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Le droit de travailler en français doit être mieux défendu, croit la CSN

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SOUTENONS LES TRAVAILLEUSES ET LES TRAVAILLEURS DE ROLLS-ROYCE

Les 530 travailleuses et travailleurs de Rolls- Royce Canada, à Montréal, ont été mis en lockout le 15 mars dernier. Démontrons à Rolls-Royce Canada qu’en attaquant ses 530 salarié-es, c’est à un mouvement fort de ses 1 600 syndicats regroupant 325 000 membres qu’elle s’en prend ! Les personnes qui le souhaitent peuvent faire un don en ligne qui sera utilisé exclusivement pour soutenir la lutte des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada.

L’OQLF note des reculs sur le français au travail

Le droit de travailler en français doit être mieux défendu, croit la CSN

« Nous ne sommes pas surpris par les constatations de l’OQLF quant à la hausse de l’utilisation du bilinguisme au travail, et ce, particulièrement chez les personnes issues de l’immigration. Il n’y a qu’à ouvrir les journaux dans la section des offres d’emplois pour constater le nombre effarant de postes exigeant l’anglais et qui ne le devraient pas », a réagi le président de la Confédération des syndicats nationaux, Jacques Létourneau, à la lecture des résultats des études menées par l’Office québécois de la langue française sur la langue de travail.

L’OQLF constate qu’au Québec, en 2010, il y a toujours une forte proportion de travailleurs (89 %) qui utilise principalement le français dans leur travail, et ce, malgré une baisse de 2 points depuis 1989. Dans la région de Montréal, la baisse est de 5 points pour la même période : 80 % y utilisent principalement le français au travail.

Cependant une seconde étude de l’OQLF démontre qu’en 2010, seule une minorité de Québécoises et de Québécois ont travaillé exclusivement en français, 35 ans après l’adoption de la Charte de la langue française. En effet, 63 % des travailleurs au Québec ont eu recours à l’anglais dans leur travail et la proportion atteignait 82 % sur l’île de Montréal.

Pour la présidente de l’OQLF, Louise Marchand, la question principale est l’équilibre qui doit s’effectuer entre le droit de travailler en français et le besoin pour les entreprises de recourir à des postes nécessitant véritablement le bilinguisme pour répondre à des objectifs spécifiques.

Pour la CSN, cet équilibre s’est fragilisé au cours des années et il faut contrer cette tendance à exiger le bilinguisme, même pour des postes pour lesquels parler l’anglais n’est pas nécessaire. Ainsi, la CSN souhaite que l’OQLF poursuivre de manière plus spécifique ses études sur la langue de travail particulièrement en ce qui a trait à l’exigence de l’anglais sur les postes de travail. De plus, la CSN constate qu’il est urgent d’agir pour faire du français la langue commune des milieux de travail.

Mandat élargi « Nous proposons d’élargir le mandat de l’OQLF de façon à renforcer le processus de francisation de l’ensemble des entreprises québécoises, à dynamiser les comités de francisation des entreprises, à contrer l’exigence abusive de la connaissance de l’anglais dans l’embauche interne ou externe et à rendre la formation linguistique accessible sur les lieux de travail », poursuit Jacques Létourneau.

Enfin, les résultats sur l’utilisation des langues dans les milieux de travail de Gatineau confirment la justesse de la revendication de la CSN à l’effet d’assujettir les entreprises de compétence fédérale installées sur le territoire québécois aux dispositions de la Charte de la langue française.

La Confédération des syndicats nationaux, ce sont 300 000 travailleuses et travailleurs de tous les milieux d’activité qui s’unissent pour améliorer leurs conditions de travail et de vie. Pour la CSN, le droit de travailler en français est un enjeu important des conditions de travail. Une section du site Web de la CSN est consacrée à la francisation des milieux de travail : http://www.csn.qc.ca/web/francisation.

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