Tous amis de Radio-Canada souhaite un débat large sur l’avenir de la production et de la diffusion publique

Le groupe Tous amis de Radio-Canada tient à souligner l’annonce formulée aujourd’hui par Thomas Mulcair, chef du Nouveau Parti démocratique, dans le cadre d’une conférence de presse tenue à Montréal ce matin. « Ce n’est pas tous les jours qu’un parti politique se porte à la défense de notre seul producteur et diffuseur public au pays en s’engageant à agir concrètement. À titre de porte-parole de Tous amis de Radio-Canada, je désire saluer cette promesse d’un avenir meilleur pour une institution essentielle à toute la population canadienne, de déclarer Pierre Maisonneuve, porte-parole de Tous amis de Radio-Canada. Radio-Canada et CBC appartiennent à toutes les canadiennes et à tous les canadiens et il est crucial qu’elles soient à l’abri des pressions politiques. Les décisions sur la programmation devraient se prendre en toute indépendance, sans crainte que cela ait un impact sur le financement à venir ».

S’il est porté au pouvoir, monsieur Mulcair promet d’annuler les compressions budgétaires de 115 millions de dollars issues du budget fédéral de 2012, de garantir un financement stable, pluriannuel et prévisible qui protègerait Radio-Canada des fluctuations du marché publicitaire, tout en plaçant sa liberté éditoriale à l’abri du gouvernement, et de mettre en place un processus indépendant de nomination des membres de son conseil d’administration. « Aujourd’hui, les néodémocrates se sont prononcés clairement pour la défense de Radio-Canada. Nous souhaitons maintenant entendre ce que les autres partis fédéraux proposent afin qu’un réel débat de société s’enclenche sur le sujet. Nous savons que le gouvernement de Stephen Harper voudrait bien voir disparaître cette partie essentielle de notre bien commun mais nous savons également que la population est attachée à Radio-Canada/CBC, et ce, partout au pays », de souligner Jacques Létourneau, président de la CSN et responsable politique de Tous amis de Radio-Canada.

« Les mesures proposées aujourd’hui s’attaquent à des problèmes importants de CBC et de Radio-Canada. Les compressions fédérales de 2012 ont affaibli le producteur et le diffuseur public à un point tel que la haute direction a pris des décisions irrévocables qui vont à l’encontre de son mandat, d’ajouter Isabelle Montpetit, présidente du Syndicat des communications de Radio-Canada. À cet égard, nous sommes d’avis qu’un processus de reddition de comptes rigoureux devrait assurer la population que les décisions de la haute direction et du conseil d’administration de Radio-Canada/CBC sont prises dans l’intérêt public ».

La campagne Tous amis de Radio-Canada a été lancée afin de défendre l’intégralité de notre seul producteur et diffuseur public national. Elle est organisée par la Confédération des syndicats nationaux, de concert avec la Fédération nationale des communications-CSN et le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN).

Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Avis de mandat de grève

Après plusieurs mois de négociation et de nombreuses rencontres en présence d’un conciliateur, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Caisse des Hauts-Phares a voté à l’unanimité lors de leur assemblée générale tenue hier soir un mandat de grève. Plus tôt dans la soirée, ils ont rejeté, à l’unanimité également, l’offre globale patronale qui représentait, pour le syndicat et ses membres, beaucoup trop de reculs importants sur leur convention précédente. Le mandat de grève sera exercé lors du moment jugé opportun par le syndicat et ses membres. Le syndicat lutte pour le maintien de ses conditions de travail et pour continuer à offrir de bons services aux membres de la Caisse des Hauts-Phares.

Les travailleuses et les travailleurs municipaux de Weedon en grève demain

Confrontés à des blocages importants à la table de négociation pour renouveler leur convention collective, les employé-es syndiqués de la municipalité de Weedon déclencheront une grève générale illimitée demain matin, le 20 janvier.

L’annonce a été faite aujourd’hui lors d’une conférence de presse donnée par le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie, Denis Beaudin, et par Claude Lacroix, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la municipalité de Weedon – CSN.

Le syndicat de Weedon adhère à la plateforme de négociation coordonnée que se sont donnée neuf syndicats municipaux de l’Estrie depuis 2013. La négociation a été entamée par le dépôt des demandes, l’été dernier. Le recours à la grève vient après un dernier effort, le 7 janvier, de trouver une entente entre les deux parties. Malgré un certain progrès, des blocages demeurent sur plusieurs points importants de la plateforme commune, soit :

  • La formation professionnelle
  • Les augmentations salariales
  • Les vacances.

« Nous avons déjà réussi à négocier plusieurs conventions collectives au cours de la dernière année sur la base de la plateforme commune, plus récemment à Ascot Corner et à Bury », a observé Denis Beaudin. « Nous demandons des conditions de travail similaires aux autres municipalités de la région, et les travailleuses et les travailleurs de Weedon les méritent. »

Toutefois, à la suite de la séance de négociation du 7 janvier, la municipalité de Weedon a contacté le négociateur syndical afin de rétracter les avancées patronales faites lors de cette rencontre, pour revenir à son offre globale déjà rejetée par le syndicat lors d’une assemblée générale au mois de décembre.

Le syndicat représente les 14 employé-es de la municipalité. Son président, Claude Lacroix, affirme que les membres du syndicat sont déterminés et solidaires dans leur démarche d’obtenir des conditions de travail semblables à leurs pairs dans la région.

« Nous avons l’appui de huit autres syndicats municipaux, du Conseil central et de toute la CSN », a remarqué M. Lacroix. « C’est une position de force. Et nous allons mener cette lutte avec fermeté jusqu’à ce que la municipalité de Weedon nous accorde une convention collective juste et décente. »

 

Les employés de la GRC obtiennent le droit d’association

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) salue la décision de la Cour suprême du Canada de permettre aux employé-es de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de négocier leurs conditions de travail en association.

Dans un jugement rendu hier, le plus haut tribunal du pays a estimé que le mécanisme actuel, mis en place par la GRC et par lequel les employés peuvent soulever des questions concernant les relations de travail, n’est pas suffisant pour assurer la défense des droits des travailleurs et travailleuses d’autant plus que deux représentants de cette association sans pouvoir siègent également à certains comités patronaux.

La Cour invalide donc la disposition qui interdit à la Gendarmerie royale du Canada d’avoir accès à un régime de revendications collectives. Elle laisse une année au parlement afin de lui permettre d’offrir un quelconque régime de relations de travail, mais elle n’impose aucun modèle. On peut lire dans le jugement que, peu importe le modèle retenu, l’association doit demeurer « à l’abri de l’ingérence de l’employeur, demeurer sous le contrôle des employés et offrir à ces derniers une liberté de choix suffisante quant aux objectifs qu’ils entendent poursuivre au sujet de leurs conditions de travail ».

Pour le secrétaire général de la CSN, Jean Lortie, ce ne sont pas que les policiers de la GRC qui peuvent se réjouir de cette nouvelle, mais tous les Canadiens. « La Cour suprême vient de redonner ses lettres de noblesse au droit d’association. Interdire aux policiers de la GRC de négocier en toute bonne foi leurs conditions de travail au sein d’une association reconnue était une aberration qui vient d’être corrigée. »

Ce jugement pourrait faire jurisprudence à un autre dossier qui touche de près les Québécois concernant la loi sur la pérennité des régimes de retraite du monde municipal adoptée dans la foulée du projet de loi 3. « Nous sommes d’avis que cette loi bafoue le droit d’association puisqu’elle contrevient à la libre négociation entre un syndicat et son employeur. Avons-nous besoin de rappeler que les modalités des régimes de retraite avaient été négociées de bonne foi ? Le jugement de la Cour suprême est de bon augure pour la contestation judiciaire de la loi 3 », ajoute monsieur Lortie.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La CSN réclame le retrait du projet de loi 27

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) demandent le retrait du projet de loi 27 sur l’optimisation des services de garde éducatifs à l’enfance subventionnés, et réclament plutôt que le ministère de la Famille s’attaque au manque criant de places en services de garde subventionnés.

