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16 novembre 2008 – Le lock – out au Casino de Montréal : une absurdité

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SOUTENONS LES TRAVAILLEUSES ET LES TRAVAILLEURS DE ROLLS-ROYCE

Les 530 travailleuses et travailleurs de Rolls- Royce Canada, à Montréal, ont été mis en lockout le 15 mars dernier. Démontrons à Rolls-Royce Canada qu’en attaquant ses 530 salarié-es, c’est à un mouvement fort de ses 1 600 syndicats regroupant 325 000 membres qu’elle s’en prend ! Les personnes qui le souhaitent peuvent faire un don en ligne qui sera utilisé exclusivement pour soutenir la lutte des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada.

16 novembre 2008 – Le lock – out au Casino de Montréal : une absurdité

Le lock-out au Casino de Montréal : une absurdité

« Un lock-out qui dure depuis presque trois mois sur une simple question d’horaire de travail, c’est absurde. »

C’est dans ces termes que la présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Claudette Carbonneau, a qualifié le lock-out des 190 agents de sécurité au Casino de Montréal, lors d’une conférence de presse, dimanche matin. Loto-Québec, qui gère le casino, a mis en lock-out les agents de sécurité le 27 août, après le refus des membres de l’unité sécurité d’accepter une modification unilatérale de leur horaire de travail ; une modification qui aurait eu pour effet de bouleverser les vies des agents et des agentes de sécurité.

« Mettre 190 personnes à la rue, des pères et des mères de famille, pour des motifs aussi minces, c’est quasiment du jamais vu dans l’histoire des relations de travail, a commenté madame Carbonneau. Il est temps que la Société des casinos du Québec soit ramenée à l’ordre et que ses représentants s’assoient à la table de négociation afin de trouver une solution. »

Madame Carbonneau note également que la conciliation travail-famille est au cœur des enjeux électoraux actuels, y compris pour le parti au pouvoir. Pourtant jusqu’à maintenant, la direction du casino, une société d’État, a fait la sourde oreille aux revendications de ces travailleuses et travailleurs.

« Certains d’entre eux auront à travailler 48 jours de plus par année, a observé la dirigeante syndicale. Et c’est aussi 48 jours de moins passés en famille et 96 déplacements de plus dans une même année. Pourtant, Loto-Québec ne réalisera aucune économie. Où est le gros bon sens dans tout ça ? »

Depuis neuf ans, les membres de l’unité sécurité du Syndicat des employés de la Société des casinos du Québec (CSN) ont un horaire qui permet d’atteindre un certain équilibre entre la vie familiale et les besoins opérationnels de l’entreprise. Il fût très difficile d’y parvenir, car ces employés travaillent pour une entreprise qui fonctionne 24 heures sur 24, 365 jours par année. Les horaires actuels n’ont posé aucun problème aux cours de toutes ces années.

Afin de préserver cet horaire difficilement acquis, ces travailleurs ont rejeté une entente de principe survenue pour leur unité de négociation, le 1er août. Exception faite de deux brèves rencontres en présence d’un conciliateur, il n’y a eu aucune négociation depuis le lock-out du 27 août, malgré la disponibilité constante du syndicat. Cependant, une rencontre entre les deux parties a été convoquée par le conciliateur pour le 19 novembre. La convention collective des agents de sécurité est expirée depuis 18 mois.

Depuis le déclenchement du lock-out, les cadres s’occupent de la sécurité du casino, sans l’assurer vraiment. Des joueurs compulsifs inscrits sur la liste d’auto-exclusion et d’autres clients bannis du casino y entrent régulièrement sans en être empêchés.

Le 25 septembre, des agents de sécurité ont pénétré dans le casino afin de repérer des clients exclus. Ils en ont localisé près de 20, qui, normalement, auraient été expulsés des lieux. Au lieu de s’occuper de la sécurité de sa clientèle, Loto-Québec a riposté en demandant une injonction afin d’interdire l’accès au casino aux agents de sécurité en lock-out.

Le Syndicat des employés de la Société des casinos du Québec est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN). Ginette Guérin, la présidente de la FEESP-CSN, et Gaetan Châteauneuf, le président du CCMM-CSN, ont également assisté à la conférence de presse.


Source : CSN – 16 novembre 2008

Pour renseignements : Lyle Stewart, conseiller au Service des communications de la CSN, tél. : 514 774-0775

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