant dans le transport scolaire touchaient 8,5 % de moins en moyenne que d’autres emplois comparables dans le secteur privé du transport et, depuis ce temps, l’écart n’a cessé de s’amplifier.

« Le 8 février dernier, la FTA a reconnu la problématique de recrutement et de rétention de la main-d’œuvre et trois transporteurs de la ville de Laval ont également validé le constat de début de crise dans leur domaine. Depuis ce temps, nous avons été témoins de plusieurs autres problèmes importants, dont le risque que plusieurs circuits ne puissent être couverts, qui nous démontrent que le gouvernement doit impérativement agir afin de régler ce problème une fois pour toutes, d’ajouter Jean Lacharité. Nous attendons donc un retour rapide du ministre Proulx et le dépôt, dès ce printemps, d’une solution durable à ce problème, qui risque de tourner en crise majeure si le gouvernement n’en prend pas la juste mesure. »

Depuis le mois de janvier 2015, la CSN demande une rencontre avec le MELS en lien direct avec les mauvaises conditions de travail qui règnent dans le transport scolaire. La rencontre d’aujourd’hui s’est déroulée en présence de représentants de la Fédération des transporteurs par autobus (FTA) — rassemblant la majorité des employeurs dans le transport scolaire au Québec —, et de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

Rappelons que les salarié-es du transport scolaire touchent un taux horaire moyen de 17,86 $ l’heure — pour un revenu annuel moyen de 19 288 dollars —, alors que d’autres reçoivent 12,07 $ l’heure, un taux avoisinant le salaire minimum, sans autres avantages sociaux.

Rappelons également que dans le cadre d’un processus rigoureux d’évaluation de l’emploi de conducteur et de conductrice de véhicule scolaire, qui fut mis en œuvre par la CSN et auquel le gouvernement et les associations de transporteurs ont participé, le comité de travail a fixé un taux horaire minimal de référence à 19,14 $ l’heure en janvier 2015, ce qui représente actuellement un taux indexé de 20,02 $ à l’embauche, sans évidemment tenir compte de l’ancienneté.

Plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

Le STS regroupe environ 3000 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats affiliés, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

Les syndicats de La Presse font une nouvelle proposition à l’employeur

Les trois syndicats de La Presse affiliés à la Fédération nationale des communications–CSN ont adopté aujourd’hui une nouvelle proposition afin de relancer la négociation en vue du renouvellement de leurs conventions collectives qui sont échues depuis plus de 27 mois.

La nouvelle proposition inclut des concessions importantes, notamment sur le plan salarial et sur le plan de la sécurité d’emploi. Les salarié-es ont procédé au vote sur cette nouvelle proposition et ont également adopté des moyens de pression, excluant la grève générale illimitée. Ces moyens de pression seront mis en œuvre au moment jugé opportun.

Résultats des deux votes tenus à scrutin secret

STIP STTCILP SEBJ
Nouvelle proposition 94 % 100 % 100 %
Moyens de pression 96 % 100 % 92 %

Les syndicats sont conscients de la crise qui frappe le secteur de la presse écrite au Canada et ailleurs dans le monde. Cette situation dépasse la question des relations de travail. Elle découle de la domination de deux géants, Google et Facebook, sur le marché publicitaire, dans un contexte où les lois fiscales et celles sur les droits d’auteur sont désuètes.

Les syndicats rappellent que leurs démarches auprès des gouvernements ont porté leurs fruits avec l’annonce par le gouvernement du Québec d’un programme d’aide aux transformations technologiques qui pourrait rapporter 7 millions de dollars par année à La Presse.

Les pressions vont se poursuivre auprès du gouvernement fédéral afin qu’il prenne ses responsabilités, notamment pour rétablir l’équité fiscale et préserver la mission essentielle des salles de nouvelles partout au pays. Il en va de l’avenir de notre démocratie.

« Les syndicats et l’employeur ont maintenant tous les éléments en main pour parvenir à une entente négociée qui assure la pérennité de La Presse pour les prochaines années », a affirmé Charles Côté, porte-parole des syndicats et président du Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse.

Les syndicats de La Presse affiliés à la FNC–CSN regroupent près de 240 employé-es de la rédaction, des services administratifs et des services informatiques.

La FNC–CSN regroupe des syndicats autonomes de salarié-es ainsi que des travailleuses et des travailleurs contractuels de l’industrie des communications et de la culture. Ce regroupement permet aux quelque 6000 membres regroupés dans 88 syndicats de se donner des outils pour assurer leur représentation, pour négocier des ententes collectives de travail qui assurent le respect de leurs droits et de leur indépendance journalistique. Dans une perspective du droit public à l’information, la fédération défend également les libertés de presse et d’expression.

Source :
Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (STIP – FN–CSN)
Syndicat des travailleuses et travailleurs du centre informatique de La Presse (STTCILP – FNC–CSN)
Syndicat des employés de bureaux de journaux (SEBJ – FNC–CSN)

Les responsables en service de garde en milieu familial satisfaites de la décision ministérielle

Les responsables d’un service de garde (RSG) en milieu familial, membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), accueillent favorablement la décision du ministère de la Famille de renoncer aux frais de guichet unique adressé aux parents à la recherche de place pour leur enfant. L’annonce d’une entente récente à cet effet a été reçue comme un baume par les RSG en raison de la dégradation des conditions de travail et de pratique de celles qui sont chargées d’accueillir à leur domicile et d’éduquer plus de 90 000 enfants par année.

