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25 février 2004 – Le ministre Couillard sous – estime la force de la tempête qui se prépare – Claudette Carbonneau

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25 février 2004 – Le ministre Couillard sous – estime la force de la tempête qui se prépare – Claudette Carbonneau

« Le ministre Couillard sous-estime la force de la tempête qui se prépare » Claudette Carbonneau

« Les lois qui ont été votées sans réelle consultation et dans la précipitation à l’initiative du ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, en décembre dernier, soulèvent une colère de plus en plus perceptible parmi le personnel du réseau public. La population n’embarque pas non plus dans ce chambardement des structures, dont la finalité de plus en plus apparente est un grand virage vers la privatisation et la dégradations des conditions de travail. Le ministre Couillard veut casser les syndicats avec son projet de loi 30, mais il sous-estime la force de la tempête qui est en train de s’élever », déclare Claudette Carbonneau, présidente de la CSN.

Selon la présidente de la CSN, les projets des agences régionales, qui tombent un à un sur la table, favorisent surtout un modèle unique, dominé par l’institution hospitalière. Le réseau actuel des 147 CLSC couvrant le territoire québécois court un grand risque de disparition. Elle soutient que le ministre Couillard veut imposer « la formation de grands regroupements administratifs où les citoyennes et les citoyens n’auront plus rien à dire et qui auront toute la latitude pour privatiser, à la suite de la série de lois antisyndicales votées en décembre. Pour un gouvernement qui avait promis de faire de la santé sa priorité, c’est tout un gâchis ».

« Cette réforme est critiquée dans tous les milieux et nous avons fait appel à tous nos syndicats, dans le secteur privé, comme dans le secteur public pour qu’ils participent au mouvement de contestation qui se développe dans les régions », de dire Claudette Carbonneau, rappelant les décisions du dernier conseil confédéral de la CSN.

La loi sur les unités de négociation et le régime de négociation

Au début de février, la CSN s’est adressée à la Cour supérieure pour lui demander de déclarer invalide la Loi sur les unités de négociation et sur le régime de négociation (projet de loi 30). La prétention de la CSN est à l’effet que cette loi porte atteinte aux chartes canadienne et québécoise des droits et libertés au regard de la liberté d’association, en faisant fi totalement de la volonté des salariés, de leur vouloir vivre syndical et surtout de leur communauté d’intérêt.

« Nous souhaitons un accueil favorable du tribunal, mais nous utiliserons aussi d’autres moyens à notre portée pour faire obstacle à certaines des dispositions les plus inacceptables de cette loi antisyndicale », soutient Pierre Lamy, président de la Fédération de la santé et des services sociaux.

La FSSS et la Fédération des professionnèles, qui sont présentes dans la très grande majorité des établissements du réseau, lanceront dès jeudi une première action d’envergure auprès des employeurs. Les syndicats de la FSSS signifieront formellement à leur employeur leur refus de se plier au chapitre de la loi 30 portant sur la négociation locale en leur remettant copie du projet national de convention collective que leur fédération a déposé en septembre 2003.

Puis, en mars, ce seront les membres de la FP-CSN, présents dans quelque 150 établissements partout au Québec, qui exprimeront clairement à leur employeur qu’il n’est pas question de décentraliser la négociation de leur convention collective.

« Nous n’avons nullement l’intention de négocier localement les 26 matières de notre convention collective prévues à la loi 30. Pour nous, il n’y a pas d’autre lieu que la table nationale de négociation pour régler les problèmes, affirme Michel Tremblay, président de la FP-CSN. Le processus de négociation prévu par cette loi est un piège qui ne vise qu’à diminuer les conditions de travail et à créer des disparités entre les établissements du réseau. »

La FSSS, qui représente la majorité des infirmières auxiliaires du réseau, se refuse à accepter la disposition de loi qui intègre de force les infirmières et les infirmières auxiliaires dans une même unité syndicale. Pierre Lamy rappelle que le Québec sera le seul endroit en Amérique du Nord où les infirmières et les infirmières auxiliaires n’auront pas le droit d’être représentées par des syndicats distincts. « Cette cohabitation forcée n’était souhaitée ni par les infirmières ni par les infirmières auxiliaires et nous nous mettrons très bientôt en campagne de mobilisation pour convaincre le gouvernement de faire marche arrière en ce qui concerne particulièrement les droits syndicaux des infirmières et des infirmières auxiliaires », de dire le président Lamy.

Compte tenu de l’éminence des votes et du caractère de cette fusion forcée, la CSN a d’ailleurs demandé à rencontrer le ministre Couillard à ce sujet.

La FSSS-CSN et la FP-CSN représentent 102 600 membres dans le secteur public de la santé et des services sociaux.


Source : CSN – 25-02-2004

Pour renseignements : Michelle Filteau, directrice du Service des communications de la CSN, tél : (514) 598-2155 ; Claude Saint-Georges, FSSS-CSN (514) 258-7124 ; Louis-Serge Houle, FP-CSN (514) 792-0795.

   


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