Nous défendons les droits des travailleuses
et travailleurs depuis 1921

21 juin 2004 – Une attaque patronale sans précédent

Du même SUJET

Entente de principe pour les employé-es de la SQDC syndiqués à la CSN

Entente de principe pour les employé-es de la SQDC syndiqués à la CSN

Une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des employées et employés de la SQDC–CSN…
Faut-il attendre qu’il y ait des morts pour que cessent les bris de services?

Faut-il attendre qu’il y ait des morts pour que cessent les bris de services?

Le syndicat du préhospitalier de Montréal et de Laval interpelle le gouvernement Legault quant à la…
Vote de moyen de pression à l’unanimité

Vote de moyen de pression à l’unanimité

Insatisfaits du climat de travail et du manque d’ouverture de l’employeur, les chauffeurs d’autobus urbain du…
Oldcastle à Candiac – Les salarié-es en lock-out

Oldcastle à Candiac – Les salarié-es en lock-out

Le lundi 20 juin, l’entreprise Oldcastle Solutions Enclosure de Candiac a mis ses travailleuses et ses…
Des briseurs de grève chez Viandes du Breton

Des briseurs de grève chez Viandes du Breton

Le 15 juin dernier, le Tribunal administratif du travail (TAT) a rendu un jugement indiquant que…
SQDC : les syndiqué-es enfument le Conseil du trésor

SQDC : les syndiqué-es enfument le Conseil du trésor

Les membres du Syndicat des employées et employés de la SQDC–CSN ont profité d’une autre journée…

SOUTENONS LES TRAVAILLEUSES ET LES TRAVAILLEURS DE ROLLS-ROYCE

Les 530 travailleuses et travailleurs de Rolls- Royce Canada, à Montréal, ont été mis en lockout le 15 mars dernier. Démontrons à Rolls-Royce Canada qu’en attaquant ses 530 salarié-es, c’est à un mouvement fort de ses 1 600 syndicats regroupant 325 000 membres qu’elle s’en prend ! Les personnes qui le souhaitent peuvent faire un don en ligne qui sera utilisé exclusivement pour soutenir la lutte des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada.

21 juin 2004 – Une attaque patronale sans précédent

Dépôt patronal en vue du renouvellement de la convention collective

Une attaque patronale sans précédent

La Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN condamne vigoureusement le dépôt patronal en vue du renouvellement de la convention collective de ses 98 300 membres, venue à échéance le 30 juin 2003. « C’est une attaque sans précédent envers les conditions de travail, déjà difficiles, des membres que nous représentons dans le réseau public. Ce dépôt propose une litanie de reculs syndicaux. Il ne vise qu’à saccager les conditions de travail du personnel surchargé et à restreindre notre liberté d’action syndicale », indique le président de la FSSS-CSN, Pierre Lamy.

Utilisant à outrance des qualificatifs tels la simplification, l’uniformisation et la flexibilité, le dépôt du comité patronal de négociation de la santé et des services sociaux (CPNSSS) s’inscrit dans l’ensemble des politiques antisyndicales et antisociales du gouvernement Charest. Le dépôt, divisé en cinq grands axes – améliorer l’offre de travail, simplifier l’application de la convention collective, réviser le régime d’assurance-salaire, favoriser une gestion plus efficiente des ressources humaines ainsi que la mise à jour et la révision des titres d’emploi -ne comporte aucune réponse aux demandes déposées par la FSSS-CSN le 30 septembre 2003.

« Il n’y a rien là-dedans pour améliorer la qualité de vie au travail de nos membres et renforcer les protections contre la privatisation ainsi que la sous-traitance, nos deux grandes priorités pour cette ronde de négociation. En plus de faire totalement abstraction des nombreuses préoccupations des travailleuses et des travailleurs du réseau, le dépôt attaque nos gains majeurs effectués lors de la dernière négociation, notamment au chapitre de l’assurance-salaire », poursuit Pierre Lamy.

Le dépôt patronal ne répond à aucun des sujets jugés essentiels par la Fédération de la santé et des services sociaux, ce qui laisse croire à un délestage massif en faveur de la décentralisation de la négociation, telle que permise par l’odieuse loi 30, contestée par l’ensemble des organisations syndicales, dont la CSN. « Nous rappelons à ce gouvernement que nous voulons négocier une seule convention collective nationale pour l’ensemble des membres. Lors d’une opération menée ce printemps contre la décentralisation de la négociation, tous les syndicats du secteur public de la FSSS-CSN ont réitéré à la fédération le mandat de négocier une seule convention collective », déclare le président de la FSSS-CSN.

Loin d’apaiser la colère des membres de la Fédération de la santé et des services sociaux, les intentions patronales jettent de l’huile sur un feu bien alimenté depuis l’automne 2003. Il faudra s’attendre à une grande période de perturbation dans le réseau. Les effets de la loi 25, qui impose des fusions d’établissements, et de la loi 30, qui fractionne de force les unités syndicales en plus de décentraliser des parties majeures de la négociation collective, se font pleinement sentir chez nos membres. « Ajoutez à cela un dépôt méprisant, irrespectueux et vous avez tous les ingrédients pour créer de l’instabilité ainsi que de l’incertitude chez le personnel », conclut Pierre Lamy.

La Fédération de la santé et des services sociaux représente 110 000 membres, dont 98 300 dans le secteur public.


Source : FSSS– CSN – 21-06-2004

Pour renseignements : Marc Gosselin, (514) 598-2290, cell. : (514) 605-4432

   


Partager cette page sur Facebook Twitter LinkedIn Reddit Pinterest WeChat Mix Pocket