Pour Lucie Longchamps, représentante du secteur des RSG à la FSSS–CSN, qui représente 3000 RSG : « On est vraiment heureuses de voir que le Ministère nous a enfin entendues après des semaines de cabale contre l’imposition de frais de guichet unique. C’était la meilleure décision à prendre dans les circonstances alors que le coût de la vie, allié à la baisse de la fréquentation des milieux familiaux subventionnés et régis, affecte les responsables en services de garde. »

En février dernier, une campagne de sensibilisation et de mobilisation contre les frais de guichet unique, une contrainte financière évaluée à plus de 1,5 million de dollars par année pour quelque 15 000 RSG, a été l’un des éléments déterminants qui ont conduit les parties à s’entendre. Dénonciations publiques, pétition à l’Assemblée nationale, kiosques et tracts d’information, lettres, fax et courriels au ministre sont autant de moyens déployés pour contrer la mesure ministérielle.

En outre, un avis produit par le service juridique de la CSN est venu confirmer que le gouvernement faisait clairement fausse route en imposant aux RSG ces frais administratifs plutôt qu’en les assumant lui-même, faisant ainsi fi des dispositions de la Loi sur la représentation de certaines personnes responsables d’un service de garde en milieu familial et sur le régime de négociation d’une entente collective les concernant. « Une évidence d’autant plus frappante que les médecins n’ont pas à assumer eux-mêmes les frais pour le guichet d’accès aux médecins de famille, qui sont pris en charge par l’État », d’ajouter Dany Lacasse, vice-président de la FSSS-CSN responsable des secteurs privés.

Rappelons que, moyennant une subvention, les RSG sont tenues d’assumer l’entièreté des dépenses reliées à leur service de garde à domicile, soit l’accueil, l’alimentation, l’entretien, le bien-être, l’éducation, l’hygiène et la sécurité des tout-petits, en plus des frais d’immobilisation. Elles sont considérées comme des travailleuses autonomes depuis l’entrée en vigueur d’une loi encadrant leur reconnaissance et leur régime de négociation d’une entente collective, en juin 2009.

À propos des RSG

Plus de 3000 RSG réparties dans la plupart des régions au Québec sont membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Celle-ci regroupe 110 000 membres venant des secteurs public et privé de la santé et des services sociaux ainsi que des services éducatifs à l’enfance. Pour sa part, la CSN est composée de près de 1400 syndicats regroupant plus de 300 000 travailleuses et travailleurs.

Une promesse que le premier ministre devra tenir

Tout en accueillant favorablement l’annonce du premier ministre du Québec de passage à l’usine de Bombardier à La Pocatière, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) gardera l’œil ouvert et veillera à ce que cette promesse soit tenue. En tournée au Bas-Saint-Laurent ce matin, le premier ministre du Québec s’est arrêté à l’usine de Bombardier à La Pocatière pour y annoncer sa volonté ferme de prolonger le contrat de construction des voitures Azur pour le métro de Montréal.

« Le contrat n’est pas encore signé, mais le premier ministre s’est grandement engagé aujourd’hui, a soulevé Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN). Il nous a dit que les discussions avec la ville de Montréal et la mairesse Valérie Plante avançaient bien et que le gouvernement déposerait un cadre législatif pour éviter d’aller en appel d’offres. Nous avons également eu la confirmation que lorsque ce contrat se concrétisera, non seulement les travailleuses et les travailleurs de Bombardier à La Pocatière pourront pousser un soupir de soulagement, mais celles et ceux d’Alstom à Sorel-Tracy également puisque cette usine sera vraisemblablement retenue pour produire les «bogies» de ces wagons. »

Photo : Jocelyn Landry

« Nous allons tout de même garder le gouvernement à l’œil et nous appelons tous les députés à l’Assemblée nationale à travailler rapidement et de concert dans ce dossier, a annoncé Caroline Senneville, 1re vice-présidente de la CSN. Le premier ministre a promis que les changements législatifs seraient mis en place avant la fin de la session parlementaire en juin. Nous demandons au gouvernement de tenir sa promesse et aux partis d’opposition de réaliser que des emplois de qualité pour plusieurs travailleurs dans deux régions du Québec sont en jeu. Le premier ministre nous a aussi dit que les futurs contrats du gouvernement et des agences gouvernementales contiendraient au moins 25 % de contenu canadien. On va aussi le talonner à ce sujet. »

« Pour les travailleuses et les travailleurs de Bombardier à La Pocatière, c’est une excellente nouvelle si c’est réalisé rapidement, a expliqué Mario Guignard, président du syndicat des employés de Bombardier La Pocatière. Ce sont plus de 600 cols bleus et cols blancs qui ont du travail grâce au contrat des trains Azur. Avec la fin de ce contrat et le fait que Bombardier n’ait pas eu le contrat du Réseau express métropolitain (REM), ce sont environ 300 employé-es pour qui l’avenir était incertain. Si le gouvernement tient sa parole et que ça se fait vite, ça rassurerait nos membres. »

« Sur le plan régional, ça apporte enfin de l’optimisme parce que le silence du gouvernement lors des derniers mois semait le doute. On sait que le premier ministre n’annonce pas le contrat, mais il s’est engagé. On continuera de mettre de la pression jusqu’à ce que ça se réalise et que l’on confirme que ces emplois de qualité seront préservés en région. S’il fallait que le premier ministre ne livre pas la marchandise, les mises à pied auraient un impact économique important sur l’ensemble de la région », a conclu Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL-CSN)

Les salarié-es du Festival du Nouveau Cinéma se syndiquent à la CSN

L’ensemble des travailleuses et des travailleurs du Festival du Nouveau Cinéma ont choisi de joindre les rangs de la CSN. La cinquantaine de personnes représente le personnel de l’administration, de la programmation, de la production et des communications. « Il s’agit, à notre connaissance, d’une première syndicalisation dans le milieu des festivals et de l’événementiel », a noté la présidente de la Fédération nationale des communications, Pascale St-Onge.

« Les membres du nouveau Syndicat travailleuses et des travailleurs du Festival du Nouveau Cinéma–CSN ont choisi de se syndiquer pour améliorer leurs conditions d’emploi, qui sont souvent atypiques et précaires. Par ce geste, ils assurent aussi de maintenir l’expertise au sein du festival, a précisé la présidente.
Pour nous, cette nouvelle accréditation syndicale est la preuve qu’il est possible de se syndiquer dans ce milieu ».

