Une raison de plus de manifester le 9 novembre

C’est avec colère que la CSN a pris connaissance de la nouvelle, parue dans Le Devoir de ce matin, indiquant que la contribution parentale pour les services de garde passerait de 7,30 $ par jour à 8 $ et même à 20 $ par jour dès le 1er avril 2015. Pour la centrale, cette annonce est une attaque au filet social québécois, résultat de la politique d’austérité effrénée mise de l’avant par le gouvernement libéral. Une raison de plus, selon la CSN, de participer massivement aux manifestations régionales qui auront lieu le dimanche 9 novembre prochain, partout au Québec, en lien avec cette question.

Une décision odieuse

Pour Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN et responsable du dossier des services de garde et de l’éducation, l’intention du gouvernement de Philippe Couillard est d’autant plus odieuse que jamais le parti n’a mentionné qu’il reverrait de la sorte le mode de financement des services de garde. « Tout au long de la campagne électorale, le PLQ s’est opposé à la politique du gouvernement précédent d’augmenter les tarifs à 8 $ puis à 9 $ en dénonçant, avec raison, les impacts négatifs du choc tarifaire pour les familles. Comment ce gouvernement peut-il aujourd’hui sérieusement envisager de telles hausses et introduire ainsi le concept de l’utilisateur payeur ? »

Impact sur les enfants, les femmes et les familles

Des services de garde éducatifs de qualité, universels et accessibles à tous sont un avantage pour l’ensemble de la société. Leur financement doit reposer sur le maintien et la bonification d’un système progressif d’imposition sur le revenu. D’autant plus que l’objectif poursuivi par le gouvernement en haussant les tarifs n’est pas d’investir davantage dans les services de garde éducatifs. Il s’agit plutôt d’une manière de renflouer les coffres de l’État pour ensuite rembourser la dette et réduire les impôts.

« L’augmentation proposée aura un effet négatif important sur le revenu des familles. Un tel choc tarifaire fait également craindre un retour en arrière de la condition féminine. Rappelons que les services de garde à 5 $, puis 7 $, ont favorisé une meilleure équité entre les femmes et les hommes en assurant l’accès et le maintien des femmes sur le marché du travail », explique Véronique De Sève. Les hausses prévues auront aussi un impact négatif sur l’accès aux services. « La fréquentation d’un service de garde éducatif de qualité améliore le développement global des enfants et favorise l’égalité des chances. C’est pourquoi la CSN demande depuis longtemps la gratuité pour les familles à faibles revenus. »

D’autre part, il apparaît évident que la modulation du tarif, même partielle, dans les services de garde en milieu scolaire, entraînera une hausse du nombre d’enfants qui retourneront à la maison la clef au cou. « Ils seront ainsi plus nombreux à passer du temps devant un écran de télé ou d’ordinateur plutôt que de participer à des activités artistiques, sportives et sociales au sein du service de garde de l’école. La CSN réclame d’ailleurs que ces services soient reconnus comme complémentaires à l’école et, qu’à ce titre, ils soient gratuits conformément à la loi. Les services de garde doivent être intégrés au projet éducatif de l’école », précise la vice-présidente.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs.

La CSN s’excuse et retire l’extrait de la vidéo sur la privatisation de la SAQ

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et le SEMB SAQ (CSN) sont désolés d’avoir blessé des personnes par des propos qui sont rapportés dans la vidéo diffusée le lundi 3 novembre sur les dangers qui découleraient de la privatisation totale ou partielle de la SAQ. La CSN tient à préciser qu’elle n’avait aucunement l’intention de blesser quiconque en produisant une vidéo qui vise avant tout à montrer les effets négatifs de la privatisation du commerce d’alcool en prenant pour exemple la privatisation de la vente d’alcool en Alberta.

La CSN et le SEMB SAQ (CSN) présentent leurs excuses à toute personne qui a été offensée et sont désolés pour cette maladresse. Les propos en question ont été retirés de la vidéo.

Rappelons que ce documentaire de 14 minutes a pour but de démontrer les effets de la privatisation de la vente d’alcool en Alberta depuis 1993, qui ne s’est pas traduite par une diminution généralisée des prix de l’alcool sur tout le territoire albertain. Non seulement le prix de plusieurs produits dans cette province est supérieur à celui du Québec, mais le service y est généralement de mauvaise qualité et la fonction conseil absente dans l’ensemble des succursales visitées par une conseillère de la SAQ qui était accompagnée d’une équipe de tournage utilisant parfois une caméra cachée.

Au contraire des conseillères et des conseillers de la SAQ dans l’ensemble des succursales québécoises, ce sont des caissiers sans formation adéquate qui sont embauchés dans les commerces de l’Alberta.

Contrairement à ce qu’affirment maintenant certains commentateurs, il est très peu probable que la privatisation du commerce des alcools puisse rapporter davantage à une province que le maintien d’une société d’État. Dans la mesure où le Québec ou une autre province veut maintenir ses revenus actuels en taxes et dividendes, il faudrait en effet que les profits du privé s’ajoutent à la marge actuelle qui revient à l’État, ou retranche la part qui est versée à ce dernier.

Au moins 51 M$ de coupes dans le réseau de l’éducation

L’austérité libérale frappe toutes les missions de l’État. On a parlé des coupes de 35 M$ dans le secteur de la santé de la région la semaine dernière, mais l’éducation est loin d’être épargnée avec au minimum 51 M$ de compressions budgétaires seulement dans les régions de Québec et de Chaudière-Appalaches et seulement pour l’année en cours (2014-2015).

« Avec de telles coupes, il est certain que nous hypothéquons l’avenir de nos jeunes en leur offrant moins d’options de formation et un moins bon appui pédagogique », affirme Yves Fortin, secrétaire général du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CSN).

Il faut préciser que le montant réel des compressions exigées cette année en éducation est en fait beaucoup plus élevé dans les deux régions représentées par le Conseil central. Le montant de 51 M$ comprend en effet seulement quatre commissions scolaires sur six et trois cégeps sur cinq en plus de l’Université Laval.

«L’Université Laval, une institution phare pour Québec, doit réduire ses dépenses de pas moins de 42 M$ cette année. C’est la plus grosse compression en une année jamais effectuée et ça représente 1200 $ par étudiant à temps plein. C’est une erreur monumentale qui met en danger la qualité de l’enseignement et la mission de l’université », insiste Puma Freytag, président du Syndicat des chargés et des chargées de cours de l’Université Laval. Ce dernier trouve d’ailleurs illogique que le gouvernement justifie l’austérité en disant vouloir préserver l’équité intergénérationnelle, alors qu’il s’en prend au service public le plus important pour leur avenir. Il était pourtant possible de retarder certains investissements en infrastructure pour minimiser l’impact sur les étudiants, mais le Conseil du Trésor a refusé.