Dans un mémoire présenté aujourd’hui devant la Commission des relations avec les citoyens, la CSN a fait valoir que ce projet de loi adopte essentiellement une vision comptable qui ne vise qu’à réduire l’investissement de l’État dans les services de garde, et ce, sans tenir compte des principales préoccupations à l’origine de la mise en place du programme. « Les vrais problèmes concernent actuellement l’offre de services inadéquate pour une fréquentation à temps partiel, ainsi que le manque de places à contribution réduite dans les services de garde éducatifs de qualité. Or, le projet de loi ne s’attaque pas à ces problèmes », déclare Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

Par son projet de loi, le gouvernement entend donner suite aux allégations sur l’existence de « places fantômes » ou « d’enfants fantômes », selon lesquelles plusieurs parents et prestataires de services de garde s’adonneraient à des pratiques frauduleuses pour s’assurer d’une place. « Le bien-fondé de ces allégations n’a jamais été démontré et nous désirons nous distancer de ce type d’insinuations qui ne peuvent que nuire aux échanges et à la recherche de solutions pour améliorer les services », de poursuivre Mme De Sève.

Des pénalités trop sévères

La CSN s’oppose aux nouvelles dispositions de sanctions proposées dans le projet de loi, particulièrement le pouvoir accordé au ministre de retirer au parent la possibilité de bénéficier d’une place à contribution réduite pour une période de trois mois. « Ce type de représailles risque d’exclure un enfant du service de garde qu’il fréquente et d’entraîner des pertes financières pour le prestataire de services de garde. Nous estimons que l’encadrement légal actuel est suffisant pour permettre d’intervenir auprès de parents ou de prestataires de services fautifs », affirme M. Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux, affiliée à la CSN.

La CSN croit en la nécessité d’offrir des services de garde éducatifs de qualité sur une base universelle à tous les enfants du Québec. Le programme a été mis sur pied afin d’assurer le développement des enfants et aussi pour favoriser la conciliation famille-travail. « Les services de garde à contribution réduite sont parmi les mesures les plus appréciées des familles québécoises, tant pour la qualité des services éducatifs offerts aux enfants que pour la conciliation famille-travail qu’ils permettent. La principale critique demeure l’accessibilité, notamment en raison du nombre insuffisant de places, de la période restreinte d’accueil de nouveaux enfants, de la difficulté à obtenir une place pour une fréquentation irrégulière ou à temps partiel et de son coût pour certaines familles. Ce sont sur ces éléments qu’il importe d’agir afin “d’optimiser” les services de garde subventionnés », de conclure Mme De Sève.

Retrait du projet de loi 27

La CSN demande donc le retrait du projet de loi 27 et la création d’un comité représentatif dont le mandat serait de réfléchir à des solutions afin de pallier le problème d’accessibilité. La confédération voudrait aussi la création de nouvelles places à contribution réduite, mais exclut la transformation de places en garderies non subventionnées en places à contribution réduite, et exige le maintien d’un financement public adéquat versé directement aux prestataires de services de garde éducatifs.

Beaucoup de questions et peu de réponses

Alors que les deux géants du ciment, Lafarge et Holcim, travaillent à compléter une fusion qui fera des deux entités la plus grande entreprise de matériaux de construction du monde, les employés-es du Syndicat des travailleurs de Demix (filiale de Holcim Canada) et du Syndicat des travailleurs de Lafarge affiliés à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) demeurent dans l’incertitude quant à leur avenir.

En avril 2014, Lafarge et Holcim annonçaient que les deux entreprises allaient unir leurs forces. Les compagnies impliquées ont admis qu’elles devraient se départir d’une partie de leurs actifs, dont ceux que détient Holcim au Canada, afin que la fusion soit viable.

En octobre dernier, les représentants syndicaux de 22 pays ont invité Lafarge et Holcim à une rencontre en Belgique afin d’en savoir plus sur le projet de fusion. Les représentants des travailleurs ont demandé aux entreprises d’être davantage impliqués dans le processus de fusion et d’être informés des prochaines étapes, ce qui leur a été refusé. Les syndicats réclamaient aussi que Lafarge/Holcim s’engage à ce que les employé-es travaillant pour les entreprises dont les actifs seraient vendus, conservent leurs acquis. Une requête qui est demeurée lettre morte.

Les syndiqué-es se sont mis d’accord pour mener une action conjointe le jeudi 15 janvier afin de dénoncer cette situation. « On nous laisse totalement dans le noir quant aux acheteurs potentiels de Holcim Canada. Si le ou les nouveaux propriétaires sont des joueurs moins importants, incapables d’assumer les contrats de travail existants, est-ce qu’on assistera à des mises à pied, à une détérioration des conditions de travail, à des fermetures d’établissements ? Autant de questions qui demeurent sans réponse. Les travailleurs de Demix ont le droit de savoir », clame Stéphane Côté, conseiller syndical à la FIM.

Pas de fusion sans droits des travailleurs

Aujourd’hui, des travailleuses et travailleurs se sont vus remettre un tract expliquant la situation dans les carrières de LaSalle, Longueuil et Laval, des endroits qui seront assurément touchés par cette fusion qui devrait être complétée au cours du premier semestre de 2015.

La vente d’actifs causée par la fusion touche Demix Béton, Demix Agrégats et Demix Construction au Québec. Holcim Canada est membre du Groupe Holcim, multinationale dont le siège social est en Suisse, et qui est présente dans plus de 70 pays. Pour ce qui est de la société française Lafarge, elle est en activité dans 64 pays. L’entité créée par la fusion des deux entreprises génèrera un chiffre d’affaires de 32 milliards d’euros.

« Les deux entreprises étaient déjà en très bonne santé financière et n’étaient pas dans l’obligation de fusionner, cette transaction a été faite uniquement pour enrichir davantage les actionnaires sans penser aux conséquences pour certains travailleurs et travailleuses. Nous ne sommes pas nécessairement contre la fusion, mais nous voulons des réponses à nos questions », conclut monsieur Côté.

Un climat constructif est maintenant en place

La CSN est très heureuse de constater que sa démarche de concertation lancée publiquement le 17 décembre dernier commence à porter ses fruits. Les conditions sont maintenant en place pour que Produits forestiers Résolu (PFR) puisse récupérer ses certifications environnementales FSC dans le nouveau délai de six mois que le certificateur a consenti pour laisser le temps à cette nouvelle démarche d’aboutir. Il faut en effet régler des dossiers épineux comme l’application de l’entente Baril-Moses ou la détermination des mesures appropriées pour la conservation du caribou forestier.

« Nous saluons la décision de FSC et du gouvernement de mettre les conditions en place pour la récupération des certifications FSC de PFR », affirme Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), qui estime que le climat est maintenant « beaucoup plus serein et constructif qu’il y a un mois » et que de nombreuses rencontres ou échanges fructueux ont été réalisés par la CSN dans ce dossier. De son côté, PFR a salué l’intervention de FSC en la qualifiant même de « sans précédent » et en se disant « impatiente » de rencontrer le certificateur.