Prêts à négocier
Le nouveau syndicat se dit maintenant prêt à négocier de bonne foi avec l’employeur. « Depuis longtemps, la Fédération nationale des communications et la CSN jouent un rôle d’allié du milieu de la culture et des communications. Elles défendent avec vigueur, devant plusieurs instances, l’importance d’un financement adéquat du milieu, la reconnaissance de l’expertise des artisans et professionnel-les de la culture ainsi que la valorisation de leur rôle dans la société », a renchéri de son côté Jacques Létourneau, président de la CSN.

Les négociations de la toute première convention collective débuteront dans les semaines à venir.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus Granby–CSN se dote d’un mandat de grève

Réuni en assemblée générale hier soir, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus Granby – CSN, membres du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP – CSN) s’est prononcé hier soir en faveur de la grève nationale.

« Nous sommes très heureux du résultat de ces votes qui affichent, encore une fois, toute la détermination des conductrices et des conducteurs de véhicule scolaire. Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus Granby – CSN a voté à 91 % pour la grève nationale, de déclarer Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP – CSN. Les membres de ce syndicat sont déterminés à obtenir de meilleures conditions de travail et pour se faire entendre, elles et ils ont décidé d’unir leurs forces à travers le Québec afin de faire pression sur le gouvernement ».

« Depuis trop longtemps, les conductrices et les conducteurs de véhicule scolaire touchent un revenu qui ne reconnaît aucunement toutes leurs compétences. Voilà pourquoi le STS revendique des enveloppes supplémentaires, fermées et dédiées à l’amélioration de leurs conditions de travail. Tous les syndicats du STS se mobilisent actuellement et nous sommes fiers que le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus Granby – CSN embarque avec toute la détermination que nous leur connaissons », de conclure madame Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM – CSN).

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus Granby – CSN regroupe plus de 80 conductrices et conducteurs de véhicules scolaires.

À propos

Ce syndicat est membres du STS qui regroupe plus de 3000 travailleuses et travailleurs dans 63 syndicats affiliés à la FEESP – CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics. Ce syndicat est aussi affilié au CCM – CSN qui regroupe près de 31 000 membres répartis dans plus de 200 syndicats.

Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans douze autres conseils centraux.

Les travailleuses et travailleurs de Sico en grève générale illimitée

En conflit de travail depuis le 12 mars 2018, les membres du Syndicat des employés de Sico inc. (FIM–CSN) ont augmenté leurs moyens de pression en déclenchant aujourd’hui une grève générale illimitée.

Depuis plusieurs semaines, les travailleuses et travailleurs de PPG Canada division Sico de Beauport sont sortis en grève sporadique, afin de faire avancer leur négociation qui stagne. Ces moyens ont culminé cette semaine avec l’application de trois jours de grève, soit du lundi 9 avril au mercredi 11 avril inclusivement. À leur retour ce jeudi 12 avril, les employé-es ont constaté que les cadres de l’entreprise ont effectué leurs tâches et expédié les produits finis en leur absence. Un appel à la médiation a été fait auprès du ministère du Travail et le médiateur Jean Nolin a été nommé au dossier. Le syndicat attend une confirmation pour une première date de médiation. N’ayant plus d’autres recours, les membres du syndicat ont décidé d’utiliser leur mandat de grève générale illimitée, voté plus tôt en mars. Ils souhaitent ainsi accélérer le processus de négociation avec l’employeur.

Déterminé à se faire respecter, le syndicat prend les grands moyens

« C’est une grosse semaine pour Eddy Savoie ! La récréation est terminée pour le richissime propriétaire des Résidences Soleil », a lancé d’entrée de jeu Gilles Gagné, représentant du secteur des centres d’hébergement privés de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). En conférence de presse à Sherbrooke ce matin, M. Gagné a expliqué qu’afin d’en arriver à un règlement à la résidence pour aîné-es Manoir Sherbrooke, où les employé-es sont sans contrat de travail depuis plus de deux ans, plusieurs actions ont été déployées au cours des derniers jours, la plus importante étant la signification par huissier au Groupe Savoie d’une saisie des biens du Manoir Sherbrooke.

La saisie signifiée aujourd’hui a été demandée par le syndicat à la suite de la négligence et du refus de l’employeur de payer sa part (50 %) de la prime d’assurance maladie des salarié-es. Rappelons qu’en octobre 2016, le Tribunal d’arbitrage déclarait que l’expression « assurance maladie », dans la convention collective du Manoir Sherbrooke, incluait l’assurance pour soins dentaires, ce que réfutait l’employeur. Dans ce jugement, le tribunal ordonnait à l’employeur de payer sa part et de rembourser aux salarié-es les sommes assumées en trop par ceux-ci. « Le Groupe Savoie s’entête à ne pas payer ce qu’il doit aux salarié-es ? Avec l’aide de la justice, on va aller chercher l’argent là où il y en a ! », a ajouté M. Gagné.

De plus, hier soir, conformément au Code du travail, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de l’Estrie (FSSS–CSN) a déposé un avis de grève pour l’ensemble des employé-es du Manoir Sherbrooke. Après avoir remis à l’employeur lundi dernier une offre finale globale pour le renouvellement de leur convention collective, offre que l’employeur a rejetée, les syndiqué-es considèrent que la situation a assez duré.

Les rencontres qui se sont tenues entre les deux parties au cours des derniers mois n’ont pas permis de débloquer la négociation, et ce, malgré la présence d’un médiateur du ministère du Travail. Dans ses dernières offres patronales, le Groupe Savoie, propriétaire du Manoir Sherbrooke, maintient certaines propositions inacceptables pour le syndicat. « En octobre dernier, les membres du syndicat se sont dotés d’un mandat de grève générale illimitée. Ce n’est jamais de gaieté de cœur qu’on exerce un tel mandat, mais présentement, l’employeur, avec son attitude arrogante et méprisante, ne nous donne pas le choix », a affimé Lyne Tanguay, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de l’Estrie et préposée aux résidents au Manoir Sherbrooke.

