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15 décembre 2006 – Un an après l’adoption du projet de loi no 142 – Pas question de faire le deuil de nos droits !

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SOUTENONS LES TRAVAILLEUSES ET LES TRAVAILLEURS DE ROLLS-ROYCE

Les 530 travailleuses et travailleurs de Rolls- Royce Canada, à Montréal, ont été mis en lockout le 15 mars dernier. Démontrons à Rolls-Royce Canada qu’en attaquant ses 530 salarié-es, c’est à un mouvement fort de ses 1 600 syndicats regroupant 325 000 membres qu’elle s’en prend ! Les personnes qui le souhaitent peuvent faire un don en ligne qui sera utilisé exclusivement pour soutenir la lutte des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada.

15 décembre 2006 – Un an après l’adoption du projet de loi no 142 – Pas question de faire le deuil de nos droits !

Un an après l’adoption du projet de loi no 142

Pas question de faire le deuil de nos droits !

Une délégation représentant les principales organisations syndicales présentes dans le secteur public québécois, soit la CSN, la FTQ et les membres du Secrétariat intersyndical des services publics, composé de la CSQ, de la FIQ, du SFPQ et du SPGQ, a commémoré aujourd’hui, aux abords du Parlement, l’adoption du controversé projet de loi no 142. C’est en effet à pareille date l’an passé que ce projet de loi a abruptement mis fin aux négociations du secteur public en imposant les conditions de travail des employé-es de l’État ainsi qu’un gel de leur salaire pour une période de deux ans et trois mois.

Un décret qui nie les droits syndicaux

Les six organisations ont rappelé que l’adoption du projet de loi no 142, en plus d’être une négation des droits syndicaux les plus élémentaires, amplifie un phénomène in-quiétant observé depuis plusieurs années, soit l’appauvrissement du personnel du secteur public. Le rapport de l’Institut de la statistique du Québec, rendu public il y a deux semaines, signalait qu’en 2006, les syndiqué-es des commissions scolaires, des cégeps, de la santé, des services sociaux et de la fonction publique gagnent un sa-laire de 15,2 % moins élevé que l’ensemble des salarié-es québécois. Si on compare la rémunération globale, ce qui inclut principalement les salaires, les avantages so-ciaux et les heures de travail, le retard est de 12 %. Or, selon les porte-paroles syndi-caux, les travailleuses et travailleurs auraient été en droit de réclamer un important rattrapage salarial. Par son décret, ce gouvernement ne fait qu’appauvrir davantage les hommes et les femmes qui sont au service de la population.

Un gouvernement qui impose plutôt que de négocier

Les militantes et les militants des six organisations ont symboliquement formé un cor-tège funèbre pour rappeler et dénoncer l’imposition du projet de loi no 142 (Loi 43), qui constitue à leurs yeux un déni de leur droit à la libre négociation de leurs conditions de travail. Ils ont également profité de l’occasion pour rappeler les très nombreux pro-jets de loi antisyndicaux et antisociaux, qui ont également été adoptés sous le bâillon depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux. Les leaders syndicaux ont cité les projets de loi qui avaient pour but de faciliter le recours à la sous-traitance (31), de modifier l’organisation des soins de santé au Québec (25 et 30), de limiter l’accès à la syndica-lisation (7 et 8) et de favoriser l’utilisation de partenariats public-privé (61). Ils ont éga-lement déploré que le gouvernement Charest utilise, encore une fois cette année, le bâillon pour clore la session parlementaire et forcer l’adoption du projet de loi qui permet l’ouverture au privé dans la santé (33) et de celui qui prévoit la sortie de l’Agence de l’efficacité énergétique du giron de la fonction publique (52).

Toujours solidaires

Lors de cette manifestation, les porte-paroles syndicaux ont lancé un message clair au gouvernement Charest. Malgré les attaques répétées de ce gouvernement à l’encontre des travailleuses et des travailleurs en général et du monde syndical en particulier, il n’est pas question de faire le deuil des droits populaires et syndicaux. Les organisations syndicales sont toujours bien vivantes !

Un gouvernement qui met en péril les services publics

Selon Claudette Carbonneau (CSN), Réjean Parent (CSQ), Lina Bonamie (FIQ), René Roy (FTQ), Michel Sawyer (SFPQ) et Gilles Dussault (SPGQ), il est certain que ces coups de force législatifs ne sont pas sans conséquence pour la qualité et l’accessibilité des services publics. En s’attaquant aux travailleuses et aux travailleurs de l’État, le gouvernement s’attaque également aux services publics. Avec ses visées de privatisation, de sous-traitance et de réduction de la taille de l’État, le Parti libéral s’obstine à démanteler les acquis de la société québécoise, que nous avons collecti-vement mis en place depuis 40 ans. À cet égard, le gouvernement aurait intérêt à se montrer plus attentif aux critiques que lui adresse la population s’il souhaite regagner sa confiance.


Sources : CSN, CSQ, FIQ, FTQ, SFPQ, SPGQ – 15 décembre 2006

Pour renseignements : Sylvie Joly (CSN) : (514) 605-0766

Gabriel Danis (CSQ) : (514) 235-5082

Sandra Gagné (FIQ) : (514) 796-5093

Jean Laverdière (FTQ) : (514) 893-7809

Stéphane Caron (SFPQ) : (418) 564-4150

André Lortie (SPGQ) : (514) 213-4192

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