Certains cégeps ont augmenté les frais afférents et ont réduit certains services comme les centres d’aide. « Au Cégep Garneau, ça fait maintenant 2,3 M$ de compressions en quatre ans et, malgré les efforts qui ont été faits pour limiter les impacts sur les services offerts aux étudiants, ce serait se leurrer que de penser que ces services ne sont pas affectés », soutient Pierre Mercure, président du Syndicat des professeur-e-s du Collège François-Xavier-Garneau.

Pour la Commission scolaire des Découvreurs, à Québec, des coupes de 2,8 M$ s’ajoutent à celles des quatre années précédentes. Concrètement, cela se traduit notamment par un temps moindre alloué aux élèves par le personnel en éducation et en adaptation scolaire. On constate aussi un dépassement, parfois important, du ratio d’un éducateur ou d’une éducatrice par 20 enfants au service de garde. Un surcroit de travail généralisé compromet les services directs aux élèves. « Encore une fois, c’est le service aux élèves qui écope », dénonce Isabelle Larouche, présidente du Syndicat du personnel de soutien scolaire des Découvreurs.

À la Commission scolaire des Navigateurs, dans la région de Lévis, des coupes de 2,3 M$ cette année se traduisent notamment par un gel des heures des techniciens en éducation spécialisée dans un contexte de hausse des besoins des élèves. À la Commission scolaire de la Côte-du-Sud, dans la région de Montmagny, le financement était déjà en baisse à cause de la diminution du nombre d’élèves et les coupes actuelles ne font qu’accentuer le sous-financement. La survie d’au moins neuf écoles est en jeu. On note aussi le retrait de l’éducation physique et de la musique pour les classes de maternelle. À la Commission scolaire des Appalaches, on baisse de 60 % le budget parascolaire au secondaire et on coupe de 100 % le budget d’interventions pour la prévention de l’intimidation et de la violence à l’école. On élimine également tout le budget de l’aide aux devoirs!

« Ce n’est là qu’une partie des effets, les commissions scolaires cherchent aussi à récupérer une portion des sommes retranchées par le gouvernement en augmentant les taxes scolaires », déplore par ailleurs Yves Fortin.

Plusieurs représentants des syndicats CSN du secteur de l’éducation étaient présents à Québec aujourd’hui pour expliquer les conséquences de l’austérité dans leurs établissements d’enseignement. Ils provenaient de quatre commissions scolaires (Découvreurs, Navigateurs, Côte-du-Sud et des Appalaches), de trois Cégeps (Lévis-Lauzon, Sainte-Foy et François-Xavier Garneau) ainsi que de l’Université Laval.

Le 29 novembre, refusons l’austérité

Devant ces décisions gouvernementales à courte vue, les syndicats CSN de nos deux régions ne resteront pas les bras croisés.

Le conseil central lance une invitation à se joindre à une importante manifestation pour refuser l’austérité qui se tiendra le 29 novembre, à 13 h. Le rassemblement aura lieu devant le Musée national des beaux-arts situé sur les Plaines d’Abraham.

À propos de la CSN et du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Fondé en 1918, le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la capitale nationale et de la région Chaudière-Appalaches. Il représente 240 syndicats et plus de 45 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

Prime de dangerosité enfin obtenue

Dénouement heureux dans la bataille de sept infirmières du CHU Sainte-Justine qui accompagnent les intervenants sociaux de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) lors de signalements d’enfants négligés ou abusés. Elles recevront finalement leur prime de dangerosité, déjà octroyée aux intervenants de la DPJ lors de ce type d’intervention.

À la suite d’une visite plutôt houleuse auprès d’une famille où un signalement avait été effectué, les Centres jeunesse du Québec ont négocié une prime de dangerosité et une semaine de congé flottante pour leurs intervenantes et intervenants. Des démarches semblables ont alors été entreprises par le Syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardio-respiratoires du CHU Sainte-Justine (FSSS-CSN) afin d’obtenir les mêmes droits.

Après des années de lutte, grâce à l’acharnement de tous, les sept infirmières recevront finalement la prime. Bien plus qu’une simple question d’argent, cette prime se veut la reconnaissance, une fois pour toutes, du travail difficile, mais nécessaire, effectué par ces femmes.

Les syndicats CSN de la SAQ unis contre la privatisation

Le Syndicat du personnel technique et professionnel de la Société des alcools du Québec (SPTP-SAQ CSN) salue le travail du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ CSN) en ce qui concerne leur campagne publicitaire et leur documentaire démontrant clairement qu’une privatisation partielle ou totale de la SAQ serait une mauvaise idée pour plusieurs raisons.

« Nous souhaitons maintenant que le premier ministre Couillard rejette la privatisation qui viendrait tarir une importante source de revenus du gouvernement et nous priver collectivement de 1 G$ par année. Ce serait irresponsable de liquider la SAQ en tout ou en partie pour payer l’épicerie pendant une seule année », affirme Sandrine Thériault, présidente du SPTP-SAQ.

Le SPTP-SAQ va collaborer avec le SEMB-SAQ pour contrer la privatisation qui nuirait tant aux revenus de l’État qu’à la qualité du service et à la diversité de l’offre hors des grands centres urbains. Il n’y a par ailleurs aucune garantie que les prix payés par les consommateurs seraient moindres qu’en ce moment étant donné le niveau de taxation et la nécessité pour les entreprises privées de dégager des profits.

Contrairement à ce que supposent certains des détracteurs de la SAQ, vouloir conserver la SAQ dans le giron des sociétés d’État ne signifie pas qu’il soit impossible de l’améliorer.

À propos du SPTP-SAQ (CSN)

Le SPTP-SAQ regroupe quelque 700 membres qui travaillent en partie à Québec, mais principalement à Montréal. On y compte notamment les secrétaires, techniciens et analystes du siège social et des centres de distribution. C’est d’ailleurs ce centre qui est responsable d’approvisionner en vin l’ensemble du réseau de la SAQ. Le SPTP-SAQ est affilié à la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La haute direction et le conseil d’administration doivent démissionner

Les quatre syndicats du réseau français de CBC/Radio-Canada réclament la démission de sa haute direction et de tout le conseil d’administration du diffuseur public. Cette déclaration commune est endossée par le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN), le Syndicat des techniciens et artisans du réseau français (STARF-SCFP Local 5757), le SCFP Local 675 et l’Association des réalisateurs (AR).

Depuis 2009, avec l’appui de son conseil d’administration, la haute direction de CBC/Radio-Canada a mis en œuvre des compressions budgétaires totalisant plus d’un demi-milliard de dollars, ce qui se traduit par la suppression de plus de 4000 postes. Les dernières coupures annoncées la semaine dernière touchent une dizaine de postes à Moncton et d’autres aux archives qui rassemblent la mémoire de la Société. Elles ont également pour effet de démembrer le plus grand costumier en Amérique du nord, un des services de très grande qualité reconnu dans le domaine télévisuel et cinématographique.

