Nous défendons les droits des travailleuses
et travailleurs depuis 1921

16 novembre 2005 – Le projet de loi ne règle pas les vrais problèmes des CPE

Du même SUJET

Il faut stabiliser le personnel qui s'occupe de l'intégration des immigrantes et immigrants au Québec

Il faut stabiliser le personnel qui s'occupe de l'intégration des immigrantes et immigrants au Québec

Alors que la pénurie de main-d’œuvre va continuer encore longtemps – on estime à 1,4 million le…
L'« amazonification » de la SAQ est commencée

L'« amazonification » de la SAQ est commencée

Plusieurs conseillères et conseillers en succursales de la SAQ ont constaté que divers produits de niche…
Premières conventions collectives pour le secteur de l’archéologie au Québec

Premières conventions collectives pour le secteur de l’archéologie au Québec

Après avoir porté à 10 le nombre d’entreprises spécialisées en recherche archéologique à être syndiquées au…
Les lock-outés d’Oldcastle arrachent des gains importants

Les lock-outés d’Oldcastle arrachent des gains importants

Après plus d’une semaine passée à la rue, résultat d’un lock-out sauvage décrété après sept heures…
Première à l'aide juridique: Des avocates et avocats du public et du privé unissent leurs voix et font la grève

Première à l'aide juridique: Des avocates et avocats du public et du privé unissent leurs voix et font la grève

Pour la première fois, des avocates et avocats de l’aide juridique du public et du privé…
Les employé-es de la SQDC syndiqués à la CSN acceptent l’entente de principe

Les employé-es de la SQDC syndiqués à la CSN acceptent l’entente de principe

Une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des employées et employés de la SQDC–CSN…

SOUTENONS LES TRAVAILLEUSES ET LES TRAVAILLEURS DE ROLLS-ROYCE

Les 530 travailleuses et travailleurs de Rolls- Royce Canada, à Montréal, ont été mis en lockout le 15 mars dernier. Démontrons à Rolls-Royce Canada qu’en attaquant ses 530 salarié-es, c’est à un mouvement fort de ses 1 600 syndicats regroupant 325 000 membres qu’elle s’en prend ! Les personnes qui le souhaitent peuvent faire un don en ligne qui sera utilisé exclusivement pour soutenir la lutte des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada.

16 novembre 2005 – Le projet de loi ne règle pas les vrais problèmes des CPE

Le projet de loi ne règle pas les vrais problèmes des CPE

Claudette Carbonneau dépose aujourd’hui, devant la Commission des affaires sociales à Québec, le mémoire de la CSN concernant le projet de loi 124 modifiant la Loi sur les services de garde éducatifs à l’enfance. Selon la CSN, le projet de loi soumis s’attaque au modèle des CPE. De plus, contrairement aux prétentions de la ministre, il ne répond nullement aux préoccupations les plus souvent exprimées par les parents, soit les heures d’ouverture et les listes d’attente.

Le projet de loi 124 remet en cause la place prépondérante des organismes à but non lucratif dans le développement des services de garde au Québec, et ce sans justification. Il retire le milieu familial de la responsabilité des CPE en créant une structure parallèle. Le projet de loi s’en prend au droit des parents de s’impliquer et de participer à la gestion et à l’orientation des services que fréquentent leurs enfants. C’est un recul important des principes de responsabilisation et de démocratisation. Il permet aussi une ingérence du gouvernement dans le fonctionnement des CPE, qui n’est pas justifiée. La ministre fait fi du fait démontré par plusieurs experts que la qualité des services de garde dans les CPE est supérieure à celle qu’on retrouve dans les garderies commerciales.

Par ailleurs la CSN est loin d’être insensible aux besoins de certaines familles en matière d’heures d’ouverture atypiques. A cet égard, la centrale estime que le ministère doit prendre dès maintenant les mesures nécessaires pour répondre à ces besoins dans les localités et ce avec la collaboration des partenaires et en garantissant les ressources pour le faire. Malgré les prétentions de la ministre le projet de loi 124 n’apporte aucune solution.

Concernant les listes d’attente, le gouvernement devrait s’appuyer sur l’expérience des regroupements de CPE dans la centralisation des listes d’attente pour des places à contribution réduite afin de l’appliquer dans toutes les régions et sous-régions. Des critères devraient être développés pour assurer que l’offre de services de garde réponde aux besoins des parents et de leurs enfants ce qui ne serait que partiellement régler par l’entrée en vigueur du projet de loi tel qu’il se présente actuellement.

Le mémoire défendu par madame Carbonneau relève également que le réseau mis sur pied depuis à peine huit ans n’est même pas encore achevé que le gouvernement s’empresse de le modifier. « Où réside l’urgence d’une telle réforme ?, interroge la présidente de la centrale syndicale. Pourquoi une telle précipitation dans la consultation autour de changements si fondamentaux ? »

Quant à la CSN, les changements plus structurels et fondamentaux proposés par le projet de loi, tel le retrait du milieu familial de la responsabilité des CPE, devraient faire l’objet d’un consensus du milieu et de l’ensemble des partenaires.

La CSN représente 8000 travailleuses des CPE et plus de 90 % de celles qui sont syndiquées.


Source : CSN – 16 novembre 2005

Pour renseignements : Roger Deslauriers, Service des communications de la CSN, tél. : 514 598-2378, cel. : 514 916-8041

Partager cette page sur Facebook Twitter LinkedIn Reddit Pinterest WeChat Mix Pocket