Denis Beaudin, président du Conseil central de l’Estrie (CCSNE–CSN), a tenu à donner son appui indéfectible aux employé-es en conflit. « Cela fait 29 mois que la convention collective du Manoir Sherbrooke est échue. Pendant ce temps, ces travailleuses et travailleurs, qui doivent déjà composer avec un revenu annuel bien en dessous du salaire moyen, s’appauvrissent. Comment cet employeur peut-il encore affirmer qu’il négocie de bonne foi et qu’il souhaite en arriver à un règlement ? Au nom de tous les membres de la CSN de la région de l’Estrie, je tiens à témoigner ma solidarité envers leur lutte ».

« Si l’employeur s’entête à ne pas reconnaître la valeur de notre travail, nous serons sur la ligne de piquetage le 23 avril prochain », a conclu Lyne Tanguay.

L’entente de principe est adoptée à 85 %

Les sages-femmes ont adopté dans une proportion de 85 % l’entente de principe qui a été conclue le 28 mars dernier entre le Regroupement Les sages-femmes du Québec et le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). « Cette négociation n’a pas été de tout repos, souligne d’entrée de jeu la présidente du RSFQ, Mounia Amine. Jusqu’en février dernier, les discussions bloquaient sur la question de la transmission des données réclamées par le Ministère, et le cœur des enjeux avait à peine été abordé. Cela dit, les pourparlers se sont intensifiés depuis et l’entente qui a été adoptée aujourd’hui constitue une amélioration de la reconnaissance de certains aspects de notre travail. »

Les gains
L’une des demandes prioritaires des sages-femmes portait sur l’amélioration du forfait de garde actuel, qui s’élève à moins de 2 $ l’heure (de 6500 $ à 8250 $ annuellement pour une sage-femme à temps complet). Même si elles sont encore loin d’obtenir ce qui est consenti aux professionnelles du réseau ou aux sages-femmes des provinces comparables, à qui l’on accorde une heure de salaire par huit heures de garde, elles accueillent positivement le montant de 9439 $ offert annuellement.

Les sages-femmes ont également obtenu de la part du Ministère l’assurance selon laquelle des moyens seront déployés pour préserver les conditions de travail de celles qui œuvrent dans le Grand Nord. La question de la révision de leur mode de rémunération sera quant à elle étudiée au sein d’un comité consultatif paritaire qui sera créé pour formuler des recommandations aux parties négociantes. « Il est question depuis de nombreuses années d’analyser et de possiblement réviser notre mode de rémunération afin qu’il reflète davantage la réalité de la profession. Ce travail nous permettra aussi d’étudier le mode de rémunération en vue de la prochaine négo », explique madame Amine.

Transmission de données
Sur la question de la transmission des données, qui a occupé une large part du temps de négociation, rappelons ceci : les sages-femmes se livrent déjà à une reddition de comptes au Ministère. Or, elles ont accepté que ces données soient aussi transmises aux établissements, tout en obtenant certains leviers de protection de leur autonomie professionnelle. Ceux-ci passent notamment par la création de comités paritaires de relations professionnelles dans les établissements, qui permettront aux CISSS ainsi qu’aux CIUSSS de mieux comprendre la réalité des sages-femmes dans leurs équipes. L’association a aussi obtenu un montant non récurrent de 40 000 $ notamment destiné à consolider l’outil de collecte de la reddition de comptes. « Cet exercice souhaité par le Ministère demande un grand nombre de ressources. Il n’était pas question que le développement de l’outil en question soit payé par les cotisations de nos membres. »

La présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Ginette Langlois, se réjouit pour sa part de l’adoption de l’entente aujourd’hui. « Les sages-femmes se sont battues bec et ongles et ont tenu la minute de plus pour l’avancement de leur profession et de leurs conditions. Elles ont tenu bon pendant trois longues années de négociation et ont montré toute la détermination nécessaire devant le Ministère pour défendre leur profession. Bravo à ces femmes qui se sont tenues debout devant le gouvernement, et ce, pour le plus grand bien des femmes et des familles du Québec », a-t-elle conclu.

Le syndicat se dote d’un mandat de moyens de pression lourds

Après deux ans et demi de négociation pour le renouvellement de leur convention collective, les membres du Syndicat des employé-es de l’Administration régionale Kativik (KRGEU) ont tenu hier soir une assemblée générale pendant laquelle ils ont convenu de procéder à un vote de moyens de pression lourds, pouvant aller jusqu’à la grève. Compte tenu de l’étendue du territoire du syndicat, qui équivaut au tiers du Québec, le vote s’est tenu par référendum dans les 14 communautés où travaillent les employé-es de l’administration régionale.

La proposition visant à confier au comité exécutif du syndicat le mandat d’exercer des moyens de pression, incluant une banque de 72 heures de grève (3 jours), a été adoptée à 90 %. Tel que mentionné dans la proposition écrite soumise aux membres, les heures de grève seront utilisées au besoin, pour soutenir la négociation.

“Après 35 séances de négociation en 27 mois, les offres de l’employeur sont encore inacceptables. Les augmentations salariales proposées ne couvrent même pas l’augmentation du coût de la vie, qui est particulièrement élevé au Nunavik. Ce mandat était nécessaire pour faire pression sur l’employeur et lui démontrer de façon claire que nous sommes prêts à nous battre pour de meilleures conditions de travail “, a déclaré Victor Mesher, président du KRGEU.

Entente de principe adoptée

Les quelques 1400 travailleuses en CPE de la Montérégie membres de l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE) ont adopté à 93% l’entente de principe intervenue en mars dernier, lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue à Longueuil le 7 avril. Cette entente met fin à un long processus de négociation qui a débuté au lendemain de l’échéance des conventions collectives, le 31 mars 2015. Une fois signées, les nouvelles conventions collectives seront en vigueur jusqu’au 31 mars 2020.