Ces décisions menacent la culture des francophones au Nouveau-Brunswick et minent la qualité des sources historiques qui nourrissent la production de l’information à CBC/Radio-Canada. Elles mettent en péril toute la production réalisée à l’interne, en plus de priver tous les producteurs externes du contenu et des accessoires nécessaires à leur travail. Pourtant, les mandats qui sont confiés autant à la haute direction qu’au CA de CBC/Radio-Canada consistent à veiller au bon fonctionnement, au développement et à la préservation d’un service public essentiel appartenant à la collectivité.

L’entreprise de destruction massive qui démolit lentement mais sûrement le seul diffuseur public présent dans tout le pays se réalise sans mandat et surtout, sans débat public. Nous savons que la population canadienne est attachée à cet outil indispensable en démocratie qui contribue à la richesse culturelle de centaines de communautés, qui nous renseigne, nous éclaire et nous divertit. En ce sens, nous invitons toute la population à manifester son appui à la revendication formulée par les quatre organisations syndicales.

Le Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN) regroupe 1600 membres, le Syndicat des techniciens et artisans du réseau français (STARF-SCFP Local 5757) réunit 1100 membres, le SCFP Local 675 rassemble 600 membres et l’Association des réalisateurs (AR) compte 260 membres. Les quatre syndicats sont présents au Québec et à Moncton.

Caméra cachée en main, une conseillère de la SAQ visite l’Alberta pour comparer les prix et enquêter

Des magasins privés de vente d’alcool comme ceux de l’Alberta depuis 1993, est-ce mieux en matière de prix, de service et de choix ? Preuve vidéo à l’appui, la réponse est assurément non. En ces temps où l’on nous fait croire que l’austérité est la seule solution pour régler les défis que posent les finances publiques et où le gouvernement québécois cherche par tous les moyens à couper, plusieurs suggèrent de privatiser la Société des alcools du Québec. «Leurs arguments ne tiennent tout simplement pas la route et cachent la soif d’entrepreneurs qui souhaitent mettre la main sur ce commerce lucratif pour la société québécoise», constate Jacques Létourneau, président de la CSN.

Prix souvent plus élevés en Alberta

À la mi-octobre, Julie Bergeron, conseillère à la SAQ depuis une douzaine d’années et une équipe de reportage, ont enquêté dans une dizaine de villes albertaines, des plus petites aux plus populeuses, aux quatre coins de la province. Le constat est frappant. Dans le documentaire Rouges et blanc au pays de l’or noir, ils notent que les prix varient énormément dans les commerces de l’Alberta et sont souvent plus élevés qu’à la SAQ (voir grille comparative des prix en annexe).

Du vin rouge avec de la dinde

«Contrairement aux conseillers de la SAQ, les employé-es embauchés en Alberta sont souvent de simples caissiers qui ne connaissent rien aux vins », déplore Julie Bergeron. Le documentaire d’une quinzaine de minutes regorge d’exemples de la méconnaissance des vendeurs. En ce qui a trait au choix de bouteilles, de façon générale, les tablettes sont bien garnies de produits américains et canadiens. Mais la sélection internationale est limitée.

Dans la vidéo, l’institut de recherche albertain Parkland confirme également, qu’au fil des années, les petits joueurs sont avalés par les grandes entreprises d’alimentation. On assiste à la création d’un oligopole. «Est-ce que l’on veut revivre au Québec ce que l’on subit à la pompe depuis que les grandes pétrolières ont tué les indépendants de l’essence ?», questionne Katia Lelièvre, présidente du Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ, CSN)

Les effets négatifs d’une privatisation

La SAQ remet un milliard de dollars annuellement en dividendes au gouvernement du Québec. Cet argent sert à nous donner des services publics de qualité : santé, éducation, routes, etc. «Une privatisation totale ou partielle de la SAQ provoquerait un manque à gagner important pour la société québécoise, sans nous assurer de meilleurs prix en magasins. On y perdrait collectivement sur tous les tableaux», martèle Jacques Létourneau.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats qui regroupent plus de 325 000 travailleuses et travailleurs, principalement sur le territoire du Québec.

Le SEMB SAQ (CSN) compte plus de 5 500 membres répartis dans toute la province, dans plus de 400 succursales et centres administratifs de la SAQ.

Marchons le 29 novembre à Montréal et à Québec

Le 29 novembre, à 13 h, à Montréal et Québec, des organismes de la société civile, des associations étudiantes et des organisations syndicales sortiront ensemble pour lancer le message : « Refusons l’austérité ! » Ce mouvement concerté des acteurs du progrès social veut rappeler au gouvernement Couillard qu’au-delà des consultations publiques « tape à l’œil », nous n’assisterons pas passivement au démantèlement de l’État-providence au Québec.

Un mandat pour détruire le modèle québécois ?

Ce gouvernement a mené, le printemps dernier, une campagne électorale séduisante pour des Québécoises et des Québécois, axée sur le développement du Québec et la création d’emplois. Or, sous prétexte de redresser les finances publiques, on impose au contraire des mesures d’austérité d’une vigueur jamais vue jusqu’à présent. Plutôt que de se concentrer sur le développement, la création d’emplois, la pérennité des services publics et des programmes sociaux ou encore d’avoir le courage d’aller chercher de nouveaux revenus, le Parti libéral veut imposer au cours des deux prochaines années des coupes de plus de 6 milliards de dollars dans les services publics et les programmes sociaux, et ce, dit-il, sans toucher aux services aux citoyens. Nous en doutons fortement, car les faits parlent d’eux-mêmes !

Sous le couvert d’une austérité qui serait salutaire, le gouvernement actuel s’attaque aux missions fondamentales de l’État québécois – missions qui font du Québec une société unique en Amérique du Nord, plus juste et égalitaire. Ailleurs, la désolation règne dans les États où des politiques d’austérité ont été appliquées, Joseph Siglitz l’affirme : l’austérité a échoué. En accentuant les restrictions budgétaires, on amoindrit les symptômes économiques, mais le chômage continue d’être au plus haut et le PIB par habitant demeure en chute libre.

Voulons-nous des mesures cosmétiques pour le Québec, qui n’auront pas d’effet sur sa richesse ? Souhaitons-nous faire du Québec une société déstructurée et désorganisée, qui ne pourra même plus répondre aux besoins intrinsèques de ses citoyennes et de ses citoyens ?

Refusons l’austérité afin d’éviter des coupes inadmissibles dans les services publics et faisons-nous entendre du gouvernement ! Quand bien même ce gouvernement crierait sur tous les toits que les services ne seront que peu ou pas touchés, les coupes actuelles touchent directement l’accessibilité et la qualité des services à la population. Tout y passe ! Autant dans les domaines de la santé, des services sociaux que de l’éducation et de la famille, ces compressions draconiennes frappent de plein fouet les programmes gouvernementaux qui s’adressent à toutes les Québécoises et à tous les Québécois, et particulièrement aux personnes en situation de pauvreté. C’est pourquoi il nous faut réagir afin d’éviter que le Parti libéral continue de s’attaquer aux plus vulnérables. Quant aux bienfaits pour les citoyens en situation de précarité, rappelons que les mesures d’austérité ont jusqu’à maintenant des effets néfastes pour l’emploi : nous en tenons pour preuve une perte de plus de 21 000 emplois en 2014, malgré une promesse du Parti libéral, lors de la campagne électorale, de créer plus de 35 000 emplois cette année et 250 000 pour le mandat.

