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6 décembre 2004 – L’entêtement du Conseil du Trésor met fin au processus de conciliation avec les agentes et agents correctionnels fédéraux

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SOUTENONS LES TRAVAILLEUSES ET LES TRAVAILLEURS DE ROLLS-ROYCE

Les 530 travailleuses et travailleurs de Rolls- Royce Canada, à Montréal, ont été mis en lockout le 15 mars dernier. Démontrons à Rolls-Royce Canada qu’en attaquant ses 530 salarié-es, c’est à un mouvement fort de ses 1 600 syndicats regroupant 325 000 membres qu’elle s’en prend ! Les personnes qui le souhaitent peuvent faire un don en ligne qui sera utilisé exclusivement pour soutenir la lutte des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada.

6 décembre 2004 – L’entêtement du Conseil du Trésor met fin au processus de conciliation avec les agentes et agents correctionnels fédéraux

L’entêtement du Conseil du Trésor met fin au processus de conciliation avec les agentes et agents correctionnels fédéraux

Le conciliateur quitte la table des négociations en raison de la mauvaise foi du négociateur fédéral

En quittant la table des négociations, le conciliateur désigné par le gouvernement fédéral a mis en évidence le manque de respect flagrant du Conseil du Trésor du Canada pour le travail dangereux qu’effectuent les agents correctionnels fédéraux.

Le conciliateur François Bastien avait été désigné en juin dernier afin de faciliter les pourparlers dans le cadre des négociations contractuelles entre le Conseil du Trésor et le Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC-CSN). Après avoir constaté l’incapacité du Conseil du Trésor à formuler la moindre proposition ni même une contre-proposition, M. Bastien a décidé de mettre fin au processus de conciliation à la suite d’une autre séance infructueuse de négociation, qui s’est tenu le 29 novembre.

« C’était le Conseil du Trésor qui avait lui-même exigé la conciliation en mars dernier, a déclaré Sylvain Martel, le président national de UCCO-SACC-CSN. Il est maintenant clair que le Conseil du Trésor n’a pas l’intention de négocier de bonne foi. Le conciliateur a décidé qu’il ne pouvait plus être d’aucune aide. »

Cela survient à la suite de la promesse du président du Conseil du Trésor, Reg Alcock, qui a déclaré à la Chambre des communes, le 25 novembre, que « nous faisons tout ce que nous pouvons pour arriver à un règlement satisfaisant ».

Un règlement satisfaisant devrait correspondre à la réalité du milieu de travail. Les agents correctionnels fédéraux œuvrent dans un environnement parmi les plus dangereux et stressants de l’ensemble des services publics canadiens. Face à la violence croissante dans les pénitenciers fédéraux, l’élargissement des gangs et les saisies d’armes toujours plus nombreuses, les 5700 agents correctionnels canadiens sont désormais plus menacés que jamais.

« Même si nous nous doutions que le processus de conciliation n’était qu’un moyen dilatoire, nos membres espéraient que le président du Conseil du Trésor nous respecterait en faisant des propositions, a déclaré Martel. Mais c’était un faux espoir ; le Conseil du Trésor n’a pas fait une seule proposition depuis un an. Cet échec aura des conséquences graves dans les 54 institutions réparties à travers le Canada. »

UCCO-SACC-CSN s’efforce depuis 32 mois de négocier une convention collective qui donnerait aux 5700 agents correctionnels des modifications au régime de retraite, des outils et de la formation nécessaires pour maintenir un environnement sécuritaire pour ceux qui gardent les détenus dangereux derrière les barreaux. Leur convention collective est échue depuis juin 2002. Après 83 séances de négociations, le gouvernement fédéral refuse toujours de reconnaître le rôle essentiel des agents correctionnels au sein de la fonction publique.

Ce blocage des négociations survient peu après le lancement d’une campagne de visibilité par les agents correctionnels, intitulée «  Nous autres aussi, on est en dedans ! », présentant la réalité de leur travail aux citoyens canadiens. Cette campagne inclut un magazine, un DVD et un site Internet ( www.endedans.ca). Elle s’est méritée un capital de sympathie très élevé de la part du public. Aujourd’hui, plus que jamais, les agents correctionnels sont à la fois bouleversés et furieux de constater le refus du gouvernement fédéral d’assumer ses responsabilités dans le cadre des négociations avec leur syndicat.

« Nous ne demandons pas une hausse salariale excessive. Nous demandons simplement que le gouvernement fédéral protège les 5700 hommes et femmes travaillant dans les pénitenciers canadiens qui affirment : « Nous autres aussi, on est en dedans ! », déclare Martel. Nous espérons franchement que le gouvernement nommera un représentant pourvu d’un véritable mandat de négociation afin de conclure une entente juste, équitable et respectueuse du rôle que nous jouons dans la sécurité de ce pays. »


Source : UCCO-SACC– CSN – 06-12-2004

Pour renseignements : Lyle Stewart, conseiller au service des communications de la CSN, tél. : (514) 796-2066.

   


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