Le ministre Laurent Lessard procède à des modifications règlementaires qui devraient faciliter le maintien de la certification des huit millions d’hectares de PFR. Le premier ministre Couillard est également intervenu en fin d’année en disant que PFR devait récupérer sa certification FSC, et en faisant même de ce dossier une de ses principales préoccupations. Plusieurs ministères sont d’ailleurs à pied d’œuvre dans ce dossier

Tous les autres partenaires, comme les groupes environnementaux et les autochtones, sont également prêts à donner sa chance au processus en cours.

Rappelons que cette certification, la plus connue au niveau international, est exigée par 1800 clients importants partout dans le monde, tels que Rona, Home Depot, Best Buy, Ikea, etc. Les emplois dans les usines de PFR à Kénogami, Alma et ailleurs seront donc beaucoup plus stables si PFR peut continuer d’apposer le sceau FSC sur ses produits.

Pour la suite, l’objectif de la FIM-CSN est toujours d’asseoir à une même table les intervenants concernés dans un proche avenir, afin de confirmer le plan de match pour le maintien de la norme FSC chez PFR et la contribution de chacun. Nous souhaitons aussi profiter de l’occasion pour lancer les discussions sur les nouvelles modalités liées à la protection des paysages forestiers (résolution de la FSC) et sur la façon dont elles s’appliqueront chez nous.

À propos

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. La FIM est présente dans l’ensemble du secteur forestier. Le conseil central des syndicats nationaux du Saguenay‑Lac-St-Jean regroupe plus de 160 syndicats CSN de la région et représente 16 000 membres.

La CSN interpelle les gouvernements Harper et Couillard à agir

Le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau, exhorte les premiers ministres Harper et Couillard à intervenir sans délai auprès du gouvernement de l’Arabie saoudite pour la libération immédiate de Raif Badawi, emprisonné depuis le 17 juin 2012 et frappé d’un châtiment barbare.

Victime de s’être librement exprimé, le blogueur a été rendu coupable par l’État saoudien d’avoir créé « un site web portant atteinte à la sécurité publique et ridiculisant des personnalités islamiques ». Sa première condamnation à 7 ans de prison et à 600 coups de fouet a été rejetée en appel, mais il a été rejugé en mai 2014 et condamné à 10 ans d’emprisonnement, 1000 coups de fouets et une amende d’un million de riyals saoudiens (près de 290 000 $).

Vendredi dernier, sous le silence honteux des gouvernements canadiens et québécois, il a été frappé de 50 coups de fouet, une peine qu’il doit subir en public après la prière du vendredi durant 20 semaines. « Les premiers ministres Harper et Couillard doivent agir pour que cesse ce traitement barbare et permettre à Raif Badawi de retrouver sa famille, qui s’est réfugiée à Sherbrooke, a poursuivi Jacques Létourneau. Leur inaction est honteuse. Nous craignons pour sa vie. »

La dernière semaine a été particulièrement difficile sur le front de la liberté d’expression, avec les événements tragiques survenus à Charlie hebdo et le châtiment inhumain subi par Raif Badawi. « Les représentants du Canada et du Québec doivent intervenir au plus tôt auprès des autorités saoudiennes pour réclamer sans condition la libération de ce prisonnier d’opinion », a mentionné le président de la CSN.

En décembre dernier, le conseil confédéral de la CSN a voté une résolution d’appui à la libération de Raif Badawi, arrêté pour avoir créé un site Internet de débat politique et social, et plaidant pour la liberté d’expression. La CSN a écrit au roi Abdullah bin Abdul Aziz Al Saud, au prince Mohammed bin Naif bin Abdul Aziz Al Saud, ministre de l’Intérieur, et à Yousuf Rashad A. Abuaish, ministre et chargé d’affaires de l’ambassade du Royaume d’Arabie saoudite à Ottawa, afin que les autorités saoudiennes :

  • amnistient immédiatement Raif Badawi, et toutes les autres personnes détenues pour avoir exercé leur liberté d’expression, et les libèrent immédiatement et sans conditions ;
  • se conforment au droit international afin d’assurer le respect des droits de la personne en Arabie saoudite.

Ce midi, des représentants de la CSN participeront à la vigile organisée par Amnistie internationale à 12 h 30 devant le Complexe Guy-Favreau, un édifice gouvernemental fédéral.

La CSN vous invite à signer la pétition d’Amnistie internationale demandant la libération de Raif Badawi.

La privatisation des buanderies serait une grave erreur

La Confédération des Syndicats Nationaux (CSN) conteste la décision de Québec de stopper les projets de modernisation de deux buanderies publiques du secteur de la santé, à savoir Partagec pour la région de Québec et Lavérendière pour la région de Lanaudière. Ces deux buanderies sont des organismes sans but lucratif, fruit des efforts concertés des établissements de santé qui ont mis en commun leurs ressources pour se doter de services adaptés à leurs besoins et au meilleur coût. Ces efforts de rationalisation sont actuellement compromis à la suite de la décision du gouvernement libéral de forcer l’arrêt de ces projets pour faire appel au secteur privé. « Des appels d’offres qui sont prévus prochainement menacent d’entraîner la privatisation forcée de deux buanderies publiques qui étaient pourtant, au moment de l’élection du gouvernement Couillard, sur le point de se moderniser pour améliorer leur performance. La CSN estime que ce serait une grave erreur de les privatiser », affirme Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Cette décision est d’autant plus incongrue que les projets de construction autofinancés de Partagec (Québec) et de la Buanderie Lavérendière (Lanaudière) étaient approuvés par les établissements actuellement desservis et par les autorités publiques compétentes (agences, ministère). D’importants frais avaient été engagés pour préparer ces travaux. Une fois les travaux réalisés, le réseau de la santé de ces deux régions aurait profité de buanderies efficaces et performantes pour de nombreuses années. « Ces projets ont fait l’objet d’études sérieuses. Les établissements de santé ont jugé qu’ils offraient la meilleure réponse à leurs besoins. Ces projets ont de plus reçu toutes les approbations nécessaires. Rien ne justifie à ce stade de tels appels d’offres sinon des raisons purement idéologiques, et le penchant naturel de ce gouvernement pour le secteur privé », de déclarer M. Lacharité.

« Nous avons été concurrentiels avec le privé dans le passé et nos coûts ont augmenté de seulement 9 % en 11 ans », indique de son côté M. Gilles Savoie, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Centre de santé et de services sociaux du Nord de Lanaudière.

Les deux projets de modernisation porteraient les deux buanderies publiques à un niveau supérieur de performance, tout en évitant d’inclure les profits du privé dans la facture des établissements publics. Conserver ces deux buanderies comporte par ailleurs d’autres avantages qui seraient perdus avec la privatisation, comme le partage des surplus budgétaires avec les établissements, une augmentation de la facture inférieure à l’inflation, l’ajustement constant aux besoins des hôpitaux, l’utilisation des véhicules à d’autres fins ou le maintien de réserves en cas de pandémie.

