Nous défendons les droits des travailleuses
et travailleurs depuis 1921

Février 2003 – La CSN appelle ses membres à participer aux manifestations contre la guerre

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

Du même SUJET

Équité salariale : le personnel de bureau et de l’administration de l’Outaouais réclame son dû!

Équité salariale : le personnel de bureau et de l’administration de l’Outaouais réclame son dû!

C’est plus 275 militantes et militants de la Fédération de la santé et des services sociaux…
Des gains importants pour les travailleuses et les travailleurs de la CDPDJ

Des gains importants pour les travailleuses et les travailleurs de la CDPDJ

Les travailleuses et les travailleurs de la Commission des droits de la personne et des droits…
Le Front commun s'élargit avec l'adhésion de l'APTS

Le Front commun s'élargit avec l'adhésion de l'APTS

Alors qu’une nouvelle ronde de négociations pour le renouvellement des conventions collectives du secteur public s’amorce,…
Une nouvelle convention collective pour les employé-es de Radio-Canada

Une nouvelle convention collective pour les employé-es de Radio-Canada

Réunis en assemblée générale hier, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Radio-Canada…
Petite enfance : le plus gros syndicat du secteur réclame des places de qualité et subventionnées

Petite enfance : le plus gros syndicat du secteur réclame des places de qualité et subventionnées

En vue des élections du 3 octobre prochain, la FSSS–CSN dévoile ses revendications afin de permettre…
Négociations à l’UQAR : les chargé-es de cours veulent une offre salariale

Négociations à l’UQAR : les chargé-es de cours veulent une offre salariale

« Après plus d’une quinzaine de séances de négociation en un an, les pourparlers sont très lents…

Février 2003 – La CSN appelle ses membres à participer aux manifestations contre la guerre

Le gouvernement canadien doit dire non à l’administration Bush

La CSN appelle ses membres à participer aux manifestations contre la guerre

Le comité exécutif de la CSN, par la voix de sa présidente Claudette Carbonneau, lance un appel aux membres de la centrale syndicale et à la population en général afin qu’ils participent aux manifestations qui de se dérouleront, le samedi 15 février, à Montréal, Québec, Saguenay, Sherbrooke et Trois-Rivières. Alléguant qu’il est du devoir de tous ceux et celles qui veulent promouvoir des voies pacifiques pour régler les conflits de démontrer ainsi leur solidarité, Claudette Carbonneau interpelle du même coup le gouvernement canadien pour qu’il se démarque clairement des positions américaines.

 » En laissant planer que son ralliement à une guerre américano-britannique contre l’Irak n’est pas écarté, le gouvernement Chrétien mine les efforts de tous ceux qui appellent au respect du droit international et qui militent en faveur de la résolution pacifique des conflits entre les nations. Il faut le forcer à écarter cette hypothèse « , déclare la présidente de la CSN.

Au cours des dernières semaines, le gouvernement des États-Unis a manifesté sa volonté d’envahir l’Irak en vue de renverser le régime de Saddam Hussein, même s’il devait le faire de façon unilatérale. L’administration américaine, qui a rendu publics des analyses et des plans qui suggèrent l’imposition d’une autorité militaire américaine sur le pays, ne peut nier vouloir redéfinir la donne, en fonction de ses propres intérêts, dans la région du Moyen-Orient. De plus, en introduisant le concept de  » guerre préventive  » comme pierre d’assise de sa nouvelle doctrine stratégique et en s’arrogeant le droit de déclarer unilatéralement cette guerre, même si c’était à l’encontre des décisions des Nations unies, l’administration Bush fait reculer de deux siècles le résultat des efforts pour soumettre la diplomatie et la politique internationale à des règles de droit et au principe des relations pacifiques entre les nations.

 » L’empressement de l’administration Bush à renverser le dictateur irakien pour des raisons de sécurité pourrait être crédible si elle ne fermait pas les yeux sur les agissements de nombreux gouvernements despotiques mais alliés des États-Unis ou ne soutenait pas des régimes répressifs, eux-mêmes détenteurs d’armes de destruction massive, comme le Pakistan qui, il est vrai, constitue un élément clé de la politique américaine en Asie occidentale. La géopolitique version George W. Bush est décidément à géométrie variable, et ses fondements semblent bien éloignés des justifications que le gouvernement américain donne pour promouvoir le déclenchement de la guerre.  » C’est ainsi que Claudette Carbonneau explique que la méfiance à l’égard de la politique guerrière de Washington soit croissante et que son rejet par la plupart des peuples du monde grandisse de jour en jour.

Par ailleurs, les inspections menées par les responsables de la Commission des Nations unies de surveillance, vérification et inspection (UNMOVIC) ne donnent aucune preuve que l’Irak ait en sa possession des armes de destruction massive, qu’elles soient chimiques ou bactériologiques. De toute évidence, le temps est davantage à la poursuite et à l’intensification des inspections qu’au déclenchement de la guerre.

Mais, comme le confirment tous les rapports d’Amnistie internationale, le gouvernement de Saddam Hussein est bien connu pour la répression qu’il exerce contre toute force d’opposition et, en particulier, contre les Kurdes et les chiites.  » Notre opposition à la guerre va de pair avec la dénonciation de la dictature irakienne. C’est sur le peuple irakien que Saddam Hussein fait peser aujourd’hui ses principales menaces. C’est pourquoi il est nécessaire d’accompagner le processus d’inspection d’une surveillance du respect des droits de la personne et d’un appui aux forces démocratiques de l’Irak « , estime la présidente de la CSN.

Une attaque contre l’Irak ne constituerait pas un acte de légitime défense mais l’application de la doctrine de  » guerre préventive  » défendue par Bush.  » Tout laisse à penser que cette agression ne produirait pas un monde plus sûr et que le terrorisme international n’en serait pas pour autant décapité, poursuit Claudette Carbonneau. On peut même craindre qu’elle puisse avoir l’effet d’un catalyseur du fanatisme en renforçant les courants fondamentalistes. Une chose, en tout cas, est certaine, elle entraînerait la mort, les mutilations et la misère pour des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants.  »

 » Les femmes et les hommes soucieux de paix et de justice doivent poser des gestes concrets pour infléchir dans ce sens les décisions de nos gouvernants. La manifestation de samedi est une de ces occasions « , ajoute la présidente de la CSN.

 » Les élus gouvernent en notre nom. Ils doivent saisir que l’écoute des citoyens et des citoyennes est également pertinente sur des questions comme celle de l’engagement du pays en guerre « , conclut Claudette Carbonneau.

La présidente de la CSN sera présente à la manifestation de Montréal.

Source : CSN 12-02-03 Renseignements : Roger Deslauriers,(514) 916-8041

   


Partager cette page sur Facebook Twitter LinkedIn Reddit Pinterest WeChat Mix Pocket