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Janvier 2003 – Fonderie Horne: la présidente de la CSN demande l’intervention du gouvernement

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

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Janvier 2003 – Fonderie Horne: la présidente de la CSN demande l’intervention du gouvernement

Conflit de travail à la fonderie Horne de Rouyn-Noranda

La présidente de la CSN demande l’intervention du gouvernement

La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau demande l’intervention immédiate du premier ministre Bernard Landry et du ministre du Travail, Jean Rochon, pour protéger les emplois de la fonderie Horne de Rouyn-Noranda.  » Le gouvernement doit engager tous les efforts nécessaires pour assurer une reprise des négociations « , a déclaré la présidente de la Confédération de syndicats nationaux en faisant le point sur le conflit de travail qui entre dans son huitième mois.

À la mi-décembre, le syndicat des travailleurs de la mine Noranda a obtenu de source sûre un document de travail émanant de la multinationale Noranda, daté du 3 décembre dernier. Ce document fait état d’un scénario visant un transfert technologique vers l’Ontario, ce qui mettrait en péril des dizaines d’emplois. Selon la CSN, il s’agit d’un compte-rendu important parce qu’il fait part du contenu des échanges et discussions entre gestionnaires de haut niveau de la Noranda, tant au niveau administratif que technique.  » Le contenu de ce texte démasque la Noranda à plusieurs niveaux « , soutient la présidente de la CSN qui retient quatre éléments de la lecture de ce compte-rendu.

  1. La compagnie effectue présentement en secret à Rouyn-Noranda, à Timmins en Ontario, ainsi qu’à Belledune au Nouveau-Brunswick, des tests d’envergure qui semblent viser le développement d’un projet concret de réaménagement des modes d’exploitation de la production, de la circulation et de la transformation du cuivre entre les diverses installations de la compagnie à Timmins, à Rouyn et à Montréal.
  2. Les scénarios présentement à l’étude, s’ils se concrétisent, pourraient signifier, en bout de ligne, la disparition d’une centaine d’emplois par la suppression à la fonderie Horne, de certaines activités de transformation pour les transférer à Timmins, si tous les tests en cours, et sans doute d’autres à venir, permettaient à la compagnie de régler tous les problèmes techniques liés à de tels changements.
  3. Les dirigeants de la Noranda semblent faire l’analyse que des lois québécoises, des règlements en vigueur, ici au Québec, font obstacles et représentent des contraintes par rapport à certains de leurs projets de développement ou de réaménagement de leurs activités. Deux exemples sautent aux yeux : la protection des droits syndicaux et des conventions collectives dans les cas de sous-traitance, c’est-à-dire l’article 45 du Code du travail. D’autre part, des dispositions législatives et réglementaires quant à la protection de l’environnement sont jugées moins exigeantes en Ontario.
  4. Le contenu du document permet de mieux saisir pourquoi les négociations traînent en longueur, et pourquoi aucune négociation n’a eu lieu depuis novembre, soit depuis le rejet des offres.

Noranda continue à affaiblir la structure syndicale et à contourner la loi antibriseurs de grève

La Noranda soutient que 120 cadres sur 200 maintiennent la fonderie ouverte à plus de 70 % de sa capacité depuis le début du conflit, alors que des sous-traitants viennent à l’occasion livrer des matériaux, mais rien de plus.  » Nous avons tous des doutes à l’effet que la Noranda respecte les dispositions prévues à l’article 109.1 du Code du travail. La CSN entend prendre tous les moyens pour forcer la multinationale à se plier à la législation québécoise.  » Nouvelles demandes d’enquêtes auprès du ministère du Travail, dépôt de requêtes auprès de la nouvelle Commission des relations du travail du Québec réclamant une ordonnance de se conformer aux dispositions du Code du travail, tout sera envisagé « , ajoute Claudette Carbonneau.

La CSN veut alerter le gouvernement et l’opinion publique de manière à dénoncer ce qui a toutes les apparences d’un agenda caché.  » Nous demandons l’intervention du premier ministre, Bernard Landry, et du ministre du Travail, Jean Rochon, pour que les lois québécoises, particulièrement, dans ce cas-ci, celles en matière d’environnement et celles relatives au Code du Travail, incluant les dispositions antibriseurs de grève qui en font partie, soient intégralement respectées par la Noranda.  » Le Québec n’est pas une terre d’exploitation où on laisse sacrifier sur l’autel du profit les droits des travailleurs et de l’environnement, ajoute la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau. Après sept mois de conflit, les travailleurs méritent des explications.  »

 » Nous voulons savoir quelles sont les véritables intentions de la Noranda, poursuit le président du syndicat, Stéphane Langlois. Au cours des prochaines semaines, nous mettrons en branle un plan d’action qui vise un retour de la compagnie à la table des négociations.  »

La CSN solidaire

Au cours d’une assemblée générale spéciale, qui s’est tenue dimanche à Rouyn-Noranda, la CSN a remis un chèque de 18 000 $ provenant de 26 syndicats et conseils centraux aux travailleurs de la fonderie Horne, qui sont considérés comme travailleurs à risque, pour qu’ils puissent défrayer le prochain paiement mensuel de leur assurance vie.

Le président de la Fédération de la métallurgie de la CSN, Alain Lampron, et la présidente du Conseil Central de l’Abitibi—Témiscamingue—Ungava, Angèle Bouchard, ont par ailleurs lancé un message d’appui lors de cette assemblée spéciale.  » Nous croyons que le meilleur moyen de faire face à la multinationale Noranda est la solidarité. Ainsi, à la mi-février, une marche symbolique aura lieu dans les rues de Rouyn-Noranda. Elle sera suivie par une soirée de solidarité. Nous ferons une tournée de tous nos syndicats pour obtenir leur appui « , a annoncé la présidente du conseil central.

 » Les 22 000 membres de la Fédération de la métallurgie seront là pour vous appuyer. La valeur d’une bataille syndicale, c’est aussi l’impact qu’elle peut avoir ailleurs, dans les autres négociations. C’est ça aussi la solidarité. Vous vous êtes battus pour votre santé et la santé des citoyennes et des citoyens qui vivent près de la fonderie en raison de la présence de béryllium et d’autres métaux. Vous devez vous battre pour obtenir le respect de la compagnie Noranda. Nous vous appuierons dans votre lutte « , a conclu le président de la FM—CSN, Alain Lampron.

Sous-traitance, santé-sécurité au travail, limitation du droit d’ancienneté dans les mouvements de main-d’oeuvre lors des ouvertures de postes, ratio de vacances et heures supplémentaires sont au centre de ce conflit qui éprouve durement la région de Rouyn-Noranda depuis le 18 juin dernier.

(Source: CSN 20-01-03 — Pour renseignements : Michelle Filteau, tél : (514) 598-2162, cell. : (514) 894-1326)

   


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