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Juin 2003 – Campagne de syndicalisation en sylviculture

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Juin 2003 – Campagne de syndicalisation en sylviculture

Campagne de syndicalisation en sylviculture

Pour en finir avec l’esclavage

« Les travailleuses et les travailleurs sylvicoles du Québec doivent pouvoir sortir de l’esclavage qu’ils vivent actuellement en forêt. L’objectif de la CSN est clair : les aider à améliorer leur sort. Nous ne lâcherons pas. Nous leur offrons la possibilité de se regrouper en syndicats et d’améliorer leurs conditions de travail en négociant une convention collective », affirme Roger Valois, vice-président de la CSN. Vingt-deux syndicats, deux conventions collectives signées, 1 200 travailleuses et travailleurs sylvicoles syndiqués… Pour une troisième année consécutive, la CSN se lance dans une campagne de syndicalisation en sylviculture. Cette année encore, la plupart des régions du Québec seront visitées par les militantes et les militants du Syndicat national de la sylviculture (SNS-CSN).

Il y a quelques jours, la CSN déposait une dernière demande d’accréditation syndicale en Gaspésie pour Les entreprises forestières et agricoles de Percé, qui compte 75 travailleuses et travailleurs, et les 30 abatteurs manuels de la Société d’exploitation des ressources de la Vallée de la Matapédia. Les nouveaux membres de la CSN en sylviculture sont regroupés au sein de la Fédération des travailleurs et des travailleuses du papier et de la forêt (FTPF) de la CSN. Les travailleuses et les travailleurs sylvicoles du Chantier de Chibougamau ont signé une première convention collective à la fin de l’hiver. Une autre convention est sur le point d’être signée chez Optivert en Mauricie. Les syndicats accrédités sont actuellement en négociation en vue d’obtenir leur première convention collective.

« Avec les 22 sections du Syndicat national de la sylviculture, la FTPF-CSN fait une percée en sylviculture. Année après année, l’industrie forestière demeure très rentable au Québec. Obtenir de meilleures conditions de travail pour ceux et celles qui travaillent à regénérer les forêts du Québec, c’est une question de partage de la richesse produite par cette importante ressource », souligne Sylvain Parent, président de la FTPF-CSN.

« Les syndicats CSN en sylviculture doivent être considérés comme un outil pour améliorer le renouvellement de la forêt québécoise et améliorer les conditions de travail des travailleuses et des travailleurs. Cela est en droite ligne avec les positions traditionnelles de la CSN sur la forêt », continue Roger Valois, vice-président de la CSN.

Le vent dans les voiles

La campagne de syndicalisation en sylviculture a littéralement le vent dans les voiles.

  • Vingt-deux sections du Syndicat national de la sylviculture (SNS-CSN) sont maintenant accréditées par le ministère du Travail du Québec ;
  • Une convention collective signée à la fin de l’hiver au Chantier de Chibougamau s’appliquant à 50 travailleuses et travailleurs ;
  • Une autre convention collective sur le point d’être signée chez Optivert s’appliquant à 75 travailleuses et travailleurs ;
  • Des négociations pour signer d’autres conventions collectives qui se poursuivent un peu partout au Québec ;
  • De nouvelles sections du SNS qui s’ajouteront au cours des prochaines semaines.

Le gouvernement doit intervenir

Les normes gouvernementales encadrent complètement la sylviculture au Québec. Par conséquent, le gouvernement doit intervenir pour faire en sorte d’améliorer les conditions de travail dans ce secteur. La Loi sur les forêts contraint les industriels à régénérer la forêt après les coupes. Les industriels forestiers doivent faire ou faire faire des travaux sylvicoles (reboisement, éclaircie précommerciale, dégagement de plantation, etc.) en se prévalant des crédits de droits de coupe. Le gouvernement réglemente chaque année la valeur admissible des différents travaux sylvicoles en crédit de droits de coupe au Québec. Le ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs est responsable de l’application de ce système. L’industriel est tenu légalement de consacrer la totalité de ce montant pour l’exécution de ce travail. L’industriel engage un sous-traitant qui se sert de ce montant pour payer les travailleurs sylvicoles. En forêt privée, le gouvernement verse une subvention d’un montant équivalent à ce qui existe en forêt publique.

Le système du ministère ne tient pas compte du travail fait en pente forte et des autres difficultés du terrain. « Les crédits de droits de coupe sont des fonds publics qui doivent être utilisés de la meilleure façon possible. La sylviculture est entièrement encadrée par le ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs. Nous voulons que le gouvernement établisse des montants qui permettent d’obtenir des conditions de travail décentes en sylviculture. Le gouvernement pourrait aussi légiférer sur la portion du crédit que le travailleur doit absolument obtenir », a déclaré Roger Valois, vice-président de la CSN.

Le Syndicat national de la sylviculture (SNS-CSN) demande au ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs de revoir sa grille tarifaire pour tenir compte des difficultés du terrain, notamment :

  • les déchets de coupe au sol ;
  • l’enrochement ;
  • les pentes excessives ;
  • les peuplements tardifs avec des tiges plus grosses.

La grille de tarification devrait aussi tenir compte de toutes les tiges présentes pour établir la densité.


Source : FTFP-CSN – 16-06-2003

Pour renseignements : Pierre Dubois – Information CSN Tél. : (514) 598-2264

   


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