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Avril 2003 – Les services psychosociaux centralisés pour les anglophones de l’Est de Montréal menacés

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Avril 2003 – Les services psychosociaux centralisés pour les anglophones de l’Est de Montréal menacés

Les services psychosociaux centralisés pour les anglophones de l’Est de Montréal menacés

La coalition syndicale des employé-es et professionnel-les des CLSC de l’Est de Montréal presse la Régie régionale de Montréal-Centre et le ministère de la Santé et des Services sociaux de garantir le financement et le maintien de services psychosociaux centralisés pour la communauté anglophone de l’est de Montréal.

Selon une lettre de la table des directeurs généraux des CLSC de l’Est de Montréal envoyée au président directeur général de la Régie régionale de Montréal-Centre, le 25 mars dernier, les directions des neuf CLSC de l’Est de Montréal menacent de ne plus desservir leur clientèle anglophone si la régie ne décentralise pas ce service pivot formé de neuf professionnels anglophones au CLSC Mercier-Est – Anjou.

Depuis plusieurs années, en raison de son déficit, le CLSC Mercier-Est – Anjou veut se départir de ce mandat de CLSC pivot pour la communauté anglophone tandis que les autres CLSC de l’Est de Montréal demandent le démantèlement des services psychosociaux centralisés sous prétexte qu’ils desservent en partie la clientèle anglophone.

Malgré leurs pressions, la régie régionale a refusé de le faire jusqu’à ce jour. Mais la coalition syndicale ne cache pas son inquiétude puisque les services sociaux en anglais ne font l’objet d’aucune orientation dans le dernier plan triennal 2003-2006 de la régie régionale présentement soumis à la consultation publique et que, de leur côté, les directions des CLSC exigent une décision rapidement.

Les lois 101 et 120 non respectées

Le démantèlement de ces services psychosociaux centralisés priverait les anglophones, qui sont dispersés dans l’Est de Montréal, de services de qualité dans leur langue et exigerait de tous les CLSC de l’Est de Montréal qu’ils offrent des services psychosociaux bilingues. C’est pourquoi les syndiqué-es tant de langue anglaise que de langue française des CLSC de l’Est de Montréal s’opposent à ce démantèlement.

De leur côté, quelque mille personnes de la communauté anglophone de l’Est de Montréal ont signé une pétition pour demander également leur maintien. L’équipe qui donne ces services se déplace sur l’ensemble du territoire de l’Est de Montréal et leur assure une relation d’aide avec des professionnel-les qui maîtrisent leur langue et connaissent leur culture ainsi que leurs réseaux communautaires.

« Les droits des francophones et ceux des anglophones peuvent très bien coexister, comme le démontre cette solution appliquée depuis dix ans. Nous ne voulons pas sa remise en question », affirment Maria Piazza, travailleuse sociale et porte-parole de l’équipe des services psychosociaux centralisés anglophones et Louise Leboeuf, porte-parole des CLSC francophones et travailleuse sociale au CLSC-CHSLD Rosemont.

Avec ce démantèlement, les employés des CLSC francophones vont devoir faire face à des pressions pour travailler en anglais. Les syndicats s’attendent en outre à ce que les directions des CLSC en viennent progressivement à afficher des postes bilingues, ce qui restreindrait le droit au travail des francophones dans l’Est de Montréal et ce qui contreviendrait à la Charte de la langue française.

Pour les anglophones, ce démantèlement va entraîner une diminution de la qualité des services et la disparition probable des groupes collectifs de soutien psychosocial. La loi 120 assure aux anglophones le droit à des services sociaux et à des soins de santé dans leur langue. Mais leur faible pourcentage dans l’Est de Montréal fait en sorte qu’aucun des CLSC n’est en mesure de former des équipes de langue anglaise pour les desservir localement.

C’est ce qui avait amené la régie de Montréal-Centre à mettre en place des services psychosociaux centralisés au début des années 90. D’autres services ont dû être centralisés pour desservir adéquatement la communauté anglophone et ne font nullement l’objet d’une remise en question. Il s’agit des services prénataux, en psycho-gériatrie et en santé au travail.

L’article 348 de la loi 120 prévoit en effet qu’une « régie régionale de la santé et des services sociaux doit élaborer, en collaboration avec les établissements de sa région et, le cas échéant, conjointement avec d’autres régies régionales, un programme d’accès à des services de santé et des services sociaux en langue anglaise, pour les personnes d’expression anglaise dans les établissements qu’elle indique. »

Maintenir la mise en commun des ressources pour les anglophones

« Centraliser des services, ce fut une bonne décision. Nous voulons conséquemment que les services psychosociaux pour la communauté anglophone soient maintenus de façon permanente dans l’Est de Montréal et qu’ils soient financés adéquatement », déclarent les porte-parole de la coalition syndicale CPS-CSN.

Source : CSN — 09-04-2003 Pour information : Maria Piazza, porte-parole syndicale des services psychosociaux centralisés anglophones de l’Est de Montréal Tél : (514) 521-4469, poste 338 ou cellulaire (514) 730-3570 Louise Leboeuf, porte-parole syndicale des CLSC francophones de l’Est de Montréal Tél : (514) 524-3544 poste 1145 ou cellulaire (514) 996-3413

   


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