De plus, les politiques de ce gouvernement sont dangereuses pour notre environnement, en visant une rentabilité à court terme des plus douteuses. La preuve : le Parti libéral en toute hâte, développe dans les forages tout en sabrant du côté de la surveillance environnementale. Encore là, des mesures à court terme et un potentiel de démolition de notre patrimoine à moyen terme sont inévitables.

C’est déjà trop : Refusons l’austérité! Le 29 novembre, participons aux manifestations citoyennes qui se tiendront simultanément à Montréal et à Québec, à 13 heures.

Points de rencontre : • Montréal : Place du Canada (angle Peel et René-Lévesque) • Québec : Place des Champs-de-Bataille (plaines d’Abraham)

Le projet de loi 3 sert-il à absorber le choc et à renflouer les villes?

Le pacte fiscal que la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et l’Union des municipalités du Québec (UMQ) s’apprêtent à signer avec le gouvernement Couillard est pour la CSN une indication supplémentaire selon laquelle le projet de loi 3 sur les régimes de retraite ne vise pas à assurer leur pérennité, comme le prétend le ministre Pierre Moreau.

Le président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Denis Marcoux, est outré. « La FQM et l’UMQ acceptent des coupes de plusieurs millions dans les transferts qui sont destinés aux municipalités pour l’année 2015, comme elles ont accepté et appuyé le projet de loi 3. Ce que les villes perdent d’un côté, elles s’attendent à le regagner de l’autre. Évidemment, ce sont les travailleurs municipaux et des sociétés de transport qui devront en payer le prix. Le calcul est tout simplement honteux et nous leur demandons de ne pas signer ce pacte. »

« Il apparaît de plus en plus clair que le projet de loi à venir a pour but de permettre aux villes du Québec d’absorber les compressions que le gouvernement Couillard se prépare à leur faire subir dans son plan d’austérité, affirme pour sa part la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque. Nous le disons depuis le dépôt du projet de loi : si la réelle motivation à agir du ministre avait été la situation financière des régimes de retraite, il n’aurait pas appliqué ses mesures draconiennes à l’ensemble des régimes. Il aurait distingué ceux qui sont en bonne santé de ceux qui sont en réelles difficultés. »

Choisir l’éducation plutôt que le cynisme!

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) invite ses membres et la population québécoise à voter massivement le 2 novembre prochain aux élections scolaires, qui auront lieu pour la première fois en sept ans. Le scrutin sera marqué par un changement important, puisque les présidents des commissions scolaires seront élus au suffrage universel. La CSN appelle la population à choisir l’éducation, l’engagement civique et la démocratie.

« Ne cédons pas au cynisme ambiant, protégeons la démocratie scolaire et rendons-nous massivement aux urnes, lance d’entrée de jeu Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN et responsable du dossier de l’éducation. Pour la CSN, il faut redonner un nouveau souffle aux commissions scolaires, procéder à leur modernisation pour qu’elles relèvent les défis du XXIe siècle. Et nous devons tous exercer ce droit de vote important. » Les propos du ministre Bolduc, voulant que le taux de participation au vote du 2 novembre déterminera l’avenir des commissions scolaires, sont inadmissibles. « Le ministre de l’Éducation et la CAQ appelleront-ils à abolir des municipalités si le taux de votation est faible, lors des prochaines élections municipales ? », a renchéri la vice-présidente.

Les commissions scolaires jouent un rôle de premier plan pour offrir des services éducatifs de qualité et équivalents sur l’ensemble du territoire québécois, en plus d’offrir des services administratifs aux établissements scolaires. Ce sont des acteurs essentiels, au service de la population et qui assurent une voix aux parents au sein du processus décisionnel. La CSN souhaite la fin des compressions dans le milieu scolaire pour permettre aux commissions scolaires de mieux jouer leur rôle au Québec, d’assurer la qualité de l’enseignement, de l’entretien et des services administratifs et des services spécialisés partout sur le territoire québécois.

« C’est aussi pour cela qu’il faut aller voter le 2 novembre prochain ! Pour marquer notre opposition à l’austérité qui aveugle ce gouvernement », martèle, en conclusion, Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

À propos de la CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’austérité, une histoire d’horreur !

C’est dans un climat d’horreur et d’austérité politique que la Coalition régionale opposée à la tarification et à la privatisation des services publics a mobilisé aujourd’hui des centaines de personnes pour manifester dans les rues de Jonquière. La manifestation déguisée qui a pour thème L’austérité une histoire d’horreur avait pour but de dénoncer le carnage des nombreuses coupes du gouvernement libéral depuis son élection en avril dernier.   Les participantes et participants voulaient rappeler que l’austérité n’est pas une panacée et que le Québec peut faire autrement, notamment en revoyant de nombreuses politiques fiscales ne bénéficiant qu’aux grandes entreprises et aux plus riches et qui privent l’État de revenus importants. « L’arrogance et le manque de considération du premier ministre envers la population est inadmissible. C’est non seulement les personnes qui vivent une situation de pauvreté qui sont encore touchées par les coupes massives des libéraux, mais aussi les classes moyennes qui s’appauvrissent de plus en plus. Il n’y en a que pour les riches avec ce gouvernement ! » explique Caroline Jean, porte-parole de la Coalition régionale. Travailleuses et travailleurs, personnes sans emploi, étudiantes et étudiants, personnes retraitées et membres de nombreux groupes sociaux ont crié leur colère devant les coupes qui se succèdent dans la quasi-totalité des services publics et des programmes sociaux, en raison des compressions majeures imposées dans le dernier budget libéral.

« Dans tous les secteurs, le stress des travailleuses et des travailleurs est palpable. On ne sait pas quand on va être frappé par une coupure. Le gouvernement Couillard continue le travail de ses prédécesseurs en fragilisant et en détruisant les acquis sociaux durement gagnés par nos luttes depuis des décennies », ajoute la porte-parole de la Coalition régionale.

Active au Saguenay-Lac-St-Jean et partout au Québec depuis 2009, la Coalition, qui regroupe des organismes communautaires, des syndicats et des associations étudiantes, souhaite voir le mouvement se poursuivre si le gouvernement n’arrête pas la destruction de l’État social qu’il a enclenchée depuis son élection. « Philippe Couillard prétend qu’il pourra continuer son saccage même si la population descend dans la rue, mais il se trompe. L’austérité ne fait que réveiller les communautés, nous serons là ! », conclut Caroline Jean.