« Un autre avantage pour les établissements publics, c’est d’avoir le plein contrôle sur leur buanderie et de pouvoir effectuer des modifications périodiquement tout en contrôlant les coûts. Avec des contrats de 20 ans dans le privé, il est inévitable que des modifications à venir dans les pratiques vont forcer une renégociation et entraîner des extras coûteux », ajoute Guy Laurion, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

Le transfert vers le privé du nettoyage d’aussi grands volumes de linge représenterait par ailleurs un important défi de logistique puisqu’aucune installation privée ne dispose de l’espace et de l’équipement nécessaire à court terme. Divers petits fournisseurs devraient donc se répartir le travail, ce qui ferait ainsi perdre de l’efficacité. Et c’est sans compter la perte d’expertise, d’imputabilité et de transparence qu’entraînerait le recours au secteur privé. « Les buanderies publiques offrent des services beaucoup plus adaptés aux besoins des établissements, ils peuvent innover », déclare M.François Renauld, président du Syndicat des travailleurs et des travailleuses de Partagec, ajoutant que de bons emplois stables sont menacés (plus de 40 dans Lanaudière et 170 à Québec).

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privé et est la plus grande organisation syndicale dans son secteur d’activité.

La FNC et la CSN invitent la population à la marche de dimanche à Montréal

La Fédération nationale des communications (FNC-CSN) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) invitent leurs membres et la population à se joindre à la marche organisée par le « Collectif JeSuisCharlie Montréal » en solidarité avec les victimes des attentats de cette semaine en France. La marche silencieuse aura lieu ce dimanche à compter de 11 heures et débutera à la Place des spectacles pour se rendre devant le Consulat de France au 1501 McGill College, à Montréal.

La FNC et la CSN, qui représentent la majorité des journalistes et artisans œuvrant dans les principaux médias du Québec, tiennent à participer à cet événement afin de réaffirmer la primauté de la liberté d’expression et de la liberté de presse. Les attaques contre les journalistes de Charlie Hebdo rappellent à quel point ces libertés sont fragiles et menacées même en territoire démocratique. C’est pourquoi nous en appelons à une large mobilisation populaire afin de témoigner de notre solidarité indéfectible envers le peuple français et notre attachement inconditionnel à notre droit à l’information libre.

À propos de la FNC et de la CSN

La Fédération nationale des communications est une fédération syndicale affiliée à la CSN. Elle regroupe plus de 6000 membres, dont plus de 1500 journalistes. La CSN regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs œuvrant dans toutes les sphères d’activité partout au Québec et ailleurs au Canada.

Attentat au Charlie Hebdo : une attaque contre la démocratie

La Fédération nationale des communications (FNC-CSN) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) sont complètement bouleversées devant l’acte barbare qui a enlevé la vie à 12 artisans de l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo en plus de faire au moins 4 blessés. Nous tenons à rendre hommage à ces victimes parmi lesquelles figurent entre autres les caricaturistes du journal, Charb, Cabu, Wolinski et Tignous ainsi qu’à l’économiste et chroniqueur de France Inter, Bernard Maris. Ces gens travaillaient avec courage et acharnement malgré les menaces qui planaient sur eux depuis quelques années.

En guise de solidarité avec nos camarades assassinés, leur famille, leurs amis, leurs collègues et le peuple français, la FNC et la CSN invitent leurs membres et la population à se joindre au rassemblement citoyen qui aura lieu ce soir à 18 h 30 devant le Consulat de France au 1501 McGill College, à Montréal. Des événements semblables s’organisent spontanément via les réseaux sociaux partout en France, au Québec et ailleurs dans le monde.

Cet événement tragique rappelle combien la liberté d’expression demeure fragile, même en démocratie, et qu’elle doit être défendue et valorisée par toutes les composantes de notre société. Lorsqu’un groupe ou des individus s’attaquent aux journalistes, ils cherchent à faire taire les voix qui éclairent, analysent, mettent en perspective l’actualité afin que la société civile puisse se faire une opinion et des choix éclairés et libres. Lorsque des journalistes sont menacés, ce sont les droits du peuple à l’information, à la liberté et à l’autodétermination qui sont directement ciblés.

L’année 2015 débute sur une note bien sombre pour la communauté journalistique, mais cela semble s’inscrire dans la continuité de 2014. Rappelons qu’au cours de la dernière année, ce ne sont pas moins de 118 journalistes qui ont été tués à travers le monde. « Nous sommes extrêmement préoccupés par ces attaques contre nos collègues et nous mettrons tous les efforts nécessaires pour dénoncer ces gestes et pour exiger une meilleure protection de nos membres et de tous les journalistes dans l’exercice de leur travail », ont réagi Jacques Létourneau, président de la CSN, et Pierre Roger, président de la FNC-CSN.

À propos de la FNC et de la CSN

La Fédération nationale des communications (FNC) est une fédération syndicale affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Elle regroupe plus de 6000 membres, dont plus de 1500 journalistes. La CSN regroupe plus de 325 00 travailleuses et travailleurs œuvrant dans toutes les sphères d’activité partout au Québec et ailleurs au Canada.

Nouvelle victoire judiciaire des syndiqué-es CSN contre Eddy Savoie

Environ soixante employé-es du Manoir de Sherbrooke, membres de la CSN, viennent de remporter une importante victoire contre Eddy Savoie, propriétaire des Résidences Soleil. En effet, le 22 décembre dernier, la Cour supérieure a confirmé que le multimilliardaire s’est accaparé illégalement environ 80 000 dollars en primes de soins dentaires non versées. Eddy Savoie doit donc rembourser à ses employé-es les sommes qu’il avait prélevées à même leurs bas salaires, comme l’avait ordonné un arbitre dans une sentence rendue le 20 juin 2014. « En cette période des fêtes, lance Luc Poirier, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CHP de l’Estrie-CSN, cette décision est un véritable baume qui redonne espoir à des travailleuses et des travailleurs à faible revenu qui assument, depuis 2012, la totalité des coûts de l’assurance dentaire, alors que la convention collective prévoit un partage à parts égales avec l’employeur. Justice est maintenant rendue! » Pour Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN) : « Nous sommes très heureux de la décision de la Cour supérieure. C’est une grande victoire méritée pour tous les employé-es. Eddy Savoie doit faire amende honorable, reconnaître qu’il a erré et verser sans attendre tous les montants dus à son personnel dévoué, plutôt que de s’acharner en contestant à grands frais cette décision pourtant très claire. À défaut, assure-t-il, la CSN continuera à batailler pour que ces travailleuses et ces travailleurs obtiennent pleinement justice. »

Rappel des faits

À peine deux mois après l’entrée en vigueur de la convention collective actuelle, en avril 2012, Eddy Savoie a cessé unilatéralement de payer sa part de l’assurance dentaire pour une soixantaine de salarié-es. Il a ainsi refilé illégalement la totalité du coût de la prime d’assurance dentaire à ses employé-es, prime qu’il devait assumer à 50 %. Eddy Savoie s’est aussi octroyé le droit de récupérer sa part de l’assurance dentaire qu’il avait versée à l’assureur, et ce, d’avril 2009 à avril 2012, soit trois années complètes. Dans une décision rendue le 20 juin dernier, l’arbitre André Ladouceur l’a condamné à rétablir sa part puis à rembourser les salarié-es. À ce jour, les sommes dues par M. Savoie avoisinent les 80 000 $.

