17 juillet 2006 – Investissements dans un service de premiers répondants à Montréal : les ambulanciers – paramédics CSN réagissent vivement

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17 juillet 2006 – Investissements dans un service de premiers répondants à Montréal : les ambulanciers – paramédics CSN réagissent vivement

Investissements dans un service de premiers répondants à Montréal : les ambulanciers-paramédics CSN réagissent vivement

Avec l’annonce faite, vendredi dernier, de la mise en place d’un service de premiers répondants constitué des pompiers de l’île de Montréal, le ministre Philippe Couillard se trompe littéralement de cible s’il veut améliorer les temps de réponse lors de situations d’urgence, soutient le Rassemblement des employé-es techniciens ambulanciers-paramédics du Québec (RETAQ), affilié à la CSN. Plutôt que de miser sur un système de premiers répondants basé sur un réseau de 66 casernes de pompiers, le ministre ferait mieux de rehausser, d’abord, les budgets d’Urgences-santé pour assurer une meilleure présence ambulancière sur le territoire et réduire les temps d’intervention, explique Daniel Proulx, responsable syndical pour la région de Montréal-Laval. C’est pourquoi le RETAQ-CSN réclame une rencontre avec le ministre Philippe Couillard pour lui soumettre des pistes de solutions en vue d’améliorer la qualité des services préhospitaliers auprès des populations de Montréal et de Laval.

Pour M. Proulx, « en injectant près de 30 millions au cours des cinq prochaines années uniquement pour mettre en place et assurer un service de premiers répondants, le gouvernement fait un mauvais investissement des fonds publics, compte tenu de l’état actuel de notre système préhospitalier dans la région, qui est aux prises avec un manque flagrant de ressources et qui connaît un essoufflement depuis les dernières années ». À elle seule, cette somme permettrait d’ajouter annuellement environ 45 nouvelles équipes de paramédics, ce qui permettrait de réduire les temps d’intervention non seulement dans la région de Montréal mais aussi sur le territoire de Laval, une région oubliée dans cette récente entente.

À titre d’exemple du manque de ressources quotidien, M. Proulx cite l’Est et l’Ouest de l’île de Montréal qui, en considérant l’achalandage de jour et le niveau des appels durant la semaine, ne disposent bien souvent que de quelques ambulances pour répondre aux situations d’urgence sur de très grands territoires. Dans l’Est, de une à deux ambulances sont généralement disponibles pour couvrir sept arrondissements ou municipalités, soit Montréal-Nord, Saint-Léonard, Rivières-des-Prairies, Montréal-Est, Tétrauville, Pointe-Aux-trembles, Mercier, Anjou et Longue-Pointe. Dans l’Ouest de la ville, une à deux ambulances sont également en faction pour couvrir Saraguay, Roxboro, Dollard-Des-Ormeaux, Sainte-Geneviève, Pierrefonds, l’Île-Bizard, Senneville, Ste-Anne-de-Bellevue, Beaconsfield, Kirkland, Dorval et Pointe-Claire. La Ville de Laval ne fait pas exception puisque, là aussi, un à deux véhicules d’urgence sont disponibles durant le jour pour une population d’environ 375 000 habitants, les autres ambulances étant affectées à des appels.

Le RETAQ-CSN n’est pas contre le développement d’un système de premiers répondants. Mais avant tout, les citoyens doivent pouvoir compter sur un service d’ambulances apte à répondre adéquatement et rapidement aux situations d’urgence. Or, l’entente convenue entre Québec et la Ville de Montréal vient confirmer que les premiers répondants vont bénéficier de la formation ainsi que d’équipements et de véhicules adaptés pour être, éventuellement, déployés sur tout le territoire alors que le système ambulancier actuel, lui, va continuer à stagner et même à se dégrader avec le temps puisque aucun investissement majeur n’est prévu.

Par ailleurs, M. Daniel Proulx s’interroge sérieusement sur le fait que les dernières données contenues dans un rapport opérationnel d’Urgences-santé, pour la troisième période de l’exercice 2006-2007, montre que les délais d’intervention des premiers répondants, déjà en action à Montréal, sont de 30 secondes supérieurs à ceux des paramédics lors d’appels de détresse, étant de 10,6 minutes contre 9,59 minutes pour les paramédics.

Le RETAQ réclame donc une rencontre avec le ministre dans les plus brefs délais, dans le but de lui soumettre un plan global d’amélioration des services préhospitaliers offerts à la population des deux plus grandes villes du Québec, soit Montréal et Laval, plutôt qu’une seule ville, comme le prévoit l’entente convenue entre Québec et la Ville de Montréal.

Le RETAQ-CSN représente plus de 3300 paramédics, employé-es de soutien, répartitrices et répartiteurs de toutes les régions du Québec. Ils sont affiliés à la FSSS-CSN, qui compte au-delà de 110 000 membres oeuvrant en grande partie dans le réseau de la santé et des services sociaux. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux a franchi le cap historique des 300 000 membres parmi ses syndicats affiliés.


Source : Confédération des syndicats nationaux – 17 juillet 2006

Pour renseignements : François Forget, conseiller à l’Information-CSN : 514 919-3241

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