Des baisses d’impôt idéologiques et passéistes

Le gouvernement de Stephen Harper vient de donner suite à sa promesse de permettre le fractionnement du revenu à des fins fiscales pour les couples avec enfants. « La CSN dénonce cette mesure fiscale idéologique qui va surtout favoriser les mieux nantis de notre société et accentuer les inégalités », affirme Pierre Patry, trésorier de la CSN et responsable des questions de finances publiques.

Ce dernier rappelle que le défunt ministre des Finances conservateur Jim Flaherty avait lui-même émis de sérieux doutes quant à cette promesse conservatrice en disant qu’il préfèrerait utiliser les éventuels surplus budgétaires à d’autres fins. Selon une étude du Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) du début 2014, les familles avec un revenu de 56 000 $ ou moins, soit 60 % des familles canadiennes, n’économiseront au mieux que 50 $ chacune en impôt en vertu de ce programme. Inversement, les familles qui gagnent plus de 147 000 $ (5 % des familles) recevront en moyenne 1100 $ chacune.

Par ailleurs, le fractionnement du revenu, tout comme d’autres allégements fiscaux envisagés par les conservateurs, semble viser une « clientèle » proche des valeurs conservatrices. Parmi ceux qui bénéficieront le plus du fractionnement, on compte les couples où la femme demeure à la maison et où l’homme gagne un revenu important. « Il est inadmissible que le gouvernement se serve d’incitatifs fiscaux pour favoriser sa vision traditionaliste de la famille », fustige Pierre Patry.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’Halloween : dangereuse pour les travailleuses et les travailleurs régis par le Code canadien du travail

Au jour de L’Halloween, le gouvernement Harper fait peur aux travailleuses et travailleurs régis par le Code canadien du travail, et les agentes et agents correctionnels fédéraux ne trouvent pas ça drôle.

Une nouvelle définition qui affaiblit la notion de « danger » qui entrera en vigueur le 31 octobre était dissimulée dans les 308 pages de la législation omnibus de mise en œuvre du budget adopté le printemps dernier . Il s’agit de la Loi no 2 sur le plan d’action économique de 2013 . Pour le Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC-CSN), cette modification aura un effet néfaste pour les personnes qui veulent améliorer la sécurité dans les pénitenciers fédéraux.

La loi élimine du même coup les agents de santé et sécurité indépendants, qui, jusqu’à demain, sont responsables des enquêtes de plaintes en milieux de travail dangereux. Ces agents seront remplacés par des responsables politiques relevant directement du ministre du Travail, qui aura aussi désormais le pouvoir d’infirmer unilatéralement leurs décisions.

« C’est une mauvaise blague pour quiconque exerce un emploi régi par le Code du travail fédéral, mais surtout pour ceux et celles d’entre nous qui portent un uniforme pour notre pays, a commenté le président national d’UCCO-SACC-CSN, Kevin Grabowsky. Comme agents et agentes correctionnels, nous sommes scandalisés par ces changements insensés et non nécessaires au Code du travail. »

Selon un amendement existant depuis 2000, la définition de danger dans le Code canadien du travail inclut une « situation, tâche ou risque — existant ou éventuel — susceptible de causer des blessures à une personne qui y est exposée, ou de la rendre malade — même si ses effets sur l’intégrité physique ou la santé ne sont pas immédiats —, avant que, selon le cas, le risque soit écarté, la situation corrigée ou la tâche modifiée. » La nouvelle définition ramène la notion de menace imminente qui existait avant l’an 2000 afin de justifier un refus de travailler sous la Section 128 du code.

« Dans notre milieu de travail, quand il manque une pièce de deux pieds de métal nous savons que ce sera dangereux, même si le danger n’est pas imminent », mentionne monsieur Grabowsky.

UCCO-SACC-CSN a été parmi les premiers syndicats à faire appliquer la définition introduite en 2000, ce qui a mené à une décision majeure de la Cour Fédérale en 2004 qui a élargi l’interprétation de ce qu’est un dangerau sens de la loi. Cette décision s’est alors appliquée à tous les travailleurs et travailleuses sous juridiction fédérale.

La décision Verville – qui a notamment eu pour effet d’accorder à nos membres le droit de porter des menottes – confirme que la notion de « danger » au Code comprend aussi les comportements humains imprévisibles. Le nouveau libellé adopté par les conservateurs, fait en sorte que les éléments comme le comportement humain ne seront plus un facteur dans l’évaluation du danger. Cela change énormément la donne pour les agents correctionnels, travailleurs de première ligne.

« Pour les agentes et agents correctionnels, cette modification est critique, a observé Kevin Grabowsky. Elle affaiblit notre capacité d’appliquer le Code du travail et nous empêche de rendre nos établissements plus sécuritaires. C’est un exemple de l’effrayante campagne du gouvernement conservateur contre les travailleuses et travailleurs. »

Le Front commun dépose ses demandes au Conseil du trésor

Les organisations membres du Front commun ont présenté aujourd’hui au Conseil du trésor leurs revendications en vue du renouvellement des conventions collectives des 400 000 travailleuses et travailleurs qu’elles représentent au sein du secteur public. Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés devant l’Assemblée nationale pour appuyer leurs représentantes et leurs représentants dans cette démarche.

« Après un vaste processus de consultation auprès de l’ensemble de nos membres, où nous avons pu rencontrer des dizaines de milliers de travailleuses et de travailleurs des services publics, ceux-ci nous ont donné un mandat de négociation très clair : combler le retard de 8,3 % qu’ils accusent par rapport à la rémunération des autres salariés québécois et améliorer leur qualité de vie au travail et les conditions dans lesquelles ils exercent leur profession », déclare Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN.

Les demandes salariales du Front commun sont de l’ordre de 4,5 % par année, pour une convention collective d’une durée de trois ans. Elles s’expliquent ainsi : 2 % par année pour combler le retard de la rémunération globale de 8,3 %, identifié en novembre dernier par l’Institut de la statistique du Québec; une majoration de 2 % supplémentaire pour maintenir la parité salariale avec les autres salariés québécois au cours de la durée de la convention et afin d’assurer une protection contre la hausse du coût de la vie et, enfin, un montant fixe équivalent à 0,5 % du salaire moyen afin que la croissance économique du Québec puisse bénéficier aux employé-es de l’État.

Le Front commun entend aussi s’attaquer aux problèmes de qualité de vie au travail en améliorant les conditions dans lesquelles les salarié-es des services publics exercent leur profession. « Au cours des dernières années, nous avons noté un effritement croissant de notre autonomie professionnelle, et ce, parallèlement à une augmentation considérable du nombre de cadres, souligne Lucie Martineau, porte-parole du SISP. Nous constatons également les effets ravageurs de l’intrusion du secteur privé dans les services publics en termes de gaspillage et de perte d’expertise dans nos réseaux. Il est temps d’inverser ces tendances. »

Alors que le gouvernement prévoit le départ à la retraite de 15 000 employé-es du secteur public annuellement, au cours des prochaines années, le Front commun considère que des mesures concrètes d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre doivent être convenues avec le gouvernement. « Environ 35 % des gens que nous représentons sont sur des listes de rappel, sans garantie d’emploi, et gagnent 25 000 $ par année, fait remarquer Daniel Boyer, président de la FTQ. En additionnant ce nombre avec les salarié-es à temps partiel, c’est plus d’une personne sur deux qui ne bénéficie pas d’un poste régulier à temps complet. Il est temps d’offrir à ces gens la possibilité de faire carrière dans les services publics. »

« Il ne faut pas oublier que 75 % des gens qui travaillent dans les services publics sont des femmes, rappelle Francine Lévesque. Les directions des établissements où elles travaillent n’ont aucune obligation, à l’heure actuelle, de convenir de mesures concrètes en matière de conciliation famille-travail-études. En 2014, cette situation est inacceptable, tant pour les femmes que pour les hommes à l’emploi. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et convenir avec nous de balises encadrant la conciliation famille-travail-études ».