À propos du syndicat et de la CSN

Les employé-es du Manoir de Sherbrooke sont membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CHP de l’Estrie-CSN qui compte 250 membres répartis dans sept résidences. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) qui regroupe plus de 3 000 salarié-es oeuvrant dans les centres d’hébergement privés, et environ 130 000 autres provenant d’autres secteurs d’activité. Le syndicat est aussi affilié au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie qui regroupe 12 000 syndiqué-es dans 110 syndicats. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux compte 325 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

De quelques négociations en 2015

À la CSN, plus des deux tiers des syndicats affiliés seront en négociation pour le renouvellement de leurs conventions collectives. « Nous prévoyons des négociations difficiles, car bien des employeurs ont la mauvaise habitude de suivre l’exemple qui leur est donné par le plus important employeur au Québec, le gouvernement québécois, même s’ils ne traversent pas toujours des difficultés, a expliqué le président de la CSN. En outre, l’entêtement de ce dernier à imposer des mesures d’austérité crée un contexte économique défavorable qui nuira aussi au climat des relations de travail. »

Voici quelques-uns de ces syndicats. Outre le secteur public, où plus de 170 000 membres de la CSN seront en négociation, celui des affaires sociales connaîtra plusieurs négociations : les syndicats de CPE, du préhospitalier, des ressources intermédiaires et de type familial (RI-RTF), et celui des ressources de service de garde en milieu familial (RSG). Il s’agit de plus de 16 000 travailleuses et travailleurs. Le secteur des communications au Québec sera aussi en effervescence, puisque tous les syndicats des quotidiens de Gesca seront en négociation en 2015 (les conventions collectives au quotidien La Presse venant à échéance le 31 décembre 2015), de même que celui de Radio-Canada et celui de Radio Nord Communications. Les autres grandes négociations dans le secteur privé touchent les syndiqués de Kruger Lasalle, Cascades Viau, Louisiana Pacific à Saint-Michel-des-Saints, Gurit en Estrie, Démix Laval, ainsi que la négociation regroupée dans le secteur de la sylviculture. Les 1300 travailleuses et travailleurs de la station Mont-Tremblant se préparent aussi à négocier leurs conditions de travail et de salaire, de même que les 950 syndiqué-es d’Olymel, à Vallée-Jonction.

Le maintien de la norme FSC dans les usines de Produits forestiers Résolu sera aussi à l’agenda des interventions de la CSN. Dans le secteur municipal, on retrouve notamment les syndicats de cols bleus de Gatineau et de Saguenay, en plus de celui des surveillants et des surveillants-concierges de Terrebonne, qui poursuit une grève depuis le 11 juillet 2014. Dans le secteur universitaire, le Syndicat des professeurs et celui des chargé-es de cours de l’UQAM de même que les professionnel-les de l’Université Concordia seront aussi en négociation, dans le contexte difficile édictée par les politiques d’austérité. Au fédéral, les 7500 agentes et agents correctionnels du Canada poursuivront la négociation pour l’amélioration de leurs conditions de travail. En 2014, plus de 2131 travailleuses et travailleurs membres de 65 nouveaux syndicats (ou sections) se sont joints à la CSN. La négociation de leur convention collective sera donc à l’agenda de 2015.

Ras-le-bol des travailleuses et travailleurs au CSSS Drummond

Les travailleuses et les travailleurs du CSSS Drummond en ont assez. Non seulement, ils sont victimes d’offres gouvernementales méprisantes dans le contexte des négociations du secteur public, mais ils sont également aux prises avec des abolitions et conversion de postes temps complet en temps partiel. Les médias furent donc convoqués aujourd’hui pour faire le point sur la situation.

Les négos du secteur public « Les offres du gouvernement sont scandaleuses et démontrent bien le mépris du gouvernement libéral pour les travailleurs du secteur public. Le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs du secteur public n’a cessé de diminuer au cours des dix dernières années, et voilà que le gouvernement propose des reculs encore plus importants. C’est assez!!! » a expliqué d’entrée de jeu Claude Audy, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux CSN du Coeur du Québec.

En ce qui a trait aux positions de négociation du gouvernement dans le réseau de la santé, ce dernier ajoute : « Encore des réorganisations qui se traduiront sur le terrain en pertes d’emplois, des augmentations des charges de travail et du même coup une diminution des services à la population. » Au niveau local En regard des abolitions et/ou conversions de postes temps plein à temps partiel, la présidente du Syndicat de la santé et des services sociaux – Drummond CSN explique : « Depuis la mi-novembre, plus d’une douzaine de postes temps pleins furent abolis ou transformés en poste à temps partiel. Des emplois de qualité sont donc perdus et remplacés par des emplois précaires ».

De plus, selon la présidente du syndicat, ces abolitions et conversions ne feront qu’accentuer la problématique des bris de service (non-remplacement du personnel lors d’absence de courte durée), réduiront encore plus la capacité du CSSS d’embaucher et de retenir du personnel et vont à l’encontre du principe de continuité des soins prôné par le ministère de la Santé. Principe voulant réduire la rotation de personnel auprès de la clientèle. Elle termine en ajoutant : « tout le monde y perd, des emplois de qualités sont abolis et la qualité des services à la population est encore une fois diminuée. »

La CSN émet certaines réserves

La Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et la Fédération des professionnèles (FP-CSN) ont pris connaissance du rapport du chantier sur la politique de financement des universités, coprésidé par Mme Hélène P. Tremblay et M. Pierre Roy, rendu public par le ministre Bolduc le 12 décembre dernier.

D’entrée de jeu, la vice-présidente de la CSN responsable du dossier de l’éducation, Mme Véronique de Sève, indique que « si nous partageons certains objectifs et principes mis de l’avant dans le rapport, nous déplorons le fait que le mandat du chantier ne lui ait pas permis de faire une évaluation des besoins, du niveau de financement ni de l’ensemble des sources de revenus à privilégier, des questions pourtant au cœur des débats du printemps érable et des discussions entourant le Sommet sur l’enseignement supérieur ».

En outre, le ministre Bolduc a déjà annoncé la création d’un comité d’experts pour la mise en œuvre de certaines recommandations, et ce, dès 2016-2017, alors que « nous souhaitions la mise en place d’un comité permanent sur la politique de financement dont la composition serait représentative de l’ensemble de la communauté universitaire, nous ne savons pas qui fait partie de ce comité, ni de quelles recommandations il s’agit », regrette la vice-présidente de la CSN.

De plus, « on peut se questionner sur la stratégie gouvernementale qui a entouré de secret le contenu de ce rapport, qui a séjourné dans le bureau du ministre pendant près de six mois », soutient Mme Marjolaine Côté, vice-présidente-trésorière de la FEESP-CSN.

La présidente de la FNEEQ, Mme Caroline Senneville, salue le fait que le rapport propose de nouvelles avenues intéressantes quant à la subvention de fonctionnement, dont le statut d’étudiants à temps partiel pour le financement du soutien à l’enseignement et à la recherche. « Ces étudiants constituent aujourd’hui plus de 50 % des étudiants universitaires selon un récent avis du Conseil supérieur de l’éducation », a-t-elle indiqué. Elle s’interroge par ailleurs au sujet de l’année de référence utilisée pour établir la formule de répartition des subventions. « Même si les auteurs recommandent une révision à tous les quatre ans, si l’année de référence en est une où des compressions étaient imposées, cela fausse les données » , assure Mme Senneville. « Nous croyons que les étudiants étrangers ne devraient pas être perçus comme une source de financement lucrative », indique pour sa part le président de la FP-CSN, M. Michel Tremblay. Or, les mesures de tarification proposées par les auteurs du rapport, si elles sont mises en œuvre, risquent de contribuer davantage à la course à ces « clientèles » et d’amplifier les iniquités entre les universités dans les grands centres, notamment les établissements anglophones, et les universités en région. Ainsi, la proposition de moduler les droits des étudiants étrangers en fonction des programmes nous fait également craindre une ouverture en ce sens pour les droits de scolarité des étudiants québécois.