« Nous sommes heureuses d’avoir pu conclure cette entente qui a été obtenue grâce à l’implication et à la mobilisation des membres que nous représentons, affirme France Laniel, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs en petite enfance de la Montérégie (FSSS–CSN). Sans leur détermination, jamais nous n’aurions pu convenir d’un règlement pour le renouvellement de nos conventions collectives. C’est une fin heureuse après trois années de lutte. »

Appui aux travailleuses de trois autres régions
En guise de solidarité avec les quelque 2000 travailleuses des CPE de l’Estrie, de Montréal et Laval ainsi que celles du Cœur du Québec, qui poursuivent toujours leurs négociations régionales avec l’APNCPE, l’assemblée générale des travailleuses de la Montérégie a voté en faveur d’une résolution unanime de solidarité à leurs luttes pour leur reconnaissance et leurs droits.

« Cet appui est essentiel pour ces milliers de travailleuses qui luttent aussi depuis plus de trois ans pour renouveler leurs conventions collectives, lance Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN). Nous sommes de tout cœur avec elles et nous allons les appuyer jusqu’au bout. »

À propos des CPE de la Montérégie
Environ 11 000 travailleuses et travailleurs syndiqués répartis dans les quelque 400 CPE sont regroupés dans 37 syndicats affiliés à la FSSS–CSN, dont 1700 travailleuses œuvrent dans 95 installations dans notre région. Ces syndicats sont aussi affiliés au Conseil central de la Montérégie qui compte 2500 membres issus de différents secteurs d’activité. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans douze autres conseils centraux.

350 travailleuses votent la grève générale illimitée

Réunies en assemblée générale spéciale aujourd’hui, les 350 travailleuses d’une vingtaine d’installations du Cœur du Québec ont voté à 90,2 % en faveur du recours à la grève générale illimitée à appliquer au moment jugé opportun. Il s’agit donc d’un message sans équivoque à l’endroit des directions de CPE et de leur regroupement, soit l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE), indiquant que ces travailleuses veulent obtenir un règlement conforme à leurs attentes et à ce qui a été négocié dans l’ensemble des autres régions.

« Avec ce vote, nos membres ont voulu adresser un message aux employeurs qu’elles ont été plus que patientes jusqu’à maintenant, et qu’un coup de barre doit être donné rapidement pour enfin conclure, après plus de trois ans de négociation, une entente satisfaisante. Le temps d’un règlement est enfin arrivé », a affirmé Dominique Jutras, présidente du Syndicat régional des CPE du Cœur du Québec.

Des CPE de Trois-Rivières, Shawinigan, Grand-Mère, La Tuque, Nicolet, Drummondville, Notre-Dame-du-Bon-Conseil, Victoriaville et Plessisville, sont visés par cette négociation.

Rappelons que les CPE membres de l’APNCPE se sont exclus eux-mêmes du processus de la négociation nationale en quittant la table nationale, à l’hiver 2017. Or, le 6 novembre dernier, une entente nationale est intervenue avec le gouvernement et plusieurs associations patronales qui a permis de clore plus d’une année et demie de négociation.

Les pourparlers achoppent principalement sur les questions d’organisation du travail, dont les horaires, la liste de rappel, les choix de vacances et l’ancienneté. Jusqu’à présent, 14 rencontres de négociations n’ont pas permis d’obtenir une entente, alors que pour la grande majorité des CPE membres d’autres associations patronales, les négociations sont pratiquement réglées.

Outre ces travailleuses en CPE, pas moins de 1600 autres collègues des CPE en Estrie et à Montréal et à Laval font face aux mêmes obstacles dressés par l’APNCPE.

Liste des CPE en grève : CPE Saute-Mouton, CPE Le Papillon enchanté, CPE coopératif Les P’tites Abeilles, CPE Fleur de soleil, CPE La Tourelle de l’Énergie, CPE Gripette, CPE Margo la Lune, CPE Le Manège des Tout-Petits, CPE La Maisonnée, Centre coopératif de la petite enfance La Maison des Amis – région 17, CPE La Clé des Champs, CPE L’arbre enchanté, CPE Jean-Noël Lapin.

À propos des CPE et de la CSN

Dans la région, on compte quelque 800 travailleuses qui œuvrent dans une quarantaine de CPE. Elles sont affiliées à la Fédération de la santé et des services sociaux, qui regroupe quelque 11 000 travailleuses en CPE, de même qu’au Conseil central du Cœur du Québec (CCCQ–CSN) qui compte environ 16 000 syndiqué-es. Pour sa part, la CSN compte plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

Les employé-es d’Héma-Québec se dotent d’un mandat de grève

Réunis en assemblée général ce matin, les techniciennes et techniciens de laboratoire, les assistantes et assistants techniques de laboratoire et les travailleuses et travailleurs d’Héma-Québec à Montréal, ont voté à 99 % un mandat de grève générale illimitée à utiliser au moment jugé opportun.

Mandat du Conseil du trésor
Les pourparlers entourant la question salariale sont dans une impasse depuis 2016. « Le Conseil du trésor doit immédiatement doter nos vis-à-vis à la table de négociation de mandats clairs afin de débloquer les discussions », a précisé d’entrée de jeu Sophie Larouche, porte-parole des syndicats d’Héma-Québec à Montréal. « Nous savons que l’employeur a demandé au Conseil du trésor de pouvoir instaurer une structure salariale unique pour tous les syndicats d’Héma-Québec. Pour commencer à négocier, il faudrait d’abord que le Conseil du trésor permette à la direction de nous présenter son offre. »

Le gouvernement, rappelons-le, a réglé avec les médecins et plusieurs autres groupes. « C’est inadmissible qu’il n’y ait pas d’argent pour Héma-Québec, qui est assujettie aux services essentiels. Ça fait trois ans que les salarié-es travaillent consciencieusement sans aucune augmentation de salaire », a déploré Sophie Larouche.