Appel à la mobilisation

Au même moment, dans l’ensemble des établissements où travaillent les salarié-es du secteur public, de nombreuses actions ont été tenues afin de sensibiliser les employeurs locaux aux demandes de négociation du Front commun.

Les représentants du Front commun amorceront également la semaine prochaine une tournée de l’ensemble des régions du Québec. Cette tournée démarrera le 4 novembre dans les Laurentides pour se terminer le 11 décembre dans la région de Montréal. « Nous aurons l’occasion de rencontrer les membres du Front commun à même leur milieu de travail et de tenir, en soirée, des assemblées publiques portant sur les enjeux de cette négociation. Ce sera une excellente occasion pour discuter avec les travailleuses et les travailleurs du secteur public de nos revendications et d’échanger sur la conjoncture politique qui prévaut au Québec », indique Lucie Martineau.

« Au cours des prochains mois, nous serons de toutes les tribunes pour réaffirmer notre engagement envers les services publics, mis à mal par les politiques d’austérité du gouvernement libéral, affirme Daniel Boyer. La mobilisation est bien engagée, pas question de ralentir d’ici la conclusion de conventions collectives satisfaisantes pour l’ensemble des salarié-es de l’État québécois! »

À propos

Le Front commun regroupe le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP, formé de la CSQ, du SFPQ et de l’APTS), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Ensemble, ces organisations représentent plus de 400 000 travailleuses et travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la fonction publique du Québec. Les conventions collectives du secteur public viendront à échéance le 31 mars 2015.

Le CHUM n’est pas une occasion d’affaires, mais un service public !

La Coalition CHUs sans PPP manifeste ce midi devant le Palais des congrès pour dénoncer la tenue d’une conférence qui présente le CHUM en PPP comme une belle occasion d’affaires pour la chambre de commerce. Pour la Coalition, cela démontre la dérive de ce projet de privatisation pendant que le gouvernement continue de couper dans les services à la population.

Le CHUM ne doit pas être une occasion d’affaires!

Le Directeur général du CHUM prononce ce midi devant la Chambre de commerce de Montréal une conférence intitulée Le CHUM, un projet de société à réussir tous ensemble. Pour la Coalition, cette conférence vise surtout à mettre de l’avant les occasions d’affaires du futur CHUM en PPP pour les firmes privées.

« Il faut avoir du culot pour présenter le CHUM en PPP comme un projet de société! Depuis quand un projet de société entraîne des coûts supplémentaires de plus de 4 milliards $ qui ont une incidence si importante sur nos finances publiques? Et le gouffre ne s’arrêtera pas là. En plus, les entreprises du PPP vont entretenir à nos frais nos deux hôpitaux pour les 30 prochaines années et personne n’a le droit de savoir combien ils vont nous charger pour ça. On a déjà vu mieux comme projet de société! », lance Pierre J. Hamel, professeur à l’INRS et porte-parole de la Coalition CHUs sans PPP.

Les CHUs en PPP sont un échec!

Le fiasco des PPP a été lancé par les libéraux de Charest avec Philippe Couillard comme ministre de la Santé et des Services sociaux qui a défendu contre toute logique d’adopter le mode PPP. En 2009, la Coalition dénonçait déjà les dangers du mode PPP, ce qui a été confirmé par le Vérificateur général du Québec qui déclarait que les études étaient biaisées et les chiffres totalement irréalistes. Les nombreuses irrégularités au cœur de la modernisation du CHUM et du CUSM en mode PPP démontrent que les PPP sont loin d’être un projet de société. Pour la Coalition, la démonstration est faite que les CHUs en PPP sont un échec, pensons par exemple à l’accusation de corruption d’Arthur Porter, ex-DG du CUSM, et aux arrestations d’ex-dirigeants de SNC-Lavalin, accusés en lien avec l’octroi des contrats des PPP.

« Le gouvernement prétend agir avec rigueur en coupant dans les services à la population. Pourtant, le minimum de rigueur serait de racheter ces contrats, alors qu’on sait maintenant qu’on pourrait économiser 4 milliards $. Dans son discours inaugural, Philippe Couillard avait promis d’avoir le gouvernement le plus transparent de l’histoire du Québec. Pourquoi le gouvernement fait-il passer le droit commercial avant l’intérêt public? Comment expliquer qu’on ne rende pas publiques toutes les modalités financières de ces contrats qui sont d’une durée de 30 ans? », demande Jacques Benoît, coordonnateur de la Coalition solidarité santé et porte-parole de la Coalition CHUs sans PPP.

À propos de la Coalition CHUs sans PPP

La Coalition CHUs sans PPP regroupe l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, la Coalition Solidarité Santé, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), le Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM), le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) .

La dernière carte de l’appui aux PPP en santé vient de tomber !

La Coalition CHUs sans PPP réagit à la sortie d’une étude de l’IRIS démontrant que le rachat des contrats des CHUs en PPP est une alternative à l’austérité libérale. Pour la Coalition, le rachat des contrats des CHUs en PPP devient une carte maîtresse dans le débat sur l’état de nos finances publiques et le gouvernement doit prendre acte de l’échec des PPP.

Une étude majeure qui démontre qu’on doit sortir des PPP

L’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) rendait publique ce matin une note socio-économique évaluant des hypothèses de rachat des contrats des CHUs en PPP. Dans cette étude, l’IRIS révèle que ces projets de privatisation de nos services publics ont un poids important sur nos finances publiques. Il est ainsi établi que le rachat des contrats pourrait permettre d’économiser près de 4 milliards $.

« Il n’y a maintenant plus aucune raison de défendre les PPP pour le CHUM et le CUSM. Le dernier argument restant était celui du coût du rachat des contrats. Maintenant qu’on sait que c’est la seule option viable, il est temps d’agir. On doit mettre un terme à cette dilapidation de nos fonds publics. C’est d’autant plus urgent qu’on s’attaque actuellement aux services à la population par des compressions majeures dans les services publics », explique Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

C’est le temps de prendre acte de l’échec des PPP

À partir d’une analyse des projets de PPP à l’international, l’étude rend compte des inconvénients des PPP :

–         – les coûts réels payés par la partie publique sont beaucoup plus élevés que ceux prévus,

–      – les contrats de PPP baignent dans une grande opacité qui empêche de connaître les coûts réels que nous aurons à payer sur une très longue période,

–         – les contrats sont très rigides et laissent peu de marge de manœuvre à la partie publique.