En ce qui concerne les frais institutionnels obligatoires (FIO), les organisations saluent la volonté de recourir à une nomenclature commune ainsi que le retour aux trois paliers en vue de réduire les écarts entre les établissements. Cependant, elles estiment que l’évolution des FIO doit être indépendante de la hausse des droits de scolarité.

Enfin, il importe de rappeler que la nouvelle répartition du financement ne doit pas avoir pour effet de réduire le financement d’un établissement.

La CSN et ses organisations affiliées insistent sur la nécessité que le Québec se dote d’une nouvelle politique des universités et dresse un portrait détaillé des besoins en enseignement universitaire. « L’Université est un service public et le gouvernement doit lui accorder toute l’importance requise », concluent les porte-parole.

À propos de la CSN, de la FNEEQ-CSN et de la FP-CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) regroupe 425 syndicats affiliés représentant plus de 56 000 syndiqué-es travaillant dans les secteurs public et parapublic.

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe plus de 33 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

La Fédération des professionnèles (FP-CSN) représente plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens, œuvrant dans différents secteurs d’activité.

Radio-Canada refuse de reconnaître la détresse de ses travailleurs

Le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) et la Confédération des syndicats nationaux dénoncent l’attitude de la haute direction de Radio-Canada/CBC qui refuse de reconnaître les problèmes de surcharge de travail et de détresse psychologique chez ses travailleuses et ses travailleurs. Pire encore, les responsables de la santé et de la sécurité du travail de l’employeur vont jusqu’à refuser les rencontres proposées par le syndicat afin de prendre connaissance des résultats préliminaires d’une enquête réalisée auprès des salarié-es de Radio-Canada/CBC.

« Dans le cadre de notre enquête, nous avons observé que 64 % des répondants présentent une détresse psychologique élevée. À titre de comparaison, l’Enquête québécoise des conditions de travail, d’emploi et de santé et de sécurité du travail (EQCOTESST)* révèle qu’environ 18,1 % des travailleurs québécois vivent de la détresse psychologique élevée. Dans un contexte de coupes de postes, 65 % des répondantes et des répondants ont précisé que des tâches se sont récemment ajoutées à leur charge de travail. Finalement, pour 84 % d’entre eux, il est clair que leur problème de détresse psychologique est lié entièrement ou en partie à leur travail », de souligner Natacha Laprise, conseillère en santé psychologique du travail à la CSN.

« Nous sommes complètement bouleversés par ces résultats que l’employeur décide d’ignorer. Les travailleuses et les travailleurs de Radio-Canada/CBC font les frais des compressions budgétaires depuis trop longtemps. Lorsqu’on constate que 92 % des répondants considèrent qu’ils doivent travailler rapidement, que 67 % ne prennent pas de pause et que 45 % évaluent qu’ils n’ont pas assez de temps pour effectuer leur travail, c’est que nous faisons face à un problème sérieux et majeur de manque d’effectifs. À Montréal, 56 % des gens interrogés affirment qu’ils ne sont pas satisfaits de leur travail et 61 % rapportent qu’ils ne sont pas assez nombreux pour l’accomplir.

À ce constat alarmant s’ajoute l’impuissance des travailleuses et des travailleurs : au Québec et à Moncton, 73 % des répondants ne croient pas pouvoir corriger la situation avec leur superviseur. Pour nous, le message est clair : le gouvernement et la haute direction de Radio-Canada/CBC sont allés trop loin », de marteler Isabelle Montpetit, présidente du SCRC (FNC-CSN).

Des conséquences directes sur la vie personnelle

« À Montréal seulement, la liste des conséquences sur la vie des salarié-es est inquiétante : insomnie, divers maux physiques, anxiété, détresse psychologique, colère et découragement sont déjà ancrés dans la réalité quotidienne. On souligne le manque de temps pour réaliser un bon travail, pour documenter et réviser la production. On pointe également le trop grand nombre de sujets traités et de reportages produits pour servir toutes les plateformes. Au final, l’absence d’espace créatif et d’originalité ainsi que le nombre accru d’erreurs minent la satisfaction et le bien-être au travail. Et que dire des conséquences sur tout ce que produit et diffuse Radio-Canada/CBC… », de déplorer Guy Lapointe, responsable du comité sur la santé psychologique pour le SCRC.

« En matière de santé et de sécurité du travail (SST), des employeurs délinquants comme Radio-Canada, nous en avons trop souvent croisés. Voilà pourquoi la CSN lutte pour l’amélioration de la qualité des emplois et des conditions de travail. Cette année, notre semaine de sensibilisation à la SST ciblait justement la santé psychologique et nous allons tout mettre en œuvre afin de faire entendre la voix de celles et de ceux qui paient de leur santé le démantèlement de notre producteur et de notre diffuseur public », de conclure Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

Le Syndicat des communications de Radio-Canada représente 1600 membres au Québec et à Moncton. Il est affilié à la Fédération nationale des communications-CSN, qui regroupe 7000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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*Le ministère du Travail du Québec doit effectuer tous les cinq ans une étude sur les conditions de travail dans la province. L’étude s’est notamment intéressée aux conditions de travail et d’emploi, à la conciliation travail-vie personnelle, au harcèlement psychologique au travail ainsi qu’à l’environnement organisationnel. Les résultats de l’enquête mettent également en lumière une association entre certaines conditions de travail et d’emploi et divers problèmes de santé des travailleurs québécois. Cet événement vous permettra de découvrir la richesse des données de cette vaste enquête panquébécoise et d’explorer l’utilité de ces données.

Après les générations X, Y et Z, la génération « Bolduc », une génération sacrifiée ?

Les travailleuses et les travailleurs de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) manifestent ce midi devant les bureaux du ministère de l’Éducation, à Montréal (600, rue Fullum) pour dénoncer le projet de démantèlement de la CSDM. Le plan de réforme du ministre Yves Bolduc suscite de l’inquiétude et de la colère chez les travailleurs qui œuvrent au quotidien auprès des élèves. Plusieurs scénarios sont sur la table et on ne connaît pas encore quelle pourrait être la piste d’atterrissage de cette réforme. Où? Quand? Comment? Pourquoi? Personne ne le sait, même le ministre n’est pas en mesure de fournir des explications sur ses objectifs recherchés… Les syndicats de la CSDM affiliés à la CSN croient qu’il y a danger de déstabiliser les écoles, de réduire les services, d’augmenter les coûts et d’exclure des élèves. Il s’agit d’un enjeu qui touche les élèves, les parents et tout le personnel. En manifestant, les travailleurs veulent lancer un message clair au ministre : son projet de restructuration menace l’éducation de nos enfants et met les écoles en péril.

La génération « Bolduc »

« Nous demandons au ministre Bolduc de retirer son projet de réforme de la planche à dessin. D’abord, contrairement à ce qu’il prétend, rien n’indique que des économies pourront être réalisées avec la restructuration », fait valoir Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN. Tous les groupes actifs sur le terrain estiment que la réforme engendrera plutôt des coûts, à cause des mouvements de main-d’œuvre ainsi que des transferts d’équipements et de ressources matérielles. « Pendant des années, toutes les énergies seront consacrées à assurer le fonctionnement des nouvelles structures plutôt qu’à la réussite scolaire des élèves. On voit déjà poindre à l’horizon, après les générations X, Y et Z, la génération « Bolduc », une génération sacrifiée aux lubies idéologiques de l’obsession libérale d’atteindre le déficit zéro le plus rapidement possible, sans égard aux conséquences » tempête madame Daigneault.