Négociation
À Montréal, trois syndicats négocient présentement avec l’employeur, soit le Syndicat des techniciens(nes) de laboratoire d’Héma-Québec section des techniciens(nes) de laboratoire d’Héma-Québec, le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Héma-Québec et, finalement, le Syndicat des assistants(es) techniques de laboratoire d’Héma-Québec. Ces derniers sont sans contrat de travail depuis 2015. « La négociation des clauses non pécuniaires est pratiquement terminée pour les trois syndicats, qui représentent environ 350 personnes », explique Sophie Larouche. « Nous avons mis jusqu’ici une certaine pression, mais nous sommes rendus à passer à une vitesse supérieure. Notre patience a atteint ses limites. »

Les travailleurs et travailleuses d’Héma-Québec, à travers le Québec, sont répartis dans huit unités syndicales, affiliées à différentes organisations.

Entente de principe et annulation de la grève dans 17 CPE

Une entente de principe est intervenue cet après-midi entre les 460 membres du Syndicat des travailleurs (euses) en centre de la petite enfance de l’Outaouais (STCPEO-CSN) et l’Association patronale des CPE syndiqués de l’Outaouais (APCPESO) représentant 17 CPE. La grève qui était prévue ce lundi 9 avril est donc annulée.

L’entente sera bientôt présentée à l’ensemble des travailleuses des CPE visés. Par conséquent, aucun commentaire ne sera fait d’ici la tenue d’une assemblée générale des membres du syndicat.

Liste des CPE visés

La Maison des petits castors – Aylmer

Aux petits lurons – Aylmer

Le Châtelet – Aylmer

La Grande envolée – Buckingham et Masson-Angers

Les enfants d’abord – Gatineau

La Ciboulette – Gatineau L’Érablière

Gatineau Marie-Soleil – Gatineau

Vallée Sourire – Gracefield et Kazabazua

Coop Libelle – Hull

Du Portage – Hull

Le Baluchon – Hull

Ile des enfants – Hull

Hautes-Plaines – Hull

La Jeune ronde – Hull

La Bottine – Maniwaki

Vers à choux – Mont-Laurier

À propos du syndicat et de la CSN

Le syndicat des travailleurs (euses) en centre de la petite enfance de l’Outaouais (STCPEO-CSN) est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui représente plus de 110 000 membres dans toutes les régions du Québec. Il est également affilié au Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CSN). Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe plus de 300 000 syndiqués-es issus de tous les secteurs d’activité.

Une grande manifestation pour sauver la musique

Des centaines de personnes ont pris d’assaut les rues du quartier Notre-Dame-de-Grâce à Montréal, dès 10 h ce matin, pour protester contre la fermeture prochaine de l’école de musique du collège Villa Maria. Les manifestantes et les manifestants ont répondu à l’appel du Collectif SOS Villa Maria, un comité de parents, d’élèves et de membres du personnel de l’école qui s’est formé à la suite de l’annonce brutale de cessation des activités de l’école de musique faite par la direction en janvier dernier.

Munis de pancartes aux slogans évocateurs tels La musique nous unit et SVP, n’arrêtez pas la musique !, les nombreux élèves présents en avaient long à dire sur l’importance de la formation musicale dans leur parcours scolaire. « Les cours de musique, ça nourrit ma passion, mais c’est aussi une façon de canaliser mon stress. Ça travaille ma capacité de concentration, ce qui se reflète dans mes autres cours », a affirmé Léa Caza-Oettel, étudiante de 3e secondaire à Villa Maria.

La musique occupe une place importante à Villa Maria depuis la fondation de l’école en 1854. La vingtaine de professeurs du programme actuel sont des musiciens et des musiciennes d’expérience qui donnent une formation musicale spécialisée. « Notre programme a remporté de nombreux prix prestigieux et plusieurs de nos anciens élèves ont poursuivi des carrières musicales », a ajouté Alfred Lagrenade, professeur de musique à Villa Maria depuis plus de 15 ans. « À l’heure où, un peu partout à travers le monde, on reconnaît les bienfaits de l’enseignement de la musique dans le parcours pédagogique, l’annonce de la fin du programme musical du collège n’a pas de sens. »

Pour Arnaud Bernadet, père d’une élève de l’école de musique, la décision de la direction, prise sans aucune consultation, est incompréhensible. « On nous dit que c’est pour des motifs budgétaires qu’on doit fermer l’école de musique, que les inscriptions étaient au plus bas. Pourtant, lorsqu’on regarde les chiffres, c’est faux. » Le Collectif SOS Villa Maria considère que le collège n’est plus ce qu’il était depuis l’arrivée de la directrice actuelle, Marie Anna Bacchi, une ex-gestionnaire de Bell Canada. « Faut-il rappeler à Mme Bacchi qu’un établissement d’enseignement, qui reçoit des subventions de l’État, ça ne se gère pas comme une business ? », a lancé M. Bernadet.

La marche s’est terminée par un événement festif au parc Girouard. Par d’éloquentes prises de paroles et des prestations musicales inspirantes, les parents, les enseignants et les élèves ont livré un plaidoyer convaincant pour la sauvegarde de leur école de musique.

Encore sous le choc, les membres du syndicat expriment leur frustration

Au sortir de l’assemblée des créanciers tenue hier à Montréal, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Pharmetics (STTP–CSN) présents ont exprimé leur frustration en lien avec la fermeture sauvage de Pharmetics 2011, le 16 mars dernier.

« L’an dernier, l’employeur avait demandé au syndicat de négocier rapidement, en quelques heures seulement, des conditions visant à satisfaire le futur actionnaire, dont le nom ne pouvait être divulgué, qui détenait déjà 80 % des parts selon les informations que nous détenions.  Pour nous, ce fut une mission accomplie, de préciser Marcel Robert, président du STTP–CSN. Malgré nos efforts afin d’en arriver à une entente rapide, le chef de la direction, monsieur Mario Ricci, nous annonçait en février des difficultés financières et la possibilité qu’il place l’entreprise sous la Loi sur la faillite et l’insolvabilité ».