« Ailleurs dans le monde, des gouvernements sont passés à l’action et ont pris acte de l’échec des PPP. D’ailleurs, plusieurs ont été rachetés par la partie publique. Le rachat des contrats des CHUs en PPP permettrait d’économiser près de 4 milliards de dollars. On est en droit de se demander ce qu’attend le gouvernement Couillard pour agir. Est-il en mesure d’admettre l’échec des PPP et d’envisager le rachat de ces contrats ? », se questionne Pierre J. Hamel, professeur à l’INRS et porte-parole de la Coalition CHUs sans PPP.

À propos de la Coalition CHUs sans PPP

La Coalition CHUs sans PPP regroupe l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, la Coalition Solidarité Santé, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), le Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM), le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) .

 

La CSN livre un plaidoyer pour la solidarité

Intervenant devant la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise, aujourd’hui, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) livrera un plaidoyer pour contribuer à réhabiliter la fiscalité et qu’elle soit vue pour ce qu’elle est : l’expression de la solidarité d’une société. « La fiscalité n’est surtout pas qu’une affaire d’argent, précise le président de la CSN, Jacques Létourneau. Elle permet à un État d’assurer des services et des programmes qui participent à distribuer la richesse, à établir une meilleure égalité des chances, à développer les régions, à créer des emplois. »

En ce sens, la CSN dénonce l’approche prise par le gouvernement de Philippe Couillard de réduire l’ensemble des missions de l’État québécois à des dépenses et la fiscalité à un fardeau. « Les libéraux restreignent la portée du régime fiscal et tracent le chemin pour arriver à leurs fins : une consultation plus que partielle sur leur vision de l’État avec à la clé, des mesures d’austérité.

« Au fond, la question qui devrait être posée ici est : quel Québec voulons-nous ? Il est désolant de constater l’absence de dialogue social et de débats ouverts, transparents et larges pour permettre à toutes les composantes de la société d’y répondre. La présente consultation et un site Web, ce n’est certes pas suffisant ! Le Parti libéral n’a pas été élu pour détruire le Québec et sa campagne électorale n’a jamais traité de ces sujets sous l’angle de l’austérité », poursuit Jacques Létourneau.

Un tableau noirci de la dette

Pour atteindre ses objectifs de ramener le Québec à une province canadienne comme les autres en matière de programmes sociaux et de services publics, le gouvernement libéral brosse un tableau catastrophique de l’état des finances publiques. Le Québec n’aurait plus les moyens de se payer, dit-il, les services de santé et d’éducation, par exemple. Il faudrait donc sabrer près de 6 milliards $ sur deux ans pour atteindre le déficit zéro.

« Or, la situation à cet égard n’est pas si sombre, plaide le trésorier de la CSN, Pierre Patry. La dette est sous contrôle et les déficits courants en proportion du PIB sont faibles. Rien ne justifie l’entreprise de démolition de l’État social qui est en cours. Au contraire, le Québec s’est mieux tiré d’affaire que les autres États nord-américains lors des dernières crises financières, justement en raison de son interventionnisme et de l’ensemble des protections sociales qui permettent de réduire les inégalités et d’assurer des services partout sur le territoire. »

Des orientations sur la fiscalité

La CSN estime que l’équilibre budgétaire doit être atteint non pas par des compressions budgétaires tous azimuts. Selon elle, il importe par-dessus tout de préserver le Québec qui a été construit à partir des années 1960 en lui donnant les moyens de son action. « Une réforme de la fiscalité et des politiques visant à stimuler une croissance économique durable doivent permettre d’accroître les revenus de l’État pour financer adéquatement les choix de la population afin d’assurer la pérennité des services publics et des programmes sociaux », mentionne Pierre Patry.

Dans le mémoire déposé à la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise, la CSN présente plusieurs orientations en ce sens visant les particuliers et les entreprises. Ces dernières pourraient certes contribuer davantage au financement des missions sociales de l’État : instauration d’un impôt minimum, révision de certains crédits d’impôt, lutte efficace contre les paradis fiscaux et l’évitement fiscal. Au cours des dernières décennies, les entreprises ont aussi vu leur impôt diminuer sans que la croissance économique et l’investissement privé ne s’en ressentent. Le gouvernement libéral devrait donc envisager une hausse de l’impôt sur leurs revenus.

Il en va de même de l’impôt des contribuables les plus riches qui a aussi diminué de façon importante ces dernières années avec une totale inefficacité sur la croissance économique.  Le gouvernement devrait considérer d’accentuer la progressivité de l’impôt sur le revenu des particuliers et revoir à la baisse certains avantages fiscaux, comme les déductions pour gains de capital liés à la spéculation et pour options d’achat d’actions. Il doit aussi envisager d’instaurer un impôt minimum sur les successions de grandes fortunes. Enfin, le gouvernement doit abandonner l’idée de hausser la TVQ pour financer une diminution de l’impôt sur le revenu des particuliers, puisque cela réduirait l’équité du régime fiscal.

Le fédéral : mettre fin au déséquilibre fiscal

Le gouvernement du Québec doit aussi œuvrer de concert avec les autres provinces pour obtenir un financement conséquent du gouvernement fédéral, et mettre fin au déséquilibre fiscal afin de couvrir les politiques sociales qui relèvent de ses compétences. Des analyses récentes montrent que ce déséquilibre prendra de l’ampleur lors des prochaines années si le gouvernement central ne transfère pas une partie de ses ressources excédentaires aux provinces qui doivent faire face à des dépenses croissantes de leurs services sociaux.

Depuis plus de 25 ans, les services publics et les programmes sociaux sont sous-financés, alors que la population doit assumer privatisations et tarifications qui découlent de politiques restrictives. La CSN plaide pour un véritable débat social permettant de définir le Québec qui répondra le mieux aux exigences d’égalité et de partage de la richesse. Pour y arriver, elle estime que le gouvernement doit reporter l’atteinte du déficit zéro et suspendre le versement au Fonds des générations.

Jacques Létourneau : « Depuis les dernières semaines, la population mesure très bien la portée des politiques d’austérité du gouvernement de Philippe Couillard et, en l’absence de tribune pour faire valoir son point de vue à l’égard des missions fondamentales de l’État, c’est dans la rue qu’elle pourrait bien vouloir se faire entendre. Nous serons avec elle. »

Une déclaration commune pour la conciliation famille-travail-études

Une vingtaine de membres la Coalition en conciliation famille-travail-études vient de signer une déclaration visant à réagir aux coupes et restrictions dans les services et programmes sociaux annoncées par le gouvernement, qui affecteront particulièrement les femmes et les familles.