Un chambardement infructueux et inutile

Partout au Québec, les compressions ont entraîné dans les commissions scolaires des coupes dans divers programmes, dont l’aide aux devoirs, l’aide alimentaire, le transport scolaire et certains programmes d’aide aux immigrantes et aux immigrants. Maintenant, le ministre Bolduc en rajoute avec son plan de réforme sans bon sens, sans logique et même dangereuse pour l’avenir de nos enfants et de notre société.

« Avec son projet absurde, le ministre soutient vouloir améliorer l’efficacité des commissions scolaires et décentraliser l’organisation vers les écoles. Nous sommes en droit de nous demander comment un nouveau découpage et le transfert de dizaines de milliers d’élèves d’une commission scolaire vers d’autres seront plus efficaces et plus décentralisés », s’insurge Denis Marcoux, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN). « C’est plutôt l’effet contraire qui se produira : confusion, désorganisation et chaos seront le résultat d’une telle opération! », renchérit le représentant syndical.

Toute cette instabilité aura un effet direct sur la réussite des élèves. On se retrouvera dans un désordre sans nom s’il faut conclure des milliers d’ententes extraterritoriales – on estime à 6300 élèves qui devraient obtenir une telle entente juste sur le territoire montréalais – alors qu’au fil des ans, les ressources administratives ont été réduites au minimum dans les commissions scolaires, en raison des coupes successives de budget. « A-t-on vraiment besoin d’une telle turbulence administrative? », questionne monsieur Marcoux.

Budget réduit comme peau de chagrin

Non seulement les commissions scolaires fonctionnent-elles déjà avec un financement anémique, mais le gouvernement leur a imposé une réduction supplémentaire de 10 % de leur budget, ce qui représente 163 M$ en moins pour les 72 commissions scolaires du Québec. À elle seule, la CSDM s’est vue imposer des coupes supplémentaires de 9 M$.

« L’impact sur les services directs aux élèves de niveaux primaire et secondaire sera inévitable. Le gouvernement fusionne des structures sur le dos d’une génération, c’est inhumain! » fustige Véronique De Sève, vice-présidente à la CSN. « Le rôle des commissions scolaires est essentiel dans notre démocratie parce qu’elles permettent une juste répartition des ressources financières, humaines et matérielles sur leur territoire. L’égalité des chances pour toutes et tous passe par là. On ne le laissera pas s’attaquer indûment à nos institutions publiques! » conclut la porte-parole de la CSN.

À propos

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) compte environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services public et parapublic. Le secteur scolaire représente environ 30 000 employés-es de soutien présents dans 31 commissions scolaires francophones, notamment la Commission scolaire de Montréal (CSDM), et 2 commissions scolaires anglophones. C’est le plus grand regroupement d’employés-es de soutien des commissions scolaires au Québec. Pour sa part, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN) regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

Des offres insidieuses qui font craindre le pire

Les organisations syndicales qui représentent des travailleuses et travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux font une analyse unanime des dépôts présentés cette semaine par le gouvernement. Après avoir proposé un gel salarial et des reculs majeurs en matière de retraite et de droits parentaux, les comités patronaux se sont contentés d’offres évasives et insidieuses, qui laissent craindre le pire pour les conditions de travail du personnel du réseau et l’accessibilité aux soins pour la population.

Par ailleurs, à la variété de problèmes que les syndicats ont soulevés, la partie patronale s’est contentée de répondre par un bête copier-coller. Les organisations syndicales ne sont pas dupes : sous le couvert d’objectifs évasifs, les représentants patronaux formulent des demandes insidieuses qui auraient pour effet de modifier en profondeur les conventions collectives.

Rien n’est épargné par la partie patronale, qui compte remettre en cause les dispositions existantes, notamment la mobilité des travailleuses et des travailleurs, les mesures d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre, les absences et les congés et l’assurance-salaire. Ne l’oublions pas, nos membres sont les premiers à subir les contrecoups des compressions, des réorganisations et de la pression au travail liés à la performance. C’est à ces problèmes que la partie patronale doit s’attaquer, et non pas aux membres qui tombent malades, bien souvent parce qu’ils n’en peuvent plus.

Nous remarquons aussi une volonté claire du gouvernement de vouloir affaiblir les syndicats en nuisant à leur capacité de défendre leurs membres. Nous entamons cette ronde de négociation dans un esprit constructif et nous attendons la même ouverture de la partie patronale. Que ce soit en matière d’organisation du travail, d’attraction-rétention ou d’accessibilité aux soins et services, les organisations syndicales sont bien placées pour connaitre l’étendue des problèmes du réseau. Les propositions qui ont été déposées à la partie patronale cet automne répondent par des moyens concrets à une panoplie de ces problèmes. Tout au long de la négociation, les organisations syndicales auront à cœur la qualité des services à la population et l’amélioration des conditions de travail de ses membres. Ces enjeux sont indissociables.

L’austérité jusque dans le milieu de travail

Les femmes sont une fois de plus la cible du gouvernement et qu’elles feront les frais de l’austérité une fois de plus. Elles la subissent déjà comme citoyennes. Puis, lundi dernier, le Conseil du trésor annonçait son intention de geler leurs salaires et de modifier à la baisse les dispositions de leur régime de retraite, entre autres. La partie patronale leur dit maintenant vouloir diminuer leurs conditions de travail pour des objectifs comptables. On leur demande sans cesse d’être plus performantes, d’être toujours plus présentes sans jamais aborder leurs conditions de travail, par exemple la conciliation famille-travail-études. Cela ne tient pas la route aux yeux des syndicats. Ceux-ci y voient un recul évident vers une époque que l’on croyait révolue au Québec et craignent de plus que le gouvernement soit en train de favoriser un exode de la main-d’œuvre vers d’autres secteurs d’activités, avec des conséquences imprévisibles. Nos services publics, ce sont essentiellement des travailleuses et des travailleurs. Il est impensable de charcuter leurs conditions de travail sans que cela n’ait d’impacts sur la qualité et le niveau de services à la population. Les syndicats ont d’ailleurs fait valoir de nombreuses pistes d’amélioration pour lesquelles ils sont toujours sans réponse. Notamment, les syndicats souhaitent réduire la privatisation et la sous-traitance qui coûtent de plus en plus cher et améliorer la qualité de vie au travail, par diverses mesures d’aménagement qui demandent de l’ouverture et de la créativité de la part de toutes les parties.

Les employé-es de la station de ski Stoneham votent à 85,2 % pour l’entente de principe obtenue à l’arraché

Une entente de principe in extremis est intervenue entre les employé-es de la Station de ski Stoneham et l’employeur. Cette entente a été votée positivement par l’assemblée à 85,2 %. « Nous sommes heureux de cette entente de principe conclue quelques minutes seulement avant l’assemblée entre les deux parties, a souligné le président du syndicat, Luc Forbeaux. Les travailleuses et travailleurs de la montagne ont tenu leur bout et sortent grands gagnants de ce conflit, tout comme l’ensemble de la communauté de Stoneham. »

Les gains

Entre autres choses, les travailleurs ont obtenu la mise en place d’un REER collectif pour les employé-es réguliers de la station. « Jusqu’à hier encore, l’employeur refusait fermement de nous accorder ce régime de retraite. C’est un gain majeur pour tous les travailleurs », explique Luc Forbeaux.

