Une maintenance imprévue de nos serveurs aura lieu ce jeudi de 19 h à 22 h. Le site de la CSN ainsi que nos sites affiliés seront indisponibles durant cette période. Nous sommes désolés des inconvénients engendrés.

Nous défendons les droits des travailleuses
et travailleurs depuis 1921

19 avril 2007 – Les négociations piétinent : deuxième journée de grève à Concordia

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

Du même SUJET

Entente de principe acceptée à 97 % chez Autobus Chambly

Entente de principe acceptée à 97 % chez Autobus Chambly

Réunis en assemblée générale ce jeudi 1er décembre, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs…
Réaction du Front commun au rapport de l’ISQ sur la rémunération des employé-es de l’administration québécoise

Réaction du Front commun au rapport de l’ISQ sur la rémunération des employé-es de l’administration québécoise

L’écart persiste et le rattrapage est nécessaire Encore cette année et à l’aube des négociations dans…
Climat de travail toxique à Lac-du-Cerf

Climat de travail toxique à Lac-du-Cerf

Le climat de travail ne cesse de se détériorer à la municipalité de Lac-du-Cerf. L’arrivée d’un…
6 décembre : quand la haine perdure

6 décembre : quand la haine perdure

Le 6 décembre 1989, 14 femmes sont assassinées par un misogyne à l’école Polytechnique de Montréal,…
Piquetage symbolique chez Autobus la Montréalaise

Piquetage symbolique chez Autobus la Montréalaise

Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Montréalaise–CSN (STTAM–CSN) ont tenu un…
Menace de grève à l’ITHQ : la table c’est aussi pour négocier

Menace de grève à l’ITHQ : la table c’est aussi pour négocier

Après quatre séances de conciliation et trente-deux séances de négociation depuis mars 2021, le Syndicat des…

19 avril 2007 – Les négociations piétinent : deuxième journée de grève à Concordia

Outrage au tribunal

L’Université Concordia bafoue la Charte québécoise de droits et libertés de la personne

Un avis d’outrage au tribunal a été émis contre l’Université Concordia, aujourd’hui, devant son refus de respecter une décision arbitrale dans laquelle il était reconnu qu’elle contrevenait à la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.

Le 29 mars dernier, Louise Doyon, une arbitre de griefs, a ordonné à Concordia d’annuler le congédiement d’un technicien en électronique et de rencontrer son syndicat « sans délai » afin de trouver conjointement une façon de le réintégrer à l’emploi de l’Université.

Donald Poirier, un technicien en électronique hautement qualifié, avait plus de 15 ans d’expérience dans son métier lors de son congédiement le 26 juillet 2005. Monsieur Poirier était en congé de maladie depuis octobre 2004 afin de soigner une blessure au dos. Madame Doyon a jugé que Concordia avait enfreint l’article 10 de la Charte québécoise des droits, qui interdit, entre autres, la discrimination basée sur un handicap.

Depuis le 29 mars, cependant, l’Université n’a rien fait pour réintégrer M. Poirier dans son emploi ou pour lui en trouver un autre. De plus, les administrateurs ont refusé de rencontrer le Syndicat des employé-es de soutien de l’Université Concordia – secteur technique (SESUC-ST, affilié à la CSN), afin de discuter d’une solution conforme à la décision de l’arbitre.

Au lieu de respecter la décision, Concordia a fait part de son intention de ne payer que quelques mois du salaire de M. Poirier, et ensuite d’abolir son poste. Ce plan, qui ne se conforme aucunement à la décision de madame Doyon, est inacceptable. « Une fois de plus, l’Université Concordia fait tout son possible pour nier les droits d’un employé, dénonce le président du SESUC-ST, René Lalonde. L’administration actuelle continue d’empoisonner les relations de travail par ses actions provocatrices et, maintenant, illégales. »

Concordia avait allégué que M. Poirier avait délibérément caché un problème médical – une hernie discale – lors de son embauche en février 2004, une prétention rejetée par le tribunal. Dans son jugement, l’arbitre évalue que le handicap de M. Poirier ne l’empêchait pas d’accomplir son travail normal de technicien en électronique. Elle a également observé qu’à de multiples occasions, M. Poirier a averti ses collègues ainsi que ses supérieurs de travail qu’il souffrait d’un problème au dos.

Néanmoins, durant le printemps et l’été 2004, l’Université l’a contraint à déplacer et à déménager des tables et des chaises lourdes, et à décharger des tablettes d’ordinateurs lors des installations des laboratoires. Sa condition lombaire a ainsi été aggravée. Terrassé par la douleur, M. Poirier a pris congé en octobre 2004 afin de soigner son dos.

« L’Université Concordia n’est pas un employeur normal, constate l’avocat de la CSN, Edward Kravitz, qui représente Donald Poirier. Il y a souvent des occasions où les deux parties ne trouvent pas de terrain commun, et ce, en toute bonne foi. Or, Concordia agit comme si le syndicat, la convention collective, ou, dans ce cas-ci, la Charte québécoise des droits de la personne, n’existaient pas. »

Ce litige survient dans un contexte de négociations prolongées et difficiles entre l’Université et plusieurs groupes d’employés. Les membres du syndicat des techniciens, par exemple, ont travaillé sans hausse de salaire depuis 2002.


Source : CSN – 22 mai 2007

Pour renseignements : Lyle Stewart, Service de communications de la CSN, cel. : 514 796-2066

Partager cette page sur Facebook Twitter LinkedIn Reddit Pinterest WeChat Mix Pocket