Le 16 mars dernier, après quelques heures de travail, les salarié-es ont appris leur mise à pied et la perte de leur emploi. Ils et elles ont dû quitter avec leurs effets personnels, sous le regard des gardiens de sécurité déployés dans le cadre de la fermeture.

« Ce fut un énorme choc, puisqu’une semaine avant la fermeture, il y avait encore espoir à la suite de la visite d’un nouvel investisseur potentiel. Ce n’est qu’hier, lors de l’assemblée des créanciers, que Mario Ricci nous a précisé qu’à la suite du décès de Barry Sherman, l’actionnaire qui détenait 80 % des parts de Pharmetics, la succession du défunt se désistait du projet d’investissement dans notre entreprise, de déplorer monsieur Robert. Or, il faut se remémorer que les travailleuses et les travailleurs ont toujours été sensibles et ont toujours participé aux efforts lorsque des difficultés financières menaçaient leur emploi en acceptant des baisses salariales pour maintenir la rentabilité de l’entreprise. Depuis avril 2017, le syndicat n’a jamais été approché pour trouver des avenues aux problèmes financiers qui ont mis un terme aux activités de l’entreprise. Après tous ces efforts, nous sommes frustrés d’en arriver là ».

Le STTP–CSN rassemble environ 120 salarié-es affiliés à la FIM qui représente plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec.

 

Il était temps, estime la CSN

Après plusieurs années d’attente, la CSN se réjouit de voir enfin une politique bioalimentaire voir le jour, même si celle-ci comporte certaines zones d’ombre auxquelles elle estime qu’il faudra absolument remédier. « Nous avons pu le constater à de nombreuses reprises ces dernières semaines : les libéraux sont en mode électoral et s’activent sur tous les fronts pour séduire la population. Or, une telle politique qui viendra structurer le secteur se faisait attendre depuis trop longtemps par tous les acteurs du milieu pour qu’elle ne soit au final qu’un ballon électoral. Certes, elle est imparfaite et devra être bonifiée. Mais nous enjoignons tout gouvernement susceptible de prendre le pouvoir à travailler à partir de cette politique et à ne pas la jeter aux orties comme cela s’est trop souvent fait dans le passé », a souligné d’entrée de jeu le trésorier de la CSN, Pierre Patry.

S’attaquer à la rareté de la main-d’œuvre
Bien que la politique reconnaisse à certains égards le problème de la rareté de la main-d’œuvre, le vice-président de la Fédération du commerce (CSN), David Bergeron-Cyr, rappelle que ces problèmes peuvent être causés par de mauvaises conditions de travail qui doivent être améliorées.

« Des conditions de travail plus attrayantes sont absolument nécessaires dans certains secteurs, comme dans la transformation des viandes où celles qui sont en vigueur sont souvent désavantageuses par rapport à ce qu’on trouve dans d’autres secteurs manufacturiers », souligne-t-il en déplorant le fait que ces employeurs, qui peinent à trouver de la main-d’œuvre, recourent massivement à l’embauche de travailleurs et de travailleuses migrants temporaires comme seule solution. « Du travail doit être fait pour que les entreprises s’assurent de la bonne intégration de ces personnes. À cet égard, le syndicat est un acteur essentiel et peut travailler auprès de l’ensemble des employé-es migrants et réguliers afin que la place, le rôle et les droits de chacun soient bien compris et respectés. L’employeur doit absolument collaborer avec le syndicat en place pour relever avec succès ce genre de défis. »

Pour la CSN, il aurait été intéressant de relancer l’approche filière afin de favoriser la concertation entre tous les maillons de la chaîne, sans oublier ceux qui en sont aux premières loges, soit les travailleuses et les travailleurs. Selon elle, le gouvernement doit aussi prendre des mesures pour favoriser le tissu économique et social des régions en y favorisant la transformation alimentaire et en mettant en place une politique d’achat responsable. « Le processus actuel d’attribution des contrats pour le plus bas soumissionnaire peut signifier un produit plus coûteux pour le gouvernement du Québec lorsqu’on tient compte de son bilan intégral sur les infrastructures routières par exemple, ou encore en ce qui a trait à l’ensemble du cycle de vie des aliments. Cela nuit aux producteurs d’ici, il faut remédier à cette situation », a conclu Pierre Patry.

Grève de deux jours des 210 répartiteurs, répartitrices et employé-es de bureau en colère

À bout de patience, les 210 répartiteurs, répartitrices et employé-es de bureau du centre d’appels d’Urgences-santé ont pour une quatrième fois déclenché la grève, hier soir, qui se poursuivra ce vendredi jusqu’à 23 heures. Leur convention collective étant échue depuis le 31 mars 2015, ils réclament notamment la parité de traitement avec leurs collègues ambulanciers et employé-es de soutien d’Urgences-santé ainsi qu’avec les 500 000 employé-es de l’État.

Trois ans sans convention, ça suffit
« Cela suffit ! Cela fait plus de 36 mois que l’on est sans convention collective. Nos membres sont vraiment exaspérés, d’autant qu’Urgences-santé a récemment conclu des ententes avec les ambulanciers-paramédics et les employés de soutien qui reprennent exactement ce qui a été négocié avec les 500 000 employé-es de l’État. On ne demande pas la lune. On demande simplement à notre employeur et au Conseil du trésor la parité des conditions de travail avec les autres groupes », a affirmé Martin Joly, président du Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN), affilié à la FSSS–CSN. »

Plus d’une quarantaine de séances de négociation ont eu lieu jusqu’à maintenant, dont vingt devant une conciliatrice du ministère du Travail. Les négociations achoppent notamment sur les hausses de salaire, l’évaluation des titres d’emploi, la majoration de certaines primes pourtant consentie aux employé-es du secteur de la santé et des services sociaux, l’octroi de primes pour les ouvriers spécialisés.