Pour tous les salariés, le nombre nécessaire au passage d’un échelon à l’autre pssera de 1400 à 900 heures. Après la période d’essai, un employé saisonnier se verra de plus attribuer un crédit de 300 heures à partir de la signature de la convention collective pour aller chercher un échelon supplémentaire. « Un travailleur saisonnier pouvait avoir à attendre 21 ans pour atteindre le septième échelon! », rappelle Luc Forbeaux. Les employés font aussi des gains notoires sur la question des vacances. « Toute personne ayant de 1 à 5 ans d’ancienneté verra sa paye de vacances passer de 4 % à 6 %, et celui qui aura 5 ans et plus passera de 6 à 8 % », ajoute Luc Forbeaux.

Le syndicat est par ailleurs allé chercher une amélioration notable des congés sociaux ainsi qu’une bonification des mesures en santé et sécurité, notamment sur le plan de l’équipement de sécurité. « Pour leur permettre d’avoir de l’argent en poche afin de traverser la période des Fêtes, ils pourront de plus toucher une avance salariale de 200 $ », explique encore Luc Forbeaux. Enfin, quand le salaire minimum viendra rejoindre le salaire de l’échelon correspondant, celui-ci disparaîtra au profit de l’échelon supérieur. « Personne ne sera jamais plus payé au salaire minimum! »

À propos du syndicat

Le syndicat des employé-es de la station de ski Stoneham est affilié à la Fédération du commerce de la CSN, qui compte plus de 360 syndicats représentant environ 32 500 travailleuses et travailleurs. Il est également membre du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN), qui réunit plus de 250 syndicats et 44 000 membres. La CSN regroupe pour sa part plus de 325 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

Les sages-femmes poursuivent leur démarche auprès du gouvernement afin de réintégrer les conseils d’administration des CISSS

L’Ordre des sages-femmes du Québec (OSFQ) et le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) entendent aller au bout de leur démarche auprès du gouvernement afin de réintégrer les conseils d’administration des futurs Centres intégrés de santé et services sociaux (CISSS). Après avoir déposé un mémoire devant la Commission de la santé et des services sociaux, demandé à rencontrer le ministre, envoyé des lettres à tous les députés de l’Assemblée nationale, les sages-femmes n’entendent pas baisser les bras.

«L’exclusion des sages-femmes des conseils d’administration des CISSS a eu l’effet d’une douche froide sur l’ensemble des professionnelles. Nous n’avions pas envisagé un tel désaveu pour la profession, encore moins sous ce gouvernement libéral qui promettait à la population, il y a moins d’un an, plus de maisons de naissance et un meilleur accès aux services de sage-femme », se désole Marie-Ève St-Laurent, présidente de l’Ordre des sages-femmes du Québec.

Le ministre de la Santé est demeuré intransigeant face à l’amendement proposé par l’opposition en faveur du maintien des conseils des sages-femmes aux conseils d’administration. Il a basé sa décision sur la taille des CA plutôt que sur la qualité de l’expertise professionnelle que les membres desdits conseils peuvent apporter à la prise de décision concernant l’organisation des services dans les établissements.

Les conseils d’administration sont activement impliqués dans le développement, la priorisation et l’organisation des services offerts à la population desservie. Les sages-femmes peuvent et doivent participer à l’évaluation de ces besoins. Leur expertise unique, notamment en matière de soins à domicile et de continuité d’intervenants et de soins, doit être mise au service de la population par le biais d’une représentation au conseil d’administration.

« Retirer les sages-femmes des conseils d’administration prive non seulement le réseau de la santé de leur expertise, mais isole encore plus ces professionnelles à l’heure où l’on demande une plus grande collaboration entre tous les intervenants. Cela n’offrira aucun gain direct au réseau de la santé et ne contribuera pas à rendre les services de première ligne plus accessibles pour la population », affirme Mme St-Laurent.

Par cette exclusion, le conseil professionnel des sages-femmes deviendrait le seul sans représentation au conseil d’administration des CISSS. Même si des consultations ponctuelles du conseil des sages-femmes sont prévues dans la loi, celles-ci ne remplacent d’aucune façon une présence officielle au sein du conseil d’administration. Par conséquent, les sages-femmes se voient exclues d’un lieu de décision et de pouvoir qu’elles occupent légitimement depuis 1999.

« Comme le prescrit la loi, aucun autre conseil professionnel ne peut remplacer la voix des sages-femmes sur les conseils d’administration. Leur haut niveau de responsabilité de même que leur autonomie professionnelle, deux éléments enchâssés dans la loi depuis la légalisation de la profession, justifient sans équivoque leur présence aux conseils d’administration », explique Claudia Faille, présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec.

Les sages-femmes reçoivent cette décision comme un message clair envoyé de la part du ministre de la Santé, elles ne font plus partie à part entière du réseau de la santé et elles s’inquiètent pour l’avenir de leur profession. Pourtant, les sages-femmes ne parviennent plus, depuis déjà quelques années, à répondre à la demande des femmes et des familles du Québec.

Le maintien d’une présence sage-femme au conseil d’administration des CISSS constitue un enjeu considérable pour l’autonomie et la contribution au réseau de la santé de la profession sage-femme. C’est pourquoi les sages-femmes vont poursuivre leur mobilisation et exiger que le ministre de la Santé les maintienne aux conseils d’administration des CISSS.

« Philippe Couillard lui-même a joué un rôle majeur dans l’avancement de la profession, via, entre autres, la Politique de périnatalité 2008-2018, alors qu’il était ministre de la Santé. Le projet de loi 10 est l’occasion pour ce gouvernement libéral de réitérer l’importance du rôle des sages-femmes au sein du réseau de la santé. La présence des sages-femmes doit être maintenue aux conseils d’administration », conclut Mme Faille.

Le Mémoire sur le projet de loi no 10 peut être consulté en ligne, sur le site de l’Ordre des sages-femmes du Québec : http://www.osfq.org/wp-content/uploads/2014/12/MEMOIRE-OSFQ-RSFQ-PL10_13nov2014_final-LG.pdf

À propos de l’Ordre des sages-femmes du Québec

Fondé en 1999 après l’entrée en vigueur de la Loi sur les sages-femmes du Québec, l’Ordre des sages-femmes du Québec a pour mission d’assurer la protection du public en voyant à l’encadrement, au développement professionnel et au respect des obligations déontologiques et réglementaires des sages-femmes au Québec. Il compte plus de 160 membres qui offrent un suivi de maternité sécuritaire et complet, entièrement gratuit pour les femmes détentrices d’une carte de la Régie de l’assurance maladie du Québec. Seules les membres de l’OSFQ peuvent porter le titre de sage-femme et poser les actes qui sont définis par la loi. L’Ordre des sages-femmes du Québec, tout comme la profession, célèbre cette année son quinzième anniversaire. www.osfq.org

À propos du Regroupement Les Sages-femmes du Québec

Le Regroupement Les Sages-femmes du Québec est l’association professionnelle des sages-femmes depuis 1995. Il travaille au développement de la profession et de sa spécificité à l’intérieur du système de santé du Québec. Il défend le libre choix des lieux d’accouchement pour les femmes (domicile, maison de naissance ou centre hospitalier), en conformité avec les normes de pratique de la profession, ainsi que de sa philosophie de pratique. Le RSFQ a pour mission de défendre les intérêts professionnels, économiques et sociaux de ses membres. Le RSFQ est en entente de service avec la Fédération des professionnèles de la CSN depuis 2009.