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6 novembre 2008 – Fermeture de l’usine de Donnacona – « Nous avons été trahis »

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SOUTENONS LES TRAVAILLEUSES ET LES TRAVAILLEURS DE ROLLS-ROYCE

Les 530 travailleuses et travailleurs de Rolls- Royce Canada, à Montréal, ont été mis en lockout le 15 mars dernier. Démontrons à Rolls-Royce Canada qu’en attaquant ses 530 salarié-es, c’est à un mouvement fort de ses 1 600 syndicats regroupant 325 000 membres qu’elle s’en prend ! Les personnes qui le souhaitent peuvent faire un don en ligne qui sera utilisé exclusivement pour soutenir la lutte des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada.

6 novembre 2008 – Fermeture de l’usine de Donnacona – « Nous avons été trahis »

Fermeture de l’usine de Donnacona

« Nous avons été trahis »

Les 250 travailleurs des pâtes et papier de Donnacona ne décolèrent pas. Après avoir appris, ce matin, que la direction d’AbitibiBowater fermait définitivement l’usine. Le président du syndicat, Robert Drolet, a résumé le sentiment général : « Nous avons été trahis. »

D’une part, il soupçonne fortement l’entreprise d’avoir décidé de fermer l’usine définitivement dès novembre 2007, alors qu’il avait annoncé une fermeture temporaire, « ce qui explique son absence de transparence et son manque d’enthousiasme pour relancer les opérations, malgré tous les efforts déployés par le syndicat et la coalition régionale formée ad hoc. »

Deuxièmement, le président du syndicat n’en revient pas que « le gouvernement du Québec et AbitibiBowater se soient ligués, dans le plus grand secret, pour transférer les activités de l’usine de Donnacona vers les usines de Dolbeau-Mistassini et de Grand-Mère », comme on l’a appris hier. En effet, en s’appuyant sur un document obtenu par la Loi sur l’accès à l’information, la coalition régionale a révélé que le gouvernement avait autorisé la compagnie à se désengager de son obligation d’exploiter de façon continue l’usine de Donnacona jusqu’en 2011, en contrepartie du maintien des opérations de deux autres de ses usines.

Quant au président de la Fédération des travailleurs et des travailleuses du papier et de la forêt, Sylvain Parent (FTPF-CSN), il a vertement critiqué le rôle joué par le gouvernement dans cette affaire, ainsi que le désengagement d’AbitibiBowater dans la recherche de solutions pour garder l’usine ouverte. Il a d’autre part salué le courage et la détermination des syndiqués, qui ont pris tous les moyens à leur disposition pour tenter de sauver leurs emplois.

Encore maintenant, ils refusent de baisser les bras. Robert Drolet a même spécifié que la façon cavalière dont le cadenas a été mis sur la porte « ça nous motive encore plus pour continuer ». Il y a un mois, la coalition régionale avait donné le mandat à la firme KSH de procéder à une étude de préfaisabilité pour l’établissement d’une usine de papier écologique. Elle attend le verdict au cours des prochaines semaines. « Si c’est positif, on fonce. Sinon, on ira dans une autre direction », d’indiquer, confiant malgré tout, le président du syndicat. Il a mentionné qu’Abitibi-Bowater s’était engagée, ce matin, à ne pas démanteler l’usine avant le printemps.

Ce jeudi soir, les syndiqués se réuniront en assemblée générale pour faire le point.


Source : FTPF – CSN – 6 novembre 2008

Renseignements : Robert Drolet, président du Syndicat national des travailleurs des pâtes et papier de Donnacona inc. (CSN) : 418 285-1255 ; 418 283-2944 (cellulaire) Benoit Aubry, Service des communications-CSN : 514 704-3297

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