« Ces employés sont clairement sous-payés comparativement à d’autres catégories d’emploi du réseau, en plus de subir les impacts du manque flagrant d’effectifs, dont les surcharges de travail, le travail en heures supplémentaires et le stress permanent, ajoute Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Si le Conseil du trésor a été capable de verser plusieurs centaines millions de dollars aux médecins spécialistes, il devrait être en mesure de considérer ces 210 travailleurs et travailleuses. »

Pour Manon Perron, secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) : « À l’aube des élections provinciales, le gouvernement et le Conseil du trésor feraient bien d’écouter les doléances et surtout de répondre favorablement aux demandes des employé-es d’Urgences-santé qui vivent chaque jour des conditions de stress inimaginables qui menacent autant leur santé que leur bien-être. Nous allons les soutenir jusqu’à la toute fin. »
Fort d’un mandat de dix jours de grève voté à la fin de novembre dernier, ces syndiqué-es membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ont débrayé une première fois, le 20 décembre, en plus de recourir systématiquement à une série de moyens de pression pour démontrer leur exaspération.

À propos
Le SEUS–CSN regroupe 102 répartitrices et répartiteurs médicaux d’urgence ainsi qu’une centaine d’employées de bureau. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte plus de 100 000 membres dans les secteurs privé et public. Le syndicat est aussi affilié au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) qui regroupe sur une base régionale quelque 95 000 membres. La CSN est composée de plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que de 12 autres conseils centraux régionaux.

La FNC et le SCRC saluent la nomination de Catherine Tait

D’une seule voix, les présidences de la Fédération nationale des communications–CSN et du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC– CSN) désirent saluer la nomination de Catherine Tait qui deviendra, en juillet prochain, la première femme de l’histoire à occuper le poste de présidente-directrice générale de la Société Radio-Canada–CBC.

« Nous accueillons favorablement la nomination de madame Tait qui devra, dès le début de son mandat, défendre et consolider la mission du producteur et du diffuseur public dans le cadre de la révision de la Loi sur la radiodiffusion, puis, lors des auditions qui mèneront au renouvellement des licences de CBC–Radio-Canada, de déclarer Pascale St-Onge, présidente de la FNC–CSN. Après une dizaine d’années sous la présidence de Hubert T. Lacroix, nous tournons une page sombre de l’histoire de Radio-Canada marquée par les compressions budgétaires sans précédent du gouvernement de Stephen Harper qui ont entraîné la perte d’environ 3000 emplois et durement affecté ce service public. Cette ère malheureuse s’est terminée avec la vente de la Maison de Radio-Canada à Montréal ».

« Les prochaines années seront déterminantes puisque ce sera au cours de cette période que sera défini et précisé le rôle de notre producteur et diffuseur public. En ce sens, nous souhaitons que celui-ci reçoive un mandat fort, et ce, autant sur les plateformes numériques qu’à la télévision et à la radio, afin d’assurer une couverture rejoignant les Canadiennes et les Canadiens partout au pays, de souligner Johanne Hémond, présidente du SCRC. Les travailleuses et les travailleurs seront toujours au cœur de cette importante mission et nous pouvons compter sur elles et sur eux afin de répondre aux plus hauts critères en matière d’information, de production et de programmation ».

Le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC–CSN) représente 3000 membres au Québec et à Moncton.

La FNC–CSN regroupe des syndicats autonomes de salarié-es ainsi que des travailleuses et des travailleurs contractuels de l’industrie des communications et de la culture. Ce regroupement permet aux quelque 6000 membres regroupés dans 88 syndicats de se donner des outils pour assurer leur représentation et pour négocier des ententes collectives de travail qui assurent le respect de leurs droits et de leur indépendance journalistique. Dans une perspective du droit public à l’information, la fédération défend également les libertés de presse et d’expression.

 

Un investissement qui sauvera une centaine d’emplois

Photo : Raynald Leblanc

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) salue l’engagement de VIA Rail pour la réfection d’une partie de sa flotte qui permettra de sauver près d’une centaine d’emplois à l’usine Bombardier de La Pocatière. « La mise à jour de dix-sept voitures de VIA Rail occupera entre 80 et 100 travailleuses et travailleurs pour une période de 18 à 24 mois. Dans le contexte actuel de mises à pied massives, on ne peut que s’en réjouir », a annoncé Mario Guignard, président du syndicat des employés de Bombardier La Pocatière.

Photo : Raynald Leblanc

« Il faut se rappeler qu’il y a peu de temps, le contrat du REM a échappé à Bombardier, ce qui a provoqué l’annonce de la mise à pied de 300 des 600 employés de La Pocatière, explique Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), alors on accueille agréablement des annonces comme celle-là qui vont permettre de consolider des emplois. »

« Bombardier est un gros employeur dans la région et l’annonce d’un contrat qui donnera du boulot à environ 100 personnes, autant cols bleus que cols blancs, c’est une bonne nouvelle. Évidemment, d’aussi grosses mises à pied, ça a un impact sur l’économie de la région, alors on continue de travailler fort pour que toutes les travailleuses et tous les travailleurs soient maintenus en emploi », a enchainé Nancy Legendre, présidente du conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL-CSN).

Photo : Raynald Leblanc

« Le contrat avec VIA Rail est un pas dans la bonne direction, mais plusieurs centaines de personnes sont encore sans garantie de travail à long terme. On est toujours en attente d’une annonce du premier ministre Couillard dans le dossier du remplacement graduel des vieilles voitures MR-73 du métro de Montréal. Ce contrat, s’il était annoncé rapidement, permettrait de diminuer, voire même annuler, l’impact de mises à pieds sur les travailleurs », a conclu Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Mario Guignard, président du syndicat des employés de Bombardier La Pocatière. Photo : Raynald Leblanc