Cette déclaration a également été envoyée au premier ministre Philippe Couillard ainsi qu’à Madame Francine Charbonneau, ministre de la Famille et à Madame Stéphanie Vallée, ministre responsable de la Condition féminine.

Amputation de 35 M$ dans la santé et les services sociaux

Le Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CSN) dénonce vigoureusement les impacts dévastateurs des compressions de plus de 35 M$ dans le réseau de la santé et des services sociaux pour les deux régions, dont près de la moitié au CHU de Québec seulement.

« C’est irresponsable d’affirmer, comme le fait le gouvernement Couillard, que les services à la population ne seront pas diminués. Plusieurs postes dédiés aux soins ont d’ailleurs déjà été supprimés et on s’attend à deux fois plus de suppressions lors du prochain budget d’austérité libérale », affirme Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches.

Des impacts clairs pour la population se font déjà sentir. « L’absence de médecin à l’urgence de l’hôpital de Saint-Jean-Port-Joli est une complète aberration. Est-ce que les gens en dehors des grands centres sont des citoyens de second ordre? », proteste Ann Gingras. Dans le CSSS de La Vieille Capitale, on note aussi la décision de revoir à la baisse la cote des personnes en perte d’autonomie qui reçoivent des services à domicile de façon à diminuer l’aide qui était accordée habituellement. « C’est du nivellement vers le bas. C’est inacceptable », estime Danny Roy, représentant de la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

À l’Institut en santé mentale, en réadaptation, les compressions ont visé les loisirs et les divertissements pour les usagers. Cette situation risque de provoquer une hausse de l’usage de médicaments et une augmentation du risque d’agressions. Sans oublier du côté de la région de Charlevoix avec la menace de fermeture du Foyer de St-Siméon qui viendra déraciner les personnes aînées de leur milieu.

La plus grosse structure en Amérique du Nord

En plus des compressions budgétaires, le personnel du réseau public de la santé et des services sociaux est extrêmement inquiet des répercussions de la réforme improvisée du ministre Gaétan Barrette.

« Le futur Centre intégré de santé et de services sociaux de la Capitale nationale va compter pas moins de 89 sites et plus de 28 000 salariés. Ce sera la plus grande structure administrative dans le réseau de la santé et des services sociaux en Amérique du Nord! Ce sera ingérable », souligne Ann Gingras.

De plus, dix ans après la réforme Couillard, plusieurs établissements n’ont pas encore trouvé leur vitesse de croisière. Pourtant toutes les réformes du passé ont toujours visé un allègement de la bureaucratie et, à chaque fois, c’est le contraire qui s’est produit.

Les représentants des médecins et plusieurs autres spécialistes ont d’ailleurs récemment manifesté leur inquiétude et leur scepticisme face à la réforme centralisatrice du ministre Barrette en commission parlementaire. Combiner l’ensemble des établissements de chaque région administrative sous un même chapeau risque fort de paralyser le réseau et de le déconnecter complètement des besoins de chacune des parties du vaste territoire desservi.

« Avec le projet de loi 10, c’est le ministre Barrette qui se met lui-même au cœur des préoccupations en lieu et place des usagers », déplore Danny Roy.

Le problème risque d’être encore plus criant pour les services sociaux, comme les centres jeunesse ou de réadaptation, qui bénéficiaient jusqu’à maintenant d’un budget complètement distinct de celui des hôpitaux. « Cette réforme improvisée se fera dans un contexte d’importantes contraintes budgétaires et nos membres sont déjà épuisés par les compressions des dernières années », ajoute Denis Bertrand, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

Des représentants des syndiqué-es des établissements suivants étaient présents aujourd’hui à Québec pour dénoncer l’austérité libérale et ses impacts multiples : CSSS de Charlevoix, CSSS de la Vieille-Capitale, CSSS de Montmagny, CSSS Québec-nord, Agence de santé et des services sociaux de Québec et de Chaudière-Appalaches, CSSS de Thetford, Centres jeunesse de Québec et de Chaudière-Appalaches, Institut universitaire en santé mentale, CSSS de Portneuf, CSSS Alphonse Desjardins, CSSS Les Etchemins, CHU, CRDI de Québec et de Chaudière-Appalaches.

Le 29 novembre, refusons l’austérité

Devant ces décisions gouvernementales à courte vue, les syndicats CSN de nos deux régions ne resteront pas les bras croisés.

« Nous allons défendre la pérennité du réseau public avec toute l’énergie de nos milliers de membres », insiste Ann Gingras, qui lance une invitation à se joindre à une importante manifestation pour refuser l’austérité qui se tiendra le 29 novembre, à 13 h. Le rassemblement aura lieu devant le Musée national des beaux-arts situé sur les Plaines d’Abraham.

À propos de la CSN et du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Fondé en 1918, le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la capitale nationale et de la région Chaudière-Appalaches. Il représente 240 syndicats et plus de 45 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

La CSN invite ses membres à participer aux manifestations du 31 octobre

Devant la multiplication des annonces de compressions budgétaires par le gouvernement de Philippe Couillard, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) lance un appel à ses membres et à la population à participer aux manifestations qui se tiendront dans plusieurs villes du Québec le vendredi 31 octobre.

« Depuis la rentrée parlementaire, si les annonces de réduction de services à la population et de coupes dans les programmes sociaux se multiplient, la contestation contre les mesures d’austérité, elle, s’intensifie », mentionne le président de la CSN, Jacques Létourneau.

« Toutes les semaines, les travailleuses et les travailleurs, les citoyennes et les citoyens prennent la rue pour dénoncer ce démantèlement de l’État social québécois. Les gens ont de plus en plus conscience des objectifs du plan de démolition du gouvernement Couillard. Malgré l’ampleur des effets des politiques d’austérité jusqu’à maintenant, le pire nous guette, car pour l’atteinte de son objectif insensé de déficit zéro pour 2015-2016 avec des compressions de plus de 6 milliards de dollars, nous appréhendons la disparition de services, de programmes, voire d’établissements de santé, comme en 1996, sous le gouvernement Bouchard. »

Le 31 octobre est une belle occasion de démontrer notre refus à l’austérité d’un gouvernement qui n’a jamais fait campagne en ce sens. « Durant la campagne électorale, le Parti libéral a parlé de dialogue, de développement économique, de création d’emplois, poursuit le président de la CSN. Que voit-on aujourd’hui ? Tout le contraire. Le Québec se retrouve même avec un déficit de plus de 21 000 emplois. L’austérité est un échec. » Le 28 octobre, la CSN aura l’occasion de présenter ses orientations à la Commission d’examen sur la fiscalité, à Québec. Elle y livrera un plaidoyer pour la solidarité en matière de fiscalité.

Le 31 octobre, des manifestations organisées par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics se tiendront à Rimouski, à Baie-Comeau, à La Tuque, à Sherbrooke et à Jonquière. À Montréal, elle convie la population à une manifestation nationale. Jacques Létourneau : « Nous invitons nos membres et la population à y prendre part pour refuser le plan de démolition du gouvernement Couillard. »