Février 2003 – CSN – Les journalistes du quotidien « Le Droit«  d’Ottawa – Gatineau rejettent à l’unanimité les dernières offres patronales

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

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Février 2003 – CSN – Les journalistes du quotidien « Le Droit«  d’Ottawa – Gatineau rejettent à l’unanimité les dernières offres patronales

Les journalistes du quotidien Le Droitd’Ottawa-Gatineau rejettent à l’unanimité les dernières offres patronales

Les employés de la salle de rédaction du quotidien « Le Droit » ont rejeté à l’unanimité, par un vote de 26 contre et 0 pour, les dernières offres de leur employeur.

Lors d’une assemblée générale tenue la semaine dernière, les membres du Syndicat des travailleurs de l’information du journal « Le Droit«  (STID), affilié à la Fédération nationale des communications de la CSN, ont du même coup mandaté leur exécutif d’accentuer les moyens de pression en vue du renouvellement de leur convention collective échue depuis décembre 2001.

Les moyens de pression prendront diverses formes, incluant le respect à la lettre de la convention collective, la grève des signatures, le port du macaron, et le boycott des activités reliées au 90e anniversaire du quotidien en mars.

« L’employeur a présenté une offre ‘à prendre ou à laisser’ de 1,5 % par an pour 2002 à 2005, plus un montant forfaitaire de 1 % payable à la dernière paie de chaque année. Après cinq séances de négociations, l’employeur n’a pas bougé d’un iota. Devant un tel mépris de la part de la direction, les employés de la salle de rédaction n’ont pas hésité à rejeter les offres« , a déclaré Paul Gaboury, président du syndicat. Les employés de la rédaction du « Droit«  tentent de faire reconnaître par leur employeur qu’ils méritent un rattrapage salarial parce qu’ils sont nettement sous-payés par rapport aux autres quotidiens du groupe Gesca, alors qu’ils vivent dans une région où le coût de la vie est plus élevé qu’ailleurs où l’entreprise possède d’autres quotidiens. Rappelons qu’entre décembre 2001 et décembre 2002, l’indice des prix à la consommation a grimpé de 3,9 %. Du même souffle, le prix des maisons dans la région a grimpé de 15 %, la plus forte hausse au pays.

« Sur le plan salarial, Gesca veut nous imposer la même hausse offerte dans tous ses quotidiens, sans tenir compte de notre situation particulière« , soutient le président du syndicat. Au cours des quatre dernières années, « Le Droit«  a connu une véritable saignée parmi les journalistes. Vingt employés de la rédaction dont quinze journalistes (sur un total d’une trentaine d’employés) ont quitté avec leurs bagages d’expérience pour aller travailler dans d’autres médias. Outre le climat et les conditions de travail difficiles, la question des salaires est au coeur du problème.

« Même si l’employeur reconnaît que nos salaires sont inférieurs au sommet de l’échelle à ceux versés aux autres quotidiens comparables du groupe Gesca, il n’est même pas prêt à reconnaître que cela crée un problème de rétention au sein de l’équipe des journalistes. Ceux qui ont quitté sont partis avec des années d’expérience qui sont perdues à jamais et qui profitent à d’autres média« , déplore le président du syndicat. Au sommet de l’échelle, les journalistes gagnent (salaires et primes inclus) 9 % de moins qu’à la « Tribune«  de Sherbrooke, 11 % de moins qu’au « Nouvelliste«  de Trois-Rivières, 19 % de moins qu’au « Soleil«  de Québec et 25 % de moins qu’à « La Presse« . Pour les pupitreurs, éditorialiste et caricaturiste, l’écart est encore plus grand.

En comparant avec d’autres emplois, un journaliste avec 10 années d’expérience gagne moins que le salaire maximum d’un commis aux écritures au gouvernement fédéral, et moins que le salaire minimum versé à un agent d’information travaillant pour un ministère fédéral.

Pourtant, souligne le porte-parole du syndicat, l’entreprise est la plus performante, toutes proportions gardées, de tous les quotidiens du groupe Gesca, au niveau du tirage et de la publicité. Et en septembre dernier, le président de Gesca, Guy Crevier, disait vouloir le consacrer comme le troisième quotidien en importance du groupe, et comme un véritable quotidien de la Capitale. Depuis, la seule dépense annoncée à la rédaction a été l’achat de nouveaux meubles.

« A la place, l’entreprise devrait investir dans ce qu’elle a de plus précieux, ses employés. Car si « Le Droit«  est aujourd’hui une entreprise très rentable, c’est grâce au travail, aux talents et à l’expertise de ses artisans, et aux sacrifices imposés depuis plus d’une décennie au personnel de la rédaction. Nous voulons des salaires équitables et décents parce que nous le valons bien« , a mentionné le président du syndicat.

En plus des salaires, les négociations achoppent sur la clause portant sur les échanges de textes avec les autres quotidiens Gesca, qui se font surtout à sens unique de « La Presse«  vers « Le Droit« , et le projet de réforme du pupitre qui ferait réduirait le nombre de pupitreurs journalistes par quart de travail de cinq à trois, afin de les remplacer par des techniciens payés à la moitié du salaire des journalistes.

Le Syndicat compte parmi ses membres 16 journalistes, six pupitreurs, un éditorialiste, un caricaturiste, trois photographes, un graphiste, deux statisticiens, un secrétaire et deux commis.

Source : STID-CSN 26-02-03 Renseignements : Paul Gaboury, président, Syndicat des travailleurs de l’information du journal « Le Droit« , (613) 562-7784

   


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